La presse, 8 juillet 2007, Cahier A
[" Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE Si le cellulaire est interdit au volant, se jouer dans le nez devrait l'être aussi.Ça occupe une main et ça déconcentre le conducteur voisin.Venez voir mon blogue ! cyberpresse.ca/laporte DIM 6 21924 12352 3 LIBAN UN AN PLUS TARD QUAND LA VENGEANCE TIENT EN VIE LA SUITE DU REPORTAGE DE MICHÈLE OUIMET, À LIRE EN PAGES 6 ET 7 DU CAHIER PLUS.LA NOTE FINALE Nos journalistes Alain Brunet, Philippe Renaud et Daniel Lemay font leur bilan du 28e Festival international de jazz de Montréal, qui prend fin ce soir.À LIRE EN PAGE 3 DU CAHIER JAZZ.BOXE ALCINE CHAMPION DU MONDE SPORTS PAGE 3 MINA AGOSSI PRISE DE RISQUES À L'ADOLESCENCE IL Y A DES LIMITES ACTUEL PAGES 1 À 3 SEPT NOUVELLES MERVEILLES PAGE A7 LA PYRAMIDE DE CHICHEN ITZA LIVE EARTH MUSIQUECONTRE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE PAGES A2 ET A3 PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE© DANIEL BOUCHER À MONTRÉAL COOLPIX P5000 37999$ - 10 mégapixels - Écran ACL de 2,5 pouces - Stabilisateur d'image optique (VR) COOLPIX S500 26999$ - 7,1 mégapixels - Objectif zoom Nikkor 3x - Stabilisateur d'image optique (VR) NIKON D80 1 29999$ - Capteur CCD de 10,2 mégapixels - 3 images / seconde - Écran ACL de 2,5 pouces - Incluant un objectif 18-135 mm BEAUBIEN Valide jusqu'au 8 juillet Super Solde 80e anniversaire / dernière journée 79999$ - Capteur CCD de 10,2 mégapixels - 3 images / seconde - Autofocus sur 3 zones ultra-précis - Incluant un objectif 18-55 mm (1) Portefeuille REFLEX EN PRIME 75$ en carte rabais (1) Portefeuille REFLEX EN PRIME 75$ en carte rabais EN PRIME 60$ en carte rabais EN PRIME 60$ en carte rabais (2) Portefeuille COMPACT (2) Portefeuille COMPACT (1) Le portefeuille comprend: 10$ de rabais sur un cadre ou album, 20$ de rabais sur un plan de protection, 20$ de rabais sur les impressions photo, 25$ de rabais sur un atelier du grand chef (valeur de 75$) (2) Le portefeuille comprend: 10$ de rabais sur un cadre ou album, 10$ de rabais sur un plan de protection, 15$ de rabais sur les impressions photo, 25$ de rabais sur un atelier du grand chef (valeur de 60$) Rég.: 86999$ Rég.: 39999$ Rég.: 29999$ 3494671A PHOTO/ALVARO BARRIENTOS, AP Les taureaux en ont donné pour leur argent aux casse-cous venus les défier à Pampelune, dans le nord de l'Espagne, au premier jour de la traditionnelle féria de la San Fermin.Chaque année, des dizaines de personnes sont encornées ou piétinées par l'une ou l'autre des imposantes bêtes de plus de 600 kg.Hier, la journée a été plutôt tranquille avec seulement sept personnes légèrement blessées.Treize morts ont été recensés depuis la création de statistiques, en 1924.Le dernier décès, un Américain de 22 ans, remonte à 1995.HUGO DE GRANDPRÉ De plus en plus de gens d'affaires imiteront Gilbert Rozon et hausseront le ton contre la Ville de Montréal.C'est du moins ce que croit André Poulin, président de Destination centre-ville, un organisme qui représente plusieurs milliers de commerces et d'entreprises du secteur.«Les problèmes sont là depuis plusieurs années.Mais le volcan vient d'exploser, a-t-il lancé lors d'un entretien téléphonique.M.Poulin réagissait aux propos du producteur du festival Juste pour rire publiés hier dans La Presse.«Les gens d'affaires ont été silencieux pendant des années; ils vont commencer à l'être moins, a-t-il poursuivi.On voit une tendance.Avant, on voyait beaucoup plus les groupes communautaires dans les médias\u2026 C'est en train de changer.» Dans une entrevue avec le chroniqueur Yves Boisvert, Gilbert Rozon a accusé Gérald Tremblay de manquer de leadership.Trop souvent, les fonctionnaires municipaux mettent des bâtons dans les roues des promoteurs alors que le maire met ses énergies ailleurs, at- il dénoncé.SORTIE DE ROZON «Le volcan vient d'exploser » >Voir VOLCAN en page A6 Olé ! Prendre le taureau par les cornes, vraiment ?Montréal dimanche 8 juillet 2007 Le plus grand quotidien français d'Amérique 123e année No 253 50 pages, 6 cahiers 88¢ taxes en sus - Édition provinciale 96¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées PHOTO STEPHEN HIRD, REUTERS Madonna, la nouvelle papesse de la cause environnementale, est apparue sur la scène du stade Wembley accompagnée d'un choeur d'enfants.Elle a chanté Hey you, une ballade qu'elle a composée pour l'occasion, puis a enchaîné avec Hung up pour la finale.MALI ILSE PAQUIN LONDRES \u2014 Le cynisme n'avait plus sa place hier au stade Wembley.Après une semaine marquée par des critiques dans la presse britannique, le concert Live Earth a triomphé à Londres devant 65 000 spectateurs en liesse.La noblesse rock a livré son message d'espoir pour la planète avec force décibels.«Les vedettes rock ont parcouru des milliers de kilomètres en avion pour être ici ?Et alors ?» semblait penser la foule, qui n'a pas boudé son plaisir.Les ballons de plage flottaient sur le parterre.Même le soleil s'était mis de la partie.Un clin d'oeil de mère Nature.La grande question : les gens s'étaient-ils déplacés pour la spectaculaire brochette d'artistes ou pour la cause ?Pou r le compt able Steve Chhoker, 24 ans, la question ne se posait pas.« Si ce concert convainc 10 millions de Britanniques de faire plus attention à l'envi ronnement pendant un mois, ce sera une réussite.» Chris Wolff, 31 ans, trouvait que l'équipe de Live Earth n'avait pas fait assez de tapage médiatique.«Beaucoup de mes amis n'étaient pas au courant de l'événement », déplore-t-il.Les vétérans de Genesis ont démarré les festivités avec quelques- uns de leurs classiques, dont le pamphlet Land of confusion.Leurs héritiers ont assuré la suite avec aplomb, entre autres Razorlight et Kasabian, nullement intimidés par l'ampleur de la manifestation.Ce n'est toutefois qu'à l'arrivée des Black Eyed Peas que la foule s'est vraiment déchaînée.Le quatuor était partout à la fois sur la passerelle.Le leader du groupe, will.I.am, y est même allé d'une diatribe rappée bien sentie contre les gouvernements qui « laissent mourir la planète ».Simon Le Bon, de Duran Duran, a fait preuve d'autodérision.En arrivant sur scène, il a demandé aux spectateurs : «Ceux qui ne sont pas arrivés ici en jet privé, levez la main ! » Un petit pied de nez aux journalistes qui ont accusé d'hypocrisie les vedettes pop, dont les tournées génèrent beaucoup de pollution.Les organisateurs avaient mis toute la gomme pour que le concert soit le plus « vert » possible.On avait placé des bacs de recyclage aux quatre coins du site.Malheureusement, ils se sont rapidement remplis de déchets.Petit bémol, les minidocumentaires entre les prestations rataient souvent leur cible.La charge émotive de Live 8, par exemple, n'était pas au rendezvous.Difficile d'émouvoir les masses avec des statistiques et des images de rives polluées.Sur scène, toutefoi s, les performances n'ont laissé personne indifférent.Metallica soulève la foule L'arr ivée de Metall ica en début de soirée a eu l'effet d'une décharge électrique.Les rockers aux tempes grisonnantes ont survolté le stade avec leurs riffs assassins.Idem pour les Red Hot Chilli Peppers et les Foo Fighters, en grande forme.Enfin, la nouvelle papesse de la cause environnementale est apparue sur scène accompagnée d'un choeur d'enfants.Madonna a chanté Hey you, une ballade qu'elle a composée pour l'occasion.Puis elle a sorti son cuissard lycra pour la finale avec Hung up.Comme quoi on peut être militante et glamour à la fois.65 000 personnes en liesse à Londres LIVE EARTH MUSIQUE CONTRE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE Les organisateurs avaient mis toute la gomme pour que le concert soit le plus «vert» possible.On avait placé des bacs de recyclage aux quatre coins du site.Malheureusement, ils se sont rapidement remplis de déchets.HUGO DE GRANDPRÉ Montréal a finalement eu son Live Earth.Ou plutôt son Montréal sur Terre.Après un sprint d'organisationdedernièreminute, le spectacle satellite de la dizaine de grands concerts internationaux a eu lieu au Vieux-Port, hier soir.Le qua i Jacques -Car t ie r pouvait accueillir 20 000 personnes.Environ 12 000 sont venues, selon les organisateurs.Pour un concert annoncé officiellement il y a à peine plus d'une semaine, il étaient fort contents.Le concert a débuté vers 20h45, avec quelque 45 minutes de retard.Steven Guilbeault, de Greenpeace, a félicité la foule d'avoir dit « faut que ça change » en même temps que deux milliards de spectateurs et téléspectateurs dans le monde.Il a ensuite présenté Zachary Richard, qui a ouvert le bal avec son succès Jean Batailleur.Le résidant de La Nouvelle Orléans a profité de chaque pause entre les chansons pour rappeler la tragédie de l'ouragan Katrina.« Je suis là pour témoigner, a lancé le chanteur, devant un quai à moitié plein et sous un ciel devenu rose.Une fois qu'on a brisé le climat, une fois qu'on a détruit l'environnement, il n'y a plus de retour.» Richa rd a enchaîné avec The Leave Broke et Promesse cassée.Alors qu'il avait quitté la scène, il a été invité par Steven Guilbeault à y revenir pour entonner L'arbre est dans ses feuilles, une prestation qui n'était pas prévue au programme.Est venue ensuite Marilou, à qui Mélanie Renaud a succédé, puis Daniel Boucher, Pascale Picard, Éric Lapointe, et ainsi de suite, jusqu'à DJ Champion, aux platines pour le reste de la soirée.Les amis de Live Earth L'idée du concert planétaire Live Earth a été lancée en février dernier par le producteur américain Kevin Wal l , celui-là même qui avait lancé la campagne mondiale contre la pauvreté Live 8 en 2005.Il s'est allié à l'ex-vice-président américain Al Gore, auteur du livre et documentaire Une vérité qui dérange, pour mener l'entreprise à bon port.En tout, quelque 150 artistes devaient se produire sur neuf scènes un peu partout sur la planète, hier: à Sydney, Tokyo, Kyoto et Shanghai, à Londres et à Hambourg, à Johannesburg, au New Jersey, à Washington et à Rio de Janeiro, où la justice a finalement donné le feu vert vendredi à l'organisation du concert.Une poignée d'autres villes ont pu, comme Montréal, bénéficier du statut de «Friends of Live Earth».C'est l'acquisition de ce statut qui a causé les délais dans l'organisation du concert à Montréal par la Fondation Sedna, mise sur pied par le cinéaste et explorateur Jean Lemire.Steven Guilbeault et Pierre Lussier, du Jour de la Terre, ont aussi mis LE CONCERT Live Earth, l'initiative de l'ex-vice-président américain Al Gore, a fait boule de neige.Que ce soit Madonna, Metallica ou Garou, des dizaines de grands noms de la musique se sont produits à Johannesburg, Sydney, Rio de Janeiro ou Montréal.L'objectif : sensibiliser les Terriens aux changements climatiques.Jusqu'à deux milliards de personnes pourraient avoir regardé ces concerts.Nos journalistes étaient à Londres, au New Jersey et, bien sûr, à Montréal.Voici leurs comptes rendus. RICHARD HÉTU COLLABORATION SPÉCIALE EAST RUTHERFORD, New Jersey\u2014 En vérité, le concert Live Earth de New York n'a pas eu lieu à New York, mais à East Rutherford, sur d'anciens marécages quadrillés d'autoroutes.C'est dans ce coin industriel du New Jersey que se trouvent le Giants Stadium et son immense parking, symboles du massacre de l'environnement.À 13h, sous un soleil de plomb, les tailgaters sont déjà au poste à l'arrière de leurs voitures, buvant de la bière, mangeant des hotdogs et des hamburgers, écoutant Bon Jovi ou U2.Il y a moins de 4X4 qu'à un match de football ou à un spectacle de Bruce Springsteen, mais ces véhicules ne sont pas rares, un sujet qui peut soulever l'exaspération.«Ne venez pas me dire que je fais partie du problème», lance le jeune propriétaire d'un Ford Explorer.«L'industrie est responsable de 90% des émissions de CO2.Les VUS, ce n'est rien.De toute façon, le mien fait 20 milles au gallon, ce qui n'est pas mal.» Calé dans une chaise de parterre, Matt Flower, 25 ans, opine du chef en écoutant son ami du New Jersey.«C'est mieux que ma Chevelle 1966.Elle fait 10 milles au gallon.- Pourquoi ne la changez-vous pas pour une voiture moins gourmande?- C'est un bon investissement.Je l'ai payée 12 000$, elle en vaut le double aujourd'hui.Elle est en parfaite condition.» Même si ce n'est pas son but dans la vie, Matt Flower fait quand même sa part pour l'environnement.Il travaille pour une entreprise qui fabrique des ampoules à économie d'énergie.Une femme passe, mettant fin aux conversations.Sur son t-shirt, on peut lire une date - 01.20.09 - et les mots «Le dernier jour de George Bush».Le concert commencera à 14h30.Il mettra en vedette plusieurs artistes, dont Bon Jovi, The Dave Matthews Band et The Police.Tout ça pour créer un sentiment d'urgence autour d'une cause dont le plus grand champion est sans contredit Al Gore, ancien vice-président des États- Unis et vedette du documentaire Une vérité qui dérange.Avant de faire son apparition au Giants Stadium, où il a été présenté par l'acteur Leonardo Di Caprio, Al Gore a adressé son message à la planète depuis Washing ton, où ava i t l ieu l'autre concert Live Earth en sol américain.«Le réchauffement climatique est le plus grand défi auquel fait face notre planète, et le plus grave auquel nous faisons face, a-t-il dit.Mais c'est un problème que nous pouvons résoudre si nous travaillons ensemble et passons à l'action en incitant nos voisins, nos entreprises et nos gouvernements à agir également.C'est la raison d'être de Live Earth.» Mais le travail de sensibilisation n'est pas fini.Prenons le cas de Brian Crummy, avocat de Queens, à New York.Il s'est rendu au Giants Stadium pour l'environnement et la musique, mais il n'est plus sûr de croire Al Gore.Avant le début du concert, il a accroché à la portière de sa voiture un t-shirt sur lequel on peut lire : «Je m'inquiète pour le climat intellectuel.» Ce t-shirt lui a été remis par un groupe de sceptico-négationnistes qui sèment le doute dans le parking du Giants Stadium.Que disent-ils?L'un d'eux, Michael Semi, un New-Yorkais de 53 ans, dit : «Je suis assez vieux pour me souvenir de l'hystérie des années 70 sur le refroidissement de la planète.Nous traversons une autre période hystérique sur le climat.» Heureusement pour Al Gore et sa cause, il y a, parmi les tailgaters, des environnementalistes convaincus, dont R.J.et Amanda Arditti, un jeune couple du New Jersey.R.J.se décrit comme un « recycleur avide».Sa femme, elle, est toujours à l'affût des dernières technologies vertes.