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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
P. Plus
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2007-05-06, Collections de BAnQ.

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[" DIMANCHE AUX RACINES DE L'AMÉRIQUE PLUS LA SOLIDAIRE OU LE LUCIDE: LA FRANCE DÉCHIRÉE PAGES 4 ET 5 Aujourd'hui, ce sont des interprètes costumés qui attendent les visiteurs à Jamestown.Il y a 400 ans, c'est plutôt les moustiques, la maladie et la disette qu'y ont trouvé 104 hommes et garçons tout juste débarqués du bateau.C'est eux qui ont formé la première colonie anglaise permanente du continent.PHOTO MANIE GARCIA, AFP Les pèlerins du Mayflower passent, encore aujourd'hui, pour les colons fondateurs des États-Unis.Parce qu'ils étaient religieux et persécutés.Et surtout, parce qu'ils étaient plus présentables que ces chercheurs d'or qui s'étaient établis à Jamestown 13 ans plus tôt.Cette première colonie anglaise permanente sur le continent américain fête son 400e anniversaire dimanche prochain.De quoi déplacer politiciens et têtes couronnées.Mais aussi rappeler qu'Indiens et Noirs ont longtemps été les laissés-pour-compte de ce volet primordial de l'histoire américaine.À LIRE EN PAGES 2 ET 3 VIRGINIE Jamestown Après avoir été le siège d'une colonie et la capitale d'un État, Jamestown a perdu la majeure partie de sa population en 1698, à la suite d'un incendie.Dès lors, la capitale fut transportée à Williamsburg, qui se trouve à quelques kilomètres de là.Plus tard, deux plantations de tabac ont longtemps occupé l'île de Jamestown, où les seules activités sont aujourd'hui le tourisme et l'archéologie.Un site touristique appelé Jamestown Settlement avoisine l'île.On y trouve notamment un nouveau musée sur les 400 ans d'histoire de la Virginie et, ancrées dans le port, des répliques exactes des trois navires ayant transporté les premiers colons anglais en Amérique.Williamsburg, qui conserve une bonne partie de son architecture coloniale, perdit son titre de capitale de la Virginie au profit de Richmond après la guerre d'indépendance.Richard Hétu, collaboration spéciale De Jamestown à Williamsburg PHOTO MANIE GARCIA, AFP Une interprète historique nourrit des poulets à l'intérieur du site reconstitué de la colonie de Jamestown.RICHARD HÉTU COLLABORATION SPÉCIALE VIRGINIE JAMESTOWN \u2014 Le 13 mai 1607, soit 13 ans et quelques mois avant l'arrivée du Mayflower à Plymouth, près de Cape Cod, trois bateaux anglais - le Susan Constant, le Godspeed et le Discovery - abordent dans une île du fleuve James, cours d'eau qui coule au sud-est pour se jeter dans la baie de Chesapeake.Financé par la Compagnie de Virginie à Londres, l'équipage, composé d'une centaine d'hommes et de garçons, fonde à cet endroit la première colonie anglaise permanente en Amérique, baptisée Jamestown en l'honneur du roi James 1er.Et pourtant, ils ne seront pas reconnus comme les premiers colons fondateurs des futurs États-Unis.Comme l'apprennent encore la plupart des écoliers américains, ce titre revient aux pèlerins du Mayflower.Comment expl iquer cette confusion historique?Dans l'État de Virginie, les réponses fusent à l'approche du 400e anniversaire de Jamestown, un événement qui permet de déterrer le passé et d'enterrer quelques mythes.Karla Bruno, romancière à la peau blanche, dit à La Presse : « Nous avons eu une charmante petite guerre civile, et le Nord a gagné.Le Nord a écrit les livres d'histoire et décidé que notre nation avait été fondée à Plymouth.Et cela s'est perpétué.» Cassandra Newby-Alexander, historienne afro-américaine : « L'histoire des pèlerins fuyant la persécution religieuse a permis aux descendants des colons de justifier leurs actes, de l'élimination des Indiens à l'asservissement des Africains: c'était la volonté de Dieu! » William Kelso, star de l'archéologie américaine : « Les colons de Jamestown cherchaient de l'or.Ils étaient motivés par l'appât du gain.C'est moins édifiant que la quête de la liberté religieuse, mais c'est ainsi que l'économie fonctionne.» Un siècle perdu Depuis 1994, William Kelso est considéré comme un héros en Virginie.Cette année-là, l'archéologue américain a découvert l'emplacement exact du fort James, à l'abri duquel le capitaine John Smith et ses hommes survécurent durant leurs premières années en Amérique, une période marquée par la guerre, la dissension et la famine.Jusque-là, on croyait que l'érosion fluviale avait effacé toute trace de la construction en forme de triangle.Treize ans plus tard, Kelso travaille toujours sur le même site, dont plus de la moitié de la superficie n'a pas encore été excavée.