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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2006-07-29, Collections de BAnQ.

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[" PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE © DU PUNK QUI FAIT PIF, PAF, POP VULGAIRES MACHINS n'a pas la réputation de lancer des disques moyens.Avec Compter les corps, le groupe punk-rock mené par le chanteur et guitariste Guillaume Beauregard se surpasse encore.Sans cesser de brandir le poing, il atteint l'équilibre parfait entre ses coups de gueule et sa sensibilité pop.Le quatuor est mûr pour un succès à grande échelle.UNE ENTREVUE D'ALEXANDRE VIGNEAULT À LIRE EN PAGE 4 ARTS SPECTACLES MUSIQUE LA TRAME SONORE D'UN ÉTÉ SEXY PAGES 2 ET 3 SYSTEM OF A DOWN DE RETOUR APRÈS LA PAUSE PAGE 13 ARTS ET SPECTACLES « L'amour physique est sans issue », chantait Gainsbourg.Sans issue, peutêtre, mais pas sans musique.Qui n'a pas quelques airs en tête associés à jamais à des amours d'été, à certaines étreintes torrides à peine tempérées par le ventilateur ou à une rencontre amoureuse survenue en pleine canicule ?Qui n'a pas son petit palmarès des chansons convenant particulièrement bien à l'« avant », au «pendant» et à l'«après » d'une union charnelle, surtout pendant la saison chaude ?Et qui de mieux, pour nous parler des relations intimes entre sensualité et musique, que ces maîtres de la fusion que sont les DJ, notamment ceux qui se produisent tout l'été au Piknic électronik, dans l'île Sainte- Hélène?Oubliez le classique «sea, sex and sun », parlons plutôt «sillons (de disque), sexe (fort, bien sûr) et soleil (tout court) ».TEXTES \u2014 MARIE-CHRISTINE BLAIS GRAPHISME \u2014 FRANCIS LÉVEILLÉE ustement, tous les DJ interrogés s'entendent pour affirmer que l'amour physique les inspire devant les platines et en studio.Ce qui peut créer des situations délicates : «En 2000, relate la DJ Misstress Barbara, j'ai composé un morceau house qui s'appelle Dammelo.J'avais décidé de faire ce morceau seule dans mon studio, et c'est ma propre voix qui dit, en italien : Dammelo, si, così, mi piace, ah, ah, ah («donnemoi- le, oui, comme ça, j'aime ça»).Le sexe, ça se vend toujours bien, mais c'était discret, puisque tout le monde ne comprend pas l'italien.Sauf que mon père, qui parle principalement italien, se trouvait près du studio à ce moment-là, il m'entendait gémir et ç'a été assez gênant, car il se demandait quel genre de party je faisais!» «Je me souviens que, dès l'adolescence, je concoctais des mixtapes pour draguer les filles et, peu à peu, j'ai dû développer des mixtapes pour ce qui suit la drague parce que ça marchait bien!» constate pour sa part Q, alias Michel Quintal, DJ et surtout l'un des quatre organisateurs du Piknic électronik.Q le bien nommé estime d'ailleurs que l'amour et le sexe « encadrent bien l'inspiration et donnent une direction » quand on est DJ.«Après une nuit chaude et passionnée à écouter l'album K&D Sessions de Kruder & Dorfmeister il y a quatre ans, expose de son côté Éloi Brunelle, j'ai pris conscience qu'il n'y avait pas vraiment de disque tech-house consacré aux nuits torrides.C'est alors que j'ai pensé faire l'album Musique pour l'amour (étiquette Espsilonlab).Le défi, c'était de concevoir la trame sonore parfaite qui deviendrait un disque indispensable pour les amoureux\u2026 de la tech-house!» À leur avis d'experts, faut-il privilégier une bande sonore plus douce et sensuelle ou, au contraire, opter pour une trame plus dynamique, rythmée, bref carrément sexuelle ?«Les deux, répond DJ Maüs.Rien de mieux que de surprendre, saisir, puis laisser languir et reprendre par surprise\u2026 un peu comme un tango.» «En tout cas, il faut éviter les éléments intellectuels, affirme Éloi Brunelle, débuter avec des grooves lents mais confiants, puis augmenter tranquillement la tension ainsi que l'énergie.Et puis, de temps en temps, i l faut redescendre\u2026 pour mieux remonter.» Q, quant à lui, est catégorique : « Il devrait y avoir autant de bandes sonores que de relations sexuelles ! » Pas reposant, l'amour\u2026 Shakespeare lui-même seconderait Q.N'écrivait-il pas, dans sa pièce La Nuit des rois : «Si musique est nourriture de l'amour, alors, jouez ! Donnez-m'en en excès, et plus encore.» Alors, jouons\u2026 DJ MAÜS ÉLOI BRUNELLE Pour le prélude, la fusion et le retour sur Terre, une seule proposition d'Éloi Brunelle : l'album double K&D Sessions, des maîtres DJ Kruder & Dorfmeister (sur étiquette SILOE) Éloi sera au Piknic électronik demain, puis le 2 août avec Miles Moore à L'Académie (4445, Saint-Laurent) et le 12 avec Chuck Daniels de Detroit au Stéréobar.On peut suivre ses activités à l'adresse : www.eloibrunelle.com 1 - I Want You (Marvin Gaye) 2- Wrong Baby (Colder) 3 - Never Tell You (Rhythm & Sound) 4 - Temperamental (Everything But The Girl, Lusine remix) 5 - I Walk (Superpitcher remix) 6 - Going For Sex (Jennifer Cardini featuring 22 Crew) 7 - Supernature (Goldfrapp) 8 - Baby's On Fire (The Creepers) 9 - Bacon Fat (Andre Williams) 10 - Do You Wanna Dance (The Ramones) La DJ Maüs sera le 10 août avec Leo Cruz au Jet Club et le 13, au Piknic électronik.On peut suivre ses activités à l'adresse : www.djmaus.com ou à www.myspace.com/mausmusique LES LIAISONS MUSICOAMOUREUSES DE. ARTS ET SPECTACLES Une vue superbe sur Montréal, de la verdure et des rythmes haletants, hypnotisants et intenses : quoi de mieux, pour favoriser ou bonifier une rencontre, que de passer son dimanche après-midi au Piknic électronik, dans l'île Sainte-Hélène?«Bien des gens nous ont dit qu'ils s'étaient rencontrés au Piknik, confirme Nicolas Cournoyer, l'une des âmes de l'événement estival.Et même qu'ils étaient encore en couple!» Pour le quatrième été consécutif, certains des meilleurs DJ montréalais et internationaux viennent proposer de la musique électro en plein air et en plein après-midi, au parc Jean-Drapeau.Le Piknic accueille ainsi, chaque dimanche, entre 13h et 20h, jusqu'à 2000 personnes (ça fait beaucoup de «prospects») qui ont le goût d'écouter de la musique, de danser, de déguster un jus de fruit ou plus si affinités.Le Piknic est accessible en vélo, en métro et en bateau (une navette fluviale relie le quai Jacques- Cartier, dans le Vieux-Port, à l'île Sainte-Hélène).On peut bien sûr y apporter son pique-nique (bourré d'aliments aux vertus aphrodisiaques, tel le céleri !) et des boissons alcoolisées.Mais on trouve aussi sur place des crêpes, des hot-dogs, des brochettes, des jus de fruits frais et il y a désormais un service de bar.Enfin, comme une bonne cause favorise toujours les rapprochements, sachez que, demain, une partie des profits du Piknic sera versée à la recherche contre le cancer du sein - on organise à cette fin une vraie de vraie démonstration de\u2026 Tupperware.Billets : 5$ avant 15h, 7$ après 15h, gratuit pour les 12 ans et moins.Info : www.piknicelectronik.com Le sexe, ça se passe entre les deux oreilles, à peu près à la même place que la musique! Non, ce n'est pas une image : en passant par les oreilles, la musique se rend au cerveau et voyage jusqu'à l'hypothalamus, siège des pulsions de base (la faim, le désir, etc.), pour ensuite envahir le système nerveux.Si la musique est apaisante, douce, elle agira un peu comme un verre de vin, en relaxant les muscles et les nerfs : on se laissera «aller» plus facilement.Si la musique est au contraire rythmée et forte, elle aura plutôt l'effet d'un Viagra musical.Certains scientifiques pensent aussi que la musique augmente les niveaux d'endorphines, ces substances libérées par notre cerveau pour diminuer la douleur et augmenter le plaisir.Lors d'expériences, des participants ont décrit les réactions ressenties à l'écoute de certains morceaux comme «des frissons courant le long de l'échin » semblables à ceux éprouvés pendant des relations sexuelles.Ce serait la « faute» aux endorphines ! Enfin, d'autres chercheurs allèguent que la musique joue le même rôle chez l'humain et chez l'oiseau: attirer des partenaires en vue de la reproduction! La musique, la danse, le théâtre, etc.nécessitent (habituellement\u2026) dextérité, imagination, confiance et intelligence, des qualités que nous voulons transmettre à notre descendance.Un artiste (surtout à succès) représenterait donc un potentiel génétique très intéressant : c'est ça, le secret du fameux sex-appeal des musiciens\u2026 et de Luciano Pavarotti.Sources : Mc Master University, Knigth Ridder News Service, Financial Times.MISSTRESS BARBARA DJ Q DJ SOULSISTA Pour le prélude 1 - Can't Get You Out of My Head (Flaming Lips) 2 - Mushaboom (Feist, K-Os remix) 3- Higher Ground (Stevie Wonder) 4 - Six Days (DJ Shadow) 5 - Ballade de Melody Nelson (Howie B remix) Pour la fusion 6- Over and Over (Hot Chip) 7 - Going for Sex (Jennifer Cardini) 8- Ever Fallen in Love (Nouvelle Vague) 9 - Cut Disco (Artist of the Year) 10 - Karmacoma - Napoli Trip (Massive Attack) Pour le retour sur Terre 11- Let Down (Radiohead) 12 - Pour que l'amour me quitte (Camille) 13- Enjoy the Silence (Depeche Mode) 14- Something Stupid (Frank Sinatra) Trois des quatre fondateurs du Piknic, c'est-à-dire Q (alias Michel), Nicolas et Pascal, se relaieront aux tables tournantes du Piknic électronik du 27 août, pendant que le quatrième (Louis-David) o Brira un spectacle de danse lascive ! On peut suivre leurs activités à l'adresse : www.piknicelectronik.com (Soulsista a poussé l'expérience jusqu'à concocter son mix avec son amoureux, Damien) Pour le prélude 1 - Love's Theme (The Love Unlimited Orchestra, avec Barry White) 2 - Aus Heiterem Himmel (Barbara Morgenstern) 3 - 02/00 (Bernard Fleischmann) La fusion 4 - Kiss Me Again and Again (Polmo Polpo) 5 - Nasty Things (Atlantic Conveyor) 6- Luciano (Salif Keita, Yamore remix) 7 - Lovers Rock (Superpitcher) 8 - Hallo Zeit (Superflu) Le retour sur Terre 9 - Anymore (Slg) 10 - Quand Peanut fait dodo (Vitamins for You) 11 - Bliss (Rosie Brown) DJ en résidence au Laïka pendant cinq ans, Soulsista s'est fait aller les platines dernièrement tant au Festival de Jazz de Montréal qu'à Boston.En ce moment, elle prend une pause! Mais on peut suivre ses activités à l'adresse : http://blog.myspace.com/soulsista_music Pour le prélude 1- Be With You (Beyoncé) 2- The Look of Love (Dusty Springfield) 3- I Want Your Sex (George Michael) 4- Dammelo (Barbara Brown, alias Misstress Barbara) Pour la fusion 5- Protection (Massive Attack) 6- No Ordinary Love (Sade) 7- Alright (Kinnie Starr) Pour le retour sur Terre 8- Hold Me Now (Thompson Twins) 9- Pensons à L'Avenir (Cali) 10- Samba de mon coeur qui bat (Coralie Clément) Misstress Barbara se produira, du 5 au 30 août, en Espagne, en Grèce, en Italie, aux Pays-Bas et en Angleterre avant de participer au Piknic électronik du dimanche 3 septembre.On peut suivre ses activités à l'adresse : www.misstressbarbara.com I GOT TWO TURNTABLES AND A MICROPHONE (BECK) ARTS ET SPECTACLES ALEXANDRE VIGNEAULT Compter les corps, chanson titre du quatrième album de Vulgaires Machins, est une bombe.Sous ses airs sombres, elle parle d'espoir, de la nécessité de ne pas se laisser abattre même si on peut se sentir dépassé par le basculement du monde.Avec ses mélodies accrocheuses, sa structure pop parfaite et sa lourde charge émotive, elle possède toutes les caractéristiques des grands hymnes rock dont les antennes commerciales sont friandes.Quelle chanson Vulgai res Machins a-t-il choisi comme carte de visite pour son quatrième album ?Une autre, intitulée Puits sans fond.Elle est aussi pop que Compter les corps, mais c'est aussi le morceau le plus «baveux » du disque.Et le seul que les radios pourraient avoir peur de mettre en ondes, parce qu'il accuse nommément un quotidien montréalais de contribuer à la «baisse du Q.I.général ».Pas celui-ci, un autre.Serait-ce un acte manqué ?Un sursaut de révolte de la part d'un groupe punk conscient que son dernier disque est son plus pop en carrière ?