La presse, 29 juin 2006, Arts et spectacles - Jazz
[" www.cyberpresse.ca/arts MON T R É AL JE U D I 29 J U I N 2 0 0 6 ARTS ET SPECTACLES RAVICOLTRANE ÊTRE JAZZMAN\u2026 ET FILS DE JOHNCOLTRANE « Je n'ai jamais nié mon patrimoine familial, je n'ai jamais non plus essayé de m'en échapper.It is what it is\u2026 Je suis né dans cette famille dont je suis très fier et d'autant plus reconnaissant.Cela dit, mon choix d'être un musicien improvisateur se fonde sur des aspirations simples et vraies.Tu peux être le fils d'un médecin et tu peux choisir la médecine si tu manifestes une passion authentique pour cette profession.» ALAIN BRUNET Ainsi parle le fils d'un des plus grands musiciens de l'histoire moderne.Ainsi parle Ravi Coltrane, fils cadet d'Alice Coltrane, la dernière compagne de feu John Coltrane.Comme son père, Ravi est saxophoniste ténor et soprano.Choix hasardeux?Imaginez s'il était moyen ou même bon ! « Je n'ai cédé à aucune pression familiale lorsque j'ai décidé d'être musicien et improvisateur.Mon background familial n'a pas été une source de motivation en ce sens.», insiste Ravi Coltrane dont le prénom s'inspire du grand Ravi Shankar.La musique classique indienne et les valeurs mysticophilosophiques de l'Inde avaient alors marqué la famille Coltrane.Né à New York en 1965, c'est-àdire peu avant la disparition de son fameux paternel en 1967 (d'un cancer du foie, séquelle d'un lointain passé d'héroïnomane), Ravi Coltrane a grandi en Californie auprès de sa mère et de son frère aîné.Il y a complété des études supérieures en musique (au California Institute of the Arts) avant de s'installer à New York en 1991.Le regretté batteur Elvin Jones, qui fut le moteur du légendaire quartette paternel, n'a pas hésité à l'embaucher et le faire accéder aux grandes ligues.Il avait 25 ans.> Voir RAVI en page 2 DÉJÀ DE VIEUX ROUTIERS, THE DEARS ?PAGE 7 PHOTO FOURNIE PR LE FESTIVAL DE JAZZ RAVI suite de la page 1 «Tout a commencé un peu tard pour moi, convient l'interviewé.J'avais 21 ans lorsque je me suis vraiment intéressé à l'art de l'improvisation.J'avais déjà joué la clarinette à l'école secondaire mais je n'écoutais pas vraiment de jazz durant mon adolescence.Lorsque je me suis décidé à écouter du jazz avec plus d'attention, cela a créé chez moi une forte impression.Puis les étapes se sont succédées.J'ai étudié, j'ai voyagé, j'ai évolué en tant que musicien même si j'ai le sentiment d'avoir encore beaucoup à apprendre et à accomplir.» Ravi Coltrane a résisté plusieurs années avant de devenir leader comme l'espéraient un bon nombre de promoteurs du jazz pour les raisons que l'on imagine.Croyez-vous qu'il se produirait ce soir à guichets fermés s'il se nommait Ravi Tremblay « J e deva i s a cqué r i r de l'expérience, travailler avec d'autres \u2014Elvin Jones, Steve Coleman, Jo Ann Brackeen, Rachied Ali, Jack De Johnette, Kenny Baron, Wallace Roney, Cindy Blackman, etc.Je voulais être membre à part entière de la communauté des musiciens de jazz.Pour y accéder, il me fallait côtoyer des musiciens expérimentés et reconnus.Ça a aidé grandement à mon développement personnel.» Parmi les noms cités, le saxophoniste et compositeur Steve Coleman est selon, Ravi Coltrane, l'un des rares musiciens de notre ère à avoir exploré des territoires vierges ( notamment au plan rythmique).«Sa musique a eu un effet diret sur mon jeu et ma façon de composer.» Le son de Ravi Coltrane, force est de constater à l'écoute de ses albums (dont le récent In Flux, paru sur Savoy Jazz en 2005), n'a rien d'un décalque de Steve Coleman.Sa musique n'en demeure pas moins contemporaine quoique respectueuse de la tradition du jazz moderne et acoustique.«En tant que musicien, je veux être le plus pertinent possible.Il y a encore beaucoup à apprendre de la tradition.Mais je veux aussi avoir les deux pieds bien plantés dans le présent.En ce sens, je ne me vois absolument pas comme un néo-traditionnaliste se consacrant à maîtriser le passé une vie entière ! Ornette Coleman n'a pas attendu d'atteindre la virtuosité de Charlie Parker pour affirmer son propre langage.Même John Coltrane n'était pas le plus grand technicien du saxophone ténor à son époque mais il est de ceux ayant développé les concepts parmi les plus marquants.Sa technique, en fait, servait à faire valoir ses idées afin d'en faciliter l'expression.Ravi Coltrane, donc, est de ceux qui croient que les idées d'un compositeur et improvisateur l'emportent sur la maîtrise technique.« Tu peux n'avoir que 10 ans et être déjà un virtuose.Mais cela ne fait pas de toi un grand concepteur.Personne ne peut t'apprendre à devenir un grand concepteur \u2014 je pense à Miles Davis, Thelonious Monk, Charlie Parker ou mon père.» Sûr de ses moyens (au bout du fil, en tout cas), Ravi Coltrane ne craint donc pas d'affronter toutes les comparaisons, toutes les médisances.Quatre albums témoignent d'ailleurs de ses qualités de leader, compositeur et improvisateur : Moving Pictures (1998), From The Round Box (2000), Mad 6 ( 2003), In Flux (2005).« Beaucoup de choses ont été accomplies dans le monde de la musique, cela n'empêche pas la musique d'aller plus loin.Il se trouve toujours des musiciens qui réussissent à innover en faisant confiance à leurs intuitions.Autant que possible, j'essaie de fonctionner ainsi.Vous savez, je sais exactement où j'aboutirais si j'essayais de jouer à la manière de Sonny Rollins, Joe Henderson ou John Coltrane\u2026 c'est-àdire nulle part.Par contre, je ne sais absolument pas où j'aboutirai en suivant ma propre voie.Ce territoire est inconnu.Et beaucoup plus intéressant.» Ravi Coltrane se produit ce soir (jeudi) au Gesù, 22 h 30, à guichets fermés.Font partie de son ensemble Luis Perdomo, piano, EJ Strickland, batterie, Drew Gress, contrebasse.