La presse, 19 août 2007, Cahier A
[" Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE Ne manquez pas le nouveau film Contre toute espérance, à propos de la prochaine saison du Canadien.Venez voir mon blogue ! cyberpresse.ca/laporte DIM 6 21924 12352 3 123e année No 295 40 pages, 5 cahiers 88¢ taxes en sus - Édition provinciale 96¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées Montréal dimanche 19 août 2007 Le plus grand quotidien français d'Amérique IMMOBILIER VENDRE OU ACHETER?ATTENDRE OU FONCER?LA PRESSE AFFAIRES PAGES 1 À 3 AFFAIRE ZIDANE ET MATERAZZI ET TASOEUR?SPORTS PAGE 5 NEUROMARKETING À LACONQUÊTE DU SUBCONSCIENT PAGES A2 ET A3 NE MANQUEZPAS NOTREGRILLE BLANCHE ARTS ET SPECTACLES PAGE 6 LA GRILLE BLA JUSTIN TIMBERLAKE DÉCIBELS ET HYSTÉRIE Plus de 21 000 fans ont assisté hier soir au concert de Justin Timberlake.Quand le chanteur pop de 26 ans s'est amené sur la scène, vers 20h50, au son de la chanson Future Sex/Love Sounds, on a frôlé l'hystérie.De mémoire, jamais autant de cris stridents n'ont résonné aussi bruyamment dans le Centre Bell.Et pour cause.Difficile de résister devant une telle décharge d'énergie brute, raconte notre journaliste Hugo Dumas.NOTRE CRITIQUE EN PAGE 1 DU CAHIER ARTS ET SPECTACLES.SOUS LES FEUX DE LA RAMPE Josée Verner et Maxime Bernier étaient des vedettes montantes du gouvernement Harper.Le remaniement de mardi les a promus au rang de figures de proue.Seront-ils à la hauteur ?Portraits et parcours.PLUS PAGES 1 À 3 Josée Verner Ministre du Patrimoine canadien Maxime Bernier Ministre des Affaires étrangères HAÏTI L'OURAGAN DEAN COGNE À LA PORTE PAGE A9 ENDEAVOUR TOUR DU CHAPEAU ET RETOUR ANTICIPÉ PAGE A10 9 juillet 2006, finale du Mondial : Le célèbre coup de boule de Zidane à Materazzi.PHOTOMONTAGE LA PRESSE© CATHERINE HANDFIELD MONTEBELLO\u2014Le calme régnait dans les rues de Montebello, hier.Les habituels touristes du mois d'août avaient déserté les lieux, et pas nécessairement à cause de la brise fraîche qui a soufflé toute la journée.En prévision de la rencontre des trois chefs d'État d'Amérique du Nord qui doit avoir lieu demain, l'entrée principale du Château Montebello a été fermée tôt en matinée hier.Trois agents de la SQ contrôlaient les allées et venues.Policiers, journalistes et employés pouvaient passer.Mais les estivants, eux, devaient rebrousser chemin.La SQ et la GRC ont pris d'assaut le village de 1080 habitants.La garde côtière sillonnait la rivière des Outaouais, et des centaines d'agents patrouillaient dans le périmètre de sécurité de 2,1 km autour du site qui accueillera George W.Bush, Felipe Calderon et Stephen Harper.«C'est tout un spectacle», a confié Mario Duchesne, bien installé sur son balcon, longuevue en main.Il regardait passer au ciel les hélicoptères, F-18 et Cessna des Forces canadiennes.Montebello sous haute surveillance Policiers et manifestants attendent Harper, Bush et Calderon >Voir SOMMET en page A4 PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE© 1 04999$ Powershot G7 2 39999$ Caméra GL2 - Capteur CMOS de 10,1 mégapixels - Grand écran ACL de 2,5 pouces - Nouveau capteur autonettoyant - Mise au point à 9 zones BEAUBIEN Valide jusqu'au 19 août 2007 42999$ Powershot SD800 - 7,1 mégapixels - Stabilisateur d'image - Zoom 28-105 mm grand-angle 61999$ - 10 mégapixels et zoom optique 6x - Stabilisateur d'image optique - Fonctions manuelles et automatiques Incluant un - objectif 18-55 mm - objectif 75-300 mm (1) Comprend: 10$ de rabais sur un cadre/album, 20$ de rabais sur un plan de protection, 20$ de rabais sur les impressions photo, 25$ de rabais sur un atelier photo (valeur de 75$) (2) Comprend: 10$ de rabais sur un cadre/album, 10$ de rabais sur un plan de protection, 15$ de rabais sur les impressions photo, 25$ de rabais sur un atelier photo (valeur de 60$) (3) Comprend: 10$ de rabais sur un cadre/album, 15$ de rabais sur un plan de protection, 20$ de rabais sur les impressions photo, 25$ de rabais sur un atelier photo (valeur de 70$) 60$ E N P R I M E en carte rabais (2) 60$ E N P R I M E en carte rabais (2) 70$ E N P R IM E en carte rabais (3) 75$ E N P R I M E en carte rabais (1) Super Solde de la rentrée - Système de capteurs 3 CCD - Stabilisateur d'image optique - Zoom optique 20x Rég.: 44999$ Rég.: 64999$ Rég.: 1 14999$ Rég.: 2 $ dernière journée 3497023A MATHIEU PERREAULT « Pour vendre un produit, il faut s'imaginer que tous les clients ont 4 ans, même s'il s'agit de physiciens nucléaires qui magasinent un scanner de plusieurs millions de dollars.» Inutile de blâmer le milieu de la publicité pour ce conseil peu flatteur du publicitaire français Christophe Morin.Depuis quelques années, une nouvelle science - le neuromarketing - donne de nouvelles pistes pour titiller le subconscient des magasineurs.Car les spécialistes du marketing sont de plus en plus nombreux à faire équipe avec des spécialistes du cerveau.À L'Assomption, près de Montréal, le fabricant d'échafaudages industriels Hydromobile a eu recours aux spécialistes de la firme Salesbrain, fondée en Californie par Christophe Morin.Leur leçon: même si les dépliants d'Hydromobile sont destinés à des ingénieurs ou à des techniciens, ils doivent stimuler la partie émotive du cerveau.«Avant, nous mettions davantage l'accent sur les caractéristiques de nos produits, explique Thierry Lachapelle, directeur du marketing d'Hydromobile.Salesbrain nous a aidés à mettre l'accent sur les émotions de nos clients: le désir de sécurité, de faire des profits et d'allonger la productivité des employés plus âgés.» Hydromobile a intégré l'une des découvertes les plus récentes de la neurologie: les décisions d'ordre financier sont émotives et non rationnelles.Grâce aux neuroscientifiques, de grands fabricants tentent d'aller plus loin encore.Il y a deux ou trois ans, Chrysler a par exemple constaté que les voitures sport activent les régions du cerveau responsables de la reconnaissance des figures, ce qui explique pourquoi nous avons tendance à «personnaliser» nos voitures en les affublant d'un surnom.Surveillés par une photo Le neuromarketing ne se limite pas à la vente.Certaines de ses applications peuvent servir au bureau: mettre la photo d'un visage audessus de la caisse commune de la cafetière décourage les tricheurs qui prennent du café sans payer, parce qu'ils se sentent surveillés.Autre découverte surprenante: les garderies qui imposent des frais élevés aux parents retardataires pourraient augmenter le nombre des retards parce que cette stratégie apaise les zones du cerveau liées à la culpabilité (les parents ont payé, donc ne se sentent plus coupables).Mais l'industrie multimilliardaire de la pub est évidemment mieux placée que d'autres pour tirer profit de ces découvertes.«La publicité veut essentiellement influer sur les décisions, explique Christophe Morin.On sait maintenant quelles sont les régions du cerveau qui s'animent dans certaines conditions.Essentiellement, nous lisons les revues médicales pour connaître les derniers progrès en neurologie.L'une des grandes découvertes est que les décisions sont souvent dirigées par la partie la plus primitive du cerveau, la partie reptilienne.Nous avons mis au point un langage qui essaie de traduire plus concrètement les propositions publicitaires pour le cerveau reptilien.» Selon M.Morin, il existe six «codes» qui permettent d'atteindre plus efficacement ce cerveau repLA NEUROLOGIE AU SERVICE La publicité a une réputation sulfureuse.Elle nous incite parfois à acheter des choses superflues.Mais une nouvelle approche pourrait être encore plus dévastatrice pour le porte-monnaie : le neuromarketing.Basé sur les travaux de neurologues qui ont étudié le processus de prise de décision, le neuromarketing veut titiller plus efficacement le subconscient des magasineurs.Certains d'entre eux craignent d'être transformés en marionnettes.« Les décisions sont souvent dirigées par la partie la plus primitive du cerveau, la partie reptilienne.Nous avons mis au point un langage qui essaie de traduire plus concrètement les propositions publicitaires pour le cerveau reptilien.» ACHETEZ, VOUS ÊTES ÉTUDIÉ L'une des découvertes les plus récentes de la neurologie?Les décisions d'ordre financier sont émotives et non rationnelles.» Dépendances et magasinage VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?nouvelles@lapresse.ca UN COMMENTAIRE SUR NOTRE JOURNAL?commentaires@lapresse.ca SOMMAIRE Amusez-vous ! ARTS 8 Astrologie du jour AFFAIRES 5 Décès AFFAIRES 6 Forum A 12 et 13 Grille blanche ARTS 6 Horaire télévision ARTS 2 Monde A 14 Personnalité ACTUEL 6 Petites annonces AFFAIRES 4 et 5 Sudoku AFFAIRES 3 Météo Ensoleillé avec passages nuageux en après-midi, maximum 20, minimum 9.ACTUEL 5 Plusieurs neurologues qui s'intéressent au neuromarketing travaillent aussi sur les dépendances, qui mettent à contribution les mêmes mécanismes du cerveau.Alain Dagher, chercheur à l'Institut neurologique de Montréal, a ainsi publié l'hiver dernier dans la prestigieuse revue Neuron un commentaire sur le neuromarketing intitulé «Shopping Centers of the Brain ».Les magasineurs pathologiques pourraient avoir des anomalies dans les zones du cerveau activées par les achats.«Dernièrement, nous avons commencé à considérer les dépendances comme l'alcoolisme et les compulsions comme le jeu ou le magasinage pathologiques comme des désordres du processus de décision, explique Gregory Berns, psychiatre de l'Université Emory.Il s'agit de choix conscients qui ont des conséquences négatives.Or, le marketing vise justement à influer sur les choix des consommateurs.C'est pourquoi la plupart des recherches sur le neuromarketing et la neuroéconomie sont financées par l'Institut national sur l'abus de drogues.» \u2014 Mathieu Perreault Le neuromarketing peut aussi être utilisé en finance.En 2005, des chercheurs suisses ont démontré que, si on a un taux plus élevé d'ocytocine, une hormone qui joue un rôle dans les liens sociaux et affectifs, on fait davantage confiance à ses partenaires d'affaires et à la Bourse.Des cobayes qui avaient reçu une dose d'ocytocine en vaporisateur nasal faisaient deux fois plus confiance à un partenaire d'affaires qui demandait leur collaboration financière.Ces résultats pourraient être appliqués aux environnements de travail des courtiers en finance, de manière à les encourager à prendre plus ou moins de risques.Une compagnie newyorkaise, Vero Labs, s'est servie de ces résultats pour lancer un parfum à l'ocytocine qui, prétendelle, suscite un sentiment de confiance chez les interlocuteurs du porteur du parfum.Cela dit, il est loin d'être clair que le parfum soit suffisamment puissant pour atteindre les narines d'autrui en quantités comparables à celles de l'expérience suisse.Vero Labs vend son parfum 50$US pour un flacon suffisant pour deux mois.