La presse, 11 mars 2007, Cahier A
[" QUÉBEC EXTRÊMEINC.LES ACTEURS MÉCONNUS DE L'INDUSTRIE DU SPORT EXTRÊME PLUS PAGES 1 À 5 PETIT GROS LA CHRONIQUE DE STÉPHANE LAPORTE PAGE A9 TROPHAUT, TROPBAS: QUANDLE POIDS DES ENFANTS DEVIENTUNPROBLÈME ACTUEL SANTÉ PAGES 1 À 3 AUBAINES NE PAYEZ PLUS LE PRIX DE LA NOUVEAUTÉ! À VOS AFFAIRES PAGES 1 À 3 LEPONT-TUNNELL.-H.-LAFONTAINEA40ANS PAGES A10 ET A11 ERIK GUAY PHOTO AP, PHOTOMONTAGE LA PRESSE© SKI ALPIN ERIKGUAY DÉCROCHEUNQUATRIÈME PODIUMD'AFFILÉE SPORTS PAGE 5 Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE Même plus besoin de voter, les candidats s'éliminent tout seuls.Venez voir mon blogue ! cyberpresse.ca/laporte DIM 6 21924 12352 3 NICOLAS BÉRUBÉ LOS ANGELES \u2014 L'homme, paraplégique, étendu sur le trottoir, ne pouvait rien faire.Il était seul, désorienté.Sa marchette était introuvable.Il n'avait pas de carte d'identité, pas d'argent non plus.Où aurait-il pu les mettre ?Il était vêtu d'une chemise d'hôpital sale et déchirée.Tout près, un employé refermait les portes d'une camionnette et remontait à bord, son travail terminé.Dehors les paumés ! Un hôpital de Los Angeles renvoie à la rue des patients sans abri ARIANE LACOURSIÈRE ET MALORIE BEAUCHEMIN En disant craindre que « les ethnies nous envahissent » et en tenant des propos racistes, le candidat adéquiste dans Prévost, Christian Raymond, a mis fin à sa campagne électorale.Qualifiant ces paroles d'« inacceptables », l'ADQ lui a montré la porte.« Le genre de propos et la nature de propos sur l' immigration qui ont été tenus aujourd'hui , il n'y a pas de place, il n'y a pas d'espace pour ça.Mes positions là-dessus sont fermes, sont claires et ne sont pas appelées à changer », a déclaré le chef de l'ADQ, Mario Dumont.PROPOS JUGÉS INACCEPTABLES SUR LES IMMIGRÉS DUMONT DESTITUE UN AUTRECANDIDATDE L'ADQ >Voir PAUMÉS en page A8 >Voir ADQen page A8 ÉLECTIONS VERS UN GOUVERNEMENT MINORITAIRE?PAGE A2 Un gouvernement IKEA LA CHRONIQUE DE VINCENTMARISSAL PAGE A3 FRANÇOISE DAVID À L'ASSAUT D'UNE FORTERESSE PAGE A4 CHAREST RÉCLAME LA TÊTE DE PHILPOT PAGE A5 PHOTO BILL BOYCE, AP SPORTS PAGES 1 À 3 LE TRIO LAPIERRE-BÉGINKOVALEV STOPPE L'HÉMORRAGIE BEAUBIEN Valide jusqu'au 24 mars 2007 COOLPIX L5 FLASH SB600 1 39999$ 27999$ 61999$ 29999$ 70-300 mm VR Un flash performant destiné aux passionnés de la photo - Capteur CCD de 10,2 mégapixels - 3 images / seconde - Moniteur ACL de 2,5 po - Système de mesure i-TTL - Système AF sur 11 zones - Incluant un objectif 18-70 mm - Capteur CCD de 7,2 mégapixels - Moniteur ACL de 2,5 po - Zoom optique Nikkor ED 5x - Stabilisateur optique d'image VR - Puissant objectif Nikon IF-ED - Ouverture de f/4,5 - 5,6 - Stabilisateur optique d'image VR Captez l'émotion 3448896A 123e année No 138 58 pages, 6 cahiers 88¢ taxes en sus - Édition provinciale 96¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées Montréal dimanche 11 mars 2007 Le plus grand quotidien français d'Amérique ÉLECTIONS 2007 LA CAMPAGNE EN DIRECT DANS L'AUTOCAR Sur la trame musicale de The Thrill is gone, chanson popularisée par B.B.King, Pedro le Saxo, de son vrai nom Pierre Ouellet, a composé une chanson pour Mario Dumont.Intitulée Hommage à l'ADQ, ce blues langoureux parle du désir de changement des Québécois.«Attention v'la Mario Dumont.Il s'est bien entouré pour tous nous délivrer (\u2026) J'suis plus capable j'en peux plus, moi j'vote pour l'ADQ», peut-on entendre.«Le blues, c'est un cri du coeur, alors c'est un cri du coeur des Québécois qui veulent un changement », a souligné l'auteur des paroles, qui joue aussi du saxophone sur la pièce.Professeur de musique dans la région de Lanaudière, M.Ouellet connaissait la famille du candidat dans Berthier, François Benjamin.\u2014 Avec la collaboration de Malorie Beauchemin ILS ONT DIT\u2026 « Il faut encourager la natalité, sinon les ethnies vont nous envahir (.).Les gens viennent ici et il faudrait qu'on les laisse porter le turban et embrasser l'asphalte.On les laisse venir chez nous, alors il faut qu'ils respectent notre façon de vivre.S'ils ne veulent pas se conformer, qu'ils s'en retournent chez eux.» \u2014 Christian Raymond, candidat déchu de l'ADQ dans Prévost.« Je pense queM.Boisclair a une décision à prendre, sinon il va le porter pour la campagne électorale.Moi, je trouve ça inacceptable qu'il soit candidat.» \u2014 Jean Charest, à propos de Robin Philpot, qui demeure candidat du PQ malgré ses propos controversés sur le génocide rwandais.« La vie est belle, ça n'empêche pas les fleurs de pousser au printemps, le gouvernement reste éveillé et s'occupe du monde.» \u2014 Mario Dumont, à propos de l'éventualité d'un gouvernement minoritaire.LES CHEFS AUJOURD'HUI ANDRÉ BOISCLAIR PQ Sainte-Foy JEAN CHAREST PLQ Sherbrooke MARIO DUMONT ADQ Québec LE POIDS MÉDIA LE POIDS DE LA CAMPAGNE DANS LES MÉDIAS HIER LES CHEFS Jean Charest 34% Mario Dumont 33% André Boisclair 32% Autres 1% LES ENJEUX Départ de Jean-François Plante (ADQ) 16% Écrits de Robin Philpot (PQ) 11% Crédits d'impôt pour le transport en commun (PQ) 9% Casier judiciaire d'Éric Dorion (ADQ) 7% MARIO GIRARD « Le scénario d'un gouvernement minoritaire est maintenant tout à fait plausible, affirme François- Pierre Gingras, professeur de science politique à l'Université d'Ottawa.J'ajouterais même que, à première vue, toutes les possibilités d'alliance sont envisageables.C'est ce qui rend la chose fascinante.» La dernière fois que le Québec a eu un gouvernement minoritaire remonte à plus de 100 ans.C'était en 1878, au moment où le Parti libéral d'Henri-Gustave Joly de Lotbinière avait dû compter sur le soutien de deux conservateurs indépendants pour obtenir le pouvoir.Mais au bout d'un an et demi, après le départ de cinq de ses députés, ce gouvernement fut renversé.« C'est sûr qu'on se retrouverait dans une situation très particulière, croit Jean-Herman Guay, professeur de science politique à l'Université de Sherbrooke.Mais je crois que ça ne serait pas si terrible que cela.À Ottawa, ça s'est produit plusieurs fois.Il n'y a pas de raison de croire que ça tournerait à la catastrophe.Je suis persuadé qu'on trouverait des solutions, des compromis, des ajustements et des formes de collaboration.» Selon les sondages, c'est le PLQ et le PQ qui sont les plus susceptibles de se retrouver dans une telle situation.Cela placerait toutefois l'ADQ dans un contexte non négligeable.« Je mets de côté l'idée d'un gouvernement minoritaire avec l'ADQ, dit Jean- Herman Guay.Mais, chose certaine, ce parti serait susceptible d'être l'objet de la convoitise des deux autres partis.Il ne faut pas oublier que Mario Dumont est un ancien libéral et qu'il a contracté une alliance avec le PQ au référendum de 1995.Bref, il est proche des deux autres partis pour des raisons différentes.» Le secret d'un gouvernement minoritaire performant repose sur la qualité des alliances qu'il saura engendrer.« Si on prend le Québec par rapport à Ottawa, les partis qui semblent les plus proches sont le PQ et l'ADQ, dit Jean-Herman Guay.Ça serait efficace pour aller chercher de l'argent, pour faire preuve d'autonomie, pour manifester une forme d'hostilité face au fédéral.Par contre, sur les questions sociales et sur les budgets, c'est le PLQ et l'ADQ qui sont les plus proches.» Mais les spécialistes croient que, plutôt que de concevoir une alliance durable avec un second parti, un gouvernement minoritaire doit songer à créer diverses associations selon les buts à atteindre.« Il faut voir cela comme du cas par cas, dit Jean-Herman Guay.L'idée est de créer des alliances variables selon les projets de loi.S'allier de manière systématique peut nuire au parti qui règne.» L'histoire récente nous apprend qu'un parti qui n'a pas la majorité des sièges peut également s'associer à un autre parti pour obtenir le pouvoir.Ce fut le cas en Ontario, en 1985, au moment où les libéraux de David Peterson avaient réussi à renverser les conservateurs de Frank Miller en scellant une alliance avec les néo-démocrates.« On a le droit de faire n'importe quoi dans la mesure où on peut contrôler une majorité à la Chambre sur les questions de confiance », dit François-Pierre Gingras.Autant les trois partis qui se battent actuellement pour le pouvoir sont différents idéologiquement, autant toutes les combinaisons d'alliance son possibles.Néanmoins, le Parti québécois serait plus limité que les autres dans ses manoeuvres.« C'est clair que le projet référendaire du PQ serait plus difficilement réalisable, dit François-Pierre Gingras.Là, c'est un problème.Mais ce ne serait pas la première fois qu'on mettrait en veilleuse un projet d'importance.» Un gouvernement minoritaire doit aussi choisir ses ministres parmi un plus petit nombre de candidats.« Oui, mais attention, c'est là qu'entre en jeu l'idée d'un gouvernement de coalition, explique Jean-Herman Guay.Par exemple, le gouvernement de Jean Charest, minoritaire, pourrait choisir des candidats dans l'ADQ.On voit cela régulièrement dans les gouvernements qui découlent d'un mode de scrutin proportionnel.» « Je vois mal comment André Boisclair et Mario Dumont pourraient en veniràuntel arrangement, croit de son côté François-Pierre Gingras.Leurs personnalités sont incompatibles.Mais qui sait?En politique, tout est possible.C'est pour cela que, à ce moment-ci de la campagne, les stratèges doivent envisager tous les scénarios.Ils ne peuvent rien exclure.» Après deux semaines de campagne, les électeurs doivent maintenant se préparer à cette possibilité.Mais doivent-ils la craindre ?« Jusqu'à maintenant, personne n'a fait la preuve qu'un gouvernement minoritaire est moins bon qu'un gouvernement majoritaire, dit M.Gingras.Même que certains spécialistes soutiennent que les gouvernements minoritaires en Ontario ont été plus efficaces que les gouvernements majoritaires.» Un scénario à apprivoiser « En politique, tout est possible.C'est pour cela que, à ce moment-ci de la campagne, les stratèges doivent envisager tous les scénarios.Ils ne peuvent rien exclure.» SOMMAIRE Amusez-vous ! RADAR 12 Astrologie du jour ACTUEL 8 Décès ACTUEL 9 Forum A 12 et 13 Horaire télévision RADAR 4 Loteries A 5 Monde A 14 Personnalité PLUS 6 Petites annonces ACTUEL 7 Poker SPORTS 4 Sudoku AFFAIRES 4 Météo Passages nuageux, maximum 3, minimum -7.SPORTS 7 MALORIE BEAUCHEMIN HUGO DEGRANDPRÉ ET TOMMY CHOUINARD SAINT-GABRIEL-DE-BRANDON \u2014 Pendant que les deux autres chefs écartent d'emblée la possibilité d'un gouvernement minoritaire, Mario Dumont a semblé, hier, très ouvert à cette éventualité.« Je pense que les gens ont vu des gouvernements minoritaires au fédéral, et M.et Mme Tout-le-monde ont vu que les f leurs continuent de pousser au printemps, que ça va bien et que le gouvernement s'occupe du monde, a estimé le chef de l'ADQ.Les gens ne sont pas terrorisés par ça.J'ai confiance que les Québécois vont faire le choix qui correspond à leurs valeurs et à leurs idées.On verra le type de gouvernement que ça donne le 26 mars au soir.» Dans un gouvernement minoritaire où l'ADQ détiendrait la balance du pouvoir, une situation qui semble actuellement plausible, de quel côté le parti de M.Dumont se rangerait-il ?« Celui qui a le plus de sièges prend la pole et, projet par projet, il va chercher des appuis là où il peut, explique-t-il.Sur les grands enjeux de société, les partis politiques sont appelés par la population à mettre l'intérêt supérieur du Québec au-dessus de leur partisanerie.Tout le monde doit, au lendemain d'une élection, travailler dans un esprit de collaboration pour le mieuxêtre de la population.» Mais le chef adéquiste n'exclut pas que ses deux adversaires concluent certaines alliances.« Dans le cas qui nous occupe, libéraux et péquistes ont bien des points en commun, quand on enlève l'idée de référendum, a souligné M.Dumont.Pour laisser pourrir les problèmes de santé, pour laisser pourrir les problèmes dans les écoles, un gouvernement péquiste ou libéral, c'est du pareil au même.» Des hypothèses De passage à Saint-Léandrede- Matane, le chef du Parti québécois, André Boisclair, a refusé d'envisager l'éventualité d'un gouvernement minoritaire.« C'est une question d'hypothèse.Moi, je suis convaincu qu'on va former un gouvernement péquiste majoritaire le 26 mars », a-t-il dit.Quant à Jean Charest, de passage à Saint-Jean-sur-Richelieu, il n'a pas non plus voulu se prononcer.« Je ne ferai pas d'hypothèse, a souligné M.Charest.Je veux un gouvernement majoritaire, je veux un gouvernement qui va pouvoir fonctionner et qui va pouvoir livrer le plan que l'on propose aux Québécois et je laisse à M.Dumont l'arrogance d'annoncer à l'avance aux Québécois comment ils vont voter.» Une course serrée Devant un sondage qui ne le place plus qu'à trois points d'André Boisclair, Mario Dumont a joué de modestie, hier matin, même si les sourires de l'équipe adéquiste trahissaient un certain enthousiasme.« Je prends tout ça avec prudence, a-t-il affirmé.Un sondage prend une photo à un moment UNGOUVERNEMENT Les Québécois doivent maintenant envisager la possibilité d'un gouvernement minoritaire.C'est ce que dévoilaient les résultats du sondage CROP-La Presse publiés hier.Peu habitués à ce type de dynamique, les électeurs ont-ils cependant raison de craindre ce scénario?Pas du tout, affirment les spécialistes.Quant aux chefs, ils demeurent aussi discrets que rêveurs.C'est selon.PHOTO CLÉMENT ALLARD, PC Mario Dumont se trouvait à Trois-Rivières hier, où il a donné une entrevue à une station de radio locale.Contrairement à André Boisclair et Jean Charest, le chef de l'ADQ a accepté de commenter l'hypothèse de l'élection d'un gouvernement minoritaire.VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?nouvelles@lapresse.ca UN COMMENTAIRE SUR NOTRE JOURNAL?commentaires@lapresse.ca Influence communication calcule l'espace médiatique occupé par les chefs de parti parmi lesnouvelles portant sur lacampagneélectorale et diffusées au Québec.Le pourcentage d'espacemédiatique occupé par les enjeux est quantàluimesuré sur l'ensemble des nouvelles diffusées au Québec.Source: Influence communication www.influencecommunication.ca ÉLECTIONS 2007 Il est encore tôt pour faire des prédictions dans ces élections, d'autant plus qu'il reste deux moments forts (le débat et le budget fédéral), mais les résultats des derniers sondages et l'allure de la campagne nous renvoient une question lancinante : va-t-on vraiment élire un gouvernement minoritaire le 26 mars ?Rappelons que le Québec n'a eu qu'un seul gouvernement minoritaire dans son histoire, en 1878, et que celui-ci avait été nommé par le lieutenant-gouverneur.Les gouvernements minoritaires et les coalitions ne font donc pas partie de notre culture politique, mais l'expérience vécue à Ottawa au cours de trois dernières années a peut-être rassuré les Québécois.Certes, les gouvernements minoritaires sont gage d'instabilité et de rebondissements, mais ce n'est pas nécessairement le chaos pour autant.Et puis cela permet d'avoir le gouvernement à l'oeil tout en l'obligeant à mettre de l'eau dans son vin pour garder le pouvoir.Quel genre de gouvernement risquons-nous d'élire à Québec?Quelles alliances seraient possibles?Et combien de temps tiendraient-elles?D'abord, quelques chiffres : il y a 125 circonscriptions au Québec.Le chiffre magique pour la majorité est donc 63.Au moment du déclenchement des élections, les libéraux détenaient 72 sièges, le PQ, 45, et l'ADQ, cinq.Il y avait deux sièges vacants et un député indépendant.Première question : combien de temps survivrait un gouvernement minoritaire à l'Assemblée nationale?Avant de tenter une réponse, il faut rappeler une règle fondamentale : la longévité d'un gouvernement minoritaire est d'abord et avant tout liée à la force (ou à la faiblesse) de l'opposition.Un gouvernement minoritaire qui fait face à une opposition fragmentée, faible et désorganisée peut survivre sans trop de mal, comme Stephen Harper le fait depuis maintenant 14 mois.Or, l'élection d'un gouvernement minoritaire le 26 mars provoquerait tout un branle-bas de combat dans les partis d'opposition, ce qui lui donnerait quelques mois de répit.On peut très bien imaginer, par exemple, que ni Jean Charest ni André Boisclair ne resteraient à la tête de leur parti après une défaite.