La presse, 13 janvier 2007, C. Arts et spectacles
[" Retrouvez Manon Le Blanc dans samedi 20 h 30 et lundi 19 h 30 à EN KIOSQUE DÈS MAINTENANT ! Pour en profiter cyberpresse.ca/privileges PHOTO MONTAGE LA PRESSE© / PHOTOS ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE© JEAN-PIERRE FERLAND LES ADIEUX DU PETIT ROI PAGES 4 ET 5 TÉLÉVISION UN PORTRAIT DU CRÉATEUR DE THE OFFICE PAGE 3 Antoine Vézina a joué le gagnant de loterie sonné par le poids de ses millions.Le type qui boit du lait tout en chaussant distraitement les talons de sa blonde ou encore le représentant Clarica qui monte sur scène pour expliquer un opéra que personne n'a compris.Mais à 33 ans, le comédien originaire de Québec s'apprête à vivre son baptême du feu avec la série La job , où il incarne rien de moins que le vilain patron, David Gervais.Un homme que vous allez bientôt haïr ou aimer à la folie, c'e st selon.Une entrevue de Nathalie Petrowski à lire en page 2.ANTOINE VÉZINA LA JOB Bureau en gros ARTS ET SPECTACLES NATHALIE PETROWSKI RENCONTRE J'aperçois de loin un homme qui remonte lentement le boulevard Saint-Laurent avant de s'arrêter devant la porte du Café Pi, un lieu fréquenté par les joueurs d'échecs du coin.Je crois reconnaître Antoine Vézina avec qui j'ai rendez-vous, mais j'ai un doute.L'homme qui s'avance vers moi n'a pas tout à fait le même visage ni la même démarche que celui qui incarne l'impayable David Gervais dans La job, l'adaptation de la série-culte britannique diffusée le jeudi, à 21h, à Radio-Canada.En plus, il n'est pas très costaud et semble plutôt imberbe.Pourtant , dès le premier échange de paroles devant la porte du café, tous mes doutes s'évanouissent.C'est bel et bien Antoine Vézina qui est devant moi.Je le reconnais à sa voix : une voix douce, onctueuse et aussi sucrée qu'un coulis de sirop : une voix dont la singularité m'a frappée dès la première scène du premier épisode de La job et que je n'ai jamais oubliée.En l'entendant, j'étais convaincue qu'Antoine Vézina l'avait composée sur mesure pour le personnage de David Gervais.Erreur.Il n'y a eu aucune composition.David Gervais et Antoine Vézina ont exactement la même voix.Et quand ce n'est pas une onctuosité vocale qui les unit, c'est la maladresse et les blagues qui tombent à plat.David Gervais est le champion des jokes plates.Antoine Vézina lui fait parfois concurrence, mais à une différence près : lorsque le boss de La job fait une farce plate, il se trouve drôle et ne comprend pas pourquoi personne ne rit.Pour Antoine Vézina, c'est le contraire.À peine la blague a-telle déboulé de sa bouche, qu'il sait déjà qu'elle va bientôt piquer du nez avant d'aller s'aplatir comme une crêpe molle à ses pieds.L'air vaguement mortifié, il se tourne alors vers son interlocuteur en s'excusant du regard.Au moment de passer son audition pour le personnage de David Gervais pourtant, Antoine Vézina n'était pas mortifié.Il était déterminé à décrocher le rôle.« L'audition a duré 12 minutes au bout desquelles on m'a pratiquement engagé.Faut dire que je m'étais préparé en conséquence.J'avais fait mon effort Actors Studio en arrivant habillé comme le personnage.Je portais l'habit de mon père et je m'étais laissé pousser une barbichette comme Ricky Gervais, l'acteur qui a créé la série en Angleterre.Pour être franc, je me suis énormément inspiré de lui.» La démarche a porté ses fruits.Lorsque les gens de la BBC, qui agissaient comme consultants, ont reçu les cassettes des auditions, ils ont unanimement porté leur choix sur Vézina.Cela tombait bien : la productrice Anne-Marie Losique venait de l'engager.Le tournage de La job a eu lieu à l'été 2006.Antoine Vézina a adoré chaque minute, même si par moments son personnage est un authentique monstre.Mais six mois plus tard, Antoine Vézina refuse toujours de voir le directeur régional des Papiers Jennings comme un homme affreux, sale et méchant.« Il est terrible, mais ce n'est pas un monstre, plaide-t-il.C'est un pauvre type qui essaie de bien faire et qui ne réussit jamais rien.Il a atteint le sommet de son incompétence.Il n'a pas les outils pour être là où il est.Au lieu de lui donner des ailes, le pouvoir ne fait qu'accentuer ses défauts.Il aimerait ça être drôle, mais il ne l'est pas.C'est un envieux, un jaloux, mais au fin fond, c'est un ti-gars qui veut se faire accepter à tout prix.» Se laisser ballotter Antoine Vézina n'a jamais travaillé dans un bureau de sa vie.À l'âge où son personnage gravissait les échelons des Papiers Jennings, il faisait un bac en philo à l'Université Laval.Né à Québec, plus précisément à Charlesbourg, qu'il qualifie de magnifique dortoir, le comédien est le plus jeune des trois enfants de Paul Vézina, juge à la Cour d'appel du Québec.Sans doute parce qu'il est le fils d'un juge et qu'il n'est pas devenu ingénieur comme son frère ou fonctionnaire comme sa soeur, Antoine Vézina fait semblant de ne pas prendre son métier trop au sérieux.« Comédien, c'est un métier que je fais par paresse et par défaut.J'ai bien tenté de faire un vrai métier comme avocat ou prof de philo, mais je me suis rendu compte que c'était pas mal plus difficile que comédien.Si j'avais plus de rigueur, je crois que je serais astronome.Les sciences m'ont toujours attiré.» Antoine Vézina affirme que depuis 2000, année où il a terminé son bac en théâtre, il s'est laissé porter par les événements, laissant le hasard décider pour lui.Puis, il s'empresse d'ajouter : « Mais j'ai beau me laisser ballotter, chaque année depuis sept ans, je décide de continuer le métier et je ne manque jamais de travail.C'est un signe.» Contrairement à la plupart des acteurs de sa génération, Vézina a étudié le théâtre à l'UQAM plutôt qu'au Conservatoire ou à l'École nationale de théâtre.Il a fait de l'impro dans une ligue universitaire, puis dans la LIM (Ligue d'impro montréalaise).Il est toujours membre du collectif d'impro Les Cinplass.Dès la fin de ses études, le monde de la pub lui a ouvert ses portes, attiré par son jeu physique et son visage très expressif.Il a fait du rodéo stationnaire dans une pub de GM, du taxi pour Tylenol mais surtout, il a gagné le gros lot - c'est le cas de le dire - en décrochant la série complète de pubs pour la Super 7.Parallèlement, il a tenu des petits rôles dans plusieurs séries dont Annie et ses hommes.Mais avec La job, où il interprète son premier grand rôle à la télé, c'est une nouvelle vie qui commence.Antoine Vézina ignore quelle sera la réaction des gens.Il a juste hâte que sa mère, inquiète pour son avenir, cesse de se demander quand il va enfin se trouver une vraie job.ANTOINE VÉZINA Bureau en gros « Comédien, c'est un métier que je fais par paresse et par défaut.J'ai bien tenté de faire un vrai métier comme avocat ou prof de philo, mais je me suis rendu compte que c'était pas mal plus difficile.Si j'avais plus de rigueur, je crois que je serais astronome.» PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © Afin de décrocher le rôle de David Gervais dans La job, l'adaptation québécoise de The Office, Antoine Vézina a mis le paquet.« J'avais fait mon effort Actors Studio en arrivant habillé comme le personnage.Je portais l'habit de mon père et je m'étais laissé pousser une barbichette comme Ricky Gervais, l'acteur qui a créé la série en Angleterre.Pour être franc, je me suis énormément inspiré de lui », raconte le comédien.ENTRACTE Une rubrique qui ne fait pas assez d'argent SÉPARÉS À LA NAISSANCE Dominique Burns connaît ses classiques et nouvelles versions.Lorsqu'il nous sert son plus beau regard ténébreux pour promouvoir la pièce du TNM Don Juan, James Hyndman a un petit quelque chose de Klaus Kinski dans Nosferatu (le film de Werner Herzog).C'est bien la première fois qu'on qualifie Don Juan de Dracula! Inutile de dire qu'on préférerait avoir le cou offert à la bouche de James qu'à celle de Klaus.À cause des dents\u2026 ILS, ELLES ONT DIT «À Verdun, c'est tous des chèques collés sur le front.» \u2014 Gilles Proulx, ex-résidant de Verdun, aux Francs-tireurs.Dans la même entrevue, l'animateur du 98,5 FM se plaignait de ne gagner que.260 000$ par an.Ah ! petite misère ! «Je m'arrachais ce qu'il me reste de touffe sur la tête.» \u2014 René Homier-Roy, à La Presse, subjugué par la performance de l'excellent participant du spécial Tous pour un - Les belles histoires des pays d'en haut, à Radio-Canada, dimanche dernier.«On se réjouit parce que c'est à nous que ça arrive.Mais si on était de l'autre côté, on ne trouverait pas ça drôle.» \u2014 Le réalisateur Charles Binamé au sujet des 70 mises en nomination québécoises décrochées en vue du 27e gala des Genie, à Flash.«On n'a pas le droit de poser une bonne question quand on n'est pas journaliste.Et qu'on n'extirpe surtout pas une information de quelqu'un, sinon on est dans le trouble ! » Jean-René Dufort, critiqué pour une entrevue réalisée avec un ministre du Hezbollah, à Christiane Charette.DANS LA PEAU DE.Benoît (James Hyndman), dans Rumeurs, à des enfants postés devant lui, pendant qu'il essaie de s'entretenir au téléphone avec Esther (Lynda Johnson) : «Si j'entends un son pendant la conversation, demain, on passe la journée au Musée d'art contemporain ! » EN HAUSSE\u2026 EN BAISSE ROMÉO ET JULIETTE Envers et contre tous les critiques et auditeurs de tribunes téléphoniques qui ont égratigné le film, Roméo et Juliette a franchi le cap du million de dollars au box-office québécois.Et ce, en quatre semaines.Nous baisserons les yeux quand nous croiserons le réalisateur Yves Desgagnés et la productrice Denise Robert ! Allonsy en grand et qualifions Roméo et Juliette, petit canard boiteux qui a désormais des allures de grand cygne, de premier millionnaire de l'année 2007.LA NEIGE Quelle neige ?Elle a tellement tardé au Québec qu'il a fallu en concocter de l'artificielle pour des tournages publicitaires.Pour tourner une pub de voiture européenne, la maison de production Films Traffika à dû débourser plus de 75 000$, cette semaine, afin de répandre de la glace concassée le long de deux rues à Longueuil.Une suggestion: pourquoi ne pas tourner des pubs de bière avec nanas en bikini, en attendant la première vraie tempête de neige ?Nosferatu James Hyndman Charles Binamé PHOTO LA PRESSE © Gilles Proulx PHOTO LA PRESSE © Billets Ach Ats en personne: spectrum de montré Al 318, Ste-Catherine O.Renseignements: De meilleurs sièges offerts en exclusivité aux titulaires de la Carte American ExpressMD! montrealenlumiere.com/americanexpress enregistré par Vend Redi2 ma Rs 20h salle Wilf Rid-PelletieR, Pda coprésidente d'honneur angèle dubeau fête ses 30 ans de carrière en collaboration avec dimanche4 ma Rs 20h théât Re maisonneu Ve, Pda ba Rba Ra hend Ricks Vend Redi2 ma Rs 20h théât Re maisonneu Ve, Pda mísia Fados, boléros, tangos en collaboration avec du 20 au 24 féVRieR et du 27 féVRieR au 3 ma Rs tohu, la cité des a Rts du ci Rque le Ve Rtige du Pa Pillon Cie Feria Musica présenté par en collaboration avec du Jeudi 22 au Vend Redi 23 féVRieR 20h théât Re maisonneu Ve, Pda [b Jm_danse] les Ballets Jazz de Montréal MAPA et Les Chambres des Jacques constantino Ple 28 féVRieR et 2-3 ma Rs, 20h théât Re out Remont daniel ta YloR dimanche 25 féVRieR 19h30 église saint-léon de Westmount avec Hélène Guilmette, Benjamin Butterfield et Gary relyea donneZ le ton À l'année! 514 288-9955 1 888 477-9955 montrealenlumiere.com avec le Gryp Hon trio de c Hristos Hatzis samedi3 ma Rs 20h salle Wilf Rid-PelletieR, Pda présenté par en collaboration avec l'afrique du sud, pays à l'Honneur so Weto gos Pel choiR Blessed spectacle de clôture spectacle d'ouverture entourée de oliver Jones, anton Kuerti, Yuli turovsKY et l'ensemble la pietà tohu 514 376-t OhU / 1 888 376-t OhU 514 790-1245 / admission.com théâtre outremont 514 908-9090 / ticketpro.ca pl Ace des Arts 514 842-2112 / 1 866 842-2112 / pda.qc.ca 514 790-1245 / admission.com église s Aint-léon de Westmount 514 790-1245 / admission.com 3454014A YVES SCHAËFFNER COLLABORATION SPÉCIALE LONDRES \u2014 Pompeux ?Prétentieux ?Arrogant ?Ou simplement drôle, talentueux et terriblement sarcastique ?Même après lui avoir consacré un livre, le biographe Michael Heatley considère encore Ricky Gervais comme une énigme.Vrai que le créateur de David Brent - le boss de The Office (La job au Québec) - a exactement la même voix, le même accent et les mêmes manières que son insupportable créature.Au point où il devient parfois difficile de différencier l'acteur du personnage.« Il y a une certaine partie de lui-même dans le personnage, c'est sûr, explique son biographe.En même temps, Ricky Gervais protège tellement sa vie privée que c'est très difficile de déterminer quand il est lui ou quand son personnage prend le dessus.» Ce que l'on sait par contre, c'est qu'en créant The Office et en interprétant le rôle du patron qui se pense drôle mais ne l'est pas, Ricky Gervais s'est ouvert toutes grandes les portes du succès alors qu'il avait près de 40 ans.Après avoir été acclamée en Grande- Bretagne à partir de 2001, la comédie satirique a été achetée dans plus de 70 pays et été adaptée en France, en Allemagne, aux États-Unis et au Québec.Si Ricky Gervais affirme ne prendre « aucun plaisir à voir (sa) grosse face à la télé », cette dernière est devenue incontournable.« Tout ce qu'il fait se transforme désormais en succès », note avec justesse Michael Heatley, qui a publié l'année dernière Ricky Gervais - The Story So Far.Sa récente série The Extras - qui met en vedette dans chaque épisode des célébrités comme David Bowie ou Orlando Bloom - est devenue un succès instantané aux États-Unis.Son hilarant podcast - avec Karl Pilkington et le coauteur de The Office Stephen Merchant - est entré dans le Livre des records pour avoir été le plus téléchargé au monde en 2005-2006 (un demi-million de téléchargements par semaine !).Les billets de son actuelle tournée humoristique étaient déjà tous vendus avant même qu'il n'ait présenté un seul show! Sans parler de ses apparitions au cinéma - aux côtés de Robert de Niro ou de Ben Stiller, notamment - qui se multiplient.Des origines québécoises Assez bizarrement, Ricky Gervais - comme son nom de famille en témoigne - possède des racines québécoises.Son père est un Canadien français qui a débarqué en Angleterre au cours de la Deuxième Guerre mondiale.L'humoriste parle-t-il français ou comprend- il le joual ?Apparemment pas.Il se contente plutôt de faire à l'occasion des blagues pince-sans-rire sur son hygiène personnelle et son ascendance francophone, confie Richard Heatley.Après une enfance tout ce qu'il y a de plus typique à Reading, dans le centre de l'Angleterre, Ricky Gervais a poursuivi des études universitaires en biologie, puis en philosophie.Tout en cumulant pendant des années des jobines - notamment dans des bureaux -, il fera ses premiers pas dans le monde du show-business en 1982.Il deviendra le chanteur de Seona Dancing, un obscur groupe qui obtiendra deux hits aux Philippines (!).Ensuite, il sera le manager du groupe Suede pendant un temps, avant de décrocher un emploi d'animateur à la radio Xfm de Londres, en 1996.C'est dans les studios de cette station qu'il fera la connaissance de Stephen Merchant, puis, plus tard, de Karl Pilkington.Ensemble, ils peaufineront leur sens de l'humour pour le moins singulier.La particularité de celuici ?On ne sait jamais si l'on doit rire ou pleurer.Dans The Office comme dans The Extras, Ricky Gervais et son acolyte Stephen Merchant se délectent des maladresses de leurs personnages en se moquant sans vergogne de la prétention et de la vanité humaines.