La presse, 13 mai 2007, Cahier A
[" MOTS CROISÉS SPÉCIALFÊTEDESMÈRES LE FIASCO DE L'ÎLOT VOYAGEUR QUELLES LEÇONS EN TIRER?YVES BOISVERT ET MICHÈLE OUIMET NOUS DONNENTMATIÈRE À RÉFLEXION PAGES A10 ET A11 ARTS ET SPECTACLES PAGE 6 À VOS AFFAIRES PAGES 1 À 3 AMÉNAGER SONTERRAIN, DÉPENSE OU INVESTISSEMENT ?AVOIR UNFILS À LA GUERRE «UNEMÈRE NE S'HABITUE JAMAIS À ÇA.» LA RUÉE VERS LE NORD LA TRAVERSÉE DE MAX La suite du dossier de Nicolas Bérubé à Los Angeles PAGES A6 ET A7 RADIO LES GRANDES GUEULES TIRENT LEUR RÉVÉRENCE ARTS ET SPECTACLES PAGES 1 À 3 PLUS PAGES 1 À 3 PHOTO RICK WILKING, REUTERS PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE © Manon Chevarie, mère de Karl Tabares-Chevarie José Gaudet Mario Tessier Trois Mexicains atteignent la rive américaine du Rio Grande.SPECTACLES PAGE A12 ARCTIC MONKEYS ÉXALTÉS, EXALTANTS NORAH JONES ÉLECTRIQUE ! Norah Jones PHOTO R.SKINNER, LA PRESSE © Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE «Je suis en réflexion.» - Pixelle Daoust, le chien qui a voté au dernier congrès à la direction du PQ.Venez voir mon blogue ! cyberpresse.ca/laporte DIM 6 21924 12352 3 DENIS LESSARD ET TOMMY CHOUINARD QUÉBEC \u2014 Coup de théâtre au Parti québécois, hier.La course à la direction qui venait tout juste de commencer n'aura pas lieu.Vingtquatre heures après avoir annoncé qu'il se portait candidat à la succession d'André Boisclair, le chef bloquiste, Gilles Duceppe, renonce à faire la lutte à Pauline Marois.«L'importante et rapide récolte d'appuis de Pauline Marois tant au sein du Parti québécois, du Bloc québécois que de la population en général fait en sorte qu'il est de mon devoir d'éviter au mouvement souverainiste un affrontement porteur de division et donc d'affaiblissement », affirme M.Duceppe dans une déclaration rendue publique en début de soirée hier.Le chef bloquiste estime que «Le message Pauline à Québec et Gilles à Ottawa a aussi porté».Il accorde un «appui inconditionnel » à Pauline Marois.« Il est temps qu'une femme et une de qualité parvienne à la tête du Parti québécois puis du Québec », conclut-il.COURSE À LA DIRECTION DU PARTI QUÉBÉCOIS Duceppe déclare forfait Pauline Marois se dirige vers une élection par acclamation Sedna IV après l'exploration, l'éducation PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE Quelque 2000 personnes sont venues accueillir le Sedna IV au Vieux-Port de Montréal, hier.L'équipage du majestueux trois-mâts rentrait d'un périple de plus de 400 jours qui l'a mené dans l'Antarctique pour y observer les effets des changements climatiques.Le voilier restera amarré pendant un an au quai de l'Horloge, où le public pourra le visiter et prendre connaissance des conclusions des scientifiques.À lire en page A3.VINCENTMARISSAL De sauveur à pétardmouillé PAGE A2 >Voir DUCEPPE en page A2 L'OPINION DENOS LECTEURS PAGE A15 BEAUBIEN Valide jusqu'au 19 mai 2007 Évitez de vous déplacer ! 39¢ Commande photo via internet www.lozeau.com chaque format 4x6 - NOUVEAU capteur de 10 mégapixels - Écran ACL de 2,5 pouces - Autofocus sur 3 zones ultra-précis - 3 images / seconde - Incluant un objectif 18-55 mm 94999$ - 7,1 mégapixels - Écran ACL de 2,5 pouces - Stabilisateur optique d'image VR 36999$ COOLPIX S500 Bonne fête des Mères Vos souvenirs sont uniques, notre qualité photo aussi ! 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Lui.L'ancien chef, tu veux dire.Il a démissionné au début de la semaine.- Pis Duceppe, alors?- Justement, il a annoncé vendredi qu'il se lançait, puis il a changé d'idée hier.- Tu me niaises-tu ?- Non, non.Mais dans le fond, c'est normal, tu connais le PQ.Pis c'est mieux de même : Pauline à Québec, on lui doit bien ça, et Duceppe à Ottawa, y est bon, là-bas.- Ouais, dans le fond, t'as raison.Pis à part ça, quoi de neuf?Blague à part, ça commence à tourner au ridicule, au Parti québécois.En particulier pour Gilles Duceppe, qui est passé en moins d'une semaine du statut de grand sauveur à celui de plus gros pétard mouillé de l'histoire politique récente du Québec et même du Canada.En plus de devenir un canard boiteux, et même un canard cul-de-jatte, au sein du Bloc et, surtout, devant ses adversaires à Ottawa.C'était la semaine du suicide politique chez les souverainistes, ou quoi ?Stephen Harper, qui n'est pas un grand amateur de vin, a dû demander hier soir aux domestiques du 24 Sussex d'aller chercher la meilleure bouteille de champagne de la cave pour fêter la déconfiture de son adversaire bloquiste.Déjà, la semaine dernière, quand M.Duceppe s'est levé aux Communes pour poser une question au premier ministre, celui-ci lui a répondu : « Ah bon, vous êtes encore ici, vous?» Imaginez la suite, demain, quand le chef du Bloc se relèvera en Chambre\u2026 Et les libéraux, les Denis Coderre et les Stéphane Dion, vous pensez qu'ils ne vont pas se payer la tête de Gilles-le-peureux?M.Duceppe, qui est un fier compétiteur et un sportif accompli, sait qu'il n'y a rien de plus risible qu'un joueur qui laisse tomber les gants et qui se sauve dès que l'adversaire en fait autant.Et son caucus, à qui il va demander demain sa confiance, comment va-t-i l réagi r?La chance de Gilles Duceppe, c'est que personne parmi ses députés ne veut son job au point d'organiser un putsch.Autrement dit, Gilles Duceppe, contrairement à Jean Chrétien, ne compte pas de Paul Martin dans ses rangs.Le prétendant no 1, Pierre Paquette, se faisait tranquillement à l'idée de plonger et il avait déjà recueilli privément l'appui de plusieurs députés, mais ce sont les circonstances qui l'avaient mené là, pas ses ambitions.Cela dit, l'autorité de Gilles Duceppe est fortement ébranlée (lui aussi, d'ailleurs), et il serait étonnant qu'il soit à la tête du Bloc durant la prochaine campagne.On entend déjà ses adversaires conservateurs et libéraux en campagne électorale : « Gilles Duceppe, le gars qui dit qu'il veut défendre vos intérêts à Ottawa mais qui a essayé sans succès de se sauver à Québec »\u2026 On expliquait hier au Bloc qu'il a décidé de se retirer à cause de l'avance de Pauline Marois.La question, alors, n'est pas de savoir pourquoi il se retire, mais bien pourquoi il s'est lancé! Parce qu'il était persuadé que Pauline Marois ne se lancerait pas, dit-on dans son entourage.M.Duceppe a donc tenté un coup de force, un bluff.Malheureusement pour lui, il avait une très mauvaise main.Puis, les choses se sont mises à débouler vendredi et hier, et Gilles Duceppe a craint que sa candidature ne sème la division dans le mouvement souverainiste.La forte réaction de Pauline Marois et de son entourage, qui ont dénoncé vendredi la stratégie du camp Duceppe d'annoncer en premier sans la rencontrer comme prévu, plaçait aussi le chef du Bloc dans l'inconfortable rôle de fier-à-bras.Un peu plus de 24 heures après avoir appelé Pauline Marois pour lui dire qu'il se lançait, Gilles Duceppe l'a rappelée hier en fin d'après-midi pour lui annoncer qu'il se désistait.Deux coups de téléphone qui résument l'échec de M.Duceppe et de ses conseillers.Il faudra voir maintenant quelles seront les répercussions de ce faux départ sur le relations entre le Bloc et le PQ.Les députés du Bloc, majoritairement, voyaient M.Duceppe à Québec.Pas ceux du PQ.Les bloquistes, qui se sentent souvent, avec raison, traités comme l'équipe B de la souveraineté par leurs collègues du PQ, accepteront difficilement ce rejet.C'est ainsi que nous nous ret rouvons aujourd'hui devant le scénario plus que probable de l'élection par acclamation de la grande dame du Parti québécois, celle-là même que le PQ avait humiliée il y a 18 mois en ne lui accordant que 30 % de ses voix, loin derrière André Boisclair.Repentant, le PQ se lève maintenant d'un bond pour réclamer son retour\u2026 C'est tout de même ironique à la puissance 10, quand on y pense : Pauline Marois est en train de vivre le rêve de Bernard Landry.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : vincent.marissal@lapresse.ca De sauveur à pétard mouillé Gilles Duceppe, qui est un fier compétiteur et un sportif accompli, sait qu'il n'y a rien de plus risible qu'un joueur qui laisse tomber les gants et qui se sauve dès que l'adversaire en fait autant.Gilles Duceppe a téléphoné à Mme Marois hier vers 16h30 pour lui annoncer qu'il se désistait.La réaction de l'ancienne ministre a été enthousiaste.Elle a salué «le courage et le sens des responsabilités de M.Duceppe» tout en le remerciant de son appui.«Le sondage CROP publié par La Presse montrait un écart important, et beaucoup de gens disaient à M.Duceppe qu'ils avaient besoin de lui à Ottawa», a expliqué François Leblanc, directeur de cabinet de Gilles Duceppe.Le chef bloquiste doit rencontrer ses députés ce matin pour leur expliquer la situation et leur demander de lui réitérer leur confiance.Il compte soumettre son leadership à un vote de confiance au conseil général du Bloc, en octobre.Déjà, une quinzaine de députés bloquistes se sont dits avant tout rassurés de retrouver leur chef, a indiqué M.Leblanc.«Le message, c'était que les gens étaient contents d'avoir Duceppe à Ottawa et M me Marois à Québec, c'est aussi clair que cela », a-t-il ajouté.La députée de Taillon, Marie Malavoy, qui appuie M me Marois, est soulagée par le désistement de Gilles Duceppe.«Ça nous enlève un poids sur les épaules», at- elle déclaré à La Presse.«Je suis contente pour le mouvement souverainiste que M.Duceppe décide de ne pas faire la lutte», a-t-elle ajouté en précisant qu'elle tient à ce que celui-ci demeure chef du Bloc.Marie Malavoy souhaite et prédit l'élection de Pauline Marois par acclamation.«De toute façon, à partir du moment où M.Duceppe décide de se retirer, je me demande qui pourrait essayer d'y aller.» Le député de Marie-Victorin et ancien journaliste Bernard Drainville, le premier à avoir invité publiquement Pauline Marois à briguer la direction du PQ pour la troisième fois de sa carrière, estime que Gilles Duceppe a fait «un geste exceptionnellement courageux».«Ce n'est pas facile de faire ce qu'il a fait.Mais, à mon avis, il a placé les intérêts du parti et, je dirais, du Québec audessus de toute autre considération», a-t-il expliqué.Dans l'entourage du chef bloquiste, on indique que ce dernier a trouvé ses appuis insuffisants.En annonçant sa décision, M me Marois a déclenché un mouvement de sympathie spontané chez les députés péquistes et les présidents d'association, un mouvement qui aurait rendu la partie bien difficile à un éventuel adversaire.Vendredi, en quelques heures seulement, huit députés péquistes se sont rangés derrière Pauline Marois.Le président du PQ dans la région de la Montérégie, Stéphane Jolicoeur, lui a également donné son appui alors que d'autres officiels du parti s'étaient clairement opposés à la venue de Gilles Duceppe à Québec.Le député de Borduas, Pierre Curzi, a annoncé hier qu'il renonçait à se porter candidat et se ralliait à Mme Marois.Cette décision faisait en sorte qu'il ne pouvait y avoir de faiseur de roi susceptible d'apporter ses appuis à l'un des deux principaux candidats.«Nous avons réussi en quelques heures à démontrer notre force, c'est sûr.M.Duceppe a sûrement dû évaluer ça », a affirmé Marie Malavoy.Ce mouvement en faveur de Pauline Marois a chamboulé les plans que Gilles Duceppe venait à peine d'échafauder.Vendredi, plus sûr de lui, il avait même envoyé à La Presse une lettre qui devait être publiée aujourd'hui pour expliquer sa décision de faire le saut à Québec.Hier, Pauline Marois a demandé à M.Duceppe de participer au lancement de sa campagne aujourd'hui à Longueuil, mais il ne pourra y assister en raison d'obligations familiales.Il compte toutefois participer dès demain à une activité publique avec sa rivale d'un jour, dans la circonscription de Francine Lalonde.Ce désistement surprise plongera dans l'embarras les quelques péquistes qui avaient appuyé Gilles Duceppe.Le député de Richelieu, Sylvain Simard, avait le premier annoncé ses couleurs en soutenant qu'il privilégiait une élection par acclamation, au moment où seul Gilles Duceppe était clairement en piste.Maxime Arseneau, des Îles-de-la-Madeleine, partisan de Pauline Marois en 2005, avait publiquement appuyé M.Duceppe.Le camp Duceppe avait bon espoir d'obtenir l'appui, déterminant, de François Legault.Une rencontre entre le député de Rousseau et M.Duceppe avait très bien fonctionné.Mais M.Legault n'avait toutefois rien promis.Même constat du côté de Louise Harel.La «grande amie» de Gilles Duceppe se faisait hésitante depuis l'annonce surprise de M me Marois vendredi.L'annonce du chef bloquiste a poussé des élus péquistes qui se disaient en réflexion à se rallier aussitôt à Pauline Marois.C'est le cas du député de Matane, Pascal Bérubé.«C'est une sage décision de la part de M.Duceppe.Ça démontre chez lui une préoccupation pour l'unité du mouvement souverainiste.Ça l'honore.Sa décision vient sceller mon appui à Mme Marois », a-t-il expliqué.Duceppe déclare forfait DUCEPPE suite de la page A1 PHOTO JONATHAN HAYWARD, ARCHIVES PC Gilles Duceppe doit rencontrer ses députés ce matin pour leur expliquer la situation et leur demander de lui réitérer leur confiance.Il compte soumettre son leadership à un vote de confiance au conseil général du Bloc, en octobre.PRESSE CANADIENNE L'élection de Pauline Marois par acclamation à la tête du Parti québécois ferait épargner les coûts d'une campagne, a admis hier, en entrevue à RDI, la présidente du Parti québéois, Monique Richard, tout en insistant sur le fait qu'il ne fallait pas seulement s'arrêter sur cette question.« Mais les militants ont toutefois le goût d'entendre les personnes qui seront candidates leur dire réellement leur point de vue.Vous savez la dernière fois on venait d'adopter un programme de parti donc les personnes qui étaient candidates se sont assez étroitement associées à ce programme.» L'ancien ministre péquiste Jean-Pierre Charbonneau a lui aussi estimé qu'une élection par acclamation pouvait être une bonne chose pour le Parti québécois.« Le Parti québécois a vécu deux courses à la direction et ça a été les deux pires choses, dans le sens où les deux chefs qui en sont sortis, André Boisclair et Pierre Marc Johnson, ne sont pas restés deux ans », a-t-il dit sur les ondes de RDI.Il a ajouté que tous les chefs qui avaient été élu par acclamation, comme Jacques Parizeau, Lucien Bouchard et Bernard Landry, avaient fait de bien plus grandes choses pour le PQ.Même s'il s'est dit estomaqué par la décision de Gille Duceppe, l 'anc ien ministre péquiste Richard Legendre a estimé que l'élection par acclamation de Mme Marois pourrait être une bonne chose pour le Parti québécois.« Ce n'est pas nécessairement une mauvaise nouvelle, a-t-il dit à LCN.Il y a six jours, on était prêt à enterrer la souveraineté et aujourd'hui quand on regarde les sondages, on reprend le pouvoir avec Mme Marois.» M.Legendre faisait partie de ceux qui souhaitaient qu'il y ait une course.« Je croyais qu'on avait besoin d'avoir non seulement une réévaluation du leadership, mais aussi une réévaluation du contenu, du message », a-t-il déclaré.L'ancien député de Blainville a aussi souligné le courage de M.Duceppe dans sa décision de se retirer de la course.L a déput ée péqu is te de Hochelaga-Maisonneuve, Louise Harel, s'est dite soulagée de voir que M.Duceppe et Mme Marois n'auront pas à s'affronter et à diviser le mouvement souverainiste dans les prochains mois.« Je ne veux pas les soustraire, ni l'une, ni l'autre, je veux les additionner tous les deux », a-telle déclaré en entrevue à RDI à propos de ses deux amis.Une bonne chose pour le PQ? ACTUALITÉS HUGO DE GRANDPRÉ Le Sedna IV a qu it té Capaux- Meules, aux Î les-de-la- Madeleine, le 19 septembre 2005 à 16 h 30.Pour profiter de vents favorables, le chef de mission a choisi de passer par l'Europe puis par l'Afrique avant de retraverser l'Atlantique vers le Brésil et l'Argentine.Il arrive donc au large des Açores le 28 septembre.Le 31 octobre, il atteint Buenos Aires.C'est le « dernier arrêt avant la longue route vers les îles subantarctiques », peut-on lire dans le journal de bord.De nouveaux membres s'ajoutent à l'équipage.Le 8 janvier, le Sedna IV franchit le redoutable Cap Horn, après une longue traversée des îles subantarctiques.L'hivernage débute le 25 mars et se termine le 15 novembre 2006.Durant tout ce temps, le voilier est resté amarré dans une petite baie de la péninsule antarctique, à une centaine de mètres de la station Palmer.