Être jazzman\u2026 et fils de John Coltrane JAZZ Dans notre article d'hier sur le saxophoniste André Leroux, il était mentionné que son spectacle hommage à John Coltrane était présenté hier (mercredi) O Patro Vys.Or ce spectacle de l'Off Festival de jazz a bel et bien lieu ce soir à 21 h 30 dans ce bar de l'avenue Mont- Royal (près de Saint-Denis).Nous nous excusons de cette erreur.Précision André Leroux ce soir PHOTO ARCHIVES LA PRESSE John Coltrane PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE © En tant qu'artiste invité du FIJM, le Louisianais de La Fayette Francis X.Pavy (à gauche) présidait le vernissage de la Galerie du Festival, hier sur l'esplanade de PdA.M.Pavy \u2014qui a réalisé pour l'occasion une oeuvre intitulée Crow's Road Float\u2014 a pu admirer une guitare peinte par son hôte, Yves Archambault, artiste en résidence du FIJM.Un artiste verni « Tu peux n'avoir que 10 ans et être déjà un virtuose.Mais cela ne fait pas de toi un grand concepteur.Personne ne peut t'apprendre à devenir un grand concepteur \u2014je pense à Miles Davis, Thelonious Monk, Charlie Parker ou mon père.» Tous les jours dans À CHACUN SON CHOIX ALCAN ET LE JAZZ L'ACCORD PARFAIT Alcan revient à l'avant-scène de la vie culturelle montréalaise à titre de coprésentateur du Festival International de Jazz de Montréal.Une façon de plus de s'impliquer au sein de notre communauté tout en faisant rayonner talent et créativité, d'ici et d'ailleurs.DU 29 JUIN AU 9 JUILLET 2006 ALCAN, COPRÉSENTATEUR DU FESTIVAL INTERNATIONAL DE JAZZ DE MONTRÉAL www.alcan.com 3411786A TRIO JAZZ Pour nous envoyer une question: arts@lapresse.ca.Une sélection de réponses est déjà en ligne à www.cyberpresse.ca 2OCTO-JAZZ B.B.King, qui se produisait hier soir à Place des Arts pour un «Événement 80e anniversaire », n'est pas le seul octogénaire à participer au FIJM cette année.Le vénérable Dave Brubeck, invité à clôturer ce 27e festival le samedi 8 juillet, aura 86 ans en décembre.De grands disparus, par ailleurs, auraient eu 80 ans cette année ; entre autres étoiles du jazz, l'année 1926 a vu naître Miles Davis, John Coltrane et Randy Weston.Miles Davis, un des grands disparus du jazz, est mort en septembre 1991 à 65 ans mais son ancien collègue Coltrane en avait à peine 40 quand un cancer du foie l'a emporté en 1967.«Trane », qui a révolutionné la technique du saxophone, disait souvent à son boss que, parti dans un solo, il ne pouvait plus s\u2018arrêter ; «Essaye d'enlever le sax de ta bouche », lui avait suggéré Miles, un soir.Le pianiste Randy Weston, lui, était parmi nous l'été dernier et est toujours actif dans sa 81e année, comme «Bucky » Pizzarelli, le père de John qui donnait hier soir le concert d'ouverture.Sur la scène locale, pas d'octo-jazzmen mais Guy Nadon (1934) et Vic Vogel (1935), qui partageront la scène du Maisonneuve jeudi prochain, ont le pied solidement engagé dans leur huitième décennie.3JAZZ-EXPRESS Notre éminence jazzistique et néanmoins ami Alain Brunet parlera jazz avec Joane Prince, tous les jours à 17 h 15 à la Première chaîne de Radio-Canada (95,1 FM à Montréal) ; Madame Prince, qui remplace Michel Desautels pour l'été, entre en ondes à 15 h avec Été express.Jazz express, de son côté, décerne son premier «Couac » à Radio- Canada pour la pub de ladite Première chaîne dans le programme (p.49) du FIJM: «On jase et on \u201c jazze \u201d.» Pourquoi pas « L\u2018essayer c'est l'adopter », tant qu'à y être ?Les concepteurs sont plus près du prestige de la Maison avec la pub de la Télévison de RC, «Être là », en page 107.\u2014 DANIEL LEMAY 1K & R Le plus célèbre duo de l'histoire de la Louisiane, K & R, peut-être plus connu que les frères Neville.Soufflaient fort dans l'embouchure, Katrina et Rita.Dans l'embouchure du Mississippi où ils (elles ?) ont laissé désespoir et destruction.Le FIJM s'ouvre ce soir avec les Neville Brothers dans « un concert de solidarité à nos amis louisianais ».Le gouverneur de la Louisiane viendra dire que son État, un des plus pauvres des États-Unis.est prêt à recevoir les touristes et qu'il en a grand besoin.Il y a d'autres moyens d'aider.En voici deux : deux organisations, deux approches.New Orleans Habitat Musicians' Village (www.habitat-nola.org) a pour objectif la construction de logements et d'un centre communautaire pour les musiciens à faible revenu qui ont dû quitter La Nouvelle- Orléans après Katrina.Solidarité Louisiane, de son côté, veut donner « un visage francophone aux efforts de secours », écrit Zachary Richard dans le site solidaritelouisiane.info.Plusieurs communautés du coeur du pays cadien ont été durement touchées par l'ouragan Rita et restent « négligées par les efforts de reconstruction du gouvernement américain ».La Presse s'est rendue en Louisiane le mois dernier et peut témoigner que Zac n'en rajoute pas.Dave Brubeck PHOTO AP/KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE© .La guitare qui accompagne B.B.King s'appelle Lucille, on le sait, mais il n'en joue plus comment avant.Ce n'est pas que le « roi du blues » ait changé de style : ou il chante, ou il joue de la guitare.Il n'a JAMAIS fait les deux en même temps.FESTIVAL DE JAZZ JAZZ Allez sur www.cyberpresse.ca/musique pour lire notre couverture complète de l'événement VIOLAINE BALLIVY Chaque année c'est à recommencer.Bien sûr, la réputation du Festival international de jazz de Montréal (FIJM) n'est plus à faire, mais le public, lui, est toujours à reconquérir.Entre le Mondial de soccer, un festival d'humour hâtif et une météo maussade, le défi s'annonce particulièrement relevé cette année.L'opération séduction débute ce soir avec un spectacle des Neville Brothers en hommage à la Louisiane.Foot ou jazz ?Le FIJM a de la chance que le Mondial de soccer soit présenté en Allemagne cette année, et pas en Amérique.Grâce au décalage horaire, la plupart des matchs se termineront avant le début des spectacles.Sinon, il est difficile de prévoir ce qui, du ballon rond ou du saxophone, aurait eu le dernier mot dans l'agenda des Montréalais.Même Laurent Saulnier, l'un des architectes de la programmation du Festival, se transforme momentanément de fou du jazz à fan de foot : lors de l'entrevue avec La Presse, il garde un oeil intéressé sur l'écran de télé qui diffusait mardi le duel France-Espagne.Ouf ! les Bleus l'ont emporté 3-1.C'est bon pour le moral des cousins, si nombreux à venir, souligne-t-il.Et s'ils perdent la prochaine partie ?«Ils pourront se consacrer entièrement à la musique.» La grande inconnue, c'est l'impact de la finale, qui aura lieu quelques heures à peine avant le spectacle de fermeture.Laurent Saulnier n'y voit que du positif : «On sera fixés, et l'ambiance sera à la fête.» À moins que les fêtards ne restent scotchés au nord de la rue Sherbrooke, dans la Petite Italie par exemple.On devine toutefois que les organisateurs du FIJM sont beaucoup plus embêtés par la programmation du Festival Juste pour rire, qui empiète cette année sur la leur.Le petit diable vert ne descendra dans la rue qu'à partir du 13 juillet, mais les spectacles intérieurs débutent dès samedi.