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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2006-10-02, Collections de BAnQ.

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[" SYLVIE ST-JACQUES Pour s'évader des histoires sordides qu'elle entend chaque jour au palais de justice, la reporter Isabelle Richer va au théâtre.Souvent.À une certaine époque, elle était abonnée partout.Désormais, elle tempère sa cadence à une fois par semaine.« Entre les spectacles plus conventionnels et les événements comme Fabrice Luchini ou Fanny Ardant, j'ai du mal à faire des choix et des sacrifices.Et lorsque je vois les pubs, en début de saison, je deviens carrément frénétique !» dit celle qui sort autant chez Duceppe qu'au Prospero.Abonné chez Duceppe et au TNM, Hugues Gaudreault, qui est directeur de comptes chez Bell Mobilité, voit entre 20 et 25 pièces par saison.Pour celui qui préfère les «valeurs sûres » aux «pièces expérimentales où la démarche artistique prime sur la compréhension», le seul défaut des spectacles montréalais, c'est qu'ils ne tiennent pas l'affiche assez longtemps.«C'est très accessible.Pour quelques dollars, on a droit à deux heures de grand divertissement.» Seulement quelques dollars ?Vraiment ?Selon l'Observatoire culture et société, on peut s'offrir une sortie au théâtre pour le prix de deux sorties au cinéma (sans le maïs soufflé).À preuve, les spectateurs «payants» des salles du Québec - ce qui exclut les billets de faveur - ont payé leur entrée environ 21$ en moyenne.Si ce pr ix peut semble r modeste, c'est en raison du grand nombre de billets vendus à des étudiants à des tarifs préférentiels.Au Théâtre d'Aujourd'hui, par exemple, un peu plus de 20% des billets de la saison dernière ont été vendus à des étudiants.«Ce sont principalement des cégépiens, qui viennent voir un spectacle à l'étude dans un cours de français par exemple », précise Philippe Drago, directeur des communications au Théâtre d'Aujourd'hui.Dans une étude, des habitués de ce théâtre ont affirmé qu'ils le fréquentaient entre autres choses pour « son audace, son avant-garde, son innovation et son originalité ».Dehors le monde Aux côtés de l'étudiant venu assister à une pièce par obligation scolaire, il y a ses parents, babyboomers avides de culture au pouvoir d'achat enviable.À Espace GO, une récente étude de profil de la clientèle réalisée en 2006 auprès de 1050 répondants, par la firme Ipsos Descarie, a révélé que le revenu moyen des abonnés du théâtre était de 78 000$ et que leur scolarité était nettement plus élevée que la moyenne.>Voir THÉÂTRE en page 3 AUTRE TEXTE Au théâtre en culottes courtes, page 3 QUI VA AU THÉÂTRE?L'été dernier, Fabrice Luchini nous a bien fait rigoler avec son imitation de la «Culturelle», cette fana de théâtre qui ne veut rien rater.Parfois, ironisait Luchini, la «Culturelle» était accompagnée d'un Robert au regard penaud, mari récalcitrant qui aurait préféré regarder les sports à la télé.Même si cela tenait de la caricature, il n'était pas totalement à côté de ses pompes.Selon notre enquête, les femmes sont encore sur-représentées dans les théâtres montréalais - moins du tiers des spectateurs sont des hommes -, comme le sont aussi les étudiants et les plus de 40 ans.Qui va au théâtre à Montréal ?Cela dépend des lieux, du type de spectacle et même des comédiens sur scène.DES REPÈRES L'ÂGE DES SPECTATEURS > À Espace GO, l'âge moyen des abonnés est de 52 ans.> Au Théâtre d'Aujourd'hui, 42% des abonnés ont moins de 34 ans ; 20% de tous les billets (par abonnement ou non) sont vendus à des étudiants.> Au Quat'Sous, 62% du public (régulier et abonnés) a plus de 36 ans.COÛT MOYEN D'UN BILLET (plein tarif) > Espace libre : 22$ > TNM: 34$ > Licorne : 26$ > Prospero : 24$ > Espace GO: 28$ > Théâtre d'Aujourd'hui : 27$ > Quat'Sous : 26$ LACLIENTÈLE > TNM: 72% femmes ; 28% hommes.> Théâtre d'Aujourd'hui : 60% femmes ; 40% hommes.> Espace GO: 69% femmes ; 31% hommes.PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE © Les spectateurs du TNM sont des gens curieux, mais qui ont aussi besoin de stabilité, a découvert la directrice du théâtre, Lorraine Pintal.ARTS SPECTACLES PARIS HILTON DE LA SÉDUCTION MAL PLACÉE PAGE 4 POP-ROCK L'industrie du disque ne semble plus savoir où donner de la tête pour contrer l'échange de fichiers musicaux sur Internet, rapporte Alexandre Vigneault.PAGE 4 LE CHIFFRE DU JOUR 40 ans La dernière fois qu'on a monté Au retour des oies blanches, de Marcel Dubé, c'était il y a 40 ans.Depuis, le Québec et les tabous ont changé.Le théâtre aussi.Cette pièce sur une famille bourgeoise de Québec, présentée au Théâtre du Rideau Vert, a-t-elle passé l'épreuve du temps ?La critique de Sylvie St-Jacques en page 6 MUSIQUE EN LIGNE Bonne journée anti-DRM! PAGE 2 THÉÂTRE Annie Ranger s'est inspirée de sa famille pour écrire sur la déficience intellectuelle.PAGE 6 Paris Hilton PHOTO REUTERS ANNIE RANGER PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE © VOUS INVITENT À LA PREMIÈRE DU FILM www.congorama-lefilm.com OLLIIVIIEERR GOUURRMEETT PPAUULL AHMARRANII un film de PHILIPPE FALARDEAU un film de PHILIPPE FALARDEAU Soyez l'un des 100 chanceux à assister à la première de Congorama film d'ouverture du Festival du Nouveau Cinéma, au Cinéma Impérial, le mercredi 18 octobre.Pour participer, inscrivez-vous à l'adresse suivante : cyberpresse.ca, section arts et spectacles.Le concours débute le 30 septembre 2006 pour se terminer le 8 octobre 2006.La valeur des prix offerts est d'environ 1 000 $.3432645A Méchant contraste! Ce soir 19 h telequebec.tv Le financement des films à succès se fait-il au détriment des films d'auteur?Réalisation-coordination : Louise Allard 3427680A ARTS ET SPECTACLES VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION LUNDI 2 OCTOBRE Le Téléjournal Virginie Rumeurs L'Auberge du chien noir C.A.Tout sur moi Le Téléjournal Au-dessus de la mêlée La Fosse aux./ M.Limonchik Le TVA 18 heures Le Cercle Occupation double Le Sketch Show Annie et ses hommes Nos étés II Le TVA 22 heures Le Cercle Denis Lévesque Journal (16:30) Flash / Patrice Robitaille Loft Story Rire et Délire CATÉGORIE 7: LA FIN DU MONDE avec James Brolin, Shannen Doherty (2/2) Dutrizac 110% Loft Story Macaroni tout garni Ramdam Méchant contraste! Les citadins du rebut global Doc Monde / Mondovino 100 Québécois qui ont fait le 20e siècle (22:47) .contraste! (23:47) CTV News Access H.e Talk The Class Corner Gas Smith CSI: Miami CTV News CTV News eTalk Jeopardy CBC News Canada Now Coronation .Air Farce SIGNS (3) avec Mel Gibson, Joaquin Phoenix The National The National Red Green.Raymond ABC News Raymond Will & Grace Wife Swap The Bachelor Rome Sex and the City Nightline News CBS News E.T.The Class How I Met.2 1/2 Men .Christine CSI: Miami News Late.