La presse, 28 mai 2006, D. À vos affaires
[" LE CHIFFREDU JOUR Source: Statistique Canada 13,7 kilos Il s'agit de la consommation de volaille par personne au Canada en 2005, en hausse de 1,5 % par rapport à 2004.Il y a 10 ans, la consommation moyenne s'élevait à 11,6 kilos.DANS LES LIVRES Les contradictions du sans-fil On est émerveillé par sa technologie mais vite démuni quand quelque chose fonctionne mal PAGE2 CONSOMMATION Épargner avec souplesse Les meilleures solutions proposées pour réaliser un projet qui nous tient à coeur PAGE2 SOUS LA LOUPE Établir lesbesoins d'abord Un projet séduisant à priori pourrait mettre en péril la situation financière d'un couple PAGE4 L'ENVERS DE LA PUB Jusqu'où faut-il allerpour secouer le consommateur ?La pub doit être belle, intelligente et drôle.et avoir de l'impact PAGE5 www.lapresseaffaires.com MON T R É AL DI M A N C HE 28 MA I 2 0 0 6 LA PRESSE AFFAIRES ILLUSTRATIONPHILIPPE TARDIF, LA PRESSE © SOURCE : EMPLOYÉOUTRAVAILLEUR INDÉPENDANT ?PUBLIÉPAR L' AGENCE DU REVENU DU CANADA (RC4110) Le payeur ne vous supervise pas.Vous travaillez à l'endroit et aux heures de votre choix.Vous pouvez refuser du travail demandé par le payeur.Vous n' êtes pas intégré dans l'équipe de travail du payeur; vous ne lui devez pas une loyauté à long terme.Vous avez investi dans vos équipements et vous conservez le droit de les utiliser.Vous avez votre propre lieu de travail et vous êtes responsable des frais.Vous pouvez embaucher un assistant ou confier du travail en sous-traitance.Vous assumez des frais fixes, que vous ayez du travail ou non.Vous êtes embauché pour un travail particulier, et nonde façon permanente.Vous êtes financièrement responsable si le travail ne convient pas.Vous ne recevez pas d'avantages sociaux du payeur.Vous faites votre publicité, vous sollicitez des clients potentiels.Vous avez investi du capital.Vous gérez votre propre personnel.Vous êtes en mesure de réaliser des profits ou de subir une perte.INDICES QUE VOUS ÊTES INDÉPENDANT Le payeur dirige et examine la façon dont vous exécutez le travail.Le payeur contrôle la méthode et le montant de la rémunération.Vous devez avoir son autorisation avant de travailler pour d'autres payeurs.Le payeur établit vos tâches.Le payeur vous fournit les équipements et il est responsable des frais de réparation, d'entretien, d'assurances, etc.Vous fournissez les équipements, mais le payeur vous en rembourser l'utilisation.Vous seul pouvez accomplir le travail.Vous n'êtes pas responsable des frais d'exploitation.Vous n'assumez aucune dépense qui ne vous soit pas remboursée.Le payeur détermine votre mode de paiement.Vous avez une relation continue avec le payeu.r Vous n'avez pas fait d'investissement en capital.Vous êtes payé à commission ou à la pièce, avec ou sans prime de productivité.Vous ne contrôlez pas l'aspect commercial de la prestation des services.INDICES QUE VOUS ÊTES EMPLOYÉ ÊTES-VOUS VRAIMENT TRAVAILLEUR AUTONOME?Le Québec compteprès d'undemi-million de travailleurs autonomes.Ils représentent 15 % de la main-d'oeuvre.Une réalité grandissante, encore plus chez les baby-boomers qui approchent de la retraite : ils sont nombreux à quitter leur emploi pour terminer leur carrière à titre de consultant.Et si le fisc n'était pas d'accord ?> NOTRE DOSSIER EN PAGE 3 L'OR VALEUR REFUGE OUSPÉCULATIVE ?PAGE 5 CONSOMMATION, FINANCES PERSONNELLES ET FORMATION ENTREPRISE RECHERCHÉE ?COMPOSEZ MAINTENANT LE 3398024A Pour en profiter cyberpresse.ca/privileges EN VENTE DÈS MAINTENANT ! 2495 $ +taxes DES RABAIS AU-DESSUS DE LA NORMALE.FILL72P Vous voulez mettre de l'argent de cote chaque mois pour un projet qui vous tient a coeur.Que vous proposent les institutions financieres Vous venez de terminer de payer votre voiture.Arrachant des larmes de bonheur a votre banquier, vous entendez maintenir votre discipline de paiement mensuel en epargnant chaque mois une petite somme pour la mise de fonds du prochain vehicule, programme dans trois ans.Vous esperez obtenir un rendement raisonnable, sans risque de perdre votre capital, tout en vous reservant la possibilite d'en retirer une partie si besoin est.Car besoin est souvent.En fait, nous venons de decrire les caracteristiques du compte d'epargne-placement d'ING Direct, qu'on cite souvent en reference pour les besoins d'epargne a court ou moyen terme.Ce compte verse des interets de 3,15% (en date du 24 mai).Aucun solde minimum n'est requis.On peut y faire des versements automatiques tires du compte cheque d'une autre institution financiere.L'argent est disponible en tout temps.Avec la carte ING Direct, vous pouvez retirer de l'argent dans n'importe quel guichet automatique .moyennant les frais d'acces au reseau.Pour eviter ces frais, vous pouvez utiliser le reseau de guichets ING Direct.Au Quebec, LE guichet est situe rue Peel, a Montreal.Votre institution financiere habituelle offre-t-elle des produits equivalents ?Voyons ce que les concurrents proposent.Petite tournee A la Banque Laurentienne, on nous suggere le depot a terme de 14 mois, rachetable en tout temps.Au 24 mai, le taux etait de 2,95 %.Dans le cas d'une baisse des taux d'interet, le taux qui sera paye au client est garanti pour la periode de 14 mois, alors que chez ING Direct, le taux va varier a la baisse , fait valoir Manon Stebenne.Si le taux augmente, on peut encaisser son capital et le reinvestir dans le meme produit au nouveau taux.Il n'est pas possible, toutefois, d'y faire des versements systematiques.RBC Banque Royale et TD Canada Trust mentionnent pour leur part des produits tres similaires : le CPG encaissable d'un an.Mais lui non plus ne peut faire l'objet de versements automatiques.Dans les deux cas, l'investissement minimal est de 1000 $, pour des interets de 2,75 %.La Banque de Montreal propose le compte d'epargne a taux avantageux.Il offre tous les avantages recherches, mais au taux legerement inferieur de 2,6 % (25 mai).Sur un capital de 1000 $, vous touchez apres un an a peine 5 $ de moins que chez ING Direct , indique Yvon Boucher, directeur de la succursale de Brossard, pour montrer que la simplicite d'une seule institution peut valoir cette legere difference.Desjardins offre elle aussi un produit qui repond a l'essentiel de nos criteres.L'epargne rachetable par versements est un depot a terme encaissable en tout temps sans penalite, assorti cette fois des interets de 3,15 %.L'achat peut s'effectuer par versements, dont vous determinez le montant et la frequence.Il faut toutefois qu'un minimum de 500 $ soit accumule en fin d'annee.Les retraits par tranches minimales de 250 $ peuvent etre effectues en tout temps, mais un solde de 250 $ doit demeurer au compte.Ce produit est admissible aux ristournes , informe Anne Gaudreau, conseillere en distribution de produit