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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
D. La Presse affaires - Technaute
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 2006-11-13, Collections de BAnQ.

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[" LA FILIÈRE MARTIN TREMBLAY FRANCIS VAILLES Le 20 janvier 2006, le gestionnaire de fonds Martin Tremblay est arrêté à New York pour de présumées activités de blanchiment d'argent.La nouvelle crée une onde de choc à Montréal.Du coup, la fortune de plusieurs riches Québécois est compromise, fortune qui se calcule en dizaines de millions de dollars.La nouvelle est particulièrement embarrassante pour l'associé de longue date de Martin Tremblay, Marc Beaudoin.Cinq jours après l'arrestation de Tremblay, tous les comptes de Marc Beaudoin ont été gelés par les autorités boursières canadiennes, a appris La Presse Affaires.Beaudoin a même été contraint de démissionner de son poste de représentant en valeurs mobilières de Research Capital, à Montréal.Ses affaires transitaient entièrement par Tremblay, aux Bahamas, nous a indiqué le chef de la conformité de Research Capital, Vanessa Gardner.Aux États-Unis, la justice américaine n'est pas tendre envers Tremblay.La police accuse le Saguenéen d'avoir blanchi un milliard de dollars américain entre 1998 et 2005 à l'aide de sa firme Dominion Investments, des Bahamas.L'argent aurait été blanchi pour le compte de fraudeurs boursiers, de trafiquants de drogue et de particuliers pratiquant l'évasion fiscale.Plusieurs jugent que la somme de 1 milliard de dollars est gonflée.Mais la police a une preuve accablante: une vidéo de Tremblay acceptant de blanchir l'argent d'un faux trafiquant de drogue russe, qui est en fait un agent de la Drug Enforcement Agency (DEA).Le sort du Saguenéen de 44 ans pourrait être connu demain.Martin Tremblay se dit innocent, mais jusqu'à récemment, ses avocats négociaient la possibilité qu'il plaide coupable à des accusations réduites.En juillet, une offre de 70 mois de prison était sur la table, a dit Martin Tremblay à ses proches.I njuste, le sort de Martin Tremblay ?C'est l'avis de sa mère, Danielle Vaillancourt, que nous avons rencontrée à sa villa de Paradise Island, aux Bahamas.Elle soutient que son fils est victime d'un complot de la GRC et de la police américaine comparable à l'affaire Arar.> Voir RÉSEAU en page 4 UN PROCHE DES HELLS PARMI LES CLIENTS, EN PAGE 4 Un réseau Montréal-Bahamas PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE © Au moment de notre passage aux Bahamas, en octobre, il ne restait plus rien des activités de Dominion Investments.Les locaux de l'entreprise de Martin Tremblay sont situés dans le Providence House, à Nassau.Depuis son arrestation pour blanchiment d'argent, Martin Tremblay passe ses nuits avec 150 autres détenus dans un dortoir de la prison de Brooklyn, à New York.Il doit retourner devant le tribunal demain.L'enquête de notre journaliste lève le voile sur le réseau québécois de l'homme d'affaires.JACINTHE TREMBLAY VIE AU TRAVAIL COLLABORATION SPÉCIALE «Les gens se plaignaient d'avoir mal au dos.Nous avons changé toutes les chaises et les plaintes ont augmenté.Pouvez-vous nous aider ?» Pierre-Yves Therriault, président de la firme Les Ergonomes associés du Québec et professeur au programme d'ergothérapie de l'Université de Montréal, n'a pas mis beaucoup de temps à trouver la cause de ce SOS.«Les chaises étaient de très bonne qualité mais elles étaient très compliquées à manipuler.Personne n'avait réussi à les ajuster pour trouver sa zone de confort », raconte-t-il.L'anecdote résume bien un des problèmes majeurs vécus par les travailleurs lors de l'arrivée de nouvelles technologies ou de changements de leurs outils de travail.Ces nouveautés, qui devaient améliorer leur sort, empoisonnent plutôt leur travail et leur santé physique ou mentale.« Les doléances sont particulièrement grandes au moment du changement.Puis, les choses semblent se tasser mais malgré les apparences, des séquelles demeurent », affirme M.Therriault.Les grands oubliés Dans l'histoire des chaises, l'entreprise avait oublié que les travailleurs avaient besoin de formation pour les ajuster.> Voir CHANGEMENTS en page 6 Ces changements qui sapent le moral Quand la consultation et la formation des utilisateurs sont oubliées dans les transformations technologiques, les conséquences sur la santé mentale et physique peuvent être dévastatrices.TECHNAUTE PARTAGER ET PROTÉGER SES DISQUES RÉSEAU PAGE 7 LE CHIFFRE DU JOUR 27,6% La valeur des importations québécoises en provenance d'Europe occidentale a atteint 21,24 milliards de dollars en 2005, soit 27,6% du total de nos importations, contre 32,5% pour l'Amérique du Nord.Source : L'Écostat de l'Institut de la statistique du Québec «La prochaine Chine» Le Vietnam, dont l'économie croît à un rythme phénoménal, vient de faire son entrée à l'OMC.Un nouveau tigre à surveiller, écrit Richard Dupaul.PAGE 2 Éviter l'éparpillement Le constructeur de maisons Arontec a dit non à des marchés.Par choix stratégique, explique-t-on dans un portrait de cette PME.PAGE 3 Des hypothèques de 57 ans Face à des prix du logement en hausse constante, les bailleurs de fonds anglais proposent désormais des prêts de très longue durée.PAGE 2 MICHÈLE BOISVERT Accès limité aux paradis Après les fiducies de revenu, le ministre fédéral des Finances veut regarder de plus près le recours aux paradis fiscaux, ce qui réjouit notre chroniqueuse.PAGE 5 ENTREPRISE À VENDRE ?COMPOSEZ MAINTENANT LE 3401966A Compétences personnelles et relationnelles Communication Direction des personnes Perfectionnement pour dirigeants Approches et outils de gestion Gestion de la chaîne logistique Technologies de l'information de gestion Marketing / Ventes / Service à la clientèle Finance / Comptabilité Gestion juridique d'entreprise www.hec.ca/cadresetdirigeants 514 340-6001 Planifiez votre formation en consultant la liste de nos séminaires.Voici nos domaines d'expertise : 3413442A LA PRESSE AFFAIRES REPÈRES DU LUNDI DOLLAR CANADIEN 88,39¢US VARIATION Semaine dernière -0,16¢ Cette année +5,19¢ 0,6878\u20ac VARIATION Semaine dernière -0,0081\u20ac Cette année -0,0386\u20ac SOMME REQUISE POUR ACHETER Un dollar US 1,1313$ Un euro 1,4540$ TAUX PRÉFÉRENTIEL DES BANQUES 6,00% TAUX DE LA BANQUE DU CANADA 4,25% TAUX DE LA RÉSERVE FÉDÉRALE AMÉRICAINE 5,25% OR (NY GOLD) 628,40$US PÉTROLE WTI, contrat terme rapproché 59,60$US Light Sweet Crude 62,30$ North Sea Brent 60,62$ PRODUIT INTÉRIEUR BRUT Août 0,30% Variation annualisée 2,2% BALANCE COMMERCIALE Septembre 3,97milliards INDICEDES PRIX À LACONSOMMATION Annuel (septembre) -0,5% Sans éléments volatils 0,5% TAUX DE CHÔMAGE Octobre (désaisonnalisé) CANADA 6,2% Québec 7,7% Ontario 6,4% Montréal 8,0% Toronto 6,7% Vancouver 4,1% TAUX D'ACTIVITÉ AU CANADA Octobre (désaisonnalisé) 67,1% EMPLOIS CETTE ANNÉE CANADA 260800 Québec 29500 Ontario 52100 RÉMUNÉRATION HEBDOMADAIRE MOYENNE Août 748,66$ Variation annuelle +3,3% MISES ENCHANTIER Octobre Base annuelle CANADA 20174 162 595 Québec 4189 31675 Ontario 5948 57381 Variation ann.(Canada) +3,9% COMMERCE DE DÉTAIL Août +1,0% Variation annuelle +7,4% VENTES AUTOS NEUVES Août +2,8% Variation annuelle +4,9% NOTE: Dans tous les cas, il s'agit des données les plus récentes disponibles, à la fermeture des marchés vendredi dernier.Sources : Bloomberg, Statistique Canada et la SCHL MARCHÉS MONDIAUX AFP ETLA PRESSE AFFAIRES LONDRES \u2014 Face à des prix du logement en hausse constante, et malgré l'aggravation du surendettement, les bailleurs de fonds britanniques repoussent sans cesse les limites, proposant désormais des prêts immobiliers pouvant aller, en théorie, jusqu'à 57 ans.Le site de comparaison de taux de crédit Money Expert a publié la semaine dernière une étude montrant que désormais, près d'un tiers des prêteurs (38 sur 126) proposaient une durée de crédit de 40 ans ou plus au Royaume-Uni, avec un maximum théorique de 52 ans pour la branche financière de la chaîne de supermarchés Tesco, voire 57 ans à la banque Abbey, filiale de l'espagnol SCH.Cela sig n i fie qu'on peut emprunter toute sa vie active, de 18 ans, âge minimum légal, à 75 ans, âge actuel au-delà duquel les banques ne prêtent plus d'argent.Tant Abbey que Tesco ont soul igné cependant qu' i l s n'avaient jamais signé de prêts de cette durée et que ce cas de figure était «improbable », tous deux s'affirmant « des prêteurs responsables ».Le prix moyen du logement britannique a presque doublé (+ 187%) en dix ans sur l'ensemble du pays, et plus que doublé (+ 240%) à Londres, selon la banque Halifax, leader du crédit immobilier dans le pays.Prix et revenus Ce prix est actuellement de 268 000 euros (389 000$CAN), et de 402 000 euros (583 000$) à Londres.Dans le même temps, le revenu des Britanniques n'a augmenté que de 54 %.Le d i rec teu r généra l de Money Expert, Sean Gardner, estime «qu'il faut être conscient que plus la période de remboursement est longue, plus les intérêts sont élevés ».Selon les calculs de Money Expert, un emprunt de 100 000 livres (environ 220 000$CAN) à 6% sur 25 ans engendre un remboursement mensuel de 644,29 livres (1416$CAN) sur 25 ans et de 550,21 livres (1210$) seulement sur 40 ans, mais les intérêts sur 25 ans s'élèveront à 93 290 livres (205 238$) contre 164 100 livres (361 000$) sur 40 ans.L'appétit de s'engager sur «l'échelle de l'immobilier» (housing ladder) est tel au Royaume- Uni que les banques, quand elles n'augmentent pas la durée du crédit, ont commencé à en