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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2006-09-11, Collections de BAnQ.

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[" Chère Émilie PIERRE FOGLIA Chère Émilie, Je viens de relire cette entrevue que vous m'aviez accordée au parc Montsouris, à Paris.Un bonheur d'entrevue.La plus belle que m'ait jamais donnée un athlète.Vous m'avez parlé de sport ce jour-là comme n'en parlent jamais les athlètes.Avec une culture (de leur propre sport) qu'ont rarement les athlètes.Avec une maturité \u2014 vous aviez 22 ans \u2014 qui n'était certainement pas de votre âge.J'étais allé vous attendre à la porte de la Cité universitaire où vous logiez durant ces Championnats du monde d'athlétisme.Le parc Montsouris est juste en face, c'était à la fin d'août, une journée très chaude, on s'était assis sur un banc.Un vieux monsieur était passé en joggant, vous aviez souri et vous m'aviez dit: Quand j'aurai 60 ans, moi aussi j'irai faire mon jogging.De penser à cela maintenant, alors que j'ai 22 ans, me rend étrangement confiante en mon avenir.Tant que je vais courir, jogger, je serai heureuse.Pour moi, courir est d'abord une manière de vivre.Je ne vous parle pas comme athlète, je vous parle comme humain, comme primate.Vous aviez dit primate.Vous étiez alors en biologie à Simon Fraser.L'homme est le seul primate capable de courir sur deux jambes avec une certaine efficacité, un «efficient bipède», aviez-vous ajouté avant de revenir au coeur de notre propos, au coeur du sport, au coeur de votre vie.Voir ÉMILIE en page A12 L'athlète québécoise Émilie Mondor, 25ans, a perdu la vie dans un tragique accident de la route enfin de journée samedi, dans la région de Hawkesbury, en Ontario.Après une pause d'un an en raison de blessures, elle avait repris la compétition enmai et devait participer à son premiermarathon le5novembre prochain, à New York.Un rêve qu'elle n'aura pas eu le temps de réaliser.SPORTS PAGE 3 ÉMILIEMONDOR PERD LA VIE DANS UNACCIDENT DELA ROUTE SÉRIEDANSLE VENTREDELAMACHINE > UN SEUL BUT : FAIRE MISER LES JOUEURS LE PLUS LONGTEMPS POSSIBLE PAGEA6 Ilya cinq ans aujourd'hui, uneville était poignardée.À8h46, le vol 11 d'American Airlinesafendule ciel bleude Manhattanet est allé s'écraser sur l'unedes tours du World Trade Center.Àpeine plongé dans leXXIe siècle, le mondeaalors découvert lavéritable portée duterrorisme.Le drapeau américain se reflète dans une vitrine près de Ground Zero, là où se dressaient les tours du World Trade Center de New York.LEMEILLEUR?FEDERERREMPORTELEUSOPEN UNETROISIÈME ANNÉED'AFFILÉE SPORTS PAGE 1 DERNIERSTOURSDEPISTE POURSCHUMACHER LE PILOTE TIRERA SA RÉVÉRENCE À LA FIN DE LA SAISON SPORTS PAGES 4 ET 5 NEWYORK, LE11 SEPTEMBRE2001À8H46 LEMONDEACHANGÉ! YVESBOISVERT > Le jour où on a changé de siècle LAURA-JULIE PERREAULTÀ NEWDELHI > L'autre 11 septembre NICOLAS BÉRUBÉÀ LOS ANGELES > Scepticisme et interrogations > LE MONDE SE SOUVIENT > COMMÉMORATION OU RÉCUPÉRATION POLITIQUE?> MON PÈRE CE HÉROS PAGES A2 À A5 AUSSI, DANS LE CAHIERARTS ETSPECTACLES : EST-IL TROP TÔT POURDES OEUVRES SUR LE 11 SEPTEMBRE?ARTS PAGE 1 DES ARTISTESQUÉBÉCOIS SE SOUVIENNENT ARTS PAGE 3 PHOTO DIMA GAVRYSH, AP ÉNERGIE LESORDURES NE DÉGAGENT PASQUE DES MAUVAISES ODEURS.PAGE A7 FESTIVAL INTERNATIONAL DUFILM DETORONTO LA FOLIE POURM.JOLIE ARTS ET SPECTACLES PAGE 5 Brad Pitt TECHNAUTE SALON MULTIMÉDIA > TESTS ETCRITIQUES > ACTUALITÉS JEUX VIDÉO > GADGETS ET NOUVEAUTÉS LA PRESSE AFFAIRES PAGE 7 Montréal lundi 11 septembre 2006 Le plus grand quotidien français d'Amérique 65¢ taxes en sus - Édition provinciale 75¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées 122e année no 317 76 pages 6 cahiers Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE « Les oreilles me tintent .»\u2014Ben Laden Venez voir mon blogue ! cyberpresse.ca/laporte Météo Généralement ensoleillé, maximum 17, minimum 10, plus de détails en page SPORTS 10 L-V 6 21924 98765 1 SOMMAIRE Astrologie du jour ACTUEL 7 Bandes dessinées ACTUEL 8 Décès ACTUEL 7 Forum A 18 et 19 Horaire télévision ARTS 4 Loteries A 16 Mots croisés ACTUEL 6 et 8 Mots fléchés ACTUEL 8 Mot mystère ACTUEL 8 Observateur ACTUEL 5 P.annonces ACTUEL 5 et AFFAIRES 4 3379963A ACURA GABRIEL 4648, boul.Saint-Jean Dollard-des-Ormeaux (514) 696-7777 acuragabriel.com GALERIES ACURA 7100, boul.Métropolitain E.Anjou (514) 354-8811 galeriesacura.com LUCIANI ACURA 4040, rue Jean-Talon O.Montréal (514) 340-1344 lucianiacura.com ACURA PLUS 255, boul.de la Seigneurie Blainville (450) 435-4455 acuraplus.com ACURA DE LAVAL 2500, boul.Chomedey Laval (450) 682-4050 acuralaval.com ACURA BROSSARD 9100, boul.Taschereau Brossard (450) 659-1616 acurabrossard.com Offres de location-bail d'une durée limitée, par l'entremise de Honda Canada 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peut être inférieur.Un acompte pourrait être exigé.Garantie Acura limitée de 5 ans/100 000 km.Les deux premiers services d'entretien sont compris.Le modèle offert peut différer de la photographie.Voyez votre concessionnaire pour plus de détails.Du 1er au 30 septembre 2006.acura.ca Fin d'inventaire 2006.Financement à la location de 1,8%.Incluant : Moteur i-VTECMD de 2,4 litres, 205 chevaux Roues de 17 pouces en alliage d'aluminium Toit ouvrant électrique Intérieur en cuir Climatisation automatique Chaîne stéréo AM/ FM de 360 watts avec changeur pour 6 CD et 8 haut-parleurs TSX 3,8% TAUX DE FINANCEMENT JUSQU'À 60 MOIS 1,8% TAUX DE LOCATION 48 MOIS 378$ PAR MOIS EN LOCATION SUR 48 MOIS 448$ 3346$ DE COMPTANT 0$ COMPTANT 3377537A POSSESSION www.piaget.com © 2005 PIAGET 3401441A MARIO GIRARD Un peu partout sur la planète, on commémore le cinquième anniversaire des attentats du 11 septembre 2001.C'est dans le recueillement le plus total que les différentes cérémonies prévues aujourd'hui auront lieu.À la demande du président George W.Bush, les Américains sont d'abord invités à respecter un moment de silence à 8 h 46, heure précise à laquelle le premier avion est entré en collision avec l'une des tours du World Trade Center.À New York, où un drapeau américain géant a été hissé sur le pont George Washington, les familles des victimes new-yorkaises se réuniront à Ground Zero vers 8 h 50.Les proches des disparus réciteront les noms des victimes, selon un rituel désormais annuel.Deu x Ca na d ie n ne s ont d'ailleurs été invitées à participer à cette cérémonie.Maureen Basnicki et Cindy Barkway, toutes deux originaires de la région de Toronto, liront le nom de toutes les victimes dont le nom de famille commence par la lettre B.Leurs maris se trouvaient au 106e étage de la tour nord du World Trade Center quand elle s'est effondrée.Le président américain doit, de son côté, se rendre dans une caserne de pompiers afin de prendre le petit-déjeuner avec 75 représentants des sauveteurs de New York : 25 pompiers, 25 policiers et 25 agents des autorités portuaires.George Bush se rendra ensuite au Pentagone, où il déposera une gerbe de fleurs à la mémoire des victimes de l'écrasement du vol 77 d'American Airlines.Il fera la même chose à Shanksville, en Pennsylvanie, où le vol 93 de United Airlines s'est écrasé.En soirée, à New York, deux rais de lumière symbolisant les tours jumelles disparues seront projetés dans le ciel de Manhattan.Enfin, M.Bush s'adressera à la nation dans le bureau Ovale par le truchement de la télévision.Au Canada et ailleurs Le cinquième anniversaire des attentats terroristes du 11 septembre sera marqué chez nous par deux allocutions télévisées du premier ministre Stephen Harper, la première en anglais à 17 h 50 et la seconde en français à 18 h.Une porte-parole de M.Harper a expliqué que le premier ministre veut ainsi honorer la mémoire des 24 Canadiens qui ont perdu la vie dans cet attentat.Par ai l leurs, la secrétai re d'État américaine, Condoleezza Rice, participera à une cérémonie commémorative à Halifax.Elle veut ainsi remercier les Canadiens qui sont venus en aide aux milliers d'Américains qui se sont retrouvés isolés quand leur avion ont été obligés de se poser d'urgence.En France, le ministre français de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, a rendu hommage hier aux habitants et aux pompiers de New York pour le courage qu'ils ont manifesté lors des attentats de 2001.M.Sarkozy, en visite aux États-Unis pour quatre jours, a remis les insignes de chevalier de la Légion d'honneur au chef de la police new-yorkaise, Raymond Kelly.En Allemagne, environ 10 000 personnes ont pris part hier aux commémorations organisées dans 40 lieux de prière de Berlin en hommage aux victimes des attentats.Avec AP et AFP LE MONDE SE SOUVIENT LE 11 SEPTEMBRE CINQ ANS APRÈS LE 11 SEPTEMBRE EN CHIFFRES 432 milliards de dollars Les dépenses autorisées par le Congrès américain pour la guerre en Irak et la guerre contre le terrorisme.2,1 millions de dollars L'indemnité moyenne versée par les États-Unis à la famille de chaque victime des attentats 40 milliards de dollars Les pertes subies par le transport aérien depuis le 11 septembre 40,3 millions Le nombre d'objets confisqués aux États-Unis à des passagers aériens depuis l'entrée en vigueur de nouvelles règles, en novembre 2002 Le nombre d'ouvrages publiés à propos du 11 septembre 50% La proportion d'Américains qui affirment que le 11 septembre a changé leur façon de vivre 95% La proportion d'Américains qui se souviennent exactement de ce qu'ils faisaient quand ils ont entendu parler des attentats À la demande du président GeorgeW.Bush, les Américains sont d'abord invités à respecter un moment de silence à 8 h 46, heure précise à laquelle le premier avion est entré en collision avec l'une des tours du World Trade Center.PHOTO STAN HONDA, AGENCE FRANCE-PRESSE© Le président américain, George W.Bush, la première dame, Laura Bush, et un militaire de la garde d'honneur ont déposé, hier, une gerbe de fleurs sur le site de la Tour Nord du World Trade Center. LE 11 SEPTEMBRE CINQ ANS APRÈS Il était dans les neuf heures et quart et je roulais sur l'erre d'aller du XXe siècle, en plein milieu du pont Victoria.Arrivé de l'autre bord du fleuve, on avait changé de siècle.En entrant sur le pont, il était question à la radio d'un accident d'avion.En sortant, c'était New York bombardé.Les siècles, c'est bien connu, ne suivent pas les calendriers.Ils meurent et ils naissent dans le sang et la fumée.Le XVIIIe a fini sept ans plus tôt que prévu, au fond d'un panier, avec la tête du roi de France.Le XIXe, avec un peu de retard, en 1914, par un assassinat dans une rue de Sarajevo.J'essayais, ce 11 septembre 2001, de voir ce qui se passait, mais il y avait trop de fumée à la radio.Le temps d'arriver à La Presse, les deux tours étaient en feu.Quand elles se sont effondrées, Philippe Cantin, notre rédacteur en chef, nous a rassemblés au milieu de la salle de rédaction.Il devait être 10 h.Il nous a donné deux heures pour écrire un journal qui serait distribué en ville l'après-midi même.J'ai écrit l'évidence même: ce n'est pas un attentat, c'est un acte de guerre, ça saute aux yeux.Je me souviens que Richard Hétu, notre correspondant à New York, était à Montréal pour une rare fois et qu'il essayait de parler à sa blonde.Tiens, c'est une bonne idée, moi aussi je vais appeler la mienne, même si elle n'est pas à New York.C'était le début d'un nouveau siècle, vous vous souvenez?On ne savait pas trop comment faire, on appelait sa blonde à Montréal très souvent et on lui demandait si elle était correcte, comme si l'avion était arrivé dans son bureau.C'était un temps étrange où les gens s'appelaient à tout bout de champ pour se dire je t'aime.Sauf que c'est bien beau, tout ça, mais on a un autre journal à faire, nous autres.On savait que les aéroports étaient fermés, on se demandait si la frontière le serait.Elle ne l'était pas du tout.Il y en a qui sont partis vers New York.Je suis parti pour la Pennsylvanie avec mon collègue photographe Pierre Mc Cann, en direction du village où s'est écrasé le Boeing 757 du vol 93, puis ensuite vers Washington.Quarante-cinq personnes sont mortes dans l'écrasement du vol 93.Mais vu l'ampleur de la tragédie à New York, nous étions affectés à la banlieue de l'événement, pour ainsi dire.Nous sommes passés par un petit poste près de Huntingdon, où le douanier américain n'avait pas encore changé de siècle.De l'autre côté, dans tous les villages, les drapeaux américains étaient en berne.À la radio, on jouait des hymnes patriotiques, de God Bless America à Born in the USA.À la brunante, sur une route de Pennsylvanie, nous avons croisé deux Amish sur un char tiré par des chevaux.Ça fait toujours drôle de les voir, dans leurs habits d'il y a 200 ans, hors du monde et hors du temps.Mais ce soir-là, en roulant vers les preuves d'une nouvelle fureur humaine, j'avoue les avoir enviés.Ils roulaient doucement en bordure du monde.Ils n'étaient pas vraiment concernés, ni coupables, ni victimes.Innocents et inattaquables.Ça m'a rappelé qu'il était temps d'appeler les enfants.Vous aije dit que, en ces temps-là, les gens passaient leur temps à se dire je t'aime à propos de tout et de rien et avaient les larmes aux yeux sans rime ni raison ?Enfin, pas tout à fait sans raison puisque la mort était partout, comme il est de coutume quand les siècles tournent.Aimez-vous Aragon ?« C'était un temps déraisonnable, on avait mis les morts à table.Le ciel était gris de nuages, il y volait des oies sauvages, qui criaient la mort au passage.» Mes enfants avaient 2, 4 et 6 ans.La veille, je leur lisais l'histoire de Monsieur Glouton.Ce soir-là, ils ont tous couché dans le même lit avec leur mère, avec les images de fin d'un monde qu'ils avaient vues à la télé.Le lendemain, ils découpaient le journal et en faisaient des bricolages.C'est leur siècle, après tout.Nous avons roulé, roulé.Nous avons arrêté pour manger dans un Pizza Hut près d'une base militaire.Il y avait un soldat de 20 ans à la table d'à côté.Il venait de Virginie.Il disait qu'il était prêt à partir pour l'Afghanistan, et il y est peut-être allé, à moins que ce ne soit en Irak.Le soir très tard, nous sommes arrivés dans un motel de bord de route, au fond de la Pennsylvanie, et j'avais l'impression que la journée avait duré 100 ans.Il faut dire que je m'étais levé un siècle plus tôt.COURRIEL pour joindre notre chroniqueur : yves.boisvert@lapresse.ca Le jour où on a changé de siècle YVES BOISVERT Les siècles, c'est bien connu, ne suivent pas les calendriers.Ils meurent et ils naissent dans le sang et la fumée.Le XVIIIe a fini sept ans plus tôt que prévu, au fond d'un panier, avec la tête du roi de France.Le XIXe, avec un peu de retard, en 1914, par un assassinat dans une rue de Sarajevo.PHOTO MARIO TAMA, GETTY IMAGES© Le seul vestige du World Trade Center est un escalier.Sa présence est symbolique : c'est en l'empruntant que des milliers de personnes ont réussi à échapper à la mort.L'escalier de la dernière chance LE 11 SEPTEMBRE CINQ ANS APRÈS LAURA-JULIE PERREAULT NEW DELHI \u2014 Difficile de voir la ressemblance entre Gandhi, père de la nation indienne, champion de la désobéissance civile, et Bittoo Sondhi, champion de la course de motocyclette.Pourtant, le second suit les traces du premier.Mais pas à pied.Contrairement au mahatma, qui a entrepris plusieurs marches de centaines de kilomètres pour demander la fin de l'occupation britannique en Inde, Bittoo Sondhi, lui, a choisi son véhicule de prédilection pour combattre l'infanticide des filles.Pendant trois jours l'an dernier, il a sillonné les villages du très conservateur État du Rajasthan pour distribuer des bandes dessinées expliquant les conséquences désastreuses de ce phénomène, qui prive l'Inde de milliers de filles chaque année.« Je suis convaincu que, si Gandhi avait eu une motocyclette, il aurait fait la même chose.J'ai vu le pouvoir que pouvait avoir un bike pour livrer un message», dit le motocycliste indien dans la trentaine, porteur d'une boucle d'oreille, d'un jean moulant et de souliers de sport.On est loin du petit homme chauve qui portait le pagne du paysan.L'autre 11 septembre Hier, Bittoo Sondhi a sauté de nouveau sur sa Harley-Davidson pour rendre hommage à Gandhi, qu'il surnomme, comme la plupart des Indiens, «Bapu» ou «papa ».Accompagné de sa fillette de 10 ans, il a parcouru les 20 kilomètres qui séparent l'endroit où Gandhi a été assassiné, le 30 janvier 1948, du lieu où se trouvent ses cendres.Avec des centaines de fidèles de Gandhi, il a ainsi commémoré le 11 septembre à sa manière.Il n'était cependant pas question des attentats qui ont eu lieu aux États-Unis il y a cinq ans, mais plutôt d'un événement qui a eu lieu le 11 septembre 1906, en Afrique du Sud.Ce jour-là, le jeune avocat Mohandas Karamchand Gandhi a exhorté 3000 Indiens rassemblés dans un hôtel de Johannesburg à s'opposer au pouvoir colonial sans jamais en venir aux coups.Le Satyagraha, mouvement de résistance indien basé sur la non-violence, était né.Beaucoup d'eau a coulé dans le Gange depuis cet autre 11 septembre.Gandhi a obtenu l'indépendance en 1947, mais il a aussi dû accepter, la mort dans l'âme, la partition de son pays entre l'Inde, majoritairement hindoue, et le Pakistan, presque exclusivement musulman.Pendant la dernière année de sa vie, Gandhi a prié, jeûné, marché pour la paix entre les différents groupes ethniques et religieux qui composaient le sous-continent indien.Malgré ses efforts, le sang a coulé.Et continue de couler.Encore cette semaine, plus de 35 personnes ont perdu la vie quand une bombe a explosé à proximité d'une mosquée dans la province du Maharashtra.Faire taire ses démons Bittoo Sondhi connaît trop bien le hideux visage de la violence.Sa propre famille, de religion sikhe, a tout perdu quand elle a été chassée du Pakistan en 1947.En 1984, après l'assassinat d'Indira Gandhi par son garde du corps sikh, il a échappé de peu à la mort quand des émeutiers hindous ont tué des milliers de sikhs à Delhi.