chez Desjardins.On ajoute ainsi quelques fractions de points de pourcentage aux interets.Sous cette forme, ce produit n'est offert qu'au printemps, jusqu'au 30 juin, et a l'automne.Scotia propose pour sa part ce qui ressemble peut-etre le plus au compte d'ING Direct : le Maitre Compte.Il s'agit d'un compte virtuel qui n'impose aucuns frai, dans la mesure ou les transactions sont effectuees au guichet automatique ou par Internet.On peut y faire des versements systematiques, y compris en provenance d'un compte d'une autre institution financiere.Il procure des interets de 3% (25 mai) calcules quotidiennement sur le solde du compte.En reponse a nos parametres, Harold Heppell, directeur principal Solutions de placement a la Banque Nationale, propose d'emblee une autre voie.Pour un projet ou un coussin d'urgence, nous privilegions le fonds de marche monetaire, indique-t-il.Pour 25 $, on peut investir de facon periodique dans ce type de produit.Le rendement en date du 25 mai etait de 3,01 %.Il varie quotidiennement mais ne peut pratiquement jamais etre negatif.Le grand avantage de ce placement est sa parfaite souplesse.On y contribue a volonte et il est encaissable en tout temps.Chez les institutions qui n'offrent pas le produit ideal, on pourra faire des versements automatiques dans un compte d'epargne specifique, pour ensuite acheter un certificat de placement remboursable des que le minimum est accumule.Selon Manon Stebenne, de la Banque Laurentienne, il est possible de programmer une entente de ce type avec sa succursale pour que l'operation s'effectue systematiquement.L'objectif de la manoeuvre est d'installer une discipline d'epargne automatique, et d'obtenir un rendement qui compense au moins pour la perte de pouvoir d'achat du a l'inflation.Toutes ces formules peuvent servir un autre noble objectif : conserver en reserve un coussin de securite de trois mois, accessible en tout temps.A VOS AFFAIRES CONSOMMATION/LECTURE Montre-moi ton sans-fil, je te dirai qui tu es FRANCOIS PERREAULT DANS LES LIVRES COLLABORATION SPECIALE Le telephone cellulaire est decidement l'objet de tous les paradoxes.On s'en procure un pour la liberte qu'il donne, mais on lache tout afin de se precipiter dessus des qu'il sonne.On affiche notre singularite en personnalisant l'appareil mais, en agissant ainsi, on succombe a un comportement collectif.On est emerveille par sa technologie, mais vite demuni des que quelque chose fonctionne mal.Mobile Attitude s'interesse a de telles contradictions et a l'ensemble des comportements generes par les telephones sans fil.C'est que, a peine une quinzaine d'annees apres son apparition, le cellulaire est devenu un objetculte : on passe autant de temps a parler de l'appareil qu'a s'en servir, on lui reserve un endroit precis a la maison, au bureau, dans notre manteau, etc.De fait, dans certains cas, il represente un element essentiel a notre vie ; on se sent isole du monde quand on l'eteint et l'on s'empresse de le rallumer au reveil, le matin.Si le telephone mobile occupe une telle place, c'est surtout parce que l'appareil n'est plus l'apanage d'employes importants ou de decideurs dans les entreprises.Puisque la possession d'un telephone sans fil ne nous demarque plus socialement, nous prenons les moyens afin que, en revanche, le notre soit a notre image.En cela, il se distingue des lecteurs de DVD, appareils photo numeriques et autres gadgets electroniques apparus dans la derniere decennie.Plus qu'un outil de communication, le cellulaire constitue un grand revelateur, jugent les auteurs Alban Gonord et Joelle Menrath.La facon de le porter et le choix des sonneries livrent des indices precieux sur celui qui le possede , affirment-ils.Par exemple, des qu'il s'anime et diffuse un air preselectionne, l'appareil nous informe sur le proprietaire : ses gouts musicaux, son sens de l'humour, sa maitrise de la technologie, etc.A l'inverse, une sonnerie de base revele vite un neophyte ou un conservateur.Bref, un peu comme une voiture, le sans-fil n'est pas qu'un objet pratique; il s'avere un miroir de ce que nous sommes.Le mobile devient un objet-totem, ecrivent les auteurs.Le choix de la marque, de l'operateur, des options, de la forme et des couleurs compose la carte d'identite du possesseur.On ne s'etonnera donc pas que les compagnies de telephone sans fil ciblent entre autres clients les adolescents, lesquels se trouvent a une periode de leur vie ou, justement, ils definissent leur personnalite.Le sans fil devient en meme temps pour eux le premier moyen de court-circuiter le filtre parental et de s'approcher ainsi de leur autonomie en parlant a qui ils veulent quand ils le desirent.Par ses multiples observations, Mobile Attitude permet de constater que le cellulaire s'inscrit deja, comme l'automobile, l'ordinateur et la television, parmi les inventions marquantes de l'histoire, car son influence se manifeste a la maison, dans les loisirs et dans la vie courante.Et parce que ses prochaines applications seront axees vers l'acces a l'information (consultation d'ouvrages a distance, visioconferences, etc.), le telephone mobile deviendra en somme un mini- monde dans notre poche.L'auteur est journaliste pigiste et chroniqueur- associe a la librairie Coop HEC Montreal APPRECIATION Exceptionnel Excellent FFFF Bon FFF Passable FF Aeviter FFF1.2 MOBILE ATTITUDE; CE QUE LES PORTABLES ONT CHANGE DANS NOS VIES, Alban Gonord et Joelle Menrath, Hachette Litteratures, 2006, 277 pages.Prix suggere: 34,95$ MARC TISON > L'ARGENT AU QUOTIDIEN mtison1@lapresse.ca Epargner avec souplesse Placez un chiffre de 1 a 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boite 3x3 delimitee par un trait plus epais doivent contenir tous les chiffres de 1 a 9.Chaque chiffre apparait donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boite 3x3.Solution du dernier sudoku Niveau de difficulte : DIFFICILE Ce jeu est une realisation de Ludipresse.Pour plus d'informations, rendez-vous sur le site www.les-mordus.com ou ecrivez-nous a info@les-mordus.com Par Fabien Savary ASOK, TU AS FAIT DU BON TRAVAIL CE TRIMESTRE.JE VAIS TE VERSER UNE COMPENSATION NON MONETAIRE.RACONTE-MOI UNE HISTOIRE ENNUYANTE A PROPOS DE TA VIE ET JE VAIS FAIRE SEMBLANT D'AIMER CA.ET L'HISTOIRE DOIT PARLER DE PIRATES.VAS-Y.ECRIVEZ-NOUS! Le cahier A VOS AFFAIRES du dimanche traite de vos preoccupations en matiere de consommation, finances personnelles et formation.N'hesitez pas a nous faire part de vos suggestions et commentaires.POUR NOUS JOINDRE La Presse Affaires, 7, rue Saint-Jacques, Montreal (Quebec) H2Y 1K9 lpa@lapresseaffaires.com DILBERT SUDOKU LES SOLUTIONS D'EPARGNE PROPOSEES INGDIRECT Compte d'epargne-placement DESJARDINS Epargne rachetable par versements Apres 30 jours 500 $ Au printemps (jusqu'au 