Élu minoritaire, aucun des trois partis (PLQ, PQ ou ADQ) ne survivrait vraisemblablement à son premier budget, ce qui ouvre un horizon de 10 à 14 mois.Autre facteur déterminant dans la survie d'un gouvernement minoritaire à Québec : la réaction du gouvernement fédéral, qui serait lui aussi fortement déstabilisé par un tel résultat.Voici différents scénarios, selon le vainqueur et selon les jeux d'alliances.C'est le jeu du gouvernement IKEA, celui que vous assemblez vous-même selon vos choix de matériaux et de couleur.Gouvernement libéral minoritaire Une équipe plus expérimentée que chez les deux autres partis, des députés dans presque toutes les régions, ce qui assure une plus grande stabilité (le mot étant relatif dans un contexte de gouvernement minoritaire).Avec un programme politique de centre, les libéraux pourraient en principe passer du PQ à l'ADQ, selon les enjeux, pour survivre aux votes cruciaux.Mais il est difficile d'imaginer une alliance formelle avec le Parti québécois, qui voudrait démontrer l'impotence des libérauxmalgré toute l'aide du fédéral.Quant à un pacte avec l'ADQ, il ne faut pas trop y penser : les libéraux détestent Mario Dumont, et c'est réciproque.Gouvernement péquiste minoritaire Pour le Parti québécois, dont la raison d'être est de faire l'indépendance du Québec, gouverner une province, c'est déjà un mal nécessaire entre les référendums.Alors être obligé, en plus, de mettre son option sur la glace et être condamné à gouverner avec l'appui des libéraux fédéralistes ou des adéquistes autonomistes, cela deviendrait rapidement invivable.En fait, ce serait même contre nature.Imaginez les débats au premier conseil national du PQ après l'élection d'un gouvernement péquiste minoritaire ! Lemoins qu'on puisse dire, c'est que ce serait un coup dur pour le mouvement souverainiste.Sur les questions sociales et économiques, un gouvernement péquiste minoritaire pourrait s'entendre avec les libéraux tant que ceux-ci sont prêts à jouer le jeu, mais cette alliance éclaterait à la première prise de bec constitutionnelle.Le gouvernement fédéral profiterait sans aucun doute de la fragilité du PQ pour tenter un coup de force.Quant à Mario Dumont, il lui faudrait avaler quelques douzaines de couleuvres pour sauver un gouvernement Boisclair minoritaire.Gouvernement adéquiste minoritaire Manque d'expérience généralisée, alliance difficile, voire impossible avec l'opposition, qui rejette les principaux éléments du programme de l'ADQ (aide directe de 100 $ par semaine par enfant financée par des économies à l'aide sociale, ouverture de la santé au secteur privé, autonomisme et réouverture de la boîte de Pandore constitutionnelle).L'instinct de survie pousse parfois les gouvernements minoritaires à faire des compromis inimaginables, mais disons que M.Dumont partirait de loin.Autre gros, très gros problème pour Mario Dumont : son parti est invisible à Montréal et dans sa grande région, là où vit plus de la moitié de la population du Québec.Et contrairement à Stephen Harper, Mario Dumont ne peut nommer un ministre de Montréal au Sénat.Il n'aurait donc d'autre issue que de nommer un ministre (ou même plus d'un) non élu.Ajoutez à cela qu'il est absent du Saguenay-Lac-Saint-Jean, de l'Outaouais, d'Abitibi et d'une bonne partie des Cantons-del'Est, et il commence à manquer beaucoup de monde autour de la table du conseil des ministres.À Ottawa, on accueillerait froidement l'élection d'un gouvernement de l'ADQ.MM.Dumont et Harper pourraient éventuellement s'entendre sur une limitation du pouvoir fédéral de dépenser, mais les visées autonomistes de l'ADQ se heurteraient vite à un mur.Tous ces scénarios sont hypothétiques, comme disent les chefs eux-mêmes, mais juste au cas, Stephen Harper devrait peut-être s'empresser de nommer à Québec un nouveau lieutenant-gouverneur en qui il a confiance pour remplacer Lise Thibault.Il se pourrait que, après le 26 mars, on en ait vraiment besoin pour la première fois depuis 1878\u2026 COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : vincent.marissal@lapresse.ca Un gouvernement IKEA VINCENT MARISSAL Stephen Harper devrait peut-être s'empresser de nommer à Québec un nouveau lieutenantgouverneur en qui il a confiance pour remplacer Lise Thibault.juste au cas! donné.Mais ce qu'on sent sur le terrain, c'est qu'il y a de l'intérêt pour les idées que l'ADQ met de l'avant.Et il y a clairement un problème, entre autres au Parti libéral, qui, lui, n'a pas donné beaucoup de raisons aux gens de voter libéral.Il n'y a rien dans leur programme.» « Il reste beaucoup de travail à faire, a toutefois concédé M.Dumont.Tout le monde sait que la deuxième partie de la campagne est la plus importante.» Alors que le sondage CROPLa Presse démontre que le PQ perd encore des plumes, M.Boisclair croit au contraire que « le vent souffle dans la bonne direction ».« Ça va vers le haut », a-t-il lancé aux journalistes, hier.Le chef péquiste a aussi souligné : « Il y a beaucoup plus d'énergie maintenant au Parti québécois qu'il y en avait au début de la campagne.» Selon lui, les sondages ne reflètent pas ce qui se passe sur le terrain : « Je suis très content de la façon dont la campagne se déroule en ce moment.Ce qu'on voit sur le terrain, c'est un Parti québécois qui récolte plus d'appuis.» Interrogé à savoir ce qu'il pense de la percée adéquiste dans les sondages, le chef libéral a contourné la question.« Le fait que M.Dumont et son équipe refusent de dévoiler leurs chiffres n'annonce rien de bon, a dit M.Charest.Il est grand temps que tout le monde pose des questions.ÉVOLUTION DES INTENTIONS DE VOTE (AVANT RÉPARTITION) SONDAGE CROP/LA PRESSE PLQ PQ ADQ Autres NVP NSP Octobre 2002 31% 25% 31% 1% 13% Janvier 2003 30% 26% 25% 1% 18% Avril 2003 38% 30% 15% 3% 14% Novembre 2003 35% 33% 17% 1% 14% Janvier 2004 29% 38% 17% 1% 15% Avril 2004 27% 36% 17% 2% 17% Octobre 2004 29% 34% 21% 3% 14% Janvier 2005 24% 35% 21% 4% 16% Mars 2005 26% 36% 26% 3% 10% Juin 2005 20% 42% 19% 3% 16% Septembre 2005 24% 40% 16% 3% 18% Janvier 2006 22% 41% 12% 8% 16% Avril 2006 23% 32% 14% 17% 14% Septembre 2006 27% 32% 10% 11% 20% Janvier 2007 29% 30% 12% 13% 17% Février 2007 29% 28% 16% 13% 14% Mars 2007 28% 26% 24% 10% 12% « Tout le monde doit, au lendemain d'une élection, travailler dans un esprit de collaboration pour le mieux-être de la population.» MINORITAIRE: PEUT-ÊTRE.PHOTO IAN BARRETT, PC Des militants se sont réunis dans un restaurant de Valleyfield tôt hier matin afin d'y rencontrer Jean Charest, qui semble ici veiller sur ses troupes depuis son autocar de campagne.Le chef libéral a toutefois refusé de spéculer sur le scénario possible d'un gouvernement minoritaire. KATIA GAGNON En ce beau matin, Françoise David, porte-parole de Québec solidaire et candidate dans Gouin, est un peu inquiète.Elle craint que l'accueil à la Maison des aînés, une résidence pour personnes âgées, ne soit un peu tiède.Or, une journaliste va lui coller aux semelles pendant ces quelques heures.« On a eu le choix », expose-telle franchement.Annuler l'activité pour trouver un autre endroit plus sympathique, « ou alors respecter notre engagement ».Elle a choisi la seconde option.Dans une machine de parti bien huilée et avec un candidat « normal », cette question ne se serait jamais posée.Toujours, toujours, les partis emmènent les journalistes dans des endroits sympathiques à leur cause.Et jamais, au grand jamais on ne parle de ces choses-là.C'était donc un pari avoué.La trentaine de personnes âgées qui dégustent leur saumon dans la salle à manger sont en effet très loin d'être une clientèle acquise pour Québec solidaire.Pourtant, « Mme David » y fait tout un tabac.Elle se fera même gentiment cruiser par un jeune partisan de 72 ans.« C'est une femme que j'admire », dit Robert Allard.« Elle a mon vote », ajoute Roger Tremblay.Pari gagné, du moins en apparence.Mais combien de ces gens âgés sont comme Hélène Gagné, 97 ans , qui aime beaucoup Françoise David mais qui, dans l'isoloir, votera pour le PQ parce qu'elle « veut un pays »?Difficile à dire.Chose certaine, la candidate de Québec solidaire dans Gouin mène une campagne atypique.À mille lieues des candidates tirées à quatre épingles qui se font un devoir de ne jamais déplacer leur mise en plis sous un chapeau, elle fait campagne dans son gros anorak rouge, les oreilles couvertes de son bandeau.« Je ne vais pas m'arranger pour me retrouver à l'agonie », lance-t-elle.Chez elle, le war room traditionnel, où les organisateurs concoctent leurs savantes stratégies, est devenu la « Chambre des secrets », comme dans les romans de Harry Potter.War room, ça faisait trop guerrier pour Mme la candidate.«Lutte à deux» Mais la question est : cette campagne à contre-courant peutelle donner des résultats?Oui, affirme son organisateur, François Limoges.« C'est gagnable.C'est une lutte à deux dans le comté, entre nous et le PQ », dit-il.Faux, disent Nicolas Girard, le candidat péquiste, et Nathalie Rivard, la libérale.Sur papier, les chiffres leur donnent raison.Malgré une clientèle assez favorable - jeune et pas très riche - la circonscription de Gouin, qui se déploie dans le quartier Rosemont-Petite-Patrie, sera très difficile à gagner pour Françoise David.On y vote péquiste depuis 30 ans.Tous les députés - dont André Boisclair - ont été élus avec plus de 50 % des voix.Les libéraux recueillent, élection après élection, un bon tiers de tous les votes.Ce qui fait dire à Nicolas Girard que Québec solidaire est une quantité négligeable.« Mon adversaire, ici, c'est le Parti libéral.Et chaque vote pour Québec solidaire est un vote pour les libéraux », lance-t-il.La candidate libérale, une avocate aux cheveux roux, fait manifestement la même analyse.« J'encourage tous les péquistes désabusés à voter pour Françoise David, ditelle avec un large sourire.Si le Saguenay peut tourner au rouge, pourquoi pas Gouin?» Donc, forteresse péquiste, sur laquelle règne actuellement un jeune homme de 34 ans devenu très puissant au PQ.Car Nicolas Girard, c'est en quelque sorte l'alter ego d'André Boisclair.Depuis 1992, les deux hommes se sont toujours suivis, jusqu'à ce que Nicolas Girard aboutisse au cabinet Boisclair.Lorsque le ministre quitte la politique, Girard lui succède comme député dans Gouin.Il est son principal organisateur lors de la campagne à la direction, ce qui, après l'élection de son ami, le propulse au rang officieux de numéro 2 du parti.« J'ai une bonne compli - cité avec André Boisclair », dit Nicolas Girard.Tellement que, en devenant politicien, Nicolas Girard a adopté le même style cérébral et la même enflure verbale qu'André Boisclair.En ce bel après-midi d'hiver, le candidat péquiste est devant un auditoire composé en majorité d'immigrés à la Maisonnette des parents, un important organisme communautaire de la circonscription.À ces «Québécois issus de l'immigration », pendant 25 minutes, il décline un à un les éléments du programme péquiste.Il parle de « l'effet de levier» des groupes communautaires.De l'importance des « services de proximité aux citoyens ».De la « sécurité alimentaire ».De « l'insertion en emploi ».De temps en temps, un tout petit bébé lâche un grand soupir.Cependant, le député a de la difficulté à répondre concrètement au principal besoin des gens réunis ici : le logement abordable.« Ça fait 11 ans que je suis sur les listes d'attente des HLM.Il n'y a pas de logement pour les grandes familles », dit une mère d'origine maghrébine.Nicolas Girard lui vante les mérites d'un futur projet d'habitation dans le quartier.Après le discours, il passe de longues minutes à contempler le petit bébé, maintenant endormi.« C'est mon projet postélectoral », dit-il avec un grand sourire.Françoise David réussira-t-elle à ravir sa forteresse au futur papa?Rien n'est moins sûr.Françoise David à l'assaut d'une forteresse PHOTO JACQUES BOISSINOT, PC Françoise David, porte-parole de Québec solidaire et candidate du parti dans Gouin, mène une campagne atypique.PAUL ROY QUÉBEC\u2014Les sarcasmes ont fusé, le mois dernier, quand on a appris que Québec solidaire présentait deux candidats - un homme et une femme - dans la circonscription de Charlesbourg, à Québec.Déjà que le parti suscite des commentaires en n'ayant pas de chef, mais deux « porte-parole », Françoise David et Amir Khadir! Deux candidats dans Charlesbourg?Pas exactement puisque la loi électorale l'interdit.Réjean Dumais et Martine Sanfaçon se sont rabattus sur une formule de leur cru : « candidat et candidate associée ».Mais on ne peut inscrire qu'un seul nom - celui du « candidat » - sur le bulletin de vote et les pancartes.Et s'il est élu, le « candidat » ne pourra évidemment pas asseoir sa « candidate associée » sur ses genoux durant la période des questions, au Salon bleu, comme cela fut suggéré.Par contre, M.Dumais se dit ouvert à la possibilité - toute théorique - de partager son salaire de député avec Mme Sanfaçon.Réjean Dumais et Martine Sanfaçon ne sont pas un couple dans la vie.Ils se sont rencontrés à une assemblée de cuisine d'Option citoyenne, ancêtre de Québec solidaire, en 2004.Il a 50 ans, il est ingénieur au ministère des Transports du Québec, en congé sans solde pour la durée de la campagne.Il est séparé et vit avec son fils de 19 ans.Il a aussi une fille de 17 ans, qui vit avec sa mère.Il avait adhéré à Option citoyenne après avoir lu Bien commun recherché, de Françoise David, « porte-parole » de QS.Elle a 42 ans, elle est infirmière et elle a pratiqué au Brésil et au Burkina Faso - notamment en prévention auprès de femmes enceintes - avant de revenir s'installer à Québec.Mariée à un agent de pastorale, elle est mère de deux filles de 8 et 10 ans et milite à Rose du Nord, regroupement de femmes qui « lutte contre la pauvreté et pour la justice sociale ».« Martine avait réfléchi à la possibilité de se présenter, relate M.Dumais.Mais sa situation familiale ne lui permettait pas d'y consacrer le temps nécessaire.Alors je me suis présenté à l'investiture.On cherchait une façon de l'associer à la campagne, et c'est elle qui a suggéré \"candidate associée\".J'ai dit : \"c'est super !\" - Est-ce qu'il y a eu des réactions négatives?- Ben oui.Des gens on ri.Il y a des émissions où ça s'est discuté, il y a eu des blagues, des caricatures\u2026 » « Les blagues, ça fait partie d'une méconnaissance, dit Martine Sanfaçon.Mais je pense que l'enjeu de fond que nous portons va au-delà des risées.» Campagne modeste I ls mènent une campagne modeste, cela va de soi.L'autre midi, ils se sont pointés avec leur boîte à lunch au Patro de Charlesbourg pour casser la croûte avec une dizaine d'employés de l'organisme de loisirs.Sandwiches, salades, poutines, spaghettis, biscuits, berlingots, jus Oasis et autres victuailles ont trouvé leur place sur la grande table ronde, à mesure que les convives s'installaient autour.C'est Michel Alain, directeur adjoint du Patro, avec qui les candidats avaient pris rendez-vous, qui les a présentés aux dîneurs.Et c'est la « candidate associée » qui a ouvert la discussion en énumérant les « valeurs » de QS : un Québec « vert, inclusif, de justice sociale, de répartition de la richesse, de solidarité entre les peuples, de démocratie »\u2026 Michel Alain avait plusieurs questions : « Si vous êtes élus, est-ce que je me retrouve avec deux députés?Et est-ce que Québec solidaire fonctionne comme ça dans toutes les circonscriptions ?Le candidat, c'est qui ?C'est toi, Réjean?Et toi, Martine, tu es son adjointe politique?» « Nous, on veut que ce soit plus qu'adjointe », lui a répondu Mme Sanfaçon.Et M.Dumais d'illustrer : « Au lieu d'être en arrière, elle est à côté.» Nathalie Giguère, secrétaire au Patro et mère de trois ados, était sceptique : « Moi, j'y crois pas tellement (à la politique), c'est toujours l'argent qui mène tout.Quand ils (les politiciens) sont dans l'opposition, ils critiquent, et quand ils sont au pouvoir, ils ne changent rien.Prenez la réforme, ça marche nulle part et ce serait bon ici?» Faire autrement « Moi, je crois que ça peut se faire autrement (la politique), a répondu Mme Sanfaçon.On peut faire quelque chose, on a un pouvoir citoyen.» « Concrètement, si on vote pour vous, est-ce que ça a un impact ou est-ce que c'est un coup d'épée dans l'eau?» a demandé Isabelle Laliberté, directrice de l'animation.