«Dans mon travail, je mets toujours de l'avant les produits écologiques », dit Amanda, qui est décoratrice et designer.Le jour où les billets de Live Earth ont été mis en vente, R.J.a aussitôt acheté les siens.«Pour la cause, et aussi pour Dave Matthews, a-t-il dit.J'ai dû le voir au moins 50 fois.- Disons que tu l'as vu plusieurs fois, glisse Amanda.- OK, plusieurs fois.» Scepticisme sur l'asphalte du New Jersey PHOTO MEL EVANS, ASSOCIATED PRESS Avant de faire son apparition au Giants Stadium (ci-dessus), où il a été présenté par l'acteur Leonardo Di Caprio, l'ancien vice-président américain Al Gore, instigateur de l'événement, a adressé son message à la planète depuis Washington, où avait lieu l'autre concert Live Earth en sol américain.LIVE EARTH MUSIQUE CONTRE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE la main à la pâte.Ils n'ont reçu qu'il y a quelques jours l'aval du groupe d'Al Gore et Kevin Wall.Les nombreuses contraintes environnementales y sont pour quelque chose.«Tu ne peux pas être Friend of Live Earth si tu n'as pas ton accréditat ion, expl ique Jean Lemire, président du conseil d'administration de la Fondation.Et ça a été assez long.Parce que, par exemple, tous les shows sur la planète doivent utiliser un type de lumière qui prend 50% moins d'énergie, tu dois être zéro déchet, zéro carbone\u2026 C'est beaucoup, beaucoup d'organisation.» Pa r tout su r le s it e, de s employés du Consortium Écho- Logique s'affairaient à amasser, trier, recycler et composter les déchets.Les membres de l'organisation aussi ont fait leur part, de l'achat de crédits de carbone pour compenser les émissions durant la soirée aux gobelets biodégradables, vendus 1$.« On n'a aucun événement à Montréal ou en région aussi propre qu'ici, a lancé Carine Blenny, adjointe aux événements spéciaux pour Écho- Logique.Les gens arrivent déjà sensibilisés.Et aussi, ils vont recevoi r toute la soi rée des messages environnementaux\u2026 Je pense qu'on devrait finir la soirée en beauté ! » « C'est important pour les gens de sentir que ça vaut la peine, est ime pour sa par t Jean Lemire.Qu'on n'est pas seul, qu'il y a un mouvement de société.Si on réussit vraiment à lancer ce mouvement de société, rien ne va l'arrêter.Les gouvernements n'auront pas le choix.» «C'est pour ça que j'ai refusé toute présence politique, at- il poursuivi.Ce n'est pas un show de revendication, vraiment.C'est un show où on dit : c'est un défi de société.On va vous montrer qu'on n'est pas tout seuls.» Ce refus n'a pas empêché quelques politiciens, dont Pauline Marois, de se glisser dans la foule, plus ou moins incognito.Il n'a pas non plus empêché Steven Guilbeault d'interpeller Stephen Harper du haut de la scène.«Est-ce que Stephen Harper est dans la salle?» a-t-il lancé d'un ton moqueur.« Peut-être que M.Harper n'est pas ici ce soir.En fait, ce ne serait pas la première fois qu'il n'est pas au rendez-vous sur les changements climatiques », a-t-il enchaîné.Heure de tombée oblige, La Presse a dû quitter les lieux durant une chanson de Daniel Boucher.La soirée devait se poursuivre avec des prestations d'artistes tels que Jorane, Dan Bigras et Garou.Les profits de l'opération, si profits il y a, iront à la Fondation Sedna, pour financer des projets éducatifs.Ceux de Live Earth ailleurs dans le monde iront à l'Alliance for Climate Protection, organisme présidé par Al Gore.DES NATIONS «C'est important pour les gens de sentir que ça vaut la peine.Qu'on n'est pas seul, qu'il y a un mouvement de société.Si on réussit vraiment à lancer ce mouvement de société, rien ne va l'arrêter.Les gouvernements n'auront pas le choix.» ENVIRONNEMENT SARA CHAMPAGNE Le sac de recyclage en plastique est tellement populaire que l'arrondissement de Ville-Marie a presque écoulé sa première commande.En deux mois seulement, les 33 000 ménages visés et les petits commerçants ont utilisé un million de sacs transparents pour déposer leurs matières recyclables à la rue.Résultat : des 33 300 boîtes de 40 sacs qui avaient été commandées pour la durée du projet-pilote d'un an, il n'en reste plus que 7000.En quelque sorte victime de son succès, Ville-Marie négocie présentement le coût d'une deuxième commande et analyse les possibilités d'acheter un modèle de sac plus résistant.Le premier achat avait coûté 210 000$ à l'arrondissement, soit quelque 6,30$ la boîte.Karim Boulos, le conseiller d'arrondissement chargé du dossier, assure que les sacs demeureront gratuits jusqu'à la fin de la période d'essai, prévue au printemps 2008.Pour l'instant, les gens pourront continuer de se les procurer aux éco-quartiers.Même s'il est trop tôt pour parler d'un succès, l'arrondissement enregistre déjà une hausse de 3,7% du taux de récupération dans les secteurs où le sac a remplacé le bac.Au mois de mai dernier, on a récupéré 700 tonnes de matières comparativement à 675 tonnes en mai 2006, soit une hausse de 24,7 tonnes.Ville-Marie, qui enregistre un taux moyen de récupération de 46%, espère atteindre l'objectif de 65% fixé par Québec d'ici deux ans.«L'objectif premier est d'atteindre ce pourcentage, mais on note aussi que le centre-ville est plus propre depuis l'utilisation du sac, ajoute M.Boulos.Les déchets ne volent plus au vent comme au temps du bac vert.» La Société de développement (SDC) du Village et celle du Quartier latin sont d'accord pour dire que le sac de recyclage est efficace.«C'était un véritable dépotoir dans la rue Sainte-Catherine, près de la place Dupuis, avec le bac vert, explique le directeur général de la SDC du Village, Bernard Plante.Je dirais que les trois quarts du problème de la saleté ont été réglés avec le sac.Le Village n'a jamais été aussi propre.» Son collègue de la SDC du Quartier latin, Claude Rainville, abonde dans le même sens.Il croit que Ville-Marie devra maintenant augmenter la fréquence des collectes et diminuer celle des déchets domestiques.Exit le bac vert Pendant ce temps, à la ville centre, on planche sur les derniers détails d'un prototype destiné à remplacer le fameux bac vert de 45 litres, introduit dans les années 80.Le responsable du développement durable au comité exécutif, Alan De Sousa, explique que neuf modèles ont été suggérés dans le cadre d'une sorte de concours de design.Parmi eux, il y a même un prototype de sac.« Il se peut très bien qu'on arrive avec une sorte de bac à couvercle, dit-il, mais rien n'est définitif.Nous voulons prioriser le conteneur à roulettes de 350 litres pour l'ensemble des arrondissements, mais il est impératif d'avoir un modèle plus pratique pour les gens qui n'ont pas de cour ou qui vivent dans un duplex ou un triplex.» L'équipe Tremblay choisira par ailleurs au mois d'août à qui elle accordera un contrat de 10 ans pour traiter les matières recyclables.La compagnie choisie devra être en mesure de trier «pêle-mêle» 105 000 tonnes de matières recyclables par année, dont 20% provenant des sacs.Et la quantité est appelée à doubler, pour atteindre 200 000 tonnes d'ici 10 ans.COURRIEL Pour joindre notre journaliste: sara.champagne@lapresse.ca Le sac de recyclage en plastique séduit dans Ville-Marie PHOTO ROBERT MAILLOUX, ARCHIVES LA PRESSE © La Ville de Montréal planche sur les derniers détails d'un prototype destiné à remplacer le fameux bac vert de 45 litres, introduit dans les années 80.LA VIE D'UN SAC DE RECYCLAGE Les sacs de plastique qu'utilisent les citoyens de Ville-Marie sont acheminés au centre Récupération Nord-Ben du Groupe EBI, de Berthierville.Ils ne sont pas biodégradables mais ils sont recyclables.La compagnie, qui a un contrat avec la Ville de Montréal pour traiter 3500 tonnes par année, enroule les sacs en ballots pour ensuite les envoyer en Chine.Là-bas, ils sont fondus et transformés en granules de plastique.Les granules, triées par couleurs, servent à faire différents matériaux de plastique.ÉRIC CLÉMENT La déc ision de la Vil le de Montréal de faire rouler ses véhicules au biodiesel B5 et à l'éthanol E10 n'est qu'un des volets de la Politique verte du matériel roulant 2007-2011 adoptée le mois dernier par la ville-centre, qui espère que les arrondissements y adhéreront.L'ambition est bien sûr de lutter contre la pollution atmosphérique et d'atteindre les objectifs du plan de développement durable de la collectivité montréalaise.La Politique verte du matériel roulant (PVMR) veut réduire les impacts négatifs des véhicules de la Ville.Mis à part la décision de faire appel à des carburants moins nocifs pour l'environnement, la PVMR touche aussi le choix des moteurs et remet même en question le système de climatisation des véhicules.La PVMR ne recommande pas de se doter systématiquement d'un parc automobile hybride.Montréal utilise des véhicules sous-compacts à motorisation ordinaire qui coûtent environ 13 500$, soit moitié moins cher qu'un véhicule hybride.«Le jour où la motorisation hybride existera pour des modèles plus bas de gamme (par exemple si la Toyota Yaris est proposée en hybride avec un surcoût de 2000$), cela vaudra peut-être la peine», dit Jean-Marc Lavigne, chef de division à la Direction du matériel roulant et ateliers, qui a préparé cette politique.Moteur diesel La PVMR privilégie les véhicules à moteur diesel quand cela est possible, surtout quand le nombre de cylindres est réduit.Montréal pourrait ainsi promouvoir l'achat de fourgonnettes à moteur diesel à six cylindres de 3 litres en remplacement des fourgonnettes à moteur à essence à huit cylindres de plus de 5 litres.Selon M.Lavigne, l'acquisition de véhicules diesels permet une légère baisse des émissions de CO2 (jusqu'à 20% dans certains cas) principalement à cause d'une consommation réduite de carburant fossile.« Par contre, chaque litre d'essence produit 2,4 kg de CO2 comparativement à 2,7 kg de CO2 pour un litre de diesel.Le diesel à basse teneur en soufre et l'ajout de filtre à particules dès 2007 auront un effet bénéfique appréciable au plan environnemental », lit-on dans la PVMR.La Ville veut aussi favoriser les moteurs de petite cylindrée, par exemple de quatre cylindres au lieu de six, ce qui se traduit chaque fois par une réduction de 30% de la consommation de carburant.Climatiseur La PVMR veut limiter l'usage du climatiseur, qui a un effet sur la consommation de carburant.Une étude de l'Agence française de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie en 2003 sur la climatisation automobile dresse un portrait inquiétant sur le double effet polluant de la climatisation.Première source de pollution: la surconsommation de carburant peut atteindre jusqu'à 30% en ville.Deuxième source : la fuite du gaz réfrigérant dans l'atmosphère.Les pertes annuelles de ce gaz correspondent à une émission de 120 kg de CO2 par année par véhicule.Du coup, la ville-centre propose, à la place des climatiseurs installés dans 10% de son parc automobile, d'opter pour une fenêtre supplémentaire, un toit ouvrant ou un ventilateur.Entretien régulier Par ailleurs, Montréal sensibilisera ses employés à la PVMR et à la nécessité d'un entretien régulier des véhicules.Dans les véhicules municipaux, des vignettes indiqueront de ne pas laisser tourner le moteur au ralenti, de réduire la vitesse et d'éviter de conduire de façon «sportive».Les arrondissements vont-ils respecter cette politique?«On préconise une révolution de velours plutôt qu'une flambée du vert à tout prix, donc pas de coercition mais de la persuasion», dit M.Lavigne.L'arrondissement d'Outremont vient d'adopter un règlement d'emprunt de 80 000$ pour acheter deux véhicules de sécurité publique de type fourgonnette ou VUS comprenant des équipements d'urgence.Est-ce un bon achat en vertu de la nouvelle politique verte?M.Lavigne ne le pense pas.« D'abord, pourquoi ont-ils besoin d'un véhicule utilitaire sport dans un milieu urbain ?On peut se questionner, dit-il.Est-ce par habitude?Est-ce un quatre ou un six-cylindres?Est-ce qu'ils ont un portable à bord?Sinon, ils auraient pu acheter une Chevrolet Aveo.» Par contre, le fait que le comité exécutif ait annoncé l'achat pour 691 000$ de 30 véhicules banalisés Sentra S de Nissan, pour les cadres de la police, est un bon choix, selon M.Lavigne.«C'est un beau geste.Ces véhicules ont des quatre-cylindres de 2 litres.Avant, la tendance pour les véhicules des inspecteurs était aux plus gros véhicules.De plus, la consommation d'une Sentra s'apparente à celle d'une Aveo.» COURRIEL Pour joindre notre journaliste: eric.clement@lapresse.ca Réduction des GES à Montréal Le matériel roulant passe au vert CHRONIQUE STÉPHANE LAPORTE Venez voir mon blogue ! cyberpresse.ca/laporte COLLABORATION SPÉCIALE Vous trouvez qu'il y a trop de festivals ?Tant pis.J'en ai un nouveau à vous proposer : le festival de l'internet.Réunir en un même endroit cette gigantesque communauté qui est toujours ensemble, peu importe l'heure et le fuseau horaire, mais qui ne se voit jamais si ce n'est dans un petit carré sur un écran.Si le cinéma fut une révolution culturelle au début du XXe siècle, et que des festivals consacrent cet art partout dans le monde, l'internet est la grande révolution artistique du XXIe siècle, qui a redonné au public les outils de sa création.On commence à peine à deviner toutes les possibilités de cet extraordinaire réseau d'idées.Et pour aller plus loin, il faut, comme toujours, se rencontrer.Plus besoin des grands studios, plus besoin de MGM ou de Universal pour faire et diffuser un film.On peut le faire avec son téléphone et l'offrir sur You Tube à des millions de personnes.Plus besoin de Sony ou de RCA Victor pour faire entendre ses chansons, on les lance sur le web et toute la planète peut les entendre.L'internet, c'est un livre, un disque et un film en même temps.Et c'est le «en même temps» qui fait toute la différence.Ce que Robert Lepage essaie de faire sur scène, un petit cul de Brossard peut le faire dans son soussol.Bien sûr, ce n'est pas aussi profond, mais la rencontre des médiums s'opère.La rencontre de tous les genres qui crée un nouvel art.Comme le cinéma était la rencontre du théâtre avec la caméra.Une machine démentielle.On n'avait plus besoin de reproduire un lieu dans un espace fermé, on pouvait aller dans tous les lieux.On pouvait filmer tous les espaces.L'internet est la rencontre de la littérature, de la musique, du théâtre et du cinéma avec la plus démentielle de toutes les machines, celle qui surpasse toutes les autres, celle qui n'a que l'Homme comme rival : l'ordinateur.C'est en même temps le décor de l'histoire, la salle de montage et la salle de cinéma.On ne le réalise pas assez.