« Le XVIIe siècle est le siècle perdu de l'histoire américaine », a déclaré cette semaine l'archéologue, debout sur le bord du fleuve James, où des membres de son équipe enfonçaient leurs pelles dans la terre brune de Virginie.« Un de nos objectifs est de trouver le site de la première église du fort.Il est encore enfoui sous la terre.» Moustache blanche finement taillée, peau brunie par le soleil, William Kelso est aujourd'hui l'unique habitant de Jamestown, une île de 1500 acres appartenant en grande partie au service des parcs nationaux.Ombragée par des arbres, sa maison est située entre un musée archéologique LES ÉTATS-UNIS DÉTERRENT LE 400e ANNIVERSAIRE DE JAMESTOWN PHOTO STEVE EARLEY, AP Derrière cette petite embarcation, on peut voir les répliques du Godspeed et du Susan Constant, navires anglais qui ont abordé en Virginie le 13 mai 1607.IL FAUT BIEN CHERCHER POUR TROUVER JAMESTOWN SUR LA CARTE DE LA VIRGINIE.LA PREMIÈRE COLONIE AMÉRICAINE S'ÉTAIT ÉTABLIE DANS UNE ÎLE PRÈS DE WILLIAMSBURG QUI, ELLE-MÊME, S'EST FAIT RAVIR SON TITRE DE CAPITALE DE L'ÉTAT.CELA N'EMPÊCHERA PAS SON400e ANNIVERSAIRE D'ÊTRE COMMÉMORÉ.MÊME SI TOUS N'ONT PAS LE COEUR À LA FÊTE. RICHARD HÉTU COLLABORATION SPÉCIALE JAMESTOWN, Virginie \u2014 Contrairement au studio Disney ou au réalisateur Terrence Malick, Karla Bruno a résisté à la tentation.Dans son roman historique sur Jamestown, elle refuse de dépeindre l'aventurier anglais John Smith et la jeune Amérindienne Pocahontas comme des amoureux.« Pocahontas n'était même pas pubère durant les deux ans que John Smith a passés à Jamestown, dit Mme Bruno, auteure de Mischiefs and Miseries, un ouvrage publié l'an dernier.Elle n'était encore qu'une enfant.» Selon Mme Bruno, Smith et Pocahontas se sont sans doute liés d'amitié, mais ils n'ont certainement pas vécu cette histoire d'amour torride à laquelle faisait allusion Peggy Lee dans la chanson Fever.D'où viendrait alors ce mythe?Dans le récit de ses aventures en Virginie, Smith raconte sa captivité dans le village de Powhatan, nom que les Anglais donnèrent au chef des Algonquins de Virginie, Wahunsunacock.Il prétend notamment que la fille préférée de Powhatan, Pocahontas (Matoaka de son vrai nom), lui sauva la vie lors d'un rituel étrange en s'interposant entre lui et ceux qu'il croyait être ses bourreaux.Tout indique que le capitaine de la colonie de Jamestown confondit un rite d'initiation ou d'adoption avec sa miseàmort appréhendée.À partir de ce malentendu et de quelques autres vagues allusions, les écrivains du XIXe siècle, historiens ou romanciers, brodèrent une histoire d'amour qui allait non seulement alimenter le dessin animé de Disney, mais également le film récent de Malick, Le nouveau monde, qui met en vedette Colin Farrell dans le rôle du capitaine Smith.Partie intégrante du folklore « Les auteurs de l'époque victorienne étaient très enclins à romancer les premiers jours de notre pays », dit Karla Bruno, qui a fait une recherche approfondie de l'époque coloniale avant d'écrire son roman.« Depuis, l'histoire d'amour entre John Smith et Pocahontas est devenue partie intégrale de notre folklore.» Si Pocahontas n'a pas été la maîtresse de John Smith, elle a bel et bien épousé, le 5 avril 1614, l'entrepreneur anglais John Rolfe, avec lequel elle eut un garçon et partit en Angleterre, où elle mourut à l'âge de 22 ans.Sa dépouille repose à Gravesend, dans le comté de Kent.Pour lesdescendants des Premières Nations de Virginie, Pocahontas demeure une figure vénérée.Dans une entrevue à La Presse, le chef des Chikahominys, Stephen Adkins, a rappelé avec émotion le pèlerinage qu'il a effectué l'an dernier à Gravesend avec d'autres représentants indigènes de l'État.La délégation a été accueillie par la suite à l'Université de Kent, à la Chambre des communes ainsi qu'à la Chambre des lords.« Nous avons été traités avec plus de dignité et de respect, lors de ce bref séjour en Angleterre, que nous ne l'avons été au cours des 400 dernières années en Virginie », dit le chef Adkins.L'invention d'une histoire d'amour ILLUSTRATION ARCHIVES LA PRESSE Un portrait de Pocahontas.LE 400e ANNIVERSAIRE DE JAMESTOWN LEUR BERCEAU MAL-AIMÉ flambant neuf et l'emplacement du fort James, dont les palissades ont été en partie reconstituées.Ces jours-ci , les touristes affluent vers ce bout de l'île, qui est la propriété de l'Association pour la préservation des antiquités de Virginie.