« C'est aller porter au Parlement une parole qu'on n'y entend pas », a répondu M.Dumais.Et sa collègue de renchérir : « Avant le Parti québécois, si les gens s'étaient dit que ça ne servait à rien (de créer le PQ)\u2026 » « Moi, c'est l'environnement qui m'intéresse, qu'est-ce que vous offrez?» a demandé Maria Brunelli.M me Sanfaçon lui a énuméré des mesures prônées par QS : faire de l'eau un bien public, rendre l'étiquetage des OGM obligatoire, préconiser une agriculture « à échel le humaine »\u2026 - Et les porcheries, on fait quoi?- Il faut penser à une production plus petite, qui tient compte de l'environnement.L'indépendance, c'est d'abord dans notre assiette.Ce qu'on dénonce, c'est le profit à court terme\u2026 Michel Alain se disait sensible aux arguments du candidat et de sa « candidate associée » : « Ce sont de beaux objectifs, personne ne peut être contre ça.Mais comme comptable agréé, je ne peux m'empêcher de remarquer qu'on ne parle que de dépenses.J'ai l'impression que vous allez avoir de la difficulté à convaincre le milieu des affaires.Je voyais le «Québec solidaire» sur votre macaron et je me demandais si «Québec individualiste» ne pognerait pas plus\u2026 » Québec solidaire dans Charlesbourg Le candidat et sa « candidate associée » ÉLECTIONS 2007 POUR VOIR LE MONDE\u2026 présenté par distributeur AVIVA 500 véhicules récréatifs sous un même toit.Tous les modèles 2007.Financement disponible.MONTRÉAL Du 8 au 11 mars 2007 au Stade olympique de Montréal 2 $ Pour les acheteurs de véhicules neufs sur place Courez la chance de gagner Chaque tranche d'achat de 1 000$ (avant taxes) donne droit à une carte de jeu.Les chances de gratter 4 icônes identiques parmi les 32 cases sont de 1 / 35 960.29 979 billets peuvent faire gagner 2 000$, 20 billets peuvent faire gagner 20 000$, 1 billet peut faire gagner 200 000$.Pour être déclaré gagnant, le participant devra répondre correctement à une question d'habiletés mathématiques.Aucun achat requis 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finances du gouvernement.Engagements : > Tenir des élections le troisième lundi du mois qui suit de quatre ans les élections précédentes, une mesure que l'ADQ considère comme « relativement simple à implanter ».> Déposer un projet de loi en ce sens dans les 100 premiers jours suivant la date du scrutin.> Confier au Vérificateur général le mandat de publier, au 31 décembre précédant les élections, un état des comptes budgétaires, du déficit et de la dette, pour que la population puisse avoir « un portrait réel » avant d'élire un nouveau gouvernement.Réactions : « La question des élections à date fixe dans notre système parlementaire de type britannique, ça ne tient pas.Car en toute circonstance et à tout moment le gouvernement peut être susceptible de tomber par un vote sur une question cruciale, et c'est encore plus vrai quand le gouvernement au pouvoir est minoritaire.Donc, ça demeure très théorique dans notre système actuel.» - Le chef du Par ti québécois, André Boisclair « Nous avons voulu faire ça de manière consensuelle, on a travaillé beaucoup avec les deux autres partis à l'Assemblée.Malheureusement, on n'a pas eu de consensus.On a formé un groupe de travail au mois de décembre avec le directeur général des élections, pour justement aller creuser ces idéeslà.M.Dumont n'est peut-être pas au courant que ça se fait, mais son parti est représenté dans ce groupe-là.» - Le chef du Parti libéral du Québec, Jean Charest Malorie Beauchemin Élections à date fixe EN UN COUP D'OEIL - ADQ SAINT-LÉANDRE-DE-MATANE \u2014 André Boisclair promet de mieux encadrer l'exploitation de l'énergie éolienne, qu'il juge « anarchique » en ce moment.Et s'il est élu, le chef du Parti québécois augmentera la production d'électricité par le vent en faisant appel à Hydro-Québec.« Il faut faire le ménage dans la façon dont cette industrie va se développer sur le territoire québécois », a-t-il affirmé hier à Saint-Léandrede- Matane, en plein milieu d'un parc éolien de la compagnie Axor.Selon son plan stratégique, Hydro-Québec s'est fixé comme objectif de produire 4000 MW d'énergie éolienne par année dans 10 ans.Le PQ s'engage à faire passer cet objectif à 9000 MW.L'énergie éolienne représenterait alors 20 % de la production d'électricité au Québec.S'il est porté au pouvoir, André Boisclair entend demander à Hydro-Québec de prendre en charge l'exploitation de l'énergie éolienne dans les terres publiques (92% du territoire québécois).La société d'État produirait alors de l'énergie éolienne comme elle produit de l'hydroélectricité.À l'heure actuelle, les parcs éoliens appartiennent à des entreprises privées qui vendent leur électricité à Hydro-Québec.Les compagnies pourraient toujours proposer des projets sur les terres privées.Sous un gouvernement péquis te, les municipalités, les MRC, les regroupements d'agriculteurs et les communautés autochtones disposeraient d'un bloc d'énergie éolienne réservé à leurs propres projets.André Boisclair reproche aux libéraux d'avoir semé le « chaos » dans ce secteur.« Les choses ne peuvent plus continuer de cette façon », at- il affirmé.Avant le déclenchement des élections, le gouvernement Charest a mis à la disposition des municipalités de nouvelles orientations pour encadrer l'exploitation de l'énergie éolienne.« Il faut aller plus loin », a dit André Boisclair.Un gouvernement du PQ imposerait une réglementation précisant qu'une éolienne doit être installée à au moins 650 m d'une maison, par exemple.« Nous pouvons très bien par règlement mieux protéger le territoire, les lieux de villégiature et les nombreux écosystèmes qui sont menacés par l'implantation d'éoliennes », a-t-il souligné.À son arrivée à Saint-Léandre-de-Matane, André Boisclair a été interpellé par des membres du groupe Éole prudence inquiets de la tournure que prend l'exploitation de ce secteur.« Actuellement, les municipalités sont à la merci des promoteurs », a déploré Lyse Girardin.Tommy Chouinard Mieux encadrer l'énergie éolienne ARIANE LACOURSIÈRE ET MARIO GIRARD Les partis engagés dans l'actuel le campagne électora le avaient jusqu'à hier après-midi pour inscrire leurs candidats auprès du Directeur général des élections.Au total, 680 candidats se feront la lutte jusqu'au 26 mars.Parmi eux, un Super Cauchon et un « super-héros ».Le nombre de candidats, cette année, égale le record établi aux élections du 12 septembre 1994.Par comparaison, 646 candidats étaient dans la course aux élections générales de 2003.Les trois principaux partis, le PLQ, l'ADQ et le PQ, ont pu trouver des candidats pour les 125 circonscriptions.Québec solidaire en a inscrit 123 et le Parti vert, 108.Les autres partis ont en revanche beaucoup moins de candidats : Parti marxiste-léniniste 24 , Parti démocratie chrétienne 12, Bloc pot, neuf.Supercandidats Au total, 29 candidats indépendants ou sans dénomination figurent sur la liste.Parmi eux, Andy Srougi, qui s'est fait connaître en 2005 en escaladant le pont Jacques-Cartier déguisé en super-héros et muni d'une pancarte « Papa t'aime ».L'homme tentera de se faire élire comme indépendant dans la circonscription montréalaise de Jacques-Cartier.Âgé de 41 ans, M.Srougi milite depuis plusieurs années dans l'organisme Fathers4Justice.Le 22 février dernier, la Cour supérieure l'a déclaré plaideur quérulent parce qu'il multipliait les poursuites contre les avocats, les juges et le gouvernement dans le cadre de son divorce.Malgré cela, la directrice du scrutin de Jacques-Cartier a accepté sa candidature.« Mon travail est seulement de vérifier si le candidat remplit les conditions d'admission.Je n'ai pas à mener d'enquête », explique Andrée Meunier.M.Srougi a récolté 100 signatures dans sa ci rconscription et possède un agent officiel, le masculiniste Yves Pageau.Il remplit donc les normes du Directeur général des élections du Québec et son nom figurera sur les bulletins de vote le 26 mars prochain.Un autre personnage pour le moins inusité a profité de la journée d'hier pour déposer sa candidature comme indépendant.Le jour du scrutin, les électeurs de Borduas, en Montérégie, pourront voter pour l'animateur de radio Super Cauchon.Le nom de l'animateur figurera tel quel sur les bulletins de vote.Cette pratique est peu courante mais est acceptée, selon le directeur de scrutin de la circonscription de Borduas, Sylvain Gaudette.« Les candidats peuvent se présenter sous le nom avec lequel ils ont une notoriété.Ils peuvent donc utiliser leur nom d'artiste ou leur nom professionnel.Comme ça, ils sont sûrs d'être reconnus », dit-il.Un super-héros parmi les candidats HUGO DE GRANDPRÉ SAINT-JEAN-SUR-RICHELIEU\u2014Jean Charest a invité André Boisclair à assumer ses responsabilités de chef et à montrer la porte à son candidat Robin Philpot, hier.« La candidature de Robin Philpot est inacceptable », a déclaré Jean Charest lors d'un point de presse.Jeudi dernier, le chef libéral était resté prudent dans sa réaction à la manchette de La Presse selon laquelle M.Philpot avait nié le génocide rwandais.Il avait préféré attendre les précisions de l'auteur de Ça ne s'est pas passé comme ça à Kigali, qui se présente dans la circonscription de Saint-Henri-Sainte-Anne.M.Philpot a depuis catégoriquement nié avoir tenu un tel discours.Jeudi, après une rencontre avec son candidat, André Boisclair s'est porté à sa défense et a plutôt accusé La Presse d'induire les lecteurs en erreur avec un titre trompeur.«M.Philpot n'a jamais affirmé que le génocide rwandais n'a jamais existé, a dit André Boisclair.Au contraire, il a toujours expliqué et démontré que le génocide rwandais figurait parmi les grandes tragédies du XXe siècle et je suis très satisfait des explications qu'il m'a données.» M.Philpot a peu après tenu exactement le même discours par voie de communiqué.Or, tous ne semblent pas aussi convaincus.L'historien Pierre Trudel, qui signait une lettre dans La Presse vendredi puis dans Le Devoir hier, n'hésite pas à qualifier de « négationniste » le propos de Philpot.Il s'appuie notamment sur une lettre écrite par ce dernier en 2004, dans laquelle il expliquait ainsi son livre : « Dans aucun de mes écrits ai-je nié qu'il y ait eu des tueries massives, même parfois à caractère ethnique.Par contre, je rejette catégoriquement l'utilisation abusive du terme \"génocide\".» Jean Charest, qui s'est gardé de condamner le candidat jeudi, a été beaucoup plus ferme hier.« C'est assez clair qu'il s'est contredit, a-t-il déclaré.Il tente de nuancer ses propos.La nuance sur 800 000 personnes qui perdent la vie et 250 000 femmes qui se font violer est difficile à porter.» « Ça m'étonne que le Parti québé cois et M.Boi s c l a i r n'aient pas été informés de ça avant », a-t-il ajouté.André Boisclair s'était pour sa part interrogé, la semaine dernière, sur la raison pour laquel le l'histoire avait fait surface en pleine campagne électorale, alors qu'elle est connue depuis longtemps.Cette sortie de Jean Charest survient le jour même où un deuxième candidat adéquiste a été forcé de quitter la campagne en raison de déclarations controversées.Mario Dumont a annoncé hier le congédiement de Christian Raymond pour avoir tenu des propos racistes.Charest demande la tête de Philpot EN UN COUP D'OEIL - PQ PHOTO IAN BARRETT, PRESSE CANADIENNE « La candidature de Robin Philpot est inacceptable », a déclaré Jean Charest hier.Le nombre de candidats, cette année, égale le record établi aux élections du 12 septembre 1994.3465083A Résultats des tirages du: Résultats des tirages du: décomposable dans les deux sens En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.Ventes totales : GAGNANTS LOTS Prochain gros lot (appr.) : Jour - Mois - Année - Signe 500 000 $ décomposable dans les deux sens compl.compl.Participation gratuite compl.500 000 $ (C) 7/7 6/7+ 6/7 5/7 4/7 3/7+ 3/7 22 103 636 $ 15 000 000,00 $ 84 607,60 $ 1 726,70 $ 100,10 $ 10,00 $ 10,00 $ 18 000 000 $ 2007-03-10 21 NOVEMBRE 91 CAPRICORNE 2007-03-09 Banco bonis : du 2 au 10 mars 2007 Un abonnement pour gagner du temps.Renseignez-vous ! 1 866 628-4783 GROS LOT DE 500 000 $ Bonjour, je m'appelle Mélissa et j'ai 8 ans.Je suis en attente d'une famille d'accueil, suite à un épuisement de ma mère.J'espère toujours revivre avec elle.J'ai un certain talent pour le dessin, c'est pour moi une façon d'exprimer mes émotions.J'ai eu des difficultés d'apprentissages et un retard scolaire.Depuis que je suis soignée, ma concentration est meilleure et je fais maintenant des progrès.Je n'accepte pas facilement les contraintes mais si on demande ma collaboration, je deviens contente de coopérer.Je suis une enfant plutôt réservée, portée à retenir mes sentiments.J'ai besoin de sentir qu'on croie en moi, qu'on m'encourage dans mes efforts et qu'on reconnaisse mes progrès afin que je développe une meilleure estime de moi-même.J'ai besoin que mes parents d'accueil comprennent l'affection que j'ai pour ma mère et la peine que j'ai d'être séparée d'elle alors qu'elle est malade.Seriez-vous cette famille ?Si vous habitez sur l'Île de Montréal et que vous souhaitez vous impliquer dans la vie de Mélissa ou une autre enfant vivant une situation semblable, communiquez avec madame Louise Landry au 514-385-2318 MÉLISSA, 8 ANS UN TOIT POUR MOI POIDS MÉDIA DES CHEFS 50% 45% 40% 35% 30% 25% 20% 15% 10% 5% 0% FÉVRIER 2007 POIDSMÉDIA MARS 2007 JEAN CHAREST ANDRÉ BOISCLAIR FRANÇOISE DAVID MARIO DUMONT SCOTT MACKAY Intégrité et promesses passées Santé Kruger Débat constitutionnel Charest vs.Boisclair Sondage CROP: le PQ 3e à Québec Homosexualité Lutte dans Rivière-du-Loup Partition Propos de Charlotte L'Écuyer (PLQ) Propos de Robin Philpot (PQ) Partition Démission de J.-F.PLante (ADQ) Propos de J.-F.PLante (ADQ) Débat constitutionnel Charest vs.Dumont Abolition des commissions scolaires Plateforme du PQ Débat constitutionnel Charest vs.Boisclair Mont Orford Mont Orford Bactérie C.Difficile Accommodements raisonnables Abolition des commissions scolaires Débat constitutionnel Charest vs.Dumont Source: Influence communication ÉLECTIONS 2007 ARIANE LACOURSIÈRE La campagne électorale profite de la léthargie du Canadien de Montréal et de la pauvreté générale de l'actualité pour occuper une place importante dans les médias, révèle le dernier bilan de la firme Influence communication réalisé pour le compte de La Presse.« Cette année, les élections accaparent 25 % plus d'attention médiatique que lors de la campagne de 2003.Il faut dire qu'à l'époque, c'était la guerre en Irak, commente le président de la firme Influence communication, Jean-François Dumas.Mais selon moi, si les Canadiens de Montréal jouaient mieux ces temps-ci ou que l'actualité générale était plus mouvementée, la campagne serait un peu plus oubliée ! » Si la campagne électorale occupe plus d'espace médiatique qu'en 2003, les sondages, eux, sont beaucoup moins nombreux.« En 2003, i l y ava i t en moyenne un sondage aux deux jours.Cette année, on parle d'un sondage aux quatre jours », note M.Dumas.Depuis le début de la campagne, les enjeux qui ont été le plus couverts par les médias sont le débat constitution - nel (10,41 %), les sondages (5,90 %) et l'homosexualité et l'homophobie (4,87 %) (voir tableau).Parmi les 10 enjeux les plus couverts par les médias, il n'y a qu'un seul engagement électoral, soit l'abolition des commissions scolaires.Cela fait dire à M.Dumas que la campagne électorale tourne jusqu'à maintenant autour de « chicanes de candidats » bien plus qu'autour de véritables débats politiques.Toujours selon les données recueillies par Influence communication, Jean Charest a tout avantage à parler de débat constitutionnel pour se démarquer de ses adversaires.