La presse, 12 août 2007, B. Plus - Actuel: santé
[" ACTUEL SANTÉ PAS SI NUISIBLES, LES THÉRAPIES DE DEUIL PAGE 2 PLUS MARIE-CLAUDE LORTIE CHRONIQUE PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE© Yoga pour bébés, consultants en jouets éducatifs, cours de mandarin à 4 ans.Si l'on se fie à la journaliste britannique Jill Kargman, qui vient de publier Momzillas, un énième opus sur la névrose compétitive des mères urbaines nord-américaines, de nouvelles frontières dans les excès éducatifs viennent encore d'être franchies.Maintenant, non seulement on inscrit ses enfants alors qu'ils ne sont pas encore nés dans des garderies snobissimes, mais on embauche des psychologues pour aider lesdits bambins à réussir leur examen d'entrée à des prématernelles tout aussi exclusives.Et on s'inquiète dès les premières secondes après leur naissance de leur avenir pondéral tout en maximisant les interventions pour assurer un développement cognitif hors du commun.Tout cela n'a pas de bon sens.On le sait tous intuitivement.Mais de plus en plus de recherches scientifiques, qui parlent le même langage que ces étranges perfectionnistes, nous montrent qu'effectivement, au bout du compte, une bonne partie de ces efforts excessifs ne donnent rien.La semaine dernière, par exemple, on a appris que les aliments allégés n'aidaient pas à prévenir l'obésité chez les enfants et qu'ils pourraient même la causer.Et une étude de l'Université de Washington et de l'Institut de recherche de l'Hôpital pour enfants de Seattle, publiée dans le Journal of Pediatrics, nous a révélé que les DVD et autres vidéos éducatives style Bébé Einstein ou Bébé malin, que l'on montre aux tout-petits en espérant accélérer leur apprentissage, sont non seulement inutiles mais peut-être même néfastes.Les chercheurs ont interrogé 1000 parents des États de Washington et du Minnesota pour arriver à la conclusion que les bébés ne profitaient aucunement de ces séances de visionnement précoces.«Il n'y a aucune preuve claire des bienfaits des DVD et vidéos pour enfants et il y a des éléments qui nous laissent croire qu'ils pourraient causer des dommages», affirme le responsable de l'équipe de recherche, le professeur Frederick Zimmerman.Et devinez ce qui est le plus efficace pour aider les enfants à apprendre à parler et à comprendre le monde qui les entoure?Les adultes qui s'en occupent! Dans le fond, toutes ces recherches disent la même chose: des solutions prêtes-à-consommer, ça n'existe pas.Les enfants, pour bien grandir, ont besoin d'un ingrédient on ne peut plus banal et essentiel: le temps que leurs parents et tous les autres adultes qui veillent sur eux voudront bien leur consacrer.Le temps qu'ils prendront pour aller acheter des produits frais, cuisiner des repas intéressants et les manger avec eux, par exemple.Et le temps qu'ils prendront pour leur parler, pour leur raconter des histoires, pour leur dire avec des gestes et des mots, la vie, c'est quoi.Et si la réalité était pas mal plus éducative que la fiction?COURRIEL Pour joindre notre journaliste: mlortie@lapresse.ca Bébés, mensonges et vidéos Depuis le 16 mai, les employés du cimetière Notre-Dame-des-Neiges sont en lock-out.Pendant que les corps s'accumulent dans la chambre froide de l'institution, La Presse s'interroge sur l'avenir des cimetières religieux au Québec.Sont-il menacés par la concurrence féroce que leur font les salons funéraires, qui ouvrent leurs propres cimetières?Réflexion sur « l'industriede la mort » enpages4et 5.FUNÉRAILLES: LE BAL DES CONCURRENTS Offert en librairie Vous êtes abonné à La Presse?OBTENEZ DE 10% À 30% de rabais sur l'achat en ligne de ce livre.Livraison à domicile gratuite.C'est facile : www.cyberpresse.ca/ Une méthode simple et efficace éprouvée avec succès par des centaines de personnes.privileges Oubliez les régimes et Mangez! Vo tre poids vous préoccupe? ACTUEL SANTÉ CHRISTIAN GEISER 1 > RALLYE EN VILLE Découvrez la cité à la sueur de votre front et de ce qui se cache en dessous (oui, oui, votre cerveau) en participant au rallye en ville organisé par Mitsubishi.Le principe est simple : en équipes de deux, les participants écumeront la ville afin de trouver au moins 10 postes de relais et relever les défis qui leur seront lancés.Évidemment, l'emplacement des relais et la teneur des épreuves ne seront révélés que le jour même.