« Il va falloir partager l'espace média avec eux.et c'est vrai qu'on n'aime pas tellement ça », grimace Laurent Saulnier.Hommage à la Louisiane Alors, cela tombe bien que le FIJM ait sorti cette année l'artillerie lourde pour les spectacles en plein air.Aux traditionnelles grandes messes musicales de milieu et de fin de programmation, on en a ajouté une troisième, ce soir pour l'ouverture.Un cas d'exception qui n'a eu lieu qu'une seule fois, en 2004, pour le 25e anniversaire de l'événement.La trilogie débute avec les Neville Brothers, invités pour un spectacle hommage à la Louisiane.A-t-on déjà oublié les images désolantes des quartiers dévastés par le passage des ouragans Katrina et Rita ?Non.Les touristes ont déserté, les musiciens aussi et La Nouvelle-Orléans a les blues.«Elle nous a demandé de l'aider, et nous avons accepté, résume Laurent Saulnier.L'idée, ce n'était pas de faire un téléthon pour amasser de l'argent et l'envoyer là-bas.On veut plutôt prouver que les choses vont mieux, et que le tourisme peut reprendre.» Mardi, on rappelle les Montréalais au centre-ville pour un autre hommage, à Paul Simon cette fois.Le principal intéressé y sera-t-il ?Laurent Saulnier assure que non.«Il donne un spectacle ce soir-là à New York.Alors c'est impossible.» Même en sautant dans un avion à destination de Dorval dès les premiers applaudissements newyorkais.Enfin, c'est le Yougoslave Goran Bregovic et son orchestre des mariages et enterrements (auteur de la trame sonore des films Chat noir Chat blanc et Underground (qui a été chargé de la grande finale dimanche 9 juillet.De tout pour tous Avec ses 500 spectacles et 2500 artistes invités, le FIJM propose cette année encore une programmation très variée déployée sur une définition élargie du mot jazz.Les puristes y trouveront leur compte avec des figures emblématiques comme Brad Mehldau (prix Miles- Davis 2006 , qui se produisait hier soir) et Dave Brubeck alors qu'à l'autre bout du spectre, se trouvent des artistes comme Paul Simon.«Il fait de la pop, convient Laurent Saulnier.Mais il s'est toujours beaucoup inspiré du jazz et des musiciens jazz ont collaboré à chacun de ses albums ».Les musiques du monde ont aussi une place de choix : pour la première fois depuis longtemps, des musiciens en provenance des cinq continents seront présents.Rendez-vous dans 11 jours pour le bilan.Jazz et foot, jazz et rire.PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE © Le FIJM a de la chance que le Mondial de soccer soit présenté en Allemagne cette année, et pas en Amérique.Grâce au décalage horaire, la plupart des matchs se termineront avant le début des spectacles.Déjà que les spectacles intérieurs du Festival Juste pour rire débutent demain, tonne Laurent Saulnier, vice-président à la programmation du Festival de jazz de Montréal.« Il va falloir partager l'espace média avec eux.et c'est vrai qu'on n'aime pas tellement ça.» DANIEL LEMAY La vérité de la chose augmentant avecle temps, Montréala vu hier une des plus grandes légendes vivantes du showbiz international.B.B.King était en ville en « préouverture » du Festival de jazz, qui le recevait à l'occasion de ses 80 ans, célébrés dans toutes les capitales du blues depuis septembre 2005.Le FIJM avait fait les choses en grand bien qu'à la dernière minute.Des musiciens jouaient dans les halls de Wilfrid-Pelletier - les harmonicistes Guy Bélanger et Jim Zeller et les guitaristes Dan Livingston et Colin Perry.Une première partie double nous a amené Garrett Mason, le fils du bluesman de Maritimes Dutch Mason ; du talent, mais pas encore assez de relief pour occuper une si grande scène.Puis est ar rivé Bob Walsh, qui s'est dit heureux de jouer sur la même que B.B.King, d'autant plus qu'on l'a appelé tard, « parce qu'il manquait un bout de show ».Gros Bob était accompagné de son comparse Guy Bélanger, littéralement en feu, du pianiste Jean-Fernand Girard, qu'on va aller écouter tranquillement un de ces soirs, et du bassiste Jean-François Valade.Une batterie était montée derrière mais on peut supposer qu'on n'a pas eu le temps de trouver quelqu'un pour en jouer.Bob Walsh a mis la foule à ses pieds avec Georgia (On my mind), un crowd pleaser s'il en est.À l'entracte, la foule élégante - 100 $ le ticket, 200 $ dans la rue - a entouré Oliver Jones, félicité Guy Bélanger puis est rentrée pour « B.B.».Mais il fallait se rappeler que le show de B.B.King commence toujours avec le B.B.King Orchestra, dirigé par James Boglund depuis le départ de Walter King, le neveu du boss.Quatre cuivres, guitare, basse, claviers, batterie.Le BBKO est une formation parfaitement entraînée qui, au-delà de son rôle d'accompagnement, sert maintenant de garde rapprochée au « roi du blues », Riley B.King, surnommé le «Beale Street Blues Boy » quand il travaillait à la radio à Memphis (avant que n'y arrive l'autre King, celui du rock'n'roll), connu dans le monde entier depuis 40 ans sous le nom de B.B.King.La guitare qui l'accompagne s'appelle Lucille, on le sait, mais il n'en joue plus comment avant.Ce n'est pas que B.B.King ait changé de style : ou il chante, ou il joue de la guitare.Il n'a JAMAIS fait les deux en même temps.Non, il en joue moins parce qu'il parle plus : parle de son âge et des « jeunes » musiciens de 60 ans qui l'accompagnent.Parle de son accent du Mississippi et des affaires « qu'on n'est plus capable » à 80.Parle des ladies qui aiment magasiner et des 90 pays qu'il a visités.Quand j'ai quitté W.-P.vers 22 h 50, il ne s'était pas passé grand-chose là.B.B.King avait chanté, assis, (Everybody Wants to Know) Why I Get the Blues, A Bluesman but a Good Man, When Love Comes to Town.Et Ain't That Just Like a Woman?, qui a duré 20 longues minutes parce que le vieux monsieur étirait son histoire.Que la foule écoutait poliment.Rock me baby, Nobody Loves Me but My Mother.Les cuivres sont revenus et ç'a dû finir en apothéose avec Everyday I Have the Blues et The Thrill is Gone en rappel.J'ai probablement manqué quelque chose.B.B.King a 80 ans et roule sur son vieux gagné.On ne peut lui en tenir rigueur et, en même temps, on se dit que l'heure est probablement arrivée pour le roi non pas d'abdiquer, mais de reconsidérer le cadre de ses sorties officielles.Avant que le thrill ne parte vraiment.PENSER SÉCURITÉ > Les chaises pliantes, les vélos et les patins à roues alignées seront interdits sur le site.Les poussettes pour enfant seront tolérées, même si leur utilisation est déconseillée.