La presse, 12 juin 2006, D. La Presse affaires
[" LE CHIFFREDU JOUR 700 millions $US C'est la dette des pays en développement que compte effacer la Russie cette année.De cette somme, 250millions de dollars devraient être consacrés à des programmes ciblés (lutte contre la malaria, développement d'infrastuctures énergétiques, etc.).Source : Agence France Presse Boom dans la prospection d'uranium Le portrait du marché commence à changer depuis que les prix grimpent en flèche.PAGE 2 Le sport, un mode de vie Fletcher Leisure Group, de Montréal, vise la première place au Canada.PAGE 3 «Je suis LE patron» Michel Rollier n'entend pas partager la direction de Michelin.PAGE 5 Penser business et rester artiste Valentin Yudashkin, le styliste le plus russe qui soit, pense plus business aujourd'hui.PAGE 8 LA PRESSE lapresseaffaires.com M O N T R É AL LU N D I 12 J U IN 2 0 0 6 PIERRE LASSONDE A LA MAINHEUREUSE IL REMETUNE PARTIE DE SES GAINS À LACOMMUNAUTÉ PAGE 6 PIERRE LASSONDE MARIE TISON Les passagers qui pénétreront dans le nouveau biréacteur régional qu'envisage Bombardier, le CRJ900X, auront peut-être l'impression de s'engager dans un long tube sans fin, un cigare volant.Les transporteurs, eux, ne verront probablement que les économies qu'un tel appareil leur permettra de réaliser.« Ce sont les lignes aériennes qui achètent un appareil, pas les passagers », rappelle Richard Aboulafia, vice-président de Teal Group, une firme américaine de consultation dans le domaine de l'aéronautique.Après avoir mis sur la glace sa Cseries en début d'année (appareils de 110 à 130 places), Bombardier a mis sur pied deux équipes pour étudier la possibilité d'agrandir sa famille d'avions régionaux en allongeant le Q400, un turbopropulseur qui compte présentement 70 places, et le CRJ900, un biréacteur de 86 places.Le CRJ900 est déjà une version allongée du CRJ700, un appareil de 70 places lui-même dérivé du CRJ200 à 50 places.Des analystes l'ont qualifié de « cigare » en raison de son fuselage long et étroit.« J'ai déjà dit que le CRJ900 était déjà trop allongé, déclare Nelson Klug, analyste d'une autre firme américaine de consultation, Avitas.Faire une version allongée de cet appareil déjà trop allongé me semble une idée difficile à avaler.» La cabine de l'Embraer, l'ERJ175, un appareil de 78 à 86 places, est un peu plus spacieuse : une hauteur de 2 mètres, comparativement à 1,89 mètre pour le CRJ900, et une largeur maximale de 2,74 mètres contre 2,57 mètres pour l'appareil de Bombardier.« C'est une bonne différence, affirme M.Klug.Pendant combien de temps une personne estelle prête à voler dans un CRJ900 ?C'est une bonne question lorsqu'on parle de confort.>Voir CIGARE en page 4 AUTRE TEXTE Question de confort, page 4 Le CRJ900X de Bombardier Faut-il craindre l'«effet cigare»?DOSSIER Le design industriel au Québec Les agences de placement sous la loupe Un comité créé par le ministre québécois du Travail se penche actuellement sur les agences de placement temporaire.Les débats, qui risquent d'être houleux, touchent plus de 50000 travailleurs.JACINTHE TREMBLAY VIE AU TRAVAIL COLLABORATION SPÉCIALE Clauses abusives.Telle avait été la conclusion de Jean Bernier, professeur en relations industrielles à l'Université Laval, à la lecture de plusieurs contrats d'agences portés à son attention en 2002.Il dirigeait alors un groupe de travail chargé par Québec d'étudier les besoins de protection sociale des travailleurs atypiques et à statut précaire.Le nouveau groupe mis en place l'automne dernier s'inscrit dans la foulée de son rapport de 2003, dont une portion importante portait sur les agences de placement.Jean Bernier y citait en exemple des clauses de non-concurrence imposées à des femmes de ménage ou à des travailleurs manuels.Ces derniers s'engageaient à ne pas travailler pour une autre entreprise aux activités similaires à celles del'agence, sur tout le territoire du Québec et pour une période d'un an après la fin de leur contrat.Pénalités prévues: 200$ par jour jusqu'à concurrence de 5000 $.M.Bernier déplorait de plus que les contrats de plusieurs agences prévoient des pénalités pour les entreprises qui veulent intégrer les travailleurs recommandés par les agences à leur personnel.Par exemple, il peut coûter 5250 $ à une entreprise pour « racheter » à une agence le contrat d'une secrétaire de direction gagnant 35 000 $.>Voir AGENCES en page 4 PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE © Pour Patrick Messier, designer industriel, le design constitue un atout contre la menace asiatique, car il permet de créer des produits innovateurs.Une réponse au défi asiatique Nos designers peuvent-ils faire une différence?Voici la dernière partie de notre dossier sur le design industriel au Québec.Samedi, nous avons présenté cette industrie importante, mais méconnue, ainsi que les tendances dans le design d'ici.MARC TISON « Aujourd'hui, on ne peut pas concurrencer l'étranger en optimisant les méthodes de fabrication jusqu'à économiser les derniers cents, lance le designer industriel Patrick Messier.Pour le même prix que notre seule matière première, les Asiatiques sont capables de livrer ici un produit emballé.» Cette leçon, l'industrie québécoise du luminaire halogène l'a apprise à la dure, relate Louis Brassard, conseiller en développement au ministère du Développement économique régional et de la Recherche du Québec (MDERR).Ce secteur, fort dynamique au Québec il y a encore 15 ans, s'était tourné vers l'Asie pour la fabrication de certaines pièces.Les entreprises ont eu la mauvaise surprise de voir rebondir sur le marché québécois de proches copies, encore moins coûteuses.« L'industrie s'est dégonflée de 80 % », s'exclame M.Brassard.Il y a des contre-mesures à la menace asiatique : se démarquer avec des produits mieux conçus, efficaces, séduisants, agréables.En un mot, design.« Le design est un créateur d'emplois, un facteur de compétitivité sur la scène mondiale et un facteur fort pour l'exportation de nos produits, insiste Eleni Stavridou, directrice de l'Institut de design de Montréal.On peut garder des entreprises chez nous grâce à l'intégration du design.» >Voir UNE RÉPONSE en page 4 ENTREPRISE RECHERCHÉE ?COMPOSEZ MAINTENANT LE 3398024A 3400331 TROUVEZ LES RÉPONSES À VOS QUESTIONS EN MATÈRE DE PRÉVENTION www.infoassurance.ca JE RÉPONDS À TOUTES VOS QUESTIONS EN MATIÈRE DE PRÉVENTION PARTICIPEZ AU CONCOURS VOTRE PRIME D'ASSURANCE GAGNEZ VOUS CAPOTEZ DE NE RIEN SAVOIR ?3406583A PHOTO ADAM BERRY, ARCHIVES BLOOMBERGNEWS © Avec la livre d'uranium qui se transige dans les 42 $US \u2014 quatre fois plus qu'il y a trois ans \u2014 les concentrations qu'on avait écartées du revers de la main dans les années 1970 redeviennent subitement intéressantes.Ci-dessus, une centrale nucléaire de Golfech, en France.Boom dans la prospection d'uraniumau Québec PHILIPPE MERCURE L'intérêt pour l'uranium québécois renaît.Trente ans après avoir abandonné les trous de forage parce qu'on jugeait les concentrations insuffisantes, les acteurs se bousculent au portillon pour explorer les anciens sites.Pas moins de 39 compagnies mènent actuellement des activités d'exploration ou de prospection d'uranium au Québec, selon le Centre d'information de l'uranium, un organisme australien qui suit l'industrie.« Il y a un boom extraordinaire », confirme Jean-Pierre Thomassin, directeur général de l'Association de l'exploration minière du Québec.Avec la livre d'uranium qui se transige dans les 42 $US \u2014 quatre fois plus qu'il y a trois ans \u2014 les concentrations qu'on avait écartées du revers de la main dans les années 1970 redeviennent subitement intéressantes.Guy Hébert, en tout cas, a sorti sa calculatrice.Il est président de Ressources Strateco, une firme québécoise qui vient de percer six trous dans la région des monts Otish, à l'est de la baie James.Ses forages ont détecté des concentrations qui atteignent 20 livres par tonnes \u2014 loin des 400 livres par tonnes exploitées dans les grandes mines de la Saskatchewan, mais largement supérieures à la moyenne mondiale de trois livres des mines actuellement en fonction.« Disons que l'uranium se vend 44 dollars US la livre.Avec des concentrations de 20 livres la tonne, ça fait 880 dollars US la tonne de roche », calcule-t-il.Les coûts d'exploitation ?