Étonnamment, même si son humour est terriblement grinçant et sarcastique, Ricky Gervais connaît un succès important aux États-Unis.Une reconnaissance qui le flatte visiblement : c'est « excitant pour moi d'être un des rares Britanniques qui parviennent à être appréciés par le public américain.J'avoue sans honte que j'aime faire partie de ce petit club sélect », expliquait- il récemment.En fait, le seul véritable défi qu'il lui reste maintenant à relever, est de parvenir à surpasser l'incroyable réussite de The Office avec un autre projet.Toute une job, pour être honnête ! TÉLÉVISION / Ricky Gervais Le boss de The Office Lauréat d'un nombre incalculable de prix en Angleterre et de deux Golden Globes aux États-Unis, le créateur de The Office, Ricky Gervais, est devenu à 45 ans le golden boy de la comédie britannique.PHOTO REUTERS Ricky Gervais a exactement la même voix, le même accent et les mêmes manières que son insupportable David Brent, le boss de la série britannique The Office.Au point où il devient parfois difficile de différencier l'acteur du personnage.« Il y a une certaine partie de luimême dans le personnage, c'est sûr, explique son biographe.En même temps, Ricky Gervais protège tellement sa vie privée que c'est très difficile de déterminer quand il est lui ou quand son personnage prend le dessus.» LA JOB Regarderez-vous La job à Radio-Canada ?Répondez sur www.cyberpresse.ca/arts ARTS ET SPECTACLES LES ADIEUX DE FERLAND En 1970, jamais un disque populaire québécois n'avait coûté aussi cher à réaliser que Jaune : 42 000$! Ça tombe bien, Jaune connaît un succès critique et public extraordinaire.Le spectacle inspiré du disque \u2014 avec les 20 musiciens expérimentaux de l'Infonie en première partie, les Petits Chanteurs du Mont-Royal et des bulldozers sur la scène de la salle Wilfrid-Pelletier ! \u2014 n'a toutefois pas le même effet\u2026 «Le show de Ferland ou le show de l'Infonie ?(\u2026) Il faut se l'avouer sans faire de détours : le spectacle que Jean-Pierre Ferland présente à la Place des Arts est décevant.(\u2026) (Les membres de l'Infonie) sont si fous, si déroutants, si efficaces qu'après la tornade qu'ils font déferler, l'évolution de Jean-Pierre Ferland paraît bien fade, bien maigre, ses audaces semblent bien sages et son costume (bien coupé) démodé.Même Danielle Ouimet, revêtue d'un infâme costume qui la fait rivaliser de lourdeur avec l'équipement éparpillé sur scène, n'arrive pas à faire sourire comme elle le devrait.» René Homier-Roy, le 28 novembre 1970.C'est alors que survient une première dans les annales de La Presse, à notre connaissance: sur l'insistance de la relationniste de Ferland, Francine Chaloult, René Homier-Roy accepte de retourner voir le spectacle\u2026 et a la surprise de sa vie : «On ne peut plus se fier aux critiques! Les lecteurs de La Presse qui, la semaine dernière, ont assisté au show Ferland à la Place des Arts en sont sortis ravis.(\u2026) Car le spectacle qu'ils ont vu n'avait qu'un lointain cousinage avec le tableau nettement plus sombre que leur avait brossé le chroniqueur de variétés de ce journal.De là à conclure (insidieusement) que le critique est a) malhonnête b) incompétent ou (plus insidieusement) c) qu'il n'a tout simplement pas assisté au spectacle, il n'y a qu'un pas.Un pas qu'il ne faut surtout pas franchir ! Car le coupable, dans cette affaire, c'est Jean- Pierre Ferland.Qui, lui, a pris les critiques au sérieux.Et qui a complètement remanié la présentation et le contenu de son show.(\u2026) On ne peut plus se fier aux artistes!» René Homier-Roy, le 10 décembre 1970.Le succès de Jaune auprès des jeunes auditeurs a toutefois un effet inattendu sur Ferland: «Jean-Pierre Ferland: faire la mode ou la suivre; that is the question: En voulant à tout prix se mettre à la mode du jour, Jean-Pierre Ferland a peu gagné et beaucoup perdu.(\u2026) Le Ferland mordant, percutant, lucide et ironique d'hier a cédé la place à un personnage chroniquement «gentil », terriblement «convaincu», tristement «in», un peu falot et qui n'échappe pas au ridicule (\u2026) quand il fait des choses extraites de son plus récent bag, il en rajoute, il tente désespérément de donner l'impression d'«être là», il bouge de la croupe et du cou, ce qui le fait ressembler à un dindon en mouvement.Mais quand il passe aux chansons de Jaune, quand il chante Un peu plus loin, il redevient lui-même, juste et convaincant ; et sans excès et sans efforts.» René Homier-Roy, le 28 avril 1972.Ferland se reprend dès 1974: «Jean-Pierre Ferland présente à la Place des Arts un spectacle tout d'abord axé sur le passé et composé surtout de chansons anciennes, très anciennes, mais avec des arrangements nouveaux et peu de nouvelles.(\u2026) Remontant une pente sur laquelle il a glissé bien bas ces dernières années (\u2026) Ferland a sur scène une attitude moins traquée, plus à l'aise et prend un ton surtout pas agressif.C'est ainsi que certaines chansons, pourtant tirées de son plus mauvais enregistrement Les Vierges du Québec, prennent une toute autre dimension.(\u2026) Ce n'est peut-être pas le meilleur spectacle de l'année, mais le plus sympathique.Avec un grand S.» Christiane Berthiaume, le 1er mars 1974.Pendant le reste de la décennie, il va présenter un nouveau spectacle quasi tous les ans; il marque également les mémoires par ses prestations au spectacle de la Saint-Jean en 1975 (entouré de dix chanteuses) et surtout à celui de la Saint-Jean en 1976, aux côtés de Félix Leclerc, Robert Charlebois, Yvon Deschamps et Claude Léveillée.C'est le spectacle 1 X 5 qui va devenir un des meilleurs disques enregistrés en direct au Québec.Il multiplie les tournées.Au théâtre Maisonneuve, du 22 avril au 11 mai 1975: «On va voir Ferland comme on va au hockey, les ennuis restent à la porte, on oublie tout et on se laisse charmer.Car Ferland est un chanteur de charme, de pomme aussi : la plupart de ses chansons s'adressent aux femmes ou parlent aux hommes des femmes.Comme il le disait si bien mardi soir : «pour moi, l'année de la femme est commencée depuis bien longtemps.» Toujours pour divertir, mais aussi parce qu'il est ainsi fait, ses chansons d'amour n'auront rien de tragique.Les cicatrices sont bien cachées sous la veste pailletée.» Yves Taschereau, le 25 avril 1975.C'est sous le titre Les Feux follets et Jean-Pierre Ferland (la troupe de danse folklorique et l'auteur-compositeur étaient jumelés pour un spectacle à la Place des Arts) que paraît la première critique officielle du chanteur (si on excepte l'époque des Bozos, dont il fait partie en 1959) : «Dans la deuxième partie de la soirée, Jean- Pierre Ferland, aidé d'un micro, de deux pianos et d'un petit ensemble de percussion, a empli la scène avec autant d'aisance que les Feux Follets.Dans son comportement, dans sa façon de chanter, dans les chansons qu'il écrit, bref dans tout ce qu'il fait, on sent encore de solides influences étrangères : Brel, Montand, Bécaud.Par contre, on dirait qu'à travers tout cela commence à se dessiner une véritable personnalité.(\u2026) Il faudra le revoir dans un an ou deux\u2026» Claude Gingras, le 4 novembre 1963.1967 : Ferland connaît un grand succès\u2026 en France.Critiques chaleureuses du Figaro, de France- Soir, du Monde, etc., et La Presse, qui lui consacre pour la première fois la couverture de son cahier «Arts & Lettres, Spectacles, Radio-Télé».Son spectacle à la Place des Arts est toutefois reçu avec un brin de déception, sous le titre «Ferland était là mais il était si loin»: «(\u2026) hier soir, il était évident que Jean- Pierre Ferland avait du mal à s'ajuster à l'immense vaisseau de la Place des Arts, après s'être habitué pendant trois semaines au petit Théâtre Populaire de la Chanson (NDLR: salle de 500 places à Paris).(\u2026) Il est indéniable que ce fut un spectacle inégal, mais si le chanteur y a une part de responsabilité, je crois que la salle elle-même est beaucoup plus en cause.» Claude Gingras , le 17 mars 1967.Début mars 1968, après les Brassens, Greco ou Montand, Ferland reçoit le Grand Prix international du Disque, à Paris.C'est la première fois que ce prix est remis à un artiste non français.Maurice Chevalier et Tino Rossi le félicitent.L'événement pousse la vente des billets pour les représentations de Ferland, du 31 mars au 7 avril, à la Comédie-Canadienne, futur TNM: «Ferland: spontanéité et maturité.Dans sa chanson sur les journalistes, Jean-Pierre Ferland parle des critiques qui, «les soirs de premières, s'ennuient comme au cimetière ».Il a bien tort de penser ainsi car hier soir, je ne me suis pas ennuyé (\u2026) Et je pense bien qu'il en était de même des spectateurs, si l'on en juge par l'assistance (salle comble) qui lui a fait une ovation dès son entrée en scène (because le Grand Prix du Disque) et qui a applaudi chaleureusement et crié bravo après chaque chanson ou presque, et même avant et pendant certaines d'entre elles.(\u2026) Comme inventeur de textes et de mélodies, il va encore plus loin que jamais (\u2026).» Claude Gingras, le 1er avril 1968.LA DÉCENNIE 1970 Spectacles après spectacles après spectacles LA DÉCENNIE 1960 Je reviens chez nous\u2026 de France PHOTOS ARCHIVE LA PRESSE© PHOTOS ARCHIVE LA PRESSE© RIDEAU SUR LE PETIT ROI RECHERCHES ET TEXTES: MARIE-CHRISTINE BLAIS LES ADIEUX DE FERLAND Ferland se produit encore sur scène.Mais il va sous peu se diriger vers une autre carrière : animateur de télévision, notamment à l'émission Station Soleil.Et quand il va revenir sur scène, ce sera pour une comédie musicale, Gala, un échec cuisant.À la Comédie Nationale, du 29 octobre au 11 novembre 1981 : «Que tous ceux qui craignaient un retour au début des années 60, où Ferland se contenterait de « dire » plutôt que de donner un show, où la musique n'aurait pratiquement plus d'importance, se rassurent tout de suite.Il s'agit bel et bien d'un spectacle de variétés, beaucoup plus dépouillé, moins encombré certes que ceux qu'ils nous a présentés au cours des dernières années, où les mots ont effectivement retrouvé une place beaucoup plus évidente, mais d'un show de variétés tout de même.» Pierre Beaulieu, le 30 octobre 1981.Ferland présente en 1984 le spectacle Du gramophone au laser, en hommage à la chanson québécoise, de la Bolduc à Plume Latraverse; il partage la scène avec Marie-Claire Séguin, Louise Portal et Nanette Workman: «La chanson québécoise a retrouvé un peu de sa gueule, de son chien, de son souffle et, peut-être aussi de sa fierté, hier soir, au théâtre Arlequin, alors que Jean-Pierre Ferland et trois interprètes de choix nous faisaient revivre 30 ans de chansons qui ont très souvent dépassé nos frontières.(\u2026) À voir comme le premier miroir d'une chanson.Enfin ! » Jean Beaunoyer, le 7 mars 1985.Ferland devient animateur apprécié à la télévision : en 1985, Louise Cousineau titrera même une de ses chroniques «Ce Jean-Pierre, heureusement qu'on l'a », dix ans avant la chanson Une chance qu'on s'a ! En 1989, il ne remonte pas sur scène, mais présente la comédie musicale Gala, inspirée de la vie du peintre Dali (Marc Labrèche) et de sa femme Gala (Sylvie Tremblay).Il signe le livret, la musique est de Paul Baillargeon.Ayant beaucoup investi dans cette production à grand déploiement, Ferland mène une campagne de promotion intense, crée des attentes élevées\u2026 et se fait descendre en flammes le lendemain de la première.«Trop mécanique et pas assez humaine, trop didactique et picturale, la comédie musicale Gala n'est pas du tout ce qu'elle prétend être.Ce n'est surtout pas le chef-d'oeuvre qu'était Dali inspiré par Gala, mais plutôt une folie monumentale où les décors et costumes l'emportent sur le chant, la musique, la danse et la théâtralité, qui sont les fondements de cet art de scène.Spectaculaire dans ses costumes, éléments de décor et éclairages, le Gala de Jean- Pierre Ferland et de Paul Baillargeon ne l'est point dans le texte qui ne raconte presque rien, ni dans la musique, servant plutôt d'accompagnement.» Denis Lavoie, le 26 avril 1989.Après la décennie maudite, voici la divine.Ferland va notamment lancer son exceptionnel disque Écoute pas ça en février 1995.Mais il va d'abord renouer avec le métier d'auteur-compositeur-interprète.«De retour après 3500 jours comme elle s'est plue à l'annoncer ces dernières semaines, la bête de scène n'avait pas l'air de sortir de Sing Sing.(\u2026) Après s'être fait «batter» allègrement par la critique comme il l'a si bien souligné hier soir, Jean-Pierre Ferland reprenait peut-être sa vie là où il l'avait laissée.Enfin, là où il triomphe sans douleur profonde, sans avoir à subir la torture publique.Car ce que Ferland nous propose ces jours-ci est probablement ce qu'il fait de mieux.» Alain Brunet, le 11 septembre 1992.« Jean-Pierre Ferland, c'est bien connu, est un ratoureux.C'est même ce qui fait son charme.En intitulant Mes années d'école son spectacle d'hier soir, à la salle Wilfrid-Pelletier (remplie), il présentait en fait sous un nouveau nom son show Bleu Blanc Blues, qui avait attiré les commentaires les plus élogieux en début d'année (\u2026) Ferland lui-même ouvre le spectacle en s'accompagnant à la guitare le temps de Marie-Claire.Et sa Pissou était excellente, coécrite par (François) Cousineau, bien sûr, mais surtout par un guitariste, Alain Leblanc, également présent hier soir.Si je puis me permettre une petite suggestion, Jean-Pierre Ferland devrait composer plus souvent avec Leblanc.» Marie-Christine Blais, le 4 décembre 1993.