«J'ai vu des gens mettre le feu à d'autres motocyclistes.Je ne sais toujours pas pourquoi j'ai survécu.» Dans ce moment de folie collective, il a perdu des amis, des parents.Mais il a refusé de chercher vengeance.« J'ai vu trop de violence.J'étais saturé.En m'intéressant à Gandhi, j'ai appris à faire taire mes démons intérieurs, à ne pas demander un oeil pour un oeil », dit-il.Il aimerait que ses compatriotes en fassent autant.Que, comme lui, ils remettent au goût du jour le message de Gandhi pour combattre les inégalités sociales en Inde, le terrorisme, l'intolérance entre les communautés et le conflit perpétuel entre l'Inde et le Pakistan.Plusieurs organisations indiennes portant la marque de la génération montante veulent remettre Bapu à l'avant-scène.Ils fabriquent des t-shirts, réalisent des films, organisent des camps d'été et des rallyes pour la paix.Même le musée à la mémoire de Gandhi a pris un coup de jeune l'an passé.L'exposition multimédia est à l'image de la nouvelle Inde high-tech et attire plus de 2000 personnes par jour.«C'est un hommage de la technologie à mon grand-père », a dit à La Presse une des descendantes de Bapu, Tara Gandhi.«On ne s'ennuyait jamais, avec lui.C'était un véritable aventurier.Il se levait un matin et décidait que nous allions apprendre une langue étrangère, faire un petit voyage, jouer de la musique.Il était difficile à suivre », se souvient l'élégante septuagénaire, qui n'avait que 16 ans quand son grand-père est tombé sous les balles de son assassin.Aujourd'hui, le 11 septembre marque le centenaire du Satyagraha.Pour Bittoo Sondhi, ce sera une intense année de commémoration.Il vient tout juste de créer une organisation, Dreams on Wheels (Rêves sur roues), qui vient en aide aux enfants défavorisés.À moto, il veut leur apporter un peu d'espoir.Selon lui, il n'y a pas de meilleur remède aux maux de l'Inde\u2026 et du reste du monde.Le Gandhi à moto PHOTO MARIO TAMA, GETTY IMAGES Une croix en poutres d'acier se dresse maintenant sur le site du TC.MARIO GIRARD Luc Courchesne est du genre lève-tôt.Ce matin-là, il est allé lire le New York Times au bord de la rivière Hudson.Il s'est dit qu'il avait de la chance d'être à New York pour quelques semaines et de partager avec des collègues québécois un appartement dans Battery Park City, à deux pâtés du World Trade Center.De retour à l'appartement, il a préparé du café avec ses camarades.«On a tout à coup entendu un drôle de bruit, raconte-t-il.Ça ressemblait à un camion à ordures qui venait d'accrocher le trottoir.» En fait, le bruit que le petit groupe d'artistes venait d'entendre était celui du train d'atterrissage du premier avion qui a percuté le World Trade Center le 11 septembre 2001, qui avait frappé leur immeuble.«Une collègue a regardé par la fenêtre.Les gens dans la rue regardaient tous dans la même direction en parlant au téléphone cellulaire, dit Luc Courchesne.On s'est dit qu'il fallait aller voir ce qui se passait.» Dehors, Luc et ses collègues découvrent que l'une des tours du World Trade Center est en feu.«À ce moment-là, on croyait qu'il s'agissait d'un incendie qui pouvait être maîtrisé », dit-il.Comme Luc a pris soin d'apporter sa caméra vidéo, il profite du zoom de sa lentille pour regarder les choses de plus près.«Au moment où on se disait qu'il fallait retourner à l'appartement pour entreprendre notre journée de travail, la seconde tour a été frappée.J'ai filmé la scène.» Ces images que Luc Courchesne a filmées, et que des télés ont passées en boucle, sont celles où l'on voit l'avion passer au-dessus de la tête du caméraman.«On a alors compris que la situation était différente, dit-il.Tout de suite il y a eu une rumeur autour de nous.Les gens parlaient d'attaque.» Le groupe décide de retourner à l'appartement pour rassurer ses proches.Pendant ce temps, la première tour s'écroule.Il est près de 10 h.«Quand nous sommes redescendus dans le hall, nous avons d'abord pensé que nous étions au sous-sol tellement il faisait noir.» Luc Courchesne et ses collègues plongent alors dans un épais nuage de poussière.«Ce qui m'a frappé, c'est que le concert de sirènes que nous entendions depuis plusieurs minutes s'est alors arrêté.Ç'a été le silence total.On est entré dans un état de recueillement.C'était comme si on venait de toucher le fond de l'humanité.» Le groupe a le réflexe de se diriger vers la rivière Hudson, où l'air est respirable.«Assez rapidement, des bateaux se sont mis à prendre les gens pour les emmener de l'autre côté de la rivière.Pendant que nous attentions une embarcation, la seconde tour est tombée.» Du bateau, Luc Courchesne a droit à un paysage troublant.«Le ciel était bleu et magnifique.Et puis il y avait cette poussière\u2026» Après une nuit dans un abri, la quinzaine d'artistes québécois qui se trouvait avec Luc Courchesne a été ramenée à Montréal.«Étrangement, j'ai réalisé que les gens ici étaient plus en état de choc que nous.À force de regarder ces images à répétition à la télévision, ça finit par créer une sorte d'enflure.Moi, l'avion, je l'ai vu de mes propres yeux, mais je ne l'ai vu qu'une fois.» Deux semaines après la tragédie, Luc Courchesne est retourné à New York.« Il fallait absolument que j'y aille, dit-il.Cet événement avait fait de moi un New-Yorkais.Je suis allé mangé un osso buco avec des amis sur une terrasse de Broadway.C'était merveilleux.Ça m'a guéri.» Puis, un jour, Luc Courchesne entend la pièce The Unanswered Question, du compositeur Charles Ives.«Je trouvais que cette musique résumait très exactement mon sentiment face à cet événement.J'ai décidé de réaliser une installation vidéographique à partir de cette musique.» Luc Courchesne, qui es t aujourd'hui directeur de l'École de design industriel de l'Université de Montréal, ressort transformé de cette expérience mais refuse de s'enfermer dans la logique de la victime.«Avec cet événement, le monde s'est refermé.On a quitté notre fulgurante lancée sur le XXIe siècle pour entrer dans un climat de suspicion.Mais, cinq ans plus tard, je pense qu'il faut passer à autre chose.Il y a des projets urgents dont il faut s'occuper.Ce qui me réconforte, c'est de voir mes étudiants qui ont 20 ans et qui nourrissent des idéaux.» «J'ai filmé la scène en direct » « Il fallait absolument que j'y aille, dit-il.Cet événement avait fait de moi un New-Yorkais.» La Montérégie RIVÈRE RICHELIEU Cidrerie du Minot www.duminot.com La Face Cachée de la Pomme www.cidredeglace.com Le Clos Saint-Denis www.clos-saint-denis.qc.ca Les Vergers Petit et fils www.auxvergerspetit.com Cidrerie du Verger Gaston www.vergergaston.ca Cet automne, la Montérégie vous chante la pomme et vous suggère une balade à la campagne.À proximité de Montréal, nos meilleures cidreries vous proposent près d'une soixantaine de produits à déguster.En collaboration avec : Commandez notre brochure de promotion ou visitez le www.tm-vouschantelapomme.qc.ca 1 866 469-0069 www.tourisme-monteregie.qc.ca Cet AUTOMNE on vous chante LA POMME Les balades aux vergers 30 lieux d'autocueillette pour une escapade en famille La Route des cidres Plus d'une soixantaine de produits à déguster La cuisine de nos chefs 19 chefs cuisinent la pomme à la façon montérégienne MONTÉRÉGIE-EST Vignoble de Lavoie www.de-lavoie.com Cidrerie Michel Jodoin www.cidrerie-michel-jodoin.qc.ca Domaine Leduc-Piedimonte www.leduc-piedimonte.com 3420440A LE 11 SEPTEMBRE CINQ ANS APRÈS MARIO GIRARD Alors que le cinquième anniversaire des attentats du 11 septembre 2001 ramène avec force le souvenir de ce drame, George Bush a entrepris de défendre avec véhémence sa politique controversée de lutte contre le terrorisme.À deux mois d'élections parlementaires incertaines, il insiste sur la nécessité de protéger le pays: la menace terroriste persiste même si les États-Unis sont un pays plus sûr aujourd'hui, répète-t-il.Malgré cela, la Maison-Blanche se défend de «politiser» cet anniversaire.Le 11 septembre 2006, proclamé «journée patriotique» par George Bush, a été précédé d'une vaste contre-offensive de la présidence.L'intervention télévisée de ce soir «ne sera pas une allocution politique, a déclaré le porteparole de la Maison-Blanche, Tony Snow.Ce n'est pas fait pour tracer des lignes claires entre les démocrates et les républicains.» Le conseiller deM.Bush assure qu'il s'agira d'une réflexion sur ce que le 11 septembre a signifié pour le président et pour le pays, «les réalités dont il nous a fait prendre conscience et ce que nous pouvons faire pour essayer de gagner la guerre contre le terrorisme », a-t-il dit.Depuis le 31 juillet, M.Bush a prononcé une série de discours pour convaincre les Américains qu'ils étaient plus en sécurité aujourd'hui grâce aux mesures prises par son administration et que les moyens employés dans la «guerre globale au terrorisme» sont justifiés.Aux États-Unis, le bilan de l'après-11 septembre est pour le moins mitigé.Selon les analystes, la coordination s'est améliorée entre le FBI, la CIA et leurs homologues étrangers.La situation irakienne crée cependant un mécontentement croissant.Officiellement engagé pour trouver des armes de destruction massive finalement inexistantes, le conf lit a fait plus de 2600 victimes chez les soldats américains depuis 2003.Selon les autorités irakiennes, 3200 Irakiens sont morts rien qu'à Bagdad ces deux derniers mois.En Afghanistan, premier front attaqué en octobre 2001 dans cette « guerre au terrorisme», les combats avec les talibans redoublent.Dans ce cadre, George W.Bush a vu sa cote plonger à un tiers d'opinions favorables, jusqu'à atteindre 31% en mai, avant de remonter un peu depuis.Selon un sondage Gallup réalisé fin août, 51% des Américains estiment que l'Irak doit être la priorité n° 1 du gouvernement, bien avant l'économie ou tout autre sujet.En même temps, la question des atteintes aux libertés individuelles au nom de la sécurité se pose de plus en plus.Commémoration ou récupération politique ?NICOLAS BÉRUBÉ LOS ANGELES \u2014 Les attentats du 11 septembre 2001 sont partout dans les médias américains.Première page des journaux, couverture des magazines, séries télévisées, livre commémoratifs.À moins d'aller vivre au fond des bois, impossible d'échapper au raz de marée médiatique.Dans la rue, par contre, l'humeur est au scepticisme.Le ton n'est plus aux élans de patriotisme, mais au questionnement.La récupération politique des attentats du 11 septembre irrite.De la douzaine de personnes interrogées dans les rues de Los Angeles par La Presse hier, plus de la moitié disaient ne pas s'intéresser au battage entourant le cinquième anniversaire des attentats.«On dirait qu'on est obligés d'y penser, explique Stacy Wright, rencontrée avec son mari sur Hollywood Boulevard.Il y a les séries télé, les articles, les messages à la radio.Et puis il y a Bush, qui utilise toujours l'événement pour justifier sa politique.Je crois que les gens commencent à voir clair dans son jeu.Ses échecs sont trop nombreux pour être balayés sous le tapis.» Pour Beckie Duqueste, de Long Beach, les habitants de Los Angeles peuvent se compter chanceux d'avoir jusqu'ici été épargnés par les attaques terroristes.Selon elle, la région fera éventuellement les frais de la politique guerrière des États-Unis.«Remarquez qu'avec les tremblements de terre et les risques de tsunami, nous sommes habitués de vivre dans un climat d'incertitude, dit-elle, sourire en coin.Mais je suis certaine que nous allons y goûter un jour ou l'autre.Je suis même étonnée que rien ne se soit passé jusqu'à maintenant.Bush nous a vraiment mis dans la merde, et maintenant on doit apprendre à vivre avec ça.» Sa voisine, Gina Robins, ne comprend pas que des gens continuent d'avoir confiance en Bush.«Il a tellement menti et tellement détourné la vérité qu'il ne devrait plus être président.Il va faire un discours télévisé pour le 11 septembre et je trouve que c'est de très mauvais goût.Il devrait plutôt aller se cacher.» Josh Lowe, qui travaille comme caméraman pigiste, avoue n'avoir lu aucun article sur le cinquième anniversaire des attentats.Lorsque le sujet fait surface aux infos télévisées, il change de poste.Cela lui a causé des ennuis, sa copine étant une news junkie qui ne veut rien manquer des reportages au sujet du 11 septembre.«On arrive à s'entendre quand même, dit-il en riant.Mais je trouve sincèrement qu'on a perdu le sens des proportions.Je crois que ce qui s'est produit ce jour-là est terrible et qu'on doit y penser de façon personnelle.» Partisan du président Bush au moment des attentats, il dit maintenant être désabusé de la politique de la Maison-Blanche.«Toute l'aventure en Irak est en train de ruiner le pays.Les militaires sont à bout de nerfs.Je ne sais pas comment Bush va nous tirer de là.Cela dit, je ne sais pas si les démocrates auraient fait mieux.Au moins, il n'y a pas eu d'autres attentats aux États-Unis depuis cinq ans, c'est déjà une bonne chose.» À la veille de l'anniversaire des attentats, la couverture médiatique aussi est clairement critique du bilan de la Maison-Blanche.Sous le titre Est-ce que les États-Unis sont en train de gagner la guerre ?, à la une du Los Angeles Times d'hier, des experts contredisait les propos enthousiastes du président Bush.Selon un sondage commandé par le quotidien, moins du quart des Américains estiment que leur gouvernement est en train de gagner la guerre au terrorisme.Dans un dossier consacré aux attentats, le journal trace un bilan sombre du chemin parcouru depuis cinq ans : l'heure n'est plus aux descriptions biographiques des héros du 11 septembre, mais bien aux bilans comptables.Les dépenses liées à la guerre en Irak dépasseront les 100 milliards de dollars en 2006.Le nombre d'actes terroristes dans le monde est passé de 1732 en 2001 à près de 5000 l'an dernier.Le nombre des victimes d'actes terroristes est lui aussi en hausse marquée depuis cinq ans : 8194 morts en 2005, contre 4500 en 2001, dont près de 3000 le 11 septembre.Bref, un bilan qui laisse un goût amer.David Tran, 21 ans, avait 16 ans au moment des attaques.Étudiant à New York, il a depuis déménagé en banlieue de Los Angeles, où il travaille comme programmeur dans un studio d'animation.« J'étais content de quitter New York.Les gens vivent avec l'idée que cela peut se reproduire à tout moment.Ce n'est pas un sentiment agréable.À Los Angeles, les gens ne pensent pas constamment à ça.On n'est peut-être pas à l'abri, mais au moins on vit de façon plus détendue.» Selon lui, les victimes du 11 septembre servent aujourd'hui à justifier les actions de l'administration Bush.«Tout ça est beaucoup trop politisé, dit-il.Ça ne me dérange pas que l'on parle de la tragédie, mais quand les politiciens s'en servent pour faire avancer leur politique conservatrice, c'est là que je décroche et que je ne reconnais plus mon pays.Je trouve que le 11 septembre devrait servir à prendre du temps pour penser aux gens qui ont perdu la vie dans les attentats.On ne devrait pas parler de politique ce jour-là.» COURRIEL Pour joindre notre journaliste : nicolas.berube@lapresse.ca Scepticisme chez l'Oncle Sam Le questionnement a remplacé les élans de patriotisme PHOTO JASON COHN, REUTERS Brittani Hileman, une fillette de 12 ans, se penche sur une plaque commémorative à la sortie de Shankville, en Pennsylvanie.3427383A SÉRIE DANS LE VENTRE DE LA MACHINE Les jeunes, les vieux, les pauvres, les riches qui le sont encore, tous sont susceptibles de succomber aux appareils de loterie vidéo.Même quand on leur explique que seul le hasard entre en compte et que le fait de s'attacher jusqu'à l'épuisement à la même machine «qui n'a pas encore craché » n'augmente d'aucune façon les chances de gagner.Dans le troisième et dernier volet de notre série, nous entrons justement dans les entrailles de la machine.KATIA GAGNON ET HUGO MEUNIER Il a l'air parfaitement innocent, comme ça, cet appareil.Des rouleaux qui tournent.Des symboles de fruits.Des couleurs qui brillent.La petite musique qui retentit quand on gagne.C'est naïf, presque enfantin.En réalité, cet appareil est construit pour créer la dépendance.Au Centre du hasard, situé au sous-sol du Casino de Montréal, la gueule béante d'une machine à sous ouverte suscite immanquablement la curiosité.Les gens entrent dans le petit local, et un préposé, nommé «ambassadeur du jeu responsable », leur explique comment fonctionne cet appareil, devant lequel ils s'apprêtent à passer plusieurs heures.Lors de notre passage, Julie Cloutier, l'une de ces ambassadrices, faisait sa démonstration à un couple de gens âgés.Elle leur a montré la puce, le cerveau de la machine, qui génère 1000 numéros à la seconde.Chacun de ces numéros correspond à une combinaison, ensuite affichée sur les rouleaux de la machine.Appuyer sur le bouton «jouer» d'une machine, en misant chaque fois jusqu'à 1,25$, équivaut à sélectionner de façon totalement aléatoire un de ces numéros qui défilent à grande vitesse, constamment, 24 heures sur 24, 365 jours par année.Tout le reste, rouleaux qui tournent, symboles qui s'affichent, n'est qu'illusion.Le résultat n'est déterminé que par ce millième de seconde où vous avez appuyé sur le bouton et sélectionné, dans ces chiffres qui défilent, un numéro.Gagnant ou perdant.Sur une machine à sous classique à trois rouleaux, vous avez une chance sur 35 000 de remporter le gros lot.Sous forme de jackpots ou de lots plus modestes, la machine redonnera, sur une année, 92% de l'argent qu'on y a inséré.Le part de Loto-Québec est constituée de ce 8% manquant.Cette explication semble passionner un couple âgé, originaire de la région de Québec.Jacqueline Royer et Rosaire Bégin ont suivi attentivement les explications de Julie Cloutier.Et pourtant, lorsque la représentante de La Presse leur pose une question toute simple, ils hésitent : «Joueriez-vous sur une machine où quelqu'un vient juste de gagner?» La bonne réponse, la rationnelle, c'est oui.Rappelez-vous:les nombres défilent, on a une chance sur 35 000 à tous les coups.Mais dans une situation semblable, Jacqueline Royer et Rosaire Bégin, comme vous, comme nous, ne suivraient pas leur tête.Ils suivraient leur instinct, qui leur dit, «je n'irais pas jouer là, parce que la machine vient de donner».C'est la réponse de Mme Royer.Qui démontre, en quelques mots, la force de cet appareil:vous faire croire que vous y êtes pour quelque chose si vous gagnez.La vache à lait des casinos Dans les casinos dans le monde, une majorité de joueurs misent uniquement leur argent dans les machines à sous.Pourquoi les joueurs sont-ils si attirés par cet appareil?