La presse, 9 juin 2007, C. Arts et spectacles
[" POUR LA FÊTE DES PÈRES, UNE CARTE-CADEAU\u2026 QUI A DE LA CLASSE.PARTOUT AU QUÉBEC 1 888 858-5258 ERNEST.CA 3488401A ARTS SPECTACLES Mais où est donc Xavier Caféïne?s'interrogent les fans du chanteur québécois, nombreux depuis la sortie de son dernier album et son passage à Tout le monde en parle.Il est en Belgique, à Bruxelles, avec.Plastic Bertrand! Tous deux y concoctent en effet le nouvel album du créateur de Stop ou encore : Plastic joue avec sa voix, les mots, les sons, pendant que Xavier réalise, joue de tous les instruments, arrange et compose.Résultat ?Ça plane pour eux\u2026 Rencontre entre un explosif chaleureux (Plastic) et un excité agréable (Caféïne).UN REPORTAGE DEMARIE-CHRISTINE BLAIS À LIRE EN PAGE 4 ÇA PLANE POUR EUX.XAVIER CAFÉÏNE ET PLASTIC BERTRAND NATHALIE PETROWSKI RENCONTRE FRANCE BEAUDOIN PAGE 3 PHOTO BERNARD DE KEYZER © MMD SA THENATIONAL PARCS HIP-HOP FORESTIER PAGE 15 LE JAZZ, CE N'EST PAS SEULEMENT EN ÉTÉ! Automne 2007 JESSE COOK VENDREDI 16 NOVEMBRE 20h SALLE WILFRID-PELLETIER, PdA HÔTEL OFFICIEL À L'AFFICHE CETAUTOMNE! JOHN MCLAUGHLIN & THE 4TH DIMENSION COLIN JAMES MARCEL KHALIFÉ MARDI 2 OCTOBRE 20h THÉÂTRE MAISONNEUVE, PdA VENDREDI 28 SEPTEMBRE 20h MÉTROPOLIS (Grand Cabaret, places assises) VENDREDI 7 DÉCEMBRE 20h SALLE WILFRID-PELLETIER, PdA LITTLE BIG BAND CHRISTMAS THE FRONTIERS WORLD TOUR GARY HUSBAND MARK MONDESIR HADRIEN FÉRAUD LE COMPOSITEUR, CHANTEUR ET OUDISTE LIBANAIS ET INVITÉ SPÉCIAL BILLETS EN VENTE MAINTENANT! PLACE DES ARTS 514 842-2112 1 866 842-2112 pda.qc.ca 514 790-1245 admission.com BILLETTERIE CENTRALE DU FESTIVAL SPECTRUM DE MONTRÉAL 318, rue Sainte-Catherine Ouest SPECTRUM DE MONTRÉAL BILLETS 514 908-9090 ticketpro.ca MÉTROPOLIS 514 908-9090 ticketpro.ca 3489100A ARTS ET SPECTACLES Lipsynch.Après la pièce de Robert Lepage, voici le projet de loi de Mario Dumont.Ma nque de chance, le gouvernement Charest ne veut rien savoir d'une loi qui forcerait les majors américaines à doubler leurs films au Québec.À peine né, le Lipsynch de Mario est déjà en route pour le cimetière.N'empêche.Le chef de l'ADQ a fait un bel effort qui mérite d'être applaudi.Car l'espace de 24 heures, les projecteurs auront été braqués sur un phénomène navrant.L'exemple de Shrek cité par Mario était parfait.Rien de plus aberrant en effet que de se retrouver au cinéma au Québec avec ses enfants devant une grosse bibitte verte qui, toutes les fois qu'elle ouvre la bouche, parle avec l'accent et les mots d'un titi parisien.Non seulement les enfants ne comprennent rien, mais les parents sont obligés de traduire toutes les deux minutes.En d'autres mots, pour économiser le prix d'un doublage de 75 000$, la compagnie Dreamworks (la pire de toutes en matière de doublage québécois) a opté pour la solution facile: forcer chaque Québécois qui va voir son film à faire son doublage personnel.La manoeuvre est d'un cheap absolu et d'autant plus que 75 000 $, c'est une pinotte par rapport au budget pharaonique dont dispose Dreamworks pour la mise en marché de Shrek.Mais le plus insultant de tout, c'est qu'en principe, nous faisons partie du marché intérieur américain.Nous sommes donc censés avoir des rapports directs avec ces gens-là.Or, à la première occasion, ils nous tournent le dos, traversent l'Atlantique, font doubler leurs films en France et reviennent les dumper chez nous, nous imposant de ce fait une double colonisation.Plus méprisant que ça, tu meurs.C'est pourquoi l'attitude de Mario est la bonne.Car ce qu'il demande avec raison, c'est un peu de respect à des gens qui nous traitent comme des laquais.Tant mieux si cela passe par une loi musclée qui force les grandes compagnies américaines à doubler leurs films au Québec.De toute façon, elles ne sont plus qu'une minorité à refuser la mesure.Des compagnies comme Buena Vista et Warner ont compris le message et font doubler 100% de leurs films au Québec.D'autres font des efforts plus que louables.Columbia double 74% de ses films ici et Universal, 93% selon le bulletin annuel compilé par l'UDA.Au total il y a seulement Fox, Paramount et Dreamworks qui font la sourde oreille à nos demandes.Une loi leur ferait peut-être mieux comprendre qui nous sommes et ce que nous voulons.Et tant pis s'ils menacent de nous boycotter et de ne plus nous envoyer leurs films.Connaissant leur appétit pour le profit, je doute qu'ils se privent longtemps des revenus générés par le public d'ici.Quant aux films d'art et d'essai et aux films indépendants qui seraient soi-disant menacés par la loi, nous n'avons qu'à leur accorder une exception comme c'est déjà le cas.Ces films disposeraient de 45 jours où ils pourraient être à l'affiche en version originale anglaise ou bien en version sous-titrée anglaise.Après quoi, ou bien ils reviendraient en version française, ou ils quitteraient l'affiche.Bref, le gouvernement Charest et sa nouvelle ministre de la Culture ont raté une belle occasion de passer une loi importante sur les plans économique, culturelle et symbolique.Mais surtout, ils ont raté l'occasion de paver la voie à l'avenir.Car le vrai problème, ce n'est pas le cinéma en salles.C'est le cinéma en DVD.Pour une obscure raison que personne n'arrive à m'expliquer, seulement 7% des DVD sont doublés au Québec.C'est dire que même s'il existe une bande doublée au Québec, les distributeurs préfèrent celle faite en France.Ça, c'est quand ils ne préfèrent pas carrément la version originale anglaise.De plus en plus de DVD sur le marché québécois sont en effet offerts uniquement en anglais sans doublage ni sous-titres.Et ce n'est qu'un début.Que va-t-il se passer lorsque le téléchargement des films sera la norme?Allons-nous devenir une société qui vit et travaille en français, mais qui se divertit uniquement en anglais ?Que feront les Québécois qui ne sont pas parfaitement bilingues?Serontils obligés d'engager des «doubleurs » privés pour regarder les films et les téléséries américaines chez eux?Le seul reproche qu'on peut faire au projet de loi de Mario Dumont, c'est de ne pas aller assez loin.Mais c'est un bel effort tout de même.Pour ce qui est de Jean Charest et de sa ministre de la Culture, je les invite à aller voir Shrek dans un cinéma près de chez eux rempli des jeunes québécois qui ne comprennent rien quand les personnages parlent.Qui sait, un peu de vécu les fera peut-être changer d'idée.Le «Lipsynch» de Mario NATHALIE PETROWSKI Ce que Mario Dumont demande avec raison, c'est un peu de respect à des gens qui nous traitent comme des laquais.Tant mieux si cela passe par une loi musclée qui force les grandes compagnies américaines à doubler leurs films au Québec.De toute façon, ils ne sont plus qu'une minorité à refuser la mesure.Une rubrique en attente de financement SÉPARÉES À LA NAISSANCE «Ah, je ris de me voir si belle en ce miroir\u2026 depuis que le Parti québécois, que je dirigerai bientôt, a trouvé un terrain d'entente budgétaire avec le Parti libéral.» La vie est belle pour Pauline Marois, qui a effectivement toutes les raisons de rire et de sourire comme le rossignol milanais de Hergé.On remercie notre lectrice Émilie Goulet d'avoir trouvé des images si ressemblantes : même menton, même coupe de cheveux.Il ne manque qu'un gros collier au cou de la future chef .ILS, ELLES ONT DIT\u2026 «Il y a tellement de rumeurs sur moi: les bars, l'alcool, la drogue.La vérité, c'est que je ne suis qu'associé dans un bar.La vérité, c'est que je me lève à 3h15 depuis huit ans et que je ne me couche jamais avant 22h.Ça fait huit ans que je ne pense pasàmoi.» \u2014 Benoit Gagnon, sur les raisons de son départ de Salut, bonjour.«Je suis content d'aider Isabelle, car depuis qu'elle a quitté Flash, elle n'a eu aucune offre! Après avoir approché 1000 personnes, j'ai finalement pensé à elle.Je suis fier de faire ma part pour les accommodements raisonnables.» \u2014 Éric Salvail, taquinant Isabelle Racicot avec qui il va animer une quotidienne cet automne, à Énergie.«Les gens nous parlent souvent des pubs.Hier, je marchais dans un centre commercial et je me suis fait demander pourquoi je n'étais pas en Honda.J'étais à pied, d Ans le centre commercial!» \u2014 Martin Matte, humoriste et porte-parole de Honda, à La Presse.«Parce que j'ai un sous-sol à faire finir.» \u2014Pierre-François Legendre, à la question«Pourquoi faites-vous du théâtre d'été après avoir travaillé pendant toute l'année à la télé?» à C'est bienmeilleur lematin.«J'ai fait des chansons sur le désir toute ma vie.Je me sens aujourd'hui trop vieux pour essayer de me faire désirer.» \u2014Jean-Pierre Ferland, 72 ans, qui a pris sa retraite de la scène, il y a six mois, à C'est bien meilleur le matin.«C'est plus authentique d'avoir des pirates qui ont des dents moches.Je voulais que le film ait l'air de puer.» \u2014Le réalisateur Gore Verbinski, qui a demandé à ses acteurs de ne pas se brosser les dents pendant le tournage du troisième volet de Pirates of the Caribbean.EN HAUSSE\u2026 EN BAISSE GUY LALIBERTÉ Cette semaine, le grand patron du Cirque du Soleil a été nommé Entrepreneur mondial de l'année, à Monte-Carlo.Une quarantaine de concurrents de 39 pays étaient en lice.Que peut-on espérer de plus après un tel prix?On chuchote que Guy Laliberté serait pressenti pour le prix Entrepreneur de l'univers.Un comité de Martiens étudie présentement l'épais dossier de ses réalisations.BEV ODA Dans un film, elle jouerait le rôle de la «pas fine », de l'arrogante qui veut participer sans donner.C'est que la ministre du Patrimoine s'entête à ne pas vouloir verser rapidement les 30 millions promis par son gouvernement aux festivals québécois.Pour desfestivals de jazz et d'humour dont les dirigeants semblent se plaindre le ventre plein, combien de plus petits qui attendent des sous pour rayonner davantage ?ENTRACTE entracte@lapresse.ca La Castafiore Pauline Marois PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE © Éric Salvail et Isabelle Racicot.PHOTO WORLD POKER TOUR CP PHOTO ARTS ET SPECTACLES NATHALIE PETROWSKI RENCONTRE Depuis 20 ans, c'est toujours la même chose.Dès que France Beaudoin entreprend une nouvelle émission, une nouvelle saison, un nouveau défi, un nouveau projet, elle attrape la grippe.Pas une grippe de petite fille aussi légère qu'un voile de brume.Une grosse grippe d'ours avec fièvre, congestion, migraines, extinction de voix et épuisement.La totale, quoi.Une zone sinistrée ambulante.C'est d'ailleurs en tant que zone sinistrée que France Beaudoin m'accueille dans un café branché de l'ouest de la ville tout près d'où elle habite.J'écris qu'elle m'accueille, mais en réalité j'attendais l'animatrice depuis 10 minutes dans le café et elle en faisait autant.Mais cette femme est tellement discrète qu'elle s'était tapie au fond de la salle en faisant dos à tout le monde, comme si elle ne voulait pas déranger qui que ce soit.Je trouve cette première image tout à fait représentative de la personnalité de France Beaudoin.Même si je connais peu la femme, d'instinct elle me fait l'effet d'une petite boule d'énergie et de paradoxes : à la fois fonceuse et timide, déterminée mais complexée, plutôt straight et même un brin coincée mais vouant une admiration sans bornes à France Castel, une flyée à l'opposé d'elle, sérieuse sans se prendre au sérieux, faisant son chemin dans les variétés alors que ce sont la politique et l'actualité qui la passionnent, exerçant un métier de lumière mais cherchant toujours à déplacer le projecteur sur les autres plutôt que sur elle-même.On a beau chercher les traces d'un ego d'animatrice ou de vedette de télé chez France Beaudoin, on n'en trouve pas.Pour une bonne et simple raison: France Beaudoin ne tient pas absolument ni désespérément à être devant la caméra et à animer une émission de télévision.«Comme je fais ce métier depuis 20 ans et qu'une partie de moi a été entendue et reconnue, je n'ai plus cette quête d'être à tout prix sous les projecteurs.D'ailleurs, si je devais sortir des ondes pour ne plus jamais y revenir, je serais parfaitement heureuse.Sincèrement.Je prendrais autant de plaisir à monter mes propres projets.De toute façon, ce qui m'intéressait au départ, c 'était d'être recherchiste et auteure.Mais à chaque fois, quelqu'un sur ma route m'a envoyée en ondes et m'a poussée dans le vide.Remarquez que je me suis laissé pousser, mais ce n'était pas mon choix.» Vers la notoriété Née dans la région de Thetford Mines en 1969, France Beaudoin a grandi a Disraeli avec son unique soeur cadette, Josée, aujourd'hui rédactrice publicitaire.Son père tenait un magasin général qu'il a lentement ouvert aux fruits étranges comme les kiwis et aux produits plus raffinés.Il est mort à 58 ans, après une longue maladie qui a débuté au moment de la retraite alors qu'il se faisait une joie de pouvoir enfin voyager.De la souffrance de son père, France Beaudoin tira une importante leçon : ne jamais remettre à plus tard la vie qu'on a envie de vivre.Pourtant, après des études en journalisme radio au cégep de Jonquière, elle a reporté un voyage à l'étranger qu'elle préparait depuis des mois.C'est qu'à quelques jours de son départ, le téléphone a sonné.Le réseau TQS de Sherbrooke avait besoin d'un reporter sur le terrain le lendemain matin.France Beaudoin a accepté, comme elle accepterait par la suite une longue liste de propositions à la radio et à la télé.En 1991, elle devient présentatrice du Grand Journal en Estrie.Puis l 'année suivante, gros changement de cap, la voilà chef recherchiste aux émissions du matin et du retour à la maison à CKAC avant de tâter elle-même de la radio l'été à titre de morning woman pour le réseau Radio Média en Estrie.Sa carrière à la télé démarre pour de bon en 1994 à TVA où elle tient des chroniques à Salut bonjour et à Bla Bla Bla.Puis en 1995, et pendant les cinq années suivantes, celle qui n'a pas grand intérêt pour la mode et qui passerait sa vie en jeans et t-shirt anime le magazine Les ailes de la mode.Cherchez l'erreur.De 20 0 0 à 20 05, F rance Beaudoin lance et coanime Deux filles le matin, l'émission qui fera d'elle la grande favorite du public et qui lui donnera aussi bien la notoriété qu'un pouvoir médiatique auprès des diffuseurs.Parce qu'elle est curieuse et empathique, parce qu'elle est professionnelle sans être froide ni arrogante, parce qu'elle n'est pas menaçante et qu'elle ressemble à une soeur, une cousine et une voisine, le public, surtout féminin, s'identifie à France Beaudoin et lui fait confiance d'emblée.Coup de foudre Mais malgré sa popularité, l'animatrice annonce un beau matin à ses patrons à TVA qu'elle va quitter Deux filles le matin à la fin de la saison.Il faut dire qu'entre-temps, elle a rencontré le comédien Vincent Graton sur le plateau même de l'émission et que le coup de foudre fut réciproque.«J'ai jamais vécu une affaire de même en ondes.J'avais chaud, le plateau était complètement électrique.Après l'émission, plein de gens de l'équipe sont venus me dire que Vincent et moi, on avait l'air d'être un vrai couple.Je ne voulais surtout pas en parler tellement j'étais gênée.» Gênée peut-être, mais pas au point de ne pas rappeler le comédien (comme tous les autres invités qui étaient présents sur le plateau) pour le remercier.Ne sachant pas que c'était dans les habitudes professionnelles de France Beaudoin de rappeler ses invités, Graton a rappelé à son tour.