> Les canettes et les bouteilles de verre ainsi que les boissons alcoolisées seront confisquées à l'entrée du site.On recommande toutefois d'apporter des réserves d'eau potable.> Pour faciliter la circulation, l'utilisation des transports en commun est fortement encouragée et les déplacements à l'intérieur du site devront se faire d'ouest en est.Le « roi du blues » mérite repos JAZZ 11h La Petite École du Jazz Grande-Place du complexe Desjardins Gratuit Midi Le Dixieband Terrasse Amarula Gratuit 13h Accoules Sax Terrasse Amarula Gratuit 13h30 La Petite École du Jazz Grande-Place du complexe Desjardins Gratuit 16h La place Jemma el FNA \u2014 Tribute to Charlie Parker Cinémathèque québécoise Billets 17h Accoules sax Scène CBC Television \u2014 Best Buy Gratuit 17h Matt Herskowitz Chapelle historique du Bon-Pasteur Billets 17h30 La parade Loto-Québec avec Zuruba Départ scène Alcan Gratuit 18h A Bundle of Blues \u2014 Retour en Afrique Cinémathèque québécoise Billets 18h David Clayton-Thomas Spectrum de Montréal Billets 18h Jean-Pierre Zanella Gesù \u2014 Centre de créativité Billets 18h John Zorn Théâtre Maisonneuve \u2014 PdA Billets 18h30 Hot Toddy Carrefour GM Gratuit 19h Badi Assad Club Soda Billets 19h Eric Hove Trio Club Jazz TD Canada Trust Gratuit 19h John Campbelljohn Trio Scène Loto-Québec Gratuit 19h Sweet Dixie Terrasse Amarula Gratuit 19h Willow Savoy du Métropolis Gratuit 1 19h30 Biréli Lagrène avec Diego Imbert, Frank Wolf et Hono Winterstein Théâtre Jean-Duceppe \u2014 PdA Billets 19h30 Cheb I Sabbah and 1002 Nights Scène Bell Gratuit 20h Concert d'ouverture \u2014 John Pizzarelli Big Band Salle Wilfrid-Pelletier \u2014 PdA Billets 20h Mother Scène Samsung Gratuit 20h Nikki Scène Alcan Gratuit 20h Rouge Tzigane Scène CBC Television \u2014 Best Buy Gratuit 20h30 The Dears Première Partie : The Besnardlakes et Jason Collett Métropolis Billets 21h Eyal Maoz's Edom Carrefour GM Gratuit 21h Joost Buis Musée d'art comtemporain de Montréal Billets 21h Le grand spectacle d'ouverture \u2014 Le Festival salue la Louisiane \u2014 The Neville Brothers Scène GM Gratuit 21h Sue Foley Scène Loto-Québec Gratuit 22h Erik Hove Trio Club Jazz TD Canada Trust Gratuit 22h Matt Herskowitz Chapelle historique du Bon-Pasteur Billets 22h Mother Scène Samsung Gratuit 22h Smooth Scène Bell Gratuit 22h Suzie Arioli Spectrum de Montréal Billets 22h30 Nikki Scène Alcan Gratuit 22h30 Ravi Coltrane Quartet Gesù \u2014 Centre de créativité Complet 22h30 Rouge Tzigane Scène CBC Television \u2014 Best Buy Gratuit 23h John Roney Trio Hyatt Regency Montréal Gratuit 2 23h Sue Foley Scène Loto-Québec Gratuit Minuit Phantom Power Combo Deluxe Savoy du Métropolis Gratuit Minuit Ralph Myerz & the Jack Herren Band \u2014Mighty Kat Club Soda Billets 1 Gratuit avec laissez-passer 2 Gratuit sur présentation de la Carte des Amis JEUDI 29 JUIN HEURE ÉVÉNEMENT LIEU HEURE ÉVÉNEMENT LIEU CHEB I SABBAH & 1002 NIGHTS Cheb I Sabbah est l'incarnation même de ce qu'on appelle «l'ethnotechno », c'est-à-dire le maquillage de musiques traditionnelles avec des sons numériques.Il s'intéresse cette fois-ci aux musiques indopakistanaises et nord-africaines.> Scène Bell à 19h30 SUE FOLEY Sue Foley fait chanter sa six-cordes comme un vieux matou, mais avec plus de rondeur et un je-ne-saisquoi de sexy.Il en va de même de sa voix franche, colorée d'une certaine gaminerie.Une autre vision du blues.> Scène Loto-Québec à 21h et 23h \u2014 Alexandre Vigneault NOTRE VIRÉE LE GUIDE DU FESTIVALIER Rue Sainte-Catherine Boulevard Saint-Laurent Rue Saint-Urbain Rue Jeanne-Mance Rue de Bleurry Avenue du Président-Kennedy Scène extérieure Salle de concert Métro La parade du Festival Le village du Festival Boulevard de Maisonneuve CABARET JUSTE POUR RIRE CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE MÉTROPOLIS SAVOY CLUB SODA MONUMENTNATIONAL GESÙ \u2014 Centre de créativité SPECTRUM CLUB JAZZ TD CANADA TRUST Scène SAMSUNG Carrefour GM Scène GM Scène LOTOQUÉBEC Scène CBC TELEVISION Scène \u2014 BEST BUY BELL Scène ALCAN GRANDE PLACE DU COMPLEXE DESJARDINS Terrasse AMARULA HYATT REGENCY MONTRÉAL THÉÂTRE MUSÉE MAISONNEUVE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL SALLE WILFRID-PELLETIER CINQUIÈME SALLE THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE NIKKI Elle a 12 ans et elle serait la «réincarnation» d'Aretha Franklin - qui est pourtant encore vivante.Tout un phénomène, paraît-il.Vous ne pourrez la rater si vous assistez au spectacle des Neville Brothers puisqu'elle se produit devant le Complexe Desjardins.> Scène Alcan à 20h et 22h30.B C On sait que Mother est un groupe originaire de Vancouver qui a un goût pour le folk décalé, pour les jeux vocaux évoquant les jingles d'une époque révolue et un sens certain du swing.Histoire d'en savoir un peu plus, on a tiré du lit le guitariste Ryan Guldemond et on a tenté de lui tirer les vers du nez.Q Avez-vous décidé dès l e dépar t que les harmonies vocales seraient capitales dans votre musique ?R Oui, car nous n'étions que trois au début.Trois chanteurs et une guitare.Ce mélange de voix est donc devenu, par la force des choses, un élément crucial de notre musique.Maintenant qu'on est cinq, on met plus l'accent sur les arrangements musicaux.Il y a plus d'orchestrations, bien que l'élément vocal reste primordial.Q L'aspect ironique de vos chansons découle lui aussi des possibles jeux vocaux à trois.Était-ce prémédité ou vous avez simplement sauté sur l'occasion?R Quand on a formé le groupe, j'avais déjà écrit quelques morceaux, mais c'est vrai que les possibilités offertes par la présence de trois chanteurs en ont inspiré d'autres.Mais je ne peux pas dire que j'ai consciemment décidé d'ajouter une part d'humour dans mes textes.J'aime jouer avec les mots et je suis plutôt cynique de nature, j'imagine que ça transparaît dans les paroles.QEst-ce aussi une manière de vous moquer de la musique pop?R Il y a des éléments pop dans ce qu'on fait et aussi des éléments plus décalés qui offrent un contrepoids.Je comprends que ça peut être perçu comme un commentaire sur la musique pop, mais, encore une fois, je ne peux pas dire que c'était délibéré, que je voulais faire un commentaire sur la vacuité d'une certaine musique pop.Q Les chansons laissent croire que vos prestations peuvent être théâtrales, est-ce le cas ?R Théâtrales ?Oui, mais pas dans le sens d'une gestuelle étudiée.On forme un groupe théâtral dans notre manière énergique de présenter nos chansons.On ne fera pas de chorégraphie.