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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2006-11-19, Collections de BAnQ.

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[" PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE© LE CANADA NOUVEAU LAS VEGAS DESMARIAGESGAIS PAGES A2 ET A3 CESADOS QUI CHANGENT LEMONDE RADAR PAGES 6 ET 7 SALONDULIVRE DEMONTRÉAL SONIA SARFATI RENCONTRE PATRICIA MACDONALD LECTURES PAGE 1 L'AFFAIRE COFFINENFIN RÉSOLUE UNEÉCOLE QUÉBECOISE\u2026 EN INDE PLUS PAGES 2 ET 3 Le canal de Lachine en patin?LA CHRONIQUE DE MARIE-CLAUDE LORTIE ACTUEL PAGE1 LE VRAI MEURTRIER DÉMASQUÉ 53 ANS PLUS TARD PAGE A6 WILBERT COFFIN Montréal dimanche 19 novembre 2006 Le plus grand quotidien français d'Amérique 75¢ taxes en sus - Édition provinciale 85¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées 123e année no 31 62 pages 6 cahiers RÉOUVERTURE DU DÉBAT SUR LE MARIAGE HOMOSEXUELÀ OTTAWA LES DÉPUTÉS DU QUÉBEC DIRONT NONÀ HARPER MARIO GIRARD Un sondage réalisé auprès des députés fédéraux du Québec révèle que 82% d'entre eux rejetteront la motion que s'apprête à présenter Stephen Harper afin de rouvrir le débat sur le mariage homosexuel.Réalisé auprès des 74 députés fédéraux du Québec par l'organisme Familles d'aujourd'hui, un groupe qui milite pour l'égalité juridique des homosexuels, ce sondage indique que l'ensemble des 50 députés bloquistes s'opposeront à la proposition.Chez les libéraux, 11 députés voteront contre.« Sur les 13 députés, cinq nous ont clairement dit qu'ils s'opposeront à la motion », dit Francis Lagacé, porte-parole de Familles d'aujourd'hui.>Voir DÉPUTÉS en page A8 Le père Noël répond aux questions de La Presse Furax! Les Français d'ici outrés par un sketch d'Éric Salvail ARIANE LACOURSIÈRE Un sketch de l'animateur Éric Salvail, diffusé pendant l'émission On n'a pas toute la soirée de dimanche dernier, a choqué la communauté française du Québec.En présentant un safari au « maudit français » et en qualifiant ce peuple de « bête et gueulard », l'animateur a dépassé les bornes, jugent plusieurs.Dans les premières minutes de l'émission, une vidéo montrait Éric Salvail recherchant frénétiquement un « maudit français » à Paris.Habillé en chasseur de brousse, l'animateur parcourait les rues de la Ville lumière.Pour appâter sa proie, il brandissait un bloc de foie gras en criant : « Viens manger, maudit Français ! » >Voir FRANÇAIS en page A8 Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE Les Américains qui regardent la Coupe Grey ont-ils droit aux annonces canadiennes ?Venez voir mon blogue ! cyberpresse.ca/laporte PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE Le père Noël avait convié, hier, rue Sainte-Catherine, ses milliers de jeunes admirateurs au traditionnel défilé qui porte son nom.Le sympathique résidant du Pôle Nord était entouré de la fée des Étoiles et d'au moins 500 lutins.Juste avant le départ du cortège, La Presse l'a rencontré.Notre reportage en page A9.Météo Nuageux avec éclaircies, maximum 4, minimum -3, plus de détails en page SPORTS 11 DIM 6 21924 12352 3 SOMMAIRE Amusez-vous! ACTUEL 6 Astrologie du jour ACTUEL 9 Décès ACTUEL 9 Forum A 13 à 15 Horaire télévision RADAR 10 Loteries A 9 Monde A 12 Mots croisés ACTUEL 6 Personnalité PLUS 6 Planète animale ACTUEL 10 Petites annonces ACTUEL 7 et 9 RÉSOLUTION SUR LA NATION QUÉBÉCOISE AU CONGRÈS DU PLC Stéphane Dion fignole un compromis GILLES TOUPIN OTTAWA \u2014 Stéphane Dion fait des pieds et des mains pour empêcher que le Parti libéral du Canada n'éclate autour de la question de la nation québécoise au congrès qui aura lieu à Montréal à la fin du mois.L'attaché de presse de l'ancien ministre libéral, André Lamarre, a en effet confirmé à La Presse hier que M.Dion faisait circuler depuis quelques jours une proposition de compromis sur la résolution qui reconnaît le Québec comme nation.« M.Dion n'est pas isolé sur cette question ».>Voir DION en page A8 L'ADQ VEUT ABOLIR LES COMMISSIONS SCOLAIRES PAGE A4 MARIO DUMONT 3418331A AU QUÉBEC EN 2004 (À PARTIR DE MARS) Source : Institut de la statistique du Québec.Mariages entre deux femmes TOURISME ET MARIAGES GAIS AU QUÉBEC EN 2005 (À PARTIR DE MARS) Mariages entre deux hommes Mariages entre deux femmes (dont 36 couples de touristes) Mariages entre deux hommes (dont 51 couples de touristes) AGNÈS GRUDA ET CAROLINE TOUZIN Yosi Ben-Ari et Laurent Schumann vivaient ensemble depuis près de 20 ans quand ils ont décidé d'officialiser leur union - chose impossible dans leur pays, Israël.Le 9 novembre 2003, ils se sont présentés à la mairie de North York, en banlieue de Toronto, avec leurs passeports et leurs meilleures intentions.Ils ont choisi le lieu de la cérémonie et ont payé une note si mince qu'ils ne se souviennent même plus de la somme.Deux jours plus tard, ils étaient officiellement mariés.«C'était beaucoup plus simple que tout ce qu'on avait imaginé», confie Laurent Schumann, joint cette semaine à Tel-Aviv.Depuis la brève cérémonie en Ontario, les deux conjoints se battent pour que leur mariage soit officiellement reconnu en Israël.Quatre autres couples gais israéliens mariés à la même époque au Canada se sont joints à leur requête, qui a fait son chemin jusque devant la Cour suprême israélienne.Celle-ci doit rendre sa décision dans les prochaines semaines.Le cas échéant, une dizaine d'autres couples gais qui ont fait un détour nuptial par le Canada pourraient eux aussi tenter de faire reconnaître leur mariage par l'État hébreu.Et de nombreux autres pourraient décider d'entreprendre ce long voyage pour se marier au Canada - seul pays où ils peuvent conclure une union matrimoniale sans aucune exigence de citoyenneté ou de résidence.Une bataille politique Laurent Schumann, traducteur, et Yosi Ben-Ari, scénographe, ont vécu presque toute leur vie adulte ensemble.« Individuellement, nous ne ressentions pas vraiment le besoin de nous marier », explique M.Schumann.Mais avec l'ouverture canadienne, la porte était béante : «Nous voulions saisir cette occasion pour faire avancer nos droits en Israël.» Ils ne le cachent pas : leur bataille est politique.Selon eux, les droits des partenaires homosexuels ont évolué au fil des ans en Israël.Mais chaque victoire est remportée à l'arraché, au «coup par coup», selon Laurent Schumann.«Chaque fois, il faut refaire une nouvelle bataille.Avec la reconnaissance des mariages homosexuels, nous pourrons bénéficier du même parapluie que tout le monde.Que l'on soit hétéro ou homosexuel, il y aura un seul cadre pour tous.» Récemment, deux lesbiennes britanniques, Sue Wilkinson et Celia Kitzinger, ont elles aussi profité de la brèche canadienne pour se marier à Vancouver.Mais elles ont échoué à faire reconnaître leur mariage par la Grande-Bretagne.La décision de la Cour suprême israélienne créerait un précédent : ce serait la première fois qu'un pays qui réserve le mariage aux couples hétérosexuels reconnaîtrait un mariage homosexuel conclu à l 'extér ieur de ses frontières.Le Canada se trouve ainsi à l'avant-garde de la bataille pour la reconnaissance des mariages gais, note Paule Ettelbrick, directrice de la Commission internationale pour les droits des gais et lesbiennes, qui a son siège à New York.Le Canada offre «une chance incroyable de valider des mariages homosexuels, mais aussi de faire reconnaître des mariages conclus à l'étranger par des pays qui rejettent les unions entre personnes de même sexe », dit-elle.Elle s'attend d'ailleurs à ce que, d'ici peu, des causes semblables à celle qui sera bientôt tranchée en Israël se retrouvent devant les tribunaux américains, qui devront décider s'ils reconnaissent ou non les mariages conclus à l'étranger.Un pays religieux Israël accorde une place de choix à la religion.Il n'y existe pas de véritable séparation entre l'Église et l'État.Conséquence : les seuls mariages célébrés en Israël sont des mariages religieux.Le mariage civil n'existe pas.Mais dans une cause célèbre, au début des années 60, un homme et une femme mariés civilement à l'extérieur du pays avaient réussi à faire légitimer leur union en Israël.Depuis, de nombreux Israéliens qui, pour une raison ou pour une autre (parce qu'ils appartiennent à des confessions différentes, par exemple), veulent échapper au mariage religieux, font un petit saut à Chypre, où ils peuvent se marier civilement.Ils sont ensuite considérés comme des époux légitimes par l'État hébreu.Le précédent existe déjà, donc, et la Cour suprême ne pourra que l'étendre aux couples homosexuels, estime Dan Yakir, l'avocat qui représente Laurent Schumann et Yosi Ben-Ari.«Si des documents officiels conf i rment qu'un mariage a été conclu, les fonctionnaires de l'État civil israélien doivent l'enregistrer dans le cas d'un couple hétérosexuel.La même logique doit s'appliquer pour les couples homosexuels », souligne-t-il dans un entretien avec La Presse.Les homosexuels subissent déjà une injustice étant donné qu'ils doivent faire un long voyage pour se marier loin de chez eux et de leurs familles, dit Dan Yakir.La moindre des choses serait, selon lui, que l'État israélien reconnaisse leur union.«Depuis la décision de 1961, l'État israélien est obligé d'enregistrer les actes de mariage conclus à l'extérieur du pays dans le cas des couples hétérosexuels, note Laurent Schuman.Nous sommes très optimistes, le cadre juridique joue en notre faveur.» Paradoxalement, le caractère religieux de l'État hébreu ouvre donc, pour les homosexuels, des possibilités inexistantes dans d'autres pays plus laïques mais tout aussi fermés à l'idée d'officialiser les unions entre partenaires de même sexe.La Cour suprême israélienne tranchera Les mariages gais célébrés au Canada pourraient être reconnus en Israël PHOTO YOSSI ZAMIR, FLASH90 Yosi Ben-Ari et Laurent Schumann, qui habitent Tel Aviv, forment un couple depuis plus de 20 ans.Les deux hommes sont venus se marier au Canada en novembre 2003 et espèrent maintenant faire reconnaître ce mariage en Israël.C'est pourquoi, avec d'autres compatriotes, ils ont porté leur cause devant les tribunaux.Les droits des partenaires homosexuels ont évolué au fil des ans en Israël.Mais chaque victoire est remportée à l'arraché, au « coup par coup ». AGNÈS GRUDA ET CAROLINE TOUZIN Dix-huit mois après avoir officiellement approuvé le mariage entre partenaires de même sexe, le Canada est devenu le «Las Vegas » des noces gaies.Parmi les rares pays qui autorisent le mariage homosexuel, le Canada est en effet le seul où il est possible de s'épouser presque en descendant de l'avion, sans chichis et sans préavis.Cette possibilité attire des dizaines de couples homosexuels étrangers.Résultat : le «tourisme nuptial» gai, une industrie qui met en jeu des centaines de milliers de dollars, est en pleine expansion au Canada.C'est en juin 2005 que la Chambre des communes a voté pour la reconnaissance des mariages homosexuels.«J'ai attendu le résultat du vote avant d'ouvrir mon entreprise.Cela a fait beaucoup de bruit et donc beaucoup de pub dans le monde», raconte Phil Connell, homme d'affaires natif de Montréal.Il a mis sur pied l'agence Hudson Nuptials à Toronto, il y a un an.Son but : organiser des mariages homosexuels au Canada pour des couples étrangers.Son agence a organisé jusqu'à maintenant près de 40 mariages.Ses clients sont exclusivement des couples gais ou lesbiens étrangers, en majorité des Américains, qui viennent passer deux, trois ou quatre jours à Toronto pour unir leurs destinées.Parmi la poignée de pays qui autorisent le mariage gai, le Canada est le seul à laisser de simples touristes se marier.Ailleurs, en Belgique ou en Espagne par exemple, les couples homosexuels doivent présenter une preuve de résidence.Les couples attirés par cette ouverture canadienne «viennent plus pour la valeur symbolique du mariage que pour le faire reconnaître ensuite dans leur pays », dit Phil Connell.À vrai dire, ils n'ont pas tellement le choix: actuellement, aucun pays ne reconnaît ces mariages conclus en une visite éclair au Canada.Phil Connell vend des forfaits «tout inclus» qui coûtent de 500 $ à 14 000 $, pour une célébration avec 20 invités.En moyenne, les couples déboursent entre 3000 et 6000 $.À ce prix, une limousine vient les chercher à l'aéroport.Quelqu'un les emmène à l'hôtel de ville où ils achètent leur permis de mariage.L'hôtel et certains repas sont payés pour trois jours.Le célébrant, le lieu de la cérémonie, le photographe et les témoins sont fournis.Obstacle québécois Au Québec, la loi sur l'union civile rend les mariages de dernière minute plus problématiques.La «publication des bans» doit se faire 20 jours avant la date prévue pour la célébration.Qu'à cela ne tienne, des « grossistes en mariage gai » contournent l'obstacle en s'occupant de cette formalité pour les couples étrangers, qui n'ont donc pas besoin d'arriver au Québec longtemps à l'avance.À Montréal, le grossiste en voyages Outbyview offre aux couples homosexuels des forfaits de mariage qui s'apparentent à ceux de Hudson Nuptials à Toronto.Pour 500 ou 1000 $, le couple est pris en charge dès son arrivée à l'aéroport Montréal-Trudeau.La différence: le couple doit réserver son forfait au moins un mois à l'avance pour donner le temps au grossiste de publier les bans.Le grossiste a organisé une quarantaine de ces mariages depuis 18 mois, la majorité pour des hommes américains.D'autres venaient du Mexique, d'Argentine, d'Angleterre et même de Chine.«Montréal est reconnu comme une ville ouverte aux homosexuels.Son côté européen charme beaucoup les Américains.Ils viennent de la côte Est passer une ou deux nuits et ils repartent mariés.C'est facile», explique le chef des produits d'Outbyview, Jean-Claude Guay.Cette filiale du voyagiste Jonview a été créée il y a deux ans en prévision des jeux gais de l'été dernier.«On n'a organisé qu'un seul mariage durant les Outgames.Les gens étaient là plutôt pour la fête, mais ça nous a fait beaucoup de pub», ajoute M.Guay.Le Canada, où plusieurs provinces autorisaient déjà lesmariages entre conjoints de même sexe avant le vote de la Chambre des communes, est LA destination de choix pour le tourisme nuptial gai, confirme Tom Nibbio, responsable de la section Amérique du Nord de l'International Gay and Lesbian Travel Association.