\u2014 Mathieu Perreault Quand la Bourse s'appuie sur le neuromarketing PHOTO CARLOS BARRIA, REUTERS Les publicitaires utilisent des principes psychologiques de base depuis belle lurette.Mais le neuromarketing va plus loin, en remplaçant par exemple les groupes témoins par des séances de magasinage virtuel sous l'observation d'un scanner. DE LA PUBLICITÉ tilien.«Il est extraordinairement égoïste.L'important est l'impact que le produit ou l'entreprise aura sur le sujet.Il est attentif à ce qui est différent, en rupture.Il faut donc multiplier les contrastes visuels et sonores.Il est attentif au début et à la fin des messages mais perd de l'intérêt au milieu, afin de limiter ses dépenses énergétiques.Il est sensible aux émotions extrêmes, positives comme négatives.Et le cerveau reptilien est plutôt visuel, parce qu'il est connecté directement au nerf optique.» Observation auscanner Une application encore plus poussée du neuromarketing consiste à remplacer les groupes témoins par des séances de magasinage virtuel sous l'observation d'un scanner.«Ça reste très marginal pour l'instant, explique Jean-Charles Chebat, professeur de marketing à l'École des hautes études commerciales.Mais il est clair que, avec des scanners, on va plus loin.On sait très bien, quand on utilise la méthode du questionnaire, qu'il y aura des réponses biaisées: le consommateur répond en fonction de sa représentation des attentes de l'intervieweur.Autre problème, les échelles de réponses sont rarement validées.» Le neuromarketing est plus précis mais aussi très cher.«Seules les très, très grandes compagnies américaines, comme Coca-Cola, peuvent se le permettre, précise le professeur Chebat.Il faut payer pour les scanners et pour faire interpréter leurs résultats.On peut aussi se demander si le neuromarketing pourra vraiment éliminer le problème de la distance entre les conditions de laboratoire et la vie réelle.» L'an dernier, M.Chebat et un collègue ont montré que la publicité antitabac est plus efficace quand elle montre des organes atteints par des maladies du tabagisme.Ils ont évalué les images imprimées sur les paquets de cigarettes.Les publicitaires utilisent des principes psychologiques de base depuis belle lurette.C'est ce qui explique la diffusion de musique et, dans certains magasins, d'odeurs susceptibles d'inciter à l'achat.Plusieurs appellent ce genre de stratégie l'«effet Proust», en référence au romancier français qui avait noté que tremper une madeleine dans le thé suscitait en lui une joie liée à son enfance et à sa tante Léonie.Inquiétudes Les promesses du neuromarketing inquiètent grandement les associations de consommateurs.Les tenants de la neuroéconomie, qui sous-tend la théorie du neuromarketing, évoquent pour leur part la possibilité d'inciter les citoyens à faire des choix éclairés.Par exemple, au lieu de rendre les contributions aux REER optionnelles, le gouvernement canadien pourrait les déduire d'office du chèque de paye des contribuables, à moins que ces derniers n'indiquent expressément qu'ils ne veulent pas contribuer.Comme la neurologie a confirmé qu'investir dans son avenir est plus difficile que de s'opposer à une mesure optionnelle, le taux d'épargne grimperait en flèche.Mais les consommateurs ne devraient pas s'inquiéter, selon M.Chebat.«Chaque fois que les gens ont l'impression d'être manipulés, il y a des réactions brutales.Il faut que les publicitaires fassent très attention avec le neuromarketing.» ACHETEZ, VOUS ÊTES ÉTUDIÉ Pour vendre un produit, il faut s'imaginer que tous les clients ont 4ans, même s'il s'agit de physiciens nucléaires qui magasinent un scanner de plusieurs millions de dollars.» La publicité veut influer sur les décisions.On sait maintenant quelles sont les régions du cerveau qui s'animent dans certaines conditions.» L'un des premiers coups d'éclat du neuromarketing a consisté à expliquer le fameux «défi Pepsi».Même si, dans les publicités, les gens choisissent toujours Pepsi, la marque est loin derrière Coca-Cola dans les préférences des consommateurs américains.Au goût, Pepsi et Coke sont équivalents, avec un léger avantage pour Pepsi, selon Read Montague, neuropsychologue de l'Université Baylor, au Texas.Il a disséqué à l'aide d'un scanner IRM les zones du cerveau activées durant le test.Dans un test à l'aveugle, les amateurs de Pepsi réagissent cinq fois plus que les amateurs de Coke, si on se fie à l'activité de la zone du cerveau liée au goût.Mais quand les cobayes savaient ce qu'ils buvaient, la zone du cerveau associée à la réflexion devenait très agitée, beaucoup plus que la zone du goût.Avec l'intervention des capacités cognitives du cerveau, Coca- Cola l'emportait haut la main.Cela signifie, a expliqué M.Montague dans un célèbre article publié en 2004, que l'image de marque de Coca-Cola, avec ses associations puissantes à la publicité, aux souvenirs et au statut social, joue un rôle plus important que le simple goût de la boisson gazeuse.C'est pourquoi, même si la majorité des Américains préfèrent le goût du Pepsi, Coca-Cola domine le marché.Selon un article du New York Times, Coca-Cola avait 41% du marché américain des boissons gazeuses en 2006, contre 33% pour Pepsi.Au Canada, les deux marques sont à égalité à 35%, avec un léger avantage pour Pepsi au Québec, peutêtre à cause des fameuses publicités de Claude Meunier.\u2014 Mathieu Perreault Le défi Pepsi PHOTO DANIEL ACKER, BLOOMBERG NEWS Non seulement les comportements des consommateurs sont épiés et analysés, mais, depuis quelques années, le neuromarketing donne aussi de nouvelles pistes pour stimuler le subconscient de ceux-ci.Les spécialistes dumarketing sont de plus en plus nombreux à faire équipe avec des spécialistes du cerveau.PHOTO EUGENE HOSHIKO, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS L'image de marque de Coca-Cola jouerait un rôle plus important que le simple goût de la boisson gazeuse.Et c'est pourquoi, elle devance sa concurrente Pepsi.L'explication serait neurologique. SUITE DE LA UNE CATHERINE HANDFIELD I ls sont peu nombreux au Québec, mais ils sont prêts à intervenir.Les avocats criminalistes spécialisés dans les cas d'arrestation de manifestants s'attendent à travailler dans les jours qui suivent.« Je va is êt re de ga rde lundi », a confié l'avocat Denis Barette.Son confrère Pierre- Louis Fortin-Legris, lui, a déjà été joint par certains de ses clients.M e Denis Poitras s'at tend également à intervenir.«Quand il y a beaucoup de forces policières, il y a des arrestations, prévient-il.Il faut bien que la police justifie son budget.» Il ne pense pas que la situation soit comparable à celle du sommet des Amériques, à Québec en 2001, où quelque 200 des 30 000 manifestants avaient été arrêtés.Prison temporaire à l'école secondaire La SQ a mis à la disposition des mani festants deux terrains vagues à proximité du Château Montebello.Ceux qui auraient l'idée de s'aventurer plus près risquent de finir leur séjour en Outaouais au centre de détention temporaire aménagé dans l'école secondaire de Papineauville.« Obstruer le passage constitue une violation de la loi », indique Anne Mathieu, porte-parole de la SQ.Les avocats des manifestants sur le qui-vive En fait, tous les effectifs de la SQ et de la GRC prévus pour le sommet étaient en fonction, hier.«Ils sont prêts à intervenir en tout temps», a précisé Anne Mathieu, porte-parole de la SQ.Elle préfère ne pas s'avancer sur le nombre de manifestants attendus.«Nous sommes préparés pour faire face à 10 ou 10 000 personnes », s'estelle contentée de répondre.Le campement s'organise Les manifestants n'ont pas encore commencé à affluer à Montebello.Mais l'un deux, Nicolas, était déjà là, se baladant sur la route 148 avec son sac à dos.Un écusson anti-Bush y était accroché.«C'est plus mollo aujourd'hui, a constaté l'étudiant de 26 ans, arrivé le matin même de Gatineau.C'est demain (aujourd'hui) que ça commence.» À 22 km au nord, toutefois, une cinquantaine de jeunes et moins jeunes se préparaient pour les manifestations prévues aujourd'hui à Ottawa et demain à Montebello.Ils campent dans une ferme biologique à Notre-Damede- la-Paix, faisant ainsi coïncider leur «camping autogéré» du mois d'août avec la troisième rencontre du Partenariat nord-américain pour la sécurité et la prospérité.«Je suis venue dénoncer le faible rouage démocratique de notre société, qui est en train d'être encore plus bafoué, a dit Judith Cayer, travailleuse communautaire de Pointe-Saint-Charles.Je n'aime pas nécessairement manifester, mais ça me fait me sentir mieux.» Judith et tous les autres discutaient autour d'un feu de camp presque éteint.Certains étaient pieds nus.D'autres se coupaient les cheveux.Trois jeunes femmes couchées dans l'herbe peignaient une banderole de 5 m pour les manifestations à venir.Ici, les entrevues avec lesmédias ne se font pas en tête-à-tête, mais en groupe.«On est ici parce que ça nous redonne confiance, parce que notre société crève de vide», a dit calmement Olivier, un foulard indien noué au cou, le pantalon taché de peinture bleue.Marc, un jeune homme sans domicile fixe à barbe rousse, est venu expressément de Vancouver, où il distribuait de la nourriture végétarienne aux sans-abri.Il cautionne la violence lors des mani festations.« On ne s'attaque pas aux vieilles dames et au PME, mais aux symboles du capitalisme, comme les policiers et les clôtures », fait remarquer cet habitué des manifestations.Cer ta ins commerça nts de Montebello avaient toutefois peur pour leurs boutiques.Le commerce de fourrure N.Lambert, sur la route 148, a fermé ses portes hier, et ce jusqu'à mardi.D'autres prévoyaient aussi le faire si jamais la situation dégénérait.«Mon patron ne veut pas se faire briser son dépanneur», a dit Sandra Bélanger, caissière au Bonisoir.De toute façon, les clients étaient rares.Le Club de golf du Château de Montebello était aussi désert, mis à part un mariage, qui a été célébré vers la fin de l'après-midi.«Le couple avait réservé une salle au Château Montebello, mais disons qu'il y a eu une réservation un peu plus prioritaire », a confié un employé.Montebello sous haute surveillance SOMMET suite de la page A1 PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE © Un agent de la Sûreté du Québec surveille les rues où même l'entrée d'un bar a été barricadée, près du Château Montebello, où se tiendra la rencontre entre le premier ministre du Canada, Stephen Harper, et ses homologues des États-Unis et du Mexique, les présidents GeorgeW.Bush et Felipe Calderon.