La presse, 3 février 2007, C. Arts et spectacles
[" DIAM'S DIAMANT BRUT PAGE 3 TÉLÉ PATRICK DROLET OU LES JOIES D'ÊTRE NAÏF PAGE 19 PHOTOMONTAGE LA PRESSE © LES 3000 BILLETS POUR LEURS CINQ SPEC TACLES MONTRÉALAIS SONT PART IS EN QUELQUES SECO NDES.LEUR ALBUM NEON BIBLE , QUI PA RAÎTR A EN MARS , FA IT DÉJÀ L'OBJET D'UN CULT E.POURQUOI ?PAGES 4 ET 5 3457189A 3457196 ENTRACTE entracte@lapresse.ca Une rubrique mélangée par le mélange des genres SÉPARÉS À LA NAISSANCE Amateurs d'Entracte, il y a des semaines comme ça où vous vous surpassez.Beaucoup de bonnes suggestions sont tombées en quelques jours dans notre boîte de courriels.On se demande si c'est la pleine lune.Vérification faite en regardant par la fenêtre: oui.Notre lectrice Sarah Moreau, de Mont-Saint-Hilaire, le confirme : «Cette suggestion m'est tombée dessus sans que je ne m'en aperçoive, un vrai cadeau du ciel! » La chanteuse Fergie, du groupe Black Eyed Peas, et Bret Michaels, du groupe Poison?Brrr.C'est quoi, ces lèvres-là?C'est fou ce que la silicone peut faire.Et ce que nos lecteurs peuvent trouver! ILS, ELLES ONT DIT\u2026 «Je trouve que c'est un nul et qu'il est temps que les gens lui disent que c'est un nul.» - Victor-Lévy Beaulieu, expliquant à Christiane Charette pourquoi il a écrit une lettre intitulée «La fin du Parti québécois?Bon débarras!» «J'espère être conseiller de ses prochaines prestations.» - Pierre Curzi, ex-président de l'UDA qui se lance en politique avec le PQ, à Tout le monde en parle à propos du sketch Brokeback Mountain d'André Boisclair «Je serais ici.J'aurais tout fait pour être ici.» - Marie-Mai, répondant à la question de Guy A.Lepage : «Si tu n'avais pas fait Star Académie, est-ce que tu serais ici ?» CLAUDE, ON EST LÀ! «Je suis en peine d'amour.» - Le très sexy Claude Legault au magazine La Semaine.(Quoi, le malheur de l'un fait le bonheur des unes !) EN HAUSSE.EN BAISSE JUSTIN TIMBERLAKE Le chanteur Justin Timberlake a fait grimper le facteur humidex de la métropole cette semaine en présentant son spectacle au Centre Bell mercredi.Tous les médias n'en avaient que pour lui, d'autant plus que Justin célébrait le même jour son 26e anniversaire.«Un sans faute livré par un athlète du showbiz», a écrit notre critique Isabelle Massé, au lendemain de sa performance.Joyeux anniversaire, Justin ! LE TVA 22H On n'a rien contre les quiz.Même qu'on trouve que Le banquier est un quiz franchement excitant.Mais est-ce une raison pour inviter une des participantes, Cheila Borneau, au TVA 22h?En quoi le fait qu'une dame, par ailleurs fort expressive, a gagné moins de 30 000$ à ce jeu, est-il un sujet d'intérêt public et mérite-t-il toute une plage d'un bulletin de nouvelles?Le syndicat des employés de TVA a été le premier irrité par ce mélange des genres et Michel Bibeau, le conseiller syndical, est allé jusqu'à dire : «Ça n'a pas de bon sens.Ce n'est pas de la nouvelle et ça n'a pas sa place au TVA 22h.Ça entache la crédibilité du bulletin de nouvelles, qui n'est pas un outil de promotion.» On ne peut que l'approuver.Fergie, du groupe Black Eyed Peas Bret Michaels, du groupe Poison Le premier a traité le deuxième de resquilleur.Le deuxième a répliqué en traitant le premier de voyou.Le premier ne l'a pas pris et a accusé le resquilleur de fréquenter les égouts.Sommes-nous dans un épisode des Soprano?Non, seulement dans le merveilleux monde de la télédiffusion canadienne secoué depuis une semaine par une crise, encore une, opposant l'empire Quebecor et Pierre Karl Péladeau, son président et voyou en chef, contre le viceprésident et égoutier de la société Radio-Canada, Sylvain Lafrance.La raison de leur rixe de ruelle?La décision de Quebecor de suspendre ses contributions obligatoires au Fonds canadien de télévision, un fonds de 250 millions financé en partie par les câblos, en partie par le gouvernement, et qui accorde 37% de son budget aux émissions diffusées par la télé publique.Le PDG de Quebecor trouve que la SRC, qui reçoit 220 millions du gouvernement par année, est assez subventionnée comme ça.Il ne voit pas pourquoi il irait puiser dans ses propres coffres (et ceux de Vidéotron) pour financer davantage son rival.De loin, cela ressemble à une grosse chicane de fric.De près, c'est deux conceptions de la télévision et, ultimement, de la culture, qui s'affrontent avec au milieu, vous, moi et notre frère le téléspectateur.Si on voulait verser dans la démagogie, on pourrait résumer la bataille de ruelle qui se joue actuellement à un combat de Minuit, le soir contre Le banquier.Minuit, le soir, fait partie de la dizaine d'oeuvres dramatiques, originales et innovatrices que la SRC offre cette année à ses télé-spectateurs.Par ses thèmes, l'audace de son écriture et l'originalité de son univers, elle correspond parfaitement à ce qu'on attend de la télé publique.À l'autre extrême, TVA, propose, le même soir, Le banquier, sorte de jeu de roulette russe où le revolver est une valise contenant un demi-million de dollars ou des pinottes.Depuis ses débuts, Le banquier fait saliver près de deux millions de Québécois.Je n'ai pas choisi ces deux émissions pour rien.Elles illustrent chacune à leur manière le meilleur de deux mondes.D'un côté, le monde du service public capable de proposer à son auditoire une série signifiante et magnifiquement portée par des acteurs et un réalisateur inspirés.Et de l'autre, une télé privée qui a misé sur un concept américain dont l'efficacité est incontestable.Bref, ces deux émissions illustrent un bel équilibre entre le privé et le public, entre le commerce et la culture, entre une télé qui ose et propose et une autre qui répond à la demande du marché.Jusqu'à maintenant, ces deux modèles de télévision que nous nous sommes donnés ont cohabité somme toute assez harmonieusement.Mais les choses sont en train de changer à la vitesse grand V en semant la panique.Le meilleur exemple de ce changement, c'est le succès inespéré du site des Têtes à claques.Depuis son lancement en août, les petites capsules humoristiques mettant en vedette des figurines du Dollarama ont été visitées plus de 50 millions de fois par les internautes d'ici.Pour leur humour bien sûr, mais surtout parce qu'elles sont accessibles 24 heures sur 24.Avec les Têtes à claques, c'est un nouveau mode de consommation audiovisuel qui s'impose.Le consommateur décide de l'heure et du moment de sa consommation.Il peut regarder une capsule 10 fois de suite.Il peut même l'apprendre par coeur comme j'ai vu quantité d'enfants et une poignée d'adultes le faire.Ne vous demandez pas pourquoi, pendant les Fêtes, dans les chaumières québécoises, ça parlait plus des Têtes à claques que du Bye Bye.Tout le monde avait vu les Têtes à claques.Et si, d'aventure, une matante ignorait tout du phénomène, un clic de souris et le tour était joué.Le phénomène des Têtes à claques n'est que le début d'un immense univers virtuel qui commence à se déployer et où bientôt infos, docus et dramatiques, conçus spécialement pour le Web, vont commencer à déferler.Inutile de préciser que cette déferlante va forcer les diffuseurs traditionnels à revoir de fond en comble leur rôle.Le Fonds canadien de télévision devra lui aussi s'ajuster, mais certainement pas en réduisant les contributions des câblos ni en cessant de financer les productions de la SRC.La télévision d'ici est à la croisée des chemins.Si elle ne veut pas devenir une pièce de musée, il est urgent que tous ses artisans s'unissent pour réfléchir à l'avenir.Et, si possible, pas au fond d'une ruelle ni d'un égout.Rixe de ruelle Le PDG de Quebecor trouve que la SRC, qui reçoit 220 millions du gouvernement par année, est assez subventionnée comme ça.3456979A NATHALIE PETROWSKI NOTRE CHOIX SUGGESTION DISQUE CHRONIQUE SÉRIE TÉLÉ Le négociateur Saison 2 SONIA SARFATI La deuxième saison du Négociateur - la vie et l'oeuvre de Claude Poirier réécrites par Danielle Dansereau, réalisées par Sylvain Archambault et incarnées par Frédérick De Grandpré (qui, dans la peau de Mac Cloutier, ne se la joue vraiment pas chanteur de charme) - commence neuf mois après la conclusion dramatique de la première.Qu'il vaut mieux avoir en mémoire, étant donné l'absence quasi totale de mise en contexte.Pour ceux qui auraient un léger manque de mémoire (sûrement causé par le syndrome «J'en suis trop, des séries en DVD!»), rappelons que le photographe Hector Dupuis (Julien «Il-estpartout » Poulin) est grièvement blessé en portant secours à Lili (Ève Duranceau), serveuse de bar avec laquelle il entretient un lien particulier.On comprendra lequel dans ce deuxième volet (si on n'avait pas deviné avant).Car la jeune femme occupe une place importante dans les huit nouveaux épisodes.Wilson, le barman du Stardust (le bar que fréquente Mac et où elle travaille), est assassiné.Lili est accusée du meurtre.Mac tentera de l'innocenter et de faire la lumière sur les faits.Cela l'occupera pas mal.De même que la guerre que se livrent la mafia italienne locale et le gang des frères Piché - où les combats ne se cantonnent pas au ring.Ce sont les trames principales de la saison.La seconde est parfois lourde et floue.La première s'étire en longueur mais offre l'occasion à Louise Forestier de refaire surface en tant qu'actrice : sa «madame», très protectrice envers ses «filles», perruquée et fardée à outrance, est un personnage fascinant et ambigu - pas seulement parce qu'il frôle la caricature.Les intrigues secondaires, elles, sont parfois passionnantes.Tellement, en fait, qu'on aurait voulu que celle qui met en scène les membres des Héritiers de l'ordre, une société secrète d'extrême droite, soit plus exploitée.Même chose avec tout ce que l'on découvre sur les raisons du comportement tordu de Sly (Roc Lafortune).Aussi au menu bien rempli de Mac-Justice: un prêteur sur gages qui harcèle une jeune mère ; le Kid, ancien bras droit du Chat, qui réapparaît ; un meurtrier psychopathe (Stéphane Breton) qui s'échappe de l'asile.Là, méchant suspense.Les incursions dans la famille et la vie personnelle de Mac sont, ici, moins présentes que dans la première saison.Dommage.Cela donnait une dimension plus humaine au personnage, permettait d'entrer dans le quotidien tel qu'il se vivait dans les années 70, et donnait l'occasion aux Pauline Martin, Serge Thériault, Stéphanie Lapointe (les parents et la soeur de Mac) d'offrir de belles performances d'acteurs.Mais là où le bât blesse vraiment dans le coffret DVD du Négociateur 2, c'est dans son absence totale de suppléments.Pas même un livret ou un résumé des épisodes.Trois disques dans un boîtier de carton, point final.Des gaffes de tournage, des entrevues, un rappel des événements qui ont inspiré les épisodes, c'était pas\u2026 négociable ?((( STÉRÉO LUDO Enfant, Little Stevie Wonder était déjà une vedette, que dis-je, un phénomène! Aveugle comme son idole Ray Charles, il a connu son premier véritable succès avec l'instrumentale Fingertips et un album en spectacle modestement intitulé The 12 Year Old Genius.Le génie en question n'a pas tardé à se manifester dans une remarquable succession de chansons qui ont brûlé les palmarès des années 60 et qui s'écoutent avec autant de plaisir aujourd'hui : Uptight (Everything's Alright), I Was Made To Love Her, For Once in My Life, Signed, Sealed, Delivered, I'm Yours.Puis, de façon encore plus spectaculaire avec trois albums magistraux, à la fois substantiels, originaux et irrésistibles qui ont marqué les années 70 et l'histoire de la pop : Talking Book, Innervisions et Fulfillingness' First Finale.Trois albums en trois ans et une collection de classiques qui n'a d'égale que celle des Beatles : Superstition, I Believe, You Are the Sunshine of My Life, Higher Ground, Living For the City, Boogie On Reggae Woman, You Haven't Done Nothin'\u2026 Enfin, l'apothéose, le chef-d'oeuvre Songs in the Key of Life, peut-être le meilleur album double jamais enregistré, le plus riche, le plus diversifié, le plus vibrant.Fallait-il que Stevie Wonder soit inspiré pour nous donner en cadeau en même temps Love's in Need of Love Today, Sir Duke, I Wish, Pastime Paradise, Isn't She Lovely et la jubilatoire Another Star ! Par la suite, la source s'est tarie jusqu'à s'assécher depuis le milieu des années 80.Comme si le génie avait tout donné.Il faut l'en remercier.Combien d'artistes se féliciteraient d'avoir écrit dans toute une carrière autant de chansons majeures que Wonder sur l'album Songs in the Key of Life ?\u2014 Alain de Repentigny SONGS IN THE KEY OF LIFE, DE STEVIE WONDER PARIS-BEIJING : GÉOGRAPHES EN HERBE ((( ½ Soyez le premier géographe à parvenir à Beijing avec ce jeuquestionnaire conçu au Canada.Au début de son tour, chaque joueur lance le dé pour déterminer le type de question : il peut soit répondre à une question, soit repérer un pays sur le plateau ou faire une course.Lors d'une course, tous les participants doivent pointer un pays indiqué par une carte.Il y a trois niveaux de difficulté.En répondant correctement, on augmente le niveau et si on se trompe on le diminue.Ainsi, un joueur qui est bon en géographie n'est pas nécessairement avantagé puisqu'il répondra à des questions de plus haut niveau qu'un joueur moins expérimenté.Mais quel que soit son niveau, un joueur apprendra toujours quelque chose.Beaucoup de cartes de questions ont des photographies en couleur, ce qui est fort apprécié.Il y a aussi 144 cartes de pays à repérer sur le plateau de jeu.Lorsqu'un joueur doit identifier un pays, il dispose de 30 secondes.Les règles s'apprennent rapidement et une partie dure environ une heure.Un jeu de René Laflèche pour deux ou trois joueurs ou quatre à six joueurs (en équipe).\u2014 Frédéric Collin, collaboration spéciale POP THE SHINS WINCING THE NIGHT AWAY SUBPOP OUTSIDE (((½ Isabelle, v'là l'printemps ! On s'attache à ces petites choses-là.Wincing the Night Away, quatrième album du groupe pop indie The Shins, a mis quatre ans à sortir de sa tanière et, ma foi, on dirait bien qu'il n'a pas vu son ombre.C'est le printemps en 11 chansons admirablement bien ciselées, riches en nuances et en arrangements simples et inventifs (que de belles guitares là-dedans!), nuancées mais plus affirmées que celles, toutes aussi charmantes, du précédent Chutes Too Narrow.James Russell Mercer, pilote de ce projet musical, est un brillant mélodiste.Pour les amateurs de pop classique (clins d'oeil beatlesques et beachboyesques, sans toutefois être trop référentiels), The Shins est un secret bien gardé, le genre de groupe qui pond des albums qu'on écoute avec une admiration discrète, comme si, le temps d'une écoute, The Shins chantaient pour nous seuls.Précieux et cajoleur.Une première moitié qui nous fait craquer Certains titres moins mémorables \u2014 Philippe Renaud, collaboration spéciale POÉSIE D.KIMM ET BERNARD FALAISE LE SILENCE DES HOMMES DAME ((( ½ Le silence de monsieur, les attentes de D.Kimm Poétesse, performeuse, front woman, leader esthétique, directrice artistique (du festival Voix d'Amériques qui bat son plein), D.Kimm s'adresse ici à «monsieur».Sans détour, elle lui indique ce qu'elle espère de l'amour : intensité, bouleversement, vertige, dévastation, commotion, ébranlement et, oui mesdames, virilité.L'amour selon D.Kimm ne mènerait qu'à la secousse sismique?N'exagérons rien.L'apaisement que procure monsieur, ses caresses lénifiantes, sa protection paradoxale émaillent aussi la vision amoureuse de l'écrivaine.Ces messieurs, d'ailleurs, ont été invités ici à briser le «silence» dans le cas qui nous occupe: Michel Faubert, André Duchesne et Pierre Cartier donnent bellement la réplique à madame.Constat?Cette écriture rentre-dedans a certes atteint sa complète maturité, on en ressent illico le caractère viscéral, on en salue l'esprit.Autour de D.Kimm, le guitariste (compositeur et improvisateur) Bernard Falaise et ses collègues ont créé un univers sonore qui sied fort bien aux textes de leur collaboratrice.Avant-rock, bruitisme, électroacoustique de garage, improvisations circonspectes enrobent ainsi les mots.Voilà un travail achevé, bien que D.Kimm et Falaise n'aient pas encore atteint le plein potentiel de leur association.L'urgence des mots et des sons Pas encore à son plein potentiel \u2014 Alain Brunet CHANSON JEANNE BALIBAR SLALOMDAME NAÏVE / FUSION 3 (((( Révolution balibarienne Elle a travaillé avec Rodolphe Burger sur Paramour, son premier; idem pour le deuxième dont on applaudit d'emblée la réalisation.Revoilà Jeanne Balibar, 38 ans, actrice de cinéma et de théâtre, fille d'intellos (père philosophe, mère physicienne), désormais chanteuse.Bien sûr, il faut toujours se méfier des acteurs qui chantent pour réaliser un vieux rêve\u2026 et souvent le gâcher.Ce n'est pas le cas de miss Balibar.D'excellents auteurs lui ont proposé ce qu'ils avaient de meilleur.Le tandem Fred Poulet / Sarah Murcia lui a fourni Rien, Christiana, Deux fois, Sex and vegetables et Houdini.Dominique A a signé L'irréparable et Néologie.Pierre Alferi et Rodolphe Burger ont créé Cinéma et Ton diable, Jeanne a trouvé les mots d'Alice à coucher sur une musique d'Abstrackt Keal Agram.Comme dans les meilleures productions chansonnières, c'est la manière de dire qui l'emporte.Manière ludique, manière spleen, subtile autodérision, théâtralité bien dosée, bel équilibre entre accessibilité et avant-gardisme.De ces rimes ciselées surgissent des musiques audacieuses, large palette de rythmes, de cuivres futés, sons de synthèse triés sur le volet, le tout égratigné par des guitares qui ne font pas de quartier.Jeanne Balibar, de toute évidence, sait s'entourer et nous envoûter.L'audace du son, l'audace du texte Quelques passages abscons \u2014 Alain Brunet FOLK BRETT DENNEN SO MUCH MORE DUALTONE / FUSION III ((( ½ Folk lumineux C'est à se demander s'il a fini de muer, ce Brett Dennen.Le jeune rouquin possède un organe vocal des plus particuliers, organe presque féminin qui le limite à des fréquences ensablées et haut perchées.ce qui est loin d'être désagréable! Qui plus est, ce doué Californien sait d'ores et déjà créer des chansons qui s'impriment illico dans vos hémisphères.Le cadre instrumental de So Much More (son deuxième album) ne comporte absolument rien de neuf : tempos moyens, percussions relativement discrètes, slide, pedal steel, guitares folk avec un soupçon de soul et un brin d'africanité (non sans rappeler Paul Simon).Mais bon, puisque ce disque respire la santé, vu l'intelligence de ces émotions si sincèrement exposées, vu la pureté et la candeur du propos, vu l'indéniable qualité de cette plume, vu ce côté résolument accrocheur (parlons d'un Jack Johnson avec du contenu ou encore d'un Ron Sexmith plus pop), vu la maîtrise de ses références, vu l'appui qu'il a de ses pairs (ont notamment participé à ce disque Keb' Mo', Luis Conte, Mario Calire des Wallflowers, Scott Thurston des Heartbreakers, etc.), les amateurs de folk iront demain à sa rencontre au Green Room.Profitez-en pendant que ça passe, la prochaine escale sera probablement moins intime.L'art chansonnier déjàmaîtrisé Un peu trop conventionnel ARTS ET SPECTACLES FIDÈLE À SON HABITUDE DE SURPRENDRE, ARCADE FIRE A CHOISI UNE ANCIENNE ÉGLISE SITUÉE EN PLEIN COEUR DE LONDRES POUR RÉVÉLER LES SUBTILITÉS DE SON NOUVEL ALBUM NEON BIBLE.UNE EXPÉRIENCE QUASI SPIRITUELLE QUE LES MONTRÉALAIS AURONT L'OCCASION DE VIVRE LA SEMAINE PROCHAINE.DANS UNE ÉGLISE UKRAINIENNE.ARCADEFIRE YVES SCHAËFFNER COLLABORATION SPÉCIALE LONDRES «Je suis super contente!» Épuisée et à bout de souffle, Régine Chassagne, la chanteuse d'Arcade Fire, n'en était pas moins tout sourire lundi soir dernier après le premier concert officiel de la nouvelle tournée du groupe.Elle n'était pas la seule.Plus de 500 Londoniens devaient arborer ce même sourire béat (et un peu niais, je vous l'accorde) de ceux qui viennent de vivre un grand moment.Tout autour d'elle, des fans se pressaient afin d'obtenir une dédicace.Encore surexcitée et mue par l'adrénaline, la chanteuse n'en faisait pas moins preuve d'une patience d'ange, gribouillant un petit mot ici, signant un autographe là.Réputé en Angleterre pour l'intensité de ses concerts et ses finales spectaculaires, Arcade Fire n'a pas failli à la tâche.Cette fois, le groupe a offert une finale qui restera longtemps gravée dans les mémoires londoniennes.Après la dernière chanson du rappel, les neuf musiciens ont chacun empoigné un instrument acoustique \u2014 qui un accordéon, qui un violon, qui une contrebasse \u2014et se sont dirigés vers les portes de l'église St.John's en traversant la foule.Incrédule, le public a suivi.Ce qui l'attendait?Une version acoustique de Wake Up, à la belle étoile, sur le parvis de l'église baroque du 18e siècle, à deux pas du parlement britannique et du Big Ben.Aussi émue que surprise, la foule qui entourait le groupe l'a accompagné de bout en bout, chuchotant les paroles et reprenant avec une joie non dissimulée les fameux «oh-oh» du hit.Elle aussi sous le charme de cette finale magique, Régine Chassagne était à court de mots pour résumer son expérience.«Je suis ravie.On m'a même dit qu'il y avait des gens un peu partout à leur fenêtre qui nous regardaient.J'espère qu'ils ont aimé\u2026 De toute façon, c'était juste pour une chanson et c'était une chanson joyeuse», s'amusait la chanteuse.Gareth Grundy, du magazine musical Q, qui s'attendait à être surpris, n'a pas été déçu.«Pour moi, Arcade Fire est actuellement le groupe le plus excitant au monde.Leur nouvel album est simplement fantastique.C'est un des meilleurs albums que j'ai entendus au cours des dernières années», assure le journaliste.«Arcade Fire est probablement le groupe qui jouit des meilleures critiques aujourd'hui en Angleterre», confirme d'ailleurs son confrère Tim Jonze du magazine NME.Évidemment, cette réputation hors du commun crée des attentes et des files d'attentes hors du commun.Les six premiers concerts d'Arcade Fire à Londres se sont vendus en moins de cinq minutes.Si bien que même les revendeurs faisaient des pieds et des mains lundi soir dernier pour essayer de se procurer des tickets.Après tout, le jeu en valait la chandelle: les billets originellement à 30$ se revendaient jusqu'à 450$! En plein coeur du chic Smith Square, l'église St.Johns et ses colonnes blanches donnaient des airs de rassemblements messianiques à ce début de tournée mondiale.Déposés sur les chaises de l'assistance, des feuillets intitulés «Peur ou désir?/ Ami ou ennemi?», ne faisaient rien pour dissiper cette impression un brin intimidante.Certainement pas extraits de la Bible, les premiers mots du chanteur Win Butler ont toutefois eu un effet libérateur sur le public: «Vous êtes mieux de vous lever! C'est un putain de concert rock!» Aussitôt dit, aussitôt fait, la foule était debout, prête à découvrir les nouvelles chansons de Neon Bible, l'album à paraître sous peu.Un peu maladroits, un peu rouillés, les musiciens étaient également un brin comiques par moment.Égarant un accessoire ici, incapables d'arrêter une sirène là, se rentrant les uns dans les autres lors de leurs traditionnels et incessants changements d'instruments, les Arcade Fire ont provoqué plus d'un sourire.Après le show, Will Butler, le frère du chanteur et guitariste/claviériste/percussionniste, admettra d'ailleurs sans peine que «le concert était un peu grossier aux entournures».Mais les nouveaux morceaux ont toutefois conquis le public sans difficulté.La pop envoûtante de Black Mirror et d'Intervention, la lancinante et déchirante My Body Is a Cage et les enlevées No Cars Go et The Well and The Lighthouse, ont rappelé le talent unique du groupe pour les crescendos vertigineux et les harmonies aussi puissantes que délicates.Naturellement, ce sont les succès du premier album - Rebellion (Lies), Tunnels\u2026 - qui ont semé le plus d'émoi dans l'assistance, trop heureuse de pouvoir sautiller et chanter avec le groupe.Ses morceaux ont également permis aux musiciens de se décontracter entièrement.Will Butler s'est enfin remis à narguer le guitariste Richard Parry comme il a l'habitude de le faire.Et on retrouvait ainsi les Arcade Fire qu'on aime le plus: intenses, décontractés et visiblement heureux d'être sur scène.ARCADE FIRE donnera cinq spectacles àMontréal du 6 au 10 février, à l'église de la Fédération ukrainienne (5213, rue Hutchison) ALEXANDRE VIGNEAULT Faireundisquegénial, obtenirun succèsd'estime et mourir jeune.Voilà comment devenir un groupe culte en trois étapes faciles.Dans les faits, les choses ne se passent pas comme ça.On ne choisit pas de devenir un groupe culte comme on entre en religion.L'artiste n'est pas maître de son destin en cette matière, mais il ne lui est toutefois pas interdit de forcer la main du sort.La stratégie mise de l'avant par The Arcade Fire en vue de la parution de son très attendu deuxièmealbum, Neon Bible, laisse d'ailleurs croire que le groupe a décidé de mettre toutes les chances de son côté.Culte 101 Culte: admiration mêlée de vénération que l'on voue à quelqu'un ou quelque chose (Le Petit Robert).Transposé dans l'univers du rock, «culte» devient un adjectif qu'on applique à un nombre restreint d'artistes ou de groupes vénérés par un cercle plus ou moins grand de fans, autant pour leur musique que pour leur attitude.Pearl Jam a obtenu ce statut en tenant tête aux grandes corporations qui dominent le show business américain.Nick Drake, redécouvert tardivement, est quant à lui perçu comme un folk singer génial fauché en plein vol.Cultiver le mystère Des gueules d'enterrement, comme celles qu'affichait The Arcade Fire sur ses photos officielles au moment de la sortie de Funeral, c'est un bon départ.La joie de vivre est l'ennemi du groupe culte.L'idéal est de se produire dans la pénombre, comme le faisait Godspeed You Black Emperor, un collectif instrumental montréalais en vogue entre 1998 et 2002.Ou encore de s'inspirer de The Résidents.On n'a jamais connu le nom ni vu le vrai visage des membres de ce groupe américain qui portait des masques en forme de globe oculaire durant ses concerts.The Arcade Fire a repris, de manière moins troublante, l'idée du masque.ou agir bizarrement Un groupe qui n'arrive pas à contrôler parfaitement son image publique peut compenser en agissant bizarrement.Passer pour un groupe satanique a été efficace à une certaine époque.Frapper sur la tête d'un autre membre de son propre groupe avec des baguettes de drums est un comportement suffisamment inhabituel pour être qualifié de bizarre.Le port du casque de moto est vivement conseillé à celui qui encaisse les coups.Comment fabriquer En attendant Neon Bible ALEXANDRE VIGNEAULT Internet constitue un élément clé du rayonnement de The Arcade Fire.La moitié des chansons de Neon Bible passe déjà d'un fan à l'autre dans le monde virtuel.You Tube compte des centaines de clips, officiels ou non, montrant le groupe interpréter l'une ou l'autre de ses chansons.Voici cinq pages qui valent le détour.1-866-NEONBIBLE Parodie de ces publicités bas de gamme vantant le mérite de compilations nostalgiques qu'on peut acheter par téléphone ou en envoyant un chèque dans une boîte postale située dans le bout de Trois-Rivières.L'art de faire de la publicité sans en avoir l'air.Mots-clés: Juno Winning Guitarist L'impromptu de Union Square Était-ce après un concert officiel ?The Arcade Fire s'installe près de l'une des entrées de la station de métro Union Square, en plein coeur de New York, et interprète Bizarre Love Triangle de New Order et Boys Don't Cry de The Cure.Qualité globale des clips: C+ Mots-clés: Arcade Fire et Union Square Intervention, version acoustique Win Butler chante comme s'il avait une patate chaude dans la bouche, mais cette version intime d'Intervention est franchement réussie.Se pourrait-il que cette chanson soit meilleure en formule acoustique qu'avec les orchestrations électriques dont elle sera habillée sur Neon Bible ?Mots-clés: Intervention et KCRW Un 20 janvier @Montréal.mp3 Spectacle secret?Plus maintenant! Un généreux donateur rend disponible l'intégralité du spectacle présenté dans une église polonaise de Montréal, le 20 janvier dernier.Sept des chansons de Neon Bible y figurent.http://students.washington.edu/acs85/af/ Clip de Black Wave/ Bad Vibrations S'agit-il d'un vrai ou d'un faux?Le débat est lancé.Quelqu'un, quelque part, a collé des images à la chanson Intervention.Le tout est suffisamment énigmatique pour correspondre à l'esprit de The Arcade Fire.Mots-clés: Black Wave ARCADE FIRE Combien seriez-vous prêt à payer pour assister au spectacle d'Arcade Fire ?Répondez sur www.cyberpresse.ca PHOTO PAUL WILCOCK, COLL.SPÉCIALE Régine Chassagne et Win Butler sur la scène de l'église St Johns, au coeur de Londres, lundi dernier.ILLUSTRATIONS DAVID LAMBERT, LA PRESSE © ARTS ET SPECTACLES LECULTE Richard Parry PHOTO PAUL WILCOCK, COLL.SPÉCIALE Win Butler PHOTO PAUL WILCOCK, COLL.SPÉCIALE « JE SUIS RAVIE.ON M'A MÊME DIT QU'IL Y AVAIT DES GENS UN PEU PARTOUT À LEUR FENÊTRE QUI NOUS REGARDAIENT.J'ESPÈRE QU'ILS ONT AIMÉ\u2026 » \u2014 Régine Chassagne Fréquentez les lieux de culte Ça tombe sous le sens, n'est-ce pas?The Arcade Fire l'a bien compris.Après le succès de son premier album, Funeral, le groupe s'est porté acquéreur d'une église anglicane de Farnham où il a composé son prochain disque intitulé, tiens donc, Neon Bible.«Toutes les chansons (du disque) possèdent une certaine grandeur, une certaine ouverture.C'est comme si les lieux avaient façonné les chansons», révélait d'ailleurs Richard Reed Parry à La Presse au mois de juin dernier.La suite logique?Se produire dans des églises.The Arcade Fire l'a fait (ou le fera) à Londres, Montréal et New York ces jours-ci.Win Butler a par ailleurs déjà étudié la théologie, tandis que, plus jeune, Régine Chassagne a joué de l'orgue à l'église.Cultiver le silence L'aura de Serge Fiori serait-elle la même s'il avait passé les 30 dernières années à raconter dans le menu l'histoire d'Harmonium?Mort ou vif, un artiste culte doit cultiver le silence.The Arcade Fire a donné pas mal d'entrevues pour promouvoir Funeral.La stratégie entourant Neon Bible serait de faire exactement l'inverse: aucune entrevue, sauf peut-être à des magazines ou à des webzines triés sur le volet.L'art pour l'art Adhérer au principe de l'art pour l'art est capital pour tout artiste souhaitant faire l'objet d'un culte.Mourir pour son art est aussi bien vu (voir: Mourez jeune).Curieusement, un immense succès commercial n'entache pas forcément la réputation dudit artiste.Radiohead a vendu des millions de disques sans être renié par ses adeptes les plus fervents.Mourez jeune Kurt Cobain, Jim Morrison et Ian Curtis, ça vous dit quelque chose?Stratégie à n'adopter qu'en cas d'extrême nécessité.Ne vous appelez surtout pas The Cult Ian Astbury joue aujourd'hui le rôle de Jim Morrison dans la version gériatrique des Doors.Décrocher le poste de chanteur de Rockstar Supernova n'est peut-être pas le pire job de la planète rock, après tout.un groupe culte?Régine Chassagne PHOTO PAUL WILCOCK, COLL.SPÉCIALE ARTS ET SPECTACLES ARTS ET SPECTACLES LOUISE COUSINEAU TÉLÉVISION Je profite de ce week-end de gars pour vous parler de mes hommes préférés dans les téléromans.Les quatre Invincibles et les trois portiers de Minuit, le soir.Ils font mon bonheur pour des raisons diamétralement opposées.Les Invincibles parce qu'ils sont puérils, menteurs, immatures.J'ai eu très peur au lancement quand l'auteur et le réalisateur ont dit que les gars allaient évoluer dans leur rallye du bonheur.Dieu merci, ils sont toujours aussi bornés, égocentriques et complètement épais.On adore rire de leur insignifiance et de leurs malheurs.La grande scène du cambriolage chez Lyne-lapas- fine lundi soir était tellement drôle, alors qu'on a vu ces hommes de 30 ans faire du saccage comme des ados chez Lyne, mourir de peur quand le nouveau chum de Lyne est arrivé à l'improviste avec ses enfants, remettre leurs cagoules et être complètement pris au dépourvu quand la petite fille s'est mise à crier.Une pièce d'anthologie.Ils ont quand même réussi à récupérer les figurines de leur copain Carlos.Tout ce ramdam pour des jouets d'enfants, oubliés chez Lyne.Carlos, qui a planté sa blonde au pied de l'autel la saison dernière, n'avait de regrets que pour ses figurines.Cela en dit long sur ses capacités d'attachement.Ils ont beau être amis, ils se mentent les uns les autres.Steve qui a des tendances homosexuelles a dit à Rémi de ne pas le dire aux autres.Rémi se promène depuis deux émissions avec son blender pour baiser Mme Blender.Sa carrière musicale est dans la dèche.Il n'a pas l'air de s'apercevoir que Jeanne, la mère du bébé de Carlos, a le béguin pour lui.Aucune perspicacité.Quant à P.A., le Tanguy que son père a poussé vers la porte, il décide, ô surprise, de larguer ses voisins « mauvais invins ».Et de se faire un site internet pour se trouver une blonde.Toujours aussi naïf, il s'inspire d'un site porno où il est persuadé qu'une fille mange une saucisse.Steve se ment tellement à lui même qu'il ne prend pas ses antidépresseurs, persuadé qu'il va sortir de sa dépression.Coté filles, c'est presque aussi pathétique.Lyne-la-pas-fine qui cherche à se venger de Carlos, a fini l'émission au lit avec lui.Quant à Jeanne, elle refuse à juste titre que l'insignifiant Carlos joue au père.Mais elle a le béguin pour Rémi, qui est aussi borné émotionnellement que Carlos.Il y en a qui ne sont pas chanceuses.Minuit, le soir, c'est une tout autre histoire.Eux, je les aime et je ne souhaite que leur bonheur.Depuis deux ans on les voit crever de solitude, coincés dans leur malheur.L'amitié des trois portiers de bar est profonde et c'est la seule chose qui leur permet de survivre.Et depuis deux semaines, la lumière commence à poindre au bout du tunnel.Louis a avoué ses tendances homosexuelles à ses copains, Gaétan son analphabétisme et Marc les raisons de sa violence : il a été un enfant terrorisé par son père qui ne lui a jamais rien trouvé de bon et qui l'a battu en plus.Au dernier épisode jeudi, Marc a avoué son amour à Fanny.Mais elle n'a pas bougé.On sait toutefois qu'elle a envie de lui.Avec les trois portiers, on est descendu au fond du désespoir masculin, rarement montré aussi crûment dans une série télévisée.Dont la réalisation est extraordinaire, où les silences sont souvent plus éloquents que les dialogues.On souhaite à ces mal aimés de la société de s'en sortir.Super Bowl : Illico HD aura les pubs américaines Depuis le temps qu'on en rêve, voilà que nous pourrons voir demain le Super Bowl avec les publicités américaines.Qui sont souvent spectaculaires et offertes en première diffusion lors de ce grand événement sportif.Il y en a tellement que le match s'arrête à tout moment pour les diffuser.Money, money, money.Je dis nous, mais ce sont en fait les abonnés de Vidéotron qui ont le système illico HD qui auront accès à cette diffusion, via la station CBS de Burlington WCAX.Donc en anglais.Il faut dire que la haute définition a surtout été inventée pour le sport.Même ceux qui haïssent le football se régalent les yeux.Personne n'ignore pourquoi les réseaux canadiens qui retransmettent des émissions américaines ont le devoir agréable de diffuser des publicités canadiennes et d'exclure les américaines.Le CRTC le veut ainsi, pour le bien des diffuseurs canadiens qui s'en mettent plein les poches juste à retransmettre un show entièrement conçu ailleurs.It's the Canadian way.Jusqu'à présent, seulement quelques câblodiffuseurs minuscules de chez nous avaient le droit de diffuser le Super Bowl intégral avec publicités américaines.Il semble que Vidéotron ait obtenu la même dérogation pour son HD.D'habitude, le réseau canadien qui retransmet l'événement ne se fatigue pas à innover dans la publicité originale.On offre le stock habituel puisque le téléspectateur est captif.Mais voilà que cette année, les téléspectateurs pourront voir à Global des oeuvres nouvelles : les publicités anti-Stéphane Dion concoctées par le Parti conservateur feront leur début au Super Bowl.En anglais.Incidemment, CBS va passer tout son dimanche après-midi sur le Super Bowl.Sachez que le vrai match commence à 18h07 Le spectacle d'avant match du Cirque du Soleil est à 17h50.Branchez votre magnétoscope un peu avant au cas car il ne dure que neuf minutes.Prince chante à la mi-temps.Bien sûr, RDS est la seule chaîne francophone à retransmettre l'événement.Début à 17 h 30.Le dimanche du Super Bowl, les Américains consomment deux fois plus de junk food que d'habitude.Santé! Guy A.sera-t-il cruel avec Hérouxville ?On sait que des professionnels du discours comme le Doc Mailloux, Gilles Proulx et Guy Fournier ont perdu leur job après avoir défilé au tribunal du dimanche soir de Guy A.Lepage.J'espère que le conseiller de Hérouxville André Drouin qui débarque à Tout le monde en parle demain soir ne sera pas cloué au pilori par le pape de la télé.D'abord, M.Drouin n'est pas un spécialiste de la communication.Ensuite, ses propos sur les étrangers qui s'installent chez nous ne sont pas racistes.Ne pas accepter certaines coutumes déraisonnables de nos immigrants est un réflexe de santé mentale.Les Québécois ont survécu à des tas de malheurs et se sont inventé une culture qu'ils veulent bien partager avec ceux qui débarquent chez nous.Accommodants, les Québécois, mais pas déraisonnablement.