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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2006-10-06, Collections de BAnQ.

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[" LITTÉRATURE LES BREBIS CONTRE LE CYNISME ARTS ET SPECTACLES PAGE 1 SAKU KOIVU GUILLAUME LATENDRESSE PREMIER MATCH DUCANADIEN > Le grand retour de Koivu > Le rêve de Latendresse SPORTS PAGES 1 À 4 PORTRAITDUNOUVEAUPROPRIÉTAIRE DES PENGUINS DE PITTSBURGH LA PRESSE AFFAIRES PAGE 3 TÉLÉDIFFUSION LA PARTIE SE JOUE HORS GLACE LA PRESSE AFFAIRES PAGES 1 ET 4 MATHYAS LEFEBURE Montréal vendredi6octobre 2006 Le plus grand quotidien français d'Amérique 65¢ taxes en sus - Édition provinciale 75¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées 122e année no 342 66 pages 5 cahiers OTTAWA VERSE 730000$ À UN DÉTENU PASSÉ À TABAC Les autorités carcérales auraient dû mieux le protéger, dit la juge de l'Alberta JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Le gouvernement fédéral a été contraint de verser récemment une indemnité de 728 000 $ à un jeune détenu, après qu'il eut été sauvagement tabassé par un autre prisonnier dans un centre de détention en l'Alberta.Dans une cause qui pourrait faire boule de neige au pays, selon les experts, la juge D.A.Sulyma, de la Cour du banc de la reine de l'Alberta, a ordonné au ministère de la Sécurité publique de verser cette importante indemnisation à Jeremiah David Mc Lellan parce que les autorités carcérales ont manqué à leur obligation de le protéger adéquatement d'un autre détenu jugé violent.Mc Lellan et son agresseur, James Rogers, avaient été laissés sans surveillance dans un atelier de plomberie rattaché au centre de détention de Bowden au moment de l'incident, le 21 janvier 2000.Le superviseur de l'atelier de plomberie, Dennis Bowness, avait dû s'absenter pendant une partie de la matinée pour assister au match de hockey de son fils.Il avait auparavant obtenu la permission de son employeur.>Voir DÉTENU en page A8 Périlleuses traversées vers les îles Canaries BIOGRAPHIE «SEMI-AUTORISÉE» Mystérieuse Belinda Stronach LOUISE LEDUC Combien avez-vous eu d'hommes ?Quelles sont vos vues sur la sexe ?Quand Don Martin, chroniqueur au National Post, a décidé d'écrire une biographie «semi-autorisée » sur la vie publique et privée de Belinda Stronach, et quand elle a accepté de le rencontrer, il s'est lancé.Il a cru bon de poser tout haut les questions auxquelles tant de personnes extérieures au dossier répondent tout bas.« D'accord.Parlons des hommes.\u2014Je les aime.Qu'y a-t-il de mal à cela ?» Et le sexe ?« C'est mieux que le golf.» Ceux qui se rueraient sur le livre de Don Martin dans l'espoir d'y trouver les détails scabreux sur sa relation (non confirmée) avec Bill Clinton ou son aventure avec Tie Domi, l'ex-joueur des Maple Leafs en pleine procédure de divorce, n'auront qu'à aller à l'index.Il y a bien là une entrée « sex life », mais elle renvoie à bien peu de chose.>Voir STRONACH en page A8 PHOTO JUAN MEDINA, REUTERS Ils sont des centaines, voire des milliers d'immigrants en provenance de l'Afrique de l'Ouest à tenter d'atteindre les îles Canaries dans des embarcations de fortune.Si plusieurs d'entre eux réussissent, certains n'y arrivent jamais ou sont interceptés avant de toucher terre, comme c'est le cas de ces jeunes Africains pris en charge par la Croix Rouge, qui risquent l'expulsion vers leur pays d'origine.Les orphelins des cayucos Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE Le Canadien est toujours invaincu.Venez voir mon blogue ! cyberpresse.ca/laporte MARC THIBODEAU ENVOYÉ SPÉCIAL ÎLES CANARIES TENERIFE \u2014 Assis sur un muret de béton dans une cour ensoleillée, Pape Omar regarde avec intérêt les illustrations d'un livre d'animaux défraîchi, imperméable au brouhaha de ses jeunes camarades.En le voyant tourner paisiblement les pages, on imagine mal que la vie de ce garçon de 13 ans a pris un tournant dramatique il y a tout juste unmois.Le jeune Sénégalais a pris place dans un cayuco, précaire bateau de pêche qui avait pour destination les îles Canaries, un archipel espagnol au large de l'Afrique.C'est son père, pêcheur de la ville portuaire de Saint-Louis, qui lui a fourni l'argent du voyage.Il a mis 12 jours pour parcourir les 1000 kilomètres qui le séparaient de sa destination.Sur l'Atlantique, les vagues faisaient « deux ou trois mètres» de haut, parfois « cinq », souligne Pape Omar, mimant le mouvement de l'embarcation.A-t-il eu peur de mourir ?« Non », tranche le garçon, qui disposait d'assez de biscuits et de riz pour se sustenter.S'ennuie-t-il de sa famille ?« Je me sens bien », répond Pape Omar, en soulignant que l'un de ses frères a fait le même voyage peu de temps avant lui.Comme ce jeune Sénégalais, plus de 700 mineurs sont arrivés cette année aux îles Canaries, confrontées depuis des mois à un afflux record d'immigrants illégaux en provenance d'Afrique de l'Ouest.>Voir ORPHELINS en page A16 Les îles Canaries sont confrontées à un afflux record d'immigrants illégaux.Partis d'Afrique de l'Ouest, ils sont des milliers à tenter la périlleuse traversée à bord de précaires bateaux de pêche pour fouler le sol de l'archipel espagnol et accéder, du coup, à ce qu'ils croient être l'Eldorado européen.Souvent, ils tombent de haut.Météo Généralement ensoleillé, maximum 12, minimum 4, plus de détails en page SPORTS 9 L-V 6 21924 98765 1 SOMMAIRE Astrologie du jour ACTUEL 7 Bandes dessinées ARTS 10 Décès ACTUEL 8 Forum A 20 et A21 Horaire cinéma ARTS 6 et 7 Horaire télévision ARTS 4 Loteries A 12 Monde A 18 et 19 Mots croisés ACTUEL 7 ARTS 10 Mot mystère ARTS 10 Observateur ACTUEL 5 Petites annonces ACTUEL 5 AFFAIRES 4 Sudoku AFFAIRES 4 AMIANTE L'INDUSTRIE QUÉBÉCOISE AU BORD DU GOUFFRE PAGEA9 3418331A MARIE ALLARD Au baccalauréat, les étudiants engraissent de 1,5 à 2 livres par année.«C'est vraiment une période charnière, le moment où on commence à vivre de façon indépendante, à faire l'épicerie nous-mêmes et à décider de faire ou non de l'activité physique », dit Marie-France Hivert, 28 ans, médecin résidente en endocrinologie.Pour tenter de lutter contre la prise de poids chez les étudiants, la jeune femme a monté un projet de prévention.En 2002 et 2003, 115 étudiants de poids normal de la faculté de médecine de l'Université de Sherbrooke y ont participé.Tous ont été mesurés, pesés, leur pourcentage de gras a été calculé, comme leur taux de cholestérol.La moitié du groupe a eu droit à des ateliers sur l'activité physique et l'alimentation, incluant un déchiffrage d'étiquettes en épicerie.L'autre moitié était laissée à elle-même.Résultat : une différence de 2,6 livres séparait les deux cohortes après deux ans, à l'avantage de ceux qui ont suivi les ateliers.Le taux de triglycérides du groupe témoin s'était élevé et celui des autres avait baissé.Grâce à une subvention de 100 000$ de l'Association canadienne du diabète, l'expérience est reprise depuis septembre avec une cohorte provenant de toutes les facultés de l'université.Catherine Guertin, étudiante de 19 ans, s'est inscrite pour apprendre des trucs l'aidant à rester en forme.«Avant, je dansais dans une troupe folklorique, mais je n'ai plus assez de temps pour le faire », explique-t-elle.Fraîchement partie de chez ses parents, elle veut apprendre à bien se faire à manger.«Quand on est à l'université, ça finit souvent par du macaroni », rigole-t-elle.Les cégépiens trop gras La condition physique des cégépiens inquiète aussi : 55% des garçons et 40% des filles ont un pourcentage de graisse jugé « à risque » pour la santé, selon une étude menée en 1999 au cégep de Lévis- Lauzon.«Depuis, le poids des étudiants n'a pas changé sur la balance, mais leur pourcentage de graisse a augmenté de façon assez importante, dit Luc Chiasson, professeur-chercheur en éducation physique à Lévis-Lauzon.Leur vigueur musculaire est moins élevée, dans les bras, les jambes, les abdominaux.» Trois cours d'éducation physique de 30 heures sont obligatoires au collégial.Au dernier cours, «les étudiants doivent démontrer qu'ils sont capables de gérer efficacement un programme d'activité physique», précise le professeur.«Nos étudiants se plaignent de ne pas avoir de temps pour le sport, raille-t-il, mais ils en ont toujours pour écouter Occupation double.» JOURNÉE NATIONALE DU SPORT ET DE L'ACTIVITÉ PHYSIQUE TEMPS PRÉVU POUR L'ÉDUCATION PHYSIQUE Maternelle : une heure par semaine Primaire : deux heures par semaine 1re et 2e secondaire : deux heures et demie par semaine (jusqu'à l'an dernier : une heure et quart) De la 3e à la 5e secondaire : une heure et quart par semaine Norme de la Charte internationale de l'éducation physique et du sport de l'UNESCO, signée par le Canada : deux heures et demie par semaine.Note : on estime que les élèves sont réellement actifs pendant 40 à 75% des cours.Depuis la rentrée, en Ontario, les élèves du primaire doivent faire 20 minutes d'activité physique «modérée à vigoureuse» par jour.Sans compter leurs cours d'éducation physique! «Cela peut se faire dans n'importe quel cours, en sciences, en arts, en langues ou encore toute l'école ensemble», dit Tanya Blazina, porte-parole du ministère de l'Éducation de l'Ontario.La mesure vise à contrer «le problème de l'obésité chez les élèves, qui a presque triplé en 25 ans», soulignet- elle.Les nouvelles sont moins bonnes au secondaire.Moins de la moitié des élèves ontariens de 10e, 11e et 12e années suivent un cours d'éducation physique, selon une étude des universités de Toronto et de Guelph.Motif: ce cours n'est pas obligatoire après la 9e année.Marie Allard Les 20 minutes ontariennes MARIE ALLARD Plus de 20% des écoles primaires n'offrent pas deux heures d'éducation physique par semaine, tel que promis par le ministère de l'Éducation.Cette mesure - qui vise à combattre l'embonpoint touchant le quart des jeunes de 2 à 17 ans - devait pourtant être en place dès septembre.Le problème: rien n'oblige les écoles à suivre le «temps prescrit » de deux heures prévu dans le nouveau régime pédagogique.«Même si le temps est prescriptif, il n'est pas obligatoire, explique Denis Pouliot, porte-parole de la Fédération des commissions scolaires.Les écoles peuvent décider de plutôt consacrer du temps aux arts ou à l'anglais.» À la Commission scolaire de Montréal, les écoles donnent en moyenne 1 h 45 « à l'éducation physique et à la santé» par semaine.Une dizaine se contentent d'une demi-heure ou d'une heure.À la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys, une quinzaines d'écoles ne respectent pas la règle.«Des écoles ne donnent que 42 minutes, 60 minutes ou 90 minutes par semaine, c'est estomaquant », dit Johanne Vaillant, chargée de cours en kinésiologie à Mc Gill.Ses étudiants ont mené une enquête, en début d'année, «LA MOITIÉ Les activités entourant la deuxième Journée nationale du sport et de l'activité physique ont lieu aujourd'hui et demain.Inciter les jeunes à bouger n'est pas un luxe, quand on sait qu'à peine 51% des garçons de 12 à 17 ans atteignent le niveau d'activité physique recommandé.C'est pire chez les filles : seules 35% d'entre elles font assez de sport pour être en santé.Depuis la rentrée, plusieurs écoles ont heureusement pris le virage santé.Leur constat : bouger permet ensuite de mieux se concentrer.Une école primaire sur cinq donne TÉLÉ ET OBÉSITÉ > 26,2% des jeunes Canadiens de 2 à 17 ans ont un poids excessif ou sont obèses.En 1978-1979, seuls 15% l'étaient.> Le nombre d'adolescents (12 à 17 ans) gros ou obèses a augmenté de 70% en 25 ans, au Canada.> Les États-Unis et le Canada ont des taux similaires de jeunes en surpoids.Seul le taux d'obèses est légèrement supérieur chez nos voisins du Sud (10% par rapport à 8%).> Plus du tiers (36%) des enfants de 6 à 11 ans passent plus de deux heures par jour devant un écran (télé, ordinateur, jeu vidéo).Ils sont deux fois plus susceptibles d'être gros ou obèses que ceux qui y passent une heure ou moins par jour.Source : Statistique Canada, 2004 MARIE ALLARD Des jeunes qui ne font pas d'éducation physique, «il y en a facilement des milliers au Québec», dit Mario Sévigny, président de la Fédération des éducateurs physiques enseignants.Maux divers, menstruations, piercing au visage pouvant entraîner des blessures, toutes les excuses sont bonnes pour rester sur le banc.«Tant que les éducateurs physiques vont rester dans l'approche sportive où le meilleur est gratifié, celui qui saute le plus haut et fait le plus de buts, ce sera comme ça», estime-t-il.Faute de performer, les élèves moins habiles en sports d'équipe décrochent.Nul besoin de faire de l'éducation physique pour avoir son diplôme d'études secondaires.Bonne nouvelle: avec la réforme, l'approche visant à faire acquérir aux élèves le b.a.-ba des disciplines sportives est révolue.«Les résultats alarmants des études sur les habitudes de vie des jeunes Québécois indiquent qu'il faut aller bien audelà de cette efficience si on veut les amener à adopter un mode de vie sain et actif», précise le nouveau programme du ministère de l'Éducation.Plus de 65% des jeunes âgés de 12 à 17 ans n'atteignent pas le niveau d'activité physique recommandé, selon l'Institut national de santé publique du Québec (2005).«Jusqu'à maintenant, les élèves quittaient l'école secondaire en ne connaissant pas leur condition physique et en ne sachant pas pourquoi ils devraient s'entraîner, observe Johanne Vaillant, chargée de cours en kinésiologie à Mc Gill.Cela va changer: le but en 5e secondaire va être de développer son propre plan pour garder la forme.» Trois compétences sont à développer : «agir» (sports et actions individuelles), «interagir» (sports collectifs) et «adopter un mode de vie sain et actif».En plus des traditionnelles parties de basket ou de ballon-chasseur, la porte est ouverte au judo, à la danse aérobique, au vélo, au ski de fond, voire à la jonglerie.«Avec la réforme, la philosophie est différente, dit Normand Chaumont, professeur d'éducation physique à l'école Pierre-de-Coubertin de Montréal-Nord.Au lieu de montrer la technique, de dire: «place ton coude comme ça», on a une vision d'ensemble.» Miser sur la nouveauté C'est au milieu de l'adolescence que le déclin de l'activité physique est particulièrement important.Trois facteurs sont en jeu: la perte du plaisir, l'apparition de nouveaux intérêts et de nouvelles responsabilités, selon Kino-Québec.Pour motiver les jeunes, l'organisme suggère d'offrir des activités de mise en forme ainsi que des nouveautés (club de plein air, rugby, aki, cyclotourisme, patin à roulettes, soccer sur neige, planche à roulettes).Associer le sport à une activité sociale, partager le leadership avec les jeunes et donner une attention particulière aux filles (seules 27% des filles contre 46% des garçons sont actifs à la fin du secondaire) sont d'autres solutions.À l'école secondaire La Poudrière, de Drummondville, le virage est entrepris.Mario Sévigny, qui y enseigne, n'est au gymnase que 12 heures par an avec ses groupes.« Le reste du temps est passé à l'extérieur ou ailleurs, notamment dans la salle de danse», explique-t-il.Constatant la popularité de la danse latine, du hip hop et du break-dance, il n'a pas hésité à suivre des cours à ses frais pour enseigner ces disciplines.«Aujourd'hui, la piste de danse est utilisée tous les midis, témoigne-t-il.En enseignant la danse, tu perds un peu tes deux sportifs supervedettes, mais ça n'empêche pas de jouer au badminton une autre fois.»M.Sévigny dit n'avoir reçu que trois heures de formation sur la réforme en éducation physique.La réforme veut lutter contre le décrochage en éducation physique Des étudiants sédentaires DEUX TIERS INACTIFS Entre 20 et 24 ans, seuls 35% des jeunes hommes et 22% des jeunes femmes font du sport trois fois par semaine.Source : Kino-Québec, 2000 PHOTO FRÉDÉRIC CÔTÉ, IMACOM © Marie-France Hivert, 28 ans, a monté un projet de prévention de la prise de poids à l'Université de Sherbrooke.Elle garde la forme en donnant des cours de swing à l'université.Elle a aussi participé au dernier Championnat canadien d'Ultimate Frisbee.Son secret pour avoir du temps ?Elle a jeté sa télé.La condition physique des cégépiens inquiète aussi : 55% des garçons et 40% des filles ont un pourcentage de graisse jugé « à risque ». JOURNÉE NATIONALE DU SPORT ET DE L'ACTIVITÉ PHYSIQUE D'UN FLOP» moins d'éducation physique que promis pour découvrir qu'environ 30% des écoles du Grand Montréal ne respectent pas la règle.Même en tenant compte des récréations, du service de garde et des activités parascolaires, la majorité des enfants qui fréquentent les écoles primaires publiques de Montréal sont actifs moins de 30 minutes par jour à l'école, précise une étude de la direction de la santé publique de Montréal-Centre, publiée en avril.«C'est la moitié d'un flop, dit Yves Potvin, professeur d'éducation physique et porte-parole du Comité d'action EPS.Le ministre Fournier a laissé la porte ouverte au « tirage de couverte » et aux chicanes.Si on avait vraiment décidé de prendre le virage santé partout au Québec, les deux heures d'éducation physique auraient dû être obligatoires.» Enquête du Ministère Au ministère de l'Éducation, on admet que seules 81% des écoles publiques offrent un minimum de deux heures d'éducation physique au premier cycle du primaire.Ce taux baisse à 79% au deuxième cycle et à 76% au troisième cycle, selon une recension datant d'il y a 15 jours.«On a fait parvenir ces chiffres à nos directions régionales, pour qu'elles fassent des suivis auprès des écoles qui ne se conforment pas, indique Marie-Claude Lavigne, attachée de presse du ministre Jean-Marc Fournier.Il y a souvent des raisons de plateaux sportifs.Une école qui a seulement un gymnase peut avoir de la difficulté à donner ses deux heures.» Plusieurs écoles font appel aux titulaires plutôt qu'à des spécialistes.C'est notamment le cas de la Commission scolaire des Découvreurs, à Québec, ou environ 30 des 90 minutes hebdomadaires d'éducation physique sont données par des titulaires.Or, selon Mario Sévigny, président de la Fédération des éducateurs physiques enseignants du Québec, seuls 5% des titulaires le font réellement.« Pendant 30 ans, on a dit que la responsabilité de la santé appartenait à la famille et ça a été un échec lamentable, rappelle-t-il.Soyons réalistes : le seul endroit où riches, pauvres, filles, garçons, obèses ou pas peuvent apprendre à mieux faire de l'activité physique saine et sereine, c'est dans le cours d'éducation physique à l'école.Il faut cesser de prêcher dans le désert et forcer les écoles primaires à offrir le 120 minutes d'éducation physique.Avant de poursuivre au secondaire ! » PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE © Catherine Isabel et Clara Henriquez-Reyes ont participé hier au cross-country de l'école primaire Pierre-de-Coubertin, de Montréal-Nord.Pionnière, cette école offre une heure d'éducation physique par jour depuis 1984.École Jonathan- Wilson, L'Île-Bizard L'école Jonathan-Wilson est entourée de terrains de tennis, de soccer, de balle-molle et d'une patinoire en saison.Jusqu'à l'an passé, ses 470 élèves n'avaient pourtant qu'une ou deux périodes de 47 minutes d'éducation physique par semaine, selon les niveaux.Depuis septembre, les grands de 5e et 6e année ont droit à cinq heures de sport par semaine, grâce à la nouvelle «concentration sport ».Les autres font un minimum de deux heures d'éducation physique.«Nous avons parti ce projet pour éviter de perdre trop de clientèle au privé et pour avoir des enfants en forme», explique Daniel Lemieux, coordonnateur du programme.Les élèves de 5e et 6e année adorent consacrer trois après-midi au sport.«On se concentre mieux après », dit William Lemire, un blondinet de 11 ans, encore en sueur après une activité de flag football.Les titulaires participent aussi au projet, chaussures de course aux pieds.L'école fait le pari qu'un temps limité consacré au français (7h30) et aux maths (5 h) ne nuira pas aux élèves.Au contraire, l'un des objectifs est d'améliorer la réussite des garçons, précise la directrice, Manon Ostiguy.«Plusieurs enfants prennent du Ritalin, on pense que ça peut les aider », ajoute-t-elle.École Pierrede- Coubertin, Montréal-Nord Les 275 élèves de Pierre-de- Coubertin ont participé hier au cross-country de leur école.Ils ont couru de 500 mètres (pour les petits) à 4 kilomètres (pour les grands), portés par les encouragements de leurs familles.Pionnière, cette école de Montréal- Nord offre une heure d'éducation physique par jour depuis 1984.Un cours de danse a été ajouté cette année, portant à six le nombre d'heures où les élèves sont actifs.«On va à l'aréna, à la piscine, on fait de l'athlétisme, de la gymnastique, du cirque, des sports d'équipe et individuels », énumère Normand Chaumont, professeur d'éducation physique.«On ne pourrait jamais leur en donner autant comme parents, dit Manon Labrosse, mère d'un élève et présidente du conseil d'établissement.L'école sait bien accrocher nos enfants, quand on y va, on sent qu'ils sont bien encadrés.» Deux heures d'éducation physique par semaine, tel que prescrit par le ministère de l'Éducation, « c'est un pas dans la bonne direction, mais ce n'est pas suffisant, estime M.Chaumont.Les enfants ont besoin de bouger.» À Pierre-de-Coubertin, le sport crée la santé, selon la directrice Sylvie Favreau.«On n'a jamais plus de deux ou trois élèves absents, c'est peu», indique-t-elle.École Le Tandem, Laval «Le royaume de l'asphalte.» C'est ainsi qu'Yves Potvin, professeur d'éducation physique, décrit la cour de l'école Le Tandem de Laval.Cela va bientôt changer grâce aux parents et au personnel.Un terrain de mini soccer gazonné, une piste d'athlétisme et des jeux pour les petits y seront installés.Les travaux ont commencé hier.«Déjà, je donne des cours dehors », dit M.Potvin.Même si l'école n'a qu'un seul gymnase, ses 400 élèves ont droit à 2h30 d'éducation physique par semaine depuis la rentrée, contre une heure l'an dernier.Inscrits en «option sports », une trentaine d'élèves de 6e année ont un total de 6h30 d'éducation physique par semaine.«La grosse différence, c'est que je peux maintenant faire des projets à fond», indique M.Potvin.Après avoir acheté des podomètres, le prof a initié ses élèves à la marche.«On a marché 2,2 kilomètres aujourd'hui et les enfants ne se plaignent pas », dit-il.Autre nouveauté : l'escrime, très populaire auprès des jeunes fans de films de capes et d'épées.«Il faut faire attention de ne pas miser sur le parascolaire pour compenser le peu de temps donné à l'éducation physique, prévient M.Potvin, qui enseigne depuis 21 ans.