La presse, 9 juillet 2006, Arts et spectacles - Jazz
[" ARTS ET SPECTACLES PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © Lebilan denos chroniqueurs PAGE 3 LE ROCK «SUSPECT» DE «CEUX D'EN BAS» PAGE 4 JAZZ ALAIN BRUNET BILLET Structures ouvertes, structures fermées.Que choisir en musique ?Écrite, la musique classique de souche européenne laisse peu de latitude à ses interprètes.La valeur d'un grand musicien classique, en fait, ne tient pas tant à sa technique qu'à son expression, à la profondeur de sa livraison.En jazz, les paramètres sont différents, a-t-on observé une fois de plus ces derniers jours.D'abord, la maîtrise technique des jazzmen est un peu plus aléatoire\u2026 quoique le niveau de précision entre musiciens classiques et musiciens de jazz tend à s'équivaloir, conséquence de programmes d'éducation jazzistique de plus en plus concluants.Le jazz n'en demeure pas moins un art fondé sur des structures ouvertes ou même sur l'absence de structures.L'équilibre idéal entre improvisation totale et stratégie de création, nous l'avons observé une fois de plus avec le quartette du saxophoniste Wayne Shorter.Voilà, en ce qui me concerne, le maître absolu entouré d'une équipe idéale -Brian Blade, John Patitucci, Danilo Perez.Tout son bagage de compositeur, un des plus considérables de l'histoire du jazz, rejaillit dans des structures ouvertes qui laissent l'impression d'une improvisation totale.Voilà la perfection à atteindre, même si le saxophoniste ne s'est pas défoncé à sa dernière escale montréalaise.Cette fois, le discours collectif était proéminent.D'autres musiciens préconisent des structures moins ouvertes que le quartette de Wayne Shorter : jeudi soir au Spectrum, le vétéran guitariste Pat Martino rendait hommage à Wes Montgomery dont il est un admirateur indéfectible -en témoigne également le récent album Remember, sur Blue Note.Hommage à Wes, jeudi, mais aussi à John Coltrane et Miles Davis qu'il a repris magnifiquement.Dans le contexte d'un quartette avec contrebasse (Gregory Ryan), piano (Rick Germanson) et batterie (Scott Robinson), le guitariste a piloté cette performance en maître qu'il est.Précision exemplaire, maîtrise parfaite des systèmes harmoniques impliqués, intensité remarquable.Le sexagénaire, cela étant, n'est pas le visionnaire qu'est Wayne Shorter (d'une décennie son aîné) ; le cadre qu'il nous propose est typique de l'idée qu'on se fait du jazz moderne: exposition du thème, solo, bridge, re-thème, solo et ainsi de suite.La structure qui accueille ses improvisations virtuoses est donc moins ouverte, plus conventionnelle.Si Pat Martino évolue généralement dans ce même cadre, ce n'est pas le cas du batteur Aldo Romano, titulaire du second volet de la série Invitation -présenté de mercredi à vendredi à la Cinquième Salle de la Place des Arts.Chacune des prestations impliquait effectivement des configurations différentes les unes des autres.Le premier concert en trio se voulait totalement libre, c'est-à-dire sans objectif prédéterminé.Le résultat fut\u2026 indéterminé.À mon sens, le saxophoniste Mark Turner, le contrebassiste Rémi Vignolo et leur employeur n'ont su emprunter une direction commune.Les matériaux proposés n'étaient pas sans références remarquez : les rythmes, les trajectoires mélodiques de la basse et du saxophone ténor offraient des bribes de discours connus des amateurs.Mieux connus, en tout cas, que les jeux de langage imaginés par la contrebassiste française Joëlle Léandre et le pianiste afro-américain Matthew Shipp, lors d'un concert tenu mercredi au Gesù.Le jeu de chacun se déployait sans aucune consigne mélodique, rythmique ou harmonique ; les directions empruntées se trouvaient davantage du côté de la texture et de la complémentarité des sons.On nous a alors menés aux confins du free jazz et d'une tendance que l'on qualifie de bruitiste.Mais revenons à la série d'Aldo Romano, dont le deuxième volet fut totalement différent du précédent.Inspirés par quelques classiques du saxophoniste et clarinettiste Sydney Béchet (Petite Fleur, Les Oignons, etc.), les saxophonistes Francesco Bearzatti et Emanuele Cisi, le claviériste Emmanuel Bex et la paire Vignolo- Romano ont suggéré au public des structures plus typiques du jazz.Les mélodies et harmonies étaient parfois évocatrices du jazz primitif (because of Béchet, comme l'annonçait le programme), cette évocation impliquait aussi des références proches du jazz de la fin des années 50 et du début des années 60.Vendredi soir en clôture de la série Invitation, c'était plutôt le trio classique piano-contrebasse-batterie au menu d'Aldo Romano.Malgré une sonorisation relativement déficiente (le piano n'était pas assez amplifié), nous avons eu droit à une performance respectable.Les structures, cette fois, renvoyaient au langage classique du trio de jazz moderne.À l'intérieur de ces paramètres admis par tous les jazzophiles, cependant, la liberté était de mise.Liberté dans les improvisations élégantes et fluides du jeune virtuose Baptiste Trotignon.Liberté dans les impros de Rémi Vignolo, superbe contrebassiste s'il en est.Liberté dans les variations autour des rythmes suggérés par Aldo Romano.Qui plus est, le répertoire suggéré fut absolument singulier, serti de relectures inusitées de Mr Tambourine Man (Bob Dylan) à Black Dog (Led Zeppelin) en passant par Valse de Melody (Gainsbourg).Alors ?Structure ouverte ?Structure fermée ?Aucune de ces réponses.Comme le disait Duke Ellington, il n'y a que deux sortes de musique: la bonne et la mauvaise.Structures ouvertes, structures fermées.ALEXANDRE VIGNEAULT VIRÉE Cris délirants, applaudissements nourris, témoignages d'affection fusant du parterre, Ani Di Franco