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : louise.cousineau@lapresse.ca C'est le Super Bowl, parlons des gars PHOTO FOURNIE PAR RADIO-CANADA Depuis deux ans, on voit les trois gars de Minuit le soir crever de solitude, coincés dans leur malheur.PHOTO FOURNIE PAR RADIO-CANADA Les quatre Invicibles sont toujours aussi bornés, égocentriques et épais.PUZZLE DANSE FRANCE/QUÉBEC 4 CHORÉGRAPHES - 4 DUOS - 4 UNIVERS 31 JANVIER AU 24 FÉVRIER 07 QUÉBEC > GINETTE LAURIN + ESTELLE CLARETON FRANCE > JEAN-CLAUDE GALLOTTA + ISIRA MAKULOLUWE TOURNÉE EN JANVIER 31 MONTRÉAL 514 525.1500 TOURNÉE EN FÉVRIER 1.2.3 MONTRÉAL 514 525.1500 4 SAINTE-GENEVIÈVE 514 626.1616 6 SHERBROOKE 819 822.9692 8.9.10 OTTAWA 613 755.1111 12 QUÉBEC 418 643.8131 16 BIC 418 736.4141 18 SEPT-ÎLES 418 962.0100 20 BAIE-COMEAU 418 295-2000 23 SAINTE-THÉRÈSE 450 434.4006 24 TERREBONNE 450 492.4777 3454261A LAKMé LéODELIBES 3.8.10.14 FÉVRIER 2007 À 20 H KUTAN # ANTOUN # JAKOBSH # ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN DU GRAND MONTRÉAL # RIVEST # COOK EN FRANÇAIS AVEC SURTITRES FRANÇAIS ET ANGLAIS - BILLETS À PARTIR DE 44$ - PRIX SPÉCIAUX 18-30 ANS : À PARTIR DE 35$ BILLETTERIE PDA : 514-842-2112 - WWW.PDA.QC.CA EN COPRODUCTION AVEC OPERA AUSTRALIA PARTENAIRES ASSOCIÉS 3454714A ARTS ET SPECTACLES SPECTACLES CLASSIQUE CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR Jutta Puchhammer-Sédillot, altiste, Élise Desjardins, pianiste.Coulthard, Laurin, Panneton, Sokolovic : 20 h.SALLE WILFRID-PELLETIER (Place des Arts) Lakmé (Delibes).Opéra de Montréal.Aline Kutan, soprano, Frédéric Antoun, ténor, James Westman, baryton.Mise en scène : Adam Cook.Orchestre Métropolitain du Grand Montréal et Choeur de l'OdM.Dir.Jean-François Rivest: 20h.POLLACK HALL (Université Mc Gill) L'Enfant et les Sortilèges (Ravel) et Gianni Schicchi (Puccini).Atelier d'opéra de Mc Gill.Mise en scène : Guillermo Silva-Marin.Dir.mus.: Julian Wachner : 19 h 30.DANSE AGORA DE LA DANSE Puzzle danse : 20 h.MONUMENT-NATIONAL (Studio Hydro-Québec) Treize lunes : 20 h 30.STUDIO 303 Apnée : 20 h 30.Suite en page 19 Renseignements 514 982-6038 imusici.com Commanditaire principal de la saison 2006-2007 36$ RÉGULIER 32 17$ $ AÎNÉ ÉTUDIANT L'Est rencontre l'Ouest Le mercredi 7 février 2007, 20 h Théâtre Maisonneuve, Place des Arts André Laplante, piano CHOSTAKOVITCH - MOZART 3457659A 3456982A 3458416 présentent 514 790-1111 1 800 848-1594 www.tel-spec.com Billetterie du Théâtre St-Denis, 1594, rue St-Denis, Montréal Aussi à québec Les 2, 3, 4, 5 et 6 mai 2007 nouveLLes supp Lément Aires Les 10, 11 et 12 mai 2007 capitole de québec spectaclejoedassin.com matinée le 8 avril à 15 h « Les harmonies vocales sont à vous jeter par terre.on sort de là et on est heureux et ça fait du bien ! » Marie-Josée D'amours -Rythme FM « ce qu'il faut pour servir de vaccin contre la morosité » Marie-Christine Blais -La Presse « Des chorégraphies extraordinaires.un spectacle très coloré qui sème la bonne humeur » Daniel Daignault -98,5 « Les paroles nous rentrent dans la tête, dans les oreilles, dans le coeur » Louise Cousineau -98,5 « Du grand divertissement à grand déploiement.Des images d'une grande beauté » Catherine Perrin -Première Chaîne « Les voix étaient impeccables, justes, riches ; les costumes, splendides » Julie Marcoux -TVA 4, 5, 6, 7 et 8 avril au Théâtre St-Denis 1 13 avril à20h 14 avril à18hetà21h30 Nouvelles suppléme Ntaires ! biLLets en vente AujourD'hui àmi Di 3459896A DONJUAN DE MOLIÈ RE MISE EN SCÈNE DE LORRAINE PINTAL À L' AFFICHE ! Avec JAMES HYNDMAN / BENOÎT BRIÈRE JEAN-FRANÇOIS BLANCHARD / PAUL ESSIEMBRE / ÉVELINE GÉLINAS / NOÉMIE GODIN-VIGNEAU / FRÉDÉRIC-ANTOINE GUIMOND / SARA HANLEY / CLAUDE LAROCHE / JEAN-MICHEL LE GAL / MAGALIE LÉPINE-BLONDEAU / GARETH POTTER / JEAN-LOUIS ROUX / NICOLAS VAN BUREK assistance à la mise en scène et régie BETHZAÏDA THOMAS concepteurs DANIÈLE LÉVESQUE, FRANÇOIS ST-AUBIN, AXEL MORGENTHALER, ROBERT NORMANDEAU, JOHN STEAD, ESTELLE CLARETON, JACQUES-LEE PELLETIER, GERALD ALTENBURG WWW.TNM.QC.CA 514.866.8668 DU 16 JANVIER AU 17 FÉVRIER EN COLLABORATION AVEC LE FESTIVAL DE STRATFORD 5 SUPPLÉMENTAIRES 14, 15, 16 FÉV.20H + 17 FÉV.15H ET 20H « (\u2026) UN SPECTACLE TOUT EN CONTRASTES, VISUELLEMENT TRÈS STYLISÉ ET PORTÉ PAR DES ACTEURS EXCEPTIONNELS.» - La Presse UNE PRÉSENTATION 3451331A PHOTOS : ÉRICK LABBÉ, GUY RAINVILLE, DAVID CANNON JUSQU'AU 11 FÉVRIER LES VENDREDIS, SAMEDIS ET DIMANCHES AU THÉÂTRE ST-DENIS (514) 790-1111 1 800 848-1594 www.tel-spec.com C'est la revue musicale au Québec qui m'a le plus impressionné.à égalité avec Elvis Story.- Myriam Woljick, CKAC Bombe musicale! En lever de rideau, on remarque une scénographie fort impressionnante.performance époustouflante de Sylvie Desgroseilliers.- Jean Beaunoyer, La Presse Tout pour donner envie de taper des mains, de claquer des doigts et de danser.- Agnès Gaudet, Le Journal de Montréal Fun, energetic, brassy and filled with a handful of talented performers.probably the best show ever produced at the Casino.- Tony Lofaro, Ottawa Citizen Black is beautiful ! - Régis Tremblay, Le Soleil La production est hautement spectaculaire par ses décors, ses costumes, ses chorégraphies et, surtout, par la qualité de ses voix.- Pierre O.Nadeau, Le Journal de Québec Le spectacle Génération Motown décoiffe ! Des chorégraphies endiablées, des costumes d'époque hallucinants, des éclairages, sans oublier des musiciens énergiques au possible.- Paul Toutant, Radio-Canada Du talent pur dans cette troupe ! Je lève mon chapeau à René Simard, une mise en scène vivante, ingénieuse ! - Linda Tremblay, CITF C'est un show qui fait du bien ! - Patrick Marsolais, Flash MISE EN SCÈNE ET DIRECTION ARTISTIQUE : René Simard DIRECTRICE DE PRODUCTION ET ASSISTANTE À LA MISE EN SCÈNE: Marie-Claude Boilard CONCEPTION: Josée Fortier et René Simard IDÉE ORIGINALE ET DIRECTION MUSICALE: Joël H.Ferron CHORÉGRAPHIES: Geneviève Dorion-Coupal TEXTES : Josée Fortier COSTUMES: Mireille Vachon DÉCORS: Pierre Labonté ÉCLAIRAGES : Nicolas Labbé PRODUCTRICE DÉLÉGUÉE: Shantal Bourdelais PRODUCTEUR: Jean Pilote PLUS QUE 5REPRÉSENTAT IONS 3457802A présenté par en collaboration avec 514.842.9951 www.osm.ca en collaboration avec Un rendez-vous unique! 7 février, 20 h Métissage symphonique avec Luck Mervil Guy St-Onge chef d'orchestre et arrangeur avec la participation de Monica Freire, Doba Caracol, H'Sao et Syncop Monica Freire Doba Caracol 3458081A Dès le 16 mai Grand Théâtre de Québec, Québec 418.643.8131 2345, rue Jarry Est (angle d'Iberville) Montréal (Québec) H1Z 4P3 (514) 376-TOHU (8648) 1-888 376-TOHU (8648) www.tohu.ca info@tohu.ca Du 20 février au 3 mars 2007 Un cirque aussi beau qu'un battement d 'aile BILLETS EN VENTE! En collaboration avec présente Par Feria Musica (Belgique) PHOTOS : PASCAL DUCOURANT, M.SERGË, ANTOINETTE CHAUDRON _ GRAPHISME : STÉPHANE PARENT Forfaits hébergement - spectacle disponibles.Informez-vous au (514) 376-TOHU (8648).3454000A ARTS ET SPECTACLES MARIE-CHRISTINE BLAIS Les proches d'André Fortin l'appellent la « prière de Dédé » : c'est la chanson Hallelujah de Leonard Cohen tel qu'interprétée par Jeff Buckley et que le leader des Colocs écoutait en boucle tant il l'aimait.Cette chanson, on l'a entendue lors de la messe des funérailles de Dédé, le 15 mai 2000, et on l'entendra aussi pendant le spectacle Dédé.pour la vie, au profit de la fondation portant le nom de l'auteur-compositeurinterprète qui s'est suicidé il y a près de sept ans.Mercredi prochain, au Spectrum, après des prestations de Richard Séguin accompagné de la nièce de Dédé, Marc Déry, Xavier Caféine, Michel Rivard et bien d'autres, c'est la comédienne Julie Mc Clemens qui chantera cette magnifique « prière à Dédé ».Au nombre des autres invités, mentionnons Damien Robitaille (qui devrait se produire nu-pieds au piano et entouré de sept danseuses de gumboots !), Biz de Loco Locass qui va lire une lettre écrite par Dédé aux journaux, Lilison Di Kanara et sa voix magnifique accompagnés par une trompette et une cora, l'incandescente Cha Cha Da Vinci qui interprétera un rockabilly du temps qu'elle avait pour batteur un certain André Fortin, les deux Colocs survivants (le guitariste Mike Sawatsky et le bassiste Vander), François Parenteau qui va se faire aller les babines, Éric Jean du Quat'Sous, pas moins de 30 percussionnistes.Et l'orchestre maison qui appuiera tout ce beau monde (sauf les 30 percussionnistes!), ce sera le groupe Les Chiens, dirigé par Éric Goulet, devenu directeur musical de ce spectacle-bénéfice qui devrait devenir annuel: « Les artistes ont choisi les chansons qui leur semblaient appropriées, soit parmi celles des Colocs, soit parmi les leurs, avec l'idée de faire un show à la fois festif et touchant, explique Éric Goulet.L'idée, ce n'est pas de faire brailler.Le suicide nous touche tous \u2014 pour ma part, c'est dans ma propre famille que je l'ai côtoyé \u2014 et celui de Dédé nous a bouleversés personnellement et collectivement.Je pense que tout le monde se souvient exactement de l'endroit où il se trouvait quand il a appris la mort de Dédé.» Après le spectacle de mercredi prochain, il y a fort à parier qu'on se souviendra exactement où l'on se trouvait le soir du premier spectacle- bénéfice Dédé.pour la vie.Dédé.pour la vie, mercredi, 20h, au Spectrum.SPECTACLE-BÉNÉFICE / Dédé.pour la vie La prière de Dédé PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE © Catherine Fortin, nièce de Dédé Fortin, et Richard Séguin interpréteront Comme une flamme, magnifique chanson de Séguin écrite pour un père dont l'enfant s'est suicidé.« Les artistes ont choisi les chansons qui leur semblaient appropriées, avec l'idée de faire un show à la fois festif et touchant.» ARTS ET SPECTACLES CHAQUE CHOSE, JULIEN NEEL, GALLIMARD (((( Connu .et prime plus d'une fois .pour sa serie Lou!, Julien Neel plonge dans l'autofiction pleine de finesse avec Chaque chose.Son ton, d'une tendresse empreinte d'humour, donne l'impression d'avoir affaire a un cousin de Michel Rabagliati, createur de Paul.Le lien entre les deux auteurs s'etablit de facon d'autant plus naturelle que, comme le dernier album du bedeiste quebecois, Julien Neel s'interesse ici a la filiation.Habilement deploye sur deux epoques, d'une maniere qui n'est possible qu'en bande dessinee, Chaque chose debute au moment precis ou un fils se rend au chevet de son paternel, tout juste foudroye par une maladie insaisissable.Sous le choc, il plonge dans ses souvenirs et se rememore de lointaines vacances passees seul avec ce papa prestidigitateur, peu apres la separation de ses parents.Dans l'oeil de ce fiston passionne de comic book americains, ces quelques jours finissent par avoir l'air d'une aventure de super heros, perception renforcee par quelques savoureux clins d'oeil au tandem Batman et Robin.Ce petit roman graphique a l'architecture savante, mais qui vit grace a l'attention qu'il porte aux details et a ce soupcon de naivete affichee, est le premier coup de coeur de 2007.Alexandre Vigneault SUGGESTION BEAU LIVRE EXPRESSO SEMAINE DU 3 AU 9 FEVRIER 2007 Pour recevoir une suggestion: expresso@lapresse.ca JEANNE BALIBAR NOTRE SUGGESTION DISQUE DE LA SEMAINE PAGE 10 CHLOE SAINTE-MARIE NOTRE PERSONNALITE INVITEE PAGE 12 POUR MIEUX CHOISIR BANDO BIBLIO Exceptionnel / Tres bon / Bon / Passable / A eviter FRANCO 1 Mes aieux En famille 2 Mes aieux Tire-toi une buche 3 Dumas Fixer le temps 4 Kain Nulle part ailleurs 5 Artistes varies Quand le country.6 Eric Lapointe N'importe qui : 1994-2006 7 Etienne Drapeau Je l'ai jamais dit a personne 8 Vincent Vallieres Le repere tranquille 9 Pierre Lapointe La foret des mal-aimes 10 Les Trois Accords Grand Champion.ANGLO 1 Patrick Watson Close To Paradise 2 Victoria Abril Putcheros 3 Nelly Furtado Loose 4 Beatles Love 5 Gregory Charles I Think Of You 6 Daniel Desnoyers Live At Pacha Ibiza 7 Justin Timberlake Futuresex/ Love Sounds 8 Loreena Mc Kennitt An Ancient Muse 9 Akon Konvicted 10 Various Artists Muchdance 2007 LIVRES > DVD > DISQUES > JEUX UN MAL INEXPIABLE ALICE BLANCHARD BELFOND ((( Daisy Hubbard est une jeune et brillante geneticienne qui consacre toutes ses energies a decouvrir un remede a la maladie hereditaire qui a emporte son jeune frere, il y a pres de 20 ans.Alors que ses recherches prennent un tournant decisif, elle apprend la disparition de sa soeur Anna a Los Angeles.Atteinte de schizophrenie, Anna a deja fait plusieurs fugues, mais cette fois, l'affaire a l'air plus serieuse.Daisy se rend a Los Angeles ou elle rencontre le seduisant Jack Makowski, un flic qui enquete sur d'autres disparitions que l'on attribue a un probable tueur en serie.Tres vite, les recherches conduisent a un denomme Roy Gaines, le petit ami d'Anna, un etre diabolique qui manipule les enqueteurs a sa guise.Mais ou est passee Anna ?Un mal inexpiable est le troisieme thriller d'Alice Blanchard publie en traduction, apres Le benefice du doute et Le tueur des tornades.Exception faite de son denouement plutot convenu, ce roman nous propose une histoire credible, un bon suspense et des personnages juste assez nuances pour ne pas devenir des cliches ambulants.Le polar ideal pour passer une bonne soiree sans trop se casser la tete ! .Norbert Spehner, collaboration speciale Pour recevoir une suggestion: expresso@lapresse.ca PALMARES DISQUES PH OTO CHAQUE CHOSE c JULIEN NEEL ET GALLIMARD SAUDEK, DANIELA MRAZKOVA TASCHEN Jan Saudek est un createur singulier.Son nom n'evoque pas d'images en particulier et pourtant il est l'auteur d'un cliche connu de tous : un homme torse nu serrant son nouveau-ne contre lui.Ce photographe et peintre tcheque, ne en 1935 a Prague, fut longtemps ignore.Son oeuvre, interdite de publication sous le regime communiste pour atteinte aux bonnes moeurs.Jan Saudek travaillait dans une usine, pratiquant son art dans la clandestinite.Cet aspect de sa vie marquera son travail, constitue en grande partie d'images erotiques d'une grande crudite, a l'esthetique et a la mise en scene parfaitement controlees.Cet univers, ou les corps s'entremelent, evoque souvent le cirque classique et ses monstres ordinaires.On ne peut s'empecher de penser au monde de Fellini.C'est une oeuvre originale et deroutante; a mi-chemin entre la photographie et la peinture, mettant en scene des couples inattendus ou des personnages solitaires de diverses conditions physiques.Des femmes obeses flanquees d'athletes matures, nains, vieillards, ou ephebes dans des positions tres evocatrices.Ces personnages sont parfois affubles de masques grotesques, fixant l'objectif, provocateurs.L'oeuvre de Saudek se caracterise egalement par la predominance du diptyque.En effet, la plupart de ses photographies se jouent en deux temps ; dans un premier tableau les personnages evoluent costumes, evoquant une atmosphere de debut de siecle, alors que dans le second la meme mise en scene est reprise mais cette fois les personnages sont denudes.Le traitement en est un de photographies vieillies et monochromes .seuls quelques details anatomiques ou de decor sont mis en valeur par la couleur.Un livre magnifique consacre a une oeuvre captivante, a ne pas laisser entre toutes les mains.Troubles emotifs garantis.Benoit Giguere, collaborartion speciale CE SERA NOTRE SECRET MONSIEUR WATTEAU MICHEL NURIDSANY, FLAMMARION ((( Que c'est donc rejouissant de rencontrer un artiste libre ! Il s'appelait Watteau et vivait a une epoque .la Regence .ou tout un chacun lechait les bottes de quelqu'un sans doute pour ramasser un peu de cirage brillant.Pas Watteau, qui refusa d'etre le peintre officiel du regime, de peindre des batailles, de rendre hommage au roi, et attendit huit ans avant sa mort pour consentir enfin a se presenter a l'Academie royale de peinture ( et encore, pousse tres fort par ses amis ).Watteau, ce fut la liberte de l'artiste : se balader