Ça prendrait un événement dans le monde réel pour que s'incarne la splendeur du virtuel.Réunir tous ces créateurs qui se sont tournés vers leurs ordinateurs parce que les grosses entreprises de diffusion culturelle les ont refusés.Parce que personne ne les a pistonnés.Comme les festivals de cinéma donnent la parole aux réalisateurs et aux acteurs, le festival de l'internet donnerait la parole aux artistes du multimédia.On pourrait découvrir les musiciens, les vidéastes, les blogueurs les plus cliqués, les plus téléchargés.Si les Têtes à claques sont la seule création internet que vous connaissez, dites-vous qu'il y en a des millions d'autres à découvrir.Le programmateur de ce festival n'aurait qu'à s'asseoir devant son Mac.À parcourir la planète net.Et à trouver ce qui se fait de plus original entre Montréal et Sydney.Durant deux ou trois semaines, tous ces génies enfermés dans la lampe cathodique apparaîtraient en chair et en os.Et l'internet se transformerait de toile d'araignée en toile de peintre.Plus un festival possède un thème large, ouvert, tentaculaire, plus il est stimulant.Le jazz, c'est toutes les musiques, de Mile Davis à Francis Cabrel.Juste pour rire, c'est l'humour, et l'humour, c'est la pensée qui s'amuse, de Roméo Pérusse à Franco Dragone.L'internet, c'est la mémoire du monde.Le journal personnel de la planète.Bien sûr, c'est plein de cul et d'horreurs, parce que les Terriens pensent beaucoup au cul et à se faire mal.Mais c'est aussi plein de beautés et de nouveautés qui méritent d'être célébrées.Parce que c'est juste ça, un festival.La fête de quelque chose qu'on aime.Il y a des millions d'amoureux sur l'autoroute électronique, ce serait bien de leur créer une petite sortie, pour qu'ils puissent partager leurs passions communes.Bien sûr, ce serait un festival très hi-tech, avec des écrans partout.Avec des hologrammes et des jeux virtuels.Mais ce ne serait pas une foire commerciale.Ce serait une vitrine pour présenter les créations du net.Et pour en faire de nouvelles, sur place, ensemble et avec le reste du monde, resté chez lui.La musique des groupes web sur les scènes.Les films des réalisateurs web sur les écrans.L'univers des sites web dans les salles d'exposition.Et surtout le mélange de tout ce monde-là.Pourquoi quelqu'un qui a accès à tout ça sur son ordinateur, sans bouger, se déplacerait à Montréal ?Pour la même raison qu'il donne rendez-vous dans un café à la fille rencontrée sur MSN.Pour voir de quoi elle a l'air vraiment.Pour la toucher.Et tripper avec elle.Montréal pourrait être durant deux semaines le lieu de rencontre du virtuel.Astronets du monde entier, le temps de vous réunir est venu.Vous pensez que ça ne marchera jamais, que ça existe déjà, que ce n'est pas une bonne idée ?Merci, vous me rassurez.On disait ça aussi à Alain Simard et à Gilbert Rozon.Le festival de l'internet Si le cinéma fut une révolution culturelle au début du XXe siècle, et que des festivals consacrent cet art partout dans le monde, l'internet est la grande révolution artistique du XXIe siècle, qui a redonné au public les outils de sa création.LUNDI 2 JUILLET 2007 Daniel Brière a refusé D'être un héros Daniel, tu n'as pas seulement refusé de jouer avec le Canadien, tu as refusé d'être un héros.Un Grand.Et c'est dommage.Pour nous.Et peutêtre aussi pour toi\u2026 SURMON BLOGUE CETTE SEMAINE MERCREDI 4 JUILLET 2007 si on était américains\u2026 POUR: On serait big.CONTRE: On serait obèses.POUR: Daniel Brière jouerait pour notre équipe de hockey.CONTRE: On préférerait les courses de tracteurs.POUR: Elvis Gratton serait heureux.CONTRE: Pierre Falardeau serait en tabarnak.SAMEDI 7 JUILLET 2007 le Bonheur est Dans Deschamps Et j'ai appris l'humour en écoutant Yvon.J'ai compris que l'humour, c'était nos erreurs, nos échecs, nos peurs, nos faiblesses racontés à une autre vitesse.Comme un film de Chaplin.J'ai surtout compris qu'en humour ceux qui écoutent sont plus importants que celui qui parle.Au Festival de jazz, le jazz, ce sont les musiciens qui le jouent.Au Festival Juste pour rire, le rire, ce sont les spectateurs qui le font.Réagissez au blogue de Stéphane Laporte: www.cyberpresse.ca PHOTOAP LA PRESSE L'armée canadienne ne connaît aucun répit en Afghanistan.Trois jours après la mort de six de ses soldats mercredi, un nouvel attentat en a blessé quatre hier.Ils ont été attaqués par un kamikaze bardé d'explosifs alors qu'ils circulaient dans un convoi de l'OTAN.Cette fois, les militaires n'auraient subi que des blessures légères.Leur agresseur est mort sur le coup.Cet attentat est survenu quelques heures à peine après que les dépouilles des six militaires canadiens tués mercredi eurent quitté Kandahar, salués par près d'un millier de soldats de la coalition.Les dépouilles seront accueillies aujourd'hui à la base militaire de Trenton, Ontario, par leurs familles et quelques dignitaires, à l'abri du regard des médias.L'attentat de mercredi a porté à 66 le nombre de soldats canadiens tués en Afghanistan depuis 2001.Parmi les pays membres de la coalition, seuls les États-Unis déplorent plus de victimes, selon un décompte de l'organisme Irak Coalition Casuality Count.Les six soldats ont péri quand leur véhicule blindé a sauté sur l'une des plus puissantes bombes artisanales jamais utilisées à ce jour par les rebelles talibans, ont indiqué des ingénieurs canadiens dépêchés sur les lieux de l'attentat.L'explosion a causé un cratère de 3 m de diamètre sur un mètre et demi de profondeur.Les bombes artisanales sont responsables de la moitié des pertes canadiennes.rumeurs de lourdes pertes civiles Au même moment, les témoignages d'anciens des villages de l'ouest de l'Afghanistan laissent croire que plus d'une centaine de civils auraient été tués lors de bombardements menés par les forces de l'OTAN, ce qui pourrait attiser la rébellion contre les forces de l'OTAN.Cette information, relayée par les autorités afghanes, a créé une certaine polémique hier.Les autorités afghanes ont refusé de confirmer le nombre de morts dans des régions dangereuses et éloignées, inaccessibles aux médias et aux observateurs indépendants.L'OTAN et les États- Unis, de leur côté, ont démenti avec vigueur ces allégations et ont plutôt accusé les talibans de mener une guerre de propagande.Selon un responsable de l'armée américaine, les talibans demandent à des villageois de prétendre que des civils ont été tués même quand ce n'est pas le cas.«C'est un environnement où l'information est très problématique», a souligné un porte-parole de l'ONU en Afghanistan, Adrian Edwards.Le président Hamid Karzai a demandé à plusieurs reprises aux forces de l'OTAN et aux forces américaines de mieux coordonner leurs troupes afin de réduire les pertes civiles.- Violaine Ballivy, d'après PC, REUTERS et le New York Times Quatre soldats canadiens blessés en Afghanistan Une centaine de civils seraient morts sous les bombes de l'OTAN PHOTO AHMED ZALMY, AFP trois jours après la mort de six soldats canadiens en afghanistan, un nouvel attentat en a blessé quatre, hier, alors qu'ils circulaient dans un convoi de l'otan.pays ayant per Du le plus De sol Dats Depuis 2001 États-Unis : 408 Canada : 66 Grande-Bretagne: 63 Espagne: 21 Allemagne: 21 France: 9 Italie: 9 Hollande: 8 Roumanie: 4 Danemark : 4 Source: Irak Coalition Casuality Count les soldats ont péri quand leur véhicule blindé a sauté sur l'une des plus puissantes bombes artisanales jamais utilisées à ce jour par les rebelles talibans. ACTUALITÉS STÉPHANIE BÉRUBÉ Une tempête secoue le coeur de la gastronomie et de la tradition françaises : les producteurs de camembert au lait cru chauffent désormais un peu le lait avant de le transformer en fromage.Du coup, ils ont aussi chauffé les esprits des puristes.Le lait dit cru n'a pas été pasteurisé, c'est-à-dire chauffé à une haute température durant quelques secondes pour éliminer les bactéries.Le camembert traditionnel, au lait cru, ne représente plus qu'une infime partie de l'énorme quantité de camembert produite en France chaque année.D'où la levée de boucliers lorsque les deux principaux fabricants de camembert traditionnel, qui faisaient environ 90% du camembert au lait cru, ont annoncé qu'ils traitent maintenant leur lait pour des raisons de santé publique.Pour éliminer des bactéries, l'un le chauffe légèrement, l'autre le filtre.Ce fa isant , les fromagers perdent leur précieuse appellation d'origine contrôlée (AOC), une décision qu'ils contestent.L'Institut national des appellations d'origine a annoncé le mois dernier la création d'une commission d'enquête pour trancher cette affaire.«Le lait cru, c'est une responsabilité: il faut être un expert dans l'art de l'utiliser», explique Denis Roy, de la chaire de recherche industrielle sur le fromage de l'Université Laval.«Les Français doivent présentement apprendre à être plus européens, dit-il.Car ailleurs dans la Communauté européenne, dans les pays nordiques notamment, on est plus prudent avec le lait cru.» Le débat, hautement émotif, divise l'intelligentsia de la gastronomie française.D'un côté, il y a ceux qui croient qu'unpetit coup de chaleur ne change en rien les qualités du fromage; de l'autre, ceux qui crient au sacrilège.Le quotidien Le Figaro a tranché en coiffant un texte du titre sans équivoque: «C'est le camembert qu'on assassine!» Le Nouvel Observateur y est allé du plus patriotique: «Il faut sauver le soldat Camembert».L'histoire a même eu des échos de ce côté-ci de l'Atlantique, dans le New York Times.Ironiquement, au Québec, des fromages de lait cru sont, dans les faits, fabriqués avec du lait qui a subi la thermisation.Ce procédé consiste à chauffer doucement le lait pour tuer une partie des bactéries, auquel cas la loi québécoise permet quand même aux fromagers d'utiliser l'étiquette «lait cru».Pas de problème tant que, techniquement, le lait n'a pas été pasteurisé.Selon plusieurs connaisseurs, le lait «thermisé» est le meilleur des deux mondes car il conserve la qualité de sa flore mais a perdu une partie de ses bactéries.«Certains laits thermisés sont aussi bons que du lait cru et font d'excellents fromages », explique André Piché, de la fromagerie montréalaise Maître affineur, Maître corbeau, qui vend des camemberts normands faits de lait cru et de lait thermisé.Ce dernier est aussi succulent, dit-il.Mais il ne porte pas la mention AOC.Tempête autour du camembert PHOTO MYCHELE DANIAU, AFP Les producteurs français de camembert au lait cru chauffent désormais un peu le lait avant de le transformer en fromage.Du coup, ils ont aussi chauffé les esprits des puristes.HUGO DE GRANDPRÉ Journée difficile pour les automobilistes de Montréal, hier.Les nombreuses fermetures de rues occasionnées par les festivals et autres foires commerciales ont transformé le centre-ville en véritable labyrinthe.«J'essaie de me rendre au pont Champlain depuis une demiheure! Je suis parti de la rue Saint- Dominique», a lancé l'un d'eux, croisé au coin de la rue Ontario et du boulevard Saint-Laurent.Il se dirigeait vers l'est, direction opposée au pont.Une dizaine de rues étaient fermées hier, selon le Service de police de la Ville de Montréal.«Il pourrait y en avoir plus.Je ne suis pas nécessairement au courant de chacune d'elles », a indiqué le porte-parole, Laurent Gingras.Le quadrilatère occupé par le Festival de jazz, délimité par le boulevard de Maisonneuve et les rues Sainte-Catherine, Saint- Urbain et Bleury, était évidemment fermé à la circulation.À cela s'est ajouté le boulevard René-Lévesque, entre les rues Dufort et Berri, pour le défilé de la Carifiesta.Vers midi, l'avenue du Parc a été fermée autour de l'avenue du Mont-Royal pour un défilé des adeptes du mouvement religieux Hare Krishna.La rue Sainte- Catherine entre Saint-Hubert et Amherst était aussi fermée pour une braderie dans le Village gai, tout comme la plaza Saint-Hubert.Balade en taxi La Presse s'est risquée à une balade en taxi entre l'intersection du Parc - Mont-Royal et ses locaux de la rue Saint-Jacques, dans le Vieux-Montréal, pour vérifier l'état de la circulation.Verdict : après une demi-heure et une course de 25$, nous avons dû nous résoudre à descendre à une dizaine de coins de rue des locaux du quotidien.«Aïaïaïe ! C'est toute une corvée, hein!» a lancé la conductrice du taxi alors qu'elle tentait de se faufiler dans le dédale des rues cernées de barrières grises et d'agents de circulation.«Merci!» a-t-elle lancé, reconnaissante, lorsque la décision fut prise d'arrêter la course.À ce moment, la voiture se dirigeait plus ou moins vers le Stade olympique, après être passée par le Festival de jazz et le défilé des disciples de Krishna, et après avoir été témoins d'un accident de voitures à l'embouchure d'une rue fermée, devant un policier chargé de diriger la circulation.Selon la chauffeuse de taxi, la situation d'hier était exceptionnelle.Mais l'agent Laurent Gingras était de l'avis contraire: «C'est ça, Montréal, l'été\u2026 C'est comme ça depuis plusieurs années.Des journées comme celles-là, les gens devraient prendre le transport en commun plutôt que leur auto pour aller dans le centre-ville.» La Société de transport de Montréal avait modifié certains horaires et parcours pour faciliter les déplacements au cours de la fin de semaine.Dans le métro, par exemple, des trains ont été ajoutés sur certaines lignes.À la Ville de Montréal, hier, personne n'a été en mesure de commenter la situation.Montréal-le-dédale Les nombreuses rues fermées rendent la circulation difficile VOLCAN suite de la page A1 «Elle s'en va où, la ville ?Personne ne peut le dire.Je suis loin d'être le seul à trouver ça.Ça ne peut plus durer », s'est-il exclamé.Le roi de l'humour au Québec a par ailleurs réitéré sa menace de déménager son festival ailleurs.À Toronto, par exemple.Le maire silencieux Le maire Tremblay a refusé de commenter les propos de Gilbert Rozon, hier.Son attachée de presse, Renée Sauriol, a indiqué que la Ville tient à conserver ses festivals.