«Parce qu'ils ont l'impression que les chances de gagner sont supérieures à ce qu'elles sont en réalité.C'est de la triche visuelle.On crée l'impression que le gain est facile, à portée de la main», dit le psychologue ontarien, Roger Horbay, qui a produit un CD-ROM expliquant le fonctionnement des appareils de loterie vidéo (ALV).Avant, lorsque la machine était mécanique et que les rouleaux roulaient vraiment, les joueurs pouvaient effectivement tenter de calculer la probabilité d'en arriver au gros lot.Aujourd'hui, la machine a conservé cet aspect mécanique, mais elle est mue, en réalité, par des circuits électroniques.Dont le nombre de combinaisons est infini.Résultat : sur certains appareils, «vous avez moins de chances de remporter le gros lot que de gagner au 6/49», dit Roger Horbay.La machine crée aussi, par toutes sortes d'artifices, une impression de contrôle enivrante pour le joueur.Le meilleur exemple est probablement celui du bouton «hold».Lors de l'introduction, en 1994, des ALV au Québec, la plupart des machines étaient équipées d'un dispositif qui permettait au joueur «d'arrêter» les rouleaux en appuyant sur un bouton ou en touchant l'écran.Mais le «hold» était trompeur.En réalité, il ne servait à rien.Le résultat, comme nous l'avons expliqué plus tôt, est prédéterminé par une puce informatique.Aujourd'hui, le dispositif du «hold» a été presque totalement éliminé de l'ensemble des appareils québécois.Objectif:faire miser les joueurs Au fil des ans, les fabricants d'appareils de loterie vidéo n'ont cessé de raffiner ses attributs, dans un seul but:faire miser les joueurs le plus longtemps possible.Les ALV ont obtenu des profits maximaux «avec un appareil de quatrième génération dont les paramètres à instaurer une dépendance sont optimaux», explique le psychologue Jean Leblond, qui agit comme témoin expert du recours collectif intenté par un groupe de joueurs contre Loto-Québec.Comment?Les petits lots sont fréquents, pour encourager le client à continuer à parier.La machine qui gagne émet une musique ou déverse des pièces dans un réceptacle en métal afin que tous les autres joueurs entendent le «son» du gain.On a aussi introduit des jeux comme le poker, qui donnent le sentiment au joueur que son habileté au jeu détermine le résultat.Et devant une machine, le joueur est totalement isolé, contrairement à une table de jeu où le croupier, ou encore les autres joueurs, réagiront à un comportement anormal, note Jean-François Biron, chercheur à la Direction de la santé publique de Montréal, qui a fait la tournée de dizaines de bars pour observer des joueurs pathologiques.«L'ALV est un croupier insensible qui peut s'exécuter toujours plus vite sans rien percevoir des besoins humains», résume Jean Leblond.Et surtout, les fabricants usent abondamment du procédé du «near miss», qui place les symboles sur les rouleaux à un cheveu d'être alignés.Le joueur a ainsi l'impression, à la fois grisante et frustrante, d'avoir «presque gagné».«Il est très difficile de résister à cette idée», dit M.Horbay.Les psys appellent «pensées erronées» ce genre d'idées fausses.«Certaines caractéristiques de ces machines stimulent les pensées erronées», souligne Claude Boutin, chercheur au Centre québécois de prévention et de traitement du jeu.Bien sûr, toutes ces personnes qui s'échauffent devant une machine ne deviennent pas des joueurs pathologiques.Pourquoi certains en viennent-ils à s'accrocher à l'appareil?Parce que l'appareil vient s'insérer, chez eux, dans un casse-tête psychologique complexe, répond Claude Boutin.Le jeu devient pour eux l'équivalent du feu pour un pyromane: une façon malsaine de faire taire un malaise intérieur.Refermons maintenant la machine: nous en avons fait le tour.Promenons-nous, un instant, sur le plancher du casino.Tiens, tiens.Quelqu'un vient de remporter le gros lot.Les pièces se déversent dans la bouche de métal de l'appareil.Iriez-vous jouer sur cet appareil?Avouez-le, même après avoir passé plusieurs minutes à lire cet article, la réponse est probablement non.PROGRAMMÉE POUR DURER Sur une machine à sous classique à trois rouleaux, on a une chance sur 35 000 de remporter le gros lot.(.) Sur certains appareils, « vous avez moins de chances de remporter le gros lot que de gagner au 6/49.» PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE© Au sous-sol du Casino de Montréal, dans un petit local, un «ambassadeur du jeu responsable» explique régulièrement aux clients comment fonctionne un appareil de loterie vidéo.Avant qu'ils s'apprêtent à passer plusieurs heures devant, la gueule béante d'unemachine à sous ouverte suscite immanquablement chez eux la curiosité.KATIA GAGNON ET HUGO MEUNIER Si les appareils de loterie vidéo (ALV) attirent les joueurs compulsifs, ils servent aussi d'appât aux nombreux prêteurs usuraires qui rôdent autour des endroits de jeu.«Chaque bar où il y a des loteries vidéo a son shylock », avance Stéphanie Franche- Lombart, étudiante au baccalauréat en criminologie de l'Université de Montréal, qui vient de réaliser une étude sur le prêt usuraire dans la métropole.Le portrait qu'elle dresse du second plus vieux métier du monde est déroutant : le prêt usuraire est en hausse depuis une dizaine d'années à Montréal, mais son ampleur est impossible à cerner.«Les policiers ont du mal à coincer les usuriers, car leurs clients n'ont pas l'habitude de se plaindre», explique Mme Franche-Lombart.Même le Service de police de la ville de Montréal ne nie pas son impuissance à contrer le prêt usuraire.«On tourne en rond, les gens ne veulent pas poursuivre leur prêteur devant les tribunaux», confirme l'inspecteur Yves Riopel.La preuve, seulement cinq dossiers d'enquête ont été ouverts concernant le prêt usuraire depuis 2004, dont le plus connu est celui du clan Théodore.Cette affaire avait levé le voile sur la présence de prêteurs usuraires à l'intérieur même des murs du casino de Montréal.De façon générale, les usuriers font la pluie et le beau temps dans les domaines reliés au jeu, à la drogue et au sexe, moyennant des taux d'intérêt oscillant entre 3 et 5% par semaine (donc 200% par année).Mais ce sont les loteries vidéo qui attirent le plus les prêteurs illégaux.«Entre 30 et 50% de leurs clients sont des joueurs d'ALV», estime la chercheuse de 21 ans.Le «shylock de rue» fait crédit aux adeptes d'appareils loterie vidéo.«Avant de leur prêter de l'argent, il peut exiger une carte d'assurance maladie ou d'assurance sociale », souligne Mme Franche-Lombart.Les prêts peuvent s'échelonner de 100$ à quelques milliers de dollars, remboursés sur une base hebdomadaire.Souvent, le client finit par payer plusieurs fois son emprunt.Contrairement aux clichés, la violence est rare entre le client et l'usurier.Si le client ne paie pas, le prêteur fera au plus quelques gestes d'intimidation comme des appels durant la nuit.«Le shylock n'a pas intérêt à battre son client, puisqu'il veut le garder.Leur relation est une relation d'affaire», résume la chercheuse.Fondateur du Programme d'aide financière (PAF), un organisme d'aide aux personnes aux prises avec diverses dépendances, Gilles Galipeault a mis sur pied un service de fiducie réservé aux joueurs compulsifs en 2001.«On en suit actuellement 75, dont plusieurs qui ne mangeaient plus et avaient vendu tous leurs meubles», raconte-t-il.La plupart étaient accros aux ALV et faisaient affaire avec des prêteurs usuraires.En «bon père de famille», Gilles Galipeault gère aujourd'hui leur argent.«Je paie leur loyer, leurs services, leur nourriture, leur essence et ensuite leurs dettes, incluant leur usurier », énumère le président du PAF.Il sait comment s'installe une relation usurier-client.«Ils sont dans tous les bars.Des habitués se plaignent d'abord de manquer d'argent, jusqu'à ce qu'un employé de l'établissement leur présente quelqu'un», explique M.Galipeault.«Un show de boucane» Ce manège, Francis l'a vécu.Ex-joueur compulsif, le jeune homme a dû faire appel à un prêteur à trois reprises pour continuer à jouer.«Il faut d'abord qu'il t'ait vu pas mal de fois», explique Francis.Ce dernier n'a eu aucun mal à emprunter des sommes de 500$ sans garantie.«Mais il faut rembourser avec l'intérêt et ajouter 50$ par semaine de retard», a-t-il calculé.Après trois semaines, l'emprunt de 500$ est vite passé à 775$.Bon payeur, l'ex-joueur n'a jamais eu de problème avec son usurier.Selon le PAF, les groupes criminalisés font circuler plus de 10 millions de dollars par année entre les mains des usuriers.Quant au plan de retrait d'ALV de Loto- Québec, le fondateur du PAF pouffe de rire: «C'est un show de boucane! Ils vont juste centraliser les joueurs compulsifs au même endroit.» L'ABC du prêt usuraire PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © Les usuriers sont dans tous les bars où il y a des appareils de loterie vidéo, guettant leur victime, prêts à leur faire crédit à la moindre demande. ACTUALITÉS SÉBASTIEN RODRIGUE Les ordures ne dégagent pas que des odeurs.Elles produisent aussi de l'énergie.Les dépotoirs de la Communauté métropolitaine de Montréal pourraient fournir de l'électricité à environ 50 000 maisons entre 2010 et 2030, mais encore faut-il que les sites d'enfouissement trouventdes acheteurs pour cette ressource encore sous-exploitée au Québec.Le site d'enfouissement de BFI à Lachenaie vend aujourd'hui quatre mégawatts d'électricité à Hydro-Québec, ce qui fournit de l'électricité à environ 2500 propriétés.Ce site peut pourtant fournir près de 12 mégawatts de plus à partir du méthane dégagé par les déchets, selon Hector Chamberland, directeur des affaires publiques de BFI.Mais faute d'une entente avec Hydro-Québec, des torchères brûlent tous ces biogaz.Cette énergie gaspillée serait suffisante pour alimenter en électricité environ 7500 maisons.BFI se dit incapable de rentabiliser des investissements supplémentaires au prix payé par la société d'État.« Pour investir environ 25 millions de dollars dans une centrale, il faut pouvoir la payer », observe M.Chamberland.Cinq cas au Québec Au Québec, on recense seulement cinq cas de récupération des biogaz pour produire de l'électricité ou alimenter des industries.Dans l'ancienne carrière Miron, à Montréal, une centrale construite par Gazmont fournit 20 mégawatts à Hydro- Québec.Il s'agit de la plus importante source de biogaz transformée en électricité au Québec.Il y a aussi des expériences similaires à Kirkland, Sainte-Sophie et Berthierville.Selon plusieurs compagnies d'enfouissement de déchets, les monopoles accordés pour la distribution d'électricité et de biogaz découragent la récupération de cette énergie.« Il faudrait qu'Hydro-Québec accepte de payer le juste prix au kilowatt », fait valoir Martin Dussault, directeur des affaires publiques pour Waste Management (autrefois Intersan).La production de biogaz coûte environ deux fois plus cher que l'hydroélectricité, précise-t-il.Le gouvernement du Québec a toutefois annoncé son intention de déréglementer la distribution des biogaz, ce qui brisera le monopole de Gaz métropolitain.Au ministère des Ressources naturelles, on indique que le projet de loi ne sera pas déposé avant l'automne 2007.Cette ouverture fait tout de même saliver les entreprises qui voient l'occasion de rentabiliser davantage leurs gisements.Dans sa stratégie énergétique 2006-2015, le gouvernement a aussi demandé à Hydro-Québec d'ouvrir la voie à la petite production d'élect r icité de moins d'un mégawatt.Selon une porte-parole de la société d'État, Marie Archambault, la production d'électricité à partir de biogaz ou de biomasse répond à cette nouvelle orientation.Des consultations auprès des municipalités et de l'Union des producteurs agricoles doivent d'ailleurs aboutir en 2007.Rien de neuf depuis 1991 Hydro-Québec n'a pas accepté de nouveau projet d'électricité produite à parti r de biogaz depuis 1991.Dans le cadre d'un autre appel d'offres en 2003, la société d'État avait reçu une seule autre proposition.Il s'agissait de celle du dépotoir de Lachenaie et elle a été rejetée en raison du coût trop élevé.Aujourd'hui, l'industrie a saisi la balle au bond.Le Consei l des ent repr ises de service en environnement a récemment calculé que les cinq sites d'enfouissement utilisés par les municipalités de la grande région de Montréal pourront produire en moyenne 80 mégawatts d'électricité par année d'ici 2030.Ces calculs tiennent compte des objectifs de détourner jusqu'à 60% des matières résiduelles des dépotoirs.Cette électricité serait suffisante pour alimenter une ville de la taille de Saint-Eustache.Des inquiétudes Le récent intérêt des compagnies d'enfouissement pour les biogaz inquiète toutefois les groupes qui font la promotion de la récupération des déchets.« C'est louable de récupérer des biogaz, mais il ne faut pas que ça devienne un prétexte pour enfoui r les déchets », mentionne Robert Ménard, du Front commun pour une gestion écologique des déchets.M.Ménard remarque que les biogaz permettront de multiplier les revenus des sites d'enfouissement.Ces compagnies obtiendraient ainsi des revenus à la fois pour enfouir les déchets et pour vendre des biogaz.La création d'un marché du carbone apporterait aussi des revenus supplémentaires aux sites d'enfouissement.Parce qu'ils éliminent des gaz à effet de serre, ils pourraient revendre des crédits aux industries ou aux pays qui dépassent les l imites permises par le protocole de Kyoto.Tous s'entendent pour dire qu'un tel système accélérerait l'exploitation des biogaz.POTENTIEL ÉNERGÉTIQUE DES DÉPOTOIRS Le biogaz part en fumée SÉBASTIEN RODRIGUE Chauffer un hôpital, faire tourner une papetière ou produire de l'électricité brut : les biogaz servent à toutes les sauces.En Californie, la compagnie Waste Management tentera même de liquéfier des biogaz pour faire rouler des véhicules.Dans la grande majorité des sites d'enfouissement québécois, les biogaz sont toutefois brûlés ou laissé pour compte.Les biogaz regorgent de méthane.Cette substance est 21 fois plus dommageable que le dioxyde de carbone parmi les gaz à effet de serre, selon le ministère des Ressources naturelles du Québec.Le méthane est justement ce qui permet de produire de l'électricité ou d'alimenter les chaudières des industries.L'exploitation des biogaz reste tout de même complexe et difficile à rentabiliser, disent les spécialistes.« Ce n'est pas une source stable.Il y a des fluctuations journalières, annuelles et ensuite une régression », explique Guy Labbé, conseiller en environnement à la Ville de Sherbrooke.Un projet peut être rentable si le biogaz est transporté à proximité du site d'enfouissement, selon M.Labbé.Danilo Klvana, professeur de génie chimique à l'École polytechnique de l'Université de Montréal, ajoute que le captage des biogaz est difficile.Il ajoute que les sites n'ont pas tous le même potentiel selon leur capacité, leur profondeur et leur situation géographique.Les biogaz sont tout de même utiles pour produire de la vapeur pour alimenter des turbines.Les sites doivent conteni r des matières organiques pour dégager des biogaz.La fin de l'enfouissement des déchets à la carrière Miron a d'ailleurs causé des problèmes de productivité à la centrale de Gazmont.Pour respecter ses engagements envers Hydro-Québec, la centrale a dû se convertir en partie au mazout.