parmi la foule, aller au theatre, loger n'importe ou, et peindre.Peindre ce qu'il voulait, comme cela lui chantait, quand il le voulait.Le resultat, tout le monde le connait et l'admire : une peinture galante, ephemere, legere, tendre, amoureuse, intimiste, gracieuse.C'est ici un roman, qui raconte un moment de la vie de Watteau, et nous fait voir une epoque fascinante, heureuse, brillante, ou le monde semblait eclater de plaisir apres la mort du Roi-Soleil.Qui raconte un homme libre.Jacques Folch-Ribas, collaboration speciale UGO MONTICONE CRAM (( .Tres proche parent litteraire de Boris Vian , est-il ecrit a l'endos de ce tres court roman.C'est beaucoup de fleurs lancees d'un seul coup.Vraisemblablement, l'auteur de U a lu et aime L'ecume des jours, mais Ugo Monticone, s'il patauge avec joie dans l'insolite amusant, s'il jongle et tricote avec les mots, n'est quand meme deja un maitre de l'absurde.U part d'une idee interessante : un type un peu dans la lune et melancolique (le U du titre) se retrouve entre les mains d'un savant illumine, lequel cherche une maladie au remede qu'il a invente.Plus habitue aux recits de voyages, Monticone s'offre ici un vrai trip et nous propose, en moins de 100 pages, tout un petit monde de fantaisie, une sorte de consomme d'univers.En cela le jeune auteur ne manque pas d'imagination.Mais etrangement, U se lit comme l'excellent travail de fin de semestre d'un eleve certes doue, mais en quete d'un style.Les calembours et les jeux de mots y abondent, font parfois sourire, mais rappellent aussi les pires exercices comiques de, disons, Rejean Ducharme (U mange des yeux brouilles.) Tout de meme, ce minuscule bouquin, cette capsule de douce folie, se lit d'un trait et precede, peut-etre, la venue d'un ecrivain singulier.Aleksi K.Lepage, collaboration speciale NOTRE CHOIX SUGGESTION DISQUE CHRONIQUE SÉRIE TÉLÉ Le négociateur Saison 2 SONIA SARFATI La deuxième saison du Négociateur - la vie et l'oeuvre de Claude Poirier réécrites par Danielle Dansereau, réalisées par Sylvain Archambault et incarnées par Frédérick De Grandpré (qui, dans la peau de Mac Cloutier, ne se la joue vraiment pas chanteur de charme) - commence neuf mois après la conclusion dramatique de la première.Qu'il vaut mieux avoir en mémoire, étant donné l'absence quasi totale de mise en contexte.Pour ceux qui auraient un léger manque de mémoire (sûrement causé par le syndrome «J'en suis trop, des séries en DVD!»), rappelons que le photographe Hector Dupuis (Julien «Il-estpartout » Poulin) est grièvement blessé en portant secours à Lili (Ève Duranceau), serveuse de bar avec laquelle il entretient un lien particulier.On comprendra lequel dans ce deuxième volet (si on n'avait pas deviné avant).Car la jeune femme occupe une place importante dans les huit nouveaux épisodes.Wilson, le barman du Stardust (le bar que fréquente Mac et où elle travaille), est assassiné.Lili est accusée du meurtre.Mac tentera de l'innocenter et de faire la lumière sur les faits.Cela l'occupera pas mal.De même que la guerre que se livrent la mafia italienne locale et le gang des frères Piché - où les combats ne se cantonnent pas au ring.Ce sont les trames principales de la saison.La seconde est parfois lourde et floue.La première s'étire en longueur mais offre l'occasion à Louise Forestier de refaire surface en tant qu'actrice : sa «madame», très protectrice envers ses «filles», perruquée et fardée à outrance, est un personnage fascinant et ambigu - pas seulement parce qu'il frôle la caricature.Les intrigues secondaires, elles, sont parfois passionnantes.Tellement, en fait, qu'on aurait voulu que celle qui met en scène les membres des Héritiers de l'ordre, une société secrète d'extrême droite, soit plus exploitée.Même chose avec tout ce que l'on découvre sur les raisons du comportement tordu de Sly (Roc Lafortune).Aussi au menu bien rempli de Mac-Justice: un prêteur sur gages qui harcèle une jeune mère ; le Kid, ancien bras droit du Chat, qui réapparaît ; un meurtrier psychopathe (Stéphane Breton) qui s'échappe de l'asile.Là, méchant suspense.Les incursions dans la famille et la vie personnelle de Mac sont, ici, moins présentes que dans la première saison.Dommage.Cela donnait une dimension plus humaine au personnage, permettait d'entrer dans le quotidien tel qu'il se vivait dans les années 70, et donnait l'occasion aux Pauline Martin, Serge Thériault, Stéphanie Lapointe (les parents et la soeur de Mac) d'offrir de belles performances d'acteurs.Mais là où le bât blesse vraiment dans le coffret DVD du Négociateur 2, c'est dans son absence totale de suppléments.Pas même un livret ou un résumé des épisodes.Trois disques dans un boîtier de carton, point final.Des gaffes de tournage, des entrevues, un rappel des événements qui ont inspiré les épisodes, c'était pas\u2026 négociable ?((( STÉRÉO LUDO Enfant, Little Stevie Wonder était déjà une vedette, que dis-je, un phénomène! Aveugle comme son idole Ray Charles, il a connu son premier véritable succès avec l'instrumentale Fingertips et un album en spectacle modestement intitulé The 12 Year Old Genius.Le génie en question n'a pas tardé à se manifester dans une remarquable succession de chansons qui ont brûlé les palmarès des années 60 et qui s'écoutent avec autant de plaisir aujourd'hui : Uptight (Everything's Alright), I Was Made To Love Her, For Once in My Life, Signed, Sealed, Delivered, I'm Yours.Puis, de façon encore plus spectaculaire avec trois albums magistraux, à la fois substantiels, originaux et irrésistibles qui ont marqué les années 70 et l'histoire de la pop : Talking Book, Innervisions et Fulfillingness' First Finale.Trois albums en trois ans et une collection de classiques qui n'a d'égale que celle des Beatles : Superstition, I Believe, You Are the Sunshine of My Life, Higher Ground, Living For the City, Boogie On Reggae Woman, You Haven't Done Nothin'\u2026 Enfin, l'apothéose, le chef-d'oeuvre Songs in the Key of Life, peut-être le meilleur album double jamais enregistré, le plus riche, le plus diversifié, le plus vibrant.Fallait-il que Stevie Wonder soit inspiré pour nous donner en cadeau en même temps Love's in Need of Love Today, Sir Duke, I Wish, Pastime Paradise, Isn't She Lovely et la jubilatoire Another Star ! Par la suite, la source s'est tarie jusqu'à s'assécher depuis le milieu des années 80.Comme si le génie avait tout donné.Il faut l'en remercier.Combien d'artistes se féliciteraient d'avoir écrit dans toute une carrière autant de chansons majeures que Wonder sur l'album Songs in the Key of Life ?\u2014 Alain de Repentigny SONGS IN THE KEY OF LIFE, DE STEVIE WONDER PARIS-BEIJING : GÉOGRAPHES EN HERBE ((( ½ Soyez le premier géographe à parvenir à Beijing avec ce jeuquestionnaire conçu au Canada.Au début de son tour, chaque joueur lance le dé pour déterminer le type de question : il peut soit répondre à une question, soit repérer un pays sur le plateau ou faire une course.Lors d'une course, tous les participants doivent pointer un pays indiqué par une carte.Il y a trois niveaux de difficulté.En répondant correctement, on augmente le niveau et si on se trompe on le diminue.Ainsi, un joueur qui est bon en géographie n'est pas nécessairement avantagé puisqu'il répondra à des questions de plus haut niveau qu'un joueur moins expérimenté.Mais quel que soit son niveau, un joueur apprendra toujours quelque chose.Beaucoup de cartes de questions ont des photographies en couleur, ce qui est fort apprécié.Il y a aussi 144 cartes de pays à repérer sur le plateau de jeu.Lorsqu'un joueur doit identifier un pays, il dispose de 30 secondes.Les règles s'apprennent rapidement et une partie dure environ une heure.Un jeu de René Laflèche pour deux ou trois joueurs ou quatre à six joueurs (en équipe).\u2014 Frédéric Collin, collaboration spéciale POP THE SHINS WINCING THE NIGHT AWAY SUBPOP OUTSIDE (((½ Isabelle, v'là l'printemps ! On s'attache à ces petites choses-là.Wincing the Night Away, quatrième album du groupe pop indie The Shins, a mis quatre ans à sortir de sa tanière et, ma foi, on dirait bien qu'il n'a pas vu son ombre.C'est le printemps en 11 chansons admirablement bien ciselées, riches en nuances et en arrangements simples et inventifs (que de belles guitares là-dedans!), nuancées mais plus affirmées que celles, toutes aussi charmantes, du précédent Chutes Too Narrow.James Russell Mercer, pilote de ce projet musical, est un brillant mélodiste.Pour les amateurs de pop classique (clins d'oeil beatlesques et beachboyesques, sans toutefois être trop référentiels), The Shins est un secret bien gardé, le genre de groupe qui pond des albums qu'on écoute avec une admiration discrète, comme si, le temps d'une écoute, The Shins chantaient pour nous seuls.Précieux et cajoleur.Une première moitié qui nous fait craquer Certains titres moins mémorables \u2014 Philippe Renaud, collaboration spéciale POÉSIE D.KIMM ET BERNARD FALAISE LE SILENCE DES HOMMES DAME ((( ½ Le silence de monsieur, les attentes de D.Kimm Poétesse, performeuse, front woman, leader esthétique, directrice artistique (du festival Voix d'Amériques qui bat son plein), D.Kimm s'adresse ici à «monsieur».Sans détour, elle lui indique ce qu'elle espère de l'amour : intensité, bouleversement, vertige, dévastation, commotion, ébranlement et, oui mesdames, virilité.L'amour selon D.Kimm ne mènerait qu'à la secousse sismique?N'exagérons rien.L'apaisement que procure monsieur, ses caresses lénifiantes, sa protection paradoxale émaillent aussi la vision amoureuse de l'écrivaine.Ces messieurs, d'ailleurs, ont été invités ici à briser le «silence» dans le cas qui nous occupe: Michel Faubert, André Duchesne et Pierre Cartier donnent bellement la réplique à madame.Constat?Cette écriture rentre-dedans a certes atteint sa complète maturité, on en ressent illico le caractère viscéral, on en salue l'esprit.Autour de D.Kimm, le guitariste (compositeur et improvisateur) Bernard Falaise et ses collègues ont créé un univers sonore qui sied fort bien aux textes de leur collaboratrice.Avant-rock, bruitisme, électroacoustique de garage, improvisations circonspectes enrobent ainsi les mots.Voilà un travail achevé, bien que D.Kimm et Falaise n'aient pas encore atteint le plein potentiel de leur association.L'urgence des mots et des sons Pas encore à son plein potentiel \u2014 Alain Brunet CHANSON JEANNE BALIBAR SLALOMDAME NAÏVE / FUSION 3 (((( Révolution balibarienne Elle a travaillé avec Rodolphe Burger sur Paramour, son premier; idem pour le deuxième dont on applaudit d'emblée la réalisation.Revoilà Jeanne Balibar, 38 ans, actrice de cinéma et de théâtre, fille d'intellos (père philosophe, mère physicienne), désormais chanteuse.Bien sûr, il faut toujours se méfier des acteurs qui chantent pour réaliser un vieux rêve\u2026 et souvent le gâcher.Ce n'est pas le cas de miss Balibar.D'excellents auteurs lui ont proposé ce qu'ils avaient de meilleur.Le tandem Fred Poulet / Sarah Murcia lui a fourni Rien, Christiana, Deux fois, Sex and vegetables et Houdini.Dominique A a signé L'irréparable et Néologie.Pierre Alferi et Rodolphe Burger ont créé Cinéma et Ton diable, Jeanne a trouvé les mots d'Alice à coucher sur une musique d'Abstrackt Keal Agram.Comme dans les meilleures productions chansonnières, c'est la manière de dire qui l'emporte.Manière ludique, manière spleen, subtile autodérision, théâtralité bien dosée, bel équilibre entre accessibilité et avant-gardisme.De ces rimes ciselées surgissent des musiques audacieuses, large palette de rythmes, de cuivres futés, sons de synthèse triés sur le volet, le tout égratigné par des guitares qui ne font pas de quartier.Jeanne Balibar, de toute évidence, sait s'entourer et nous envoûter.L'audace du son, l'audace du texte Quelques passages abscons \u2014 Alain Brunet FOLK BRETT DENNEN SO MUCH MORE DUALTONE / FUSION III ((( ½ Folk lumineux C'est à se demander s'il a fini de muer, ce Brett Dennen.Le jeune rouquin possède un organe vocal des plus particuliers, organe presque féminin qui le limite à des fréquences ensablées et haut perchées.ce qui est loin d'être désagréable! Qui plus est, ce doué Californien sait d'ores et déjà créer des chansons qui s'impriment illico dans vos hémisphères.Le cadre instrumental de So Much More (son deuxième album) ne comporte absolument rien de neuf : tempos moyens, percussions relativement discrètes, slide, pedal steel, guitares folk avec un soupçon de soul et un brin d'africanité (non sans rappeler Paul Simon).Mais bon, puisque ce disque respire la santé, vu l'intelligence de ces émotions si sincèrement exposées, vu la pureté et la candeur du propos, vu l'indéniable qualité de cette plume, vu ce côté résolument accrocheur (parlons d'un Jack Johnson avec du contenu ou encore d'un Ron Sexmith plus pop), vu la maîtrise de ses références, vu l'appui qu'il a de ses pairs (ont notamment participé à ce disque Keb' Mo', Luis Conte, Mario Calire des Wallflowers, Scott Thurston des Heartbreakers, etc.), les amateurs de folk iront demain à sa rencontre au Green Room.Profitez-en pendant que ça passe, la prochaine escale sera probablement moins intime.L'art chansonnier déjàmaîtrisé Un peu trop conventionnel ARTS ET SPECTACLES ARTS ET SPECTACLES SUGGESTION COFFRET NORMAN MCLAREN, L'INTÉGRALE (((( Production de l'Office national du film Avant Denys Arcand, le cinéaste québécois et canadien le plus connu et respecté dans le monde était Norman Mc Laren.L'ONF nous a fait le cadeau juste avant Noël de sortir un coffret magnifique contenant l'intégrale de l'oeuvre, soit sept DVD, et un livret de grande qualité.En outre, on y retrouve des dizaines de tests inédits laissés dans les voûtes par Mc Laren et 15 documentaires sur l'artiste.Le cinéaste né en Écosse, mais qui a accompli l'essentiel de son oeuvre immense ici même à Montréal, a toujours travaillé la pellicule en artisan et en orfèvre.Sa soif de développer de nouvelles techniques et d'expérimenter avec la narration cinématographique ont fait de lui l'un des cinéastes les plus enseignés dans le monde également.L'oeuvre est séparée en thématiques que Mc Laren avait commencé à élaborer avant sa mort.Le spectateur gagnera à se laisser prendre par la main dans ce dédale quelque peu complexe, où certains films sont repris sur plusieurs DVD.Malgré ce bémol, la qualité du transfert autant que celle des oeuvres du cinéaste représentent un incontournable pour n'importe quel collectionneur sérieux.Mieux encore, la simplicité de plusieurs courts métrages sera un régal pour quiconque, jeune ou vieux, voudra rire ou être émerveillé tout comme l'était Norman Mc Laren lui-même en créant un corpus très important au sein de l'histoire du cinéma d'animation.\u2014 Mario Cloutier Présenté par samedi 3 mars, 20h Salle wilfrid-pelletier, pda En collaboration avec Spectacle de clôture afrique du sud, Pays à l'honneur blessed 514 288-9955 1 888 477-9955 montrealenlumiere.com renseignements en personne au spectrum de montréal 318, rue Sainte-Catherine Ouest BiLLets De meilleurs sièges offerts en exclusivité aux titulaires de la Carte American ExpressMD! montrealenlumiere.com/americanexpress african spririt 3459893A 3457512A 3457513 3460049A SUGGESTION DVD CHLOÉ SAINTE-MARIE Chloé Sainte-Marie poursuit toujours sa tournée Parle-moi, inspirée de son troisième disque de chansons et de poèmes - elle sera d'ailleurs ce soir en spectacle à Saint-Jean-sur- Richelieu, jeudi à Rouyn-Noranda, vendredi à Val-d'Or, etc., avant de partir de nouveau pour la France, où elle vient d'ailleurs de donner plusieurs représentations en janvier.Malgré tout, elle trouve le temps de lire, de regarder des films, d'écouter des disques\u2026 Ce qu'elle regarde : «Pendant le temps des Fêtes, je suis tombée sur un film, à la télévision, qui m'a jetée à terre : Jeune fille à la perle (de Peter Webber, 2004), inspiré par le tableau peint par le peintre hollandais Vermeer.J'ai été tellement sous le choc que je suis allée louer le film après et que je l'ai regardé de nouveau deux fois! C'est un tel hommage à la beauté, à l'harmonie.