augmenter le montant.Alors qu'elles ne prêtaient pas plus que trois fois le salaire annuel, Abbey a annoncé la semaine dernière qu'elle portait ce ratio à cinq pour les clients les plus fiables, et la banque Northern Rock à 5,9.Howard Archer, économiste de Global Insight, estime que ces records battus les uns après les autres «ne sont pas très surprenants et montrent que les prix des maisons sont de plus en plus surévalués ».Des «bonus » La situation ne lui paraît «pas soutenable », et pourtant les prix de l'immobilier «résistent ».En ce domaine, « la prévision est notoirement difficile, et parfois on a l'impression que les prix défient la gravité », reconnaît-il.L'envol des prix de l'immobilier, particulièrement à Londres, se nourrit aussi des « bonus » étourdissants qui échoient chaque hiver aux acteurs de la City.Le total des récompenses versées aux responsables d'entreprises et banquiers va augmenter de 18% cette année, à 13,2 milliards d'euros, selon une étude récente, après une année 2005 déjà très faste.Quelque 420 0 personnes percevront plus d'un million et demi d'euros chacune, qu'elles réinvestiront souvent dans un logement.Pendant ce temps, le surendettement des ménages britanniques a atteint un nouveau record au deuxième trimestre, et le régulateur de l'énergie (Ofgem) pense que quatre millions de foyers britanniques pourraient peiner à payer leurs factures cet hiver.L'agence de notation financière internationale Standard and Poor's (SP) a cité vendredi «les hauts niveaux actuels de la dette des ménages » comme un des principaux facteurs d'incertitude pesant sur la santé de l'économie britannique.Payer sa maison.toute sa vie Des hypothèques de 57 ans voient le jour au Royaume-Uni RICHARD DUPAUL LA PLANÈTE ÉCONOMIQUE La semaine dernière, l'Organisation mondiale du commerce (OMC) a invité le Vietnam à devenir le 150e membre de son club sélect des grands « commerçants » de la planète.Voilà une bonne nouvelle pour ce petit pays, qui a beaucoup souffert de la guerre il n'y pas si longtemps.Il a fallu 12 longues années de négociations pour en arriver là.Mais l'OMC ne pouvait plus bouder le Vietnam, dont l'économie croît à un rythme phénoménal (8,4% en 2005).En Asie, seule la Chine progresse plus vite (9,9% l'an dernier).Toutefois, les Vietnamiens ont beaucoup de chemin à parcourir pour rattraper leurs voisins asiatiques plus prospères.Pays communiste de 84 millions d'habitants, le Vietnam devra aussi se plier aux exigences des grandes puissances, qui n'hésitent pas à lui mettre des bâtons dans les roues quand les affaires ne vont pas à leur goût.Parmi ces exigences, le Vietnam devra réduire ses subventions au secteur privé, en plus d'abaisser les barrières pour les entreprises étrangères qui cherchent à s'implanter au pays.Wal-Mart, Citigroup et Intel, entre autres, ont investi des milliards au Vietnam ces derniers temps.Et ils exigent un meilleur accès au marché local.Par exemple, Citigroup exploite au Vietnamdeux succursales pour desservir le secteur des entreprises.Mais le banquier américain veut percer le prometteur marché du détail, dont l'accès est encore restreint.Pourquoi un tel intérêt ?Selon une étude de la firme A.T.Kerney, les dépenses des consommateurs vietnamiens ont bondi de 16% en 2005 et elles continueront à croître rapidement.Selon l'étude, le Vietnam est un marché plus attrayant pour les détaillants occidentaux que la Chine.Joindre l'OMC ne changera pas grand-chose pour le plus grand exportateur du Vietnam: l'industrie du vêtement.Celle-ci jouit déjà d'un accès aux marchés américains et européens grâce à des accords bilatéraux, sous réserve de certains quotas à l'exportation.D'ailleurs, les échanges entre le Vietnamet les États-Unis ont quadruplé, à 8 milliards US, depuis que les Américains ont rétabli en 2001 les relations commerciales avec leur ancien ennemi.Le commerce entre le Canada et le Vietnam demeure faible, mais il croît rapidement.Les exportations canadiennes ont presque quadruplé depuis 2000, à environ 200 millions de dollars (en 2005), alors que nos importations ont doublé (à 558 millions).Si Hanoi tient beaucoup à joindre l'OMC, c'est donc pour assurer un accès à ses gros marchés, ce qui est encore loin d'être garanti.Même en adhérant à l'OMC, le Vietnam conservera en effet un statut particulier, soit celui d'un pays aux pratiques commerciales « non conformes ».Ce statut permet essentiellement aux membres de l'OMC d'imposer des sanctions dans le cas où le Vietnam pratique le dumping.C'est arrivé cet été lorsque les Européens ont imposé des tarifs punitifs sur les importations de chaussures vietnamiennes.Le Vietnam deviendrait un membre officiel de l'OMC à la fin 2006.Mais il lui faudra des années pour se plier aux exigences de l'organisme.En plus, d'autres facteurs contribueront aussi à freiner la progression du pays.Corruption, bureaucratie étouffante, maind'oeuvre peu qualifiée, infrastructures souvent en piètre état\u2026 les problèmes sont nombreux.N'empêche que le vent tourne peu à peu en faveur du Vietnam.Déjà sa croissance économique surpasse celle de la Malaisie, de Taiwan et de la Corée du Sud.Un exemple illustre bien ce qui se passe dans ce pays: le Vietnam utilise et produit maintenant plus de ciment que toute la France, son ancien tuteur colonialiste.Sans compter que le Vietnam a une main d'oeuvre jeune.Environ 60% de sa population a moins de 27 ans, selon le New York Times.Dans une récente entrevue, Michael Smith, président de la HSBC, y allait de cette prédiction sur le Vietnam: «C'est la prochaine Chine.» Le gros dragon chinois devra donc surveiller ses arrières.La « prochaine Chine » Le Vietnam est un marché plus attrayant pour les détaillants occidentaux que la Chine.PHOTO SUZANNE PLUNKETT, BLOOMBERG NEWS Cette résidence du 17 Chelsea Embankment était en vente la semaine dernière à Londres.Money Expert a publié la semaine dernière une étude montrant que désormais, près d'un tiers des prêteurs (38 sur 126) proposaient une durée de crédit de 40 ans ou plus au Royaume-Uni, avec un maximum théorique de 52 ans. PME LA PRESSE AFFAIRES Certaines entreprises cherchent à accroître leur présence à l'étranger.Arontec, elle, a choisi la voie inverse.Elle restreint dorénavant ses marchés après avoir vendu des maisons en bois pièce sur pièce aux quatre coins de la planète.Une décision qui n'a pas été facile à prendre.STÉPHANE CHAMPAGNE COLLABORATION SPÉCIALE Arontec est un fabricant de maisons sur mesure, vendues en kit et assemblées selon le mode de construction pièce sur pièce.La PME de Sainte-Agathe-des- Monts utilise la méthode en queue d'aronde, une méthode ancestrale qui donne à ses produits un aspect qui rappelle les résidences des premiers colons de la Nouvelle-France.Ce type de maison et son côté «cabane au Canada» est très prisé partout dans le monde, comme en fait foi le tableau de chasse d'Arontec.Depuis sa fondation en 1972, la PME a fabriqué quelque 3000 maisons entièrement en bois.Par le simple bouche à oreille, près de 1000 d'entre elles ont été érigées hors de nos frontières, notamment en Colombie, en France, en Israël, au Japon, en Russie, etc.«Mais depuis 2000, on refuse de s'éparpiller.Et ça, il y a des gens dans notre équipe qui avaient de la difficulté à le comprendre.Je leur ai dit : il vaut mieux bien faire son travail dans quelques endroits plutôt que de le faire moins bien partout dans le monde.C'est comme courir plusieurs lièvres à la fois », explique Denis Piché, président d'Arontec.«En ce moment, ajoute-t-il, nous avons des demandes jusqu'en Australie.Et nous en avons aussi plusieurs qui viennent de la Chine, mais nous avons décidé de ne pas y donner suite.L'éparpillement peut rapidement devenir un problème si on ne fait pas attention.» Bref, faire rayonner son entreprise à l'échelle planétaire n'est pas une sinécure, croit M.Piché.La PME, qu'il a cofondée en 1972 avec son père et ses frères, a exporté « par accident » une première maison en France il y a plusieurs années.Les choses ont ensuite déboulé.Pour le meilleur, et pour le pire, notamment lorsque des clients à des milliers de kilomètres d'ici refusaient d'honorer la totalité du paiement de la maison\u2026 «Nous ne vendons pas des crayons, mais des maisons.C'est une opération très complexe.Il faut en connaître long sur la culture du pays avant d'y construire une maison.Aujourd'hui, les entreprises se font faire un site Internet et elles reçoivent des demandes de prix de partout dans le monde.J'ai appris qu'il vaut mieux concent rer ses e f fo r t s plutôt que de diluer ses énergies », explique Denis Piché.La PME, dont le chiffre d'affaires demeure confidentiel, préfère maintenant se concentrer sur une poignée de marchés : le Québec et l'Ontario ; la Nouvelle-Angleterre, de même que l'Europe occidentale et plus particulièrement la France, où la maison en bois est très appréciée pour ses avantages écologiques.L'Hexagone est d'ailleurs l'un des châteaux forts d'Arontec ; l'entreprise y exporte près de la moitié des quelque 100 maisons qu'elle construit annuellement.I roniquement , la Nouvelle- Angleterre, notre voisine, n'est toujours pas friande des maisons pièce sur pièce made in Sainte-Agathe-des-Monts.Arontec de Sainte-Agathe-des-Monts Éviter l'éparpillement Denis Piché croit que les entreprises de construction doivent à tout prix prendre le virage vert.