La presse, 8 juillet 2006, Jazz - Arts et spectacles
[" ARTS ET SPECTACLES ON ENTERRE CE SOIR LE 27E FIJM.POUR FAIRE LES CHOSES EN GRAND, IL FALLAIT UN SPÉCIALISTE EN LA MATIÈRE: GORAN BREGOVIC ET SON IMPOSANT ORCHESTRE DES MARIAGES ET ENTERREMENTS.L'ANCIEN COMPOSITEUR ATTITRÉ DU RÉALISATEUR EMIR KUSTURICA SE PRODUIT À MONTRÉAL DEMAIN SUR LA SCÈNE PRINCIPALE.LESTER YOUNG SELON DON BYRON PAGE 4 ALEXANDRE VIGNEAULT La demi-mesure, Goran Bregovic ne connaît pas.Ou bien il fait semblant de ne pas savoir ce que c'est.On ne va pas s'en plaindre puisque c'est justement sa folie ludique, son exaltation dans la joie comme dans la peine qu'on a découvertes et tout de suite aimées dans les musiques qu'il a écrites pour Le Temps des gitans, Arizona Dream et Underground, les trois meilleurs films de son compatriote Emir Kusturica.> voir BREGOVIC en page 2 JAZZ PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE Rendre visite à des jeunes enfermés en classe en plein été ?Ç'aurait pu ressembler à une visite du camp de Guantanamo.Et pourtant, les jeunes étudiants y sont enfermés de plein gré et ils sont manifestement en très bonne santé ! Tour guidé du Camp de blues du SIMMM, qui donnera son spectacle de fin de session demain, à 14h, sur la scène du parc Hydro-Québec.Recruter des jeunes prêts à passer leurs jours de vacances à l'école est moins difficile que ce qu'aurait pensé le directeur général de cet établissement unique au Québec, Jacques-André Dupont -également directeur du Salon des instruments de musique et des musiciens de Montréal (SIMMM).Près de 500 jeunes musiciens avaient posé leur candidature pour le camp de blues mais seulement 55 ont été retenus.S'il est difficile de les enfermer dans une classe pendant qu'il fait beau dehors ?«Le midi, il faut barrer les portes des locaux, sinon ils ne mangeraient pas ! », prévient le directeur artistique du Camp de blues et collaborateur du FIJM depuis 23 ans, Robert Jodoin.En ce vendredi après-midi radieux, les 55 apprentis bluesman et blueswoman exercent leurs chops dans les locaux d'un neuvième étage que le Cégep du Vieux-Montréal a loué au SIMMM.Le soleil plombe, mais les étudiants, dont les plus jeunes ont 13 ans, répètent, au sein de leurs formations respectives, les chansons qu'ils ont composées en vue du concert de demain.Les professeurs de chacun des groupes les observent, aiguillonnent les musiciens durant leurs solos, apportent leurs conseils aux jeunes musiciens.«Avant, j 'avais l'habitude de jouer dans le tapis », dit Hugo Saint-Laurent, 15 ans, guitariste originaire de Dollard-des- Ormeaux.Maxence Mayrand, son nouveau collègue guitariste qui, lui, vient de Sherbrooke, enchaîne : «On a appris à jouer ensemble, à s'écouter.C'est la vraie vie de groupe!» Le hasard a réuni Maxence et Hugo dans le même orchestre, où un batteur, un bassiste, un claviériste, une chanteuse et une section de cuivre balançaient une composition blues rock assez musclée lors de ma visite.«Ces jeunes viennent de partout au Québec, explique Robert Jodoin.Ils ne se connaissaient pas avant ; c'est assez impressionnant de voir à quel point, après quelques jours seulement, ils sont déjà capables de composer et de jouer en groupe.» Les classent débutent à 9h du matin, «mais certains arrivent à 8h15», dit Isabelle Boudreault, membre du «corps professoral» du premier Camp de blues.La journée commence en groupe d'instruments : les batteurs avec les batteurs, les bassistes avec les bassistes, etc\u2026 L'après-midi est consacré aux orchestres, qui pratiquent ensemble.Des prof chevronnés dirigent les classes et des musiciens professionnels viennent donner de précieux conseils : le batteur Bernard Primeau est venu prodiguer ses trucs, Jim Zeller est attendu aujourd'hui, etc.« Pour moi, ce qui est important, c'est que le camp soit 100 % gratuit.J'ai mis un an et demi à monter le financement du projet », souligne J.A.Dupont.L'encan silencieux qui se déroule dans le cadre du SIMMM aidera à financer la prochaine édition du Camp de blues, tout en donnant un peu d'argent à l'organisme Musiciens du monde.Pendant une semaine, le Camp de blues aura permis des rencontres musicales et humaines que les jeunes garderont en mémoire.