«Nos membres canadiens font de très bonnes affaires », soulignet- il.Son organisation a même choisi Montréal pour son congrès annuel en mai prochain.Nouvelle clientèle Pasteur protestant depuis 35 ans, Réal Murray est très fier de célébrer des mariages entre conjoints de même sexe à Montréal.Des couples de touristes américains et français se présentent devant lui, souvent sans famille.«Ils subissent beaucoup de chantage familial.Moi aussi, je reçois des appels d'injures.Pour leur famille, je suis le pasteur du diable.J'encourage le mal », raconte-t-il.Le ministre du culte François Normandeau célèbre des mariages hétérosexuels depuis neuf ans.L'an passé, il s'est mis à célébrer aussi des mariages gais.Il a uni 25 couples homosexuels, dont plusieurs américains.C'est devenu le quart de sa clientèle.«C'est important pour eux que leur union soit reconnue quelque part dans le monde », explique-t-il.Montréal accueillerait plus de touristes nuptiaux gais si la loi québécoise éliminait le délai de 20 jours pour la publication des bans, croit pour sa part le président du Salon du mariage gai et lesbien de Montréal, Mario Thiffault.Ce salon en sera à sa troisième année en avril prochain.«Les couples ne peuvent pas être impulsifs ici comme à Las Vegas, constate M.Thiffault.C'est pour ça qu'ils vont davantage à Toronto qu'ici.À Toronto, tu peux acheter ton permis de mariage la journée même à l'hôtel de ville.» LE CANADA: LAS VEGAS DU MARIAGE GAI AGNÈS GRUDA ET CAROLINE TOUZIN Joseph Orndorff a frôlé la mort après avoir fait une réaction allergique à un médicament il y a un an.L'Américain de 61 ans a passé une semaine aux soins intensifs dans un hôpital de banlieue de l'État du Maryland, tout près de Washington.L'homme avec qui il partage sa vie depuis 29 ans, Joseph Bekisz, n'a pas eu le droit de venir à son chevet.Pas de preuve de l'union, pas de visite.«Pourquoi ne pas aller se marier au Canada?» a lancé M.Orndorff à son conjoint, une fois remis sur pied.«Bonne idée, a répondu M.Bekisz.En plus, c'est le 30e anniversaire de notre rencontre le 14 novembre prochain.» Le couple a trouvé sur Internet le grossiste montréalais en voyages Outbyview.Un mois avant la cérémonie prévue le 14 novembre, il a envoyé les preuves d'identité nécessaires au grossiste pour la publication des bans.Et un chèque de 4000 $ pour le forfait «suprême».La semaine dernière, une limousine est venue les chercher à l'aéroport Montréal-Trudeau.Arrivés à leur chambre du chic hôtel Place d'Armes, réservée par le grossiste, le couple s'est aperçu qu'il n'y avait qu'une seule robe de chambre.M.Orndorff s'est dit que c'était l'occasion de pratiquer son français, appris au son quelques années plus tôt.Il se présente à la réception de l'hôtel.«Nous, besoin de notre robe blanche», a dit le futur marié.Voyant la mine étonnée de la réceptionniste, M.Orndorff s'est rendu compte du lapsus et s'est esclaffé.Cet te anecdote, le couple la racontera à son retour aux États-Unis, trois jours plus tard.Cela, et à quel point la cérémonie intime dans la chapelle historique du YMCA, rue Stanley, était «magnifique ».Comment ils ont « osé » s'embrasser en public devant le marché Bonsecours à la demande du photographe du mariage.Comment les repas dans le Vieux- Port étaient « délicieux ».Trois jours à Montréal.Un mariage.Et au moins 6000 $ de dépenses dans la métropole.Plus de 10 000 couples gais et lesbiens se sont mariés au Mariage express à Montréal Canada depuis 2003, selon une recherche publiée récemment par le groupe Canadiens et Canadiennes pour le droit égal au mariage.Parmi eux, de nombreux couples étrangers - dont le nombre est difficile à estimer avec précision.Statistique Canada n'a pas encore compilé de données sur le sujet.Première à avoir reconnu le mariage entre conjoints de même sexe, dès juin 2003, l'Ontario est la province canadienne qui a donné le plus de permis de mariage à des conjoints de même sexe, soit 5579.Le Québec en a accordé huit fois moins, soit 702.Date de Nombre de reconnaissance Province mariages gais du mariage gai Ontario 5576 10-06-2003 Colombie-Britannique 3107 8-07-2003 Québec 702 19-03-2004 Alberta 293 20-07-2005 Nouvelle-Écosse 192 24-09-2004 Manitoba 130 16-09-2004 Saskatchewan 68 05-11-2004 Nouveau-Brunswick 36 23-06-2005 Terre-Neuve-et-Labrador 12 21-12-2004 Yukon 10 14-07-2004 Île-du-Prince-Édouard 7 20-07-2005 Territoire-du-Nord-Ouest 2 20-07-2005 Nunavut 1 20-07-2005 TOTAL 10 136 \u2014 Source : Recherche du groupe Canadiens et Canadiennes pour le droit égal au mariage publiée dans le numéro d'octobre 2006 de la revue RG, une revue gaie québécoise.Remarques : Les données du N-B, de l'I-P-E, des T-N-O et du Nunavut sont des estimations.Les données de l'Ontario proviennent des municipalités.Le total comprend 4771 mariages connus et 805 estimés.Les autres données viennent des provinces et datent de la toute fin de 2005 ou du milieu de 2006.DANS LES PROVINCES Montréal est reconnu comme une ville ouverte aux homosexuels.Son côté européen charme beaucoup les Américains.Ils viennent de la côte Est passer une ou deux nuits et ils repartent mariés.C'est facile.\u2014 Jean-Claude Guay, qui organise des mariages pour les touristes gais.C'est important pour eux que leur union soit reconnue quelque part dans le monde.\u2014 Le ministre du culte François Normandeau, dont le quart de la clientèle est constituée de couples homosexuels.TOURISME ET MARIAGES GAIS LES MARIÉS VENUS D'AILLEURS > Outre le Canada, seuls les Pays-Bas, la Belgique, l'Espagne et un unique État américain, le Massachusetts, autorisent le mariage entre partenaires de même sexe.Ce droit entrera bientôt en vigueur en Afrique du Sud, dont le Parlement vient de voter une loi en ce sens.> Mais ne se marie pas qui veut.En Belgique, aux Pays-Bas et au Massachusetts, ce droit est réservé aux citoyens ou aux résidants officiellement établis au pays.> Jusqu'à tout récemment, seuls des couples homosexuels originaires de pays autorisant le mariage gai pouvaient se marier en Espagne, à la condition d'y habiter.La réserve sur les lois des pays d'origine a été contestée devant les tribunaux, qui l'ont récemment invalidée.> Reste qu'une résolution de la Direction de l'état civil souligne que l'Espagne n'autorise aucune forme de « tourisme nuptial » destiné à échapper à des lois civiles plus restrictives.SEUL PAYS AU MONDE À PERMETTRE LES MARIAGES HOMOSEXUELS SANS EXIGER LA MOINDRE PREUVE DE RÉSIDENCE, LE CANADA EST DEVENU UNE DESTINATION DE CHOIX POUR LE «TOURISME NUPTIAL» GAI.PETIT HIC: POUR L'INSTANT, AUCUN PAYS NE RECONNAÎT CES MARIAGES CONCLUS À L'ÉTRANGER.MAIS LA COUR SUPRÊME ISRAÉLIENNE POURRAIT BIENTÔT CRÉER UN PRÉCÉDENT ET RENDRE AINSI LE CANADA ENCORE PLUS ATTRAYANT POUR LES MARIÉS VENUS D'AILLEURS.COUP D'OEIL SUR UN PHÉNOMÈNE EN PLEIN ESSOR.PHOTO JACQUES ZORGMAN, NEWSMAKERS De plus en plus de couples homosexuels choisissent Toronto, mais aussi Montréal, comme destination de « tourisme nuptial ».Trois jours à Montréal.Un mariage.Et au moins 6000 $ de dépenses dans la métropole. POLITIQUE PAUL ROY TROIS-RIVIÈRES \u2014 C'est en cherchant une « troisième voie » que Gilles Taillon a « découvert » l'ADQ, dont il devient le président aujourd'hui.« Je voyais le manifeste des lucides, des gens comme André Pratte, (Lucien) Bouchard, Pierre Fortin, qui disaient qu'il fallait une troisième voie, j'entendais le milieu des affaires\u2026 Mais à l'approche des élections, on ne pouvait pas créer un parti.Alors, je me suis mis à regarder les orientations de l'ADQ et je me suis dit : on l'a, la troisième voie! » La nouvelle de l'arrivée de l'exprésident du Conseil du patronat du Québec est tombée en début de semaine dernière.Mais son impact est déjà visible au congrès général de l'ADQ, ce week-end, à Trois-Rivières.« C'est une bonne nouvelle et j'espère que c'est la première d'une série de bonnes nouvelles, a commenté la députée adéquiste de Lotbinière, Sylvie Roy.Une personne crédible comme ça qui se joint à nos troupes, ça rassure et ça permet d'autres candidatures.» L'affaire se préparait depuis quelques mois.L'invitation de Mario Dumont était venue « quelque part en avril », a confié M.Taillon à La Presse, hier.- Si vous aviez eu à créer un parti de toutes pièces, aurait-il ressemblé à l'ADQ?- Il aurait ressemblé à l'ADQpas mal, au niveau des orientations.Les orientations de l'ADQ qui lui plaisent?Remboursement de la dette; un système de santé accessible à tous, avec une ouverture du côté du privé; un État moins lourd, mieux structuré, plus efficace; les missions fondamentales comme la famille et l'éducation\u2026 « Le problème, c'est que c'était présenté dans un tout complexe.Cette fois, la plateforme, tout en respectant ces orientations, va devoir présenter une offre politique plus simple sans être simpliste, dire ce qu'on fait pour la famille.» Gilles Taillon précise qu'il n'est pas « mandaté » par le monde des affaires mais qu'il va sans doute solliciter des gens.- Vous ne l'avez pas déjà fait ?- J'ai plutôt eu des appels.Des gens qui m'ont dit qu'il trouvaient ma démarche intéressante et qui aimeraient me rencontrer.- Des gens connus?- Des gens connus\u2026 Mais ne me demandez pas de noms.Le nouveau président de l'ADQ a déjà mentionné qu'il ne fermait pas la porte à son éventuelle candidature aux prochaines élections.Hier, il a ajouté que la porte était « plus ouverte que fermée ».Quelles sont les perspectives, pour l'ADQ, compte tenu que le parti n'avait récolté que 18 % des votes en 2003 et que les derniers sondages ne lui donnent plus que 12 ou 13 %?« L'important, c'est de se doter d'une bonne plateforme.Rappelez-vous, en 1976, M.Lévesque, c'est sa plateforme qui l'a mené au pouvoir.Ce que ça nous prend, c'est un bon projet, une équipe crédible, composée de gens très forts en région, des leaders établis, et quelques vedettes.Après ça, il faut se fier à la démocratie, il faut souhaiter que la population nous donne 30, 32, 35 %.Et autour de 35 %, tu t'approches du pouvoir.» Mario Dumont a comparé Gilles Taillon aux hockeyeurs Guillaume Latendresse et Eugeni Malkin, avec qui il devrait « batailler pour le titre de recrue de l'année ».Un ailier droit de 61 ans.La recrue de l'année PAUL ROY TROIS-RIVIÈRES \u2014 À l'ouverture du Congrès général de l'ADQ, hier matin, Mario Dumont a proposé « un grand ménage dans les structures en éducation ».Ses militants ont compris le message « 10 sur 10 » : en aprèsmidi, ils ont voté en faveur de l'abolition pure et simple des commissions scolaires ! En ont-ils donné plus que le client en demandait ?« On ne se lancera pas dans des engagements électoraux sur la base de choses dont on ne sait pas comment on pourrait les réaliser, a répondu le chef de l'ADQ après le vote.Mais j'entends le message des membres très clairement, et je suis très à l'aise avec ça.» Le nouveau président de l'ADQ, Gilles Taillon, semblait aussi à l'aise que son chef : « On prend acte d'une résolution du congrès qui est ferme et qui exprime un ras-le-bol assez clair.De nos membres mais aussi des citoyens en général sur les commissions scolaires, qui ont plutôt l'air de paravents pour le ministère de l'Éducation.On l'a vu très particulièrement dans le dossier des taxes scolaires.» Est-ce que cela va faire partie de la plateforme électorale ?« C'est clair que nous allons devoi r considérer cela t rès sérieusement dans la plateforme.(\u2026) Il y a des choses à analyser, il y a des aspects juridiques qu'il faut voir, mais la plateforme électorale va devoir contenir quelque chose qui touche les commissions scolaires, c'est très évident.» La proposition originale parlait de « réduire considérablement la structure administrative du système d'éducation québécois ».Un militant de La Peltrie, Éric Caire, y a ajouté un amendement : « Notamment en abolissant les commissions scolaires.» L'amendement a été débattu âprement\u2026 puis adopté.« Aux élections scolaires de 2003, le taux de participation n'a été que de 8%, a dit M.Caire pour défendre son amendement.Ça veut dire que 92% des gens se désintéressent complètement d'une structure qui n'apporte rien et qui accapare 8,6 milliards de ressources qui pourraient aller à l'école et aux enfants.» Plusieurs mil itant s l 'ont appuyé : « La priorité doit être l'élève, pas la structure », a dit un intervenant.« Quatre-vingtdouze pour cent de la population ne s'en rendra même pas compte », a dit un autre.Certains s'inquiétaient, toutefois : « Si on n'est pas capables de le faire, on va passer pour une gang de clowns », a dit un adéquiste.« C'est bien trop raide, a enchaîné un autre, on va faire peur à la population du Québec, qui va se demander : Vont-ils abolir les écoles?» Plus tôt, les quelque 300 participants à ce sixième congrès général de l'ADQ avaient adopté d'autres propositions, moins controversées mais non exemptes de débats.Ainsi, un hypothétique gouvernement de l'ADQ offrirait une « allocation compensatoire » pour chaque enfant d'âge préscolaire à toutes les familles qui ne recourent pas ou n'ont pas accès au réseau de garderies subventionnées (les garderies à 7 $).L'ADQ verserait également une allocation de 5000 $ lors de la naissance ou de l'adoption d'un troisième enfant et des suivants ; elle appuierait « la recherche scientifique pour permettre aux couples infertiles de devenir parents à des coûts raisonnables soutenus par la RAMQ »; elle favoriserait l'adoption de jeunes enfants québécois en allégeant les mécanismes d'adoption et soutiendrait financièrement les parents qui souhaitent adopter un enfant à l'étranger.Les adéquistes se sont également prononcés, non sans en avoir débattu longuement, pour l'instauration d'une période de devoirs et de leçons à l'école primaire « pour libérer du temps au profit de la vie de famille ».Les partisans de la mesure arguaient que tous les parents n'ont pas la compétence pour aider leurs enfants, certains parents ne comprenant même pas le français.Les opposants y voyaient plutôt une ingérence dans les responsabilités parentales.