«Quand on aime, on a toujours\u2026 Ferland.Il existe des moments de perfection, des bulles de félicité, des instants de pure beauté qui vous font en plus la grâce de durer deux heures et demie: c'était le cas, hier soir, de la Fête à Jean-Pierre Ferland (NDLR: aux Francofolies de Montréal) (\u2026) Au nombre des moments qui me resteront gravés dans le coeur pour longtemps, il y a (\u2026) la version incroyablement émouvante de Une chance qu'on s'a par une Laurence Jalbert joliment enceinte et en voix (\u2026) il y a Éric Lapointe qui a chanté Qu'est-ce que ça peut ben te faire comme si elle avait été écrite sur (dé)mesure pour lui ; et il y a Ginette, l'unique, la Reno, venue chanter en duo avec Ferland T'es mon amour, t'es ma maîtresse(\u2026).» Marie-Christine Blais, le 13 août 1995.Mais Ferland ne peut s'empêcher de renouer avec la revue musicale : «Je serais bien embêté de définir ce que j'ai vu, hier soir, au Cabaret du Casino de Montréal lors du spectacle très attendu de Jean-Pierre Ferland, Yes l'univers.Une mini comédie musicale ?Un show de club?Un spectacle de variétés ?Un spectacle concept ?Un hommage à Jean-Pierre Ferland?Peutêtre tout ça à la fois lors d'un très court spectacle (80 minutes) mené de main de maître par un Jean-Pierre Ferland intime, racoleur et frondeur comme jamais.» Jean Beaunoyer, le 25 avril 1997.Dans la carrière de Ferland, 2000 demeurera sans doute l'année « où il a chanté pour les Hells », en compagnie de Ginette Reno.En août, il chante Une chance qu'on s'a au mariage d'un membre en règle des Hells Angels.L'affaire défraie la chronique en long et en large\u2026 et inspirera au caricaturiste Serge Chapleau, non pas une, mais bien QUATRE caricatures! En 2005, il annonce officiellement sa tournée d'adieu, qui débute au Cabaret du Casino\u2026 «Ferland: bilan positif : C'est le début de la fin pour Jean-Pierre Ferland.(\u2026) Installé au Casino depuis mercredi, il a invité ses fans, ses amis et les représentants des médias à assister, hier soir, à sa dernière première (\u2026) 3 X Ferland n'est pas un spectacle parfait.En fait, il n'est pas encore parfaitement rodé.(\u2026) L'essentiel demeure cependant que le chanteur est à la hauteur de son oeuvre.Qu'il sait encore porter son discours amoureux avec beaucoup d'émotion et de justesse.Ferland se retire avec élégance.Pas de doute, il va nous manquer.» Alexandre Vigneault, 11 février 2005.LA DÉCENNIE 1980 Les années télé LA DÉCENNIE 1990 Mon amour de musique LA DÉCENNIE 2000 Entre les Hells et les anges PHOTOS ARCHIVE LA PRESSE© Le 13 octobre dernier, Jean-Pierre Ferland devait donner officiellement le tout dernier spectacle de sa vie.Une obstruction de sa carotide en a décidé autrement.C'est donc ce soir, au Centre Bell, qu'aura plutôt lieu cette fameuse ultime représentation, avec un Ferland tout à fait remis sur pied.Pour souligner l'événement, voici un survol des (nombreuses) critiques de ses (nombreux) spectacles publiées au fil de cinq décennies dans La Presse.Hé, boule de gomme, mot de Cambronne pour ce soir\u2026 3451659A DONJUAN DE MOLIÈ RE MISE EN SCÈNE DE LORRAINE PINTAL D È SMARDI ! EN COLLABORATION AVEC LE FESTIVAL DE STRATFORD SUPPLÉMENTAIRES 14, 15 ET 16 FÉVRIER UNE PRÉSENTATION CONCOURS DON JUAN POUR PARTICIPER, ÉCOUTEZ CHRISTIANE CHARETTE À LA PREMIÈRE CHAÎNE RADIO DE RADIO-CANADA, DÈS LUNDI 9H! Avec JAMES HYNDMAN / BENOÎT BRIÈRE JEAN-FRANÇOIS BLANCHARD / PAUL ESSIEMBRE / ÉVELINE GÉLINAS / NOÉMIE GODIN-VIGNEAU / FRÉDÉRIC-ANTOINE GUIMOND / SARA HANLEY / CLAUDE LAROCHE / JEAN-MICHEL LE GAL / MAGALIE LÉPINE-BLONDEAU / GARETH POTTER / JEAN-LOUIS ROUX / NICOLAS VAN BUREK assistance à la mise en scène et régie BETHZAÏDA THOMAS concepteurs DANIÈLE LÉVESQUE, FRANÇOIS ST-AUBIN, AXEL MORGENTHALER, ROBERT NORMANDEAU, JOHN STEAD, ESTELLE CLARETON, JACQUES-LEE PELLETIER, GERALD ALTENBURG DU 16 JANVIER AU 10 FÉVRIER WWW.TNM.QC.CA 514.866.8668 3451329A Le dimanche dans CE QU'ON A LU, CE QU'ON EN PENSE.Tous les samedis dans CE QU'ON A VU, CE QU'ON EN PENSE.Le dimanche dans ARTS ET SPECTACLES LOUISE COUSINEAU TÉLÉVISION Même si le nouveau Bob Gratton qui débarque à la télé - lundi, 21 h, TQS - est encore plus épais qu'avant, qu'il n'a pas fait rire les critiques et qu'il dit des énormités, je ne suis pas sûre que la série sera boudée tant que cela par le public.À l'heure des « accommodements raisonnables » que bien du monde trouve souverainement déraisonnables sans trop savoir comment arrêter leur prolifération, voilà notre gros colon qui va dire tout haut, et avec plein de sacres, des vérités qu'il juge essentielles.L'entendre va en soulager quelques-uns sans doute.Même si Bob n'est pas aussi drôle que souhaité.Son voisin immédiat est un Arabe et bien sûr, Bob le déteste.Juste parce qu'il est arabe.« Osti d'immigré à marde » lance le subtil Bob, dénonçant le fait que sa femme porte des guenilles dans la face, que ces gens-là font des bombes dans leur cave et que tout le quartier va exploser.Sans compter les lettres contenant de L'Ex-Lax, qu'il confond avec l'anthrax! Oh là ! Voilà le genre de propos qu'on n'entend même plus dans les tribunes téléphoniques à la radio! Bob va les dire parce qu'on est dans une comédie, pas dans une émission d'affaires publiques.Ici, pas besoin de se censurer ou de donner la parole à l'autre camp.Que mes lecteurs arabes se consolent : Bob, qui a prié agenouillé sur son drapeau du Canada - après avoir ri de l'Arabe qui prie sur son tapis ! - pour que son nouveau voisin soit blanc, hétéro et fédéraliste, sera tout aussi outré par l'arrivée d'un écolo de souche, qui fume du pot tard la nuit dans son jardin, en faisant jouer des chansons québécoises ! « Hey, pas du Gilbert Vigneault, y'a tout de même une limite à l'endurable !» râle Bob en essayant de dormir.Il va varloper tout ce qu'il déteste, de l'ado - « Tout ce qu'il sait faire, c'est de la drogue! » - à la panne d'électricité.« Si c'était Hydro-Canada, ça se passerait pas de même! » à la nouvelle technologie.Il faut le voir essayer d'ouvrir la nouvelle caisse électronique de son garage avec une barre de fer parce qu'il est incapable de comprendre les commandes.À part le fédéralisme, Bob admire le maire Gendron et surtout Gilles Proulx.« Mets donc la cassette de l'émission du 8 octobre où il varge sur les BS » demande-t-il à Méo.Quand Elvis Gratton allait en vacances à Santa Banana il y a 25 ans dans le film devenu culte, il écoutait sur la plage ses vieux matches de baseball des Expos.Certains vont juger que ses nouveaux goûts constituent un progrès.Parlant du maire Gendron et de Gilles Proulx, ils ont tous les deux été renvoyés de TQS dans la vraie vie.Le réseau les avait engagés dans l'enthousiasme, pour leur franc-parler.Parce qu'ils attirent de l'auditoire et que c'est payant.Leur émission, L'avocat et le diable l'avant-midi, a connu une progression fulgurante dans les sondages.Mais voilà : des animateurs qui finissent par penser qu'ils peuvent dire n'importe quoi en ondes, ça finit par déranger les patrons qui reçoivent des lettres d'avocats et des menaces de poursuites.Des grandes gueules, les patrons aiment ça, jusqu'à ce que leurs propos deviennent trop litigieux et risquent de leur coûter plus cher que ce qu'ils rapportent.Rappelez- vous comment Jeff Fillion a été viré à Québec.On les vide et leurs admirateurs doivent se contenter d'aller les revoir sur Internet ou de les écouter à la radio, qui est plus tolérante, parce que moins scrutée par les médias.Les patrons de TQS prédisent un auditoire de 800 000 à Bob Gratton, ma vie my life et ont même commandé une suite pour l'an prochain.Un optimisme délirant ?Lundi dernier , même soir, même heure, la nouvelle saison des Invincibles, à Radio- Canada, a démarré à moins de 900 000.Trop intellos, nos Invincibles ?Le spectacle de Lise Dion diffusé à TVA les a battus.Qu'est-ce que ce sera quand Nos étés s'installera dans cette case ?Lundi, ce sera Lise Dion, suite et fin.Bob va affronter du gros calibre.Une chose est certaine : c'est sûr que des extraits du retour de Gratton vont se retrouver bien vite sur Internet.À moins que TQS ne s'y oppose.Les internautes raffolent des quétaineries de chanteurs country, des propos déplacés de certains animateurs et de la famille Dion qui rate sa chanson.Ça fait du bien.Alors, les horreurs dites et faites par notre Bob national, même si elles ne sont pas toujours drôles, devraient faire fureur.Un personnage tellement adoré par les Québécois depuis 25 ans, même si les films qui ont suivi le premier n'avaient pas de génie, ne peut pas être soudainement boudé.J'ai hâte à mardi pour voir les sondages.Accommodement raisonnable ne rime pas avec Bob Gratton Radio-Canada a parfois le don d'aller chercher les meilleures séries américaine.Après Perdus et Beautés désespérées, voici que Dre Grey, leçons d'anatomie, adorée autant par les critiques que le public américain, débarque ce soir à 20 h.Deux épisodes tous les samedis soir.Une bonne série est bien plus intéressante que des films moyens qu'on a déjà souvent vus sur DVD.Encore une série qui se déroule dans un hôpital, l'endroit qui semble le plus inspirer les auteurs de télé.Un E.R.en plus moderne.La scène d'ouverture vous montre un couple au lit après une nuit d'amour.Elle se lève, est pressée et le chasse.Avant de se quitter, pour toujours pense-t-elle, ils pensent enfin à s'échanger leurs prénoms.Elle, c'est Meredith Grey, qui commence son internat dans un grand hôpital de Seattle.À sa profonde horreur, elle découvrira que le mec avec qui elle a couché est un des patrons de l'hôpital.Grand malaise.La série suivra une bande d'internes et de médecins patrons plus ou moins brillants, astucieux, incompétents et gaffeurs.Tous les internes ne deviendront pas chirurgiens comme ils en rêvent.Au plus fort la belle job! La mise en scène est moderne et exprime bien le rush que vivent ces petits jeunes qui apprennent le métier.Une chose est certaine : vous aimerez Meredith avant la fin de la première heure.Ce que vous risquez de moins aimer, c'est la force de la musique omniprésente qui enterre une partie des dialogues.C'était en tout cas comme cela sur le DVD fourni par Radio-Canada.Espérons qu'à la télé, ce défaut disparaîtra.Je vais prier FORT.Louise Cousineau Docteur, baissez votre musique ! PHOTO FOURNIE PAR TQS Les patrons de TQS prédisent un auditoire de 800 000 à Bob Gratton, ma vie my life (avec Julien Poulin) et ont même commandé une suite pour l'an prochain.Un optimisme délirant ?PHOTO FOURNIE PAR LA SRC Ellen Pompeo joue le rôle de Meredith Grey dans la série Dre Grey, leçons d'anatomie, que présente Radio-Canada le samedi à 20 h. Le dernier don Juan de Neil Simon mise en scène de Monique Duceppe La Fondation Jean Duceppe remercie soirée du 17 janvier « \u2026 provoque rigolades et réflexions\u2026 excellente Edith Cochrane livre ici une performance hilarante\u2026 un savant mélange de drames humains et de passages fort comiques\u2026 Un divertissement sympathique\u2026 »Voir « Marie Michaud joue brillamment avec le parfait éclair de dépression au fond des yeux.Claude Prégent [\u2026] souplesse d'interprétation à la hauteur de sa virtuosité d'acteur\u2026 la mise en scène de Monique Duceppe brille par ses exploitations périlleusesmais réussies\u2026 » Journal de Montréal « \u2026 c'est un divertissement à voir\u2026 » Samedi et rien d'autre, Première Chaîne Diane Lavallée\u2026 www.duceppe.com JUSQU'AU 3 FÉVRIER traduction et adaptation de Benoit Girard Claude Prégent Edith Cochrane Diane Lavallée Marie Michaud concepteurs Marcel Dauphinais Daniel Fortin Luc Prairie Christian Thomas Normand Blais de Benoit Marie Michaud 3448968A 3451400A ARTS ET SPECTACLES MARIE-CHRISTINE BLAIS Q Comment se prépare-t-on à une telle tournée ?R J'avoue que je suis très nerveuse et que, juste d'en parler, ça me stresse ! Mais avant de monter sur scène, j'imagine que ça va être tout à fait simple, je vais être avec mon fils (Matis, 1 mois) et mon copain, qui a pris un congé parental de sept mois pour qu'on soit ensemble pendant la tournée.Oui, j'allaite Matis.Heureusement, je serai sur scène pendant environ 30 minutes, Matis devrait pouvoir se passer de moi - et moi de lui - pendant une demi-heure (rires).En fait, avant le spectacle, je vais surtout essayer de me calmer.Je suis très, très stressée, je l'avoue, parce que c'est la première fois que je pars en tournée non pas en tant qu'Elvira (son personnage dans Don Juan), mais en tant que Cindy.Q Que vas-tu chanter lors de ton spectacle ?R Pas de chansons de mon tout premier album (La petite Indienne, en 2002), c'est sûr, disons que c'est un disque que j'aime de loin.Je vais plutôt me concentrer sur les chansons de J'avoue, sur ce que je fais aujourd'hui, sur des trucs à mon goût, des chansons que j'ai écrites moi-même aussi.Il y aura peut-être aussi un petit clin d'oeil de Don Juan : c'est ce qui m'a fait connaître, qui m'a appris mon métier et m'a permis de rencontrer Mario (Pelchat, devenu son producteur) et Lionel (Davault, devenu son agent).Q Vas-tu aussi interpréter La promesse, la très jolie chanson country que tu chantes sur l'album hommage Quand le country dit bonjour (vendu à près de 60 000 exemplaires en deux mois)?R Oui.C'est la mère de Mario (qui a produit cet album) qui a suggéré cette chanson.Je ne la connaissais pas, mais dès que j'ai lu le texte, elle m'a tout de suite plu.Pourquoi ?Quand je suis tombée enceinte, il y a beaucoup de monde qui m'ont dit : t'as pas peur que ça gâche ta carrière, un enfant, ça va te mettre des bâtons dans les roues.Hey, c'est un bébé, c'est un miracle.Bon, il n'était pas prévu, Matis, mais il était le bienvenu.Dans ma famille, on a toujours eu les enfants jeune : ma grand-mère a eu ma mère à 17 ans ; ma mère m'a eue à 15 ans ; moi, je suis tombée enceinte à 19.Donc, ça m'agaçait énormément, tous ces commentaires sur mon enfant qui allait ralentir ma carrière.Justement, La promesse, ça parle exactement de ça : résister aux oiseaux de malheur, résister à « celui qui en veut à toute chose heureuse».J'ai adoré la chanter.Q Sous une pluie d'étoiles a été un mégasuccès du disque.Est-ce que c'est une bonne ou une mauvaise chose pour ton album ?R Ce n'est pas évident, la suite d'un gros succès.On a sorti un deuxième extrait, c'est Ma génération, que j'ai coécrite.C'est un autre de mes bébés (rires), c'est la première fois que je présente une chanson que j'ai faite au public.C'est vrai qu'elle n'a pas le même succès que Sous une pluie.C'est un peu difficile, pour mon orgueil.Mais en même temps, je me rends bien compte qu'un tel succès pour une chanson, c'est assez rare et que c'est normal que cela fasse de l'ombre au reste de l'album.Q Reparticiperais-tu à Don Juan ?R J 'ai Mat is mai ntenant , alors, à moins que Don Juan revienne jouer à Montréal, je ne crois pas.De toute façon, j'ai vécu le trip Paris une fois grâce à Don Juan, ça a été génial.Mais moi, ça me prend ma famille, ma mère, ma soeur\u2026 Je ne sais pas si c'est parce qu'on est italiens, mais on a besoin d'être ensemble.Je m'ennuyais donc de ma famille pendant que j'étais à Paris, et c'est à cette période que j'ai écrit mes chansons, plus tristes, plus nostalgiques.Alors, je vais rester plutôt ici, avec ma famille\u2026 et écrire des chansons joyeuses ! 