«Je comprends que ce n'est pas sexy de redresser les finances de la Ville, mais c'est essentiel», a-t-elle commencé par dire.Elle a ajouté qu'il fallait respecter la capacité de payer des citoyens.Cette année, pour le 25e anniversaire du festival Juste pour rire, Montréal a donné deux fois plus d'argent à ses organisateurs, soit 200 000$.Le grand patron du Festival international de jazz de Montréal, Alain Simard, a de son côté fait savoir qu'il n'avait «rien à ajouter » aux propos de Rozon.Les deux hommes avaient pourtant fait équipe, il y a environ un mois, au moment de réclamer à Ottawa le paiement des sommes promises.Hudon défend Tremblay La présidente de la Chambre de commerce de Montréal, Isabelle Hudon, s'est quant à elle portée à la défense du maire Tremblay.Le débat a été relancé la semaine dernière, après que La Presse eut annoncé que Montréal envisageait de faire payer par les promoteurs les services de police que nécessitent leurs activités.Cette nouvelle mesure ne toucherait toutefois pas les organismes à but non lucratif comme les festivals.Qu'à cela ne tienne: la nouvelle a mis le feu aux poudres.Le lendemain, M.Rozon a menacé d'organiser son festival ailleurs en dénonçant l'obstructionnisme de la Ville de Montréal.Ces nouvelles mesures envisagées par la Ville sont prévues par le projet de loi 22, présenté à l'Assemblée nationale récemment afin de permettre à la Ville de Montréal de trouver de nouvelles sources de revenus.Tant Renée Sauriol qu'Isabelle Hudon ont fait remarquer que ces mesures sont loin d'être adoptées.«Probablement qu'une réaction comme celle-là donne au maire un avant-goût de la température de l'eau, a dit cette dernière.Mais qu'on menace de retirer un festival d'une ville, je trouve ça vraiment triste et aberrant.Je peux comprendre que les organisateurs subissent des pressions.Mais je trouve dommage qu'on soit rendu là.» «Il y a des choses qui doivent se régler privément.Sinon, si l'on montre toutes nos cartes, si l'on étale tous nos états d'âme, comme ça, on va payer cher », a-t-elle ajouté.Elle faisait allusion aux villes qui convoitent des festivals semblables à ceux de Montréal et qui «doivent se frotter les mains en lisant les titres des journaux».Claude Rochon, vice-président aux communications et au marketing des Alouettes de Montréal, refuse lui aussi de jeter la pierre au maire Tremblay.Pourtant, l'organisation qu'il représente a trimé dur depuis deux ans pour pouvoir agrandir son stade.«La gérance du provincial, du municipal ou du fédéral est beaucoup plus complexe qu'elle ne l'était il y a plusieurs années, avec la présence de nombreux groupes de pression, a-t-il dit.Mais à un moment donné, il faut trancher.Et quand tu élis des gens, c'est pour prendre des décisions.» Gérald Tremblay a-t-il ce qu'il faut pour prendre ses responsabilités?«Dans notre cas, il a tranché, effectivement, répond M.Rochon.Il a toujours appuyé notre projet.Sauf qu'il fallait trouver une solution sur le plan financier.» Cette décision devrait être annoncée la semaine prochaine.- Avec Violaine Ballivy «Le volcan vient d'exploser» VOUS AVEZ UNENOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?nouvelles@lapresse.ca UN COMMENTAIRE SURNOTRE JOURNAL?commentaires@lapresse.ca SOMMAIRE Amusez-vous ! JAZZ 5 Astrologie du jour AFFAIRES 5 Décès AFFAIRES 6 Loteries A 6 et SPORTS 5 Petites annonces AFFAIRES 4 Météo Faible pluie en après-midi, maximum 19, minimum 17.SPORTS 7 3493356A Résultats des tirages du: Résultats des tirages du: décomposable dans les deux sens En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.Ventes totales : GAGNANTS LOTS Prochain gros lot (approx.) : Jour - Mois - Année - Signe 500 000 $ décomposable dans les deux sens compl.compl.Participation gratuite compl.500 000 $ (C) Seules les sélections participant au Lotto 6/49 et au Québec 49 sur un billet Trio lottos valide le samedi 2007-07-07 sont admissibles au tirage des lots bonis 7-7-7.7/7 6/7+ 6/7 5/7 4/7 3/7+ 3/7 15 320 900 $ 10 000 000,00 $ 175 668,70 $ 1 792,50 $ 100,80 $ 10,00 $ 10,00 $ 2 500 000 $ 2007-07-07 14 OCTOBRE 58 GÉMEAUX 2007-07-06 PARIEZ SUR LE BASEBALL ! DEMANDEZ LE PROGRAMME 5.Abonnez-vous et contribuez à une bonne cause ! 1 866 628-4783 Offre valide pour un petit format seulement.Prix régulier 3.00$.Promotion expire le 15 août 2007.Le coupon est nécéssaire afin d'obtenir le rabais.3957 RUE SAINT-DENIS WWW.SUITE88.COM 514-844-3488 ACTUALITÉS VIOLAINE BALLIV Y Le suspense est enfin terminé.La muraille de Chine est une merveille.Le Taj Mahal aussi.Mais pas la tour Eiffel.Sept lieux ont été élus «merveilles du monde moderne» hier, au terme d'un concours controversé auquel auraient participé pas moins de 100 millions de personnes depuis le mois de janvier.Le Canada n'en compte aucune, mais les Amériques en ont trois.Ainsi donc, les merveilles ne sont plus l'apanage du Moyen- Orient et du pourtour méditerranéen.La nouvelle liste des sept beautés de ce monde comprend désormais la cité troglodytique de Petra, en Jordanie, la statue du Christ rédempteur à Rio de Janeiro, les ruines incas du Machu Picchu, au Pérou, l'ancienne cité maya de Chichen Itza, au Mexique, la grande muraille de Chine, le Taj Mahal, en Inde, et le Colisée de Rome, en Italie.Le public a écarté les Moais de l'île de Pâques, la tour Eiffel, l'Acropole d'Athènes et la statue de la Liberté de New York, qui figuraient parmi les 21 grands favoris.Quand aux pyramides de Gizeh, unique merveille du monde antique à avoir traversé les siècles, elles ne sont pas détrônées mais plutôt « reclassées».Devant les protestations des autorités égyptiennes, elles ont été déclarées par les organisateurs «hors concours» et «merveilles du monde d'honneur».Cette initiative, lancée par l'auteur suisse Bernard Werber, a connu un engouement phénoménal : quelque 100 millions de personnes auraient voté par téléphone et par internet.D'un excès à l'autre, le concours s'est soldé hier à Lisbonne par une cérémonie faste animée par une kyrielle de vedettes et de personnalités publiques, dont l'ex-secrétaire de l'ONU Kofi Annan, la chanteuse Jennifer Lopez, l'actrice Hillary Swank et l'ex-astronaute Neil Armstrong.Bernard Werber a indiqué qu'il voulait, par ce concours, encourager la diversité culturelle.Il a promis d'investir la moitié des recettes de la célébration d'hier soir à la préservation de sites historiques et d'assurer la reconstruction, en Afghanistan, d'au moins un des bouddhas géants de Bamiyan détruits en 2001 par les talibans.D'une popularité indéniable, le concours n'a cependant pas fait l'unanimité.Il s'est attiré les foudres de l'UNESCO, qui se consacre à la protection du patrimoine mondial.L'organisme a rejeté toutes les demandes de soutien de Bernard Werber et a très clairement pris ses distances de l'événement dans un communiqué diffusé en juin.«Cette initiative privée ne pourra d'aucune manière contribuer de façon significative et durable à la préservation des sites élus.» La liste des sept merveilles du monde de l'Antiquité allait comme suit: les pyramides de Gizeh, les jardins suspendus de Babylone, la statue de Zeus à Olympie, le temple d'Artémis à Éphèse, le mausolée d'Halicarnasse, le colosse de Rhodes et le phare d'Alexandrie.Elle avait été établie en l'an 200 avant notre ère.www.new7wonders.com - Avec AFP Le monde a sept nouvelles merveilles PHOTO EITAN ABRAMOVICH, AFP Les ruines incas du Machu Picchu font désormais partie des sept merveilles du monde moderne.PHOTO KEVIN FRAYER, ASSOCIATED PRESS La cité troglodytique de Petra, en Jordanie, figure aussi au prestigieux palmarès.PRESSE CANADIENNE OTTAWA \u2014 La Cour suprême a rendu vendredi une décision qui pourrait accentuer les incursions de la police dans la vie privée des gens, selon les craintes d'une association de criminalistes.La plus haute cour du pays a jugé vendredi que la police avait agi correctement en établissant un barrage routier et en fouillant deux hommes à la sortie d'un bar de danseuses de Toronto en se basant sur des informations d'un appel au 911.Ce jugement est considéré comme très important pour évaluer les pouvoirs de la police.Les neuf juges ont tranché unanimement que la police avait des raisons valables de croire que des armes se trouvaient dans un endroit public pour justifier la fouille de Wendell Clayton et Troy Farmer.La voiture des deux hommes ne faisait pas partie de celles désignées par la personne qui avait appelé au 911.La juge Rosalie Abella a écrit qu'il y avait une menace véritable à la sécurité du public.Exiger que la police arrête seulement les voitures décrites dans l'appel au 911 aurait imposé un fardeau insurmontable à la police, selon elle.Vie privée Le vice-président de la Criminal Lawyers Association, Frank Addario, s'est dit déçu du jugement.Il a estimé que le tribunal ne devrait pas accepter une augmentation des incursions dans la vie privée des gens.«Nous aurions préféré que la cour trace une ligne directrice claire », a-t-il dit.Ce jugement vient renverser la décision de la Cour d'appel de l'Ontario qui, en 2005, avait rejeté la preuve sur les armes.Elle avait conclu que rien pouvait laisser croire à une menace imminente.Les juges Ian Binnie, Louis Le Bel et Morris Fish ont contredit ce raisonnement.«Protéger la société contre l'exhibition d'armes de poing illégales dans un lieu public bondé constitue clairement un objectif urgent et réel », ont-ils écrit.« L'enquête déclenchée par un appel signalant la présence d'hommes munis d'armes à feu fait entrer en jeu les notions fondamentales de paix publique et d'ordre public », ont-ils poursuivi.Au dire des magistrats, les armes de poing représentent un danger de plus en plus grave pour la collectivité.Ainsi, le barrage policier était une mesure rationnelle pour donner suite à l'appel au 911.«Il aurait été imprudent que (les policiers) supposent que les personnes dénoncées au 911 repartiraient nécessairement à bord des véhicules décrits lors de l'appel.» Plus de pouvoir pour la police Une décision unanime de la Cour suprême fait craindre pour la vie privée des citoyens Tous les jours dans À CHACUN SON CHOIX Sous la présidence de Monsieur François Côté, président et chef de la direction d'Emergis, le 5e tournoi de golf de l'Armée du Salut a permis d'amasser le montant record de 71 600 $ au profit du Centre Booth.En plus d'aider des hommes aux prises avec des problèmes de santé mentale, le Centre Booth offre des programmes à court et à long terme à ceux qui ne peuvent pas vivre de façon autonome, un centre de traitement pour toxicomanes et un programme de réinsertion sociale.Plus de 200 hommes peuvent ainsi bénéficier d'une structure souple et d'un environnement sécuritaire.UN GRAND MERCI À NOS PRINCIPAUX COMMANDITAIRES POUR LEUR GÉNÉREUX SOUTIEN » Cabana Séguin » Borden Ladner Gervais » SNC Lavalin-Profac »Emergis LE 5e TOURNOI DE GOLF ANNUEL PROCURE UN ÉLAN RECORD DE 71 600$ À LA CAMPAGNE DE L'ARMÉE DU SALUT Mme Givette Volet , le lieutenant-colonel Gilbert St-Onge, M.John Lawson, M.François Côté, M.Albert Archambault, le capitaine Bertrand Lessard et M.Hank Fleming.3493403A Ensemble Bistro Java Balançoire 4 places Sojag PRIX CHAPITEAU 54995$ PRIX CHAPITEAU 8995$ BBQ Legacy 36\u201d inox PRIX RÉGULIER 1999$ PRIX CHAPITEAU 1599$ 3229, autoroute 440 Ouest, Laval valmorin.com Financement disponible PERFORMANCE ET CONFORT À BAS PRIX LA GRANDE LIQUIDATION SOUS LE CHAPITEAU Du 6 au 22 juillet 2007 à la succursale de Laval seulement.SPAS À compter de 2200$ Préparez-vous à acheter beaucoup et à dépenser peu pendant la grande liquidation sous le chapiteau.Piscines hors terre, spas, meubles de jardin, barbecues et accessoires à prix qui défient l'imagination.Mais seulement pendant la liquidation.Les prix et les promotions sont valides du 6 au 22 juillet 2007 et ne peuvent être jumelés à aucune autre promotion en cours.Les photos peuvent différer des produits offerts et l'inventaire peut varier.Taxes en sus.Quantité limitée.Les prix sont sujets à changement sans préavis.Détails en magasin.3494787A CÉLÉBRITÉS.SIMON DUCHARME Nos fières félicitations! Tout nouveau médecin (Collation juin 2007).Son exceptionnelle performance dans ses études lui aura attiré la reconnaissance de ses pairs, le jugement favorable des professeurs, la haute sanction de la Faculté de Médecine de L'UM accompagnée de six prix de distinction.Bravo! Lucie et Jacques\u2026ooo000 RITA BRUNETTE ET JEAN-GUY LALONDE Joyeux 50e anniversaire! (13 juillet 1957) Félicitations à vous deux! Nous sommes tellement fiers de vous avoir comme parents.Avec amour! Johane, Suzanne (Louis), Guy (Chantal), ainsi que vos 4 petites-filles adorées Catherine, Gabrielle, Valérie et Émilie.PIERRETTE MORAND ET JACQUES PERREAULT Bravo pour votre 45e anniversaire de mariage.Ça se passait par une très belle journée, le 7 juillet 1962.Merci pour tout, chers parents.Vos deux fils et petits-fils : Pierre (Guillaume et Olivier) et Yves (Caroline) CLAUDETTE ET CLAUDE SURPRENANT Bonne fête le 18 juillet (50 ans) De vos frères et soeurs : Jocelyne, Raymonde, Roger, Lucie, Rachèle, Michèle Jean-Pierre et famille agrandie\u2026 on vous souhaite beaucoup de bonheur XXX ÉRIC, ANNIE ET JULIE VIGNOLA Félicitations pour l'obtention de vos diplômes respectifs, soit, BAC en littérature, DEC en soins infirmiers et diplôme d'études secondaires.De vos grands-parents, Yvette et Simon Lanthier, Romuald et Fernande Vignola.JEAN-YVES SAINT-PIERRE 60 ans.Bon anniversaire En cette belle journée Laisse-toi aimer, laisse-toi gâter Reçois tous les messages d'amour et d'amitié Marjolaine, les enfants et les petits-enfants ARMAND KALEMJIAN ET SUZANNE PERREAULT 7 juillet 1972 s'unissaient pour la vie.Merci d'être nos phares, nos modèles car avec vous s'aimer ne s'écrit pas mais se vit\u2026 depuis 35 ans.Félicitations! Alexandre, Cindy, Éloïc, Anaïs et Caroline, Martin, Louis, Charles VOUS AVEZ UN ÉVÉNEMENT À CÉLÉBRER ?tous les dimanches dans La Presse Composez le (514) 285-7274 appels interurbains (sans frais) 1 866 987-8363 CELEB_08-07-07 ACTUALITÉS NICOLAS BERUBÉ LOS ANGELES \u2014 L'autre jour, je décide d'aller faire du vélo dans les Santa Monica Mountains.Comme d'habitude, je laisse l'auto le long de la route 1, celle qui longe l'océan.Ce sont surtout des surfers qui se garent là.Officiellement, l'endroit fait partie de la ville de Malibumais, comme il est situé près d'un parc national, il n'y a pas beaucoup d'habitations et les voitures y sont rares.Mon objectif est de rouler dans le Little Sycamore Canyon, une route qui grimpe de 2500 pieds sur 7,9 miles.Une fois en haut, on a le choix: rebrousser chemin ou descendre par une autre des routes de fous qui retournent vers l'océan.Le vélo, dans ce coin-là, ce n'est pas compliqué : soit tu montes, soit tu descends.Il n'y a rien de plat.Alors je commence à grimper.Au début, il y a quelques maisons, mais elles sont loin derrière les arbres, à peine visibles.La route est hallucinante: on passe à côté de cactus hauts de 15 pieds et de buissons de sauge et de romarin.