La presse, 22 juillet 2007, B. Actuel: santé - Plus
[" PLUS DIMANCHE ACTUEL SANTÉ LE NOUVEAU SECOURISME DES GESTES SIMPLIFIÉS PAGES 4 ET 5 Parfois, c'est elle qui y va à reculons.Ou lui qui ne peut assumer sa sexualité autrement qu'en groupe.Mais il arrive aussi que tous deux trouvent leur compte dans l'échangisme.Pour combien de temps, avec des séquelles ou pas, chaque histoire diffère dans ce monde insolite.La conclusion de notre dossier sur l'échangisme.À LIRE EN PAGES 2 ET 3 LES RISQUES DE L'ÉCHANGISME ILLUSTRATION PHILIPPE TARDIF, LAPRESSE© Vous êtes abonné à La Presse?OBTENEZ DE 10% À 30% de rabais sur l'achat en ligne de ce livre.Livraison à domicile gratuite.C'est facile : www.cyberpresse.ca/privileges Plus de 1 500 nouveaux vins 2 500 Harmonies Vins & Mets Offert en librairie Tous vos plaisirs de la table réunis 2 0 0 7 dans un seul et unique guide des vins.www.francoischartier.ca LIBRES ÉCHANGES LES RISQUES DE L'ÉCHANGISME Un pensez-y-bien pour les couples Devenir échangiste n'est pas toujours une partie de plaisir.Lors de sa première virée avec le garçon qu'elle fréquente depuis six ans, Tracy a plutôt connu les affres de la jalousie avant les hauteurs du septième ciel.«C'est mon copain qui voulait venir dans les clubs au début, raconte la femme de 29 ans.La première fois, je me souviens l'avoir regardé faire l'amour avec une femme.Ils l'ont fait devant moi, et cela m'a réellement blessée.J'ai quitté les lieux avant qu'il commence à le faire avec une deuxième fille.« J'ai décidé alors de prendre moi aussi du bon temps.J'ai commencé à faire l'amour avec un gars.J'ai cru que mon copain allait être fou de jalousie.Mais non, cela l'a complètement allumé.» Accoudée au bar d'un club échangiste, Tracy sourit à l'évocation de ses souvenirs.La règle d'or pour une soirée échangiste réussie ?« Il faut vraiment avoir une belle relation avec son copain pour pouvoir passer à l'échangisme », juge-t-elle.Contrairement à une idée reçue, les couples échangistes ne seraient pas plus enclins que les autres à éprouver des problèmes.«Ce n'est pas automatique.Tout dépend s'il y a de la pression ou non pour le fa i re », estime Sylviane Larose, sexologue clinicienne et psychothérapeute.Quand des problèmes surviennent, ils peuvent toutefois miner sérieusement la santé du couple.«Je vois des couples dans lesquels la femme se demande si la dernière personne avec qui elle a eu une relation ne serait pas plus intéressante.Certains hommes peuvent avoir des problèmes érectiles.Pour les femmes, les problèmes vont toucher l'image de soi », explique Mme Larose.Le risque de dépendance Josiane, 26 ans, et François, 27 ans, sont échangistes depuis deux ans.Pour leur couple, la pratique s'est révélée salutaire.Pour d'autres, l'échangisme peut être le début d'une descente aux enfers.Josiane estime que 25% des couples échangistes qu'ils ont fréquentés n'ont pas survécu.«On a vu beaucoup de couples se séparer parce que leur fréquence échangiste devenait trop élevée.Il ne restait donc plus de place pour l'intimité », dit Josiane.«Certains couples demeurent ensemble parce qu'ils ont peur de ne pas trouver quelqu'un d'aussi ouvert.D'autres n'ont carrément pas de vie sexuelle en dehors des soirées échangistes», renchérit François.François et Josiane se sont fixé leurs propres balises : leurs ébats se déroulent «toujours dans la même pièce » ; ils fréquentent les clubs aux deux ou trois mois et s'accordent des moments de répit.«Parfois j'ai l'impression que j'ai un peu fait le tour.Je déchante et je prends quelques mois de recul », dit Josiane.