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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2006-07-22, Collections de BAnQ.

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[" ARTS SPECTACLES ROCK VOIVOD TOUJOURS VIVANT PAGE 10 THÉÂTRE FAIRE LA RUE À SHAWINIGAN PAGE 4 PHOTO CHRISTOPHE RAYNAUD-DELAGE, LA PRESSE © PHOTOMONTAGE GENEVIÈVE LAPOINTE DANS UNE IMMENSE BULLE GONFLABLE QUI LES ACCOMPAGNE DE NEW YORK À HONG KONG, LES TRAPÉZISTES DE LA TROUPE FRANÇAISE LES ARTS SAUTS S'AFFRANCHISSENT DES LOIS DE LA GRAVITÉ.TOUT EN RÉINVENTANT L'ART DU CIRQUE ! LEURS ACROBATIES AÉRIENNES ONT SUBJUGUÉ LES CRITIQUES ET LE PUBLIC PARTOUT OÙ ILS SONT PASSÉS.NOTRE CORRESPONDANT LOUIS-BERNARD ROBITAILLE LES A VUS RÉCEMMENT À MARSEILLE.IL DÉCRIT CE QUE LES MONTRÉALAIS VERRONT À LA TOHU À PARTIR DE MARDI.>>> NOTRE DOSSIER EN PAGES 2 ET 3 Cai Guo-Qiang 10 JUIN \u2014 1er OCTOBRE 2006 \u2014 SHAWINIGAN DÉROULEMENT L'Espace Shawinigan fait partie du complexe de la Cité de l'énergie et accueille les expositions du Musée des beaux-arts du Canada.musee.beaux-arts.ca Inopportun.Stade un (détail), 2004.Collection de l'artiste.Photo: Hiro Ihara 3381781A 3381813 ARTS ET SPECTACLES LOUIS-BERNARD ROBITAILLE COLLABORATION SPÉCIALE MARSEILLE \u2014 On pouvait croire, depuis une dizaine d'années, que le Cirque du Soleil avait épuisé l'idée même de nouveau cirque.Qu'il avait tout inventé : la poésie, l'histoire du monde et la perfection visuelle.Ajoutons à cela le minimalisme poétique d'Éloize, empruntant au théâtre et au spectacle de rue.Au royaume des trapézistes, des contorsionnistes et des jongleurs, qui donc pouvait encore inventer quelque chose de nouveau et d'original ?Réponse : les Arts Sauts, petite troupe ambulante fondée en 1993 qui donnera une douzaine de représentations de son dernier spectacle, Ola Kala («Tout va bien», en grec) à la TOHU, à partir de mardi prochain.Et qui a cette originalité de n'explorer qu'un aspect du cirque, le trapèze.Jusqu'à en faire une oeuvre d'art en mouvement, mais d'un dépouillement extrême.Au mois de juin, les Arts Sauts avaient installé pour quatre semaines leur bulle gonflable à proximité du vieux port de Marseille.Cette même bulle géante qu'ils posent maintenant sur la place publique de la TOHU.Déjà, c'est un drôle d'objet.Une demi-sphère posée à même le sol, culminant à 20 mètres de hauteur pour un diamètre de 50 mètres : de quoi accommoder 900 spectateurs.Mais aussi une impressionnante structure métallique à la tour Eiffel où évolueront 17 trapézistes, accompagnés par quatre musiciens et une chanteuse, euxmêmes perchés à 12 mètres audessus du sol.Derrière la bulle, un énorme système de soufflerie qui la gonfle en permanence.Vous y pénétrez en écartant de gros boudins de caoutchouc qui se referment sur votre passage tandis que vous vous trouvez aspiré par un grand appel d'air.Une fois à l'intérieur, et dans une semi-pénombre, vous vous installez sur des transats de plage, presque à l'horizontale.Le spectacle se déroulera au-dessus de votre tête, au-delà d'un filet de sécurité fin et presque transparent qui fait intégralement partie du décor, de même que de surprenants éclairages indirects, blafards ou éblouissants, au milieu desquels évoluent des hommes-oiseaux dans leur étrange univers.Au début, on ne voit rien ou presque.On a cru deviner le mouvement de silhouettes qui grimpent des échelles latérales pour s'installer sur leurs perchoirs.Il y a les 17 trapézistes, 13 hommes et quatre femmes, porteurs ou voltigeurs.Mais aussi la chanteuse Pascale Valenta, et trois musiciens, qui jouent alternativement du violon, du violoncelle, de la guitare électrique.Des musiques originales qui, le plus souvent, ressemblent à des incantations.Ou parfois soulignent ironiquement l'apparition d'un clown trapéziste, ou la chute à la verticale d'un ange.Il y a, dans le déroulement du spectacle, une sorte de métaphore de la vue humaine : au début, de vagues silhouettes à contre-jour qui exécutent de timides mouvements sur le filet, comme si la vie était en train de naître à l'intérieur d'une membrane.Progressivement, le tableau s'anime, les figures des trapézistes deviennent plus rapides et complexes, souvent d'une virtuosité extrême.«Les mouvements se jouent à la fraction de seconde, explique l'un des trapézistes, Stéphane Ricordel.Et il est rare qu'il n'y ait pas au moins un loupé en cours de soirée.Parfois, le porteur préfère refuser le contact, pour permettre au voltigeur de retomber naturellement sur le filet.Cela fait en quelque sorte partie du spectacle.» Dans l'histoire de la troupe, il y a eu un accident grave, dont on préfère ne pas reparler.Mais, à longueur d'année, les corps des acrobates sont tellement sollicités que, selon Ricordel, «les médecins n'en croient pas leurs yeux lorsqu'ils regardent nos radios ».D'ailleurs, depuis quelques années, un ostéopathe fait partie intégrante de l'équipe - de même qu'un enseignant pour les enfants qui accompagnent leurs parents en tournée.À Marseille, ce soir-là, après une heure et 10 minutes de « recherche permanente autour du vide et de l'espace», la compagnie des Arts Sauts a eu droit à une formidable ovation des 900 spectateurs.Comme cela se produit depuis des années en France, mais aussi un peu partout en Europe, en Australie ou en Asie.Cirque de rue L'aventure, commencée en 1993, a d'abord été celle d'un cirque de rue, qui avait décidé de faire du trapèze « un numéro à part entière ».« Pendant plusieurs années, raconte la Québécoise Caroline Gravel, nous avons simplement donné des spectacles gratuits, sur invitation de festivals ou de municipalités.Et puis, en 1998, nous avons opté, après des hésitations, pour le spectacle sous chapiteau, qui obligeait à faire payer les places, mais permettait de tourner toute l'année, quel que soit le climat.» Sous sa forme extérieure, le premier spectacle des Arts Sauts a joué environ 400 fois, un peu partout dans le monde.Après 1998, le premier spectacle sous chapiteau, Kayassine, a fait le tour de la planète, au fil de 544 représentations.Ola Kala («Tout va bien»), le nom donné à la nouvelle création à la suite de la destruction d'un chapiteau en forme de cône, au cours d'un violent orage, tourne depuis 2003, et a joué à guichets fermés aussi bien à Singapour qu'aux Pays-Bas, en Grèce, en Australie ou à Paris.Avec, un peu partout, des critiques dithyrambiques, y compris dans la capitale française où il n'est pas si facile d'intéresser de grands médias comme Le Monde, Le Nouvel Observateur ou Libération.C'est en somme couverts de gloire que les artistes du trapèze débarquent à Montréal , à la TOHU.Avant de repartir, d'abord à la pelouse de Reuilly, à Paris, en septembre-octobre.Puis de faire un dernier tour du monde, qui passera par Lisbonne, Taiwan et le Lincoln Center de New York.Il y aura encore, à l'automne de 2007, le tournage d'un filmmettant en scène les trapézistes, après quoi, aussi mystérieusement qu'elle est apparue, la compagnie des Arts Sauts se dissoudra, d'un commun accord des 31 membres du collectif.Le vol des hommes-oiseaux s'interrompra en pleine gloire.Les Arts Sauts présentent Ola Kala du 25 juillet au 5 août, et en supplémentaires du 8 au 12 août, à la TOHU.Info : (514) 376-TOHU.LES ARTS SAUTS LES HOMMES-OISEAUX PHOTO CHRISTOPHE RAYNAUD-DELAGE, FOURNIE PAR COMMUNICATIONS PAPINEAU-COUTURE Dix-sept trapézistes, 13 hommes et quatre femmes, s'exécutent au-dessus des spectateurs, confortablement installés sur des transats de plage, presque à l'horizontale.PHOTO FOURNIE PAR COMMUNICATIONS PAPINEAU-COUTURE C'est à l'intérieur de cette demi-sphère posée à même le sol qu'évolue le collectif des Arts Sauts.La structure culmine à 20 mètres de hauteur, pour un diamètre de 50 mètres, et peut accueillir 900 spectateurs.Dans une chorégraphie aérienne d'une grande pureté, le collectif des Arts Sauts réinvente le trapèze au-dessus des spectateurs.Magique.« Les médecins n'en croient pas leurs yeux lorsqu'ils regardent nos radiographies.» ARTS ET SPECTACLES LOUIS-BERNARD ROBITAILLE COLLABORATION SPÉCIALE MARSEILLE \u2014 La compagnie des Arts Sauts ne fait rien comme les autres.Depuis 1993, sa trentaine de membres a vécu une aventure singulière, une jolie utopie, qui se terminera à la fin de 2007, par l'autodissolution du groupe.Démocratiquement votée par le collectif.Quand vous arrivez sur leur emplacement, à 500 mètres du vieux port de Marseille, vous découvrez sur le côté un important rassemblement de roulottes.C'est là que vivent en permanence les artistes, lorsqu'ils se déplacent en Europe.Comme à l'époque héroïque des cirques ambulants : « Il y a quelques années de cela, dit la Québécoise Caroline Gravel, on s'installait à l'hôtel.Et puis, finalement, on a trouvé plus pratique d'avoir sa maison à soi.» Caroline, milieu de la trentaine, est arrivée aux Arts Sauts il y a 10 ans, tout à fait par hasard.Chargée de relations publiques au ministère du Patrimoine, elle était venue rendre visite à sa soeur, qui vivait à l'époque avec un trapéziste.L'idylle s'est terminée, sa soeur est repartie, mais c'est Caroline qui s'est mariée avec un autre trapéziste, et ils ont un garçon de 7 ans.Un noyau familial emblématique des Arts Sauts : s'il y a encore une majorité de Français parmi les 31 membres, une petite moitié vient des pays les plus divers : Italie, Suède, Cambodge, Inde.Caroline, qui n'est pas du métier, est devenue l'une des deux responsables du «bureau ».Stéphane Ricordel, l'un des membres