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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2006-07-02, Collections de BAnQ.

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[" DEUX PAGESDE JEUXPOURVOTRE LONG WEEK-END ARTS ET SPECTACLES PAGES 12 ET 13 Un lavage à la main > PIERRE FOGLIAAUTOURDE FRANCE SPORTS PAGE 1 LES BLEUS LE PORTUGAL EN DEMI-FINALE SOCCER> COUPE DU MONDE 2006 JAZZ NATHALIE PETROWSKI RENCONTRE MICHEL DONATO CAHIER JAZZ PAGE 1 SHOWBIZ FAITES LOVE, PAS LAGUERRE ARTS ET SPECTACLES PAGES 6 ET 7 SPORTS PAGES 1 ET 5 PHOTOMICHAEL DALDER, REUTERS MICHEL DONATO Montréal dimanche2juillet 2006 Le plus grand quotidien français d'Amérique 75¢ taxes en sus - Édition provinciale 85¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées 122e année no 247 56 pages 5 cahiers CONCLUSION DU LONG LITIGE SUR LE BOIS D'OEUVRE «Cette entente canado-américaine constitue un grand jour pour le Canada», affirme Harper PRESSE CANADIENNE OTTAWA \u2014 Les autorités commerciales canadiennes et américaines ont mis la dernière main hier à l'entente sur le bois d'oeuvre qui avait été annoncée en avril.Le ministre du Commerce international, David Emerson, et la représentante américaine du Commerce, Susan Schwad, ont conclu l'entente à la fin des négociations multilatérales sur l'élargissement du commerce international, à Genève, en Suisse.Cette entente met fin à une longue dispute qui a symbolisé les relations parfois difficiles entre le Canada et les États-Unis.En vertu de cet accord d'une durée de sept ans et renouvelable pour deux années supplémentaires, les entreprises canadiennes pourront récupérer quatre des cinq milliards de dollars américains que les États-Unis avaient perçus en pénalités.>Voir LITIGE en page A9 Fête du Canada: un party à.retardement GM lance un appel au secours à Renault- Nissan ASSOCIATED PRESS PARIS/WASHINGTON/TOKYO \u2014 Le constructeur automobile Renault- Nissan a confirmé hier avoir été pressenti par Kirk Kerkorian, le milliardaire et premier actionnaire individuel de l'Américain General Motors, pour prendre une part significative du premier constructeur automobile mondial, aujourd'hui fragilisé.« L'Alliance Renault-Nissan est une alliance ouverte qui n'a jamais été limitée à deux partenaires (et qui) pourrait être élargie », a souligné Renault dans un communiqué diffusé hier sur Internet.Le texte confirme que le président du groupe et de Nissan, Carlos Ghosn \u2014 déjà sauveteur du constructeur japonais \u2014, a déjà été pressenti par Kirk Kerkorian et les dirigeants de sa firme d'investissement Tracinda pour cet éventuel mariage à trois.>Voir GM en page A9 Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE « C'est quand, déjà, la fête du Canada ?» \u2014 le Clan Panneton Venez voir mon blogue ! cyberpresse.ca/laporte Météo Nuageux en après-midi, maximum 26, minimum 17, plus de détails en page SPORTS 8 DIM 6 21924 12352 3 SOMMAIRE Astrologie du jour ARTS 11 Bandes dessinées ARTS 11 Décès AFFAIRES 7 et 8 Forum A 12 et 13 Génies en herbe LECTURES 4 Grille thématique LECTURES 4 Horaire télévision ARTS 5 Loteries A 5 Monde A 10 et 11 Mots croisés LECTURES 4 et ACTUEL 11 Mot mystère AFFAIRES 7 Observateur ARTS 11 Personnalité ARTS 14 Planète animale ACTUEL 6 Petites annonces AFFAIRES 5 PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE Partout au pays hier, on célébrait la fête du Canada.Montréal n'a pas fait exception.Plusieurs activités étaient organisées dans toute la ville, dont au Vieux-Port.Les festivités y ont culminé hier soir avec un concert apolitique qui a fait place autant aux musiques du monde qu'aux rythmes d'ici.Après des rythmes africains et latins suivis des voix féminines du blues canadien, Gregory Charles a enfin soulevé la foule avec une éclatante prestation.Nos informations en page A4.Canon Power Shot A530 5 mégapixels et zoom optique 4x Écran ACL de 1,8 po pivotant Incluant 4 piles rechargeables et un chargeur (valeur de 39,99$) 27999$ Canon Power Shot A700 6 mégapixels et zoom optique 6x Écran ACL de 2,5 po Incluant 4 piles rechargeables et un chargeur (valeur de 39,99$) 39999$ - 8 mégapixels - Objectif 18-55 mm inclus - Système autofocus sur 7 zones - Incluant un sac Canon (valeur de 49$) 94999$ 1 mini-trépied 1 ensemble de nettoyage 15$ d'impression photo 10$ de rabais sur un de nos ateliers photo (une valeur totale de 49$) Avec tout achat d'un appareil photo numérique, recevez en prime : BEAUBIEN Valide jusqu'au 9 juillet 2006 COFFRET PHOTO NUMÉRIQUE 100 impressions photo 4\u201d x 6\u201d 3 agrandissements 8\u201d x 10\u201d 1 CD de vos photos archivées Un laboratoire de première qualité pour des souvenirs sans compromis 49$ chaque coffret Achetez 2 coffrets et obtenez le 3e GRATUITEMENT 3373298A FRANCIS BOUILLON UN CONTRATDE TROIS ANS AVEC LE CANADIEN SPORTS PAGE 2 DÉMÉNAGEMENT LE GRAND DÉBARRAS BIEN SE MEUBLER HUGO MEUNIER Un ensemble laveuse-sécheuse, une cuisinière, un réfrigérateur, un futon en rotin, une base de lit, une armoire en chêne massif, deux canapés, deux grandes carpettes, dont une magnifique de style oriental, une lampe sur pied, un micro-ondes, une télévision, sans oublier un aspirateur, un grille-pain et même un sac de golf : la preuve est faite, se meubler dans la rue est un jeu d'enfant.Après avoir arpenté durant seulement trois heures les rues de la ville à bord d'un camion de 16 pieds, nous avons amassé presque assez de matériel pour garnir un petit appartement.Nous avions posé deux conditions à la réussite de cette mission : ne pas prendre d'objets brisés et ne pas être trop capricieux.Malgré tout, il a été assez facile de mettre la main sur de belles trouvailles.À un point tel qu'il a été possible de snober quelques canapés et même des ensembles laveuse- sécheuse.C'est dans l'arrondissement de Lachine que s'est amorcée notre chasse aux trésors.Et quel départ! En moins de 15 minutes, notre équipe de déménageurs de choc a déniché une lampe, un joli canapé vert et blanc, un petit tapis, un micro-ondes, un aspirateur et un épais futon, le tout en très bonne condition.Au moment où nous nous apprêtions à quitter la 23e Avenue, un homme en bedaine et cigare au bec nous héla de son balcon : « Une laveuse et une sécheuse, ça vous intéresse ?» a-t-il demandé.Et comment ! Armés d'un diable, nous avons illico chargé les deux appareils au fond du camion.« On est bien contents d'avoir enfin quelqu'un pour les ramasser, même la scrap pouvait pas venir », a pesté notre bon Samaritain, qui tentait désespérément de se départir de ses appareils.Est-il possible de se meubler convenablement \u2014 et gratuitement\u2014à partir de tout ce que les Montréalais abandonnent sur les trottoirs de la ville en cette période de déménagement ?À bord d'un camion de location, le photographe Robert Skinner, un « déménageur » bénévole, Philippe Meunier, et le journaliste Hugo Meunier ont tenté l'expérience hier.Les résultats se sont avérés surprenants.PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE © De la volonté, de bons bras, un regard aiguisé et.un camion, voilà ce qu'il faut se meubler à bon marché.SANS-LOGIS Guerre de chiffres entre le FRAPRU et Québec HUGO DE GRANDPRÉ Tandis que les locataires transportaient leurs boîtes, hier, le Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) et le ministère des Affaires municipales et des Régions se livraient une guerre de chiffres.L'enjeu : le sort des ménages qui n'ont pu trouver de logement.Ils seraient plus de 200 dans la province, 130 dans la métropole.Malgré une diminution du nombre de sans-logis cette année, il n'y a pas de raison de se réjouir, selon le FRAPRU.Reprenant le credo qu'il a répété plusieurs fois la semaine dernière, le président François Saillant a dénoncé les problèmes de financement qui affligent les infortunés locataires.La décision du gouvernement de limiter à 4100 le nombre de ménages admissibles aux suppléments, doublée de la rigidité des critères d'admission, coupe les vivres à plusieurs familles, selon le président.« Je viens d'apprendre qu'on les a un peu élargis, a-t-il dit en fin de journée.Mais c'est toujours trop peu.À Montréal, il y avait neuf familles qui se qualifiaient.Maintenant, il y en a peut-être 20 de plus.» Les suppléments de loyers comblent le déficit entre le prix demandé du logement choisi et les moyens du locataire.De son côté, l'attaché de presse de la ministre des Affaires municipales et des régions, Nathalie Normandeau, a invité François Saillant à faire part au gouvernement des cas problème qu'il invoque depuis le début de la semaine.« Encore aujourd'hui, nous avons demandé à la Société d'habitation du Québec, qui s'occupe des demandes de financement, de les examiner au cas par cas.À ce que je sache, il n'y a personne qui n'a pu bénéficier des programmes parce qu'il y a eu un resserrement des critères », a indiqué Vincent Lehouillier.Une baisse de 84% Au ministère des Affaires municipales comme à la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ), on s'est plutôt réjoui de l'amélioration de la situation locative dans la province.Les taux d'inoccupation grimperont bientôt au-delà du point d'équilibre du marché, de 3%, a signalé la CORPIQ.Selon l'organisme, 14 000 logements, dont 9000 dans la région de Montréal, seraient vacants.Au Ministère, on a indiqué que le nombre de demandes d'aide au relogement avait baissé de 84 % depuis l'an dernier.En conférence de presse, la ministre Nathalie Normandeau a affirmé que la pénurie était « chose du passé ».Ces chiffres sont contestés par le FRAPRU, dont François Saillant accuse la ministre de comparer « des pommes avec des oranges ».L'année record des sans-logis à Montréal avait été 2003, où le nombre de ménages avait atteint 1060.Depuis, la situation s'est améliorée chaque année.L'an dernier, on a alloué 590 subventions.Vendredi, la Ville de Montréal indiquait qu'il y avait eu 1136 appels de moins à sa ligne téléphonique d'urgence par rapport à la même période l'an dernier.Avec Presse Canadienne Au Ministère, on a indiqué que le nombre de demandes d'aide au relogement avait baissé de 84 %depuis l'an dernier.PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE © Que serait un déménagement sans l'épreuve de l'escalier en colimaçon ou de la porte minuscule ?. DÉMÉNAGEMENT LE GRAND DÉBARRAS DANS LA RUE Après avoir déposé à bord un grille-pain noir, un confortable matelas \u2014 orné de quelques taches, avouons-le \u2014 et une base de lit, notre joyeuse équipe a pris la direction de Côtes-des- Neiges.C'est là que nous avons découvert le Klondike des meubles abandonnés : matelas, chaises, sofas, tapis et autres tables jonchent le bitume presque à chaque coin de rue.Un véritable marché aux puces à ciel ouvert.et gratuit.Rue Fulton, nous avons même pris une impeccable table à café noire, dont la vitre était enveloppée dans du carton.« Elle est en très, très bon état », a souligné son ancienne propriétaire.Déjà, après deux heures de quête, nous pouvions nous permettre d'être plus sélectifs dans le choix de notre mobilier.De toute façon, l'espace commençait à se faire rare dans le camion.Mais il manquait encore quelques accessoires indispensables, tels une cuisinière, un réfrigérateur, une table de cuisine et des chaises.C'est au troisième étage d'un vieil appartement du Plateau Mont-Royal que nous attendait une vieille cuisinière.« Elle fonctionne très bien, mais elle a besoin de nettoyage », nous a précisé la femme qui la possédait.Par chance, cette dernière trouvaille nous a permis de mettre en pratique une des activités favorites des Montréalais en cette période : la descente de meubles pesants par des portes étroites et des escaliers en spirale.Un début de mal de dos plus tard, nous sommes allés chercher une autre pièce de résistance : un réfrigérateur qui traînait sur la 12e Avenue, dans Rosemont.Ne manquait que la table de cuisine et les chaises.Mais comme il fallait retourner le camion à la compagnie de location, nous avons dû filer directement vers un entrepôt de Montréal-Nord afin de décharger les meubles.Par miracle, une table de cuisine et quatre chaises étaient abandonnées juste devant l'entrepôt de meubles appartenant à la Société Saint-Vincent-de-Paul.Après aménagé un appartement imaginaire dans la cour de l'entrepôt, le temps d'une photo, nous avons laissé tous les objets trouvés au cours de ce fructueux périple devant la porte de l'organisme, fermé pour le congé.« Les trois quarts vont disparaître durant la nuit », avait prévenu plus tôt cette semaine un employé de l'organisme.Il n'avait sûrement pas tort.Quelques secondes à peine après avoir été déposés, le sac de golf et la minichaîne stéréo avaient déjà trouvé preneurs.Déjà, après deux heures de quête, nous pouvions nous permettre d'être plus sélectifs dans le choix de notre mobilier.De toute façon, l'espace commençait à se faire rare dans le camion.PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE © Quelques heures de dur labeur et le tour est joué : les déménageurs ont tout ce qu'il faut pour meubler un appartement.Pas facile de donner HUGO MEUNIER Malgré toutes vos bonnes intentions, offrir vos meubles et électroménagers à des organismes de lutte contre la pauvreté constitue un sport extrême en cette période de déménagement.Faute de main-d'oeuvre et d'espace, certains organismes ne peuvent pas recueillir vos offrandes avant quelques semaines.Le 19 juin dernier, un représentant de La Presse a appelé la Société Saint-Vincent-de-Paul en disant qu'il voulait offrir un ensemble laveuse-sécheuse pour le premier juillet.