La presse, 3 septembre 2006, P. Plus - Actuel: Santé
[" www.cyberpresse.ca/plus MON T R É AL DI M A N C H E 3 S E P T E M B R E 2 0 0 6 COLORANTS CAPILLAIRES DANGEREUX OU PAS?PAGES 6 ET 7 ACTUEL SANTÉ PLUS Des milliards investis dans la sécurité.Des passagers systématiquement passés au crible dans les aéroports.La guerre en Afghanistan et en Irak.La traque aux terroristes partout dans le monde.Mais est-on vraiment plus en sécurité, cinq ans après les attaques contre le World Trade Center et le Pentagone?Des améliorations ont été apportées, certes, mais bien des lacunes demeurent, répondent les experts.Et les terroristes, eux, continuent d'user de leur imagination pour trouver des failles aux démocraties.Heureusement, l'improvisation qui avait suivi les premières attaques d'Al-Qaeda, au Canada comme ailleurs, serait bien mieux contrôlée aujourd'hui.UN GRAND DOSSIER À LIRE EN PAGES 2 À 5 CINQ ANS APRÈS LE 11 SEPTEMBRE LE MONDE EST-IL PLUS SÛR?PHOTO CARMEN TAYLOR, AP PLUS ALEXANDRE SIROIS Mary Maxwell travaillait à Manhattan, dans les années 70, et a pu assister à la construction des tours du World Trade Center.Cinq ans après leur disparition, elle est convaincue que le gouvernement américain a orchestré les attaques du 11 septembre 2001.Il y a quelques jours, cette quinquagénaire a effectué une sortie remarquée pour montrer Washington du doigt.Selon elle, les autorités américaines ont joué un rôle de premier plan dans cette tragédie afin de monter les Américains contre les Arabes.Le but du gouvernement américain : pousser ses citoyens à soutenir «le bombardement de pays musulmans comme l'Irak».La nouvelle a fait le tour des États-Unis, car M me Maxwell n'est pas une citoyenne ordinaire.C'est une candidate républicaine du New Hampshire qui cherche à obtenir un siège à la Chambre des représentants du Congrès américain en novembre prochain.Elle est toutefois loin d'être l'exception: un nombre effarant d'Américains sont convaincus qu'on ne leur dit pas la vérité dans ce dossier.Y compris plusieurs professeurs d'universités réputées.Fin mai, la firme de sondage Zogby a révélé que pas moins de 42 % des Américains estiment que leur gouvernement et la commission d'enquête sur les attaques du 11 septembre n'ont pas dit toute la vérité sur ce qui s'est vraiment passé ce jour-là.Les théories du complot sont si populaires, en sol américain, que le département d'État a cru bon de créer un site Web pour les démentir.Plusieurs demeurent convaincus que ce n'est pas un avion qui a percuté le Pentagone.D'autres croient dur comme fer que ce sont des bombes qui ont fait sauter le World Trade Center.En fait, depuis l'assassinat de John Fitzgerald Kennedy, jamais on n'a vu un événement susciter tant de théories du complot aux États-Unis.Si bien que le magazine Popular Mechanics a publié un livre pour les réfuter.Et comme dans le cas de JFK, les sceptiques, dont les doutes sont alimentés de façon prodigieuse grâce à Internet, ne semblent pas en voie d'être confondus.Site Web du département d'État utilisé pour démentir les théories du complot : http://usinfo.state.gov/media/Archive/2006/Jan/20- 672210.html Site Web du magazine Popular Mechanics, qui prouve à l'aide d'experts qu'il n'y a pas eu de complot : www.popularmechanics.com/ science/defense/1227842.html THÉORIES DU COMPLOT Qui a fait sauter le World Trade Center ?ANDRÉ DUCHESNE OTTAWA\u2014Entre les bombes artisanales, les couteaux, les armes à feu et les explosifs liquides, c'est l'inconnu qui préoccupe le plus Jacques Duchesneau, grand patron de l'Administration canadienne de la sûreté du transport aérien (ACSTA), agence fédérale créée dans la foulée des événements du 11 septembre 2001.«Les terroristes ne sont pas statiques.Ils bougent tout le temps et nous devons faire la même chose, dit M.Duchesneau.La seule limite de ces gens-là est leur imagination.Et si je ne pense pas comme un terroriste, je vais toujours manquer mon coup.» En décembre 2001, le gouvernement fédéral annonçait l'injection de 7,7 milliards en cinq ans afin d'améliorer la sécurité, traquer les terroristes au pays, renforcer les contrôles frontaliers.De cette somme, près de deux milliards sont allés à la création de l'ACSTA, dont au moins 500 millions à l'achat de nouveaux équipements pour le contrôle des bagages enregistrés.Or, déjà, certains de ces équipements doivent être remplacés ou reprogrammés afin de pouvoir détecter de nouveaux types d'explosifs.«Nous savions que ce qui s'est passé à Londres était pour arriver un jour, ditM.Duchesneau au sujet du démantèlement, le 10 août dernier, d'un complot aux explosifs liquides.Le jour même où ces événements survenaient, de nouveaux appareils de détection d'explosifs liquides étaient livrés dans un des principaux aéroports du Canada.Depuis, nous en déployons d'autres ailleurs.» L'autre changement découlant de la création de l'ACSTA, c'est du côté des employés qu'on le trouve.«La formation de base a plus que triplé (de 50 à 180 heures) et chacun des quelque 4400 agents de contrôle reçoit de la formation supplémentaire annuellement, poursuit le président de l'ACSTA.La vigilance de chacun est contrôlée par des tests d'infiltration menés par Transports Canada.Un agent qui échoue retourne en formation.» La profession de foi de M.Duchesneau ne convainc pas tout le monde.Président du comité sénatorial permanent sur la sécurité nationale et la défense, le sénateur libéral Colin Kenny dénonce avec vigueur la situation actuelle.Il s'inquiète du taux de roulement élevé chez les travailleurs aéroportuaires et du peu d'inspections des travailleurs de chantiers - ils sont nombreux dans les grands aéroports du pays - et chez les fournisseurs de services.À cela, l'ACSTA réplique qu'environ un million de contrôles sont réalisés annuellement sur des non-voyageurs.D'autres grands projets visant à resserrer davantage la sécurité s'en viennent, promet aussi M.Duchesneau.«La seule limite des terroristes est leur imagination» LES MESURES DE SÉCURITÉ SONT-ELLES SUFFISANTES DANS LES AÉROPORTS?Non, répond Scot t Mc Hugh, ancien officier au département de la Sécurité intérieure des États- Unis.« Il y a eu un peu d'amélioration.Les agents de sécurité américains sont mieux formés qu'ils ne l'étaient, dit-il.Mais les mesures de sécurité en place se basent toujours sur les dernières inventions des terroristes et pas sur celles qui surgiront dans le futur.» M.Mc Hugh prône une autre approche : scruter davantage le comportement des passagers que le contenu de leur sac à main.Repérer ceux qui sont en sueur, crispés, rigides, qui ont les poings serrés.Une expérience concluante a eu lieu à l'aéroport de Washington en 2003.Même si aucun terroriste n'a été intercepté, la plupart des personnes interrogées étaient impliquées dans une forme ou l'autre d'activité criminelle.Faute de moyens - les ressources étant toutes concentrées sur la fouille des bagages à main -, il n'y a pas vraiment plus d'agents «scrutateurs » aujourd'hui qu'il y a cinq ans.Cette technique auraitelle pu stopper les terroristes du 11 septembre ?Scott Mc Hugh pense que oui.