La presse, 22 février 2007, Cahier A
[" SURLALIGNEDEDÉPART 35% 18% ÉLECTIONS 2007 22 PAGES À LIRE SONDAGECROP-LAPRESSE PLQ PQ ADQ JEAN CHAREST «Si André Boisclair choisit d'aller sur des questions d'intégrité, il va se faire répondre.» ANDRÉ BOISCLAIR «La vérité a ses droits.M.Charest ne pourra pas dire n'importe quoi en campagne électorale.» MARIODUMONT «En manquant à ses promesses, Jean Charest a manqué à sa parole.» LEQUÉBEC AUX URNES LE 26MARS Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE Vivement le 27 mars ! Venez voir mon blogue ! cyberpresse.ca/laporte L-V 6 21924 98765 1 QUEL EST L'ENJEU LE PLUS IMPORTANT ?QUELLE EST LAQUALITÉ LA PLUS IMPORTANTE CHEZ UN PREMIER MINISTRE ?AVECQUELCHEF PRÉFÉRERIEZ-VOUS PASSER UNE SOIRÉE ?LES RÉPONSES EN PAGES A2 À A4 Les élections sont enfin déclenchées.La vraie campagne peut commencer.Les hostilités aussi.Et ça jouera dur.Notre sondage révèle que rien n'est joué entre le Parti libéral et le Parti québécois.Ajoutez l'Action démocratique du Québec, qui semble avoir le vent dans les voiles, et vous avez tous les ingrédients d'une campagne aussi imprévisible que virulente.LES ÉLECTIONS DE A À Z UN TEXTE D'YVES BOISVERT LES CIRCONSCRIPTIONS CHAUDES UNE ANALYSE DE VINCENTMARISSAL PAGE 6 PAGES 2 ET 3 PHOTO CHRISTINE MUSCHI, PC PHOTO RYAN REMIORZ, PC PHOTO RYAN REMIORZ, PC NOTRESONDAGE LEGUIDE DEL'ÉLECTEUR Notre cahier spécial Élections 2007 3451369A Montréal jeudi 22 février 2007 Le plus grand quotidien français d'Amérique 123e année No 122 74 pages, 6 cahiers 70¢ taxes en sus - Édition provinciale 80¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées ÉLECTIONS 2007 LE QUÉBEC AUX URNES DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 Au coup de départ de la campagne électorale, rien n'est joué entre libéraux et péquistes, même si deux Québécois sur trois pensent déjà que Jean Charest va l'emporter.Tandis que le Parti libéral et le Parti québécois semblent marquer le pas, l'Action démocratique de Mario Dumont paraît avoir, clairement, le vent dans les voiles.C'est ce qui ressort de l'enquête menée par la maison CROP pour La Presse du 15 au 20 février derniers.Le coup de sonde mené auprès de 1001 personnes est précis à 3 points de pourcentage près.Si des élections avaient eu lieu cette semaine, les libéraux auraient obtenu 35 % des suffrages contre 32 % aux péquistes et 18 % aux adéquistes, estime CROP après avoir réparti les 14 % d'indécis selon leur réponse à la question référendaire.Pour Jean Charest et André Boisclair, il n'y a pas là de message clair.Les deux principaux partis perdent chacun deux points de pourcentage et restent, comme à la fin janvier, à trois points d'écart.Avec un tel écart, à la marge d'erreur, les deux partis sont virtuellement à égalité, estime M.Gauthier.Pour Mario Dumont, en revanche, il s'agit d'une excellente nouvelle, « une remontée significative », évalue le spécialiste de CROP.L'ADQ a pris quatre points de pourcentage depuis janvier, passant de 14 à 18 %, soit le résultat obtenu aux élections de 2003.Mario Dumont n'avait pas retrouvé ce niveau d'appui depuis l'automne 2005.Les verts et Québec solidaire font du surplace avec respectivement 9 et 5 % des intentions de vote.Chez les francophones, la remontée de l'ADQ est plus manifeste encore.Ils passent de 16 à 22 %, tandis que libéraux et péquistes perdent un point chacun avec, respectivement, 27 et 39 %.Avec de tels résultats, si des élections avaient eu l ieu la semaine dernière, « le Parti québécois l'aurait encore emporté », estime Claude Gauthier.Mais le spécialiste est beaucoup plus prudent quant à l'issue du scrutin dans 33 jours.« D'autres indices s'accumulent » montrant que le PLQ a des chances de finir premier le soir du 26 mars.Car près de deux Québécois sur trois estiment que Jean Charest sera réélu premier ministre.Pas moins de 61 % des gens prédisent une victoire des libéraux contre 22 % qui s'attendent à un gouvernement péquiste.Fait significatif, 49 % des électeurs péquistes pensent que Jean Charest va gagner, 40 % des péquistes seulement se voient portés au pouvoir.À l'ADQ, 56 % des partisans entrevoient une victoire libérale.Satisfaction à l'égard du gouvernement D'autres constats sont plus inquiétants pour Jean Charest.La satisfaction à l'endroit du gouvernement piétine à 42 % , un point de moins qu'il y a un mois.Les insatisfaits augmentent d'autant, à 53 %, et on compte encore quatre fois plus de gens « très insatisfaits » que de « très satisfaits ».Par région, CROP a choisi de présenter différemment ses résultats.On ne voit guère de changements dans la grande région de Montréal, les libéraux ont 39 %, un point de moins qu'il y a un mois, et le PQ obtient 30 %, perdant lui aussi un point sur son score de janvier.L'ADQ est à 14 %, deux points de plus qu'il y a un mois.Mais cette fois, on a choisi de scinder cet échantillon pour réaliser que le parti de Mario Dumont est bien plus présent qu'on ne le croyait dans les couronnes nord et sud de la métropole.L'ADQ ne récolte que 8 % dans l'île, mais obtient 23%des intentions de vote dans les couronnes.Le PQ a 28% dans l'île, mais il passe à 33% un fois qu'on traverse les ponts.Et les libéraux, qui règnent avec 45%sur l'île de Montréal, glissent subitement à 30% dans les couronnes.Dans la région de Québec, où l'échantillon réduit de 200 répondants incite à la prudence dans l'analyse des résultats, l'ADQ est passée de 20 à 30 %, tandis que le PQ reculait de 39 à 33 %.Les libéraux eux grimpent de cinq points de pourcentage, à 28 %.Ailleurs en région, l'ADQ grimpe de six points de pourcentage à 21 %.Les troupes de Jean Charest font quatre points de moins à 29 % et le PQ en perd trois à 37 %.Avec 32 % des intentions de vote, le PQ est loin derrière l'option souverainiste dans le coeur des Québécois.Ainsi, 48 % des gens auraient répondu oui à la question référendaire de 1995, proposant la souveraineté-partenariat, à la fin janvier.Rien n'est joué entre libéraux et péquistes L'ADQ A LE VENT EN POUPE MÉTHODOLOGIE : Les résultats du sondage reposent sur 1 001 entrevues téléphoniques effectuées du 15 au 20 février 2007 dans le cadre du sondage omnibus CROP-express.D'un point de vue statistique, un échantillon de cette taille est précis à 3 points près, 19 fois sur 20.Rappelons que la marge d'erreur augmente lorsque les résultats portent sur des sous-groupes de l'échantillon.SONDAGE CROP \u2014 LA PRESSE André Boisclair Jean Charest Mario Dumont Aucun NSP INTENTIONS DE VOTE AU QUÉBEC (Après répartition CROP) LEQUEL DESCINQLEADERS POLITIQUES SUIVANTS ESTIMEZ-VOUS LE PLUS APTEÀ DIRIGER LE PROCHAIN GOUVERNEMENT DU QUÉBEC ?22% 31% 24% Scott Mc Kay 2% Françoise David 4% 8% 9% PLQ PQ ADQ QS PVQ 35% 32% 18% 5% 9% AUTRES 1% 15-20 février INTENTIONS DE VOTE SELONLALANGUE D'USAGE ET LARÉGION PLQ PQ ADQ QS PVQ Autres Francophones 27% 39% 22% 5% 8% 1% Non-francophones 67% 8% 3% 3% 18% 1% Montréal métro 39% 30% 14% 5% 11% 1% Île de Montréal 45% 28% 8% 6% 13% 1% Couronnes nordet sud 30% 33% 23% 4% 10% \u2014 Québec métro 28% 33% 30% 4% 4% \u2014 Ailleurs en région 29% 37% 21% 4% 8% 1% Chez les francophones, la remontée de l'ADQ est plus manifeste encore.Ils passent de 16 à 22 %, tandis que libéraux et péquistes perdent un point chacun avec, respectivement, 27 et 39 %.PHOTO RYAN REMIORZ, PC Selon CROP, l'ADQ de Mario Dumont a pris quatre points de pourcentage depuis janvier, passant de 14 à 18 %, soit le résultat obtenu aux élections de 2003.Les adéquistes n'avaient pas retrouvé ce niveau d'appui depuis l'automne 2005. ÉLECTIONS 2007 LE QUÉBEC AUX URNES DENIS LESSARD André Boisclair avait promis une « équipe de rêve » de candidats péquistes.Les Québécois sont d'un autre avis.Les libéraux de Jean Charest forment l'équipe la plus apte à remporter les élections, selon CROP.Dans son enquête menée du 15 au 20 février, CROP a demandé « quel parti a recruté l'équipe de candidats la plus apte à le mener vers la victoire ».Ainsi, 40% des gens voient dans l'équipe libérale un meilleur gage de succès.En revanche, 23% des gens optent pour « l'équipe de rêve » d'André Boisclair.Presque seul avec l'ancien chef du Conseil du patronat, Gilles Taillon, Mario Dumont a les meilleures recrues dans l'esprit de 5% des gens seulement.Une personne sur quatre (24 %) avoue ne pas avoir d'opinion à ce sujet.Québec-Ottawa Autre mauvaise nouvelle pour André Boisclair : il n'est pas vu comme le champion de la défense des intérêts du Québec auprès d'Ottawa, l'apanage habituel des leaders péquistes.Ainsi, quand on leur demande quel chef « est le plus apte à défendre les intérêts du Québec auprès d'Ottawa », Jean Charest obtient la faveur de 37 % des répondants, contre 23 % pour André Boisclair, talonné par Mario Dumont à 20 %.Pour Claude Gauthier, de CROP, il faut y voir l'impact de la complicité Charest-Harper, qui s'est encore manifestée il y a quelques jours lors de l'annonce de 350 millions de dollars du fédéral pour le Plan vert de Québec.Les électeurs comprennent aussi que les deux premiers ministres se sont entendus sur le contenu du prochain budget fédéral, qui devrait répondre aux attentes du Québec.André Boisclair passe troisième quand on demande aux gens lequel des chefs est « le plus apte à diriger le prochain gouvernement du Québec ».À cette question, 31 % des répondants optent pour Jean Charest, suivi de Mario Dumont à 24 %.André Boisclair obtient, quant à lui, 22 %.SELON CROP L'équipe Charest fait bonne impression DENIS LESSARD QUÉBEC\u2014 La santé encore et toujours.Le thème central des libéraux en campagne électorale semble être toujours la principale préoccupation des Québécois.Selon le plus récent sondage réalisé par CROP pour La Presse, 44% des gens estiment que la santé sera « l'enjeu le plus important au cours de la prochaine campagne ».L'environnement est vu comme central par 19% des répondants, détrônant les enjeux de l'emploi et du déséquilibre fiscal, des questions qui préoccupent plus les gens en période d'austérité économique.André Boisclair, qui a choisi d'être le candidat de l'éducation pour les élections comme il l'avait fait pour sa course à la direction du PQ, semble plus loin de la cible, avec 7 % d'appui.Curieusement, les accommodements raisonnables, qui ont mobilisé les échanges entre les chef il y a deux semaines, ne sont importants que pour 5% des électeurs.Quand on les aborde plus précisément à ce sujet, 53% des adéquistes souhaitent qu'on « accorde moins » d'accommodements raisonnables.Les péquistes aussi, à 47 %, souhaitent voir moins de ces compromis.Dans l'ensemble de la population, 39% des gens veulent le statu quo et 38% des gens veulent voir ces pratiques régresser.Par ailleurs, 57% des Québécois sont favorables à la décision du gouvernement de confier à une commission d'enquête, dirigée par Gérard Bouchard et Charles Taylor, cette épineuse question.Encore la santé MÉTHODOLOGIE : Les résultats du sondage reposent sur 1 001 entrevues téléphoniques effectuées du 15 au 20février 2007 dans le cadre du sondage omnibus CROP-express.D'un point de vue statistique, un échantillon de cette taille est précis à 3 points près, 19 fois sur 20.Rappelons que lamarge d'erreur augmente lorsque les résultats portent sur des sous-groupes de l'échantillon.SONDAGE CROP \u2014 LA PRESSE Mario Dumont (ADQ) 20% Scott Mc Kay (PVQ) 2% Aucun 5% NSP/Refus 9% QUEL CHEF EST LE PLUSAPTEÀ DÉFENDRE LES INTÉRÊTS DU QUÉBEC AUPRÈS D'OTTAWA?SELONVOUS, QUEL SERA L'ENJEULE PLUS IMPORTANTAUCOURS DE LA PROCHAINE CAMPAGNE ÉLECTORALE ?André Boisclair (PQ) 23% Jean Charest (PLQ) 37% Françoise David (QS) 4% L'environnement Le déséquilibre fiscal La santé L'éducation L'emploi Les accommodements raisonnables La défense des intérêts du Québec Plusieurs ou toutes ces réponses Aucun NSP/Refus 19% 6% 44% 7% 7% 5% 4% 2% 1% 2% PHOTO CHRISTINNE MUSCHI, REUTERS Seulement 23 % des répondants considèrent que l'équipe d'André Boisclair est la plus apte à gagner les élections.PHOTO JACQUES BOISSINOT, PRESSE CANADIENNE Jean Charest est considéré comme le chef le plus apte à défendre les intérêts du Québec auprès d'Ottawa.Il obtient la faveur de 37 % des répondants, contre 23 % pour André Boisclair, talonné par Mario Dumont à 20 %.SOMMAIRE Amusez-vous ! ARTS 9 Astrologie du jour ARTS 10 Bourses AFFAIRES 8 et 9 Décès ACTUEL 7 et 8 Forum A 23 à 25 Horaire télévision ARTS 4 Loteries A 15 Monde A 26 à 29 Petites annonces ACTUEL5 ET AFFAIRES 4 Sudoku AFFAIRES 4 Météo Nuages avec faible neige, maximum -8, minimum -11.sports 8 VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?nouvelles@lapresse.ca UN COMMENTAIRE SUR NOTRE JOURNAL?commentaires@lapresse.ca ÉLECTIONS 2007 LE QUÉBEC AUX URNES KATIA GAGNON Peut-être ne voterez-vous pas pour Mario Dumont le 26 mars prochain.Mais pour donner le bain aux enfants ou passer une soirée sur une piste de danse, c'est lui que vous élisez.Question d'alléger un peu l'atmosphère, nous avons demandé aux 1001 personnes jointes pour notre sondage de répondre à trois questions hors normes.Avec quel chef préféreriez-vous passer une soirée ?À quel chef seriez-vous le plus porté à confier la garde de vos enfants pour une soirée ?À quel chef prêteriez-vous de l'argent sans hésitation ?Le chef de l'Action démocratique, Mario Dumont, est le grand gagnant dans les trois cas.Commençons par la piste de danse.Quelque 28 % des répondants choisissent M.Dumont pour leur soirée endiablée, contre 23 % pour Jean Charest, 16 % pour André Boisclair, 9 % pour Françoise David et 2 % pour Scott Mc Kay.Le choix de nos répondants stupéfie Christopher Hall, à qui, en sa qualité d'humoriste chevronné, nous avons demandé de commenter ces résultats.« Une soirée avec Mario Dumont ?Assis dans la berceuse dans sa cuisine en train de jouer aux cartes ?Et on se couche à 9 h après les Belles histoires des pays d'en haut ?Non merci.» Le politologue Guy Laforêt, ancien président de l'ADQ, a passé maintes soirées avec Mario Dumont .Son verdict ?« Ça dépend », dit-il en riant.« Il peut avoir l'air assez straight.Mais quand il prend un verre au Cosmos (un bar de la Grande Allée à Québec), il a un bon sens de l'humour.» La question est drôle, mais la réponse pourrait être plus révélatrice qu'il n'y paraît, surtout pour André Boisclair, estime de son côté le politologue Jean-Herman Guay.« C'est ce que les gens sentent de lui.Qu'il est distant, hautain, difficile d'approche.» Mais revenons à notre sondage.Si d'aventure ils allaient plutôt au restaurant en amoureux, nos répondants auraient également choisi M.Dumont comme gardienne pour tenir le fort à la maison.Pas de surprise, le chef adéquiste a trois jeunes enfants.Ainsi, 33 % des répondants lui confient donc leurs petits contre, loin derrière, 19 % pour Jean Charest, pourtant lui aussi papa de trois enfants, 13 % pour Françoise David, 8 % pour André Boisclair et un petit 1 % pour Scott Mc Kay.Enfin, sujet délicat par excellence, l'argent .Signe de la méfiance ambiante envers les politiciens, 38 % de nos répondants ne prêteraient leur argent à aucun chef de parti.Mais, parmi les répondants qui acceptent de risquer leur mise sur un poulain, 22 % choisissent\u2026 encore Mario Dumont.Jean Charest suit à 15 %, André Boisclair à 10 %, Françoise David à 7 % et Scot t Mc Kay à 3 %.« C'est quand même paradoxal que les gens ne soient pas prêts à confier de l'argent à un politicien alors que c'est eux qu'ils vont élire pour gérer toutes leurs taxes et leurs impôts », rigole Jean-Herman Guay.Plus de la moitié de nos 1001 répondants estiment d'ailleurs que l'honnêteté et l'intégrité sont les qualités les plus importantes pour un politicien.Le leadership vient en deuxième, choisi par 23 % des répondants.Et que pourrait vouloir dire ce petit sondage sans prétent ion ?Guy Laforêt se r isque dans une analyse sociologique.Face à « l'esprit postmoderne un peu nihiliste » incarné par André Boisclair, « Mario Dumont, lui, est un traditionaliste ».« Sur les trois questions, la réaction à André Boisclair a été la même.Les gens se sont demandé : est-ce qu'il me ressemble ?Est-ce que je me sens en confiance ?On constate que M.Boisclair a comme un déficit de sympathie », conclut Jean-Herman Guay.Et qui pour garder vos enfants ?MÉTHODOLOGIE : Les résultats du sondage reposent sur 1 001 entrevues téléphoniques effectuées du 15 au 20 février 2007 dans le cadre du sondage omnibus CROP-express.D'un point de vue statistique, un échantillon de cette taille est précis à 3 points près, 19 fois sur 20.Rappelons que la marge d'erreur augmente lorsque les résultats portent sur des sous-groupes de l'échantillon.SONDAGE CROP \u2014 LA PRESSE AVECQUELCHEF PRÉFÉRERIEZ-VOUS PASSERUNESOIRÉE?André Boisclair (PQ) 16% Jean Charest (PLQ) 23% Françoise David (QS) 9% Mario Dumont (ADQ) 28% Scott Mc Kay (PVQ) 2% Aucun 19% NSP/Refus 3% À QUELCHEF SERIEZ-VOUS LE PLUS PORTÉÀCONFIER LA GARDEDEVOS ENFANTS POURUNE SOIRÉE?À QUELCHEF PRÊTERIEZ-VOUS DE L'ARGENT SANS HÉSITATION?QUELLE EST, SELONVOUS, LA QUALITÉ LAPLUS IMPORTANTE QUEVOUS RECHERCHEZ CHEZ UN PREMIERMINISTRE ?La maturité 5% L'originalité des idées 4% Le leadership 23% L'honnêteté/intégrité 56% La compassion 2% La fermeté 7% Aucun 2% NSP/Refus 1% André Boisclair (PQ) 8% Jean Charest (PLQ) 19% Françoise David (PQS) 13% Mario Dumont (ADQ) 33% Scott Mc Kay (PVQ) 1% Aucun 18% NSP/Refus 8% André Boisclair (PQ) 10% Jean Charest (PLQ) 15% Françoise David (QS) 7% Mario Dumont (ADQ) 22% Scott Mc Kay (PVQ) 3% Aucun 38% NSP/Refus 6% PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE © Françoise David surclasse André Boisclair dans au moins un domaine selon notre sondage CROP.plus de Québécois lui confieraient la garde de leurs enfants.« Sur les trois questions, la réaction à André Boisclair a été la même.Les gens se sont demandé : est-ce qu'il me ressemble ?On constate que M.Boisclair a comme un déficit de sympathie.» 2007 BMWX3 3.0si shown with optional equipment.©2007 BMW Canada inc.« BMW », le logo BMW, tous les noms de modèles BMW et toute autre famille de marques, d'images et de symboles relatifs à BMW sont la propriété exclusive et/ou des marques déposées de BMW AG utilisées sous licence.Routes étroites.Grands espaces.Vous choisissez l'endroit.Avec le dynamisme légendaire de BMW, une maniabilité surprenante et un rayon de 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donné.Les couteaux voleront bas au cours des 33 prochains jours.« Si André Boisclair choisit de soulever les questions d'intégrité, il va se faire répondre.Il devra vivre avec les conséquences de son choix », a tonné Jean Charest en conférence de presse hier.Il venait tout juste de rencontrer le lieutenant-gouverneur Lise Thibault pour confirmer la dissolution de l'Assemblée nationale.Le premier ministre reproche à André Boisclair de l'avoir traité de menteur sur toutes les tribunes au cours des derniers jours.« Quand on commence une campagne électorale, qu'on prétend qu'on peut gouverner le Québec, et que c'est le seul mot qu'on a à la bouche, moi, je tire un constat.C'est un manque de jugement et un manque de contenu », a-t-il lancé, entouré de son Conseil des ministres.Jean Charest promet qu'il ne se laissera pas marcher sur les pieds sans riposter, qu'il ira jusqu'à revenir sur la consommation passée de cocaïne d'André Boisclair si les péquistes continuent de le traiter ainsi.Déjà mardi, en Chambre, le ministre Jacques Dupuis a fait allusion au passé d'André Boisclair.« Le mot-clé, c'est répliquer.On est en campagne électorale.Il faut absolument qu'on se défende.Si on est attaqué, on n'a pas le choix », a-t-il expliqué.Et pourtant, même s'il envisage de recourir à des attaques personnelles contre André Boisclair, Jean Charest dit vouloir mener une campagne « respectueuse des personnes et digne des fonctions que nous sollicitons ».Boisclair n'en démord pas André Boisclair balaie d'un revers de main les avertissements du chef libéral à son endroit.Entouré de quelques-uns des candidats du PQ, il est revenu hier sur le « premier mensonge de la campagne électorale de Jean Charest ».Selon lui, son rival ment lorsqu'il affirme que pour chaque dollar supplémentaire versé par les étudiants avec le dégel des droits de scolarité, un gouvernement libéral en remettrait 10.Selon le PQ, le réinvestissement dans les universités promis par les libéraux n'est pas de un milliard de dollars d'ici 2012.En excluant l'augmentation automatique des coûts de système, c'est plutôt 200 millions de dollars, estime André Boisclair.« La vérité a ses droits.M.Charest ne pourra pas dire n'importe quoi en campagne électorale », a-t-il affirmé.André Boisclair ne craint pas la perspective que son passé de consommateur de cocaïne soit étalé une fois de plus sur la place publique par les libéraux.« Devant tous les stratagèmes qui pourront être utilisés par nos adversaires, la population jugera », a-t-il dit.Pour sa part, le chef de l'ADQ, Mario Dumont, dit ne pas avoir l'intention de participer à une guerre d'insultes.« Le vocabulaire qu'utilise André Boisclair, ce n'est pas celui que j'utilise, mais il va falloir que les Québécois se demandent s'ils peuvent faire se fier à la parole de Jean Charest.» En conférence de presse, Jean Charest est revenu sur le thème fétiche de sa campagne : l'unité.« Le PQ, c'est le retour en arrière, le retour à la division avec un référendum le plus vite possible », a-t-il souligné.Jean Charest a concentré ses attaques sur le PQ.Il s'est contenté d'accuser l'ADQ de « simplisme » et « d'irresponsabilité ».Promesses non tenues Interrogé sur ses promesses non tenues de baisser les impôts de cinq milliards et d'éliminer l'attente en santé, Jean Charest a reconnu que le « score n'est pas parfait » mais il a vanté plusieurs actions de son gouvernement.« Cela dit, l'alternative, c'est quoi ?C'est un référendum.On va mettre les freins, briser l'élan, arrêter les efforts en santé pour se diviser à nouveau ?» a-t-il demandé.André Boisclair a tourné en dérision les attaques de son adversaire.« Après avoir passé quatre ans à nous diviser, à nous dresser les uns contre les autres, le Parti libéral, comme un pompier pyromane, veut maintenant nous unir », a-t-il ironisé.Le chef péquiste est revenu longuement sur les engagements violés des libéraux, dont les frais de garde qui devaient être maintenus à 5 $.Mais André Boisclair est resté muet sur ses propres engagements, se contentant de dire que le PQ souhaite « un Québec plus instruit, plus riche, plus vert, plus juste ».Il a toutefois précisé que ses troupes « ne promettront pas la lune ».La plateforme électorale du PQ sera dévoilée et adoptée samedi seulement à l'occasion d'un conseil national.Mario Dumont a décoché à peu près le même nombre de flèches à chacun de ses deux adversaires.« En manquant à ses promesses, Jean Charest a manqué à sa parole.En n'ayant pas de programme aujourd'hui, André Boisclair a manqué à ses devoirs.Dans les deux cas, c'est un manque de leadership », a-t-il affirmé.Mario Dumont a pris l'engagement que le rapport Bouchard-Taylor sur les accommodements raisonnables - un thème qui lui est cher - ne finirait pas sur une tablette s'il est élu.Oeil pour oeil, dent pour dent Charest menace d'évoquer le passé de Boisclair si le PQ persiste à mettre en cause son intégrité MALORIE BEAUCHEMIN LÉVIS \u2014 À peine la campagne lancée, Mario Dumont annonçait déjà, hier, un premier véritable engagement électoral sur ce qui pourrait devenir son cheval de bataille : les accommodements raisonnables.« Pour se débarrasser d'une patate chaude, le gouvernement Charest a créé une commission spéciale d'enquête.Deux jours plus tôt, il disait qu'il voulait clore le débat, a souligné le chef adéquiste.À l'ADQ, on souhaite prendre des positions responsables.On s'engage à ce que ce rapport ne soit pas « tabletté », et que dès le lendemain des élections, des directives claires en matière d'accommodements raisonnables soient envoyées aux dirigeants de services publics du Québec.» M.Dumont a affirmé ne pas avoir été impressionné par la manière dont le premier ministre Jean Charest a créé cette commission d'étude, mais il a approuvé le choix des coprésidents, MM.Gérard Bouchard et Charles Taylor.« Je suis certain qu'ils auront dans ce débat des contributions hors du commun », a-t-il souligné avant de sauter dans son autobus de campagne.Puis, en moins de quelques heures, le chef adéquiste a visité deux circonscriptions, Jean-Talon et Lévis, toutes deux acquises au Parti libéral.« Nous faisons campagne pour faire des gains, pas des pertes », a-t-il souligné lorsque interrogé sur son choix de ne pas aller d'abord dans sa propre circonscription (Rivièredu- Loup), comme les autres chefs.Et ce, même si les libéraux présentent un candidat de taille pour affronter le chef adéquiste : le maire de la municipalité, Jean D'Amours.« La stratégie libérale dans Rivière-du-Loup est cousue de fil blanc pour nous faire changer notre plan de campagne, a dit M.Dumont.Mais ça n'arrivera pas.» Dans Jean-Talon, où le ministre de la Santé Philippe Couillard vient d'être parachuté, le chef de l'ADQ a fait un peu de porteà- porte avec son candidat, le professeur de cégep Luc de la Sablonnière.Dans les commerces du chemin Sainte-Foy, ils ont tenté de convaincre les rares résidants rencontrés.Dans Lévis, la circonscription de la ministre de la Famille Carole Théberge, Mario Dumont inaugurait le bureau électoral de son candidat Christian Lévesque.Il a rappelé son engagement, annoncé plus tôt cette semaine, de donner une subvention aux familles qui ne bénéficient pas du programme de garderies subventionnées.Il en a aussi profité pour critiquer l'immobilisme du gouvernement Charest et le manque de préparation du chef péquiste André Boisclair, qui n'a pas encore présenté de plateforme électorale.