« Dans ces conditions de vie sans repère, il n'y a pas de recette, pas de mode d'emploi.L'instinct reprend inévitablement une place importante en chacun de nous », peut-on lire dans le journal de bord.L'équipage de 13 personnes continue son tournage et sa collecte de données.On observe notamment la hausse du niveau de l'océan.Le Sedna IV arrive à Mar del Plata, ville portuaire de l'Argentine, vers la fin du mois de novembre 2006, quelque 430 jours après son départ.e voilier a poursuivi sa route vers le Québec, où il est parvenu au début de janvier.La fin d'un long périple PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE © Le Sedna IV, ce majestueux voilier, sera amarré dans le port tout l'été au quai de l'Horloge.PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE © Le chef de mission, Jean Lemire, et le medecin de l'expédition, le Dr Francois Prévost, saluent la foule venue accueillir le voilier et son équipage.HUGO DE GRANDPRÉ Après avoir parcouru les mers du monde, le Sedna IV a fait une entrée triomphale hier matin à Montréal.Le voilier du chef de mission Jean Lemire a accosté au Vieux-Port, où il a été accueilli par plusieurs centaines de spectateurs.L'arrivée du trois-mats a marqué le point final d'une expédition de plus de 15 mois qui l'a mené de Montréal à l'Antarctique en passant par le Cap-Vert et le cap Horn.Son objectif était de documenter les effets du réchauffement climatique sur la péninsule de l'Antarctique.Jean Lemire et certains de ses partenaires entrent maintenant dans la phase éducative de leur mission.Toute l'année, le Sedna IV restera amarré au quai de l'Horloge, où il sera ouvert au public.Plus de 2000 personnes sont venues assister à l'arrivée du grand voilier, dont quelque 1600 à bord de navettes, bateaux-mouches et bateaux de croisière mis gratuitement à leur disposition par le Vieux-Port et ses partenaires.Dès 7h, sous un froid vent du nord, une dizaine de ces embarcations ont quitté le quai Jacques- Cartier en direction de la pointe est de l'île Sainte-Hélène.Là, le Sedna IV les attendait, voiles serrées.Sur le pont, l'équipage saluait son comité d'accueil.Le cortège a ensuite lentement navigué vers la terre ferme, passant sous le pont Jacques-Cartier, pour enfin accoster sous les sifflets et les applaudissements de la foule réunie autour du bassin.« Émotion pure » « C'est de l'émotion pure! s'est exclamé Jean Lemire devant la foule réunie.De voir tout ce monde qui est là, cette décharge d'amour, c'est fantastique.» « Ça a été la mission du public, a-t-il poursuivi.Nous n'étions que des gens ordinaires avec la volonté de rentrer sur le terrain pour devenir leurs yeux.Ils ont vraiment pris cette mission et ils l'ont emmenée beaucoup plus loin que ce qu'on avait prévu.» Plusieurs personnes s'étaient levées à l'aube pour assister à l'arrivée du grand voilier de 51 mètres.« On ne voulait pas manquer ça.On s'est levés à 5 h.J'ai deux de mes petits-fils avec moi, mon frère\u2026 On n'a pas souvent l'occasion de voir l'accueil d'un bateau comme cela », a raconté Guy Leduc, de Montréal, qui a suivi le périple sur l'internet, dans les journaux et à la radio.Pour sa part, la jeune Élina- Kelly Bruner-Ireland attendait impatiemment le moment où elle pourrait rencontrer Jean Lemire.«Moi je veux être scientifique de baleines, a-t-elle lancé fièrement.J'aime les baleines, l'océan, j'aime comment la nature est faite au fonds des mers.» À 13 h, l'attente a été récompensée et le public a pu monter à bord pour visiter ce qui est décrit sur le site web de la mission comme un « véritable studio flottant muni de salles de montage et d'équipement cinématographique en haute définition ».Guider vers l'action Le Sedna IV a quitté Cap-aux- Meules, aux Îles-de-la-Madeleine, le 19 septembre 2006.Mission Antarctique se voulait un voyage d'exploration et un témoignage sur les effets des changements climatiques sur le dernier continent.Un peu plus de 400 jours plus tard, en novembre dernier, le voilier a achevé sa trajectoire en Argentine.Il a ensuite refait son chemin jusqu'aux Îles-de-la- Madeleine, puis Montréal.« La prochaine étape est de poursuivre cette mission très importante, a indiqué M.Lemire.Elle sera moins spectaculaire, parce que le Sedna IV sera au coeur de la ville, mais c'est certainement la plus cruciale.C'est de guider les gens vers l'action.» Grâce à diverses activités, le public pourra donc prendre connaissance des découvertes de l'équipage.En collaboration avec le Biodôme de Montréal, des visites du bateau seront possibles pendant tout l'été.« On aimerait pouvoir accueillir les groupes scolaires l'automne prochain pour des activités qui leur permettraient de découvrir le bateau, de découvrir la mission et de parler des changements climatiques et de leurs impacts », a indiqué Yves Paris, chef de division au Biodôme.Jean Lemire, qui se définit comme biologiste et cinéaste, enchaînera pour sa part conférences et reportages.Il sera notamment au Palais des congrès de Montréal le 22 mai prochain pour une conférence organisée avec Équiterre.Une série documentaire en 13 épisodes et un long métrage sont aussi sur sa table de travail.Entrée triomphale du Sedna IV Jean Lemire et certains de ses partenaires entrent maintenant dans la phase éducative de leur mission. Bonjour printemps! 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de libérer des criminels dangereux au risque de la sécurité de la population, explique M.Boivenu.La sécurité fait partie de la Charte des droits et libertés au Canada, c'est le premier amendement de la Charte.On pense que, dans ce cadre-là, libérer un criminel comme ça, c'est ne pas respecter la Charte des droits et libertés.» M.Boisvenu a fait cette sortie en marge de l'assemblée annuelle de l'Association des familles de personnes assassinées ou disparues (AFPAD), qui avait lieu hier au centre des loisirs de Saint-Laurent, dans le nord de Montréal.M.Boisvenu a fondé cet organisme à la suite du meurtre de sa fille Julie, en juin 2002, par un récidiviste, Hugo Bernier, qui était en probation pour séquestration et agression sexuelle.La pétition contre Clermont Bégin comprend deux volets : elle demande d'abord au gouvernement fédéral de rendre rétroactive la loi sur les délinquants dangereux ou à contrôler adoptée en 1997.« Comme on l'a fait pour le registre des prédateurs sexuels », dit M.Boisvenu.Dans un deuxième temps, on demande à Québec d'adopter immédiatement des mesures plus mordantes pour empêcher Bégin de récidiver.Ce sont des familles du quartier Ahuntsic, où réside actuellement le pédophile, qui sont à l'origine de ce deuxième volet.« Il faut qu'on fasse plus que garder un oeil sur ce criminel-là.Il faut des mesures plus coercitives pour s'assurer qu'il ne commette pas de crimes d'ici à ce que la loi fédérale soit adoptée », explique le président de l'AFPAD.Le conseil d'administration de l'AFPAD annoncera appui à la pétition le 26 mai prochain.On demandera notamment l'avis d'avocats sur son libellé.La pétition sera ensuite mise en ligne sur le site de l'association et devrait être remise aux gouvernements l'automne prochain.Une pétition contre Clermont Bégin KARIM BENESSAIEH Richard Steve Goldberg, un pédophile recherché depuis cinq ans aux États-Unis et considéré comme extrêmement dangereux, a été arrêté à 1 h 43 hier matin, à sa résidence de Pointe-Claire, à l'angle de l'avenue Dorval et de la rue Dawson.Selon ce qu'a appris La Presse, l'homme de 62 ans n'a offert aucune résistance aux deux policiers appelés en renfort par les services d'immigration, de qui relevait l'intervention.Il a été impossible hier d'obtenir les commentaires de Citoyenneté et Immigration Canada, de sorte qu'on ignore comment l'homme avait été repéré et où il se trouve présentement.Goldberg figurait parmi les 10 fugitifs les plus recherchés aux États-Unis par le Federal Bureau of Investigation.Né le 9 novembre 1945 dans le quartier Brooklyn, à New York, il a occupé un poste d'ingénieur et a été président d'un club de tir à Long Beach, en Californie.C'est à cet endroit qu'il aurait commis les crimes qui lui ont valu de figurer dans la liste du FBI.Il aurait agressé sexuellement plusieurs fillettes de moins de 10 ans, de janvier à mai 2001.On l'accuse également d'avoir pris des photos de ces actes sexuels, qui ont été plus tard trouvées dans son ordinateur.Il est formellement accusé d'exploitation sexuelle d'enfants, de production de pornographie infantile, de six chefs d'actes obscènes sur des enfants et de deux chefs de possession de pornographie infantile.« Il est considéré comme armé et dangereux », précise le FBI.On révèle qu'il aurait également voyagé dans le New Jersey, le Nevada, le Colorado et la Géorgie.Mais c'est à Montréal qu'on a finalement retrouvé le sexagénaire.On offrait une récompense de 100 000 $ en échange de toute information permettant de le retracer.Un dangereux pédophile arrêté à Pointe-Claire L'homme de 62 ans était recherché depuis cinq ans aux États-Unis PHOTO MATHIEU WAGNER, COLLABORATION SPÉCIALE Richard Steve Goldberg, un pédophile de 62 ans né à New York, était recherché depuis 2002 par le FBI.Il a été arrêté dans la nuit d'hier à sa résidence de Pointe-Claire.Il n'a offert aucune résistance aux policiers. MARDI 8 MAI 2007 FÊTER AVEC DUBOIS Desjardins, Vigneault et Dubois chantant le Labrador, chantant le grand Nord, chantant nos rêves perdus de n'avoir rien fait.C'est plus qu'un toune.C'est un hymne sans pays.Combien actuel avec tout ce qui se passe aujourd'hui.SURMON BLOGUE CETTE SEMAINE MERCREDI 9 MAI 2007 QUI SERA LE PROCHAIN MARTYR?Il fut un temps où la fonction la plus maso du Québec était coach du Canadien.Mario Tremblay, Alain Vigneault, Michel Therrien et Claude Julien peuvent en témoigner.Mais coach du Canadien, ça ressemble à une job de fonctionnaire à côté de chef du PQ.JEUDI 10 MAI 2007 QUEL CHIFFRE DANS LE BULLETIN FERA VOTRE BONHEUR ?Quand j'étais petit, ma mère était contente si j'avais 80%.Si j'avais dans les 70, elle ne me chicanait pas, mais j'avais un petit sermon.Entre 65 et 70, j'avais un gros sermon.En bas de 65, mon père s'en mêlait.Réagissez au blogue de Stéphane Laporte: www.cyberpresse.ca STÉPHANE LAPORTE CHRONIQUE Venez voir mon blogue ! cyberpresse.ca/laporte COLLABORATION SPÉCIALE Samedi après-mid i .Je regarde la lutte avec mon père.Carlos Rocha vient de donner un coup de tête à Abdullah The Butcher.Abdullah est sonné.Il titube.Se tient aux câbles.Carlos Rocha lève les bras dans les airs en signe de victoire.Eddy « The Brain » Creatchman arrive par derrière et lui casse sa canne sur la tête.Rocha tombe au sol.L'arbitre fait signe à Creatchman de s'en aller.Pendant ce temps, The Butcher entre des cure-dents dans les yeux de Rocha.Rocha a mal.Et ça paraît beaucoup.Il gigote de partout.Mon père hoche la tête : « C'est arrangé.» Je fais signe que oui.J'ai beau avoir 6 ans, je ne suis pas dupe.Papa et moi, on n'aime pas la lutte tant que ça.On la regarde seulement parce que maman n'est pas là.Quand maman est là, elle nous dit de changer de poste.Que c'est dégradant.Que c'est pas pour les enfants.Alors je regarde L'Agent Sans Secret.Et mon père ronfle sur le canapé.Mais aujourd'hui, maman est allée magasiner chez Eaton.On en profite.Même si ça ne nous branche pas tant que ça.Si ce n'était pas défendu, ce serait beaucoup moins intéressant.Le Géant Ferré vient de faire son entrée dans l'arène.Il me fait peur.Si je ne me retenais pas, je dirais à mon père de tourner la roulette.Mais je suis un homme.Alors je vais regarder\u2026 par la fenêtre.Ma mère doit être à la veille d'arriver.Je guette l'autobus de la rue Girouard.Peut-être en descendra- t-elle ?Non.C'est long.Mon père et moi, on a l'air de regarder la lutte.Mais au fond, on attend ma mère.Ma soeur écoute de la musique dans sa chambre.Mon frère étudie au sous-sol.Tout le monde semble bien occupé.Mais au fond, tout le monde attend ma mère.Quand elle est partie, vers 11 h, c'est comme si la maison s'était vidée.Quand mon père n'est pas là, c'est normal.Quand mon frère est au collège ou ma soeur au ballet, c'est normal aussi.Mais quand maman n'est pas là, c'est bizarre.C'est mort.Y a pus de vie.Tout le monde est fixe.Dans sa bulle.Ma mère bouge.Elle va de la cuisine au jardin, étend le linge sur la corde, m'incite à aller dehors, demande à mon frère de lui faire une commission, va prendre une marche avec Dodo, vient chercher mon père pour qu'il change une ampoule.Elle se promène de l'un à l'autre.Nous fait entrer dans sa ronde.Nous lie tous ensemble.Et le samedi après-midi semble durer cinq minutes.Tandis que là, on dirait que ça fait trois mois que je suis devant la télé.Je m'ennuie.Ma mère est partie seulement pour l'après-midi et tout devient gris.Pourtant, si ma mère était là, je serais probablement resté enfermé dans ma chambre, à jouer avec mes cartes de hockey.Mais j'aurais su qu'elle est là.Je l'aurais entendue brasser les plats dans la cuisine.Je l'aurais entendue parler au téléphone avec sa soeur.Et marcher, avec ses petits pas pressés, d'un bord à l'autre de la maison.Et ç'aurait été assez pour que je me sente bien.Pour que je me sente complet.C'est ça, une maman.C'est un phare.Un repère.Qu'il nous faut pour savoir où l'on est.C'est notre point de départ.Et quand on le perd de vue, on ne sait plus où l'on est rendu.Six heures moins quart.Ma mère devrait arriver bientôt.Il fait noir dans la maison.Il n'y a que la lueur de la télévision.Mon père s'est endormi.Johnny Rougeau a dû lui faire la prise du sommeil.J'écoute Édouard Carpentier commenter la reprise.Je commence à m'inquiéter.Les magasins ferment à 5 h.S'il fallait qu'il lui soit arrivé quelque chose, je ne m'en remettrais pas.Si j'étais un bébé, je pense que je pleurerais en criant : « Maman ! » Mais j 'ai 6 ans.Alors il faut que je sois patient.Maman, maman, reviens donc, maman.J'entends la clef dans la serrure, et toutes les lumières se rallument en moi.Maman est de retour : « Qu'est-ce que vous faites dans le noir?Ah! non! Vous ne regardez pas ça! Bertrand, c'est pas un exemple à montrer à ton gars, des hommes qui se battent en costume de bain.As-tu fait tes devoirs pour lundi ?Va les faire pendant que je prépare à souper.» Je me lève, contrarié.Je bougonne.Pourtant, dans mon coeur, je lui sauterais au cou.J'attendais juste ça, qu'elle me rappelle à l'ordre.J'attendais ça depuis midi.Je m'approche d'elle.Et au lieu de lui dire que je l'aime et que je suis tellement content de la voir, je lui dis : « As-tu mon Lucky Luke?- Oui je l'ai.C'est bien celui que tu voulais : Ma Dalton?- Oui.Merci.- Oublie pas de finir tes devoirs avant de le lire.» Et je cours dans ma chambre.Sans même l'embrasser.Elle ne saura jamais à quel point j'étais au désespoir il y a à peine quelques minutes.À quel point les samedis sans elle sont plates.Qu'il n'y a pas une BD aussi divertissante que sa seule présence.Je ne le lui dis pas, parce que je ne suis plus un bébé.Je le suis seulement quand elle n'est pas là.Quand elle est là, je redeviens grand.Indépendant.Mon père aussi s 'est ennuyé d'elle.Ça paraissait dans sa façon de fumer sa cigarette en regardant sa montre à tout bout de champ.Mais il ne le lui dira pas.Il dit : « Qu'est-ce que t'as fait ?» en fronçant les sourcils.C'est sa façon de dire je t'aime.Ma mère lève les yeux au ciel : « Qu'est que j'ai fait ?Je t'ai acheté des chaussettes.» Elle va ranger ses sacs.Puis elle prépare le souper.Je lis mon Lucky Luke sur mon lit.La vie est belle.Presque autant que ma mère.Bonne fête, maman! Bonne fête à toutes les mamans! COURRIEL Pour joindre notre collaborateur : stephane@stephanelaporte.com Le samedi à attendre maman C'est ça, une maman.C'est un phare.Un repère.Qu'il nous faut pour savoir où l'on est.C'est notre point de départ.Et quand on le perd de vue, on ne sait plus où l'on est rendu.PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE © Des centaines de jeunes de milieux défavorisés ont reçu hier un cadeau inespéré : un beau vélo presque neuf, remis en état par un mécanicien l'hiver dernier.L'initiative vient d'un propriétaire de concession automobile, Michel Houle, qui l'a proposée à Jeunesse au Soleil l'an dernier.