« Tout inclus, j'ai l'impression que ça peut coûter entre 70 et 100 dollars la tonne.L'uranium est extrêmement lucratif », dit-il.Pour l'instant, les compagnies en sont encore à l'étape de placer leurs pions en acquérant des titres miniers et en sondant le sol.On dépoussière aussi de vieux relevés d'exploration réalisés dans les 1970 par la Société québécoise d'exploration minière (SOQUEM) ou des compagnies comme Bomet Mines, qui a abandonné la partie avec la chute des prix de l'uranium dans les années 1980.Radioactivité à Mont-Laurier Nova Uranium, par exemple, est une compagnie de Vancouver mise sur pied expressément pour explorer le potentiel uranifère dans la région de Mont-Laurier.La compagnie a commencé par acheter 45 titres miniers en septembre 2004, puis a doublé sa superficie après avoir survolé la région avec un détecteur de radioactivité.« Les données historiques nous ont ensuite convaincus de passer de 90 à 309 titres », explique Donald Moore, président de l'entreprise, qui détient aujourd'hui les droits d'exploration sur 228 kilomètres carrés.Les concentrations de Mont-Laurier, cependant, ne sont pas celles des monts Otish.« La géologie est différente, explique M.Thomassin, de l'Association de l'exploration minière du Québec.La région des monts Otish ressemble au bassin sédimentaire de l'Athabaska, en Saskatchewan (l'une des principales régions productrices d'uranium au monde).À Mont-Laurier et à la Baie-Johan- Beetz (le troisième site d'intérêt au Québec, sur la Basse-Côte- Nord), ce sont des veines plus difficiles à exploiter.» Mais avec les prix qui s'envolent, plusieurs pensent que la partie pourrait tout de même être jouable.Surtout que l'uranium de Mont-Laurier peut être extrait à ciel ouvert, à un coût moindre qu'aux monts Otish.« Les coûts de minage et de production seront probablement plus bas que 18 $ la tonne », estime M.Moore, de Nova Uranium, qui a, lui aussi, sorti sa calculatrice.« Nous espérons des concentrations d'une livre (par tonne), ditil.Nous croyons qu'avec une telle concentration et un prix de l'uranium à 20 $ la livre, les opérations pourraient au minimum se maintenir.Ce ne serait pas suffisant pour démarrer la mine.Mais avec des prix de 40 ou 50 $ comme on en voit actuellement, ce serait possible.» «Tout inclus, j'ai l'impression que ça peut coûter en 70 et 100 dollars la tonne.L'uranium est extrêmement lucratif.» L'URANIUM À 100$ LA LIVRE?Pour comprendre le regain d'intérêt pour l'uraniumdu Québec, il faut revenir.à la guerre froide.Dans les années 60 et 70, la course aux arsenaux nucléaires entre les États- Unis et l'Union soviétique entraîne une production effrénée d'uranium.Des stocks colossaux s'accumulent, les prix chutent et la production pique du nez.Le portrait commence aujourd'hui à changer radicalement.« Il y a déjà 35 nouveaux projets nucléaires annoncés d'ici 10 ans, et nous croyons qu'il y en a plusieurs autres à venir », dit Jean- François Tardif, gestionnaire du Fonds Sprott Opportunities Hedge.« La production est déjà substantiellement inférieure à la demande, ce qui fait qu'il y a une pression énorme.(.) Avant 10 ans, nous croyons que le prix de l'uranium va se hisser au-dessus de 100 dollars la livre », dit l'analyste.Le mardi 13 juin 11h30 à 14h Hôtel Delta 777, rue Université à Montréal Quand les grands avalent les petits Guy Hébert, de Strateco, jubile lorsqu'il parle des concentrations découvertes sur les terres dont il détient les titres.« Mais je ne mettrai pas une mine d'uranium en production, ça, c'est certain, dit-il.Je n'ai pas l'expertise pour ça.Et il n'y a pas grand monde qui l'a, à part les grandes compagnies comme Cameco ou Cogema.» Sa stratégie est simple : se faire acheter par un plus gros.« C'est le but annoncé.Là, on parle à des gens.Mais on veut savoir exactement combien ça vaut pour en faire bénéficier nos actionnaires.» Cameco, le plus grand producteur mondial, installé en Saskatchewan, a aussi acheté des titres miniers aux monts Otish.Son président, Jerry Grandey, a confié à l'agence Bloomberg qu'il surveillait actuellement plus d'une centaine de petites compagnies dans le monde et a annoncé son intention « d'en choisir quelques-unes ici et là » afin de conclure des partenariats.REPÈRESDULUNDI DOLLAR CANADIEN 90,45¢US VARIATION Semaine dernière -0,38¢ +1,33¢ Cette année +7,25¢ Var.annuelle (Canada) -0,5% 0,7150¤ VARIATION Semaine dernière 0,0120¢ Cette année -0,0113¢ 1,1056$ 1,3986$ SOMME REQUISE POUR ACHETER: UN DOLLAR US : UN EURO : PRODUIT INTÉRIEUR BRUT Mars 0,1% Variation annualisée 3,8% TAUX PRÉFÉRENTIEL DES BANQUES 6,00 % TAUX DE LA BANQUE DU CANADA 4,25 % COMMERCEDEDÉTAIL Mars 1,5% Variation annuelle +5,9% INDICEDES PRIX À LACONSOMMATION Annuel (avril à avril) 2,4% Sans éléments volatils 1,6 % BALANCE COMMERCIALE Avril +4,1milliards $ TAUX DE LA RÉSERVE FÉDÉRALE US 5,00 % OR(NY Gold) 608,20$ US 71,63$ US PÉTROLE (WTI, contrat terme rapproché) Light Sweet crude 72,23$ North Sea Brent 68,68$ Note : dans tous les cas, il s'agit des données les plus récentes disponibles, à la fermeture des marchés vendredi dernier.Sources : Bloomberg, Statistique Canada, SCHL CANADA 6,1% Québec 7,9% Ontario 5,9% Montréal 8,8% Toronto 6,4% Vancouver 4,2% VENTES AUTOS NEUVES Mars 1,1% Variation annuelle +2,1% CANADA 220 200 Québec 4100 Ontario 87400 Mai Base annuelle CANADA 20 473 217 900 Québec 3 748 36 200 Ontario 6 078 61 400 TAUX DE CHÔMAGE MISES EN CHANTIER EMPLOIS CETTE ANNÉE RÉMUNÉRATION HEBDOMADAIREMOYENNE Mars 746,18$ Variation annuelle +4,4% TAUX D'ACTIVITÉ AU CANADA Mai (désaisonnalisé) 67,3% Mai (désaisonnalisé) LA PRESSE AFFAIRES LAPRESSEAFFAIRES.COM Venez discuter de Bourse et d'actualité économique.www.lapresseaffaires.com/forum PME LA PRESSE AFFAIRES Fletcher n'a pas peur de Nike Le sport est un mode de vie pour la PME de Saint-Laurent STÉPHANE CHAMPAGNE COLLABORATION SPÉCIALE D'un simple atelier de réparation de bâtons de golf dans les années 60, Fletcher Leisure Group est aujourd'hui, au dire de son président, le plus important fabricant et distributeur de vêtements de golf au Canada.Et pour souligner le 40e anniversaire de sa fondation, la PME de 175 employés s'est fixé un objectif de taille : devenir l'un des géants mondiaux dans son secteur.Mark Fletcher, président de l'entreprise, est conscient qu'il s'attaque à un marché où des géants comme Nike, Adidas, Taylor Made et autres Foot Joy se livrent une bataille sans merci.« Nous en sommes capables, ditil.Nous sommes créatifs et nous pouvons réagir rapidement.Comme le dit l'expression anglaise : Global vision is local vision (traduction libre : viser le marché mondial, mais s'adapter aux particularités locales).» S'il n'en tient qu'à Mark Fletcher, le chiffre d'affaires de la PME, actuellement de 50 millions de dollars, devrait atteindre les 100 millions d'ici cinq ans.Dans sa quête, l'entreprise québécoise mise fortement sur la griffe de vêtements Sun Ice.Cette marque de vêtements de sport, créée en Alberta, a été acquise par Fletcher il y a deux ans pour environ 3,5 millions de dollars.Sun Ice s'est fait connaître dans les années 80 et 90 grâce à ses vêtements de ski alpin.Fletcher a entrepris de relancer la marque à la fois pour le golf et le ski.Selon Mark Fletcher, qui a déjà été professeur de ski à Tremblant, les vêtements Sun Ice sont un mélange de « science et de style » et utilisent des matériaux éprouvés, notamment le Gore-Tex.La marque Sun Ice est déjà partout où les gens s'adonnent au ski ou au golf, soit en Amérique du Nord, en Europe, au Japon, en Australie, en Nouvelle-Zélande et bientôt en Afrique du Sud.« Nous allons mettre beaucoup d'énergie dans la publicité et le marketing.Nous avons déjà des golfeurs dans la PGA et la LPGA qui portent du Sun Ice et nous allons continuer à chercher des porte-parole », explique M.Fletcher.Fletcher est également propriétaire d'autres gammes de vêtements de golf, dont Aurea (pour femmes) et Aureus (pour hommes).Elle fait fabriquer la plupart de ses vêtements en Asie.Mais le siège social de la PME, où se trouve notamment l'équipe de designers, est à Montréal, dans la zone industrielle de Saint-Laurent.Un local vitré où la pluie et les éléments de la nature seront reproduits est sur le point d'y être aménagé afin de tester les vêtements vendus par Fletcher.Toutes marques confondues, les vêtements de Fletcher se vendent de quelques dizaines à quelques centaines de dollars.