« Je suis venue dénoncer le faible rouage démocratique de notre société, qui est en train d'être encore plus bafoué », a dit Julie Cayer.hyundaicanada.com PDSF des modèles annoncés des ACCENT GS CONFORT MANUELLE/ELANTRA GL/TUCSON GL/SONATA GL AUTOMATIQUE 2007 de 15 195 $/15 595 $/21 195 $/23 595 $.Frais de livraison et de destination (1 345 $/ 1 345 $/1 595 $/1 395 $), d'immatriculation, d'assurance, d'enregistrement et toutes taxes applicables en sus des PDSF.Les frais de livraison et de destination comprennent les frais de transport et de préparation, d'administration du concessionnaire et un réservoir plein de carburant.Offres de location sur approbation du crédit des Services financiers Hyundai pour les véhicules neufs ACCENT GS CONFORT MANUELLE/ELANTRA GL 2007, taux d'intérêt annuel de financement à la location de 1,47 %/1,96 % pour 60/60 mois sans obligation au terme du contrat de location.Mensualités de 179 $ pour l'ACCENT GS CONFORT MANUELLE 2007 avec comptant de 2 699 $.Obligation totale à la location de 13 439 $.Mensualités de 169 $ pour l'ELANTRA GL 2007 avec comptant de 2 850 $.Obligation totale à la location de 12 990 $.Les frais d'immatriculation, d'assurance, d'enregistrement au registre des droits (RDPRM au Québec) sont payables au moment de la livraison.Frais de livraison et de destination (1 345 $/1 345 $) et frais d'acquisition de location (350 $) inclus.Dépôt de sécurité de 0 $ pour tous les modèles.Taxes applicables, frais d'enregistrement au registre des droits (RDPRM au Québec), d'assurance et d'immatriculation en sus des offres de location.Kilométrage annuel de 20 000 km, 10 ¢ par kilomètre additionnel.Les frais de livraison et de destination comprennent les frais de transport et de préparation, d'administration du concessionnaire et un réservoir plein de carburant.Taux annuel de financement à l'achat sur approbation du crédit des Services financiers Hyundai de 0 %/0 % jusqu'à 60/72 mois pour tous les véhicules neufs TUCSON/SONATA 2007.Exemple de financement : 15 000 $ à un taux annuel de 0 % équivaut à des mensualités de 250,00 $/208,33 $ pour 60/72 mois.Coût de prêt de 0 $ pour une obligation totale de 15 000 $.Certaines conditions peuvent s'appliquer pour le Programme de remise aux diplômés.Voir le concessionnaire pour les détails.\u2020La garantie globale de Hyundai couvre la plupart des pièces du véhicule contre les défauts de fabrication sous des conditions normales d'utilisation et d'entretien.Les noms, logos, noms de produits, noms des caractéristiques, images et slogans Hyundai sont des marques de commerce appartenant à Hyundai Auto Canada Corp., et sont utilisés sous licence.Toutes les offres sont en vigueur jusqu'au 31 août 2007 et ne peuvent être combinées à aucune autre offre.Le concessionnaire peut vendre à prix moindre.Voir le concessionnaire pour les détails.Toutes les marques de commerce sont la propriété de Hyundai Auto Canada Corp.TAPIS PROTECTEURS ET PLEIN DE CARBURANT INCLUS POUR TOUS LES VÉHICULES HYUNDAI.(MODÈLE TUCSON GL V6 MONTRÉ) TUCSON GL 2007 4 cylindres - transmission manuelle PDSF : 21 195 $ SONATA GL 2007 4 cylindres - transmission automatique PDSF : 23 595 $ 0 %FINANCEMENT À L'ACHAT JUSQU'À 72 MOIS FINANCEMENT À L'ACHAT JUSQU'À 60 MOIS (MODÈLE ACCENT GS 3 PORTES MONTRÉ) ACCENT GS CONFORT 2007 Transmission manuelle (MODÈLE ELANTRA GLS MONTRÉ) par mois/60 mois Comptant de 2 850 $ TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS PDSF : 15 595 $ 169 $ ELANTRA GL 2007 LOCATION À PARTIR DE 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l'avaient dit.Mario Dumont est revenu de son souper important.Il vote contre lui aussi.Et ses députés qu'on ne connaît pas itou.Qu'arrive-til?Jean Charest déclenche des élections.En plein été.Appel aux urnes le 2 juillet, le lendemain des déménagements, question d'être bien mêlé.Et de voter deux fois : à son ancienne adresse et à la nouvelle.Pauline Marois est donc nommée chef plus tôt.Elle va chez Holt Renfrew s'acheter des vêtements d'été, et elle est prête pour la bataille.Est-ce une remarque sexiste, ce que vous venez de lire?C'est le grand questionnement durant toute la campagne.Pauline Marois est la première femme chef de parti de l'histoire du Québec.Et les autres chefs ne savent pas trop comment agir.Jean et Mario ne peuvent jouer viril avec elle, sinon ils seront étiquetés misogynes.Mario Dumont fait une gaffe en déclarant que le sexe de Pauline Marois n'est pas plus un problème que l'était celui d'André Boisclair.Ayoye! Faux pas majeur.Question de ne pas perdre le vote des femmes, le chef de l'ADQ présente une nouvelle candidate vedette: la mairesse Boucher.Mme Boucher porte pour l'occasion une robe aux couleurs de l'ADQ, une robe caméléon.Dans un geste écologique très apprécié des éditorialistes, le Parti libéral ressort les vieilles pancartes qui ont servi aux élections du printemps.Les candidats ont toujours le menton dans la main, mais on leur a dessiné au Photo Shop des lunettes fumées et des chemises hawaïennes pour faire estival.Un premier sondage paraît.Ses conclusions : si Pauline Marois avait le programme de l'ADQ et l'équipe du PLQ, elle écraserait ses rivaux.Dès lors, on ne voit plus qu'elle dans les pubs du Parti québécois.Même que «PQ» signifie désormais «Pauline Québec ».La chef ne parle jamais d'indépendance ou de référendum.Elle préfère dire «l'émancipation » et «la question boni ».Mario Dumont tente de se servir de la commission Johnson pour déstabiliser les libéraux.Tous les jours, il lit en primeur un courriel confidentiel reçu par les commissaires.Ainsi, on apprend que Pierre-Marc Johnson a reçu une annonce de Viagra, une publicité d'élargissement du pénis et une lettre d'un citoyen du Gabon qui veut déposer 100 000$ dans son compte de banque à condition qu'il dépose 15 000$ dans le sien préalablement.Le rapport avec le réseau routier?Aucun, si ce n'est que le Viagra donne une queue de béton.Pour rassurer le peuple québécois, Jean Charest organise tous ses points de presse sur un viaduc, illustrant que le réseau routier est aussi solide que son gouvernement.C'est rassurant.Survient alors le scandale du foie gras.Vous savez, la ferme avec toutes ces oies gavées cruellement.Immédiatement Charest et Dumont dénoncent cette pratique.Mme Marois tarde à le faire.Après tout, c'est si bon, du foie gras.On semble s'acheminer vers la réélection du Parti libéral lorsque survient l'affaire de l'été: la contamination des cours d'eau par les algues bleues.Mario Dumont en fait un tsunami.Super Mario troque son autobus pour un sousmarin et emmène les journalistes constater les dégâts.Déclaration choc: tout le monde sait que Charest est bleu au fond, voilà qu'il déteint au fond de l'eau! Du grand Mario.Encore une fois, les stratèges libéraux doivent faire preuve d'imagination pour étouffer la crise.Jean Charest, pour prouver qu'il n'y a aucun réel danger, se baigne en Speedo dans tous les lacs contaminés.Il termine la campagne couvert de petits boutons.De boutons rouges, tient-il à préciser.Alors arrive le jour du vote.En pleine canicule.Pour encourager la participation, on donne un cornet de crème glacée à chaque personne qui vient voter.L'État vaut bien une léchée.Bernard Derome, pas encore remis d'avoir annoncé la défaite de Jean Charest dans sa circonscription en mars dernier, attend jusqu'à 3 h du matin, pour être bien certain des résultats, avant de dire : «Si la tendance se maintient, le prochain gouvernement du Québec sera.» Et c'est là que la De Lorean frappe un viaduc.Nous revenons au présent.Rien ne s'est passé cet été.Si on avait eu des élections cet été STÉPHANE LAPORTE CHRONIQUE Venez voir mon blogue ! cyberpresse.ca/laporte COLLABORATION SPÉCIALE Pauline Marois est la première femme chef de parti de l'histoire du Québec.Et les autres chefs ne savent pas trop comment agir.Jean et Mario ne peuvent jouer viril avec elle, sinon ils seront étiquetés misogynes.MARDI 14 AOÛT 2007 ENTRE HAMBOURG ET MONTRÉAL Je croyais que Hambourg était une ville maussade et austère.Un port dur et gris comme dans l'Amsterdam de Brel.J'avais le lointain souvenir des séries policières allemandes que Radio-Canada diffusait l'été, jadis, il y a longtemps.J'avais tout faux.SURMON BLOGUE CETTE SEMAINE VENDREDI 17 AOÛT 2007 ROULER SANS LIMITES DE VITESSE Je me suis toujours demandé pourquoi nos voitures peuvent aller jusqu'à 200 km/h si, lorsque nous dépassons 100 Km/h, on nous colle une amende de 200 $ et l'on nous enlève trois points ?Maintenant, je sais.C'est pour les Allemands.Réagissez au blogue de Stéphane Laporte: www.cyberpresse.ca www.bodyworlds.com HEURES D'OUVERTURE PROLONGÉES JUSQU'À 23H les jeudis, vendredis et samedis Achetez vos billets au centredessciencesdemontreal.com La billetterie ferme ses portes à 21h30.DERNIÈRE CHANCE 3497309A PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE © Des jeux gonflables, du maquillage - auquel s'adonnait Anh Thien, 9 ans - des centaines de sourires et beaucoup de policiers.C'est ce qu'on trouvait hier au parc Jean-Drapeau, à la neuvième Fête des enfants.Nombre de parents ont dit à La Presse que les propos d'un blogueur qui encourageait les pédophiles à fréquenter les lieux les avait inquiétés.Ils se sont toutefois dits rassurés par l'imposant contingent policier.Les agents ont arrêté un homme de 54 ans qui regardait les enfants se baigner dans la piscine.L'homme de Rivière-du-Loupa été relâché plus tard.- Martin Croteau Les enfants sous surveillance llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll MARTIN CROTEAU Une vingtaine d'avions cloués au sol, des centaines de passagers retardés, tout cela à cause d'un bête canif.L'aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau a été paralysé pendant plus de quatre heures, hier soir, pendant que les policiers cherchaient par tous les moyens de mettre la main au collet du passager transportant l'objet tranchant.À 17h50, un homme s'est présenté au contrôle de sécurité et a posé son sac devant le détecteur électronique.«Les agents de sécurité ont vu un objet tranchant à l'intérieur.C'était possiblement un couteau», a expliqué Lyne Labelle, agente d'information du Service de police de la Ville de Montréal.Mais au moment où les agents ont fait ce constat, l'homme avait déjà récupéré son sac et disparu dans la foule.Les agents n'ont pris aucun risque.La zone internationale a été bouclée.Les pilotes ont reçu l'ordre de ne pas décoller avant que le suspect soit arrêté.Les passagers qui avaient déjà embarqué ont dû prendre leur mal en patience en attendant que les policiers fouillent chaque avion.«Je suis à bord depuis deux heures et on ne fait rien, on niaise.Et ils ne savent pas combien de temps ça va durer», a expliqué Isabelle Vaillancourt, qui a joint La Presse par cellulaire.Les recherches ont duré presque quatre heures.«Il y avait à peu près 20 vols en cause et des milliers de passagers.Tout ce qu'on savait, c'est qu'il s'agissait d'un homme transportant un sac.Nous n'avions pas de description », a expliqué Lyne Labelle.Les policiers ont finalement arrêté l'homme à 21h15.Pour le moment, aucune accusation criminelle ne pèse contre lui.