« Mais personne ne pourra venir chercher les appareils avant le 17 juillet », a aussitôt fait savoir la bénévole à l'autre bout du fil.Celle-ci a expliqué que l'entrepôt déborde et que l'organisme refusait d'ores et déjà les sofas et les cuisinières.Devant notre insistance, la bénévole nous suggère de téléphoner directement à l'un des entrepôts de l'organisme.« On a de la place, mais le problème est d'aller chercher vos appareils.La demande est trop forte, on ne fournit pas », a expliqué une employée.Son collègue offre de venir chercher les appareils le 12 juillet, un mercredi matin.Mais faut-il s'absenter du travail pour faire un don?Ne serait-il pas préférable de venir chercher les appareils le soir et les fins de semaine ?« Non, non, non, on n'a pas assez de personnel pour faire ça », a laissé tomber l'employée.Quelques jours plus tard, la Société Saint-Vincent-de-Paul a expliqué avoir seulement deux camions à sa disposition pour la collecte de meubles.Ces derniers sont réparés au besoin, puis revendus à prix modique directement à l'atelier.Les objets qui ne sont pas réparables sont envoyés à la casse.L'Armée du Salut est aux prises avec une situation semblable.Quatre camions, à raison d'environ 12 heures par jour, ne suffisent pas à la tâche.Pourtant, la demande est forte; c'est l'espace et la main-d'oeuvre qui manquent, a fait savoir une employée de la Société Saint- Vincent-de-Paul.Du côté de la Ville, le responsable du service aux citoyens, Marcel Tremblay, souligne que le nombre d'employés et de camions a doublé dans les arrondissements pour ramasser les objets abandonnés sur les trottoirs en cette période de déménagement.«Les gens doivent toutefois sortir leurs choses le jour approprié et ne rien mettre dans les ruelles », a souligné M.Tremblay.Il invite les citoyens à se présenter dans les éco-centres pour se débarrasser de la peinture et produits dangereux.À part la ville, les citoyens sont aussi nombreux à sillonner les rues en quête de meubles.LE PREMIER JUILLET EN CHIFFRES > 250000 : le nombre de Québécois qui devaient déménager hier.> 250000 : le nombre d'animaux abandonnés durant cette période, selon la SPCA; > 200 : le nombre de ménages québécois qui n'ont pu trouver de logement.> 1974 : création de la journée nationale du déménagement, avec l'uniformisation de la date de fin des baux.> 400%: la différence entre le coût de location d'un camion de déménagementà Montréal et à Granby pour la même journée.> 200%: la hausse des tarifs de certains déménageurs.> 2 ou 3 : le nombre de jours au-delà desquels il est conseillé de consulter un médecin si la douleur au dos persiste, selon des chiropraticiens.Faute de main-d'oeuvre et d'espace, certains organismes ne peuvent pas recueillir vos offrandes avant quelques semaines.PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE © Courage: encore deux voyages et c'est terminé ! . LE CANADA FÊTE SES 139 ANS Party à retardement PAUL JOURNET COLLABORATION SPÉCIALE C'était la version montréalaise de Célafête hier soir au quai Jacques- Cartier du vieux port de Montréal.Une fête «apolitique », avait prévenu Jean-Luc Brassard, porteparole des festivités.Malgré l'ampleur de la foule, on croit difficilement qu'on célèbre un pays.Une discrète bannière Célafête et un drapeau solitaire ornent la scène.Dans la foule, on discerne quelques discrets unifoliés, en nette infériorité numérique par rapport à ceux du Portugal et de la France, ailleurs à Montréal.On peut accuser l'événement de tout sauf de chauvinisme.La formation Québa casse la glace.La troupe offre ses rythmes latins sans trop soulever la foule, malgré une jolie section de cuivres et de percussions.C'est ensuite au tour de Luc Boivin et de l'école de percussions Sabajam d'entrer en scène pour proposer « un voyage de l'Afrique à la Méditerranée aux Caraïbes ».Exibition réussie Une exhibition réussie des divers visages de la percussion.Reste que l'exploration musicale ne réussit pas à faire vibrer la foule, plutôt amorphe.Plus la soirée avance, plus on comprend pourquoi.Presque personne ne s'adresse à elle.Personne ne joue des pièces connues.Tous semblent passer sous silence la fête du pays.Le mot Canada semble presque tabou.Hormis le décor, on se croit presque au Festival de jazz.Le manège se poursuit avec les prestations suivantes.L'ode au multiculturalisme est musicalement réussie.Mais toujours, il manque le contact avec le public.Et il manque quelques refrains pour chanter et fêter.La remarque vaut autant pour le Bret Boldon Trinidad Playboys Steelband, le Capora Camara, de Montréal, et le flamenco de Caroline Planté et José- Luis Perez.La voix du blues Puis, le party commence enfin avec Kim Richardson, Sylvie Desgroseilliers et Gregory Charles.La voix féminine du blues canadien a entonné une pièce de son prochain album avant de laisser sa consoeur chanter le classique Aimer d'amour.Pendant que quelques gouttelettes tombent doucement du ciel, la scène s'allume ensuite alors que les deux chanteuses visitent les classiques de Motown Ain't no Mountain High Enough et I Heard It Through The Grapevine.Après une heure et demi d'attente, c'est au tour de Gregory Charles, l'animateur et musicien qu'on attendait pour célébrer un peu.« Réalisez-vous à quel point on est privilégiés, vous et moi, d'être ici ce soir ?» lance-t-il avant d'insuffler un peu de vie et d'optimisme avec ses hymnes gospel.Partout, les têtes hochent et les hanches s'agitent.Puis Gregory poursuit avec le succès Proud Mary.Au moment où il a fallu partir écrire ces lignes, la foule était entre bonnes mains pour clore sa soirée.PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE © L'école de percussion Sabajam sur la scène du Vieux-Port à l'occasion de la fête du Canada.150000 personnes dans le Vieux-Port MARIO GIRARD Près de 150 000 personnes, selon les organisateurs, ont défilé dans le Vieux-Port de Montréal hier pour célébrer le 139e anniversaire du Canada.Dotées d'un plus petit budget que les années précédentes, les célébrations ont enchanté les Montréalais et les nombreux visiteurs étrangers.Alors que certains ont choisi de regarder le défilé militaire qui a fait entendre ses clairons et ses tambours rue Sainte-Catherine Ouest, en matinée, la plupart se sont transportés près du fleuve, là où des activités de toutes sortes attendaient les familles.Dès 11h, sur la grande scène érigée dans le Vieux-Port, une cérémonie officielle a fait de 20 nouveaux arrivants des Canadiens à part entière.Venus de huit pays, dont l'Australie, le Brésil, la Colombie, Cuba et le Maroc, des hommes, des femmes et des enfants ont prêté serment d'allégeance à la reine Élisabeth II et promis de respecter les lois canadiennes.En plus de son certificat de citoyenneté, chaque nouveau Canadien a reçu une trousse de plantation d'arbre.« Il s'agit d'un symbole de votre implantation au Canada », a dit la juge de la citoyenneté Barbara Seal, qui présidait la cérémonie.Sitôt la cérémonie terminée, Didier Chasteau, pianiste de jazz d'origine française, n'a pas caché sa joie de devenir canadien : « La qualité de vie est extraordinaire, ici.Je viens de la Côte-d'Azur et les gens me demandent ce que je suis venu faire au Canada.Je suis tellement heureux de vivre ici ! » Brassard, porte-parole Le public a ensuite été invité à déguster du gâteau.Ils ont été nombreux à patienter pour obtenir ce dessert servi notamment par l'ex-champion olympique Jean-Luc Brassard, porte-parole de l'événement.Rappelons que Brassard s'était retrouvé au coeur d'une controverse en 1998 lors des Jeux olympiques de Nagano.Déçu de voir que la langue anglaise dominait dans l'organisation olympique canadienne et que le Canada placardait exagérément ses locaux de l'unifolié, le « boss des bosses » avait pris une position qui avait déplu à plusieurs.Mais tout cela semblait bien loin de lui hier alors que le sympathique champion rigolait avec ses fans.Croisées près des stands abritant les gâteaux géants, Denise Desautels et Thérèse Pinard s'apprêtaient à festoyer entre amies.« On a un bien beau Québec, mais il est petit, pense Thérèse Pinard.Mon grand-père disait toujours que les petits poissons vivent mieux dans un grand lac.» Non loin de là, des militaires canadiens offraient de l'information sur leur rôle.« C'est organisé par notre équipe de recrutement, mais on ne fait pas de recrutement », a tenu à préciser le sergent Christophe Côté.Le jeune homme, qui a passé quelques mois en Bosnie, se faisait un devoir de briser certains clichés et de parler du rôle que lui et ses collègues tiennent à jouer dans l'armée canadienne.Les valeurs « Moi, par exemple, je n'irais pas en Afghanistan, dit le jeune homme.C'est contre mes valeurs personnelles.À titre de réserviste, j'ai le droit de refuser.» Malgré la chaleur, Pierre Faucher avait installé une cabane à sucre.« Ça plaît surtout aux étrangers, a confié l'homme à la barbe blanche.Ils sont curieux de découvrir le goût de la tire d'érable.» D'origine espagnole, Arturo Saez et Pablo Poncela ont fait la queue pour obtenir des crêpes nappées de sirop ainsi qu'un bâtonnet enrobé de tire.« C'est délicieux, ce miel », a déclaré Arturo.Une fois de plus, les démonstrations de ski acrobatique ont attiré un important groupe de curieux.Les prouesses des jeunes athlètes ont suscité des cris d'admiration.Toute la journée, des spectacles et de l'animation ont diverti le public.En soirée, Gregory Charles, entouré d'une quarantaine de musiciens, a pris d'assaut la grande scène du Vieux-Port juste avant la présentation des feux d'artifice, prévus pour 22h15.Deux millions de dollars ont été consacré cette année aux célébrations de la fête du Canada au Québec, soit la moitié du budget normalement consacré à cette opération.Les manifestations montréalaises à elles seules ont coûté 900 000 $.« La différence, c'est que nous concentrons maintenant toutes les manifestations le 1er juillet, dit Jean-Pierre Bélanger, directeur des relations publiques au Comité des célébrations du Canada au Québec.Auparavant, c'était réparti sur quatre jours.» Ailleurs au Canada, on a célébré à près de 200 endroits.À Ottawa, là où la fête demeure la plus importante, des dizaines de milliers de personnes ont festoyé au centre-ville et devant le parlement.PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE © L'un des gâteaux offert au public montréalais et aux nombreux visiteurs étrangers. LE CANADA FÊTE SES 139 ANS Hommage aux soldats et aux fermiers PRESSE CANADIENNE OTTAWA \u2014 Les soldats canadiens et les fermiers ont été au centre des hommages hier, à l'occasion de la fête du Canada, les premiers de la part du premier ministre Stephen Harper, les seconds, de la gouverneure générale Michaëlle Jean.D'anciens combattants, des gagnants de médailles olympiques et certains des artistes les plus connus dans le monde de la musique au Canada ont participé aux célébrations sur la colline parlementaire à Ottawa, en même temps qu'environ 25 000 personnes qui voulaient souligner les 139 ans de naissance de la confédération canadienne.D'emblée, le premier ministre Stephen Harper a rendu hommage aux troupes canadiennes et travailleurs humanitaires à l'oeuvre dans le sud de l'Afghanistan et dans d'autres régions troublées du monde, un hommage largement partagé par la foule.« Nous devons leur montrer aujourd'hui et à chaque jour qui passe que nous apprécions leur travail », a déclaré M.Harper.Pour sa part, la gouverneure générale ne pouvait guère éviter de parler des fermiers du pays dont plusieurs manifestent ces jours-ci avec leur tracteur et autre équipement agricole devant le parlement.« Nous vivons dans un pays rendu prospère par les richesses provenant de ses plaines, de ses forêts et de ses montagnes, et jusqu'aux eaux cristallines de ses nombreux lacs et rivières », a déclaré Mme Jean, en remerciant ceux qui travaillent la terre et offrent aux Canadiens une nourriture abondante et de bonne qualité.Parmi les milliers de visiteurs provenant de tous les coins du pays, il y avait aussi un certain nombre de touristes venant de l'étranger.PHOTO JONATHAN HAYWARD, PC © La gouverneure générale, Michaëlle Jean, a passé la garde en revue à son arrivée sur la colline parlementaire.Famille costaricaine de Toronto expulsée PRESSE CANADIENNE TORONTO \u2014 Cinq membres d'une famille costaricaine qui vivaient à Toronto depuis cinq ans ont été expulsés du pays le jour même de la fête du Canada.Gerald et Francella Lizano-Sossa, ainsi que leurs trois enfants devaient être renvoyés dans leur pays d'origine en avril.Toutefois, les autorités de l'immigration avaient accordé un sursis pour permettre aux deux enfants aînés de la famille, Kimberley, âgée de 15 ans, et Gerald Jr., âgé de 14 ans, de terminer leur année scolaire.Jeudi, la Cour fédérale a rejeté un dernier appel de la famille pour empêcher son expulsion.Dans sa décision écrite, le juge Richard Mosley dit ne voir aucune raison qui leur permettrait de demeurer au Canada.Les Lizano-Sossa sont arrivés au Canada en 2001 et ont aussitôt réclamé le statut de réfugié, affirmant qu'ils étaient menacés de mort par des trafiquants de drogue.Les autorités canadiennes n'ont jamais cru à ces menaces, mais la famille s'était trouvé de nombreux alliés, dont la députée néo-démocrate fédérale Olivia Chow et le député libéral Boris Wrzesnewskyj, ainsi que plusieurs représentants de la communauté hispanique.La bataille meurtrière de la Somme commémorée PRESSE CANADIENNE OTTAWA \u2014 Le premier ministre Stephen Harper et la gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, ont participé hier matin à Ottawa à une cérémonie marquant le 90e anniversaire d'un des épisodes les plus sanglants de la Première Guerre mondiale, la bataille de la Somme, en France.Du 1er juillet au 16 novembre 1916, cette bataille, menée par une vingtaine de pays alliés, avait fait un million de victimes, dont quelque 25 000 Canadiens.Stephen Harper et Michaëlle Jean ont déposé des couronnes de fleurs au Monument commémoratif de guerre du Canada.Entre 4000 et 5000 personnes ont assisté à la cérémonie, qui s'est déroulée par un temps ensoleillé.La bataille de la Somme a commencé par l'affrontement de Beaumont- Hamel au cours duquel le First Newfoundland Regiment, fort de 780 hommes, a été décimé par les mitrailleuses allemandes.Seulement 110 hommes du régiment de Terre-Neuve sont sortis indemnes de cette première journée de bataille.