« Chaque fois qu'il aborde ce sujet, il monte dans l'attention médiatique », dit M.Dumas.Pour sa part, André Boisclair a obtenu sa présence la plus marquée dans les médias lors de la controverse sur l'homosexualité et l'homophobie.Mais mis à part cet événement, le chef du PQ a été quelque peu délaissé au cours des deux dernières semaines au profit de Mario Dumont, analyse M.Dumas.Parlez-en bien, parlez-en en mal.Peu importe pourquoi ils font parler d'eux, les chefs ont tout avantage à accaparer l'attention médiatique, af fi rme M.Dumas.Selon lui, le dicton « Parlez-en en bien.Parlezen en mal.L'important c'est d'en parler » est tout à fait applicable lors d'une campagne électorale.« À long terme, c'est toujours rentable pour les candidats de faire parler d'eux », assure-t-il.Les indicateurs fournis par Influence communication sont obtenus en colligeant l'ensemble des nouvelles de la télé, de la radio et des journaux scrutés par les firmes de surveillance média au pays.Le poids de chaque nouvelle est ensuite pondéré en fonction du lectorat ou de l'auditoire.Les médias n'en ont que pour la campagne Les élections accaparent 25 % plus d'espace médiatique cette année qu'en 2003 TRISTAN PÉLOQUIN Depuis que les chefs ont entamé leurs tournées, les médias anglophones du Québec ont accordé entre 15 et 18% moins d'attention à la campagne électorale que les médias francophones, indiquent des données compilées par la firme Influence communication pour le compte de La Presse.Aux yeux de John Parisella, commentateur politique au réseau CTV et professeur associé au département de communications de l'Université Concordia, cette différence n'a rien d'étonnant.« Elle est probablement liée à l'image mentale que les anglophones se font du PQ et du PLQ; ils les définissent par leurs idéologies, qui demeurent stables dans le temps.En revanche, la presse francophone s'intéresse beaucoup aux stratégies et à la tactique, qui changent de jour en jour », note-t-il.Selon André A.Lafrance, professeur au département de communications de l'Université de Montréal, les médias anglophones ont aussi tendance à accorder plus d'importance aux nouvelles du reste du Canada, ce qui a un impact sur l'attention portée à la campagne québécoise.Dans sa couverture électorale, la presse anglophone s'intéresse par ailleurs davantage aux enjeux qu'aux candidats, indiquent les données d' Influence communication.Selon le président de la firme, Jean-François Dumas, cette différence s'explique en partie par le manque de porte-parole anglophones dans les partis politiques.Mais le style de couverture « traditionnel » des médias francophones explique aussi cette divergence, croit M.Lafrance.« Au Québec, il suffit d'observer la popularité des journaux à potins pour constater à quel point on aime mettre l'accent sur la personnalité des gens.En politique comme dans d'autres sphères, on se retrouve souvent dans une logique de star system; les enjeux sont souvent évacués au profit des personnalités.C'est quelque chose qu'on voit beaucoup moins dans les médias anglophones.» Étonnamment, alors que la question de la partition du Québec soulevée par le lapsus de Jean Charest représente depuis mardi 20% des enjeux couverts par les médias québécois, l'affaire n'a occupé que 10% de la couverture dans les médias anglophones.« C'est simplement parce que cette question est perçue comme une tempête dans un verre d'eau chez les anglophones, croit M.Parisella.Les partisans de la partition ont toujours représenté une infime marge de la population angloquébécoise, qu'on appelait les « angryphones ».La plus grande partie de la communauté ne s'est jamais intéressée à cette idée.» Les médias anglophones accordent par ailleurs une attention particulière au Parti libéral, qui accapare à lui seul la moitié de l'espace médiatique accordé aux partis, contre 30% dans l'ensemble médias.Cette proportion chute à 25 % pour le Parti québécois (qui mobilise normalement 30% de l'attention) et à 21 % pour l'ADQ (dont la moyenne oscille autour de 20 %).L'intérêt des médias anglophones pour l'ADQ a cependant quadruplé depuis le début de la campagne, note Influence communication.« Le parti de Mario Dumont a toujours été perçu comme un parti régional par les anglophones, note M.Parisella.Mais comme les médias francophones en parlent beaucoup, la presse anglophone, qui est à sa remorque, n'a pas eu le choix de s'y intéresser aussi.» Une couverture à l'image des deux solitudes >La presse anglophone s'intéresse surtout aux enjeux >La francophone s'attarde plutôt aux candidats LES 10 ENJEUX LES PLUS COUVERTS DEPUIS LE DÉBUT DE LA CAMPAGNE Débat constitutionnel 10,41 % Sondages 5,90 % Homosexualité et homophobie 4,87 % Accommodements raisonnables 4,70 % Abolition des commissions scolaires 4,07 % Propos et départ de Jean-François Plante (ADQ) 3,62 % Partition 3,56 % Orford 3,40 % Développement régional 2,98 % Intégrité et promesses passées 2,69 % La campagne électorale tourne jusqu'à maintenant autour de « chicanes de candidats » bien plus qu'autour de véritables débats politiques.ÊTES-VOUS BIEN INSCRIT SUR LA LISTE ÉLECTORALE ?VÉRIFIEZ-LE EN CONSULTANT VOTRE AVIS D'INSCRIPTION.RÉVISION DE LA LISTE ÉLECTORALE : 5 AU 13 MARS 2 6 M A R S 2 0 0 7 É L E C T I O NS GÉ N É R A L E S 1 888 ÉLECTION (1 888 353-2846) 3467246A HUGO DE GRANDPRÉ LA PRAIRIE \u2014 La querelle interne au Parti québécois au sujet de l'autoroute 30 laisse présager un net recul pour la Montérégie si le parti est élu, affirme Jean Charest.En visite-éclair dans la circonscription de La Prairie hier matin, le chef libéral s'est servi des différends entre deux candidats de la formation souverainiste pour appuyer ses dires.« On peut, si la population le souhaite, mettre un frein aux travaux qui se font en ce moment et se payer une chicane du PQ qui va durer une autre période de temps, ou on peut, à la place, choisir une équipe qui a un plan clair », a déclaré M.Charest devant une cinquantaine de militants.Lors d'un entretien avec un hebdomadaire local , Michel Pinard, candidat péquiste dans Châteauguay, a déclaré que le PQ ne changerait pas le tracé de l'autoroute imposé par le gouvernement libéral après 2003.Apparemment, la sortie a déplu à François Rebello, candidat du PQ dans La Prairie, qui s'est rangé depuis quelques mois aux côtés d'un groupe d'opposants au tracé.Selon Le Devoir d'hier, François Rebello aurait traité Michel Pinard de gonzo (dingue, déjanté).Sylvain Simard, président du caucus régional de la Montérégie, affirme qu'il y a consensus dans la région pour faire passer l'autoroute 30 par la route 132 et non à travers des terres agricoles, plus au sud, comme le prône le PLQ.La querelle a semblé plaire au chef libéral au plus haut point, hier.« C'est un projet qui a besoin d'avancer, non pas d'une autre chicane du PQ\u2026 On croirait qu'ils sont assez occupés avec le référendum pour débattre de l'autoroute 30.» D'après M.Charest, il est absurde de croire que l'option proposée par le Parti québécois coûterait moins cher aux contribuables.Le projet comporte trois phases.L'une d'elles, un partenariat public privé, en est à l'appel de qualifications.C'est l'étape à laquel le les entreprises intéressées sont sélectionnées pour pouvoir soumettre leurs propositions.Le processus a été lancé en grande pompe en novembre dernier par Jean Charest et le premier ministre du Canada, Stephen Harper.Cette section ouest, la plus longue, la plus chère et la plus importante des trois, fait 35 km entre Châteauguay, au sud-ouest de Montréal, et Vaudreuil-Dorion, au nord du Saint-Laurent.Elle coûtera environ 1 milliard de dollars et nécessitera la construction de deux ponts majeurs.« Il y aurait des coûts, a mis en garde M.Charest à propos d'un possible retour en arrière.Une fois que les contrats seront signés, une fois que l'on s'est lancé là-dedans, ça devient irréversible.» AUTOROUTE 30 Les querelles au PQ laissent présager un recul, dit Charest PRESSE CANADIENNE NICOLET \u2014 Le président de Solidarité rurale, Jacques Proulx, trouve la campagne électorale plutôt désolante et veut revenir à l'enjeu de la prospérité, qui passe selon lui par une plus grande complémentarité entre le Québec rural et le Québec urbain.Il s'exprimait dans une entrevue diffusée à NTR hier.« C'est comme un peu toutes les autres campagnes, ça parle beaucoup, mais on ne va pas en profondeur », a déploré l'ancien président de l'Union des producteurs agricoles (UPA).Le prochain gouvernement sera choisi par les régions, c'est une évidence, à ses yeux, puisque le vote des circonscriptions urbaines changera peu.Mais il faut que les candidats précisent leur définition de l'espace rural et reviennent à la question la plus importante : la prospérité.De grands défis actuels, tels le vieillissement démographique, l'occupation durable du territoire et une économie fortement ancrée sur le plan territorial, sont peu soulevés, a-t-il énuméré.Toujours la même chose Les partis disent « un peu toujours la même chose sur les régions », a-t-il poursuivi.Or, les régions, « c'est admin is t rat i f .Pou r nous , c 'est l'espace rural, l'espace territorial », et Solidarité rurale veut contraindre les candidats à préciser leur pensée.Toutefois, Mario Dumont est un leader issu des régions et ça se remarque, a souligné M.Proulx tout en refusant de prendre position pour un parti.Mario Dumont est originaire de Cacouna, dans le Bas-Saint-Laurent, et est député de Rivière-du-Loup.« Il attaque les problèmes de façon différente, il arrive avec des propositions plus accrocheuses, que les gens comprennent davantage », a commenté le président de Solidarité rurale, en invitant néanmoins les citoyens à se demander si les engagements des partis sont réalisables.M.Proulx a rappelé que la première exigence de son regroupement est la modulation des programmes de l'État en fonction des régions, qui figurait dans la politique nationale de la ruralité.Solidarité rurale demande aussi une véritable décentralisation démocratique, pour que la bureaucratie renonce au pouvoir excessif qu'elle s'est arrogé et pour en arriver à une « gouvernance totalement différente ».Le président de Solidarité rurale trouve la campagne électorale « désolante » EN BREF Le pouvoir des snowbirds 11 494 électeurs temporairement absents du Québec se sont inscrits pour voter par correspondance aux élections générales du 26 mars prochain.Ces électeurs résident ou prévoient résider dans une centaine de pays, sur tous les continents, au moment du scrutin.C'est en Floride que se trouvent la très grande majorité des personnes qui comptent profiter du « vote hors Québec », avec 8856 inscriptions.Par ailleurs, trois circonscriptions comptent plus de 300 inscriptions, soit Louis- Hébert (362) et Jean-Talon (316), dans la région de Québec, ainsi que la circonscription de Bertrand (328), au nord de Montréal.- Mario Girard La fatigue rattrape Boisclair La fatigue a frappé André Boisclair hier matin.Le chef péquiste devait se rendre à l'aéroport de Saint-Hubert à 7 h 30 afin de prendre l'avion pour Matane.Son entourage, les journalistes et les députés François Legault et Rita Dionne-Marsolais sont montés à bord à l'heure prévue.Mais André Boisclair est arrivé avec une heure de retard.« Je n'ai pas entendu mon réveille-matin », at- il expliqué aux journalistes.La veille, M.Boisclair avait participé à l'émission Madame, monsieur, posez votre question! qui s'est terminée à 22 h 30.Son attaché de presse, Joël Simard-Ménard, a précisé que son patron est resté sur le plateau de TVA après l'émission afin de répondre à plusieurs questions des citoyens et qu'il s'est couché tard.Une fois dans l'avion, le chef du PQ a mis la main sur un exemplaire de La Presse.Pendant de longues minutes, il a pris connaissance du sondage CROP démontrant que les intentions de vote en faveur de son parti ont chuté de trois points pour se retrouver à 29%.- Tommy Chouinard Autonomiste\u2026 en attendant Autrefois fervent souverainiste, le candidat de l'ADQ dans la circonscription de Berthier, François Benjamin, affirme que son idole, pour l'instant, c'est Mario Dumont.Président de la Maison nationale des Patriotes entre 1992 et 1994, M.Benjamin ne cache pas que, pour lui, c'est « la patrie avant le parti », ce qui fait qu'il se concentre davantage sur son travail de circonscription.Mais il ne ferme par la porte, non plus, à voter oui à un éventuel prochain référendum sur la souveraineté.« Quand on sera rendu à un prochain référendum, avec toutes les données, on verra.Je ne suis pas fermé à faire avancer le Québec.» Souverainiste patient?« Ça fait 30 ans qu'on attend.Maintenant, moi, je veux passer à l'action », a-t-il déclaré, reprenant le slogan de son nouveau parti.\u2014 Malorie Beauchemin « On peut, si la population le souhaite, mettre un frein aux travaux qui se font en ce moment et se payer une chicane du PQ qui va durer une autre période de temps.» photo : Monic Richard MANON, TU M'INSPIRES\u2026 NOTRE PORTE-PAROLE MANON LEBLANC PRÉSENTE UNE TRANSFORMATION EXTRÊME DE CUISINE POUR MOINS DE 4 000 $.VENEZ ASSISTER À SA CONFÉRENCE ! DANS LE CADRE DE LA CONFÉRENCE TRUCS ET ASTUCES POUR UNE TRANSFORMATION « ÉCLAIR », MANON VOUS DÉVOILE SES PRÉCIEUX CONSEILS.SAMEDI 17 ET 24 MARS À 14H DIMANCHE 18 ET 25 MARS À 14H en collaboration avec DÈS LE VENDREDI 16 MARS PLUS DE 500 EXPERTS POUR VOUS CONSEILLER ACHETEZ VOS BILLETS EN LIGNE ET ÉCONOMISEZ 2 $ Sur le prix régulier pour adulte.Frais de service en sus.Le Salon national de l'habitation est un événement dmg média mondial, une production Expo Media LA MAISON DE BOIS URBAINE Une étonnante maison de bois rond qui allie chaleur et fonctionnalité entièrement meublée des dernières tendances à caractère contemporain en aménagement intérieur.L\u2018extérieur est agrémenté d'un bassin d'eau habillé de végétaux naturels insufflant un vent de fraîcheur et un sentiment de détente.Réalisée par Woodmaster Canada.Une conception de Yvon Design en collaboration avec Meubles Re-No et Aménagement Dominique Filion.THÉÂTRE RE/MAX \u2014 OUVERT À TOUS ! 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Où est sa marchette?Où est sa chaise roulante?\" » La conductrice s'appliquait du rouge à lèvres, se souvient-il.Elle n'écoutait pas les cris des gens.Pourquoi l'aurait-elle fait?Elle était à l'angle de Gladys et de la 6e Rue, en plein coeur de Skid Row, le plus gros quartier de sans-abri aux États-Unis.Et ceux qui s'indignaient étaient des bums, des clochards qui dorment sur le trottoir et qui quêtent pour manger.Le camion est parti comme il était arrivé.L'opération a duré moins de cinq minutes.Quelqu'un a eu le temps de sortir un papier et un crayon et de noter le numéro de plaque.En cherchant dans la base de données, les policiers sont tombés sur une adresse où ils n'ont pas l'habitude d'aller : Hollywood Presbyterian Medical Center.Le problème des sans-abri est tellement prononcé dans Skid Row que le quartier est devenu une véritable ville dans la ville.Selon les dernières statistiques, pas moins de 10 000 personnes couchent dehors chaque nuit dans cet ancien quartier industriel, au sud-est du centre-ville.Certains s'enroulent dans un sac de couchage et s'étendent contre un des immeubles fraîchement rénovés qui abritent des appartements à 750 000 $.D'autres dorment dans des tentes érigées sur le trottoir et sous les viaducs, donnant à l'endroit des airs de camp de réfugiés.Dans Skid Row, des vendeurs de drogue sont postés pratiquement à chaque coin de rue.Les prostituées aussi.La nuit, les toilettes portables se transforment en bordels improvisés.Les policiers réveillent tout le monde à 7 h, avant l'ouverture des petits commerces de pièces d'automobiles et des quelques tours à bureaux du secteur.Les sans-abri plient bagage et se mettent à marcher d'un pas lent vers nulle part.Pas besoin de se promener longtemps dans Skid Row pour comprendre que beaucoup de sans-abri sont d'anciens patients psychiatriques.Au cours de la dernière année, on a signalé aux autorités 55 patients abandonnés ici.L'incident aperçu le mois dernier par Gary Lett, un gardien de parc, était particulièrement sordide parce que le patient ne pouvait pas se mouvoir lui-même.