«L'échangisme devient quelque chose de malsain quand c'est une pratique obligatoire pour avoir du désir, comme si une dépendance se créait, note Geneviève Despatie, sexologue clinicienne.Je pense que l'échangisme est une pratique qui ressemble beaucoup au porno : certains le font à l'occasion, sans que cela nuise à leur couple.Pour d'autres, cela va c réer beaucoup de mésaventures.» Pimenter sa vie Josiane, tout comme Tracy, a dépassé sa jalousie pour s'épanouir dans cette pratique.«Avant j 'étais jalouse, pas à l'aise dans mon corps.Je sais que, travers toutes nos relations, on revient toujours à la maison en se tenant la main et en se bécotant.» Et à long terme ?La pratique se transforme avec l'âge, assure Alain Joyal, propriétaire du club L'Éclipse, qui s'adonne à l'échangisme depuis 17 ans.«Parfois on est huit couples dans une chambre et on ne baise pas.On se fait des massages, on discute.En vieillissant, on recherche d'autres formes de plaisir, plus proches de la sensibilité, de l'amitié.Une paire de seins, ça ne me fait plus grand-chose», dit-il.La sexologue clinicienne Élaine Grégoire a du mal à croire que l'échangisme n'a aucun impact négatif sur la vie amoureuse des couples.«C'est une sexualité uniquement génitale, et pas affective.Est-ce que les couples échangistes peuvent vraiment faire l'amour ensemble?Je n'en suis pas sûre.C'est comme quand on commence à manger épicé : on a l'impression ensuite que tout ce qui n'est pas épicé est fade», explique-t-elle.Selon Geneviève Despatie, le risque que le couple se mette à battre de l'aile après l'échangisme est toujours grand.«Si les couples établissent bien les limites, ils peuvent bien le vivre, relativise-t-elle.C'est un peu comme prendre de l'alcool de temps en temps.Cela ne veut pas dire qu'on est alcoolique.» HUGOMEUNIER ANABELLE NICOUD «C'est une sexualité uniquement génitale, et pas affective.Est-ce que les couples échangistes peuvent vraiment faire l'amour ensemble ?» ILLUSTRATION PHILIPPE TARDIF, LAPRESSE© LIBRES ÉCHANGES LES RISQUES DE L'ÉCHANGISME ILLUSTRATION PHILIPPE TARDIF, LAPRESSE© DROGUE À l'exception d'une poignée de jeunes aperçus en train de gober des comprimés dans une soirée privée, la drogue ne semble pas très répandue dans le milieu échangiste, du moins d'après ce que La Presse a pu observer.Pour le propriétaire du bar L'Éclipse, la drogue, comme ailleurs, est présente, mais en moindre quantité que dans les clubs traditionnels.«Le Viagra est assez répandu», souligne toutefois Alain Joyal.MTS Dans les endroits échangistes visités, des condoms sont disposés partout : dans les chambres, les salles de bains, sur les oreillers, les tables.Mais comme les ébats sexuels sont au coeur de la pratique, il y a évidemment des risques de contracter une maladie transmise sexuellement.À la Direction de la santé publique de Montréal, on n'établit aucun lien particulier entre les MTS et le monde échangiste.«On n'a jamais eu de situation où les clubs échangistes sont montrés du doigt», explique le porteparole Blaise Lefebvre.Selon lui, les MTS se propagent surtout en raison du manque d'hygiène et de protection.«Dans les milieux échangistes, il n'y a pas vraiment de gens qui couchent ensemble sur le coup de l'impulsion», dit M.Lefebvre.Selon lui, les jeunes qui baisent sur un coup de tête sont les plus à risque de contracter une MTS.Dans le milieu échangiste, on n'observe pas vraiment de problème.