a suscité un tel enthousiasme au Spectrum, hier soir, qu'on avait le sentiment qu'elle n'avait pas mis les pieds en ville depuis une éternité.Elle était pourtant du Festival international de jazz de Montréal il y a tout juste deux ans.Il faut croire que, dans le coeur de ses fans, une paire d'années sans revoir cette folkeuse frondeuse, c'est une éternité.Oserai-je l'avouer ?Dans mon cas, c'était vrai.La dernière fois que j'ai vu Ani Di Franco sur scène, c'était au Café Campus.il y a 13 ans.Elle venait de publier Puddle Dive.Une amie m'y avait traîné de force et j'avais été soufflé par sa présence, entière et passionnée, ainsi que par son jeu furieux à la guitare acoustique.Pour vous donner une idée, à l'époque, Ani Di Franco se mettait du ruban sur les jointures, à la manière des boxeurs.Une douzaine d'années plus tard, elle n'a rien perdu de sa fraîcheur.Elle demeure combative et passionnée, bien que sa manière se soit affinée.Son jeu de guitare, plus rythmique et percussif que strictement mélodique, est aussi plus nuancé que jadis.Elle ne met d'ailleurs plus de ruban sur ses mains.Devant un public captif, elle a interprété des extraits d'un album à paraître en août, Reprieve, ainsi qu'une foule de titres plus anciens, dont Animal, Swim et Swan Dive, au plus grand plaisir de tout le monde.Une soirée parfaite, quoi.Avant l'entrée en scène d'Ani Di Franco, on a eu droit à une autre fille qui joue de la six-cordes acoustique d'une manière percussive : Kaki King.Son retour à Montréal visait à effacer le rendez-vous manqué de l'an dernier, alors qu'une pluie abondante avait forcé l'annulation de sa prestation sur une scène extérieure.En une demi-heure, la guitariste américaine a fait une démons t ration tou t à fai t convaincante de sa virtuosité.Usant de ses mains ou de ses doigts comme heurtoirs, elle a frappé et tapoté les cordes de sa guitare, ne s'autorisant qu'exceptionnellement à les pincer de façon plus traditionelle.Le résultat n'est pas seulement dynamique, il est époustouflant.Ne lui reste qu'à composer des pièces qui ressemblent un tant soit peu à des chansons si elle espère tenir une foule en haleine pendant plus d'une heure.Tiersen fait du rock Avant de mettre le point final à cette avant-dernière soirée du 27e FIJM, j'ai fait un saut au Métropolis afin de voir un bout du concert de Yann Tiersen.Disons que le malentendu entre l'artiste et les mélomanes n'est pas près de se dissiper.Désirant visiblement marquer une rupture avec l'univers sonore du film Le fabuleux destin d'Amélie Poulain, le compositeur français a misé sur une orchestration rock et le matériel de son album Retrouvailles.À la surprise d'une partie des spectateurs.Tiersen rockeur ?Oui , en partie.Entouré d'un bassiste, d'un batteur et d'un guitariste, il a échafaudé des trames presque post-rock.Spécialiste des atmosphères, il n'a eu aucun mal a ériger des murs de son évocateurs derrière lesquels flottaient notamment le fantôme de Cure.Reste que ce musicien, qui possède l'une des voix les plus ténues de la chanson française, n'est pas un chanteur très engageant.Ce qui n'est pas pour aider sa cause, même s'il ne se voulait que post-rockeur.Di Franco cartonne, Tiersen détonne PHOTO BRAULT BERNARD LA PRESSE © Visiblement heureux d'être là, Dave Brubeck s'est payé quelques pointes d'humour, hier soir.PHOTO BRAULT BERNARD, LA PRESSE © Kaki King, dont la prestation a été annulée l'an dernier pour cause de pluie, était de retour au FIJM hier.Elle a fait une démonstration de son éloquent jeu percussif à la guitare acoustique, en première partie d'Ani Di Franco.ALAIN BRUNET CRITIQUE Le célébrissime Dave Brubeck, 85 ans, a clos hier la programmation en salle du 27e Festival international de jazz de Montréal.On avait inauguré l'événement avec le monumental B.B.King, on a terminé avec un autre monstre sacré du jazz et son quartette à têtes blanches.Gérontojazz ?En quelque sorte\u2026 On conviendra que la clôture du FIJM en salle n'est pas l'occasion de prendre des risques, d'imposer quelque pétarade atonale.Un tantinet protocolaire, ce type de concert accueille un public plutôt profane qui se paie une visite au musée d'art vivant.Car monsieur Brubeck est bien en vie.Toute sa tête, tous ses doigts.Vous vous doutez bien que le musicien n'est pas au mieux de sa forme pianistique\u2026 D'autant plus qu'il n'a jamais été un joueur hors pair.Ainsi, les oreilles fines pouvaient froncer les sourcils (perronisme de fin de festival\u2026) à l'écoute de son attaque au clavier - quel piochage, amis mélomanes\u2026 Or, les oreilles fines n'étaient pas présentes hier à la salle Wilfrid-Pelletier.La majorité absolue des fans de M.Brubeck, un homme charmant et cultivé au demeurant, ont plutôt applaudi sa verdeur et la prestation fort acceptable de son ensemble.Le leader a d'ailleurs eu l'intelligence d'embaucher un soliste de talent pour palier à ses propres carences : soutenu par le batteur Randy Jones et le contrebassiste Michael Moore (un autre, évidemment), le saxophoniste (alto) Bobby Militello peut effectivement transcender le répertoire de son employeur - sonorité assez robuste pour un souffleur d'alto, non sans rappeler Cannonball Adderley, ce qui tranche avec le son duveteux de Paul Desmond, collègue disparu de Brubeck.Visiblement heureux d'être là, le pianiste (et surtout compositeur en ce qui me concerne) s'est même payé quelques pointes d'humour en nous faisant entre autres le récit d'une tournée erratique au Royaume- Uni avant d'annoncer une pièce de son cru, «pleine de dissonances », question d'évoquer ce promoteur incompétent qui l'avait fait peiner : London Flat London Sharp, pièce titre de son dernier album.Le programme de la