« Ce qu'on comprend, c'est qu'au PQ, l'orchestre va jouer sans partition pour les prochains jours, a dit le chef adéquiste.En plus, ils ont tellement de programmes différents au PQ que M.Boisclair va devoir faire un marchandage, un collage avec des morceaux de programmes pour garder ses membres de bonne humeur.» Les accommodements raisonnables au coeur de la campagne adéquiste Il a suffi de quelques heures après le déclenchement des élections, hier, pour que les couteaux se mettent à voler bas.Pas seulement sur les politiques des partis, mais aussi sur la vie privée des chefs.Déjà des accusations dans cette campagne lancée sur les chapeaux de roues à coup de rassemblents et de discours.Jean Charest promet qu'il ne se laissera pas marcher sur les pieds sans riposter.PHOTO JACQUES BOISSINOT, PC Le chef libéral Jean Charest au volant de l'autocar du PLQ, hier, au côté de sa conjointe Michèle Dionne et de la présidente de la campagne libérale, Line Beauchamp. ÉLECTIONS 2007 LE QUÉBEC AUX URNES TOMMY CHOUINARD À défaut d'avoir une plate-forme électorale en main pour présenter ses idées, le chefdu Partiquébécois, André Boisclair, s'en est pris au bilan du gouvernement Charest et a déploré les promesses que les libéraux ont violées au cours de leur mandat.Il en vient à dire qu'il faut « reconstruire la confiance des Québécois à l'égard des politiciens », s'inspirant du slogan de sa campagne, « Reconstruisons notre Québec ».Hier, devant quelque 500 militants réunis en soirée à Pointe-aux-Trembles pour l'assemblée d'investiture de leur chef, André Boisclair a lancé une offensive contre Jean Charest en rappelant une de ses déclarations passées.Le pacte de 2003 En entrevue à La Presse le 8 mars 2003, avant le déclenchement des élections, le chef libéral proposait un « pacte » aux Québécois.Il s'engageait à éliminer l'attente qui dépasse les délais médicalement acceptables et demandait aux Québécois de « juger » son gouvernement sur l'atteinte des résultats promis.« Je dis aux Québécois : faitesmoi confiance, je vais remettre sur pied le système de santé.Et si je n'y arrive pas, vous saurez quoi faire », disait-il.« Les 30 000 patients qui attendent sur les listes d'attente, ceux qui n'ont pas de médecin de famille, ils savent quoi faire.Ils vont dire : dehors, le Parti libéral ! » a lancé André Boisclair.Le leader péquiste trouve paradoxal que Jean Charest fasse campagne sur le thème de l'unité alors qu'il a gouverné en semant « la division ».« Jean Charest est comme un pompier pyromane », a-t-il ironisé, soulevant l'hilarité parmi les militants.Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a participé à l'Assemblée d'investiture de M.Boisclair.« Le 26 mars, il faut se donner un vrai gouvernement, un vrai premier ministre qui se tient debout face à Ottawa », a-t-il affirmé aux militants.Il a condamné « l'alliance » entre Jean Charest et son homologue fédéral, le conservateur Stephen Harper.« I ls veulent mener les Québécois à droite, très à droite », a-t-il dit.Le Dr Réjean Thomas a également prononcé un discours pour vanter les mérites de son ami de longue date.La soirée était animée par la comédienne Lucie Laurier.Une plate-forme électorale ce week-end André Boisclair passera les premiers jours de sa campagne sans plate-forme électorale.Ce n'est que ce week-end qu'elle sera dévoilée et adoptée par les militants.Le PQ a modifié son logo pour cette campagne.La flèche du Q est maintenant verte, et non plus rouge.Le PQ veut jouer la carte de l'environnement.Jusqu'à maintenant, le PQ n'a complété que les deux tiers de ses investitures.Samedi, 122 des 125 candidats devraient être désignés.Dans les circonscriptions de Mégantic-Compton, Groulx et Montmorency, les candidats seront connus la semaine prochaine seulement.La haute direction du PQ a échoué à deux reprises à faire passer ses favoris dans la région de Québec (Jean-François Bertrand dans Vanier e t F ra nç o i s e Mer c u re dans Montmorency).Des conflits avec les militants locaux, qui refusent de se faire imposer des candidats, sont responsables de ces échecs.« Mme Mercure, j'aurais tellement souhaité qu'elle soit sur nos rangs.Mais je me range à la décision des militants.Dans ce cas, il y a eu des divergences de vues », a dit André Boisclair lors d'un point de presse en après-midi.Le chef péquiste a souligné que c'est « l'obligation de l'exécutif national d'aller chercher la meilleure équipe.Mais les militants font leur choix ».À boulets rouges sur les libéraux André Boisclair lance la campagne avec une offensive musclée contre les troupes de Jean Charest « Les 30 000 patients qui attendent sur les listes d'attente, ceux qui n'ont pas de médecin de famille, ils savent quoi faire.Ils vont dire : dehors, le Parti libéral ! » a lancé André Boisclair.PHOTO RYAN REMIORZ, PRESSE CANADIENNE André Boisclair, accompagné hier à Québec de quelques candidats.Samedi, 122 des 125 candidats devraient être désignés.Ceux des circonscriptions de Mégantic-Compton, Groulx et Montmorency ne seront connus que la semaine prochaine.HUGO DE GRANDPRÉ QUÉBEC ET SHERBROOKE\u2014 Au premier jour dumarathon électoral qui s'amorce, le chef libéral, Jean Charest, a dirigé le plus clair de ses attaques vers le Parti québécois d'André Boisclair.« Ma première priorité est la santé.Celle d'André Boisclair est de faire un référendum sur la séparation le plus vite possible.Le 26 mars, les Québécois auront un choix à faire », a déclaré M.Charest.Dans la capitale nationale à midi et à Sherbrooke en soirée, le premier ministre n'a pas hésité à se comparer à son principal adversaire.Même questionné sur les promesses non tenues que les chefs des autres partis ont déjà commencé à lui reprocher, il a renvoyé la balle au PQ.Rappe la nt que P aul i ne Marois, dans son budget de 2003, avait laissé un trou de 4,3 milliards, il a accusé le parti souverainiste d'avoir tenté volontairement de brouiller les cartes.« Le Par t i québécois , de manière délibérée, a laissé un trou financier avec lequel nous avons dû composer.Et on a fait nos choix à partir de là.Mais on a fait les bons choix », de poursuivre le chef libéral.Ce sont ces choix que le PLQ souhaite présenter à l'électorat sous forme de bilan, et que Jean Charest a rappelés toute la journée: la meilleure cote de crédit du Québec depuis 1975, le chômage et le décrochage scolaire en baisse, le plan de lutte contre les changements climatiques, autant d'arguments pour reporter les rouges au pouvoir, affirme Jean Charest.« Ces élections placeront les Québécois devant des choix.Le choix entre le progrès ou le retour en ar rière.Le choix ent re l'unité ou la division.Le choix entre la responsabilité ou l'irresponsabilité », déclaré hier Jean Charest.Mario Dumont aussi Poursuivant dans la même veine, Jean Charest a eu quelques mots durs pour le parti de Mario Dumont.« L'ADQ, c'est la division des Québécois entre eux.C'est l'irresponsabilité sur le plan social.C'est le simplisme sur le plan financier et fiscal.» Jean Charest n'en a que pour André Boisclair Le chef libéral lui réserve le plus clair de ses attaques PHOTO MATHIEU BÉLANGER, REUTERS Jean Charest sourit au départ de son autobus de campagne électorale au parlement.Première destination: Sherbrooke, où le premier ministre a prononcé hier en soirée un discours au cours duquel il dirigé ses principales attaques contre le chef du PQ.« Le Parti québécois, de manière délibérée, a laissé un trou financier avec lequel nous avons dû composer.» \u2014 Jean Charest Organisée par la Coalition Stoppons la réforme en collaboration avec la Fédération autonome de l'enseignement (FAE) LeSAMEDI 24 FÉVRIER, de 13h à 15h.Au studio-théâtre Alfred-Laliberté de l'UQAM Pavillon Judith Jasmin, Salle J-M400 (niveau métro) 405, Sainte-Catherine est - Métro Berri-UQAM Venez entendre et questionner les dirigeants de l'ARLE à l'occasion d'une vidéoconférence entre Montréal et Genève.La réforme scolaire québécoise est calquée sur le modèle de l'école genevoise en Suisse.L'Association refaire l'école (ARLE), formée de parents, de citoyens et d'enseignants, a réussi à stopper cette réforme pour la corriger.Le Québec doit prendre exemple sur la Suisse.La réforme scolaire est un cul-de-sac 3464025A QUÉBEC \u2014 D'accord, vous direz que Jean Charest, André Boisclair et Mario Dumont n'ont fait que de la politique dans leur vie, qu'ils ne sont donc pas de la relève, et que l'âge ne se mesure pas seulement à partir de la date de naissance.Mais le fait est que, pour la première fois dans l'histoire politique du Québec moderne, les trois aspirants au poste de premier ministre ont moins de 50 ans.Ça se sent, d'ailleurs.De toute cette jeunesse exulte une fougue mal contenue, les trois chefs ayant visiblement hâte d'en découdre.Chose certaine, ils auront bien besoin de cette énergie parce que la campagne qui s'est amorcée hier s'annonce particulièrement dure, au plan physique et émotionnel.Depuis quelques jours déjà, les accusations et les invectives fusent de toutes parts et, malgré la promesse faite hier par les trois chefs de mener une campagne respectueuse axée sur les idées, les autobus de campagne ont quitté Québec au son des épithètes d'irresponsable, de menteur, de simplet, d'immobiliste.Et puis, c'était à prévoir, les libéraux ne se gênent pas pour ressortir les histoires de consommation de cocaïne d'André Boisclair, menaçant même d'en rajouter si le chef du PQ questionne l'intégrité du gouvernement libéral.Voilà, le gros show électoral est lancé.Souhaitons maintenant que les attaques personnelles fassent place à quelques idées, à un peu de substance, ce que nous promet le PQ avec le dévoilement de son programme électoral, samedi à Laval.Une offensive majeure en éducation fera figure de pièce de résistance (l'école secondaire sera, dit-on, à l'honneur).Mais en lever de rideau, l'animosité entre les trois chefs est aussi intense que cette course où rien n'est joué, comme l'indique notre plus récent sondage.Même si Jean Charest a connu une bonne précampagne, même s'il affiche son assurance des beaux jours, sa réélection est loin d'être assurée.Le Parti libéral traîne toujours derrière le PQ dans l'électorat francophone et, avec l'ADQ qui gagne du terrain dans plusieurs régions, cette campagne donnera lieu à de vraies luttes à trois au résultat imprévisible.Ce n'est pas un hasard si Mario Dumont a tapé de nouveau sur le clou des accommodements raisonnables : il sait fort bien que c'est un thème payant en province.À son mérite, il a dit hier clairement ce qu'il comptait faire dans ce dossier au lieu de se contenter de critiquer les deux autres grands partis.On peut ne pas être d'accord avec la récupération du débat ou avec la solution qu'il met de l'avant, mais au moins, il a dévoilé son jeu.Jean Charest ne manque pas une occasion de taper sur Mario Dumont, mais le chef de l'ADQ est pour le moment son meilleur allié.Comme en 2003, le chef libéral a besoin d'une ADQ juste assez forte pour gruger des votes au Parti québécois, mais pas assez forte pour voler des sièges au Parti libéral.Il faut aussi, pour que les libéraux gardent le pouvoir, que les électeurs péquistes boudent les urnes comme ils l'ont fait il y a quatre ans.Cela semble fragile pour Jean Charest.Mais si les intentions de vote pour le PLQ ne sont pas aussi élevées que l'aurait souhaité le chef libéral, il trouvera néanmoins de quoi se réjouir dans deux autres données.D'abord, 61 % des Québécois, peu importe leur allégeance, pensent que ce sont les libéraux qui gagneront l 'élection.Comme disent les Anglais, « everybody loves a winner », et une impression généralisée comme celle-là peut facilement créer un effet d'entraînement.Puis, cela va faire particulièrement plaisir à Jean Charest, une majorité de Québécois estiment qu'il est le chef le plus apte à défendre les intérêts du Québec devant Ottawa.Voilà qui dégonfle l'argument du PQ selon lequel le chef libéral est à plat ventre devant Stephen Harper, un thème exploité ad nauseam par Gilles Duceppe hier soir, lors de l'investiture d'André Boisclair dans Pointe-aux-Trembles.La campagne est loin d'être gagnée pour Jean Charest, mais elle l'est encore moins pour André Boisclair, dont le plus grand défi sera sans contredit de convaincre la base militante péquiste d'aller voter.S'il fallait que le PQ récolte cette fois moins que son plancher historique de 33 % des suffrages obtenus en 2003, ce serait bien sûr la fin pour M.Boisclair, mais le mouvement souverainiste se retrouverait en prime plongé dans une énorme crise existentielle.C'est peut-être pour ça que le PQ va droit au message central, la souveraineté, en imprimant un gros OUI sur ses pancartes électorales.Peut-être pour ça aussi qu'André Boisclair ignore complètement l'ADQ dans ses discours, pour ne pas donner de l'importance au parti de Mario Dumont.En psychologie infantile, on appelle cela le principe de la permanence de l'objet : dès qu'un bébé ne voit plus une chose, celle-ci cesse d'exister.En politique, on appellerait plutôt cela de la pensée magique.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : vincent.marissal@lapresse.ca Le gros «show» des leaders fringants En lever de rideau, l'animosité entre les chefs est aussi intense que cette course où rien n'est joué.VINCENT MARISSAL PRESSE CANADIENNE Les élections déclenchées hier par le premier ministre Jean Charest seront le baptême du feu pour le parti Québec solidaire, qui a recruté jusqu'ici 112 candidats et qui espère compléter sa liste pour chacune des 125 circonscriptions.La formation, qui se définit comme étant de gauche, souverainiste et écologiste, s'est donné comme objecti fs de se faire connaître partout au Québec, de faire élire quelques députés et d'accroître ses appuis au-delà des 5 à 7 % que lui accordent habituellement les sondages.Sa porte-parole, Françoise David, note toutefois que ces objectifs seront plus difficiles à atteindre si les autres formations continuent de tout faire pour l'empêcher de participer à un éventuel débat des chefs.Mme David déplore d'ailleurs que le consortium de télédiffuseurs chargé d'organiser le débat ne semble pas plus enclin à lui permettre de participer.« Il n'y a visiblement aucune velléité, ni de la part du consortium de télédiffusion, ni de la part des chefs des autres partis politiques de me voir participer au débat des chefs.Et quand je pense aux trois autres chefs, je me dis : \"Grand Dieu! Est-ce qu'ils ont peur que j'y aille?\" » a dit Mme David en interview téléphonique.Par ailleurs, la chef rejette les critiques qui reprochent à son parti de diviser le vote progressiste et souverainiste, au profit des libéraux.Elle affirme, d'une part, que personne n'a le droit de reprocher à Québec solidaire d'exister, puisque, dans un système démocratique, la création d'un parti émane d'un besoin exprimé par des militants et supporteurs.« Si dans certains comtés, il arrive que la division du vote fasse rentrer un candidat libéral, il appartiendra au Parti québécois de se poser de nombreuses questions, a-t-elle avancé.Pourquoi tant de gens l'ont déserté pour venir à Québec solidaire?Il ne faut pas s'en prendre à nous, mais à ceux qui peut-être ont déçu », a-t-elle ajouté.Le slogan du parti est « Soyons lucides, votons solidaires », un clin d'oeil aux deux courants de pensée qui se sont cristallisés, récemment, autour des « lucides » dans le camp droit, représentés par Lucien Bouchard, et des « solidaires » dans le camp gauche.Québec solidaire veut faire sa place partout au Québec PRESSE CANADIENNE Même s'il se dit un peu bousculé par le déclenchement de la campagne électorale, le chef du Parti vert du Québec, Scott Mc Kay, estime que sa formation a parcouru bien du chemin depuis 2003.Déjà, le parti a pu recruter plus de 80 candidats pour les élections qui s'amorcent.Il se dit aussi confiant de pouvoir présenter un candidat dans chacune des 125 circonscriptions du Québec d'ici la date limite pour le dépôt des candidatures, soit le 10 mars prochain.M.Mc Kay note qu'il s'agit d'une forte progression par rapport aux 37 candidats qui ont participé aux dernières élections québécoises, en 2003.Aucun des candidats du Parti vert du Québec n'avait alors réussi à se faire élire.L'environnement, la santé et l'économie seront les grands thèmes du Parti vert durant la campagne électorale.M.Mc Kay insistera notamment sur la nécessité de faire de l'écologie « une force économique du Québec ».À terme, si le Parti vert arrive à augmenter sa proportion d'appuis, la population aura envoyé un message clair aux grands partis traditionnels.« Plus le vote sera fort, plus le message sera fort que l'environnement, il faut que ça cesse d'être que de beaux discours, et qu'il faut prendre le taureau par les cornes pour changer notre économie », a fait valoir M.Mc Kay.Il souhaite que les débats d'idées aient le dessus sur les attaques partisanes, mais il entretient peu d'espoir si le reste de la campagne est à l'image des prises de bec des derniers jours entre Jean Charest et André Boisclair.« Nous croyons qu'il doit y avoir des sujets bien plus importants à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale que leurs petites chicanes.Ils ont commencé déjà ce matin (hier).Après avoir dit qu'ils voulaient une campagne dans le respect, ils ont commencé à se traîner dans la boue », se désole M.Mc Kay.Par ailleurs, le chef des verts estime que Jean Charest aurait dû attendre l'adoption de son budget par l'Assemblée nationale et le dévoilement du budget fédéral avant de déclencher les élections.Selon M.Mc Kay, le printemps aurait aussi été un moment plus propice en raison de la température.« M.Charest abuse d'un privilège issu du système colonial britannique, soit celui de déclencher des élections à un moment qui lui convient le mieux et non à ce qui convient le mieux à la population », a dénoncé M.Mc Kay.Déjà 80 candidats pour le Parti vert PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE © Françoise David, chef du parti Québec solidaire, souhaite participer au débat des chefs. ÉLECTIONS 2007 LE QUÉBEC AUX URNES SÉBASTIEN RODRIGUE Le candidat libéral dans Laurier- Dorion, Gerry Sklavounos, a sympathisé avec l'Action démocratique du Québec (ADQ) jusqu'à tout récemmentet ildétient toujoursune cartedemembreenrègledupartide Mario Dumont, a appris La Presse.Gerry Sklavounos a participé au dernier congrès de l'ADQ en novembre dernier.Son passage au Parti libéral du Québec a d'ailleurs surpris les militants de l'ADQ de la région de Montréal.« Nous sommes revenus ensemble du congrès, nous avons discuté de la façon dont il pouvait s'impliquer et d'une éventuelle candidature », rapporte Jean-François Plante, candidat de l'ADQ dans Deux-Montagnes et membre du comité exécutif du parti.En entrevue hier, Gerry Sklavounos dit avoir flirté avec l'ADQ « par solidarité » avec un ami, Tom Pentefountas.« Ce n'était pas du militantisme, j'ai participé à quelques activités », ajoute le candidat libéral de 32 ans.M.Pentefountas était vice-président de l'ADQ et candidat lors de l'élection partielle dans Nelligan en 2004.Les rapports financiers de l'ADQ déposés au Directeur général des élections montrent que M.Sklavounos a versé 480 $ au parti en 2004.Le candidat libéral de Laurier-Dorion est membre de l'ADQ depuis le 25 septembre 2004 et sa carte a été renouvelée le 18 novembre dernier, confirme le parti de Mario Dumont.Gerry Sklavounos af firme qu'il a renouvelé son adhésion encore une fois « par solidarité ».Son ami Tom Pentefountas avait pourtant abandonné son poste de vice-président de l'ADQ à cette époque.« Je n'ai jamais adhéré aux valeurs de l'ADQ, je me suis impliqué pour soutenir un ami », précise-t-il.Une source bien informée au sein du parti de Mario Dumont indique que le jeune candidat voulait négocier sa « position » au sein du parti advenant son élection.Le chef du parti, Mario Dumont, aurait refusé de promettre un poste à son militant.« Je n'ai jamais eu l'intention de me présenter pour l'ADQ », rétorquet- il aujourd'hui.Pour Jean-François Plante, les transfuges en politique entretiennent le cynisme de la population envers la politique.« Quand on se demande ce qu'est l'opportunisme, c'est le meilleur exemple », laisse-t-il tomber.Le Parti québécois a ravi la circonscription de Laurier-Dorion aux libéraux lors de l'élection partielle de 2004.La péquiste Elsie Lefebvre avait ainsi succédé au libéral Christos Sirros.La jeune députée tente à nouveau de se faire élire.L'ADQ n'a toujours pas confirmé son candidat dans cette circonscription du centre de Montréal.Georges Sklavounos a vécu 23 ans dans le quartier Parc- Extension et habite aujourd'hui Rosemont-La Petite-Patrie.Il est avocat criminaliste.Un libéral vire-capot dans Laurier-Dorion MALORIE BEAUCHEMIN L'Action démocratique du Québec, qui entamera sa deuxième journée de campagne ce matin sur le thème de la santé, pourra jouir d'un candidat-vedette dans ce domaine.Hier, lors du lancement officiel de sa campagne, Mario Dumont était bien embêté de répondre à la question d'un journaliste : « Qui serait votre ministre de la Santé ?» Or, le Dr Pierre Harvey, éminent médecin du Bas-Saint-Laurent, spécialisé en microbiologie médicale et infectiologie, a annoncé qu'il se lancera dans la course dans la circonscription d'Outremont.Citoyen de Rivière-du- Loup depuis près d'une quinzaine d'années, le Dr Harvey est impliqué depuis plusieurs années dans l'organisation politique régionale du parti, notamment à titre de président de l'exécutif depuis mars 2005.Joint au téléphone hier par La Presse, le Dr Harvey a dit vouloir se lancer en politique pour réformer l'organisation des soins de santé au Québec.« Je ne veux pas faire de la politique pour faire de la politique, a-t-il affirmé.Je veux que ce soit un outil pour améliorer l'accès et tout le système.» Ayant décidé officiellement de faire le saut que tout récemment, le Dr Harvey travaille actuellement à former une équipe afin de rivaliser dans le comté de l'actuel ministre du Développement économique, Raymond Bachand.« On compte bien ne pas jouer le rôle de figurant », indique le candidat adéquiste, qui épouse les valeurs du parti depuis quelque temps déjà.« L'ADQ a le potentiel d'amener le Québec vers une solution qui est campée sur la réalité, a-t-il estimé.En politique, il y a trop souvent des promesses qu'on ne tient pas.Il faut cesser de faire l'autruche.» Sa solution pour le système de santé québécois : améliorer l'accès en restructurant l'ensemble du système, intégrer les services en créant une continuité dans les soins, informatiser les dossiers afin de centraliser l'information.À titre d'infectiologue, le Dr Harvey travaille notamment dans le traitement et la prévention du C.difficile, ce qui est d'autant plus d'actualité, avec la propagation de cette bactérie dans nombre d'établissements hospitaliers.Même s'il vit à plus de 400 kilomètres de la circonscription où il est candidat, il entend représenter adéquatement les citoyens d'Outremont, où il a vécu pendant les 10 années de sa formation universitaire en médecine.« Mon pied à terre quand je reviens à Montréal est dans Outremont », a-t-il conclu.Âgé de 46 ans, il est natif de Val-d'Or.L'ADQ recrute un éminent médecin PHOTO FOURNIE PAR L'ADQ Georges Sklavounos, à gauche, et Tom Pentefountas, à droite, ont participé ensemble aux congrès 2005 de l'ADQ.M.Sklavounos représente aujourd'hui le Parti libéral dans la circonscription de Laurier-Dorion.3454113A 03454115A ÉLECTIONS 2007 LE QUÉBEC AUX URNES PAUL ROY QUÉBEC \u2014 Jean Charest a retenu un sourire en entrant chez le lieutenant- gouverneur, vers 11 h 20, hier matin.Un journaliste venait de lui lancer : « Attention à votre carte de crédit ! » Le premier ministre s'en allait chez Lise Thibault signer les décrets permettant la tenue d'élections le 26 mars.Il était avec sa femme.Les journalistes n'étaient pas admis.Mme Thibault se fait discrète depuis que son train de vie a été étalé dans les médias ces dernières semaines.Depuis le matin, les autocars de campagne s'agglutinaient derrière le parlement, rues des Parlementaires et Louis-Alexandre-Taschereau.Rémi Thériault attendait ses passagers au volant d'un des autocars de l'ADQ.- C'e s t vot r e premi è r e campagne?- Oui.- Nerveux?- Non, mais j'ai hâte de partir, pour voir comment ça se passe.La journée avait débuté plus tôt que ça, sur la colline : dès 10 h, les ministres Carole Théberge, Philippe Couillard et Jean-Marc Fournier avaient convoqué une conférence de presse pour parler du budget de la veille.Une conférence de presse sans grand intérêt, compte tenu que le déclenchement de la campagne allait bientôt accaparer toute l'attention.« C'est comme un pétard qu'on lance avant une fête, confiait un vétéran des campagnes électorales.Ça fait POUF! Et on passe aux vraies affaires.» Les « vraies affaires » allaient se dérouler dans le hall de l'Assemblée nationale.À compter de midi, Jean Charest, André Boisclair et Mario Dumont allaient à tour de rôle y rencontrer les médias.Vers 11 h 50, quelque 150 personnes faisaient déjà le pied de grue dans le hall : des journalistes, des photographes et des caméramen, mais aussi des attachés politiques, des députés et des gardes du corps.L'atmosphère était électrique.Joël Simard-Ménard, attaché de presse du chef péquiste André Boisclair, serrait des mains : « Bonne campagne ! Avec qui pars-tu?» Michel Létourneau, député péquiste d'Ungava, était venu assister à un dernier départ de campagne.Il ne se représente pas.- Qu'est-ce que ça vous fait ?- Je vois ça très sereinement.D'ailleurs, je suis toujours député, jusqu'au 26 mars.Je vais continuer ma job de comté et donner un coup de main à mon ex-attaché politique Luc Ferland, qui est candidat dans Ungava.- Et après?