Ça ressemble étonnamment au sud de la France : mêmes odeurs, même terre rougeâtre.Parfois, la route croise un petit chemin où sont alignées une douzaine de boîtes aux lettres rouillées.Les canyons de Malibu sont des endroits reculés, tranquilles, où chacun vit de son côté.Après une heure de grimpe, j'arrive au bout de la route.À moitié mort, je décide de retourner sur mes pas.Je n'ai plus de souffle, je n'ai plus d'eau, et il me faudrait grimper encore pour rejoindre une autre route afin de retourner à la mer.Il est presque 19h et le soleil descend derrière les montagnes au loin.Je commence à descendre.Rapidement, mon odomètre grimpe à 50 km/h, sans forcer.Impossible d'aller plus vite, d'ailleurs, il y a beaucoup trop de virages.Il faut simplement garder les doigts posés contre les cocottes de freins et anticiper les courbes.Le chemin file à gauche.Puis à droite.À 100m, au milieu de la route, j'aperçois une tache jaune.Une tache jaune qui court.Un puma.Merde.Premier constat : il ne vient pas dans ma direction.On va dans le même sens.Deuxième constat : il ne court pas, il trotte.Ses grosses pattes se posent sur l'asphalte sans effort, sans bruit, comme un oreiller de duvet que l'on jette sur un lit.Sa longue queue blonde touche presque au sol.En trottant, le puma tourne la tête et je vois son oeil droit.Selon les biologis tes, le puma mâle des Santa Monica Mountains peut mesurer jusqu'à 2,40m et peser 90kg.La femelle fait 1,80m et 60kg maximum.Les responsables de la protection de la faune estiment qu'il y avait, en 2006, un grand total de six pumas dans les 623 km2 du Santa Monica Mountains National Park.Celui qui court devant moi n'est pas bien gros.C'est sans doute une femelle.Elle se déplace à 20km/h environ quand j'apparais derrière elle.Après avoir jeté un coup d'oeil dans ma direction, elle bifurque vers le côté droit de la route.Elle se baisse pour passer sous une clôture de broche et disparaît dans les herbes hautes.Ai-je freiné quand j'ai vu la bête?Ai-je accéléré ?Aucune idée.Tout ça a duré cinq secondes, 10 tout au plus.Le puma était assez loin de moi.Je n'ai pas senti que j'étais dans sa bulle.Il courait, il m'a vu et puis hop! Plus rien.Je ne sais même pas si j'ai eu peur.C'est allé trop vite, je crois.Arrivé en bas, j'avais la bouche sèche, les jambes lourdes.Faire du vélo ici, ça fait mal.Puma ou pas.Un gros chat sur la route En poste à Los Angeles depuis bientôt un an, notre correspondant Nicolas Bérubé a récemment fait une rencontre inusitée lors d'une balade en vélo à Malibu.Voici le compte rendu de cet après-midi singulier qu'il n'est pas près d'oublier\u2026 PHOTO ARCHIVE PC Les responsables de la protection de la faune estiment qu'il y avait, en 2006, six pumas au Santa Monica Mountains National Park, en Californie.EN BREF Danseur cubain porté disparu Les organisateurs du Mondial des cultures de Drummondville ont perdu la trace d'un danseur cubain invité au Québec pour une série de spectacles.L'homme âgé de 29 ans n'a pas été vu depuis jeudi, peu après minuit.La police et les organisateurs n'écartent pas, pour le moment, l'hypothèse qu'Anatoli Fuentes Gutierrez ait décidéde fuir le régime cubain.Aucune trace de violence n'a été détectée dans la chambre qu'il occupait depuis son arrivée, mardi.«Aucune hypothèse n'est laissée de côté mais, sincèrement, nous sommes très étonnés, et ses compatriotes sont très inquiets », a indiqué hier le porte-parole du festival, André Labonté.Selon M.Labonté, Anatoli Fuentes aurait quitté sa chambre tard en soirée mercredi en n'emportant que quelques effets personnels.«Peut-être qu'il a eu un malaise, peut-être qu'il a été enlevé.On espère qu'il ne lui est rien arrivé.» Le disparu est entré légalement au Canada le 2 juillet et devait en repartir le 16 avec sa troupe de 20 danseurs, au terme d'une douzaine de spectacles.- Violaine Ballivy Accident mortel dans les Bois-Francs La passagère d'une automobile a perdu la vie peu après 18h vendredi soir, sur la route 165 entre Plessisville et Thetford Mines, dans les Bois-Francs, à la suite d'une collision frontale.Mignonne St-Jean, 58 ans, d'Irlande, près de Thetford Mines, est morte sur le coup.Son conjoint, Alain Séguin, a été transporté à l'Hôtel-Dieu d'Arthabaska de Victoriaville.Il a obtenu son congé hier.Les enquêteurs de la Sûreté du Québec ont passé la nuit à reconstituer la scène de l'accident.Il semble que la voiture qui venait en sens inverse ait louvoyé plusieurs fois avant de heurter celle du couple.Son conducteur, un homme de 25 ans de Saint-Ferdinand, réside sur la route 165, a été conduit à l'hôpital, souffrant de blessures mineures.Les policiers ont réclamé un prélèvement sanguin pour connaître son alcoolémie.Selon sa version, avant l'accident, il cherchait un disque compact tombé sur le plancher, côté passager.- Presse Canadienne Québec solidaire dénonce le projet Rabaska Lors d'un point de presse tenu sur la place Jacques-Cartierà Montréal, à quelques pas des préparatifs du concert Live Earth, les porte-parole de Québec solidaire, Françoise David et Amir Khadir, ont vivement dénoncé le rapport du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) et de l'Agence canadienne d'évaluation environnementale sur le projet de port méthanier Rabaska, près de Lévis.«Ce projet comporte de sérieux risques pour notre environnement, des risques de défigurement du paysage et même potentiellement des risques physiques», a dit Amir Khadir.Selon le rapport du BAPE, le site prévu pour l'installation des équipements abrite sept espèces de plantes à statut précaire dont deux sont menacées.De plus, on reconnaît la «haute valeur patrimoniale de la côte de Beaumont» et on déclare que «les ouvrages prévus dans la falaise altéreraient le paysage» mais on s'en remet à la bonne volonté du promoteur, qui devra «assurer la meilleure intégration possible de ses installations ».Il faudra aussi modifier le zonage agricole et obliger des familles à déménager au moins temporairement.Enfin, on reconnaît que le projet fera augmenter de 125 000 tonnes les émissions de gaz à effet de serre au Québec.- La Presse Sécurité routière : deux projets contestés L'Association des restaurateurs du Québec a adressé une lettre à la ministre des Transports, Julie Boulet, lui indiquant que de diminuer à 0,05 le taux d'alcoolémie permis pour prendre le volant risque d'avoir des conséquences sérieuses sur le chiffre d'affaires des restaurants.L'Association souligne qu'une seule consommation suffirait pour atteindre la limite permise, ce qu'elle qualifie d'insensé.Même l'organisme Éduc'alcool s'interroge sur l'utilité d'une telle mesure.Selon son directeur général, Hubert Sassy, rien ne prouve qu'elle permettrait de réduire le nombre d'accidents.Quant à l'interdiction du cellulaire au volant, l'Action démocratique de Mario Dumont n'entend pas appuyer le projet de loi.Selon le critique de l'opposition en matière de Transports, Pierre Gingras, la ministre Boulet va audelà des conclusions de la Table de concertation sur la sécurité routière.- Presse Canadienne Un logiciel pour identifier les étoiles Les photographes et astronomes amateurs pourront bientôt mieux scruter le ciel à l'aide d'un logiciel mis au point à l'université de Toronto en collaboration avec des astronomes de l'université de New York.Le programme se sert de la position des étoiles et de l'importante banque de données du United States Naval Observatory pour identifier les astres d'une image numérique ou sur pellicule.Les gens n'ont qu'à envoyer leurs photos sur le site internet du projet et, en quelques secondes, ils sauront quelles étoiles s'y trouvent, a affirmé Dustin Lang, un des principaux programmeurs.Le système s'adresse actuellement davantage aux professionnels, mais M.Lang espère en lancer une version pour les astronomes amateurs.Le projet est encore dans sa phase d'essai, mais il est possible d'utiliser le logiciel à astrometry.net.- Presse Canadienne $50 OFF Reg.: $429 Ons'occupe de vous 10 grands magasins braultetmartineau.com PROFITEZ DE NOS L'ÉVÉNEMENT QUI DÉMÉNAGE! SUR LES MEUBLES, LES ACCESSOIRES DE DÉCORATION ET LES ÉLECTROMÉNAGERS Cuisinière autonettoyante Surface de cuisson vitrifiée, minuterie électronique, roulettes à blocage Livraison, ramassage et service gratuits Congélateur vertical de 11,7 pi3 3 tablettes, 4 balconnets dans la porte, drain Livraison et service gratuits 749 $ Cuisinière autonettoyante Commandes électroniques à effleurement EZ-TouchMC, commandes de four à verrouillage, surface de cuisson vitrifiée Clean TopMD Livraison, ramassage et service gratuits 899$ 2497$ /mois ou RABAIS DE 280 $ Rég.: 1179 $ 2414 $ 869 $ /mois ou RABAIS DE 130 $ Rég.: 529 $ 399$ Plusieurs autres grandeurs en magasin Boîte de 2,27 kg de détergent Country Save Nous avons l'environnement à coeur ! 2495$ Lave-vaisselle encastrable 3 niveaux de lavage, commandes électromécaniques, mise en marche différée, système de lavage avec tourelle Livraison et service gratuits Réfrigérateur de 17,5 pi3 Bacs à fruits et à légumes transparents à humidité contrôlée, bac à viande, commandes de température à l'avant, tablettes coulissantes Livraison, ramassage et service gratuits Cuisinière de 30 po Four d'une capacité de 4,8 pi3, surface de cuisson relevable, commandes de four électroniques, très grand hublot, mise en marche différée Livraison, ramassage 499$ 3et ser9vice gr9atuits 279$ $ RABAIS DE 120 $ Rég.: 619 $ RABAIS DE 140 $ Rég.: 539 $ RABAIS DE 60 $ Rég.: 339 $ 36VERSEMENTS SANS INTÉRÊTJUSQU'EN JUILLET 2010 SUR LES MEUBLES, MATELAS, ACCESSOIRES DE DÉCORATION, ÉLECTROMÉNAGERS ET APPAREILS ÉLECTRONIQUES vedette En cette semaine Laveuse de 3,6 pi3 à chargement frontal 10 programmes, vitesse d'essorage jusqu'à 1100 tr/min, 4 réglages de température, élément chauffant Livraison, ramassage et service gratuits Gratuite! Cette batterie de cuisine 8 morceaux d'une valeur de 399$ à l'achat d'une cuisinière avec surface de cuisson vitrifiée sélectionnée.Détails en magasin.Marques et modèles sélectionnés.Prix en vigueur du mardi 3 juillet au dimanche 8 juillet 2007.Quantités limitées sur certains articles.Valable pour les produits en inventaire seulement.Non valable aux Centres de liquidation (C.D.L.).Détails en magasin.\u2020Marques et modèles sélectionnés.Détails en magasin.Termes et conditions de la vente: achat minimum requis de 499$ avant taxes pour les appareils électroniques et de 799$ avant taxes pour les meubles, matelas, accessoires de décoration et électroménagers.Ne payez que les taxes de vente au moment de l'achat.Sujet à l'approbation du crédit.Le montant de votre achat sera réparti en 36 versements égaux, sans frais ni intérêt, débutant le mois suivant votre achat.Détails en magasin.Détails en magasin HEURES D'OUVERTURE Lundi au vendredi 9h à 21 h Samedi 9 h à 17 h Dimanche 10h à 17 h Desjardins partenaire officiel de Brault & Martineau BROSSARD Tél.: 450 619-6777 9500, boul.Taschereau (coin boul.Rivard) GATINEAU Tél.: 819 561-5007 1 877 755-2555 500, boul.de la Gappe (face aux Prom.de l'Outaouais) KIRKLAND Tél.: 514 697-9228 16 975, route Transcanadienne (sortie 50 de la Transcanadienne) LASALLE Tél.: 514 364-6110 7272, boul.Newman (près du Carrefour Angrignon) LAVAL Tél.: 450 682-2516 500, boul.Le Corbusier (coin boul.de la Concorde) REPENTIGNY Tél.: 450 470-0815 145, rue de Lafayette (près du boul.Brien) ROCK FOREST Tél.: 819 562-4242 1 800 267-4240 4275, boul.Bourque (coin rue Grégoire) SAINT-HUBERT Tél.: 450 676-1911 1351, boul.des Promenades (près des Prom.St-Bruno) SAINT-LÉONARD Tél.: 514 254-9455 6700, rue Jean-Talon Est (près des Galeries d'Anjou) SAINTE-THÉRÈSE Tél.: 450 430-0555 125, boul.Desjardins Est (coin boul.Curé-Labelle) Livraison gratuite 7 jours sur 7 dans un rayon de 200 km 3490568A ARTS ET SPECTACLES PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE Hier soir, à la salle Wilfrid- Pel letier, le pianiste Oliver Jones a brièvement interrompu sa performance pour remercier les directeurs du Festival de jazz, André Ménard et Alain Simard, d'avoir mis sur pied une programmation diversifiée qui offrait «quelque chose pour tout le monde».Il a ajouté que c'était une bonne idée d'inviter les festivaliers à clore ce 28e festival en compagnie d'artistes d'ici.Le vétéran s'est même permis de faire une suggestion pour l'an prochain ! «J'ai une surprise pour vous », a expliqué le jazzman.Puis il a invité sa consoeur Lorraine Desmarais à s'asseoir à côté de lui sur le banc de son piano à queue.À quatre mains, ils ont joué Fly Me to the Moon, s'échangeant les solos, alors que Jim Doxas à la batterie et Éric Lagacé à la contrebasse gardaient le tempo.«Peut-être que, l'an prochain, on pourrait penser à faire quelque chose à deux?Message à André et Alain\u2026» a dit Jones.À la retraite, Oliver Jones?Il fallait l'entendre jouer hier soir pour réaliser qu'il n'est pas encore prêt pour ça.La main droite toujours aussi agile, chatouillant les hautes touches durant Somewhere Over the Rainbow («Une de mes ballades favorites»), poussé par ses deux amis musiciens dans un swing ou une composition à saveur caribéenne, le pianiste montréalais est toujours aussi vif.Le concert de clôture, qui proposait aussi un mariage de styles avec une prestation de Susie Arioli, Jordan Officer et l'ensemble I Musici, a débuté avec la brève performance du pianiste Félix Stüssi & Give Me Five, lauréats du Grand Prix de jazz 2007.Les directeurs du festival sont montés sur scène pour procéder à la protocolaire remise du prix, avant d'inviter les music iens à donner leur deuxième concert de la soirée - le premier ayant eu lieu à 18h sur la scène principale extérieure, devant les jazzophiles montréalais.Ils ne feront leur bilan officiel que demain midi devant la presse, mais Alain Simard s'est néanmoins avancé devant l'auditoire de la Place des Arts: «C'est un très beau bilan, je vous le dis tout de suite ! » En compagnie d'Arioli, d'I Musici et d'Oliver Jones, c'était, en tout cas, une sacrée belle manière de clore officiellement la programmation en salle.CONCERT DE CLÔTUREDU FESTIVAL DE JAZZ Mariage de styles aux accents locaux PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE © Le pianiste montréalais Oliver Jones, en clôture du 28e Festival de jazz hier, est toujours aussi vif À la retraite, Oliver Jones ?Il fallait l'entendre jouer hier soir pour réaliser qu'il n'est pas encore prêt pour ça.L'Association des concessionnaires Pontiac BuickGMC du Québec suggère aux consommateurs de lire ce qui suit.Offres d'une durée limitée, réservées aux particuliers, s'appliquant aux modèles 2007 neufs suivant : berline Wave (2TD69/R7A), Wave 5 portes (2TD48/R7A), berline G5 SE (2AL69/R7A) et coupé G5 SE (2AL37/1SA).Les modèles illustrés comprennent certaines caractéristiques offertes en option à un coût additionnel.Conditionnel à l'approbation de crédit de GMAC.Les frais liés à l'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers et droits sont en sus et payables à la livraison.1.