(23:35) News NBC News Jeopardy Wheel of.Deal or no Deal Heroes Studio 60 on the Sunset Strip .(23:35) The Newshour World News Profile Antiques Roadshow / Cleveland (2/3) American Experience / Eyes on the Prize (1/3) Bus.Report Charlie Rose BBC News Bus.Report The Newshour World News Cold Case Files Crossing Jordan CSI: Miami Driving Force Gene Simmons Family Jewels Growing up Gotti Les Belles Histoires des pays.La Vie, la vie Grands Spectacles / L'Officier de la Garde Grands Spectacles (21:10) Les Grandes Entrevues Juste pour rire Street Legal Videos Dance.Solstrom Northern Light The Art.Law & Order Par la bande Fou! Fou! Fou! Biographies / Louis Garneau Superscience Les Grands Travaux / Dubaï.Un tueur si proche 48 Heures / Un témoin muet Le Cégep.La FAD.Intellectuels et le pouvoir.Le choc Amérique-Europe.Centre.de l'automobile Beau temps.Limoilou .communicateurs Mean.Ultimate.Daily Planet Myth Busters / Buried Alive Deadliest Catch Dirty Jobs / Chimney Sweeper Daily Planet Pilot Guides / Mexique Au fil de l'eau La Route.à table Beauté du monde Village.Soleil tout inclus La détente.Asslama So Little.Darcy's.so Raven Smart Guy 8 Simple.Life with Derek The Sinbad.Bonnie Popular 8 Simple.Life with Derek That '70s Show King of the Hill The Simpsons Seinfeld Prison Break Vanished 7th Heaven Runaway News House &.ET Canada E.T.Heroes Without a Trace E.T.Open Homes Des G.I.'s qui ont choisi.Chantiers Je m'en souviens NCIS Docu Fiction / Brûlez Rome! Mad Labs Things.Tour of Duty Sinking an Aircraft Carrier Deadwood / Six épisodes Évolution.Top5.franco Top5.anglo Ça commence Génération 90 Paris vs Nicole Les 101 faux pas les plus.Concert Pop.Pierre Lapointe Infomax Top5.anglo Infoplus M.Net .clips Presque.VJ Mathieu Rockde Babu Hogan.Barker Mes vieux.Viva la Bam Aroma de cafe The Insider Seinfeld Deal or no deal Sino Mtl Ni Hao The Closer Soul Call Late.(23:35) World News .Business CBC News CBC News CBC News:Tonight CBC News:The National Hockey: A People's History - Part 5 & 6 Dominique Poirier en direct La Chine s'éveille.Le Téléjournal 5sur 5 Le National Le Téléjournal Sports 30 Sports 30 .hockey .ISKA Boxe / Allan Green - Emmett Linton Sports 30 Séries mondiales de poker Victimes du passé Témoins silencieux Fortune et Trahisons Justice à Boston C.S.I: Miami Destins croisés Grand Rire 2006 (17:25) La Constance du jardinier (18:50) Doom Période d'effroi (22:55) Doc Da Vinci's Inquest Cold Squad Trailer Park Boys Dead Like me CSI: Crime Scene Investigation Star Trek:Voyager Andromeda Stargate SG-1 Alias The 4400 F/X:The Series Prime Time Sports MLB Playoff Chris Myers Hockeycentral Season Preview Sportsnetnews Prime Time Sciences.Degrassi Panorama Vu du large LA TERRE ABANDONNÉE (4) avec Mahendra Perera Panorama While you were out Untold Stories of the E.R.Little People, Big World Dwarf Family.Surviving Sextuplets.Little People, Big World .the Record Sportscentre .Hockey NFL Monday Night.NFL Football / Packers - Eagles Sportscentre Les Simpson Delilah &.6TEEN .Titans Batman Futurama Les Simpson Henri pis.Futurama Décalés.Les Simpson Star.Questions.Journal FR2 Tous à.Vie privée, vie publique / Argent, famille: un sujet qui fâche?TOUT NOUVEAU TOUT BEAU! avec Michel Boujenah Le Journal Coeurs.Fetch! Time Warp.To Build a Nation The Agenda GARDEN OF DEATH (2/2) Canada's War in Colour The Agenda Déco.Ménage On joue.Manon.Interventions miracles Jeux de société Décore ta vie Métamorphose .la cigogne Déco.5$ pour.Connexion Ar Shitechs.Le Guide de l'auto Sans filtre Livre Show Boom la vie Louise à votre service Boxe Rock Smallville Phénomène.Darcy Parents.70 Charmed R-Force Académie.Il était une.70 Odd Parents Being Ian Avatar Team Galaxy Malcolm.Fries with.15 Love My Family Prank Patrol .(22:35) .(23:05) .(23:35) La Porte des étoiles .nerdz .c'est fait Invasion Star Trek: Enterprise Monstres mécaniques La Porte des étoiles Le Journal du soir (22:45) CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 BEV CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 BEV VD VDO CÂBLE PBS CTV :S+: :SE: :SHOW: :SPA: :SPN: :TFO: :TLC: :TSN: :TTF: :TV5: :TVO: :VIE: :VOX: :VRAK: :YTV: :Z: :BRAV: :CD: :CS: :DISC: :EV: :FOX: :GBL-Q: :A&E: :ARTV: :NW: :HI: :HIST: :MMAX: :MP: :MTL: :RDI: :RDS: CBC ABC CBS NBC TVA TQS TQc CÂBLE PBS CTV VD VDO SRC THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 18H30 yTQS FLASH Rencontres d'artistes à la première du film Cheech.Entrevue avec James Blunt.19H ySRC VIRGINIE À court de mots pour consoler Louise, Maurice fait appel à Virginie.19H yTQC MÉCHANT CONTRASTE! Regard sur le financement du cinéma québécois avec un petit guide du parfait demandeur de subvention et l'opinion de Nathalie Saint-Pierre sur la crise du cinéma.19H yVIE ON JOUE AU DOCTEUR Jean-Marie Lapointe, Geneviève Rioux et Jean Airoldi répondent au quiz santé de Josée Bournival et du Dr Jean-Philippe Chouinard.19H30 ySRC RUMEURS Sandra décide de percer le «mystère Benoît»\u2026 20H yTVA ANNIE ET SES HOMMES Cinquième saison.Tout le monde est encore sous le choc de l'accident de Denis et Nathalie.Annie veut se rapprocher d'Hugo qui manque un peu d'enthousiasme.Éric est excité à l'idée de travailler avec le chanteur Éric Lapointe.Pas autant que Josée\u2026 21H yTVA NOS ÉTÉS II John est dans un état critique.Rachel rend visite à son ancien amant, accompagnée de sa fille Estelle.Élise découvre le rôle de son fils dans « l'accident » de John.21H ySRC C.A.Sarah cherche la passion dans son couple et Jean-Michel rencontre une déesse qui lui coûte un bras.21H30 ySRC TOUT SUR MOI Macha se voit offrir de reprendre le rôle de Miou-Miou dans la version québécoise d'un film français.Petite leçon d'humilité en perspective.PHILIPPE RENAUD MUSIQUE EN LIGNE COLLABORATION SPÉCIALE «Vainc re les DRM, c'est se conscientiser », déclarent les responsables du site Defective By Design.org , qui orchestrent une campagne visant l'abolition des Digital Rights Management, les mesures de protection et de gestion numérique des droits qui, pour faire court, limitent l'usage que l'on peut faire d'une chanson, qu'elle ait été achetée sur support physique (CD) ou dans une boutique en ligne utilisant de tels procédés.Ces internautes avertis ont donc unilatéralement déclaré que demain (le 3 octobre) sera désormais la journée mondiale anti-DRM.Prenant au mot un directeur de Disney (pas nommé sur le site de DbyD), lequel déclarait que « si les consommateurs apprennent ce que sont les DRM et comment ils fonctionnent, nous aurons déjà perdu», les usagers sont invités à informer leurs pairs des « dangers » de cette pratique sur la liberté de création et de circulation des oeuvres culturelles.Les démonstrations en vue du 3 octobre ont