«Ça semble avoir été une erreur de bonne foi », a indiqué Mme Labelle.Au total, entre 18 et 22 vols internationaux ont été retardés, selon l'Administration canadienne de la sûreté du transport aérien (ACSTA).Dans certains cas, les délais dépassaient trois heures.Pendant que le branle-bas se poursuivait à l'intérieur de la zone sécurisée, des centaines de passagers devant se rendre aux portes d'embarquement étaient refoulés à la barrière.C'était le cas de Jean- Marc Puech, qui était encore loin de la zone de fouille, même après avoir attendu plus d'une heure.«On ne nous a rien dit.On ne sait pas ce qui se passe», a-t-il indiqué.De son côté, Zara Leitnen fulminait.En route vers Berlin, elle devait d'abord faire un arrêt à Londres.«À cause de ce délai, je pense que je vais manquer ma correspondance.» De son côté, l'ACSTA déplore la négligence du voyageur, qui s'est présenté à l'aéroport avec un objet défendu.«C'est très frustrant quand les gens sont mal informés et qu'ils arrivent à l'aéroport avec des objets interdits, a dit la porteparole Anna-Karina Tabunar.À cause d'un passager, des centaines d'autres ont été retardés.» L'agence fédérale recommande aux voyageurs de mieux s'informer des nouvelles règles en vigueur dans les aéroports.L' aéroport Trudeau paralysé Un homme passe le contrôle de sécurité avec un canif PATRICK LAGACE CHRONIQUE C'est un classique du 514: un jeune couple vit dans un bel appart dans un beau quartier, tous les deux tres, tres, tres heureux d'etre montrealais.Puis, bang, la cigogne depose un petit paquet au pied de la porte de leur cinq et demie.Au bout d'un an, que font-ils?Ils font ce qu'ils avaient jure de ne jamais, jamais, jamais faire.Ils s'exilent.L ong u e u i l , B l a i nv i l l e , Repentigny, Brossard, Vaudreuil.Qu'importe.Ils deviennent des 450.Ils ont peu honte, remarquez.Au debut, ils rient de l'abri Tempo de leur voisin.Se moquer de leur nouveau semblable est le dernier soupir du Montrealais qui, en eux, agonise; le dernier rot de leur urbanite.Je ne fais pas partie de cette race de traitres.Je resiste, moi, Monsieur.Je reste a Montreal.Je m'accroche a ma carte de membre de la Clique du Plateau comme a la prunelle de mes yeux.He-roi-que.Mais je comprends les traitres qui s'exilent.C'est plus facile, la banlieue.Moins d'irritants.Montreal est difficile a aimer, a un moment donne.Il y a le bruit.Il y a la salete, la pollution.Il y a les bouchons, gracieusete des banlieusards qui assaillent Montreal pour ses jobs, pour ses festivals, pour ses spec- Il y a des lundis ou je reve de Boucherville tacles, pour ses restos potables.Il y a ces condos minuscules qui coutent plus cher que des manoirs a Candiac, il y a ces taxes injustifiables.Il y a ces regles de stationnement comprises uniquement par les doctorants en algebre.Il y a ce systeme d'arrondissements farfelu qui a balkanise Montreal en couronnant des maires de quartier qui ont castre le maire, le vrai.Il y a que Montreal est dur a aimer, bon.Montreal, c'est comme une blonde que tu adores mais qui pue de la gueule, qui boit comme un trou et qui s'achete de la guenille de luxe avec ta carte de credit.Tu l'aimes, mais a un moment donne tu veux la quitter.Eh bien! Pas moi.Je reste.Et pour me remercier, m'erige-t-on une statue, m'offre-t-on les cles de la ville, m'envoie-t-on un certificat d'assiduite signe par Frank Zampino?Non.On me donne des tickets.Des contraventions, je veux dire.Je ne les compte plus, depuis que la Ville et ses arrondissements ont decide d'ecoeurer les automobilistes avec des regles de stationnement plus strictes que certains diktats du dictateur nord-coreen (OK, j'exagere) : parcometres a nourrir jusqu'a 21h chaque soir, sauf le dimanche, sept minutes pour 25 cents.Je peux tolerer tous les boutons d'acne de Montreal.Je peux.Mais je ne reve jamais plus au 450 que quand je dois me vider les poches pour nourrir un parcometre boulimique, rue Mont- Royal, un lundi soir.Philippe et moi, on se vide les poches pour nourrir le parcometre.Y va te manquer a peu pres six minutes, a calcule Phil.Six minutes avant 21h, quoi, l'heure ou on cesse de donner des contraventions.J'ai hausse les epaules : Bah, ca va etre correct, ils ne me donneront jamais un ticket tard pour six minutes.J'avais tort.Ils me l'ont donne, ces Huns.Donne?Assene.J'entends d'ici les ayatollahs de l'asphalte me sermonner : Pour encourager le transport en commun, il faut serrer la vis aux automobilistes.Ouain.Peut-etre.Sauf que la rue Mont-Royal, c'est comme Fleury, c'est comme Masson: des arteres qui vivent du commerce local, des gens du quartier.C'est pas Crescent.C'est pas Saint-Laurent-dans-le-coindes- chromes.C'est pas le centreville.Dans ces coins-la, je m'en sacre : forcez les mechants automobilistes a nourrir les parcos 24 heures sur 24, dix piasses de l'heure, vous allez faire casquer des touristes, des banlieusards, dans le lot.Mais statistiquement, desole, personne ne part de Vimont un lundi soir pour venir prendre une biere rue Mont-Royal.C'est bien connu, les banlieusards ne viennent boire en ville que le samedi.Et encore faut-il que Martin Matte soit en show quelque part, pas loin.Alors quand on me colle une contravention a 20h54 un lundi soir sur Mont-Royal, c'est pas un automobiliste que la Ville ecoeure.C'est un Montrealais.Evidemment, cette nuance, dans la ferveur religieuse qu'est devenue la chasse aux chars, elle s'est perdue.Amen.Si au moins notre bon maire decidait d'installer des postes de peage pour faire payer ces 450 qui nous envahissent chaque matin, endommagent nos rues et polluent notre air.Mais non, c'est complique, ca.Plus facile d'ecoeurer celui qui est facile a ecoeurer : moi.Moi et les autres Montrealais.Fait que c'est ca.Je reve de Boucherville.Le doux parfum de la haie de cedre.Pas de parcometres.Du terrain, en veux-tu, en v'la ! Et une piscine.Je suis sur que je peux equilibrer ca, un PH.Faudra deux chars, bien sur, mais que voulez-vous.Oui, un jour, je vais l'avoir, mon abri Tempo.Seules quelques contraventions m'en separent.Quand on me colle une contravention a 20h54 un lundi soir sur Mont-Royal, c'est pas un automobiliste que la Ville ecoeure.C'est un Montrealais.MONBLOGUE DES REACTIONS Ne vous demandez pas pourquoi les megacentres commerciaux se developpent maintenant en banlieue : t'as pas de stationnement a payer et tu peux faire tes trucs tranquilles.Sylvain Stopponi Dans ma nouvelle vie parisienne, les memes contraventions sont de l'ordre de 11.Convertissez tant que vous voulez, ca reste trois fois moins cher que dans ce beau village.Quelqu'un pourra-t-il un jour m'expliquer POURQUOI le cout de la vie a augmente de facon aussi exponentielle a Montreal dans les dernieres annees ?Je veux bien que l'on fasse le top 5 des villes in de Wallpaper, que la planete entiere nous envie Arcade Fire.Mais bonyenne, c'est de MONTREAL qu'on parle, pas de Londres, New York ou Tokyo! .Benoit Tout a fait d'accord.Nous avons quitte le Plateau Mont-Royal il y a trois ans pour nous etablir a Saint-Bruno.Ca nous dechirait le coeur de partir.Et vous savez quoi?Nous n'avons jamais eu envie de revenir.Nous n'avons meme jamais envie d'y mettre les pieds.Nous faisons toutes nos affaires sur la Rive-Sud, sauf lorsque nous avons envie d'aller au marche Jean-Talon.Pourquoi se faire ch.avec les parcometres de plus en plus gourmands de Montreal ?Maintenant, j'ai toujours l'impression de me faire arnaquer a Montreal.J'ai toujours l'impression que l'on veut me faire les poches.Regardez bien le maire aller, lui qui veut en plus mettre des peages pour acceder au centre-ville.Il finira par la tuer.Jean-Pierre Racicot Soldes pour la Grande ouverture d'un magasin Bowring au Quartier DIX30 Lampe de table Bella 28 po 2999$ T o u j o u rs at t r a y a n t .T o u j o u rs ab o r d a b l e .273.4 x 273.4 x 5po Compartiments: 9 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prix sont en vigueur jusqu'a dimanche le 26 aout 2007 inclusivement.Nous nous reservons le droit de limiter les quantites.Certains articles peuvent ne pas etre disponibles dans tous les magasins.En cas d'erreur d'impression, les articles seront vendus au prix en vigueur.9999$ ch Prix comparable 299,99 $ 3501928A Ensemble de cinéma maison Récepteur THX de 75 W à 7,1 canaux, décodeurs DOLBY et DTS, i Pod Ready, 5 haut-parleurs et 1 subwoofer Livaison gratuite Cuisinière de 30 po Surface de cuisson relevable, minuterie et horloge électroniques, four de très grande capacité Livraison, ramassage et service gratuits Matelas semi-ferme en mousse et viscoélastique Sans rotation Sommier également offert Voir prix en magasin Garantie de 20 ans Livraison et ramassage gratuits 1 place .499 $ RABAIS DE 360 $ Rég.: 859 $ Grand lit.749 $ RABAIS DE 450 $ Rég.: 1199 $ Très grand lit .24,97 $/mois ou 899 $ RABAIS DE 700 $ Rég.: 1599 $ Mobilier de cuisine avec dessus de table en hévéa plaqué Dessus de 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sélectionnés.\u2020\u2020Cette offre ne peut être jumelée à aucune autre promotion.Brault&Martineau déduira de votre achat un montant équivalant à la TPS et à la TVQ.Détails en magasin.Termes et conditions de la vente: achat minimum requis de 499$ avant taxes pour les appareils électroniques et de 799$ avant taxes pour les meubles, matelas, accessoires de décoration et électroménagers.Ne payez que les taxes de vente au moment de l'achat.Sujet à l'approbation du crédit.Le montant de votre achat sera réparti en 36 versements égaux, sans frais ni intérêt, débutant le mois suivant votre achat.Détails en magasin.Desjardins partenaire officiel de Brault & Martineau BROSSARD Tél.: 450 619-6777 9500, boul.Taschereau (coin boul.Rivard) GATINEAU Tél.: 819 561-5007 1 877 755-2555 500, boul.de la Gappe (face aux Prom.de l'Outaouais) KIRKLAND Tél.: 514 697-9228 16 975, route Transcanadienne (sortie 50 de la Transcanadienne) LASALLE Tél.: 514 364-6110 7272, boul.Newman (près du Carrefour Angrignon) LAVAL Tél.: 450 682-2516 500, boul.Le Corbusier (coin boul.de la Concorde) REPENTIGNY Tél.: 450 470-0815 145, rue de Lafayette (près du boul.Brien) ROCK FOREST Tél.: 819 562-4242 1 800 267-4240 4275, boul.Bourque (coin rue Grégoire) SAINT-HUBERT Tél.: 450 676-1911 1351, boul.des Promenades (près des Prom.St-Bruno) SAINT-LÉONARD Tél.: 514 254-9455 6700, rue Jean-Talon Est (près des Galeries d'Anjou) SAINTE-THÉRÈSE Tél.: 450 430-0555 125, boul.Desjardins Est (coin boul.Curé-Labelle) ST-HYACINTHE 3300, avenue Cusson Tél.: 450 774-6116 (à côté de la Cage aux Sports) ST-JEAN-SUR-RICHELIEU 575, Pierre-Caisse Tél.: 450 349-1609 (face au Carrefour Richelieu) GRANBY 50, rue Simonds Nord Tél.: 450 372-5656 (près du Canadian Tire) NOUVELLES GALERIES DU SOMMEIL À la PAYEZ EN NOUS PAY ONS sur les meubles, matelas, accessoires de décoration, électroménagers\u2020 et appareils électroniques\u2020 499 $ 13 galeries du sommeil braultetmartineau.com Lundi au vendredi 9h à 21h Samedi 9h à 17h Dimanche 10h à 17h St-Jean, St-Hyacinthe et Granby: Lundi au mercredi 9h à 18h Jeudi et vendredi 9h à 21h Samedi 9h à 17h Dimanche 10h à 17h HEURES D'OUVERTURE : Téléviseur à projection de 61 po Rapport de contraste de 4000:1, conversion HD automatique, syntoniseur ATSC, 2 entrées HDMI Livraison gratuite et garantie de 12 mois 3496827A Résultats des tirages du: Résultats des tirages du: décomposable dans les deux sens En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.Ventes totales : GAGNANTS LOTS Prochain gros lot (approx.) : Jour - Mois - Année - Signe 500 000 $ décomposable dans les deux sens compl.compl.Participation gratuite compl.500 000 $ (C) 7/7 6/7+ 6/7 5/7 4/7 3/7+ 3/7 11 166 846 $ 2 500 000,00 $ 128 330,00 $ 1 565,00 $ 97,40 $ 10,00 $ 10,00 $ 5 000 000 $ 2007-08-18 08 JANVIER 72 CANCER 2007-08-17 Un abonnement pour gagner du temps.Renseignez-vous ! 