soirée fut émaillé de pièces originales du fameux jazzman, auxquelles il a ajouté quelques standards - Stormy Weather, de Duke Ellington, Take The A Train, de Billy Strayhorn, etc.Est-il besoin d'ajouter que le moment le plus fort de cette soirée fut l'interprétation de son plus grand classique, Take Five ?Monsieur Brubeck en clôture ALCAN ET LE JAZZ L'ACCORD PARFAIT Alcan revient à l'avant-scène de la vie culturelle montréalaise à titre de coprésentateur du Festival International de Jazz de Montréal.Une façon de plus de s'impliquer au sein de notre communauté tout en faisant rayonner talent et créativité, d'ici et d'ailleurs.DU 29 JUIN AU 9 JUILLET 2006 ALCAN, COPRÉSENTATEUR DU FESTIVAL INTERNATIONAL DE JAZZ DE MONTRÉAL www.alcan.com 3411786A PLUS > Jamie Cullum > Baaba Maal > Etta James MOINS > L'hommage à Paul Simon > Lullaby Baxter > Les concerts dans des plages horaires mal choisies DÉCEPTION > The Bell Orchestre DÉCOUVERTE > Sekouba Bambino Il y a quelques jours, en fin de conférence de presse, Daniel Lanois badinait avec André Ménard.«Business is good, hein ?» a lancé Lanois, avant de réitérer son plaisir d'avoir pris part à l'hommage à Paul Simon, relevant que le cofondateur du festival est un merveilleux entremetteur, un générateur de rencontres artistiques.Mais il a quand même paru déplorer que « c'était un hommage à la musique du passé.Si André désire rendre hommage au futur, je serai ravi de participer à un spectacle avec de jeunes artistes canadiens ».L'anecdote m'avait d'abord paru anodine.Avec le recul, je réalise que Lanois soulevait, sous le couvert de la camaraderie, ce qui m'apparaît être le défaut de ce 27 e Festival de jazz.De célébration de la riche histoire du jazz à travers ses légendes et ses espoirs, le FIJM tend à vouloir célébrer l'histoire de la pop (je prends pour démonstration le tapis rouge déroulé aux pieds de Paul Simon, et l'intention de vouloir faire pareil l'an prochain pour Bob Dylan) sans toutefois laisser assez de place à ceux qui l'écrivent en ce moment.Nous sommes plusieurs à craindre la « montreux-isation » de notre cher festival.Traditionnellement plus conservateur, le festival suisse, qui célèbre présentement son 40e anniversaire, daigne cependant inviter les Clap Your Hands Say Yeah, Gnarls Barkley, Ricardo Villalobos, Deftones, Nathan Fake et Herbert, pour ne nommer que ces jeunes loups, dans une programmation anniversaire réunissant autant Deep Purple (légende festivalière oblige) que Gilberto Gil, John Scofield ou Ornette Coleman.Qu'avaient les jeunes tripeux de musique montréalais à se mettre sous la dent?The Dears.Konono n°1 (merci mille fois!).The Bell Orchestre.Martha Wainwright.Cat Power et Cat Empire, la découverte de ce festival (on les en remercie sincèrement).Bien peu, sur la somme de concerts proposés.Même la série nocturne au Club Soda, autrefois le rendez- vous incontournable des fins de soirée festivalières, semble préférer le consensualisme (Brazilian Girls, Buck 65 pour la énième fois) aux idées fraîches, sauf exception des trois concerts vraiment excitants de la série - Plaster, Jamie Lidell et le combo The Juan Maclean/MSTRKRFT.Le FIJM ouvre sa programmation à la pop.Soit.Si maintenant on pouvait ramener les jeunes mélomanes dans les rues et les salles, ce serait encore mieux.Ma crainte est que le festival devienne celui de la « pop adulte de qualité », cependant doublé d'une irréprochable affiche de musiques du monde, à mon avis un des grands mérites de cette 27 e année.Montreux-isation PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE Jamie Cullum PHOTO FIJM Même en assistant à trois ou cinq spectacles par jour, 10 jours de suite, on a le sentiment de n'avoir rien vu du Festival international de jazz de Montréal.Des concerts, il y en une trentaine par jour.Difficile de se plaindre le ventre plein.Quoique, même à ce rythme, on a mis du temps à tomber sur l'un des concerts événements.De quoi va-t-on se rappeler de l'année 2006 ?Du duo Amadou & Mariam qui, moins d'un an après avoir fait danser un Spectrum bondé, a fait la même chose au Métropolis.Du plaisir de la première à la dernière note.De la rencontre exceptionnelle de Daniel Lanois et d'Emmylou Harris, 11 ans après Wrecking Ball.Et aussi du sympathique Seu Jorge, ainsi que des spectatrices qui sont montées sur scène pour danser.Mention spéciale à Michel Rivard et Ariane Moffat pour leur participation à l'hommage à Paul Simon.The Neville Brothers en ouverture extérieure?Il aurait sans doute été possible de trouver un groupe plus affamé pour faire un salut à La Nouvelle-Orléans.Chistopher O'Reily?On préfère Radiohead par Radiohead.Et au piano?Par Brad Mehldau.On range aussi Tumi & the Volume dans les «moins» pour s'assurer qu'on ne reverra jamais ce type de spectacle qui s'apparente à une vitrine publicitaire dans ce festival.Une fois de plus, le FIJM a été l'occasion de faire le tour du monde en 10 jours.Du Congo (Konono n°1, déroutant puis.envoûtant) à la Suède (une autre bon moment passé avec E.S.T.), en passant par l'Amérique fuckée (Cat Power, touchante et toute croche).Festival de jazz?Oui, puisqu'il y en avait à tous les coins de rue.Mais surtout festival des musiques singulières venue des quatre coins du monde.Et c'est très bien comme ça.Singularités ALEXANDRE VIGNEAULT Le duo Amadou et Mariam PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE © PLUS > Amadou et Mariam > Seu Jorge > D.Lanois/E.Harris MOINS > The Neville Brothers > Christopher O'Reily > Tumi & the Volume DÉCEPTION > Amparanoïa en formule acoustique.DÉCOUVERTE > Konono n°1.Une fois habitué au son brouillon, c'est la transe.Le 27e Festival international de jazz a été supérieur aux trois années précédentes.C'est du moins ce que j'ai vérifié dans les salles consacrées au jazz, but essentiel de ma mission à La Presse.Les structures ouvertes du maître Wayne Shorter et son quartette nous ont aspirés au sommet absolu de la musique improvisée.Ravi Coltrane s'est révélé un compositeur brillant et un saxophoniste beaucoup plus doué que prévu.