«Le domaine de la construction engendre tellement de pollution que si on ne prend pas ce viragelà, on n'arrivera à rien.Il ne faut pas reculer devant l'effort de réduction des gaz à effet de serre (GES) », estime M.Piché.Non seulement le secteur crée-til des déchets solides, mais, selon Environnement Canada, « les activités de construction et de démolition sont une importante source de polluants atmosphériques ».«À cause de changements climatiques annoncés, croit Denis Piché, il en coûtera 17% moins cher pour chauffer une maison en hiver au Québec.Mais à l'inverse, en été, on va crever de chaleur dans nos maisons.» M.Piché considère qu'Arontec fait déjà des efforts en matière environnementale.«En partant, nos maisons sont entièrement en bois, un matériau naturel et renouvelable.Une maison ordinaire produit 15% de déchets solides; nous, ce n'est que 5%.Nous dépassons les normes Novoclimat (contre les pertes d'énergie) et l'isolant que nous utilisons ne contient aucune trace de formaldéhydes.» Le président d'Arontec veut aller plus loin.« Il faut prendre encore plus soin de nos forêts.On veut se diriger vers des maisons qui seront construites avec du bois issu de forêts certifiées FSC (Forest Stewardship Council, un label international qui garantit une exploitation responsable des forêts).» Autre bonne nouvelle pour l'environnement, les baby-boomers seraient de plus en plus à la recherche de maisons vertes.Un virage vert Employés au bureau PHOTO STÉPHANE CHAMPAGNE, COLLABORATION SPÉCIALE « J'ai appris qu'il vaut mieux concentrer ses efforts plutôt que de diluer ses énergies », souligne Denis Piché, président d'Arontec, qu'on voit ici au premier plan en compagnie de Gilbert Quévillon, vice-président.«Mais depuis 2000, on refuse de s'éparpiller.Et ça, il y a des gens dans notre équipe qui avaient de la difficulté à le comprendre.» Élément intéressant : Arontec, du fait que ses maisons sont toutes construites sur mesure, emploie plus de monde dans ses bureaux que dans ses usines.En pér iode de pointe , la PME fait travai l ler 50 personnes.Une maison Arontec coûte environ 125$ le pied carré.La PME dit concurrencer deux autres fabricants québécois de maisons pièce sur pièce.L'e nt re pr i s e po s s è de deux usines en bordure de la route 117, au nord de Sainte-Agathe-des-Monts.C'est là que sont préparées, telles les pièces d'un puzzle géant, les poutres de bois en queue d'aronde ainsi que les fermes de toit (chevrons).Chaque maison est ensuite assemblée par un ent repreneur en cons truc tion indépendant.© 2006 Hewlett-Packard Development Company, L.P.L'information contenue dans la présente est sujette à changement sans préavis.Microsoft et Windows sont des marques de commerce ou des marques déposées de Microsoft Corporation aux États-Unis et au Canada et (ou) dans d'autres pays.Les autres noms utilisés dans cette présentation servent à des fins d'identification seulement et peuvent être des marques de commerce de leurs propriétaires respectifs.Intel, le logo Intel, Intel Core, Intel Inside, le logo Intel Inside, Celeron, Celeron Inside, Centrino, le logo Centrino, Core Inside, Intel Speed Step, Intel Viiv, Itanium, Itanium Inside, Pentium, Pentium Inside, Xeon et Xeon Inside sont des marques déposées ou enregistrées d'Intel Corporation ou de ses filiales, aux États-Unis et dans d'autres pays.La numérotation d'Intel ne constitue pas une mesure de performance supérieure.L'architecture bicoeur est une nouvelle technologie conçue pour améliorer la performance de certains logiciels.Assurez-vous de la compatibilité auprès de votre fournisseur de produits logiciels.Cette technologie pourrait ne pas convenir à tous les utilisateurs et à tous les logiciels.Certains systèmes pourraient exiger la mise à niveau et (ou) l'achat de produits matériels, de pilotes et (ou) de logiciels pour tirer pleinement profit des fonctionnalités de Windows Vista.Toutes les autres marques de commerce appartiennent à leurs propriétaires respectifs.Une infrastructure standard de systèmes GSM/GPRS ou de réseau local sans fil, d'autres périphériques compatibles Bluetooth, du matériel acheté séparément et un contrat de service avec un fournisseur de temps de communication sans fil peuvent être requis pour certaines communications sans fil.L'utilisation d'Internet sans fil nécessite un contrat de service acheté séparément.Vérifiez auprès d'un fournisseur de services la disponibilité et la couverture offertes dans votre région.Tout le contenu du Web n'est pas disponible.Bluetooth est une marque de commerce détenue par son propriétaire et utilisée sous licence par Hewlett-Packard Company.1À l'achat de certains blocs-notes commerciaux HP Compaq entre le 1er novembre et le 30 novembre 2006, vous obtiendrez gratuitement une station d'accueil HP (une valeur de 179 $).2 L'offre de remise instantanée s'applique aux blocs-notes commerciaux HP Compaq désignés achetés entre le 1er novembre et le 30 novembre 2006.3 L'offre de remise instantanée s'applique aux imprimantes désignées achetées entre le 1er novembre et le 30 novembre 2006.Les modèles promotionnels Smart Buy offrent des économies fondées sur les prix affichés par HP Canada sur Internet et sur le prix courant de HP pour un produit équivalent configuré sur commande.Ces offres ne peuvent être jumelées avec aucune autre offre de prix spéciaux, y compris les tarifs spéciaux (et prix-cadres), du secteur public ou OCPN.Ces offres ne peuvent être jumelées avec aucune autre offre promotionnelle de HP, à moins d'indication contraire.Les prix indiqués sont ceux affichés sur Internet par HP Canada.Les prix peuvent varier et les revendeurs peuvent vendre à un prix moindre.Taxes et transport en sus.Les produits peuvent différer légèrement de l'illustration.Offres nulles là où la loi les interdit.En vigueur au Canada seulement.HP se réserve le droit de modifier ou d'annuler ces programmes en tout temps, sans préavis.Ces offres ne peuvent être jumelées avec aucune autre offre ou des prix spéciaux.Quantités limitées.Maximum de 25 unités par client.Heures d'ouverture du Centre d'appels : du lundi au vendredi, de 8 h à 20 h 30 HNE.Le magasin en ligne est ouvert 24 heures sur 24, sept jours sur sept.BLOC-NOTES COMMERCIAL HP COMPAQ nx7400 D'un poids ultra-léger d'à peine 2,54 kg, il est doté de la technologie Intel la plus récente, d'un écran Bright View à grand angle de visualisation de 15,4 po, de fonctions de sécurité très utiles et d'une longue autonomie de batterie qui vous permet de travailler sur la route.Technologie Mobile Intel® Centrino® Duo - Processeur Intel® CoreTM 2 Duo T5500 (1.66 GHz) - Carte réseau sans fil Intel PRO/Wireless 3945 a/b/g 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de son entreprise Dominion Investments (Nassau), des Bahamas.La liste des 146 clients de Tremblay a été déposée en Cour par la police américaine, qui accuse le financier québécois de blanchiment d'argent.Parmi les clients se trouve Crosswinds Holdings, une entreprise dont le bénéficiaire est justement le prêteur usuraire Robert Baillargeon, selon nos informations.Une source policière nous avait d'ailleurs indiqué que l'homme d'affaires était l'un des clients de Dominion Investments.Robert Roch Baillargeon, de Terrebonne, s'est notamment fait connaître comme financier du Studio Bromont, le projet de studios de cinéma lancé en 2002 dans l'ancienne usine Hyundai, à Bromont.Le projet a finalement avorté.L'un de ses partenaires était Benoit Laliberté, le président déchu de la firme techno Jitec.Ce n'est pas la première fois qu'un rapprochement est fait entre les Hells Angels et Martin Tremblay ou sa firme Dominion Investments.En 2002, la GRC avait déclaré : «Dominion Investments est une entreprise bahamienne de blanchiment d'argent ayant des liens avec les Hells Angels.» Déclaration de la GRC La GRC avait fait cette déclaration écrite en Cour supérieure dans le cadre d'une enquête sur un certain Daniel Pelchat, accusé d'avoir exporté du GHB, la drogue du viol.Daniel Pelchat est un client de Dominion Investments, par le truchement de l'entreprise Appleberry, soutient le procureur général des Bahamas, dans un document que nous avons obtenu.À la suite de cette déclaration, Martin Tremblay a poursuivi la GRC en dommages et intérêts pour 6,35 millions US.Il affirme que la GRC a transmis des renseignements faux aux autorités américaines et à certaines institutions financières, qui lui ont porté préjudice.La poursuite est pendante.Dans la liste des clients de Tremblay f igure également Pierre Dubeau, que les policiers américains décrivent comme un trafiquant de drogue du Québec.Dubeau est l'un des conspirateurs non accusés dans l'affaire Tremblay.On trouve aussi le nom de Michel Marcoux dans la liste.À Montréal, le président d'une firme de placements connue, Avantages services financiers, s'appelle Michel Marcoux.Joint au téléphone, Michel Marcoux soutient qu'il n'est pas client de Dominion Investments aux Bahamas, qu'il ne s'agit pas de lui.C'est plutôt Tremblay qui était client d'Avantages services financiers, dit-il, c'est-à-dire qu'il utilisait les services d'Avantages pour l'achat de fonds communs au Canada pour ses propres clients.En janvier dernier, peu après l'arrestation de Tremblay, les comptes d'Avantages services financiers liés à Tremblay ont été gelés par l'Autorité des marchés financiers (AMF).