« On fait nos enfants, on les donne aux profs et on va les chercher quand ils ont 18 ans ?» a raillé un participant.Accommodements raisonnables Dans son discours d'ouverture du congrès, hier matin, le chef de l'ADQ, Mario Dumont, n'a pu s'empêcher de revenir sur un sujet qui lui a donné beaucoup de visibilité ces derniers jours : celui des concessions consenties aux minorités ethniques ou religieuses.Il s'en est de nouveau pris au chef péquiste, André Boisclair, qui l'avait mis en garde la veille contre la « démagogie » et les « dérapages ».« J'interpel le André Boisclair, a-t-il lancé.On ne peut défendre l'identité québécoise avec un gruau de mots que personne ne comprend.On ne peut défendre l'identité québécoise avec un genou à terre.» Il s'en est également pris au premier ministre.« En 2003, les Québécois qui voulaient du changement ont dû se résigner à voter pour Jean Charest.Ils ont voté avec dépit pour un plan B.Ils méritent mieux que ça, ils méritent un plan A, et c'est précisément ce que l'ADQ va offrir aux Québécois.» Les commissions scolaires ne perdent rien pour attendre.L'ADQveut abolir les commissions scolaires PHOTO JACQUES BOISSINOT, PRESSE CANADIENNE Mario Dumont a présenté hier Gilles Taillon comme sa nouvelle « recrue ».L'ex-président du Conseil du patronat est le nouveau président de l'Action démocratique du Québec.Titulaires de permis, clientèle d'affaires, agences de la SAQ, Comptoirs Vin en vrac, SAQ Dépôt et SAQ.com exclus.Cette promotion s'applique uniquement aux bouteilles de spiritueux offertes en succursale les 18 et 19 novembre 2006.Les coolers, les cartes-cadeaux SAQ et les produits commandés par l'entremise du service des commandes privées sont exclus de cette promotion.18 ans et plus.Quantités limitées.Achats non cumulatifs.Les cartes-cadeaux remises dans le cadre de cette promotion sont échangeables uniquement du 1er décembre 2006 au 31 janvier 2007.SAMEDI ET DIMANCHE SEULEMENT ! 3441950A Rencontrez aujourd'hui l'artiste en toute simplicité de 13 h à 17 h Exposition du 19 au 29 novembre 2006 Doris savard Vive l'émotion 7903, rue Saint-Denis, Montréal (514) 381-2247 crichelieu@bellnet.ca Du mardi au dimanche, de 11 h à 17 h Stationnement Métro Jarry www.galerierichelieu.com Aussi spacieuse qu'un musée, aussi chaleureuse qu'une maison d'amis SUR MON BLOGUE CETTE SEMAINE Réagissez au blogue de Stéphane Laporte : www.cyberpresse.ca DIMANCHE 12 NOVEMBRE CHRISTIANE « DANCING QUEEN » CHARETTE Vendredi matin, j'arrive au sous-sol de Radio-Canada.Tout endormi.Il n'est pas encore 9 h.Et que vois-je ?Christiane Charrette et toute son équipe de recherchistes en train de se déhancher sur une toune de Katerine.On dirait un rave.LUNDI 13 NOVEMBRE ENTREVUE AVEC LES POTEAUX DE PATRICK ROY JOURNALISTE : On l'a vu souvent vous parler, lors des réchauffements et des matchs, qu'est-ce qu'il vous disait ?BARRE HORIZONTALE : La plupart du temps, c'était des encouragements.Style Way to go, les poteaux ! POTEAU DROIT : Au début, on comprenait pas trop ce qu'il disait parce qu'il venait de Québec pis y nous appelait potteau, avec deux t.MARDI 14 NOVEMBRE LE MESSAGE TEXTE DE BRITNEY SPEARS C fini (c'est fini) GKC (j'ai cassé) Go2L (go to hell) 10guedine (diguedine) TKQ (t'es cocu) PHOTO AP Le beau-frère et la belle soeur viennent passer la soirée à la maison.Ça va être le fun! On aime ça, les voir.Ça sonne.Marie-Pier tombe dans les bras de sa soeur.Je donne une bonne poignée de main à Jean-François.On s'écrase dans le salon.Bière, Coke, vin.Les filles parlent de leur journée.Je fais un clin d'oeil au beau-frère.- Es-tu prêt ?- Yes sir ! Il tend le bras et allume la Play Station.Marie-Pier hausse les épaules : - Vous allez pas vous mettre à jouer tout de suite à ça ! - Ben, si on commence tout de suite, on va finir moins tard! - Ben là! La Play Station est une secte.Ceux qui sont dedans sont heureux.Ceux qui ne sont pas dedans trouvent ceux qui sont dedans niaiseux.Physiquement, Jean-François et moi sommes toujours assis dans le salon.À quelques pouces de nos blondes.Mais mentalement, nous ne sommes plus là.Je ne suis plus Stéphane.Il n'est pas JF.Je suis le Canadien.Il est les Oilers.Si on jouait au billard, ça pourrait agacer les filles aussi.Mais au moins nos corps et nos esprits seraient au même endroit.On serait dans la même réalité qu'elles.On pourrait être concentrés sur la partie tout en interagissant avec le monde ambiant.Au jeu vidéo, le monde n'existe plus.Il est remplacé par celui qu'on voit à l'écran.On entre dans une bulle opaque.C'est parti ! Canadien contre Ot tawa.Puis Oi lers cont re Dallas.Puis Canadien contre Toronto.Jean-François est tous les rivaux du Canadien.Je suis tous les rivaux des Oilers.Déjà une heure de passée.Et on dirait qu'on vient de commencer.Isabelle et Marie-Pier se sont raconté plein d'histoires.Elles en sont à donner leur opinion sur Grégoire et Romain, d'Occupation double.Nous, on n'est pas jaloux.On n'entend pas.On est absorbés.Une seconde d'inattention et on est faits.Imaginez être à la fois Huet, Souray, Markov, Koivu, Ryder et Latendresse.Faut être dur du mental.Surtout que le beau-frère est un champion.Il gagne la plupart du temps.Ma seule façon de m'en tirer, c'est de l'avoir à l'usure.Il faut donc jouer longtemps.On en est à notre sixième match.Les filles sont en haut.Elles naviguent sur le Net ou regardent un film.On sait pas.On est à Tampa Bay.Le match est serré et l'atmosphère est tendue.Le beau-frère prend ça à coeur.Il est mauvais perdant.Lui vous dirait que c'est moi qui le suis.Mais faut pas le croire.Si j'étais mauvais perdant, je ne jouerais plus avec lui.Samsonov compte en prolongation.Il était temps.Ma léthargie prend fin enfin.JF regarde sa montre.La soirée achève.Il est 1h du matin.Les filles reviennent au salon.- Vous jouez encore ! Elles n'en reviennent jamais ! Elles ne comprennent pas qu'on ne se tanne pas.Que, à un moment de la soirée, on n'ait pas eu le goût d'éteindre et de jaser.Elles nous regardent comme des drogués.Elles ne peuvent pas comprendre.Elles ne sont pas dans la secte.La visite s'en va.À la prochaine ! Ce fut une belle soirée.Quoique, si ça continue comme ça, mes Canadiens ne feront pas les séries.Faut que je remonte la côte.Au plus vite.- Mon amour, qu'est-ce que tu dirais si on invitait ta soeur, demain ?Ça va être le Noël des consoles vidéo.Sony vient de sortir la Play Station 3 et Nintendo la Wii.Et ça fait peur.Plusieurs parents craignent de faire entrer un de ces monstres dans la maison.Qu'il mange leur enfant.Qu'il lui enlève le goût d'aller dehors.Qu'il le dématérialise.Quand j'étais petit, je jouais au hockey sur table avec mon frère.On pouvait passer nos journées à faire virer les petites figurines en métal.Ça ne faisait pas peur à ma mère.On s'amusait.Le jeu de hockey sur table avait une grande qualité : il fallait être deux pour jouer.C'est le grand danger des jeux vidéo.Il ne faut pas qu'il remplace la compagnie des autres.Faut pas être tout seul dans la secte avec le dieu Machine.Faut jouer avec un ami, un frère, une soeur, une mère, un père.Exceptionnellement, les jours de pluie, quand tout le monde est parti et qu'on n'a plus envie de dessiner, on peut s'exercer en solo avec la machine.Mais pas trop souvent.Le jeu vidéo est comme tous les jeux, plus on est de fous, plus on s'amuse.Jean-François et moi, on ne demande pas mieux que nos blondes jouent avec nous.Ça ferait quelques victoires de plus! En attendant, comment faire pour mettre la main sur une Play Station 3?Parce que je ne pense pas que je doive compter surma blonde pour me la donner à Noël! COURRIEL Pour joindre notre collaborateur : stephane@stephanelaporte.com La secte Play Station STÉPHANE LAPORTE CHRONIQUE Venez voir mon blogue ! cyberpresse.ca/laporte COLLABORATION SPÉCIALE AGENCE FRANCE-PRESSE PLOERMEL, FRANCE \u2014 Quelque cinq cents personnes, selon la police, ont défilé hier dans une petite ville de l'ouest de la France pour protester contre l'installation prévue en décembre d'une statue géante de Jean-Paul II, considérée comme une atteinte au principe de la laïcité.Le défilé, qui rassemblait dans les rues de Ploërmel des manifestants de tout le département du Morbihan, s'est achevé sur la place Jean-Paul II, où a déjà été érigé un socle en béton et en granit destiné à recevoir une statue en bronze de plus de huit mètres de haut de l'ancien pape, réalisée et offerte par l'artiste russe Zurab Tsereli.Le socle, d'un coût de 8000 euros, a été payé par les collectivités locales.Une somme de 30 000 euros a également été votée par le conseil municipal pour financer l'inauguration.Manif contre une statue de Jean-Paul II S T É P H A N E L A P O R T E Vous êtes abonné à La Presse?OBTENEZ DE 10% À 30% de rabais sur l'achat en ligne de ce livre.Livraison à domicile gratuite.C'est facile : www.cyberpresse.ca/privileges Chroniques du dimanche OFFERT EN LIBRAIRIE .partage ses souvenirs d'enfance, ses réflexions, son humour et son récent journal de vacances en Provence dans le troisième tome de .3440113A HYUNDAI GABRIEL HYUNDAI PRESTIGE HYUNDAI PRÉSIDENT ACCENT GS 2007 Location 60 mois à partir de 159$ par mois SONATA GL 2007 automatique en location sur 60 mois à partir de 249$ par mois Membre des concessionaires Gabriel.Un groupe, une force! 4600B, Boul.Saint-Jean Dollard-des-Ormeaux www.hyundaipresident.com (514)624-7777 7020, Henri Bourassa Est Anjou www.hyundaigabriel.com (514)329-7777 DANS L'EST CENTRE DE MTL 6435, Saint-Jacques ouest Montréal, coin Cavendish www.hyundaiprestige.com (514)252-7777 WEST ISLAND Taxes en sus.Location de 60 mois sur Accent GS 2007 (avec acomte de 1705$), Santa Fe GL 2007 (avec acompte de 3230$) et Sonata GL 2007 avec transmission automatique (avec acompte de 2685$).0$ dépôt de sécurité sur tous les modèles.Transport et préparation inclus.Financement à 0% sur 72 mois offert pour un temps limité sur la Sonata 2007.Photos à titre indicatif seulement.Toutes les marques de commerce sont la propriété de Hyundai Auto Canada, une filiale de Hyundai Motors America, et sont utilisées sous licence.Détails chez Hyundai Gabriel, Hyundai Prestige et Hyundai Président.FINANCEMENT 0% JUSQU'À 72 MOIS SUR MODÈLES SÉLECTIONNÉS! 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commence peut-être enfin à se dissiper.D'abord, un peu d'histoire autour de ce qui est devenu « l'affaire Coffin ».En juin 1953, trois Américains en voyage de chasse en Gaspésie, Eugene Lindsey, 45 ans, usurier de la Pennsylvanie, son fils, Richard Lindsey, 17 ans, et l'ami de ce dernier, Frederick Claar, 19 ans, sont découverts dans un bois à 100 km de Gaspé.Leurs corps sont en décomposition avancée et grugés par les ours.Assez rapidement, on trouve un coupable : Wilbert (Bill) Coffin, prospecteur minier de Gaspé, qui avait eu des contacts avec les trois touristes à qui il avait offert un coup de main.À la suite d'un procès fort médiatisé, Coffin est condamné à la pendaison le 10 février 1956.Jusqu'à la dernière seconde, l'accusé déclare à qui veut l'entendre qu'il est innocent.Réouverture de l'enquête Depuis 50 ans, cette affaire n'a cessé de soulever toutes sortes d'hypothèses et de créer bien des doutes.De nombreux livres et documentaires ont tenté de faire la lumière sur ce drame.En septembre dernier, le Groupe de révision des condamnations criminelles du ministère fédéral de la Justice a été chargé d'examiner ce dossier.Les juristes scrutent maintenant une nouvelle piste qui pourrait innocenter à tout jamais Wilbert Coffin.Le véritable meurtrier serait Philippe Cabot, technicien en équipement frigorifique, qui vivait à Barachois, en Gaspésie, au moment des faits.Aujourd'hui décédé (il est mort en 1998), Cabot aurait tué Eugene Lindsey en le heurtant avec son véhicule.Il aurait abattu les deux autres hommes de coups de feu dans le dos après les avoir pourchassés.Ce témoignage choc provient du fils de Philippe Cabot, Jean- Gabriel (aujourd'hui décédé).Au moment des faits, il avait 8 ans.En compagnie de son frère (lui aussi décédé), il aurait été témoin du triple meurtre.En entrevue à La Presse, Micheline Cabot, 57 ans, la soeur de Jean-Gabriel, a accepté de faire la lumière sur le drame qui implique son père.« En 1991, j'ai reçu mon frère Gabriel et ma soeur Angéline à la maison, raconte-telle.Au cours de la soirée, mon frère et ma soeur ont commencé à parler de souvenirs liés à notre famille.À un moment donné, mon frère a dit : \"Tu sais bien, les trois Américains que notre père a tués !\" J'ai alors compris que mon père était responsable de cette affaire, dont j'entendais parler depuis des années.Je me suis levée, je suis allée aux toilettes pour vomir.» Selon ce qu'a publié le quotidien The Gazette hier, Philippe Cabot savait que Eugene Lindsay transportait une importante somme d'argent.Voilà qui constituerait le motif du meurtre.«Mon père a souvent fait des mauvais coups pour de l'argent », dit Micheline Cabot.Elle décrit son père comme très sévère, colérique, buveur et coureur de jupons.Amateur de chasse, Philippe Cabot gardait des armes à la maison.«C'était un homme que tout le monde craignait, dit-elle.Il a fait souffrir ses enfants et a bafoué sa femme.» Philippe Cabot ne vivait plus avec sa femme, Marie-Blanche, lorsque celle-ci est décédée, en 1990.En fait, il était en couple avec sa belle-soeur, Rita Cabot.«Ma mère n'a jamais voulu le revoir, dit Micheline.Mon père avait tenté d'entrer en contact avec elle, sauf que c'était encore pour la blesser, la manipuler et la maganer.» Micheline Cabot, la cadette de la famil le, dit avoir été traumatisée par cette histoire.« J'étais incapable d'en parler, dit-elle.Plus tard, je suis entrée en contact avec mon frère et ma soeur et je leur ai dit que, si ce qu'ils avaient raconté était vrai, il fallait en parler.Une personne innocente est morte à cause de cela.» Si les enfants encore vivants de Philippe Cabot font aujourd'hui éclater la vérité, c'est qu'ils veulent que justice soit rendue à Wilbert Coffin.