à moins qu'on trouve quelque chose dans l'avion.Disons que notre théâtralité est plutôt spontanée.Q Avez-vous le sentiment d'être à votre place dans un festival de jazz ?R On ne correspond pas au terme jazz au sens strict.Mais si jazz est une étiquette qui signifie musique originale ou expérimentale, j'imagine qu'on y a notre place.Comme j'ai fréquenté une école de jazz, il y a une influence jazz dans notre musique, dans les progressions d'accords et dans la manière d'arranger les voix.Mais notre musique n'est absolument pas propice à l'improvisation.Propos recueillis par Alexandre Vigneault Mother Scène Samsung à 20h et 22h.Cinq questions àMother PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE © La musique, c'est pour tout le monde ! Comme cette famille l'a découvert, l'an dernier, il y en a pour tous les goûts et tous les âges au centre-ville.Jazz familial PHOTO FOURNIE PAR LE FESTIVAL DE JAZZ Jean-Pierre Zanella jouera ce soir au Gesù JAZZ FFF ½ Jean-Pierre Zanella Villa-Lobos Antonio C.Jobim Effendi Féru de culture brésilienne, le saxophoniste (alto et soprano) Jean-Pierre Zanella s'attaque ici à deux monstres sacrés de sa seconde patrie: les compositeurs Heitor Villa-Lobos et Antonio Carlos Jobim.Associé à la musique classique (écrite, en tout cas), Villa-Lobos a composé une somme hallucinante d'oeuvres contemporaines (près d'un millier !) imprégnées des multiples folklores du pays, tandis que Jobim fut parmi les musiciens fondateurs de la bossa nova, un style populaire (souvent associé au jazz) qui n'a pas pris une ride depuis sa création à la fin des années 50.Zanella a entrepris d'en faire du jazz moderne avec ses meilleurs alliés : le pianiste James Gelfand, le contrebassiste Michel Donato, le bassiste Norman Lachapelle, le batteur Paul Brochu et autres invités.Pour Villa-Lobos, Zanella en a essentiellement repris les extraits d'oeuvres pour ainsi les réharmoniser et les injecter dans un contexte rythmique propice au jazz moderne, à l'improvisation.Ce qui est particulièrement réussi dans Exploraçao, un peu moins à d'autres moments\u2026 Quant aux musiques de Tom Jobim (Aguas de Março, Modinha, Dindi, Olha Maria), elles se sont mariées au jazz dès leur jeune âge, cette fusion nous semble plus naturelle\u2026 bien que Zanella ait eu la bonne idée d'éviter les tubes sauf Aguas de Março.À entendre sur scène aujourd'hui au Gesù, 18h.La cohésion du jazz Villa-Lobos difficile à jazzifier Alai n Brunet Deux monstres sacrés\u2026 et Zanella ALAIN BRUNET CRITIQUE On ne pouvait choisir mieux pour inaugurer un festival de jazz de cette tai l le, c'est-àdire le plus considérable de tous.Était devant nous hier le seul jazzman trentenaire qui puisse rallier un public aussi considérable.Accueil l i sur la scène du Théât re Mai son neuve pa r André Ménard, éminence grise de la programmation au Festival international de jazz de Montréal, Brad Mehldau a dit dans un français bien intentionné que c'était pour lui un « grand honneur » de recevoir le Prix Miles-Davis, la plus haute distinction décernée par l'événement.Après avoir également remercié le public d'ici, il s'est mis à l'oeuvre.Pour les fans finis du pianiste américain, certes le plus célèbre de sa génération, l'objet de la soirée était de vérifier la soudure de son « nouveau » trio.Le remplacement par Jeff Ballard du batteur Jorge Rossy, membre du trio originel, n'était-il pas tout à fait concluant sur Day Is Done, paru en 2005 ?La soudure, en ce qui me concerne, n'était pas parfaite comme on le constate encore sur le tout frais House On Hill, mis en vente mardi, et qui fait état de la dernière session d'enregistrement avec Jorge Rossy.Or voilà, une année de scène a considérablement raf fermi le son du « nouveau » trio.Jeff Ballard, que l'on a vu à plusieurs reprises sur les scènes montréalaises (notamment avec le pianiste panaméen Danilo Perez), a déjà imposé sa personnalité.Technique hallucinante, polyrythmes parfaitement exécutés, superbe jeu de caisse claire ou de cymbales, swing parfait, groove parfait, légèreté et pesanteur, créativité à revendre.S'est d'ailleurs installé un dialogue exemplaire entre percussions et claviers, ce qu'on observait rarement dans l'« ancien » trio de Mehldau.C'est dire que Jeff Ballard a parfaitement saisi les enjeux de cette trinité d'exception, il forme d'ai l leurs un tandem d'enfer avec le contrebassiste Larry Grenadier, irremplaçable jusqu'à nouvel ordre.Et particulièrement brillant en tant que soliste sur Day Is Done, signée Nick Drake - également le titre du premier album avec Ballard.Ainsi, cette section rythmique de rêve a pu soutenir son leader qui s'est montré particulièrement brillant dans une version de All The Things You Are, modernisée et superbement déconstruite.La première partie s'est terminée par un autre classique de Jerome Kern, The Folks Who Live on the Hill.D'un raffinement ! Lors d'un épisode consacré à Monk en deuxième partie, on a une fois de plus constaté que Brad Mehldau trouvait davantage sa singularité sur le terrain des standards qu'il sait si bien choisir.Qu'ils soient tirés du répertoire « normal » ou d'un répertoire pop qui a fait sa renommée, les pièces revues par Mehldau font immanquablement l'événement.Ses propres compositions (dont deux inédites hier), elles, ne transgressent que rarement les fondements du jazz moderne ; toute la créativité et l'élégance du pianiste se déploient dans les improvisations individuelles ou collectives.Dans ces esthétiques jazzistiques et classiques qui ne cessent de s'interpeller.Au premier rappel, la reprise de She's Leaving Home, une des plus grandes ballades « beatlesques », a été une autre occasion de bonheur collectif.Bien sûr, nous connaissons désormais Brad Mehldau, ses visites fréquentes à Montréal et la couverture médiatique dont il est l'objet amoindrissent l'effet de surprise\u2026 La lune de miel est terminée ?So what ?Amorcé autour de 18h, le concert s'est terminé à presque 21h30.On appelle ça une relation durable ! Encore une fois, on ne pourra dire que Mehldau se prend pour acquis, qu'il manque de rigueur, encore moins qu'il livre des performances paresseuses et peu créatives.Encore une fois, on vous dira que son public a vibré hier.