À Saint-Jean de Terre-Neuve, des douzaines de couronnes de fleurs ont été déposées hier au pied du monument érigé en honneur des soldats morts au combat.Les Légionnaires chantants, une chorale formée d'anciens combattants, ont donné leur concert traditionnel.« Pour moi, c'est important de venir rendre mon hommage ici chaque année », a déclaré un ancien combattant de 82 ans, Reg Penney.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.Tirage du Tirage du Tirage du Tirage du Tirage du Tirage du Ventes totales : Prochain gros lot (appr.) : Tirage du Complémentaire : GAGNANTS LOTS 2006-07-01 2006-07-01 2006-07-01 2006-07-01 2006-07-01 2006-06-30 2006-06-30 Participation gratuite 7/7 6/7+ 6/7 5/7 4/7 3/7+ 3/7 12 813 804 $ 2 500 000,00 $ 151 900,20 $ 2 109,70 $ 107,50 $ 10,00 $ 10,00 $ Complémentaire: Complémentaire: 5 000 000 $ 2006-07-01 06 SEPTEMBRE 24 BÉLIER Tirage du Jour - Mois - Année - Signe PARIEZ SUR LA COUPE DU MONDE DE SOCCER AVEC DEMANDEZ LE PROGRAMME 2 OU 4.Catégorie Lots 3 derniers chiffres 50 $ 2 derniers chiffres 5 $ le dernier chiffre 2 $ Numéro complet 500 000 $ 6 derniers chiffres 25 000 $ 5 derniers chiffres 1 000 $ 4 derniers chiffres 100 $ Nouveau ! Numéro décomposable dans les deux sens Gros lot de 500 000 $ Catégorie Lots Catégorie Lots STRUCTURE DE LOTS 6 premiers chiffres 10 000 $ 5 premiers chiffres 500 $ 4 premiers chiffres 50 $ 3 premiers chiffres 25 $ 2 premiers chiffres 5 $ décomposable dans les deux sens 500 000 $ 500 000 $ Le lundi 3 juillet 2006 Encan à 14 h Inspection à compter de 13 h HERITAGE AUCTIONEERS INTERNATIONAL - AÉROPORT DE MONTRÉAL 2070, av.Chartier (Côte-de-Liesse, 55e av.Nord, à droite sur Chartier) Carte d'identité avec photo exigée à l'inscription.Toutes ventes finales.Paiement : Visa, Master- Card, Interac, comptant ou chèque certifié.Commission d'achat de 15 % en plus.Possibilité de réserves.Vente sujette à ajouts, retraits, erreurs ou omissions.Heritage Auctioneers International.AÉROPORT INTERNATIONAL P.E.TRUDEAU DE MONTRÉAL ENCAN PUBLIC CARGAISON SAISIE POUR DÉFAUT DE PAIEMENT CARGAISON AÉRIENNE SAISIE PAR ENTREPÔT DE FRET POUR DÉFAUT DE PAIEMENT - BIJOUX IMPORTÉS SAISIS - PLUS DE 100 ARTICLES VENANT D'AUTRES PARTIES ARTICLES DÉDOUANÉS - TAXES ET DROITS D'IMPORTATION ACQUITTÉS Grande sélection de bijoux en or et à diamants : Diamants Rubis Émeraudes Saphirs Perles Tanzanite Topaze bleue Citrine Bagues Boucles d'oreilles Montres comme neuves : Rolex Cartier Piaget Patek Philippe Ebel Chopard Omega Bracelets Colliers Bague à diamants taille ronde 5,02 carats En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.Complémentaire : Tirage du 2006-06-30 01 29 35 40 41 45 46 Tirage du 2006-06-30 Tirage du 2006-06-30 2006-06-30 12 MARS 97 CANCER Tirage du Jour - Mois - Année - Signe GROS LOT CE SOIR 8 000 000 $ Tirage du 2006-06-30 Tirage du 50 000 $ NUMÉROS LOTS 2006-06-30 (décomposable) Numéro décomposable dans les deux sens Gros lot de 500 000 $ Nouveau ! Numéro complet 500 000 $ 6 derniers chiffres 25 000 $ 5 derniers chiffres 1 000 $ 4 derniers chiffres 100 $ Catégorie Lots 3 derniers chiffres 50 $ 2 derniers chiffres 5 $ le dernier chiffre 2 $ Catégorie Lots 6 premiers chiffres 10 000 $ 5 premiers chiffres 500 $ 4 premiers chiffres 50 $ 3 premiers chiffres 25 $ 2 premiers chiffres 5 $ Catégorie Lots STRUCTURE DE LOTS décomposable dans les deux sens.500 000 $ RÉPONSES DU QUIZ CONNAISSEZ-VOUS VOTRE CANADA?1) À personne.M.Harper a décidé d'abolir la fonction.2) a) Afghanistan.3) 22.4) La commission Laurendeau-Dunton.5) Kim Campbell, du 4 janvier au 24 juin 1993.6) Adolphe-Basile Routhier.7) 1982.Le 17 avril, l'accord était signé à Ottawa en présence du premier ministre Pierre Elliott Trudeau, de la reine Élisabeth II et du procureur général du Canada Jean Chrétien.Le Québec n'a jamais adhéré à cet accord.8) 1918.En 1916, le Manitoba et l'Alberta furent les premières provinces à accorder le droit de vote aux femmes pour les élections provinciales.En 1917, la Loi des élections en temps de guerre et la Loi des électeurs militaires accorde un droit de vote partiel aux femmes de 21 ans et plus.9) William Lyon Mackenzie King.Celui qui occupa le plus longtemps (plus de 20 ans) le poste de premier ministre du Canada était un amoureux de la nature et de l'architecture.Il collectionna des ruines du Canada et de l'étranger, que l'on peut voir aujourd'hui dans le parc de la Gatineau.10) L'accord est entré en vigueur le 1er janvier 1989.Les négociations se sont terminées à l'automne 1987 et l'entente fut signée en 1988.11) Québec, Ontario, Nouveau- Brunswick, Nouvelle-Écosse 12) L'aéroport Pearson doit son nom au premier ministre libéral Lester Bowles Pearson.13) 1886.Le dernier crampon fut enfoncé en 1885 mais le service débuta l'année suivante.14) 2008.Samuel de Champlain n'avait que 38 ans lorsqu'il fonda ce qu'on appelle L'Abitation de Québec, le 3 juillet 1608.15) Le 15 février 1965.L'adoption d'un nouveau drapeau fut précédée par un des plus longs débats à avoir eu lieu à la Chambre des communes.16) Avec le lancement \u2014 par la fusée américaine Thor-Agena \u2014 du satellite Alouette-1 17) a) En 1959, au moment du passage du yacht royal Britannia avec à son bord la reine Élisabeth II 18) La crête de Vimy.19) John A.Mac Donald.20) Frederick Banting et John Macleod.Le jeune assistant de Banting, Charles Best, ne fut pas o Lciellement couronné par le comité de sélection.21) Le mont Logan au Yukon atteint 5959 mètres (selon l'Atlas du Canada).22) 7604 kilomètres (selon l'Atlas du Canada).23) En janvier 2006, la population canadienne atteignait 32 422 919 habitants, selon Statistique Canada.24) Le Nunavut avec 2 093 190 Km2 Le Québec, avec ses 1 542 056 Km2 arrive deuxième.L'Ontario n'occupe que le quatrième rang, après les Territoires du Nord-Ouest 25) Anticosti fait 7941 kilomètres carrés (les îles secondaires mises à part) tandis que l'île du Prince-Édouard en fait 5620 et l'île de Montréal environ 500.26) 13 h 30.L'isolement de l'île et sa position à mi-chemin entre deux méridiens fait en sorte qu'on lui a attribué un décalage de \u2014 3h 30 sur le temps universel.27) L'île de Sable.28) Non, le plus long fleuve est le Mackenzie, qui s'étend sur 4241 Km selon l'Atlas du Canada.Le Saint- Laurent ne fait « que » 3058 Km.29) Québec.30) c) 202 080 Km.Le littoral du Québec est de 15 204 km (réponse a) et celui du Nunavut de 113 904 km (réponse b).31) Neil Young.La formation prend alors le nom de Crosby, Stills, Nash & Young 32) J.E.H.Mac Donald, Frederick H.Varley, A.Y.Jackson, Arthur Lismer, Lawren Harris, Franz Jonhston et Frank Carmichael.Proche ami du groupe et souvent considéré comme un de ses membres, Tom Thompson n'en fit jamais o Lciellement partie.Thompson est mort en 1917 alors que la première exposition du groupe eut lieu en 1920.33) À Montréal, dans le Quartier international.L'oeuvre est située entre l'extrémité ouest du Palais des congrès et l'édifice ultramoderne de la Caisse de dépôt et placement du Québec.34) Stratford.Évidemment, le nom de la ville n'est pas sans rappeler Stratford-upon-Avon, lieu de naissance du célèbre dramaturge anglais.35) Yousuf Karsh.On lui doit entre autres des portraits célèbres de Churchill, Hemingway, Einstein, Kennedy, Picasso et plusieurs autres.36) David Cronenberg.37) Alys Robi.38) Winnie The Pooh.39) Shania Twain.40) Robertson Davies.41) Le Canadien de Montréal, en 1993.42) Steve Nash, des Suns de Phoenix, a remporté ce titre pour les saisons 2004-2005 et en 2005-2006.43) En 1977.44) En 1986, au Mexique.Le Canada n'a compté aucun but dans ses trois matches de la première ronde et a été éliminé dès le premier tour.45) Les Racers d'Indianapolis, de la défunte Association mondiale de hockey, en 1978.46) Ferguson Jenkins.47) À cinq reprises, soit en 1949, 1970, 1974, 1977 et 2002.Durant cette période, ils ont aussi participé neuf autres fois à la grande finale.48) Le Manic de Montréal.49) Cindy Klassen.50) Phil Esposito. ACTUALITÉS Le lancement de Discovery reporté à aujourd'hui HUGO DE GRANDPRÉ Les espoirs de voir décoller la navette spatiale Discovery ont été déçus, hier.À cause du mauvais temps, la NASA a décidé de reporter le lancement de 24 heures.La décision a été prise moins de 10 minutes avant l'heure prévue.Les formations orageuses dans le ciel de Cap Canaveral, en Floride, comportaient trop de risques.« Notre préoccupation principale était la présence de cumulus à environ 20 miles (32 kilomètres) de l'aire de lancement », a expliqué le porte-parole du centre spatial Kennedy, Bruce Buckingham.La météo s'était pourtant améliorée dans la nuit de samedi.Les prévisions faisaient état de 60 % de probabilités de conditions favorables contre 40 % les deux jours précédents.La prochaine tentative aura lieu aujourd'hui à 15 h 26.Les prévisions météorologiques donnent 60% de probabilités de conditions défavorables, mais le temps souvent orageux l'après-midi en Floride peut changer rapidement.« Ce n'est sans doute pas trop décevant pour eux, jugeait l'astronaute canadien Chris Hadfield, qui suivait le lancement à l'Agence spatiale canadienne, à Saint-Hubert.Ils le prennent sans doute comme une répétition.Si le lancement n'est pas possible aujourd'hui, on pourrait encore le faire mardi ou mercredi.Une mission test Le vol de Discovery, qui a cinq hommes et deux femmes à son bord, sera un test crucial des modifications faites au lanceur pour éviter que de la mousse isolante se détache du réservoir externe.La perte de cet isolant est responsable de la catastrophe de Columbia en février 2003, lorsque sept astronautes avaient péri dans l'explosion de l'appareil.Un autre morceau s'était détaché lors de la reprise des vols en juillet 2005, mais sans conséquence fâcheuse cette fois.Depuis, la NASA a suspendu les envolées pour résoudre le problème.Ses ingénieurs avouent ne pas comprendre les causes exactes du problème.Deux responsables techniques de la NASA ont récemment émis l'opinion que des modifications supplémentaires devraient être faites avant que les vols ne reprennent.Le patron de la NASA, Michael Griffin, a plutôt décidé d'aller de l'avant.Le débat a été repris par des médias du monde entier et des craintes quant à la sécurité de la mission ont été formulées.« Il est toujours possible de faire d'autres modifications.Mais où s'arrête-t-on ?» a tranché M.Hadfield, qui a déjà effectué deux voyages dans l'espace.« Le problème ne touche pas la sécurité de l'équipage, a-t-il précisé.Et comme la destination est la station spatiale internationale (SSI), il sera possible d'y rester pendant trois mois s'il y a un problème avec la navette.» Le retour de la navette dans l'espace est essentiel pour achever la SSI d'ici 2010 et poursuivre le programme d'exploration de l'espace.Les États-Unis prévoient retourner sur la Lune dès 2018 et, plus tard, envoyer une mission habitée sur Mars.Outre ces tests, la mission servira aussi à emmener l'astronaute Allemand Thomas Reiter à la SSI, où il restera pendant six mois.Deux sorties dans l'espace d'une durée de six heures et demie chacune sont également prévues.Avec AFP jem'arrange pour que la vitesse soit constante partout.Veuillez éviter de retirer des panneaux de signalisation, sauf si vous êtes un castor qui parle.L'offre est pour une durée limitée et est réservée aux nouveaux abonnés de Sympatico.Services offerts aux abonnés résidentiels, là où la technologie le permet.Prix/offre sujets à changements sans préavis et ne peuvent être combinés avec aucune autre offre.Taxes en sus.D'autres conditions s'appliquent, y compris des exigences techniques minimales.1.Dans le cadre d'un engagement de 2 ans.Le tarif mensuel alors courant (maintenant 20,95$, sujet à changement) s'applique par la suite.Des frais de résiliation anticipée s'appliquent.Des frais uniques d'activation (35$) s'appliquent; crédités aux abonnés Internet de Vidéotron qui passent à Sympatico, le demeurent pour au moins2mois et remplissent le formulaire à cet effet.Aux fins de validation seulement, les abonnés de Vidéotron doivent fournir une copie de leur facture Internet pour le présent mois ou le mois passé; cette copie sera ensuite détruite.Prévoir de 4 à 6 semaines après les 2 premiers mois d'activation pour l'application du crédit.Capacité de téléchargement de 2 Go par mois; frais pour téléchargement en sus.2.La vitesse de téléchargement peut varier selon l'achalandage sur Internet, le serveur et d'autres facteurs.Vitesse constante et pas de ralentissement s'appliquent à l'accès qui est dédié entre l'ordinateur de l'abonné et le commutateur de Bell.3.Fournis avec Radial Point Systems inc.aux abonnés Sympatico.Aucun service n'offre une sécurité absolue.Vidéotron est une marque de commerce de Le Groupe Vidéotron Ltée.Sympatico est une marque de commerce de Bell Canada.