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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Actuel; santé - Plus
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2007-07-08, Collections de BAnQ.

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[" DIMANCHE www.cyberpresse.ca/plus MON T R É AL DI M A N C HE 8 J U I L L ET 2 0 0 7 NUTRITION PEUT-ON MANGER TROP DE BAIES?PAGE 2 PRISE DE RISQUES À L'ADOLESCENCE ILYADES LIMITES! Pratiques sexuelles de plus en plus extrêmes, consommation excessive de drogues et d'alcool, conduite dangereuse, régimes draconiens, anorexie, scarification.Jusqu'où laisserons-nous les jeunes mettre leur vie en danger?Certes, adolescence et prise de risques vont de pair depuis la nuit des temps, mais les temps, justement, ont changé.Plusieurs participants du septième Congrès international de l'ISAPP (International Society for Adolescent Psychiatry and Psychology), qui se déroulait à Montréal la semaine dernière, ont plaidé pour que les parents jouent leur rôle d'adultes et posent des limites à leurs enfants avant qu'il ne soit trop tard.À LIRE EN PAGES 2 ET 3 ILLUSTRATION FRANCIS LÉVEILLÉE, LA PRESSE © Ne manquez pas Dre Nadia, psychologue à domicile les jeudis à 19 h 30 et du mercredi au vendredi à 16h30 ABONNÉS DE LA PRESSE Obtenez 10 à 30% de rabais à l'achat en ligne de ce livre LIVRAISONÀ DOMICILE GRATUITE SIMPLE ET RAPIDE cyberpresse.ca/privileges CLUBPRIVILÈGES Les précieux conseils de Dre Nadia Offerts en librairie Nouveau : le volume no 3, Chut! Fais dodo. ESTHÉTIQUE ET ÉLECTROLYSE Vous voulez des soins en esthétique ou en électrolyse à prix raisonnable?Appelez l'Académie Édith Serei pour vous faire gâter par nos étudiantes.Soins sur rendez-vous seulement.(514) 849-6171.ACADÉMIE ÉDITH SEREI: Si vous désirez annoncer dans cette rubrique, communiquez avec Louise Mathieu au (514) 285-6950 ou 1 800 667-5961.ACTUEL SANTÉ JACINTHE CÔTÉ LA NUTRITION COLLABORATION SPÉCIALE Luc Tremblay adore les fraises et les framboises ! Il n'attend plus que le mois d'août pour aller cueillir des bleuets sauvages.Ses proches, le taquinant, lui disent qu'il devrait faire attention à ne pas trop manger de baies.Devrait-il modérer sa consommation de ces petits fruits?Ces temps-ci, il peut effectivement être difficile de résister à un joli petit casseau de fraises ou de framboise fraîchement cueillies.Au Québec, on a la chance d'avoir accès à une grande variété de baies durant l'été et l'automne.Et ces petits fruits semblent avoir de nombreuses propriétés santé.Il serait dommage de ne pas en profiter.En consultant des données nutritionnelles traditionnelles, on apprend que les pépins et la pelure des baies renferment des fibres alimentaires dont les effets sur la santé ont fait l'objet de la chronique nutrition de la semaine dernière.Des données plus récentes, obtenues grâce à de nouvelles techniques d'analyse plus sophistiquées, indiquent que les fraises, les mûres, les canneberges, les framboises et les bleuets contiennent aussi des concentrations significatives de flavonoïdes (anthocyanes, flavanols, flavonol), de lignanes et de resvératrol.Selon de nombreuses études expérimentales menées sur des animaux, et avec des échantillons de cellules humaines, ces substances influenceraient positivement le fonctionnement des organismes vivants.Au début, on croyait que la principale propriété des flavonoïdes, des lignanes et du resvératrol était de neutraliser les radicaux libres dommageables pour les organismes vivants - ce qu'on appelle l'effet antioxydant.Les radicaux libres, pour ceux qui ne le savent pas, sont des composés réactifs qui émanent naturellement des activités métaboliques et immunitaires des organismes vivants, pour produire de l'énergie ou pour lutter contre les infections bactériennes.La fumée de tabac et l'environnement (pollution atmosphérique, rayons ultraviolets et certains métaux lourds et déchets toxiques) sont d'autres importantes sources de radicaux libres.De nature instable, ces composés contribueraient aux problèmes de santé (cancer, maladies cardiovasculaires, cataractes, maladie de Parkinson, arthrite, etc.) en endommageant les membranes des cellules et les molécules d'ADN formant notre code génétique.Pouvoir antioxydant moindre Après plusieurs années de recherche, on réalise que le pouvoir antioxydant de ces composés est beaucoup moins important qu'on ne pensait.Ces composés agiraient sur l'organisme en influençant plutôt les cascades de réactions qui assurent la communication cellulaire qui dictent la croissance, la prolifération et la mort (apoptose) des cellules.Dans le cas des lignanes et du resvératrol, plus particulièrement, leurs effets bénéfiques se feraient sentir dans les réactions enzymatiques de désintoxication et en influençant l'action de l'oestrogène sur les tissus.C'est ainsi que ces composés aideraient à contrer les maladies chroniques.Certains composés flavonoïdes, comme ceux que contient naturellement la canneberge, auraient aussi des propriétés antibactériennes.De plus en plus d'études cliniques ont en effet démontré les bienfaits de la canneberge pour prévenir et traiter les infections urinaires et les ulcères d'estomac causés par l'infection à l'Helicobacter pylori, ainsi que la carie dentaire et les maladies de la gencive.Pour une personne en santé, une grande consommation de baies ne sembleraient pas avoir de conséquences néfastes, mis à part quelques troubles digestifs (diarrhée ou constipation) déjà signalés.Les personnes qui prennent certains médicaments (anticoagulant, agent antiarythmique, antihistaminique, agent anxiolytique, etc.) devraient toutefois en discuter avec leur médecin avant d'augmenter soudainement leur consommation.Les composés actifs des baies peuvent nuire à l'efficacité des médicaments.L'auteure de cette chronique est membre de l'Ordre professionnel des diététistes du Québec.Chaque semaine, elle répond à vos questions et commentaires.Adressez-les à : Chronique nutrition, La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (QC), H2Y 1K9 ou par courriel à : questiondenutrition@hotmail.com Devrait-on modérer sa consommation de baies?CHRISTIAN GEISER 1 > LA FAUNE, LA NUIT La nuit, tous les chats sont gris.C'est peut-être vrai pour les félins en ville, mais qu'en est-il de la