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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2007-01-27, Collections de BAnQ.

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[" Tombez sous le charme de l'un de nos 6 villages de montagnes traditionnels, ainsi que de la légendaire poudreuse sèche d'Alberta.Plus de 9 mètres (30') de chutes de neige annuelles 5 442 mètres (17 856') de dénivellation 12 893 hectares (31 860 acres) de poudreuse skiable Wow ! www.poudreuse.ca 3451164A NATHALIE PETROWSKI RENCONTRE.LE CRÉATEUR DES TÊTES À CLAQUES PAGE 3 HIP- HOP QUAND LA STREET RENCONTRE WALL STREET PAGE 18 JUSTIN TIMBERLAKE LE PHÉNIX Les cheveux blonds.Des chansons à forte rotation et des vidéos séduisantes.Des scandales à saveur sexuelle.La volonté de faire du cinéma.Le génie quand il s'agit de se servir de l'image.Et surtout, surtout, l'ambition.Non, ce n'est pas de Madonna qu'il est question, mais bien de celui qui pourrait lui succéder à titre de phénix culturel, renaissant chaque fois de ses cendres professionnelles ou personnelles : Justin Timberlake.L'ambitieux blond sera en spectacle à Montréal mercredi, dans le cadre de sa tournée internationale Future Sex/Love Show.On se pose plein de questions à son propos en pages 4 et 5.MICHEL BEAUDET 3456979A ENTRACTE entracte@lapresse.ca Une rubrique qui ne gagnera ni Jutra, ni Oscar, ni Razzie.SÉPARÉS À LA NAISSANCE Michel Lauzière a-t-il déjà songé à revêtir une combinaison d'Infoman pour une de ses périlleuses performances sur scène ?Le retour en force de l'ex-Foubrac, cette semaine, à la Place des Arts, nous a permis de voir à quel point il ressemblait à Jean-René Dufort.À cause de leur nez, du pétillant dans leur regard, de leur myopie, du fait qu'ils semblent constamment s'amuser comme des gamins ?Oui, oui, oui et oui.Mieux encore : il paraîtrait qu'avec les lettres contenues dans le nom de famille du premier, on peut épeler celui de l'autre.N'essayez pas cela à la maison, c'est une blague ! ILS, ELLES ONT DIT «Tous les gens me disaient : vous êtes mon rayon de soleil.Vous me faites rire! » - Stéphane Gendron, au sujet de son renvoi par TQS de L'avocat et le diable, à Tout le monde en parle.«Depuis que \u201cLe banquier\u201d est à TVA, on n'a plus une cenne.» - Éric Salvail pour justifier l'absence de fauteuils (volés par Sébastien Benoît) sur son plateau d'On n'a pas toute la soirée, dimanche dernier.«Marie-France, vous avez des fesses incroyables.» - Louis Champagne à Marie-France Bazzo (Il va y avoir du sport) alors qu'il commentait le débat : « Les mannequins des magazines et des défilés encouragent-ils l'anorexie ?» DANS LA PEAU DE.Rogatien (Patrick Huard), dans Taxi 0-22 : « André Boisclair, d'après moi, a de bonnes chances d'entrer aux prochaines élections.Le Québec n'est pas prêt pour une femme, mais lui, il pourrait faire comme une espèce de transition.» EN HAUSSE\u2026 EN BAISSE > ANTHONY KAVANAGH Il n'arrête jamais, ce type! Entre deux enregistrements d'émissions de télé et l'écriture de spectacles, l'humoriste fait aussi l'acteur.Il a récemment fait une Marie-Josée Croze de lui-même en décrochant le premier rôle masculin du prochain film d'Étienne Chatiliez, souvent capable du meilleur, comme on le sait (Tanguy).On est loin de Super sans plomb ! > SHARON STONE On l'aime et on la trouve séduisante, même si son C.V.compte des rôles mémorables\u2026 dans le mauvais sens du terme.Pour avoir osé se dénuder dans la suite de Basic Instinct, Sharon Stone risque de remporter le prix de la pire actrice au 27e gala des Razzies, qui seront remis le 24 février à Los Angeles.La jouera-t-elle cool comme Halle Berry, qui est dignement allée chercher sa Framboise d'or, il y a trois ans, pour son rôle dans Catwoman ?Louis Champagne Michel Lauzière Jean-René Dufort HUGO DUMAS BILLET Bon.Nos détracteurs vont se déchaîner : la grosse Presse allume enfin sur les Têtes à claques.Erreur.Si on réécrit une 72e fois sur ces créatures aux yeux globuleux et aux dents affreusement croches, c'est parce que a) ça nous fait encore rigoler après cinq mois (et c'est un exploit dans cette culture pop de l'instantané) et b) nous espérons que le monstrueux trafic de leur site se dirige vers Cyberpresse.ca.Ben quoi ?Si on veut offrir des tournées de gin tonic au Gigolo Nightclub de Laval, ça prend du blé.Et en décembre, dans les foyers québécois, le site Web des Têtes à claques a été plus fréquenté que Yahoo, e Bay, You Tube, Wikipedia et Sympatico.Comme le dit si bien le beau Raoul : « Do you feel the magic in the air ?Do you feel it ?» Ce qui impressionne encore plus, c'est la vitesse fulgurante à laquelle nous avons intégré les expressions de ces bonshommes animés dans nos vies quotidiennes.Avant le 16 août 2006, Monique, Lucien et le « king » de Val-d'Or n'existaient que dans la tête de leur créateur, Michel Beaudet.Cinq mois plus tard, impossible de pas éplucher des bonnes « pétates » avec un Willi Waller « two thousand and six », gracieuseté d'Uncle Tom.Impossible, non plus, de ne pas lâcher un « Big Daddy s'occupe de toutte » bien gras et bien tonitruant quand la facture arrive au resto.Comment expliquer le succès des ti-papoutes, qui a explosé virtuellement sans aucune forme de publicité?Johnny Boy révélerait- il des traits inavouables de la psyché du mâle québécois qui, on le sait tous, est en perdition depuis la montée de cette vague post-féministe castratrice ?Euh, non.Oubliez ça.Laissons l'analyse critico/psycho/géronto sociale des Têtes à claques à la savante équipe de Marie-France Bazzo.C'est mieux ainsi.Alors, pourquoi certains clips comme Le Willi Waller ont-ils été vus 7,4 millions de fois chacun ?Eh bien, parce qu'ils sont simples, drôles, absurdes et rassembleurs.Parce qu'il n'est pas nécessaire de choquer, provoquer ou sombrer dans la vulgarité pour décrocher des sourires.Parce que les mimiques et les grimaces des collecteurs de bonbons d'Halloween (moi aussi, moi aussi !) sont tordantes.Et parce que ça s'inscrit parfaitement dans la culture You Tube, où tout est court, punché et accessible en un clic de souris.Personnellement, j'adore Monique, sa « sacoche bleue avec des p'tits picots blancs » et ses miettes de toasts.Je craque quand elle crie « oh my god, oh my god, oh my god » en camping ou quand elle balance à son Lucien « t'es méchant, t'es méchant, t'es méchant » parce qu'il veut offrir un mélangeur à sa mère.Vive le manger mou, pour ceux qui ont vu le clip Les cadeaux de Noël.Caricature assez fidèle des ginos un peu caves qui rôdent dans les Edgar Hypertaverne de la ville, Raoul, la vedette des sketches On sort, demeure mon préféré.Mon top du top des tops.« C'est jeudi.Il fait beau.5 à 7.Café des Éclusiers.Ça va être l'enfer.Il va y avoir de la poule partout.Cot, cot, cot », glousse-t-il au téléphone à son bon ami Johnny Boy.Homme bien de son temps - il possède un Black Berry et une BMW-, Raoul n'hésite pas à saupoudrer de l'anglais dans à peu près toutes ses phrases.« Juste en face de moi, il y a un beau p'tit combo spécial grosse poitrine ready to take out », explique-t-il avec beaucoup de classe et d'élégance, au beau milieu d'une soirée des dames.Ça m'étonne d'ailleurs qu'un quelconque organismede défense de la langue française n'ait pas encore dénoncé Raoul parce qu'il répète souvent « Who's your daddy », « Tonight is your lucky night » et « I'm so hot baby, baby.I'm burnin' for you ».Ça viendra sans doute.Dans cet esprit de communion linguistique, ma réplique des Têtes à claques est toute prête pour l'ami Bégin, demain midi, lors de notre partie de hockey dominicale : « Quessé tu fais Bégin, rentre z'y dedans tabarn.» C'est violent, dites-vous ?« On joue-tu au hockey ou au badminton icitte ?», répondrait sûrement le sage numéro 32 des Blaireaux de Sainte-Thérèse.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur: hugo.dumas@lapresse.ca Big Daddy s'occupe de toutte ! ARTS ET SPECTACLES TÊTES À CLAQUES Que pensez-vous du phénomène Têtes à claques ?Répondez sur www.cyberpresse.ca Pourquoi certains clips ont-ils été vus 7,4 millions de fois chacun ?Eh bien, parce qu'ils sont simples, drôles, absurdes et rassembleurs. ARTS ET SPECTACLES NATHALIE PETROWSKI RENCONTRE D'abord, il y a la voix au téléphone : une voix de tête s'extirpant des parois nasales pour faire son chemin à travers une rangée de mauvaises dents.Sur le coup, j'ai cru à une hallucination auditive, puis j'ai compris qu'au téléphone, Michel Beaudet avait exactement la même voix que le beau Raoul.Mais oui, Raoul, l'ersatz de playboy, rejeté par la belle Cécile pour la plus grande joie des fans qui consomment, à raison de milliers de fois par jour, ses sorties ratées et ses dragues calamiteuses sur le site des Têtes à claques.Puis, il y a eu le lieu de rendezvous.Michel Beaudet a choisi le Vinnie Gambini, juste en face du Ikea de Boucherville, un resto italien baptisé ainsi en hommage au chef d'une grande famillemafieuse américaine, le genre d'endroit chic et chromé où un célibataire un peu trop fier de sa BM et arborant un piment en or au cou inviterait Cécile ou Marie Lou.Tout cela pour dire que malgré ma grande affection pour les Têtes à claques, je commençais à craindre que la rencontre avec son créateur fasse exploser ma bulle.Et si Michel Beaudet était finalement une tête à claques lui aussi?Le voilà qui s'amène, l'oreille soudée à un portable.Il a 20 minutes de retard, mais au moins il conduit une Rav 4 plutôt qu'une BM.J'apprends d'entrée de jeu qu'il est pratiquement né à Boucherville, qu'il y a grandi, entre une soeur aînée, un père ingénieur pour la Ville de Montréal et une mère infirmière qui s'est recyclée dans l'immobilier.Mais Beaudet a fui Boucherville à l'âge de 20 ans en jurant d'y revenir le moins souvent possible.Il y a deux ans, si une voyante lui avait prédit qu'il revivrait à Boucherville avec son épouse coréenne et leur fils de 13 mois, il se serait écroulé de rire avant de partir en courant vers le Plateau qui fut longtemps son royaume.En d'autres mots, Beaudet a beau venir de Boucherville et fréquenter les hauts lieux de la drague Gino, il n'est pas coulé dans le cliché de la banlieue.Un original À mesure qu'il me raconte sa vie, je découvre un drôle d'oiseau, singulier et spontané, doublé d'une tête de cochon qui aime faire les choses à sa manière, si possible en dehors des sentiers battus.Le publicitaire Yves Gougoux, qui a engagé Beaudet comme directeur créatif de Publicis il y a quelques années, le confirme.«Michel, dit-il, c'est un gars qui a une pensée toujours différente des autres, à la fois stratégique et créative.C'est vraiment un original.» Fasciné par la bande dessinée dès son plus jeune âge, Beaudet s'est goinfré d'albums empruntés par son père aussi fana que lui, à la bibliothèque du coin.Pourtant, au moment de s'inscrire au cégep, le fana de BD choisit d'abord la psycho à André-Laurendeau puis le design industriel au Vieux-Montréal.Grâce à son oncle, le scénariste Jacques Jacob, il commence à écrire de petits scénarios pour la maison de production Via le monde, dans l'espoir de se faire un nom en télévision.« Mais j'ai vite déchanté parce que c'était trop long, trop compliqué et qu'entre-temps, j'avais découvert que j'avais envie de travailler dans la publicité.» Avec un certificat de pub de l'Université de Montréal en poche, Beaudet fait ses débuts dans le merveilleux monde de la pub comme concepteur à l'agence PNMD- Publitel.Pendant cinq ans, il conçoit des pubs de bière pour Labatt et Molson, des pubs pour Réno Dépôt avec Normand Brathwaite et toute la série des pubs de Petro-Canada avec François Pérusse.« C'est clair qu'en imaginant les Têtes à claques, les capsules de François Pérusse ont été une grande source d'inspiration.Mais Daniel Lemire et Claude Meunier m'ont aussi beaucoup influencé.Si j'avais à définir l'humour des Têtes à claques, je dirais que c'est spontané et pas très réfléchi et que c'est imprégné de tout ce que j'entends autour de moi.C'est aussi le produit d'un gars de pub qui a un talent pour trouver le mot, l'expression, l'affaire qui va s'incruster dans la tête des gens et se propager dans la rue.Des fois, ce sens est si fort que j'ai l'impression que c'est pas moi, mais la rue qui me souffle quoi écrire et quoi faire.» La pub a inspiré et façonné Beaudet, c'est vrai.Reste qu'à 30 ans, après seulement cinq ans dans le milieu, il commençait déjà à en avoir sa claque.« À ma première crise, j'ai pris une pause de trois mois pour voyager.Je suis parti de Bangkok et je suis allé jusqu'à Bali tout seul avec mon sac à dos.J'ai découvert à mon grand étonnement qu'il y avait un monde en dehors de la pub, un monde de trippeux et de back packeux dont j'avais le goût de faire partie.» Le mode de vie de ces grands voyageurs devant l'éternel le séduit tellement qu'il revient à Montréal le temps de se refaire un peu de fric et repart avec sa blonde de l'époque pour l'Amérique du Sud.L'année suivante, il partira quatre mois en Inde, mais cette fois armé d'une caméra et d'un projet de documentaire intitulé Baba Cool et portant sur ses camarades voyageurs.À toutes les fois que Beaudet revient à Montréal, les contrats lui tombent dessus.C'est ainsi qu'Yves Gougoux lui offre, au début des années 2000, le poste de directeur de la création chez Publicis.Non seulement Beaudet accepte, mais il décide de profiter de l'occasion pour faire éclater les barrières publicitaires et démocratiser la création.Tous les créatifs sous ses ordres sont invités à mettre leur ego au vestiaire, à abandonner la chasse gardée de leurs comptes et à mettre leur talent au service de toutes les marques qui font affaire avec l'agence.« C'était une belle utopie, ironise Beaudet, mais ça n'a pas marché parce que les gens protègent leurs comptes, ils ne veulent pas que les autres viennent jouer dans leurs plates-bandes.De sorte qu'au bout d'un an et demi de ce régime, à faire de la politique interne plutôt que de la création, j'étais complètement brûlé et prêt à quitter l'agence et le milieu.Je suis parti sans regret avec le sentiment d'avoir vécu les dernières belles années de la pub québécoise avant que le marketing ne devienne tout puissant.» « Michel a été très honnête, raconte Yves Gougoux.Il est venu me dire que sa patente avait peut-être marché au début, mais qu'elle ne tiendrait pas le coup et qu'il valait mieux qu'il parte et que tout revienne comme avant.C'est dommage parce qu'en perdant Michel, je perdais un gros travailleur, un gros talent et une machine de discipline.» En mode bébé Beaudet repart en voyage en Turquie et en Éypte, mais là aussi, une certaine lassitude s'installe.Il commence à en avoir assez de toujours faire la fête et de changer de blonde aux deux ans.Sans compter que lors d'une réunion de Publicis à Toronto, il a rencontré Jade, une Coréenne unilingue anglophone qui lui est tombée dans l'oeil.Subitement, l'idée autrefois saugrenue de se caser et de fonder une famille lui semble non seulement normale, mais souhaitable.Les deux se marient à Séoul chez les parents de Jade en 2005, puis reviennent s'installer.à Boucherville, en prévision de la naissance du petit Gabriel.« Et puis, poursuit Beaudet, fin février de l'année dernière, je reviens de Cuba.Je suis en mode bébé à cause de mon fils.J'ai envie de faire de l'animation avec des personnages en pâte à modeler dans lesquels j'incruste ma bouche et mes yeux.Un jour au Dollarama, je tombe sur des figurines et des poupées.Je les ramène à la maison et dès les premiers tests, je me rends compte que l'incrustation de ma bouche et de mes yeux marche encore mieux qu'avec de la pâte à modeler.C'est comme ça que tout a commencé, avec des bouts de textes à moitié écrits et une préoccupation plus technique qu'humoristique.» Ses essais marchent si bien qu'en mai 2006, Beaudet monte un DVD avec les sept premières capsules des Têtes à claques comprenant les grenouilles qui pètent, le pilote parano, les soldats, Johnny Boy.Le DVD est envoyé chez des diffuseurs et des producteurs.Beaudet refuse de donner des noms, histoire ditil, de ne mettre personne dans l'embarras.Et pour cause.Même si les personnes approchées sont intéressées par l'idée de Beaudet, aucune ne donne vraiment suite à ce qui va devenir le phénomène viral de l'heure et le plus gros success story du Web québécois.