Élizabeth Kontomanou a dépassé les attentes : grande chanteuse de France, grande chanteuse de jazz tout court.Brad Mehldau a offert un concert généreux tout en imposant son «nouveau» trio.La présence française et italienne au FIJM, magique en cette conclusion du Mondial de foot, ne pouvait mieux tomber en plus d'étoffer la grille des concerts payants.N'y voyons surtout pas une mesure d'exception, ces initiatives devraient être reprises chaque année.Plusieurs concerts furent concluants: The Bad Plus, le saxophoniste Chris Potter, le batteur franco-italien Aldo Romano, le guitariste Pat Martino, l'accordéoniste Daniel Mille, le clarinettiste Gabriele Mirabassi et le guitariste Guinga, on en passe.Les jazzmen québécois (Donato, Alarie, Rieu, Amirault, etc.) ont connu leur meilleure année en salle.Bien sûr, il y a eu des déceptions.Le pianiste Gonzalo Rubalcaba s'est enlisé dans un mutisme étrange.Le guitariste Biréli Lagrène aurait dût préparer davantage son Invitation.Encore une fois, la série Jazz contemporain n'avait pas le lustre acceptable.Le grand concert gratuit du festival, c'est-à-dire l'hommage rendu à Paul Simon, n'a pas été à la hauteur des attentes, d'autant plus que la connexion entre le chanteur américain et ce plateau d'artistes qui lui était offert s'est avérée à peu près nulle.Encore une fois cette année, on a constaté que le Festival international de jazz de Montréal a perdu son centre originel, en ce sens qu'il est devenu une constellation de festivals simultanés se partageant des moyens colossaux.Pop de qualité destinée aux adultes, musiques du monde, pop/rock alternative destinée aux jeunes, blues, groove, techno, pop jazzy ou.jazz.Inéluctablement, ce projet d'un festival immense et éclectique poursuit sa marche.Parmi les conséquences fâcheuses d'un tel éclectisme, le taux de découverte côté jazz est anormalement bas (en salle, en tout cas), la mise en route de nouvelles locomotives du jazz fait cruellement défaut\u2026 Ne fait-on pas d'omelette (de cette taille) sans casser des oeufs ?Enfin\u2026 Il s'agit de savoir si on veut un grand festival décentralisé.ou décentré.Décentré ?ALAIN BRUNET PLUS > Wayne Shorter > Élizabeth Kontomanou > Ravi Coltrane MOINS > La série de Biréli Lagrène > Le quartette de Kenny Garrett > Le septuor de Mc Coy Tyner DÉCEPTION > Gonzalo Rubalcaba DÉCOUVERTE > La série Suono Italia Wayne Shorter PHOTO FIJM LE BILAN DENOS CHRONIQUEURS JAZZ PHOTO FOURNIE PAR LE FIJM Le groupe Los de Abajo foulera ce soir la scène du parc des festivals.On peut s'attendre à un spectacle hautement politique, mais aussi festif.ALEXANDRE VIGNEAULT Le rock a longtemps été persona non grata au Mexique.Du début des années 70 à la fin des années 80, il a été confiné à un mouvement sous terrain par une enfilade de gouvernements conservateurs.La condamnation n'était pas tant politique que morale.Et en 2006 ?On aurait pu croire que les rockeurs n'attirent plus l'attention des politiciens et qu'ils peuvent s'exprimer librement au Mexique.Il semble que ce ne soit pas tout à fait le cas.Yocu Arellano, percussionniste du collectif Los de Abajo, affirme que son groupe a eu maille à partir avec les autorités pas plus tard que le printemps dernier.Les autorités auraient même arrêté un ou plusieurs membres de Los de Abajo à deux occasions.«On ne sait pas exactement pourquoi, ditil.On n'a jamais eu ce genre de problème avant, seulement depuis cette campagne électorale.» Los de Abajo (Ceux d'en bas) soutenait Andres Manuel Lopez Obrador, le «candidat du peuple» dans l'élection tenu le 2 juillet et qui s'est soldée par un courte victoire - contestée - de la droite.Voilà qui explique sans doute ses récents ennuis avec la police et qui risque de donner matière à chansons à ce collectif engagé qui se fait un point d'honneur de dénoncer les abus des autorités.«La corruption est le principal enjeu chez nous », précise le musicien, joint en Allemagne avant les élections.Difficile de dire ce qui vient en premier chez Los de Abajo: la musique ou la politique ?Ce que l'on sait, par contre, c'est qu'après 13 années passées à faire du rock-punk-ska-latin militant, le collectif né dans les rues de Mexico est parvenu à un bel équilibre sur son plus récent album, Los de Abajo V the Lunatics.Moins rap et moins bousculé par des virages musicaux à 90 degrés que Cybertropic Chilango Power (2002), il est plus efficace et aussi plus conventionnel.«C'est à cause des réalisateurs, explique Yocu Arellano.On a travaillé avec les gars de Temple Of Sound et, plutôt que de tout enregistrer séparément, on a fait comme si c'était live.On a tous joué ensemble.» Le percussionniste estime que cette approche a permis de mieux canaliser l'énergie du groupe, ce qui a également eu un impact positif sur ses spectacles.Voilà qui est de bon augure.Il y a deux ans, lors de sa première participation au FIJM, Los de Abajo s'était montré convaincant, mais on ne savait pas toujours sur quel pied danser tant le collectif multipliait les brusques changements de direction.On ne devrait pas avoir ce problème, ce soir, lorsqu'il foulera de nouveau la scène du parc des festivals.On doit bien sûr s'attendre à un spectacle hautement politique (anti-Bush notoire, le groupe se fait un plaisir de vilipender le président américain sur scène), mais aussi festif.Los de Abajo ne fait pas partie de ces groupes militants dépourvus de sens de l'humour.ni de sens de l'amour.