Ça m'a troublée, j'avais l'impression que ça n'existait plus, ce genre de film.C'est vraiment un poème cinématographique et je crois que c'est pour cela qu'on veut le revoir.Comme un poème qu'on peut relire sans cesse, sans se lasser.» Ce qu'elle lit : Au moment de quitter Paris, il y a quelques jours, je me suis arrêtée dans une librairie parce que j'avais vu en vitrine le livre Peintures du poète français d'origine belge Henri Michaux (1899-1984), qu'on vient de republier.Je suis entrée dans la librairie, mais au lieu de m'acheter ce livre-là, j'ai racheté sept, huit recueils de Michaux ! Il y en a un en particulier que je recommanderais :Épreuves, exorcismes (1940-1944), écrit pendant la Seconde Guerre mondiale.C'est vraiment beau.Ce sont des textes sur la nécessité d'exorciser la douleur, de « se délivrer d'emprises », comme il dit, et il écrit : «Cette montée verticale et explosive est un des grands moments de l'existence.On ne saurait assez en conseiller l'exercice à ceux qui vivent malgré eux en dépendance malheureuse.Mais la mise en marche du moteur est difficile, le presque désespoir seul y arrive.» Sans avoir d'aussi beaux mots, c'est souvent ce que je dis aux femmes qui sont aidantes naturelles, il faut trouver un moyen d'exorciser\u2026 Il y a aussi un magnifique poème intitulé Année maudite sur ce moment dans une vie où tout bascule\u2026 Je ne chante que des poètes québécois, mais si je devais chanter des poètes français et belges, Henri Michaux en serait.Pour finir, je me suis retrouvée à me battre avec mes valises pour y faire entrer huit, neuf livres, juste avant de quitter l'Europe ! Ce qu'elle écoute : Ce n'est pas un nouveau disque que j'écoute ces temps-ci : c'est l'album du duo Taïma (éponyme, 2004).Je suis une fan d'Elisapie Isaac et d'Alain Lapointe, des personnes incroyablement talentueuses.C'est tellement beau, cet album, et c'est tellement un disque d'hiver.Il est sorti il y a trois ans et je l'écoute encore et encore.C'est un album qui va traverser le temps, il nous met dans un état qui nous sort du monde et nous emmène loin.Je crois sincèrement que c'est un des disques importants du Québec.STÉRÉO PERSO TU PEUX FRAPPER À MA PORTE PATRICK NORMAN, GESTION PATRICK NORMAN/DEP Qu'il possède un timbre vocal unique et puissant, tout le monde le reconnaît.Que son jeu de guitare soit superbe, ça se sait de plus en plus.Que son répertoire compte plusieurs classiques tel Quand on est en amour, mêmes les snobs d'entre les snobs l'admettent et les fredonnent.Mais Patrick Norman est plus que cela : c'est un gentilhomme.Un gentleman-chanteur qui, sur ce premier DVD en carrière, interprète simplement et chaleureusement ses chansons devant son public, sans esbroufe, accompagné par un exceptionnel musicien (Jean-Guy Grenier, maître de la pedal steel).Même les suppléments de ce DVD en témoignent : on le voit chanter avec ses filles (Father & Son de Cat Stevens), chanter avec ses frères, soeurs et mère, chanter et parler avec son ami le policier Robert Laurin (auteur de Quand on est en amour et plusieurs autres succès de Norman \u2014 comme quoi tous les policiers ne sont pas des auteurs de chansons poches) et même présenter les Boucher, fabricants des guitares québécoises Boucher.Enfin, ce qui est bien avec les chansons de Patrick Norman, c'est qu'on peut toujours les chanter à des parents, des enfants, des amis, pour leur offrir de l'aide ou leur en demander\u2026 \u2014 Marie-Christine Blais POP THE PUPPINI SISTERS BETCHA BOTTOM DOLLAR VERVE / UNIVERSAL ((( Pou-pou-pi-dou Inspirée par le film, et surtout la bande sonore, Les triplettes de Belleville, l'Italienne Marcella Puppini a formé un trio vocal complété par les Anglaises Kate Mullins et Stephanie O'Brien.Leur nom, The Puppini Sisters, est un clin d'oeil à un célèbre ensemble vocal féminin de la première moitié du XXe siècle, The Andrew Sisters.Une fraction du répertoire des Puppini Sisters est d'ailleurs emprunté à ses aïeules ou aux Boswell Sisters.qui avaient elles-mêmes inspiré les Andrew Sisters.Voilà pour l'histoire.Swing imparable, harmonies vocales savoureusement surannées et arrangements fins, Betcha Bottom Dollar aborde le passé avec respect, mais aussi avec la distance, et parfois un humour, qui lui insuffle ce qu'il faut de vie.Ne manquant pas d'audace, les Puppini Sisters proposent aussi des versions «à l'ancienne» de chansons de Kate Bush (Wuthering Heights), des Smiths (Panic) ou de Blondie (Heart Of Glass).Signalons que Benoît Charest, le compositeur des Triplettes, apparaît ici et là sur ce disque tout à fait sympathique.Délicieusement suranné Une amourette de passage?\u2014 Alexandre Vigneault ROCK LES PROSTIPUTES SEXE EN STÉRÉO MF / LOCAL DISTRIBUTION (( ½ Dansons sur place\u2026 Les Prostiputes reprennent exactement là où leur précédent album, Trop souvent mal baisés (2005), nous avait laissés : dans un garage, avec un groupe qui joue du rock'n'roll sale et fort, composé de gars amateurs de rockabilly qui s'intéressent aux filles principalement pour leurs attributs physiques.Ce n'est pas là un problème, au contraire.Le problème, c'est que les critiques de Trop souvent mal baisés pourraient être reprises presque mot pour mot pour ce Sexe en stéréo.Alors, on peut encore une fois évoquer les Ramones, Michel Pagliaro du temps des Chanceliers et des harmonies vocales à la Beach Boys, pour décrire le son des Prostiputes.On peut aussi dire que les gars ne s'enfargent pas dans les fleurs du tapis et appellent une chatte une chatte (Goûte à mon bubble gum).Qu'ils font des tounes faites pour danser et se faire aller la tête en ta.En plus, les Prosti ne chantent plus du tout en anglais.Bref, tout ça va donner des spectacles qui vont faire sortir le méchant, c'est sûr.Mais ça m'étonnerait que Sexe en stéréo remporte le trophée du Meilleur album rock au gala de l'Altenative musicale indépendante, comme l'avait mérité Sexe en stéréo l'an dernier.(en magasin mercredi) du Québec 2006 (GAMIQ).La toune Rock'n'roll à chier Les limites intrinsèques du rockabilly\u2026 \u2014 Marie-Christine Blais RÉÉDITION MAHOGANY RUSH STRANGE UNIVERSE, BMI ((( Trente ans avant Simple Plan Qui se souvient de Frank Marino?Au début des années 70, ce guitar hero montréalais a connu un gros succès à l'étranger, avec son groupe Mahogany Rush - dont on vient de rééditer les trois premiers albums.Naviguant entre hard rock, jazz rock, métal et psychédélisme, ce trio fut d'emblée comparé au Jimi Hendrix Experience.Marino, 17 ans à l'époque, jouait de la guitare et chantait en tous points comme le « Voodoo Child ».C'était peut-être charmant dans le temps.Mais avec 35 ans de recul, force est d'admettre que la ressemblance est dérangeante.Impossible, en effet, de ne pas entendre le fantôme de Jimi en réécoutant Maxoom (1972) et Child of the Novelty (1974).Paru en 1975, Strange Universe est déjà plus personnel.Marino prend ses distances avec le Maître et peaufine son style, que ce soit en mode heavy jam (Land of 1000 Nights) ou sur des plages plus cosmiques (Moonlight Lady).Certes, ce «trip de drogués» 100% distorsion fait un peu daté.Mais ça venait de chez nous et ça pognait ailleurs.Trente ans avant Simple Plan.Made in Montreal Jimi, sors de ce corps! \u2014 Jean-Christophe Laurence POP DANY LALIBERTÉ ALLER PLUSHAUT PROJETC'ART / SELECT (( Aller nulle part Il y aura toujours des chanteurs de ballades sentimentales.Et il y aura toujours un public féminin pour ces beaux jeunes hommes qui chantent l'amour romantique, encore et encore.Et c'est très bien comme ça.Maintenant, il faut tout de même attirer l'attention sur soi, se distinguer un brin des autres beaux jeunes hommes si on veut faire carrière dans ce genre musical.Dany Laliberté a un joli visage et une jolie voix assez juste, mais c'est un quasi-clone de Mario Pelchat.Et plus exactement, de Mario Pelchat dans les années 90, jusque dans les arrangements.Or, nous vivons dans une ère où les interprètes se font connaître non seulement pour le choix surprenant de leurs reprises (Laliberté reprend, pour sa part, six chansons sur 10, dont L'amour existe encore et Quand on n'a que l'amour\u2026), mais aussi pour leur personnalité - n'est-ce pas le fondement même de Star Académie ?On s'étonne donc que personne n'ait conseillé à Dany Laliberté de faire preuve d'un peu d'imagination, de trouver une façon de se démarquer avant d'enregistrer.On s'étonne encore plus que personne ne lui ait fait remarquer que, pour reprendre Nessun Dorma, ça prend vraiment beaucoup plus qu'un joli visage et une jolie voix.Un joli visage Mario Pelchat cloné\u2026 \u2014Marie-Christine Blais PHOTO BRAULT BERNARD, LA PRESSE© ARTS ET SPECTACLES RENSEIGNEMENTS: De meilleurs sièges offerts en exclusivité aux titulaires de la Carte American ExpressMD! montrealenlumiere.com/americanexpress 514 288-9955 1 888 477-9955 montrealenlumiere.com DU 20 FÉVRIER AU3 MARS 20H TOHU, LA CITÉ DES ARTS DU CIRQUE en collaboration avec LE VERTIGE DU PAPILLON présenté par en collaboration avec DU JEUDI 22 AU SAMEDI 24 FÉVRIER 20H THÉÂTRE MAISONNEUVE, PDA [BJM_DANSE] les Ballets Jazz de Montréal MAPA et Les Chambres des Jacques SPECTACLE D'OUVERTURE enregistré par VENDREDI2 MARS 20H SALLE WILFRID-PELLETIER, PDA COPRÉSIDENTE D'HONNEUR ANGÈLE DUBEAU fête ses 30 ans de carrière AVEC OLIVER JONES, ANTON KUERTI, YULI TUROVSKY ET LA PIETÀ SPECTRUM DE MONTRÉAL 318, STE-CATHERINE O.514 908-9090 ticketpro.ca PLACE DES ARTS 514 842-2112 1 866 842-2112 pda.qc.ca 514 790-1245 admission.com MARDI 27 ET MERCREDI 28 FÉVRIER 20H THÉÂTRE MAISONNEUVE, PDA VINCENT MANTSOE Men-Jaro en collaboration avec PREMIÈRE MONTRÉALAISE DU 22 FÉVRIER AU 4 MARS LE FESTIVAL COMMENCE DANS TROIS SEMAINES! DIMANCHE4 MARS 20H THÉÂTRE MAISONNEUVE, PDA en collaboration avec BARBARA HENDRICKS VENDREDI2 MARS 20H THÉÂTRE MAISONNEUVE, PDA ROY HARGROVE QUINTET MERCREDI 28 FÉVRIER 20H SPECTRUM DE MONTRÉAL OREGON JEUDI 22 FÉVRIER 20H SPECTRUM DE MONTRÉAL BILLETS MÍSIA Fados, boléros, tangos L'AFRIQUE DU SUD, PAYS À L'HONNEUR ENTOURÉ DE SA TROUPE DE DANSEURS ET MUSICIENS NEW YORK VILLE VEDETTE TOHU 514 376-TOHU 1 888 376-TOHU 514 790-1245 admission.com 3459887A ALAIN BRUNET « S'il y a une langue que tout le monde comprend, c'est bien la musique.Nous devons en prendre exemple dans le contexte actuel », dit Luck Mervil.Le chanteurcitoyen, en avons-nous déduit, n'a pas raté l'occasion d'opposer la musique à toute montée d'intolérance.D'où l'urgence d'une potion lénifiante, pacificatrice, question de se calmer le pompon pure laine.Potion symphonique dans le cas qui nous occupe.« Madeleine Careau m'a approché, m'indiquant que l'orchestre symphonique de Montréal n'avait jamais réalisé de projet fondé sur les musiques du monde.La directrice générale de l'OSM se demandait si un tel projet serait réalisable.J'ai répondu par l'affirmative, j'ai tout de suite embarqué.C'est pour moi un grand privilège de mener à bien ce projet », pense ce chanteur d'origine haïtienne qui surfe toujours sur Ti Peyi A, de loin son meilleur disque solo.On sait que la pop est régulièment associée aux cordes symphoniques, ce n'est pas (encore) tout à fait le cas de la world.Luck Mervil ne se fera pas prier pour légitimer un tel projet.« De plus en plus de jeunes musiciens, pose-t-il, ne carburent pas seulement au rock ou à la pop telle qu'on la connaît.Avec Internet et les voyages, ils ont accès à une très grande diversité culturelle.Leurs goûts se diversifient, ils ne se limitent plus à la culture blanche et occidentale.Ils découvrent de nouveaux artistes sur You Tube et autres plateformes en ligne.Les réseaux alternatifs s'étendent partout dans le monde, on ne se limite plus à la production locale.Les filles de Doba Caracol (Doriane Fabreg et Carole Facal), qui ont eu un impact important au Québec, sont tout à fait représentatives de cette tendance.» Cette tendance à l'ouverture, d'ailleurs, n'est pas qu'occidentale.Prenons les frères et soeur Caleb, Mossbass, Israel et Taroum Rimtobaye, membres de la formation H'Sao, originaires du Tchad et installés à Montréal.« Il était impensable pour eux de vivre de la musique dans leur pays ravagé par la guerre civile, il leur était d'autant plus impensable de chanter avec un orchestre symphonique! » souligne fièrement Luck Mervil.Citant H'Sao, le chanteur d'origine haïtienne se défend bien de s'être limité aux gros vendeurs des musiques du monde dans le marché québécois.« Hormis les filles de Doba Caracol et moi-même, il m'importait de faire découvrir la musique africaine de H'Sao, la pop québéco-maghrébine de Syncop (le chanteur Abdel-Karim Bensaid, la hautboïste Annick Beauvais, le percussionniste Patrick Dugas) et la chanson brésilienne de Monica Freire.J'ai choisi ces artistes talentueux afin de démontrer ce qu'est réellement la nouvelle garde au Québec.Non, il n'y a pas juste du Star Académie ! » Sous la direction de Guy Saint-Onge Le maestro Kent Nagano n'a pas été associé à ce projet de l'OSM.« Il nous a fait savoir qu'il lui fallait prendre le temps de transmettre son langage à son nouvel orchestre, qu'il lui fallait en ce sens se consacrer essentiellement au répertoire classique, du moins pour sa première année avec l'OSM », explique Luck Mervil.Voilà qui a justifié le choix de Guy Saint- Onge, percussionniste, multi-instrumentiste, arrangeur, compositeur, réalisateur.On sait sa compétence et son ouverture : il fut longtemps chef d'orchestre sur les plateaux de télé en plus de composer, arranger ou diriger.Qui plus est, il assure la direction musicale de Gregory Charles en plus d'avoir réalisé son dernier album (I Think of You).Bien au-delà de sa carrière en variétés et musique populaire, il a écrit pour les orchestres symphoniques de Montréal, Québec, Prague, Ottawa, etc.Guy Saint-Onge affirme s'être investi à fond dans ce projet qui lui a exigé de nombreuses nuits de travail.« Pour les quatre cultures représentées au concert, explique-t-il, j'ai créé quatre ouvertures.Pour l'africaine (destinée à H'Sao), les marimbistes de l'OSM sont mis à contribution.L'ouverture brésilienne (pour Monica Freire) mise sur la richesse harmonique de la chanson brésilienne.L'ouverture nordafricaine (Syncop) se fonde sur les modes orientaux.Pour l'haïtienne (Luck Mervil), j'ai créé un contraste : une atmosphère sombre précède l'émergence d'une musique plus lumineuse, une métaphore inspirée de la dure réalité en Haïti où la musique peut déjouer l'adversité.À la fin d'ailleurs, tous les artistes invités se rassemblent autour d'une chanson de Luck.» Dans ce cadre symphonique, Guy Saint- Onge estime ne pas avoir dénaturé les chansons de chacun.« J'y ai ajouté de la couleur.Ce sera un beau métissage, d'autant plus que l'OSM est mis en valeur; en général, la pop symphonique consiste à accompagner un band en y juxtaposant des arrangements symphoniques, alors que nous avons préféré ajouter des instruments typiques de chaque tradition - le oudiste Hassan El Hadi, le percussionniste brésilien Vovo, etc.» Inutile d'ajouter que ces bonnes gens souhaitent que cette expérience world symphonique de l'OSM ne soit pas unique.Week-en pop de l'OSM, salle Wilfrid-Pelletier, le 7 février, 20 h.L'OSM ET LES MUSIQUES DU MONDE Accommodement idéal ! « À Montréal, nous n'avons pas encore associé musiques du monde et musiques symphoniques.Or, s'il y a un territoire où nous n'avons nullement besoin de songer à l'accommodement raisonnable, c'est bien celui de la musique ! » amorce Luck Mervil, à qui on a confié la direction artistique d'un Week-end pop de l'OSM, prévu mercredi prochain à la salle Wilfrid-Pelletier.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © Luck Mervil, directeur artistique, et Guy Saint-Onge, qui assume les fonctions de chef d'orchestre, sont entourés de quelques-uns des artistes qui seront du prochain Week-end pop de l'OSM.« De plus en plus de jeunes musiciens ne carburent pas seulement au rock ou à la pop telle qu'on la connaît.Avec Internet et les voyages, ils ont accès à une très grande diversité.» ARTS ET SPECTACLES 3459862A Ne manquez pas Le magazine de toutes les tendances MERCREDI dans La Presse 3449987A présenté par en collaboration avec 514.842.9951 www.osm.ca Dimanche 4 février, 13h30 et 15h30 Théâtre Maisonneuve À la recherche du chant perdu Jean-François Rivest, chef d'orchestre Platypus Theatre Peter Duschenes, directeur artistique Spectacles bilingues pour les 5 à 12 ans Jean-François Rivest Rencontre avec les musiciens, 13 h et 15 h Les Soirées Signature en collaboration avec Jeudi 15 février à 19 h et dimanche 18 février à 14 h Tristan et Isolde de Wagner (opéra version concert) Kent Nagano, chef d'orchestre Ben Heppner, Tristan Christine Brewer, Isolde et autres chanteurs Choeur de l'OSM Iwan Edward, chef de choeur Causerie : 1 h avant chaque concert, Kelly Rice reçoit Guy Marchand et Jean-Pierre Brossmann Soirée du 15 : Demain 3459345A ARTS ET SPECTACLES ALEXANDRE VIGNEAULT Q Peu de producteurs font preuve de patience envers les artistes qui tardent à décoller.Tu as été remarqué avec ton troisième album.As-tu l'impression de faire une carrière à l'ancienne ?R Oui, tout à fait, et je me considère privi légié que mon producteur m'ait soutenu jusqu'à mon troisième disque parce que je n'obtenais jusque-là qu'un succès confidentiel.Mais on avait quand même un public.On jouait constamment, même si c'était juste dans des petites places.Ça m'a permis d'acquérir une expérience rare, autant dans l'écriture de chansons que dans la présentation de spectacles.Il y a peu de gens qui ont la chance de s'essayer deux ou trois fois avant de trouver leur voie, leur son.(.) Ce que j'apprécie depuis quelques années, c'est de pouvoir m'exprimer dans de meilleures conditions : j'ai plus de techniciens en spectacle, j'ai toujours un bon band et mes musiciens sont mieux traités.Q Globalement, les ventes de disques chutent.Faire de la musique signifie aujourd'hui que, pour gagner sa vie, l'artiste doit faire beaucoup de spectacles.Est-ce un aspect de la vie d'artiste qui te plaît ou que tu trouves difficile ?R Pour moi, c'est essentiel, audelà de l'aspect financier.La scène, c'est l'aspect du métier que je maîtrise le mieux.Des disques, j'en ai fait quatre en huit ans.Des spectacles, il m'est arrivé d'en faire 100 ou 125 au cours d'une même année.Avec Chacun dans son espace, on est allés un peu en Europe, on a joué dans des coins de l'Ontario où je n'aurais jamais mis les pieds.