«On ferait une erreur si on choisissait les chansons en fonction des radios, rétorque Guillaume Beauregard, chanteur et guitariste.Si elles ne veulent pas nous faire tourner, elles vont trouver des raisons.» Et puis, il trouvait l'idée du pied-de-nez aux médias assez «comique ».Punk un jour.Détruire les carcans Guillaume Beauregard admet volontiers que Puits sans fond «ne représente pas » le reste de l'album à paraître mardi.Compter les corps fait preuve de bien plus de nuance, en effet.Dans le son, plus poli et plus compact que jamais («On recherche l'expérience sonore la plus hi-fi possible », ditil) et aussi dans le propos.Vulgaires Machins porte à gauche, mais ne voit pas tout en rouge.Ni en noir et blanc.«On a le désir de détruire le carcan qu'est le milieu punk ou l'extrémisme de gauche selon lequel tu n'es pas correct si tu n'es pas ultramilitant, si tu possèdes une auto ou si tu ne manges pas grano, explique le chanteur.Il y a quelque chose de fermé dans la philosophie punk qui a besoin de prendre de l'expansion.» Vulgaires Machins n'est pas né, il y a plus de 10 ans, d'une envie de réformer la musique punk.Après tout, la première phrase qu'on entend sur son premier disque (24:40 , paru en 1998) est: « Je dis bonjour à l 'anarchie ».Inspirés par NOFX, The Pixies et Eric's Trip, Guillaume Beauregard, son frère Maxime (basse) et Marie-Ève Roy (guitare et chant) - le batteur Patrick Landry est arrivé plus tard - voulaient d'abord exprimer leur dissidence.Charger contre « une démocratie molle de citoyens contents », selon les termes employés aujourd'hui dans la chanson Anéantir le dogme.Sa révolte adolescente a rapidement évolué en une critique sociale plus émotive que dogmatique.Guillaume Beauregard, contrairement à certaines apparences, ne joue pas les redresseurs de torts comme tant d'autres artistes engagés.Plutôt que de gueuler contre les suspects habituels - la police, les institutions, George W.Bush, etc.-, il met surtout en scène son malaise et ses craintes.Dommage collatéral évoque un sentiment de culpabilité face à la misère dans le monde.La télé me regarde parle «plus de divan que de télé », selon lui, c'est-àdire de la facilité avec laquelle on se laisse devenir spectateur du monde.«Le problème, c'est l'apathie généralisée, insiste Guillaume Beauregard.Quand on regarde ce qui se passe au Moyen-Orient, ça nous dérange cinq minutes et ensuite on passe à autre chose.» Lueur d'espoir Oui, le tableau brossé par Compter les corps est sombre, même si Vulgaire Machins ne fait pas que broyer du noir.Il se dégage de ce disque une énergie attrayante.À cause des musiques.La section rythmique est aérodynamique.Et, aux guitares, Marie-Ève Roy et Guillaume Beauregard décochent des riffs irrésistibles.Derrière les murailles d'accords plaqués avec aplomb, de petites mélodies aussi grattées à la six cordes viennent souvent nous chatouiller les tripes.«Les choses ne peuvent pas changer du jour au lendemain, mais si on apprend à agir de manière responsable, si on a plus conscience de notre impact sur l'environnement, par exemple, je pense que les choses peuvent évoluer, croit Marie Ève Roy.Je ne me sens pas plus malheureuse d'être consciente de ce qui se passe dans le monde.Je me sens plus heureuse, plus responsable.» Cont rai rement à ce qu'i l affirme dans sa chanson Je m'appelle Guillaume, le chanteur de Vulgaires Machins n'est pas un nihiliste fini.Ses collègues non plus.Parlons plutôt d'idéalistes lucides.Ce n'est certainement pas un hasard si Compter les corps commence et s'achève sur une note d'espoir, sur la voix de Marie Ève Roy qui chante doucement: « Il me reste / Un voeu / J'y crois encore un peu ».Et on croit beaucoup en eux.Compter les corps de Vulgaires Machins est en magasin mardi.VULGAIRES MACHINS Punk à la puissance pop PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE © Avec Compter les corps, les Vulgaires Machins (Guillaume Beauregard, Marie-Ève Roy, Maxime Beauregard et Patrick Landry) flirtent avec la pop.«On ferait une erreur si on choisissait les chansons en fonction des radios.» NOFX Punk in Drublic «Puissance, rapidité, harmonie », résume Maxime.«C'est le punk-rock mélodique absolu, ajoute Guillaume.C'est un grand classique du punk californien, qui a fait exploser plein de groupes aux États-Unis et même au Québec.» PROPAGANDHI Less Talk More Rock «Quand je suis arrivé dans le band, les autres m'ont fait découvrir le punk-rock, dit Patrick.Je n'écoutais pas tellement ça avant.C'est un album qui m'a marqué.» ERIC'S TRIP Peter E.P.«À cause du son sale, avec les harmonies garsfille ultra mélodique », dit Marie-Ève.« Quand on a commencé, c'était notre modèle, précise Guillaume.On se disait : c'est exactement ça qu'on veut pour notre band.» THE PIXIES L'oeuvre complète « Tous leurs albums sont parfaits et c'est le meilleur groupe au monde ! » s'exclame Guillaume.«On apprécie leur côté très pop, toujours original, jamais bonbon.Et encore la dynamique gars-fille.» GREEN DAY American Idiot «Plus que Dookie ?» demande Marie-Ève.Le débat est ouvert.Maxime et Patrick soutiennent que American Idiot était une référence pendant l'enregistrement de Compter les morts.« Dans l'envie de faire un album pertinent, accessible, efficace, c'est vrai, admet Guillaume.Mais je me demande quand même, moi aussi, si Dookie n'a pas été plus important.» Une chose est sûre : pas de Vulgaires Machins sans Green Day.QUEENS OF THE STONE AGE Songs For the Deaf « Patrick et moi, on a trippé fort sur la dynamique rythmique de ce band-là, assure Maxime.Sur Compter les corps, il y a une influence de cet album-là, c'est sûr.» RICHARD DESJARDINS Boom Boom «Pour son engagement, sa démarche, son intégrité, sa pertinence, commence Guillaume.L'autre jour, à la radio de Radio- Canada, j'ai entendu un gars parler de ses influences musicales (un membre de Malajube, je pense) et il a mentionné Desjardins en disant que c'est le meilleur auteur-compositeur-interprète des 20 dernières années au Québec.Je suis d'accord avec ça.» GRIMSKUNK Grim Skunk Avant de faire des disques, les membres des Vulgaires trippaient sur Grim Skunk.Aujourd'hui, leurs albums sont publiés par Indica, étiquette de disques fondée par ce pilier de l'underground québécois.« Quand Franz (Schuller, guitariste de Grim Skunk) a appelé chez nous pour dire qu'il avait écouté notre démo et qu'il voulait nous voir en show, j'hallucinais! » JOHNNY CASH American Recordings Autre débat.Tous reconnaissent aimer ça, mais se demandent quel lien il peut y avoir avec leur groupe.« L' intens i té », avance Marie-Ève.« L'émotion », juge aussi Patrick.JEAN LELOUP L'amour est sans pitié «Quand tu avais 13 ans, ç'a été un point tournant », dit Maxime à son frère Guillaume.« Leloup, c'est le premier show que j'ai vu et c'est sûrement un gros morceau dans notre décision de chanter en français.» Patrick conclut: «C'est l'exemple d'un artiste accessible, qui ne fait pas bonbon ni arrangé.» \u2014 Propos recueillis par Alexandre Vigneault DIX ALBUMS QUI ONT FAIT VULGAIRES MACHINS 3395355A COMÉDIE de FRED CARMICHAEL ADAPTATION : MICHEL FORGET ET VINCENT BILODEAU MISE EN SCÈNE : VINCENT BILODEAU NICO GAGNON ALAIN ZOUVI FRANCE PARENT BRIGITTE PAQUETTE ANDRÉ LACOSTE DIANE GARNEAU RÉSERVATIONS : (450) 227-8466 (514) 990-4343 THÉÂTRE SAINTE-ADÈLE RÉSERVATIONS : (450) 227-1389 (514) 990-7272 www.theatresteadele.ca sortie 67, 15 nord ANNETTE GARANT BENOIT LANGLAIS AGATHE LANCTÔT JEAN-PIERRE CHARTRAND CLAUDE LAROCHE COMÉDIE de SAM BOBRICK ADAPTATION : MICHEL FORGET MISE EN SCÈNE : YVON BILODEAU MARIE MICHAUD dès le 9 juin THÉÂTRE SAINT-SAUVEUR SUPPLÉMENTAIRES Samedi 29 juillet, 22 h Samedi 5août, 22 h Samedi 2septembre, 19h SUPPLÉMENTAIRES Samedi 29 juillet, 22 h Samedi 5août, 22 h Vendredi 1septembre, 20h30 Samedi 2septembre, 19h Une comédie subtile qui plaira sûrement aux femmes.Il y a de quoi, vous verrez bien.Excellent jeu de Chartrand et Laroche et belle prestation d'Annette Garant.Jean Beaunoyer, La Presse Une remarquable performance d'Alain Zouvi.Excellente comédie.Des acteurs solides qui ont l'expérience du théâtre et qui défendent magnifiquement leurs personnages.Jean Beaunoyer, La Presse 3417620A ARTS ET SPECTACLES MARC CASSIVI > CHRONIQUE Mercredi, 14h.Le téléphone sonne.Dring! Dring! «Bonjour, M.Cassivi, c'est Juste pour rire.C'est pour vous rappeler que le spectacle de Fabrice Luchini a lieu à 20h demain.Vous pouvez récupérer vos billets au guichet une heure auparavant.Aucun retard ne sera toléré et les retardataires seront refoulés à l'entrée.» «Merci, madame.» Mieux vaut être prévenu à l'avance de ce genre de chose.J'imagine ma blonde, un modèle de ponctualité (hum! hum!) et sa mère, arrivant à 20h03 devant la porte verrouillée à double tour du TNM.Les retardataires ont toujours tort, même lorsqu'ils ont payé leur billet 75 $ (qu'on leur rembourse le cas échéant, me précisait jeudi une porte-parole du festival).Je suis tout à fait d'accord avec le principe.Fabrice Luchini y accorde quant à lui assez d'importance (il en a fait la demande expresse au moment d'accepter la proposition de Juste pour rire) pour que les employés du Festival aient à contacter individuellement, chaque veille de représentation, les quelque 845 spectateurs attendus le lendemain.Le geste, évidemment, reste assez inusité chez nous.Pour que le message soit bien clair, à leur arrivée au TNM, tous les détenteurs de billets sont en outre avertis que s'ils doivent sortir de la salle pendant la représentation, il ne leur sera plus permis d'y rentrer.Pour être clair, c'est clair.Retour en arrière.Jeudi précédent, 20h10, première de Fabrice Luchini dit au TNM.Gilbert Rozon vient de prolonger la discussion avec son artiste invité afin de permettre aux retardataires de prendre place sans qu'il n'en soit froissé (pour la mise en contexte, il faut savoir que d'ordinaire, Luchini est indisposé par le moindre toussotement dans la salle).Rozon arrive sur scène.Il nous annonce que Luchini souffre d'un début d'extinction de voix, mais qu'il donnera son spectacle malgré tout.Tout le monde est en place, fébrile, légèrement inquiet pour la suite des choses.Tiendra-t-il le coup ?Fera-t-il une crise de diva ?Un dernier retardataire dévale l'allée et prend place à la gauche de la scène.C'est Pierre Karl Péladeau, président de Quebecor.Le siège à côté de lui reste mystérieusement vide.On interrompt la musique, on éteint les lumières.Un silence absolu enveloppe la salle.On s'attend à ce que la représentation commence sans plus de délai.Nenni.Comme dans un mauvais vaudeville, on entend un placier crier derrière, dans le hall: «Mme Snyder ! Mme Snyder ! C'est par ici!» La dame fait une entrée remarquée, échevelée, dans une robe de soirée bouffante dont elle seule a le secret.De fait, tout le monde la remarque.Sauf Luchini, qui entre sur scène dans la foulée.Sans doute pour de très bons motifs, Julie Snyder fait deux fois l'aller-retour de son siège au hall pendant le spectacle (qui ne compte pas d'entracte).Cependant que tout le monde reste cloué à son siège, suspendu aux mots dits par Luchini dans une ambiance de grand-messe littéraire, Pierre Karl Péladeau fait aussi la navette entre sa place et le hall.Il rate en partie le monologue sur Robert-lespectateur- récalcitrant-amené-deforce- au-théâtre-par-sa-femme, et ne revient dans la salle qu'à la toute fin de spectacle.Ce n'est pas qu'on les ait épiés.On ne pouvait pas les rater.Ils furent les seuls, du moins au parterre, à ne pas suivre Luchini religieusement, du début à la fin.Sans doute, je le répète, avaientils de bonnes raisons d'être si peu discrets dans leurs déplacements.Peut-être portaient-ils secours à une personne en détresse rue Saint-Urbain ?Peut-être que leur jeune fils les attendait dans l'entrée en compagnie de la nounou ?Peutêtre aussi qu'il est difficile, quand on est né sous les feux de la rampe ou qu'on a l'habitude de diriger une grande entreprise, de vivre autrement ?Qui sait ?Toujours est-il que mercredi dernier, quand l'employée de Juste pour rire m'a pr é c i s é qu'aucun retard ne serait toléré le lendemain, je me suis dit que les règles, au théâtre comme à la ville, ne sont pas toujours les mêmes pour tout le monde.