Ça n'intéresse plus les élèves autant qu'avant.Avec une activité de basket, j'attirais de 45 à 50 garçons sur un potentiel de 60.Maintenant, j'en ai une vingtaine.» Marie Allard Trois écoles qui font bouger leurs élèves BOUGEZ Devrions-nous obliger toutes les écoles primaires à faire bouger les jeunes 20 minutes par jour ?Répondez sur www.cyberpresse.ca PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE © Depuis la rentrée, les élèves de 5e et 6e année de l'école Jonathan-Wilson, de L'Île-Bizard, font cinq heures d'éducation physique par semaine.Un peu de jogging permet de s'échauffer.«Avant, on était longtemps sur nos chaises, c'est mieux maintenant », dit Camille Santerre, 11 ans. JOURNÉE NATIONALE DU SPORT ET DE L'ACTIVITÉ PHYSIQUE JACINTHE TREMBLAY COLLABORATION SPÉCIALE Chez les Québécois de 20 ans et plus, environ six adultes sur 10 ne font pas suffisamment d'activité physique pour en retirer des bienfaits pour la santé.Pourquoi ?«Nous courons après le temps.Au travail.Avant le travail.Après le travail », ont répondu 40% des gens sondés pour une étude.Trois sur 10 ont identifié deux autres barrières liées au travail : l'absence d'endroits agréables pour marcher et faire du vélo près du lieu de travail, et les dangers de pratiquer ces activités près du boulot.Cette étude de l'Institut canadien de la recherche sur la condition physique et le mode de vie date de 2001.Mais ses conclusions semblent encore tout à fait appropriées.Luc Poirier, président de la firme intelligence Santé, reconnaît que plusieurs Québécois mènent de front deux vies de fous, travail et vie privée.Il rejette toutefois l'argument du manque de temps.«Du temps, on en gaspille beaucoup, notamment pour regarder la télé ou naviguer sur le Net.Plusieurs activités physiques, comme marcher, prendre l'escalier ou stationner son véhicule plus loin de son lieu de travail peuvent être intégrées à nos tâches quotidiennes », dit-il.Joe Doiron, porte-parole de l'Agence de santé publique du Canada sur les questions d'activité physique et de travail, nuance.«Il faut traiter ces perceptions comme des réalités.Il faut introduire l'activité physique au coeur et autour du boulot, plutôt que chercher à convaincre les travailleurs d'ajouter du temps à leur horaire pour s'entraîner ou de réduire leurs autres activités de loisirs.» Cette vision a conduit son agence à lancer le programme Les escaliers vers la santé.Il est en vigueur dans près de 400 entre- LES ADULTES Pour les adultes, le travail est perçu comme le principal obstacle à l'activité physique.Or plusieurs solutions se trouvent du côté des employeurs.Certains ont leur propre centre de conditionnement physique.D'autres organisent des triathlons, des compétitions de badminton.Jusqu'à des séances collectives d'étirements ! Mais on peut aussi faire plus simple, comme réaménager un escalier pour inciter les travailleurs à améliorer leur cardio.Même les plus petits gestes comptent.JACINTHE TREMBLAY COLLABORATION SPÉCIALE Le matin et le midi, il y a souvent des files d'attente devant les escaliers de l'édifice Aéroplan-Air Canada.Pendant la journée, leurs portes s'ouvrent même plus souvent que celles des ascenseurs.Aéroplan participe depuis mai dernier au programme Les escaliers vers l'avenir, mis sur pied par l'Agence de santé publique du Canada.Quelques messages de sensibilisation et des affichettes humoristiques placées aux portes des escaliers ont suffi à démarrer le mouvement auprès des quelque 800 employés d'Aéroplan et d'Air Canada qui travaillent aux sept étages du 5100, de Maisonneuve Ouest, à Montréal.«C'est illogique de prendre les ascenseurs le jour puis de payer 500$ par année pour aller s'entraîner dans un gym en soirée », dit Kathy Lavigne, agente d'appel chez Aéroplan.L'utilisation des escaliers est devenue la forme d'activité physique pratiquée par le plus grand nombre de travailleurs des deux entreprises soeurs.Seulement une trentaine de personnes fréquentent son gymnase régulièrement et une soixantaine d'autres suivent des cours offerts aux employés.«C'est décevant, mais c'est très important de continuer à offrir le choix au personnel », insiste Stéphane Brassard, agent au service à la clientèle d'Aéroplan et responsable de la salle de poids et haltères de la salle d'exercice.Pour favoriser l'activité physique, Aéroplan et Air Canada mettent également à la disposition de leur personnel des supports à vélo, des vestiaires et des douches.Les escaliers d'Aéroplan SILVIA GALIPEAU Entre les matchs de hockey cosom, leur entraînement dans le gymnase et les tournois de badminton, quand diable les employés de Norampac trouventils le temps de travailler ?«On essaye aussi de prendre le temps de travailler », rétorque à la blague Jules Bernier, vice-président des ressources humaines.Plus sérieusement, il ajoute : «À cause de tout ça, on a aussi du plaisir à travailler.» Il faut dire que le nouveau siège social de l 'ent reprise d'emballages de carton, désormais installée à Saint-Bruno (anciennement occupé par Bombardier), offre de l'espace.Beaucoup d'espace.Les gens de Norampac ont aussi voulu en profiter.Histoire de meubler les lieux, ils y ont construit une salle d'entraînement, avec une bonne quinzaine d'appareils.Pour motiver les quelque 70 employés, l'accès y est absolument gratuit.Certains viennent même y faire un tour le weekend, alors que les bureaux sont fermés.Ailleurs, on a improvisé un gymnase, où des amateurs se réunissent quotidiennement l'hiver pour jouer au hockey cosom.On attend encore une table de pingpong, histoire d'organiser des tournois.En prime, des filets de badminton doivent être installés sous peu.À l 'échel le nationale, l'entreprise, qui compte plusieurs milliers d'employés, organise aussi des tournois de toutes sortes (balle molle, volleyball, hockey).«Les cadres supérieurs se font un devoir d'y aller.D'ailleurs, on aime ça.On a beaucoup de plaisir, parce qu'on y rencontre notre monde.» Jouer au cosom avec le patron SILVIA GALIPEAU Si on vous disait que votre banquier est un athlète, mieux, un triathlète, le croiriez-vous?C'est pourtant le défi que propose la Banque Nationale à l'ensemble de ses 17000 employés au pays, depuis le mois de septembre : participer à un triathlon.Pas n'importe lequel : un triathlon en trois temps, s'échelonnant sur l'année.Première épreuve : marcher, au mois de septembre.Deuxième : gravir, au mois de janvier.Troisième: rouler, au mois de juin.Pour la première épreuve, des dizaines d'activités ont été organisées : tournois de soccer, randonnées, entraînement en groupe.On a même distribué un podomètre à chacun des 17 000 employés, histoire de motiver tout le monde à marcher davantage.Le tout s'est déroulé sur les heures de dîner des employés, ou après leur journée de travail.L'expérience, à date, semble être un succès.Chaque semaine, pas moins de 4000 personnes au pays ont participé.En janvier, la Banque souhaite inciter les employés à gravir les escaliers au lieu de paresser dans l'ascenseur, à faire des marches à pied ou en raquettes.En juin, enfin, les activités se feront à vélo, en patins, ou en planche à roulettes.Un triathlon à la Banque Nationale PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE Les employés d'Aéroplan sont encouragés à prendre l'escalier.PHOTO PAR ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE La société d'emballage de cartons, Norampac, offre plusieurs activités à ses 70 employés, notammment le hockey cosom.Toutes les activités sont gratuites.«On a beaucoup de plaisir, parce qu'on y rencontre notre monde.» 3428983A SOUS LE GRAND CHAPITEAU BLANC PRÉSENTE POUR 4 SEMAINES SEULEMENT! « LA MAGIE DE CAVALIA OPÈRE DU DÉBUT À LA FIN! » Radio-Canada 3431088A JOURNÉE NATIONALE DU SPORT ET DE L'ACTIVITÉ PHYSIQUE BOUGENT PEU prises canadiennes, dont une quarantaine au Québec.« Ce programme est un exemple parfait des mesures simples et peu coûteuses qui peuvent vaincre la barrière du temps tout en ayant des effets bénéfiques importants pour la santé », assure-t-il.La mise sur pied d'activités sportives récréatives ou de cours pendant les pauses du midi va dans le même sens.«Certaines entreprises encouragent la tenue de réunions en marchant, idéalement à l'extérieur.Elles ont un impact positif sur la santé physique et sur la cohésion des équipes », ajoute M.Doiron.L'int roduction d'horai res flexibles est une autre mesure susceptible de vaincre la barrière du temps.L'installation de supports à vélos, de vestiaires et de douches contribuent également à favoriser l'activité physique entre la résidence et le travail.Ces propositions sont à mille l ieues des constructions de gymnases qui ont marqué les années 90, bien qu'elles ne les excluent pas.«Nous avons constaté que ces équipements coûteux rejoignent au plus 20% de la population.Plusieurs études ont de plus démontré que l'activité physique modérée, pratiquée régulièrement, avait des effets bénéfiques aussi importants que l'entraînement intense », dit M.Doiron.Aux entreprises qui veulent soutenir le conditionnement physique et les sports, il suggère plutôt de faire des ententes avec des centres privés, des municipalités ou d'autres entreprises pour utiliser leurs installations.L'environnement du travail Les plus récentes recherches mettent en lumière l'influence de la disposition des lieux de travail et de l'aménagement urbain dans la pratique de l'activité physique.Dans plusieurs édifices, les escaliers sont introuvables, mal éclairés et mal aérés, quand ils n'aboutissent pas dans un cul-de-sac.Dans certains parcs industriels, les marcheurs risquent leur vie à chaque pas.« Je cours régulièrement sur le mont Royal le midi.Si je travaillais au centre-ville, je ne crois pas que j'irais faire du jogging sur le boulevard René- Lévesque », illustre Suzanne Laberge, professeur au département de kinésiologie de l'Université de Montréal.Cette anthropologue préfère sa course solitaire au Club de marche de l'UdeM et à la fréquentation du Centre d'éducation physique et des sports de l'université, pourtant à quelques mètres de son bureau.« Le plaisir est la première motivation à bouger.Les grands discours sur la santé ainsi que les mesures qui supposent de lourdes contraintes organisationnelles ne fonctionnent pas.Les solutions doivent être diversifiées et flexibles », insiste-t-elle.Luc Poirier, d'intell igence Santé, conseille des entreprises dans la mise en place de programmes favorisant l'activité physique et la saine alimentation.Il est lui aussi partisan de la flexibilité.Dans cette perspective, i l recommande aux organisations qui remboursent la participation des employés à des activités physiques de laisser à ces derniers le choix de leur discipline.JACINTHE TREMBLAY COLLABORATION SPÉCIALE Trente minutes d'activité physique par jour?Impossible, concluent plusieurs travailleuses mères de familles.Déchirées entre le travail, l'amoureux, les enfants, les amies, les courses et les tâches ménagères, un tiers des Québécoises cessent pratiquement de faire des activités physiques entre 25 et 44 ans.De plus, seulement une femme sur deux de ce groupe d'âge bouge suffisamment pour en retirer des bienfaits pour la santé.Ces données sont tirées d'une étude menée par l'anthropologue Suzanne Laberge, professeur au département de kinésiologie de l'Université de Montréal.«Les difficultés pour concilier travail et famille expliquent en grande partie cette réalité.L'inégalité dans le partage des tâches ménagères est une autre cause», dit-elle.Plusieurs femmes interrogées pour cette étude se disent épuisées.D'autres se sentent incapables ou coupables de se consacrer un peu de temps.Nombreuses sont celles qui refusent d'ajouter d'autres obligations à leur horaire déjà rempli.Le désir d'évacuer le stress arrive en tête des motivations de celles qui sont demeurées actives.Maman ne bouge pas, elle travaille trop Imaginez un peu si chaque jour, avant votre quart de travail, votre patron organisait une séance d'étirements collective.L'art de commencer la journée du bon pied.C'est précisément ce que fait Bombardier Aéronautique depuis plusieurs années, dans ses usines de Ville Saint-Laurent, Dorval et Mirabel.Le tout dure une quinzaine de minutes et vise à «activer» les employés avant le travail.L'activité, volontaire, attire 60% des travailleurs.Au centre administratif de Dorval, non loin de là, se trouve aussi une salle d'entraînement, avec des machines pour faire de l'exercice.Des entraîneurs sont sur place, afin d'évaluer la condition physique des employés et leur proposer des entraînements personnalisés.L'abonnement est payant, 185$ pour l'année.Quatre pour cent des employés en profitent.Silvia Galipeau Le réchauffement chez Bombardier «Nous courons après le temps.Au travail.Avant le travail.Après le travail.» SILVIA GALIPEAU Le rêve de tout travailleur sportif.Un employeur qui dispose d'un terrain de soccer, de sept salles de conditionnement physique (pour des cours de yoga, d'aérobie, d'art martiaux ou de hip hop), d'une immense salle d'entraînement avec des dizaines et des dizaines de machines, d'une piscine olympique, de terrains de squash, de badminton, de tennis, d'une piste de course, d'une paroi d'escalade, et même de trampolines.En prime, une clinique de kinésiologie qui offre ses services pour évaluer la condition physique du personnel.C'est en effet ce qu'offre le complexe sportif de l'université (baptisé CEPSUM).Mais cet équipement du tonnerre n'attire toutefois qu'une petite minorité d'employés, à peine sept sur 100.Sur près de 6700 employés (incluant l'université, HEC et Polytechnique), le CEPSUM ne compte en effet que 500 employés-membres.«Les employés préfèrent peut-être s'abonner dans des centres plus près de leur demeure, avance le directeur général, Paul Krivicky.C'est une question de proximité.» Fait à noter, l'accès n'est pas gratuit.Les employés doivent payer 75% de leur abonnement au CEPSUM (variant entre 29$ et 65$ par mois selon le forfait).Une fois membres, ils peuvent ensuite s'inscrire à une panoplie de cours, à moitié prix.Le centre sportif de l'UdeM PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE Chez Bombardier Aéronautique, les matins commencent par une séance d'exercices. VINCENT MARISSAL Il y a quelques semaines, à la fin d'un été difficile marqué par la crise israélo-libanaise, les conservateurs au Québec s'inquiétaient du fait que l'électorat ait bien vite oublié les bons coups du printemps, notamment la baisse de la TPS et les allocations directes aux parents de jeunes enfants.«C'est comme si tout ce que l'on a fait dans les premiers mois de notre gouvernement s'est évaporé », se plaignait un proche de Stephen Harper, ajoutant qu'il fallait absolument reprendre le «contrôle de l'agenda ».En effet , le gouvernement Harper a repris le «contrôle de l'agenda », mais ses dernières décisions n'ont pas eu l'effet recherché auprès de l'électorat.Couper les vivres des organismes communautaires et la culture quand on nage dans 13 milliards de surplus, maintenir la ligne dure sur le démantèlement du registre des armes à feu après une fusillade dans un collège, relancer le débat sur le mariage gai, couper les vivres à un festival gai, tergiverser sur la nouvelle politique environnementale, envoyer paître le Québec sur la même question, nommer un ultra religieux, unilingue anglo et vaguement anti- Québec au poste de directeur de cabinet et, plus généralement, donner l'impression de naviguer à l'oeil sans but précis.Voilà en gros à quoi se résume la rentrée de ce jeune gouvernement.On dirait bien que Stephen Harper, peut-être dépassé par ses nouvelles fonctions, a oublié ce qui lui a permis de prendre le pouvoir et ce qui pourrait lui permettre de gagner une majorité aux prochaines élections : un plan précis et tangible et un recentrage au centre du spectre politique.M.Harper avait compris qu'il ne sert à rien de promettre tout à tout le monde, qu'il vaut mieux cibler quelques priorités simples et réalistes, et que ce pays se gouverne au centre.Côté plan, c'est un peu n'importe quoi ces temps-ci et il est impossible de dire quelles sont les priorités du gouvernement Harper.Ainsi, on apprenait en début de semaine qu'Ottawa prépare, pour le mois prochain, un plan touchant la productivité, la formation de la main-d'oeuvre, le fardeau fiscal, les infrastructures, la congestion routière, l'attente aux postes douaniers et l'éducation supérieure.Un chausson avec ça ?Exactement le genre de plan tous azimuts qui faisait hurler les conservateurs quand les libéraux étaient au pouvoir.En plus, ça brasse dangereusement sur le flanc droit du Parti conservateur, comme si le naturel était en train de revenir au galop après avoir été tenu à l'ombre trop longtemps.Un seul exemple : le mariage gai.Tout le monde avait compris que Stephen Harper n'aurait pas le choix et devrait ramener la question devant le Parlement.Lui qui s'est gagné le respect des Canadiens en tenant ses promesses ne pouvait passer outre la première faite en campagne électorale.Mais tout le monde avait compris aussi que le gouvernement perdrait le vote sur une motion suggérant de rouvrir le débat sur le mariage gai, ce qui faisait, dans le fond, son affaire.Stephen Harper pouvait à la fois respecter sa promesse de tenir un vote libre sur la question et blâmer l'opposition d'avoir tué le débat.Mais voilà que pour ménager sa base de droite, qui lui est pourtant acquise, le gouvernement Harper songe à introduire des mesures protégeant, par exemple, les fonctionnaires municipaux qui refuseraient pour des motifs religieux de marier un couple gai.Autrement dit, on institutionnalise la discrimination dans une loi.Quand le minist re de la Justice, Vic Toews, a suggéré publiquement cet été que l'on impose des peines de prison à des enfants de 8 ans, il s'est fait frotter les oreilles par le premier ministre, mais à l'évidence, il représente une faction influente au sein du Parti conservateur.La preuve, l'ancien porteparole du très à droite groupe religieux Focus on Family, un groupe de pression qui a dépensé des millions aux États-Unis et au Canada contre le mariage gai, a été nommé chef de cabinet de Rona Ambrose, ministre de l'Environnement.Quand La Presse avait publié, peu de temps avant les élections de janvier, une série sur l'influence des ultra religieux auprès des gouvernements (j'avais moimême écrit le volet sur le Canada), des conservateurs proches de Stephen Harper nous avaient accusés de faire peur au monde.Ce ne sont pas les journalistes qui font peur au monde, les conservateurs font très bien ça tout seuls ces derniers temps.Ce n'est pas un hasard si le Parti conservateur perd des plumes au Québec depuis quelques semaines et qu'il lui est si difficile de trouver une circonscription prenable pour le ministre-sénateur Michael Fortier.Fallait voir le ministre du Travail, Jean-Pierre Blackburn, pédaler dans la mélasse, l'autre soir chez Dutrizac, pour expliquer qu'il est pour l'égalité, mais contre le mariage gai.« Ils ont leurs valeurs, nous avons aussi le droit d'avoir les nôtres, c'est quoi le problème», a-t-il lancé, visiblement à court d'arguments.Le problème, monsieur le ministre, c'est que l'on ne peut pas être à moitié pour l'égalité.On est pour ou contre, mais pas à différents degrés selon le groupe visé.Harper, Boisclair, même combat\u2026 La comparaison déplaira sans doute aux péquistes autant qu'aux conservateurs, mais Stephen Harper a, avec son aile droite, le même problème que tout chef du Parti québécois a avec sa phalange orthodoxe : un groupe minoritaire, mais bruyant, qui isole le parti de la majorité de l'électorat.Le même problème, et la même solution: isoler les radicaux avant que ceux-ci ne vous isole.C'est ce que M.Harper avait réussi à faire lors de la dernière campagne électorale.«Des freaks religieux, on en avait aussi à l'époque de Mulroney, l'idée c'est de les garder sous contrôle pour qu'ils ne fassent pas de bruit », expliquait l'autre jour une conseillère conservatrice qui a connu les deux régimes.Apparemment, c'est plus facile à dire qu'à faire.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur vincent.marissal@lapresse.ca Ça tangue à tribord Côté plan, c'est un peu n'importe quoi ces temps-ci et il est impossible de dire quelles sont les priorités du gouvernement Harper.GILLES TOUPIN OTTAWA \u2014 La ministre de l'Environnement, Rona Ambrose, a affirmé hier que le temps des mesures volontaires pour réduire la pollution de l'air et les émissions de gaz à effet de serre (GES) était révolu.« Il nous faut une nouvelle approche», a soutenu la ministre qui promet de déposer très bientôt une nouvelle loi sur la qualité de l'air.Mme Ambrose, qui témoignait hier matin devant le Comité permanent de l'environnement et du développement durable de la Chambre des communes, a déclaré que le gouvernement conservateur allait mettre de l'avant des « lois contraignantes » et des « normes nationales » serrées afin de réduire la pollution de l'air et les émissions de GES.« Il faut se donner un programme national très vigoureux », a déclaré la ministre qui n'a toutefois pas révélé quand ce programme sera rendu public et de combien seront réduites les émissions de GES et la pollution de l'air.Frustrés des réponses trop vagues à leur goût de M me Ambrose sur les intentions du gouvernement Harper dans la lutte contre le réchauffement climatique, les partis de l'opposition et les groupes environnementaux ont fustigé la ministre, l'accusant de n'avoir pas de véritable plan et de faire traîner les choses en raison de la situation de gouvernement minoritaire des conservateurs.Mme Ambrose s'en est prise à son tour au laxisme des gouvernements libéraux précédents en matière de réduction des émissions de GES.Elle a reproché aux libéraux d'avoir adhéré les yeux fermés au protocole de Kyoto sans s'être inquiétés du fait que ses objectifs de réduction des émissions de GES à 6% au-dessous du niveau de 1990 étaient impossibles à atteindre.En fait, a-t-elle ajouté, les émissions de GES sont maintenant à 27% au-dessus de celles de 1990.M me Ambrose, qui , devant le comité, répondait au rapport de la semaine dernière de la commissaire à l'environnement, Johanne Gélinas, a promis que son gouvernement, conformément aux recommandations de Mme Gélinas, allait mettre au point «une approche» pour réduire les émissions de GES.Les partis de l'opposition se sont particulièrement inquiétés de ce vocabulaire, notamment que la ministre se soit abstenue de parler de «plan» pour simplement parler d'une «approche».Kyoto Au sujet de cette «approche» d'ailleurs, la ministre a promis de nouvelles cibles réalistes pour Kyoto tout en soulignant que la grande priorité pour les Canadiens en matière d'environnement était d'abord celle de la lutte contre la pollution de l'air.