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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Arts et spectacles - Jazz
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2006-07-07, Collections de BAnQ.

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[" www.cyberpresse.ca/arts MON T R É A L V EN D R E D I 7 J U I L L E T 2 0 0 6 ARTS ET SPECTACLES À MONTRÉAL, STEVE AMIRAULT A «TROUVÉ SON AFFAIRE» PAGE 5 ALAIN BRUNET Notre Canadian in Paris parle un français exemplaire, enjolivé par un accent léger et charmant.Voilà huit ans que ce musicien originaire de Montréal (il y a vécu jusqu'à l'âge de 12 ans sans compter ses études de piano jazz et de composition classique à Mc Gill) a quitté le Canada pour l'Europe.D'abord transplanté à Berlin, Jason Beck, alias Gonzales, a ensuite choisi Paris lorsqu'il a entrepris de faire équipe avec Renaud Letang, avec qui il forme un tandem d'enfer dans les studios français.«Je connaissais son travail et j'ai été séduit par sa rapidité d'exécution.Pour moi, tout va toujours trop lentement dans les processus d'enregistrement et j'ai trouvé en lui quelqu'un avec qui partager des idées et un même rythme de travail.Entre nous, tout se passe très vite sans qu'on se parle beaucoup.» On ne peut passer sous silence l'expérience Robots après tout, fameux album de Philippe Blanchard, alias Katerine, dont il fut un des principaux artisans avec le collègue Letang.«Katerine, dixit Gonzales, avait exactement besoin de ce que Renaud et moi pouvions lui apporter.Il avait fait les maquettes, toutes les chansons étaient faites mais le résultat n'était pas clair.Ce n'était pas présentable, nous avons poli, poli, poli.Nous avions une idée nette de ce qu'il y avait à compléter.Ce qui ne nous pas empêchés de croire que Philippe (Katerine) est un artiste complètement \u2026 complet !» Gonzales parlera ensuite sa plus récente réalisation, celle dont il dit être le plus fier : Teki Latex, rappeur du groupe TTC: «Il est aussi chanteur dans un style un peu disco des années 80.C'est vraiment une sorte de star qu'on ne voit pas beaucoup en France, une créature de la culture télévisuelle.L'automne prochain, j'assisterai possiblement à son spectacle au festival Pop Montréal.Le disque, lui, sortira en janvier.» Appelé à citer ses influences cruciales, Gonzales dit vénérer le fameux pianiste canadien Glenn Gould «pour le personnage gigantesque qu'il fut, aussi pour la grande maîtrise de son jeu.Également parce qu'il n'a pas suivi les tendances de son temps.Par la force de sa vision musicale, il est devenu légendaire.» Et le jazz?Et puisque Gonzales est associé à la grande fête du jazz, parlons-en avec le musicien.Ça risque de chauffer ! Ses pianistes préférés sont Nina Simone et Roberta Flack, «pas nécessairement intéressées à démontrer leur technique mais plutôt à servir la chanson qu'elles interprètent.» Pour les mêmes raisons, il aime le travail de Duke Ellington parce son jazz était « très composé».«Ce n'était pas de la masturbation.Dans un ensemble de jazz, cela peut parfois ressembler à de la masturbation si les gens confondent entre se marrer entre musiciens et montrer un travail concluant sur scène.La plupart des musiciens de jazz ont oublié cette différence.» > Voir GONZALES en page 2 Réalisateur vedette de la nouvelle pop française, le Canadien Gonzales a aménagé les environnements sonores de Katerine, Jane Birkin, Daft Punk, Manu Chao, Charles Aznavour, Dani, sans compter les deux albums de sa compatriote Feist, installée comme lui à Paris.Avant, pendant et après ce travail brillant, Gonzales a fait évoluer sa propre musique, son propre jeu, sa propre représentation artistique.Voici venir Piano Vision, ce soir au Théâtre Maisonneuve.À PARIS PHOTO FOURNIE PAR LE FESTIVAL DE JAZZ UNCANADIEN JAZZ 2 J A Z Z PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE Finalement, est-ce que Paul Simon était sérieux mercredi soir dernier lorsqu'il a affirmé, au début de son concert à la salle Wilfrid-Pelletier, n'avoir appris que le matin même qu'un concert en son honneur avait été donné la veille devant des milliers de Montréalais ?Nous faisait-il plutôt une démonstration de l'humour new-yorkais ?Évitant de devoir trancher, André Ménard, cofondateur du Festival de jazz et metteur en scène de l'hommage à Simon, préfère parler de «flou artistique ».«C'est l'un ou l'autre.Cependant, j'ai une lettre du manager personnel (du chanteur) qui nous remercie, en son nom et au nom de Paul Simon, pour l'hommage, mais que Simon serait en concert à Cooperstown (dans l'État de New York) le jour même, etc.», dit Ménard, qui avoue avoir aussi « reçu bizarrement » la remarque de Simon.De plus, le management de Paul Simon a refusé qu'on lui remette sur scène et devant ses fans le prix Montreal International Jazz Festival Spirit Award.Le prix, créé cette année pour souligner « une contribution exceptionnelle à la musique par un artiste populaire » et dont Paul Simon est par conséquent le premier lauréat, lui a donc été remis dans le Salon vert de la Place des Arts, après son concert et devant un seul journaliste, de la presse anglophone montréalaise.«Lorsqu'on a informé le management que le festival désirait remettre un prix à Paul Simon, sur scène ou dans le cadre d'un point de presse, le management a dit non.On comprend (leur choix) ; ça nous faisait plaisir de lui remettre un prix, et ça nous fait plaisir qu'il ait accepté de donner un concert au Festival de jazz.Mais c'est sûr qu'on aurait préféré que le public et les médias assistent à la remise », a commenté Marie-Ève Boisvert, chef des relations de presse du Festival de jazz.Elle ajoute que, jusqu'à ce que Paul Simon arrive à Montréal mercredi, le management n'avait ni confirmé ni infirmé que la star acceptait de recevoir ce prix sur scène ou lors d'une conférence de presse.Sans rancune André Ménard s'explique ainsi la décision de l'entourage de la star : «Quand Paul Simon prend la scène, il la prend pour lui.Ça, je peux comprendre.Si les artistes ne veulent pas (d'une remise de prix), on n'insiste pas, c'est tout.Il préférait une cérémonie en privé.» Aussi, Paul Simon a refusé que des caméras de télé soient admises dans la salle Wilfrid-Pelletier.«Il a un petit problème avec les images en mouvement, rigole Ménard.Je ne sais pas pourquoi.Il ne voulait pas être filmé, c'est comme ça\u2026» Par contre, le cofondateur du festival assure que Paul Simon était ravi de recevoir son prix.«Le contact avec lui a été fantastique, raconte-t-il.Il a parlé avec Michel Rivard pendant une quinzaine de minutes.Lui-même ne paraît pas difficile comme personne.» «Qu'il ait donné un concert au festival, c'est amplement suffisant pour moi, ajoute André Ménard.Pour le reste, je n'avais pas d'attentes.S'il avait reçu son prix sur scène ou en conférence de presse, ç'aurait été bien, mais, au fond, ce n'est pas grave.» Paul Simon, le prix et l'hommage Que s'est-il passé ?PHOTO DENIS ALIX, FOURNIE PAR LE FIJM Paul Simon a reçu le premier Montreal International Jazz Festival Spirit Award à l'occasion d'une cérémonie privée, à laquelle assistaient, bien entendu, le président-fondateur du FIJM, Alain Simard, et le cofondateur André Ménard.GONZALES Suite de la page 1 Il en remet : «Prendre un solo, comme on dit dans le jazz, je ne comprends pas.En 2006, c'est comme parler une langue perdue.C'est, je crois, une langue de musiciens qui ne sert qu'à parler à d'autres musiciens.