« J'ai vu les vidéos qui montrent certains des terroristes, et après avoir observé leur comportement, je suis assez sûr que certains, sinon la totalité d'entre eux, auraient été repérés.» AL-QAEDA EST-IL ENCORE UNE MENACE?Oui, répond Wade Deisman, directeur du Groupe de travail sur la sécurité nationale de l'Université d'Ottawa.«Mais il est difficile de parler d'Al-Qaeda comme d'un groupe organisé.» Les experts s'entendent aujourd'hui pour dire qu'Al-Qaeda est maintenant plus une philosophie qu'une organisation.Al-Qaeda existe encore, mais sa structure de commandement est totalement désorganisée, estiment les experts.Ses membres sont tellement surveillés qu'ils doivent désormais éviter les communications électroniques et les transactions bancaires.Le recrutement et la réunion de ses membres sont compliqués par la crainte de se voir infiltrés par des agents doubles.«La plupart des études pilotées par les Nations unies et les agences de renseignement ont montré que l'appui à Al-Qaeda n'a fait que croître, surtout après l'invasion de l'Irak », dit M.Deisman.En Angleterre, notamment, les autorités arrêtent désormais ceux qui appellent au djihad ou glorifient le terrorisme.Au Canada aussi, dit M.Deisman, le message dans certaines mosquées s'est radicalisé.LES SERVICES SECRETS ET LES FORCES POLICIÈRES SONT-ILS MIEUX PRÉPARÉS?Oui, il faut l'espérer, dit Jean-Paul Brodeur, directeur du Centre international de criminologie comparée à l'Université de Montréal.L'engagement du Canada en Afghanistan et son alignement sur la politique américaine en font désormais une cible plus intéressante pour les terroristes, ajoute-t-il.Mais les attentats terroristes étant plutôt rares au Canada, l'expérience des forces policières en la matière est limitée.La Gendarmerie royale du Canada (GRC) et le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) sont « sans doute » mieux préparés.Mais puisque, surtout dans le cas du SCRS, le plus grand secret entoure ses opérations, il est difficile de se faire une idée, dit M.Brodeur.Les États-Unis, eux, ont entrepris une réforme majeure de leurs agences de renseignement au lendemain des attentats.Mais les résultats, jusqu'ici, laissent les experts perplexes.«On a beaucoup critiqué le FBI pour avoir des banques de données inadéquates et de vieux ordinateurs, dit M.Brodeur.Cette réforme est complètement en panne parce que ça demande trop d'argent.Le problème serait, actuellement, quasiment insoluble.» Judith Lachapelle TERRORISTES Lisez l'intégralité de l'entrevue avec Jacques Duchesneau sur www.cyberpresse.ca/duchesneau L'ACSTA EN CHIFFRES > 89 aéroports > 4400 agents de contrôle > 39 millions de passagers par année > 100 millions de décisions à prendre par année > 20 secondes en moyenne pour prendre une décision > 100 % du contrôle des bagages sur les vols domestiques et internationaux > Entre 1000 et 1500 couteaux X-Acto (comme ceux utilisés par les auteurs des attentats du 11 septembre 2001) saisis annuellement PHOTO GULNARA SAMOILOVA, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS © Les théories du complot sont nombreuses aux États-Unis.Certains croient dur comme fer que ce sont des bombes qui ont fait exploser le World Trade Center.Un nombre effarant d'Américains sont convaincus qu'on ne leur dit pas la vérité.PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE © «Les terroristes ne sont pas statiques.Ils bougent tout le temps et nous devons faire la même chose », croit Jacques Duchesneau, responsable de l'Administration canadienne de la sûreté du transport aérien. PLUS JUDITH LACHAPELLE D'abord, les lames de rasoir.Puis les coupe-ongles, les couverts de métal, les petits canifs.Maintenant, les bouteilles de shampoing et le vernis à ongles.Et demain?Les lacets de chaussures ?Les pinces à cheveux?Le dentier de grand-maman?Ce qui se passe dans les aéroports illustre assez bien le constat que font plusieurs experts face à la guerre contre le terrorisme: un cafouillage, un gaspillage.Voire, dans certains cas, un échec.Bien sûr, les forces policières sont un peu mieux préparées qu'elles ne l'étaient ce mardi matin de septembre 2001, quand quatre avions ont été détournés.Des attentats ont eu lieu à Londres, à Madrid, à Bali et en Égypte, mais d'autres auraient été évités.Des protocoles d'urgence ont été rédigés, des agents spécialisés en attaques biologiques ont été formés.Les mesures de sécurité, particulièrement dans les aéroports, ont été resserrées.«Ce n'est pas parce qu'il y a plus de mesures de sécurité que la sécurité est meilleure », dit cependant Michel Juneau-Katsuya.L'ancien cadre du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), aujourd'hui à la tête de sa propre agence de renseignement, a près de trois décennies d'expérience dans la chasse aux terroristes.Et il ne croit pas que l'argent réglera le problème.«On a dépensé des sommes phénoménales en sécurité», rappelle-t-il.Seulement aux États-Unis, la facture s'élève à 600 milliards, ajoute-til.«Les extrémistes ont réussi à modifier nos vies.Ils ont touché notre confort et plus on avance, plus on s'enlise dans la sécurité et la suspicion.C'est une victoire, pour eux.Ils ont gagné.» «Si un terroriste est décidé, et surtout s'il n'hésite pas à mettre sa vie en jeu, il est extrêmement difficile de l'arrêter, quelle que soit la compétence des forces policières», dit Jean-Paul Brodeur, professeur au département de criminologie de l'Université de Montréal et directeur du Centre international de criminologie comparée (CICC).Il est grand temps de changer de stratégie, notent plusieurs observateurs.Une expérience sur le comportement des passagers (voir texte cicontre) menée en 2003 à l'aéroport Dulles, de Washington, avait un but: changer la façon de penser de la Transportation Security Administration (TSA), l'agence chargée d'assurer la sécurité dans 450 aéroports américains.Le directeur du projet, Scott Mc Hugh, ancien officier au département de la Sécurité intérieure des États-Unis, admet que la TSA a été bousculée par l'idée de se concentrer sur le comportement des gens plutôt que sur la fouille des bagages.Une personne qui observe discrètement est moins impressionnante qu'un bataillon d'agents qui ordonnent aux passagers d'enlever leurs chaussures, d'allumer leur ordinateur, de vider leur trousse de toilette.