fondateurs de la troupe, est un Français qui avait auparavant travaillé pour le Cirque du soleil, dont il n'apprécie pas vraiment le côté «grosse machine ».Dans une roulotte voisine, qu'elle partage avec une collègue suédoise, Melissa Collelo, Montréalaise d'origine italienne, est une trapéziste filiforme qui faisait une carrière en solo avant d'intégrer la troupe il y a moins de deux ans.Melissa fait plutôt figure d'exception, car la plupart des artistes sont là depuis les premières années.Ils venaient d'Archaos ou du Cirque du Soleil, ou sillonnaient la planète avec un numéro individuel.Ils se sont fondus dans cette aventure singulière qui consistait à n'avoir aucun chef et à pratiquer l'égalitarisme absolu.Ici, il n'y a jamais eu de scénariste ou de metteur en scène: les spectacles ont toujours été des créations collectives, où chacun apportait des envies et ses suggestions et où l'agencement se faisait en cours de route.De la même manière que chacun a toujours participé aux tâches matérielles, notamment le montage et le démontage des installations.Et, petit détail supplémentaire, les 31 membres de la troupe sont payés rigoureusement le même salaire : «En comparaison de nous, le cirque Éloize est une machine commerciale !» plaisante un trapéziste.Mais voilà : beaucoup d'artistes sont là depuis une douzaine d'années ou, en tout cas, approchent ce qui est l'âge de la retraite pour des athlètes de haut niveau.« Dans un an ou deux au maximum, explique Caroline Gravel, il aurait fallu remplacer la quasi- total ité des trapézistes.Jusque-là, les changements s'étaient faits au compte-gouttes, ce qui avait permis de préserver l'esprit d'origine.Mais, désormais, si tous les membres-fondateurs passaient la main, il devenait impossible de continuer de la même manière.On a beaucoup discuté.On n'a pas voulu que les Arts Sauts deviennent - inévitablement - une compagnie comme les autres, avec une direction artistique, des responsables financiers.Avec un peu de tristesse, on a préféré fixer un terme à l'aventure, l'automne 2007, et emporter avec nous le nom qu'elle portait.Il y aura ce film, entre fiction et réalité.Après quoi chacun reprendra sa liberté.Pour vivre d'autres aventures, individuelles ou collectives.» Vie et mort d'une jolie utopie PHOTO CHRISTOPHE RAYNAUD-DELAGE, FOURNIE PAR COMMUNICATIONS PAPINEAU-COUTURE Les Arts Sauts n'ont ni scénariste ni metteur en scène.Tous leurs spectacles sont des créations collectives, nées des suggestions et envies des membres de la troupe.«On n'a pas voulu que les Arts Sauts deviennent - inévitablement - une compagnie comme les autres, avec une direction artistique, des responsables financiers.» ILS, ELLES ONT DIT : « Si j'étais lesbienne, vous le sauriez déjà, je l'aurais dit.» \u2014 Oprah Winfrey, dont les relations particulièrement étroites avec sa bonne amie et partenaire d'affaires Gayle King font encore beaucoup jaser.« Moi, je suis bisexuelle : je couche avec des hommes gais et avec des hommes straights.» \u2014 Mado, fidèle à elle/lui-même, à l'émission Juste pour rire en direct.SÉPARÉS À LA NAISSANCE Connaissez-vous Zac Efron?Non, ce n'est pas le nom d'un puissant magnat du pétrole mais celui d'un charmant garçon, idole des adolescentes américaines, rendu célèbre par le téléfilm High School Musical.Peut-être par abus de Corona en pleine vague de canicule, nous avons remarqué, en téléchargeant des niaiseries sur Internet, une ressemblance étonnante entre ce Zac Efron et la starlette Lindsay Lohan.On dirait le petit frère et sa grande soeur, avec leurs sourires Colgate surmontés de pommettes saillantes.Oui, oui, regardez bien, ces deux-là proviennent d'une même souche.Il doit y avoir un nid quelque part.EN HAUSSE.EN BAISSE > RENÉ HOMIER-ROY Le roi des ondes matinales, à la barre de C'est bien meilleur le matin, a repris son trône bien mérité, apprenait-on cette semaine.Oui, René Homier-Roy demeure l'animateur du matin numéro 1, juste au-dessus de Paul Arcand, qui avait pris les devants au sondage BBM précédent.De cette drôle de guerre qui oppose bien malgré eux des animateurs de talent, possédant chacun son style propre, Homier-Roy et la radio d'État sortent donc vainqueurs, contre les attentes des concurrents de 98,5 FM.Pour combien de temps ?On sait qu'il se brasse des choses chez les décideurs de la radio : des concepts sont réévalués, les chroniqueurs apparaissent et s'en vont au gré des réunions de production, etc.Mais avec l'expérience et l'amour inconditionnel de son public, Homier-Roy peut dormir sans angoisse.> NAOMI CAMPBELL Campbell ne fait plus parler d'elle que pour ses accès de mauvaise humeur, lesquels dépassent largement l'insulte et la bouderie.Dans un geste de fureur qui ferait passer le pire syndrome prémenstruel pour un vague prurit, Naomi s'en est prise cette fois à un cuistot italien à bord d'un yacht.Le mannequin s'attendait à se voir servir un repas gastronomique pour son têteà- tête romantique avec le prince Badr Jafar mais n'a reçu que des salades de tomates et du porc en tranches.Insultée, la diva a déversé son fiel sur le cuisinier avant de s'attaquer aux couverts et aux pièces du mobilier : chaises, lampes, tasses, assiettes, divans, etc.Incident isolé ?Campbell a passé l'année à recevoir les plaintes d'employés outrés par les mauvais traitements qu'elle leur avait infligés \u2014 trois plaintes officielles en tout.Elle a beau être riche et belle, pour la classe, on repassera.QUELQUES TRUCS SIMPLES POUR GARDER LA FORME « Manger des céréales matin, midi et soir.» \u2014 Beyoncé Knowles « Je ne bois plus depuis six mois.» \u2014 Colin Farrell « Beaucoup de jeunes femmes sont trop minces.Je trouve que les plus maigrichonnes ont l'air répugnant.» \u2014 Paris Hilton, qui doit elle-même avoir gagné un ou deux kilos pour parler ainsi.« Il y a évidemment beaucoup d'actrices trop maigres à mon goût.On a des génocides, des gens qui meurent de faim, et on préfère parler de ce que les stars ont mangé au déjeuner.» \u2014 Scarlett Johansson, dans un élan de prise de conscience politique.Oprah Winfrey et Gayle King PHOTO REUTERS Lindsay Lohan Beyoncé Knowles PHOTO AP ENTRACTE entracte@lapresse.ca Une rubrique qui garde la forme Zac Efron 3395355A 3416562A ARTS ET SPECTACLES SYLVIE ST-JACQUES Une fois l'an, tandis que des artistes investissent ses commerces, ses ruelles et ses soussols, Shawinigan l'industrielle se métamorphose en Shawi la bohème.Pour sa dixième présentation, le Festival de théâtre de rue fait les choses en grand.C'est ainsi que sa programmation compte des spectacles d'importance, tel que Insect de la compagnie allemande Theater Titanick et Jumpjet des Ontariens Circus Orange.«C'est la première fois qu'on a de gros shows comme ça, qui demandent une mécanique complexe et une grosse structure », déclare le comédien Rémi-Pierre Paquin, l'un des trois cofondateurs du Festival.Autre nouveauté, il y aura cette année des spectacles payants et des gradins de 3000 places.Lorsqu'il a vu le jour en 1997, ce festival - qui reçoit désormais 70 000 visiteurs - avait des moyens inversement proportionnels à son audace! «À l'époque, on inventait un peu quelque chose », reconnaît Rémi-Pierre Paquin, avec une pointe de nostalgie.À cette époque, Juste pour rire et le Festival d'été de Québec commençaient à peine à intégrer les arts de rue à leur programmation.Les trois cofondateurs devaient donc travailler fort pour vendre leur salade aux artistes d'ici et les convaincre de créer des numéros pour la rue.« La première fois que la troupe Les Goulus s'est produite au festival, c'est mon cousin qui est allé les cueillir à l'aéroport.À cette époque, nous occupions des bureaux à l'hôtel de ville.Quand un des comédiens a voulu s'asseoir sur une des tables, celle-ci s'est brisée et l'ordinateur est tombé par terre ! » évoque avec amusement le Rémi des Invincibles.Depuis, les pattes du bureau ont été solidifiées.Le Festival roule désormais avec un respectable budget annuel de 700 000 $.En constante croissance, il reçoit chaque année la visite de 250 artistes, dont une centaine provenant de l'extérieur du Québec.L'oeil critique des Mauriciens Pou rquo i Shawi n iga n ?D'abord parce que c'est la ville natale de Paquin et de ses deux acolytes, Philippe Gauthier et Yves Dolbec.Mais aussi parce que les plus petites localités se prêtent mieux à ce genre d'événements.«En Europe, les festivals de théâtre de rue sont plutôt concentrés dans les petites villes », observe Rémi- Pierre Paquin, qui voyage fréquemment de l'autre côté de l'Atlantique pour repérer des artistes susceptibles d'intéresser le public de son festival.Au fil des 10 moutures du Festival de théâtre de rue de Shawinigan, des centaines de milliers de festivaliers ont découvert des artistes de réputation internationale tels que Monty Cantsin, Les Écureuils, Grotest Maru et Générik Vapeur.«Ce qui est trippant, c'est que le grand public assiste à des performances qui, d'habitude, se retrouvent surtout dans les festivals d'art », s'emballe Rémi-Pierre Paquin.Dans les premières années, le public et les journalistes se contentaient de parler de l'événement d'un point de vue touristique ou en accollant le terme « éclaté » à toutes les performances.Une décennie de festivals a permis aux Shawiniganais et aux habitués du festival de raffiner leur sens critique, se réjouit Rémi-Pierre Paquin.Le comédien évoque avec une certaine fierté comment les résidants de sa ville natale ont redécouvert leur ville et se sont ouverts aux arts de la rue, qui s'immiscent littéralement dans leur quotidien, pendant le Festival.