À Sherbrooke, la Ville souhaite utiliser les biogaz de son site d'enfouissement de Fleurimont pour fournir de l'énergie au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke.Pour y arriver, il faudra construire un pipeline de 5 km et modifier la chaudière de l'hôpital.Le projet estimé à neuf millions de dollars a pris du retard avec le récent retrait de Gaz métropolitain, mais un appel d'offres sera sous peu lancé.Le projet pourrait voir le jour à l'hiver 2008.Au bout du compte, le centre hospitalier réduira sa dépendance au gaz naturel et les émanations de biogaz du site d'enfouissement de Sherbrooke auront une utilité pour les 20 prochaines années.Au dépotoir de Sainte-Sophie, on a construit un pipeline de 12 km pour alimenter la papetière Cascades à Saint-Jérôme.Selon le porte-parole de Waste Management, Martin Dussault, la compagnie veut reproduire l'expérience à ses sites d'enfouissement de Saint-Nicéphore et de Magog.Waste Management dispose de 90 projets semblables aux États-Unis sur un total de 300 sites d'enfouissement.Les États-Unis sont plus propices à l'exploitation des biogaz, selon M.Dussault.Au Québec, l'hydroélectricité reste toujours plus abordable que l'électricité produite à partir de biogaz.Récupération du méthane Un procédé utile mais complexe Cette énergie gaspillée serait suffisante pour alimenter en électricité environ 7500 maisons.« Ce n'est pas une source stable.Il y a des fluctuations journalières, annuelles et ensuite une régression.» PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES © Les dépotoirs de la Communauté métropolitaine de Montréal pourraient fournir de l'électricité à environ 50 000 maisons entre 2010 et 2030.si on en récupérait le biogaz. MAZDAGABRIEL MAZDAPRESIDENT 249 GS 2007 $ par mois 399$ par mois GS 2006 Membres des concessionaires Gabriel.Un groupe, une force! 5333, Saint-Jacques Ouest Montréal (coin Décarie) www.mazdagabriel.com (514)484-7777 7050 Henri Bourassa Est Anjou www.mazdapresident.com (514)328-7777 Taxes en sus.Mensualités basées sur une location de 48 mois avec allocation de 20 000 km/an, acompte de 2625$ sur Mazda 6 GS 2006 et 3595$ sur CX-7 GS 2007.Offres d'une durée limitée.Sujet à l'approbation de crédit.Photos à titre indicatif.Détails chez Mazda Président et Mazda Gabriel.LOCATION À PARTIR DE LOCATION À PARTIR DE 3420456A ACTUALITÉS APPEL À TOUS: Si la négligence et le laisser-aller se manifestent près de chez vous, écrivez-nous à l'adresse suivante : Le Zélateur, 7, rue Saint-Jacques, Montréal, H2Y 1K9.Par courriel : zelateur@lapresse.ca.Par téléphone : 514-285-7070.Par télécopieur : 514-285-6808.LE ZÉLATEUR La rubrique des horreurs urbaines Disons que, en matière d'aménagement paysager, on a déjà vu mieux à Montréal.Ces arbres, à peine dignes de ce nom, se trouvent aux abords du marché Atwater, dans l'arrondissement du Sud-Ouest.À cet endroit, qualifié de «véritable fleuron» par la Ville de Montréal, il y a une vingtaine de grilles de métal au sol.Chaque grille est pourvue d'un trou au centre, dans lequel on peut planter un arbre.Or, la plupart des trous sont vides.Et ceux qui ne le sont pas sont dotés d'arbres maigrichons, quand ce n'est pas d'un tronc sec.Un lecteur du Zélateur se demande pourquoi l'arrondissement a planté des arbres d'un diamètre aussi petit, dans un milieu aussi hostile.M.Pelletier veut savoir quand la Ville va refaire l'aménagement paysager aux abords du marché Atwater, et si les arbres auront une taille acceptable.L'EXPLICATION: L'arrondissement du Sud-Ouest a expliqué au Zélateur qu'un projet de plantation de 30 000$ est sur la table.La responsable des communications de l'arrondissement, Constance Lauzon, dit que les grilles seront retirées des fosses.Le système n'est pas efficace.«Chaque arbre sera replanté avec un protecteur d'arbres.Ceux qui sont là ont été victimes de vandalisme ou brisés pendant le déneigement ou à la suite d'un accident de la circulation.Ce n'est pas à cause de leur petite taille », explique Mme Lauzon.La responsable précise que les protecteurs qui seront installés sont uniques en leur genre à Montréal.Et elle tient à faire remarquer que le Sud-Ouest est l'arrondissement qui plante le plus d'arbres sur le territoire.Les travaux commenceront cet automne.QUI S'EN OCCUPE?Pierre Brochu, chef de division de l'aménagement et à l'environnement, arrondissement du Sud-Ouest.514- 872-5550, pbrochuville.montreal.qc.ca LE TROU DE LA RUE NOTRE-DAME Revenons enfin sur un trou qui date d'une bonne année, et qui fait encore damner les lecteurs du Zélateur.Il est question ici d'un cratère d'environ trois mètres sur cinq, rue Notre-Dame Ouest, tout près de l'École de technologie supérieure, au coin de la rue Peel.Le trou pourrait engouffrer une voiture.L'arrondissement de Ville-Marie explique qu'il est difficile de boucher ce trou parce qu'on y trouve une conduite de 36 pouces et un enchevêtrement de conduites de 10 pouces.Ville-Marie est en processus d'appel d'offres.Les travaux devraient débuter fin septembre.On précise que l'endroit est sécurisé.ARBRES MAIGRICHONS SARA CHAMPAGNE PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE © Des arbres coupés, du côté est du marché Atwater.SOPHIE ALLARD Il y a 25 ans, les médecins ne donnaient pas cher de la peau de Benoit Roux.Le coeur ne suivait plus.Son cardiologue lui a alors donné deux options : un pontage coronarien ou l'activité physique.Il a choisi la seconde.«Depuis, la course à pied a complètement changé ma vie.J'ai 76 ans et je n'ai jamais été aussi en forme.Ma famille m'appuie, mais ma femme se fâche quand elle me voit monter les marches en courant.Ce n'est plus de mon âge, qu'elle dit », confie-t-il en riant, quelques minutes après avoir couru 10 km dans les rues de Montréal.en 53 minutes et 46,9 secondes.Tout comme M.Roux, près de 17 000 personnes ont parcouru hier matin les rues de la métropole à l'occasion du Festival de la santé et du Marathon international de Montréal.En patins, à vélo, en fauteuil roulant ou en chaussures de course.Partis du pont Jacques-Cartier au petit matin, les plus braves ont couru 42,2 kilomètres.C'est le cas de Marie-Line Lalonde, de Blainvi l le, qui vivait son baptême du marathon.« Je suis très fébrile, je me suis réveillée toutes les heures cette nuit, a-t-elle avoué, une vingtaine de minutes avant le coup de départ.C'est mon premier marathon, alors si je le fais en quatre heures, ça va être merveilleux.Je m'entraîne depuis 10 mois.J'ai la piqûre et c'est déjà dans mes plans de tenter le coup à Boston et en Europe.Il y a de très beaux parcours, paraît-il.C'est spécial de voir tout ce monde sur le pont ce matin.C'est un apport d'énergie incomparable.» Quand le pont s'est mis à vibrer au rythme des foulées des participants, cette énergie est même devenue tangible.Jacqueline Gareau, invitée d'honneur de la journée, y est toujours sensible.L'ancienne marathonienne, gagnante du premier Marathon de Montréal en 1979 et du Marathon de Boston en 1980, participait hier au demi-marathon.«Même si j'ai participé à bien des courses, j'ai encore des papillons dans l'estomac.C'est un effort qui s'en vient, on est en préparation de combat, a-t-elle confié avant la course, tout en sautillant sur place.C'est frisquet, mais c'est idéal pour courir.Je souhaite faire une bonne performance, mais j'ai maintenant 53 ans et j'ai beaucoup de courses dans mes petites pattes.À mon âge, des bobos peuvent surveni r n'importe quand, mais avec l'adrénaline on ne sent plus rien.» C'est aussi ce qu'avance la soldate Annie Gingras, du 5e Bataillon des Services du Canada de Valcartier, qui était du 10 km.Comme 437 de ses confrères et consoeurs militaires, elle a inclus l'événement à son plan d'entraînement physique annuel.« Ça s'est bien passé, je m'entraîne depuis le mois de mai à raison de trois fois par semaine.Le premier défi était d'abord de concilier la course à pied avec le travail, la vie militaire et la famille, confie Annie Gingras, 40 ans, le visage encore rougi par l'effort.Plusieurs d'ent re nous, dont mon conjoint, partirons pour l'Afghanistan cette année.Cette épreuve s'ajoute à l'entraînement.» Malgré quelques plaintes entendues ici et là sur le manque de produits énergétiques, quelques difficultés aux points d'eau et l'impatience de certains automobilistes pris dans les bouchons de circulation, l'activité a une fois de plus été un succès.«C'est une journée très agréable que nous avons passée en famille.On a participé à la marche de 5 km.Ça montre le sens de l'effort et de l'encouragement et ça fait faire du sport au papa », blague Marie-Josée, accompagnée de son mari et de ses garçons âgés de 7, 4 et 1 an.Tous trois étaient bien fiers de quitter le Stade olympique une médaille au cou.16e FESTIVAL DE LA SANTÉ 17 000 personnes dans les rues de Montréal PHOTO BRAULT BERNARD, LA PRESSE © Cette année encore, les participants du Festival de la santé ont bouclé leur parcours au Stade olympique.Le Torontois Danny Kassap a remporté le marathon en 2 heures 20 minutes et 19 secondes.Chez les femmes, la Polonaise Wioletta Kriza a franchi la ligne d'arrivée la première avec un chrono de 2:43:05.« La course à pied a complètement changé ma vie.J'ai 76 ans et je n'ai jamais été aussi en forme.» 3425952A MICHÈLE OUIMET Distraite, Kettly Beauregard démarre sa voiture et s'engage dans la rue.Au même instant, un autobus de la ville roule rue Bélanger et frôle son auto.Mme Beauregard, qui ne se rend compte de rien, continue de babiller tout en conduisant lentement, désespérément lentement.Rue Viau, où les autos circulent à bonne vitesse, elle reste obstinément dans la voie de gauche.Et elle cause.De son programme électoral, de sa querelle avec son ancien chef, l'ex-maire Pierre Bourque, qu'elle poursuit pour salaire impayé, et de sa fille de 30 ans qui est « son bras droit et son bras gauche » dans cette campagne électorale municipale qui suscite peu de passions.Disons-le franchement : Mme Beauregard, candidate de Projet Montréal à l'élection partielle du 24 septembre, conduit mal.Le problème, c'est qu'elle pilote sa carrière politique avec la même maladresse.Elle était avec Pierre Bourque en 1994 lorsqu'il a été élu maire pour la première fois.Même si elle a fidèlement suivi son chef pendant huit ans, elle n'a jamais fait partie du comité exécutif, l'équivalent du conseil des ministres.En 2001, elle a été de nouveau élue dans Marie-Victorin, mais elle a dû céder son siège à M.Bourque, car elle était sa colistière.Depuis, elle tente par tous les moyens de revenir en politique.En 2003, elle a flirté avec le Parti québécois, mais elle a été battue.En 2005, elle a de nouveau tenté sa chance au municipal et s'est présentée comme indépendante, mais elle a dû s'incliner devant la candidate de Vision Montréal, Nicole Thibault.Aujourd'hui , elle tente de ravir encore une fois le district de Marie-Victorin.Elle porte les couleurs de Projet Montréal, un parti fondé en 2004 par Richard Bergeron et qui a fait une percée étonnante aux élections de novembre dernier en remportant 8,5 % des voix.Le chef de Projet Montréal est un politicien déconcertant, car il répond franchement aux questions.«Combien y a-t-il de membres dans votre parti ?» lui ai-je demandé.«Environ 1100, a-t-il répondu, mais on a bien de la misère à aller vers les 1500.Et on ne s'en occupe pas beaucoup.- Et combien y a-t-il d'argent dans vos coffres ?- On n'a pas une cenne.» Vision Montréal, lui, a jeté son dévolu sur un vétéran, pour ne pas dire un revenant de la politique municipale.Réal Charest a été élu en 1986 et en 1990 sous la bannière du Rassemblement des citoyens de Montréal (RCM).M.Charest a une vision microlocale de la politique : il veut défendre sa rue, ses arbres, son bout de quartier.Il se présente en politique pour empêcher les promoteurs de perturber son îlot de tranquillité, la Cité-Jardin, nichée à l'est du parc Maisonneuve, où il vit depuis 48 ans.Depuis que Pierre Bourque a plié bagage parce qu'il n'en pouvait plus de végéter dans l'opposition, Vision Montréal se cherche.Le parti a baigné dans une relation tellement fusionnelle avec son chef qu'il a même, à une certaine époque, adopté son nom: Équipe Bourque/ Vision Montréal.Cet été, le parti a changé ses couleurs et troqué le rouge pour le vert et le gris.Le changement cosmétique portera-t-il ses fruits ?Et le nouveau chef, François Purcell , réussira-til à s'imposer ?Le résultat du 24 septembre en donnera une bonne indication, ca r c 'est Vision Montréal qui a raflé le district en 2005, avec 300 voix de majorité.De son côté, l'UCIM, le parti du maire Gérald Tremblay, présente un candidat de 31 ans, Carle Bernier-Genest, qui se promène en vélo, n'a pas de permis de conduire et travaille à Équiterre.Jeune, sans expérience, il est écrasé par la personnalité colorée du maire de l'arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie, André Lavallée, un gaillard de six pieds trois pouces.Lorsque le maire Lavallée fait du porte-à-porte avec le jeune candidat au physique délicat, il prend toute la place.Avec une assurance qui trahit une longue expérience, il se présente avec sa voix tonitruante, dégaine un dépliant et le fourgue dans la main de l'électeur.M.Bernier- Genest a beau essayer de glisser un mot, la porte se referme et le doigt dynamique de M.Lavallée écrase déjà une nouvelle sonnette.Dernière candidate en lice, l'indépendante Nicole Thibault.Elle a remporté le district en novembre 2005, mais elle a dû céder son siège à Pierre Bourque parce qu'elle était sa colistière.Elle dirige sa campagne à partir de son garage avec une poignée d'amis et un budget minimaliste de 3000 $.Mais le pire ennemi des candidats est l'indifférence des élec teurs .Le taux de participation aux élections municipales chute de façon vertigineuse.En 2001, 49 % des Montréalais ont voté, comparativement à 35 % en 2005.Pour une partielle, c'est l'hécatombe.Le 19 décembre 2004, à peine 15 % des électeurs ont affronté un froid sibérien pour voter dans Saint-Laurent.Le 24 septembre, il ne devrait pas faire froid.COURRIEL Pour joindre notre journaliste : michele.ouimet@lapresse.ca Une élection confidentielle Le pire ennemi des candidats est l'indifférence des électeurs.Le taux de participation aux élections municipales chute de façon vertigineuse.Pour une partielle, c'est l'hécatombe.HUGO DE GRANDPRÉ Ceux pour qui la dernière sortie de l'Institut économique de Montréal était trop radicale devront prendre leur mal en patience.Le nouveau président, dont la nomination sera annoncée aujourd'hui, compte se servir de l'organisme pour sortir le Québec de «l'ornière dans laquelle il s'est enlisé».Paul Daniel Muller, 46 ans, va droit au but quand il parle de son constat sur la société québécoise: «Je m'aperçois du grand besoin au Québec de remettre en question les façons de faire, lance-t-il d'emblée.C'est un discours qu'on entend partout depuis la sortie des lucides.Je partage ce sentiment d'urgence.» L'organisme, qui se dit indépendant, non partisan et à but non lucratif, est le véhicule idéal pour mener cette vision à terme, selon l'économiste de formation.Et tant pis si on l'accuse d'être trop à droite.«On met l'accent sur des solutions qui favorisent l'action et l'initiative individuelle plutôt qu'institutionnelle.Il y en a qui qualifient ça de droite.Moi, je vis très bien avec ça et je pense qu'il y a beaucoup de gens qui partagent la même opinion», dit-il.L'Institut s'est notamment fait connaître par son fameux palmarès des écoles secondaires, publié chaque année dans le magazine L'Actualité.La semaine dernière, dans une autre étude, il accusait le gouvernement Charest de ne pas respecter ses promesses électorales en matière de baisses d'impôt.Ces conclusions lui ont valu une critique acerbe du ministre des Finances, Michel Audet.Ancien attaché politique du premier ministre Robert Bourassa, M.Muller a aussi oeuvré à l'ADQ en 2003.Avec Léon Courville, qui conseillait Mario Dumont en matière de stratégies économiques, il est le coauteur de Place à l'initiative - Repenser nos rapports économiques et sociaux.Le nouveau président ne se laisse pas démonter par les critiques du ministre des Finances.Plus encore: à l'avenir, il compte bien se servir de son expérience pour orienter encore davantage l'Institut économique de Montréal vers «l'agenda politique» québécois.«J'aimerais que nos publications soient un peu plus collées sur ce qui se passe dans le débat public au Québec, dit-il.Un peu plus collé sur cet agenda politique.Après tout, c'est le gouvernement qui détermine cet agenda.On a une vigie assez serrée à faire sur tout cela.» Au cours des dernières années, Paul Daniel Muller était chercheur associé à l'Institut et consultant en politiques publiques.Il remplace Michel Kelly-Gagnon, maintenant à la tête du Conseil du patronat.Nouveau président à l'Institut économique de Montréal ACTUALITÉS RAYMOND GERVAIS Plus de peur que de mal pour un pilote chevronné et ses deux passagers hier à Montréal.Vers 16h05, un monomoteur de type Cessna 175 s'est posé d'urgence sur l'avenue du Parc, parmi les automobiles et devant des centaines de personnes qui n'en croyaient pas leurs yeux.Le pilote, Jeanno Piero, 51 ans, propriétaire de la compagnie de publicité aérienne Aéro-Gramme, établie à l'aéroport de Saint-Hubert, a éprouvé des ennuis de moteur au moment où il survolait le centreville.Il a lancé un appel de détresse à la tour de contrôle de l'aéroport Pierre-Elliot-Trudeau, et le contrôleur aérien lui a suggéré de se poser le plus rapidement possible.M.Piero a alors décidé de tenter un atterrissage sur l'avenue du Parc, entre les avenues des Pins et du Mont-Royal, le seul endroit suffisamment large pour accueillir l'appareil.Par miracle, le pilote a réussi à se poser entre les automobiles.L'aile gauche du Cessna a été légèrement endommagée lorsqu'elle a fauché un panneau de signalisation sur le terre-plein central.Le pilote et ses passagers, Bill Berenholc, 49 ans, et son fils Samuel, 10 ans, sont sortis indemnes de leur mésaventure.M.Berenholc, qui est propriétaire du restaurant Lester's Deli, rue Bernard, à Outremont, souhaitait voir son établissement du haut des airs.Peu de temps après le décollage de l'aéroport de Saint-Hubert, le moteur de l'appareil s'est arrêté.Le restaurateur a avoué avoir eu la frousse de sa vie : «Je ne voulais pas le montrer à mon fils, mais c'est un moment très particulier.» De mémoire d'homme, c'est la première fois qu'un tel événement se produit à Montréal.Occasionnellement, un petit avion se pose sur une autoroute, mais, en ville, c'est vraiment spécial, a dit un pompier de Montréal.En fin de journée, des enquêteurs du Bureau de sécurité dans les transports sont venus examiner l'appareil afin de déterminer la cause de la panne de moteur.Des mécaniciens ont dû démonter les ailes afin de pouvoir remorquer l'appareil.Un Cessna se pose d'urgence sur l'avenue du Parc PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE © Un Cessna qui atterrit sur l'avenue du Parc.La scène n'a pas semblé étonner outre mesure ce motocycliste, qui a passé son chemin à côté de l'appareil.