«Il m'a demandé ce que je faisais : j'ai répondu que j'étais en train de faire mes boîtes et de quitter mon chum avec qui c'était fini depuis des mois.» Le message était on ne peut plus clair.Et ce qui l'était encore davantage, c'est que France Beaudoin avait envie d'avoir des enfants.Pas juste un enfant à elle.Envie d'adopter aussi.«L'adoption n'était pas un plan B.C'est quelque chose que je souhaitais depuis toujours.Des amis de mes parents avaient adopté et j'avais trouvé cela tellement extraordinaire que je m'étais promis de le faire à mon tour.» Tout le monde a tenu pour acquis que France Beaudoin avait adopté parce qu'elle ne pouvait pas avoir d'enfants.Je lui pose la question sans détour.Elle y répond sans détour aussi.«C'est vrai que j'ai fait une fausse couche avant d'aller chercher Juliette.J'ai un système qui est lent et paresseux, mais j'ai toujours su que j'étais capable d'avoir des enfants.Reste que je tenais à adopter.Pas parce que je voulais aller me chercher une petite poupée en Chine.Non.D'ailleurs, je me suis posé bien des questions à ce sujet.Qui suis-je pour penser que j'ai quelque chose de mieux à offrir?Sauf que lorsque je regarde Juliette aujourd'hui, que je vois ses yeux qui sont allumés alors qu'ils étaient éteints, que je vois sa motricité qui s'est développée, j'ai ma réponse.Quand je repense aux nuits où je me levais 15-20 fois pour aller la rassurer et lui prouver que j'étais là et que je la vois aujourd'hui aborder la vie en toute confiance, je suis à la fois heureuse et éblouie.» Des conditions idéales Cela fait une bonne heure qu'on parle et il n'a presque pas été question de Bons baisers de France, l'émission que Radio-Canada lui a offerte sur un plateau d'argent il y a trois ans, entre l'adoption de Juliette et l'arrivée de Théo, né le 16 décembre dernier.«J'adore faire cette émission.J'adore travailler l'été même si on travaille aussi fort que l'hiver, mais pour être bien franche, j'ai failli ne pas revenir cet été.Théo a 6 mois, je n'ai pas fini de l'allaiter et l'idée de recommencer à travailler fin mars pour être en ondes début avril m'apparaissait impossible.J'aurais été insatisfaite partout et j'aurais eu du fun nulle part.» À deux reprises, elle a donc dit non à Radio-Canada.Sans doute à cause de ses cotes d'écoute (une moyenne 522 000 en 2006, mais aussi de son naturel simple et affable), la direction de la SRC est revenue à la charge en lui proposant des accommodements plus que raisonnables : un début de saison le 11 juin plutôt qu'à la fin avril, une semaine de quatre jours et des enregistrements plus tôt, sauf les soirs de direct.Bref, un baby track estival idéal.« J'aurais pas pu rêver de meilleures conditions.Mon seul regret, c'est de ne pas y avoir pensé avant eux.Comme femmes, comme mères, on dirait qu'on a peur de demander des horaires plus f lexibles.C'est bizarre quand même.On a gagné le choix de travailler ou de rester à la maison mais estce qu'on l'exerce vraiment ce choix?L'année dernière, France Beaudoin a appris, quatre jours avant d'entrer en ondes, qu'elle était enceinte.La première semaine, elle était à ce point anxieuse et traumatisée à l'idée de perdre son bébé qu'elle s'économisait.Je faisais tellement attention pour ne pas stresser que j'étais un peu éteinte.Au fil des semaines, j'ai repris mon gaz, mais il n'était pas question d'annoncer que j'étais enceinte.Ma poitrine m'a finalement trahie.Le plus drôle, c'est que j'ai reçu plein de courriels de spectateurs déçus par mes implants mammaires, moi, une fille si naturelle.» Cette année, il n'y a pas de grossesse dans l'air.Il y a seulement deux enfants à la maison avec la gardienne.Il y a aussi une mère qui travaille l'été pour mieux revenir à la rentrée s'occuper de ses enfants.Il y a enfin une animatrice aussi heureuse dans la maternité que sur son baby track estival.FRANCE BEAUDOIN Une fille l'été Alors que pour la plupart d'entre nous, l'été rime avec vacances, pour France Beaudoin, l'été est synonyme de réunions, de pression et de travail.Entre une adoption, un accouchement et une valse-hésitation, la sympathique brune revient animer Bons baisers de France quatre soirs semaine à Radio-Canada.Portrait d'une fille qui aime de plus en plus vivre à l'envers de la société.PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE © «J'adore faire cette émission.J'adore travailler l'été même si on travaille aussi fort que l'hiver », dit France Beaudoin, qui revient à la barre de Bons baisers de France, à Radio-Canada.« L'adoption n'était pas un plan B.C'est quelque chose que je souhaitais depuis toujours.Des amis de mes parents avaient adopté et j'avais trouvé cela tellement extraordinaire que je m'étais promis de le faire à mon tour.» ARTS ET SPECTACLES MARIE-CHRISTINE BLAIS L'un est longiligne et blond, l'autre est carré et noir de jais.Le premier est un icône de la new wave internationale né à Bruxelles, le second est considéré comme un pilier du punk-rock underground contemporain québécois, originaire de l'Outaouais.En d'autres termes, Plastic Bertrand et Xavier Caféïne ont peu en commun\u2026 Jusqu'à ce qu'on découvre que ces deux-là n'ont aucun problème avec leur image et l'attitude rock, qu'ils s'assument entièrement, qu'ils ont survécu à eux-mêmes.Bref, qu'ils se ressemblent finalement beaucoup dans leur façon d'aborder le monde et la musique et qu'ils s'entendent comme deux frères, «deux frères cosmiques», précise Xavier.Et l'aîné des frères n'est pas nécessairement le plus âgé\u2026 Bienvenue dans le studio où Plastic et Caféïne, en compagnie de l'ingénieur de son Éric Renwart, travaillent à la production du nouvel album de Plastic Bertrand, dont la sortie est prévue en octobre 2007.Pas d'autres musiciens ou collaborateurs, que nos deux lascars, qui travaillent fort le jour et sortent tard le soir.Tellement tard que, des fois, ça donne un nouveau tatouage sur la nuque de Xavier (en forme de mouche!), réalisé par un tatoueur belge saoul sur un musicien québécois saoul sous les yeux d'un chanteur belge saoul : «Oui, mais il est cool, hein ?dit Xavier, ravi.Et il me l'a fait gratuitement!» Justement, quelle mouche les a donc piqués pour que naisse cette collaboration?Toute l'histoire a commencé il y a trois ans.Xavier avait rencontré Plastic en 2004, lorsque le Bal en Blanc de Montréal avait eu l'idée d'inviter le créateur de Ça plane pour moi à se produire, en compagnie de DJ Frigid (avec qui Plastic allait d'ailleurs enregistrer un duo), Suzy des Breastfeeders, Stefie Shock et Poxy, le groupe anglophone de Caféïne.Les liens se nouent, Plastic revient en 2005 aux Franco Folies (Poxy l'accompagne sur scène), où il fait un malheur.Il est de retour, avec le même succès, aux Franco Folies de Montréal et à celles de Spa en 2006, toujours avec Caféïne et Poxy.«À Spa, le spectacle a été énorme, formidable, explique Plastic.Alors, ensuite, on s'est éclatés, on était complètement fracassés (NDLR: c'est-àdire paquetés d'aplomb\u2026).Tout le monde s'en va, mais Xavier et moi, on reste, on parle, on boit\u2026» «On n'a pas dormi de la nuit, poursuit Caféïne.Sauf qu'il faut que je retourne au Québec le lendemain, en principe.» «Seulement, Xavier me dit : je ne rentre pas (au Québec)», enchaîne Plastic.«Et Plastic me répond: oui, super, viens chez nous, ce qui est à moi et à toi, etc.Alors, Poxy est rentré au Québec et moi, je leur ai fait des bye bye.» «Nous, reprend Plastic, on a continué la fête, on s'est réveillés deux jours plus tard\u2026 Et là, on s'est dit : merde, qu'est-ce qu'on a fait là?Il n'y a plus aucune place d'avion\u2026» C'est en effet la saison haute touristique, donc aucun siège libre avant quelques jours.Les deux copains ont amplement le temps de discuter, c'est le moins qu'on puisse dire.Et c'est ainsi que le projet d'album commun est, pour la première fois, évoqué.«Il y a toujours quelque chose qui sert à quelque chose, lance Xavier.Le fait d'avoir travaillé sous pression à l'époque où je faisais de la musique de pub, par exemple.C'est quelque chose que je n'ai pas aimé faire, ça m'écoeurait, mais c'est là que j'ai appris à écrire sur mesure, sur commande.Ça tombe bien, parce que, quand j'ai quitté le Québec pour venir ici, je n'avais pas beaucoup de matériel prêt, à cause de mon horaire de malade.» Car, 10 ans après ses débuts, la carrière de Xavier a vraiment pris son envol il y a quelques mois («Attention, moi, je l'ai vu avant que ça se mette à marcher, hein, je savais ce qu'il valait », tient à préciser Plastic avec fierté) : disque solo (Gisèle) qui se vend, chanson en première place des palmarès (La fin du monde), passages à la télévision (Tout le monde en parle) et à la radio, plus de 30 spectacles de la fin janvier au début mai\u2026 «Disons qu'il y avait de la pression pour que je reste au Québec », laisse tomber Xavier.Caféïne est donc arrivé en Belgique le 16 mai (le 17, il a passé la journée à chercher des transformateurs 110-220 volts pour son matériel !).Et il en repartira le 12 juin.Le temps presse donc, les chansons commencent à vraiment prendre forme et les deux frères cosmiques sont tout à fait excités à l'idée de faire entendre pour la première fois une de leurs chansons à quelqu'un de l'extérieur, en l'occurrence une journaliste québécoise, de passage par hasard à Bruxelles! Conclusion?Je n'ai évidemment pas entendu la version ultime du morceau, mais c'est indéniablement une bonne chanson que j'entends, un truc tout à fait Plastic Bertrand par le traitement vocal et le propos (l'amour comme un match de boxe, avec ses trois rounds\u2026), et très Caféïne par la rythmique, le bidouillage sonore et l'énergie.Si le titre de l'album n'est pas encore trouvé, le duo a déjà sept à huit chansons bien en train, dont l'une devrait être baptisée\u2026 Edgar Allan Proust ! Cette chanson est un exemple de leur manière de travailler, comme l'explique Xavier : «On déconnait un soir, chez Pierrette (Pierrette Broodthaers, l'agente de Plastic et l'un des êtres les plus étonnants qui soient, sous des allures de dame respectable, en passant !).On lance des mots, on regarde des livres, et tout à coup, je lâche les mots : Edgar Allan Proust, en mêlant Poe et Proust.On s'excite, on compare la photo des deux écrivains - ils portaient tous deux la moustache.Le lendemain, on décide qu'on va faire une chanson vraiment punk, rapide, je trouve la ligne de basse, j'ajoute des loops électroniques, de la batterie, on trouve un bon riff, on joue, on ajoute le vocal, on essaie les mots Edgar Allan Proust et, paf, on tient notre chanson.Éric (Renwart, l'ingénieur de son) pense que ça va être notre premier single!» «Je suis tellement fier de travailler avec Xavier, dit de son côté Plastic.Il n'y a aucun problème d'ego avec lui, aucun rapport de force, et ce, dès qu'on s'est rencontrés.» «Moi, le premier jour, j'étais le fan impressionné, enchaîne Xavier, mais deux jours après, c'est comme si on se connaissait depuis toujours.Et puis, j'ai la chance de travailler avec une énergie déjà \u201dexistante et iconique\u201d, c'est quelque chose\u2026 » «Au budget qu'il m'a demandé, Xavier joue de tous les instruments », ajoute Plastic en riant avant de dire plus sérieusement : «En fait, l'idée, c'était de faire un album entre nous, confortable\u2026» On ne sait pas encore qui distribuera ce disque, mais qu'importe?Ça plane pour Plastic et Caféïne.PLASTIC BERTRAND ET XAVIER CAFÉÏNE Stop ou encore ?Encore\u2026 PHOTO BERNARD DE KEYZER, MMD SA © C'est dans ce studio de Bruxelles que Plastic et Caféïne, en compagnie de l'ingénieur de son Éric Renwart (absent de la photo), planchent sur le nouvel album de Plastic Bertrand.Pas d'autres musiciens ou collaborateurs que nos deux lascars, qui travaillent fort le jour et sortent tard le soir.XAVIER CAFÉÏNE / Le début du monde PLASTIC BERTRAND / Tout petit la planète Impossible de résumer la carrière de Plastic Bertrand, incroyablement éclectique.Mais rappelons au moins quelques dates : 1963: à 9 ans, fonde son premier groupe : le Bison Scout Band.1973: entrée en musique au Conservatoire royal de Bruxelles, où il étudie la percussion.1977: sortie du 45-tours Ça plane pour moi.Succès international.1978: sortie du 45-tours Tout petit la planète.Succès international.1980: sortie du 45-tours Stop ou encore.Succès international.À partir de 1980: plastic lance sept albums, figure dans des romans-photos à succès en Italie, enregistre un conte musical (Abbacadabra) avec Frida du groupe Abba et Daniel Balavoine, produit des albums d'artistes étranges (dont un album de musique classique contemporaine turque pour clavecin et orgue!), etc.À partir de 1998: renouveau d'intérêt pour Ça plane pour moi, ouverture d'une galerie d'art contemporaine avec Pierrette Broodthaers, animation d'émission, nombreux spectacles, notamment à Bercy\u2026 Stop ou encore figure (au complet) dans le film Three Kings de George Clooney (1999).En 2007: au programme: tournées en Australie et en France.Sa chanson Ça plane pour moi est choisie par Coke pour sa pub en Asie ET par Pepsi (dans la version enregistrée par le groupe The Presidents of the USA) pour sa campagne en Amérique du Nord! Quelques dates dans la vie de Xavier Caféïne: 1997-2002: formation du groupe punk-rock Caféïne.Sortie du disque Mal éduqué, mon amour.2001: participation au groupe Porn Flakes.2003-2004: formation du groupe rock anglophone Poxy.Sortie de l'album éponyme.2005: retour de Caféïne.2006: lancement du disque solo Gisèle.2007: à son retour d'Europe, Xavier Caféïne donnera plusieurs spectacles et participera à celui de la Fête nationale à Québec le 23 juin.On l'entendra aussi à la mi-temps du match opposant les Alouettes aux Roughriders le 29 juin.Bruxelles, fin mai 2007.Nous sommes dans le studio Molière, 86 bis, rue Molière.C'est dans ce studio qu'en novembre 1977, il y a presque 30 ans, Plastic Bertrand enregistrait son mégasuccès international Ça plane pour moi.Et c'est dans ce studio - modernisé depuis ! - qu'il est en train d'enregistrer son tout nouvel album, réalisé par «notre Xavier » Caféïne, qui se charge également de tous les instruments, musiques et arrangements.Alors, stop ou encore?Encore\u2026 « Je suis tellement fier de travailler avec Xavier, dit Plastic.Il n'y a aucun problème d'ego avec lui, aucun rapport de force.» 3488884A ARTS ET SPECTACLES RICHARD THERRIEN TÉLÉVISION LE SOLEIL Tout producteur d'émission jeunesse voudrait répéter le succès phénoménal de Passe-Partout , dont le premier coffret de DVD s'est vendu à plus de 150 000 exemplaires, presque 30 ans plus tard.S'il existait une recette magique, Carmen Bourassa serait probablement l'une de ceux qui en connaissent le mieux les ingrédients.En plus d'avoir été de l'aventure Passe-Partout, elle a oeuvré sur Pop citrouille, Pin Pon, Zap, les deux films de Mademoiselle C et Cornemuse, tous des succès.Et pourtant, elle n'a jamais eu « ses» émissions pour enfants.