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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2006-10-29, Collections de BAnQ.

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[" PIERRE LAPOINTE ENCORE DES VAGUES SUR LES ONDES RADAR PAGES 2 ET 3 LA SUPERGRILLE RADAR PAGE 10 Pierre Lapointe John Irving JOHN IRVING PLUS GRAND QUE NATURE LECTURES PAGE 11 TECHNAUTE PLACEÀ LARELÈVE RADAR PAGE 16 RADAR PAGES 8 ET 9 De gauche à droite : le capitaine Serge Bienvenu, le lieutenant Michel Dubé, Steve Brisebois, Louis Dufort, Jimmy Dufour, Thomas Hopkins et Olivier-Rostand Lussier.LE FEU SACRÉ DES POMPIERS UN REPORTAGE À LIRE EN PAGES A2 ET A3 PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE© 76 POSTE Montréal dimanche 29octobre 2006 Le plus grand quotidien français d'Amérique 75¢ taxes en sus - Édition provinciale 85¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées LE PQ VEUT NATIONALISER L'ÉNERGIE ÉOLIENNE 123e année no 10 70pages 6 cahiers DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 Le projet d'étatiser l'énergie éolienne a provoqué hier des étincelles au conseil national du Parti québécois.Les militants devront trancher aujourd'hui le sort d'une résolution votée hier, qui préconise que tout ce secteur soit nationalisé et placé sous la responsabilité d'Hydro-Québec.De la même manière, les 500 militants réunis pour parler de réchauffement planétaire et d'énergie renouvelable ont décidé hier de dire non au projet de pont pour le prolongement de l'autoroute 25.Porté au pouvoir, le PQ dira qu'il « est essentiel de mettre fin sans délai au prolongement de l'autoroute 25 », affirme la résolution, qui sera entérinée en plénière ce matin.>Voir PQ en page A11 Le Canadien perd en fusillade contre les Leafs JEUNES CONTREVENANTS La prison pour les jeunes de 12 ans?PRESSE CANADIENNE WINNIPEG \u2014 Selon le ministre de la Justice, Vic Toews, l'emprisonnement de criminels d'âge mineur est le seul moyen d'éradiquer la vague de violence juvénile, d'augmenter la sécurité publique et de restaurer la confiance du public envers le système judiciaire.« Les jeunes doivent comprendre que, lorsqu'ils commettent des crimes violents contre d'autres personnes, ils doivent être tenus entièrement responsables de leurs actes », a déclaré M.Toews.>Voir PRISON en page A18 Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE « Pourquoi faut-il que la seule journée de 25 heures tombe un dimanche ?» \u2014Lucien Bouchard Venez voir mon blogue ! cyberpresse.ca/laporte PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE Dominé durant la majeure partie de la rencontre, le Canadien s'est réveillé en troisième période pour créer l'égalité avant de perdre 5 à 4 aux tirs de barrage face aux Maple Leafs de Toronto, hier soir, au Centre Bell.En fusillade, Kyle Wellwood (notre photo) a tranché le débat au septième tour.À lire dans le cahier des Sports, pages 1 à 3.Météo Nuageux avec faible pluie, maximum 6, minimum 1, plus de détails en page SPORTS 9 DIM 6 21924 12352 3 SOMMAIRE Astrologie du jour ACTUEL 10 Amusez-vous! ACTUEL 7 Décès ACTUEL 10 Forum A 15 à 17 Horaire télévision RADAR 4 Loteries A 13 Monde A 14 Personnalité AFFAIRES 8 Planète animale ACTUEL 12 P.annonces ACTUEL 8 et 10 Le sexe avant laterreur RICHARD HÉTU COLLABORATION SPÉCIALE NEW YORK D'ici le 7 novembre, date des élections de mimandat, les républicains reviendront peut-être sur le thème du terrorisme, qui leur a permis de triompher en 2002 et en 2004.En attendant, ils embrassent avec passion le thème du sexe.À New York, au Tennessee et en Virginie, entre autres États, les candidats du Grand Old Party s'unissent pour frapper leurs adversaires en bas de la ceinture.Leur campagne fait fi de la guerre en Irak, un sujet que les candidats démocrates ont retourné contre eux avec succès jusqu'ici.Dans le dernier épisode érotique, le sénateur républicain de Virginie, George Allen, a accusé son adversaire démocrate, Jim Webb, d'avoir écrit des scènes de sexe dans ses romans ! >Voir HÉTU en page A18 - 8,1 mégapixels - Zoom optique 3.5x - Écran ACL 2,5\u201d 29999$ NIKON COOLPIX P4 - 6 mégapixels - Autofocus sur 5 zones - Flash intégré i-TTL BEAUBIEN Valide jusqu'au 74999$ 12 novembre 2006 - 7,2 mégapixels - Zoom optique 5x VR - Écran ACL 2,5\u201d 36999$ NIKON COOLPIX L5 Ensemble D50 Incluant un objectif 18-55 mm et un sac de transport 3373317A AUJOURD'HUI, NOUSREVENONS À L'HEURE NORMALE.N'OUBLIEZ PAS DE RECULER VOSMONTRES ET HORLOGES D'UNE HEURE. PIAGET POLO www.piaget.com © 2005 PIAGET 3401560A CAPITAINE SERGE BIENVENU LIEUTENANT MICHELDUBÉ LIEUTENANT INTÈRIMAIRE LOUISDUFORT POSTE 76 ENTRE L'ATTENTE ET L'ACTION UN REPORTAGE DE SÉBASTIEN RODRIGUE ET DE MARTIN TREMBLAY LE FEU SACRÉ LES POMPIERS ATTENDENT TOUS UN GROS INCENDIE.L'ATTENTE EST PARFOIS LONGUE AVANT LA DÉCHARGE D'ADRÉNALINE TANT RECHERCHÉE.ENTRE-TEMPS, ILS RÉCURENT LE POSTE, INSPECTENT DES BÂTIMENTS ET RÉPONDENT À DE FAUSSES ALARMES.LES POMPIERS SONT AUSSI PREMIERS RÉPONDANTS À PLUSIEURS ENDROITS DANS L'ÎLE ET BIENTÔT DANS TOUTE LA VILLE DEMONTRÉAL.LE JOURNALISTE SÉBASTIEN RODRIGUE ET LE PHOTOGRAPHE MARTIN TREMBLAY ONT VÉCU AVEC UNE DE CES ÉQUIPES DURANT TROIS JOURS.Le moteur du camion autopompe du poste 76, à Westmount, a rugi hors du garage en même temps que Jimmy Dufour.Le jeune pompier a crié «yahou!» en entendant la répartitrice du Service d'incendie de la Ville de Montréal cracher des bribes d'information sur les ondes radio.«Fumée apparente au deuxième étage», lui lance son partenaire Olivier Lussier.«Mets ta cagoule, le gros : ça va chauffer », lui réplique Jimmy.Le camion, conduit par Tom Hopkins, se dirige à tombeau ouvert en direction de Pointe- Saint-Charles.Le mastodonte ralentit un peu aux feux rouges et fait hurler sa sirène.À l'avant, le capitaine Serge Bienvenu jette des coups d'oeil à l'ordinateur de bord indiquant le trajet.Derrière, dans la cabine secondaire, les deux pompiers à l'air juvénile sourient à pleines dents.Après plusieurs appels non fondés, ils vont enfin combattre un incendie.Les deux pompiers installent leur cylindre d'oxygène sur leur dos et écoutent les ondes radio avec fébrilité.Le trajet de Westmount à Pointe-Saint-Charles est long.L'autopompe est désignée pour faire la protection des appartements.L'euphorie cède la place à la déception.Au lieu de partir avec leurs haches et leurs boyaux, les pompiers vont étendre des bâches pour protéger les meubles de l'eau.Le feu de cuisson est même maîtrisé avant qu'ils entrent.Les quatre pompiers basés à quelques pas de l'hôtel de ville de Westmount devront se contenter d'une viréeéclair dans Pointe-Saint-Charles.Découragement Pendant le chemin du retour, des incendies éclatent au centre-ville et dans Ahunstic-Cartierville.Le moral est au plus bas au poste 76.Auprès de la radio installée dans la cuisine, toute l'équipe écoute un collègue essoufflé décrire la situation sur les ondes.Les pompiers af fectés au camion-échelle y sont aussi.Il y a le lieutenant Michel Dubé et les pompiers Steve Brisebois et Louis Dufort.«C'est trop loin pour qu'on y aille», conclut Brisebois.Les pompiers envient leurs collègues.«C'est plate, on sait que des gars sont au feu, pis nous autres on s'en va dîner », laisse tomber Olivier Lussier.Les pompiers de l'équipe 2 de Westmount en sont à leur deuxième journée d'une période de 86 heures de travail en six jours, du vendredi au jeudi.La première journée a été calme avec deux fausses alarmes et une seule sortie comme premiers répondants.Le samedi matin, appelés pour une voiture en feu, ils n'ont trouvé que de la fumée dégagée à la suite d'un traitement antirouille.La fin de semaine est si tranquille que le cuisinier du groupe, Olivier, concocte une sauce à spaghettis.Steve Brisebois prendra même le temps de brosser l'échelle du camion pour décoller la suie.Le groupe 2 s'attable pour manger de la salade césar.Les pompiers mastiquent, la tête basse.Un rare moment de silence s'installe dans le groupe.Les hommes retrouvent leur entrain en se remémorant des anecdotes sur des incendies.Le feu les nargue, mais il alimente leurs fantasmes.Sur un grand tableau dans le corridor, les pompiers des quatre équipes notent les adresses de leurs incendies.L'équipe 2 en a combattu 19 en 2006.Ses membres sont fiers de dire qu'ils sont les meneurs.Ils aimeraient bien ajouter une autre adresse cette semaine.«Ce n'est pas qu'on est contents de la misère du monde, mais on est contents d'être dans l'action», explique le pompier Lussier.«C'est un kick de se retrouver dans le brouillard causé par la fumée», renchérit le capitaine Bienvenu.Tricotés serré Les pompiers se comparent souvent à une famille.Ils sont même en symbiose.Dans l'équipe 2, les gars restent rarement seuls.Ils s'agglutinent autour du pompier Lussier pendant qu'il cuisine.Ils font la vaisselle ensemble.Jimmy Dufour planifie des vacances avec le lieutenant Dubé et il tente de convaincre ses confrères de passer leur vacances avec eux à Rio de Janeiro.Leurs vies privée et professionnelle s'entremêlent.Ils se taquinent aussi tout le temps.Le pompier Brisebois s'est d'ailleurs amusé à allumer les lacets du lieutenant pendant qu'il ronflait.Un tour classique.Plusieurs cabotinent avec toutes sortes d'imitations, un peu comme des adolescents qui ont trop de temps libre.Le jugement n'a toutefois pas sa place entre eux.Ils vont rire d'une mèche sur le front dégarni de leur capitaine, mais ils ne se ridiculisent jamais.«Quand je ne les ai pas vus pendant sept jours, j'ai hâte de revenir », confie plus tard Olivier.Faute de voir de l'action, les gars de l'équipe 2 comptent profiter de leur samedi soir.Ils passent alors une dernière soirée à l'extérieur du poste avant le jeudi suivant.Autant les vétérans que les plus jeunes veulent profiter de cette soirée et de cette nuit auprès de leurs amis, de leurs familles et de leurs copines.C'est ce qu'ils appellent entre eux le «samedi soir du pompier ».Dimanche en dents de scie Le dimanche, les pompiers travaillent pendant 24h.Selon la tradition, c'est quartier libre.Ils ne répondent qu'aux appels.Dans la salle à manger, Louis Dufort et le lieutenant Dubé prennent leur premier café peu après 7h.Un Les pompiers apprécient le côté humain du travail de premiers répondants, mais préfèrent de loin éteindre des incendies, confient-ils.PHOTOS MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE © POMPIER STEVEBRISEBOIS POMPIER JIMMYDUFOUR POMPIER THOMASHOPKINS POMPIER OLIVIER-ROSTANDLUSSIER POSTE 76 ENTRE L'ATTENTE ET L'ACTION PHOTOS MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE © film porno joue à la télé du salon.Une actrice feignant un orgasme se fait entendre en sourdine.Dans la douche commune, le pompier Steve Brisebois rigole et chante à tue-tête Ça fait rire les oiseaux, de la Compagnie créole.Jimmy Dufour se savonne aussi et le capitaine Bienvenu se rase.Olivier vient tout juste de finir sa toilette et de se verser un café quand la cloche sonne.Il s'agit d'une autre fausse alarme.C'est le début d'une longue journée aux allures de traversée du désert.Sur le chemin du retour, Jimmy montre à Olivier sa visière neuve.Le casque jaune du pompier est marqué par des gouttes de goudron et des égratignures.Les pompiers accordent de l'importance à l'usure de leur équipement.Un bunker suit et un casque usés démontrent l'expérience du feu.Il faudra toutefois attendre jusqu'à minuit pour mettre l'habit à l'épreuve.Premiers répondants Dimanche après-midi, Olivier Lussier fait visiter le poste à sa petite amie et à des membres de sa famille.La cloche sonne au moment de se dire au revoir.Le pompier détale sans même embrasser sa petite amie.L'autopompe se dirige vers une épicerie de la rue Victoria.Les pompiers y vont comme premiers répondants.Sur place, un jeune emballeur est assis sur un banc près de la sortie, les yeux mi-clos et les jambes tremblantes.Les pompiers questionnent le jeune homme en prenant ses signes vitaux et en lui donnant de l'oxygène.«Est-ce que tu as vomi ?As-tu froid?As-tu bien mangé?As-tu fait des abus, hier ?» lui demandent-ils.L'intervention se déroule devant une foule de clients qui terminent leurs courses.Les ambulanciers arrivent sur les entrefaites, environ deux minutes après les pompiers.Ces derniers transmettent quelques renseignements aux ambulanciers, qui prennent le relais.Derrière, une gérante demande aux secouristes de libérer les lieux au plus vite pour faciliter la vie de ses clients.Les ambulanciers et les pompiers prennent quand même leur temps et évacuent le jeune homme vers l'hôpital.«S'il avait eu un malaise cardiaque, on aurait été là», observe Olivier Lussier.Les pompiers apprécient leur travail de premiers répondants.«C'est le côté le plus humain du travail.Le plus souvent, on est en contact avec des biens.Comme premiers répondants, on est devant des personnes », explique le pompier Lussier.Mais les pompiers préfèrent de loin éteindre des incendies, confient-ils.L'équipe 2 est d'ailleurs bien contente lorsque l'alarme sonne, le dimanche soir vers 23h.Un petit incendie s'est déclaré dans un immeuble de la rue Lincoln.Une épaisse fumée s'est répandue à la suite de l'utilisation d'un extincteur par un résidant.Les pompiers arpentent l'immeuble enfumé sans leur masque à oxygène.Plusieurs ont les yeux rougis et les joues pleines de larmes.Aucun d'entre eux ne veut être le premier à «endosser », c'est-à-dire enfiler son masque.Un question d'« orgueil » entre eux.Les pompiers de plusieurs postes arriveront à ventiler le bâtiment en moins d'une heure.Les résidants sortis en pyjama dans la rue pourront dormir dans leur lit.Grâce à la courte intervention, les pompiers du poste 76 auront eu quelques sensations fortes avant de dormir quelques heures et de patienter jusqu'au prochain incendie.Les pompiers de Montréal répondront à environ 60 000 appels supplémentaires avec l'implantation d'un service de premiers répondants à Montréal.D'ici trois ans, les pompiers des 66 postes interviendront auprès des personnes dont la vie est en danger.Le service de premiers répondants est déjà en place sur le territoire de huit postes desservant des villes de banlieues et l'arrondissement d'Outremont.Le Service des incendies de la Ville de Montréal compte l'étendre en plusieurs vagues.Des négociations sont en cours avec le syndicat et Urgences Santé pour planifier la mise en place.Les premiers répondants pourraient donc se multiplier dès la fin 2006.En devenant premiers répondants, les pompiers répondront aux appels de priorité 1 en même temps que les ambulanciers.«Dans la plupart des cas, les pompiers vont arriver avant parce que les postes sont répartis de façon stratégique sur le territoire», explique Richard Liebmann, chef de division du service de premiers répondants au Service de sécurité incendie de Montréal.Le SSIM doit maintenant former ses pompiers et modifier ses camions pour assurer ce nouveau service.Selon M.Liebmann, les chances de réanimer une personne diminuent de 7 à 10% à chaque minute perdue.L'arrivée de pompiers quelques minutes avant les ambulanciers peut donc faire une différence.Les premiers répondants seront d'ailleurs équipés d'un défibrillateur cardiaque et d'un médicament pour contrer les réactions allergiques.Les pompiers répondront en priorité aux incendies, assure le responsable des premiers répondants.Les ambulanciers resteront responsables du transport des personnes.\u2014 SÉBASTIEN RODRIGUE Bientôt dans un poste près de chez vous DES POMPIERS ACTUALITÉS LOUISE LEDUC MASHTEUIATSH \u2014 «Ne pensezvous pas qu'on en a assez de passer pour des quêteux?» demande Max Gros-Louis, chef de la nation Huron-Wendat.On lui suggère les clichés les plus répandus.Les autochtones n'ont pas à payer leurs études - elles sont payées par Ottawa.Les autochtones n'ont pas à acheter de maisons - Ottawa les leur paie.Max Gros- Louis bondit.«Parlons-en, des maisons! Ce sont des cabanes, des boîtes d'allumettes à 10 000$!» Comme «la petite maison blanche du Saguenay», la maison donnée par le gouvernement fédéral est aujourd'hui le symbole de la misère des autochtones.L'Assemblée des Premières Nations estime que 8804 nouvelles maisons sont nécessaires, et que 5001 ont besoin d'être rénovées de toute urgence au Québec.«Est-ce normal que certains enfants soient retirés de leur famille pour la seule raison que leur maison est en trop mauvais état?» demande Lance Haymond, porteur du dossier logement pour l'Assemblée des Premières Nations.Non seulement les maisons sontelles surpeuplées, mais elles sont aussi envahies de moisissures.Ce problème survient parce qu'elles sont mal construites, de mauvaise qualité, comme le dit le chef Gros- Louis, qui n'en a jamais voulu sur son territoire.Mais c'est aussi parce qu'elles sont insuffisamment entretenues, à en croire ces brochures d'information conçues pour les autochtones par la Société canadienne d'hypothèque et de logement.Beaucoup d'argent est aussi consacré au développement économique.En 1997, un programme de 125 millions a été mis sur pied par le gouvernement du Québec.Avec cet argent, on devait créer des PME et mettre en place des infrastructures - adduction d'eau, bâtiments.Mais surtout, on devait créer des emplois.Un millier d'emplois l'ont été.Combien en reste-t-il aujourd'hui?