30 juin) et a l'automne BMO BANQUEDEMONTREAL Compte d'epargne a taux avantageux En tout temps Aucun En tout temps CIBC Compte d'epargne bonifie Oui (frais dans certains cas) 5000 $ Solde quotidien minimal de en tout temps Taux promotionnel (jusqu'au 30 juin) BANQUE LAURENTIENNE Depot a terme 14 mois Apres 30 jours 250 $ En tout temps RBCBANQUEROYALE CPG encaissable d'un an Apres 30 jours 1000 $ En tout temps BANQUE NATIONALE CPG rachetable sans penalite Apres 30 jours 500 $ Promotion en mai et novembre TD CANADATRUST Certificat de placement garanti convertible 3,15% 2,60% 3,05 % (soldes de 5000 $ a 59 999 $) 2,95% 2,75% 3,25% 2,75 % Oui Non Non Oui Oui Oui Oui En tout temps Aucun En tout temps 3,15 % Non Aucun Taux d'interet1 PRODUIT Taux garanti Terme Encaissable sans penalite Achat min.ou accumulation annuelle min.Disponibilite SCOTIA Maitre compte En tout temps Aucun En tout temps 3,00 % Non Aucun 12 mois Aucun Aucun 14 mois 14 mois 12 mois Apres 30 jours 1000 $ En tout temps 1- En date du 24 mai 2006 LE DOSSIER DE LA SEMAINE À VOS AFFAIRES Travailleur autonome.VRAIMENT ?STÉPHANIE GRAMMOND Fin avril, 150 informaticiens pigistes, réunis au centre-ville de Montréal, frissonnent sur leur chaise.Qu'est-ce qui les fait trembler ?Non, ce n'est pas l'issue du match de série éliminatoire du Canadien qui se déroule ce soirlà.Plutôt une question fiscale.Une question de gros sous.non seulement pour eux, mais pour beaucoup de travailleurs autonomes.Dans la salle comble du Club Saint-James, deux avocats invités par l'Association québécoise des informaticiennes et informaticiens indépendants (AQIII), exposent la différence entre un travailleur autonome et un employé.Une zone grise de la fiscalité.Une zone dangereuse.Vous n'avez qu'un seul client.Toujours le même contrat renouvelé depuis plusieurs mois, voire plusieurs années.Vous travaillez dans les bureaux de l'entreprise, avec son matériel, en collaboration avec ses employés.Vous devez remplir un relevé de temps, demander la permission pour prendre congé.Vous avez des tâches particulières à accomplir et une méthodologie précise à appliquer.Prenez garde.Vous risquez d'atterrir sur le banc des pénalités ! Récemment, le fisc a contesté le statut d'informaticiens qui travaillent à contrat pour Hydro-Québec.Revenu Québec réclame entre 10 000 et 30 000 $ par personne, pour les trois dernières années, sans compter les pénalités et les intérêts, qui peuvent gonfler la facture de 40 %.Plein de gens à risque Les informaticiens sont loin d'être les seuls pigistes à risque.« Je peux vous le dire : il y a beaucoup de monde dans cette situation- là », assure Richard Fahey, vice-président Québec de la Fédération canadienne des entreprises indépendantes (FAEI), dont près de 3000 membres sont travailleurs autonomes.Il faut dire que le travail atypique est en croissance.C'est encore plus vrai chez les baby-boomers qui sont nombreux à quitter leur emploi à temps plein pour terminer leur carrière à titre de consultants.« Dans le segment des gens de 50 ans et plus, l'augmentation des travailleurs autonomes est quatre fois plus forte que dans le reste de la population active », dit M.Fahey.Déjà, chez les 45-69 ans, un travailleur sur cinq est à son compte, par rapport à un sur sept dans l'ensemble de la population.Les travailleurs autonomes font bien l'affaire des grandes entreprises et des sociétés d'État qui évitent ainsi de payer les avantages sociaux auxquels ont droit les employés.Pour les tâches qui ne sont pas au coeur de leurs activités, les entreprises préfèrent retenir les services de consultants externes, plutôt que d'embaucher du personnel.Elles se permettent de payer plus cher un pigiste, car elles n'auront pas à lui verser d'indemnité de départ lorsque le travail sera accompli.Or, le donneur d'ordre a le gros bout du bâton.Il exige parfois que les pigistes travaillent dans ses bureaux, avec son matériel, en collaboration avec ses employés.Il les empêche de servir d'autres clients en même temps.Il renouvelle leur contrat tant que le mandat n'est pas terminé.Pour un pigiste, difficile de dire non.Sa réputation est en jeu.« Mais après, c'est le travailleur qui subit les affres du fisc », déplore M.Fahey.Définition floue Plus le pigiste se plie aux exigences du donneur d'ordre, plus son statut se rapproche de celui d'un employé.Le fisc utilise quatre grands critères pour trancher.Le lien de subordination entre l'employeur et le travailleur est le facteur le plus important.Le fisc cherche à savoir si le donneur d'ouvrage peut « contrôler » les activités du travailleur autonome.Par exemple, lui donne-t-il des tâches particulières, une méthodologie précise à suivre ?Le fisc s'attarde aussi au critère économique (le travailleur courtil un risque de perte ?).Il analyse aussi le degré d'intégration du travailleur au sein de l'entreprise (travaille-t-il avec les autres employés, dans les bureaux de l'entreprise ?) et il vérifie qui est propriétaire des outils et du matériel nécessaire au travail.Ces critères sont assez clairs, tout en laissant place à l'interprétation.« Ce qui fait mal, c'est ce flou qu'on voudrait éclaircir », dit Michel St-Amour, directeur du service aux membres de l'Association québécoise des informaticiennes et informaticiens indépendants.Pour complexifier encore plus les choses, la définition du statut de travailleur autonome n'est pas partout la même.Par exemple, les travailleurs autonomes doivent être inscrits à la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) s'ils veulent être indemnisés en cas d'accident.Les employés n'ont pas à le faire, car ce sont les employeurs qui en ont la responsabilité.Or, la définition du travailleur autonome utilisée par la CSST n'est pas la même que celle du fisc.« Il faut mettre au point une définition commune à toutes les lois au Québec.Il faut que les règles du jeu soient claires et équitables », réclame M.Fahey.Dissiper le doute Pour un travailleur autonome, comment dissiper le doute sur son statut ?Premier conseil : recherchez une diversité de clients.« On le dit à n'importe quelle PME », indique M.Fahey.Évidemment, la diversification réduit les risques financiers.Mais en plus, elle permet d'établir plus facilement le statut de travailleur indépendant.Dans vos contrats, établissez clairement votre statut de travailleur indépendant.Inscrivez des détails tel que le lieu de travail, les outils utilisés, les risques assumés, etc.