«Les bureaucrates aiment parler du nombre de fusils, de couteaux et d'articles interdits que les agents ont saisis.Ma réponse a toujours été: combien d'entre eux étaient liés à un acte terroriste?Et la réponse est zéro!» Ce n'est pas parce qu'un couteau est interdit à bord qu'un acte terroriste a été évité, rappelle-t-il.Mais un individu prêt à commettre un crime, peu importe son arme, risque d'avoir un comportement caractéristique qui doit être repéré.Malheureusement, même si la direction de la TSA aimerait bien former plus d'agents pour regarder les passagers dans les yeux, elle doit concentrer ses ressources - limitées - à obéir aux règles imposées par le Congrès concernant la fouille des bagages à main.Déjouer les terroristes S'il est si difficile de changer les méthodes de travail d'une seule agence, changer la stratégie globale de tout un gouvernement s'annonce ardu.C'est pourtant ce que veut un courant de pensée américain.Pendant que les troupes s'enlisent en Irak, que des milliards sont dépensés en mesures de sécurité, des spécialistes arrivent à cette solution pour mettre fin à la crise: déclarer que la guerre au terrorisme est terminée et que les États-Unis l'ont gagnée.L'idée est lancée dans le dernier numéro du magazine The Atlantic Monthly, le mensuel de l'intelligentsia libérale américaine.Al-Qaeda existe toujours mais il est aujourd'hui désorganisé.C'est sur cette affirmation que les États-Unis pourraient asseoir leur victoire sur le terrorisme.Au pays, cette stratégie aurait pour effet l'abandon de la fameuse échelle d'alerte, un système qui justifie tous les investissements en sécurité pour se protéger d'une menace.La chasse à Al-Qaeda doit se poursuivre, mais en abandonnant le ton belliqueux, écrit le journaliste James Fallows.La collaboration avec les autres pays s'en trouvera facilitée.Les services secrets doivent évoluer, notamment en acquérant une expertise à long terme au Proche-Orient.Mais les États-Unis pourraient maintenant «faire la paix» plutôt que «faire la guerre».«Quand les affrontements ont commencé au Liban, j'ai eu la même réaction que face à l'Irak: on ne peut pas gagner ces guerres-là», dit Stéphane Roussel, spécialiste de la politique étrangère canadienne à l'Université du Québec à Montréal.«Et les Israéliens sont en train d'en prendre acte.» La Grande-Bretagne s'est longtemps démenée contre les terroristes de l'IRA.«Ils n'ont jamais réussi à trouver de stratégie idéale, sinon l'écoeurement des combattants.» Déclarer la victoire?Une réaction un peu «macho », estime Michel Juneau-Katsuya.«Ce que les Arabes ont besoin de voir, c'est une certaine reconnaissance qu'on a gaffé », dit-il.Après le 11 septembre, il fallait répondre fermement aux attaques et réviser les mesures de sécurité, ajoute-til.Mais aujourd'hui, les soldats doivent laisser la place aux diplomates.L'Occident - pas seulement les États-Unis - doit mieux comprendre pourquoi un jeune de 17 ans en arrive à vouloir perpétrer un attentat terroriste.«Il faut rester sur ses gardes face à ceux qui sont engagés dans ces activités, mais commencer immédiatement à semer le doute chez ceux qui viennent d'être convaincus qu'ils doivent faire un attentat.Si on pouvait trouver une solution pour reconnaître et protéger les territoires occupés de la Palestine, et si les Palestiniens qui vivent dans les camps de réfugiés du Liban depuis des générations commençaient à entreprendre leur retour au pays, vous ne pensez pas que le jeune de 24 ans à Toronto qui se prépare à faire sauter le métro se demandera si l'attentat va aider ou nuire à la cause?» COURRIEL Pour joindre notre journaliste: judith.lachapelle@lapresse.ca FAIRE LA GUERRE, FAIRE LA PAIX Il y a eu le 11 septembre 2001.Mais aussi des attentats à Bali, en Égypte, à Madrid, à Londres.Beaucoup d'argent dépensé en mesures de sécurité.Pourtant, Oussama ben Laden court toujours.Plus : des millions de gens le considèrent comme un héros, tandis que le Hezbollah, le Hamas et d'autres groupes prennent du galon.Des voix s'élèvent pour un changement de stratégie dans la guerre au terrorisme et proposent des solutions qui étonnent.Comme déclarer qu'elle est terminée.« Les bureaucrates aiment parler du nombre de fusils, de couteaux et d'articles interdits que les agents ont saisis.Ma réponse a toujours été : combien d'entre eux étaient liés à un acte terroriste ?Et la réponse est zéro ! » PHOTO MARTY LEDERHANDLER, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS © Depuis les attentats du 11 septembre 2001, des milliards de dollars ont été dépensés en sécurité.Mais plusieurs observateurs estiment qu'il est grand temps de changer de stratégie. ANDRÉ DUCHESNE Ottawa, quartier général de la GRC L'attaque contre la tour sud du WTC n'est pas encore survenue que le Centre national des opérations de la Gendarmerie royale du Canada s'est spontanément animé.Situé dans un des nombreux édifices du quartier général de la GRC, à l'intersection de la Promenade Vanier et de l'autoroute 417 à Ottawa, le centre poursuit ses activités tous les jours de l'année, 24h sur 24.En situation de veille, on n'y retrouve que quelques personnes.Mais lorsqu'une alerte est déclenchée, comme après l'écrasement de 8h46, de vingt-cinq à trente individus y convergent en vitesse.La salle est divisée en cinq ou six îlots, chacun comptant plusieurs postes de travail munis d'ordinateurs et de lignes téléphoniques sécurisées.Sur le mur faisant face aux opérateurs, quatre immenses écrans sont encastrés.L'un d'eux est branché sur les réseaux de télévision.Un autre retransmet en permanence l'état de la circulation aérienne au-dessus de la capitale.Sur un fond vert où est dessinée la carte de la grande région d'Ottawa se détachent de petits icones, chacun représentant un vol en cours avec ses coordonnées essentielles.Un autre écran est divisé en quatre petites portions où sont retransmises par caméras de surveillance les images captées en direct depuis la colline parlementaire.Une salle de vidéoconférence surplombe le centre.Deux grandes vitres, que l'on peut masquer avec des panneaux à contrôle électronique, donnent une vue imprenable sur celui-ci.Dans ce décor high-tech, on aperçoit sur le mur de gauche la tête empaillée d'un buffle, symbole de la GRC du temps où elle était encore la police du Nord-Ouest.Lorsqu'il y a une crise, la salle accueille non seulement des policiers de la GRC, mais aussi des représentants d'autres agences fédérales tels que le SCRS, les ministères des Transports, de l'Immigration, etc.Le 11 septembre en matinée, l'ambassade américaine y dépêche aussi des représentants.Pendant que le centre s'active, le commissaire Giuliano Zaccardelli, grand patron de la GRC depuis un an, retourne prestement à son bureau.Quelques secondes auparavant, Zaccardelli et la dizaine de personnes formant le comité exécutif de la GRC étaient réunis dans une des salles du quartier général, s'apprêtant à amorcer, comme ils le font tous les deux ou trois mois, une rencontre de deux jours pour faire le point sur les différentes activités du corps policier fédéral.