Ça ne se fait plus vraiment.Même dans le rock, les guitaristes ne font plus de solos.À l'époque de Duke Ellington, l'improvisation servait à toucher le public.» Toucher le public.Le séduire.Le combler.Exclure toute opacité.Voilà les objectifs sacrés de Gonzales.«J'ai toujours conçu mes albums pour le grand public, de façon très pop.Soit je rappais, soit c'était électro, soit je jouais du piano, mais c'était toujours conçu pour le plus vaste auditoire.Vous savez, je fais plein de musiques qui ne sortent jamais de chez moi parce qu'elles ne s'adressent à aucun public.À la limite, il faut faire semblant que c'est grand public, les gens finiront par le croire.» Pourtant\u2026 Encore jugé iconoclaste, Gonzales est associé à la pop de création, cette solution de rechange au top 40 qu'une majorité absolue d'amateurs de variétés jugent expérimentale.Gonzales, lui, aimerait bien se défaire de cette image avant-gardiste.«On me dit souvent que je suis un peu spécial, \"spé\", comme disent les Parisiens.Pour l'instant, ça ne me dérange pas trop mais, si je disparaissais, cela n'aurait pas correspondu à l'esprit dans lequel j'ai créé ma musique.» Le style éphémère La notion de style selon Gonzales est un autre aspect de cette singularité : «Le fil conducteur, c'est le choix des notes, des accords, les mélodies elles-mêmes.Quand je compose un morceau, en fait, ça existe dans ma tête dans une forme absolue, après quoi je peux faire plein de compromis de style pour qu'elle soit vraiment claire et attrayante.Inversement, je peux faire une reprise de Flashdance d'une manière presque classique et ainsi montrer à quel point le style est quelque chose d'éphémère.» Son dernier album, Solo Piano, a rejoint un public jeune, branché\u2026 et peu féru de musique classique ou de jazz.Gonzales explique le processus : «On y trouve des couleurs et des accords un peu piqués des impressionnistes, des mélodies à la Thelonious Monk\u2026 J'ai usé de certaines couleurs, certains accords, certaines façons de jouer du piano très doucement avec un morceau de feutre dans le piano en guise de sourdine - ce qui crée une espèce de brouillard musical.» L'accessibilité et la limpidité gonzalesques passent aussi par la brièveté: «J'essaie de faire des morceaux très pop qui durent deux ou trois minutes avec des structures très pop.Rien à voir avec le jazz ou la musique classique.En cette époque où les gens sont bombardés d'information, un artiste doit tenir compte de l'attention qu'on peut lui porter.» On aura beau dire que ce lien entre improvisation et masturbation ne tient pas la route.On a beau dire que ce presque mépris des musiques plus savantes procède d'un populisme provocateur.On a beau s'inscrire en faux contre cette théorie de la séduction et de la brièveté.La venue de cette forte personnalité n'en demeure pas moins un événement majeur au 27e FIJM.Attisé par une escale au festival Pop Montréal, l'automne dernier, ce retour est plus qu'attendu.«Le concept a évolué un tout petit peu depuis l'automne, d'autant plus que je présente Piano Vision.Je travaille avec Ninja Pleasure, une artiste berlinoise qui a fait tout le visuel pour moi - pochette, vidéoclips, DVD, etc.C'est elle qui a conçu Piano Vision, cette installation qui accompagne mon concert.En gros, une caméra filme le jeu de mes mains en temps réel, l'image est projetée sur grand écran, ça amène ainsi un autre niveau.» Avec Gonzales, on n'en est pas à un niveau près\u2026 Gonzales se produit au théâtre Maisonneuve de la Place des Arts, ce soir à 18h.Un Canadien à Paris PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE © Comme l'an dernier aux Franco Folies, Amadou et Mariam ont donné mercredi soir un spectacle fiévreux qui a semé le bonheur dans la foule entassée au Métropolis.Sourire aux lèvres, bras en l'air, quelque 2000 personnes ont dansé sur l'afro-funk-rock chaud et festif du duo malien.Régulièrement durant le spectacle, Amadou s'informait : «Est-ce que ça va ?» Ça ne pouvait mieux aller.Les deux sont beaux à entendre et tout aussi beaux à voir, constamment collés l'un à l'autre sur scène.Ils ne se voient pas, mais ils s'aiment.Et Montréal les aime.Amadou et Mariam: «Amour pour tous les peuples » L'artiste a affirmé n'avoir été mis au courant que mercredi matin de l'hommage qui lui avait été rendu mardi soir.Jazz et foot Le FIJM salue un autre grand rendez-vous en présentant , dimanche au Spectrum, la finale de la Coupe du monde de football entre l'Italie et la France.Les portes ouvrent à 13 h pour le match présenté à 14h sur écran géant.Viva la Squadra Azzura ! Allez, France! JAZZ ALAIN BRUNET VIRÉE Kon-to-ma-nou.Retenez bien ces syllabes.Vous, jazzophiles, et vous aussi, amateurs de voix et de musique tout court, n'avez pas fini de les prononcer dans le même ordre.Voilà une grande voix.Voilà une artiste qui sait voler.Voilà un être original qui vous aspire dans sa bulle.Voilà un visage lunaire qui vous attire dans son orbite.Voilà LA chanteuse française de jazz, du moins en 2006.Voilà Élizabeth Kontomanou.Inopinément, elle se présentait hier aux jazzophiles venus à sa découverte au Club Soda.Les quelques centaines de fans ayant adoré ses deux albums récents, c'est-àdire Midnight Sun et Waitin' For Spring (étiquette Nocturne), ne savaient pas exactement à quoi s'attendre.À l'heure où vous lisez ces lignes, ils sont déjà en train de répandre la bonne nouvelle: ils ont entendu hier non seulement LA chanteuse française mais aussi l'une des grandes chanteuses de la planète jazz.Ses bras caressent l'invisible, ses mains vous invitent à partager un imaginaire ludique.À taper des mains sur des rythmes subtils, à lui donner des répliques vocales un peu plus exigeantes et plus singulières que d'ordinaire.Malgré ce physique charnu, malgré ces formes pleines, Kontomanou bouge avec grâce, chorégraphie son chant à la fois profond et aérien.Personne n'interprète de cette manière April in Paris, Sunny, The Very Thought of You et autres Stardust.Son répertoire a beau être constitué de plusieurs standards auxquels elle greffe des compositions originales, telle la magnifique Waitin' For Spring, on ne peut que contempler ce timbre unique, cette puissance exceptionnelle, ce métal dans le timbre, cette justesse dans le ton, ce sens indiscutable de l'improvisation, cette fantaisie contagieuse.Applaudissons également l'accompagnement brillant de Jean- Michel Pilc, pianiste français de haute tenue dont le jeu parfois iconoclaste et la grande virtuosité faisaient hier bon ménage avec cette chanteuse d'expérience et d'exception.Frédéric Alarie le chercheur Plus tôt au Gesù, quatre autres chanteuses montréalaises étaient réunies par le contrebassiste Frédéric Alarie, un de nos plus éminents.Nancy Martinez, Dawn Tyler Watson, Karen Young et Sonia Johnson faisaient partie d'un ambitieux programme du jazzman.