Ça m'ouvre les yeux à différentes réalités et ça nourrit inévitablement l'écriture de nouvelles chansons.Je ne te conterai pas d'histoire, ce n'est pas toujours facile d'organiser sa vie autour de ça, mais il y a des gens qui travaillent dans des univers complètement différents du mien et qui doivent faire face à cette réalité-là eux aussi.Il y a un aspect difficile au fait de partir constamment, mais le Québec n'est pas les États-Unis, on part trois ou quatre jours par semaine et on revient.Et puis, j'aime ça m'ennuyer des gens qui m'entourent dans ma vie, ça me fait prendre conscience de l'importance qu'ils ont.J'ai tendance à en profiter plus quand je reviens.Q Dans ton univers chansonnier, l'idée d'inertie revient souvent.On a l'impression qu'on n'a pas de prise sur le temps qui passe et que la solution, c'est de fuir.Suis-je dans le champ ?R J'espère que tu es un peu dans le champ! Dans Le repère tranquille, il y a un désir d'aller de l'avant, mais aussi quelque chose te retient.Il y a un moment où on est habitué à une certaine vie et on sait qu'on doit passer à autre chose.Ce n'est toujours évident.Vivre une adolescence prolongée jusqu'à 40 ans, ce n'est pas la meilleure chose pour moi comme individu.Mais cette vie-là a une beauté à laquelle il est difficile de ne pas resté attaché.Je me sentais un peu entre deux eaux (quand j'ai écrit ce disque-là).Mais je pense qu'il faut se lancer, s'engager à un moment donné dans notre vie.Q Tu as un côté rock et un côté feu de camp.Comment trouver l'équilibre dans tout ça au moment de monter un spectacle ?R Ce n'est pas évident, mais c'est nécessaire.On fait du rock binaire, mais l'énergie qui émane de cette musique-là fait son effet sur la foule et sur nous.La simplicité de cette musiquelà permet de s'oublier quand on la joue.L'aspect plus folk vient contrebalancer tout ça.Si on reste rock du début à la fin, ça perd un peu de son impact.Q Tu joues avec le guitariste Olivier Langevin.Pourquoi lui?R On a joué ensemble pour la première fois aux Franco Folies, dans un spectacle ou Fred Fortin et moi, on échangeait des chansons.On se connaissait, mais on n'était pas de grands amis.C'est un luxe que je me paye d'avoir un guitariste comme lui.Olivier Langevin, il mène le bateau au port.Son son a fait ses preuves dans le country rock ces dernières années.Son jeu peut aussi être très aérien.En plus, il chante super bien.Pour moi, c'est un allié, j'apprends beaucoup en jouant avec lui.Et c'est un bon ajout dans le camion en tournée ! 5 QUESTIONS À.Vincent Vallières Révélé par Chacun dans son espace, son troisième album et l'un des meilleurs disques québécois de 2003, Vincent Vallières a lancé le très bon Le repère tranquille à la fin de l'été dernier.Après quelques spectacles disséminés cet automne, il a entrepris sa vraie tournée en janvier.Son programme n'est pas fixe (« On le change encore tous les soirs »), mais il dit s'approcher d'une zone de confort.« Depuis le mois de janvier, il y a une symbiose qui n'était pas là avant entre les musiciens et moi, dit-il.On se donne plus de liberté.» L'artiste se produira notamment les 8 et 9 février à La Tulipe et le 31 mars au Spectrum.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © « La scène, c'est l'aspect du métier que je maîtrise le mieux », dit Vincent Vallières. ARTS ET SPECTACLES CLAUDE GINGRAS Après deux productions en italien, l'Opéra de Montréal passe au répertoire français pour son troisième spectacle de la saison : Lakmé, seul opéra connu de Léo Delibes, qui en a composé six autres ainsi qu'une quinzaine d'opérettes.Première de quatre représentations ce soir, 20 h, salle Wilfrid- Pelletier de la PdA.Pour quelques générations de mélomanes mont réalais, Lakmé , créé à Paris en 1883, est presque une nouveauté.L'OdM en avait donné une version concert en 2000 mais l'oeuvre n'a connu ici aucune production scénique depuis 1941, année où les Variétés- Lyriques la montaient , avec les moyens de l'époque et un Léopold Simoneau inconnu, de 25 ans, dans un petit rôle.L'infatigable historienne Mireille Barrière a, pour sa part, retracé une représentation en 1899, au Monument-National , soit 16 ans après la création.L'action de Lakmé se déroule en Inde à la fin du XIXe siècle, sous l'occupation britannique, et oppose la naïveté de cinq touristes anglais au fanatisme religieux d'un brahmane et de son entourage.Les off iciers Gérald et Frédéric, Ellen (la fiancée de Gérald), Rose (une amie d'Ellen) et Mistress Bentson (la gouvernante des deux demoiselles) font face au brahmane Nilakantha, à la prêtresse Lakmé, sa fille, et à leurs serviteurs Mallika et Hadji.Le décor s'ouvre sur le jardin sacré de Nilakantha où Gérald et Lakmé sont tombés amoureux l'un de l'autre.Nilakantha vengera cet affront pendant une fête populaire en ordonnant à sa fille de chanter jusqu'à ce que Gérald, reconnaissant la voix aimée, se manifeste.Ici se place le célèbre Air des clochettes , morceau de virtuosité au répertoire de toutes les coloratures.Reconnu et poignardé, le coupable ne meurt pas et est guéri par Lakmé.Mais Frédéric rappelle à Gérald son devoir de soldat et Lakmé, se rendant compte qu'elle ne le verra plus, s'empoisonne.Aline Kutan, qui possède la voix de colorature requis par le rôle-titre, le reprend après l'avoir chanté dans la version concert de 2000.Les autres rôles principaux ont été confiés à Frédéric Antoun (Gérald), James Westman (Frédéric) et Randall Jakobsh (Nilakantha).La production est une réalisation conjointe OdM-Opera Australia dévoilée à Sydney en juin 2006.L'Australien Adam Cook signe la mise en scène et Jean-François Rivest dirige le Choeur de l'OdM et l'Orchestre Métropolitain du Grand Montréal.Avant chaque représentation, à 18 h 30 (donc ce soir ainsi que les 8, 10 et 14 février), au Piano Nobile de la salle : conférence de Pierre Vachon sur l'oeuvre qu'on verra ensuite.OPÉRA / Lakmé Sur un air de clochettes\u2026 MARIO CLOUTIER Les finances de l'Opéra prennent du mieux et l'organisation met en place de nouvelles façons de faire en vue d'assurer sa pérennité.Elle entend notamment miser sur la coproduction.Dans ce jeu d'offres et de demandes, l'atout de l'Opéra de Montréal est de proposer à ses partenaires éventuels, d'Asie ou d'Europe par exemple, un pied-à-terre nord-américain à la recherche de nouveaux marchés de location.Sur Lakmé, Montréal travaille une première fois avec Opera Australia, une collaboration au très long cours.« Je leur ai lancé l'idée il y a deux ans.Nous sommes un coproducteur minoritaire dans Lakmé.Ça permet de réduire les coûts, même si au départ, le but était autre.Mais, pour eux, c'est très important de s'infiltrer sur le marché nord-américain de la location », explique le directeur de l'Opéra de Montréal, Pierre Dufour.Ainsi , après Montréal , la production se transportera à Minneapolis.D'autres contrats pou rraient suiv re puisque décors et costumes resteront à Montréal pour une période pouvant aller jusqu'à cinq ans.Dans le cycle de travail d'Opera Australia, Lakmé ne sera pas offerte de nouveau aux amateurs australiens avant sept ans.D'ici là, les deux partenaires réaliseront la deuxième phase du contrat, c'est-à-dire que l'Opéra de Montréal gérera la mise en scène et la production d'un autre spectacle qui sera créé ici, puis déménagé en Australie.« C'est un long processus chaque fois, concède M.Dufour.Il faut prendre en compte les horai res des artistes et des artisans, planifier le transport, mais avec l'Australie on s'entend bien.Faire parvenir un conteneur là-bas coûte à peine plus cher que l'envoyer à l'autre bout du Canada en camion.» Mont réa l n'en es t pas à sa première expér ience de coproduction.Notre opéra a notamment travaillé avec des compagnies à Toronto, San Diego et Sant iago dans le passé.Mais c'est la première fois que la chose se fait avec un pays lointain qui tente de percer le marché américain.Et l'Europe ?Et l'Asie ?« La coproduction en est à ses balbutiements en Europe.C'est une toute autre réalité financière, souligne Pierre Dufour.On a déjà parlé avec le Covent Garden.On verra pour l'avenir, on demeure ouvert aux propositions.» OPÉRA DE MONTRÉAL La coproduction, la voie de l'avenir PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © Aline Kutan dans le rôle-titre de Lakmé.La première a lieu ce soir, à l'Opéra de Montréal.DISCOGRAPHIE Il existe quatre versions principales de Lakmé.La plus recommandable, pour les voix et le style, reste celle de Mado Robin, Libero de Luca, Jean Borthayre et Jacques Jansen, qui sonne encore bien pour 1952 (réédition Pearl).La version de Joan Sutherland, de 1967 (Decca), bénéficie d'une prise de son plus moderne.La voix étincelante de l'Australienne fait oublier un français imparfait, cependant qu'Alain Vanzo et Gabriel Bacquier montrent vocalement et dramatiquement l'authenticité désirée.La voix pincée de Mady Mesplé suffit à éliminer la première version EMI.La seconde et plus récente, avec Natalie Dessay, n'offre pas assez de qualités pour être retenue.On complétera sa documentation sonore avec les différentes rééditions de l'Air des clochettes de Lily Pons, qui fut l'une des grandes Lakmé de l'histoire.hôtel officiel Hiver 2007 En personne au Spectrum de Montréal 318, rue Sainte-Catherine Ouest et dans les salles où billets les spectacles ont lieu 21 février 19h30 Centre Bell Présenté par le Groupe Spectacles Gillett 14 aU 17 marS 20h Théâtre Outremont du soleil au coeur de l'hiver ! Renseignements Présenté en collaboration avec 514 871-1881 1 888 515-0515 montrealjazzfest.com 3459898A une loge, huit amis Ga Gnez une lo Ge au Centre Bell et invitez sept de vos amis pour assister au spectacle de Jonas le 23 février www.cyberpresse.ca/concours Participez sur 3459943A Billets Achats en personne au Spectrum de Montréal 318, Sainte-Catherine Ouest Théâtre Outremont 1248, avenue Bernard Ouest renseignements 514 288-9955 1 888 477-9955 montrealenlumiere.com aavveecc llee GGrryypphhoonn TTrriioo CChhrriissTTooss hhaaTTzziiss'' 28 février, 2-3 mars 20h Théâ Tre Ou Trem OnT pa Tricia O'callaghan, soprano MaryeM haSSan TOllar, chanteuse du Moyen-Orient La meiLLeure musique que vous n'aurez jamais vue! Théâ Tre musical 3459880A HOMMAGE À SYLVAIN LELIEVRE QU'EST-CE QU'ON A FAIT DE NOS RÊVES?18 FEVRIER 2007 DIMANCHE - 14 H 5ANS DÉJÀ.EDGAR FRUITIER CLAUDE GAUTHIER DANIEL LAVOIE ROBERT MARIEN ROBERTO MEDILE DANIELLE ODDERA LINDA RACINE GINETTE RENO MICHEL RIVARD MARIE-CLAIRE SÉGUIN CLAUDE VALLIÈRES THÉÂTRE DE LA VILLE / SALLE PRATT & WHITNEY CANADA 150, RUE GENTILLY EST, LONGUEUIL BILLETTERIE : 450 670-1616 ACCOMPAGNÉS PAR : L\u2018ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE LONGUEUIL LE CHOEUR PRATT & WHITNEY CANADA L'ATELIER DE JAZZ VOCAL DE MONTRÉAL 3458674A ARTS ET SPECTACLES CD/DVD Madonna The Confessions Tour Warner ALEXANDRE VIGNEAULT Peu de captations de spectacles donnent naissance a des films convaincants.Trop souvent, les realisateurs se contentent de gros plans sur les musiciens et de plans larges sur une foule en delire pour tenter de faire croire aux absents.qu'ils ont eu tort.Heureusement, il y a des exceptions.Comme la tournee Vertigo de U2 vue par Hamish Hamilton.Comme The Confessions Tour de Madonna vu par Jonas Akerlund.Un spectacle de l'envergure de Confessions, presente a Montreal au mois de juin, est impossible a absorber d'un seul coup, impossible a embrasser dans sa globalite, qu'on l'ait vu du parterre ou des gradins.C'est ici que sa version filmee arrive a la rescousse.Jonas Akerlund ne perd pas son temps a tenter de recreer l'atmosphere du spectacle.Il le decortique et le montre dans toute sa complexite, sous plusieurs angles a la fois.Ses plans et son montage, soigneusement decoupes, mettent non seulement en valeur la richesse visuelle de ce delire pop ou les choregraphies etaient soutenues par des sequences tres animees, mais en revelent aussi l'ambitieuse synchronie.Confessions, sur DVD, c'est carrement un autre spectacle.Et c'est sa plus grande qualite.Il montre, de pres, tout ce qu'il etait impossible de bien voir de son siege : la finesse des costumes, le caractere perilleux de certaines danses ou la silhouette athletique de Madonna.Jonas Akerlund fait un usage assez judicieux des ralentis et evite de trop montrer la foule, ce qui aurait gache l'esthetique de son film.Va pour la captation live, audio et video.La ou Confessions decoit, c'est lorsqu'on constate lamaigreur des supplements.On a droit a de courtes entrevues avec quelques danseurs qui trouvent extraordinaire et difficile de travailler avec Madonna (elle refait le coup a chaque DVD) et deux clips qui se trouvaient deja sur le site de la tournee.C'est tout.Et c'est chiche.On aurait aime entendre Stuart Price (directeur musical de Confessions) parler des arrangements.On aurait apprecie quelques explications concernant le decoupage du spectacle (pourquoi les chevaux ?pourquoi une thematique bedouine ?).On aurait aussi voulu voir Madonna se glisser dans sa boule disco, par en dessous, alors qu'on faisait croire aux spectateurs que la star se trouvait deja dedans lorsqu'elle descend du plafond de l'amphitheatre.Montage eloquent Pauvres supplements DVD/ The Confessions Tour Un tout autre spectacle PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE c Madonna en spectacle au centre Bell en juin dernier.Debussy a l'OSQ Yoav Talmi et l'Orchestre Symphonique de Quebec viennent de signer un programme inhabituel chez ATMA : des orchestrations d'oeuvres pour piano de Debussy, signees Ravel, Stokowski, Ansermet, Andre Caplet et Henri Busser.Chostakovitch no 13 Une nouvelle version de la 13e Symphonie de Chostakovitch, dite Babi Yar, est annoncee chez BIS.Mark Wigglesworth dirige le Choeur et l'Orchestre de la Radio Neerlandaise et le grand solo de basse est chante par Jan-Hendrik Rootering.Guitares feminines L'obscure marque Querstand a produit un disque d'oeuvres pour une ou deux guitares composees par des femmes et egalement jouees par deux femmes, Chris Bilobran et Christina Altman.Les auteures :Germaine Tailleferre, Ida Presti, Emilia Giuliani-Guglielmi, Elizabeth Austin.NOUVELLES DU DISQUE 3456321A BILLETS A PARTIR DE 30$ ETUDIANTS : 25$ SPECTACLES : 20 H CAUSERIES : 22, 23 ET 24 FEV 2007, 19 H 514 842-2112 Danseuse : Dwana Adiaha Smallwood/ Photo : Andrew Eccles PRESENTE PAR Les membres de la compagnie Alvin Ailey American Dance Theater bougent toujours comme si leur corps etait en feu et leur ame, en jeu.Chicago Sun Times DE NEWYORK 2 4 f e v COMMANDITAIRE NATIONAL DIRECTRICE ARTISTIQUE 3456745A ARTS ET SPECTACLES ALEXANDRE VIGNEAULT Elle a baptisé son album Joyful.Un clin d'oeil à son prénom, Ayo, qui signifie « joie » dans la langue de son père nigérian.C'est aussi une manière d'avertissement, une façon de prévenir qu'elle se met toute entière dans ses chansons douces, au croisement du folk, du reggae et de la soul.La jeune femme de 26 ans ne cache pas sa vérité dans des tournures poétiques.Elle étale tout au grand jour, ses bonheur actuels comme les drames de son enfance.Avec une grande dignité.Il y a de la joie dans Joyful.Celle d'être devenue mère, notamment.Mais ce qui frappe, au premier abord, c'est le nuage de tristesse qui plane sur une partie du disque, à commencer par le morceau d'ouverture, Down On My Knees, chanson pourtant portée par une rythmique reggae tout ce qu'il y a de plus estivale.Un joli contraste.Ayo ne nie pas que la musique est pour elle un moyen de panser de vieilles blessures.Métisse, elle est née en Allemagne d'une mère gitane et d'un père nigérian.Celui-ci tiendra seul le fort lorsque sa femme, toxicomane, quittera la maison alors que la petite Ayo n'a pas encore l'âge de raison.Son père, son héros, est d'ailleurs le destinataire de sa chanson Without You, où elle dit justement qu'elle ne serait rien sans lui.Pas rancunière, Ayo a aussi écrit une chanson d'amour sans pleurs et sans reproches à sa mère (How Many Times).« Je ne regrette rien de ce que j'ai vécu, parce que c'est ce qui a fait de moi la personne que je suis aujourd'hui, dit-elle.Si ma vie avait été différente, peut-être que je n'aurais rien à raconter.» La liberté, la vraie, elle l'a cependant trouvée à l'âge de 21 ans, lorsqu'elle a commencé à composer des chansons plus personnelles après avoir passé des années à écrire des « trucs stupides ».Elle vivait alors à Hambourg, venait de refuser d'enregistrer un disque pop et jugeait qu'il était temps pour elle de quitter un pays où elle n'arrivait pas à être elle-même.« Ça m'a pris du temps à comprendre qu'écrire ce que je gardais en moi pouvait m'enlever un poids », admet-elle.Sa trajectoire bohème a commencé peu après, lorsqu'elle a quitté son pays natal pour Londres, pour ensuite aller à Paris, puis a New York, et enfin reposer ses valises à Paris.Sa plus grande amie durant ce long voyage a été une guitare achetée à crédit juste avant de quitter Hambourg.« Cet instrument demeure ma guitare préférée.Lorsque je repense à certaines périodes de ma vie, cette guitare était toujours là », raconte-t-elle.Archipel identitaire Comme elle a plus vécu avec son père qu'avec sa mère, son héritage nigérian est plus important que son bagage gitan.Ses chansons ne portent quasiment pas de traces de la riche culture musicale tzigane.« Ma façon de jouer de la guitare a quelque chose de typiquement gitan, m'a-t-on dit », précise-t-elle.Joyful ne porte pas grand trace de musique africaine non plus.L'influence de son père, qui était DJ à ses heures, a passé par sa collection de disques, dans laquelle Ayo a découvert Jimmy Cliff, Bob Marley, Pink Floyd, Mahalia Jackson et Billie Holiday.Elle a remis les pieds au Nigeria récemment.pour constater qu'elle ne sent pas particulièrement nigériane.« Je ne suis pas du genre à revendiquer haut et fort mon identité africaine.J'ai constaté qu'on peut devenir extrémiste, spécialement quand on est métissé, dit-elle.Depuis mon séjour au Nigeria, je peux dire que je me sens autant africaine, qu'allemande ou française.» Son identité est un archipel.D'où le melting-pot qu'est son disque, justement enregistré au royaume du melting-pot, les États-Unis.C'est à New York, sous la houlette du réalisateur Jay Newland, qui a notamment travaillé avec Norah Jones, que les pièces de son puzzle se sont mises en place.Elle avait déjà enregistré une autre version de Joyful, qu'elle avait décidé de mettre au panier.« Un vrai réalisateur, c'est quelqu'un qui est capable de capter l'essence de ce que tu fais, sans le transformer, dit-elle.Jay m'a laissée être la personne que je suis.On avait réservé le studio pour 10 jours, on a bouclé le disque en moitié moins de temps.