faune sauvage qui pullule dans les parc de la SEPAQ?Le parc national des Îles-de- Boucherville vous propose de découvrir comment mammifères, oiseaux, amphibiens et insectes occupent leurs folles soirées dans le cadre de son «Safari nocture ».Les mardis et mercredis du 10 au 25 juillet.Réservations au 450-928-5088 www.parcsquebec.com 2 > RÉPARATION ÉCLAIR Le matériel de plein air n'est généralement pas donné.Alors quand on le déchire, que des fermetures éclair coincent ou que des renforts lâchent, ça fait mal au coeur.Le portefeuille, lui, n'aura pas à souffrir si vous allez faire un tour à l'atelier de couture spécialisé De fil en montagne.Les réparations ne sont évidemment pas gratuites, mais c'est tout de même moins cher que de devoir acheter un nouveau sac à dos.Testé et approuvé.Des petites mains hargneuses avaient involontairement (il va sans dire) mis en piteux état la fermeture éclair de la porte de la tente familiale, qui était ainsi devenue un bar ouvert pour tous les insectes piqueurs du coin.Un tour chez De fil en montagne et, 20 minutes plus tard, tout était rentré dans l'ordre.www.defilenmontagne.com 3 > BOUGEZ PARTOUT AU QUÉBEC Vous voici à la porte des vacances sans avoir trouvé quoi faire pour vous défouler?Restez calme, puis allez chez Ulysse ou dans une librairie mettre la main sur le nouveau guide 101 idées d'activités estivales au Québec.Vous y trouverez une foule de suggestions d'activités que vous pourrez pratiquer partout au Québec.Ça devrait vous occuper pour un moment.144 pages, 14,95$.www.guidesulysse.com PHOTO FOURNIE PAR SÉPAQ PHOTO REUTERS ÈVE DUMAS À quel moment commence la rupture entre le normal et le pathologique à l'adolescence?La question a été posée par Patricia Garel, pédopsychiatre, à l'ouverture du septième congrès de l'ISAPP (International Society for Adolescent Psychiatry and Psychology).Elle aura été le fil conducteur de ce congrès qui a réuni environ 700 personnes à Montréal, de jeudi à hier.Il en ressort, notamment, que les parents en particulier et la société en général ont besoin de mettre leurs culottes - et vite! - pour poser des limites aux adolescents.Ceux-ci ont beau être heureux dans 90% des cas, comme le démontrait un sondage publié dans La Presse la semaine dernière, ils n'en sont pas moins en manque de repères et de modèles positifs.Cela se traduit notamment par des comportements de plus en plus risqués.Bien sûr, la prise de risques fait partie de la «normalité» de l'adolescence.Même la biologie l'a prouvé, en démontrant que les changements hormonaux et neuronaux qui se produisent pendant cette période augmentent la recherche de sensations et la prise de risques.En réalité, la quête de sensations est dépassée aujourd'hui.On recherche plutôt le coma, lance David Le Breton dans le débat Adolescence et limites : jusqu'où accepter les risques ?L'anthropologue français voit néanmoins la prise de risques chez l'adolescent d'un oeil plutôt positif.«Ces rites privés correspondent davantage à une institution de soi qu'à une destruction.Les issues sont presque toujours positives », déclare-t-il.D'un point de vue psychanalytique cette fois, Liliane Goldsztaub livre essentiellement le même message dans un autre symposium, Les conduites à risque chez les jeunes.«Les conduites à risque appellent une autre définition que la pathologie.La majorité des adolescents s'en sortent bien une fois la transition passée », affirme-t-elle.Revenons au débat «Adolescence et limites», où le psychiatre français Patrice Huerre s'inquiète pour sa part de ceux qui n'en prennent pas, de risques.Bref, rien de plus normal que de jouer les trompe-la-mort pendant l'adolescence.Mais pour que la prise de risques LE RISQUE OUI, MAIS PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE© La consommation de drogues est un comportement à risque fréquent chez les jeunes.Si la prise de risques fait partie de la «normalité» de l'adolescence, elle doit être entendue par les adultes pour connaître un dénouement heureux, note le psychiatre français Patrice Huerre.« Les conduites d'opposition et de destruction sont le moyen d'adaptation d'un moi fragile.» RONFLEMENT CENTRE DU RONFLEMENT DE MONTRÉAL (514) 327-5060 TRAITEMENTS AU LASER PAR DES OTO-RHINO-LARYNGOLOGISTES www.ronflement.qc.ca 3375874A ACTUEL SANTÉ BULLETINDE SANTÉ LE CHIFFRE DE LA SEMAINE 39%C'est l'augmentation du risque de Parkinson chez les gens qui sont beaucoup exposés aux pesticides, comme les agriculteurs, selon une étude italo-britannique.L'exposition à de faibles taux d'insecticide, par exemple l'utilisation dans un jardin personnel, n'a pas d'effet mesurable.Les chercheurs ont trouvé d'autres facteurs de risque: perdre connaissance à la suite d'un choc (28%), prendre des somnifères pendant plus d'un an (38%), prendre des médicaments contre l'anxiété ou la dépression (100%), et avoir un frère, une soeur, une mère ou un père atteint de la maladie (363%).Le tabagisme, par contre, diminue le risque de 50%.D'autres produits chimiques, comme les solvants et différents métaux, ont été étudiés mais sans qu'un effet particulier ne soit décelable.CANNABIS ET DERMATITE Le système endocannabinoïde est impliqué dans les réactions allergiques cutanées, selon une équipe internationale de chercheurs.Le lien a été établi chez la souris, mais pourrait mener à de nouveaux médicaments pour l'homme.Les chercheurs envisagent des crèmes à base de THC, l'ingrédient actif du cannabis.Les dermatites allergiques touchent 5% des hommes et 11% des femmes dans les pays industrialisés.JEUX VIDÉO POUR CHIRURGIENS Les chirurgiens adeptes de jeux vidéo sont meilleurs dans les chirurgies laparoscopiques, selon une nouvelle étude new-yorkaise.Il s'agit d'opérations où le chirurgien insère ses instruments dans le corps par une petite incision et les manipule à distance à l'aide des données fournies par une caméra vidéo.L'étude a fait passer à 33 chirurgiens une série de tests laparoscopiques et a constaté que ceux qui avaient déjà joué plus de trois heures par semaine à des jeux vidéo prenaient 30% moins de temps et faisaient 50% moins d'erreurs.Le fait d'avoir, joué à des jeux vidéo à l'adolescence expliquait 30%de la variance entre les performances, alors que le nombre de laparoscopies effectuées dans sa carrière par un chirurgien n'expliquait que 2%de la variance.DES POUMONS ENCOLÈRE Les jeunes adultes qui se mettent facilement en colère ont des poumons moins performants, ont découvert des psychologues américains.Comparé au sixième de la population qui est le moins irrascible, le sixième le plus irascible a une capacité pulmonaire inférieure de 3%, même en tenant compte du tabagisme, plus fréquent chez les colériques.Cette différence était importante parce que les 4600 cobayes étaient dans la vingtaine, à un âge où la capacité pulmonaire est généralement bonne.De plus en plus d'études se penchent sur les conséquences de la mauvaise humeur sur la santé.