« Cela évitera les discussions devant les tribunaux », dit M.Fahey.Et si l'entreprise vous impose peu à peu son autorité, vous pourrez toujours lui glisser le contrat sous les yeux.PHOTO AP, ARCHIVES LA PRESSE Avoir une entreprise pour les bonnes raisons STÉPHANIE GRAMMOND Pour se mettre à l'abri du fisc, les grandes entreprises faisant appel à des pigistes exigent souvent que ces derniers se constituent en société.La raison est simple : « Elles ne veulent pas avoir l'odieux de rembourser les retenues à la source et les contributions », dit Michel St- Amour, de l'Association québécoise des informaticiennes et informaticiens indépendants Lorsqu'un employeur fait affaire avec un travailleur autonome, il n'a pas à prélever d'impôts ni à verser les mêmes contributions que pour un employé : Régie des rentes du Québec, Fonds des services de soins de santé, assurance emploi, Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST), etc.Si le fisc conteste le statut du travailleur autonome, le donneur d'ouvrage se fera aussi taper sur les doigts.Il devra verser les impôts et les contributions impayées.Mais si le travailleur est « incorporé », le fisc n'embêtera pas le donneur d'ordre.Pour les travailleurs autonomes, c'est une autre histoire.Ce n'est pas en se constituant en société qu'ils éviteront une contestation du fisc.Dans un jugement récent, la Cour canadienne de l'impôt a justement ordonné à un informaticien de rembourser 29 000$ d'impôts.Le juge a considéré qu'il existait un lien de subordination entre lui et Hydro-Québec.Pourtant, l'informaticien avait sa propre entreprise.Mais cela ne change rien.Dans ce cas, le fisc considère qu'il est à la tête d'une « entreprise de prestation de services personnels », ce qui revient à dire qu'il a un traitement fiscal équivalent à celui d'un employé.Alors, est-ce la peine de fonder une entreprise lorsqu'on est travailleur autonome ?Certains entrepreneurs le font pour des raisons juridiques.Ils ne veulent pas être personnellement poursuivis.Or, l'entreprise n'offre pas une protection à 100 %.Dernièrement, dans des cas de faillites, des créanciers ont pu soulever le « voile corporatif » pour se faire rembourser.D'autres fondent une société pour économiser de l'impôt.Mais en réalité, le traitement fiscal n'est pas nécessairement plus avantageux.« L'incorporation ne donne pas droit de déduire plus de dépenses, comme des frais de représentation ou des frais pour l'automobile.C'est une légende urbaine », dit Richard Laferrière, directeur de la planification financière au Groupe financier banque TD.En fait, si le travailleur utilise pour vivre tout l'argent produit par la compagnie, année après année, ça ne vaut pas vraiment la peine de fonder une entreprise, estime Sylvain Chartier, directeur de la planification fiscale à Planification financière Banque Nationale.La raison ?Le fisc vise la meilleure «intégration» possible du système fiscal.Il fait donc en sorte qu'un salarié, un travailleur autonome et un chef d'entreprise paient à peu près la même facture d'impôt.Il existe des écarts, mais assez légers : 5 ou 6 %, comme le démontre notre tableau.Mais il ne faut pas oublier qu'une entreprise coûte plus cher en frais de comptabilité, car il faut produire des états financiers et une déclaration de revenus plus complexe.La facture s'élève facilement à quelques milliers de dollars.Salaire ou dividende ?Plusieurs personnes constituent une entreprise afin de se verser uniquement des revenus de dividende, une forme de revenu qui est moins imposée que le salaire.« C'est la pire erreur », dit M.La Ferrière.Si le chef d'entreprise se verse tout en dividende, il est imposé à deux niveaux: à l'intérieur de l'entreprise, puis entre ses mains, personnellement.Au total, il paie quand même un peu moins d'impôts que s'il se versait tout en salaire.Mais cette solution comporte des inconvénients majeurs.D'abord, comme il ne cotise pas à la Régie des rentes du Québec (RRQ), il ne touchera pas la rente, à l'âge de la retraite.Mais il y a pire.S'il ne se verse pas de salaire, le chef d'entreprise n'obtient aucun droit de cotisation au Régime enregistré d'épargne-retraite (REER).Il se prive d'un bel abri fiscal.Voilà pourquoi bien des fiscalistes suggèrent aux chefs d'entreprise de se verser un salaire d'au moins 42 100 $, soit le plafond de revenus admissibles pour la Régie des rentes.Au-delà de ce seuil, la question est la suivante : a-t-on besoin de tout l'argent généré par l'entreprise pour vivre ?Si la réponse est oui, autant se verser jusqu'à environ 100 000$ en salaire (soit le plafond de revenus admissible pour les REER) afin d'obtenir le maximum de droits de cotisation.Si la réponse est non, autant garder l'argent à l'intérieur de l'entreprise, de telle sorte que les revenus ne seront imposés qu'à un seul niveau, celui de l'entreprise, explique M.Chartier.Il s'agit d'une stratégie de report d'impôts, un peu comme le REER.Tôt ou tard, le particulier devra payer les impôts lorsqu'il voudra sortir l'argent de sa compagnie.Mais durant des années, il aura économisé.CE QU'IL RESTE DANS LES POCHES DUTRAVAILLEUR 62 768$ 61 711$ 65092$ 61 378$ REVENUSGÉNÉRÉS 1 $ 100 000$ 100 000$ 100 000 $ MOINS LES COTISATIONS D'EMPLOYEUR : Régie des rentes du Québec - 1 861$ -1 861 $ Fonds des services de santé du Québec - 2 590 $ TOTALDESCOTISATIONS - 1 861$ -4086 $ MOINS LES COTISATIONS DU PARTICULIER : Régie des rentes du Québec - 1 861$ -1 861$ -1 861 $ Fonds des services de santé du Québec - 711$ -510 $ Assurance emploi - 761 $ TOTALDESCOTISATIONS - 2 622$ -2573$ -510$ -1 861 $ MOINS LES IMPÔTSDUPARTICULIER : Fédéral - 15 840$ -15 531 $ - 4 771$ -14 971 $ Provincial -18 770 $ - 18 323$ -7 607$ -17 704 $ TOTALDES IMPÔTS - 34610$ -33 855$ - 12378$ -32 675 $ MOINS LE SALAIRE VERSÉÀ UNEMPLOYÉ : 0 $ - 95 914 $ Revenu imposable de l'entreprise 1 $ 0$ MOINS LES IMPÔTSDE L'ENTREPRISE - 22 020$ 0$ Revenu du particulier : Revenu d'entreprise 98 139 $ Salaire 100 000$ 95 914 $ Dividende 77 980 $ Salarié Travailleur autonome dividende Chef d'entreprise salaire QUI EN A LE PLUS DANS SES POCHES ?Comparaisons entre le salarié, le travailleur autonome et le chef d'entreprise NB : Hypothèses basées sur l'année 2005.L'impôt sur les dividendes a été légèrement modifié en 2006 STÉPHANIE GRAMMOND > LES BONS COMPTES FONT LES BONS AMIS Vous êtes tombé dans un piège?Vous souhaitez dénoncer des pratiques commerciales douteuses ?Faites-nous part de vos problèmes de consommation.Écrivez-nous en fournissant vos coordonnées.Notre adresse : À vos affaires, La Presse/Rédaction, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec), H2Y 1K9.Notre courriel : avosaffaires@lapresseaffaires.com COMPTE RENDU LE PRODUIT Un luminaire d'une valeur de 389,99 $.LE HIC Pour l'échanger contre un plus petit, le commerçant a imposé des frais de80$.