«Nous venions juste de commencer la réunion lorsque mon adjoint est venu me dire: «M.Zaccardelli, je crois qu'il vaudrait la peine que vous alliez regarder la télé.Il se passe quelque chose ».Ce que fit le commissaire.Montréal, Palais des congrès, 9h05 En politicien aguerri, le ministre fédéral des Transports, David Collenette, ne se formalise guère des bruits, des murmures et du manque d'attention qu'il observe depuis le fond de la salle où il est en train de livrer un discours depuis une dizaine de minutes.De passage à Montréal, Collenette est sur l'estrade de la grande salle du Palais des congrès de Montréal pour adresser un mot de bienvenue aux quelque deux mille deux cent cinquante congressistes du Conseil international des aéroports.Ceux-ci, dont environ la moitié sont des Américains, se réunissent trois jours à Montréal afin de discuter d'enjeux communs, notamment les problèmes liés à la congestion dans les aéroports des États-Unis, au bruit, à l'environnement et à l'adaptation aux avions de plus en plus gros.Ce matin-là, le ministre est bien obligé de le reconnaître, son allocution ne passe pas très bien.Pour une raison inexpliquée, l'attention de plusieurs congressistes est ailleurs.«Dans une telle situation, ditil, de deux choses l'une: ou votre discours est totalement endormant, ou il se passe un événement dont vous n'êtes pas informé.» Le ministre ne tarde pas à l'être, informé, lorsqu'à 9h05 son sousministre adjoint, Louis Ranger, lui glisse un bout de papier sous le nez.Sur le message, griffonné à la hâte, le ministre lit : «Dépêchez- vous d'en finir.Il s'est passé quelque chose de terrible.En sortant, ne vous adressez pas aux journalistes, venez directement nous voir.» Collenette sait bien que les médias ne sont pas là pour son petit discours de bienvenue.Ils ne veulent pas non plus lui poser des questions sur le programme du congrès, mais bien sur l'industrie aéronautique canadienne, qui subit des turbulences depuis quelques mois.Les sujets ne manquent pas : importantes pertes financières chez Air Canada, vive concurrence entre les exploitants, dépôt récent d'un rapport du Bureau de la sécurité dans les transports concernant l'inflammabilité des matériaux, à la suite de la tragédie du vol de la Swissair en 1998.Plus récent sujet : le dossier Air Transat et l'amende salée imposée quelques jours plus tôt au transporteur.En quelques mots, suivant la recommandation de Louis Ranger, le ministre conclut son allocution, remercie le public et sort.Dans la salle, de plus en plus de téléphones et de téléavertisseurs résonnent.Ses adjoints s 'empressent de l'emmener dans une pièce séparée, où ils lui parlent de ce qui se passe à New York.À ce moment-là, même si la seconde attaque vient de se produire, Collenette n'est informé que du premier événement.Qu'importe.L'affaire sent déjà mauvais.Pour la FAA, lui disent ses adjoints, il s'agit d'un acte délibéré.Collenette pense la même chose.«Du moment que j'ai su que c'était un avion de passagers, j'ai senti une attaque terroriste.Les avions ne \" crashent \" pas dans les édifices », se rappelle l'ancien ministre.Lorsqu'il sort de la salle, les journalistes l'entourent.Eux aussi sont au courant de ce qui se passe et demandent une réaction à chaud.Collenette, qui tente de ne pas se prononcer tout de suite, bafouille une réponse.En anglais, sa déclaration est un monument d'ambiguïté.«Des choses de ce genre peuvent arriver, et un accident est toujours une tragédie, mais s'il s'agit d'un accident qui a été causé par - par d'autres, d'autres que - d'autres forces, c'est donc quelque chose qui est - qui est vraiment - vraiment une source d'inquiétude.Donc, je dois attraper mon avion.» « J'ai probablement donné le pire scrum de ma vie, dit l'ancien ministre au sujet de ce point de presse, parce que je ne pouvais pas dire ce que je pensais vraiment.J'étais très hésitant.Je suis ce genre de personne qui, si elle sait quelque chose, ne peut pas mentir.Mon esprit faisait deux choses à la fois : répondre aux questions et penser à ce qui se passait.» En déclarant qu'il a un avion à prendre, Collenette trouve un bon moyen de mettre fin à la conversation.Et il dit la vérité.En principe, il doit prendre l'avion à 10h à Dorval pour se rendre à Toronto, où il doit prononcer une autre conférence plus tard dans la journée.Lui et ses adjoints du cabinet descendent en vitesse les escaliers lorsque le téléphone de Louis Ranger sonne à nouveau.Il apprend alors la nouvelle de l'écrasement du vol UA175 dans la tour sud et en informe le ministre.Collenette est formel : «On retourne en voiture à Ottawa.» Base du NORAD, North Bay (Ontario), 9h10 Comme la douzaine d'autres personnes qui se trouvent avec lui dans le poste de commandement de la base du NORAD à North Bay, le major Wayne Smith n'a aucune espèce d'idée de ce qui vient de se passer.Quelques secondes plus tôt, en plein exercice Vigilant Guardian, les écrans radars de son poste étaient truffés d'icones lumineux simulant de faux avions ennemis.Et puis soudain l'exercice s'est arrêté net.Comme le service du câble ne fonctionne pas, impossible de savoir ce qui se passe là-haut, dans le monde réel.«On était aveugles, raconte le major Smith, aujourd'hui l ieutenant-colonel dans l'aviation canadienne.Et puis, l'information sur les attentats a commencé à circuler.Je me suis dit : \"Non, ce n'est pas réellement arrivé.C'est un ajout à l'exercice afin de voir comment nous allons réagir.\" » Réalité ou fiction ?Pour en avoir le coeur net, le major Smith décroche un téléphone et appelle sa femme à la maison.«Évidemment, elle était assise devant la télé à suivre les événements.Elle m'a dit que c'était vrai.J'ai raccroché et je suis retourné à mes affaires.» Au même moment, à Winnipeg, les bonzes du quartier général, dont le brigadiergénéral Watt, descendent dans la salle du centre des opérations, se rappelle Bruce Barnes.Ils discutent avec le colonel Duff Sullivan de la suite des choses.La priorité alors est d'établir le contact avec le quartier général de Colorado Springs.Ce qui est chose faite dans les secondes suivantes.Que ce soit au quartier général ou dans les autres bases du NORAD, les premières minutes sont marquées par la confusion et l'incertitude quant au nombre d'avions entre les mains des terroristes, leur destination, leur itinéraire, etc.Bruce Barnes retourne à son poste de travail.Cette fois, les écrans radars qu'il a sous les yeux, tout comme le grand écran mural du centre des opérations, reflètent la situation en temps réel à l'intérieur de l'espace aérien canadien.PLUS «LE 11 SEPTEMBRE PHOTO SUZANNE PLUNKETT, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS © L'effondrement des tours jumelles a recouvert New York d'une immense couche de poussière d'amiante qui a disparu au bout de plusieurs mois.André Duchesne est parti en reportage pour New York le 11 septembre au matin.Et pour cause : à La Presse, c'est lui l'expert des questions de défense nationale, de sécurité, de terrorisme.Des questions qui avaient un rapport direct avec les attentats d'Al-Qaeda contre les tours du World Trade Center et le Pentagone.Dix-huit mois de travail et une centaine d'entrevues plus tard, André Duchesne raconte, dans Le 11 septembre et nous, comment le Canada, les Canadiens et aussi les Québécois ont réagi en cette journée fatidique.Un récit haletant, où les événements se succèdent d'heure en heure, voire de minute en minute, en passant d'un tableau à l'autre.D'Ottawa à Montréal, de Québec à New York, de Gander à Anchorage.Ce livre de 360 pages est publié aux Éditions du Boréal.Il sera en librairie à compter de mercredi, 6 septembre.En voici quelques extraits.