« En fait, corrige Beaudet, quelque chose était en train de se mettre en place, mais ça n'allait pas assez vite à mon goût.Faut dire que je ne suis pas le genre à niaiser avec la puck.Quand ça ne marche pas tout de suite, je passe à autre chose.C'est comme ça que j'ai décidé de faire un site avec mes personnages et de voir la réaction.» Même dans ses rêves les plus fous, Beaudet n'aurait pu prévoir la suite des événements : la popularité instantanée des Têtes à claques, l'achalandage sur le site qui augmente de façon exponentielle et devient rapidement le plus visité au Québec, les médias, les producteurs et les publicitaires qui se précipitent à sa porte avec des offres, bref la folie furieuse.« En octobre dernier, j'ai traversé une période très périlleuse, avoue-t-il.Moi qui avais quitté la pub pour me la couler douce, j'avais créé un monstre qui était en train de me bouffer.Heureusement, j'ai gardé les deux pieds sur terre et, surtout, j'ai réussi à obtenir des garanties publicitaires.Les gens croient qu'on fait des masses d'argent.C'est vrai sauf qu'il y a pratiquement autant d'argent qui rentre qu'il en sort.» Mais ce qui rend Michel Beaudet encore plus fier, ce n'est ni l'argent ni la popularité.C'est d'avoir changé les règles du jeu.« Je n'ai pas demandé de subvention, je n'ai pas fait de focus group.J'ai écouté mon instinct et j'ai changé le modèle.» Aujourd'hui, l'avenir appartient aux Têtes à claques, qui vont non seulement se retrouver dans les cellulaires Rogers, mais dans une grosse campagne de pub pour une marque américaine que Beaudet ne peut identifier.Puis, les capsules vont être traduites et adaptées pour les marchés anglophone et européen.Quant à nos amis Raoul, Cécile, Johnny Boy, Tony et compagnie, ils s'apprêtent à quitter leur sous-sol et à investir leurs propres bureaux.Il ne manque qu'une chose pour que le bonheur de leur créateur soit complet : des vacances.Malheureusement, ce n'est pas pour tout de suite.Peut-être dans une autre vie.MICHEL BEAUDET Drôle de tête En l'espace de six mois, Michel Beaudet est passé du statut d'ex-publicitaire et d'anonyme banlieusard gossant des petits bonhommes dans son sous-sol à.superstar.Les choses sont allées si vite que le créateur des Têtes à claques - qui se retrouveront bientôt dans une importante campagne de pub américaine - a eu peur de perdre pied.Son pragmatisme l'a sauvé.Portrait d'une tête chercheuse qui refuse d'enfler.PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE © Michel Beaudet et ses amis Raoul, Cécile, Johnny Boy et Tony quitteront bientôt leur sous-sol de Boucherville pour s'installer dans leurs propres bureaux.« Un jour au Dollarama, je tombe sur des figurines et des poupées.Je les ramène à la maison et dès les premiers tests, je me rends compte que l'incrustation de ma bouche et de mes yeux marche encore mieux qu'avec de la pâte à modeler.C'est comme ça que tout a commencé, avec des bouts de textes à moitié écrits et une préoccupation plus technique qu'humoristique.» ARTS ET SPECTACLES Mercredi, jour de son spectacle à Montréal, Justin Timberlake fêtera ses 26 ans.Oui, c'est sur scène que le déroutant jeune homme, né le 31 janvier 1981, fêtera le passage du temps.Or, le temps joue de plus en plus en sa faveur : on a régulièrement douté de ses choix de carrière, de sa longévité ou tout simplement de son talent, mais voilà qu'il survit aux pires pronostics et qu'il acquiert peu à peu de la crédibilité et mérite même du respect.Voici quelques questions - et réponses - qui donnent la mesure de ce Justin qui a le sens du spectacle et de l'image comme pas un.TEXTE MARIE-CHRISTINE BLAIS / GRAPHISME CATHERINE BERNARD JUSTIN TIMBERLAKE MON CHER JUSTIN, C'EST À TON TOUR\u2026 ARTS ET SPECTACLES Justin avec NSYNC Justin en solo.Justin avec Janet Jackson.De 1995 à 2002, Justin Timberlake a fait partie du populaire boys' band NSYNC.Combien de fois s'est produit le quintette de beaux jeunes hommes au Québec?a) Trois b) Deux c) Une d) Zéro Réponse : d) Zéro.En fait, le groupe est venu une seule fois à Montréal, mais pour faire la promotion du premier de ses quatre albums\u2026 mais sans que cela ameute la foule ! « J'avais rencontré les gars dans l'arrière-boutique du magasin HMV pour Musique Plus, se remémore le chevronné journaliste Mike Gauthier, car la fièvre Backstreet Boys (autre boys' band du moment) était tellement forte que NSYNC venait toujours en deuxième! » Anecdotes bizarres sur les ex de NSYNC: En juillet 2006, Lance Bass, de la défunte formation, révélait qu'il était homosexuel et que c'était pour ne pas nuire à la carrière du groupe qu'il n'avait rien dit à l'époque.Avec un autre ex-membre, Joey Fatone, Lance a tenté de lancer une espèce de télésérie baptisée\u2026 Out of Sync.Lance a aussi voulu se joindre à une équipe spatiale russe en 2002 (dont il a toutefois dû se retirer, faute d'avoir 20 millions sous la main) .Quant à Joey Fatone, il a joué notamment dans le film My Big Fat Greek Wedding.Chris Kirkpatrick va faire partie cette année d'une nouvelle téléréalité, Man Band (VH1), consacré\u2026 aux ex-membres de boys' bands.Enfin, aucune nouvelle fraîche de JC Chasvez, bien qu'il ait lancé un album solo en 2004, baptisé\u2026 Schizophrenic.Et Justin Timberlake?Justin, ça va bien\u2026 La vie sentimentale de Justin Timberlake est très chargée.et très glamour.Il figure régulièrement au palmarès des vedettes masculines les plus sexy - il est en tout cas l'une des plus occupées! Quelle est la personnalité à laquelle il n'a pas été lié sentimentalement ou physiquement\u2026 du moins officiellement?a) La chanteuse Britney Spears.b) La comédienne Cameron Diaz.c) La chanteuse Fergie de Black Eyed Peas.d) La comédienne Jenna Dewan.e) La comédienne-chanteuse Alyssa Milano.f) La comédienne Scarlett Johansson.g) La comédienne Danielle Fishel.h) L'animatrice Anne-Marie Losique.i) La chanteuse Janet Jackson.Réponse : h) Anne-Marie Losique, évidemment.Cette liste n'est par ailleurs PAS exhaustive\u2026 Soulignons que les plus importantes flammes de Justin ont été : a) Britney Spears, qu'il avait rencontrée, plus jeune, alors que tous deux animaient l'émission télé New Mickey Mouse Club en 1993-1994, et dont il a été l'amoureux pendant deux années (de 2000 à 2002) TRÈS médiatisées ; Cameron Diaz, de neuf ans son aînée, a été la bien-aimée de Justin d'avril 2003 au 11 janvier 2007, un communiqué diffusé ce jour-là annonçant la rupture entre les deux vedettes.Les rumeurs veulent que le coeur du chanteur soit désormais occupé par la comédienne Scarlett Johansson, qui joue dans le clip (inédit pour le moment) de la chanson de Justin, What Goes Around\u2026 Comes Around.Et Christina Aguilera, alors ?Hum, on n'est pas sûr.Mais Justin et Christina se sont également rencontrés, plus jeunes, grâce au New Mickey Mouse Club, et ont fait une tournée ensemble en 2002.Tournée toutefois peu fructueuse, le premier spectacle prévu, à Vancouver, ayant même été annulé pour vente de billets insuffisante\u2026 Le succès sur disque de Justin Timberlake est réel.Collaborateurs artistiques judicieux, réalisateurs réputés, arrangements réussis, clips léchés et ventes massives sont au rendez-vous.Quel énoncé parmi les suivants est toutefois faux?a) Le premier album solo de Justin, Justified, en 2002, s'est vendu à plus de sept millions d'exemplaires dans le monde et à cinq millions aux États-Unis.b) Ce premier album comprenait notamment quelques pistes de musique faites à l'origine pour l'album Invincible de Michael Jackson.c) En septembre 2006, la sortie du deuxième album solo de Timberlake, Future Sex/Love- Sounds, a obtenu le plus grand nombre de préventes sur le site de téléchargement iTunes.d) Il existe une réorchestration de la chanson Sexy Back mêlée à des extraits des très québécoises Têtes à claques.e) Le troisième album solo de Justin devrait être fait en collaboration avec l'excellent duo électro The Knife.Réponse : e) C'est surtout une rumeur, ce qui n'empêche pas les hurlements d'horreur de certains à l'idée d'une union entre les brillants Suédois et le flamboyant Américain.Sinon, oui, son premier album s'est vendu énormément ; oui, il semble bien qu'il y ait du Jackson sur ce premier disque - à commencer par le duo (And She Said) Take Me Now avec soeurette Janet Jackson; oui, Future Sex\u2026 a généré des préventes jamais vues sur i Tunes.Et oui, il existe un remix Justin/Têtes à claques, à télécharger à l'adresse www.savefile.com/files/155896.« Comment qu'i va, mon Justin boy?» Sans grand succès jusqu'ici, Timberlake rêve aussi d'une carrière au cinéma, avec une propension pour les rôles de gars marginaux et sombres\u2026 C'est le cas dans le film Alpha Dog, présentement à l'affiche au Québec.Mais lorsqu'il participe à d'autres types de production, il fait dans le plus souriant, comme en témoignent les réponses cidessous, dont l'une contient une erreur.Laquelle?a) Dans le DVD de golf virtuel Tiger Woods PGA Tour 2005, un personnage animé a les traits et la voix de Justin Timberlake.b) Dans le troisième film d'animation Shrek, à l'écran sous peu, Justin prêtera sa voix au roi Richard Coeur de Lion.c) Dans une des pubs anglaises les plus célèbres de Mc Donald's, on peut entendre la chanson I'm Lovin It, de et par Justin Timberlake.d) Bien que ne figurant pas dans le générique de l'album Elephunk du groupe hip hop Black Eyed Peas, Justin prête sa voix au mégasuccès Where Is Love.e) Dans la bande sonore du film Jimmy Neutron, Boy Genius (2001 - en français : Jimmy Neutron, un garçon génial), c'est Justin qui chante le morceau Pop et qui en a réalisé la version réorchestrée.Réponse : b) C'est au roi Arthur que Justin prêtera sa voix (dans la version anglaise de Shrek The Third)\u2026 En 2004, lors de la remise des Grammy Awards, l'équivalent américain de nos Félix, Justin Timberlake a : a) Dû remettre ses trophées.b) Gagné le trophée de la meilleure collaboration rap pour Where Is Love avec le groupe Black Eyed Peas.c) Présenté des excuses en bonne et due forme pour son comportement lors du 38e Super Bowl, en compagnie de Janet Jackson.Réponse : c) Bien que sa collaboration avec Black Eyed Peas ait été en nomination, elle n'a rien remporté.Mais Justin, lui, est reparti avec deux trophées, celui du meilleur album pop vocal pour Justified et celui de la meilleure performance pop vocale masculine pour la chanson Cry Me A River.Pour avoir droit à ses trophées toutefois, il a bel et bien dû s'excuser publiquement pour l'incident du Super Bowl : devant 140 millions de téléspectateurs, lors du spectacle présenté à la demie du match en février 2004, Timberlake et Janet Jackson chantent leur duo Take Me Now ; à la dernière note, Justin arrache un morceau de la robe de cuir de Janet, ce qui révèle un sein percé d'un bijou en forme de soleil.Scandale pur et simple, qui vole carrément la vedette au football ! Janet Jackson refuse de s'excuser pendant les Grammys (ce qui lui vaut d'en être exclue), mais Justin, au moment de recevoir son premier trophée, fait son mea-culpa auprès de tous ceux qui auraient pu être offusqués par l'incident vestimentaire survenu pendant le match.L'euphémisme « wardrobe malfunction » a fait la joie des médias.Tout comme Madonna, Timberlake cosigne les chansons et la réalisation de ses disques.Mais afin d'asseoir véritablement sa crédibilité, il collabore aussi avec plusieurs artistes d'horizons musicaux différents en interprétant une chanson avec eux.Parmi les chansons suivantes, laquelle ne contient pas la voix de Timberlake?a) La chanson Signs, avec le rappeur Snoop Dogg.b) Loose End, avec le réputé chanteur de bossanova brésilien Sergio Mendes.c) Cry Me A River, par le groupe United Boys.d)Work It, du rappeur Nelly.Réponse : c) Oui, Cry Me A River est de Timberlake, mais cette version figure sur un album intitulé\u2026 A Tribute to Justin Timberlake.Oui, les amis, en 2003, le groupe United Boys a lancé un album-hommage à Justin, avec reprises de nombreux succès du beau blond ! Imaginez ce que la formation va pouvoir inventer si jamais Timberlake remporte le trophée du meilleur album de l'année à la cérémonie des Grammys le 11 février prochain\u2026 Sources : Archives La Presse et All Music Guide.PHOTO AP PHOTO PC PHOTO REUTERS Renseignements 514 982-6038 imusici.com Commanditaire principal de la saison 2006-2007 36$ RÉGULIER 32 17$ $ AÎNÉ ÉTUDIANT L'Est rencontre l'Ouest Le mercredi 7 février 2007, 20 h Théâtre Maisonneuve, Place des Arts André Laplante, piano CHOSTAKOVITCH - MOZART 3457659A BILLETTERIE (514) 253-8974 Admission : (514) 790-1245 1 (800) 361-4595 admission.com Du 26 janvier au 13 février Montréal 1929.La fin des années folles et le krach boursier.Entre richesse et misère, entre amour et solitude, chantons et dansons! PHOTOGRAPHIE : JOSÉE LAMBERT CONCEPTION GRAPHIQUE : PASSERELLE BLEUE La Cagnotte D'après Eugène Labiche Adaptation : Denis Chouinard Mise en scène : Vincent Bilodeau www.denise-pelletier.qc.ca 3451341A DONJUAN DE MOLIÈ RE MISE EN SCÈNE DE LORRAINE PINTAL À L' AFFICHE! Avec JAMES HYNDMAN / BENOÎT BRIÈRE JEAN-FRANÇOIS BLANCHARD / PAUL ESSIEMBRE / ÉVELINE GÉLINAS / NOÉMIE GODIN-VIGNEAU / FRÉDÉRIC-ANTOINE GUIMOND / SARA HANLEY / CLAUDE LAROCHE / JEAN-MICHEL LE GAL / MAGALIE LÉPINE-BLONDEAU / GARETH POTTER / JEAN-LOUIS ROUX / NICOLAS VAN BUREK assistance à la mise en scène et régie BETHZAÏDA THOMAS concepteurs DANIÈLE LÉVESQUE, FRANÇOIS ST-AUBIN, AXEL MORGENTHALER, ROBERT NORMANDEAU, JOHN STEAD, ESTELLE CLARETON, JACQUES-LEE PELLETIER, GERALD ALTENBURG WWW.TNM.QC.CA 514.866.8668 DU 16 JANVIER AU 17 FÉVRIER EN COLLABORATION AVEC LE FESTIVAL DE STRATFORD 5 SUPPLÉMENTAIRES 14, 15, 16 FÉV.20H + 17 FÉV.15H ET 20H « (\u2026) UN SPECTACLE TOUT EN CONTRASTES, VISUELLEMENT TRÈS STYLISÉ ET PORTÉ PAR DES ACTEURS EXCEPTIONNELS.» - La Presse UNE PRÉSENTATION 3451331A ARTS ET SPECTACLES LOUISE COUSINEAU TÉLÉVISION Préc isons d'abord une donnée importante : cette chaîne pour bébés de 0 à 3 ans, dont on nous rebat les oreilles depuis mardi, sera en anglais.In english.C'est ce qui est dit dans la décision du CRTC.Pas question d'un pendant francophone.Alors, pourquoi autant de boucan sur une chaîne anglophone qui n'intéressera qu'une minorité de Québécois, ces derniers préférant - les sondages le démontrent tous les jours - des émissions en français ?Le sérieux Pierre Maisonneuve de Radio-Canada a interviewé un des promoteurs de BabyHD mercredi.Le gars était vague sur ses plans d'expansion en français au Québec.Il avait d'ailleurs de la grosse misère avec son vocabulaire.Il parlait de « content » canadien, alors qu'il voulait dire contenu.Nous sommes loin deM.Harper dont la qualité du français est aussi excellente qu'étonnante.Un des points les plus étonnants de ce projet de chaîne, c'est qu'il ne pourra pas diffuser de publicité et que ses promoteurs semblent s'accommoder de la chose.Oh! Voilà que je me méfie ! Je ne crois pas un instant que les proprios se contenteront de leurs revenus d'abonnements.Je les imagine déjà être à l'oeuvre à penser à des produits dérivés qu'ils vendront aux parents pour leurs poupons.J'ai encore chez moi des Teletubbies du temps que mes petits-fils étaient petits.Il y a même des émissions pour enfants qui naissent après la distribution des jouets en magasins.Les réseaux de télé reçoivent alors gratuitement les émissions où les personnages-jouets performent.En retour, ils diffusent les épisodes qui vont mousser la popularité des jouets.Jolie arnaque.Bon, les guili-guili des bébés se ressemblent d'une langue à l'autre.Mais la BabyHD diffusera aussi des émissions pour les parents.In english.Combien de parents francophones, même ceux qui rêvent que leur poupon soit bilingue au plus vite, voudront s'abonner à cette chaîne ?Je n'ai pas l'impression qu'il y en aura des masses.Surtout que VRAK TV nous promet pour bientôt VRAK Junior pour enfants de 0 à 6 ans.En français, avec 25 % de contenu canadien.Pas complètement