«Kyoto n'a pas laissé tomber ce pays, a-t-elle quand même dit.Ce sont les libéraux qui ont laissé tomber Kyoto.» «C'est décevant de constater que la ministre ne veut même pas admettre que les changements climatiques sont le plus important problème de l'heure, a commenté à la sortie de la rencontre Dale Marshall, de la Fondation David Suzuki.C'est clair qu'elle n'a aucun plan face aux changements climatiques.» Rona Ambrose a aussi annoncé que le gouvernement conservateur, contrairement aux libéraux, allait mettre en place un train de sanctions rigoureuses contre les pollueurs abusifs.«Le temps de l'action est venu, a-t-elle lancé.Nous prenons très au sérieux ces questions.Nous traînons la patte depuis trop longtemps si l'on se compare à nos semblables sur la scène internationale.» Selon la ministre, le gouvernement a l'intention d'exiger du secteur industriel, notamment des pétrolières et des constructeurs automobiles, une participation aux efforts environnementaux du pays.Cela signifie des cibles obligatoires de réduction des polluants automobiles assorties de lourdes pénalités pour ceux qui ne les respectent pas.Encore là, la ministre a affirmé que cela se ferait en consultation avec les industries.«Il faudra encore attendre cinq ans avant que les Canadiens puissent bénéficier d'une loi sur la qualité de l'air alors que nous avons déjà les outils pour nous attaquer à ce problème maintenant », a fait remarquer aux journalistes le député néo-démocrate Nathan Cullen.L'ancien ministre libéral de l'environnement, Stéphane Dion, était du même avis.Par ailleurs, Mme Ambrose a refusé de dire, comme le demandait avec insistance le député Cullen, si son gouvernement allait mettre fin aux subventions de 1,4 milliard de dollars par année destinées à l'industrie pétrolière.Le député bloquiste Bernard Bigras a estimé pour sa part que le témoignage de Mme Ambrose démontre qu'elle ne croit pas à l'existence des changements climatiques et «qu'elle est au diapason de son premier ministre» sur cette question.Enfin, les groupes environnementaux Greenpeace et Équiterre ont affirmé hier qu'il était «scandaleux» que le gouvernement Harper promette encore de nouvelles consultations avec les industries polluantes.«On comprend maintenant qu'il n'y aura pas de plan d'action, a déclaré Steven Guilbeault, de Greenpeace.En fait, il n'y aura pas d'action du tout.» Lutte contre la pollution La ministre Ambrose promet des « lois contraignantes » PHOTO FREDD CHARTRAND, PC La ministre de l'Environnement, Rona Ambrose, a promis de serrer la vis aux pollueurs.MICHEL C.AUGER Tous les signes pointent vers le déclenchement d'élections provinciales cet automne.Mais peut-être y aura-t-il un problème?Lisez le blogue de Michel C.Auger www.cyberpresse.ca/blogue PRESSE CANADIENNE OTTAWA \u2014 Le gouvernement fédéral a déposé un projet de loi qui durcirait les lois sur le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme, en plus de renforcer l'agence qui surveille les flux financiers suspects.S'il est adopté, ce projet de loi élargirait le rayon d'action du Centre d'analyse des opérations et déclarations financières du Canada (CANAFE).Il permettrait de consolider la règle de «notoriété du client», renforcerait les exigences ainsi que le rôle de collecte de renseignements du CANAFE, et ajouterait à son mandat les entreprises de transfert de fonds ou de vente de titres négociables et les institutions qui émettent des chèques de voyage.Il implique également que les banques, compagnies d'assurances, maisons de courtage, et entreprises de transfert de fonds ou de vente de titres négociables devront relever et surveiller les transactions des ressortissants étrangers qui occupent un poste bien en vue et de leur famille immédiate.Ces institutions devront aussi faire un signalement des personnes qui tentent de se livrer à des transactions douteuses.Le ministre des Finances, Jim Flaherty, a dit que le projet de loi contribuera à la lutte contre le blanchiment d'argent.Blanchiment d'argent Ottawa veut serrer la vis ANDRÉ DUCHESNE Le gouvernement conservateur devrait renverser la décision prise en février 2005 par les libéraux et adhérer sans délai au projet de bouclier antimissile des États-Unis.C'est la conclusion à laquelle en arrivent les membres du Comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense dans un volumineux rapport intitulé Face aux turbulences sur l'état de préparation du Canada aux défis internationaux du 21e siècle.«Être sous la protection d'un bouclier antimissile constitue une façon d'exercer sa souveraineté.Si un missile menaçait la population de Montréal ou de Québec, je suis convaincu que la population de ces villes serait rassurée de savoir qu'elle peut compter sur la technologie appropriée pour le détruire », a lancé le président du comité, le libéral Colin Kenny, en faisant la présentation de son rapport, hier midi, à Ottawa.Selon ce dernier, la technologie a évolué dans ce domaine.La réussite des derniers essais le prouve.Et le Canada pourrait jouir gratuitement d'une protection supplémentaire contre les menaces extérieures puisque le programme est entièrement à la charge des Américains.«Les Canadiens seraient terriblement mal préparés », disent les sénateurs, si le pays devait faire face à une menace extérieure.Pour renverser la situation, ils proposent des actions sur deux plans : une augmentation draconienne des initiatives militaires, nécessitant l'injection de milliards de dollars, et une refonte du rôle du pays sur la scène internationale.Au sujet de la Défense, le comité propose toute une série d'initiatives : - hausser le budget du ministère de façon à ce qu'il atteigne entre 25 et 35 milliards de dollars en 2012 (comparativement à une prévision de 20 milliards) ; - hausser de 30 à 500 millions de dollars le pouvoir de dépenser du ministre de la Défense sans qu'il ait à se justifier devant le Conseil des ministres ; - armer les membres de la Garde côtière et leur confier la protection du littoral océanique et, par ricochet, abandonner le projet de confier ce rôle à la marine dans l'Arctique et l'aménagement d'un port en eau profonde, un projet du programme conservateur; - fermer plusieurs installations militaires, comme la base aérienne de Goose Bay, que le ministère de la Défense maintient sous respirateur artificiel par opportunisme politique et souci de développement régional ; - faire preuve de plus de transparence quant aux activités de la deuxième Force opérationnelle interarmées (FOI), un régiment d'élite dont les opérations sont tenues secrètes.Débat sur les missions Par ailleurs, le comité qualifie d'«assez ridicule» le budget actuel du Canada pour l'aide internationale et totalement insuffisante la hausse proposée par les conservateurs.Il faudrait doubler l'aide canadienne actuelle, pour la porter à 5,2 milliards par année, afin de réduire la pauvreté et l'«amertume à l'origine des guerres ».Le comité souhaite également qu'un débat public sérieux ait lieu avant l'envoi de troupes à l'étranger à l'avenir.«Aucun gouvernement canadien ne devrait envoyer des jeunes hommes et des jeunes femmes risquer leur vie pour leur pays avant d'avoir complètement fait le tour de la question pour s'assurer de prendre la bonne décision», résument les signataires.Le comité recommande aussi de hausser de 300 à 500 millions le budget annuel et le personnel du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS).À Ottawa, les réactions n'ont pas tardé.Le chef du Bloc québécois Gilles Duceppe s'est dit «totalement en désaccord» sur la question du bouclier.«J'ai l'impression qu'il y a des sénateurs qui veulent changer de parti », at- il lancé.Il a ajouté qu'il faudra définir une politique de dépenses avant de faire l'achat de nouveaux équipements et non l'inverse.Un comité sénatorial suggère l'adhésion au bouclier antimissile Le débat moribond sur le mariage gai est en train de prendre un tour parfaitement absurde.On s'attend à ce que le gouvernement conservateur perde le vote libre qu'il veut tenir quelque part cet automne à ce sujet.Stephen Harper, en effet, a répété qu'un vote aura lieu au cours duquel on proposera au Parlement de définir le mariage comme l'union d'un homme et d'une femme.Si la Chambre des communes votait dans ce sens, le gouvernement ferait face à une avalanche de problèmes juridiques et constitutionnels, vu que tous les tribunaux qui se sont prononcés là-dessus au Canada ont dit que cette définition est discriminatoire.Sans compter, léger détail, les milliers de couples gais déjà mariés depuis deux ans, qui seraient dans une position unique et étrange.Mais d'après les calculs des observateurs, cette proposition sera battue.Cela devrait donc une fois pour toute mettre ce débat derrière nous.Sauf que cette fin en queue de poisson laissera plusieurs électeurs conservateurs sur leur appétit.C'est pourquoi, d'après le Globe and Mail , le ministre de la Justice Vic Toews a demandé qu'on concocte une sorte de plan B.Ce plan B serait une Loi sur la liberté de religion.Le but serait de protéger les officiers qui ne veulent pas célébrer un mariage homosexuel pour des raisons religieuses, de mettre à l'abri de poursuites les leaders religieux qui pourraient faire des commentaires au sujet des homosexuels, ou de permettre aux groupes religieux de ne pas faire affaire avec des groupes homosexuels pour des raisons religieuses (par exemple en refusant de louer un sous-sol d'église).Stephen Harper a dit que tout ceci n'est que spéculation: aucun projet de loi n'a été présenté.Il est vrai que les fonctionnaires et les légistes planchent régulièrement sur des projets qui ne voient jamais le jour.Mais vu ce qu'on sait de Vic Toews et des conservateurs, on a tout lieu de croire que ce n'est pas une simple rumeur.En même temps, il n'y a pas un légiste sensé qui rédigerait un tel projet de loi au ministère de la Justice.D'abord, parce que les droits des leaders religieux et la liberté d'expression sont parfaitement bien protégés dans notre régime de droit.Ensuite parce que la plupart de ces mesures de protection seraient inconstitutionnelles à plus d'un titre.Dans la loi adoptée en juin 2005 par la Chambre des communes, il est dit en toutes lettres que les communautés religieuses ne sont pas tenues de marier des homosexuels.Dans les dispositions du Code criminel au sujet de la propagande haineuse, il est clairement mentionné que nul ne peut être déclaré coupable de ce crime s'il a de bonne foi exprimé une opinion sur un sujet religieux ou une opinion fondée sur un texte religieux auquel il croit.Ce n'est donc pas de la propagande haineuse pour un pasteur mennonite de prêcher que les pratiques homosexuelles sont un péché qui vous enverra en enfer.La liberté d'expression dans ce pays (aussi protégée par la Constitution) permet (encore !) de prononcer des paroles offensantes.Pour ce qui est de la célébration du mariage, c'est un acte de compétence provinciale.Le gouvernement fédéral n'a donc rien à voir là-dedans.Au surplus, on ne connaît pas de cas au Canada d'un fonctionnaire qui aurait été réprimandé, suspendu ou congédié pour avoir refusé de célébrer un mariage gai.Ce qui regarde les contrats et le droit civil (les baux, les contrats d'emploi, etc.) est également du ressort des provinces.On ne le répétera jamais assez : aucune religion n'est forcée de pratiquer ou d'aimer les mariages gais.La liberté de religion est protégée par le même article de la Charte des droits que la liberté d'expression.Alors, la question se pose: que veut-on vraiment protéger ?Les droits religieux ou la droite religieuse, encore choquée par la seule idée que des homosexuels se marient, et à qui on a fait certaines promesses ?La réponse étant un peu trop évidente, Stephen Harper devrait se contenter de prendre acte de la réalité sociale, juridique, constitutionnelle de ce pays, et oublier ce plan B, qui n'a aucune chance de survie.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : yves.boisvert@lapresse.ca Protéger les droits religieux ou la droite religieuse?YVES BOISVERT les droits des leaders religieux et la liberté d'expression sont parfaitement bien protégés dans notre régime de droit.PHOTO CHRIS WATTIE, REUTERS Le sénateur libéral Colin Kenny, président du comité qui a présenté hier le rapport sur la Défense et la Sécurité.DÉPENSES CONSACRÉES À LA DÉFENSE (en dollars canadiens par habitant) Royaume-Uni 903$ Pays-Bas 658$ Australie 648$ Canada 343$ Source : Face aux turbulences, Comité sénatorial permanent sur la sécurité nationale et la défense PRESSE CANADIENNE OTTAWA \u2014 La vérificatrice générale du Canada, Sheila Fraser, veut examiner les dépenses des députés fédéraux, un exercice qui n'a pas été fait depuis 15 ans.Quelques parlementaires se montrent plutôt tièdes à l'idée.Les députés fédéraux ont dépensé 22 millions de dollars en frais de voyage l'an dernier, certains députés dépensant beaucoup plus que d'autres.Mardi, Le Devoir révélait que les députés du Bloc québécois étaient parmi les plus gourmands.Huit des 14 députés ayant réclamé les plus fortes sommes pour leurs frais de déplacement, l'an dernier, étaient bloquistes, même si ces derniers ne représentent pas de vastes circonscriptions.Ainsi, Jean-Yves Roy (Haute- Gaspésie-La Mitis-Matane) a facturé presque 40 000$ pour 2005-06.Odina Desrochers, qui a représenté pendant huit mois la circonscription de Lotbinière-Chutesde- la-Chaudière avant sa défaite aux dernières élections, a réclamé 37 740$.Hier, le Bloc québécois s'est prononcé en faveur d'une vérification.La vérificatrice générale veut scruter les dépenses des députés llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll PRESSE CANADIENNE OTTAWA \u2014 Le gouvernement de Stephen Harper doit mieux expliquer aux Canadiens pourquoi leurs soldats combattent en Afghanistan, a estimé hier un comité du Sénat.Le comité multipartite conclut qu'autant les conservateurs que les libéraux ont mal expliqué à la population les raisons de l'engagement militaire canadien en Afghanistan.Dans son rapport intitulé Gérer la tourmente, le comité explique qu'un gouvernement qui décide d'envoyer ses soldats au combat devrait commencer par répondre à plusieurs questions, notamment : - Quelle est la raison de la mission?- Son mandat est-il clair et réaliste ?- Le gouvernement aura-t-il la volonté politique de poursuivre cette mission, même si elle devient impopulaire ?Le président du comité, le sénateur Colin Kenny estime que le premier ministre Stephen Harper devrait expliquer à la télévision les objectifs de la mission des soldats canadiens.«C'est au gouvernement de convaincre les Canadiens du bien-fondé de la mission et s'il y arrive, l'engagement canadien recevra un important appui, soutient M.Kenny.Mais s'il ne le fait pas, nous estimons que cet appui disparaîtra par défaut.» Le rapport unanime affirme par ailleurs que l'aide canadienne à l'Afghanistan doit être mieux ciblée, en particulier dans la région perturbée du sud du pays, où la majorité des pertes canadiennes ont été enregistrées.RAPPORT DU SÉNAT Stephen Harper doit expliquer à la télé la mission canadienne en Afghanistan Vous sacrifiez vos goûts pour votre confort?Pouliot, le spécialiste des pieds depuis plus de 30 ans, peut vous aider.Dernières tendances, importations exclusives.Ses maîtres-chausseurs vous offrent la plus belle et la plus vaste sélection de chaussures pour orthèses sur le marché.Faites-vous du bien, venez chez Pouliot aujourd'hui.Québec Rimouski Gatineau Montréal : 4596, boulevard St-Laurent 514 848.0100 1 877 967.0100 Sortez vos orthèses.3425795A Consultez notre dépliant à l'intérieur de ce journal.3430929A SUITES DE LA UNE DÉTENU suite de la page A1 Mc Lellan a intenté une poursuite contre les autorités carcérales et la juge lui a donné raison dans une décision rendue en juin 2005.Mais le ministère de la Sécurité publique a inscrit le versement de ce dédommagement dans la dernière livraison des Comptes publics du Canada.Ces documents font état des dépenses des divers ministères durant le dernier exercice financier qui a pris fin le 31 mars.Mc Lellan, 27 ans, qui purgeait une peine de six ans de prison pour homicide involontaire au moment de l'incident, est aujourd'hui aveugle (il ne lui reste que 20% de vision dans l'oeil droit).Des chirurgiens ont dû lui installer des plaques de métal à la tête et il a subi plusieurs interventions pour réparer sa dentition.Ses chances d'obtenir un emploi sont minces compte tenu de sa condition physique à la suite de cet incident.Spécialiste du droit carcéral, l'avocat Steve Fineberg estime que cette décision aura d'importantes conséquences car il n'est pas rare que des bagarres éclatent dans les prisons.Les services correctionnels devront revoir leur façon de traiter les détenus lorsqu'ils réclameront de ne pas être en contact avec un autre prisonnier jugé violent.«Avec une telle indemnisation, je pense que les services correctionnels devront faire plus attention à l'avenir.Je n'ai jamais vu une somme aussi importante versée à un détenu à cause d'une agression par un autre détenu.Cela va changer le portrait un peu», a-t-il commenté hier.Une porte-parole du Service correctionnel, Suzanne Leclerc, n'a pas été en mesure d'indiquer hier s'il s'agit de la plus importante somme d'argent versée par le gouvernement fédéral à un prisonnier blessé gravement par un autre détenu.Le jour de l'agression L'agression dont a été victime Mc Lellan est survenue le 21 janvier 2000 au centre de détention de Bowden, en Alberta.Ce dernier travaillait dans un atelier de plomberie avec deux autres détenus, dont Rogers, qui purge encore une peine de prison à vie pour un meurtre commis en 1983.Les tensions étaient déjà vives entre les deux hommes depuis quelques semaines.Mc Lellan, reconnu pour son arrogance par les autorités carcérales, critiquait souvent le travail de Rogers et manquait de respect envers lui devant d'autres prisonniers.La situation était telle que le superviseur Dennis Bowness refusait de les envoyer faire des travaux de plomberie ensemble, préférant y affecter le troisième détenu, Eugene Monias.Quelques jours avant l'incident, le superviseur a constaté qu'on avait volé des saucisses dans un réfrigérateur de la salle de lavage, non loin de l'atelier.Le superviseur a confronté Monias et Mc Lellan.Ce dernier a mal réagi, convaincu que Rogers l'avait dénoncé aux autorités carcérales.Un délateur Quelques jours plus tard, Mc Lellan a soutenu devant le superviseur que Rogers était un délateur, (« a rat », en anglais).Rogers n'aurait pas été témoin de cette conversation.Cinq jours avant les tristes événements, Rogers s'est plaint au superviseur de s'être fait voler sa petite machine à rouler des cigarettes et s'est dit convaincu que Mc Lellan était responsable du larcin.Le superviseur a demandé à Rogers s'il voulait qu'il fasse enquête.Rogers lui a répondu: «Non, c'est correct, je vais m'en occuper.» Le superviseur n'a pas informé son employeur des tensions qui existaient entre les deux hommes.Il n'a pas non plus informé Mc Lellan que Rogers le soupçonnait de lui avoir volé sa machine.Le jour de l'incident, Mc Lellan, Monias et Rogers ont été seuls dans l'atelier entre 8h30 et 9h35.À cette heure précise, Monias est retourné dans son aile de détention à la demande d'un employé de l'institution.Rogers a alors profité de l'occasion pour s'attaquer à Mc Lellan.Des employés, dont le superviseur Bowness, sont arrivés à 10h et ont trouvé Mc Lellan ensanglanté.Selon la juge D.A.Sulyma, les deux hommes n'auraient jamais dû être laissés sans surveillance.En outre, le superviseur aurait dû informer ses patrons qu'il y avait des frictions entre les deux détenus.« Je trouve qu'il y avait des signes prémonitoires de l'agression.M.Bowness était au courant et il n'a rien fait.(\u2026) M.Bowness savait qu'il y avait des tensions accumulées qui pouvaient représenter un risque ou un danger pour les deux détenus.Il avait l'obligation de prévenir ce risque », écrit la juge dans son jugement d'une trentaine de pages.L'indemnité comprend les frais judiciaires de Mc Lellan.Ottawa verse 730 000$ à un détenu passé à tabac STRONACH suite de la page A1 «Écoutez, je suis célibataire.Vous vous attendez à quoi ?À ce que je me fasse ermite ?(\u2026) Eh bien! non, je ne passe pas mes vendredis soir à tricoter.» Ceux qui cherchent plutôt à savoir ce qui s'est précisément passé, durant cette nuit précédant sa rocambolesque défection du Parti conservateur, seront plus gâtés.D'ailleurs, toute la semaine, la parution du livre Belinda - The Political and Private Life of Belinda Stronach, a servi d'excuse parfaite aux médias anglophones pour revenir sur l'un des plus croustillants épisodes de toute l'histoire politique canadienne.Le 16 mai 2005, Belinda avait soupé avec Peter Mac Kay et avait parlé de choses et d'autres.Puis, elle avait disparu.De longues heures.Trop longtemps pour que Peter ne se mette pas à imaginer des choses.Et il avait raison.Cocu, il était.Politiquement, du moins.Belinda avait bel et bien un autre homme dans sa vie.Paul.Paul Martin.Premier ministre du Canada.Pressée de questions, Belinda aurait donc craché le morceau, à 23 h, et annoncé qu'elle se ferait libérale.Telle est la version de l'entourage de Peter Mac Kay, aujourd'hui ministre des Affaires étrangères.Celle de l'entourage de Belinda est un peu différente.À son retour du 24, Sussex, raconte Belinda Stronach, elle savait qu'elle devait parler.Ce qu'elle ignorait, c'est que son aveu allait signifier la fin de son idylle.Elle n'aurait jamais cru ça.