« Quand l'hiver approche, beaucoup de gens ne savent pas quoi faire de leur vélo, alors on en a récupéré plus de 420 en septembre dernier », ex pl ique Tommy Ku lc yk , coordonnateur de Jeunesse au Soleil.« Gestes positifs » L'hiver dernier, le concessionnaire- philanthrope a payé un mécanicien à plein temps pour réparer les vélos.Ceuxci ont été distribués hier rue Sherbrooke, dans l'e s t de Montréal, à quelque 150 jeunes et à leurs proches, que Jeunesse au Soleil a choisis parce qu'ils ont accompli des « gestes positifs », explique M.Kulcyk.Encourager une activité familiale Sur la photo, on voit Kevin Gaétan, 6 ans, venu avec son père, Jasner, récupérer les précieuses bécanes.« Si on peut encourager quatre membres d'une famille à faire une activité ensemble, et que ce soit plus écologique, c 'est ça de gagné.» La « recyclette » fait des heureux L'Association des concessionnaires Cadillac du Québec suggère aux consommateurs de lire ce qui suit.Offres d'une durée limitée, conditionnelles à l'approbation de crédit de GMAC, réservées aux particuliers et s'appliquant aux modèles neufs CTS 2007 (6DM69/R7A) et SRX 2007 (6EB26/R7B).Frais liés à l'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers et droits en sus et payables à la livraison.Les modèles illustrés comprennent certaines caractéristiques offertes en option à un coût additionnel.1.À la location, paiements mensuels basés sur un bail de 39 mois.Transport (1420$) et préparation inclus.Immatriculation, assurance et taxes en sus.Frais de 15¢ du km après 65000km.La première mensualité est exigible à la livraison.Dépôt de garantie de 0$.2.Selon la première éventualité.Détails sur la garantie limitée chez votre concessionnaire.3.Selon la première éventualité.Ces offres sont exclusives et ne peuvent être combinées avec aucune autre offre ni aucun programme incitatif d'achat ou de location, à l'exception des programmes de La Carte GM et de GM Mobilité.Le concessionnaire peut louer à prix moindre.Un échange entre concessionnaires peut être requis.Pour de plus amples renseignements, passez chez votre concessionnaire participant, composez le 1 888 446-2000 ou visitez gmcanada.com.Depuis 1902, Cadillac est un symbole de réussite pour des gens de tous les horizons qui cultivent le désir et la liberté d'atteindre leurs rêves.Et, sans cesser d'évoluer, nous sommes toujours restés fidèles à cet idéal.cadillac.gm.ca PRIVILÈGES CADILLAC Programme d'entretien prescrit sans frais de 4 ans ou 80 000km3 Abonnement d'un an au plan Orientation et dépannage d'On StarMD Garantie limitée de 160 000km ou 5 ans2 sur le groupe motopropulseur, transport de courtoisie et assistance routière CTS 2,8 L Moteur V6 VVT de 2,8L Boîte manuelle AISIN à 6 vitesses Sièges avant chauffants à réglage électrique en 8 sens côté conducteur Freins à disque avec ABS et fonction d'assistance au freinage d'urgence Antipatinage à toutes les vitesses avec interrupteur Transport et préparation inclus 456$ /mois1 Location 39 mois 0$ de comptant SRX AVEC TRANSMISSION INTÉGRALE Moteur V6 VVT de 3,6L développant 255HP Boîte automatique à 5 vitesses avec fonction manuelle Sièges avant chauffants en cuir à réglage électrique en 8 sens Antipatinage à toutes les vitesses avec interrupteur Freins à disque avec ABS Système de correction de la trajectoire Stabili TrakMC Toit ouvrant Ultra ViewMC Transport et préparation inclus 659$ /mois1 Location 39 mois 0$ de comptant 3478150A Océan Pacifique Los Angeles GUATEMALA SALVADOR ÉTATS-UNIS MEXIQUE CALIFORNIE ARIZONA NOUVEAUMEXIQUE TEXAS 0 km 200 400 600 km BELIZE LA RUÉE VERS LE NORD PHOTO HECTOR MATA, AFP Dans la communauté de San Ysidro, en Californie, tout près de la frontière du Mexique, des panneaux avertissent les automobilistes du passage possible d'immigrants illégaux.Max, c'est le rêve américain sous une casquette rouge, une histoire triste qui finit presque bien: celle d'un immigrant clandestin qui tente désespérément d'entrer aux États-Unis.Comme tant d'autres.Comme sa mère, Julia, qui avait fui le Salvador pour la Californie quand il n'avait que 5 ans.Max est venu la rejoindre après 11 ans de séparation et des semaines de marche dans le désert.Julia avait quitté un enfant, elle a retrouvé un jeune homme désemparé.NICOLAS BERUBÉ LOS ANGELES Max est né en 1990.Il va fêter ses 17 ans cette année mais, avec son regard timide et sa casquette rouge enfoncée sur la tête, on lui en donnerait 15, pas un jour de plus.Max est un bon élève.Un des meilleurs de son école, un établissement secondaire public de Van Nuys, ville à prédominance latino en banlieue de Los Angeles.Max est tranquille et travailleur.Dans ses temps libres, il aime dessiner.Ses notes sont tellement bonnes qu'il a déjà commencé à suivre des cours universitaires le soir.Ses professeurs ont écrit des lettres de recommandation pour qu'il soit candidat aux bourses réservées aux meilleurs étudiants.Pourtant, lorsqu'il est arrivé aux États- Unis, en mai 2005, Max ne parlait pas un mot d'anglais.Quand il a passé la porte de la maison de sa mère, qu'il avait perdue de vue depuis 11 ans, il ne parlait pas du tout.Il pleurait.Ses pieds étaient ensanglantés et sa peau, brûlée par le soleil.« Il marchait depuis un mois, se souvient sa mère.Il avait faim.Il sentait mauvais.Je lui ai donné à manger et je lui ai fait couler un bain.Il parlait de son oncle.Il disait qu'il fallait retourner le chercher.Il n'arrêtait pas de pleurer.» Max (nomfictif) est né au Salvador durant la guerre civile.Son père est mort peu après le départ de sa mère pour les États-Unis : il s'est fait prendre dans les tirs que s'échangeaient les militaires et les rebelles dans sa ville natale de San Gabriel.« Ç'a été terrible pour lui.Après ça, il n'avait qu'une idée en tête : venir me rejoindre aux États-Unis », explique Julia, qui a accepté de raconter l'histoire de son fils à La Presse.Max est à peine capable d'en parler à sa propre mère.Il ne s'est jamais confié à un ami, encore moins à un étranger.Une chance ratée En 2004, Julia a essayé de faire venir son fils aux États-Unis.Une procédure longue et complexe.Dans son anglais approximatif, elle devait convaincre le millionnaire chez qui elle fait le ménage de signer des papiers d'immigration et de dévoiler ses informations bancaires aux autorités.Il a fallu un an pour le convaincre et pour amasser tous les documents nécessaires.Le jour du voyage, Max s'est rendu à l'aéroport international de Cuscatlán, à une heure de route de San Salvador.Dans la file pour la douane, un inspecteur a demandé à voir ses papiers.Tout était en règle.« Avec qui voyages-tu?» « Personne.Je vais rejoindre ma mère à Los Angeles.» Depuis le 11 septembre, les mineurs qui se rendent aux États-Unis doivent être accompagnés d'un parent ou d'un gardien légal.Max ne pouvait voyager seul.Il a dû rentrer chez lui.« Il était complètement démotivé, se souvient sa mère.Ça faisait longtemps qu'il voulait venir.Ça faisait presque 10 ans qu'on était séparés.» La chance de partir s'est à nouveau offerte un an plus tard.Max venait d'avoir 15 ans.Son oncle Joseph était à la maison.Après avoir travaillé dans une ferme aux États- Unis, il était rentré au Salvador en pensant s'établir et trouver un emploi.En vain.« Je retourne travailler aux États-Unis, lui a dit son oncle.Si tu veux un avenir, tu devrais venir avec moi.» Max a tout de suite dit oui.Mais l'oncle n'avait pas de papiers.Impossible, donc, d'utiliser la filière officielle.Le père de Max est mort.Sa mère n'a qu'un visa de travail aux États-Unis, elle ne peut revenir le chercher.Pas le choix de partir avec l'oncle, mais il lui faut d'abord trouver 8000 $ pour payer le « coyote » qui l'amènera à l'Eldorado.Sa mère l'a aidé pour l'argent.Max était prêt depuis longtemps.Il savait que ce moment viendrait.Depuis l'âge de 11 ans, il faisait les devoirs de ses amis à l'école en échange de leur argent de poche.Au fil des ans, il avait amassé plusieurs centaines de dollars.De l'argent qui lui servirait à fuir le Salvador.Un jour.La longuemarche Ce jour est arrivé en mars 2005.En compagnie de son oncle Joseph, Max a pris un car en direction du Guatemala, exactement comme sa mère l'avait fait 11 ans plus tôt.Là, ils sont montés dans un autre autobus jusqu'au Mexique, près de la frontière de l'Arizona.Ils sont restés dans une maison avec une vingtaine d'autres migrants.Les conditions étaient pénibles.Il faisait chaud, les toilettes étaient à ciel ouvert et une odeur fétide régnait dans le logement.« Joseph m'appelait pendant que je travaillais pour me donner des nouvelles de LA TRAVERSÉE LE GUIDE TOURISTIQUE MES VACANCES AUQUÉBEC Disponible sur www.cyberpresse.ca/mesvacances UN CHÈQUE-CADEAUD'UNE VALEUR DE 1000$ ÉCHANGEABLE CHEZ LES LAURÉATS DES GRANDS PRIX DU TOURISME QUÉBÉCOIS 2007 ET COUREZ LA CHANCE DE GAGNER MES VACANCES AU QUÉBEC POUR VOUS DONNER LE GOÛT DU QUÉBEC! DÉCOUVREZ LES RÉGIONS DU QUÉBECÀ VISITERCET ÉTÉ DANS LES CENTRES INFOTOURISTE DU QUÉBEC PAR TÉLÉPHONE AU: 1 877 BONJOUR LA RUÉE VERS LE NORD PHOTO PÉNÉLOPE FORTIER, COLLABORATION SPÉCIALE Max (nom fictif) a vécu une véritable traversée du désert afin de rejoindre sa mère à Los Angeles.Encore aujourd'hui, le jeune homme de 17 ans est à peine capable de raconter son histoire.leur progression, se souvient Julia.J'étais inquiète à mort pour eux.» Après huit jours dans la maison, Max et Joseph se sont joints à un groupe dirigé par un coyote et sont montés dans une voiture qui les a laissés dans le désert.C'est là que le vrai voyage débutait.« Ils ont marché, sans eau, sans nourriture.Ils buvaient l'eau stagnante quand ils en trouvaient.La nuit, ils dormaient quelques heures dans des buissons, enroulés dans leurs vêtements », explique Julia.Un matin, dans le désert de l'Arizona, le groupe s'est fait encercler par des bandits mexicains, qui volent les trafiquants de drogue dans les régions frontalières.«Max a mis ses mains sur ses hanches pour dire qu'il n'avait rien dans ses poches.Un des voleurs croyait qu'il était armé et lui a mis un fusil sur la tempe.Tout s'est réglé, car personne n'avait d'argent.Ils sont repartis.» Au bout de cinq jours de marche, le groupe était rendu dans le désert dans la région de Tucson.L'oncle de Joseph montrait des signes de fatigue.Il était déshydraté et avait de la difficulté à suivre le groupe.Ses reins commençaient à être infectés, disait-il.Un matin, après une nuit de marche, Joseph a dit à Max de continuer sans lui.Il lui a dit qu'ils devaient se séparer de toute façon puisque Max allait en Californie et lui au Mississippi.«Max ne voulait pas laisser son oncle.Dans le groupe, il y avait deux enfants de 8 et 12 ans, et le coyote qui les guidait ne voulait pas rester là à attendre.Max est devenu hystérique.Mais il n'avait pas le choix.Ils ont laissé Joseph.» Sans son oncle, Max a eu de la difficulté à continuer le voyage.Le lendemain soir, le groupe s'est arrêté dans une maison abandonnée, isolée, au milieu d'une plaine.Au coucher du soleil, Max a vu ce qu'il croyait être deux chiens qui jouaient dans la cour.Puis il s'est aperçu qu'il s'agissait de deux coyotes.Des coyotes à quatre pattes, ceuxlà.Ils mâchaient des mains et des pieds humains.Les jours qui ont suivi sont flous dans la mémoire de Max.Il a dormi dans une caverne.Plusieurs fois, il a entendu des hélicoptères.Avec trois autres adolescents, il a marché dans le désert jusqu'en Californie.Jusqu'à Los Angeles.Un mois de marche.Un mois à se cacher, à boire de l'eau stagnante, à fouiller dans les poubelles la nuit pour trouver quelque chose à manger.Partir.Loin Un matin, dans une petite ville en banlieue de L.A., une femme a aperçu quatre jeunes dans un parc.Leurs vêtements étaient sales et ils paraissaient désorientés.Avec son téléphone cellulaire, elle a alerté les policiers.Ceux-ci sont arrivés dans le parc quelques minutes plus tard.« Ils en ont arrêté deux.Max et un autre jeune ont couru dans un Mc Donald's et se sont cachés dans les toilettes.Les policiers ne les ont pas vus.» Après être sorti du restaurant, Max a craqué.Il s'est mis à pleurer, à paniquer.Il a marché vers un homme qui montait à bord de son camion et l'a imploré de le conduire chez sa mère.L'homme l'a repoussé.Max et son ami ont fini par trouver un Latino qui a accepté de les conduire à Van Nuys, près de L.A.L'adresse de sa mère était gribouillée sur un bout de papier qu'il gardait dans sa poche depuis le début du voyage.C'était un dimanche, se souvient Julia.Elle était occupée à faire la lessive quand la porte s'est ouverte et qu'un adolescent en pleurs est entré.Elle l'a reconnu au premier coup d'oeil.« Il était sale comme un sans-abri.Il n'arrêtait pas de pleurer.Je lui ai donné à manger et je l'ai mis dans le bain.Il disait qu'il fallait retourner dans le désert pour chercher son oncle Joseph.Il répétait : \"Comment je vais pouvoir dire ça à grand-maman?Comment je vais pouvoir dire ça à grand-maman?\" » Ç'a été long avant qu'il se calme, se souvient-elle.« Je n'avais jamais vu quelqu'un d'aussi malheureux.Je ne pouvais rien faire pour le consoler.Il pleurait, c'est tout.» Son oncle était mort depuis des semaines.Son corps avait été trouvé par des agents frontaliers.Ils l'ont envoyé à la famille à Los Angeles en autobus.Une des soeurs de Julia est allée le chercher au terminus et a payé les frais.Le corps était dans un sac de plastique et sentait mauvais.« C'était il y a deux ans, mais Max est encore incapable d'en parler, explique Julia.Il rêve souvent à son oncle.Il est hanté par sa traversée.Ça le suit partout.» Max a toujours voulu quitter son pays natal, rongé par la guerre, se souvient sa mère.Un peu avant son troisième anniversaire, il était entré dans la maison, un après-midi, et était allé la trouver.Il faisait soleil et Julia était en train d'étendre des draps sur la corde à linge, dans la cour.Max lui a dit qu'il savait ce qu'il voulait comme cadeau : une camionnette Volkswagen, comme celle du voisin.« Une camionnette jouet ?» lui avaitelle demandé.« Non, maman.Une vraie.Comme ça, on va pouvoir s'en aller.Loin.» DEMAIN : LA PHARMACIE DU SUD 3482008A Résultats des tirages du: Résultats des tirages du: décomposable dans les deux sens En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.Ventes totales : GAGNANTS LOTS Prochain gros lot (approx.) : Jour - Mois - Année - Signe 500 000 $ décomposable dans les deux sens compl.compl.Participation gratuite compl.500 000 $ (C) 7/7 6/7+ 6/7 5/7 4/7 3/7+ 3/7 18 264 494 $ 12 000 000,00 $ 51 908,20 $ 1 688,00 $ 99,00 $ 10,00 $ 10,00 $ 2 500 000 $ 2007-05-12 30 JUILLET 82 LION 2007-05-11 Vos numéros sont vérifiés à chaque tirage.Abonnez-vous ! 1 866 628-4783 GROS LOT DE 500 000 $ MICHEL MONETTE 7903, rue Saint-Denis, Montréal (514) 381-2247 crichelieu@bellnet.ca Du mardi au dimanche, de 10 h à 17 h Stationnement Métro Jarry www.galerierichelieu.com Aussi spacieuse qu'un musée, aussi chaleureuse qu'une maison d'amis LA GALERIE D'ART RICHELIEU OFFRE AUJOURD'HUI À TOUTES LES MAMANS PRÉSENTES UNE LITHOGRAPHIE SIGNÉE PAR L'ARTISTE DE RENOMMÉE INTERNATIONALE CHARLES CARSON (QUANTITÉ LIMITÉE) Rencontrez aujourd'hui l'artiste en toute simplicité de 13 h à 17 h EXPOSITION du 13 au 24 mai 2007 L'Orée Il a marché dans le désert jusqu'à Los Angeles.Un mois de marche.Un mois à se cacher, à boire de l'eau stagnante, à fouiller dans les poubelles pour trouver quelque chose à manger.MULTIMÉDIA Nicolas Bérubé a rapporté des histoires extraordinaires de son voyage à la frontière américanomexicaine.Voyez son reportage multimédia sur www.cyberpresse.ca DE MAX MONDE RICHARD HÉTU COLLABORATION SPÉCIALE CHERRY HILL, New Jersey \u2014 Bordé d'arbres, orné de drapeaux américains et parsemé de paniers de basketball, Mimosa Drive serpente dans la ville-dortoir de Cherry Hill, non loin des gratteciel de Philadelphie.Devant une maison à étage, Paul Czerny, d'origine polonaise, joue avec sa fillette de 4 ans à la fin d'une chaude journée de mai.Dans la maison d'en face, une famille albanaise, les Duka, vit une crise.Trois de ses garçons, dans la vingtaine, sont accusés d'avoir préparé une attaque terroriste contre une base militaire du New Jersey.Un aut re Albana is d'ex- Yougoslavie, un Turc et un Jordanien auraient également participé au complot.Des djihadistes, des militants islamistes, les voisins ?Voilà bien une question à laquelle Paul Czerny n'avait pas songé en s'installant sur son petit bout de rêve américain.