À l'intérieur du fort se trouve une petite église construite pour souligner le tricentenaire de Jamestown et une statue de John Smith, l'aventurier qui instaura un semblant d'ordre au sein de la colonie.À l'extérieur se dresse une statue de Pocahontas, fille du chef algonquin Powhatan, qui régnait sur une trentaine de tribus il y a quatre siècles.Les livres d'histoire et Hollywood ont perpétué un autre mythe, celui d'une liaison amoureuse entre le capitaine anglais et la jeune Amérindienne.Le tabac et l'esclavage Ce qui est bel et bien vrai, c'est qu'un officier veuf, John Rolfe, arriva en Virginie en 1610 et sauva la colonie de Jamestown en y introduisant du tabac importé des comptoirs espagnols, un produit qui fit bientôt fureur à Londres.En 1614, il épousa Pocahontas, devenue Rebecca, lors d'une cérémonie chrétienne.L'union assura quelques années de paix à la colonie, confrontée depuis ses débuts à l'hostilité des indigènes de Virginie.En 1619, soit un an avant l'arrivée des pèlerins à Plymouth, les colons de Virginie formèrent le premier gouvernement représentatif en Amérique.C'était le début d'une expérience politique qui devait mener à la révolution américaine.La même année, 19 Africains, capturés sur un navire hollandais, débarquèrent à Jamestown, où ils furent employés à la culture du tabac.C'était le premier pas vers l'esclavage institutionnalisé, un des péchés originels des États- Unis d'Amérique, l'autre étant le traitement des indigènes.Il va sans dire que la Virginie ne célèbre pas le 400e anniversaire de la fondation de Jamestown comme elle a célébré le 200e ou même le 350e.En 1957, la reine Élisabeth II, à son tout premier voyage à l'étranger en tant que monarque, ne vit que des Blancs sur le site de la première colonie anglaise permanente en Amérique.Vendredi, elle est retournée au même endroit, rencontrant au moins quelques personnes de couleur.« La différence entre cette commémoration et celles qui ont précédé, c'est que nous tentons de raconter l'histoire de Jamestown sous tous les angles, y compris celui des Indiens de Virginie et celui des Africains », dit Kevin Crossett, porte-parole de Jamestown 2007, l'organisme qui coordonne les activités.« Nous existons encore » Dès leur entrée à Jamestown, les visiteurs peuvent ainsi voir un film où la colonie anglaise est décrite comme le lieu où «trois peuples sont venus ensemble » pour jeter les bases d'un pays neuf.« Ou i , e t nous sommes aujourd'hui une grande famille heureuse, ironise Cassandra Newby-Alexander, l'historienne afro-américaine.Et toutes les douleurs du passé ont été effacées.» Après une brève pause, la professeure d'histoire à l'Université de Norfolk ajoute : « Non, toutes les douleurs n'ont pas été effacées.Nous avons des gens qui souffrent encore en raison de politiques qui ont continué jusqu'au milieu du XXe siècle.Vous ne pouvez pas parler de l'esclavage sans parler de Jim Crow (NDLR : l'ensemble des lois ségrégationnistes).Lors des commémorations du 350 e anniversaire de Jamestown, vous aviez des Noirs de Virginie auxquels on a retiré leurs invitations à participer à certains événements.Vous aviez encore des affiches \"Whites Only\" autour de Jamestown et de l'État.Il y a seulement 50 ans de cela.» La commémoration du 400e anniversaire de Jamestown inspire également des sentiments douloureux à Stephen Adkins, chef des Chickahominys, une des huit tribus de Virginie ayant survécu jusqu'à aujourd'hui.« Un autochtone de Virginie ne peut pas penser à Jamestown sans se rappeler la disparition de ses terres, la diminution de sa culture, la perte de toutes ces vies, dit-il.Les historiens estiment que neuf indigènes sur 10 ont perdu la vie en Virginie de 1607 à la fin du XVIIe siècle.Ce sont ces images qui viennent à notre esprit quand nous pensons à Jamestown.Ce ne sont pas des images plaisantes.» Néanmoins, les Chickahominys et les autres tribus de Virginie, qui disent compter aujourd'hui environ 5000 membres, ont décidé de participer aux commémorations.Ils espèrent profiter de l'événement pour obtenir une reconnaissance du gouvernement fédéral.Jusqu'à présent, seul l'État de Virginie reconnaît leur statut de tribu.