À titre d'exemple, sachez toutefois que, en plus de courir et de marcher, vous pourriez avoir à frapper 100 balles de golf, découvrir une variété de champignon dans le Quartier chinois ou encore mettre à l'épreuve votre culture générale.Première épreuve: inscrivez votre équipe avant 23h59 le vendredi 17 août.mitsubishicitychase.com 2 > DÉCALADE La chaleur des dernières semaines vous donne envie de vous rafraîchir avec un grand frisson?Pensez à la décalade.Cette activité qui consiste à vous lancer (harnachés de façon sécuritaire et sous la supervision de personnes compétentes, il va sans dire) du haut d'une paroi, visage vers le bas, vous donnera des sensations fortes.C'est garanti! Si vous voulez voir de quoi il en retourne, allez faire un tour sur You Tube et tapez décalade.www.decalade.com 3 > 20 ANS, ÇA SE FÊTE Le parc de la Rivière-des-Mille-Îles est un abonné de cette colonne.Normal, situé à quelques minutes de Montréal, cet endroit offre une bouffée d'air aux familles qui en ont marre de la grisaille urbaine.Ne nous gênons donc pas pour souligner que le parc fête ses 20 ans le week-end prochain.Randonnées en rabaska, balades et activités éducatives au programme.Samedi 17 et dimanche 18 août www.parc-mille-iles.qc.ca Si vous avez des questions, suggestions ou commentaires, écrivez-nous à bougedonc@lapresse.ca MATHIEU PERREAULT Plus d'une fois sur trois, rencontrer un psychologue immédiatement après avoir subi un traumatisme est néfaste.Pire, chez les gens qui ont un processus «normal» de deuil, la thérapie est contre-indiquée presque une fois sur deux.Ces résultats d'une méta-analyse de 1999 ont mis les psychologues sur la sellette.Chaque fois qu'une fusillade scolaire, un attentat terroriste ou une catastrophe naturelle amenait les médias à s'interroger sur les séquelles dont souffriraient les survivants, les thérapies visant à surmonter le deuil lié au traumatisme étaient descendues en flammes.Le stéréotype du psychologue remueur de tombes semblait finalement confirmé.Déraillement scientifique Ces critiques reposent sur du vent.L'étudiant au doctorat qui a fait la méta-analyse démolissant la thérapie de deuil, Barry Fortner, n'a jamais pu publier ses résultats.Sa méthodologie était gravement déficiente.Et personne, parmi les psychologues qui se sont par la suite réclamés de cette méta-analyse, n'a cherché à vérifier ses résultats.«C'est un cas hallucinant de déraillement du processus scientifique», explique Dale Larson, un psychologue de l'Université Santa Clara, en Californie.«Un important spécialiste du deuil, Robert Neimeyer, a cité les résultats de l'étudiant dès 2000.Par la suite, plusieurs études les ont repris sans se poser de questions, probablement en se fiant à la réputation de Neimeyer.J'ai moi-même répété à plusieurs reprises, dans des conférences, que le counselling de deuil pouvait être néfaste pour une proportion importante de la population.» M.Larson s'est penché plus en profondeur sur la question quand l'Association nationale des hospices lui a demandé de participer à un symposium scientifique sur le sujet, au printemps 2006.«J'ai décidé de tout revoir.Je n'avais jamais lu en profondeur l'article de Neimeyer.J'ai été déçu de voir qu'il ne citait aucun des résultats empiriques de 1999, seulement les conclusions générales.J'ai été encore plus surpris de constater que la dissertation de Fortner n'avait jamais été publiée.J'en ai commandé une copie.Il m'est arrivé un document de 49 pages, dont seulement 28 de texte.C'est beaucoup moins long qu'une thèse normale, je n'en ai jamais vu qui comportait aussi peu de texte.Pire, l'approche statistique était complètement inacceptable.J'ai vérifié avec plusieurs experts, et avec l'Association psychologique américaine, et ils sont d'accord avec moi.Je travaille maintenant à contacter les gens qui ont cité Forner et Niemeyer, pour qu'ils modifient leurs articles.» Un autre problème de l'étude de Fortner est que la «normalité » du deuil et les effets «négatifs» ne sont pas définis.«On peut penser qu'un deuil normal ne met pas en danger la santé physique et mentale, les relations sociales et la vie professionnelle du patient, dit M.Larson.Mais on en est réduit aux conjectures.Pour ce qui est des effets négatifs, les seuls précisions sont que les sujets ont un état général moins bon après la thérapie que si on les compare à des gens endeuillés qui n'ont pas eu de thérapie.Encore une fois, on peut penser qu'il s'agit de comparaisons sur la santé physique et mentale : perte de poids, activités sportives et sociales, bonne ou mauvaise humeur.» Pas d'effets négatifs Une seule autre méta-analyse est aussi importante que celle de Fortner, qui rassemblait 23 études.Elle a aussi été publiée en 1999 et comptait 35 études.Ses résultats étaient décevants, mais quand M.Larson s'est plongé dans les analyses, il a constaté que les patients qui consultaient de leur propre chef et rapidement (moins d'un an après le traumatisme) tiraient des bénéfices importants de la thérapie de deuil.