en HD la première année, mais ça viendra.Une chaîne bien de chez nous qui connaît le public québécois.En plus ce sera en Haute Définition.On sait que chez Vidéotron, notre plus gros câblo, les espaces HD sont limités.Bell Expressvu en a plus toutefois.Quant à toutes les questions morales posées sur l'arrivée d'une chaîne destinée aux bébés, elles ne me touchent pas beaucoup.Un bébé a une capacité d'attention très réduite et se lassera bien vite d'être abandonné devant un écran.Je vous conseille la bonne vieille méthode : bercez-le, parlez- lui et pas en gougou-gaga, en vrais mots, et croyez-le ou non, il vous écoutera un petit bout de temps avec intérêt.Et même sans canal pour bébé à la maison, le petit regardera la télé parce que vous en regardez.Il sera encore en couches et saura comment allumer l'appareil.Et vite, il saura comment débloquer les canaux que vous lui interdisez et que vous aurez bloqués péniblement en lisant les instructions.Ils sont comme ça les bébés modernes.Préparez vos mouchoirs Je ne me rappelle pas avoir vu autant de monde pleurer à un visionnement de presse.Et encore moins pour une histoire de gars.Si vous syntonisez Canal Vie demain soir à 22 h, préparez vos mouchoirs.Tel père, tel fils vous fera rencontrer 16 hommes, huit pères et huit grands fils qui, comme le dit leur guide Luc Lacroix, « vont exprimer le non-dit accumulé ».Il y en a beaucoup.Le père qui a mis son fils dehors et qui le regrette encore, même si le fils a fini par cesser de consommer.Le fils qui reproche à son père d'avoir plus aimé ses blondes que ses enfants.Celui qui a été terrorisé enfant par un père autoritaire.Maman disait : « Attends que ton père arrive !» Celui-là a compris qu'il ne ferait jamais rien de bon dans la vie.Vous les verrez tenter de réparer leurs relations, mais c'est difficile de défaire le passé, dira l'un d'eux.Leur séjour en forêt au bord d'un beau lac les forcera à demander de l'aide.Un homme déteste faire cela : c'est un signe de faiblesse.Déjà s'arrêter au bord d'une route pour des indications routières, c'est la déchéance.I ls sont émouvants parce qu'authentiques.C'est de la téléréalité mais sans scénario préconçu, avec un moniteur qui va les faire parler.Et ils vont pleurer, ce qui est toujours bien difficile à regarder.On n'a pas l'habitude de voir pleurer les hommes.Au visionnement, deux pères et deux fils étaient là.Ils ont encore pleuré eux aussi.Et découvert que ce n'est pas une honte mais une libération.Reprise mercredi prochain à 20h.Attention : la durée est de deux heures.Véro fête La fureur fête sa 250e émission ce soir à 18h30 à Radio-Canada, on célèbre neuf ans en ondes et, pour l'occasion, Véronique Cloutier qui a été longtemps animatrice de cette émission qui a la bougeotte, y revient pour être dans l'équipe des filles.On sait qu'elle connaît la chanson.Du côté des gars, le champion compteur Jean-Michel Dufaux tentera de garder son titre.Pour les amateurs de jeux, Julien Lepers offre la Spéciale Campus où des étudiants français seront en finale.Cet après-midi à 16h40 jusqu'à 18h30 à TV5.Vous enrichirez votre vocabulaire : plusieurs étudiants sont au niveau du master.Semble que maîtrise soit passée de mode.À 19h30, toujours à TV5 ce soir, le Symphonique show animé par Anthony Kavanagh offre des chansons des années 80 avec notamment Garou, qui fera I'm so excited des Pointer Sisters.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : louise.cousineau@lapresse.ca Tout un ramdam pour le canal bébé.in english PHOTO FOURNIE PAR CANAL VIE Canal Vie propose demain soir des rencontres émouvantes entre des pères et des fils qui communiquent enfin.S I LA TENDANCE SE MAINTIENT\u2026.Tous les jours dans Tous les samedis dans TOUS LES SCÉNARIOS\u2026 Le dernier don Juan de Neil Simon mise en scène de Monique Duceppe « \u2026 provoque rigolades et réflexions\u2026 Edith Cochrane livre ici une performance hilarante\u2026 un savant mélange de drames humains et de passages fort comiques\u2026 Un divertissement sympathique\u2026 »Voir « Marie Michaud joue brillamment avec le parfait éclair de dépression au fond des yeux.Claude Prégent [\u2026] souplesse d'interprétation à la hauteur de sa virtuosité d'acteur\u2026 la mise en scène de Monique Duceppe brille par ses exploitations périlleusesmais réussies\u2026 » Journal de Montréal « \u2026 c'est un divertissement à voir\u2026 » Samedi et rien d'autre, Première Chaîne excellente Diane Lavallée\u2026 www.duceppe.com JUSQU'AU 3 FÉVRIER traduction et adaptation de Benoit Girard Claude Prégent Edith Cochrane Diane Lavallée Marie Michaud concepteurs Marcel Dauphinais Daniel Fortin Luc Prairie Christian Thomas Normand Blais de Benoit Marie Michaud 3448969A avec Rita Lafontaine Eric-Emmanuel Schmitt présentent en collaboration avec Mise en scène: Rita Lafontaine et François Flamand / Scénographie: Steban Sanfaçon / Éclairages: Nicolas Ricard Bande sonore: Christian Thomas / Costume: François Laplante / Assistance à la mise en scène: Pascale d'Haese Direction de production: Guy Côté / Relations de presse:Élisabeth Roy, Roy&Turner Communications / Production: Sortie 22 Inc.3 fév.17 fév.24 fév.6 mars Dès le 13 mars Monument National, Montréal 514.871.2224 Théâtre du Vieux-Terrebonne, Terrebonne Salle Pauline-Julien, Ste-Geneviève Salle Roland-Brunelle, Joliette Salle J.-Antonio-Thompson, Trois-Rivière 450.492.4777 514.626.1616 450.759.6202 819.380.9797 514.871.2224 3455513A saison 2006.2007.8.9.10.FÉVRIER, 20 h LOUISE LECAVALIER LONE EPIC / Crystal Pite LULA AND THE SAILOR / Tedd Robinson \u201cI\u201d IS MEMORY / Benoît Lachambre «La nouvelle Louise Lecavalier est tout en chair et en acier trempé.Magique.» (Le Figaro, Paris, 30 nov.2006) TROIS PIÈCES, TROIS FACETTES D'UNE ARTISTE REMARQUABLE ET D'UN IMMENSE TALENT.www.dansedanse.net 3453187A Plus de 50 000 albums vendus mar 6 et ven 9 mars sPectrum de montréal florence K.billets ticket Pro.ca 514 908-9090 Hiver 2007 l'équipe spectra et les Productions Phaneuf présentent la grande rentrée montréalaise! 3457961A ARTS ET SPECTACLES La Salomé live Orfeo a réuni sur un CD des extraits d'opéras allemands chantés par Ursula Schröder-Feinen et provenant de représentations données par la soprano allemande à l'Opéra de Düsseldorf entre 1971 et 1977.C'est l'époque où elle vint chanter le rôletitre de Salome, de Richard Strauss, à Montréal - plus précisément en 1972.Née en 1936, elle est décédée en 2005.Soffel en Kundry La mezzo allemande Doris Soffel, soliste à l'OSM dans la Passion selon saint Jean de Bach en février dernier et dans les Gurre-Lieder de Schoenberg en novembre, chante Kundry du Parsifal de Wagner dans un enregistrement Dynamic réalisé en mars 2005 à la Fenice de Venise.Richard Decker est Parsifal et Gabor Otvos dirige.NOUVELLES DU DISQUE PUZZLE DANSE FRANCE/QUÉBEC 4 CHORÉGRAPHES - 4 DUOS - 4 UNIVERS 31 JANVIER AU 3 FÉVRIER 07_20 H QUÉBEC > GINETTE LAURIN + ESTELLE CLARETON FRANCE > JEAN-CLAUDE GALLOTTA + ISIRA MAKULOLUWE EN TOURNÉE EN FÉVRIER 4 SAINTE-GENEVIÈVE 514 626.1616 6 SHERBROOKE 819 822.9692 8.9.10 OTTAWA 613 755.1111 12 QUÉBEC 418 643.8131 16 BIC 418 736.4141 18 SEPT-ÎLES 418 962.0100 20 BAIE-COMEAU 418 295-2000 23 SAINTE-THÉRÈSE 450 434.4006 24 TERREBONNE 450 492.4777 AGORA DE LA DANSE 840, RUE CHERRIER, MÉTRO SHERBROOKE WWW.AGORADANSE.COM 514 525.1500 ADMISSION 514 790.1245 3454255A présenté par en collaboration avec 514.842.9951 www.osm.ca Dimanche 4 février, 13h30 et 15h30 Théâtre Maisonneuve À la recherche du chant perdu Jean-François Rivest, chef d'orchestre Platypus Theatre Peter Duschenes, directeur artistique Spectacles bilingues pour les 5 à 12 ans Jean-François Rivest Rencontre avec les musiciens, 13 h et 15 h Les Soirées Signature en collaboration avec Jeudi 15 février à 19 h et dimanche 18 février à 14 h Tristan et Isolde de Wagner (opéra version concert) Kent Nagano, chef d'orchestre Ben Heppner, Tristan Christine Brewer, Isolde et autres chanteurs Choeur de l'OSM Iwan Edward, chef de choeur Causerie : 1 h avant chaque concert, Kelly Rice reçoit Guy Marchand et Jean-Pierre Brossmann Soirée du 15 : 3458082A ARTS ET SPECTACLES Sans l'avoir voulu, notre Lhasa fut un déclencheur pour le troisième album de l'auteur-compositeurinterprète français Vincent Delerm.Un duo entonné avec la Montréalaise est devenu un filon de création pour Les piqûres d'araignée, en vente mardi prochain.ALAIN BRUNET « À la suite de mon deuxième album (Kensington Square), raconte Vincent Delerm, il y a eu ce projet de réunir des artistes pour un album de duos - sur l'étiquette Tôt ou tard.Pour moi, il fut alors question de chanter avec Lhasa.À sa demande, j'ai fait un texte un peu plus imagé que mes précédents, un peu moins précis et moins ancré dans la quotidienneté française.Sans trop y croire, j'ai écrit L'Échelle de Richter.Finalement, c'est devenu une piste que j'ai suivie, car j'étais très satisfait de cette chanson interprétée avec Lhasa.» Vincent Delerm s'exprime simplement, clairement.L'homme de 30 ans s'avère limpide, aussi limpide en entrevue que dans les rimes qu'il couche sur ses disques.D'abord questionné sur le processus de la création des Piqûres d'araignée, il ne nous fera pas le coup de l'artiste qui ne marche qu'à l'instinct et autres nobles paramètres de l'émotion.« On pense toujours à ce qu'on fait lorsqu'on le fait.Cette fois, j'ai créé ces chansons sur une période très courte comparativement aux albums précédents, où certaines chansons avaient deux ou trois ans d'écart.On avait alors travaillé plusieurs aspects des chansons très à l'avance et ces chansons pouvaient être défendues en formule piano-voix.Là, on a joué sur place avec les musiciens sans une préparation aussi considérable.C'est peut-être un peu plus léger à cause de ça.» Reconnu pour le regard (lucide, sombre, torve, tendre, ironique, hilarant) qu'il porte sur la vie française, reconnu pour les noms de personnalités qui émaillent ses rimes (Fanny Ardant et moi, Deauville sans Trintignant\u2026), Vincent Delerm a décidé d'outrepasser un système d'écriture dont il estime avoir fait le tour.« C'est pourquoi les références sont précises.Du coup, c'est peutêtre plus aéré.D'ailleurs les chansons que je préfère en témoignent - Les piqûres d'araignée, À Naples ou Voici la ville qui dit voilà, il y a ça devant moi.Plus simple ?Peutêtre\u2026 En tout cas, il faut que l'auditeur ait le sentiment d'avoir pu écrire la chanson lui-même.Truffaut au cinéma, par exemple, présentait les choses très simplement », explique Delerm, luimême spécialiste de l'oeuvre du défunt cinéaste - le sujet de son mémoire de maîtrise.Enregistré l'an dernier en Suède et réalisé par Peter Von Poehl (qui fut de l'aventure du label Tricatel avec AS Dragon, fameux groupe accompagnateur de Bertrand Burgalat), Les piqûres d'araignée regroupe 13 chansons, paroles et musique signées Vincent Delerm, pour le plus grand plaisir de ses fans.Ces derniers ne sont peut-être pas encore très nombreux au Québec, ils le sont assurément en France.Avec plus de 700 000 albums vendus depuis sa lancée en 2002, ce succès lui vaut d'être lié à un phénomène de mode\u2026 et d'être devenu le chouchou des bourgeois- bohèmes (bobos pour les intimes), cette classe de jeunes professionnels éduqués et presque rangés même s'ils votent à gauche, classe à laquelle Renaud a carrément associé Vincent Delerm dans une de ses récentes chansons.Pour certains, le chanteur est ce « gentil garçon qui énerve », pour reprendre une vanne journalistique des cousins.« On n'y peut rien : cette voix paresseuse et pénible est lente comme un autocar en côte qui fume et pollue l'atmosphère.Mais une chose est sûre : il a le don de la langue.Ses chansons sont comme des vins.Elles accompagnent les dîners », écrivait récemment un détracteur de Vincent Delerm dans le Figaro Magazine.Le principal intéressé ne semble pas se formaliser des effets négatifs engendrés par son propre phénomène.Avec ce troisième album, d'ailleurs, Delerm estime s'être dégagé de cette étiquette qui lui colle au derrière depuis ses débuts, c'est-à-dire être devenu un porte-étendard bcbg de la nouvelle chanson française.« Au début de la décennie, beaucoup d'albums de jeunes chanteurs à texte sont arrivés en même temps, et ils ont très bien marché.On nous a alors présentés comme si on formait une équipe de foot ! Après, chacun a suivi sa voie\u2026 Somme toute, Sanseverino, Camille, Bénabar, Cali ou moi sommes très différents à part être réunis par un phénomène commun de vente commerciale.« Des gens de 30 ans qui font de la chanson française, renchérit- il, ce n'est pas une nouveauté.Renaud a déjà eu 30 ans lui aussi ! Quant à cette mode, nous avons eu la chance que ce soit tombé sur nous.Alors que cela ne s'était pas produit pour Thomas Fersen, Dominique A ou Jean-Louis Murat, qui ont eu à faire leurs preuves individuellement.» Le paradoxe de cette nouvelle chanson française, soulève en outre Delerm, c'est qu'elle soit la première à ne pas revendiquer la nouveauté.« Biolay se réclame de Gainsbourg et de Françoise Hardy, Bénabar aime Michel Delpech, moi, c'est Souchon\u2026 Musicalement, tant de trucs ont été essayés depuis les années 60, la période d'essai est pour nous terminée.Maintenant, on peut assumer la tradition et s'appliquer à construire de bonnes chansons.On ne se sent pas obligés d'inventer autre chose.» CHANSON / Vincent Delerm S'aérer l'esprit et piquer la curiosité PHOTO FOURNIE PAR WARNER MUSIC CANADA Les fans de Vincent Delerm ne sont peut-être pas encore très nombreux au Québec, mais ils le sont assurément en France : depuis sa lancée en 2002, l'artiste a vendu plus 700 000 albums.« Il faut que l'auditeur ait le sentiment d'avoir pu écrire la chanson lui-même.Truffaut au cinéma, par exemple, présentait les choses très simplement.» ARTS ET SPECTACLES SUGGESTION BEAU LIVRE SIMENON PHOTOGRAPHE PAR FREDDY BONMARIAGE LA RENAISSANCE DU LIVRE Universellement connu pour ses talents d'ecrivain et ses conquetes feminines, Georges Simenon etait aussi journaliste, grand voyageur et photographe.Dans les annees 30, il a sillonne la planete sur des parcours dignes de ceux d'Albert Londres et qui feraient bien des envieux encore aujourd'hui.Il en a rapporte des centaines de cliches dont on nous presente ici un condense, classes par destination.Bel exercice, helas incomplet.Car pour qui est un neophyte du pere de Maigret, l'introduction de chaque section ne reussit pas a exprimer l'ampleur de l'ecrivain.Il y a un je-ne-sais-quoi de trop appuye.Heureusement, le DVD qui accompagne l'ouvrage permet de se rapprocher de l'essence de l'auteur.Quant aux photos, elles sont inegales.Simenon avait visiblement plus de talent pour le portrait que le paysage.Les plus beaux cliches ont ete pris dans la ville de Varsovie avant qu'elle ne soit aspiree dans la folie nazie.Ce regard encore souriant des gens s'opposant a l'aspect lugubre de la ville est annonciateur de cataclysme.Le format et la presentation suggerent de classer cet ouvrage dans la categorie des beaux livres, de ceux que l'on feuillette encore et encore.Or, l'ensemble incoherent de la chose ne nous y invite pas.Andre Duchesne EXPRESSO SEMAINE DU 27 JANVIER AU 2 FEVRIER 2006 Pour recevoir une suggestion: expresso@lapresse.ca JULIETTE GRECO NOTRE SUGGESTION DISQUE DE LA SEMAINE PAGE 10 MARIO PELCHAT NOTRE PERSONNALITE INVITEE PAGE 12 POUR MIEUX CHOISIR BANDO BIBLIO Exceptionnel / Tres bon / Bon / Passable / A eviter FRANCO 1 Mes aieux Tire-toi une buche 2 Mes aieux En famille 3 Kain Nulle part ailleurs 4 Dumas Fixer le temps 5 Eric Lapointe N'importe qui.6 Etienne Drapeau Je l'ai jamais dit a personne 7 Pierre Lapointe La foret des mal-aimes 8 Artistes varies Quand le country.9 Les Trois Accords Grand champion.10 Richard Seguin Lettres ouvertes ANGLO 1 Nelly Furtado Loose 2 Gregory Charles I Think of You 3 Patrick Watson Close To Paradise 4 Beatles Love 5 Loreena Mckennitt An Ancient Muse 6 Justin Timberlake Futuresex/ Love Sounds 7 Artistes varies Muchdance 2007 8 Akon Konvicted 9 Victoria Abril Putcheros 10 U2 U2 18 Singles LIVRES > DVD > DISQUES > JEUX Pour recevoir une suggestion: expresso@lapresse.ca PALMARES DISQUES PHOTO TOKYO GHOST .EDO c JARRY, DJIEF ET SOLEIL PRODUCTIONS TOKYO GHOST T.2 .EDO , JARRY ET DJIEF, SOLEIL PRODUCTIONS ((.Edo met un point final au diptyque Tokyo Ghost amorce avec Le berger des ames.Rappelons la premisse: une jeune femme, May, est abattue accidentellement lors d'un echange de coups de feu entre yakusas.Son ame n'arrive pas a trouver le repos et vient hanter sa soeur jumelle, Eiko, pourchassee par des mauvais esprits qui constituent la conscience millenaire de la ville de Tokyo.S'appuyant toujours sur une trame narrative esoterique (l'ame de May serait partagee entre Edo, ancien nom de Tokyo, et Eiko), la serie passe a l'action avec ce deuxieme tome.Pendant que l'assassin de May est poursuivi par d'autres yakusas, Eiko doit continuer a sauver sa peau jusqu'a ce que l'assassin de sa soeur, lui-meme poursuivi par d'autres yakusas, lui ait demande pardon.Ben voyons! Et voila que la police s'en mele.Edo ne fait malheureusement que confirmer ce qu'on craignait avec le premier tome de Tokyo Ghost: le scenario est superficiel et, malgre de belles planches, le dessin n'est pas assez magnetisant pour sauver l'ensemble.Jarry a bien tente de donner de la profondeur au personnage de l'assassin en racontant son passe, mais ce recit n'apporte absolument rien a la serie.Il aurait ete plus avise d'en creuser l'aspect onirique, histoire de la rendre plus credible.Alexandre Vigneault BANG CRUNCH NEIL SMITH KNOPF CANADA (((( Le dernier cri en lettres canadiennes-anglaises est un jeune Montrealais qui s'appelle Neil Smith.Son recueil de nouvelles, Bang Crunch, le bruit d'une collision, vient de sortir.Le livre met en scene des collisions de tous genres.Smith a un gout prononce pour l'insolite .le bizarre, si vous preferez, .mais il ne perd jamais le cote humain.Une jeune femme qui ne s'interesse pas aux hommes s'injecte du sperme pour enfanter, mais le bebe, premature, semble habiter un autre univers qu'elle.Et que dire de cette fille qui souffre du syndrome de Fred Hoyle, une condition qui existe vraiment : elle vieillit et rajeunit selon une logique propre a elle.On peut voyager avec Smith jusqu'a Westmount, ou une femme garde les cendres de son mari dans une pierre de curling.Si vous voulez savoir ce que lisent les plus branches de nos voisins anglos, essayez ce recueil.David Homel, collaboration speciale JE LE JURE PAR MARAIS MILLER GUY SAINT-JEAN EDITEUR (( .Meurtres passionnels, heroinomanie, proxenetisme, suicide assiste, violence conjugale, petits larcins et fraudes majeures, les 15 nouvelles qui composent ce recueil ecrit a quatre mains sont autant de facettes de l'univers que cotoient quotidiennement les auteures.En effet, les deux femmes qui se cachent sous le pseudonyme de Marais Miller, Suzanne Coupal (Clara Marais) et Celine Lamontagne (Lori Miller).sont toutes deux juges a la chambre criminelle de la Cour du Quebec depuis une dizaine d'annees.Ensemble, elles ont imagine ces histoires ou le hasard se fait parfois cruel, ou les coulisses du palais de justice deviennent le theatre de tragedies intimes.Et ou elles mettent en scene des criminels a visage humain, des victimes d'un passe charge de drames, mais egalement des gens de droit, avocats, juges, qui cachent eux aussi de lourds secrets.Inegales, ecrites dans un style parfois un peu maladroit mais le plus souvent correct, les nouvelles de Je le jure savent tenir en haleine sans jamais jouer la carte de la fascination malsaine.Ce qui est tout a l'honneur des auteures.Marie-Claude Fortin, collaboration speciale LE DERNIER BEAU JOUR PETER BLAUNER SEUIL/POLICIERS ((( .Appelons cela un huis clos de banlieue.Le dernier beau jour est un polar dont l'action se situe peu apres les attentats du 11 septembre, dans le cadre idyllique d'une bourgade au nord de Manhattan.Une panne de tondeuse y devient l'evenement de l'annee.Tout le monde se connait.Dans ce drame de moeurs, tous les personnages se frequentent depuis les bancs d'ecole, ce qui complique le travail des enqueteurs quand on retrouve le cadavre sans tete de Sandie Lanier flottant dans l'Hudson.Sandie etait la meilleur amie de Lynn, le personnage central de l'histoire, mais elle etait aussi la maitresse de Michael Fallon, qui est charge de l'enquete.Or Fallon a cache cette liaison a tout le monde, y compris a son chef, le premier Noir a diriger la police de la ville.Tout l'interet de ce roman, qui n'a rien d'un thriller et tout du suspense psychologique, provient des relations conflictuelles entre les personnages, avec au centre, l'inquietant Michael Fallon dont la personnalite trouble s'impose au fil des pages.Roman dense, au rythme lent, Le dernier beau jour exige une lecture attentive jusqu'a son denouement qui nous laisse ebranles.Norbert Spehner, collaboration speciale ARTS ET SPECTACLES NOTRE CHOIX SUGGESTION DISQUE CHRONIQUE DVD Boston Legal SEASON TWO SONIA SARFATI «J'ai une érection.C'est bon signe.Je suis prêt à aller en cour.» Ainsi parle Denny Crane, l'un de personnages centraux de Boston Legal.Cela donne une toute petite idée du ton décalé de cette série pleine d'esprit, aussi drôle que provoquante, aussi pertinente qu'impertinente (ô les volées de bois vert que se reçoivent les États-Unis manière Bush!), créée par ce pro de la comédie dramatique campée dans les tribunaux qu'est David E.Kelley.Il est, entre autres, l'homme derrière Ally Mc Beal et The Practice.Laquelle a d'ailleurs donné naissance à Boston Legal, qui en est ce qu'on appelle un spin-off.Denny Crane y faisait une apparition, de même qu'Alan Shore.Deux personnages qui étaient trop.Trop originaux.Trop déjantés.Trop attachants.Bref, trop tout pour être abandonnés.Ils sont de retour ici, formidablement campés par William Shatner (le capitaine Kirk de Star Trek et on ne rit pas: il est parfait dans la peau de cet homme qui perd la carte et vit sur sa gloire passée) et James Spader.Ils sont respectivement l'une des trois têtes (la plus vide) et l'un des bras droits (le plus surprenant, par ses méthodes particulières et sa morale bien à lui) de la firme Crane, Pool et Schmidt.Et ils forment un duo magistral.Leurs échanges, en particulier ceux qui servent de conclusion à chaque épisode, sont impayables.Aussi progressiste que la première saison mais moins éparpillée, la deuxième, qui compte 27 épisodes (en anglais, avec possibilité de sous-titres en anglais ou en français), se penche sur des questions sociales d'actualité qui sont, la plupart du temps, présentées sous plusieurs angles.Et sur un ton qui, s'il ne se prend pas au sérieux, n'atteint pas moins la cible.Il sera ainsi question d'avortement (que les États-Unis permettent sur leur territoire mais refusent dans les cliniques qu'ils subventionnent dans des pays en voie de développement, menaçant de couper les vivres à celles qui le pratiquent), d'environnement, de droits (?) des fumeurs, de la participation des États-Unis à différents conflits armés, de pilule du lendemain (que les hôpitaux catholiques sont en droit de refuser, même aux victimes de viol), de religion (Halloween vu par les yeux de chrétiens purs et durs et par de «vrais» sorciers), d'impôts (je paie ou je paie pas?), etc.Se succèdent ainsi d'incroyables commentaires sur la société américaine, portés au spectateur par l'intermédiaire de scénarios suprêmement bien écrits.Un mélange savoureux de soap opera, de drame juridique et de relations entre hommes et femmes travaillant ensemble ou les uns pour ou contre les autres.Quant aux causes présentées, elles sont parfois amusantes et parfois dramatiques.Et ce ne sont pas toujours les «bons» qui gagnent.En fait, comme pour la première saison, le principal point faible du coffret de Boston Legal est.ses suppléments.Ils sont rares et peu passionnants.Un premier documentaire, de cinq minutes, explique la manière dont les épisodes sont pensés.Un second, de 10 minutes, s'attarde sur le look de la série - les bureaux du cabinet, les costumes des acteurs, etc.C'est tout.Mais, enfin, pas de quoi faire un procès à qui que ce soit.La série vaut, à elle seule, son pesant d'or.STÉRÉO LUDO Le 3 juillet 1991, un sorcier m'a dévoilé son secret.«Je dois être très nerveux pour jouer de la guitare», m'a dit Paco de Lucia.Mais encore?«Avant chaque concert, je bois beaucoup de café.La vitesse d'exécution ne vient pas de la pratique, mais de la tension.» Si je ne l'avais vu enfiler café sur café devant moi, j'aurais peut-être cru que ce maître de la guitare flamenco se payait ma tête.Mais non, il était sérieux\u2026 et très chaleureux.Pour Paco de Lucia, dont la technique est hallucinante, la musique est affaire d'instinct, de feeling, avait-il ajouté avant de monter sur la scène de la salle Wilfrid-Pelletier, où nous le retrouverons justement demain soir.Si je vous suggère l'album Friday Night in San Francisco, témoin d'un concert de 1980 du guitariste andalou avec John Mc Laughlin et Al Di Meola, c'est justement parce qu'il prouve que les virtuoses carburent aussi au plaisir.Et que leur public, même celui tellement sérieux des guitar heroes, s'amuse tout autant.Si vous voulez vraiment tripper, trouvez le DVD Meeting of the Spirits, capté pour la télé au Royal Albert Hall de Londres le 14 février 1979.C'est le chevelu Larry Coryell, que la dope n'avait pas encore forcé à céder sa place à Di Meola, qui complète le trio.Coryell y joue un rôle secondaire, mais les deux autres sont vraiment allumés, surtout sur la pièce Meeting of the Spirits, une composition de Mc Laughlin pour le Mahavishnu Orchestra, que les trois guitaristes étirent sur 23 minutes et des poussières.Du grand art.Les images ne sont pas de très bonne qualité, le son est quelconque, mais la performance transcende tous ces défauts.\u2014 Alain de Repentigny FRIDAY NIGHT IN SAN FRANCISCO DE PACO DE LUCIA, JOHN MCLAUGHLIN ET AL DI MEOLA ROCK PAPILLON POP ROP SPHÈRE / DEP ((( Couilles.et solidarité ! Papillon n'est pas un monarque de la subtilité.Il fait du rock de bar bondé bourré de guitare au son à cheval entre AC/DC et les Stones.Efficace ?Les riffs sont imparables.Salace ?Ça va de soi.Papillon donne l'impression de n'aimer se trouver que sur scène ou sous les couvertures.Jamais seul.Sa peinture des (petits) dessous du Show Bizzz PQ est sympathique, mais sans conséquence.Sa charge contre notre société proprette (Câlisse) ne manque pas d'impertinence \u2014 il s'en prend notamment au prix de la bière au Centre Bell.Papillon fait de la chanson pour «botter l'cul au politically correct».Ça se défend.Il a tout ce qu'il faut pour interpréter avec brio son rôle de rockeur jouisseur et rieur.Pop Rop, petit frère de Mal élevé (2003), montre cependant les limites du personnage.Même si sa chanson Bisous n'est pas très bien écrite, on sent que c'est la seule où il ne joue pas.Il parle d'une fille qu'il a quitté (ou l'inverse) et des ses deux fillettes qui vivent loin de lui.Derrière une phrase comme «la plus vieille parle-tu de moi des fois ?», il y a un monde de sensibilité qu'il mériterait d'explorer.Sans se castrer ou faire de lui un Dany Bédar.Riffs imparables La minceur du propos \u2014 Alexandre Vigneault JULIETTE GRÉCO LETEMPSD'UNE CHANSON POLYDOR/UNIVERSAL (((( Gréco et Juliette Le 7 février prochain, Juliette Gréco aura 80 ans et, pour son anniversaire, c'est à nous qu'elle offre un cadeau hors de prix: un disque de chansons qu'elle aime depuis toujours, qu'elles soient à texte ou à rien du tout.L'emballage du cadeau est à la mesure de celle qui l'offre: magnifique, avec des tas de cordes, des cuivres impeccables, un piano et un accordéon qui respirent (le disque a été enregistré à New York, réalisé par le pianiste jazz Gil Goldstein et Jay Newland, collaborateur de Norah Jones).Par ici, le sax de Joe Lovano ou la trompette de Wallace Roney, mais aussi, au piano, Gérard Jouannest, compagnon de vie et d'art de Madame Gréco et qui fut si longtemps l'accompagnateur- compositeur de Brel.Résultat?Une version formidablement sensuelle de la légère Volare, une Mathilde de Brel quasi perverse, une Né quelque part de Leforestier tout à fait jazz, une Syracuse de Salvador voluptueuse à souhait\u2026 Ce n'est peut-être pas l'album par excellence pour faire découvrir Juliette Gréco.Mais pour ceux qui savent déjà à quel point cette interprète est une créatrice à part entière, quel bonheur et quelle leçon: il n'y a pas de grandes chansons, il n'y a que celles que notre coeur choisit, que notre mémoire préfère à toutes.Bon anniversaire, Juliette.L'idée même de ce disque.L'accent « anglais » de Greco dans Over the Rainbow.\u2014 Marie-Christine Blais POP OF MONTREAL HISSING FAUNA, ARE YOU THE DESTROYER?POLYVINYL/OUTSIDE (((( Quête identitaire Bon, pour la petite histoire, le leader Kevin Barnes a baptisé ainsi son groupe en souvenir d'une ancienne flamme montréalaise.Cela dit, passé la curiosité qui nous pousse, album après album depuis presque 10 ans déjà, à analyser la musique de l'usurpateur, reste l'intarissable élément de surprise.Of Montreal est possiblement l'une des formations les plus difficiles à suivre tant ses musiciens s'amusent à explorer une multitude de genres gravitant autour de la pop, franche et accrocheuse.Hissing Fauna\u2026 se veut ainsi en continuité avec la facette électro-pop de The Sunlandic Twins, mais en plus substantiel.Là où l'expérimentation fragile du précédent album paraissait un peu trop calculée, le « concept » de ce nouvel album \u2014 une sorte de rite de passage de Barnes à son alter ego Georgie Fruit parsemé de questionnements et de drogues \u2014 s'apprécie d'autant mieux que les 16 chansons coulent de source.Aucun temps mort dans cette pop véhémente et extravagante, nourrie de charpentes rythmiques électroniques dansantes, de guitares psychédéliques et d'harmonies vocales qui nous restent en tête.Risqué, comme toujours, mais gratifiant.La cohésion, les refrains Déroutant \u2014 Philippe Renaud, collaboration spéciale FOLK-ROCK ÉMILIE PROULX DANS UNE VILLE, ENDORMIE CONFISERIE / GSI ((( ½ Les charmes vénéneux de la mélancolie La vague de nouvelle musique québécoise originale se conjuguait beaucoup au masculin depuis une couple d'années, du moins celle à succès - à part Ariane Moffatt, Marie-Annick des Cowboys et Régine d'Arcade Fire, pas beaucoup de filles dans le paysage sonore.C'est en train de changer.Après le mini-album de Ma blonde est une chanteuse, voici celui de l'auteure-compositeureinterprète et réalisatrice Émilie Proulx, vraiment séduisant.Cinq dollars pour cinq chansons (en format album ou par téléchargement), ce n'est vraiment pas trop cher payer pour découvrir une jeune femme à l'univers musical très riche, à la fois atmosphérique et organique, qui vient appuyer des textes carrément mélancoliques, interprétés par une voix qui pourrait être celle d'une belle fantôme.C'est assez sombre, assez triste (d'où l'importance des arrangements qui égaient un peu le tout), avec de belles images dans des textes évocateurs, tout à fait dans la lignée de ce qu'on appelle le slowcore et le sadcore, et qui plaira à ceux qui aiment Cat Power, Julie Doiron ou, si on veut une analogie plus « populaire » (!), la Nico de Velvet Underground.Ça donne des chansons un peu droguées, un peu engourdies, ralenties, au charme vénéneux, dont on devient dépendant\u2026 (En magasin mardi.) Que passent les heures La voix dans Les masques tombent \u2014 Marie-Christine Blais PHOTO ROBERT NADON, LA PRESSE© Le guitariste Paco de Lucia PINGOUIN : À VOS MARQUES! PRÊTS! PÊCHEZ! ((( ½ Vous êtes un pingouin affamé sur la banquise.Pour vous nourrir, vous devez ramasser le plus de poissons possible.Mais voilà, les poissons sont pris dans des blocs de glace et chaque fois que vous en ramassez un, la banquise rétrécit.Soyez méfiants, car les autres joueurs tenteront de vous isoler sur un bloc de glace pour vous empêcher de prendre du poisson.Pingouin est un jeu simple et amusant qui se joue et s'apprend rapidement.Une vingtaine de minutes suffisent pour faire une partie.Chaque pingouin ne peut se déplacer que dans une direction par tour, et ce, tant qu'il n'y a pas d'autre pingouin ou de trou pour le bloquer.En prévoyant bien vos mouvements, vous pourrez isoler les autres pingouins et monopoliser la banquise ! Pingouin se joue tout aussi bien à deux qu'à trois ou quatre.Selon le nombre de joueurs, vous disposez de deux à quatre pingouins, mais, pour varier les stratégies de jeux, vous pouvez modifier leur nombre.Alors.qui sera le meilleur pêcheur de la banquise ?Pingouin, un jeu pour deux à quatre joueurs qui n'ont pas froid aux yeux d'Alvydas Jakeliunas et Günter Cornett.