«Le tiers.Ce n'est pas beaucoup, ça, pour 125 millions», se désole Pierre Bastien, directeur de la Commission de développement économique des premières nations du Québec et du Labrador.Le pire, dit M.Bastien, c'est qu'après avoir été interrompu pour évaluation, le programme a été reconduit, mais «tout croche», à son avis.«C'est toujours comme ça.On nous donne une voiture avec un plein d'essence, puis rien ensuite pour faire rouler la voiture.On nous donne de l'argent, d'accord, mais les projets deviennent boiteux parce qu'on ne nous donne pas de soutien technique, qu'on n'engage pas d'agent de développement dans les communautés.En lieu et place, on embauche des consultants de l'extérieur à gros prix, qui ont tôt fait de repartir.» L'importance d'étudier Les autochtones font face à plusieurs problèmes, mais Jean Charest a souligné cette semaine que certaines solutions ne peuvent être trouvées que par eux-mêmes.En matière d'éducation, par exemple.«L'État québécois, l'État fédéral, ne pourra jamais se substituer aux paroles, à l'affection d'un père et d'une mère qui dit à chaque jour à son enfant à quel point c'est important d'étudier, de persévérer, a dit le premier ministre.Ça, personne ne peut le faire à votre place.» Face à l'éducation, plusieurs Amérindiens ont noté combien il y avait ambivalence.Car partir pour étudier veut parfois dire ne pas revenir.Harry Mc Dougall, chef d'Abitibiwinni (à côté d'Amos), est l'un de ceux qui prônent les études, mais des études utiles à la communauté.«On a besoin de médecins, d'infirmières, de professeurs, d'avocats, de policiers\u2026» Certains cours sont offerts dans les réserves mêmes.Cependant, regrette M.Mc Dougall, ils ne mènent souvent nulle part.«Des formations de 30 ou 60 heures sont parfois données par des consultants, qui enseignent par exemple des méthodes de gestion.Le problème, c'est que toutes ces heures de cours ne débouchent sur aucun diplôme reconnu.» Mira Fréchette, une jeune femme de Val-d'Or, dénonce aussi cet état de fait.«On peut étudier trois ans en services sociaux, en foresterie, en éducation spécialisée ou en plein d'autres choses, mais dès que tu sors de la réserve, ton éducation n'est pas reconnue.» L'aide aux autochtones est-elle efficace ?Le Canada a plusieurs fois été montré du doigt par l'ONU en raison des conditions de vie pitoyables des Amérindiens.Pourtant, les citoyens blancs ont l'impression que les milliards pleuvent sur les Premières Nations depuis toujours.Pourquoi tant d'argent ne suffit-il pas à sortir ces peuples de la misère ?Le Forum socioéconomique sur les Premières Nations, qui s'est déroulé cette semaine, a fourni quelques pistes de réflexion.LOUISE LEDUC La voie sera longue vers l'autonomie gouvernementale et d'autres gains territoriaux comme ceux obtenus par les Cris dans la Paix des braves.Mais la négociation est bien enclenchée, assure Benoit Bouchard, négociateur pour le fédéral dans les pourparlers avec les Innus.Deux séries de négociations sont en cours: l'une avec les neuf communautés innues (de la Côte- Nord, essentiellement), l'autre avec les trois communautés Atikamekw établies le long du Saint-Maurice.Dans les limites des réserves actuelles, l'avenir des autochtones est limité, reconnaît M.Bouchard.«Il est légitime de leur part de dire : \"Quand on contrôlera et qu'on aura une juridiction sur certains territoires, on pourra assurer notre développement\".» Non seulement est-ce légitime, mais c'est incontournable aux yeux de Gérard Bouchard, professeur au département des sciences humaines à l'Université du Québec à Chicoutimi, qui s'est exprimé publiquement sur la question en septembre dernier.«La responsabilité de la population blanche est ici manifeste.De nombreux travaux de recherche ont amplement démontré une longue pratique de dépossession massive, notamment par occupation et exploitation illégales puis destruction des terrains de chasse.(\u2026) Les plus hauts tribunaux du pays ont du reste reconnu à la fois l'existence des droits territoriaux autochtones, le viol qui en a été fait et le devoir de réparation qui en découle.» Dans ce texte envoyé aux médias, il accusait Québec de traîner les pieds et de compliquer inutilement le processus.Si les choses ne vont pas assez vite au goût de Gérard Bouchard, rien ne presse pour les citoyens de plusieurs régions du Québec inquiets des revendications de leurs voisins autochtones.Au forum socioéconomique des Premières Nations, le chef de l'Action démocratique du Québec, Mario Dumont, a rappelé cette inquiétude et interpellé le gouvernement pour qu'il ne néglige pas les gens des régions.«L'ensemble des discussions seraient facilitées si on était dans une vraie approche de décentralisation, si tout le monde des régions - autochtones, villes et villages - pouvait toucher aux bénéfices et à la gestion des ressources naturelles.C'est d'autant plus vrai avec la crise forestière.Les régions réclament d'avoir leur mot à dire.» Le partage des richesses.à petits pas LOUISE LEDUC MASHTEUIATSH \u2014 «Les autochtones, ce ne sont pas des assistés sociaux.Ce sont des peuples.» L'anthropologue Rémi Savard insiste sur le mot.Des peuples.Que penser de certains Québécois qui lèvent les yeux au ciel et se disent tout bas : «Ciel, ça coûte bien cher, entretenir un Amérindien»?«Si les Québécois ne sont pas contents qu'on leur donne de l'argent, ils ne doivent pas s'en prendre aux autochtones, mais aux gouvernements, et exiger qu'ils les traitent comme du monde.Parce que, dans l'état actuel des choses, les gouvernements, ils s'en sacrent, des Indiens.Ils s'en balancent.Parce que bien sûr, des Indiens, ça ne fait pas gagner des élections, hein ?» lance M.Savard.De fait, malgré une natalité galopante, les autochtones ne sont que 71 600 au Québec.Et ils ne votent pas, pour ainsi dire, comme l'a noté Jean Charest cette semaine en rapportant une conversation qu'il a eue ces derniers jours avec le chef huron Max Gros-Louis.«Max Gros-Louis m'a dit qu'il n'avait jamais voté contre moi.Mais la suite de l'histoire, c'est qu'il n'avait jamais voté, point ! » a dit le premier ministre en rigolant, mais en se montrant toutefois désolé que les autochtones ne participent pas davantage à la vie civique.Cette vie en retrait a ses causes.En 1950 a été promulguée la Loi sur les Indiens, qui créait les réserves.Au départ, « ce concept de réserve devait être biodégradable », rappelle Rémi Savard.Dans l'idée d'Ottawa, à un moment donné « il n'y aurait plus eu de réserves, parce qu'il n'y aurait plus eu d'Indiens non plus ».Cet te loi compor tait une clause d'émancipation.« Lorsque les gens étaient devenus «assez comme nous autres» - assimilés, quoi -, on effaçait leur nom de la liste des Indiens.Ils devenaient émancipés, Canadiens.En attendant, comme les femmes de l'époque, comme les malades mentaux, comme les prisonniers, on estimait que les Indiens ne pouvaient pas assumer eux-mêmes leur destin, qu'ils avaient besoin d'un tuteur pour administrer leurs biens », explique M.Savard.Les enfants ont été arrachés à leur famille et envoyés dans des pensionnats, où ils ont pour beaucoup perdu leur identité et leur dignité au passage, au gré d'agressions sexuelles (qui ont donné lieu à maintes poursuites, des années plus tard).Quant aux femmes, dès qu'elles épousaient un Blanc ou un Métis, elles perdaient d'emblée leur statut d'autochtones.Pour la langue, le plan d'Ottawa s'est concrétisé en partie.De nombreux autochtones ont perdu la leur.Les autochtones parlent anglais ou f rançais pour la plupart, mais les langues amérindiennes, elles, se perdent .Selon l 'UNESCO, seulement trois d'entre elles ne seraient pas menacées de disparition.Pour les réserves, ça s'est passé tout autrement.Non seulement elles n'ont pas disparu, mais aujourd'hui, elles explosent : plusieurs d'entre elles ont de longues listes de familles en attente d'une maison sur un territoire déjà exigu.«Des Indiens, ça ne fait pas gagner des élections » PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE © En 2002, des enfants jouent à Mashteuiatsh.Les politiciens, tout comme les autochtones, reconnaissent que les Premières Nations ont plusieurs défis à relever en matière d'éducation.«C'est toujours comme ça.On nous donne une voiture avec un plein d'essence, puis rien ensuite pour faire rouler la voiture.» PRIX À GAGNER: 1 Toyota Prius hybride, 10 cinémas maison composés d'appareils ENERGY STAR® et 50 boîtes-cadeaux.Alors, composez le 1 800 ÉNERGIE pour recevoir un exemplaire de votre questionnaire par la poste ou triplez vos chances de gagner en le remplissant en ligne à www.hydroquebec.com.Votre Diagnostic résidentiel Remplissez pour la première fois le questionnaire du Diagnostic résidentiel d'Hydro-Québec et obtenez gratuitement des conseils personnalisés pour économiser de l'énergie.Vous serez automatiquement inscrit au concours.Le concours prend fin le 1er décembre 2006.Règlement complet: www.hydroquebec.com ou composez le 1 800 ÉNERGIE.Certaines conditions s'appliquent.3433132A STÉPHANE LAPORTE CHRONIQUE Venez voir mon blogue ! cyberpresse.ca/laporte COLLABORATION SPÉCIALE Il pleut.Ça tombe bien, c'est l'Halloween.Il faut qu'il pleuve à l'Halloween comme il faut qu'il neige à Noël.C'est le décor prévu.Ma soeur, mon frère et ma mère sont partis courir les rues.Moi, je suis à la maison.Entorse oblige.Je me suis tourné la cheville en glissant sur des feuilles mouillées.Mais j'ai quand même mis mon costume.Je suis un cow-boy avec le coeur gros et la patte dans les airs.Je regarde la télé dans le salon avec mon père.Ma mère a préparé plein de paniers de bonbons pour les chanceux qui vont sonner chez nous.C'est mon père qui est chargé de faire la distribution.Je ne peux pas bouger.Heureusement, il y a un petit sac de friandises pour moi.Et je suis déjà rendu à la moitié.Ça sonne.«C'est qui, ça ?» Chaque fois que ça sonne chez nous, mon père dit : «C'est qui, ça ?» C'est automatique.Qu'on attende ou pas de la visite, que l'on soit le matin, le midi ou le soir.Je n'ai jamais entendu une sonnerie qui n'était pas suivie d'une voix grave demandant «c'est qui, ça?» - Ben ça doit être les enfants.- Ah, les Halloween.Mon père appelle «Halloween» tous les petits monstres qui vont de maison en maison.Et il le dit d'un ton découragé.Comme si c'était des punks.Mon père n'est pas très Halloween.Il ne s'est jamais déguisé.Il n'a jamais compris le concept.«Des bonbons, on en a chez nous, pas besoin d'en quêter aux voisins.» D'habitude, le soir de l'Halloween, il était seul à garder le fort, tout le reste de la famille ratissant le quartier.Aussitôt qu'on avait tourné le coin de la rue, il éteignait toutes les lumières de la maison et mangeait quelques-uns des bonbons destinés aux visiteurs, seul dans le noir.Quand on revenait, il restait encore plein de provisions.On lui demandait si beaucoup de monde était passé.Il répondait : « Pas pire.» Avec un petit sourire.Mais ce soir, il ne peut pas fermer boutique.Je suis là.La maison brille.La grosse citrouille est allumée.Il faut répondre.Mon père ouvre la porte.«Trick or treat ! Trick or treat !» On est dans NDG, ça dit beaucoup Trick or treat, par ici.Il prend une poignée de bonbons et en dépose un dans chacun des sacs.Les enfants se regardent.Mince collecte.Bonsoir, bonsoir ! Mon père retourne s'étendre sur son sofa vert.Ça sonne encore.- C'est qui, ça ?- C'est sûrement pas le père Noël, papa.- Ah, les Halloween.Il se relève.«Trick or treat ! Trick or treat !» Une Crunchie à Dracula, une Caramilk au petit chat et de la gomme au savon à Peter Pan.Des pièces dans les tirelires de l'UNICEF.Gling ! Gling ! Bonsoir ! Bonsoir ! Mon père se couche.Ça sonne.- C'est qui, ça ?- Papa, essaie de sourire un peu.On dirait que tu donnes la communion.Mon père se force.- T'as ben un beau costume de chien! - Chus pas un chien, chus un panda ! répond la petite fille, frustrée.Un bonbon à chacun.Bonsoir ! Bonsoir ! Ça fait 20 minutes seulement que la soirée de l'Halloween est officiellement commencée et mon père est déjà épuisé.Il n'a jamais aussi souvent répondu à la porte de sa vie.D'habitude, c'est toujours ma mère qui accueille les visiteurs.Mon père fait juste dire : «C'est qui, ça ?» Papa se prend une lune de miel pour se remonter.- Hé, p'pa, tu devrais donner plus de bonbons.Un par personne, c'est pas beaucoup.- C'est mieux pour leurs dents.- À ce rythme-là, tu vas répondre jusqu'à minuit.Si tu en donnes plus par enfant, les provisions vont descendre plus vite.- Oui, pis ?- Ben quand y a plus de bonbons, t'as plus besoin de répondre à la porte.- Quand y a plus de bonbons, on n'a plus besoin de répondre à la porte.Mon père ne connaissait pas cette règle.Elle semble lui plaire.Ça sonne.« Les Halloween ! Les Halloween! Entrez ! Entrez ! Ouvrezmoi grand vos sacs ! Mon père déverse des pochetées de douceurs.Il vide aussi le pot de sous.Les enfants trippent ! Ce n'est plus l'Halloween, c'est Noël.Ils repartent enjoués.Presque aussi contents que mon papa.- Bon, c'est fini, y en reste plus! On va éteindre la citrouille et les lumières.- Y reste un gros sac dans le coin.Ce sac contrarie mon papa.- Ça, c'est pour toi.- Je pensais que j'avais le droit d'en avoir juste un, pour mes dents.- Un pour les dents du haut, un pour les dents du bas.C'est correct.- Merci.Mon père éteint aussi la télé, pour être bien certain que personne n'osera venir sonner.Il me prend dans ses bras et on va veiller dans la salle à manger.Loin de la porte d'entrée.L'Halloween de mon entorse, j 'avais peur que ce soit mon Halloween le plus triste.Et c'est celui où j'aurai mangé le plus de bonbons.Et c'est celui, bien des années plus tard, qui me fera encore m'ennuyer de mon papa.Que voulez-vous, à l'Halloween, les morts aiment bien être présents.Joyeux Halloween, tout le monde! COURRIEL Pour joindre notre collaborateur : stephane@stephanelaporte.com L'Halloween avec papa ARIANE LACOURSIÈRE À quelques heures de l'Halloween, une rumeur inquiète les parents canadiens.Après les aiguilles cachées dans les sucettes et les lames de rasoir enfouies dans les papillotes de tire Sainte-Catherine, les enfants seraient maintenant menacés par des tablettes de chocolat empoisonnées.Selon un courriel qui circule présentement sur Internet, « tous les chocolats de marque Cadbury ont été retirés du marché européen car ils contiennent une forme de salmonelle très rare et virulente.Il pourrait y en avoir au Canada.» Cet avertissement, qui n'est qu'une légende urbaine bien ficelée, a toutefois amené plusieurs parents à communiquer avec l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA).Les Cadbury d'Angleterre La compagnie Cadbury Schweppes, en collaboration avec l'ACIA, avait bel et bien émis un avis sur des chocolats potentiellement contaminés à la salmonelle.«Nous avions avisé la population de ne pas consommer sept produits de marque Cadbury fabriqués en Angleterre.Mais cet avertissement a été lancé le 26 juin dernier.Depuis, tous ces produits ont été retirés du marché canadien », explique Linda Leblanc, de l'ACIA.Mme Leblanc tient d'ailleurs à préciser que les produits fabriqués par Cadbury au Canada n'ont jamais été visés par le rappel.«Et nous n'avons pas d'indications selon lesquelles il y aurait encore des produits dangereux au pays », affirme-t-elle.Cadbury Canada ignore l'identité de l'auteur de ce fameux courriel, qui circule depuis peu au pays.«Nous avons écarté le danger à 100%», assure la responsable des communications de Cadbury Canada, Stephanie Minna.Elle ajoute que, contrairement à ce que laisse entendre le courriel, Cadbury n'a jamais vendu ses chocolats contaminés à des pays du tiers-monde, pas plus que les magasins à grande surface du Canada n'en ont acheté.