«Hé, jouer durant le Festival de jazz, c'est gros », lance Maxence, qui rêve de faire carrière comme guitariste.Son ami Hugo acquiesce, les mêmes étincelles dans le regard.Blues 101 BREGOVIC suite de la page 1 Le divorce ar tistique étant consommé depuis longtemps entre les deux créateurs (« Il en avait assez de moi et j'en avais assez de lui », a déjà expliqué Goran Bregovic), on ne va pas s'étendre sur cette collaboration.Il importe seulement de rappeler que c'est une seule et même oeuvre, épique, Le Temps des gitans, qui a révélé l'immense talent de ces deux artistes, juste avant que le régime communiste ne tombe en morceaux.Curieusement, alors que c'est Goran Bregovic le grand musicien, c'est Emir Kusturica qu'on a pu entendre le premier rue Sainte-Catherine.Le réalisateur s'est produit en clôture du Festival des films du monde au mois de septembre 2000, en compagnie de son No Smoking Band.Six ans plus tard, Goran Bregovic vient corriger la situation.Pourquoi avoir attendu si longtemps avant de venir à Montréal ?«Les propositions que j'ai reçues avant n'étaient pas, comment dire, élégantes, explique-t-il, joint à Belgrade, où il travaille.Je voulais faire le meilleur concert possible.Cette fois-ci, j'ai cette possibilité de présenter mon concert avec tout l'orchestre.» C'est-à-dire avec une quinzaine de musiciens et encore plus de choristes.L'art de l'exil Goran Bregovic incarne à lui seul ce qu'était la Yougoslavie avant son éclatement : il est croate par son père et serbe par sa mère, et sa femme est bosniaque.Il a de toute évidence été très marqué par la guerre qui a ravagé son pays dans les années 90 et refait le tracé des frontières.Lorsqu'on l'interroge à ce sujet, il commence d'ailleurs par nous souhaiter de ne jamais avoir à couper notre vie en deux - avant et après la guerre - comme lui doit le faire.«J'étais à Paris quand la guerre a éclaté, heureusement.J'y travaillais sur un film avec Kusturica, alors je n'ai pas été enfermé à Sarajevo pendant quatre ans.J'ai tout perdu dans cette guerre et j'ai dû repartir de zéro, racontet- il.Artistiquement, c'est pas mal de repartir à zéro.La guerre est une chose terrible, mais en tant qu'artiste ça m'a permis de travailler avec une distance.Ce n'est pas pour rien que l'histoire de l'art a été marquée par les artistes émigrés.« La situation est complexe mais, artistiquement, la position d'émigré est une très bonne position, poursuit-il.Il est facile d'avoir conscience de sa culture quand on provient d'une grande culture comme celle de la France, mais c'est bien plus difficile quand on vient d'une toute petite culture.Sans cette distance et sans être attiré par les gens qui se trouvent dans la même situation, c'est très difficile de travailler avec confiance.» Un rockeur à la retraite Avant la guerre, Goran Bregovic était retraité.Dans le sens de rock star retraitée.Avec son groupe Bijelo Dugme (Bouton blanc), il a en effet été l'un des plus célèbres rockeurs de toute l'Europe de l'Est sous le régime communiste.«J'ai toujours estimé que l'importance du rock était plus grande dans le régime communiste que dans les pays occidentaux, expose-t-il.Pas au plan musical, mais social.Montrer un système de valeurs un peu différent dans un régime totalitaire, c'était important.» Et sans doute un peu compliqué.si on ne veut pas grossir les rangs des prisonniers politiques.«L'art et les artistes étaient importants, relativise-t-il.Je ne comprends toujours pas cette logique, mais le régime communiste tolérait les artistes.jusqu'à un certain point.Alors si vous étiez un peu malin, vous pouviez faire pas mal de choses sans finir en prison.» Goran Bregovic devait être très malin car, dans les années 70 et 80, son groupe a publié 13 disques vendus à six millions d'exemplaires au total, selon l'Agence France-Presse.Son succès, le compositeur l'attribue toutefois à autre chose : «Mon rock'n'roll comportait des éléments de musique traditionnelle.C'était un rock très local.Ma démarche était semblable à celle d'aujourd'hui, sauf qu'avant j'habillais ma musique avec des couleurs à la mode.Je ne fais plus ça, maintenant.» Depuis 20 ans, il a créé un style unique, à la fois lyrique et déjanté, qui emprunte autant aux musiques classiques qu'aux traditions des Balkans, dont les musiques tziganes, le chant bulgare et les fanfares d'origines turques.C'est un peu tout ça qu'on va entendre, demain, lorsqu'il va enterrer le 27e Festival international de jazz de Montréal.« Je vais faire un concert avec des morceaux légers que j 'ai écrits pour des films, d'autres écrits pour choeur et orchestre, et aussi des pièces aux structures un peu plus complexes », annonce-t-il.Goran Bregovic ne s'inquiè te aucunement de devoir se produire en plein air devant une foule imposante.Il s'en remet à la curiosité des gens.«On a souvent l'impression que la musique qui ne passe pas sur MTV n'existe pas.Ce n'est pas vrai, tranche-t-il.J'ai vendu cinq millions d'albums dans le monde depuis 10 ans.Les êtres humains ne sont pas comme on les voit à la télé.Ils sont curieux, prêts à explorer de nouvelles choses.Grâce à cette curiosité, ils découvrent des compositeurs même plus bizarres que moi.» Goran Bregovic et son Orchestre des mariages et enterrements demain, 21h sur la scène principale.Salve slave Pourquoi avoir attendu si longtemps avant de venir à Montréal ?