\u2014 Chantal Ide, collaboration spéciale (((( présentent 514 790-1111 1 800 848-1594 www.tel-spec.com Billetterie du Théâtre St-Denis, 1594, rue St-Denis, Montréal Aussi en supplément Aires àquébec les 2, 3, 4, 5 et 6mai 2007 capitole de québec spectaclejoedassin.com matinée le 8 avril à 15 h « les harmonies vocales sont à vous jeter par terre.On sort de là et on est heureux et ça fait du bien ! » Marie-Josée D'amours -Rythme FM « ce qu'il faut pour servir de vaccin contre la morosité » Marie-Christine Blais -La Presse « Des chorégraphies extraordinaires.un spectacle très coloré qui sème la bonne humeur » Daniel Daignault -98,5 « les paroles nous rentrent dans la tête, dans les oreilles, dans le coeur » Louise Cousineau -98,5 « Du grand divertissement à grand déploiement.Des images d'une grande beauté » Catherine Perrin -Première Chaîne « les voix étaient impeccables, justes, riches ; les costumes, splendides » Julie Marcoux -TVA 4, 5, 6, 7 et 8 avril au Théâtre St-Denis 1 3457962A BILLETS À PARTIR DE 30$ ÉTUDIANTS : 25$ SPECTACLES : 20 H CAUSERIES : 22, 23 ET 24 FÉV 2007, 19 H 514 842-2112 Danseuse : Dwana Adiaha Smallwood/ Photo : Andrew Eccles PRÉSENTÉ PAR « Les membres de la compagnie Alvin Ailey American Dance Theater bougent toujours comme si leur corps était en feu et leur âme, en jeu.» Chicago Sun Times DE NEWYORK 2 4 f é v COMMANDITAIRE NATIONAL DIRECTRICE ARTISTIQUE 3456745A présenté par en collaboration avec 514.842.9951 www.osm.ca en collaboration avec Un rendez-vous unique! 7 février, 20 h Métissage symphonique avec Luck Mervil Guy St-Onge chef d'orchestre et arrangeur avec la participation de Monica Freire, Doba Caracol, H'Sao et Syncop Monica Freire Doba Caracol 3458081A 3456982A LAKMé LéODELIBES 3.8.10.14 FÉVRIER 2007 À 20 H KUTAN # ANTOUN # JAKOBSH # ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN DU GRAND MONTRÉAL # RIVEST # COOK EN FRANÇAIS AVEC SURTITRES FRANÇAIS ET ANGLAIS - BILLETS À PARTIR DE 44$ - PRIX SPÉCIAUX 18-30 ANS : À PARTIR DE 35$ BILLETTERIE PDA : 514-842-2112 - WWW.PDA.QC.CA EN COPRODUCTION AVEC OPERA AUSTRALIA PARTENAIRES ASSOCIÉS 3454714A ARTS ET SPECTACLES SUGGESTION DVD MARIO PELCHAT Chanteur, auteur-compositeur et désormais producteur de disques, Mario Pelchat lançait l'album Le monde où je vais il y a quelques mois et a entrepris une grande tournée du Québec il y a quelques jours, avec déjà une cinquantaine de spectacles au calendrier.Ce soir, il donne à Montréal sa troisième représentation consécutive au Théâtre Saint-Denis.Ce qu'il regarde: Le parfum : histoire d'un meurtrier, de Tom Tykwer.C'est un film inspiré du roman de Patrick Süskind que j'ai adoré et que j'irais revoir plusieurs fois.Oui, je suis allé le voir en français, moi, je me force pas quand je vais au cinéma, je suis là pour me détendre, pas pour traduire.J'avais reçu le livre de Süskind en cadeau d'Eddy Marnay lui-même, mais je ne l'ai jamais lu, même si je l'ai commencé au moins 25 fois.Quand je n'avais rien à faire, je me réessayais, je me suis même rendu assez loin.Mais jamais assez pour savoir que le gars était un meurtrier.Bref, quand j'ai su que le livre avait été porté à l'écran, j'ai décidé d'aller le voir, au moins pour savoir comment finissait le livre.C'est simple, j'ai trouvé le film tellement bon que ça m'a donné le goût de lire enfin tout le roman, pour voir si le passage à l'écran lui rend justice.J'ai trouvé la production extraordinaire pour la reconstitution de l'époque, l'histoire, les odeurs évoquées\u2026 Tellement que j'avais envie de devenir parfumeur après ! Bref, j'ai adoré.Ce qu'il loue enDVD: Rome, de Bruno Heller.J'ai loué cette série récemment : c'est une reconstitution de l'Empire romain, super très bien faite, sur tous les aspects de cette époque.Tu peux même choisir à l'écran d'activer des fenêtres contextuelles qui vont te donner plus d'informations sur telle ou telle question - bon, ça devient même un peu tannant parce que tu es toujours en train de lire ton écran! Mais c'est vraiment fascinant à suivre.Tu te le loues une semaine et tu regardes tranquillement tous les épisodes de la première saison.Un disque : A Donny Hathaway Collection.C'est un chanteur soul noir presque inconnu : Donny Hathaway s'est suicidé (en 1979, à 34 ans) en se jetant en bas d'un immeuble, on ne sait pas pourquoi.En tout cas\u2026 Je l'ai découvert grâce à une chanteuse du Saguenay \u2014 Lac-Saint-Jean qui chante comme une Noire et qui me fascine\u2026 mais dont je tairai le nom parce que, en tant que producteur, elle m'intéresse.C'est une femme qui a beaucoup voyagé, qui a épousé un pianiste noir et qui a une culture musicale phénoménale dans le domaine rhythm'n'blues.Bref, c'est elle qui m'a parlé de Donny Hathaway et, depuis, j'écoute cette compilation en boucle dans mon auto.Quand je pars sur un disque, je n'arrête pas\u2026 jusqu'à ce que j'aie un autre coup de coeur.J'ai comme ça écouté Eva Cassidy (grande chanteuse morte du cancer à 33 ans en 1996) pendant des mois et, maintenant, c'est Donny Hathaway.\u2014 PROPOS RECUEILLIS PAR MARIE-CHRISTINE BLAIS STÉRÉO PERSO PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE© FOLK NEEMA MASI CHO TONALITY / SÉLECT ((( Chamanisme, humanisme, candeur Ses origines égyptiennes et libanaises ne sont pas particulièrement évidentes sur ce Masi Cho, ce qui n'est pas un tort en soi.Voilà plutôt un disque folk d'expression anglaise, légèrement émaillé de folklore amérindien de l'ethnie tchilo - conséquence d'un séjour inspiré dans les Territoires du Nord-Ouest.Les choix harmoniques et mélodiques, l'instrumentation ténue (guitares, basse, percussions, quelques échantillonnages, etc.) au service de la voix, bref la démarche générale est celle d'une auteure-compositriceinterprète typiquement occidentale pour ne pas dire nord-américaine.La spiritualité chamanique et l'humanisme candide servent bien cette beauté de la nature.Sa propension au voyage, son engagement personnel auprès des laissés \u2014 pour \u2014 compte, son idéalisme charmant (Love conquer fear, rien de moins) rejaillissent sur Masi Cho, un disque sympathique, sincère, d'une rare ingénuité.De ce disque, cependant, on ne peut dire qu'il se dégage des musiques et rimes d'exception\u2026 sauf exception - Scatter et Masi, par exemple.À mon humble avis, il faudra à Neema un bagage chansonnier plus étoffé (autant littéraire que musical) pour assurer sa pérennité dans ce métier difficile.La candeur, l'humanisme.Peu d'éléments singuliers.\u2014 Alain Brunet POP NORAH JONES NOT TOO LATE BLUE NOTE (( ½ A-t-elle déjà tout dit ?«Not too late», dit l'album.Vraiment?C'est à souhaiter pour la star Norah Jones, propulsée au faîte des ventes d'albums catégorie «adulte» dès son premier album - lancé en 2002, Come Away With Me a franchi le cap des 20 millions d'exemplaires.En 2004, Feels Like Home a lentement refroidi les oreilles sensibles à la surdiffusion, et ce malgré l'intérêt populaire suscité par un deuxième album \u2014 11 millions d'exemplaires tout de même.Vint ensuite un petit vent d'air frais avec The Little Willies, son groupe dans lequel elle s'est volontairement dissimulée.La voilà maintenant qui fréquente les limites de son premier cycle créatif.Ce country-folk astiqué auquel on ajoute quelques pincées de jazz primitif ou de gumbo blues, on le connaît déjà trop.Ces mélodies et ces inflexions vocales, on les connaît.Cette réalisation du bassiste Lee Alexander, on la connaît.Ces rimes qui ne se démarquent en rien des meilleurs auteurs, on les connaît aussi.La seule chose qu'on ne connaisse, c'est peut-être la robe rayée de sa pochette\u2026 Norah Jones a-t-elle déjà tout dit ?Peut-être pas, mais ce disque ne nous apprend strictement rien de neuf sur son art.Chansons bien construites Totale redondance \u2014 Alain Brunet OJOS DE BRUJO TECHARI DIGNELA / SIX DEGREES / OUTSIDE (((( Force de frappe Après avoir littéralement soufflé la planète il y a trois ans avec Bari, Ojos de Brujo revient en force avec un album de même tenue.Fondée sur le nuevo flamenco et la rumba catalane, cette pop hybride de Barcelone a encore évolué, cette fois au plan de la virtuosité et de la force d'impact.La basse de Javi Martin ressort davantage parmi les guitares flamencas, les percussions ont gagné en rapidité et en précision, l'autorité de la chanteuse-rappeuse Marina demeure imparable.Les hybridations sont connues pour la plupart : hip-hop, rythmes afrocubains, reggae-dub, propositions technoïdes mais encore jazz, ragas indiens ou même des accords métal vigoureusement grattés à la guitare acoustique.On pourrait conclure au fouillis, à la courtepointe mal ficelée\u2026 Bien au contraire, Ojos de Brujo continue de s'imposer parmi les plus efficaces carrefours d'influences, certes une grande force au vaste domaine des musiques du monde.Voilà qui explique la collaboration de musiciens exceptionnels, du compositeur angloindien Nitin Sawhney au pianiste et arrangeur cubain Roberto Carcasses.Voilà l'amalgame idéal d'un art populaire puissant et expressif et de musiques savantes utilisées à bon escient.La qualité et l'intelligence des métissages.Un peu trop semblable au précédent.\u2014 Alain Brunet Prisonniers de Beckett Imaginez, si Yves Desgagnés ou Lorraine Pintal décidaient de monter un Tchekhov ou un Tremblay avec des détenus de la prison de Bordeaux! N'écoutant que son audace, l'homme de théâtre suédois Jan Johnson a pourtant cru que l'oeuvre de Beckett trouverait résonnance chez des détenus.Lorsque, dans les années 80, le directeur de la prison de Kumla, en Suède, l'a invité pour faire du théâtre en ses murs, il a accepté de relever le colossal défi de monter une version d'En attendant Godot, avec une distribution entièrement composée de prisonniers.Michka Saäl, le réalisateur de Prisonniers de Beckett, a eu l'idée de réaliser un documentaire sur cette singulière histoire, lors d'une discussion avec Johnson, dans une fête que tous désespéraient de fuir.Pendant des heures, Johnson a révélé à Saäl les détails de cet épisode qui a connu un bien triste dénouement.La première représentation d'En attendant Godot avait été un tel succès, que Jan Johnson a proposé de partir en tournée, avec ses acteurs/prisonniers.Seulement, à quelques heures de la première d'En attendant Godot, à Göteborg, les détenus ont pris la poudre d'escampette.Cela dit, ce documentaire qui fait des parallèles entre la quête de liberté et la condition carcérale (qui est celle de l'attente) raconte avec humour et profondeur la rencontre peu banale entre un artiste passionné et engagé et les prisonniers qui, 20 ans plus tard, nous livrent leurs états d'âme sur cette période charnière de leur vie.Säel mêle fiction, témoignages, monologues et documents d'archives, dans ce film qui évoque avec poésie l'impact de Beckett sur des êtres qui, par un concours de circonstances tragique et exceptionnel, ont été transformés par des mots.Les chansons de Bob Dylan accompagnent ce récit, qui est aussi une réflexion sur la rédemption.\u2014 Sylvie St-Jacques JULOS BEAUCARNE LE JASEUR BORÉALLECHANT DUMONDE / FUSIONIII ((( ½ L'indispensable jaseur Julos Beaucarne, c'est le Hubert Reeves de la chanson.Tous deux soucieux de l'état de notre planète et de l'univers, tous deux sensibles à l'infiniment grand et à l'infiniment petit.Ce qui signifie que j'ai toujours une réaction très cynique, sarcastique même, quand j'écoute les chansons de Julos le Belge, les premières fois: a priori, je ne veux pas entendre son propos sur ce que nous faisons subir à ce qui nous entoure et à ceux qui vivent sur la Terre en même temps que nous.Et puis, peu à peu, je m'incline: il a raison, Julos.Il faut aimer mieux l'eau, il faut respecter plus l'être vivant, qu'il soit humain ou fourmi, et il faut chanter tout cela, dans l'espoir d'ainsi protéger ce qui est unique.Bien sûr, ses mélodies ne réinventent pas la roue - mais pourquoi vouloir la réinventer, demanderait sans doute Beaucarne - et sa façon de chanter n'est pas contemporaine.Mais son accent wallon est tellement doux et sa voix, surtout quand il récite, tellement tendre\u2026 Tenez, imaginez un Richard Desjardins qui aurait 70 ans et quelque 25 albums à son actif.Quoique\u2026 Qui d'autre que Beaucarne peut écrire une vraie chanson d'amour pour les gens atteints d'Alzheimer ?Ils sont partis, les souvenirs, presque rock, et les poèmes.Un disque qui ressemble assez aux 24 précédents.\u2014 Marie-Christine Blais PLUS DE 30 CONCERTS ET ÉVÉNEMENTS DONT BILLETS SPECTRUM DE MONTRÉAL 514 908-9090 ticketpro.ca PLACE DES ARTS 514 842-2112 pda.qc.ca 514 790-1245 admission.com TOHU, LA CITÉ DES ARTS DU CIRQUE 514 376-TOHU TOHU.CA 514 790-1245 admission.com et en personne au SPECTRUM DE MONTRÉAL 318, Ste-Catherine Ouest 514 288-9955 1 888 477-9955 montrealenlumiere.com INFOS DU 22 FÉVRIER AU 4 MARS TROIS FESTIVALS EN UN! enregistré par COPRÉSIDENTE D'HONNEUR ANGÈLE DUBEAU ENTOURÉE DE OLIVER JONES, ANTON KUERTI, YULI TUROVSKY ET LA PIETÀ présenté par en collaboration avec L'AFRIQUE DU SUD PAYS À L'HONNEUR SOWETO GOSPEL CHOIR VINCENT MANTSOE en collaboration avec en collaboration avec VENDREDI 2 MARS, 20H SALLE WILFRID-PELLETIER, PDA SAMEDI 3 MARS, 20H SALLE WILFRID-PELLETIER, PDA fête ses 30 ans de carrière Blessed SPECTACLE DE CLÔTURE Men-Jaro 27-28 FÉVRIER, 20H THÉÂTRE MAISONNEUVE, PDA L'AFRIQUE DU SUD PAYS À L'HONNEUR PREMIÈRE MONTRÉALAISE en collaboration avec DU 20 AU 24 FÉVRIER ET DU 27 FÉVRIER AU 3 MARS TOHU, LA CITÉ DES ARTS DU CIRQUE LE VERTIGE DU PAPILLON Cie Feria Musica DIMANCHE 4 MARS, 20H THÉÂTRE MAISONNEUVE, PDA BARBARA HENDRICKS VENDREDI 2 MARS, 20H THÉÂTRE MAISONNEUVE, PDA MÍSIA Fados, boléros, tangos ROY HARGROVE QUINTET MERCREDI 28 FÉVRIER, 20H SPECTRUM DE MONTRÉAL NEW YORK VILLE VEDETTE NEW YORK VILLE VEDETTE JEUDI 1ER MARS, 20H SPECTRUM DE MONTRÉAL CHRIS POTTER'S UNDERGROUND AVEC ADAM RODGERS, CRAIG TABORN ET NATE SMITH JEUDI 22 FÉVRIER, 20H SPECTRUM DE MONTRÉAL OREGON en collaboration avec [bjm_danse] LES BALLETS JAZZ DE MONTRÉAL Deux premières nord-américaines Mapa et Les Chambres des Jacques SPECTACLE D'OUVERTURE 22-23-24 FÉVRIER, 20 H THÉÂTRE MAISONNEUVE, PLACE DES ARTS Venez nous rejoindre au Carrefour Industriel Alliance pour marcher en famille dans le parcours-découverte joyeusement animé et commenté.Pour clore l'événement, une grande fête familiale attendra petits et grands au complexe Desjardins.Organisée de concert avec DIMANCHE 25 FÉVRIER GRATUIT! INSCRIVEZ-VOUS EN FAMILLE montrealenlumiere.com 514 521-8356 DÉVOILEMENT DE LA PROGRAMMATION DE LA FÊTE DE LA LUMIÈRE HYDRO-QUÉBEC ET DE LA NUIT B LANCHE LE 7FÉVRIER ! LA GRANDE RACLETTE Pour une soirée conviviale entre amis! Dans une ambiance réconfortante, savourez les fromages d'ici avec cette grande raclette.Venez danser en groupe! SAMEDI 3 MARS, 19H30 AU MARCHÉ BONSECOURS 45$, incluant le service (vins et taxes en sus) billets : 514 908-9090 ticketpro.ca présentent RÉSERVEZ VOTRE PLACE DANS L' UNE DES BONNES T ABLES DU FESTIVAL TIRAGE DE 10 ENSEMBLES-CADEAUX COMPRENANT UN FOUR À RACLETTE T-FAL ET DES FROMAGES D'ICI ! 3457965A 3457966A PRÉSENTÉ PAR Réservez vos sièges dès maintenant ! 