¥©2005, COVAN.Utilisée sous licence Magasins Espace Bell bell.ca/stop1 l 1 888 702-6363 Naviguez plus vite, sans ralentir.L'accès dédié du service Internet Sympatico¥ Intermédiaire, vous assure une vitesse constante.2 De plus, vous obtenez des services de sécurité gratuits3 avec mise à jour automatique et support technique complet: Antivirus pour courriels, Contrôle parental, Antipolluriel et Bloqueur de fenêtres publicitaires.995$ par mois les 6 premiers mois1 3407722A BROSSARD Tél.: (450) 619-6777 9500, boul.Taschereau (coin boul.Rivard) GATINEAU Tél.: (819) 561-5007 1 877 755-2555 500, boul.de la Gappe (face aux Prom.de l'Outaouais) KIRKLAND Tél.: (514) 697-9228 16 975, route Transcanadienne (sortie 50 de la Transcanadienne) LASALLE Tél.: (514) 364-6110 7272, boul.Newman (près du Carrefour Angrignon) LAVAL Tél.: (450) 682-2516 500, boul.Le Corbusier (coin boul.de la Concorde) REPENTIGNY Tél.: (450) 470-0815 145, rue de Lafayette (près du boul.Brien) ROCK FOREST Tél.: (819) 562-4242 1 800 267-4240 4275, boul.Bourque (coin rue Grégoire) SAINT-HUBERT Tél.: (450) 676-1911 1351, boul.des Promenades (près des Prom.St-Bruno) SAINT-LÉONARD Tél.: (514) 254-9455 6700, rue Jean-Talon Est (près des Galeries d'Anjou) SAINTE-THÉRÈSE Tél.: (450) 430-0555 125, boul.Desjardins Est (coin boul.Curé-Labelle) HEURES D'OUVERTURE: Lundi au vendredi 9h à 21h Samedi 9h à 17h Dimanche 10h à 17h Desjardins partenaire officiel de Brault & Martineau Livraison gratuite 7 jours sur 7 dans un rayon de 200 km Détails en magasin Prix en vigueur jusqu'au dimanche 2 juillet 2006.Quantités limitées sur certains articles.Valable pour les produits en inventaire seulement.Non valable aux Centres de liquidation (C.D.L.).Réfrigérateur, cuisinière, laveuse, sécheuse et lave-vaisselle.Marques et modèles sélectionnés.Détails en magasin.Termes et conditions de la vente : Achat minimum requis de 299$ avant taxes pour les appareils électroniques et de 499$ avant taxes pour les meubles, matelas, accessoires de décoration et électroménagers.Ne payez que les taxes de vente au moment de l'achat.Sujet à l'approbation du crédit.Le montant de votre achat sera réparti en 36 versements égaux, sans frais ni intérêt, débutant le mois suivant votre achat.Détails en magasin.SUR LES MEUBLES, MATELAS, ÉLECTROMÉNAGERS ET APPAREILS ÉLECTRONIQUES 36VERSEMENTS SANS INTÉRÊT\u2020 JUSQU'EN JUILLET 2009 10 grands magasins braultetmartineau.com Ons'occupe de vous Réfrigérateur de 17,9pi3 Portes arrondies, tablettes ajustables, bacs à fruits et à légumes, bac à viande, insonorisation de luxe.Livraison, ramassage et service gratuits.1733$ /mois ou624$ Cuisinière de 30po Surface de cuisson relevable, minuterie et horloge électroniques, four de super grande capacité.Livraison, ramassage et service gratuits.474$ Laveuse de super capacité 8 programmes, 3 choix de température, 4 niveaux d'eau, distributeurs d'assouplissant et de javellisant, système d'équilibrage automatique.Sécheuse de super capacité 6 programmes, séchage automatique, porte réversible.Livraison, ramassage et service gratuits.La paire 1886$ /mois ou679$ Lave-vaisselle encastrable 8 programmes, 3 niveaux de 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ACTUALITÉS En guerre contre le Times DIMINUTION DE LA TPS Confusion et désorganisation RICHARD HÉTU COLLABORATION SPÉCIALE NEW YORK Connaissez-vous Maureen El-Dowd, Thomas El- Friedman et leur collègue Paul El-Krugman ?Riches et célèbres, ces journalistes américains écrivent des articles d'opinion qui font le jeu d'Al- Qaeda.Connaissez-vous leur patron, Bill Keller ?Il devrait être poursuivi en justice pour trahison.Connaissez-vous leur journal, le New York Times ?Ce qu'il a publié récemment est une honte.Un animateur de radio conservateur (Rush Limbaugh) a prononcé le premier jugement en arabisant les noms des vedettes du Times ; un élu républicain de New York (Peter King) a rendu le deuxième ; et un président des États-Unis (George W.Bush) a prononcé le troisième.Ce n'est là qu'un aperçu du vitriol qui a été déversé cette semaine sur le New York Times.De mémoire d'homme, jamais un journal américain n'avait été attaqué de façon aussi directe et virulente par un président américain et ses alliés.Richard Nixon gardait une liste secrète où il désignait ses ennemis parmi les journalistes.La Maison- Blanche de George W.Bush a agi à découvert, déclenchant une guerre très publique contre le plus influent des journaux américains.Le prétexte : la publication, le 23 juin, d'un article sur un autre programme « secret» de l'administration Bush.Cette fois-ci, le Times a révélé que la CIA avait espionné des transactions financières internationales depuis près de cinq ans au nom de la lutte contre le terrorisme.Le même jour, trois autres journaux importants \u2014 le Wall Street Journal, le Washington Post et le Los Angeles Times ont publié des articles sur le même sujet.Mais la Maison-Blanche et ses alliés n'en ont attaqué qu'un seul : le New York Times.Pourquoi le Times, et pourquoi maintenant ?La question se pose d'autant plus que le quotidien new-yorkais a publié en décembre dernier un article bien plus controversé sur les écoutes non autorisées de la NSA.Quelques semaines plus tard, le Washington Post y est allé de son propre scoop troublant en dévoilant l'existence du réseau de prisons secrètes de la CIA.Si l'administration Bush a choisi d'attendre à la semaine dernière avant de passer à l'attaque, c'est sans doute qu'elle défend aujourd'hui un programme valable, voire essentiel.Après le 11 septembre 2001, même l'ONU est en faveur d'un système de surveillance des transactions financières internationales.D'ailleurs, ni le Times ni les autres journaux n'ont accusé l'administration Bush d'enfreindre la loi avec ce programme, qui permet à la CIA de puiser dans les données du réseau Swift (Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication), une société américaine établie en Belgique.Néanmoins, le Times a jugé qu'il était d'intérêt public de savoir que le gouvernement américain espionnait aussi les transferts d'argent dans le monde au nom de la lutte antiterroriste.Les autres journaux ont fait le même calcul.Mais la Maison-Blanche et ses alliés n'en ont attaqué qu'un seul, le New York Times.Le vice-président Dick Cheney a sonné la charge, accusant nommément le Times de nuire aux États-Unis dans la guerre contre le terrorisme.Le président Bush lui a emboîté le pas en qualifiant de « déshonneur » la décision du Times de publier un article sur le programme de surveillance de la CIA.Et le nouveau porte-parole de la Maison-Blanche, Tony Snow, en a remis : « La décision du New York Times de révéler le programme était irresponsable et a causé du tort à la sécurité des Américains.Le Times a sapé un programme de contre-terrorisme extrêmement efficace et alerté les terroristes sur les méthodes et les sources utilisées pour pister leur argent.» Il n'en fallait pas plus pour que les animateurs, commentateurs et blogueurs conservateurs se déchaînent contre le Times.Plusieurs d'entre eux ont comparé le rédacteur en chef du journal à Alger Hiss, condamné à cinq ans de prison pour espionnage au profit de l'URSS, ou aux époux Rosenberg, exécutés pour le même crime en 1953.La fureur anti-Times n'a pas non plus épargné le Congrès, où plusieurs élus républicains ont réclamé un procès pour trahison contre Bill Keller.Certains sénateurs du parti présidentiel ont même demandé que le Times soit banni de leur enceinte.Plusieurs experts, dont Richard Clarke, ancien tsar de la lutte antiterroriste à la Maison-Blanche, ont accusé les républicains d'exagérer l'impact du reportage du Times.Ils ont fait valoir que les dirigeants d'Al-Qaeda n'ont pas besoin de la presse américaine pour savoir qu'ils sont surveillés.Au lendemain du 11 septembre, le président Bush a lui même annoncé son intention d'espionner les transactions bancaires des terroristes.Il semble donc y avoir une stratégie concertée derrière l'indignation de la Maison-Blanche et de ses alliés.En tout cas, à quelques mois des élections de mi-mandat, l'accusation de trahison contre le Times sert bien les stratèges républicains, qui aimeraient faire oublier l'impopularité du président et de sa guerre en Irak.Le Times représente une cible de choix.Sur la chaîne Fox News, le parlementaire newyorkais Peter King a résumé ainsi la pensée républicaine sur le prestigieux journal, qui semble avoir retrouvé ses dents : « Le New York Times place ses propres priorités arrogantes, élitistes et de gauche avant les intérêts du peuple américain.» MARIO GIRARD Les consommateurs devront être vigilants au cours des prochains jours.Un coup d'oeil sur les factures et coupons-caisse qu'on leur remettra leur apprendra peut-être qu'ils continuent de payer 7% de TPS au lieu de 6%conformément à la réduction en vigueur depuis hier.Plusieurs commerçants montréalais visités par La Presse hier continuaient de prélever 7% de taxe fédérale.Certains n'étaient tout simplement pas au courant du changement pourtant annoncé.« Vraiment ?On doit facturer 6% de taxe fédérale maintenant ?On ne m'a rien dit.» Batool Samiei, propriétaire de la boutique Photo Shop, rue Sainte- Catherine, est littéralement tombée à la renverse lors de notre passage à son commerce.La femme, assise derrière sa caisse, n'était nullement au courant de la réduction de la taxe sur les produits et services offerte par le gouvernement de Stephen Harper.Thérèse Hattem, propriétaire de la boutique de souvenirs du Vieux-Port, était quant à elle penaude de nous dire qu'elle n'avait pas apporté les changements nécessaires.« J'ai complètement oublié de m'occuper de cela, a-t-elle dit.C'est ma faute, je l'avoue.» Celle qui se préparait à vivre l'une de ses plus grosses journées de l'année avec la fête du Canada a promis de consulter le livret d'instruction de sa caisse enregistreuse le plus tôt possible afin de corriger la situation.Ali Serahi, propriétaire de la boutique de valises Ali, au centreville, n'éprouvait de son côté aucun remord à facturer à ses clients 7% de TPS.« Je n'ai pas eu le temps de m'occuper de cela, dit-il en riant.Je le ferai plus tard.» Bons élèves D'autres se sont cependant montrés bons élèves.« J'ai programmé ma caisse hier soir avant de partir, dit Angela Lee, vendeuse à la boutique HL33 de la rue Saint- Laurent.Quand j'ai ouvert ce matin, tout était réglé.» À l'Agence du revenu du Canada (ARC), on était prêt à faire face aux questions des consommateurs et des commerçants hier.Des équipes d'agents étaient disponibles toute la journée au téléphone.« On a finalement reçu très peu d'appels, dit l'un des agents, Robert Provencher.C'était surtout des questions provenant des consommateurs.Selon l'ARC, un commerçant qui perçoit la TPS au taux de 7% sur une fourniture qui aurait dû être assujettie au taux de 6 % doit inclure dans son calcul la somme perçue au taux de 7 %.Certains commerçants empochent Hier, un sujet préoccupait certains consommateurs.Il concernait les cas où la baisse de la TPS profitera à l'entrepreneur plutôt qu'au consommateur, c'est-à-dire les biens et services où la TPS se trouve déjà incluse dans le prix.Pensons notamment aux produits vendus dans les machines distributrices, aux courses de taxi et aux billets de cinéma.Au complexe de cinéma AMC Forum, les tarifs n'avaient pas été modifiés hier.« Je trouve cela frustrant, dit Sean Ferguson.Je viens d'acheter trois billets à 10 $ chacun.Pour moi, ça ne représenterait que 30 cents en moins, mais pour les propriétaires, ça devient énorme au bout du compte.» Dans les SAQ, on avoue que le temps a manqué pour opérer le changement.« On n'a pas eu le temps de changer les prix sur les tablettes, dit une caissière d'une succursale de la rue Sainte- Catherine.Mais une fois à la caisse, le client paie le prix doté du nouveau taux.» La TPS a été introduite en 1991 par le gouvernement conservateur de Brian Mulroney, en remplacement de la taxe sur les produits manufacturiers.Au moment de son entrée en vigueur, un véritable tollé avait été déclenché par les Canadiens qui, en grande majorité, s'y étaient opposés.3414585A La cachette de nuit STÉPHANE LAPORTE CHRONIQUE COLLABORATION SPÉCIALE Il fait noir.Je suis dans un sous-bois, derrière un arbre.Les yeux fermés, j'attends.J'attends qu'on ne me trouve pas.On joue à la cachette autour du chalet de mon oncle Yvon, au lac des Français.Mon cousin Martin, ma cousine Violaine, mon frère Bertrand, ma soeur Dominique et ma mère sont cachés aussi.C'est mon oncle Yvon qui cherche.Avec sa grosse lampe de poche, il balaie le terrain de lumière.« Dominique, je t'ai trouvée ! » Ma soeur est toujours la première à être découverte.Elle était derrière le chalet, en petit bonhomme.Assez facile à repérer.Je pense qu'elle veut qu'on la trouve au plus vite, elle a peur dans le noir.Et puis les jeux, ce n'est pas son fort.Surtout tard le soir.Elle préfère dormir.D'ailleurs, c'est ce qu'elle est partie faire, toute contente.« Léonie, je t'ai trouvée ! » Léonie, c'est ma mère.Mon oncle l'appelle Léonie parce que c'est son nom, mais à mes oreilles ça sonne toujours drôle.Maman était cachée à côté de ma soeur, par mesure de précaution.Souvent, ma soeur s'endort dans sa cachette et on est des heures à la chercher.« Violaine, je t'ai trouvée ! » Ma cousine était cachée sous la galerie.Mais elle a crié quand elle a vu une araignée.Mon oncle n'a eu qu'à suivre le son.« Bertrand?Stéphane?Martin ?» Tout va se jouer entre les trois gars.Qui sera le dernier caché ?Ça dépend de mon oncle.Violaine et ma mère l'accompagnent dans ses recherches.Les filles ont hâte que la partie se termine.Elles veulent jouer à Clue, après.