« Je pensais que leurs affaires allaient plutôt bien », dit-il à La Presse en parlant des frères Duka, qui gagnaient leur vie comme couvreurs.« Le matin, je les voyais souvent partir dans leur camion.» Or, vendredi matin, les frères Duka, cheveux en brosse et barbe longue, ont comparu devant un juge de Camden, au New Jersey.Ils sont arrivés au tribunal un par un, les pieds enchaînés et les mains libres.En voyant les membres de sa famille dans la salle, le plus jeune, Eljvir, 23 ans, a frappé sa poitrine et salué de la main.Les femmes, têtes couvertes, ont répondu en lui envoyant des baisers de la main.Eljvir se distingue de ses frères par la couleur de ses yeux et de ses cheveux, ainsi que par ses surnoms.C'est un blond aux yeux bleus.Ses proches l'appellent Elvis ou Soliman.Entre Eljvir et Elvis, il y a un lien évident.Mais quel est le rapport entre Elvis et Soliman?L'Empire ottoman, sous le règne de Soliman le Magnifique, devint une grande puissance mondiale.Elvis Duka a prêché le djihad aux États-Unis, selon l'accusation.Dans un des enregistrements cités par le FBI, il dit : « Quand vient le temps de défendre ta religion, quand quelqu'un attaque ta religion, ton mode de vie, tu pars en djihad.» Avertissement ou manipulation?À qui Elvis confie-t-il ces idées?À un indicateur de police.D'origine égyptienne, cet homme proposera plus tard aux frères Duka et à leurs amis d'organiser l'achat d'armes afin de mettre à exécution le plan terroriste.Les suspects sont tombés dans ce piège tendu par le FBI.Lundi soir, lorsqu'ils ont été arrêtés, d'eux d'entre eux étaient « sur le point d'acheter trois armes de type AK-47 et quatre M-16 », a annoncé le procureur du New Jersey, Christopher Christie.Selon l'accusation, ils voulaient se servir de cet arsenal pour « tuer le plus grand nombre de soldats américains possible » sur la base de Fort Dix.« C'est un avertissement », a déclaré mardi le procureur Christie.« Il vient rappeler aux Américains que la guerre contre le terrorisme est une réalité.» La famille Duka accuse le FBI de confondre réalité et fiction.« Pensez-vous que des terroristes iraient faire copier leurs vidéos chez Circuit City ?» a dit une des soeurs Duka, par la porte entrebâillée du 215 Mimosa Drive.« Mes frères sont innocents.» Le FBI a commencé son enquête en janvier 2006, alerté par un commis de Circuit City à qui un client avait demandé de copier une vidéo sur un DVD.Le commis avait été alarmé en voyant le contenu de cette cassette, qui montrait plusieurs hommes déchargeant leurs armes en criant « Allah Akbar ».En mars 2006, l'indicateur du FBI s'est lié d'amitié avec un des ces hommes, Mohamad Ibrahim Shnewer, 22 ans.Palestinien d'origine, Shnewer travaillait comme chauffeur de ta xi à Philadelphie.Selon l'accusation, il a montré à son nouvel ami des cassettes où Oussama ben Laden appelle la jeunesse musulmane à la guerre sainte.Il lui a parlé de son idée de massacrer au moins 100 soldats américains.Et il l'a assuré de sa capacité à rassembler une demi-douzaine d'hommes pour l'attaque.Le drame d'un père Selon l'accusation, Shnewer se méfiait de son nouvel ami, qu'il soupçonnait de travailler pour la police.Il n'a pas moins participé avec lui à des séancesdemaniement d'armes dans les Poconos, mené des opérations de surveillance de bases militaires et visionné des vidéos d'entraînement.L'accusation ne dit pas si Shnewer est celui qui a fait appel à Circuit City pour copier la cassette incriminante.Outre Shnewer et les frères Duka - Eljvir, Shain, 26 ans, et Dritan, 28 ans -, Sednar Tatar, 23 ans, et Agron Abdullahu, 24 ans, ont été accusés d'avoir participé aux activités citées plus haut.Trois des suspects ont fréquenté la même école secondaire à Cherry Hill - Shnewer, Elvis Duka et Sednar Tatar.Certains de leurs proches ont noté chez eux des changements au cours des dernières années.Ils sont devenus plus religieux et plus politisés, rageant notamment contre la guerre en Irak.Tatar, un émigré turc, devait jouer un rôle clé dans l'attaque, selon l'accusation.Il a déjà livré de la pizza à la base militaire de Fort Dix, aux portes de laquelle se trouve la pizzeria de son père, à Cookstown.Le jour de l'attaque, il devait renouer avec son ancien métier.Lundi soir, ce complot a été déjoué.Vendredi midi, le restaurant de Muslim Tatar, le père de Sednar, était vide, malgré une affiche annonçant « Nouvelle administration ».« C'est une ruse du patron pour attirer les clients », a expliqué le gérant de la pizzeria, Warren Cline.« Le restaurant est vide depuis mardi.Même le chef est parti.» Selon l'avocat de Sednar Tatar, le père a reçu des menaces et songe à rentrer en Turquie, un pays qu'il croyait avoir quitté pour de bon en 1992.« J'essaie de le convaincre de rester », a dit Richard Sparaco à l'extérieur du tribunal de Camden.« Il est au désespoir.» Selon le FBI, l'arrestation des « six de Fort Dix» met en lumière l'émergence d'un terrorisme local.Les adhérents de ce terrorisme trouvent peut-être leur inspiration chez Oussama ben Laden, mais ils ne reçoivent pas d'ordre ou d'argent de l'étranger.Selon les critiques du FBI, l'arrestation des six met aussi en évidence l'utilisation des indicateurs de police pour combattre les djihadistes.« L'accusation montre que l'indicateur est toujours celui qui pousse les autres à passer à l'action », dit Sparaco, l'avocat de Tatar.« Nous allons étudier son rôle avec beaucoup d'attention.» Complot terroriste au New Jersey Ceci n'est pas un épisode de 24 Lundi soir, la police américaine a arrêté six individus au New Jersey, les accusant d'avoir planifié une attaque terroriste contre la base militaire de Fort Dix.Réalité ou fiction ?Notre journaliste s'est rendu sur place pour y voir plus clair.LES SIX DE FORT DIX > Sednar Tatar, né en Turquie.Statut aux États-Unis : résident permanent.> Agron Abdullahu, né en ex-Yougoslavie.Statut aux États-Unis : résident permanent.> Mohamad Ibrahim Shnewer, né en Jordanie.Statut : citoyen.> Eljvir Duka, né en ex-Yougoslavie.Statut : sans papiers.> Shain Duka, né en ex-Yougoslavie.Statut : sans papiers.> Dritan Duka, né en ex-Yougoslavie.Statut : sans papiers.AGENCE FRANCE-PRESSE BERLIN \u2014 Un groupe de cinq islamistes d'origines turque et allemande préparait des attentats dans le sud-ouest de l'Allemagne, où sont stationnées les forces américaines, révèle le magazine allemand Focus à paraître demain, citant des sources de la police et du parquet allemands.Ces révélations seraient à l'origine de l'avis de menace d'attaque terroriste imminente contre des Américains en Allemagne qu'a évoqué vendredi, à Washington, la chaîne de télévision ABC News.Le commando, composé de deux Allemands convertis à l'islam et de trois Turcs détenteurs de passeports allemands, appartient, selon Focus, à un mouvement proche d'Al-Qaeda qui se nomme « Islamic Jihad Union », et aurait été entraîné militairement au Pakistan.Ce mouvement aurait été responsable d'assassinats en Ouzbékistan.Le commando avait déjà tourné des vidéos dans lesquelles les kamikazes potentiels faisaient leurs adieux, affirme encore le journal allemand, citant les mêmes sources.Selon ABC, la menace aurait pesé particulièrement contre Patch Barrack, le quartier général du commandement régional militaire américain en Europe, près de Stuttgart (sud-ouest).Un responsable américain a indiqué vendredi, sous le couvert de l'anonymat, que les États-Unis possédaient effectivement des renseignements concernant une menace d'attaques avec des bombes et armes légères contre des Américains en Allemagne.Ces renseignements avaient été assez inquiétantes pour inciter l'ambassade américaine à Berlin à diffuser un appel à la vigilance le 20 avril, a-t-il précisé.Il a souligné par contre n'avoir aucune indication sur un calendrier d'exécution.Un porte-parole du ministère allemand de l'Intérieur, réagissant également vendredi soir aux informations d'ABC, a abondé dans le même sens, affirmant qu'« il n'y avait rien de nouveau » par rapport au contexte ayant amené les autorités américaines à lancer en avril leur mise en garde à leurs ressortissants en Allemagne.Le Parquet général fédéral allemand, a-t-il ajouté, a alors ouvert une enquête.Le ministère de l'Intérieur a refusé de s'exprimer sur une enquête judiciaire en cours.Attentats déjoués en Allemagne Berline Aveo LT édition RS illustrée.1.À la location du modèle Aveo LS 1TD69/R7A, paiements mensuels basés sur un bail de 60 mois.Frais de transport et préparation de 1 045 $ inclus.Immatriculation, frais associés à l'inscription au RDPRM, droits, assurances et taxes en sus.Frais de 15 ¢/km après 100 000 km.Première mensualité exigible à la livraison.Sur approbation du crédit de GMAC.Le concessionnaire peut louer à prix moindre.2.Garantie limitée GM de 160 000 km/5 ans sur le groupe motopropulseur avec transport de courtoisie et assistance routière.Selon la première éventualité.Détails de la garantie limitée chez votre concessionnaire.MCMarque de commerce d'Apple Inc.Renseignez-vous au gmcanada.com.Transport en commun Allonsychevrolet.ca LA GARANTIE DE 160000KM DE GM LA MEILLEURE PROTECTION AU PAYS 160000KM 5 ANS SUR LE GROUPE MOTOPROPULSEUR GARANTIE LIMITÉE2 160000KM 5 ANS AVEC TRANSPORT DE COURTOISIE2 160000KM 5 ANS AVEC ASSISTANCE ROUTIÈRE2 + + AVEO La meilleure offre sur le marché La meilleure protection au pays Équipée pour accommoder tout le 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pour laquelle il travaille.Ce dernier s'est montré rassurant sur l'état de santé de l'exotage, en soulignant qu'« il n'était pas en danger aujourd'hui », même s'il est « déshydraté, affaibli, amaigri ».Il souffre en revanche d'une infection à l'oeil, provoquée par le contact pendant 38 jours d'un bandeau « souillé ».Éric Damfreville a en effet été « bâillonné, enchaîné, entravé » pendant toute la durée de sa détention.\u2014 AFP Ségolène Royal vise 2012 Les socialistes français, secoués par la défaite électorale de leur candidate présidentielle Ségolène Royal, se sont réunis hier pour tirer les leçons de cet échec et préparer les législatives, s'évertuant à afficher leur unité pour éviter une débâcle en juin.Mais l'ambiance était très tendue, la course à la direction s'étant engagée au Parti socialiste (PS) dès le soir de la victoire du candidat de droite, Nicolas Sarkozy, avec déjà en ligne de mire la présidentielle de 2012.Mme Royal, très applaudie à son arrivée, s'est projetée en 2012, suscitant un certain courroux.Elle s'est redite « disponible » pour mener la « rénovation » du PS, a revendiqué « évidemment toute (sa) place» dans la bataille des législatives des 10 et 17 juin et a souhaité que le candidat du PS à la prochaine présidentielle soit « rapidement désigné après les législatives ».\u2014AFP ARABIE SAOUDITE Cheney cherche un soutien Le vice-président américain, Dick Cheney, a entamé hier une visite en Arabie Saoudite pour solliciter l'aide de ce puissant pays du Golfe afin de pacifier l'Irak.M.Cheney, qui venait des Émirats arabes unis, a été accueilli par le prince héritier saoudien, le sultan Ben Abdel Aziz, à son arrivée à Tabouk (nord), où il devait avoir des entretiens avec le roi Abdallah avant de conclure sa visite de quelques heures en Arabie.Il doit encore se rendre en Égypte et en Jordanie.Sa tournée entamée en Irak vise à pousser les alliés arabes de Washington à favoriser la participation de la minorité sunnite au processus politique en Irak et à limiter l'influence de l'Iran, chiite, dans la région.\u2014 AFP BRÉSIL Benoît XVI dénonce les trafiquants de drogue À l'avant-dernier jour de sa visite au Brésil, le pape Benoît XVI a profité hier d'une visite dans un centre de désintoxication pour dénoncer les dégâts qu'infligent les trafiquants de drogue aux sociétés d'Amérique du Sud.« Dieu vous demandera des comptes », a-t-il lancé à leur adresse, devant les quelque 6000 fidèles rassemblés pour sa visite à la Fazenda da Esperança (la Ferme de l'espoir).Selon le Département d'État américain, le Brésil arrive en deuxième position derrière les États-Unis pour ce qui est de la consommation de cocaïne.Et la plupart des métropoles du pays, mais aussi de toute l'Amérique latine, sont aux prises avec les fléaux combinés de la drogue et de la violence.\u2014 AP ITALIE Le G6 européen discute drogue et terrorisme Réunis à Venise, les ministres de l'Intérieur des six plus grands pays européens (Allemagne, Espagne, France, Grande-Bretagne, Italie, Pologne) ont convenu de mieux coordonner leurs actions pour lutter contre le trafic de drogue et le terrorisme.Ils se sont inquiétés de l'augmentation de la consommation de cocaïne en Europe, notamment parmi les jeunes.Pour combattre le terrorisme, les ministres du G6 ont jugé important de « prévenir et de poursuivre les comportements incitant à la violence et à la haine raciale ».Ils ont salué la proposition de la Commission européenne de « dessiner une carte de la radicalisation dans l'UE ».\u2014AP AGENCE FRANCE-PRESSE KARACHI, Pakistan \u2014 Au moins 30 personnes ont été tuées et 100 blessées hier lors d'affrontements armés entre groupes politiques rivaux à Karachi, dans le sud du Pakistan, où l'ex-président de la Cour suprême, limogé le 9 mars, devait s'exprimer devant ses partisans.Selon un responsable qui a requis l'anonymat, « la majorité des personnes tuées sont des membres de partis d'opposition, notamment du Parti populaire du Pakistan » (PPP), formation de l'ancienne première ministre Benazir Bhutto, qui vit en exil.« La situation est très grave à Karachi », a déclaré le gouverneur du Sindh, Ishratul Ibad.Le président pakistanais, le général Pervez Musharraf, a exclu de décréter l'état d'urgence dans la plus grande ville du pays, selon les médias d'État.Les violences ont opposé dans plusieurs quartiers de Karachi des militants de l'opposition soutenant le juge Iftikhar Mohammed Chaudhry, ancien président de la Cour suprême, et des partisans du général Musharraf.Depuis son limogeage pour« inconduite et abus d'autorité », le juge Chaudhry est devenu un symbole de l'opposition au pouvoir militaire.Sa mise à pied a provoqué de multiples manifestations des milieux judiciaires et de l'opposition, des partis islamistes aux partis laïcs.Alors que l'opposition dénonce une manoeuvre du général Musharraf pour se débarrasser du premier magistrat du pays à l'approche des élections de la fin de l'année, le pouvoir accuse l'opposition de politiser une affaire strictement judiciaire.Quelque 15 000 policiers et membres de forces paramilitaires avaient été déployés à Karachi pour prévenir des violences.Après leur déclenchement, d'autres paramilitaires équipés de voitures blindées ont été envoyés en renfort.De la fumée noire planait sur Karachi, où des groupes armés de fusils d'assaut et de fusils de chasse se sont livré des batailles rangées, ont tiré sur les locaux d'une chaîne de télévision et ont incendié des dizaines d'autobus et de voitures.Selon un photographe de l'AFP, des membresdu Muttahida Qaumi Movement (MQM), la plus grande formation pro- Musharraf à Karachi, ont échangé des tirs avec des militants du PPP pendant au moins une heure et demie.Toute la journée, le juge est resté bloqué à l'aéroport de Karachi, dont des partisans du gouvernement avaient coupé les accès.Selon un de ses avocats, Munir Munik, des troupes paramilitaires ont tenté de faire monter le juge de force dans un hélicoptère pour l'emmener à la Cour suprême du Sindh.Mais « nous n'avons pas laissé les gens de la sécurité l'emmener de force », a-t-il dit.En fin de journée, le juge Chaudhry a renoncé à prendre la parole à Karachi et a pris un avion pour Islamabad, selon un autre avocat, Imdad Awan.Le gouverneur du Sindh et le ministre de l'Intérieur de la province ont accusé le juge Chaudhry d'avoir par sa venue déclenché les violences.