5 QUESTIONS À.Cindy Daniel PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © Cindy Daniel assurera la première partie du spectacle de Mario Pelchat au cours d'une tournée de plus de 50 spectacles, à compter du 19 janvier.Il faut croire que c'est sous une pluie de bonnes étoiles qu'est née Cindy Daniel.Il y a d'abord eu le succès de la comédie musicale Don Juan, dans laquelle elle interprétait la femme du séducteur, qui lui a permis de jouer partout au Québec et même à Paris.Puis, le mégasuccès de sa chanson Sous une pluie d'étoiles tirée de son album J'avoue (vendu à près de 40 000 exemplaires depuis sa sortie en mars 2006), sur lequel elle cosigne plusieurs chansons.Enfin, la chanteuse de 20 ans a accouché, le 1er décembre dernier, d'un petit garçon baptisé Matis et elle assurera la première partie de Mario Pelchat (qui est son producteur et directeur artistique) au cours d'une tournée de plus de 50 spectacles, à compter du 19 janvier.Rencontre avec une jeune femme-auteure-compositeure-interprète-maman\u2026 présenté par en collaboration avec Première saison de Kent Nagano www.osm.ca 514.842.9951 Tarifs spéciaux 18-34ans Causerie avant concert, 19h : Kelly Rice reçoit Paul Griffiths, auteur, critique et musicologue The General Mardi 16 et mercredi 17 janvier, 20 h Kent Nagano, chef d'orchestre Colm Feore, comédien Christiane Oelze, soprano Choeur de l'OSM Iwan Edwards, chef du choeur de l'OSM en collaboration avec Les Soirées Signature de l'OSM La nouvelle série de l'OSM Les Soirées Signature présente quatre concerts événements uniques, tous dirigés par Kent Nagano.Un hommage à un grand canadien Le deuxième événement de cette série présentera The General.Un texte original de Paul Griffiths rendant hommage au Général Roméo Dallaire sur un collage inédit de musiques de Beethoven.Texte narré en anglais, par le comédien Colm Feore (Trudeau et Bon Cop, Bad Cop), avec livret bilingue.Une histoire remodelée S'inspirant d'Egmont de Beethoven mais aussi d'autres oeuvres, Paul Griffiths, musicologue, librettiste, critique et ex-journaliste du New Yorker, salue le courage, la compassion et l'intégrité du Général Roméo Dallaire lors du génocide au Rwanda.« La paix.Une mission de maintien de la paix.Comme toujours, il n'y avait aucune paix à maintenir.» (extrait du texte The General de Paul Griffiths) Un événement à ne pas manquer! Roméo Dallaire Colm Feore 3449117A ARTS ET SPECTACLES Longue chevelure reconnaissable entre toutes, beau visage angulaire doublé d'un petit air coquin, 30 ans de carrière et une assurance du tonnerre.C'est à la majestueuse Margie Gillis que revient l'honneur d'inaugurer l'année 2007 en danse avec un nouveau programme solo, intitulé A Stone's Poem, à l'Agora de la danse.STÉPHANIE BRODY COLLABORATION SPÉCIALE Pour Margie Gillis, l'appel de la nature a toujours été plus fort que tout.Née à Montréal, en 1953, de parents skieurs olympiques, elle passe son enfance en Oregon, au pied des pentes de ski.De retour à Montréal, l'adolescente est terrassée par une terrible dépression nerveuse.« Je restais encabanée chez moi, avec une peur bleue des gens.Mais l'été, dès nous que allions dans notre maison de campagne d'Acton Vale, je détalais dehors.Je me sentais chez moi dans la nature.» Or depuis quelque temps, Gillis se sentait prisonnière du bitume, entre ses séjours à New York, où elle enseigne régulièrement à la célèbre école Juilliard, ses obligations de membre du conseil d'administration et du comité de programmation de la Place des Arts, et un petit tour à Las Vegas, où elle a créé deux solos pour la mégaproduction LOVE, du Cirque du Soleil.L'envie de se mettre au vert était plus forte que jamais.« J'ai même fait un rêve où une vieille femme amérindienne me murmurait à l'oreille : \"Alors, tannée de la civilisation, ma jolie ?\" » Sa grande amie - la danseuse américaine Paola Styron - à ses côtés, Gillis part communier avec la nature, à raison de courts séjours d'une semaine, de Whitehorse à Baie-Comeau, de la Norvège à Martha's Vineyard, à la recherche de sensations nouvelles, pieds nus et cheveux au vent.Ainsi naîtra A Stone's Poem, une collection de poèmes chorégraphiques, glanés au fil de leurs rendez-vous amoureux avec la nature, dans certains des plus beaux paysages du monde.En Norvège, ces dames dansent au fond d'une carrière.« J'y ai créé un solo, debout sur une immense pierre cassée.Et je l'ai présenté là, sans public, pour les dieux et les anges », se souvient Gillis.À Martha's Vineyard, aux États-Unis, c'est la mer et le sable qui les retiennent.« La mer y est terriblement puissante - on peut se noyer facilement - mais cette rage s'accompagne de douceur.On le voit à la façon dont l'eau se retire lentement de la plage.» Gillis ira aussi piquer une pointe vers l'Écosse : « De la foudre, du tonnerre, des rochers acérés et des arbres fendus.Par contre, dans l'île de Cortes, dans l'Ouest canadien, le sol est doux et mou.» À Whitehorse, tout n'est que blanche lueur.« Il y a comme de l'électricité dans l'air.On le voit même dans le regard des habitants.» Et Baie- Comeau ?« C'est une sorte de synthèse de tous ces lieux : les rochers, l'eau, le vol fascinant des oiseaux », répond Gillis avec délectation.Toutes ces sensations, ces textures - la tourbe, la mousse, la terre moelleuse, le sol rocailleux, l'eau -, Gillis les intériorise, d'abord par les pieds, pour les laisser tranquillement remonter dans le reste de son corps, de bas en haut (« À l'âge de l'ordinateur, on ne fait plus que bouger de manière latérale, il me semble »), observant ses effets sur son système neuro-musculaire, qui la met, à son tour, en mouvement et en danse.« Je danse de l'intérieur vers l'extérieur », se plaîtelle à dire.Commencé à deux, le périple de A Stone's Poem se terminera malheureusement en solo, puisque Styron s'est désistée, il y a quelques jours à peine, embourbée dans la complexe logistique de la succession de son père, le grand écrivan américain William Styron (auteur de Sophie's Choice), mort en novembre dernier.Et comme the show must go on, c'est Gillis qui dansera quelques-uns des solos créés par son amie.« Et puis, mes propres danses ont terriblement hâte d'être présentées devant un public », lance la danseuse et chorégraphe avec une fébrilité toute enfantine.A Stone's Poem de la Margie Gillis Dance Foundation, du 17 au 20 et du 24 au 27 janvier, à l'Agora de la danse.DANSE / Margie Gillis Grandeur nature PHOTO FOURNIE PAR LA FONDATION DE DANSE MARGIE GILLIS Margie Gillis s'offre régulièrement de courts séjours en pleine nature, où elle trouve son inspiration.> En 1979, à la suite d'un récital impromptu dans les jardins de Pékin, elle est officiellement invitée à donner des cours de danse moderne à l'Opéra de Pékin, les tout premiers offerts en Chine.> Un de ses frères, Jere Gillis, a été hockeyeur pour les Rangers de New York et les Nordiques de Québec, notamment.> Elle prête son nom à diverses causes, dont la luttre contre le sida, depuis que son frère, le danseur Christopher Gillis, a été emporté par cette maladie.> Passionnée de menuiserie, elle adore traîner dans les quincailleries.> Elle déteste l'avion (« Les articulations vous gonflent, la peau se déssèche.Misère ! ») > Un admirateur désaxé l'a déjà menacée avec un couteau dans sa loge.> Elle chantonne des airs de Jacques Brel pour se détendre avant d'entrer en scène.> En 2004, elle a fait danser les acteurs Kate Winslet et Christopher Walken dans le film Romance and Cigarettes du cinéaste américain John Turturro.CE QUE VOUS SAVEZ PEUT-ÊTRE DÉJÀ.ET CE QUE VOUS NE SAVIEZ PEUT-ÊTRE PAS « Je danse de l'intérieur vers l'extérieur.» ARTS ET SPECTACLES EXPRESSO SEMAINE DU 13 AU 19 JANVIER 2007 Pour recevoir une suggestion: expresso@lapresse.ca BERLIN DE LOU REED NOTRE SUGGESTION DISQUE DE LA SEMAINE PAGE 10 POUR MIEUX CHOISIR BANDO BIBLIO Exceptionnel / Tres bon / Bon / Passable / A eviter FRANCO 1 Mes aieux Tire-toi une buche 2 Mes aieux En famille 3 Eric Lapointe N'importe qui : 1994-2006 4 Pierre Lapointe La foret des mal-aimes 5 Kain Nulle part ailleurs 6 Dumas Fixer le temps 7 Artistes varies Quand le country dit .8 Les Trois Accords Grand champion.9 Michel Rivard Confiance 10 Les Cowboys fringants La grand-messe ANGLO 1 Gregory Charles I Think of You 2 Beatles Love 3 Various Artists Danseplus 2007 4 Nelly Furtado Loose 5 Loreena Mckennitt An Ancient Muse 6 Justin Timberlake Futuresex/Love Sounds 7 U2 U218 Singles 8 Various Artists Eminem Presents : Re-up 9 Gwen Stefani Sweet Escape 10 Akon Konvicted LIVRES > DVD > DISQUES > JEUX Pour recevoir une suggestion: expresso@lapresse.ca PALMARES DISQUES DESSIN TIRE DE FAUST.DAVID VANDERMEULEN & AMBRE FAUST, DAVID VANDERMEULEN .AMBRE, SIX PIEDS SOUS TERRE (((.Il fallait du culot pour adapter en bandes dessinees l'histoire de Faust, l'un des plus grands mythes de la litterature moderne! Les auteurs n'ont pas lesine sur les moyens : ils ont travaille pendant trois ans pour nous soumettre leur version imagee de la celebre piece de Goethe.Qui ne connait pas l'histoire de ce savant qui pactise avec le diable et offre son ame en echange de l'eternelle jeunesse?Guide par Mephistopheles et hante par son avidite, le docteur Faust entrainera dans sa descente aux enfers la pure Marguerite, dont il tombe amoureux Si Vandermeulen signe une adaptation sobre et efficace du classique de Goethe, la reussite de cet album tient surtout dans l'epoustouflante mise en image d'Ambre.Tantot sombres comme l'enfer qu'elles depeignent, tantot irradiantes, les couleurs semblent vouloir sortir des pages pour nous sauter au visage Un album diabolique de beaute.Stephanie Morin FASCINANTES ILLUSIONS D'OPTIQUE AL SECKEL ILLUSION WORKS Voici un bouquin qu'il est preferable de feuilleter a jeun, c'est-a-dire sans avoir bu une goutte ou consomme des substances illicites.Oui, ce livre peut causer etourdissement ou vertige, nausee, voire crise de panique.Vous n'en croirez pas vos yeux , est-il clairement annonce, en guise d'avertissement, sur la couverture de ce foisonnant catalogue de Fascinantes illusions d'optique.Trompe-l'oeil, anamorphose, images composites, figures impossibles, delire des couleurs, cette sorte d'encyclopedie ramasse une genereuse collection de dessins, de photographies, de diagrammes qui defient litteralement le regard et remettent en question notre sens de la perception visuelle.On y trouve evidemment le fameux cube de Necker , un peu de Dali, un peu d'Arcimboldo, le triangle impossible de Reutersvard et une impressionnante selection d'images diverses, produites par de grands artistes, d'audacieux designers ou des gens de science.Seul hic : les auteurs des tableaux et des illustrations n'etant pas mentionnes au bas des pages, un index fait vraiment defaut a ce bouquin.Aleksi K.Lepage, collaboration speciale SUGGESTION BEAUX LIVRES ECLATS DE BIOGRAPHIES PIERRE ASSOULINE GALLIMARD (((( Pierre Assouline est un grand biographe.Quiconque a lu ses sommes consacrees a Simenon, Herge et autres Albert Londres le sait.Mais avec Rosebud - Eclats de biographies, l'homme de lettres prouve qu'il est possible de capter et dire l'essence d'un etre en quelques pages.Rosebud, pour bouton de rose.Rosebud, c'est le mot que repete le vieil homme richissime a l'heure de sa mort, dans Citizen Kane.Rosebud, c'est le detail revelateur, ce petit rien aux yeux des autres qui dit tant et tellement sur celui qui le possede.Pierre Assouline a traque ceux de Kipling (sa Rolls-Royce Duchess), du photographe Henri Cartier-Bresson (sa canne-siege), de Paul Celan (sa montre), de Jean Moulin (son echarpe rouge), etc.Et, a partir de la, a trace huit portraits magnifiques d'humanite et de tendresse.Et d'information.Et, en prime, d'une reflexion sur cet art qui est le sien.Celui de la biographie.Rosebud pourrait bien devenir.le rosebud de Pierre Assouline, tant il en dit long sur lui.Sonia Sarfati PORTRAITS DE MES AMIS PHILIPPE CAUBET/ JEAN-JACQUES SEMPE ED.MARTINE GROSSIEAUX (((( Il y a une aimable dose d'absurdite et de poesie dans ces brefs portraits d'amis aussi improbables que bizarres.On pense a Prevert, a Vian, meme un peu a Celine.Ils s'appellent Morta Poudre, Peggy Gerdise ou Jules Alphur.Ils pourraient sortir tout droit des reves ethyliques du capitaine Haddock ou des souvenirs d'un Petit Prince qui aurait fume un peu trop d'herbe magique.Caubet choisit ses mots avec un soin de fleuriste, et son humour decale est appuye d'admirables dessins de Sempe, dont les lignes simples et fluides, presque sommaires, ont un incroyable pouvoir d'evocation.Le tout forme un petit bijou que l'on feuillettera inlassablement.Dommage que quelques fautes de francais, impardonnables dans un ouvrage qui se veut aussi soigne, viennent en ternir l'eclat.Fabienne Couturier LA RIVIERE DE SANG JIM TENUTO GALLMEISTER ((( .Dahlgren Wallace est un ancien marine, un veteran de la guerre du Golfe, reconverti en guide de peche.Il coule des jours paisibles dans le Montana sur le ranch du richissime Fred Lather.Wallace a une belle definition de la perfection : Une riviere, de la solitude, une mouche seche et une truite.Mais cet etat de grace ne dure pas longtemps : un riche mormon californien est assassine lors d'une partie de peche et Wallace est accuse du meurtre.Du coup, bien decide a se disculper, notre pecheur prend la mouche et part en quete de l'assassin.Le FBI s'en mele, ainsi qu'un groupe d'ecoterroristes dejantes et une milice de neonazis qui convoite le ranch.La riviere de sang est un des polars chasse et peche qui rappelle les meilleurs recits de C.J.Box, mettant en scene le garde-chasse Joe Pickett, qui opere au Wyoming.Ces romans tiennent autant du polar que du recit d'aventures, avec en toile de fond des paysages grandioses, des etendues sauvages, des rivieres poissonneuses.Le paradis, quoi ! Mais la mort rode.Wallace aura besoin de tout son savoir faire d'ex-marine pour faire face a des adversaires bizarres mais coriaces.Norbert Spehner, collaboration speciale SYLVAIN COSSETTE NOTRE PERSONNALITE INVITEE PAGE 12 ARTS ET SPECTACLES NOTRE CHOIX SUGGESTION DISQUE CHRONIQUE DVD Lady Oscar, coffrets 1 et 2 STÉRÉO LUDO PICKOMINO : LE YAHTZEE VOLEUR! ((( Vous connaissez peut-être Yahtzee ?Imaginez maintenant une version améliorée où vous pouvez voler les points de vos adversaires! Sur la table, 16 dominos numérotés de 21 à 36 avec des vers de terre.En mains, huit dés avec un ver à la place du six.Votre but : ramasser le plus grand nombre de vers possible.