«Au-delà des sous-analyses, ce qui est important, c'est que nulle part dans cette autre méta-analyse on ne voyait d'effets négatifs.» Par contre, cette méta-analyse positive comprenait à la fois des études avec des groupes témoins, et d'autres qui en étaient dépourvues.Cette lacune (une étude sans groupe témoin est généralement moins convaincante) a notamment été soulignée par M.Neimeyer.«Je pense qu'on peut raisonnablement dire qu'aucune des méta-analyses sur le counselling de deuil n'est satisfaisante sur le plan méthodologique», dit M.Neimeyer en entrevue avec La Presse.«Et une étude plus récente, sur les enfants et les adolescents, trouve que les effets sont très minimes.Je ne pense pas que la thérapie de deuil doive être considérée avec suspicion, de la même manière que l'aspirine ne peut être remise en question simplement parce qu'elle ne parvient pas à abaisser la température d'un patient qui n'a pas de fièvre.La thérapie de deuil devrait être réservée aux patients qui souffrent et ne parviennent plus à avoir une vie normale.» Quant à M.Fortner, qui travaille aujourd'hui dans un centre oncologique de Memphis, il n'a pas été possible de s'entretenir avec lui.Les thérapies de deuil reprennent du galon PHOTO ALEX WONG, ARCHIVES AFP Amy Kaplan, une jeune fille de Fairfax, en Virginie, lors d'une veillée en hommage aux 32 victimes de la tuerie d'avril dernier sur le campus universitaire de Virginia Tech.On se souvient que l'étudiant Cho Seung-Hui, âgé de 23 ans, y a tué 32 personnes avant de s'enlever la vie.Une tragédie frappe une institution.Plusieurs personnes meurent subitement à cause d'un tueur ou d'une catastrophe naturelle.Faut-il envoyer tous les survivants chez le psychologue?Depuis quelques années, cette approche sent le soufre.Plusieurs études ont affirmé que le « counselling de deuil » est souvent néfaste.Or, elles s'appuient toutes sur une analyse bâclée d'un étudiant au doctorat, dont la méthodologie n'a jamais été sérieusement évaluée.Portrait d'un dérapage de la psychologie.QU'EST-CE QU'UNE MÉTA-ANALYSE?Une méta-analyse groupe plusieurs études sur le même sujet.Comme les études ont souvent des résultats différents, voire contradictoires, en fonction des échantillons et des méthodes choisies par les chercheurs, les méta-analyses permettent de voir si une tendance générale se dégage.Les différents échantillons sont regroupés selon des techniques statistiques sophistiquées qui permettent de les considérer comme un seul et même échantillon.«C'est beaucoup moins long qu'une thèse normale, je n'en ai jamais vu qui comportait aussi peu de texte.Pire, l'approche statistique était complètement inacceptable.» Bikini Vacances Tél.: 450-687-9863 - Téléc.: 450-962-2131 3245, autoroute 440 Ouest, Laval QC, Canada H7P 5P2 Préparez-vous au soleil de l'été avec notre grand choix de maillots de qualité supérieure.RONFLEMENT CENTRE DU RONFLEMENT DE MONTRÉAL (514) 327-5060 TRAITEMENTS AU LASER PAR DES OTO-RHINO-LARYNGOLOGISTES www.ronflement.qc.ca 3375874A CÉLÉBRITÉS.YOLANDE NOUS SOMMES MARIÉS DEPUIS LE 8 AOÛT 1959 ET JE VOULAIS TE DIRE QUE JE T'AIME ENCORE ET POUR TOUJOURS Ton homme Jacques.RÉJEANNE JARRY ET ANDRÉ BOUSQUET 40e ANNIVERSAIRE DE MARIAGE, 12 AOÛT 1967 Félicitations! Merci pour votre disponibilité et votre générosité! Grâce à vous, nous sommes heureuses et débrouillardes.De vos filles, vos gendres et vos petitsenfants qui vous aiment! Martine, François, Antoine, Étienne et Marie-Ève, Richard, Sandrine, Noémie.MAURICE ET FRANCES FILIATRAULT FÉLICITATIONS POUR VOTRE 60e ANNIVERSAIRE! Avec tendresse et amour! Vos enfants, leurs conjoints et vos petits-enfants.LISE MOUSSEAU-DESHAIES ET DR.BENOÎT DESHAIES FÉLICITATIONS POUR LEUR 50e ANNIVERSAIRE DE MARIAGE.« Décrocher la lune c'est rien, trouver à qui l'offrir, c'est autre chose ».Parents et amis se joignent à leurs enfants pour souligner cet exploit.GUY LAMBERT BONNE FÊTE, 50 ANS LE 13 AOÛT.AUTEUR DU LIVRE « GÉNÉALOGIE FAMILIALE LAMBERT ST-YVES DESJARDINS LANCTOT » De tes parents René et Rolande et ton frère Daniel.MARCEL GIGNAC BON ANNIVERSAIRE POUR TES 82 ANS QUE TU PORTES FIÈREMENT! Ton épouse Pierrette, tes enfants Andrée, Hélène et Normand et tes petits-enfants VOUS AVEZ UN ÉVÉNEMENT À CÉLÉBRER?tous les dimanches dans La Presse Composez le (514) 285-7274 appels interurbains (sans frais) 1 866 987-8363 celebrites@lapresse.ca celeb_120807 ACTUEL SANTÉ JACINTHE CÔTÉ LA NUTRITION COLLABORATION SPÉCIALE Pierre Richard cuit ses légumes (brocoli, asperges, chou-fleur, etc.) dans l'eau bouillante trois minutes.Il se demande si cette technique est valable et s'il devrait garder l'eau pour s'en servir comme base de bouillon de soupe.C'est une très bonne question! Et grâce aux nombreuses études menées au cours des dernières décennies sur les effets des modes de cuisson sur la teneur en nutriments des aliments, on peut y répondre.On sait par exemple que la cuisson des légumes directement dans