« Parce que vous méritez plus » Westmount CPG REER FERR 1 an 4,25% 3 ans 4,30% 5 ans 4,40% Courtiers pour banques et fiducies couverts par SADC 934-0586 ROTHENBERG & ROTHENBERG 697-0035 Pointe-Claire 3427396A conversation oU anglais des affaires Petits groupes : 3 à 7 personnes, admission continue Angl Ais À temps partiel et semi-intensif matin, après-midi, soir, samedi 1 à 7 fois/sem.375 $/45 h Cours intensif de jour, 25 h/semaine 165 $ à 183 $/semaine matériel pédagogique inclus, non taxable, déductible d'impôt, frais d'inscription : 45 $ Formation en entreprise adaptée à vos besoins Cours privés : toutes les langues école de langues postmoderne accréditée par Emploi-Québec 1160, boul.st-Joseph est, 3e étage, Montréal (514) 278-5309 www.converlang.com laurier 3426094 PLUS BESOIN DE VOUS SERRER LA CEINTURE.LA FAÇON HUMAINE DE VOYAGER viarail.ca Passez à une classe supérieure.Tarifs spéciaux en classe VIA1.Toronto 149$ Québec 99 $ Ottawa 79 $ Les tarifs indiqués ( taxes en sus) s'appliquent à un aller simple en provenance ou à destination de Montréal.Le nombre de places est limité et assujetti à la disponibilité.Les réservations doivent être faites au moins une journée avant le départ.D'autres conditions s'appliquent.MCMarque de commerce propriété de VIA Rail Canada inc.3423447A POLITIQUE PHOTO PHOTO BRAULT BERNARD, LA PRESSE c Lors de l'inauguration du parc Jean-Duceppe, Gilles Duceppe, accompagne de son petit-fils, passe devant une affiche de son pere.Un cliche, trois generations.PRESSE CANADIENNE OTTAWA .Le Parti conservateur federal a decide d'annuler un engagement de 1,5 million pris par le gouvernement liberal precedent pour aider les pays en voie de developpement a reduire leurs emissions de gaz a effet de serre en vertu du protocole de Kyoto.Les fonds devaient etre verses au mecanisme pour un developpement propre (MDP) du protocole, qui permet aux pays industrialises d'obtenir des credits en investissant dans des projets de reduction des GES au Tiers-Monde.Nous ne depenserons pas l'argent des contribuables pour obtenir des credits internationaux, a declare un porte-parole de la ministre federale de l'Environnement, Rona Ambrose.C'est la position de notre gouvernement depuis le debut.Le Canada etait au nombre des 20 pays a avoir promis un investissement total de 8 millions en vertu duMDP, mais la contribution canadienne etait de loin la plus importante.Les militants environnementaux canadiens sont catastrophes d'apprendre que le Canada se retire du MDP.Le MDP est important et il donne de bons resultats , affirme la leader du Parti vert du Canada, Elizabeth May.Quelque 800 projets sont en voie d'etre realises en vertu du MDP, et l'ONU estime que l'initiative reduira d'un milliard de tonnes les emissions de GES d'ici 2012.Le gouvernement conservateur s'oppose au protocole de Kyoto notamment parce qu'il n'impose pas de cibles de reduction des GES aux pays en developpement, comme l'Inde et la Chine.Mais en theorie, leMDP inciterait ces pays a participer au processus de Kyoto en leur offrant acces a des technologies propres.La decision de se retirer du MDP illustre l'ambivalence du gouvernement Harper face au Protocole de Kyoto.En juillet, le premier ministre Stephen Harper declarait a une publication britannique que le Canada demeure pleinement engage dans le processus de Kyoto.Quelques jours plus tard, lors du sommet du G8 a Moscou, M.Harper signait un communique soulignant l'importance du MDP.Certains l'accusent maintenant de tenter de saborder le protocole de Kyoto au profit des Etats-Unis, qui n'en sont pas membres.Cette decision expose les veritables intentions du gouvernement Harper, estime Dave Martin, de Greenpeace.Pour sa part, Elizabeth May craint que d'autres pays ne decident de suivre l'exemple canadien et d'annuler les investissements promis au MDP.Effet de serre Le Canada annule un engagement de 1,5 million HUGO DE GRANDPRE Des dirigeants du Bloc et du PQ nient avoir une strategie pour renforcer les rangs du PQ en vue des prochaines elections.Le chef du Bloc quebecois, Gilles Duceppe, a qualifie de rumeurs , hier, les echos des deputes soient interesses a deserter les Communes au profit de l'Assemblee nationale.Mais il n'est pas alle jusqu'a dire que le scenario est impossible.Les gens peuvent prendre des decisions individuellement , a-t-il declare lors de son passage dans l'est de Montreal pour l'inauguration d'un parc qui portera le nom de son illustre pere, Jean Duceppe.Il n'y a pas eu de discussions particulieres sur la question, at- il cependant ajoute.Quant a nous, M.Boisclair est en train de construire une bonne equipe au Parti quebecois, et nous avons une bonne equipe a Ottawa.La semaine derniere, Yvan Loubier, depute du Bloc dans la circonscription de Saint-Hyacinthe et porte-parole en matiere de finances, a annonce qu'il ne se representerait pas.Il a ensuite admis qu'il serait interesse a poursuivre sa carriere au Parti quebecois.M.Duceppe annoncera aujourd'hui comment seront redistribues ses dossiers.Le PQ en campagne Du cote du PQ, on est categorique : personne ne sollicite les deputes du Bloc.Dans le cas d'Yvan Loubier, nous ne l'avons jamais approche , soutient Nicolas Girard, depute de Gouin et organisateur en chef pour la prochaine campagne.Le Parti quebecois s'est mis sur le pied de guerre, cette fin de semaine, au cours d'un grand rassemblement au Palais des congres, en vue de possibles elections a l'automne.Jean Charest a dit qu'il n'y en aurait pas, mais ce ne serait pas la premiere promesse qu'il ne tient pas, a lance M.Girard.Mieux vaut etre pret.Samedi, le chef Andre Boisclair evaluait a deux contre une les probabilites qu'il y ait des elections a l'automne.Or, selon Nicolas Girard, le recrutement va suffisamment bien au Quebec avec des candidats potentiels tres interessants venant de tous les secteurs .Plusieurs tenors du mouvement souverainiste, Andre Boisclair et Bernard Landry y compris, s'etaient joints aux quatre generations de la famille Duceppe, hier, au nouveau parc Jean- Duceppe, sur les terrains des a nc i enne s u si ne s Angus.Papa est un gars de l'Est et, ici, il y aura de la place pour la culture.Papa s'est toujours battu pour que la culture soit accessible au plus grand nombre , a notamment declare le chef bloquiste.Le parc qui porte le nom du celebre comedien et directeur de theatre dispose d'une petite scene en plein air.Le Bloc n'enverra pas de renforts au PQ Jean Charest a dit qu'il n'y en aurait pas (d'elections), mais ce ne serait pas la premiere promesse qu'il ne tient pas.Mieux vaut etre pret.FIN D'ANNEE COMPTANT ACCORD BERLINE 2006 .Groupe electrique .Lecteur CD .Air climatise .Et bien plus CIVIC 2006 .Moteur i-VTEC, 140 ch.Freins ABS .Groupe electrique .6 coussins gonflables .Lecteur CD .Et bien plus Carte-cadeau D'UNE VALEUR DE 1750$(1) en essence Carte-cadeau D'UNE VALEUR DE 750$(2) en essence 0$ DEPOT DE SECURITE Financement 1,9% A partir de 218$ PAR MOIS VENTE DE 0$ DEPOT DE SECURITE 0$ COMPTANT DISPONIBLE A partir de 328$ PAR MOIS 0$ COMPTANT DU JAMAIS VU! 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Vous avouerai-je que je vous ai trouvée fébrile ?Vous m'aviez téléphoné pour m'annoncer votre déménagement à Ottawa, où résidait votre nouvel entraîneur.Vous m'aviez dit : je passe à votre bureau demain et on va jogger dans le Vieux-Montréal, on parlera de tout cela, si vous voulez.Vous aimiez bien venir à La Presse, mais j'avais des obligations ce jour-là, et vous le lendemain.Vous alliez dans un camp parler de sport aux enfants, ce que vous faisiez souvent.Je crois même que c'était au collège Saint-Sacrement de Terrebonne, que vous avez fréquenté petite et où le goût de la course vous est venu.On s'est reparlé une fois depuis.Je vous avais demandé: pourquoi le marathon, Émilie ?Vous n'avez que 25 ans, c'est une spécialité de vieux, le marathon.Vous m'aviez renvoyé à notre entrevue du parc Montsouris.Rappelez-vous, monsieur le journaliste, je vous avais dit que j'étais vieille, que je l'ai toujours été.C'est vrai, vous aviez dit ça.Je viens de relire ce passage-là : J'étais déjà vieille à 10, 12 ans.Aujourd'hui j'ai 22 ans et je fais tout le temps des trucs de vieux.Je vous avais demandé: comme quoi ?Vous m'aviez répondu : comme prendre une marche avec ma mère.Donc, vous étiez vieille, Émilie.Pourtant, vous êtes morte comme une petite jeune, en conduisant trop vite.Et puis c'est très embêtant, j'avais fait ce pari avec votre ami Laurent (Godbout) sur votre chrono à New York.Lui disait moins de 2 h 40.Moi, je disais plus.On ne saura jamais.Allez, je plaisantais.C'est pour ne pas pleurer.Allez en paix, ma petite fiancée du sport, et permettez que je vous embrasse pour la première fois.Chère Émilie THOMAS GERVAIS Les filles sont-elles meilleures que les garçons en français ?Oui, dit-on.Mais les travaux d'Isabelle Gauvin, étudiante au doctorat à l'Université de Montréal, apportent d'importantes nuances à cette question.En dépouillant les résultats des jeunes de cinquième secondaire aux examens du Ministère entre 1999 et 2003, la jeune chercheuse a relevé que les garçons obtiennent une moyenne de 6,3 % inférieure à celle des filles dans le volet lexical.Cette partie de l'examen comprend le vocabulaire, la syntaxe, la ponctuation et l'orthographe.La seule matière où on note une différence significative entre les sexes est l'orthographe.« Ça fait plusieurs années que nous remarquons que les filles sont meilleures en français », confirme Arlette Pilote, présidente de l'Association québécoise des professeurs de français (AQPF).Les récentes recherches de Mme Gauvin ont permis de confirmer au Québec ces observations faites aux États-Unis et en France il y a déjà une quinzaine d'années.«Les gens s'interrogent sur les causes, explique l'ancienne professeure de français.On dit que c'est la faute de la réforme, des enseignants, des parents.En réalité, on en sait très peu.» Pour la jeune chercheuse, la suite du travail est pourtant claire : étudier en classe comment garçons et filles apprennent l'orthographe grammaticale.Sur quoi butent-ils ?Quelles méthodes d'apprentissage préfèrent-ils ?À long terme, on pourrait mettre au point des approches pédagogiques propres aux garçons afin de remédier à leurs lacunes.En attendant les résultats des études, la chercheuse dit qu'il faut prendre garde à la stigmatisation et aux stéréotypes diviseurs.«Toutes les études le disent et le redisent : la différence entre les personnes d'un même sexe est toujours plus grande que la différence entre les sexes.» Laissons donc à fiston la chance de faire ses preuves.Les garçons plus faibles que les filles en orthographe 1er paiement dans90 jours à l'achat 1er paiement GRATUIT à la location 2 ADRESSES POUR MIEUX VOUS SERVIR DOLLARD-DES-ORMEAUX 3800, boul.des sources Mtl 514-335-6331 514-685-5555 www.mazda220.com ÎLE PERROT 1, boul.doN-Qu Ic HoTTe Mtl 514-875-1925 514-453-3333 Location 48 mois Mazda 3 GX, comptant de 2 595 $, Mazda 3 Sport et Mazda 6, comptant de 2 395 $, Mazda CX7, comptant de 3 595 $.Taxes et préparation en sus.À partir de249$/mois ou 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direction Corus International Inc.Anne et John Clark Ed Clark Président et chef de la direction Groupe Financier Banque TD Richard J.Currie Chancelier Université du Nouveau-Brunswick Dominic D'Alessandro Président et chef de la direction Financière Manuvie Joan T.Dea Vice-présidente à la direction et chef de la gestion stratégique BMO Groupe Financier et Lionel F.Conacher Président et chef de la direction Westwind Partners Inc.André Desmarais Président et co-chef de la direction Power Corporation du Canada Ron Farmer Administrateur délégué Mosaic Capital Partners Dan Fortin Président IBM Canada Ltée Robert J.Foster Président et chef de la direction Capital Canada Limited David A.Galloway Président du conseil BMO Groupe Financier Peter C.Godsoe Président du conseil à la retraite et chef de la direction Groupe Banque Scotia Scott M.Hand Président du conseil et chef de la direction Inco Limited Linda Haynes et Martin Connell Haynes Connell Foundation Timothy J.Hearn Président du conseil, président et chef de la direction Compagnie pétrolière impériale Ltée John Hunkin Ancien chef de la direction CIBC Joseph Iannicelli Président et chef de la direction Standard Life Aris Kaplanis Président et chef de la direction Teranet Morris Klid Président Cyberbahn Inc.Daniel Labrecque Président et chef de la direction N M Rothschild & Sons Canada Limitée Claude Lessard Président du conseil d'administration et chef de la direction Groupe Cossette Communication Libby Mac Aulay and J.Blair Mac Aulay Avocats-conseils Fraser Milner Casgrain et Administrateur honoraire BMO Groupe financier Bill Mac Kinnon Chef de la direction KPMG Michael H.Mc Cain Président et chef de la direction Les Aliments Maple Leaf Inc.C.Sanford Mc Farlane (1943-2006) Vice-président du conseil Interchèques L'honorable Michael A.Meighen et Mme Kelly Meighen Robert A.Milton Président du conseil Air Canada Bruce H.Mitchell Président et chef de la direction Permian Industries Limited Gordon M.Nixon Président et chef de la direction RBC Groupe Financier Philip S.Orsino Administrateur de sociétés Courtney Pratt Président et chef de la direction Stelco Inc.Réal Raymond Président et chef de la direction Banque Nationale Glenn Rice Président UPS Canada Michael J.Sabia Président et chef de la direction Bell Canada Entreprises Antoinette et Joseph Sorbara Donald A.Stewart Chef de la direction Financière Sun Life Marc P.Tellier Président et chef de la direction Groupe Pages Jaunes Rick Waugh Président et chef de la direction Groupe Banque Scotia W.Galen Weston Président du conseil et président George Weston Limitée Torrance Wylie Vice-président du conseil Global Public Affairs TM - FAST FIGHTING ANTISEMITISM TOGETHER LOGO is a trade-mark of 6385176 Canada Inc.Des leaders canadiens non juifs s'élèvent contre l'antisémitisme au Canada Nous sommes très heureux d'annoncer le lancement québécois d'une offensive énergique à travers le Canada contre l'antisémitisme sous toutes ses formes, financée et soutenue par une coalition de dirigeants d'entreprises et de leaders communautaires non juifs ainsi que par les nombreuses organisations importantes que nous représentons.Cette coalition, Finissons-en avec l'antisémitisme sans tarder (FAST), a été fondée en Ontario en 2005 pour réagir à une nouvelle vague d'antisémitisme au Canada.Nous en sommes venus à la conclusion que face à cette résurgence, nous devons nous lever et parler haut et fort.Par-dessus tout, nous avons décidé que nous ne permettrions pas qu'une autre génération d'enfants juifs au Canada grandisse dans la crainte et l'insécurité pour la simple raison qu'ils sont juifs et en se demandant si quelqu'un s'en préoccupait vraiment.Eh bien nous, nous nous en préoccupons! Nous avons fondé FAST pour défendre le droit des enfants juifs de vivre en sécurité et sans peur, en nous engageant solennellement à faire en sorte que, dans ce siècle qui commence, les Juifs de ce grand pays ne soient plus laissés à eux-mêmes.