«En fait, les barres touchées par l'avertissement étaient presque uniquement vendues dans des épiceries fines », confirme Mme Leblanc.Les petits Canadiens qui rempliront leurs sacs de bonbons mardi soir pourront donc consommer les Caramilk, Crispy Crunch et autres produits chocolatés sans risquer de s'empoisonner.Fausse alerte au chocolat empoisonné PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE © Ç'aurait été dommage de se priver.En fin de compte, les petits Canadiens pourront sans danger croquer dans les tablettes de chocolat.LUNDI 23 OCTOBRE 10 RAISONS DE PRÉFÉRER LA PRISON AU CANADA 9.En prison, une personne de votre sexe peut vous attaquer dans la douche.Au Canada, elle peut vous épouser.SUR MON BLOGUE CETTE SEMAINE MERCREDI 25 OCTOBRE CHAMBRES DES COMMUNES STORY Dans le seul but de rendre Peter jaloux, Belinda va quitter son siège pour aller frencher Stéphane Dion.Scandalisé, Stéphane Dion va alors comprendre l'importance d'avoir une loi pour protéger sa langue.VENDREDI 27 OCTOBRE L'AFFAIRE BEN AFFLECK ANNE-MARIE LOSIQUE Pour prouver qu'il n'est pas sexiste, Ben Affleck va donner une entrevue avec Paul Arcand assis sur ses genoux.Réagissez au blogue de Stéphane Laporte : www.cyberpresse.ca 3436673A CE SOIR 19H30 GALA DE L'ADISQ 2006 ANIMÉ PAR LOUIS-JOSÉ HOUDE WWW.RADIO-CANADA.CA/ADISQ Une Soirée tout en chanson et en habit ET INCLUS Au Menu : Ariane Moffatt, Malajube, Marie-Jo Thério, Pierre Lapointe, Annie Villeneuve, Mario Pelchat, Simple Plan, Kaïn, Robert Charlebois.CETTE ÉMISSION EST AUSSI PRÉSENTÉE EN HAUTE DÉFINITION RÉALISATEUR-COORDONNATEUR : JOCELYN BARNABÉ 3436912A ACTUALITÉS MARIOGIRARD Les menaces terroristes du réseau Al-Qaeda n'intimident pas le gouvernement canadien, qui désire plus que jamais poursuivre ses opérations militaires en Afghanistan.Selon un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, le Canada ne doit pas céder au chantage.«Nous sommes conscients que les terroristes visent tous les pays démocratiques, et ça inclut le Canada, a déclaré à La Presse Daniel Dugas, porte-parole du ministre des Affaires étrangères, Peter Mac Kay.Il ne faut pas se laisser prendre au jeu des terroristes.Bref, on ne lâchera pas.Ça ne change absolument rien pour nous.» Cette déclaration fait suite à la découverte d'un message du réseau terroriste Al-Qaeda, qui menace le Canada d'attentats terroristes s'il ne retire pas ses troupes d'Afghanistan.Dans un document obtenu par le National Post, le groupe terroriste affirme que «les Canadiens seront forcés de retirer leurs forces ou devront faire face à des opérations similaires à celles de New York, Madrid ou Londres».L'auteur de ce message, Hossam Abdul Raouf, membre du comité de stratégie et d'information du groupe terroriste, précise également : «En dépit de l'opposition croissante et forte qui se répand dans le brasier du sud de l'Afghanistan, il semble que les Canadiens ne comprennent pas la leçon facilement.» Le document, rédigé en arabe, condamne par ailleurs le premier ministre canadien, Stephen Harper, pour cette situation et montre le Canada du doigt pour son «adhésion fanatique au christianisme » et son soutien à la «croisade chrétienne» contre Al- Qaeda, l'accusant de «vouloir du mal aux musulmans».Le porte-parole des Affaires étrangères n'a pas voulu préciser depuis quand exactement le gouvernement canadien est au courant de ces menaces.«Ce que je peux vous dire, c'est que nous savions, a dit Daniel Dugas.Nous ne voulons pas réagir à ce message, car nous ne négocions pas avec les terroristes.Pour nous, ce n'est pas quelque chose de nouveau.» C'est la seconde fois en quelques semaines que le réseau Al- Qaeda menace le Canada.Ces menaces auraient été diffusées au mois de juillet dernier dans un message découvert par le Site Institute, un organisme américain privé spécialisé dans la surveillance de sites Internet liés au terrorisme et à l'islamisme radical.M.Dugas n'a pas été en mesure de préciser à quel point ce message est pris au sérieux, préférant laisser cette tâche à ses collègues des ministères de la Sécurité publique et de la Défense.La Presse, qui a tenté d'obtenir des déclarations officielles de ces deux ministères, a été redirigée vers\u2026le ministère des Affaires étrangères.«Je ne peux pas vous dire si nous avons reçu d'autres messages de cette nature, a dit le porte-parole de Peter Mac- Kay.Pour des raisons de sécurité, nous préférons être discrets là-dessus.» Près de 2500 soldats canadiens sont actuellement déployés dans la région de Kandahar.La semaine dernière, la ministre de la Coopération internationale, Josée Verner, s'est rendue à Kaboul pour annoncer le financement de différents projets, dont l'un vise l'intégration des jeunes filles à l'école.- Avec AFP Ottawa reste ferme devant Al-Qaeda Une erreur technique survenue à l'étape de la mise en page du cahier PLUS d'hier a privé nos lecteurs des textes complets de notre journaliste Agnès Gruda sur la droite religieuse aux États-Unis.Dans le texte principal «La droite religieuse se heurte à un mur », en pages 2 et 3 , le dernier paragraphe a été amputé de sa chute, qui aurait dû se lire comme suit : «que de mettre un peu d'eau dans leur vin.de messe.» En outre, en page 3, le texte intitulé «Les deux grandes batailles » a aussi été privé du dernier paragraphe.L'objet manquant se lisait ainsi : «Le cas échéant, ce serait sept de plus qu'aujourd'hui.Et ce serait énorme, quand on sait qu'il suffirait de 15 nouveaux démocrates pour que le contrôle de la Chambre file entre les doigts des républicains.» Toutes nos excuses.PRÉCISION MARIO GIRARD Des manifestations pour le retrait des troupes canadiennes en Afghanistan se sont déroulées hier dans 35 villes canadiennes.Le mauvais temps à Montréal n'a pas découragé les quelques centaines de manifestants venus marcher sous leur parapluie.Organisé à l'initiative de quatre organismes canadiens, cet événement a réuni plusieurs organismes, syndicats et groupes de pression faisant la promotion de la paix dans le monde.«On est venus dire aujourd'hui que les raisons qu'on nous donne pour faire la guerre sont fausses, a dit Raymond Legault, de la coalition Échec à la guerre.Il n'y a pas de démocratie véritable en Afghanistan en ce moment.Le Parlement afghan est composé à plus de 50% de gens qui sont liés au trafic de la drogue ou qui possèdent des dossiers de violation des droits de la personne.Bref, la prétention qu'on est en train de servir la démocratie en appuyant les forces qui sont là-bas est erronée.» Selon M.Legault, la présence de troupes militaires étrangères a, au bout du compte, des effets néfastes sur la situation afghane.«Une présence militaire étrangère a tendance à polariser une société et non pas à atténuer les tensions, dit-il.Ça fait monter les tensions.On le constate d'ailleurs en Irak.» Quelques représentants de partis politiques ont tenu à participer à cette manifestation.On a pu apercevoir des membres du Nouveau Parti démocratique et de Québec solidaire.«Le peuple afghan a besoin de paix, a déclaré Françoise David, porte-parole de Québec solidaire.La reconstruction du pays passe par les ONG locales, les démocrates afghans et même les députés honnêtes, puisqu'il y en a au Parlement afghan.» Ailleurs au Canada Ailleurs au pays, les manifestants ont répété le même message.Un Canadien d'origine américaine, John Townsend, 60 ans, de Halifax, dit avoir quitté son pays natal dans les années 1970 parce qu'il était désillusionné par la politique de son gouvernement.Il affirme que les troupes canadiennes ne devraient être en Afghanistan que pour assurer le maintien de la paix.À Toronto, par un temps froid et venteux, le chef du NPD, Jack Layton, a réaffirmé l'urgence de rappeler les troupes.À Edmonton, 75 personnes ont bravé la première chute de neige de la saison pour participer à la manif et, à Halifax, près de 200 personnes se sont réunies autour du cénotaphe, en face de l'hôtel de ville.Certains manifestants ont même exigé que le Canada se retire de l'OTAN.À Vancouver, environ 600 personnes ont arpenté le centreville pour terminer leur marche au centre d'art de Vancouver.Les gens se sont réunis autour d'une représentation de George Bush tenant une marionnette à l'effigie de Stephen Harper.Des manifestations ont aussi eu lieu à Québec, Gatineau, Victoria, Calgary et Saint-Jean de Terre- Neuve, notamment.De leur côté, plusieurs milliers d'Américains sont descendus hier dans les rues de Los Angeles et de San Francisco pour protester contre la guerre en Irak et conspuer l'administration de George W.Bush, à 10 jours des élections de mi-mandat.\u2014 Avec la Presse Canadienne et AFP Manifs dans plusieurs villes du Canada pour le retrait des soldats en Afghanistan PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE © Quelques centaines de personnes ont bravé la pluie pour manifester dans les rues du centre-ville de Montréal contre la présence militaire canadienne en Afghanistan. C'est la meilleure combinaison depuis le sandwich à la confiture et aux rondelles d'oignon.Quoi?Offres d'une durée limitée; réservées aux nouveaux clients de Sympatico et/ou d'Express Vu.Services offerts aux clients résidentiels, là où la technologie et la ligne d'accès le permettent.Prix/offres modifiables sans préavis et ne peuvent être combinés avec aucune autre offre.Les prix peuvent varier selon la région.Des frais de résiliation anticipée s'appliquent.Taxes en sus.D'autres conditions s'appliquent, y compris des exigences techniques minimales.(1) Sympatico: s'adresse aux nouveaux clients Sympatico qui prennent un engagement de 1 an.Des frais d'activation uniques de 35$ s'appliquent.Capacité de téléchargement de2Go par mois pour les clients Sympatico Intermédiaire; frais pour téléchargement en sus.Express Vu: à l'ouverture d'un nouveau compte avec engagement de 2 ans; des tarifs différents s'appliquent pour la programmation en anglais.Une pièce d'identité avec photo valide et une préautorisation sur une carte de crédit sont requises pour activer un système.Le prix indiqué inclut les services Sympatico et Express Vu: 55,95$/mois pour les mois 7 à 12.(2) S'applique à la vitesse de l'accès entre lemodem du client et l'équipement de commutation de Bell.La vitesse peut varier selon vos configurations techniques, l'achalandage sur Internet, le serveur et d'autres facteurs.MC©2005, COVAN.Utilisée sous licence.Express Vu est une marque de commerce de Bell Express Vu SEC.Sympatico est une marque de commerce de Bell Canada.Visitez un détaillant Bell près de chez vous 1 888 208-8163 Service Internet Sympatico Intermédiaire Forfait Express Vu Tout-en-un Numérique Essentiel 2750$ pendant6mois1 /mois Combinez deux services de pointe pour un tarif vraiment avantageux.Avec le service Internet SympaticoMC Intermédiaire de Bell, comme votre accès n'est jamais partagé, vous profitez d'un service toujours rapide, même durant les heures de pointe.2 Express VuMC de Bell vous offre le plus grand choix de chaînes au pays et, avec le forfait Tout-en-un Numérique Essentiel, vous obtenez tout ce dont vous avez besoin pour profiter pleinement de la télé numérique: l'équipement, la programmation, l'installation et la garantie à vie.3437235A ACTUALITÉS ARIANE LACOURSIÈRE Même si elle est de plus en plus petite et éclatée, la famille québécoise se porte bien.«Elle a passé à travers plusieurs épreuves et s'est adaptée.Contrairement à ce que disent les médias, la famille est loin d'être en crise», affirme la sociologue Jocelyne Valois, qui a analysé les résultats d'une vaste enquête menée auprès des familles de la province par la Confédération des organismes familiaux du Québec (COFAQ).Plus de 800 personnes ont été interrogées par la COFAQ afin de dresser un portrait des familles québécoises.Toutes les régions administratives ont été incluses, à l'exception du Nord-du-Québec.Les conclusions de Mme Valois sont surprenantes.Selon elle, les Québécois croient toujours en l'institution de la famille.La sociologue note aussi que le portrait des familles d'aujourd'hui est moins sombre qu'on ne le suppose habituellement.«Dans les médias, on entend souvent parler des enfants battus, abandonnés et handicapés ou des couples divorcés.Mais en réalité, la majorité des familles vont bien!» lance-t-elle.Par exemple, les enfants de familles monoparentales sont loin d'être majoritaires.«Plus de 80% des jeunes sont élevés par deux parents», dit Mme Valois.Et si le divorce est répandu, il n'affecte pas les enfants de façon alarmante.«Beaucoup de couples qui se séparent n'ont pas d'enfants ou n'ont plus de jeunes à la maison», affirme Mme Valois.Les parents d'aujourd'hui, souvent dépeints comme des carriéristes finis, sont au contraire très portés vers la famille, croit Mme Valois.«La majorité des parents font passer leur famille avant leur travail», remarque Renée Dandurand, chercheuse à l'Institut national de la recherche scientifique, qui étudie la famille québécoise.Les hommes s'inscrivent dans cette tendance et sont de plus en plus présents.«Je crois que cela est dû au fait qu'ils ont été élevés par une génération de mères féministes», avance Mme Dandurand.Dans son analyse, Jocelyne Valois a également remarqué que, même si le taux de natalité n'est que de 1,49 enfant par femme au Québec, les jeunes adultes veulent procréer.«La plupart désirent trois ou quatre bébés.Mais ils n'en ont finalement que deux, car c'est de plus en plus difficile d'élever des enfants dans notre société», explique-t-elle.La plupart des parents interrogés par la COFAQ reconnaissent avoir de la difficulté à concilier vie familiale et vie professionnelle.Plusieurs se sont d'ailleurs comparés à un canard qui flotte paisiblement sur un lac, mais qui pédale frénétiquement sous l'eau.Dans ce contexte, de nombreux couples tardent à concevoir leur premier enfant.L'âge moyen de la première grossesse est ainsi passé de 26 à 29 ans au cours des 10 dernières années.Selon Mme Valois, plusieurs solutions pourraient amener les jeunes à concevoir plus d'enfants, plus tôt dans leur vie.«Les allocations familiales ne suffisent pas.Il faut leur offrir de meilleures conditions de vie, leur donner plus facilement accès aux transports, aux logements et aux services et leur permettre d'atteindre des emplois stables plus rapidement.» Mme Valois se réjouit du fait que la majorité des Québécois croient encore aux valeurs familiales.Mais elle donne tout de même un avertissement.«Il y a une limite à ce que peut tolérer la famille.Si l'on veut que l'institution se préserve, il faut prendre des mesures pour l'aider, et ces mesures doivent souvent être implantées par le gouvernement», affirme-t-elle.La famille québécoise ne serait pas en crise SOPHIE BROUILLET COLLABORATION SPÉCIALE Oui au foulard islamique, mais non au voile qui cache le visage.L'avocat Julius Grey a fait écho aux propos du leader parlementaire du gouvernement britannique, Jack Straw, lors d'un débat sur les accommodements raisonnables à accorder aux minorités religieuses, la semaine dernière à Montréal.M.Grey propose un critère «pratico-pratique» pour départager les revendications acceptables de celles qu'il faut rejeter : celui de leur intérêt pour l'intégration.« Il faut permettre ce qui les intègre à la société d'accueil et interdire ce qui crée des ghettos », a-t-il soutenu devant une audience réunie par le Centre culturel chrétien de Montréal.« Si on empêche une fille musulmane de porter le foulard, il y a un danger qu'elle n'aille pas à l'école du tout », dit l'avocat, qui croit que l'impact d'une éducation à la québécoise est ici plus important que celui du vêtement.« Par contre, le voile complet isole la femme.C'est par le visage que les gens se reconnaissent.» Le même principe le porte à admettre le port du kirpan sikh à l'école (qu'il a d'ailleurs défendu jusqu'en Cour suprême pour le jeune Gurbaj Singh Multani), mais aussi à refuser les tribunaux islamiques qui ont failli naître en Ontario.«De manière générale, je me méfie des institutions séparées », explique M.Grey.La démarcation entre accommodements raisonnables et abus peut d'ailleurs, selon lui, suivre la distinction entre droits individuels et collectifs.«On accommode le sikh qui veut garder son kirpan, mais pas la religion sikhe.L'identité d'une personne peut être ethnique ou religieuse, mais pas celle d'une nation.Le problème, c'est que différents lobbies se sont emparés de la Charte des droits et libertés pour lui faire servir les causes collectives.» Jul ius Grey c roit que l a Charte, «une chose magnifique parce qu'elle établit les droits individuels », ouvre la porte à certains accommodements tout en la fermant à des systèmes parallèles, par exemple des écoles où on n'enseignerait pas certaines matières, compromettant ainsi l'avenir professionnel des enfants.Dans le même esprit, il ajoute que les requêtes trop onéreuses pour une société d'accueil sont à rejeter.