l'eau entraîne la perte de plusieurs éléments nutritifs, tels les vitamines du complexe B, l'acide ascorbique (vitamine C) et les minéraux.Ces nutriments ont tendance à être lessivés hors des légumes.Mais au moins, on peut les retrouver en partie dans le liquide de cuisson! La perte d'éléments nutritifs s'accentue quand on cuit les légumes trop longtemps ou qu'on utilise un trop grand volume d'eau pour la cuisson.En effet, on remarque que les légumes bouillis dans un chaudron non couvert, avec suffisamment d'eau pour les recouvrir, retiennent moins bien la vitamine C que ceux cuits dans un chaudron couvert avec une quantité minimale d'eau (cuisson à la vapeur ou au presto).Aussi, on remarque qu'une trop longue exposition à la chaleur tend à décomposer la paroi cellulaire du légume.Ce changement de la structure physique du légume est responsable de sa perte en eau \u2014 d'où le ramollissement \u2014 et de certains de ses nutriments.D'aut res facteurs peuvent influencer la rétention des éléments nutritifs des légumes lors de leur cuisson.On observe entre autres une plus grande perte nutritionnelle lorsqu'on les coupe en petits morceaux.Cela augmente la surface de contact des morceaux de légumes avec l'eau de cuisson.Ainsi, des haricots coupés en deux ou en trois peuvent subir une perte de nutriment presque deux fois plus importante durant la cuisson comparativement à des haricots non coupés.La cuisson à la vapeur ou au presto est plus longue, mais tend à mieux conserver les nutriments - surtout si elle est arrêtée à temps! Grâce à sa rapidité et au peu d'eau utilisée, la cuisson aux micro-ondes gagne aussi en popularité.Ce traitement thermique efficace minimise la destruction des vitamines sensibles à la chaleur, comme les vitamines A, D et E, ainsi que la thiamine, la riboflavine, la vitamine B6 et la vitamine C.Comparées aux autres méthodes de cuisson, les microondes sembleraient toutefois plus néfastes pour les composés phénoliques et les flavonoïdes contenus dans les légumes.C'est pour cette raison qu'il est préférable d'alterner entre la cuisson aux microondes et la cuisson à la vapeur pour maximiser vos apports en nutriments! Lorsque vous préparez vos légumes, il est donc préférable de garder le chaudron couvert, d'utiliser une quantité d'eau minimale durant la cuisson et d'éviter de couper les légumes en petits morceaux avant la cuisson.Quant à l'eau de cuisson, vous pouvez l'accumuler et l'utiliser plus tard comme bouillon dans une soupe.L'auteure de cette chronique est membre de l'Ordre professionnel des diététistes du Québec.Chaque semaine, elle répond à vos questions et commentaires.Adressez-les à : Chronique nutrition, La Presse 7, rue Saint-Jacques, Montréal (QC) H2Y 1K9 ou par courriel à : questiondenutrition@hotmail.com Bien préparer les légumes PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE © Des haricots coupés en deux ou en trois peuvent perdre presque deux fois plus de nutriments durant la cuisson, comparativement à des haricots non coupés.Il est préférable d'alterner entre la cuisson aux microondes et la cuisson à la vapeur pour maximiser vos apports en nutriments.LE CHIFFRE DE LA SEMAINE 9%C'est l'augmentation du risque de cancer du poumon causé par le radon, un gaz radioactif inodore dégagé par le sol.Le radon est particulièrement dommageable pour les fumeurs: une concentration élevée augmente le risque de cancer du poumon de 200%.Le radon est particulièrement présent dans certaines maisons neuves très hermétiques.Des détecteurs existent.VACCIN POUR PRÉADOS L'Ontario est devenue la première province à adopter le vaccin contre le papillomavirus.Ce vaccin réduit les risques de cancer du col de l'utérus, une maladie qui tue 400 femmes chaque année au Canada.Le vaccin doit être donné aux femmes avant le début de leur activité sexuelle, parce que le papillomavirus est transmis de cette manière.Aux États-Unis, une controverse entoure le vaccin : des organisations religieuses, ainsi que certains parents, estiment que le vaccin encouragera la sexualité précoce, puisqu'il doit être donné à l'âge de 10 ans.PAYER LES MALADES Un projet-pilote de rémunération des participants aux programmes de désintoxication fait des vagues au Royaume-Uni.Le programme, qui sera offert aux personnes qui sont accros aux drogues dures, prévoit que chacun recevra un bon d'achat d'une valeur de 25$CAN, échangeable contre des biens, des services ou de la nourriture dans les commerces voisins du lieu de traitement.Cette approche vise à diminuer les interruptions de traitement, qui mènent souvent à des surdoses et à des coûts additionnels en soins hospitaliers.Les critiques estiment que payer les drogués pour qu'ils se soignent pervertit la relation entre le médecin et son patient.L'ÉPILEPSIEDU