À la suite du lancement de FAST au Québec, nous proposerons une version québécoise de Choisissez votre voix : la lutte contre l'antisémitisme au Canada, un programme d'enseignement qui touche déjà les coeurs et les esprits des jeunes dans de nombreuses écoles canadiennes.Grâce au dévouement et à la générosité des leaders et des organisations énumérés ci-dessous, FAST peut maintenant travailler en collaboration avec la communauté juive pour créer des projets comme Choisissez votre voix.Et s'élever avec autorité contre la haine la plus ancienne - et la plus tenace - de toute l'histoire de l'humanité.Et, comme cela a été le cas jusqu'à présent, convaincre d'autres leaders non juifs d'adhérer à cette cause.3422001A L'ÉVÉNEMENT VOITURES DE COURTOISIE 2006 DE UPTOWN VOLVO UPTOWN VOLVO 4900 rue Paré, Montréal (514) 737-6666 www.uptownvolvo.com PASSEZ NOUS VOIR ET INFORMEZ-VOUS SUR LES RABAIS DE FIN D'ANNÉE SUR NOS DERNIERS MODÈLES 2006.Offre valable jusqu'au 29 septembre 2006.ANNÉE MODÈLE COULEUR KILOMÉTRAGE 2006 S60 ÉDITION SPORT ARGENT 4604 KM 2006 S60 ÉDITION SPORT ARGENT 4819 KM 2006 S60 ÉDITION SPORT ARGENT 4772 KM 2006 S60 ÉDITION SPORT ARGENT 4248 KM 2006 S60 ÉDITION SPORT BLEU 4 041 KM 2006 V70 ÉDITION SPORT TITANIUM 4 057 KM 2006 XC 70 CROSS COUNTRY SABLE 4 027 KM 2006 XC 70 CROSS COUNTRY SABLE 4 001 KM 2006 XC 70 CROSS COUNTRY SABLE 4 355 KM 2006 XC 70 CROSS COUNTRY SABLE 4 216 KM 2006 XC 70 CROSS COUNTRY ARGENT 4021 KM 2006 XC 70 CROSS COUNTRY BLEU 5513 KM VOLVO XC70 2006 LOCATION À PARTIR DE 1,00% FINANCEMENT À PARTIR DE 0,8% Taux de location ou financement selon les termes et le modèle choisi.VE NDUE VENDUE VENDUE VENDUE É É 3426134A POLITIQUE JOËL-DENIS BELLAVANCE QUÉBEC \u2014 Ragaillardi par un vote de confiance de 92% de ses militants, le chef du NPD, Jack Layton, demande maintenant aux électeurs canadiens de l'«embaucher comme leur prochain premier ministre».Dans un discours à forte saveur électorale, hier, à l'occasion du congrès national du NPD, M.Layton a attaqué sans merci tous ses adversaires politiques et promis de diriger un gouvernement «prudent» s'il prend le pouvoir aux prochaines élections.De Stephen Harper, le leader du NPD a soutenu qu'il est déjà devenu un premier ministre «arrogant» et obsédé par le contrôle après quelques mois seulement au pouvoir.Et le gouvernement conservateur qu'il dirige est à la solde du président américain, George W.Bush, a-t-il soutenu.«M.Harper est en train d'induire délibérément les Canadiens en erreur lorsqu'il s'agit de savoir à qui profite le plus sa politique.Il est devenu la meneuse de claques du président George W.Bush et il mène le Canada dans la mauvaise direction dans tous les dossiers importants pour les gens ordinaires », a-t-il lancé sous les applaudissements nourris de ses militants.Des libéraux, Jack Layton a soutenu qu'ils doivent poursuivre leur purgatoire, convaincu qu'ils n'ont rien appris de leur défaite électorale de janvier.«Le Parti libéral est consumé par l'arrogance, la corruption, une volonté de faire n'importe quoi pour rester au pouvoir et de ne rien faire une fois au pouvoir.Les libéraux doivent passer plus de temps au banc des pénalités », a-t-il lancé.Quant au Bloc québécois, le chef du NPD a soutenu que le parti souverainiste ne défend plus les intérêts du Québec parce qu'il a appuyé la plupart des mesures du gouvernement de Stephen Harper.Appel aux progressistes M.Layton a ensuite demandé aux électeurs progressistes du Québec de s'unir derrière son parti afin de permettre au NPD d'enfin prendre le pouvoir à Ottawa.«Les progressistes au Québec, comme les progressistes partout au Canada, veulent un gouvernement progressiste à Ottawa.Les libéraux ne l'ont pas fait.Les conservateurs ne le font pas.Et le Bloc québécois ne peut pas le faire.En réalité, le Bloc québécois a voté avec les conservateurs de façon systématique pour priver le reste du Canada du progrès social dont le Québec bénéficie depuis des années », a-t-il affirmé.Ainsi que l'avait fait le Parti conservateur dans la dernière campagne électorale, M.Layton a désigné les cinq priorités autour desquelles s'articulerait son mandat.Ainsi, un gouvernement néo-démocrate : > Investirait dans le logement abordable pour aider les familles à faible revenus; > Mettrait sur pied de nouveaux programmes de formation de la main-d'oeuvre; > Créerait 50 000 nouvelles places en soins de longue durée pour les aînés ; > Lutterait contre les changements climatiques afin de ramener, d'ici 2050, les émissions de gaz à effet de serre à un niveau inférieur de 80 % de ce qu'elles étaient en 1990; > Mettrait fin à la mission canadienne en Afghanistan, comme les militants néo-démocrates l'ont demandé en fin de semaine.M.Layton a promis de détailler ces promesses au cours des prochaines semaines.En conférence de presse, après son discours, M.Layton a indiqué qu'il n'hésitera pas à défaire le gouvernement Harper à l'automne, même si une majorité de Canadiens ne souhaitent pas d'élections hâtives.Un chef bien en selle Chose certaine, Jack Layton est bien en selle : le résultat du vote de confiance de ses militants est l'un des meilleurs obtenus par un leader d'un parti politique fédéral au cours des 20 dernières années.M.Layton, qui est à la tête du NPD depuis plus de trois ans, pourra maintenant concentrer ses énergies sur la préparation de ses troupes aux prochaines élections.Plus tôt en matinée, les militants ont adopté quelques résolutions d'urgence sur des questions controversées.Celle portant sur la guerre au Proche-Orient a donné lieu à des échanges vigoureux.Ils ont d'abord vertement critiqué la réaction «hors de toute proportion » de l'État d'Israël dans le conflit qui l'a opposé au Hezbollah en juillet.Ils ont dénoncé l'appui sans réserve que Stephen Harper a accordé à Israël et affirmé que le Hezbollah, même s'il a été inscrit sur la liste canadienne des organisations terroristes, est un «parti politique reconnu qui a des membres élus par la voie démocratique au sein du cabinet et du Parlement libanais ».Les militants ont aussi exhorté le gouvernement canadien à augmenter son appui financier à l'aide humanitaire et à la reconstruction du Liban.Dans le dossier du bois d'oeuvre, les militants ont adopté une résolution condamnant l'entente conclue entre les États-Unis et le Canada, laquelle constitue, à leurs yeux, une «trahison» des entreprises forestières et des travailleurs.Congrès du NPD Un vote de confiance de 92% Layton gonflé à bloc JOËL-DENIS BELLAVANCE QUÉBEC\u2014 Il serait «dangereux» de relancer les négociations constitutionnelles afin de reconnaître le Québec comme une nation, estime Bob Rae, l'un des meneurs dans la course à la direction du Parti libéral du Canada (PLC).M.Rae a lancé cet avertissement hier à l'occasion du troisième débat entre les 10 candidats qui aspirent à succéder à Paul Martin à la tête du PLC.L'ancien premier ministre de l'Ontario s'en est ainsi pris à la promesse de son principal adversaire dans cette course, Michael Ignatieff, qui s'est engagé mercredi dernier à rouvrir la filière constitutionnelle afin d'obtenir la signature du gouvernement du Québec à la Constitution de 1982.L'unité nationale a d'ailleurs été le dossier qui a provoqué les échanges les plus vigoureux entre certains candidats.Dans un échange l'opposant à Stéphane Dion et à Ken Dryden, M.Rae a soutenu que le Parti libéral doit éviter à tout prix de formuler des promesses aux Québécois qu'il serait incapable de tenir.M.Rae, qui a participé en tant que premier ministre de l'Ontario à la ronde de négociations constitutionnelles de Charlottetown qui a suivi l'échec de l'accord du lac Meech, a aussi soutenu que cette question n'est guère une priorité pour les Canadiens à l'heure actuelle.«Nous reconnaissons la spécificité du Québec, a ditM.Rae aux quelque 600 militants libéraux présents.Je l'ai toujours reconnu durant ma carrière politique.Mais on ne va pas laisser aux indépendantistes et aux séparatistes le droit de définir l'avenir de mon pays, le Canada, de définir l'avenir du Québec, qui est un partenaire important.C'est pourquoi je dis que c'est dangereux pour le Parti libéral de promettre aux gens que nous allons changer la constitution canadienne.Ce n'est pas facile à faire », a-t-il ajouté.M.Ignatieff a dû attendre à son message de clôture pour répliquer aux attaques de Bob Rae.«D'autres candidats ont dit : oui, il faut une reconnaissance du Québec, mais la reconnaissance constitutionnelle du Québec comme nation, c'est trop difficile.Oui, c'est difficile, mais il faut le faire.Sinon, quelle alternative offrons-nous au statu quo de Harper et à la politique de fantaisie du Bloc ?Je suis en politique, non pas pour dire que les choses que nous devons faire sont difficiles, mais pour trouver des solutions, pour donner de l'espoir aux gens », a affirmé M.Ignatieff.Bob Rae réticent à rouvrir le débat constitutionnel PHOTO JACQUES BOISSINOT, PC Le leader du NPD, Jack Layton, a obtenu la confiance de 92% des militants réunis au congrès de son parti le week-end dernier. L'Association des concessionnaires Honda du Québec Pour obtenir l'adresse d'un concessionnaire près de chez vous, visitez hondaquebec.ca ou composez le 1 888 9-HONDA-9.Les offres de location-bail sont faites par Honda Canada Finance Inc., sur acceptation du crédit.Cette offre porte sur les véhicules neufs 2006 mentionnés ci-après.Période de location de 48 mois pour l'Accord et de 60 mois pour le Civic.Pour les véhicules, sont identifiés: a) le paiement mensuel, b) le montant initial requis ou échange équivalent, c) le montant au terme de la location.Berline Accord DX (modèle CM5516E): a) 328$, b) 0$, c) 15 744 $.Berline Civic DX 5 vitesses (modèle FA1526EX): a) 218$, b) 2 418$, c) 15 498$.Coupé Civic DX 5 vitesses (modèle FG1126E): a) 218$, b) 2 694$, c) 15 774$.Franchise de kilométrage de 96 000 km pour l'Accord et de 120 000 km pour le Civic; frais de 0,12$ le kilomètre excédentaire.Transport et préparation inclus en location seulement.Frais de publication, taxes, immatriculation, assurance et frais d'administration en sus.Le prix de location des concessionnaires peut être inférieur.Offre d'une durée limitée.Photos à titre indicatif.Voyez votre concessionnaire pour plus de détails.Véhicules à transmission manuelle.\u2020Carte-cadeau de 1 750$ incluant les taxes est applicable à l'achat d'un Accord.La prime de 1 750$ est comprise dans l'offre de location.Carte-cadeau de 750$ incluant les taxes est applicable à l'achat ou à la location d'une berline ou coupé Civic.L'offre n'est pas transférable et ne peut être jumelée.Valide seulement chez vos concessionnaires participants.Offre d'une durée limitée sujette à changement sans préavis par le manufacturier.hondaquebec.ca Tous les véhicules Honda sont livrés avec un réservoir plein.Accord DX à utiliser à votre guise Berline Civic LX illustrée Berline et coupé Accord EX illustrés 0dépôt de sécurité 1,9 Taux de financement à l'achat à partir de Incluant 96000 km Transport et préparation inclus en location seulement Grande offensive 0 comptant À l'achat obtenez comptant >0 En location 328 par mois/48 mois $ $ àutiliseràvotreguise > 750 En location ou à l'achat d'un Civic obtenez $\u2020 Incluant 120 000 km Transport et préparation inclus en location seulement Prix de location par mois/60 mois Civic DX 2006 0 dépôt de sécurité 3,9 Taux de financement à l'achat à partir de $ % $\u2020 % $ 3426410A ACTUALITES HUGO DE GRANDPRE Cinq ans apres le 11 septembre, le siege de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) a Montreal sera l'hote d'experts de la securite aerienne a compter d'aujourd'hui.En plus de reexaminer l'ensemble des mesures de securite en vigueur, le groupe se penchera sur les moyens de contrer la derniere menace terroriste en date : les explosifs liquides.Le groupe d'experts de l'AVSECP (Aviation Security Panel) doit ainsi emettre des recommandations au terme de cette rencontre vendredi.L'examen de nouvelles technologies comme certains detecteurs de liquides explosifs et les passeports electroniques sont notamment a l'ordre du jour.Les explosifs liquides, sujet du jour a l'OACI ELISABETH FLEURY LE SOLEI L QUEBEC .Pas moins de 42 % des Quebecois considerent que le suicide est un geste acceptable , revele un sondage pancanadien realise par Leger Marketing pour le comptede l'Associationquebecoise de prevention du suicide (AQPS).Il s'agit d'un taux inferieur a celui observe en Colombie-Britannique, mais superieur a celui enregistre dans le reste du Canada.En Colombie-Britannique, 52 % des sondes considerent le suicide comme un geste acceptable.Ailleurs au Canada, 38 % partagent cette conception.Le sondage a ete mene entre le 9 et le 13 aout dernier aupres de 1504 Canadiens et Canadiennes de plus de 18 ans.L'enquete, dont les resultats ont ete rendus publics hier, a l'occasion de la Journee mondiale de prevention du suicide, revele egalement que le taux d'acceptabilite du suicide a tendance a croitre avec le niveau de scolarite, passant de 36% chez les personnes avec une scolarite primaire ou secondaire a 47% chez celles qui ont un diplome d'etudes collegiales et a 50% chez les universitaires.Plus d'hommes Toujours d'apres ce sondage, une proportion plus grande d'hommes (52 %) que de femmes (33 %) estime que le suicide peut etre acceptable.Il nous apprend en outre que les Quebecois de 18 a 54 ans considerent le suicide comme plus acceptable que leurs aines (47% contre 31 %).L'enquete revele enfin qu'il y a une correlation entre les taux d'acceptabilite du suicide et les taux de suicide moyens enregistres dans les provinces canadiennes entre 2002 et 2003.Plus les citoyens d'une province considerent le suicide comme acceptable, plus le taux de suicide de cette province est eleve.Or le Quebec est la province ou le taux de suicide est le plus eleve, avec 15,8 suicides par 100 000 habitants.Au Canada, ce taux est de 11,3.Le suicide est par ailleurs la premiere cause de deces au Quebec chez les hommes, bien avant les accidents de la route.Plus de 40%des Quebecois croient que le suicide est acceptable Avis public CRTC 2006-112 Le Conseil a ete saisi de la demande qui suit.La date limite pour le depot des interventions/observations est le 3 octobre 2006.Videotron ltee et CF Cable TV inc.Modification de licences d'entreprises de distribution par cable de classe 1 .Diverses localites au Quebec Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter l'avis public CRTC 2006-112.Si vous desirez appuyer ou vous opposer a une demande ou obtenir une copie de l'avis public, veuillez consulter le site Web du CRTC au www.crtc.gc.ca a la section instances publiques ou appelez le numero sans frais 1-877-249-CRTC.Toute information que vous soumettrez, incluant tout renseignement personnel, sera disponible sur le site Internet du CRTC.#056 3426243A 5442, rue Saint-Hubert, Montreal (514) 270-3566 www.popularaudi, com Base sur une location de 45 mois, 3 000 $ comptant, transport, preparation 1 495 $ en sus, taxes, immatriculation, assurances et RDPRM en sus, limite de kilometrage 20 000 km par an.A3 2007 Superbement equipee # A70347 424 $ / mois A4 2007 Superbement equipee # A70309 494 $ / mois LES 2007 SONT LA ! 561, boul.Saint-Joseph (pres du bord de l'eau) 514 634-7171 10, Auto Plaza (pres du Centre Fairview) 514 694-1510 Pte-Claire YARIS SEDAN YARIS HATCHBACK CAMRY COROLLA 2006 MATRIX RAV-4 2006 SIENNA SPINELLI TOYOTA 199$ /m 219$ /m 349$ /m 349$ /m 1MENSUALITE GRATUITE 1MENSUALITE GRATUITE 1MENSUALITE GRATUITE O$ depot de securite sur ces modeles 2MENSUALITES GRATUITES Location 48 mois sur la Corolla, Sienna, Matrix, Rav-4 et Camry.Location 60 mois pour Yaris hatchback et sedan.Acompte ou echange equivalent a 2052 $ / Corolla (BR32EMAA), 2408 $ / Matrix (KR32EMAA), 4341 $ / Rav-4 (BD33VP), 5118 $ / Sienna (ZA30CPAA), 1647 $ / Yaris hatchback (JT923MAA), 2021 $ / Yaris sedan (BT903MAA) et 4709 $ / Camry (BE46KP).Equivalent a un ou deux paiements gratuits en location.Limite de 24 000 km/an, 0,15 $ km extra.Transport et preparation inclus sur location seulement.Toutes taxes, frais d'enregistrement et d'assurance en sus.Modeles a titre de reference uniquement.NOS NOUVEAUTES 2007 179$ /m 1MENSUALITE GRATUITE 299$ /m 1MENSUALITE GRATUITE 189$ /m 1MENSUALITE GRATUITE 3427303A En cas de disparite entre cette liste et la liste officielle de Loto-Quebec, cette derniere a priorite.25 000 $ CHAQUE JOUR, C'EST ECRIT DANS LE CIEL ! Resultats des tirages du: 2006-09-10 06 MARS 64 POISSONS Jour - Mois - Annee - Signe Ventes totales : 553 166,50 $ 1 000 000,00 $ 01 50 000,00 $ 500,00 $ 50,00 $ 5,00 $ Ventes totales : Prochain gros lot (approx.) : 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 2/6+ GAGNANTS 127 346 5,00 $ 22 000 000 $ 21 434 554 $ 14 284 257,00 $ 01 441 409,10 $ 2 430,90 $ 76,20 $ 10,00 $ LOTS GAGNANTS LOTS 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 compl.compl.Resultats des tirages du: 2006-09-09 500 000 $ decomposable dans les deux sens 500 000 $ decomposable dans les deux sens decomposable 25 000 $ 2 50 000 $ 3 100 000 $ decomposable decomposable 4 500 000 $ decomposable 2 000 $ 250 $ 40 $ 20 $ 5 DERNIERS CHIFFRES 4 DERNIERS CHIFFRES 3 DERNIERS CHIFFRES 2 DERNIERS CHIFFRES 5 PREMIERS CHIFFRES 4 PREMIERS CHIFFRES 3 PREMIERS CHIFFRES 2 PREMIERS CHIFFRES 1 000 $ 100 $ 20 $ 10 $ Pour chacun de ces quatres numeros gagnants: Numeros bonis 5 Cinema maison Chaque lot est echangeable contre un cheque de 5 000 $ 2Voyages Chaque lot est echangeable contre un cheque de 10 000 $ 2 Bombardier VTT Outlander Chaque lot est echangeable contre un cheque de 15 000 $ 1 Chevrolet Equinox Chaque lot est echangeable contre un cheque de 40 000 $ 1 Caravane a sellette et Silverado 2500 4x4 Chaque lot est echangeable contre un cheque de 100 000 $ (non decomposables) MONDE Les nouvelles internationales en continu sur cyberpresse.ca/monde JOONEED KHAN Aujourd'hui s'ouvre à La Havane le 14e sommet du Mouvement des nonalignés (MNA), une organisation qui n'a jamais été aussi pertinente en un demi-siècle d'existence, et qui veut «se revitaliser pour promouvoir les intérêts des pays pauvres face à l'unipolarisme et aux visées hégémoniques dans les relations internationales ».Le projet de déclaration finale, peaufiné durant plusieurs mois par le Bureau de coordination auprès des 116 pays membres, ne mentionne pas les États-Unis.Mais les appels répétés à la Charte de l'ONU et au droit international ne laissent aucun doute quant à la nature de «l'unilatéralisme» qu'il dénonce.Sont aussi présents 15 pays avec statut d'observateur, dont la Chine, le Brésil, le Mexique et l'Ukraine, et des organisations, dont l'ONU, l'Union africaine, la Ligue arabe et la Conférence islamique.Contrepoids politique Pour Cuba, qui accueille les représentants de plus de quatre milliards d'humains, c'est une importante consécration alors que le président Fidel Castro, 80 ans, est souffrant.C'est aussi un contrepoids politique au nouveau projet de l'administration Bush de « changer de régime » à La Havane.Cuba présidera le MNA jusqu'au prochain sommet, prévu dans trois ans.Les travaux débutent ce matin avec les réunions des commissions politique, économique et sociale.Suivra, demain et jeudi, la réunion des ministres des Affaires étrangères.Le sommet des chefs d'État et de gouvernement se tiendra vendredi et samedi.Les médias surveilleront surtout les présidents Hugo Chavez, du Venezuela, et Mahmoud Ahmadinejad, de l'Iran.Ils voudront aussi voir si Fidel Castro, qui s'est dit suffisamment rétabli pour accueillir ses invités, y prononcera un discours.Mais dans les pays du Sud, l'opinion publique s'intéressera d'abord au renforcement duMNA comme acteur politique global, aux perspectives d'échanges Sud-Sud pour contrer les effets néfastes de la mondialisation néolibérale, et à la volonté de démocratiser les institutions multilatérales, à commencer par les Nations unies.L'Assemblée générale de l'ONU entamera sa nouvelle session la semaine suivante, et beaucoup de chefs d'État et de gouvernement se rendront à New York directement de La Havane.Cette session fera date, car elle désignera le successeur de Kofi Annan comme secrétaire général, et le Venezuela brigue le siège de l'Amérique latine au Conseil de sécurité - dont la réforme dominera les travaux.Le MNA est né en 1955 en pleine guerre froide et en pleine décolonisation.