commencé samedi dernier à New York et Londres.Le chapitre de la New York University de l'organisation nationale estudiantine Free Culture, laquelle s'intéresse au futur de la culture, de la technologie et des droits d'auteur (ainsi qu'expliqué sur leur wiki), a tenu une manifestation devant l'imposant Apple Store de Manhattan, distribuant de l'information à propos des plans machiavéliques des majors et de leur arme secrète, les DRM.Une démonstration similaire, organisée par la Free Software Foundation Europe (FSFE), s'est déroulée devant l'Apple Store londonien.Dans les deux manifestations, des participants revêtaient des combinaisons de protection jaune orangé, comme ceux que portent les intervenants dans des catastrophes bactériologiques ! Sur le site de Defective By Design, on apprend qu'environ 200 événements ou manifestations sont déjà planifiés à travers le monde, mais aucun à Montréal pour l'instant.Rappelons que le débat autour des mesures de protection et de gestion numérique des droits est au centre de nombreux débats et litiges depuis l'hémorragie des fichiers musicaux et vidéo sur le Web.Sony, par exemple, a dû faire face à la justice pour avoir contaminé les ordinateurs de millions de mélomanes à travers le monde qui avaient eu le malheur d'importer le contenu d'un album dans leur ordinateur avec, à leur insu, un logiciel malveillant.Au Canada, des artistes comme Avril Lavigne et les Broken Social Scene se sont regroupés en une coalition qui milite, entre autre, contre l'usage des DRM.La question des DRM fera l'objet d'une discussion dans le cadre de l'important Future of Music Policy Summit, lequel se tiendra dès jeudi à l'Université Mc Gill, dans le cadre du festival Pop Montréal.http://defectivebydesign.org/en/ node http://www.freeculturenyu.org/ http://www.futureofmusic.org/ events/summit06/index.cfm Palmarès.ca Un nouvel acteur québécois dans le marché de la vente de fichiers musicaux en ligne a vu le jour jeudi dernier sur la toile.Palmarès.ca, plate-forme conjointement fondée par Puretracks.ca et Astral Media, cherche à ravir à i Tunes et Archambaultzik.ca des parts d'un marché toujours croissant, avec l'ambition de devenir la boutique en ligne numéro 1 au Québec.Belle interface simple à utiliser, catalogue de 1,1 million de chansons (dont pas mal de répertoire québécois mais ne cherchez pas le nouveau Jean Leloup puisque ni Palmares.ca, ni Archambaultzik, ni i Tunes ne l'offre!), prix comparables à ceux des concurrents, recherche simplifiée par catégorisation musicale - parfois approximative: que vient faire Daft Punk dans la sous-catégorie «trip hop»?L'album de Caroline Néron en vedette dans la section hip hop?Autre détail amusant : dans la rubrique d'aide du site, on précise que les fichiers sont vendus avec la technologie de gestion numérique des droits WMA, théoriquement illisibles par les baladeurs i Pod.Or, dans ses renseignements généraux, Palmarès.ca vous donne la procédure, simple comme bonjour, pour pouvoir acheter leurs fichiers puis les transférer dans votre i Pod, sans soucis : « Lorsque les fichiers Palmares.ca sont gravés sur un CD à l'aide du lecteur Windows Media 10, ces CD seront reconnus et peuvent être rippés par i Tunes », nous informe-t-on.Ah, ces DRM, ce qu'on ne ferait pas sans eux! www.palmares.ca En vrac\u2026 > Pour donner suite à notre chronique de la semaine dernière, Apple a rapidement mis en ligne une correction à la septième version de son logiciel i Tunes.La version 7.0.1 d'i Tunes est téléchargeable ici : www.apple.com/itunes/download/ > Le site du festival Pop Montréal offre plein de bon contenu pour se mettre dans l'esprit de l'événement qui commence mercredi .D'abord, un podcast (Pop Cast, qui compte déjà 38 épisodes !), créé par André Péloquin, qui gère également le blogue francophone du festival.On consulte et télécharge depuis www.popmontreal.com.De son côté, le blogue montréalais (et bilingue) Midnight Poutine y va également de son podcast maison sur l'orgie de concerts qu'amène Pop Montréal : www.midnightpoutine.ca/ > Microsoft a annoncé par voie de communiqué que son baladeur numérique Zune serait disponible aux États-Unis le 14 novembre.Le modèle 30 go serait vendu 249,99 $ US, un prix semblable à celui d'un iPod de la même capacité, et, surtout, beaucoup moins que les quelque 400 $ initialement prévus\u2026 Le temps des Fêtes sera compétitif ! Bonne journée anti-DRM! AU PALMARÈS TOP 5 VENTES - SINGLES 1 - Be Yourself and Five Other Clichés - Rock Star : Supernova 2 - Chasing Cars - Snow Patrol 3 - Maneater - Nelly Furtado 4 - Sexy Back - Justin Timberlake 5 - How to Save a Life - The Fray Source : i Tunes Store Canada, 29/09/06 TOP 5 VENTES - ALBUMS 1 - Ta-Dah - Scissor Sisters 2 - Continuum - John Mayer 3 - From This Moment On - Diana Krall 4 - Grey's Anatomy, Vol.2 - Artistes variés 5 - Eyes Open - Snow Patrol Source : i Tunes Store Canada, 29/09/06 TOP 5 FICHIERS MUSICAUX PARTAGÉS 1 - Sexy Back - Justin Timberlake 2 - Me & U - Cassie 3 - Buttons - Pussycat Dolls 4 - London Bridge - Fergie 5 - Chain Hang Low - Jibbs Source : Big Champagne, du 18 au 25 septembre 2006 >>>> >>> Cesoir 18h30 telequebec.tv Les citadins du rebut global 19h30 La chasse aux trésors telequebec.tv Le plaisir de magasiner Ramdam 3427703A ARTS ET SPECTACLES lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll THÉÂTRE suite de la page 1 Les tempes grisonnantes sont nombreuses dans ce théâtre voué à la diffusion des écritures contemporaines : les abonnés ont en moyenne 52 ans.Chez ces derniers, les femmes sont représentées à 72%.Cependant, le profil du public n'est pas le même d'une production à l'autre.La Promesse de l'Aube, avec Andrée Lachapelle, a par exemple attiré un public plus âgé, tandis que la salle s'est rajeunie lors de Désordre public, de la jeune dramaturge Évelyne de la Chenelière.Laura Lacoste, une jeune comédienne de 27 ans, est de ceux qui font baisser la moyenne d'âge des abonnés d'Espace GO.Si elle fréquente ce théâtre, c'est par intérêt pour les textes et les metteurs en scène qui tiennent l'affiche.«Comme j'avais vu Aphrodite 04 à l'Espace libre, j'étais curieuse de voir ce qu'Alice Ronfard allait faire avec Désordre Public », dit celle qui, la saison dernière, a craqué pour La robe de mariée de Gisèle Schmidt.Mais tous les théâtres de la ville ne trouvent pas grâce aux yeux de la jeune femme qui dépense plusieurs centaines de dollars par année en billets de théâtre.«Comme je n'aime pas les grosses salles, j'évite d'aller chez Jean-Duceppe, où on ne sent pas qu'on est dans un lieu de culture.Je n'aime pas non plus le TNM.Même s'ils essaient de prendre des risques, je trouve qu'ils font trop de promo et pas assez de recherche.Je ne fréquente pas non plus le Rideau Vert.Sa programmation ne me rejoint pas.» En acceptant la direction artistique du Rideau Vert, Denise Filiatrault, s'était pourtant donné pour défi de « plaire à tout le monde».