- J'ai commencé un doctorat à la Sorbonne.En développement nordique.Alors je vais continuer ça.Peut-être un peu de consultation aussi, d'enseignement\u2026 Lise Grondin était à l'arrière de la pièce.Entrée au gouvernement comme sténo-dactylo en 1962, à l'âge de 16 ans, elle est aujourd'hui chef de cabinet du président de l'Assemblée nationale, Michel Bissonnet.Des départs de campagne, elle en a vu un et un autre.« Je vis toujours ça avec beaucoup de nostalgie.C'est le moment où l'on voit partir des gens qu'on ne reverra peut-être plus.Mais c'est aussi l'euphorie d'une campagne électorale, l'expression ultime de la démocratie.» En 45 ans à l'Assemblée nationale, Mme Grondin dit avoir eu « le privilège de côtoyer de grands personnages ».« Ce sont de doux souvenirs », dit-elle.- Et pendant la campagne, vous allez faire quoi?- Rester ici, tranquille, tenir le fort.« Des élections auront lieu.» Midi dix, Jean Charest vient de descendre, accompagné de sa femme, Michèle, et d'une douzaine de ministres : « Mesdames et messieurs, des élections auront lieu au Québec le 26 mars prochain\u2026 » Pendant une vingtaine de minutes, il vantera les réalisations de son gouvernement, expliquera pourquoi il doit être réélu.Puis les questions, dont certaines dures : « Vous n'avez pas tenu vos promesses, pourquoi les Québécois devraient-ils vous croire?» André Boisclair suivra, lui aussi entouré de candidats : « Quelle belle journée, mesdames et messieurs ! » Parlant de la position constitutionnelle des libéraux et de la cure minceur qu'ils ont fait subir, selon lui, aux demandes du Québec, il rapproche ses deux mains pour montrer ce rétrécissement.Accroupi à l'avant, un photographe se met à mitrailler le chef péquiste pour ne pas rater l'image.Mario Dumont arrivera avec un décor : une bibliothèque remplie de dossiers.Remplie ?Non, pas tout à fait.Sur la première rangée, il y a une place libre.Au-dessus, une affichette aux allures de « bricolage de maternelle », pour paraphraser le chef de l'ADQ, sur laquelle on peut lire : « Accommodements raisonnables (à venir) ».Cette place libre, c'est celle que réserve Jean Charest au rapport qu'il a commandé à Charles Taylor et Gérard Bouchard sur les accommodements raisonnables, prétend Mario Dumont.« Ce rapport, il l'a commandé 48 heures après avoir dit qu'il fallait clore le débat, il s'en vient sur la tablette.» Et le chef adéquiste de s'engager à « tout mettre en oeuvre pour qu'il ne soit pas tabletté ».14 h 20, le hall de l'Assemblée nationale se vide.Élodie Girardin- Lajoie, 26 ans, attachée de presse à l'ADQ, s'apprête à partir en campagne pour la première fois de sa vie.- Fébrile ?- Oui.Et un peu stressée, parce que je ne sais pas trop ce qui m'attend.Mais quand j'ai pris la job, il y a deux ans, c'était pour ça : faire une campagne électorale.Et là, j'y arrive! 14 h 30, boulevard René-Lévesque, devant Place Québec, Véronique Hivon, qui était au côté d'André Boisclair, il y a moins d'une heure, attend l'autobus qui la conduira dans la circonscription de Jean-Talon.Pas un autocar de campagne, un banal autobus de la Société de transports de Québec.Elle est candidate péquiste contre un adversaire libéral qui, lui, se déplace en limousine : le ministre de la Santé Philippe Couillard.Rue Louis-Alexandre-Taschereau, André Bleau est sur le point de partir avec une fournée de journalistes couvrant la campagne du chef péquiste.- Faut-il être péquiste pour conduire un autocar du PQ?- Je ne sais pas, on ne m'a rien dit\u2026 Avec la collaboration de Denis Lessard Un départ fébrile PHOTO CHRISTINNE MUSCHI, REUTERS © Le premier ministre Jean Charest et sa femme Michèle Dionne embarquant à bord de l'autobus de campagne libéral.Midi dix, Jean Charest vient de descendre, accompagné de sa femme, Michèle, et d'une douzaine de ministres : « Mesdames et messieurs, des élections auront lieu au Québec le 26 mars prochain\u2026 » Vieux-Québec Jusqu'au 31 mars 07 Stationnement gratuit Offrez-vous une suite De-Luxe pour139$ 1.866.417.2777 www.hotelportroyalsuites.com Départs de Montréal.Prix par personne en classe économique, valides à l'achat d'un vol aller-retour.Les prix sont ceux disponibles au moment de mettre sous presse.Les tarifs peuvent varier selon la date de départ ainsi que la destination sélectionnées.Les tarifs sont sujets à changement sans préavis et sont valides pour les nouvelles réservations individuelles seulement.Les sièges disponibles aux tarifs affichés sont en quantité limitée.Taxes, DPSTA, frais aéroportuaires, assurances et surcharge de carburant, si applicable, ne sont pas inclus.Réservez dès maintenant pour profiter des meilleurs prix ! 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30 Samedi 10 h à 16 h dimanche 10 h à 16 h Prod Uit Par : Po Ur le : Place-d'armes 23, 24 et 25 fé Vrier 2007 palaiS deS congrèS de montréal Gardez lecontact avec votre Passion Un message dU CImC (Le conseil de l'industrie de la motocyclette et du cyclomoteur) « Actuellement, il en coûte moins cher pour rouler en moto au Québec, que partout ailleurs au Canada.En fait, le coût moyen des assurances obligatoires de la S.A.A.Q.représente moins que le prix d'une tasse de café par jour.Plus que jamais, rouler en moto est une expérience que vous pouvez vous offrir ».3463224A 1 nuit à l'hôtel pour 2 personnes 2 billets de ski pour une journée à l'une des 3 stations Accès à la piscine intérieure, sauna et centre de conditionnement physique Forfait ski Vieux-Québec en forfait Renseignez-vous sur nos autres forfaits À partir de À partir de 175$ PAR NUIT / MINIMUM 2 NUITS POUR 2 PERSONNES, TAXES EN SUS 199$ POUR 1 NUIT, POUR 2 PERSONNES, TAXES EN SUS 44, côte du Palais, Vieux-Québec (Québec) G1R 4H8 www.manoir-victoria.com 1 800 463.6283 Tous nos forfaits sont disponibles en certificats-cadeaux 3450436A 3450451A ÉLECTIONS 2007 LE QUÉBEC AUX URNES GILLES FISETTE LA TRIBUNE SHERBROOKE \u2014 Les politiciens se sont crêpé le chignon hier et les qualificatifs ont volé bas.L'un est menteur; l'autre est irresponsable et immature ; le troisième est simpliste.Mais le ton de la campagne n'est pas donné, selon Jean Charest, qui souhaite un débat d'idées.Avant d'aller rencontrer ses troupes dans sa circonscription, Jean Charest s'est arrêté à La Tribune pour une rencontre éditoriale en compagnie de sa collègue de Saint-François, Monique Gagnon-Tremblay.« Nous, on part la campagne avec un programme et un cadre financier chiffré.On part également avec un bilan de gouvernement.Là, on commence 33 jours de débat, un moment fort de notre démocratie et on veut que le débat se fasse », a-t-il clamé.Ce débat, a-t-il ajouté, il le souhaite fécond.Il doit « porter sur le fond et sur les idées.Il faut rappeler l'importance d'un tel débat pour les citoyens du Québec.Ayant fait nos devoirs, on se sent à l'aise de rappeler qu'on souhaite ce débat sur le fond ».Selon lui, les Québécois sont maintenant à l'heure des choix.Et ces choix sont déterminés par les réponses à quatre questions fondamentales qui survolent la présente campagne électorale.« Les choix qui se présentent devant nous se résument à quatre questions auxquelles voudront répondre les électeurs : d'abord, qui a le meilleur plan?Qui a la meilleure équipe pour pouvoir porter ce plan-là?Qui est le mieux placé pour défendre les intérêts du Québec?Et, ici dans les Cantonsde- l'Est, qui est le mieux placé pour défendre les intérêts de l'Estrie?» a-t-il résumé.Pour aider les gens à formuler leurs réponses, M.Charest a déclaré que les libéraux disposent d'un tel plan.« On a livré notre plan.Les gens savent où on s'en va.On est en continuité avec ce qu'on a fait.On a été très rigoureux.On a redressé l'État; on a mis de l'ordre dans les finances publiques; on a commencé de manière très substantielle à redonner ses lettres de noblesse au système de santé comme on l'a fait aussi dans le système d'éducation.Quatre années d'amélioration, ce n'est pas rien mais on a encore du chemin à faire.» Selon lui, les solutions de rechange aux libéraux se traduisent par André Boisclair et le Parti québécois « qui veulent faire un référendum le plus tôt possible alors que c'est un frein; que ça va nous diviser ; que la priorité dans la santé va prendre le bord ».Quant à l'autre alternative, l'ADQ de Mario Dumont, « il est intéressant de constater que leur premier engagement, celui de faire un bon pour les familles qui ont des enfants de moins de 6 ans et de le financer à même l'argent qu'on donne aux gens à l'aide sociale.D'abord, je ne sais pas où il va prendre cet argent-là.Mario Dumont n'a pas de cadre financier, en réalité.Et c'est d'autant plus intéressant qu'il y a 52 000 personnes de moins à l'aide sociale depuis qu'on est au gouvernement.Moi, j'aime mieux mettre en place des mesures pour sortir des gens de l'aide sociale que d'essayer de financer un autre programme qui, soit dit en passant, envoie 200 millions de dollars à Ottawa parce que l'ADQ n'a pas pensé à la configuration de son programme qui, dans les faits, prend de l'argent dans les poches des contribuables québécois et l'envoie à Ottawa.Je ne trouve pas ça très sérieux! » JEAN CHAREST EN ENTREVUE À LA TRIBUNE «Les gens savent où on s'en va » PHOTO JESSICA GARNEAU, LA TRIBUNE © Le chef du Parti libéral a amorcé la campagne électorale dans sa circonscription en rencontrant la rédaction de La Tribune.Monique Gagnon-Tremblay, députée sortante de la circonscription voisine de Saint-François l'accompagnait.GILLES BESMARGIAN LA TRIBUNE VICTORIAVILLE \u2014 Un militant péquiste estime avoir été écarté de l'investiture dans Richmond parce qu'il a effectué des transports de danseuses entre leur domicile et différents bars de la région des Bois-Francs à une trentaine de reprises.En conférence de presse hier, Claude Bergeron, de Chesterville, a dénoncé le refus du Parti québécois de le laisser se présenter.Il affirme avoir voulu aider les danseuses à se sortir du milieu des bars.Il avoue aussi avoir déjà manifesté contre la reine.Le PQ a plutôt choisi de « parachuter » une résidante de Saint-Basile en Montérégie pour affronter, entre autres, le député libéral sortant, Yvon Vallières, déplore-t-il.L'indépendantiste de longue date affirme qu'il avait pourtant déposé son bulletin dans les délais prévus, avec le nombre de signatures requises.Il y a quelques jours, à Québec, on avait même pris sa photo qui devait apparaître sur les affiches.« La veille de l'assemblée d'investiture, soit le 18 février, précise M.Bergeron, la permanence nationale m'a demandé de me désister et j'ai refusé.Par hasard, le lendemain en matinée, le site Internet du PQ me déclarait élu dans Richmond.Évidemment, on a vite corrigé la situation en après-midi.» Le candidat malheureux songe à se présenter comme indépendant dans la circonscription de Richmond.Qui plus est, il n'écarte pas la possibilité de démissionner de son poste de trésorier régional PQ pour le Centre- du-Québec et de l'exécutif du parti dans Arthabaska.Une autre version Du côté du Parti québécois, les réactions à la sortie de M.Bergeron ont été brèves.« La candidate officielle est vraiment Mme (Martyne) Prévost et elle n'a pas été imposée.S'il y a confusion, cela vient de M.Bergeron, qui s'était présenté à la convention (du PQ) dans Arthabaska, l'automne dernier, et avait terminé dernier des trois candidats avec huit bulletins de vote en sa faveur.Ce que m'a dit notre agente de liaison, c'est que M.Bergeron s'est désisté dans le comté de Richmond », a simplement évoqué le président de l'exécutif du PQ pour l'Estrie, Étienne Vézina.Un militant péquiste se dit exclu de la campagne Tous les jours dans LA NOUVELLE SOCIÉTÉ ÉLECTIONS 2007 LE QUÉBEC AUX URNES PATRICK LAGACÉ Des tas de visages souriants sont soudainement apparus sur les lampadaires du Québec, dans la nuit de mardi à hier : les sempiternelles affiches électorales sont de retour.Et ce qui frappe l'imaginaire, pour l'instant, c'est le côté « coincé » des candidats libéraux, forcés de poser menton sur la main.« Le menton sur la main, c'est caricatural ! s'exclame Pierre Léonard, président de la Société de design graphique du Québec, à qui La Presse a demandé d'analyser les affiches des différents partis, hier, quelques heures après leur apparition dans le paysage.C'est chercher le trouble, c'est risible.Quand tu fais des photos, tu veux que les sujets soient naturels.Ce n'est pas le cas ici.Ça va être tourné en dérision, c'est sûr\u2026 » Pas faux : les internautes ont écorché la pose des candidats de Jean Charest, hier, sur Cyberpresse.Un exemple ?Nicolas Paquin, en évoquant l'héroïne du Coeur a ses raisons : « On dirait la pose Criquette Rockwell ! » Réplique du PLQ, en référence aux affiches sans candidats du PQ, hier : « Nous, au moins, dit la porte-parole Isabelle Melançon, on les montre, nos candidats ! » Les affiches des candidats du PQ, et celles du chef André Boisclair, devraient apparaître aujourd'hui.Affiches colorées du PQ M.Léonard, ancien vice-président création chez le publicitaire Cossette, apprécie en revanche l'utilisation de la couleur sur les affiches péquistes.« C'est rigolo », dit-il, rappelant que le PQ et le PLQ se campent strictement, d'habitude, dans le bleu et le rouge.« Mais ce qui est moins habile, c'est le mot reconstruisons, qui revient tout le temps.Un, ça se dit mal.Deux, c'est un peu exagéré.Reconstruire quoi?C'est pas l'Irak, ici ! » Sylvain Lemire, associé chez Ardoise Design, trouve « sympathiques » les af fiches des candidats libéraux.Mais il s'interroge sur la modestie du logo du PLQ.« Veut-on le cacher ?! » Les affiches colorées du PQ?« Esthétique, mais un peu mou », tranche-t-il.Quant aux affiches de l'ADQ - introuvables à Montréal hier -, nos deux spécialistes ne s'entendent pas.Pierre Léonard : « Le logo est flou.On croit lire AVDQ.» Sylvain Lemire a aussi des réserves sur le nouveau logo du parti de Mario Dumont.Mais ses affiches préférées, ce sont celles de l'ADQ : « Simples, modernes (lire contemporaines), très punchées.On ne parle pas d'esthétique ici, mais bien de maximiser la force du message.» Mais qu'importe l'aspect visuel des affiches électorales, croit Pierre Léonard, ce qui marque les esprits, ce sont les slogans.Cette année, juge-t-il, aucun parti n'a encore trouvé LA formule-choc.« le slogan à battre reste encore celui du Bloc, en 2004 : Un parti propre au Québec ! » Notons que le PQ prévoit installer 60 000 affiches électorales au Québec.Le PLQ?La réponse est top secret, répond Isabelle Melançon, discrétion électorale oblige.AFFICHES ÉLECTORALES Des candidats «coincés » au goût des experts PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © Les affiches colorées du Parti québécois plaisent au président de la Société de design graphique du Québec, Pierre Léonard.« Mais ce qui est moins habile, c'est le mot reconstruisons, qui revient tout le temps », laisse-t-il tomber.PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © « Nous, au moins, on les montre, nos candidats ! » lance la porte-parole du PLQ Isabelle Melançon, en réplique à une critique formulée par un spécialiste du graphisme.EN BREF Guy Ouellette prend la place de Mulcair L'ex-enquêteur de la Sûreté du Québec, Guy Ouellette, sera le candidat libéral dans Chomedey.Le spécialiste des groupes criminels prend la place de Thomas J.Mulcair, a confirmé Radio-Canada hier soir.Avant-hier, Mulcair avait annoncé par voie de communiqué qu'il ne solliciterait pas de nouveau mandat, sans justifier sa décision.L'ancien ministre de l'Environnement est présentement en France.Il était député de Chomedey, à Laval, depuis 1994.\u2014 Émilie Côté Courte vie médiatique pour le budget Audet Le budget du ministre Michel Audet aura eu une vie médiatique plutôt courte.Selon la firme Influence communications, 12 heures après l'annonce, le sujet était pratiquement disparu des médias québécois, alors qu'un budget normal représente habituellement un poids médiatique supérieur à 5% pendant plus de 72 heures.Par ailleurs, le déclenchement de la campagne électorale a fait couler beaucoup d'encre à l'extérieur du Canada.Plus de 150 différents journaux, radio et stations de télé à travers le monde ont évoqué le déclenchement imminent de la campagne, citant pour la plupart des dépêches de Dow Jones et d'AFP.L'article d'AFP évoquait notamment la consommation de cocaïne d'André Boislcair et donnait une légère avance à Jean Charest dans la course.\u2014 Tristan Péloquin Le lieutenantgouverneur ferme sa porte aux médias Plongée dans l'embarras en raison de ses dépenses controversées, le lieutenant-gouverneur Lise Thibault a refusé d'ouvrir ses portes aux médias, hier, à l'occasion du déclenchement des élections.Ainsi, les journalistes n'ont pas pu assister à une partie de la rencontre entre le premier ministre Jean Charest et Mme Thibault, comme c'est le cas habituellement.« Il en a été décidé ainsi », a dit l'attaché de presse de M.Charest, Hugo d'Amours.La rencontre avait pour objet la confirmation de la dissolution de la Chambre.Le vérificateur général du Québec enquête sur les dépenses de Mme Thibault.\u2014 La Presse CFacile CRapide CNouveau Le site des petites annonces de 3463609A 3461356A POLITIQUE GILLES TOUPIN OTTAWA \u2014 Une demi-douzaine de députés libéraux, en désaccord avec leur chef sur la loi antiterroriste, ont négocié directement avec le gouvernement Harper un compromis.Celui-ci aurait permis le renouvellement entre trois et neuf mois de deux clauses de limitation dans le temps (familièrement appelées dispositions crépusculaires) du texte législatif, a appris La Presse.Le groupe de députés libéraux a en effet rencontré le ministre de la Justice, Bob Nicholson, ainsi que le leader en Chambre du gouvernement, Peter Van Loan.Un accord est intervenu entre les deux parties afin que ces mesures de temporaires de la loi soient reconduites seulement pour quelques mois et non pour trois ans comme il était prévu à l'origine.Mais Stéphane Dion a rejeté cet accord, à la grande déception des députés concernés qui ont aussitôt qualifié leur chef de « rigide ».Le geste de ces députés et la décision de M.Dion témoignent à nouveau du malaise qui sévit au sein du caucus libéral sur cette question de la loi antiterroriste.Le gouvernement Harper souhaite le renouvellement de deux mesures de temporarisation de la loi qui permettent l'arrestation préventive de présumés terroristes et l'interrogatoire obligatoire d'individus soupçonnés de posséder des renseignements susceptibles de déjouer un complot terroriste.Plusieurs députés libéraux ont fait savoir ces derniers jours qu'ils estimaient que ces dispositions de la loi, mises en place par leur propre gouvernement après les événements du 11 septembre 2001, devaient être reconduites en raison des menaces terroristes toujours aussi vives au pays.Mais Stéphane Dion a décidé d'imposer son point de vue en ordonnant aux membres de son caucus, sous peine de sanctions, de voter selon « la ligne du parti » la semaine prochaine.Hier midi, à la sortie de sa réunion hebdomadai re avec ses députés, le nouveau chef a assuré les journalistes que tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes pour son parti et qu'il y avait chez les députés un large consensus sur l'abandon des deux dispositions litigieuses.« Le caucus est très solidaire, a-t-il ajouté.Dans un cas d'un vote selon la ligne du parti, il faut de la solidarité et de la discipline.» Le c hef l ibé ra l a a i n s i confirmé qu'il n'y avait pas de place pour les dissidents sur cette question au sein de son caucus.Au troisième rang M.Dion a également reconnu qu'il a dû, au cours de la réunion, rassurer ses troupes à propos de son leadership.Un sondage Ipsos Reid publié hier reléguait en effet le nouveau chef libéral au troisième rang dans le coeur des Canadiens lorsqu'il s'agit de choisir un premier ministre.Le sondage souligne en effet que M.Harper est le grand favori de l'électorat à 56 %, suivi du néo-démocrate Jack Layton à 29% et de Stéphane Dion à 25 %.Pas étonnant, avec ces chiff res, que cer tains membres de son caucus aient manifesté quelques inquiétudes pour l'avenir du PLC.« J'ai senti le besoin de dire à mon caucus à quel point nous sommes déterminés à gagner, a reconnu M.Dion.Les gens veulent gagner et nous savons que le gouvernement envoie le pays dans la mauvaise direction et nous voulions montrer tous ensemble notre solidarité afin de dire aux Canadiens qu'ils auront avec nous une bien mei l leure option, beaucoup plus généreuse, beaucoup plus ambitieuse.» De son côté, le gouvernement Harper s'inquiète d'un possible front commun de l'opposition contre la reconduction des deux mesures temporaires de la loi antiterroriste.Le premier ministre a d'ailleurs soulevé l'indignation des libéraux hier en Chambre lorsqu'il a tenté de lire un article du Vancouver Sun qui révèle qu'un homme interrogé par la police dans l'affaire de l'attentat terroriste contre le vol d'Air India est nul autre que le beau-père du député libéral Navdeep Bains (Mississauga- Brampton Sud).Les libéraux ont affirmé que le premier ministre, en faisant cela, voulait suggérer que l'opposition du Parti libéral à la loi antiterroriste avait à voir avec les liens familiaux du député Bains.« C'e s t u ne i mpor t a nt e enquête policière, a déclaré le premier ministre en parlant de l'enquête sur la tragédie d'Air India aux Communes, et rien au sein du Parti libéral ne devrait s'interposer entre le travail de la police et celle-ci.» Les conservateurs craignent en effet, si les deux mesures de temporarisation de la loi antiterroriste ne sont pas reconduites, que la GRC ne puisse contraindre certains témoins, dont le beau-père du député Bains, à témoigner.Les libéraux ont exigé en vain du premier ministre qu'il présente des excuses au député Bains.Bisbille chez les libéraux à propos de la loi antiterroriste Un sondage relègue Stéphane Dion derrière Stephen Harper et Jack Layton PHOTO NATHAN DENETTE, PRESSE CANADIENNE Stéphane Dion a dû rassurer ses troupes quant à son leadership.JENNIFER DITCHBURN PRESSE CANADIENNE OTTAWA \u2014 Le gouvernement Harper a délogé le sénateur conservateur Hugh Segal de la direction d'un des comités importants du Sénat.Les libéraux soutiennent qu'il a été puni pour avoir donné son opinion personnelle sur certaines questions politiques, tandis que les conservateurs affirment que le changement est de nature administrative.Nommé au Sénat par le gouvernement l ibéral en 2005, Hugh Segal est un penseur d'une grande autorité au sein du Parti conservateur.Il a été chef de cabinet du premier ministre Brian Mulroney et a conseillé Stephen Harper.Il a écrit à ses collègues du comité des affaires étrangères mardi pour leur dire qu'il était forcé de démissionner.Il a dit qu'il renonçait à ses fonction à la demande de ses supérieurs qui estimaient qu'il était nécessaire de faire prévaloir l'ancienneté au sein du caucus.La leader du gouvernement au Sénat, la sénatrice conservatrice Marjory Le Breton, a informé son vis-à-vis libéral que sa préférence pour remplacer M.Segal allait à Donald Oliver.Rapport sévère En privé, des libéraux ont déclaré que plusieurs positions de M.Segal allaient à l'encontre de celles des dirigeants conservateurs.La semaine dernière, le comité de M.Segal avait notamment déposé un rapport très sévère sur la stratégie gouvernementale d'aide à l'Afrique.Récemment, le sénateur avait aussi pressé le gouvernement d'enquêter sur le traitement et les demandes des détenus soupçonnés de terrorisme à l'établissement de Millhaven, près de Kingston.Le sénateur conservateur Michael Meighen a aussi perdu son titre de vice-président du comité de la sécurité nationale et de la défense, un comité qui avait fait parler de lui l'an dernier à la suite d'une coûteuse halte à Dubaï au cours d'un voyage d'étude sur le Moyen- Orient et l'Afghanistan.Un sénateur conservateur forcé de démissionner d'un comité Le chef libéral a confirmé qu'il n'y avait pas de place pour les dissidents sur cette question au sein de son caucus.OBLIGATIONS À TAUX PROGRESSIF OBLIGATIONS À TAUX FIXE OBLIGATIONS BOURSIÈRES OBLIGATIONS SÉCURI+ OBLIGATIONS À ESCOMPTE OBLIGATIONS D'ÉPARGNE ÉPARGNE FLEXI-PLUS PLAN ÉPARGNE PÉRIODIQUE OBLIGAT CONTINUEZ LA BELLE VIE 1 800 463-5229 | www.epq.gouv.qc.ca ÉPARGNE PLACEMENTS QUÉBEC VOTRE REER GARANTI À 100% DONNEZ-VOUS LES MOYENS DE CONTINUER À FAIRE CE QUE VOUS AIMEZ.OBLIGATIONS À TAUX PROGRESSIF + Taux avantageux garantis pour 10 ans.+ Remboursables sans pénalité, chaque année, à leur date anniversaire.