«On peut accorder deux ou trois congés religieux aux élèves de minorités, mais pas 50.Et on n'a pas à aménager des synagogues ou des mosquées à l 'intér ieur des universités.» Julius Grey dit non au voile PHOTO ANDRÈ TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE © Selon une vaste étude, les parents seraient maintenant plus enclins à faire passer la famille avant le travail.Le monde à votre portée PLus d'une centaine de Pays re Présentés Animation - Conférences - Cinéma Place Bonaventure Aujourd'hui Ouvert de 10 h à 18 h 18e édition www.salontourismevoyages.com achetez vos billets en ligne et économisez 4$ PLACE DU CINÉMA 10 h 30 Los Mayas, présenté par Eco Mayan Tours 11 h 00 Des conseils pratiques pour voyager en toute tranquillité, présenté par Desjardins 11 h 30 Découvrez la saveur authentique des Caraïbes, présenté par l'Office du Tourisme de la Barbade 12 h 00 J'aime la Tunisie, présenté par l'Office National du Tourisme Tunisien 12 h 30 Voyez les vraies couleurs de l'océan, présenté par Croisières Aventures Scuba 13 h 00 Soleil tropical 2006-2007, présenté par Vacances Signature 13 h 30 Danses Folklorique Dominicaine, présenté par l'Office du Tourisme de la République dominicaine 14 h 00 Les services consulaires : votre meilleure source de conseils et d'information sur les voyages 14 h 30 Une symphonie pour les sens, présenté par Czech Tourism - République Tchèque 15 h 00 Services assurés hors Québec, présenté par la RAMQ 15 h 30 Àla découverte des Îles de Guadeloupe, présenté par Maison de la France 16 h 00 Danses Folklorique Dominicaine, présenté par l'Office du Tourisme de la République dominicaine 17 h 00 Couleurs et saveurs du Mexique (CPT du Mexique) PLACE D'ANIMATION 10 h 30 Dmitri Nassyrov - Balalaika (SPEQ) 11 h 00 Kollasuyo - Bolivie - (SPEQ) 11 h 30 Troupe de l'École Aziza - Tunisie (Office National de Tourisme Tunisien) 12 h 00 Panama - Philippines (SPEQ) 12 h 30 Beseda - République Tchèque (Office de tourisme Tchèque) 13 h 00 Caraïbes Inter - Haïti - (Consulat d'Haïti) 13 h 30 Cubason - Cuba (Bureau de tourisme de Cuba) 14 h 00 Tango - Argentine (Gouvernement argentin) 14 h 30 Podhale - Pologne (SPEQ) 15 h 00 Kollasuyo - Bolivie (SPEQ) 15 h 30 Chorale lituanienne de Montréal (35 chanteurs) (Incursion Voyages) 16 h 00 Nadxieli ballet (Conseil de promotion touristique du Mexique) 16 h 30 Rousskiye Ouzory - Russe - (SPEQ) 17 h 00 «Rêverie en Russie» tirage du concours 17 h 30 Nadxieli ballet (Conseil de promotion touristique du Mexique) Pr ÉsENTATIONs vIDÉO CONf ÉrENCEs INCUrsION v Oy Ag Es 10 h 30 Grèce Pérou Équateur Galápagos 12 h 00 Thaïlande Viêt-nam Corse-Sardaigne Provence-Toscane 13 h 30 Croisières Tunisie Maroc 15 h 00 Prague Cracovie Budapest Vienne Longs séjours Évasions nomades 16 h 30 Russie Pays Baltes AUjOUrD'hUI 16 pays proposent un programme continu de danses et de chants, une présentation de la société du Patrimoine d'expression du Québec.terraza acapulco : un décor et une gastronomie dans tout ce qu'il y a de plus « autentico ».détendez-vous au son de toutes les musiques du monde, une présentation de sommeil davantage.et vivez le monde du voyage bien au-delà des destinations : un simulateur de vol, les technologies dans les aéroports, les nouvelles normes de sécurité, la santé\u2026 DE PLUs 3436677A ACTUALITÉS JEAN-PAUL CHARBONNEAU SAINTE-ADÈLE\u2014Grâcenotamment à l'appui financier des gouvernements provincial et fédéral, Mont Saint-Sauveur International (MSSI) prépare un coup de marketing qui permettra à la municipalité de Sainte-Adèle d'être visible sur la scène mondiale au cours des prochains hivers.En plus de présenter le championnat du monde de ski acrobatique, qui lui est revenu en janvier dernier après une quinzaine d'années d'absence, le mont Gabriel disposera en 2007 de la seule piste d'entraînement réglementaire au Québec; elle sera principalement à la disposition des athlètes canadiens en prévision des Jeux olympiques de Vancouver.Cette double réalisation entraînera des retombées économiques annuelles de l'ordre de 2 millions de dollars à Sainte-Adèle et dans sa région immédiate.Au cours d'un entretien avec La Presse, le directeur du marketing de MSSI, Christian Dufour, a indiqué que, pour réaliser un centre d'entraînement permanent qui permettrait de soutenir l'élite nationale et de former la relève dans les Laurentides, l'aide de partenaires était absolument nécessaire.«Nous avons reçu une réponse très favorable pour aider au financement de la présentation de la Coupe du monde et de la création du centre d'entraînement », a-t-il précisé.L'apport financier, qui va s'étaler sur une période de quelques années, provient principalement des villes de Sainte-Adèle, de Saint-Sauveur et de Morin Heights, de la municipalité régionale de comté (MRC) des Pays-d'en- Haut, du Centre local de développement et de la conférence régionale des élus.Des sommes de 200 000 $ du gouvernement provincial et de 100 000 $ d'Ottawa sont prévues.De son côté, MSSI investira 500 000 $ en cinq ans.M.Dufour a également souligné que les hôtels Mont-Gabriel et Chantecler ainsi que d'autres entreprises de cette partie des Laurentides apportent une collaboration précieuse.Pour le maire de Sainte-Adèle, Jean-Paul Cardinal, ces événements vont permettre à sa ville de reprendre sa place au soleil.«Au plan économique local, at- il dit, on ne pouvait pas demander mieux.Le championnat du monde a lieu immédiatement après la période des Fêtes, qui est normalement une période morte.De plus, le nom de Sainte- Adèle est dans tous les médias du monde.L'an passé, la population locale n'en revenait pas de la publicité que notre ville a eue sur la scène mondiale.Nos commerces en ont profité largement.Cet hiver, nous allons faire parler de nous plus longtemps avec la mise en place de la piste d'entraînement.» L'an passé, l'Association canadienne de ski acrobatique a accordé à Ski Mont-Gabriel, une station du groupe MSSI, le mandat de présenter la Coupe du monde pour les cinq prochaines années.Pas moins de 200 athlètes de 21 pays participent à cette compétition.C'est à la suite de cette première que l'idée de créer un centre d'entraînement permanent de ski acrobatique a commencé à germer dans l'esprit de la direction de MSSI.Les premiers clients du centre d'entraînement seront l'ex-olympien Nicolas Fontaine et son groupe de jeunes.Durant l'été, M.Fontaine exploite une école de ski acrobatique au lac Beauport, à Québec.D'autre part, le maire Cardinal a déclaré que la décision du Chantecler, qui appartient à la chaîne hôtelière Gouverneur, de fermer les pistes de ski alpin du côté du lac et de l'hôtel suscite par contre une grande inquiétude.Le ski acrobatique s'installe à Sainte-Adèle Hôte du championnat du monde, le mont Gabriel devient un centre permanent d'entraînement pour les athlètes olympiques ARIANE LACOURSIÈRE La première tempête de neige de l'année s'est abattue hier sur certaines régions du Québec.Des flocons sont tombés en grande quantité dans les régions de l'Abitibi-Témiscamingue, de Charlevoix et du Saguenay-Lac-Saint-Jean.«Selon les endroits, il a pu y avoir entre 15 à 25 cm de neige.Le tout devrait prendre fin progressivement cet après-midi », prévoit André Cantin, météorologue à Environnement Canada.Le tapis blanc qui recouvre le Saguenay-Lac-Saint-Jean et les montagnes de Charlevoix restera, et c'est pourquoi les événements météorologiques d'hier peuvent être qualifiés de première tempête hivernale.Par ailleurs, la neige a nui aux conditions routières et forcé la fermeture de la route 138 Est entre Sainte-Anne-de-Beaupré et Baie- Saint-Paul pendant une partie de l'après-midi.Transport Québec a aussi émis un avertissement pour la route 175, dans la réserve faunique des Laurentides.À certains endroits, entre l'Étape et Chicoutimi, la visibilité était nulle.Pendant que la neige tombait à plein ciel dans certaines régions, le reste de la province recevait des pluies abondantes.«À certains endroits, comme à Québec, un peu de neige fondante est tombée avant de se transformer en pluie », a précisé M.Cantin.Aucune accalmie n'est prévue pour aujourd'hui.Des vents pouvant atteindre 90 km/h sont attendus dans l'est de la province.Ces rafales pourraient faire apparaître quelques flocons, qui se transformeront vite en pluie.Première tempête de neige au Québec «Au plan économique local, on ne pouvait pas demander mieux.» PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE © L'ex-olympien Nicolas Fontaine, qu'on voit ici lors d'une compétition tenue en 2001 au mont Gabriel, sera l'un des premiers à fréquenter le centre d'entraînement où il supervisera son groupe de jeunes.EN BREF Collision mortelle Un accident de la route a fait deux orphelins hier après-midi à Henryville, en Montérégie.Vers 13h40, un jeune homme de 18 ans qui circulait sur la route 133 Nord a tenté de dépasser illégalement trois véhicules.Au cours de sa périlleuse manoeuvre, il a percuté de plein fouet une voiture qui venait en sens inverse, et dans laquelle se trouvaient les quatre membres d'une famille de Pointe-aux-Trembles.Le conducteur, âgé de 37 ans, et sa femme, âgée de 36 ans, sont morts sur le coup.Les deux jeunes enfants du couple, assis sur la banquette arrière, ont survécu.L'aîné de 9 ans a subi de graves blessures au visage alors que le plus jeune, âgé de 4 ans, s'en est tiré avec un choc nerveux.Sous l'impact, la voiture du conducteur fautif a été sectionnée en deux et a pris feu.Le jeune homme, un résidant de Venise-en- Québec, a été blessé aux jambes, mais on ne craint pas pour sa vie.- Ariane Lacoursière Service personnalisé Prix garantis Livraison gratuite - Installation gratuite AHUNTSIC 1448 rue Fleury E.BLAINVILLE 757 boul.Curé-Labelle BROSSARD 8050 boul.Taschereau O.CHÂTEAUGUAY 152 boul.St-Jean Baptiste LACHENAIE 1313 Montée Masson LASALLE 1734 boul.Dollard LAVAL 1860 boul.le Corbusier MONTRÉAL 5164 avenue du Parc N.D.G.5201 rue Sherbrooke O.OUEST DE L'ÎLE 15 634 boul.Gouin O.REPENTIGNY 85 boul.Brien ST-EUSTACHE 117 boul.Arthur-Sauvé ST-JÉRÔME 30 rue Bélanger 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de la rue ont vue sur une forêt touffue qui fait partie du parc Angrignon.Il y a 20 ans, ils pouvaient encore voir au loin les amateurs de promenade déambuler dans les sentiers tortueux du parc, alors plus victorien que laurentien.Depuis quelques années, des citoyens font des pressions pour que ce bois, avec ses herbes hautes, soit moins «sauvage».Si des propriétaires sont souvent prêts à payer très cher pour vivre à proximité d'un bois, dans cette rue, ils sont plusieurs à se plaindre des habitants du sous-bois que sont renards, ratons laveurs, mouffettes, couleuvres et.moustiques, l'été.«Avant, c'était un parc comme le parc La Fontaine», dit Suzanne Pertugia, qui vit là depuis 26 ans et qui a lancé une pétition pour qu'on nettoie cet espace naturel.«On n'est pas stupides: ils ont nettoyé l'an dernier parce que c'était juste avant les élections municipales, dit Lina Mandanici, qui habite rue Baxter depuis 23 ans.Ce n'est pas sécuritaire.On ne sait jamais qui va sortir de ces herbes!» Cette opinion n'est pas partagée par tous leurs voisins.Diane Roy n'est pas dérangée par l'aspect sauvage de son arrière-cour.«Je préfère qu'il n'y ait pas d'aménagement de pique-nique à cet endroit», dit-elle.«Je ne suis pas en faveur d'aseptiser ce bois.Du moment que c'est propre, dit Anne-Marie Dupuis.Avant, on passait la tondeuse et on ne voyait pas beaucoup d'oiseaux.Il faut un équilibre.» «Moi, je crois qu'il faut garder ça naturel, dit Rupert Leblond.D'abord, ce sera moins sécuritaire si on nettoie, car quelqu'un qui veut faire du mal verra plus facilement nos maisons.» Mais Manon Barbe, la mairesse de La Salle, regrette l'époque où le parc était aménagé comme un jardin anglais: «Le gazon était coupé, dit-elle.C'était un parc entretenu à 100%, comme vous entretenez votre pelouse chez vous, probablement.Puis Pierre Bourque a décidé de faire une gestion différenciée de certains parcs.On a hérité de ça.C'est nous qui écopons.On demande que les déchets soient enlevés de façon régulière et que les clôtures des résidences soient dégagées des mauvaises herbes.» Elle trouve que le parc est mieux entretenu du côté de l'arrondissement du Sud-Ouest, qui est responsable de l'entretien de tout le parc Angrignon.Mais selon la mairesse du Sud-Ouest, Jacqueline Montpetit: «S'il y a un problème, c'est un manque de ressources pour l'entretien.» «Ces résidants veulent de l'herbe coupée comme un terrain de golf, dit-elle.S'ils savaient la chance qu'ils ont d'être là!» À la Ville, le Service des parcs affirme qu'un nettoyage effectué l'an dernier visait à éliminer de la forêt toutes les pousses de nerprun, un arbuste nuisible aux autres végétaux.Mais il n'est pas question de retourner à l'époque du jardin anglais.Selon le Service des parcs, les déchets qui se trouvent dans le bois (barbecue usagé, tuyau d'évacuation de piscine, morceaux de pelouse) proviennent des résidants.Quant aux couleuvres sur les terrains, elles sont attirées par la fraîcheur des rocailles qu'ils y ont aménagées.Au printemps dernier, l'ombudsman de Montréal a rejeté la plainte des citoyens contestataires de la rue Baxter.Il a estimé que la tonte régulière des pelouses du parc Angrignon jusqu'au milieu des années 90 avait nui à la régénération naturelle de la forêt.La nouvelle approche «nécessite un changement de vision chez certains citoyens pour qui l'aspect esthétique impeccable de tous les parcs demeure souhaitable », indique l'ombudsman dans son rapport annuel.Dans les prochaines semaines, un accord pourrait intervenir entre l'arrondissement et le Service des parcs afin qu'au moins les clôtures des résidants soient entretenues régulièrement.Mais le bois demeurera sauvage, même si la vision de la Ville de Montréal n'est pas encore très claire.Dans sa brochure Le réseau des grands parcs de Montréal : destination nature, éditée cette année, le parc Angrignon est encore présenté comme «un jardin à l'anglaise» dont les « vallons champêtres invitent aux pique-niques et aux plaisirs en plein air».Ce n'est pas ce que voient les résidants de la rue Baxter de leur balcon\u2026 COURRIEL Pour joindre notre journaliste : eric.clement@lapresse.ca Le parc Angrignon est-il mal entretenu?Des résidants de La Salle se disputent sur la hauteur de l'herbe.ÉRIC CLÉMENT La Ville de Montréal s'est dotée en 2004 d'une politique sur la protection et la mise en valeur des milieux naturels qui a notamment pour objectif d'avoir 8 % d'aires protégées sur son territoire.Le parc Angrignon fait partie de ces aires définies comme ayant une valeur écologique à protéger et à exploiter.La gestion écologique (ou «différenciée ») de ces parcs vise à augmenter la biodiversité animale et végétale en y définissant différentes zones après en avoir fait l'inventaire biologique.Il en découle des pratiques d'entretien que l'on applique depuis 1996 dans les parcs-nature, comme au Boisde- Liesse ou à L'Anse-à-l'Orme, et que la Ville veut étendre aux grands parcs urbains, tels Angrignon, Jarry et ou La Fontaine.Ce style de gestion a débuté en 1997 à l'initiative de l'ex-maire Pierre Bourque, qui souhaitait que ne soient plus tondus certains espaces verts afin de les «naturaliser ».mais aussi parce que ça coûtait moins cher.Le service de l'horticulture et de l'entretien des parcs devait composer en 1997 avec une ponction de trois millions de dollars dans son budget, qui était de 40 millions l'année précédente.«C'est une méthode raisonnée et intelligente de faire face à des réductions de budgets », disait-on alors à l'hôtel de ville.Au S e r v i c e de s pa r c s , aujourd'hui, on insiste pour dire que les Montréalais sont chanceux d'avoir en milieu urbain de telles zones boisées, qui attirent les oiseaux et les petits mammifères.Elles leur permettent d'avoir accès à la nature et à de l'air pur, donnent du charme à leur quartier et de la valeur à leur résidence.«Ces forêts sont pour eux un joyau, dit Helen Fotopulos, conseillère municipale responsable des parcs à Montréal.Sans compter qu'ils sont importants pour l'environnement et pour la lutte contre les gaz à effet de serre.» Priorité à une gestion écologique PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE © Résidante de la rue Baxter, Suzanne Pertugia aimerait que le bois du parc Angrignon soit moins sauvage et nettoyé plus régulièrement.www.galerierichelieu.com Exposition 29 octobre au 18 novembre 2006 Rencontrez aujourd'hui l'artiste de 13 h à 17 h DU MARDI AU DIMANCHE, DE 11HÀ17 H 7903, rue Saint-Denis, Montréal 514-381-2247 \" cririchelieu@bellnet.ca STATIONNEMENT MÉTRO JARRY 3436705A ACTUALITÉS PQ suite de la page A1 On est toutefois passé à un cheveu de mettre de côté cette « question d'actualité\u2026 difficile », comme l'a dit un militant, qui a demandé qu'on «dépose» cette proposition délicate, une demande qui a failli être acceptée, à une voix près.Le PQ est très solidement implanté dans toutes les circonscriptions de Lanaudière, dont la population profiterait de ce nouvel accès à l'île de Montréal.Pour André Boisclair, la résolution finalement adoptée hier pour mettre au rancart le projet de pont sur la 25 ne fait que clarifier la position du PQ dans ce dossier.