« Les propositions que j'ai reçues avant n'étaient pas, comment dire, élégantes.Je voulais faire le meilleur concert possible.Cette fois-ci, j'ai cette possibilité de présenter mon concert avec tout l'orchestre.» ALEXANDRE VIGNEAULT VIRÉE Il ne fallait pas être atteint d'agoraphobie pour profiter de sa soirée au FIJM, hier.«Il y a un million de personnes sur le site», a lancé nerveusement un jeune homme affecté à la circulation.Il a dit ça en marchant vers le point le plus chaud, c'est-à-dire le devant du Complexe Desjardins, où une foule monstre était venue entendre Florence K.Il n'y avait évidemment pas un million de festivaliers dans le périmètre jazz, mais c'était tout comme.Il fallait un mélange d'adresse et d'impolitesse crasse pour se frayer un chemin du bas de l'escalier de la Place des Arts jusqu'à la rue Saint-Urbain.Les jeunes engagés pour diriger la foule en avaient plein les bras.Est-il vraiment nécessaire de dire qu'il n'est pas facile de se concentrer sur une performance lorsqu'on se fait marcher sur les pieds ?Quoi qu'il en soit, pour ce qu'on a pu entendre d'une oreille, mademoiselle K a du tempérament, une bonne voix et elle aime beaucoup le blues.Elle a d'ailleurs terminé son premier tour de chant de la soirée en enfilant trois morceaux blues, dont un emprunté à Joe Cocker, en y mettant toute la gomme.Et c'était convaincant.Affiche trompeuse Un peu plus tôt, de l'autre côté de la Place de Arts, avenue du Président- Kennedy, on a vécu une autre forme frustration.Arrivé presque dix minutes avant 20h pour ne pas louper le début de la prestation de Tumi & the Volume, on a dû patienter pendant presque 40 minutes avant d'entendre le groupe sud-africain.Durant la première demi-heure, on a dû se farcir un DJ et deux chanteuses qui ne figuraient pas au programme.Qu'est-ce qu'ils faisaient là ?De la publicité.Tumi & The Volume passait par Montréal dans le cadre d'une tournée pan-canadienne collective.Conséquence: quelqu'un quelque part a décidé que les autres artistes participant à ladite tournée auraient eux aussi droit à leur tour de piste au FIJM.Même si Tumi & the Volume ne disposait que d'une heure.Lorsqu'on est en mode découverte, ce genre de contretemps ne pose pas de problème.Ou on aime et on reste, ou on n'aime pas et on va voir ailleurs.Florence K, par exemple.Mais lorsqu'on s'attend à entendre un artiste dont on a apprécié l'album, on ne le voit pas les choses de cette façon.Isis, la première chanteuse, a fait fuir bon nombre de festivaliers en rappant d'un ton alarmiste et frondeur.La deuxième s'est fait un peu plus d'amis en flirtant avec le R&B.Puis, Tumi & the Volume a finalement fait sauter le bouchon avec son hip-hop mâtiné de funk et de reggae.Imposante pièce d'homme, Tumi rappe avec urgence et beaucoup d'agilité.Sa prestation, très physique, n'a pas eu de mal a lui attirer le respect de la foule.Seul hic, ce que son groupe et lui gagnent en énergie, ils le perdent en subtilité.Ce qu'on a entendu hier ne possédait pas le même charme que l'album éponyme, superbement travaillé au plan des atmosphères.Écho découverte Avant de mettre le nez dehors, on aussi pris un petit bain de foule au Savoy, histoire d'attraper l'avant-dernière prestation de Willow.Découverte 2006 de la station Couleur Jazz, cette chanteuse montréalaise navigue entre le blues et une forme jazzée de folk.Dans les moments les plus doux, on prend un réel plaisir à goûter sa voix soyeuse et cette chic mélancolie.Sa version de Ticket to Ride a été réussie et très appréciée, mais c'est quand elle joue son propre matériel qu'elle se montrait le plus captivante.En revanche, Willow devra travailler ses interventions entre les chansons.C'est bête à dire, mais sa façon trop enthousiaste de s'adresser à la foule brisait l'atmosphère que ses morceaux parvenaient à installer.Elle a mentionné, en début de spectacle, que son copain et elle se sont rencontrés sur un bateau de croisière.On a compris (à tort?) qu'ils y faisaient tous deux de la musique.C'est peut-être dans ce contexte qu'elle a appris ce ton «G.O.de Club Med» dont elle devra se défaire tôt ou tard.Willow est de nouveau au Savoy, ce soir, pour une ultime représentation.Son spectacle est gratuit, mais il faut préalablement se procurer un laisser-passer auprès de Couleur Jazz.Une autre forme de publicité, bien sûr, mais beaucoup moins envahissante que celle des artistes imposés avant Tumi & the Volume.Bains de foule et capsules publicitaires PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE © Florence K, fille de la diva Natalie Choquette, a