«Du moment que j'ai su que c'était un avion de passagers, j'ai senti une attaque terroriste.Les avions ne \" crashent \" pas dans les édifices », se rappelle l'ancien ministre David Collenette.«Nous avons bien vu que quelque chose de gros venait de se produire.Il y avait beaucoup d'incertitude quant aux répercussions sur les États-Unis, le Canada.» PLUS PHOTOS ASSOCIATED PRESS © ET NOUS» Les techniciens en aéronautique se mettent en liaison directe avec les stations et les divers centres et tours de contrôle de NAV Canada, avec qui la Défense canadienne a des ententes quant au partage des informations sur le trafic aérien.Des messages sont envoyés dans les bases aériennes où se trouvent les chasseurs CF-18 pour ordonner aux équipes de se tenir prêtes à décoller.À North Bay, le colonel Guérin et le lieutenant-colonel Pitre sont de retour dans le bunker souterrain.«On a battu des records de vitesse en redescendant, dit Denis Guérin.Les téléphones ont commencé à sonner.Nous avons eu la confirmation que nous n'avions pas affaire à des accidents.» Québec / Verchères Lorsque Bernard Landry arrive chez lui, les voyants rouges de ses appareils téléphoniques clignotent, annonçant que ses proches collaborateurs ont tenté de le rejoindre.Ayant allumé le téléviseur, il ne met pas de temps à savoir pourquoi.Dans les minutes suivant la seconde attaque sur les tours, Landry téléphone à Québec, à Jean St-Gelais.Ancien haut fonctionnaire au ministère des Finances, St-Gelais a suivi Landry dans ses nouvelles fonctions après l'assermentation de ce dernier comme premier ministre, le 8 mars 2001.Il devient alors secrétaire général du gouvernement et du Conseil exécutif, le ministère du premier ministre.En d'autres mots, c'est le premier fonctionnaire de l'État et le sous-ministre du premier ministre.Landry et St-Gelais se connaissent donc depuis un bon moment.St-Gelais, un homme posé, un brin timide, vouvoie le premier ministre.Landry, lui, le tutoie.«Il m'a dit : \"Jean, il se passe quelque chose de gros, se remémore St-Gelais.Fais tout ce qu'il y a à faire, dans les pouvoirs du gouvernement du Québec, pour réagir, porter assistance, etc.Enclenche avec toutes les équipes ce qu'il y a à faire.\" » Jean St-Gelais ne perd pas de temps à rejoindre ses collègues.Une trentaine de minutes après l'appel de Bernard Landry, il préside une première conférence téléphonique à laquelle participent une douzaine de mandarins de l'État.Ce comité restreint a déjà l'habitude des crises, son expertise remontant au début des années 90.«Nous avions la prétention d'avoir une longueur d'avance en raison des événements survenus lors de l'incendie de pneus de Saint-Amable (16 mai 1990), de la crise du verglas (janvier 1998) et du Sommet des Amériques (avril 2001) », dit St-Gelais.Base des Forces canadiennes, Halifax Lorsque le vice-amiral Bruce Mac Lean, commandant de la Force maritime de l'Atlantique, et quelques proches collaborateurs rassemblés dans son bureau voient de leurs propres yeux l'avion du vol UA175 percuter la tour sud du WTC, ils comprennent non seulement que l'événement a un effet instantané au Canada, mais aussi qu'ils seront - et à court terme - directement concernés.«Nous nous sommes dit : \"Si le trafic aérien est dévié, il y aura des avions provenant d'Europe qui vont atterrir dans les maritimes.\" » Parmi les collaborateurs présents, il y a le capitaine Laurence Hickey, chef de la division des opérations des Forces maritimes atlantiques.Ce dernier voit à tout ce qui se passe au quotidien, comme les activités de la flotte par exemple.Ce matin-là, Hickey se rend au bureau du vice-amiral, au 6e étage, pour une des deux réunions opérationnelles de la semaine, l'autre ayant lieu le vendredi matin.C'est en route pour la rencontre qu'il est informé de la première attaque.Lorsqu'il est témoin du second attentat en regardant la télévision, il retourne précipitamment à son bureau du premier étage et ordonne le relèvement immédiat du niveau d'alerte du Centre des opérations de la base.Comme ailleurs, ce centre des opérations exerce une discrète surveillance autour de la base et sur les côtes.Il sert également de pivot entre la base, les bateaux, les avions, les unités en déploiement, etc.«Normalement, il y travaille cinq ou six personnes, mais en décrétant une veille de combat, le personnel augmente de trente à quarante personnes, indique le capitaine Hickey.Nous avons bien vu que quelque chose de gros venait de se produire.Il y avait beaucoup d'incertitude quant aux répercussions sur les États-Unis, le Canada.» « Presque immédiatement , nous avons fermé la base au reste du monde, enchaîne le vice-amiral Mac Lean.Nous avons établi une procédure d'identification à 100%, installé des barrières de béton, posté des gardes armés à différents endroits.» Les Éditions du Boréal © 2006 PHOTO RICHARD DREW, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS © Les attentats du 11 septembre ont marqué les esprits.Pour plusieurs Occidentaux, il s'agit du véritable passage aux années 2000.«On était aveugles, raconte le major Smith, aujourd'hui lieutenant-colonel dans l'aviation canadienne.Et puis, l'information sur les attentats a commencé à circuler.Je me suis dit : \"Non, ce n'est pas réellement arrivé.C'est un ajout à l'exercice afin de voir comment nous allons réagir.\" » ACTUEL D'APRÈS LE NEW YORK TIMES Discrètement logé au deuxième étage d'un immeuble du Midtown de Manhattan, le salon de coiffure Ted Gibson a un aspect intime qui incite aux confidences.Mais le mois dernier, Alexandra Meyers, une expatriée britannique qui vit à New York, a eu une conversation inhabituelle avec son coloriste, Jason Backe.«Je lui ai demandé si la teinture pour les cheveux peut provoquer le cancer ou d'autres maladies graves.Et s'il serait moins risqué de revenir à une couleur plus foncée pour que je n'aie pas à teindre mes cheveux aussi souvent », se souvient Mme Meyers, une brune naturelle qui se fait teindre les cheveux en blond toutes les deux semaines pour camoufler ses repousses foncées.