À la location, paiements mensuels basés sur un bail de 60 mois (48 mois pour la G5).Frais de transport et préparation inclus.Frais d'immatriculation, d'assurance et taxes en sus.Frais de 15 ¢/km après 100 000 km pour la Wave.Frais de 15 ¢/km après 80 000 km pour la G5.Première mensualité exigible à la livraison.0$ de dépôt de sécurité.2.Prix de détail suggéré par le fabricant pour la Wave 2007.Frais de transport, d'immatriculation, d'assurances et taxes en sus.3.Taux de financement à l'achat de 2,4 % pour un terme allant jusqu'à 72 mois sur approbation de crédit de GMAC seulement.4.Cote de consommation telle que publiée dans Éner Guide par Ressources naturelles Canada pour la Wave et la G5 avec boîte manuelle 5 vitesses.5.Selon la première éventualité.Les camions poids moyen sont exclus.Ces offres sont exclusives et ne peuvent être combinées avec aucune autre offre ni aucun autre programme incitatif d'achat ou de location, à l'exception des programmes de La Carte GM, de prime pour étudiants (primegmpouretudiants.ca) et de GM Mobilité.Le concessionnaire peut louer ou vendre à un prix moindre.Un échange entre concessionnaires peut être requis.Pour de plus amples renseignements, passez chez votre concessionnaire, composez le 1 800 463-7483 ou visitez gmcanada.com.MEILLEUR PRIX.MEILLEURE PROTECTION.CARBURE À L'ÉCONOMIE.Ville4: 8,9 L /100 km Route4: 5,9 L /100 km Mêmes offres disponibles sur le modèle 5 portes.Essuie-glaces à balayage intermittent Régulateur de vitesse Rétroviseurs à réglage électrique Télédéverrouillage Glaces à réglage électrique Verrouillage électrique Lecteur CD et MP3 avec prise audio auxiliaire Climatisation Banquette arrière divisée 60/40 à dossier rabattable Aileron arrière Ouverture du coffre électrique Suspension Touring Roues de 15 po Centre d'information pour le conducteur Moteur 2,2 L 4 cyl.ECOTEC à DACT de 148 HP CARACTÉRISTIQUES DE SÉRIE : Moteur 4 cyl.à DACT 1,6 L de 103 HP Colonne de direction inclinable Lecteur CD et MP3 avec prise audio auxiliaire Banquette arrière divisée 60/40 à dossier rabattable Siège du conducteur réglable en hauteur avec soutien lombaire 12 995 $ À L'ACHAT2 JUSQU'À 72 MOIS3 2,4% FINANCEMENT À L'ACHAT DE LOCATION 60 MOIS 188$1 Comptant: 2 207 $ Préparation et frais de transport de 1045 $ INCLUS 149 $1 0$ de comptant ENCORE PLUS DE RAISONS DE CHOISIR PONTIAC 160 000 KM 5 ANS SUR LE GROUPE MOTOPROPULSEUR GARANTIE LIMITÉE5 GM offre plus de véhicules écoénergétiques que tout autre constructeur automobile.Obtenez1000 pour votre vieille voiture.$ Pour les conditions d'admissibilité, visitez autos-o-ciel.ca OFFRESPONTIAC.CA LA GARANTIE DE 160 000 KM DE GM LA MEILLEURE PROTECTION AU PAYS + 160 000 KM + 5 ANS AVEC TRANSPORT DE COURTOISIE5 160 000 KM 5 ANS AVEC ASSISTANCE ROUTIÈRE5 Mêmes offres disponibles sur le modèle berline.Ville4: 9,2 L /100 km Route4: 5,9 L /100 km LOCATION 48 MOIS 209$1 Comptant: 0$ Préparation et frais de transport de 1095 $ INCLUS 244 $1 1604$ de comptant JUSQU'À 72 MOIS3 2,4% FINANCEMENT À L'ACHAT DE Essayez nos prêts-à-partir maintenant 3490374A Visitez mon document multimédia : www.cyberpresse.ca/jeanlemire CARTE POSTALE MA SUGGESTION LA QUESTION DE LA SEMAINE envieronnement sauvons la planète ! JEAN LEMIRE COLLABORATION SPÉCIALE L'auteur est biologiste, photographe et cinéaste.Il a été chef de trois missions à bord du voilier Sedna IV, dont la plus récente en Antarctique.Il signera tous les dimanches une chronique dans nos pages.Paul et Marie ont deux charmants enfants.Paul travaille à l'usine depuis plus de 10 ans et Marie, de retour sur le marché du travail depuis que les enfants vont à l'école, vient de dénicher un emploi comme serveuse pour une grande chaîne qui vend des beignets.Paul et Marie ne sont pas riches, mais ils aiment la vie.Par-dessus tout, ils adorent faire rire leurs enfants, leur décrocher des sourires complices et se perdre dans leurs yeux moqueurs.Avec le nouveau salaire de Marie, la petite famille a réussi à économiser un peu cette année.Ils ne sont pas riches, mais cela n'a pas d'importance.Le bonheur, c'est bien connu, n'a pas de prix.Avec les revenus supplémentaires, la petite famille pourra s'offrir de vraies vacances cet été.Ils en rêvent depuis longtemps, surtout les gamins qui n'aiment pas trop la chaleur et l'humidité des villes.Ils n'aiment pas non plus l'odeur des raffineries, les jours de canicule, quand l'air ne circule plus et que le smog urbain emprisonne l'air de leur quartier.Mais cette année, ce sera différent.Cette année, on casse la tirelire! Pour la première fois, Paul et Marie ont loué un chalet, celui d'un ami du beau-frère qui vient d'aménager un terrain sur le bord d'un lac des Laurentides.Un bel endroit, tout propre, avec le chalet situé à quelques pas du lac.Trois chalets plutôt, construits sur un terrain que le beau-frère a presque entièrement déboisé à lui tout seul, à la sueur de son front.Ils auront des voisins pendant leurs deux semaines de vacances, mais cela n'a pas d'importance.Les enfants pourront se baigner.Les enfants adorent la baignade.Paul et Marie auraient préféré la mer, les plages de sable chaud et les vagues qui viennent s'échouer avec fracas.Les enfants ne connaissent pas la mer.Mais ce sera pour une autre fois, peutêtre un jour, quand les finances le permettront.Pour cette année, les vacances au bord du lac font déjà rêver les enfants qui ne tiennent déjà plus en place.Le jour du départ, les enfants insistent pour enfi ler leurs maillots de bain.Marie explique qu'ils ont plus d'une heure de route à faire avant d'arriver au chalet.Les enfants insistent.C'est le jour J et ils ne veulent pas perdre une minute en arrivant.Les enfants ont suspendu à leur gentille frimousse leurs plus beaux regards suppliants.Marie acquiesce.Après tout, les enfants adorent la baignade et ils en rêvent depuis si longtemps.Arrivés au chalet, les gamins se précipitent vers le lac.Paul et Marie sourient.Le bonheur des enfants se voit et s'entend.Paul et Marie n'en demandent pas plus.Eux aussi, ils sont heureux.Une voix grave s'interpose.Le proprio, l'ami du beau-frère, crie aux enfants de s'éloigner du lac.Les enfants ont du mal à entendre la voix du propriétaire des lieux, camouflée par le bruit de la tondeuse à gazon.Il coupe le moteur de son bruyant engin et accourt vers Paul et Marie.Il ordonne aux parents de rappeler les enfants.La petite famille ne comprend pas.Le proprio explique que le lac est contaminé aux cyanobactéries.Ce sont des algues toxiques qui peuvent provoquer la diarrhée, des irritations de la peau et même des lésions importantes au foie.Et les risques d'infection sont encore plus importants chez les enfants, en raison de leur faible poids corporel.Paul, Marie et les enfants sont tristes.Ils ne pourront pas se baigner cette année.Marie a même pensé demander un remboursement, mais le propriétaire est un ami du beau-frère.Elle n'ose pas trop.Accablée, elle lui demande les causes de cette contamination.«Ça, madame, c'est la faute des gouvernements.C'est comme le réchauffement de la planète, c'est aussi la faute des gouvernements.Ils ne font rien! Mais je vous ai tout arrangé le terrain pour votre séjour, du beau gazon bien entretenu, tout vert.» Le proprio redémarre sa tondeuse à gazon en saluant la petite famille.Paul, Marie et les enfants n'auront pas les vacances dont ils rêvaient.Ils auraient aimé expliquer au propriétaire des lieux que l'engrais qu'il utilise pour son beau gazon vert, tout comme le déboisement complet de ses terrains, contribuent de façon importante à la prolifération des algues bleues.Mais le bruit du moteur à combustion deux temps de sa tondeuse, qui produit plus de gaz à effet de serre que l'ensemble des voitures des résidants du lac, n'aurait sans doute pas permis au proprio d'entendre raison.Pas certain non plus qu'il aurait voulu entendre.Après tout, selon lui, c'est la faute des gouvernements\u2026 Les vacances de Paul, Marie et les enfants Cette année, on casse la tirelire ! Pour la première fois, Paul et Marie ont loué un chalet, celui d'un ami du beau-frère qui vient d'aménager un terrain sur le bord d'un lac des Laurentides.PHOTO JEAN LEMIRE, COLLABORATION SPÉCIALE Archipel de Melchior, Péninsule antarctique.Avril 2006.Un rorqual à bosse s'amuse à proximité de notre canot pneumatique.La baleine, curieuse, a passé près de cinq heures avec nous, à interagir, jouer et manifester sa curiosité envers les cinéastes et photographes de l'équipe.Sur cette photo, on aperçoit un krill qui nage juste devant la caméra.Ce minuscule crustacé aux allures de crevette constitue la nourriture principale des baleines.Or, depuis peu, la production de krill est sérieusement menacée dans l'océan Austral en raison des changements climatiques.Plusieurs espèces de planctons ont besoin de la glace en hiver pour compléter leur cycle de vie.Une glace qui est devenue de plus en plus rare en hiver autour de la péninsule antarctique.Q Que peut-on vraiment faire devant l'explosion des algues bleues dans les lacs ?Marie-Christine, Philipsburg.R P l u s i e u rs la cs de s Laurentides, de la Montérégie ou encore de l'Estrie sont déjà contaminés, et nous ne sommes qu'au début du mois de juillet.La chaleur du mois de juin serait en grande partie responsable de cette prolifération accélérée des cyanobactéries cette année.Mais les causes demeurent une teneur trop élevée en matière organique, en nitrates et/ou phosphates.Il faut savoir que les rives d'un plan d'eau jouent un rôle capital dans l'équilibre de son écosystème.Par exemple, la végétation qui borde un lac agit à la fois comme filtre des eaux de ruissellement et régulateur du niveau des lacs.L'ombrage des arbres et arbustes agit aussi sur les lacs en réduisant la chaleur absorbée par le plan d'eau.En reproduisant nos habitudes urbaines quand nous aménageons un terrain à la campagne, nous mettons en péril ses protections naturelles.Le déboisement et le sempiternel «gazon vert» de nos villes, que nous exportons à tort dans nos campagnes, favorisent le drainage et l'écoulement des terrains vers les plans d'eau.Si on y ajoute notre manie de fertiliser à tout vent, il n'est pas difficile d'imaginer qu'il n'y aura pas que notre pelouse et nos plates-bandes qui foisonneront cet été.La végétation aquatique accueille avec plaisir ces engrais, cette nourriture qui coule dans les lacs et rivières après chaque averse.On sait aussi que le phosphate de nos savons et de nos produits nettoyants contribue à la prolifération des algues bleues.En éliminant l'écoulement de l'eau de vaisselle ou de lavage dans un plan d'eau, nous pouvons contribuer à freiner le phénomène.Ce ne sont là que quelques exemples qui sont énumérés dans la toute nouvelle Charte des lacs, élaborée par le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs à l'attention des riverains.TOUT L'ÉTÉ MONTRÉAL Si vos engagements urbains vous empêchent de profiter de la campagne, ne manquez pas l'International Flora - le Festival des jardins de Montréal, jusqu'au 3 septembre, au jardin des Écluses du Vieux-Port de Montréal.Plus de 40 jardins conçus par des créateurs d'ici et d'ailleurs.Cette semaine, l'événement «Les Rendez-vous des arts du jardin » présente des sculpteurs, peintres et artistes verriers.Une célébration du plein air en pleine ville ! Aussi, le jeudi 12 juillet, rendez-vous à la tombée du jour pour une soirée cinéma en plein air.Au programme: le film Planète blanche, un documentaire spectaculaire qui met en scène l'univers unique et fascinant de l'Arctique.Rendez- vous vers 21h, au parc Marcel-Léger de Pointe-au-Trembles, 14678, rue Notre-Dame Est.Apportez votre chaise ! llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll André Desmarais > Président du conseil d'administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef FORUM akrol@lapresse.ca ARIANE KROL En 1998, la cinéaste Tahani Rached a passé un mois à filmer le travail des infirmières de soir aux urgences de l'hôpital Pierre-Boucher, à Longueuil.Le documentaire, intitulé Urgence ! Deuxième souffle, repasse demain soir à TV5.À première vue, rien n'a changé en 10 ans.Mais les infirmières que nous avons contactées sont catégoriques: c'est pire.L'attente de trois ou quatre heures qui les inquiétait déjà à l'époque atteint aujourd'hui sept à neuf heures.Vous ne trouvez pas normal d'arriver à l'urgence à 16h et d'y être encore à minuit?L'infirmière qui vous a accueilli au début de son quart et qui vous voit encore sur votre chaise en partant non plus.Elle a beau savoir que ce n'est pas sa faute s'il manque de personnel, de lits et même de matériel, elle est inquiète.«Souvent, on rappelle à 1h du matin pour demander à une collègue de vérifier quelque chose», nous a raconté Louise Lemay.On réalise, en voyant le documentaire, à quel point le débordement chronique des urgences mine ceux qui y travaillent.«À 20 ans, je pensais que ça allait s'améliorer.