interprété des extraits de son album Bossa Blue devant une foule monstre, hier soir, au FIJM. PHILIPPE RENAUD VIRÉE COLLABORATION SPÉCIALE Juste en analysant le public de la formation congolaise Konono No.1, on devinait tout de suite que sa musique n'était pas tout à fait comme celle des autres artistes du monde invités par le Festival de jazz.Certes, plusieurs irréductibles amateurs de musique africaine étaient au rendez-vous.Mais la majorité des festivaliers réunis au Spectrum hier soir, à 18h, étaient ces cool kids qu'on croise plus souvent dans les salles alternatives de la Main, le Divan Orange, la Sala Rossa ou le Main Hall.Konono No.1, cette formation découverte au début de l'année 2005 grâce à l'album Congotronics, paru sur le label belge Crammed, traîne une aura de mystère avec ses rythmes tribaux et hypnotiques.Sa particularité relève sans doute du proverbe voulant que la nécessité soit la mère de l'invention.Dans les années 70, la nécessité était de faire entendre le doux son des pianos à pouce (des lamellaphones, appelés là-bas likimbés, ou encore kalimbas) dans le brouhaha des artères de Kinshasa.L'invention, de primitifs systèmes d'amplification, relayés par des haut-parleurs patentés avec les mêmes moyens du bord.Le résultat, sur disque, est déroutant : les rythmes traditionnels, appuyés par le son métallique, distorsionné et répétitif des likimbés, transforment accidentellement la facture sonore, laquelle partage désormais certaines caractéristiques avec la musique électronique ou le noize.Les amateurs de musique risquée sont tombés en amour avec le son Konono No.1, et Tortoise, fameuse formation post-rock de Chicago, a même prévu partir en tournée avec les Congolais.Plus cool que ça, t'enregistres avec Björk.Et tiens, justement, c'est ce qu'ils ont fait tout récemment, m'a-t-on confié durant l'entracte.Le concert a débuté à 18 h.Encore une fois, un choix de case horaire bien mal avisé de la part de la programmation du festival.Konono No.1, sorte d'intense discothèque qui aurait commencé à faire danser le monde il y a mille ans, aurait été parfait pour un concert nocturne.Le public, fasciné, a joyeusement démontré son appréciation des subtils, linéaires et viscéraux grooves que la tradition congolaise a transportés jusqu'à Montréal.Ainsi, le groupe s'est lancé dans une progressive composition rythmée, où les voix surgissaient à des moments inattendus, où les mélodies des likimbés s'emmêlaient dans nos oreilles.Quarante minutes plus tard, le groupe a fini de jouer sa première chanson ; les six musiciens de Konono No.1 ont alors pris une pause de 15 minutes, pour mieux revenir nous en jouer une seconde.Dissimulé au fond de la scène, le patriarche de Konono No.1, Mawangu Mingiedi, 73 ans et les pouces encore très agiles, observait la scène d'un regard sérieux et appliqué.À ses côtés, un percussionniste muni d'un tonitruant sifflet, puis un batteur n'ayant qu'une caisse claire et une cymbale pourrie.Devant la scène, le fils de Mingiedi (au likimbé), une chanteuse-danseuse- percussionniste et le maître de cérémonie, dont les sons graves de son likimbé actionnaient les mouvements de nos bassins.Deux vieux haut-parleurs bosselés étaient posés aux extrémités de la scène pour « salir » un peu le son des lamellaphones ; on l'aurait souhaité encore plus distorsionné, comme sur l'album.The Roots Sentiment de déjà-vu : le Métropolis tellement bondé qu'une brume de sueur plane au-dessus de nos têtes.L'afro frisé du batteur ?uestlove qui balance derrière les cymbales.Les grooves hachurés du groupe, parsemés de références à la dance music populaire -de Jungle Boogie en passant par Rapper's Delight.Les rimes pesantes et précises de Black Thought, impérial, comme toujours, dans son rôle de MC.The Roots était de retour au jazz, à la faveur d'une tournée précédant le lancement de leur nouvel album, Game Theory, dont la parution est imminente (allez télécharger l'extrait Don't Feel Right ici, c'est gratuit : myspace.com/theroots).Sentiment de déjà-vu, mais on en prend encore, avec le même plaisir que lors de leurs deux dernières performances au Métropolis : c'était intense et entraînant.Au risque de nous répéter, ajoutons que les musiciens de la formation hip hop de Philadelphie sont impeccables.Le généreux concert, qui a encore une fois débuté par une de ces premières parties non annoncées (pour qui a une heure de tombée comme moi, c'est une détestable habitude), était un feu roulant de bonnes chansons et de solos.Je retiens la performance du guitariste Captain Kirk, qui se la jouait façon Eddie Hazel (de Funkadelic) dans un intense solo psychédélique et sombre à la Maggot Brain.Ouf ! Faisait chaud et bon.Et mesdames\u2026 Enfin, je suis passé en coup de vent apercevoir Lullaby Baxter au Club Soda et Bonnie Raitt à la Wilfrid.Pas fait long feu chez la première, qui faisait un retour à la scène après six longues années d'absence.Et ce retour à la scène a paru ardu : la voix était toujours adorable, la présence scénique beaucoup moins.