«Si mon père est reconnu coupable un jour, une justice sera rendue pour la famille Coffin, dit Micheline Cabot.Pour mon père, ce sera autre chose.Je sais que, pour lui, Dieu n'existait pas.Si Dieu avait existé, il aurait sûrement eu un comportement différent.» François Gendron, l'avocat qui représente Micheline Cabot, a communiqué cette information au procureur général de la Cour supérieure du Québec ainsi qu'au Groupe de révision des condamnations criminelles du ministère fédéral de la Justice.En 1979, dans l'ouvrage L'échafaud : J'ai vu les dernières pendaisons à la prison de Bordeaux, l'auteur, Roger Duguay, gardien de Coffin à Bordeaux, affirme que l'accusé prétendait savoir comment étaient morts les chasseurs américains et qui les avait tués.Coffin savait-il qu'il s'agissait de Philippe Cabot ?La lumière reste à faire sur cette affaire, l'une des plus énigmatiques de l'histoire judiciaire canadienne.AFFAIRE COFFIN Une fille accuse son père d'être le vrai meurtrier Cinquante ans plus tard, Micheline Cabot veut que justice soit faite et se confie à La Presse Micheline Cabot décrit son père comme très sévère, colérique, buveur et coureur de jupons.«C'était un homme que tout le monde craignait.Il a fait souffrir ses enfants et a bafoué sa femme.» PHOTO ARCHIVES PC Wilbert Coffin a été pendu le 10 février 1956.PHOTO ARCHIVES LA PRESSE © Les trois victimes de l'affaire Coffin: Richard Lindsey, Eugene Lindsey et Frederick Claar.Tous les prix incluent les deux taxes payables et l'équivalent de la TPS et de la TVQ en rabais.Sur les modèles sélectionnés.Quantités limitées.Voir les détails en magasin.Photos à titre indicatif seulement.Ahuntsic 1448 rue Fleury E.Bl Ainville 757 boul.Curé-Labelle Bross Ard 8050 boul.Taschereau O.châte Augu Ay 152 boul.St-Jean Baptiste l Achen Aie 1313 Montée Masson l As Alle 1734 boul.Dollard l Av Al 1860 boul.le Corbusier Montré Al 5164 avenue du Parc n.d.g.5201 rue Sherbrooke O.ouest de l'Île 15 634 boul.Gouin O.repentigny 85 boul.Brien st-eust Ache 117 boul.Arthur-Sauvé ST-JérôME 30 rue Bélanger ST-Lé On ArD 5836 boul.Métropolitain E.VAUDrEUIL 980 av.Saint-Charles nOUVEAU Service personalisé Prix garantis Livraison gratuite Nous ramassons votre vieux matelas mattcanada.com MAINTENANT 15 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difficultés sur le plan scolaire.J'aime les sports, et j'aimerais en pratiquer avec un père d'accueil qui ne mise pas sur la performance.Pour me donner la chance de bien apprivoiser mon nouveau milieu familial, une intégration progressive serait souhaitable.Seriez-vous cette famille qui saura m'accompagner pour la traversée de mon enfance ?Si vous habitez sur l'Île de Montréal et que vous souhaitez vous impliquer dans la vie de Frédéric ou un autre enfant vivant une situation semblable, communiquez avec madame Louise Landry au 514- 385-2318 FRÉDÉRIC, 9 ANS UUNN TTOOIITT PPOOUURR MMOOII 3435407A BROSSARD Tél.: 450 619-6777 9500, boul.Taschereau (coin boul.Rivard) GATINEAU Tél.: 819 561-5007 1 877 755-2555 500, boul.de la Gappe (face aux Prom.de l'Outaouais) KIRKLAND Tél.: 514 697-9228 16 975, route Transcanadienne (sortie 50 de la Transcanadienne) LASALLE Tél.: 514 364-6110 7272, boul.Newman (près du Carrefour Angrignon) LAVAL Tél.: 450 682-2516 500, boul.Le Corbusier (coin boul.de la Concorde) REPENTIGNY Tél.: 450 470-0815 145, rue de Lafayette (près du boul.Brien) ROCK FOREST Tél.: 819 562-4242 1 800 267-4240 4275, boul.Bourque (coin rue Grégoire) SAINT-HUBERT Tél.: 450 676-1911 1351, boul.des Promenades (près des Prom.St-Bruno) SAINT-LÉONARD Tél.: 514 254-9455 6700, rue Jean-Talon Est (près des Galeries d'Anjou) SAINTE-THÉRÈSE Tél.: 450 430-0555 125, boul.Desjardins Est (coin boul.Curé-Labelle) HEURES D'OUVERTURE: Lundi au vendredi 9h à 21h Samedi 9h à 17h Dimanche 10h à 17h Desjardins partenaire officiel de Brault & Martineau Livraison gratuite 7 jours sur 7 dans un rayon de 200 km Détails en magasin Prix en vigueur jusqu'au dimanche 19 novembre 2006.Quantités limitées sur certains articles.Valable pour les produits en inventaire seulement.Non valable aux Centres de liquidation (C.D.L.).Détails en magasin.\u2020 Détails en magasin.Termes et conditions de la vente : achat minimum requis de 299$ avant taxes pour les appareils électroniques et de 499$ avant taxes 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SUITES DE LA UNE DÉPUTÉS Suite de la page A1 «Comme nous n'avions pas de nouvelles des huit autres, nous avons communiqué avec une source fiable du Parti libéral au Québec, qui nous a confirmé que six allaient s'opposer à la motion mais qu'il ne connaissait pas les intentions des deux autres.» En ce qui a trait à la position des 10 députés conservateurs du Québec, elle demeure nébuleuse puisqu'ils n'ont pas formulé de réponse claire par écrit.Même chose pour le député indépendant André Arthur.Ce résultat réjouit toutefois ceux qui se portent à la défense du mariage gai.«Il y a là un signe évident que la société québécoise demeure l'une des plus ouvertes qui soient sur cette question», dit Francis Lagaçé.Ces données concordent avec celles qu'a publiées l'organisme Canadiens et Canadiennes pour le droit égal au mariage, une section du groupe Égale Canada.Sur la base de son propre sondage, l'organisme estime que la motion de Stephen Harper sera rejetée avec 35 voix de majorité.«C'est le Québec qui devrait faire la différence », croit Francis Lagaçé.D'ici la fin de l'actuelle session du Parlement, Stephen Harper devrait tenir sa promesse et présenter une motion visant à rouvrir le débat sur la légalité du mariage entre conjoints de même sexe.Les responsables de cette étude s'inquiètent de l'inertie du gouvernement Harper dans ce dossier.«Il ne reste que sept jours ouvrables à la session actuelle, dit Francis Lagaçé.On craint que le gouvernement ne reporte cela après les prochaines élections et, advenant un gouvernement majoritaire, fasse accepter cette motion.» Jointe par La Presse, Geneviève Breton, porte-parole de Rob Nicholson, leader du gouvernement à la Chambre des communes, a confirmé que la motion sera présentée avant la période des Fêtes.«Je ne sais pas comment ils comprennent notre calendrier, dit-elle.Ce que je peux vous dire, c'est que nous siégeons jusqu'au 15 décembre et il est prévu qu'une proposition sera déposée avant cette date.» L'avenir de la loi sur le mariage homosexuel est, de l'avis de certains, intimement lié à d'autres droits.«Au-delà de la question du droit au mariage gai, on doit se demander si on est d'accord pour que chaque être humain soit traité également, dit Steve Foster, président du Conseil québécois des gais et lesbiennes.Si on part du principe qu'on peut retirer un droit acquis, est-ce que cela veut dire que demain on s'en prendra aux femmes et à leur droit à l'avortement?» Selon un sondage réalisé par Environics Research Group en juin dernier, 62% des Canadiens considèrent que la question du mariage entre conjoints de même sexe est réglée, tandis que 27% désirent qu'il y ait un autre vote.Une majorité d'électeurs conservateurs (52 %) sont contre la réouverture de ce débat, alors que 38% souhaitent que le gouvernement Harper rouvre le débat.RÉOUVERTURE DU DÉBAT SUR LE MARIAGE HOMOSEXUEL À OTTAWA Les députés du Québec diront non à Harper FRANÇAIS Suite de la page A1 Un peu plus tard, en capturant un jeune Parisien nommé Pascal dans un grand filet, Éric Salvail a dit : «Je vais maintenant ramener la bête à mon chalet et la mettre au-dessus de mon foyer.» Les blagues visant les Français se sont poursuivies en studio.L'animatrice Varda Étienne a été invitée à procéder à la métamorphose de Pascal.Elle a d'abord vaporisé abondamment le Parisien de parfum.Elle l'a ensuite plongé dans un bain.En touchant les cheveux du jeune homme, elle a lancé ce commentaire : «Il y a des poux qui jouent au soccer, làdedans ! C'est déjà gras.Tu sais les Français comment c'est.» Les gestes et les paroles de l'équipe d'On n'a pas toute la soirée ont heurté les sensibilités de plusieurs téléspectateurs.«Le safari était con, mais supportable.Mais la partie où le Français est mis dans un filet, traité comme une bête et accusé d'être sale était tout simplement injurieuse », critique Laure Pasquet, une Française établie au Québec depuis près de 10 ans.Mme Pasquet a d'ailleurs déposé une plainte au CRTC pour dénoncer les propos offensants du sketch.Elle a aussi écrit à TVA et à Éric Salvail pour demander des excuses.On ne lui a pas encore répondu.«Si On n'a pas toute la soirée avait fait les même gestes avec un Noir ou un juif, tout le monde aurait réagi, croit Mme Pasquet.Des paroles comme ça renforcent les préjugés envers les Français.» «M.Salvail est allé trop loin.Je vis avec un Français depuis près de 10 ans, et ce dernier a été l'objet de railleries en tout genre à son travail cette semaine.J'espère que M.Salvail prendra le temps de s'excuser auprès de nos cousins de France à son émission de dimanche (aujourd'hui) », a dit Élise de Gatineau à La Presse.Sur Internet, plusieurs forums de discussion ont été inondés de commentaires de téléspectateurs outrés.« Imiter l'accent parisien, c'est un pastiche.Se moquer des anglicismes utilisés par les Français, c'est un cliché.Mais laver un Français dans une baignoire parce qu'il pue, c'est une insulte », pouvaiton lire sur le site Bistroquebec.com.« Je suis une Québécoise pure laine, mais j'ai eu honte devant ce ramassis de vulgarités et de clichés », a écrit une autre internaute sur le forum Télé du Québec.Selon la porte-parole de TVA, Nicole Tardif, le sketch d'On n'a pas toute la soirée se voulait humoristique et aucunement offensant.«Les Québécois qui sont allés à Thierry Ardisson en France se sont tous fait ridiculiser pour leur accent.Ils n'ont pas porté plainte pour autant, dit-elle.L'émission d'Éric est une émission de variétés, où on fait des topos humoristiques.C'est malheureux que certaines personnes l'aient pris au premier degré.» M me Tardif n'était pas en mesure, hier, de dire combien de plaintes TVA a reçues jusqu'à maintenant pour cette émission.Furax ! DION Suite de la page A1 «Et contrairement à ce qui a été dit, il ne bloque pas le processus », a notamment insisté M.Lamarre.Il affirme que le texte de la nouvelle proposition n'est pas encore du domaine public puisqu'il fait toujours l'objet de discussions entre les candidats à la succession de Paul Martin.La résolution amendée par Stéphane Dion, si l'on en croit les déclarations de l'ancien ministre de l'Environnement, décrira vraisemblablement le Québec comme une nation sociologique au caractère unique, sans tenter cependant d'officialiser cette reconnaissance, car cette démarche pourrait mener à des négociations constitutionnelles vouées à l'échec.Certains libéraux, dont M.Dion et le chef par intérim du parti, Bill Graham, craignent comme la peste que la résolution d'origine ne déclenche une guerre fratricide au sein du parti alors que des élections générales pourraient avoir lieu au printemps.«Nous avons discuté de tout cela vendredi soir, a déclaré à La Presse l'ancien ministre libéral Jacques Saada, qui appuie Stéphane Dion.Il faut faire en sorte que le parti ne se divise pas.» La résolution, qui a été adoptée par 80%des militants libéraux de l'aile québécoise du PLC le mois dernier, doit être débattue en atelier le mercredi 29 novembre.Si elle est désignée prioritaire, elle sera soumise à un vote le lendemain matin durant l'assemblée plénière.Les libéraux cherchent actuellement une issue au culde- sac auquel, pour certains, aboutira la reconnaissance de la nation québécoise.Si la proposition est rejetée par les délégués du congrès, le message envoyé aux Québécois sera négatif et les conséquences électorales, catastrophiques.Si elle est acceptée, elle risque de créer des remous dans le reste du Canada.De tous les candidats à la direction du PLC, seul Michael Ignatieff appuie la résolution tout en la considérant comme symbolique, c'est-à-dire qu'elle aura selon lui peu de conséquences pratiques dans les faits.Dans une entrevue à la Presse Canadienne, M.Dion a d'ailleurs qualifié Michael Ignatieff, l'un des favoris dans la course, de «fauteur de troubles» pour avoir fait de cette reconnaissance un enjeu de la campagne.«Je me suis fait connaître comme quelqu'un qui règle des problèmes, jamais comme quelqu'un qui en cause», a affirmé M.Dion.Il a aussi soutenu que l'appui deM.Ignatieff au concept de nation québécoise était «précipité et amateur », preuve qu'il ne considère pas toutes les ramifications et les difficultés qu'implique cette idée.«Ne vous risquez pas dans ce débat si vous ne savez pas combien de nations vous voulez reconnaître (.).En deuxième lieu, ne prétendez pas que c'est à la fois nécessaire et symbolique, car il y a là une contradiction», a ajouté Stéphane Dion.L'un des parrains de la résolution, Marc Bélanger, ne voit pas d'inconvénient à ce que les candidats cherchent à s'entendre sur cette délicate question.«Et je peux même comprendre, a-t-il dit à La Presse hier, qu'ils veuillent pour l'instant garder secret le contenu de leur proposition.Il reste encore deux semaines et demie ; nous avons un peu de temps.» M.Bélanger a rappelé aux candidats qu'ils ne devaient pas oublier que la résolution sur la reconnaissance de la nation québécoise était l'expression de la volonté des militants de la base.«Ce que les militants demandent aux dirigeants du parti, a déclaré Marc Bélanger, c'est que le PLC change d'attitude face au Québec; qu'il ait une approche de la main tendue.Nous voulons un geste d'ouverture.Si la formule de M.Dion va dans ce sens-là, ça va être acceptable pour nous.»\u2014 Avec PC Dion fignole un compromis «Je suis une Québécoise pure laine, mais j'ai eu honte devant ce ramassis de vulgarités et de clichés.» L'avenir de la loi sur le mariage homosexuel est, de l'avis de certains, intimement lié à d'autres droits.Le samedi dans OÙ EST L'EMPLOI ?Le dimanche dans CE QU'ON A LU, CE QU'ON EN PENSE.LES PRODUCTIONS JACQUELINE VÉZINA 2005 INC.kiosques 24-25-26 NOVEMBRE PLACE BONAVENTURE SPORTS, LOISIRS, HÉBERGEMENT VACANCES D'HIVER ET ANIMATION POUR TOUTE LA FAMILLE ! 