À n'en point douter.Juste à côté, c'est-à-dire au théâtre Jean-Duceppe, un certain guitariste manouche brisait la glace, Biréli Lagrène donnait la première de cinq performances de haute volée.Un tantinet cabotin (et peut-être mal préparé) lorsque seul avec sa Gibson L5, le musicien français a quand même étourdi ses fans de sa mirobolante technique avant d'accueillir son compatriote, l'accordéoniste Richard Galliano.C'étai t repa r t i pou r une 27e année de jazz estival à Montréal.Le «nouveau » trio de Brad Mehldau part le bal PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE© En ouverture du festival, Brad Mehldau a encore une fois fait vibrer son public hier soir au Théâtre Maisonneuve.Encore une fois, on ne pourra dire que Mehldau se prend pour acquis, qu'il manque de rigueur, encore moins qu'il livre des performances paresseuses et peu créatives.Encore une fois, on vous dira que son public a vibré hier. JAZZ PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE Dimanche dernier, les Montréalais de The Dears partageaient une scène du Wireless Festival de Londres avec Depeche Mode et Goldfrapp; le lendemain, le groupe, qui s'est fait connaître là-bas grâce au mélancolique No Cities Left, se produisait à nouveau dans une salle comble de la capitale anglaise.The Dears participera ce soir à son premier Festival de jazz pour présenter aux fans quelques-unes des chansons de l'album Gang of Losers, à paraître au mois d'août, un nouvel effort que le leader Murray Lightburn présente comme une sorte de rupture avec le son riche et orchestral du groupe.Les six années de travail ont fini par porter leurs fruits.Pendant que toute l'attention médiatique était portée sur Arcade Fire, un second groupe de rock nouveau d'ici brûlait les planches d'Amérique et d'Europe.Le groupe montréalais, émule de The Smiths (d'où le sobriquet « Black Morrissey » dont Lightburn s'est vu affubler), a écoulé plus de 100 000 exemplaires de ce No Cities Left qui figurait au palmarès des bons coups de l'année 2003 chez les représentants de la presse musicale canadienne.Mais nous voilà en 2006, et la conjoncture pop est bien différente, convient Murray Lightburn : « Je sais, c'est fou, tous ces nouveaux groupes rock qui sortent de nulle part, réagit-il.It's freakin' me out ! C'est comme si nous étions des vieux routiers, tout d'un coup.Je ne sais pas si, dans cette optique de \" saveur du mois \", The Dears est périmé ou non\u2026 Mais en jetant un oeil à mon horaire de promo, je ne devrais pas trop m'en soucier! » C'est à Paris, en pleine tournée de promotion, qu'on a finalement attrapé Murray Lightburn, principal auteur et chanteur des Dears.«J'arrive de Munich, et il a déjà fallu que je change deux fois d'hôtel à Paris », raconte-t-il en rigolant du pépin logistique.En privé, Lightburn est semblable à ce qu'il dégage sur scène: relax, mystérieux, voire un peu brumeux dans ses propos.La seule différence entre ses deux personnalités (sur et hors scène), c'est l'humeur.Il est franchement assez drôle, plutôt éloigné du cliché de poète noyé dans son spleen qu'il laisse un peu l'impression d'être à travers les chansons du groupe.Il a la voix usée à force d'accorder plusieurs entrevues par jour aux mensuels spécialisés d'Europe, mais c'est de bon coeur qu'il prend quelques nouvelles de Montréal.À nous d'en demander à propos des chansons de ce nouvel album, que le groupe a dévoilées en primeur aux Montréalais lors d'un concert-surprise au Club Lambi, il y a quelques semaines.«C'est très différent de ce qu'on a pu faire auparavant, répète-t-il pour la énième fois de la journée.Plus direct et concis.Je ne dirais pas que c'est plus rock.Ça rocke, mais c'est pas plus rock, juste un peu plus tough qu'avant.» Enregistré de manière plus naturelle et spontanée que No Cities Left, l'album studio précédent (un EP et un disque en concert sont parus depuis), ce nouvel album soulève encore des thèmes lourdauds.«J'écris à propos de quoi?Hmmm\u2026 Les sujets habituels des Dears, la peur, la mort, la haine, l'amour, répond Lightburn.On m'a fait remarquer qu'il était peut-être plus politique, parce que cet album soulève plusieurs questions à propos de la religion, de la race, des classes sociales, ces choses qui divisent notre société.Mais c'est davantage une réflexion qu'un commentaire.Je pense que les questions que soulèvent les chansons sont des questions qu'on se pose tous.» Le mystère de la musique des Dears repose en entier dans cette réponse de son chanteur.Le groupe, poignant sur scène, aborde des sujets graves sans tomber dans le pathos.Il n'y a rien de facile dans le son du groupe, en dépit de ses références évidentes à la pop anglaise classique des années 80 et 90.Et c'est sur scène que The Dears se montre le plus sensible et cohérent.« Nos premiers concerts depuis l'été dernier, ceux qu'on a donnés depuis le festival Coachella il y a quelques semaines, avaient l'air d'avoir touché les fans.Mais c'était dur - on ne sonnait pas encore tout à fait comme un groupe encore, la scène nous a manqué.J'espère que lorsqu'on passera au Festival de jazz, l'expérience des premiers concerts auront fait leur effet.On est en plein apprentissage, avec nos nouveaux instruments et nos nouvelles chansons » En attendant le spectacle de ce soir, les fans des Dears peuvent déjà entendre un extrait de Gang of Loser, Whites Only Party, sur la page My Space du groupe : www.myspace.com/thedears THE DEARS De la lutte des classes à la promo PHOTO FOURNIE PAR LE FESTIVAL DE JAZZ DE MONTRÈAL.Poignants sur scène, les Dears abordent des sujets graves sans tomber dans le pathos. JAZZ SIMPLE PLAN Rock contre équipements médicaux PAUL JOURNET COLLABORATION SPÉCIALE Après plus de six millions d'albums vendus et plusieurs mois de tournée mondiale, Simple Plan retourne enfin au bercail.À Laval, plus précisément, à l'angle des boulevards Daniel-Johnson et Saint-Martin.Le samedi 2 septembre, le groupe y livrera son premier concert dans sa ville natale.Le centre commercial Centropolis se transformera alors en centre de rock.Et c'est pour une bonne cause.Tous les profits seront versés à la Fondation Cité de la Santé \u2014 CHARL, organisme sans but lucratif qui finance l'achat d'appareils médicaux pour la Cité de la Santé de Laval.En affaires, tout est question de contacts.Et cette histoire ne déroge pas à la règle.« L'oncle de notre bat teur Chuck siège au conseil d'administration de la Fondation.Il nous a approchés pour jouer un concert.On s'est dit : \" pourquoi pas ?