Également au menu, on a eu droit à un quatuor de basse et contrebasses incluant René Gosselin, Norman Lachapelle ainsi qu'Éric Lagacé qui nous avait d'ailleurs concocté un arrangement de All Blues, classique de Miles Davis.Près d'une heure passée dans ce presque-laboratoire nous ont fait découvrir le chercheur en Frédéric Alarie qui, depuis les débuts de sa carrière, s'est surtout démarqué pour ses immenses qualités de contrebassiste.Malgré cet effort considérable observé hier, malgré les très belles séquences observées, on ne pouvait conclure à un tout parfaitement intégré, à une suite orchestrale pouvant être perçue comme un tout.Nous avions hier droit au prémisses d'un langage vraiment personnel.Démarche tout à fait louable au demeurant.En terminant, quelques mots pour vous dire que la série italienne bat son plein.Mardi soir au Cabaret du Musée Juste pour rire, le clarinettiste Gabriele Mirabassi et son collègue brésilien Guinga se donnaient la réplique en guise d'inauguration.La grande classe! La virtuosité et la pensée au service de l'hypersensibilité.«Chaque fois que nous nous rencontrons, c'est une question d'émotion», nous a confié le souffleur italien, visiblement ému par ces retrouvailles avec cet artiste qu'il considère comme l'un des plus grands compositeurs de sa génération.Et puisque Guinga est Brésilien, il compose à la guitare.dont il joue admirablement.Complexité harmonique ou mélodique, lyrisme, sensualité.Guinga et Mirabassi forment une paire parfaite.Il faudra nous la ramener.Retenez ces syllabes : Kon-to-ma-nou ALEXANDRE VIGNEAULT CRITIQUE Une décennie s'est écoulée entre For the Beauty of Winona et Shine, les deuxième et troisième albums de Daniel Lanois.Il appert aujourd'hui qu'il ne faisait que reprendre son élan.Ces cinq dernières années, il a publié trois disques et il est passé par Montréal quatre fois.Hier, à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, il a sans doute offert le meilleur des sept concerts qu'il a présentés dans le cadre du Festival international de jazz.Et c'est un peu grâce à son invitée très spéciale, Emmylou Harris.On s'attendait à ce que Daniel Lanois fasse languir l'assistance avant d'inviter sa grande amie à le rejoindre sur scène.On avait tort.Emmylou Harris est venue se glisser entre Daniel Lanois et son bassiste, Markus Blake, au milieu de The Maker.la toute première chanson du spectacle.On a d'emblée eu le sentiment que la présence de la célèbre chanteuse country a fouetté le non moins célèbre réalisateur et guitariste, qui poussait sa voix comme on ne l'a pas souvent entendu le faire lors de ses autres concerts montréalais.Emmylou Harris est restée sur scène pendant les 45 premières minutes du spectacle, qui furent essentiellement consacrées aux chansons de Wrecking Ball, excellent album réalisé par.Daniel Lanois, bien entendu.Les deux amis ont notamment chanté, fin seuls, Blackhawk et Sweet Old World avant que le groupe, complété par le batteur Steven Nistor et le guitariste Jim Wilson, ne reviennent les accompagner sur Every Grain of Sand, Still Water (de Lanois, cellelà) et la belle Orphan Girl.Posée et presque immobile, Emmylou Harris chantait avec un naturel désarmant.Sa voix cristalline, mais qui frôle aussi parfois la raucité, semblait seulement la traverser, comme si elle venait d'ailleurs.Le corps de Daniel Lanois, lui, laissait paraître à la fois plus d'effort et plus d'émotion.Il tapotait, pinçait et grattait les cordes de sa guitare en bougeant comme si chaque note lui donnait une petite décharge électrique.Son jeu, jamais limpide mais combien précis, n'en était que plus sensible.Que son amie Emmyl ou Harris soit à ses côtés ou non, Daniel Lanois a surtout montré, hier, qu'il était enfin sorti de sa coquille.Plutôt réservé, d'ordinaire, il a offert une prestation plus expressive et plus musclée que jamais.Cinq ans après avoir renoué avec la scène, il donne enfin l'impression d'assumer le côté spectacle de son métier et même d'y prendre plaisir.C'était vrai lorsqu'il a offert sa version bien rock de The Messenger, dans le passage instrumental qui a suivi et dans l'incontournable triplé franglais (Jolie Louise, The Collection of Marie Claire et Pour ton sourire), qu'il a fait tout seul à la guitare.Voilà ni plus ni moins le spectacle qu'on espérait de Daniel Lanois et qu'on n'attendait plus.Avant Lanois Le goût de la performance, le Bell Orchestre l'a aussi.Il avait même demandé du renfort pour son premier concert à vie au FIJM, offert en début de soirée au Spectrum.De cinq, l'orchestre du Mile-End est passé à huit, hier, grâce à l'apport de trois invités: un guitariste (qui a surtout joué du lap steel), une joueuse de cor français et une chanteuse (qu'on n'a pas entendue puisqu'elle n'a pas participé à la première partie du concert, la seule qu'on a pu voir).Contrairement à ce que Richard Reed Parry annonçait dans ces pages hier, le Bell Orchestre n'a pas laissé ses improvisations frôler le désastre.Toutes ses envolées semblaient même très contrôlées, ce qui ne veut pas dire qu'elles étaient aussi prévisibles que celles naguère servies par un autre collectif montréalais versé dans la musique instrumentale, Godspeed You! Black Emperor.De la première moitié du spectacle, on retient surtout ce son si caractéristique et l'habileté avec laquelle ces cinq musiciens passent d'une attitude rock à un segment plus jazz, sans jamais tout à fait cesser de faire penser à un orchestre classique.Un cas fascinant, même si ces compositions ne sont pas toutes passionnantes.Juste avant d'aller revoir Daniel Lanois, on a aussi fait un détour du côté du Cabaret du Musée Juste pour rire, pour attraper le début du concert Il Colore Del Mare, qui fait partie de la série italienne du FIJM.Sur scène, cinq musiciens : un accordéoniste, un contrebassiste, un saxophoniste, un violoniste et une harpiste.«C'est quoi le rapport de la harpe dans du jazz ?s'est indignée une spectatrice, à la sortie de la salle.Ce n'était pas du jazz.» Ça ne sonnait pas tellement jazz, en effet.Ces musiques signées Rico Blati étaient bien plus imprégnées de musique classique et de vieille chanson populaire italienne, mais elles étaient fort jolies : raffinées, délicieusement nostalgiques et très portées sur les mélodies.Du segment qu'on a pu capter, on retiendra surtout la prestation de l'invité spécial, le clarinettiste Gabriele Mirabassi, qui a dynamisé un concert qui, malgré sa beauté, manquait de tonus.Lanois s'éclate avec Emmylou Harris PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © Plusieurs chansons de Wrecking Ball, album que Daniel Lanois a réalisé pour son amie Emmylou Harris, figuraient au programme du concert offert hier, à la salle Wilfrid-Pelletier.La présence de la célèbre chanteuse country a eu un effet positif sur la performance du non moins célèbre songwriter, qui est un habitué du FIJM.PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE © Élizabeth