«Sans perdre l'ancien public, je veux attirer de nouveaux spectateurs qui ne vont jamais au théâtre, parce qu'ils aiment mieux rester chez eux et regarder des films ou encore assister à des grosses productions comme à Vegas.Pour ces gens, je veux que nous fassions un théâtre populaire et accessible à tous.» Mais les réfractaires comme Laura Lacoste font peut-être figures d'exception puisque, à ce jour, la formule Filiatrault porte ses fruits : en 2005-06, la maison verte de la rue Saint-Denis était à nouveau rentable, après avoir frôlé la faillite l'année précédente.Comme le Rideau Vert, l'Académie québécoise du théâtre veut recruter de nouveaux spectateurs.Pour ce faire, elle lancera sous peu une campagne grand public.Le but : augmenter l'occupation des salles de théâtre du Québec, qui est à l'heure actuelle de 72%.«Par exemple, on veut convaincre l'amateur qui assiste à deux pièces par année d'en voir une troisième.On veut aussi rejoindre ceux qui n'y vont pas du tout », indique Danielle Chayer, porteparole de l'AQT.Comment l'Académie compte-elle s'y prendre ?En faisant mieux connaître le travail des compagnies de théâtre, par une refonte de son site Web, en favorisant l'éducation et en faisant mieux connaître le circuit théâtral hors Montréal.Démocratique, le théâtre ?Pour certains théâtres comme La Licorne ou Espace GO, il est hors de question de faire des compromis dans les choix artistiques afin de rejoindre le plus grand dénominateur.«Le public de théâtre n'est pas dupe des astuces publicitaires », estime Ginette Noiseux, en se référant à la pensée de feu Jean-Pierre Ronfard, qui a toujours refusé que le discours économique se mêle de théâtre.«Le spectateur entre en relation avec une direction artistique.Ce n'est pas une question de définir s'il a la tête d'un 450 ou d'un 514», exprime la directrice artistique d'Espace GO.Lorraine Pintal affirme qu'elle a appris à penser au public depuis son entrée en poste comme directrice artistique du TNM.«Nos études nous ont démontré que nous avons des spectateurs curieux, mais qui ont aussi besoin de stabilité», révèle la directrice artistique, qui ajoute que le public du TNM rajeunit chaque année.«À mon avis, cela est lié au fait que nous offrons désormais des spectacles plus branchés sur la réalité des jeunes adultes.» La metteuse en scène déplore toutefois le faible taux de testostérone (28% des hommes) dans son théâtre.Une statistique à l'image de nombreux théâtres montréalais.«La sortie au théâtre reste encore une affaire d'amies de filles.» Cérémonial, le théâtre ?Le mythe a la vie dure, mais certaines salles comme La Licorne comptent changer cette perception.«On essaie de rendre cela plus accessible, que ce soit vu comme un geste aussi simple qu'une sortie au cinéma », exprime la porte-parole Danielle Drolet.Évidemment, il y a aussi les allergiques au théâtre.Ceux pour qui un rendez-vous chez le dentiste est moins pénible qu'une soirée au TNM.C'est le cas du chroniqueur Pierre Foglia, qui déclare ouvertement « haïr le théâtre ».« Je me fais chier au théâtre.Le ton, la déclamation me semblent faux.Pourtant, plus jeune, j'adorais le théâtre et je me rappelle très bien d'avoir vu, très jeune Vu du pont, d'Arthur Miller.Mais ce n'est pas le théâtre qui a changé, c'est moi.Un jour, j'ai compris que c'était complètement fabriqué.» QUI VA AU THÉÂTRE?SYLVIE ST-JACQUES Habituée des soirées de première, la comédienne Mireille Deyglun sort souvent au théâtre en compagnie de sa progéniture.«Je choisis les pièces en discutant avec eux, en me renseignant sur les pièces.Ils ont adoré Août de Jean-Marc Dalpé, dans laquelle jouait leur grand-mère.Ils ont aussi apprécié Cette fille-là, avec Sophie Cadieux.Par contre, je ne les amènerai pas voir La société des loisirs qui serait peut-être trop raide pour eux.Je veux quand même leur laisser quelques illusions ! » À Montréal, les spectateurs de théâtre «en formation » sont choyés.La Maison Théâtre, par exemple, propose chaque saison une douzaine de spectacles d'auteurs destinés à des publics entre 3 et 14 ans.Comme les grands qui fréquentent le Quat'Sous ou la Licorne, les jeunes spectateurs de la Maison Théâtre ont droit à des textes d'auteurs aussi réputés que Pascal Brullemans ou Wajdi Mouawad.Nombreux sont ceux qui ont vu leur première pièce à vie au théâtre Denise-Pelletier qui, depuis 1964, conçoit sa programmation en fonction du public étudiant (qui compte pour 85% de sa clientèle.) Grande amoureuse du théâtre, la journaliste Isabelle Richer est de ceux qui ont reçu la «piqûre» chez Denise-Pelletier, à l'adolescence.«Dans les dernières années, on a consacré beaucoup d'efforts à la préparation des jeunes, en donnant des conférences dans les écoles », explique Pierre Rousseau, directeur artistique du théâtre Denise-Pelletier.Depuis la réforme, dit-il, les enseignants ont appris à intégrer le théâtre aux matières scolaires.«Si, par exemple, les élèves se préparent à voir une pièce sur la Révolution française, le prof d'histoire va s'en inspirer pour ses cours et le prof de philo va peut-être en profiter pour parler de Rousseau, de Voltaire et du siècle des Lumières.» Pour plaire au public adolescent, Pierre Rousseau essaie souvent de choisir des pièces avec de jeunes héros, afin de favoriser le processus d'identification.Même que selon le directeur artistique de ce théâtre de la rue Sainte-Catherine, les ados d'aujourd'hui sont beaucoup plus attentifs que ceux d'autrefois.«À cet âge, les histoires d'injustice ou de relations parents-enfants viennent les chercher.Ils ne veulent pas voir une huitième lecture de Don Juan.Les jeunes aiment les vrais costumes et les vrais décors.Ils veulent qu'on leur en mette plein la vue.» Chaque saison, Pierre Rousseau est surpris de rencontrer de nombreux jeunes qui n'ont jamais mis les pieds au théâtre.«Le premier contact est important.Il se peut qu'ils n'aiment pas le spectacle.Mais dans ce temps-là, je dis aux élèves que ce n'est pas parce qu'ils n'aiment pas un film qu'ils devraient renoncer à louer des DVD.» Pour augmenter le public du théâtre, l'éducation est le nerf de la guerre, croit Lorraine Pintal.