À chaque tour, vous jettez vos dés et choisissez lesquels mettre de côté.Vous pouvez ensuite relancer les dés qui vous restent et tenter d'obtenir plus de points pour ramasser ou voler un domino.Dans Pickomino, il y a beaucoup de hasard, mais il vous faut faire preuve de finesse en choisissant les dés que vous mettrez de côté.Vous ne pouvez mettre de côté des dés ayant le même symbole que ceux déjà retirés.Attention, il faut absolument que vous ayez au moins un symbole « ver » dans votre tirage pour ramasser un domino! Mais ne tentez pas trop la chance : si vous ne pouvez plus mettre de dé de côté, votre tour sera perdu.Pickomino est un jeu simple et amusant qui vous gardera en haleine grâce aux rebondissements des dés! Pickomino, un jeu pour 2 à 7 joueurs de Reiner Knizia \u2014 Chantal Ide, collaboration spéciale PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE© Dans quelques jours, en plein coeur de l'été australien, des mélomanes vont s'enfermer au State Theatre de Sydney pour écouter la version scénique de l'un des albums les plus déprimants de l'histoire du rock.Un peu masochistes, les Australiens ?Pas du tout, Berlin de Lou Reed est une oeuvre magnifique et bouleversante, à mon humble avis le meilleur album de la carrière solo de l'ex-leader du Velvet Underground.Reed joue donc Berlin dans son intégralité pour la première fois \u2014 comme il l'avait fait à New York en décembre \u2014 mais il en a souvent chanté des titres, notamment au Capitol, rue Sainte-Catherine, lors d'un concert surréaliste, à l'été 1973.Le public montréalais était surtout venu entendre son album précédent, l'extraordinaire Transformer, monument du glam-rock réalisé par David Bowie.Reed avait chanté Walk on the Wild Side, et fait plaisir aux fans plus pointus du Velvet, mais il était déjà ailleurs.En Berlin, où il avait situé les personnages de son nouvel album bien avant que Bowie, Iggy Pop et, plus tard, U2 ne découvrent la magie de cette métropole schizophrène, Reed n'avait pas tant trouvé le cadre géographique de ses chansons que l'ambiance, glauque, dans laquelle se débattent ses deux paumés, Caroline et Jim.Les textes poético-réalistes se conjuguent avec une musique superbe (Reed avait recruté des pointures comme Jack Bruce, les frères Brecker, Steve Winwood, Tony Levin et Aynsley Dunbar) pour créer un effet cinématographique.Ce n'est plus le Lou Reed pince sans rire et décadent qui chantait «Vicious, you hit me with a flower» l'année précédente, c'est l'auteur-reporter qui dit plus qu'il ne chante «they're taking her children away» pendant qu'on entend des pleurs d'enfant.Trente-quatre ans plus tard, Berlin, l'album, n'a rien perdu de son impact.\u2014 Alain de Repentigny BERLIN DE LOU REED PHOTO BERLIN.ARTS.RÉÉDITION THE BEST OF TIM BUCKLEY (RHINO/WARNER) (((( Tim Buckley, père de Jeff Il est mort comme son fils, dans la fleur de l'âge.Et comme son fils, il avait une voix hors du commun.Père de Jeff, Tim Buckley a connu une courte (1966-1974) mais non moins fascinante carrière, ici résumée en 18 chansons.Fascinante parce qu'après ses débuts dans le folk conventionnel, cet auteur-compositeur-interprète a exploré des contrées musicales inconnues, créant d'étranges alliages entre le jazz, le rock, le soul, le folk et l'expérimental.C'était un pote de Zappa et le voisin de Tom Waits, dont il a repris d'ailleurs la très belle Martha.C'était surtout un chanteur au registre étonnant - et au trémolo vibrant \u2014 qui aimait pousser son organe hors des sentiers battus.Peut-être est-il décédé (d'une overdose d'héroïne) au bon moment.Ses derniers albums annonçaient un avenir plus ou moins radieux.Mais sa disparition, à l'âge de 28 ans, l'a propulsé au panthéon des figures-cultes, pas trop loin des Nick Drake, Jim Morrison, Jimi Hendrix, Kurt Cobain et son propre fiston, noyé dans le Mississippi en 1997.L'audace Trop intense, par bouts \u2014 J.-C.Laurence MUSIQUES DU MONDE CAETANO VELOSO CÊ NONESUCH ((( ½ Libre et dépouillé Caetano Veloso revisite ici les ambiances qu'il avait créées à la fin des années 80, alors qu'il fréquentait l'avant-rock de Peter Scherer et les riffs anguleux de l'ex-Lounge Lizards Arto Lindsay - rappelez-vous Estrangeiro.S'inspirant de cet épisode aventureux de l'auteur-compositeurinterprète, son fils Moreno et le guitariste Pedro Sa ont réalisé ensemble un album dépouillé, direct, fondé sur l'instrumentation rock \u2014 guitares- basse-batterie.On est loin, très loin du faste des arrangements auxquels il nous a habitués ces dernières années! Il faut dire que le violoncelliste Jaques Morelenbaum, qui signe les disques plus orchestrés de Veloso, s'est plutôt concentré sur le dernier disque de pépé Salvado \u2014 enregistré au Brésil et comportant l'immortelle Cherche la rose, reprise en duo avec Caetano.Dans le cas qui nous occupe, le minimalisme avantrock- funk-samba-bruit n'en est pas moins désiré par son protagoniste.Paradoxalement, la voix délicate du chanteur trouve son chemin à travers ces constructions guitaristiques plus viriles, ces rythmes plus sèchement exposés.Question de calmer les esprits échauffés, le chanteur prend soin de créer l'équilibre en nous servant quelques chansons douces, tout simplement extatiques.La liberté de Caetano Mix un peu mince \u2014 Alain Brunet ÉLECTRO DARKEL/ DARKEL PROTOTYP RECORDING/EMI ((( Fais de l'Air ! En attendant Pocket Symphony, le cinquième album du duo français Air à paraître le 5 mars prochain, revenons sur un « oublié » de 2006, l'album solo de Jean-Benoît Dunckel, alias Darkel.Enregistré durant les temps libres alors que Dunckel mitonnait 5:55, l'album de Charlotte Gainsbourg, Darkel réserve bien peu de surprises.S'éloignant de la justesse des sentiments et de la délicatesse caractéristiques des productions de Air, Dunckel s'est senti attiré par une musique plus près des formes pop conventionnelles - de sa chétive voix, il interprète huit des 10 titres de cet album, sans jamais vraiment réussir à s'imposer dans ses productions.Sublimant les références eighties du dernier Air (Talkie Walkie), l'album Darkel est une disparate collection de morceaux pop aussi inoffensifs qu'un enfant de 3 ans qui s'endort en écoutant Jean-Michel Jarre.Beautiful Woman, How Brave You Are Vite oublié \u2014 Philippe Renaud, collaboration spéciale HIP HOP GHOSTFACE KILLA MORE FISH UNIVERSAL ((( ½ Deuxième tome L'ex-membre du légendaire Wu-Tang Clan remet ça: après avoir offert l'un des meilleurs albums hip hop de 2006 (Fishscale), Ghostface nous fait goûter à ses restants de studio.Du bon réchauffé, mais forcément, ça donne un disque bien moins défini que l'était Fishscale.Bourré de featurings peu nécessaires, de productions plus convenues - quoique le travail de MF Doom et Hi-Tek est encore admirable \u2014, More Fish mise sur son plus important atout, Ghostface lui-même.L'as rappeur semble infaillible; conteur passionnant et passionné, ses sombres et glauques histoires de deals qui tournent mal et autres malheurs urbains sont merveilleusement servies par cette voix reconnaissable entre toutes, ce flow intempestif et si maîtrisé.Même lorsqu'il nous sert une collection de face B (dont quelques-unes de franchement accrocheuses, Greedy Bches, Outta Town Sht, Miguel Sanchez, Grew Up Hard\u2026), Ghostface frappe dans le mille.Curiosité : l'album comprend You Know I'm No Good, un duo avec la chanteuse pop-jazz britannique Amy Winehouse.Son style, imbattable et pertinent Plus faible que Fishscale \u2014 Philippe Renaud, Collaboration spéciale CHANTAL GUY Elle n'a pas au Québec la popularité d'Albator ou de Goldorak, mais la série Lady Oscar demeure l'une des « japanimations » les plus aimées de la planète.Particulièrement des filles, auxquelles elle était destinée.Inspiré du manga La rose de Versailles écrit par Ryoko Ikeda, le dessin animé a été diffusé au Japon en 1979; au Québec, on l'a découvert au milieu dans années 80 au défunt Canal Famille.Les artistes qui ont travaillé à Lady Oscar font partie de ceux qui ont fait les beaux jours de notre petit écran dans la décennie 70: Tadao Nagahama (Ulysse 31), Osamu Dezaki (Rémi sans famille), Shingo Araki (Goldorak) Toshiharu Mizutani (Akira), notamment.Vendue depuis un bon bout de temps en France, Lady Oscar arrive enfin dans notre zone grâce à Imavision, qui le présente en deux coffrets.On ne sait trop où les distributeurs ont trouvé les bobines, mais sur les 40 épisodes, il n'y en a qu'un qui contient la chanson française du générique chantée par Marie Dauphin (Lady, Lady Oscar, elle est habillée comme un garçon\u2026); pour tous les autres, c'est la version originale japonaise.Sur le deuxième coffret, on tombe sur un épisode entier avec les voix d'interprètes différents, sans qu'on ne sache trop pourquoi.Enfin, hormis une piste audio permettant de regarder toute la série en japonais, il n'y a aucun supplément.Des détails peu encombrants pour les fans qui veulent posséder cette série animée d'une étonnante complexité.Lady Oscar, c'est la dernière fille du général de Jarjayes, née en 1785 à Paris.Son père, qui désirait avoir un fils, l'élèvera comme un garçon.Elle sera Oscar-François de Jarjayes et deviendra capitaine des gardes royales, chargée de veiller sur la jeune archiduchesse d'Autriche Marie-Antoinette.Si la première saison s'attarde sur les intrigues de la cour de Versailles ainsi que sur l'ascension de Marie-Antoinette et de Lady Oscar, la deuxième partie, elle, plonge dans l'histoire, la grande comme la petite.Tous les personnages sont entraînés dans le tourbillon de la Révolution qui est en train de naître.Tourmentée par son attirance pour le beau compte Axel de Fersen qui n'aime que la reine Marie-Antoinette, Oscar quitte la garde royale pour les gardes françaises.Son fidèle ami d'enfance, le roturier André Grandier, qui a toujours été amoureux d'elle, la suit.Il la suivrait jusqu'en enfer\u2026 En fait, on se rend jusqu'à la prise de la Bastille.On ne vous raconte pas les détails, mais soulignons qu'on n'est pas chez Disney : ça finira mal et on se souvient d'avoir chaudement pleuré, dans notre jeunesse, à la conclusion tragique et déchirante de cette aventure pleine de bruits et de fureur.Le tout a beau être extrêmement romancé, il n'en demeure pas moins que Lady Oscar reste une passionnante introduction à cette période trouble, un étonnant exercice (réussi) de vulgarisation pour les jeunes.La série avait assez frappé l'imagination à l'époque pour que Jacques Demy (oui, oui, le réalisateur des Parapluies de Cherbourg) en fasse un très mauvais film, qu'on voudrait probablement rayer de sa filmographie.Enfin, pour ceux que ça intéresse, sachez que le manga de Ryoko Ikeda, traduit en français, est aussi dans nos librairies depuis quelque temps.((( ½ Av ant la fin janvier, inscrivez-vous àla2e édition du Concours de la Relève Jazz en Rafale 2007 Plus de 5000 $deprix àgagner Informations:jazzenrafale.com ou 514 597-2477 Hiver 2007 ÉGALEMENT À L' AFFICHE HIVER 2007 ! En personne au Spectrum de Montréal 318, rue Sainte-Catherine Ouest et dans les salles où les spectacles ont lieu BILLETS HÔTEL OFFICIEL RENSEIGNEMENTS 514 871-1881 1 888 515-0515 montrealjazzfest.com 28 JANVIER 20 h Salle Wilfrid-Pelletier, PdA PACODE LUCIA SEPTET SALIF KEITA 16 FÉVRIER 20 h Salle Wilfrid-Pelletier, PdA 22 AVRIL 20 h Spectrum de Montréal COLIN JAMES & THE LITTLE BIG BAND avec invité spécial MICHAEL KAESHAMMER Après son passage à guichets fermés au Festival l'été dernier Dans le cadre du Festival MONTRÉAL EN LUMIÈRE MÍSIA 2 MARS 20 h Théâtre Maisonneuve, PdA Dans le cadre du Festival MONTRÉAL EN LUMIÈRE JOHNNY CLEGG 23 FÉVRIER 20 h Métropolis OREGON 22 FÉVRIER 20 h Spectrum de Montréal CHRIS 1er MARS 20 h Spectrum de Montréal ROY 28 FÉVRIER 20 h Spectrum de Montréal GIPSY 21 FÉVRIER 19h30 Centre Bell FLORENCE k 6 et 9 MARS 20 h Spectrum de Montréal KONONO 2 MAI 20 h Spectrum de Montréal KINGS Présenté par le Groupe Spectacles Gillett UNDERGROUND POTTER'S QUINTET HARGROVE Jazz Lab joue la musique du saxophoniste François Théberge sous sa direction avec ses invités Jeudi 15 mars, 21 h 30 Jean-Pierre Zanella Quartet avec le chanteur brésilien Altay Véloso Vendredi 16 mars, 21 h 30 Enregistré par Espace Musique Julie Lamontagne Trio Samedi 17 mars, 21 h 30 Spectacles àl'Espace Dell'Arte Michel Donato et ses amis européens Jeudi 22 mars, 21h30 (lancement de leur 2e opus) Yves Léveillée en compagnie de la pianiste japonaise Eri Yamamoto Vendredi 23 mars, 21h30 Roberto Occhipinti en quintette, en compagnie du pianiste cubain Hilario Duran Samedi 24 mars, 21h30 NOUVEAU SPECTACLE BILLETS E NVENTE À MIDI 3454011A SOUPER-SPECTACLE À 18 H / SPECTACLE À 20 H 30 Billets en vente au Casino de Montréal et sur le réseau Admission au 514 790-1245 ou au 1 800 361-4595 Groupes et Forfaits cinq diamants : 514 392-2749 ou 1 888 883-8823 Moyennant les frais de service PHOTO : HE I D I HOLLINGER AU CASINO DE MONTRÉAL DÈS LE 7 FÉVRIER 2007 3447965A ARTS ET SPECTACLES PRESSE CANADIENNE Le chanteur Henri Dès refait surface en lançant un nouvel album intitulé Les Polissongs qui met l'accent sur des titres à saveur « disco ».Le spécialiste des chansons pour enfants a affirmé qu'il veut, avec cet album, faire danser et chanter les enfants sur des airs connus tels que YMCA, Love Is All ou No Milk Today ?Henri Dès reprend ainsi des classiques du répertoire anglo-saxon des années 70 et 80 dont les paroles ont été revues et adaptées.Par exemple, Dès joue ainsi avec les mots et les sons pour transformer Born to Be Alive en Il faut que tu te laves ou encore Just a Gigolo en ça c'est rigolo.L'album compte 11 chansons-souvenirs.L'idée de faire ce genre d'a l - bum, qui pourrait aussi plaire aux parents, est du guitariste Jean- Marie Leau.C e d e r n i e r assure d'ailleurs la direction musicale et la réalisation des orchestrations.L'album comprend aussi cinq versions instrumentales.En près de 40 ans de carrière, l'auteurcompositeur- interprète a écrit plus de 180 chansons et signé 15 albums.Henri Dès a vendu cinq millions de disques dans toute la francophonie.Henri Dès lance un album disco pour les enfants Le dimanche dans VOUS DÉVOREREZ ! Le dimanche dans ARTS ET SPECTACLES SUGGESTION DVD REDS (25TH ANNIVERSARY EDITION) À la cérémonie des Golden Globes, Warren Beatty recevra lundi le Cecil B.De Mille Award, trophée honorifique récompensant l'ensemble de l'oeuvre d'un créateur.Pour saisir la mesure du personnage, il convient de revoir Reds (Les rouges), un film épique dans lequel un militant américain d'allégeance communiste est pris dans la tourmente de la révolution russe de 1917.Beatty, qui scénarise, réalise, et tient la vedette du film, s'attarde ainsi à faire connaître une page méconnue de l'histoire.La vie de John Reed donne en effet l'occasion à l'acteur cinéaste de plonger dans le monde intellectuel américain d'une autre époque, personnifié par quelques contemporains du militant: Eugene O'Neill (Jack Nicholson), Emma Goldman (Maureen Stapleton), sans oublier Louise Bryant, avec qui Reed entretiendra une liaison passionnée.Cette dernière est incarnée par Diane Keaton.Le récit est aussi entrecoupé de commentaires de véritables «témoins» de l'histoire.Dans les suppléments, réalisés à l'occasion de la sortie de ce DVD, Beatty explique en outre comment il en est venu à réunir toutes ces vieilles personnes dont les témoignages se révèlent aussi précieux qu'émouvants.Informations privilégiées qui empruntent ici une forme plutôt inattendue car celui qui a prêté ses traits au célèbre Clyde Barrow affirme d'emblée ne pas souscrire à la formule des «suppléments» dans les DVD (d'où l'absence d'une piste de commentaires).Reds occupant visiblement une place à part dans son esprit, Beatty, tout comme Jack Nicholson, le directeur photo Vittorio Storaro, et quelques autres, se prête toutefois au jeu de l'interview.Lauréat de trois oscars (photo, actrice de soutien Maureen Stapleton, et réalisation - l'oscar du meilleur film était allé à Chariots of Fire), Reds, qui avait été sélectionné 12 fois, est aussi proposé avec une piste donnant accès à une version française.Les sous-titres en français ne sont toutefois pas disponibles.