« La majorité de nos membres estiment que la commémoration représente une occasion parfaite pour dire au monde que nous existons encore », dit le chef Adkins.Plus tard, il ajoutera : « Ça fait quand même mal d'avoir à se présenter devant la culture dominante afin d'obtenir une reconnaissance officielle.Nous sommes ici depuis des milliers d'années.» PHOTO JIM YOUNG, AP La reine Élisabeth II avait commémoré le 350e anniversaire de Jamestown il y a 50 ans.Une nouveauté a marqué son retour sur les lieux de la colonie, cette semaine, à l'occasion du 400e anniversaire: elle a pu y voir des Afro-Américains et des autochtones.ILLUSTRATION FOURNIE PAR L'ASSOCIATION POUR LA PRÉSERVATION DES ANTIQUITÉS DE VIRGINIE La colonie de Jamestown a été reconstituée au bénéfice des touristes.L'arrivée des premiers colons (photo du haut) a quant à elle été recréée à l'occasion des festivités du 400e anniversaire.La commémoration inspire des sentiments partagés aux descendants d'esclaves et aux autochtones.PHOTO STEVE EARLEY, AP PRÉSIDENTIELLE FRANÇAISE LA SOLIDAIRE OU LE LUCIDE: LA FRANCE DÉCHIRÉE S É G O L È N E LOUIS-BERNARD ROBITAILLE COLLABORATION SPÉCIALE PARIS\u2014 «Jamais, dit le politologue degauche Olivier Duhamel, uncandidat socialiste n'aura proposé au PS une telle remise en cause de ses vieux dogmes.Elle est la première à reconnaître que l'énorme dette publiqueestunproblèmemajeur.Et elleadès le départ remisenquestion ledogmedes35heures.Pour le Parti socialiste, c'est une iconoclaste.» C'est la nouveauté de cette élection, et la marque de commerce de Ségolène Royal : l'essentiel de son programme consiste d'abord à rénover la gauche et le PS.L'histoire de son ascension fulgurante en direction de l'investiture socialiste est liée au fait qu'elle tenait des propos qui n'avaient rien d'orthodoxe.Alors que les socialistes français ont décidé une fois pour toutes que Tony Blair est un affreux libéral, elle a commencé par lui rendre hommage pour ses succès économiques.Elle est allée voir au Danemark et en Suède comment fonctionne la concertation sociale, autre sujet tabou.À plusieurs reprises, elle a mis de l'avant le problème de la dette et des déficits publics : une dette à plus de 65% du PIB (plus que le Canada à la pire époque), et un déficit budgétaire à 3%.Elle a parlé d'«ordre juste », concernant à la fois les régimes de protection sociale et les problèmes d'insécurité - alors que traditionnellement, la gauche a toujours été mal à l'aise sur ces thèmes «de droite ».Elle est même allée jusqu'à prôner un «encadrement militaire» dans des centres «fermés» pour les jeunes délinquants «qui pourrissent la vie dans les quartiers ou dans les établissements scolaires».Un autre jour, dans une rencontre de travail locale, on l'a vue expliquer à des enseignants qu'ils devraient assurer 35 heures par semaine de présence dans les écoles et collèges de manière à rétablir l'autorité et à aider les élèves en difficulté : des propos enregistrés sur vidéo et qui sont ressortis sur l'internet, l'obligeant à faire marche arrière pour ne pas se brouiller avec le million d'enseignants, électorat privilégié du PS.Son programme en pointillé n'aurait rien de surprenant dans la bouche de sociaux-démocrates scandinaves et allemands ou de socialistes espagnols.Mais, dans les rangs de la gauche française ou du Parti socialiste, il est assimilé à un discours de droite.En tenant ces propos, Ségolène Royal proposait ni plus ni moins qu'un big-bang au PS - sur le modèle de celui que Tony Blair avait fait subir au Parti travailliste.D'habiles zigzags idéologiques En début de campagne électorale, alors qu'elle baissait dans les sondages et qu'il fallait rassembler les troupes, elle a opéré un net retrait et donné des gages à l'orthodoxie: son discours-programme de Villepinte, en février, contenait une liste impressionnante de promesses de cadeaux, qui totalisaient 30 ou 50 milliards d'euros de dépenses supplémentaires.Tout en revenant, dans le domaine de la lutte contre le chômage, à des recettes traditionnelles : emplois aidés, subventions, etc.Mais ces concessions à l'orthodoxie étaient en grande partie tactiques.Ayant obtenu au premier tour de la présidentielle 26% des voix, un bon résultat dans les circonstances mais très insuffisant pour faire une majorité électorale avec les seules voix de l'extrême