514 521-1002 ou 1 800 558-1002 Né à Alger, en 1942, Claude Pavard parcourt l'Afrique, ses déserts et océans.Amateur de plusieurs régions fascinantes, il a réalisé plus de 50 films documentaires et écrit une dizaine de livres.Officier de l'Ordre national du Mérite mauritanien à titre national, il nous présente son film sur la Mauritanie de façon bien à lui.Il sait jouer avec les ambiances, les décors changeants et l'exotisme.du désert à la mer 27 et 28 janvieR Montréal Salle Pierre-Mercure 29 janvieR au 3 fév RieR Longueuil Salle Pratt&Whitney Canada 5 et 9 fév RieR Saint-Hyacinthe Collège Saint-Maurice 6 au 8 fév RieR Montréal-Nord Cégep Marie-Victorin 10 fév RieR Saint-Jean Théâtre des Deux Rives 12 et 13 fév RieR La Prairie École de la Magdeleine 14 fév RieR Pierrefonds Polyvalente de Pierrefonds 5 et 6 ma Rs La Salle Salle Jean-Grimaldi 7 ma Rs Saint-Jérôme Polyvalente 3451909A ARTS ET SPECTACLES ALINE APOSTOLSKA COLLABORATION SPÉCIALE « C'est le genre de soirée qu'affectionne le public, même s'il n'est pas spécialiste de danse contemporaine », souligne d'emblée Francine Bernier, directrice de l'Agora et codirectrice artistique de cette tournée exceptionnelle.En décembre dernier, ce spectacle en quatre parties a été présenté dans dix théâtres de la région Rhône-Alpes et, partout, l'accueil du public a été enthousiaste.Puzzle Danse propose en effet un concentré de grande qualité, pas long (vingt minutes pour chaque pièce), fait de duos (que le public affectionne) et d'une volontaire sobriété scénographique qui facilite le déplacement : « C'est une soirée de vraie découverte, dit Estelle Clareton à son retour de la tournée française.Les univers sont très différents, typés, mais se complètent bien.Et sur les quatre pièces, on en aime toujours au moins une ou deux.» La première présentation de Puzzle Danse remonte à 2002 et présentait, du côté québécois, Harold Rhéaume et Hélène Blackburn.La tournée comprenait plus de diffuseurs français que québécois.Il faut dire que le projet émane de la région Rhône-Alpes qui, en 2000 déjà, en avait proposé l'idée à l'Agora de la danse.Mais entre 2002 et 2007, tout a changé : le Québec a pris les choses en main, associant quinze diffuseurs québécois, tous coproducteurs, pour dix diffuseurs français : « La grosse différence, dit Francine Bernier, c'est l'apport de Danse sur les routes, qui s'est pleinement associé avec nous.» Danse sur les routes, réseau consacré au développement de la danse en régions au Québec et au Canada, a en effet pris les commandes de ce projet.La directrice Paule Beaudry explique : « La mise en place de Puzzle Danse a impliqué une grosse organisation où chacun des partenaires a donné le meilleur de sa propre expertise.Les diffuseurs sont devenus coproducteurs, certaines grosses salles de spectacle nous ont rejoint (comme le Centre national des arts d'Ottawa ou le Grand Théâtre de Québec), et c'est Montréal Danse, avec son expérience en matière d'organisation de tournées, qui a pris en main tout cet aspect des choses.Puzzle Danse est devenu une sorte de laboratoire d'expertises où chacun a appris des choses, des conditions artistiques jusqu'à la production et sa diffusion.» Emballés, les diffuseurs québécois pensent monter un programme similaire, cette fois uniquement avec des chorégraphes québécois.Chacun des chorégraphes est cependant resté totalement maître de son oeuvre.Les diffuseurs ont choisi les vétérans Ginette Laurin et Jean-Claude Gallotta, lesquels ont à leur tour choisi un « poulain », soit Estelle Clareton, qui a jadis dansé pour Laurin, et Isira Makuloluwe, jeune chorégraphe quasi inconnu, originaire du Sri Lanka.Chacun d'eux a traité sa propre vision du départ : « J'ai imaginé une histoire qui devait, à l'origine, devenir un film, explique Jean- Claude Gallota.C'est l'histoire de deux femmes africaines qui se cherchent un mari sur Internet et reçoivent finalement la réponse de deux frères italiens qui, le jour annoncé, filent en scooter chercher leurs futures épouses à l'aéroport en s'imaginant leur vie future belle et heureuse.Ils meurent dans un accident juste avant d'arriver.» Sa pièce, Sunset Fratell, raconte l'histoire en commençant par la fin.Gallotta dit avoir beaucoup aimé les pièces québécoises, trouvant que la pièce de Ginette Laurin, Les petites feintes, un duo pour deux danseuses sur le thème des étreintes furtives, est « une sorte de pièce jumelle de la sienne ».Estelle Clareton a, quant à elle, intégré ce projet dans sa série Furies, dont on avait vu la première pièce Furies Alpha 1/24 en septembre 2005.Voici le quatrième volet, Furies Delta 4/24, sur le thème féroce et douloureux de la séparation d'un couple, entre rage et impuissance.Une pièce où la tension ne se relâche pas tout au long des vingt minutes.Quant au jeune Makuloluwe, il a placé son duo, Assauts intérieurs, dans une prison où une femme visite un homme, leur relation se tissant entre éternels départs et retrouvailles.Puzzle Danse est donc non seulement une réussite sur le plan de la logistique et des collaborations, mais promet une soirée forte en émotions et en sensations.Puzzle Danse France-Québec, du 31 janvier au 3 février, 20 h, à l'Agora de la danse.Horaire de la tournée : www.ladansesurlesroutes.com DANSE / Puzzle Danse Départ, séparation et autres solitudes PHOTO GUY DELAHAYE Théophile Alexandre et Mathieu Heyraud dans la pièce Sunset Fratell, de Jean-Claude Gallotta.Voici la deuxième saison d'une production franco-québécoise qui permet de voir en une soirée quatre duos inédits autour du thème du départ.Deux vétérans, Ginette Laurin et Jean-Claude Gallotta, et deux jeunes chorégraphes, Estelle Clareton et Isira Makuloluwe.vont à la rencontre de publics différents, d'abord en France puis maintenant au Québec. ARTS ET SPECTACLES CLAUDE GINGRAS Curieux disque Saint-Saens qui mele des oeuvres concertantes pour violon et d'autres pour piano alors que la production du prolifique compositeur mort octogenaire est assez considerable dans chaque genre pour remplir plus d'un compact.Peu importe.Jean-Jacques Kantorow, violoniste et chef d'orchestre francais d'origine russe, a enregistre ce programme avec la Tapiola Sinfonietta de Finlande, dont il fut le directeur jusqu'en 2000 et avec laquelle il continue de travailler.On l'entend dans le plus connu des trois Concertos pour violon (le troisieme, si mineur, op.61) et trois pieces plus courtes : le Prelude de l'oratorio Le Deluge, qui comprend un solo de violon, le Caprice andalou et l'arrangement, egalement intitule Caprice et tres virtuose, que le violoniste Eugene Ysaye fit de l'Etude en forme de valse, pour piano seul.Le disque est complete par deux pieces pour piano et orchestre, l'amusant Wedding- Cake et l'Allegro appassionato, jouees par la pianiste finlandaise Heini Karkkainen.Le chef neerlandais Kees Bakels dirige les oeuvres pour violon et Kantorow, les oeuvres pour piano.Les melomanes d'un certain age se rappelleront le passage de Kantorow a Montreal dans les annees 60 alors qu'il avait ete l'un des laureats de notre ancien Concours international.A 61 ans, il est reste un virtuose extremement brillant, comme le demontre son execution des passages tres rapides du Caprice andalou.Il peut avoir aussi de l'elegance mais en meme temps verser dans le style accrocheur auquel invite cette musique, poussant les effets et se complaisant dans un trop large vibrato.Pour sa part, la pianiste apporte brio et humour au Wedding-Cake et velocite et puissance a l'Allegro appassionato.Bien que ne comptant que 41 musiciens, l'orchestre sonne comme une formation considerable.SAINT-SAENS.Tapiola Sinfonietta, Jean-Jacques Kantorow, violoniste, Heini Karkkainen, pianiste BIS, CD-1470 CLASSIQUE Saint-Saens concertant LOUIS-BERNARD ROBITAILLE COLLABORATION SPECIALE LILLE .Dans sa loge de l'Opera de Lille, la chef d'orchestre Lorraine Vaillancourt feuillette ou tapote l'impressionnante partition grand format de Wozzeck posee sur la table : C'est moi, dit-elle, qui avais demande en 1992 au compositeur John Rea de realiser une version semichambriste du plus grand opera du XXe siecle, car la version orchestrale a cent musiciens est trop lourde a produire.Universal, a finalement inscrit cette version a son catalogue, ce qui permet de la jouer a travers le monde.Lorraine Vaillancourt, fondatricedirectrice du Nouvel ensemble moderne (NEM) depuis 1989, avait souvent croise la directrice de l'Opera de Lille, Caroline Sonrier, et l'ensemble Ictus, base a Bruxelles et qui passe une partie de l'annee en residence a l'Opera de Lille depuis sa renovation complete en 2003.Mme Sonrier souhaitait depuis le debut produire cet opera incontournable d'Alban Berg, cree a Berlin en 1925, et elle avait songe aussitot a cette version pour 21 musiciens, formidable pari reussi par John Rea .Avec Lorraine Vaillancourt a la direction.Pas vraiment intimidee, a 90 minutes du debut de cette pre-generale de samedi dernier, dans une somptueuse salle a l'italienne de 1138 places, toute en dorures et velours rouge, la patronne du NEM admet que ce decorum la change des auditoriums modernes ou elle officie le plus souvent a Montreal : C'est la premiere fois, dit-elle, que je me retrouve vraiment dans une fosse a orchestre et dans un theatre aussi imposant.Mais surtout, on a beneficie a Lille de conditions de travail exceptionnelles : deux mois entiers de repetitions quotidiennes pour une oeuvre qui jouera quatre fois a Lille et deux fois a Caen en fevrier.Le fait d'etre l'une des rares femmes a diriger un orchestre .fut-il de 21 musiciens .ne l'impressionne pas non plus outre mesure : Il y a plus de femmes chefs en musique contemporaine.Un domaine ou le decorum est moins lourd : en debut de representation, la chef sort simplement la tete de la fosse pour saluer, les musiciens sont habilles de noir mais sans smoking.Pendant la representation, on verra simplement la chef montrealaise, qui dirige sans baguette, executer de vigoureux mouvements des deux mains qui ressemblent a des semaphores.Le resultat : une production somptueuse, ou notamment Jean-Francois Sivadier signe une mise en scene quasiment parfaite de simplicite et d'intelligence, ou le burlesque et le morbide se melent etroitement, pour restituer l'atmosphere angoissante de cette oeuvre theatrale qui, d'une certaine maniere, annonce la crise dans laquelle va sombrer l'Allemagne des annees 20.Les savants eclairages evoquent la folie puis, vers la fin, l'atmosphere glauque et brumeuse de M.le maudit.Fait a noter : cette production limitee a deux villes de province, a eu droit il y a deux jours, a un important article du Monde, ou sous le titre Un Wozzeck minimaliste, une epure de la folie , on encense la remarquable prestation de l'ensemble dirige par Mme Vaillancourt et une scenographie et des eclairages magnifiques .OPERA /Wozzeck Lorraine Vaillancourt dans l'ecrin dore de l'Opera de Lille Scarlatti au violon La marque Aeon sort un programme de transcriptions pour violon seul de 12 sonates pour clavecin de Domenico Scarlatti.Le violoniste : Tedi Papavrami.Widor a SNJ Derniere parution d'orgue chez ATMA : les Symphonies nos 5 et 9 de Widor jouees par John Grew au Casavant de 1914 de l'eglise Saint-Nom-de-Jesus.NOUVELLES DU DISQUE SPECTACLES CLASSIQUE CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR Yuki Isami, flutiste, Emilie Girard-Charest, violoncelliste, Jean-Willy Kunz, claveciniste.Boismortier, Miyagi, Bach, Gotham : 20 h.CHAPELLENOTRE-DAME-DEBON- SECOURS The Battle of Killikrankie.La Nef, Meredith Hall, soprano, Matthew White, haute-contre.Dir.Sylvain Bergeron : 19 h 30.DANSE L'AGORA DE LA DANSE A Stone's Poem : 20 h.MONUMENT-NATIONAL - STUDIO HYDRO-QUEBEC You said woman tome I et II : 20 h.THEATRE LA CHAPELLE R.A.F.T.70 : 20 h.SUITE EN PAGE 20 CE SOIR 19h30 Anthony Kavanagh fete les annees 80 avec Michel Sardou, Garou, Lara Fabian, Jimmy Sommerville, Kim Wilde S Y M P H O N I C S H O W W W W.T V 5 .C A 3454965A 3457502A La vie en vert Cesoir 18h30 telequebec.tv 50 millions de piles vendues au Québec.Impact : dépotoirs dangereux.Animation : Pascale Tremblay 3451875A ARTS ET SPECTACLES Blue October devait jouer à Montréal en novembre.Ennuyé depuis des mois par une blessure à la jambe, son chanteur a été mis au repos forcé.Les Texans seront finalement au Métropolis ce soir pour tenter de rattraper le temps perdu.ALEXANDRE VIGNEAULT Rien n'est plus volatil qu'un début de succès.Dans le compétitif monde du rock, il faut savoir saisir le moment où le bouche à oreille se transforme en une rumeur positive propagée à grande échelle.Vu sous cet angle, les derniers mois de Blue October constituent un exemple de scénario catastrophe.Les astres semblaient favorables au groupe lorsqu'il a lancé son cinquième album, Foiled, en avril 2006.L'ajout de sa chanson Calling You sur la bande originale du film American Wedding (2003) avait attiré l'attention de la multinationale Universal et l'intérêt des radios rock pour la ballade torturée Hate Me permettait enfin à Justin Furstenfeld (chant et guitare), son frère Jeremy (batterie), Ryan Delahoussaye (violon), Matt Noveskey (basse) et C.B.Hudson (guitare) de croire en leurs chances de connaître le succès au-delà de leur Texas natal.Une bonne nouvelle ne vient pas toujours seule.Moins de trois semaines après le lancement de Foiled, Justin Furstenfeld s'est cassé une jambe en glissant sur le marbre d'un terrain de baseball.Il n'avait pas pris la peine de troquer les souliers vernis qu'il chausse sur scène pour des chaussures plus adaptées à son envie de se prendre pour Tim Raines.Blue October a dû annuler six semaines de tournée.Il a par la suite été contraint de chanter assis sur un tabouret pendant des mois.Le chanteur voyait la lumière au bout du tunnel lorsqu'il a parlé à La Presse, à la fin du mois d'octobre.« Dieu merci, on m'a rendu ma jambe ! disait-il.Je vais enfin pouvoir me déplacer et jouer de la guitare.» Moins d'une semaine après cette conversation, manque de pot, le chanteur était de nouveau au repos forcé et son concert prévu à Montréal début novembre était repoussé.Sa jambe enfin guérie, Justin Furstenfeld pourra continuer à crier son mal-être aux quatre coins de l'Amérique.Car Blue October ne fait pas dans le rock léger.Du moins pas en ce qui a trait aux textes.Foiled s'écoute comme on lirait le journal intime d'un gars qui broie du noir, qui a touché le fond et qui a fini par se trouver une raison de vivre.L'idée de la rédemption est si présente dans ce disque qu'on a l'impression d'avoir affaire à du rock chrétien.dont le chanteur s'autoriserait à jurer.« J'ai l'impression que les gens accrochent beaucoup aux paroles des chansons, il y a plein de gens qui me racontent comment nos chansons les aident dans leur vie.On parle de choses très dures qui happent les gens, juge le chanteur, qui avoue considérer sa musique comme une forme de thérapie.Je parle de choses qui me sont réellement arrivées, alors que je chante, ça devient très émotif.Je ne suis pas juste un gars avec un micro qui gueule sans raison.» L'approche crue au plan des textes est contrebalancée par des musiques rarement rentrededans.Blue October sonne parfois comme Nickelback avec une espèce de Peter Gabriel derrière le micro, mais surprend par l'étendue de son registre.Son post-grunge doté d'une réelle sensibilité pop inclut du violon et même des rythmiques dansantes.« On a fait des trucs plus rock auparavant, mais le son qu'on a trouvé sur Foiled est ce que j'avais en tête depuis un bout de temps, dit le chanteur.J'avais envie qu'on s'éloigne de la guitare électrique mur à mur pour se concentrer sur les paroles, les rythmes et les mélodies.» La blessure malvenue de Justin Furstenfeld a-t-elle coupé les ailes d'un groupe en plein envol ?Ça reste à voir.Son chanteur semble garder les pieds sur terre.« Je suis très heureux de gagner ma vie en faisant de la musique, de pouvoir faire des folies sur disque plutôt que d'être juste un autre groupe rock, dit-il.On ne fait pas ça pour être riches et célèbres.On est très heureux d'être ce qu'on est.» ROCK / Blue October Repartir du bon pied PHOTO FOURNIE PAR UNIVERSAL MUSIC « Je parle de choses qui me sont réellement arrivées.Je ne suis pas juste un gars avec un micro qui gueule sans raison », assure Justin Furstenfeld, chanteur du groupe Blue October.SAMEDI 27 JANVIER Les pieds dans la marge 5 sur 5 Le Téléjournal La Fureur / Sylvain Cossette, Marie-Chantal Toupin, Jacynthe, Boom Desjardins, Les Respectables Infoman Dre Grey, leçons d'anatomie / Pendant une opération, un des gants de Meredith se perce.Le Téléjournal Fran Coeur / Sophie accouche enfin.COLLECTIONNEUR (5) avec Maude Guérin, Luc Picard DONJONS ET DRAGONS (6) avec Justin Whalin, Zoe Mc Lellan (16:00) Le TVA 18 heures LES BOYS (6) Can.1997.Comédie de Louis Saïa avec Rémy Girard, Marc Messier et Serge Thériault.