Être membre du club, comme le veut la pub de carte de crédit, compte effectivement ses privilèges.L'influence du Cirque Il y avait aussi beaucoup de gens riches et célèbres à la première d'Ola Kala, de la compagnie Les Arts Sauts, mardi à la TOHU.Hordes de «beautiful people» attirés sans doute par la grande réputation de cette troupe française itinérante, spécialisée dans la haute voltige.Ils n'ont pas été déçus par les prouesses des trapézistes et le cadre innovateur du spectacle \u2014 tout se passe en hauteur, même les musiciens sont perchés dans la structure en forme de tour Eiffel qui sert de scène.Malgré la spécificité de ce spectacle aérien unique, j'ai trouvé, contrairement à d'autres, qu'Ola Kala portait d'une certaine façon l'empreinte du Cirque du Soleil.Bien des aspects du spectacle, son titre, sa musique, son ambiance générale, m'ont paru en harmonie avec l'univers particulier de la troupe de Guy Laliberté.Est-ce que cette esthétique existait chez d'autres troupes avant que le Cirque du Soleil ne lance Le Cirque réinventé ?Je n'en sais rien.J'ai vu la majorité des spectacles du Cirque du Soleil depuis 14 ans, ce qui ne fait pas de moi un spécialiste du cirque.Mais lorsque la chanteuse, d'une voix de soprano, dans un costume coloré et une langue qui m'est inconnue, a poussé ses premières notes, mardi, j'ai pensé que l'influence du Cirque du Soleil sur cet art en constante évolution était peut-être plus grande encore qu'on ne le pense.Et que la TOHU, dans cette optique, accueillait cette semaine des cousins, dans plus d'un sens du terme.La vie des gens riches et célèbres Au théâtre comme à la ville, les règles ne sont pas les mêmes pour tout le monde.Pour joindre notre chroniqueur marc.cassivi@lapresse.ca 3414633A 3410225A Une comédie de Jeff Baron Une traduction de Michel Tremblay Une mise en scène de Jacques Rossi Direction Jean-Bernard Hébert Avec Albert Millaire et Louis-Olivier Mauffette Présenté par Du 22 juin au 2 septembre (450) 469-1006ou1 888 666-3006 www.theatrederougemont.com Une émouvante comédie humaine \u201cLatendresse de l'été.\u201c Jean Beaunoyer, La Presse \u201cUnpur bonheur !\u201c Radio-Canada Un site extraordinaire Salle climatisée Forfait souper-théâtre disponible Comédiens Sylvie-Catherine Beaudoin Michel Daigle David Savard Brigitte Lafleur Une comédie de Bruno Marquis et Marylise Tremblay Direction artistique Michel Laperrière Mise en scène Richard Fréchette À 30 minutes de Montréal, Autoroute 20 Ouest, Vaudreuil-Dorion, Pointe-des-Cascades Dès le 8 juin 2006 Le Théâtre des Cascades (450) 455-8855 1 866 494-8855 3400883A www.theatredescascades.com 3413928 3400748A 3414699A STÉPHANIE BRODY CRITIQUE COLLABORATION SPÉCIALE C'est par une chaleur toute tropicale que BJM Danse donnait hier la première de son spectacle Vox Pop au Théâtre de Verdure.Et quel contexte magnifique pour un spectacle aussi torride qu'enjoué ! La découverte de la soirée ?Le travail du chorégraphe d'origine mexicaine Edgar Zendejas, qui fut chaleureusement ovationné.Les créations de Zendejas ressemblent à ce qu'il est comme danseur : des ligne pures, une énergie vive et précise.Par-delà la complexité des motifs qu'il dessine, une belle aisance se dégage de l'ensemble.Vox Pop s'ouvre avec Guide de Zendejas, un court solo de six minutes qui met tout de suite les spectateurs en appétit.La voix rauque de Nina Hagen, ancienne reine du punk, qui explose dans une sorte de litanie orientale (quel puissant mélange!), sert d'écrin à un corps qui n'en finit plus de se tordre.Drew Sandbulte semble voué à une sorte de recommencement éternel.Il s'étire sans cesse, par derrière, par dessous, à la recherche de quelque salut lointain.Mais son corps s'échappe et se cabre, l'éloignant toujours un peu plus de son but.Simple mais efficace.Puis Zendejas passe à Rastay, duo torride où les amants s'enroulent et s'enlacent sans fin.Mais ici, tout est dans le détail.Une main d'homme se pose furtivement sur une nuque de femme.Elle frémit.Il viendra la soulever furtivement par le creux du coude.Elle glisse doucement son pied sur sa nuque alors qu'il se cabre devant elle.Suave, avec un courant plus sourd.Zendejas partage cette soirée avec deux autres chorégraphes, soit Neelanthi Vadivel et Trailerpilot, exdanseurs de la compagnie.Vadivel imagine une amusante étude pour costard et chapeau de feutre, dansé par le suave Eric J.Miles.Quand à Trailerpilot, il signe Meeting I IV V VII, une série de tableaux très «kylianesques », avec des pointes d'humour intéressantes.Mais le clou de la soirée demeure Besame\u2026 Besame Mucho, signé Zendejas, une suite de tableaux plus intriguants les uns que les autres, accompagnés des belles voix de Chavela Vargas et de Cesaria Evora, en passant par Ry Cooder et les compositions de Normand-Pierre Bilodeau.Besame\u2026 Besame Mucho, c'est l'amour sous toutes ses formes : sexe cru, tendresse, machisme et déchirements.Des belles de nuit chaloupent des hanches et font fondre les hommes.Mais, tout en contraste, il y a aussi ces magistrales pleureuses, qui laissent subitement tomber leurs écharpes pour se cacher pudiquement la poitrine avec les bras.Besame\u2026 Besame Mucho, c'est aussi la modernité des drag queens contre une image plus traditionnelle du couple.Un bel humour noir vient pimenter le tout.En somme, elle soirée que ce Vox Pop.Vox Pop de BJMDanse, le 29 juillet au Théâtre de Verdure.DANSE / Vox Pop Chaud devant ! 6 S A M E D I 2 9 J U I L L E T 2 0 0 6 ARTS 3418574A DE RETOUR À MONTRÉAL ! En première partie Richard ABEL Au THÉÂTRE ST-DENIS Le 29 AOÛT à 20h (514) 790-1111 1 800 848-1594 www.tel-spec.com Billetterie du Théâtre St-Denis, 1594, rue St-Denis, Mtl Informations : (514) 849-4211 www.theatrestdenis.com directement de NEW YORK LE PLUS PRESTIGIEUX BIG BAND DU MONDE EN SUPPLÉMENTAIRE LE 30 AOÛT 3410451A En collaboration avec 2345, rue Jarry Est (angle d'Iberville) Montréal (Québec) Canada H1Z 4P3 (514) 376-TOHU 1-888 376-TOHU www.tohu.ca info@tohu.ca Une production des ARTS SAUTS (France) (8648) (8648) EN GRANDE PREMIÈRE NORD-AMÉRICAINE présente Visitez le www.forfaitsquebec.com pour en savoir plus sur nos forfaits hébergement et spectacle.Lee rrêêvvee ddee vvoolleerr Dès le 25 juillet 2006 HORAIRE : Dumardi au samedi, 20 h Conception graphique : Stéphane Parent Photos : Antoinette Chaudron et Philippe Cibille Annonce de supplémentaires du 8au19août 2006 BILLETS EN VENTE MAINTENANT ! ARTS ET SPECTACLES CLAUDE GINGRAS Le 250e anniversaire de Mozart - anniversaire de naissance, si on en doute encore ! - a grossi les catalogues de disques de quelques colonnes.La musique pour piano seul, par exemple, a été bien servie.Des nombreuses parutions en ce secteur, j'ai écouté un premier lot de cinq enregistrements, par autant de pianistes.Premier entendu : Alfred Brendel.Parce que j'aime cette façon de faire du piano et de faire de la musique, parce que Brendel constitue depuis longtemps une référence pour Mozart.Brendel a signé ces dernières années, chez Philips, plusieurs enregistrements d'oeuvres pour piano seul de Mozart, dans certains cas d'oeuvres qu'il avait déjà gravées chez Vanguard dans les années 60 et déjà chez Philips dans les années 90.Enregistré en 2004, le dernier disque à me parvenir comprend les Sonates K.281, 282 et 576 et la Fantaisie K.396.Sans avoir à recourir à des maniérismes, Brendel nous dit quelque chose de neuf dans ces pages entendues à satiété en caractérisant davantage le discours, en variant les plans sonores, en ornementant légèrement au passage, en faisant ressortir les trilles, tout cela avec des doigts de 73 ans étonnamment agiles.J'ai ensuite écouté Mozart au pianoforte : Robert Levin dans les Sonates K.279, 280 et 281, Ludwig Sémerj ian dans les Sonates K.533/494, K.570 et 576 et deux courtes pièces.Quel que soit l'intérêt musicologique de ces réalisations, le pianoforte produit un son petit, sec, parfois presque comique et finalement assez insupportable, et reste une misère à côté du grand piano moderne.Lorsqu'on entend ce que la musique de Mozart est devenue grâce à Brendel et quelques autres grands, on ne comprend pas que le compositeur ait pu concevoir un univers aussi riche sur un instrument aussi insuffisant.Il est sûr que Mozart, comme Beethoven après lui, voyait plus loin.Je reconnais néanmoins que nos deux pianofortistes - et surtout Levin, prodigieux virtuose - convainquent jusqu'à un certain point, dans les mouvements lents et à la basse du petit instrument.Quatrième pianiste écouté, Lars Vogt se voit confier par EMI un album de deux disques.Il joue les Sonates K.330, 331 et 332, les Fantaisies K.397 et 475, les Rondos K.485 et 511, les Variations K.573 et l'Adagio K.540.Comme chez Brendel, le jeu de Vogt confime les possibilités de nuances et de dynamique du grand piano moderne, beaucoup moins évidentes, sinon absentes, sur l'anémique pianoforte.Le Mozart du jeune pianiste allemand est dramatique, parfois un peu accentué, parfois romantique (et presque brahmsien), mais l'ensemble se tient.Choisissant les Sonates K.330, 331, 332 et 457, Mikhaïl Pletnev multiplie les rallentandos non indiqués dans le texte et sans justification musicale.Dommage, l'homme a une très grande facilité et quelques idées pianistiques, de couleur et de dynamique.Alors que tous les pianistes font presque toutes les reprises, Pletnev se singularise en les omettant l'une après l'autre au premier mouvement (à variations) de la Sonate K.331.Ce qui explique l'énorme écart dans le minutage : 6'12 chez Pletnev, 14'45 chez Vogt.Enfin, une incongruité à signaler.Bien que composées à quelques mois d'intervalle, la Fantaisie K.475 et la Sonate K.457, toutes deux en do mineur, furent publiées ensemble par Mozart et c'est ainsi qu'on les joue de plus en plus.Ici, elles passent à deux pianistes différents : Vogt joue K.475 et Pletnev joue K.457.EMI aurait pu sacrifier un titre afin d'inclure la Sonate K.457 par Vogt.FFFF ½ MOZART : oeuvres pour piano seul.Alfred Brendel.Philips, 475 6199 FF Robert Levin.Deutsche Harmonia Mundi, 82876-84236-2 FF Ludwig Sémerjian.ATMA, ACD2 2249 FFF ½ Lars Vogt.EMI, alb.2 d., 3 36080 2 (une ét.) Mikhaïl Pletnev.Deutsche Grammophon, 477 Brendel et le vrai Mozart ARTS ET SPECTACLES SPECTACLES CLASSIQUE FESTIVAL DE LANAUDIÈRE -AMPHITHÉÂTRE Les Violons du Roy et Vancouver Chamber Choir.Dir.Jean-François Rivest.Alain Lefèvre, pianiste, Jane Archibald et Donna Brown, sopranos, Martin Carpentier, clarinettiste.Symphonie no 38 («Prague»), Concerto pour piano K.488, motets, airs d'opéra et airs de concert (Mozart) : 20 h.