« Il y a quelques années, nous avons invité l'artiste de performance Monty Cantsin, qui s'est fait connaître en brûlant des ordinateurs ou d'autres trucs du genre.Pour des raisons de sécurité, il devait expliquer sa démarche aux pompiers.C'était très amusant d'assister à leurs discussions intenses, alors que Cantsin leur expliquait que son numéro était un énoncé sur la libération de la femme.» Comme le veut la tradition, cet te dixième présentation promet plusieurs moment s « jackass » ou tout simplement délirants.Comme le spectacle Mains jaunes sur la ville du collectif français Les Goulus, où 800 personnages vêtus de jaune danseront et chanteront dans la ruelle parée elle aussi de jaune ! «Par la suite, les Abdigrationnistes vont chanter une toune qui parle du jaune.Bref, ce sera un hommage au jaune.» Comme c'est éclaté ! Le 10e Festival de théâtre de rue de Shawinigan se déroule du 27 au 30 juillet.Info: theatrederue.com Faire la rue à Shawi PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE © Selon Rémi-Pierre Paquin, cofondateur du Festival de théâtre de rue de Shawinigan, les festivaliers ont raffiné leur sens critique au cours de la dernière décennie.PRESSE CANADIENNE SHAWINIGAN\u2014 Les tourniquets tournent rondement à l'Ancienne- Aluminerie-de-Shawinigan.Jeudi soir, l'exposition Déroulement, consacrée à l'artiste chinois Cai Guo-Qiang, avait accueilli 5230 visiteurs depuis son lancement le 10 juin.C'est plus que trois fois le nombre de visiteurs qui avaient franchi les portes du lieu d'exposition à pareille date l'an dernier.Les chiffres observés cette année soulagent drôlement les responsables de l'endroit, qui avaient passé un dur été 2005 avec moins de 10 000 visiteurs pour l'ensemble de la saison.«Ça va extrêmement bien, on est très content.On ne reviendra jamais au nombre de visiteurs de la première année à l'Ancienne- Aluminerie (avec Le Corps transformé), mais on a retrouvé les chiffres de la deuxième année (avec L'Arche de Noé) », fait valoir le directeur Robert Trudel, qui se réjouit par ailleurs des réactions.«On n'a qu'à lire les commentaires dans le cahier à l'entrée, ils sont tous positifs.» Cette année, le Musée des beaux-arts du Canada à Ottawa, promoteur de l'exposition, a triplé la somme allouée au budget de la publicité, tant sur le plan régional que national .Pour l'exposition seulement, la Cité de l'énergie a versé pour sa part 100 000 $.L'exposition internationale d'art contemporain Déroulement se poursuit jusqu'au 1er octobre.L'expo Déroulement attire les visiteurs à Shawinigan S I LA TENDANCE SE MAINTIENT\u2026.Tous les jours dans «Ce qui est trippant, c'est que le grand public assiste à des performances qui, d'habitude, se retrouvent surtout dans les festivals d'art.» 3414630A COMÉDIE de FRED CARMICHAEL ADAPTATION : MICHEL FORGET ET VINCENT BILODEAU MISE EN SCÈNE : VINCENT BILODEAU NICO GAGNON ALAIN ZOUVI FRANCE PARENT BRIGITTE PAQUETTE ANDRÉ LACOSTE DIANE GARNEAU RÉSERVATIONS : (450) 227-8466 (514) 990-4343 THÉÂTRE SAINTE-ADÈLE RÉSERVATIONS : (450) 227-1389 (514) 990-7272 www.theatresteadele.ca sortie 67, 15 nord ANNETTE GARANT BENOIT LANGLAIS AGATHE LANCTÔT JEAN-PIERRE CHARTRAND CLAUDE LAROCHE COMÉDIE de SAM BOBRICK ADAPTATION : MICHEL FORGET MISE EN SCÈNE : YVON BILODEAU MARIE MICHAUD dès le 9 juin THÉÂTRE SAINT-SAUVEUR SUPPLÉMENTAIRES Samedi 22 et 29 juillet, 22 h Samedi 5août, 22 h SUPPLÉMENTAIRES Samedi 22 et 29 juillet, 22 h Samedi 5août, 22 h Une comédie subtile qui plaira sûrement aux femmes.Il y a de quoi, vous verrez bien.Excellent jeu de Chartrand et Laroche et belle prestation d'Annette Garant.Jean Beaunoyer, La Presse Une remarquable performance d'Alain Zouvi.Excellente comédie.Des acteurs solides qui ont l'expérience du théâtre et qui défendent magnifiquement leurs personnages.Jean Beaunoyer, La Presse 3410225A ARTS ET SPECTACLES MARC CASSIVI > CHRONIQUE Pour joindre nore chroniqueur marc.cassivi@lapresse.ca C'est parti d'une imprécision.Mardi, dans une chronique sur les has been qui ne manquent jamais de public au Québec, j'ai commis l'irréparable.J'ai attribué la paternité d'une chanson au mauvais artiste.Tout fan de musique admet qu'un journaliste se trompe une fois dans l'orthographe du patronyme d'une choriste qatarie invitée.Ce qu'il ne pardonne pas, c'est qu'un professionnel de l'information ignore que My Way est une reprise de Comme d'habitude de Claude François, adaptée par Paul Anka et chantée par Frank Sinatra.(Et non, puisque vous vous le demandez, L'Aigle noir n'est pas sorti de la tête de Marie Carmen.) Ainsi, tout comme Personal Jesus n'est ni à l'origine une chanson de Marilyn Manson ni de Johnny Cash, Cum On Feel The Noize n'est pas non plus une toune de Quiet Riot ni de Bran Van 3000.« Pour la petite histoire, me précise gentiment un lecteur, Cum On Feel the Noize n'est pas une pièce originale de Quiet Riot.C'est une reprise de la formation glam Slade, qui a également écrit la chanson Mama Weer All Crazee Now, aussi reprise par Quiet Riot.» Les deux seuls succès de Quiet Riot \u2014 qui décidément n'a aucun mérite \u2014 sont donc des reprises de Slade, me précise ce lecteur bien renseigné (Stéphane Plante), qui se demande si ce groupe britannique n'a pas été sous-estimé par les historiens du rock en raison des coupes de cheveux bizarres de ses membres.J'avance une autre théorie: le groupe a peutêtre été marginalisé parce qu'il était analphabète.Quoi qu'il en soit, je me suis couché moins ignorant de la scène glam des années 70 mardi, ce qui n'a pas empêché un collègue (Richard Labbé, pour ne pas le nommer) de se payer ma gueule, dès le lendemain, en présence de mon patron.« Cou'donc, a demandé Richard à mon boss, tu ne lis plus Cassivi pour laisser passer des erreurs comme cellelà ?» La question, irrévérencieuse, était néanmoins pertinente.D'ordinaire, Alain de Repentigny n'en manque pas une.Mon patron a une mémoire d'éléphant.C'est une encyclopédie du rock sur deux pattes, capable de refaire l'arbre généalogique de la musique populaire, du bluegrass au post-rock, de Howlin' Wolf à Wolf Parade, en passant par Van Der Graaf Generator et la génération yéyé québécoise.Sa collection de disques fait rêver, son i Pod de 10 000 chansons est rempli à pleine capacité, il peut vous dire, précisément, quelle chanson Les Sinners ont chantée en deuxième, lors de tel spectacle, telle date, dans telle salle qui n'existe plus de l'est de la ville.Vous voulez un exemple ?Je lui demande, jeudi, de m'indiquer quelques titres que l'on attribue à tort à certains artistes.Voici le début de sa réponse \u2014 vous allez tout de suite comprendre: « Hey Joe et Wild Thing, que plusieurs associent à Jimi Hendrix.Hey Joe, dont la paternité est contestée, a d'abord été un hit de Tim Rose (et de Johnny.).Wild Thing, dont les Britanniques Troggs ont fait un succès, a été écrite par le jeune frère de Jon Voight, Chip Taylor (John Wesley Voight).Un succès de Rod Stewart, Have I Told You Lately, est une toune de Van Morrison.(Rod en a fait une spécialité : Reason to Believe de Tim Hardin, The First Cut Is the Deepest de Cat Stevens.» Comment « Alain de » (comme nous le surnommons affectueusement), celui qui est allé jusqu'à Prague pour voir un spectacle de U2 et n'a jamais raté \u2014 que je sache \u2014 une tournée de Bruce Spingsteen (SON boss), a-t-il pu ne pas relever ma bourde ?La réponse est simple.Alain a la tête ailleurs.Ou plutôt, il a une multitude de projets en tête.Récemment, il a pris la décision de quitter son poste de patron pour renouer avec l'écriture.Jeudi, il a mis un terme à presque 20 ans de direction des pages culturelles de La Presse (entrecoupés d'un hiatus de deux ans à la direction des Sports) pour reprendre son métier de reporter.Au risque de passer pour un téteux fini, je vais vous dire: j'adore mon boss.À tel point que je lui réserve une place au chaud à côté de mon bureau à son retour des vacances.Vous ne trouverez pas de patron plus conciliant, plus généreux, plus diplomate, plus ouvert d'esprit.Un éternel optimiste toujours prompt à encourager et à défendre ses journalistes, un perfectionniste qui ne compte pas ses heures, un homme d'une grande humilité, qui ne s'est jamais embêté de fausse modestie.Bien des jeunes journalistes lui doivent leur entrée à La Presse (n'est-ce pas, Richard ?) et c'est à lui que l'on doit la présence dans nos pages de chroniqueurs tels Dany Laferrière et Stéphane Laporte.Alain, c'est aussi un journaliste qui adore son métier et qui, inévitablement, allait revenir à l'écriture (il a publié l'an dernier un livre sur Maurice Richard).Il n'a jamais cessé d'être le critique rock que je lisais religieusement dans La Presse, à l'adolescence.Encore aujourd'hui, il court les spectacles un calepin à la main, notant l'ordre des chansons et les déclarations des Bono et Mick Jagger de ce monde.Les critiques pourraient vous dire combien il a souvent été d'une aide inestimable en fin de soirée, dans la tourmente de la rédaction d'un compte rendu de spectacle, quand on ne sait plus si La poupée qui fait non est, oui ou non, une toune originale de Bruce Huard et les Sultans.Ode au boss LA LISTE Cinq chansons chantées par d'autres 1.IWill Always Love You (Dolly Parton) 2.Nothing Compares 2 U (Prince) 3.Roll Over Beethoven (Chuck Berry) 4.L'Aigle noir (Barbara) 5.La poupée qui fait non (Michel Polnareff) Mon patron a une mémoire