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J'ai de plus en plus chaud, làhaut ! C'est très malheureux.J'espère que ça changera, car présentement les glaciers fondent à vue d'oeil.Il faut faire quelque chose pour que cesse cette dégradation de l'environnement.L.P.: Annie Brocoli est votre fée des Étoiles pour la deuxième année consécutive.Comment remplit- elle son rôle ?P.N.: Elle est extraordinaire.Elle adore les enfant et ça paraît.L.P : Bon défilé, père Noël.P.N.: Merci, et joyeux Noël ! Ho! Ho! Ho! Le père Noël débarque à Montréal PHOTO BRAULT BERNARD LA PRESSE © Plus de 3 personnes ont assisté hier au traditionnel défilé du père Noël.Le Messie de HAENDEL BASILIQUE NOTRE-DAME Les 9 et 11 décembre 2006, 19 h 30 LA FONDATION DU CHUM, LE CENTRE CARDIOVASCULAIRE DU CHUM ET LE GRAND CHOEUR DE MONTRÉAL présentent DIRECTION PAR MARTIN DAGENAIS LE GRAND CHOEUR DE MONTRÉAL ET LE CHOEUR MÉLODIUM 110, RUE NOTRE-DAME OUEST / MÉTRO PLACE D'ARMES BILLETS : 30$, 25$, 15$ / 514 790-1245 (1 800 361-4595) WWW.ADMISSION.COM 3439920A 3442867A 3443805 MEUBLES ET DÉCORS BACCARELLI La p Lus beLLe sé Lection de meub Les européens LIqUIDATIOn Vente de déménagement jusqu'au 31 décembre 2006 toute la marchandise en magasin est réduite de 20 à 50 % adresse actueLLe : 1400, sherbrooke ouest, montréal tél.: 514-288-5225 Horaire : Lundi à jeudi: 10 h à 18 h Vendredi: 10 h à 15 h samedi: Fermé nouvelle adresse à compter de février 2007 : 8260, devonshire, Ville mont-royal Résultats des tirages du: Résultats des tirages du: décomposable dans les deux sens En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.Ventes totales : GAGNANTS LOTS Prochain gros lot (appr.) : Jour - Mois - Année - Signe $500,000 décomposable dans les deux sens DEMANDEZ LA LISTE DE FOOTBALL AVANT 13 H AUJOURD'HUI.compl.compl.Participation gratuite compl.$500,000 7/7 6/7+ 6/7 5/7 4/7 3/7+ 3/7 20 854 520 $ 15 000 000,00 $ 120 809,40 $ 1 750,80 $ 100,00 $ 10,00 $ 10,00 $ 17 000 000 $ 2006-11-18 05 JUIN 28 CANCER 2006-11-17 Le Centre jeunesse de Montréal - Institut universitaire, une présence essentielle auprès des enfants, des jeunes et de leur famille POUR LE MIEUX-ÊTREDENOS ENFANTS, DE NOS JEUNES E TDELEUR FA MILLE Chaque année, sur l'Île de Montréal, près de 13 000 enfants et jeunes de 0 à 17 ans ont besoin de notre aide : 2 500 d'entre eux ont moins de 5 ans et plus de 3 000 sont âgés de 6 à 11 ans.Dans 63% des situations, notre aide se donne directement dans le milieu familial.Nos enfants, nos jeunes et leurs parents nous tiennent à coeur, mais c'est collectivement que nous devons agir.La pauvreté, la toxicomanie et l'isolement sont autant de facteurs qui fragilisent les familles.Quelle place faisons-nous aux enfants et aux familles dans notre société ?Et si chacun de nous se préoccupait d'une famille plus fragile ! Vous pouvez aussi aider les enfants en devenant famille d'accueil.À Montréal, nous avons un grand besoin de familles, particulièrement pour les tout-petits de moins de 5 ans.Pouvez-vous accueillir un enfant chez vous?Une autre façon de s'impliquer, c'est de donner à la Fondation du Centre jeunesse de Montréal.Cette Fondation offre des petits bonheurs aux enfants les plus meurtris de notre société et contribue à leur assurer un avenir meilleur.Assurer leur protection, leur sécurité et leur développement : voilà notre mission.Nous vous invitons à encourager un jeune dans ses études ou à l'aider à se réaliser à travers une activité culturelle ou sportive.Notre Fondation peut lui permettre de reprendre espoir.Noël est à nos portes, pourquoi ne pas partager avec ces jeunes?À titre d'établissement universitaire, nous contribuons par la recherche au développement des connaissances en matière de services aux jeunes et à leur famille.Nous développons des expertises et des programmes spécifiques et sommes engagés dans la formation.La force de notre établissement repose sur l'expertise et l'engagement de notre personnel à l'égard des enfants, des jeunes et de leur famille.En cette Semaine des centres jeunesse du Québec, nous tenons à remercier tous les employés de notre établissement et de notre centre de recherche, l'IRDS.Par leur compétence et leur dévouement, ils contribuent à la protection et au développement des enfants et des jeunes et au soutien des parents dans l'amélioration de leur vie familiale.3439996A MONDE ANNE CHAON AGENCE FRANCE-PRESSE NAIROBI \u2014 Malgré ses insuffisances, le protocole de Kyoto a été confirmé à Nairobi comme le seul outil multilatéral capable de répondre au défi climatique, dont les experts préciseront en 2007 la gravité et l'ampleur.Le Groupe international d'experts sur le changement climatique mandaté par l'ONU publiera à partir du 1er février à Paris son quatrième rapport, qui devrait confirmer un réchauffement de la planète de 2°C au moins d'ici à la fin de siècle.« À mon avis, ce rapport va beaucoup choquer », prédit le directeur du programme climat du WWF international, Hans Verolme.Cette perspective et les conclusions du rapport de l'économiste britannique Nicholas Stern sur l'impact socio-économique du phénomène ont plané sur le marathon qui s'est clos vendredi à Nairobi, au prix de laborieuses tractations.La 12e conférence des Nations unies sur le changement climatique a permis d'obtenir un consensus mondial sur deux points : la nécessité de diviser par deux les émissions de gaz à effet de serre et celle d'assurer l'avenir du protocole de Kyoto après 2012, date d'expiration de ses premiers engagements.Au-delà du constat d'urgence, également souligné par le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, qui classe désormais le climat au rang des principales menaces à la paix et à la sécurité, les avancées de Nairobi peuvent sembler millimétriques.Mais au moins ont-elles l'avantage de garantir la poursuite des efforts internationaux.Ainsi, la révision du protocole à partir de 2008, décidée vendredi, fournira la base de travail et de réflexion sur les engagements à venir.« Nous avons déc idé de poursuivre la discussion, pays industrialisés et autres : c'est un progrès significatif et nous n'avions pas l'intention d'aller audelà » en chiffrant des objectifs, s'est défendu le secrétaire exécutif de la Convention de l'ONU sur les changements climatiques, Yvo de Boer.« De toute façon, nous n'avons ni le temps ni le choix de négocier autre chose.Le cadre existant peut fonctionner et nous ne pouvons pas nous permettre d'en négocier un autre », a fait valoir Catherine Pearce, de Friends of the Earth International.Économies émergentes Le protocole de Kyoto n'impose des contraintes de réduction qu'aux pays industrialisés qui l'ont ratifié (35, plus l'UE) et qui étaient responsables d'un tiers environ des émissions mondiales lors de sa conclusion en 1997.Les États- Unis et l'Australie ont refusé d'y adhérer tant que les grandes économies émergentes ne seront pas aussi soumises à des engagements contraignants.La Chine et l'Inde, dont les émissions conjuguées dépasseront celles des États-Unis d'ici 2012, ont réitéré leur hostilité à tout obligation de réduction.Elles ont rappelé aux nations industrialisées leur « responsabilité historique » dans le réchauffement de l'atmosphère et démontré que, rapportées à la taille de leurs populations respectives, les émissions par habitant restent inférieures aux leurs « pendant encore au moins une génération », a même lancé le ministre indien de l'Environnement, Shri Namo Narain Meena.Ce qui ne signifie pas que ces deux pays sont réfractaires à tout effort.Tous deux ont lancé des programmes favorisant le recours aux énergies renouvelables.« Mais il ne faut par leur parler d'objectifs, car il n'est pas question qu'on les sanctionne s'ils n'y parviennent pas », selon Ned Helme, directeur du centre de recherches américain Center for a Cleaner Energy.En revanche, note une source diplomatique occidentale, il était crucial pour les nations en développement d'entendre les pays riches réitérer leurs engagements.Après Nairobi, Kyoto a de l'avenir PHOTO ANTONY NJUGUNA, REUTERS Yvo de Boer, secrétaire exécutif de la Convention de l'ONU sur les changements climatiques, commentant à Nairobi le protocole de Kyoto : « Nous n'avons ni le temps ni le choix de négocier autre chose.Le cadre existant peut fonctionner et nous ne pouvons pas nous permettre d'en négocier un autre.» hyundaicanada.com PDSF des modèles montrés des ELANTRA GL/ACCENT GS/SONATA GL automatique/TUCSON GL 2007 de 15 595 $/13 495 $/23 295 $/21 195 $.Frais de livraison et de destination (1 345 $/1 345 $/1 345 $/1 545 $), d'immatriculation, d'assurance, d'enregistrement et toutes taxes applicables en sus des PDSF.Les frais de livraison et de destination comprennent les frais de transport et de préparation, d'administration du concessionnaire et un réservoir plein de carburant.Offres de location sur approbation du crédit des Services financiers Hyundai pour les véhicules neufs ELANTRA GL/ACCENT GS/SONATA GL automatique /TUCSON GL 2007, taux d'intérêt annuel de financement à la location de 3,39 %/2,22 %/2,8 %/3,94%pour 60/60/60/60 mois sans obligation au terme du contrat de location.Mensualités de 189 $/219 $ pour l'ELANTRA GL 2007 avec comptant de 1 658 $/0 $.Obligation totale à la location de 12 998 $/13 140 $.Mensualités de 159 $/189 $ pour l'ACCENT GS 2007 avec comptant de 1 705 $/0 $.Obligation totale à la location de 11 245 $/11 340 $.Mensualités de 249 $/297 $ pour la SONATA GL automatique 2007 avec comptant de 2 685 $/0 $.Obligation totale à la location de 17 625 $/17 820 $.Mensualités de 239 $/278 $ pour le TUCSON GL 2007 avec comptant de 2 154 $/0 $.Obligation totale à la location de 16 494 $/16 680 $.Frais de livraison et de destination (1 345 $/1 345 $/1 345 $/1 545 $) et frais d'acquisition de location (350 $) inclus dans les offres de location.Dépôt de sécurité de 0 $ pour tous les modèles.Taxes applicables, frais d'enregistrement au registre des droits (RDPRM au Québec), d'assurance et d'immatriculation en sus des offres de location.Kilométrage annuel de 20 000 km, 10 ¢ par kilomètre additionnel.Les frais de livraison et de destination comprennent les frais de transport et de préparation, d'administration du concessionnaire et un réservoir plein de carburant.Taux annuel de financement à l'achat sur approbation du crédit des Services financiers Hyundai de 2,9 %/0 %/0 %/0 % jusqu'à 36/36/72/60 mois pour tous les modèles neufs ELANTRA GL/ACCENT GS/SONATA GL automatique/TUCSON GL 2007.Exemple de financement : 15 000 $ à un taux annuel de 0 % équivaut à des mensualités de 416,67 $/312,50 $/250,00 $/208,33 $ pour 36/48/60/72 mois.Coût de prêt de 0,00 $ pour une obligation totale de 15 000 $.Toutes les offres sont en vigueur jusqu'au 30 novembre 2006 et ne peuvent être combinées à aucune autre offre.Le concessionnaire peut vendre à prix moindre.Voir le concessionnaire pour les détails.La Sonata 2006, gagnante de la meilleure voiture familiale de moins de 35000$ selon l'AJAC.Gagnante du prix Ener Guide 2006 de la grande berline la plus éconergétique (6,3 L/100 km autoroute) DES AUBAINES 249$ par mois/60 mois LOCATION À PARTIR DE SONATA GL 2007 4 cylindres Transmission automatique PDSF : 23295 $ COMPTANT MENSUALITÉ 0 $ 297 $/60 mois 2 685$ 249 $/60 mois 159$ par mois/60 mois LOCATION À PARTIR DE ACCENT GS 2007 3 portes PDSF : 13495 $ COMPTANT MENSUALITÉ 0 $ 189 $/60 mois 1 705$ 159 $/60 mois 189$ par mois/60 mois LOCATION À PARTIR DE PDSF : 15 595 $ ELANTRA GL 2007 COMPTANT MENSUALITÉ 0 $ 219 $/60 mois 1 658$ 189 $/60 mois INCLUS 0 $ DÉPÔT DE SÉCURITÉ TRANSPORT ET PRÉPARATION PLEIN DE CARBURANT TAPIS PROTECTEURS 239$ par mois/60 mois LOCATION À PARTIR DE TUCSON GL 2007 4 cylindres à traction avant PDSF : 21195 $ COMPTANT MENSUALITÉ 0 $ 278 $/60 mois 2 154$ 239 $/60 mois par mois plus10$ pour la transmission automatique LA TOUTE NOUVELLE ELANTRA 2 0 0 7 0% jusqu'à 7722mois FINANCEMENT À L'ACHAT sur la Sonata (MODÈLE ELANTRA GL MONTRÉ) (MODÈLE ACCENT GS 3 PORTES MONTRÉ) (MODÈLE SONATA GL MONTRÉ) (MODÈLE TUCSON GL À TRACTION AVANT MONTRÉ) 3439686A Les avancées de Nairobi peuvent sembler millimétriques.Mais au moins ont-elles l'avantage de garantir la poursuite des efforts internationaux. MONDE Les nouvelles internationales en continu sur cyberpresse.ca/monde LE TOUR DU GLOBE CORÉE DU NORD Mission canadienne L'ambassadeur du Canada en Corée du Sud a été dépêché en Corée du Nord pour faire pression sur le gouvernement de Pyongyang afin qu'il mette fin à son programme nucléaire, a affirmé hier le gouvernement sud-coréen.Le porteparole du premier ministre Stephen Harper en matière d'affaires étrangères, David Mulroney, a confirmé la présence de Marius Grinius en Corée du Nord, sans toutefois donner de précisions sur le but de cette visite.Mais l'attaché de presse de M.Harper, Dimitri Soudas, a déclaré à l'agence Associated Press que le déplacement durerait une semaine et que le diplomate arrivé jeudi à Pyongyang rencontrerait des responsables du ministère nord-coréen des Affaires étrangères.« Le message principal est que la Corée du Nord doit mettre un terme à son programme d'essais de missiles et retourner (.) aussitôt que possible (.) aux négociations à six » sur l'élimination de son programme nucléaire militaire.d'après AP et PC DARFOUR Appel de l'ONU aux parties Le coordinateur des affaires humanitaires de l'ONU, Jan Egeland, a lancé hier un vibrant appel à toutes les parties impliquées au Darfour à mettre fin à un « désastre fait de la main des hommes ».Ce désastre se traduit aujourd'hui, selon lui, par une multiplication par quatre, depuis le début du conflit en 2003, du nombre d'habitants du Darfour nécessitant une assistance humanitaire, soit quatre millions de personnes, outre les 200 000 morts et les 2,5 millions de déplacés.M.Egeland, qui a écourté vendredi une visite au Darfour après avoir été empêché de circuler librement par les autorités de Khartoum, a lancé une série d'appels au gouvernement soudanais, aux rebelles, aux milices et à la communauté internationale.d'après AFP ISLAMISME Vers une guerre mondiale ?L'incapacité de s'opposer aujourd'hui à l'extrémisme islamique menacerait le monde d'une troisième guerre mondiale, estime le plus haut responsable militaire américain pour le Proche-Orient, le général John Abizaid.