ÉGLISESAINT-PATRICE (MAGOG) Orchestre Symphonique de Montréal.Dir.Stéphane Laforest.Alexandre Da Costa, violoniste.Musique de film: 20 h.ÉGLISE DENOMININGUE Quatuor à cordes Alcan.Mozart, Beethoven, Mendelssohn: 20 h.DANSE PARC LAFONTAINE - THÉÂTRE DE VERDURE Vox Pop des Ballets jazz de Montréal : 20 h 30.VARIÉTÉS CABARET DU CASINO DEMONTRÉAL Sinatra sings Sinatra : 20 h 30.CENTRE BELL Elvis Story : 20 h.CHAPITEAU SAINT-SAUVEUR François Morency.LA TULIPE Pop 80 : 21h 30.MAISONDES ARTS DE LAVAL Cathy Gauthier : 20 h.MÉTROPOLIS Party Outgames Body : 22 h.PARC JEAN-DRAPEAU Les Fêtes créoles internationales de Montréal.SALLE ANDRÉ-MATHIEU DE LAVAL Chick'n Swell: 20 h.TOHU-CITÉDESARTSDUCIRQUE Ola Kala: 20 h.ENTRACTE entracte@lapresse.ca Une rubrique humide et nuageuse qui va encore pleuvoir bientôt.SÉPARÉS À LA NAISSANCE Très franchement, on n'a pas grand-chose à faire de ce Julien Lepers et, c'est triste à dire, pas davantage de Michael Keaton, qu'on ne voit plus nulle part.Mais c'est l'été et, entre deux boulots et entre deux bières fraîches, on surfe sur Google et on tombe sur des phénomènes fascinants comme celui-ci.Avouez qu'ils ont un gros quelque chose en commun, ces deux-là.Tout est dans le sourcil, qu'ils portent virilement.On dirait des frères dont l'un aurait peut-être mieux réussi que l'autre (mais lequel, c'est dur à dire).Lepers est un animateur-vedette en France, lui qui a créé le quiz Questions pour un champion.Évidemment, Michael Keaton est (et demeurera à jamais) le type qui fait son air fâché sous le masque de Batman dans le film du même nom.ILS, ELLES ONT DIT «Je n'aime pas être injustement incluse parmi les multimillionnaires alors qu'il y a des tas de gens qui meurent de faim.» \u2014 Salma Hayek, qui dément une rumeur selon laquelle elle jouirait d'une fortune de 100 millions de dollars.«Après, on mettra tous les bébés sur une grande scène avec leurs mini guitares.Tout le monde doit avoir une mini guitare.» \u2014 Britney Spears, grisée par son projet de collection de vêtements rock style pour bébés.«Finalement, peut-être que ce qu'on a le plus en commun, c'est nos différences.» \u2014 Patrick Huard, à C'est bien meilleur le matin, évoquant les relations entre les Québécois et les «Roc » (les gens du Rest of Canada) lors d'une entrevue promotionnelle pour le film Bon Cop, Bad Cop.« Pour être honnête, ça fait plus de mal à moi qu'à elle ! » \u2014 Lionel Richie, complètement découragé par les problèmes de poids de sa fille Nicole.«Je portais la cravate de Raymond Beaudoin.» \u2014 Pierre Brassard, au sujet des auditions pour son rôle de Robert Bourassa dans la prochaine série télé sur René Lévesque, à Bons baisers de France (Beaudoin), EN HAUSSE.EN BAISSE SCOTTY En hausse, littéralement : les cendres de James Doohan, défunt interprète du lieutenant commandeur (ou ingénieur en chef, ou capitaine, c'est selon les traductions) Montgomery Scott, Scotty pour les intimes, seront éparpillées, avec celles d'une centaine d'autres cadavres exquis, dans les vastes espaces du cosmos, à partir de la base de Houston au mois d'octobre.Plus haut que ça, tu meurs (ou, plutôt, c'est déjà fait).À la mémoire de ce monsieur, dont tous les Trekkies de cette petite planète se souviendront jusqu'à la consommation des siècles, observons une éternité de silence.BRAD ET ANGELINA On accusera le couple mythique de faute de goût, et même d'excès de mauvais goût, enfin de kétainisme extrême (oui avec le K), mauvais goût presque kriminel qui rappelle à l'esprit les gluantes images du mariage de Céline et René avec les tiares et les chameaux.Pitt et Jolie ont accepté de voir trôner auprès de leurs propres clones inanimés une réplique en cire de leur tout nouveau né Shiloh, fillette, qui n'a même pas encore 4 mois à son petit compteur, au musée (des horreurs) de Madame Tussaud, à New York.Notons que Shiloh est le premier bébé de l'histoire du showbiz à être moulé en icône cireuse.Les visiteurs du musée sont invités à poser devant la chose moyennant un dollar, lequel sera versé à l'UNICEF.C'est gentil, mais la meilleure intention ne fait pas nécessairement le bon goût.Michael Keaton Julien Lepers < Patrick Huard PHOTOMARTINCHAMBERLAND, LA PRESSE© Salma Hayek > PHOTOREUTERS PHOTO AP BROCHURE DE SAISON ET BILLETTERIE : 1 800 561-4343 ou 450 759-4343 1575, boulevard Base-de-Roc, Joliette (Québec) : Navette Express aller retour Montréal - Joliette - Montréal Information à la billetterie CINÉMA EN PLEIN AIR GRATUIT L'OPUS DE M.HOLLAND Mercredi 2 août / 20 h à l'Amphithéâtre du réalisateur Stephen HEREK GRANDIOSE GALA MOZART Samedi 29 juillet / 20 h concert MOZART : Concerto pour piano no 23 Symphonie no 38 « Prague » Adagio du Concerto pour clarinette en la majeur Messe en do mineur, K.427 Airs d'opéra et airs de concert OEuvres chorales LES VIOLONS DU ROY / Jean-François RIVEST, direction Alain LEFÈVRE, piano Jane ARCHIBALD, soprano Donna BROWN, soprano Martin CARPENTIER, clarinette VANCOUVER CHAMBER CHOIR Une promenade en plein air dans l'univers encore riche de plaisirs et de découvertes de Mozart.Amphithéâtre (Joliette) / 43 $, 35 $, 26 $, Pelouse 15 $ LES GRANDS CLASSIQUES SYMPHONIQUES DU CINÉMA Dimanche 30 juillet / 14 h concert Star Wars; La magie de Disney; Schindler's List ; Harry Potter; The Sound of Music; Hommage à Henri Mancini; Le Magicien d'Oz (Over the Rainbow); James Bond; Pirates des Caraïbes.ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE LONGUEUIL / Marc DAVID, direction Un après-midi de musiques de films choisies par un chef qui sait faire de la musique une fête ! Amphithéâtre (Joliette) 23 $, 19 $, 17 $, Pelouse 12 $ LE VANCOUVER CHAMBER CHOIR - UN PARCOURS DE TOUS LES ÂGES DE LA MUSIQUE Lundi 31 juillet / 20 h STEVENS : Worchester Fragments GALLUS : Ave verum corpus and Elisabethae vero impletum est tempus SCHAFER : Rain Chant AURIC : Chansons françaises TOCH : Geographical Fugue VANCOUVER CHAMBER CHOIR / Jon WASHBURN Du Moyen-Âge au Romantisme, de la Renaissance aux sonorités d'aujourd'hui, le Vancouver Chamber Choir, ensemble vocal de grand prestige, parcourt pour nous tous les âges de la musique.Église de Lanoraie / 25 $ LE ZEMLINSKY - LE CHOIX DE LA CRITIQUE EUROPÉENNE Mardi 1er août / 20 h SUK : Méditation sur un vieux chorale bohémien « St Vaclav », op.35a BEETHOVEN : Quatuor no 11, op.95 ZEMLINSKY: Quatuor à cordes no 2, op.15 QUATUOR ZEMLINSKY Le Zemlinsky est un des quatuors les plus éblouissants, énergiques et inventifs de la jeune génération et ses performances lui ont déjà valu éloges et triomphes dans les grandes capitales européennes.Église de la Purification (Repentigny) / 25 $ 2299EE SSAAIISSOONN UUNNEE BBOOUUFFFFÉÉEE DD''AAIIRRSS CCLLAASSSSIIQQUUEESS AAUU CCOEOEUURR DDEE LL''ÉÉTTÉÉ du 8 juillet au 6 août 22000066 .llaannaauuddiieerree.oorrgg PORTE-PAROLE : ALAIN LEFÈVRE ALAIN LEFÈVRE DONNA BROWN JANE ARCHIBALD LES VIOLONS DU ROY MARC DAVID VANCOUVER CHAMBER CHOIR QUATUOR ZEMLINSKY MARTIN CARPENTIER 3409723A ARTS ET SPECTACLES STÉPHANIE BRODY COLLABORATION SPÉCIALE Anik Bissonnette, une des grandes ballerines made in Québec, voue une admiration sans bornes au chorégraphe tchèque Jiri Kylian.Elle vante son intelligence, sa gentillesse et son grand respect pour les danseurs avec la fébrilité d'une gamine devant sa star préférée.Bissonnette est si fascinée par le créateur qu'elle s'est rendue aux Pays-Bas, avec une équipe de tournage, pour lui poser les mille et une questions qui lui brûlaient les lèvres.Résultat : le programme Kylian Le Grand, qui sera présenté le 3 et le 5 août à l'occasion du 10e Festival des arts de Saint-Sauveur.Bissonnette en est la directrice artistique.Cet hommage intimiste a ceci de particulier qu'il comprend non seulement des extraits de chorégraphies signées Kylian, dont Petite mort, One of a Kind, Blackbird, Whereabouts Unknown et Birth-Day, mais aussi des extraits de l'entrevue que Bissonnette a réalisée avec l'artiste aux Pays-Bas, où il vit depuis les années 70.«J'avais envie que le public le découvre en tant que personne.Parce qu'il est non seulement un excellent chorégraphe, mais c'est aussi un être extraordinaire, d'une très grande générosité.» Bissonnette a honoré bien des ballets de Kylian par sa grâce tranquille, dont Symphonie des psaumes, Stepping Stones et Bella Figura.Mais curieusement, elle n'a rencontré le chorégraphe que trois fois.C'est que celui qui a dirigé la destinée du Nederlands Dans Theater pendant plus de 20 ans (et qui en est toujours le chorégraphe en résidence) a une peur bleue de l'avion.De quoi ont-ils parlé ?«D'abord, je dois dire que c'est un être d'un charisme incroyable.Beau, posé.J'avoue que mon petit coeur battait la chamade!» lance-telle en riant.Kylian, lui, avait peut-être moins le coeur à la fête: quelques secondes avant leur entrevue, le chorégraphe apprenait qu'on coupait les vivres au Nederlands Dans Theater III - compagnie qu'il a fondée en 1991, à titre de compagnie soeur du NDT, pour permettre aux danseurs de plus de 40 ans de continuer à briller.«Vous savez, il a eu cette idée un samedi soir et, le lundi suivant, la compagnie était sur pied! Pendant l'entrevue, chaque fois qu'on évoquait NDT III, une tristesse voilait son visage », ajoute Bissonnette dont la grande amie (et ancienne danseuse des GBCM) Gioconda Barbuto a offert toute sa maturité aux créations de cette compagnie originale.Passage à l'Ouest Dans l'entrevue, Kylian parle longuement à Bissonnette de sa fuite vers l'Ouest - il quitte Prague en 1968, à l'invitation du grand chorégraphe John Cranko, et a tout juste le temps de sauter dans le dernier train avant que ne tombe le rideau de fer.Il aborde également ses années d'apprentissage au Royal Ballet School de Londres (« Je n'aurais pas voulu de moi (comme danseur) ! Je n'étais pas assez bon» a-t-il confié un jour à L'Express).Bissonnette le questionne aussi sur le plagiat, elle qui a vu de ses yeux une chorégraphe piquer plus d'une minute d'un ballet de Kylian.«Ça le rend triste plus que ça ne l'enrage.Il déplore aussi que certains jeunes chorégraphes se préoccupent plus de leur nombril que du public.Kylian ressent une grande responsabilité face à ses spectateurs.» Mais un homme de cette envergure doit bien faire quelques crises de diva ?«Jamais.Je connais des danseurs du NDT depuis des années et jamais ils ne l'ont vu hausser le ton.Il est si calme - contrairement à d'autres, croyez-moi !» Cora Boss-Kroese, qui a dansé avec le NDT pendant plus de 15 ans et qui présentera sa création Exposed lors de la soirée Kylian Le Grand, ajoute : «Dès qu'il pénétrait dans le studio, l'atmosphère changeait.Si je dansais bien cette journée-là, je dépassais mes limites quand il était dans la pièce.Il a beaucoup de dignité et de prestance.Et surtout, il voit tout ! » D'heureuses retrouvailles Mario Radacovsky est le premier danseur d'Europe de l'Est à avoir été recruté par le NDT.Le Slovaque osait à peine imaginer un tel moment, en regardant clandestinement de mauvaises copies des ballets de Kylian («antisocialiste, vous savez », éclaire-t-il).Des années auparavant, le monde de la danse contemporaine s'était révélé à Kylian grâce à des copies tout aussi prohibées de Symphonie pour un homme seul de Maurice Béjart.«Au cours de la soirée, je vais danser Whereabouts Unknown avec Cora, qui fut longtemps ma partenaire au NDT », ajoute Radacovsky, heureux de ces retrouvailles.Il présentera également Inspiration, un pas de deux tendre et simple, qu'il a créé avec sa muse Anik Bissonnette.Le couple dansera également trois pas de deux tirés de Petite mort, un tour de force signé Kylian.