\u2014 Mathieu Perreault SOURCES: The Wall Street Journal, Eurekalert, The New York Times, Science et Vie, La Recherche, The New Scientist, The Economist, The Atlantic Monthly TEXTES: Mathieu Perreault J'AI LU La diététique du yin et du yang, par le Dr You-wa Chen Êtes-vous davantage yin ou yang?Introverti ou extraverti ?Se basant sur la diététique chinoise ancienne, ce livre explique comment harmoniser l'énergie propre aux deux types de tempérament à celle de l'alimentation.L'auteur dresse une liste d'ingrédients, mais aussi de modes de préparation et de couleurs convenant à chacun, sans toutefois tomber dans les généralités.Les conseils du Dr You-wa Chen pourraient se retrouver dans n'importe quel livre de diététique; ce sont les propriétés énergétiques attribuées à chaque mets qui rendent l'ouvrage original.Une partie du livre, bien adapté à la réalité occidentale, est consacrée aux maladies courantes.11,95$ en librairie.\u2014 Janie Gosselin, collaboration spéciale PHOTO REUTERS EXTÉRIORISER LE MAL-ÊTRE DE L'ADOLESCENCE « Je suis la seule patiente dans une mer de spécialistes ! » s'est exclamée la très lucide et courageuse Élyse Porter-Vignola, 17 ans, rencontrée devant sa mystérieuse installation jeudi après-midi.La jeune femme participait au 7e Congrès international de l'ISAPP (International Society for Adolescent Psychiatry and Psychology), à l'invitation de Patricia Garel, pédopsychiatre au CHU Sainte-Justine et présidente du congrès.Il y a deux ans, Élyse Porter-Vignola s'est retrouvée à l'hôpital pour soigner une anorexie.Elle y est restée pendant cinq mois, le temps qu'on la « retape» physiquement et psychologiquement.Pour son projet personnel de fin d'études, en cinquième secondaire, elle a voulu extérioriser son expérience, mais sans s'apitoyer sur son sort.Elle a écrit un monologue condensant le processus de sa descente aux enfers et de sa remontée, qu'elle fait écouter au «spectateur » dans une cabine à la fois sombre et enveloppante.C'est cette fascinante installation intitulée Le Bouleversement, accompagnée d'un volumineux cahier de bord, qu'elle a présentée au congrès.«Je suis très surprise de la réaction des gens.À l'école, il y avait des personnes qui sortaient de la cabine en pleurant.D'autres qui ne sortaient pas du tout.Ici, tout le monde vient me parler.Je rencontre même des experts que j'ai cités dans mon travail », raconte la jeune femme.À l'automne, elle commencera des études en théâtre, un parcours tout désigné pour une âme créative qui dit s'être découvert une « personnalité très intense» dans tout le processus.\u2014 Ève Dumas ait une fin heureuse, elle doit un jour être entendue.Aux adultes qui seraient craintifs d'intervenir auprès de leurs jeunes, il lance que «le plus grand risque, c'est de ne pas en prendre».Dan Bigras, fort de son expérience auprès des jeunes de la rue, qualifie la prise de risques de « langage ».«Aimez-moi ou vous aurez une grosse catastrophe sur la conscience !» crient les adolescents.« Les conduites d'opposi - tion et de destruction sont le moyen d'adaptation d'un moi fragile.Détruire, c'est la créativité du pauvre », laisse tomber le pédopsychiatre Philippe Jeammet dans la conférence intitulée Transition vers l'âge adulte et transition dans nos pratiques .«Aujourd'hui, toutes les extravagances sont justifiées par le «c'est mon droit ».» Il en va de même du côté de la justice, la vraie.Dans la conférence Nouvelles perspectives du rapport entre le judiciaire et les sciences de la personne, la psychiatre Louisiane Gauthier regrette que nous soyons dans une époque de «sacralisation des droits ».En effet, d'autres psychiatres dans l'assistance déploraient à voix basse que leurs ordonnances de traitement visant des patients en grand besoin de soins psychiatriques soient trop peu souvent entendues par certains juges.«Y a-t-il un juge dans la salle?» a lancé le conférencier Jocelyn Aubut, psychiatre et directeur général de l'Institut Philippe- Pinel.Il faut bien qu'il y ait quelqu'un qui tranche quelque part!» S'agissant de just ice, les statistiques amenées par le psych iat re de P inel Loui s Morrissette, dans le symposium Ces adolescents qui font peur, prouvent que les petits criminels peuvent devenir grands.«Raison de plus pour bien encadrer nos jeunes et d'intervenir tôt.» On croirait que l'éducatrice Claudine Sutter lui répond dans Les conduites à risque chez les jeunes, en déclarant que s'ils ne sont pas repérés, «des actes sans gravité peuvent devenir de plus en plus graves.Les jeunes cherchent chez les adultes des repères fiables, un accompagnement et un engagement.» En guise de conclusion et d'illustration d'un certain laxisme parental, une anecdote relatée par la sexologue Francine Duquet, dans son excellente conférence intitulée L'hypersexualisation et la sexualisation précoce des jeunes : qu'en est-il au juste?Un petit garçon de 10 ans allait tous les matins regarder de la pornographie sur Internet.- Mais où est l'ordinateur dans ta maison ?demande la thérapeute.- Dans le salon, répond le garçon.- Et tes parents?- Ils dorment.AVEC DES LIMITES PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE© Dans la conférence sur l'hypersexualisation et la sexualisation précoce des jeunes, la sexologue Francine Duquet a montré du doigt un certain laxisme parental comme piste d'explication du phénomène.Si vous avez d'autres questions sur nos études cliniques, vous pouvez communiquer avec un de nos préposés du Centre d'appels au 514-381-ALGO sans frais : 1-888-758-6312 www.algopharm.com 3495247 Volontaires?Pour participer Étape 1 : Composez le 514-381-2546 (ALGO) Étape 2 : Examen médical L'objectif du Centre d'évaluation d'Algorithme Pharma est de vérifier votre état de santé et de confirmer que votre participation à l'étude proposée soit appropriée.Un médecin prendra en ligne de compte votre poids, votre taille, votre structure osseuse, vos analyses d'urine et de sang, votre électrocardiogramme et les résultats de vos épreuves de dépistage de drogue.