gauche du premier tour (11%), elle est repartie dans l'autre sens et a publiquement proposé une alliance de gouvernement avec le centriste Bayrou qui, lui, est plutôt libéral sur le plan économique et partisan de la rigueur budgétaire.Une manoeuvre qui visait moins Bayrou lui-même que son électorat, mais qui l'engageait pour l'avenir.Des zigzags idéologiques habiles, mais qui ont fini par créer un flou sur son véritable programme.D'ailleurs, les sondages sur les qualités des deux candidats à la présidentielle montrent que les gens ne sont pas du tout convaincus de ses compétences en matière économique.Cela présente l'avantage, en cas de victoire, de lui laisser les mains libres pour gouverner.Que ferait Ségolène Royal si elle était élue?Sur cette affaire symbolique des 35 heures, elle a fini par annoncer, lors du débat avec Sarkozy, qu'en aucun cas il n'y aurait de nouvelle loi pour « généraliser » le système aux petites entreprises.Elle a également admis implicitement qu'elle s'attaquerait au douloureux problème des retraites, même si elle insiste pour que la «pénibilité du travail» soit prise en compte pour la fixation de l'âge de la retraite.Au détour d'une phrase, elle a annoncé qu'elle s'attaquerait au dossier explosif des « régimes spéciaux de retraite» dans les secteurs public et parapublic.Quant aux fonctionnaires, elle a convenu qu'il était hors de question d'augmenter leur nombre.Bien qu'on reste dans le flou à bien des égards, ces engagements, dans l'ensemble, vont dans le sens d'un social-libéralisme ou d'un libéralisme de gauche.Avec une pincée de féminisme, d'écologie, mais aussi de retour à une certaine morale politique et à une forme d'autorité dans la société: c'est le fameux «ordre juste» tant de fois mentionné.C'est aussi le slogan qui résume sa campagne et, sans doute, sa stratégie : «Réformer sans brutaliser».FICHE SIGNALÉTIQUE Marie-Ségolène Royal 53 ans, née à Dakar (Sénégal) le 22 septembre 1953; son père un était militaire de carrière.Diplômée de l'École nationale d'administration (ENA).Conjointe de François Hollande, chef du Parti socialiste.Ils ont quatre enfants.Son maître à penser politique: François Mitterrand.L'ICONOCLASTE LE RÉFORMATEUR PRÉSIDENTIELLE FRANÇAISE MARC THIBODEAU PARIS\u2014 Ghislaine, une militante de l'Union pour un mouvement populaire (UMP), sort, enthousiaste, du stade parisien de Bercy après avoir entendu son champion, Nicolas Sarkozy, souligner son rêve pour la France devant une foule en délire de 15000 personnes.«Ça prend aux tripes de voir ça », commente la femme de 51 ans, qui porte un t-shirt de la campagne du candidat présidentiel de droite indiquant «Ensemble, tout devient possible ».Un ami, venu avec elle du centre du pays pour assister à la rencontre, brandit fièrement un drapeau français qui a, visiblement, plusieurs décennies de vécu.«Il a vu de Gaulle à la Libération, il verra Nicolas Sarkozy à la présidence», soutient-il.Le duo est d'avis que le candidat saura redonner à la France «sa puissance perdue» et la «recadrer » autour de «valeurs républicaines ».«Pour l'instant, le pays est un peu perdu.Ça va dans tous les sens », estime Ghislaine.Des personnes âgées qui sortent du même rassemblement multiplient les déclarations lorsqu'on leur demande ce qu'elles espèrent d'une victoire de M.Sarkozy au second tour.«Moins de laxisme», dit l'une.«Plus de sécurité.Déjà, il a beaucoup fait en quatre ans», dit l'autre.«Moins d'immigration », souligne une troisième.Pierre, un autre partisan de l'UMP rencontré dans la foule, s'attend à ce que le candidat de droite «libère toutes les possibilités de travail» du pays.«Ce sera une France plus libre, plus prospère, qui donnera une pleine place à l'innovation, à la créativité, à l'entreprenariat », souligne l'homme de 37 ans.La question demeure un des thèmes centraux de la campagne de Nicolas Sarkozy, qui voit dans la «crise du travail» en France une conséquence de la «crise morale» découlant des révoltes de mai 1968.Cet épisode de l'histoire française, aime-t-il répéter, a favorisé l'émergence d'un «relativisme moral et intellectuel» qui a graduellement vidé le pays de son sens du mérite et de l'effort.