Kontomanou est LA chanteuse française de jazz, du moins en 2006. JAZZ ALEXANDRE VIGNEAULT Après une prestation au Main Hall, hier soir, Tumi & The Volume se produit ce soir dans le cadre du volet extérieur du Festival international de jazz de Montréal.Mêlant adroitement jazz, dub et reggae à son hip hop, la formation sud-africaine parvient à sonner live - un rare exploit pour un groupe rap.Voilà qui est de bon augure.Deux ans après le passage de Johnny Clegg, venu célébrer chez nous la fin de l'apartheid, Tumi Molekane présente sa vision actuelle et future d'un pays longtemps dirigé par un régime ségrégationniste.Q Nelson Mandela a déjà dit que la musique avait joué un rôle très important dans la lutte contre l'apartheid.Partagez-vous son opinion?R Oui, tout à fait.Je suis né en Tanzanie parce que mes parents étaient engagés dans cette lutte et ont dû fui r le pays.C'est à travers la musique d'autres expatriés que j'ai gardé contact avec ma culture d'origine.L'essentiel de la musique produite dans les années 80 manifestait une opposition à l'apartheid, ce qui a mis beaucoup de pression sur le gouvernement.Il est un peu décevant de constater qu'aujourd'hui , 11 ans après la démocratie, on fait surtout de la musique de danse qui ne s'intéresse plus aux questions sociales.Q Quels sont les défis de votre génération?R La jeune génération se sent libre, elle veut faire de l'argent et faire la fête.J'ai été élevé dans une famille très politisée, on m'a appris à me poser des questions.De mon point de vue, la liberté n'est que le commencement.Il y a une certaine jeunesse qui ne sait pas grandchose de l'apartheid.C'est bon jusqu'à un certain point.Mais il me semble important que les gens connaissent le contexte, qu'ils sachent comment on en est arrivé à la situation actuelle.Il y a d'autres combats, comme la lutte contre le sida, et puis il faut être critique de ce qu'est cette démocratie qui se dirige selon moi vers un capitalisme sauvage.Q Votre groupe est métissé.Représente-t-il ce que l'Afrique du Sud est en train de devenir ?R Mon bassiste est juif et blanc.Il a passé toute sa vie en Afrique du Sud.Jusqu'à un certain point, il encore plus sud-africain que je ne le suis puisque je suis né en Tanzanie -c'est d'ailleurs une situation intéressante.Mon guitariste et mon batteur viennent du Mozambique.L'un est blanc, l'autre est noir.On représente l'Afrique du Sud postapartheid, bien au-delà de la composition même du groupe.Tout ce que j'écris, c'est en relation avec l'Afrique du Sud.Notre musique, qui intègre des éléments de dub, de reggae, de jazz et du hip hop, tente aussi de créer un nouveau son.Q Mélanger toutes ces musiques était-il l'objectif du groupe dès le départ ?R Tout ça découle de la personnalité de chacun des musiciens, mais c'est devenu délibéré.C'est devenu une façon d'afficher ce que nous sommes et ce en quoi nous croyons.On a gardé des rythmes africains, mais pas au point de faire comme dans la musique traditionnelle.On a l'ambition de représenter une génération plus jeune, de développer un son qui peut ressembler à la jeunesse du sud de l'Afrique.Q Pourquoi ce clin d'oeil à The Sound Of Music dans le livret de votre disque ?R C'est Tiago, le guitariste, qui a fait le design.Il est à côté de moi ; je vais le lui demander.(Le temps passe.) Oh! Ç'a l'air profond et compliqué.Je ne saisis pas trop.On va dire que ç'a rapport avec la condition humaine, d'accord ?TUMI & THE VOLUME, sur la scène Samsung, ce soir à 20 h et 22 h.Cinq questions à Tumi & The Volume Le luthier Robert Godin honoré PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE © Pour « son apport exceptionnel au rayonnement et à la pratique de la musique », le fabricant de guitares Robert Godin (à gauche) a reçu hier le prix Hommage du Salon des instruments de musique et des musiciens de Montréal (SIMMM).Jacques-André Dupont, président du Salon, a remis le trophée à M.Godin, qui a souligné l'approche originale du SIMMM: «Les autres grands salons internationaux s'adressent aux spécialistes et aux acheteurs.Montréal est le seul endroit où nous pouvons montrer nos instruments au public.» Le SIMMMse poursuit jusqu'à dimanche au Complexe Desjardins et à la PdA.PHOTO FOURNIE PAR LE FIJM Le chanteur Tumi Molekane et son groupe ont l'ambition de représenter une génération plus jeune et de créer un son qui peut ressembler à la jeunesse du sud de l'Afrique.Midi Streetnix Terrasse Amarula Gratuit 13h Deny's Dixieland Clan Terrasse Amarula Gratuit 15h Jazz Ensemble de l'école secondaire Saint-Luc de la CSDM Scène GM Gratuit 16h A Bundle of Blues \u2014 Retour en Afrique Cinémathèque québécoise Billets 16h Deny's Dixieland Clan Scène Alcan Gratuit 17h Bourbon Street Scène CBC Television \u2014 Best Buy Gratuit 17h Jean-Michel Pilc Chapelle historique du Bon-Pasteur Billets 17h30 La parade Loto-Québec avec Zuruba Départ scène Alcan Gratuit 18h A Rhapsody in Black and Blue \u2014 David Murray Big Band joue Ellington Cinémathèque québécoise Billets 18h Alex Bellegarde Scène GM Gratuit 18h Gonzales Théâtre Maisonneuve \u2014 PdA Billets 18h Konono #1 Spectrum de Montréal Billets 18h Steve Amirault Gesù \u2014 Centre de créativité Billets 18h30 Magneto Carrefour GM Gratuit 19h Bernard Primeau Montréal Jazz Ensemble Club Jazz TD Canada Trust Gratuit 19h Glamour Puss Scène Loto-Québec Gratuit 19h Italian Songs Cabaret Juste pour Rire Billets 19h Lullaby Baxter Club Soda Billets 19h Swing Tonique Terrasse Amarula Gratuit 19h Willow Savoy du Métropolis Gratuit 1 19h30 Aldo Romano avec Baptiste Trotignon et Rémi Vignolo Cinquième Salle \u2014 PdA Billets 19h30 Bombolessé Scène Bell Gratuit 20h Bonnie Raitt et Keb'Mo' Salle Wilfrid-Pelletier \u2014 PdA Complet 20h Florence K Scène Alcan Gratuit 20h Robin Boers trio Scène CBC Television \u2014 Best Buy Gratuit 20h Tumi and The Volume Scène Samsung Gratuit 20h30 The Roots \u2014 Première partie : Algebra Métropolis Billets 21h Downchild Blues Band Scène Loto-Québec Gratuit 21h Ensemble Supermusique Musée d'art comtemporain de Montréal Billets 21h Nick 'Brownman' Ali&Cruzao Grupo Monstruoso Carrefour GM Gratuit 21h Pavlo Scène GM Gratuit 21h30 Accabbana Cabaret Juste pour Rire Gratuit 22h Bernard Primeau Montréal Jazz Ensemble Club Jazz TD Canada Trust Gratuit 22h Florence K Scène Alcan Gratuit 22h Jean-Michel Pilc Chapelle historique du Bon-Pasteur Billets 22h Lorraine Desmarais Big Band Spectrum de Montréal Billets 22h Mark De Clive \u2014 Lowe Scène Bell Gratuit 22h Robin Boers trio Scène CBC Television \u2014 Best Buy Gratuit 22h Tumi and The Volume Scène Samsung Gratuit 22h30 Stefon Harris & Blackout Gesù \u2014 Centre de créativité Billets 23h Downshild Blues Band Scène Loto-Québec Gratuit 23h John Roney Trio Hyatt Regency Montréal Gratui 2 23h Pavlo Scène GM Gratuit Minuit Jamie Lidell \u2014 Vincent Lemieux Club Soda Billets Minuit Phantom Power Combo Deluxe Savoy du Métropolis Gratuit 1 Gratuit avec laissez-passer 2 Gratuit sur présentation de la Carte des Amis VENDREDI 7 JUILLET HEURE ÉVÉNEMENT LIEU HEURE ÉVÉNEMENT LIEU NOTRE VIRÉE LE