À ce moment, vous obtenez aussi des renseignements précis sur la nature de l'étude, les effets secondaires, la procédure, le calendrier (toutes ces données font partie d'un Formulaire de consentement éclairé que vous pourrez rapporter à la maison).Évidemment, le médecin s'assure d'avoir répondu à toutes vos questions.Site 2 : CLINIQUE BOIS-DE-BOULOGNE 1575, boul.Henri-Bourassa O., # 600 Montréal (Québec) H3M 3A9 Métro Henri-Bourassa - autobus 164 ou 171 Métro Sauvé - autobus 180 CENTRE D'ÉVALUATION MÉDICALE BEAUMONT 1100, av.Beaumont, # 101 Montréal (Québec) H3P 3H5 Face au métro Acadie Site 1 : CLINIQUE BEAUMONT 1200, av.Beaumont Montréal (Québec) H3P 3P1 Face au métro Acadie Étape 3 : Participation à une étude Vous devez respecter certaines consignes avant une étude, entre autres ne pas manger de pamplemousse, ni boire de café ou d'alcool au cours des 48 heures environ avant de vous présenter à la clinique; les directives peuvent varier en fonction du projet.Vous devez suivre à la lettre ces directives parce que les aliments ou boissons que vous ne devez pas consommer peuvent réagir avec le médicament et fausser les résultats.Au cours de l'étude, les procédures incluent habituellement des prélèvements de sang ou d'urine; la plupart de nos études exigent aussi de brèves visites à la clinique suite à votre séjour ce qui permet d'évaluer la distribution prolongée du médicament dans votre organisme.Questions fréquemment posées Quelles sont les études effectuées par Algorithme Pharma?Depuis plus de 10 ans, Algorithme Pharma effectue des études cliniques de bioéquivalence et de Phase I.La bioéquivalence est une étude de recherche clinique qui a pour but de comparer deux médicaments similaires dont l'un est déjà connu; tandis qu'une étude de Phase 1 contribue au développement d'un nouveau médicament.Et les effets secondaires?Y a-t-il des effets secondaires?Oui, il pourrait y en avoir.Vous pouvez être sûrs que des médecins ou des membres du personnel infirmier sont sur place pour vous prodiguer les soins appropriés.Comment savoir si Algorithme Pharma est une entreprise digne de confiance?Algorithme Pharma a été vérifiée par les organismes suivants : La Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis La direction des produits thérapeutiques de Santé Canada (DPT) L'agence nationale de surveillance sanitaire (ANVISA) du Brésil L'agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) Le comité d'éthique qui a pour objectif de veiller au bien-être des volontaires (IRB) Cela veut dire que ces instances gouvernementales ont inspecté les centres d'Algorithme Pharma et approuvé leurs procédures en vertu de leurs propres lois et lignes directrices.entre 700 $ et 4 000 $ selon l'étude offerte.Et l'indemnisation compensatoire?Les volontaires qui participent à une étude peuvent recevoir 18 + ANS Crème des mille et une beautés 2 boîtes pour le prix d'une Crème multi-soins.Crème de jour et de nuit.\" Équilibre et tonifie l'épiderme \" Atténue les signes de vieillissement \" Idéal pour les peaux fatiguées, plissées, croûtées, gercées et irritées.Dans ce bastion de douceur prêt à vous défendre, vous trouverez 25 ingrédients nutritifs et un doux parfum de pêche: \" Aloès \" Squalane \" Plancton \" Lierre \" Bio-amines sélectionnées \" Beurre de karité \" Huiles d'amandes douces \" Vitamine A \" Calendula \" Panthénol \" Extrait de camomille \" Collagène végétal \" Huile d'onagre \" Gelée royale \" Céramides activés \" Lécithine \" Huile de bourrache \" Argile blanche \" Allantoïne \" Huile d'arnica \" Dermocenta \" Vitamine B3 \" Vitamine E \" Vitamine C Le bastion Bio-Actif.Les temps sont durs, les vents violents, la pollutin étouffante, les écarts de température 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militant Bob Geldof a été cassant à l'issue du plus récent sommet du G8, en Allemagne, au sujet de l'attitude d'Ottawa.À l'instar de Bono, populaire chanteur du groupe U2, il a soutenu que le Canada avait empêché l'adoption d'une entente plus généreuse à l'égard de l'Afrique.Les allégations ont été vigoureusement démenties par le premier ministre canadien Stephen Harper.Mais elles ont certes nui à la réputation du pays sur la scène internationale pour ce qui est de l'aide au développement.«Il est clair que l'aide étrangère n'est pas importante pour le premier ministre.Ce qui est important pour lui, c'est l'Afghanistan.Et tout l'argent disponible pour le développement sera dirigé de façon significative vers l'Afghanistan», affirme Stephen Lewis, ancien envoyé spécial du secrétaire général de l'ONU pour le VIH/sida en Afrique.«Il va encore y avoir de l'argent pour l'Afrique.Je ne dis pas le contraire.Mais ce ne sera pas les montants et les augmentations nécessaires pour secourir les parties du continent qui souffrent », précise celui qui a aussi été ambassadeur du Canada à l'ONU.Lewis, joint cette semaine par téléphone en Afrique du Sud en marge d'une rencontre de l'Initiative internationale pour un vaccin contre le sida, n'est pas plus tendre envers les prédécesseurs de M.Harper à Ottawa.Ni envers la plupart des autres pays du G8 qui, en Allemagne, ont promis 60 milliards pour lutter contre les pandémies, dont la moitié irait à l'Afrique.Une promesse de financement qui regroupe des montants pour la plupart déjà annoncés et qui ne prévoit aucun échéancier.Sur la bonne voie ?«La position des pays du G8 sur l'Afrique équivaut à de la négligence criminelle, lance M.Lewis.Parfois, je me dis qu'un tribunal international pourrait dire à certains pays du G8 qu'ils sont coupables de crimes contre l'humanité.» Le G8 avait suscité beaucoup d'espoir en 2005, lors du sommet de Gleneagles en Écosse.Les pays membres avaient alors promis de doubler l'aide qu'ils consacrent à l'Afrique d'ici 2010.Or, l'objectif risque fort de ne pas être atteint.Sauf peut-être par le Canada.Le Parti conservateur a annoncé qu'il se conformera à cet engagement en faisant passer l'aide à l'Afrique à 2,1 milliards dès 2008-2009.