«Dans la culture mexicaine, les chansons d'amour occupent une grande place, fait valoir Yocu Arellano.Le cliché du latin lover ?C'est un cliché, mais il est vrai!» Scène Bell à 19h30.LOS DE ABAJO Fiesta militante Le collectif engagé se fait un point d'honneur de dénoncer les abus des autorités.«La corruption est le principal enjeu chez nous.» ALEXANDRE VIGNEAULT Une formation torontoise menée par un pianiste d'origine cubaine, le David Virelles Quintet, a remporté hier le Grand Prix de Jazz GM 2006 du Festival international de jazz de Montréal.Une composition du bassiste Al Baculis, One Shoe Blues, interprétée par le groupe Phantom Power Combo Deluxe, a par ailleurs été honorée par l'attribution du prix Étoile Galaxie.«Ça m'a fait un choc de recevoir une invitation à jouer au Festival international de jazz de Montréal, l'un des meilleurs festivals en Amérique du Nord.Non, l'un des meilleurs festivals au monde», a vite corrigé David Virelles, suscitant des éclats de rire parmi la vingtaine de représentants des médias, des commanditaires et de l'organisation du FIJM.Le jeune pianiste, découvert par la chanteuse Jane Bunnett alors qu'il n'avait que 15 ans, a ajouté beaucoup aimer l'ambiance qui règne au FIJM.«C'est comme un carnaval », a-t-il dit.Le Cubain en lui aime bien cette atmosphère de fête où la musique est omniprésente.Visiblement heureux de l'honneur qui lui était fait, David Virelles a aussi tenu à remercier le Conseil des arts du Canada pour le soutien qu'il accorde aux jeunes musiciens.«On espère pouvoir continuer à vous offrir notre musique et que vous allez l'apprécier », a-t-il conclu.Al Baculis, bassiste du Phantom Power Combo Deluxe, a déclaré que l'attribution de ce prix lui faisait l'effet d'une «grosse surprise».Il a surtout tenu a remercier le FIJM qui a permis à Phantom Power (complété par Dan Thouin, Maxime St-Pierre et Tony Albino) de jouer tous les soirs à minuit au Savoy et aussi d'être le house band pour l'hommage à Paul Simon.«C'est une année incroyable pour nous », a-t-il résumé.Chacun des prix vient avec une bourse de 5000 $.Conformément à la tradition, le lauréat du Grand Prix de Jazz GM s'est produit à 18h, hier, sur la principale scène extérieure du FIJM avant d'assurer la première partie du concert de clôture, mettant en vedette le vénérable Dave Brubeck, à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.Signalons en terminant que le lauréat de l'an dernier, Alex Bellegarde, a lancé un album intitulé Caminando, vendredi.David Virelles Quintet remporte le grand prix Une composition d'Al Baculis aussi récompensée PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE © Conformément à la tradition, le David Virelles Quintet, lauréat du Grand Prix de Jazz GM, s'est produit à 18h, hier, sur la principale scène extérieure du FIJM.ABDELLI Berbère établi à Bruxelles, Abdelli sert une musique qui a quelque chose d'hypnotique, forte en mélodie.Son instrument fétiche est la mandole, cousine de la guitare et du luth.Si Peter Gabriel a craqué pour lui, pourquoi n'arriverait-il pas à vous charmer, vous aussi?>Carrefour General Motors, 18h 30 GORAN BREGOVIC Entouré de son imposant Orchestre des mariages et enterrements, Goran Bregovic met le clou dans le cercueil du 27e Festival international de jazz de Montréal.Folies gitanes, fanfare balkanique et choeurs de chanteuses bulgares et macédoniennes.Pour la première fois à Montréal.et même en Amérique du Nord.On ne peut rater ça.> Scène General Motors, 21h NOTRE VIRÉE LE GUIDE DU FESTIVALIER Rue Sainte-Catherine Boulevard Saint-Laurent Rue Saint-Urbain Rue Jeanne-Mance Rue de Bleurry Avenue du Président-Kennedy Scène extérieure Salle de concert Métro La parade du Festival Le village du Festival Boulevard de Maisonneuve CABARET JUSTE POUR RIRE CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE MÉTROPOLIS SAVOY CLUB SODA MONUMENTNATIONAL GESÙ \u2014 Centre de créativité SPECTRUM CLUB JAZZ TD CANADA TRUST Scène SAMSUNG Carrefour GM Scène GM Scène LOTOQUÉBEC Scène CBC TELEVISION Scène \u2014 BEST BUY BELL Scène ALCAN GRANDE PLACE DU COMPLEXE DESJARDINS Terrasse AMARULA HYATT REGENCY MONTRÉAL THÉÂTRE MUSÉE MAISONNEUVE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL SALLE WILFRID-PELLETIER CINQUIÈME SALLE THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE LOS DE ABAJO Deux ans après sa première visite en ville, le collectif mexicain Los de Abajo est de retour.On s'attend à une nouvelle décharge d'énergie et à de brusques virages musicaux.On ne sait pas sur quel pied on va danser, mais on va danser, c'est certain.> Scène Bell, 19h 30 B C \u2014 Alexandre Vigneault 16h Bourbon Street Scène Alcan Gratuit 17h Deny's Dixieland Clan Scène CBC Television \u2014 Best Buy Gratuit 17h30 La parade Loto-Québec avec Zuruba Départ scène Alcan Gratuit 18h30 Abdelli Carrefour GM Gratuit 19h Bourbon Street Terrasse Amarula Gratuit 19h Le Bateau est en Fête avec Dorothée Berryman Bateau Cavalier Maxim Billets 19h Mississippi Scène Loto-Québec Gratuit 19h Trio Daniel Lessard Club Jazz TD Canada Trust Gratuit 19h30 Los de Abajo Scène Bell Gratuit 20h Follow Follow Scène Samsung Gratuit 20h Calexico Cabaret Juste pour Rire Billets 20h Manouche Scène Alcan Gratuit 20h Zingaro Scène CBC Television \u2014 Best Buy Gratuit 21h Jim Zeller, Carl Tremblay et Jimmy James Scène Loto-Québec Gratuit 21h Le grand concert de clôture \u2014 Goran Bregovic et son orchestre Scène GM Gratuit 22h Follow Follow Scène Samsung Gratuit 22h Spleen Scène Bell Gratuit 22h Trio Daniel Lessard Club Jazz TD Canada Trust Gratuit 22h Zingaro Scène CBC Television \u2014 Best Buy Gratuit 23h Jim Zeller, Carl Tremblay et Jimmy James Scène Loto-Québec Gratuit DIMANCHE 9 JUILLET HEURE ÉVÉNEMENT LIEU HEURE ÉVÉNEMENT LIEU PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE © Sur la scène installée devant les portes du Complexe Desjardins, James Hunter a offert aux amateurs de jazz un concert entraînant.PHILIPPE RENAUD VIRÉE COLLABORATION SPÉCIALE Scène de coin de rue, angle Sainte-Catherine et boulevard Saint-Laurent :madameaperçoit plus clairement l'ampleur de la foule à chaque nouveau pas vers l'ouest.Elle accroche monsieur par la manche de son polo.