d'éléphant.C'est une encyclopédie du rock sur deux pattes, capable de refaire l'arbre généalogique de la musique populaire, du bluegrass au post-rock, de Howlin' Wolf à Wolf Parade, en passant par Van Der Graaf Generator et la génération yéyé québécoise. Un site extraordinaire Salle climatisée Forfait souper-théâtre disponible Comédiens Sylvie-Catherine Beaudoin Michel Daigle David Savard Brigitte Lafleur Une comédie de Bruno Marquis et Marylise Tremblay Direction artistique Michel Laperrière Mise en scène Richard Fréchette À 30 minutes de Montréal, Autoroute 20 Ouest, Vaudreuil-Dorion, Pointe-des-Cascades Dès le 8 juin 2006 Le Théâtre des Cascades (450) 455-8855 1 866 494-8855 3400883A www.theatredescascades.com 3414699A En collaboration avec 2345, rue Jarry Est (angle d'Iberville) Montréal (Québec) Canada H1Z 4P3 (514) 376-TOHU 1-888 376-TOHU www.tohu.ca info@tohu.ca Une production des ARTS SAUTS (France) (8648) (8648) EN GRANDE PREMIÈRE NORD-AMÉRICAINE présente Visitez le www.forfaitsquebec.com pour en savoir plus sur nos forfaits hébergement et spectacle.Lee rrêêvvee ddee vvoolleerr Dès le 25 juillet 2006 HORAIRE : Dumardi au samedi, 20 h Conception graphique : Stéphane Parent Photos : Antoinette Chaudron et Philippe Cibille Annonce de supplémentaires du 8au12août 2006 BILLETS EN VENTE MAINTENANT ! ARTS ET SPECTACLES PAUL JOURNET COLLABORATION SPÉCIALE Même sans la Bottine, Yves Lambert reste souriant.L'univers de ce phare de la trad bouillonne toujours.L'année 2006 marque son 50e anniversaire et ses 30 ans de carrière.Il les célèbrera avec son Bébert Orchestra vendredi prochain au parc Saint-Jean-Bosco, dans Lanaudière, dans le cadre du festival traditionnel Mémoire et Racines.Pour le musicien, la Bottine souriante commençait à sentir la recette.Il a quitté le groupe en 2002 pour explorer de nouveaux territoires musicaux et chanter sans gêne ses convictions politiques.Après quatre ans, il peut dire «mission accomplie».Son premier effort post-Bottine, Récidive, a remporté le Félix 2005 du meilleur album traditionnel.Côté politique, il rate rarement une occasion de se draper dans le fleurdelysé ou de se placer dans le coin gauche de l'arène.Notre discussion bifurque inévitablement vers le sujet.«On m'a longtemps reproché mon engagement (au sein de la Bottine souriante).Maintenant, je ne me cache plus.Comme je l'explique dans Suite pour l'indépendance, je poursuis deux rêves : l'indépendance du Québec et mon indépendance financière», lance-t-il.Entre-temps, le Bébert Orchestra prend forme.Avec quatre jeunes pour épauler le vieux routier, dont Nicolas Pellerin, le frère du conteur Fred.«Peu après Récidive, j'ai complété mon band.Dans notre prochain album, on exploitera un son que je n'ai jamais eu avec la Bottine.Les arrangements sont très basés sur les cordes, avec notamment deux violons, une guitare et un bouzouki.On se dirige même vers les musiques de transe, avec le crotale berbère et le didgeridoo.» Mais, surtout, ne lui parlez pas de musique du passé.L'étiquette l'horripile.Si Yves Lambert s'inspire du répertoire d'antan, il tente à tout prix d'éviter le «piège du passéisme».«La tradition ne se résume pas au bon vieux temps.C'est le background à partir duquel le présent se construit.Je trafique parfois des chansons à répondre pour qu'elles nous interpellent encore, comme avec Pachelbel Paquette, notre nouveau medley qui fusionne le classique et le traditionnel.L'histoire s'inspire des Canons de Pachelbel et d'un violoneux.Je l'ai tricotée autour d'un personnage fictif, un philanthrope estimé de sa communauté et des dirigeants, mais avec un défaut : il s'enrichit en fabriquant des canons.» Prophète en son pays ?On le répète souvent : le musicien trad doit s'exporter pour vivre de son art.Yves Lambert a connu le refrain avec la Bottine.Sa nouvelle troupe a elle aussi joué en Europe.Même si son succès international le flatte, il ne cache pas sa réelle ambition: être prophète en son pays.«Je ne crois plus au syndrome Félix Leclerc, qu'il faut réussir à l'étranger pour être reconnu dans son pays.C'est aussi important de jouer chez soi.Moi, je joue beaucoup au Québec et je m'estime chanceux de le faire.Mais c'est plus difficile ici à cause du manque de structures.» Malgré le renouveau du trad, il refuse de crier victoire.Le manque de diffusion l'attriste.Le succès du trad dans la région de Lanaudière prouve, selon lui, que le style peut plaire aux masses.Et que le problème relève plus d'un manque d'offre que de demande.«La radio communautaire CFNJ de Lanaudière fait jouer du traditionnel à son émission du retour à la maison.Ils le font parce que c'est rentable ! Il existe un auditoire pour ça.Mais c'est difficile de convaincre la radio commerciale.Je ne suis plus capable d'écouter leur musique sucrée.Leur pop bonbon me tombe sur le pancréas.» D'où la pertinence, selon lui, du festival Mémoire et Racines, une plateforme pour les artisans trad.Après le festival et le prochain album (dont la date de sortie n'est pas déterminée), Monsieur Lambert prépare un autre projet : l'éloge de la lenteur.«J'aimerais faire une tournée en me déplaçant seulement par la force animale.Mais le projet reste embryonnaire.» Le Bébert Orchestra se produit le vendredi 28 juillet, 22 h15, et le samedi 29 juillet, 17 h, au parc Saint-Jean-Bosco de Saint-Charles- Borromée, dans le cadre du festival Mémoire et Racines.FESTIVAL MÉMOIRE ET RACINES Le trad rédempteur de Monsieur Lambert SUGGESTIONS POUR LE FESTIVAL PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE © «Je poursuis deux rêves : l'indépendance du Québec et mon indépendance financière », dit Yves Lambert.Le rendez-vous des contes, musiques et danses traditionnelles revient pour la 12e fois du 28 au 30 juillet au parc Saint-Jean-Bosco de Saint-Charles-Borromée.Un préfestival se tient les 26 et 27 juillet à Joliette.Voici quatre suggestions parmi les quelque 75 spectacles que propose le festival.> Jocelyn Bérubé, porte-parole du festival et pionnier du conte, fait entendre sa voix caverneuse et ses histoires bien ficelées le 28 juillet à 14h 30 et le 29 juillet à 14h45.> Genticorum, un groupe de la relève, se démarque par la qualité de ses compositions et de sa recherche du répertoire.Le 28 juillet à 13 h 15 et le 29 juillet à 19h45.> V' là les violons est un hommage aux violons celtiques, américains et québécois, avec notamment le réputé violoneux irlandais John Carty.Le 29 juillet à 18 h50.> Les sept musiciens du Bluegrass Gospel Project, formation de la Nouvelle-Angleterre, proposent une fusion inédite de bluegrass et de gospel.Le 28 juillet à 15 h45 et le 29 juillet à 16 h 30.Info : www.memoireracines.qc.ca Une comédie de Jeff Baron Une traduction de Michel Tremblay Une mise en scène de Jacques Rossi Direction Jean-Bernard Hébert Avec Albert Millaire et Louis-Olivier Mauffette Présenté par Du 22 juin au 2 septembre (450) 469-1006ou1 888 666-3006 www.theatrederougemont.com Une émouvante comédie humaine \u201cLatendresse de l'été.\u201c Jean Beaunoyer, La Presse \u201cUnpur bonheur !\u201c Radio-Canada 3400748A 3417235A ARTS ET SPECTACLES ALEXANDRE VIGNEAULT CRITIQUE Chaude a été la nuit, jeudi, au National.L'air y était si lourd, si moite et si chaud qu'une légère pellicule de sueur se posait sur tous les corps qui franchissaient la porte de l'ancien théâtre où se produisaient les Amazones, un ensemble de percussionnistes guinéennes invité par le Festival international Nuits d'Afrique.Excusez le cliché, mais la touffeur régnant dans la salle bondée donnait l'impression de vivre une authentique nuit.africaine.À Conakry, tiens.La chaleur écrasante n'était pas dégagée par le mouvement désordonné de centaines de danseurs en sueur, au parterre.Enthousiaste, mais peu versée dans l'expression corporelle, la foule a laissé faire les professionnelles, c'est-à-dire les six percussionnistes et danseuses guinéennes qui, elles, se sont démenées en diable sur les planches.Voir des femmes jouer du djembé n'a rien d'extraordinaire pour un Québécois.On n'a qu'à penser aux filles de Doba Caracol.Il faut toutefois savoir qu'en Afrique, être maître-tambour, c'est un boulot d'homme.Voir les Amazones de Guinée faire parler adroitement djembé, krin, doundoun et balafon (xylophone africain), c'est aussi voir un groupe de femmes faire éclater un vieux tabou.Avec un sourire radieux.Durant la première partie du spectacle, on a amplement eu l'occasion d'apprécier le jeu de Fatoumata Kouyaté au balafon.Qu'elle joue seule, accompagnée d'un petit choeur ou d'autres instruments de percussion, elle impressionnait tant par sa rapidité d'exécution que par la beauté des mélodies qu'elle faisait jaillir de son xylophone malinké.Mi-ballet, mi-concert, le spectacle alternait entre des numéros où la musique était mise en valeur et d'autres où les chorégraphies et les costumes tenaient le premier rôle.Dans l'ensemble, c'était fort impressionnant et proprement réjouissant.Mais tout en se laissant prendre par le rythme et les chants, on n'a pu s'empêcher de trouver que le spectacle avait aussi un côté broche à foin.On a senti des moments de flottement dans certaines envolées percussives et, surtout, on a constaté un manque de synchronisme de la part des danseuses.Après un très long entracte (40 minutes au lieu du quart d'heure annoncé, en raison de la visite d'un inspecteur du service des incendies), les Amazones ont finalement balayé toutes nos réticences en augmentant considérablement le niveau d'intensité