«Nous en sommes d'autant plus conscients, après voir vécu le boycottage des activités culturelles.Prendre les événements culturels en otage, à mon avis, faisait preuve d'une immaturité collective.On a besoin du soutien des enseignants, pour qu'ils créent des liens entre leurs contenus pédagogiques et les arts vivants.C'est comme ça que tu formes un public.» Au théâtre en culottes courtes PHILIPPE RENAUD CRITIQUE COLLABORATION SPÉCIALE C'est une expérience, comment dire, cathartique, que nous a fait vivre James Blunt hier soir, dans ce Centre Bell devenu temple de la fleur bleue.Face à un tel succès, l'analyse phénoménologique du James Blunt s'impose.Totalement inconnu lors de la sortie de Back to Bedlam, James Blunt lance une bombe nommée You're Beautiful.Le succès n'est pas venu instantanément, la chanson a même mis plusieurs semaines avant de prendre racine dans les palmarès, mais You're Beautiful est devenue l'indélogeable locomotrice des choses à venir.Ramenons ce succès à l'échelle québécoise : le 31 octobre 2005, Blunt joue au Café Campus.En mars 2006, après deux concerts à guichets fermés au Métropolis et cette You're Beautiful qui ne veut pas mourir, La Presse prédit un Centre Bell d'ici la fin de l'année.Ben voilà, nous y sommes.Il s'en souvenait, d'ailleurs, le cher James.« You seem to be a hell of a lot here! s'est-il étonné, après avoir chanté High.La première fois que je suis venu à Montréal, j'ai joué au Café Campus, il devait y avoir 300 personnes\u2026 Qui était là?» Derrière moi, une jeune femme à côté de ses copines.Elles étaient quatre, venues en gang comme plusieurs autres fans du beau sexe, majoritaires dans cette foule de près de 15 000 spectateurs.Pourtant, la vraie question est : comment a-t-il fait?À première écoute, on croirait à une recette.D'ailleurs, pour les quelque 4000 fans qui étaient au Métropolis il y a quelques mois, le spectacle d'hier avait des airs de déjà-vu.Une intro parfaitement semblable à ce qu'il nous avait déjà servi : Breathe, qu'il n'a pas encore endisquée, puis Billy et High.Ces chansons, assez semblables les unes aux autres, parfaitement exécutées avec le concours de quatre autres jeunes musiciens et dont les paroles ont été apprises par coeur par la foule.Une recette?Jusque dans les moments clés du concert, ceux où l'orchestre quitte la scène pour laisser la star dans l'intimité avec son public.Une autre ballade à faire brailler, dit-il de son propre aveu.Et de sortir sa chevrotante voix de tête pour Goodbye My Lover - autre déclinaison de l'amour improbable.Malgré tout, James Blunt a trouvé le moyen de surprendre en reprenant Breakfast in America de Supertramp (qui s'immisçait à merveille dans son répertoire) et, surtout, en présentant quatre autres chansons inédites, lesquelles devraient se retrouver sur l'album à paraître en 2007.Après You're Beautiful, c'est plutôt I Can't Hear the Music qui nous a cloués sur notre banc.Le thème de cette inédite tranchait radicalement avec l'uniformité de son répertoire.Une longue et sulfureuse progression, le titre le plus rock du concert, dans lequel James Blunt l'interprète s'est révélé juste, épris et d'une grande vulnérabilité.Ce qui nous ramène au phénomène.Certes, la musique flaire la recette, mais réduire le personnage à cette observation ne lui rendrait pas justice.Le secret est dans la personnalité du gaillard, d'antistar qui débarque sur scène les cheveux en bataille, en jeans-tshirt- veston écorché.Certains musiciens jouent sur scène comme au théâtre.Pas Blunt.Ce regard ébahi qu'il laisse planer sur la foule, ce sourire qui dit « Pincez-moi », cette humanité qu'il expose à chaque chanson (et particulièrement durant No Bravery qui évoque son passé de Casque bleu au Kosovo), tout ça multiplié par sa voix éprouvée, ça ne s'invente pas.On appelle ça l'authenticité.Le voilà, le phénomène.Y'a que ça pour expliquer ce que ressentent des millions de fans en entendant sa voix.Et, accessoirement, pour expliquer qu'on puisse encore croire aux complaintes de rejet amoureux d'un gars qui fréquente une des plus jolies mannequins de la planète\u2026 JAMES BLUNT AU CENTRE BELL Phénoménologie du James Blunt PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE © James Blunt a présenté à ses fans quatre chansons inédites, lesquelles devraient se retrouver sur l'album à paraître en 2007. ARTS ET SPECTACLES AGENDA CINÉMA OPEN SEASON Boog est un ours qui mène une vie domestique rangée dans un petit village canadien.Bichonné par Beth, il squatte, comme n'importe quel ado, le garage.Mais quand il sauve un orignal, Eliott, des griffes d'un chasseur, sa vie bascule.Eliott entraîne Boog à faire les 400 coups.Si bien que Beth est forcée de le ramener à la vie sauvage, trois jours avant l'ouverture de la saison de chasse.Le film d'animation, signé Roger Allers et Jill Culton, des anciens de Disney, donne vie à des animaux sauvages un peu bougons, pas trop sauvages et plutôt drôles.Sans égaler l'épopée parodique de Shrek, première et deuxième parties, ces animaux nous font voir les bois canadiens d'un autre oeil, et c'est réjouissant.\u2014 Anabelle Nicoud, collaboration spéciale CINÉMA RÉTROSPECTIVE CHANTAL AKERMAN La Cinémathèque québécoise rend hommage à la réalisatrice belge Chantal Akerman jusqu'au 15 octobre.Née à Bruxelles au début des années 50, la cinéaste se lance dans les courts métrages à 18 ans (Saute ma ville) puis se révèle au long avec Jeanne Dielman, 23 Quai du Commerce, 1080 Bruxelles.Ses rencontres avec la comédienne Delphine Seyrig, puis plus tard Aurore Clément sont déterminantes.Akerman aborde le couple de façon naturaliste, puis passe au documentaire, au début des années 80, en filmant la chorégraphe Pina Bausch.Son plus récent documentaire, De l'autre côté (2002), explore la frontière entre les États-Unis et le Mexique.L'occasion pour le public québécois de découvrir ou redécouvrir l'univers de l'une des réalisatrices incontournables, d'Est en Ouest, de l'autobiographie à la Proust, entre fiction et documentaire.\u2014 Anabelle Nicoud, collaboration spéciale À LA CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE JUSQU'AU 15 OCTOBRE SPECTACLES CLASSIQUE POLLACK HALL (UNIVERSITÉMCGILL) Orchestre de chambre Mc Gill.Dir.Boris Brott.Martin Foster, violoniste, Yukari Cousineau, altiste.Introduction and Allegro (Elgar), Symphonie concertante (Mozart), Symphonie no 45 (Haydn) : 19h30.SÉDUCTION MAL PLACÉE Non contente de faire face à des accusations pour conduite avec facultés affaiblies, Paris Hilton a décidé d'appuyer sur l'accélérateur de la provocation.La « chanteuse » vient de lancer un clip pour sa chanson Nothing in this World, dans lequel elle flirte avec un garçon d'au plus 14 a n s .Pa r i s H i l t o n d i t s'être inspirée du f ilm The Girl Next Door, qui raconte le béguin d'un ado pour sa voisine star de porno.Ah! Paris, t u nous étonneras toujours ! TRIO IMPORTATION CANADIENNE La chanteuse canadienne Avril Lavigne vient d'importer en Californie une nouvelle arme anti-paparazzi : le crachat.Irritée par la présence d'une caméra à son arrivée dans une boîte de nuit hollywoodienne, la star a tout simplement craché en direction de l'objectif.Plus tard, c'est son mari, Deryck Whilbey, qui a fait de même.Malheureusement pour nos compatriotes, il est interdit de cracher à Hollywood.Et les paparazzi le savent.Ils ont même tenté d'alerter les flics.C'est le coup de l'arroseur arrosé, non ?Beurk.Paris Hilton PHOTO REUTERS Orlando Bloom PHOTO CHRIS PIZZELLO, AP NOUVEAU COUPLE?Rumeur, quand tu nous tiens ! Le New York Post annonce la formation potentielle d'un couple à haute valeur hollywoodienne ajoutée.Orlando Bloom et Penelope Cruz ont été aperçus, main dans la main, dans un restaurant de Los Angeles, la semaine dernière.Un témoin du Post jure qu'ils se comportaient tout à fait en amoureux.L'ex de Kate Bosworth et l'ex de Tom Cruise refusent toutefois de confirmer leur idylle.