\u2014 Marc-André Lussier SYLVAIN COSSETTE L'année 2006 a été remplie à ras bord pour l'auteur-compositeur-interprète Sylvain Cossette : deux Félix pour son spectacle Rendez-vous, un rôle important dans la comédie musicale à succès Dracula, la création de son premier (et fort joli) conte musical Les 7.Que lui réserve 2007?Rien de moins qu'un nouveau spectacle, intitulé Parcours et présenté au Cabaret du Casino de Montréal à compter de février.Toujours curieux de tout, Sylvain Cossette nous propose des choix à la hauteur de son amour pour la musique, la littérature et la télévision.Ce qu'il écoute : KT Tunstall, Eye to the Telescope, Virgin.Depuis quelques mois, ma vie se résume au travail.Mais j'ai plein de chansons et de disques dans mon ordi, par exemple le groupe britannique Keane, que j'aime beaucoup, ou les albums d'Elliot Smith, que j'écoute en boucle.Mais pour en revenir à KT Tunstall, je crois que c'est Andrée Watters (qui partage avec Cossette l'affiche dans Dracula) qui m'en a parlé.KT Tunstall a quelque chose de Chrissie Hynde (la leader du groupe The Pretenders), elle a du guts, elle est incroyable.À la remise des Brit Awards (où elle a remporté en 2006 le trophée de la meilleure chanteuse solo britannique), t'aurais dû la voir jouer de la guitare électrique, de la batterie, rien ne lui fait peur, elle est faite de musique, cette fille-là.Ce qu'il lit : Je suis incapable de lire ces temps-ci, j'ai trop de choses en tête.Mais je reviens toujours à certains livres importants pour moi.J'aimerais avoir le temps de relire par exemple Les piliers de la Terre de Ken Follett.Ou Le passeur de lumière, de Bernard Tirtiaux.Deux livres qui se déroulent au Moyen-Âge, parce que je suis fasciné par cette période\u2026.Même si elle me met en ta.! Ça m'enrage, tous ces gens qui meurent à cause de la religion, à cause des interdits\u2026 Remarque, ce pourquoi Le passeur de lumière a été important pour moi, c'est justement parce qu'on y suit un héros à qui la colère fait perdre beaucoup de temps.C'est une grosse leçon que j'ai apprise grâce à ce livre.Ne pas permettre à la colère de me faire perdre du temps, de l'énergie.Ce qu'il regarde : Je suis un maniaque de coffrets d'émissions télé, je les ai tous! Je recommanderais spécialement Grey's Anatomy.Non, plutôt Deadwood, qui est gravement bon.Non, non, Carnival.Ah non, je le sais : la série Six Feet Under, qui est quasi la perfection pour ce qui est de la distribution, des textes, de tout.Je ne m'en lasse pas\u2026 \u2014 PROPOS RECUEILLIS PAR MARIE-CHRISTINE BLAIS STÉRÉO PERSO POP AYO JOYFULL POLYDOR / UNIVERSAL ((( ½ Soul, reggae, folk\u2026 à l'européenne Père nigérian, mère gitane, nationalité allemande, langue anglaise (chantée), trajectoire bohémienne (Londres, New York, Paris, etc.), résidence française.Ayo, qui signifie joie en langue yoruba (ethnie importante au Nigeria), connaît une ascension fulgurante en Europe, particulièrement en France.Et pour cause: cette métisse est une authentique moissonneuse de folk, soul ou reggae, poule pondeuse d'irrésistibles mélodies, métisse assumée et resplendissante, personnage charnel avec ce sable fin dans la voix qui bouleverse les engrenages.Voilà une « naturelle » de la pop, de ces artistes rares et convoités qui enfilent des tubes sans le savoir.D'où cette carrière instantanée que les cousins comparent déjà à celles de Norah Jones ou Tracy Chapman.Au plan formel, la comparaison la plus évidente serait India Arie, dont le caractère organique (plusieurs instruments acoustiques à l'avant-plan) a fait la marque.En fait, Ayo n'a procédé à aucune réforme, si ce n'est qu'ajouter une petite touche européenne à ce mélange afrofolk déjà implanté depuis un bon moment déjà.Ce qui n'enlève rien à la fraîcheur du personnage.(En vente à la fin du mois) La fraîcheur pop Formule soul-reggae-folk un peu facile \u2014 Alain Brunet RÉÉDITION A LITTLE TOUCH OF SHMILSSON IN THE NIGHT HARRY NILSSON (LEGACY/RCA) ((( ½ Redécouvrir Harry Nilsson Qui se souvient d'Harry Nilsson?Ce chanteur américain, mort dans l'indifférence en 1994, était l'idole des Beatles, l'ami (de boisson) de John Lennon et\u2026 un des plus grands chanteurs de sa génération.On lui doit la fameuse power ballade Without You et un tube imparable (Coconut) qui sera éventuellement repris par Quentin Tarantino dans le film Reservoir Dogs.Et pourtant.Plus le temps passe, plus cet étrange personnage sombre dans l'oubli.Bonne nouvelle : deux de ses albums refont aujourd'hui surface, avec un paquet de pièces inédites.Son of Shmilsson (1972) révèle les deux visages du bonhomme, avec ses bijoux de pièces pop et ses tounes rock plus botchées.Moins éclectique, mais nettement plus séduisant, A Little touch of Shmilsson in the Night (1973) reprend des standards de jazz d'une autre époque, avec un orchestre de 40 musiciens.Pure et lisse comme une mer d'huile, la voix Nilsson est plus sublime que jamais.Assez surprenant, quand on sait qu'à cette époque, le bonhomme buvait comme trou\u2026 Une voix sublime Inégal \u2014 J.-C.Laurence REGGAE MATISYAHU NO PLACE TO BE (EPIC/SONY/BMG) (( ½ Matisyahu : battre le fer\u2026 Révélation improbable de l 'année 2006, Matisyahu aura été le premier juif hassidique à connaître un succès pop « crossover ».De toute évidence, sa compagnie de disques (Epic) veut battre le fer pendant qu'il est chaud.Six mois à peine après l'album qui l'a fait connaître (Youth) le jeune reggaeman new-yorkais revient avec un album bicéphale, qui inclut un CD de sept chansons (dont trois remix), et le DVD d'un concert à Jerusalem.Disons-le franchement : Matisyahu dévoile ici ses limites (vocales, entre autres).En l'absence du producteur Bill Laswell, son « reggae cachère » se révèle assez plat merci.C'est encore plus frappant avec sa reprise de Message in a Bottle des Police qui, malgré ses petites dérapes raggamuffin, fait bien pâle figure à côté de l'original.Quant au DVD « live », il en dit long sur le véritable public de Matisyahu : même à Jérusalem, il n'y a aucun Hassidim dans la salle.Bon point par contre : le spectacle est ponctué d'entrevues (trop courtes) avec le chanteur, qui explique son rapport à la musique et la religion.Matisyahu n'aura-t-il été qu'une curiosité?Reggaeman hassidique : on n'en revient toujours pas.Original, mais pas nécessairement génial \u2014 Jean-Christophe Laurence CHANSON FRANKMARTEL ET L'OUEST CÉLESTE MONSIEUR FAUTEUX M'ENTENDEZ VOUS?/ DAME (((( À l'Ouest de l'accent circonflexe Il lui pousse des nageoires, il sent monter en lui le dérisoire.Il recense des bigoudis dans un baril de poulet frit.Il y a aussi un carouge à épaulettes, un chat boiteux qui boite de bas en haut.Les partitions de l'amour se sont envolées de chez lui.Et pleuvent les onomatopées: wa-na-hi-wa-na! Rien à piger?Toujours absurde?Post-automatiste?Who cares.Pris hors contexte, ces fragments de chansons ne riment à rien.Dans leur contexte, ils sont parmi les matériaux d'un univers aussi foisonnant que fascinant.Ce jeu de niveaux n'est peut-être pas toujours d'une cohérence exemplaire, il demeure épidémique du début à la fin.À mon sens, le principal élément irritant demeure la voix du chanteur, qui manque parfois de justesse lorsque les notes sont appuyées.Pour un tel zigoto, remarquez, ce n'est pas un irritant majeur\u2026 mais puisque Frank Martel choisit de se frotter à des musiciens de talent (le guitariste et réalisateur Bernard Falaise, le percussionniste Michel F.Côté et autres membres de l'Ouest céleste) qui savent déconstruire ces références populaires qui lui vont comme un gant (country, folk, bluegrass, ballades africaines, avantrock bruitiste, etc.), il aurait intérêt à parfaire sa technique vocale.Ce qui n'est pas un must absolu à l'Ouest de l'accent circonflexe.L'univers de Frank Martel Certains jeux de niveaux, certaines fausses notes \u2014 Alain Brunet PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE© ARTS ET SPECTACLES SYLVIE ST-JACQUES Un couple de Suédois (Gabriel Arcand et Danielle Lépine) s'installe en Afrique.Dans le cadre d'un projet d'aide internationale, ils contribueront à creuser 300 puits d'eau potable.Arrivés en fin de parcours, l'homme et la femme constatent leur échec, profondément ébranlés par l'expérience africaine.Comme plusieurs coopérants, ils ont séjourné en Afrique sans jamais s'en imprégner, barricadés dans leur maison décorée à la suédoise, dans la communauté d'expatriés qui leur sert de tour de Babel.Une douzaine d'années après leur exil en sol africain, seulement trois des puits sont fonctionnels.Et il y a la corruption, le piège du racisme, l'hypocondrie et même les fourmis qui les somment de rentrer chez eux.« Sur fond de dénonciation, Mankell dresse un portrait très dur de l'aide internationale », indique Carmen Jolin, qui signe la mise en scène d'Antilopes.Celle qui, depuis 20 ans, travaille au sein du Groupe La Veillée, décrit comment Henning Mankell tisse avec doigté et nuance la défaite du couple à l'issue d'une expérience ratée.« Les souvenirs de chacun ne sont pas les mêmes, parce que l'expérience de l'Afrique est différente d'une personne à l'autre.» Antilopes baigne souvent dans le non-dit.Mankell aborde les relations homme-femme d'une façon que privilégient souvent les auteurs suédois.On peut d'ailleurs y voir un rapprochement avec Stringberg.Comme dans La danse de mort, où un personnage étranger s'interpose dans la vie d'un couple isolé dans une île, le duo plongé dans la torpeur offre un constat déprimant à un troisième personnage (Paul Doucet), le coopérant suédois « remplaçant » qui débarque avec ses idéaux.« On apprend graduellement que l'homme a eu des dérapages, même s'il n'est pas vraiment un pédophile.Mais Mankell ne fait pas juste dire que les Blancs sont les méchants.Du côté africain, il y a aussi des choses compliquées qui se passent, les batailles entre les tribus, les luttes de pouvoir.» L'exil artistique À quelques jours de la première, Carmen Jolin parle d'Antilopes avec une urgence semblable à celle du voyageur qui rentre d'un exil éprouvant.Cette rencontre avec l'Afrique de Mankell lui a légué maintes questions sans réponse, notamment à propos du malaise entre citoyens du Nord et du Sud.« J'ai croisé, pendant le temps des Fêtes, des amis qui ont travaillé sur des projets d'aide internationale et qui m'ont raconté des choses incroyables.» En cours de démarche, Carmen Jolin s'est aussi plongée dans la lecture d'Ébène de Ryszard Kapuscinski, où le journaliste polonais relate sa plongée dans l'Afrique, un continent d'extrêmes qui ne laisse personne indemne.Le propos est d'une grande pertinence, et la notoriété de Mankell piquera certes la curiosité des moins habitués du Prospero.En revanche, assure Carmen Jolin, c'est d'abord pour sa qualité dramatique que Téo Spychalski a choisi Antilopes.Même que le directeur artistique de La Veillée, qui n'est pas un amateur de romans policiers ignorait que Mankell était un écrivain aussi célèbre.Des décennies à partager son temps entre la Suède et le Mozambique - où depuis 1987, il dirige le théâtre Avenida de Maputo - ont donné à Henning Mankell une connaissance approfondie de l'Afrique.Comme dans son roman Le fils du vent, Mankell expose dans Antilopes une réflexion sur le continent noir, amorcée en 1972, année de son voyage formateur en Guinée- Bissau.« Dans le cas de plusieurs projets d'aide internationale, ce sont les donateurs qui font le plus de profits.Henning Mankell, qui connaît tellement l'Afrique, a dû en voir de toutes les couleurs.» Aussi, a-t-il certainement croisé quelques expatriés qui, comme le couple de Suédois de la pièce, s'établissent en Afrique sans s'y enraciner.« Ils vivent dans un appartement contemporain suédois.Sur la scène, il n'y a d'ailleurs aucun signe de l'Afrique.Par le son, l'entrée de personnages et l'éclairage, on sent pourtant que l'Afrique pénètre leur demeure et les envahit.» Lucide et nuancé, Mankell enrobe de mystère les références à la corruption, aux dérapages.« L'échec de cette expérience soulève chez le couple des pensées qui ressemblent à des vieux préjugés.Ils ont voulu bien faire les choses, leurs intentions étaient bonnes, mais les bases de béton de leurs puits ont été volées.Pourquoi les pauvres les ont-ils volées?Parce qu'ils n'ont rien.Mais s'ils ont faim, décident-ils, c'est qu'ils auraient dû prendre leurs pioches et cultiver la terre.Et voilà qu'ils se mettent à qualifier les Noirs de paresseux.» Une bonne dose de réalité, qui risque de briser les lunettes roses de ceux qui pensent contribuer à sauver le monde en signant un chèque à Oxfam ou Vision mondiale.Antilopes, de Henning Mankell, traduction de Gabrielle Rozsafly, mise en scène de Carmen Jolin, au théâtre Prospero, du 16 janvier au 10 février.CARMEN JOLIN/ Antilopes Souvenirs d'Afrique PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE © C'est d'abord pour sa qualité dramatique que Téo Spychalski, directeur artistique de La Veillée, a choisi la pièce d'Henning Mankell, assure Carmen Jolin, qui signe la mise en scène d'Antilopes.SYLVIE ST-JACQUES « Ce n'est pas du tout une pièce à message », tranche Macha Limonchik.Dans Du vent entre les dents, la belle comédienne incarne Sue Makami Her Many Horses, une prostituée amérindienne semblable à celles qu'on croise à l'angle des rues Saint-Laurent et Sainte-Catherine.Une métamorphose à laquelle elle se prête avec joie, après un automne à la télévision où elle a révélé « tout sur Macha ».