«Je veux réhabiliter le travail.Je veux redonner au travailleur la première place dans la société », répète M.Sarkozy, qui promet, en cas de victoire, d'amener la France à une situation de plein emploi d'ici cinq ans.Il mise pour ce faire surtout sur des stratégies d'inspiration libérale, mais n'hésite pas à intégrer dans son programme des mesures plus interventionnistes visant à rassurer les «oubliés» du système.L'ex-ministre de l'Intérieur propose notamment d'introduire un «contrat de travail unique », plus «souple» que les modèles existants, qui permettrait aux employeurs d'embaucher et de procéder à des mises à pied plus facilement.L'initiative est périlleuse, puisque le gouvernement de droite de Dominique de Villepin avait dû faire marche arrière l'an dernier après avoir voulu introduire un nouveau contrat pour jeunes qui se voulait plus flexible.«Un choix de vie » M.Sarkozy veut par ailleurs réduire les impôts des entreprises, une urgence à ses yeux dans la mesure où la France présente la fiscalité «la plus dissuasive» d'Europe.À l'échelle européenne, le candidat de l'UMP se dit favorable à l'introduction de mesures de «préférence communautaire ».Se disant soucieux d'encourager «l'éthique du capitalisme», il veut également introduire des mesures visant à freiner les délocalisations.«L'Europe ne doit pas être le cheval de Troie d'une mondialisation réduite à la circulation des capitaux et des marchands», affirme M.Sarkozy.À l'échelle nationale, le candidat dit vouloir réhabiliter le pouvoir d'achat des particuliers, notamment en exonérant d'impôt les heures supplémentaires travaillées.Il entend aussi abolir l'impôt sur la succession dans la quasi-totalité des cas.Le politicien souhaite, dans la même veine, faciliter l'accès à la propriété en mettant en place des mesures incitatives pour la construction de logements, tout en permettant aux propriétaires de déduire, à des fins fiscales, les revenus utilisés pour payer les intérêts.La question est particulièrement sensible en France, où la flambée de l'immobilier a réduit considérablement la marge de manoeuvre des ménages.Le candidat, qui a soulevé la controverse durant la campagne en évoquant la création d'un ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale, défend par ailleurs l'idée de plafonds annuels dans ce domaine.Il veut que les candidats à l'immigration apprennent au préalable le français afin de montrer leur volonté d'intégration, et souhaite limiter les regroupements familiaux.M.Sarkozy promet, enfin, de soutenir les quartiers défavorisés, secoués il y a deux ans par de violentes émeutes.Les propos qu'il avait lancés à l'époque sur «les racailles» des banlieues et la nécessité de nettoyer certaines cités au «Kärcher », en référence à un appareil utilisant un puissant jet d'eau, avaient suscité un grand ressentiment, toujours palpable aujourd'hui.Le candidat s'est rendu brièvement dans une banlieue parisienne durant la campagne, sous forte protection policière.Il martèle à qui veut l'entendre qu'il respectera scrupuleusement ses promesses, peu importe l'adversité qu'elles risquent de susciter.«Je ne me suis pas engagé à la légère dans cette campagne présidentielle.C'est un choix de vie, c'est un don de soi, c'est une véritable ascèse.Si les Français me font confiance, je ne les décevrai pas, je ne les trahirai pas, je ne leur mentirai pas », assure le candidat de l'UMP.S A R KO Z Y AUJOURD'HUI, LES FRANÇAIS NE FONT PAS QUE CHOISIR UN NOUVEAU PRÉSIDENT.OU UNE NOUVELLE PRÉSIDENTE, CE QUI SERAIT UNE PREMIÈRE.C'EST AUSSI À UN VÉRITABLE CHOIX DE SOCIÉTÉ QU'ILS SONT CONVIÉS, ENTRE UN NICOLAS SARKOZY DÉFENSEUR DES VALEURS D'UNE FRANCE PLUS TRADITIONNELLE SUR FOND DE TRAVAIL ET D'ORDRE, ET UNE SÉGOLÈNE ROYAL DAVANTAGE PORTÉE SUR LA SOLIDARITÉ ET L'ENTRAIDE, MAIS SANS REJETER UN CERTAIN CONSERVATISME ÉCONOMIQUE.UNE BATAILLEMARQUANTE POUR UN PAYS À LA RECHERCHE DE SON IDENTITÉ.FICHE SIGNALÉTIQUE: Nicolas Sarkozy de Nagy-Bolsa Fils d'un immigré hongrois, né le 28 janvier 1955.Avocat de formation.Président de l'Union pour un mouvement populaire (UMP).Marié à Cécilia Ciganer-Albeniz depuis 1996.Ils ont un fils, Louis.Deux enfants d'un précédent mariage.Tant ses adversaires que ses partisans le surnomment «Sarko».LA FRANCE EN BREF Population totale : 64,1 millions d'habitants Densité: 93,59 habitants par kilomètre carré Cinquième puissance économique mondiale, après les États- Unis, le Japon, l'Allemagne et le Royaume-Uni PIB par habitant : 17e à l'échelle mondiale Dette publique: 1151,8 milliards d'euros Chômage: 8,7%, un des plus élevés d'Europe Espérance de vie : 77,2 ans pour