«Moi-même , j e suis al lé dire dans la circonscription de Jocelyne Caron (Terrebonne) que le pont de la 25 n'était pas pour nous une priorité.Aujourd'hui, ce l'est encore moins », a-t-il souligné à La Presse.Membre de l'exécutif national, son émissaire, Jean-François Nolet, avait clairement annoncé ses couleurs sur le parquet de l'atelier : «Le parti doit être contre le projet sur la 25 parce que cela va à l'encontre de tout ce qu'on fait ici sur l'environnement.» Jusqu'ici, le PQ s'était limité à dire que, avant de faire le pont de la 25, il valait mieux moderniser la rue Notre-Dame et favoriser les transports en commun, une position qu'a, en vain, fait valoir le critique péquiste en matière de transports, Serge Deslières, élu dans Beauharnois.Nombre de propositions ont soulevé des débats intenses - dans bien des cas, les interventions des députés, sur le prolongement de la 25 notamment, sont restées lettre morte.Stéphane Bergeron et Alexandre Bourdeau, respectivement députés de Verchères et de Berthier, deux circonscriptions où ont cours des projets d'exploitation commerciale de l'éthanol, ne sont pas parvenus à convaincre les militants de hausser de 5 à 10 % la proportion de ce produit dans l'essence.Aussi, les militants ont décidé de se donner cinq ans plutôt que 10 pour réduire de 10 % la dépendance du Québec aux hydrocarbures.Mais c'est la proposition sur la nationalisation des éoliennes qui a soulevé de plus de passions.Critique de son parti en matière d'énergie, Rita Dionne-Marsolais est montée au créneau pour s'assurer qu'une résolution sur le rôle d'Hydro-Québec dans le secteur éolien reste générale.On se contentait d'y préciser que la société d'État «prendrait en charge» le développement éolien.«Ce n'est pas nécessaire de nationaliser le vent.Il y a actuellement des projets qui vont bien.La nationalisation est un mot très fort qui appelle l'expropriation, et ce n'est pas nécessaire», a-t-elle souligné au micro.Mais, venus de l'aile gauche, des militants sont facilement parvenus à faire ajouter que cette prise en charge devait se faire par la nationalisation.Pour l'ex-syndicaliste Marc Laviolette et pour Pierre Dubuc, l'éditeur de L'aut'journal, «cette industrie éolienne naissante est un secteur stratégique qui ne doit pas être laissé au secteur privé, entre les mains d'intérêts étrangers ».Mais réunis en atelier, les militants ont décidé avec une nette majorité que l'éolien devait être nationalisé, ce qui a fait sauter les plombs à Mme Dionne-Marsolais, qui a refusé de présenter aujourd'hui sa motion telle qu'amendée.«Je ne présenterai certainement pas ça, je suis contre la privatisation, estce que c'est clair?» a-t-elle lancé.Ces échanges ont relégué au second plan une proposition faite hier par le chef péquiste.M.Boisclair entend demander que le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) ouvre une enquête «générique» sur la qualité de l'air au Québec.De tels travaux avaient eu lieu, sur l'eau, dans les années 90.«La question de la qualité de l'air nous amène à réfléchir aux questions de transport, de développement du territoire, de relations internationales », a souligné le chef péquiste.«Je voudrais faire avec la qualité de l'air ce qu'on a fait avec l'eau.Mobiliser tout ce qui existe de ressources au gouvernement, faire le débat avec les groupes environnementaux et l'industrie», a soutenu M.Boisclair.La Politique de l'eau a d'ailleurs été le moment fort de son passage à l'Environnement.Ses conseillers ont rappelé que le règlement sur la qualité de l'air au Québec n'avait pas été revu depuis 1979.M.Boisclair souhaite qu'on fasse un nouveau répertoire des produits toxiques dans l'air - la liste québécoise, qui compte 70 produits, paraît bien incomplète par rapport à celle de New York, qui en compte plus de 1000.Dès le début de la journée, M.Boisclair a cru bon de revenir sur la décision du PQ de ne pas participer à la coalition formée par le ministre de l'Environnement, Claude Béchard, pour presser le gouvernement Harper de respecter le protocole de Kyoto.PourM.Boisclair, le Québec «est revenu les mains vides» de toutes ces discussions sur Kyoto avec Ottawa.«On a un plan au Québec, qui a des vertus.On réclame 300 millions et on n'a pas une cenne.L'Ontario, qui n'a pas de plan, obtient 500 millions.Il y a toujours bien une limite à se faire entuber par le gouvernement fédéral.Les Québécois vont comprendre que l'avenir pour nous n'est pas dans les pèlerinages et les coalitions», a lancé le chef péquiste.Le PQ veut nationaliser l'énergie éolienne MARIO GIRARD L'ancien ministre fédéral de l'Environnement Stéphane Dion est catégorique: ce n'est pas lui qui a fait perdre au Québec les 328 millions qu'il attendait d'Ottawa pour sa lutte contre les changements climatiques.Selon lui, le Québec n'avait pas de plan.Voilà pourquoi il n'a pas eu droit au pactole promis.« Les 328 millions étaient conditionnels à un accord sur des projets, a expliqué Stéphane Dion à La Presse .Comme cet argent n'était pas un transfert, nous devions nous entendre sur la nature des projets.Le problème avec le gouvernement du Québec, c'est qu'il n'avait pas de projet à nous proposer.Il voulait un transfert et bâtir ensuite son plan.J'avais dit que je ne pouvais pas agir comme cela.» Ce sujet épineux a refait surface plus tôt cette semaine en Chambre alors que la députée bloquiste Monique Guay a demandé des explications sur le fait que le gouvernement ne verse rien à Québec, qui a un plan de réduction des gaz à effet de serre, et qu'il s'apprête à offrir 538 millions à l'Ontario, qui n'a pas de plan précis en ce sens.« L'ancien gouvernement a fait une promesse qu'il n'a pas tenue », a répliqué le député conservateur Jason Kenney, secrétaire parlementaire du premier ministre Harper, lors d'un point de presse.C'est l'ancien ministre de l'Environnement qui a refusé de verser cet argent-là au Québec.» Cette querelle entre Ottawa et Québec autour des fonds fédéraux pour combattre les gaz à effet de serre avait éclaté au grand jour il y a un an, au moment où s'ouvrait à Montréal la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques.Des échanges vigoureux avaient eu lieu entre Stéphane Dion et Thomas Mulcair, alors ministre de l'Environnement à Québec.«Les communiqués de presse étaient prêts, dit Stéphane Dion.Tout d'un coup, tout a cessé de fonctionner.Je soupçonne que c'est parce qu'il n'était pas prêt avec son propre plan et qu'il ne l'avait pas soumis au conseil des ministres.» Au coeur de cette mésentente se trouvait un projet de train de banlieue.Pour Québec, le financement partiel du prolongement de trois lignes de trains de banlieue dans la région montréalaise constituait une bonne façon d'investir une part des 328 millions.Mais pour Stéphane Dion, ce n'était pas une bonne idée.«On trouvait cela trop onéreux.Ça coûtait plus de 1000 $ pour chaque tonne de gaz à effet de serre, explique Stéphane Dion.C'est comme cela qu'on évalue les projets.» Pendant que le gouvernement de Jean Charest espère qu'Ottawa lui versera les millions promis, Stéphane Dion trouve la situation déplorable.«C'est trèsmalheureux, tout cela, dit-il.L'automne dernier, le Québec n'avait pas de plan.Et là, c'est Ottawa qui n'en a plus.Et comme ils n'ont plus de plan, ils n'ont plus d'argent.C'est leur faute.Ils n'ont qu'à dégager l'argent et travailler sur la base de projets.» Cette préoccupation survient alors que le PQ tient son conseil national thématique sur l'environnement.Le chef péquiste, André Boisclair, qui refuse de se joindre à la coalition mise sur pied par le gouvernement Charest pour réclamer le respect du protocole de Kyoto, prétend que le gouvernement québécois a une attitude trop conciliante envers Ottawa, et c'est pourquoi il se retrouve les mains vides.Kyoto: «Le Québec n'avait pas de plan», dit Stéphane Dion «Cette industrie éolienne naissante est un secteur stratégique qui ne doit pas être laissé au secteur privé, entre les mains d'intérêts étrangers.» www.francoischartier.ca Plus de 1 500 nouveaux vins 2 500 Harmonies Vins & Mets Tous vos plaisirs de la table réunis dans un seul et unique guide des vins.Offert en librairie Vous êtes abonné à La Presse?OBTENEZ DE 10% À 30% de rabais sur l'achat en ligne de ce livre.Livraison à domicile gratuite.C'est facile : www.cyberpresse.ca/privileges 3433394A 3435286A Anapharm offre des services de qualité dans le domaine de la recherche clinique tout en se souciant du confort, du respect et de la sécurité de ses volontaires.Correspondez-vous au profil suivant : Êtes-vous un homme ou une femme âgé(e) de 25 ans et plus ?Êtes-vous diabétique de type 2 depuis au moins 3 mois ?Prenez-vous le Metformine (GlucophageMD) comme antidiabétique oral ?Pour plus d'information : (514) 485-7555 / 1 866 ANAPHARM lundi au vendredI : 8 h à 21 h / samedi: 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MONDE MARC THIBODEAU PARIS \u2014 Hassane Tariqui ne s'est pas fait trop de mauvais sang lorsqu'il a reçu en août un avis l'informant qu'il pourrait bientôt être privé du badge requis pour travailler, comme il le fait depuis près de 20 ans, dans les zones sécurisées de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle.«Comme je n'ai rien à me reprocher, je n'ai pas pris ça très au sérieux dans un premier temps », raconte l'homme de 38 ans, qui travaille pour un sous-traitant d'Air France chargé du nettoyage et de la préparation des avions.Les choses ont cependant changé il y a quelques semaines, lorsqu'il a appris que des dizaines de bagagistes de l'aéroport s'étaient fait retirer leur badge par la préfecture de Seine-Saint-Denis après avoir reçu un avis similaire.Zones sensibles Les employés ciblés ont été avisés par le souspréfet responsable de l'aéroport, Jacques Lebrot, qu'ils avaient une «attitude pouvant mettre en cause la sécurité aéroportuaire » et ne pouvaient donc conserver leur droit d'accès aux zones sensibles.Le sous-préfet affirme que l'unité centrale de lutte antiterroriste a conclu que ces personnes représentaient une «vulnérabilité» pour la sécurité aéroportuaire.Il a notamment affirmé aux médias que certains employés avaient séjourné dans des camps d'entraînement de groupes islamistes au Pakistan et en Afghanistan.«Je suis plus que convaincu que ce sont en fait les musulmans qui sont visés, et en particulier nous, les Arabes.Il n'y a pas de Philippe, pas de François dans le lot\u2026 Ils ne veulent plus qu'il y ait de musulmans à l'aéroport », s'indigne M.Tariqui, qui conserve pour l'instant son badge, tandis que la procédure suit son cours.«Je mets publiquement au défi le sous-préfet de trouver quoi que ce soit à me reprocher », indique l'employé, qui se décrit comme un musulman pratiquant.«Je suis déjà allé à La Mecque.Mais il y a trois millions de personnes qui se rendent chaque année à La Mecque.Ce ne sont pas tous des terroristes », ironise-t-il.L'analyse de M.Tariqui est partagée par le syndicat CFDT-Air France, qui a porté plainte pour discrimination au nom des bagagistes ciblés.Le secrétaire général adjoint, Philippe Decrule, affirme que les enquêteurs leur ont posé plusieurs questions sur leur pratique religieuse.«Ils demandaient par exemple aux employés si leur femme porte le hidjab, s'ils suivent le ramadan, si les enfants parlent arabe\u2026 Mais la police n'a rien de concret à leur reprocher », souligne-t-il.Le secrétaire général du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP), Mouloud Aounit, lie l'attitude des autorités à la publication en avril d'un livre controversé du président nationaliste du Mouvement pour la France (MPF), Philippe de Villiers, qui s'inquiétait d'une présumée infiltration islamiste à l'aéroport.«Depuis la sortie de ce brûlot islamophobe, on assiste à l'aéroport à une sorte de harcèlement visà- vis de tout ce qui ressemble de près ou de loin à un musulman», accuse M.Aounit, qui compare la situation à un «nouveau maccarthysme».Le sous-préfet responsable affirme que le retrait des badges est lié strictement à des considérations sécuritaires et ne constitue en rien une dérive islamophobe.Sarkozy est d'accord Le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, lui a apporté son appui le week-end dernier en soulignant qu'il n'y avait «aucun délit de sale gueule» dans cette affaire.Des « éléments précis », a-t-il assuré, justifient la révocation des badges.Les employés injustement lésés n'auront qu'à faire valoir leur cas devant les tribunaux, a ajouté le ministre, candidat pressenti de la droite aux élections présidentielles de 2007.«Je préfère qu'on ait le risque d'un contentieux parce qu'on a été trop sévère pour une habilitation plutôt qu'on se retrouve avec un drame parce qu'on n'a pas été assez sévère», a-t-il déclaré.Cette approche est inacceptable aux yeux du secrétaire général adjoint de la CFDT-Air France.«Ça ne peut pas marcher comme ça\u2026 Les procédures juridiques peuvent prendre des années alors que plusieurs employés se retrouvent déjà sans travail », dit M.Decrule.Elle tient encore moins la route aux yeux de M.Tariqui, qui se dit victime d'une manoeuvre politique.«À mon avis, Sarkozy veut obtenir des voix pour la prochaine élection présidentielle en cherchant à démontrer qu'il s'occupe de sécurité, quitte à sacrifier gratuitement des familles entières », s'insurge-t-il.« Maccarthysme»à l'aéroport de Paris ?PHOTO PIERRE VERDY, AFP Mohammed Seddiki, un des travailleurs musulmans évincés de l'aéroport Charles-de-Gaulle, en banlieue de Paris, pour des raisons de sécurité.M.Seddiki et cinq autres bagagistes intentent des poursuites à ce propos devant un tribunal administratif.3438045A Résultats des tirages du: Résultats des tirages du: décomposable dans les deux sens En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.Ventes totales : GAGNANTS LOTS Prochain gros lot (appr.) : Jour - Mois - Année - Signe $500,000 décomposable dans les deux sens DEMANDEZ LA LISTE DE FOOTBALL AVANT 13 H AUJOURD'HUI.compl.compl.Participation gratuite compl.$500,000 7/7 6/7+ 6/7 5/7 4/7 3/7+ 3/7 12 489 512 $ 5 000 000,00 $ 73 390,90 $ 1 790,00 $ 104,00 $ 10,00 $ 10,00 $ 10 000 000 $ 2006-10-28 25 DÉCEMBRE 25 CAPRICORNE 2006-10-27 Centre Eaton, Montréal (514) 288-6006 Les Cours Mont-Royal, Montréal (514) 845-3007 Centre Eaton, Montréal (514) 985-2297 imperméables chaudes antiverglas BOtt Es 3438925A AGENCE FRANCE-PRESSE SELLERSBURG, INDIANA\u2014 Le président George W.Bush a assuré hier que les républicains conserveraient la majorité au Congrès et a accusé les démocrates d'être le parti qui « dit non » à la protection des Américains, au moment d'aborder le dernier virage de la campagne électorale.« Nous contrôlerons la Chambre des représentants et nous contrôlerons le Sénat des États-Unis » après le 7 novembre, a dit M.Bush lors de sa première réunion publique de la campagne, devant plusieurs milliers de personnes à Sellersburg (Indiana).Dix jours avant les élections et dans l'un des quelque 35 districts qui risquent de faire basculer la majorité, M.Bush a de nouveau martelé les deux arguments de son camp : avec les républicains, les Américains seront mieux protégés contre les terroristes; avec les démocrates, ils paieront plus d'impôts.Les démocrates, eux, ont continué à faire de ces élections un référendum sur l'Irak et contreM.Bush.Dans leur allocution radiophonique hebdomadaire, leur candidat à un siège de sénateur de Virginie, Jim Webb, engagé dans une autre des courses les plus disputées de ces élections, a dénoncé « l'incompétence » de M.Bush, qui non seulement ne résoud pas la question irakienne mais compromet la sécurité des États- Unis, selon lui.Inquiéude sur l'Irak L'Irak est la préoccupation première des 200 millions d'Américains appelés à renouveler la totalité de la Chambre des représentants et un tiers du Sénat.Avec la nouvelle vague de violences en Irak, des affaires de corruption, un récent scandale sexuel mais aussi l'impopularité de M.Bush lui-même, les républicains sont sérieusement menacés de perdre le contrôle de la Chambre des représentants, voire peut-être du Sénat.M.Bush a reconnu une nouvelle fois que la situation était difficile en Irak.Il a objecté aux démocrates qu'ils n'avaient pas de « plan » et a répondu : « Nous allons vaincre l'ennemi en Irak.Nous avons un plan pour la victoire.» « La seule façon dont nous pouvons ne pas réussir, c'est si nous nous retirons avant que le travail ne soit achevé », a-t-il dit.Les démocrates « se retireraient avant que le travail ne soit achevé et nous ne les laisserons pas faire », a-t-il dit.Mais il a de nouveau présenté l'Irak comme l'un des « fronts essentiels de la guerre contre le terrorisme » et a attaqué les démocrates en résumant leur « philosophie » à: « Dites tout simplement non.» « Quand il s'agit de détenir les terroristes, quelle est la réponse des démocrates ?Dites tout simplement non.Quand il s'agit d'interroger les terroristes, comment votent les démocrates ?» M.Bush, qui faisait référence au vote des démocrates ces derniers mois sur certaines lois antiterroristes controversées, a laissé à la foule exultante le soin de répondre.