«J'ai 65 ans.Quand la télé est arrivée, j'avais déjà 10 ans.J'ai donc toujours vu les émissions pour enfants par les yeux des autres enfants autour de moi.» Avec sa complice Lucie Veillet chez Téléfiction, la productrice et pédagogue de formation s'amène cet automne avec Toc Toc Toc, une promet teuse série pour enfants de cinq et six ans, diffusée le matin à Radio-Canada et en début de soirée à Télé-Québec.Comme Passe-Partout.Pourquoi Toc Toc Toc?Les fans de Passe-Partout se rappellent tous de cette séquence où Passe- Par tout et Passe-Montagne ouvraient une porte et y trouvaient la mer.« On m'en a tellement parlé », confie M me Bourassa.Tellement, qu'elle a eu l'idée de ramener le concept dans Toc Toc Toc, et de permettre aux héros de l'émission d'accéder à différents lieux naturels par une simple porte.Carmen Bou rassa et son équipe souhaitent fort que les enfants se prennent d'a ffection pour le duo vedette, Youï et Alia, joués pa r Frédéric Bélanger et Marie-Christine Lê-Huu (Kim dans 4 et demi.et Tibor dans Cornemuse).Et par leurs amis Kao et Zalaé, qui complètent le quatuor d'enfants, dans un village merveilleux niché dans une vallée.Si nous, adultes, ne voyons que des comédiens passés 30 ans camper ces rôles d'enfants, les petits n'y pensent même pas.« Ils les imaginent tout au plus en 4e ou 5e année», confie Carmen Bourassa, d'après les groupes-témoins.Le quatuor sera entouré de personnages d'adultes protecteurs : un boulanger, une couturière, une musicienne, un «patenteux ».Mais aussi par le seul méchant de l'histoire, le chef de la gare grincheux qui ne se permet aucun plaisir, M.Craquepoutte, joué par Denis Houle, « le » vrai Jean Coutu des pubs de pharmacies.«C'est un empêcheur de jouer en rond! Il ne mange que des Nuvrivites, des barres vertes dégueulasses.Mais il a des failles, peut succomber à une framboise et aimer ça, malgré lui.» Stimuler l'imaginaire Signe des temps : les personnages de Toc Toc Toc évoluent dans un décor splendide, mais entièrement recyclé.L'équipe a rivalisé d'imagination pour combiner aux vrais personnages des séquences d'animation 2D et 3D, notamment en faisant apparaître une petite souris nommée Grubule.Carmen Bourassa ne croit pas un seul instant que les émissions pour enfants ont manqué d'imaginaire depuis La Ribouldingue, malgré tout ce qu'on entend.«Quand un gars comme Biz (de Loco Locass) entend dire que Passe-Partout a tué l'imaginaire, il veut grimper dans les rideaux ! L'imaginaire, ça se construit comme on peut apprendre à lire.Ce n'est pas juste inné.À ce titre, Toc Toc Toc vise à stimuler les enfants à jouer avec à peu près rien, à construire leur imaginaire.» Elle reconnaît néanmoins que la télé pour enfants a beaucoup changé depuis Sol et Gobelet, où les héros pouvaient aussi bien tenter de se pendre ou s'enfermer dans un frigo ! La productrice se réjouit bien sûr du mégasuccès des coffrets de Passe-Partout.Selon elle, la série répond aujourd'hui aux mêmes besoins fondamentaux des enfants qu'à l'époque.«Ce qui a changé aujourd'hui, c'est qu'on est autant portés à répondre à leurs besoins fondamentaux, mais aussi à tous leurs désirs.Moins il y a d'enfants, plus il y a des parents et des adultes autour, et plus on est portés à confondre les besoins et les désirs des enfants.» Souhaitons donc le meilleur des succès à cette nouvelle série jeunesse qui, sait-on jamais, pourrait fa i re apparaître la génération Toc Toc Toc.Début à Radio-Canada le 10 septembre, et à Télé-Québec deux semai nes plus t a rd .Une deuxième saison est déjà prévue.TOCTOCTOC Digne successeur de Passe-Partout ?PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE © La nouvelle émission pour enfants Toctoctoc sera diffusée à la fois à Radio- Canada et Télé-Québec.Parmi les vedettes de l'émission, on reconnaît: Frédéric Bélanger, Paul Savoie, Marie-Christine Li-Huu et Audrey Rancourt-Lessard.« Toc Toc Toc vise à stimuler les enfants à jouer avec à peu près rien, à construire leur imaginaire.» Abonnez-vous! 514 842-8194 duceppe.com SAISON 2007-2008 Le Doute de John Patrick Shanley mise en scène de Martine Beaulne Le vrai monde?de Michel Tremblay mise en scène de René Richard Cyr La Casta Flore de Peter Quilter mise en scène de Monique Duceppe Les Sunshine Boys de Neil Simon mise en scène de Claude Maher Equus de Peter Shaffer mise en scène de Daniel Roussel 3479403A ARTS ET SPECTACLES Pour certains comédiens, le théâtre d'été est un gagne-pain qui leur permet de survivre dans un milieu où la concurrence est redoutable et les emplois rares.Pour France Castel, qui joue dans la comédie Vacances de fous au Théâtre des Cascades, le théâtre d'été, c'est une autre manière de pratiquer son métier, de jouer avec plus de rigueur, de renouer avec le vrai public et de créer des liens.JEAN BEAUNOYER «Je n'ai pas joué dans un théâtre d'été l'an passé et ça m'a manqué.J'aime la gang, j'aime revoir les gens heureux qui viennent au théâtre en été et j'aime jouer devant un public qui donne une réponse immédiate.Et ça, c'est particulier au théâtre d'été.Il n'y a pas de distance avec le public : ça passe ou ça ne passe pas du tout, et quand c'est le cas, l'été est long.Et puis, j'aime le Théâtre des Cascades, l'un des plus beaux au Québec, où on joue un bon texte dans une mise en scène de Richard Fréchette, qui s'est dépassé cette année.» C'est encore un conflit de générations que nous présente le Théâtre des Cascades.France Castel a joué dans Amies à vie, parents à vie, il y a deux ans; dans Vacances de fous, un couple d'un certain âge qui a loué un chalet pour un week-end romantique se voit obligé de partager ce chalet, très loin de la civilisation, avec un couple de jeunes amoureux à cause d'une erreur de réservation.Une histoire folle avec des répliques et des situations loufoques qui font rire.Mais il y a toujours des valeurs familiales, des histoires d'amour ou d'amitié qui accrochent au Théâtre des Cascades.C'est le théâtre avec les repas sur le bord du lac Saint- Louis, en groupe ou en famille.« Il faut être honnête dans le théâtre d'été, ajoute France Castel.Les gens savent ce que vous ressentez et il faut être simple et naturel.On ne peut pas avoir les mêmes critères que dans le théâtre institutionnel et on ne peut pas critiquer non plus le théâtre de la même manière.» France Castel sait de quoi elle parle.Elle joue dans les théâtres d'été depuis 1967 ; elle se souvient même d'avoir joué dans La Vénus de Milo au Théâtre du lac Masson, à cette époque, ainsi qu'à Saint-Jean-Port-Joli, à Bromont, à Sainte-Adèle.Justement, c'est à Sainte-Adèle qu'elle garde son plus beau souvenir de théâtre en été.« Nous avons j oué Fleur s d'acier devant des salles pleines au Théâtre de Sainte-Adèle et avec une distribution de rêve qui rassemblait des comédiennes comme Andrée Lachapelle, L inda Sor g i n i , F ra nçoi s e Faucher, Béatrice Picard, Sophie Clément.Il y avait un peu de comédie, mais on vivait surtout un drame.Les gens ont beaucoup pleuré cet été-là.Je pense que c'est la première fois qu'on présentait un drame dans un grand théâtre en été et la pièce a remporté beaucoup de succès.Toutes les actrices qui ont joué dans cette production de Fleurs d'acier sont restées en contact.Nous sommes toutes allées au mariage de Béatrice Picard, par exemple, il y a quelques années, et on se revoit de temps à autre.» Et puis, ce que France Castel ne dit pas, c'est qu'elle n'a pas besoin de travailler dans les théâtres d'été.Cet été, elle doit préparer une nouvelle émission quotidienne pour la télévision qu'elle animera avec Michel Barrette.Un nouveau concept qui mélange les variétés et le talkshow.Elle a aussi travaillé énormément sur des spectacles pour entreprises inspirés de comédies musicales, en plus de faire des apparitions comme chanteuse ou comédienne.Décidément, France Castel n'a pas eu beaucoup de répit.Même l'été.Vacances de fous, une comédie de Jeanne et Sam Brobick, avec France Castel, Michel Laperrière, François Chénier et Julie Ménard, présentée au Théâtre des Cascades.THÉATRE D'ÉTÉ / France Castel Pas de répit, même l'été PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © En plus de fouler la scène du Théâtre des Cascades, France Castel préparera cet été une émission quotidienne qu'elle animera avec Michel Barrette.« Il faut être honnête dans le théâtre d'été.Les gens savent ce que vous ressentez et il faut être simple et naturel.On ne peut pas avoir les mêmes critères que dans le théâtre institutionnel et on ne peut pas critiquer non plus le théâtre de la même manière.» Comblez le vide 1 800 361-9142 www.fqa.qc.ca 3478605A En collaboration avec les villes de Au parc du Domaine Vert Mirabel (Sortie 23 de l'autoroute 15) 450 419-8755 www.petittheatredunord.com Mise en scene de Philippe LAMBERT avec Louise CARDINAL Luc BOURGEOIS Sebastien GAUTHIER Melanie ST-LAURENT Pre-vente avant le 16 juin 18 $ Des l e 28 j u i n de Fanny Britt, Nico Gagnon et Stephane Hogue presentee par Une nouvelle comedie 3487686A PRESENTE France Castel Michel Laperriere Francois Chenier Julie Menard A 30 minutes de Montreal, Autoroute 20 Ouest, Vaudreuil-Dorion, Pointe-des-Cascades Theatre des Cascades (450) 455-8855 ¡E 1 866 494-8855 Jeu-Ven 20h ¡E Sam 19h et 21h30 www.theatredescascades.com 3481032A Tenor recherche une comedie de Ken Ludwig mise en scene de Perry Schneiderman traduction et adaptation de Benoit Briere et Perry Schneiderman Chantal Baril Benoit Briere Pierre Collin Patrice Coquereau Jacques Girard Nathalie Mallette Dominique Petin Adele Reinhardt decor Jean Bard costumes Maryse Bienvenu eclairages Norberts Muncs conception sonore Nicolas Basque DU 19 JUIN AU 8 SEPTEMBRE RESERVATIONS 450492.4777 sans frais1866 404.4777 ADMISSION 514790.1245 www.theatreduvieuxterrebonne.com Prix regulier : 35 $ Prix de groupe disponible 26-27et30JUIN COMPLET 3487159A 3477250A AU THEATRE DES GRANDS CHENES DU 15 JUIN AU 1ER SEPTEMBRE 2007 \"t d\"$ hommes (819) 363-2900 ¡V Sans frais: 1 877 563-2900 Forfaits disponibles ¡V www.grandschenes.ca ¡V 356, Marie-Victorin, Kingsey Falls LES PRODUCTIONS JEAN-BERNARD HEBERT av\"c : ANDRE MONTMORENCY PAULINE MARTIN ROGER LA RUE SYLVIE FERLATTE AMELIE GRENIER MARC ST-MARTIN JEAN-FRANCOIS HARRISSON ELIZABETH DUPERRE 3482348A a partir du 14 juin 2007 450.227.8466 ¡E 514.990.4343 www.theatrestsauveur.com sortie 60 auto.15 nord 450.227.1389 ¡E 514.990.7272 www.theatresteadele.ca sortie 67 auto.15 nord COMEDIE de RAY COONEY MISE EN SCENE ET ADAPTATION VINCENT BILODEAU COMEDIE de NORM FOSTER MISE EN SCENE : YVON BILODEAU ADAPTATION : ISABELLE MIQUELON a partir du 14 juin 2007 Claude Laroche Violette Chauveau Jean Petitclerc Michele Deslauriers Jean-Pierre Chartrand Claude Pregent Isabelle Miquelon Melanie Pilon Vincent Bilodeau Linda Sorgini Roger Leger Pascale Delhaes FAITES-VOUS PLAISIR EN PROFITANT DE NOTRE EXCELLENT SOUPER DE FONDUE CHINOISE 3481510A NOUVEAU NOUVEAU ARTS ET SPECTACLES VA R I E T E S THEATRE SAINTƪDENIS Patrick Bruel et Florence K.: 20 h.THEATRE Du vIEux ƪTERREboNNE Jean-Marc Parent : 20 h.LA TuLIPE Pop 80 : 21h30.LE NATIoNAL Dumas : 20 h.METRo PoLIS Ween : 21 h.SPECTRuM Eric Lapointe : 20 h.CAbARET Du CASINo DE MoNTREAL Flower Power : 20h30.CENTRE bELL Champion et ses G-Strings : 20 h.LE PETIT MEDLEY 6206, Saint-Hubert) Nabila Ben Youssef : 20 h.CENTRE CuLTuREL DE JoLIETTE Stephane Rousseau : 20 h.CAbARET MuSEE JuSTE PouR RIRE Volte-Face : 20 h.LA To Hu 2345, Jarry E.) Ecole nationale de cirque : 14 h et 19h30.PETIT CAMPuS Les Jaguars, Tabarnacos Surfers, The Burning Surfers et les Sunburst : 20h30.QuAI DES b RuMES Hot Seat : 21h30.SPECTACLES PHOTO ROBERT MAILLOUX, ARCHIVES LA PRESSE c Champion et ses G-Strings ce soir, 20h, au Centre Bell.LE THEATREDEROUGEMONT PRESENTE DU 20 JUIN AU 1 ER SEPTEMBRE2007 HUIT FEMMES UNECOMEDIEPOLICIEREDE ROBERT THOMAS ADAPTATION ET MISE EN SCENE JEAN-GUYLEGAULT AVEC : MARILYNPE RREAULT SOPHIE FAUCHER NATHALIEGASCON BRIGITTEPAQUETTE GENEVIEVE BELISLE LOUISE LATRAVERSE CATHERINE FLORENT BEATRICE PICARD UNE PRESEN TATION DE RESERVEZ MAINTENANT (450) 469-1006 ¡V SANS FRAIS: 1 888 666-3006 Forfaits disponibles ¡V www.theatrederougemont.com 370, rang de la Montagne, Rougemont LES PRODUCTIONS JEAN-BERNARD HEBERT 3482171A 3488876A ARTS ET SPECTACLES SYLVIE ST-JACQUES Tout a commencé dans la salle Pauline Mc Gibbon de l'École nationale de théâtre.Pour tester leur concept de «congrès à la direction» fictif, Jean-Guy Legault et sa bande avaient convié des copains à assister à cette soirée insolite.Chaque spectateur se voyait remettre en sac de jetons, destinés à un exercice pour le moins inhabituel au théâtre.Ce faisant, on l'invitait à user de son pouvoir démocratique pour influencer la trajectoire spectacle en éliminant des candidats.Le bouche-à-oreille aidant, les représentations de Théâtre extrême qui, au début, n'ont attiré qu'une poignée spectateurs, ont rapidement fait salle comble.«On refusait des vingtaines de personnes à la porte », relate Jean-Guy Legault, dans le café de l'ÉNT, où répète le Théâtre du Vaisseau d'Or, en prévision de la reprise du spectacle au Théâtre d'Aujourd'hui.Mais à vrai dire, tout a commencé il y a cinq ans, dans l'esprit de Jean-Guy Legault.«Je voulais créer un spectacle à élimination directe, une variante des spectacles comme Mars et Vénus où tu peux voter pour changer la direction d'un show.Au lieu de simplement orienter l'incidence du spectacle, je me suis dit que les gens pourraient carrément voter pour éliminer un comédien.» Deux ans plus tard, la course à la direction du Parti québécois lui a inspiré le thème politique de ce premier volet d'un concept qui s'annonce comme une trilogie.«L'idée est de rehausser les limites de l'acteur et le niveau de jeu.On veut bousculer les conventionspour changer le rapport au public.» Il va y avoir du sport «Un faux parti pour de faux enjeux.» C'est ainsi que se définit le nouveau Parti populaire du Québec, sorte d'hybride des péquistes, adéquistes, libéraux et autres Québec solidaire.Huit comédiens, sept tours de scrutin et sept éliminations : Théâtre extrême offre un accès privilégié aux jeux de coulisses, aux cocktails, au briefing des candidats, à la gestion des médias, à l'intimité des comédiens-candidats\u2026 Comme dans la vraie vie, il y sera question de sujets qui font ponctuellement les manchettes : les fusions-défusions, les accommodements raisonnables, les listes d'attente dans les hôpitaux\u2026 «C'est une façon de mettre en relief le fait que l'on vote souvent davantage pour un slogan ou une idée maîtresse, que pour un candidat.» Or, contrairement à certains groupes qui donnent dans la satire politique, l'attaque n'a pas sa place dans Théâtre extrême.«Il est beaucoup plus facile et populaire de blaster que d'essayer de s'immiscer dans la peau de ces gens, qui ne sont pas tous des crétins», scande l'auteur de cette pièce à possibilités multiples.La part d'improvisation est réduite au minimum dans ce spectacle de trois heures dont la trajectoire est déterminée par le public.