les hommes et 84,1 ans pour les femmes ILLLUSTRATIONS ANDRÉ RIVEST Perviz Madon a passé une dure semaine.Pendant que les témoins défilaient devant la commission sur l'attentat contre Air India, énumérant, l'un après l'autre, les signaux d'alarme qui auraient pu prévenir cette tragédie, Perviz Madon devenait de plus en plus convaincue que son mari, Sam Madon, n'aurait jamais dû mourir.Plus les jours passaient, plus elle était « frustrée, déprimée, fâchée ».Ces sentiments ont culminé jeudi quand le lieutenant- gouverneur de l'Ontario, James Bartleman a confié avoir intercepté une information annonçant un attentat imminent contre Air India, un jour de juin 1985.M.Bartleman occupait à l'époque le poste de chef du renseignement au ministère des Affaires étrangères.Il a transmis la note à un officier de la GRC, qui l'a plus ou moins envoyé paître.Quelques jours plus tard, le vol 182 d'Air India faisant la liaison Toronto-Londres a explosé au large de l'Irlande.C'était le 23 juin 1985 et Sam Madon, Canadien établi à Vancouver, devait se rendre à une célébration familiale à Bombay.La bombe placée dans son avion par des extrémistes sikhs l'a plutôt précipité dans les eaux glaciales de l'Atlantique, entraînant dans la mort les 328 autres passagers de l'appareil.Enquêtes bâclées, preuves disparues, témoins intimidés - et même, dans le cas de deux d'entre eux, assassinés.Toute l'affaire d'Air India est un interminable et tortueux cafouillage.Jusqu'au procès qui, en mars 2005, aboutit à un double acquittement.J'ai rencontré Perviz Madon quelques mois après ce jugement, en décembre 2005, dans sa coquette maison à flanc de colline à Vancouver.Elle n'en revenait pas de ce verdict d'acquittement - qui, confiait-elle, venait de faire chavirer sa vie, pour une seconde fois.Cet attentat qui lui a volé son mari resterait- il donc à jamais impuni ?À la faveur de la campagne électorale qui s'amorçait alors au Canada, les proches des victimes ont finalement obtenu qu'une enquête soit instituée sur cet attentat - le pire de l'histoire du pays.Il y avait trop de trous dans l'histoire, trop de fils qui pendaient.« Nous avons supplié pendant des années pour que le gouvernement fasse enquête », rappelle Mme Madon.Mais ce qu'elle a entendu cette semaine dépasse ses pires pressentiments.Mme Madon se doutait qu'il y avait eu de la négligence, que des clignotants rouges étaient passés inaperçus.Mais pas à ce point.« Jamais je n'aurais imaginé que la GRC avait eu une alerte spécifique quelques jours à peine avant l'attentat », s'étonnait-elle vendredi, au bout du fil.« Tant de gens savaient que quelque chose se préparait .Pourquoi ces informations ne sortent-elles que maintenant ?Comment tous ces gens ont-ils pu porter ça sur leur conscience pendant toutes ces années?» se demande-t-elle maintenant.Cette chronique s'intéresse habituellement à des histoires survenues ailleurs, dans des pays plus ou moins lointains.Mais l'étranger, parfois, vient nous rejoindre chez nous.C'est le cas, ici, à au moins deux titres.D'abord, parce que l'histoire de l'attentat contre Air India montre comment des tensions survenues à l'autre bout de la planète peuvent se répercuter ici.Dans ce cas, des extrémistes sikhs qui se battaient pour un « Khalistan » souverain ont causé au Canada une onde de choc qui se fait encore sentir, 22 ans plus tard.Mais aussi, parce que cet attentat a montré à quel point nos compatriotes peuvent tout à coup devenir.des étrangers, quand une tragédie qui fait écho à un conflit lointain les écorche malgré eux.Quand l'avion d'Air India s'est abîmé dans l'océan, il a entraîné dans la mort plus de 270 citoyens canadiens ou immigrants reçus au Canada.Une forte proportion d'entre eux avaient la peau foncée et étaient originaires de l'Inde.Ils n'en demeuraient pas moins nos compatriotes.Or, au lendemain de la tragédie, le premier ministre Brian Mulroney a adressé un télégramme de condoléances au\u2026 gouvernement indien.Comme si ce drame n'était pas vraiment le sien.Comme si les victimes et leurs proches n'étaient que de vagues connaissances, de lointains cousins à la rigueur.Vue du Québec, cette tragédie semble encore plus lointaine.Même si des Montréalais y ont perdu la vie.Même si, lorsque la GRC cafouille, c'est aussi un peu notre affaire\u2026 Perviz Madon, elle, n'a jamais digéré ce télégramme.Pas plus qu'elle n'a digéré la manière négligente