À l'époque, Michel Marcoux avait reconnu faire affaire avec Tremblay, mais disait ne pas être au courant de ses présumés agissements.Parmi les autres clients de la liste figurent plusieurs noms québécois.Globalement, l'actif sous gestion de Dominion Investments et Martin Tremblay est d'environ trois quarts de milliards de dollars, nous a indiqué la mère de Martin Tremblay, Danielle Vaillancourt.Avec la collaboration de Denis Arcand et André Cédilot Un ami des Hells parmi les clients RÉSEAU suite de la page 1 «C'est absolument farfelu.Comme s'il pouvait avoir un réseau pour blanchir un milliard de dollars, avec quatre petits employés », a dit Mme Vaillancourt, dans un reportage publié dans La Presse samedi.Selon notre enquête, toutefois, ce n'est pas d'hier que Martin Tremblay et Marc Beaudoin aident des clients fortunés à cacher de l'argent.Transferts discrets de fonds aux Bahamas, transactions en argent comptant, clients anonymes.Le premier est actif à Nassau, dans le paradis fiscal des Bahamas, tandis que le second travaille à Montréal.« Marc Beaudoin faisait tout simplement du lessivage, justement avec Martin Tremblay.Il avait peut-être l'équivalent d'un demi-million de dollars en cash à Montréal.Quand un client offshore avait besoin d'argent à Montréal, il se servait de cette encaisse-là.Et il faisait des entrées comptables aux Bahamas », a expliqué une source proche de Beaudoin.Pour faire de telles entrées, Marc Beaudoin s'est longtemps servi de comptes anonymes enregistrés auprès de l'Ansbacher Bank, aux Bahamas, nous indique notre source.Ces comptes à numéro, derrière lesquels se cachent des clients canadiens, achètent des fonds communs ou des actions de grandes entreprises canadiennes inscrites en Bourse.Marc Beaudoin admet lui-même avoir eu recours à ce stratagème avec ses clients dans une déposition, en octobre 2000, à la Commission des valeurs mobilières du Québec (l'ancêtre de l'Autorité des marchés financiers)1.« Je reçois énormément de business par Ansbacher.Si vous voulez vous ouvrir un compte direct avec moi, je vais vous référer à Ansbacher, puis vous allez remplir vos papiers chez Ansbacher, point à la ligne.Maintenant, si vous (ne) déclarez pas vos impôts.ça pourrait arriver.», a alors expliqué M.Beaudoin.Deux documents déposés en Cour corroborent les activités illicites de Beaudoin.Le premier document, de la GRC, explique un stratagème d'évasion fiscale de 10 millions de dollars auquel a participé Marc Beaudoin, en 19922 .Dans un second document, en 2002, Beaudoin est décrit par son ex-partenaire comme un courtier qui a besoin d'argent liquide pour abreuver ses clients montréalais qui ont des comptes outre-mer3.Il sera plus amplement question des ces deux filières dans la suite de notre dossier, demain.1.Déposition de Marc Beaudoin à la CVMQ dans l'affaire Jitec, 31 octobre 2000.2.Rapport d'enquête de la GRC sur le bureau de change CIMMouvert entre 1990 et 1994 à Montréal.3.Jugement de Maurice Laramée dans l'affaire Ronald Schiller contre Yves Beaudoin, mai 2002.4.Dundee contre Marc Beaudoin, automne 1999.5.Beaudoin contre Merrill Lynch et Ouimet, automne 1999.Un réseau Montréal- Bahamas FRANCIS VAILLES Marc Beaudoin, le partenaire montréalais de Martin Tremblay, est introuvable.Selon nos informations, l'homme a quitté le Canada dans la foulée de l'arrestation de Martin Tremblay, à New York.L'une de nos sources affirme qu'il vit maintenant aux Bahamas.En janvier, tous les comptes de Marc Beaudoin ont été gelés, à Montréal, par les autorités boursières canadiennes.Beaudoin a alors été contraint de démissionner de son poste de représentant en valeurs mobilières chez Research Capital, à Montréal.Ses affaires transitaient entièrement par Tremblay, aux Bahamas, nous a indiqué le chef de la conformité de Research Capital, Vanessa Gardner.Nous avons tenté par divers moyens de joindre Marc Beaudoin, mais sans succès.La firme d'avocats qui le représente, Trudeau Dufresne, n'a pas réussi à lui parler.Les nombreux messages que nous avons laissés à son frère, dont nous avions les deux numéros de téléphone, sont restés sans réponse.Un intime de la famille Âgé de 47 ans, le comptable Marc Beaudoin est un intime de la famille Tremblay.Il connaît Martin depuis 1985 et a même été le concubin de sa soeur, feue Hélène Tremblay, a-t-il indiqué dans divers témoignages que nous avons obtenus.«Quand je vais aux Bahamas, je soupe chez les Tremblay», raconte M.Beaudoin dans sa déposition à la CVMQ1.À la fin des années 80, Marc et Martin apprennent ensemble le métier de fiscaliste chez Touche Ross, firme comptable devenue Samson Bélair Deloitte & Touche.Les deux compères étaient spécialisés dans le transfert à l'étranger du patrimoine de gens aisés, le tout sans payer d'impôts, explique Marc Beaudoin à la CVMQ.La famille Tremblay a ellemême profité des largesses de la loi de l'impôt, en 1994, en transférant 45 millions de dollars aux Bahamas sans verser un sou au fisc, affirme Revenu Canada dans un document déposé à la Cour canadienne de l'impôt.Cet argent provenait de la vente de l'entreprise de câblodistribution Télésag à Vidéotron.Le transfert en franchise d'impôts est toujours contesté par Revenu Canada.Le départ de Martin Tremblay aux Bahamas, en 1994, n'a pas empêché les deux associés de conserver d'étroites relations.Beaudoin devient même la tête de pont à Montréal de la firme de Tremblay, Dominion Investments (Nassau), des Bahamas.«Marc Beaudoin était reconnu comme l'expert des transactions offshore.C'est un gars sympathique, brillant et très habile pour se protéger », nous dit un autre informateur.De 1995 à 1998, Beaudoin mène ses affaires comme courtier de plein exercice chez Midland Walwyn.Rapidement , grâce aux transactions outre-mer, ses commissions nettes avoisinent le million de dollars par année, ce qui en fait l'un des 10 meilleurs vendeurs au Québec.Ses affaires sont à ce point prospères qu'il reçoit des félicitations du président de la firme, Guy Savard, dans une lettre dont nous avons copie.Guy Savard est l'ancien président de la Caisse de dépôt et placement du Québec.« Je tiens à te féliciter bien sincèrement d'avoir atteint cette première place en un temps record.Quel exploit extraordinaire ! Tu récoltes ce que tu as semé, Marc, et je me réjouis de tes réussites », écrivait M.Savard en février 1997.À l'époque, la presque totalité des clients de Marc Beaudoin transitent par Dominion Investments et Ansbacher Bank, des Bahamas, a lui-même déclaré Beaudoin dans une déposition en Cour supérieure4.Selon deux sources, le portefeuille de ses clients des Bahamas atteint plusieurs dizaines de millions de dollars.Congédié pour une transaction en liquide Mais les choses tournent au vinaigre à l'été 1998, lorsque Merrill Lynch fait l'acquisition de Midland Walwyn.Les dirigeants de la nouvelle firme passent au crible les affaires de Beaudoin.Ils n'aiment pas ce qu'ils trouvent : en septembre 1998, Marc Beaudoin est congédié pour diverses irrégularités, indiquent des documents déposées en Cour supérieure5.Notamment, Beaudoin a refusé de dire à son patron la provenance d'une enveloppe contenant 10 000$ comptant, argent destiné à un client qui exigeait d'être payé en cash.L'Association des courtiers (ACCOVAM) entame alors une enquête.Marc Beaudoin n'abandonne pas la partie pour autant.Quelques jours après son renvoi, il fonde Dominion Investments Montréal, dont il est l'unique actionnaire.L'entreprise est le miroir de la firme de Martin Tremblay, Dominion Investments (Nassau).Durant cette période, il n'a pas de permis pour pratiquer le commerce des valeurs mobilières.Comment justifier ses activités, alors ?Dans un de ses témoignages en Cour supérieure4, Beaudoin soutient que Dominion Investments Montréal n'avait pas besoin de licence de courtage pour fonctionner, n'étant qu'une firme de consultation, qui reçoit des honoraires de Dominion Investments (Nassau).En juillet 1999, Beaudoin réussit à se faire réembaucher par une firme de courtage du Québec, Dundee Securities.Il y fera long feu.Trois mois plus tard, il est mis à la porte.Motif : l'ACCOVAM rejette sa demande d'approbation comme représentant de plein exercice chez Dundee.Le refus est lié aux irrégularités commises chez Merill Lynch mais également à l'enquête que mène la CVMQ sur Beaudoin.L'enquête porte sur de présumés investissements réalisés sans prospectus, par son entremise, une pratique interdite.Dans une requête en Cour supérieure4 , Dundee soutient que ces faits n'avaient pas été révélés au moment de l'embauche de Beaudoin, en juillet 1999.Mais le fiscaliste est tenace.Il porte en appel la décision de l'ACCOVAM et un comité spécial accepte finalement de le réinscrire comme représentant, avec des conditions de surveillance particulière.Ce feu vert conditionnel est signé par le comité en septembre 1999.Il permet à Beaudoin d'être embauché par le courtier Canaccord Capital, qui le nomme courtier de plein exercice en décembre 1999.Chez Canaccord, Marc Beaudoin transfère son lot de 250 clients de Dominion Investments et des Bahamas.Mais encore une fois, les portes tournent vite.Moins d'un an plus tard, il est viré, après avoir été mêlé au scandale Jitec, firme dont le propriétaire Benoit Laliberté est accusé d'avoir manipulé les titres en Bourse.Il passe rapidement chez Rampart Securities, en décembre 2000.Mais cette firme est un modèle d'inconduite réglementaire, à tel point que le permis de Rampart est suspendu en août 2001 par les autorités boursières.L'entreprise et ses dirigeants ont plus tard écopé des plus fortes amendes au Canada.Marc Beaudoin avait eu le temps de quitter Rampart en juillet 2001, un mois avant la suspension par les autorités.Il est alors passé chez Research Capital, dont il a démissionné en janvier dernier après la mise au jour de l'affaire Martin Tremblay.