« Je n'avais jamais rien vu d'aussi triste de toute ma vie, ditil.Ça dépassait tout ce qu'on peut voir dans ce quartier.» Le jour même, les médias se sont emparés de l'affaire.L'histoire du Hollywood Presbyterian Medical Center, un hôpital privé qui a bonne réputation, a fait les manchettes des journaux.Le LAPD a lancé une enquête.» Au départ, le Hollywood Presbyterian Medical Center s'est défendu d'avoir mal agi.Le porteparole du centre, Dan Sprigner, a d'abord dit que c'est à la demande du patient que le personnel l'avait laissé dans Skid Row.Quelques jours pour tard, le centre s'est rétracté.« Notre enquête montre que notre protocole n'a pas été suivi.Nous implantons dès maintenant une série de mesures pour améliorer nos services », a déclaré le porteparole du centre.En Californie, aucune loi n'empêche les centres de traitement ou les hôpitaux de renvoyer leurs patients dans la rue.Alertés par les médias, les élus de l'État travaillent à un projet de loi qui criminaliserait ce geste.Or, pour la Dre Susan Partovi, directrice médicale de la Clinique pour sans-abri de Los Angeles, une telle loi ne changera rien.« C'est une pratique courante et ça va continuer, dit-elle.Selon la loi, tous les hôpitaux, privés et publics, doivent traiter un patient qui se présente aux urgences.Mais pour les hôpitaux privés, ce n'est pas rentable de garder des patients pauvres qui n'ont pas d'assurances.Alors ils les renvoient à la rue à la première occasion.» La Dre Partovi, qui travaille dans Skid Row depuis deux ans, se souvient d'avoir envoyé un patient aux urgences d'un hôpital du centre-ville parce qu'il avait au bras une tumeur qui lui paraissait suspecte.« Le jour même, le directeur des urgences m'a appelé et m'a dit, de façon directe : \"N'envoyez plus vos patients non assurés ici.\" » Dehors les paumés ! PAUMÉS suite de la page A1 C'est la deuxième fois en une semaine que l'ADQ renvoie un candidat.Jean-François Laplante, qui se présentait dans Deux- Montagnes, a dû se retirer après avoir tenu un discours douteux sur les femmes.Dans un article publié dans l'hebdomadaire Le Mirabel, Christian Raymond s'en est pour sa part pris aux immigrés en déclarant : « Il faut encourager la natalité, sinon les ethnies vont nous envahir.» M.Raymond a aussi affirmé : « Les gens viennent ici et il faudrait qu'on les laisse porter le turban et embrasser l'asphalte.Ils crevaient de faim chez eux, ou ils étaient en guerre, on les laisse venir chez nous, alors il faut qu'ils respectent notre façon de vivre.S'ils ne veulent pas se conformer, qu'ils s'en retournent chez eux.Moi, je leur dis : Tu n'es pas chez vous ici, tu es en visite.À long terme, mais quand même.» Mis au courant de la situation, l'ADQ n'a pas tardé à réagir.Dans un communiqué publié en fin de matinée, le parti a déclaré que les propos de M.Raymond « vont à l'encontre des valeurs, de la philosophie et du programme de l'ADQ » et a annoncé la destitution du candidat.« Il a tenu des propos qui ne sont pas acceptables dans notre esprit.Ça a été une décision assez brève.Lorsque j'ai pris connaissance de ça, j'ai donné ordre aux gens de mon organisation de le destituer et de mettre quelqu'un à sa place dans les plus brefs délais », a assuré Mario Dumont.Le conseiller municipal de Saint-Jérôme, Martin Camirand, a été choisi comme remplaçant.M.Camirand s'était présenté sous la bannière adéquiste aux dernières élections générales.À l'époque, Lucie Papineau, du Parti québécois, avait remporté la circonscription avec 45 % des votes.L'ADQ en avait remporté près de 20 %.Jean Charest, de passage à Saint-Jean-sur-Richel ieu, a remis en question la façon dont Mario Dumont a sélectionné ses candidats : « Il aurait peut-être été mieux de vérifier ses candidats avant la campagne.Je pense que ça aurait été mieux.Comme ça, il aurait pu démontrer son leadership autrement qu'en demandant à ses candidats de démissionner.» \u2014 Avec la collaboration de Hugo de Grandpré Dumont destitue un autre candidat de l'ADQ ADQ suite de la page A1 PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE © Les pancartes du candidat Christian Raymond, candidat destitué de l'ADQ dans la circonscription de Prévost, seront retirées sous peu.Matelas Bonheur Un confort sans égal.TEMPUR n'est pas seulement un matelas.Ni simplement un oreiller.Il s'agit d'une gamme complète de produits créée par des professionnels mettant tout en oeuvre pour atteindre un objectif : vous permettre d'obtenir la qualité de sommeil dont vous avez toujours rêvé.Un sommeil plus profond et plus réparateur que ce que vous avez connu jusqu'à présent.Vous remarquerez la différence dès votre réveil.Tempur transforme votre vie.TOUS LES MATELAS PEUVENT ÊTRE ACHETÉS SÉPARÉMENT MATELAS SUR MESURE AUSSI DISPONIBLES Tous les prix incluent les deux taxes payables et l'équivalent de la TPS et de la TVQ 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Laporte : www.cyberpresse.ca MARDI 6 MARS 2007 LES CASQUES BLEUS On en a assez de l'excuse des cliques.On est pu capable ! Le Canadien a besoin d'un rassembleur.D'un unificateur.Et c'est à Guy Carbonneau de devenir cet homme.Ce leader.Il y va de l'avenir du Canadien.Et du sien.VENDREDI 9 MARS 2007 ÉLIMINONS TOUS LES CANDIDATS! Les seuls candidats dont on entend parler durant cette campagne sont ceux qui font des gaffes.Les autres, c'est le néant.On se croirait dans un système présidentiel.On ne suit que les trois chefs.Même qu'à TVA, on Le concombre masqué ne suit que Jean\u2026 Lapierre.Il s'est tellement dit de niaiseries cette semaine.Sur les femmes, sur les communautés culturelles, sur le Rwanda, sur l'homosexualité, sur la vie.Par des gens qui sont censés être brillants puisqu'ils veulent nous diriger.Pitié! Et pour chaque niaiserie, la chorale de ceux qui condamnent.De ceux qui veulent que la niaiserie les aide.Leur rapporte.Tellement de mots vains.Tellement de vide.Qu'en ce samedi matin, j'ai un besoin.Que je n'avais pas eu depuis longtemps.Depuis peut-être cinq ans.Lire du Prévert.Lire de l'intelligence.De l'impertinence.De la fantaisie.De la liberté.De l'humanisme.De l'innocence.Bref tout ce qui manque à cette campagne électorale.Le problème, c'est qu'on est toujours en rénovations.Notre maison est un chantier.Et plusieurs de mes livres sont remisés dans un entrepôt.Dont ceux de Jacques Prévert.Mais le besoin est trop grand.Une petite visite chez Renaud-Bray, et je mets la main sur ma dose.Ça va me faire du bien.Et je me suis dit que ça vous ferait du bien à vous aussi.Un peu de Prévert dans le journal, ça va changer de toutes les conneries.Allez , on ouvre Paroles au hasard, et on tombe sur ceci : LE DISCOURS SUR LA PAIX Vers la fin d'un discours extrêmement important le grand homme d'État trébuchant sur une belle phrase creuse tombe dedans e t d é s e m pa ré la bo u c h e grande ouverte haletant montre les dents et la carie dentaire de ses pacifiques raisonnements met à vif le nerf de la guerre la délicate question d'argent.Quel hasard arrangé! Prévert, parfois, c'est juste un gamin.Il n'y a pas de problème, il n'y a que des professeurs.Et parfois, c'est du chef de parti qu'on aurait besoin.Le parti (Pré)vert.L'EFFORT HUMAIN L'effort humain n'est pas ce beau jeune homme souriant debout sur sa jambe de plâtre ou de pierre et donnant grâce aux puérils artifices du statutaire l'imbécile illusion de la joie de la danse et de la jubilation évoquant avec l'autre jambe en l'air la douceur du retour à la maison Non l'effort humain ne porte pas un petit enfant sur l'épaule droite un autre sur la tête et un troisième sur l'épaule gauche avec les outils en bandoulière et la jeune femme heureuse accrochée à son bras L'effort humain porte un bandage herniaire et les cicatrices des combats livrés par la classe ouvrière contre un monde absurde et sans lois L'effort humain n'a pas de vraie maison il sent l'odeur de son travail et il est touché aux poumons son salaire est maigre ses enfants aussi il travaille comme un nègre et le nègre travaille comme lui L'e f f o r t huma in n'a pas de savoir-vivre l'effort humain n'a pas l'âge de raison l'effort humain a l'âge des casernes l'âge des bagnes et des prisons l'âge des églises et des usines l'âge des canons et lui qui a planté partout toutes les vignes et accordé tous les violons il se nourrit de mauvais rêves et il se saoule avec le mauvais vin de la résignation et comme un grand écureuil ivre sans arrêt il tourne en rond dans un univers hostile poussiéreux et bas de plafond et il forge sans cesse la chaîne la terri fiante chaîne où tout s'enchaîne la misère le profit le travail la tuerie la tristesse le malheur l'insomnie et l'ennui la terrifiante chaîne d'or de charbon de fer et d'acier de mâchefer et de poussier passe autour du cou d'un monde désemparé la misérable chaîne où viennent s'accrocher les breloques divines les reliques sacrées les croix d'honneur les croix gammées les ouistitis porte-bonheur les médailles des vieux serviteurs les colifichets du malheur et la grande pièce de musée le grand portrait équestre le grand portrait en pied le grand portrait de face de profil à cloche-pied le grand portrait doré l e grand por t ra it du grand divinateur le grand portrait du grand empereur le grand portrait du grand penseur du grand sauteur du grand moralisateur du digne et triste farceur la tête du grand emmerdeur la tête de l'agressif pacificateur la tête policière du grand libérateur la tête d'Adolf Hitler la tête de monsieur Thiers la tête du dictateur la tête du fusilleur de n'importe quel pays de n'importe quelle couleur la tête odieuse la tête à claques la tête à massacre la tête de la peur.Voilà, c'était l'antidote à une dure semaine de phrases creuses.Certains diront qu'en laissant écrire Prévert, j'ai pris une journée de congé.Peut-être.Mais je ne suis pas le seul qui devrait en prendre une.Pour profiter de la pluie ou du soleil.Et c'est sûrement pas Prévert qui va me le reprocher.Bon dimanche! N'oubliez pas, il est une heure plus tard que vous pensez.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : stephane@stephanelaporte.com Prévert en campagne STÉPHANE LAPORTE CHRONIQUE Venez voir mon blogue ! cyberpresse.ca/laporte COLLABORATION SPÉCIALE S I LA TENDANCE SE MAINTIENT\u2026.Tous les jours dans CÉLÉBRITÉS.HENRI DESROSIERS 100 ANS Bonne fête et bravo! Nous t'aimons tous Ta famille et tes amis HEUREUX 60e ANNIVERSAIRE À TOI, JEAN le compagnon de vie si tendre, le papa merveilleux, le grand-papa Jean adoré, le fils, le frère, le beau-frère, le beau-père et l'ami tant apprécié.VOUS AVEZ UN ÉVÉNEMENT À CÉLÉBRER ?tous les dimanches dans La Presse celeb_11-03-07 Composez le (514) 285-7313 appels interurbains (sans frais) 1 866 987-8363 celebrites@lapresse.ca LE PONT-TUNNEL L.-H.-LAFONTAINE A 40 ANS BRUNO BISSON Il y a 40 ans jour pour jour, le premier ministre Daniel Johnson inaugurait devant 800 invités l'un des grands ouvrages d'ingénierie des années 60 qui allaient contribuer à faire entrer le Québec dans la modernité : le pont-tunnel Louis-Hippolyte-Lafontaine.Après la construction de l'autoroute Décarie, du pont Champlain, de l'échangeur Turcot, après la mise en service de l'autoroute Bonaventure et du métro et à quelques semaines seulement de l'ouverture d'Expo 67, la réussite de cet ambitieux projet venait couronner la plus faste période de développement des réseaux de transport de Montréal et de ses banlieues.Ce lien entre Montréal et la Rive-Sud devait multiplier les possibilités de déplacement des camions sortant du port de Montréal, répondre aux besoins des entreprises, accélérer les déplacements des personnes et, par voie de conséquence, favoriser l'expansion de la banlieue.Pour mesurer l'impact profond qu'a eu ce projet sur la métropole, après quatre décennies, on peut seulement essayer d'imaginer ce que seraient aujourd'hui les villes comme Boucherville, Sainte-Julie, Beloeil ou Mont- Saint-Hilaire sans le tunnel.À l'inverse, on peut aussi se demander comment aurait évolué le village de Longue-Pointe, dans l'est de Montréal, si la construction du tunnel ne l'avait pas englouti corps et biens sous des centaines de tonnes de béton, d'acier et d'asphalte.À l'occasion du 40 e anniversaire de l'inauguration du pont-tunnel, l'Atelier d'histoire de la Longue-Pointe présente au musée du Château Dufresne une exposition qui rappelle les défis gigantesques de ce projet.Le groupe de recherche, créé en 1999 dans le cadre des célébrations du 275e anniversaire de la paroisse Saint-François d'Assise, établie depuis 1724 dans le territoire de la Longue-Pointe, rappelle aussi les contextes historique et politique entourant sa réalisation et le sacrifice d'un vieux secteur ouvrier, qui vivait encore au rythme d'un village rural plutôt qu'à la vitesse d'une métropole moderne.« Le proj et du pont- tunn el Lo u i s - H i p p o l y t e - Lafontaine illustrait l'esprit de l'époque où la modernisation était une priorité, expliquent les organisateurs de l'Atelier dans les notes de présentation de l'exposition.À l'exception de quelques rues, le village de la Longue-Pointe sera voué à la démolition.» « Pendant plus de deux siècles, cette paroisse avait été au coeur de la vie de la population locale, ajoutent-ils.Peu de gens, aujourd'hui , connaissent les conséquences de ce projet sur la vie des habitants de la paroisse, qui furent les témoins impuissants de la destruction du coeur et de l'âme de leur village.» Un tunnel en morceaux En mettant en opposition le g iga nti sme des moyens déployés pour construire le pont-tunnel et une vie communautaire dont l'essentiel gravitait autour d'une vieille église, l'exposition montre ainsi les deux visages d'un Québec au tournant de son destin.UNE GRANDE OEUVRE PLUS PHOTO JEAN-YVES LÉTOURNEAU, ARCHIVES LA PRESSE © Le tunnel Louis-Hippolyte-Lafontaine n'a pas été creusé dans le lit du fleuve.Il fut construit en cale sèche, en sept sections (comme le montre notre photo, prise en 1965).Chaque section couvrait la superficie d'un terrain de football et pesait 32 000 tonnes.BRUNO BISSON « Pourquoi n'ont-ils pas passé sur les terrains des Soeurs et de Saint-Jean-de-Dieu, juste à l'ouest du village?Pourquoi fallait-il que ce soit nous qui disparaissions?» Plus de 40 ans après avoir vu la modeste maison familiale de la rue de Boucherville tomber sous le pic des démolisseurs pour faire place au futur pont-tunnel, Henri- Anne Chartrand, aujourd'hui âgée de 82 ans, se demande encore si la démolition de son village d'enfance et l'exil de ses 300 familles étaient nécessaires.Elle ne l'a jamais vraiment acceptée.Comme les voisins, les amis, les connaissances de l'ancien village de Longue-Pointe, Mme Chartrand a bien sûr appris à vivre avec.Mais sans jamais réussir à vivre loin.Sa vie l'a toujours ramenée vers les berges du Saint-Laurent, le terrain de jeu d'une enfance pauvre mais heureuse, à récolter le charbon qui tombait des wagons de train, à récolter les cerises avec pépère Bouchard, mais surtout à marcher au bord de l'eau pour saluer les bateaux de croisière à grands cris et à grands signes, jusqu'à ce qu'ils répondent d'un coup de sirène.