«Certains votent pour un discours et d'autres, pour influencer le dénouement du spectacle.» Ceux qui sont là pour le divertissement épargneront ainsi un candidat coloré, qui clame des énormités.Le lendemain soir, si la salle est plus politisée, les idées les plus fortes l'emporteront peut-être.«C'est une analyse de public.On a été étonné, l'an passé, de voir comment les gens débattaient pendant l'entracte.» Après un printemps chaud, les électeurs québécois méritent un répit.Rien comme le théâtre, pour se rafraîchir les esprits et renouveler la démocratie.Théâtre extrême, texte et mise en scène de Jean-Guy Legault, une production du Théâtre du Vaisseau d'Or, du 12juin au 23juin et du 31 juillet au 18 août, au Théâtre d'Aujourd'hui.THÉÂTRE / Théâtre extrême Aux urnes, spectateurs ! Depuis quelques mois, la scène politique québécoise ressemble de plus en plus à un feuilleton alimenté par une suite d'abracadabrants coups de théâtre.Normal que tel bazar émoustille l'imagination fertile de certains créateurs.Pour son «congrès-spectacle » Théâtre extrême, le metteur en scène Jean-Guy Legault a créé le Parti populaire du Québec.Ce faux parti politique s'engagera sur la scène du théâtre d'Aujourd'hui, dans une course à la direction tout aussi fictive.De quoi nous faire regretter d'avoir échappé à une nouvelle ronde électorale.MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © La part d'improvisation est réduite au minimum dans Théâtre extrême, un spectacle de trois heures dont la trajectoire est déterminée par le public.Ci-dessus, le metteur en scène Jean-Guy Legault et sa troupe. CONCERT SPÉCIAL 28 JUIN AU 8 JUILLET 2007 28E ÉDITION THÉÂTRE MAISONNEUVE - PdA 18h LES GRANDS CONCERTS 175, rue Sainte-Catherine O.Présence ECM HARRY CONNICK, JR.MY NEW ORLEANS TOUR 30 juin CESARIA EVORA 2juillet RYTHMES HYATT REGENCY MONTRÉAL MÉTROPOLIS 59, rue Sainte-Catherine Est 20h30 PREMIÈRE PARTIE: APOSTLE OF HUSTLE ANTIBALAS/FEMI KUTI & THE POSITIVE FORCE 30 juin AMON TOBIN 1 er juillet CHAKA KHAN 2juillet DOLORES O'RIORDAN CHANTEUSE DU GROUPE THE CRANBERRIES 6juillet LES COULEURS SPECTRUM DE MONTRÉAL 318, rue Sainte-Catherine O.18 h ANGÉLIQUE KIDJO 28 juin RICKIE LEE JONES 29 juin SEAN LENNON 30 juin MESHELL NDEGEOCELLO 5juillet THÉÂTRE JEAN DUCEPPE - PdA 175, rue Sainte-Catherine O.19h30 INVITATION présenté par A MILES DAVIS TRIBUTE: FOUR GENERATIONS OF MILES MIKE STERN'S INVITATION SUPERGROUP AVEC DANILO PEREZ JOHN PATITUCCI DAVE WECKL MIKE STERN PLAYS WITH THE BANDS! AVEC THE BAD PLUS ET YELLOWJACKETS THE POWER OF THE TRIO PROGRAMME DOUBLE 29 juin 28 juin 1 er juillet 30 juin 7juillet RICHARD BONA ET LE JACO PASTORIUS BIG BAND TOTO BONA LOKUA GÉRALD KANZA RICHARD et RICHARD BONA GROUP ET SES AMIES BASSISTES ESPERANZA SPALDING ET MESHELL NDEGEOCELLO RICHARD BONA: DIALOGUES EN MUSIQUE AVEC LIONEL LOUEKE TOUMANI DIABATÉ ET MIKE STERN ET RICHARD BONA ET LEUR INVITÉ TRÈS SPÉCIAL ROY HARGROVE 2juillet 22h JAZZ BEAT SPECTRUM DE MONTRÉAL 318, rue Sainte-Catherine O.présenté par 5juillet 6juillet ERIK TRUFFAZ AVEC ED HARCOURT ROY HAYNES QUARTET JALLEL MARTIN BEJERANO DAVID WONG FRANÇOIS BOURASSA QUINTET RENSEIGNEMENTS BILLETS PLACE DES ARTS 514 842-2112 1 866 842-2112 pda.qc.ca 514 790-1245 admission.com MÉTROPOLIS / SPECTRUM 514 908-9090 ticketpro.ca BILLETTERIE CENTRALE DU FESTIVAL SPECTRUM DE MONTRÉAL 318, rue Sainte-Catherine Ouest ACHAT DANS LES SALLES OÙ LES CONCERTS ONT LIEU OLIVER JONES/ SUSIE ARIOLI AVEC I MUSICI MONTREALJAZZFEST.COM INFOS SUR LES AUTRES CONCERTS AU CONCERT DE CLÔTURE 7juillet MEDESKI, SCOFIELD MARTIN & WOOD 28 juin SON DE LA FRONTERA/ OJOS DE BRUJO THE BESNARD LAKES/ PATRICK WATSON 5juillet KIERAN HEBDEN (FOUR TET) & STEVE REID/ TORTOISE 4 JUILLET COWBOY JUNKIES 20e ANNIVERSAIRE AVEC INVITÉS SPÉCIAUX GARTH HUDSON 2juillet ET RON SEXSMITH 4juillet GEORGE COLEMAN, JIMMY COBB, BUSTER WILLIAMS ET MIKE STERN AVEC BILLY COBHAM ALAIN CARON MIKE STERN 29 juin 30 juin 1 er juillet 4juillet PREMIÈRE PARTIE: YARON HERMAN MIKE STERN DU 28 JUIN AU 2 JUILLET DU 2 AU 7 JUILLET RICHARD BONA RUSSELL MALONE AVEC MARK TURNER AARON PARKS JOE MARTIN RODNEY GREEN KURT ROSENWINKEL ANOUAR BRAHEM LE VOYAGE DE SAHAR SYLVAIN LUC KURT ELLING AVEC INVITÉS SPÉCIAUX / SOPHIE MILMAN ET SES MUSICIENS MOLLY JOHNSON VIC VOGEL ET LE JAZZ BIG BAND AVEC MARTIN DESCHAMPS ET SES AMIS 1 er juillet 2juillet 5juillet 4juillet 7juillet PLEINS FEUX SALLE WILFRID-PELLETIER - PdA 175, rue Sainte-Catherine O.20h PROGRAMME DOUBLE 29 juin INVITÉ SPÉCIAL : BOB HARRISSON BLUES BAND STRING QUARTET DIDIER LOCKWOOD BILLY COBHAM VICTOR BAILEY AVEC INVITÉ SPÉCIAL DAVID BINNEY LE FESTIVAL DÉBUTE DANS 3SEMAINES ! PLUS DE 150 CONCERTS EN VENTE MAINTENANT 29 juin WAYNE SHORTER QUARTET AVEC BRIAN BLADE, JOHN PATITUCCI, DANILO PEREZ ET INVITÉ SPÉCIAL IMANI WINDS «TERRA INCOGNITA» Un concert spécial ! Un voyage arabisant aux accents de flamenco, de musique balkane et de cafés parisiens.Sublime ! Rencontreau sommet entre l'Europe et l'Amérique ! Une soirée tout en voix ! PROGRAMME DOUBLE L'enchanteresse de retour! PREMIÈRE PARTIE : DK IBOMEKA Un envoûtement aux accents portugais PREMIÈRE PARTIE: LURA Ode à La Nouvelle-Orléans Une belle célébration ! PROGRAMME DOUBLE Un nouvel album tout en exploration sonore! PREMIÈRE PARTIE: GHISLAIN POIRIER LIVE Le retour attendu de la chanteuse du groupe THE CRANBERRIES! PREMIÈRE PARTIE: JESSIE BAYLIN Une belle soirée montréalaise en perspective ! Une soirée des plus électros ! PROGRAMME DOUBLE Funky, soul et sensuelle Une folle nuit espagnole ! PROGRAMME DOUBLE THE SPAGHETTI WESTERN ORCHESTRA 6 SOIRS: 27 JUIN AU 2 JUILLET, 19 h 30 D'Australie, un hommage étonnant au grand Ennio Morricone CINQUIÈME SALLE - PDA 175, rue Sainte-Catherine O.EN PRIMEUR FLORENCE K 3 SOIRS : 5-6 ET 7 JUILLET, 20 h THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE 84, RUE SAINTE-CATHERINE EST TNM La révélation Bossa Blue THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE 514 866-8668 tnm.qc.ca 514 908-9090 ticketpro.ca 3489410A 3472527A 3489093A ARTS ET SPECTACLES KATHLEEN LAVOIE LE SOLEI L Plus de cinq ans séparent la sortie d'Abnormal Pleasures de One Ton et Rocket Roller Coaster de Bunka Busta.Pourtant, Byron Mikaloff et son partenaire dans le crime, Bruno Bouchard, jurent que l'idée d'un disque de danse fusionnant des genres aussi différents que la pop, le rock, le funk, le reggaton, les beats de DJ et une kyrielles d'effets mijote depuis presque aussi longtemps.«Quand on a fait notre tournée canadienne avec One Ton, je trouvais ça plate qu'on n'ait pas plus de tounes comme Supersex World pour faire danser le monde.» se rappelle Byron, dans les locaux du studio IMF, où les deux albums ont été enregistrés.Ayant remarqué Bruno alors qu'il était DJ au Sonar, à l'époque où son groupe se désintégrait, Byron allait renouer avec le platiniste au Maurice quelques mois plus tard, où ils ont établi les bases de leur collaboration, c'est-à-dire l'interprétation de musiques live improvisées par le guitariste, sur les rythmes enlevants du DJ.«On a vite appris de nos erreurs! C'est jamais agréable de voir une piste de danse se vider !» convient aujourd'hui Byron, sourire aux lèvres.«Le Maurice, ç'a été notre laboratoire et notre local de pratique », soutient- il, levant son chapeau au propriétaire de l'endroit, qui a malgré tout misé sur eux.Depuis, l'énergique duo a vu sa musique être utilisée à plusieurs fins, notamment dans des publicités de GM Goodrich.Quant à lui, il a offert près de 200 spectacles, au cours desquels il a pu tester son matériel et continuer de peaufiner une présentation se démarquant par des costumes agencés, plus souvent qu'autrement des combinaisons et des survêtements moulants signés G-Sus ou Adidas.Une image improbable qui provoque ses réactions! «Une fois, on est arrivés dans un petit bar de Roberval où on s'est fait regarder de travers! Les gars ont commencé à nous trouver cool quand on s'est mis à jouer du AC/DC! On le sait que c'est osé, notre affaire, mais si le monde en rit, ils en parlent aussi!» note le musicien originaire de la côte Ouest.Puis, l'aventure Bunka Busta a fait boule de neige.L'appui inconditionnel du patron de l'Impérial, Richard Samson, a d'une part permis à Byron de se consacrer entièrement à sa musique.«Combien de gens ont cette chance-là que quelqu'un croie tellement en eux qu'il leur dise:Fais ce que tu aimes et je vais te payer pour ça?» demande-t-il.D'autre part, l'engagement de l'étiquette montréalaise Milagro a permis de concrétiser la première production du duo, auquel s'est joint un indispensable collaborateur, Peakefealler, le créateur de la plupart des beats du disque.«J'aurais bien pu dire que j'allais faire des beats, mais je n'en fais pas de beats, moi, alors que Peakefealler, c'est sa force.Moi, ma force, c'est d'être DJ», indique Bruno.Bunka Busta, en spectacle le 15 juin, 22h au Jello Bar.MUSIQUE / Bunka Busta Ce soir, on danse ! C'était en 2002.Toutes les pistes de danse vibraient au rythme de Supersex World, le succès de One Ton qui avait propulsé le trio de Québec hors de nos frontières.Désormais aux commandes de Bunka Busta, l'auteur de l'inoubliable single, le chanteur et guitariste Byron Mikaloff, s'est mis au défi de créer un disque dont toutes les pistes, à l'instar de son hit, inviteraient à la danse.Chose promise, chose due: Rocket Roller Coaster vise juste.15 fois plutôt qu'une ! PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © Byron Mikaloff a remarqué Bruno Bouchard alors qu'il était DJ au Sonar.Quelques mois plus tard, ils établissaient les bases de leur collaboration, c'est-à-dire l'interprétation de musiques live improvisées par le guitariste, sur les rythmes enlevants du DJ.«On a vite appris de nos erreurs ! C'est jamais agréable de voir une piste de danse se vider ! » Tous les samedis dans CE QU'ON A VU, CE QU'ON EN PENSE. 3488686A UN BAL MASQUéVERDI ROMéO ET JULIETTE GOUNOD LE BARBIER DE SéVILLE ROSSINI MADAME BUTTERFLYPUCCINI ABONNEZ-VOUS 514.985.2258 :: 18-30 ANS À PARTIR DE 60$ 07/08 348030A Vivre toute l'actualité culturelle dans la nouvelle zone AUDIO-VIDÉO Simple comme allumer sa télé 3489595A ARTS ET SPECTACLES ALEXANDRE VIGNEAULT Inutile de chercher l'erreur, il n'y en a pas.Maroon 5 passe par Montréal dans le cadre d'une minitournée promotionnelle destinée à susciter l'engouement pour son deuxième album, It Won't Be Soon Before Long.«On fait une série de concerts intimes et, pour nous, c'est une espèce de nouveau départ », explique le bassiste Mickey Madden.Le spectacle de mercredi affiche déjà complet, bien sûr, mais il sera retransmis en direct sur music.msn.com.Maroon 5 va bien entendu mettre en valeur son nouveau disque, lancé à la fin du mois de mai.«Ça fait du bien d'intégrer de nouvelles chansons dans le spectacle après avoir passé autant de temps à jouer celles du premier album», dit Mickey Madden.Il se fait toutefois rassurant auprès de ceux qui espèrent réentendre This Love ou She Will Be Loved: les grands succès du groupe seront aussi au programme.It Won't Be Soon Before Long ne va pas désarçonner les milliers de gens qui avaient craqué pour la voix de fausset d'Adam Levine.Maroon 5 poursuit dans la même veine et tente de trouver un alliage équilibré entre pop, soul et funk léger.«Ça procède d'un effort concerté », reconnaît le bassiste.Ce qui ne signifie pas que le groupe est à la recherche d'une formule magique.«On a fait ce qui nous semblait le plus naturel, dit-il.On a fait le disque qu'on se devait de faire.» Ce deuxième album de Maroon 5 se démarque de son prédécesseur sous deux aspects : il met de l'avant un son plus compact et fait entendre un groupe extrêmement confiant.«On était déterminés à faire un bon disque et on croyait qu'on avait ce qu'il fallait pour y parvenir, reconnaît Mickey Madden.On a fait notre premier album dans une espèce de vide sans savoir ce qu'il allait en advenir.Là, on savait qu'on avait le pied dans la porte.Curieusement, savoir qu'on avait un public qui nous attendait nous a enlevé de la pression.» Contrairement à Songs About Jane, qui racontait essentiellement le naufrage d'une seule relation amoureuse, It Won't Be Soon.ressemble au carnet de bord d'un play-boy accumulant les amourettes vite consommées.Adam Levine a, il est vrai, la réputation d'être un tombeur.Une fois traduites en chansons, ses aventures lui donnent cependant l'air d'une espèce de Casanova porté au mélodrame.Dans If I Never See Your Face Again, il se réjouit d'une affaire « conclue » plus vite qu'il ne l'avait espéré.L'instant d'après, dans Makes Me Wonder, il jette une fille sans cérémonie.Puis, dans Wake Up Call, il aborde le crime passionnel.«L'une des choses qui me plaisent beaucoup sur ce disque, c'est qu'il aborde toutes les facettes des relations amoureuses: l'obsession, la jalousie, la tendresse.», dit d'ailleurs Mickey Madden.Maroon 5 se révèle à son meilleur lorsqu'il donne dans la ballade romantique.Won't Go Home Without You et Goodnight Goodnight feraient d'ailleurs d'excellents thèmes musicaux pour une comédie romantique hollywoodienne.Une fois sa série de rendez-vous galants dans de petites salles terminée, Maroon 5 se mettra au boulot sérieusement pour monter sa prochaine tournée, la vraie, qui se fera vraisemblablement dans des arénas.«Il y aura des projections, des éclairages et des éléments de décor, dit le bassiste.Cela dit, ça reste toujours cinq gars qui jouent de la musique.Peu importe où on joue, l'essence du spectacle demeure la même.» Maroon 5, en spectacle le 5 juin au Cabaret du Musée Juste pour rire.POP / Maroon 5 Maroon 5 dans l'intimité PHOTO ANDREW ZUCKERMAN Une fois sa série de rendez-vous galants dans de petites salles terminée, Maroon 5 se mettra au boulot sérieusement pour monter sa prochaine tournée, la vraie, qui se fera vraisemblablement dans des arénas.Maroon 5 a vendu des millions de disques.Son unique spectacle à Montréal à ce jour, il l'a présenté au Centre Bell.De passage en ville mercredi, le quintette californien se produira pourtant au minuscule Cabaret du Musée Juste pour rire.«On a fait notre premier album dans une espèce de vide sans savoir ce qu'il allait en advenir.Là, on savait qu'on avait le pied dans la porte.» U2 enregistre au Maroc Mine de rien, U2 doit être occupé ces jours-ci.Différentes sources rapportaient que Bono était à la fois en Allemagne et au Maroc la semaine dernière.Monsieur a beau avoir les moyens de s'offrir un jet privé, il reste que les journées n'ont que 24heures pour tout le monde.En Allemagne, où se déroulait le sommet du G8, Bono continuait semble-t-il son lobby en faveur des pays les plus pauvres de la planète.À Fès, au Maroc, il jouait de la zizique avec The Edge, Larry Mullen Jr., Adam Clayton, Daniel Lanois et Brian Eno.Ça doit vouloir dire que U2 commence à songer à la suite de How to Dismantle An Atomic Bomb.