«Le plus dangereux, c'est l'homme qui refuse de mettre un condom parce que ça fait 10 ans qu'il est en couple et n'est plus habitué à l'enfiler », précise toutefois Alain Joyal.LES INDÉSIRABLES HUGO MEUNIER ET ANABELLE NICOUD NB: TOUS LES NOMS SONT FICTIFS I l est 17 h, la fin d'un aprèsmidi de partouze à l'hôtel Lust, avenue Papineau à Montréal.Silvia jette un dernier coup d'oeil à sa montre avant de soupirer de soulagement.«C'est fini », dit-elle en riant avant de laisser glisser sa serviette devant nous.Pour cette «élégante hôtesse» du Lust, c'est une autre journée de travail qui s'achève.Ouvert 24 heures sur 24 , sept jours sur sept, l'hôtel Lust accueille en tout temps des couples et des hommes célibataires.Dans la discrétion et le calme de l'après-midi, ils peuvent, moyennant 90$ par jour en semaine (45$ pour les couples), profiter des scéances de sexe en groupe garanties par l'hôtel, classé une étoile au répertoire des établissements touristiques.Il y a plusieurs chambres thématiques : une disco avec musique d'ambiance et patins à roulettes, une sadomasochiste avec chaise en cuir, ou la chambre Hollywood, où l'on peut filmer et repartir avec un DVD de ses performances.La brune Silvia, environ 30 ans, sirote maintenant un verre au bar en compagnie de deux hommes d'une soixantaine d'années.Tous portent le costume de rigueur, également adopté par La Presse lors de son passage: une serviette de bain.Quelques minutes plus tard, Silvia est allongée avec un des deux hommes dans une des chambres de l'hôtel.Sur le pas de la porte, laissée grande ouverte, le deuxième homme, fesses à l'air, se masturbe sans perdre une miette du spectacle.Une fois l'affaire conclue, les deux sexagénaires repartent rapidement.Silvia, elle, reprend sa place au bar, et sa discussion avec Nadia, la barmaid.Qui fréquente vraiment le Lust ?Nadia, qui officie en sousvêtements, ne saurait trop le dire.Même si, l'après-midi «c'est pour les hommes seuls», précise celle qui semble en voir de toutes les couleurs.«Un jour, alors que j'étais derrière mon bar, quatre gars me fixaient en se masturbant simplement pour m'embêter, ils savaient que je n'aimais pas ça », raconte la jeune femme.Interrogé sur les activités de son bar, le gérant nie qu'il y ait de la prostitution.« Il y a toujours trois ou quatre femmes qui viennent ici chaque jour, simplement pour avoir du fun.Il n'y a pas de prostitution ici, mon chum, ça, c'est sûr et certain », insiste Gino, qui préfère ne pas dévoiler son nom de famille.Selon lui, il y a peut-être eu des activités illicites sous l'ancienne direction, mais pas depuis qu'il a pris les rênes de l'établissement, il y a un mois.«Aussitôt que j'entends parler de sollicitation ou de prostitution, c'est dehors!» tranche Gino.Il ne voit rien d'anormal dans le fait qu'une femme dans la vingtaine s'envoie en l'air avec des hommes du troisième âge.«Il y a des gars qui aiment les grosses et des jeunes qui aiment les vieux, mais tout est légal et réglementaire », précise le gérant.Il ne voit rien de louche non plus dans le fait que la jeune femme présente lors du passage de La Presse ait déclaré avoir fini son quart de travail en regardant sa montre.«Peut-être que la fille a dit ça comme ça », justifie Gino.Enfin, il ne voit rien de suspect non plus dans le fait de garantir une femme sur place lors des partouzes.«Le gars est assuré d'avoir du plaisir, mon chum!» Prostitution camouflée ?La Presse n'a assisté à aucun racolage lors de ses visites.Pourtant, les femmes « garanties » dans la section « activités pour adultes» des petites annonces font plutôt référence à des prost ituées qu'à des participantes.Nous avons contacté l'un des annonceurs qui promettait trois femmes lors des partouzes quotidiennes organisées à Montréal.