« C'était pas riche, mais j'ai jamais senti qu'on était pauvre, raconte-t-elle.Nous ne manquions pas de légumes, parce que nous faisions un jardin dans la cour.On avait des poules.On a même déjà eu un cochon.» Sa famille, se souvient-elle, était bien connue dans la paroisse à cause de ses frères, qui faisaient de la bonne musique.Elle se rappelle les fêtes du village.Ça se passait presque toujours autour de l'église, ou au bord de l'eau.« Notre vie était simple, les gens étaient honnêtes, on se méfiait pas de nos voisins, on se connaissait tous.» Longue-Pointe Le village de Longue-Pointe s'élevait jadis dans la partie la plus Requiem pour PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE © Henri-Anne Chartrand et Monique Laferrière ont toutes deux vécu la disparition de l'ancien village de Longue-Pointe. LE PONT-TUNNEL L.-H.-LAFONTAINE A 40 ANS MODERNE QUE SON MILIEU L'ensemble du projet du ponttunnel Louis-Hippolyte-Lafontaine s'étendait sur 6,5 km.Il comprenait un pont entre la Rive- Sud et l'île Charron, un tunnel entre l'île Charron et Montréal et des kilomètres de voies pour rejoindre la route Transcanadienne, qui traverse Montréal via l'autoroute 40.De tous ces éléments, c'est bien sûr le tunnel de 1,5 km qui représentait le plus grand défi technique et qui suscitait le plus de curiosité.Le tunnel Louis-Hippolyte- Lafontaine n'est pas creusé dans le lit du fleuve comme l'est , par exemple, celui du métro de Longueuil.Il est plutôt composé de sept sections en béton précontraint qui furent construites en cale sèche près de l'île Charro]]n.Leur structure se divise en trois tubes ; deux de 13 m de largeur pour les voies de circulation, séparées par un tube central de ventilation de 7 m.Chacune des sept sections, haute de 7,6 m, pourrait couvrir la superficie d'un terrain de football.Une fois construites, on a protégées leurs ouvertures par des cloisons étanches.Puis les sept sections, qui pesaient chacune 32 000 tonnes, devaient se mettre à flotter dans la cale sèche inondée pour être ensuite remorquées, puis immergés à raison de 60 cm à la minute jusque dans une tranchée préalablement creusée au fond de l'eau.Et c'est là, par 28 m de profondeur, que les sept portions du tunnel devaient être assemblées les unes aux autres et scellées par des équipes de scaphandriers, travaillant dans un courant de 1,5 m3 d'eau à la seconde.Cette technique, d'origine danoise, n'avait jamais été utilisée pour un ouvrage d'une tel le ampleur.À l'époque, le tunnel Louis-Hippolyte- Lafontaine s'inscrivait d'emblée comme la plus imposante structure de béton précontraint jamais construite.Et même aujourd'hui, 40 ans plus tard, il est toujours le plus long tunnel sous-marin au Canada.« Dans l'histoire contemporaine, concluent les organisateurs de l'exposition, le pont-tunnel Louis-Hippolyte- Lafontaine constitue un exemple remarquable de la rupture historique créée par la Révolution tranquille, opposant la tradition à la modernité.Cet ouvrage, comme les autres grands projets qui ont marqué l'ouverture du Québec sur le monde, est le reflet de l'épanouissement collectif.La disparition du village a été le prix à payer.au sud du quartier qu'on connaît aujourd'hui comme Mercier-Est.La partie expropriée, soit la quasi-totalité de l'ancien village, s'étendait à peu près entre les rues de Boucherville et Curatteau actuelles.Ce n'était pas un gros village.De fait, annexée à Montréal dès 1910, Longue-Pointe n'était plus depuis longtemps un village, au sens propre.« Mais dans la vie de tous les jours et dans l'esprit des gens qui y vivaient, dit Monique Laferrière, membre de l'Atelier d'histoire de la Longue-Pointe, c'en était toujours un.» Longue-Pointe, c'est en fait le Vieux-Mercier, explique-t-elle.C'est un noyau villageois qui s'est d'abord constitué autour de l'église de la paroisse Saint-François d'Assise, dont l'établissement à Longue-Pointe remonte aussi loin que 1724.En 240 ans, l'église, reconstruite trois fois , n'a jamais changé de place.Elle est naturellement devenue le centre de gravité de la vie communautaire et commerciale du village.Au plus fort de son expansion au milieu du siècle dernier, la population de Longue-Pointe n'a jamais dépassé quelques milliers d'habitants.« Mais à cause de notre situation géographique par rapport aux autres quartiers, et parce que peu de gens avaient des autos, c'est ici qu'ils faisaient leurs emplettes, c'est ici qu'ils allaient à messe, c'est ici qu'ils passaient leurs soirées, c'est ici qu'ils vivaient », dit Mme Laferrière.C'est pour cela que, au moment où le pont-tunnel est arrivé, Longue- Pointe vivait encore à un rythme qui n'était pas celui de la ville.Départs Au printemps 1963, environ 300 familles de la paroisse ont appris qu'elles allaient être expropriées pour laisser place au futur pont-tunnel.Les démolitions devaient commencer trois mois plus tard, en août.« C'est arrivé très, très vite, dit Mme Chartand.C'était dur de regarder les gens partir.Les gens partaient, les camions arrivaient, démolissaient la maison.Il y a eu aussi beaucoup d'incendies, à l'époque.Des gens mettaient le feu aux maisons abandonnées.Ils ne voulaient peut-être pas les voir démolir.La révolte, peut-être.Je ne sais pas.» Elle se souvient encore de son père devant la maison de la rue de Boucherville.« Il restait juste un poteau de galerie qui tenait debout, avec un morceau de mur.» Henri-Anne Chartrand s'éclaircit la gorge.Le 28 novembre 1963, une dernière messe a été célébrée dans l'église néo-renaissance de la paroisse.En février 1964, des centaines de personnes se sont rassemblées pour assister à la démolition de l'église.Mme Chartrand y était.Et quand le clocher est tombé, c'est là, dit-elle, que son village est vraiment mort.Henri-Anne Chartrand s'est mariée et a eu six enfants.Elle a vécu dans un quartier populaire d'Outremont.Elle est revenue dans l'Est.Avec sa famille, elle a aussi vécu au bord de la rivière des Prairies, sur le boulevard Gouin.« Mais la rivière, dit-elle, c'est pas le fleuve.» Aujourd'hui, elle coule des jours sereins dans l'appartement qu'elle partage avec son mari dans l'ancien Village olympique.De chez elle, elle peut voir les hautes tours de ventilation du pont-tunnel, qui seront toujours là pour signaler, comme un phare, l'emplacement de son ancien village, théâtre perdu de son enfance.Et, au-delà des tours, le Saint-Laurent.Et les bateaux qui passent.POUR EN SAVOIR PLUS Le pont-tunnel Louis-Hippolyte- Lafontaine : une oeuvre moderne sur les traces du passé, exposition de photos, maquettes d'époque, document vidéo.Du jeudi au dimanche jusqu'au 29 avril aumusée du Château Dufresne, 2929, avenue Jeanne-Arc, 514-259-9201, chateaudufresne.qc.ca le village de Longue-Pointe PHOTO JEAN-YVES LÉTOURNEAU, ARCHIVES LA PRESSE © Une des colossales tours de ventilation du tunnel.Chacune des tours construites aux extrémités du tunnel abrite huit puissants ventilateurs qui, au maximumde leur puissance, devaient pouvoir recycler tout l'air du tunnel en deux minutes.PHOTO PAUL-HENRI TALBOT, ARCHIVES LA PRESSE © L'église Saint-François d'Assise, au coeur du village de Longue-Pointe, fut rasée en février 1964.PHOTO JEAN-YVES LÉTOURNEAU, ARCHIVES LA PRESSE © Le remorquage des sept sections du tunnel fut l'une des opérations les plus délicates du projet, construit en quatre ans seulement.Si une des structures avait coulé un mètre à côté de l'endroit prévu, les pertes se seraient chiffrées en millions de dollars.« Les gens partaient, les camions arrivaient, démolissaient la maison.Il y a eu aussi beaucoup d'incendies, à l'époque.Des gens mettaient le feu aux maisons abandonnées.Ils ne voulaient peut-être pas les voir démolir.» « Le projet du pont-tunnel Louis-Hippolyte-Lafontaine illustrait l'esprit de l'époque où la modernisation était une priorité », expliquent les organisateurs de l'Atelier d'histoire de Longue-Pointe. André Desmarais > Président du conseil d'administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef FORUM ÉDITORIAUX serge paquette, collaboration spéciale DROITS RÉSERVÉS LA CAMPAGNE VUE DU «ROC» SATYA DAS ET KEN CHAPMAN Les auteurs dirigent Cambridge Strategies Inc., un groupe-conseil albertain en politique publique.Les Albertains influents suivent les élections québécoises avec un intérêt particulièrement vif parce que nombre d'entre eux savent qu'il s'agit d'un point tournant de la politique canadienne.Les autres provinces canadiennes ont besoin d'un gouvernement du Québec qui définit et articule avec force les aspirations québécoises et qui poursuit la défense musclée des compétences québécoises face aux empiètements du gouvernement fédéral.Les remarquables habiletés politiques de Stephen Harper ainsi que l'élan machiavélique qu'il a manifesté et qui a ravagé l'opposition libérale (laissant Stéphane Dion abasourdi et sans défense devant une pluie de demi-vérités et des insinuations) démontrent qu'il est prêt à tout pour parvenir à ses fins.Et si cela signifie repousser les limites des compétences et écarter du coude les intérêts légitimes des provinces, qui pourra l'arrêter ?Le Québec et l'Alberta l'ont fait historiquement.Et cette alliance doit se poursuivre quel que soit le parti qui formera le prochain gouvernement du Québec.Nous sommes en train d'apprendre en Alberta que la couleur politique du premier ministre n'a pas d'importance et que ce n'est même pas pertinent qu'il ait été élu dans une circonscription albertaine.Tout comme les Québécois, nous comprenons que ce n'est pas parce que le premier ministre est issu de votre province qu'il fera mousser les intérêts de votre province.Nous sommes encore un peu sous le choc ici à cet égard, mais nous en avons suffisamment vu pour savoir que M.Harper est véritablement un premier ministre canadien qui repoussera sans relâche et même brutalement les limites du pouvoir fédéral.Voyez les cinq priorités du gouvernement Harper.Deux d'entre elles, la garde d'enfants et des périodes d'attente garanties pour les soins de santé, sont purement de compétence provinciale.Et ce n'est pas comme si ces priorités n'étaient que de belles paroles lancées en campagne électorale.En février, Tony Clement, le ministre fédéral de la Santé, a tenté de forcer les provinces à s'engager à garantir des périodes d'attente.Informé de cette initiative de dernière minute pour contraindre les ministres de la Santé provinciaux, territoriaux et fédéral à assister à une réunion, le représentant albertain a décidé de rester chez lui.(\u2026) La Chine De la même façon, M.Harper a agi directement à l'encontre des intérêts de l'Alberta à cause de son approche confuse en ce qui concerne la Chine.En premier lieu, Stockwell Day insiste pour dire que le Canada est un nid d'espions chinois.Et puis, David Emerson fait des pieds et des mains pour gagner la clientèle de la Chine.Et cela au moment où l'Alberta tente de trouver d'autres débouchés que les États-Unis pour ses produits énergétiques.M.Harper insinue que les investissements chinois dans le secteur énergétique albertain ne sont ni désirables ni bienvenus.Puis, il envoie Jim Flaherty faire mousser les affaires en Chine.Et pendant tout ce temps, M.Harper clame qu'il ne sacrifiera pas les droits de la personne en Chine sur l'autel du dollar tout-puissant.Un noble sentiment.Pourtant, Jean Chrétien et Paul Martin ont soulevé la question des droits de la personne auprès des autorités chinoises, ont obtenu que les Canadiens jouent un rôle dans la formation des juges chinois et dans l'amélioration de la règle de droit en Chine, et ils ont fait participer des fonctionnaires canadiens et chinois de haut rang au suivi de l'avancement des droits de la personne.Et ce faisant, ils ont fait croître le commerce avec la Chine au bénéfice de l'Alberta.Pourquoi un premier ministre originaire de l'Alberta jetterait-il tout ça par-dessus bord?L'Alberta a consacré trois décennies à établir un engagement constructif avec la Chine et à bâtir une relation fondée sur la patience, la prudence et la persistance.Cela s'est finalement traduit par le fait que la Chine est devenu le deuxième partenaire commercial en importance de l'Alberta.Lorsqu'une chute du marché boursier de Shanghai entraîne une dégringolade des autres Bourses dans le monde, lorsque les États-Unis continuent d'emprunter 1 milliardUS chaque jour de la Chine pour financer sa guerre en Irak et pour réduire les impôts des Américains les plus riches, voilà des preuves évidentes de l'influence et du pouvoir de la Chine.Les Albertains accordent une grande valeur à la relation habile et nuancée de leur province avec la Chine et à l'influence positive que la province a acquise ce faisant.Voilà qui est maintenant mis en péril par la démagogie irresponsable du gouvernement Harper.Tout cela est survenu dans un contexte de gouvernement minoritaire.Si M.Harper forme un gouvernement majoritaire, ce qu'il pourrait bien réussir à faire, qui limitera son exercice du pouvoir fédéral?Le Québec et l'Alberta doivent encore une fois monter aux barricades.Nous espérons ardemment que vos élections donneront un partenaire fort, lucide pour résister à l'impulsion centraliste et centralisante d'un gouvernement national porté sur le contrôle.PHOTO CHRIS WATTIE, REUTERS Stephen Harper Alberta-Québec, même combat Il faut espérer que le prochain gouvernement du Quévec saura résister à l'impulsion centraliste d'un gouvernement national porté sur le contrôle Si M.Harper forme un gouvernement majoritaire, ce qu'il pourrait bien réussir à faire, qui limitera son exercice du pouvoir fédéral ?apratte@lapresse.ca ANDRÉ PRATTE Le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, a convoqué les présidents des banques canadiennes pour les sermonner au sujet des frais de transaction aux guichets automatiques.De son côté, le chef du NPD, Jack Layton, a réclamé l'abolition pure et simple de ces frais.Ces manoeuvres ont beaucoup impressionné les institutions financières.La Banque nationale, entre autres, a répondu par un «non» sans équivoque tandis que le Mouvement Desjardins a augmenté les siens ! Pour un politicien en mal de publicité, dénoncer les frais de service des banques est une recette sans risque.Il sait qu'il aura l'immense majorité des consommateurs de son côté.Ces frais ont le don d'enrager tout le monde, presque autant que le prix de l'essence.Ces deux dépenses partagent d'ailleurs une caractéristique: elles sont beaucoup plus visibles que d'autres.Pourtant, l'espèce d'obsession dont nous souffrons au sujet des frais bancaires n'est pas très bien fondée.Premièrement, si ces frais n'existaient pas, les banques nous refileraient ces coûts autrement, de manière moins transparente.Deuxièmement, ils ne représentent qu'une toute petite partie des profits des banques que nous aimons tant dénoncer : des revenus de quelque 400 millions par an, comparativement à des revenus nets d'intérêts de 34 milliards.Enfin, ces frais ne représentent pas une grosse dépense pour les consommateurs canadiens : un peu plus de 100$ par ménage par année, contre 800$ pour les boissons alcoolisées et près de 300$ pour les animaux domestiques.Mais il est vrai que certaines pratiques des institutions financières rappellent la pingrerie de Séraphin Poudrier.Ainsi, tous ces services facturés au cent près: 55 cents pour ci, 60 cents pour ça, 75 cents pour telle autre transaction.Il y a aussi quelque chose de choquant dans le fait d'exempter de frais les clients qui conservent un solde minimum important - 2500$, 5000$.Pourquoi soulager ceux pour qui ces frais ne représentent que de la petite monnaie?Finalement, les frais imposés aux consommateurs utilisant le guichet d'une autre institution que la leur paraissent carrément indécents : un retrait de 20$ peut coûter plus de 5$! Les institutions donnent pour cela toutes sortes de bonnes explications.mais aucune ne parviendra à atténuer les dommages qu'une telle pratique inflige à leur image.Faut-il que le gouvernement réglemente les frais de service bancaires?Non, pas autrement qu'en s'assurant que ces pratiques sont transparentes.Une intervention étatique visant à contrôler les prix des services bancaires aurait plus d'effets pervers que positifs.Et puis, le consommateur n'est pas aussi démuni qu'il ne le croit.Il existe une foule de moyens de limiter ses dépenses en frais de service.On constate, par exemple, que les Canadiens retirent de moins en moins d'argent comptant et préfèrent payer tous leurs achats, même les moins chers, par carte de débit.C'est une stratégie pratique.mais coûteuse.Peu de gens le savent, mais l'Agence de la consommation en matière financière du Canada met à notre disposition beaucoup d'informations utiles (www.fcac-acfc.gc.ca) à ce sujet.Agir en consommateur avisé ; c'est une bonne façon de faire passer sa rage contre les frais bancaires.Des guichets gourmands Nous publions aujourd'hui le second de deux éditoriaux sur l'éventail politique offert aux Québécois.mroy@lapresse.ca MARIO ROY L'arène électorale québécoise ne fait pas de place aux doctrines politiques extrêmes, de sorte que les partis se bousculent au centre.On l'a vu : ce pragmatisme nous a plutôt bien servi.Par contraste, la France, qui vit aussi en ce moment une campagne électorale, nourrit un éventail beaucoup plus large: 16 partis présentaient un candidat à la présidence en 2002! Or, le 21 avril de cette année-là a sonné un réveil brutal en propulsant un doctrinaire extrême, Jean-Marie Le Pen, au second tour de l'élection.Les diverses gauches et «gauches de la gauche » ne s'en sont jamais remises.