«Ça a fait dire au Financial Times, récemment, que le Canada est le seul pays du G8 qui est sur la bonne voie de tenir ses objectifs pris à Gleneagles », signale la ministre de la Coopération internationale, Josée Verner.Or, lapromessedupremierministre canadien soulève la controverse à Ottawa.Selon les libéraux, elle représente de la poudre aux yeux.Le parti de Stéphane Dion estime que doubler l'aide à l'Afrique signifie la faire passer à 2,8 milliards, soit 700 millions de plus.« Stephen Harper trouvera toujours une excuse, qu'elle soit légitime ou pas, pour affaiblir notre engagement à l'égard de l'Afrique.Il veut plutôt être le messager de M.(George W.) Bush en Amérique du Sud», affirme le porte-parole du Parti libéral en matière d'affaires étrangères, Ujjal Dosanjh.Des millions de décès Ce débat politique canadien est stérile, soutient Stephen Lewis, dont le travail lui vaut cette année d'être en lice pour le prix Nobel de la paix.«Le fait est que même si le Canada double son aide comme il l'a dit à Gleneagles, c'est loin d'être assez pour faire une différence significative pour l'Afrique», dit-il.«Lavérité, c'est que l'absenced'argent va se traduire par des millions de décès et demaladies.Ne tournons pas autour du pot.Nous parlons de pertes de vies humaines.» SelonM.Lewis et plusieurs organismes de développement international, l'objectif à atteindre par les pays les plus riches pour «faire une différence» est de 0,7%de leur produit intérieur brut (PIB).«C'est toujours en fonction de ce 0,7% qu'on juge la générosité ou l'absence de générosité des pays donateurs», explique Raymond Chrétien, ancien diplomate canadien.Il rappelle d'ailleurs que c'est un ancien premier ministre canadien, Lester B.Pearson, qui a suggéré cet objectif à la fin des années 60.Actuellement, le gouvernement canadien consacre 0,3% de son PIB à l'aide au développement, soit 4,1 milliards.Et atteindre 0,7% - ce que d'autres membres du G8 ont promis de faire d'ici 2015 - ne figure actuellement pas dans les priorités de M.Harper.«La position de notre gouvernement, avant de se prononcer sur ces objectifs, est de s'assurer de l'efficacité de l'aide », dit la ministre Verner, alors qu'un rapport du Sénat vient de conclure que le Canada gère mal l'aide accordée à l'Afrique.«Je pense qu'avant d'annoncer de l'argent pour annoncer de l'argent, il faut simplement s'assurer que notre aide va être ciblée et qu'on va être en mesure de donner des résultats à la population», ajoute-t-elle.Un discours qui ne plaît pas au directeur pour le développement et les relations publiques d'Oxfam Québec, Michel Verret.«C'est un concours de sémantique.On s'amuse avec les adjectifs.À un moment donné, c'était le développement durable.Là, c'est l'efficacité de l'aide», dit celui qui a travaillé 20 ans en Afrique.«Il faut comprendre que le Canada est probablement dans le développement international depuis les années 60.Parler d'efficacité de l'aide dans les années 70 et 80, c'était une chose.Mais le dire encore aujourd'hui?Il me semble qu'on devrait être rodés», lance-t-il.Raymond Chrétien, actuellement conseiller du cabinet d'avocats Fasken Martineau, demeure aussi diplomate qu'il l'était au sein de la fonction publique.Il refuse ainsi de jeter la pierre aux gouvernements qui ont dirigé le Canada au cours des dernières années et qui n'ont jamais honoré la mémoire de Pearson en matière d'aide au développement.En revanche, dans un essai paru récemment, Le Canada dans le monde d'hier à aujourd'hui, il souligne que «nous sommes maintenant à la traîne de pays qui étaient pourtant comparables à nous voilà 25 ans».La Norvège et les Pays-Bas, par exemple.«La façon dont un pays comme le Canada est jugé sur la scène internationale dépend de ce qu'il fait pour les pays moins nantis, dont l'aide au développement, de sa présence militaire dans le monde et de ses capacités diplomatiques », fait-il remarquer.Et d'ajouter: «Il n'y a pas de doute qu'une contribution plus importante du Canada à l'aide au développement contribuerait à lui donner une meilleure crédibilité quant à son rôle et sa place dans le monde.» LE CANADA FACE À L'AFRIQUE Coupable de négligence criminelle ?Le Canada a été accusé d'avoir empêché les pays du G8 d'être plus généreux envers l'Afrique lors du dernier sommet des pays les plus riches du monde.Ottawa fait-il sa juste part pour ce continent ravagé par la pauvreté, comme le soutient le gouvernement de Stephen Harper ?Ou sommes-nous coupables de négligence criminelle, comme l'affirme le militant Stephen Lewis ?PHOTO MANDEL NGAN, ARCHIVES AFP Le président américain George W.Bush est entouré des musiciens activistes Bob Geldof, Youssou N'Dour et Bono, en marge du dernier G8.Les militants avaient alors critiqué le gouvernement de Stephen Harper, lui reprochant d'avoir empêché l'adoption d'une entente plus généreuse à l'égard de l'Afrique.ALEXANDRE SIROIS Le premier ministre canadien en a surpris plus d'un en affirmant, lors du sommet du G8, que «le seul et le premier centre d'attention du Canada n'est pas nécessairement l'Afrique ».Il a indiqué qu'Ottawa allait aussi dorénavant faire une place de choix aux «Amériques» en matière d'aide au développement.Plusieurs, dont l'ancien ambassadeur canadien à l'ONU Stephen Lewis, interprètent ces propos comme un important changement de cap.Un bouleversement « irresponsable », estime M.Lewis.«Je pense que l'Amérique latine est importante.Mais suggérer que cette région va se hisser en haut de l'échelle alors que l'Afrique va chuter, sans discussion à la Chambre des communes et peut-être même sans discussion en cabinet ?C'est une façon plutôt étrange de se comporter.» À l'Agence québécoise des organisations de coopération internationale, on sonne aussi l'alarme.«Le public canadien doit faire des pressions pour que le gouvernement puisse avoir l'Afrique comme priorité », dit la directrice générale Maria-Luisa Monreal.«Les indicateurs de développement humain comme le taux de mortalité infantile et le taux de scolarisation prouvent que les besoins criants sont sur ce continent », ajoute-t-elle.La ministre de la Coopération internationale, Josée Verner, se veut rassurante.Elle affirme que les «engagements » d'Ottawa à l'égard de l'Afrique seront respectés.