À suivre.3 CLAUDE GINGRAS CRITIQUE L'Orchestre du Conservatoire ouvrait sa saison hier après-midi dans une salle Maisonneuve absolument comble, le mauvais temps n'ayant manifestement pas intimidé le public sensible aux Journées de la culture.Beaucoup d'enfants autour de moi, certains mimant même le chef d'orchestre ! Peu importe: ils étaient là\u2026 et reviendront peut-être.De toute évidence, les nouveaux venus formaient la majorité de l'auditoire.Ils ont d'abord applaudi entre les mouvements, spontanément, mais ont graduellement compris que la chose est inutile et, surtout, qu'elle dérange l'audition.La qualité de l'orchestre s'annonce bonne cette saison, malgré des effectifs peu nombreux.On comptait 37 élèves hier, ce qui est très inférieur à Mc Gill et l'UdM.De ce nombre, 22 chez les cordes, dont deux altos seulement (et le programme n'en mentionnait qu'un!).Avec des moyens aussi limités, le titulaire Raffi Armenian réussit des prodiges.L'oeuvre principale au programme, la 41e Symphonie de Mozart (la fameuse Jupiter), s'est déroulée sans réels problèmes; la justesse des violons y était même remarquable, sauf dans un passage isolé des premiers.La conception d'Armenian demeure cependant conventionnelle ; elle paraît même un peu lourde après l'étourdissant enregistrement de Bruno Weil et Tafelmusik.Dans les circonstances, Armenian aurait dû ignorer au moins deux reprises.Le concert nous a surtout valu la révélation d'un trompettiste en qui je verrais déjà le futur premier-pupitre de l'OSM.Son nom: Robin Doyon, élève de Manon Lafrance.Un raté au tout début est vite oublié.Jouant de mémoire le célèbre Concerto de Haydn, ce garçon possède une attaque parfaite, une sonorité entière, jamais stridente, il trille avec clarté, il sait jouer doux, il a du rythme\u2026 et il n'a rien d'un cabotin.Un autre jeune soliste le précédait: Hubert Tanguay-Labrosse, clarinettiste, élève de Jean- François Normand.On l'avait limité à un seul mouvement (le premier du Weber op.73).Le jeu a peu de caractère mais il est exact et musical, avec des traits nets de doubles et triples croches et même quelques effets de couleur.En début de concert, Armenian avait laissé deux de ses élèves se partager la Plaisanterie musicale de Mozart.On a observé chez eux de l'assurance.On a surtout remarqué le corniste répétant constamment son erreur (volontaire !) et le violon-solo Marie-Ève Poupart, d'une justesse absolue même lorsqu'elle bifurque à la fin.ORCHESTRE SYMPHONIQUE DU CONSERVATOIRE DE MONTRÉAL.Chef d'orchestre : Raffi Armenian.Chefs invités : Dave Pilon et Jean-Michel Malouf.Solistes : Hubert Tanguay-Labrosse, clarinettiste, et Robin Doyon, trompettiste.Hier après-midi, salle Maisonneuve de la Place des Arts.Programme: Ein musikalischer Spass («Une plaisanterie musicale »), K.522 (1787) - Mozart Premier mouvement (Allegro) du Concerto pour clarinette et orchestre no 1, en fa mineur, op.73 (1811) -Weber Concerto pour trompette et orchestre en mi bémolmajeur, Hob.VIIe:1 (1796) - Haydn Symphonie no 41, en domajeur, K.551 (Jupiter) -Mozart CLASSIQUE Conservatoire : deux solistes ALEXANDRE VIGNEAULT POP-ROCK PHOTO SONY PICTURES ANIMATION INC.Open Season L'industrie du disque ne semble plus savoir où donner de la tête pour contrer l'échange de fichiers musicaux sur Internet.L'an dernier à pareille date, Sony&BMG et EMI commençaient à mettre en marché des disques munis de systèmes de protection assez contraignants.Après avoir mis la main dans sa poche pour s'offrir le dernier Souchon ou le plus récent Paul Mc Cartney, l'amateur de musique utilisant un i Pod découvrait qu'il ne pouvait pas convertir les chansons en fichiers mp3 et les écouter sur le plus populaire des baladeurs numériques.SONY&BMG n'a pas mis de temps à battre en retraite.Peu de temps après qu'un expert eut mis au jour les failles du système de protection XCP, la multinationale cessait la production et la distribution de fichiers munis de cette technologie.Et EMI?Elle a fait cavalier seul pendant environ un an.avant de retirer les siens à son tour.La vaste majorité des albums publiés par le géant britannique depuis septembre n'affichent plus le logo «content protected».«Nous continuons de distribuer des disques munis de cette technologie de protection de contenu dans différentes parties du monde et nous continuons à chercher des manières de décourager la duplication illégale, précise Jeanne Meyer, porte-parole de EMI à New York.Mais nous avons décidé qu'il y avait peut-être de bonnes raisons de mettre en marché des albums dépourvus de ce système de protection.» Pourquoi cette demi-volte-face?Jeanne Meyer se refuse à toute explication supplémentaire.Le plan n'était-il pas d'utiliser ce système de protection anticopie sur tous les disques publiés par EMI ?«C'était notre intention, confirme-t-elle, mais nous avons décidé de ne pas la mettre de l'avant.» Le fiasco de SONY&BMG et de son système XCP a-t-il eu un impact sur cette décision?«Je ne vais pas commenter une situation qui concerne une autre compagnie.» Que conclure ?Que le fan de musique encore attaché au format CD doit continuer à lire les étiquettes et les informations écrites en petits caractères à l'endos des disques distribués par EMI avant de passer à la caisse.L'avertissement vise tout particulièrement les utilisateurs de i Tunes et de i Pod fonctionnant sur Windows.Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?Un live pour les Respectables Jouer au Centre Bell, c'est un fantasme pour bien des groupes québécois.Les Respectables l'ont fait, le 22 septembre, et n'ont pas l'intention de l'oublier.Ce spectacle marquant le 15 e anniversaire du groupe a été enregistré et sera publié sur disque compact le 21 novembre.Il n'est pas certain que les prestations des nombreux invités dont Éric Lapointe, Martin Deschamps, Mélanie Renaud et Éloi Painchaud figureront toutes sur l'album à paraître.Nirvana (bis) Une erreur bête s'est glissée dans mon paragraphe concernant Nirvana, publié dans cette chronique la semaine dernière.