« Docteur en golfologie » Le sport est un mode de vie chez les Fletcher.Pat Fletcher, le grandpère de Mark, serait le dernier Canadien à avoir remporté l'Omnium canadien de golf.C'était en 1954.Mark est un sportif devant l'Éternel.Il se passionne pour le ski, le golf et le volley-ball.Sa soeur Christine est une triathlète professionnelle.Quant à Allan Fletcher, fondateur de la PME, il a été golfeur professionnel.C'est d'ailleurs sa passion pour ce sport qui l'a mené au monde des affaires.En 1966, Allan Fletcher fonde le Golf club Repair of Canada et se taille une réputation enviable de réparateur de bâtons de golf.Mark Fletcher évoque avec amusement l'époque où son père faisait la tournée des tournois de golf à bord d'une unité mobile sur laquelle était inscrit « Docteur en golfologie ».La PME s'est ensuite lancée dans la distribution de vêtements de sport et d'accessoires de golf avant de créer ses propres marques.À une certaine époque, elle vendait des produits pour des sports aussi éloignés l'un de l'autre que la planche à voile et le rugby.Fletcher a même été inscrite en bourse avant de redevenir, à la suite de divergences, une entreprise à capital fermé en 1992.Mark Fletcher, 35 ans, marié à une fille de Chicoutimi et père de deux enfants, a fait le grand saut et s'est joint à l'entreprise au milieu des années 90 après des études universitaires en Ontario.Son objectif est de faire de Fletcher un géant connu à l'échelle planétaire.Le jeune homme s'engage donc dans une partie qui sera possiblement parsemée de fosses de sable.Son père Allan, qui demeure président du conseil d'administration de la PME, saura sûrement lui souffler, si besoin est, les vieux trucs d'un pro.PHOTO STÉPHANE CHAMPAGNE, COLLABORATION SPÉCIALE © Fletcher Leisure Group est aujourd'hui, au dire de son président, Mark Fletcher, le plus important fabricant et distributeur de vêtements de golf au Canada.Et pour souligner le 40 e anniversaire de sa fondation, la PME de 175 employés s'est fixé un objectif de taille : devenir l'un des géants mondiaux dans son secteur.Grâce à la Technologie Mobile Intel® Centrino® Duo et à la batterie HP GRATUITE à autonomie prolongée, vos affaires peuvent vous suivre très, très loin.Deux fois plus loin, en fait.Aujourd'hui, vous pouvez aller jusqu'au bout de votre route, et cela, en toute sécurité grâce au dispositif de sécurité HP Mobile Data Protection System et aux outils de sécurité Protect Tools.Appelez au1866 885-4179 Cliquez sur www.hp.ca/promo62 Rendez-vous chez votre revendeur HP autorisé BLOC-NOTES COMMERCIAL HP COMPAQ nx6310 Mince, léger et mobile.(PZ903UA) 1349 $ Technologie Mobile Intel® Centrino® Solo - Processeur Intel® CoreTM Solo T1300 (1.66 GHz) - Carte de réseau local sans fil Intel® PRO 3945 a/b/g Microsoft® Windows® XP Professionnel Disque dur de 60 Go Mémoire SDRAM de 512 Mo Écran XGA de 15 po Unité DVD/CD-RW combinée Garantie limitée d'un an honorée dans le monde entier Obtenez gratuitement une batterie à autonomie prolongée, une valeur de 159$, à l'achat de ce bloc-notes1.Seulement jusqu'au 30 juin.BLOC-NOTES COMMERCIAL HP COMPAQ nx9420 Puissant, sûr et mobile.1999 $ EV267AA Technologie Mobile Intel® Centrino® Duo - Processeur Intel® CoreTM Duo T2400 (1.83 GHz) - Carte de réseau local sans fil Intel® PRO 3945 a/b/g Microsoft® Windows® XP Professionnel Disque dur de 80 Go Mémoire SDRAM de 512 Mo Écran WSXGA+ de 17 po Unité DVD+/-RW Garantie limitée d'un an honorée dans le monde entier Obtenez gratuitement une batterie à autonomie prolongée, une valeur de 159$, à l'achat de ce bloc-notes1.Seulement jusqu'au 30 juin.MESSAGER MOBILE HP iPAQ hw6515 De nouveaux horizons pour les communications mondiales.à 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marques déposées de Intel Corporation ou de ses filiales aux États-Unis et dans d'autres pays.La numérotation d'Intel ne constitue pas une mesure de performance supérieure.L'architecture bicoeur est une nouvelle technologie conçue pour améliorer la performance de certains logiciels.Assurez-vous de la compatibilité auprès de votre fournisseur de produits logiciels.Cette technologie pourrait ne pas convenir à tous les utilisateurs et à tous les logiciels.Certains systèmes pourraient exiger la mise à niveau et (ou) l'achat de produits matériels, de pilotes et (ou) de logiciels pour tirer pleinement profit des fonctionnalités de Windows Vista.Toutes les autres marques de commerce appartiennent à leurs propriétaires respectifs.Une infrastructure standard de systèmes GSM/GPRS ou de réseau local sans fil, d'autres périphériques compatibles Bluetooth, du matériel acheté séparément et un contrat de service avec un fournisseur de temps de communication sans fil peuvent être requis pour certaines communications sans fil.L'utilisation d'Internet sans fil nécessite un contrat de service acheté séparément.Vérifiez auprès d'un fournisseur de services la disponibilité et la couverture offertes dans votre région.Tout le contenu du Web n'est pas disponible.Bluetooth est une marque de commerce détenue par son propriétaire et utilisée sous licence par Hewlett-Packard Company.1 La durée d'autonomie de la batterie peut varier en fonction de la configuration du produit, du modèle de produit, des applications installées dans le système, des réglages de gestion d'alimentation et des fonctions du produit utilisées par le client.Comme pour toute batterie, la capacité maximale diminuera avec le temps et l'utilisation.2 Le prix du Messager mobile HP iPAQ hw6515 est valide à l'achat d'un nouveau forfait de 36 mois voix et courriel de Rogers Sans-fil.Allez à l'adresse www.rogers.com/hw6515 pour de plus amples renseignements ou pour acheter.La promotion se limite aux quantités en stock.Les prix indiqués sont ceux affichés sur Internet par HP Canada.Les prix peuvent varier et les revendeurs peuvent vendre à un prix moindre.Taxes et transport en sus.Les produits peuvent différer légèrement de l'illustration.Offres nulles là où la loi les interdit.En vigueur au Canada seulement.HP se réserve le droit de modifier ou d'annuler ces programmes en tout temps, sans préavis.Ces offres ne peuvent être jumelées avec aucune autre offre ou des prix spéciaux.Quantités limitées.Maximum de 25 unités par client.Heures d'ouverture du Centre d'appels : du lundi au vendredi, de 8 h à 20 h 30 HNE.Le magasin en ligne est ouvert 24 heures sur 24, sept jours sur sept.Offre de batterie GRATUITE 3399915A L'ENTREPRISE Fletcher Activités : fabrication et distribution de vêtements de sport Nombre d'employés : 175 Chiffre d'affaires : 50 millions $ Actionnaire :Allan et Mark Fletcher Marché : International Siège social :Montréal Site Web : www.fletchergolf.com LA PRESSE AFFAIRES llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Une réponse au défi asiatique Faut-il craindre l'effet cigare?UNE RÉPONSE suite de la page 1 Si c'est le cas, il n'y a pas de temps à perdre.Les industries chinoises font de plus en plus appel aux designers européens.Les Chinois se mettent eux-mêmes au design.« D'ici 30 ans, je crois que la Chine sera le Centre de recherche et design du monde, poursuit Mme Stavridou.On pense, à tort, qu'il n'y a pas de talent en Chine.Selon mes informations, 8000 designers sortent des écoles chinoises chaque année.Les entreprises chinoises offriront de plus en plus de services clés en main, conception et fabrication au même endroit pour le même (bas) prix.« Il va falloir se redéfinir au plan des services, être plus efficace, estime le président de l'Association des designers industriels du Québec, Mario Gagnon.L'Asie manque encore de rigueur.Il faut être en avance sur la rigueur et l'ingéniosité.Encore faut-il que les fabricants québécois partagent cette vision.Selon le designer industriel Patrick Messier, ils sont en retard dans leur appréciation du design.« Le design est perçu comme une dépense, déplore-t-il.Mais c'est un investissement qui rapporte énormément.Pour plusieurs pays, c'est un atout contre la menace asiatique, car il permet de créer des produits innovateurs.Les mentalités évoluent mais trop souvent encore, on fait face à des manufacturiers qui s'improvisent designers.» Lors d'une tournée effectuée en 2005, le groupement des Manufacturiers et exportateurs du Québec a demandé à ses membres quels problèmes ils affrontaient.Appréciation du dollar, concurrence de la Chine, ont-ils répondu.Et quelles solutions entrevoyaient- ils ?« Le design faisait indirectement partie de ces solutions, signale Jean Michel Laurin, viceprésident Recherche et affaires publiques.Personne ne nous a dit que le design industriel allait nous sortir de nos difficultés, mais plusieurs entreprises ont mentionné l'importance de la recherche et du développement, en étroite collaboration avec le client, afin de répondre à ses besoins.D'autres ont dit qu'il fallait trouver où mettre de la valeur ajoutée.» Les mentalités évoluent.lentement.Une équipe du Ministère a mené un petit sondage maison auprès de manufacturiers de la région de Montréal : « Quatre entreprises sur 10 faisaient affaire avec des designers industriels », indique le conseiller Louis Brassard, qui s'intéresse à la question depuis les années 80.