+ Aucuns frais de gestion et d'administration.3,50 3,60 3,70 3,80 4,00 4,10 4,20 4,30 4,40 5,80 4,50 1re 2e 3e 4e 5e 6e 7e 8e 9e 10e TAUX ANNÉE Incluant le boni de 1% la première année pour les nouveaux fonds REER.Les taux annoncés peuvent varier en fonction des conditions du marché.la première année pour les nouveaux fonds REER BONI DE 1% 3454623A ANJOU Les Galeries d'Anjou 514 353-0257 AUTEUIL Entreprise Yaco enr.5330, boul.des Laurentides 450 628-9366 BELOEIL Mail Montenach 450 446-7176 BROSSARD Mail Champlain 450 465-8759 Quartier DIX30 450 676-7844 CHÂTEAUGUAY Centre régional Châteauguay 450 691-7665 COATICOOK 18, rue du Manège Place J.R.Lefebvre 819 849-9997 COWANSVILLE Domaine du Parc 450 263-4444 DELSON 5, Route 132 450 635-9999 DOLLARD-DESORMEAUX 3352, boul.des Sources 514 684-6846 3699, boul.St-Jean 514 626-8888 DORION-VAUDREUIL 84, boul.Harwood 450 424-1416 DORVAL Les Jardins Dorval 514 631-1222 DRUMMONDVILLE 2265, boul.St-Joseph 819 478-5178 Promenades Drummondville 819 474-4433 GATINEAU Promenades de l'Outaouais 819 246-2355 GRANBY 688, rue Principale 450 378-3618 Galeries de Granby 450 777-4058 HULL Action Solutions Radio inc.73, rue Jean-Proulx 819 777-0999 Galeries de Hull 819 771-2716 JOLIETTE Boutique du Téléphone 127, boul.St-Charles- Borromée Nord 450 752-5030 Les Galeries Joliette 450 755-5533 LACHINE CBCI Telecom inc.2409, 46e Avenue 514 422-3334 LAFONTAINE Cosat 2121, boul.Labelle 450 431-5122 LASALLE 7567, boul.Newman 514 368-8000 Carrefour Angrignon 514 364-3071 LAVAL 1655, boul.St-Martin 450 680-1010 Carrefour Laval 450 681-3344 Carrefour Laval (kiosque) 450 978-7133 Centre Laval 450 680-2355 Mégacentre Laval 450 664-2502 Metro Com Canada 800, boul.Chomedey (120) Tour C 450 687-4000 LONGUEUIL 666, Place Transcanada 450 463-7777 Place Longueuil 450 679-4558 Triacom 2771, boul.Jacques- Cartier Est 450 928-2244 MAGOG Galeries Orford 819 847-1117 MONTRÉAL 9280, boul.de l'Acadie 514 385-0770 5187, avenue Papineau (angle Laurier) 514 526-2020 892, rue Ste-Catherine Ouest 514 866-6686 ABCO Telecom Inc.8900, rue Lajeunesse 514 389-8900 Boul.Décarie (angle Jean-Talon) 514 739-7777 CELLUMTL Complexe Desjardins 514 282-3388 Centre Rockland 514 340-1269 Place Alexis-Nihon 514 939-2439 Place Dupuis 514 844-1313 Place Versailles 514 353-8847 Plaza Côte-des-Neiges 514 342-5444 Télécentre Québec 6855, rue St-Jacques Ouest 514 485-5222 Tour Jean-Talon (rez-de-chaussée) 514 270-1155 MONTRÉAL-NORD Place Bourassa 514 322-3202 MONT-TREMBLANT 517, rue de St-Jovite 819 681-0404 PINCOURT Faubourg de l'Île (kiosque) 514 453-0236 POINTE-AUX-TREMBLES 12530, Sherbrooke Est 514 645-4455 POINTE-CLAIRE Fairview Pointe-Claire 514 630-4992 REPENTIGNY 309, rue Notre-Dame 450 585-4455 Les Galeries Rive-Nord 450 657-4455 ROSEMÈRE 232, boul.Curé-Labelle 450 979-3838 Place Rosemère 450 435-0024 SALABERRY-DEVALLEYFIELD Centre commercial Valleyfield 450 377-1256 SHAWINIGAN 1, Plaza de la Mauricie 819 539-8691 SHERBROOKE 2700, rue King Ouest 819 823-9994 Carrefour de l'Estrie 819 565-1605 Gobeil et Filles 4505, boul.Industriel 819 563-0406 SOREL Les Promenades de Sorel 450 742-6789 ST-BRUNO-DEMONTARVILLE Les Promenades St-Bruno 450 441-1535 STE-AGATHEDES- MONTS 80A, boul.Morin 819 321-0265 ST-EUSTACHE Communications J.D.66, rue Dubois (107) 450 974-7444 Place St-Eustache 450 623-8500 ST-HUBERT 5190, boul.Cousineau 450 676-9919 3879, boul.Taschereau 450 926-2020 ST-HYACINTHE Galeries St-Hyacinthe 450 778-1749 ST-JEAN-SUR-RICHELIEU 391, boul.Séminaire Nord 450 348-5210 Carrefour Richelieu 450 349-4400 ST-JÉRÔME Le Carrefour du Nord 450 431-3926 ST-LAURENT J.D.Mobilité 4232, rue Seré 514 448-6650 La Place Vertu 514 335-2355 ST-LÉONARD 6050, boul.Métropolitain Est 514 257-9292 Centre Le Boulevard 514 376-2288 ST-SAUVEUR-DESMONTS 153, rue Principale 450 240-0701 TERREBONNE Her-Comm 1729, chemin Gascon 450 964-7777 Les Galeries Terrebonne 450 964-7985 TRACY 604, route Marie-Victorin 450 746-7777 TROIS-RIVIÈRES 5691, boul.Jean-XXIII 819 376-6849 Centre Les Rivières 819 691-0482 VICTORIAVILLE 567, boul.des Bois-Francs Sud 819 357-7777 La Grande Place des Bois-Francs 819 357-5776 Aussi offert chez ces détaillants participants: Disponible dans les magasins Bell suivants: Visitez un magasin Bell 1888 4MOBILE bell.ca L'offre prend fin le 31 mars 2007.Offert avec les appareils compatibles, dans les zones de couverture du réseau principal et (ou) du réseau mobile haute vitesse Mobilité de Bell, là où la technologie le permet.Chaque forfait (minutes ou volume) est facturé sur une base mensuelle et les minutes pour toute utilisation (données ou voix) sont locales dans les zones de couverture Mobilité de Bell ; sinon, des frais d'interurbain et d'itinérance (y compris des taxes étrangères) peuvent s'appliquer.D'autres frais, tels que, sur une base mensuelle, 9-1-1 (75¢), accès au réseau qui ne sont pas des frais du gouvernement (8,95$/mois) et frais uniques d'activation (35$) s'appliquent.Avec tout téléchargement, des frais d'utilisation d'Internet mobile de 5¢/Ko s'appliquent si vous n'êtes pas déjà abonné au service Internet mobile illimité et des frais peuvent s'appliquer pour le contenu.Des frais de résiliation anticipée s'appliquent.Modifiable sans préavis et ne peut être combiné avec aucune autre offre.Taxes en sus.D'autres conditions s'appliquent.(1) S'applique aux appels reçus à l'intérieur de votre zone d'appels locale; 30¢/min.(2) Réservé avec une nouvelle activation d'un nouveau téléphone dans le cadre d'un contrat de 3 ans à un forfait Giga appels entrants 25.Les bonis s'appliquent pendant la durée initiale du contrat.Les appels locaux illimités entre clients s'appliquent au temps d'antenne durant les appels; frais d'interurbain en sus.Les appels locaux à un numéro s'appliquent aux appels faits à un seul numéro désigné.(3) Les minutes en prime s'appliquent pendant la durée initiale du contrat d'au moins 1 an.Solo est une marque de commerce de Solo stratégie de marque inc., utilisées sous licence.Fusic est une marque de commerce de LG Electronics inc.Giga, c'est géant.9995$ contrat de 3 ans (349,95$ sans contrat) LG FusicMC Voici nos nouveaux forfaits Giga.À partir de seulement 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devrait d'ici la fin de l'année retirer 1100 appareils du réseau des bars.Loto-Québec songe maintenant à repousser à 2009 ce retrait.« Il n'y a pas d'urgence en ce sens », a fait savoir M.Roy.Chez Loto-Québec, on explique que le choc serait de cette façon moins brutal.Il faut dire que la baisse des profits de 15 % depuis l'entrée en vigueur de la Loi antitabac fait mal.Les profits émanant des loteries vidéo sont en chute de 13 %.La société d'État avance que le nombre d'ALV dans les bars a été réduit d'environ 1400 appareils depuis 2004.On dénombrerait actuellement 12 481 appareils.Loto-Québec compte également 430 autres ALV dispersés dans les hippodromes québécois.Loto-Québec soutient que de retirer les 1100 ALV des bars d'un coup pourrait lui causer des torts considérables, notamment du côté de ses revenus.« C'est certain que les profits de ces appareils sont significatifs », a fait valoir le porte-parole.Évidemment, les 12 911 appareils de loteries vidéo sont de véritables mines d'or pour Loto-Québec.À elles seules, ces machines génèrent plus de 30% du chiffre d'affaires de la société d'État et près de 50% de ses profits.Chaque appareil de loterie vidéo placé dans un bar génère en moyenne 75 000 $ de profits par année à Loto-Québec.Le même appareil placé dans un hippodrome rapporte annuellement 102 000 $.C'est pourquoi Loto-Québec préfère attendre l'ouverture de son salon de jeux de Montréal, qui doit avoir lieu quelque part en 2009, pour retirer définitivement du marché les 1100 appareils du réseau des bars.Il faut noter qu'avec l'ouverture des salons de jeux de Québec et Trois-Rivières prévue cet automne, Loto-Québec comptera alors 13 570 appareils en circulation.Le nombre total d'ALV aura ainsi été réduit à l'échelle provinciale de 730 unités comparativement à 2004.Ce qui fait dire au consultant Sol Boxembaum, de la firme Viva Consulting, que le plan de retrait de Loto-Québec n'est que de la poudre aux yeux.« Loto-Québec retire les machines les moins performantes du marché pour en ajouter de plus performantes.C'est du pareil au même.» « On souhaite fortement que Loto-Québec respecte ses engagements et retire les appareils le plus rapidement possible », a dit hier Pierre Lafleur, porte-parole de l'Agence de la santé et des services sociaux de la Capitale-Nationale.APPAREILS DE LOTERIE VIDÉO Rien ne va plus avec le plan de retrait SANTÉ EN BREF Le tamoxifène réduit les risques de cancer du sein à long terme Les femmes qui ont pris le traitement hormonal tamoxifène ont moins de risques de développer certains types de cancer du sein, même des années après l'arrêt du médicament, concluent deux études publiées mardi.Le tamoxifène est un médicament anti-oestrogène administré pour le traitement et la prévention de certaines formes de cancer du sein.En 2002, une étude avait établi que le médicament réduisait l'incidence du cancer du sein de 32 % pendant quatre ans.Une nouvelle étude montre que, cinq ans plus tard, même les femmes qui ont arrêté le traitement sont toujours protégées, avec un risque de développer un cancer du sein de 27%, soit moins de cinq cancers pour chaque tranche de 1 000 femmes, selon un article du Journal of the National Institute.« Les bénéfices du tamoxifène s'étendent au-delà de la période du traitement, tandis que ses effets secondaires s'arrêtent » dès la fin de la prise, selon les auteurs de cette étude conduits par Jack Cuzick, de l'Institut Wolfson de médecine préventive à Londres.Les effets secondaires les plus fréquents sont les bouffées de chaleur, les nausées, les vomissements, la diarrhée et la prise de poids.Une seconde étude, qui a utilisé des données d'une précédente recherche de 1998, démontre, qu'après 20 ans, le tamoxifène réduit de 39 %les risques du cancer du sein à récepteur oestrogène positif, selon les chercheurs du Royal Marsden Hospital de Londres.\u2014 Agence France-Presse Une solution de remplacement pour la chirurgie à coeur ouvert Des cardiologues du Centre universitaire de santé Mc Gill (CUSM) ont réalisé une première montréalaise en procédant à l'implantation percutanée de valvule pulmonaire, une toute nouvelle intervention.Les 8 et 9 février derniers, les docteurs Joe Martucci et Adrian Dancea ont procédé avec succès à cette intervention non chirurgicale sur quatre patients âgés entre 13 et 60 ans.Ces interventions ont été réalisées au centre de cathétérisme cardiaque de l'Hôpital de Montréal pour enfants.L'intervention se fait en quelque deux heures et les patients reprennent leurs activités normales dans les 24 à 48 heures.Le traitement valvulaire percutané est employé pour soigner un rétrécissement ou une insuffisance de la valve pulmonaire.L'intervention consiste à remplacer la valvule qui se trouve entre le coeur et les poumons par une valvule artificielle.Selon le docteur Dancea, l'intervention peut retarder considérablement la nécessité d'une chirurgie à coeur ouvert, en plus de réduire nettement la morbidité permanente associée à certaines malformations cardiaques.\u2014 Presse Canadienne Le bébé le plus prématuré au monde rentre chez lui Le bébé le plus prématuré au monde, Amillia Taylor, née à 21 semaines de grossesse, est sorti d'un hôpital de Miami hier, quatre mois après sa naissance.« Nous sommes ravis » a déclaré sa mère Sonja Taylor, en quittant le Baptist Children's Hospital de Miami, où le bébé a vu le jour le 24 octobre dernier.Amillia Taylo est née à 21 semaines et six jours de grossesse, pesant 280 grammes et mesurant 24 cm.Elle était à peine un peu plus grande qu'un stylo bille.L'enfant, aux soins intensifs depuis sa naissance, aurait dû quitter l'hôpital mardi mais les médecins ont décidé de la garder quelques jours supplémentaires en observation.« C'est vraiment un bébé miracle », a déclaré William Smalling, un spécialiste en néonatologie de l'hôpital qui a suivi la prématurée depuis sa naissance.« Nous ne savions même pas quelle pouvait être la pression artérielle normale pour un bébé aussi petit », a-t-il dit.Selon l'Association américaine de pédiatrie, aucun bébé né à moins de 23 semaines de gestation et pesant moins de 400 grammes ne peut survivre.La durée d'une grossesse normale se situe entre 37 et 40 semaines.L'enfant, conçue par fécondation in vitro et née par césarienne malgré trois tentatives de retarder la naissance, respirait d'elle-même et tentait de pleurer lorsqu'elle a vu le jour, ont révélé les médecins.Elle pèse aujourd'hui 1,8 kg.\u2014 Associated Press ÉMILIE CÔTÉ Des chercheurs de l'Université Laval sont parvenus à faire des neurones à partir de cellules de la peau.Cette découverte suscite de l'espoir pour le traitement de maladies neurodégénératives, comme le parkinson, l'alzheimer, la sclérose en plaques ou la maladie de Lou Gehrig (sclérose latérale amyotrophique).Le potentiel de cette réussite scientifique est très intéressant, souligne le chercheur François Berthod, du Laboratoire d'organogénèse expérimentale, affilié à l'hôpital Saint-Sacrement et à la faculté de médecine de l'Université Laval.« Cela ne soulève pas de problème éthique car nous utilisons des cellules adultes de sujets humains, note-t-il.Un jour, cela permettra aussi d'éviter les rejets, car le patient sera traité avec ses propres cellules.» En 2001, Freda Miller a découvert qu'on pouvait produire des cellules souches à partir d'une peau adulte.La neurologue de Mc Gill - déménagée depuis à Toronto - a constaté que les cellules produites étaient « totipotentes », pouvant se transformer en n'importe quelle cellule du corps humain, dont les neurones.« Il fallait aller plus loin dans la différenciation des neurones (processus de transformation des cellules souches en neurones), explique François Berthod.En arriver à une neurone mature.» Pour ses travaux, son équipe a utilisé de la peau humaine, récupérée après des chirurgies esthétiques.Les chercheurs ont réussi à cultiver in vitro des « cellules qui expriment des marqueurs de synapses », c'est-à-dire des cellules qui sont en mesure de transmettre le flux nerveux.« Nous n'avons pas démontré que les neurones sont fonctionnels et qu'ils peuvent transmettre le flux nerveux, signale le neurologue.On travaille là-dessus.Il faudra aussi différencier des types particuliers de neurones.» Une avancée prometteuse Il faudra plusieurs recherches avant que des neurones tirés de cellules souches servent au traitement des maladies neurodégénératives, comme le Parkinson.Il faudra « arriver au stade où le neurone produit de la dopamine », explique François Berthod.Mais il s'agit d'une avancée scientifique prometteuse.« En recherche fondamentale, les chercheurs utilisent présentement des neurones de souris.Ils pourront manipuler des neurones humains par le biais de la peau.» Les travaux du professeur François Berthod, de Marie Gingras et de Marie- France Champigny sont publiés dans le plus récent numéro du Journal of Cellular Physiology.Des neurones fabriqués à partir de cellules de peau 2,9% FINANCEMENT À PARTIR DE VÉHICULES D'OCCASION CERTIFIÉS ÉTOILES Pre-Owned Star Certified™ UNE AUBAINE INCROYABLE SUR NOS TOUTES NOUVELLES CLASSES B, C, E 2007 ET SMART FORTWO 2006.Profitez vite de nos superbes offres.FINANCEMENT À PARTIR DE 2,9 % POUR NOS VÉHICULES Certifiés ÉtoilesMC NOS PLUS BRILLANTES ÉTOILES D'OCCASION.©Mercedes-Benz Canada Inc., 2007.Offre de location-bail basée sur une B200/C230 Édition AVANTGARDE/E280 4MATICMC/smart fortwopure coupé cdi 2006 neuve, disponible uniquement par l'intermédiaire de Services financiers Mercedes-Benz sur approbation du crédit, pendant une durée limitée.319$/415 $/699 $/199$par mois pendant 39/39/36/39 mois.Acompte ou reprise équivalente de3340 $/4 350 $/8 450 $/1 769$plus premièremensualité, dépôt de garantie de350 $/450 $/750 $/250$et taxes applicables dus à la date d'entrée en vigueur du bail.PDSF à partir de 31 400 $/43 500 $/65 500 $/16700 $.Taux de location annuel de 4,5 %/4,25 %/7,45 %/5,5 %.Obligation totale : 16131 $/21035 $/32 915$/9 530 $.Kilométrage limité à 18000 km/an (0,20 $/0,20 $/0,25 $/0,20 $/km supplémentaire).Frais de transport et de préparation (jusqu'à 1 795 $ ; le concessionnaire peut facturer moins), d'immatriculation, d'enregistrement et d'assurance, ainsi que taxes et frais RRPMR en sus.Le concessionnaire peut louer à prix moindre.B200 TURBO montrée avec jantes disponibles en tant qu'accessoires installés par le concessionaire/C280 4MATICMC Édition AVANTGARDE montrée/E350 4MATICMC montrée.Offre pouvant changer sans préavis et ne pouvant être combinée à aucune autre offre.Détails chez un concessionnaire Mercedes-Benz ou dans un Centre smart.Financement de 2,9 % disponible pour les véhicules Certifiés Étoiles des années-modèles 2003 à 2005 pendant jusqu'à 24 mois.Location-bail de 24 mois avec kilométrage limité à 18 000 km/an (0,20 $ à 0,35 $ par km supplémentaire selon le modèle).Acompte ou reprise équivalente exigé(e) : 5 995 $ pour la Classe Cet la Classe M, 7 995 $ pour la Classe E et 12 995 $ pour la 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Disponible jusqu'au 28 février 21h.3462756A 3462756A ACTUALITÉS SARA CHAMPAGNE Gérald Tremblay est apparu souriant, bronzé et détendu, hier, à la conférence de l'ex-vice-président des États-Unis Al Gore.D'un pas déterminé, il s'est rendu à la balustrade du Palais des congrès pour saluer la croisade de l'Américain contre le réchauffement de la planète.« Un leadership fort est nécessaire pour faire avancer la cause de l'environnement, et c'est ce que vous avez », a affirmé le maire de Montréal, avant d'ajouter que la Ville est « proactive » dans sa lutte pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.Le reportage de la radio de Radio-Canada, diffusé mardi, qui indiquait que le maire était en congé forcé à cause d'une dépression, a jeté une douche froide cette semaine sur l'hôtel de ville.Ces faits ont vivement été démentis au cabinet du maire.Son équipe de communications a indiqué que M.Tremblay avait quitté Montréal pour la Floride le 11 février pour quelques jours de vacances.« Que je prenne ounondes vacances, il y aura toujours des rumeurs de toutes sortes », a ditM.Tremblay à La Presse, non sans un clin d'oeil.Il a ajouté qu'il n'avait aucune idée de l'origine des rumeurs.Par ailleurs, contrairement au président du comité exécutif Frank Zampino, déçu du budget provincial qui ne prévoit pas de nouveaux pouvoirs de taxation pour Montréal, Gérald Tremblay reste confiant.« Le contraire aurait été étonnant à la veille du déclenchement des élections », a fait remarquer le maire.« C'est la première fois qu'il y a un énoncé clair à Québec pour donner à Montréal un statut de métropole.J'ai espoir », a-t-il dit.M.Tremblay a ensuite précisé qu'il est satisfait des 140 millions octroyés au cours des cinq prochaines années pour le développement économique de Montréal.COURRIEL Pour joindre notre journaliste sara.champagne@lapresse.ca Le maire de Montréal est bronzé PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, était tout sourire au moment de se rendre à la conférence d'Al Gore sur les changements climatiques, au Palais des congrès.Les parents qui font garder leurs enfants dans des centres de la petite enfance dont les éducatrices sont membres de la CSN devront trouver une solution de rechange dans les prochains jours.Les travailleuses de 24 CPE de Montréal et de Laval seront de nouveau en grève aujourd'hui, demain et lundi.La création du nouveau statut d'aide-éducatrice est le principal enjeu dans leur négociation avec l'Association patronale des CPE.Par ailleurs, les travailleuses attendent toujours l'augmentation salariale de 2% convenue entre la CSN et le gouvernement, en mars 2006.Les éducatrices se réuniront lundi prochain pour décider de la suite des événements et prendre un vote de grève.Presse Canadienne CPE: Trois autres jours de grève L'Hôtel-Dieu de Saint-Jérôme est toujours aux prises avec une éclosion de bactérie C.difficile.Lundi, l'administration dénombrait 23 cas actifs et 12 cas d'isolement préventif.Hier, elle se contentait de dire qu'il y avait plus de 30 cas au total.« Certaines patients ont guéri, alors que des cas d'isolement préventif sont devenus actifs.Mais quand plus de 30 cas sont identifiés, nous sommes en situation d'éclosion », a indiqué la porte-parole Isabelle Lusignan.L'hôpital et l'Agence de la santé et des services sociaux des Laurentides ont accentué les mesures d'hygiène.Des gardiens de sécurité limitent les visites à deux personnes par patient.Tous les visiteurs doivent également se laver les mains.La Presse C.difficile à Saint-Jérôme L'éclosion persiste LE RÉSEAU LE PLUS FIABLE AU PAYS1 Le moins d'appels interrompus | La réception la plus claire et nette Peu importe à qui vous parlez, nous veillons à ce que notre réseau soit le plus fiable possible.En fait, il a été démontré par une firme indépendante que nous avons le réseau avec le moins d'appels interrompus et la réception la plus claire et nette au pays.Alors, où que vous soyez, il est clair que notre réseau sans-fil ne vous laissera pas tomber.OBTENEZ MAINTENANT TROIS MOIS D'APPELS LOCAUX ILLIMITÉS 2 Pour en savoir plus, composez le 1-888-rogers2, visitez rogers.com/fiable ou rendez-vous chez nos distributeurs Rogers Sans-fil ou Rogers Plus.1 « Le réseau le plus fiable» fait référence aux résultats de tests menés par Rogers et une firme de recherches indépendante quant à la clarté des appels et aux appels interrompus dans la majorité des centres urbains au Canada, à l'intérieur de la zone de couverture de Rogers Sans-fil, et comparant le service de voix des principaux fournisseurs de service sans-fil.2 Certaines conditions s'appliquent.MCMarques de commerce de Rogers Sans-fil S.E.N.C.ou de Rogers Communications inc.utilisées sous licence.©2007 3463756A Acouphènes ~ h YpeRAcous Ie Notre clinique offre de nouveaux traitements basés sur les plus récents progrès scientifiques en neurologie de l'acouphène.Dans la majorité des cas, les nouvelles techniques permettent de réduire l'acouphène et d'améliorer l'hyperacousie vers des niveaux tolérables, dans des délais plus courts.L'analyse détaillée de votre acouphène en une session permet, le plus souvent, un traitement acoustique individualisé que vous poursuivrez individuellement.Dr Daniel sommer - psychologue (514) 933-1333 376, av.Victoria, Westmount, bur.430 ACTUALITÉS HUGO MEUNIER Les commerçants et citoyens du centre-ville acceptent de faire leur part pour garder leur environnement propre, mais refusent de faire le travail des cols bleus.La sévère réglementation sur la propreté, présentée lundi par l'arrondissement de Ville- Marie, a été accueillie plutôt froidement, a constaté La Presse.L'audacieux projet vise à rendre les citoyens et commerçants responsables de la propreté de leur façade, trottoir, ruelle et même des 60 premiers centimètres de la rue devant leur porte.Les contrevenants s'exposeront à des amendes variant de 125 à 2000 $.Coup d'épée dans l'eau Une simple balade au centre- ville est suf fisante pour constater l'ampleur de la tache.Mégots, déchets qui inondent le sol, cabines téléphoniques, boîtes postales et transformateurs pris d'assaut par les vandales et graffitis à profusion : les inspecteurs distribueraient des amendes à la pelle si la Loi était déjà en vigueur.Pour Louis Roberge et Manuel Villagran, le projet constitue un coup d'épée dans l'eau.Préposés à l'entretien à la Place Dupuis, ils sont bien placés pour le savoir.« Personnellement, je crois que tant qu'il y aura un problème de pauvreté au centre-ville, la situation sera toujours pareil », explique M.Roberge.Le cas Place Dupuis C'est d'ailleurs à la Place Dupuis, un complexe commercial et administratif situé près du métro Berri-UQAM, qu'on trouve les bureaux de l'arrondissement de Ville-Marie.Les inspecteurs n'auront pas à marcher longtemps avant de sortir leur stylo.L'entrée de l'immeuble, rue Saint-Hubert, regorge de mégots et déchets.Des collants et graffitis ornent toutes les cabines téléphoniques de l'autre côté de la rue.Chaque jour, MM.Roberge et Villagran ramassent l'équivalent d'un gros sac de mégots devant les sept entrées de la Place Dupuis.Le règlement municipal forcerait aussi les propriétaires à effacer les graffitis sur les murs de leurs établissements et à installer des cendriers.Enfin, les entreprises comme Bell Canada et Postes Canada seront tenues de refaire une beauté à leurs cabines téléphoniques et boîtes à lettres vandalisées.Pas dans la rue Soucieux de l'image de l'arrondissement, les commerçants n'ont toutefois pas l'intention de faire le travail de la Ville.« On balaie souvent le trottoir, mais on n'ira pas dans la rue », avertit Catherine Heeremans, gérante du Drugstore.« Au nombre de contraventions et de taxes qu'on paie », justifie-t-elle.Au café Tim Horton, tout près, on qualifie « d'agressif » le projet de l'arrondissement.« La Ville se déresponsabilise.On paie des taxes assez élevées », souligne Mike, le propriétaire.Devant l'entrée de l'hôpital Saint-Luc, le spectacle est déprimant.Le cendrier est décoratif à en juger par les centaines de mégots sur le sol.Avant de sortir fumer, un groupe d'employés s'allume entre les deux portes.Cendrier à ciel ouvert Autre vision d'horreur : l'entrée du bistrot Sanguinet et d'un pavillon de l'UQAM.En bordure de la rue Sainte-Catherine, l'endroit a l'air d'un cendrier à ciel ouvert.« C'est incroyable le nombre de fumeurs ici.C'est LE rassemblement », commente le gérant du bistrot, Alain Lévis.Il croit toutefois que les commerçants n'auront pas d'autre choix que de se plier aux nouvelles exigences municipales.« Mais il y a de l'éducation à faire avant de donner des tickets », juge M.Lévis.Au dépanneur Couche-Tard de la rue Saint-Laurent, une employée doute que ses patrons paient pour nettoyer les dizaines de graffitis sur les murs.À l'instar des commerçants, les citoyens seront aussi soumis à la réglementation.