1 866 628-4783 PARIEZ SUR VOS JOUEURS FAVORIS ! DEMANDEZ LE PROGRAMME 2.ACTUALITÉS PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE © En 2000, à la Saint-Jean, Lucien «Frenchie» Jarraud avait participé à une fête au Chez-nous des artistes.PRESSE CANADIENNE PARIS\u2014 La colonie artistique est en deuil à la suite de la mort de l'animateur de radio et de télévision Lucien «Frenchie» Jarraud vendredi soir, aux soins intensifs de l'hôpital Georges-Pompidou, à Paris.En vacances dans la Ville lumière, il a été hospitalisé le 9 juillet pour une embolie pulmonaire, suivie de deux infarctus.Depuis, il était plongé dans un coma artificiel.Frenchie Jarraud était le doyen des ondes radiophoniques.Il aurait célébré ses 85 ans le 7 septembre.Il avait entrepris sa carrière d'animateur à la radio de CJMS en 1955.Il y demeura pendant 14 ans.Il fit aussi sa marque pendant deux décennies à CKVL, puis à CHRS et CJMS 1040, où il était toujours en ondes dans les premiers jours de juillet à son émission Le p'tit monde à Frenchie.Selon l'animateur Claude Poirier, Frenchie Jarraud a révolutionné la façon de faire de la radio au Québec quand il a lancé les tribunes téléphoniques.M.Poirier le place en tête des animateurs radiophoniques de la province.«Jarraud a donné ses lettres de noblesse à CJMS dans les années 60 et 70», a-t-il dit.Frenchie Jarraud a également animé des émissions de télévision pendant sept ans à Télé-Métropole, dont Face à Face avec Claude Lapointe, Le coeur sur la main et Toast et Café, avec entre autres la comédienne Dominique Michel.En entrevue sur les ondes de NTR, Mme Michel a rappelé le sens de l'humour de Frenchie Jarraud, mais surtout son ardeur au travail.Selon elle, l'homme était «un grand communicateur ».L'animateur Marcel Béliveau, qui l'a connu dans les années 60, l'a revu l'an dernier pour travailler avec lui.Il s'est dit surpris de son décès compte tenu de l'énergie et de la lucidité dont il faisait preuve encore tout récemment.Il a salué la mémoire d'un homme dévoué, prêt à aider les autres.«Il parlait de politique.Il parlait même des femmes à l'occasion.Il n'avait rien perdu de quoi que ce soit.C'était un gars charmant.C'était aussi une grande gueule, il aimait gueuler; c'est ça qui le tenait en vie.» Il s'est consacré à de nombreuses causes humanitaires au moyen de téléthons, de radiothons et d'interventions de toutes sortes.Lucien «Frenchie» Jarraud laisse dans le deuil sa femme, Michelle Landry, ses enfants, Nathalie, Martin et Alexandre, ainsi que ses petits-enfants, Danika, Nikolas, Mathieu et David.La dépouille mortelle de Lucien Jarraud sera rapatriée en terre québécoise dans les prochains jours.L'animateur Frenchie Jarraud meurt dans un hôpital parisien « Jarraud a donné ses lettres de noblesse à CJMS dans les années 60 et 70.» EN BREF Dernier hommage à soeur Estelle Lauzon Des centaines de personnes ont rendu un dernier hommage, hier, à la chapelle de la maison de la Providence, à soeur Estelle Lauzon, battue à mort lundi dans un couvent du boulevard de Maisonneuve Est, à Montréal.«Soeur Estelle a donné sa vie et son sang aux pauvres et aux marginaux, a dit le père Armand Girard durant son sermon.Il y a rien de plus grand que nous puissions faire que de donner notre vie.» - Presse Canadienne Les employés du cimetière rejettent l'offre patronale Les employés en lock-out du cimetière Notre-Damedes- Neiges, réunis hier en assemblée générale, ont rejeté unanimement l'« offre globale» faite cette semaine par la Fabrique Notre-Dame.Les 130 travailleurs ont plutôt adopté une nouvelle contre-proposition qui sera présentée à la partie patronale en début de semaine.Selon le président du syndicat, Daniel Maillet, la porte est encore ouverte pour faire une telle contre-proposition.«La proposition de la Fabrique n'a jamais été qualifiée d'offre finale.Je pense que l'employeur voulait juste voir si nous étions toujours unis.C'est le cas, le vote unanime que nous venons de faire le prouve.» Plusieurs journées de négociations sont prévues cette semaine devant le conciliateur nommé par le gouvernement.- Tristan Péloquin Mont-Orford poursuit Québec Mont-Orford inc.contre-attaque : l'entreprise réclame 20 millions de dollars au gouvernement du Québec pour la résiliation du bail d'exploitation de la montagne, a indiqué La Tribune hier.Le quotidien sherbrookois a obtenu copie d'une requête portée le 1er août devant la Cour supérieure du Québec.Mont-Orford demande réparation pour ses pertes, qu'elle évalue à 20 128 219$.Selon la demanderesse, cette somme correspond à la valeur des actifs selon le bail signé en 2000, soit 13 443 538$, aux pertes subies dans les trois dernières années (6 028 227$) et à la valeur de ses actifs non visés, soit 656 454$.- Presse Canadienne Corps repêché Le corps de Marie-Paule Blanchette, 74 ans, portée disparue depuis les inondations du 9 août à Rivièreau- Renard, en Gaspésie, a été retrouvé vendredi soir au large de Shippagan, au Nouveau-Brunswick.L'identification formelle a eu lieu hier après-midi, après l'autopsie.C'est la garde-côtière canadienne qui a fait la découverte.La femme se trouvait dans sa résidence avec son mari lorsque leur maison a été emportée par le fort courant de la rivière Morris pour se fracasser contre un pont.Le corps de l'homme de 78 ans avait été retrouvé le lendemain, près du pont.- Presse Canadienne Un Avant-Goût de l'Automne 2007 Offre d'une Durée Limitée Débute Aujourd'hui 2Habits pour 250$ 2Habits pour 295$ 2Habits pour 395$ 2Habits pour 495$ ou 149.99$ chacun ou 179.99$ chacun ou 249.99$ chacun ou 299.99$ chacun MONTRÉAL Centre-ville 514-282-4537 Mail Champlain 450-672-4537 BROSSARD Place Sainte-Foy 418-652-4537 SAINTE-FOY Carrefour Laval 450-682-4537 LAVAL HABITS POUR HOMMES D'AFFAIRES HABITS 100% LAINE HABITS 100%LAINE SUPER 120 HABITS DE LAINE DE QUALITÉ SUPÉRIEURE super 130&140 AUCUNE TAXEÀ PAYER! 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Avant première de la collection d'habits de l'automne 2007! 3501677A MONDE TRISTAN PÉLOQUIN Alors que l'ouragan Dean, poussé par des vents de 240 km/h, s'apprêtaitàfrapper les Caraïbes, Lévis Bérubé, propriétaire de l'Auberge du Québec à Port-au-Prince, en Haïti, avait les yeux bien fixés sur son ordinateur, hier.À son domicile de Varennes, il observait avec une certaine fébrilité les images des caméras de surveillance transmises par internet.«L'ouragan devrait frapper la côte vers 3 ou 4h du matin.Je surveille ça de près, a expliqué le propriétaire de l'établissement, en affaires en Haïti depuis 1972.Là-bas, les autorités ont décrété l'état d'alerte dans quatre départements, peu après que l'ouragan fut passé de la catégorie 3 à la catégorie 4, sur une échelle qui en compte cinq.Les déplacements en avion et en bateau ont été interdits dans les régions concernées.On a également émis des avis d'évacuation dans certains secteurs où des glissements de terrain sont à craindre.«Nous avons décrété l'alerte en raison des fortes précipitations prévues, avec des risques d'inondations», a déclaré à l'AFP le responsable de la protection civile haïtienne, Dieufort Delorges.«Plus d'un millier de personnes composant les équipes d'intervention locale de la protection civile ont été mobilisées et des secouristes de la Croix-Rouge haïtienne sont prêts à intervenir.Des centres d'hébergement ont été réquisitionnés pour accueillir les gens habitant les zones à risque », a ajouté M.Delorges.La mission des Nations unies pour la stabilisation d'Haïti (Minustah) est également en état d'alerte dans les régions où passera le cyclone, a indiqué l'ONU.«La Minustah est prête à apporter son assistance pour localiser les personnes en danger et transporter de l'aide humanitaire si le gouvernement le demandait», a déclaré un porte-parole de la mission, Mamadou Bah.À l'Auberge du Québec, on a pris plusieurs précautions.«Nous avons émondé les arbres et rangé tout ce qui est en verre dans des endroits sûrs, a indiqué au téléphone le directeur adjoint, Valère Sandoval.Nous demandons aussi aux clients de rester autant que possible dans leur chambre.» Dans le pire des cas, on mettra en marche les trois génératrices de l'établissement.«Mais vous savez, nous sommes habitués aux ouragans, en Haïti.Et Portau- Prince est relativement bien protégé par les montagnes.C'est au sud, sur la côte, que ça va vraiment brasser», a expliqué M.Bérubé.Les autorités de la République dominicaine, de la Jamaïque, des îles Caïmans et de Cuba étaient également sur le quivive, en soirée hier.La première ministre de la Jamaïque, Portia Simpson Miller, a organisé une réunion d'urgence avec son cabinet.On craint là-bas que les élections générales du 27 août soient perturbées par le passage de Dean.- Avec AFP OURAGAN DEAN C'est l'état d'alerte en Haïti PHOTO VICTOR RUIZ, REUTERS Àl'instar des habitants d'Haïti, ces Mexicains de Cancun se préparent au passage de Dean.Après les planches de surf, c'est au tour des planches de bois d'avoir la cote.RICHARD HÉTU COLLABORATION SPÉCIALE NEW YORK \u2014 Les meurtres se distinguent d'abord par leur cruauté et leur gratuité.Le soir du 4 août, un vendredi, quatre amis d'enfance se retrouvent dans une cour d'école de Newark, où ils écoutent de la musique, leur passion commune, assis dans des gradins.