«Peut-être suis-je naïve, mais je continue de penser qu'il est possible de sortir avec quelqu'un d'un parti adverse.Manifestement, il ne voyait pas les choses ainsi.» Vraiment pas.Peter Mac Kay a tenté toute la nuit de la faire changer d'idée, si bien que selon les témoignages recueillis par Don Martin, à 8h, ravagée par une nuit blanche, cernée et atterrée, elle aurait tenté d'arrêter la machine.De ne plus faire défection.En tout cas pas là, dans deux petites heures.Le clan Martin l'aurait informée qu'il était trop tard.Une conférence de presse avait été annoncée, tout était sur les rails.Il n'y avait plus de revenez-y.La rumeur veut par ailleurs que papa Stronach ait eu son gros mot à dire.Que cette nuit-là, déchirée entre Frank Stronach (fondateur de Magna International), favorable à sa défection, et Peter Mac- Kay, qui y était fortement opposé, elle aurait craqué.Qu'elle aurait tendu le téléphone et lancé aux deux hommes de sa vie de régler cela entre eux, et puis merde! Le livre de Don Martin consacre d'ailleurs tout un chapitre à la relation entre les Stronach père et fille.Il signale à ce sujet qu'il avait à un moment donné songé à intituler carrément sa biographie La fille à papa.Comme titre, «c'est plate», lui aurait répondu Belinda Stronach qui, en entrevue avec Martin, parsèmera ses propos de quelques «fuck» et de quelques «shit» bien sentis.Contrairement à ce que pense une bonne partie de son entourage - dont ses deux ex-maris, qui ont eu le feu vert pour parler à l'auteur - elle assure n'avoir pas fait le saut en politique pour impressionner son milliardaire de père, et encore moins pour réussir précisément là où il a échoué (en politique).Deux cent quatre-vingt-huit pages plus tard, le mystère demeure cependant entier.Parce que si Belinda Stronach a accordé 12 heures d'entrevues à Don Martin, il apparaît clairement qu'elle a parlé, mais qu'elle n'a à peu près rien dit.En cela, elle aura été fidèle à ellemême, à en croire la conclusion de Don Martin: «Je ne saisis toujours pas très bien comment il se fait qu'une personne au charisme si naturel se mette à hyperventiler et à et se mortifier sur place dès que la lumière est faite sur elle.» Mystérieuse Belinda Stronach LOUISE LEDUC Simple coup demarketing ou sujet légitime?Quand on demande aux politologues Nelson Wiseman, de l'Université de Toronto, et Heather Mac Ivor, de l'Université de Windsor, s'ils songent à se plonger dans la biographie de Belinda Stronach, ils assurent que non.Trop maigre sujet.«J'ai autant envie de lire ça que j'ai envie de lire une biographie de Jennifer Lopez ! lance en riant Mme Mac Ivor.Bon, d'accord, elle est blonde, elle s'habille mieux que la plupart des politiciennes du Canada anglais, mais à la base, pourquoi tant parler de ce qui n'est rien d'autre qu'un pur produit de la plus haute ploutocratie?» Pour Heather Mac Ivor et Nelson Wiseman, Belinda Stronach n'est que cela: une fille de riche qui, sans son statut d'héritière, ne serait rien.Quand même, n'a-t-elle pas exercé une forte influence sur le paysage politique ?N'est-il pas intéressant de tenter de comprendre ce personnage inhabituel qui, sans aucune fibre de politicienne, sort de nulle part, sollicite la direction du Parti conservateur un jour et songe à briguer celle du Parti libéral le lendemain ou à peu près ?«Oui, d'accord, cette femme a du front, dit Nelson Wiseman.Il n'en reste pas moins qu'en politique, elle a acheté l'influence qui est aujourd'hui la sienne à grands coups de dons au Parti conservateur.» Une fille de riche, sans plus, selon deux politologues PHOTO DAVE CHAN, REUTERS © «Peut-être suis-je naïve, mais je continue de penser qu'il est possible de sortir avec quelqu'un d'un parti adverse.Manifestement, il ne voyait pas les choses ainsi », dit Belinda Stronach à propos de Peter Mac Kay, aujourd'hui ministre des Affaires étrangères. CINÉ-JEU SNOWBIRDS Comme les pilotes d'élite, prenez les commandes virtuelles d'un avion d'entraînement.DISPARAÎTRE GRATUIT ! À l'achat d'un billet pour MAMMIFÈRES DE L'ÈRE DE GLACE ESPECE HUMAINE MENACEE DISPARAÎTRE, UN ÉVÉNEMENT POUR TOUTE LA FAMILLE.LES 7, 8 ET 9 OCTOBRE SEULEMENT.www.centredessciencesdemontreal.com 3401412A ACTUALITÉS FRANÇOIS CARDINAL L'i ndust r ie québécoise de l'amiante est au bord du précipice.Sous la pression de plusieurs agences de l'ONU, la communauté internationale pourrait bientôt faire un pas vers l'abolition du seul dérivé de l'amiante encore en grande circulation, le chrysotile.Réunis à Genève du 9 au 13 octobre, une centaine de gouvernements décideront s'ils ajoutent cette substance à une liste de parias toxiques comme le DDT et le plomb.Si le Canada n'a pas encore arrêté sa position, la pression est forte pour qu'il se rallie à l'Europe et aux autres pays qui ont banni cette substance.Parallèlement, de plus en plus d'agences des Nations unies pourfendent le chrysotile.Dernière en date, l'Organisation internationale du travail (OIT) a adopté cet été une résolution préconisant l'élimination pure et simple de cette substance «associée à plusieurs milliers de décès dans le monde».L'OIT s'ajoutait ainsi à une longue liste d'organismes, tels que l'Organisation mondiale de la santé et le Centre international de recherche sur le cancer, qui prétendent que l'amiante chrysotile est une substance «notoirement cancérogène pour l'homme».Le problème, c'est que le chrysotile, qui représente 94% de la consommation mondiale d'amiante, est une véritable bouée de sauvetage pour cette industrie en déclin au Québec.C'est donc avec l'énergie du désespoir que cette dernière tente de convaincre Ottawa de son innocuité.Plusieurs scientifiques l'appuient d'ailleurs en ce sens.«Il faut distinguer le chrysotile des fibres amphiboles (les autres dérivés de l'amiante) », estime Clément Godbout, directeur de l'Institut du chrysotile.«Avec les outils et les appareils de protection adéquats, les travailleurs de l'amiante ne mettent pas leur vie en danger.» Faux, rétorquent les agences de l'ONU: il n'existe tout simplement pas de niveau d'exposition au chrysotile qui soit dépourvu de nocivité.«La mesure préventive appropriée consiste à interdire totalement le chrysotile», notait en juin dernier l'OIT.C'est ainsi que l 'Europe, appuyée notamment par l'Australie, le Japon et le Chili, souhaite ajouter l'amiante chrysotile à «la liste de veille des échanges commerciaux» contenue dans la convention de Rotterdam (mieux connue sous le nom de PIC).Ce sont d'ailleurs les signataires de ce traité visant le commerce de certains produits chimiques dangereux qui se réuniront à Genève.La « l iste de veil le », qui contient 39 substances dangereuses, oblige tout pays exportateur d'une substance classée à obtenir le consentement préalable du pays importateur avant de procéder à l'expédition.Somme toute banale en apparence, cette décision serait lourde de conséquences, selon l'Institut du chrysotile.«C'est préoccupant, car cette liste mène vers le bannissement pur et simple des substances, précise Clément Godbout.Tous les produits qui s'y trouvent sont bannis ou en voie de l'être.» Et le Canada?Ottawa est actuellement à étudier ce dossier en vue de la rencontre de la semaine prochaine.Aucune position n'a encore été arrêtée, a confié hier Daniel Dugas, porte-parole du ministère des Affaires étrangères et du Commerce international.Le dossier est complexe car il divise même les syndicats qui représentent les travailleurs de l'amiante.La FTQ, par exemple, milite pour le statu quo, c'est-àdire une utilisation responsable du chrysotile.«L'opposition à cette substance n'est qu'une mode, croit Michel Arsenault, directeur québécois du Syndicat des métallos.C'est une psychose qu'on a créée en Europe et qui s'est répandue un peu partout, notamment au Canada anglais.» En revanche, la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie (FIOM) se bat bec et ongles pour l'élimination du chrysotile.En juin dernier, le secrétaire général de l'organisme, Marcello Malentacchi, applaudissait d'ailleurs la résolution de l'Organisation international du travail.«Il s'agit d'une étape importante vers la victoire dans la lutte pour l'interdiction d'une des substances mortelles les plus dangereuses pour les travailleurs, et qui est responsable de la mort de 100 000 personnes chaque année, disait-il.Nous attendons avec impatience le jour où la production de l'amiante, et ses conséquences mortelles, seront choses du passé.» Au Québec, le syndicat des Travailleurs canadiens de l'automobile (TCA) et le Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier partagent l'opinion de la FIOM.«Notre position est claire, on souhaite le bannissement du chrysotile en raison des milliers de décès qui y sont liés», a indiqué Luc Desnoyers, directeur québécois des TCA.COURRIEL Pour joindre notre journaliste : francois.cardinal@lapresse.ca AMIANTE L'industrie menacée de mort PHOTO ARCHIVES LA PRESSE © Une visiteuse s'apprête à photographier la mine à ciel ouvert d'Asbestos, dans les Cantons-de-l'Est.La communauté internationale considère de plus en plus le chrysotile, dérivé de l'amiante, comme toxique.PAUL ROY ET TOMMY CHOUINARD RIVIÈRE-DU-LOUP \u2014 André Boisclair a pris hier ses distances par rapport à des démarches contenues dans le programme de son parti et qui doivent être mises en oeuvre avant d'éventuelles élections.C'est ce même programme que le chef péquiste disait appuyer sans nuances lors de la course à la direction de novembre dernier.Hier, il a expliqué que les «grands objectifs» (la souveraineté) l'emportaient à ses yeux sur «l'analyse fine des textes ».M.Boisclair répondait aux journalistes qui lui demandaient, à la clôture du caucus présessionnel du PQ, à Rivière-du-Loup, s'il comptait suivre à la lettre le programme adopté en juin 2005 par les militants péquistes.Celui-ci prévoit entre autres, qu'avant son élection, le parti : - diffuse des documents relatifs au processus d'accession à la souveraineté ; - procède à la mise à jour d'études existantes et à la préparation de nouvelles études sur l'accession du Québec au statut de pays ; - prépare un projet de constitution initiale du Québec ; - prépare des documents de transition.Pressé de questions, hier, M.Boisclair a refusé de s'engager à réaliser ces démarches.Il a par contre réitéré son engagement à tenir un référendum «le plus rapidement possible à l'intérieur d'un premier mandat », comme l'exige le programme du parti.De Québec, le ministre libéral des Affaires intergouvernementales, Benoît Pelletier, n'a pas tardé à réagir : «M.Boisclair renonce à apporter des clarifications qui, pourtant, sont désirées par l'ensemble de la population québécoise.Il ne respecte pas son devoir de transparence.Ça rend sa démarche extrêmement suspecte.» Selon M.Pelletier, le chef péquiste «a le devoir de clarifier l'enjeu sécessionniste».André Boisclair voit les choses autrement : «Notre position est claire ; là où il y a du flou, c'est chez les fédéralistes.» Selon lui, Jean Charest «risque de passer à l'histoire comme l'un des seuls premiers ministres du Québec à ne jamais avoir formulé de demandes constitutionnelles ».«Le fardeau de la preuve n'appartient plus aux souverainistes, il appartient aux fédéralistes.» Pour M.Pelletier, c'est au contraire «le parti qui désire le démantèlement du Canada qui doit en prouver l'utilité ou la nécessité ».Le ministre affirme par ailleurs que son parti a toujours des «aspirations constitutionnelles ».Mais il entretient l'ambiguïté sur le moment propice à une nouvelle ronde de négociations.«Le Québec n'a toujours pas signé le rapatriement de 1982, ce qui à notre avis, constitue une situation politique fort problématique pour l'ensemble du Canada.C'est un problème de taille que nous voulons régler quand le moment sera venu.» I l dit privi légier une démarche par étapes, vouloir préparer le terrain : «Nous nous focalisons pour le moment sur l'enjeu du déséqui l ibre fiscal.» André Boisclair était sorti presque radieux de sa rencontre de deux jours avec les 45 députés de son aile parlementaire, hier après-midi, à Rivière-du-Loup.«Vous avez devant vous quelqu'un qui a des fourmis dans les jambes, qui a hâte de se retrouver à l'Assemblée nationale », a-t-il dit en se présentant devant les journalistes.I l a qual i f ié son équipe d'«unie, soudée et prête à relever le défi des élections si c'est là le souhait du premier ministre ».La session parlementai re s'ouvre le 17 octobre.Boisclair se distancie du programme du PQ André Boisclair a expliqué que les « grands objectifs » (la souveraineté) l'emportaient à ses yeux sur « l'analyse fine des textes ».PRESSE CANADIENNE RIVIÈRE-DU-LOUP \u2014 Le Parti québécois est outré de la stratégie publicitaire orchestrée par Loto- Québec pour attirer des jeunes touristes américains, qu'il qualifie de très sexiste.La porte-parole péquiste en matière de condition féminine, Jocelyne Caron, soutient que la publicité en question, retirée hier à la suite d'un reportage de Radio-Canada, présente la femme québécoise de façon inacceptable.Le concept controversé était constitué d'une bande dessinée publiée dans un magazine branché de Boston.On y voyait un jeune homme à une table de jeu du Casino, séduit par les attributs d'une jeune Québécoise.Une des cases montrait en gros plan son décolleté, puis la jeune femme lui lançait «Nice pair ».Le site Internet présentait aussi d'autres aventures de jeunes Américains séduits par de plantureuses Québécoises.Mme Caron se dit particulièrement troublée d'entendre les propos du porte-parole de la société d'État, Jean-Pierre Roy, qui a admis que Loto-Québec avait pris un pari risqué.Selon elle, cela démont re que les dirigeants ont décidé consciemment de mener l a délicate campagne en se disant qu'elle pourrait s'avérer très payante.Le PQ outré par une publicité de Loto-Québec L'AMIANTE AU QUÉBEC Au Québec, on compte aujourd'hui une dizaine de mines de chrysotile, concentrées entre Asbestos et Thetford Mines.Plus de 1200 emplois dépendent de cette industrie, qui produit environ 200 000 tonnes de chrysotile par année.Le chrysotile est aujourd'hui surtout utilisé dans la fabrication du ciment et de l'asphalte.On le retrouve aussi dans la fabrication de tuyaux, de plaques servant à recouvrir le toit des maisons, de joints d'étanchéité et de sabots de frein.François Cardinal 3431598A POLITIQUE Dans notre tableau publié mardi en page A15, nous rapportions que le candidat à la direction du PLC Gerard Kennedy n'avait reçu aucun appui au Québec (0%).Il s'agissait des résultats préliminaires tels que disponibles sur le site du Parti libéral du Canada lundi.Son organisation tient à préciser que le résultat final deM.Kennedy au Québec est de 1,7%, soit 18 délégués.D'autre part, la légende de la photo de notre numéro de mercredi en page A8, accompagnant le texte «Québec ajoute deux ingénieurs à la commission Johnson », comportait deux erreurs.L'agente de communication que l'on y aperçoit est Isabelle Gendron, et non Manon Gaignard.Mme Gendron est la porte-parole de la Sûreté du Québec et non de la «Sécurité du Québec », comme nous l'écrivions.Nos excuses.Précisions SYLVAIN LAROCQUE PRESSE CANADIENNE OTTAWA \u2014 La ministre du Patrimoine canadien et de la Condition féminine, Bev Oda, a encaissé une pluie de critiques, hier, à la suite de la décision du gouvernement conservateur de restreindre le mandat du Programme de promotion de la femme (PPF).Après sept mois d'attente, la ministre a finalement daigné comparaître devant le comité des Communes sur la condition féminine.Ulcérées par les décisions récentes de Mme Oda, les députées de ce comité à l'ambiance habituellement feutrée n'ont pas manqué de lui faire passer un mauvais quart d'heure.La semaine dernière, les conservateurs ont modifié les modalités du PPF, principal programme de subvention de Condition féminine Canada.Ils y ont notamment remplacé la phrase «promouvoir l'égalité de la femme» par celle-ci, plus générale: «faciliter la participation des femmes à la société canadienne en améliorant leur situation économique, sociale et culturelle».Concrètement, le programme ne financera plus les organismes qui défendent les droits des femmes et qui font du lobbyisme à cet effet auprès des gouvernements et des entreprises.De plus, le PPF est désormais ouvert aux organisations à but non lucratif, ce qui choque les groupes de femmes.Les conservateurs ont également retiré des objectifs du programme l'atteinte de la «justice sociale», s'en tenant aux condition de vie des femmes et à la lutte contre la violence qui leur est faite.Par contre, les projets qui concernent la «spiritualité» des femmes sont maintenant admissibles à du financement fédéral.«Ce que nous disons, c'est que le temps est maintenant venu de passer à l'action», a martelé la ministre aux députés.«Après plus de 30 ans d'existence, Condition féminine Canada doit produire de véritables résultats, mesurables, qui toucheront directement les femmes et leurs familles», a-t-elle ajouté.Aux yeux de Bev Oda, il n'y a plus lieu de mener des études sur les problèmes que vivent les femmes - inéquité salariale, discrimination et violence, par exemple - puisque ceux-ci «sont bien connus».«Votre gouvernement a posé des actions immédiates et concrètes pour faire reculer la condition des femmes au Québec et au Canada», lui a rétorqué la députée Maria Mourani, du Bloc québécois.«Ce que (Mme Oda) dit, c'est que tout ce qui est revendication de droits, ce n'est pas concret, a renchéri le chef bloquiste, Gilles Duceppe.L'équité salariale, par exemple, et le droit à l'avortement, qui est une lutte depuis longtemps.En d'autres mots, tout ce qui n'est pas dans l'agenda idéologique de ce parti ne doit pas être subventionné.C'est inadmissible, ça.C'est faire taire des gens, point à la ligne.» Estimant que la ministre ne jouait plus son rôle, la députée néo-démocrate Irene Mathyssen a carrément réclamé sa démission, hier.Malgré ce tir groupé, la principale intéressée n'a pas bronché.«Il ne s'agit pas de dire que tous les obstacles ont été résolus, a assuré Mme Oda.(.) Bien sûr, nous n'avons pas réglé plusieurs des problèmes auxquels font face les femmes et c'est pourquoi nous tâcherons désormais d'aider les femmes à surmonter ces problèmes dans leurs communautés et dans leurs vies quotidiennes.» Compressions Parallèlement aux nouveaux critères du PPF, Ottawa a annoncé une réduction de cinq millions dans l'administration de Condition féminine Canada.La ministre n'a pas pu dire, hier, si cette compression se traduirait par des suppressions de postes.Elle a répété que le budget du Programme de promotion de la femme, qui est de 10,8 millions par année, demeurait intact.Bev Oda a par ailleurs tenu à rappeler que les libéraux avaient coupé «à trois reprises», au cours des 10 dernières années, dans le budget de l'organisme fédéral.La Fédération des femmes du Québec (FFQ) craint que les changements apportés au PPF lui fasse perdre la subvention annuelle de quelque 100 000$ qu'elle reçoit depuis des années.Cette somme représente une partie importante du budget annuel de 400 000$ à 500 000$ de la Fédération.«On craint pour l'avenir », a affirmé la présidente de la FFQ, Michèle Asselin, dans un entretien téléphonique.Mme Asselin a souligné que le gouvernement du Québec venait déjà en aide aux organismes communautaires qui rendent des services sociaux aux femmes.Elle a ajouté que l'aide fédérale avait permis à la Fédération de faire modifier des projets de loi jugés discriminatoires à Québec.Bev Oda essuie une pluie de critiques La ministre de la Condition féminine accusée de nuire aux femmes JOAN BRYDEN PRESSE CANADIENNE OTTAWA \u2014 Tous les votes afin d'élire les délégués québécois qui se rendront au congrès à la direction du Parti libéral du Canada seront recomptés.Selon trois des différents camps impliqués dans la course, le nouveau dépouillement aurait débuté hier après-midi.Les autorités du parti au Québec auraient injustement rejeté des bulletins blancs ou favorisant un candidat ayant déjà abandonné la course.Selon les règles du parti, ces bulletins auraient dû être comptabilisés à titre de «non déclarés ».Selon divers camps, si ces bulletins avaient été comptés correctement, de 25 à 35 bulletins de plus auraient dû se retrouver dans la catégorie des «non déclarés».Cela signifie que les candidats ayant terminé en tête au Québec -Michael Ignatieff, Stéphane Dion et Bob Rae - auraient fait élire un plus petit nombre de délégués.La semaine dernière, le parti avait annoncé que 23 délégués québécois seraient libres de voter pour le candidat de leur choix au cours du premier tour, à l'occasion du scrutin de décembre.Des sources au sein du parti ont indiqué, hier, que la participation avait été si faible au Québec - environ 10?- qu'un nouveau résultat pourrait plus que doubler le nombre de délégués non déclarés.Le directeur national du parti, Steven Mac Kinnon, a dit hier soir qu'il n'était pas au courant que tous les votes étaient recomptés au Québec mais des sources au sein des équipes de Gerard Kennedy, Ken Dryden et Bob Rae ont confirmé la nouvelle.Ce nouveau dépouillement ne devrait pas transformer radicalement la course.Après le vote du week-end tenu dans tout le Canada, Michael Ignatieff était premier, ayant fait élire presque 30% des délégués.Bob Rae le suivait à presque 20%, devant Gerald Kennedy et Stéphane Dion.Vote au PLC Nouveau dépouillement au Québec ACTUALITÉS CHARLES CÔTÉ Les douanes américaines vont cesser cette semaine de saisir systématiquement les médicaments commandés par Internet qui rentrent par la poste du Canada.Cela met fin après seulement 11 mois à une politique décriée par les consommateurs américains.«Nous n'enverrons plus systématiquement d'avis aux expéditeurs de médicaments comme quoi ils contreviennent à la loi, a affirmé à La Presse, la porte-parole des douanes américaines, Lynn Hollinger.Notre politique va changer le 9 octobre.» Mais en ouvrant les vannes, le gouvernement américain pourrait ébranler le système canadien de contrôle des prix des médicaments, au détriment des consommateurs canadiens.C'est en tout cas ce que craint l'Ordre des pharmaciens du Québec.«Ce n'est pas vraiment une bonne décision pour plusieurs raisons », a affirmé à La Presse la secrétaire générale de l'Ordre, Manon Lambert.Bien que l'importation de tous les médicaments demeure interdite par la loi américaine, les douaniers vont se concentrer sur deux filières bien précises : la contrefaçon et les substances « contrôlées », c'est-à-dire les narcotiques et substances analogues.Entre novembre et juillet, les douanes américaines ont intercepté 59 000 colis contenant des médicaments en provenance du Canada, selon le Wall Street Journal.Depuis l'apparition du phénomène des pharmacies sur Internet , la Food and Drug Administ ration avise régulièrement les consommateurs américains que telle ou telle pharmacie virtuelle a envoyé des médicaments contrefaits.L'agence souligne aussi de temps à autre que le prix de certains médicaments canadiens n'est pas plus élevé que celui pratiqué aux États-Unis.Ces renseignements sont parfois accueillis avec scepticisme par les patients américains, qui ne comprennent pas pourquoi le même médicament fabriqué par la même compagnie coûte souvent moins cher au Canada.Mais ces avertissements ontil réussi à enrayer le commerce transfrontalier de médicaments ?Ou est-ce la faute de la hausse du dollar canadien?Toujours est-il qu'en 2005, ce commerce s'est établi à 507 millions, en baisse de 18% par rapport à 2004.C'est une somme minime par rapport aux ventes totales de médicaments au Canada (20 milliards), et négligeable par rapport au même chiffre aux États-Unis (près de 300 milliardsUS).Selon Mme Lambert, l'écart de prix entre le Canada et les États- Unis est de 30% en moyenne.