\\ Ayant contracté une dette de jeu, l'entraîneur d'une équipe de hockey amateur risque de tout perdre si ses joueurs ne gagnent pas un ultime match.EMPIRE (5) É.-U.2002.Avec J.Leguizamo.\\ Un dealer portoricain de South Bronx se laisse convaincre par un jeune courtier de race blanche d'investir à Wall Street.(20:45) Les dessous de Victoria (23:15) Qu'est-ce qui mijote?Le Journal Drôle, Drôle, Drôle BONJOUR L'AMOUR (6) É.-U.2002.Avec C.Diaz.\\ En compagnie de sa meilleure amie, une jeune femme volage s'embarque dans une aventure rocambolesque pour retrouver celui qu'elle croit être l'homme de sa vie.FENÊTRE SECRÈTE (4) É.-U.2004.Avec J.Depp.\\ Un écrivain qui vit dans une maison isolée en forêt est harcelé par un inconnu qui l'accuse de plagiat.(20:15) COPINES SENSUELLES (6) É.-U.2001.Drame érotique de Jay Madison avec Jarod Care.\\ Une femme divorcée a des relations sexuelles avec trois copains mariés.(22:51) Une pilule, une petite granule Dernière Édition La vie en vert Les Francs-tireurs / Eric Zemmour La Planète bleue / Affaiblis par le froid hivernal, les renards de Sibérie voient venir l'été avec appréhension.Belle et Bum / Luck Mervil, H'Sao, Syncop, Boule Noire, Lorraine Klaasen MÉMENTO (3) Avec G Pearce.\\ Un homme qui recherche l'assassin de sa femme souffre d'une forme d'amnésie effaçant de sa mémoire les choses vécues l'instant d'avant.Hockey (15:00) Sat.Report Sat.Night Hockey / Canadiens - Maple Leafs Hockey / Kings - Oilers According.Knights of.CTV News Sportsnight Canadian National Figure Skating Championships Gala Whistler Whistler CTV News News .(16:00) National QC Room to.Accidental Investigator Gene Roddenberry's Andromeda Targa Newfoundland Making the Cut JR Digs Sat.Night US Figure Skating (16:00) ABC News .Raymond Will & Grace / Deux épisodes CATCH ME IF YOU CAN (3) avec Leonardo Di Caprio, Tom Hanks Sex and the City / Deux épisodes Buick Invitational / Golf (15:00) News CBS News Entertainment Tonight NCIS Without a Trace 48 Hours Mystery News Late Night Sunshine Millions (16:00) NBC News Stargate SG-1 Dateline NBC Crossing Jordan Law & Order: Criminal Intent Sat.Night Real Simple Small Bus.BBC News E.Bombeck Mt.Lake.Mc Laughlin Monarch of the Glen My Family My Family Fresh Fields / Deux épisodes BBC News Monty Python Antiques Roadshow The Lawrence Welk Show As Time.Perfect State Being Served?Chef! Jeeves & Wooster Austin City Limits / Jack Johnson Soundstage / Rob Thomas Clean, House Sell this House Big Spender Sell this House / Deux émissions Flip this House / Deux émissions The First 48 Cher Olivier .Crazy Horse La Vie, la vie Pour l'amour du country Viens voir./ Nathalie Mallette Toute une soirée avec Jean-Pierre Ferland .Jean-Pierre Ferland Carte de mode TRUE GRIT (4) (15:30) Arts & Minds Dance.Spirit in her Voice The Paladins / Opéra Entourage Experts en crime / Terre promise Fallait y penser! / Cour à \u201cscrap\u201d Drôle de monde Juste pour rire Grand Rire à Québec / Marie-Lise Pilote Stars sur le vif Webdreams Excès de stars Célibataires en cavale (16:20) Restauration Être ou ne pas être Le facteur sonne toujours deux fois (21:45) Future Weapons How it's Made Future Weapons / Future Shock How do they do it?Dirty Jobs / Turkey Farmer Criss Angel: Mindfreak Myth Busters / Killer Cable Snaps Top des stars Soif de voyage Mordu de la pêche Roses des Sables Biosphère / Baie géorgienne Partons, la mer est belle Danse, passion du monde 24 heures de la vie d'une ville Kim (17:12) Phil.(17:39) Sadie (18:06) Darcy (18:33) .Raven Zoey (19:25) Derek (19:49) .(20:38) ADDRESS UNKNOWN (6) avec Kyle Howard @the Movies JUST LIKE DAD (5) (22:46) Friends / Deux épisodes Pub .70s Show Seinfeld / Deux épisodes Cops / Deux émissions America's most Wanted The Shield Mad TV Espions / Kitty Harris À vos marteaux! Passion Maisons / St-Féréol .qui ont changé le monde Red Cap, police militaire (2/2) PEUR ET DÉGOÛT À LAS VEGAS (5) avec Johnny Depp Battlefield Detectives Disasters of.Ancestors.CSI: New York UFO Files: UFO Hunters BLOWN AWAY (5) avec Jeff Bridges, Tommy Lee Jones Exhibit A Présentation / Scream.(16:00) Ça commence.Box Office Info Max La Mode.Made in.Évolution.Hollywood Fantaisies Style de star La vie.Les 101 maladresses de la mode M.Net BO2 Pop! Nés sous.Exposé Matche-moi.Laguna.Tatoués Pimp mon char .Barker Présentation spéciale: Billboard Awards 2006 Arte Mondo Ciao Montreal La Caravane From Egypt Magazine libanais Paysage.Bangla TV Parsvision Ukranska.Teleritmo Mad TV Téléjournal La Facture La Semaine verte Le Monde 5 sur 5 Enjeux / La greffe du visage Le Téléjournal 109 Zone libre / Hockey.Le Téléjournal La Facture Les Experts Les Soeurs Mc Leod Juste Cause La Loi & l'Ordre: crimes sexuels Porté disparu Témoins silencieux Fortune et Trahisons Maurice Richard (17:05) Le temps des retours (19:15) Faux Départ Les mots d'Akeelah (22:40) Life on Mars Silent Witness THE BREAD MAKER (6) avec Sherry White, Jonathan Torrens Kenny vs.Rent.CSI: Miami SCARFACE (4) avec Al Pacino Je vis ta vie 1er Emploi Correspond.Presserebelle Panorama Insectia Jazz Cabaret / François Bourassa ON PEUT TOUJOURS RÊVER (4) avec Pierre Richard, Smaïn Aux limites du corps Property Ladder Flip that House / Quatre émissions Moving up Flip that House / Deux émissions Trading Spaces Moving up LE LABORATOIRE DE DEXTER - EGO TRIP.Dessins animés Di-Gata.Classe, Titans Billy & Mandy Futurama Les Simpson Les Griffin South Park La Côte Ouest Les Simpson Futurama Questions pour un.(16:40) .(18:10) Jrnl FR2 (18:40) Par ici.(19:10) Symphonic Show / Les plus grands hits des années 80 (19:35) .décor (22:05) Village.Le Journal AH SI.30 Jours Joue, docteur César.Décore ta vie Métamorphose Bye-bye maison! Manon.On a échangé nos mères Super Nanny La vie avant tout Le 9.5 Boom la vie Parole et Vie Plaisir de skier .des Arts .École Jeunes, la rue Ar Shitechs.1res Vues Baromètre Le 9.5 Ici et là Tête.Méchant.Smallville Les Frères Scott Charmed Newport Beach / Deux épisodes Gilmore Girls .c'est fait Z=MC2 La porte d'Atlantis Délire techno Mélinda, entre deux mondes Surnaturel CONTACT MORTEL (5) avec Sam Waterston, Kathleen Quinlan Golf PGA / Invitational.(15:00) Sports 30 Avant-match Hockey / Canadiens - Maple Leafs Agents libres Sports 30 / 30 Images (22:45) Séries de poker (23:15) NBA XL NBA Action Hockeycentral Saturday United Strongman Series World Pool Championships Saturday Night Poker Sportsnet Connected Boxing (16:00) Sportscentre NBA Basketball / Raptors - Pacers Strongest.Sportscentre Boxing / Jorge Arce - Julio Ler (22:15) Le TVA (22:45) Le Journal (22:21) .châteaux (21:50) 185 \u2014 \u2014 556 \u2014 67 180 \u2014 \u2014 137 \u2014 \u2014 \u2014 9 9 17 h00 17 h 30 18 h00 18 h 30 19h00 19h 30 20 h00 20 h 30 21h00 21h30 22h00 22h 30 23h00 23h 30 BEV VD VDO 17 h00 17 h 30 18 h00 18 h 30 19h00 19h 30 20 h00 20 h 30 21h00 21h30 22h00 22h 30 23h00 23h 30 BEV VD VDO CBC CTV-M GBL-Q ABC CBS NBC PBS-P PBS-B A & E ARTV BRAV CD CinéPOP DISC EV FC FOX HI HIST MMAX MP MTL RDI S+ SE SHOW TFO TLC TTF TV5 VIE VOX VRAK RDS SPN TSN SRC TVA TQS TQc VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION telequebec.tv Boule Noire, Luck Mervil, H'Sao, Syncopet Lorraine Klaasen.telequebec.tv 21h Belle et Bum 3451840A ARTS ET SPECTACLES MARIE-CHRISTINE BLAIS Q Comment est reçu votre spectacle en Europe ?R On vend 375 billets à Monthey, tout à côté de Montreux, on affiche complet deux soirs à Yverdon-les-Bains, on se produit devant 600 personnes dans une station de ski (rires).Même si je ne suis pas connue! Mais on serait étonné de voir à quel point sont connus des poètes comme Gaston Miron, qui est publié en Europe et traduit dans de nombreuses langues, comme le sont aussi Roland Giguère et Patrice Desbiens.Et puis, les gens viennent par curiosité et ils aiment les mots.Tous les soirs, j'en vois qui transcrivent les poèmes que je récite entre les chansons et qui viennent me trouver ensuite pour me demander où trouver ces textes.Après les spectacles de février au Québec, je reviens en France et je vais me produire à l'Européen à Paris, le 19 mars.Et cette fois, je veux emmener Gilles (Carle) avec moi.Je cherche un appartement pour qu'on soit tous ensemble, avec Gilles et les aides.Alors, entre les spectacles, je fais beaucoup d'appels, tous mes amis qui ont des logements à Paris y passent ! Q Pou r q u o i l a Ci nqu i ème sal l e de la PDA pour le s supplémentaires ?R Je l'ai choisie après y avoir vu le spectacle de poèmes d'Apollinaire par Trintignant (en mars 2006) ; j'y ai aussi vu celui de Fanny Ardant (en septembre 2006) consacré à Marguerite Duras.C'est peut-être parce que les gens sont en cercle, dans des gradins, qu'ils se voient et que les mots montent si bien de la scène.En tout cas, j'aime profondément cette salle.Q Vous avez déjà donné plus de 50 représentations de Parlemoi.Comment expliquez-vous ce succès ?R C'est étrange, parce que c'est certainement mon disque et mon spectacle les plus graves, les plus difficiles.Les gens me disent : il est dur, ton show, il est triste, mais il fait du bien.Tout le monde le sait, j'ai une vie qui n'est pas facile, je côtoie la mort de Gilles (Carle) tous les jours.Et on a tous peur de la mort.Alors, je répète les mots la mort pour dire la peur et la mort.Je crois que c'est un peu comme une prière à haute voix, un poème.Q Vous faites la couverture du magazine El le-Québec de février, aux côtés d'autres « femmes de l'année ».Qu'est-ce que ça représente pour vous ?R Ça m'a surprise.Et ça m'a fait plaisir, être à côté de femmes comme Céline Galipeau, j'aimerais être dans sa valise et la suivre dans ses reportages sur le terrain ! Et ça encourage de voir que certaines de ces femmes s'inscrivent dans la pérennité, dans la durée.Comme mon amour, qui s'inscrit dans la durée : cela fait déjà 24 ans que nous sommes ensemble, Gilles et moi.L'an prochain, nous fêterons nos noces d'argent (rires), mais comme nous ne sommes pas mariés, on célébrera un amour d'argent ! Q Avez-vous le temps de songer au prochain album ?R Oui, on est même en train de faire des maquettes, on a tous les textes et presque toutes les musiques ! Oui, je reste en poésie.Je ne fracasserai jamais de gros records de vente, c'est sûr.Mais je crois qu'il faut aller vers ce qui nous donne le plus.Quand je lis un poème que j'aime, je peux le lire 50 fois et, après 50 fois, il est aussi beau.La poésie, c'est peut-être l'éternité.Chloé Sainte-Marie à la Cinquième salle de la Place des Arts, le 2 février.5 QUESTIONS À.Chloé Sainte-Marie En mars dernier, Chloé Sainte-Marie donnait la première de son très beau spectacle de chansons et poèmes Parle-moi, couronné avec raison par le Félix du meilleur spectacle de l'année, catégorie Interprète.Il est inspiré du disque du même nom, vendu à près de 40 000 exemplaires à ce jour, ce qui est tout à fait extraordinaire - et mérité - pour un album de poésie.Vendredi prochain, l'étonnante Chloé donnera la septième supplémentaire de ce spectacle à Montréal à la Cinquième salle de la Place des Arts, dans le cadre d'une tournée en Europe et au Québec.C'est d'ailleurs en direct de France qu'elle a répondu à nos questions.ALEXANDRE VIGNEAULT Puisque le rock'n roll sera bientôt sexagénaire, on se demande parfois s'il ne serait pas devenu une musique de vieux.Charlebois le clame haut et fort, avec une pointe de dérision.Un doute s'installe lorsqu'on voit des enfants qui ont encore la couche aux fesses chanter à tue-tête le répertoire des Trois Accords.Et Papillon dans tout ça ?Il a l'air d'un ado attardé qui fait du rock comme dans les années 80.Du rock pour les oreilles majeures et vaccinées.Les habitués des spectacles des Respectables ou d'Éric Lapointe connaissent le personnage.Papillon, connu sous le nom de Papi dans le circuit des bars, c'est cette bête de scène goguenarde et pas toujours subtile qui fait du rock en bas de la ceinture.Son album Mal élevé, paru en 2003, parlait beaucoup de fête, de filles et de fesses.Pop Rop, publié en début de semaine, montre qu'il n'a pas appris à mieux se tenir depuis.Jouer l'homme rose, ce n'est visiblement pas dans son karma.Papillon parle d'amour (physique, surtout) sans prendre la peine de passer chez le fleuriste.« Ça fait partie de la bibitte (que je suis), dit-il.Je trouve quand même que ce disque-là est un peu plus dur.Il y a un peu plus de coeur écorché dessus.» On croise en effet deux ou trois portraits de vies cassées assez crus et même un moment de tendresse où il évoque sa vie loin de ses deux fillettes.Il reste que, comme il le dit si bien, Papillon n'est pas Nick Cave.Il se tient loin du cafard.Il préfère le rock qui mise sur l'attitude et les voyages au bout de la nuit.Tout ça sur des airs toniques dominés par des guitares inspirées autant par les Stones que par AC/DC.« Si tu ne fais pas du AC/DC ou que tu n'essaies pas d'en faire, ce n'est pas du rock », tranche-t-il, avec le sourire.Son disque tranche, lui aussi, avec les univers à la mode ces temps-ci, ceux d'artistes plus arty comme Pierre Lapointe, Ariane Moffatt, Dumas ou Malajube.« Il y aussi de la lumière sur WD- 40, Les Dales Hawerchuck et Les Trois Accords, nuance-t-il.De la guitare, il y en a en masse.» Ses critères pour juger de l'efficacité de ses disques sont simples : Est-ce qu'ils aident à faire un ménage bien propre ?Est-ce qu'ils incitent à rouler au-delà de la limite permise ?Il a trouvé sa réponse.« Ma cuisine n'a jamais été aussi propre et mon char n'a jamais aussi bien roulé ! » rigole-t-il.Papillon n'est pas très politiquement correct.Dans sa chanson Câlisse, il affirme d'ailleurs qu'il est temps de « donner au coup de pied dans l'cul du politically correct ».Il trouve le monde propre et fin.Aseptisé.« On va finir par pogner un ticket par ce qu'on a du fun », illustre-t-il.Il le dit sans le dire : son parti pris pour les gros mots et les histoires de cul est une façon de ruer dans les brancards, de plaider pour le droit de vivre à la vitesse qu'on veut.Lui, semble vivre sa vie à 100 km/h.«L'ennui est la mère de tous les vices », dit-il, l'air content de sa trouvaille.Fier porteur de flambeau du rock, il se produit une fois par mois au Café Campus avec des invités (Les lundis à Papi) et a concocté une soirée Rock au féminin au Pub Jacques-Cartier, rue Ontario.Anick Jean, Lulu Hughes et Annie Dufresne figurent parmi ses invitées.ROCK / Papillon Toujours aussi mal élevé Diplômé de l'école du rock, concentration AC/DC, Papillon n'utilise pas les guitares pour tisser des atmosphères.Ses chansons parlent beaucoup de fête et de filles.De toute évidence, ce n'est pas dans sa propre bouche qu'il a envie de faire tourner sa langue sept fois.PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE © Papillon aime le rock de fêtard.Comme AC/DC, groupe qui l'a visiblement beaucoup influencé.PHOTO RÉMI LEMÉE, ARCHIVES LA PRESSE © Entre deux spectacles, Chloé Sainte-Marie planche sur son prochain album.« Oui, je reste en poésie », assure la chanteuse.VENDRE SES CHEMISES POUR LEUCAN Derrière son personnage de rockeur lubrique, Papillon cache un père qui a été ébranlé par la leucémie qui a frappé la plus vieille de ses filles, âgée de 2 ans.L'enfant a survécu.