Ç'a été magique.» Et ça se sent.POP / Ayo Âme authentique, âme acoustique Ayo fait un tabac en France, où elle a déjà vendu plus de 200 000 disques.On ne peut blâmer nos cousins d'avoir craqué pour cette Allemande mulâtre récemment installée à Paris.Elle possède une voix de velours, pond des mélodies délicieuses et possède ce je ne sais quoi d'âme communément appelé authenticité.PHOTO JEAN-MARC LUBRANO Ayo se met tout entière dans ses chansons, ses bonheurs actuels comme les drames de son enfance.Avec une grande dignité.CHANTAL GUY CRITIQUE Départ en lion pour le 6e festival Voix d'Amériques (FVA) avec le spectacle solo de son invité d'honneur, Richard Desjardins, à la Tulipe, jeudi et hier.On ne sait trop qui des fans de Desjardins ou des habitués du FVA dominaient dans la salle.Ce qu'on sait, c'est que ça a levé.Mais comment s'en étonner?Eh! C'est Richard Desjardins ! Il est fait pour le FVA comme le FVA est fait pour lui, c'est pour ça qu'on a trippé en sachant qu'il en était l'invité d'honneur cette année.Le FVA est consacré au spoken word ou, selon la traduction en français, au « texte performé ».Définition plutôt savante qui prend tout son sens - et son essence - avec un type de la trempe de Desjardins.Richard Guétare, ce spectacle solo qu'il trimballe depuis un bout de temps aux quatre coins du Québec, et qu'il offrait pour la première fois à Montréal, en cadeau au FVA, correspond tout à fait à l'esprit de ce festival, de la même façon qu'il porte très bien son nom.Il n'y a que Richard, sa guitare et ses textes.Pas de piano, pas de première partie, pas d'entracte, pas de chums pour venir à la rescousse; seul comme un seul homme.« Faire ça à mon âge! » a-t-il confessé.Un Richard Desjardins nature (et défenseur de la nature), unplugged, on aurait envie de dire tout nu comme au premier jour, tel un débutant dans les bars, qui nous a fait oublier un peu le culte dont il est l'objet en plus de transformer la très branchée Tulipe en taverne.Avec l'irrésistible envie de taper du pied et des mains, et même parfois de lui crier nos demandes spéciales.Ce n'est pas le héros intouchable qu'on avait devant nous - parmi les affaires fatigantes du Bon gars, qu'il a repris sur scène, il y avait même L'Erreur boréale ! - c'est au vrai gars, le chansonnier engagé et son incroyable poésie, qui s'est même permis de cabotiner un peu en imitant un employé d'Abitibi-Consolidated et une sorte de Renaud indigeste.Senorita, Et j'ai couché dans mon char, Boomtown Café, Les bonriens, Y'a rien qu'icitte qu'on est ben, Y va toujours y avoir, Kooloo Kooloo, Au pays des calottes, Le bon gars, Charcoal, Quand j'aime une fois j'aime pour toujours, Tu m'aimes-tu?, Desjardins a enfilé ses succès, acceptant les rappels de bonne grâce, même s'il a lancé qu'il jouait « comme un pied à soir » - ce dont la salle se fichait éperdument.La rencontre était trop belle.Pour ses fans, c'était une belle et rare occasion.Pour les adeptes du FVA, c'était une grande inauguration.Le 6e festival Voix d'Amériques, jusqu'au 9 février.Infos: www.fva.ca ou 514-4095-1515.FESTIVAL VOIX D'AMÉRIQUES / Richard Guétare Richard nature PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE © Richard Desjardins PAS ZEN LA POLITIQUE Cette semaine, nous avons vu tout le plaisir que peut avoir un politicien qui tente de sauver sa peau.La semaine a été difficile pour André Boisclair.Jean-René l'a rencontré et a tenté de lui remonter le moral.Il devrait peut-être faire du Tai Chi comme Jean-Pierre Charbonneau qui a reçu notre animateur pour un cours privé.Aussi: Nicolas Sarkozy répond à nos questions, MC Gilles nous entraîne à la fête des Neiges et Chantal nous parle de Super Bowl.CE SOIR 19H30 WWW.RADIO-CANADA.CA/INFOMAN INFOMAN 3449977A PRÉSENTÉ PAR Perle du Pacifique Néeà Montréal, en 1972, Sandrine Dussart voyage en Europe dès sa tendre enfance.Elle obtient son diplôme universitaire en communication, mais son amour de la nature l'entraîne vers le documentaire.Après deux films réalisés en Corse et des reportages sur les réalités centrafricaines, elle nous séduit aujourd'hui avec son dernier long métrage dans lequel Hawaii se dévoile dans toute sa beauté.5 février L'Assomption Théâtre Hector-Charland 6 au 15 février Laval Salle André-Mathieu 17, 18 février et 20 au 23 février Montréal Salle Pierre-Mercure 24 février au 2 marS Longueuil Salle Pratt&Whitney Canada 5 marS Saint-Hyacinthe Collège Saint-Maurice 6 au 8 marS Montréal-Nord Cégep Marie-Victorin réservez vos sièges dès maintenant ! 514 521-1002 ou 1 800 558-1002 3451910A PRÉSENTÉ PAR Réservez vos sièges dès maintenant ! 514 521-1002 ou 1 800 558-1002 Né à Alger, en 1942, Claude Pavard parcourt l'Afrique, ses déserts et océans.Amateur de plusieurs régions fascinantes, il a réalisé plus de 50 films documentaires et écrit une dizaine de livres.Officier de l'Ordre national du Mérite mauritanien à titre national, il nous présente son film sur la Mauritanie de façon bien à lui.Il sait jouer avec les ambiances, les décors changeants et l'exotisme.du désert à la mer 3 fév RieR Longueuil Salle Pratt&Whitney Canada 5 et 9 fév RieR Saint-Hyacinthe Collège Saint-Maurice 6 au 8 fév RieR Montréal-Nord Cégep Marie-Victorin 10 fév RieR Saint-Jean Théâtre des Deux Rives 12 et 13 fév RieR La Prairie École de la Magdeleine 14 fév RieR Pierrefonds Polyvalente de Pierrefonds 5 et 6 ma Rs La Salle Salle Jean-Grimaldi 7 ma Rs Saint-Jérôme Polyvalente 3451906A ARTS ET SPECTACLES PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE © Forts de leur nouvel album, II, déjà presque deux fois platine au Canada et presque disque d'or au Québec, les membres de Billy Talent, Ben Kowalewicz, Ian D'Sa, John Gallant et Aaron Solowoniuk, débarquent à Montréal et enflammeront le Centre Bell le 5 février prochain.ANABELLE NICOUD COLLABORATION SPÉCIALE Q Quel souvenir gardez-vous de votre dernier passage à Montréal, au Vans Warped Tour ?R C'était vraiment fou ! Pour le Vans Warped Tour, on avait vraiment beaucoup de pression.Mais ç'a été une expérience fantastique, on a vraiment tripé.J'aime beaucoup Mont réal , parce que j'ai grandi ici, dans l'Ouest-de-l'Île.De toute façon, à Montréal comme ailleurs au Québec, les gens apprécient les shows.Ils sont passionnés de musique, ils connaissent vraiment ça.C'est un plaisir de se produire ici, surtout que les filles sont très belles.Q Quel est l'aspect des tournées et des concerts préfères-tu ?R Mon truc préféré, c'est juste de la scène.Il y a aussi de rencontrer d'autres groupes et d'être avec des potes.En ce moment, on tourne avec Rise Against, Anti-Flag et Moneen.Les gars de Moneen sont vraiment très doués.C'est un plaisir de partager cela avec eux, et nous avons beaucoup de respect pour eux.C'est à mon avis l'un des groupes les plus talentueux au Canada (NDLR : ils sont de Toronto) en ce moment.Q Tu viens de passer une grande partie de l'année sur scène, en tournée.Gardes-tu un souvenir fétiche et un souvenir d'horreur de ces expériences ?R Pour les bons, c'est sans hésitation le spectacle que l'on avait donné à Québec, sur les plaines d'Abraham.Devant près de 50 000 personnes, c'est vraiment le moment fort de ma carrière.Mais chaque show est différent, n'est-ce pas ?Pour le pire, il n'y a aucun moment ou souvenir que je n'aime pas, ni de concert que j'aurais préféré ne pas donner.Q II est sorti en juin dernier.Comment le public réagit-il à votre nouveau programme?R Maintenant, on peut proposer les chansons de notre deuxième album.Quand on entame Devil in a Midnight Mass, les kids deviennent fous! C'est comme avec Red Flag.Le public connaît et apprécie II maintenant.Q Tu viens de passer une bonne partie des derniers mois sur la route.Est-ce que vous avez eu le temps de composer de nouvelles pièces?R Non, on n'a pas encore vraiment eu le temps ! On se consacre aux tournées en ce moment.C'est l'essentiel.Billy Talent, au Centre Bell, le 5 février.5 QUESTIONS À\u2026 Billy Talent Les enfants gâtés du rock canadien devraient mettre le feu au Centre Bell, où ils se produiront le 5 février.Avec II, presque deux fois platine au Canada et presque disque d'or au Québec, Ben Kowalewicz, Ian D'Sa, John Gallant et Aaron Solowoniuk confortent leur place de chouchous au pays.Au palmarès du groupe, deux albums (Billy Talent et II) et pas moins de trois Much Music Videos, trois Junos, trois certifications platine.Et surtout des milliers de fans en délire qui se pressent à chacun de leurs spectacles.Après le Vans Warped Tour cet été, la sensation punk-rock ontarienne devrait reprendre la route pour une série de concerts au Canada, mais aussi en Europe (Londres, Paris, Berlin).Les membres Billy Talent aiment la scène et la scène le leur rend bien.VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION Les francs-tireurs Éric Lapointe.Une vie sans compromis.Ses frasques, sa passion, ses insécurités\u2026 Ce soir 19h telequebec.tv 3454190A Les pieds dans la marge 5 sur 5 Le Téléjournal La Fureur / Nicola Ciccone, Karine Tessier, Nancy Martinez Infoman / À Hérouxville Dre Grey, leçons d'anatomie / Alex tente de sauver une jeune fille qui refuse une greffe porcine.Le Téléjournal Fran Coeur / Henri revient de Floride.L'AÎNÉ DES FERCHAUX (4) avec Jean-Paul Belmondo, Samy Naceri (1/2) PLEIN LA GUEULE (4) avec Burt Reynolds, Eddie Albert (15:30) Le TVA 18 heures LES BOYS II (6) Can.1998.Comédie de Louis Saïa avec Marc Messier, Rémy Girard et Patrick Huard.\\ Les tribulations des membres d'une équipe de hockey québécoise participant à un tournoi amateur en France.LA MACHINE À EXPLORER LE TEMPS (5) É.-U.2002.Science-fiction de Simon Wells avec Guy Pearce.\\ Un savant de la fin du XIXe siècle voyage dans le futur jusqu'en l'an 800 000 grâce à une machine de son invention.Le TVA LES HÉROS DU FOOT (4) avec Al Pacino Qu'est-ce qui mijote?Le Journal Drôle, Drôle, Drôle 53e défilé de nuit du Carnaval de Québec LE RETOUR DE DANNY OCEAN (4) (Ocean's Twelve), É.-U.2004.Comédie policière de Steven Soderbergh avec George Clooney.\\ Un cambrioleur et sa bande doivent perpétrer divers casses en Europe pour rembourser une ancienne victime qui n'entend pas à rire.Le Journal SEXE, SECRETS ET TRAHISONS (7) avec N.Fritz Une pilule, une petite granule / L'Autisme Dernière Édition La vie en vert Les Francs-tireurs / Éric Lapointe La Planète bleue / Les aventures d'une jeune orque épaulard.Belle et Bum / Nanette Workman, Martin Deschamps, Les Grandes Gueules DOGVILLE (3) Dan.2003.Avec Nicole Kidman.\\ Durant la Dépression, une jeune fugitive se réfugie dans un village des Rocheuses.Hockey (15:00) Sat.Report Sat.Night Hockey / Maple Leafs - Sénateurs Hockey / Canucks - Flames According.Knights of.CTV News Sportsnight W-Five World's Greatest Sports Bloopers Law & Order: SVU Whistler CTV News News .(16:00) National QC Room to.Accidental Investigator Gene Roddenberry's Andromeda Blue Murder Making the Cut JR Digs Sat.Night College Basketball (15:30) ABC News .Raymond Will & Grace / Deux épisodes World's Greatest Sports Bloopers ANCHORMAN: THE LEGEND OF RON BURGUNDY (4) avec Will Ferrell Sex and the City / Deux épisodes NCAA Basketball (16:00) News CBS News Entertainment Tonight CSI: Miami Without a Trace 48 Hours Mystery News Late Night NBC Golf / Phoenix Open (15:00) NBC News Stargate SG-1 Dateline NBC Law & Order: SVU Law & Order: CI Sat.Night Real Simple Small Business BBC News Carhenge Mt.Lake.Mc Laughlin Monarch of the Glen My Family My Family Fresh Fields / Deux épisodes BBC News .Circus Antiques Roadshow The Lawrence Welk Show As Time.Perfect State .Served?Chef! Jeeves & Wooster Thief of Time: An American Mystery Clean.Sell this House / Deux émissions Big Spender Sell this House / Deux émissions Flip this House / Deux émissions The First 48 American Justice Moi et l'autre Moi et l'autre .Crazy Horse La Vie, la vie Pour l'amour du country Viens voir les comédiens .Serge Fiori Toute une soirée avec Serge Fiori (21:40) Visite libre THE PURPLE.(16:00) Arts & Minds Bravo! Videos The Ninth: An Exceptional.Beethoven's Hair Lunatic Van Beethoven Eric Lagace.Entourage Experts en crime / Trahison Fallait y penser! / Le Chantier Drôle, monde Juste pour rire Claudine Mercier Stars sur le vif Webdreams Excès de stars .(15:10) L'étoile du soir (17:40) Flingueur et Glory Le Dossier Odessa (21:45) Future Weapons How it's Made Future Weapons How do they do it?Dirty Jobs / Worm Dung Farmer Criss Angel: Mindfreak Myth Busters / Concrete Glider Top des stars Soif de voyage Mordu de la pêche Roses des Sables Biosphère / Mont Arrowsmith Partons, la mer est belle Danse./ Be-bop, Paris Airport Miami Kim.(17:12) Phil.(17:39) Sadie (18:06) Darcy (18:32) .Raven Zoey (19:25) .Derek (19:51) .(20:38) LIGHTNING: FIRE FROM THE SKY (6) .(22:34) COW BELLES (5) (22:50) Friends / Deux épisodes Pub .70s Show Seinfeld / Deux épisodes Cops / Deux émissions America's most Wanted The Shield Mad TV Espions / Évadés de Berlin À vos marteaux! Passion Maisons / Laval .qui ont changé le monde Red Cap, police militaire VALMONT (3) avec Colin Firth, Annette Bening Battlefield Detectives Disasters of.Ancestors.CSI: New York UFO's and the Cold War HURRICANE (4) avec Denzel Washington, Vicellous Reon Shannon Présentation Musi Max: Nirvana Top albums Box Office Info Max La Mode.Made in.Évolution.Hollywood Fantaisies Style de star .Outkast Les 101 maladresses de la mode M.Net BO2 Pop! Nés sous.Exposé Matche-moi.Laguna.Tatoués Pimp mon char .Barker Présentation spéciale: Billy Talent à Musique Plus Nés sous.Arte Mondo Ciao Montreal La Caravane From Egypt.Magazine libanais Paysage.Indo.Parsvision Ukranska.Teleritmo Mad TV Téléjournal La Facture La Semaine verte Le Monde 5 sur 5 Enjeux / Extrêmes Combats Le Téléjournal 109 Zone libre / Bienvenue en enfer Le Téléjournal La Facture Les Experts Les Soeurs Mc Leod Juste Cause La Loi & l'Ordre: crimes sexuels Whistler Témoins silencieux Fortune et Trahisons La constance du jardinier (17:05) Zathura (19:15) Bonne chance Slevin! (21:05) Demande à la poussière Life on Mars Silent Witness G2 - MORTAL CONQUEST (6) avec Daniel Bernhardt, Meeka Schiro Kenny vs.Rent.CSI: Miami BUFFALO SOLDIERS (4) Je vis ta vie 1er Emploi Correspond.Presserebelle Panorama Insectia Jazz Cabaret / Michel Donato MERCREDI, FOLLE JOURNÉE! (4) avec Vincent Lindon Sciences et Vie Moving up Property Ladder Flip that House / Deux émissions Moving up Flip that House / Deux émissions Trading Spaces Moving up DRAGONS: FEU ET GLACE (6) Dessins animés Di-Gata.Classe, Titans Billy & Mandy Futurama Les Simpson Les Griffin South Park La Côte Ouest Les Simpson Futurama La carte aux trésors (16:00) Questions.Journal FR2 Par ici la vie Le temps de dire je t'aime -Salut à Claude Léveillée Tous avec Vigneault au bout du monde L'Envers du décor Le Journal LES BRIGADES.TEL PÈRE, TEL FILS (16:00) Joue, docteur César.Décore ta vie Métamorphose Bye-bye maison! Manon.On a échangé nos mères Super Nanny La vie avant tout Ar Shitechs.Boom la vie Parole et Vie Eurêka! .des Arts Plaisir de skier Xsnowtera La relève.1res Vues Baromètre Le 9.5 Ici et là Tête.Méchant.Smallville Les Frères Scott Charmed Newport Beach / Deux épisodes Gilmore Girls .c'est fait Z=MC2 La porte d'Atlantis Délire techno Mélinda, entre deux mondes Surnaturel ROBOTS EN ALERTE (6) avec Don Michael Paul, Barbara Crampton Tribal Champ.mondial de paintball Sports 30 Hockey / Maple Leafs - Sénateurs Agents libres Sports 30 Les séries mondiales de poker NBA Action Overtime Hockeycentral Saturday NBA Basketball / Lakers - Wizards NBA XL Saturday Night Poker Sportsnet Connected PGA Golf (15:00) Sportscentre Muhammad Ali Special: Ali Rap Boxing / Ricky Hatton - Juan Urango Sportscentre Boxing 30 Images 185 \u2014 \u2014 556 \u2014 67 180 \u2014 \u2014 137 \u2014 \u2014 \u2014 9 9 17 h00 17 h 30 18 h00 18 h 30 19h00 19h 30 20 h00 20 h 30 21h00 21h30 22h00 22h 30 23h00 23h 30 BEV VD VDO 17 h00 17 h 30 18 h00 18 h 30 19h00 19h 30 20 h00 20 h 30 21h00 21h30 22h00 22h 30 23h00 23h 30 BEV VD VDO CBC CTV-M GBL-Q ABC CBS NBC PBS-P PBS-B A & E ARTV BRAV CD CinéPOP DISC EV FC FOX HI HIST MMAX MP MTL RDI S+ SE SHOW TFO TLC TTF TV5 VIE VOX VRAK RDS SPN TSN SRC TVA TQS TQc ARTS ET SPECTACLES SPECTACLES suite de la page 7 VARIÉTÉS CASA DEL POPOLO Festival Voix d'Amériques : 17h à 23h.CLUB SODA Mosh Core : 18h.FOUFOUNES ÉLECTRIQUES Destruction + Sadus + Municipal Waste: 19h.GESÙ - CENTRE DE CRÉATIVITÉ Jean-François Mercier : 20h.LA TULIPE Pop 80: 21h.MEDLEY Hommage à Pink Floyd: 22h.MÉTROPOLIS Diam's : 20h.PETIT CAFÉ CAMPUS Eric Hanson and the Church of Doubt and Dissent + The Mysterious Question Marks + The Get Sets: 21h.PLACE DES ARTS - THÉÂTREMAISONNEUVE Jean-Marc Chaput : 20h.PUB ST-PAUL Big 12: 21h.SALA ROSSA Festival Voix d'Amériques : 20h30.SALLE ANDRÉ-MATHIEU Chick'n Swell : 20h.SALLE OSCAR-PETERSON- UNIVERSITÉ CONCORDIA Jeunes doués et noirs : 20h.STUDIO-THÉÂTRE DE LA PLACE DES ARTS Manuel Gasse & Antoine Gratton: 20h.THÉÂTRE CORONA Disciples of Ursula Big Band: 20h.THÉÂTRE DE LA VILLE Luck Mervil : 20h.THÉÂTRE LA CHAPELLE Pierre Tanguay: 20h30.THÉÂTRE SAINT-DENIS Génération Motown: 20h.François Massicotte : 20h.TOHU - CITÉ DES ARTS DU CIRQUE Bombolessé : 20h.Tous les samedis dans CE QU'ON A VU, CE QU'ON EN PENSE.PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE © Patrick Drolet préfère nettement l'anonymat à la gloire : « Je suis hyper sauvage.J'ai de la misère avec tout l'aspect jet-set du métier.Je fuis les premières de films.Je préfère aller les voir lors de leur dernière semaine à l'affiche.J'aime être chez moi et avoir la paix.» Patrick Drolet est prêt à tout sur un plateau.Même à jouer le dadais à l'esprit scout qui prend la fuite le visage couvert d'un slip rose ! Dans la vie, l'acteur semble plus sérieux, intello et posé, jusqu'à la première blague, puis la deuxième, la troisième.ISABELLE MASSÉ La télé, un de ses gagne-pain, ne devrait plus avoir de secrets pour lui.Pourtant, chaque fois que Patrick Drolet s'y aventure comme téléspectateur, il y laisse presque sa peau! Le fan de téléséries consommées en bloc, de 24 tout particulièrement, est un candidat mûr pour l'urgence chaque fois qu'il suit les péripéties de Jack Bauer.