« Papa, Bertrand est ici ! » Violaine vient de trouver mon frère.Il était caché dans l'auto de mon père.Mon frère adore les autos.Autant qu'il haït perdre.Il se joint à la gang pour mettre la main sur les deux fugitifs encore cachés.Je commence à avoir froid derrière mon arbre.Je suis à l'orée du sous-bois.Assez loin pour qu'on ne me voie pas, assez proche pour entendre tout ce qui se passe.Parfois, j'entends aussi des craquements et je n'aime pas ça.Paraît qu'il y a des renards.Mon oncle Yvon a même dit qu'une fois, il a cru voir un ours.Est-ce vrai ou a-t-il dit ça pour me faire peur ?En tout cas, ça fonctionne, j'ai peur.Vite, trouvez Martin, que je sorte de là ! « Martin, je t'ai trouvé ! » Enfin ! Martin était caché derrière le pédalo au bord du lac.D'habitude, on se cache ensemble.Dans la même cachette.On est comme les deux doigts de la main.C'est pourquoi mon oncle examine le pédalo et le quai de fond en comble.Je devrais être là.Mais je n'y suis pas.Je suis très loin de là.Je suis rusé.comme un renard.Oups ! Je pense que je vais me dévoiler ! Après tout, je suis le vainqueur.Je cours rejoindre la famille.« C'est beau, Stéphane, tu peux sortir ! T'as gagné ! » Tout le monde se précipite dans la maison.Ils ont froid.Seul mon oncle reste dehors pour me féliciter.Mais je n'arrive pas.Je cours, je cours, et je n'arrive pas.Je ne dois pas courir dans la bonne direction.Je change de bord.Je cours, je cours.Je suis toujours dans le sous-bois.De plus en plus dans le sous-bois.Et la voix de mon oncle qui crie mon nom est de moins en moins forte.« Stéphane ! Stéphane ! » Tout le monde est ressorti du chalet.Même mon père, qui ne trouve pas ça drôle : « Vous, avec vos jeux le soir ! » Tout le monde me cherche.Et moi aussi, je me cherche.Je ne pensais pas que le sous-bois était si grand que ça.Je crie de toutes mes forces : « Je suis là ! Je suis là ! » Ils ne m'entendent pas.Je dois être creux en maudit.À moins qu'ils cherchent autour de l'eau.C'est ça, ils doivent avoir peur que je sois tombé dans le lac.« Je suis dans le bois ! Je suis dans le bois ! » J'arrête de courir.Je m'assois contre un arbre et je pense à mon affaire.Il ne me reste plus qu'à attendre le soleil.C'est mon seul espoir.Je vais dormir ici.Comme un héros.J'entends des bruits.Renard ?Ours ?Non, Bertrand ! Je vois la lumière de sa lampe de poche ! « Bertrand ! Bertrand ! » Mon frère est toujours là quand j'ai besoin de lui.Pendant que les autres fouillaient autour du quai, il a décidé de piquer vers le sousbois.L'instinct fraternel.Je lui prends la main et nous sortons de ma cachette ensemble.Ma mère me serre dans ses bras : « Ne va plus jamais te cacher là ! » Elle me chicane, mais je sens à quel point elle est contente de me retrouver.D'ailleurs, tout le monde semble si heureux de me revoir, c'est vraiment agréable.Même ma cousine me serre dans ses bras.Cool ! Mon père aussi, mais après il dit : « C'est fini, ces jeux-là.» Il avait raison.On n'a plus joué à la cachette de nuit pendant deux bonnes semaines.Puis on a recommencé.Je ne me suis plus jamais caché dans le sous-bois.Mais tous les autres, sauf ma soeur, l'ont fait.Ils voulaient trop gagner.Et on a failli tous les perdre.Quel bel été à se retrouver ! COURRIEL Pour joindre notre collaborateur : stephane@stephanelaporte.com Coupe du monde: les Français et les Portugais en liesse RAYMOND GERVAIS Les Français et les Portugais de Montréal étaient en liesse hier à la suite de la victoire de leur équipe de foot respective aux quarts de finale de la Coupe du monde de soccer.Le Portugal a d'abord vaincu l'Angleterre 3-1 dans un tir de barrage.Puis la France a ravi les honneurs en l'emportant 1 à 0 sur le Brésil, champion en titre et favori du tournoi.Pourtant, nombreux étaient ceux qui croyaient que la France ne faisait pas le poids et se ferait éliminer au premier tour.Hier après-midi, rue Saint-Denis près de la rue Rachel, les supporteurs de la France ne se possédaient plus lorsque le coup de sifflet a annoncé la fin du match.Les bars où les fans s'étaient massés pour regarder la partie se sont vidés et les partisans se sont tous retrouvés dans la rue pour fêter, chanter et crier leur joie.Des supporteurs portant fièrement le drapeau de leur pays et des vêtements aux couleurs de leur équipe ont défilé dans la rue.Une portion de la rue Saint-Denis a été fermée momentanément à la circulation automobile afin de permettre aux supporteurs de célébrer en toute sécurité, puis la police a rouvert la rue graduellement.Gustave Périn, fan de l'équipe française, est persuadé que son équipe va l'emporter.« On a battu la meilleure équipe, maintenant la voie est ouverte pour la Coupe du monde.On va répéter l'exploit de 1998, où tout le monde disait que la France se ferait battre.» En matinée, ce sont les Portugais qui ont envahi les rues de leur quartier à la suite de la victoire du Portugal sur l'Angleterre.Pour eux aussi, tous les espoirs sont maintenant permis.« Ricardo (celui qui a compté le but gagnant pour le Portugal) est très fort en fusillade, c'est un jeune joueur qui promet beaucoup.C'est la seconde fois que le Portugal gagne en fusillade.On va battre la France en demi-finale, j'en suis persuadé », a déclaré Oracio Balthazar.La France et le Portugal s'affronteront mercredi après-midi.PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE L'humoriste français Dieudonné célébrait la victoire avec les siens hier, rue Saint-Denis.Conclusion du long litige sur le bois d'oeuvre LITIGE suite de la page A1 Les autorités et entreprises concurrentes américaines garderont un milliard.L'entente, qui fait plus de 50 pages, éliminera les droits de douane imposés pour la première fois en mai 2002 aux importations canadiennes de bois d'oeuvre.En remplacement, le gouvernement canadien imposera une taxe à la frontière lorsque le prix du bois diminuera.Les provinces pourront aussi choisir une combinaison de quotas d'exportation avec une faible taxe à la frontière.Le premier ministre Stephen Harper, qui doit rencontrer le président George W.Bush jeudi à Washington, a déclaré que le parachèvement de l'entente était « un grand jour pour le Canada ».Maintenant que le texte a été mis au point, le gouvernement pourra le traduire en projet de loi qui sera déposé aux Communes à la reprise des travaux en septembre, a précisé M.Harper.M.Harper a également souligné les efforts de l'ambassadeur du Canada à Washington, Michael Wilson, et de son équipe pour en arriver à une entente finale.« Je remercie également les provinces et l'industrie, qui nous ont appuyés dans notre quête d'une solution acceptable pour le Canada et les Canadiens », a-t-il ajouté.Pour sa part, M.Emerson, joint à Genève, a affirmé que l'entente « est à l'avantage de l'industrie canadienne du bois d'oeuvre et devrait lui assurer une ère stable et prévisible ».« L'engagement de notre gouvernement à protéger les intérêts de l'industrie canadienne du bois d'oeuvre se reflète dans tous les aspects de l'entente finale, a ajouté M.Emerson dans un communiqué.L'entente prévoit la révocation totale des droits de douane américains, met fin à des années de litiges coûteux, protège les politiques forestières du Canada et prévoit le remboursement de plus de 4 milliards US aux exportateurs canadiens.» « Cette entente sera aussi bonne pour les relations entre le Canada et les États-Unis », a conclu M.Emerson.GMlance un appel au secours EN BREF à Renault-Nissan Un mort dans une tempête Une femme de 55 ans a été tuée hier par la chute d'un arbre sur sa roulotte en raison de vents forts, dans un terrain de camping de Saint- Chrysostome, en Montérégie.Selon la Surêté du Québec, la femme était demeurée coincée et avait subi des blessures très graves.Le phénomène météorologique rare et soudain, qui s'apparentait à une tornade, aurait provoqué beaucoup de dommages.Des arbres matures ont été déracinés et des roulottes abîmées.Presse Canadienne Un accident fait un mort et 11 blessés Un accident entre deux véhicules et deux motos a fait au moins un mort et 11 blessés hier soir à Sainte-Mélanie, au nord de Joliette, dans Lanaudière.Trois des blessés sont dans un état grave.Selon le porteparole de la police de Joliette, l'agent Benoît Richard, un véhicule qui roulait en sens inverse de la circulation a heurté deux motocyclettes.Une des motos a été projetée sur une fourgonnette qui suivait.L'un des motocyclistes est mort ; les deux personnes qui chevauchaient l'autre moto ont été blessées grièvement, tout comme le conducteur qui serait à l'origine de l'accident.Les huit personnes à bord de la fourgonnette ont également été blessées.Presse Canadienne L'assurance médicaments en hausse Depuis hier, la participation financière d'une partie des Québécois couverts par le régime public d'assurance médicaments est modifiée.Les changements auront une incidence sur la prime et la contribution en pharmacie des Québécois qui n'ont pas accès à un régime privé, et des personnes de 65 ans et plus qui ne reçoivent aucun supplément de revenu garanti.La prime annuelle maximale passera de 521$ à 538$, ce qui représente une augmentation de 3,2%.Presse Canadienne GM suite de la page A1 Renault précise qu'il faut le « plein soutien» du conseil d'administration et de la direction du constructeur de Detroit, en plus de l'accord de ceux de Renault et Nissan, pour entamer l'examen du projet.Une telle alliance ne pourrait exister que « dans le plein esprit de l'alliance, basé sur la confiance, la transparence, la performance et le respect complet des identités d'entreprise et de marque », ajoute le constructeur.Selon Tracinda (troisième actionnaire de GM avec 9,9 % du capital), qui a écrit en ce sens au PDG de GM, Rick Wagoner, le couple franco-japonais serait intéressé par une « participation minoritaire significative » dans GM.Kirk Kerkorian, tenté par « l'effet Ghosn » et le succès de l'expérience Nissan, exhorte donc GM à « explorer immédiatement et totalement » cette occasion.Si GM a dit n'avoir pour l'instant reçu aucune offre d'alliance de Renault-Nissan, la missive de Kerkorian a fait grimper les cours de GM de 8,9 %, qui ont clôturé à près de 30 $ à la Bourse de New York vendredi soir.Et le conseil d'administration de GM s'est réuni en urgence vendredi sans que rien ne filtre.L'agence nipponne Kyodo a annoncé hier que Renault-Nissan envisagerait une participation à hauteur de 20 %, 10 % pour Renault et autant pour Nissan.Renault détient 44,4 % de Nissan, qui possède quant à lui 15 % de Renault.Il y a sept ans, en 1999, le constructeur japonais était au bord de la faillite lorsque Renault lui a envoyé Carlos Ghosn, qui a pris la tête de la société et l'a fait revivre, à coups de dégraissages.General Motors est très fragilisé par la concurrence des constructeurs japonais, de plus en plus présents sur le marché américain.Aux prises avec des bénéfices en baisse et des coûts salariaux en hausse, il a lancé un important plan de redressement, annonçant l'année dernière son intention de fermer 12 usines d'ici 2008.En début de semaine, le groupe de Rick Wagoner a obtenu la retraite anticipée de 35 000 salariés.Selon les observateurs, ce mariage à trois pourrait être le plus important dans le secteur automobile depuis l'acquisition de Chrysler par Daimler-Benz en 1998.D'autres n'y croient pas vraiment et estiment que les objectifs de Nissan et GM ne sont pas compatibles.Si elle se matérialise, l'alliance donnera naissance à un géant, avec une production dépassant les 15 millions de véhicules par an et près d'un quart des parts du marché mondial du secteur. MONDE PHOTO YURI CORTEZ, AFP L'animateur d'une émission de télé de Mexico s'exerce devant les photos des candidats à la présidence du Mexique.Duel droite/gauche à la tête du Mexique Andres Manuel Lopez Obrador, ancien maire de Mexico et porte-drapeau de la gauche, part légèrement favori face à Felipe Calderon, candidat de la droite.Un scrutin décisif dans un pays qui fait partie du club fermé des pays industrialisés, mais où 50%de la population vit dans la pauvreté.FRÉDÉRIC FAUX COLLABORATION SPÉCIALE MEXICO \u2014 Le 2 juillet 2000, le Mexique élisait à sa tête un ancien cadre de Coca- Cola et infligeait une correction historique au vieux Parti révolutionnaire institutionnel (PRI) qui l'avait dirigé pendant 71 ans.Vicente Fox, du Parti d'action nationale (PAN), était élu président, et les Mexicains dansaient dans les rues pour fêter « la libération ».Six ans plus tard, le Mexique pourrait encore faire l'événement en élisant aujourd'hui, pour la première fois de son histoire, un président de gauche.Obrador, le favori Andres Manuel Lopez Obrador, candidat du Parti révolutionnaire démocratique (PRD) et favori des sondages, n'est pas un inconnu.Ce veuf de 53 ans, au visage juvénile et à la voix nasillarde, a en effet gagné sa popularité comme maire de Mexico en menant de grands travaux et en distribuant des allocations aux plus démunis.Porteur d'un nouveau projet de nation, qui veut s'occuper des « pauvres d'abord », AMLO propose d'étendre cette politique à la nation entière en augmentant les impôts des plus riches, en luttant contre la corruption, et en encourageant l'austérité de l'État.« Je veux que nous vivions tous dans une société meilleure et qu'il n'y ait plus de privilèges », a-t-il asséné lors de son dernier meeting.Le challenger Calderon Pour son challenger du PAN, Felipe Calderon, qui a peu a peu rattrapé son retard dans les sondages, ce programme « populiste » ne pourra que ruiner les finances et affaiblir l'économie.Partisan d'ouvrir encore plus le Mexique au marché, cet ancien ministre de 43 ans n'a pas hésité à comparer son adversaire à Hugo Chavez, le très controversé président vénézuélien, le qualifiant successivement d'autoritaire, d'extrémiste, et de « danger pour la nation ».Aux yeux de Lorenzo Meyer, historien de la gauche, cette polarisation alimentée à coup de spots télévisés est cependant artificielle.