- Alexandre Vigneault FLASH WYNTON MARSALIS PRÉSENTE CONGO SQUARE AVEC THE JAZZ AT LINCOLN CENTER ORCHESTRA OTEY THOMPSON ET ODADAA! Con Cert d'ouverture PLEINS FEUX présente BILLETS À LA PLACE DES ARTS 28 JUIN, 20H 3489414A présenté par en collaboration avec Rock symphonique avec Les Respectables et leurs invités 14 et 15 juin, 20 h 514.842.9951 www.osm.ca en collaboration Marjo, Nanette Workman, avec Claude Dubois et Mélanie Renaud Billets à partir de 35,50$ Jean-François Rivest, chef d'orchestre 3481740A 3487483A 3484140A ARTS ET SPECTACLES CLAUDE GINGRAS CRITIQUE Raphaël Dubé, violoncelliste, et Charles-Antoine Fréchette, compositeur, ont créé l 'Ensemble Chorum dans le but de « moderniser la forme du concert ».À cette fin, ils utilisent divers moyens comme - et je les cite encore - « des ponts qui transpor tent l'auditeur d'une oeuvre à l'autre et contribuent à maintenir l'écoute »\u2026 des « ponts » qui, finalement, « unifient le concert en une seule pièce ».Jeudi soir (avec reprise hier soir), dans le choeur de l'austère petite église protestante française Saint-Jean, le jeune ensemble à géométrie variable se présentait en diverses combinaisons de 11 instrumentistes et une récitante dans un programme intitulé Paysage hongrois comportant du folklore (hongrois, bien sûr) et des pages de Liszt, Bartok, Kodaly et Ligeti, ainsi qu'une création de M.Fréchette.Les Six Bagatelles pour quintette à vent de Ligeti, qui font 10 minutes, et Nuages gris, pour piano, de Liszt , qui en font moins, étaient les seules oeuvres jouées dans leur intégralité.Du Duo op.7 pour violon et violoncelle de Kodaly, on n'entendit que le troisième et dernier mouvement; du quatrième Quatuor à cordes de Bartok, que les troisième et quatrième mouvements.L'idée de ne jouer qu'un ou deux mouvements d'une oeuvre peut être intéressante, selon le contexte; elle peut aussi être dangereuse, comme c'est le cas ici.De cet interminable conte hongrois lu entre les pièces et parfois même entre deux mouvements - et qui prenait, en fait, la place de la musique -, le peu qu'on a finalement retenu, à cause de l'imparfaite diction de la lectrice et de l'acoustique, correspondait à une pure platitude.Chorum devra trouver autre chose pour « moderniser la forme du concert ».Assez curieusement, cette acoustique sèche servait admirablement les aspérités sonores de Kodaly, les violents pizzicatos de Bartok, les dissonances très crues de Ligeti et celles, plus criardes encore - et en même temps assez nouvelles - de la pièce de cinq minutes de M.Fréchette dirigée par lui.Chorum groupe de jeunes instrumentistes qui sont étonnants techniquement et qui semblent comprendre mieux que leurs aînés cette musique de leur temps.Le jeu exceptionnel de M.Dubé au violoncelle est à placer dans une classe à part.Le pianiste eut moins de chance, jouant son Liszt sur un piano droit remarquablement faux.Une précisison en terminant : Ligeti a dédié la cinquième de ses Bagatelles à la mémoire de Bartok et l'indication qu'il lui a donnée est « Mesto », c'est-à-dire triste (et non pas « Maestoso », comme l'indiquait le feuillet !).Tremblay et sa femme, grandsparents de Raphaël Dubé, assistaient au concert.À la fin, Mme Tremblay est allée offrir une fleur à chaque participant.ENSEMBLE CHORUM.jeudi soir, Église Unie Saint-Jean.MUSIQUE / Ensemble Chorum Pour la musique, oui ! En cas d'intempéries, écoutez Rock Détente ANDRÉ ROBITAILLE, ANIMATEUR ET PORTE-PAROLE JEAN-FRANÇOIS RIVEST, CHEF D'ORCHESTRE LES CONCERTS OSM Loto-Québec GRATUIT commanditaire en titre de l'OSM Vaudreuil-Dorion REPENTIGNY SAMEDI 16 JUIN, 19 H 30 PARC DE L'ÎLE LEBEL VAUDREUIL-DORION JEUDI 26 JUILLET, 19 H 30 PARC DE LA PAIX MONTRÉAL SAMEDI 28 JUILLET, 20 H PARC JEAN-DRAPEAU 3489705A 3485433A Pour ces destinations, l'hébergement pour 4 personnes (une chambre avec 2 lits doubles) est inclus, sauf pour Montréal et Lanaudière.Pour participer, rendez-vous sur cyberpresse.ca/desjardins du 5 au 15 juin ou retournez le coupon ci-dessous dûment rempli avant le 15 juin, 11 h, à : Question d'habileté mathématique : 40 x 3 + 10 = \" Cochez si vous désirez recevoir des informations promotionnelles de La Presse ou le Mouvement des caisses Desjardins.Les règlements sont disponibles à La Presse.Les fac-similés sont refusés.Le transport n'est pas inclus.Le tirage aura lieu le 15 juin 2007 aux bureaux de La Presse.Valeur totale du prix: 4 000$ Québec 6 juillet, KOOZA™ du Cirque du Soleil® 7 juillet, Festival d'été de Québec Lanaudière 22 juillet, Le Festival de Lanaudière Montréal 28 juillet, Les Franco Folies de Montréal Saguenay 4 août, La Nouvelle Fabuleuse ou les aventures d'un Flo Gatineau 1er et 2 septembre, Festival de montgolfières de Gatineau Saint-Tite 8 et 9 septembre, Festival Western de St-Tite Granby 14 et 15 septembre, Festival International de la chanson de Granby Voici où pourrait vous mener la tournée des spectacles: Courez la chance de gagner 4 billets pour chacun de ces spectacles, 500 $ en argent de poche et d'autres surprises incluant l'hébergement ! Desjardins et La Presse vous Un été festif» invitent à CONCOURS « UN ÉTÉ FESTIF » La Presse, C.P.11618, Succ.Centre-ville, Montréal, Québec, H3C 5W5 Nom: Prénom : Âge : Adresse : App.: Ville : Code postal : Tél.(rés.) ( ) Tél.(trav.)( ) Courriel : Photo: Olivier Samson Arcand Costumes: Marie-Chantale Vaillancourt © 2007 Cirque du Soleil Inc.ARTS ET SPECTACLES JEAN BEAURNOYER CRITIQUE L'École nationale de cirque présente le 25e spectacle annuel de son histoire à la TOHU dans une atmosphère de fête alors que les élèves de première année, déguisés en de nombreux personnages, accueillent les visiteurs venus célébrer les finissants de l'École.Pas moins de 95% d'entre eux trouveront un emploi dans un cirque d'Amérique ou d'Europe dans les prochains mois et les finissants savent bien qu'ils vivent leur dernier spectacle ensemble avant d'entreprendre une carrière professionnelle.Ce qui explique ce curieux mélange de joie et de chagrin lié à cette séparation après des années d'apprentissage et d'amitié sous un même toit à l'École nationale de cirque.C'est pour ça que les spectacles annuels de cette école sont toujours chargés d'émotions et souvent de grandes performances.Et c'est le cas, cette année, alors qu'on présente deux spectacles mis en scène par deux chorégraphes, Estelle Clareton et Catherine Tardif, qui ont orchestré les talents des 16 finissants accompagnés des élèves de deuxième année.Une soirée un peu longue avec plus de trois heures de spectacle, mais jamais ennuyeuse.Il y a beaucoup de comédie dans le premier spectacle intitulé Glam.La metteure en scène Catherine Tardif a imaginé la rencontre de deux mondes totalement opposés : les banquiers et les drag queens.La danse est acrobatique, les hommes affrontent les femmes puisque les banquiers sont tous des banquières et il règne une atmosphère de chaos, d'anarchie où les banquières semblent les plus « folles ».D'excellents numéros de contorsion et d'acrobatie sur table durant cette première partie de spectacle, des numéros de clowns aussi avec Rubén Martin et de roue allemande exécuté par Marie-Claude Roulez, qui a même réussi à terminer son numéro en duo dans la roue.L a deu xi ème pa r t i e du spectacle était beaucoup plus symbolique et m'a fait souvent penser à Carbone 14 par l'aspect gestuel du spectacle monté par Estelle Clareton et intitulé La disparition.On voit bien qu'il ne s'agit pas d'un spectacle de débutants.Tout est peaufiné à l'extrême alors qu'on intègre la musique, la chorégraphie, le danger de certaines acrobaties aériennes à des exercices au sol, comme le main à main, le trampoline, les cerceaux et la jonglerie.Parfois, c'est de la danse, mais parfois c'est carrément du cirque ou du théâtre quand on cherche Pipo, le clown disparu.On utilise une porte, comme pourrait le faire Robert Lepage.Aussi simplement que pourrait le faire Robert Lepage.Deux clowns tiennent la vieille porte qui n'est qu'un grand morceau de bois, relié à aucun mur, mais qui se transforme continuellement alors que celui qui frappe à cette porte devient le visiteur.En f in de spec tacle , un couple se détache du groupe, Justine Méthé- Crozat et Philippe Renaud qui se livrent à des danses acrobatiques ahurissantes, à vous donner des frissons et qui réussissent un main à main époustouflant.De futurs vedettes de cirque, c'est évident.En somme, un spectacle de haut calibre pour ce 25e anniversaire et un bel avenir pour le cirque de demain.Le 25e spectacle annuel de l'École nationale de cirque, jusqu'au 17 juin à la TOHU.CIRQUE / École nationale de cirque Un spectacle de haut calibre PHOTO FOURNIE PAR L'ÉCOLE NATIONALE DE CIRQUE La disparition, un spectacle surprenant qui intègre musique, chorégraphie, acrobaties aériennes et jonglerie.Les spectacles annuels de l'École nationale de cirque sont toujours chargés d'émotions et souvent de grandes performances. Bela Fleck & The Fleck Tones PLEINS FEUX (v) h&w(rd lvy prmier p(rti : presente BILLETS A LA PLACE DES ARTS JEUDI 5 JUILLET, 20 H 3489412A NOUVEAU SPECTACLE A DRUMMONDVILLE www.aolalegende.com Reservation :1 800 265-5412 www.ovation.qc.ca Direction de creation, Erick Villeneuve; mise en scene, Yvon Bilodeau; musique, Michel Cusson; textes du poete Raoul Duguay; production deleguee, Luc A.Plamondon.DU METTEUR EN SCENE ET COMPOSITEUR DE CAVALIA Plus de 85 artistes vous racontent une fantastique histoire.Effets speciaux, jeux de feu, performances etonnantes.sur la plus grande scene du Quebec! DÇÈ r ǽÇÈǼǿǿǸÇÇ Ç´ÇÈ qt Ç´ÇÂȱÇÇ 3489728A ARTS ET SPECTACLES On peut sortir un gars d'un milieu urbain, mais pas l'urbanite du gars.Retranche dans une ZEC situee au nord de Maniwaki, le trio The National Parcs s'est servi de bruits de la nature pour composer un accueillant disque melant esthetique hip-hop et musiques africaines.Appelons ca un retour a la terre postmoderne.ALEXANDRE VIGNEAULT L'image occupe tellement de place dans le monde de la musique qu'on peut avoir du mal a concevoir qu'un rappeur puisse ressembler a autre chose qu'au cliche du mec barde de bijoux regnant sur un ghetto urbain.Le raccourci vaut aussi pour la musique electronique, qu'on associe d'emblee a l'urbanite.Des elements de ces deux univers musicaux se retrouvent sur le premier disque de The National Parcs.Il n'a pourtant pas ete enregistre au centre-ville de Montreal, mais au fin fond des bois, au milieu des mouches noires.Vincent Letellier, Chimwemwe Miller et Ian Cameron ont meme des preuves de ce qu'ils avancent, puisque leur album Timbervision vient avec un DVD ou on peut les voir en plein travail dans cet environnement tout sauf naturel pour des musiciens.Les superbes images montrent notamment ces artistes allumes en train d'enregistrer des pistes vocales perches sur une montagne de roche, de jouer du clavier les deux pieds dans la boue et d'utiliser un tas de buchettes comme instrument de percussion.Une facon originale de mettre en valeurs nos ressources naturelles.Matieres premieres Capter les sons de la nature pour en faire de la musique est une activite a laquelle Vincent Letellier s'adonne depuis 10 ans.Vegetation = Fuel, le premier des deux disques qu'il a fait paraitre sous le pseudonyme Freeworm, peut en temoigner.Ce parti pris n'a d'ailleurs rien de sociopolitique.On n'essaie pas de passer des messages, dit-il.Tout ca provient d'une envie de faire quelque chose de beau et d'ambitieux, mais sans pretention.Le t r io qu'i l forme avec Chimwemwe Miller et l'artiste visuel Ian Cameron trouve son origine dans les spectacles de Freeworm.Chim chantait pardessus mes beats et Ian accolait des elements visuels aux prestations ., raconte-t-il.Puis, le trio a songe a pousser le concept plus loin, c'est-a-dire a se refugier dans les bois et partir de zero : enregistrer la nature, construire des chansons et tourner des sequences visuelles.The National Parcs a fait deux sejours dans la ZEC Bras-coupedesert, un parc naturel situe au nord de Maniwaki ou la famille de Vincent Letellier possede un lopin de terre depuis une quinzaine d'annees.La-bas, a partir d'esquisses de figures rythmiques realisees en ville, ils ont joue avec les matieres premieres : eau, pierre, bois et.espace.L'acoustique etait hallucinante ., se rappelle Vincent Letellier.On ne voulait pas traiter les sons jusqu'a les denaturer, mais les garder le plus naturel possible.Ca, on se l'est repete souvent parce que dans le passe on avait tendance a beaucoup les electronifier, expose-t-il.Notre but, ce n'est plus de passer des heures a twiker des sons.On sent qu'il y a des choses a dire, a faire et a batir et cette urgence-la nous incite a aller directement a la source.Enregistrer dans un studio situe a la campagne ou dans les bois, c'est une chose.Jouer de la musique les deux pieds dans la boue en est une autre.Timbervision est d'ailleurs indissociable du contexte dans lequel il a ete enregistre.On avait commence la chanson Down By the River en studio, mais quand on est retourne a la ZEC, le mood etait completement different, raconte Chimwemwe Miller.On l'a enregistree la nuit, les pieds dans l'eau.Ca affecte directement la musique.Une ame africaine Ce n'est toutefois pas parce que The National Parcs a enregistre dans les bois qu'il fait de la musique bucolique.Il serait plus juste de parler de hiphop forestier ou de musique electro-organique.On a voulu transporter la musique urbaine dans la nature ., resume for t justement I a n Cameron.L'equilibre trouve entre groove urbain et sonorites acoustiques ¡X qu'il s'agisse de percussion ou d'autres instruments ¡X est d'ailleurs extraordinaire.Un autre trait marquant de ce trio, c'est son ame africaine.Chacun de ses membres a d'ailleurs un lieu avec ce continent: Chimwemwe Miller est ne au Malawi, Ian Cameron a vecu deux ans en Cote-d'Ivoire et Vincent Letellier a effectue un sejour au Niger.J'aurais pu n'avoir jamais mis les pieds en Afrique et le disque sonnerait quand meme comme ca, precise le musicien.Chim et moi, on ecoute continuellement de la musique africaine.Ca fait partie de ce que nous sommes, enchaine Chimwemwe Miller.On ecoute beaucoup de field recordings faits par des partis dans de petits villages avec une enregistreuse.On n'ecoute pas du Femi Kuti, precise-t-il.On a des affaires vraiment trippantes de blues malien ou de guitare du Malawi.Pourront-ils transporter ce fabuleux projet sur scene?.C'est ce qu'on va decouvrir cet ete!.rigole Chimwemwe Miller.On va puiser dans les techniques qu'on a developpees dans le passe.On veut que ce soit plus live qu'avant.Leur plus grand defi, selon Vincent Letellier, sera d'integrer le visuel de facon vivante et fluide dans le spectacle.On s'est cree un probleme de creation, ditil.C'est un beau defi et ca nous engage les uns envers les autres pour une couple d'annees.BIO-ELECTRO / The National Parcs Hip-hop forestier PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE c Vincent Letellier, Ian Cameron et Chimwemwe Miller, du groupe The National Parcs, ont .voulu transporter la musique urbaine dans la nature .On ne voulait pas traiter les sons jusqu'a les denaturer, mais les garder le plus naturel possible. 3484657A SAMEDI 9 JUIN Le Téléjournal Hockey - La Fierté d'un peuple / Scandales et déceptions (1989-1998) Ici Louis-José Houde / Jean- René Dufort VIPÈRE AU POING (4) Fr.2004.Comédie dramatique de Philippe de Broca avec Jules Sitruk.