« J'espère juste ne pas avoir à faire le boulot des cols bleus », laisse tomber Diane, résidante du Vieux-Montréal.RÉGLEMENTATION SUR LA PROPRETÉ À MONTRÉAL On refuse de faire le travail des cols bleus Mégots, déchets qui inondent le sol, cabines téléphoniques, boîtes postales et transformateurs pris d'assaut par les vandales et graffitis à profusion : les inspecteurs distribueraient des amendes à la pelle si la Loi était déjà en vigueur.www.radio-canada.ca/elections RDI MAISONNEUVE EN DIRECT AVEC PIERRE MAISONNEUVE En semaine 11h30 ÉLECTIONS QUÉBEC 2007 LA CONFRONTATION AVEC SIMON DURIVAGE En semaine 12h30 LES COULISSES DU POUVOIR AVEC DANIEL LESSARD Dimanche 11h Rediffusion 13h et 18h sur RDI LE RADIOJOURNAL AVEC RAYMOND ARCHAMBAULT En semaine 7h et 8h À TRAVERS TOUTES LES PROMESSES, ON S'ASSURE D'Y VOIR CLAIR.DÉSAUTELS AVEC MICHEL DÉSAUTELS En semaine 15h ÉLECTIONS QUÉBEC 2007 LE JOURNAL AVEC DOMINIQUE POIRIER En semaine 17h LE TÉLÉJOURNAL AVEC BERNARD DEROME ET CÉLINE GALIPEAU 22h Première édition 21h sur RDI 3464390A FINANCEMENT OFFERT EXCLUSIVEMENT PAR 2007 DODGE NITRO ATTENTION Les clients qui louent presentement un vehicule Chrysler, Jeep, Dodge par l'entremise de Services financiers Chrysler peuvent financer ou louer un vehicule neuf par l'entremise de Services financiers Chrysler et recevoir une prime de fidelisation de 500 $ƒ¢ LES 2007 SONT ARRIVEES.EN VOITURE.VISITEZ VOTRE CONCESSIONNAIRE CHRYSLER .JEEPMD .DODGE AUJOURD'HUI MODELE R/T MONTRE DODGE NITRO 2007 A partir de 23 290$ 0$ COMPTANT INITIAL DODGE CALIBER 2007 Louez a 229$ PAR MOIS.LOCATION DE 60 MOIS.0$ DEPOT DE SECURITE.ou achetez a15 995$ 0% DE FINANCEMENT A L'ACHAT JUSQU'A 48 MOISo.DODGE CARAVAN 2007 Louez a 309$ PAR MOIS.LOCATION DE 39 MOIS.0$ DEPOT DE SECURITE.JEEPMD LIBERTY SPORT 4X4 2007 Louez a 349$ PAR MOIS.LOCATION DE 48 MOIS.0$ DEPOT DE SECURITE.0% DE FINANCEMENT A L'ACHAT JUSQU'A 60 MOISo.DODGE RAM 1500 QUAD CABMD 4X4 2007 Louez a 374$ PAR MOIS.LOCATION DE 48 MOIS.0$ DEPOT DE SECURITE.0% DE FINANCEMENT A L'ACHAT JUSQU'A 60 MOISo.PDSF pour le modele Dodge Nitro R/T a partir de 32390$.Le prix comprend les allocations du fabricant consenties aux concessionnaires et est etabli pour la Dodge Nitro 2007 avec l'ensemble 23B et pour la Dodge Caliber 2007 avec l'ensemble 23A.Tarifs mensuels etablis pour la Dodge Caliber 2007 avec l'ensemble 23A, pour la Dodge Caravan 2007 avec l'ensemble 28S + MWG + CLE, pour le Dodge Ram 2007 avec l'ensemble 26A + AHC + ALS + DSA + NHM + TTK et pour le Jeep Liberty 2007 avec l'ensemble 29B + AHT + ALS + DHP + GEG + NHM.Le depot de securite est de 0$ pour une periode de temps limitee seulement et peut changer sans preavis.Premier versement exige a la livraison.Location pour usage personnel seulement.Aucun rachat requis.Le locataire est responsable de l'excedent de kilometrage apres 66 300 km pour 39 mois (81600 km/48 mois ou 102000 km/60 mois) au taux de 15 le kilometre., , Sous reserve de l'approbation de Services financiers Chrysler Canada.Services financiers Chrysler Canada est un membre du groupe de Services Daimler Chrysler Canada.Frais d'inscription au RDPRM de 60$, incluant les frais du registre, sont en sus.Transport (1100$ pour la Dodge Caliber 2007, 1300$ pour la Dodge Caravan 2007 et le Dodge Ram 2007 et 1200$ pour la Dodge Nitro 2007 et pour le Jeep Liberty 2007), taxes sur le climatiseur (lorsque applicables), immatriculation, assurance, droits sur les pneus neufs, frais d'administration des concessionnaires et taxes en sus.Offres exclusives et d'une duree limitee qui ne peuvent etre combinees a aucune autre offre, a l'exception du programme d'aide aux handicapes physiques, et qui s'appliquent a la livraison au detail pour usage personnel seulement des modeles 2007 neufs en stock selectionnes.Les offres peuvent changer sans preavis.Le concessionnaire peut devoir echanger ou commander un vehicule.Le concessionnaire peut vendre ou louer a prix moindre.Voyez votre concessionnaire pour plus de details.Photos a titre indicatif seulement.ƒ¢ Cette offre s'applique aux locations de Caravan et Grand Caravan expirant le ou avant le 30 septembre 2007, aux locations de Dodge Ram expirant le 30 septembre 2007 et aux locations de tous les autres vehicules Chrysler, Jeep, Dodge expirant le ou avant le 30 avril 2007.Les locataires admissibles recevront une prime de 500$ a etre appliquee a l'achat ou a la location de tout vehicule neuf et inutilise Chrysler, Jeep, Dodge 2006 ou 2007 (a l'exception du modele Sprinter) livre le ou avant le 2 avril 2007.Le rabais de 500$ sera deduit du prix negocie apres l'application des taxes.La prime ne peut etre echangee pour de l'argent comptant.Certaines conditions s'appliquent.Cette offre ne peut etre transferee et ne peut etre combinee avec certaines autres offres.Visitez un concessionnaire participant pour les details.MD Quad Cab et Jeep sont des marques deposees de Daimler Chrysler Corporation, utilisees sous licence par Daimler Chrysler Canada inc., une filiale a propriete entiere de Daimler Chrysler Corporation.Coop publicitaire des concessionnaires Chrysler .JeepMD .Dodge du Quebec 3460265A ACTUALITÉS CAROLINE TOUZIN Avant de condamner le chef du gang de la rue Pelletier à 10 ans de prison, le juge Jean-Pierre Bonin a pris le temps d'énumérer le long passé criminel de Bernard « Ti-Pon » Mathieu.Ti-Pon n'a pas de lourds antécédents judiciaires, mais dans les 10 dernières années, il a été très souvent coincé avec des membres de gangs de rue puissants dans des opérations policières.Et sur plusieurs scènes de meurtre ou tentatives de meurtre.En 2000, victime de tout ce qui a l'apparence d'un vol de drogues, il engage une poursuite « à l'allure hollywoodienne » dans les rues de Montréal.À ses côtés dans son Cherokee, un membre des Bo-Gars (gang majeur rouge), Wadler Mervilus.Il cause un accident sur le boulevard Henri-Bourassa en fonçant à plusieurs reprises dans la voiture Acura des deux voleurs.L'un des voleurs sort de la voiture et tire vers Mathieu avec un calibre 12.Au moins un coup de feu est tiré à quelques pouces de deux jeunes femmes, simples témoins de la scène.Personne n'a jamais été arrêté dans cette affaire à cause du manque de collaboration des « victimes ».Un cas typique de crime de gang de rue.Un an plus tard, Ti-Pon intimide un policier sur « son territoire » dans les environs de la rue Pelletier dans Montréal- Nord.Ce même policier l'arrête plus tard en soirée.Ti-Pon porte une veste pare-balles parce que deux de ses « associés » viennent d'être victimes de tentative de meurtre, a-t-il raconté au policier.Ti-Pon est alors en compagnie d'une relation des Bo-Gars, Dany Jonathas, qui a en sa possession un revolver calibre 44 magnum.Et ce ne sont que deux exemples de la longue liste dressée par le juge à partir du profil criminel bâti par le spécialiste en gangs de rue de la police de Mont réa l , Jea n-Claude Gauthier.Peines sévères Le juge Bonin a prononcé des sentences en général sévères contre les membres du gang de la rue Pelletier, compte tenu du peu d'antécédents judiciaires des condamnés.« Si j'étais un membre de gang de rue à Montréal, je regarderais pour déménager ailleurs au Canada », a commenté le procureur de la Couronne, Jean-Pierre Saint-Jean.Son collègue Éric de Champlain s'est dit aussi « très satisfait » des sentences.La Couronne réclamait de 12 à 15 ans de prison, alors que la défense suggérait de six à huit ans.Condamné pour gangstérisme, Mathieu purgera la moitié de sa peine.Il a déjà purgé l'équivalent de trois ans en détention préventive.Dès qu'il sera admissible à une libération conditionnelle, le résident permanent risque l'expulsion vers Haïti.Son avocat, Clement Monterosso, a déjà déposé un avis d'appel de la condamnation.Il compte en faire un autre concernant la sentence.« C'est une sentence excessivement sévère », a-t-il dit.Son client se battra aussi devant le tribunal de l'immigration.« Pour lui, son pays, c'est le Canada.» Avant de reprendre le chemin des cellules, Mathieu a salué sa famille, sourire aux lèvres.Son bras droit et cousin, Jean-Robert Pierre Antoine, l'a précédé.En liberté sous caution jusqu'à hier, il a empoigné sa poche de hockey remplie d'effets personnels pour prendre place dans le box des accusés.Aussi condamné pour gangstérisme et trafic de cocaïne et de crack, il a accueilli sa sentence de six ans sans broncher.Avant de se diriger vers le pénitencier, il a envoyé un baiser de la main à sa famille en pleurs.Cousins Joseph Le juge Bonin a aussi rendu les sentences contre les cousins Joseph et Serge Hadley Mussotte, hier.Les trois ont été acquittés de l'accusation de gangstérisme, mais ont été condamnés pour complot et trafic de stupéfiants.Hansley Joseph a écopé de cinq ans et neuf mois de prison, Mussotte, de quatre ans et six mois et Jean-Pierre Joseph, de quatre ans et trois mois.Ce dernier a une cause pendante devant la cour fédérale d'importation de 12,5 kg de cocaïne en provenance d'Haïti.Les 15 criminels condamnés à l'issue du super procès du gang de la rue Pelletier ont reçu leur sentence.C'est le premier procès au Canada dans lequel des membres de gangs de rue sont condamnés pour gangstérisme.GANG DE LA RUE PELLETIER Dix ans de prison pour «Ti-Pon» « Si j'étais un membre de gang de rue à Montréal, je regarderais pour déménager ailleurs au Canada.» - Jean-Pierre Saint-Jean, procureur de la Couronne PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE © Jean-Robert Pierre Antoine, cousin de Bernard «Ti-Pon» Mathieu, entouré de parents et d'amis, tient son sac de hockey en attendant d'entrer dans la salle d'audience du palais de justice de Montréal pour recevoir sa peine.PRESSE CANADIENNE OTTAWA \u2014 Les États-Unis s'apprêtent à annoncer que les enfants n'auront pas à présenter un passeport aux frontières américaines.La Presse Canad ien ne a appris que le secrétaire américain à la Sécurité intérieure, Michael Chertoff, en fera l'annonce aujourd'hui au cours d'une escale à Detroit, en route vers Ottawa.La mesure exemptera les voyageurs de moins de 17 ans de l'Initiative de transport de l'hémisphère occidental.Elle simplifiera les voyages transfrontaliers des familles, des équipes sportives, des groupes de jeunes et des groupes scolaires.Dans les aéroports, toutefois, les enfants seront toujours tenus de présenter un passeport.Deux sources du département d'État ont également précisé que d'autres annonces pourraient suivre, notamment en ce qui a trait à une exemption des personnes âgées.ÉTATS-UNIS Les enfants admis sans passeport www.visiteslibresamontreal.com En collaboration avec : 24-25 février et 3-4 mars de 12h à 17 h C'est le temps de magasiner votre propriété! Renseignements : 514-526-7133 Tous les détails sur le site : 3462929A 3462930A 514.333.0010 /www.mdspharma.ca Pour notre mieux-être à tous ! Jeanne et Claude nous aident tous en participant à une étude clinique Candidats recherchés : hommes et femmes non-fumeurs, 50 ans et plus.Durée du séjour : 3 séjours avec visites de retour.Indemnité compensatoire : 3 340 $ ACTUALITÉS CLAUDE GINGRAS CRITIQUE La nouvelle série « Les 5 à 8 de l'OSM » comprend cocktail au Piano Nobile de la salle Wilfrid- Pelletier puis concert dans la salle même, dont on a fermé mezzanine et balcon pour n'ouvrir que parterre et corbeille et créer ainsi un « cadre intime » de 1500 fauteuils, assez bien remplis hier pour qu'on annonce une reprise la saison prochaine.Le cocktai l , qui débute à 17 h 30, est assorti de « musique d'ambiance » enregistrée et de bouchées aux goûts exotiques.Mais j'ai vu que le vin se faisait rare et qu'il était plus facile d'obtenir un simple verre d'eau.Le concer t de 19 h , sans entracte, annoncé comme allant durer une heure, fera 15 minutes de plus.Selon la formule de la série, le programme a été établi par une personnalité de notre monde artistique - dans le cas présent, la comédienne Pascale Bussières, veston et pantalon blancs, à qui l'animateur Stéphan Bureau demande pourquoi ceci et pourquoi cela.La petite connaît manifestement mieux Frank Zappa que Mozart et s'efforce de dire quelque chose d'intéressant.Sans y réussir, bien sûr.La nouvelle série a du bon : il y a là tout un public qu'on ne voit jamais à l'OSM.On pourrait en profiter pour lui faire comprendre qu'il est inutile d'applaudir entre les mouvements.Un violoncelliste - auprès de qui Mme Bussières était allée écouter son Mozart - a involontairement rendu ce service lorsqu'une corde de son instrument s'est cassée.Le bruit sec a alors remplacé les applaudissements.Jean-François Rivest, qui a dû participer à la passionnante conversation musicologique légèrement bilingue, a dirigé son Mozart, lui ex-baroqueux, presque comme un disciple de Klemperer, avec un Andante d'une incroyable lourdeur.Et pourquoi ennuyer ce public nouveau avec des reprises qu'on ne fait jamais?Le Copland, tour à tour nuancé et monotone, est trois fois trop long (26 minutes).Le Zappa est rythmiquement intéressant pendant quatre minutes : on n'en veut pas davantage.ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL.Chef invité : Jean-François Rivest.Animateur : Stéphan Bureau.Invitée : Pascale Bussières.Hier soir, salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.Série « Les 5 à 8 de l'OSM ».Programme : Symphonie no 40, en sol mineur, K.550 (1788) - Mozart Suite de concert du ballet Appalachian Spring (1945) - Copland G-Spot Tornado (1992) - Zappa Plus Zappa que Mozart Tous les jours dans MEUR CE SOIR.EN PRIMEUR CE SOIR.ARTS SPECTACLES 3449873A ACTUALITÉS CHRISTIANE DESJARDINS Andy Srougi, membre le plus connu et le plus tapageur de Fathers4Justice, vient de se faire couper le sifflet par la Cour supérieure, qui l'a déclaré plaideur quérulent.En clair, cela signifie que l'homme de 41 ans, qui a pris l'habitude de multiplier les poursuites contre des juges, des avocats, des ministres et même contre le gouvernement, dans le cadre de son divorce houleux, ne pourra plus le faire.En fait, il ne pourra plus poursuivre personne sans avoir obtenu l'aval du syndic du Barreau ou d'un ordre professionnel, ou des juges en chef de la Cour du Québec ou de la Cour supérieure, s'il compte s'adresser à ces instances.Ce recours extraordinaire, réclamé dans le présent cas par le Barreau du Québec, vise à écarter la personne quérulente, qui a recours aux tribunaux de façon abusive et déraisonnable.Selon le juge André Wéry, dont la décision lapidaire s'étale sur 15 pages, Srougi réunit tous les symptômes de la quérulence, une problématique fondée sur la pensée paranoïaque, et qui sont résumés comme suit : il montre de l'opiniâtreté et du narcissisme, il se manifeste plus souvent en demande qu'en défense, il multiplie les recours vexatoires, y compris contre les auxiliaires de justice, il réitère les mêmes questions dans des recours successifs qui vont en s'amplifiant malgré ses échecs répétés, ses arguments de droit se signalent par leur inventivité et sont à la limite du rationnel, il se représente seul, il conteste toutes les décisions adverses et ses procédures sont souvent truffées d'insultes.Le juge souligne que toutes les procédures entreprises par Srougi ressassent les mêmes reproches, qui prennent leur source dans le fait qu'il n'a toujours pas réussi à détruire la mère de ses enfants à l'occasion des procédures de divorce.Il poursuit systématiquement tous ceux qu'il considère comme des opposants, note le juge, qui considère par ailleurs que les propos de Srougi deviennent même inquiétants.« Si la cour préfère qu'il utilise des moyens « irakiens » ou « terroristes » pour revendiquer ses droits, que le tribunal l'en informe de ceci », écrivait entre autres Srougi, dans une procédure.Dans une autre, il écrivait : « Tant qu'elle sera vivante (une avocate contre qui il avait porté plainte), je ferai de la marde (sic) au Barreau.» Par ailleurs, Srougi s'est nui encore plus en écrivant, il y a quelques semaines, une lettre au lettre au juge Wéry, qui délibérait dans la présente cause.Srougi l'avisait qu'il venait d'intenter un recours en Cour fédérale contre le gouvernement du Canada et la Cour supérieure, et qu'en conséquence, le magistrat n'avait plus l'impartialité nécessaire pour rendre jugement.« Il est temps que le tribunal intervienne pour faire cesser ces abus (\u2026).Ce système (de justice) coûte cher (\u2026).Le temps perdu et les frais occasionnés au système judiciaire, et par le fait même aux justiciables québécois, par la croisade entreprise par M.Srougi, doivent cesser », tonne le juge.Fathers4Justice, qui était aussi visé par cette demande du Barreau, échappe à la déclaration de quérulence.La preuve n'a pas été faite que l'organisme, malgré son enthousiasme face aux actions de Srougi, est impliqué dans les recours.« Mais s'il s'avérait qu'une preuve démontre que l'organisme sert de paravent aux activités interdites de l'intimé Srougi, il est évident que le Tribunal pourrait être appelé alors à intervenir », prévient le juge.Andy Srougi était apparu dans le paysage médiatique en septembre 2005, alors qu'il s'était perché dans la structure du pont Jacques-Cartier pour attirer l'attention sur le combat de Fathers4Justice.La circulation avait été paralysée pendant une douzaine d'heures.Par la suite, cet ex-informaticien, fils d'avocat, a multiplié les recours dans le but avoué de faire dérailler le système qui, selon lui, favorise outrageusement les mères au détriment des pères, dans les divorces et les questions de garde d'enfants.Paul Bérubé, qui se présente comme le fondateur de Fathers4Justice au Québec, s'est dit attristé par le jugement.« Je trouve ça pathétique qu'un homme, parce qu'il ne voit pas ses enfants, soit obligé de faire des requêtes sans arrêt pour pouvoir avoir justice.Si tous les pères dans sa situation faisaient la même chose, ce serait le bordel dans le système judiciaire.Mais il faut beaucoup d'énergie pour faire ça.Andy, c'est un gars vraiment à part des autres.J'ai beaucoup de respect pour lui et pour ce qu'il fait.C'est un gars extraordinaire, très intelligent, extrêmement persévérant et déterminé, et qui a beaucoup d'énergie.En tant qu'ancien soldat, je donnerais ma vie pour lui sur un champ de bataille.C'est un homme d'honneur\u2026 » Andy Srougi déclaré plaideur quérulent Le plus connu des membres de Fathers4Justice ne pourra plus poursuivre personne PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE © Andy Srougi est ce membre de Fathers4Justice qui a escaladé la structure du pont Jacques-Cartier en septembre 2005 afin de faire valoir les droits des pères.Ses arguments de droit se signalent par leur inventivité et sont à la limite du rationnel, écrit le juge André Wéry.3462239A MONTOIT LE SAMEDI Montréal vupar cinq pro Moteurs iMMobiliers ce sa Me Di Dans ACTUALITÉS ANDRÉ CÉDILOT Arrêté dans le cadre d'un projet antimafia mené la semaine dernière à Ottawa, l'Italo-Montréalais Nino de Bartolomeis s'est vu refuser une demande de libération sous caution, hier, au palais de justice de Montréal.Son train de vie fastueux, ses fréquentations douteuses et la découverte d'un pistolet de calibre 9 mm chargé à bloc dans le salon de sa résidence du quartier Rivière-des-Prairies font croire à la juge Hélène Morin, de la Cour du Québec, que le jeune homme de 35 ans est impliqué dans des activités criminelles de haut niveau.Décrit comme un « soldat » du clan Rizzuto, de Bartolomeis était prétendument chargé d'approvisionner en cocaïne des mafieux de la région d'Ottawa.Surnommé « the committee », le groupe de narcotrafiquants de la capitale nationale lui aurait acheté en moyenne quatre ou cinq kilos par mois.En tout, le gang ontarien en écoulait mensuellement de 30 à 50 kg sur le marché local.Les policiers de la brigade antigang de Montréal affirment avoir vu de Bartolomeis conclure une transaction de 1,5 kg de cocaïne à l'arrière d'un restaurant Harvey's du boulevard Lacordaire, à Saint- Léonard, en novembre dernier.Dans son témoignage devant le tribunal, le sergent-détective Pascal Durbeck a indiqué que de Bartolomeis était sous les ordres de Lorenzo Giordano et Francesco Del Balso, deux des lieutenants de Francesco Arcadi, un des hommes forts de la « famille » Rizzuto.Sauf Giordano, toujours en fuite, ils ont tous été écroués depuis le 22 novembre à la suite de l'opération Colisée.Deux jours avant le meurtre de Domenico Macri, en août dernier, il était « en meeting » avec lui dans un Mc Donald's de Saint-Léonard, a noté le détective montréalais.À la suite de ce règlement de comptes, de Bartolomeis se promenait armé.Il a souvent été vu au bar Flamingo, à Laval, un des lieux de rencontre du clan Arcadi.Peu avant son arrestation, le 12 février, la jeep de sa femme a été incendiée dans l'entrée de leur luxueuse maison évaluée à plus de 500 000 $.Une main criminelle serait à l'origine de l'attentat.Pour sa part, il conduisait une Range Rover de 80 000 $.À Montréal, de Bartolomeis fait face à quatre chefs d'accusation liés à la possession illégale d'une arme à feu.Il sera ramené devant le tribunal lundi prochain.Sa femme, Maria Pagliaro, 36 ans, également accusée, est en liberté conditionnelle.Un mandat d'arrêt pour trafic de drogue et gangstérisme pèse sur de Bartolomeis, à Ottawa.Libération refusée à un prétendu mafieux PRESSE CANADIENNE Au procès de Robert Pickton pour meurtres, l'avocat de la défense a avancé hier qu'une femme qui avait déjà été arrêtée relativement aux multiples disparitions de femmes à Vancouver était souvent à la ferme de Pickton et pourrait y avoir vécu.L'avocat Adrian Brooks a demandé à la policière Daryl Hetherington d'examiner des photographies de documents saisis dans la roulotte de Pickton, à Port Coquitlam.Ceux-ci comprenaient de nombreux talons de chèques d'aide sociale payables à Dinah Taylor, ainsi que d'autres notes sur des rendez-vous, des factures ainsi que des reçus de l'hôtel Roosevelt, dans le Downtown Eastside de Vancouver.Mme Hetherington a confirmé que certains des documents photographiés étaient adressés à Dinah Taylor, à la roulotte sise au 953, Dominion Ave, où se trouvait la roulotte de Pickton, et que d'autres lui étaient adressés à l'hôtel Roosevelt.Dinah Taylor avait été arrêtée, de même que Lynn Ellingsen et Pat Casanova, à la suite de l'imposante fouille de la propriété de Pickton en février 2002, mais aucune d'entre elles n'avait été accusée.Résultats des fouilles Des membres de l'équipe spéciale d'enquête sur les disparitions ont entrepris de fouiller la propriété de Pickton le 6 février 2002, le lendemain de l'arrestation de Pickton par des policiers munis d'un mandat de perquisition pour possession d'armes illégales.Au cours de cette fouille, la police a découvert des articles appartenant à des femmes ayant disparu du Downtown Eastside.M.Brooks a montré au jury et à l'agente Hetherington une autre série de photos d'articles saisis par la policière en juin 2002, dont une veste de cuir.Mme Hetherington, a reconnu qu'une enveloppe adressée à Lynn Ellingsen avait été trouvée dans une poche du vêtement, qui contenait aussi divers documents de Revenu Canada datés de 1998 et portant le nom de Lynn Ellingsen.La policière a aussi fouillé la ferme de la propriété appartenant au frère de l'accusé, Dave Pickton.Sur une autre propriété des frères Pickton, un bas féminin, un bustier et une robe ont été trouvés dans un camion.La police a aussi découvert des vêtements féminins, des condoms, dumaquillage et un document portant le nom de Dinah Taylor dans un véhicule se trouvant sur la propriété, a dit Mme Hetherington.Dans une autre voiture, on a trouvé une paire de sandales de femmes, des condoms, un soutien-gorge et un autre document au nom de Dinah Taylor.Un autre policier qui a participé aux fouilles à l'extérieur de la roulotte de Pickton a déclaré dans son témoignage avoir découvert quatre inhalateurs portant le nom de Sereena Abotsway, l'une des femmes que Pickton est accusé d'avoir tuées.Il a ajouté avoir saisi des scies, des lames et des couteaux rouillés dans un abattoir près de la roulotte.Pickton est sous le coup de six chefs d'accusation de meurtre prémédité.Il devra faire face devant la justice à 20 autres chefs d'accusation identiques, à une date ultérieure.Une femme vivait peut-être à la ferme de Robert Pickton Simon Boily, cycliste d'Alma âgé de 23 ans, est portée disparu depuis le 21 janvier dernier, en Bolivie, en plein coeur de la cordillère des Andes.Sa famille n'a pas eu de nouvelle de lui depuis qu'il a quitté La Paz, la capitale bolivienne située à 3000 m d'altitude, en vélo de montagne.Le sportif s'est aventuré sur la « carretera de la muerte » (route de la mort), qualifiée de « route la plus dangereuse de la planète », en direction d'un village situé à plus de 100 kilomètres de La Paz.Il avait pour projet de se joindre à des producteurs de cacao équitable de la coopérative El Ceibo tout près de Sapecho, petite communauté dans les Yungas méridionales.Le Quotidien Un jeune d'Alma toujours porté disparu en Bolivie REPORTAGE PUBLICITAIRE CAMPS DE VACANCES ET DE JOUR CERTIFIÉS En collaboration avec l'Association des camps du Québec de FAIRE LE PLEIN EN2017?LE PRIX DE L'ESSENCE.2017.ET VOUS.Rien de plus agréable qu'une randonnée en voiture par un bel après-midi.Ceci dit, le prix de l'essence, qui rend ces promenades possibles, n'a cessé d'augmenter au cours des dernières années.Selon certaines prévisions, le prix moyen de l'essence à Montréal pourrait atteindre 1,49 $ le litre d'ici 2017.(En d'autres mots, il vous en coûtera près de 104$ pour faire le plein.) D'où une question fondamentale: aurez-vous suffisamment d'argent pour mener votre voiture au-delà de votre rue?AU BOUT DE VOTRE RUE ET AU-DELÀ.Tout commence par la gestion de votre Taux de dépense.Le terme « Taux de dépense» signifie tout simplement la rapidité à laquelle vous dépensez votre argent.Plus vous économisez maintenant, plus vous investissez judicieusement et plus votre style de vie sera agréable par la suite.Vous seul pouvez décider où et quand faire des économies (pour des idées, référez-vous à la fig.1), mais il suffit de quelques choix avisés pour que votre argent fructifie.PETIT EXEMPLE.GRAND RÉSULTAT.Au lieu de dépenser 2 $ pour une bouteille d'eau, vous prenez un verre et trouvez un robinet pour 0 $.