de leur jeu et de leurs danses.Elles se sont livrées, avec un plaisir évident, à quelques « duels » de percussions théâtralisés et ont toutes dansé avec une énergie renouvelée.Les derniers numéros, qui mettaient en vedette le tambour africain le plus connu sous ces latitudes, le djembé, furent franchement enlevants.Les Amazones de Guinée, qui sont accompagnées de deux percussionnistes masculins et d'une invitée « pure laine » (Linda Desrochers, de Québec), se produiront de nouveau dimanche, à 21h 30, à la place Émilie-Gamelin, en clôture de la programmation extérieure de Nuits d'Afrique.Rappelons que tous les concerts et ateliers présentés depuis hier dans ce parc urbain situé à l'angle des rues Sainte-Catherine et Berri sont gratuits.Précision Notre article d'hier sur le week-end ultime des 20es Nuits d'Afrique a pu semer la confusion quant à la date du concert de Prince Diabaté.C'est bel et bien dimanche, à 20 h, que le «Jimi Hendrix de la kora» se produira à la place Émilie-Gamelin.FESTIVAL NUITS D'AFRIQUE Impressionnantes Amazones de Guinée BROCHURE DE SAISON ET BILLETTERIE : 1 800 561-4343 ou 450 759-4343 1575, boulevard Base-de-Roc, Joliette (Quebec) : Navette Express aller retour Montreal .Joliette .Montreal Information a la billetterie AMADEUS Mercredi 26 juillet / 20 h a l'Amphitheatre du realisateur Milos FOREMAN SUR LA ROUTE, AVEC LE VIOLON ROUGE Samedi 22 juillet / 20 h DVOR.AK : Danse slave op.72 no 1, en si majeur CORIGLIANO : Chaconne tiree de la musique du film Le violon rouge RESPIGHI : Les fontaines de Rome ADAMS : The Dharma at Big Sur pour violon electrique et orchestre RAVEL : Rhapsodie espagnole ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTREAL / James JUDD Jennifer KOH, violon Tracy SILVERMAN, violon electrique Un voyage musical haut en couleur, autour de la celebre musique du film Le violon rouge avec la violoniste Jennifer Koh, premier prix au Concours Tchaikovsky de Moscou.Amphitheatre (Joliette) / 43 $, 35 $, 26 $, Pelouse 15 $ LA LANDWEHR DE FRIBOURG .UNE DES PLUS PRESTIGIEUSES HARMONIES D'EUROPE Dimanche 23 juillet / 14 h concert ROSSINI : Guillaume Tell BOURGEOIS : Concerto pour trombone KHATCHATURIAN : Soviet Police March OSER : Beguine for Band et Granada (arr.Morita) PEETERS : All Blue LANDWEHR DE FRIBOURG / Adrian SCHNEIDER 80 musiciens et une batterie de marche de 20 percussionnistes, voila un concert qui s'annonce spectaculaire et eblouissant! Amphitheatre (Joliette) 23 $, 19 $, 17 $, Pelouse 12 $ TROIS FETES ENUN SOIR : MOZART, SCHUMANN ET CHOSTAKOVITCH Lundi 24 juillet / 20 h MOZART : Duo pour violon et alto no 1 CHOSTAKOVITCH : Quintette pour piano et cordes op.57 SCHUMANN : Quintette pour piano et cordes op.44 QUINTETTE DE MONTREAL Cinq jeunes musiciens dynamiques, brillants et inventifs, incluant Alexandre Da Costa et Jean-Philippe Tremblay, pour celebrer trois grands compositeurs.Eglise de Saint-Zenon / 25 $ PAOLO PANDOLFO, VIRTUOSE DE LA VIOLE DE GAMBE Mardi 25 juillet / 20 h OEuvres pour viole de gambe seule de J.S.BACH, MARAIS, SAINTE-COLOMBE et PANDOLFO Paolo PANDOLFO, viole de gambe Une des plus importantes voix de la viole de gambe d'aujourd'hui.Eglise de Saint-Calixte 25 $ LA PARADE AU CENTRE-VILLE DE JOLIETTE Le samedi 22 juillet a 14 h, les musiciens de la Landwehr defileront sur la Place Bourget, au centre-ville de Joliette.Choregraphies, musique et tambours battants, un prelude au concert du dimanche.Realisee avec la precieuse collaboration du Consulat general de Suisse a Montreal.2299EE SSAAIISSOONN UUNNEE BBOOUUFFFFEEEE DD''AAIIRRSS CCLLAASSSSIIQQUUEESS AAUU CCOEOEUURR DDEE LL''EETTEE du 8 juillet au 6 aout 2006 www.lanaudiere.org PORTE-PAROLE : ALAIN LEFEVRE TRACY SILVERMAN LANDWEHR DE FRIBOURG PAOLO PANDOLFO JENNIFER KOH 3409714A DE SAINT-SAUVEUR FESTIVAL DESARTS DANSE ! KYLIAN LE GRAND NATIONAL BALLET OF CANADA PROJET KUDELKA JEUNE BALLET DU QUEBEC MUSIQUE ! ROBERT MARIEN MONTREAL JUBILATION GOSPEL CHOIR QUATUOR ALCAN BILLETS / INFO : 450-227-9935 ou www.artssaintsauveur.com FEDERICO CIMINARI Deja 10 ans ! DU 3 AOUT AU 12 AOUT 3416175A ARTS ET SPECTACLES FLASH Le Conseil des arts recompense de jeunes musiciens OTTAWA.Les sopranos Shannon Mercer et Jane Archibald, le pianiste Darryl Friesen et la mezzo-soprano Christianne Rushton sont les laureats de prix decernes cette annee par le Conseil des arts du Canada a de jeunes musiciens canadiens.Originaire d'Ottawa, Shannon Mercer est la laureate du prix Virginia-Parker.Le prix, d'une valeur de 25 000 $, sera remis a M me Mercer le 5 aout dans le cadre du gala de cloture du Festival international de musique de chambre d'Ot tawa.Jane Archibald, de Truro, en Nouvelle-Ecosse, et Darryl Friesen, de Winnipeg, sont les laureats du prix de la Fondation Sylva-Gelber.Mme Archibald recevra 15 000 $ et M.Friesen, 10 000 $.Christianne Rushton, de New Minas, en Nouvelle-Ecosse, recoit le prix Bernard-Diamant, qui offre a de jeunes chanteurs professionnels canadiens de musique classique de moins de 35 ans la possibilite de faire avancer leur carriere en poursuivant leurs etudes.Le prix, d'une valeur de 5000 $, s'ajoute a une subvention reguliere decernee par le Conseil des arts a un jeune interprete de musique classique extremement doue, a l'occasion du concours annuel de son programme de subventions aux musiciens professionnels dans la categorie musique classique.Presse Canadienne JANIE GOSSELIN Porter un hidjab et faire partie d'un groupe hip hop ?S'agenouiller cinq fois par jour vers La Mecque et faire du rap ?Cela va de soi pour un groupe de neuf jeunes, reunis le temps d'une tournee sous la banniere Hip Hop 4 Islam.Nous voulons dire aux jeunes musulmans qu'il n'y a pas de contradictions entre le fait d'etre musulman et le fait d'etre Canadien , dit Ali Shayan, le maitre de ceremonie de Hip Hop 4 Islam.Le groupe, compose de jeunes de 16 a 28 ans, se defend bien de s'adresser seulement a ses coreligionnaires.On veut faire de la musique positive.On ne cite pas le Coran ou quoi que ce soit du genre , assure Kuhyar Kariman.Le jeune homme de 23 ans a aussi forme le groupe R & B The Sound of Reason avec Francis Fitzgerald.Les deux musiciens ont ete eleves dans des familles chretiennes.Francis Fitzgerald, d'origine irlandaise, s'est converti a l'islam il y a seulement quatre mois.Les chansons qu'il presente durant la tournee sont les memes qu'auparavant, precise-t-il.Chansons qui prennent parfois des allures politiques.Ainsi, Palestine, de The Sound of Reason, evoque le conflit israelo-palestinien.Les paroles, chantees en anglais .Je ne dormirai pas, je resterai eveille / Si je reve, ils vont prendre ce qu'ils revendiquent .sont sans equivoque.Pourtant, le groupe affirme ne pas prendre parti dans les conflits internationaux.Nous sommes pour la paix.Nous ne condamnons pas , se hate d'expliquer Ali Shayan.Les origines des membres du collectif sont diverses.On se parle en six langues , confie Ali Shayan, qui est d'origine iranienne.La poetesse du groupe, Sofia Baig, est d'ascendance pakistanaise, chinoise et espagnole.Sous son hidjab blanc, la jeune femme de 18 ans affirme ne pas avoir essuye de reproches de la communaute musulmane pour sa participation au groupe.Pas encore, en tous cas , dit-elle.Au sein du groupe, on compte aussi un jeune rappeur d'origine algero-tunisienne, un chanteur haitien, un autre d'ascendance libanaise et un Quebecois .Hip Hop 4 Islam s'est arrete a Toronto et a Ottawa, et y a rappe devant une centaine de personnes.Il jouera ce soir au Manoir, une salle ou l'on ne sert pas d'alcool.Des musiciens dedaignant l'eau-de-vie ?Nous ne buvons pas , confirme Ali Shayan.L'evenement se veut familial.Le groupe se dissocie du hip hop des Eminem et 50 Cent, ou la violence et l'hypersexualisation de la femme sont de mise.Nous voulons faire de la musique consciencieuse, souligne Kuhyar Kariman.Les musiciens esperent prolonger leur tournee vers Halifax, Calgary et Edmonton.Reprendre l'evenement l'ete prochain ?Les rappeurs l'esperent.En attendant, leur grand souhait est d'etre vus comme les gens d'a cote , et non comme des extremistes.Hip Hop 4 Islam se produit ce soir au Manoir (5319, Notre-Dame-de- Grace).Info: (514) 892-3691.Musulmans et.rappeurs PHOTO PATRICK SANFACON, LA PRESSE c Sofia Baig est entouree de Kuhyar Kariman (a gauche), Francis Fitzgerald et Ali Shayan, du groupe Hip Hop 4 Islam. 3396348A commanditaire en titre de l'OSM présenté par « Amour ! Amour ! Amour ! Voilà l'âme du génie.» Wolfgang Amadeus Mozart Mozart, Concerto pour piano no 16, K.451 Debussy, Danse sacrée et Danse profane, pour harpe et orchestre à cordes Mozart, Concerto pour deux pianos no 7, K.242 « Lodron » Mozart, Concerto pour piano no 24, K.491 MERCREDI 26 JUILLET 19 H 30 Louis Lortie, chef d'orchestre et pianiste Hélène Mercier, pianiste Jennifer Swartz, harpiste Milhaud, La Création du monde Ravel, Concerto pour piano en sol majeur Mozart, Symphonie no 39, K.543 MERCREDI 2 AOÛT 19 H 30 Bernhard Klee, chef d'orchestre Alain Lefèvre, pianiste NOUVEAU ! Pour souligner le 250e anniversaire de Mozart, vous êtes conviés à prolonger votre soirée en assistant à un concert intime de musique de chambre d'environ 30 minutes et ce, sans frais supplémentaires.Billets simples à partir de 15 $ RÉSERVEZ DÈS MAINTENANT ! T.