\\ Dans les années 1920, un gamin d'une famille bourgeoise désargentée se révolte contre sa mère autoritaire et cruelle.Le Téléjournal Perdus / Locke et Sayid sont de retour au campement.Le TVA 18 heures MADAME DOUBTFIRE (4) É.-U.1993.Comédie dramatique de Chris Columbus avec Robin Williams et Sally Field .\\ N'ayant pu obtenir la garde de ses enfants, un père divorcé se déguise en vieille dame anglaise et se fait engager comme bonne par son ex-femme.TRAQUER (6) É.-U.1998.Drame policier avec Patrick Swayze.\\ Un routier doit transporter un chargement d'armes illégales pour le compte d'un trafiquant qui a kidnappé sa femme et sa petite fille.Le TVA Rythmes du monde MASHA L'OURSON (6) Can.1997.Aventures de Paul Ziller avec Shaun Johnston.\\ Une fillette qui vient de déménager à la campagne avec sa famille recueille un ourson recherché par des chasseurs.ANALYSE-MOI CECI (5) É.-U.2002.Comédie policière avec B.Crystal.\\ À sa sortie de prison, un gangster notoire ayant feint une dépression nerveuse est placé sous la protection d'un psychiatre qui l'a déjà traité.Le Journal Sex-shop Macaroni tout garni Les nouvelles aventures de Lucky Luke La vie en vert Méchant contraste! Planète bleue / Carnet rose pour les pandas Belle et Bum / Alex Perron, Anik Jean, Xavier Caféine, Sébastien Lacombe LA RIVIÈRE SANS RETOUR (4) avec Robert Mitchum, Marilyn Monroe Saturday Report Marketplace Songwriters' Circle DRAGON BOYS avec Byron Mann, Tzi Ma CTV News Sportsnight As Seen as TV Cold Squad Thank God you're Here Nip/Tuck News QC Room to.Places of Green Andromeda Blue Murder Andromeda JR Digs Belmont Stakes (17:30) Will & Grace / Deux épisodes RUFFIAN avec Sam Shepard, Frank Whaley Sex and the City News CBS News Entertainment Tonight 48 Hours Mystery DIE ANOTHER DAY (5) avec Pierce Brosnan, Halle Berry News NBC News Stargate SG-1 Outrageous TV Moments SCARY MOVIE (6) avec Anna Faris, Jon Abrahams Country Pops Legends (17:00) American Soundtrack: Doo Wop's Best on PBS Roy Orbison & Friends - A Black & White Night Zu & Co: Live at the Albert Hall Lawrence Welk's TV Treasures Broadway's Beat at Pops Roy Orbison & Friends - A Black & White Night Secrets of.Sell this House / Cinq émissions (17:30) Flip this House / Deux émissions Star Wars: Empire of Dreams Portraits: le musée des dragons Le Choeur de Gregory (6/6) L'Actors Studio / David Duchovny La Job Thema: photographes BLOW-UP (1) avec D.Hemmings Arts & Minds Bravo! Videos The Chamber Music.: Ravel Holly Cole: Live An Audience with Dame Edna LAUREL CANYON (4) Autopsie / Supercherie Une attend.Drôle.Cabaret de l'humour La Maternité Excès de stars Culture du X F/X: EFFET DE CHOC F/X 2 ANGEL HEART: AUX PORTES DE L'ENFER How it's Made Ultimate Cruise Ship Hazard Pay / Prison Guard Dirty Jobs / Cave Digger Criss Angel: Mindfreak Myth Busters Mordu de la pêche / Costa Rica Biosphère / Clayoquot Sound Cuba, route.Casino Partons, la mer est belle! Le Québec de Jean-Claude Vue du canal Phil (17:39) Sadie (18:06) .Raven Zoey (19:25) .(19:51) Life.(20:38) EVITA (4) avec Madonna, Antonio Banderas Movie.Baseball / Mets - Tigers (15:30) Seinfeld / Deux épisodes Cops / Deux émissions America's most Wanted The Shield Mad TV D-DAY LEUR JOUR LE.(17:00) Soldats / Fugitifs et Déserteurs Chantiers / Trésors cachés JAG HÉROS SANS PATRIE (5) avec Tom Berenger Re-Inventors Ancestors.CSI: New York Conspiracy?/ TWA Flight 800 CONSPIRACY THEORY (5) avec Mel Gibson, Julia Roberts Top Albums Box Office Info Max La Mode.Made in.Liaison.Hollywood Fantaisies Style de star L'Index.101 plaisirs.Pop! VJ recherchée Musique Plus Matche-moi.La Prochaine Pussycat Doll Pimp mon char Pop! Fou raide en rafale! La Caravane From Egypt.Magazine libanais Paysage.Indo.Parsvision Polonia Teleritmo Mad TV La Semaine verte Le Monde Planète Prise Enjeux / Nos écoles en ruine Le Téléjournal 109 Zone libre Le Téléjournal Femme$ de footballeurs Juste Cause Les Experts C.S.I.: Miami Témoins silencieux LA LOI.PIRATES DES.(16:35) LES MOTS D'AKEELAH (19:05) TOI, MOI ET DUPREE (21:05) VIVRE.Hotel Babylon THE WRONG GUY (6) avec Dave Foley, David Higgins Da Vinci's City Hall CSI: Miami RIPLEY'S.Visez.mille Presserebelle Panorama Jardins Un combat singulier PEAU D'ANGE (5) avec Morgane Moré Taïwan Les Yamana Property Ladder The Real Estate Pros Little People, Big World The Real Estate Pros Backyard Nation Little People NOMDE CODE: KDN.(17:00) Kappa Mikey Di-Gata.Billy.Futurama Les Simpson Boondocks South Park Décalés.Les Simpson Questions.Journal FR2 Cliché 30 ans sur un air franco-ontarien Écrans.Bâtisseurs.Arrière-scène Le Journal L'espace.César.Décore ta vie Métamorphose Bye-bye maison! Manon.On a échangé nos mères Au-delà des apparences Pour un flirt Parole et Vie 4 minutes.des Arts Jamais trop d'art .pour rire 1res Vues Baromètre Le 9,5 Ici et là Smallville Charmed / Deux épisodes Newport Beach / Deux épisodes Une grenade Les Stupéfiants Délire techno Mélinda, entre deux mondes Surnaturel MILLENIUMMAN avec Andrew Jackson Sports 30 NASCAR - Série Busch / Nashville Golf Mag Sportsnet Connected Soccer / 2007 Gold Cup: Canada - Guadeloupe Sportsnet Connected Baseball / Blue Jays - Dodgers Horse Racing: Belmont (17:00) 2007 NASCAR Busch Series / Auto Parts 300 IRL Auto Racing / Bombardier Learjet 550k America's Funniest Home Videos Sports 30 185 \u2014 \u2014 556 \u2014 67 180 \u2014 \u2014 137 \u2014 \u2014 \u2014 9 9 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 BEV VD VDO 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 BEV VD VDO CBC CTV-M GBL-Q ABC CBS NBC PBS-P PBS-B A & E ARTV BRAV CD CinéPOP DISC EV FC FOX HI HIST MMAX MP MTL RDI S+ SE SHOW TFO TLC TTF TV5 VIE VOX VRAK RDS SPN TSN SRC TVA TQS TQc VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION MARIE-CHRISTINE BLAIS Q Sur la pochette de Jukebox, on vous voit en train de vous battre au bras de fer.A-t-il fallu que vous vous battiez pour choisir les chansons pour cet album hommage à vos idoles?R Ah, c'est que vous êtes trop jeune pour savoir à quoi cette pochette fait référence (rires).Dans les années 50, le guitariste-parolier Buddy Knox et le bassisteproducteur Jimmy Bowen ont sorti ensemble un disque avec une pochette où on les voyait s'affronter au bras de fer.Notre pochette, où on nous voit dans la même position mais devant un juke-box, est un hommage à cette pochette, comme les chansons de notre disque sont un hommage à celles que nous avons passionnément aimées quand nous étions plus jeunes.Q Comment avez-vous choisi les chansons qui figurent sur Jukebox ?R Randy et moi avons chacun choisi entre 20 et 25 chansons.Ensuite, nous avons réduit ce nombre à huit chansons chacun.Ce sont vraiment nos chansons favorites respectives.Après cela, nous avons trouvé le titre et travaillé la pochette : on a par exemple surimposé une pochette de papier par-dessus notre «combat », comme celle qui se trouvait à l'intérieur de chaque vinyle\u2026 C'était tellement important, une pochette, à l'époque.Il n'est pas possible aujourd'hui de faire des pochettes de CD aussi marquantes que celles de Frank Zappa et des Beatles, tant elles sont petites.Or, notre disque est avant tout un hommage à l'ère du vinyle.Q Parmi ces chansons, quels sont vos choix à vous?R Baby Come Back popularisée par The Equals, Don't Talk To Him de Cliff Richard & The Shadows - je tenais beaucoup à cette chanson parce que nous l'interprétions du temps des Guess Who tellement nous l'aimions - , The Walk de Jimmy Mc Cracklin\u2026 Man of Mystery, elle, est un choix de Randy.Randy et moi avons toujours adoré la musique des Shadows, nous voul ions absolument reprendre un de leurs morceaux parce que nous tenions à avoir un instrumental sur notre album.J'ai essayé de convaincre Randy de refaire Blue Star (1961) des Shadows.Mais c'est un morceau lent, une ballade sentimentale.Et nous voulions vraiment un disque plus up tempo, joyeux, souriant, avec l'espèce d'innocence qui régnait à l'époque.Bref, Randy a finalement opté pour Man of Mystery (1960), qui est de toute manière une de mes préférées des Shadows.Q Aux 16 chansons de l'album s'ajoute une nouvelle version de votre grand succès American Woman.Pourquoi ?R Nous l'avons fait en nous imaginant ce qu'aurait donné cette chanson si Canned Heat l'avait faite (rires), c'est tout, et on s'est bien amusé (NDLR: Canned Heat a été un groupe de blues-rock bien connu - et méchamment drogué - de la fin des années 60.) Q Il paraît que vous allez partir en tournée avec ce disque?R Tout à fait .Nous avons répété cette semaine et ça sonne bien.On a du plaisir, ça paraît.On va jouer un peu partout, accompagné du groupe The Carpet Frogs.Et dans environ six semaines, Randy et moi allons même enregistrer une émission télé spéciale au Spectrum de Montréal (NDLR : Randy Bachman se produit aussi au Festival de jazz de Montréal le 7 juillet prochain).Pour l'occasion, nous allons faire un «sockup», un party de danse comme cela se faisait dans les années 60, avec des figurants portant des costumes d'époque, des jupes évasées, des bas blancs, des vestons, etc.Je pense que ça va être un joyeux party.Comme notre disque, qui convient parfaitement à l'été, je trouve! 5 QUESTIONS À.Burton Cummings Le 28mars 1970, pour la première fois de l'histoire du rock, un groupe canadien - de Winnipeg! - occupait la toute première place du palmarès américain: Guess Who trônait en chantant American Woman.Le guitariste Randy Bachman et le chanteur Burton Cummings ont quitté le groupe en 1975, mais n'ont jamais cessé, ensemble ou avec d'autres, de chanter, de composer, de fréquenter les palmarès\u2026 et d'être amis.Après le disque de la réunion officielle en 2006 (The Bachman- Cummings Songbook), ils lancent mardi l'album Jukebox, constitué des chansons de leurs idoles de jeunesse: Sam Cooke, Chuck Berry, les Beatles, etc.On en parle, ainsi que de leur spectacleà Montréal, avec Burton Cummings - qui, en passant, se fait un plaisir de dire quelques mots en français! ARTS ET SPECTACLES DISQUES Retrouvez toutes nos critiques de disques sur www.cyberpresse.ca/musique PHOTO NATHAN DENETTE, ARCHIVES PRESSE CANADIENNE Le guitariste Randy Bachman (au premier plan) et le chanteur Burton Cummings lancentmardi Jukebox. La Cueillette des fleurs, (détail), 1875-1876, National Gallery of Art, Washington, DC.WWW.TOURISMEOTTAWA.CA 1-888-OTTAWA-8 MC Marque de commerce Visa International Service Association; Visa Canada est un usager licencié.TÉLÉPHONEZ OU CLIQUEZ POUR LES DÉTAILS ET POUR RÉSERVER.accueille deux expositions qui ne seront le part ailleurs au Canada : Les paysages u Musée des beaux-arts du Canada et de la Chine au Musée canadien des ations.Découvrez ces deux expositions été à Ottawa, la capitale canadienne aussi restigieuse que chaleureuse.\u2020 Les prix sont basés sur l'hébergement pour deux personnes.Les taxes, le transport et les frais de traitement sont en sus.Offre selon la disponibilité.Certaines conditions s'appliquent.Les prix peuvent changer sans préavis.Offre de 3e nuitée consécutive à mi-tarif valide sur le prix de la chambre à certains hôtels participants seulement.Réservation 48 heures d'avance nécessaire.Veuillez téléphoner ou consulter notre site Web pour obtenir des détails.Les paysages de Renoir, Musée des beaux-arts du Canada Trésors de la Chine, Musée canadien des civilisations UNE ESCAPADE SANS PAREILLE NUITÉES 2 134$ dans certains hôtels participants jusqu'au 10 septembre 2007 e NUITÉEÀ 3MOITIÉ PRIX\u2020 FORFAIT DE à partir de par personne LES PAYSAGES DE RENOIR ET TRÉSORS DE LA CHINE ©Musée national de Chine 3487459A 3472185A concours Le Biodôme a 15 ans! d'éducation de passion pour la nature d'émerveillement ! À gagner : 1er prix : 2 nuits (déjeuner inclus) à l'hôtel Travelodge du centre-ville de Montréal (pour 2 adultes et 2 enfants), une passe familiale annuelle de la Société des amis du Biodôme de Montréal et 4 laissez-passer du Planétarium et du Jardin botanique / Insectarium Valeur: 401$ 2e prix : un ensemble cadeau de la boutique du Biodôme de Montréal d'une valeur de 200 $ et une passe familiale annuelle de la Société des amis du Biodôme de Montréal 3e prix : 3 familles recevront une passe annuelle de la Société des amis du Biodôme de Montréal Nom: Prénom: Adresse : Ville : Code postal : Téléphone : Courriel : Je désire recevoir des informations sur : ® la programmation des Muséums nature de Montréal ® La Presse Faites parvenir ce coupon à : Le Biodôme a 15 ans !, Biodôme de Montréal, 4777 Pierre- De Coubertin, Montréal, H1V 1B3, AVANT LE 22 JUIN, 17H.Règlements complets du concours disponibles à La Presse et au biodome.qc.ca.Les gagnants seront déterminés par tirage au sort.Valeur totale des prix : 821 $.Les fac-similés ne sont pas acceptés.museumsnature.ca Coupon-réponse 3474195A ARTS ET SPECTACLES Éric Mandel COLLABORATION SPÉCIALE Q comment avez-vous enregistré Minutes to Midnight ?R Mike Shinoda.En prenant notre temps et en dépensant beaucoup d'argent, ce qui est l'un des avantages du succès.En 14 mois, nous avons composé plus de 150 chansons pour finalement en conserver 12.L'album a été enregistré sous la houlette de Rick Rubin, dans son studio installé dans l'ancienne demeure du célèbre magicien Harry Houdini.Elle possède un tunnel secret pour fuir en douce: le mafieux Bugsy Siegel aurait vécu là.Elle serait également hantée\u2026 En tout cas, ce fut un endroit très inspirant.Q Pourquoi ce titre en forme de compte à rebours?R chester Bennington.Pour annoncer un changement majeur: celui intervenu dans notre musique.Q Vous avez ef fec ti vement renoncé à la marque de commerce de votre succès : le rap métal.Minutes to Midnight donne parfois l'impression d'écouter l'album d'un groupe de rock progressif\u2026 R chester Bennington.Tant que vous ne nous enfermez pas dans la catégorie «groupe Nu Metal», tout nous va! Plus sérieusement, on est d'accord avec cette analyse.Nous avons toujours été un groupe de rock progressif et nous l'assumons pleinement avec cet album.R Mike Shinoda.En écoutant l'album, nous voulions que les gens se disent: «Ça ressemble à du Linkin Park, mais ça sonne différemment.» Hors de question de répéter la formule éprouvée dans nos deux premiers albums.On aurait pu le faire les yeux fermés, mais cela aurait été ennuyeux à mourir.C'est le thème de notre premier single, What I've done\u2026 Q la vidéo de cette chanson montre des images politiques : guerres, dictateurs, misère, désastres écologiques\u2026 Quel est le lien avec le texte?R chester Bennington.Aucun.Il est tout aussi intéressant de livrer un message par des images que par des mots.Avec nos vidéos, nous essayons de divertir notre public, de stimuler l'imagination et même de provoquer une prise de conscience pour pousser à la réflexion.Q Minutes to Midnight, l'album de la maturité?R chester Bennington.Nous étions des gamins quand nous avons enregistré notre premier album.Aujourd'hui, nous sommes adultes, nous avons fondé des familles et sommes conscients du chaos du monde.Certaines chansons, comme No More Sorrow, Given Up ou Hands Held High, développent des points de vue, des