«Moi, du monde de même, chu pas capable ! » lui rappelle-t-elle d'un air affligé.Monsieur fait mine de ne rien entendre et tire madame vers l'entrée du site du Festival de jazz.On inspecte brièvement le contenu du sac de madame, tout est beau, passez une belle soirée.Le couple s'engouffre dans la mer de festivaliers.Il n'est que 18h15 et l'aire festivalière est déjà pas mal achalandée.On y trouve toutes les couleurs antillaises et caribéennes des participants de la Carifiesta.Va falloir utiliser nos raccourcis secrets pour circuler d'une scène à l'autre.Sur la grande scène, le pianiste d'origine cubaine David Virelles et son quartette s'acquittent avec joie du concert rattaché à la bourse de 5000 $ qu'on leur a remise dans l'après-midi.Virelles et ses musiciens sont les lauréats du Grand Prix de jazz, et quelque chose nous dit que les juges n'ont pas eu à délibérer longtemps.On a aperçu plusieurs concurrents au cours des derniers jours, et le talent du quartette semblait se démarquer avec netteté.Leur jazz, libre mais de facture assez classique, est touffu et exigeant.L'orchestre est encore vert, ça tourne un peu carré dans les coins, mais l'énergie et l'intelligence sont au rendez-vous.Le maître d'orchestre possède un style pianistique vivace, hérité de la tradition du jazz cubain : les gammes sont complexes, les solos partent à l'aventure sans trop perdre l'auditeur lambda, lequel retrouve ses repères dans les subtils rythmes cubains qui sous-tendent les compositions du quartet.Plus calme, rêvasseur et aéré, le jazz du Joe Sullivan Sextet (à 19 h, sur la scène du parc Hydro-Québec) soulage de la chaleur ambiante.Le souffle des cuivres prend dans la section rythmique tout en douceur, alors que les notes de piano sont parcimonieusement répandues.Ça s'écoute tout seul.Le clou de la soirée Le clou de la soirée, à mon avis, fut l'entraînant concert de James Hunter, à 20 h, sur la scène devant les portes du Complexe Desjardins.Je ne connais pas vraiment son histoire, mais en délirant un peu, imaginons que ça s'est passé comme ça : Hunter, un British plein d'humour, aime distraire ses amis en imitant Percy Sledge (When a Man Loves a Woman), ce qu'il réussit à la perfection.Un jour, voulant dérider son ami Van Morrisson, il lui chante Raining Blood de Slayer, mais avec la voix de Sledge.L'illusion est parfaite : Morrisson est plié en quatre et lui suggère de faire un album de reprises de trash metal comme si elles avaient été enregistrées par les maîtres du r&b américain des années 50 et 60.Quelle bonne idée! Hunter enregistre donc un album, sauf qu'au lieu de reprendre les chansons de groupes métaux, il endisque les siennes.Dans la réalité, le récent People Gonna Talk est son deuxième album solo, bel et bien cautionné par Morrisson.Un album agréable, quoiqu'un peu trop propret.C'est sur scène que la magie opère.Son orchestre est impeccable - le claviériste et les deux saxophones sont du plus bel effet -, son jeu de guitare est cocasse, sa voix criarde parfaitement maîtrisée.Un magnifique anachronisme: lorsque Hunter chante, on se croirait dans une salle de bal de l'Alabama, en 1960, à danser sur les tubes de l'heure.Le public a bruyamment manifesté son appréciation, applaudissant à tout rompre à la fin de chacune des chansons du sympathique musicien.Tellement bon, ce Hunter, tellement parfait dans son hommage à l'âge d'or du r&b et du rock rétro, qu'on l'aurait échangé sur la grande scène contre Bet.E & Carlos.J'ose espérer que la vingtaine de minutes du premier concert du couple de musiciens montréalais ne lui rende pas justice, car sa pop cubaine avait beaucoup de mal à décoller (j'ajoute, à sa décharge, que la voix de Bet.E était complètement étouffée par le son de l'orchestre, ce qui n'aide pas).Ce n'était pas vraiment désagréable, mais je m'imaginais les mélomanes arrivant de la Carifiesta trouvant la sauce bien liquide après avoir passé un après-midi rythmé à l'excès.En leur souhaitant une performance de 23 h plus cohérente et envoûtante, j'ai emprunté un passage secret jusqu'à mon ordinateur\u2026 Jazz exigeant, pop anachronique Lorsque James Hunter chante, on se croirait dans une salle de bal de l'Alabama, en 1960, à danser sur les tubes de l'heure.Et le public a bruyamment manifesté son appréciation.J A Z Z 5 JAZZ VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 13 H 30 yRDS COUPE DU MONDE 2006 - FINALE C'est la journée des Français et des Italiens, des écrans géants, des rassemblements, de l'exaltation et des emportements ! Le match ultime, le moment de vérité.Qui célébrera ce soir ?Les paris sont ouverts.20 H ySRC LES ROIS MAUDITS Peu de temps après l'empoisonnement de Guillaume de Nogaret, le roi Philippe IV meurt à son tour.