« Le juge est responsable de ces morts, personne d'autre n'est responsable, aucun parti politique n'est responsable », a déclaré le ministre.Violences politiques au Pakistan YVES BOISVERT CHRONQIUE Il y a des leçons à tirer de la déconfiture de l'îlot Voyageur, c 'est entendu.Le danger est qu'on risque de tirer les mauvaises.Ce n'est pas tant la « folie des grandeurs » qui a coulé ce projet.C'est une mauvaise gestion et un manque de surveillance.En un mot, l'incompétence administrative et l'aveuglement du conseil d'administration.Mais de ce fiasco on est déjà en train de tirer la conclusion que les universités virent à la mégalomanie.Ce n'est pas vrai.Et au moment où on se parle, le vrai risque couru par les grandes universités québécoises est celui de la médiocrité institutionnalisée.Avant d'entrer dans le vif du sujet, observons ce piquant paradoxe.Quand le projet de l'UQAM a été présenté, tout le monde et son frère était emballé : aménagement du centre-est de Montréal, revitalisation urbaine, près de la Grande Bibliothèque, du CHUM, mettez-en, c'était formidable.De fait, l'UQAM avait (et a) besoin de locaux, c'est l'évidence.Comme l'UdeM, au fait.Mais quand l'Université de Montréal parle d'aménager une zone sinistrée en plein coeur de l'île de Montréal, la gare de triage, l'opposition s'organise, on voit de vilains complots capitalistes partout, bref, c'est suspect.Pourtant, c'est notre bonne vieille UQAM, dirigée par un recteur au passé de gauche irréprochable, qui vient de se faire fourrer dans une entente mal fagotée avec l'entreprise privée, un projet PPPP (pas piqué des punaises pour le promoteur), à sens de pompage financier unique.Mais revenons à l'essentiel : le développement des universités.Faut-il qu'elles construisent ou non?Et si oui, où?Les exemples farfelus ne manquent pas : l'Université du Québec à Rimouski s'est bâtie à.Lévis, dans la cour de l'Université Laval.L'Université de Sherbrooke se construit à Longueuil et offrira même des locaux à l'Université Laval.On est rendu loin de sa clientèle naturelle! Le bon maire de Montréal, magnanime, n'a eu aucune objection à laisser rebaptiser la station de métro Longueuil « Université de Sherbrooke », ce qui est du plus haut comique.Je suggère qu'une nouvelle station de métro à Laval, la plus près de l'Abitibi, s'appelle « Université de Rouyn-Noranda », pour faire bonne mesure.Tout cela est fort critiquable, mais assez anecdotique dans le grand ordre immobilier des choses universitaires.La vraie question est celle de savoir comment développer nos universités pour dans 25 ans et au-delà.Les démographes du ministère de l'Éducation prévoient depuis 30 ans un effondrement de la clientèle universitaire.Québec, qui finance en grande partie la construction de nouveaux pavillons, est donc réfractaire aux projets immobiliers, d'autant plus qu'on ne croit pas qu'il manque d'espace.Or, malgré des baisses ponctuelles, la clientèle des universités continue d'augmenter.Parce que, même s'il y a moins de jeunes, de plus en plus de gens de tous âges vont à l'université; parce que les diplômes de maîtrise et de doctorat sont de plus en plus recherchés (le Québec tire de l'arrière dans le domaine); et parce que la qualité de la formation attire des étudiants de partout dans le monde.Étudiants qui paient le gros prix, étudiants qui ont le choix, étudiants qui deviennent parfois des immigrés hautement qualifiés.Nos grandes universités ont plus de problème d'immobilisme que d'immobilier.Elles ne connaissent rien làdedans?Voyons donc.Mauvaise excuse.S'il y a un milieu qui devrait avoir les ressources intellectuelles pour trouver l'expertise, c'est bien l'université ! De toute manière, Jean Coutu non plus ne connaît rien dans la construction.Mais pour vendre des pilules, il lui faut bien des locaux.Cette objection ne tient pas.L'Université de Montréa l devrait investir 30 millions pour « mettre à niveau » ses labos de science dans le pavillon principal .Or, l'édifice d'Ernest Cormier, aussi charmant soit-il, est mal adapté aux nouvelles exigences universitaires.On réaménage tout, sachant que ce sera insatisfaisant, ou on construit en bas de la montagne?Comment attirer des chercheurs, comment garder des professeurs convoités si on ne peut pas leur offrir des installations de premier plan ?Ne parlons même pas des États- Unis : les universités ontariennes sont en train de prendre les devants de manière dramatique.Les doyens québécois reviennent de Toronto en braillant.Quand l'Université de Montréal s'est installée sur la montagne, au début du siècle, plusieurs ont ridiculisé ce projet qualifié de démesuré.Aujourd'hui, la montagne est pleine.Et il se trouve un terrain fabuleux - pas en banlieue - pour qu'elle se développe.Intelligemment, bien sûr.Mais il faut penser à plus long terme, en dehors de l'univers provincial et provincialiste du ministère de l'Éducation.Les grandes universités sont un formidable instrument de développement social et économique pour les villes.Villes qui sont en concurrence entre elles.Le bon maire Gérald Tremblay, lui qui n'arrête pas de parler d'économie du savoir et de développement économique mais qui est incapable de se battre vraiment pour le moindre projet (hormis les jeux gais et les championnats de sports aquatiques), ira-t-il au bâton pour l'Université de Montréal et les autres universités?On peut rêver.Montréal et Laval ne concurrencent pas Sherbrooke et Trois- Rivières, mais Toronto, Calgary, Vancouver, sans parler du reste de l'Amérique du Nord.N'en demandons pas trop aux leaders politiques à Québec.L'heure, apparemment, est au régionalisme primaire.Mais avant de fermer tous les chantiers de construction universitaires, séparons les problèmes, examinons le bien-fondé de chaque cas.Et surtout, tentons de voir un peu plus loin, un peu plus grand.Pensons au Québec de nos petits-enfants.Pourquoi faudrait-il absolument qu'i l rapetisse ?COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : yves.boisvert@lapresse.ca Craignons l'immobilisme, pas l'immobilier FIASCO.DÉSASTRE.TRAVAILD'AMATEURS.MICHÈLEOUIMET ET YVES BOISVERT S'ENTENDENT SUR LES ÉPITHÈTES POUR QUALIFIER LA GESTION DE L'UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL DU PROJET DE L'ÎLOT VOYAGEUR.MAIS LEURS VISIONS DIVERGENT SUR LES LEÇONS À EN TIRER.DE QUOI ALIMENTER LA RÉFLEXION, AU MOMENT OÙ L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL RÊVE D'UN PROJET PLUS GIGANTESQUE ENCORE À OUTREMONT.ACTUALITÉS UQAM: les leçons du Le dimanche dans AUX P'TITS SOINS\u2026 Tous les mercredis et samedis dans PARTONS! Bonjour, nous recherchons des mamans et papas substituts pour des bébés de 0 à 3 ans en raison de situations difficiles qu'ils vivent dans leur famille, souvent dès leur naissance.Ces parents substituts doivent être capables de les aimer et de les accompagner à travers les soins que nécessite leur état de santé psychologique et physique.Ces enfants en bas âge ont besoin d'un environnement adapté à leur âge et ont besoin de la constance des soins.Si vous êtes l'un de ceux qui ont envie d'ouvrir pour quelques mois leur coeur et leur famille à un de ces enfants, nous vous offrons la possibilité de devenir famille d'accueil.Vous pouvez faire la différence dans la vie de ces poupons.Si vous habitez sur l'Île de Montréal et que vous avez la disponibilité pour accueillir temporairement un de ces bébés, communiquez avec madame Louise Landry au 514 385-2318 BÉBÉ , 0-3 ANS UN TOIT POUR MOI 3448345A SE JOINT À Club Link est fière d'ajouter à sa liste de parcours le réputé Club de Golf Islesmere de Laval.Créé en 1919, ce club de golf hautement reconnu se compare aisément aux parcours d'Angleterre et d'Écosse.Il fut à maintes occasions l'hôte des tournois de la CPGA et témoin des victoires de Moe Norman et Byron Nelson.Situé à 15 minutes du Club de Golf Le Fontainebleau de Blainville, Islesmere, avec ses 27 trous pittoresques, s'impose cette saison en tant que nouveau Club de Golf membre de Club Link.POUR L'OCCASION, VENEZ RELEVER LE DÉFI DE 27 DES PLUS PITTORESQUES TROUS DE GOLF.POUR INFORMATION SUR LES ABONNEMENTS COMPOSEZ LE1 866 915.6638 OU VISITEZ LE WWW.CLUBLINK.CA 3482216A MICHÈLE OUIMET CHRONIQUE En mars 2005, l'UQAM dévoilait le projet de l'îlot Voyageur.Coût : 322 millions.Deux ans plus tard, les 322 millions ont explosé pour atteindre 406 millions.La tête du recteur Roch Denis a roulé et le déficit de l'UQAM a flambé.Que s'est-il passé?En partant, le projet était mal ficelé.Vraiment mal ficelé.Et trop ambitieux.Vraiment trop ambitieux.Il couvre tout un quadrilatère du centre-ville délimité par les rues Berri, Ontario, Saint-Hubert et le boulevard de Maisonneuve, face à la Grande Bibliothèque.L'UQAM ne s'est pas contentée de construire un pavillon pour loger certaines facultés, elle s'est aussi mise en tête de construire des résidences étudiantes, un stationnement de 800 places et un édifice à bureaux qui intègre la station centrale d'autocars.Un gros paquebot.Mai s un paquebot qu i , dès le début, prenait l 'eau.Premièrement, les 322 millions n'incluaient pas les coûts de financement, un trou d'une quarantaine de millions.Deuxièmement, l'UQAM a signé une entente avec un promoteur, Busac.Normalement, le privé estime les coûts d'un projet et absorbe les dépassements.Pas avec l'UQAM, qui assume pratiquement tous les risques.Le monde à l'envers.Troisièmement, les revenus ont été surestimés.Bref, l'entente était mal foutue, une recette parfaite pour le désastre.Du travail d'amateur.Même si le jupon dépassait, personne n'a rien vu.Ni le conseil d'administration de l'UQAM, qui est pourtant le chien de garde de l'Université, ni l'assemblée des gouverneurs du réseau de l'Université du Québec, autre chien de garde, ni le recteur, ni le vice-recteur, ni le contentieux.Personne.Le projet est formidable, bravo! se sont-ils dit, ébaubis.Au coeur du centre-ville, directement en face de la Grande Bibliothèque.La petite Université du Québec, née en 1968 avec une poignée de professeurs et des locaux squattés dans des vieux immeubles du centre-ville, se payait la totale.La grenouille qui veut devenir plus grosse que le boeuf.Les membres du conseil d'administration n'y ont vu que du feu.Pourtant, ce ne sont pas des deux de pique.On y retrouve, entre autres, l'ancien ministre libéral et avocat Martin Cauchon.Ils auraient dû poser des questions, critiquer l'entente avec Busac, voir les trous béants du projet.Mais non.Allez hop! on se dirige tout droit sur le mur de briques, les yeux fermés.Le réveil a été brutal.En 2003, l'UQAM affichait une bonne santé financière.Elle n'avait aucune dette et son budget était équilibré.Aujourd'hui , elle croule sous les dettes.Le déficit atteint 86 millions, du jamais vu, et Moody's a réduit sa cote de crédit deux fois.Elle a le taux d'endettement le plus élevé au Canada.La dette par étudiant est passée de 7397 $ à 17 366 $.La descente aux enfers.Ce désastre annoncé soulève de nombreuses questions.Les universités ne devraient pas se lancer tête baissée dans d'imposants projets immobiliers qui impliquent des centaines de millions.L'exercice est trop périlleux et elles n'ont pas l'expertise nécessaire.Les universités sont autonomes.Elles gèrent leur patrimoine immobilier, elles peuvent emprunter des sommes importantes sur le marché et se lancer dans la construction de bâtiments sans que le gouvernement ait son mot à dire.Mais autonomie signifie aussi responsabilité.Elles ont donc des comptes à rendre.Dans le cas de l'îlot Voyageur et du Complexe des sciences, unautre projet où les coûts ont explosé, les décisions se sont concentrées entre les mains de trois personnes : le recteur Roch Denis, le vicerecteur à l'administration et aux finances, Mauro Malservisi, et le directeur des investissements, Nicolas Buono.Ajoutez un conseil d'administration qui dort au gaz.On commence à comprendre la mécanique du désastre.L'UQAM a réagi.Elle a multiplié les comités : comité de vérification, comité sur la gouvernance, comité sur le financement de l'UQAM, comité de suivi technique, comité conseil.Tous sous la houlette du conseil d'administration.Ce même conseil qui a failli à la tâche et n'a rien vu.Celui qui devrait faire l'objet d'une enquête devient enquêteur.Aberrant.L'auto-enquête n'a jamais donné de bons résultats.Le conseil d'administration ne se lancera sûrement pas la pierre.Heureusement que la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, a mandaté le vérificateur général en lui demandant de poser LA question : comment l'UQAM en estelle arrivée là?L'UQAM a sérieusement dérapé, et l'avenir de l'université est compromis.Elle va prendre des années avant de s'en remettre.Visiblement, le filet de surveillance est déficient.Qui va payer?Probablement les étudiants, les employés et les contribuables.Autre question rarement soulevée : pourquoi construire autant d'immeubles alors que la démographie est en baisse?Pendant que l'UQAM investit des centaines de millions dans le béton, elle traîne la patte.Elle a les professeurs les moins bien payés au pays, les classes les plus nombreuses avec Concordia et les budgets d'acquisition pour les bibliothèques les plus faméliques.Toutes les universités devraient prendre des notes en regardant ce naufrage.Surtout l'Université de Montréal, qui caresse un mégaprojet d'un milliard à la gare de triage d'Outremont.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : michele.ouimet@lapresse.ca La grenouille et le boeuf ACTUALITÉS fiasco de l'îlot Voyageur C.A.DE L'UQAM Les membres du conseil d'administration de l'UQAM au 31 mai 2005 : Président : > Richard Guay, président, Groupe Mélior Membres : > Diane Berthelette, professeure > Martin Cauchon, avocat > Roch Denis, recteur > Jacques Desmarais, vice-recteur > Richard Desrosiers, directeur de département > Jean-Philippe Gingras, étudiant > Jacques Girard, consultant, Corporation Sun Media > Danielle Laberge, vice-rectrice (et actuelle rectrice) > Alain L'Allier, ex-DG, cégep du Vieux-Montréal (actuel président du CA) > Pierre Lampron, président, Films TVA > Henri Lelion, chargé de cours > Kim Lewsi, étudiante > Lucie Robert, professeure > René Roy, secrétaire général, FTQ Ont également siégé en cours d'année 2005 : Benoît Labonté, président de la chambre de commerce du Montréal métropolitain (actuel maire de l'arrondissement de Ville-Marie) Siegfried Mathelat, étudiant Dominique Vachon, ex-vice-présidente, Financière du Québec Secrétaire Johanne Fortin, directrice Source : UQAM PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © Les coûts de l'îlot Voyageur ont explosé, faisant bondir le déficit de l'UQAM.L'UQAM a sérieusement dérapé, et l'avenir de l'université est compromis.Visiblement, le filet de surveillance est déficient.Qui va payer?Probablement les étudiants, les employés et les contribuables.Promenades St-Bruno Mail Champlain Galeries d'Anjou Fairview Pointe-Claire Carrefour Laval Place Rosemère Pour participer, remplissez le coupon qui se trouve ci-dessous, répondez à la question et déposez-le à l'une de nos boutiques La Forfaiterie.Un vrai jeu d'enfant! La Forfaiterie, c'est plus de 1000 idées forfaits-cadeaux.Des restos, auberges, spas et plus.choisissez votre forfait et faites prendre l'air à Maman! Courez la chance de gagner l'un des 4 certificats de 100$! Pour participer au Concours «Maman a besoin d'air!», déposez ce coupon dûment rempli à l'une de nos boutiques La Forfaiterie ou par la poste à : La Forfaiterie, Concours «Maman a besoin d'air!» 434, boulevard des Promenades Saint-Bruno QC J3V 6A8 Nom Prénom Adresse Ville Code postal Téléphone Bureau Que retrouve-t-on à La Forfaiterie?Les règlements sont disponibles à La Presse.Les fac-similés sont refusés.Le tirage aura lieu le 25 mai 2007 à la boutique La Forfaiterie des Promenades Saint-Bruno.33448800003312A 3483331A ARTS ET SPECTACLES DAVID GERMAIN ASSOCIATED PRESS LOS ANGELES \u2014 Le documentariste Michael Moore a demandé à l'administration Bush de mettre un terme à l'enquête entreprise sur un voyage qu'il a fait à Cuba en compagnie de secouristes du 11 septembre.Moore a voulu aider ces personnes à obtenir un traitement médical à Cuba et s'en servir pour un extrait de son film à venir sur le système des soins de santé, Sicko.Moore, réalisateur du documentaire à succès Fahrenheit 9/11, qui dénonçait la gestion de la crise du 11 septembre par le président George W.Bush, a indiqué vendredi dans une lettre adressée au secrétaire du Trésor américain, Henry Paulson, que la Maison- Blanche pourrait avoir ouvert cette enquête pour des raisons politiques.«Pendant cinq ans et demi, l'administration Bush a ignoré et négligé les héros de la communauté du 11 septembre », a écrit M.Moore dans la lettre qu'il a affichée sur le site internet libéral Daily Kos.