Âgés de 18 à 20 ans, ils incarnent l'avenir de la communauté afro-américaine, qui compose 55% de la population de Newark, ville la plus importante du New Jersey.En septembre, ils doivent aller à l'Université de l'État du Delaware.Le plus jeune, Terrance Aeriel, est déjà pasteur pentecôtiste.Seule sa soeur, Natasha Aeriel, 19 ans, survivra à l'affrontement entre son groupe et celui de José Carranza, un immigré péruvien âgé de 28 ans.Atteinte d'une balle à la tête, la jeune femme s'écroulera près des gradins et assistera impuissante à l'exécution de son frère et de leurs deux camarades, Iofemi Hightower et Dashon Harvey, tous les deux âgés de 20 ans.Selon l'accusation, on a forcé les trois victimes à s'agenouiller devant un mur avant de leur tirer une balle dans la nuque à bout portant.Le motif du crime semble être le vol.José Carranza, le suspect principal, est un immigré clandestin qui avait déjà eu des démêlés avec la justice américaine.Soupçonné d'agression et de viol d'enfant, il a été libéré sous caution il y a trois mois.Depuis, il aurait vécu de rapines avec une bande composée d'un autre adulte, Rodolfo Godinez, un immigré nicaraguayen âgé de 24 ans, et de trois ou quatre adolescents.Ces meurtres, survenus il y a deux semaines, ne suscitent pas seulement l'horreur dans une ville où le taux d'homicides suit une courbe ascendante.Ils sont également devenus un point de référence dans le débat national sur l'immigration clandestine.Les commentateurs conservateurs et les aspirants républicains à la Maison-Blanche s'en servent pour exprimer leur colère face à la situation actuelle, qui permet à quelque 12 millions de sanspapiers de vivre aux États-Unis.L'ancien président de la Chambre des représentants, Newt Gingrich, a notamment reproché au président et aux membres du Congrès d'être restés en vacances «pendant que de jeunes Américains se font massacrer dans nos villes par des gens qui ne devraient pas être ici».Trois des suspects, dont José Carranza, ont été appréhendés et accusés de meurtre et de complicité de meurtre.Ils ont plaidé non coupable.Les autorités ont par ailleurs annoncé hier l'arrestation de Rodolfo Godinez et de son demi-frère, âgé de 16 ans, dont l'identité n'a pas été révélée.Mais comment un immigré clandestin comme José Carranza a-t-il pu être libéré sous caution après avoir été accusé de viol?La réponse tient en partie au statut de Newark, qui se définit comme une «ville refuge» pour les immigrés illégaux.À ce titre, la municipalité enjoint à ses policiers et à ses fonctionnaires à ne pas dénoncer aux autorités fédérales les immigrés en situation irrégulière.Cette politique a pour but d'encourager les clandestins à collaborer avec la police, à envoyer leurs enfants à l'école et à se rendre à l'hôpital en cas de besoin.New York, Los Angeles, Chicago, Seattle et New Haven, entre autres, font également partie des «villes refuges ».Du temps où il était maire de New York, Rudolph Giuliani était l'un des plus éloquents défenseurs de cette politique.Il affirmait : «Certaines des personnes les plus travailleuses et productives dans cette ville sont des sans-papiers.» Aujourd'hui, ses adversaires dans la course à l'investiture républicaine se font un malin plaisir de rappeler cette position impopulaire auprès de la base républicaine.«Nous avons le droit de défendre nos maisons contre les prédateurs criminels», a déclaré l'ancien sénateur républicain du Tennessee Fred Thompson, qui devrait bientôt annoncer sa candidature à la Maison- Blanche.«Ceux qui veulent émigrer aux États-Unis doivent d'abord frapper à la porte, s'identifier et demander la permission.» Malgré la controverse, le maire de Newark, Cory Booker, un démocrate, n'entend pas changer le statut de sa ville, qui continuera ainsi à offrir un refuge sûr aux sans-papiers.Le jeune politicien afro-américain était cependant aux côtés du gouverneur démocrate du New Jersey, Jon Corzine, lorsque celui-ci a proposé un train de mesures pour combattre le problème des armes illégales, et non pas celui des émigrés illégaux.À Newark comme à Washington, certains politiciens ont pour leur part réclamé l'adoption d'une mesure obligeant les policiers locaux à alerter les autorités fédérales après l'arrestation d'un immigré clandestin pour un crime sérieux.Il pourrait s'agir d'un accommodement raisonnable.Meurtres et malaises Ces meurtres sont devenus un point de référence dans le débat national sur l'immigration clandestine.3500892A ASSOCIATED PRESS CAP CANAVERAL, Floride \u2014 La NASA a décidé hier de devancer d'un jour le retour sur Terre de la navette Endeavour après sa mission à la Station spatiale internationale, en raison de l'ouragan Dean, qui sévit actuellement en mer des Caraïbes et qui pourrait frapper la semaine prochaine le Texas, centre des opérations.La NASA craint que les intempéries se dirigent vers Houston, quartier général de la mission Endeavour, ce qui forcerait l'équipe à se déplacer sur Cap Canaveral, en Floride, où les installations ne sont pas de la même qualité qu'au Texas.Endeavour quittera donc l'ISS dès aujourd'hui pour un atterrissage mardi, un jour plus tôt que prévu.Les astronautes Dave Williams et Clay Anderson ont pu observer l'oeil de l'ouragan, de catégorie 4 (quatrième niveau sur 5), à près de 350 km au-dessus des Caraïbes, où Dean sévit actuellement, se dirigeant sur la Jamaïque après avoir frappé la Martinique, notamment.La quatr ième et dernière sor tie dans l 'espace depuis l'amarrage d'Endeavour à l'ISS, il y a huit jours, a été écourtée de deux heures (six heures au lieu de huit), et les astronautes Williams et Anderson n'ont effectué que les plus importantes des tâches d'entretien sur la station.Ils ont installé un dispositif pour inspecter les navettes et une monture d'antenne sur la Station spatiale internationale.La précédente sortie avait également été abrégée, en raison d'un trou dans le gant d'un des astronautes.L'équipage d'Endeavour et les astronautes de l'ISS se sont dit au revoir après cette dernière sortie, avant de refermer les sas séparant la navette de la station.Record canadien Dave Williams a établi un record canadien hier en effectuant sa troisième sortie dans l'espace.Chris Hadfield en avait fait deux en 2001.M.Williams a aussi brisé le record canadien pour la durée de son séjour dans l'espace.Au cours de ses trois sorties, il a cumulé 17h47 à flotter hors de la station et de la navette.M.Hadfield avait passé 14 h 56 à l'extérieur en 2001.Jeudi , les responsables de la mission avaient décidé que des travaux de réparation ne seraient pas nécessaires sur le bouclier thermique de la navet te avant le retour sur Terre.Une entaille y avait été causée par l'impact d'un morceau d'isolant qui s'était détaché du réservoir externe peu après le décollage.\u2014 Avec PC Endeavour rentrera plus tôt PHOTO NASA/AFP L'astronaute canadien Dave Williams, en haut, et l'américain Clay Anderson, en bas, travaillaient hier hors de la Station spatiale internationale.Pour Williams, il s'agit de la troisième sortie dans l'espace, un record canadien.C'était la quatrième et dernière sortie de cette mission Endeavour.ACTUALITÉS TOUS LES MATELAS PEUVENT ÊTRE ACHETÉS SÉPARÉMENT MATELAS SUR MESURE AUSSI DISPONIBLES www.matelasbonheur.ca 1 877 BONHEUR Service personnalisé Prix garantis Livraison gratuite Installation gratuite Nous ramassons votre vieux matelas 15MAGASINS AHUNTSIC 1448 rue Fleury E.BLAINVILLE 757 boul.Curé-Labelle BROSSARD 8050 boul.Taschereau O.CHÂTEAUGUAY 152 boul.St-Jean Baptiste LACHENAIE 1313 Montée Masson LASALLE 1734 boul.Dollard LAVAL 1860 boul.le Corbusier MONTRÉAL 5164 avenue du Parc 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Billet(s) à 100 $ pour un total de 3 billets pour 250 $ pour un total de Je désire faire un don de TOTAL MÉTHODE DE PAIEMENT : Chèque Visa Master Card Amex Nom du détenteur de la carte : Numéro de la carte : Date d'expiration : Signature du détenteur de la carte : Madame Monsieur Prénom: Nom : Adresse : Ville: Province : QUÉBEC Code postal : Téléphone jour: Téléphone soir : Courriel : J'offre ce billet en cadeau à : Téléphone : NOM À INSCRIRE SUR LE BILLET Mois Année Poster au plus tard le 24 août 2007, l'oblitération postale en faisant foi.ADRESSE DE RETOUR : FONDATION DU CHUM - 1405-500 PLACE D'ARMES - MONTRÉAL QC H2Y 2W2 LP-E Faire le chèque à l'ordre de : MÉGA LOTERIE Fondation du CHUM.Ne pas poster d'argent comptant.Des reçus fiscaux seront émis pour les dons de charité seulement.Aucun reçu ne sera émis pour l'achat de billet.Prévoir de deux à trois semaines pour la livraison.3501988A FORUM Visitez mon document multimédia : www.cyberpresse.ca/ jeanlemire CARTE POSTALE MA SUGGESTION RÉFLEXION SUR L'AVENIR DE LA PLANÈTE Un livre différent pour réfléchir sur l'avenir de la planète, à rebours de l'écologiquement correct ! Une opinion originale sur l'état des choses et sur les solutions envisagées pour demain : La Revanche de Gaïa - Pourquoi la terre riposte-t-elle, de James Lovelock, aux éditions Flammarion.L'auteur est bien connu puisqu'il est l'inventeur d'une théorie mondialement connue, « l'hypothèse Gaïa», qui veut que la Terre soit un être vivant doué d'une capacité d'autorégulation préservant les conditions propices à la vie.Dans son nouveau livre, Lovelock provoque par des solutions qui risquent d'en étonner plusieurs.Pour l'auteur, le développement durable n'est pas plus viable que la poursuite de nos activités.Il s'explique dans ce livre différent de 300 pages.LA QUESTION DE LA SEMAINE envieronnement sauvons la planète ! JEAN LEMIRE COLLABORATION SPÉCIALE L'auteur est biologiste, photographe et cinéaste.Il a été chef de trois missions à bord du voilier Sedna IV, dont la plus récente en Antarctique.Il signera tous les dimanches une chronique dans nos pages.Je suis un optimiste de nature.