« Je ne veux pas être alarmiste, mais je pense qu'il faut être certain des effets sur notre santé des soins de beauté non essentiels.» Risque de lymphome?M me Meyers a commencé à remettre en question sa teinture capillaire le mois dernier après avoir appris à l'émission The View qu'une nouvelle étude concluait que les teintures pouvaient augmenter légèrement le risque de contracter un lymphome, une tumeur cancéreuse du système lymphatique.Bien que certains épidémiologistes aient précisé qu'il était trop tôt pour s'inquiéter de ces résultats, les journaux à sensation ont publié des manchettes du type «Mourir pour être belle ».«Nous avons été bombardés de questions, ce qui est inhabituel parce que normalement il n'y a que les femmes enceintes qui s'interrogent sur les effets de la teinture sur la santé», dit M.Backe, coloriste très en demande dont le tarif moyen atteint les 500$.«J'espère que le colorant à cheveux ne donne pas le cancer, parce que j'en suis couvert du matin au soir, tous les jours.» Déclenchées par une étude publiée récemment dans The American Journal of Epidemiology, les inquiétudes à propos de la teinture à cheveux mettent en évidence la disparité qui existe entre la recherche médicale et sa couverture médiatique parfois débridée.Des animateurs de télévision comme Matt Lauer, de Today, ont alimenté la peur en disant à leurs spectateurs que 10% des cas de lymphomes chez les femmes pourraient être causés par l'utilisation de teinture capillaire.Mais plusieurs épidémiologistes rappellent que la recherche des dernières décennies sur le sujet ne justifie aucun mouvement de panique.«Si les résultats sont vrais, et je dis bien si, cela reviendrait à dire que l'utilisation de teinture peut représenter un risque minime pour la santé, mais cela demeurerait moins risqué que de traverser la rue, conduire une voiture, ne pas boucler sa ceinture de sécurité ou conduire en état d'ébriété », dit le Dr Joseph K.Mc Laughlin, président de l'International Epidemiology Institute, un centre de recherche biomédicale de Rockville, au Maryland.«Mais personne n'a encore démontré qu'il existe un lien causal entre la teinture à cheveux et les lymphomes.» Revenir au gris ?Ce qui n'empêche pas les fausses blondes, brunes et rousses de se demander si elles seraient prêtes à revenir au noir ou même - ouille ! - au gris.Pour celles qui voient leur teinture comme l'incarnation de leur personnalité, de leur jeunesse et de leur charme, la simple idée que le procédé puisse comporter un risque semble constituer une menace pour leur image d'elles-mêmes.«Pour n'importe quelle femme qui se sert de la couleur de ses cheveux pour créer une identité à laquelle les gens répondent positivement en lui offrant des emplois, des rendez-vous ou de l'approbation sociale, l'idée de changer de couleur équivaut à jeter un morceau d'elle-même», dit Rose Weitz, professeure d'études féministes de l'Université d'Arizona State et auteure de Rapunzel's Daughters : What Women's Hair Tells Us About Women's Lives (Les filles de Rapunzel : ce que les cheveux des femmes nous disent sur leurs vies).« Beaucoup de gens m'ont demandé : \"La teinture est-elle sécuritaire ?Mes cheveux vont-ils me tuer?\"» dit Kathy Galotti, du salon Louis Licari de Manhattan.Coloriste depuis 24 ans, elle a dû répondre aux mêmes questions chaque fois qu'a paru une nouvelle étude sur les teintures.Pourtant, «cela cause de l'inquiétude mais ne semble pas modifier les habitudes des gens ».Assise dans un fauteui l pivotant, les cheveux dans des papillotes d'aluminium, Margot Weinshel, psychologue de Manhattan, est du même avis.«Est-ce assez apeurant pour que j'arrête de teindre mes cheveux et décide d'avoir l'air vieille ?» demande Mme Weinshel, 58 ans, qui colore ses cheveux tous les mois depuis 25 ans.«Jusqu'à ce qu'un lien direct soit démontré, je ne m'en fais pas.» Jacki Donaldson, une blogueuse de Gainesville en Floride qui parle de son cancer du sein sur le site thecancerblog.com, dit que les personnes atteintes du cancer sont davantage portées à tenir compte de la mise en garde.Après avoir vu l'extrait à l'émission Today, elle a décidé de cesser de se teindre les cheveux.« Je viens de teindre mes cheveux post-chimio, écrit-elle.Je crois que je vais laisser mes nuances châtain-roux artificielles disparaître et apprécier les cheveux bruns qui couvrent mon crâne.» D'autres, comme M me Meyers du salon Ted Gibson, attendent des recherches plus poussées avant de revenir à leur couleur d'origine.«Il y a tellement de choses que nous faisons tous les jours - prendre du soleil, utiliser des produits chimiques, consommer des suppléments alimentaires - et qui comportent des risques, dit Mme Meyers.J'aimerais voir des preuves avant de changer mes habitudes.» Cheveux teints : danger ?PHOTO JAMEL TOPPIN, ARCHIVES NEWYORK TIMES Une cliente attend que la couleur « prenne », au salon de coiffure Ted Gibson, à Manhattan.« Je viens de teindre mes cheveux post-chimio.Je crois que je vais laisser mes nuances châtain-roux artificielles disparaître et apprécier les cheveux bruns qui couvrent mon crâne.» Vivez l'émerveillement Du 1er au 4 septembre À Chambly La Fête Bières et Saveurs, c'est un lieu d'émerveillement pour les papilles et tous nos autres sens.Vous y découvrirez bières, vins, cidres, ainsi qu'une multitude de produits du terroir.Le tout, dans un contexte champêtre animé par de nombreux artistes des plus spectaculaires.C'est un rendez-vous ! (450) 447-2096 www.bieresetsaveurs.com Une présentation de : 3420748A AMAIGRISSEMENT Vous avez vécu plusieurs échecs et voulez comprendre pourquoi.VOUS VOULEZ RÉUSSIR.Équipe de professionnels (médecin-psychothérapeute, diététiste, éducateur physique) vous attend.Clinique de Médecine et de psychothérapie 514-252-0898.MAIGRIR: GYMNASTIQUE HOLISTIQUE Détente, respiration, équilibre, tonus, posture.Cours presque partout au Québec.Association de Gymnastique Holistique.514-495-9382.www.gymnastiqueholistique.com ÉDUCATIONCORPORELLEPARLEMOUVEMENTCONSCIENT: www.gymnastiquesurtable.com N'atte Ndez pas d'eN avoir pleiN le dos! « La table des miracles » - Patrice l'écuyer Où faire de la Gym sur Table ?Bois-Francs 819-758-0985 Beloeil 450-656-4581 Drummon Dville 819-474-5125 estrie 819-565-2659 Haut-ric Helieu 450-359-4602 laval 450-665-2177 laurenti Des 450-438-1110 montréal 514-274-3110 outaouais 819-743-9401 Pointe-aux-trem Bles 514-236-9636 Qué Bec 418-650-5442 saint-Hu Bert 450-656-4581 saguenay 418-690-9760 Westmount 514-501-3924 calgary 403-245-9009 Entraîn Em Ent En groupE Et/ou En privé.rés Erv Ez maint Enant, nombrE dE plac Es limité.un entraînement unique, exclusif et éprouvé depuis plus de 20 ans.Procure soulagement aux maux de dos et aux articulations douloureuses.