«À force de déchanter, la gauche s'est convertie au pragmatisme », a écrit Libération, interprétant un sondage post-électoral établissant que 60% des Français naviguant à bâbord jugent désormais dépassée la notion de droite et de gauche.Les plus radicaux d'entre eux, qui forment 13% de cet électorat et devraient battre la marche vers les lendemains qui chantent, sont «viscéralement défensifs, pessimistes sur l'avenir », considèrent « l'adaptation (comme) un synonyme de trahison et s'arc-boutent sur la défense des acquis », notait encore le quotidien.C'est la définition même du conservatisme le plus frileux! Résultat de cet embrouillamini : dans l'actuelle campagne, les principaux candidats de la droite et de la gauche, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, prennent des libertés avec le credo traditionnel de leur église respective.Et l'étoile montante est le discret François Bayrou, candidat de\u2026 l'extrême centre, autour duquel on a fondé une amicale virtuelle, celle des Sexy Centristes ! En France, où le centre a toujours été l'équivalent d'un trou noir cosmique, c'est une sorte de révolution.Néanmoins, l'événement politique majeur de ce siècle (bien jeune, il est vrai) n'a aucun lien avec le quadrillage de l'échiquier traditionnel, sinon en se logeant au centre par effet d'équilibre.L'événement en question est bien entendu l'occupation instantanée et quasi totale du terrain politique par une cause, celle de l'environnement.Au niveau mondial, son défenseur le plus voyant est un ancien vice-président démocrate des États-Unis, bien qu'elle fasse des convertis chez les républicains (ainsi que chez les conservateurs canadiens).Elle est endossée, au moins théoriquement, par tous les États, mais aussi de plus en plus par les grandes entreprises.Elle constitue le principal lieu de recyclage des néo-marxistes, mais rallie également les fous de Dieu américains\u2026 Au Québec, la plateforme électorale du Parti vert, bien que sommaire et élusive, a bien assimilé cette réalité.Innovatrice en ce sens, elle est construite hors des clivages traditionnels, «ni à gauche, ni à droite, mais en avant », comme l'a résumé récemment un des candidats du parti\u2026 et ce n'est pas qu'un bon clip destiné à l'info continue.Les verts québécois ont évidemment peu de chances de faire élire ne serait-ce qu'un seul député.Mais leur démarche est intéressante.Et ouvre - discrètement - de nouveaux horizons.Le charme discret des centristes FORUM VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?forum@lapresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT (514) 285-6911 ou 1 800 361-7453 cyberpresse.ca/abonnement DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 commentaires@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca PETITES ANNONCES (514) 987-8363 ou 1 866 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca PUBLICITÉ (514) 285-6931 POUR NOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 POST SCRIPTUM pgagne@lapresse.ca PIERRE-PAUL GAGNÉ On a souvent l'impression que les campagnes électorales passent à côté des «vrais» enjeux, alors que les politiciens consacrent une grande partie de leur énergie à se dénigrer mutuellement et à diaboliser de façon primaire le programme de leurs adversaires.Cette impression est largement exacerbée par le fait que les médias accordent une grande place à la surenchère verbale, aux demandes de rétractations et aux propos outrés, comme on a pu le voir, au cours des derniers jours, avec le débat sur la partition du Québec et les propos «discutables» de certains candidats.Tout cela pousse bon nombre de nos lecteurs à exprimer leur impression qu'on passe à côté des vrais débats : > «Est-il possible d'avoir de vrais débats de fond?Depuis la commotion créée par les commentaires d'un animateur sur l'homosexualité d'André Boisclair, plusieurs commentateurs ont dénoncé, à juste titre, ce dérapage qui n'amène rien sur les enjeux de la campagne électorale.» (Guy Perkins, Laval) > «La campagne électorale est déjà bien en selle et nous n'avons pas encore entendu les candidats parler des vrais enjeux de notre société.À notre avis, le temps d'acheter des votes avec des promesses électorales vides est révolu.» (Josée Brunet, Diane Clermont-Drolet, Nicole Leduc, Joanne Castonguay, Joanne Chantal, Hadrian Moraz, Monique Castonguay, Jean Vachon et Yolande Bujold) > «Nous assistons, impuissants, à un spectacle désolant, rarement édifiant.Un spectacle où les torses se bombent, les ego s'affrontent, les squelettes se déterrent.Une autre occasion pour nous rendre un peu plus méfiants, un peu plus cyniques.Doublée de l'amère impression d'assister à un scénario usé à la corde, où les véritables enjeux seront encore une fois escamotés, tout au plus effleurés.» (Robert Campeau) Mais est-il exact que «les véritables enjeux sont escamotés», comme le croit M.Campeau?On peut aisément comprendre que beaucoup d'électeurs aient ce sentiment puisque, trop souvent, c'est d'abord la polémique du jour qui fait la une des journaux.Mais cela n'empêche pas les chefs des partis politiques de prioriser jour après jour un nouvel aspect de leur programme, que ce soit en santé, en éducation ou en transport.En réalité, ce n'est peut-être pas sur l'absence d'enjeux qu'il faudrait s'interroger, mais plutôt sur les choix d'enjeux que font les politiciens.Prenons l'exemple de l'avenir constitutionnel du Québec, l'enjeu majeur dont on a débattu à toutes les élections depuis les 35 dernières années.Dans cette campagne électorale, cet enjeu fait plus que jamais partie du décor, puisque le PQ promet formellement de tenir un nouveau référendum le plus rapidement possible s'il est porté au pouvoir.Aux yeux des indépendantistes, voilà un enjeu majeur qui, comme le souligne M.Bernard Desgagné, de Gatineau, transcende tous le autres sujets de discussion: «Le Québec tourne en rond parce qu'il n'est pas maître de son destin.Il n'a rien d'autre à faire, dans une campagne électorale à caractère strictement provincial, que d'ergoter sur des questions qui relèvent plus de la cuisine que de la réflexion.Notre gouvernement provincial est en fait une grosse régie régionale de la santé qui passe son temps à quémander à Ottawa.Combien de temps encore allonsnous jouer à l'autruche devant le cul-desac qu'est le fédéralisme?» À l'opposé, un lecteur comme Pierre Vidal, de Québec, considère lui aussi que le Québec tourne en rond, mais d'une autre façon: «Quelle que soit votre option, le PQ fera un autre référendum.Le problème, c'est que la population s'est déjà prononcée deux fois.Mais pour le PQ, ça ne compte pas.Le seul référendum valide sera celui qu'il gagnera par 50% + 1.Les autres (et il pourrait y en avoir plusieurs encore) ne compteront pas aux yeux du PQ.s'il les perd.Il aura juste à en faire un autre, puis un autre et un autre.jusqu'à temps qu'il gagne!» En définitive, malgré l'omniprésence de vaines prises de bec, on ne peut donc pas parler d'absence d'enjeux dans la présente course électorale, que ce soit la constitution, la santé ou l'éducation.C'est juste que, malheureusement, ces «vrais» enjeux ne sont pas toujours «priorisés» correctement et sont souvent débattus sur le mode de la prise de bec.Par surcroît, il faut déplorer que certains enjeux, comme la création d'emplois, la dette publique qui continue de croître et la santé économique de Montréal, sont tristement évacués de la campagne pendant qu'on parle encore et toujours de référendum.Question de priorités, sans doute\u2026 «Vrais» enjeux et prises de bec MARTINE TREMBLAY Autrefois directrice de cabinet du premier ministre René Lévesque, puis haute fonctionnaire, l'auteure est conseillère spéciale affaires publiques et analyse stratégique chez HKDP et membre du conseil du Centre d'études et de recherches internationales.On a si souvent entendu annoncer que, «pour la première fois», une femme avait été élue à la tête d'une grande organisation, d'un parti politique ou d'un pays qu'on s'est presque habitué au phénomène, tout en sachant très bien que ces premières fois n'ont été, la plupart du temps, qu'un feu de paille.Au Canada, le règne de la première ministre conservatrice Kim Campbell fut si court, en 1993, très exactement 123 jours, que sur le site Internet de Radio-Canada consacré aux «femmes au pouvoir», il est écrit que jamais le pays n'a été dirigé par une femme! Et aujourd'hui, dans le monde, il n'y a toujours que 11 femmes chefs d'État ou de gouvernement, alors que l'on compte 191 pays membres de l'ONU.La possibilité que deux femmes accèdent bientôt à la plus haute marche du podium de deux des plus grandes puissances du monde, les États-Unis et la France, annonce-t-elle un renversement de l'équilibre?L'élection de Ségolène Royal, en 2007, et celle de Hillary Clinton, en 2008, s'ajoutant à la présence d'Angela Merkel à la tête de la chancellerie allemande, depuis octobre 2005, représenteraient certes une avancée de taille dans la conquête féminine du pouvoir.Imaginons simplement le nouveau portrait de famille du très sélect G-8, avec trois femmes au premier plan.Mais tout cela est encore loin d'être acquis.De la même manière que l'Allemande Angela Merkel, déjà surnommée «Mère Courage », a obtenu son titre à l'arraché, Ségolène Royal et Hillary Clinton devront batailler fort pour accéder au poste suprême.Sexisme Il faut dire que les attaques dont elles sont l'objet ne sont pas dénuées du sexisme qui caractérise encore les grands lieux de pouvoir.Aux États-Unis, la campagne anti- Hillary ne connaît pas de limites, et est rendue d'autant plus hargneuse que l'expremière dame devance nettement, en début de course, tous ses rivaux démocrates.«Les femmes de pouvoir portent un fardeau plus lourd\u2026 Personne n'aime voir une femme devenir trop puissante, trop solide, trop habile », peut-on lire dans le dernier numéro du magazine branché californien Mother Jones, qui analyse sans complaisance, sur plusieurs pages, les innombrables critiques et ragots sexistes qui circulent à propos de la sénatrice de New York.En définitive, ce qui compte le plus, dans le regard sexiste porté sur les femmes politiques, c'est précisément la difficulté, voire le refus de reconnaître comme positives certaines qualités «viriles », pourtant si nécessaires dans l'arène: l'ambition, une agressivité bien dosée, la ruse et même le calcul.Les stéréotypes de notre enfance sont encore bien vivants.Mais les coups bas en politique n'ont pas été inventés pour barrer la route aux femmes.L'ironie mordante, le mépris, les insultes, de même que l'amplification de certains traits caractéristiques sont monnaie courante et vont le demeurer, pour le meilleur et pour le pire, au grand plaisir des chroniqueurs et caricaturistes.(.) Le vrai problème pour les femmes politiques, c'est qu'elles sont encore trop peu nombreuses.Si bien que chaque défaite est facilement perçue comme une défaite pour toutes les femmes.Et cela pourrait encore se produire, en France comme aux États-Unis, en cas d'insuccès de Ségolène et de Hillary.Le changement de donne interviendra quand il y aura autant de femmes que d'hommes sur le devant de la scène et qu'on cessera de considérer le phénomène comme exceptionnel.Les femmes devront donc, sans avoir à s'en excuser, cultiver l'ambition, l'assurance, le goût de vaincre et, surtout, développer la capacité d'encaisser tous les coups, d'où qu'ils viennent, même les plus bas.Elles devront apprendre à survivre et à durer, apprendre à devenir des «dures».Pour enfin arriver à faire passer à l'avant-plan ce qui compte vraiment: les idées, la vision et l'aptitude à générer la confiance.Nous n'en sommes pas encore là, parce que trop de femmes ont encore peur de plonger.Le début d'un temps nouveau?L'élection de Ségolène Royal et de Hillary Clinton, s'ajoutant à la présence d'Angela Merkel en Allemagne, représenterait une avancée de taille dans la conquête féminine du pouvoir Les femmes devront donc, sans avoir à s'en excuser, cultiver l'ambition, l'assurance, le goût de vaincre et, surtout, développer la capacité d'encaisser tous les coups.PHOTO BERTRAND GUAY, AFP La candidate socialiste à l'élection présidentielle française, Ségolène Royal, en compagnie de la chancelière allemande, Angela Merkel.Québec solidaire n'a pas réussi à convaincre le Conseil de presse de se pencher, rapidement, sur la décision du consortium des trois réseaux de télévision d'exclure du débat des chefs les leaders des deux petits partis, Québec solidaire et le Parti vert.Le débat télévisé de mardi soir sera donc un débat à trois, entre Jean Charest, André Boisclair et Mario Dumont.C'est tant mieux pour les citoyens, et tant mieux, aussi, pour la démocratie.Derrière ce désaccord, ce sont en fait deux conceptions de la démocratie qui s'affrontent.Ceux qui auraient souhaité la présence de Françoise David, la porte-parole de Québec solidaire, et de Scott Mc Kay, le chef du Parti vert, estiment que leur exclusion renforcera le déficit démocratique.Ces arguments sont légitimes.Il est vrai que personne, lors du débat des chefs, ne sera là pour représenter les électeurs qui ne se reconnaissent plus dans les grands partis.Ce vote anti-système est en croissance constante.Nos institutions démocratiques devront trouver une façon de refléter cette réalité nouvelle.C'est ce qui mène entre autres aux pressions en faveur de l'introduction de la proportionnalité.Mais ce n'est pas en accueillant les leaders de partis marginaux au débat des chefs qu'on y répondra le mieux.D'une part, parce que cela risquerait d'empêcher ce débat télévisé de jouer son rôle.D'autre part, parce que cela serait une forme d'égalitarisme qui ne fait pas partie de nos traditions démocratiques.Il faut voir les débats télévisés, de la façon dont ils ont évolué en Amérique du Nord, pour ce qu'ils sont.Ce ne sont pas des débats d'idées qui permettent d'exprimer toutes les nuances de la pensée.Il s'agit plutôt d'un affrontement entre des leaders, qui a un but très précis, celui de permettre aux électeurs de choisir un premier ministre et un chef de l'opposition en se faisant une meilleure idée de leurs réactions, de leurs attitudes, de leur personnalité.Comment Jean Charest défendil son bilan?Mario Dumont a-t-il l'étoffe d'un vrai leader?André Boisclair est-il capable de rebondir?Ces débats jouent un rôle démocratique essentiel, celui de guider les citoyens dans leur choix.Ils ont pris une place déterminante dans les campagnes électorales, assez pour provoquer des revirements, parce que la formule