« Il y a quelques années, on parlait de 15 % et on avait l'impression d'en mettre pas mal.» C'est déjà un progrès, mais il y a encore du chemin à faire : « Des sondages équivalents en Scandinavie donnent un résultat de huit sur 10 », ajoute-t-il.Un certain IKEA a connu quelque succès sur cette voie.CIGARE suite de la page 1 Il indique que les passagers occasionnels ne portent pas nécessairement attention à ce genre de détail.Par contre, les voyageurs d'affaires sont plus difficiles.« Ils regardent quel type d'avion dessert telle route et s'ils ont eu une bonne ou une mauvaise expérience avec cet appareil, soutient-il.Le type d'appareil a son impact.» Le vice-président aux communications d'Embraer, Horacio Forjaz, ne veut pas critiquer l'appareil de son concurrent, préférant faire valoir les qualités de ses appareils.« Plus on s'approche des appareils à fuselage étroit (d'Airbus et de Boeing), plus les passagers s'attendent au même confort », déclare-t-il simplement.Un porte-parole du principal utilisateur du CRJ900, le transporteur américain Mesa, affirme toutefois que personne ne s'est plaint des dimensions de la cabine de l'appareil.« Les clients semblent l'aimer », déclare Peter Murnane.Richard Aboulafia affirme que les transporteurs aériens portent attention aux plaintes des voyageurs.comme ils portent attention au vernis à chaussure des employés et à la qualité de l'encre dans l'imprimante.« Les transporteurs ne sont pas tellement intéressés à ce que les voyageurs pensent, soutient-il.Pour eux, ce qui compte, c'est l'aspect économique.» Or, Bombardier fait valoir que son CRJ900 est plus économique que les appareils d'Embraer.L'appareil ne pèse que 21 432 kilos à vide, comparativement à 21 810 kilos pour l'ERJ175.D'où une économie en carburant.Pour un ERJ190, un appareil de 98 à 106 places, la différence est encore plus frappante : on parle d'un poids de 28 080 kilos.Le porte-parole de Bombardier Aéronautique, Marc Duchesne, soutient qu'il faudrait que l'Embraer ERJ190 soit en mesure de transporter 10 passagers de plus pour offrir la même rentabilité qu'un CRJ900.« Une version allongée du CRJ900X pourrait avoir un impact économique important pour les transporteurs aériens », avance Nelson Klug, d'Avitas.Peter Murnane confirme que Mesa serait certainement intéressée à évaluer un tel appareil, s'il devait voir le jour.Richard Aboulafia, du Teal Group, s'interroge toutefois sur l'existence d'un marché entre 90 et 110 sièges.Il s'interroge également sur la possibilité technique d'allonger le CRJ900, alors que Bombardier soutient que cette possibilité existe bel et bien.« On parle d'un marché incertain et d'une technologie incertaine », déclare-t-il.À son avis, Bombardier aurait plutôt avantage à revoir de fond en comble son CRJ900 pour le rendre plus concurrentiel.« S'ils pouvaient modifier sa structure ou sa propulsion pour tirer pleinement avantage de sa taille, ce serait un grand pas en avant », affirme-t-il.«Plus on s'approche des appareils à fuselage étroit, plus les passagers s'attendent au même confort.» Question de confort MARIE TISON Le succès d'un appareil est-il lié au confort?Richard Aboulafia soutient que le biréacteur régional le plus confortable jamais conçu, le Fairchild Dornier 728, n'a jamais vu le jour.L'avionneur allemand avait entrepris de mettre au point le 728, un biréacteur régional de 70 places, et le 928, un biréacteur régional de 90 places, avant de déclarer faillite, en avril 2002.Bombardier avait étudié la possibilité d'acquérir ces deux programmes.Il aurait cependant fallu que l'avionneur montréalais investisse encore 400 millions de dollars américains dans le 728 et un milliard dans le 928 pour leur permettre de voir le jour.Ces appareils avaient un avantage précieux : ils comportaient cinq sièges de front, contrairement aux biréacteurs régionaux de Bombardier, qui en comportent quatre.Il aurait été possible d'allonger le 928 pour lui permettre de transporter plus de 100 passagers.À l'époque, le président et chef de la direction de Bombardier, Robert Brown, affirmait que l'entreprise montréalaise avait allongé son biréacteur régional « au maximum ».Bombardier a cependant décidé de ne pas aller de l'avant avec l'acquisition du 728 et du 928 parce que l'entreprise jugeait insuffisante la rentabilité de ces programmes.Les agences de placement sous la loupe AGENCES suite de la page 1 « De telles clauses restreignent l'accès à des emplois permanents pour les salariés désireux de s'en prévaloir », écrivait M.Bernier en 2003.La Fédération des femmes du Québec et l'organisme Au Bas de l'échelle ont salué ces dénonciations.L'Association nationale des entreprises de recrutement et de placement de personnel a décrit le rappor t Bernier comme un «monument d'incompréhension du marché du travail» et a invité le gouvernement du Québec à laisser mourir le rapport.Ces trois groupes, ainsi que le Conseil du patronat, sont maintenant réunis à la même table pour donner suite au rapport.Histoire de calmer les passions, le ministre du Travail, Laurent Lessard, a désigné un médiateur-conciliateur de son ministère pour animer les rencontres.« Le mandat du comité est de faire le point sur les pratiques contractuelles des agences et apporter des solutions.Le ministre souhaite aussi avoir un meilleur portrait de cette industrie », indique Jean-Pascal Bernier, attaché de presse de M.Lessard.L'importance de cette industrie est en effet méconnue.En recoupant différentes données provenant de Statistique Canada, La Presse Affaires estime que de 50 000 à 60 000 personnes occupent un emploi par l'intermédiaire d'une agence au Québec.Ces données sont tirées d'une étude réalisée par Michel Savard, analyste responsable de l'enquête des services d'emploi à Statistique Canada.Elle a été rendue publique en mars dernier.« Les revenus de ce secteur, le nombre d'entreprises et le nombre de placements sont en hausse constante depuis quelques années », résume M.Savard.Selon cette étude, les agences ont effectué plus de 460 000 placements au Canada en 2004.Elles ont réalisé des revenus d'exploitation de 4,4 milliards de dollars, en hausse de 6% sur l'année précédente.Ces revenus correspondent aux salaires versés aux employés placés et à la commission des agences sur ces placements, qui varie entre 10 et 15 %.En prenant en compte du fait que 15% de ces revenus sont réalisés au Québec, on peut déduire que les agences québécoises sont responsables de 70 000 placements temporaires en 2004.Notre estimation du nombre de travailleurs d'agences est cependant inférieure puisqu'une personne peut avoir réalisé plus d'un mandat au cours de la même année.Autre indice de l'importance de cette industrie : en 2004, toujours selon l'étude de M.Savard, plus de 7% des chômeurs canadiens en recherche active d'emploi ont fait appel à une agence.Payés 30%de moins Le comité du ministre Lessard sur les agences de placement étudiera, en plus des pratiques contractuelles, les écarts salariaux entre les employés d'agence et leurs collègues permanents qui occupent des emplois identiques.Une étude menée en 1993 par des fonctionnaires québécois avait révélé que les travailleurs d'agence gagnaient de 20 à 40% de moins que leurs collègues permanents.Une étude plus récente de Diane Galarneau pour Statistique Canada évoque des écarts de 16 à 38%.Sans nier l'existence d'écarts salariaux, l'Association nationale des entreprises en recrutement et en placement de personnel remet ces données en question.Elle rappelle que les salaires sont établis en fonction de plusieurs critères, notamment l'expérience, les compétences et les responsabilités.L'Association défend par ailleurs son droit d'intégrer des clauses de non-concurrence et d'imposer des frais de « rachat » de contrats en raison des sommes importantes consacrées par ses membres au recrutement, à l'administration et à la formation.715 FINANCEMENT $ $ $ PRÊTONS ARGENT COMPTANT $ $ $ sur or, diamant, bijoux de valeur.Confidentiel.Second'or 954 Maisonneuve est (514) 842-0569 801 AVIS LÉGAUX AVIS AUX CRÉANCIERS ET INTÉRESSÉS Succession de MARCELTREMBLAY, alias Marcel Joseph Tremblay, décédé le 29 décembre 2005.Si vous avez une réclamation à l'égard de cette succession, vous devez déposer votre réclamation d'ici le 13 juillet 2006, et donner les précisions pertinentes