À la fin de la première partie, Baxter nous a expliqué qu'en six ans, elle avait donné naissance à un enfant\u2026 et appris à danser la salsa.Elle nous l'a d'ailleurs démontré en dansant pendant 10 interminables minutes\u2026 Au retour de son entracte, beaucoup de spectateurs s'étaient enfuis.Ses interprétations étaient timides, mais jolies, sauf que même son orchestre n'en imposait pas.Oh surprise, la salle Wilfrid- Pelletier était pleine à craquer pour le passage de Bonnie Raitt.Mes doutes étaient fondés : la salle était bondée d'Américains, m'a-t-on confirmé.Bel orchestre (basse-batterie-guitare-Hammond B3), éclatante présence, surtout : la grande rousse est une naturelle, la voix claire et légèrement éraillée.Son country-rock baigné dans le blues frappait dans le mille, et ses solos de guitare électrique étaient sensuels.Sauf que la country pop n'est vraiment pas notre tasse de thé.Allez hop, de retour dans le sauna de The Roots, avant une dernière escale chez ce fou de Jamie Lidell, que Gonzales ira rejoindre sur scène, si on en croit la rumeur ! JAZZ J A Z Z 3 ALAIN BRUNET CRITIQUE Il divertit.Il ironise.Il enseigne.Il provoque.Tel que prévu, Gonzales a ravi ses nombreux fans hier soir au Théâtre Maisonneuve.Après qu'une voix off eut exposé une vision très critique du musicien d'aujourd'hui « aigri, paresseux, impatient, qui n'aime pas voyager sans destination\u2026 », avant de souligner que « le génie musical n'était pas une personne mais plutôt un chemin » et d'annoncer Gonzales « l'étudiant perpétuel », l'artiste s'est présenté cravaté, affublé d'un sarrau de chercheur.Pompeux ou ironique ?Voyons voir.Au-dessus du pianiste se déploie un grand écran rectangulaire dont la forme épouse celle d'un clavier.Une caméra y reproduira en temps réel les mains de Gonzales sur les ivoires.D'où le concept Pianovision, néologisme inspiré de l'expression cinématographique panavision.Le musicien se met illico à ses exercices gymnopédiques.Érik Satie, Maurice Ravel ou Gabriel Fauré ont tôt fait de planer au-dessus de ce piano droit dont Gonzales aime utiliser la sourdine afin de créer un léger brouillard sonore.Puis il s'accoude au clavier pendant que sa main droite pianote.Il s'escrime ensuite à produire un stride dramatique et dissonant.Une bague apparaît sur sa main gauche, on saura plus tard que c'est aussi le titre de la pièce.Un peu plus tard Paristocrats sera jouée avec une intensité nettement plus élevée que sur Piano Solo, son dernier album.Pour Carnivalse, le musicien remet la sourdine de feutre en expliquant qu'elle va très bien avec ses pantoufles\u2026 et les rires fusent dans la salle.Les fans de Gonzales réagissent à la moindre de ses interventions, à ses moindres pointes d'humour.Ils prennent d'autant plus leur pied lorsque leur hôte leur raconte l'histoire d'un des professeurs tyranniques qui ne lui faisait jouer des pièces en accords majeurs et qu'il s'appliquait à transformer en mineur.Ce qu'il nous fera en direct, vous vous en doutez bien : la chanson Joyeux anniversaire deviendra triste, Frère Jacques cessera soudain de dormir pour se mettre à brailler, et ainsi de suite.Entertainer jusqu'au bout des ongles, le pianiste commande des lignes mélodiques à son auditoire au dessus desquelles il se met à improviser.Un peu plus loin, il nous raconte un cauchemar vécu la veille : un chat, figure emblématique du festival de jazz, l'invective.Gonzales nous annonce alors qu'il fera un standard de jazz puis massacre Over The Rainbow au grand plaisir de son public\u2026 qui n'a, sauf exception, rien à voir avec le jazz.S'ensuivra une autre histoire de prof qui lui a jadis suggéré en substance de s'effacer du clavier, d'oublier ses mains.C'est le moment d'interpréter Armellodie et l'écran ne montre plus que le clavier sans mains, puis les lumières s'éteignent sur scène.Ainsi, les enseignements du professeur sont suivis à la lettre devant un auditoire hilare.Et ça se passera sur ce ton jusqu'aux rappels alors qu'il enchaînera les versions maquillées de tubes archiconnus, de Maniac (Flashdance) à Where The Streets Have No Name de U2, reprises intercalées de deux interprétations de facture soul entonnées de concert avec le fort bon chanteur britannique Jamie Lidell - qui se produisait ensuite au Club Soda, sur le coup de minuit.En somme ?Gonzales, ce Canadien installé à Paris, sait donner un show.Gonzales est un bon