«Ça coûte 165$ et la participation est obligatoire», explique sans ambages l'homme au bout du fil.Dur à croire pour Jean Hamel.«Trois femmes par jour, sept jours sur sept ?J'avais de la misère à en recruter deux par mois », dit cet ancien organisateur de partouzes.Sceptique, le propriétaire du Céleste croit que la prostitution s'exerce parfois sous le couvert de l'échangisme.Selon André Nadeau, ces pratiques sont toujours le fait des mêmes organisateurs.«C'est vraiment dommage, car cela donne une très mauvaise image du milieu échangiste », déplore-t-il.Pour Alain Joyal, propriétaire de L'Éclipse, la prostitution camouflée en partouzes échangistes est un secret de polichinelle dans le milieu.«On a toujours dit que l'échangisme devrait être encadré par le gouvernement, dit-il.À l'heure actuelle, tous les bars peuvent faire de l'échangisme et ceux qui disent faire des partouzes dans le journal font de la prostitution.» Aucune plainte Les organismes de défense des prostituées voient d'un bon oeil la présence de prostituées dans des auberges échangistes.«C'est brillant et créatif », dit Jennifer Clamen, coordonnatrice à la mobilisation pour Stella, un regroupement de travailleurs du sexe.Peu au fait de la pratique, elle ne croit pas que l'échangisme ait ouvert la porte à la prostitution «mais plutôt à des bordels plus tolérés, ce qui ne serait pas une mauvaise chose ».Ce qui importe, selon Mme Clamen, ce sont les conditions de travail adéquates et les préservatifs.«Je dirais que c'est une bonne idée si c'est bien encadré, mais ce n'est pas très bon de braquer les projecteurs sur ces endroits », souligne-t-elle.Depuis la légalisation des clubs échangistes, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) n'a reçu aucune plainte entourant cette pratique.Permis d'alcool oblige, les policiers s'en tiennent à des visites de conformité.«Avant le jugement, les clubs étaient considérés comme des maisons de débauche.C'était une zone grise.Aujourd'hui, on ne peut intervenir lorsqu'il s'agit d'adultes consentants », expl ique l 'inspec teu r- chef Daniel Rondeau.C'est la sollicitation qui est illégale, et non la prostitution.La prostitution camouflée en partouzes échangistes est un secret de polichinelle dans le milieu.Quand rôde la prostitution ACTUEL SANTÉ ÈVE DUMAS Vous sirotez tranquillement votre sangria dans la cour lorsque votre beau-père s'effondre à côté du barbecue, apparemment victime d'un arrêt cardiaque.Panique, cris, état de choc.Savez-vous que, dans pareille situation, il y a seulement 15% de chances pour qu'un témoin pratique la réanimation cardiorespiratoire (RCR) ?Mais avec les nouvelles normes appliquées dans les cours de secourisme depuis septembre 2006, le taux d'intervention augmentera peutêtre de 1 ou 2%.L'inertie d'une bonne part des témoins d'accidents s'explique par plusieurs facteurs.Les gens manquent de formation, de confiance, ils paniquent et perdent tous leurs moyens, ont peur de blesser ou, pire, de se faire poursuivre s'ils exécutent une manoeuvre pas tout à fait conforme.Daniel Lefrançois, directeur médical des soins préhospitaliers d'urgence au ministère de la Santé et des Services sociaux, exhorte la population à réagir.