à: James G.Shea, Shea Nerland Calnan LLP, procureurs de la succession, suite 2800, 715- 5th Avenue SW, Calgary, Alberta T2P 2X6.Numéro de référence 1-15790.Si vous ne déposez pas votre réclamation avant cette date, les biens de la succession pourront légalement être distribués sans égard à toute réclamation que vous pourriez avoir.850 AVIS DE DISSOLUTION CHANGEMENT DE NOM PRENEZ AVIS que André BUREAU, dont l'adresse du domicile est le 5800 Jarry Est, appartement 11, Montréal, Québec, a déclaré au Directeur de l'état civil être le père de Mario Blanchard, né le 23 novembre 1974 à Montréal et fils de Marjolaine Blanchard.En conséquence, le soussigné requiert du Directeur de l'état civil qu'il inscrive son nom comme père de Mario Blanchard dans l'acte de naissance de ce dernier.Prenez en outre avis que toute objection d'un tiers à la présente déclaration doit être notifiée aux déclarants, à l'enfant mineur, âgé de plus de quatorze ans ou plus et au Directeur de l'état civil au plus tard dans les vingt jours de la dernière publication d'un avis de cette déclaration.André Bureau, Montréal , le 9 juin 2006 Modèle GT illustré.FIEZ-VOUS AUX APPARENCES.Voici une voiture envoûtante.Rien qu'à voir son profil bas et racé, on la devine puissante.Avec son moteur rotatif primé RENESIS de 238 ch, ses portes « style libre » sans piliers centraux et un tempérament énergique qui annonce des performances éblouissantes à chaque virage.Osez vous installer au volant de la révolutionnaire Mazda RX-8.Elle ne ressemble à aucune autre voiture sport.Et elle ne s'en cache pas.MAZDA RX-8 2006 À PARTIR DE 37 095 $ Offre réservée aux particuliers et portant sur les Mazda RX-8 GS (T4SF66AA00) 2006 neuves de base.Frais de transport et préparation (1 275 $), immatriculation, assurances, taxes et frais d'inscription au RDPRM en sus.Le modèle illustré l'est à titre indicatif seulement en ce qu'il peut comporter des équipements optionnels non-inclus dans le prix mentionné.Les stocks peuvent varier selon les concessionnaires.Un échange peut être nécessaire entre concessionnaires.Les concessionnaires peuvent vendre à prix inférieur.Voir un concessionnaire participant pour les détails.Aucune combinaison d'offres possible.3403401A Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.Solution du dernier sudoku Niveau de difficulté : MOYEN Ce jeu est une réalisation de Ludipresse.Pour plus d'informations, rendez-vous sur le site www.les-mordus.com ou écrivez-nous à info@les-mordus.com Par Fabien Savary C'EST POURQUOI NOUS NE POUVONS PLUS CONSACRER D'AUTRES RESSOURCES À VOTRE PROJET.AHHH ! POURQUOI MASSACREZ-VOUS SANS CESSE MA CRÉDIBILITÉ ?!!! BON FLIC, MAUVAIS FLIC.BIEN SÛR QUE NOUS LE POUVONS.DIEU, SI TU EXISTES, TERRASSE-MOI MAINTENANT !!! DE LA GOMME À MÂCHER ?À NE PAS MANQUER CETTE SEMAINE Lundi, discours du président de la Réserve fédérale, Ben Bernanke.Mercredi, publication des résultats du deuxième trimestre de Transcontinental.POUR NOUS JOINDRE La Presse Affaires, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 lpa@lapresseaffaires.com DILBERT SUDOKU LA PRESSE AFFAIRES Bema Gold: les options de ses initiés MICHEL GIRARD TRANSACTIONS D'INITIÉS Sitôt qu'ils ont la chance de faire une belle grosse passe d'argent, nombre d'initiés sautent sur l'occasion qui se présente pour exercer des blocs d'options et ainsi liquider les actions qu'ils obtiennent à prix d'aubaine.Il faut dire que bien des initiés ont beau jeu puisqu'ils se font offrir à fréquence régulière des blocs d'options sur actions et ce, sans jamais courir le moindre risque.Car advenant une chute du prix de l'action par rapport au prix d'exercice des options, les initiés en seront quittes pour laisser tomber leurs options, sans jamais débourser le moindre cent.Cela étant dit, chez Bema Gold Corporation (BGO : 5,29 $), quatre initiés viennent d'encaisser d'alléchants profits après avoir vendu sur le marché des blocs d'actions acquises par exercice d'options.L'administrateur Robert Stuart Angus a liquidé un bloc de 150 000 options et actions.Les actions qu'il avait obtenues au prix d'exercice de 1,04 $ ont été cédées à 5,80 $.À lui seul, la revente de ce bloc de 150 000 actions lui a rapporté un gain en capital avant impôts et commissions de 714 000 $.De plus, M.Angus a profité de la forte hausse de l'action de Bema Gold pour se départir de 100 000 autres actions (à 5,82 $) qu'il détenait dans son portefeuille.À la suite de ce lucratif ménage, M.Angus conserve un lot de 26 879 actions de Bema Gold.Un autre administrateur de Bema Gold a également réalisé un coup d'argent avec ses options.Il s'agit de Robert Melvin Doug Cross.Il a exercé un bloc de 250 000 options au prix de 1,40 $ l'action.Il a revendu par la suite les 250 000 actions à un prix de 5,88 $, ce qui lui a permis d'engranger un profit brut de 1,1 million de dollar.M.Cross a liquidé toutes ses actions de Bema.La caisse résonne Deux dirigeants de la société aurifère ont fait résonner la caisse.Eduard Bartz s'est départi des 33 333 actions qu'il avait reçues après avoir exercé un nombre similaire d'options.Il a vendu ses actions au prix de 5,50 $, pour un gain en capital avant impôts de quelque 82 332 $.Le gain s'élève ainsi à 2,47$ par action cédée.M.Bartz n'a conservé aucune action de Bema Gold dans son portefeuille.Son collègue de la haute direction, James Sullivan, a exercé pour sa part un bloc de 120 000 options.Prix d'exercice : 1,49 $ l'action.M.Sullivan a liquidé les 120 000 actions au prix moyen 5,90 $.Gain en capital avant les impôts et les commissions : 529 200 $.M.Sullivan a conservé dans son portefeuille un lot de 7000 actions de Bema Gold.Toutes les transactions d'exercice d'options et de revente des actions effectuées par ces initiés de Bema Gold ont été réalisées au cours de la période allant du 31 mai au 5 juin dernier.Notons enfin que les quatre initiés détiennent encore d'importants blocs d'options dans leurs portefeuilles respectifs.NDLR : Les actionnaires détenant une position privilégiée dans une entreprise inscrite en Bourse, comme les dirigeants, les administrateurs et les principaux actionnaires, doivent signaler leurs transactions d'achat et de vente à l'Autorité des marchés financiers.Cette dernière en fait état par la suite dans son bulletin hebdomadaire.PHOTO JEAN-PIERRE MULLER, AFP © L'homme de sérail de Michelin, Michel Rollier.Michelin: Rollier martèle «Je suis le patron» LAURENCE ADDARIO ASSOCIATED PRESS MORTEFONTAINE, Oise \u2014Michel Rollier, nouveau patron du groupe Michelin, a déclaré ce weekend être « le seul gérant » du numéro 1 mondial des pneumatiques.Lors d'une conférence de presse à Mortefontaine à l'occasion du huitième challenge Bibendum, il a répété que la question de la nomination d'un second gérant « n'est pas à l'ordre du jour », lançant : « Je suis le patron.» M.Rollier est devenu l'unique gérant du groupe depuis le décès accidentel en mer d'Édouard Michelin, le 26 mai dernier au large de l'île de Sein.Ce juriste de formation âgé de 62 ans s'est joint à Michelin en 1996.En octobre 1999, il en est devenu le directeur financier, avant d'être sacré en mars 2005 cogérant au côté d'Édouard Michelin et de René Zingraff.Lors de sa première intervention publique depuis le décès de l'héritier Michelin, M.Rollier s'est voulu rassurant sur la marche de l'entreprise employant 130 000 personnes dans le monde, réaffirmant que « Michelin a un patron.Je suis le patron.» Pour lui, il n'est pas question que M.Zingraff revienne à ses fonctions de cogérance, même s'il sera « content de bénéficier de ses conseils sur tel ou tel sujet ».M.Rollier a également précisé que «des dispositions statutaires font que le groupe en aucun cas ne sera en péril » s'il venait à périr.