Épargner 2 $ peut paraître insignifiant mais si vous économisez cette somme trois fois par semaine pendant une année complète, vous vous retrouvez avec 312 $.Et c'est là que les choses deviennent intéressantes : si vous aviez investi 312 $ dans le Fonds de dividendes Mackenzie Maxxum tous les ans, au cours des 10 dernières années, aujourd'hui, vous auriez 6 066 $ (fig.2).2017 ARRIVE À TOUTE ALLURE.En d'autres mots, vous devriez commencer à gérer votre Taux de dépense et à investir la différence illico presto.Bien sûr, ce n'est pas toujours facile de s'y mettre.C'est pourquoi Mackenzieadéveloppé des outils que votre conseiller financier peut utiliser pour vous aider à réduire votre Taux de dépense et à choisir les fonds communs de placement Mackenzie qui vous conviennent le mieux.Car plus vous faites des choix financiers judicieux aujourd'hui, plus facile il sera pour vous de garder l'aiguille au sommet de la jauge d'essence en 2017.Pour en savoir plus sur le Taux de dépense, visitez tauxdedepense.ca 61,2 ¢/litre Un nouveau jeu vidéo de 60$ versus un jeu usagé de 20 $.De toute façon, dès que votre enfant aura franchi le dernier niveau, il voudra un nouveau jeu.Alors pourquoi pas dépenser un peu moins?fig.1 95,7 ¢/litre 1,49 $/litre AUREZ-VOUS LES MOYENS LE GRAPHIQUE DES GRANDS GAINS 312 $ investis dans le Fonds de dividendes Mackenzie Maxxum chaque année au cours des 10 dernières années = 6 066 $ Janv.Janv.Janv.Janv.Janv.Janv.fig.2 année Renoncez au spa et économisez 30$ en faisant votre propre manucure à la maison.Vous n'avez peut-être pas de sortie de bain douillette chez vous, mais au moins vous serez libre de porter vos pantoufles en forme de lapin.Le choix est le vôtre.Le prix de 2017 n'est qu'une projection.Ne pas prendre trop littéralement.De plus, nous conduirons probablement tous des voitures électriques d'ici là.En fonction d'un réservoir de 70 litres.En voici, des économies! Investissez la différence judicieusement.Et dites bonjour à une année 2017 financièrement plus stable.a a Les prix du 7 janvier 1997 et du 2 janvier 2007 sont la moyenne du prix au détail à Montréal de l'essence ordinaire sans plomb, taxes comprises, libre-service, selon le rapport Info-Carburant de Ressources naturelles Canada.Le coût en 2017 est calculé en appliquant le taux de croissance du 7 janvier 1997 au 2 janvier 2007 au coût d'aujourd'hui et en projetant le prix futur en 2017.Le coût des autres biens et services cités peut varier.Ces exemples ne sont donnés qu'à des fins d'illustration.Les placements dans les fonds communs peuvent donner lieu à des courtages, des commissions de suivi, des frais de gestion et autres frais.Veuillez lire le prospectus avant de pendre votre décision.Rendement du Fonds de dividendes Mackenzie Maxxum, série A, au 31 janvier 2007 : 1 an 12,7 %, 3 ans 10,6 %, 5 ans 9,7 % et 10 ans 11,2 %.Les taux de rendement indiqués correspondent au rendement annuel composé historique total, compte tenu des variations de la valeur unitaire et du réinvestissement de toutes les distributions mais sans prendre en considération les frais d'acquisition, frais de rachat, frais de distribution, autres frais accessoires ou impôts sur le revenu payables par l'investisseur et qui viendraient réduire ce rendement.Les placements dans les fonds communs ne sont pas garantis, leur valeur varie fréquemment et leur rendement passé ne donne pas forcément une indication du rendement futur.3459834A FORUM JEAN-CLAUDE RIVEST Maintenant sénateur, l'auteur a longtemps été conseiller spécial de l'ex-premier ministre libéral Robert Bourassa.La campagne électorale ouvre le bal des priorités.On ne pourra sans doute pas, une fois de plus, faire l'économie du débat sur le fédéralisme et la souveraineté\u2026 du moins sur la tenue « le plus tôt possible » d'un référendum sur l'avenir politique du Québec.C'est évidemment prioritaire ! L'idée de la souveraineté du Québec, toujours très présente, apparaît depuis quelques années bien plus comme un état d'âme, une affaire de coeur ou une manière d'être que comme un engagement ferme, déterminé et résolu à faire du Québec un pays indépendant et à y travailler sans relâche.Mises à part la publication du budget (!) de François Legault et la tournée des collèges de Jacques Parizeau, il n'y a pas eu, ces dernières années, de véritables efforts soutenus et systématiques de mobilisation des souverainistes pour convaincre davantage de Québécois de la nécessité de l'indépendance.On a simplement eu droit au désopilant débat sur le calendrier référendaire lors de la course à la direction du PQ! La campagne électorale de 30 jours permettra-t-elle à M.Boisclair, pour qui la souveraineté est prioritaire, de vraiment changer les choses ?Le camp fédéraliste, pour sa part, jouit d'une conjoncture politique particulièrement favorable.Le Québec (reconnu nation !) a obtenu un droit de parole (!) à l'UNESCO, il a surtout pu conclure avec le gouvernement canadien d'importantes ententes dans les domaines de la santé (l'asymétrie), des services de gardes, des congés parentaux, de l'environnement, des infrastructures, des investissements privés dans des secteurs de pointes\u2026 Et en prime, voilà qu'à une semaine du scrutin du 26 mars, le budget fédéral devrait apporter des réponses significatives au déséquilibre fiscal et peutêtre même à la limitation du pouvoir de dépenser du gouvernement fédéral dans les champs de compétence du Québec.L'argent ainsi disponible donnera sans doute une crédibilité accrue aux engagements électoraux de M.Charest.La question se pose, cependant, de savoir si cette évolution intéressante de la pratique du fédéralisme canadien est bel et bien l'expression d'une conviction ferme et déterminée des uns et des autres ou si elle n'est que le fruit d'une conjoncture politique singulière pour éviter un nouveau référendum et pour permettre au présent gouvernement minoritaire à Ottawa de gagner au Québec les sièges additionnels dont il a besoin pour atteindre la majorité parlementaire rêvée\u2026 ! En tout cas, quels que soient les avantages immédiats que le Québec en tirera, il n'y aura aucune espèce de garant ie d'avenir\u2026 Or, ce serait pourtant une bien belle priorité! Autres priorités Santé, éducation, famil le, fiscalité, dette, identité québécoise\u2026 seront à un moment ou l'autre hissés au rang sacré des priorités ! Plan de campagne et « focus groups » obligent ! On doit, bien sûr, nous parler de tout cela.Encore faut-il que ce soit d'une manière réfléchie et responsable.On a trop souvent une impression de déjà vu dans le discours électoral.Le parti ministériel s'inscrit dans la continuité de son action en manifestant une évidente retenue dans ses nouveaux engagements (leçon apprise).Les partis d'opposition, eux, mènent la charge en soulignant les insuffisances ou l'inefficacité de l'action gouvernementale et en énonçant tous azimuts une pléthore de solutions plus ou moins magiques sans tellement d'égard aux ressources financières disponibles.Et, comme tout cela est souvent terriblement technique et complexe, il est bien difficile pour le citoyen de discerner les mérites objectifs des propositions des uns et des autres.D'où, ce très large scepticisme de la population à l'égard des programmes et des promesses électorales, fussent-elles sacralisées au rang de priorités.Et, s'il fallait vraiment que l'on parle de priorité, pourquoi ce ne serait-ce pas tout simplement le développement économique, cette condition essentielle du progrès social et de l'affirmation de notre personnalité culturelle.Tout devient possible pour une société dès lors qu'il y a croissance économique, seule capable de créer la richesse nécessaire au maintien et au développement des programmes sociaux et culturels.N'est-ce pas là la voie royale de la lucidité et de la solidarité ?On ne parle pas beaucoup d'économie au Québec, sauf au moment d'une crise.Les énoncés cohérents et engagés sur le développement économique sont extrêmement rares.À peu près en même temps que le désormais célèbre échevin d'Hérouxville sortait de sa forêt pour paraître sur la place publique, le président de la FTQ, Henri Massé, lançait un cri d'alarme sur la tragique détér io rat ion du secteur manufacturier québécois.Silence complet dans les médias et dans le milieu politique.C'est l'échevin de Hérouxville qui a été invité à Tout le monde en parle ! MM.Cha res t , Boi s c la i r et Dumont sont des leaders pol it iques modernes\u2026 qui ne devraient pas avoir peur de se commettre.Alors qu'ils nous disent bien concrètement comment le Québec va se tirer d'affaires dans le contexte de la mondialisation, comment améliorer la productivité des entreprises et la formation de la main-d'oeuvre, comment faire croître les exportations, comment rendre la fiscalité compétitive, comment soutenir les secteurs les plus vulnérables, en particulier en région\u2026 Comment, en somme, créer de l'emploi et de la richesse ?Par fois i l nous ar rive de regretter le départ prématuré de Bernard Landry et de sa passion pour l'économie.Pas autant que lui, mais tout de même\u2026 un peu ! Et l'économie dans tout ça ?Dans le bal des priorités électorales des politiciens, la part réservée au développement économique du Québec est malheureusement bien mince PHOTO JACQUES BOISSINOT, CP Le budget fédéral devrait apporter des réponses significatives au déséquilibre fiscal, ce qui donnera sans doute une crédibilité accrue aux engagements de Jean Charest.MARTINE TREMBLAY Autrefois directrice de cabinet du premier ministre René Lévesque, puis haute fonctionnaire, l'auteure est conseillère spéciale affaires publiques et analyse stratégique chez HKDP et membre du conseil du Centre d'études et de recherches internationales.La campagne électorale qui commence sera d'autant plus captivante que les positions respectives des différents partis installés sur la ligne de départ permettent d'imaginer différents scénarios, y compris celui d'un gouvernement minoritaire.Face à une équipe libérale qui traîne un taux d'insatisfaction très élevé, le Parti québécois demeure certes la seule alternative sérieuse de gouvernement.Mais il doit composer avec un fractionnement du vote francophone qui n'a pas cessé d'augmenter depuis une décennie.En effet, alors que le Parti libéral peut toujours compter sur la fidélité des communautés anglophone et allophones, qui lui assurent au départ un solide bloc de députés, le Parti québécois doit, lui, composer avec un électorat francophone beaucoup plus divisé.L'ADQ, le Parti vert et Québec solidaire accaparent maintenant, ensemble, au moins le quart des intentions de vote, soit près du tiers du vote francophone.Même si le PQ rassemble encore une vaste coalition sur le plan des idées, la question nationale ne détermine plus autant qu'avant la répartition des appuis en période électorale.De nombreux souverainistes appuient l'ADQ, alors que d'autres ont migré vers les formations de gauche.Il est illusoire pour le Parti québécois, dans ce contexte, de penser ramener au bercail ces « brebis égarées » en plaçant l'urgence référendaire au coeur de sa campagne.Le seul résultat prévisible d'une telle opération, que Jean Charest appelle de tous ses voeux, sera de mobiliser encore plus fermement l'électorat fédéraliste autour du Parti libéral.Surtout que le budget fédéral, qui sera dévoilé une semaine avant le vote, devrait fournir à ce dernier des munitions supplémentaires.Toutes les campagnes électorales québécoises récentes ont été marquées, en fin de course, par une offensive très efficace contre l'obsession référendaire du Parti québécois, ce qui a permis aux libéraux, à chaque occasion, de récupérer de précieux points de pourcentage.Le PQ d'André Boisclair devra donc chercher à se démarquer d'une autre manière s'il veut avoir une chance réelle de l'emporter le 26 mars prochain.Programme de gouvernement Et c'est sur son programme de gouvernement qu'il sera d'abord jugé.Un programme qu'il lui faudra clairement situer entre la complainte trop expiatoire des « lucides » et le refrain chimérique des « solidaires ».Un programme qui, à défaut de faire rêver, devra avoir du souffle et nous projeter dans l'avenir.Depuis son arrivée à la tête du PQ, André Boisclair a constamment martelé les thèmes de l'éducation, de l'environnement et de l'économie.Ces trois piliers constituent une excellente trame de fond pour un gouvernement en devenir.Mais la vision qui les sous-tend doit être suffisamment stimulante pour contrer la tendance à calquer les plates-formes électorales sur les seules inquiétudes exprimées par le plus grand nombre à travers les sondages d'opinion.Il faut en effet aller bien au-delà de la question des droits de scolarité pour rejoindre les étudiants, comme il ne suffit pas de solutionner le problème des urgences des hôpitaux pour répondre aux attentes d'une population vieillissante.Défaire un gouvernement après un seul mandat représente déjà un défi de taille.Pour y arriver, compte tenu du niveau apparent d'indécision des électeurs, le Parti québécois doit démontrer qu'il peut faire beaucoup mieux que le Parti libéral dans un contexte de ressources limitées.Pour André Boisclai r, i l importe donc de donner le ton, très tôt dans la campagne, d'imposer ses thèmes et un discours de changement susceptible de rallier les indécis.Des trois principaux chefs de partis qui vont s'affronter au cours des prochaines semaines, le chef du Parti québécois est le seul à n'avoir pas subi l'épreuve du feu.Sera-t-il le moins expérimenté ou le plus neuf ?Au-delà du référendum Le Parti québécois doit démontrer qu'il peut faire mieux que le Parti libéral dans un contexte de ressources limitées PHOTO RYAN REMIORZ, CP Le PQ d'André Boisclair devra chercher à se démarquer s'il veut avoir une chance réelle de remporter les élections du 26 mars.On ne parle pas beaucoup d'économie au Québec, sauf au moment d'une crise.L'ADQ, le Parti vert et Québec solidaire accaparent maintenant, ensemble, au moins le quart des intentions de vote, soit près du tiers du vote francophone. QUE LE DÉBAT COMMENCE! André Desmarais > Président du conseil d'administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef FORUM ÉDITORIAUX sergechapleau@lapresse.ca DROITS RÉSERVÉS LA BOÎTE AUX LETTRES Pour nous écrire : forum@lapresse.ca apratte@lapresse.ca ANDRÉ PRATTE Dans les milieux politiques, on s'attend à ce que la campagne électorale qui s'est amorcée hier soit particulièrement dure.Les enjeux sont cruciaux, pour le Québec bien sûr mais aussi pour les chefs des trois principaux partis, chacun jouant sa carrière politique.Peuton néanmoins espérer qu'il n'y aura pas trop de coups bas?Les choses ont mal commencé.À la veille du déclenchement des élections, la période des questions à l'Assemblée nationale a donné lieu à un affrontement particulièrement vicieux entre la péquiste Diane Lemieux et le libéral Jacques Dupuis.Plusieurs commentateurs ont reproché à M.Dupuis d'avoir fait allusion à la consommation passée de cocaïne par André Boisclair.Ils ont raison.Il s'agit de vieilles histoires.M.Boisclair est aujourd'hui, pour reprendre sa propre expression, en pleine possession de ses moyens.C'est un homme plus mature, devenu chef de parti, au sujet duquel les Québécois doivent se faire une opinion au cours du prochain mois.Les libéraux ne nuiront qu'à eux-mêmes s'ils ressassent cette affaire de drogue pendant la campagne.Cela dit, il faut aussi dénoncer la manoeuvre de la leader parlementaire de l'opposition officielle, qui a provoqué la réplique de M.Dupuis.Mme Lemieux a tenté d'impliquer le chef de cabinet du premier ministre, Stéphane Bertrand, dans une affaire de « détournement de fonds » qui serait survenue lors de la campagne référendaire de 1995.Le détournement de fonds, rappelons-le, est un acte criminel.L'accusation de Mme Lemieux est donc très grave.Or, sur quoi repose cette charge?Le PQ a présentémardi des « documents nouveaux qui amènent des informations extrêmement importantes », selon Mme Lemieux.Il s'agit de deux notes internes du document fédéral, datées de juillet 1995, proposant le tournage de vidéos devant être utilisées par le camp du NON pendant la campagne référendaire, vidéos dont le coût (300 000 $) aurait été partagé par le gouvernement du Canada, le Conseil pour l'unité canadienne et le Parti libéral du Québec.Les deux tiers du montant auraient donc été dépensés hors du parapluie du camp du NON, en contravention de la loi référendaire québécoise.Il y a aussi une facture envoyée à M.Bertrand (alors directeur général du PLQ) quelques mois plus tard pour une vidéo produite pour le NON.D'où l'insinuation de Mme Lemieux : M.Bertrand n'a-t-il pas participé à une manoeuvre visant à contourner les règles sur le financement du référendum?Or, cette allégation repose sur des fondements plus que fragiles.D'abord, les trois documents en question n'ont rien de nouveau.La facture adressée à M.Bertrand se trouvait dans le livre Les secrets d'Option Canada (p.77), signé par Normand Lester et Robin Philbot (aujourd'hui candidat péquiste), publié il y a un an.Sur la facture, M.Philbot a noté que celle-ci avait été « payée par le comité pour le NON et comptabilisée », une mention que les péquistes ont préféré camoufler ( !) avec du « liquid paper » avant de s'en servir mardi.Les deux autres documents ont été déposés devant la commission Gomery, à l'automne 2004.Le projet qui y est évoqué a été analysé par la commission, qui a conclu dès mai 2005 (page 23 333 des transcriptions) que celui-ci n'avait jamais eu de suite.Comment peut-on accuser M.Bertrand d'avoir été complice d'un projet mort-né?Pourquoi le PQ sort-il ces documents des boules à mites à ce moment-ci, en prétendant qu'il s'agit d'« éléments nouveaux »?Personne n'est grandi par des tactiques de salissage comme celles-là.Hier, Jean Charest s'est engagé à mener une campagne « respectueuse » et André Boisclair a dit vouloir débattre du « fond des choses ».Souhaitons que les deux hommes respectent à la lettre ce premier engagement de leur campagne.Une campagne propre, S.V.P.akrol@lapresse.ca ARIANE KROL L'hôpital Honoré-Mercier aurait-il pu faire davantage pour limiter la propagation de la bactérie C.difficile?Sans vouloir présumer des conclusions de la coroner Catherine Rudel-Tessier, il faut admettre que certains témoignages entendus dans le cadre de son enquête sont troublants.Des lacunes relatives à l'hygiène et à l'entretien ont été signalées plusieurs mois avant l'éclosion, a par exemple indiqué le médecin responsable de la prévention et du contrôle des infections à l'hôpital, Anne Vibien.L'an dernier, déjà, des rapports montraient que l'hôpital avait été informé des risques accrus d'éclosion.Le rapport de la coroner, qui devrait sortir dans quelques mois, présentera plutôt des recommandations pour mieux protéger les patients à l'avenir.Il ne faut pas s'attendre à de grandes révélations scientifiques, car la prévention du C.difficile est un phénomène déjà bien documenté Nous savons par exemple que certains facteurs sont totalement hors du contrôle des hôpitaux.C'est le cas du type de souche, beaucoup plus virulente au Québec, et de l'aménagement de l'édifice.L'idéal serait d'avoir des chambres individuelles partout, mais les plus vieux immeubles n'ont que des chambres doubles ou quadruples, certaines sans salle de bains.C'est pourquoi les établissements ne peuvent se permettre de négliger les facteurs qu'ils contrôlent - mesures pour limiter la transmission, désinfection, entretien, utilisation des antibiotiques, etc.Les infectiologues auront beau élaborer les meilleures stratégies, la prévention ne sera pas efficace tant que la direction n'en fera pas une priorité.Après tout, c'est elle qui a l'autorité nécessaire pour donner le ton.La responsabilité vient avec.Quoi de plus absurde qu'un patient qui entre à l'hôpital pour se faire soigner et y attrape une infection nosocomiale?Même du point de vue administratif, c'est un nonsens, car le patient sera hospitalisé plus longtemps et contaminera peut-être d'autres malades.Les économies faites sur l'entretien ménager, le matériel prophylactique, la formation du personnel ou la sensibilisation des visiteurs risquent donc d'être de courte durée.Une flambée de C.difficile coûte une fortune en antibiotiques et en journées d'hospitalisation.Tout cela est d'une telle évidence qu'on s'étonne d'avoir encore à en discuter.Le ministère de la Santé a transmis des directives très claires et plusieurs hôpitaux ont pris les moyens nécessaires pour garder la situation sous contrôle.Malheureusement, cette hygiène organisationnelle ne semble pas avoir gagné tous les établissements.Espérons que l'enquête du coroner donnera l'électrochoc nécessaire aux derniers récalcitrants.Lorsqu'une infection qui aurait pu être maîtrisée entraîne des décès prématurés, comme cela pourrait avoir été le cas à Honoré-Mercier, il ne faut pas s'étonner que les familles des présumées victimes engagent des avocats.La bureaucratie ou la vie Une campagne électorale, c'est d'abord un débat d'idées.D'ici au jour du scrutin, le 26 mars, les pages Forum vous plongeront au coeur de ce débat, grâce à notre équipe éditoriale et à nos chroniqueurs Alain Dubuc, Lysiane Gagnon et Michel C.Auger (du Soleil et de Cyberpresse).Vous pourrez également lire les analyses de plusieurs commentateurs chevronnés : MARDI « Tendances lourdes » - Le politologue Jean-Herman Guay, de l'Université de Sherbrooke, décortiquera les plus récents sondages.MERCREDI « Journal de campagne » - Les députés Elsie Lefebvre (Laurier-Dorion, PQ) et Pierre Moreau (Marguerite-d'Youville, PLQ) raconteront les hauts et les bas de leur campagne.JEUDI Louise Beaudoin (ancienne ministre péquiste), Liza Frulla (ancienne ministre libérale) et Guy Laforest (ex-président de l'ADQ) commenteront l'évolution de la campagne.De temps à autre, nous publierons également les analyses de deux autres personnalités politiques d'expérience, Martine Tremblay (ancienne chef de cabinet de René Lévesque) et le sénateur Jean-Claude Rivest (ex-proche conseiller de Robert Bourassa).DIMANCHE « La campagne vue du ROC » - Chaque dimanche, Jeffrey Simpson (Globe & Mail) et Paul Wells (Maclean's) commenteront la campagne québécoise telle que vue par le reste du pays.LUNDI « Votre campagne » Chaque jour, nous publierons vos commentaires dans notre Boîte aux lettres.De plus, tous les lundis, une page entière sera consacrée à vos courriels portant sur la campagne électorale.Je vous rappelle notre adresse : forum@lapresse.ca Bonne campagne ! André Pratte Éditorialiste en chef apratte@lapresse.ca Un triste spectacle M.Boisclair, Quel triste spectacle vous donnez depuis quelques jours avec vos accusations à gauche et à droite envers vos adversaires.Je vous ai envoyé un courrriel en novembre dernier afin de connaître votre opinion en ce qui a trait aux accommodements raisonnables.Fin janvier, je n'avais toujours rien reçu de votre part.Je vous ai donc retourné le même courriel et je n'ai toujours pas reçu de réponse.Il faudrait vous intéresser aux enjeux de cette élection au lieu de perdre votre temps avec vos accusations.Nous voulons savoir ce que vous aller faire, pas combien de punch vous aurez donnés.Michel Lefebvre Chambly Pharisaïsme politique Certains se souviennent peutêtre de ce passage biblique du nouveau testament : Jésus dit à l'adresse de certains qui se flattaient d'être les justes et n'avaient que mépris pour les autres la parabole suivante : « Deux hommes montèrent au temple pour prier.».Et à la fin de la parabole : « Tout homme qui s'élève sera abaissé, mais celui qui s'abaisse sera élevé.» Dans ce début de campagne électorale, j'ai le sentiment que les politiciens de toute allégeance essaient de nous diviser entre « bons » et « méchants ».Je suis très agacé aussi par le parti Québec solidaire qui semble nous diviser entre purs et impurs.Eux seuls semblent savoir ce qui est « faire de la politique autrement ».Le couple Françoise David-Amir Khadir se prétendent les purs de l'expérience politique comme si avant eux rien de très valable n'avait pu exister.Même chose entre les autres formations plus « importantes ».Dans ce jeu de provocations réciproques et de promesses désinvoltes nous, citoyens dits « ordinaires », n'avons d'autres choix que nous méfier des magiciens qui cherchent à nous gouverner et d'exiger, si c'est encore possible, un certain respect de la diversité de nos orientations et de nos questionnements.Jacques Léger Montréal Allons-nous mordre ?La pêche électorale sera ouverte bientôt.Depuis quelques semaines, le PLQ nous gorge de subventions.Monsieur Charest nous charme.Il voudrait bien que l'on morde une seconde fois à son cocktail d'appâts.Et devrions nous passer l'éponge sur ces quatre années ?Certes pas.Ce parti n'a jamais été proche de nous.D'ailleurs, nos opinions, nos choix de société lui passent six pieds par-dessus la tête.Et je rappelle aussi à monsieur Boisclair que ce que nous voulons, gens du Québec, c'est un bon gouvernement.Un gouvernement qui passera les intérêts de ses gens avant ceux du parti.La pêche sera-t-elle bonne?Souhaitons que M.Charest revienne bredouille.Caroll Roy Journalistes agressifs J'ai visionné ce midi (hier) avec attention la conférence de nouvelles du premier ministre Charest faisant suite au déclenchement des élections.Au début de la période de questions, l'animateur a demandé aux représentants des médias de décliner leur nom et d'identifier le média qu'ils représentaient avant de poser leurs questions.Aucun ne l'a fait.Je me suis alors demandé si cet oubli résultait d'une distraction ou si c'était un refus de s'identifier en raison des questions extrêmement agressives posées au premier ministre.J'en étais abasourdi et ma conclusion est que cet oubli de tous les représentants des médias, sans exception, était volontaire.Il ne me reste qu'à me demander si la même agressivité sera dirigé vers le chef du Parti québécois.J'en doute.René Miglierina Montréal Confiance trahie Pourquoi perdre son vote en l'accordant à un des trois vieux partis ?Les libéraux et les péquistes ont eu leur chance et ont plus ou moins trahi notre confiance dans un domaine ou dans l'autre.Ils