«Il faut responsabiliser le citoyen.Lorsqu'on est témoin d'un accident, on DOIT intervenir, prêter assistance.La première minute appartient à la communauté.» En fait, explique-t-il, les quatre premières minutes sont les plus déterminantes.Si une victime d'arrêt cardiaque reçoit la RCR à l'intérieur de ce délai, ses chances de survie sont meilleures.L'urgentologue a trois messages pour la popu lat ion : « Premièrement , on ne peut jamais être blâmé pour avoir porté secours à une personne qui en avait besoin, pourvu que ce soit fait de bonne foi.Deuxièmement, dans le doute sur l'état de la personne, on appelle les secours le plus rapidement possible.Troisièmement, on suit un cours de secourisme.Les cours sont plus accessibles que jamais.» En2005, l'International Liaison Committee on Ressuscitation (ILCOR), un comité de liaison permanent entre différentes associations de secourisme qui assure la coordination en matière de techniques et protocoles de réanimation, a fait ses recommandations quinquennales.Celles-ci modifiaient considérablement les normes ayant trait à la réanimation cardiorespiratoire (RCR) et au programme général de secourisme.La plupart des organisations qui offrent des cours de premiers soins appliquent ces nouvelles normes depuis septembre 2006.« Le but principal des nouvelles lignes directrices en RCR était de simplifier le tout pour le grand public.Il y a maintenant une seule technique à apprendre, avec des petites variantes selon l'âge de la victime.L'idée était d'uniformiser les soins », explique Michel Viau, coordonnateur provincial en soins d'urgence cardiovasculaire à la Fondation des maladies du coeur.C'est la Fondation qui s'occupe d'émettre les lignes directrices en RCR à chaque nouvelle révision.Les changements récents seraient les plus significatifs depuis la création de la RCR en 1960.Les cinq organisations nationales les plus touchées par ce programme révisé (Croix- Rouge, Ambulance Saint-Jean, Patrouille canadienne de ski, Fondation des maladies du coeur du Canada et Société de sauvetage) ont rapidement emboîté le pas.Par ailleurs, les recommandations de l'ILCOR ne se limitent pas à la RCR.Le traitement des plaies et des hémorragies, plus courantes en saison estivale, a également été révisé.«C'est souvent lorsqu'on se trouve hors de son circuit habituel - en vacances, par exemple - que les accidents surviennent.Il arrive d'ailleurs plus d'accidents l'été que l'hiver.En vélo, en camping, près de l'eau, autour du barbecue, les risques de blessures sont accrus, d'autant plus que la mode estivale est moins couvrante », fait valoir Sylvie Santerre, du service de prévention des traumatismes de la Croix-Rouge canadienne, division du Québec.Celle-ci nous a servi de guide en expliquant une à une les modifications apportées au programme.SECOURISME Peu de gens au Québec osent donner les premiers soins en cas d'incident.L'ignorance, la panique ou la crainte peuvent expliquer cette hésitation parfois fatale.Bonne nouvelle : des modifications aux techniques de premiers soins font qu'il n'a jamais été aussi facile de sauver une vie.Mettez-vous à jour avec notre dossier.Le Québec à la traîne ÈVE DUMAS En Belgique, il est obligatoire que chaque voiture soit équipée d'une trousse de premiers soins ainsi que de brèves directives écrites sur les premiers soins de base.Dans plusieurs pays d'Europe, dont la Suisse, l'Autriche, l'Allemagne et la Hongrie, les conducteurs doivent apprendre des notions de base en premiers soins afin d'obtenir leur permis de conduire.On estime qu'environ 80% des Allemands sont formés en premiers soins alors que 44% des citoyens Français sont capables d'agir en cas d'accident.Qu'en est-il chez nous?En fait, il est très difficile d'obtenir des chiffres puisqu'il n'existe pas de registre particulier à cet égard.Les dernières statistiques officielles remontent à 1997-1998.Un rapport du Vérificateur général déclarait : «Au Québec, seulement une personne sur 40 (2,5% de la population) est en mesure d'intervenir adéquatement en attendant l'arrivée des secours spécialisés.» Un autre document daté de 2000 (le rapport du Comité national sur la révision des services préhospitaliers d'urgence) révèle que «peu de gens sont formés en premiers secours» et que «le ministère de l'Éducation n'a pas de plan précis» pour la formation des élèves, tant au secondaire qu'au collégial.Ce rapport aurait justement aidé à faire avancer les choses, croit Daniel Lefrançois, directeur médical des soins préhospitaliers d'urgence au ministère de la Santé et des Services sociaux.