« L'enjeu n'est pas aussi dramatique, assure-t-il.Le Mexique est la deuxième puissance économique d'Amérique latine, 90% du commerce extérieur du pays est dirigé vers les États- Unis, et ce n'est pas demain que nous allons sortir du libéralisme.Les Mexicains ont cependant un choix réel à faire entre le PAN, pro-marché, et le PRD, qui veut donner un plus grand rôle à l'État.» Cette élection à un tour sera aussi arbitrée par le candidat du PRI, Roberto Madrazo, qui espère profiter à la fois de la peur qu'AMLO inspire dans certaines couches de la société et des déceptions provoquées par Vicente Fox.Le président mexicain, qui avait juré de « résoudre le conflit du Chiapas en quinze minutes », de livrer « la mère de toutes les batailles » aux trafiquants de drogue, et de remettre le Mexique sur le chemin de la prospérité, a en effet triplement échoué.C'est notamment sur le plan économique, où ses réformes ont presque toujours été bloquées par le Parlement, que les désillusions ont été les plus profondes.« Vicente Fox avait promis une croissance de 7 % par an, un niveau suffisant pour réduire le chômage et les inégalités sociales, rappelle le politologue Reynaldo Ortega.Rapportée à l'augmentation de la population, cette croissance n'a finalement été que de 1% et le salaire minimum a perdu 60% de son pouvoir d'achat en dix ans.le grand échec de Fox, il est là », conclut-il.Le Mexique est en effet resté le pays des grands écarts.À Polanco, quartier chic de la capitale, les grandes marques du luxe ont pignon sur rue.Mais à quelques mètres du Zocalo, l'immense place qui marque le centre de la ville, les mères de famille et les étudiants sans emploi vendent des CD pirates ou des vêtements à même le trottoir.La pauvreté s'est installée dans les campagnes, surtout dans le sud du pays, où la chute des prix du haricot et du maïs a transformé des régions entières en friches désertées.Elle règne aussi dans les maquiladoras, ces usines d'assemblage qui pullulent à la frontière des États- Unis pour profiter des bas coûts de la main-d'oeuvre, payée 10 dollars par jour.Cet échec de Vicente Fox sera aussi le principal défi du nouveau président.Car les Mexicains, soucieux de donner un avenir meilleur à leurs enfants, n'attendent plus les élections pour exprimer leur ressentiment.Chaque année, 400 000 d'entre eux votent avec leurs pieds.en s'installant clandestinement aux États- Unis.3414577A Soldat canadien gravement blessé par une roquette en Afghanistan JOHN COTTER PRESSE CANADIENNE KANDAHAR, Afghanistan \u2014 Deux soldats canadiens ont été blessés, dont l'un grièvement, par l'explosion d'une roquette tirée par des talibans sur la base de la coalition à Kandahar, vendredi.En tout, 10 personnes ont été blessées.Depuis février, plus de 20 roquettes ont visé la base, mais c'est la première fois qu'un de ces engins cause des blessures.Le bombardier-chef Bounyarat Tanaphon Makthepharak, du 30e Régiment d'artillerie de campagne d'Ottawa, se trouve dans un état critique et devait être transporté par avion dans un hôpital en Allemagne.L'autre soldat n'a pas été identifié.La roquette a explosé vers 20 h 30 (heure locale) dans le campement, au moment où les soldats se préparaient pour les festivités de la fête du Canada.Les soldats et les employés civils ont reçu une pluie de shrapnels qui ont percé les tentes et renversé le mobilier.Les équipes de secours ont transporté les blessés sur des civières jusqu'aux ambulances au son des sirènes tandis que de la fumée s'élevait dans l'obscurité.Des soldats ont assisté les blessés tandis que les civils tentaient de se réconforter et pleuraient.D'autres décampaient des tentes qui servent aux troupes canadiennes et américaines ainsi qu'aux civils et aux employés de la base.Une autre roquette a aussi atteint la base mais n'a causé aucun dommage.Les militaires ont invoqué des motifs de sécurité pour restreindre la divulgation de renseignements sur la nature de l'explosion.Les talibans emploient généralement des roquettes de 107 mm datant de l'occupation soviétique.Leur puissance explosive est élevée, mais elles sont plutôt imprécises.Les forces de la coalition patrouillent un périmètre tout autour de la base, mais la portée des roquettes permet aux insurgés d'être à distance, a expliqué un autre porteparole de l'armée, le major Quentin Innis.Il a toutefois ajouté que la base révisera ses mesures de sécurité en raison de cette attaque.L'engin a explosé au moment où on s'apprêtait à célébrer la fête du Canada. LE TOUR DU MONDE CORÉE DU NORD Pékin veut des négos à six La Chine a proposé une réunion non officielle à ses partenaires impliqués dans les négociations multilatérales sur le programme nucléaire nordcoréen afin de relancer les discussions actuellement au point mort, a indiqué hier l'agence de presse japonaise Kyodo.La proposition a été présentée par le vice-ministre chinois des Affaires étrangères, Wu Dawei, qui préside les pourparlers multipartites, à des diplomates des cinq autres pays impliqués (les deux Corées, les États- Unis, la Russie et le Japon), a précisé Kyodo, citant des sources proches des négociations.M.Wu a suggéré la ville de Shenyang (nord-est de la Chine) comme lieu de réunion.Cette initiative survient alors que la communauté internationale s'inquiète d'apparents préparatifs d'un test de missile balistique nord-coréen Taepodong- 2.d'après AFP BELGIQUE Funérailles dans l'intimité Les funérailles de Nathalie Mahy, une des deux fillettes dont les corps ont été retrouvés à Liège 18 jours après leur disparition, étranglées, se sont déroulées hier à Liège dans la plus stricte intimité.À la demande de la famille, la police avait maintenu à distance plusieurs centaines de personnes qui souhaitaient assister à la cérémonie.Celles-ci, en signe de deuil, se tenaient en silence à proximité, dans les rues adjacentes à l'église et au cimetière où la dépouille de la fillette de dix ans, placée dans un cercueil blanc, a été enterrée.Les obsèques de sa demi-soeur, Stacy Lemmens, sept ans, seront célébrées demain.Leurs corps ont été retrouvés mercredi dans des herbes hautes le long d'une voie ferrée à environ 500 mètres du café où elles avaient été vues pour la dernière fois, le 10 juin, lors d'une braderie organisée dans le quartier populaire de Saint-Léonard.d'après AP PAYS-BAS Gouvernement minoritaire ?La reine Beatrix des Pays-Bas a chargé hier l'ancien premier ministre, Ruud Lubbers, de mener des négociations en vue de former un gouvernement minoritaire temporaire à la suite de la démission en début de semaine du gouvernement de centre-droit.M.Lubbers tentera de former un gouvernement minoritaire autour de son parti (Démocratie chrétienne - CDA) avec le parti de la droite libérale (VDD) dirigé par le premier ministre sortant, Jan Peter Balkenende.Il a tenu ces propos à l'agence ANP après ses entretiens avec la reine.M.Lubbers s'attend à des élections générales en novembre.d'après AFP ÉTATS-UNIS Achat d'hélicos européens Eurocopter, filiale du groupe européen de défense et d'aéronautique EADS, a annoncé hier avoir remporté un contrat de 3 milliards de dollars avec l'armée américaine en vue de la fourniture de 352 hélicoptères utilitaires légers.« L'armée de terre des États-Unis a choisi l'hélicoptère UH-145 d'Eurocopter comme hélicoptère léger, ceci est notre première percée sur le marché militaire américain », a déclaré Fabrice Brégier, le président d'Eurocopter, dans un communiqué.« Le contrat porte sur la fourniture de 352 appareils : 332 dans un premier temps avec une option d'extension à 352 », a précisé à l'AFP un porte-parole d'Eurocopter dont le siège est à Marignane (nordouest de Marseille).« Le contrat UH-145 représente la commande la plus importante jamais enregistrée par Eurocopter pour un même type d'appareil », selon le PDG du groupe.d'après AFP IRLANDE DU NORD Un non des protestants Le principal parti protestant d'Irlande du Nord ne s'estime pas tenu de respecter « l'échéance arbitraire » du 24 novembre imposée par Londres et Dublin pour partager le pouvoir avec les catholiques, a indiqué hier Peter Robinson, numéro 2 des Démocrates unionistes (DUP).Cette réaction du DUP intervient 48 heures après l'intervention à Belfast des premiers ministres britannique et irlandais, qui ont appelé les élus protestants et catholiques à s'entendre pour former un gouvernement autonome en Irlande du Nord d'ici le 24 novembre.Tony Blair et Bertie Ahern ont exhorté les partis nord-irlandais des deux communautés à saisir ce qu'ils considèrent comme la « dernière chance de cette génération de faire fonctionner le processus de paix ».d'après AFP L'aviation d'Israël frappe le bureau d'Haniyeh à Gaza ADEL ZAANOUN AGENCE FRANCE-PRESSE GAZA \u2014 Israël a frappé hier le bureau du premier ministre palestinien du Hamas, Ismaïl Haniyeh, à Gaza, marquant une nouvelle escalade dans son offensive pour libérer un soldat enlevé une semaine plus tôt.Selon des témoins et une source de sécurité, un appareil israélien a tiré au moins un missile contre le bureau d'Ismaïl Haniyeh, qui n'était pas présent.Un incendie s'est déclaré mais a été rapidement circonscrit.Arrivé peu après sur les lieux, Ismaïl Haniyeh a qualifié le raid d'« atteinte contre un symbole palestinien ».« Nous demandons à la communauté internationale et à la Ligue arabe de prendre leurs responsabilités envers notre peuple et d'intervenir pour stopper cette agression », a-t-il dit, qualifiant l'offensive israélienne de « politique insensée ».Une porte-parole de l'armée israélienne a confirmé le raid.« Il y a eu une attaque aérienne sur le bureau d'Ismaïl Haniyeh (.) l'armée israélienne tient l'Autorité palestinienne et le Hamas responsables pour (.) (l'enlèvement) du soldat et pour son sort », a-t-elle déclaré à l'AFP.« L'armée israélienne continuera à utiliser tous les moyens à sa disposition contre les infrastructures terroristes palestiniennes dans la bande de Gaza pour permettre le retour inconditionnel » du soldat, a-t-elle ajouté.Dans un deuxième raid aérien, sur le camp de réfugiés de Jabaliya, dans le nord de Gaza, un militant de la branche armée du Hamas a été tué et un autre blessé, selon une source médicale.Ce raid visait un bâtiment abritant une force spéciale du gouvernement récemment créée, ainsi que le bureau d'un député du Hamas.La porte-parole de l'armée a fait état de deux raids sur Jabaliya, disant que se trouvaient dans le camp, au moment de l'attaque, des « terroristes (.) planifiant des attaques (.) contre Israël ».Une source de sécurité palestinienne a fait par ailleurs état d'un raid contre une école du Hamas dans le nord de Gaza, information démentie par l'armée israélienne.Israël avait menacé à plusieurs reprises ces derniers jours de s'en prendre à des responsables du Hamas, et notamment à M.Haniyeh, tenus responsables dans l'enlèvement du caporal israélien Gilad Shalit le 25 juin par des activistes palestiniens.L'armée israélienne avait mené un raid dans la nuit de jeudi à vendredi contre le ministère de l'Intérieur palestinien à Gaza, sans faire de victimes mais causant d'importants dommages.Un haut responsable à la présidence palestinienne avait déclaré hier à l'AFP que la « vie» de Ismaïl Haniyeh était « en danger » si le soldat israélien n'était pas libéré.« Nous considérons que les menaces contre Ismaïl Haniyeh sont sérieuses » avait pour sa part déclaré le député du Fatah, Mohammed Dahlane.Le premier ministre Ehud Olmert avait récemment déclaré qu'Israël « atteindra» tous ceux impliqués dans l'enlèvement et la détention du soldat.Dans la nuit de mercredi à jeudi, l'armée israélienne a arrêté 64 ministres, députés, maires et autres responsables du Hamas en Cisjordanie.Trois groupes armés palestiniens ont revendiqué l'enlèvement du soldat, les Brigades Ezzedine al-Qassam, branche armée du Hamas, les Comités de la résistance populaire et l'Armée de l'islam, un groupe jusque-là inconnu.Le président palestinien Mahmoud Abbas a assuré hier que les efforts se poursuivaient pour obtenir, par la négociation, la libération du soldat.Entre-temps, des militants palestiniens rehaussent leurs revendications en échange de la libération du soldat israélien, Gilad Shalit, qu'ils détiennent.PHOTO ALAIN SPRIMONT, AFP Nathalie Mahy, fillette assasinée à Liège, a eu droit à des funérailles dans l'intimité hier en présence de ses parents, dont son père, Didier.PHOTO MAHMUD HAMS, AFP Un militant du Hamas surveille les environs du bureau, à Gaza, du premier ministre palestinien, Ismail Haniyeh, objet d'un raid aérien d'Israël, tôt ce matin.Israël a confirmé le raid.66 morts dans un attentat antichiite et rapt d'une députée sunnite à Bagdad D'APRÈS AFP ET AP BAGDAD \u2014 Au moins 66 personnes sont mortes et une centaine ont été blessées hier lors d'un attentat dans un quartier chiite de Bagdad, l'un des plus sanglants depuis le début de l'année.Une députée sunnite a été enlevée avec sept de ses gardes.Parrallèlement, Oussama ben Laden a adressé un message de soutien aux combattants islamistes en Irak et Somalie et fustigé les chiites irakiens accusés de collaboration dans un enregistrement vidéo de 19 minutes rendu public hier, son deuxième en autant de jours et son cinquième depuis le début de l'année.Évoquant l'insurrection en Irak, il lance que le pays compte sur elle et reconnaît Abou Hamza al-Muhajer comme le successeur d'Abou Moussab al-Zarqaoui à la tête d'Al-Qaeda en Irak, branche très active de son réseau terroriste.