« Je suis très surprise de l'ampleur de ces frais, surtout qu'aucune politique de retour n'apparaît surma facture.» \u2014Mélissa Plamondon AUBOUTDUCOMPTE Si le produit fonctionne bien, le commerçant n'a aucune obligation de l'échanger ou de le rembourser.Mais il y a certaines exceptions, notamment pour la vente itinérante, les centres de conditionnement physique, les écoles privées, les contrats de crédit\u2026 À VOS AFFAIRES PLANIFICATION Établissons les besoins d'abord ! STÉPHANIE GRAMMOND SOUS LA LOUPE Jean et Lucie ont une situation financière qui ferait l'envie de bien des Québécois.Ils ont des revenus combinés de 137 000$ par année.Ils habitent une maison qui vaut plus d'un demi-million de dollars, dans un beau quartier de Montréal.Tous deux bénéficient d'un régime de retraite avec leur employeur.Ils ont plus de 100 000 $ en REER.Pas de dettes.Pas de soucis, quoi ! Pourtant, Jean se creuse les méninges.Dans le passé, il n'a pas toujours versé le maximum dans son régime enregistré d'épargneretraite (REER).À 51 ans, il se retrouve avec des cotisations inutilisées de 42 000 $.Il aimerait profiter de cet abri fiscal, mais il n'a pas les liquidités nécessaires.Il a fait appel à son imagination.Pourquoi ne pas acheter un immeuble à logements, s'est-il dit.« L'hypothèque de 155 000$ de notre maison doit être renouvelée bientôt.Nous en profiterions pour hausser l'hypothèque et ainsi dégager la somme nécessaire pour la mise de fonds sur l'immeuble.Les revenus de l'immeuble permettraient de rembourser l'hypothèque.Et dans quelques années, le profit à la revente de l'immeuble me permettrait de remplir d'un seul coup mon REER.» En théorie, l'idée est séduisante.Mais dans la pratique, ce projet pourrait mettre en péril tout le reste de la situation financière du couple, estime Yvon Rudolphe, notre planificateur financier invité cette semaine.Ont-ils vraiment besoin de courir ce risque ?Les besoins avant les moyens Avant même d'analyser la rentabilité du projet d'achat de l'immeuble, M.Rudolphe a demandé au couple de faire une réflexion.Quel est le but de cette aventure ?Où est le problème ?Maximiser son REER n'est pas une obligation absolue.Tout dépend de ses besoins.« Quels sont vos objectifs de vie ?Quels sont vos besoins actuels et futurs ?» leur a-t-il demandé.Grandes questions existentielles ! Le couple n'avait pas nécessairement de réponse.M.Rudolphe a donc suggéré de prendre un temps d'arrêt.Les dirigeants d'entreprise vont bien en retraite fermée, une fois par année, pour refaire leur plan stratégique.Pourquoi Jean et Lucie ne feraient- ils pas de même ?Pourquoi ne partiraient-il pas quelques jours, avec leur fils de 10 ans, afin de revoir leurs aspirations à plus long terme ?Si leur but est d'avoir plus de temps pour leurs parents qui vieillissent ou pour leur garçon, l'investissement dans un immeuble est plutôt contradictoire.« Acheter un immeuble, c'est comme un business », dit M.Rudolphe.Si on achète une action à la Bourse, on paie pour l'équipe de gestion qui dirige l'entreprise.Quand on achète un immeuble, on est responsable de la gestion.Il faut y mettre le temps.Bien sûr, on peut déléguer la gestion de l'immeuble à une firme, mais on ne délègue jamais le risque, prévient M.Rudolphe.Quand l'immeuble perd de l'argent, c'est le propriétaire qui paie.Et cela arrive plus souvent qu'on pense.Selon M.Rudolphe, la rentabilité d'un immeuble repose beaucoup sur le gain à la revente et peu sur les profits d'exploitation annuels.Présentement, les prix se stabilisent dans l'immobilier.Les perspectives de gain sur cinq ans sont moins grandes.Le couple aura-t-il les reins assez solides pour absorber les pertes, dans les années plus difficiles ?Pour avoir la réponse, M.Rudolphe a demandé au couple quels étaient les excédents qu'il dégageait de son budget chaque année.Encore là, réponse floue.D'accord, le couple boucle son budget, puisqu'il n'a pas de dettes.Mais il n'a pas d'idée précise de ses dépenses ni des excédents qu'il pourrait utiliser pour financer son immeuble.Retour à la case départ M.Rudolphe a donc ramené le couple à la case départ, c'est-à-dire à ses besoins.Selon lui, une saine gestion débute avec un train de vie raisonnable qui permet de dégager d'excellentes liquidités.Le tout repose sur un budget bien établi.Ensuite, rembourser ses dettes est un grand pas vers l'indépendance financière.À ce titre, Jean et Lucie pourraient décider d'accélérer le remboursement de leur hypothèque.Ils paient des intérêts d'environ 5,5 % qui ne sont pas déductibles de leurs revenus aux fins de l'impôt.Cela équivaut donc à un placement de 9 % après impôt, dit M.Rudolphe.« Peuvent- ils trouver un meilleur placement que ça ?» demande-t-il.Ensuite, on peut utiliser le REER pour investir dans des titres à revenus fixes (obligations, certificat de dépôt, etc.).Si Jean fait un budget et réussit à mieux maîtriser son train de vie, peut-être dégagera- t-il assez de liquidités pour cotiser à son REER.Puis, à l'extérieur du REER, on peut greffer différents placements, comme un immeuble, des actions ou des indices boursiers.Tous ces placements génèrent du gain en capital, un type de revenu qui n'est assujetti qu'à moitié à l'impôt (donc moins approprié à l'intérieur du REER car les retraits sont imposés à 100% de toute façon).Jean n'écarte pas l'idée d'un immeubles à revenus.Mais il a réduit son projet.Au lieu de immeuble à 14 logements, il viserait plutôt un quadruplex.Mais pas tout de suite.Pas avant d'avoir fait le point sur ses finances.LE CYBERMAGAZINE DE L'HABITATION MONTOIT.ca Une réalisation Comme bien des consommateurs, Mélissa Plamondon pensait avoir été victime d'une pratique malhonnête de la part d'un commerçant.Fin avril, elle commande un luminaire d'une valeur de 389,99 $.Une semaine plus tard, le luminaire arrive.Exactement le modèle prévu.Mais lorsque Mme Plamondon l'installe dans sa cuisine, elle est déçue : le luminaire est beaucoup trop gros.Il faudrait une version plus petite.Elle appelle au magasin.Première réponse : pas question de reprendre le luminaire.Puis le commerçant se ravise : il accepte de l'échanger contre le modèle plus petit, d'une valeur de 239,99 $.Mais il imposera des frais de 20 %.Mme Plamondon est frustrée, mais elle retourne le luminaire et commande le plus petit.Au magasin, on ajoute à sa nouvelle facture des frais de 80 $, soit 20,5 % du prix d'achat initial.En plus, on lui facture la taxe sur ces frais de retour.« Je trouve que je paie cher pour ne pas avoir de lumière dans ma cuisine ! » dit-elle.Peut-être.Mais il n'y a rien d'illégal.Nombreux sont les consommateurs qui pensent avoir le droit d'échanger tout ce qu'ils achètent, dans les 10 jours suivant l'achat.Absolument pas ! « C'est une des plus grandes fausses croyances populaires en matière de consommation », affirme Jannick Desforges, directrice des services juridiques à Option consommateurs.Il n'y a rien dans la loi qui oblige les commerçants à accepter les retours ou les échanges de marchandise.Chaque détaillant est libre d'établir sa propre politique.Pour fidéliser leur clientèle, bien des grands magasins ont une politique très flexible.Les clients ont parfois jusqu'à 90 jours pour retourner un objet, peu importe les raisons, qu'ils l'aient utilisé ou non, sans qu'on leur pose de question.