(514) 842-9951 www.osm.ca 3418044A ARTS ET SPECTACLES CLAUDE GINGRAS CRITIQUE La tournée annuelle du National Youth Orchestra of Canada (Orchestre National des Jeunes du Canada) se limite cette année à l'est du pays - 10 villes, principalement du Québec et de l'Ontario - et débutait par Montréal jeudi soir, basilique Notre-Dame, le traditionnel stage de préparation s'étant déroulé cette année à Mc Gill.La formation 2006 de cet orchestreécole créé en 1960 à Toronto comprend 92 garçons et filles à la moyenne d'âge de 19 ans.Huit provinces sont représentées, dont le Québec avec 19 sujets.De ces 92 musiciens-étudiants, 38 revenaient de l'an dernier.De l'an dernier revenait aussi le chef invité, Jacques Lacombe.On le retrouvait même à Notre-Dame deux soirs de suite puisqu'il avait dirigé à «Mozart Plus » la veille.Et, comme la veille, Lacombe dirigea le concert entièrement de mémoire, y compris l'oeuvre avec soliste.Des deux programmes de la tournée, celui de Montréal figure dans six villes sur 10.C'est aussi le seul qui comprend un soliste : le jeune violoncelliste Raphaël Dubé, de Mont-Saint-Hilaire, dans Don Quixote de Strauss.Il faut certainement attribuer à la chaleur la faible assistance, de même que la légère indisposition du jeune soliste au début de sa prestation.M.Dubé se ressaisit bientôt et, à force de concentration, traversa la partition avec une belle sonorité, de l'humour et de la tendresse, atteignant à la mort de Don Quichotte l'expression d'un grand violoncelliste.Concernant l'orchestre, il n'y a plus de surprise.D'année en année, le résultat est du même niveau quasi professionnel, tant dans la sonorité collective que chez les sections et les premiers-pupitres.Que l'on sache bien aussi que les sons bizarres qui montaient parfois de l'orchestre sont voulus par Strauss.La cohésion obtenue par Lacombe se manifeste dès les pianissimos et crescendos du Beethoven.La haute tenue de l'orchestre nous rappelle que le Triptyque de Mercure reste, près d'un demi-siècle plus tard, un heureux mélange de Stravinsky et de Bartok et que la Rhapsodie espagnole de Ravel est d'abord une musique d'effets.Un spectaculaire rappel pour terminer : l'ouverture de Candide, de Bernstein.NATIONAL YOUTH ORCHESTRA OF CANADA / ORCHESTRE NATIONAL DES JEUNES DU CANADA.Chef invité : Jacques Lacombe.Soliste : Raphaël Dubé, violoncelliste.Jeudi soir, basilique Notre-Dame.Programme : Ouverture Leonore no 3, en do majeur, op.72a (1806) - Beethoven Triptyque (1958-59) - Mercure Rhapsodie espagnole (1907) - Ravel Don Quixote, avec violoncelle-solo, op.35 (1897) - Strauss Lacombe et le National Youth en grande forme NOUVELLES DU DISQUE Handel et Monteverdi Harmonia Mundi sort une nouvelle version du Messie de Handel dirigée par René Jacobs.Parmi les solistes : le nouveau haute-contre Lawrence Zazzo.Pour sa part, Hyperion a réalisé une nouvelle version des Vêpres de Monteverdi avec Robert King et le King's Consort.Opéras de chambre Arsis a produit deux disques d'opéras de chambre : The Cask of Amontillado et Garden Party, de Daniel Pinkham, et Firebird Motel, de David Conte.Avec des ensembles spécialisés de Boston (pour Pinkham) et de San Francisco (pour Conte). ARTS ET SPECTACLES MARIE-CHRISTINE BLAIS Q Est-ce que ç'a été difficile de faire Katorz sans Piggy ?R La seule chose qui a été facile, ç'a été l'écriture des chansons, avant que Denis ne tombe malade.On avait commencé à écrire en 2003, à partir d'improvisations enregistrées au fil de plusieurs séances.Denis a ensuite construit, en 2004, des pièces à partir des meilleurs bouts d'impro.Il était allé à San Francisco au studio de Jason (Newsted, bassiste de Voivod et ex-bassiste de Metallica).Jason a enregistré la basse pour 10 morceaux sur les 23 qu'on avait retenus.On avait même réservé des studios pour finaliser l'album en 2005.Mais Denis a reçu un diagnostic de cancer du côlon, il a passé l'été 2005 à entrer et à sortir de l'hôpital.Un de ses tout derniers shows, ç'a été celui avec la reconstitution du groupe Aut'Chose, au Café Campus, en avril 2005.On est entrés en studio deux jours après pour réenregistrer avec Lucien Francoeur les tounes d'Aut'Chose (sur le disque Chansons d'épouvante).Tout de suite après, il est allé à l'hôpital parce qu'il se sentait mal.Q On entend, sur Katorz, des petits morceaux à la guitare acoustique, c'est de Denis ?R Oui.À l'été 2005, après une couple de chirurgies, Denis s'est reposé chez sa copine, mais tout son équipement était dans son appartement à lui.Sa copine lui a alors acheté une guitare acoustique et il a enregistré 27 petites pièces sur son laptop.Et on a décidé de les utiliser pour les interludes sur Katorz.C'est très mélancolique, évidemment.Denis avait beaucoup maigri, il avait même de la misère à jouer de la guitare.Ç'a été la dévastation totale, après son départ.L'hiver passé, on s'est chacun enfermé dans notre coin.C'est juste en janvier 2006 qu'on a été capables de réunir nos forces et d'entrer en studio.Et le réalisateur Glen Robinson a réussi à faire sonner tout ça comme un vrai album.On a aussi pu compter sur l'aide de notre ami Ramasutra (alias DJ Ram) : sur les enregistrements de Denis, on entendait l'autobus qui passait, sa copine qui parlait, le frigidaire qui partait.Ram, avec son talent habituel, a reconstruit de beaux interludes.Enfin, j'ai scanné l'écriture de Denis, qui avait écrit «Katorz » sur une de nos maquettes, et c'est devenu le titre de l'album.Denis «Snake » Bélanger (chanteur de Voivod) et moi, on va rejoindre cette semaine Jason à Los Angeles pour faire le lancement du disque, au ROK Bar de Tommy Lee.On ressent un mélange d'excitation et de tristesse, on est contents du disque - en mai dernier, on a donné 180 entrevues en Europe ! - mais Piggy n'est pas là.Q Au fil de toutes les années avec Voivod, tu as aussi joué de la batterie avec d'autres artistes québécois.Pourquoi ?R C'est important d'explorer d'autres avenues, ça nourrit ton style.Jouer avec Michel Faubert, par exemple, ç'a été une grande inspiration.Diane Dufresne, Lucien Francoeur ou Faubert, ce sont tous des gens très inspirés.Michel nous a même inspirés pour l'album de Voivod Angel Rat (1991).Je ne sais même pas s'il le sait (rires) ! De toute façon, il faut absolument que je «drumme » deux fois par semaine.J'ai actuellement un projet de métal québécois avec Marc Vaillancourt (le screamer du regretté groupe BARF), avec du violoncelle à la place de la basse ! J'ai aussi un autre projet, plus krautrock.Ça s'appelle Kosmos, avec Vincent Peake (ex-Groovy Aardvark), Alex de Caféine, et aussi Jet Phil de One-976.On vient juste de finir de mixer l'album.Hier (NDLR: mardi dernier), on a enregistré un vidéo avec Aut'Chose pour la chanson Bar-B-Q Lady.Lucien (Francoeur) tenait à ce que ce soit un hommage à Denis.Mais ma priorité reste Voivod, j'y travaille tous les jours.Je suis en train de monter le deuxième DVD du groupe et de faire un livre du « art work» que j 'ai fait pour Voivod.Ça devrait s'appeler Voivodian Art.Q Le groupe métal italien Neon vient de lancer un album hommage à Voivod.Qu'est-ce que ça fait, être un groupe-culte depuis 22 ans ?R On essaie de ne pas trop y penser.Faut dire qu'au point de vue financier, ça ne représente pas grand-chose, être un band culte (rires).Mais on est chanceux : chaque fois qu'on sort un disque, on le vend à environ 100 000 personnes.Bon, c'est peut-être toujours les 100 000 mêmes personnes (rires), mais c'est une grande chance.Tous nos albums sont encore sur les tablettes ; or, on les ressort cette année, un par un, en version remasterisée, de même que tous les vieux t-shirts du groupe.Ce n'est pas quelque chose que tout le monde peut se permettre, on est privilégiés.Q Y aura-t-il une tournée pour le disque Katorz ?R Ça va être difficile.On va d'abord faire un autre album, le 15e, avec les 13 autres chansons que Denis avait montées.Et cette fois, on va essayer de le faire tous dans le même studio en même temps (rires).Pour Katorz, on a dû travailler séparément.J'ai enregistré mes pistes de batterie à Montréal, dans une pièce vide.Or, pendant 20 ans, j'ai fait des albums en voyant Denis D'Amour pas loin.Alors, avec l'aide de «Snake », j'ai installé un vieux logo de Voivod dans le studio, deux, trois guitares de Piggy, des photos de lui.C'est surtout pour célébrer son esprit qu'on sort Katorz.Les parents de Denis ont été généreux, ils m'ont donné son laptop et j'ai pu fouiller dedans.J'ai retrouvé les 23 pistes de Katorz et du prochain disque.Mais j'ai aussi trouvé 25 autres chansons, l'équivalent de deux autres disques.On va voir ce qu'on va en faire, c'est comme un héritage.Le guitariste Andreas (Kisser) de Sepultura, avec qui on a fait une tournée en 2003, nous a offert son aide.C'est cool, il est vraiment bon.Si on décide de tourner en 2007, on va sans doute lui demander de nous accompagner.Mais là, c'est vraiment trop bizarre, sans Denis.L'album Katorz de Voivod sera en magasin mardi prochain.Voivod, toujours vivant PHOTO FOURNIE PAR THE END RECORDS Les membres de Voivod, il y a un an: de gauche à droite, le chanteur Denis «Snake » Bélanger, le batteur Michel «Away » Langevin, le guitariste Denis «Piggy » D'Amour et le bassiste Jason « Jasonic » Newsted.Piggy est mort d'un cancer en août 2005, à l'âge de 45 ans.Quand le guitariste Denis «Piggy » D'Amour du groupe-culte québécois Voivod est mort, en août 2005, tous ses amis de la communauté métal et rock pleurèrent.Mais le travail de Piggy - surnommé par certains « le Robert Fripp du métal alternatif » - et de Voivod (groupe né à Jonquière, rappelons-le !) n'est pas mort, lui.Un nouvel album, baptisé Katorz (c'est le 14e depuis War and Pain, en 1984), est lancé mardi