«Sa valise est prête constamment, nous a dit une de ses connaissances.Un jour, il m'a dit : \"Si jamais la soupe est trop chaude, je m'en vais à Dorval, je laisse les clefs dans la voiture, je prends l'avion, pis vous ne me reverrez plus.\"» Avec la collaboration de Denis Arcand DEMAIN : DES TRANSACTIONS DOUTEUSES PENDANT 15 ANS Le partenaire de Tremblay a disparu PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE © Le partenaire de Martin Tremblay, Marc Beaudoin, a réalisé l'essentiel de son travail de courtier avec l'Ansbacher Bank, de Nassau, aux Bahamas.L'immeuble de l'institution, rue Bank Lane, est l'un des plus beaux du centre-ville de Nassau.ENQUÊTE LA FILIÈRE MARTIN TREMBLAY MICHÈLE BOISVERT DES GENS, DES ENJEUX Jim Flaherty est sur une lancée.Après s'être attaqué aux fiducies de revenu, voilà que le ministre fédéral des Finances veut examiner de plus près le recours aux paradis fiscaux.Voilà une déclaration qui fait plaisir à entendre.Les propos du ministre étaient plutôt vagues, c'est vrai.Il n'a pas donné beaucoup de détails sur ce qu'il avait l'intention de faire.Quand même, l'homme a prouvé avec les fiducies que, lorsqu'il se penche sur un dossier, aussi compliqué soit-il, il arrive à ses fins.Jim Flaherty dit vouloir s'assurer que tous les Canadiens paient leur juste part d'impôt .On appelle ça l'équité fiscale.C'est ce principe qui l'a motivé à revoir la fiscalité des fiducies et c'est ce qui l'anime dans le cas des paradis fiscaux.Il y a vraiment matière à fouiller.L'utilisation des paradis fiscaux par les contribuables canadiens a littéralement explosé au cours des dernières années.Dans une étude publiée en mars 2005, Statistique Canada nous apprenait que les actifs canadiens dans ce qu'on appelle des centres financiers offshore (ou CFO) étaient passés de 11 milliards à 88 milliards de dollars de 1990 à 2003.Les paradis fiscaux les plus populaires auprès de nos entreprises étaient la Barbade, l'Irlande, les Bermudes, les îles Cayman et les Bahamas.On ne parle pas ici d'évasion fiscale, mais bien d'évitement.C'est-à-dire l'utilisation de stratégies fiscales tout à fait légales pour payer le moins d'impôt possible.Si les experts s'entendent pour dire qu'interdire l'accès aux CFO est une mesure difficilement efficace si elle ne fait pas l'objet d'un consensus à l'échelle internationale, Ottawa peut très bien limiter l'accès à ces fameux paradis.Une bonne façon de le faire est de regarder du côté des fiscalistes un peu trop audacieux qui interprètent les lois à la limite de la légalité.Ces experts se font une spécialité de dénicher les trous dans la législation.Ils exploitent toutes les zones floues pour mettre au point des stratégies de planification fiscale extrêmement audacieuses.C'est de ce côté que le gouvernement doit mettre ses efforts.Il faut absolument resserrer les règles et clarifier la loi de l'impôt sur les paradis fiscaux.En se faisant plus vigilant, Ottawa peut certainement endiguer le flot de capitaux qui sortent du pays et même réussir à récupérer une partie des sommes mises à l'abri du fisc canadien.Le meilleur exemple en est ce qui se passe actuellement avec Merck Frosst.Le géant pharmaceutique a confirmé la semaine dernière avoir reçu un avis de cotisation de l'Agence de revenu du Canada de deux milliards de dollars.Selon ce qu'a appris mon collègue Francis Vailles, cet avis porte sur des redevances mondiales de 5 milliards de dollars que Merck a encaissées entre 1998 et 2004 avec le médicament Singulair.Ce médicament a été mis au point à Montréal, mais la pharmaceutique a transféré le brevet à la Barbade pour réduire sa facture d'impôts.Le transfert de brevets de médicaments vers les paradis fiscaux est légal.Tout indique cependant que Revenu Canada contesterait la valeur accordée au brevet au moment du transfert, il y a quelques années.Voilà un bon exemple d'application plus serrée des lois existantes.En plus de revoir et de resserrer la loi de l'impôt sur les paradis fiscaux, Ottawa devra aussi consacrer plus de ressources à la lutte contre l'évasion fiscale, une fraude qui prive le gouvernement de sommes faramineuses.Jim Flaherty a fait connaître son intention.Le signal est clair, il veut faire le ménage dans les paradis fiscaux.Reste à voir maintenant comment il passera de la parole aux actes.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : mboisver@lapresse.ca Accès limité aux paradis Jim Flaherty a prouvé avec les fiducies que, lorsqu'il se penche sur un dossier, aussi compliqué soit-il, il arrive à ses fins.LAURIER CLOUTIER L'activité ralentit dans l'habitation, mais la Corporation Proment va pourtant devancer la construction de la première de ses deux tours du Vistal, à l'Île-des-Soeurs.Le président de Proment , Sam Gewurz, et le vice-président responsable du projet, Louis-Joseph Papineau, ont en effet décidé d'amorcer dès cette semaine les travaux du Vistal, qui ne devaient commencer que le printemps prochain.Mis en vente le 19 septembre dernier, il y a moins de deux mois, Le Vistal a déjà trouvé 70 acheteurs, pour près de la moitié des 160 condos de la première tour de 25 étages.Le financement devient ainsi plus facile.Au total, le projet de 140 millions comprend 320 condos de 675 à 2500 pieds car rés, vendus aux prix de 195 000 $ à 1,25 million.La décontamination du terrain, au sud-ouest de l'île, va ainsi commencer dès la mi-novembre.La construction proprement dite pourra être amorcée le 1er mars prochain plutôt qu'en juin, et la tour devrait être achevée à l'automne 2008.Marché surprenant «Le marché nous surprend, confie le promoteur Louis-J.Papineau.La demande des acheteurs dépasse toutes nos attentes.On a cru qu'il faudrait deux ans pour vendre ces condos.L'affluence des visiteurs est très bonne.» Louis Papineau «pousse dans le dos» des professionnels pour que les plans et devis soient prêts.«C'est plus complexe » cette fois-ci parce que Proment vise une cer ti f ication ver te LEED pour Le Vistal, qui exige des plans plus précis.S'il est plus lent à Montréal, le marché de l'habitation diffère un peu à l'Île-des-Soeurs, selon le vice-président.«On n'a pas de gros stocks de propriétés invendues et Le Vistal offre de nombreux atouts particuliers.» Le promoteur disposait déjà d'une liste d'intéressés, mais d'autres se présentent pour Le Vistal.Il y a toujours ceux qui viennent de vendre leur maison après le départ des enfants, mais il y a aussi des familles, avec un ou deux enfants, qui regardent Le Vistal, a expliqué Louis Papineau.Le marché du condo s'agrandit.Les acheteurs viennent de la banlieue, de Montréal mais aussi de l'Île-des-Soeurs.Plusieurs veulent se rapprocher de leur travail.Bell Canada doit déménager son siège social à l' Île-des- Soeurs, avec un premier groupe de 3000 employés en 2008, à condition qu'on y double les accès routiers, ainsi que l'a déjà prévu la Ville de Montréal.ÎLE-DES-SOEURS Le Vistal devance sa construction PHOTO FOURNIE PAR PROMENT L'édifice résidentiel qui s'appellera le Vistal.« Le marché nous surprend, confie le promoteur Louis- J.Papineau.On a cru qu'il faudrait deux ans pour vendre ces condos.» AVIS LÉGAUX - APPELS D'OFFRES SOUMISSIONS - ENCANS 654 Ste-Catherine O.514-954-1661 Carrefour Laval 450-687-1953 3439349A Appel d'offres Service du développement culturel, de la qualité du milieu de vie et de la diversité ethnoculturelle Soumission : MUS-0301 Amélioration du rendement éconergétique du Biodôme, Insectarium et du Jardin botanique de Montréal (projet avec conception, étude de faisabilité, réalisation, financement et garantie de performance).L'ouverture des soumissions prévue pour le 18 décembre 2006 est reportée au 21 février 2007 à 14 h dans les locaux de la Direction du greffe.Montréal, le 13 novembre 2006 Le greffier par intérim de la Ville Me Yves Saindon Avis public Commission permanente du conseil d'agglomération sur les finances et l'administration La commission tiendra une assemblée publique au cours de laquelle elle adoptera ses recommandations concernant la méthode de répartition des dépenses mixtes entre le volet d'agglomération et le volet local du budget de la Ville de Montréal.Date : le lundi 27 novembre 2006 Heure : 15 h Lieu : Salle du conseil de l'hôtel de ville 275, rue Notre-Dame Est (métro Champ-de-Mars) Le 6 septembre dernier, la commission a procédé à l'étude publique de la méthode de répartition des dépenses mixtes utilisée par le Service des finances et a reçu à cette occasion les commentaires et les propositions de différents intervenants sur le sujet.Les personnes qui désirent assister à l'adoption des recommandations ou émettre un commentaire sont priées de s'inscrire 30 minutes avant le début de l'assemblée ou de communiquer dès maintenant avec la Direction du greffe.Renseignements : Direction du greffe Division du soutien aux commissions et comités du conseil 275, rue Notre-Dame Est, bureau R.126 Montréal H2Y 1C6 514-872-3770 514-872-9964 (fax) commissions_greffe@ville.montreal.qc.ca Appels d'offres Service des affaires corporatives Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14 h à la date cidessous, à la Direction du greffe de la Ville de Montréal, à l'attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal H2Y 1C6, pour : Catégorie : Services professionnels Appel d'offres : 06-10274 Descriptif : Retenir les services professionnels d'experts-conseils pour la préparation des plans et devis et la surveillace des travaux de réfection et de développement.Date d'ouverture : 29 novembre 2006 Dépôt de garantie : Aucun Renseignements : Diane Mongeau, agente d'approvisionnement \u2014 (514) 872-2799 Catégorie : Biens et services Appel d'offres : 06-10269 Descriptif : Vannes à papillon avec actuateur manuel (400 mm-120 mm) Date d'ouverture : 29 novembre 2006 Dépôt de garantie : 5% (cautionnement ou chèque visé) Renseignements : Daniel Léger, agent d'approvisionnement \u2014 (514) 872-1059 Documents : Les documents relatifs à ces appels d'offres seront disponibles à compter du 13 novembre 2006 au Service des affaires corporatives, 9515, rue Saint- Hubert, Montréal (Québec) H2M 1Z4, entre 8 h 30 et 12 h et entre 13 h et 16 h 30, contre un paiement de 50 $ non remboursable.Vente des cahiers des charges : Téléphpone : (514) 872-1000 Télécopieur : (514) 872-9693 Tout paiement doit être fait au comptant ou sous forme de chèque visé à l'ordre de : Ville de Montréal.Pour être considérée, toute soumission doit être présentée sur les formulaires préparés par la Ville et transmise dans l'enveloppe prévue à cette fin.