« S'il y a un nouvel accident, il y a un seul gérant, mais il y a deux associés commandités, dont une société qui s'appelle la SAGES.C'est une société SAS (société anonyme simplifiée, NDLR) qui prendrait la direction du groupe et pendant six mois le dirigerait et proposerait à la nouvelle assemblée générale des actionnaires la nomination d'un nouveau gérant.» Il a précisé que la SAGES était dirigée par Christian Tschann, un cadre du groupe qui a pris sa retraite il y a un an.Dès le lendemain du décès d'Édouard Michelin, M.Rollier a dit avoir laissé des instructions écrites dans son coffre à l'attention de M.Tschann.Enfin, le nouveau dirigeant de l'entreprise clermontoise est revenu sur la stratégie du groupe dont les principaux axes sont « croissance et réduction des coûts », une stratégie préparée de longue date avec Édouard Michelin.3390163A Réservez la dès maintenant LA PRESSE AFFAIRES Un mécène qui vaut son pesant d'or Pierre Lassonde, de Newmont, donne au Musée des beaux-arts du Québec LOUIS TANGUAY LE SOLEIL Il aurait voulu être un artiste-bâtisseur.Il a fait fortune dans les mines d'or et le pétrole.Pierre Lassonde n'éprouve cependant pas le « blues du businessman », même s'il partage sa vie entre les cinq continents où l'entreprise qu'il dirige, Newmont Mining, exploite des gisements d'or.Pour l'agrandissement du Musée national des beaux-arts du Québec, à titre de président du conseil d'administration et de mécène, il aura son mot à dire sur le concours international d'architecture, lui qui avait été refusé dans trois écoles d'architecture à la fin de son cours classique.Il s'est donc orienté vers le génie électrique et rêvait de financer et réaliser de grands projets urbains comme entrepreneur, quand il est parti faire sa maîtrise en administration des affaires (MBA) à San Francisco.Son premier emploi, chez Bechtel, l'a amené à s'intéresser aux projets miniers et sa formation en finances l'a détourné vers marchés des métaux précieux où il est devenu analyste spécialisé.Il a ensuite créé avec son partenaire Seymour Sculich deux sociétés concentrées sur les redevances des gisements d'or.Après plusieurs fusions, il s'est retrouvé à la tête de Newmont, la plus grande société minière spécialisée dans l'or au monde.On a déjà parlé de lui comme du Wayne Gretzky des mines d'or.Modeste en entrevue, il parle de beaucoup de chance.De certains chanceux, on dit qu'ils ont un fer à cheval dans la poche arrière.Ses amis disent que lui, il a tout le cheval.Il y a sept ans, toujours avec son partenaire Sculich, il s'est intéressé à une petite activité d'exploration pétrolière en Saskatchewan.Le mois dernier, quand Shell a acheté Blackrock Venture pour 2 milliards de dollars ses actions, qui valaient 60 cents chacune à l'origine, avaient grimpé à 24 $.« Je me pince encore.Mais son intérêt pour le pétrole n'était pas étranger à ses préoccupations principales.Pour ses opérations, Newmont brûle l'équivalent de quelque 3 millions de barils de brut par année.Une des façons de protéger la rentabilité de la première contre la hausse des coûts de l'énergie était d'investir aussi dans la pétrolière Canadian Oil Sands.Cette stratégie a procuré un gain de 800 millions$ en trois ans.« Et ça devrait monter encore l'an prochain.» En affaires, Pierre Lassonde a donc la main heureuse.Et il tient à retourner une partie de ses gains dans sa province d'origine.Natif de Saint-Hyacinthe, l'homme d'affaires américain a contribué récemment à la construction des nouveaux pavillons de l'École polytechnique de Montréal.Pour le futur agrandissement du Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ), le président du conseil milite en faveur d'une architecture qui soit le symbole de l'avenir de Québec au 21e siècle, tout autant que le Château Frontenac témoigne de son histoire.Pierre Lassonde veut un édifice capable d'attirer les visiteurs étrangers pour sa seule beauté en plus de bien mettre en valeur une partie des collections qui sont confinées à l'entreposage.Au cours d'une entrevue, l'homme d'affaires affirme qu'un concours d'architecture international donnera à la capitale un objet d'art unique, autant à l'extérieur qu'à l'intérieur.Pour une visibilité optimale, il le voit occuper tout l'espace compris entre l'actuel pavillon Baillargé (ancienne prison) et la Grande- Allée, même si un autre site est à l'étude plus au sud, pour doubler les superficies actuelles d'exposition.À l'heure des technologies de l'information, le rôle d'un musée demeure de partager ses richesses avec la communauté.Mais, citoyen de Denver au Colorado, il cite l'exemple du musée local dont l'agrandissement s'est fait dans des espaces « complètement différents de ce qu'on trouve dans les musées traditionnels ».Il faut de plus que des accès virtuels permettent aussi bien au citoyen de Rivière-du-Loup qu'à celui de Québec de réaliser que ce musée est bien celui de tout le Québec.Pierre Lassonde a déjà promis de contribuer personnellement pour plusieurs millions de dollars à la réalisation de ce projet.Le montant dépendra de la taille de l'entreprise et de la réponse des autres partenaires.Le collectionneur En tant que collectionneur, Pierre Lassonde ne choisit pas ses tableaux en vue d'un profit à réaliser.« Il faut d'abord que tu aimes une toile pour l'accrocher chez toi.» Mais il peut appliquer à ce marché le principe financier 80/20.C'est-àdire que sur 100 toiles, les 20 meilleures représentent 80%de la valeur de l'ensemble.Ceux qui veulent « investir» dans l'art doivent privilégier les oeuvres de « qualité musée ».« Si tu achètes pour 60 000 $ une pièce classée 5 sur une échelle de 10, sa valeur montera peut-être à 70 000$ avec le temps, dit-il.Mais au niveau 9,5 ou 10, un Clarence Gagnon qui coûtait 500 000$ il y a trois ans vaut maintenant1 million $.» C'est à sa mère Juliette, cuisinière raffinée et auteure de quatre livres de recettes, que l'homme d'affaires doit sa passion pour la peinture.Elle aimait les réunions et les artistes et, dans les années 50, Marcelle Ferron faisait partie de ses connaissances.Quand il n'avait ni meubles ni argent pour payer le loyer de son appartement d'étudiant à San Francisco, il y a 30 ans, il a acheté à un artiste local une huile.qu'il a payée en 15 versements mensuels de 20 $.Il la posssède encore dans sa collection à côté d'une dizaine de Riopelle.PHOTO RAYNALD LAVOIE, LE SOLEIL © Après plusieurs fusions, Pierre Lassonde s'est retrouvé à la tête de Newmont, la plus grande société minière spécialisée dans l'or au monde.On a déjà parlé de lui comme du Wayne Gretzky des mines d'or.368$ PARMOIS LOCATION 36 MOIS LEXUS IS 250 RWD2006 Mensualité de location pour une Lexus IS 250 RWD 2006 SFX \u2018A' : 368,03$ / 36 mois - Dépôt de sécurité: 500 $.Financement à la location: 5,9% pour 36 mois.Acompte ou échange équivalent: 8000 $.Cette offre s'applique à des plans de location de 36 mois de SFL, sur approbation du crédit.Cette offre s'applique uniquement aux véhicules en stock chez le concessionnaire et ne peut être combinée à aucune autre offre.PDSF: 36300 $.Limite de kilométrage: 24000 km par an.Frais de 0,15$ pour chaque kilomètre supplémentaire (0,10 $ par kilomètre si convenu au moment de la signature du contrat de location).Frais de transport et de préparation en sus.Taxes, immatriculation et assurances en sus.Le concessionnaire peut louer ou vendre à un prix moindre.Voyez votre concessionnaire Lexus le plus près pour plus de détails.L'offre prend fin le 30 juin 2006.Le modèle peut être montré avec un équipement en option.I S LAISSEZ-VOUS TRANSPORTER PAR LA PASSION.LA NOUVELLE IS 250 POSSÈDE UN MOTEUR V6 DE 2,5 LITRES DE 204 CHEVAUX, DES ROUES EN ALLIAGE DE 16 POUCES, DES PNEUS HAUTES PERFORMANCES, UNSYSTÈMEAUDIOÀ13 HAUTPARLEURS AVEC CHARGEUR AUTOMATIQUE DE 6 DISQUES COMPACTS ET UN VOLANT GAINÉ DE CUIR.PEU IMPORTE L'ENDROIT, FAITES DE CHAQUE MOMENT, UN MOMENT PARFAIT.GABRIEL LEXUS, ST-LAURENT (514) 747-7777 LEXUS LAVAL, LAVAL (450) 686-2710 PRESTIGE LEXUS, BROSSARD (450) 923-7777 SPINELLI LEXUS, LACHINE (514) 634-7171 SPINELLI LEXUS, POINTE-CLAIRE (514) 694-0771 PRÉSENTATEUR DE 3410351A FORUM LA PRESSE AFFAIRES .