« Je ne savais pas que Nervermind était un album posthume», m'a écrit un lecteur attentif.Vérification faite, j'avais écrit que Nevermind avait 15 ans ce mois-ci tout en indiquant qu'il était paru le 24 septembre.1994.En septembre de cette année-là, Kurt Cobain était déjà mort.L'album Nevermind est paru le 24 septembre 1991, évidemment.Désolé de cette étourderie.Montréal aime Brazilian Girls U2 promet de venir s'établir à Montréal, mais c'est plutôt Brazilian Girls qui devrait songer à se trouver un piedà- terre dans le coin.Sabina Sciubba, Didi Gutman, Jesse Murphy et Aaron Johnston sont passées par ici en juillet dans le cadre du Festival international de jazz de Montréal, en septembre lors du festival Osheaga et revient le 12 octobre à La Tulipe.Il faut dire que, fin juin 2005, Brazilian Girls avait fait une très bonne première impression, faisant carrément léviter les centaines de fans rassemblés au Club Soda.Il y a tellement de « buzz » qui se dégonfle, ça fait du bien de voir des artistes à la hauteur de la réputation qui les précède Kelis étend ses activités Tous les artistes ne ressentent pas le même malaise vis-à-vis l'argent.Certains refusent de faire de la pub, d'autres n'hésitent pas à se transformer en marque de commerce.Ainsi, Kelis a succombé à la mode du branding.Elle lancera sa propre collection de vêtements, curieusement baptisée Cake.Ça tombe sous le sens, explique-t-elle, puisqu'elle a déjà dessiné des vêtements qu'elle porte dans certains de ses clips.On fronce toutefois le sourcil lorsqu'on apprend qu'elle lancera aussi un livre.de cuisine! Kelis dit qu'elle fait bien la cuisine.Sa mère était chef.Son livre de recettes contiendra-t-il celle de son fameux milkshake, qui est tellement «meilleur que le vôtre»?EMI retire son système anticopie.en partie Où sont passées les protections ?CETTE SEMAINE: SUR LES TABLETTES Beck : The Information The Killers : Sam's Town Charlotte Gainsbourg : 5.55 Nicola Ciccone : Nous serons six milliards Renau : Rouge sang Jet : Shine On Evanescence : The Open Door Tomas Jensen : Pris sur le vif Kid Koala : Your Mom's Favourite DJ Richard Séguin : Lettres ouvertes Marie-Chantal Toupin : Non-négociable - La tournée Sean Lennon : Friendly Fire SUR LES PLANCHES Les Wampas, mardi au National The Long Winters, mardi à la Sala Rossa Cryptopsy, mardi au Medley Sloan, jeudi au National The Cat Empire, jeudi au Métropolis TTC et cie, jeudi au Club Soda Evanescence, vendredi au Métropolis Marie-Chantal Toupin, vendredi au Théâtre Saint-Denis Less Than Jake, samedi au Medley Jordan Officer, samedi au Lion d'or Bionic, samedi au Café Campus Massive Attack, dimanche au Metropolis Regina Spektor, dimanche au National Assistez au légendaire spectacle suivi des plus grands succès de Noël du King Au Théâtre St-Denis DU 29 NOVEMBRE AU 10 DÉCEMBRE SEULEMENT 10 REPRÉSENTATIONS EN VE NTE AUJOURD'H UI 9heures Le nom et l'image d'Elvis Presley utilisés dans ce spectacle sont sous licence Elvis Presley Enterprises Inc.(514) 790-1111 1 800 848-1594 www.tel-spec.com www.elvisstory .com Pour la première fois à Montréal ! 3431967A 3430700A THÉÂTRE EN BREF Finalistes pour le prix Siminovitch Les conceptrices de décors montréalaises Anick La Bissonnière et Danièle Lévesque sont finalistes pour le prix Siminovitch, qui sera remis le 24 octobre 2006, dans le cadre d'une cérémonie au Hart House Theatre de l'Université de Toronto.Plus important concours du milieu du théâtre canadien, ce prix est assorti d'un montant de 100 000$.Le jury a étudié la candidature de concepteurs professionnels dans les domaines de l'éclairage, du son, des costumes et des décors, dont le travail a fait progresser le théâtre canadien au cours des dernières années.La rupture «Louis et Fanny doivent se dire adieu.C'est maintenant devenu un amour impossible.Pourtant, désespérément, ils tenteront de recoller les morceaux et de revivre leurs plus beaux moments, de mettre de côté leurs attentes et d'être une fois encore l'âme soeur de l'autre.» Voilà l'amorce de Sous le regard du Héron, un texte de Fanou Lanciault qui raconte le destin d'un duo en phase de rupture amoureuse.Sujet mille fois abordé, on en convient, mais qui génère parfois à des trouvailles dramatiques.Avec Brigitte Hébert Carle et Robert Voyer, du 6 au 21 octobre à la Balustrade du Monument National.Information 514-871-2224.Trilogie charpentière Le Centaur ouvre le volet «voix de Montréal» de sa saison, avec la pièce Carmela's Table, du Montréalais d'origine italienne Vittorio Rossi.Cette pièce inspirée d'événements réels qui ont marqué la famille de Rossi est la seconde partie d'une trilogie, dont la première partie s'intitulait Hellfire Pass.On y suit la destinée de Silvio Rosato, un charpentier italien et vétéran de la Deuxième Guerre mondiale.Au Centaur, à compter du 3 octobre.Pour plus d'informations, consultez le site www.centaurtheatre.com.- Sylvie St-Jacques ENTRÉE EN SCÈNE > La cadette, à la salle Jean-Claude Germain du Théâtre d'Aujourd'hui, du 3 au 21 octobre > L'écume des jours, au Prospero, du 3 au 21 octobre > Salut Robert ! à l'Espace libre, du 3 au 7 octobre > Histoire de Marie, à l'Usine C, du 3 au 14 octobre SYLVIE ST-JACQUES CRITIQUE La dernière fois qu'on a monté Au retour des oies blanches, de Marcel Dubé, c'était il y a 40 ans.Depuis, le Québec, la société, et même les tabous ont changé.Le théâtre aussi.La question était donc: cette pièce sur une famille bourgeoise de Québec passerait-elle l'épreuve du temps?La réponse est oui, même si son impact est aujourd'hui d'un tout autre ordre qu'à l'époque où Dubé a écrit la pièce.De nos jours, certains des scandales occultés nous font à peine sourciller.N'empêche que la proposition de Louise Marleau pour le Rideau Vert réussit à redonner vie à cette oeuvre, sans verser dans le simple hommage.Mais la nostalgie n'est jamais loin.Dans une famille dysfonctionnelle comme au théâtre, chacun a un rôle à jouer pour maintenir vivante la cellule et, dans le cas des Oies blanches, nourrir la tumeur.Geneviève, la fille cadette (rôle créé pour Louise Marleau) choisit le rôle le plus ingrat, celui de faire déborder la marmite.Comme dans la tragédie grecque, le clan d'Au retour des oies blanches est en marche vers son destin inexorable.Une mère alcoolique qui pleure sa vie ratée, un père politicien humilié par un scandale, un frère homosexuel raté et bien sûr une jeune Geneviève amoureuse de son oncle, qui veut à tout prix faire éclater la vérité.On se trouve au milieu des années 60, soit en plein choc des valeurs et en phase de rupture avec la religion.La magnifique scénographie de Jean Bard suggère l'opposition entre les générations et la tempête qui guette cette