MAH-JONG Les jeux de stratégie comme le mah-jong peuvent susciter des crises d'épilepsie chez des patients vulnérables, affirment des chercheurs de Hong-Kong.Leur étude a découvert 23 cas d'épilepsie survenus durant une partie de mah-jong en Chine, dans les dernières années.Les zones du cerveau rendues vulnérables par la maladie seraient aussi impliquées dans les décisions et évaluations critiques.TEXTES: Mathieu Perreault SOURCES : SOGC, Eurekalert, Science et Vie J'AI TESTÉ S'il y a une période de l'année où le diachylon est bien utile, c'est en été.Actuel en a testé quelques-uns.Pansement en aérosol d'Elastoplast Il est peut-être imperméable, antibactérie et invisible, mais on hésite à garder un produit avec l'inscription «danger extrême» dans sa trousse de premiers soins.Difficile de contrôler l'application.8,99$ les 40 applications Tough-Strips de Band-Aid Le diachylon classique en tissu beige.Petite amélioration: il est imperméable et adhère vraiment à la peau.4,89$ les 20 Pansements pellicule d'argent de Personnelle La «compresse révolutionnaire» en particules d'argent devrait réduire le risque d'infection.Nous ne pourrions dire si tel est le cas.Par contre, il résiste à l'eau.4,99$ les 24 Pansements guérison avancée de Band-Aid La guérison est-elle plus rapide avec ce diachylon coussiné?Impossible à dire: il s'est décollé après quelques minutes sous l'eau, malgré les promesses de l'emballage.6,29$ les 10 Pansement liquide de Band-Aid L'application, à l'aide d'un petit bâtonnet, est précise et facile.Et il est transparent.10,99$ les 10 applications \u2014 Janie Gosselin, collaboration spéciale BULLETINDE SANTÉ SOPHIE OUIMET-LAMOTHE La concurrence est féroce dans l'industrie de la mort.Depuis que les salons funéraires ont leurs propres cimetières, l'Église n'en a plus le monopole.Ces entreprises offrent des services alléchants aux personnes en deuil, qui y trouvent tout ce dont elles ont besoin sous un même toit.Il y a à peine 50 ans, les gens mouraient, on allait à l'église, puis on enterrait les dépouilles au cimetière.Sans se poser de questions.C'était la traditionnelle façon de faire, la seule.Mais depuis les années 70, de plus en plus de salons funéraires gèrent leurs propres cimetières.Et ils font de l'ombre aux cimetières de fabrique, administrés par l'Église.«Les grandes entreprises funéraires ont commencé à courtcircuiter la traditionnelle route des morts », illustre Sébastien St-Onge, sociologue spécialiste de la mort.Les familles des défunts sont attirées par l'éventail de services que leur proposent les salons funéraires.Les rituels sont personnalisés et simplifiés, ce qui répond mieux à leurs besoins que les services offerts par l'Église.«Aujourd'hui, l'entreprise peut gérer de A à Z l'événement de la mort, soutient M.St-Onge, ce qui était impensable autrefois.» Autrefois, c'est dans un passé pas si lointain, quand l'Église avait la mainmise sur la société.La mort n'y faisait pas exception.Pendant des générations et des générations, l'Église enterrait les morts en une terre bénite.C'est elle qui décidait de tout.Elle pouvait même refuser d'inhumer les corps des gens qui s'étaient suicidés.Mais la Révolution tranquille, au début des années 60, a chamboulé profondément la société québécoise.Les gens ont remis en quest ion l 'omniprésence pesante de l'Église et lui ont tourné le dos.Du même souffle, l'entreprise privée a pris plus de place.P ou r l a p remi è r e f o i s , l'Église a dû faire face à la concurrence.« C'est une rupture sans commune mesure, affirme M.St-Onge.On offre aux Québécois un cimetière dont la terre n'est pas bénite et qui ne répond à aucune référence religieuse.» Les petites fabriques paroissiales sont démunies face aux multinationales du deuil.«Arrive un vendeur de monuments.Il va facilement convaincre le conseil de fabrique d'acheter n'importe quelle niaiserie, déplore Alain Tremblay, directeur de l'Écomusée de l'au-delà.Alors la fabrique s'endette et ça met en péril la santé financière des cimetières.» Certains cimetières catholiques ont remédié au problème en concluant des partenariats avec des complexes funéraires.C'est ce qu'a fait le cimetière Notre- Dame-des-Neiges, qui s'est allié au Centre funéraire Côtedes- Neiges.«On est sur un pied d'égalité avec eux, même si nous ne sommes pas propriétaires du salon funéraire», explique Yoland Tremblay, le directeur général du cimetière.Le même genre d'entente existe au Repos Saint-François d'Assise, un immense cimetière catholique dans l'est de Montréal.Magnus Poirier est installé à une extrémité.Urgel Bourgie occupe l'autre.CIMETIÈRES SOPHIE OUIMET-LAMOTHE Depuis la Révolution tranquille, la société québécoise a changé.Le regard de l'homme sur la mort aussi.Les trois quarts des gens ont peur de la mort, apprenait-on dans un sondage CROP-La Presse publié en octobre 2005.La technologie, la science et la connaissance ont fait des bonds de géant depuis les années 60.Mais selon le sociologue Sébastien St- Onge, la société n'a jamais été aussi vulnérable face à la mort.