n'ont exercé le pouvoir que pour la minorité d'affaires du Québec, même avec un visage de gauche comme en affiche un le PQ.L'ADQ de Mario Dumont n'a que faire du pouvoir.Elle n'en profiterait que pour remettre en cause les progrès de société que se sont donné les Québécois en s'engageant sur des bases populaires et autonomes, en faveur d'avancées majeures comme les garderies, l'équité salariale ou, de façon plus éloignée, un système de santé publique.Il ne reste en somme qu'une véritable option de gauche, Québec solidaire, pour maintenir élevés les débats sur les enjeux de notre société et donner à ces discussions entre nous des débouchés allant dans le sens d'un progrès constant.Guy Roy Québec solidaire Lévis FORUM VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?forum@lapresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT (514) 285-6911 ou 1 800 361-7453 cyberpresse.ca/abonnement DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 commentaires@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca PETITES ANNONCES (514) 987-8363 ou 1 866 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca PUBLICITÉ (514) 285-6931 POUR NOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 Les allocations aux parents encouragentelles la natalité ?C'est ce qu'assure Mario Dumont, en promettant 100 $ par semaine aux parents d'enfants d'âge pré-scolaire qui ne fréquentent pas les garderies subventionnées.M.Dumont affirme que c'est par de telles mesures que la France a réussi à augmenter son taux de natalité.Il est vrai que la France, aujourd'hui, est la championne européenne de la natalité, avec en moyenne un peu plus de deux naissances par femme.Les taux de natalité, au Québec comme en Allemagne, en Espagne et en Italie, sont au-dessous de 1,4; même la très catholique Pologne arrive loin derrière, avec un taux de remplacement de 1,3.Il n'y a pas de doute que la myriade de mesures incitatives offertes aux familles par les gouvernements français ont joué considérablement : vaste réseau de crèches et de maternelles publiques, généreux congés de maternité, allocation mirobolante à partir du troisième enfant, privilèges divers aux parents de plus de cinq enfants\u2026 Mais les mesures d'incitation f inancière n'auraient pas suffi.En France, le taux de natalité est directement lié aux valeurs de la société, et particulièrement à la force des liens familiaux.Si seules comptaient les mesures d'incitation financière, c'est essentiellement dans les milieux démunis que la hausse de la natalité se ferait sentir.Or, en France, les familles nombreuses, loin d'être l'apanage des classes rurales et des immigrés, se retrouvent au moins autant dans les classes moyennes et bourgeoises.Alors qu'au Québec, la fertilité est souvent le fait des femmes les moins aptes à éduquer des enfants (les jeunes femmes seules non instruites ou qui vivent de l'aide sociale trouvant dans la maternité une sorte de valorisation personnelle), en France, la natalité est élevée dans les familles les plus stables et les plus prospères, chez les couples mariés de classe moyenne.Et en général, ces mères de familles nombreuses sont des professionnelles extrêmement actives sur le marché du travail.Les exemples abondent.On n'a qu'à penser à Ségolène Royal (quatre enfants), à Claire Guymard, l'épouse d'un ancien ministre des Finances (huit enfants et une profession exigeante).J'ai déjà mentionné ce reportage du magazine Elle sur « les nouvelles patronnes », une dizaine de femmes qui occupent des postes importants dans l'entreprise.Détail significatif, elles étaient toutes mariées et avaient toutes entre deux et quatre enfants.Faites la même enquête au Québec, je mettrais ma main au feu que nos « nouvelles patronnes » seront en majorité célibataires ou divorcées et que les rares mères de famille n'auront pas plus de deux enfants chacune.Ici, Pauline Marois, avec ses quatre enfants, a toujours fait figure d'exception.C'est dans les quartiers centraux de Paris que l'on peut le mieux juger de cette réalité très particulière à la France.Les rues, les bus, les métros sont remplis de jeunes mères de famille élégantes ou de jeunes pères BCBG qui traînent deux, trois marmots.Allez, le dimanche, au parc Monceau, à la place des Vosges ou au Luxembourg : vous verrez que la famille nombreuse se porte très bien chez les jeunes couples de Français des classes moyennes et bourgeoises.Il y a très nettement, derrière ce phénomène qui ne laisse pas d'étonner les observateurs (le chroniqueur du Herald Tribune, William Pfaff, établi à Paris depuis des décennies, mentionnait récemment que les amis de ses enfants ont tous trois ou quatre enfants), une question de valeurs : l'importance primordiale accordée à la famille.Même si le nombre de mariages en France a légèrement diminué au profit du PACS (l'union de fait sanctionnée par l'État), les couples sont plus stables, et les liens familiaux plus forts que partout en Amérique, y compris au Québec.Les jeunes couples déjeunent, le dimanche midi, avec leurs parents.L'été, à Pâques ou à Noël, ils vont en vacances chez leurs parents ou leurs grands-parents.On fréquente la famille élargie.Les naissances vous inscrivent encore plus profondément dans la chaîne familiale.Certes, ce modèle conservateur n'a pas que des avantages.Mais si l'on parle de natalité, il explique pourquoi les Français dont les revenus sont élevés (et qui donc ne sont pas mûs par des considérations financières) veulent avoir plusieurs enfants, et pourquoi ils sont prêts à s'investir à très long terme dans un projet familial.Bref, contrairement à ce qu'affirmait Mario Dumont, l'exemple français montre que si les mesures d'incitation étatiques comptent énormément, la natalité est d'abord et avant tout une question de valeurs sociales.La formule Dumont (2) JOCELYN COULON COLLABORATION SPÉCIALE Nulle société n'est à l'abri d'un assassinat politique.Pourtant, celui qui a mis fin à la vie d'une ministre pakistanaise mardi a quelque chose de révoltant.Zilla Human Usman a été abattue d'une balle dans la tête parce qu'elle osait braver les interdits des islamistes radicaux.Une partie du monde arabo-musulman n'en finit plus de souffrir aux mains de bandes de fanatiques jouissant trop souvent de l'appui discret des gouvernements en place ou de certaines autorités religieuses.Une partie de ce monde est plongée dans un conflit sanglant entre barbarie et raison.Et nul ne peut prédire qui va gagner.Le pays des purs Zilla Huma Usman était ministre des Affaires sociales du Pendjab et figure de proue d'un programme visant la réforme de la législation sur les viols et les mariages au Pakistan.Elle s'apprêtait à prononcer un discours lorsque son assassin, un homme connu de la police pour ses actions fanatiques, lui a tiré une balle au visage.« Il l'a tuée parce qu'elle ne respectait pas le code vestimentaire et parce qu'elle faisait campagne pour l'émancipation des femmes », a déclaré son collègue ministre de la Justice.Le Pakistan - pays des hommes purs - est un État de contrastes.Une femme, Benazir Bhutto, l'a déjà gouverné.Au Parlement fédéral, 20 % des sièges sont occupés par des femmes, et trois d'entre elles sont ministres.En même temps, le Pakistan est un terreau pour l'islamisme le plus fanatique.Des régions entières échappent au contrôle du gouvernement central et sont aux mains de gouvernements ou de mouvements associés aux talibans.Les partis religieux sont une force avec laquelle tous doivent compter.La violence politique et religieuse est un fait quotidien.Le pouvoir est concentré entre les mains du président.Les taux d'analphabétisme sont proches de ceux de la Somalie et de l'Afghanistan.La mortalité infantile est l'une des plus élevées du monde arabo-musulman; l'espérance de vie une des plus basses.La situation des femmes est affligeante.En un sens, le Pakistan, un pays musulman mais non arabe, ressemble à une partie du monde arabe où, rappellent trois rapports de l'ONU sur le développement humain dans le monde arabe publiés entre 2002 et 2004, les structures sociales, économiques et politiques freinent le développement des libertés, de la démocratie et de l'intégration au reste de la planète.Les rapports de l'ONU sont le fruit des recherches et réflexions de spécialistes arabes et analysent la situation du savoir, des libertés, du statut des femmes, du développement humain, de la gouvernance, des systèmes de justice, du rôle des parlements, etc.dans les pays membres de la Ligue arabe.Le constat est dévastateur : malgré le pétrole, le taux d'enrichissement par habitant est le plus faible au monde à l'exception de l'Afrique subsaharienne.Les pays arabes enregistrent dans le domaine des libertés la plus faible marque parmi sept grandes régions du monde ; la participation des femmes dans la vie économique et politique est la plus faible du monde, et une femme arabe sur deux ne sait ni lire ni écrire ; la concentration du pouvoir entre les mains de l'exécutif a créé une sorte de trou noir au coeur de la vie politique et a réduit l'environnement social à un ensemble statique où rien ne bouge.Des zones de libertés Bien entendu, le monde arabe n'est qu'une partie de l'aire musulmane.La démocratie et les libertés sont présentes et souvent florissantes en Malaisie, en Indonésie, et dans plusieurs pays musulmans d'Afrique.Même dans le monde arabe, les indicateurs ne sont pas tous au rouge, particulièrement en Jordanie, au Liban et au Maghreb.Pourtant, force est de reconnaître qu'une partie du monde arabo-musulman est en voie de marginalisation sur la scène internationale.L'assassinat de la ministre pakistanaise, la montée de l'islam radical, le déchaînement des passions après la publication de caricatures de Mahomet, les déclarations insultantes sur les juifs et les chrétiens par certaines autorités religieuses, l'interdiction de partis politiques et l'imposition de la censure singularisent le monde arabo-musulman par rapport au reste de la planète et le transforment en véritable repoussoir en plus de donner de l'Islam une image de religion intolérante et obscurantiste.Il y a bien quelques solutions à mettre en oeuvre afin de sortir de ce « trou noir » dont parle l'ONU.Le règlement du conflit israélo-palestinien, la fin des ingérences étrangères, une meilleure redistribution des richesses seraient bienvenus.Mais il y a plus à faire.Une partie du monde arabo-musulman doit s'engager dans une révolution intellectuelle majeure où la liberté est le fer de lance.À travers les rapports de l'ONU, les chercheurs arabes identifient la marche à suivre : la liberté de savoir et de s'instruire, la liberté de pensée et de dire, la liberté de choisir, la liberté d'entreprendre, la liberté d'être.C'est là le seul chemin à emprunter afin de moderniser une partie du monde arabo-musulman et lui éviter de voir ses ministres, ses acteurs du changement ou ses simples citoyens finir une balle dans la tête.L'auteur est directeur du Réseau francophone de recherche sur les opérations de paix et professeur invité au GERSI et au CERIUM de l'Université de Montréal.j.coulon@cerium.ca La barbarie et la raison L'assassinat de la ministre Zilla Huma Usman nous rappelle que le Pakistan est un terreau pour l'islamisme le plus fanatique MICHEL GOSSELIN-DELAGE Lundi dernier, j'ai fait pour la première fois l'expérience d'être présent à un événement filmé par des caméras de télévision.Et c'est une expérience que j'aurais préféré ne jamais vivre! Lundi matin, pour lui rendre hommage par quelques prières, tous les élèves de cinquième secondaire du séminaire Saint- François s'étaient rendus à l'endroit où le corps d'Alexandre Morin, autrefois notre compagnon de classe, avait été découvert la veille.Comme la plupart d'entre nous s'en doutaient, plusieurs caméras de télévision étaient déjà présentes à notre arrivée sur le site.Un certain nombre de personnes, dont moi-même, avons été choquées par la présence des médias à un moment qui en était un pour nous de recueillement, d'émotion et d'hommage à la suite de la mort d'Alex.Il est certain que, pour les journalistes, la scène représentait une façon très intéressante de satisfaire le besoin grandissant de la population, grande fan de reality show, de voir des gens pleurer et souffrir de la mort d'une personne grandement appréciée.Mais je crois que, même si le sensationnalisme pompe aumaximumles cotes d'écoute des chaînes de télévision, la présence de caméras à un événement comme celui-ci n'était pas convenable.La situation aurait pu être tolérable si les médias avaient été respectueux envers les gens présents à cette commémoration, mais le comportement des journalistes et caméramen a rendu la fureur envers eux quasiment palpable à certains moments de la cérémonie.Ainsi, durant l'attente silencieuse et réflexive précédant les prières, une dispute entre deux caméramen pour obtenir un meilleur angle de vue a réussi à faire monter la tension dans la foule de près de 250 élèves.Certains journalistes réussirent à se faire haïr, dès que l'hommage fut terminé, en posant des questions parfois embarrassantes ou contrariantes aux élèves et en insistant pour obtenir des réponses.Tout cela m'amène même à me demander si, dans les cours que suivent les étudiants en journalisme, on ne devrait pas ajouter un cours avancé en éducation morale.Remisez vos caméras ! PHOTO ERICK LABBE, LE SOLEIL La présence des médias a choqué certains proches d'Alexandre Morin.PHOTO AFP Zilla Huma Usman était ministre des Affaires sociales du Pendjab.Elle a été assassinée mardi parce qu'elle osait braver les interdits des islamistes radicaux.LYSIANE GAGNON lgagnon@lapresse.ca Au Québec, la fertilité est souvent le fait des femmes les moins aptes à éduquer des enfants (les jeunes femmes seules non instruites ou qui vivent de l'aide sociale trouvant dans la maternité une sorte de valorisation personnelle). QUI SE BAT EN IRAK?Outre la Grande-Bretagne, d'autres pays envisagent de retirer leurs troupes de l'Irak.Voici l'État des effectifs actuellement déployés au sein de la Force multinationale.ÉTATS-UNIS : 139 000 soldats actuellement, 21 000 à venir.CORÉE DU SUD : 2300 hommes qui seront rappelés d'ici la fin de l'année AUSTRALIE : 1400 POLOGNE : 900 GÉORGIE : 850 ROUMANIE : 605 DANEMARK : 460 dont le retrait complet a été annoncé hier SALVADOR : 379 BULGARIE : 155 AZERBAÏDJAN : 150 ALBANIE : 120 LETTONIE : 120 La Lettonie remet en question sa présence en irak MONGOLIE : 100 RÉPUBLIQUE TCHÈQUE : 97 LITUANIE : 50 Vilnius envisage de retirer d'ici l'été la majorité de son contingent.L'Arménie, l'Estonie, la Macédoine, la Bosnie et le Kazakhstan ont aussi quelques dizaines de soldats chacun en Irak.MONDE Les nouvelles internationales en continu sur cyberpresse.ca/monde PHOTO D'ARCHIVES AFP En décembre 2004, le premier ministre britannique Tony Blair rencontrait ses troupes basées à Bassora.C'est justement dans cette région du sud de l'Irak que son plan prévoit retirer, au cours des prochains mois, 1600 des 7100 soldats qui y sont postés.YVES SCHAËFFNER COLLABORATION SPÉCIALE LONDRES \u2014 Il n'y a pas eu de débordement d'enthousiasme hier lorsque le premier ministre britannique, Tony Blair, a présenté aux parlementaires son plan de retrait partiel de l'Irak.Les députés britanniques ont accueilli la nouvelle poliment, tandis que la Maison- Blanche a nié qu'il s'agisse d'un coup bas porté à sa coalition.D'après l'annonce, 1 600 des 7 100 soldats postés dans le sud de l'Irak, dans la région de Bassora, devraient pouvoir rentrer en Grande-Bretagne au cours des prochains mois.Cinq cents autres devraient pouvoir prendre le même chemin d'ici la fin de l'été.Ce retrait partiel « ne signifie pas que Bassora est comme nous voudrions qu'elle soit, a admis Tony Blair.Mais cela signifie que le prochain chapitre de l'histoire de Bassora peut être écrit par les Irakiens.» Contrairement au premier ministre danois qui a annoncé que l'essentiel des 460 militaires de son pays seront rentrés au Danemark d'ici août, Tony Blair n'a pas voulu donner de date précise.Il a plutôt soutenu que les effectifs pourraient être réduits davantage d'ici la fin de l'année, mais que des soldats allaient rester en Irak jusqu'en 2008 « pour aussi longtemps qu'il y aura du travail à faire ».Cantonnés dans deux bases, les soldats britanniques vont continuer à former les forces irakiennes, à surveiller la frontière Iran-Irak et à se tenir prêt à intervenir en cas de coup dur.Rejoignant ainsi l'opinion publique, les partis d'opposition ont assez bien accueilli la nouvelle.Les conservateurs ont appuyé l'idée, tandis que les libéraux démocrates ont plutôt regretté que le retrait ne soit pas plus rapide et important.Plusieurs parents qui ont perdu leur fils en Irak se sont également dits en faveur du retrait.« J'accueille avec plaisir cette nouvelle.Je pense que c'est plus que dû.[\u2026] Toute l'histoire irakienne est clairement un échec », a ainsi indiqué à la BBC Reg Keys, qui a perdu un fils en Irak.Plus calme que Bagdad Pour justifier son geste, le premier ministre a expliqué que « la situation à Bassora est très différente de celle de Bagdad » où les Américains se préparent à intensifier leur présence.« Il n'y a pas d'insurrection sunnite.Il n'y a pas de base d'Al- Qaeda.Il y a peu de violence entre chiites et sunnites.L'essentiel des attaques sont dirigées contre la force multinationale », a-t-il précisé.Selon lui, la police et l'armée irakiennes sont désormais à même d'assurer la sécurité de la province.Sceptique, l'ancien ministre travailliste, Tony Benn, croit plutôt que Tony Blair est motivé par son prochain départ à la retraite et les élections locales à venir.« J'ai toujours cru qu'il allait vouloir être capable d'annoncer un retrait partiel avant qu'il ne quitte le 10, rue Downing (résidence du premier ministre).À mon avis, cela n'a rien à voir avec la vraie question, cela ne représente en aucune manière un changement de politique », a précisé au Guardian l'ancien ministre qui est également une figure importante du mouvement anti-guerre.Il est vrai que de nombreux observateurs s'attendaient à un plan de retrait plus substantiel.Particulièrement depuis que des hauts gradés de l'armée ont soutenu que la présence des forces britanniques « exacerbe » désormais la violence dans certaines parties de l'Irak.La Maison-Blanche qui ne veut pas retirer ses troupes pour l'instant aurait-elle fait pression sur Tony Blair?Pas selon la version officielle.Un porte-parole de la Maison-Blanche a même plutôt déclaré que ce retrait représentait un « signe de progrès » dans la région de Bassora.IRAK Blair annonce un retrait partiel Quels sont les enjeux politiques derrière l'annonce du retrait d'un fort contingent britannique du sud de l'Irak ?Et quel pourrait en être l'impact ?Notre journaliste Jooneed Khan analyse ces questions.QLa décision de Tony Blair de transférer le contrôle de la région de Bassora aux troupes irakiennes répond-elle à des exigences de politiques internes ?RC'est ce que croient de nombreux analystes.À la veille de quitter la politique, Tony Blair veut réparer son image ternie par ses « mensonges » sur l'Irak et son « suivisme » par rapport à l'administration Bush, estime Wyn Grant, de l'Université de Warwick.I l veut laisser à son successeur présumé, Gordon Brown, un héritage moins encombrant , pense Richard Cobbold, du Royal United Services Institute (RUSI).Sa cote est au plus bas, les pertes de soldats et le coût de la guerre augmentent.L'actuel chancelier de l'Échiquier doit prendre la relève en juin ou juillet.Blair espère même réduire à moins de 5 000 hommes le nombre de Tommies en Irak avant la fin de l'été.Cet te échéance cadre bien avec le calendrier politique du Labour.Il a vu aux États- Unis les républicains perdre le contrôle du Congrès pour les mêmes raisons, et il veut éviter le même sort aux travaillistes britanniques.QQuelle est la situation à Bassora, où était posté le contingent britannique ?RBlair a présenté la situation à Bassora comme plus stable qu'ailleurs en Irak, surtout à Bagdad.La prépondérance chiite dans le sud de l' Irak fait que le conf l it sectai re avec les sunnites y est absent.Mais les rivalités entre chiites y sont tout aussi implacables, et le refus de l'occupation étrangère tout aussi résolu.Aux partis et milices chiites d'Abdel Aziz al- Hakim et Moqtada Sadr s'ajoute, à Bassora, le parti Fadhileh (et sa milice) du mollah Muhammad al-Yaqubi.Ces courants, et d'autres encore, se disputent le contrôle du pétrole du sud de l'Irak sans faire de quartier.Les soldats britanniques ont dû attaquer des stations de police pour libérer des détenus qui étaient torturés.Les milices ont infiltré tous les services irakiens.« Bassora foisonne d'armes, de milices et de criminels », dit Toby Dodge, de l'Université de Londres.QQuel sera l'impact du retrait britannique sur le projet de réengagement des États-Unis ?RL'administration Bush dit avoi r été consul tée pa r Blair et a approuvé le retrait « dans le cadre du transfert des responsabilités aux I rakiens ».« Ce retrait prouve que les choses vont bien », a dit le vice-président Dick Cheney.« La coalition reste intacte », a renchéri la secrétaire d'État, Condoleezza Rice.Mais l'annonce de Blair, suivie hier de décisions analogues du Danemark, de la Lettonie et de la Lituanie, a enhardi les critiques démocrates au Congrès qui s'opposent à la décision de la Maison-Blanche d'ajouter 21 000 hommes aux 139 000 déployés en Irak.« Bush doit prendre exemple sur Blair », a lancé le sénateur Joe Biden, aspirant présidentiel pour 2008.« C'est un éclatant rejet de la stratégie à risque du président », a dit le sénateur Ted Kennedy.« Ce retrait confirme les doutes des Américains sur notre engagement en Irak », a déclaré Nancy Pelosi, présidente de la Chambre.« C'est une mauvaise nouvelle de plus pour le président.Blair était un soutien important.Nous sommes de plus en plus seuls dans cette guerre », a commenté Bruce Riedel, de l'institut Brookings.QLes Irakiens sont-ils capables de prendre en charge la région de Bassora ?RComme dans le reste du pays, l'État irakien demeure tout à fait symbolique à Bassora.Le pouvoir effectif est exercé par les partis et les milices, avec l'appui des chefs religieux.L'armée, la police, les services publ ics, l 'enseignement sont tous infiltrés par tel ou tel mouvement.Les violents conflits entre chiites à Bassora pour le contrôle du pétrole et des fonds publics rendent impossible une prise en charge réel le par l'État .Tous les courants chiites y bénéficient aussi d'un important soutien de l ' I ra n .Le retrait britannique de la région signifie peut-être aussi que Londres s'attend à des frappes états-uniennes contre l'Iran, et veut minimiser les risques de représailles iraniennes contre ses soldats.Les enjeux politiques du retrait britannique « Ce retrait confirme les doutes des Américains sur notre engagement en Irak », a déclaré Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des représentants aux États-Unis.ENCORE DES ATTENTATS Un hélicoptère états-unien a été abattu hier et la mort de quatre GI annoncée en Irak, où les violences ont fait au moins 23 morts et où le début du retrait britannique a été accueilli avec prudence.L'avion transportant le vice-président Adel Abdel Mahdi après une visite en Turquie a dû revenir à Ankara à cause de la situation à l'aéroport de Bagdad.Le retrait britannique « reflète le souhait du gouvernement », a dit un proche du premier ministre Nouri al-Maliki.Mais « il ne doit pas créer un vide sécuritaire », a nuancé le député chiite Jalal al-Din al-Saghir.Les neuf personnes à bord de l'hélicoptère abattu ont été évacuées, mais la mort des GI porte à 3142 les pertes militaires états-uniennes depuis l'invasion de l'Irak en mars 2003. MONDE D'APRÈES AFP WASHINGTON \u2014 Les États - Unis ont transféré sept détenus de la base de Guantanamo (Cuba) vers l'Arabie Saoudite, a annoncé le Pentagone hier.Les sept détenus concernés n'ont pas été identifiés mais le Pentagone a précisé qu'ils faisaient partie des prisonniers dont le transfert avait été recommandé par une commission de révision.Il reste 85 autres détenus sur la base amér ica ine de Guantánamo dont le transfert a été recommandé, selon le Pentagone.Le centre de détention de Guantanamo renferme actuellement quelque 390 prisonniers capturés dans le cadre de la guerre américaine contre le terrorisme, la plupart en Afghanistan et au Pakistan lors de la chute du régime des talibans à Kaboul en 2001.Des détenus de Guantanamo transférés en Arabie Saoudite LE TOUR DU GLOBE AFGHANISTAN Opposition canadienne Deux ONG canadiennes de droits de l'homme se sont insurgées hier contre le transfert par les forces canadiennes de détenus afghans aux autorités locales, affirmant qu'ils risquaient d'être torturés.Amnistie internationale Canada et l'Association de Colombie-Britannique pour les libertés civiles ont annoncé avoir entamé une action en justice contre l'accord canado-afghan rendant possible le transfert de prisonniers sans garantie, selon elles, que ceux-ci ne seraient pas victimes de tortures.AFP CHILI Premier procès Deux mois après la mort d'Augusto Pinochet, 17 proches de la junte sont renvoyés devant la cour d'assises de Paris pour ce qui constituera le premier et peut-être l'unique procès de la dictature chilienne (1973-1990).La juge Sophie Clément a signé hier une ordonnance renvoyant les accusés devant les assises pour la disparition de quatre Français entre 1973 et 1975.Seulement16des17seront jugéspar contumace à Paris car un accusé, le colonel à la retraite Andrés Pacheco Cardenas, est mort en décembre au Chili.AFP COLOMBIE Ingrid Betancourt hors du pays ?Si Ingrid Betancourt, la Franco-Colombienne retenue en otage depuis cinq ans, a été placée hors de Colombie par la guerilla des FARC, c'est peut-être « pour la préserver des opérations militaires » des forces armées colombiennes, a déclaré hier sa soeur Astrid Betancourt.La soeur d'Ingrid Betancourt réagissait aux déclarations du président colombien Alvaro Uribe qui a émis l'hypothèse dans plusieurs médias français que l'otage franco-colombienne se trouvait peut-être maintenant hors de Colombie.Ingrid Betancourt, 45 ans, a été enlevée le 23 février 2002 par les FARC pendant la campagne présidentielle où elle se présentait comme candidate indépendante contre la corruption.AFP LE CHIFFREDUJOUR C'est le nombre de propriétés rurales dans l'État de São Paulo que le Mouvement des paysans sans terre (MST) occupe depuis dimanche, en menaçant d'en envahir huit autres pour accélérer la réforme agraire.