« Je connais maintenant mieux tout mon corps.cette table est incroyable.» - Sylvie Fréchette au bout d'un an, je n'en reviens pas du résultat.en prime, j'ai perdu mon petit pneu autour de la taille! » - Patrice L'Écuyer Jour Nées portes ouvertes Mo Ntréal 9 et 12 sept.2006 (514) 274-3110 laval 24 septembre 2006 (450) 665-2177 West Mou Nt (nouveau centre) 4 octobre 2006 (514) 501-3924 sai Nt-Hu Bert 17 octobre 2006 (450) 656-4581 poi Nte-auX-treMBles (nouveau centre) (514) 236-9636 15 centres au Canada Si vous êtes un adulte, homme ou femme, et buvez entre 15 et 35 consommations par semaine, si vous vous interrogez sur l'impact de l'alcool dans votre vie, Alcochoix+ pourrait répondre à vos questions.Il est possible que votre façon de boire vous inquiète, que vous éprouviez parfois des difficultés reliées à l'alcool et que vous croyiez que la modération a bien meilleur goût, si tel est le cas, le programme Alcochoix+ est tout indiqué pour vous ! Fondé sur une prise de conscience progressive de la personne et sur sa capacité à trouver des solutions sur mesure, Alcochoix+ s'inscrit parfaitement dans la philosophie d'Éduc'alcool qui prône une consommation responsable.Les adultes qui apprécient les bienfaits de l'alcool, mais qui éprouvent certaines difficultés à tenir les rênes, y apprendront comment modifier leurs habitudes de vie sans pour autant devenir abstinents.Soucieux de faire la promotion d'une consommation équilibrée de l'alcool, Éduc'alcool les invite donc à s'inscrire à Alcochoix+.Ce programme, dispensé par des Centres de santé et de services sociaux (CLSC) de la région, a été conçu pour soutenir les buveurs qui désirent diminuer leur consommation d'alcool tout en continuant à profiter du plaisir lié à la modération.Alcochoix+, un programme qui a fait ses preuves.Le programme Alcochoix+ s'est avéré très efficace depuis son lancement en 1993.Les expériences passées nous démontrent qu'en moyenne, trois mois après le début du programme, les hommes avaient diminué leur consommation de 44 % passant de 34 consommations hebdomadaires à 19, alors que les femmes accusaient une baisse moyenne de 41 % et réduisaient leur consommation de 27 à 16.Un an plus tard, les hommes avaient conservé leurs nouvelles habitudes et les femmes avaient diminué encore un peu plus, soit à 14 consommations par semaine.Alcochoix+ est-il pour vous?Alcochoix+ est un programme de boire contrôlé se déroulant sur six semaines et dont l'approche vise un changement d'habitude de vie.Il s'adresse aux buveurs qui ont l'habitude de prendre entre 15-35 consommations par semaine et qui commencent à y percevoir un problème.Le programme vise à conscientiser les participants sur leur consommation et les aide à trouver leurs propres stratégies de diminution.Un programme adapté aux besoins des individus.Les séances du programme Alcochoix+ sont gratuites.Les personnes intéressées doivent, au préalable, participer à une évaluation téléphonique complète et confidentielle.Subséquemment, s'ils sont sélectionnés, ils pourront choisir le format de participation qui leur convient le mieux, soit: la formule autonome à l'aide d'un document, la formule guidée en rencontres individuelles ou la formule de groupe.À votre santé! Éduc'alcool, en s'associant à Alcochoix+, se préoccupe de votre santé.Si vous croyez que ce programme peut vous aider, inscrivez-vous à la prochaine session.Premier arrivé, premier servi.Renseignements: Montréal : (514) 273-5600, poste 6360 Laval : (450) 622-4478, poste 4005 Pour les autres régions, svp contactez votre Centre de santé et de services sociaux (CLSC).PLAISIR DE BOIRE ET MODÉRATION Publireportage 3423986A Centre de yoga Iyengar de Montréal 917, avenue du Mont-Royal Est www.iyengaryogamontreal.com 514-528-8288 YOGA IYENGAR Classes d'essai gratuites : Début des cours : 7 septembre 3 sept.à 16 h 4, 5 et 6 sept.à 19 h ACTUEL D'APRÈS LE NEW YORK TIMES Jadis jugée risquée par les Américaines, la coloration des cheveux est devenue populaire en 1960 quand Clairol a commencé à faire la promotion de sa trousse de teinture maison avec le slogan «seul son coiffeur le sait ».Aujourd'hui, 54% des Américaines âgées de 13 à 69 ans teignent leurs cheveux, selon Clairol.Les Américains ont dépensé environ 1,6 milliard en teintures maison en 2005, d'après Euromonitor International.L'alarme a été déclenchée en 1975 quand le Dr Bruce N.Ames, professeur de biochimie de l'Université de Californie à Berkeley, a publié un texte affirmant que 89% des teintures permanentes qu'il avait testées avaient endommagé génétiquement des bactéries.Il réclamait que de nouvelles études évaluent si les teintures étaient cancérigènes pour l'être humain.En 1979, la Food and Drug Administration (FDA) a demandé aux fabricants d'apposer une mise en garde sur les teintures à cheveux qui contenaient un composant suspect : «Contient un ingrédient qui peut pénétrer votre peau et a provoqué le cancer chez les animaux de laboratoire.» Les fabricants ont préféré retirer la substance concernée, un dérivé de goudron de houille.Selon le site Internet de la FDA, plusieurs autres ingrédients qui peuvent être utilisés dans les teintures ont causé le cancer chez les animaux et peuvent pénétrer la peau.Des douzaines d'études S'il y a un risque, les études existantes ont démontré qu'il est mince.Des douzaines d'études sur les teintures ont été publiées depuis 20 ans et certaines n'ont trouvé aucun lien avec les lymphomes.Mais quelques-unes ont signalé que l'incidence de lymphomes paraissait plus élevée chez ceux qui utilisent des teintures permanentes de couleur foncée (qui utilisent de plus hautes concentrations et créent une plus forte réaction chimique que les teintes blondes temporaires, selon les chercheurs) ou qui ont commencé à teindre leurs cheveux avant que les formules ne soient modifiées.Une analyse de 79 études sur les teintures pour les cheveux publiée l'an dernier dans le Journal of the American Medical Association a conclu que la teinture n'avait «pas d'effet» sur le risque de cancer de la vessie et du sein.Elle a cependant découvert un «effet marginal» de la teinture sur le risque de lymphome et a conclu que, bien qu'il n'ait pas été démontré que la teinture avait causé ces cancers, le lien méritait d'être exploré davantage.Les auteurs de l'article demandaient de nouvelles études avec des coiffeurs, qui sont plus fréquemment et plus intensément exposés à la teinture que leurs clients.Variations négligeables L'étude européenne parue le mois dernier a provoqué de nouvelles inquiétudes.Des chercheurs ont interviewé environ 2300 patients souffrant d'un lymphome et 2400 personnes en santé.L'étude a découvert que ceux qui avaient déjà teint leurs cheveux avaient 1,19 fois plus de risques d'avoir un lymphome que les autres.Ceux qui avaient teint leurs cheveux avant 1980 avaient 1,37 fois plus de risques d'avoir un lymphome.Plusieurs épidémiologistes considèrent ces variations comme négligeables.En guise de comparaison, le Dr Barnett Kramer, du National Institute of Health, mentionne que les gens qui fument risquent de 10 à 60 fois plus d'avoir le cancer du poumon.Puisque l'étude repose sur des souvenirs de longue date des habitudes des gens, il pourrait être erroné de conclure que la teinture des cheveux est liée aux lymphomes, selon le Dr Kramer.La Dre Silvia de Sanjosé, chercheuse à l'Institut catalan d'oncologie de Barcelone et auteure principale de l'étude, dit que les gens devraient être soulagés des résultats de sa recherche plutôt qu'inquiets.