«Même si l'homme moderne est puissant, il traîne un boulet : la mort », soutient-il.À cause de l'individualisation de la société, nous ne somme plus capables de nous mobiliser devant la mort, ajoute-t-il.«C'était ça, la force des sociétés traditionnelles.La culture venait nous murmurer à l'oreille ce qu'on devait faire, explique-t-il.Ce n'était pas tant de croire au petit Jésus qui était essentiel, mais le fait qu'on était plusieurs à donner un sens à la mort.» Selon Alain Tremblay, directeur de l'Écomusée de l'au-delà, l'éclatement des familles a aussi joué un rôle dans l'absence de regroupement dans le deuil.«Les gens ne veulent pas nécessairement être enterrés avec leurs parents.Et parfois ils déménagent au loin », soutient-il.D'ailleurs, le temps consacré au deuil rétrécit de plus en plus.Avant, le corps était exposé dans la maison.Pendant une semaine, toute la famille s'y recueillait.De nos jours, la moyenne de la durée de l'exposition dans les salons funéraires est d'une journée et demie, explique Nathalie Samson, directrice générale de la Corporation des thanatologues du Québec.«C'est un aspect de notre société, constate-telle.Comme la majorité des choses qu'on fait, on essaie d'expédier.» Selon Mme Samson, cette tendance se reflète dans les congés accordés aux travailleurs.Les normes du travail offrent cinq journées de congé, dont seulement la première est payée, les quatre autres étant aux frais des travailleurs.Cela est nettement insuffisant, estime la directrice générale de la Corporation des thanatologues du Québec.«À évacuer le deuil, on peut créer des complications.Les gens chez qui le deuil est mal fait peuvent avoir des répercussions plus tard », souligne-t-elle.L'homme de plus en plus seul devant la mort PHOTO MARTIAL DASSYLVA, ARCHIVES LA PRESSE © Pendant des générations, l'Église enterrait les morts en une terre bénite.Aujourd'hui, seulement 75% des Québécois veulent des funérailles religieuses.Ci-dessus, le cimetière de l'église Saint-Jean, dans l'île d'Orléans.« L'entreprise peut gérer de A à Z l'événement de la mort, ce qui était impensable autrefois.» PHOTO MARTIN TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE © Les cimetières de fabrique, administrés par l'Église, sont démunis face aux multinationales du deuil.Depuis les années 70, de plus en plus de salons funéraires gèrent leurs propres cimetières.«Les grandes entreprises funéraires ont commencé à court-circuiter la traditionnelle route des morts», dit Sébastien St-Onge, sociologue spécialiste de la mort.REGARD SUR «L'INDUSTRIEDE LAMORT» «Ce n'était pas tant de croire au petit Jésus qui était essentiel, mais le fait qu'on était plusieurs à donner un sens à la mort.» SOPHIE OUIMET-LAMOTHE Comment envisagez-vous de passer votre éternité?Six pieds sous terre ou sur une tablette de bibliothèque, coincé entre deux livres?Depuis la légalisation de l'incinération, en 1963, les nouveaux rites funéraires se sont multipliés.Et ils ont changé le visage des cimetières.Avec l'apparition de la crémation, une partie de la clientèle a déserté les cimetières.«Ce n'est plus un lieu obligé », confirme le sociologue et auteur d'un essai sur la mort, Sébastien St-Onge.Selon des données fournies par la Fédération des coopératives funéraires du Québec, près du quart des gens dispersent les cendres de leurs proches, sur l'eau ou au sol.Les autres les conservent à la maison, les enterrent au cimetière ou les déposent dans un colombarium.Depuis qu'elle est légale, l'incinération est de plus en plus populaire.Selon les données de la Fédération des coopératives funéraires du Québec, seulement 3% des Canadiens optaient pour la crémation dans les années 60.Aujourd'hui, près de la moitié des gens choisissent cette option.De nouveaux rites funéraires L'apparition de colombariums pour accueillir les urnes remplies de cendres a radicalement changé le visage des cimetières.Les mausolées se sont mis à pousser comme des champignons.On y aménage des cryptes de béton, appelées enfeus, à l'intérieur des murs.Dans les espaces résiduels, on installe des colombariums, où s'entassent des niches qui peuvent contenir deux urnes.Bâtir et surtout entretenir un mausolée coûte cher.Ce qui exige une planification à long terme des ressources financières.