«Je crois, et je peux naturellement me tromper, que si nous n'avons pas assez de courage pour nous opposer aujourd'hui à l'idéologie de l'extrémisme islamique nous nous acheminerons demain vers la troisième guerre mondiale », a affirmé le chef du Commandement central (Centcom), dans une intervention à l'Université Harvard vendredi soir.Le général a dressé un parallèle avec la faiblesse des gouvernements face à la montée du nazisme et du fascisme en Europe dans les années 30.d'après AFP GRANDE-BRETAGNE Blair : l'Irak est un désastre L'entourage de Tony Blair s'est efforcé hier de minimiser les propos du premier ministre britannique, qui a indirectement reconnu vendredi, fait sans précédent, que la guerre en Irak est un désastre.Tony Blair s'exprimait vendredi lors d'une interview à la nouvelle chaîne en anglais d'Al-Jazira.Le présentateur vedette David Frost lui a fait remarquer que la guerre en Irak s'est jusqu'à présent révélée un « désastre ».« Ça l'a été, mais voyez-vous, pourquoi est-ce difficile en Irak?Ce n'est pas difficile en raison de quelque accident dans les prévisions, c'est difficile parce que c'est une stratégie délibérée: Al-Qaeda avec des insurgés sunnites d'un côté, des éléments soutenus par l'Iran avec des milices chiites de l'autre, pour créer une situation dans laquelle la volonté d'une majorité pour la paix» est occultée «par la volonté d'une minorité en faveur de la guerre », a répondu Tony Blair.d'après AP VENEZUELA Pour les Américains pauvres Le Venezuela a commencé à livrer vendredi du fioul à bas prix dans le quartier new-yorkais du Bronx pour aider la population pauvre à se chauffer pendant l'hiver, à l'initiative du président vénézuélien Hugo Chavez, bête noire des États-Unis.Un camion citerne a livré quelque 20 000 litres à Hunts Point, dont la population est à 76% d'origine hispanique.Il s'agissait de la première livraison d'un programme portant sur 400 millions de litres de fioul par an à un prix inférieur de 40% à celui du marché.Ce programme a été mis en place à l'initiative d'Hugo Chavez via la société Citgo, la filiale américaine de la compagnie pétrolière Petroleos de Venezuela (PDVSA).Des milliers de foyers d'Harlem devraient aussi bénéficier de ce programme, a promis Hugo Chavez en septembre.d'après AFP JOONEED KHAN «En s'engageant comme il l'a fait en Afghanistan, le Canada a mis en jeu sa réputation de pays modéré, et il risque de s'attirer la même haine venant des marches de l'empire que celle qui s'abat sur les États-Unis et le Royaume-Uni.» Ce message du député britannique George Galloway, livré vendredi à Montréal, est venu avec des louanges pour les manifestations de l'hiver 2003, dont le défilé monstre du 15 février à Montréal par moins 25 degrés, «qui ont poussé le Canada à ne pas envahir l'Irak », et des appels en faveur du collectif Échec à la guerre et de Québec Solidaire.Adversaire de Tony Blair, travailliste excommunié réélu pour le Parti respect, et ennemi de George W.Bush qui a ridiculisé les républicains l'ayant convoqué au Congrès, c'est une pop star politique.Paradoxes en série Comme John Lennon, dont il s'est inspiré pour son autobiographie, I Am Not the Only One, Galloway a un message, qu'il martèle sans cesse : « No justice, no peace.» Dans une prestation qui a attiré près de 2000 étudiants payants à l'Université Concordia, l'orateur d'origine irlandaise né en Écosse a mis à nu, sous les applaudissements, les paradoxes de l'axe américano- britannique au Moyen-Orient.Exemples : « Balfour (ministre britannique) a promis (en 1917) la Palestine aux Juifs parce qu'il ne voulait pas en voir un seul au Royaume-Uni »; et « si vous pensez que Bush aime les Juifs, allezvoir dans son club de golf»; «Aucun Afghan n'a jamais menacé les États-Unis, la Grande-Bretagne ou le Canada.Les terroristes d'Al-Qaeda sont nos créations à nous, les moudjahidine et les talibans aussi, et les Afghans sont obligés de les subir.» « On a armé Saddam Hussein pour combattre l'Iran et tuer les Kurdes.On a maintenant renversé Saddam et remis l'Irak à l'Iran; et on veut exécuter Saddam pour avoir massacré les Kurdes! » « Les Palestiniens, dépossédés, réduits à la famine sur leurs propres terres, sont présentés comme les terroristes, et les Israéliens, leurs oppresseurs surarmés, sont perçus comme les victimes.» « Nous voulons aujourd'hui renverser le régime syrien, pas pour ses crimes et ses défauts, qui sont nombreux, mais parce qu'il soutient le Hezbollah et qu'il refuse de se plier à Israël et de collaborer à la guerre contre le terrorisme en Irak.» Sky News, la célébrité George Galloway, 52 ans, était connu pour ses éclats contre Mme Thatcher et M.Blair.Il a remporté de sensationnels procès contre des journaux de Londres qui l'avaient accusé d'avoir été payé par Saddam Hussein.Une entrevue sur Sky News, diffusé sur le Web, a fait de lui une célébrité.«J'étais furieux, et la journaliste stupide.Elle m'a cité les noms et numéros de série de soldats israéliens capturés, mais elle n'a pu me nommer une seule victime palestinienne ou libanaise», a-t-il expliqué.Le message de Galloway était préfacé d'une mise en garde : « Ne comptez pas sur moi pour dénoncer les États-Unis, les forces armées ou les Juifs.Le peuple juif est victime de cette politique, les soldats sont des lions dirigés par des ânes, et le grand peuple des États-Unis vient d'infliger à Bush la mère de toutes les corrections !» a-t-il dit.Ottawa sur les traces de Washington?Le franc-tireur britannique George Galloway invite le Canada à rester modéré AGENCE FRANCE-PRESSE HANOÏ \u2014 Les principaux leaders de la région Asie-Pacifique doivent lancer un appel urgent aujourd'hui à Hanoi à la reprise des pourparlers, actuellement bloqués, sur le commerce international, sans mentionner le nucléaire nordcoréen, selon un projet de déclaration obtenu par l'AFP.Le texte met l'accent sur l'engagement des signataires à parvenir à une percée dans les négociations au sein de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) pour réduire les droits de douane et autres barrières empêchant le commerce et la libre circulation des marchandises.Par ailleurs, le projet de déclaration ne mentionne pas le programme nucléaire militaire de la Corée du Nord - l'un des sujets majeurs du sommet du forum de coopération Asie-Pacifique (APEC).Son absence pourrait indiquer que les participants au sommet préparent une déclaration commune séparée sur la crise déclenchée par l'essai nucléaire nord-coréen du 9 octobre dernier.Lors d'une série fournie de rencontres bilatérales à huis clos, le président américain George W.Bush, a oeuvré , surtout avec les dirigeants japonais et nord-coréen, pour préserver un front uni en faveur d'une action ferme contre Pyongyang.La Chine et la Russie ont appelé à la prudence, arguant qu'exercer une pression trop forte sur le régime nordcoréen, isolé et appauvri, pourrait mettre en danger les efforts visant à ramener la Corée du Nord aux négociations de désarmement au moment où elle a annoncé qu'elle y retournerait.Sur les négociations de l'OMC, dites du cycle de Doha, les responsables de l'APEC mettent en garde contre un éventuel échec qui « serait trop grave pour nos économies et le système global du commerce multilatéral ».« Par conséquent, nous ne devons épargner aucun effort pour briser l'impasse actuelle et parvenir à un résultat ambitieux et équilibré du cycle de pourparlers », écrivent-ils.Si, selon la déclaration, des « difficultés pratiques » empêchent la négociation de la proposition parrainée par les États-Unis et consistant à créer une vaste zone de libre-échange traversant le Pacifique, « il n'en serait pas moins approprié à l'heure actuelle pour l'APEC de prendre sérieusement en considération » des moyens efficaces pour libéraliser le commerce et l'investissement dans la région.Les dirigeants signataires « ont donné instruction aux responsables de poursuivre des études en ce sens », y compris sur la perspective à long terme d'une Zone de libre-échange de l'Asie-Pacifique, et de présenter un rapport au forum de l'année prochaine en Australie.Sur la question de la sécurité, la déclaration condamne le terrorisme, mais ne fait que noter les progrès faits pour éliminer la menace des armes de destruction massive et « affronter d'autres menaces directes contre la sécurité de notre région ».« Nous avons reconnu la nécessité d'entreprendre des actions appropriées, individuelles et collectives, compatibles avec la situation économique de chacun, pour remplir ces engagements », poursuit le document, mentionnant notamment la répression du financement du terrorisme.Les autres parties de la déclarations portent sur une coopération accrue contre le sida et la grippe aviaire, et sur la lutte contre le terrorisme, ainsi que sur l'élaboration des plans d'urgence permettant de lutter contre les effets des catastrophes naturelles.Enfin, la corruption est décrite comme « l'un des plus grands obstacles au développement économique et social » et les signataires s'engagent à faire mieux pour extrader les suspects, retrouver et récupérer l'argent des pots-de-vin.L'APEC paraît plus intéressée au commerce qu'aux Corées Les pays du Pacifique semblent plus préoccupés par un échec du cycle de Doha, à l'OMC, que par le programme nucléaire de Pyongyang.Le G20 Finances rattrapé par le défi énergétique PHOTO RICK RYCROFT, AP Cet altermondialiste a choisi un accoutrement peu conventionnel pour accueillir hier à Melbourne les ministres des Finances et présidents de banques centrales de 19 pays venus discuter de l'état mondial de l'économie, en compagnie des patrons du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale.La sécurité énergétique préoccupe tous ces magnats.PHOTO DON EMMERT, AFP Ce New-Yorkais veut bien marier les drapeaux vénézuélien en américain pour saluer le don de mazout fait par Caracas à une coopérative d'habitation du Bronx. FORUM VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?forum@lapresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT (514) 285-6911 ou 1 800 361-7453 cyberpresse.ca/abonnement DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 commentaires@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca PETITES ANNONCES (514) 987-8363 ou 1 866 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca PUBLICITÉ (514) 285-6931 POUR NOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 Le texte suivant est signé par Martine Haviernick, directrice générale du Conseil québécois sur le poids et la santé, Martine Painchaud, présidentedirectrice générale de la Coalition québécoise sur la problématique du poids, Fannie Dagenais, directrice et porte-parole d'Équi Libre, Groupe d'action sur le poids, William George, présidentdirecteur général de 1800 Mouvement Santé, et Raymond Côté, président de Sports-Québec.Tous les observateurs et intervenants le reconnaissent : l'épidémie d'obésité progresse de façon inquiétante.Un important redressement s'impose, celui de la prévention à large échelle.Il est temps de reconnaître qu'une épidémie représente un phénomène collectif, qui appelle une réponse collective, animée par le leadership gouvernemental et la mobilisation sociale.Cependant, il ne suffit pas de souhaiter que chacun d'entre nous agisse mieux pour régler une épidémie.On propose des régimes alimentaires\u2026 mais on les dénonce parce qu'i ls favorisent une reprise de poids excédentaire et exacerbent la préoccupation excessive à l'égard du poids, qui figure aussi parmi les problèmes de poids importants de notre société.On propose une plus grande activité physique, mais on déplore le manque de temps, d'énergie, de motivation, le risque de blessures, etc.On propose d'écouter notre corps, mais les propositions incessantes de notre environnement créent des besoins alimentaires nouveaux et continuels, qu'ils soient physiques ou psychologiques.La réal ité démontre ainsi clairement que les initiatives mises de l'avant depuis 25 ans pour favoriser les changements de comportements individuels n'ont pas réussi, à elles seules, à prévenir le gain de poids dans la population.Il ne fait aucun doute que le mode de vie est en cause puisqu'il est caractérisé par une alimentation hypercalorique, trop abondante, et par l'inactivité physique.En même temps, il faut reconnaître que les gens font face quotidiennement à des contraintes importantes qui rendent difficile l'adoption de saines habitudes de vie.Il faut donc aller au-delà de la responsabilité des individus pour comprendre et trouver une solution aux problèmes de poids.Continuer de mettre tout le fardeau des saines habitudes de vie sur le dos des individus ne nous mènera nulle part sinon vers une crise de santé publique encore plus grande.Il est temps de considérer d'autres solutions, plus imaginatives certes, mais, surtout, qui auront un impact déterminant en matière de prévention.Bref, c'est à la source qu'il faut agir ! Prévenir, cela veut dire mettre en place des environnements qui faciliteront l'adoption de modes de vie sains par les individus.Il faut transformer les environnements physique, alimentaire, culturel, social, économique et politique afin de favoriser et soutenir les choix santé.Il faut rendre les choix santé plus faciles à faire.C'est là que le Plan d'action gouvernemental de promotion des saines habitudes de vie et de prévention des problèmes reliés au poids trouve tout son sens et toute sa pertinence dans la mesure où il propose une prise en charge collective, interpellant tous les milieux.Le problème est collectif, la solution doit l'être aussi.Bonnes habitudes Comment s 'at tendre à ce que nos enfants acquièrent et maintiennent de bonnes habitudes alimentaires, même si les parents y ont veillé, lorsque la cafétéria de l'école offre, à petits prix, des aliments trop gras, trop salés, trop sucrés et que la solution de rechange à la cafétéria est un des nombreux restos-minute qui entourent l'école ?Les gens font très bien la différence entre le brocoli et la frite.Le problème est qu'actuellement, ils n'ont pas toujours les moyens de mettre en application le choix santé.On peut faire des choix santé quand l'opportunité de les faire existe et cela devrait être possible pour tous, y compris les familles à faible revenu.L'investissement consenti par le gouvernement ainsi que par la Fondation Lucie et André Chagnon pour la réussite du Plan est donc plus que nécessaire pour la population québécoise, victime d'une véritable épidémie qui va jusqu'à réduire son espérance de vie.Dénoncer les mesures du Plan, c'est vouloir se priver d'une action qui a toutes les chances de réussir là où tant d'autres initiatives ont failli.La véritable question, ce n'est pas de savoir si l'État doit agi r ou non , mais de savoir ce qu' i l doit faire.L'État, ce n'est pas des fonc t ionna i - res désinca rnés, c'est notre plus important moyen d'action collectif.Il faut investir dans une véritable approche de santé publique qui comporte une responsabilisation du citoyen mais aussi une régulation ciblée de l'environnement, qui passe par une action de l'État ainsi que des décideurs des secteurs privés, parapublics et de la société civile.Il ne faut pas perdre de vue que créer des environnements facilitants, c'est possible.On peut, par exemple, mettre sur pied des réseaux piétonniers et cyclables efficaces, instaurer une politique alimentaire dans les institutions d'enseignement et les milieux de garde, créer des corridors scolaires sécuritaires pour que les enfants puissent se rendre à l'école à pied ou à vélo, modifier le zonage municipal pour limiter ou interdire l'implantation de commerces de restauration rapide dans les zones scolaires, renforcer la réglementation de la publicité, particulièrement celle des produits alimentaires, destinée aux enfants, etc.Le Plan d'action gouvernemental n'est pas un symptôme de l'État-nounou.Il est plutôt la preuve que le gouvernement du Québec se préoccupe de ce qui est un véritable problème de santé publique, une responsabilité qu'il serait inapproprié de lui nier.Il témoigne d'un leadership encourageant pour les acteurs sur le terrain et est au coeur d'une mobilisation sociale importante pour favoriser de meilleures habitudes de vie pour toutes les Québécois.