famille.En guise de fond de scène, de menaçants nuages gris reflètent subtilement la lumière.Des fauteuils anciens sont mêlés à un divan moderne et une chaîne stéréo, tandis qu'un long escalier en colimaçon est dressé vers le ciel.Autant d'anachronismes qui rendent la production intemporelle.Louise Marleau a fait preuve de flair dans le choix des comédiens.Marie-France Lambert joue Élisabeth, l'épouse au foyer toujours belle malgré les tragédies de la vie, qui ne cesse de boire pour mieux se mettre à nu.La comédienne trône sur un fauteuil central, avec le regard maternel meurtri et la mine déconfite de celle qui a le vin triste.Magnifiquement pathétique.Son mari obsédé par son statut au sein du gouvernement et de la bonne société québécoise est incarné par un Jean Marchand tout en carapaces.Soulignons aussi le jeu remarquable de Catherine Bégin dans le rôle de l'aïeule qui veille jalousement au maintien des apparences.Agathe Lanctôt interprète avec retenu et sincérité le rôle de Laura, l'amie de Geneviève (Catherine Renaud), personnage qui sert malgré elle de munition pour faire sauter la cellule familiale.La pièce met un certain temps à prendre un rythme, alourdie au début par de longs dialogues qui mériteraient d'être rafraîchis.En revanche, la «mayonnaise» prend vraiment dans la seconde partie de la pièce, où l'on a droit à 40 minutes de montée vers les sommets tragiques, qui culmine avec le dévoilement des secrets enfouis de chacun.L'effet est réussi : nous voilà saisis par la tragédie, bouleversés par l'authenticité du jeu.Pour cette première mise en scène au théâtre, Louise Marleau s'en tire avec brio.Les comédiens, très bien dirigés, captivent les spectateurs.Non seulement par leurs échanges mais aussi avec leurs silences pleins de tension.Mais tout n'est pas parfait.Il manque par exemple d'unité dans la langue.Certains comédiens s'expriment dans un français «international» tandis que d'autres prononcent davantage à la québécoise.Mais bon, on peut voir dans cette inconstance l'artéfact d'une époque où l'on débattait du «bon» langage à utiliser sur la scène, n'est-ce pas ?Malgré toutes les qualités de cette production, on ne peut escamoter la question de la pertinence de recréer Les oies blanches, en 2006.Certains argueront qu'il n'est pas vain de se souvenir des convenances qui paralysaient les Québécois, bourgeois et autres, dans les années 60.Ils n'ont pas tort.Ce texte est-il assez pertinent pour éviter une autre hibernation de 40 ans ?Rien n'est moins sûr.AU RETOUR DES OIES BLANCHES, de Marcel Dubé, mise en scène de Louise Marleau, au Théâtre du Rideau Vert, jusqu'au 28 octobre.Au retour des oies blanches Réveiller le passé SYLVIE ST-JACQUES « J'aurais bien aimé écrire sur un autre sujet », avoue Annie Ranger, commepour s'excuser d'amorcer sa carrière d'auteur avec La cadette, une pièce sur la déficience intellectuelle.«Finalement, quand tu te lances dans l'écriture, t'as pas le choix de partir de toi.La cadette est inspirée de ma famille.Parce que cela prenait trop de place dans ma vie, j'avais besoin de l'exorciser.» «Cela», c'est son histoire personnelle d'aînée d'une soeurette à qui on a diagnostiqué, à trois ans, un retard mental.Ayant grandi dans une famille différente des autres, Annie Ranger sait bien que le quotidien des proches d'un déficient n'est pas toujours rose.Même que sa vision de la chose est moins fleurie que celle généralement dépeinte par la fiction ou les téléthons.«Dans les films, on montre souvent le côté cute.Je voulais éviter cela.On a essayé de travailler physiquement le personnage pour que, justement, la cadette ne soit pas cute, mais la plus originale possible.» Annie Ranger a confié le rôle titre de sa pièce à Marylin Perreault, sa complice du Théâtre I.N.K.Lasses d'attendre les appels d'audition, les deux copines de la promotion 97 de l'option théâtre du cégep de Saint-Hyacinthe, fondent en 2001 leur compagnie.C'était parti pour la gloire : leur premier spectacle, Les apatrides, a remporté en 2004 le Masque de la révélation.On ne peut qu'espérer que leur bonne étoile brillera à nouveau avec La cadette.«Dans Les apatrides, on a mis l'accent sur le côté abstrait, la poésie.Tandis que La cadette est plus terre à terre.Pour chaque scène, on se demande si on va utiliser le théâtre d'objet, l'acrobatie, les ombres, la danse\u2026 On cherche!» dit Annie Ranger.Ma soeur, la déficiente La cadette en question est une fille qui, arrivée à 18 ans, est écoeurée de regarder Passe-Partout et de faire des casse-tête.Pendant ce temps, sa grande soeur a son premier chum et s'éloigne, même si elle est plus que jamais déchirée par son rôle et ses responsabilités dans la famille.Lorsque le voisin révèle à la cadette une nouvelle tragique, sa perspective de la vie prend un autre tournant.«On parle souvent de la relation des parents face à leur enfant handicapé, mais rarement des frères et soeurs qui viennent au monde au sein d'une famille comme ça.» Annie Ranger, qui avait son lot d'opinions et de sentiments à exprimer, a utilisé la plume comme exutoire.«La pièce rend hommage aux aidants naturels, à ceux qui s'occupent des autres.Parce que notre société ne valorise pas ça du tout.» Le regard inquiet, elle s'interroge sur l'avenir, se demande ce qu'il adviendra des personnes handicapées ou âgées, dans un monde où «on travaille, on a des carrières, et où on est tous dans le jus».« Les déficients intellectuels portent une humanité», dit celle qui, dans La cadette, a imaginé l'histoire d'une famille qui, malgré tout, n'est ni dysfonctionnelle ni malheureuse.«Dans la pièce, les parents sont heureux, acceptent leur fille, font de leur mieux.Il y a quelque chose d'heureux, certaines scènes sont cocasses.Mais leur vie est compliquée par le fait qu'ils ne peuvent pas spontanément sortir un soir ou partir en voyage.» Son expérience dans une famille différente a éveillé chez Annie Ranger le sens de l'engagement.En plus de siéger au conseil d'administration de Culture Montréal, elle vient de terminer l'écriture de Retour d'ascenseur, un thriller politique.«J'ai réussi à passer à travers La cadette et à me débarrasser de ce sujet qui avait tant d'emprise sur moi.» LA CADETTE, d'Annie Ranger, mise en scène de Martin Champagne, du 3 au 21 octobre à la salle Jean-Claude Germain du Théâtre d'Aujourd'hui.ANNIE RANGER Confession d'une aînée PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE © Annie Ranger, qui avait son lot d'opinions et de sentiments à exprimer, a utilisé la plume comme exutoire.«On parle souvent de la relation des parents face à leur enfant handicapé, mais rarement des frères et soeurs qui viennent au monde au sein d'une famille comme ça.» "]
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