GUIDE DU FESTIVALIER Rue Sainte-Catherine Boulevard Saint-Laurent Rue Saint-Urbain Rue Jeanne-Mance Rue de Bleurry Avenue du Président-Kennedy Scène extérieure Salle de concert Métro La parade du Festival Le village du Festival Boulevard de Maisonneuve CABARET JUSTE POUR RIRE CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE MÉTROPOLIS SAVOY CLUB SODA MONUMENTNATIONAL GESÙ \u2014 Centre de créativité SPECTRUM CLUB JAZZ TD CANADA TRUST Scène SAMSUNG Carrefour GM Scène GM Scène LOTOQUÉBEC Scène CBC TELEVISION Scène \u2014 BEST BUY BELL Scène ALCAN GRANDE PLACE DU COMPLEXE DESJARDINS Terrasse AMARULA HYATT REGENCY MONTRÉAL THÉÂTRE MUSÉE MAISONNEUVE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL SALLE WILFRID-PELLETIER CINQUIÈME SALLE THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE LA PETITE ÉCOLE DU JAZZ Lauréat du Grand Prix de jazz General Motors l'an dernier, le contrebassiste Alex Bellegarde est un fan de rythmes exotiques, c'est-à-dire cubains, sud-américains et africains.Qu'il mêle à un jazz relevé, bien sûr.Son album Caminando paraît aujourd'hui.> Scène General Motors à 18h.TUMI & THE VOLUME Tumi & The Volume a mis au point un savoureux hip hop jazzé auquel il intègre parfois des éléments de musique sud-africaine.Digne représentant de l'Afrique du Sud postapartheid, ce groupe métissé s'intéresse aux défis actuels de son pays.> Scène Samsung à 20 h et 22 h.\u2014 Alexandre Vigneault FLORENCE K Fille de Natalie Choquette, Florence K a elle aussi opté pour la musique.Pas la musique classique, mais celle du monde : bossa nova, rythmes cubains, blues.Son spectacle devrait mettre en valeur son premier album, Bossa Blue.> Scène Alcan à 20 h et 22 h.B C JAZZ ALAIN BRUNET Lorsque Steve Amirault a débarqué à Montréal il y a 20 ans, il était tout frais sorti de l'université St.Francis Xavier, là où on forme les jazzmen des Maritimes.Son style était net, compétent, précis\u2026 et académique.Deux décennies plus tard, son style est plus net, plus compétent\u2026 et pas du tout académique.Le superbe Breath, son dernier album réalisé en trio (étiquette Effendi), le positionne au sommet du piano jazz à Montréal avec ses collègues James Gelfand et Matt Herskowitz.Né de parents acadiens dans la région des Buttes-Amirault, en Nouvelle-Écosse, Steve Amirault n'a pas grandi dans la ouate.Il vient d'un milieu modeste : son père était musicien de bar, son frère Greg (considéré à Montréal comme un guitariste de jazz compétent) et lui se sont construit une culture musicale en écoutant la FM commerciale.« Je n'avais pas beaucoup de disques, c'était vraiment la pop culture de la radio.» Notre interviewé a d'ailleurs commencé à jouer de la batterie avec son frangin guitariste, formé lui aussi à St.Francis Xavier, et également installé à Montréal.Le pianiste s'est d'abord illustré sur la scène montréalaise en remportant la compétition du Festival international de jazz de Montréal.On avait alors applaudi sa compétence et on était resté sceptique quant à sa singularité.Las de la scène locale, Steve Amirault a tenté sa chance à New York, où il a vécu de 1990 à 1993 comme tant de jeunes jazzmen pleins d'ambition\u2026 et d'illusions.Avant quoi il a amorcé une navette entre Montréal et la Grosse Pomme afin de parfaire sa formation pianistique auprès de l'excellent pianiste Richie Beirach.« Il m'a appris à faire des choix de style, à planifier mes interprétations et la position de mes improvisations.À penser comme un professionnel du jazz, en fait.» Steve Amirault conserve un très beau souvenir de ces années passées aux États-Unis.«Ma vie à New York a été formidable, se rappelle-t-il.J'y ai travaillé avec plein de super musiciens, notamment avec Joe Lovano et Eddie Henderson.Je suis rentré lorsque vint le temps de me trouver un nouvel appartement.Je n'avais pas beaucoup d'argent, j 'ai alors décidé de revenir à Montréal.» Par dépit, donc ?Il infirme.Chose certaine, Steve Amirault y a trouvé le bon côté des choses.«Au retour, j'ai trouvé Montréal propice à mon émancipation artistique.Le rythme de vie plus lent et les conditions économiques plus favorables aux artistes m'ont permis de développer mon affaire.À New York, chaque musicien doit exceller dans des styles très précis.Et souvent, ils oublient de développer le leur.» Découvrir son style De retour à Montréal depuis 1993, il fait essentiellement du jazz.Il accompagne sporadiquement les soeurs Rankin de Nouvelle- Écosse mais, grosso modo, il ne vit que du jazz.Le pianiste estime avoir « trouvé son affaire» au cours de la trentaine.«La vie t'aide aussi à découvrir ton style.Il faut réécouter ce que tu fais, réfléchir à ce qui te ressemble le plus.Bien sûr, j'ai toujours cherché à faire une musique personnelle, mais, avec le temps, on finit par en apprendre sur soi, sur ses goûts, sur sa personnalité.Une question de maturité.» Quel excellent pianiste est-il devenu, au juste ?«Difficile de répondre, mais je dirais que je viens de Keith Jarrett, comme la majorité absolue des pianistes de jazz de ma génération.De plus, j'ai appris à maîtriser tous les patterns pianistiques des meilleurs, mais j'ai toujours tenté d'éviter de reprendre les éléments les plus évidents du jeu de l'un ou l'autre pianiste connu.Au mieux, j 'ai repris leurs traits de personnalité, je les ai retravaillés pour finalement me les approprier.D'autre part, j'ai travaillé beaucoup sur l'harmonie, une de mes activités préférées en musique.En fait, j 'aime m'exprimer librement, sans dénigrer les structures qui me permettent cette liberté.« Je dirais, conclut-il, que j'ai toujours voulu faire une musique qui me pose des défis, à moi comme aux musiciens avec qui je suis.Je veux que cette musique interpelle les connaisseurs mais aussi ceux qui l'aiment sans se poser de questions.D'une certaine façon, les amateurs plus \"ordinaires\" ont moins de préjugés parce qu'ils ne cherchent pas à identifier ou à classer ce qu'ils entendent.Il réagissent, point à la ligne.» Le trio du pianiste Steve Amirault (Jim Vivian, contrebasse, Greg Ritchie, batterie), se produit à 18h au Gesù.STEVE AMIRAULT Un pianiste « à son affaire » PHOTO FOURNIE PAR LE FIJM Steve Amirault : «J'ai toujours cherché à faire une musique personnelle, mais, avec le temps, on finit par en apprendre sur soi, sur ses goûts, sur sa personnalité.Une question de maturité.» PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © Le chanteur chinois Coco interprète ses compositions et celles des autres, façon jazz libre.PHILIPPE RENAUD VIRÉE COLLABORATION SPÉCIALE Entre un cours de saxophone d'une heure, un concert pour quatuor et wagon de métro parisien et une performance de jazz vocal chinois, la soirée d'hier sur l'aire du Festival de jazz n'avait vraiment rien de banal.À en croire l'achalandage constaté pour un jeudi, la curiosité des mélomanes a été piquée par la gamme de propositions qui était offerte.Par où commencer ?Allons du côté du batteur français Stéphane Huchard, accompagné d'un joueur de Rhodes, d'un bassiste et d'un bugliste.Bonne scène, mauvaise plage horaire: Huchard et son groupe tricotent un jazz nocturne dépouillé aux accents électro, logé à 19h sur la scène du parc Hydro-Québec.Ce que nous avons attrapé était agréable, sauf qu'on ne démarre pas une soirée avec des compositions aussi atmosphériques.