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux de la Direction du greffe à l'hôtel de ville, inmédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 13 novembre 2006 Le greffier par intérim de la Ville Me Yves Saindon LA PRESSE AFFAIRES DILBERT SUDOKU POUR NOUS JOINDRE La Presse Affaires, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 lpa@lapresseaffaires.com À NEPASMANQUERCETTE SEMAINE Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.Solution du dernier sudoku Niveau de difficulté : MOYEN Ce jeu est une réalisation de Ludipresse.Pour plus d'informations, rendez-vous sur le site www.les-mordus.com ou écrivez-nous à info@les-mordus.com Par Fabien Savary La période des résultats d'entreprises se poursuit avec CGI mardi de même que Metro et Gaz Métro mercredi.PUIS ON NOUS A TIRÉ DESSUS DU TOIT D'UN IMMEUBLE.C'EST RIEN.J'AI ÉTRANGLÉ 900 INSURGÉSÀ MAINS NUES.ÇA ME PARAÎT IMPROBABLE.LES 600 PREMIERS DISAIENT LA MÊME CHOSE.LE RETOUR DU GUERRIER 710 OCCASIONS D'AFFAIRES ACHÈTERAIS, entreprise de création de sites web.Montréal ou Rive-Sud.Martin 450-676-5454 martinv@vaskey.com 715 FINANCEMENT PRÊTS 1ère, 2e hyp., bal.de vente, rés., comm., équipements, cas spéciaux.Me Rémillard 514-767-5331 850 AVIS DE DISSOLUTION CHANGEMENT DE NOM AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que le CENTRE DES MÉDIAS ALTERNATIFS DU QUÉBEC INC.demandera au Registraire des entreprises la permission de se dissoudre.Montréal le 13 novembre 2006.Conseil d'administration du CMAQ AVIS DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie MICHEL LANGELIER INC., demandera au Registraire des entreprises du Québec la permission de se dissoudre.CHANGEMENTS suite de la page 1 C'est souvent le cas.«La plupart des entreprises misent plutôt sur les capacités d'adaptation des travailleurs et sur leur habileté à transposer leurs connaissances pour utiliser les nouveaux outils », dit M.Therriault.« Les travailleurs essaient de les apprivoiser et ils y parviennent, jusqu'à un certain point.Comme ils ne les maîtrisent pas vraiment, ils deviennent vulnérables, stressés et perdent leur estime de soi », poursuit-il.La consultation des utilisateurs est l'autre grand oublié des changements technologiques.«Si les changements étaient introduits dans les règles de l'art, il y aurait d'abord analyse des besoins, consultation des utilisateurs, choix des nouveaux équipements, formation et implantation.Dans la réalité, on assiste souvent à des implantations brutales de changements décidés en vase clos », explique M.Therriault.Camille Legendre, professeur de sociologie à l'Université de Montréal, est d'accord.Avec Denis Harrisson, professeur à l'Université du Québec à Montréal, il mène des études sur les impacts des changements technologiques sur la santé et la sécurité.Les deux chercheurs ont observé les effets pervers d'un changement technologique décidé en vase clos dans une entreprise manufacturière québécoise.Les nouvelles machines, très performantes en théorie, avaient été choisies par un comité formé uniquement d'ingénieurs.Ces machines étaient conçues pour être utilisées par un homme moyen mesurant cinq pieds et neuf pouces.Or, des femmes et des asiatiques formaient un pourcentage important de la main-d'oeuvre.Résultat : il a fallu bricoler des aménagements insatisfaisants et même dangereux pour la santé et la sécurité.Intégrer les enjeux « Toutes les équipes responsables de la gestion des changements technologiques devraient inclure des gens dont le mandat est d'intégrer les enjeux de santé et de sécurité », dit M.Legendre.Ce sociologue insiste également sur l'importance d'inclure des cours en santé et sécurité dans les programmes de formation professionnelle et technique.Version 46.0 «Dans le secteur de la santé, des infirmières consacrent maintenant la moitié de leur temps à entrer des données dans les grands systèmes de gestion informatique à la mode depuis quelques années, plutôt qu'à soigner les patients », dit M.Legendre.Dans ce cas, il y a eu formation.Le hic, c'est que les cours se sont déroulés pendant les pauses et aux heures de repas.«Ces formations ont été très rapides et elles ont créé beaucoup d'anxiété sur un personnel déjà surchargé », déplore M.Legendre.L'ergonome Pier re-Yves Therriault ajoute : « En informatique, les travailleurs deviennent au service de la technologie et non l'inverse.Dans plusieurs cas, c'est même la puissance de leurs outils informatiques qui indiquent leur statut dans l'entreprise.» À peine un logiciel est-il maîtrisé qu'une nouvelle version apparaît.«Les travailleurs en viennent à se sentir toujours incompétents.Ils sont toujours perdants, aux prises avec une technologie qui ne peut pas se tromper et qui incapable de corriger ses erreurs\u2026», dit-il.Ces changements qui sapent le moral LE MONDE ÉCONOMIQUE Beau portrait Quelle Bourse est petite, mal diversifiée et bourrée d'investisseurs incapables ?La bourse canadienne, pardi ! C'est le Groupe de travail pour la modernisation de la réglementation des valeurs mobilières au Canada qui le dit.Selon son rapport final, le plus meilleur pays du monde «joue un rôle mineur dans les marchés financiers mondiaux» et «subit chaque jour les effets négatifs d'un régime de réglementation constitué de 13 organismes distincts ».De plus, trois secteurs - services financiers, mines ainsi que pétrole et gaz - «représentent à eux seuls un peu plus de 65% de la capitalisation boursière ».Les investisseurs canadiens ne valent pas cher la tonne non plus.L'épargnant type cumulerait toutes les faiblesses : «Capacité d'attention réduite, inattention aux détails, excès de confiance, partialité et émotivité, pour n'en nommer que quelquesunes.» Les auteurs du rapport s'incluent-ils dans le lot?\u2014 Source : Financial Post La couleur de l'argent Tous les mois, Jean Yves, un préposé aux cabines sur un navire de croisière, fait la queue pour recevoir sa paie - sept billets de 100 $US.Chaque fois, il espère qu'il s'agira de beaux billets neufs.Caprice ?Du tout.Dans de nombreux pays, de la Russie à Singapour, la valeur des devises américaines dépend de leur âge, de leur état et même de leur dénomination.Certaines banques refusent les grosses coupures, craignant qu'elles soient fausses.Des changeurs n'acceptent que l'argent neuf ou en parfait état.De nombreux hôtels, restaurants et commerces, surtout en Indonésie, n'acceptent pas le papier-monnaie signé par les anciens secrétaires du Trésor américain.À bord de la croisière, la file de la paie s'organise par nationalité.Tel mois, les Philippins, payés en premier, reçoivent les coupures les plus neuves.Le mois suivant, c'est au tour des Indiens, des Indonésiens ou des Malgaches d'obtenir ce privilège.Incapable de fournir des billets impecs à tout son personnel, l'employeur a dû trouver un système, question de maintenir la paix à bord.\u2014 Source: Wall Street Journal, édition Asie Profits assurés Au Royaume-Uni, il a fallu deux ans d'enquête pour que l'Autorité des services financiers constate ce que les groupes de consommateurs et les journaux disaient depuis 1998: les banques font des profits exagérés avec les assurances- prêts.Censées couvrir les paiements en cas d'accident, de maladie ou de perte d'emploi, ces assurances généreraient jusqu'à 20 % des profits de l'industrie bancaire.Les astuces ne manquent pas.La prime totale est parfois ajoutée d'emblée au montant du prêt, occasionnant alors des frais d'intérêt additionnels.Certains vendeurs laissent croire aux consommateurs qu'en souscrivant, ils augmentent leurs chances d'accéder au crédit.Le comble?On va jusqu'à assurer des travailleurs autonomes, totalement inadmissibles aux réclamations.\u2014 Source: The Herald (Royaume-Uni) Les kiwis de la colère Le kiwi, «ennemi public no 1»?Ce serait l'absurde résultat du récent rapport britannique sur les conséquences économiques du réchauffement planétaire, selon un commentateur du Financial Post.Faire venir des fruits de l'autre bout du monde peut sembler une folie.Sauf, bien sûr, si on aborde la question d'un point de vue économique et rationnel, soutient Peter Foster, qui n'a que faire des «critiques pseudo-éthiques» des environnementalistes.Voilà, ironise-t-il, que manger des fruits importés devient une activité aussi moralement répréhensible que conduire un VUS, magasiner chez Wal-Mart, manger du Mc Do ou acheter un article fabriqué dans un sweatshop du tiers-monde.Une petite tasse de café équitable avec ça?