prochain.Rencontre avec Michel «Away » Langevin, batteur du groupe, ami d'enfance de Denis, originaire de Kénogami, PQ.COLONNE DE SONS ÉMILIE CÔTÉ Une rubrique qui veut être proche de son public THOM YORKE, GRAND FAVORI DU MERCURY PRIZE Son album solo The Eraser est sorti juste à temps : Thom Yorke a obtenu une nomination pour le Mercury Prize.Au total, 12 artistes sont en lice pour la prestigieuse récompense britannique, pour leur album sorti entre le 25 juillet 2005 et le 17 juillet dernier.Parmi les disques finalistes, on retrouve l'incontournable Whatever People Say I Am That's What I'm Not d'Arctic Monkeys, The Back Room de The Editors, Ballad of the Broken Seas d'Isobel Campbell et Mark Lanegan ou encore Black Holes & Revelations de Muse (sorti mardi dernier).Le gagnant sera annoncé le 5 septembre.Selon plusieurs observateurs, Thom Yorke est le grand favori.L'an dernier, Antony & The Johnsons avait remporté le Mercury Prize pour I Am A Bird Now.En 2004, c'était Franz Ferdinand pour son premier album éponyme.TRAME SONORE DU NOUVEAU FILM DE ZACH BRAFF Avec Garden State, Zach Braff proposait au public un bon film, mais aussi une intéressante trame sonore.L'acteur et réalisateur remet ça avec son prochain film The Last Kiss, tourné à Montréal l'été dernier.Braff a révélé sur son site Internet les 15 chansons qui composeront la trame sonore de son deuxième long métrage.On retrouve Prophecy de Remy Zero, Paper Bag de Fiona Apple, Cigarettes and Chocolate Milk (Reprise) de Rufus Wainwright, Hold You In My Arms de Ray La Montagne, Today's the Day d'Aimee Mann et El Salvador d'Athlete.The Last Kiss met en vedette Zach Braff et Rachel Bilson, la brunette de The O.C.Paul Haggis, grand gagnant du dernier gala des Oscars pour son film Crash, signe le scénario.Il s'agit d'un remake du film italien L'Ultimo Bacio, sorti en 2001.Une comédie dramatique sur un jeune couple qui voit sa vie chamboulée après une grossesse-surprise.NICK LACHEY EN TOURNÉE Il s'est peut-être séparé de sa belle Jessica, mais Nick Lachey n'est pas tombé dans l'oubli comme bien des gens l'avaient prévu.Son album solo What's Left of Me s'est vendu à plus de 500 000 exemplaires aux États- Unis.Lachey entreprendra même une tournée à l'automne.Vingt-six spectacles sont annoncés.Le premier aura lieu le 20 septembre à Albany et le dernier sera à Saint-Louis le 26 octobre.Le chanteur se produira dans de petites salles.Il veut être proche de ses fans, a dit sa compagnie de disques Jive Records.Il pourrait remplir le Centre Bell, mais il veut être «proche de ses fans».On comprend ça.LU «J'ai consommé beaucoup de trop de drogue.(.) J'ai été pris les culottes baissées, mais je m'assure toujours qu'il n'y a pas de caméra dans les environs.(.) Je crois qu'il ne faut jamais tomber dans l'excès.On dit qu'abuser des bonnes choses est une mauvaise chose.J'essaie de vivre ma vie de façon équilibrée.Nous faisons tous des erreurs.» Justin Timberlake à Observer Music Monthly, en tournée de promotion pour son deuxième album solo, Sexy Back.Le journaliste demandait au chanteur s'il désirait devenir président des États-Unis et une conversation sur la drogue a suivi.Sources : Rollingstone.com, spin.com THOM YORKE NICK LACHEY Itu Kiagâtta ! comme nous sommes émerveillés! SCULPTURES INUITES DE LA COLLECTION DU GROUPE FINANCIER BANQUE TD ITUKIAGÂTTA ! ORGANISÉE ET MISE EN TOURNÉE PAR LE MUSÉE DES BEAUX-ARTS DU CANADA DU 29 JUIN AU 8 OCTOBRE 2006 Découvrez les merveilles de l'art inuit dans le cadre d'une exposition qui rassemble une cinquantaine de sculptures exceptionnelles.Dans le dialecte inuktitut du Labrador, Itu Kiagâtta ! signifie « comme nous sommes émerveillés ! ».Et c'est à votre tour de l'être.Ouvert 3 soirs par semaine jusqu'à 21 h Les mercredis, jeudis et vendredis Mardi 11h à 17h Pavillon Jean-Noël Desmarais Mercredi, jeudi, vendredi 11h à 21h 1380, rue Sherbrooke Ouest Samedi et dimanche 10h à 17h Métro Guy-Concordia/Peel 514.285.2000 ou 1 800 899-MUSE ENTRÉE LIBRE Artiste inconnu, Femme avec un seau (détail), 1953, pierre et ivoire avec incrustations.Groupe Financier Banque TD.www.mbam.qc.ca 3415873A ARTS ET SPECTACLES GUY MARCEAU COLLABORATION SPÉCIALE Quand le violoniste américain Tracy Silverman a reçu, à l'âge de 20 ans, son diplôme de la très sérieuse école de musique Juilliard de New York, il savait pertinemment qu'il ne deviendrait pas un violoniste traditionnel à la Jascha Heifetz ou à la Yehudi Menhuin.Il a alors fait l'expérience du violon électrique, ce qui allait faire de lui, en 1980, un des précurseurs en la matière, et un musicien des plus éclectiques, branché sur ses goûts pour le jazz, le rock et la musique du monde.«Je suis entré à la Juilliard en pensant devenir le prochain Heifetz, et j'en suis sorti en voulant devenir le prochain Jimi Hendrix !» lance-t-il d'entrée de jeu au bout du fil, de Nashville, où il demeure et enseigne le violon jazz et rock à la Belmont University.«À l'époque, je consultais le catalogue Schwann des oeuvres du répertoire classique et, pour les versions du concerto de Tchaïkovsky, il y en avait presque six pages ! Quand on peut écouter les versions des plus grands comme Oïstrakh ou Heifetz, qui voudra entendre celles de Tracy Silverman ?Surtout pas moi !» Grand improvisateur (il était au Festival de jazz de Montréal en 1994), amant du jazz, compositeur et violoniste à tout crin, Silverman a un profil qui rappelle un peu celui de Didier Lockwood.Au rang des sources d'inspiration, Tracy Silverman corrige.«Les miennes sont plutôt Miles Davis, Salif Keita ou Egberto Gismonti ! Parce que c'est la diversité des styles qui m'intéresse en musique, pas seulement le violon.Et mon public se reconnaît dans cette diversité, surtout quand je mets au même programme des oeuvres classiques, et d'autres de Carlos Santana, des Beatles ou de Jimi Hendrix.» Sous les doigts du musicien, le violon devient un laboratoire de sons, d'autant plus que ses violons électriques (il en possède six, dont un qu'il a fabriqué lui-même!) ont six cordes au lieu de quatre.«Ce sont deux cordes de basse additionnelles que j'ai dû apprendre à maîtriser durant de longues années.Cela a même modifié ma position du violon, que je porte en bandoulière, comme une guitare.» Cordes libres Il ne faut pas se surprendre si son public fréquente davantage les clubs et hauts lieux du jazz et du rock (dont le CBGB, temple new-yorkais du punk rock) que les prestigieuses salles de concert de musique classique.Bien qu'on l'ait invité notamment au Royal Albert Hall de Londres, ou au Lincoln Center de New York pour y jouer son Electric Violin Concerto, ou The Dharma at Big Sur, un concerto pour violon électrique et orchestre que le compositeur américain John Adams a écrit spécialement pour lui en 2003.D'ailleurs, c'est l'oeuvre qu'il jouera à son passage à l'amphithéâtre du Festival de Lanaudière le 22 juillet avec l'OSM que dirigera James Judd.«C'est ma façon d'improviser et de faire sonner le violon comme une guitare, un saxophone ou même comme la voix humaine qui a motivé John Adams à écrire une oeuvre sur mesure pour moi.Nous avons travaillé ensemble à inventer de nouvelles sonorités ; il a changé l'accord (le tuning) du violon, des deux harpes, du piano et des deux clarinettes basses (les seuls bois) et ajouté deux synthétiseurs au grand orchestre.Le tout peut sonner très improvisé, mais toutes les inflexions, même les plus infimes, sont écrites.» Silverman ajoute qu'au premier mouvement, l'oeuvre recèle des sonorités moyen-orientales dans un mélange lyrique de ragga et de blues, et qu'au deuxième et dernier mouvement, John Adams rend hommage au style minimaliste de Terry Riley.L'oeuvre qu'il a enregistrée avec l'orchestre de la BBC paraîtra à l'automne sur étiquette Nonesuch.Avec le même éclectisme, Tracy Silverman joue et chante dans un groupe rock (Dogs for Daisy), et enregistre et produit des disques chez Windham Hill, berceau du nouvel âge.En 25 ans de carrière, il a partagé la scène avec des orchestres réputés et des artistes tels Tuck and Patty, Linda Ronstadt, le minimaliste Terry Riley et le maître du piano jazz Billy Taylor, pour ne nommer que ceux-là.À se frotter au monde sélect de la musique classique, craint-il les foudres des puristes avec son violon électrique et le mélange des genres ?«Il y a des puristes partout, mais le milieu classique change aussi et tend de plus en plus la main aux autres styles musicaux.En 1980, j'étais perçu comme un freak avec mon violon électrique, mais aujourd'hui, avec mes influences classique, pop, jazz, rock et heavy metal, je rejoins tout un public qui en redemande.» Tracy Silverman en concert avec l'OSM, dir.James Judd, aujourd'hui à 20 h à l'amphithéâtre de Lanaudière.Info : (514) 842-2112 ou (450) 759-4343.FESTIVAL DE LANAUDIÈRE Le violon désinvolte JAZZ Alex Bellegarde Quartet Caminando FFF ½ Justin Time Latin jazz, jazz tout court Voilà un projet attendu du contrebassiste et leader Alex Bellegarde, lauréat 2005 du Grand Prix de Jazz General Motors au Festival international de jazz de Montréal.