« Après s'être jouée soimême, c'est le fun de disparaître derrière quelqu'un.Je suis bien contente de porter toutes ces couches de costume et ne plus avoir besoin de me rentrer le ventre ! » lâche-t-elle en riant.Dans Tout sur moi, il était difficile de distinguer le vrai et fictif.Rapidement, en entrevue, un constat s'impose : Macha Limonchik porte en elle autant de doutes que son double autofictif.Pas qu'elle soit névrosée ou qu'elle manque maladivement de confiance en elle.Seulement, elle pèse ses mots, a le souci de la précision, par désir de bien traduire l'esprit de la pièce.Surtout, Macha Limonchik craint comme la peste qu'on s'imagine que le propos de la pièce est « cucul.» « C'est l'histoire d'une famille un peu décomposée.On fête l'anniversaire d'un petit garçon, Kevin Olivier, et l'arrivée de sa soeur Jessica, de retour de Los Angeles après avoir subi une complète transformation physique.C'est aussi l'inauguration de la nouvelle piscine de Lynda, un médecin qui travaille dans le Centre-Sud.À un moment donné, Kevin va disparaître, sans qu'on sache comment ni pourquoi.» Pendant ce temps, une fumée jaune qui empeste la ville va angoisser les gens et les obliger à se reconnecter les uns aux autres.« La nature qui se déglingue, combinée à la disparition de Kevin, va fragiliser et angoisser les personnage », indique la comédienne.Pendant ce temps, dehors\u2026 Du vent entre les dents a beau se dédouaner de l'étiquette « pièce à message », sa proposition est drôlement d'actualité, en ce début d'hiver qui a ressemblé à un printemps précoce.« Au retour des vacances de Noël, on venait répéter tandis qu'il faisait 15 degrés dehors.Dans les rues, ça avait l'air du printemps et cela nous rendait profondément inquiets.On avait le sentiment que ce n'était pas normal et dangereux.On avait une vision d'apocalypse.» Les personnages créés par Emmanuel le Jimenez sont tous des êtres en déséquilibre, mal dans leur petite vie sans trop savoir pourquoi.La plus « poquée » de la bande, Sue Macami, est pourtant la moins désespérée.« C'est le personnage qui arrive le mieux à mettre le doigt sur les choses.Dans son délire d'alcool, on comprend que l'incendie de son lieu d'origine lui cause une grande tristesse.Elle ne sait plus d'où elle vient, elle est perdue et vit dans une flaque toute sale pleine du crachat des autres.Mais elle sait qu'elle veut trouver une famille, quelque part.» Anecdote qui fera sourire les fans de Tout sur moi : la comédienne Émilie Bibeau qui, dans la série, vampirise la vie de Macha à la manière d'une « Single White Female », fait aussi partie de la distribution.Les couteaux volentils bas en répétition ?« Émilie partage ma loge, on s'entend bien et elle est très fine, précise en rigolant Macha Limonchik.Je n'ai pas le goût que les gens s'imaginent qu'elle est méchante et manipulatrice.C'est tout le contraire ! » Seul élément de l'histoire qui n'est pas issu de l'imagination un brin perverse de Stéphane Bourguignon, c'est la rencontre entre les deux comédiennes.Dans la vraie vie, Émilie Bibeau a bel et bien épaulé Macha Limonchik lorsque cette dernière, totalement débordée, n'avait plus de temps pour apprendre ses textes ou ouvrir son courrier.« J'ai aimé voir à quel point les gens ont embarqué dans le deuxième niveau de la série.Les gens aiment les personnages de méchants », ajoute Émilie Bibeau qui, dans Du vent entre les dents, incarne une ancienne obèse transformée par des chirurgies esthétiques extrêmes.Maintenant que Tout sur moi a quitté le petit écran, c'est le temps ou jamais d'aller voir ses héros dans leur « vraie vie », sur la scène.Du vent entre les dents, texte d'Emmanuelle Jimenez, au Théâtre d'Aujourd'hui, du 16 janvier au 10 février.THÉÂTRE / Du vent entre les dents Ce jour-là, il faisait jaune PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE © Après la télésérie Tout sur moi, Macha Limonchik et Émilie Bibeau se retrouvent sur les planches dans la pièce Du vent entre les dents, présentée au Théâtre d'Aujourd'hui.C'était à l'été 2002.Transportée par le vent, une fumée jaune causée par des incendies de forêt au nord du Québec avait voyagé jusqu'à Montréal et enveloppé la ville d'une aura dorée.Ce jour-là, tandis que l'inquiétude planait sur la ville, le germe de la pièce Du vent entre les dents est né dans l'esprit d'Emmanuelle Jimenez.Un prof de primaire, un médecin, une jeune femme remodelée à neuf, une prostituée amérindienne sont au nombre des personnages antagonistes de cette pièce où les angoisses environnementales résonnent en sourdine.« Au retour des vacances de Noël, on venait répéter tandis qu'il faisait 15 degrés dehors.On avait le sentiment que ce n'était pas normal et dangereux.On avait une vision d'apocalypse.» Rarement (pour ne pas dire jamais) est-il question de l'Afrique au théâtre.Henning Mankell était l'écrivain tout indiqué pour transposer sur la scène une certaine réalité africaine.Mankell, l'adulé auteur de romans policiers et père de l'enquêteur Kurt Wallander ?Exact.On a tendance à l'oublier, mais celui qui a connu la notoriété mondiale avec ses polars a d'abord été un homme de théâtre.Avec Antilopes, l'écrivain d'origine suédoise, qui vit la moitié de l'année au Mozambique, a recréé pour la scène l'immense complexité des rapports entre Blancs et Africains.« Sur fond de dénonciation, Henning Mankell dresse un portrait très dur de l'aide internationale.» Produits de lessive et covoiturage.Animation : Pascale Tremblay Cesoir 18h30 telequebec.tv La vie en vert 3451862A ARTS ET SPECTACLES VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION JADE BÉRUBÉ CRITIQUE COLLABORATION SPÉCIALE Juan est comme son père, il n'a pas les pieds sur terre.Une grosse malle devient rapidement un cheval à enfourcher pour aller combattre les plantes carnivores en forme de bassine.Et que dire de son chien brosse ! Non, Juan ne manque pas d'imagination.Il invente d'ailleurs un nouveau mot.Antaviana.Qui ne veut rien dire, enfin pas encore.Ce petit bonhomme dégourdi, vêtu de culottes courtes et de bas ravalés, arpente donc la scène de la Maison Théâtre, cahier d'écriture à la main.À quoi pourrait donc servir son mot tout neuf ?Un héros de film ?Une note dans un bulletin ?Un mot sacré permettant aux forces obscures du ciel de se manifester ?Antaviana.Le mot qui vient de naître sera pour le petit Juan une invention libératrice qui lui permettra de tisser un ultime lien avec son père, le grand inventeur d'idées jeté en prison pour avoir trop parlé.Voilà la jolie prémisse du texte de l'auteur et metteur en scène Philippe Soldevila qui s'est de nouveau allié au Théâtre des Confettis pour livrer une première oeuvre destinée à un jeune public.Pour parler aux enfants, Soldevila choisit en toute humilité de raconter l'histoire de son père, né en Catalogne, tout en s'inspirant des nouvelles de Pere Calders.Lauréat du Masque de la production jeune public 2006, ce Conte de la lune, produit également en collaboration avec le Théâtre Populaire d'Acadie, réussit donc le difficile pari d'intéresser le jeune public de 8 à 12 ans avec une histoire se déroulant dans l'Espagne des années 40.C'est un narrateur qui ouvre cette pièce en forme de page d'histoire familiale.Celui-ci annonce que le récit s'articulera autour de la vie de son propre père né il y a 75 ans.Mais à la surprise des enfants de l'auditoire, ce père n'est encore qu'un garçonnet fantasque qui s'amuse à faire japper un soldat de plomb.L'identification est immédiate, que l'on soit de n'importe où.Et soudain, ce sont nos propres parents que l'on imagine tout petit, avec un plat creux sur la tête et un cintre en guise d'épée.Outre ce procédé fort habile, ce Conte de la lune a aussi le grand mérite de redonner ses titres de noblesse à la créativité et la fantaisie, aptitudes malheureusement en voie de disparition dans la société actuelle.Certes, Soldevila en profite pour parler de lien filial, de guerre, d'idéaux.Mais au-delà de ces thèmes, l'auteur signe surtout une ode à l'imagination et à la poésie.Juan, petit-fils spirituel de Don Quichotte, s'émerveille de tout.Et surtout, aspire à s'émerveiller.Ce louable mandat est remarquablement rempli grâce à l'apport de Christian Essiambre, l'interprète pétillant du gamin.Essiambre sait magni f iquement incarner toute l'ébullition de l'enfance et la transmettre au petit public en face de lui, s'amusant ferme avec les objets et utilisant aisément le lazzi.Jeudi matin, à la Maison Théâtre, le rideau est d'ailleurs tombé sur un auditoire, il me semble, un peu moins engourdi qu'à l'arrivée.Antaviana ! ont crié certains, avant de remonter dans l'autobus.Antaviana, mon pote.Conte de la lune, de Philippe Soldevila, une création du Théâtre des Confettis et du Théâtre Populaire d'Acadie.Pour les 8 à 12 ans.À la Maison Théâtre, jusqu'au 21 janvier.THÉÂTRE / Conte de la lune Tous à la lune ! Conte de la lune réussit le difficile pari d'intéresser le jeune public de 8 à 12 ans avec une histoire se déroulant dans l'Espagne des années 40.Ce Conte de la lune a le grand mérite de redonner ses titres de noblesse à la créativité et la fantaisie.185 \u2014 \u2014 556 \u2014 67 180 \u2014 \u2014 137 \u2014 \u2014 \u2014 9 9 17 h00 17 h 30 18 h00 18 h 30 19h00 19h 30 20 h00 20 h 30 21h00 21h30 22h00 22h 30 23h00 23h 30 BEV VD VDO 17 h00 17 h 30 18 h00 18 h 30 19h00 19h 30 20 h00 20 h 30 21h00 21h30 22h00 22h 30 23h00 23h 30 BEV VD VDO CBC CTV-M GBL-Q ABC CBS NBC PBS-P PBS-B A & E ARTV BRAV CD CinéPOP DISC EV FC FOX HI HIST MMAX MP MTL RDI S+ SE SHOW TFO TLC TTF TV5 VIE VOX VRAK RDS SPN TSN SRC TQS TQc SAMEDI 13 JANVIER Les pieds dans la marge 5 sur 5 Le Téléjournal La Fureur / Ariane Moffatt, Karkwa, Eva Avila Infoman Dre Grey, leçons d'anatomie / Début - En chirurgie, Meredith est accueillie par la \u201cnazie\u201d.Le Téléjournal Fran Coeur / Bernard veut vendre la ferme MYSTERY, ALASKA (5) avec Russell Crowe, Mary Mc Cormack BATMAN À JAMAIS (4) avec Val Kilmer, Tommy Lee Jones (15:30) Le TVA 18 heures RETOUR VERS LE FUTUR II (4) É.-U.1989.Comédie fantaisiste de Robert Zemeckis avec Michael J.Fox .\\ Grâce à une machine à voyager dans le temps, un adolescent se rend en 1955 afin d'annuler la cause de bouleversements historiques provoqués par un vieillard.LE SEIGNEUR DES ANNEAUX II (2) É.-U.2002.Conte de Peter Jackson avec Elijah Wood, Sean Astin et Viggo Mortensen.\\ Des humains et des êtres fabuleux combattent les armées d'un sinistre seigneur et d'un sorcier qui convoitent un anneau magique.Qu'est-ce qui mijote?Le Journal Drôle, Drôle, Drôle FILM DE PEUR 3 (6) É.-U.2003.Avec Anna Faris.\\ Une journaliste cherche à établir un lien entre une cassette vidéo meurtrière et une invasion extraterrestre.TROIE (4) É.-U.2004.Drame épique de Wolfgang Petersen avec Brad Pitt, Eric Bana et Orlando Bloom.\\ L'enlèvement de la reine Hélène de Sparte par le jeune prince Pâris provoque la guerre de Troie.Le Journal LE SECRET D'EMMANUELLE avec M.Walerstein Une pilule, une petite granule / Le Ritalin, un médicament qui sème la controverse.Dernière Édition La vie en vert Les Francs-tireurs / Gilles Proulx La Planète bleue / Crimes dans la nature - Qui a tué le kangourou?Belle et Bum / Gregory Charles, Kim Richardson, Térez Montcalm, Xavier Caféine, Louis-Philippe Dandenault TENUE DE SOIRÉE (3) Fr.1986.Comédie de moeurs avec Gérard Depardieu.\\ Un couple de paumés tombe sous l'emprise d'un personnage douteux.Hockey Day in Canada Sat.Report Sat.Night Hockey / Canucks - Maple Leafs Hockey / Oilers - Flames According to Jim CTV News Sportsnight W-Five: Unsafe to Teach A FRIEND OF THE FAMILY avec Laura Harris, Kim Coates Whistler CTV News News NFL Football / Séries éliminatoires: Colts - Ravens (16:30) NFL Football / Séries éliminatoires: Eagles - Saints Sat.Night College Basketball (15:30) ABC News .Raymond Will & Grace / Deux épisodes THE TERMINAL (4) avec Tom Hanks, Catherine Zeta-Jones Sex and the City / Deux épisodes NFL Football / Séries éliminatoires: Colts - Ravens (16:30) NCIS CSI: New York 48 Hours Mystery News Late Night Golf / PGA.(16:30) News NBC News Stargate SG-1 Dateline NBC Psych Law & Order: SVU Sat.Night Celtic Woman: A New Journey André Rieu: Live in Tuscany André Rieu: Live in Dublin BBC News Monty.VPT Favorites (16:00) As Time.Perfect State .Served?Chef! VPT Favorites Sell this House / Trois émissions Big Spender Sell this House / Deux émissions Flip this House / Deux émissions Klu Klux Klan: A Secret History Cher Olivier .Crazy Horse La Vie, la vie Pour l'amour du country Viens voir les comédiens .soirée avec Denise Filiatrault Toute une soirée avec Denise Filiatrault Jazz en cinq.SABRINA (4) (15:30) Arts & Minds Dance.The Best 25 Years of Pop Duetti D'Amore: Andrea Bocelli in Concert Entourage Experts en crime Fallait y penser! / L'Aquarium Drôle.Juste pour rire Soirées d'humour 2005 / Jean-Thomas Jobin et Maxim Martin Stars sur le vif Webdreams Excès de stars Winchester 73 (16:30) La cuisine des anges (18:10) La canonnière du Yang-Tsé Capricorne un The Blasters How it's Made Future Weapons How do they do it?Dirty Jobs / Chimney Sweaper Criss Angel: Mindfreak Myth Busters Top des stars Soif de voyage Mordu de la pêche Roses des Sables / Jamais vu Biosphère / Clayoquot Sound Partons, la mer est belle Danse, passion du monde 24 heures de la vie d'une ville Kim.(17:12) Phil.(17:39) Sadie (18:06) Darcy (18:33) .so Raven Zoey (19:25) .Derek (19:49) .Bonnie (20:38) FROZEN IMPACT (6) avec Ted Mc Ginley, Linda Purl .(22:34) BLANK CHECK (6) (22:50) Friends / Deux épisodes Pub .70s Show Seinfeld NFL.NFL Football / Séries éliminatoires: Eagles - Saints Mad TV Espions / Victimes oubliées.Sept merveilles./ La Manic Passion Maisons / Isle-Verte .qui ont changé le monde D.O.S.opérations spéciales LE BOXEUR (4) avec Daniel Day-Lewis, Emily Watson Battlefield Detectives Disasters of.Ancestors.CSI: New York Midnight Massacre.SCARFACE (4) avec Al Pacino, Steven Bauer VH1 Rock Honors (16:00) Ça commence.Box Office Info Max La mode.Made in.Évolution Hollywood Fantaisies Style de star La vie.Les 101 maladresses de la mode M.Net BO2 Pop! Nés sous.Exposé.Matche-moi.Laguna.Tatoués Pimp mon char .Barker Les Trois Accords Arte Mondo Ciao Montreal La Caravane From Egypt Magazine libanais Paysage.Bangla TV Parsvision Ukranska.Teleritmo Mad TV Téléjournal La Facture La Semaine verte Le Monde 5 sur 5 Enjeux / Les Enfants proies Téléjournal 109 Vu du large Téléjournal La Facture Les Experts Les Soeurs Mc Leod Juste Cause La Loi & l'Ordre: crimes sexuels Porté disparu Témoins silencieux Fortune et Trahisons Bleu d'enfer (17:15) Les Quatre Fantastiques (19:10) Chez Big Momma 2 (21:05) Quel délire Pete Tong! (22:45) Life on Mars Silent Witness X-RATED (5) avec Gordon Michael Woolvett, Stacie Mistysyn Kenny vs.Rent.CSI: Miami LANTANA (3) Je vis ta vie 1er Emploi Correspond.Presserebelle Panorama Insectia Jazz Cabaret / Denzal Sinclaire LES PETITS CÂLINS (5) avec Dominique Laffin, Roger Mirmont Aux limites du corps Property Ladder Flip that House / Quatre émissions Moving up Flip that House / Deux émissions Trading Spaces Moving up DELILAH & JULIUS - LA JUSTICE EST D'OR.Film d'animation Di-Gata.Classe, Titans Billy & Mandy Futurama Les Simpson Les Griffin South Park La Côte Ouest Les Simpson Futurama La carte aux trésors (16:00) .