\u2014 Source : Financial Post ISABELLE LAPORTE COLLABORATION SPÉCIALE GILBERT LEDUC LE SOLEI L Un père qui s'accroche.Des enfants qui décrochent.En affaires, le passage d'une génération d'entrepreneurs à une autre marque, bien trop souvent, l'arrêt de mort de l'entreprise familiale.Au Québec, seulement 30% des entreprises familiales survivent à la première génération et à peine 15% à la deuxième.Des données alarmantes puisque les entreprises familiales représentent près de 70% de toutes les entreprises québécoises.Compte tenu que plus de 50% des entrepreneurs envisagent de prendre leur retraite d'ici cinq à dix ans, la survie des entreprises familiales constitue un enjeu fondamental, affirme François de Gaspé Beaubien dont le père et la mère, Philippe et Nan-b de Gaspé Beaubien, ont fondé, en 1993, la Fondation des familles en affaires (www.businessfamilies.com) qui offre de l'aide et de la formation aux dirigeants d'entreprises familiales.«Mon père a été l'un des rares de sa génération à être capable de donner le pouvoir à ses enfants », raconte François de Gaspé Beaubien au Soleil.«Il nous répétait qu'il ne voulait pas vivre ce que certains de ses amis avaient fait subir à leurs enfants en gardant la mainmise sur tous les pouvoirs de direction, en s'ingérant dans toutes les décisions et en ne leur laissant pas l'occasion de prendre le contrôle des affaires.» Gravi les échelons Formé à l'école d'études commerciales de Harvard et au Haverford College, François de Gaspé Beaubien a gravi les échelons au sein de Télémédia, l'entreprise fondée par son paternel.Il a été président des Publications Télémédia (TV Hebdo, Elle, Coup de pouce).«Un jour, mon père a décidé que le moment était venu de passer les rênes à la relève.» François de Gaspé Beaubien et son frère Philippe devenaient, en 2000, coprésidents de Télémédia.Au fil des ans, Télémédia a vendu ses magazines et ses 80 stations de radio.Aujourd'hui, les deux frangins et leur soeur, Nanon, continuent de travailler ensemble.Entre autres, ils sont tous trois actionnaires de Zoom Média, le chef de file nord-américain de l'affichage interne.Ils représentent la 14e génération des de Gaspé Beaubien à baigner dans le monde des affaires.«Notre père nous a toujours dit que ce qu'il souhaitait avant tout c'était notre bonheur et que l'on pouvait faire ce que l'on voulait.Je ne vous cache pas qu'il a un large sourire, aujourd'hui, en constatant que ses trois enfants s'entendent à merveille et que nous sommes partenaires en affaires.» La préparation de leur progéniture au monde des affaires n'a pas été laissée au hasard par Philippe et Nan-b de Gaspé Beaubien.Tout au long de leur cheminement professionnel, les enfants ont été épaulés par des gestionnaires professionnels et des coachs.«Ensemble, on a bâti des règles de respect.On s'écoute beaucoup les uns les autres.On a appris à travailler en équipe », mentionne François de Gaspé Beaubien en ajoutant que ses parents avaient fait appel à des universitaires et à des spécialistes pour initier leurs enfants aux affaires, à la culture et à la vie en société.Aujourd'hui, ils exercent la même inf luence auprès de leurs petitsenfants.« L'été, ils organisent un camp pour eux au cours duquel ils transmettent, par l'éducation et le plaisir, les valeurs familiales.» UNE 14e GÉNÉRATION EN AFFAIRES Lamanière de Gaspé Beaubien PHOTO GILBERT LEDUC, LE SOLEIL Francois de Gaspé Beaubien AGENCE FRANCE-PRESSE BERLIN\u2014 Kai -Uwe Ric ke, contraint hier d'abandonner ses fonctions à la tête de Deutsche Telekom, a été sanctionné pour son incapacité à enrayer la fuite des abonnés de l'ex-monopole allemand et à imprimer sa marque sur le groupe.Jeudi encore, M.Ricke affirmait avoir reçu un «mandat clair» du conseil de surveillance et élaboré une stratégie à moyen terme pour Deutsche Telekom, le groupe numéro un des télécommunications en Europe.Une manière pour le patron, sur la sellette depuis l'été, de démentir les nouvelles spéculations sur son départ.Le choc aura été d'autant plus rude hier pour M.Ricke, décrit comme « le gendre idéal » au moment de son accession au poste en 2002, et qui avait effectué une ascension fulgurante dans l'ombre de son prédécesseur Ron Sommer avant d'accéder au poste suprême à 41 ans.Ce beau parcours a achoppé su r la d i f f icul té à déf ini r une stratégie claire pour un groupe condamné à être sur la défensive dans ses marchés histor iques, vic time d'une concurrence intense et d'une image écornée.Le bilan est loin d'être entièrement noir : l'endettement de Deutsche Telekom a fortement diminué ces dernières années ; la filiale américaine, Voicestream, un temps gouf fre financier, est devenue la vache à lait du groupe; T-Mobile a ravi sa place de numéro un de la téléphonie mobile à Vodafone en Allemagne; et la société s'est développée à tout crin en Europe centrale et de l'est.Le PDG de Deutsche Telekom poussé vers la sortie GADGETOSCOPE TEST À PARTAGER LE PLUS POSSIBLE J'ai ta photo dans mon portefeuille (et ta chanson, et ta séquence vidéo).Le phénomène a un nom:place shifting, ou itinérance (traduction libre).C'est cette nouvelle mode qui consiste à toujours avoir accès à ses documents audiovisuels (télé, photos, musique, etc.) où que l'on soit dans le monde.Une façon de toujours garder une partie de chez soi dans ses valises.Orb, une application qui se télécharge gratuitement à partir du site Web de l'entreprise américaine (www.orb.fr, en français), est une application qui incarne ce phénomène.En l'installant sur l'ordinateur de la maison, il donne accès, de façon protégée bien sûr, au matériel audiovisuel qu'il contient.À l'étranger, on s'enregistre sur le site Web d'Orb et, à partir de n'importe quel navigateur (sur n'importe quelle plateforme, d'un PC, d'un ordinateur de poche ou même d'un téléphone), on peut récupérer ce matériel.Pour partager à distance ses souvenirs de vacances, c'est l'idéal:photos, séquences vidéo et bibliothèque musicale sont centralisés sans qu'on doive s'en priver dès qu'on quitte le foyer ou le bureau.Si le PC sur lequel l'application est installée possède une entrée pour le signal télévisuel (en opérant sous Windows Media Centre Edition, par exemple), on peut même écouter la télé de son salon à partir d'une connexion Internet, n'importe où ailleurs dans le monde.\u2014 Alain Mc Kenna, collaboration spéciale.DISQUES RÉSEAU PARTAGER ET PROTÉGER PRENDRE DES PHOTOS NUMÉRIQUES ET ÉCOUTER DE LA MUSIQUE MP3, C'EST BIEN.LES PARTAGER EN RÉSEAU AVEC DES APPAREILS CAPABLES DE LES UTILISER AILLEURS QUE SUR SON ORDINATEUR DE BUREAU, C'EST MIEUX.LE TRUC:UN DISQUE RÉSEAU, OÙ L'ON EMMAGASINE CES DOCUMENTS SANS CRAINTE DE LES ÉGARER.SURTOUT SI CELUI-CI PEUT, EN PLUS, FAIRE DES COPIES DE SÛRETÉ DU CONTENU DE VOTRE PC.ALORS LÀ, ÇA DEVIENT INCONTOURNABLE.ALAIN MC KENNA COLLABORATION SPÉCIALE alain.mckenna@lapresse.ca D-LINK MEDIA LOUNGE La société D-Link est spécialisée dans les routeurs, avec ou sans fil.Ce n'est donc pas surprenant qu'elle soit parmi les premières marques sur le marché à proposer un serveur multimédia qui fait aussi office de point d'accès pour réseau sans fil (802.11g).Le Media Lounge est en réalité un boîtier dans lequel on doit ensuite installer un disque dur, ce qui permet d'obtenir l'espace de stockage que l'on désire en magasinant séparément cette partie de l'appareil.Le Media Lounge est aussi muni d'un port réseau Ethernet, très rapide, et de deux prises USB permettant d'y brancher des disques externes additionnels ou, même, des clés USB.La configuration initiale se fait par réseau câblé, à partir d'une interface Web qui s'affiche dans n'importe quel fureteur, sur PC ou sur Mac.On peut profiter du débit de transfert élevé de la connexion Ethernet (un gigabit par seconde) ou, en sacrifiant la moitié de sa rapidité, passer directement au sans-fil déjà existant.Ce n'est quand même pas si mal : la copie de fichiers se fait à une vitesse d'environ trois mégaoctets par seconde.À noter que le serveur Media Lounge n'est pas protégé par un pare-feu intégré.Le partage des fichiers multimédias est la force de ce serveur.Grâce au protocole UPnP, il met son contenu à la disposition d'autres appareils sur le réseau, de façon assez organisée : chaque type de fichiers (musique, photos, vidéo) est catégorisé.Pour la musique, on peut créer des listes de lecture, mais c'est une fonction réservée aux utilisateurs plus avancés, car ce n'est pas si simple.Dans tous les cas, d'autres appareils réseau, comme un juke-box numérique, peuvent lire les fichiers contenus dans le Media Lounge.Enfin, une fonction utile pour les télétravailleurs, en le connectant à Internet, ce serveur se transforme en serveur FTP.Son niveau de sécurité est limité, mais pour accéder à ses fichiers quand on est à l'extérieur, ça demeure une caractéristique intéressante.D-Link GSM-D600 ====/ Environ 280$ www.dlink.ca La polyvalence de ce serveur : sans-fil, partagemultimédia, serveur FTP.Le disque dur, où l'on entrepose ses fichiers, doit être acheté séparément.Le ventilateur interne est bruyant.HP MEDIA VAULT Une nouveauté automnale de la société HP, le Media Vault prend l'aspect d'un mini PC, même s'il s'agit en réalité d'un boîtier pouvant contenir jusqu'à deux disques durs.La version de base fait 300 gigaoctets, l'autre, 500 go, mais les deux peuvent aller jusqu'à 1,2 téraoctet d'espace de stockage.Sa connexion Ethernet à un gigabit est rapide, et l'appareil peut aussi effectuer des copies de sûreté du contenu des ordinateurs reliés sur le réseau.Le Media Vault joint l'utile à l'agréable, quoi.HP MV2010 ==== 450$ www.hp.ca Sa mémoire peut être augmentée progressivement jusqu'à 1,2 téraoctet de données.