«Ce qu'on ajoute, en perspective, c'est notre voisinage à nous dans l'hémisphère et les demandes aussi criantes qu'on a dans les pays des Amériques, dit-elle.Notre voisinage est différent de l'Europe, par exemple, qui a comme voisin direct le continent africain.» L'Afrique a de la concurrence « La vérité, c'est que l'absence d'argent va se traduire par des millions de décès et de maladies.Ne tournons pas autour du pot.Nous parlons de pertes de vies humaines », dit le militant Stephen Lewis.LES BESOINS Le continent a le niveau de pauvreté le plus élevé du monde.Le revenu de plus de 40% des Africains est inférieur à 1$ par jour.Le nombre de personnes vivant avec ce revenu en Afrique subsaharienne a presque doublé depuis 1981.Au moins la moitié des 10 millions de décès annuels d'enfants attribuables à des «causes évitables», principalement la maladie et la malnutrition, se produisent en Afrique.Globalement, 64% des personnes porteuses du VIH/sida et 90% des enfants de moins de 15 ans infectés par le virus vivent en Afrique subsaharienne, qui ne compte pourtant que 10% de la population mondiale.D'ici 2020, 20% de la force de travail agricole des pays d'Afrique australe aura succombé au sida.PLUS PLUS MICHÈLE OUIMET ENVOYÉE SPÉCIALE QANA Mohamed Cha loub a tout conservé.Dans les armoires, les vêtements des enfants sont rangés en piles nettes ; sur un cintre pend l'habit scout de sa fille de 12 ans.Au fond du placard, le sac d'école gît à côté des chaussures.Sur les lits, les édredons sont tirés sans un seul faux pli.Tout est intact, figé dans le temps.Ça fait un an que Mohamed Chaloub n'a touché à rien.Dans le salon, les murs sont tapissés de photos.Il y en a une trentaine, en couleur, suspendues dans des cadres.Des photos de sa mère, de sa femme et de ses cinq enfants morts dans la nuit du dimanche 30 juillet 2006, pulvérisés par deux bombes larguées par Israël.Cette nuit-là, 29 personnes sont mortes, dont 23 enfants âgés de 2 mois à 10 ans.Elles se terraient dans la maison d'Abbas Hachem, un cousin de Mohamed Chaloub.L'histoire a fait le tour du monde.On l'a appelée le massacre de Qana.Le destin Le premier jour de la guerre, lorsque M.Chaloub est rentré du travail, il a dit à sa femme qu'il partait se réfugier dans la grande maison d'Abbas avec les enfants.«Je pensais que c'était mieux ainsi, raconte Mohamed.Nous étions isolés et tous les voisins avaient fui.» Les Chaloub et les Hachem ont vécu ensemble pendant 17 jours.Ils étaient une soixantaine dans la maison d'Abbas.Leur vie était rythmée par les bombes.Ils s'éclairaient à la chandelle, berçaient les bébés, consolaient les enfants et priaient pour que la guerre finisse.Le 18e j ou r, le monde a chaviré.Deux heures avant que les bombes ne pulvérisent la maison, tout était calme.Le petit-fils de la vieille Mire Jibai pleurait.Mohamed Chaloub l'a pris dans ses bras et l'a bercé pendant que sa mère lui préparait un biberon.Le petit s'est finalement endormi.Il avait 9 mois.Il est mort sous les bombardements.Ses deux frères et son père aussi.Sa mère, elle, a survécu.«Lorsque la bombe est tombée, je ne dormais pas, raconte Mohamed Chaloub.J'ai senti LA VENGEANCE LE HEZBOLLAH EN BREF > Chef : Hassan Nasrallah > Parti chiite financé par la Syrie et l'Iran.> Fondé en 1982 à la suite de l'invasion du Liban par Israël.> Son but : résister à l'occupation israélienne.> Dans les années 1980, il a kidnappé de nombreux journalistes occidentaux.> A été accusé d'avoir planifié l'attentat terroriste à Beyrouth qui a coûté la vie à 241 soldats américains.> Possède une milice lourdement armée.> A créé une chaîne de télévision, Al-Manar.> En 1992, le Hezbollah a participé aux élections et fait élire des députés qui ont siégé au Parlement.> A mené la guerre de juillet 2006 contre Israël.PHOTO LEFTERIS PITARAKIS, ARCHIVES AP Le 30 juillet 2006, Israël largue des bombes sur Qana, au Liban.Bilan : 29 morts, dont 23 enfants âgés de 2 mois à 10 ans.UN MASSACRE.LE MASSACRE DE QANA: 23 ENFANTS TUÉS LORS D'UN RAID DE L'AVIATION ISRAÉLIENNE.UN AN APRÈS LA GUERRE ENTRE L'ÉTAT HÉBREU ET LE LIBAN, NOTRE JOURNALISTE EST RETOURNÉE SUR LES LIEUX.POUR CONCLURE SA SÉRIE D'ARTICLES, ELLE NOUS PRÉSENTE QUELQUES SURVIVANTS.LEURS SOUFFRANCES, MAIS AUSSI LEUR INCROYABLE RÉSILIENCE.« Il y a eu une odeur très désagréable, puis la terre s'est renversée et a enseveli les corps.Je me suis retrouvée sous les décombres.Les gens vomissaient et je criais: Ah ! mon Dieu! Ah ! mon Dieu! » PLUS MICHÈLE OUIMET LIBAN \u2014 Le Hezbollah est-il sorti affaibli de la guerre de 2006 contre Israël?Les avis divergent.Certains, comme les journalistes Michel Touma et Zia Makoul, croient qu'il n'est plus aussi puissant.«Il n'a plus sa raison d'être, soit combattre Israël, affirme Michel Touma.Avant laguerre, il avaitune aura de résistance.Aujourd'hui, il n'est plus qu'un parti politique comme les autres.» «Le Hezbollah est assurément moins fort, opine Zia Makoul.Il s'est discrédité en faisant de la petite politique.Cet hiver, il a organisé de grandes manifestations contre le gouvernement en plantant des tentes au centre-ville.Les tentes sont toujours là.Elles causent un tort énorme à l'économie.Pendant la guerre, les sunnites, et même les chrétiens, soutenaient le Hezbollah car il tenait tête à Israël.Aujourd'hui, il est isolé et réduit à sa communauté, les chiites.» «Le Hezbollahamoins de marge de manoeuvre dans le Sud avec la présence des soldats libanais et des militaires de la Force intérimaire des Nations unies (FINUL), ajoute Michel Touma.Il a perdu le contrôle du Sud, son fief.» Ces théories font sourire Waddah Charara.Il en connaît un rayon sur le Hezbollah.Premièrement, il est chiite.Deuxièmement, il vient de publier un livre qui s'intitule: L'État du Hezbollah.Soutien chiite « C'e st vra i, admet-i l , le Hezbollah s'est discrédité auprès des autres communautés religieuses en paralysant le gouvernement.Il est, aussi, trop inféodé à la Syrie et à l'Iran, qui le financent.Mais, chez les chiites, le Hezbollah est plus fort que jamais.Et il n'a pas perdu le contrôle du Sud.Au contraire.» Les soldats libanais et ceux de la FINUL occupent le Sud avec leurs postes de contrôle et leurs jeeps qui sillonnent les routes.C'est vrai.Mais même si les gens du Hezbollah ne portent pas d'uniforme et sont peu visibles, ils détiennent le pouvoir, le vrai.Le Sud, chiite à 80%, vénère le Hezbollah.S'il y avait des élections, il obtiendrait un appui qui ferait pâlir d'envie Fidel Castro.