pianiste, pas vraiment virtuose.Gonzales peut certes compter sur une formation classique ainsi que d'une bonne connaissance du jazz, du blues et de la pop.Cet artiste, excellent réalisateur d'albums au demeurant, a d'abord et avant tout une (piano)vision de la musique et du divertissement, c'est là sa force.Une langue perdue Et cette vision sied bien à l'aile branchée de la pop culture\u2026 qui se plaît bien à trouver constipée et flétrie la gent classique ou la gent jazzistique.On imagine nombre de ses fans boire ses paroles lorsqu'il affirme en interview qu'un solo de jazz est une langue perdue, qu'une pièce musicale de 10 minutes est inadmissible en 2006, que les musiciens de jazz succombent généralement à la masturbation et ne communiquent qu'entre eux.Qu'il faut opposer à ces dérives et ce passéisme des oeuvres plus succinctes, plus courtes, plus proches du public.Vraiment ?Gonzales est un entertainer déterminé, ambitieux, plutôt divertissant, certes très intelligent, d'autant plus sûr de se moyens.Génial ?En ce qui me concerne, sa rhétorique provocatrice sur la musique n'a rien de super brillant.Affirmer, par exemple, qu'une longue pièce instrumentale ne peut être admise en cette ère d'Internet où nous sommes soumis à trop d'informations, reviendrait à dire aux écrivains d'arrêter d'écrire des romans et de se limiter aux nouvelles\u2026 parce qu'on n'a plus le temps de lire.N'importe quoi\u2026 Lorsque les fans de Gonzales auront saisi les nuances de ses progressions harmoniques qu'il puise dans les mondes classiques et jazz ou encore ceux de la pop de qualité (sans révolutionner quoi que ce soit), plusieurs d'entre eux se mettront à écouter de longs solos de jazz, des oeuvres qui durent plus que 10 minutes.Paradoxalement, cette pianovision aura fait son oeuvre.La (piano) vision de Gonzales PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE © Gonzales «en Pianovision» hier soir, au Théâtre Maisonneuve.PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE © La salle Wilfrid-Pelletier était remplie à pleine capacité pour le passage de Bonnie Raitt à la Place des Arts.Le mystère Konono No.1 Le public, fasciné, a joyeusement démontré son appréciation des subtils, linéaires et viscéraux grooves que la tradition congolaise a transportés jusqu'à Montréal. JAZZ 4 J A Z Z ALAIN BRUNET Ivey-divey était une de ces expressions originales que le saxophoniste Lester Young, inconoclaste devant l'Éternel, pouvait laisser tomber en haussant les épaules.Que signifie exactement iveydivey ?Advienne que pourra\u2026 Nous verrons bien\u2026 Que sera sera\u2026 Et aussi un album signé Don Byron, un des plus applaudis sur la planète jazz en 2005.« Il y a quelques années, se souvient le clarinettiste new-yorkais, j 'avais décidé de me consacrer plus intensément à l'amélioration de ma technique.Au départ, j'avais envisagé d'étudier les saxophonistes importants, car les clarinettistes avaient été plus ou moins mis de côté par le jazz moderne.Je me suis d'abord mis à l'écoute de John Coltrane, mais je me suis retrouvé rapidement sur une autre voie : celle de Lester Young.» Rappelons que Lester Young fut longtemps le ténorman vedette du Count Basie Orchestra et le saxophoniste préféré de Billie Holiday.Son style allait à l'encontre de celui des saxophonistes costauds de sa génération, à commencer par Coleman Hawkins.Ce nouveau cycle d'apprentissage chez Don Byron, déjà formé au prestigieux New England Conservatory, a été des plus nourrissants.C'est d'ailleurs cette même nourriture qu'on vous servira ce soir au Gesù, question de clore la série Jazz dans la nuit du 27e Festival international de jazz de Montréal.« J'ai alors réalisé que le jeu de Lester Young, à l'époque, comportait des éléments absolument uniques.Sa notion de l'harmonie, contrairement à ce que croient d'aucuns, était très étendue.Sa compréhension des intervalles était si profonde qu'il pouvait jouer des lignes mélodiques inusitées.Il fut donc un pionnier dans l'exploration de nouveaux intervalles mélodiques dans ses improvisations.Ce qui, je crois, fut très utile à ses successeurs.» Inutile d'ajouter que le jeu de Don Byron a été traversé par cette étude approfondie de Lester Young, que son jeu de clarinette s'en est trouvé enrichi.« Son approche était raffinée au maximum.Si peu de saxophonistes ténors de son époque avaient une sonorité aussi soyeuse, aussi duveteuse.Même lorsque les pièces et les improvisations commandaient une grande complexité, son style demeurait invariablement doux et élégant - ce qui se rapproche d'ailleurs de la clarinette.Généralement, les émotions de Lester Young étaient fidèlement transmises.» Sous étiquette Verve, Lester Young avait enregistré en 1946 un disque aux côtés de Nat King Cole (qui fut une excellent pianiste avant d'être crooner) et de Buddy Rich à la batterie.