«D'abord, le ministère de la Santé s'est doté d'une direction, puis le ministère de l'Éducation a compris l'importance d'offrir des cours de secourisme et de RCR en milieu scolaire.Aujourd'hui, on a probablement doublé ces 2,5%», déclare sous toute réserve le Dr Lefrançois.Au Québec, une vingtaine d'écoles primaires et secondaires sont maintenant certifiées Croix- Rouge, et la formation en RCR de la fondation ACT se donne dans environ 150 écoles secondaires de la province.Le taux de participation du grand public, pour sa part, reste plutôt faible.Nombre de personnes formées en secourisme et en réanimation cardiorespiratoire chaque année, au Québec Fondation des maladies du coeur : 80000 CSST: 70 000 Fondation ACT: 23 000 Croix-Rouge: 20 000 Société de sauvetage: 6000 Patrouille canadienne de ski : 1660 Ambulance Saint-Jean: N/D (NOMBRE APPROXIMATIF SELON LES DONNÉES DE 2006 FOURNIES PAR CHAQUE ORGANISME) ILLUSTRATIONS PHILIPPE TARDIF, LAPRESSE© ACTUEL SANTÉ PLAIES AVANT: On désinfectait à l'eau et au savon, on mettait une compresse et le tour était joué.APRÈS: On désinfecte et on laisse couler de l'eau sur la plaie pendant cinq minutes.si l'eau est accessible, bien entendu.POURQUOI : Il est souhaitable de déloger toutes les impuretés dans la plaie avant de mettre le pansement.Deux autres nouveautés découlent d'une initiative du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec, approuvée par le Collège des médecins du Québec.DÉFIBRILLATEUR AVANT: Seuls les techniciens ambulanciers et les premiers répondants, avec autorisation d'un directeur médical, avaient le droit d'utiliser un défibrillateur.APRÈS: Depuis octobre 2006, n'importe qui peut utiliser un défibrillateur, pourvu qu'il ait une formation.POURQUOI : Le défibrillateur est beaucoup plus efficace lorsqu'il est utilisé rapidement.HÉMORRAGIES AVANT: Les trois mots d'ordre pour traiter les hémorragies, jusqu'à tout récemment, étaient: pression, élévation, repos.APRÈS:Onen a retranché un de la séquence.Il y a toujours pression et repos , mais plus élévation.POURQUOI : On a constaté que les gens se préoc c upaient tel lement d'élévation qu'ils oublia ient la pression.Le plus important, c'est de juguler l'hémorragie.RATIO AVANT: Le ratio souffle/compressions était de 15 compressions pour deux souffles (cinq compressions pour un souffle pour les bébés et les enfants).APRÈS: Le ratio est le même pour tout le monde, c'est-à-dire 30 compressions pour deux souffles.POURQUOI : On cherche à mettre l'accent sur le massage cardiaque pour que le sang circule dans les organes vitaux, dont le cerveau.On perdait beaucoup de temps à passer des souffles aux compressions.PRISE DE POULS AVANT: On vérifiait l'état de conscience de la personne et sa respiration; on donnait deux souffles si elle ne respirait pas, on prenait le pouls et on commençait le massage cardiaque.APRÈS: On ne prend plus le pouls.Dès qu'on voit que la personne ne respire pas, on commence la RCR.POURQUOI : monsieur et madame Toutle- Monde ont beaucoup de mal à trouver le pouls dans une situation d'urgence.Des