«Le Hezbollah est omniprésent dans le quotidien des gens, explique Waddah Charara.Il essuie la dette d'un boutiquier qui fait faillite, il verse des bourses d'études aux enfants des paysans, il soutient les hôpitaux, donne des cadeaux de mariage, paie la layette du bébé ou la tombe d'un martyr.Le Hezbollah est partout.Il infiltre, quadrille la communauté chiite, financièrement et émotivement, depuis plus de 25 ans.» « Ils ont produit des professeurs d'université et des cadres, poursuit-il.Le Liban a quatre millions d'habitants.Près de 1,2 million sont chiites.Là-dessus, au moins 300 000 sont engagés dans le Hezbollah.» «Ce sont des résistants, des paysans, des ouvriers, des étudiants, explique de son côté Gebran Bassil, gendre de l'ancien chef d'État, le général Aoun, et allié politique du Hezbollah.Ils sont LE peuple.Et ils sont très secrets.Le père ignore qui, de ses quatre fils, est un militant du Hezbollah.» Le Hezbollah est comme Dieu: il est partout.Le Hezbollah omniprésent dans le sud du Liban QUI TIENT EN VIE mon corps chamboulé.J'avais du sable dans la bouche.J'ai perdu connaissance.» «Je n'ai pas entendu le bruit de la bombe, ajoute Mire Jibai.Il y a eu une odeur très désagréable, puis la terre s'est renversée et a enseveli les corps.Je me suis retrouvée sous les décombres.Les gens vomissaient et je criais: Ah! mon Dieu! Ah! mon Dieu! » Il y a eu deux bombes : la première vers 1h05, la deuxième quelques minutes plus tard.«Les enfants nous manquent » Assis sur une terrasse à Qana, les survivants racontent.Il y a Abbas, Mohamed, Mire et Hiyam, la silencieuse.Elle ne parle pas.Elle a été enterrée jusqu'au cou sous les décombres.Elle a survécu par miracle.Abbas et Mohamed sont assis côte à côte.Habillés de façon identique : pantalon et chemise bleus.Barbe noire, cheveux courts, grands, minces.Des cousins unis dans le deuil.Des voisins arrivent .I ls veulent entendre l'histoire du massacre même s'ils la connaissent par coeur.Les mines sont sombres mais les yeux, secs.Tous hochent la tête lorsqu'un survivant souligne un détail.«C'est vrai, Mohamed berçait le petit-fils de Mire.» Les femmes préparent le café, sortent les chaises sur la terrasse au carrelage impeccablement propre.Il fait chaud et sec, un vent tiède balaie les feuilles des arbres.Le café est corsé, comme toujours au Liban.Les bombes sont tombées à 1h, les secours sont arrivés à 8h.Les ambulances ne pouvaient pas se rendre à la maison d'Abbas.La route avait été coupée par les explosions.L'ONU a finalement déblayé le chemin avec un bulldozer.« On ne peut pas revenir comme avant, laisse tomber Mohamed Chaloub.La vie continue, mais autrement.» - Et c' e s t c omme n t , autrement ?- La vie sans la famille, répond Mire.Les enfants nous manquent.Parfois on pleure, parfois on regarde et il n'y a plus personne.La maison est vide.La vie bouleversée Abbas Hachem avait patiemment construit sa maison.Depuis cinq ans, il la bâtissait pierre par pierre.À chaque mois, il mettait de l'argent de côté.Elle était presque terminée.Cet été-là, il devait se marier.Il était heureux.Mais ses plans ont été bouleversés par la guerre.Il a perdu sa maison, son père, ses deux frères avec leurs femmes et leurs enfants.I l d e v a it en c o r e 15 000$US sur sa maison.Même si elle n'est que cendre et poussière, il continue de payer.Il lui reste 10 000$ à verser.Une fois la dette essuyée, il construira une nouvelle maison.Dans un mois, il va se marier.Il voulait attendre un an pour que ses noces ne soient pas assombries par le deuil.Mohamed Chaloub, lui, n'a pas attendu.Il s'est remarié sept mois après la mort de sa femme et de ses cinq enfants.Il a 38 ans, sa nouvelle épouse, 23.Mohamed s'est rendu au tribunal musulman avec un témoin; sa future, elle, était avec ses parents.Ils étaient habillés en noir de la tête aux pieds.Ils ont signé les papiers du mariage.Il n'y a pas eu de noce.En apparence, Mohamed a refait sa vie.Mais il ne peut pas oublier.Il ne veut pas oublier.Surtout pas.Au centre du quartier, la municipalité a construit un cimetière pour les 29 «martyrs » de Qana.Au-dessus des tombes trône une immense affiche avec la photo de chaque mort.Tous les soirs, Mohamed vient se recueillir sur les tombes de sa famille.Il est obsédé par le deuil.Il veut des enfants.«Ils grandiront dans la mémoire de mes enfants martyrs, car un jour, ils les vengeront », jure-t-il.C'est la vengeance qui tient Mohamed Chaloub en vie.Maniaques du secret MICHÈLE OUIMET LIBAN \u2014 J'ai tout fait pour obtenir une entrevue avec le Hezbollah.Je me suis présentée à son bureau de Beyrouth, dans le quartier chiite, j'ai rempli un formulaire, montré mon passeport, ma carte de presse et une lettre officielle du ministère libanais des Communications qui confirmait que j'étais une journaliste canadienne en reportage au Liban et non une espionne à la solde d'Israël.J'ai poussé le zèle jusqu'à m'acheter une longue tunique noire pour être «islamiquement» présentable, j 'ai sorti mon regard humble qui m'a souvent servi en Afghanistan et j'ai donné la liste de mes questions.Des questions gentilles, évidemment.J'ai même été dans les locaux flambants neufs d'Al-Manar, la télévision du Hezbollah.J'ai passé le détecteur de métal, les rayons X, la fouille et l'examen minutieux de ma carte de presse et de mon passeport.On m'a parquée dans une salle d'attente ultramoderne : fauteuils en cuir noir, ligne épurée, coussins assortis.Pas du toc.Du cuir, du vrai, qui sent l'argent.J'ai profité de l'attente pour aller aux toilettes, au premier étage.Je n'ai pas fait deux pas qu'on me colle un chaperon, une dame voilée et habillée d'une longue robe.Elle m'a accompagnée et attendue à la porte des cabinets, histoire de s'assurer que je n'en profiterais pas pour «espionner » les locaux.Le type des communications d'A l-Manar, Ahmad Miselmani, m'a poliment reçue dans son bureau.Il a refusé de répondre à des questions innocentes, comme : combien de journalistes travaillent à Al- Manar ?Un journaliste d'Al-Jazira, bien branché au Hezbollah, a plaidé ma cause.J'ai aussi réactivé un vieux contact : un député du Hezbollah que j'avais interviewé l'année dernière.Pas là.En voyage à l'étranger.Jusqu'à quand ?Silence gêné au bout du fil.J'ai compris qu'il revenait le lendemain de mon départ.