« Mais ils n'ont aucune obligation légale de le faire.Si le bien fonctionne normalement, rien dans la loi ne les force », dit Mme Desforges.Les consommateurs ne doivent donc rien tenir pour acquis.Il est de leur responsabilité de toujours s'informer, avant l'achat, des possibilités de retour ou d'échange.Chaque commerçant a ses propres règles.Certains accorderont un rabais aux clients qui ont acheté un produit quelques jours avant qu'il soit soldé.D'autres non.Certains détaillants refuseront d'échanger une bande dessinée ou un disque laser (trop facile à lire ou à copier).D'autres apposeront un sceau sur le produit, lorsqu'il s'agit d'un cadeau, et accepteront de l'échanger si le sceau n'a pas été brisé.Les exceptions qui confirment la règle Pour certains produits et services, la Loi sur la protection du consommateur prévoit une politique d'annulation d'achat.C'est le cas pour la vente itinérante.Vous pouvez faire annuler le contrat si le vendeur a cogné à votre porte pour vous vanter les mérites d'une thermopompe, d'un aspirateur, d'une piscine creusée.Vous disposez de 10 jours si le vendeur possède un permis de vente itinérante en règle de l'Office de la protection du consommateur.Sinon, vous avez un an, précise Mme Desforges.Autre exception : les contrats de crédit.À partir du moment où les deux parties (le commerçant et le consommateur) ont chacun leur copie du contrat en main, le client dispose de deux jours pour annuler l'entente, sans frais ni pénalités.Encore faut-il qu'il n'ait pas utilisé l'argent emprunté ! Dans le cas d'une série de cours (danse, langue, etc.), les consommateurs peuvent être remboursés pour les cours qu'ils n'ont pas encore suivis.Le commerçant peut imposer une pénalité équivalente à 10% du prix des cours non suivis, jusqu'à concurrence de 50 $.Dans le cas des centres d'entraînement physique, le consommateur peut résilier son contrat, sans pénalité, dans un délai équivalent à un dixième de la durée prévue du contrat (ex : 36 jours pour un contrat d'un an).Le client n'aura qu'à payer un dixième du prix total.Rien de plus.Des frais d'échange de 20%, c'est légal ! «J'ai des cotisations inutilisées à un REER totalisant 42000$ et j'aimerais bien les utiliser » \u2014 Jean LE PROJET : Jean et sa conjointe Lucie veulent acheter un immeuble à logements.Pour faire la mise de fonds, ils hausseraient l'hypothèque sur leur maison.Les revenus annuels de l'immeuble permettraient de rembourser l'hypothèque.Avec le profit à la revente de l'immeuble, Jean remplirait son REER d'un coup.Projet astucieux ou pensée magique ?REVENUS : Jean : 56000$ Lucie : 81000$ REER : Jean : 10000$ Lucie : 97000$ AUTRES PLACEMENTS : 7000$ Pas de dettes Maison : 515 000$ (hypothèque 155000$) PHOTO PIERRE MCCANN, LA PRESSE © Écrivez-nous ! Vous aimeriez qu'un planificateur financier examine votre situation?Investissement, immobilier, retraite, héritage, impôt, crédit, budget\u2026 Quelle que soit la nature de vos questions, écrivez-nous ! Les dossiers retenus seront analysés par un spécialiste, dans le cadre de la chronique «Sous la loupe ».Voici notre adresse : À vos affaires, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 ou notre courriel : avosaffaires@lapresseaffaires.com YVON RUDOLPHE de Rudolf Patrimoine Conseil Retour à la case départ : Jean et Lucie devraient revenir à la case départ.Ils devraient commencer par déterminer leurs objectifs de vie et leurs besoins financiers avant de songer aux moyens qui s'offrent à eux.Il leur faut un plan.«En planification financière, il est préférable d'avoir une vision humaine et de gros bon sens plutôt qu'une approche technique» \u2014 Yvon Rudolphe FINANCES PERSONNELLES À VOS AFFAIRES Débandades aurifères: on fait quoi ?MICHEL GIRARD LE COURRIER Que faire à la suite de la débandade du précieux métal jaune ?Faut-il se départir de nos titres avant que la situation ne s'aggrave ?Faut-il faire le mort et conserver nos positons?Ou faut-il profiter de la chute des aurifères pour y réinvestir plus d'argent ?Voilà les trois questions qu'on me pose ces jours-ci.D'entrée de jeu, on va mettre les points sur les i.La Bourse ne fonctionne jamais de façon linéaire.C'est pourquoi on trouve dans un marché baissier des séances à la hausse et dans un marché haussier, des séances à la baisse.Cela vaut autant pour l'ensemble des marchés que pour chacun des titres inscrits en Bourse.Depuis deux semaines, le prix de l'or et les titres aurifères en arrache.Grandement à part ça.Les baisses ont été violentes, tant du côté du prix de l'or en barre que des actions des compagnies aurifères, les petites, les moyennes comme les grandes.Le prix du métal jaune est passé d'un sommet de 730 $US, il y a deux semaines, à 637 $US mercredi dernier.Une baisse de 12,7% en deux semaines.Pendant ce temps, l'indice des sociétés aurifères inscrites à la Bourse de Toronto chutait quant à lui de 21,3 %.Des titres comme Goldcorp, Northgate et Cambior ont même perdu jusqu'à 30% de leur valeur par rapport au sommet atteint deux semaines plus tôt.Encore plus dramatique, de petites sociétés d'exploration ont vu le cours de leurs actions fondre jusqu'à 50% par rapport à leurs récents sommets.D'un point de vue court terme, on conviendra qu'il s'agit ici d'une véritable débandade pour tout le secteur aurifère.Est-ce vraiment catastrophique ?Évidemment, ceux qui ont investi massivement dans les semaines qui ont précédé se retrouvent dans le rouge.Du moins pour le moment.Les investisseurs qui avaient déjà un portefeuille bien garni d'aurifères en début d'année auront sans doute de la peine de voir tant de profits \u2014sur papier\u2014 s'effriter.Cependant, malgré la forte correction, ils sont encore du côté des grands gagnants.Et voici pourquoi.Juste avant l'amorce de la correction, le prix de l'or en barre avait gagné 76% entre son sommet (730 $US) et son creux des 52 dernières semaines (415 $US).L'indice des aurifères canadiennes avait pour sa part littéralement explosé, en enregistrant une hausse de 108 % entre le haut et le bas de l'indice lors des 12 derniers mois.Des titres comme Glamis Gold et Goldcorp avaient enregistré des gains approchant les 180 %.Même Cambior, la moins flamboyante des grandes aurifères canadiennes, avait vu son cours grimper de 137 %.Pendant cette enrichissante période, des mines juniors allaient voir la valeur de leurs actions doubler, tripler, quintupler et même plus que décupler.L'actuelle chute du prix de l'or et du secteur des compagnies aurifères est certes majeure.Mais il ne faut pas perdre