« Je prie Dieu de faire de lui le meilleur successeur du meilleur prédécesseur », ditil.Aux insurgés, il déclare : « Votre nation musulmane vous attend et prie pour votre victoire.Vous êtes leur espoir après Dieu.Vous êtes les soldats de confiance de Dieu qui libéreront la oumma (nation islamique, ndlr) de la servitude aux croisés dans nos pays ».« Restez inébranlables et ne quittez pas Bagdad, sinon toutes les capitales de la région tomberont aux mains des croisés » (terme désignant Occidentaux).Faisant par ailleurs référence à la majorité chiite irakienne, qu'il désigne par l'expression des « fils du Sud » car c'est dans cette région qu'ils sont le plus nombreux, il les menace de représailles.« Nous disons que nombre de fils du sud ne peuvent pas, aux côtés de l'Amérique et de ses alliés, envahir Falloujah, Ramadi, Baqouba, Mossoul, Samarra, Qaem et autres villes et villages, et espérer que leurs régions échapperont à toute réaction ou atteinte », prévient-il, qualifiant de « traîtres et « renégats » les dirigeants chiites.Dans la vidéo de vendredi pourtant, Oussama Ben Laden niait toute implication de son réseau dans les violences inter- religieuses en Irak.Par le passé, il avait même exhorté Al-Zarqaoui à ne pas viser les chiites.Les violences confessionnelles d'hier ont coïncidé avec l'arrivée du premier ministre, Nouri al-Maliki, en Arabie saoudite, première étape d'une tournée qui le conduira aux Émirats arabes unis et au Koweït pour tenter d'obtenir un soutien à son plan visant à insérer dans le processus politique les sunnites récalcitrants.En début de soirée, « les Partisans de la communauté sunnite », un groupe jusque-là inconnu, a revendiqué l'attentat, dans un communiqué diffusé sur un site habituellement utilisé par des groupes insurgés sunnites, mais aussi par des groupes liés à Al-Qaeda.« Il y a eu au moins 66 martyrs et 98 blessés », a affirmé le vice-ministre de la Santé, Sabah al-Husseini, à propos de l'attentat commis à une heure de grande affluence et qui a provoqué d'énormes destructions autour d'un marché de Sadr City, le grand quartier chiite de Bagdad.Selon lui, l'auteur de l'attaque est un kamikaze à bord d'une camionnette remplie d'explosifs dissimulés sous des cageots de fruits.Une vingtaine de voitures ont été détruites et une cinquantaine d'échoppes éventrées ainsi que des appartements.Les débris de verre se mêlaient aux flaques de sang tandis que des miliciens de l'Armée du Mehdi du chef radical chiite Moqtada Sadr s'étaient déployés en force.L'un d'eux, affirmant s'appeler Fouad, a reproché à l'armée irakienne et aux militaires américains de ne rien faire pour empêcher ces d'attentats.Des enfants ont jeté des pierres sur un convoi militaire américain qui a rebroussé chemin.Nouvelle intervention présumée de ben Laden soutenant les combattants islamistes, en Irak et ailleurs.MONDE Les nouvelles internationales en continu sur cyberpresse.ca/monde FORUM André Desmarais > Président du conseil d'administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef .ÉDITORIAUX L'effet boomerang mboisver@lapresse.ca MICHÈLE BOISVERT Combien de fois vous êtesvous retrouvé dans un magasin, cherchant désespérément un commis pour vous aider à trouver ce que vous cherchez ?Ayant enfin mis la main sur un préposé, il se peut fort bien que ce dernier vous réponde avec un certain détachement, comme si vous servir était le dernier de ses soucis.Que dire également des interminables minutes d'attente qu'il faut souvent consentir à passer au téléphone, si par malheur on a besoin de joindre le service à la clientèle d'une quelconque entreprise.Il faut savoir rester zen pour ne pas céder à la colère chaque fois que le message enregistré nous répète que notre appel est important.Ces expériences désagréables sont le résultat d'une erreur trop souvent commise par les entreprises.Afin de réduire leurs coûts pour demeurer concurrentielles, elles sabrent sans retenue dans les budgets alloués au service à la clientèle.À court terme, cette décision d'affaires peut sembler rentable.À plus long terme, cette stratégie a de fortes chances de se retourner contre l'entreprise et de causer des dommages considérables à sa réputation, ce qui se reflétera sur les parts de marché, le chiffre d'affaires et les marges bénéficiaires.C'est ce qu'on pourrait appeler l'effet boomerang.L'hebdomadaire américain Business Week a récemment consacré un article à ce sujet.Home Depot, le géant américain de la vente de matériel de rénovation, était parmi les entreprises analysées.L'exemple est éloquent.Dans le but de rationaliser les opérations de ces magasins aux États-Unis, Robert Nardelli, le chef de la direction de Home Depot, a notamment choisi de cibler le service à la clientèle.Plusieurs employés à temps plein ont ainsi été remplacés par du personnel à temps partiel.Selon Business Week, ces derniers représentent dorénavant 40 % des effectifs de Home Depot.Les primes accordées aux employés qui se distinguent pour la qualité du service qu'ils offrent aux clients ont également fondu.Les résultats n'ont pas tardé à se faire sentir.Au premier trimestre 2006, les ventes dans les magasins ouverts depuis au moins un an n'avaient augmenté que de 1 % chez Home Depot, comparativement à une hausse de 2,1 % l'année précédente.Pendant ce temps, Lowe's, un concurrent de Home Depot que Business Week qualifie de plus orienté vers le service à la clientèle, enregistrait une hausse de ses ventes de 5,7% par rapport au même trimestre l'an passé.De plus, selon l'indice de satisfaction des consommateurs de l'Université du Michigan, un instrument de mesure mis au point en 1994 par des chercheurs américains, Home Depot est tombée au dernier rang des détaillants, 11 points derrière Lowe's.La direction de Home Depot a compris le message : des millions de dollars seront réinjectés dans le service à la clientèle dans le but de regagner la faveur des consommateurs.Réussira-t-on ?Ça reste à voir.Négliger le client pour améliorer ses marges est, de toute évidence, un pari dangereux.Serge Paquette, collaboration spéciale DROITS RÉSERVÉS OPINION > Pour nous écrire : forum@lapresse.ca Une idée dépassée L'État indépendant n'est pas nécessairement la seule ni même la meilleure forme d'autonomie qu'une nation puisse se donner BENOÎ T PELLETIER L'auteur est ministre québécois responsable des Affaires intergouvernementales canadiennes.Dans un texte paru le 23 juin dans La Presse, Bernard Landry dit tirer six grandes leçons du Monténégro.Il y affirme notamment que «l'État-nation souverain est l'instrument indispensable d'un projet national complet « .» ».Pour lui, l'accession à la souveraineté étatique est synonyme de liberté.Ces affirmations reposent vraisemblablement sur deux prémisses : (1) le statut d'État est l'aboutissement normal d'une nation ; (2) seule l'acquisition de la souveraineté étatique peut donner à une nation sa vraie liberté.Ces postulats sont fort discutables, d'abord par le lien nécessaire qu'ils établissent entre l'existence d'une nation et la possession d'un État, ensuite par leur surestimation des capacités de l'État-nation.La destinée normale de la nation Il n'y a aucun doute que les Québécois et Québécoises forment une nation, au sens sociologique.Certains indépendantistes québécois, comme Bernard Landry, continuent d'affirmer que la nation québécoise, précisément parce qu'elle constitue une nation, doit nécessairement posséder un État.L'idée voulant qu'à toute nation doive nécessairement correspondre un État souverain est une idée dépassée, révolue, si tant est qu'elle ait déjà été valable.L'interpénétration des sociétés et les échanges entre elles favorisent de plus en plus la création et la consolidation d'appartenances multiples au sein de grands ensembles politiques, économiques et juridiques.Cela commande, à tout le moins, que nous brisions le lien de nécessité entre nation et État.L'État indépendant n'est pas nécessairement la seule ni même la meilleure forme d'autonomie qu'une nation puisse se donner.Dans cette optique, on ne saurait soutenir que l'accession d'un État fédéré à l'indépendance représente l'aboutissement « normal » ou « naturel» de la « destinée» de la nation qui s'y trouve.Il n'y a pas de pays « normaux » ; il n'y a que des régimes politiques plus ou moins appropriés ou souhaitables selon les circonstances.Plutôt que de parler abstraitement de la « normalité » ou de l'« anormalité » d'un pays, il vaut mieux s'attacher à examiner les avantages et les inconvénients de diverses options en présence à la lumière de cette interrogation fondamentale : quel régime politique est le mieux à même de maximiser le bien-être des Québécois et Québécoises?En d'autres mots, la société québécoise est-elle plus à même de se réaliser dans une entité politique comme le Canada que dans un éventuel État-nation québécois ?Or, nous constatons que, disposant d'un territoire précis et de pouvoirs substantiels, la collectivité québécoise a pu s'épanouir jusqu'à présent à l'intérieur de l'ensemble canadien.Loin d'avoir été un frein à l'émancipation de l'identité québécoise, le Canada a été et continue d'être un levier de premier ordre pour le développement social et économique du Québec, ainsi qu'un tremplin pour l'affirmation du fait français en Amérique.(.) L'éloge de la liberté L'équation que certains, dont Bernard Landry, font entre la souveraineté étatique et la liberté est fausse.À l'intérieur du fédéralisme canadien, le Québec demeure « libre de choisir son destin », comme le disait Robert Bourassa.La Cour suprême du Canada a d'ailleurs reconnu, en 1998, que la sécession du Québec, même unilatérale, était possible.Les Québécois et Québécoises peuvent très bien décider de s'assumer collectivement dans le cadre d'un État souverain, comme ils peuvent\u2014tout aussi légitimement \u2014 chercher à le faire à l'intérieur du lien fédératif canadien.Dans le monde, un grand nombre de nations, comme les nations catalane ou écossaise, choisissent d'exister et de s'épanouir au sein d'États ou de grands ensembles politiques qui les englobent et les transcendent.Ils jouissent ainsi d'une certaine autonomie au plan interne \u2014 moindre d'ailleurs que celle dont bénéficie le Québec au sein du Canada \u2014 tout en profitant des avantages sociaux et économiques du pays dont elles font partie, et de son poids au plan international.Dans certains cas, on peut même affirmer que l'adhésion à un ensemble plus large leur procure davantage de lieux d'expression démocratique et, partant, davantage de liberté.À l'heure actuelle, plus de 40% de la population mondiale vit dans des fédérations.Parmi celles- ci figurent même certains pays du G-8.La population de ces pays a-t-elle renoncé à sa liberté du seul fait qu'elle participe à un projet fédératif?Les citoyens de Cuba, un État dit souverain, sont-ils plus libres que ceux du Québec, un État fédéré ?D'ailleurs, que peut bien vouloir dire la souveraineté étatique en cette époque où les pays vivent de plus en plus en interdépendance les uns avec les autres, où l'économie se mondialise et où le droit international gagne en influence.Bon nombre de pays voient leur propre souveraineté être sérieusement remise en question par les pressions politiques, économiques, militaires ou diplomatiques dont ils font l'objet de la part d'instances onusiennes, de pays étrangers, voire de multinationales.Sans compter que, dans l'Union européenne, les pays membres renoncent à certains des attributs de leur souveraineté au profit d'un grand ensemble, l'ensemble européen, qui lui-même acquiert un nombre sans cesse croissant de traits fédéraux.Tout cela devrait amener les Québécois et Québécoises à s'interroger davantage sur le sens profond de cette « souveraineté » que certains leur présentent comme un absolu, comme une fin en soi, comme un aboutissement normal.L'impôt du temps nathalie.collard@lapresse.ca NATHALIE COLLARD Donner est à la mode.Il y a quelques jours, le multimilliardaire Warren Buffet, le deuxième homme le plus riche au monde, annonçait un don personnel de plus de 30 milliards de dollars à la fondation de Bill Gates.Dans son numéro actuellement en kiosque, l'hebdomadaire Newsweek remet ses « Give Back Awards », afin de souligner la générosité de citoyens américains dont l'action civique a fait « une différence ».Et c'est sans compter le phénomène de société qu'est devenu, au Québec, l'émission télévisée Donnez au suivant.Toutes ces manifestations d'altruisme soulèvent une question : lorsqu'on est choyé par la vie, à l'aise financièrement et en bonne santé, ne devrait-on pas obligatoirement trouver une façon de redonner à la société, de partager notre richesse avec ceux qui sont moins chanceux que nous ?Nous n'avons pas tous les moyens financiers d'un Bill Gates ou d'un Warren Buffet mais il existe d'autres façons de partager notre bonne fortune.De passage à Mont-Tremblant, il y a quelques semaines, dans le cadre d'une rencontre de réflexion sur l'avenir du Canada, Jacques Attali, l'ancien conseiller de François Mitterrand, a proposé une approche originale.Réfléchissant à voix haute à l'idée de réintroduire un service militaire français qui serait basé avant tout sur la participation à la vie civique, Attali a évoqué l'idée d'un impôt sur le temps.Cette idée, il l'avait d'abord développée dans son essai La voie humaine (Fayard), une réflexion sur l'avenir de la gauche.Attali propose une sorte de « prélèvement » sur le temps, c'est-à-dire une obligation pour chaque personne qui en est capable physiquement de consacrer un certain nombre d'heures par année à des activités bénévoles.Et ce ne sont pas les projets qui manquent.Dans toutes les sociétés, les besoins en temps sont immenses.