dont les gouvernements successifs ont traité cette histoire au fil des ans.Pour elle, les témoignages stupéfiants des derniers jours marquent enfin, du moins c'est ce qu'elle souhaite, la fin de l'indifférence.PLUS AGNÈS GRUDA DES NOUVELLES DU MONDE agruda@lapresse.ca LES CARICATURES DE LA SEMAINE Cet étranger qui nous rattrape\u2026 La chronique ironique qui voit et entend tout\u2026à sa façon DES CHIFFRES QUI PARLENT DESOH! ET DES BAH! Envoyez-nous vos commentaires et suggestions à ohetbah@lapresse.ca Collaboration et sources : Agnès Gruda, Alexandre Sirois, Courrier International, AFP, AP, BBC 20 000 Les Verts européens ont fait calculer par un expert l'impact écologique des parlementaires de l'UE et l'ont estimé à 20 000 tonnes de CO2 par an - soit l'équivalent de 13 000 allers-retours Paris-New York.Les 758 membres du Parlement européen transitent chaque semaine entre Strasbourg et Bruxelles, avec leur cortège d'assistants, journalistes, interprètes et lobbyistes.L'Europe est mauvaise pour la planète?20 498 Le nombre de victimes de terrorisme, dans le monde, en 2006.Une augmentation de 40% par rapport à l'année précédente, constate le Centre national américain du contre-terrorisme.Qui ne calcule pas l'impact climatique de toutes ces explosions.ICI ET AILLEURS ÉTATS-UNIS Grosse fatigue L'administration Bush trouve que les députés irakiens exagèrent.Apparemment, ils ont l'intention de fermer boutique pour l'été.C'est quoi cette idée de partir en vacances alors que des projets de loi urgents attendent d'être votés ?s'est étonnée vendredi la Maison-Blanche.Des responsables américains ont signifié que cela pourrait envoyer un « mauvais signal » à la communauté internationale, et peut-être même au peuple irakien.Imaginez si, en plus, ils prennent l'avion pour aller se reposer quelque part dans un endroit où ça ne fait pas boum 10 fois par jour.Sont pas gênés, franchement, de mettre ainsi en péril l'avenir de notre planète?Alors qu'ils pourraient adopter tout de suite cette loi sur la gestion du pétrole, attendue impatiemment à Washington\u2026 POLOGNE Énorme fatigue Deux hommes se sont introduits dans un appartement dans la petite bourgade polonaise de Skarzysk pour y voler quelques babioles, ainsi qu'une bonbonne de propane.Elle était lourde, la bonbonne.Pas moins de 11 kilos.Pas fous, les voleurs : ils ont appelé un taxi pour transporter leur butin.La planète n'a qu'à aller se rhabiller\u2026 ILS, ELLES ONT DIT Encourageante « J'engageais des femmes qui avaient la cinquantaine passée.Elles étaient parmi celles qui avaient le plus de succès.» \u2014 JEANE PALFREY, la célèbre et menaçante Mme Claude de Washington.Eh oui, elle aussi a passé le cap de la cinquantaine.Déçue « Je croyais que les temps avaient changé.» \u2014 JOAN BAEZ, la chanteuse, après s'être fait refuser de chanter pour les soldats blessés soignés à l'hôpital Walter Reed, à Washington.Un petit air de Vietnam flottait dans sa remarque.Pompeux « C'est un choix de vie, c'est un don de soi, c'est une véritable ascèse.» \u2014 NICOLAS SARKOZY lors du débat avec sa rivale au deuxième tour de la présidentielle.Rien que ça?EN HAUSSE, EN BAISSE LE MAIRE GÉRALD TREMBLAY Pour la piste cyclable de l'avenue Maisonneuve.On a hâte ! LE PORTABLE Des scientifiques viennent de constater qu'il contribue au réchauffement planétaire.Même si, grâce au téléphone, on évite de prendre l'avion?Cette chronique est perplexe.JEAN-FRANÇOIS PLANTE Le candidat adéquiste déchu, toujours membre de la direction du parti, persiste et signe.Les programmes de discrimination positive à l'égard des femmes sont une forme d'apartheid anti-masculin, a-t-il dit cette semaine.Des petites vacances pour M.Plante, peut-être ?PHOTO, AP PHOTO REMI LEMEE, LA PRESSE © Une journaliste du Vancouver Sun, Kim Bolan, suit l'histoire d'Air India depuis le tout début.Elle a écrit un livre à ce sujet.Loss of Faith : un bouquin qui se lit comme un véritable roman.Noir.« Comment tous ces gens ont-ils pu porter ça sur leur conscience pendant toutes ces années ?» La Tribune, les mal-aimés.CYBERPRESSE Voyez les dessins parus, jour après jour, dans La Presse, Le Soleil, Le Droit, La Tribune et Le Nouvelliste, sur www.cyberpresse.ca.La Presse publie chaque semaine une sélection des dessins des caricaturistes de nos partenaires du réseau Gesca.Le Droit Le Soleil "]
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