« Cette série me fait vivre des moments intenses à en frôler la crise cardiaque, lance le téléspectateur actif.J'attends la sixième saison en DVD.Elle joue présentement à la télé, mais je n'ose la regarder.J'ai besoin de pouvoir appuyer sur « pause » si j'ai soudainement des problèmes respiratoires!» Patrick Drolet a pris les grands moyens pour creuser sa tombe.« J'ai fait le fou, cet automne.Je me suis acheté un bon téléviseur.J'ai dit à ma blonde : tu vas voir, on va être heureux! » La dernière phrase est lancée sans que Patrick Drolet n'esquisse le moindre petit sourire.Richard, incarné par le pince-sans-rire dans Les invincibles, l'aurait prononcée avec l'intensité du pauvre père d'une famille nombreuse venant de remporter 100 000 $ à la loterie.La joie de vivre exacerbée du colocataire de Carlos (Pierre-François Legendre) laisse les fans perplexes et bouche bée, d'un épisode à l'autre.« Tout est dans le tapis, avec Richard, commente Drolet.Tous mes sens sont en éveil quand je le joue.Il souhaite tellement être accepté des gars.Il est complètement sous leur emprise et prêt à tout, même s'il les connaît à peine.Il ferait un bon G.O.Il ne leur laisse aucun temps mort.Comme un scout, il est toujours prêt.» Invisible aux yeux des quatre héros des Invincibles, Richard est malmené chaque semaine, mais persiste.Sa bonhomie semble faire de lui le plus looser de tous les personnages de la télésérie radio-canadienne.« Cette année, les quatre principaux personnages sont vidés.Ils ont de vrais problèmes ; moins de pulsions juvéniles.Est-ce que ça fait d'eux des loosers ?Je ne suis pas certains non plus que Richard le soit, car il se lève chaque matin avec le sourire.» Les derniers seront les premiers, comme le chante Céline Dion.Richard, au dire de Drolet, aura « son moment de gloire » vers la fin de la série (en mars).En attendant, place, chaque lundi, aux péripéties vécues par un gars à des lieues de celui qui a jeté en bas de sa chaise le jury du Festival du film de Locarno, en 2005.On rappelle que Patrick Drolet y a reçu un prix d'interprétation pour sa prestation dans La neuvaine de Bernard Émond.Remarquez qu'on est en présence de deux personnages singuliers et secrets.« On m'appelle surtout pour des rôles de désaxés.Dans la série Fortier, je violais des morts.J'aime me dire, après une journée de tournage, que je n'ai pas tout compris de mon personnage.» Patrick Drolet doit probablement de tels rôles à sa bouille.À 32 ans, il a encore l'air d'un enfant qui a grandi trop vite (six pieds et un pouce), qui finit par avoir une barbe lorsqu'il fait preuve de beaucoup de patience et qu'on imagine d'abord, à la télé ou au cinéma, en gars naïf.« Incarner un père de trois enfants, ça ne passerait pas ! lance celui qu'on verra néanmoins, sous peu dans La galère (à Radio-Canada, à compter du 13 février), dans la peau du père homosexuel d'un bambin.Hyper sauvage Oui, un rôle de plus pour celui qui a gradué de l'École nationale de théâtre en 2001! Est-ce l'effet Locarno qui se fait encore sentir ?L'acteur ne le croit pas, même s'il a momentanément été sous les feux de la rampe, en 2005.« Du jour au lendemain, on s'est demandé : Qui est Patrick Drolet ?Lorsqu'une telle chose arrive, on nous qualifie rapidement d'« acteur de sa génération ».On devient la saveur, pire, la flaveur de la semaine, alors que j'espère faire ce métier toute ma vie.Si j'avais voulu pousser les choses après Locarno, il y aurait peut-être eu des débouchés en Europe.Mais je ne l'ai pas fait.Puis, la vague est passée.» Patrick Drolet a apprécié l'anonymat vite retrouvé.« Je suis hyper sauvage.J'ai de la misère avec tout l'aspect jetset du métier.Je fuis les premières de films.Je préfère aller les voir lors de leur dernière semaine à l'affiche.J'aime être chez moi et avoir la paix.Quand un comédien veut une BMW et une maison dans Outremont, j'imagine qu'il a une game à jouer.» L'acteur préfère donc passer du temps devant son nouveau téléviseur ou une feuille vierge.« J'aime écrire (notamment pour le théâtre).C'est plaisant de se livrer de la sorte.Je suis peut-être à la recherche de moi-même.» C'est que Patrick Drolet, qui a d'abord pensé être avocat, a énormément changé depuis sa jeunesse où il dépensait de l'énergie pour 10.Monsieur était hyperactif.« Il n'y avait ni liqueur ni chocolat à la maison.Je ne sais pas comment mes parents ont fait pour m'endurer.Je faisais constamment des expériences.Si j'interrogeais ma mère, le matin, sur les conséquences d'une roche lancée dans une vitre, elle savait que j'allais en briser une dans l'après-midi.Mais c'était d'abord des expériences, de la curiosité.Je n'avais aucun désir d'être bum.» Le faux bum s'est calmé une fois l'adolescence arrivée.Aujourd'hui, quand son coeur fait du 180 battements à la minute, c'est qu'il regarde son idole Jack Bauer à la télévision.TÉLÉVISION / Patrick Drolet Les joies d'être naïf À 32 ans, il a encore l'air d'un enfant qui a grandi trop vite (six pieds et un pouce), qui finit par avoir une barbe lorsqu'il fait preuve de beaucoup de patience et qu'on imagine d'abord, à la télé ou au cinéma, en gars naïf.ASSOCIATED PRESS LAS VEGAS\u2014 Le membre du jury d'American Idol Paula Abdul a dû s'expliquer au sujet d'une entrevue controversée, donnée à une filiale locale de la chaîne Fox à Seattle, dans laquelle elle est apparue tellement brouillon et désorientée qu'on a cru qu'elle était ivre ou sous l'influence de la drogue.La chanteuse a expliqué que le jour de cette entrevue, elle s'était levée à 3 h 45, alors qu'elle s'était couchée peu avant minuit.En plus de ce déficit de sommeil, elle a fait état de nombreux problèmes techniques imputables à « une conférence de presse virtuelle ».Ses réponses à certaines questions venant de telle station locale étaient redirigées par erreur vers une autre station.Le fait qu'elle ne voyait pas ses interlocuteurs, a ajouté à la confusion.« C'est très déstabilisant de ne pas voir la personne à qui l'on parle », assure-telle.« San Francisco ne cessait de réitérer ses questions parce que, techniquement, ils ne m'entendaient pas, alors que dans le même temps, mes réponses aux questions étaient envoyées à Seattle.La fatigue et l'épuisement ont fait le reste, donnant cette impression de confusion totale.» Et de conclure: « Il ne s'agissait ni d'alcool ni de drogue.Absolument pas ! » TÉLÉVISION / American Idol Nouvelle controverse pour Paula Abdul PHOTO MATT SAYLES, AP Paula Abdul telequebec.tv Nanette Workman, Martin Deschamps, Les Grandes Gueules, Ricky Paquette\u2026 telequebec.tv 21h Belle et Bum 3454122A ARTS ET SPECTACLES ALINE APOSTOLSKA COLLABORATION SPÉCIALE Elle pousse la porte du Grazie Mille, son café matinal préféré, et tout est là: son regard bleu, vif et rieur, sa longue chevelure blonde qui bouge au rythme de ses mouvements de tête, ses doigts qui s'envolent au gré de son débit rapide.Louise Lecavalier est aussi captivante dans la vie que sur scène.Elle écoute attentivement, réfléchit et répond avec précision.Elle aime la justesse, la clarté, la netteté qui s'ajoutent à l'intensité et l'intuition qui la caractérisent.C'est ainsi qu'elle observe les chorégraphes, parfois pendant des années, avant de se décider à oser leur demander une pièce.C'est ainsi qu'ensuite elle intègre, « lentement », chaque mouvement de chaque nouvelle pièce.Depuis toujours, elle reste fidèle à son amour immodéré du corps en mouvement: « J'ai de la difficulté à ne pas être dans le dépassement, ditelle.Je me mets toujours au bord du précipice, je ne sais pas m'économiser.» Est-ce épuisant de se donner autant?« Non, moi, j'y gagne.C'est ma façon d'être.» Depuis plus de 25 ans, comme égérie d'Edouard Lock jusqu'en 1999, ou comme interprète d'autres chorégraphes depuis 2004, elle a en effet comblé des publics très différents.Cela lui a valu des prix prestigieux et une reconnaissance internationale.Elle nous revient avec un programme triple minutieusement concocté, présenté en première américaine par Danse Danse.Un programme qu'elle a « testé » lors d'une longue tournée européenne, et un « crochet » par le Japon, pendant l'automne 2006: « Je préfère que la première n'ait pas lieu à Montréal ou à Paris parce que là les attentes sont grandes, la pression trop forte.» La différence de Cobalt rouge, créée en 2005 par Tedd Robinson pour elle et trois danseurs, a en effet produit la surprise voire, le désarroi, chez ceux qui attendaient le retour de la « tornade blonde » avec sa danse de l'extrême et ses tours de bassin vertigineux qui ont fini par user son cartilage: « Je ne pouvais plus danser, je souffrais trop.Depuis mes opérations, je suis peu à peu l'évolution du rétablissement progressif de mon corps, je découvre des possibilités inédites qui me permettent de le pousser graduellement.» Un corps qu'elle connaît quand même très bien et auquel elle a décidé de lancer de nouveaux défis, ceux apportés par les univers de chorégraphes complètement différents de ce qu'elle connaissait: après le choix étonnant de Tedd Robinson et de son univers théâtral et épuré, elle a choisi Crystal Pite et Benoît Lachambre.« Crystal Pite parce que j'étais fascinée par elle, par son énergie à chaque fois que je la croisais et Benoît Lachambre parce que je savais que je devais travailler avec lui, qu'il m'imposerait une nouvelle danse.» Elle a eu raison.Toutes les critiques européennes sont unanimes : ce programme triple est époustouflant de richesses et de subtilités.Sans entracte, le spectacle propose trois univers aux antipodes les uns des autres.Tout d'abord, le solo Lone Epic, que Crystal Pite lui a taillé sur mesure « après m'avoir regardée bouger deux semaines durant ».Sur la musique de Bernard Hermann pour le film Citizen Kane, c'est la pièce « la plus théâtrale et la plus narrative » de toute sa carrière, la seule aussi qui comprenne du texte, « deux phrases clés bien appuyées ».Puis, le duo Lula and the Sailor, tiré de Cobalt rouge, avec Éric Beauchesne, avec lequel elle rêvait de danser.Et enfin, un autre solo, «I» is memory de Benoît Lachambre, issu de l'improvisation, technique de l'instinct et de l'instant à laquelle elle ne s'était jamais vraiment prêtée, et qui a réveillé en elle une qualité de mouvement inconnue « plus axée sur l'abandon relax que sur le travail musculaire que je connaissais bien ».En somme, Louise Lecavalier nous convie cette fois à un voyage exploratoire en trois dimensions.Le spectacle sera également présenté en tournée dans huit autres villes du Québec, du 7 mars au 5 avril.Louise Lecavalier, du 8 au 10février à 20h, au Centre Pierre-Péladeau.DANSE / Louise Lecavalier Le nouveau défi de la « tornade blonde » Pour Louise Lecavalier, 2006 a été « une année magnifique », qui lui a permis d'imposer ses nouveaux choix chorégraphiques sur de nombreuses scènes internationales, notamment en Europe et au Japon.Des jumelles, deux opérations des hanches.Plus soliste et intimiste que du temps de La La La Human Steps, en elle, tout a changé sauf l'essentiel: l'amour du mouvement et du dépassement physique.PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE © Louise Lecavalier, aussi captivante dans la vie que sur scène.3458377A Dites \u201cje le veux\u201d avec grâce.Célébrez l'élégance et la tradition chez Birks et découvrez les nouvelles tendances pour un mariage somptueux.Recevez les conseils judicieux de spécialistes du mariage et de l'éditirice du magazine MARIAGE Québec.Courez la chance de vous mériter une lune de miel aux îles des Bahamas ! Jeudi 15 février, 2007 18 h 30 à 21 h 00 Birks Montréal 1240 Square Phillips Levez votre verre à votre bonheur en compagnie de vos complices et découvrez de charmantes idées-cadeaux Birks emballées dans la légendaire boîte bleue.Billets, $25 chacun, remboursables avec tout achat chez Birks effectué avant le 1er juin 2007.Disponible sur le site www.birks.com et dans le magasin Birks à Montréal, Square Phillips.Les profits de la vente des billets seront remis à l'organisme Rethink Breast Cancer.Au p r o f i t de 3455960A Cette exposition est organisée et mise en circulation par le Musée national des beaux-arts du Québec, société d'État subventionnée par le ministère de la Culture et des Communications du Québec.Elle a aussi reçu le soutien financier du Programme d'aide aux musées du ministère du Patrimoine canadien.3459933A parc des champs-de-bataille, québec 418 643 2150 / 1 866 220 2150 / mnba.qc.ca l'ex Position est or Ganisée et mise en circulation Par art ser Vices international (alexandria, Vir Ginie).Fernando Botero, danseurs, (détail) 2002.Pastel, 142 x 118 cm.collection Particulière.le musée national des Beaux-arts du Qué Bec est suBVentionné Par le ministère de la culture et des communications du Qué Bec.présente Forfait «escapade au musée» à partir de 166$ / 1 877 838 6972 lOe Wslec Onc Orde.c Om / consultez aussi notre site au mnba.qc.ca 3452174A Jusqu'au 22 avril 2007, le Musée national des beaux-arts du Québec présente l'exposition « L'univers baroque de Fernando Botero ».RÉSERVEZ TÔT, ESPACE LIMITÉ ! 1 888 884-7777 www.deltaquebec.com 690, boulevard René-Lévesque Est, Québec C'EST GROS, C'EST BOTERO! Fernando Botero, Danseuse à la barre, 2001.Huile sur toile, 164,0 x 115,5 cm.Collection particulière.3459789A ARTS ET SPECTACLES JOCELYNE LEPAGE CRITIQUE Il est rare qu'un musée d'État se donne la permission de présenter les oeuvres d'un artiste contemporain populaire.Alors profitonsen, on ne sait jamais, un Botero en cache peut-être un autre derrière l'énorme ballerine que l'on voit partout dans les vitrines de marchands de reproductions, aussi bien à Montréal qu'à New York ou Paris.Mercredi dernier, les autobus scolaires déversaient leurs flots d'enfants et d'ados au Musée national des beaux-arts de Québec.Tous, ou presque, cessaient brusquement de courir en voyant la volumineuse sculpture en bronze qui accueille les visiteurs.C'est une grosse femme nue aux seins minuscules chevauchant un taureau.Les enfants ont un petit rire grivois devant L'enlèvement d'Europe.Ils n'ont pas encore vu le reste de la centaine d'oeuvres exposées à l'étage : des peintures, sculptures et dessins de Fernando Botero, dont tous les détails, pas seulement les femmes nues, mais aussi les chevaux, guitares et autres bananes, font dans les grosses rondeurs.Cet artiste, qui se considère lui-même l'un des mieux cotés au monde, a trouvé la recette miracle pour que ses oeuvres ne passent pas inaperçues et plaisent à tous.Aux enchères de Sotheby's, à New York, l'an dernier, une de ses toiles a trouvé preneur pour 1,69 million de dollars US.Et un dessin de lui s'est vendu 90 000 euros à Paris.Oui, il y a un autre Botero que celui des grosses femmes nues à cheval ou dans leur salle de bains.Mais il ne prend pas autant de place que ce à quoi on s'attendait.Les quatre tableaux dénonçant les tortures et les humiliations subies par les prisonniers irakiens aux mains de soldats américains dans la prison d'Abou Ghraib ne font pas partie de l'exposition, contrairement à ce qui était annoncé.Dommage, ils auraient donné un autre éclairage à l'ensemble des oeuvres exposées.L'exposition est dominée par les portraits.D'un côté, les portraits de présidents, de nonces, de curés, de cardinaux, de mères éplorées.Et même du Christ en croix ou de Marie avec un enfant d'aujourd'hui sur ses genoux.Ça fait bizarre de se retrouver devant un Jésus-Christ tout gras.Il y a un aspect carnavalesque dans cet ensemble de figures évoquant la société sud-américaine, même si les visages sont le plus souvent sans expression.Dans un autre ensemble de portraits, Botero rend hommage aux artistes qui l'ont inspiré : Picasso d'abord, mais aussi Giacometti, Ingres, Courbet.Il se permet même, le bougre, de reproduire, à sa manière bien sûr, des tableaux aussi célèbres que celui de l'infante Margarita, de Vélasquez.Ce n'est plus une robe que porte l'infante vue par Botero, c'est quasiment un parachute.Il reprend aussi les Tournesols de Van Gogh.Cet ensemble fait sourire.Mais presque toutes les oeuvres de Botero exposées au musée font référence à l'histoire de l'art.Les tableaux les plus touchants de Botero restent ceux qui expriment la vie dans le pays où il est né, la Colombie.Un groupe de musiciens, une rue pleine de gens, des danseurs au bal, des mères en pleurs, un enfant mort dans leurs bras, de pauvres itinérants, un tremblement de terre, aussi le massacre de gens dans leur appartement\u2026 Il y a là une sensibilité que l'on retrouve aussi dans les dessins de l'artiste.Quant aux sculptures reprenant les thèmes favoris de Botero, le moins que l'on puisse dire, c'est que le bronze donne aux rondeurs des personnages un poli tel qu'il faut se retenir à deux mains pour ne pas y toucher.L'exposition est organisée par Art Services International, un organisme à but non lucratif qui fait la promotion des arts.Elle fera le tour de huit villes américaines après Québec.Le catalogue de l'exposition (59,95 $) est en anglais seulement, Québec étant la seule ville francophone à accueillir cette exposition.L'univers baroque de Fernando Botero se poursuit au Musée national des beaux-arts de Québec jusqu'au 22 avril.Entrée : 12 $ ARTS VISUELS / L'univers baroque de Fernando Botero Carnaval, mardi gras, Botero Ce lundi matin, invitée spéciale 3458044A "]
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