Épidémie d'obésité Un important redressement s'impose, celui de la prévention à large échelle où l'État joue un rôle de premier plan GIUSEPPE SCIORTINO L'auteur est avocat.Le boom immobilier des dernières années a fait subir à la valeur marchande des maisons un bond considérable.Ce n'est donc pas la faute des villes si l'accroissement de la valeur marchande se reflète sur l'évaluation et, par conséquent, sur l'impôt foncier.Les taxes scolaires, elles, ont atteint un niveau très élevé et le Conseil scolaire de Montréal va permettre aux commissions scolaires, dont l'existence est de plus en plus contestable et contestée, d'en avoir plus dans leurs coffres.Cette hausse dans l'évaluation avec la conséquente baisse dans les poches des contribuables remet sur la table un épineux problème, celui de savoir si on a toujours les moyens de mourir dans la maison où nos enfants sont nés et où nous avons passé notre vie.Le problème se pose d'une manière frappante pour tous ceux qui, après efforts et privations, ont réussi de peine et de misère à acheter une maison unifamiliale et qui maintenant sont rendus à l'âge de la retraite.Un couple ayant cessé de travailler en raison de l'âge va recevoir, plus ou moins, des rentes du Québec de 12000$ par année (le maximum actuel versé par le régime des rentes est de 750$ par mois par personne ayant contribué le maximum pendant le maximum d'années contributoires).À l'heure actuelle, la moyenne d'une prestation payée par les rentes du Québec doit même être inférieure à 500$ par mois par retraité.Par ailleurs, si le retraité a atteint l'âge de 65 ans, la pension de vieillesse va s'ajouter avec ou sans supplément, selon le revenu total annuel.Dans certains cas, la pension de vieillesse, le supplément et les rentes du Québec pourront totaliser environ 1250$ par mois par personne.Un couple à la retraite aura donc un revenu d'environ 30000$ par année.Le revenu de la majorité des retraités, cependant, se situe bien en deçà de ce chiffre.Avec une maison unifamiliale d'une valeur de 120000$, selon la valeur marchande d'il y a quelques années, un couple va payer en impôt foncier et taxe scolaire environ 1500$ par année.L'augmentation de la valeur marchande des dernières années va porter l'évaluation municipale, dans certains cas, à une valeur marchande de la même maison à environ 180000$, selon l'arrondissement.Tout cela va donner un impôt foncier d'environ 2200 $ (taxe scolaire incluse).Cette somme représente entre 8 et 20% du revenu d'un couple à la retraite.Si, par contre, un retraité demeure seul, le pourcentage d'impôt par rapport au revenu double.Dans ces situations, couples à la retraite ou personnes seules, trois avenues : devenir locataire, habiter avec un proche parent ou rester plus longtemps sur le marché du travail.Tout revenu, souvenons-nous, fait baisser le supplément à la pension de vieillesse.Il est cruel dans une société opulente et démocratique (plus opulente que démocratique) que des retraités soient obligés de vendre leur maison uniquement parce que l'impôt foncier représente un pourcentage trop élevé de la pitance qu'ils reçoivent après avoir travaillé 40 ou 50 ans en payant des taxes.Déjà qu'il est très humiliant de se faire dire qu'on est un fardeau pour la société en coûts pour la santé, faut-il de plus rendre les gens âgés dépressifs en leur indiquant la porte de leur demeure?N'y a-t-il pas moyen d'alléger pour eux ce fardeau?Au nom de ce qu'ils ont payé et fait dans le passé, n'est-il pas inéquitable, sinon injuste, qu'ils soient forcés de renoncer à une vieillesse paisible, au moins pendant la période d'autonomie qui leur reste, dans la demeure qui a été la leur presque toute leur vie ?Vivre sans contrainte excessive n'est pas un privilège, c'est un droit.Les aînés chassés de chez eux Beaucoup de personnes âgées n'ont pas les moyens de mourir dans la maison où leurs enfants sont nés et où ils ont passé leur vie PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE © «La véritable question, ce n'est pas de savoir si l'État doit agir ou non, mais de savoir ce qu'il doit faire.» Le Plan d'action gouvernemental n'est pas un symptôme de l'État-nounou.Il est plutôt la preuve que le gouvernement du Québec se préoccupe de ce qui est un véritable problème de santé publique, une responsabilité qu'il serait inapproprié de lui nier.Il est cruel, dans une société opulente et démocratique, que des retraités soient obligés de vendre leur maison uniquement parce que l'impôt foncier est trop élevé. André Desmarais > Président du conseil d'administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef FORUM ÉDITORIAL LA BOÎTE AUX LETTRES Pour nous écrire : forum@lapresse.ca serge paquette.collaboration spéciale DROITS RÉSERVÉS D'UN CANADA À L'AUTRE DANIEL LAPRÈS Rédacteurpigiste, l'auteur est membre du Réseau démocratique canadien.D a n s s o n dégourdissant essai La passion d'autonomie, le poète François Charron nous disait que notre débat national nous place devant deux options : soit « abandonner toute position critique pour s'adonner à l'opinion dominante du moment », ou soit « opposer une éthique de la dissidence, quitte à déplaire à ceux qui s'accrochent religieusement à l'impérati f catégor ique d'une rédemption nationale appréhendée ».Cette « opinion du moment » se perçoit notamment de nos jours avec cette manière dont le terme de « nation » est martelé par l'élite indépendantiste dominante, comme s'il s'agissait d'un dogme sacré que nous devrions tous avaler sans question ni débat, et qui résoudrait tous nos problèmes comme par enchantement.Par définition, toute croyance dogmatique vise à imposer une lecture simpliste et réductrice de la réalité et elle s'accompagne toujours d'une rhétorique qui, si elle peut parfois réussir à soulever une certaine ferveur, n'en demeure pas moins bien creuse tout en détournant l'attention d'une réalité qui est toujours tout sauf simple.Il en va ainsi de Bernard Landry qui, le 16 novembre dans La Presse, proclame que « la première raison de faire l'indépendance, c'est d'assumer notre destin et notre identité nationale, la tête haute ».Ce serait même selon lui une question de « dignité », rien de moins.Mais il n'en demeure pas moins que de tels propos restent d'un creux déconcertant.Car justement , parlons-en donc d'« assumer notre destin et notre identité », mais faisons- le en nous méfiant des discours creux et portons une attention lucide à la réalité des faits propres à notre société.Il est évident que le mouvement indépendantiste et nationaliste carbure essentiellement à l'insécurité culturelle ressentie par plusieurs devant le fait que le Québec forme la seule société majoritairement francophone en Amérique.Mais, par-delà leurs envolées lyriques sur la « nation », les leaders indépendantistes parlent bien peu du véritable fiasco qu'est devenu l'enseignement de la langue française dans notre système d'éducation au cours des dernières décennies.On se souvient que, le printemps dernier, certains leaders indépendantistes s'étaient montrés motivés à laver le cerveau de nos enfants avec leur manuel intitulé Parlons de souveraineté à l'école, comme si on pouvait faire un peuple « digne » avec le bourrage de crânes (il serait intéressant de savoir ce qu'en pense M.Landry).Cependant, on ne trouve nul mot dans ce beau manuel de propagande quant à la nécessité d'adopter d'urgence les mesures qui s'imposent pour que notre système d'éducation puisse réellement offrir un meilleur enseignement de notre langue et, ainsi, contribuer à ce que l'on parle encore français dans le Québec des générations à venir.Maîtrise du français Heureusement toutefois, une publication récente se révèle d'une mouture radicalement différente, et on peut même espérer qu'elle cont r ibue à déniaiser bien des espr its .Trois praticiens québécois de l'enseignement, Luc Germain, Luc Papineau et Benoît Séguin, dans leur livre Le grand mensonge de l'éducation, sonnent l'alarme et dénoncent le fait bien réel que, rendus à l'université, trop peu de nos jeunes maîtrisent correctement le français : « Actuellement , maintenant , présentement, demandent nos trois auteurs, les finissants du secondaire et du collégial écrivent- ils bien ?Maîtrisent-ils leur langue ?Et la réponse est non.» Et aussi : «Au-delà des grandes envolées patriotiques rassurantes, les Québécois sont de véritables tartuffes et la langue française est l'objet d'un discours hypocrite.[\u2026] On malmène et on enseigne de façon parfois médiocre ce qui nous assure un caractère unique, distinct : notre langue ».Sévère mais lucide, le constat général des auteurs de ce livre nous renvoie à nos propres responsabilités d'assumer le destin de notre langue.Impossible en effet, sur cette question, de blâmer qui que ce soit d'autre que nous-mêmes, car l'éducation primaire, secondaire et collégiale étant une compétence strictement québécoise, ce n'est certes pas de la faute du « méchant Ottawa », et encore moins celle des Anglos de Red Deer, en Alberta, si nous sommes aujourd'hui mis devant un tel gâchis.Une part de responsabilité Incidemment, on a vu ces derniers jours les dirigeants du PQ s'auto-louanger avec le 30e anniversaire de la première prise du pouvoir par leur parti.Mais en réalité, le PQ ayant occupé le pouvoir durant plus de la moitié des trois dernières décennies, porte lui aussi une très lourde part de responsabilité dans cet échec qui constitue la menace la plus sérieuse à notre avenir linguistique.L'indépendance en elle-même n'y changerait strictement rien car, puisque le Québec contrôle déjà son système d'éducation, il en va de nous, et de nous seuls, d'assurer la perpétuation de notre langue par un enseignement plus solide et plus efficace.Donc, au lieu de nous contenter de discours creux qui ne nous responsabilisent en rien comme celui sur la «nation» ou sur l'indépendance qui règlerait prétendument tous nos problèmes, nous devrions plutôt nous rendre compte à quel point l'esprit critique auquel nous conviait le poète François Charron est devenu nécessaire, sinon urgent, et cela au nom même de notre destin linguistique et culturel.Des discours creux Les leaders indépendantistes parlent bien peu du véritable fiasco qu'est devenu l'enseignement de la langue française Sur la question de l'enseignement du français, impossible de blâmer qui que ce soit d'autre que nous-mêmes, car l'éducation primaire, secondaire et collégiale est une compétence strictement québécoise.Des oeillères Les inspecteurs qui veulent faire fermer les fumoirs extérieurs des bars ont des oeillères.Ces apôtres de la rigidité devraient voyager un peu pour voir ce qui se passe ailleurs, surtout dans les pays qui ont interdit le tabac.Par exemple, à Dublin, en Irlande, presque tous les bars ont des abris chauffés par des poêles alimentés au bois.Dans ces abris, il y a même des petites tables permettant aux clients de s'installer.La ville de Montréal qui veut accueillir plus de touristes devrait suivre le conseil du philosophe Séneque: «Le pire excès, c'est l'excès de vertu».Raymond Paradis Saint-Lambert Une faim démesurée En refusant le 12%offert par le ministre Couillard, les médecins nous démontrent que leur faim ne se suffit pas d'un appétit raisonnable mais dépend du sentiment envieux de la comparaison avec les mieux nantis.Comme les sportifs professionnels et autres culs bénis de nos sociétés.Après cela, nous allons tous critiquer un petit salarié qui ose demander 30 sous d'augmentation du salaire minimum! Georges Le Sueur Boisclair aura-t-il le courage?Dans un texte publié dans La Presse le 15 novembre et pour une très rare fois, André Boisclair est parvenu à m'étonner positivement.L'analyse que fait André Boislcair ne trouvera toute sa cohérence que si ce dernier a le courage nécessaire pour reprendre l'essence de son propos lors de la prochaine campagne électorale.En ce sens, le respect du programme du PQ, adopté en juin 2005, sera la plus grande preuve de cohérence entre son discours et son agir, et sera la meilleure façon d'exprimer cette confiance de dire oui et ainsi inspirer le plus grand nombre de gens au Québec à imiter cette attitude.Sinon, que sert-il à un individu d'être chef d'un parti souverainiste s'il ne consent point à prêcher par l'exemple?Autrement, toute pensée, toute parole et tout discours souverainiste n'est que pure futilité.En politique, il faut avoir le courage de vivre et mourir avec et pour ses idées! Normand Perry Immobilisme gouvernemental Le gouvernement Charest, par son immobilisme dans le domaine de la sécurité routière, est-il conscient qu'il