«Une fois que les mausolées sont remplis, il n'y a plus de nouveaux revenus apportés au cimetière.Mais les dépenses d'entretien continuent », affirme Alain Leclerc, directeur général de la Fédération des coopératives funéraires.Au cimetière Notre-Dame-des- Neiges, un projet de construction qui s'étale sur 20 ans est en cours.La première phase de quatre sera achevée en octobre et permettra presque 6000 enfeus et 5000 niches.Impossible de savoir combien coûte le projet, car le directeur général du cimetière refuse de divulguer les chiffres.Mais selon Alain Tremblay, de l'Écomusée, la première phase coûtera 25 millions de dollars.Le spécialiste ne comprend pas comment le cimetière pourra conserver ces constructions pendant 25 ans.«Présentement, ils payent le salaire des employés avec la vente des enfeus.Comment vont-ils fa i re pour pouvoir entretenir et chauffer tout ça?» s'interroge-t-il.Mille et une façons de traverser l'éternité QUELQUES CHIFFRES 1200 le nombre estimé de cimetières catholiques au Québec.Il est impossible de connaître le nombre exact, puisqu'il n'existe pas de répertoire des cimetières.5698$ le coût moyen des funérailles au Québec en 2004 36% des gens apportent les cendres de leur proche à la maison 75% des Québécois veulent des funérailles religieuses 60% des Québécois croient qu'il y a une vie après la mort Sources: Le marché funéraire au Québec, février 2007, données fournies par la Fédération des coopératives funéraires du Québec.Sondage CROP-La Presse sur la mort, octobre 2005.PHOTO MARTIN TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE © Les monuments en hauteur, comme ceux que l'on aperçoit ci-dessus dans le cimetière Mont-Marie, à Lévis, ne sont pas légion dans les cimetières privés.Les entreprises préfèrent les plaques au sol, plus abordables et plus faciles à entretenir.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © Afin de tenir le coup, certains cimetières catholiques ont conclu des partenariats avec des complexes funéraires.C'est ce qu'a fait le cimetière Notre-Dame-des-Neiges, qui s'est allié au Centre funéraire Côte-des-Neiges.Or, le lock-out, qui dure depuis le 16 mai, pourrait bien convaincre des familles en deuil de se tourner vers d'autres entreprises privées.INC.Et ils ne sont pas seuls: plusieurs autres cimetières ont conclu de telles ententes.Cimetières publics, cimetières privés Les cimetières privés posent la question de la pérennité, selon Alain Leclerc, directeur général de la Fédération des coopératives funéraires du Québec.«La notion d'éternité est particulière dans un cimetière, dit-il.Quand on enterre quelqu'un, c'est pour toujours.» Toutefois, la promesse d'éternité est aléatoire lorsqu'on fait affaire avec un cimetière privé.«Le clergé, ça fait 2000 ans que ça existe, reprend M.Leclerc.Une entreprise privée pourrait être vendue ou faire faillite.Qu'estce qu'on fait quand la pérennité de l'entreprise n'équivaut pas au serment d'éternité qu'on fait aux gens en leur vendant un lot?» se questionne-t-il.Selon lui, c'est la rentabilité qui prime dans les cimetières privés.Les monuments en hauteur sont moins nombreux, au profit des plaques au sol, plus abordables et plus faciles à entretenir.Par exemple, on peut passer la tondeuse par-dessus.« La manière de penser du privé n'est pas la même que celle du public.Et ça déborde sur la façon dont on rend hommage aux défunts», déplore M.Leclerc.Selon lui, l'industrie funéraire ne devrait pas tomber aux mains du privé.«Ce sont des activités collectives, qui font référence à la mémoire de la communauté.Ça devrait être pris en charge par le public », dit-il.REGARD SUR «L'INDUSTRIEDE LAMORT» PHOTO ROBERT MAILLOUX, ARCHIVES LA PRESSE © Comme il n'y a pas de répertoire des cimetières, il est impossible de connaître leur nombre exact.Ci-dessus, le cimetière de la petite église anglicane de Saint-Damase-de-L'Islet. Brian Stock MATHIEU PERREAULT Lorsqu'il étudiait à Cambridge, Brian Stockdemandait souvent à son professeur, C.S.Lewis, pourquoi il perdait son temps à écrire des romans pour enfants comme Narnia.Immanquablement, ce dernier répondait qu'enchanter les enfants par la lecture était bien plus important que de fasciner les adultes avec des critiques littéraires sophistiquées.Quarante ans plus tard, le professeur émérite de l'Université de Toronto peut considérer qu'il a fait fructifier l'héritage de son prestigieux professeur.Ses réflexions sur la critique littéraire l'ont rendu célèbre en Amérique et en Europe, et il est courtisé par des éditeurs français, italiens et anglophones.L'académie des Lincei, la plus ancienne en Europe, a également annoncé cet été qu'elle lui remettrait son prix Feltrinelli lors d'une cérémonie en novembre prochain à Rome.Des sciences à la littérature Enfant, Brian Stock se destinait plutôt aux sciences.«J'étais très doué en mathématiques », raconte-t-il en entrevue depuis sa résidence de Toronto.