ÉDITORIAL Illusoire protection mboisver@lapresse.ca MICHÈLE BOISVERT Que peut bien valoir tout un mécanisme de protection si, une fois que les autorités compétentes ont reconnu qu'on en avait besoin, le gouvernement décide de ne pas y avoir recours ?De toute évidence, pas grand-chose.C'est la conclusion qu'il faut tirer de la décision récente du ministre canadien des Finances, Jim Flaherty, qui a choisi de ne pas donner suite aux recommandations du Tribunal canadien du commerce extérieur.Après avoir accepté d'étudier le dossier de l'industrie canadienne de la fabrication de bicyclettes, ce tribunal a conclu, en septembre dernier, qu'elle était fondée à réclamer l'application de mesures de sauvegarde.Ces mesures, prévues dans le cadre de l'Organisation mondiale du commerce, visent à procurer une protection temporaire aux industries qui se débattent pour survivre à la concurrence étrangère.Le but visé n'est pas de favoriser l'érection de barrières protectionnistes, mais de donner aux entreprises, souvent débordées, une période de temps supplémentaire pour s'adapter aux nouvelles réalités du marché.Dans son rapport de plus de 70 pages, le Tribunal estimait que les importations accrues de bicyclettes \u2014 elles ont bondi de 98 % entre 2000 et 2004 \u2014 constituaient une cause principale du dommage grave porté aux producteurs nationaux de marchandises similaires.L'organisme suggérait ainsi une surtaxe sur les vélos de moins de 400 $ en provenance des pays asiatiques et ce, pour une période de trois ans.Une fois cette recommandation faite, la décision de l'appliquer revenait au ministre des Finances.Jim Flaherty a choisi de ne pas avoir recours aux mesures de sauvegarde, parce que, dit-il, elles ne constitueraient pas une solution concurrentielle à long terme.En d'autres mots, donner trois ans de protection ne changera pas grandchose à la situation des fabricants canadiens de vélos.Cette décision du ministre s'applique d'ailleurs aussi aux fabricants de barbecues, qui avaient également obtenu une décision favorable du Tribunal canadien du commerce extérieur.Pourquoi alors laisser l'illusion aux entreprises de secteurs vulnérables à la concurrence qu'elles peuvent compter sur des mesures de protection temporaires ?Pourquoi maintenir de faux espoirs, quand, de toute évidence, le gouvernement fédéral préfère ne pas intervenir?Si les fabricants de vélos avaient pu se douter que le ministre des Finances ferait fi des recommandations du Tribunal canadien du commerce extérieur, ils n'auraient pas investi près de deux ans et demi de leur temps et plus de 300 000 $ pour monter et défendre leur dossier.Cela s'appelle dépenser temps, argent et énergie en pure perte.C'est d'ailleurs la conclusion à laquelle est arrivé le Conseil canadien des fabricants de meubles qui vient d'abandonner son action auprès de cette instance.Pourquoi, en effet, poursuivre une telle démarche pour se retrouver, une fois toutes les étapes franchies, au même stade qu'avant ?Les fabricants de vélos, tout comme les membres de l'industrie du meuble, s'adaptent déjà à la concurrence étrangère.Ils n'ont pas le choix et ils le savent très bien.Le but d'obtenir des mesures de sauvegarde n'était pas de jouer à l'autruche, mais de chercher à s'adapter en ayant un peu plus de temps pour voir venir, dans l'espoir d'éviter le plus possible les fermetures d'usines, les mises à pied et les transferts de production vers les pays émergents.Le ministre Flaherty ne croit pas que l'adoption de mesures de sauvegarde aurait fait une différence dans le cas des vélos et des barbecues et ce, en dépit d'une recommandation contraire de l'instance spécialisée en matière de recours commerciaux.Il aurait dû aller au bout de sa pensée et indiquer clairement que, peu importe le secteur, les mesures de sauvegarde ne font pas partie des stratégies sur lesquelles mise son gouvernement pour affronter la concurrence étrangère.Serge Paquette, collaboration spéciale DROITS RÉSERVÉS Pourquoimaintenir de OPINION faux espoirs, quand, de touteévidence, le gouvernement fédéral préfèrenepas intervenir ?Partenariats public-privé Mythes et réalités Plusieurs firmes-conseils et compagnies québécoises comptent parmi leurs effectifs des experts en PPP et dans les domaines connexes P IERRE LEFEBVRE L'auteur est président-directeur général de l'Agencedes partenariats public-privédu Québec.Nous sommes déjà au premier anniversaire de l'Agence des partenariats public-privé du Québec.J'ai cru utile de rappeler certains des mythes véhiculés au sujet des PPP au cours de la dernière année ainsi que la réalité qui, souvent, s'y oppose ou à tout le moins les met en perspective.MYTHE No 1 \u2014 Les PPP sont une privatisation déguisée On qualifie de privatisation une vente ou une cession finale par l'État à l'entreprise privée des biens et services qui lui appartiennent.Dans ces cas, c'est l'entreprise privée qui dicte unilatéralement le type de services qu'elle rend, la qualité d'entretien des biens et la durée pendant laquelle elle fournira les services.Dans le cadre d'un PPP toutefois, l'État reste souvent le propriétaire de l'infrastructure pendant la durée de l'entente ou, au minimum, redevient propriétaire de l'actif en bon état à la fin de l'entente.C'est aussi le gouvernement qui, à travers l'entente, détermine le type de services à être rendu par l'entreprise privée, ainsi que leur qualité.Le rôle des employés de l'État dans le cadre d'un PPP est très loin de celui joué dans le cadre d'une privatisation.Les employés du secteur public s'assurent du respect par le partenaire privé des termes et conditions de l'entente qui sera rendue publique.L'État et ses employés continueront d'être responsables de la reddition de comptes.MYTHE No 2 \u2014 Les PPP coûtent plus cher à l'État que le mode conventionnel Cette critique repose habituellement sur le fait que les coûts de financement du secteur privé sont plus élevés que ceux du secteur public.Ce dernier est présumé avoir une capacité illimitée d'augmenter les taxes pour payer ses obligations.Bien qu'il soit vrai que le coût d'emprunt du secteur privé est invariablement plus élevé que celui du secteur public, ceci ne constitue qu'une partie du calcul qui doit être fait.Insister pour limiter l'exercice d'évaluation de l'opportunité de recourir aux PPP à ce seul facteur, tient de l'aveuglement volontaire.Cette opportunité de recourir au mode PPP doit donc s'évaluer en considérant tous les coûts et bénéfices de chacune des approches, incluant le partage de risques entre les partenaires sur la durée de vie du projet.Dans ce contexte, Partenariats public-privé Québec et les ministères utilisent une méthodologie rigoureuse pour évaluer les coûts et bénéfices de chacune des approches de réalisation.MYTHE No 3\u2014Les PPP entraînent des délais plus longs que le mode traditionnel On fait référence généralement ici à deux phénomènes : Premièrement, la discipline inhérente au mode PPP si elle est suivie, rend souvent plus difficile l'annonce rapide d'un projet.En effet, plusieurs étapes incluant le dossier d'affaires doivent être complétées avant qu'un projet en mode PPP aille de l'avant.Une telle annonce ne peut donc se faire rapidement et à la légère.Elle n'est possible qu'après une analyse rigoureuse.Il s'agit, en effet, de temps bien investi.Le deuxième phénomène fait référence à ce moment important dans la vie d'un projet : la première pelletée de terre.Le mode de réalisation conventionnel se définit souvent par une série de contrats octroyés les uns à la suite des autres pour différentes parties du projet.Cette première pelletée de terre peut s'effectuer alors que le projet n'est pas entièrement défini.Le mode PPP quant à lui attribue le contrat pour l'entièreté du projet.En conséquence, il est vrai qu'il est possible très rapidement de créer de l'activité sur un chantier.Plusieurs études et analyses démontrent cependant que, bien que le mode conventionnel permette de commencer une partie du projet plus rapidement, le mode PPP amène quant à lui une réalisation complète plus rapide de l'infrastructure.MYTHE No 4 \u2014 Les PPP entraînent une baisse de la qualité des services Il est d'abord primordial de comprendre, tel que discuté brièvement ci-dessus dans le contexte du mythe de la privatisation, que le partenaire privé n'est pas celui qui détermine la qualité à offrir, ni la quantité.C'est le secteur public, le maître d'oeuvre initial, qui établit les exigences de résultat au niveau des services.C'est alors l'obligation du partenaire privé de respecter ces exigences à défaut de quoi il ne recevrait pas sa pleine rémunération.Ces exigences et leur rémunération font partie d'une entente de partenariat.Cette entente est rendue publique en accord avec la Loi sur l'accès à l'information et la protection des renseignements personnels.MYTHE No 5 \u2014 le Québec n'a pas une expérience suffisante des PPP pour réussir En premier lieu, c'est là un mythe qui déçoit beaucoup.D'autres juridictions (Grande-Bretagne, France.) ont eu moins peur du changement et du progrès ; et elles ont réussi.Le Québec peut s'inspirer de l'expérience de ces juridictions afin d'éviter les erreurs.En second lieu, plusieurs firmes-conseils et compagnies québécoises comptent parmi leurs effectifs des experts en PPP et dans les domaines connexes.N'oublions pas que certaines firmes et compagnies québécoises ont participé à des PPP à l'extérieur et n'ont pas attendu que le Québec s'avance dans cette voie.Si ce mythe défaitiste et réactionnaire avait été présent dans le Québec des années 70, des projets comme la première phase de la Baie James n'auraient jamais vu le jour et plusieurs firmes québécoises n'exporteraient pas aujourd'hui cette expertise.LA BOÎTE AUX LETTRES Deux poids, deux mesures