« Cet album m'a particulièrement marqué, souligne Don Byron.Un disque vraiment ensoleillé, devenu chez moi un disque de chevet.Je n'ai pas voulu rendre directement hommage au travail de Lester Young à travers ce trio mais je m'en suis fortement inspiré.C'est-à-dire que j'en ai repris plusieurs titres et que j'y ai ajouté quatre compositions originales.J'ai aussi inclus, pour des raisons autres, du matériel de Miles Davis - Freddy Freeloader et In A Silent Way.Bien sûr, il ne s'agissait pas de reproduire ce style, mais bien d'en évoquer l'esprit tout en demeurant très contemporain.» Ivey-Divey, le disque, regroupe le batteur Jack De Johnette et le pianiste Jason Moran.« En plus d'être un grand leader d'ensemble, un penseur du nouveau jazz et un excellent compositeur, Jack De Johnette fut l'un des premiers grands batteurs capables d'alterner parfaitement un jeu léger et un jeu plus lourd.De plus, il a cette connaissance de toutes les époques du jazz, condition essentielle à la bonne marche d'Ivey- Divey.Chez lui, l'avant-garde et le jazz moderne plus traditionnel se complètent parfaitement.C'est d'ailleurs pourquoi j'ai choisi Billy Hart comme remplaçant de Jack à Montréal, car Billy manifeste une connaissance comparable de la batterie.«Quant à Jason Moran, il est de ces musiciens encore jeunes qui ont saisi la substance de toutes les périodes du piano jazz.Sa relecture du passé le conduit à jouer très bien dans le style stride, notamment - on sait que style stride, mis au point entre autres par James P.Johnson et Fats Waller, implique une main gauche très puissante, dont le jeu peut remplacer la contrebasse, ce qui explique en partie l'instrumentation du concert présenté à Montréal.» Alors ?Rendez-vous ce soir et\u2026 ivey divey.Don Byron se produit ce soir au Gesù 22 h, aux côtés du pianiste Jason Moran et du batteur Billy Hart.Lester Young selon Don Byron Matt Dusk Back In Town FF½ Decca/Universal Voilà un autre projet de pop jazz chéri par la multinationale Universal, voici venir au Club Soda le jeune Matt Dusk, pendant torontois au compatriote de la côte Ouest Michael Bublé.Est-il besoin d'ajouter que le beau brummel a le phrasé et le timbre des crooners classiques ?Que son conformisme est patent ?Chez Matt Dusk, en tout cas, l'influence de Frank Sinatra est tangible - les chansons Learnin' The Blues, As Time Goes By et The Best is Yet to Come, repris sur ce disque, faisaient partie du répertoire du grand Frank, toujours LA référence en crooning.Après avoir enregistré (partiellement) aux mythiques studios Abbey Road un premier disque à grand déploiement (Two Shots, lancé en 2004), le chanteur de 27 ans a opté pour un autre temple de la musique, c'est-à-dire les fameux Capitol Studios de Los Angeles, où résonnent encore les voix des Sinatra, Darin ou Fitzgerald.On y remarque parfois une rythmique plus rock que swing, une réalisation à peine actualisée.Le conservatisme absolu de la facture d'ensemble, de bonne qualité au demeurant, mène à croire que ce Dusk est un autre entertainer réconfortant, bien que compétent.Et pas tout à fait insignifiant.Le professionnalisme Absolument aucune imagination Alai n Brunet De la concurrence à Michael Bublé Tous les jours dans À CHACUN SON CHOIX PHOTO FOURNIE PAR LE FIJM Don Byron n'a pas particulièrement l'intention de rendre hommage à Lester Young.Le clarinettiste new-yorkais s'en inspire malgré tout fortement. JAZZ SAMEDI 8 JUILLET HEURE ÉVÉNEMENT LIEU Midi Bourbon Street Terrasse Amarula Gratuit 13h Streetnix Terrasse Amarula Gratuit 15h Com.On.Jazz de Québec Scène GM Gratuit 16h Ain't Misbehavin' \u2014 Novecento Cinémathèque québécoise Billets 16h Streetnix Scène Alcan Gratuit 17h Paul Tobey Chapelle historique du Bon-Pasteur Billets 17h Swing Tonique Scène CBC Television \u2014 Best Buy Gratuit 17h30 La parade Loto-Québec avec Zuruba Départ scène Alcan Gratuit 18h Ani Difranco \u2014 Première partie : Kaki King Spectrum de Montréal Complet 18h Cab Calloway's Hi-de-ho \u2014 Tango pour Astor Cinémathèque québécoise Billets 18h Chris Botti Théâtre Maisonneuve \u2014 PdA Billets 18h Gagnant du grand prix de jazz General Motors Scène GM Gratuit 18h Icarus Gesù \u2014 Centre de créativité Billets 18h30 Ryan Leblanc Carrefour GM Gratuit 19h Alan Gerber Scène Loto-Québec Gratuit 19h Joe Sullivan Sextet Club Jazz TD Canada Trust Gratuit 19h Jtadi Terrasse Amarula Gratuit 19h Matt Dusk \u2014 Première partie : Sarah Gazarek Club Soda Billets 19h Willow Savoy du Métropolis Gratuit 1 19h30 Enrico Pieranunzi et Ada Montellanico avec Paul Mc Candless Cinquième Salle \u2014 