«Au doctorat, j'ai choisi l'histoire des sciences.Je suis remonté au Moyen Âge pour trouver la solution à un problème de l'histoire de la perception.Je voulais comprendre quand les scientifiques ont commencé à percevoir le monde naturel en tant que système physique, et non comme une idée platonicienne.Mon premier livre, Mythes et sciences au 12e siècle, prouvait que le Moyen Âge est différent de l'Antiquité sur ce point, qu'il est marqué par l'empirisme.Ça a fait beaucoup parler, notamment en France.» Délaissant alors les sciences, M.Stock est devenu historien philologue et s'est intéressé à l'impact de l'écriture et de la lecture sur la culture.«À partir du Moyen Âge, de plus en plus de gens savaient lire, explique-t-il.Cela avait nécessairement un impact sur notre société.Même si notre société est de plus en plus basée sur l'oralité, avec la radio et la télévision, la base est tout de même le texte écrit.C'est ce qui fait foi.» Le prix Feltrinelli récompense d'ailleurs ses recherches sur la civilisation de la lecture et de l'écriture en Occident.Sa démarche l'a mené à distinguer les lectures «ascétique» et «esthétique».«La lecture ascétique, c'est l'idée que lire doit former la morale, l'éthique, le caractère.C'est très présent dans l'Antiquité, par exemple chez Sénèque.La lecture esthétique sert au plaisir.J'ai été surpris de constater que la lecture ascétique continue à être importante, même si on parle de plus en plus de divertissement.C'est cela que je retrouvais chez C.S.Lewis avec ses histoires de Narnia.» La lecture ascétique est toujours présente, comme en témoignent les critiques condamnant la cigarette ou les scènes de torture dans les films, ou encore les commentateurs soulignant que la valeur littéraire de Harry Potter importe peu parce que l'important est que les jeunes acquièrent le goût de la lecture.Optimiste L'intérêt de Brian Stock pour les livres lui vient de sa grand-mère, qui l'a élevé pendant que son père était à la guerre.«J'ai dû assister à pas mal de discussions littéraires.» Son père, aujourd'hui décédé, était publicitaire et parlait souvent à la radio, ce qui a donné à son fils le goût des discours bien tournés.Il est né sur la côte Ouest des États-Unis, pendant un voyage de ses parents vers la Californie.Il retient de son enfance l'immense lassitude de la société canadienne après la Deuxième Guerre mondiale, sentiment qui a dispersé sa famille aux quatre coins de l'Amérique, en quête d'une vie meilleure.La jeunesse d'aujourd'hui n'est pas très loin de cet état d'esprit, selon Brian Stock.Il est notamment fasciné par le succès de la série de films sur l'espion Jason Bourne, qui met en vedette Matt Damon.«Matt Damon est à la recherche de son identité.Le gouvernement, représenté par la CIA, est à la source de toute la violence qui l'entoure, des mensonges.L'État ne donne plus de direction morale.Je pense que c'est la suite du débat romantique sur le nationalisme et le dégoût de l'État.» Mais le philologue de 68 ans est relativement optimiste.Il ne pense pas que le niveau de culture de l'élite a baissé.Il estime qu'il est possible d'être cultivé autrement que par la lecture.«Nous vivons dans un monde pluridimensionel.Une personne peut être cultivée du point de vue des ordinateurs.La base de notre culture n'a pas changé, les autres dimensions dépendent directement ou indirectement de la culture littéraire.Mais dans l'évaluation de ces dimensions, nous ne pouvons pas appliquer systématiquement les critères de la culture littéraire dont elles dépendent.» LA PERSONNALITÉ DE LA SEMAINE RETROUVEZ LA PERSONNALITÉ DE LA SEMAINE SUR LES ONDES DE RADIO-CANADA ENCORE PLUS QUE DU TALENT, DE L'INTELLIGENCE, MÊME DU GÉNIE, L'EXCELLENCE NAÎT DE L'EFFORT Àl'automne, Brian Stock recevra le prestigieux prix Feltrinelli, l'équivalent italien du Nobel, lors d'une cérémonie à Rome.Cet hommage clôt une prestigieuse carrière de théoricien de la critique littéraire, qui a amené ce Montréalais ayant grandi à Toronto aux quatre coins du monde.Son grand mérite est d'avoir montré que, comme les philosophes de l'Antiquité, l'homme moderne ne lit pas toujours seulement pour son plaisir, mais aussi pour améliorer son caractère.Les pessimistes vont dire que le niveau des gens cultivés a baissé, mais je pense que le problème est plus compliqué.On ne peut plus dire qu'une personne qui n'a pas beaucoup lu n'est pas cultivée.PHOTO MIKE CASSESE AUJOURD´HUI R D I EN D I R E C T Avec Alain Crevier VENDREDI, SAMEDI ET DIMANCHE DÈS 6h ENTREVUE AVEC LA PERSONNALITÉ: 9h40 DEMAIN MATIN C ' E S T B I E N MEILLEUR L E MAT I N Avec Franco Nuovo DU LUNDI AU VENDREDI 5h À 9h ENTREVUE AVEC LA PERSONNALITÉ: 6h40 À RADIO-CANADA RETROUVEZ LA PERSONNALITÉ DE LA SEMAINE LA PRESSE/RADIO-CANADA www.radio-canada.ca 3491557A "]
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