«Le Canada s'est doté d'un système de contrôle des prix, ditelle.Les États-Unis ont choisi de laisser aller le libre-marché.Mais si le Canada devient le grenier des États-Unis, ça peut créer des pressions de la part de l'industrie pharmaceutique pour hausser le coût des médicaments.» Merc redi , l 'indust r ie canadienne des médicaments n'a pas voulu commenter cet aspect du dossier.Dans une déclaration écrite, Jacques Lefebvre, de l'association Rx&D, a dit partager « les inquiétudes exprimées par le Collège des médecins du Québec ainsi que l'Association des pharmaciens du Canada » sur le manque de fiabilité des ventes de médicaments par Internet.Médicaments canadiens commandés par Internet Les États-Unis relâchent la surveillance « Si le Canada devient le grenier des États-Unis, ça peut créer des pressions de la part de l'industrie pharmaceutique pour hausser le coût des médicaments », craint l'Ordre des pharmaciens du Québec.LUCE MARGONTY La FTQ et le Syndicat des débardeurs ont dénoncé hier une récente décision du Port de Montréal de ne plus procéder depuis le 25 septembre à la vérification systématique des conteneurs vides, amenés par camion dans les différents terminaux.«C'est une nouvelle directive que l'on comprend mal, a déclaré Henri Massé, le président de la FTQ.Avant, quand les conteneurs vides revenaient au port, ils étaient inspectés par les débardeurs.S'ils étaient bien vides, on leur apposait un scellé avant de les expédier à l'étranger.» Ce contrôle était effectué par quatre travailleurs qui ont, depuis, été affectés à d'autres tâches.«Dorénavant, les débardeurs n'ont plus le droit d'ouvrir les conteneurs.On doit se fier aux déclarations des transporteurs », a ajouté M.Massé.Entre 400 et 600 conteneurs vides, souvent issus du marché intérieur et destinés à l'exportation, transitent chaque jour par le port de Montréal.Ils sont acheminés par 4000 ou 5000 camionneurs différents.Ces derniers remplissent désormais une simple déclaration écrite garantissant qu'ils ont inspecté le conteneur et la remettent à l'entrée du port pour obtenir leur scellé.«C'est complètement incohérent, s'est insurgé Vincent Thomin, conseiller en santé et sécurité du Syndicat des débardeurs du port de Montréal.Des espaces de plusieurs centaines de litres ne sont pas inspectés ! » La FTQ et le Syndicat des débardeurs dénoncent le laxisme des autorités fédérales et portuaires, qui font encourir un risque aux travailleurs et à la population.« Il s'agit d'un enjeu de sécurité publique », a souligné M.Massé.Le président de la FTQ comprend d'autant moins cette décision que, depuis 2001, beaucoup d'argent a été investi dans la sécurité : «Des mesures de sécurité extraordinaires ont été prises avec l'ajout de 250 caméras et une surveillance accrue du personnel.Tout d'un coup on retourne à l'\"open bar \" ! » Au total , le gouvernement fédéral a déboursé 930 millions dans les ports du Canada.«Nous sommes convaincus que la direction est honnête, mais ouvrir le port à autant de pressions du milieu sur autant de personnes, on trouve que c'est une drôle de conception de la sécurité », a critiqué M.Massé.Le Port de Montréal emploie 883 débardeurs «qui ont tous fait l'objet d'une enquête administrative », a précisé Vincent Thomin, qui s'inquiète pour la sécurité des travailleurs et pour celle de la population.Le président de la FTQ a précisé qu'il ne remettait pas en cause l'honnêteté des camionneurs.Mais il craint que les transporteurs routiers soient l'objet d'intimidation et de pressions de la part du crime organisé.De son côté, l'administration du port de Montréal assure que la nouvelle directive est «conforme au plan de sûreté ainsi qu'à la réglementation canadienne et mondiale ».France Poulin, porte-parole du Port de Montréal, rappelle qu'avant la directive, le rôle des débardeurs se limitait à «constater l'état de propreté du conteneur et à s'assurer qu'il n'était pas abîmé », les questions de sécurité incombant à un ensemble d'agences.Selon elle, cette nouvelle procédure permet au chauffeur d'attester avoir remis le conteneur en bon état.«Le gestionnaire a introduit cette directive car très peu de conteneurs étaient retournés en mauvais état ou pas propres », indique-t-elle.Transports Canada n'estime pas non plus que cette directive comporte un risque.«Lorsque des changements sont mis en place, nous nous assurons qu'ils répondent toujours au plan de sûreté, explique Marie-Anyk Coté, porte-parole de Transports Canada.Le plan de sûreté des autorités portuaires de Montréal est toujours approuvé.» Les conteneurs vides ne sont plus inspectés Le port ouvre ses portes à la criminalité, selon les débardeurs PHOTO PIERRE CÔTÉ, ARCHIVES LA PRESSE © La FTQ comprend mal la nouvelles directives du Port de Montréal, selon laquelle les conteneurs vides ne doivent plus être inspectés.ARIANE LACOURSIÈRE Depuis l'arrivée de Stephen Harper au pouvoir, les relations entre les Canadiens et les Américains se réchauffent.Au cours de la dernière année, le sentiment d'amitié entre les deux peuples a significativement augmenté, révèle un sondage Ipsos-Reid publié dans le Globe and Mail.Selon le sondage, un nombre croissant de Canadiens estiment que les États-Unis sont leurs plus proches alliés.Ils sont 58% à penser ainsi, comparativement à 53% l'an passé.Quand on leur demande s'ils voient les Américains comme des ennemis ou des amis, 85% des Canadiens répondent comme des amis.En 2005, seulement 73% répondaient ainsi.Les Américains semblent aussi apprécier de plus en plus leurs voisins du Nord: 90% d'entre eux perçoivent les Canadiens comme des amis plutôt que comme des ennemis.Ils étaient 82% à penser ainsi l'an dernier.«Il semble bel et bien y avoir un réchauffement des relations entre les deux populations », a commenté le vice-président d'Ipsos-Reid, John Wright.«La perception négative du Canada qui s'imposait aux États-Unis ces dernières années tend à diminuer.C'est un peu un retour à la normale », a noté le directeur de la chaire d'études politiques et économiques américaines de l'Université de Montréal, Pierre Martin.Selon lui, cette modification est en partie due au fait que les conservateurs sont au pouvoir au Canada.«Comparativement à ce qui se passait sous le règne des libéraux, le premier ministre n'émet plus des propos durs contre les États-Unis.La réponse des Américains est donc plus cordiale », résume le spécialiste.Certains autres éléments ont aussi influencé le sondage, soutient M.Martin.«L'arrestation de présumés terroristes à Toronto a montré que le Canada fait des efforts pour contrer le terrorisme.Les Américains apprécient cela», a-t-il dit.M.Martin ne croit toutefois pas que ce rapprochement changera significativement les relations entre les deux pays.«Mais quand viendra le temps de faire des compromis, comme assouplir le contrôle aux frontières, le Canada aura plus de chances d'avoir une réponse favorable », croit-il.Le sondage d'Ipsos-Reid a été réalisé par Internet auprès de 1173 Canadiens et 1038 Américains, du 21 au 26 septembre.Les marges d'erreurs sont respectivement de 2,9 et de trois points de pourcentage pour les deux populations.Canadiens et Américains s'aiment plus POINTS SAILLANTS DU SONDAGE: Questions posées au Canada Voyez-vous les États-Unis comme un allié ou un ennemi ?2005: allié, 73% 2006: allié, 85% Croyez-vous que les États-Unis font assez pour sécuriser la frontière ?2005: oui, 49% 2006: oui, 59% Questions posées aux États-Unis Voyez-vous le Canada comme un allié ou un ennemi ?2005: allié, 82% 2006: allié, 90% Croyez-vous que le Canada en fait assez pour sécuriser la frontière ?2005: oui, 47% 2006: oui, 55% © Geox 2006 - WWW.GEOX.COM FEMME GOSSY Trouvez le détaillant GEOX le plus près de chez vous : geox.com ou 1-866-454-GEOX(4369) 3422974A Résultats des tirages du: Résultats des tirages du: En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.Ventes totales : Prochain gros lot (approx.) : GAGNANTS LOTS GAGNANTS LOTS Jour - Mois - Année - Signe Lettre gagnante décomposable dans les deux sens décomposable dans les deux sens 500 000 $ GROS LOT DE 500 000 $ compl.compl.2006-10-05 Ventes totales : 456 937,50 $ 1 000 000,00 $ 00 50 000,00 $ 500,00 $ 50,00 $ 5,00 $ 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 2/6+ 82 092 5,00 $ 4 000 000 $ 14 115 028 $ 2 024 545,00 $ 25 57 844,10 $ 2 569,00 $ 73,30 $ 10,00 $ 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 09 15 16 35 39 20 DÉCEMBRE 09 POISSONS 2006-10-04 500 000 $ MANTEAUX ET VESTES EN CUIR DE QUALITÉ ORIG.299,99$ - 499,99$ SOLDE 149,99$ - 249,99$ 50% DE RABAIS SUR LE PRIX MARQUÉ LE PLUS BAS ACHETEZ UN COMPLET À 50% DE RABAIS, OBTENEZ LE DEUXIÈME POUR SEULEMENT 199,99$ ORIG.JUSQU'À 649,99$ CH, (LE DEUXIÈME COMPLET DOIT ÊTRE DE VALEUR ÉGALE OU INFÉRIEURE) 50% DE RABAIS SUR LE PRIX MARQUÉ LE PLUS BAS AU CHOIX CHANDAIL CHEMISES HABILLÉES PANTALONS HABILLÉS ORIG.89,99$ CH.SOLDE 44,99$ ou 2 POUR 79,99$ 50% DE RABAIS SUR LE PRIX MARQUÉ LE PLUS BAS NOUS ACCEPtONS VISA, MAStERCARD, AMERICAN EXPRESS AUCUN CHèQUE tOUtES LES VENtES SONt fERMES PAS DE MISE DE CôtÉ PAS DE REtOUR AUCUN AJUStEMENt SUR ACHAtS ANtÉRIEURS CARREFOUR LAVAL 3035 BOULEVARD, LE CARREFOUR LAVAL (450) 688-1777 PROMENADES ST-BRUNO 227 BOULEVARD, DEL PROMENADES ST-BRUNO DE MONTARVILLE (450) 653-6333 CENTRE ROCKLAND 2305 CHEMIN ROCKLAND VILLE MONT-ROYAL (514) 733-1000 CENTRE EATON 705 STE-CATHERINE OUEST MONTRÉAL (514) 798-0520 GALLERIES RIVE-NORD 100 BRIEN BOULEVARD REPENTIGNY (450) 657-5182 MAIL CHAMPLAIN 2151 LAPINIERE BOULEVARD BROSSARD (450) 672-5937 PLACE LAURIER 2700 BOULEVARD LAURIER QUEBEC (418) 780-0851 PLACE STE-FOY 2450 BOULEVARD LAURIER STE-FOY (418) 652-8947 TOUT DOIT ÊTRE VENDU! SUR LE PRIX MARQUÉ LE PLUS BAS DE TOUTE LA MARCHANDISE! PRIX RÉDUITS ENCORE UNE FOIS! TOUT EST À MOITIÉ PRIX OU MOINS! gRAnDEv EntE f InALE! VÊTEMENTS POUR HOMME gRAnD CHOIX DE MODÈLES Et DE tAILLES! 3433732A Grande liquidation Prix réduits en raison de la fin de l'embargo américain contre l'iran Depuis que le commerce direct de tapis entre les États-Unis et l'Iran est rétabli, un important lot de tapis qui aurait été normalement destiné aux collectionneurs de New York et Los Angeles via le Canada ont été confiés à la firme Heriz pour une liquidation publique.Il y en a de toutes les sortes : pure soie de Qum, Nain, Tabriz, Kashan, Meshad, Jaipur, Bidjar, Sarough, Chubi, Zigler et des pièces d'origine tribale.Formats : de 2 pi x 3 pi à 12 pi x 16 pi et des tapis d'allée de 22 pi de long.100 % tissés à la main Prix : de 100 $ à 1 800 $ chacun Vendredi 6 octobre 2006 de 11 h à 19 h Samedi 7 octobre 2006 de 11 h à 19 h Dimanche 8 octobre 2006 de 11 h à 19 h Lundi 9 octobre 2006 de 11 h à 19 h chèque et comptant acceptés Hôtel Ruby Foo's 7655, boul.Décarie Montréal QC (514) 731-7701 ACTUALITÉS CHRISTIANE DESJARDINS Igor Paskal était en plein délire psychotique quand il a assassiné son cousin en le poignardant à une vingtaine de reprises, le 18 mai dernier, a conclu le psychiatre Jacques Talbot, qui l'a évalué.L'avocat de l'accusé, Me Jean-Pierre Perron, demande maintenant à la Cour supérieure de déclarer le jeune homme de 25 ans non responsable de ce meurtre non prémédité, en raison de troubles mentaux.Le procureur de la Couronne, Me Normand Chénier est tout à fait d'accord avec cette recommandation faite hier à la juge Claire Barrette-Joncas.Selon lui, il ressort clairement de la preuve que l'accusé, qui avait déjà un diagnostic de schizophrène, n'avait pas toute sa tête quand il a commis le crime.Même après son arrestation, il n'avait pas de réaction et semblait perdu dans son monde.Il refusait aussi de manger, et le tribunal a dû ordonner qu'on le nourrisse contre son gré.Au moment des faits, en mai dernier, M.Paskal habitait dans un appartement de la rue Alexis-Nihon, à Saint-Laurent, avec son frère Viktor, âgé de 23 ans.Ce dernier s'inquiétait du fait qu'il ne prenait plus ses médicaments depuis plusieurs jours et ne mangeait plus.Il a téléphoné à ses parents à Gatineau, pour savoir quoi faire.Ceux-ci \u2014 la mère est médecin et le père est dentiste \u2014 lui ont dit de l'amener à l'hôpital.Ce que le frère a fait.Igor Paskal est revenu de l'hôpital avec un nouveau médicament, qu'il n'a cependant pas pris.La nuit du 18 mai, Viktor Paskal appelle de nouveau les parents à Gatineau pour leur dire que la situation avec Igor ne s'améliore pas.Ceux-ci lui conseillent d'appeler la police.Ce que Viktor fait.Policiers et ambulanciers se présentent au domicile des deux frères, où se trouve aussi leur cousin, Nicu Rotarchiuc, âgé de 25 ans et également d'origine moldave.Après une évaluation sommaire de M.Paskal, policiers et ambulanciers repartent, car le jeune homme semble calme et orienté dans le temps et l'espace.Une dizaine de minutes après leur départ, Igor Paskal attaque son frère à coups de couteau, et tue son cousin, avant d'être maîtrisé par Viktor.Hier, l'accusé semblait un peu perdu et était même souriant dans le box des accusés.La juge rendra sa décision le 18 octobre prochain.La Couronne et la défense s'entendent sur le verdict Ils estiment que le présumé tueur était atteint de troubles mentaux MARCEL LAROCHE Après les faux billets de 10 $ et 20$, des faux monnayeurs ont trouvé le moyen de fabriquer des pièces de 1 $ et 2 $ difficilement identifiables par le commun des mortels.C'est en faisant une visite-surprise dans un petit commerce installé au 119, rue l'Écuyer, bureau 400, à Repentigny, que des enquêteurs de Revenu Québec ont découvert que cette firme spécialisée dans la fabrication de vulgaires jetons en métal pouvait également produire des pièces de monnaie en quantité industrielle.Surveillée par le fisc Dans la ligne de mire du fisc depuis un bon moment, l'entreprise a été prise en flagrant délit, le 14 septembre, par les inspecteurs provinciaux qui s'y sont rendus avec des policiers municipaux de Repentigny.Les enquêteurs ont constaté la présence d'un équipement à la fine pointe de la technologie.Les policiers ont tout de suite saisi la machinerie et mis fin aux opérations, après avoir découvert une importante quantité de fausses pièces prêtes à être écoulées.Par la qualité de leur fabrication, leur apparence et leur poids, elles ressemblent à s'y méprendre aux vraies.Devant l'ampleur de la découverte, les policiers de Repentigny ont fait appel à leurs collègues de la division des délits commerciaux de la GRC, section de la contrefaçon, pour les assister techniquement dans leur enquête.Au cours de la journée d'hier, les policiers ont démantelé la machinerie.«On ignore depuis quand le commerce clandestin fonctionne, ainsi que la quantité écoulée sur le marché.Une personne a été interrogée puis relâchée, et l'enquête n'est pas encore complétée.D'autres individus pourraient être arrêtés au cours des prochains jours dans cette affaire », a indiqué hier à La Presse le caporal Luc Bessette, de la GRC à Montréal.La police met au jour une usine de fausse monnaie SARA CHAMPAGNE Ne cherchez pas d'équivalent à Montréal, il n'y en a pas.Les deux tours de 28 et 14 étages qui seront construites au-dessus de la station de métro Place-des-Arts vont détonner.Le projet, qui nécessite une dérogation importante en matière de hauteur, sera d'inspiration européenne, avec une grande paroi de verre au milieu, sorte de «vitrine habitée ».Il n'y aura pas de balcons en saillie sur la façade du bâtiment, mais plutôt des «juliettes », sortes de panneaux de verre.La firme d'architectes Menkès Shooner Dagenais Le Tourneux, responsable de la conception du projet, a fourni un aperçu de ses plans hier.L'architecte Anik Shooner, qui a planché sur le projet de la Grande Bibliothèque, assure que le complexe, malgré sa hauteur, s'harmonisera avec le Quartier des spectacles et le centre des affaires.«Ce qu'on présente va offrir une mixité entre les résidants et les commerces dans le secteur, explique-t-elle.Et c'est exactement la vision de la Ville.» Le directeur général d'Héritage Montréal, Dinu Bumbaru, qui a appris la venue du projet jeudi, en lisant La Presse, trouve que la Ville va un peu vite.«C'est beau, la volonté politique et vouloir développer, mais il faut faire attention.On a qu'à regarder ce qui a été fait à l'intersection Président- Kennedy et Union pour s'en rendre compte.Et je ne crois pas qu'il est sage de bâtir une ville en fonction de ses activités.» Le maire de Ville-Marie, Benoît Labonté, indique que le projet s'inscrit dans ce qui fait la richesse de Montréal.«Notre centreville est reconnu partout ailleurs parce que des gens y habitent.Je ne crois pas que la tenue des festivals à proximité va causer un problème.Et on peut présumer que les gens qui achèteront ces condos sauront de toute façon ce que ça implique de vivre dans un centre-ville animé.» STATION PLACE-DES-ARTS Deux tours à condos qui détonnent «Ce qu'on présente va offrir une mixité entre les résidants et les commerces dans le secteur », dit l'architecte Anik Shooner.EN BREF Appel à la bombe au cégep de Sainte-Foy Une alerte au colis suspect a entraîné l'évacuation des 6000 élèves du cégep de Sainte-Foy, hier matin.Peu avant 10h30, la direction du collège a communiqué avec les policiers.«La personne disait que la bombe allait exploser à 11h», a raconté Claude Bissonnette, responsable des communications au cégep.Une douzaine de policiers ont ratissé les lieux avec des agents de sécurité et des membres de la direction du collège.Ils ont découvert sous la cage d'un escalier une boîte de carton enrubannée, qu'ils ont tout de suite considérée comme suspecte.Elle ne contenait en fait rien de dangereux.Fin de l'opération: 14h30, mais la direction avait déjà pris la décision de fermer le cégep pour la journée.La police de Québec poursuit son enquête afin de retrouver l'auteur du canular.\u2014Le Soleil Dernier hommage au cardinal Vachon «Un pasteur zélé, un homme de foi et de culture.» C'est en ces termes que le cardinal Marc Ouellet, archevêque de Québec, a rendu hommage hier à l'un de ses prédécesseurs, le cardinal Louis- Albert Vachon, décédé vendredi dernier à l'âge de 94 ans.Dans son homélie aux funérailles de Mgr Vachon, le cardinal Ouellet a rappelé comment ce pasteur a été à la fois «un homme d'action et un universitaire estimé ».Il a vanté son «ouverture d'esprit et sa capacité d'innovation ».Au moins un millier de fidèles étaient entassés dans la basilique Notre-Dame de Québec pour la célébration des funérailles.La cérémonie été présidée par le cardinal Ouellet, accompagné d'une douzaine d'évêques, dont le cardinal Jean-Claude Turcotte de Montréal.\u2014Presse Canadienne ACTUALITÉS CAROLINE TOUZIN Un samedi soir de septembre, dans un bar, le gang de la rue Pelletier a rencontré le gang du boulevard Pie-IX.Ils se sont déclaré la guerre.«C'est hot en ce moment.Mais pas avec les beefs (surnom peu flatteur des policiers) », a raconté Joël Samedy à un consommateur de crack, le 10 septembre 2004.Sans savoir que ce consommateur était en réalité un policier en civil.Non, les embêtements ne venaient pas de la police, mais du gang du boulevard Pie-IX à qui les gars de Pelletier avaient déclenché la guerre, a expliqué M.Samedy à l'époque.Le policier en civil, David Brochu, a dévoilé cette histoire, hier, au superprocès du gang de la rue Pelletier au Centre judiciaire Gouin.Joël Samedy est l'un des 16 accusés de trafic de cocaïne et de complot.M.Samedy a fait cette confidence au policier alors qu'il était en face du 11470, rue Pelletier, à flâner avec deux femmes et le présumé chef du gang, Bernard Mathieu.Durant la conversation, Bernard Mathieu n'a pas commenté cette «guerre ».Le présumé chef s'est contenté de sourire, a témoigné le policier, hier.«On est prêts pour la guerre », avait ajouté M.Samedy.L'homme d'origine haïtienne a ensuite vendu au policier deux roches de crack, sorties d'un sac Ziploc tiré de ses poches.La conversation était close.Cinq jours plus tard, le 15 septembre, la «guerre» était finie.Le «gang de Pie-IX» s'est excusé au «gang de la rue Pelletier ».«Le respect est revenu», a dit Joël Samedy au policier rencontré une nouvelle fois devant le 11470, rue Pelletier.L'agent d'infiltration Brochu n'a jamais réussi à devenir «ami» avec les trafiquants de la rue Pelletier.C'était une relation d'affaires.Il a fait 22 achats de crack de mai à novembre 2004.Il a réussi à acheter environ une soixantaine de roches et même un « appartement » (3 grammes et demi de crack, dans le jargon du gang) durant son infiltration.Deux vendeu rs , Géra ld- Charles Placide et Jean-Marie Saint-Louis, ont été reconnus coupables.L'un a été expulsé vers Haïti et l'autre est en voie de l'être.Le policier a aussi fait des transactions avec Clinton Saint- Thomas et Joël Samedy, accusés dans la présente affaire.Deux autres accusés, Wilson Longin et Loukens Fevrius, se sont mêlés des transactions, a dit l'agent Brochu.À la même école primaire Un homme aurait pu démasquer l 'agent d'inf i lt ration.L'accusé Valter Fernandes a fréquenté la même école primaire, l'école Charles-Le Moyne à Saint- Hubert, à la même époque.Ils ont tous deux 31 ans.« J'ai eu peur de me faire reconnaître et de brûler l'opération.J'ai été chanceux », a dit M.Brochu.L'accusé Fernandes, assis au fond de la salle, a sursauté et plissé les yeux, comme s'il cherchait à reconnaître le policier.