«Si nos chiffres sont corrects, nous sommes certains que la teinture pour cheveux n'est pas un facteur de risque majeur pour les lymphomes », dit la chercheuse, qui colore ses cheveux depuis cinq ans et compte continuer à le faire.«Les gens devraient être heureux et soulagés que l'effet observé soit mineur.» Comme tellement de gens se teignent les cheveux, il s'agit d'une question de santé publique qui mérite d'être étudiée de plus près.Et nombre d'utilisatrices voudraient bien recevoir de meilleures garanties.LES TEINTURES POUR CHEVEUX S'il y a risque, il est mince DONNA ALBERICO, ARCHIVES THE NEWYORK TIMES Le matériel de base du coloriste, au salon de coiffure Louis Licari, sur Fifth Avenue à Manhattan.Le dimanche dans CE QU'ON A LU, CE QU'ON EN PENSE. CÉLÉBRITÉS.Vous a Vez un é Vénement à célébrer?tous les dimanches dans La Presse Composez le (514) 285-7274 appels interurbains (sans frais) 1 866 987-8363 PIERRE LEVAC 50 ANS! En ski, à vélo, à la nage Et entouré d'amour T'y voilà ! Joyeux anniversaire Odette, Louis-René, Guillaume et Marianne.CLAIRE HOULE ET ROSAIRE ROY 50e anniversaire de mariage 1er sept.1956 « Te souviens-tu de ce jour mémorable\u2026 » Claire, je veux te redire mon amour Que le seigneur nous garde ensemble le temps qu'il lui plaira.Cinquante ans c'est vite passé \u2026 Rosaire Roy, Port-Cartier PHILIPPE ALLAIRE ET JEANNINE LECLERC 3 septembre 1956 50e anniversaire de mariage Félicitations pour ces 50 années de belle complicité.La famille AGNÈS DESJARDINS ET GÉDÉON DANDURAND CÉLÈBRENT LEUR 69e ANNIVERSAIRE DE MARIAGE (4 septembre) Félicitations de la part de vos fils Gilles, Claude et Daniel, ainsi que vos belles-filles et nombreux petits-enfants et arrière-petits-enfants! LUCIENNELABELLE ETROBERTHÉBERT (1941 - 2006) Félicitations pour votre 65e anniversaire de mariage Quel parcours admirable! De vos enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants, parents et amis.LISE L'HEUREUX ET JEAN-PIERRE GIGUÈRE 3 septembre 1956 Félicitations pour votre 50e anniversaire de mariage Vos enfants et petits-enfants qui vous aiment.JACQUES ET RAYMONDE PÉPIN 1er septembre 1956 Félicitations pour vos 50 ans de mariage.De la part de vos fils, vos brus et vos petits-fils.DENISE MAISONNEUVE LAUZON ET JEAN-JACQUES LAUZON ont fêté le 1er septembre dernier leur 50e anniversaire de mariage Félicitations de la part de leurs fils Claude et Yves, de leurs petits-enfants et de leur arrière-petite-fille.RACHEL NADEAU ET MARTIN ROY Félicitations à nos parents pour leur 60e anniversaire de mariage Le couple le plus merveilleux du cosmos! Nous vous aimons de tout notre coeur.Vos 5 enfants et 8 petits-enfants.100 ANS BRAVO à NOTRE CHER ERNEST qui fut témoin des grands changements du 20e siècle.De tes enfants, Monique, Raymond, Gizèle et Fernand, ainsi que tes petits-enfants.RITA NOËL ET ANDRÉ BROUILLETTE Le 2 septembre 1946 Félicitations pour votre 60e anniversaire de mariage.Vos enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants s'unissent pour vous exprimer leur attachement et leur reconnaissance.DENISE DAIGLE ET JACQUES BLANCHARD Félicitations pour votre 50e anniversaire de mariage 1er septembre 1956 ACTUEL PLANÈTE ANIMALE Dr FRANÇOIS LUBRINA LES ANIMAUX COLLABORATION SPÉCIALE Si le chien descend du loup, cet habile rejeton aura connu un vér itable succès planétaire.Il dépasse désormais, sur le plan démographique, son lointain ancêtre.Selon Ray Coppinger, éthologue canin et professeur au Hampshire College du Massachusetts, il y aurait aujourd'hui 1000 fois plus de chiens que de loups sur terre, soit 400 millions de toutous ! Le chien domestique, tel que nous le connaissons aujourd'hui, possède un comportement beaucoup plus complexe que celui du loup.Il a même acquis, au fil de millénaires de sélection, des talents et qualités physiques remarquables.Certains chiens de traîneau peuvent ainsi parcourir quatre fois 40 km par jour, et ce, trois jours de suite.Un exploit qu'aucun loup ne saurait accomplir.Si on compare des animaux de même poids, la tête du chien est plus petite que celle du loup.La boîte crânienne du chien est plus plate et moins robuste; elle contient un cerveau plus petit que celui du loup.Les chiens possèdent des dents plus petites aussi.Par contre, leur peau est plus épaisse que celle du loup.Avec ce corollaire fâcheux que les populations esquimaudes préfèrent, pour se vêtir, les peaux de chiens, qui durent six ans environ, alors qu'une peau de loup ne leur fera qu'une saison.Sexuellement parlant, il existe aussi des différences notables entre ces deux espèces : contrairement au chien (plus proche en cela de l'homme), l'activité sexuelle du loup est saisonnière.Si les chiens mâles sont actifs sur ce plan à longueur d'année (tout comme leur maître !), les loups mâles ne le sont que l'été.Leurs testicules augmentent de taille dès que les jours rallongent.En matière d'éducation canine, contrairement à certaines idées reçues, le professeur Coppinger est convaincu que les femmes élèvent souvent mieux les chiens, du fait que leur voix est plus fluette, avec des surtons plus hauts en fréquence, mieux adaptés à l'audition canine.Les hommes, en effet, ont une voix de 75 Hz, leur premier surton étant de 150 Hz, alors que les femmes possèdent une voix de 150 Hz, avec un premier surton de 300 Hz.Quand à la langue, les ordres donnés à un chien ont plus d'impact, semble-t-il, en anglais ou en allemand.Les compliments, par contre, sont préférables en italien ou en français.Entre chiens et loups LE CONSEIL DU VÉTÉRINAIRE DES OREILLES EN SANTÉ Nombre de races de chien aux oreilles pendantes (cockers, bassets, setters, épagneuls.) sont prédisposées aux otites chroniques.Trop de poils dans le conduit auditif (bichons, caniches, Yorkshire terrier.) compromettent aussi l'autonettoyage et favorisent l'humidité et l'accumulation de débris.L'épilation manuelle est parfois nécessaire, tous les deux ou trois mois en moyenne, pour garder des oreilles saines.Chez le cocker, la tonte ou la coupe des poils trop longs sur la face interne du pavillon et autour de l'entrée du conduit, est, pour cette même raison, souvent indispensable.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE © Victor Hugo disait que le chien est un « candidat à l'humanité ».Le loup aussi ! 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