gestes simplifiés ÈVE DUMAS ADRÉNALINE AVANT: Toute personne présente lors d'une réaction allergique pouvait aider à donner le médicament, s'il est prescrit par un médecin, sous forme d'auto-injecteur.APRÈS: Le nouveau règlement donne le droit à toute personne ayant suivi une formation appropriée d'administrer l'auto-injecteur d'adrénaline, non prescrit par un médecin, à une personne qui éprouve les symptômes d'une réaction allergique grave et pour qui ce serait une première réaction allergique.NUANCE: Il existe deux marques d'auto-injecteurs sur le marché: Epi Pen et Twin-Jet.Le Twin-Jet comporte deux doses.Seule la première peut être administrée par un secouriste, la deuxième n'étant pas auto-injectable.POURQUOI : Pour diminuer le temps de réponse et sauver plus de vies.POINTS DE REPÈRE AVANT: Il fallait être très précis, localiser la pointe sternale et remonter de deux doigts avant de commencer le massage cardiaque.APRÈS: On vise dans le milieu.On place le talon de la main au centre de la poitrine.POURQUOI: Pour simplifier la manoeuvre.POUR LES NULS RÉANIMATIONCARDIORESPIRATOIRE Offre valide pour un petit format seulement.Prix régulier 3.00$.Promotion expire le 15 août 2007.Le coupon est nécéssaire afin d'obtenir le rabais.3957 RUE SAINT-DENIS WWW.SUITE88.COM 514-844-3488 Bikini Vacances Tél.: 450-687-9863 - Téléc.: 450-962-2131 3245, autoroute 440 Ouest, Laval QC, Canada H7P 5P2 Préparez-vous au soleil de l'été avec notre grand choix de maillots de qualité supérieure. Francis Millien, président du comité organisateur du volet montréalais de la Coupe du monde de soccer des moins de 20 ans 2007, a contribué à donner à Montréal, la semaine dernière, une grande fête du sport qui s'est terminée après six jours de compétition, devant une foule record d'environ 40 000 spectateurs chaque fois.Francis Millien Le respect Au départ, il voulait juste aider, dépanner.Mais juste aider, pour lui, signifie aller jusqu'au bout.Ce bénévole à temps plein n'a pas lésiné sur le temps à consacrer à une manifestation qui témoigne de son talent d'organisateur.Douze mois sur la brèche à se faire persuasif sur la pertinence d'un tel événement pour Montréal, à former les équipes, à mobiliser.Francis Millien, qui a été fonctionnaire pendant plus de 30 ans au Service des sports et loisirs de la Ville de Montréal, est à la retraite depuis trois ans.Il ne recule jamais devant un nouveau défi, et c'est sans doute ce trait de caractère qui l'a conduit à prendre la direction des matchs de la Coupe du monde - mais surtout à en faire un succès.«C'est devenu plus gros que ce que j'imaginais au départ ! » admet-il.Car il a senti au fil des jours la pression morale s'exercer de plus en plus sur lui.«Il ne fallait pas décevoir.La planification a été considérable.» Mais au-delà des gestes qu'il a accomplis, Francis Millien accorde à l'équipe qui l'a entouré tout le mérite qui lui revient.«Je suis habitué au travail d'équipe, mais dans un projet comme celui-là il fallait que chacun des maillons de la chaîne soit solide.» Il parle ici de respect.Le soccer est une passion sous bien des cieux, et le sport doit rester rassembleur.Dans les coulisses des préparatifs, c'était la même chose.Grand-papa Il est né à Calais le 28 décembre 1946.Il se rappelle le bord de mer, le foot, les parties de volleyball de plage.Il a vécu ensuite à Paris.L'adolescent tombe dans le soccer; une passion qui ne va jamais le quitter.Il est arrivé au Québec il y a plus de 35 ans, conduit par l'amour : il a rencontré une jeune Québécoise, Ginette Dubuc, devenue sa femme.Deux enfants ont fait grandir la