observations sociales ou politiques.Et pour Linkin Park, c'est nouveau.R Mike Shinoda.Les paroles des deux premiers albums étaient plus nombrilistes, axées sur l'intérieur.Celles de Minutes to Midnight sont plus ouvertes sur le monde.Personnellement, je préfère parler de chansons sociales car nous ne sommes pas vraiment un groupe politique.Nous passons l'essentiel de nos journées à faire de la musique et nos opinions sont basées sur les journaux télévisés.Mais nous ne cherchons pas à prêcher la bonne parole, ni à dire à nos fans quoi penser.Et puis dénoncer ne sert à rien sans l'action.C'est la raison pour laquelle nous avons créé, avec la Croix-Rouge, l'association Music Relief, destinée à venir en aide aux victimes des catastrophes naturelles et à lutter contre le réchauffement de la planète.Q Vos chansons parlent souvent du mal être adolescent.Vous pourriez écrire une chanson sur le drame de Virginia Tech, comme Gus Van Sant a réalisé un film, Elephant, sur la tuerie de columbine?R Mike Shinoda.On a essayé, sans jamais y parvenir.Ce genre de carnage nous dépasse totalement.Quant à savoir s'il faut interdire les armes\u2026 Je n'en sais rien.Certaines personnes les utilisent, si j'ose dire, de manière responsable.Nos gars de la sécurité sont tous armés, comme certains membres du groupe.Mais ils ne vont pas pour autant exploser le premier venu dans la rue.6 QueSTionS à.linkin Park À coups de guitares furibardes mâtinées de rap oldschool et de textes sur les tourments adolescents, Linkin Park s'est imposé comme l'un des plus grands succès de l'industrie musicale - 40 millions d'albums écoulés depuis leur premier essai Hybrid Theory (2000).Quatre ans après Meteora, la formation de Los Angeles signe son retour avec Minutes to Midnight.Un album de rupture.Délaissant la formule bien huilée du succès (le rap-metal), Linkin Park explore des horizons pop-rock, entre hymnes musclés taillés pour les stades et ballades lorgnant ouvertement du côté de U2 (Shadow of the Day sonne furieusement comme With or Without You).Pas de quoi décontenancer les fans du groupe.Deux semaines après sa sortie, Minutes to Midnight s'est déjà écoulé à trois millions d'exemplaires dans le monde.Rencontre avec Chester Bennington et Mike Shinoda, les deux chanteurs du sextuor californien.PHOTO STEPHANE DE SAKUTIN, AFP Mike Shinoda et chester Bennington, du groupe linkin Park, en concert à Paris-Bercy, le 30 mai dernier.Tous les jours dans ARTS ET SPECTACLES MEUR CE SOIR.EN PRIMEUR CE SOIR. Il était une fois Walt Disney 8 ma r s - 24 ju i n 2 0 0 7 Venez découvrir les oeuvres d'art qui ont inspiré les créateurs de vos personnages préférés de Disney.Maintenant ouvert jusqu'à 21 h du mercredi au vendredi Renseignements: 514-285-2000, 1-800-899-MUSE Gratuit pour les enfants de 12 ans et moins www.mbam.qc.ca Accompagnés de leurs parents.Non applicable aux groupes.Cette exposition est organisée par le Musée des beaux-arts de Montréal et la Réunion des musées nationaux, Paris.Claude Coats, Blanche-Neige et les Sept Nains: un jour mon prince viendra (détail), 1937, décor de production, celluloïd, encre et gouache.Collection Stephen Ison © Disney Enterprises Inc.Marianne Stokes, Mélisande (détail), vers 1895, détrempe sur toile.Cologne, Wallraf-Richartz-Museum, Fondation Corboud ©Rheinisches Bildarchiv Köln.3483702A ARTS ET SPECTACLES JOCELYNE LEPAGE CRITIQUE Drôle d'artiste, ce monsieur Höller, qui détient un doctorat en sciences agricoles.Avec lui, les visiteurs se sentent un peu des cobayes dont on observe les réactions au cours d'expériences de laboratoire.Le titre de l'installation révèle d'ailleurs les intentions de Höller : Histoires du laboratoire du doute.Un autre labyrinthe face au premier mène à un mur frappé d'éclairages stroboscopiques aveuglants dont on revient en traversant des couloirs aux murs qui bougent\u2026 Après coup, on voit la vie littéralement d'un autre oeil.Qu'est-ce qui est vrai?Qu'est-ce qui est faux ?Nous vivons dans un monde plein d'illusions, qu'elles soient optiques ou existentielles.Je doute, donc je suis.D'ailleurs, Höller est un promoteur du doute.Mais la première installation, quand on entre dans les immenses salles, est d'un tout autre ordre.Deux grandes volières se font face.Il y a des cabanes d'oiseaux sur des branches.On entend le chant d'étourneaux sansonnets.Au moment de notre visite de presse, la semaine dernière, les oiseaux n'étaient pas arrivés, on entendait des enregistrements.La moitié des volatiles doit venir du Québec, l'autre moitié, de l'Ontario.Il paraît, selon l'artiste, que les oiseaux des deux provinces ne chantent pas le même chant ! (Il faudrait demander à notre chroniqueur Pierre Gingras ce qu'il en pense.) Le titre de cette installation est amusant : Le problèmebelge.L'artiste a ici été inspiré par un événement survenu il y a quelques mois en Belgique.Ce qui se voulait une blague à la télé - la déclaration d'indépendance des Flamands - a été prise au sérieux par de nombreux auditeurs, si bien que le réseau coupable a dû s'excuser auprès du public.Donc, les étourneaux, importés en petit nombre en Amérique par un amateur de Shakespeare qui les trouvait romantiques, ne parlent pas la même langue selon qu'ils sont d'une région ou d'une autre.De nos jours, les étourneaux sansonnets, qui se sont multipliés jusqu'à devenir une nuisance, ont perdu leur côté romantique.La dernière installation (Parc d'amusement) rassemble de vrais manèges traditionnels comme on en trouve dans les foires.Autos tamponneuses, twister, gravitron\u2026 Si vous emmenez vos enfants voir l'exposition, prévenez-les : on ne peut pas monter dans les manèges, c'est interdit.Et en plus, ils tournent si lentement qu'on ne sait même pas qu'ils bougent.Il faut vraiment regarder attentivement pour voir le mouvement.C'est le monde à l'envers, quoi ! Heureusement que la Cité de l'énergie n'est pas bien loin pour ravir les petits.Alors si vous n'êtes pas claustrophobes, si vous aimez les expériences étranges, ou encore voir jusqu'où l'art contemporain peut nous mener, cette exposition est pour vous.Ceux qui souffrent de vertiges devraient s'abstenir.Deux, plus, tout, à L'Espace Shawinigan, 1882, rue Cascade, Shawinigan.Ouvert du mardi au dimanche, de 10h à 17h jusqu'au 18 juin.Du 19 juin au 3 septembre, ouvert tous les jours, de 10h à 18h.Du 4 septembre au 30 septembre, ouvert du mardi au dimanche, de 10h à 17h.Droits d'entrée: 15$, adultes ; 13$ étudiants; 8$, 6 à 12 ans; gratuit pour les 5 ans et moins.Billetterie : 819-537-5300.ARTS VISUELS / Carsten Höller à Shawinigan Le joueur de tours ISABELLE MASSÉ On y entre à ses risques et périls.Pas qu'il soit bien compliqué de trouver son chemin jusqu'à la sortie du labyrinthe en face de soi, mais tant de pancartes électorales au pied carré peut causer un désagréable sentiment de déjà vu! Ici, Marguerite Blais, la tête couverte d'un casque de Mickey Mouse.Là, d'autres candidats péquistes, libéraux, adéquistes, de Québec solidaire et du Parti vert, une dent noircie, une joue balafrée, un oeil amoché.Se perdre, la nouvelle installation de Phil Allard (Forêts, La contorsionniste, Néo-Totem) rappelle l'amas de pancartes qui tapissent le paysage urbain en période électorale.mais en plus concentré! Plus de 250 affiches en coroplaste de toutes les dimensions, produites lors de la récente campagne provinciale, composent les murs et le plafond du labyrinthe érigé au centre d'une salle de la maison de la culture Mercier.Il faut s'y aventurer pour voir les candidats des partis avec leur plus beau sourire, car les pancartes, brutalement agrafées les unes aux autres sur une charpente en bois, nous tournent le dos.Une fois à l'intérieur, on découvre des corridors exigus, d'au plus deux pieds de largeur.Si, sur certaines pancartes, votre ex-candidat favori n'est pas à son meilleur, n'en voulez pas à l'artiste! «Je n'ai rien transformé, affirme Phil Allard.J'expose simplement ce que les électeurs ont exprimé.» C'est redondant visuellement, esthétiquement peu attrayant, même pas un brin poli.et c'est tant mieux, selon le créateur de la structure de 40 pieds sur 30 pieds (et 6,4 de hauteur).«Le côté trash reflète la réalité, ditil.Je propose un condensé d'horreur visuel.En construisant l'installation, j'ai pensé aux murs de pancartes sur certaines grandes artères, tellement on en pose pendant les campagnes électorales.Est-ce qu'on a vraiment besoin de tout ça?Au Japon, par exemple, on n'en retrouve qu'à l'entrée des villes.» Artiste à la conscience écologique développée, Phil Allard a également vu dans son labyrinthe un refuge.Le dernier recours pour s'abriter: des cartons dont plus personne ne veut, une fois le jour des élections arrivée.D'où le côté bidonville de l'oeuvre, le côté «Mad Max».Sachez que les matériaux utilisés pour l'installation Se perdre ne sont pas recyclables.Si personne ne souhaite les récupérer, les 250 pancartes finiront à la poubelle.«D'ailleurs, si des gens les veulent après l'exposition, je les donne! C'est bizarre, non, que le Parti québécois qui nous dit «pensons vert» imprime des quatre par huit en coroplaste nullement recyclables?Le Parti vert et Québec solidaire le font également, mais on ne peut les blâmer, car c'est la loi.» Disons que Phil Allard n'a aucun attachement pour les matériaux composant son oeuvre.Et ce, même s'il a sué pour mettre la main sur ses pancartes électorales, dans Pointe-Saint-Charles (où il réside) et Saint-Henri, notamment.Il les a décrochées une à une, trois jours après qu'on eut reconduit au pouvoir le Parti libéral.La collecte a duré trois nuits, une pince dans les mains, une échelle de dix pieds.sous les pieds et sa voiture à proximité.«Au départ, j'étais nerveux, mais les gens m'ignoraient, raconte Allard.Au pire, je me suis fait dire: vous êtes gentils de les enlever.Ça montre l'écoeurantite des gens.«Les partis qui ont le plus d'argent ont enlevé leurs pancartes plus vite, ajoute l'artiste de 34 ans.C'est la raison pour laquelle il y a plus de pancartes de Québec solidaire dans le labyrinthe.» On peut facilement imaginer à quel point les enfants s'amusent dans les entrailles de l'installation.Est-ce que ça fait de l'oeuvre davantage un objet ludique ou de dénonciation d'un système?«Il y a un côté cabane, un côté naïf dans ce que j'ai fait, dit Allard.Se perdre est une critique sociale, mais qui peut être ludique.L'oeuvre signifie aussi se perdre dans un labyrinthe de choix électoraux qui ne nous conviennent pas.Cela dit, avec cette installation, je n'écorche pas le système à proprement parler.Il faut voter.Et on ne peut oser dire que notre système politique est sans issue.» Se perdre, à la maison de la culture Mercier, 8105, rue Hochelaga, jusqu'au 23 juin.ARTS VISUELS / Se perdre Concentré de campagne électorale PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE © Se perdre, la nouvelle installation de Phil Allard, rappelle l'amas de pancartes qui tapissent le paysage urbain en période électorale.«Où suis-je?» «Je suis rendue où, moi, là?» «Ouf ! Il était temps que je sorte de là! » Voilà ce que l'on entend à la sortie d'une boîte de la grandeur d'un salon dans laquelle les visiteurs sont invités à entrer pour se faire «brasser» les perceptions.Pour être brassés, ça on l'est.Le temps n'a jamais été si long pour traverser un salon.La boîte, un labyrinthe plongé dans le noir, fait partie d'une des trois installations présentées par Carsten Höller, artiste belge, qui occupe cet été l'Espace Shawinigan, ancienne aluminerie convertie en centre d'art contemporain.Le centre est géré par le Musée des beaux-arts du Canada.Les manèges tournent si lentement qu'on ne sait même pas qu'ils bougent.Il faut vraiment regarder attentivement pour voir le mouvement.C'est le monde à l'envers, quoi ! « Est-ce qu'on a vraiment besoin de toutes ces pancartes ?Au Japon, par exemple, on n'en retrouve qu'à l'entrée des villes.» ARTS ET SPECTACLES SEMAINE DU 9 AU 15 JUIN 2007 Exceptionnel / Très bon HHHH / Bon HHH / Passable HH / À éviter FRANCO 1 Claude Dubois Duos Dubois 2 Céline Dion D'elles 3 Isabelle Boulay De retour à la source 4 Les Grandes Gueules Il était une fois.5 Artistes variés Chansons à gogo 6 Marie-Élaine Thibert Comme ça 7 Ima Smile 8 Daniel Bélanger L'échec du matériel 9 Marc-André Fortin Marc-André Fortin 10 Marilou Marilou ANGLO 1 Kevin Parent Fangless Wolf Facing Winter 2 Linkin Park Minutes To Midnight 3 Michael Buble Call Me Irresponsible 4 Pascale Picard Me, Myself & Us 5 Pink Martini Hey Eugene! 6 Mika Life In Cartoon Motion 7 Rufus Wainwright Release The Stars 8 Maroon 5 It Won't Be Soon.9 Ozzy Osbourne Black Rain 10 Avril Lavigne Best Damn Thing EXPRESSO POUR MIEUX CHOISIR LIVRES > DVD > DISQUES > JEUX PALMARÈS DISQUES BANDO STÉRÉO NOTRE CHOIX DISQUE PERSO Ce qu'il regarde \u2014 J'ai une tonne de DVD chez moi qui ne sont pas déballés ! Entourage, Les invincibles, Les hauts et les bas de Sophie Paquin.Je viens d'aménager un cinéma-maison à mon chalet.Mon objectif est d'y regarder toutes les séries que je souhaite voir depuis longtemps.J'ai Grey's Anatomy et Nip/Tuck en réserve, la cinquième saison de 24 aussi.J'ai récemment regardé Vice caché 2 et j'ai adoré.Mais c'est dommage qu'on nous laisse sur notre faim ! Avoir regardé la série en même temps que tout le monde à l'époque, j'aurais milité pour qu'elle se poursuive.Ce qu'il lit \u2014 J'ai récemment lu Sonde ton coeur Laurie Rivers.J'aime l'écriture de Stéphane Bourguignon.Je me suis retrouvé dans cette histoire, même si elle se passe au centre des États-Unis et qu'elle raconte la vie d'une prof qui met en place un programme pour faire maigrir une étudiante.Je lis présentement un livre qui me chavire: J'ai commencé mon éternité d'Édith Fournier dont le conjoint, le cinéaste Michel Moreau, est atteint de dégénérescence neurologique.J'ai acheté ce livre, très touchant, pour ma mère et moi, car mon père est mort des suites de la même maladie.Ce qu'il écoute \u2014 J'écoute presque essentiellement de la chanson en français.Je suis un grand mélancolique.Je peux pleurer de Montréal à Sorel dans ma voiture en écoutant des ballades ! Et souvent, je n'écoute en boucle qu'une ou deux chansons par album.Ces temps-ci, c'est On s'est aimé à cause et Je cherche l'ombre sur D'elles de Céline Dion.Il y a aussi J'ai souvenir encore que Claude Dubois chante avec Isabelle Boulay sur Duos Dubois, un album qu'il faut avoir.Entre la préparation d'une quotidienne qu'il animera l'automne prochain à Énergie et la construction d'un chalet dans les Cantons-de-l'Est, que lit et écoute Éric Salvail ?