réussit à attirer un grand nombre de téléspectateurs, y compris bien des gens qui ne suivent pas de près la campagne électorale.Ce succès tient au fait que ces rendezvous démocratiques sont également un bon spectacle de télévision, intense, dramatique, capable de captiver.La présence des chefs des partis mineurs, en transformant le débat à trois en débat à cinq, affecterait ce pouvoir d'attraction, en brisant le rythme, en diluant le débat.Si le débat des chefs, au nom de la rectitude politique, cesse d'être un bon spectacle de télé, il cesse de jouer son rôle démocratique pour une raison bien simple : les téléspectateurs changeront de poste.Cela peut sembler injuste.Les petits partis sont en quelque sorte dans un cercle vicieux, parce qu'on ne leur donne pas la visibilité qui leur permettrait de sortir de leur marginalité.Il ne faut certainement pas les museler.Mais il n'est pas non plus anormal que les outils que l'on met à leur disposition pour diffuser leurs idées réflètent leur place sur l'échiquier politique, même si cela mène à un traitement inégal.Un parti marginal doit accepter qu'il a droit à un traitement qui reflète cette marginalité.Il ne serait pas logique que l'on traite Françoise David comme une égale de Jean Charest et d'André Boisclair dans un débat des chefs.Ils n'ont pas le même degré d'appuis, pas le même poids, et ils ne jouent pas le même rôle.C'est donc raisonnable de leur réserver des traitements différents.La participation à cet événement central n'est pas un droit automatique.C'est plutôt une présence qui doit se gagner, par le temps, par l'effort, en faisant élire des députés, en faisant ses preuves dans le régime parlementaire, ou à tout le moins, dans le cas de Québec solidaire, en recueillant davantage que le 4% d'intentions de vote qu'annoncent les sondages.Scott Mc Kay, de son côté, doit réussir à prouver que son succès relatif ne repose pas seulement sur le nom de son parti.Car la démocratie électorale n'est pas un exercice égalitaire.Une élection, par définition, couronne les gagnants et chasse les perdants.C'est le triomphe de la loi du plus fort.Les candidats, les chefs et les partis ne sont pas égaux à l'arrivée.Mais ils ne le sont pas davantage au départ.La loi des plus forts ALAIN DUBUC adubuc@lapresse.ca COLLABORATION SPÉCIALE MONDE Les nouvelles internationales en continu sur cyberpresse.ca/monde LE TOUR DU GLOBE FRANCE Sarkozy en avance Le candidat favori de la droite, Nicolas Sarkozy, l'emporterait au second tour de l'élection présidentielle française en raflant 53,5% des voix, devant la socialiste Ségolène Royal, qui obtiendrait 46,5% des voix, révèle un nouveau sondage publié ce matin par le magazine Le Point.Nicolas Sarkozy arriverait aussi en tête au premier tour de scrutin, avec 31% des intentions de vote (en baisse de 1,5% par rapport à la semaine précédente).Ségolène Royal en recueille 25,5% (-0,5%), tandis que le centriste François Bayrou arrive en troisième position à 21,5% (+1%) et le candidat d'extrême droite Jean- Marie Le Pen est quatrième avec 12,5%.\u2014AFP ESPAGNE Zapatero trop «clément » au goût de la droite La droite espagnole a manifesté en masse, hier à Madrid, contre la « clémence » du gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero, accusé d'avoir « cédé au chantage de l'ETA » en accordant un régime de semi-liberté au détenu basque José Ignacio de Juana Chaos.La manifestation, convoquée par le Parti populaire (PP, droite) sous le slogan « Espagne pour la liberté, plus de concessions à l'ETA », a rassemblé plusieurs centaines de milliers de personnes, selon une estimation du PP, non confirmée par la police locale.Le gouvernement socialiste a accordé le 1er mars pour des «raisons humanitaires» le régime de semi-liberté à de Juana Chaos, qui observait une grève de la faim depuis novembre, craignant que son possible décès en prison ne fasse du prisonnier un martyr de la cause indépendantiste.De Juana Chaos, qui avait purgé une peine de 20 ans de prison pour 25 assassinats, refusait de s'alimenter pour protester contre une nouvelle condamnation à la prison ferme infligée fin 2006 pour avoir écrit deux articles virulents dans le journal indépendantiste Gara.\u2014 AFP KOSOVO Échec des négociations La Serbie et le Kosovo ont été incapables de s'entendre sur un projet de statut du Kosovo lors de l'ultime réunion de négociation hier, à Vienne.Le médiateur de l'ONU Martti Ahtisaari a déclaré qu'il n'avait « plus aucun doute qu'il n'y a pas de terrain d'entente commun aux positions des deux parties ».Le dossier sera donc transmis au Conseil de sécurité, qui sera maître des procédures futures.Les dirigeants serbes rejettent totalement le projet du médiateur, qui consiste à octroyer au Kosovo une large souveraineté sous surveillance internationale, alors que les Kosovars albanais réclament l'indépendance de cette province du sud de la Serbie, peuplée à 90% d'Albanais.«La Serbie reste engagée à négocier une solution de compromis », a déclaré le président serbe Boris Tadic à l'issue de la réunion.Mais il a réaffirmé qu'une indépendance du Kosovo restait «complètement inacceptable».Les leaders albanais du Kosovo, pour leur part, ont largement accepté le plan Ahtisaari, dans lequel ils voient «un pas très important» vers l'indépendance.Le préconise que le Kosovo puisse adhérer aux organisations internationales, se doter d'une Constitution, d'un drapeau et d'un hymne national.\u2014 AFP AFGHANISTAN Otage italien en péril Le mollah Dadullah, l'un des principaux chefs des talibans, a menacé hier « d'abattre » d'ici sept jours le journaliste italien Daniele Mastrogiacomo, qui serait retenu en otage dans le sud de l'Afghanistan, si Rome ne fixe pas une date au retrait de ses troupes.Le ministère italien des Affaires étrangères, Massimo D'Alema, a confirmé que l'envoyé spécial de La Repubblica était toujours « en vie ».Il a affirmé avoir « des indications crédibles sur les auteurs de l'enlèvement » et indiqué que « les contacts se poursuivaient afin de vérifier avec certitude les intentions et les attentes des ravisseurs ».Quelque 2000 soldats italiens de l'OTAN sont basés dans la province de Kaboul et dans l'ouest du pays, des régions plutôt paisibles.La poursuite de cette mission, régulièrement contestée en Italie, vient d'être approuvée par le Parlement.\u2014 AFP PALESTINE Un gouvernement nommé cette semaine Un gouvernement palestinien d'union nationale sera formé mercredi ou jeudi prochain, a affirmé hier à la télévision palestinienne le premier ministre intérimaire Ismaïl Haniyeh, issu du mouvement islamiste Hamas.Le gouvernement sera présenté devant le Conseil législatif palestinien (le Parlement) « pour le vote de confiance ».La formation de ce gouvernement d'union nationale avait été décidée le 8 février au sommet palestinien de La Mecque (Arabie Saoudite) entre les chefs du Hamas, Khaled Mechaal, et du Fatah, Mahmoud Abbas.\u2014AFP RICHARD HÉTU COLLABORATION SPÉCIALE NEW YORK \u2014 Le 14 août, Fox News devait présenter, en exclusivité, un débat entre les candidats présidentiels du Parti démocrate.L'événement inusité devait avoir lieu au Nevada, un des États du Sud-Ouest où la chaîne d'information câblée est très populaire.L'état-major démocrate cherchait ainsi à se rapprocher de l'Amérique rouge, celle qui élit les républicains et regarde Bill O'Reilly.Mais ce rapprochement n'aura pas lieu.Vendredi, les démocrates ont rompu leur engagement avec Fox News.Le prétexte?Une blague racontée la veille par le président de la chaîne, Roger Ailes, sur un des candidats démocrates.« C'est vrai que Barack Obama court vite », a déclaré Ailes après avoir reçu un prix de journalisme.« Je ne sais pas si c'est vrai que le président Bush a appelé (son homologue pakistanais Pervez)Musharraf pour lui demander : \"Pourquoi ne pouvons-nous pas attraper ce type?\" » Ailes est allé « trop loin » en comparant Obama à un terroriste, a affirmé Harry Reid, chef de file de la majorité démocrate au Sénat, qui vient du Nevada.Fox News a répliqué enmettant la décision de Reid sur le compte des pressions exercées par la « frange radicale » du Parti démocrate.Il va sans dire que la gauche démocrate est en guerre contre Fox News, dont elle ne cesse de dénoncer le conservatisme à tout crin et la partialité pro-républicaine.Très active sur Internet, elle a mené une campagne vigoureuse pour convaincre les candidats démocrates de ne pas participer au débat du 14 août.« Les militants démocrates ont passé la dernière décennie à combattre les mensonges et les distorsions de Fox News, avec un succès croissant », a écrit Markos Moulitsas, fondateur du blogue politique Daily Kos.« Cette chaîne est le plus important organe de propagande du Parti républicain, et nous l'avons déjà vue, dans cette course présidentielle, répandre des faussetés sur Hillary Clinton et Barack Obama tout en offrant refuge à Ann Coulter après ses remarques haineuses sur John Edwards.Fox News ne mérite pas d'être légitimée en tant que chaîne d'information \"sérieuse\" parce qu'elle n'est pas impartiale.» Cette gauche démocrate, dont Moulitsas est un des animateurs les plus importants, a désormais des alliés chez les candidats présidentiels.John Edwards, l'ancien colistier de John Kerry, a été le premier à se retirer du débat du 14 août.Et, au lendemain de la blague d'Ailes sur Obama, son équipe a publié sa propre déclaration de guerre contre Fox News.« Assez, c'est assez », peut-on lire sur le site d'Edwards.« Au cours des dernières semaines, Fox News a répandu des mensonges patents sur le passé du sénateur Obama.Et Fox était trop heureuse de donner à Ann Coulter une tribune pour lui permettre de déverser encore plus de fiel après son attaque contre le sénateur Edwards et la communauté gaie.» Il y a une semaine, Coulter, reine de la «provoc», a comparé Edwards à une « tapette » (faggot) dans un discours prononcé à Washington devant des milliers de conservateurs.Critiquée de toutes parts, elle s'est plus tard défendue sur Fox News.« C'était une blague », a-t-elle déclaré.Mais l'émasculation des candidats démocrates s'inscrit dans une vieille stratégie républicaine.« Il est temps d'envoyer un message clair à Fox News », peut-on lire encore sur le site d'Edwards.Barack Obama a déjà envoyé le sien.En janvier dernier, deux animateurs de Fox News ont présenté comme un fait une fausse rumeur sur ses années à Jakarta, en Indonésie, où Obama a vécu pendant cinq ans avec sa mère.Cette rumeur voulait que le candidat présidentiel ait fréquenté une madrassa, une de ces écoles coraniques souvent accusées de servir de centre d'entraînement à des militants islamistes.Obama a réagi en dénonçant les animateurs fautifs et en boycottant pendant un certain temps les journalistes de la chaîne.Sera-t-il tenté de reprendre son boycottage, après la dernière blague de Roger Ailes?Le soir où il a comparé Obama à Oussama, Ailes a lancé cette mise en garde, qui s'adressait surtout à John Edwards : « Tout candidat à un poste important\u2026 commet une erreur terrible s'il croit pouvoir boycotter un organe de presse en particulier.Tout candidat, républicain ou démocrate, qui ne peut répondre aux questions directes, simples, voire difficiles d'un journaliste s'expose au risque de perdre l'électorat.» Cette controverse survient quelques mois seulement après le 10e anniversaire de Fox News, qui caracole au sommet des chaînes d'information câblées aux États- Unis.« Nous rapportons, vous décidez », répète Fox News dans sa publicité, qui met également l'accent sur l'information « juste et équitable » de la chaîne.En guerre contre Fox News AGENCE FRANCE-PRESSE BAGDAD \u2014 L'Irak a exhorté hier ses voisins, dont la Syrie et l'Iran, à cesser leurs ingérences présumées dans ses affaires intérieures, lors d'une conférence internationale à Bagdad qualifiée de « constructive » à la fois par les Irakiens et les Américains.« Nous demandons que les pays de la région et d'ailleurs cessent leurs ingérences et leurs tentatives d'influencer la situation politique en Irak, en soutenant certaines confessions, ethnies ou groupes », a affirmé le premier ministre Nouri al-Maliki à l'ouverture de la conférence.« Il faut arrêter toute forme d'aide financière, d'incitation religieuse ou médiatique, de soutien logistique ou d'approvisionnement en armes et en combattants qui serviront à tuer nos enfants, nos femmes, les personnes âgées ou à attaquer nos mosquées », a-t-il ajouté.Cette conférence a été marquée par des contacts directs entre les délégués américains et iraniens, deux pays qui n'ont plus de relations diplomatiques depuis la crise des otages de l'ambassade des États-Unis à Téhéran, en 1980.Toutefois, hormis un engagement commun à « combattre le terrorisme », les divergences sont demeurées nombreuses entre les participants.Discussions « constructives » L'ambassadeur américain Zalmay Khalilzad s'est félicité des discussions avec les Iraniens, tout en demandant aux voisins de l'Irak, dont l'Iran, de mettre fin à l'infiltration de combattants ou d'armes dans le pays.« Les discussions avec les Iraniens et les autres délégués sur l'Irak ont été constructives et efficaces.On verra évidemment ce qu'il adviendra dans l'avenir de l'approvisionnement en armes et du soutien aux milices », a-t-il commenté, ajoutant que les déclarations iraniennes en faveur de la paix et de la stabilité en Irak « ne suffisent pas », mais devraient être accompagnées d'actions concrètes.Le représentant iranien, le viceministre des Affaires étrangères Abbas Araghtchi, a rejeté les accusations américaines.« Il n'y a aucune raison pour que nous interférions dans les affaires internes de l'Irak », a-t-il affirmé.Les représentants de 17 pays et organisations internationales étaient réunis pour cette conférence consacrée aux moyens de ramener la paix en Irak, quatre ans après l'invasion américaine de mars 2003.Elle devrait être suivie d'une autre conférence, ministérielle cette fois.Cependant, les participants ne sont parvenus à s'entendre ni sur le lieu ni sur la date de ce nouveau rendez-vous.Le ministre des Affaires étrangères irakien, Hoshyar Zebari, a cité parmi les avancées majeures de la conférence la création de commissions sur la coopération en matière de sécurité, les réfugiés, l'énergie et le pétrole.De plus, tous les participants ont exprimé dans une déclaration de clôture « leur soutien à la souveraineté irakienne et le principe de non-ingérence ».CONFÉRENCE INTERNATIONALE DE BAGDAD L'Irak réclame la fin de l'ingérence internationale Tournée de GeorgeW.Bush en Amérique latine PHOTO ORLANDO SIERRA, AFP George W.Bush continue de soulever des foules de manifestants « contre la politique impérialiste » des États-Unis, au deuxième jour de sa tournée en Amérique latine.Hier, le passage du président américainà Montevideo, en Uruguay, a étémarqué par d'importantes manifestations de militants d'extrême gauche.La police locale a annoncé hier avoir saisi huit engins incendiaires et interpellé une vingtaine de personnes.Des scènes similaires ont été vécues au Guatemala: des centaines de Guatémaltèques sont descendus dans les rues de Guatemala City, criant haut et fort leur opposition à la venue du président au Guatemala, lundi, brandissant des pancartes aux slogans virulents: « Bush, fasciste, criminel, envahisseur, génocidaire, va-t-en! » Le président GeorgeWBush doit aussi composer avec les attaques de son rival vénézuélien Hugo Chavez, qui l'a traité vendredi «cadavre politique».Continuant d'ignorer les diatribes du président Chavez hier, Georges W Bush a répliqué que la stratégie américaine en Amérique latine visait une « diplomatie tranquille et efficace ».\u2014AFP «Les militants démocrates ont passé la dernière décennie à combattre les mensonges et les distorsions de Fox News, avec un succès croissant.» PHOTO PEDRO ARMESTRE AFP Marée de manifestants, hier, à Madrid."]
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