« C'est tellement beau que tous les couples veulent le danser.Mais Jiri ne confie pas ses ballets facilement.Je crois que seuls deux autres couples sont autorisés à danser ces extraits », souligne Bissonnette, émue et visiblement très heureuse à l'idée de faire découvrir au grand public un artiste aussi aimé que Jiri Kylian.Kylian Le Grand avec, entre autres, Tamara Bacci, Anik Bissonnette, Cora Boss-Kroese, Megumi Nakamura, Ken Ossola, Mario Radacovsky et Bastien Zorzetto.Jeudi 3 août et samedi 5 août, au Festival des arts de Saint- Sauveur.Info: www.artssaintsauveur.com DANSE Jiri Kylian démystifié PHOTO FOURNIE PAR LE FESTIVAL DES ARTS DE SAINT-SAUVEUR Le programme Kylian Le Grand rend hommage au chorégraphe Jiri Kylian.La danseuse québécoise Anik Bissonnette (accompagnée ci-dessus du danseur Guillaume Côté) y dansera, en plus de présenter des extraits d'une entrevue qu'elle a réalisée avec le maître tchèque.« Il est non seulement un excellent chorégraphe, mais c'est aussi un être extraordinaire, d'une très grande générosité.» PRESSE CANADIENNE Une institution radiophonique et culturelle est disparue à jamais hier, à Montréal.En effet, le 98,5 FM, la dernière station radiophonique à diffuser de l'immeuble situé au 211 de la rue Gordon, dans l'arrondissement de Verdun, a déménagé dans ses nouveaux locaux de la Place Bonaventure, hier en fin de journée.Les autres stations du Groupe Corus qui occupaient l'édifice l'ont quitté il y a un certain temps déjà.Le vieil édifice a d'abord accueilli l'ancienne station CKVL le 3 novembre 1946, fondée par l'homme d'affaires Jack Tietolman, qui y a travaillé jusqu'en 1995.Au début des années 50, M.Tietolman y implantait une nouvelle station, CKVLFM, devenue CKOI en 1976.Les plus grands noms de la radio privée québécoise se sont produits dans les studios et au studio-théâtre du 211 Gordon.L'immeuble, qui ne répondait plus aux normes de la radio moderne, sera démoli sous peu.La radio quitte le 211, Gordon à Verdun 3396349A ARTS ET SPECTACLES ANABELLE NICOUD Les hommes portent des pantalons de laine kaki, de lourdes chemises de coton grises, un baluchon sur le dos.Les femmes, des robes d'infirmière aux longues manches, un tablier marqué d'une croix rouge.Tous ont de grosses chaussures, à mi-chemin entre des sabots et des rangers, tachées de boue.En 1917, il fallait résister au froid autant qu'aux balles ennemies.Peu importe si la tranchée qu'ils sillonnent n'est pas creusée dans les collines de l'Artois, en France, mais plutôt au pied du mont Saint-Bruno, en banlieue de Montréal.Les 150 figurants de la télésérie La Grande Guerre revivent un peu ce qu'ont vécu les Canadiens envoyés en Europe.«Ça me permet de mieux comprendre ce qu'a vécu mon grandpère », affirme d'ailleurs Patrice Blais.Le jeune homme prête ses traits à son aïeul, Ernest Lamarche, parti volontairement au front.Il en a ramené un journal et des traumatismes plein la tête.«Une fois la guerre terminée, il a donné son journal à ma grandmère, mais n'a jamais voulu en parler », raconte-t-il.Comme 6500 Canadiens , Patrice a répondu à l'annonce passée par la production de La Grande Guerre, qui invitait les Canadiens à exhumer une mémoire familiale.«C'est une autre façon de faire une connexion entre le présent et le passé.Cela apporte une vérité à l'expérience », juge le producteur, Arnie Gelbart.Cent cinquante descendants ont été retenus, et 13 ont visité le parc canadien de Vimy, en France, érigé par le Canada en l'honneur de ses 60 000 citoyens morts au combat.«C'est plus que le nombre d'Américains morts au Vietnam, pour une population canadienne 25 fois moindre à l'époque», explique le réalisateur Brian Mc Kenna.Une certaine idée du Canada La Grande Guerre se veut un hommage à une certaine idée du Canada.La Première Guerre mondiale a été « le début d'un nationalisme canadien, quand le pays s'est affirmé et a commencé à se séparer de l'Angleterre », estime M.Mc Kenna.La télésérie sera diffusée sur les ondes de la CBC et de Radio-Canada pour le 90e anniversaire de la bataille de Vimy, en avril 2007.Pour incarner le nationalisme canadien, le réalisateur Brian Mc Kenna a vite pensé à Justin Trudeau pour le rôle de Talbot Papineau.« Je cherchais quelqu'un qui incarnerait le pays comme Papineau l'a fait, s'emballe Brian Mc Kenna.Papineau incarnait la même vision canadienne que le père de Justin, quelques années plus tard.» L'arrière-petit-fils de Louis- Joseph Papineau et cousin de Henri Bourassa a, depuis ses faits d'armes, quelque peu sombré dans l'oubli.«Henri Bourassa considérait que c'était une guerre entre empires.Pour Papineau, si nous y allions et que nous nous transformions sur les champs de bataille, alors nous transformerions notre pays », raconte Brian Mc Kenna.Tout comme Laureen Harper, photographiée il y a deux semaines près de la tombe de son arrière-grand-oncle mort en 1917, M.Mc Kenna a essuyé une larme devant les journalistes en évoquant la Première Guerre mondiale.Du côté des figurants, l'émotion est aussi palpable.« Je suis ici pour voir ce qu'a vu mon grandpère, et le raconter à ma famille », dit Stephen Thompson, lui-même officier des Forces armées canadiennes.«C'est très émouvant.» Entre deux prises, en revanche, c'est une ambiance bon enfant qui règne dans le champ où campent les vrais-faux soldats pour la durée du tournage.Aucun équipement moderne - à l'exception des trousses de toilette - n'a été autorisé.Des couvertures grises font office de sacs de couchage.Il n'y a ni oreiller ni vêtement contemporain sur le site.«Il fallait vivre cette expérience comme cela», dit simplement Patrice Blais.Évoquant le tournage, Justin Trudeau confirme: «Cela nous donne un sens des réalités.» En revanche, le fils de Pierre Elliott Trudeau obtient une permission tous les soirs pour passer ses nuits à Montréal.Visite du plateau de la télésérie La Grande Guerre C'était la guerre des tranchées ANABELLE NICOUD Les apparences sont trompeuses.Rencontré sur un plateau de tournage, vêtu du costume d'officier de Talbot Papineau, Justin Trudeau affirme: « Je ne suis pas un comédien et je ne le serai jamais.» C'est par amour du Canada et de l'histoire que le fils de l'ancien premier ministre a décidé de camper un personnage historique, Talbot Papineau, pour les besoins d'une télésérie documentaire, La Grande Guerre.Justin Trudeau découvre, en lisant les lettres écrites par Papineau, un « jeune homme vif, intelligent, actif, avec un certain potentiel» qui nourrit des « rêves pour son pays ».L'engagement des Canadiens, anglophones et francophones, pendant la Première Guerre mondiale, a également frappé le jeune homme.«C'est toujours pertinent aujourd'hui.Nous oublions souvent que la gloire du Canada est d'être présent dans le monde», estime-t-il.Âgé de 34 ans - l'âge qu'avait Papineau à sa mort -, Justin Trudeau ne se considère pas comme un artiste.« Je suis à peu près bon pour donner des discours, pour avoir les caméras braquées sur moi », nuance-t-il.Il avait tout d'abord refusé le rôle, avant de se laisser convaincre par le réalisateur Brian Mc Kenna, qui avait travaillé sur les mémoires de Pierre Trudeau.Il pose une seule condition: que le réalisateur l'arrête « si c'est pourri ».Pourtant, le nouvel emploi de Justin n'aurait pas surpris son père, dit-il.«Mon père m'appelait toujours \"comediante\" », se souvient- il.Serait-il fier de voir son fils porter l'uniforme d'époque ?Aucun doute, répond le jeune Trudeau.La seule réserve que susciterait sa nouvelle vocation viendrait plutôt de sa femme, Sophie Grégoire, qui était présente sur le plateau de tournage jeudi.«Elle n'aime pas la moustache, je ne suis pas autorisé à la garder ! » blague Justin Trudeau.Elle partira donc quand il remisera ses costumes d'officier au placard, lundi.« Je ne suis pas un comédien et je ne le serai jamais » PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE © Aucun équipement moderne - à l'exception des trousses de toilette - n'a été autorisé sur le site du tournage, à Saint-Bruno.PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE © C'est par amour du Canada et de l'histoire que Justin Trudeau a accepté de camper Talbot Papineau.Quelque 150 descendants de soldats ont été retenus pour incarner leur aïeul.Le plus grand rendez-vous biologique et écologique au Québec SAMEDI 12 ET DIMANCHE 13 AOÛT 2006 9 h à 17 h - àla TOHU - entrée gratuite 90 exposants (agriculteurs et transformateurs biologiques, groupes environnementaux, entreprises alternatives) et conférenciers vous attendent dans une ambiance de marché européen et de fête foraine.INFO : 376-TOHU (8648) www.tohu.ca 1-888-376-TOHU (8648) www.quebecbio.com présentent En collaboration avec 3417712A CRÉDIT PHOTOS : Bertrand Carrière 3410486A 3417935 3404122A ARTS ET SPECTACLES ARTS VISUELS L'impossible expo gaie PHOTO FOURNIE PAR L'ÉCOMUSÉE FIER MONDE Sans titre, de la série « Veiled Men » de Hamish Buchanan.LA NOUVELLE SOCIÉTÉ Tous les jours dans Tous les samedis dans TOUS LES SCÉNARIOS\u2026 Le dimanche dans VOUS DÉVOREREZ ! Au moment où la ville célèbre sa Divers/Cité tout en accueillant les Outgames, La Presse est allée faire un tour dans deux espaces (l'Écomusée du fier monde et la galerie Trois Points) qui consacrent leurs murs à un thème on ne peut plus d'actualité : l'homosexualité masculine.Coup d'oeil à ces «outexpos ».JÉRÔME DELGADO COLLABORATION SPÉCIALE Ce n'est pas parce que deux expos abordent le même thème qu'elles se ressemblent.Surtout quand elles traitent d'homosexualité.Le Corps gay, présenté à l'Écomusée du fier monde, vise à abattre les clichés : il n'y a pas que le sexe dans la vie gaie.À l'autre bout du spectre, le travail d'Evergon, à la galerie Trois Points, s'attaque à un des derniers tabous : la représentation artistique et explicite d'un accouplement entre deux hommes.Soixante oeuvres (peinture, photo, installation, vidéo.), quatre thèmes (la masculinité, le sida, le quotidien, le déguisement), la première expo montre la diversité d'approches qu'a inspirées ce sujet dans l'art canadien.Elle commence avec un collage de nus historiques et se termine par une peinture hyperréaliste, scène de rue d'avant le défilé de la fierté.On y retrouve les principaux noms, bien que des incontournables n'y soient pas, tels les collectifs General Idea ou les tandems Charles Guilbert- Serge Murphy et Carl Bouchard-Martin Dufrasne.Pour une exposition qui parle d'identité, ces absences sont quand même étonnantes.Mais bon, l'idée n'était pas tant de faire le point sur la réalité homosexuelle que de la démystifier.Casse-tête et casse-cou - irait-on jusqu'à cassecouilles ?