PdA Billets 19h30 Namori Scène Bell Gratuit 20h James Hunter Scène Alcan Gratuit 20h Concert de Clôture : Dave Brubeck Quartet Salle Wilfrid-Pelletier \u2014 PdA Billets 20h Michel Morissette Quartet Scène CBC Television \u2014 Best Buy Gratuit 20h Sr Mandril Scène Samsung Gratuit 20h30 Yann Tiersen \u2014 Première partie : Final Fantasy Métropolis Billets 21h Bet.e and Carlos Scène GM Gratuit 21h Dom Minasi Musée d'art comtemporain de Montréal Billets 21h John Jorgenson Carrefour GM Gratuit 21h Riot and his Rythm Devils Scène Loto-Québec Gratuit 21h30 Di Mezzo il Mare avec le Egea Orchestra Cabaret Juste pour Rire Gratuit 22h Electro Deluxe Scène Bell Gratuit 22h James Hunter Scène Alcan Gratuit 22h Joe Lovano Quartet Spectrum de Montréal Billets 22h Joe Sullivan Sextet Club Jazz TD Canada Trust Gratuit 22h Michel Morissette Quartet Scène CBC Television \u2014 Best Buy Gratuit 22h Paul Tobey Chapelle historique du Bon-Pasteur Billets 22h Sr Mandril Scène Samsung Gratuit 22h30 Don Byron Ivey-Divey Trio Gesù \u2014 Centre de créativité Billets 23h Bet.e et Carlos Scène GM Gratuit 23h John Roney Trio Hyatt Regency Montréal Gratuit 2 23h Riot and his Rythm Devils Scène Loto-Québec Gratuit Minuit Phantom Power Combo Deluxe Savoy du Métropolis Gratuit Minuit The Juan Mac Lean \u2014 MSTRKRFT Club Soda Billets 1 Gratuit avec laissez-passer 2 Gratuit sur présentation de la Carte des Amis GAGNANTS DU GRAND PRIX DE JAZZ Qui remportera les honneurs du Grand Prix jazz de cette 27e édition du festival?Le nom du gagnant ne sera dévoilé qu'aujourd'hui, à 13h, et les heureux récipiendaires se verront offrir notamment la grande scène extérieure du festival.Ceux qu'on a attrapés au cours des derniers jours laissaient entrevoir une chaude lutte.Bon spectacle et bravo aux gagnants! >Scène GM, 18h.NOTRE VIRÉE LE GUIDE DU FESTIVALIER Rue Sainte-Catherine Boulevard Saint-Laurent Rue Saint-Urbain Rue Jeanne-Mance Rue de Bleurry Avenue du Président-Kennedy Scène extérieure Salle de concert Métro La parade du Festival Le village du Festival Boulevard de Maisonneuve CABARET JUSTE POUR RIRE CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE MÉTROPOLIS SAVOY CLUB SODA MONUMENTNATIONAL GESÙ \u2014 Centre de créativité SPECTRUM CLUB JAZZ TD CANADA TRUST Scène SAMSUNG Carrefour GM Scène GM Scène LOTOQUÉBEC Scène CBC TELEVISION Scène \u2014 BEST BUY BELL Scène ALCAN GRANDE PLACE DU COMPLEXE DESJARDINS Terrasse AMARULA HYATT REGENCY MONTRÉAL THÉÂTRE MUSÉE MAISONNEUVE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL SALLE WILFRID-PELLETIER CINQUIÈME SALLE THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE B JAMES HUNTER C Ça n'a pris qu'une chanson de James Hunter pour nous gagner : People Gonna Talk semble avoir été enregistrée dans les studios du producteur rocksteady jamaïcain Duke Reid en 1967.Le Britannique, cautionné par Van Morrisson (avec qui il a collaboré), offre son r&b, sa soul et son rocksteady sur la Catherine, deux fois plutôt qu'une.Ne le manquez pas.>Scène Alcan à 20h et 22h.ELECTRODELUXE Le nom porte un peu à confusion : même si les techniques modernes sont appliquées aux grooves de ce quatuor français, la musique, elle, rappelle clairement le jazz-funk typique des années 70, en particulier au son des Mizell Brothers, ces réalisateurs américains qui ont donné des couleurs disco à certains artistes du label Blue Note.Une valeur sûre.>Scène Bell, 22h.Philippe Renaud COLLABORATION SPÉCIALE Bryan Adams à Montreux PHOTO DOMINIC FAVRE, REUTERS © Bryan Adams s'est produit jeudi soir au 40e Festival de jazz de Montreux (Suisse).Le chanteur canadien occupait la scène de la salle Stravinski, la plus grande de Montreux avec ses 3500 sièges.Le festival se poursuit jusqu'à samedi prochain.ASSOCIATED PRESS COPENHAGUE \u2014 Un quartette suédois a lancé hier soir le 28e Festival de jazz de Copenhague, qui fera vibrer les rues, les squares, les pubs et les salles de concert de la capitale danoise Pendant neuf jours, le Festival de Copenhague mettra en vedette des habitués comme Dianne Reeves, Herbie Hancock, le Trio Beyond, Pat Metheny, Chris Potter, Brad Mehldau et des centaines d'autres artistes.Le Fabian Kallerdahl Galore Quartet s'est produit hier devant 300 spectateurs dans un square au centre-ville de Copehnague.Le Brésilien Sergio Mendes jouera au parc Tivoli aujourd'hui tandis que le Malien Salif Keita chantera à la nouvelle Maison de l'Opéra le 15 juillet.Le festival proposera aussi des musiciens locaux, du légendaire violoniste Svend Asmussen, 90 ans, au pianiste Carsteen Dahl en passant par le trompettiste Palle Mikkelborg.Copenhague, capitale du jazz J A Z Z 5 3414837A "]
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