Ça ne s'améliore pas.Le poids de la responsabilité augmente parce qu'il manque de personnel », résume Line Lafrenière.Elles ne vous en parleront pas en prenant votre pression, mais elles savent que le rythme effréné accroît le risque d'erreur médicale.Le poste le plus stressant?Le triage, là où on priorise les patients selon la gravité de leur cas.Celles qui y travaillent ne sont pas vraiment mieux payées et pourtant, c'est elles qu'on montre du doigt lorsqu'un patient meurt après que son état eut été mal évalué.Nous savions que le système était tenu à bout de bras par ses professionnels.Nous avons constaté, en retraçant les protagonistes du film, à quel point ce fragile équilibre est en train de s'effriter.On y voit l'urgentologue Claude Rivard, dont tous les médias ont parlé il y a quelques semaines lorsqu'il a démissionné de guerre lasse.Seulement quelques infirmières, dont la passionnée Marie-Jeanne, font encore partie de l'équipe de soir.Certaines travaillent de jour, plusieurs ont quitté les urgences.L'une a pris sa retraite, un autre est allé en salle d'op après un détour par le privé et la plus jeune, Line Lafrenière, a quitté la profession.Même Louise Lemay, qu'on n'aurait pas imaginée ailleurs, en a eu assez.Elle est maintenant aux soins intensifs.Comme les infirmières chevronnées ne veulent pas aller aux urgences, celles qui partent sont remplacées par des jeunes et des employées d'agence, moins expérimentées ou moins familières avec les lieux.Rien ne garantit qu'elles y seront encore dans cinq ans! Une chose en fait a changé.Au moment du tournage, les hôpitaux venaient d'abolir des centaines de postes d'infirmières.Aujourd'hui, ils en ont des dizaines qu'ils n'arrivent pas à combler.On comprend pourquoi.Comme les médecins, les gens qui oeuvrent dans le secteur des services et beaucoup d'autres travailleurs, les infirmières ne bossent pas seulement pour un chèque de paie.Elles carburent aussi à la satisfaction du travail bien fait, un sentiment intangible mais bien réel dont le patient est le premier bénéficiaire.Tant que le système de santé laissera les conditions de pratique se détériorer dans les hôpitaux, il aura du mal à recruter.Urgences, le film OPINIONS GAÉTAN FRIGON Ayant occupé différents postes de direction dans le commerce de détail pendant près de 40 ans, notamment à la SAQ, l'auteur est aujourd'hui copropriétaire de plusieurs entreprises dont Publipage Inc.Je ne suis pas dans le secret des dieux, mais je ne comprends pas comment Teachers peut offrir plus de50 milliards pour acheter BCE (Bell Canada) tout en espérant obtenir un rendement de 25% ou plus.Je ne peux que féliciter les membres du conseil d'administration de BCE d'avoir obtenu une somme aussi élevée pour cette entreprise vagabonde qui a longtemps été un phare pour presque tous les investisseurs.Même ceux qui ne connaissaient rien à la Bourse mais qui voulaient quand même acheter des actions achetaient des actions de Bell Canada.C'était une garantie de rendement supérieur.Mais c'était hier.Demain, c'est une toute autre histoire et une toute autre planète.Tout d'abord, Bell Canada a totalement raté sa diversification entreprise il y a près de 30 ans.On ne compte plus les milliards perdus notamment dans l'immobilier, dans l'acquisition du Montréal Trust et dans celle de Téléglobe.C'est une histoire d'horreur avec la résultante qu'aujourd'hui, Bell Canada est revenue par obligation à sa mission première, à savoir la téléphonie, mais cette fois dans un contexte de compétition.Et c'est là que le bât blesse car Bell Canada n'a pas pour autant perdu son arrogance monopolistique.Voici pourquoi je pense que le prix payé est trop élevé.D'une part, la téléphonie traditionnelle est attaquée par une série de nouveaux venus qui attaquent le marché d'une façon fort différente à travers IP: des forfaits qui incluent souvent le téléphone local, les interurbains (Canada, États-Unis et Europe) ainsi que tous les services imaginables (affichage, boîte vocale, lignes distinctes, etc).On sait exactement ce que ça nous coûte et même si on voulait payer plus cher, c'est impossible.Pendant ce temps, Bell Canada continue de facturer à la pièce avec la bonne vieille méthode voulant qu'au bout du compte le client ne sache pas ce qu'il lui en coûte.Une chose est certaine: Bell Canada pourra peut-être arrêter l'hémorragie de la perte de clients mais elle ne pourra certes pas maintenir sa formule de prix élevés avec la résultante que chaque client lui rapportera moins.Alors, d'où viendra la croissance dans la téléphonie traditionnelle ?D'autre part, il y a encore un potentiel énorme de croissance au Canada dans la téléphonie sans fil.Cependant, tous savent que les entreprises dans ce secteur au Canada ne pourront tout simplement pas maintenir les prix élevés que nous devons présentement payer à cause, notamment, des nouveaux acteurs qui s'ajouteront incessamment et qui grugeront des parts de marché à Bell Canada tout en faisant baisser les prix.Ajoutons à cela le fait que Bell Canada a choisi d'opérer sur le réseau sans fil CDMA alors que la croissance dans le monde se fait plutôt sur le réseau sans fil GMS, ce qui ajoute aux difficultés de Bell Canada pour percer le marché.Alors, dans ce contexte, d'où viendra la croissance dans la téléphonie sans fil ?Si j 'ava is encore des actions de Bell Canada, ma décision serait très rapide.Non seulement je ne perdrais pas de temps à me demander si je devrais les vendre ou non et accepter l'offre de Teachers, mais je demanderais simplement: \u2018'Dites-moi où je dois signer\u2026'' Je n'attendrais certes pas qu'un autre acteur fasse une offre encore plus mirobolante pour Bell Canada ou encore que Teachers change d'idée\u2026 « Je ne comprends pas ! » Si j'avais encore des actions de Bell Canada, je me dépêcherais de les vendre avant que Teachers ne change d'idée.GILLES LAPLANTE L'auteur est optométriste.J'écoute depuis jeudi les commentaires qui font sui te à l'annonce des mesures gouvernementales pour réduire le désastreux bilan routier au Québec.Mais il y a une facette du problème qui me semble écartée, celle qui a trait au principal sens qui fera de nous un conducteur sécuritaire: la vision.Plus de 80% de l'information nécessaire à une bonne conduite automobile nous provient de nos yeux.Mais qui se préoccupe que tous les conducteurs soient bien équipés pour bien voir ?Au Québec, quelqu'un qui veut obtenir son permis de conduire doit subir un dépistage visuel à sa première demande, soit vers 16-17 ans, pour ensuite subir un examen visuel complet obligatoire à 75 ans seulement.Il se passera environ 60 ans entre ces deux examens, des années au cours desquelles le conducteur évaluera lui-même s'il a la capacité visuelle pour être vraiment sécuritaire au volant.En deçà de la limite Depuis bientôt 35 ans de pratique optométrique, je vous assure que plus d'une fois, je n'aurais pas voulu prendre place en automobile à coté de certains patients assis à la place du conducteur.Ces personnes consultaient pour la première fois pour un examen, vers 50 ans, parce qu'elles avaient de la difficulté à lire.Or, je constatais du même coup que leur vision à distance était bien en deçà de la limite légale.Mais qui s'en était préoccupé au cours des années précédentes?Entre ces deux examens obligatoires, c'étaient les conducteurs eux-mêmes qui avaient décidé, devant leur formulaire de renouvellement de permis de conduire, que leur vision était adéquate.Je crois qu'un examen visuel complet chez un professionnel de la vision devrait être obligatoire idéalement à tous les cinq ans et à tout le moins aux 10 ans, ce qui rendrait nos routes plus sécuritaires.Ne dit-on pas qu'au volant, la vue, c'est la vie?Qui se préocccupe de la vision ?Serge Paquette, collaboration spéciale DROITS RÉSERVÉS ÉDITORIAUX apratte@lapresse.ca ANDRÉ PRATTE Outre les fanions de la CSN à l'entrée et sur la pelouse à l'abandon, le cimetière Notre-Damedes- Neiges est tout aussi majestueux et paisible qu'à l'ordinaire.On y aperçoit, chaque jour, quelques personnes entretenant de leur mieux la sépulture de leurs proches.Mais ce sont ceux qu'on ne voit pas qui souffrent le plus: des dizaines de personnes venant de perdre un conjoint, un parent, un ami, et qui n'ont pu l'inhumer.Les corps - il y en aurait plus de 200 - sont entreposés dans des chambres réfrigérées.Pour combien de temps?Nul ne le sait.Les premières semaines de deuil sont atrocement perturbées par cette attente.Un sociologue a écrit: «Un mort sans lieu est un mort errant, un mort qui n'est nulle part et partout.» Les morts sans lieu de Notre-Dame-des- Neiges hantent depuis des semaines ceux qui leur ont survécu.Les employés du cimetière, dont plus de la moitié sont des travailleurs saisonniers, ont été mis en lock-out à la mi-mai.Le lock-out faisait suite à une série de moyens de pressiondes syndiqués, en particulier un débrayage-surprise qui avait forcé l'annulation de quelques inhumations.Il est toujours difficile de départager les responsabilités dans un conflit de travail.Par définition, une négociation nécessite une foule de compromis de part et d'autre.À première vue, si certaines demandes syndicales semblent justifiées - un véritable régime de retraite plutôt qu'un REER collectif par exemple - d'autres paraissent déraisonnables.On pense à la diminution de temps de travail (34h20 en quatre jours plutôt que 37h30 en cinq jours) et à la garantie de 36 semaines de travail pour des employés saisonniers dont le cimetière a besoin pendant seulement 26 semaines.Le syndicat tient-il vraiment compte du poids que ses moyens de pression ajoutent à la croix des personnes endeuillées?La direction du cimetière a consenti à la mise en place d'un régime de retraite à prestations déterminées et d'un programme d'allocations de départ.Elle estime qu'il serait irresponsable pour elle d'aller plus loin.Cependant, le lock-out était-il vraiment préférable, du point de vue du service à la population, aux moyens de pression sporadiques syndicaux?Le cimetière garde-t-il suffisamment à l'esprit sa mission, celle d'un «lieu sacré (qui) est le prolongement de l'Église et vise la commémoration des défunts dans le respect et la dignité» ?Les pa r t ies ont déj à imposé trop de souffrances à des dizaines de personnes éplorées.Il est temps que ce conflit cesse.Ou au moins que les parties s'entendent pour offrir à leurs clients, qui paient assez cher merci, le service essentiel qu'est une inhumation prompte et digne.La taille du gazon, elle, peut bien attendre.On ne perçoit malheureusement pas, d'une part ou de l'autre, de sentiment d'urgence.Devant cette impasse, la communauté montréalaise - pensons aux élus, aux grandes familles qui possèdent un lot sur la montagne - doit se porter à la défense des familles en deuil et faire pression sur les parties.Celles-ci ont l'obligation morale de conclure une trêve et de retourner sans tarder à la table de négociations.Les morts errants Les personnes éplorées ont assez souffert.Le cimetière et ses employés doivent conclure une trêve. À VOTRE TOUR CATHERINE TREMBLAY L'auteure est une Montréalaise.Juste avant de m'endormir, l'autre jour, j'ai pris une note d'une chose qui me trottait dans la tête, question de libérer mon esprit pour mieux accueillir le sommeil.Mais en écrivant cette note, je me suis rendu compte que j'avais perdu la main pour bien écrire.Je parle ici de la calligraphie.En fait, je constate que je n'utilise plus de crayons.Ainsi, au fil des années, j'ai troqué tranquillement mon beau stylo-plume, datant de la fin de mon baccalauréat, pour mon clavier d'ordinateur, mon Palm et mon téléphone cellulaire.Mes listes de choses à faire pour la fin de semaine sont depuis longtemps rédigées sur mon Palm, mes recettes sont imprimées à partir de l'ordinateur et même ma liste d'épicerie est produite à partir d'un site spécialisé ! Mes petits mots doux à mon amoureux sont envoyés par Messenger directement à son bureau.Bien entendu, on oublie les mots sur papier aux amis, car maintenant je «courrielle».Et au bureau, depuis déjà des lunes que mon agenda est électronique et que mes tâches se font devant l'écran.Il n'y a que ma signature qui me permet d'utiliser ma plume de temps en temps.Depuis l 'adolescence, j 'ai pourtant toujours adoré le geste d'écrire.J'ai toujours adoré l'odeur de l'encre, la résistance du crayon sur différentes textures de papier, les belles couleurs et les jolies calligraphies de mes copines.On oublie aussi les longs moments d'écriture, où le petit doigt frotte trop et le poignet se fatigue à la suite d'une longue dictée ou d'une surcharge de notes de cours.Et que dire de l'ancienne manière d'écrire un texte sur une feuille avec plein de ratures, de paragraphes dans le désordre, de feuilles remplies de flèches et de détours ?Sans prétendre être graphologue, les formes d'écriture illustrent assurément des traits de personnalité.Les écritures à grosses boucles, les pattes de mouches, les écritures plus carrées et mêmes celles qui sont illisibles ne doivent-elles pas nous indiquer différents tempéraments ?À mon avis, l'écriture est notre empreinte.Et je suis inquiète quant à son avenir.Est-ce que mes filles recevront des lettres de leurs amoureux autrement que par un message texte?Les notes laissées sur le comptoir de la cuisine, les cartes d'anniversaire et les mots d'amour signés à la main sont-ils en voie de disparition?Et oui, exceptionnellement, j'ai pris la peine d'écrire ce texte sur papier avant de le transcrire avec mon clavier ! L'auteure de la lettre de la semaine, Catherine Tremblay, recevra une copie laminée de cette page.Perdre la main PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE© Catherine Tremblay maniant son stylo-plume.Qui sait encore écrire à la main de nos jours ?LETTRE DE LA SEMAINE OLIVIER KAESTLÉ L'auteur est un résidant de Trois-Rivières.Ce n'est pas d'hier que les enfants ont la vie dure.Violence familiale, infanticide, taxage, hypersexualisation, pédophilie et trafic d'êtres humains se disputent trop souvent la vedette des faits divers.Il existe pourtant des drames plus discrets, en apparence anodins, qui s'insinuent dans le quotidien de certains enfants qui, s'ils ne revêtent pas le caractère tragique des exemples précédents, n'en méritent pas moins toute notre attention.Un jour, votre progéniture amènera peut-être un de ces gamins chez vous, si tel n'a pas déjà été le cas.Contrairement à d'autres qui, sitôt arrivés, courent jouer avec votre enfant en vous saluant distraitement, celui-ci s'arrêtera pour vous parler.Il vous manifestera un intérêt aussi sincère que spontané, à la mesure de celui qu'il souhaitera susciter en vous.Il vous donnera ce qu'il espère implicitement recevoir : de l'attention, de la considération, une reconnaissance de son vécu.En parlant avec lui, vous ne tarderez pas à entrevoir le sentiment d'abandon qui se profile par moments derrière son sourire enjoué, comme si ses parents habitaient une dimension parallèle qui ne recoupe pas assez souvent la sienne.Il s'agit pourtant le plus souvent de braves gens, en couple ou séparés, aux prises, comme tout le monde, avec les contraintes de la vie adulte.Devraient-ils communiquer davantage ce qu'ils vivent avec leur enfant?Sont-ils trop distraits par leurs soucis pour l'écouter adéquatement ?Difficile de répondre à ces questions sans risquer un jugement de valeurs.Tant d'interprétations, toutes aussi plausibles les unes que les autres, peuvent se voir balayées à l'examen des faits.Et les faits, c'est trop souvent ce qui nous manque pour une juste vue d'ensemble du quotidien familial de l'enfant.Si vous prenez le temps de l'écouter ne serait-ce que deux minutes , après sa dernière partie de Game Cube avec votre gamin ou avant le plus récent DVD en vogue, il trouvera pendant ce court instant un réconfort momentané.Votre foyer deviendra pour lui un havre où il connaîtra un peu de la vie familiale qui semble lui faire défaut.Pour un seul de ces «nowhere kids» que nous croisons parfois, combien peut-il y en avoir en mal d'attention parentale, en quête plus ou moins consciente d'une famille d'adoption?Que faire pour adoucir leur quotidien?