- Le Corps gay n'éclaire pas grand-chose, hélas ! En raison de ses thèmes nébuleux et de sa démonstration fragile, l'ensemble laisse sceptique.Quel est son propos, au juste ?Sexes mâles, étreintes entre hommes, accessoires masculins : ici, l'art exclut tout un pan de la marginalité gaie, soit la réalité lesbienne.Encore faudrait-il définir l'art gai, le corps gai.Faut-il que l'artiste soit gai pour que son oeuvre le soit ?Non, bien sûr, car deux des artistes (des femmes - drôle de hasard) seraient d'orientation hétéro.Et puis, les gais ont-ils le monopole du pénis ?Les deux sculptures de Paul Lacroix laissent deviner, par une simple association de matériaux trouvés (pierre, bout de fer), les parties génitales.Mais en quoi sont-elles celles d'un gai ?On peut extrapoler, les voir en métaphore de la marginalisation, du rejet social, mais c'est un peut tiré par les poils - pardon! les cheveux.On ne se poserait pas ces questions si les oeuvres étaient, en majorité, fortes et pertinentes.Ce n'est pas le cas.Peut-être s'agissait-il, pour le commissaire Karl-Gilbert Murray, de donner (enfin) une place à des artistes marginalisés par leur orientation sexuelle (Martial, Yvon Goulet, Daniel Saint-Aubin).Il reste quelques cas intéressants.Les photos de Carlos Quiroz, tout comme l'oeuvre photo et vidéo de Yannick Pouliot, mêlent porno et abstraction.Le premier, à la manière d'une Georgia O'Keeffe (dans le sens inverse, en fait), se plaît à voir des formes florales dans le sexe.Fort habile, Pouliot transforme des images de lutte olympique en des scènes de copulation.L'homoérotisme, selon le commissaire, est fréquent dans l'univers très hétéro du sport.Enfin, dans le travail d'Anne-Marie Labelle - de la photo aussi -, l'homosexualité se vit au quotidien dans des occupations aussi peu érotiques que le jardinage ou la cuisine.Evergon, dans tout ça, est une icône.S'il n'abandonne pas l'iconographie d'usage (les bottes), les rites sont suggérés.Ça, c'est à l'Écomusée et dans des oeuvres anciennes.À Trois Points, c'est une tout autre affaire.Entrée interdite aux enfants, liton sur la porte de la galerie du Belgo.L'avertissement n'est pas gratuit.L'expo XXX-L met en scène l'artiste dans des scènes inspirées à la fois de l'histoire de l'art et de la porno.Elles sont crues au point que la référence au David de Michel-Ange, par exemple, ne peut rivaliser avec l'image d'une fellation.À qui s'adresse-ton alors, si ce n'est qu'au gai ?On peut être droitier et fredonner « je t'écris de la main gauche ».Là, impossible.Le Corps gai, à l'Écomusée du fier monde, 2050, rue Amherst, jusqu'au 27 août.Info : (514) 528-8444.XXX-L de Evergon, à la galerie Trois Points, 372, rue Sainte-Catherine Ouest, jusqu'au 5 août.Info : (514) 866-8008.FLASH De la musique de films à Lanaudière De grands classiques du cinéma seront interprétés demain à Joliette dans le cadre du Festival de Lanaudière.L'Orchestre symphonique de Longueuil, dirigé par Marc David, offrira ce concert familial à 14h à l'Amphithéâtre de Lanaudière.Les musiciens aborderont un vaste répertoire allant des films de Disney à ceux de James Bond, en passant par La Mélodie du bonheur, Star Wars et Pirates des Caraïbes.Ce soir, un gala Mozart a été programmé avec la participation des Violons du Roy, du pianiste Alain Lefèvre, des chanteuses Jane Archibald et Donna Brown, du clarinettiste Martin Carpentier et du Vancouver Chamber Choir.\u2014 Presse Canadienne ARTS ET SPECTACLES VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION Le Téléjournal JOUE-LA COMME BECKHAM (4) avec Parminder Nagra, Keira Knightley Le Téléjournal Spectacle d'ouverture - Outgames Montréal 2006 Perdus Le TVA 18 heures MON AMI WILLY (5) avec Jason James Richter, Lori Petty BATMAN À JAMAIS (4) avec Val Kilmer, Tommy Lee Jones Le TVA Rire et Délire LA BLONDE DE MON PÈRE (5) avec Julia Roberts, Susan Sarandon LIGNES INTERDITES (4) avec Kiefer Sutherland, Julia Roberts Le Grand Journal Méchant contraste! Doc Sciences / Profils de tueurs - Testostérone Belle et Bum / Daniel Boucher, Luce Dufault, Vincent Graton LE TEMPS DE L'AVANT (3) avec Luce Guilbeault, Paule Baillargeon 24 heures chrono CTV News Food.W-Five Law & Order: Criminal Intent Jeff Ltd.Comedy Now! Comedy Inc.CTV News News Reg.Contact Sat.Report CFL on CBC Football / Lions - Argonauts Sketch with Kevin Mc Donald TIN CUP (4) avec Kevin Costner ABC News The Insider Will & Grace PRACTICAL MAGIC (5) avec Sandra Bullock, Nicole Kidman Sex & the City News CBS News Entertainment this Week NCIS Close to Home 48 Hours Mystery News King of.NBC News Stargate SG-1 Dateline NBC THE ITALIAN JOB (4) avec Mark Wahlberg, Charlize Theron Sat.Night The Lawrence Welk Show As Time.Neighbors .Served?Chef! Mystery! / Miss Marple.Mystery! / Miss Marple (2/2) THE PHILADELPHIA.BBC News Visionaries Mountain.Mc Laughlin Monarch of the Glen My Family Fresh Fields Pie in the Sky BBC News Classic Arts Bullied to Death City Confidential Cold Case Files American Justice Vive les bébés! Mélomaniaques L'Actors Studio Grands Spectacles - Aïda / Opéra Arts, Minds StarTV The Travellers:This Land is your Land One Night with Barry Manilow Ultimate Manilow FRENZY (3) avec Jon Finch Superscience Fou! Fou! Fou! Mupu.Le Grand Rire 2004 Culture de stars Secrets intimes d'Hollywood Conférence BMO-Innovation L'école du show-business.Festifilm, 6e édition La société québécoise.télé_vision Durs à cuire L'Université en spectacle How it's Made How do they do it?The Greatest Ever / Bombers Dirty Jobs / Hot Tar Roofer Sideshow Stars.Why is it Sexy?.la France Villages.Au fil de l'eau Destination Monde .haciendas Xin Chào .plongée 24 heures de la vie d'une ville Bazaar .Sadie (18:06) Darcy's (18:33) .so Raven Zoey (19:25) Life.(19:49) .(20:42) ANGIE (5) avec Geena Davis, Stephen Rea THE 6th MAN (6) (22:48) Pub .70s Show Seinfeld Cops America's most Wanted 24 Mad TV House &.2 Chance Train 48 / Diffusion de huit émissions.Driving TV Sat.Night Trouvailles./ Rimouski Passion Maisons Made in Québec JAG LE PRIX DE L'INNOCENCE (5) avec Campbell Scott Pioneer Quest.(17:00) Masterminds Things.Mob Stories / Born to the Mob TAPS (4) avec George C.Sott, Timothy Hutton Manhunt Made in.Benezra .le monde?Histoires.Musicographie / Kashtin L'index des One Hit Wonders.Les 101 faux pas les plus.La vie.Les stars.Pop! Pauvres.Exposé Exposé Matche-moi.Barker Hogan.Pimp mon char Concert Plus: Big en 2005 La Caravane From Egypt Magazine libanais Paysage.Arigato Parsvision Polonia Teleritmo Mad TV World News Fashion File Mission: Suez Antiques Roadshow Sat.Report .Our World The Lens: She's Only Six Mission: Suez La Semaine verte Le Monde / Crise au Proche-Orient Enjeux / Aidants naturels Le Téléjournal Vivre ici Ushuaïa Nature Le Téléjournal Tout le monde.Jeux.Sports 30 Boxe / Baldomir - Gatti; Mosley - Vargas Qualifications Formule 1 / Allemagne Sports 30 Golf PGA / U.S.Bank - 3e ronde Pour la cause Amy Témoins silencieux Antonia Nip/Tuck UN DOUX PARFUM.Kung Fu Hustle (17:15) Bleu d'enfer Plan de vol (21:05) Isolement meurtrier (22:45) Silent Witness DUPLESSIS' ORPHANS avec Lawrence Arcouette Naked Josh Show me.THE LAST STOP (5) avec Adam Beach, Rose Mc Gowan Mutant X Supernatural WEBS (6) avec Richard Grieco, Kate Greenhouse (5) avec Strother Martin, Dirk Benedict Baseball (16:00) Sportsnetnews NASCAR 2006 / BGN: Bush 250 Sportsnetnews Canada.Pas sorcier! Panorama Villages.Chroniques.UN MOMENT D'ÉGAREMENT (4) avec Jean-Pierre Marielle Noir comment Property Ladder Trading Spaces Property Ladder Sportscentre 2005 U.S.Poker Championship Boxing / Baldomir - Gatti; Mosley - Vargas Football / Stampeders - Roughriders SPIDER RIDERS (17:00) Billy, Mandy La Classe.Skyland Futurama Les Simpson Les Griffin South Park Décalés.Les Simpson Polyvalente Questions.Journal FR2 Un oeil sur la planète / Allemagne.Quai no 1 / Le Bout du tunnel Le Journal d.L'ENFANT.Water.Undersea.National Geographic SAVE THE TIGER (4) avec Jack Lemmon, Jack Gilford GLENGARRY GLEN ROSS (3) (22:15) C'est pourtant vrai Décore ta vie Métamorphose Oui, je le veux! .la cigogne Super Nanny On a échangé nos mères Ni homme, ni femme Parole et Vie D'la grande visite Boxe Rock Ar Shitechs.dada Esprit libre Baromètre Que-ritmo Horoscope.Edgemont Touche pas.Parents.Derek 70 Charmed Radio Free.Il était une.Prank Patrol Zixx: Level 2 Ghost.Dark Oracle Ghost Trackers Mystery.Nancy Drew Bob and.Committed Les Stupéfiants Délire techno Mutant X Tru Calling THE PHILADELPHIA EXPERIMENT (5) avec Michael Paré .(20:45) Celebrity / Début CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 BEV CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 BEV VD VDO CÂBLE PBS CTV :S+: :SE: :SHOW: :SPA: :SPN: :TFO: :TLC: :TSN: :TTF: :TV5: :TVO: :VIE: :VOX: :VRAK: :YTV: :Z: :BRAV: :CD: :CS: :DISC: :EV: :FOX: :GBL-Q: :A&E: :ARTV: :NW: :HI: :HIST: :MMAX: :MP: :MTL: :RDI: :RDS: CBC ABC CBS NBC TVA TQS TQc CÂBLE PBS CTV VD VDO SRC ÉMILIE CÔTÉ Une pâle copie de Radiohead.Cette étiquette a longtemps collé à Muse.Mais quatre albums plus tard, force est de constater que le groupe n'est pas tombé dans l'oubli comme bien des gens l'avaient prévu.Au contraire.Le trio anglais connaît du succès un peu partout dans le monde et il a vendu des millions d'albums.Son nouveau disque, Black Holes and Revelations, est en lice pour le Mercury Prize, prestigieuse récompense britannique.Ici comme en Europe, il fait bonne figure sur les palmarès.Pourtant, son premier extrait sorti en Angleterre, Supermassive Black Hole, ne faisait pas l'unanimité.Une chanson dansante, très rock, avec une touche groovy.Plus rythmé et plus léger que le premier extrait de l'album précédent, Time Is Running Out.« Il y a tellement de chansons différentes sur cet album, fait valoir le bassiste Chris Wolstenholme.En choisir un qui représente l'album était impossible.Nous avons donc décidé de faire l'inverse: choisir un extrait qui allait montrer que l'album serait différent du précédent.Même l'extrait le plus différent.» Le titre suivant est également dansant, avec un petit clin d'oeil à Depeche Mode.Sur le dernier, Knights of Cydonia (l'extrait choisi pour l'Amérique du Nord), le rythme est épique et les guitares bien en avant.«Il y a tellement de choses dans cette chanson, indique Wolstenholme.C'est un voyage à travers les 50 ans du rock'n'roll.Il y a aussi une influence d'Ennio Morricone et de la musique de films western.» Tics musicaux Le bassiste vante l'électisme de Black Holes and Revelations.De la musique comme des paroles.«Sur Absolution, le thèmeétait plus défini.Les influences étaient différentes.Il y avait beaucoup d'arrangements d'inspiration classique, beaucoup de piano.C'est moins présent sur cet album.C'est plus rock.Les guitares sont davantage en évidence.Les années 50 ou 60 nous ont inspirés, de même que la musique de films.» Les paroles sont moins apocalyptiques, poursuit-il.Par exemple, Soldier's Poem est politique.Les textes traitent également de « relations ».Vrai, mais le chanteur, Matthew Bellany, affectionne toujours les thèmes de la conspiration, du sentiment d'être surveillé et de la fin du monde.Black Holes and Revelations n'est pas étranger à Absolution pour autant.Il est plus rythmé, les cordes prennent plus de place, mais Muse a les même tics musicaux.Des tics qui font le bonheur des uns, et le malheur des autres.C'est manifeste sur le premier titre, Take A Bow : surenchère de claviers technoïdes, arrangements planants, mélodie suffocante et une voix dramatique.La musique de Muse est intense et chargée, c'est le moins qu'on puisse dire.La retenue et la sobriété, non merci.En studio, est-ce que Matthew Bellany, Dominic Howard et Chris Wolstenholme se fixent une certaine limite ?«Nous poussons les choses aussi loin que nous le pouvons, reconnaît-il.Parfois ça marche, d'autres fois non.Mais il faut essayer.L'important est que nos chansons soient honnêtes.» En studio, Muse a refait équipe avec le réalisateur Rich Costey.Entre Absolution et Black Holes and Revelations, Costey a travaillé avec Franz Ferdinand et Bloc Party.Cela explique-t-il les nouvelles pièces plus dansantes de Muse ?Non, répond Chris Wolstenholme.Mais Costey a très certainement contribué à l'éclectisme du nouvel album.«Rich a travaillé avec Rage Against the Machine, comme avec Philip Glass », souligne le bassiste.Black Holes and Revelations a été enregistré d'abord dans le sud de la France, dans le studio Miraval.Puis le trio a senti le besoin de continuer le travail à New York.