\" C'est facile pour nous.On prend seulement une journée.Mais pour les gens d'ici, ça fait une grosse différence », lance le chanteur Pierre Bouvier.En effet, les coffres de la Fondation risquent de se renflouer.La scène extérieure peut accueillir 40 000 personnes.Chaque billet coûte 20$.Et tous les profits sont versés à l'organisme.Quelques savants calculs révèlent le potentiel de financement.Mais Pierre Bouvier tempère les attentes.«Attirer 40 000 personnes, c'est très ambitieux.C'est presque le double du Centre Bell.Si on réussit à vendre tous les billets, je serai très content.» Le concert philanthropique risque d'offrir une ambiance particulière.Aucune bière ni hamburger ne seront vendus sur le site.Le comité organisateur sacrifiera ces délicieux symboles du rock'n'roll pour mieux promouvoir la santé.«Nous n'offrirons que des jus, de l'eau et des produits santé », explique Marie-Josée Lavallée, présidente du conseil d'administration de la Fondation.Simple plan pour aider Ce concert poursuit l'engagement social de Simple Plan.La troupe a formé en décembre dernier sa propre fondation pour aider de bonnes oeuvres.«On amasse de l'argent pour la verser à des bonnes causes.Par exemple, on a collaboré avec Jeunesse J'écoute et Sennheiser, une compagnie allemande qui permet aux malentendants de bien entendre nos concerts.Pendant les fêtes, on a aussi visité des hôpitaux en région pour rencontrer de jeunes malades.Ça nous a beaucoup touchés.On profite de notre nouveau pouvoir.Quand on parle, les gens écoutent.Ça nous permet de redonner aux autres.Et c'est la moindre des choses », précise Pierre Bouvier.Que prépare le quintette poppunk pour les prochains mois ?«D'abord, on écrit le troisième album.On va ensuite l'enregistrer avec Bob Rock, sûrement à Montréal.Il devrait sortir au début 2007.Sinon, on jouera à Trois-Rivières ce vendredi 30 juin, puis le lendemain à Woodstock en Beauce », révèle le chanteur.Billets 20 $, en vente dès le 5 juillet.Concert le 2 septembre, beau temps mauvais temps.PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE © Les membres de Simple Plan ont rapidement accepté la proposition de la Fondation de la Cité de la Santé de Laval.«On s'est dit : \u201cpourquoi pas ?\u201d C'est facile pour nous.On prend seulement une journée.Mais pour les gens d'ici, ça fait une grosse différence », a résumé le chanteur Pierre Bouvier.THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 18H 30 yTVA SUCRÉ SALÉ Invitée: Michèle Barbara-Pelletier.19H yEV BD CITÉS Dans les rues du Vieux-Québec, l'animateur Tristan Demers rencontre le caricaturiste du journal Le Soleil et créateur de bandes dessinées André-Philippe Côté qui parle de ses personnages Baptiste et le docteur Smog! 19H 30 yTQS CINÉMA SUSPENSE: TUNNEL DE L'ENFER À la suite d'un accident survenu dans le tunnel qui relie Manhattan au New Jersey, une douzaine de survivants comptent sur un ancien secouriste pour les sortir de là.Sylvester Stallone dans une autre opération sauvetage.19H 30 yRDS EN ROUTE VERS LES QUARTS DE FINALE Ça se corse à la Coupe du Monde 2006.En vue des quarts de finale qui commencent demain, les analystes de RDS se penchent sur les forces et les faiblesses des huit équipes qui s'apprêtent à faire vivre d'autres émotions fortes aux amateurs ! 20 H ySRC PERDUS L'agression de Sun fait monter d'un cran la tension dans le groupe.Certains craignent une attaque des Autres, tandis que des rescapés soupçonnent un membre du groupe.Jack et Ana Lucia sont bien décidés à monter une armée pour se défendre.21H yTVA DESTINATION NOR'OUEST Les téméraires poursuivent leur route dans la baie Georgienne et sur le lac Supérieur, à travers de magnifiques paysage.Des conflits naissent dans l'équipe qui commence à compter les jours et craint de ne pas se rendre à Thunder Bay pour le 24 juillet\u2026 21H ySRC BONS BAISERS DE FRANCE France Beaudoin reçoit Sophie Prégent, Dieudonné, Lynda Thalie et Michael Fortier.VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION Le Téléjournal Des squelettes.Les 4 Coins.Perdus Bons baisers de France / Sophie Prégent, Dieudonné Le Téléjournal/Le Point Des kiwis et des hommes / Charles Tisseyre Le TVA 18 heures Sucré Salé / M.-B.Pelletier Ça tient la route KM/h Las Vegas Destination Nor'Ouest Le TVA 22 heures Sucré Salé / M.-B.Pelletier DE L'AMOUR À LA HAINE (6) avec Martin Lawrence Le Grand Journal (16:58) Coroner TUNNEL DE L'ENFER (5) avec Sylvester Stallone, Amy Brenneman Le Grand Journal 110% Confidences érotiques Macaroni tout garni Ramdam N'ajustez pas votre.Doc Société / Fougues gaspésiennes FÊTE DE FAMILLE (3) avec Ulrich Thomsen, Henning Moritzen LE CUISINIER, LE VOLEUR, SA FEMME ET SON AMANT (22:57) CTV News Access H.e Talk Gameshow Marathon / Family Feud So you Think you can Dance 2 CSI: Crime Scene Investigation CTV News CTV News eTalk Jeopardy CBC News Canada Now Coronation 11 Cameras IL DUCE CANADESE (5) avec Tony Nardi, Marina Orsini (1/2) The National The National 11 Cameras Friends ABC News Friends Will & Grace Master of Champions Primetime Sex & the City Nightline News CBS News E.T.Gameshow Marathon CSI: Crime Scene Investigation Without a Trace News Late.(23:35) News NBC News Jeopardy Wheel of.My Name is Earl The Office The Office My Name is Earl Windfall Tonight (23:35) The Newshour World News Find! The This Old House Hour Globe Trekker / Chinatown .Chronicles .Chronicles Business Charlie Rose World News Bus.Report The Newshour Adirondack .Chronicles Chicago / Earth, Wind & Fire.Museum.Art Express BBC News American Justice Cold Case Files The First 48 The Story of Superman Crossing Jordan Bibliotheca Portraits: Elvis on tour 1972 Y paraît que.Mélomaniaques LA SYMPHONIE PATHÉTIQUE (3) avec Richard Chamberlain, Glenda Jackson Jardins Street Legal Videos Wingfield Heart of.THE GLASS MENAGERIE (3) avec Joanne Woodward, Karen Allen Law & Order Exploration Rivières Bio./ Francine Chaloult Superscience / Le Mystère.Défier la mort Preuves à l'appui Stars sur le vif .(17:30) Quartier.apprendre Capharnaüm Le Diable.Durs à cuire 74e Congrès de l'Acfas Centre de formation.Le Québec à la loupe How it's Made Daily Planet Building the Biggest Deadliest Catch Mayday / Out of Control Daily Planet Fou.Ciel.BD Cités .