À ses côtés, on retrouve Yoel Diaz, c'est-à-dire le meilleur pianiste cubain établi à Montréal, le très inventif saxophoniste alto Eric Hove (qui s'est démarqué à l'Off Festival avec son groupe électrojazz Soundclash) et le compétent batteur Yvon Plouffe, auquel s'ajoute le conguero Orlando Lavielle, un vrai de vrai.Participant à moult formations, exploitant différents sous-genres jazzistiques, Bellegarde (qui s'illustre en tant que soliste sur la pièce Brown's Groove) réunit ici un fort bel ensemble, solide et soudé comme il se doit.Les concepts harmoniques de ce quartette s'avèrent éminemment modernes, les rythmes varient entre le jazz (tout à fait bop dans A Blues or Not !, par exemple) et ceux de la culture afro-cubaine, les improvisations sont exécutées avec ferveur par des professionnels accomplis.Il est d'autant plus réjouissant de penser que ces musiciens deviendront encore meilleurs au cours des années à venir.En passant, Alex Bellegarde se produit ce soir au Upstairs avec Yoel Diaz et le batteur Jim Hillman.La clarté, la cohésion Aucune transgression des règles Alai n Brunet ROCK Muse Black Holes and Revelations FFF Warner Plus rythmé, toujours émotif Depuis ses débuts, Muse est comparé à Radiohead.Sur le nouveau disque du trio anglais, la comparaison est inévitable, une fois de plus.Surtout dans la chanson Hoodoo, où la voix de Matthew Bellamy ressemble à s'y méprendre à celle de Thom Yorke.Avec Black Holes and Revelations, Muse propose néanmoins un album plus rythmé que son prédécesseur, Absolution.Certains titres plus audacieux sont même dansants : Supermassive Black Hole est groovy et très rock, alors que Map of the Problematique fait un clin d'oeil à Depeche Mode.Mais le groupe réutilise certains ingrédients de la recette d'Absolution: la ballade intense qui tue, des claviers denses, des arrangements grandioses et une tension émotico-dramatique.La force de Muse n'est pas son originalité, mais son efficacité.Christopher Wolstenholme, Matthew Bellamy et Dominic Howard savent écrire et arranger des chansons qui viennent nous chercher.Mais il faut savoir doser.C'est beau l'émotion et les chansons qui frappent là où ça fait mal, mais, à un moment donné, on a envie de lâcher prise.Heureusement que des titres comme Invicible et Hoodoo nous font reprendre notre souffle.La puissance du son La surdose d'émotion Émil i e Côt é ROCK Tears for Fears Secret World XIII Bis Records/Fusion III Des larmes et des peurs Il y a des réunions qui ne devraient pas avoir lieu, par respect pour ce qui fut.Il en va ainsi du duo Tears for Fears.Après les années de succès (1983-1989), le passage à vide du groupe britannique et la séparation de ses deux fondateurs (1992-2004), Curt Smith et Roland Orzabal ont décidé de reprendre du service, ce qui a donné en 2004 le disque Everybody Loves a Happy Ending, joli titre mais album pauvre.Hélas ! les « Larmes pour les peurs » remettent ça en lançant le CD/DVD de leur « spectacle de réunion» de juin 2005 au Parc des Princes à Paris.Quand on regarde le DVD, on se dit que ça devait être chouette d'être dans la foule si on a été fan de TFF: le Parc des Princes est en effet assez grand pour enterrer les voix méconnaissables de Curt et Roland et ménager ainsi nos souvenirs.Mais quand on écoute le CD (le spectacle, plus deux inédits et un remix de la chansontitre), impossible de nier plus longtemps la vérité: c'est poche rare et les cordes vocales de Curt et Roland ont incroyablement mal vieilli.Fans, pour vous éviter des pleurs (de désillusion) et des peurs (de vieillir comme eux !), achetez plutôt une compilation.On cherche encore Que sont devenues nos idoles ?Mar ie -Ch ri s t i ne Blai s PHOTO FOURNIE PAR LE FESTIVAL DE LANAUDIÈRE Sous les doigts de Tracy Silverman, le violon devient un laboratoire de sons. CRÉDIT PHOTOS : Bertrand Carrière 3410486A 3417931 2146, place Dublin, Pointe-Saint-Charles, Montréal Renseignements : 514 935-8136 11 h : Causerie et animation musicale avec l'Ensemble Claude-Gervaise : Le supérieur des Jésuites 12 h : Conférence - L'échinacée à la rescousse, avec France Robert, herboriste et horticultrice 13 h et 14 h 30 : Théâtre Catherine-Crolo De 11 h à 17 h : L'art de fabriquer des bardeaux sur une marotte avec le bardeleur Visites guidées du musée et du jardin LE BARDELEUR ET SA MAROTTE Le dimanche 23 juillet 3405057A Quand l'archéologie rejoint l'art Une collection d'objets millénaires jamais réunis en Occident Japan World Exposition Commemorative Fund Consulat Général du Japon à Montréal 3406280A COUREZ LA CHANCE DE VOUS ENVOLER POUR L'ASIE À gagner une paire de billets pour 2 personnes sur Air Canada 30 certificats-cadeaux de la librairie Raffin du Vieux-Montréal 30 certificats-cadeaux de la Boutique de Pointe-à-Callière Bulletin de participation JAPON Du 25 juin au 23 juillet 2006, répondez à l'une des 2 questions suivantes et courez la chance de gagner un voyage pour 2 personnes en Asie ou l'un des 60 certificats-cadeaux.Pour participer, remplissez ce formulaire, répondez à l'une ou l'autre des 2 questions et déposez-le à la billetterie de Pointe-à-Callière, musée d'archéologie et d'histoire de Montréal, 350 place Royale, Vieux-Montréal.1- Écoutez le cinéma Historia diffusé à Historia du lundi au samedi dès 22 h et repérez l'indice concours au bas de l'écran 2- Quel grand musée japonais est partenaire de l'exposition Japon?Pour plus d'information : (514) 872-9115 Nom : Prénom : Tél.(jour) : Adresse : app.: Ville, province : Code postal : Courriel : Question d'habileté mathématique : (13X8) + (18+2)-14 = Les bulletins de participation, aussi disponibles à Pointe-à-Callières, seront publiés dans La Presse les 23, 30 juin, 8, 15 et 22 juillet et devront être déposés au Musée au 350, place Royale dans le Vieux-Montréal.Aucun coupon ne peut être posté.Le tirage aura lieu le 27 juillet aux bureaux du Musée.Aucun achat requis.Valeur totale des prix : 5 800 $.Règlements disponibles au Musée.Limite d'un bon de participation par jour.Fac-similés refusés.BOUTIQUE DU MUSÉE 3406427A museumsnature.ca 514 872-1400 Week-end en fête ! Maison de l'arbre Contes, dégustations et visites guidées pour tous 22 et 23 juillet, à compter de 13 h 3416846A NOUVELLES DU DISQUE Domingo trois fois Placido Domingo reste, à 65 ans, toujours actif.Ainsi, il signe trois nouveaux enregistrements chez Deutsche Grammophon: Parsifal, de Wagner, où il chante le rôletitre, avec Waltraud Meier en Kundry, sous la direction de Christian Thielemann, ainsi qu'une rareté, Edgar, de Puccini, et un disque de chansons populaires italiennes intitulé Italia, ti amo.Mozart au féminin L'Ambache Chamber Ensemble, formation à géométrie variable, se présente comme un trio piano-violon- violoncelle, et féminin par surcroît, sur un récent disque Signum comportant quatre trios de Mozart.Lieder de Strauss Le ténor allemand Jonas Kaufmann et le pianiste autrichien Helmut Deutsch viennent d'enregistrer 28 lieder de Richard Strauss chez Harmonia Mundi.Uchida et Beethoven Après les Sonates de Mozart et de Schubert, la pianiste japonaise Mitsuko Uchida se tourne vers Beethoven et les trois dernières Sonates, opp.109, 110 et 111.Chez Philips, comme pour les autres séries.CLAUDE GINGRAS Difficile, lorsqu'on porte un grand nom, de se faire un grand prénom.Je ne sais plus de qui est le mot, mais il s'applique tout à fait à Boris Tchaïkovsky, compositeur de l'ère soviétique à qui Naxos consacre un disque de 70 minutes.Le camarade Boris, sans lien de parenté avec l'auteur du Lac des cygnes, naquit en 1925, mourut en 1996, et eut entre autres professeurs Dmitri Chostakovitch, lequel s'est bien gardé de lui communiquer le secret de sa réussite.On connaissait la musique de Boris Tchaïkovsky par quelques enregistrements, dont un du médiocre Concerto pour violoncelle de 1964 auquel les géants Rostropovitch et Kondrachine parvenaient à donner quelque dimension.Les oeuvres réunies chez Naxos laissent à peu près la même impression.On se demande tout simplement pourquoi M.Tchaïkovsky avait voulu être compositeur.Son écriture est des plus conventionnelles et les effets dont il l'assortit continuellement tombent à plat l'un après l'autre.Le disque débute par le plus ou moins minimaliste Concerto pour piano en cinq mouvements, de 1971.Le piano répète interminablement la même note, varie légèrement le procédé, cherche sans succès un thème avec l'aide de la contrebasse, se souvient tout à coup des Concertos pour piano du maître Dmitri, retombe dans le pianotage, cependant que l'orchestre, derrière, ne fournit pas d'accompagnement suivi mais ponctue de brèves interjections la ligne de piano.Tout cela se termine au bout de 35 minutes.Cinq eurent suffi.Suit, le Concerto pour clarinette, oeuvre très antérieure, de 1957, qui adopte des formules plus classiques et nous vaut, en trois mouvements, un dialogue soliste-orchestre plus équilibré.Hélas ! là encore, nous sommes devant quelqu'un qui n'a rien à dire.Un garçon qui étudie la composition depuis un mois pourrait faire mieux.Troisième et dernière oeuvre: la cantate Les Signes du zodiaque.Datée de 1974 et donc contemporaine du Concerto pour piano, l'oeuvre débute par un très long - trop long - prélude orchestral émaillé de clavecin.On entend ensuite quatre poèmes d'autant d'écrivains russes parlant d'existence et d'éternité.Les poèmes (reproduits ici en russe et en anglais) ont une certaine densité, le commentaire musical pourrait passer pour du mauvais Prokofiev et la voix de la chanteuse est plus que moyenne.BORIS TCHAÏKOVSKY: Concerto pour piano et orchestre, Concerto pour clarinette et orchestre, Cantate Les Signes du zodiaque.Olga Solovieva, pianiste, Anton Prischepa, clarinettiste, Yana Ivanilova, soprano, Orchestre de chambre de l'Académie Russe de Musique.Dir.Timur Mynbaev.Naxos, 8.557727.ARTS ET SPECTACLES CLASSIQUE L'autre Tchaïkovsky "]
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