«Ces premiers répondants héroïques ont été laissés à eux-mêmes, sans protection sociale et sans soins.» «Je comprends pourquoi l'administration Bush s'est lancée à ma poursuite - j'ai tenté d'aider les mêmes personnes qu'elle refuse d'aider, mais d'ici à ce que George W.Bush rende illégale l'aide de son prochain, je n'ai enfreint aucune loi et je n'ai rien à cacher.» L'industrie des soins de santé, dont Michael Moore fait le portrait dans Sicko, a été, en 2004, une importante donatrice pour la campagne de réélection du président Bush et elle appuie depuis quatre ans les candidats républicains, écrit le cinéaste.«Je peux comprendre pourquoi le principal bénéficiaire de ces contributions - le président Bush - voudrait harceler, intimider et, potentiellement, empêcher que ce film soit vu par un public le plus large possible», poursuit M.Moore.Se référant à une politique qui interdit de discuter les enquêtes en cours, les responsables du Trésor à Washington ont indiqué qu'ils ne feraient pas de commentaires à propos de la lettre de Michael Moore.Michael Moore dénonce l'enquête menée sur son voyage à Cuba Arcade Fire renoue avec Montréal Enfant chéri de la scène indie rock internationale, Arcade Fire était de retour à la maison, hier.La formation montréalaise a présenté le premier de deux spectacles programmés à l'aréna Maurice- Richard devant une salle comble.La bande à Win Butler et Régine Chassagne a entrepris une tournée internationale au mois de mars à la suite de la parution d'un deuxième album très attendu, Neon Bible.Arcade Fire n'avait pas foulé une scène montréalaise depuis que son chanteur a subi une intervention chirurgicale pour régler un sérieux problème de sinusite chronique qui avait forcé l'annulation de neuf concerts en Europe, plus tôt cette année.Rappelons que, au début du mois de février, quelques centaines de chanceux avaient pu assister à l'un des cinq concerts d'échauffement présentés dans une ancienne église du Mile End.En choisissant de jouer à l'aréna Maurice-Richard, Arcade Fire démontre clairement son désir de ne pas intégrer le circuit habituel des salles de spectacle montréalaises.Le pari était risqué puisque l'endroit, comme son géant voisin, le Stade olympique, n'est pas réputé pour la qualité de son acoustique.Lisez notre critique demain dans le cahier Arts et spectacles.- Alexandre Vigneault PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE © Dans un Théâtre Saint-Denis rempli de fans de tous âges et de toutes sortes, Norah Jones a séduit en faisant preuve d'audace, jouant évidemment du piano et de la voix, mais n'hésitant pas à empoigner aussi la guitare.PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE © Le groupe Arcade Fire était de retour à Montréal hier.Devant une salle comble, la bande à Win Butler et Régine Chassagne a donné le premier de deux concerts à l'aréna Maurice-Richard.MARIE-CHRISTINE BLAIS CRITIQUE À 20 h pile poil, le chanteur et guitariste M.Ward, qui assurait la première partie de Norah Jones hier soir au Théâtre Saint-Denis, s'est pointé avec sa guitare et.Norah Jones elle-même, venue accompagner son ami à titre de choriste pendant trois chansons, dont une magnifique version de Blue Bayou ! Oui, c'est la même Norah qui a vendu quatre millions de son troisième disque, Not Too Late, depuis la mi-février (dont plus de 110 000 au Canada).Et la même Norah qui montera les escaliers de la Croisette au Festival de Cannes mercredi prochain, où le film My Blueberry Nights, dans lequel elle tient la vedette, sera présenté en ouverture.Mais qu'importe les chiffres de ventes et les tapis rouges si on peut faire de la musique ! Et de la musique de toutes sortes, à commencer par des arrangements certainement plus rock'n'roll que ce à quoi nous a habitués la belle demoiselle jusqu'ici.Qu'on se rassure, elle joue toujours aussi bien du piano.Mais elle a lancé son spectacle carrément en prenant sa guitare électrique pour une version surprenante - et réussie - de sa célèbre chanson Come Away With Me.En fait, Norah Jones a fait hier soir quelque chose d'assez extraordinaire, quand on y songe : elle est sortie à intervalles réguliers de sa zone de confort pour mieux explorer.Et cela a été vrai même pour les chansons tirées de son très récent album (soit près de la moitié des 22 morceaux du spectacle).Ainsi, pour The Sun Doesn't Like You et Not My Friend, elle et ses quatre excellents musiciens du Handsome Band ont mêlé toutes sortes d'orchestrations.Jesse Harris multipliait les prouesses lyriques à la guitare et le contrebassiste Lee Alexander réalisait de drôles de trucs avec une.lap steel guitar.Musicienne accomplie, Norah Jones, à qui on a souvent reproché de n'être «pas vraiment jazz, plutôt jazzy », n'a pas hésité non plus à faire une version totalement jazz de I've Got to See You (tirée de son premier album-méga-succèsplanétaire Come Away With Me) et à faire quelque chose de très « dave brubeckien » avec sa reprise de Cold Cold Heart de Hank Williams.Elle a de nouveau pris la guitare électrique pour la délicieuse Little Room, en duo avec sa bassiste (également siffleuse émérite et amie de toujours!).Elle a aussi joué seule au piano Painter Song et My Dear Country - ce qui a transformé le Saint-Denis en piano-bar où tout le monde se serait soudain tu pour écouter la chanteuse.La très jolie Broken est devenu un slow comme le rock'n'roll en avait le secret dans les années 60.Pour sa critique subtile des États-Unis, c'est-àdire la chanson My Dear Country, Norah Jones a fait très fort : elle a joué de deux pianos à la fois, soit le piano à queue et un piano d'enfant! Elle a même essayé une nouvelle chanson, tout à fait inédite, Green River, en compagnie de M.Ward (qui a fait un très bon spectacle, en première partie, nonobstant la présence de sa célèbre choriste).Bref, elle a démontré qu'elle était capable de faire du up-tempo et du plus rythmé comme du plus simple, du plus doux, oscillant entre guitare et piano, entre rock swing et jazz différent.Bon, on ne lancera pas de rumeur et on s'entend, Norah Jones ne deviendra jamais une icône du rock'n'roll et ne mettra pas le feu à sa guitare.Mais hier soir, dans un Théâtre Saint-Denis bondé et ravi, se produisait une jeune musicienne de très grand calibre qui n'avait pas peur de dire à son public : viens avec moi, allons explorer la musique.Norah'n'roll Norah Jones a fait hier soir quelque chose d'assez extraordinaire, quand on y songe : elle est sortie à intervalles réguliers de sa zone de confort pour mieux explorer.ANABELLE NICOUD CRITIQUE C'est sous un éclairage fortement déconseillé aux épileptiques que les quatre gars d'Arctic Monkeys ont fait une entrée fracassante sur la scène de l'Olympia, hier soir à Montréal, pour un concert aussi vif, intense et rapide que l'éclair.Dès les premiers accords de If You Found This It's Probably Too Late, les Arctic Monkeys ont donné le ton à leur troisième performance montréalaise.Guitares électriques et frénétiques, basse nerveuse et batterie déchaînée : Alex Turner, Jamie Cook, Nick O'Malley et Matt Helders ne sont décidément pas sur scène pour bercer leurs fans.À un rythme stakhanoviste, les gars d'Arctic Monkeysont enchaîné des titres déchaînés extraits de leur discographie, notamment When the Sun Goes Down, From Ritz to the Rubble, I Bet You Look Good on the Dancefloor et Still Take You Home, tirés de leur premier disque, Whatever People Say That's What I'm not.Dans Favourite Worst Nighmare, dans les bacs depuis trois semaines, Arctic Monkeys a puisé parmi ses créations les plus nerveuses - Brianstorm, Teddy Picker, Fluorescent Adolescents -, fondant les nuances clash, ska, punk, dans un son très brut et, bien évidemment, très rock.Avec une gorgée de bière toutes les trois ou quatre chansons, le moins que l'on puisse dire est que les quatre garçons de Sheffield ont offert un concert haletant sans avoir l'air de s'épuiser et encore moins de s'époumoner.À croire que c'est dans leur jeune âge que les Arctic Monkeys puisent leur vitalité\u2026 Le public, en moyenne un brin plus âgé que les Monkeys, n'a pas vraiment pu souffler plus que les musiciens entre les morceaux, et les compositions les plus calmes (relativement) sur CD, telle Do Me a Favour, sont devenues sur scène des pièces aussi enflammées qu'un Dancing Shoes.On avait quitté l'andernier la première performance montréalaise des Arctic Monkeys, alors en plein buzz, un peu déstabilisé par la rapidité et la brièveté du spectacle.Hier, les Arctic Monkeys ont montré qu'ils possèdent maintenant un répertoire plus étoffé, mais aussi un goût particulier pour les concerts bien faits.Du sonbrut, propre et sans accroc aux éclairages pour le moins allumés, en passant par leur interprétation : tout chez les Arctic Monkeys sent l'amour de la musique plus que de la mise en scène.Pour la durée du spectacle, en revanche, il faudra attendre le troisième album pour atteindre quelque chose de raisonnable.Après 1h15 sur scène, les Monkeys ont tiré leur révérence avec A Certain Romance.Virtuoses, certes, mais toujours un peu trop pressés.Arctic Monkeys, exaltés, exaltants Avec une gorgée de bière toutes les trois ou quatre chansons, le moins que l'on puisse dire est que les quatre garçons de Sheffield ont offert un concert haletant sans avoir l'air de s'épuiser et encoremoins de s'époumoner. FORUM VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?forum@lapresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT (514) 285-6911 ou 1 800 361-7453 cyberpresse.ca/abonnement DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 commentaires@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca PETITES ANNONCES (514) 987-8363 ou 1 866 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca PUBLICITÉ (514) 285-6931 POUR NOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 Visitez mon document multimédia : www.cyberpresse.ca/ jeanlemire CARTE POSTALE MA SUGGESTION LA QUESTION DE LA SEMAINE envieronnement sauvons la planète ! Pour atteindre Montréal, le Sedna IV a dû naviguer à contre-courant.Le Saint- Laurent, aux abords de la ville, ne se laisse pas dompter facilement, et le voilier peine toujours.Il préfère le grand large, peut-être avec raison.Je l'ai toujours dit, il est toujours plus difficile de rentrer à la maison que de fuir au large.Ces derniers temps, ce n'est pourtant pas l'envie de fuir qui manque.Depuis mon retour, j'ai l'impression d'assister à une grande vente aux enchères de mon pays.Celle de nos ressources naturelles, de notre riche patrimoine, qui définit une partie de notre identité, de notre legs aux générations futures, que nous dilapidons sous des prétextes de mondialisation.On vend Alcan, Domtar et Abitibi Consolidated aux Américains, en plus du nickel aux Russes et de l'acier aux Suédois, sans parler de l'or et du pétrole qui passent aussi à des intérêts étrangers.Quand les actionnaires de BCE décident de s'en mettre plein les poches avec la vente de leurs technologies, je peux comprendre l'appât du gain; même constat quand une chaîne de café décide de passer de l'autre côté de la frontière.Je me dis que ce sont les lois du marché, que tout est à vendre dans ce monde mené par l'économie.Après tout, ce sont des bâtisseurs qui ont réussi à faire fructifier leurs entreprises à force de travail et de technologies, et ils peuvent bien en disposer à leur guise.Mais quand on dilapide nos ressources naturelles, nos forêts et bientôt notre eau, je ne comprends pas.J'ai alors l'étrange sensation que nous choisissons la mauvaise route, que nous naviguons tous à contre-courant.Grande richesse I l n'y a pas plus grande richesse que cette nature qui nous nourrit, nous protège et permet la vie.L'eau, l'air, la forêt et la terre sont des biens collectifs qui ne devraient pas appartenir à une poignée d'individus.Je ne dis pas qu'il faut tout protéger à outrance, que l'exploitation des ressources ne doit pas être permise.Mais comment voulez-vous contrôler cette exploitation quand vous n'êtes même plus propriétaires de vos propres ressources naturelles?Accepter de céder les richesses de notre sol, de nos mers, de nos forêts, lacs et rivières à des intérêts étrangers constitue une sérieuse offense aux générations futures.Quel sera notre rapport de force et de négociation devant ces compagnies qui n'en ont rien à cirer du bien commun des habitants de ce pays ?Encore une fois, nos régions-ressources seront à la merci de ces multinationales qui, à la recherche de profits toujours plus grands, brandiront un jour le spectre de la restructuration pour justifier des pertes d'emplois importantes.On se pliera alors aux jeux des grandes compagnies qui, en plus de nos subventions, obtiendront le droit de puiser toujours davantage dans le patrimoine et les richesses de ce pays.Mais ne vous en faites pas.Le siège social demeurera au pays.Belle protection! On l'a vu cette semaine.Nous avons appris que, pour ne pas ralentir l'exploitation des sables bitumineux de l'Alberta, une exception avait été inscrite en petits caractères dans le récent plan de lutte contre les polluants atmosphériques du gouvernement canadien.Alors que tous les autres secteurs industriels seront soumis à des efforts pour réduire leurs rejets polluants dans l'atmosphère, le plan vert a prévu une exception pour les pétrolières de l'Alberta, qui pourront continuer d'augmenter leurs rejets polluants! Pas étonnant que notre plan vert soit vite devenu un objet de risée sur la scène internationale.Après tout, les États-Unis, nouveaux propriétaires des ressources du sol de l'Alberta, ont décidé de diminuer leur dépendance envers le pétrole du Moyen-Orient et ils comptent bien sur le Canada pour y arriver.Ils augmenteront rapidement la transformation des sables bitumineux en pétrole qui leur est destiné, laissant la facture des gaz à effet de serre et autres polluants atmosphériques aux Canadiens.Et regardez-les aller dans les prochaines négociations sur l'eau potable, l'or bleu de demain.Tous les marins vous le diront : la route sera longue et pénible si le grand voilier dans lequel vous vous trouvez décide de naviguer à contre-courant.Y a-t-il un capitaine à la barre de ce navire ?Bon vent ! COURRIEL Pour joindre notre collaborateur : jlemire@lapresse.ca Naviguer à contre-courant JEAN LEMIRE COLLABORATION SPÉCIALE L'auteur est biologiste, photographe et cinéaste.Il a été chef de trois missions à bord du voilier Sedna IV, dont la plus récente en Antarctique.Il signera tous les dimanches une chronique dans nos pages.Depuis mon retour, j'ai l'impression d'assister à une grande vente aux enchères de mon pays.DIMANCHE 13 MAI À MONTRÉAL Dernière chance de venir rencontrer certains membres d'équipage du Sedna IV au Vieux-Port de Montréal, aujourd'hui, au quai de l'Horloge.De la part de toute l'équipe, nos remerciements les plus sincères pour l'accueil exceptionnel manifesté hier.Nous revenons au coeur de la ville pour entreprendre avec vous notre plus importante mission, celle qui encourage l'action concrète en environnement.Parce que nous croyons que les petits gestes peuvent vraiment faire une différence, nous serons là pour initier et guider le public à toute une série de mesures populaires concrètes.Tous les détails des activités estivales à venir\u2026 PHOTO JEAN LEMIRE, COLLABORATION SPÉCIALE Un groupe de manchots papous marche au pas sur une plage.Cette espèce de manchot profite du réchauffement climatique qui sévit sur la péninsule antarctique pour coloniser toujours davantage ce territoire.Au cours des dernières décennies, une véritable explosion démographique a fait bondir les populations, au détriment des autres espèces de manchots indigènes.Photo prise le 11 novembre 2005, aux îles Malouines.Q En lisant l'étiquette de ma bouteille d'eau achetée à fort prix, j'ai vu - en petits caractères - que l'eau venait du système de traitement de l'eau d'une ville de l'Ontario.Estce normal ?