Ç'aurait pris encore plus de nuages, tiens, pour tamiser le ciel.Huchard, ravi de venir jouer « sur la terre de nos cousins », avait pourtant une proposition séduisante et originale.Puisant dans ses souvenirs de jeunesse alors qu'il accompagnait au boulot son père, chauffeur de métro à Paris, le batteur a enregistré le paysage sonore du grand spaghetti multicolore qu'est le réseau de transports en commun parisiens.Les sons du métro étaient ensuite agencés dans les compositions, linéaires mais constamment en mouvement, un brin mélancoliques (c'est l'effet du bugle marié aux sonorités du Rhodes).Joli.À l'autre extrémité du site, dans le parc des Festivals, une tout autre fête prenait forme, dès 19 h 30.L'écho du rythme m'y attirait alors que je déambulais sur l'esplanade : ah tiens, un autre Africain qui s'amuse avec des rythmes synthétiques, à la manière de ce qu'on a fait dans cet Elektro Bamako qui réchauffait le Métropolis pour Amadou et Mariam.Quelle surprise ! Ce n'était pas une boîte à rythmes qui poussait ce rythme dub-house, c'était la belle section rythmique (batterie rock, basse électrique, congas et tam-tams) du chanteur guinéen Sekouba « Bambino » Diabaté, surnommé la « voix d'or de Guinée ».Et c'était tout à fait ce dont j'avais besoin en ce début de soirée : son style de chant, passant de la psalmodie à la déclamation, interpellait les festivaliers, nombreux à cette heure.L'accompagnement, avec la kora, le balafon et les synthétiseurs, enrobait merveilleusement le rythme très dansant, ultramoderne.Devant moi, un jeune homme retrouve sa maman qui se laissait porter par le groove guinéen.«C't'écoeurant, hein ?» qu'elle lui demande.Le p'tit bonhomme a eu un déhanchement en guise de réponse.Le genre de spectacle qu'on a envie d'entendre ailleurs, dans un petit bar disons, et jusqu'à tard dans la nuit.Vieux Shanghai À 20 h, le chanteur jazz chinois Coco Zaho donnait son premier concert à Montréal, devant les portes du Complexe Desjardins.On en a appris un peu plus sur le curieux personnage: dépisté par le vibraphoniste québécois Jean Vanasse (qui est monté sur scène, le temps de quelques chansons), Coco a récemment lancé l'album Dream Situation sur le label Effendi.Il chante, en anglais et en mandarin, ses compositions, celles des autres, et des chansons populaires du «old Shangai », comme il disait, façon jazz libre.Sa voix possède beaucoup de force, un timbre délicatement nasillard, un registre plutôt élevé et un trémolo marqué.Bien que les arrangements de ses «chansons du vieux Shanghai» nous amènent en terrain connu, Coco nous fait néanmoins perdre tous nos repères, par ces mélodies étranges et la langue avec laquelle il les chante.Plusieurs représentants de la communauté sino-montréalaise étaient devant la scène pour assister à cette rare première.Et puis, ce cours de saxophone ?Sachez d'abord que la grande tente du Salon des instruments de musique et des musiciens de Montréal (le SIMMM), érigée depuis le début du festival, est désormais ouverte, juste devant le parc Hydro-Québec.Entre 14 h et minuit, on y organise des ateliers d'apprentissage.Et à 20 h, jusqu'à demain, c'est le sax qu'on y enseigne.Grâce aux bons soins de professeurs, une vingtaine d'apprentis virtuoses à qui on avait prêté les instruments s'appliquaient à apprendre à jouer When The Saints Go Marching In.Garanti, vous saurez jouer ce standard au bout de 60 minutes, fous rires en prime ! Bon, ça ne fera pas de vous un Branford Marsalis, mais à mes oreilles, ça sera déjà mieux que du Kenny G.On y enseigne également l'harmonica et la guitare, mais, Dieu merci ! pas le violon\u2026 Horaires des activités sur le site Web: www.simmm.ca Soirée hors de l'ordinaire JAZZ JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE Si vous pensez que le rock vient des États-Unis, vous vous trompez.Le rock vient du Mali, qu'on se le dise.C'était assez évident mercredi soir, alors que Festival de jazz s'était déguisé en Nuits d'Afrique.Un aréopage d'artistes maliens était en ville pour célébrer l'amour, la paix et le bonheur de la musique.Ils ne se sont pas gênés, au passage, pour nous rappeler que le rythme est bel et bien né sur le Continent noir.Première halte au Spectrum, avec Salif Keita, une des grosses pointures internationales de ce 27e FIJM.Sauf erreur, c'était la première fois en cinq ans que le chanteur malien passait par Montréal.Juste avant le concert, on en a profité pour lui remettre le prix Antonio Carlos-Jobim, donné depuis trois ans à un artiste « qui s'est particulièrement distingué dans le domaine des musiques du monde et dont l'influence sur les métissages culturels est reconnue ».C'était un bon choix.La musique de Salif Keita est un creuset d'influences maliennes, cubaines, zaïroises, folk ou rock.Il est, depuis le milieu des années 80, un des ambassadeurs incontestés de la musique ouest-africaine avec le Sénégalais Youssou n'Dour.Sur scène, le griot de Bamako n'a pas fait mentir sa réputation.Les vibrations peace & love et le rythme contagieux de son groupe (sept musiciens, deux danseuses) ont vite fait lever la foule qui \u2014 il faut bien l'admettre \u2014 était assez gagnée d'avance.Rythm'n'blues malien Pour l'occasion, le chanteur albinos avait troqué ses vêtements maliens traditionnels pour la chemise ample et le pantalon.Ironique : il était tout vêtu de blanc, comme si la pâleur de son visage ne suffisait plus.On ne saurait dire s'il avait l'air d'un sage ou d'un fantôme.Mais son charisme était bien tangible.Même s'il bouge peu, même s'il ne sourit jamais, Salif Keita possède l'aura d'un être à part.Impression que sa voix, unique, haute, puissante, incantatoire, ne fait que confirmer.La première partie du concert sera en grande partie consacrée à M'Bemba, dernier album de Keita, paru en 2005.Dans les chansons Dery, Ladji ou Calcule, les guitares électriques se mêlent à la kora malienne et aux percussions africaines.