ÉRIC SALVAIL BIO-ÉLECTRO THE NATIONAL PARCS TIMBERVISION AUDIOGRAM/SELECT HHHH Richesses naturelles Oh wow! Il se pourrait bien qu'on vienne de mettre la main sur le « disque de l'été», l'album qu'on va écouter dans toutes les occasions et dont les copains vont nous demander le titre, à coup sûr.The National Parcs, ce sont les trois gars du talentueux collectif québécois Freeworm (le réalisateur-compositeuréchantillonneur- bidouilleur Vincent Letellier, le chanteur et parolier Chimwemwe Miller, l'artiste visuel et pitonneux Ian Cameron).Ils décident, il y a deux ans, d'enregistrer toutes sortes de sons captés autour d'un lac \u2014 roches, cours d'eau, bois, oiseaux, feu, mais aussi scie à chaîne ou véhicule tout-terrain! \u2014, d'échantillonner tout cela, et d'y mêler des musiques et des textes qui s'inspirent de TOUT ce que la musique africaine nous a donné au fil des siècles: blues, gospel, funk, juju, hip-hop, afrobeat, etc.Vous avez dit organique?Le CD s'écoute tout seul alors que le DVD illustre, de façon léchée et parfois hilarante, les méthodes de travail des trois bûcherons sonores.À écouter/regarder en ville ET dans une cabane perdue dans le bois\u2026 L'idée, lamusique, la voix, les sons, le DVD\u2026 Absolument aucune pochette! \u2014 Marie-Christine Blais KASPAR OBOM L'OIE DE CRAVAN HHH La maison d'édition artisanale L'Oie de Cravan a fait d'une pierre deux coups: ce n'est pas un, mais deux petits albums de Obom qu'e l le a lancé récemment.L'un, Plus tard., est la réédition d'un livre publié il y a 10 ans et l'autre, Kaspar, est une oeuvre toute neuve qui relate l'étrange histoire du célèbre enfant trouvé du XIXe siècle.Privilégiant un dessin simple qui colle à la vision du monde très naïve de Kaspar Hauser, Obom relate son histoire de façon chronologique.Elle rappelle ces années au cours desquelles le jeune garçon a été enfermé dans une cave et s'attarde bien évidemment à sa «deuxième naissance», c'est-àdire à sa vie après sa découverte à Nuremberg jusqu'à sa mort aussi tragique que mystérieuse en 1833.Se frottant à un sujet déjà pas mal exploité en littérature et aussi au cinéma (Herzog en a fait un film), Obom parvient à faire une petite oeuvre touchante grâce, notamment, à ce ton si juste, à cheval entre ingénuité et émerveillement.\u2014Alexandre Vigneault KASPAR © OBOM ET L'OIE DE CRAVAN TRAME SONORE KIM BINGHAM LES INVINCIBLES WARNER HHH Yeah, yeah, yeah, yeah.Evil-Hin n'a qu'à bien se tenir: Phantoman, Psyro, Magellan et Capitaine Liberté n'ont pas dit leur dernier mot! Après avoir tenté de sauver le monde à la télé, Les invincibles sont de retour sur CD.Cette fois, la super héroïne se nomme Kim Bingham, l'interprète et auteure de l'explosive chanson The Heroes Take.La chanteuse du défunt groupe ska Me Mom and Morgentaler s'est payé l'enregistrement d'une trame sonore à Los Angeles.Trois chansons originales signées Bingham et neuf hymnes de The Police, Johnny Cash, The Pixies, Poison et The Ramones la composent.À l'image de la chanson titre, on n'a pas opté pour le produit ultra léché.Le rock y est douillet, poli juste ce qu'il faut et prévisible.On ne crie pas à l'escroquerie à l'écoute des reprises d'Every Breath You Take et Veronica.Si on l'a voulu coulée dans le rock, cette bande sonore, les chansons qui mettent en valeur la voix de Bingham (les douces Cry, Cry, Cry et Every Rose Has its Thorn) sont les plus intéressantes de l'album.Les fans de Skydome, le groupe de Rémi, seront comblés: son interprète Rémi-Pierre Paquin a immortalisé On\u2026en faussant un brin et en s'écorchant les cordes vocales.Le retour de Kim Bingham On interprétée par Skydome \u2014 Isabelle Massé POP MAROON 5 IT WON'T BE SOON BEFORE LONG A&M / UNIVERSAL HHH Un goût de miel Maroon 5 a tout pour séduire: un chanteur à belle gueule qui possède aussi une belle voix, un sens apparemment inné du refrain accrocheur et une aisance évidente à mélanger des éléments de soul, de funk et de rock pour en faire de la pop de qualité.Son répertoire compte de plus un certain nombre de chansons tendres qui feraient d'excellents thèmes pour ces comédies romantiques estivales dont Hollywood a le secret \u2014 She Will Be Loved en était un exemple, les récentes Goodnight Goodnight et Won't Go Home Without You en sont d'autres.Maroon 5 est d'ailleurs à son meilleur quand il exploite son côté romantique passablement mielleux, c'est-à-dire quand Adam Levine joue l'amoureux contrit ou le séducteur éconduit.Lorsqu'il cherche à attirer le monde sur les pistes de danse, c'est moins réussi.Little Of Your Time laisse une agaçante impression de précipitation, If I Never See Your Face Again tente en vain de faire sexy et Kiwi s'achève sur une espèce de délire rock qui semble tout à fait artificiel.Ces titres sont aussi ceux qui souffrent le plus de la réalisation ultra aseptisée.Maroon 5 a beau s'être inspiré de Michael Jackson et de Prince, on va continuer à danser sur les hits des idoles des années 80 et peut-être mettre en réserve les chansons des jeunes Californiens pour la prochaine peine d'amour.Le côté tendre Aseptisé \u2014 Alexandre Vigneault POP PAUL MCCARTNEY MEMORY ALMOST FULL MPL HHHH Quand j'aurai 64 ans.« Will you still need me, will you still feed me, when I'm sixty-four?» chantait Paul Mc Cartney il y a 40 ans.Aujourd'hui, Mc Cartney a 64 ans et, oui, nous avons encore besoin de lui.Et oui, nous alimentons encore sa muse, son don imparable pour les mélodies, son goût de faire des chansons en apparence toutes simples qui finissent pourtant par vous entrer dans la peau et vous ébranler profondément.Ce Memory Almost Full ne fait pas exception à la règle.Ce n'est qu'après plusieurs écoutes qu'on réalise que les morceaux fourmillent de recherches sonores et d'expérimentations de toutes sortes, et qu'il y est question, sur des airs souvent souriants et up tempo, de notre infinie mortalité, de la « fin de la fin », de la reconnaissance qu'on doit à la vie pour ce qu'elle nous a donné - y compris la souffrance\u2026 Tant musicalement qu'au plan des paroles, ce disque marque une évolution dont on n'osait plus rêver de la part de Mc Cartney.Avec en prime, la suprême offrande : aucune amertume et une réelle simplicité, celle du coeur.Nod Your Head, Gratitude, Mr.Bellamy\u2026 Pochette rudimentaire, allez sur le site \u2014 Marie-Christine Blais BLUES TYLERWATSON &DESLAURIERS EN DUO JUSTIN TIME / FUSION3 HHH1/2 Émotion pure En duo n'est pas un point de départ, mais une espèce de point d'arrivée.Dawn Tyler Watson, notamment connue pour son Blues Project, et le guitariste Paul Deslauriers trimballent depuis un bon bout de temps le spectacle à l'origine de ce très bon disque de blues et de rock acoustique.Dépouillées au maximum, les chansons ne vivent que par les voix souvent croisées de l'un et l'autre qui reposent confortablement sur une guitare acoustique.L'essentiel du disque est constitué de reprises.Des standards du blues (dont Trouble In Mind), des titres plus récents (dont Cold Shot, de Stevie Ray Vaughan), mais aussi des versions inspirées de titres pas nécessairement associés à ce genre tels Going to California (Led Zeppelin) et Mama Just Wants to Barrelhouse All Night Long (Bruce Cockburn).Les deux compositions du duo, Boozin' et Why, ne détonnent absolument pas dans l'ensemble.Le jeu tour à tour vigoureux et nuancé de Paul Deslauriers est épatant.Dawn Tyler Watson, elle, fait preuve de mesure.Elle sait que l'émotion vraie n'a pas besoin d'être gonflée outre mesure par un souffle puissant et, par conséquent, laisse sa voix couler naturellement.Ça signifie qu'elle peut la pousser quand c'est nécessaire, mais aussi se contenter d'un chant proche du murmure.De toute beauté.Dépouillement émouvant Le cri de loup.\u2014 Alexandre Vigneault LES GRANDS NOMS DE LA PEINTURE EUROPÉENNE AU MUSÉE NATIONAL DES BEAUX-ARTS DU QUÉBEC 31 MAI - 3 SEPTEMBRE 2007 CHEFS-D'OEUVRE DE LA COLLECTION PÉREZ SIMÓN Parc des Champs-de-Bataille, Québec / 418 643-2150 / 1 866 220-2150 / www.mnba.qc.ca De Cranach à Monet.Chefs-d'oeuvre de la collection Pérez Simón est réalisée par la Fondation JAPS, Mexico, Mexique, en collaboration avec le Musée Thyssen-Bornemisza, Madrid, Espagne et le Musée national des beaux-arts du Québec.Alexandre Cabanel, Cléopâtre mettant à l'essai du poison sur les condamnés à mort (détail), XIXe siècle.Mexico, collection Pérez Simón.Photo: Patrick Altman, MNBAQ.Le Musée national des beaux-arts du Québec est subventionné par le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec.Forfait Loews à partir de 207 $ 1 866 214-1405 loewsleconcorde.com 3484200A CLAUDE GINGRAS La grande gagnante du Concours international de chant est encore étonnée de ce qui lui arrive.Pensait-elle décrocher le premier prix de 25 000$?«Pas du tout ! Je m'étais vue quatrième.Parce qu'en finale, il y avait des concurrents vraiment très forts.» Elle ne s'attendait surtout pas à recevoir quatre autres prix et rentrer chez elle avec un chèque de 49 000$ représentant plus de la moitié de la somme totale des prix.Je lance à la blague : «Bien sûr, vous avez tout dépensé!» \u2026 «Oui, je me suis acheté plein de robes!» La chanteuse de 28 ans, originaire de Saint-Augustin, près de Québec, se destinait aux sciences politiques.Au cégep, elle faisait du théâtre et étudiait le chant.Sans qu'elle s'en rende vraiment compte, il y a une dizaine d'années, les deux se sont conjugués - «J'ai eu la piqûre !» - et c'en fut fait des «Sciences-po».Elle décida de se concentrer sur le chant, principalement avec Jacqueline Martel-Cistellini à Québec puis avec Cesar Ulloa, professeur de San Francisco invité à l'Atelier lyrique de l'Opéra de Montréal.«Deux professeurs très différents, mais avec le même genre de technique, la même façon de placer le son au bon endroit.» Jusqu'à maintenant, elle a tenu des rôles assez importants dans deux productions de l'Atelier, The Turn of the Screw, de Britten, et Il Mondo della luna, de Haydn, et des rôles épisodiques à l'OdM dans L'Étoile, de Chabrier, Suor Angelica et Il Tabarro, de Puccini, et La Traviata, de Verdi.Comment définit-elle sa voix ?Soprano lyrique.Et comme étendue?Environ deux octaves et demie.Joseph Rouleau, qui assiste à l'entretien, est plus généreux: «Un grand lyrique en devenir.Ça s'en va vers le spinto.» L'intéressée précise : «Ma voix va se développer\u2026 enfin, je l'espère ! Elle va s'alourdir\u2026 non, le mot n'est pas juste: s'assombrir, prendre de l'expansion.» Pour devenir soprano dramatique?«Peut-être\u2026 à 40 ans, pas avant.» Une voix pour Puccini Pour l'instant, Marianne Fiset ne possède qu'un rôle: Mimi, de La Bohème, de Puccini.Elle l'avait préparé pour le programme de cet été de la Music Academy of the West, de Santa Barbara, en Californie, mais ne pourra s'y rendre à cause des offres qui lui sont faites depuis le Concours.Ainsi, elle remplaçait une autre chanteuse hier soir au Toronto Festival of Arts de la CBC et chantera à Londres le 25 juin et à Paris le 30, deux engagements faisant partie du prix Joseph-Rouleau, l'un des cinq qu'el le a rempor tés la semaine dernière.Son prochain rôle sera aussi un Puccini.«C'est une musique qui tombe bien dans ma voix, qui en épouse bien les couleurs.Et j 'adore chanter en russe ! Mon grand frère travaille pour une agence de cinéma à Moscou et il corrige ma prononciation.Verdi : je trouve un peu gros.Mozart: le plus difficile de tous.Il me fait travailler énormément ! En français, j'aimerais chanter Marguerite - dans Faust, de Gounod.En allemand : Strauss et des cycles comme Frauenliebe und Leben, de Schumann.Mais je me reconnais un peu moins dans l'oratorio.» À ce jour , Mar ianne Fiset a vu une vingtaine d'opéras : à Montréal, à Québec et, en décembre, Don Carlo, de Verdi, au Metropolitan de New York.Rien ailleurs, mais beaucoup de vidéos.En avril, elle était en France pour des auditions à Tours, Nantes et Marseille.Des chanteuses qui l'ont inspirée?Première nommée: Marie- Nicole Lemieux.«Elle offre une belle balance entre voix et émotion.» Et celles qui ont précédé la génération actuelle?«Bien sûr, il y a toujours le cliché Callas- Tebaldi.Dans ce temps-là, j'aurais été Callas.La beauté de la voix, c'est très important, mais ce qui prime, c'est la capacité d'émouvoir les gens - ce que Callas avait, alors que Tebaldi, c'était avant tout impressionnant\u2026 Et j 'adore Schwarzkopf pour sa façon très intelligente de chanter.Aujourd'hui, les chanteurs visent trop la perfection technique.» CLASSIQUE / Marianne Fiset Une grande soprano toute simple CLAUDE GINGRAS De Théodore Dubois, l'auteur des fameuses Sept paroles du Christ, le Trio Hochelaga nous a révélé la musique de chambre.Le baryton Marc Boucher et le pianiste Olivier Godin nous apportent aujourd'hui ses mélodies.Leur disque en propose 25.S'agit-il d'une intégrale?Le livret d'accompagnement contient un texte assez délirant de l'arrière- petit-fils du compositeur qui ne nous apprend rien à cet égard.M.Godin, qui se transforme en musicologue pour l'occasion, se montre, lui aussi, avare de précisions.Et je n'ai rien trouvé dans les ouvrages spécialisés quant au nombre de mélodies laissées par Dubois.De même, n'ayant retracé dans les catalogues passés aucun enregistrement précédent de ces mélodies, j'en conclus qu'il s'agit d'une première au disque.Musique gracieuse, sur des poèmes délicats d'Albert Samain, Sully Prudhomme, Henri de Régnier, François Coppée et autres, ces mélodies souvent comparables à celles de son contemporain Fauré redisent, après sa musique de chambre, combien Théodore Dubois est un musicien méconnu, un créateur solide et inspiré.Marc Boucher a parfaitement raison de renoncer à l'approche «moderne» favorisée par d'autres interprètes de ce répertoire et de rechercher plutôt le style un peu précieux, à la Pierre Bernac, des chanteurs de l'époque qui a vu naître ces pages.Légèrement plafonnée à l'aigu, la voix reste toujours chaude et expressive et la diction est impeccable.Enfin, de la mélodie française chantée sans accent étranger et avec une pleine compréhension des paroles.Magnifique commentaire du piano, prise de son naturelle, sans réverbération.HHHH THÉODORE DUBOIS: 25 mélodies.Marc Boucher, baryton.Au piano: Olivier Godin Disques XXI, 21 570 CLASSIQUE Le précieux Dubois ARTS ET SPECTACLES GINGRAS Consultez tous les textes de notre critique Claude Gingras sur www.cyberpresse.ca/musique PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE © La jeune soprano Marianne Fiset.Assise au coin de la table, en jeans propres, un verre d'eau devant elle, Marianne Fiset impressionne par sa simplicité, son sourire naturel, sa franchise, de la même façon que, voici quelques jours, en scène, elle faisait vibrer 1000 personnes par sa puissante voix de grand soprano lyrique et ses interprétations pleinement engagées.«Ma voix va se développer\u2026 enfin, je l'espère ! Elle va s'alourdir\u2026 non, le mot n'est pas juste : s'assombrir, prendre de l'expansion.» Avant Lanaudière On peut déjà entendre Rodion Pogossov, le baryton russe qui chantera le rôle-titre de Evgueny Onieguine, de Tchaïkovsky, cet été à Lanaudière, grâce au récital de mélodies de ce compositeur et de Rachmaninov, Mahler et Grieg qu'il vient de graver chez Virgin, avec le pianiste Malcolm Martineau.Violoncelle polonais La marque Dux consacre un disque à des sonates pour violoncelle et piano de compositeurs polonais.Les auteurs : Zygmunt Stojowski, Alexander Tansman, Witold Szalonek, Jerzy Bauer.Les interprètes : le violoncelliste Michal Dmochowski et le pianiste Graham Jackson.NOUVELLES DU DISQUE "]
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