- Annik, Montréal.R Surprenant, certes, mais parfaitement conforme au règlement sur les eaux embouteillées du Québec.Certaines marques, qui appartiennent en majorité à des compagnies étrangères, vendent une eau qui n'est rien d'autre que de l'eau du robinet .La « source » d'approvisionnement n'est en réalité que des réseaux de distribution municipaux.En très petits caractères, vous pourrez toujours voir la provenance de cette eau.Il s'agit souvent des réseaux des villes de Calgary, en Alberta, ou encore Brampton, en Ontario.Ces marques de commerce, comme Dasani - qui n'est en fait qu'une filiale de Coca-Cola -, puisent ainsi notre eau, l'embouteillent, puis nous la revendent à fort prix, selon une recette précise qui assure la qualité et le bon goût.Une recette à succès\u2026 ÉDITORIAUX André Desmarais > Président du conseil d'administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef FORUM apratte@lapresse.ca ANDRÉ PRATTE Voici le premier de deux articles sur les acquisitions récentes par des capitaux étrangers d'importantes entreprises canadiennes.Venant d'un homme d'affaires dont l'entreprise, la Financière Manuvie, a el le-même fa i t de nombreuses acquisitions hors du Canada, la sortie de Dominic D'Allessandro devant ses actionnaires, la semaine dernière, a eu l'effet d'une bombe.« Je crains parfois qu'un jour notre pays ne soit plus maître de son activité économique », a lancé M.D'Allessandro, faisant allusion aux transactions qui, au cours des derniers mois, ont fait passer d'importantes entreprises canadiennes aux mains d'étrangers.Quatre jours après l'allocution du président de la Manuvie, l'Américaine Alcoa proposait d'acquérir sa rivale canadienne Alcan.L'inquiétude a monté d'un cran dans les milieux d'affaires, particulièrement à Bay Street.On craint que la folie des acquisitions qui balaie le monde n'emporte de grands pans de l'économie canadienne.Les risques sont de deux ordres.Premièrement, on juge inquiétant que les ressources naturelles d'ici soient de plus en plus exploitées par des entreprises d'autres pays.Deuxièmement, on s'inquiète de la perte d'importants sièges sociaux.Le départ de sièges sociaux a immanquablement des effets néfastes pour le secteur des services qu'ils alimentent, de même que pour la philanthropie locale, où ils jouent un rôle crucial.Le cas d'Alcan est particulier.Lorsqu'il a négocié une nouvelle entente avec la société l'automne dernier, le gouvernement Charest a eu la clairvoyance de faire ajouter une « convention de continuité » qui impose à tout acquéreur éventuel de respecter les engagements pris par Alcan.Notamment, si la transaction se concrétisait, Alcoa devrait maintenir au Québec « des sièges sociaux opérationnels, financiers et stratégiques importants pour Alcan et ses actifs à des niveaux essentiellement similaires à ceux d'Alcan à ce moment ».L'acquéreur devrait aussi conserver les emplois au Québec « en conformité avec les engagements et plans d'Alcan alors en vigueur ».À défaut de quoi le gouvernement québécois pourrait annuler tous les avantages consentis à Alcan, notamment un bail permettant l'exploitation de barrages sur la Péribonka, l'énergie d'Hydro-Québec à bon marché et un prêt sans intérêt de 400 millions.Dans sa proposition, Alcoa s'engage à installer à Montréal le siège social de la division des produits primaires de la nouvelle entreprise.Malgré cette promesse, plusieurs craignent que le « siège social » de Montréal ne soit qu'une façade, les vrais patrons se trouvant désormais à New York.Le quotidien français Le Figaro rappelait la semaine dernière qu'au moment d'acquérir Pechiney, Alcan avait pris des engagements similaires auprès de l'entreprise française : « Avec les années, Pechiney s'est dilué auprès d'Alcan et il ne demeure qu'un seul vrai siège opérationnel, au Canada.» Montréal, qui continue de perdre une dizaine de sièges sociaux chaque année, ne peut pas se permettre d'échapper l'un de ses plus importants.Le gouvernement du Québec, qui s'en est donné les moyens par la « convention de continuité », devra se montrer exigeant.DEMAIN : LE CANADA DANS LA TEMPÊTE Alcan.et après?Montréal ne peut pas se permettre d'échapper un de ses plus importants sièges sociaux.Serge Paquette, collaboration spéciale DROITS RÉSERVÉS nathalie.collard@lapresse.ca NATHALIE COLLARD Le Québec n'est pas la province au Canada où on trouve le plus grand nombre de bénévoles .Pour tenter de renverser cette tendance, et pour sensibiliser les jeunes, Centraide tient depuis quelques années une Matinée scolaire de l'entraide.Durant une journée, des bénévoles visitent les écoles primaires du Québec et parlent de leur expérience aux élèves de quatrième année.En d'autres mots, on sème les graines de l'entraide et de la générosité en espérant les voir germer un jour.Plusieurs études ont en effet démontré que les individus qui sont sensibilisés au travail bénévole lorsqu'ils sont jeunes ont plus de chance de faire du bénévolat à l'âge adulte.L'initiative de Centraide est une bonne idée mais il faudrait la pousser plus loin.À l'heure actuelle, dans certaines écoles québécoises, les élèves doivent accomplir un certain nombre d'heures de travail communautaire.Cette approche devrait être plus répandue.L'exemple de l'Ontario est particulièrement inspirant à ce titre.Durant leurs études secondaires, les jeunes Ontariens doivent accomplir un total de 40 heures de bénévolat pour obtenir leur diplôme.Le bénévolat fait partie du cursus scolaire au même titre que l'enseignement moral ou l'éducation à la santé.C'est une excellente idée qu'on devrait sérieusement songer à adopter ici.Quarante heures réparties sur cinq ans, c'est seulement huit heures de bénévolat par année.Les écoles seraient parfaitement en mesure de les intégrer à leur programme.Et ce ne sont pas les besoins qui manquent : centres communautaires, personnes âgées, hôpitaux, organisations sportives, activités auprès des jeunes.L'idée n'est pas d'enrôler les enfants de force mais plutôt de stimuler le réflexe de gratitude.La générosité et le don de soi sont des compétences transversales qui en valent d'autres.Si l'école apprend aux jeunes à se doter de saines habitudes de vie, pourquoi ne leur apprendrait-on pas à redonner à la société qui leur donne tant?Sans compter qu'ils en retireront eux aussi quelque chose : de nombreuses recherches en psychologie ont démontré que le bénévolat est un bon outil pour renforcer le sentiment de satisfaction et l'estime de soi.Que faut-il faire pour convaincre les gens de donner généreusement de leur précieux temps?Comment combattre l'individualisme et le repli sur soi ambiants?Il faut rendre le bénévolat plus populaire, plus attirant, plus cool.L'an dernier, l'animatrice Chantal Lacroix avait réussi à remettre la générosité en tête des cotes d'écoute avec son émission Donnez au suivant.L'engouement est retombé depuis.Par contre, d'autres projets innovateurs tiennent la route, comme le restaurant à but non lucratif Robin des bois.Les serveurs ainsi qu'une partie du personnel en cuisine de ce resto de la rue Saint-Laurent sont bénévoles, et l'établissement verse ses profits à des organismes communautaires.Avec le temps, le Robin des bois a attiré des gens qui n'auraient peut-être jamais fait de bénévolat autrement.C'est le genre d'initiative qui peut faire une vraie différence.Il en faut davantage.Le don de soi DANIEL LAPRÈS Rédacteurpigiste, l'auteur tient également un blogue, Chroniques intempestives (lapresd.blogspot.com) En plu s du résul t a t des dernières élections, la démission d'André Boisclair s'ajoute aux déboires que le mouvement indépendantiste connaît depuis quelque temps.S'il est vrai que ce mouvement se retrouve bel et bien en pleine tourmente, ça ne signifie pas pour autant que tout serait au beau fixe pour les fédéralistes.Croire le contraire, ce serait se préparer à d'éventuels lendemains bien pénibles.Il suffirait d'un simple retournement de conjoncture, et tout pourrait basculer dans l'autre sens, comme on l'avait vu à la suite de l'échec de l'accord du Lac Meech, en 1990, et aussi il y a deux ans avec le scandale des commandites.On dirait que les fédéralistes se font encore une fois l'illusion qu'ils pourront gagner par défaut, ce qui les amène à dormir sur la « switch », une attitude qui leur est pas mal trop coutumière.Plusieurs parmi eux se réjouissent des divisions qui agitent le camp indépendantiste ; d'autres pensent qu'avec le succès récent de l'ADQ et les apparents mamours entre Stephen Harper et Mario Dumont, c'en serait fait du PQ, donc de l'idée indépendantiste elle-même; enfin, il y en a qui aiment se dire entre eux que « les-Québécois-seraient-tannésd'entendre- parler-de-référendumet- veulent-passer-à-autre-chose ».En un mot, la tendance actuellement en vogue chez les fédéralistes consiste à espérer que le camp adverse fasse tout le travail à sa place.Mais pendant ce temps-là, bien peu est fait pour inciter les Québécois à réellement adhérer à l'idée canadienne, ou encore à s'ouvrir à des idées différentes de la vulgate nationaliste qui tient lieu ici de pensée unique.Mis à part quelques rares éditorialistes bien téméraires qui avancent certaines idées, ou encore certains auteurs tout aussi rares, comme Éric Montpetit avec son récent livre Le fédéralisme d'ouverture (éditions Septentrion), les fédéralistes sont encore totalement absents du débat d'idées au Québec.Aucun think tank , aucun mouvement ou organisation pour rassembler leurs forces ou débattre entre eux, aucune initiative politique ne sont perceptibles de leur côté.Ne parlons pas de leurs partis politiques, qui restent encore un désolant désert d'idées.Réflexion originale Si vous voulez avoir accès à une réflexion originale et créatrice sur la question nationale, il vous faudra chercher ailleurs que dans les milieux fédéralistes.Quand on fait ce petit effort, on se rend alors compte que c'est dans des cercles libres de toute partisanerie qu'on peut découvrir une pensée réellement critique quant au nationalisme, comme par exemple dans la revue Liberté, dont les deux dernières livraisons témoignent d'une réelle volonté de renouveler, avec un esprit d'une rafraîchissante audace, les termes de ce débat national et identitaire qui est figé depuis trop longtemps.Pour ma part, quand je parle de ce genre de périodique ou de certains livres aux gens que je côtoie dans les milieux fédéralistes, je constate généralement qu'à peu près personne n'est au courant.C'est comme si nos bons fédéralistes ne savaient pas ce que c'est que d'aller en librairie de temps en temps, ou encore de s'informer de certains débats ou idées qui émergent ou circulent dans notre société.On ne trouve pas non plus de leur côté d'intervention originale quant aux enjeux qui agitent la société québécoise, comme par exemples les accommodements religieux et les menaces qu'ils posent à la laïcité, la situation dans les régions, l'identité et la culture, l'environnement, les affaires internationales, le rôle de la société civile, et j'en passe.Tout cela comme si les fédéralistes trouvaient des vertus à se maintenir déconnectés des préoccupations concrètes d'un très large nombre de Québécois.Parfois, il y en a qui déplorent « l'absence » du discours fédéraliste dans le débat public.Mais de quel « discours » parlent- ils alors?Où est-il donc, ce « discours »?Les fédéralistes ne débattent même pas entre eux, alors comment pourraient-ils produire un discours qui rejoindrait certaines cordes sensibles dans l'esprit des Québécois ?Ce n'est pourtant pas en restant dans une telle léthargie que les fédéralistes renouvelleront leurs idées, ou encore qu'ils pourront améliorer leur conscience de ce que vivent et pensent les Québécois.S'ils veulent réellement reprendre l'initiative dans le débat, les fédéralistes doivent admettre au plus vite qu'il n'en tient qu'à eux de s'en donner les moyens.Qu'ils brassent leurs méninges un peu mieux et un peu plus qu'ils ne le font présentement, et aussi, qu'ils se donnent les moyens organisationnels requis - et financés démocratiquement, donc de leur propre poche - pour qu'ils puissent enfin intervenir plus efficacement et, surtout, avec des idées originales et pertinentes qui puissent rejoindre ceux à qui ils doivent s'adresser : les Québécois eux-mêmes.En somme, s'il est vrai que les di f ficultés présentes du camp indépendantiste leur procurent une certaine accalmie, les fédéralistes ont intérêt à en profiter pour travailler et pour se renouveler.À défaut de quoi, ils prennent le risque de s'exposer, encore une fois, à des lendemains qui déchantent.Exprimez-vous ! S'ils veulent reprendre l'initiative dans le débat, les fédéralistes doivent admettre qu'il n'en tient qu'à eux de s'en donner les moyens D'UN CANADA À L'AUTRE Les fédéralistes ne débattent même pas entre eux, alors comment pourraient-ils produire un discours qui rejoindrait certaines cordes sensibles dans l'esprit des Québécois ? FORUM Les progrès de la santé dans une société comme la nôtre ne sont pas seulement dus aux médecins que l'on consulte, aux médicaments ou aux hôpitaux.La santé publique joue un rôle majeur, par ses interventions classiques, les mesures sanitaires, la prévention et la promotion de la santé, la lutte contre le tabagisme, mais aussi grâce à l'intégration aux politiques de santé de problématiques non médicales, comme la pauvreté ou l'environnement.Cet élargissement du champ d'action de la santé publique a cependant eu des effets pervers.Il a amené des spécialistes à intervenir dans des domaines où ils n'avaient pas nécessairement de compétences.Pourtant, la nouveauté de ces missions aurait dû imposer au monde de la santé publique une certaine prudence et une certaine retenue.Mais c'est le contraire qui se produit.Avec l'arrogance de ceux qui sont convaincus de faire le bien, la santé publique est en passe de devenir un danger public, qui va dans toutes les directions, en abusant de l'autorité morale et scientifique dont jouit le monde médical.On a eu plusieurs signaux de cette dérive.Quand la Direction de santé publique de l'île de Montréal, dans un rapport sur les effets négatifs de l'automobile sur la santé, ce qui est de son ressort, a dénoncé l'incohérence du gouvernement Charest dans le dossier du pont de l'autoroute 25, ce n'était pas dans le champ de compétence d'un docteur sans expérience du transport.Même chose dans le dossier du casino, où l'organisme a grandement joué dans la mise à mort du projet, avec un avis défavorable qui péchait par son manque d'équilibre.Mais la cerise sur le sundae, c'est l'avis que deux directeurs de santé publique, ceux de Québec et de Chaudière-Appalaches, ont déposé aux audiences du Bureau des audiences publiques sur le projet Rabaska, un terminal méthanier à Lévis.En refusant d'émettre un avis favorable, les nouveaux croisés du bien ont alors étalé toutes les dérives qui menacent sous prétexte de santé publique.Entendons-nous.Ces professionnels ont leur place dans un débat sur un projet gazier majeur.Le BAPE, dans ses travaux, doit tenir compte des considérations économiques et énergétiques, mais aussi évaluer l'impact environnemental, les effets sur le milieu, notamment sur la santé.Les intervenants en santé publique ont des choses à dire sur le risque, les bruits, les émanations, les effets sur le mode de vie.Mais le premier glissement, c'est que les directeurs de santé publique ont décidé de prendre la place du BAPE et de faire euxmême l'arbitrage entre toutes ces variables, de se prononcer sur la pertinence économique du projet, sur la place du gaz dans le bilan énergétique.Des domaines où les médecins ne savent pas de quoi ils parlent.Les docteurs se demandent si l'évolution du prix du gaz affectera la rentabilité du projet.Ils s'opposent au gaz, un combustible fossile, même si bien des environnementalistes acceptent que celui-ci prenne plus de place.Ils s'inquiètent même du risque d'un bris des lignes de transport d'électricité en cas d'accident et d'une autre crise du verglas, même si cela n'inquiète pas Hydro-Québec.De quoi se mêlent-ils ?Le second glissement, c'est la préoccupation des médecins pour les effets psycho-sociaux, qui les amène à se pencher sur l'acceptabilité sociale du projet, un concept fourre-tout qui tend à dire que si un projet suscite des débats et des divisions, cela créera des tensions dans le milieu et que ce peut être mauvais pour la santé de la population.Une approche qui amène les spécialistes en santé publique à devenir un porte-voix aux groupes de pression censés représenter le milieu.Et surtout, c'est une approche qui mène à une logique circulaire.Si un projet est mauvais quand il suscite de l'opposition, comme on sait que les gens ont tendance à résister aux changements, cela signifie qu'au nom de la santé publique, on s'opposera à tout projet qui fait des vagues et devient une caution morale de l'immobilisme.Le troisième glissement, c'est le