« On fait partie des chanceux », dit-il.Du coup, il a eu envie de faire un geste pour que d'autres vivent aussi.En marge du lancement de son album Pop Rop, 13 chemises peintes par Zilon seront mises à l'encan sur son site Internet.Les fonds ainsi amassés seront versés à Leucan.Les enchères auront lieu à compter de mardi prochain sur le site www.papillonrock.ca. ARTS ET SPECTACLES PAUL JOURNET COLLABORATION SPECIALE Air Force Ones de Nelly.Got My Vans On du Pack.Pass the Courvoisier de Busta Rhymes.Et meme le rappeur-producteur Timbaland, nomme en l'honneur de ses bottes preferees.Difficile de ne pas prendre certaines chansons pour des pubs.Agenda Inc.a essaye de mesurer le phenomene.Depuis 2003, la firme americaine recense les mentions de marques commerciales dans le top 20 du Billboard.Dans les chansons qui y sont apparues a un moment ou l'autre en 2005, on compte pas moins de 1129 mentions de marques.Presque exclusivement dans les pieces hip-hop.La plus populaire ?Mercedes, citee 100 fois.Suivent Nike, Cadillac, Bentley, Rolls-Royce, Hennessy, Chevrolet, Louis Vuitton Cristal et meme AK-47.La palme du placement publicitaire revient a 50 Cent.Dans ses sept chansons qui se sont retrouvees au palmares, il mentionne 20 fois ses produits preferes.Dans certains cas, il ne s'agit pas de benevolat.Petey Pablo le confirme candidement dans son succes de 2004, Freek-a-leek : Now I gotta give a shoutout to Seagram's Gin / Cause I drink it, and they paying me for it .Un cas isole ?Lucian James, president d'Agenda Inc., ne le croit pas.La plupart du temps, les rappeurs parlent spontanement de leurs marques fetiches.Mais il est fort probable que certains essaient d'etre payes ensuite , estime-t-il.Des Adidas au Big Mac Russell Simmons serait le premier a avoir conclu une telle entente.Gerant de Run-DMC dans les annees 80, il remarque l'impact monstre de la chanson My Adidas.Aux concerts, les fans brandissent fierement leurs Adidas.Une mode est creee.Simmons convainc la compagnie de verser une petite fortune au groupe.Plusieurs autres exemples le prouvent : quelques rimes suffisent pour doper les ventes d'un produit, remarque Jeff Chang, auteur de Can't Stop, Won't Stop, A History of the Hip-Hop Generation, laureat d'un American Book Award en 2005.Quand Notorious B.I.G.vantait ses bottes Timberland, les jeunes se ruaient au magasin.Meme chose avec Tommy Hilfiger et plus recemment Courvoisier.Apres la chanson de Busta Rhymes, les ventes auraient soudainement grimpe de 20 %.Avec cet argument, les rappeurs reussissent-ils souvent a etre payes ?Difficile a dire, repond Lucian James.Quelques- uns doivent surement l'etre.Mais on ne peut pas quantifier le phenomene.Les ententes restent presque toujours secretes.L'exemple de Maven Strategies explique pourquoi.L'entreprise decroche des contrats de publicite pour ses clients artistes .dont Petey Pablo, fan de Seagram.En 2005, sa campagne projetee avec Mc Donald a fait l'objet d'une fuite.Des rappeurs devaient inclure Big Mac dans leurs rimes.En retour, Mc Donald devait leur verser jusqu'a cinq dollars chaque fois qu'une chanson tournait a la radio.La nouvelle a indigne les lobbies anti-pub americains.Limite atteinte Cer tains diffuseurs commencent aussi a tracer la limite entre art et pub.L'ete dernier, MTV a refuse de diffuser integralement Got My Van's On du Pack.Le clip ressemblait trop a une pub : Since 1966, Vans has set a trend /() Cost 36 dollars, all black/() If you wanna get right, stop buying those Nikes .Le hip-hop vendrait-il son ame?Non, repond Jeff Chang.Le style plus materialiste a toujours existe.Le premier succes hip-hop, Rapper's Delight, en 1979, parlait de Holiday Inn et de Cadillac.Il y a toujours eu cette idee du pauvre qui s'enrichit et s'en vante avec ses vetements chics ou sa Cadillac.La seule chose qui a change, c'est la distribution.Aujourd'hui, les maisons de disque investissent massivement dans le bling-bling.Voila pourquoi on entend moins les artistes plus poetiques ou revendicateurs , avance-t-il.HIP-HOP INC.Quand la street rencontre Wall Street HIP-HOP SNOOP DOGG Tha Blue Carpet Treatment Geffen/Universal Traitement royal On ne se refait pas, surtout lorsque le public suit, album apres album.Snoop Dogg, l'un des personnages les plus types du hip-hop americain .la voix blasee, le ton baveux, les costumes de pimp, le nuage de boucane bleue, la Californie ! .revient en force, pourrait-on dire, avec Tha Blue Carpet Treatment, agreable collection de hits sur laquelle apparaissent une quantite impressionnante d'invites .Jamie Foxx, R.Kelly, Akon, Damian Jr.Gong Marley (tres bonne Get a Light) The Game, Dr Dre, D'Angelo (tiens, il vit toujours, celui-la ?), George Clinton, Stevie Wonder, etc.Le traitement cinq etoiles pour la star du West Coast : des productions assez inspirees, marquees par le soul et le r&b, gracieusete de The Neptunes, Timbaland, Rick Rock, Foxx en personne, Dre et le meconnu Fredwreck, dont la chanson Crazy brille de tous ses feux r&b sur cet album.Pour ce qui est des paroles, le Dogg ressasse les memes enormites qu'auparavant.Or ses accompagnements (et accompagnateurs) sont assez accrocheurs pour nous faire passer un bon moment.En concert ce soir au Centre Bell, avec Ice Cube en premiere partie.Crazy, Get a Light, et plusieurs autres bons grooves Facilite des propos Ph i l ippe Renaud , co l labo rat i on special e PAUL JOURNET COLLABORATION SPECIALE I'm not a businessman/ I'm a business, man , rime Jay-Z.Difficile de le contredire.Comme lui, les grands acteurs du hip-hop ne se contentent plus de nommer des marques dans leurs chansons.Eux-memes en sont devenus.Et ils gerent leur marque habilement, explique Jeff Chang, auteur de Can't Stop Won't Stop : A History of the Hip-Hop Generation.Pour eux, la musique est devenue un emploi secondaire.Elle leur sert d'appat dans le marche plus lucratif des contrats publicitaires et des produits derives.Jay-Z en constitue un bon exemple.La sortie de son dernier album coincide notamment avec son alliance avec HP et Nascar, sa nomination comme codirecteur de la campagne pour la marque Budweiser Select et l'annonce de sa teleserie sur la boxe a ESPN.D'autres vedettes comme Snoop Dogg, P.Diddy et 50 Cent parlent aussi la langue des affaires.Ils diversifient leurs activites.Ce sont les nouveaux Donald Trump : des entrepreneurs doues et bruyants , resume Lucian James, president d'Agenda Inc.Voici une liste non exhaustive de leurs produits.> P.Diddy commercialise sa griffe Sean John (vetement, parfum, souliers).Il pilote aussi l'empire Bad Boy Worldwide Entertainment, avec une section cinema, musique et publicite, qui compterait parmi ses clients Bacardi et Bentley-Rolls Royce, deux marques qui apparaissent parfois dans ses rimes.> Snoop Dogg a lance une gamme de produits canins en meme temps que son dernier disque, Tha Blue Carpet Treatment.Elle s'ajoute aux souliers Snoopadoopa, au tricycle WRFF, a ses films XXX, sa Ligue de football Snoop et ses quelques roles au cinema.> Jay-Z dirige les disques Def Jam et Roc-A-Fella (clin d'oeil a Rockefeller).Il vend aussi sa griffe Rocawear en plus detenir des parts importantes dans la vodka Armadale et les Nets du New Jersey.> 50 Cent a maintenant sa boisson vitaminee, sa griffe G-Unit, son jeu video Bulletproof, une serie de livres urbains.Son dernier produit derive : le condom 50 Cent.Le succes ne devrait pas trop surprendre, indique Lucian James.Apres tout, ces rappeurs disposent d'une tribune revee.Leurs videos, concerts et apparitions publiques leurs permettent de promouvoir leurs produits.Par exemple, Jay-Z entame ainsi All I Need : My Rocawear is fittin' incredible .Puis il enchaine avec le refrain : All I need Rocawear / Nike Airs /Mean bucket /Armadale in the club () .Et pendant ses concerts, il ouvre les lumieres pour feliciter personnellement ceux qui portent son Rocawear.Entretenir sa marque Mais en hip-hop comme en affaires, la concurrence est feroce.Pas facile de maintenir sa marque au sommet.Il faut produire de nouveaux succes.Et montrer qu'on trone encore au sommet.Soit en etant le plus riche.Soit en etant le plus dangereux.Ou idealement, les deux.Certains souffrent de cette lutte, raconte Reggie Osse, coauteur de Bling: The Hip-Hop Jewelry Book.Dans les annees 80, Slick Rick etait un des artistes les plus competitifs.Il portrait d'imposants grills (rails de bijoux sur les dents).A cause de cela, sa bouche sentait le depotoir.D'autres comme Bismarke ont mise gros.Pour son premier clip, son agent avait depense toute son avance en bijoux pour qu'il paraisse credible.Le rappeur-entrepreneur Le hip-hop serait-il passe de la street a Wall Street ?Un peu, a en juger par certains de ses succes.Des artistes composent souvent des rimes sur leurs marques fetiches.Parfois en retour d'un cheque.D'autres, comme Snoop Dogg, sont eux-memes devenus une marque.De passage ce soir au Centre Bell, l'artiste-entrepreneurproxenete vend sa gamme de produits canins, de chaussures Snoopadelic, de tricycles WRFF et de films XXX, en plus de gerer la Ligue de football Snoop.Regard sur une pratique qui a jusqu'ici epargne le petit marche du rap quebecois.JEFF CHRISTENSEN, ASSOCIATED PRESS Snoop Dogg a lance une gamme de produits canins en meme temps que son dernier disque, Tha Blue Carpet Treatment.Elle s'ajoute aux chaussures Snoopadoopa, au tricycle WRFF, a ses films XXX, sa Ligue de football Snoop et ses quelques roles au cinema.PHOTOS SETH WENIG, ASSOCIATED PRESS, ET BRYAN SMITH, BLOOMBERG NEWS A gauche, 50 Cent porte un chandail de sa griffe G-Unit lors d'une seance de dedicace des livres de sa nouvelle collection.A droite, Jay-Z, important actionnaire des Nets du New Jersey, a fait inscrire son nom sur un chandail.La plupart du temps, les rappeurs parlent spontanement de leurs marques fetiches.Mais il est fort probable que certains essaient d'etre payes ensuite.HIP-HOP Les rappeurs americains vendent-ils leur ame ?Repondez sur www.cyberpresse.ca/arts 3457845A 3458065A «Words to Music:The Canadian Songwriters Hall of Fame » Regardez la Télévision de la CBC le lundi 5 mars dès 20 heures (20 h 30 HTN) pour une émission spéciale, et des reprises sur CMT Canada.Diffusé d'un océan à l'autre le lundi 29 janvier dès 9h00 sur Espace Musique à Radio-Canada - 11h00 sur CBC Radio One et 20h00 à CBC Radio Two.Le nombre de billets est limité.Pour rejoindre la billetterie du Panthéon dès aujourd'hui : 416-469-9619 Les artistes invités sont : Isabelle Boulay, Patrick Bruel, Michael Bublé, Karkwa, Florence K, Laurence Jalbert, Marie-Eve Janvier, Marc-André Fortin Les intronisés de 2007 sont : Jean-Pierre Ferland, Joni Mitchell www.cansong.ca 3456265A ARTS ET SPECTACLES ISABELLE MASSÉ CRITIQUE Depuis 30 ans, il gagne sa vie en homme à tout patenter sur scène.En homme qui trouve une utilité au moindre objet qui tombe dans ses mains.Qui n'a pas besoin d'instrument de musique pour entamer la 9e Symphonie de Beethoven, car une assiette, un fusil à eau ou du ruban adhésif font amplement l'affaire.« Mes parents, des gens de la classe ouvrière, m'ont toujours poussé à utiliser mon imagination », dit celui qui a grandi à Drummondville.Michel Lauzière a suivi le conseil toute sa vie.L'époque des Foubrac est bel et bien révolue, mais l'artiste a encore l'allure et l'espièglerie d'un gamin sur scène.Pas question d'attirer l'attention du public autrement qu'avec ses drôles de klaxophones, vaissellophones et roulophones ! Un numéro musical en patins à roulettes fort remarqué, en mai dernier, au Late Show with David Letterman, l'a incité à prendre d'assaut la scène de la salle Maisonneuve de la Place des Arts, pour nous rappeler de quoi il est capable.Ces 20 dernières années, Lauzière a fait le tour du monde, mais ne s'était jamais arrêté à Montréal pour présenter un spectacle de deux heures.C'est maintenant chose faite.Devant une sal le presque pleine (composée de jeunes et moins jeunes), jeudi soir, il a épaté la galerie avec de petits bijoux de numéros.Michel Lauzière n'a pas le charisme d'un performer américain, mais il attire rapidement la sympathie avec une brochette d'instruments rigolos sortis tout droit de son imagination et de son atelier des Laurentides.L'artiste ajoute à notre plaisir en dévoilant, sur un écran géant, les étapes de la conception de ses machines à faire des sons et à poser un chapeau sur la tête.On reste béat lorsqu'on réalise que de nombreuses heures de travail sont investies pour parfois une seconde de performance.Car contrairement à un magicien, il n'y a pas de secret dans la présentation des numéros.Seulement une bonne dose de persévérance, de talent, d'habileté.Un brin de connaissance en électricité et en physique, du talent en menuiserie et une imagination sans borne pour donner vie à des appareils qui rendraient jaloux Léonard de Vinci (on exagère, mais juste un peu) aident aussi à jeter tout le monde en bas de sa chaise.Il manque un peu de magie dans la mise en scène conventionnelle du spectacle, mais les numéros (une quinzaine) font mouche à tout coup.Les musicaux plus particulièrement.Celui « qui n'a aucun diplôme en musique, mais un bac en recyclage » fait crouler de rire les spectateurs lorsqu'il joue du Mozart, du Strauss ou du Vivaldi avec une combinaison sur laquelle il a cousu 18 klaxons.Lauzière peut mettre le moindre petit objet au service de sa fantaisie.Le spectacle s'amorce, sur écran géant, avec le désormais célèbre numéro des 284 bouteilles d'eau et des patins à roulettes de Letterman.Puis il se termine en grand par un classique de l'artiste : 2001, l'odyssée de l'espace dans un énorme ballon jaune.Entre les deux : tout un univers de créativité.Michel Lauzière à la salle Maisonneuve de la Place des Arts, ce soir.En supplémentaire le 29 septembre 2007.HUMOUR / Michel Lauzière Bricoleur ingénieux PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE © Avec quelques dollars, beaucoup de dextérité et d'imagination, Michel Lauzière n'a besoin que de lui-même pour jouer dans un groupe rock.CLAUDE GINGRAS CRITIQUE J'allais écouter Christianne Stotijn en récital avec comme seule référence sur la jeune mezzo néerlandaise son disque de 15 lieder de Mahler commenté dans ces pages samedi dernier.Quasi pa r fait , ce disque Mahler ; même commentaire sur les cinq lieder repris du disque jeudi soir.Malgré la réverbération d'un Redpath aux deux tiers rempli, le plaisir que procure ce timbre riche est inchangé.Un élément non négligeable s'y ajoute : l'éclatante présence de la blonde et souriante chanteuse, robe vert nature et bras nus, qui, formée à la grande école et chantant tout de mémoire, utilise la pleine ouverture de la bouche pour faire résonner jusqu'au bout chaque note et chaque syllabe.Mahler était cette fois suivi de Schubert, de l'Américain Charles Ives et de Richard Strauss, chacun étant aussi représenté par cinq pièces.Chanteuse et pianiste abordent le groupe Schubert sur un léger désaccord, plus loin la voix détonne et connaît à l'aigu de légers problèmes absents du disque.L'interprétation reste néanmoins très sentie.Der Zwerg (« Le Nain »), placé dans le grave, devient petit théâtre d'horreur, Die Götter Griechenlands (« Les Dieux de la Grèce ») est livré comme une supplication et les trois voix de Der Erlkönig (« Le Roi des aulnes ») sont bien présentes.Le sens du théâtre chez Christianne Stotijn (on prononce « chtot-tsin ») sert le groupe Ives, pitreries chez elle et chez son pianiste inclus.Contraste ensuite avec des Strauss où domine la personnalité sincère et généreuse de cette belle artiste.On reste avec Strauss pour les deux rappels, dont un Morgen! d'une lenteur pourtant inhabituelle.CHRISTIANNE STOTIJN, mezzo-soprano.Au piano: Joseph Breinl.Jeudi soir, Redpath Hall de l'Université Mc Gill.Présentation: Société musicale André-Turp.Programme : mélodies de Mahler, Schubert, Ives et Strauss CLASSIQUE / Christianne Stotijn Une belle artiste L'artiste ajoute à notre plaisir en dévoilant, sur un écran géant, les étapes de la conception de ses machines à faire des sons.VARIÉTÉS CABARET DU CASINO Boogie Wonder Band : 20 h 30.CENTRE BELL Snoop Dogg : 20 h CENTRE HENRI-LEMIEUX (La Salle) Intakto : 20 h.CENTREMULTIFONCTIONNEL Les Trois Accords.GESÙ - CENTRE DE CRÉATIVITÉ Jean-François Mercier : 20 h.LA TULIPE Pop 80 : 21 h.LE NATIONAL Dumas : 20 h.MÉTROPOLIS Blue October : 20 h.PLACE DES ARTS - Théâtre Maisonneuve Michel Lauzière : 20 h.PUB SAINT-PAUL Groupe Revolver : 21 h.SALLE JEAN-GRIMALDI (La Salle) Andrée Watters : 20 h.SALLE PAULINE-JULIEN Gilles Valiquette.STUDIO-THÉÂTRE DE LA PLACE DES ARTS Colleen Power & Christian Kit Goguen : 20 h.THÉÂTRE DE LA VILLE (Longueuil) Boucar Diouf : 20 h THÉÂTRE OUTREMONT La Youmal : 20 h.THÉÂTRE SAINT-DENIS Mario Pelchat et Cindy Daniel : 20 h.SPECTACLES "]
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