« À l'école, il était connu.Les jeunes avaient peur.Il n'a pas changé.Il a toujours été plus gros et plus grand que les autres », a raconté le policier, qui n'avait pas vu son compagnon de classe depuis la fin du primaire.Certaines personnes avaient plus d'autorité que d'autres, rue Pelletier.Quand Bernard Mathieu descendait de sa Porsche, les gens venaient le voir.Tout le monde l'écoutait quand il parlait, a témoigné le policier.Une autre fois, Clinton Saint- Thomas a fait mettre Gérald- Charles Placide à genoux, parce qu'il avait arnaqué le policier Brochu dans une transaction.Des gens sont arrivés avec des « 2 par 4 ».M.Saint-Thomas a demandé aux gens de se disperser pour éviter que\u2026 la police débarque.Le contre-interrogatoire du policier se poursuit aujourd'hui.Superprocès d'un gang de rue Une guerre entre deux clans avait été déclarée PRESSE CANADIENNE QUÉBEC \u2014 Des accusations de voies de fait à l'endroit de deux agents de police ont été portées, hier, contre Nicolas Bisaillon, le joueur étoile de l'équipe universitaire de football du Rouge et Or de Québec.Le jeune homme de 23 ans originaire de La Tuque s'en serait pris à deux policiers venus aider les ambulanciers lors d'un party, le 26 août.Le receveur de passes, étudiant en psychologie, a signé une promesse de comparaître le 15 novembre au palais de justice de Québec.Il n'est donc aucunement question d'arrestation dans son cas.Le soir de l'incident, les ambulanciers portaient secours à un homme étendu sur le sol sur le boulevard René-Lévesque à Québec.Les policiers avaient quant à eux demandé à la trentaine de personnes entourant le blessé de remonter à l'étage où se déroulait le party.L'une de ces personnes, qui serait Bisaillon, se serait montrée insistante.Lorsque les policiers ont voulu l'éloigner manu militari, le footballeur repêché par les Eskimos d'Edmonton aurait asséné des coups de poing aux deux policiers.Il a fallu asperger l'individu de gaz poivre pour lui passer les menottes puis l'amener au poste de police.Un de ses coéquipiers qui a tenté de s'interposer a quant à lui reçu un billet d'infraction pour désordre.Par la suite, l'entraîneur- chef du Rouge et Or, Glen Constantin, avait indiqué que l'organisation se chargerait de trouver un avocat à son joueur qui en est à sa cinquième année dans l'alignement de la prestigieuse équipe.Un joueur de football du Rouge et Or accusé de voies de fait CONTESTER LE GANGSTÉRISME L'avocat de Bernard Mathieu, Clemente Monterosso, a déposé une requête qui sera débattue à la fin du procès pour contester la constitutionnalité de l'article de loi sur le gangstérisme.Selon lui, la définition d'une organisation criminelle est « vague et imprécise » au point de violer la Charte des droits et libertés.Le procureur général du Canada a déposé une requête à son tour, hier, pour demander d'intervenir dans le procès.C'est le procureur fédéral Michel F.Denis qui viendra expliquer la raison d'être de cet article de loi.ARIANE LACOURSIÈRE Les internautes qui tiennent des propos violents sont maintenant surveillés.Renaud Émard, 18 ans, l'a appris à ses dépens.Parce qu'il s'affichait sur Internet avec des armes dans les mains et qu'il tenait des propos violents et racistes sur des forums de discussion, le jeune homme de l'île Perrot a été arrêté, mercredi soir, par la Sûreté du Québec.«Une vingtaine d'armes de poing, de fusils de chasse et d'armes prohibées ont été saisis chez les parents du jeune homme, où il habitait.Nous avons jugé que Renaud Émard pourrait présenter un risque pour la société», a déclaré le porte-parole de la Sûreté du Québec, Claude Denis.L'ordinateur du jeune internaute a été saisi de même qu'un nombre importants de documents.Parmi ceux-ci pourrait se trouver une liste de gens directement menacés par Renaud Émard.C'est une enquête du service de lutte contre le terrorisme de la SQ qui a mené à l'arrestation du jeune homme.Il a comparu au palais de justice de Valleyfield, hier matin.Sept chefs d'accusation ont été retenus contre lui, dont ceux de possession d'armes prohibées et d'entreposage d'armes à feu.Le voisinage tranquille de la 2e Avenue à L'Île Perrot, où se trouve le domicile de la famille Émard, a été ébranlé d'apprendre l'arrestation de l'adolescent.«C'était un garçon solitaire.Il avait obtenu son permis de maniement d'armes il y a environ deux ans.Il disait que c'était pour chasser avec son père», raconte une voisine.Selon elle, les Émard demeurent depuis très longtemps dans cette rue.«Ça fait au moins plus de sept ans», assure-t-elle.La dizaine d'autres voisins interrogés par La Presse disent ne pas connaître cette famille qualifiée de «plutôt isolée».Tard hier soir, les parents de Renaud Émard n'ont pas voulu s'entretenir avec La Presse.Une équipe de la SQ surveillait d'ailleurs leur maison.Une autre personne a été arrêtée dans le cadre de cette opération.Aucun détail sur son identité n'est encore disponible.Cette personne devrait comparaître sous peu au palais de justice de Valleyfield.«Et l'enquête de la SQ se poursuivra dans les prochains jours», affirme M.Denis.Arrestation d'un jeune internaute menaçant Dès le 9 octobre, Bell présente la série «La Job1 » en primeur sur la télé numérique Express Vu¥.Voyez la version québécoise de la série-culte «The Office», en haute définition, avant tout le monde.Express Vu offre les deux premiers épisodes à ses clients.1.Série diffusée du 9 octobre au 17 novembre sur le canal 161 (157 en format HD).Deux premiers épisodes sans frais.Épisodes subséquents disponibles au coût de 2,99$ (3,99$ en format HD) par tranche de deux épisodes.L'émission «La Job» est une production de IDI.La photo ci-dessus est une gracieuseté de IDI.Express Vu est une marque de commerce de Bell Express Vu, s.e.c.Entrez dans l'univers de «La Job».Visitez bell.ca/lajob pour visionner des extraits.Tu vois, j'ai eu La Job avant tout le monde.3432704A Titulaires de permis, agences de la SAQ, Comptoirs Vin en vrac, SAQ Dépôt, SAQ Signature et SAQ.com exclus.Cette offre s'applique uniquement aux bouteilles de vin et de spiritueux de 10$ et plus chacune après toute autre réduction.Les formats de 3 L et plus, les coolers, les bières et les colis-cadeaux ne sont pas inclus dans cette promotion.18 ans et plus.Achats non cumulatifs.Les produits commandés par l'entremise du service des commandes privées sont exclus de cette promotion.Cette promotion s'applique aux produits offerts en succursale du 6 au 9 octobre 2006.PRENEZ GOÛT 3432047A ACTUALITÉS MALORIE BEAUCHEMIN «Devant l'ampleur de cette catastrophe, on ne peut faire autrement que de rester ému », a déclaré l'ex-premier ministre Pierre Marc Johnson après avoir vu, hier, ce qui restait du viaduc de la Concorde, à Laval.Pour la première fois depuis sa nomination à la tête de la commission d'enquête, l'ancien premier ministre Johnson s'est rendu sur les lieux du drame survenu samedi dernier.Par une visite de près de deux heures, à pied et en hélicoptère, le commissaire a donné le coup d'envoi officiel aux travaux d'enquête visant à déterminer les causes de la tragédie.« Il nous vient des images pas très agréables à la tête quand on voit ça, a dit l'ancien premier ministre du Québec.Je pense à ceux qui sont morts, et aux blessés.» Flanqué de ses acolytes, les ingénieurs Armand Couture et Roger Nicolet, M.Johnson a affirmé avoir pu dégager un certain nombre de constats pour la suite de l'enquête.«Mes deux collègues ont été impressionnés par la qualité des premières analyses qui ont été faites, a souligné le ministre.L'ouvrage doit être démoli le plus vite possible pour nos citoyens, pour permettre une ci rculation la plus normale possible.» L'autorisation de démolir ce qui reste du viaduc pourrait être donnée très rapidement, mais le commissaire n'a pas voulu avancer de moment précis.« Il faut nous assurer que tous les prélèvements essentiels à notre enquête sont faits », a-t-il ajouté.La commission d'enquête doit remettre son rapport au plus tard le 31 mars 2007.M.Johnson a aussi répondu aux al légations de conf l its d'i ntérêt s l iées à sa f i l l e Marie-Claude.Il a confirmé qu'elle travaillait bel et bien pour le ministre du Développement économique, Raymond Bachand, mais qu'il n'y avait pas là matière à s'inquiéter de son impartialité.« Ma f i l le est une adulte.Elle a 27 ans et a été engagée pour ses compétences, a dit le commissaire.Elle m'a assuré ce matin que le premier ministre ne l'avait pas appelée avant de me nommer.» Rappelons qu'aux élections partielles de 2005, l'ancien premier ministre péquiste avait donné publiquement son appui au candidat libéral Raymond Bachand, dans Outremont.Johnson se rend sur les lieux du drame MALORIE BEAUCHEMIN À son arrivée à la gare Lucien- L'Allier, la rame de Go Transit, d'un vert flamboyant, tranchait avec le gris des trains de banlieue de l'Agence métropolitaine de transport (AMT).C'est que les huit wagons ontariens, gracieusement prêtés par Toronto, sont des mastodontes de deux étages, qui peuvent recevoir 175 personnes chacun, pour un total de 1400 places.Arrivée en soirée mercredi d'Ontario, la rame a dû être nettoyée et rapidement mise sur les rails.«Il y a des employés qui ont travaillé jusqu'à 2h du matin pour assurer l'entretien des wagons, pour que tout soit prêt le plus tôt possible », a expliqué Marie Gendron, porte-parole de l'AMT.Mission accomplie, puisque le nouveau train a déjà assuré une liaison supplémentaire Montréal- Blainville, dès hier soir, à 17h55.L'objectif à court terme: désengorger la circulation rendue difficile par la fermeture de l'autoroute 19 à Laval, provoquée par l'effondrement du viaduc de la Concorde samedi dernier.Ce matin, c'est à 7h que le train vert ontarien prendra le départ de la gare de Sainte-Thérèse.La mesure vise à convaincre le plus de citoyens à laisser de côté la voiture.Le président-directeur général de l'AMT, Joël Gauthier, s'est par ailleurs réjoui du succès des mesures d'atténuation mises en place depuis lundi.Il a tenu à souligner l'immense collaboration de tous les acteurs, des citoyens de Laval aux compagnies de transport, comme le Canadien National qui a transporté gratuitement la rame de Go Transit, sans oublier le transporteur ontarien qui a prêté l'équipement.M.Gauthier a aussi rappelé que les services de navettes et les départs de trains supplémentaires instaurés cette semaine ne seront pas en fonction en fin de semaine ni lundi, jour férié, mais ils reprendront mardi.Il a aussi souligné que la rame était un prêt «temporaire», mais qu'elle resterait en service «tant que ce sera nécessaire».Go Transit roule pour l'AMT ÉRIC CLÉMENT La Ville de Montréal a signé, hier, un partenariat avec la Société de verdissement du Montréal métropolitain, pour que cet organisme à but non lucratif augmente le nombre d'espaces verts de la métropole et gère un fonds vert qui financera des plantations d'arbres sur le domaine public et privé.La Société de verdissement, qui a planté 1,5 million d'arbres et d'arbustes depuis sa fondation en 1992, a reçu 250000$ de la part de la Ville pour ses projets de 2006-2007.Ce projet est réalisé dans le cadre des efforts de la conseillère Helen Fotopulos, responsable des parcs et des espaces verts à la Ville, de constituer un fonds vert spécifiquement consacré au verdissement et géré par cette société.La mairesse de l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal espère convaincre le secteur privé d'investir dans ce fonds, dont l'objectif financier est de 10 millions.«Le secteur privé a tout intérêt à investir dans ce fonds, car une ville en santé où l'on respire de l'air pur, c'est très bon pour les retombées économiques de n'importe quelle entreprise », a-t-elle dit, hier, lors de la signature de ce partenariat.La Société de verdissement est connue pour avoir planté des arbres dans les cours d'une cinquantaine d'écoles de la région et aux abords des autoroutes, notamment à Sainte-Julie, Laval, Dorval et Pointe-Claire, contribuant ainsi à réduire les îlots de chaleur.COURRIEL Pour joindre notre journaliste: eric.clement@lapresse.ca PLANTATIONS D'ARBRES Premiers pas du fonds vert à Montréal Une femme de 67 ans est toujours hospitalisée après avoir été blessée à coups de couteau par son fils de 36 ans.L'agression, dont le mobile est inconnu, est survenue vers 14h30 hier, sur un balcon de l'immeuble de logements situé au 45, 8e Avenue, dans l'arrondissement de Lachine.La sexagénaire a été transportée à l'hôpital, souffrant de plusieurs lacérations aux jambes, aux bras et au thorax.Sa vie n'est pas en danger.Son fils a été appréhendé sur les lieux par les policiers de Montréal, et pourrait être accusé de tentative de meurtre.Marcel Laroche Poignardée par son fils PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © Roger Nicolet et Pierre Marc Johnson ont visité le lieu de l'effondrement du viaduc à Laval, hier. CE SOIR 21H ZONE LIBRE ENQUÊTES WWW.RADIO-CANADA.CA/ZONELIBRE L'ENFER DES GANGS DE RUE CETTE ÉMISSION EST AUSSI PRÉSENTÉE EN HAUTE DÉFINITION JOURNALISTE: MICHEL SENÉCAL RÉALISATRICE: CHRISTINE GAUTRIN 3433984A ACTUALITÉS SÉBASTIEN RODRIGUE Les arrondissements et les services généraux (dits « corporatifs ») de la Ville de Montréal subiront un manque à gagner de 152 millions de dollars l'an prochain, en raison du gel de leurs budgets.Selon l'administration Tremblay-Zampino, ce rationnement n'affectera pas les services, mais lamesure suscitedéjà des protestations.Le responsable des finances au comité exécutif, Frank Zampino, a indiqué hier que les budgets des arrondissements et des services généraux seront les mêmes en 2007 qu'en 2006.«Ils (les arrondissements) doivent assumer l'ensemble des augmentations associées à leurs différents postes budgétaires », a-t-il indiqué.Les arrondissements devront absorber, par exemple, l'inflation des coûts de déneigement et les hausses des salaires des employés municipaux.Les services généraux (pompiers, police, services administratifs, infrastructures, transport, environnement, etc.) devront aussi se serrer la ceinture.Les compressions dans les 19 arrondissements se chiffrent à 34,3 millions par rapport à 118 millions pour les services généraux.La Ville prévoit dépenser en 2007 à peu près 2,6 milliards pour ces deux volets.À défaut de dépenser moins, les arrondissements devront puiser dans leurs surplus ou imposer une taxation locale pour équilibrer leur budget.Le président du comité exécutif soutient que les arrondissements peuvent toutefois absorber le gel budgétaire grâce à la réorganisation administrative en cours à la Ville.Plusieurs arrondissements envisagent déjà de regrouper certains services.Selon M.Zampino, une marge de manoeuvre a déjà été dégagée grâce au gel des embauches décrété en juillet dernier.Des postes vacants pourraient aussi être abolis, a-t-il prévenu.M.Zampino s'attend d'ailleurs à des négociations « difficiles » avec les syndicats en vue du renouvellement des conventions collectives.Depuis son arrivée au pouvoir en 2002, l'administration Tremblay- Zampino a toujours adopté des budgets comportant des hausses des dépenses de 3 à 5%.En 2007, la Ville fait toutefois face à un déficit appréhendé de 394 millions.Le gel des budgets ramène ce déficit à environ 242 millions, et M.Zampino s'attend à un surplus budgétaire d'environ 40 millions en 2006.Pour équilibrer son budget sans affecter davantage les contribuables, l'administration Tremblay- Zampino doit donc dénicher des économies supplémentaires d'environ 200 millions.Le maire Gérald Tremblay a promis de maintenir intact le fardeau fiscal global des Montréalais pendant tout son mandat.La Ville s'est tout de même gardé une marge de manoeuvre pour une portion du budget de 1,4 milliard, portion qui comprend le service de la dette (800 millions) et les contributions pour les transports en commun (300 millions).Cette partie du budget pourrait d'ailleurs augmenter, a précisé M.Zampino.Le gel des budgets a suscité le mécontentement chez certains élus locaux.Le maire de l'arrondissement d'Anjou, Luis Miranda, prévient qu'il n'aura d'autre choix que de réduire les services.«On ne roule pas sur l'or, on roule sur un régime minceur depuis 2001», se plaint-il.Le maire de l'arrondissement de Côte-des-Neiges-Notre-Damede- Grâce, Michael Applebaum, estime que cette mesure creuse les écarts entre les arrondissements plus riches comme Saint- Laurent et ceux plus pauvres comme le sien.Le chef de l'opposition officielle à la mairie, Mme Noushig Eloyan, accuse pour sa part l'administration Tremblay-Zampino de presser les arrondissements comme des citrons.«Il est impossible pour les arrondissements déjà sous-dotés d'offrir les mêmes services avec 4% de budget en moins », a-t-elle déclaré.Budget des arrondissements et des services généraux Montréal impose un régime minceur ARIANE LACOURSIÈRE L'agglomération de Longueuil pourra enfin gérer ses dossiers : la ministre des Affaires municipales, Nathalie Normandeau, a adopté hier un décret qui modifie la règle du quorum.Les maires des villes défusionnées, qui boycottent les conseils d'agglomération depuis le début de l'été, ne pourront plus les faire avorter en s'absentant.Dorénavant, pour qu'il y ait quorum, au moins les deux tiers de la population devront être représentés au conseil d'agglomération.Jusqu'à maintenant, la moitié des dirigeants de Longueuil et la moitié de ceux des villes défusionnées devaient être présents.Les maires des villes de Saint- Bruno, Saint-Lambert et Brossard profitaient de cette règle pour faire part de leur mécontentement.Depuis le mois de juin, ils ne se présentaient pas aux conseils, empêchant ainsi leur tenue.La situation exaspérait au plus haut point le maire de Longueuil, Claude Gladu, et la mairesse de Boucherville, Francine Gadbois.«On demandait depuis plusieurs semaines à la ministre de changer le quorum.C'est raisonnable de l'avoir finalement fait », a dit M.Gladu hier.«À un moment, il faut prendre les décisions qui s'imposent.Je suis contente du décret», a quant à elle déclaré Mme Gadbois.C'était donc la dernière fois hier qu'un conseil d'agglomération avortait faute de quorum.Dès le prochain conseil, l'absence des maires dissidents n'aura aucune répercussion.La présence de Mme Gadbois et M.Gladu, qui représentent les deux tiers de la population, suffira.Les décisions concernant notamment l'achat de voitures de police pourront enfin être prises.Les maires de Saint-Bruno (Claude Benjamin), de Saint- Lambert (Sean Finn) et de Brossard (Jean-Marc Pelletier) n'ont pas voulu commenter le décret gouvernemental, hier.Selon Jonathan Trudeau, du ministère des Affaires municipales, les maires n'ont aucune raison d'êtres fâchés : « Ils ne perdent aucun pouvoir.Ils n'ont qu'à se présenter et ils pourront décider.Au moins, les dossiers pourront avancer.» Intervention ministérielle à Longueuil PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © Le responsable des finances au comité exécutif, Frank Zampino, a indiqué hier que les budgets des arrondissements et des services généraux seront les mêmes en 2007 qu'en 2006. La clarté du réseau est établie à partir de tests sur route sur le réseau dans la majorité des centres urbains au Canada, à l'intérieur de la zone de couverture de Rogers Sans-fil, en comparant le service de voix des principaux fournisseurs de service sans-fil.De plus amples renseignements sont accessibles sur rogers.com/clairetnet.MCMarques de commerce de Rogers Sans-fil S.E.N.C.ou de Rogers Communications inc.utilisées sous licence.© 2006 LE RÉSEAU LE PLUS CLAIR ET NET AVEC MOINS D'APPELS INTERROMPUS QU'AVANT.3434323A SOFA et FAUTEUIL 100% CUIR 1299$ Payezdans 1an! 1 jour seulement Le dimanche 8 octobre, de 11 h à 18 h Québec 850, boul.Pierre-Bertrand Sud, 1 866 829-1333 Laval 1750, boul.Le Corbusier 1 877 341-0777 Rég.2799$ Bagues de fiançailles à solitaire BIRKS BLUE® à signature saphir, en or jaune ou blanc 18 carats et platine.Bagues aux lignes contemporaines et étroite classique, à partir de 2 100 $ chacune.Bague à solitaire ovale ornée d'un pavé de diamants, à partir de 5 500 $.Bague classique, à partir de 1 700 $.Bague traditionnelle, à partir de 1 400 $.Magasinez avec nous en ligne ou à votre magasin Birks préféré.Visitez le www.birks.com ou composez-le 1.800.682.2622.L'excultation.Inspirée par Birks.Cinq façons de dire «je t'aime ».3434316A SUITE DE LA UNE ORPHELINS suite de la page A1 Ces jeunes, devenus en quelque sorte orphelins, posent un problème important au gouvernement local, qui est tenu d'agir comme leur tuteur légal jusqu'à leur majorité.Des centres ont dû être mis sur pied d'urgence pour accueillir les enfants, qui obtiendront, dans la majorité des cas, le droit de vivre légalement en Espagne lorsqu'ils atteindront l'âge de 18 ans.Jua n jo Domi ngue z , qui dirige une ONG mandatée par le gouvernement pour prendre en charge les enfants, note que la plupart d'entre eux ont un numéro de contact pour joindre une tante, un oncle, un cousin ou un frère en Espagne ou ailleurs en Europe.La plupart, dit-il, espèrent se mettre à travailler dès leur arrivée en Espagne parce qu'ils sont pressés par leurs familles de renvoyer de l'argent.«C'est souvent la première chose qu'ils se font demander lorsqu'ils appellent chez eux pour dire qu'ils sont arrivés », souligne M.Dominguez.1000 euros Le coût du passage en cayuco - environ 1000 euros - représente pour bien des familles pauvres un « investissement » important qu'ils espèrent rentabiliser avec les revenus futurs de leurs enfants émigrés.En attendant de pouvoir travailler, les jeunes suivent des cours d'espagnol, de jardinage ou s'initient à la culture locale par des sorties, tout en tentant tant bien que mal de s'adapter à leur nouvelle vie.Le centre où réside depuis peu Pape Omar, situé dans le nord de l'île de Tenerife, dans une zone boisée, compte 110 enfants.Il s'agit, explique M.Dominguez, d'un ancien lieu de détention pour délinquants qui a été transformé et ouvert en mars pour accueillir les jeunes immigrants, soumis à une constante supervision.Grillages aux fenêtres Des grillages apparaissent toujours aux fenêtres des chambres, d'anciennes cellules où dorment quatre, huit ou 12 enfants dans des lits superposés.Leurs biens se résument la plupart du temps à un sac de vêtements donné à l'arrivée par la Croix-Rouge.L'environnement ne convient pas du tout à un autre jeune Sénégalais qui affirme avoir menti sur son âge pour échapper à la détention imposée aux immigrants adultes.« Chez nous, j'avais 19 ans.Ici, j'en ai 17 », confie le jeune homme, qui dit vouloir recouvrer sa « liberté » le plus tôt possible.Il rêve de jouer au football et d'obtenir un juteux contrat professionnel, peut-être en France.«Dis-moi, c'est bien là-bas ?» demande-t-il avec insistance.Pape Omar ne parle pas, lui, de quitter l'Espagne.Il veut « aller à l'école » et deveni r « tailleur », ce qui lui permettra, souligne-t-il avec satisfaction, « d'envoyer de l'argent » à sa famille.