ton du document.Son acharnement à trouver des poux (par exemple, le risque d'une crise du verglas) et la dramatisation des enjeux (dans un sondage, on a même demandé aux gens si le projet Rabaska avait affecté leur vie familiale), montrent que cet avis ressemble surtout à un exercice militant aux frais des contribuables.La santé publique a quitté le terrain de la rigueur scientifique pour choisir l'action sur le terrain, pour parler au nom du « peuple ».C'est très dangereux.Parce que la santé publique contribue à de mauvais choix.Mais aussi, parce qu'à force de tirer dans toutes les directions, à force d'abuser de son autorité, elle finira par perdre la crédibilité dont elle a besoin pour s'acquitter de sa mission.Les fous de la santé ALAIN DUBUC adubuc@lapresse.ca COLLABORATION SPÉCIALE La santé publique est en passe de devenir un danger public, qui va dans toutes les directions, en abusant de l'autorité morale et scientifique dont jouit le monde médical.LA BOÎTE AUX LETTRES Pour nous écrire : forum@lapresse.ca MICHEL C.AUGER LE SOLEIL Il n'y a qu'une seule façon de savoir pour vrai si on a l'appui des membres d'un parti, de ses députés et des électeurs en général : c'est de se porter candidat.Et parfois, on a de bonnes surprises, comme celle que Pauline Marois a eue au cours des derniers jours, parfois on a de mauvaises surprises comme ce qui est arrivé à Gilles Duceppe.En se retirant de la course avant même qu'elle n'ait commencé, le chef du Bloc québécois ne fait que constater l'appui bien réel dont jouissait Mme Marois autant au PQ que dans la population en général.Le caucus des députés péquistes, en particulier, était carrément réfractaire à l'arrivée de M.Duceppe à Québec.On peut, peut-être, gagner une course à la direction sans avoir de larges appuis dans le caucus, mais c'est se préparer des lendemains difficiles.Pour un chef qui devra - gouvernement minoritaire oblige - se retrouver en campagne électorale rapidement, ce n'est pas la situation idéale.D'autre part, il y a un véritable mouvement d'opinion au Parti québécois pour dire que c'est le temps d'une femme à la tête du parti et, éventuellement, du Québec.Appelons cela le syndrome Ségolène Royal.Sauf que Mme Marois a un énorme avantage que n'avait pas la candidate socialiste en France : l'expérience.Elle est la seule personne de toute l'histoire du Québec à avoir occupé les quatre principales fonctions ministérielles : Finances, Santé, Éducation et Conseil du Trésor.Jamais personne ne pourra dire qu'elle est là « juste parce qu'elle est une femme ».Position délicate Cela plaçait Gilles Duceppe dans une position délicate : il n'y a pas de réponse facile au sentiment qu'il est temps qu'une femme accède aux plus hautes fonctions.Surtout quand on est un politicien progressiste.Enfin, il y avait un sentiment réel parmi les militants souverainistes voulant qu'il ne serait pas bon de dégarnir le front d'Ottawa pour aller aider le PQ.M.Duceppe jouit d'une réelle estime dans le mouvement souverainiste, mais comme chef du Bloc.Le premier choix de la majorité des militants souverainistes était d'avoir Pauline à Québec et Gilles à Ottawa, et ils ne voulaient pas d'un choix qui aurait envoyé l'un des deux à la retraite.Évidemment, il sera un peu étrange pour M.Duceppe d'aller dire à ses députés que, finalement, il voudrait bien rester leur chef.Même si des ambitions légitimes seront froissées et que M.Duceppe ne fait pas, pas plus que tout autre chef, l'unanimité dans son caucus, il est plus que probable que ses députés se montreront heureux de sa décision.Juste une formalité Tout indique donc que le PQ va élire Pauline Marois par acclamation cet automne.Même s'il est toujours possible qu'un autre candidat se présente, l'élection de Mme Marois ne sera tout de même qu'une formalité.Cela change considérablement la donne politique au Québec.Le sondage commandé par notre groupe de presse avant même que les candidats ne se soient officiellement annoncés a permis de découvrir deux choses importantes : les Québécois n'avaient pas oublié Pauline Marois, mais ils espéraient que le Parti québécois corrige l'erreur qu'il avait faite il y a 18 mois en ne la choisissant pas comme chef.Évidemment, les sondages réalisés quand quelqu'un vient de présenter sa candidature sont à prendre avec un énorme grain de sel.C'est, en partie tout au moins, en les croyant que les péquistes ont élu André Boisclair.Mais ils restent un indicateur intéressant.Ils montrent que ceux qui prédisaient la mort du PQ, il y a quelques jours à peine, sont allés beaucoup trop vite et que rien n'est acquis pour l'ADQ, dont les appuis semblent manquer de profondeur.Surtout, ils montrent un scénario littéralement catastrophique pour le Parti libéral du Québec, ce qui laisse présager des mois très difficiles pour Jean Charest quand le congrès à la direction du PQ sera terminé.On savait déjà que la politique québécoise serait passionnante au cours des prochains mois.Elle risque de l'être encore plus que tout ce qu'on pouvait imaginer.Le couronnement de Pauline Le caucus des députés péquistes était carrément réfractaire à l'arrivée de M.Duceppe à Québec PHOTO ARCHIVES REUTERS Gilles Duceppe a jugé ses appuis insuffisants.C'est incroyable et du jamais vu en politique! La décision surprise de Gilles Duceppe de se retirer de la course à la direction du PQ à peine 24 heures après avoir annoncé qu'il serait candidat dénote un manque de sérieux évident.Certains poussent l'audace jusqu'à parler de stratagème.Daignez trouver mieux pour éviter de lui faire perdre la face, je vous prie.Le « casque de bain » fait place à la « girouette ».Comment pourra-t-il maintenir un leadership efficace auprès de sa députation après un tel geste ?Quelqu'un devrait lui demander si sa stratégie agressive contre André Boisclair en valait le coup.Une volte-face qui les suivra très, très longtemps et qui affaiblit la crédibilité de leur démarche, tant au PQ qu'au BQ.Pierre B.Forget Digne d'un vaudeville ! L'incroyable revirement de situation au PQ est à pleurer de honte.Quand aurons-nous des « chefs » qui se tiennent debout et qui ne changent pas d'avis comme d'autres de bobettes ?Si le ridicule tuait, le PQ serait définitivement rayé de notre paysage politique depuis une semaine déjà.M.Durand Le meilleur scénario Je pense que le retrait du chef du Bloc québécois de la course à la direction du PQ est le meilleur des scénarios pour le mouvement souverainiste.Avec ce geste, M.Duceppe fait preuve de grandeur d'âme.Il appartient maintenant aux militants du Bloc et aux députés de son caucus de comprendre la nécessité de le garder comme chef de ce parti.Son départ ne ferait qu'affaiblir le mouvement.Jean-Lesly Ambroise Et Charest ?Maintenant qu'on a une chef capable de remporter une victoire électorale pour le PQ, tous les regards se tournent vers Jean Charest.Va-t-il démissionner, ou se faire démissionner?Et qui le remplacera ?Couillard?Jacques Cartier De la bouffonnerie Si le bouffonnerie n'existait pas, le PQ viendrait de l'inventer.Si l'esprit carnavalesque n'existait pas, le PQ en serait le créateur.Si l'insignifiance n'existait pas, le PQ en serait l'inventeur.Duceppe vient de nous monter que le seul goût qu'il a toujours poursuivi dans la vie, c'est le goût du pouvoir.Qu'il se donne toujours «le vrai pouvoir» en restant dans le deuxième parti de l'opposition (slogan de l'élection de 1993) et qu'il retourne à Ottawa, sous les huées et les sarcasmes des libéraux et des conservateurs.J'ai vu bien des choses dans ma vie, mais du ridicule à ce point, ça dépasse les limites de l'acceptable.Nestor Turcotte Matane Femme de coeur et de raison Je m'en réjouis.Mme Marois est une femme de coeur et de raison.Ce qu'il nous faut dans l'immédiat, ce n'est pas un référendum, mais un gouvernement qui nous donnera du souffle et de la fierté.Notre désir de liberté se transformera en identité forte à l'intérieur du Canada.Bienvenue Mme Marois ! Guy Brunelle Intérêts supérieurs Monsieur Duceppe, D'avoir jugé qu'il était préférable politiquement pour vous et les Québécois de demeurer sur la scène fédérale prouve que vous avez à coeur les intérêts supérieurs du peuple québécois.Votre vécu au Parlement fédéral est le témoignage même de votre attachement à la nation québécoise.Vous avez incontestablement prouvé, au cours des ans, votre attachement au Québec et vous l'avez fait et réussi à l'ombre du PQ.Le Québec se doit d'être fier de ce que vous et les vôtres du Bloc avez réalisé et réussi sur la scène fédérale.Monsieur, je pense que le Québec a besoin de vous à Ottawa tant que le fédéral nous écrasera, et cela jusqu'à notre indépendance.Robert Poulin Baie-d'Urfé La meilleure décision C'est la meilleure décision que Gilles Duceppe pouvait prendre.Il évite ainsi de profondes divisions au sein des souverainistes et s'assure de conserver son poste à Ottawa.Marcel Charland Le tour de Mme Marois C'est encore la meilleure décision qu'il pouvait prendre.La guerre entre candidats aurait été inutilement dommageable et aurait affaibli les deux partis.Il est grand temps que Mme Marois soit récompensée pour tous ses efforts.Il n'est pas ici question de donner sa chance au coureur mais d'y aller avec la meilleure personne pour le poste.Jonathan Fallu Le public jugera Le 6 mai dernier, j'écrivais que nul n'avait besoin d'une personne pourrie par ses ambitions qui, sous des aspects trompeurs, se présentait comme le sauveur d'un PQ en perte de popularité.J'ajoutais que les poignards volaient bas et que ces derniers pourraient se retourner contre les agresseurs.Voilà, c'est fait.Duceppe se retire de la course à la direction 24 heures à peine après son annonce calculée et précipitée.Le chef du BQ a perdu non seulement l'appui dont il s'était convaincu, mais sans doute le respect d'un public qui saura le juger.Beaucoup se retrouveront maintenant dans l'embarras, en premier lieu les membres de son parti dont il s'est servi et qu'il a honteusement trahis.Viendra ensuite les déboires de ceux qui, au Québec, l'ont encensé et qui se sont empressés de lui accorder un appui inconditionnel.Un autre spectacle en perspective.On dira que M.Duceppe se sacrifie une fois de plus pour la cause et plusieurs défileront devant les caméras pour souligner sa grandeur d'âme.Vive la politique ! Ginette Charbonneau Bois-des-Filion Duceppe : du jamais vu ACTUALITÉS YVES SCHAËFFNER COLLABORATION SPÉCIALE CARMARTHEN\u2014Confortablement allongé sur de la paille dans un des temples du centre hindouiste de Skanda Vale, dans l'est du pays de Galles, Shambo est plutôt paisible en ce samedi après-midi.Pendant que les religieux du centre se démènent comme des diables dans l'eau bénite pour le sauver d'une mort imminente, le taureau « sacré» mâchonne nonchalamment les noix qu'on lui a données.Placé en quarantaine, il est en sursis depuis qu'un test de routine a révélé, à la fin du mois d'avril, qu'il pourrait être porteur de la tuberculose.Normalement, dans un cas comme celui-ci, la procédure gouvernementale est aussi simple qu'expéditive : la bête est abattue.Sauf que les 20 moines et les six soeurs de la « Communauté des nombreux noms de Dieu » de Skanda Vale refusent catégoriquement de se soumettre à la loi.Ils souhaitent obtenir un « accommodement raisonnable » (même si l'expression n'existe pas au Royaume-Uni) pour garder leur taureau en vie.« Toute forme de vie est importante pour nous.La nature sacrée de la vie transcende tout », explique Swami Suryananda, un Britannique pur souche devenu moine hindouiste dans ce centre qui abrite notamment des cerfs, des paons, des chevaux et même un éléphant.Le véhicule du dieu Shiva Aux yeux du moine et de ses coreligionnaires, l'abattage d'une vache ou d'un taureau d'un temple est « hautement sacrilège ».« Il y a un caractère sacré associé au taureau.Dans l'hindouisme, le taureau est le véhicule du dieu Shiva », professe le moine.Qui plus est, poursuit le religieux, « il n'est pas confirmé que Shambo a la tuberculose.Ce test n'est pas fiable à 100 % et le gouvernement le reconnaît, d'ailleurs.S'il a réagi au test, cela veut dire qu'il pourrait avoir la tuberculose, cela ne prouve pas qu'il l'a.» Suivi par le vétérinaire Évidemment inquiets, les moines ont demandé à leur vétérinaire de suivre de près la situation.Ils ont également placé l'animal à l'écart des autres bêtes, à l'intérieur même d'un de leurs temples, dont le plafond est couvert de draperie rouge et or.« Jusqu'à présent, notre vétérinaire nous assure que Shambo est en parfaite santé et qu'il ne montre aucun signe clinique de maladie », assure Swami Suryananda.Reconnaissant que le test n'est pas une preuve absolue, les autorités sanitaires du pays de Galles n'en restent pas moins déterminées pour l'instant.« La tuberculose est transmissible aux humains et aux autres mammifères, explique une porteparole de l'Assemblée du pays de Galles.Nous comprenons parfaitement que cela peut être bouleversant pour les propriétaires, mais cesmesures sont en place pour protéger la santé publique et la santé des animaux, et pour empêcher la propagation de la maladie.» L'association des vétérinaires britanniques pour les bovins abonde également dans ce sens.« Une vache ou un taureau qui a été exposé à la bactérie de la tuberculose risquera toujours d'infecter d'autres animaux.Il n'y a pas de vaccination ou de cure dans ce pays.C'est impossible d'isoler un animal complètement », a précisé la semaine dernière le président de cette association, Graham Brooks.Réfutant cet argument , le moine Swami Suryananda assure que sa congrégation prendra toutes les mesures nécessaires pour isoler Shambo jusqu'à la fin de ses jours s'il devait se révéler porteur de la maladie.« On peut isoler des êtres humains, pourquoi ne pourrait-on pas isoler un animal?Si un être humain devient très malade, on ne le tue pas pour autant », argue le moine, qui est évidemment végétarien.Conscients qu'il ne sera pas facile de convaincre le gouvernement du pays de Galles, les moines de Skanda Vale ont lancé une pétition et envisagent un recours juridique.Dans leur lutte, ils ont reçu l'appui du Forum hindouiste britannique.Environ700 000 hindous vivraient au Royaume-Uni.« J'espère qu'on pourra trouver un compromis, mais il y a des milliers d'hindous qui sont prêts à venir ici et à nous aider à protéger Shambo », soutient Swami Suryananda.Il précise qu'ils sont prêts à « résister par tous les moyens pacifiques nécessaires ».Conscients que le sujet est délicat, les fonctionnaires responsables du dossier ont décidé de se réunir de nouveau demain pour discuter du cas.S'ils s'en tiennent au calendrier prévu, Shambo n'a plus qu'une semaine à vivre.Il est en effet prévu qu'il sera abattu le 21 mai.Des moines gallois réclament un « accommodement raisonnable » Shambo, le taureau sacré en sursis Au pays de Galles, des moines hindouistes refusent que les autorités abattent un taureau « sacré » potentiellement porteur de la tuberculose.Ils invoquent leurs croyances religieuses pour obtenir cet « accommodement » qu'ils jugent raisonnable.Placé en quarantaine, Shambo est en sursis depuis qu'un test de routine a révélé qu'il pourrait être porteur de la tuberculose.Normalement, dans un tel cas, la procédure gouvernementale est aussi simple qu'expéditive : la bête est abattue.NE053G307 © 2007.Sears Canada Inc.JUSQU'À60% DERABAIS 5JOURSSEULEMENT DU LUNDI 14 AU VENDREDI 18 MAI 2007 Chacun Hauts NevadaMD pour garçons et filles, en tailles 4-6X Rég.Sears 12,99 et 14,99 Chacun Hauts Extreme Zone®/MD pour garçons, en tailles 7-18 Rég.Sears 14,99 et 19,99 maintenant988 Ch.Tous les hauts en tricot, chemises sport et mode Weir GolfMC à prix de liquidation pour hommes Étaient 9,99 - 29,99 Dans la limite des stocks Chacun Fourre-tout en paille pour femmes Rég.Sears 14,88 et 19,88 Chacun Hauts en tricot Jessica®/MD et Jessica petite choisis pour femmes Rég.Sears 29,99 Chacun Chemisier Jessica sport®/MD àmanches à enrouler pour femmes Modèle n° 1216.Rég.Sears 29,99 Blouse Tradition®/MD àmanches courtes pour femmes Modèle n° 1615.Rég.Sears 29,99 Chacun Pulls Traditionàmanches courtes choisis pour femmes Rég.Sears 29,99 - 34,99 Ch.Toutes les chemises habillées à prix de liquidation pour hommes Étaient 16,99 - 34,99 Dans la limite des stocks Chacun Hauts en tricot 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