« L'endroit où tu es change le processus créatif, explique Wolstenholme.En France, ça allait au début, mais nous faisisons du surplace à la fin.Nous étions dans un endroit reculé où il ne se passait pas grand-chose.Nous avons passé presque trois mois dans un studio.À New York, nous étions à l'hôtel.Nous pouvions sortir et aller dans un pub pour se changer les idées.» En tout cas, Muse ne sera pas sédentaire au cours des deux prochaines années.«Ce sera une période intense », annonce la bassiste, qui se produit lundi soir avec sa bande sur le quai Jacques-Cartier.Cet été, Muse donnera des spectacles un peu partout en Amérique du Nord, de même qu'au Japon.Ensuite l'Europe, et ainsi de suite.Muse se produit lundi soir sur le quai Jacques-Cartier.Info: (514) 790-1245.MUSE Le changement dans la continuité PHOTO FOURNIE PAR WARNER MUSIC Le nouveau disque de Muse, Black Holes and Revelations, est en lice pour le Mercury Prize.«Choisir un extrait qui représente l'album était impossible.Nous avons donc décidé de faire l'inverse : en choisir un qui allait montrer que l'album serait différent du précédent.» THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 18H 30 yTQC PROFILS DE TUEURS - TESTOSTÉRONE Qu'est-ce qui incite au meurtre ?Pourquoi la plupart des assassins sont-ils des hommes ?Peut-on contrôler les pulsions meurtrières en abaissant le taux de testostérone ou en augmentant la sérotonine ?Reprise de cette série documentaire fascinante sur le profil de tueur.Première de trois.20 H yNBC MOVIE: THE ITALIAN JOB Le plan était audacieux, le vol parfait, mais les braqueurs se sont fait rouler ! Lorsqu'ils décident de se venger, le traître qui les a vendus n'a qu'à bien se tenir.Avec Mark Wahlberg, Charlize Theron, Edward Norton\u2026 20 H yABC ABC SPECIAL: CELEBRITY DEBUT Pour les curieux qui veulent tout savoir des débuts de carrière de Travolta, Halle Berry, Kate Winslet, Felicity Huffman, Andre Agassi et d'autres.Leurs premiers rôles, leurs premières entrevues\u2026 Une heure animée par Brian Austin Green.21H yTVA CINÉMAX: BATMAN À JAMAIS Gotham City est dans le trouble ! Un duo de criminels possède un appareil qui lui permet de lire dans les pensées\u2026 Avec Val Kilmer, Tommy Lee Jones en Double Face et Jim Carrey en Sphinx.21H yTQS CINÉMA: LIGNES INTERDITES Cinq étudiants en médecine s'adonnent à des expériences dangereuses sur la mort.Sciencefiction de Schumacher avec Kiefer Sutherland.21H 30 ySRC SPECTACLE D'OUVERTURE - OUTGAMES DE MONTRÉAL 2006 Le directeur artistique Fernand Rainville nous promet de belles surprises dans ce spectacle d'ouverture des premiers Outgames mondiaux de Montréal, dont une première collaboration entre le Cirque du Soleil et Diane Dufresne ! En direct du Stade olympique. ARTS ET SPECTACLES COLONNE DE SONS ÉMILIE CÔTÉ Une rubrique qui tire sa révérence UN DUO POUR KAREN O ET PEACHES On savait que les Yeah Yeah Yeahs avaient repris Cheated Hearts de Peaches.Voilà que Karen O et Peaches préparent un duo pour le film Jackass 2.En fait, elles préparent un trio avec Johnny Knoxville.Le titre de la chanson ?Backass.Une chanson qui donne envie de «smasher » des têtes, a indiqué Karen O à Billboard.com.«Nous avons invité Johnny à chanter à la fin de la pièce.Malheureusement, je ne sais pas si vous l'entendrez dans le film.Mais il est tout un crooner.» La bande originale de Jackass 2 comprend également une chanson de Wolfmother, The Joker & the Thief.À l'heure actuelle, Knoxville et sa bande tournent même le clip en Australie.Jackass 2 prend l'affiche le 22 septembre.STEELY DAN EN VEUT À OWEN WILSON Dans son dernier film, You, Me and Dupree, Owen Wilson est Dupree, un mec qui demande à son ami tout juste marié de l'héberger.Dupree est le genre de gars naïf et collant qu'on ne peut toutefois détester.Le groupe Steely Dan prétend que le personnage est directement inspiré de sa chanson Cousin Dupree, parue sur l'album Two Against Nature, sorti en 2000 et primé d'un Grammy.Sur le site Internet du groupe, les membres Walter Becker et Donal Fagen expriment leur mécontentement.Bizarrement, ils s'adressent au frère d'Owen, Luke Wilson.Ils sont en rogne qu'« un scénariste ou un producteur » ait « volé » leur personnage.« Ils n'ont même pas pris la peine de penser à un autre f nom», écrivent-ils.Becker et Fagen ont demandé à Owen Wilson des excuses publiques.Ils ont même invité l'acteur au concert que Steely Dan donnait la semaine dernière à Irvine, en Californie.Ils lui demandaient de monter sur scène pour demander pardon aux fans.Mais Owen Wilson a décliné l'offre.METALLICA ENFIN SUR ITUNES Metallica capitule.L'intégralité de son catalogue sera enfin en ligne, uniquement sur i Tunes.Pendant longtemps, la bande de Lars Ulrich a refusé de vendre ses chansons à l'unité.Le groupe considérait que cette forme de vente nuisait au format traditionnel de l'album.Sur son site Internet, Metallica explique avoir changé son fusil d'épaule : «Durant la dernière année, nous avons vu une augmentation du nombre de fans de Metallica qui utilisent des sites comme i Tunes pour se procurer de la musique.» Les chansons de Metallica, dont certains titres live inédits, sont disponibles sur i Tunes depuis avant-hier.LU «Je regarde des gens comme Madonna.J'ai vu le spectacle de sa dernière tournée.Wow ! Je regarde cette femme : elle a deux enfants à la maison et elle est encore capable de faire son métier.Elle a de la vigueur sur scène, elle a l'air fantastique et elle est très inspirante.Quand je la regarde, je me dis : j'ai 25 ans, de quoi je me plains ?Je suis mieux de me donner un coup de pied dans les fesses.L'horaire de ma tournée mondiale est folle.Chaque jour, je suis dans un nouveau pays.C'est fou, mais je remercie Dieu de faire ce que j'aime.» \u2014 Christina Aguilera à Spin.Son nouvel album, Back to Basics, sort le 15 août.Sources : Spin, billboard.com, pitchforkmedia.com Karen O PHOTO FOURNIE PAR YEAH YEAH YEAHS Metallica PHOTO AP Christina Aguilera PHOTO AP ÉMILIE CÔTÉ Mercredi, System of a Down foulera la scène du parc Jean- Drapeau, près d'un an après son dernier passage au Centre Bell.Le groupe se produira pour la dernière fois en tête d'affiche, avant la pause que les membres ont annoncée.Une pause d'une durée indéterminée.«Ce sera bizarre de faire un dernier spectacle comme headliner, explique le bassiste Shavo Odadjian.Nous ressentons le besoin de nous arrêter.» La pause de System of a Down débutera officiellement le 13 août, après le dernier spectacle de la tournée Ozzfest.Daron Malakian, Shavo Odadjian, Serj Tankian et John Dolmayan font une faveur à leurs fans québécois en passant par Montréal, entre deux arrêts du Ozzfest.«Nous tenions à venir au Canada, car nous ne venons pas souvent.Nous avons beaucoup de fans à Montréal », souligne Odadjian.Deux fait très connus : les quatre membres de System of a Down sont d'origine arménienne, et expriment leurs opinions politiques dans leurs chansons.Deux faits moins connus : le chanteur Serj Tankian et le batteur John Dolmayan sont nés au Liban - le centre d'attention de la planète depuis deux semaines -, et Dolmayan et sa famille ont immigré à Montréal avant de s'installer en Californie.Les tensions qui paralysent le Liban sont certainement un sujet chaud dont discutent les membres de System of a Down.Pourtant, Shavo Odadjian n'a pas voulu aborder le sujet avec nous.«Personnellement, je suis né en Arménie.Ce n'est pas cool ce qui arrive au Liban, mais je ne veux pas avoir une conversation politique.» Compris.Des propos étonnants pour un gars dont le groupe se distingue par ses positions politiques tranchantes.Le premier extrait de Mezmerize, B.Y.O.B., dénonce le rôle de l'administration Bush dans la guerre en Irak.Why don't presidents fight the war ?/ Why do they always send the poor ?, dit la chanson.Soldier side, paru sur Hypnotize, parle de l'endoctrinement des soldats.En entrevue, les réponses du bassiste sont courtes.Beaucoup de « oui », de « non », de « cool » ou de « c'est trop compliqué à expliquer au téléphone ».Nul besoin d'un bac en psychologie pour comprendre que les entrevues ne sont pas sa tasse de thé.En fait, System of a Down a toujours fait à sa tête, et cela l'a bien servi.Sortir les deux volets d'un album double à six mois d'intervalle était un pari risqué.Mais Mezmerize et Hypnotize ont tous deux gravi les échelons des palmarès.Le mur de son chargé, solide et à couper au couteau de la formation californienne témoigne manifestement d'une forte intégrité artistique, et non du besoin de plaire au plus grand dénominateur commun.«On a toujours fait ce qu'on voulait », dit Shavo Odadjian.Les fans y sont aussi pour quelque chose.Suf f it d'en connaître quelques-uns pour se rendre à l'évidence : les amateurs de System of a Down sont des purs et durs.Voilà pourquoi le quatuor « californo-arménien » prend une pause sans trop s'en faire pour l'accueil qui lui sera réservé à son retour.Les fans attendront le temps qu'il faut.«Nous reviendrons quand nous reviendrons », lance Shavo Odadjian.Depuis 12 ans, ses trois collègues et lui se dévouent à System Of A Down.Il y a eu un premier album éponyme en 1998, Toxicity en 2001, Steal This Album ! en 2002 et Mezmerize / Hyptonize en 2005.« Ce sera mieux pour le band et pour nous, individuellement.Chacun a ses projets.Nous voulons les réaliser avant de revenir ensemble », poursuit le bassiste.Odadjian est plus volubile quand vient le temps de parler de ses projets personnels.Daron Malakian et lui ont formé un groupe parallèle nommé Scars on Broadway.Le bassiste doit également coréaliser et écrire la musique d'un film dont il garde les détails secrets.I l prépa re un « a lbum concept » avec RZA de Wu- Tang Clan.«C'est un rêve qui se réalise.Je travaille avec un des meilleurs paroliers qui existent », fait-il valoir.Shavo Odadjian parle également de collaborations avec Raekwon et D12.Les autres membres de System of a Down ont également des projets plein la tête.Serj Tankian pense faire un album solo, alors que John Dolmayan se consacrera à sa « e-boutique » de bandes dessinées, sa passion.Mais ne sautons pas d'étape.System of a Down joue mercredi au parc Jean-Drapeau.Dernière chance avant on ne sait combien de temps.System of a Down se produit mercredi au parc Jean-Drapeau.Avec Avenged Sevenfold, Bad Acid Trip, Unearth, Norma Jean et Hatebreed.Info : (514) 790-1245.SYSTEM OF A DOWN De retour après la pause PHOTO FOURNIE PAR SONY BMG La pause de System of a Down débutera officiellement le 13 août, après le dernier spectacle de la tournée Ozzfest.CHANSON FRANÇAISE Pierre Perret, Mélangez-vous FFF Naïve/Fusion III Un copain de Georges, d'abord Cinquante ans que Pierre Perret écrit et chante de sa drôle de voix éraillée ses chansons, plus «françaises de France » que nature.Polisson, bon vivant, chevaleresque et chantre de la langue de Molière, le chanteur de 72 ans est célèbre pour ses chansons Le Zizi et Les Jolies Colonies de vacances.Son nouvel album rappelle tous ces précédents albums : des textes très bien écrits, de jolies mélodies, mais toujours des arrangements de disque pour enfants et l'inévitable cliché de la pute au grand coeur.C'est parfois charmant (Mélangez-vous, un appel aux femmes pour qu'elles enfantent de bébés de toutes les couleurs afin de freiner le racisme), parfois ringard (La Femme libérée, très années 70), parfois juste (Malika, contre l'hypocrisie occidentale), parfois daté (T'as pas la couleur, où Perret se plaint à son grand copain Brassens de l'absence de la chanson française sur les ondes - Pierrot, t'as entendu parler de M, Camille, Diam's et compagnie ?), parfois « wishful thinking» (La P'tite Infirmière sur une infirmière qui « soulage» la misère sexuelle de ses patients et dénonce en même temps.la déroute du système médical !).Bref, Perret fait du Perret.