À la mi-parcours, Salif s'installe seul avec ses choristes et sa guitare acoustique.C'est la seule minute acoustique d'un spectacle qui, manifestement, veut surtout faire danser.Dans le Spectrum, le silence est palpable.L'intermède sera court.Deux chansons plus tard, le chanteur cède la place à la musique\u2026 et à ses musiciens.La machine à rythme, déjà bien lancée, se transforme en machine à groove.C'est évident, Salif Keita n'a plus rien à prouver.Assis sur sa réputation, il laisse toute la place à son groupe, qui la prend sans se faire prier.Mine de rien, on se retrouve tout à coup plongé dans un spectacle de rock.Le joueur de n'goni (le luth malien) fait son picking les mains dans le dos, à la manière Hendrix.Solo à couper le souffle, repris à la volée par le guitariste, qui se prend tout à coup pour Peter Frampton en doublant ses notes avec la voix.Mais bon Dieu, serions-nous à Woodstock ?Est-ce un party psychédélique ?Avant qu'on ait pu répondre à la question, Salif Keita amorce Madan, en demandant à la foule de monter sur scène.Le Spectrum au grand complet répond à l'invitation et termine la soirée en se brassant les fesses sous les projecteurs pendant que le flegmatique chanteur signe des autographes à l'avant-scène.Avant que tout cela ne dégénère, il est reconduit hors de scène par un technicien prévenant.Un rappel particulièrement bien senti le ramènera devant les rideaux malgré les lumières allumées.Comme un ultime cadeau, Salif Keita entonne a cappella un de ses succès, la ballade Yamore.C'était la meilleure façon de tirer sa révérence.La soirée malienne se poursuivait au Métropolis, avec Amadou et Mariam, de retour après leur succès aux Franco Folies l'an dernier.Pour des raisons de tombée, nous avons manqué la fête du «couple aveugle ».Mais on nous rapporte que leur rythm'n'blues malien a encore mis le feu dans la place.Au vol, nous avons quand même attrapé Electro-Bamako et Ba Cissoko, les deux groupes chargés de réchauffer l'atmosphère.Beaucoup de sparages chez les premiers : la fusion technomalienne en arrachait.On aurait dit deux groupes jouant l'un pardessus l'autre sans s'écouter.À leur décharge, le public n'aidait pas fort : ça parlait tellement qu'on se serait cru au gala hors d'ondes de l'ADISQ.Les seconds ont eu plus de chance.Il faut dire qu'une kora branchée dans une fuzzbox, ça impose le silence.Surtout quand le sourire de celui qui en joue est aussi extatique.Le rock vient du Mali , le saviez-vous ?Rockin' Bamako Le Festival de jazz a pris des airs de Nuits d'Afrique mercredi soir PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE © Salif Keita, un des ambassadeurs de la musique ouest-africaine, a enflammé la scène du Spectrum mercredi soir.La musique de Salif Keita est un vrai creuset d'influences maliennes, cubaines, zaïroises, folk ou rock.ALCAN ET LE JAZZ L'ACCORD PARFAIT DU 29 JUIN AU 9 JUILLET 2006 www.alcan.com Alcan revient à l'avant-scène de la vie culturelle montréalaise à titre de coprésentateur du Festival International de Jazz de Montréal.Une façon de plus de s'impliquer au sein de notre communauté tout en faisant rayonner talent et créativité, d'ici et d'ailleurs.3411784A 6 J A Z Z 3412268A JAZZ ALAIN BRUNET «Je suis fière de mon endurance.De mon endurance vitale », répond Élisabeth Kontomanou après avoir hésité un moment devant la question: de quoi êtesvous vraiment fière ?La chanteuse de jazz a dû patienter longtemps avant d'atteindre cette notoriété.Une Victoire de la musique remportée récemment en France lui vaut déjà des affiches importantes dans les grands festivals de jazz.Les critiques très positives de ses deux derniers albums, Midnight Sun et Waitin' for Spring, (étiquette Nocturne) ont mis la table.Ces deux disques ont été lancés depuis 2004, ce qui coïncide avec son retour en France après une décennie passée à New York\u2026 sans y trouver la gloire.«Jem'y suis endurcie, estime-telle.Vous savez, je suis quelqu'un de très patient.J'ai toujours été disponible, j'ai toujours gardé en tête mon idéal, je n'ai pas perdu l'envie d'aller jusqu'au bout.» Non ce n'est pas le rêve de Céline et René qui se réalise enfin.C'est le rêve d'une chanteuse de jazz qui veut gagner décemment sa vie en exerçant sa profession - gagner décemment sa vie dans le jazz même lorsqu'on fait le Club Soda un soir de FIJM, c'est toucher un salaire de classe moyenne\u2026 à moins d'être une rarissime priorité pour Universal Music, EMI, Sony-BMG ou Warner Music.Au bout du fil, Élisabeth Kontomanou n'associe pas son déblocage français à la santé du jazz hexagonal.«Quand je suis rentrée en France, j'ai remarqué que les jeunes musiciens jouaient mieux.J'ai l'impression qu'ils sont plus travailleurs, qu'ils prennent encore plus cette musique au sérieux mais\u2026 règle, générale, on s'ennuie un peu en France.C'est encore difficile d'y trouver de bons musiciens parce qu'il n'y en a pas énormément.Quand on revient de New York cette impression est forte ; là-bas, on n'a pas de problèmes pour trouver d'excellents remplaçants à ses musiciens réguliers.Alors qu'à Paris, il faut se lever très tôt\u2026» Une tradition globale Même si sa carrière française est au beau fixe, Élisabeth Kontomanou ne tient vraiment pas à être étiquetée chanteuse française ou européenne.«Je m'identifie à une tradition globale, celle du jazz.Lorsque je chantais à New York, je n'étais pas identifiée comme une chanteuse française.Les musiciens et le public réagissaient à ma musique sans se poser de question sur mes origines.Et c'est ça qui est bien à New York: on nous apprécie parce qu'on fait un bon boulot et c'est tout.Si je pouvais avoir une carrière là bas, y retournerais- je m'y installer ?Disons que je VAIS avoir une carrière là-bas (rires).Je n'ai aucun doute là-dessous.Je pense que cette musique vaut la peine d'être connue ailleurs.» Née de mère grecque et de père guinéen, elle repousse également cette étiquette de chanteuse issue de la France multiculturelle.«Mes origines, précise-t-elle, ne m'ont rien apporté au départ car je suis orpheline.Je n'ai donc pu profiter de cet héritage culturel, néanmoins je me suis forgé ma propre culture musicale.J'ai vécu un peu partout en France, j'ai aussi vécu en Suède, puis aux États-Unis.J'aime bien bouger et donc, je suis très contente de revenir à Montréal - à la fin des années 90, j'y ai déjà chanté dans l'ensemble du pianiste Andy Milne.» En voie d'être connue à Montréal, Kontomanou n'y débarque pas en catimini\u2026 Elle n'y entre pas non plus par la grande porte.« Je chanterai avec le pianiste français Jean-Michel Pilc avec qui je forme un duo.Pilc viendra de New York (il y réside) après quoi on continuera une tournée sur l'Europe - avec Thomas Bramerie à la basse et mon fils Donald à la batterie.Nous ne sommes pas venus en quartette pour des raisons budgétaires\u2026 Mais ce n'est pas un problème car ce duo avec Pilc est bien rodé.» Un quart de siècle après avoir amorcé cette carrière de chanteuse, quatre enfants plus tard (conçus avec quatre pères différents), Kontomanou est installée à Stockholm, en partie pour des raisons économiques : aucun propriétaire parisien n'a voulu lui louer un appartement parce qu'elle n'avait pas un revenu stable et les fonds nécessaires pour payer une caution au locateur ! LA chanteuse de jazz en France, du moins à l'heure actuelle, vit en Suède avec un de ses fils.Ben pour dire\u2026 «Si je parle de mon endurance, c'est pas pour rien.» Élizabeth Kontomanou se produit ce soir, 19h, au Club Soda Résiliante Kontomanou Élisabeth Kontomanou est actuellement LA chanteuse de jazz en France.Mais celle qui a vécu à New York et habite présentement en Suède refuse l'étiquette de chanteuse française ou européenne.PHOTO FOURNIE PAR LE FESTIVAL DE JAZZ Même si sa carrière française est au beau fixe, Élisabeth Kontomanou ne tient vraiment pas à être étiquetée chanteuse française ou européenne.« Je m'identifie à une tradition globale, celle du jazz.