À la cour du roi, on craint la fameuse malédiction des Templiers.Deuxième épisode de cinq.20 H ySE CINÉMA: HORLOGE BIOLOGIQUE Après le trio de Québec-Montréal, Ricardo Trogi nous présente trois mâles dans la trentaine confrontés à la paternité.L'un tente par tous les moyens de repousser l'échéance, l'autre est plongé dans une angoisse profonde devant la grossesse de sa blonde et le troisième, papa d'un bébé de huit mois, est déchiré entre sa joie d'être père et l'indifférence de ses amis.Le film de Trogi donne matière à réflexion.20 H 30 yTV5 FRANCOFOLIES 2006 - SALUT À CLAUDE LÉVEILLÉE En 1964, Claude Léveillée était le premier Québécois à se produire à la Place des Arts.Quarante ans plus tard, des artistes réunis à la salle Wilfrid-Pelletier à l'occasion des 18es Franco Folies lui rendent hommage.Le 15 juin dernier, Dan Bigras, Isabelle Boulay, Boom Desjardins, Marie-Denise Pelletier, Luc de Larochelière, Nicola Ciccone, Marie-Pier Perreault, Marie-Élaine Thibert et Lynda Thalie ont revisité l'oeuvre de Claude Léveillée en présence de l'artiste qui vit beaucoup d'émotions\u2026 20 H 30 yTQS CINÉMA: SABRINA Les deux héritiers d'une famille fortunée tombent sous le charme de la fille de leur chauffeur qui rentre de Paris métamorphosée en femme du monde.Invraisemblable, mais délicieux.Avec Harrison Ford et Julia Ormond.Le Téléjournal Découverte / L'Europe sauvage Et Dieu créa Laflaque Pleins Feux / Les Rois maudits - La Reine étranglée (2/5) Le Téléjournal Caméra Témoin / 1755: le souvenir nécessaire PSYCHOSE (1) Le TVA 18 heures Drôles de vidéos Facteur de risques II Demandes spéciales / Nanette Workman, Natasha St-Pier, Corneille FAUSSES ACCUSATIONS (5) avec Leslie Nielsen, Kelly Le Brock Musicographie (23:45) LES HASARDS DU COEUR (5) avec Harrison Ford, Kristin Scott Thomas SABRINA (3) avec Harrison Ford, Julia Ormond JAKOB.(23:45) Cultivé et bien élevé Méchant contraste! Boston Public Doc Nature / Genesis - Et l'homme créa la nature.Belle et Bum / Nanette Workman, Luc Picard, Harry Manx FAUT-TU QUE J'TUE MON PÈRE?(4) Documentaire CTV News E.Spotlight Alice, I Think Degrassi: Next Generation Cold Case Law & Order: Criminal Intent Whistler CTV News CTV News CTV News BACK TO THE FUTURE (17:00) The Nature of Things MASTER AND COMMANDER:THE FAR SIDE OF THE WORLD (3) Sunday.(22:10) .(23:10) .(23:40) ABC News Ebert &.Extreme Makeover:Home Edition Desperate Housewives Grey's Anatomy Alias News CBS News 60 Minutes Cold Case SAVING MILLY avec Madeleine Stowe News .Raymond NBC News Dateline NBC Law & Order: Criminal Intent Crossing Jordan George.Jack Benny Red Skelton Summer Wine Keeping up.Nature / Extraordinary Dogs Mystery! / Miss Marple:The Moving Finger (1/2) THE PHILADELPHIA STORY (2) avec Katharine Hepburn BBC News Foreign.Classic Gospel Riding Rails in China World News FOOTLOOSE Sell this House Flip this House Meth in The City Intervention CSI: Miami Pour l'amour du country Beaux Dimanches de Céline Viens voir./ Emmanuel Bilodeau Toute un week-end de tango LE DERNIER TANGO À PARIS (2) avec Marlon Brando (22:05) Mick Fleetwood: Bravo! Arts &Minds Landscape.Call it Karma THE TAILOR OF PANAMA (4) avec Pierce Brosnan, Geoffrey Rush .(23:15) Le Grand Rire 2004 Cabaret de l'humour Sans détour Docu-d / La Prise Stars sur le vif .(17:00) Quartier latin Enseigner.Bilan.siècle Des enfants.Prévenir le harcèlement psychologique au travail Des livres.Les Récits évangéliques Myth Busters / Barrel of Bricks Daily Planet Discovery Presents Deadliest Catch Myth Busters Daily Planet Mordu de la pêche Roses des Sables .camping Tour de France / Saint-Méen-le-Grand - Lorient .haciendas .Sadie (18:06) Darcy.(18:33) .so Raven Zoey.(19:25) Life.(19:45) Movies (20:42) POSTCARDS FROM THE EDGE (4) avec M.Streep MICKI AND MAUDE (5) avec D.Moore (22:35) What I Like.Twins Malcolm in the Middle King of the Hill The Simpsons American Dad Family Guy The War at Home Charmed House & Home Global National Crossing Jordan Past Lives Global Sports Trouvailles./ Musée Mc Cord Sept merveilles du monde.Série noire JAG L'Or Tournants de l'Histoire Battleships Elizabeth I / Heart of a King Sam Sheppard Story THE FUGITIVE (4) avec Harrison Ford, Tommy Lee Jones La route.La richesse.Musicographie Benezra Evolution.Acoustiques: Daniel Boucher En concert: Dany Bédar M.Boilard Salut.Top5.anglo Top.franco .Top5.com Embraye avec Babu Exposé / Pop Tarts Pop! Matche.Roule.Embraye avec Babu Noir de monde Luso Montreal Extreme Makeover .arménien In Montreal Stargate Teleritmo World News .our World 35 Years in the Life Tribe CBC News: Sunday Night The World According to Bush Vu du large Tout le monde.Le Monde .artistes Ushuaïa Nature Téléjournal Le Point Grands Doc.de Découverte Le Téléjournal Second Regard Golf Mag Sports 30 La Série Champ Car / Toronto MotoX Sports 30 Soccer / Finale: Italie - France Doc Simplement Zoé Hommes en quarantaine Femme$ de footballeurs Sans laisser de trace JOSÉPHINE ANGE GARDIEN .(16:35) Rebond Horloge biologique Écoute-moi (21:45) The Grid HARD TIME: THE DAVID MILGAARD STORY (5) avec Ian Tracey Trailer Billable.AliG Curb your Enthusiasm (22:37) .(23:17) The Dead Zone Smallville GODZILLA (6) avec Matthew Broderick, Jean Reno LOST IN SPACE (5) (22:45) Sportsnetnews .in Baseball Sportsnetnews Baseball / Cardinals - Astros Sportsnetnews Canada.pas sorcier! Panorama Pimpinone, opéra chorégraphique L'ARMOIRE VOLANTE (4) avec Fernandel, Annette Poivre Les Fous.Villages.The New Detectives / Diffusion de cinq émissions.