Ça tombe bien: depuis 50 ans, il EST Pierre Perret.Mélangez-vous, bien pensée et accrocheuse Un peu suranné, tout de même.Mar ie -Ch ri s t i ne Blai s Les fans de System of a Down sont des purs et durs.Voilà pourquoi le quatuor « californo-arménien » prend une pause sans trop s'en faire pour l'accueil qui lui sera réservé à son retour. LE SOLEI L Dix spectacles en plein air comme autant de bougies.Voilà comment les Fêtes de la Nouvelle- France entendent célébrer, entre le 2 et 6 août, leur 10e anniversaire.« Jusqu'ici , les spectacles n'étaient pas une coutume lors des Fêtes, a mentionné le président Gilles Lachance, cette semaine, en conférence de presse.Le défi était d'en trouver 10 qui seraient liés à la thématique.» Celle-ci tournera autour de l'influence réciproque qu'ont exercée l'une sur l'autre la France et sa colonie.Des artistes de renom comme la Bottine souriante, Claire Pelletier, Les Batinses, Grand Dérangement et Angèle Dubeau prendront d'assaut quatre scènes, dont le parc Montmorency et la cour du Séminaire.Ils tenteront de faire vibrer une fibre patriotique française qui «fait partie de nos gènes », rappelle Claire Pelletier, porte-parole des Fêtes.Le coup d'envoi sera donné avec le traditionnel défilé sur Grande Allée et rue Saint-Louis, le 2 août à partir de 20 h 30.Dix spectacles pour les 10 ans des Fêtes de la Nouvelle-France Japan World Exposition Commemorative Fund Consulat Général du Japon à Montréal Quand l'archéologie rejoint l'art Une collection d'objets millénaires jamais réunis en Occident 3406281A 3390719A ARTS ET SPECTACLES COUNTRY Johnny Cash American V: A Hundred Highways FFFF (American/Universal) Le dernier souffle Johnny Cash est mort le 12 septembre 2003 à l'âge de 71 ans.Mal en point, asthmatique, il n'avait pourtant jamais cessé de chanter.Au moment de son décès, il était encore à enregistrer cet album, cinquième volume de la série American entamée au milieu des années 90.Produit par le visionnaire Rick Rubin, A Hundred Highways est un vibrant point final , où la boucle se referme en beauté.Dieu, l'amour, la mort, éternels compagnons de « l'homme en noir », traversent l'album avec profondeur, élégance et mélancolie.Au menu : quelques compositons de Cash et une majorité de reprises, dont If you Could Read my Mind (Gordon Lightfoot) et Further Up on the Road (Bruce Springsteen).Le chanteur, qui se savait au bout du rouleau, émeut par son manque de souffle et sa diction difficile.La patine du temps, le grain des anciens, se font entendre dans cette voix caverneuse dont on peut dire, enfin pour vrai, qu'elle est sortie d'outre-tombe.Minimale, la musique ne fait que servir l'émotion.Étonnant que Rick Rubin ait mis trois ans avant de faire entendre ce chant du cygne.Ses ajouts sonores sont discrets, presque absents.C'est un disque de guitares sèches, d'arrangements dépouillés et d'émotion brute.C'est, plus que tout, un touchant dernier souffle.Le chant du cygne de Johnny Cash On l'a attendu longtemps Jean -Ch ri s tophe Laurence ÉLECTRO The Knife Silent Shout FFFF Rabid/Mute/EMI Jamais trop tard pour bien faire Les «pirates » téléchargent la musique qu'ils ne possèdent pas, ça va de soi.Ainsi, on se demande bien pourquoi EMI a attendu six mois avant d'offrir au Canada le troisième album du duo The Knife - l'un des meilleurs disques de l'année! -, sinon pour favoriser le piratage.Le duo frère-soeur suédois s'était fait connaître par le magnifique single Heartbeat, paru sur Deep Cuts (2005) et repris par José Gonzales.Le son de The Knife était déjà en évidence: sur des arrangements électroniques métalliques et chargés de tension, la voix glaciale et théâtrale de Karin Dreijer Andersson entonne des refrains pop hantés.Silent Shout, le successeur, est moins pop et d'une atmosphère beaucoup plus inquiétante que Deep Cuts.Pris seuls, les arrangements d'Olof Dreijer, qui s'inspire beaucoup de la techno allemande classique et minimaliste, auraient déjà de quoi faire tourner les têtes technophiles.Avec Karen dans le portrait, le résultat est fascinant : la brumeuse Marble House (aux arrangements évoquant le vieux Autechre) traîne une solennelle mélancolie.Na Na Na est un étrange numéro d'électrofalsetto.et pour le reste, on vous laisse faire la découverte.Bonnes chansons, son moderne et envoûtant Pas jojo Ph i l ippe Renaud , co l labo rat i on spécial e REPRISES Artistes variés La Musique de Paris Dernière FFF ½ Naïve/Fusion III Comme de la sangria musicale Imaginons un instant que, sur une autre planète ou dans mille ans, des artistes décident d'interpréter des grands succès de notre époque, mais uniquement à partir de la partition, sans aucune idée de la version originale, du tempo, des arrangements, etc.Ça donnerait quelque chose comme la compilation La Musique de Paris Dernière.Faite exclusivement de reprises surprenantes de grands succès, on y entend I Can't Get No Satisfaction en bossa nova façon années 60, Shaft chantée en arabe, Proud Mary en jazz lounge, Hey Ya en version lente, Walk This Way en nu-soul, Staying Alive « revisitée» à la manière de Joni Mitchell.W ird! Et agréable au cube, parfaite bande sonore de soirées sur la terrasse, rafraîchissante telle une sangria sonore, exotique comme si on écoutait la radio locale d'ailleurs.En outre, on se surprend à mieux écouter les paroles et à redécouvrir la beauté intrinsèque de certains morceaux.Ces étranges reprises (Back in the USRR facon Voix bulgares !) accompagnaient l'émission de télé Paris Première, consacrée aux folles nuits parisiennes et conçue par Thierry Ardisson (c'est sa femme, Béatrice, qui trouvait ces reprises hallucinées).Chaleureusement recommandé aux fans de l'excellent album Nouvelle Vague.Le livret, bourré d'informations Le concept un brin répétitif Mar ie -Ch ri s t i ne Blai s POP Peaches Impeach My Bush FFF ½ XL/Select Oreilles chastes, s'abstenir La Canadienne Peaches remporte déjà le prix du titre d'album de l'année.Et le reste ?Comme le titre, tiens : hargneux.et tellement trash ! Contrairement à ses anciens colocs Feist (qui participe à la chanson Give \u2018Er) et Gonzales, Peaches n'a pas mis d'eau dans son vin, et on la salue pour ça.La demoiselle, qui se présentait barbue sur la pochette de son album précédent, offre sur Impeach My Bush une collection de chansons abrasives, où les rythmes électro balourds font rebondir des riffs de guitare électrique, et où le thème du sexe est encore aussi prépondérant.Les titres des chansons (comme celui de l'album) sont sans équivoque : Fuck or Kill (qui ouvre les hostilités avec aplomb), Tent in Your Pants, Two Guys (For Every Girl), Slippery Dick, etc.Des refrains étonnamment accrocheurs sauvent l'ensemble de la redondance électro-punk qui aurait pu se faire sentir.La chanteuse, qui s'est bâti une solide réputation grâce à ses performances live, offre néanmoins le meilleur album de sa courte carrière solo.Défoulant et amusant, pour ceux qui ont un sens de l'humour un peu tordu, bien sûr.Énergie sans compromis Côté textes, ce n'est pas du Lamartine, mettons.Ph i l ippe Renaud , co l labo rat i on spécial e FOLK CAJUN Linda Ronstadt et Anne Savoy Adieu False Heart FFF ½ Vanguard Records/ Fusion III La beauté sous les haillons Il ne faut jamais se fier aux apparences : la pochette d'Adieu False Heart est laide rare.Or, sous ces dehors peu engageants se trouve un des plus beaux disques de folk-cajun qui soient.Il réunit la maître ès folk-rock Linda Ronstadt et l'une des gardiennes de la musique cajun traditionnelle, Ann Savoy, du groupe Savoy- Doucet Cajun Band.Toutes deux avaient déjà enregistré un hommage à la musique cajun, Evangeline Made (2002), composé de chansons en français.Ce second album est nettement plus bilingue.Et peut-être plus intéressant, car il permet à Linda et Ann d'être tour à tour chanteuse principale, l'autre faisant alors les harmonies - Ann chantant très bien en français, elle était la voix principale des pièces d'Evangeline Made.Elles ont cette fois mêlé chansons cajun (magnifique Marie Mouri) et chansons plus contemporaines mais dans des arrangements folk : Walk Away, Renée du groupe pop Left Banke, I Can't Get Over You de la chanteuse country Julie Miller, deux morceaux de l'exceptionnel guitariste et chanteur folk Richard Thompson, etc.Leurs voix entrelacées sont un bijou de bonheur sonore, appuyées par des instrumentistes inspirés (violon, mandoline, guitare, harmonica, accordéon, dulcimer).Bref, c'est bien beau.Parlez-moi d'amour, pas cajun mais splendide La pochette sombre, quasi suicidaire.Mar ie -Ch ri s t i ne Blai s POP Nouvelle Vague Bande à part FFF Peace Frog / Fusion 3 Vague nostalgique On n'a pas crié au scandale lorsque Nouvelle Vague a apprêté du Joy Division, du Sisters Of Mercy et du Depeche Mode à la sauce easy listening l'an dernier.Pire, on a même osé écouter ces relectures inoffensives en faisant la popote.Vu le succès de cette première opération, Nouvelle Vague a déglacé d'autres vieux tubes plus ou moins alternatifs des années 1980 : The Killing Moon (Echo & the Bunnymen), Heart Of Glass (Blondie), Blue Monday (New Order) et même Bela Lugosi's Dead (Bauhaus).L'effet de surprise est passé.N'empêche, on joue encore le jeu.On goûte avec un plaisir presque coupable ces airs BCBG, en se disant que tout est récupérable.Camille, qui avait notamment prêté sa voix à Guns Of Brixton sur le premier Nouvelle Vague, n'est plus de l'aventure, mais on retrouve Melanie Pain, dont la jolie voix rappelle celle de la chanteuse de Frente, groupe australien qui a enregistré une touchante version de Bizarre Love Triangle il y a 10 ans.Un verre de rosé avec ça ?Plutôt un gin tonic, puisqu'il s'agit, dit-on, de la boisson préférée des trentenaires, public cible de Nouvelle Vague.Orchestrations soyeuses Ça sent la recette Al exandre Vi gneaul t ROCK MÉTAL Voivod Katorz FFF ½ The End Records Repose en paix, Piggy Il s'en trouve toujours pour affirmer que la musique métal incite nécessairement à la violence.À l'écoute du 14e album du groupe Voivod, né à Jonquière au début des années 80 mais connu de toute la planète rock métal, on a la preuve du contraire : voici 10 morceaux qui dénoncent la guerre (Dognation, quasi prémonitoire), la malhonnêteté des milieux d'affaires et politique (Odds and Frauds), les dérives de la science (Silly Clones), la vitesse extrême pour mieux s'oublier (excellente The X-Tream), la violence elle-même (Red My Mind).Les paroles signées par le chanteur Denis « Snake » Bélanger s'intègrent parfaitement dans cet univers musical hurlant, vibrant, haletant, certes classique dans le genre rock métal, mais c'est parce que Voivod EST le groupe qui a «inventé» ce type de rock.Le quatuor n'avait pas fait un album aussi cohérent depuis un bout de temps, imprégné d'urgence, entrecoupé parfois d'étonnants d'interludes très « voyage dans l'espace»: ces interludes et l'essentiel de Katorz ont été conçus par le guitariste Denis «Piggy » D'Amour, juste avant sa mort, en août dernier, à 45 ans.Promènetoi dans l'espace en paix, Piggy : grâce à toi, Voivod est toujours vivant.La batterie hallucinante de Michel Langevin Les rires sardoniques dans Odds and Frauds Mar ie -Ch ri s t i ne Blai s "]
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