Michèle Boisvert, dans un éditorial paru dans La Presse du 7 juin, souligne que la rémunération des hauts dirigeants d'entreprises inscrites en Bourse atteint des niveaux qu'elle qualifie d'excessifs.Nous pourrions débattre longtemps de la façon de définir le seuil au-delà duquel la rémunération devient excessive.Ce qui est toutefois plus grave, c'est l'absence de concordance entre la performance réelle de l'entreprise et la rémunération incitative du haut dirigeant.Il est inacceptable qu'un haut dirigeant puisse obtenir une rémunération incitative significative lorsque l'entreprise qu'il dirige n'atteint pas ses objectifs corporatifs.Par exemple, comment une entreprise qui génère un bénéfice négatif peut-elle accepter de récompenser substantiellement ses hauts dirigeants ?C'est d'autant plus inacceptable dans les cas où l'entreprise applique à l'ensemble de ses employés un programme de rémunération incitative en lien avec la performance de l'entreprise et leur performance individuelle.Il existe malheureusement dans plusieurs entreprises une loi de « deux poids, deux mesures » relativement à la rémunération incitative.Les entreprises doivent mettre en place un programme de rémunération qui permettra de baser la rémunération incitative du haut dirigeant sur la performance à court, moyen et long terme de l'entreprise, l'augmentation de la valeur de l'entreprise relativement à ses compétiteurs et la contribution réelle du haut dirigeant.Lorsqu'il y aura concordance entre la performance du haut dirigeant et sa rémunération, le débat portant sur le niveau de compensation deviendra moins épineux.Stéphane Rivet Association des MBA du Québec .Un peuple irréaliste La Presse regorge d'articles décrivant la piètre condition des finances du Québec.Cette situation n'est pas due au fédéral, elle n'est pas non plus due au provincial.Elle est causée par nous, Québécois, par notre désir de nous payer des structures sociales dont nous n'avons pas les moyens.Le gouvernement doit offrir l'éducation universitaire à rabais et les services de santé gratuits à tout le monde, même si beaucoup ont les moyens de payer.Il semble logique que ceux qui en ont les moyens paient pour leur éducation et leurs soins de santé mais c'est inacceptable aux yeux du public.Alors le gouvernement, quel que soit le parti au pouvoir, se crève à la tâche de boucler un budget impossible, est critiqué quand il épargne, hué quand il dépense et méprisé par ceux qui font des cages à homards et des bols pour poissons rouges.Comme ce serait rafraîchissant de voir un peuple réaliste qui est prêt à vivre selon ses moyens ! Jacques G.Risdon . LA PRESSE AFFAIRES Le couturier russe Valentin Yudashkin Artiste et businessman AGENCE FRANCE-PRESSE MOSCOU \u2014 En 1991, il a ébloui Paris avec ses robes haute couture et prouvé à l'Occident qu'il existait une mode en Russie.Valentin Yudashkin, le styliste le plus russe qui soit, pense aujourd'hui plus affaires, fabrique des jeans et rêve du Japon et de la Corée.« Je suis inspiré par la culture et les traditions russes.Toutes mes collections allient inspiration nationale et création contemporaine, que ce soient robes de soir ou jeans », explique le couturier, 42 ans, en faisant visiter son empire sur la prestigieuse avenue Koutouzovski où se côtoient de nombreuses boutiques de luxe.Couleurs vives, richesse d'ornementation, broderies, dentelles, plumes et paillettes : il présente un défilé-rétrospective de ses créations des 15 dernières années mêlant somptueuses robes de bal qui seront offertes à un musée de mode en construction à Moscou et jeans de la dernière collection.Avec une avalanche de boutiques de luxe occidentales qui ont ouvert à Moscou, « je ne suis plus roi », ironise le couturier, petit et souriant, aux cheveux bruns mi-longs, vêtu d'une veste bleue, d'un pantalon blanc et de baskets argentées.« Il faut penser business tout en restant artiste », souligne Yudashkin, marié et père d'une fille.Le lancement l'an dernier d'une production de jeans sous le slogan « chic accessible » et leur distribution dans de grands centres commerciaux « a fait grimper nos ventes de 30-40%», dit Anastassia Zaïtseva, porte-parole de la maison.« Le jean, c'est mon vêtement préféré depuis l'époque soviétique où il était pratiquement introuvable », avoue le créateur, que les pénuries et l'uniformité vestimentaire en URSS ont d'ailleurs incité à coudre.Tout en démocratisant ses produits, le couturier reste fidèle à l'opulence et au souci du détail, des qualités qui lui ont permis de devenir le premier Russe admis au Syndicat de la haute couture en France en 1996.Diplômé d'un «institut industriel », Yudashkin fait tout et n'importe quoi avant la perestroïka : il crée des costumes pour des gens du cirque et écrit sur l'art pour les revues féminines Rabotnitsa (Travailleuse) et Krestianka (Paysanne).En 1987, il présente sa première collection dans une salle de concert à Moscou.En 1991, il fait fureur à Paris avec la collection Fabergé dont l'une des robes a été offerte au Louvre.Il participera tous les ans jusqu'à 2000 aux semaines de la haute couture à Paris.Sa maison à Moscou emploie 300 salariés, il vend aux États- Unis, en Italie, en Belgique, en Grande-Bretagne, au Koweït, au Liban et en Arabie Saoudite.Son prochain objectif : conquérir le marché japonais l'année prochaine et la Corée du Sud en 2008.PHOTO ALEXANDER NEMENOV, AFP © Le couturier Valentin Yudashkin a présenté ce week-end un défilé de mode à l'intention des journalistes à Moscou.Il est le premier Russe admis au Syndicat de la haute couture en France.EN BREF www.alcan.com ALCAN EST FIÈRE D'ACCUEILLIR LES PARTICIPANTS DE LA CONFÉRENCE MONDIALE SUR L'ALUMINIUM DE CRU, ICIÀ MONTRÉAL, BERCEAU DE NOTRE ENTREPRISE.DU 11 AU 13 JUIN 2006 3411024A Arcelor dira non Le sidérurgiste européen Arcelor, qui réunissait hier son conseil d'administration, devrait annoncer officiellement aujourd'hui son probable rejet de l'OPA améliorée de son concurrent Mittal Steel, ont indiqué dimanche des sources proches du dossier.Sauf coup de théâtre, le conseil d'administration du groupe européen devrait rejeter une nouvelle fois cette OPA, annoncée par Mittal fin janvier, lancée sur les marchés le 18 mai et relevée le lendemain à 25,8 milliards d'euros, ont répété ces sources.Agence France-Presse Crédit Suisse en pourparlers avec AXA Le deuxième plus grand groupe bancaire suisse, le Crédit Suisse, est en pourparlers avec une autre société, vraisemblablement le groupe d'assurances français AXA, pour lui céder son activité assurances, a rapporté hier l'hebdomadaire britannique The Business.AXA, avec le soutien du conseiller américain Goldman Sachs, a montré son intérêt pour Winthertur, l'un des plus gros assureurs européens, a indiqué l'hebdomadaire.Le Crédit Suisse a donné deux semaines d'exclusivité à AXA pour examiner l'offre vers Winthertur, selon The Business, qui ne cite pas ses sources.Agence France-Presse Bachand à Tokyo Le ministre québécois du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation, Raymond Bachand, participera cette semaine à un important sommet économique à Tokyo, au Japon, le «Word Economic Forum on East Asia ».Cet événement, qui s'apparente au Forum annuel de Davos, en Suisse, réunira 250 décideurs économiques parmi les plus influents en Asie.Le ministre Bachand compte profiter de l'occasion pour faire connaître les divers avantages concurrentiels du Québec tant aux investisseurs japonais qu'à ceux de l'Asie en général.Le Japon est le premier marché d'exportation du Québec en Asie.Presse Canadienne Déclin sans fin Le déclin de l'industrie manufacturière au Canada devrait se poursuivre alors que tous les autres secteurs de l'économie se portent relativement bien.C'est du moins ce que craint l'économiste Joëlle Noreau, du Mouvement Desjardins.Selon Mme Noreau, plusieurs entreprises qui ont réussi à tenir le coup jusqu'à présent devraient éprouver de la difficulté à survivre au cours des prochains mois.Mme Noreau note qu'elles ont mis beaucoup d'efforts pour s'adapter à la situation, notamment en produisant différemment avec les mêmes ressources ou en trouvant de nouveaux créneaux.Elle souligne que les conditions sont de plus en plus difficiles.Presse Canadienne 1160, rue De La Gauchetière Ouest, Montréal Gare Windsor (métro Bonaventure) Exposition commerciale internationale Du 12 au 14 juin En partenariat avec En collaboration avec Présentée par la Chambre de commerce italienne au Canada (Montréal) 3410705A "]
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