À LIRE DEMAIN La suite du dossier dans le cahier Plus.Les orphelins des cayucos PHOTO PHILIPPE DESMAZES, AGENCE FRANCE-PRESSE © Un navire de la garde côtière espagnole s'apprête à appréhender un bateau chargé de 105 immigrants clandestins, le 8 septembre, près des îles Canaries.UNE SITUATION QUI BRISE LE COEUR «De voir qu'il y a des mineurs qui sont transférés seuls en cayucos et se retrouvent ici dans une situation difficile, ça me brise le coeur », souligne Mustafa Sow, qui préside une association de Sénégalais des Canaries.Ce ressortissant sénégalais, qui vit dans l'archipel depuis des décennies, estime que l'envoi de jeunes - qui doivent vivre dans des centres d'accueil alors que leurs parents comptaient sur eux pour travailler et envoyer de l'argent - témoigne de la fausse perception qu'ont un trop grand nombre de ses compatriotes des réalités de la vie en Europe.Son association s'efforce, dit-il, de sensibiliser ses interlocuteurs au Sénégal aux difficultés d'intégration en Espagne ainsi qu'aux risques de la traversée dans l'espoir de faire cesser les cayucos.Il faut dire les choses telles qu'elles sont, même si la vérité fait mal, souligne-t-il.M.Sow a encore récemment été forcé de confirmer à une mère inquiète qui l'appelait du Sénégal que son fils était mort durant la traversée.Dans ce cas, le corps a été identifié.Mais bien des immigrants sont à jamais perdus en mer. PORTE-PAROLE www.cpmm2006.ca Achetez vos billets pour la Conférence promesse du millénaire de Montréal 2006 en ligne dès maintenant ! Jeudi 9 novembre 2006, au Palais des congrès de Montréal +DE 60 % DES BILLETS VENDUS FA ITES VITE ! WILLIAM JEFFERSON CLINTON 42IÈME PRÉSIDENT JEFFREY SACHS, PH.D.ÉCONOMISTE ET DIRECTEUR DU PROJET DU MILLÉNAIRE DES NATIONS UNIES MIA FARROW AMBASSADRICE DE BONNE VOLONTÉ DES NATIONS UNIES CRAIG&MARK KIELBURGER FONDATEURS FREE THE CHILDREN ET LEADERS TODAY CONFÉRENCIERS INVITÉS NATHALIE SIMARD PRÉSIDENTE, NATHALIE LA FONDATION DR.RÉJEAN THOMAS PRÉSIDENT ET MÉDECIN, CO-FONDATEUR CLINIQUE MÉDICALE L'ACTUEL JEAN-LUC MONGRAIN ANIMATEUR ET CHEF D'ANTENNE, LE GRAND JOURNAL TQS LUCK MERVILLE PORTE-PAROLE C.E.C.I.DAN BIGRAS PORTE-PAROLE REFUGE DES JEUNES DE MONTREAL C'EST L'HEURE DES ENFANTS ! Peu importe votre âge Peu importe votre milieu Peu importe votre occupation Vous pouvez changer le monde des enfants.PATRICK HUARD, vous invite à faire partie de ceux qui veulent changer le monde des enfants.Achetez vos billets pour la Conférence promesse du millénaire de Montréal 2006 en ligne dès maintenant ! Daniel Germain, président-fondateur du Club des petits déjeuners du Québec et des Clubs des petits déjeuners du Canada, est l'initiateur de la Conférence promesse du millénaire de Montréal 2006.3433307A MONDE Les nouvelles internationales en continu sur cyberpresse.ca/monde LE TOUR DU GLOBE ÉTATS-UNIS Victimes enterrées À pied et en calèche, dans la discrétion, la communauté amish de Pennsylvanie a enterré hier quatre des cinq petites victimes de Charles Roberts, qui les a tuées samedi dans une école avant de se suicider.Ils se sont rassemblés dans la petite ville de Nickel Mines pour rendre un dernier hommage à Naomi Rose Ebersole, 7 ans, Marian Fisher, 13 ans, Mary Liz Miller, 8 ans et sa soeur Lena, âgée de 7 ans.La 5e enfant tuée, Anna Mae Stoltzfus, 12 ans, devait être enterrée aujourd'hui.\u2014AFP ÉTATS-UNIS Scandale sexuel La commission d'éthique de la Chambre des représentants a décidé hier d'ouvrir une enquête sur le scandale sexuel qui implique un élu républicain et ébranle la majorité du président George W.Bush.«Les Américains, et les parents des pages ont le droit de savoir comment l'affaire a été gérée», a déclaré le président de la commission, Doc Hastings.À un mois des législatives, la démission du représentant Mark Foley pour des messages électroniques explicites à des pages accable le parti.\u2014AFP IRAN Réunion des Six Les ministres des Affaires étrangères des Six (États-Unis, Royaume-Uni, France, Russie, Chine et Allemagne) doivent en principe se réunir ce soir à Londres sur le dossier iranien après le refus de Téhéran de suspendre son enrichissement d'uranium.Le Foreign Office tente de planifier la rencontre, annoncée par Moscou, et confirmée de source européenne.La secrétaire d'État Condoleezza Rice a fait état de «difficultés », sans préciser.\u2014AFP CORÉE DU NORD Menace non militaire La Maison-Blanche a déclaré hier qu'il était d'une «importance énorme» que la Corée du Nord ne dispose pas de la bombe, mais a assuré ne pas brandir la menace militaire si elle procède effectivement à un essai nucléaire.Le porteparole de la Maison Blanche a aussi précisé que la pression sur la Corée du Nord ne visait pas à «renverser» le régime, mais à le convaincre «de revenir à la table de négociations ».\u2014AFP PAKISTAN Rumeurs de putsch Des rumeurs de coup d'État ont déferlé hier sur le Pakistan au lendemain d'une puissante explosion près de la résidence militaire du général président Pervez Musharraf dans la ville-garnison de Rawalpindi.La déflagration n'a fait ni victimes ni dégâts.Des agents de sécurité ont ensuite désamorcé deux roquettes près du parlement, à Islamabad.Le porte-parole de l'armée, le général Shaukat Sultan, a affirmé que cela «n'a rien à voir avec le président ».\u2014AFP LE CHIFFRE DU JOUR 16,9 millions En dollars états-uniens, c'est la somme que recherche le Conseil électoral d'Haïti pour organiser des élections municipales et locales que la Mission de l'ONU (MINUSTAH) a prévues hier pour le 3 décembre.«La MINUSTAH va travailler avec le Conseil électoral pour la tenue des élections.Nous fournirons le matériel logistique et la sécurité nécessaires », a déclaré la porte-parole de la mission, Sophie Boutaud de La Combe.AFP PHOTO MARC SEROTA, ARCHIVES REUTERS Accablé par un scandale sexuel, le représentant républicain Mark Foley a démissionné.PHOTO CHRIS HONDROS.GETTY IMAGES Une bonne partie de la communauté amish de Nickel Mines a assisté aux funérailles des victimes de Charles Roberts.LAURA-JULIE PERREAULT ENVOYÉE SPÉCIALE INDE BOMBAY \u2014 La fin des pluies, annonçant le début des récoltes, est habituellement un temps de réjouissances en Inde.Mais cette année, les festivités ont tourné court.Les moustiques qui ont proliféré pendant la mousson font vivre à l'Inde un triste lendemain de veille.En moins d'un mois, 38 personnes sont mortes de la fièvre dengue, un virus propagé par un moustique que l'on retrouve dans la plupart des zones tropicales de la planète.Plus de 800 autres personnes ont été infectées.Une autre maladie, plus rare, le chikungunya, propagée elle aussi par les moustiques, a tué plus de 70 personnes dans l'État occidental du Kerala au cours des dernières semaines.Conséquence : la panique s'installe dans tout le pays, mais tout spécialement dans la capitale, Delhi, où 15 personnes ont déjà succombé à la fièvre dengue et 600 autres ont été hospitalisées.Les écoles, qui faisaient relâche pour la saison des festivités hindoues, sont fermées jusqu'à nouvel ordre.Les hôpitaux ne savent plus comment gérer les milliers de personnes qui se présentent pour être auscultées ou pour demander des transfusions de sang, seul remède connu pour maîtriser la maladie dans sa phase la plus critique.La capitale piquée En fait, dans la capitale indienne, personne ne semble à l'abri des moustiques.Ces derniers ont même réussi à déjouer des dizaines de gardes armés pour faire leur chemin jusqu'à la somptueuse résidence du premier ministre du pays, Manmohan Singh, située au centre de la capitale indienne.Le gendre et le petit-fils de M.Singh sont tous les deux infectés par le virus qui s'attaque au système circulatoire et peut causer la mort par hémorragie.Le gouvernement est sur la sellette depuis plusieurs jours.L'opposition et plusieurs spécialistes de la santé jugent la réaction des autorités tardive et inefficace.Hier, le ministre indien de la Santé, Anbumani Ramadoss, est intervenu publiquement pour répondre aux critiques et calmer la population.Selon lui, il n'y a pas matière à parler d'une épidémie et l'État fait de son mieux pour contenir le fléau, notamment en répandant des insecticides dans les quartiers et les secteurs les plus touchés.Mais, a-t-il ajouté, sans la population indienne, le gouvernement ne viendra pas à bout des bestioles qui portent le danger dans leur dard.«La fièvre dengue n'est pas un problème de santé, mais d'hygiène», a-t-il laissé tomber en conférence.Tout le monde doit mettre la main au balai pour s'en débarrasser.Les moustiques infectés par la fièvre dengue s'en donnent à coeur joie dans les conditions d'hygiène des grandes villes indiennes.Les pluies saisonnières ont laissé derrière elles des étangs et des réceptacles d'eaux stagnantes que les Indiens les plus pauvres utilisent pour se laver ou encore pour laver leur linge.Ces eaux permettent aux insectes de se reproduire allégrement.Une fois infectés, les moustiques s'en prennent à l'être humain, surtout à l'aube.L'incubation dure près de 10 jours, période après laquelle les personnes atteintes commencent à ressentir les premiers symptômes, dont la fièvre, les maux de tête, les douleurs musculaires et de dos, la nausée et la douleur aux yeux.Après de deux à sept jours de fièvre, le virus peut s'en prendre au système circulatoire et causer des saignements de nez et des hémorragies cutanées.Si à cette étape de la maladie une transfusion de sang n'a pas lieu, le patient peut perdre la vie.La fièvre dengue est loin d'être un nouveau phénomène en Inde et dans le reste du monde en voie de développement.Plus de 2,5 milliards d'être humains vivent dans des zones du globe où la fièvre dengue sévit chaque année.Les Philippines, notamment, ont été frappées à maintes reprises par des épidémies.En général, 5% des gens infectés périssent.Cependant, si la maladie est traitée en temps, la mortalité chute à 1%.Ces statistiques ne rassurent pas pour autant les Indiens qui craignent le développement d'une épidémie.Et en ce début de leur saison touristique, ils aimeraient mieux que les moustiques aillent piquer ailleurs.La fièvre dengue frappe l'Inde Plus de 800 personnes infectées au pays LA PRESSE EN INDE Consultez les textes et photos de nos envoyés spéciaux en Inde sur www.cyberpresse.ca/monde.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © Des Indiens se lavent dans la rue à Calcutta.L'eau des caniveaux qu'ils utilisent pour leur toilette est à l'origine de la résurgence de la fièvre dengue dans plusieurs régions de l'Inde.Les moustiques, qui raffolent des eaux stagnantes, s'y reproduisent avant de propager la maladie.JOONEED KHAN La secrétaire d'État américaine Condoleezza Rice a effectué hier une visite surprise à Bagdad, mais son avion a dû tourner en rond pendant 45 minutes avant d'atterrir à cause de tirs de roquettes dans la zone de l'aéroport.Sur le terrain, des insurgés ont poursuivi leurs attaques à coups d'attentats à la voiture piégée, d'explosions et de fusillades qui ont coûté la vie à 34 personnes.La veille, les violences avaient fait 88 morts et plus de 175 blessés.Dans l'attaque la plus meurtrière, l'explosion de deux bombes et d'un véhicule chargé d'explosifs dans un quartier chrétien de Bagdad a fait 12 morts et 56 blessés.Hausse brutale Quatre GI ont été tués à Bagdad.Depuis lundi, 14 GI ont été tués en Irak, marquant une brutale hausse des pertes états-uniennes, qui s'élèvent à 2729 depuis mars 2003.Le commandement états-unien a affirmé que l'étau se resserrait autour du nouveau chef d'Al-Qaeda en Irak, Abou Hamza al-Mouhajer, alias Abou Ayoub al-Masri, mais il a démenti les informations selon lesquelles il était déjà mort.M me Rice a rencontré le premier ministre Nouri al-Maliki et le président Jalal Talabani, et elle leur a signifié que le temps pressait pour mettre fin aux divergences politiques et aux querelles sur la répartition des richesses pétrolières.«Ils n'ont pas le temps pour un débat interminable sur ces questions », avaitelle dit aux journalistes dans l'avion militaire qui l'emmenait de Turquie à Bagdad.Les six prochains mois « détermineront l'avenir de l'Irak», déclarait entre-temps le général George Casey, commandant des forces états-uniennes dans le pays.À Bagdad, le général William Caldwell, porte-parole de l'armée étatsunienne, avait dit la veille que le nombre de voitures piégées et de bombes artisanales en Irak a été plus élevé au cours de la dernière semaine qu'à aucun moment depuis le début de l'année.La semaine précédente, Caldwell avait déclaré que le nombre d'attentats suicide en Irak était le plus élevé depuis l'invasion de mars 2003.L'Irak a annoncé la décision sans précédent de démobiliser une brigade entière de police, soit 1200 hommes accusés d'aider les escadrons de la mort, responsables d'enlèvements, d'exécutions sommaires et de violences confessionnelles.La 8e brigade de police a été retirée de Bagdad et envoyée dans une base étatsunienne pour être de nouveau entraînée, a indiqué le général Caldwell.Inaugurant une «équipe de reconstruction provinciale» (ERP) à Baqouba, l'ambassadeur états-unien Zalmay Khalilzad a admis que Washington avait fait preuve d'arrogance et commis maintes erreurs après avoir envahi l'Irak en 2003.\u2014Avec AFP, AP, Reuters, UPI, LAT, WP, Al Jazira, BBC LES ATTENTATS SE MULTIPLIENT EN IRAK Des tirs retardent l'atterrissage de Condoleezza Rice à Bagdad Le Conseil de sécurité annoncera lundi son choix du prochain secrétaire général de l'ONU, mais ce ne sera qu'une formalité : il ne fait pas de doute que c'est le Sud-Coréen Ban Kimoon, ministre des Affaires étrangères de son pays, qui succédera à Kofi Annan.JOONEED KHAN Son sourire affable, ses manières douces et humbles dissimulent une volonté de fer et une capacité de travail hors du commun, disent les proches de Ban Kimoon, le Sud-Coréen de 62 ans assuré de devenir le prochain secrétaire général de l'ONU.Adolescent, il remporta un concours d'élocution en anglais.Le président états-unien John Kennedy l'invita à la Maison- Blanche.Interrogé sur son rêve de carrière, il répondit qu'il voulait devenir «un diplomate».Après de brillantes études, et ayant appris le français et passé le concours de l'État, il est entré en 1970 aux Affaires étrangères, servant d'abord à Séoul, puis dans des ambassades à l'étranger, notamment à Delhi, à Washington, à l'ONU même.Ban, qui se définit comme «chrétien sans dénomination», a été surtout impliqué dans les dossiers du dialogue Asie-Europe, du Forum Asie-Pacifique (APEC) et des deux Corées.Il a été chef de cabinet du président de la 56e Assemblée générale de l'ONU, celle qui fut inaugurée le 12 septembre 2001, au lendemain des attentats terroristes du 11 septembre.Il détient un baccalauréat en relations internationales de l'Université de Séoul et une maîtrise en administration publique de Harvard.Marié à Yoo Soon-taek, une amie de collège, il est père d'un fils et de deux filles.Son principal rival, l'Indien Shashi Tharoor, secrétaire général adjoint de l'ONU chargé de la communication, lui a concédé la victoire et l'a félicité.«Il est clair qu'il sera notre prochain secrétaire général et je le soutiendrai avec fermeté», a-t-il dit.Ban Ki-moon, qui assumerait la succession d'Annan en janvier, se trouvera d'emblée confronté au dossier de la Corée du Nord, qui veut effectuer un premier essai nucléaire.«Je suis ravi du vote, mais je me sens sous le poids de lourdes responsabilités », a-t-il dit.Il a rejeté les accusations selon lesquelles sa proximité avec les États-Unis pourrait nuire à son impartialité.Mais, jugeant souhaitable d'entretenir une bonne relation avec Washington, il a promis de rester impartial et a assuré pouvoir « combler le fossé » entre l'ONU et les États- Unis.Le probable 8e secrétaire général de l'ONU a souligné que les dossiers les plus urgents concernaient la réforme de l'ONU et le développement .« Sans le développement, on ne peut pas garantir la paix et la stabilité.Promouvoir les droits de l'homme quand les gens vivent dans une pauvreté abjecte, il s'agit de mots creux.» \u2014Avec AFP, AP, Reuters, DNA, The Age, Asian Tribune, CSM MONDE PHOTO JUNG YEON-JE, AGENCE FRANCE-PRESSE Les journaux sud-coréens ont diffusé la nouvelle selon laquelle le ministre des Affaires étrangères local est maintenant assuré de remplacer Kofi Annan.Sous la douceur, une volonté de fer Le Sud-Coréen Ban Ki-moon sera le prochain secrétaire général de l'ONU YVES SCHAËFFNER COLLABORATION SPÉCIALE LONDRES \u2014 Exigence sécuritaire, accommodement raisonnable ou gros manque de jugement ?La police de Londres a dû se défendre hier d'avoir succombé à la rectitude politique en exemptant un policier musulman de monter la garde devant l'ambassade d'Israël en août dernier, alors que le conflit israélo-libanais faisait rage.Marié à une Libanaise, fils d'un ressortissant syrien, Alexander Omar Basha avait réussi à se faire relever de ses fonctions après avoir fait part de ses «inquiétudes à ses supérieurs, parce que des membres de sa famille étaient libanais», a expliqué Paul Stephenson, adjoint du commissaire principal de Scotland Yard.Alors que le journal The Sun - qui a révélé la nouvelle hier - soutenait que M.Basha avait été exempté en raison de ses «objections morales», Paul Stephenson a plutôt assuré que la décision avait été prise sur la base d'une étude de risque et non pas pour une «question de rectitude politique».«Notre priorité est de nous assurer que nos officiers sont concentrés sur la tâche qu'ils ont à faire », a précisé l'adjoint du commissaire général, en rappelant que M.Basha craignait pour la sécurité de sa famille.Cet te explication n'a pas empêché la controverse de prendre de l'ampleur, d'autant plus que le chef de Scotland Yard avait jugé nécessaire d'ouvrir une enquête à ce sujet la veille.Plusieurs anciens officiers ont condamné le geste.«Ce dont nous ne voulons pas, c'est d'une situation où un groupe particulier de la communauté se voit accorder des raisons spéciales de ne pas faire son devoir, parce que cela va aliéner le reste de la population», a expliqué Lord Mackenzie, un ancien président de l'Association des superintendants d'Angleterre et du pays de Galles.«S'ils peuvent permettre cela, vont-ils alors accepter qu'un officier juif ne veuille pas travailler à une ambassade d'un pays islamique?Où cela va-t-il s'arrêter ?», a confié au Sun John O'Connor, un ancien commandant de la police londonienne.L'Association des officiers musulmans a défendu l'exemption en soulignant qu'il ne s'agissait pas d'un geste politique, mais d'une question de «bien-être ».Un responsable de cette association a d'ailleurs souligné que le policier avait depuis repris ses fonctions et que «si un accident devait survenir à l'ambassade d'Israël, il s'en occuperait ».Accommodement raisonnable Trouvant que la controverse a pris des proportions démesurées, Robin Richardson, qui a siégé au sein des deux commissions publiques sur les musulmans britanniques et « l'islamophobie », croit plutôt que la police a offert un accommodement raisonnable à son constable.«Il faut se rappeler que c'était une période très forte en émotions, un bon employeur doit savoir écouter les inquiétudes de ses employés.(\u2026) Je pense que la police a bien agi en montrant de la considération et de la compassion pour son employé », dit le codirecteur d'Insted, un organisme pour l'équité et la diversité.Robin Richardson rappelle que ce n'est pas la première fois que la police «accommode» un de ses employés.«Je me souviens qu'on avait fait tout une histoire quand un policier juif avait refusé de travailler les samedis, durant le sabbat, vers la fin des années 80.Pourtant, ce policier travaillait les dimanches et permettait à ses collègues de prendre congé.Il a fini par gagner sa cause.Je pense que c'était aussi un accommodement raisonnable.» Accommodement raisonnable ou pas ?Un policier musulman exempté de service devant l'ambassade d'Israël à Londres GROS PLAN 3432717A FORUM André Desmarais > Président du conseil d'administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef .ÉDITORIAUX Quelle centralisation?apratte@lapresse.ca ANDRÉ PRATTE Le 13 février 1865, dans le parlement du Canada-Uni.Le conseiller législatif Louis-Auguste Olivier s'applique à dénoncer le projet de confédération entre les colonies anglaises d'Amérique.Le politicien libéral est convaincu que le gouvernement central proposé sera « toujours porté à empiéter sur les compétences des gouvernements provinciaux.Ceux-ci risquent d'être écrasés par le gouvernement général.» La crainte des Canadiens francophones de voir le gouvernement fédéral affaiblir graduellement le seul gouvernement où ils sont majoritaires ne date pas d'hier.Depuis la Confédération, les politiciens provinciaux ne cessent de dénoncer les intrusions du fédéral dans leurs domaines de compétence.Aujourd'hui beaucoup de Québécois, souverainistes comme fédéralistes, voient l'histoire du fédéralisme canadien comme un lent dépérissement des gouvernements provinciaux au profit de l'État canadien.Le déséquilibre fiscal constituerait le plus récent épisode de cette centralisation continue.Après avoir coupé les vivres aux provinces, Ottawa serait en train d'augmenter ses dépenses dans leurs champs de compétence, son objectif étant d'uniformiser de plus en plus le pays (le « nationbuilding »).Aussi commune soit-elle, cette thèse est contredite par les faits.La plus récente mise à jour des comptes publics des gouvernements du pays nous fournit quelques statistiques significatives > au cours des 20 dernières années, la part des revenus d'impôts prélevée par chacun des paliers de gouvernement n'a pas changé : 16% du produit intérieur brut (PIB) pour le fédéral, 15 % pour le provincial.