À commencer par Montréal.À titre d'exemple, le Centre d'action bénévole de Montréal recrute ces jours-ci des bénévoles pour environ 700 organismes différents.Cela dit, l'idée de rendre le bénévolat obligatoire n'est peut-être pas LA solution.Forcer les gens à donner du temps peut même braquer certains individus et créer l'effet contraire de celui recherché, constatait Kathy Brock, chercheure à l'Université Queen's, dans un texte publié en 2001.Sans aller aussi loin que Jacques Attali, pourquoi alors ne pas adopter des approches porteuses comme celle de l'Ontario, qui a ajouté le bénévolat au cursus scolaire ?C'est une excellente idée qui permet de semer le germe de l'action bénévole dès le jeune âge.Le programme de services communautaires dans les écoles secondaires oblige les élèves à effectuer 40 heures de bénévolat pour obtenir leur diplôme.Une autre approche de plus en plus répandue : le bénévolat favorisé par l'employeur.L'organisme Bénévoles Canada a lancé un défi aux entreprises afin qu'elles encouragent leurs employés à faire du bénévolat.L'objectif de 150 000 heures est déjà dépassé.Attali va encore plus loin et propose que les grandes entreprises qui permettent à leurs employés de faire du bénévolat pendant leur temps de travail puissent bénéficier d'allégements fiscaux.Imaginez qu'une grande entreprise employant 1000 personnes encourage chacune d'entre elles à travailler une heure par semaine dans un organisme communautaire.On ne tarderait pas à ressentir les effets.Bref, c'est en valorisant davantage le bénévolat qu'on incitera plus de gens à donner du temps.À la fin, c'est toute la collectivité qui en bénéficiera.Bon nombredepays voient leur propre souveraineté sérieusement remiseen questionpar les pressions politiques, économiques, militaires oudiplomatiques.C'est en valorisant davantage le bénévolat qu'on inciteraplus de gensàdonner du temps. MÉLANIE DUGRÉ L'auteure pratique ledroit àMontréal.Roméo a 27 ans, des yeux bleus indigo, des cheveux blonds comme le blé, un corps d'athlète et une belle gueule de jeune premier.Roméo pourrait multiplier les conquêtes mais son coeur est pris depuis belle lurette ; depuis la fin de l'adolescence, en fait, moment où il a rencontré sa Juliette, tout aussi belle et blonde que lui.Toujours amoureux près de dix ans plus tard, Roméo a réclamé la main de sa douce, qu'elle lui a accordée sous le regard attendri d'un soleil de mai 2005.Roméo avait déjà mal au dos avant les célébrations mais il blâmait une vieille malformation devant être opérée quelques semaines après le mariage.C'est plutôt un fatidique verdict qui est alors tombé sur Roméo : cancer du cerveau.Inopérable.Depuis bientôt un an, Roméo est au coeur de l'arène où il se bat avec un courage, une ténacité et une persévérance qui feraient rougir d'envie les plus grands guerriers de ce monde.Il s'est d'abord soumis à la radiothérapie mais avant de s'y résigner, Juliette et lui ont fait congeler sa semence, refusant de renoncer à leur rêve d'enfanter.L'espoir de ces enfants à naître était en soi une raison de plus de se battre.Seul au combat avec la maladie, Roméo reçoit des droites au visage mais réplique de crochets à gauche.Chaque mois, Juliette et lui laissent derrière eux leur nid d'amour de Saint-Jean pour se rendre au CHUS où les membres de l'équipe médicale sont devenus des amis.Ils évoquent les blagues qu'ils font avec les infirmières et appellent le Dr Fortin par son prénom, comme s'il s'agissait d'un vieux copain.Ils apprennent le jargon scientifique et peuvent vous exposer les enjeux avec calme et placidité.Et ce qui transcende les rayons destructeurs de la radiothérapie, c'est l'éclat de l'amour de Roméo et Juliette ; il faut les voir se regarder, se toucher, s'embrasser, jouir de chacun des moments que la vie leur offre.Malheureusement, Roméo doit encaisser les revers.D'abord, les terribles effets secondaires des traitements, suivis de l'échec de la radiothérapie.Puis, comme la tumeur est située sur l'hypothalamus, organe responsable des sens, Roméo est confronté à la perte graduelle de sa vision, de son ouïe, de son équilibre.Plus récemment, il y a eu l'échec de la chimiothérapie, celle-là même qui l'a rendu malade comme un chien.L'oncologue a réduit à huit le nombre de traitements prévu à 12.La tumeur stagne, c'est le statu quo.K.O., Roméo ?Jamais.Il est là, debout, au milieu de l'arène, encaissant les coups avec dignité mais préparant déjà son combat revanche.Et dans le coin droit, tenant bouteilles et serviettes, se tient sa Juliette ; calme, sereine, son magnifique sourire aux lèvres et son éternelle étincelle au fond du regard.Bien impuissante devant la bataille que livre son Roméo, son soutien reste indéfectible et ses mots d'amour et d'encouragement nourrissent le désir de vaincre de Roméo.La foule, qui scande le nom de Roméo, hurle sa colère devant l'injustice dont sont victimes Roméo et Juliette, crie sa frustration et son désespoir face à la cruauté du destin à l'endroit de deux êtres aussi beaux, jeunes et amoureux.Mais le baume sur toute cette peine et cette douleur, c'est justement la conviction qu'il est une chose sur laquelle la maladie n'aura jamais d'emprise : l'amour de Roméo et Juliette.L'adversité leur aura prouvé combien il est grand, fort et éternel.Roméo, Juliette ; David, Marie.Nous sommes nombreux à livrer cette bataille avec vous, derrière vous.Sachez combien vous êtes beaux, touchants, inspirants.Que votre force, votre courage et votre ténacité sont une grande leçon de vie pour tous ceux qui ont l'honneur et le privilège de vous connaître.PHOTO COLLABORATION SPÉCIALE© David Descôteaux et sa femme Marie-Ève Jacques tiennent dans leurs bras le jeune Alexandre Bellemare, fils de l'auteure de cette lettre.Mme Dugré a voulu rendre hommage au courage dont font preuve son cousin et sa femme.SYLVI E BROSSARD On crie sur tous les toits que les parents, de nos jours, sont trop débordés pour s'occuper de l'éducation de leurs rejetons et qu'on laisse à l'école le soin de le faire.Je veux bien.Mais si un parent, bien intentionné et qui a à coeur la réussite de son enfant à l'école, veut l'aider à mieux réussir parce que ce dernier éprouve des difficultés, il faudra soulever des montagnes pour faire bouger les choses.C'est mon cas.Ma fille, qui est en cinquième année, fréquente une école de la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys dans l'ouest de l'Île.Elle éprouve des difficultés dans presque toutes les matières et je suis inquiète pour son avenir.Je voudrais l'aider à mieux réussir à l'école et j'ai donc demandé de l'aide et la collaboration du personnel enseignant.Catastrophe! J'étais loin de m'imaginer que ce serait une telle épreuve de ténacité et d'endurance.Simplement de communiquer avec l'enseignante peut s'avérer un défi de taille.Il faut passer par de multiples obstacles pour simplement se parler au téléphone.Il faut être prêt à passer des soirées à côté du téléphone à attendre l'appel tant convoité.Une fois passé cet obstacle, il faut mobiliser toutes ses forces afin de convaincre le personnel que votre enfant a besoin d'être évalué par des experts et que ses problèmes à l'école ne sont pas uniquement attribuables à sa paresse.Si vous voulez demander des conseils et obtenir du soutien pour aider votre enfant dans sa réussite scolaire, oubliez ça ! Il vous faudra remuer ciel et terre pour simplement demander de l'aide et un portefeuille bien rempli pour aller consulter des spécialistes en cabinet privé.Je crois être une mère consciencieuse qui comprends l'importance de l'éducation dans notre société.D'autant plus que je suis moi-même enseignante et je crains, à juste titre, que mon enfant qui déteste l'école devienne une future décrocheuse.Pensezvous que l'école a toute les ressources financières et matérielles pour aider l'enfant en difficulté ?Détrompez-vous ! Décrocheurs Maintenant, je comprends comment un enfant devient un décrocheur.Imaginez un parent moins zélé que moi, pour qui l'éducation n'a pas une aussi grande importance et dont l'enfant éprouve des difficultés à l'école.Il est à prévoir que cet enfant ira rejoindre la horde déjà grandissante des décrocheurs.D'autre part, il y aura sûrement quelques technocrates bien intentionnés et bien décrochés de la réalité qui inventeront d'autres réformes en éducation pour prévenir le décrochage.Puis la roue continuera à tourner et les fonctionnaires seront grassement payés pour accoucher de réformes bidons.C'est ainsi qu'ils justifient leur salaire et donnent un sens à leur travail.Mais sur le plancher des vaches, rien ne change.L'élève qui n'est pas en difficulté continuera de bien fonctionner quelle que soit la réforme et le professeur pourra se péter les bretelles d'avoir bien accompli sa mission.Quant à l'élève en difficulté, il demeura en difficulté puisqu'il n'y a ni ressources financières ni réelles mesures de soutien pour lui.À VOTRE TOUR Roméo et Juliette LETTREDE LA SEMAINE S'il est une chose sur laquelle lamaladie n'aurajamais d'emprise :l'amour de Roméo et Juliette.L'adversité leur aura prouvécombien il est grand, fort et éternel.L'école pour les nuls «Maintenant, je comprends comment on devient un décrocheur» «Tu prends ça trop à coeur, tu vas te rendremalade!» MONIQUE LÉGER Ce matin j'ai une pensée pour mes anciennes et anciens collègues des unités de soins de longue durée de l'hôpital Jean- Talon.Tout le monde me le disait : « Tu prends ça trop à coeur, tu vas te rendre malade.» J'étais incapable de changer ma façon d'effectuer mon travail d'infirmière.Je voulais faire le maximum pour que le patient soit bien.J'aurais voulu que les 30 bénéficiaires soient lavés, rasés, habillés, peignés, levés, bien nourris, qu'ils aient reçu leur médication et leur traitement tel que prescrit, le tout avant 10h, heure du début des visites.Tout cela afin qu'ils soient heureux, eux ainsi que les membres de leurs familles qui viendront leur rendre visite.J'aurais voulu avoir les 30 bénéficiaires autour de moi pour pouvoir bien les surveiller, pour être certaine qu'il n'arrive aucun incident malheureux.Or, il y a quelques mois, l'hôpital Jean- Talon a été blâmé à la suite d'une visite surprise d'un inspecteur du ministère de la Santé.Comme j'aurais souhaité que la visite de l'inspecteur coïncide avec la journée où un collègue et moi chantions une petite chanson en duo à une résidente en phase préterminale pour lui remonter le moral.Celle-ci s'est tout simplement mise à chanter avec nous, pour ensuite nous embrasser et nous étreindre fortement, afin de nous remercier du bonheur que nous lui apportions.Un visage s'illumine J'aurais souhaité qu'il soit présent le jour d'anniversaire d'un des résident, pour voir son visage s'illuminer quand les quatre ou cinq membres du personnel se réunissaient pour lui apporter en chantant un petit gâteau de fête avec une chandelle pour qu'il puisse encore faire un voeu.Il en est de même pour le jour où une collègue a décidé de donner un bain et un shampooing non prévus, tailler et friser les cheveux de la résidente sans famille, parce qu'elle en avait besoin.J'aurais voulu qu'il soit là le jour où une collègue attentionnée a préparé de la tire Sainte-Catherine, des gâteaux pour l'Halloween, de la pâte à beigne dans la période des Fêtes pour les bénéficiaires.Nous aurions tous aimé qu'il soit là à tous les jours pour nous aider à préparer les plateaux des repas pour 30 personnes, car nous étions seulement deux personnes pour le faire.Il aurait aussi fallu qu'il soit présent quand je rappelais le médecin des soins de longue durée pour la Xième fois dans la même journée.Que ce soit pour une question, une visite à l'unité ou venir rencontrer une famille, il me répondait ou se déplaçait toujours dans un bref délai avec patience et respect.J'ai encore plein de beaux moments qui me reviennent en tête et où la présence de l'inspecteur aurait pu lui laisser de belles choses positives à écrire dans son rapport, sans oublier de dire qu'il y a des gens qui se donnent sans compter.Oui, malheureusement, comme dans tous les domaines, il y en a qui ne sont pas à leur place, mais pourquoi on ne parle que d'eux ?Ils avaient raison ! Mes collègues avaient raison, j'ai trop pris ça à coeur.Je n'ai pas été en mesure de tout faire pour mes bénéficiaires alors j'ai éclaté.Je me suis retrouvée en épuisement total.D'ailleurs, je n'ai pas été la seule victime.Une collègue aussi dévouée nous a quittés, épuisée, pour un monde meilleur.Nul ne doute qu'elle se retrouve au ciel, et c'est un juste retour des choses pour quelqu'un qui a tant donné aux bénéficiaires.Je souligne le courage dont mes anciennes et mes anciens collègues font preuve pour continuer.Personnellement, après mûre réflexion, j'ai remis ma démission, pour ensuite abandonner ma profession.Je n'étais plus en mesure de poursuivre dans ce milieu où me donner corps et âme ne suffit plus.PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE© Monique Léger VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?forum@lapresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT (514) 285-6911 ou 1 800 361-7453 cyberpresse.ca/abonnement DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 commentaires@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca PETITES ANNONCES (514) 987-8363 ou 1 866 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca PUBLICITÉ (514) 285-6931 POUR NOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 3414011A "]
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