À Bandung, en Indonésie, les fondateurs refusèrent de choisir entre l'Ouest et l'Est, optant plutôt pour les droits fondamentaux universels, la Charte de l'ONU, la souveraineté et l'égalité des nations, le règlement pacifique des différends et la lutte contre le sous-développement.L'âpreté de la guerre froide divisa les non-alignés et marginalisa le mouvement.Mais la fin de la guerre froide lui redonna des forces : l'essor économique de l'Inde, de la Chine et du Brésil, la fin de l'apartheid, l'action du groupe des 77 (qui fait partie du MNA), la révolution démocratique en Amérique latine, ont freiné la mondialisation néolibérale menée par l'OMC et le projet de Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA).Le MNA et le terrorisme Le Mouvement des non-alignés est un «altermondialisme» avant la date.Fidèle à ses principes fondateurs, il refuse aujourd'hui de choisir « entre Bush et le terrorisme» tel que défini par Bush.Le projet de Déclaration finale condamne le terrorisme «sous toutes ses formes », mais il réaffirme aussi «le droit immanent de légitime défense » reconnu par la Charte de l'ONU.Aussi, l'ouverture du sommet des non-alignés ce 11 septembre à La Havane rappelle tout autant les attentats de 2001 à New York et Washington que le sanglant coup d'État de 1973 contre le gouvernement élu de Salvador Allende au Chili.Les non-alignés viennent se revitaliser à La Havane LE TOUR DU GLOBE IRAN Menaces de sanctions financières La secrétaire d'État américaine, Condoleezza Rice, a menacé hier l'Iran de sanctions financières s'il ne renonçait pas à ses activités d'enrichissement de l'uranium.«Il y a des choses qu'on peut faire pour couper le financement des programmes iraniens », a déclaré la chef de la diplomatie américaine sur la chaîne CNN, excluant à nouveau l'éventualité de sanctions pétrolières.La secrétaire d'État croit à la possibilité de parvenir à un large accord international sur ces sanctions, malgré le désir affiché des Européens, de la Chine et de la Russie de poursuivre le dialogue avec Téhéran.\u2014 AFP MONTÉNÉGRO La coalition au pouvoir gagne Les Monténégrins ont donné la victoire à la coalition du premier ministre pro-européen, Milo Djukanovic, au pouvoir depuis près de 16 ans, lors des premières législatives organisées depuis la proclamation de l'indépendance du Monténégro, en juin dernier.« Je peux dire avec certitude que nous avons 42 sièges et que nous luttons pour un 43e, sur les 81 que compte le Parlement, a dit M.Djukanovic à ses partisans rassemblés la nuit dernière devant le siège du gouvernement.C'est un triomphe pour la politique pro-européenne du Monténégro.» Si ce résultat se confirme, la coalition de M.Djukanovic pourra à elle seule former le nouveau gouvernement.Les premiers résultats officiels sont attendus aujourd'hui.\u2014 AFP ANGLETERRE Blair impopulaire à cause d'Israël Le premier ministre britannique, Tony Blair, a estimé hier que son soutien à Israël au cours des dernières années avait sapé sa popularité dans son pays, dans une interview à une télévision privée israélienne.Interrogé quant à savoir si son appui à l'État hébreu, durant les 34 jours de son offensive au Liban contre le Hezbollah, avait eu des conséquences négatives sur sa popularité, M.Blair a déclaré : «Ce n'était certainement pas une décision très populaire en Grande-Bretagne.» Le chef du gouvernement britannique a passé le week-end en Israël et dans les territoires palestiniens afin de raviver le processus de paix au Proche-Orient.\u2014 AFP CHILI Incidents à la veille de « l'autre 11 septembre » Des échauffourées ont éclaté hier entre la police et des manifestants à Santiago lors d'une marche organisée à la veille du 33e anniversaire du coup d'État du général Pinochet, qui instaura la dictature pendant 17 ans.Les incidents se sont produits aux abords du palais présidentiel de la Moneda, placé sous haute surveillance policière, après qu'un groupe de manifestants au visage masqué eut lancé un engin incendiaire contre le bâtiment.La police a dispersé avec des lances à eau et des tirs de gaz lacrymogène les manifestants, réunis en mémoire du président socialiste Salvador Allende, renversé par le coup d'État.Aucune cérémonie officielle n'est organisée par l'État aujourd'hui , mais des groupes de défenseurs des droits de l'homme et de familles de victimes ont prévu des manifestations.\u2014 AFP RUSSIE Tirs d'essai réussis La Russie a effectué « avec succès » plusieurs tirs d'essai de missiles intercontinentaux à partir de sous-marins nucléaires, a annoncé hier le ministre de la Défense Sergueï Ivanov au président Vladimir Poutine devant les caméras de télévision.« Les forces stratégiques et nucléaires navales avaient prévu des exercices d'importance dans la première moitié de septembre.Ceux-ci se sont terminés aujourd'hui (hier), avec succès », a déclaré M.Ivanov.Samedi, un sous-marin à propulsion nucléaire K-84 a tiré un missile intercontinental à partir du pôle Nord sur le polygone de Kija dans la région d'Arkhangelsk (extrême nord-ouest de la Russie), a-t-il précisé.Le missile a ainsi parcouru la distance minimale de 2600 km requise pour des missiles dits stratégiques ou intercontinentaux, a expliqué le ministre.\u2014 AFP 116 PAYS MEMBRES Ils étaient 25 pays au sommet fondateur du Mouvement des non-alignés à Belgrade en 1961 ; ils sont 116 pays au 14e sommet qui se déroule cette semaine à La Havane.Ces pays représentent les trois quarts de l'humanité.Parmi eux, l'Inde, l'Indonésie, l'Iran, le Vietnam, l'Égypte, le Nigeria, l'Afrique du Sud, la Bolivie et le Venezuela.La Chine, le Brésil, le Mexique et le Kazakhstan sont parmi les 15 pays ayant le statut d'observateur.Il y a aussi des pays invités.Pour être admis comme membre, un pays doit souscrire aux principes de Bandung, avoir adopté une politique basée sur la coexistence d'États à systèmes politiques et sociaux différents, ne faire partie d'aucun pacte militaire dans le contexte de conflits entre grandes puissances ni avoir concédé des bases militaires étrangères dans un tel contexte.Les sommets se tiennent tous les trois ans, intercalés de réunions ministérielles.Le secrétariat est assuré par un Bureau de coordination qui siège à New York, le point focal des activités, notamment à l'ONU, où les nonalignés ont leur propre caucus au Conseil de sécurité.Divers groupes de travail et comités oeuvrent au sein des organes de l'ONU, et un Comité de coordination conjoint gère les liens entre le MNA et le groupe des 77.PHOTO BALTHAZAR MESA, AFP En prévision du sommet du Mouvement des non-alignés, La Havane a fait nettoyer les secteurs où circulent les délégués étrangers et a mobilisé des milliers de policiers.La fin de la guerre froide a redonné des forces au Mouvement des non-alignés : grâce au Groupe des 77, il freine la mondialisation néolibérale.AGENCE FRANCE-PRESSE MEXICO \u2014 Le campement qui bloque depuis fin juillet le centre de Mexico en guise de protestation contre le résultat de la présidentielle sera levé pour le défilé du 16 septembre (fête de l'Indépendance), a annoncé hier Andres Manuel Lopez Obrador, le candidat de gauche déclaré vaincu.«Nous allons permettre à l'armée mexicaine de réaliser le défilé militaire le 16 septembre et nous commencerons à 15h (heure locale) la convention nationale démocratique», a déclaré M.Lopez Obrador devant des milliers de partisans réunis sur le Zocalo, la place centrale de Mexico qu'ils occupent depuis le 30 juillet.Le mouvement «n'a rien contre cette institution garante de la souveraineté» du Mexique.La majeure partie de l'armée est constituée de «gens du peuple, qui est avec nous», a-t-il ajouté.Fraude dénoncée Le parcours du traditionnel défilé de l'armée pour la fête de l'Indépendance passe par le Zocalo, une partie du centre de Mexico, et la grande avenue Reforma, zone occupée et interdite à la circulation depuis le 30 juillet dernier par les partisans de M.Lopez Obrador.Ces derniers dénoncent la fraude survenue selon eux lors de l'élection présidentielle du 2 juillet, qui a donné le conservateur Felipe Calderon vainqueur avec 230000 voix d'avance.M.Calderon sera investi le 1er décembre pour six ans à la place de Vicente Fox.La réunion d'une convention nationale démocratique vise à élire un gouvernement parallèle, voire un «président légitime », pour poursuivre la contestation de l'élection présidentielle.M.Lopez Obrador n'a pas précisé si l'occupation du centre de Mexico reprendrait après la célébration des fêtes de l'Indépendance.Le blocus du centre de Mexico sera levé pour la fête de l'Indépendance PHOTO EMILIO MORENATTI, AP Tony Blair a rencontré le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, hier. FORUM André Desmarais > Président du conseil d'administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef .ÉDITORIAL C'est réglé! apratte@lapresse.ca ANDRÉ PRATTE Le sujet a beau être rébarbatif, le dossier du déséquilibre fiscal dominera l'automne politique au Canada, notamment au Québec.En effet, de la solution de ce problème excessivement complexe (tant du point de vue technique que politique) dépendent les fortunes des gouvernements Harper, à Ottawa, et Charest, à Québec.Le défi que s'est donné M.Harper en s'engageant à « régler » le déséquilibre fiscal est d'autant plus grand qu'au sein de l'électorat, personne n'a une idée claire de ce que serait un règlement satisfaisant.Le but à atteindre étant particulièrement flou, il sera facile pour les gouvernements provinciaux et pour les adversaires des conservateurs de démolir toute proposition venant d'Ottawa.Quand pourra-t-on considérer que le déséquilibre fiscal est réglé?Commençons par écarter tout de suite un critère possible de succès : la satisfaction des provinces.Le jour où tous les gouvernements provinciaux se déclareront satisfaits du niveau des transferts fédéraux n'arrivera jamais.Les provinces ont toujours réclamé plus d'argent d'Ottawa, même quand le fédéral enregistrait des déficits de 30 milliards par année.Écartons aussi rapidement un autre critère : le déséquilibre fiscal sera réglé lorsqu'il y aura suffisamment d'argent pour répondre aux besoins en santé, en éducation et dans les programmes sociaux.Par nature, ces besoins sont illimités et les premiers ministres provinciaux pourront toujours prétendre que le fédéral devrait leur donner plus d'argent pour ces fins éminemment vertueuses.Pour déterminer si l'équilibre fiscal fédéral-provincial a été rétabli, ce n'est pas du côté des provinces qu'il faut regarder mais de celui du fédéral.Il y aura équilibre quand Ottawa cessera d'enregistrer des surplus importants et de les dépenser dans les champs de compétence des gouvernements provinciaux.Avant même que le gouvernement Harper fasse quelque proposition que ce soit aux provinces, on s'approche rapidement d'une telle situation.En premier lieu parce que le fédéral a déjà entrepris d'augmenter substantiellement ses transferts.En deuxième lieu, parce que les conservateurs se sont engagés à baisser le taux de la TPS de deux points, un exercice dont la première étape a déjà été franchie et qui réduira les revenus fédéraux de quelque 10 milliards par an.Enfin, troisième facteur, le ralentissement économique attendu qui freinera la croissance des recettes gouvernementales.À Ottawa, l'ère des surplus grand format achève.Le plus grave problème qui demeure a trait moins au niveau des transferts fédéraux qu'à l'usure et à l'incohérence d'une partie du système, la péréquation.Principal bénéficiaire de celle-ci, le Québec gagnera de toute réforme qui y sera apportée.Fin des surplus faramineux et des ingérences inutiles du fédéral dans les champs de compétence des provinces, mise en ordre de la péréquation : voilà en quoi doit consister le « règlement » du déséquilibre fiscal.Et ça, ça fait combien de milliards de plus pour les provinces ?Selon un comité d'experts mandaté par les provinces, le scénario idéal produirait une augmentation des transferts fédéraux de plus de 10 milliards par année, dont près de 4 milliards au Québec.C'est le standard qu'ont choisi les politiciens souverainistes pour juger de la réussite de l'opération.On comprend pourquoi : il est inatteignable.En effet, comme en conviennent eux-mêmes les experts des provinces, cet idéal dépasse les moyens financiers du gouvernement fédéral.Autrement dit, pour satisfaire l'insatiable appétit des politiciens provinciaux, le fédéral plongerait ses propres finances dans le rouge.Or ni le pays ni les contribuables ne seraient plus avancés si on remplaçait un déséquilibre fiscal par un autre.Le jour où toutes les provinces sedéclareront satisfaites duniveaudes transferts fédéraux n'arriverajamais.Serge Paquette, collaboration spéciale DROITS RÉSERVÉS OPINION > Pour nous écrire : forum@lapresse.ca Non à l'ingérence politique! Pour éviter d'autres Gaspésia, il faut dépolitiser l'industrie de la construction au Québec DONALD FORTIN L'auteur est directeur général du Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (International).Aujourd'hui s ' o u v re à Saint-Sauveur le Forum sur la productivité et l'emploi dans l'industrie de la construction, une « commande» du ministre du Travail, organisée à la hâte par la Commission de la construction du Québec (CCQ) à la veille des négociations des conventions collectives.Pourquoi ce forum à ce moment-ci ?Veut-on cibler les travailleurs alors que les véritables enjeux sont ailleurs?Selon nous, le principal frein à la productivité, c'est la politisation de l'industrie de la construction.Disons-le tout de suite : le Québec n'a pas à rougir de la productivité de son industrie de la construction.Les principaux indicateurs utilisés pour mesurer la productivité sont la « valeur ajoutée par emploi » et la « valeur ajoutée par heure travaillée ».Dans les deux cas, le Québec devance le reste de la mêlée.Un avis du Conseil de la science et de la technologie du Québec, publié en 2003, résume à lui seul la situation : « La productivité du secteur de la construction au Québec est supérieure à celle de l'ensemble des secteurs d'activité économique.Elle est également supérieure à celle du Canada et des États-Unis.» Facteurs favorables Parmi les facteurs favorables aux bons résultats de la productivité québécoise, les experts notent l'organisation de la formation professionnelle au Québec.Déjà, il y a 20 ans, lors des audiences du projet de loi 119, et contrairement à certaines autres organisations syndicales, le Conseil provincial International réclamait que l'accès à l'industrie de la construction soit accordé prioritairement aux détenteurs de diplômes de formation professionnelle dans les métiers de la construction.Aujourd'hui, les travailleurs disposent de deux fonds de formation totalisant 163 millions de dollars, et chaque année, environ 15 000 travailleurs suivent des cours de perfectionnement.La syndicalisation obligatoire dans cette industrie n'est pas étrangère au succès québécois.Il suffit, pour s'en convaincre, de regarder ailleurs en Amérique du Nord, où la formation est inexistante dans les secteurs non syndiqués de la construction, qui représentent la très vaste majorité de cette industrie.Politisation chronique de la construction au Québec Dire que l'industrie de la construction souffre d'ingérence politique