> le poids des dépenses de programmes du gouvernement fédéral a substantiellement diminué : de 19% à 13 % du PIB en 20 ans.Lutte au déficit oblige, les charges de programmes des provinces ont également baissé en proportion du PIB, mais beaucoup moins : de 18 % à 16 %.Les gouvernements provinciaux dépensent donc plus pour leurs programmes que le fédéral pour les siens ; > depuis la fin des compressions fédérales, les dépenses de programmes d'Ottawa ont crû de 48%; mais celles des provinces ont augmenté encore plus vite, 55 %.Les dépenses du fédéral qui ont augmenté le plus sont.les transferts aux provinces (+99 %).Toutes ces données indiquent que le point d'équilibre entre les deux niveaux de gouvernement ne s'est pas substantiellement déplacé au cours des 20 dernières années, si ce n'est en faveur des provinces.Nul doute que le gouvernement fédéral, parce qu'il veut être pertinent, parce qu'il veut mousser l'appartenance canadienne de ses citoyens, cherche à se faire voir dans les domaines qui ne relèvent pas de lui.Cependant, il y a beaucoup d'esbroufe dans ces manoeuvres ; en définitive, les provinces en font à leur tête.Elles y parviennent parce que, malgré le succès du gouvernement fédéral dans la promotion du nationalisme canadien, elles conservent un poids politique considérable.Ne serait-ce que parce que c'est 10 contre 1! Même le gouvernement Chrétien n'a pu résister aux assauts répétés des provinces dans le domaine du financement de la santé.En outre, plus présents sur le terrain, les politiciens provinciaux savent jouer mieux que quiconque des loyautés locales.Sur ce point, Louis- Auguste Olivier a eu raison : « Si un gouvernement provincial agissait dans l'intérêt d'une province et se trouvait arrêté dans son action par le gouvernement fédéral, le peuple prendrait fait et cause pour son gouvernement provincial.» Et c'est pour cette raison que, contrairement à ce que prédisait l'avocat de Berthier, les provinces n'ont pas du tout été « écrasées » par le fédéral.Au contraire, elles sont plus puissantes que jamais.serge.chapleau@lapresse.ca DROITS RÉSERVÉS Lepoint d'équilibre entre les deux niveaux de gouvernement ne s'est pas déplacédepuis 20 ans.Le jupon qui dérape M.Harper ferait bien de regarder ce que font les conservateurs britanniques dont le nouveau chef, David Cameron, a averti son parti qu'il devait être «du côté de la prochaine génération» MICHEL C.AUGER LE SOLEIL Il fallait s'attendre à ce que le jupon dépasse de temps en temps.Il était bien évident qu'avec un gouvernement conservateur, celui- ci poserait quelques gestes destinés à contenter cette partie de sa base formée de conservateurs sociaux.Mais, ces jours-ci, on dirait que le jupon ne fait plus que dépasser.Il dérape carrément.Steven Harper avait travaillé très fort, après son élection comme chef du Parti conservateur, pour établir qu'il dirigeait un parti centriste plutôt qu'un gouvernement de droite, un peu à l'image du gouvernement qu'avait dirigé Brian Mulroney.Cela était essentiel pour convaincre les anciens « bleus » du Québec et de l'Ontario qu'il ne s'agissait plus du Parti réformiste et qu'ils pouvaient donc rentrer au bercail.C'est ainsi qu'au dernier congrès du Parti conservateur, à Montréal en mars 2005, on avait fait adopter une résolution spécifiant qu'il n'était pas question de revenir sur la question de l'avortement ou sur le bilinguisme officiel.On voulait vraiment donner l'image que les dinosaures ne dirigeraient pas un éventuel gouvernement conservateur.Or, depuis quelques semaines, c'est précisément l'impression qui se dégage d'Ottawa.Et ce qui est le pire, ce n'est pas les grandes orientations de l'État qui sont en train de faire mal à l'image du gouvernement, ce sont de petits dossiers qui prennent valeur de symbole.Prenez la subvention au Festival « Black and Blue » de Montréal.Bien sûr, cette activité destinée à la communauté gaie n'a pas un caractère familial.Autant les autorités municipales de Montréal que provinciales du Québec ont choisi d'y voir une source de retombées économiques plutôt qu'un combat idéologique.Piège à ours Le ministre Jean-Pierre Blackburn a même réussi à tomber dans le piège à ours que lui avait préparé le Bloc québécois, en pleine période des questions aux Communes.Le ministre a soutenu qu'il avait coupé les subventions parce que le festival était désormais une activité bien établie, alors qu'il continue pourtant d'apporter son aide au Festival de jazz et au Festival Juste pour rire, pourtant bien plus établis que lui.Cela arrive dans le contexte d'un éventuel projet de loi sur la « protection des droits religieux », pour permettre aux officiers civils de ne pas célébrer un mariage entre personnes de même sexe, si cela est contraire à leurs principes religieux.Les Églises sont déjà exemptées de cette obligation.Puisque le gouvernement n'a pas les votes pour gagner un vote libre sur la reconsidération des mariages gais, il se trouverait à le faire en partie et indirectement, mais en créant le dangereux précédent de permettre à des officiers civils de ne pas respecter la Charte des droits quand cela fait leur affaire.La semaine dernière, sous le couvert de compressions budgétaires, le gouvernement conservateur a coupé les vivres à toutes sortes d'organismes qui lui ont toujours déplu idéologiquement.Cela va du programme de contestations judiciaires à ceux touchant la condition féminine.Rona Ambrose Cette semaine, c'est la ministre de l'Environnement, Rona Ambrose, qui se retrouve dans l'embarras à cause des propos d'extrême droite de son chef de cabinet, de ses propres déclarations sur le Québec et de son incapacité de présenter un Plan vert digne de ce nom.Pendant un temps, il était encore acceptable que le gouvernement Harper explique combien l'ancien gouvernement parlait beaucoup du protocole de Kyoto mais n'agissait pas et que, loin de diminuer ses émissions de gaz à effet de serre, le Canada les avait vu augmenter.Mais, maintenant, il est temps pour les conservateurs de dire ce qu'ils entendent faire.Mais tant qu'on ne sera pas capable d'avoir une déclaration claire du gouvernement à l'effet qu'il accepte les preuves scientifiques à propos du réchauffement de la planète, il est difficile de croire qu'on aura un véritable Plan vert.Autant sur l'environnement que sur le conservatisme social, le gouvernement conservateur donne l'impression d'avoir des intentions cachées.Au lieu d'occuper le centre et d'agir en rassembleur, il semble vouloir se camper franchement à droite.Pas étonnant que les partis d'opposition se préparent à le défaire sur le prochain budget et à obliger la tenue d'élections dès le printemps prochain.M.Harper ferait bien de regarder ce que font les conservateurs britanniques, qui viennent justement de terminer leur congrès annuel.Leur nouveau chef, David Cameron, a averti son parti qu'il devait être « du côté de la prochaine génération ».Dans son discours de clôture du congrès, il a indiqué qu'il n'est pas question de revenir en arrière sur des questions comme le mariage gai et qu'il fallait que son parti devienne les champions de l'environnement.Les conservateurs britanniques ne rejettent pas le protocole de Kyoto, ils veulent même rencontrer leurs cibles encore plus rapidement.Et, au cas où cela aurait échappé à M.Harper, David Cameron et ses conservateurs surfent actuellement en tête des sondages et sont largement favoris pour gagner les prochaines élections.QU'EN PENSEZ-VOUS ?forum@lapresse.ca Des filles et des jeux nathalie.collard@lapresse.ca NATHALIE COLLARD On n'attire pas les mouches avec du vinaigre.Dans une publicité destinée aux jeunes hommes professionnels de la côte Est (et mise au jour par un journaliste de Radio-Canada), le casino de Montréal n'a pas fait dans la dentelle en leur faisant miroiter un endroit où des jeunes femmes sexy allaient mettre du piquant dans leur partie de poker ou de black jack.Tout le monde n'a pas tardé à réagir selon un scénario prévu d'avance : le Conseil du statut de la femme a dénoncé, avec raison, cette publicité sexiste.La ministre de la Condition féminine a déploré, avec raison, le manque de jugement de la société d'État.De son côté, Loto-Québec, vaguement honteuse, a retiré la publicité et fermé le site Internet tout aussi racoleur qui l'accompagnait.Maintenant que l'émoi s'estompe tranquillement, posons- nous la question : est-ce vraiment surprenant qu'un casino joue la carte de la séduction féminine pour attirer les joueurs ?Soyons honnêtes : que se passe-t-il derrière les portes d'une maison de jeu ?Les casinos ne sont pas des centres de la petite enfance, ce sont des endroits où on mise beaucoup d'argent, où l'alcool peut couler à flots et où des filles \u2014 consentantes, majeures et vaccinées \u2014 encouragent parfois des hommes à miser gros, espérant peut-être bénéficier de leurs largesses à la fin d'une soirée chanceuse.Non, ce n'est pas toujours beau.Mais c'est une réalité.Et la réalité n'est pas toujours belle à voir.L'erreur de Loto-Québec aura été de la montrer aussi candidement.PHOTO FRED CHARTRAND, PC Stephen Harper CYBERPRESSE.CA Une absence inexcusable Pendant que le Québec est quasi absent de la Chine, ce pays deviendra d'ici peu le premier concurrent du Canada sur le marché des États-Unis.Telle est l'analyse que fait aujourd'hui Loïc Tassé, politologue et spécialiste de la Chine, dans un texte exclusif publié sur Cyberpresse.ca/ opinions.Lisez tous les jours nos cyberéditos. FORUM «Àsoir», on vend notre salade Boul.Robert-Bourassa Le temps est venu d'accorder à l'ancien premier ministre la place qui lui revient à Montréal ALAIN DUBUC COLLABORATION SPÉCIALE Une tragédie comme l'effondrement du viaduc de la Concorde, à Laval, provoque d'abord un élan de solidarité.Mais ce moment de grâce ne dure pas longtemps.La rapidité avec laquelle les groupes d'intérêts se sont précipités pour récupérer le drame, pour l'interpréter en fonction de leur propre grille et profiter de l'émoi et du doute pour faire avancer leur propre cause a été proprement stupéfiante.Comme des mouettes qui se précipitent sur un casseau de patates frites abandonné près d'un Mc Do.Cela a commencé par les politiciens.Le gouvernement libéral était bien sûr dans une situation difficile.Quelles que soient les causes du drame, c'est le gouvernement qui est le responsable ultime et qui en paie le prix politique.Il doit agir, pour la sécurité, pour rassurer, en sachant que s'il ne fait rien, on lui reprochera son inaction, et s'il fait quelque chose, on l'accusera de vouloir faire de la récupération.Mais les libéraux sont entrés sur le terrain de la partisanerie quand ils se sont mis à sortir des chiffres pour montrer qu'ils avaient plus dépensé que leurs prédécesseurs.Une guerre de chiffres qui n'avait rien à voir avec le drame, puisque ces dépenses ne l'ont pas empêché, et puisque les causes de l'accident remontent à loin dans le temps.L'opposition n'a pas fait preuve de la retenue essentielle en telle circonstance.La charge contre le choix de Pierre Marc Johnson pour présider l'enquête était indécente.Peut-on sérieusement affirmer que le fait d'avoir fait de la politique, il y a vingt ans, prive un homme du recul et de la probité nécessaires.À la rigueur, venant du chef de l'ADQ, Mario Dumont, cette critique pouvait être vue comme une façon de dénoncer les partis traditionnels, mais venant du chef péquiste André Boisclair, elle pouvait difficilement s'expliquer autrement que par le calcul politique.Mais les politiciens ne sont pas les seuls.Le CAA-Québec, qui est souvent intervenu pour dénoncer l'état des routes du Québec, a profité de l'occasion pour remettre sur le tapis sa thèse voulant que les automobilistes paient plus en taxes, droits et permis que ce que les gouvernements remettent dans le réseau routier.Le CAA, dans ce dossier, est un lobby qui défend les automobilistes.Et sa thèse, qui a pu sembler attrayante dans le débat sur le sous-financement routier, repose sur un principe indéfendable voulant que les taxes doivent retourner en dépenses d'où elles viennent.Avec une telle logique, les réseaux de la santé, de l'éducation et de l'aide sociale s'effondreraient.Et que dire du président de l'Association des ingénieurs du gouvernement du Québec qui a déploré le fait que trop d'argent aille aux nouveaux ouvrages plutôt qu'à la réparation ?N'y avait-il pas une défense des intérêts de ses membres, entre autres parce que les nouveaux ouvrages sont confiés à des concepteurs privés tandis que l'entretien relève du ministère des Transports ?Les partisans du transport en commun s'en sont eux aussi donnés à coeur joie, dont le maire de Montréal, Gérald Tremblay.Il est vrai qu'il faut développer beaucoup plus le transport en commun.Mais quel est le rapport avec le drame ?Est-ce qu'il a été provoqué par le trop grand nombre d'automobiles?Non.Est-ce que le transport en commun aurait permis de l'éviter ?Non plus.Imaginons une seconde que ce soit un autobus qui ait été écrasé par les blocs de béton.L'importance du transport en commun ne nous libère pas de l'obligation de maintenir des infrastructures de qualité.Dans ce cas, le drame a servi de prétexte pour faire jouer la cassette.C'est à la même tentation que n'ont pas résisté les lobbies qui s'opposent au prolongement de l'autoroute 30 et au pont de l'autoroute 25.Essayez de trouver un lien logique et rationnel entre ces dossiers et l'accident.Le seul, c'est que ces nouveaux travaux réduisent les fonds disponibles pour la restauration du réseau.Mais ceux qui sont intervenus n'étaient absolument pas intéressés dans la réparation de nos ponts et de nos chaussées.Ils profitaient de l'occasion pour dénoncer l'étalement urbain ou la destruction de terres agricoles.De la même façon, le lobby de l'acier a dénoncé le béton.Les ennemis des camions se sont eux aussi mis de la partie, jusqu'à ce qu'on découvre que les poids lourds ne passent ni sur le viaduc de la Concorde ni sur l'autoroute 19.En fait, il n'y a qu'un angle qui n'a pas été exploré, et c'est l'effet qu'a pu avoir la loi 101 sur l'état de notre réseau routier, parce que notre collègue Jan Wong n'était pas sur les lieux.COURRIEL Pour joindre Alain Dubuc adubuc@lapresse.ca JEAN MASSON Avocat chez Fasken Martineau, l'auteur estmembredu Comité commémoratif du10e anniversaire dudécès de Robert Bourassa.Ilaparticipéàtoutes les campagnes électorales de monsieur Bourassaetadirigé ses tournées à compter de 1983.À l'occasion du 10e anniversaire du décès de Robert Bourassa, des articles ont été publiés dans différents quotidiens quant à l'opportunité de désigner, à Montréal, dans la capitale et ailleurs au Québec, des lieux portant le nom de Robert Bourassa.En général, l'opinion publique a fort bien accueilli cette possibilité, seules quelques personnes partisanes, étroites d'esprit et peu représentatives ayant exprimé leur opposition quant à la pertinence d'honorer la mémoire de l'ancien premier ministre du Québec.Le temps est maintenant venu d'accorder à Robert Bourassa la place à laquelle il a droit dans la toponymie du Québec en général, et plus particulièrement dans celle de Montréal, car il a été et demeure le seul Montréalais élu premier ministre par l'ensemble des Québécois À l'instar d'autres personnages historiques, tels Jacques Cartier, Champlain, Maisonneuve, Jeanne-Mance et Dollarddes- Ormeaux, les anciens premiers ministres du Québec occupent, à juste titre, une place importante dans le patrimoine toponymique du Québec.Pensons au pont Mercier désigné en l'honneur d'Honoré Mercier ici à Montréal, au pont Maurice-Duplessis à Trois Rivières, à l'autoroute Jean-Lesage, au barrage Daniel- Johnson à la Manicouagan, ainsi qu'aux boulevards René-Lévesque à Montréal, à Québec et ailleurs dans la province.Les anciens premiers ministres du Québec, Honoré Mercier, Maurice Duplessis, Daniel Johnson père, de même que Jean- Jacques Bertrand, comptent en moyenne 16 noms de lieu attribués à leur nom, et ce, sans compter les circonscriptions électorales qui évoquent leur mémoire.René Lévesque détient le record avec un total de 28 désignations commémoratives.Dix ans après sa mort, notre ami Robert Bourassa est loin derrière, avec seulement quatre désignations, si l'on considère l'ensemble des ouvrages de LG-2 comme un seul lieu.Dès lors, on peut comprendre facilement les raisons qui incitent le Comité de commémoration du 10e anniversaire du décès de Robert Bourassa à déployer autant d'efforts auprès des autorités provinciales et municipales concernées, afin qu'un nombre significatif de lieux soient désignés afin de commémorer la mémoire de Robert Bourassa, et ce, sans nécessairement chercher à concurrencer René Lévesque.À cet égard, la ville de Québec vient de donner l'exemple en annonçant, par la voie de sa mairesse, Mme Andrée Boucher, que l'autoroute Du Vallon portera sous peu le nom d'autoroute Robert-Bourassa.De leur côté, les villes de Montréal et de Laval examinent cette question.Élu député en 1966, Robert Bourassa a été élu à quatre reprises premier ministre du Québec, soit en 1970, 1973, 1985 et 1989.Il a gouverné pendant plus de 14 ans et sept mois, ce qui le situe, dans l'histoire du Québec, au deuxième rang en terme de longévité, immédiatement après Maurice Duplessis.(.) Ayant gouverné le Québec pendant une aussi longue période, Robert Bourassa a connu plusieurs réussites et subi certains échecs.Ses réussites ne se limitent pas au développement hydroélectrique de la baie James.En effet, l'héritage de Robert Bourassa à titre de premier ministre du Québec se déploie sur trois axes : le progrès économique, le progrès social et la stabilité politique.Il est riche en réalisations qui se caractérisent par leur pérennité.(.) Robert Bourassa, le Montréalais Robert Bourassa est né à Montréal le 14 juillet 1933, dans la paroisse Saint-Pierre- Claver, dans le Plateau-Mont-Royal.Plus précisément, il est né et a grandi au 4840, rue Parthenais, tout près du boulevard Saint-Joseph.Il a fait ses études primaires et secondaires à l'école Saint-Pierre- Claver, ce dont il était très fier.Plus tard, lorsqu'il a quitté le foyer familial, il a emménagé dans un appartement situé sur la rue Saint-Denis, un peu au nord du boulevard St-Joseph.Fier de ses racines montréalaises qui plongent dans l'est de la ville, Robert Bourassa a choisi, en 1966, de se présenter comme candidat dans la circonscription de Mercier qu'il a représentée jusqu'à sa défaite électorale de 1976.Hormis une tentative malheureuse dans la circonscription de Bertrand, sur la Rive-Sud de Montréal, Robert Bourassa a toujours représenté une circonscription montréalaise, Mercier d'abord, Saint-Laurent ensuite.Assez curieusement, Montréal, la plus importante ville du Québec, n'a réussi à faire élire qu'un seul premier ministre qui y soit né et qui ait représenté une circonscription montréalaise.Avec Pierre Marc Johnson, Robert Bourassa est en effet le seul premier ministre du Québec, depuis le début de la Confédération, en 1867, à être né à Montréal et à avoir représenté une circonscription montréalaise pendant pratiquement la totalité de sa vie politique.À ce seul titre, Robert Bourassa mérite que la ville qui l'a vu naître, où il a vécu et qu'il a dignement représentée à l'Assemblée nationale, lui accorde une reconnaissance à tout le moins équivalente à celle des autres premiers ministres du Québec.À l'évidence, Robert Bourassa mérite une place dans la toponymie du Québec et, à plus forte raison, dans celle de la ville de Montréal.Le temps est venu d'agir, ne serait- ce que pour éviter de laisser planer le moindre doute sur la gratitude qu'appelle une contribution aussi colossale, méritoire et exemplaire que celle qui fut la sienne et que, manifestement, la grande majorité des Québécois apprécient hautement.PHOTO ARCHIVES LA PRESSE Robert Bourassa Assez curieusement, Montréal, la plus importante ville du Québec, n'a réussi à faire élire qu'un seul premier ministre qui y soit né et qui ait représenté une circonscription montréalaise.Pas dansma cour! CHR I STIAN GAGNON L'auteur est un Montréalais.Ces jours-ci, on nous prépare doucement à apprendre qu'une artère importante de Montréal sera prochainement rebaptisée du nom de Robert-Bourassa.Et comme d'habitude lorsqu'un politicien se voit ainsi honoré, une partie de la population grincera des dents.La question nationale polarisant encore et toujours les Québécois en deux camps bien tranchés, s'il s'agit d'immortaliser un ténor fédéraliste, la moitié souverainiste de la population aura pour réflexe spontané de se dire : « D'accord puisqu'il le faut, en autant que c'est loin de chez moi.» Et vice-versa s'il s'agit d'un leader souverainiste.Après tout, Westmount n'a-t-elle pas refusé que le boulevard René-Lévesque se prolonge sur son territoire ?Et puisque dans le cas de Robert Bourassa, on nous prévient d'une certaine préférence pour le boulevard Saint-Joseph, en plein coeur de son Plateau Mont-Royal d'origine, une question se pose d'emblée.Les principaux concernés, habitant l'arrondissement visé, feront-ils bon accueil à ce changement ?Constitution S'il est un personnage ayant joué un grand rôle dans notre longue déconfiture constitutionnelle des années 1970 à 1995, c'est bien Robert Bourassa.C'est lui qui a sollicité la Loi des mesures de guerres, en 1970, et c'est l'une des plus célèbres victimes de cette suspension des libertés civiles, Gérald Godin, que les gens du Plateau ont élu en 1976 pour sanctionner celui qu'on désignait alors comme « l'homme le plus détesté du Québec ».C'est encore lui qui, à la suite de l'échec dramatique de Meech, avait le pouvoir historique de briser l'aliénant statu quo qui nous afflige collectivement depuis des lunes.Il a préféré manoeuvrer patiemment pour que s'estompent les appuis sans précédent en faveur de la souveraineté du Québec, une option soutenue par les électeurs de la circonscription de Mercier à 48 %, en 1980, et à 63 %, en 1995.Le fédéralisme bourassien à la sauce Charlottetown, « renouvelé » comme il ne le sera jamais plus, n'avait recueilli que 37% en 1992, dans cette circonscription péquiste depuis 30 ans, mis à part l'interlude Rochefort.Qu'ont donc en commun Robert Bourassa et les usagers passés et présents du boulevard Saint-Joseph ?D'avoir été méprisés par celui qui a donné son nom à leur aéroport?Si l'option boulevard Saint-Joseph est retenue, on notera sûrement que les boulevards Robert-Bourassa et René-Lévesque ne se croisent nulle part.C'est tout dire.PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE Christian Gagnon VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?forum@lapresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT (514) 285-6911 ou 1 800 361-7453 cyberpresse.ca/abonnement DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 commentaires@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca PETITES ANNONCES (514) 987-8363 ou 1 866 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca PUBLICITÉ (514) 285-6931 POUR NOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 VOTRE VIE VOUS ATTEND MC Marque de commerce © 2006 Le Comité d'organisation des Jeux olympiques et paralympiques d'hiver de 2010 à Vancouver.Tous droits réservés.Il faudra réunir une équipe de 30 000 personnes pour réaliser les prochains Jeux d'hiver de 2010 à Vancouver Et nous sommes fiers d'en être le fournisseur officiel exclusif de services de recrutement en ligne.Les meilleurs au monde se rassembleront à Vancouver en 2010, et nous nous assurerons que les meilleurs au pays y soient aussi.Pour en savoir davantage, visitez workopolis.com.3432316A "]
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