« Alors quand les démocrates demanderont votre voix le 7 novembre, qu'estce que vous direz ?» Les militants ont répondu en choeur: « Dites tout simplement non.» Quant aux impôts, « les démocrates les augmenteront et les républicains les garderont à un bas niveau », a-t-il dit.La neuvième circonscription de l'Indiana est l'une de celles où les républicains savent que se joue leur sort.Le représentant sortant, le républicain Mike Sodrel, serait à égalité avec le démocrate Baron Hill, qui a occupé le siège pendant six ans avant d'en être délogé en 2004, en raison d'un retard de 1500 voix sur près de 290 000.Bush promet une Chambre et un Sénat républicains Harcelé par des sondages défavorables, c'est un président déterminé qui entre en campagne, à 10 jours du scrutin.MICHAEL ASTOR ASSOCIATED PRESS RIO DE JANEIRO \u2014 Un nouveau président pourrait sortir des urnes à l'issue du scrutin d'aujourd'hui au Brésil, même si le chef de l'État sortant, Luiz Iñacio Lula da Silva, remporte ce deuxième tour contre Geraldo Alckmin, comme l'annoncent les sondages.Car les scandales de la campagne électorale laisseront des traces.Au premier tour, « Lula », 60 ans, candidat du Parti des travailleurs (PT), a recueilli 48 % des voix, contre 42 % pour son adversaire conservateur.La dernière enquête d'opinion, publiée jeudi, crédite le président sortant de 63 % des intentions de vote, M.Alckmin, 53 ans, n'en obtenant que 37 % (avec une marge d'erreur de plus ou moins deux points).La victoire semble donc tendre les bras au chef de l'État, auquel les révélations de corruption concernant son entourage ont probablement coûté la réélection dès le premier tour.Face à de féroces attaques, l'ancien syndicaliste est revenu à la rhétorique de lutte des classes qui l'avait porté au pouvoir il y a quatre ans.Une fois président, il avait néanmoins adopté une attitude plus conciliante pour l'économie de marché et les patrons, à la surprise ravie des conservateurs.Mais après le revers relatif du premier tour, Lula s'est retourné vers son électorat de base, les laissés-pour-compte, et nombre de Brésiliens se demandent si le plus grand pays d'Amérique latine ne va pas radicaliser sa politique de gauche.Pas au point sans doute d'adopter le populisme radical d'Hugo Chavez au Venezuela, mais au risque d'accentuer les divisions causées par les inégalités criantes, ce dont le président sortant se défend.L'art de la mobilisation « Il est très facile de mobiliser les pauvres, mais il est difficile de les démobiliser après l'élection », estime Bolivar Lamounier, directeur de l'agence de conseil politique Augurium.« J'ai peur que s'il obtient un deuxième mandat, ce qui semble probable, il soit tenté par l'autoritarisme.» « Les riches n'ont pas besoin de l'État brésilien.Ceux qui en ont besoin, ce sont les gens pauvres.Les pauvres sont ceux qui ont besoin d'universités publiques parce que les riches peuvent payer, ou même étudier à Paris », a lancé le président sortant lors d'une réunion de campagne dans les quartiers pauvres de l'est de São Paulo.Et d'affirmer que son adversaire liquiderait le patrimoine national et les programmes sociaux comme les allocations familiales.Le candidat du Parti socialdémocrate (PSDB), lui, suggère que Lula, en cas de reconduite à la magistrature suprême, réécrira comme Chavez la Constitution afin de donner davantage de pouvoir aux pauvres.Malgré les propos rassurants du chef de l'État sortant, le discours a porté parmi les classes sociales les plus favorisées.Lula « n'est pas le genre de personne que je veux pour gouverner mon pays.Je ne veux pas d'un syndicaliste brut de décoffrage et ignorant.Je ne connais personne qui ait l'intention de voter pour lui », assure Remo Dalla Zanna, 67 ans, économiste.Un Lula nouveau pour le Brésil ?Attaqué férocement à propos de la probuté de son gouvernement, Lula revient à la rhétorique de la lutte des classes, qui l'a bien servi il y a quatre ans.PHOTO JUAN CARLOS REYES, AFP Les proches d'Emilio Alonso Fabian, en enseignant d'Oaxaca, dans le sud du Mexique, pleurent sur sa tombe après qu'il eut été abattu d'une balle lors de manifestations tenues vendredi.Un caméraman américains a aussi été tué.Le gouvernement mexicain a donné ordre hier aux manifestants, qui réclament la démission du gouverneur de l'État pour cause de corruption, d'« évacuer immédiatement les rues, places, bâtiments publics et propriétés privées ».L'Assemblée populaire des peuples d'Oaxaca a refusé de se plier à cet ultimatum.Mexique Émeutes sanglantes à Oaxaca LE TOUR DU GLOBE CORÉE DU NORD Mouvements sur le site d'essai La Corée du Sud a observé des mouvements sur le site où la Corée du Nord aurait procédé à son premier essai nucléaire réussi, ce qui pourrait indiquer qu'un autre test est en préparation, a rapporté hier l'agence de presse Yonhap.Le Japon, les États-Unis et l'Australie comptent se réunir les 8 et 9 janvier à Los Angeles pour trouver une position commune dans les dossiers du nucléaire nord-coréen et iranien, selon l'agence de presse japonaise Kyodo News, qui citait hier des sources gouvernementales nippones non précisées.Personne n'était joignable au ministère japonais des Affaires étrangères.Pour ce qui est de Pyongyang, la Corée du Sud surveille attentivement les mouvements de camions et de soldats nord-coréens autour du site de Punggye-Ri, dans le nord-est, a précisé l'agence Yonhap.\u2014 d'après AFP GAZA Déploiement égyptien L'Égypte a déployé près de 3000 hommes à sa frontière avec la bande de Gaza, à la suite d'informations de presse faisant état d'un plan israélien de bombarder la zone frontalière palestinienne, ont indiqué hier soir à l'AFP des sources de sécurité dans le Sinaï.L'Égypte avait auparavant annoncé qu'elle renforçait la sécurité le long de sa frontière, pour protéger les populations égyptiennes habitant le secteur.« Les forces de sécurité se sont déployées sur toute la ligne frontalière (.) à la suite de menaces israéliennes et d'un projet de largage de bombes intelligentes sur le couloir de Philadelphie », le chemin de patrouille frontalier entre la bande de Gaza et l'Égypte, avait rapporté l'agence officielle égyptienne Mena.Les journaux égyptiens ont largement repris hier des informations de la presse israélienne faisant état d'un plan de bombarder le couloir de Philadelphie, dans le cadre des opérations visant à faire échec à la contrebande d'armes organisée entre l'Égypte et la bande de Gaza au moyen de tunnels.\u2014 d'après AFP CUBA Castro à la télé Le président de Cuba, Fidel Castro, a mis fin à un silence de 40 jours et levé les doutes les plus graves sur son état de santé en faisant diffuser hier à la télévision une vidéo le montrant en train de lire les journaux du jour et de marcher sans aide.«Maintenant, quand nos ennemis m'ont prématurément déclaré moribond ou mort, j'ai le plaisir d'envoyer à mes compatriotes et aux amis dans le monde ce petit matériel filmé », a déclaré le président cubain, portant le survêtement blanc, rouge et bleu des équipes nationales cubaines, avec son nom brodé sur la poitrine.Fidel Castro se remet d'une intervention chirurgicale pratiquée le 27 juillet après une hémorragie intestinale.Aucune indication n'a été fournie sur l'endroit où est soigné le chef d'État depuis son opération, sa santé étant officiellement secret d'État.Sa démarche sur la vidéo est lente et incertaine, tandis qu'il s'exprime d'une voix légèrement pâteuse et peu assurée, tout en souriant et en s'exclaffant par moments.Toujours très aminci, Fidel Castro semble toutefois avoir repris du poids, après avoir perdu quelque 19 kg à la suite de son opération.En septembre, il avait indiqué avoir repris près de la moitié des kilos perdus.\u2014 d'après AFP FRANCE Animation en banlieue Une dizaine de policiers ont été blessés, deux autobus attaqués et des dizaines de véhicules brûlés dans les banlieues où des renforts de police avaient été déployés pour éviter des débordements, un an après des émeutes qui avaient ébranlé la France.Trois policiers ont été blessés hier après-midi au cours d'échauffourées avec plusieurs dizaines de personnes encagoulées qui ont jeté des pierres et des cocktails Molotov sur la police dans une cité « sensible » de la banlieue Sud de Paris, après une journée qui a semblé calme.La nuit de vendredi à hier avait auparavant « été relativement calme », a affirmé la direction de la police et le ministère de l'Intérieur, émaillée de quelques incidents sans commune mesure avec les trois semaines de violence qui avaient secoué le pays du 27 octobre au 20 novembre 2005.Au total, une cinquantaine d'interpellations ont eu lieu dans des incidents vendredi et hier.\u2014 d'après AFP MONDE Les nouvelles internationales en continu sur cyberpresse.ca/monde PHOTO TV CUBANA Fidel Castro a donné signe de vie hier en faisant diffuser une vidéo où on le voitmarcher et lire les journaux. FORUM PHOTO AWAD AWAD, AFP Des musulmans palestiniens prient devant la mosquée Al-Aqsa, à Jérusalem Est.Le vrai islam Nous publions dans cette page deux extraits du livre De l'islamisme : une réfutation personnelle du totalitarisme religieux, publié chez Robert Laffont.L'ouvrage sera en librairie au Québec d'ici une dizaine de jours.FOUAD LAROUI D'origine marocaine, l'auteur est économiste et écrivain.Quand on relit la Thora, la Bible et le Coran en ce début de troisième millénaire, on acquiert la conviction que ces très longs textes ne font que tourner autour du pot.De quoi s'agit-il, en somme ?En élaguant sans remords (que de redites !), on pourrait consigner sur un feuillet, un seul, leur substance véritable.La voici (en nous restreignant à l'islam en vertu de son aspect récapitulatif) : Être musulman, c'est être croyant au sens du Coran.C'est pour cela qu'Abraham est considéré comme le premier des musulmans.Mais qu'est-ce qu'un croyant au sens du Coran ?L'esprit des 114 sourates peut se résumer à ceci : il faut 1) croire en un Dieu unique, sans égal, dont on ne peut rien imaginer (ni le visage, ni la naissance, ni la mort.), qu'on ne peut pas représenter, qui est pure transcendance.Qui n'est rien, strictement parlant ; 2) se conduire en toutes choses avec pondération et humilité, faire le bien, rechercher la paix et la concorde.Voilà tout.Littéralement.Le reste n'est qu'accessoire.Ceux qui mesurent au millimètre la longueur du voile, ceux qui réclament quatre témoins avant de lapider, ceux qui s'imaginent pouvoir parler à Dieu, ceux qui tremblent d'horreur à l'idée de mêler la viande et le lait, ceux qui autrefois me privaient de viande le vendredi à l'internat du lycée de Casablanca (lycée pourtant laïque, mais on y faisait maigre ce jour-là) sont obsédés par le futile et l'accessoire.La foi n'a pas besoin de ces singeries.Contempler en silence les étoiles par temps clair vaut toutes les oraisons.Lire un poème est une prière.Se fondre en imagination dans l'envol d'un essaim d'oiseaux (autres créatures de Dieu) dispense de la prière collective.Le vrai croyant, c'est celui dont on ne remarque pas qu'il est croyant.Si chaque croyant (qu'il se nomme abusivement juif, chrétien ou musulman) pouvait rester dans sa chambre ou dans sa grotte, seul, et s'en tenir au programme minimum ci-dessus établi, il serait mille fois plus proche d'un Dieu ineffable que les Tartufe, les rabbi Ovadia et les mollah Omar qui nous empoisonnent l'existence.Et que de guerres, de massacres et de dévastations évitées.Ce qui précède \u2014une foi simple, la foi du charbonnier\u2014 est d'ailleurs parfaitement en accord avec plusieurs versets du Coran, par exemple : « Dieu veut vous rendre les choses aisées.Il ne cherche pas pour vous la difficulté.» Ou encore : « Il ne vous impose en religion aucune gêne ou embarras (.).» Encore une fois, nous rappellerons ici la distinction entre le spirituel et le religieux qui court dans tout cet ouvrage.Le spirituel, c'est ce qui lie l'homme à Dieu, au mystère, à la transcendance.Le spirituel, c'est aussi le lieu où se posent, pour chacun, les questions du bon, du beau, du vrai.Le religieux, c'est ce qui le lie aux autres hommes.Le religieux renforce, certes, la cohésion du groupe, ce qui aujourd'hui constitue plus une menace sur la paix civile qu'autre chose.À la fin des fins \u2014c'est le cas de le dire \u2014, qu'est-ce qui compte le plus ?«Ô Gens du Livre ! Ne sortez pas de la juste mesure dans votre religion.» (sourate IV, verset 171.) Un hadith du Prophète met en garde contre l'extrémisme : « Je vous mets en garde contre l'extrémisme religieux, car il a causé la ruine des nations qui vous ont précédés.» On trouve cent autres exemples qui vont de le même sens.Après cela, comment peut-on être extrémiste ?La question est peut-être naïve, mais elle mérite d'être posée, encore et encore, aux jeunes gens qui constituent le lectorat souhaité de ce livre.Une religion très proche du judaïsme et du christianisme Si vous croyez que j'ai inventé le « programme minimum » esquissé plus haut, lisez ! Le verset II, 62 dit ceci : « Les croyants, les juifs, les chrétiens, les sabéens, quiconque croit en Dieu et au jour dernier et qui fait le bien, tous ils auront leur récompense auprès de Dieu.Il n'y a rien à craindre pour eux et ils n'éprouveront nul regret.Le Dieu du Coran est parfois d'une mansuétude étonnante, contrairement à ce que veulent nous faire accroire les islamistes.Ce verset est confirmé par les versets suivants : « Parmi les gens du Livre, il y en a qui récitent toute la nuit les signes de Dieu en se prosternant.Ils croient en Dieu et au jour dernier, proscrivent ce qui est blâmable et font assaut de bonnes actions.Ceux-là sont vertueux et on ne leur contestera pas le bien qu'ils ont fait.» On en déduit que le Paradis du Dieu des musulmans est accessible aux juifs et aux chrétiens \u2014ainsi qu'à ces mystérieux sabéens.Il ne leur est même pas demandé de se convertir à l'islam.Quel bel oecuménisme ! Quel dommage qu'on n'en soit pas resté là.Juifs et chrétiens verraient sans doute d'un autre oeil les musulmans si ces derniers, au lieu de leur promettre l'Enfer, leur annonçaient la bonne nouvelle.On ira tous au Paradis ! (.) Le Dieu du Coran est parfois d'une mansuétude étonnante, contrairement à ce que veulent nous faire accroire les islamistes.Une religion de tolérance La tolérance pour les musulmans a un sens fondamentalement positif : ils n'ont pas à « souffrir » l'autre, ils doivent l'accueillir sans conditions Notons que la première occurence du mot toleranz en Europe, sous la plume de Luther, portait une connotation négative.En français, tout le monde connaît la phrase méprisante de Claudel : « La tolérance, il y a des maisons pour ça.» Mais ce mépris vient de loin: la première édition, en 1694, du Dictionnaire de l'Académie française donne à « tolérance » un sens exclusivement péjor a t i f : « condes cendanc e , indulgence pour ce qu'on ne peut empêcher ».Sous-entendu: si l'on pouvait l'empêcher, on le ferait, serait-ce par la force.En arabe, en revanche, la tolérance se dit tasaamuh.Ce substantif correspond à un verbe appartenant à ce que les grammairiens nomment la sixième forme verbale, qui est la forme de la réciprocité : la tolérance ne peut être condescendance, car elle met en jeu des partenaires égaux ; l'étranger est mon égal.On en déduit que les musulmans devraient être en pointe dans ce domaine.La tolérance dans leur religion a un sens fondamentalement positif: ils n'ont pas à « souffrir» l'autre, ils doivent l'accueillir sans conditions.Encore faudrait-il que l'autre, surtout en Europe, fasse preuve de la même ouverture.On pourrait nous objecter que c'est en Afghanistan, sous les Talibans, que l'intolérance fut érigée en système.Mais c'est surtout leur ignorance qu'ils ont mise en pratique.(.) Une religion où la raison est reine Le formidable essor de l'islam qui a fait jadis de l'arabe la langue du savoir et a fait de Bagdad et de Cordoue les capitales culturelles du monde était imputable, avant tout, à la tolérance, à la libre discussion et à l'ouverture sur l'Autre dont témoigne la traduction des oeuvres scientifiques et philosophiques des Grecs.Le génie musulman a pu, alors, donner des noms tels Ibn Sina, Razi, Al Khawarizmi, Ibn Al Haytham, etc.Plus précisément, la philosophie et la science arabomusulmane ont été à la pointe de la civilisation universelle lorsqu'elles étaient libres de tout dogmatisme théologique ou lorsqu'elles ont soigneusement séparé le domaine de la foi et celui du savoir scientifique.Osons un anachronisme : un Ibn Roshd moderne serait musulman \u2014et même qadi\u2014mais il accepterait Darwin et tout ce qui en découle.Il adopterait avec enthousiasme le néodarwinisme et s'efforcerait d'aller au-delà.Physicien, il admettrait l'idée du big bang et travaillerait sur le modèle standard de Weinberg et d'Abdus- Salam \u2014un musulman ! Un génie universel comme Ibn Sina ferait encore mieux : il s'installerait au centre de ces recherches et en ferait une synthèse éblouissante, comme Georgescu-Rogen installant l'entropie au coeur de sa réflexion sur les problèmes d'économie et d'environnement.On peut rêver.Non seulement on peut rêver, mais on doit rêver.C'est ce que j'ai fait en écrivant ce livre.PHOTOCHERYL RAVELO, REUTERS Le Coran lu par une femme à Manille, fin septembre. FORUM André Desmarais > Président du conseil d'administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef .ÉDITORIAUX Des dessins et de laviande mroy@lapresse.ca MARIO ROY La simultanéité des deux événements est fortuite et due au hasard.D'une part, un tribunal danois rejette la poursuite intentée contre les éditeurs des fameuses caricatures de Mahomet par des musulmans ulcérés.D'autre part, on apprend que le plus haut dignitaire musulman d'Australie a comparé à de la « viande étalée » les femmes qui ne restent pas « chez elles, dans leur chambre, à porter le hidjab » ; il évoquait les crimes sexuels lorsqu'il a décrété : « Si vous placez de la viande dans la rue (.) et que les chats viennent la manger, qui doit-on blâmer, les chats ou la viande ?» Vues avec beaucoup de sérénité, ces deux affaires constituent une parfaite illustration du gouffre qui sépare deux cultures \u2014certains diront : du conflit qui oppose deux civilisations.Mais la sérénité n'est pas la première caractéristique des heurts de plus en plus fréquents entre les valeurs occidentales et musulmanes.Le ton monte, en effet, en particulier en Europe, où vit une importante minorité musulmane et où ce type d'incidents se multiplie.Il devient clair que, nonobstant tout accommodement raisonnable, la question de fond qui se pose est celle-ci : faut-il, et peut-on, moderniser l'islam ou islamiser la modernité ?Or, le premier terme devra s'imposer \u2014 c'est ce que soutiennent d'ailleurs beaucoup de musulmans eux-mêmes, à commencer par la Canadienne Irshad Manji.Car la seconde proposition n'est ni souhaitable ni réalisable.La modernité est construite autour d'une morale laïque et commune qui n'est pas et ne peut pas être celle d'un corpus religieux en particulier.C'est un concept qui ne se négocie pas à la pièce.Le droit de critiquer un dieu ou un prophète (qui sont des « idées », en somme).Ou le droit qu'ont les femmes de maîtriser leur corps et leur vie.Ou l'universalité de la justice.Ou la laïcité de l'espace public.Tout cela ne constitue pas une ornementation venant en sus des bienfaits de la modernité et dont celleci pourrait à la rigueur se passer.Ces bienfaits, la prospérité, l'espérance de vie, l'opportunité de la réalisation, la sécurité, la liberté, sont des produits directs de la critique, de l'égalité des sexes, du droit et de la laïcité.Les uns n'existent pas sans les autres.Prévenons une critique : cela ne veut pas dire que l'Occident a été, est et sera infailliblement et scrupuleusement respectueuse de ces cadres et de ces objectifs.Aucune société, jamais, nulle part, n'a été totalement à la hauteur des idéaux qu'elle s'est fixés.Néanmoins, cela veut dire que tout ce qui s'y produit, toutes les idées qu'on y propose, toutes les actions qu'on y mène sont jugés \u2014 en général sévèrement \u2014 par rapport à cette sorte de constitution philosophique, politique et sociale.Pour l'instant, on ne voit pas d'autre aménagement global qui donnerait une société plus douce à l'être humain \u2014 exception faite des utopies qui, par définition, sont toujours paradisiaques.C'est sans doute ce qui apparaît aujourd'hui un peu brutalement là où ces acquis sont le plus menacés.C'est-à-dire là où, précisément, tant de gens sont venus fuir des mondes où n'existent ni les droits ni les libertés.Il faut le comprendre et le faire comprendre.Avec sérénité.Faut-il moderniser l'islamouislamiser la modernité ?Lepremier termedevras'imposer car le secondn'est ni souhaitable ni réalisable.Serge Paquette, collaboration spéciale DROITS RÉSERVÉS D'UN CANADA À L'AUTRE Décision pertinente La décision du juge Rutherford nous rappelle que nos libertés fondamentales ne doivent pas être soumises à des filtres partisans SATYA DAS ET KEN CHAPMAN Les auteurs dirigent Cambridge Strategies Inc., ungroupe-conseil albertain en politique publique.La décision du juge Douglas Rutherford d'invalider les parties touchant les « crimes d'intention » de la loi canadienne sur l'antiterrorisme constitue un rétablissement bienvenu, quoique tardif, des libertés fondamentales au Canada.C'est une décision particulièrement pertinente étant donné que les États-Unis poursuivent leur inexorable glissade dans l'abîme stalinien à la suite de l'adoption de leur effrayante nouvelle loi qui permet la détention pour une période indéfinie de quiconque est soupçonné de poser une menace à l'État.L'article remis en question par le juge Rutherford permet la détention d'un Canadien accusé de terrorisme si ses actes ont été motivés par des considérations religieuses, politiques ou idéologiques.C'est avec raison que le juge a estimé que cette disposition violait la Charte canadienne des droits et libertés.En fait, l'abolition de l'exigence relative aux « crimes d'intention » pourrait rendre plus facile l'application de la notion de terrorisme pour l'ajouter à d'autres accusations criminelles.Ce n'est pas nécessairement une mauvaise chose.Le déchaînement meurtrier de Kimveer Gill était certainement un acte destiné à terroriser.S'il avait survécu pour faire face à un procès, il aurait été extrêmement utile d'ajouter des accusations de terrorisme à son encontre.11 septembre 2001 La décision du juge Rutherford doit nous rappeler que nos libertés fondamentales ne doivent pas être soumises à des filtres partisans.Souvenons-nous que les articles de la loi invalidés ont été en fait introduits par un gouvernement libéral au lendemain des attaques terroristes du 11 septembre 2001 contre les États-Unis.À cette époque, nous avons été nombreux à nourrir des inquiétudes à propos des coups de balai appliqués à la loi et à tenir notre langue, en acceptant peut-être l'argument bien connu présenté par Michael Ignatieff : nous devons parfois sentir la nécessité de recourir à des mesures draconiennes pour combattre le terrorisme.Mais nous voyons maintenant jusqu'où une telle position peut mener.Quand le président George Bush signe sa loi antiterrorisme qui permet aux États-Unis de détenir quiconque est simplement soupçonné d'intentions terroristes sans jamais traduire cette personne en justice, les États-Unis abandonnent les libertés fondamentales pour lesquelles l'Occident a livré un long combat, pendant des décennies, contre le stalinisme et d'autres formes de totalitarisme.Et ce qui est vraiment inquiétant dans cette loi, c'est la disposition selon laquelle les autorités n'ont jamais besoin de présenter à l'accusé les preuves recueillies contre lui.Elles n'ont pas non plus à l'informer des allégations et des accusations qui pèsent contre lui.Au Canada, nous avons pu assister à la tragédie de Maher Arar et il pourrait y avoir d'autres cas de citoyens maltraités.Pourtant, la loi Bush signifie que des centaines et mêmes des milliers de personnes comme Maher Arar pourraient tout simplement disparaître dans la noirceur kafkaïenne.Inquiétude persistante L'inquiétude qui persiste est de savoir si le nouveau gouvernement canadien confirmera ce nécessaire rétablissement des libertés canadiennes étant donné son empressement à rechercher les compromis avec le régime Bush et son amitié.Bien sûr, il y a grand mérite à l'approche consistant à être ouverts et à collaborer avec notre voisin et partenaire commercial du sud.Il s'agit d'un changement rafraîchissant par rapport à ce qui apparaît parfois comme un sport national et qui consiste à critiquer gratuitement les États-Unis.Toutefois, comme nous avons pu le constater dans l'affaire du bois d'oeuvre, il y a une différence entre une amitié de principe et un pacte destiné à calmer le jeu, pacte qui a renoncé à toutes les victoires remportées en vertu des lois commerciales internationales et qui a défié les principes fondamentaux du libre-échange.En ce qui concerne les libertés fondamentales, le nouveau gouvernement du Canada doit résister à toute tentation d'en appeler du jugement Rutherford.En fait, comme la loi antiterroriste doit faire l'objet d'un réexamen plus tard cette année, le premier ministre Stephen Harper peut lancer le Canada sur un cap distinct et hardi en refusant de renouveler une loi pleine de failles qui a été conçue à la hâte par un gouvernement libéral impétueux et en état de choc.Comme nous le constatons maintenant avec le recul du temps, le Code criminel canadien dispose de suffisamment d'articles pour traiter des menaces à notre sécurité individuelle et collective.Le nouveau gouvernement du Canada doit affirmer que nous ne pouvons pas compromettre et sacrifier nos libertés fondamentales pour la commodité de l'État et au nom de la sécurité publique.QU'EN PENSEZ-VOUS ?forum@lapresse.ca Lemythe de lavolonté akrol@lapresse.ca ARIANE KROL Les régimes, on le sait, ne marchent pas \u2014 plus de 95% des gens qui en suivent un regagnent le poids perdu.Pourtant, on continue à croire au pouvoir de la volonté.Grave erreur.Ce que nous mangeons, ou pas, dépend surtout de stimuli extérieurs, révèle le chercheur américain Brian Wansink dans Mindless Eating, un essai qui vient tout juste de paraître aux États-Unis.L'auteur n'est ni médecin ni nutritionniste, mais spécialiste du marketing.Et ce qui l'intéresse, ce n'est pas de lancer un régime miracle, mais d'expliquer pourquoi les Nord-Américains ingurgitent autant de nourriture sans s'en rendre compte.Sa démonstration, basée sur les centaines de recherches qu'il a menées avec son équipe, est éloquente.La plupart d'entre nous avons déjà constaté que les portions gigantesques servies dans les restaurants incitent à manger davantage.Ce n'est que la pointe de l'iceberg.Beaucoup d'autres facteurs, dont la grosseur de l'emballage, l'accessibilité d'un aliment, le volume qu'il occupe, la vitesse à laquelle mangent les autres convives et la présence des reliefs sur la table influencent la consommation.Cette influence est telle qu'elle agit même quand les gens n'ont pas faim.et même quand on leur sert du pop-corn rance ou du gâteau rassis ! Tout bon restaurateur sait que, en soignant l'atmosphère et le menu de son établissement, il augmente ses chances que le client commande un verre ou un dessert de plus.Mais les convives réagissent à des signaux encore plus subtils.La scène se déroule dans un restaurant de l'Illinois.Juste avant le repas, le serveur offre un verre de cabernet-sauvignon à chaque client, gracieuseté de la maison.Tous reçoivent le même vin, à un détail près.À certaines tables, l'étiquette mentionne que le vin est californien et à d'autres, qu'il provient du Dakota du Nord.Et alors ?La quasi-totalité des dîneurs terminent leur verre, sans se douter qu'il s'agissait d'une piquette à 2 $ US la bouteille.Mais leur souper s'est passé différemment.Ceux qui croyaient boire du vin californien sont restés en moyenne 10 minutes de plus à table et ont mangé 11 % de plus.Le seul fait de lire le mot Californie sur l'étiquette les a convaincus que le vin serait bon et, par conséquent, que la soirée serait agréable, ce qui les a mis dans des dispositions propices à manger davantage.Les autres, préjugeant que le vin du Dakota du Nord serait sans intérêt, n'ont ressenti aucun effet euphorisant.Dans la lutte contre le gain de poids, les Nord-Américains partent avec deux prises contre eux.Comme tous les humains, ils sont le résultat de dizaines de milliers d'années de survie durant lesquelles leur corps a acquis une préférence pour les aliments gras et sucrés.Et ils vivent dans un environnement où tout les pousse à manger à leur insu.La volonté n'a rien à voir là-dedans : si vous placez un bol de chocolats sur votre bureau, vous en grignoterez deux fois plus que s'il se trouve deux mètres plus loin, a constaté Brian Wansink.Si ce genre de recherche peut convaincre les gens de modifier leur environnement obésogène plutôt que de suivre un autre régime, elles auront vraiment fait oeuvre utile.Le nouveau gouvernement du Canada doit affirmer que nous ne pouvons pas compromettre et sacrifier nos libertés fondamentales pour la commodité de l'État et au nom de la sécurité publique. Tout un défi MYLÈNE GALARNEAU L'auteuredemeureà Repentigny.À la maison, j'ai réalisé que la télévision prenait beaucoup trop d'importance et de temps.Les enfants préféraient la regarder plutôt que de s'amuser dehors.Je devais réglementer, négocier l'horaire à cause de cet écran, même si les jeux vidéo et l'Internet sont inexistants chez nous.Les repas en famille s'écourtaient ou s'entrecoupaient lorsque les enfants passaient au salon au lieu de discuter avec nous.Je me suis aperçue que, quand ils regardent la télévision, les petits deviennent presque hypnotisés et n'entendent plus ce qui se passe autour d'eux.Le mobilier du salon est orienté de façon à voir l'écran de télévision plutôt qu'à favoriser les conversations.J'ai proposé un défi à la famille : pas de télé ! J'avais hâte de passer plus de temps à table, de communiquer, jouer dehors, créer, faire la cuisine avec les petits et lire.C'était l'occasion d'écouter de la musique et des chansons québécoises.Nous nous sommes préparés d'avance pour réussir notre projet familial.Nous avons mis à la disposition de tous, dans la cuisine, une armoire avec des petits casiers thématiques : pâte à modeler, livres, casse-tête, papier-crayons.On a construit un théâtre de marionnettes et sorti la boîte des costumes d'Halloween.On a collé au mur de la cuisine une grande carte géographique du monde illustrée et comique pour les enfants.Au diable la décoration ! Les enfants peuvent tranquillement comprendre que le monde est immense, et que mamie demeure dans le même pays que nous, même s'il faut faire 30 minutes de voiture pour se rendre chez elle.Il fallait être prêt pour occuper notre temps sans la télévision.Le grand jour est arrivé.Je suspends le service Bell Express Vu, et nous remisons la télé au placard ! Je réaménage le salon.Le défi était prévu pour quatre mois et nous avons réussi ! La saison d'été était facilitante car la programmation régulière était terminée.Nous avons quand même permis aux enfants de regarder des cassettes les jours de pluie.Maintenant que nous sommes rebranchés, les choses ont changé : nous nous abrutissons moins devant la télé.Je m'informe sur l'actualité en écoutant la radio.Les enfants préfèrent faire du vélo, grimper aux arbres (ils l'ont appris pendant le défi !) et jouer dehors avec leurs amis.Mon mari et moi avons redécouvert les conversations animées, les fous rires et les discussions à propos de nos petits et de leur tempérament.Qu'apprennent les enfants en regardant la télé ?Pendant ces heures-là, ils ne communiquent pas entre eux, ne jouent pas.En n'ayant pas d'interactions avec les autres, ils n'apprennent pas que leurs actions et leurs paroles ont de l'influence sur l'autre ou encore comment en arriver à l'unanimité lors de conflit.Par exemple, décider à quel jeu on joue ! Les leçons de vie et les valeurs se transmettent par notre exemple, nos agissements.Les enfants observent nos relations avec autrui, notre comportement.L'expérience a été tellement positive que nous aimerions la reprendre l'an prochain.Et vous, seriez-vous prêts à un défi familial si agréable ?.Àtitre d'auteure de la lettre de la semaine, Mme Galarneau recevra une copie laminée de cette page.PHOTO ROBERT MAILLOUX , LA PRESSE © De gauche à droite, Émile (4ans), Richer Robitaille (le père), Guillaume (6 ans), Xavier (2 ans), Élise (neuf mois) et la mère, auteure de cette lettre Mylène Galarneau.LETTREDE LA SEMAINE JEAN-PAUL LANOUETTE L'auteur est unrésidant de Longueuil.Au Québec, certaines gens ont encore chaud en Fahrenheit, surtout quand le mercure s'amuse à franchir la barre des 90 degrés à l'ombre, et d'autres, plus nombreux, se sauvent toujours à cent milles à l'heure face au danger.Sans parler du litre de lait qui se fait souvent appeler pinte, même par des jeunots.sans doute «contaminés » par leurs parents.Or, cet attachement quasi maladif \u2014 ou inconscient?