de vue qu'elle s'inscrit dans le contexte d'un marché aurifère qui avait connu depuis un an une période extrêmement enrichissante.Prenons le cas de la plus grande société aurifère du Québec, Cambior.Que le titre ait subi une correction de 30 %.après avoir explosé de 137 %, c'est dommage mais il reste quand même dans les poches de l'actionnaire un gain de 70 %.Qu'on se le tienne pour dit, le secteur aurifère est l'un des plus volatils de la Bourse, alignant fréquemment des hausses et des baisses appréciables.Nous en avons la preuve.Le service de recherche de la Financière Banque Nationale vient de publier une étude dans laquelle les analystes du secteur aurifère (Tanya Jakusconek, Mark Santarossa et Susan Muir) rapportent les multiples corrections à la baisse qui sont survenues au cours du présent cycle haussier, qui a débuté en janvier 2001.Les analystes de la Financière ont repéré 36 corrections à la baisse.Vous avez bien lu : 36 périodes baissières où le prix de l'or et le cours des actions des sociétés aurifères ont subi des reculs.Mais qui dit reculs dit évidemment autant de redressements.Sur ces 36 périodes, la plus forte baisse pour le cours de l'or en barre avait été de 12% (du 4 février au 25 mars 2003).En ce qui concerne les actions des compagnies aurifères, la baisse la plus importante a été de 30 % (10 au 26 juillet 2002).La baisse moyenne pour les actions atteignait les 11%alors que la baisse moyenne du prix de l'or était de 3 %.Autre observation: lorsque la correction à la baisse du prix de l'or et des aurifères se termine, on assiste dans les cinq à 15 jours qui suivent à un rebondissement, lequel joue nettement en faveur des actions des sociétés aurifères.L'augmentation moyenne s'élève à 6 % pour les titres, comparativement à 1 % pour le prix de l'or.Depuis janvier 2001, la durée des corrections à la baisse est habituellement d'une dizaine à une vingtaine de jours.Malgré l'importante correction des dernières semaines, la plupart des analystes restent relativement optimistes.Nombre d'entre eux croient toujours que le prix de l'or va poursuivre son ascension jusqu'à son sommet historique des 850 $US l'once atteint au début de 1980.Quand on investit dans les sociétés aurifères, il faut constamment rester alerte et, surtout, ne jamais tomber en amour avec ses actions.Les spéculateurs aguerris sautent généralement sur les occasions d'achat que présentent les corrections.Mais ils ne se gênent pas pour encaisser une partie de leurs profits lorsque les titres ont gagné passablement de terrain.PHOTO REUTERS, ARCHIVES LA PRESSE Le prix de l'or chute et les actions des aurifères suivent.Valeur refuge ou spéculative ?EMMANUELLE GARNAUD L'ENVERS DE LA PUB COLLABORATION SPÉCIALE « Il y a 20 ans, le consommateur aimait ou détestait la pub, mais au moins il était passionné.Aujourd'hui, la passion a disparu, il n'en a juste rien à cirer, l'indifférence totale.» C'est ce que déclarait récemment en entrevue un des grands directeurs de création du moment, Eric Vervroegen, le Belge qui redore le blason créatif français (TBWA Paris, meilleure agence de l'année en 2003, 2004 et 2005 au Festival international de publicité).Conséquence de ce constat ?En 2006, la pub doit être belle, intelligente et drôle, mais en plus, elle doit avoir de l'impact.Pour simplifier : elle doit vous rentrer dedans, ou vous ne la verrez pas.Le problème du créatif moderne est donc : jusqu'où faut-il aller pour secouer notre consommateur ?Dosage parfois délicat, souvent compliqué par la frilosité du client, pas convaincu du tout que son conseil d'administration sexagénaire va apprécier les retombées médiatiques d'une campagne provocante.Mais en jetant un coup d'oeil sur les photos ci-dessus, vous aurez déjà constaté que certains passent outre.Priciderm, un réseau d'instituts d'épilation laser, a lancé il y a quelques semaines une campagne d'affichage et de publicités imprimées qu'on trouve notamment dans l'hebdo Voir.On comprend d'ailleurs toute la pertinence de ce placement, plus jeune et plus irrévérencieux, en voyant le visuel.Le concept tourne toujours de la signature « Cessez de torturer votre peau.» Partant du principe que le poil est l'ennemi numéro 1 des filles (et du métrosexuel) surfant une vague sans précédent en faveur de l'épilation définitive au laser, Carte Blanche, petite agence montréalaise, a pris les grands moyens : assimiler les pratiques d'épilation courantes (rasoir, cire) à des instruments de torture.Ce qui, effectivement, n'est pas très éloigné de la perception des utilisatrices Le rasoir n'est pas souffrant, mais bien sûr, on risque toujours de se couper.Quant à la cire.Qui oserait prétendre qu'il s'agit d'un moment de détente ?Dans les deux premières exécutions, les créatifs reprennent une esthétique un peu rabâchée, qui fit grand bruit il y a sept ou huit ans dans l'univers de la mode, et qui ressurgit régulièrement lors de débats féministes : le pornochic.Il s'agit de publicités qui reproduisent les situations ou l'esthétique glauque de films pornos, en utilisant parfois les accessoires facilement reconnaissables et toujours spectaculaires des sado-masochistes.Si on peut râler contre une telle débauche d'effets quand il s'agit de nous vendre un sac Dior ou un chemisier Valentino, force est d'admettre que l'analogie entre l'épilation et un exercice sadomasochiste n'est pas complètement fortuite.La publicité n'est-elle pas l'art de la caricature, de la synthèse grossie et décuplée pour mieux faire passer le message ?Le fait est que si elle n'est pas totalement nouvelle, l'exécution qu'on nous propose renverse certains codes : la femme en sous-vêtements est bien sûr là pour attirer notre oeil, mais elle est son propre bourreau.Par ailleurs, la direction artistique dépouillée, voire chirurgicale, s'éloigne du glauque pour rappeler l'univers blanc de la beauté et des cosmétiques.Demeure la question du bon goût : vaste débat, et si subjectif ! Pas sûr que la lectrice de magazines féminins apprécie.Mais clairement, Priciderm se positionne auprès de la jeune génération, plus prompte à décoder l'humour, celle qui dépense sans compter pour son corps et qui a encore des décennies d'épilation devant elle.Et pour cette cible, la campagne s'avérera sans doute payante : l'impact est incontestable et l'approche se démarque totalement des petites annonces, souvent promotionnelles et un peu cheap des concurrents.Priciderm se bâtit une image : sa pub ne vous fera pas nécessairement passer de la cire au laser, peut-être même vous effraiera-telle un peu.Mais si vous envisagez le laser, il y a des chances pour que vous ayez mémorisé Priciderm.Quant à l'esthétique gentiment gore du dernier visuel, les amateurs de Romero apprécieront .Des commentaires ?Des suggestions ?