À l'évidence, personne ne peut se substituer à un père ou à une mère.Que ce soit à l'adolescence ou à l'âge adulte, l'enfant demandera probablement des comptes à ses géniteurs.Peut-être pourra-t-il enfin s'en rapprocher?Chose certaine, il devra lui-même apprendre à gérer ses rapports avec eux et les sentiments ou les émotions qui en découleront.Là non plus, impossible de se substituer à qui que ce soit.Si vous connaissez un enfant de nulle part, n'hésitez pas à lui accorder de votre attention.Vous en retirerez peut-être encore plus de satisfaction que lui.À défaut de résoudre ses problèmes, vous l'aiderez, dans la mesure de vos possibilités et de vos disponibilités, à se sentir reconnu en tant que personne.C'est parfois suffisant pour en devenir une.Les enfants de nulle part KARINA DIONNE L'auteure demeure à Saint-Jean-sur-Richelieu.Montréal est une ville extraordinaire.Les gens y sont gentils, sympathiques, accueillants\u2026 Ce doit donc être un manque d'information qui les amène à être aussi peu courtois.Je suis enceinte de sept mois.Croyez-moi, ça paraît ! Vous ne pouvez pas prétendre que vous ne le saviez pas.Pourtant, lorsque je prends le métro, personne ne me cède sa place.Pire, certains me bousculent pour pouvoir s'asseoir avant moi.Ce n'est pas que je veuille un traitement de faveur.C'est vrai que vous aussi, vous êtes fatigués.Vous aussi, vous avez travaillé toute la journée, il fait chaud pour vous aussi.Vous avez tous des raisons valables de vouloir vous reposer un peu: mal de dos, pieds enflés et douloureux, migraine\u2026 Je vous l'accorde, vous méritez tous de vous asseoir.Pourtant, je me scandalise chaque fois de votre manque de courtoisie lorsque personne ne me cède sa place.Pourquoi?C'est simple.Avezvous pensé que si le métro (ou l'autobus) freine brusquement et fait une embardée, ce qui arrive fréquemment, les conséquences seront beaucoup plus graves pour moi que pour vous?Si je suis projetée sur une porte ou sur d'autres passagers et que je reçois un coup dans le ventre ou que je tombe, tout le cours de ma grossesse pourrait être bouleversé.Ce n'est pas pour moi que je m'inquiète, mais pour le petit être si fragile que je porte en moi.Il n'est pas encore prêt à affronter le monde.Vous y aviez pensé?La prochaine fois que vous verrez une femme enceinte, ne faites pas semblant de ne pas l'avoir vue, ne détournez pas le regard, elle porte la vie en elle, aidez-la ! Ne détournez pas le regard! VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?forum@lapresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT (514) 285-6911 ou 1 800 361-7453 cyberpresse.ca/abonnement DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 commentaires@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca PETITES ANNONCES (514) 987-8363 ou 1 866 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca PUBLICITÉ (514) 285-6931 POUR NOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 Pour un seul de ces « nowhere kids » que nous croisons parfois, combien peut-il y en avoir en mal d'attention parentale, en quête plus ou moins consciente d'une famille d'adoption ? MONDE Les nouvelles internationales en continu sur cyberpresse.ca/monde LE TOUR DU GLOBE ÉTATS-UNIS Le Dreamliner sort de l'usine L'avionneur américain Boeing doit dévoiler aujourd'hui son dernier-né, le 787 Dreamliner, à l'occasion de la sortie d'usine du premier exemplaire de l'appareil à Everett, près de Seattle.La principale caractéristique du Dreamliner, un avion biréacteur long courrier de moyenne capacité (210- 330 sièges), est un recours accru aux matériaux composites comme la fibre de carbone, représentant 50% du total.Plus légers et durables que l'aluminium, ces matériaux permettent de réduire la masse de l'avion, qui consomme, selon Boeing, 20%moins de carburant, tout en étant moins polluants.Le 787 est ainsi présenté comme l'avion le «plus économique de l'histoire».\u2014AP LIBAN Meurtre de Pierre Gemayel : le Fatah al-Islam soupçonné L'enquête sur l'assassinat, le 21 novembre 2006, du ministre chrétien libanais Pierre Gemayel suggère l'implication du groupe Fatah al-Islam, a affirmé hier un responsable de la sécurité informé du dossier, qui a requis l'anonymat.Selon le journal libanais An-Nahar, la police a trouvé des indices qui incriminent les extrémistes du Fatah al-Islam, qui combattent l'armée libanaise autour du camp de réfugiés palestiniens de Nahr al- Bared, dans le nord du Liban.Le responsable cité plus haut a affirmé que les interrogatoires de prisonniers appartenant au Fatah al-Islam allaient dans ce sens.\u2014AP INDE Les inondations font un million de sinistrés Près d'un million de personnes ont été touchées par les inondations qui ont frappé l'est de l'Inde, ont déclaré les autorités hier.Les pluies torrentielles provoquées par la mousson ont causé la mort de 655 personnes.L'État du Maharashtra occidental détient le record des morts avec 385 décès, a indiqué l'agence de presse PTI.La mousson a également provoqué des morts et des dégâts dans l'État du Gourajat, dans l'ouest du pays, et dans les États du Karantaka, du Keraka et de l'Andhra Pradesh, au sud.\u2014AFP ALLEMAGNE L'interdiction du parti néonazi NPD réclamée Le vice-président du Conseil central des juifs d'Allemagne, Dieter Graumann, a demandé l'interdiction du parti néonazi NPD, qui a défilé hier à Francfort et qui défend, selon lui, une «idéologie de mépris humain».«Les responsables politiques doivent reprendre la procédure d'interdiction (du parti).Parce qu'ils ne l'interdisent pas, ils envoient de facto le signal que le NPD a une garantie d'exister.C'est un signe fatal de résignation », a affirmé M.Graumann dans un entretien au quotidien Frankfurter Rundschau.L'interdiction du NPD, absent du Parlement fédéral mais présent dans deux parlements régionaux d'ex-RDA, est un sujet de débat récurrent en Allemagne.\u2014AFP LETTONIE Le référendum sur la réforme de la sécurité invalidé Le référendum organisé hier en Lettonie sur la réforme contestée du dispositif de sécurité dans le pays n'a pas atteint le quorum nécessaire pour être validé, selon les résultats officiels provisoires.L'invalidation du référendum est un échec pour la présidente Vaira Vike-Freiberga, dont le second mandat s'achevait hier et qui avait opposé son veto à la réforme.Les amendements contestés, qui accorderaient aux parlementaires et à leurs assistants un accès aux enquêtes criminelles en cours, nuiraient à la position de la Lettonie au sein de l'OTAN et de l'Union européenne, selon la présidente.\u2014AP ÉTATS-UNIS Le lancement de la sonde Dawn reporté Le lancement prévu ce week-end de la sonde américaine Dawn, qui va tenter de percer les mystères de la naissance de notre système solaire, a été reporté au 15 juillet, a indiqué hier la NASA sur son site internet.Programmé initialement hier, le tir avait été reporté à demain en raison d'une météo défavorable et d'un problème technique.La sonde Dawn doit explorer les deux plus gros astéroïdes en orbite autour du soleil, Vesta et Cérès.\u2014AFP PHOTO KAI PFAFFENBACH, REUTERS Quelque 550 militants d'extrême droite se sont rassemblés hier à Francfort, tandis que 3500 partisans de la gauche ont protesté contre ce rassemblement dans une contre-manifestation (ci-dessus).PHOTO EMAD MATTI, ASSOCIATED PRESS La plupart des blessés ont été transportés vers le principal hôpital de Kirkouk.Face au nombre insuffisant d'ambulances, des habitants ont pris leur voiture pour aider à évacuer ces blessés.AGENCE FRANCE-PRESSE TOUZ KHOURMATOU, Irak\u2014 Au moins 105 personnes ont été tuées et 250 blessées par l'explosion d'un camion conduit par un kamikaze, hier, dans un village du nord de l'Irak.C'est l'attentat le plus meurtrier depuis deux mois et demi.«Cent cinq Irakiens ont été tués et cinq sont portés disparus.Nous avons relevé leur identité.Il y a eu plus de 250 blessés », a déclaré à l'AFP le lieutenant-colonel Saman Hamid, commandant du centre de coordination de Touz Khourmatou, ville voisine d'Emerli, où s'est produit l'attentat.Dans la soirée, le chef de la police de Touz Khourmatou, Mohammed Abbas-Amin, a indiqué que le bilan final était de 150 morts, tandis que d'autres responsables locaux faisaient état de 105 à 125 tués et 250 blessés.De son côté, le directeur de l'administration civile locale, Hamad Rachid, a affirmé que des rapports faisaient état d'un bilan qui pourrait atteindre 125 morts à la fin des opérations de secours.Selon le lieutenant-colonel Saman Hamid, un kamikaze a déclenché une bombe puissante à bord d'un camion transportant des briques, qui a explosé sur le marché d'Emerli, un village habité principalement par des Turkmènes chiites.«Environ 40 maisons, 20 magasins et 10 véhicules ont été détruits», a précisé Hamad Rachid.«Les corps étaient sous les débris des bâtiments.Certains étaient brûlés, d'autres déchiquetés.C'est un désastre pour le village.Toutes les victimes sont des civils», at- il souligné.La déf lagration a provoqué un important incendie qui s'est propagé «sur une vingtaine de commerces», a raconté un commerçant d'Emerli, blessé.«Nous n'avons jamais vu une telle attaque », a affirmé Abou Al- Hussein Akbar Aziz, traité dans un hôpital de Kirkouk.L'homme était à l'intérieur de son magasin au moment de l'explosion : «Je servais une femme et son enfant.Les deux ont été tués».La plupart des blessés ont été transportés vers le principal hôpital de Kirkouk.Face au nombre insuffisant d'ambulances, des habitants ont pris leur voiture pour aider à évacuer ces blessés.«J'ai entendu les cris de mon enfant, ensuite je n'ai plus rien entendu jusqu'à mon réveil à l'hôpital », a raconté à l'AFP Soukaina Abdoul Razak, dont la maison s'est écroulée.«Je ne sais pas où sont mon mari et ma famille.Ils étaient tous à la cuisine, mais moi j'étais dans ma chambre », a ajouté cette mère de famille, soignée dans une salle bondée.Le premier ministre Nouri Al-Maliki a dénoncé un « crime haineux» qui confirme que «les terroristes sont les ennemis de tout le peuple irakien ».Ailleurs en Irak Par ailleurs, un attentat à la voiture piégée contre un barrage de contrôle de l'armée irakienne à Bagdad a fait au moins trois morts et 10 blessés.Dans la région de Kout, près de la frontière iranienne, trois soldats irakiens ont été tués et un quatrième blessé par l'explosion d'un engin artisanal contre leur patrouille.De son côté, l'armée américaine a annoncé la mort de neuf de ses soldats au cours des deux derniers jours.Ces décès por tent à au moins 3599 le nombre de soldats ou d'employés assimilés américains morts en Irak depuis l'intervention américaine en mars 2003, selon un décompte de l'AFP basé sur les chiffres du Pentagone.De son côté, l'armée britannique a également perdu un soldat hier à Bassora (sud), selon le ministère de la Défense.Un soldat britannique est aussi mort vendredi, ce qui porte à 158 le nombre de militaires britanniques morts en Irak depuis l'invasion du pays.IRAK Un kamikaze tue une centaine de civils dans un village «Les corps étaient sous les débris des bâtiments.Certains étaient brûlés, d'autres déchiquetés.C'est un désastre pour le village.Toutes les victimes sont des civils.» AGENCE FRANCE-PRESSE ISLAMABAD \u2014 Un sixième jour d'aff rontements à la Mosquée rouge d'Islamabad a fait un nouveau mort aujourd'hui, un colonel de l'armée pakistanaise abattu par les islamistes encore retranchés dans l'édifice assiégé malgré un appel à la reddition lancé par le président Pervez Musharraf.Le colonel Haroon Islam a succombé à des blessures par balles infligées dans la nuit d'hier à aujourd'hui lors d'une nouvelle opération de dynamitage du mur d'enceinte de la mosquée, a indiqué un porte-parole de l'armée.Cette victime vient s'ajouter au bilan officiel de 19 morts en six jours de heurts.Le chef des irréductibles encore retranchés dans la mosquée, Abdul Rashid Ghazi, a quant à lui affirmé que 70 étudiants, dont 30 femmes, avaient été tués par les forces gouvernementales.Un autre officier a été blessé dans le dynamitage d'une partie du mur, destinée à secourir les femmes et enfants qui, selon les autorités, sont retenus en tant que «boucliers humains» par les centaines d'irréductibles encore à l'intérieur.«Les opérations continueront et Ghazi devra se rendre », a menacé le ministre de l'Information, Mohammad Ali Durrani.Le président Pervez Musharraf a averti hier que les radicaux risquaient la mort s'ils continuaient à refuser de se rendre.« Ils ne doivent pas prolonger (leur action), ils doivent se rendre et remettre leurs armes, autrement ils risquent d'être tués», a déclaré le général Musharraf à la presse dans sa première déclaration publique depuis le déclenchement des affrontements, mardi.Le président a souligné que les troupes gouvernementales avaient montré jusqu'à présent «beaucoup de patience et de retenue» en raison de la présence de femmes et d'enfants dans la mosquée.Il a déclaré que 1300 personnes s'étaient déjà rendues et que les autres, dont il n'a pas précisé le nombre, devraient suivre.Après un premier jour de heurts mardi, les autorités ont entamé mercredi le siège de la mosquée, accusée d'abriter des Pakistanais membres de formations islamistes interdites, voire des talibans combattant en Afghanistan.AFFRONTEMENTS À LA MOSQUÉE ROUGE Un colonel de l'armée pakistanaise est tué par les militants islamistes "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.