À 1 gigabit, sa connexion réseau est très rapide.Pas d'accès sans fil direct.Il faut relier l'appareil à une borne sans fil par Ethernet.LINKSYS NSLU2 Pourquoi acheter un disque réseau quand on possède déjà des disques externes reliés à son ordinateur personnel ?C'est la ligne de pensée de Linksys, qui offre le NSLU2, un appareil grâce auquel on peut partager le contenu de disques ou de clés USB sur un réseau domestique.L'appareil est compatible avec les deux types de connexion USB: 1.1 et 2.0 (cette dernière étant hautement préférable, vu la vitesse à laquelle elle fonctionne).Une solution économique qui évite d'avoir à remiser les disques déjà en service.Linksys NSLU2 === 110$ www.dlink.ca Pratique pour partager en réseau le contenu de disques ou de clés USB.L'accès réseau est moins rapide que les autres modèles indiqués ici.UPnP : C'est l'acronyme d'un protocole («Universal Plug and Play») qui permet à deux appareils reliés par un réseau de se reconnaître instantanément.Un juke-box numérique, un ordinateur personnel et un disque réseau, par exemple, peuvent ainsi s'échanger des fichiers musicaux automatiquement sans avoir à tout configurer manuellement.D-Link GSM-D600 D-Link GSM-D600 HP Media Vault Linksys NSLU2 Réseau Sans fil (802.11g) Ethernet (1 gbit) Ethernet (100 mbit) Mémoire Non inclus 300 ou 500 go 2 disques externes (ATA/IDE) (jusqu'à 1,2 to) (USB) Réglages Interface Web Interface Web Interface Web Autre Accès distant FTP Sauvegarde de sécurité automatique TECHNAUTE VOTRE GUIDE CONSOMMATION LA PRESSE AFFAIRES ÉTHIQUES AU TRAVAIL THIERRY PAUCHANT et LAURENT FONTAINE COLLABORATION SPÉCIALE Pour collecter et distribuer 50 millions de dollars l'an dernier, Centraide du Grand Montréal a pu compter sur une centaine d'employés, 22 000 bénévoles et 200 000 donateurs.Son outil essentiel ?Le capital de confiance hors du commun que l'organisme a acquis dans le public, explique Pierre- Marie Cotte, vice-président philanthropique, au service de l'organisme depuis 18 ans.QAu lieu de mettre en avant le capital que vous collectez et distribuez, vous parlez avant tout de « capital de confiance ».Pourquoi ce choix ?R La confiance, c'est un motclef dans ma vie personnelle comme au travail.Ce n'est pas quelque chose qui est donné au point de départ.La confiance se mérite ; elle se bâtit sur la transparence, sur des relations continues, sur le respect de la parole donnée.C'est une série de petites attitudes les unes derrière les autres qui font la différence.Et puis elle s'incarne aussi dans une manière de travailler, avec une équipe de direction, de gestion, du personnel de soutien, des professionnels\u2026 C'est tout ça mis bout à bout qui fait le lien entre Centraide et les gens.QComment avez-vous acquis personnellement cette confiance ?R I roniquement peut- êt re à cause d'un manque de confiance en moi quand j'étais plus jeune ! Comme toute ma génération, j'ai connu la rupture des années 1970.J'ai fait toutes sortes de parcours, d'expériences, pour trouver un sens à la vie.Et c'est à force de chercher que j'ai un jour réalisé que de donner, c'est essentiel.Parfois, quelqu'un voit en nous un potentiel qu'on n'imagine même pas avoir.J'ai eu cette chance.Si on ose dire oui, si on dépasse les premières craintes, la vie nous plonge alors dans bien des découvertes, pourvu qu'on se laisse apprendre ce qu'on a à faire, sans prétendre tout savoir.QD'où vient la confiance du grand public à Centraide, dans notre monde davantage axé sur l'individualisme que sur l'altruisme?R Centraide est un rassembleur : on met autour de la même table les gens d'affaires, les syndicats, les lieux communautaires, l'état, la ville, les citoyens, les employés\u2026 Tous, ensemble, on regarde les fragilités de notre société, ce qu'on doit résoudre ensemble.Il y a quelques années, nous avons produit un document, Le don solidaire.C'était le fruit de longs mois de réflexions menées avec une équipe élargie, dont Jacques Bougie, l'ancien chef de la direction d'Alcan.Dans le monde philanthropique, les donateurs désirent de plus en plus un lien direct avec la cause qu'ils soutiennent.Ils veulent donner pour tel organisme, telle cause, parfois même telle personne.On a réfléchi pour voir si c'est cela qu'il fallait qu'on fasse.Et nous avons conclu qu'un don à Centraide est un don sans attache.Chez nous, on confie un don à quelqu'un - l'organism - en qui on a confiance.Parce que Centraide, c'est un outil de solidarité collective.Ce n'est pas un véhicule pour afficher un choix personnel d'entraide, mais plutôt une mise en commun, une vision commune de la société civile.Pendant des années, c'est l'Église qui a été le moteur, le ciment, le bâtisseur de la société francophone.Ça nous a donné des hôpitaux, des écoles, des groupes communautaires.Après, c'est l'État providence qui a joué ce rôle : on a cru que l'État pouvait prendre toute la place en ce domaine.Mais aujourd'hui il se retire : la responsabilité de réinvestir dans la collectivité repose sur la société civile.QMais ne serai t- i l pas plus facile de recevoir un chèque de 50 millions de dollars du gouvernement ?R Si c 'éta i t le c a s , nous n'aurions pas l'impact que nous avons dans la société.Parce que Centraide fait beaucoup plus que des collectes de fonds.L'avantage qu'on a, quand on doit solliciter les gestes des donateurs, c'est qu'on doit les sensibiliser aux problèmes de leur ville.On jette alors des ponts entre le secteur communautaire et le reste de la société.Par exemple, chaque année, Centraide aide à organiser 900 conférences en milieu de travail avec des responsables d'organismes.C'est une façon extraordinaire de cimenter le tissu social.Nous amenons aussi des gens d'affaires dans des organismes communautaires, pour leur faire sentir qu'il existe une forme d'entrepreneuriat social, dont l'objectif n'est pas de développer des produits mais des gens.Resto-Plateau, par exemple, c'est un budget de trois millions de dollars.Ce n'est pas rien! QQuels outils vous êtes-vous donnés pour incarner cette vision d'une éthique collective ?R À Centraide, on a institué les rencontres du jeudi.On souffre beaucoup de réunionite dans le monde du travail.Mais en même temps, c'est important de se donner des rituels, des occasions de partager certaines perceptions, d'apprendre à écouter ce qui se passe dans la tête des collègues.Un jeudi sur deux, nous avons donc un comité des opérations.Une rencontre de 8h45 à midi où se retrouvent tous les directeurs: campagnes de financement, communications, ressources humaines, allocations, etc.En quelques années, on a vu des équipes qui travaillaient parfois dans un esprit de revendication évoluer vers une culture de coopération.Le viceprésident aux opérations a eu le génie de rassembler les gens pas seulement pour écouter les difficultés des uns et des autres mais pour former des sous-comités chargés de résoudre les questions soulevées.Avec le temps, nous avons maintenant conscience qu'une solution est bonne si elle n'a pas d'impacts négatifs sur d'autres secteurs de l'organisation.L'autre jeudi, nous menons en alternance le même type de rencontre au niveau de chaque service.La direction générale, se réunit aussi, avec Michèle Thibodeau-De Guire, notre présidente et directrice générale.Ce processus a libéré du temps pour travailler sur la mission et sur les grands enjeux de l'organisme, et plus seulement sur les problèmes opérationnels.QPersonnellement, quels sont les comportements éthiques que vous adoptez ?R J'ai la chance - le privilège - de travailler dans une organisation qui touche les êtres humains dans ce qu'ils ont de plus précieux: leur estime d'euxmêmes.C'est en même temps une grande responsabilité.Pour moi, j'ai trouvé que le fait d'être en forme physiquement dans ma vie, mais aussi psychologiquement et spirituellement, est une clef importante pour bien gérer.On l'oublie trop souvent, mais la forme physique, l'oxygénation de notre cerveau, c'est la base de notre existence.Donc je suis un marcheur.La marche est un moment sacré pour moi.Je sors marcher tous les matins de l'année, en me réveillant - même par grand froid.Je pars un peu endormi mais le corps s'éveille en marchant, et la marche harmonise ma respiration.Mes pensées vont dans tous les sens ; des choses émergent\u2026 une parole pour mon fils, que je n'avais pas trouvée hier\u2026 une autre avenue pour aborder un problème au travail\u2026 Parfois aussi, un grand silence se fait.Avec la marche, c'est comme si je jetais une ancre à la racine même de mon être.Ça me donne beaucoup plus de souplesse pour aborder tout ce qui va vite me capter durant la journée.Je pense aussi souvent à une des phrases que me disait mon père, qui était mécanicien: «Quand tu forces après quelque chose, c'est que tu n'as pas le bon outil » ! D'après une entrevue radiophonique avec Thierry Pauchant, professeur titulaire, Chaire de management éthique, HEC Montréal (Chaque jeudi, 19h30 - 20h30, Radio Ville-Marie).Pour écouter l'intégrale de l'entrevue : www.éthiquesautravail.com Cimenter le tissu social Chaque lundi, en collaboration avec HEC Montréal, nous présentons des extraits d'entrevues réalisées avec des gestionnaires d'ici qui nous parlent de leur vision des éthiques au travail.PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE © C'est le côté rassembleur de Centraide qui lui a permis de gagner la confiance du public, croit son vice-président, Pierre-Marie Cotte.«On met autour de la même table les gens d'affaires, les syndicats, les lieux communautaires, l'État, la Ville, les citoyens, les employés\u2026» 3441756A "]
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