« La réforme agraire ne progresse que sous la pression des mouvements sociaux », a déclaré José Rainha Junior, dirigeant du MST de la région.Le président de l'Union démocratique ruraliste (UDR), qui défend les grands propriétaires fonciers, a affirmé que les propriétés occupées étaient productives, contrairement à ce qu'affirme le MST.AFP ALEXANDRE SIROIS Les Québécois doivent se servir des prochaines élections pour faire comprendre à leurs leaders politiques que la lutte contre le réchauffement de la planète est primordiale, a laissé entendre hier l'ancien viceprésident américain Al Gore.« Il y a des élections au Québec.Et le Québec est un pivot pour le Canada », at- il lancé lors d'une conférence au Palais des congrès.« Le Canada a une immense influence, particulièrement sur les États-Unis.Ce que vous faites compte beaucoup », a ajouté Gore.Son appel a été suivi d'une mise en garde : il ne faut pas se satisfaire du « langage non verbal et des bruits difficiles à interpréter » de la part des politiciens dans ce dossier.Car cela se traduit parfois par des mesures qui ne correspondent pas à ce qui a été promis.L'ancien dauphin de Bill Clinton a tenu ces propos dans le cadre de la Conférence des nouveaux capitalistes, portant sur la responsabilité sociale et environnementale des entreprises.Avant demobiliser les participants, Gore avait pris soin de souligner que le Canada ne fait guère mieux que les États-Unis lorsqu'il s'agit de freiner les gaz à effet de serre.Les Américains sont bien au-dessus de la moyenne pour ce qui est des émissions de dioxyde de carbone par habitant, mais les Canadiens aussi, a expliqué l'environnementaliste démocrate.Le Canada fait un peu mieux que son voisin du Sud pour ce qui est des normes d'efficacité des automobiles.Il fait cependant piètre figure par rapport à un pays comme le Japon, par exemple.En fait, même la Chine devance le Canada en la matière, a expliqué Gore à l'aide d'un graphique éloquent.Car la présentation de l'ancien viceprésident était haute en couleur.Il s'agissait en fait de la conférence publique sur laquelle est basé son documentaire Une vérité qui dérange, en lice pour les Oscars.Un plaidoyer inquiétant mais inspirant visant à mobiliser l'opinion publique sur le danger des changements climatiques et à l'urgence d'y réagir.La présentation multimédia comportait plusieurs images troublantes.Incluant celles de glaciers et pics enneigés prises il y a quelques décennies juxtaposées à d'autres, plus récentes, où glace et neige ont fondu de façon dramatique.Gore, dont on apercevait la plupart du temps uniquement la silhouette - la salle étant plongée dans le noir - a prouvé qu'il peut être un orateur d'une efficacité redoutable.Il a su illustrer de façon convaincante l'ampleur du drame en cours sans toutefois donner l'impression qu'il faisait la leçon à l'auditoire.Sa présentation a d'ailleurs été ponctuée de nombreuses touches d'humour.Il a entre autres fait rigoler la salle en imitant le gouverneur californien Arnold Schwarzenegger.Ce dernier, après avoir vu le film de Gore, aurait annoncé qu'il vendrait son Hummer.Les entreprises réfléchissent Bon prince, l'ancien politicien a même lancé des fleurs au Québec.Il a déclaré que « les gens en général » y sont « plus passionnés par la protection de l'environnement » que dans le reste du Canada.La présentation était le clou d'une journée complète d'ateliers pour lesquels environ 500 personnes - dont plusieurs investisseurs et représentants d'entreprises - ont participé en déboursant de 500 $ à 600 $.L'événement était officiellement présenté à huis clos, mais quelques représentants des médias ont pu y assister.Les Torontois ont été plus chanceux.Les billets pour entendre Gore dans la Ville reine hier soir ne coûtaient que 20 $.L'événement étant à guichets fermés et l'ancien président étant devenu une véritable star, certains billets revendus sur Internet ont néanmoins atteint quelques centaines de dollars.Après la présentation à Montréal, le maire Gérald Tremblay s'est dit certain que Gore a « convaincu plusieurs des leaders rassemblés ici que nous devons agir le plus tôt possible ».L'un de ceux qui n'ont plus besoin d'être convaincus est le vice-président des relations internationales et affaires gouvernementales d'Alcan, Thierry Berthoud.Au pays, son entreprise est à la tête du peloton de celles qui se préoccupent du réchauffement de la planète.« C'est quelque chose qu'il faut prendre au sérieux », a-t-il dit, reconnaissant qu'actuellement, « le Canada et le Québec ne sont pas très bien positionnés sur le plan international ».Les entreprises en sont conscientes, a précisé M.Berthoud.« Tout le monde est en train de réfléchir à la façon de monter dans le train.Mais il se trouve que pour l'instant, il n'y a pas beaucoup de contraintes qui existent.» RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE Gore incite les Québécois aux pressions politiques PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © L'ancien vice-président des États-Unis Al Gore a donné une conférence hier au Palais des congrès de Montréal.PHOTO AFP Un soldat de l'OTAN en Afghanistan.EN FÉVRIER cinquante gagnants mériteront le livre Le plaisir des mots et un t-shirt La Presse À SURVEILLER CE DIMANCHE VOUS AVEZ BIEN LU.31$ Montréal-Ottawa Le tarif indiqué (taxes en sus) s'applique à un aller simple en provenance ou à destination de Montréal en classe Confort.Le nombre de places est limité.Les billets doivent être achetés au moins cinq jours avant le départ.D'autres conditions s'appliquent.Pour tous les détails, composez le 1 888 VIA-RAIL (1 888 842-7245) ATS 1 800 268-9503 (malentendants) ou visitez notre site Internet.viarail.ca LA FAÇON HUMAINE DE VOYAGER MC Marque de commerce propriété de VIA Rail Canada inc.3455590A MONDE AGENCE FRANCE-PRESSE ROME \u2014 Un désaccord sur la politique étrangère italienne et l'engagement militaire de ce pays en Afghanistan a précipité hier la chute du gouvernement de Romano Prodi.Au pouvoir depuis moins d'un an, le premier ministre italien a présenté sa démission au chef de l'État Giorgio Napolitano, hier soir.Le gouvernement de centre gauche de Romano Prodi a été mis en minorité hier lors d'un vote sur la politique étrangère de la Chambre haute.« Prodi doit remettre immédiatement sa démission au chef de l'État », avait réagi l'ancien premier ministre Silvio Berlusconi.La majorité requise au Sénat pour adopter la motion de soutien aux orientations de politique étrangère était de 160 voix, mais le gouvernement n'en a obtenu que 158 tandis que 136 sénateurs ont voté contre.« Démission, démission », ont aussitôt crié les élus de droite.Le gouvernement de Romano Prodi ne dispose que d'une voix de majorité au Sénat et doit compter sur les voix des sept sénateurs à vie dont le vote est fluctuant.L'abstention de deux sénateurs à vie et de deux communistes est responsable de cet échec, selon les sénateurs de gauche, cités par les agences.Gros revers Il s'agit du plus gros revers pour le gouvernement de Romano Prodi depuis qu'il est arrivé au pouvoir après le scrutin du printemps 2006.M.D'Alema avait dramatisé l'enjeu du vote d'hier dans l'espoir de rallier l'aile radicale (communistes et verts) de la majorité.Lors du sommet italo-espagnol d'Ibiza mardi, il avait averti qu'en cas d'échec, le gouvernement « rentrerait à la maison », selon la presse italienne.Avant le vote des sénateurs, M.D'Alema était longuement intervenu pour expliquer les orientations de sa politique, en particulier sur deux sujets qui sont des pommes de discorde avec la gauche radicale, l'engagement de 2000 soldats italiens en Afghanistan et le feu vert contesté de l'élargissement d'une base américaine à Vicenza, dans le nord du pays.La mission de paix en Afghanistan est « une mission politique et civile, pas une mission de l'OTAN mais de l'ONU », avait-il souligné, en excluant le départ des soldats italiens, réclamé par la gauche radicale.Sur la base américaine de Vicenza, le ministre avait souligné qu'un refus de Rome sur l'élargissement de la base auquel Romano Prodi a donné son feu vert en janvier, aurait été un acte hostile envers les États-Unis.Au moins 80 000 personnes ont manifesté samedi contre cet élargissement à l'appel des pacifistes, des communistes et des verts.Le gouvernement Prodi tombe en Italie Sa politique en Afghanistan a précipité sa chute MATHIEU PERREAULT L'Église épiscopale américaine a accepté de renoncer temporairement aux évêques ouvertement homosexuels et à la bénédiction d'unions gaies.Cette décision, prise la fin de semaine dernière à une réunion internationale de l'Église anglicane en Tanzanie, repousse le spectre d'un schisme.La crise perdure depuis 2003, année de nomination de Gene Robinson au New Hampshire, le premier évêque ouvertement homosexuel - il vit avec son conjoint - de l'Église épiscopale, qui est la branche américaine de l'Église anglicane.Des diocèses américains plus conservateurs ont menacé de s'affilier à l'Église anglicane d'autres pays.L'entente conclue en Tanzanie met un terme à ce maraudage.Il n'y a pas d'évêque ouvertement homosexuel au Canada, mais certains diocèses, notamment celui de New Westminster en Colombie-Britannique, font des bénédictions d'unions homosexuelles.À l'opposé, au moins une bénédiction d'union homosexuelle a été refusée par un évêque anglican, à Toronto.« Nous en discuterons au synode général de l'Église anglicane canadienne, en juin », explique le doyen du diocèse anglican de Montréal, Michael Pitts.« Il y aura aussi des discussions sur les évêques homosexuels.J'imagine qu'ils constituent environ 10 % des évêques canadiens, parce que c'est la proportion habituelle dans la population.Mais aucun d'entre eux ne s'affiche ouvertement comme tel.» Le lent processus de ratification de l'entente par les différents synodes nationaux signifie que l'entente de Tanzanie permet de retarder de plusieurs années l'issue de la crise, selon Mgr Pitts.Par exemple, le synode national américain n'aura lieu qu'en 2009.Le synode de chaque diocèse, auquel participent les prêtres et les fidèles, devra aussi être consulté.En 1998, une prise de position commune de toutes les Églises anglicanes du monde avait proscrit les bénédictions d'unions homosexuelles, et avait affirmé que seuls les hétérosexuels mariés devraient avoir des relations sexuelles.Critiquée par plusieurs groupes américains, l'envoyée américaine au sommet de Tanzanie, Katharine Jefferts Schori, a ainsi avancé que le combat pour l'égalité des homosexuels serait remporté un jour, tout comme l'a été la lutte contre l'esclavage.Selon Mgr Schori, l'entente constitue un compromis qui permet « aux deux côtés de se comprendre et d'accueillir l'autre ».Pour apaiser les diocèses américains opposés aux évêques ouvertement homosexuels, un poste de « vicaire primatial » a été créé, qui sera partiellement sous l'autorité de Mgr Schori.Les diocèses conservateurs pourront se placer sous la protection de ce vicaire primatial, ce qui pourrait mener à une division définitive.L'affaire met en lumière le relatif conservatisme des Églises du tiers-monde, qui ont été les alliés les plus vigoureux des Églises américaines opposées aux évêques homosexuels.Selon Mgr Pitts, cette caractéristique des Églises des pays pauvres s'explique par la dynamique particulière des sociétés missionnaires anglicanes, au XIXe et XXe siècles.« Les missionnaires faisaient partie de groupes privés, et n'avaient aucun lien hiérarchique avec les Églises anglicanes occidentales.Souvent, ils souscrivaient à une théologie de droite qui était de moins en moins populaire dans leurs propres pays.Ils se trouvaient plus à l'aise dans les pays de mission.» Recul pour les anglicans gais PHOTO D'ARCHIVES AP Le président afghan Hamid Karzaï (à gauche) chuchote à l'oreille du premier ministre italien Romano Prodi lors d'une conférence de presse tenue au palais Chigi à Rome, vendredi dernier.L'engagement militaire du gouvernement Prodi en Afghanistan a précipité sa chute, hier.PHOTO D'ARCHIVES REUTERS L'Église épiscopale américaine renonce temporairement à la bénédiction d'unions gaies.Vous pourriez gagner un des 100 superbes véhicules 20071.L'Association des concessionnaires Pontiac BuickGMC du Québec suggère aux consommateurs de lire ce qui suit.Offres d'une durée limitée, réservées aux particuliers, s'appliquant aux modèles neufs 2007 suivants: Wave (2TD69/R7A), Vibe (2SL26/R7A) et G6 (2ZF69/R7A).Les modèles illustrés comprennent certaines caractéristiques offertes en option à un coût additionnel.Conditionnel à l'approbation de crédit de GMAC.Les frais liés à l'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers et droits sont en sus et payables à la livraison.1.Aucun achat requis.Le concours est ouvert aux résidents du Canada qui sont majeurs dans leur province de résidence.Le concours prend fin le 28 février 2007.À l'ouverture du concours, les véhicules de l'année modèle 2007 suivants seront disponibles comme prix: Chevrolet - Aveo LS berline/5 portes, Cobalt LT berline/coupé, Avalanche LS, Silverado LT 1500 multiplace; Pontiac/Buick/GMC-Wave berline/5 portes, G5 SE berline/coupé, Lucerne CXL V6, Acadia SLT TA, Sierra SLE 1500 multiplace; Saturn - Aura XE, Outlook XR 4RM, Sky Red Line.Les gagnants d'un prix constitué d'un véhicule recevront un véhicule (transport, taxe selon le poids, taxe sur le climatiseur, taxes de vente, taxe écologique, TVQ, TPS et TVH applicables incluses).Les véhicules devront être choisis parmi ceux disponibles chez le concessionnaire chez qui le participant s'est inscrit au concours le ou avant le 28 février 2007.Le véhicule remis en prix peut être différent de celui montré.Les gagnants potentiels devront répondre correctement à une question réglementaire d'ordre mathématique.Les chances de gagner un véhicule fluctueront pendant la période du concours en fonction du nombre de participations reçues.En se basant sur 500 000 participations, les chances de gagner un des véhicules assignés à une région sont de 1 sur 5 000.2.À la location, paiements mensuels basés sur un bail de 48 mois (60 mois pour la Wave).Frais de transport et préparation inclus.Frais d'immatriculation, assurance et taxes en sus.Frais de 12 ¢/km après 120 000 km pour la Wave.Frais de 15¢/km après 80 000 km pour la Vibe et la G6.Première mensualité exigible à la livraison.0$ de dépôt de sécurité.Le concessionnaire peut louer à un prix moindre.3.Cote de consommation telle que publiée dans Éner Guide par Ressources naturelles Canada pour la Wave et la Vibe avec boîte manuelle à 5 vitesses et la G6 avec boîte automatique à 4 vitesses.4.Sécurité 5 étoiles pour le conducteur et le passager avant (tests d'impacts latéraux) pour la G6 2007.Essais effectués par la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA).5.Selon la première éventualité.Les camions poids moyens sont exclus.Ces offres sont exclusives et ne peuvent être combinées avec aucune autre offre ni aucun autre programme incitatif d'achat ou de location, à l'exception des programmes de La Carte GM, de prime pour étudiants (primegmpouretudiants.ca) et de GM Mobilité.Pour de plus amples renseignements ou pour obtenir le règlement complet du concours, passez chez votre concessionnaire participant, composez le 1 800 463-7483 ou visitez gmcanada.com.Nouvelle année, nouvelle gamme.Redécouvrez Pontiac.pontiac.gm.ca Sécurité 5 étoiles4 LOCATION 60 MOIS 169$2 Comptant: 2 027 $ Préparation et frais de transport de 1 045 $ INCLUS 207$2 VILLE3 : 8,9 L/100 km ROUTE3 : 5,9 L/100 km VILLE3: 7,9 L/100 km ROUTE3: 5,9 L/100 km LOCATION 48 MOIS 229$2 Comptant: 2 796 $ Préparation et frais de transport de 1 160 $ INCLUS 293$2 LA GARANTIE DE 160000KM DE GM LA MEILLEURE PROTECTION AU PAYS 160000KM 5 ANS SUR LE GROUPE MOTOPROPULSEUR GARANTIE LIMITÉE5 160000KM 5 ANS AVEC TRANSPORT DE COURTOISIE5 160000KM 5 ANS AVEC ASSISTANCE ROUTIÈRE5 + + VILLE3: 10,2 L/100 km ROUTE3: 6,6 L/100 km LOCATION 48 MOIS 279$2 Comptant: 2 024 $ Préparation et frais de transport de 1 250 $ INCLUS 322 $2 Ce véhicule ne peut être gagné dans le cadre de la promotion.Moteur 4 cyl.à DACT 1,6 L de 103 HP Lecteur CD et MP3 avec prise audio auxiliaire Chauffe-moteur Colonne de direction inclinable Siège du conducteur réglable en hauteur avec soutien lombaire Banquette arrière divisée 60/40 à dossier rabattable Ce véhicule ne peut être gagné dans le cadre de la promotion.Comptant: 0$ Comptant: 0$ Comptant: 0$ 3456497A MONDE NICOLAS BÉRUBÉ LOS ANGELES Felix Kramer conduit beaucoup.Six mois après avoir acheté sa nouvelle Toyota Prius l'an dernier, le résidant de San Francisco avait déjà parcouru 24 000 kilomètres - l'équivalent de six fois la distance entre Montréal et Mexico.Or, toute cette distance, M.Kramer l'a franchie en s'arrêtant aux stations-service un peu plus de deux fois par mois, roulant 1700 kilomètres entre chaque plein.Une performance qu'il qualifie de « correcte », sans plus.« C'est parce que je roulais souvent sur l'autoroute, et que je roulais plutôt vite, dit-il.Si je m'étais déplacé uniquement en ville, je n'aurais pas eu à faire le plein du tout - pas une seule fois.» Sa voiture hybride est certes peu gourmande.Mais elle n'explique pas, à elle seule, une telle économie d'essence, qui bat de loin celle de n'importe quelle voiture commercialisée en 2007.Le secret est situé dans le coffre : une batterie au lithium a été ajoutée dans un espace situé sous un double fond.La perte d'espace est minimale, mais le changement est radical.En branchant la batterie chaque soir à une rallonge ordinaire de 110 volts, la voiture se recharge et bénéficie ensuite d'une autonomie de 60 kilomètres avec le moteur électrique.Lorsque la vitesse du véhicule dépasse 65 km/h, le moteur à combustion vient épauler le moteur électrique, sans que le conducteur n'ait à faire quoi que ce soit.« Tout ce que nous faisons, c'est de prendre une voiture hybride ordinaire et de lui ajouter une batterie qui se recharge pendant la nuit.La voiture devient une super-hybride », expliqueM.Kramer, spécialiste dumarketing et fondateur de la California Cars Initiative, mouvement sans but lucratif formé d'experts et d'environnementalistes qui veulent rendre les voitures « vertes » commercialement viables.L'utilisation d'une voiture hybride rechargeable est peu onéreuse.Il en coûte de 1 à 2 cents par kilomètre pour la faire rouler, contre 6 à 12 cents pour un véhicule ordinaire.Cette économie vient du fait que l'électricité est beaucoup moins chère que le pétrole.Ces voitures hybrides rechargeables, des PHEV (Plug-in Hybrid Electric Vehicle) dans le jargon de l'industrie, ne sont pas encore commercialisées.On en compte environ une vingtaine aux États-Unis.Il en coûte actuellement 10 000 $ pour transformer une Toyota Prius en hybride rechargeable.Mais ces coûts seraient réduits à 3000 $ si les manufacturiers produisaient des hybrides rechargeables à la chaîne, évalue M.Kramer, selon qui les hybrides rechargeables bouleverseront le marché d'ici quelques années.« La quasi-totalité des gens roulent moins de 50 km par jour.C'est donc dire que la plupart des gens qui achèteraient une hybride rechargeable n'auraient pratiquement jamais besoin d'aller acheter de l'essence, sauf lorsqu'ils font de grandes distances.Et le plus fantastique, c'est que c'est faisable dès aujourd'hui.» Gaz à effet de serre.En janvier, le président George W.Bush a dit qu'il comptait réduire de 20% l'usage de l'essence aux États-Unis d'ici 10 ans.Le gouvernement vient également d'obliger les agences fédérales à acheter des hybrides rechargeables lorsqu'elles seront disponibles dans le commerce.Toyota et Chrysler travaillaient sur des prototypes de voitures hybrides rechargeables.Le mois dernier, le département américain de l'Énergie a annoncé son intention de dépenser 17 millions en recherche afin d'aider à perfectionner les hybrides rechargeables.Or, les constructeurs de voiture ont été, jusqu'à tout récemment, réticents à se lancer dans la recherche et la production d'hybrides rechargeables, note M.Kramer, qui a roulé jusqu'à Washington l'an dernier pour montrer sa voiture à des sénateurs, et leur permettre de l'essayer.« Les constructeurs croient que les consommateurs ne sont pas prêts à se donner la peine de brancher leur voiture chaque soir.Or, nous croyons que c'est faux.Demandez autour de vous si les gens sont prêts à brancher leur voiture pour ne plus payer d'essence, et vous verrez! Tout le monde est intéressé.On n'a pas besoin d'expliquer ça aux gens pendant des heures.En 10 secondes, ils ont compris.Et ils en veulent une.» COURRIEL Pour joindre notre journaliste nicolas.berube@lapresse.ca La voiture « verte » de demain : une hybride rechargeable Les voitures hybrides rechargeables comme celle de la photo, des PHEV (Plug-in Hybrid Electric Vehicle) dans le jargon de l'industrie, ne sont pas encore commercialisées.Elles peuvent rouler 1700 kilomètres avec un plein d'essence.135 000 HYBRIDES EN CALIFORNIE Les voitures hybrides ont la cote en Californie.Plus de 135 000 de ces voitures y sont immatriculées.Le nombre a doublé par rapport à la même date l'an dernier.Des entreprises privées commencent même à rembourser leurs employés qui décident de s'acheter une hybride.Bank of America offre depuis peu une ristourne de 3000 $ à chaque employé qui décide de faire l'acquisition d'un tel véhicule.Depuis août 2006, le gouvernement californien offre même aux propriétaires d'hybrides des laissez-passer leur permettant d'emprunter en tout temps les voies réservées au covoiturage sur l'autoroute.Plus de 85 000 vignettes se sont envolées depuis, incitant les autorités à mettre un frein au programme - histoire d'éviter que les voies de covoiturage ne deviennent aussi engorgées que les autres voies.Toutefois, le programme de réduction de taxes à l'achat d'une voiture hybride neuve est toujours en fonction.Ces crédits varient de 1000 $ à 3000 $ selon le modèle choisi.AGENCE FRANCE-PRESSE CONAKRY \u2014 Les syndicats de Guinée ont réitéré hier leur refus de lever le mot d'ordre de grève générale illimitée lancé depuis le 10 janvier, malgré la menace des autorités de prolonger l'état de siège qui doit prendre fin demain, a annoncé un responsable syndical.Nous ne lèverons pas le mot d'ordre de grève tant qu'il y aura l'état de siège.Ils n'ont qu'à le prolonger, de toute façon c'est l'état de siège qui paralyse le pays, a déclaré Ibrahima Fofana, secrétaire général de l'Union nationale des travailleurs de Guinée.Auparavant, le président de l'Assemblée nationale Aboubacar Somparé avait annoncé que l'état de siège décrété jusqu'au 23 février serait prolongé si la grève n'est pas levée d'ici demain.Guinée : les syndicats résistent, la grève dure J'ai osé magasiner en patin Pour un double piqué suivi de vêtements griffés, rien ne vaut la seule patinoire réfrigérée à ciel ouvert gratuite de Laval entourée des boutiques uniques de Centropolis.3461479A Saumon aux fines herbes.6,99 $.L'assiette de saumon aux fines herbes, avec sauce ciboulette, pommes de terre, légumes, soupe ou salade et boisson gazeuse.BIBBI SNURR.Housse coussin.6,99$ ch.Vert et jaune.Coton.HEIMDAL.Table d'appoint.29,99$.Acier peint gris argent et verre dépoli.Ø50xH60cm.A.R.BASISK.Lampe de table.14,99$.Pied en acier nickelé et bouleau massif.Abat-jour en verre soufflé bouche.Max.40W.Ø15xH40cm.A.R.MALM.Tête de lit avec rangements coulissants.229$.Blanc.A.R.MALM.Lit, grand 2 places.249$.Blanc.A.R.BIBBI SNURR.Housse de couette et taie(s).Pur coton vert.1 place, 29,99$.2 places/grand 2 places, 39,99$.GRANAT.Coussin.6,99$ ch.Choix de couleurs.50x50cm.BIBBI BLAD.Housse de couette et taie(s).Pur coton vert et blanc.1 place, 29,99$.2 places/grand 2 places, 39,99$.MALM.Commode 3tiroirs.69 $.Était 89 $.L80xP48xH78cm.A.R.Blanc seulement.SKÄMT.Photophores.1,75 $les 4.Bleu et vert.STORM.Luminaires.Fil d'acier et papier blanc.Max.40W.H70cm.14,99 $.H120cm.29,99 $.H160cm.39,99 $.MALM.Table de chevet 2 tiroirs.49$.Blanc.A.R.MALM.Commode 6 tiroirs.139$.Blanc.A.R.BETTAN BLOM.Coussin.12,99$.Multicolore.28x50cm.POLARVIDE.Plaid.6,99 $ch.Choixdecouleurs.Polyester.130x170cm.À ce prix, vous la trouverez encore plus commode! 69$ MALM.Commode 3 tiroirs.Était 89$ Du 22 au 25 février seulement ! GRANAT.Coussin.699$ch.MALM.Commode 6 tiroirs.139$ch.STORM.Lampadaire.H120cm.2999$ POLARVIDE.Plaid.699$ch.Le choix varie selon les magasins.Aucun bon différé.A.R.: assemblage requis.Les articles annoncés ici ne sont pas tous offerts en ligne.Jusqu'à épuisement des stocks, faites vite! IKEA BOUCHERVILLE 586, rue de Touraine (Autoroute 20, sortie 95) Tél.: 450-449-6755 Lundi - vendredi 10 h - 21 h Samedi - dimanche 9 h - 17 h IKEA MONTRÉAL 9191, boul.Cavendish (Autoroute 40 et boulevard Cavendish) Tél.: 514-738-2167 Lundi - vendredi 10 h - 21 h Samedi - dimanche 9 h - 17 h www.fr.IKEA.ca Magasinage à distance, 1-866-866-IKEA 3461894A "]
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