À preuve, je crois sincèrement que nos sociétés modernes seront en mesure de relever le défi des changements climatiques.Une tâche colossale, inquiétante, mais je garde confiance en l'humanité.Après tout, je sens bien que le vent tourne, que nos valeurs sociétales sont beaucoup plus respectueuses de l'environnement.En même temps, je ne suis pas dupe.Je sais bien que l'économie domine toujours le monde et que la force de nos convictions nouvelles s'entrechoque trop souvent avec notre désir de consommer.Nous vivons tous ce paradoxe existentiel entre la théorie et la réalité.Nous condamnons les abus en matière d'environnement, mais nous avons encore de la difficulté à changer nos habitudes de consommation.L'argent et le confort individuel se heurtent à nos valeurs de changement que nous savons pourtant essentielles pour la suite du monde.Dans cette lutte d'idéologies, il est souvent essentiel de prendre un peu de recul, de vérifier l'état de la situation mondiale.Le vent de changement qui souffle sur nos sociétés modernes est-il en train d'améliorer la santé du monde?Vaste question\u2026 Une étude récemment publiée par un groupe de chercheurs de l'Université Cornell, aux États- Unis, dresse un portrait troublant de nos conditions humaines.Les scientifiques ont compilé les résultats de 120 études qui traitent des effets de la croissance de la population et de la dégradation de l'environnement.Leurs résultats ont de quoi semer le doute.Le vent de changement qui souffle ici ne serait-il qu'une grande illusion qui nous aide à mieux accepter notre insouciance réelle pour le reste de la planète?Selon leur analyse, 40% des causes de mortalité des humains de cette planète seraient maintenant attribuables à des problèmes environnementaux! La pollution de l'eau, de l'air et des sols, jumelée à la croissance de la population mondiale, serait responsable de cette augmentation importante des maladies reliées à l'environnement.Selon les chercheurs, la malnutrition et les maladies dites environnementales touchent maintenant 3,7 milliards de personnes sur la planète.Ils ciblent l'exploitation et le partage inéquitables des ressources naturelles - comme l'eau, la terre et l'énergie - comme principales causes.Aujourd'hui, sur une population mondiale d'environ 6,5 milliards d'individus, près de 57% des humains souffrent de la faim.En comparaison, en 1950, quand la population mondiale se situait à quelque 2,5 milliards d'individus, la proportion d'humains souffrant de malnutrition atteignait plutôt 20%.La malnutrition cause chaque année la mort directe de plus de six millions d'enfants dans le monde, en plus de provoquer une sensibilité accrue à un nombre important d'autres maladies mortelles, comme les infections respiratoires, la malaria et d'autres maladies en pleine progression.L'étude révèle qu'environ trois millions de personnes meurent chaque année de pollution atmosphérique, de contamination chimique ou de maladies infectieuses reliées à la pollution de l'air.Aux États-Unis seulement, plus de trois millions de tonnes de produits toxiques sont relâchées dans l'air chaque année.Et je ne vous parle pas de la Chine.L'accumulation des produits toxiques dans l'alimentation est aussi un important problème souligné par l'étude.L'accès à l'eau De tous les problèmes environnementaux sur la planète, il y en a un qui inquiète particulièrement : l'accès à l'eau potable.On dénombre plus de 1,2 milliard de personnes qui subissent des problèmes d'approvisionnement en eau propre, consommable.Et les pronostics ne sont guère encourageants: en Afrique et en Asie seulement, à l'horizon de 2080, la pénurie d'eau touchera 3,2 milliards de personnes dans ces régions du monde.Résistance accrue des microbes aux médicaments ; expansion des foyers d'infection en raison du réchauffement; retour de certaines maladies infectieuses comme la tuberculose; développement de nouvelles maladies comme le virus du Nil ; réduction grandissante de la résistance du corps humain en raison d'une carence impor tante des besoins fondamentaux de la vie - comme l'eau potable et la nourriture saine.Voilà, en résumé, les conclusions de cette étude américaine sur l'état du monde.Troublant\u2026 Je suis allé marcher, afin de réfléchir, de digérer un peu tout cela.Au coin de la rue, un sansabri s'amuse avec sa casquette pour attirer l'attention, pour soutirer quelques sous aux passants de la nuit.Je le connais bien, un régulier du quartier.Je lui sers mon simple sourire habituel et passe mon chemin, l'esprit trop perturbé pour le voir.L'insouciance de nos riches sociétés pour les oubliés de cette planète me dépasse et m'affecte.Plus loin, je m'arrête, le temps d'un simple constat : à n'en pas douter, les paradoxes de l'humain constituent une réelle menace à sa propre survie\u2026 La grande illusion PHOTO MARTIN LECLERC, COLLABORATION SPÉCIALE Les hommes laissent des traces ineffaçables de leur passage sur cette Terre, sans trop se soucier des conséquences pour les autres formes de vie.Les victimes de nos insouciances sont parfois innocentes.Ici, un groupe de manchots papous nichent confortablement sur un terrain miné, vestige de la dernière guerre entre l'Argentine et l'Angleterre.Le faible poids des oiseaux ne suffit pas pour déclencher les détonateurs des mines enfouies dans le sol.Pour notre équipe de tournage, la prudence est toutefois de mise.Et si on allait faire des images ailleurs ?De tous les problèmes environnementaux sur la planète, il y en a un qui inquiète particulièrement : l'accès à l'eau potable.Q Comment faites-vous pour demeurer optimiste devant l 'ampleur de la tâche à accomplir pour sauver notre planète ?\u2014Michelle-B, Greenfield Park R On me pose régulièrement cette question.La chronique de cette semaine n'a rien de bien réjouissant, j'en conviens.Mais j'essaie de me raccrocher à des principes simples pour demeurer optimiste.Par exemple, cette semaine, avait lieu le gala de VRAK.T V, ce que les jeunes appellent «KARV - l'anti-gala ».Le thème de cette année : les changements climatiques.Vous auriez dû y être pour voir et entendre ces quelque 3000 jeunes hurler leur désir de changement en ce qui a trait à l'environnement.Beau, touchant et surtout inspirant.Je sais bien que nos jeunes ont aussi leurs contradictions quand vient le temps de parler de consommation.Mais quand je compare le niveau de sensibilisation de cette jeunesse à la nôtre, à pareil âge, je ne peux que ressentir de l'espoir pour demain.Ces jeunes, aux valeurs environnementales réelles, seront au pouvoir demain.Ils auront, je l'espère sincèrement, le désir de changer les choses.La solution réelle pour un changement, à l'échelle planétaire, devra passer par un mouvement de masse, par un réel changement de comportement de nos sociétés modernes et par une plus grande justice sociale.Repenser notre modèle économique global pour favoriser une vision plus globale et équitable des richesses peut paraître une utopie.Tant pis, ce n'est pas la première fois que l'on me traite de rêveur.Je crois sincèrement que l'humanité pourra relever le défi auquel elle fait face.Je ne dis pas que nous réussirons à enrayer la faim, partout dans le monde, et que toutes les injustices seront effacées sur la surface de cette planète.Toutefois, je crois vraiment que l'humanité, lorsqu'elle est confrontée à sa propre survie, possède cette formidable capacité de réagir, de s'adapter, de faire front commun pour favoriser l'entraide et le partage.Malheureusement, dans le présent défi, nous ne pratiquons pas assez le concept de prévoyance, et les règles de l'économie l'emportent trop souvent sur le développement réellement durable.Il faut souvent être confronté à la catastrophe avant de réagir.Et dans cette lutte pour un avenir meilleur, un facteur risque de faire défaut : le temps.Îles Malouines, océan Austral, novembre 2005 À VOTRE TOUR LOUISE BUREAU L'auteur est scripteur et habite Montréal.Monsieur le maire, Depuis février de cette année, mon mari suit des traitements de chimiothérapie à l'hôpital Saint-Luc.Six fois par mois, je dois l'accompagner et nous devons nous présenter très tôt le matin.Avez-vous déjà vécu une expérience similaire, monsieur le maire ?Avez-vous eu à garer votre auto autour de ce centre hospitalier avant 9h30 ?J'en arrive encore ce matin et ma tolérance est au niveau « pu capable ! ».Depuis mars jusqu'à décembre, impossible de se garer rue Saint-Denis entre 8h et 9h , alors que c'est une rue en direction sud, qui ne devrait pas gêner à la circulation des travailleurs.Sauf, bien entendu, pour ceux qui travaillent à l'hôtel de ville, au palais de justice, au poste de police.Bref, ceux qui, justement, voient à récolter une par tie de leur sala i re dans ces rues entourant le CHUM: Saint-Denis, de La Gauchetière, Sanguinet et boulevard René- Lévesque, toutes garnies d'une multitudes de panneaux différents, mais aboutissant au même résultat: «Pas l'droit , avant, après, pendant, etc.» Le temps de les lire tous et vous risquez une contravention.Un matin, ne trouvant pas de place pour me garer, j'a i la issé mon véhicule devant l'hôpital et, à la course, je me suis rendue au service d'oncologie (situé au premier étage) pour aviser mon mari que je ne pouvais pas l'accompagner durant la chimio.À peine quatre minutes se sont écoulées, je reviens à mon auto et c'est déjà trop tard! Une contravention.C'est à croire que le sans-abri barbu qui « supervise» le côté sud-est de Saint-Denis, est un espion à votre service.Depuis ce jour, je reste dans l'auto et je fais le tour du bloc jusqu'à ce que mon mari me téléphone pour me signaler la fin du traitement.Et Dieu sait combien il aurait besoin de ma présence et de mon soutien moral! Mais non, pendant que la chimio tue les métastases, moi je tue le temps.J'aimerais rappeler que ceux qui se rendent à l'hôpital y vont rarement par plaisir, c 'est loin d'être la Place des Arts.Hier, nous étions six chauffeurs à attendre durant plus de 30 minutes la tombée de l'interdiction.Est-il possible d'espérer que vous repenserez à ce que sera le calvaire des patients du futur CHUM?L'auteure de la lettre de la semaine, Louise Bureau, recevra une copie laminée de cette page.CHUM interdit LETTRE DE LA SEMAINE PIERRE VENNAT L'auteur est journaliste retraité de La Presse et orphelin de guerre.Aujourd'hui, il y aura 65 ans jour pour jour qu'un commando canadien se faisait littéralement massacrer sur les plages de Dieppe et des environs, en Normandie.Beaucoup a été écrit sur ce massacre.Mon intention est plutôt de rendre hommage au courage de ces hommes, dont plusieurs sont encore vivants aujourd'hui mais plus particulièrement à «mes deux héros».Mon père, André Vennat, officier des Fusiliers Mont-Royal, fut l'un des premiers officiers de son régiment tué ce matin-là, avant même d'avoir pu débarquer de sa barge de débarquement.Il est aujourd'hui inhumé au cimetière militaire de Brookwood, en Angleterre, où on l'avait ramené.