famille.Rétrospectivement, il admet que sa grande capacité de travail, le dévouement qu'il porte à la jeunesse et au sport lui ont fait passer beaucoup de temps hors de la maison.Aujourd'hui, il a l'intention de se rattraper avec ses deux petits-enfants de 12 mois et 3 ans, à qui il aimerait inculquer le goût de pratiquer un sport, «peu importe lequel».Il souhaite se donner du temps, dit-il.Une denrée précieuse dans la vie d'un homme qui offre aussi des stages de formation aux entraîneurs, qui appartient à de nombreuswes associations.Il est partout ! Compétitif, il joue pour gagner; il aime bien aussi s'amuser et est assez bon perdant\u2026 au Scrabble.Pour le reste, il aime l'adrénaline, ce stress qui le pousse à aller un peu plus loin, à toujours s'améliorer.Perfectionniste dans l'organisation de son travail, il laisse par ailleurs la vie le guider sur des voies nouvelles.Il se dit ouvert à ce qu'elle lui donne.Il choisira en toute liberté de la suivre, en y mettant son énergie de coureur de fond.Le tournoi de soccer qu'il vient d'organiser est le deuxième du genre au monde par son importance.Il a choisi le Stade olympique comme lieu de rendez-vous.Les sceptiques haussaient les sourcils, mais lui croit qu'il s'agit d'un endroit exceptionnel dans une ville qu'il qualifie de tout aussi exceptionnelle.«Il faut entendre les commentaires de ceux qui ont participé, qui sont venus de partout.Le sport est évidemment une belle chose en soi, mais la rencontre de gens de différentes cultures venus ensemble partager l'enthousiasme d'un bon match est tout aussi belle.On doit reconnaître que Montréal est une ville fantastique», ajoute, enthousiaste, l'ex-fonctionnaire.Le sport est évidemment une belle chose en soi, mais la rencontre de gens de différentes cultures venus ensemble partager l'enthousiasme d'un bon match est tout aussi belle.LA PERSONNALITÉ DE LA SEMAINE RETROUVEZ LA PERSONNALITÉ DE LA SEMAINE SUR LES ONDES DE RADIO-CANADA ENCORE PLUS QUE DU TALENT, DE L'INTELLIGENCE, MÊME DU GÉNIE, L'EXCELLENCE NAÎT DE L'EFFORT PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE © ANNE RICHER Un petit coup de klaxon, un pouce en l'air.Le chauffeur d'autobus, qui l'a reconnu, lui signifiait qu'il avait fait du bon travail et qu'il était fier de lui.Il y a de quoi: neuf matchs organisés de main de maître.Plus de 350 000 personnes heureuses de participer à cette émotion solidaire dans un Stade olympique plein à craquer.Des cris de joie dans toutes les langues, des drapeaux de toutes les couleurs.C'est un succès remarquable tant sur le plan de l'assistance que de la qualité des matchs disputés et des retombées financières.Dans ces conditions, Francis Millien, qui n'aime pas la partie «rapport final écrit» de l'opération, admet qu'il y met du coeur parce que ce rapport est positif et devrait remplir d'aise la FIFA, l'Association canadienne de soccer, les gouvernements du Québec et du Canada, la Ville de Montréal, la Régie des installations olympiques et les nombreux bénévoles.Pour cet exploit qui couronne une année de travail bénévole intensif, La Presse et Radio-Canada décernent à Francis Millien le titre de Personnalité de la semaine.AUJOURD´HUI R D I EN D I R E C T Avec Louis Lemieux VENDREDI, SAMEDI ET DIMANCHE DÈS 6h ENTREVUE AVEC LA PERSONNALITÉ: 9h40 DEMAIN MATIN C ' E S T B I E N MEILLEUR L E MAT I N Avec Franco Nuovo DU LUNDI AU VENDREDI 5h À 9h ENTREVUE AVEC LA PERSONNALITÉ: 6h40 À RADIO-CANADA RETROUVEZ LA PERSONNALITÉ DE LA SEMAINE LA PRESSE/RADIO-CANADA www.radio-canada.ca 3491548A "]
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