Écrivez-nous : enverspub@lapresseaffaires.com Torture estivale \"\"\" \"\"\" \"\"\"\" NOTRE ÉVALUATION Excellent Très bon Passable Mauvais Bon Originalité/ créativité Pertinence et efficacité Qualité d'exécution PRICIDERM AUJOURD´HUI M AT I N E X P R E S S Avec Louis Lemieux SAMEDI ET DIMANCHE 6h À 10h ENTREVUE AVEC LA PERSONNALITÉ: 9h40 DEMAIN MATIN C'EST BIEN MEILLEUR LE MATIN Avec René Homier-Roy DU LUNDI AU VENDREDI 5h À 9h ENTREVUE AVEC LA PERSONNALITÉ: 6h40 A RADIO-CANADA RETROUVEZ LA PERSONNALITÉ DE LA SEMAINE LA PRESSE/RADIO-CANADA RDI www.radio-canada.ca 3381806A LA PERSONNALITÉ DE LA SEMAINE Lemonde est si troublé qu'on ne sait pas par quel bout le prendre! Les images et les mots les plus durs finissent par générer une indifférence qui est une forme de protection.Comment réagissent les enfants face à la douleur des leurs?Parfois, au lieu de fermer les yeux, ils les ouvrent grand, au contraire.Ce fut le cas de Craig Kielburger, un petit Canadien originaire de Thornhill, près de Toronto.Un beau matin, à l'âge de 12 ans, il a décidé de faire quelque chose.Craig Kielburger l venait de lire à la une de son journal l'histoire d'un petit Pakistanais pas plus âgé que lui, tué de sang-froid pour avoir osé dénoncer les conditions terribles de la main-d'oeuvre infantile.Le petit Kielburger s'est senti interpellé par cette misère si éloignée de sa propre vie.Aujourd'hui, après 11 ans d'existence, le mouvement qu'il a fondé, Free the Children, a des ramifications partout dans le monde et réunit des enfants de tous les horizons, qui tendent la main à d'autres enfants.Craig Kielburger a reçu il y a quelques semaines, en même temps que la soeur du dalaï-lama et une organisation qui vient en aide aux orphelins rwandais, le Prix annuel mondial pour les droits des enfants.Ce prix est remis en Suède par un jury composé d'enfants.La Presse et Radio-Canada soulignent l'engagement de ce jeune militant en le nommant Personnalité de la semaine.Tous ensemble C'était en 1995, et tout a commencé par une vente-débarras.Craig, fouetté par ce qu'il venait de lire, très en colère, a réuni une demi-douzaine d'amis de son âge et a décidé d'amasser tout l'argent qu'il pouvait pour le donner aux jeunes en difficulté.Et puis ensemble, ils ont écrit des lettres au premier ministre du Canada, au président des États-Unis, à tous les dirigeants.Ils ont fait signer des pétitions aussi pour mettre fin à l'exploitation des enfants.Ils ont continué à laver des autos, à vendre des pâtisseries, à organiser des marathons, etc.Dans cette minitourmente, Craig apprenait qu'il y avait dans le monde 250 millions d'enfants qui travaillaient dans des conditions souvent dangereuses.Au lieu de baisser les bras devant l'énormité de la tâche, l'adolescent s'est senti porté par sa colère initiale, devenue un défi.«On n'a jamais imaginé que nos petites actions prendraient de telles proportions», reconnaît-il.Depuis ce jour, il écrit, donne des conférences, se dévoue bénévolement à sa croisade.À 24 ans, rien ne semble vouloir essouffler sa détermination.«Au cours de ces années, en voyageant pour Free the Children, j'ai rencontré des gens extraordinaires, des enfants travailleurs qui sont les héros de notre monde.Ils arrivent à survivre à l'esclavage, à la faim, à la pauvreté.» Les jeunes d'ici peuvent venir en aide à d'autres enfants.Plus d'unmillion l'ont déjà fait jusqu'ici.Ils en ont à la fois l'envie et la capacité.«Ils veulent aider, ils en ont besoin, ils ne savent tout simplement pas comment le faire.» Free the Children s'est donné aussi comme mission de faire comprendre aux jeunes qu'ils ont le pouvoir de faire changer les choses.Être sensible, avoir de la compassion, s'engager, sontdesqualitésdeleadership.L'organisme les aide à se réaliser par des expériences concrètes.Pour briser le cycle de la pauvreté, l'éducation est la meilleure arme.L'organisme a jusqu'ici construit et équipé 400 écoles dans 15 pays en voie de développement.Et si la mission de l'organisme s'est élargie, c'est que l'enfant travailleur qui veut retourner à l'école doit aussi manger, être soigné, avoir de l'eau potable à proximité.La belle enfance «J'ai eu beaucoup de chance, car j'ai connu la plus belle enfance au monde», déclare Craig.Il a un frère, Mark, son aîné de six ans.Ses parents sont tous deux professeurs.«Ma mère était pédagogue tout le temps.Elle parlait aux sansabri dans la rue, leur demandait leur nom.J'ai réalisé qu'ils passent devant nous, anonymes, et que pourtant ils ont un nom, une histoire, une famille.» Et puis les Kielburger avaient un rituel: chaque matin, ils lisaient ensemble le journal afin de savoir ce qui se passait dans le monde.L'esprit et le coeur en alerte.«Les adultes peuvent parfois donner l'exemple de fermer les yeux devant la misère; ce faisant, ils ferment leur coeur.» Il ajoute: «On a souvent envie de faire autre chose de notre vie, lui donner un sens, dépasser le 9 à 5.Ce n'est pas la peine de s'engager dans des actions d'éclat.Dix minutes par jour suffisent: parler avec son enfant, s'entretenir avec un voisin.» Il a déjà passé la moitié de sa vie dans l'organisme qu'il a créé.S'il a pensé un jour devenir médecin, il a sublimé son rêve en se mobilisant pour les autres.«Ma vie n'est sans doute pas très équilibrée, dit-il en riant.Je voyage tout le temps; si je suis à la maison, je lis et j'écris.J'aime tellement ce que je fais, je n'ai aucun regret.» Et il ajoute, mifigue, mi-raisin : «Je ne comprends pas les gens qui voyagent à l'étranger pour aller s'allonger sur le sable.» Les jeunes qui font partie de Free the Children ont entre 8 et 25 ans.Environ 350 000 étudiants canadiens sont en contact avec l'organisme.Sur chaquedollar recueilli, près93cents vont directement à l'aide aux enfants.«On voudrait être plus présents au Québec, malgré les 60 groupuscules existants», souhaite le fondateur.Car il y a encore un million de choses à faire.Unmillion de projets.Unmillion de démarches.Un million de gestes solidaires.«Les jeunes savent que leurs actions peuvent faire une différence.J'ai vu beaucoup de choses tristes dans le monde, mais je suis heureux en voyant les réalisations.Pour éviter la dépression ou la morosité, rien de tel que l'action», conclut-il.TAKE THE LEAD : UNE DANSE À DEUX PAGE 6 ENCORE PLUS QUE DU TALENT, DE L'INTELLIGENCE, MÊME DU GÉNIE, L'EXCELLENCE NAÎT DE L'EFFORT RETROUVEZ CRAIG KIELBURGER SUR LES ONDES DE RADIO-CANADA ANNE RICHER On a souvent envie de faire autre chose de notre vie, lui donner un sens, dépasser le 9 à 5.Ce n'est pas la peine de s'engager dans des actions d'éclat.Dix minutes par jour suffisent: parler avec son enfant, s'entretenir avec un voisin.\u2014Craig Kielburger Craig Kielburger PHOTO MAJA SUSLIN, AP "]
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