À New York, je n'étais pas identifiée comme une chanteuse française.» LE VERDICT LE GALA VU PAR LA FILLE, JOURNALISTE, ET SON PÈRE, PROFESSEUR DE PHILOSOPHIE ET CRITIQUE D'UN JOUR.ARTS ET SPECTACLES VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION Le Téléjournal Des squelettes.Ooops! Le Match des étoiles / Jacynthe René, Julie Perreault Bons baisers de France / Pascale Montpetit, Ricky Paquette Le Téléjournal/Le Point Des kiwis et des hommes / Marie-Chantal Perron Le TVA 18 heures Sucré Salé / Ariane Moffatt Dans ma caméra DOUX NOVEMBRE (5) avec Keanu Reeves, Charlize Theron Le TVA 22 heures Juste pour rire en direct Sucré Salé / Ariane Moffatt POMPIERS EN ALERTE (4) Le Grand Journal (16:58) La Porte des étoiles Matière à enquête Testostérone Le Grand Journal 110% UN FAUTEUIL POUR DEUX (4) Macaroni tout garni Ramdam Une pilule, une petite granule À la di Stasio / Stylistes culinaires FAST FOOD, FAST WOMEN (4) avec Anna Thomson, Jamie Harris SUE PERDUE DANS MANHATTAN (4) (22:46) CTV News Access H.e Talk MURDER IN THE HAMPTONS (5) avec Poppy Montgomery, David Sutcliffe Law & Order CTV News CTV News eTalk Jeopardy CBC News Canada Now Coronation.This Hour.Just for Laughs .Tournament Halifax.The National The National Rick Mercer.Friends ABC News Friends Will & Grace America's Funniest Home Videos Kyle XY 20/20 Sex and the City Nightline News CBS News E.T.NCIS The Unit Numb3rs News Late (23:35) News NBC News Jeopardy Wheel of.Dateline NBC - Friday Las Vegas Law & Order Tennis (23:35) The Newshour World News Vermont.Washington Now Bill Moyers on Faith & Reason Vermont's Film Showcase Bus.Report BBC News Bus.Report The Newshour Roadside.Visionaries Now Tartan TV Natural.Design: E2 World News Charlie Rose American Justice Biography / Robin Williams Biography / Chris Farley American Justice Carte de mode Palettes Vive les bébés! L'Ombre de l'épervier II Elles DANS MA PEAU (3) avec Marina de Van, Laurent Lucas Street Legal Bravo! Videos Bravo! 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Clins d'oeil sur un photographe, une prison, un juge et un bourreau joués par Réal Béland, Stéphane E.Roy et Denis Levasseur.19H 30 yTVA HISTOIRE D'AMOUR: DOUX NOVEMBRE Le film parfait pour ceux qui aiment pleurer au cinéma.Mélodramatique au cube ! Une jeune femme atteinte d'une maladie incurable entreprend une liaison avec un publicitaire.Avec Keanu Reeves et Charlize Theron.20 H 30 yTV5 TARATATA Retour pour une autre saison musicale faite de duos et de trio inédits.Autour de l'artiste invité Florent Pagny :Michel Jonasz, Mathieu Boogaerts, Sunday Drivers et Mathieu Chédid.21H yCBS THE UNIT Une série canon inspirée du livre Inside Delta Force d'Eric Haney qui raconte le quotidien des agents des forces spéciales américaines et de leurs familles.Ce soir : la nouvelle mission de l'escouade semble vouée à l'échec\u2026 Avec le charismatique Dennis Haysbert, qui jouait le président Palmer dans 24 heures chrono.21H ySRC BONS BAISERS DE FRANCE Invités : Pascale Montpetit, Ricky Paquette, Marie Plourde, Louis Bélanger et Denis Chouinard.22 H46 y17N CINÉMA, CINÉMA: SUE PERDUE DANS MANHATTAN Un film lent, très lent, sur une jeune femme qui sombre dans la déchéance, mais une performance remarquable d'Anna Thomson.UN BIJOU DE NUMÉRO L'Information-spectacle, de Jean-François Mercier.Un numéro bien ficelé durant lequel l'humoriste fesse sans élever la voix et évite les «parlant de\u2026» ON A BIEN RI Martin Petit : «Une cave à vin.un autre mot pour : abri nucléaire pour alcooliques ! » UNE BLAGUE ENGAGÉE François Léveillée sur l'excision : «Brigitte Bardot! Pourquoi, au lieu de s'occuper de la peau des phoques aux Îles-de-la-Madeleine, elle ne s'occupe pas des fuckés qui font la peau des filles en Afrique ?» LA RÉVÉLATION DE LA SOIRÉE André Sauvé pour son numéro La Confusion, bien maîtrisé mais sans queue ni tête et durant lequel l'humoriste se fait un plaisir de sauter du coq à l'âne.UN BIJOU DE NUMÉRO L'Environnement, de Dominic et Martin.Parce que, avec ce numéro bien structuré, le duo a respecté le thème de la soirée et son style d'humour.ON A BIEN RI Martin Petit sur les gens trop passionnés : «Veux-tu me dire à quoi peuvent servir les clubs de n'importe quoi ?Comme les Trekkies qui se réunissent pour échanger dans une langue, le klingon, qui se parle uniquement sur une planète qui n'existe même pas ?» UNE BLAGUE ENGAGÉE Le gros Martin de Dominic et Martin : «Pour mieux respecter l'environnement, je me suis acheté une Smart.» Le menu Dominic : «T'étais pas assez serré dans tes vêtements ?(\u2026) Moi, je me suis acheté un Hummer.» Martin : «Un Hummer ! Mais c'est un char d'assaut gai\u2026 » LA RÉVÉLATION DE LA SOIRÉE André Sauvé pour sa confusion éclairante, d'autant plus que « ce n'est pas grave si on ne comprend pas tout ».ISABELLE MASSÉ CRITIQUE L'engagement est à la mode.Depuis deux ans, un humoriste qui n'a rien à dire de pertinent ou qui ne veut que faire rire ne peut participer à un gala animé par Laurent Paquin.En théorie\u2026 Comme l'an dernier, l'animateur du premier grand gala du 24e Festival Juste pour rire au Théâtre Saint-Denis a exhorté ses invités à présenter des numéros qui portent à réflexion, qui nous poussent à nous demander comment on pourrait mieux faire le bien autour de nous ou rendre notre environnement plus vert.À quelques exceptions près, les Billy Tellier, François Léveillée, Martin Petit, Ghislain Dufresne et Dominic et Martin sont arrivés sur scène avec des numéros fraîchement écrits.La guerre, l'équité salariale, le stress, l'environnement, les drôles de décisions de nos politiciens\u2026 Tous les sujets à la mode ont passé dans le tordeur, hier.Plusieurs idioties, aberrations, injustices ont été dénoncées, montrées du doigt lors de courts numéros intéressants et bien écrits.Une formule qui marche La formule donne aux humoristes l'air d'être extrêmement bien renseignés et au public, l'idée que les artistes ont vraiment bûché pour le divertir.À ce titre, chapeau à Dominic et Martin, Jean-François Mercier et Laurent Paquin, qui nous ont parlé de façon convaincante d'environnement, d'informationspectacle et d'égalité des sexes.Cela dit, dans un gala Juste pour rire, on est d'abord là pour rire.Le sujet choisi n'est souvent et simplement qu'un prétexte à la blague.À bien des reprises, les humoristes se sont donc contentés d'exposer leur thème sans vraiment approfondir.Peut-on faire autrement quand on n'a que sept minutes pour défendre une idée ou une position ?Ironiquement, par ailleurs, les numéros hors contexte de Martin Petit (la passion), de Ghislain Dufresne (qui a entonné 30 chansons d'émissions pour enfants en trois minutes) et d'André Sauvé (drôlement confus) ont été aussi appréciés que ceux qui répondaient vraiment au thème imposé.Engagez-vous, que l'animateur demandait.Oui, mais\u2026 GALA JUSTE POUR RIRE Engagez-vous, qu'il disait ! PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE © Laurent Paquin était l'animateur de ce premier gala Juste pour rire 2006.Isabelle MASSÉ Paul-Aimé MASSÉ "]
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