Évidemment.Résultat de toutes ces démarches : pas d'entrevue.Ça, c'était à Beyrouth.Ratoureuse, j'ai contacté le Hezbollah dans une petite ville du Sud, Bint Jbeil.Je me suis dit que le contrôle était peut-être moins maniaque.Erreur.Même fin de non-recevoir.Vous n'aurez donc pas le point de vue du Hezbollah dans mes articles.Ce ne sera pas faute d'avoir essayé.PHOTO ATTA KENAREIRANIANS, ARCHIVES AFP Manifestation pro-Hezbollah et anti-Israël dans les rues de Téhéran, en Iran, durant la guerre du Liban, en juillet 2006.Avec la Syrie, l'Iran finance la formation chiite.PHOTO MARWAN NAAMANI, ARCHIVES AFP S'il ne jouit plus de la sympathie des sunnites et des chrétiens du Liban, le Hezbollah serait plus fort que jamais dans le Sud.Ci-dessus, le leader du parti, Hassan Nasrallah.Deux heures avant que les bombes ne pulvérisent la maison, tout était calme. Russell Martin LA PERSONNALITÉ DE LA SEMAINE RETROUVEZ LA PERSONNALITÉ DE LA SEMAINE SUR LES ONDES DE RADIO-CANADA ENCORE PLUS QUE DU TALENT, DE L'INTELLIGENCE, MÊME DU GÉNIE, L'EXCELLENCE NAÎT DE L'EFFORT Pour quelques-uns d'entre nous, le baseball n'est qu'un hymne musical : «Take me out to the ball game, take me out with the crowd.» Depuis 1908, on le chante traditionnellement durant la pause de la septième manche.Pour d'autres, c'est un jeu pour garçons et filles qui ne demande pas d'équipement compliqué: une batte, une balle, un gant.Lancer, frapper et courir.Tout le plaisir est d'être dans le champ.ANNE RICHER Mais pour les véritables fans, le baseball est sacré et c'est une grande fête.C'est sans doute ce qu'a ressenti le petit Russell Martin lors de ses premiers contacts avec ce sport.Pour le receveur étoile des Dodgers de Los Angeles, les premiers jeux de l'enfance se sont mués en passion, en rêve absolu.Aujourd'hui, le baseball souligne la venue d'un grand parmi les grands.Plus d'un million et demi de fans ont élu Russell Martin, maintenant âgé de 24 ans, par une majorité de plus de 300 000 votes au titre de receveur partant au match des étoiles de mardi prochain.Les joueurs Éric Gagné et Claude Raymond ont déjà participé au match des étoiles, mais c'est la première fois dans l'histoire du football qu'un Québécois est élu receveur partant.Russell Martin, au premier rang des receveurs de la Nationale aux chapitres des coups sûrs, des points marqués, des points produits et des buts volés, n'est pas seulement bon au baseball.Il est aussi un leader pour son équipe et un gentleman dans la vie de tous les jours.Afin de souligner la détermination et le fair-play de ce jeune athlète brillant, qui en est à sa deuxième saison seulement dans les ligues majeures, La Presse et Radio-Canada lui décernent le titre de Personnalité de la semaine.Unanimité Selon Marc-Antoine Godin, journaliste sportif à La Presse, le baseball majeur serait atteint de Russellmanie! Il a été impossible de joindre la nouvelle étoile à Los Angeles, en dépit de tous nos efforts.Il avait un match à jouer et on imagine que les demandes d'interviews sont nombreuses.Mais selon tous ceux qui lui ont parlé, une chose est sûre: il est généreux dans ses propos, et personne ne résiste à son chaleureux sourire.Quoi qu'il en soit, ce qu'il a à dire le fait se détacher du peloton des joueurs ordinaires.Le numéro 55 se préoccupe de ses coéquipiers, dit-on.Il exerce par son énergie une véritable influence.Il travaille fort, sans relâche, il n'est pas le genre à se reposer sur ses lauriers.Pour toutes ces raisons et bien d'autres encore, ses coéquipiers, la direction de l'équipe, les fans, tous s'accordent pour dire qu'il mérite tout ce qui lui arrive de bon.Les Dodgers ont d'ailleurs mis le paquet pour promouvoir le receveur étoile et encourager le vote populaire afin qu'il soit choisi au match des étoiles.Son coup de bâton est redoutable.Mais qui est donc ce jeune athlète que l'on dit Québécois, né toutefois à Toronto et qui a grandi à Chelsea?Son parcours est plutôt inhabituel, et riche son bagage culturel : il a vécu à Montréal, au Manitoba et à Paris ; il possède un appartement à Montréal, qui est sa ville préférée.De toute façon sa mère, Susanne Jeanson, qui vit à Chelsea, considère son fils comme un Québécois.Les étoiles au baseball ont généralement un surnom, qui n'est pas encore choisi pour Russell.Mais l'acteur Will Ferrell, qui lisait l'alignement du départ au premier match de Martin dans les majeures, l'a nommé en riant Speed Limit : 55, le numéro de son chandail, est aussi la vitesse maximale permise sur la majorité des routes de la Californie ! Une belle vie Russell Martin père est un saxophoniste de grand talent.Il a joué, et ce n'est pas une légende urbaine, dans le métro de Montréal dans les années 80-90 afin d'arrondir les fins de mois et de payer les sessions de baseball de son fils.Susanne Jeanson est d'origine franco-manitobaine et a déjà été chanteuse.Cet héritage artistique doit émerger d'une façon ou d'une autre dans la vie de l'athlète.Parmi les nombreux témoignages d'admiration, il en est un qui revient souvent : les principes et l'éducation irréprochable du jeune homme viennent sans contredit de son milieu familial.Russell l'a confirmé: «Je dois remercier mes parents qui m'ont donné un tel héritage.» Et il ajoute que c'est bien d'attirer l'attention quand c'est pour les bonnes raisons.À l'école primaire, déjà, il savait qu'il deviendrait joueur de baseball professionnel.Il a été encouragé en ce sens.Mais plus important que tout, il y a cru, il a fourni les efforts, s'est accroché à son rêve.Un bel exemple pour les jeunes.Je dois remercier mes parents qui m'ont donné un tel héritage.PHOTO ROSS D.FRANKLIN, AP AUJOURD´HUI R D I EN D I R E C T Avec Louis Lemieux VENDREDI, SAMEDI ET DIMANCHE DÈS 6h ENTREVUE AVEC LA PERSONNALITÉ: 9h40 DEMAIN MATIN C ' E S T B I E N MEILLEUR L E MAT I N Avec Franco Nuovo DU LUNDI AU VENDREDI 5h À 9h ENTREVUE AVEC LA PERSONNALITÉ: 6h40 À RADIO-CANADA RETROUVEZ LA PERSONNALITÉ DE LA SEMAINE LA PRESSE/RADIO-CANADA www.radio-canada.ca 3491548A "]
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