joue avec la vie et la santé de milliers de Québécois?Plus de 720 morts et plusieurs milliers de blessés graves.Les experts sont unanimes: il faut implanter des mesures sévères, des lois avec des dents, plus de contrôle et, surtout, installer des cinémomètres (radars photo).Et pendant ce temps, notre bon ministre des Transports, Michel Després, parle de faire des campagnes publicitaires qui ont prouvé leur inutilité.Ce gouvernement passera à l'histoire pour avoir été le plus peureux.On mérite mieux.Pierre Savard akrol@lapresse.ca ARIANE KROL Il y a un moment qu'on n'avait pas entendu parler d'urgences qui débordent.On croyait le problème résorbé, il s'est au contraire institutionnalisé : les civières ne sont plus dans les couloirs, mais dans des «unités de débordement », ont révélé nos collègues Katia Gagnon et André Noël vendredi.Pressé de s'expliquer, le ministre de la Santé a fait valoir que les patients avaient ainsi plus d'intimité que dans les corridors.Ce ne sont pas ceux qui ont passé plus de 24h dans les courants d'air d'une urgence qui le contrediront.Toutefois, les conditions sont loin d'être les mêmes que dans une chambre d'hôpital.Les pièces ont beau être équipées de rideaux séparateurs, les malades sont plus rapprochés et beaucoup plus nombreux à utiliser les mêmes installations sanitaires.Cette promiscuité, et la difficulté de maintenir un niveau d'hygiène acceptable dans ces conditions, créent un terrain fertile pour les maladies contagieuses.Le C.difficile est mieux contrôlé en ce moment, mais la saison de la grippe est à nos portes.En plus de se transmettre facilement, les infections respiratoires accroissent la consommation d'antibiotiques, ce qui ouvre la voie au C.difficile.Bref, les patients sont à l'abri des regards indiscrets, mais pas des microbes.Le recours à ces unités de débordement est d'autant plus préoccupant qu'il est en hausse.Le ministre Couillard reconnaît qu'il y a une augmentation, mais nie qu'il s'agisse d'une explosion.Il faut le croire sur parole, car les civières de ces unités, contrairement à celles des urgences, ne font pas l'objet d'un décompte officiel.On sait toutefois que la Cité de la santé de Laval, qui a installé sa première unité en 2003, en a maintenant trois.Le trop-plein de Sacré-Coeur peut aussi accueillir pas mal de patients.Et dans plusieurs hôpitaux, ces solutions de dépannage commencent à prendre un caractère drôlement permanent.Le min is t re Coui l la rd a défendu son bilan des urgences en soulignant que même des établissements qui ne disposent pas de telles unités, comme le CHUM, ont amélioré leur performance.D'accord.Reste qu'en maints endroits, on ne répond toujours pas à la demande.Et ce n'est pas uniquement à cause du vieillissement de la population.«D'autres facteurs sont responsables de l'augmentation de l'achalandage des urgences, dont le nombre trop peu élevé de services de première ligne, accessibles 24 heures par jour, 7 jours par semaine, sans parler de la difficulté de trouver un médecin de famille », reconnaît le ministère dans son Guide de gestion de l'urgence.On croirait entendre les libéraux à leur arrivée au pouvoir en 2003.Il s'agit en fait d'un document publié\u2026 il y a tout juste deux mois.Rien n'a donc changé ?Il y a actuellement au Québec près de 350 patients qui occupent un lit de courte durée sans en avoir besoin: il attendent une place dans une résidence pour personnes âgées ou dans un centre de réadaptation.Environ 4% de la capacité d'hospitalisation est ainsi paralysée.On se maintient sous le seuil problématique de 5%, mais ce n'est pas une mince tâche.Est-ce trop demander que ces patients, qui encombrent les lits les plus coûteux du système de santé, soient replacés plus rapidement ?Le ministre dit que les administrations locales ont reçu des fonds additionnels à cet usage, et qu'il n'a pas l'intention de les gérer à leur place.Sage décision.Mais ce serait peut-être une bonne idée d'assortir ce type de financement d'une obligation de résultat.Du couloir au dortoir Rien n'a donc changé depuis l'élection des libéraux? À VOTRE TOUR SARAH LAPRISE L'auteure est une Montréalaise.Je suis une «famille d'accueil ».Non, je n'accueille pas des enfants en mal d'amour; pour ceux-là, je suis enseignante.Non, j'accueille un chiot.Petite boule de poils affectueuse nommée Colbi appartenant à la fondation MIRA.Je dois la socialiser, la placer dans diverses situations qu'elle aura sans doute à vivre dans sa carrière, car elle est vouée à une noble tâche: aider une personne aveugle ou handicapée.Cela demande du temps, de la patience et beaucoup d'amour.Je dois l'emmener partout, lui apprendre la propreté, la marche à la laisse, assis, couché, reste.Elle a trois mois.Mais voilà que je me heurte à l'ignorance et à beaucoup trop d'intolérance.Au cours des derniers jours, je me suis fait agresser verbalement par trois personnes qui ne voulaient en aucun cas voir le chiot en formation dans leur établissement.Je n'ai aucun problème à me faire dire non.Dans ce temps-là, je change tout simplement d'endroit.Mais il y a une façon de le faire.Un matin, à l'épicerie, un client m'interpelle, en élevant la voix, et me dit que je n'ai pas le droit d'y amener un chien.Je lui réponds calmement que c'est un chiot MIRA, qu'elle doit s'habituer à ce genre d'endroit.Mais il continue en élevant encore plus la voix, il m'agresse verbalement, me dit que ce n'est pas un chenil, etc.Je lui demande s'il veut que je lui explique en quoi consiste mon travail, que ces chiots ne naissent pas chiens-guides, mais il ne veut rien entendre.À chaque fois que je tourne dans une rangée, il est là et m'invective.Je suis bouleversée, stressée, et mon fils de 10 ans est sous le choc autant que moi.Je ne termine pas mes achats, complètement décontenancée par l'acharnement dont fait preuve l'homme.J'arrive à la caisse, je tremble.La caissière est très sympathique et le gérant m'assure que tout est correct, que je peux amener le chien avec moi.J'ai les yeux plein d'eau, retenant de peine mes larmes de stress afin que mon fils n'assiste pas à cette scène navrante.Arrivée à ma voiture, un couple s'approche de moi et me félicite chaleureusement pour mon engagement auprès de MIRA.Je craque, mes larmes coulent malgré moi, je me confonds en excuses.Mais ils sont adorables, patients, ils me rassurent dans mes actions et m'encouragent.Je voudrais simplement les remercier pour leur gentillesse, remercier tous les inconnus qui, comme ce couple, voient dans les petits yeux noirs qui me suivent partout la même chose que moi : l'avenir d'une personne qui en a vraiment besoin.L'auteure de la lettre primée, Sarah Laprise, recevra une copie laminée de cette page.Quelle intolérance ! PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE © Sarah Laprise et son chien Colby, en formation pour la fondation Mira.BERNARD VIAU L'auteur demeure à Cabano.Il y a des jours dans une vie dont on se souvient plus que d'autres.Nous venons d'apprendre la nouvelle : la vieille grand-mère, malade depuis longtemps, vient de mourir ; ma petite fille de 6 ans éclate en sanglots, inconsolable ; sa grand-mami ne reviendra plus partager ses jeux, jamais plus elle ne la reverra.Comment parler de la mort à un enfant la première fois?Avec un adulte, la chose est plus facile car notre cerveau arrive à trouver les mots.Mais avec un enfant\u2026 Les mots s'embrouillent ; on se sent impuissant.Avec son enfant, on ne peut pas mentir sur ces choses-là.Comment pourrait-on se mentir à soimême?«Tu sais, grand-maman n'est plus là mais elle ne souffre plus maintenant.- Elle ne reviendra jamais ?Non, ma chouette, jamais.Jamais avec son corps.» Parler de la mort à un enfant, c'est également mesurer l'abîme qui sépare deux mondes parallèles, celui des réalités quotidiennes et celui des choses invisibles, de l'au-delà.On ne peut parler de la mort à un enfant sans transcender l'existence et parler de nos croyances les plus profondes sur le monde des esprits, en incluant nos croyances religieuses quelles qu'elles soient.Mais parler d'un monde parallèle au nôtre, c'est aussi ouvrir une porte sur un univers inconnu et troublant qu'on aimerait mieux oublier parfois.Un tourbillon de questions s'engouffre rapidement par la porte ainsi ouverte.«Les fantômes, ça existe?Où on va après, quand on est mort?Est-ce qu'on peut parler avec les morts?Comment?Est-ce que je vais la revoir un jour?Et toi papa, tu vas mourir un jour?Je ne veux pas que tu meures ! Qui s'occupera de moi quand vous serez morts tous les deux, toi et maman?J'ai peur, papa! » L'angoisse enfantine a cette facilité, ce don de se communiquer aux adultes, parfois même jusqu'à les envahir.Il faut d'abord apprivoiser ce que notre esprit ne peut comprendre et qu'il se refuse à accepter.«Oui, ma chouette, il existe un autre monde et grandmami est là-bas, maintenant.Nous irons tous dans cet autre monde un jour.Vois-tu, quand quelqu'un nous aime, il reste toujours dans notre coeur.» La vie n'enseigne que lorsque le coeur se serre et que la gorge se noue mais je ne peux le lui dire de cette manière.«Voici ce qu'on va faire: on va t'installer un carillon spécial pour grand-mami dans ta chambre, près de ton lit.Quand tu voudras lui parler, tu n'auras qu'à faire sonner le carillon et grand-mami viendra te voir dans tes rêves; elle te donnera les réponses à tes questions.D'accord?Habille-toi vite, on va aller acheter un nouveau carillon ensemble.» La porte de l'inconnu est maintenant refermée! Ouf ! L'adulte en nous respire mieux déjà.Parler de la mort à un enfant, n'est-ce pas se parler à soi-même de l'insaisissable pour tenter de le comprendre avant d'avoir à l'affronter ?On aimerait pouvoir être toujours là pour préserver son enfant des blessures de la vie mais la chose est impossible.Pourquoi la vie est-elle ainsi faite?Quoique je puisse lui dire sur la mort, une partie d'elle doutera de ma réponse.Sa partie primitive douterait de la vérité et sa partie évoluée se nierait au mensonge.Je ne puis donc, en guise de réponse, que l'embrasser espérant que l'Être en elle, puisse m'entendre et commencer à comprendre cette métamorphose que nous subissons tous, tels des papillons éphémères.La vérité est que dans 100 ans d'ici, nous serons tous réunis.Lorsqu'un enfant rencontre pour la première fois la mort, on ne peut donc qu'être là pour lui tenir la main en lui faisant voir que la vie n'est qu'un pont entre deux infinis.Expliquer la mort à un enfant LUC POTVIN L'auteur est un résidant de Dollard-des-Ormeaux.Il est vendredi et je quitte la garderie.Une bonne semaine de travail est terminée.Je marche avec mon enfant de 2 ans dans sa poussette et nous nous dirigeons vers le métro le plus proche.J'avance d'un pas rapide pour prendre le train de 16h05 afin de rentrer chez moi à Dollard-des-Ormeaux.Il me reste quelques minutes avant d'embarquer.Je décide d'arrêter à la SAQ de la Gare centrale.Mon garçon, bien installé dans sa poussette, boit son biberon de lait tranquillement.Je choisis deux bouteilles de vin.Au comptoir de vente, courtoisie habituelle, j'échange un sourire avec l'employée et lui dis bonjour.Elle me demande si je désire un sac en tissu, la nouveauté recyclable de notre SAQ.Je lui réponds que non.Elle renchérit en me disant que « c'est pour sauver nos enfants\u2026» Ces quelques mots m'aff ligent sans que je sache pourquoi.Je ne veux pas acheter leur sac écolo, qui se présente dans des couleurs tout ce qu'il y a de plus zen, soit un beige délavé avec un gros logo de la SAQ dessus.Je ne sais pas quoi dire.« Pour nos enfants », a-telle affirmé.Je suis blessé.Sait-elle que je prends le train avec mes enfants ?Que ma femme et moi partageons le même véhicule.Que nous suspendons notre linge dans le sous-sol pour le faire sécher.Que je n'achète pas de petites bouteilles d'eau de 500 ml.Et que mon sac à dos est aussi correct que son beau sac à la mode recyclé de fibre naturelle ?Je ne sais quoi lui répondre, elle m'a blessée.Je ne dis rien.Je me sens poche ! Une seule parole me vient à la bouche.Votre sac recyclable, est-il gratuit ?«Non\u2026 C'est 2,50 $.» Je quitte la succursale de la Gare centrale frustré en me rappelant le scandale de la hausse des prix sur les marchés internationaux.Et là, on a l'audace de me demander « 2,50 $ pour sauver nos enfants.» «Pour sauver nos enfants\u2026 » DANIEL STANNIÈRE L'Association des chirurgiens dentistes du Québec est tombée dans le ridicule parfait avec sa mise au point de protestation relativement à l'expression «menteur comme un arracheur de dents», expression utilisée récemment par M.Mario Dumont.L'Association prend ombrage qu'un homme public utilise cette expression - par ailleurs tout à fait française, correcte et légitime - et avance l'idée selon laquelle elle dénigre les dentistes.En lisant le commentaire de protestation, j'ai\u2026 éclaté de rire.Je croyais à une blague.Office de la langue française, professeurs de français, où êtes-vous?Si on poursuit le raisonnement des auteurs de cette lettre, on n'aura plus le droit d'utiliser les expressions suivantes: - «Aux calendes grecques», de peur de voir réagir le consulat de Grèce.- «Fumer comme un pompier, comme un Turc», de peur de voir réagir l'Association des pompiers et le consulat de Turquie.- «Boire comme un Polonais, comme toute la Pologne », de peur de voir réagir le consulat de Pologne.- «Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois», de peur de voir réagir l'Institut Nazareth-Louis-Braille.- «Faire chou blanc», de peur de voir réagir l'Union des producteurs agricoles.Etc., etc.Alors, tout bien réfléchi, je préfère me taire\u2026 Une blague ?Au cours des derniers jours, je me suis fait agresser verbalement par des personnes qui ne voulaient en aucun cas voir le chiot en formation dans leur établissement.LA LETTRE DE LA SEMAINE Parler de la mort à un enfant, n'est-ce pas se parler à soi-même de l'insaisissable pour tenter de le comprendre avant d'avoir à l'affronter ? LIPITOR®, Pfizer Ireland Pharmaceuticals, titulaire de la marque / Pfizer Canada Inc., licencié Prenez-vous LIPITOR?Consultez le site lipitor.ca pour obtenir des renseignements utiles.3436803A "]
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