à table La Route.La Route.Soif de voyage Airport Destination Monde La ruée.So Little.Darcy's.so Raven Smart Guy 8 Simple.Boy Meets.Brotherly Radio Free.Popular 8 Simple.Radio Free.The Simpsons That '70s Show The Simpsons Seinfeld That '70s Show So you Think you can Dance Smallville Supernatural News Diva on.ET Canada E.T.My Name.The Office My Name.The Jane.Windfall News Final Sports Passion Maisons / Beloeil Tournants de l'Histoire Trouvailles.JAG L'ARCHE DE NOÉ (5) avec Jon Voight, Mary Steenburgen Disasters.Masterminds JAG 1916:Total War / Verdun - Somme Turning Points of History JAG Max 80 Made in.Top5.anglo Top5.franco .Vedettes: Backstreet Boys La vie.Hollywood Fantaisies Benezra En concert: Janet Jackson Top5.anglo Top.franco Infoplus M.Net .clips Flambant.VJ Chéli Rockde Babu Embraye avec Babu Roule.D-Stroy Eco Moda I The Insider How I Met.Will & Grace That 70's.Siamo La Bella Vita That 70's.Will & Grace Paysage.Late.(23:35) World News CBC News CBC News .Our World CBC News:Tonight CBC News:The National 35 Years in the Life Arctic Mission:Washed away Journal (17:00) Capital.Le Monde La Part.Le Deuil de la violence Le Téléjournal/Le Point La Part.Le Monde Le Téléjournal/Le Point Golf Mag Sports 30 F1 Mag En route vers les quarts.Boxe / Joachim Alcine - Javier Mamani Sports 30 Golf Mag F1 Mag Sue Thomas, l'oeil du FBI Doc Meurtre en banlieue Témoins silencieux .monde de Laura Cadieux Sexe à New York Pour le meilleur et pour le pire (17:50) Le Retour des Yamasaki: les fils du vent (19:25) 2046 Course XXX (23:10) Doc Da Vinci's Inquest Cold Squad Trailer Kenny Regenesis CSI: Crime Scene Investigation Star Trek:Voyager Andromeda Stargate SG-1 Star Trek: Enterprise Stargate SG-1 Relic Hunter Prime Time Sports Baseball / Nationals - Blue Jays Sportsnetnews Prime Time Zoé Safari Volt Panorama Phôtos Y paraît que.La passion.L'ANNÉE DERNIÈREÀ MARIENBAD (1) avec Delphine Seyrig Panorama Phôtos While you were out 99 Most Bizarre Overhaulin' Wrecks to Riches / Pony Race 99 Most Bizarre .the Record Sportscentre 2006 World Cup of Soccer .this Corner Football / Tiger-Cats - Stampeders Totally Spies Delilah &.6TEEN Sacré Andy La Classe.Futurama Les Simpson Star.Henri pis.Les Griffin Les Simpson Futurama Cible (17:55) Journal FR2 La saga de Dietrich Envoyé spécial / Le Rap Savoir plus santé Le Journal Paris - Montréal Temps présent Art Attack Heads up Escape! Accidents Happen Studio 2 The Royal Georgia O'Keeffe Studio 2 Métamorphose Nicolas et.des noces Dre Nadia.C'est pourtant vrai Super Nanny Décore ta vie Déco sur.L'espace.Ça sex'plique .des arts Léz Arts D'la grande visite Escales et.Sors de.Connexion D'la grande visite 360 Le 514 Horoscope.Summerland: la vie après Touche pas.Parents.Sauvages 70 Charmed Degrassi.Il était une.Being Ian Martin.Ghost.Dark Oracle Spongebob Being Ian 15/Love Prank Patrol Bob Nancy Drew Madison Hollywood.Le Messager des ténèbres .nerdz Z=MC2 La Porte des étoiles La Porte d'Atlantis Boom! La Porte des étoiles CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 BEV CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 BEV VD VDO CÂBLE PBS CTV :S+: :SE: :SHOW: :SPA: :SPN: :TFO: :TLC: :TSN: :TTF: :TV5: :TVO: :VIE: :VOX: :VRAK: :YTV: :Z: :BRAV: :CD: :CS: :DISC: :EV: :FOX: :GBL-Q: :A&E: :ARTV: :NW: :HI: :HIST: :MMAX: :MP: :MTL: :RDI: :RDS: CBC ABC CBS NBC TVA TQS TQc CÂBLE PBS CTV VD VDO SRC CLAUDE GINGRAS CRITIQUE Curieux, quand même, que le meilleur moment du premier «Mozart Plus » de l'été n'ait rien à voir avec le compositeur doublement fêté en cette année de 250e anniversaire et que cet unique moment où l'on a senti qu'il se passait un peu de musique dans le sanctuaire de la basilique Notre-Dame nous venait du musicien le moins attendu de la série : Arnold Schoenberg.Un moment heureusement assez long: 30 minutes exactement, soit la durée de Verklärte Nacht (ou «Nuit transfigurée »).Entendu hier soir dans la dernière des deux transcriptions pour orchestre à cordes préparées par le compositeur (celle de 1943), ce poème symphonique à l'origine (1899) pour sextuor à cordes offre la particularité d'être tonal (ré mineur) et de rester, encore aujourd'hui, l'oeuvre la plus célèbre du «père de la musique atonale ».Louis Lortie, qui reprenait hier soir son intégrale des 27 Concertos pour piano de Mozart entreprise en 2003 comme soliste dirigeant du piano, s'était réservé en fin de programme une oeuvre comme chef à part entière.Cette oeuvre, c'était Verklärte Nacht, et c'est là qu'il se montra le plus inspiré et le plus en contrôle des groupes de cordes rassemblés devant lui.Dirigeant de mémoire cette complexe partition pour laquelle il éprouve une affection évidente, il en tissa un riche réseau de voix et de couleurs.Bien qu'on eût souhaité ici et là une accentuation un peu plus incisive, davantage de justesse aussi chez le violon-solo, l'essentiel y était : le lyrisme et l'atmosphère.Il était clair que le gros des répétitions avait porté sur le Schoenberg.D'ailleurs, Lortie avait éliminé l'un des deux concertos qu'il devait jouer, ne retenant que le K.453.À l'exception de quelques petites fautes au clavier et de quelques légers écarts entre celui-ci et l'orchestre réduit, ce fut là un Mozart acceptable.Mais je n'aurais pas voulu entendre deux concertos de ce niveau.Lortie avait choisi les cadences de Mozart, qu'il agrémenta au passage, et donna les départs requis aux musiciens, avec violons placés à l'ancienne, c'est-à-dire à gauche et à droite.L'acoustique de Notre-Dame à moitié remplie ne flatte pas la voix et le soprano d'Hélène Guilmette y paraissait petit et pincé.La jeune femme demeure une musicienne sincère et raffinée qui se concentre avant de chanter et qui donne le maximum le moment venu.Mais l'air de Idomeneo reste une chose plutôt ennuyeuse.La chanteuse s'était manifestement ménagée pour le «Et incarnatus est » de la Messe K.427, qui est l'une des pages les plus redoutables de toute la production mozartienne, avec ses groupes de mélismes dont deux de 92 et de 131 notes sur la même syllabe.La chaleur aidant, elle y perdit quelques points pour la justesse et pour la durée mais, dans les circonstances, elle mérite un bon 8 sur 10.ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL.Chef invité et soliste : Louis Lortie, pianiste, et Hélène Guilmette, soprano.Hier soir, basilique Notre-Dame.Dans le cadre de la série Mozart Plus.Programme: Récitatif et air de Ilia : «Solitudini amiche\u2026 Zeffiretti lusinghieri», de l'opéra Idomeneo, Re di Creta, K.366 (1781) - Mozart Concerto pour piano et orchestre no 17, en sol majeur, K.453 (1784) - Mozart Air «Et incarnatus est», ext.de la Messe no 16, en do mineur, K.427 (1782-83) - Mozart Verklärte Nacht, en ré mineur, op.4 (1899, orchestration: 1943) - Schoenberg OSM / Schoenberg moins Mozart "]
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