(18:05) Journal (18:35) Par ici la vie Les Années Bonheur L'envers.Village.Le Journal L'OMBRE.30 Jours Joue au docteur César.Décore ta vie Métamorphose Bye-bye maison! Manon.On a échangé nos mères Super Nanny La vie avant tout Le 9.5 Boom la vie Parole et Vie Plaisir de skier Xskatera .École Jeunes, la rue Ar Shiteches.1res Vues Baromètre Le 9.5 Babillard Tête.Méchant.Smallville Les Frères Scott Newport Beach Gilmore Girls .c'est fait Z=MC2 La porte d'Atlantis Délire techno Mélinda, entre deux mondes Surnaturel PILOTES SANS PEUR (6) avec Freddie Prinze Jr, Tchéky Karyo Football / Séries éliminatoires: Colts - Ravens (16:30) Sports 30 NFL Football / Séries éliminatoires: Eagles - Saints Sports 30 .poker NBA Action Overtime Hockeycentral Saturday NBA Basketball / 76ers - Bobcats Saturday Night Poker Sportsnet Connected Legends Cup Poker (16:00) Sportscentre Strongest Man Boxing / Samuel Peter - James Toney Sportscentre Viking.Histoires (21:45) Knights of.TVA 19h Les francs-tireurs Gilles Proulx, confrontations et surprenantes confessions.telequebec.tv Maitrede la controverse 3451827A Words to Music:The Canadian Songwriters Hall of Fame Regardez la Television de la CBC le lundi 5 mars des 20 heures (20 h 30 HTN) pour une emission speciale, et des reprises sur CMT Canada.Diffuse d'un ocean a l'autre le lundi 29 janvier des 9h00 sur Espace Musique a Radio-Canada - 11h00 sur CBC Radio One et 20h00 a CBC Radio Two.Le nombre de billets est limite.Pour rejoindre la billetterie du Pantheon des aujourd'hui : 416-469-9619 Les artistes invites sont : Isabelle Boulay, Patrick Bruel, Michael Buble, Karkwa, Florence K, Laurence Jalbert, Marie-Eve Janvier, Marc-Andre Fortin Les intronises de 2007 sont : Jean-Pierre Ferland, Joni Mitchell www.cansong.ca 3450033A ARTS ET SPECTACLES CLASSIQUE Retrouvez les chroniques de Claude Gingras sur www.cyberpresse.ca/musique CLAUDE GINGRAS Un etrange melange de passion et de melancolie caracteris la musique de chambre de Brahms, tant les oeuvres de jeunesse que celles de la maturite et des dernieres annees.Effleure ou meme ignore par bien des interpretes, ce sentiment est omnipresent dans trois recents enregistrements consacres a la Kammermusik du compositeur: les trois Trios pour piano, violon et violoncelle (opp.8, 87 et 101) par le Trio Wanderer, chez Harmonia Mundi; les trois Quatuors pour piano, violon, alto et violoncelle (opp.25, 26 et 60) par Marc-Andre Hameli n et le Trio Leopold, chez Hyperion; enfin, chez Praga, le premier des trois Quatuors a cordes (op.51 no 1) par le Quatuor Prazak, auquel se joint le clarinettiste Pascal Moragues pour le Quintette op.115.Le Tr io Wanderer (francais, malgre son nom allemand) apporte a Brahms le grand souffle romantique des interpretes du passe, faisant meme une petite place au rubato, voire a l'emphase.Voici des musiciens qui jouent Brahms a plein et vont au bout de la sonorite, dans la meilleure tradition germanique.Une seule reserve: comme les trois Trios n'occupent pas les deux disques de l'album, on a complete celui-ci avec le premier Quatuor pour piano et cordes (ou un alto se joint au groupe).Il eut ete plus interessant d'inclure le quatrieme Trio, en la majeur, oeuvre de jeunesse rejetee, dit-on, par son auteur, mais neanmoins enregistree par le Trio Beaux-Arts.Ainsi, l' integrale du Wanderer eut ete vraiment complete.Le Trio Leopold, partenaire de Hamelin dans les trois Quatuors avec piano, avait ete bien mediocre lors du concert qu'il donnait avec lui en 2000 a Pro Musica.Le groupe a maintenant un nouvel alto et s'est grandement ameliore.Hamelin reste encore le meneur de jeu mais, cette fois, les autres le suivent avec une reelle musicalite.Hamelin complete l'album avec une lecture tres interieure des trois Intermezzi op.117.De Prague, enfin, le Quatuor Prazak donne une interpretation vibrante du premier Quatuor et Moragues cree sur sa clarinette la couleur plaintive et automnale que requiert l'op.115.Prise de son moins claire cependant que dans les deux autres enregistrements.BRAHMS : musique de chambre Trio Wanderer Harmonia Mundi, alb.2 d., HMC 901915.16 Marc-Andre Hamelin, pianiste, et Trio Leopold Hyperion, alb.2 d., CDA67471/2 Quatuor Prazak et Pascal Moragues, clarinettiste.Praga, 250 227 CLASSIQUE Brahms : passion et melancolie Semaine hommage a l'Orchestre symphonique de Montreal.Apres le compositeur italien contemporain Luigi Nono, l'OSM saluera le general Romeo Dallaire, mardi et mercredi, pour son courage et sa compassion lors du genocide rwandais il y a une dizaine d'annees.MARIO CLOUTIER Le general Romeo Dal lai re n'aimait pas les hommages jusqu'a ce qu'un ami lui fasse remarquer, il y a une dizaine d'annees, qu'il pouvait s'en servir comme tribune.L'humaniste, toujours pret au combat, a alors change d'avis.Mardi et merc redi , Kent Nagano et l'OSM lui rendront hommage lors d'une soiree paroles et musique.Beethoven est au menu musical, mais le general aimerait bien avoir la chance de prendre la parole pour revenir un peu sur le Rwanda et le Darfour , nous a-t-il confie en entrevue telephonique.A 60 ans, cet homme d'action ne tient pas en place.La retraite ne lui va pas du tout.Il siege au Senat canadien et preside un comite des deux chambres sur les droits de la personne, cree juste avant Noel.Il a un bureau a l'Universite Concordia, aussi, ou il collabore aux travaux d'un centre de prevention des genocides qui est relie aux Nations unies.Toujours a l'affut des drames humains, ici et ailleurs, Romeo Dallaire s'interesse egalement a l'exploitation sexuelle des enfants autochtones.Enfin, il termine la recherche de son deuxieme livre portant sur le fleau les enfantssoldats dans le monde.Sa venue a l'OSM est une idee de Kent Nagano lui-meme.Depuis sa nomination, le maestro a contacte plusieurs personnalites quebecoises auxquelles il compte rendre hommage.Je n'ai jamais ete a l'aise avec l'utilisation du mot heros, par exemple.Mais j'ai accepte de participer parce que j'ai trouve le geste de l'OSM drolement genereux , souligne le militaire.Au sujet de cette initiative, il y voit une preuve de la conscience sociale de l'institution.Ce sera une maniere d'initier un autre public aux drames vecus sur la planete, mais peutetre auss, j'espere, d'amener de nouveaux spectateurs a l'OSM.Pour moi, il est important que les choses bougent.Je m'apercois avec plaisir que sont les jeunes de moins de 30 ans qui sont les plus conscients de ces problemes aujourd'hui , note-t-il.Colm Feore Mais Beethoven et le general Dallaire ne seront pas seuls sur scene.L'acteur shakespearien, Colm Feore, mieux connu desormais comme membre du populaire duo de flics de Bon Cop, Bad Cop au cinema, lira un texte du critique et librettiste Paul Griffiths traitant du courage et de la compassion en situation de crise.C'est un poeme assez simple dans le genre de T.S.Eliot.C'est un peu une histoire de tous les holocaustes, ambigue et derangeante , explique le sympathique acteur qui n'a guere plus le temps de jouer au theatre depuis des annees, meme s'il vit a Stratford .du festival du meme nom .en Ontario.Le texte et la musique d'Egmont de Beethoven, composee a l'origine pour accompagner sur scene le drame de Goethe, s'entremeleront sur scene.Colm Feore n'y voit pas de difficulte particuliere, sauf qu'il dit compter sur les repetitions avec l'orchestre pour parfaire sa prestation.J'ai grand espoir que M.Nagano me fasse signe quand il sera temps de parler, fait-il en rigolant.Mais avec un texte neutre comme celui-ci, universel et intemporel, tout dependra de l'interpretation.Sous la baguet te de Kent Nagano, l'OSM jouera egalement la Symphonie no 2 de Beethoven.Egalement inscrits au concert, on retrouve le Choeur de l'OSM et la soprano Christiane Oelze.Le General, concert hommage de l'OSM au general Romeo Dallaire, sous la direction de Kent Nagano.Salle Wilfrid-Pelletier, mardi et mercredi, 16 et 17 janvier a 20h.L'OSM HONORE ROMEO DALLAIRE Beethoven, le general et le bon cop PHOTO ROBERT MAILLOUX, ARCHIVES LA PRESSE c Le general Romeo Dallaire compte bien profiter de la tribune qui lui est offerte pour initier un autre public aux drames vecus sur la planete . Hâtez-vous! Ce chef-d'oeuvre retourne au Louvre.Girodet Le rebelle romantique Jusqu'au 21 janvier 2007 Maintenant ouvert jusqu'à 21h du mercredi au vendredi Renseignements: 514-285-2000 Plus de 500 000 visiteurs à Paris, New York et Chicago.Anne-Louis Girodet, Atala au tombeau dit aussi Les funérailles d'Atala (détail), 1808, Paris, musée du Louvre.Photo © RMN / René-Gabriel Ojéda www.mbam.qc.ca 3451673A PRIS AUX TRIPES! Pendant que vous faites encore réchauffer les restants de la dinde de 18 livres que vous avez fait cuire dans le temps des fêtes, on vous présente nos propres restants du spécial Infoman 2006.Question quiz?Alors que sévissent la gastro, la grippe et le c.difficile où peut-on entrer le plus facilement: dans un hôpital ou une porcherie?Infoman a fait le test et vous verrez qui bénéficie du plus de précautions.le malade ou le jambon?Aussi: Mc Gilles s'attardera à la poésie urbaine que représente la décoration de Noël à moitié dégonflée dans un paysage de bayou.Puis Chantal Lamarre grâce au tout nouveau gadget, «My lil reminder », se souviendra de la fugue de Myriam Bédard, du temps doux et de la «plutonisation » de Rona Ambrose.CE SOIR 19H30 WWW.RADIO-CANADA.CA/INFOMAN INFOMAN 3449972A ARTS ET SPECTACLES CLASSIQUE REDPATH HALL (UNIVERSITÉMCGILL) Ensemble Caprice et Ensemble Solamente Naturali (Bratislava).Vivaldi : 20h.VARIÉTÉS CABARET DU CASINODEMONTRÉAL Boogie Wonder Band: 20h30.On the road again : 13h30.CLUB SODA Reset : 21h.LA TULIPE Pop 80 : 21h.OPATROVYS Labproject 33: 21h30.PETIT CAFÉ CAMPUS Makak + Vitamine Bleue + Vers Lime : 20h30.PLACE DES ARTS - THÉÂTREMAISONNEUVE Célébration du Nouvel An chinois : 20h.STUDIO-THÉÂTRE DE LA PLACE DES ARTS Dominica Merola: 20h.THÉÂTRE DU CENTRE BELL Jean-Pierre Ferland: 20h.SPECTACLES Tous les samedis dans CE QU'ON A VU, CE QU'ON EN PENSE.MARIE-CHRISTINE BLAIS CRITIQUE Au Québec, le country est le parent pauvre de la musique: peu de subventions, peu de visibilité médiatique.Faute de moyens, rares sont les spectacles qui ont droit à une production aussi soignée et léchée que l'hommage au country nord-américain On The Road Again, présenté par les Bourbon Gautier, Guylaine Tanguay, Claude Valade et compagnie au Cabaret du Casino de Montréal.Cette nouvelle revue musicale du Casino est faite comme à peu près toutes ses revues : c'est principalement une enfilade de pots-pourris, avec chanteurs qui multiplient les jolis costumes et danseurs qui enchaînent les numéros.Mais dans cette production-ci, les medleys sont vraiment très bien pensés, les chorégraphies sont dynamiques et les costumes, réussis \u2014 en voulez-vous, du chapeau Stetson, du bandana, de la frange et des bottes de cow-boy, en voilà.Et surtout, les cinq chanteurs et les cinq musiciens sont particulièrement dans leur élément, heureux de pouvoir faire partager leur profond amour du country au public.Le spectacle est animé avec enthousiasme et générosité par deux véritables fans du genre, soit le solide et sympathique chanteur Bourbon Gautier et la chanteuse Guylaine Tanguay.Cette dernière est d'ailleurs au nombre des véritables coups de coeur de cette production, avec une voix puissante, juste, chaude, et une intensité dramatique qui conviennent tout à fait au country.Sa spécialité est certes le iodle \u2014 un des moments forts du spectacle est d'ailleurs son hallucinant « combat de iodling » avec Carole Ann King pendant Cowboy's Sweetheart, mais Guylaine Tanguay est capable de beaucoup plus, comme on a pu s'en rendre compte pendant Nine to Five de Dolly Parton ou Stand By Your Man de Tammy Wynette.Autre coup de coeur, JC Harrisson, reconnu dans le milieu country comme l'un des meilleurs chanteurs anglophones québécois.Doté d'un beau timbre grave (son I Walk The Line était éloquent), témoignant d'une grande aisance sur scène et, disons-le, beau bonhomme en plus, JC a beaucoup plu, et avec raison.Bien en voix et visiblement heureuse de renouer avec le public, l'invitée spéciale du spectacle, Claude Valade, a fait plaisir à tout le monde en reprenant, à la manière country, quelques-uns de ses grands succès, dont l'incontournable Aide-moi à passer la nuit.Quand à Carole Ann King, fille de la reine du country Marie King, elle a fait honneur à la tradition familiale.L'ensemble du spectacle témoigne bien de la diversité du country, avec notamment un medley Hank Williams, un pot-pourri de grands succès de danse en ligne (c'est ici qu'on entend Man, I Feel Like A Woman de Shania Twain \u2014 mais Dieu merci, pas Achy Breaky Dance, rassurez-vous), un amalgame particulièrement réussi de grandes chansons de Johnny Cash, Merle Haggard et Willie Nelson (dont sa magnifique Always on My Mind, qui n'est pas, non, de Elvis Presley.).Un autre « cocktail musical » très fort est composé de chansons écrites par des femmes \u2014 un des paradoxes fascinants du country, en passant, que dans ce milieu dit conservateur, il existe autant d'auteures-compositeures : Tennessee Waltz de Anne Murray, suivie de Stand By Your Man de Tammy Wynette, puis de I Will Always Love You de Dolly Parton (qui n'est pas, non, de Whitney Houston.), c'était vraiment chouette.Le spectacle se termine sur une note tout à fait québécoise, avec un pot-pourri de grands succès country d'ici, de Je chante à cheval de Willie Lamothe à Vole Colombe de Lévis Boulianne, sans oublier la chanson country que tout le monde connaît, j'ai nommé Quand on est en amour de Patrick Norman.En amour ou pas, on passera un bon moment réconfortant et souriant \u2014 et pas cher, 15 $ ! \u2014 pendant ce On The Road Again, qui rend véritablement hommage au country sans le dénaturer.Dommage que le spectacle ne soit présenté qu'en après-midi.On the Road Again, au Cabaret du Casino, à 13h30, jusqu'au 28 janvier, puis du 9 au 25 février.COUNTRY / On the Road Again Quand le country dit bonjour au Casino PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE © La chanteuse country québécoise Guylaine Tanguay, qui compte déjà six disques à son actif, est un des coups de coeur de la nouvelle revue du Cabaret du Casino, On The Road again. 3454085A "]
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