est une évidence, décriée par un concert inhabituel d'observateurs au cours des derniers mois.Que ce soit l'Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec, l'économiste Pierre Fortin dans L'actualité de septembre 2006, le professeur et spécialiste de l'industrie Jean Sexton, ou son confrère Roger Miller, titulaire de la chaire Jarislowski en Innovation et Gestion de projet à l'École polytechnique de l'Université de Montréal, tous sont d'avis qu'il faut implanter un nouveau cadre de gouvernance pour les grands projets de construction financés par les contribuables.La situation est d'autant plus urgente que le gouvernement du Québec demeure le plus gros « donneur d'ouvrage ».La Commission de la construction du Québec nous apprend de plus que, d'ici 2009, le secteur public représentera 60% des investissements dans la construction.Pour éviter d'autres Gaspésia, il faut à tout prix sortir la politique de ce secteur clé de l'économie québécoise.Planification, innovation, comité d'experts indépendants À travers le monde, les grands projets qui fonctionnent le mieux sont ceux qui consacrent le plus de ressources à l'étape de la conceptualisation et de la planification.Par exemple, en Grande-Bretagne, un ministre ne peut faire de déclaration publique sur les coûts ou le concept d'un grand projet de construction avant que toutes les études pertinentes n'aient été réalisées par un comité d'experts indépendants.Une telle approche (d'ailleurs proposée par la Commission d'enquête sur la Gaspésia) aurait donc empêché certains membres du gouvernement du Québec de lancer des chiffres totalement erronés quant aux coûts de la Gaspésia, du métro de Laval, du CHUM (qui en est à sa troisième évaluation budgétaire) et du prolongement de la route 138 sur la Basse-Côte-Nord ! En résumé : une meilleure planification, l'innovation dans l'exécution des travaux et une dépolitisation des grands projets.Trois solutions pour moderniser notre industrie de la construction et la rendre plus productive.Voilà donc quelques éléments que le Conseil provincial soumettra à la réflexion lors du Forum sur la productivité et l'emploi dans l'industrie de la construction.Il est temps que le Québec modernise ses façons de faire dans cette industrie, pour que tous y trouvent leur compte : les patrons, les travailleurs, les investisseurs, sans oublier.les contribuables.C'est là l'aboutissement ultime de la productivité.LA BOÎTE AUX LETTRES forum@lapresse.ca Vraiment objectifs?Madame Christine Saint-Pierre, en tant que journaliste à Radio- Canada, et parce qu'elle doit faire preuve en conséquence d'un grand souci d'objectivité, a eu tort de signer cette lettre ouverte publiée dans La Presse où elle incitait les soldats canadiens à poursuivre leur mission en Afghanistan « jusqu'au bout ».Depuis, la journaliste de 30 ans de carrière a plaidé coupable, et ses supérieurs l'ont relevée de ses fonctions « pour une période indéterminée ».Être franc du collier a son prix.Il existe des façons plus subtiles de faire connaître ses opinions tout en disant servir la cause de l'objectivité.C'est pourquoi j'espère que cet « incident » servira d'exemple à des journalistes qui n'éprouvent, eux, aucun scrupule pour qu'un ton de voix, un adjectif bien senti, ou un sourire en coin, nous fasse clairement voir qu'ils sont contre les politiques du gouvernement Harper et contre la présence des soldats canadiens en Afghanistan.L'objectivité, pour tout journaliste, reste un idéal, jamais atteint, toujours recherché ; les tartuffes ne sont pas plus objectifs que Mme Saint- Pierre, mais ils manipulent suffisamment les esprits pour faire sentir où ils crèchent tout en passant pour des saints.Christian Bouchard Trois-Rivières Une cause juste J'apprends avec stupéfaction que Radio-Canada a décidé de relever de ses fonctions la journaliste Christine Saint-Pierre pour une période indéterminée à cause du tollé soulevé par sa prise de position en faveur de l'engagement du Canada en Afghanistan.Je n'ai été aucunement fâché à la lecture de son article, bien au contraire.J'ai senti toute la compassion et la peine que nous avons tous lorsque nous apprenons la mort de soldats canadiens.La cause est juste.Pourquoi punir aussi sévèrement Mme Saint-Pierre, une journaliste d'expérience et de grand talent ?Pourquoi ne pas agir de la même façon avec d'autres journalistes de R.C.qui émettent leurs opinions personnelles sur la souveraineté du Québec.Je ne me souviens pas qu'aucun d'eux ait jamais été réprimandé.Pourquoi deux poids deux mesures ?Léopold Dubord Boucherville .Du 11/09 au 12/07 Comme pour le 11 septembre dont on nous rebat les oreilles sans fin et dont on aura à subir l'anniversaire ad vitamaeternam, il faudrait qu'on ne laisse jamais oublier dans la mémoire du monde ce beau jour d'été du 12 juillet 2006 où Israël a lancé une pluie de bombes sur le Liban tuant plus d'unmillier de civils, laissant le quart de la population sans abri et détruisant toute l'infrastructure du pays à cause de la prise d'otage de deux soldats israéliens.Il faudra commémorer l'histoire d'un massacre consenti par les États- Unis, le Canada et la Communauté Europenne, tous également coupables d'avoir laissé faire.Christiane Khoury Haddad En Grande-Bretagne, un ministre ne peut faire de déclaration publique sur les coûts ou le concept d'un grand projet de construction avant que toutes les études pertinentes n'aient été réalisées par un comité d'experts indépendants. FORUM Encore laguerre pgagne@lapresse.ca PIERRE-PAUL GAGNÉ Quand nous nous sommes quittés, le 19 juin, je vous avais pourtant souhaité de bonnes vacances.Un bien bel été rempli de soleil, de baignades, de fleurs des champs et de barbecues.C'était apparemment il y a un siècle.Entretemps, il y a eu le Liban.Il y a eu cette guerre entre l'armée israélienne et le mouvement terroriste Hezbollah, qui a semé mort et désolation au Liban.Vous avez réagi en très grand nombre, même si on était en plein coeur de juillet.Ma première réaction face à tous vos courriels, quand je suis moi-même revenu de vacances, a été la suivante : les humains peuvent-ils porter un jugement autre que manichéen sur les guerres ?Faut-il qu'il y ait absolument uniquement des bons et des méchants ?De bons Libanais (partisans du Hezbollah ou pas) et de mauvais Israéliens ?Chose certaine, une très grande proportion des courriels reçus à La Presse durant juillet prenaient parti en faveur des civils libanais condamnés à recevoir sur la tête les bombes de l'armée israélienne.De l'incessante guérilla du Hezbollah lançant depuis des années des roquettes sur le nord d'Israël, bien peu de gens pour s'en inquiéter.Et aussi bien peu de nos lecteurs pour s'émouvoir du sort des civils israéliens condamnés à vivre à longueur de jour dans des bunkers.Faut-il en conclure à un «Quebecistan », comme l'a fait une chroniqueuse dans le National Post à la suite de la manifestation « pour la paix» du 6 août à Montréal, où les sentiments anti-Israël perçaient de toutes parts ?Certainement pas, ont affirmé avec conviction un grand nombre d'entre vous.Maintenant que les canons se sont tus, plusieurs lecteurs vraiment pacifistes se sont manifestés pour espérer que l'accalmie actuelle serve à trouver de véritables solutions et pour constater l'absurdité des guerres.Ainsi, ce lecteur de Berthierville, M.Bernard Lavallée, qui écrivait, quelques heures avant le cessez-le-feu : « La guerre est une chose affreuse.On y meurt stupidement.Généralement, ce sont surtout des civils dans leur demeure, dans des abris, dans la rue, dans leur sommeil.Tout semble irréel et pourtant cette sale guerre a fait son oeuvre de mort.Voilà l'affreuse réalité du Liban sous la protection du Hezbollah et subissant le feu de Tsahal.Bientôt, la raison l'emportera sur les passions guerrières des belligérants ; une paix fragile s'installera, l'heure sera au bilan, triste et affreux bilan des deux côtés.Alors, le visage hideux de la guerre apparaîtra dans toute son absurdité.» Bien entendu, comme dans toute guerre, celle du Liban a fait sa part de « dommages collatéraux » dont vous nous avez fait part à travers vos courriels de l'été.Le premier visé, sans mauvais jeu de mots : Stephen Harper, que vous avez rapidement accusé d'insensibilité face aux malheurs des Libanais et dont vous avez largement contesté l'appui à la riposte « modérée» de Tsahal.« La réaction obstinée et sans nuances de Stephen Harper à l'attaque israëlienne contre un poste d'observation de l'ONU est déprimante.Il est bouché et même quand les faits contredisent sa position, il refuse de voir qu'il a tort ; excatement comme son copain Bush en Irak.J'ai honte et je suis déjà dégoûté des conservateurs ! » (Marc Durand) Également visés, André Boisclair et Gilles Duceppe à qui on a reproché de s'être trouvés dans une manifestation où des participants arboraient le drapeau du Hezbollah : « Je serais gêné à titre de Québécois de m'afficher à côté d'un drapeau qui prône le terrorisme.Cette manifestation était surtout pro-Liban et pro-Hezbollah.Du capital politique, Duceppe et Boisclair en ont bien besoin.» (Pierre Ouellet) Enfin George Bush, que tous les prétextes sont bons pour diaboliser.« Évidemment, c'est ce bon George W qui a tiré les ficelles derrière les raids meurtriers d'Israël.Quand je pense qu'on va tout faire pour nous faire pleurer en commémorant les cinq ans du World Trade Center, j'estime que les Américains n'ont eu que ce qu'ils méritaient.» (Robert Tremblay, Montréal) Et voilà, c'est reparti pour une autre année.De quoi sera fait notre automne ?On sait d'avance qu'il sera très chargé.Élections provinciales?Fédérales?Nouveaux désastres?Décès de personnalités connues ?En fait, je puis vous parier d'avance qu'on ne s'ennuiera pas.PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE © Après s'être levé à 6 h15, Théo prend l'autobus à 7 h 30.C'est le début d'une longue journée à l'horaire chargé.Un horaire fou.Pourquoi la journée des enfants du primaire ne peut-elle s'arrimer à la journée de travail des parents ?CAROLE BROUILLETTE L'auteure est lamèrede Théo, qui fréquente l'école Saint-Germain d'Outremont.Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys.L'année scolaire vient de commencer et le temps d'enseignement a été augmenté pour que les élèves québécois bénéficient d'un temps d'enseignement comparable à celui des autres élèves au Canada.Plus de temps sera consacré à l'apprentissage des arts, de l'anglais, langue seconde ou de l'éducation physique.Excellent.Toutefois, pour jouir de ce temps supplémentaire d'enseignement, les enfants et les parents de la majorité des écoles primaires doivent commencer leur journée plus tôt.Cette année, mon fils devra se réveiller à 6 h 15.Il déjeunera sans avoir faim, mettra bientôt son habit de neige et ses bottes et prendra l'autobus à 7 h 30.À 7 h 50, il devra être assis à son pupitre.Il aura une matinée de classe, une récréation d'une quinzaine de minutes, une période de dîner accélérée car deux tablées doivent se succéder.Il aura un aprèsmidi de classe, une récréation et la cloche sonnera à 15 h.Il bénéficiera d'une période de devoirs d'une quarantaine de minutes.II demeurera au service de garde jusqu'à 17 h 30.Nous rentrerons à la maison, il poursuivra ses devoirs, qui seront parfois terminés avant, parfois après le souper.Nous mangerons.Il se baignera, lira un peu et dormira vers 20 h 30.Pourquoi ne pas faire débuter la journée de classe du primaire vers 8 h 30 ou 9 h (comme c'est le cas d'ailleurs au secondaire) et ne pas la faire se terminer vers 16 h, 16 h 30 ?Pourquoi la journée des enfants du primaire ne peut-elle s'arrimer à la journée de travail des parents ?Pourquoi ne pas tenter d'affecter le moins possible le temps de qualité des familles, que l'on dit si minime ?Pourquoi ne pas faire tout en notre possible pour diminuer la fatigue des enfants (et par ricochet celle des parents), de qui on exige de longues journées et que l'on dit souffrir de déficit d'attention, de troubles d'apprentissage, de troubles de comportement, etc.?Pourquoi ne pas tenter de réduire le nombre d'enfants qui entrent chez eux à 15h, seuls, clé au cou ?Tant qu'à revoir l'horaire, pourquoi ne pas allonger les périodes de dîner et de devoirs et voir les parents arriver de toute façon vers 17h30?Il y a, semble-t-il, une raison indéfectible qui empêche tout cela : les AUTOBUS.Mesdames, messieurs les commissaires, les autobus ayant pris le dessus sur les enfants, semble-t-il, dans l'établissement de l'horaire scolaire, vous devriez sauter sur l'occasion de justifier l'existence des commissions scolaires et la qualité des écoles publiques (j'entends tellement de parents souhaiter l'école privée pour leurs enfants et ne pas comprendre ce que fait le personnel des commissions scolaires) en replaçant les enfants au centre de ce problème et en faisant preuve de créativité pour mettre en place un horaire plus sensé.D'ailleurs, que les autobus soient la cause de l'horaire actuel est d'autant plus absurde que de moins en moins de gens les utilisent.Pour sauver un peu de temps, les parents sont de plus en plus nombreux à reconduire leurs enfants à l'école en voiture le matin et à créer, en polluant bien sûr, un embouteillage monstre à l'heure de la cloche.Je recule donc pour un certain temps l'heure de notre réveil-matin, question de vous donner la chance de corriger la situation, qui, vous serez d'accord avec moi, répond aux mauvais impératifs.LA BOÎTE AUX LETTRES > Pour nous écrire : forum@lapresse.ca Un peu d'imagination Une administration qui valorise le recyclage de ses déchets de surconsommation mais rejette et pénalise ses démunis est une administration immorale, irresponsable, ignoble et stupide.Interdire le sommeil des sans-abri dans les parcs sans leur offrir une solution convenable et remettre des contraventions à des sans-revenus est d'un ridicule sans bornes.De plus, cette ineptie ne règle absolument rien au problème de l'errance dans l'arrondissement Ville-Marie.Voyons donc, M.le maire de l'arrondissement, avec 120 000 sans-abri par année, il ne vous est jamais venu à l'idée que le problème est assez grave pour en faire un projet d'envergure et demander l'aide aux niveaux provincial et fédéral.Un peu d'imagination.Vous et vos conseillers n'avez pas été élus pour pousser vos problèmes vers les arrondissements voisins.Vous avez été élus pour les régler.Albert Bertrand Mont Saint-Hilaire Un problème social grandissant Avec la rentrée cet automne, il semble que l'agglomération Ville-Marie tout comme notre grande métropole, souhaite « faire le ménage » ! Imposer une amende de 140 $ aux sans abris qui dorment dans les parcs répond d'avantage aux besoins de préserver la qualité de vie des habitants que ceux des personnes sans abri.Il me semble qu'intervenir sur les causes profondes de l'itinérance est plus rentable à long terme que de réagir comme le fait l'agglomération Ville-Marie.Je me questionne sur la pertinence de donner des contraventions alors que l'expérience nous enseigne qu'elles sont le plus souvent impayées.Comme le souligne André Comte-Sponville dans Impromptus, un propriétaire sommeille en tout homme, que l'argent réveille.Vendre ?Acheter ?Il s'agit toujours de posséder.Or, les personnes en situation d'itinérance sont dépossédées, même de leur droit légitime d'avoir accès à un petit coin de paradis.À mon sens, l'application de cette mesure nie la réalité des personnes sans abris en plus de judiciariser une réponse adaptative à la pénurie de logements sociaux abordables.Ce geste traduit bien la tendance idéologique actuelle : le phénomène de l'itinérance est un problème social grandissant que l'on veut ne pas voir.Pierre-Charles Boudrias Une incitation peu incitative Nous allons bientôt avoir à Saint-Jérome la chance d'utiliser le train de banlieue en direction du centre-ville de Montréal.Le coût du billet mensuel à partir de Saint-Jérome sera de 180 $ par mois, c'est-à-dire 2160 $ par année, étant donné la zone dont nous faisons partie, déterminée par l'Agence métropolitaine de transport.Par ailleurs, j'utilise le stationnement incitatif du centreville de Saint-Jérome, qui est gratuit pour le moment, puisque, en attente de l'arrivée du train de banlieue, je prends l'autobus qui me laisse au métro Henri-Bourassa.Je lisais cette semaine, un article du journal Le Mirabel, qui disait que les politiciens de la ville de Saint- Jérome songent sérieusement à instaurer des frais de stationnement de 3 $ par jour ou 750 $ par année pour le stationnement du centre-ville.Si j'achète la passe mensuelle de 2160 $ par année plus le stationnement incitatif (mais de moins en moins), de 750 $, cela me coûte 2910 $, pour un salaire de 24 000 $ net.Je songe moi à reprendre ma voiture pour aller travaillerà Montréal.Éric Blondin Saint-Jérôme VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?forum@lapresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT (514) 285-6911 ou 1 800 361-7453 cyberpresse.ca/abonnement DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 commentaires@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca PETITES ANNONCES (514) 987-8363 ou 1 866 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca PUBLICITÉ (514) 285-6931 POUR NOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 3424452A "]
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