(15:00) Half Ton Man We Lost 800 Pounds The 750 Pound Man Half Ton Man NASCAR (15:00) Sportscentre Soccer / Finale de la Coupe du Monde: Italie - France Sportscentre Golf 6TEEN Bratz Billy, Mandy La Classe.Skyland Futurama Les Simpson Les Griffin South Park Les décalés.Les Simpson Futurama Jean Charest (17:30) Gérard Klein autour du monde Franco Folies 2006 / Salut à Claude Léveillée 24 idées.Le Journal Un oeil sur la planète Reach for.Rough.That'll Teach 'em Rosemary and Thyme Black Coffee (1/3) Person 2.Film 101 C'est pourtant vrai Décore ta vie Métamorphose .des noces L'espace.Interventions miracles SEULEMENT PAR AMOUR (5) avec Laura Leighton Livre Show Xskatera D'la grande visite Escales et.Sans filtre Parole et Vie Baromètre Que-ritmo Esprit libre Horoscope.Dans une.Tête.Mauvais 1/4 d'heure Touche pas.Parents.Derek 70 Charmed Radio Free.Il était une.DENNIS THE MENACE (4) avec Mason Gamble, Walter Matthau Yvon of.Ghost.Mystery.15/Love Ready or not Madison Hollywood.Cour à \"Scrap\" Autopsie d'un désastre Les Stupéfiants Délire techno BUFFY TUEUSE DE VAMPIRE (5) avec Kristy Swanson Le TVA (23:15) Le Grand Journal (23:15) America's Funniest Home Videos CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 BEV CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 BEV VD VDO CÂBLE PBS CTV :S+: :SE: :SHOW: :SPA: :SPN: :TFO: :TLC: :TSN: :TTF: :TV5: :TVO: :VIE: :VOX: :VRAK: :YTV: :Z: :BRAV: :CD: :CS: :DISC: :EV: :FOX: :GBL-Q: :A&E: :ARTV: :NW: :HI: :HIST: :MMAX: :MP: :MTL: :RDI: :RDS: CBC ABC CBS NBC TVA TQS TQc CÂBLE PBS CTV VD VDO SRC Le Journal FR2 Gaïa PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE © Unis dans leurs différences, Jean-Marc Parent et Dieudonné ont animé le deuxième gala Juste pour rire hier soir, au théâtre Saint-Denis.LE VERDICT LE GALA VU PAR LA FILLE, JOURNALISTE, ET SON PÈRE, PROFESSEUR DE PHILOSOPHIE ET CRITIQUE D'UN JOUR.Isabelle MASSÉ Paul-Aimé MASSÉ MON PRÉFÉRÉ Boucar Diouf.L'humoriste sénégalais, installé depuis une quinzaine d'années au Québec, a cette façon toute colorée de raconter ce qui l'a marqué ici, en faisant constamment des parallèles avec son Afrique chérie et en nous balançant les sages paroles de son grand-père.UNE LEÇON D'HISTOIRE Boucar Diouf : «Le Québec est le seul endroit au monde où on demande gentiment à son adversaire : Est-ce que tu veux que je te mette mon poing sur la gueule ?» PENSONS-Y! L'intolérant Guy Nantel sur la psychose entourant la grippe aviaire : «Trente-quatre personnes sont mortes de la grippe aviaire dans le monde.Trente-quatre ! Trois millions de personnes sont mortes du sida en Afrique et je n'ai jamais entendu Sophie Thibault me dire de mettre une capote si je m'en vais là ! » ON L'A VUE VENIR Stéphane Fallu sur la malbouffe : «À Canal Vie, on a dit que, dans un sac de chips, il y a deux tasses de beurre.Oui, mais il n'y a même pas deux tasses de chips ! » MON PRÉFÉRÉ LE Sénégalais de Rimouski, Boucar Diouf.Québécois pure laine, « minorité visible le jour et invisible la nuit ».Un modèle d'intégration, capable d'utiliser la parlure québécoise et de « caller » une bonne chanson à répondre.UNE LEÇON D'HISTOIRE Boucar Diouf : «Mon grand-père m'a dit : Quand les Européens sont arrivés en Afrique, ils avaient la Bible et nous, les terres.Ils nous ont demandé de prier les yeux fermés.Quand on les a rouverts, ils avaient les terres et nous, la Bible.» PENSONS-Y! Mike Ward sur nos priorités sociales : «Comment se fait-il que ça prend un permis pour aller à la pêche mais que n'importe quel mongol peut avoir un enfant ?» ON L'A VUE VENIR Guy Nantel sur la pertinence des Jeux gais : «Quel genre de sports sont-ils capables de faire qu'on n'est pas capables de faire ?La crosse ?Le pédalo ?» ISABELLE MASSÉ CRITIQUE L'alliance laissait perplexe, au départ.Comment pouvait-on associer, pour animer un gala Juste pour rire (hier soir, au Théâtre Saint-Denis), deux artistes aussi différents que Jean- Marc Parent et Dieudonné ?Quel type de public allait-on attirer, par ailleurs, en assortissant sur scène JMP, le gentil raconteur, à «Dieudo » le téméraire mal-aimé ?La complicité est primordiale quand on tient la barre d'un spectacle de deux heures.Déclarer au public qu'on aime ce que fait l'autre ne suffit pas ! L'un des deux animateurs devait faire des concessions.Au pire, il fallait trouver un terrain d'entente humoristique, même si le thème de la soirée était la différence.On imaginait mal Jean-Marc Parent nous en balancer quelques-unes sur les intégristes musulmans ! Croyezle ou non, c'est Dieudonné qui a sacrifié son humour saupoudré de blagues sur Israël et ses déboires avec la justice.«Je fais maintenant dans le mime et la chanson», a-til d'ailleurs dit à l'humoriste Guy Nantel, qui espérait, hier, faire un numéro qui «fesse» avec lui.Lorsque les coanimateurs ont parlé de haine (un sujet cher à Dieudonné - et qui lui a coûté cher) en début de spectacle, c'était grossièrement pour nous rappeler que «de tous les êtres sur terre, il n'y a que l'humain qui peut haïr ».Jean-Marc Parent ne s'est laissé entraîner qu'une fois dans l'univers de son collègue : lors d'un numéro dans lequel Dieudonné et lui jouaient des internés d'institut psychiatrique qu'on s'apprête à relâcher dans la nature.Un sketch crevant, même si le jeu absurde convient moins à Parent l'authentique.Cela dit, l'humour qui frappe, qui trouble ou qui porte à réflexion était tout de même à l'honneur, hier soir, au cours d'un gala assez relevé (oublions le numéro simpliste de Patrick Bélanger, chanté à la façon d'une comédie musicale).Guy Nantel a tiré sur tout ce qui bouge (le kirpan, les Jeux gais\u2026).Mike Ward a été fidèle à lui-même en choisissant les mots les plus crus du dictionnaire pour parler en bien et en mal des enfants.Martin Félip a osé écorcher les sinistrés de l'ouragan Katrina de l'été dernier, à La Nouvelle-Orléans.Et Boucar Diouf nous a joliment prouvé qu'il est, après 15 ans de vie à Rimouski, plus québécois que sénégalais.Vive la différence quand des invités de tous les horizons humoristiques s'accordent sur une chose : nous faire rire avec des textes hilarants (pour la plupart) et des numéros qui ne s'éternisent pas inutilement.GALA JUSTE POUR RIRE Toutes différences bien unies ARTS ET SPECTACLES "]
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