\u2014 à des mesures censées avoir été reléguées aux oubliettes il y a lurette déjà belle, cet attachement, donc, conviendrait- il de le déplorer, voire de s'en formaliser un brin, au moins pour la forme?J'imagine que oui.si l'on avait une once de bon sens ! Quoi qu'il en soit, je désire signaler à l'attention de mes concitoyens et concitoyennes deux domaines où le système métrique s'est joliment cassé les dents \u2014 comme sur un mur! \u2014, continuant depuis lors d'y briller par son absence.Je disais donc deux domaines : la dimension des écrans télé d'abord, puis les généreuses mensurations de nos valeureux sportifs de haut niveau qui remplissent lesdits écrans de leur enveloppe charnelle grand format.Vous l'aurez sûrement remarqué, les différentes « grosseurs» de téléviseurs proposées par l'ensemble des manufacturiers se déclinent presque exclusivement en pouces (20, 26, 32, 36, 40, 42.jusqu'à 103 ! ! !), la belle et unique exception nous venant de La Baie (je parle ici bien sûr de la chaîne de magasins), qui, hélas! sans doute de guerre lasse, s'est finalement résolue à afficher entre parenthèses les dimensions anglaises dites « impériales », la mesure métrique seule n'étant probablement pas assez « informative » au goût des clients qui ne veulent rien d'autre, ni de moins, qu'une 40-pouces plasma ou LCD! Le monde du sport L'autre secteur où il y a encore pas mal de chemin à parcourir, c'est celui des sports.Qu'on le veuille ou non, dans la mémoire collective populaire \u2014 genre celle des jeunes collectionneurs de cartes de hockey devenus, par le poids des décennies accumulées, de vieux nostalgiques intraitables \u2014, Jean Béliveau, alias « le Gros Bill », pèsera toujours plus de 200 livres.harmonieusement réparties sur une charpente de 6 pieds et 3 pouces, comme à ses débuts dans les années 50, quoi ! Ça se comprend quand il est question de « légendes ».Mais, encore aujourd'hui, même dans la section « Sports » des grands journaux, y compris ma bonne vieille Presse, on a systématiquement recours aux pieds et aux livres pour nous décrire le dernier arrivage de « pousseux de puck » sur les patinoires de la LNH.En passant, un défenseur qui fait plus de 2 m et près de 120 kg, ce serait perçu comment par les amateurs de jeu « viril » ?C'est-y aussi intimidant qu'une armoire à glace aux « statistiques vitales » servies à l'anglaise (6'6, 260 lb) ?! P't-êt' pas, ce qui expliquerait bien des choses, non ?La situation ne me désole pas vraiment.Par contre, elle me laisse perplexe, très, et là, je pèse mes mots.tout en mesurant l'indifférence générale Un attachement incompréhensible «Capote pas, man!» MARIE -CLAUDE GAGNON L'auteure est une Trifluvienne.On l'entend et on le lit partout : notre planète se réchauffe et les conséquences prévues sont dramatiques pour l'humain.Pourquoi alors continuons-nous à fermer les yeux sur cette situation et à faire fi des avertissements de plus en plus alarmants des scientifiques ?Nos enfants pourraient un jour être aux prises avec des conditions de vie très difficiles.La multiplication des cataclysmes pourrait, par exemple, entraîner notre société dans une crise économique majeure et nos enfants pourraient en subir les nombreuses conséquences.Cessons de nous sentir éternels.On dirait de grands adolescents de 17 ans qui conduisent à 150 dans une zone de 70 km/h, et qui répondent d'une voix nonchalante quand on leur dit qu'ils vont finir par se planter : « Pfff.capote pas, man ! » Puisqu'il semble difficile de nous restreindre nous-mêmes, puisque nous (et moi la première) continuons à adopter des gestes qui favorisent notre bien-être personnel au détriment du bien commun, donnons-nous des lignes de conduite, des lois à respecter.Exigeons de nos gouvernements qu'ils réglementent notre consommation d'eau et d'énergie, qu'ils exigent des entreprises qu'elles aient des pratiques plus écologiques, qu'ils bannissent les produits nocifs pour l'environnement, etc.Démontrons-leur que nous nous préoccupons du sort de nos enfants et exigeons qu'ils cessent de considérer l'économie, l'argent, la production comme la seule richesse qui importe.Nos enfants n'en auront rien à foutre d'être nés dans un pays du G8, si leur survie est menacée.Mes parents ont milité pour sauver leur culture et leur langue, pour donner à leurs enfants un pays.Je crois que nous devons maintenant militer pour quelque chose d'encore plus grand, qui nous transcende tous : nous devons nous lever et lutter pour donner à nos enfants une planète viable.À VOTRE TOUR Une durematinée à l'hôpital CLAUDE SA INT-JEAN L'auteur est chirurgien général.Monsieur le ministre Couillard, Hier après-midi, en ce jeudi d'automne, jour de ma seule priorité opératoire de la semaine à l'hôpital de Granby, j'ai pu, contre toute attente, faire une randonnée de vélo à travers les Cantons-del'Est.Le soleil radieux n'a pu toutefois apaiser ma frustration.Il faut dire que la matinée avait été éprouvante.La journée commença difficilement lorsqu'on m'annonça que la température au bloc opératoire atteignait la limite des normes acceptables.Ce problème récurrent avait été négligé par l'administration étant donné les coûts de réparation.À 26o C, les risques d'infection augmentant, la décision d'annuler les interventions fut prise.J'eus à rencontrer trois patients pour leur annoncer la nouvelle : une dame qui en était à sa deuxième annulation, un homme d'affaires qui avait planifié son congé forcé et une personne plus âgée qui fondit en larmes car elle attendait son opération depuis un an.Je me rendis ensuite rencontrer quatre patients pour des consultations urgentes.Ils gisaient, pardon, reposaient sur des civières dans le corridor de la cafétéria.Tentant de préserver la confidentialité et de les examiner du mieux que je pouvais (c'est un corridor, après tout), je fus surpris par la plainte formulée par la patiente du lit 33 (notre urgence a une capacité maximale de 10 lits) : on défonçait un mur à ses côtés.J'effectuai plus tard deux gastroscopies.Ici aussi, on défonçait le mur du local.Que voulez-vous, cela coûte trop cher de faire le travail en fin de semaine ou le soir.J'aidai donc les infirmières à faire cheminer les deux patients à travers les divers obstacles jonchant le plancher, puis exécutai l'examen en criant mes instructions afin de me faire comprendre, surmontant ainsi le bruit des marteaux et des scies.Je quittai avec dégoût et la gorge nouée ce lieu de santé.Je voudrais vous demander d'ébaucher une solution à ces divers problèmes vécus maintenant quotidiennement, mais je comprends bien que vous n'en avez aucune idée.Lors des dernières élections, votre priorité n'était-elle pas la santé ?Qu'avez-vous fait pour elle ?Changer le nom des Régies pour des Agences, changer les hôpitaux pour des centres de santé ?Ça nous fait une belle jambe.Voilà plus de trois ans que vous usez du pouvoir sans aucune amélioration.Nos conditions de pratique deviennent pires année après année.Nos listes d'attente s'alourdissent.La pénurie d'effectifs médicaux nous fatigue, notre tour de garde revenant maintenant aux trois jours.Nos locaux et appareils sont désuets.Comment voulez- vous pratiquer dans de telles conditions ?Pendant que vous réfléchissez, n'ayant pas la possibilité de pratiquer ma profession, je continue le vélo.VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?forum@lapresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT (514) 285-6911 ou 1 800 361-7453 cyberpresse.ca/abonnement DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 commentaires@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca PETITES ANNONCES (514) 987-8363 ou 1 866 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca PUBLICITÉ (514) 285-6931 POUR NOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 SUITES DE LA UNE HÉTU Suite de la page A1 Car Webb, ex-secrétaire de la Navy sous Ronald Reagan et exmarine, est romancier.Il a fait publier six livres, dont un classique sur la guerre du Vietnam, Fields of Fire (1978).Dans un autre roman, Webb met en scène un homme qui se livre à un acte sexuel sur son fils.Dans un autre encore, il décrit le spectacle d'une strip-teaseuse exécutant le grand écart au-dessus d'une banane.Dans un communiqué transmis jeudi soir à Matt Drudge, créateur du site Internet préféré des républicains, le camp du sénateur Allen a cité ces scènes et plusieurs autres, faisant valoir que leur auteur ne mérite pas de «représenter les familles de Virginie».L'équipe républicaine a également affirmé que «les romans de Webb dépeignent les femmes comme des êtres serviles, subordonnés et aux moeurs dissolues».À noter que l 'at taque du camp Allen est survenue après la publication d'un article du Washington Post annonçant le rôle déterminant du vote des femmes dans le scrutin du 7 novembre en Virginie.Le lendemain, plusieurs animateurs de radio ont lu les passages controversés en ondes.Webb a été obligé de se défendre.Il a reconnu avoir écrit des scènes crues, les justifiant par l'expérience vécue au Vietnam ainsi que dans d'autres pays.« Soit ces scènes servaient à expliquer un caractère, soit elles montraient au lecteur des ambiances ailleurs dans le monde qu'il pourrait n'avoir jamais connues », a-t-il dit lors d'une entrevue à la radio.Et d'ajouter : «Je suis un écrivain sérieux.Si vous voulez des passages explicites, vous pouvez aller lire les scènes de Lynn Cheney sur le sexe lesbien.» La controverse a donné lieu à un affrontement surréaliste en fin de journée sur la chaîne CNN.L'animateur Wolf Blitzer recevait justement Lynn Cheney, femme du vice-président, qui a elle-même écrit des essais et des romans.Blitz a interrogé Cheney sur les propos de Webb.«Je n'ai jamais rien écrit d'explicitement sexuel, a-t-elle répondu.Ses romans, en revanche, sont pleins de scènes sexuelles explicites.Ce matin, j'ai entendu Imus (animateur de radio populaire) lire des passages.C'était vraiment du trois X.» Mais Lynn Cheney n'a-t-elle pas elle-même écrit en 1981 un roman, intitulé Sisters, où il est question de sexe entre deux femmes, de bordels et de tentatives de viol ?N'a-t-elle pas fait publier, en 1988, un autre livre où le vice-président meurt d'une crise cardiaque dans les bras de sa maîtresse ?N'est-ce pas vrai?a demandé Blitzer.«Je n'ai jamais rien écrit d'explicite », a répondu Lynn Cheney.Il n'y avait rien dans Sisters sur le lesbianisme, le viol et les bordels ?a demandé Blitzer avec insistance.«Wolf, pourrions-nous parler de mon livre pour enfants une minute?» a demandé Lynn Cheney sur un ton exaspéré.Le thème du sexe se retournerat- il aussi contre les républicains?Au Tennessee, le GOP a dû retirer des ondes une annonce télévisée mettant en scène une jeune actrice blanche et blonde qui évoque sa rencontre avec le candidat démocrate au Sénat Harold Ford, lors d'une sauterie organisée par le magazine Playboy à l'occasion de l'avant-dernier Super Bowl.À la fin de l'annonce, l'actrice s'adresse à Ford, un Afro-Américain: «Harold, appelle-moi.» Ford, un célibataire de 36 ans, a reconnu avoir assisté à la sauterie de Playboy.Il n'a pas lui-même soulevé la dimension raciale de l'annonce, mais d'autres l'ont fait à sa place.Il faut comprendre que l'idée même d'une relation sexuelle entre un Noir et une Blanche est encore délicate dans le Sud.Après tout, il y a tout juste 50 ans, Emmett Till, un adolescent noir de Chicago, a été torturé et assassiné pour avoir, semble-t-il, sifflé une Blanche au Mississippi.Il se trouve en outre que le réalisateur de l'annonce controversée, Terry Nelson, avait signé l'an dernier un contrat avec Wal-Mart pour redorer l'image de la chaîne.Vendredi, après une intervention remarquée du révérend Jesse Jackson, Wal-Mart a mis fin à son contrat avec le stratège républicain.Et que se passe-t-il à New York?Dans une course à la Chambre des représentants, le Parti républicain accuse le candidat démocrate, un procureur de l'État, d'avoir utilisé l'argent des contribuables pour du sexe au téléphone.Dans une annonce télévisée, une danseuse s'adresse au candidat démocrate en disant: «Hi, sexy!» Tout ça pour un seul et unique numéro composé par er reur par un assistant du procureur.Le coût de l'appel?1,25$.Le sexe avant la terreur PRISON Suite de la page A1 Le ministre de la Justice prépare actuellement une refonte complète de la Loi sur les jeunes contrevenants.Elle devrait inclure des peines plus sévères pour les crimes violents.Ces dispositions pourraient même toucher les jeunes âgés de 12 ans.Le ministre n'a pas précisé quand les amendements en question seraient déposés en Chambre.«Quand des jeunes commettent à répétition des actes criminels et que les mesures correctrices n'ont pas fonctionnés, nous ne devrions pas être gênés d'utiliser nos ressources carcérales», a expliqué M.Toews.Il a ajouté que les jeunes criminels pourraient aussi suivre la voie de la réhabilitation et du suivi thérapeutique durant leur incarcération.«Nous ne pourrons pas changer les jeunes qu'en les incarcérant.Le tout doit être accompagné d'un programme approprié.» Mais dans un contexte de gouvernement minoritaire, les partis d'opposition ont régulièrement torpillé des projets de loi gouvernementaux.M.Toews reconnaît que l'opposition pourrait tenter d'entraver ses efforts : «Je comprends que le projet de loi sur les jeunes contrevenants que je présenterai recevra le même genre d'accueil de la part de l'opposition, et ce, malgré le fait que les ministres de la Justice de toutes les provinces reconnaissent qu'une réforme est souhaitable.» La prison pour les jeunes de 12 ans ?PRESSE CANADIENNE OTTAWA \u2014 Le nombre de membres des Forces armées canadiennes ayant été réformés parce qu'ils étaient trop malades ou trop gravement blessés pour aller au combat a doublé entre 2002 et 2005, a indiqué The Globe and Mail, hier.Cette situation est d'autant plus préoccupante que l'armée canadienne tente actuellement de grossir ses rangs.Selon le quotidien torontois, 557 personnes ont été réformées en 2000 à cause de problèmes médicaux.Ce chiffre a commencé à grimper en 2002, lorsque le Canada s'est engagé en Afghanistan, pour finalement atteindre 1067 en 2005.Selon une politique appelée «universalité du service», les membres des forces armées doivent être physiquement aptes à participer aux missions.Lorsque cette politique est appliquée, les Forces armées ne garantissent aucunement quelque autre emploi dans l'administration militaire ou gouvernementale.L'armée semble incapable d'expliquer cette hausse.Les missions en Afghanistan ont fait augmenter le nombre de blessés, mais un porte-parole de l'armée a indiqué qu'environ 210 soldats ont été rapatriés au Canada pour cause de blessure majeure, une fraction des quelque 4000 cas de renvois pour raisons médicales depuis 2002.Plus de militaires renvoyés pour raisons médicales L'Association des concessionnaires Chevrolet du Québec suggère aux consommateurs de lire ce qui suit.Offre d'une durée limitée, réservée aux particuliers, s'appliquant au modèle neuf de l'Aveo 2007 (1TD69/R7A).Le modèle illustré comprend certaines caractéristiques offertes en option à un coût additionnel.Les frais liés à l'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers et droits sont en sus et payables à la livraison.1.Selon la première éventualité.2.Catégorie des voitures économiques.Selon l'information disponible sur les modèles concurrents au moment de la publication.3.À l'achat, préparation incluse.Frais de transport de 1 045 $, frais d'immatriculation, assurance et taxes en sus.4.La GMCL effectuera les deux premiers versements mensuels des contrats de location GMAC d'une durée de 24 à 60 mois seulement, jusqu'à concurrence de 600 $ par mois (taxes comprises).Sinon, la GMCL effectuera les deux premiers versements mensuels des contrats de financement GMAC d'une durée maximale de 72 mois seulement, jusqu'à concurrence de 600 $ par mois (taxes comprises).L'offre s'applique aux contrats Location Plus ou aux contrats de financement avec GMAC et conditionnel à l'approbation de crédit de GMAC.Les frais de permis, d'assurance, d'immatriculation et d'administration ne sont pas compris et pourraient être exigibles au moment de la signature du contrat.Ce programme n'est pas offert aux personnes qui ont déjà bénéficié d'un autre programme pour étudiants/diplômés de la GM.Pour tous les détails sur le programme, consultez primegmpouretudiants.ca.MCMarque de commerce © 2005, Comité d'organisation des Jeux olympiques et paralympiques d'hiver de 2010 à Vancouver.Utilisée sous licence.Tous droits réservés Ces offres sont exclusives et ne peuvent être combinées avec aucune autre offre ni aucun autre programme incitatif d'achat ou de location, à l'exception des programmes de La Carte GM, de prime pour étudiants (primegmpouretudiants.ca) et de GM Mobilité.Le concessionnaire peut vendre à un prix moindre.Une commande ou un échange entre concessionnaires peut être requis.Pour de plus amples renseignements, passez chez votre concessionnaire participant, composez le 1 800 463-7483 ou visitez gmcanada.com.LA MEILLEURE PROTECTION AU PAYS.LE MEILLEUR PRIX DE SA CATÉGORIE2.AVEO LS 2007 12990$ à l'achat3 Redessinée et plus équipée pour 2007.Moteur4cyl.1,6LàDACTde 103 HP Lecteur CD et MP3 Prise auxiliaire pour appareils audios portatifs GM paie les 2premières mensualités4 ! 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