Àmes yeux, mon père, qui s'était enrôlé volontairement dans le but de participer à la libération de la France, alors sous le joug nazi, est un héros.Un héros comme le sont les deux officiers survivants de son régiment, MM.Roland Gravel et John Roy et ses autres camarades sous-officiers et soldats.Tous méritent l'hommage bien timide que l'État canadien leur rendra aujourd'hui.Mais je veux rendre hommage également à une autre héroïne à mes yeux, dont on a peu parlé et pour laquelle j'ai un pieux souvenir.Il s'agit de ma mère, née Annette Brisebois.Il fallait du courage pour une jeune veuve de guerre pour élever ses deux enfants, à une époque où il n'y avait ni garderies ni éducation gratuite ni assurance santé ou assurance hospitalisation.Il fallait du courage pour se prendre en main, devenir chef d'entreprise, première femme à adhérer à la chambre de commerce de Montréal, alors un all men's club, faire éduquer ses enfants en les envoyant dans les meilleurs collèges et jusqu'à l'université, les faire soigner quand ils étaient malades, etc.Et pour avoir toujours l'air (du moins devant les enfants) joyeuse, ne pleurer l'amour de sa vie que le soir, les enfants couchés, à l'abri des regards.L'État se souvient de ses militaires courageux.C'est la moindre des choses.Mais l'État se souvient bien peu des veuves de guerre et des orphelins.Bien sûr, on leur a versé de modestes pensions, mais c'est à peu près tout.Jamais on ne les a invités aux frais de l'État aux commémorations coûteuses que l'État organise en Europe ou en Asie, comme par exemple la fastueuse commémoration du raid de Vimy, le printemps dernier, dans le nord de la France.On invite la reine, le premier ministre, ministres, sénateurs, députés, biens souvent accompagnés de leurs conjoints, quelquefois des vétérans.Jamais, à ma connaissance, on n'invite comme tels des veuves, des orphelins de guerre.C'est pourquoi alors qu'on commémore aujourd'hui le 65e anniversaire du sacrifice de mon père et de ses camarades-héros, je tiens à souligner les mérites de ma mère et de toutes celles qui, comme elles, ont souffert dans la dignité, élevé leurs enfants et conservé le souvenir du mari défunt.Mes héros PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE © Louise Bureau aimerait bien accompagner son mari à ses traitements de chimiothérapie plutôt que de faire « le tour du bloc».FRANCE MARCOTTE L'auteure est Montréalaise.À la hauteur de Lanoraie, sur le promontoire, on reste un moment surpris de voir le fleuve s'approcher, large et majestueux.Le long de la rue Sainte-Marie, on découvre un petit paradis fait de maisons anciennes bien préservées ; des propriétaires jaloux de leurs prérogatives ont mis des affiches «privé» sur les pelouses surplombant la berge.S'y détendre un moment serait pourtant un geste si naturel.P lusi eu rs d'e nt r e nous , Québécois, avons des ancêtres communs qui sont arrivés en remontant ce fleuve, comme des saumons remontent une rivière.Cette épopée fondatrice est gravée dans notre mémoire profonde et le Saint-Laurent, cettemerveille d'eau douce autour de laquelle nous nous sommes agglutinés comme des parasites effrayés, est bien un des éléments les plus déterminants de notre identité collective.C'est toujours avec tristesse que je nous vois, Montréalais d'aujourd'hui, envahir compulsivement chaque jour de beau temps les routes à la recherche de la beauté sauvage et du vrai, qui se trouvent maintenant toujours plus loin de nos milieux de vie.Comme des enfants-rois délaissant leur château délabré, nous fuyons l'insupportable beauté perdue de ce qui pourrait être à notre portée, un fleuve magnifique et des berges accueillantes.J'imagine parfois ce que serait notre vie si la santé de ce cours d'eau et son accès pour tous étaient au coeur de notre vie sociale et économique.Vivant dans une île, nous irions peut-être, qui sait, travailler en canot et, le dimanche, nous marcherions nonchalamment vers la plage, au bout de la rue.Plutôt que des idées débiles de casinos et d'hôpitaux gigantesques qui ne mobilisent personne, restaurer efficacement le fleuve et ses berges pour en permettre l'accès à tous serait un grand projet collectif pour lequel je donnerais personnellement sans hésiter une bonne partie de mon temps, de mes énergies et de mon amour.Saint-Laurent, mon bel amour MICHEL OUELLETTE L'auteur habite à Laval.Il y a un an et demi, j'ai eu des maux de ventre terribles et j'ai dû me présenter aux urgences de la Cité de la Santé, à Laval.Je suis passé au tri et j'ai attendu.Au bout de neuf heures, le mal est pratiquement disparu et j'ai quitté l'hôpital, tout de même inquiet de mon état de santé.J'ai attendu quatre mois pour avoir un rendez-vous avec mon médecin.Comme il prend sa retraite, je vais éventuellement avoir un autre médecin de famille, en novembre 2007.La semaine dernière, sur le chemin du retour des vacances, sur la Côte-Nord, les mêmes maux de ventre me reprennent au point de devoir arrêter de conduire.Je dois faire un stop au CLSC de Forestville.L'édifice est moderne, l'accueil est chaleureux et, comme je souffre, on me fait passer avant les trois autres patients qui sont déjà là.En 10 minutes, j'ai eu droit à l'électrocardiogramme, au questionnaire de l'infirmière et à la prise de ma tension artérielle.Le médecin me rencontre, vérifie le questionnaire et ajoute des précisions.On m'installe dans une chambrette, on reprend ma tension, me fait un prélèvement sanguin, une radiographie et une analyse d'urine.Je reçois une injection pour calmer la douleur.Je m'endors et le médecinme réveille au bout de trois heures avec les résultats.Il s'agit sans doute des complications dues au diabète.Je n'ai plus mal, je suis rassuré et je reprends mon voyage de retour.Aujourd'hui, je reçois un appel du médecin traitant qui veut prendre de mes nouvelles et me transmettre un diagnostic plus exact et certaines recommandations.Les résultats me sont envoyés à la maison.J'ai été considéré comme un numéro en ville et comme un humain à Forestville.Je pense déménager à Forestville! Je pense déménager à Forestville ! Avez-vous eu à garer votre auto autour du CHUM avant 9h30 ?VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?forum@lapresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT (514) 285-6911 ou 1 800 361-7453 cyberpresse.ca/abonnement DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 commentaires@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca PETITES ANNONCES (514) 987-8363 ou 1 866 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca PUBLICITÉ (514) 285-6931 POUR NOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE © Comme ce jeune pêcheur, France Marcotte imagine parfois ce que serait la vie si la santé du fleuve Saint-Laurent et son accès pour tous étaient au coeur de la vie sociale et économique des Montréalais.Le fleuve Saint-Laurent est bien un des éléments les plus déterminants de notre identité collective. André Desmarais > Président du conseil d'administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef FORUM ÉDITORIAL André-Philippe Côté, Le Soleil DROITS RÉSERVÉS PASCAL GRENIER L'auteur est responsable du Groupe de simplicité volontaire de Québec.Il y a quelques mois, le Groupe de simplicité volontaire de Québec effectuait deux petites enquêtes qui ont révélé qu'environ 30 à 50% des gens ne désiraient pas recevoir le Publisac distribué aux portes des maisons dans la région de Québec.C'est donc à environ 160 000 foyers que le Publisac est distribué inutilement deux fois par semaine.D'un autre côté, nous avons évalué que la valeur du matériel publicitaire sous forme de papier imprimé pouvait s'élever à environ 5$ à 7$ par semaine, par résidence.Un simple calcul permet de déterminer qu'il se gaspille donc environ 50millions en sacs de publicité inutiles chaque année dans notre région.Le Publisac présente un autre problème chronique: les difficultés reliées à la récupération.En effet, lorsque ces contenants sont placés dans le bac de recyclage, la majorité des gens laissent tout le papier dans le sac de livraison.Cela crée un problème important au centre de tri car le papier doit prendre une voie de recyclage différente de celle des sacs de plastique.Par conséquent, la contamination du papier par les Publisacs non récupérés par les employés sur les chaînes diminue la qualité du matériel de recyclage vendu par le centre de tri.Deplus, nos enquêtes ont démontré que beaucoup de gens qui reçoivent le Publisac ne désirent en fait que le journal de quartier qui y est inclus.Malheureusement, la multinationale Transcontinental, qui possède la division Publisac, n'a jamais accepté de distribuer séparément le journal de quartier du reste du matériel publicitaire.Cela multiplie d'autant cet immense gaspillage.Comment s'en débarrasser ?De nombreuses personnes se sont plaintes des difficultés de se débarrasser des Publisacs.Personnellement, j'ai fait de nombreux efforts pour ne plus recevoir cette publicité encombrante, mais avec peu de succès.En effet, j'ai commencé par mettre un autocollant «Publicité\u2026 non merci» sur ma boîte aux lettres, ce qui a éliminé les livraisons pour quelque temps.Ensuite, le Publisac a été accroché à la porte extérieure de mon portique.J'ai alors placé un autre autocollant juste au-dessus de la poignée de porte.Alors le damné sac a été accroché à la porte du garage l'hiver dernier.Je me suis alors tourné vers la compagnie de distribution des Publisacs à Québec pour me faire proposer leur autocollant que j'ai apposé à deux endroits.À mon grand désespoir, le Publisac a commencé à être livré par la porte avant au printemps.Même avec un autocollant au-dessus de la poignée de porte, il fut laissé sur une chaise extérieure sur la galerie.J'ai retéléphoné chez Publisac pour me plaindre à nouveau.On m'a assuré qu'on ferait le nécessaire.Or, cette fois, le camelot l'a tout simplement jeté sur la galerie face à la porte.Récemment, j'ai été conscient de la livraison et j'ai interpellé la jeune fille qui faisait la distribution.Je lui ai bien montré l'autocollant mais elle m'a simplement répondu, l'air éberluée: «C'est la première fois que je fais ça et je ne sais pas.» Après observation, je conclus que c'est peine perdu car les camelots, souvent très jeunes, changent constamment.Il faut vivre dans une société drôlement riche pour tolérer un tel gaspillage.Il faut aussi vivre dans une société drôlement insouciante de la protection de l'environnement pour endurer toute cette pollution associée à la production et à la disposition inutile de ce matériel.Il me semble que la Ville de Québec devrait intervenir pour réduire ces déchets inutiles.Le ministère du Développement durable de l'Environnement et des Parcs devrait aussi agir à ce chapitre, car le problème est provincial.Pour les gens qui utilisent le matériel publicitaire, c'est excellent.Toutefois, le gaspillage monstre associé à la distribution inutile est tout à fait inacceptable.Finalement, je m'interroge sur la légalité du droit de Publisac de venir déverser chez moi, de même qu'à tous les foyers, ce paquet de circulaires qui n'a été sollicité d'aucune façon et dont on nous oblige à faire la gestion.Qu'en pensez-vous?Faites parvenir vos commentaires à : forum@lapresse.ca Délivrez-moi du Publisac ! PHOTO FOURNIE PAR L'AUTEUR Depuis plusieurs semaines, Pascal Grenier cherche par tous les moyens à se débarrasser du Publisac.Sans succès.Il faut vivre dans une société drôlement riche pour tolérer un tel gaspillage.IMMIGRATION AU QUÉBEC (1951-2006) OPINION apratte@lapresse.ca ANDRÉ PRATTE Quelle est la capacité d'accueil d'immigrants de la société québécoise?Le chef de l'ADQ, Mario Dumont, estime que, à 45 000 nouveaux venus par an, nous l'avons déjà atteinte.Jean Charest et Pauline Marois croient que le Québec pourrait en admettre davantage.On ignore sur quelle science sont fondées les conclusions de l'un comme des autres.Cependant, des questions troublantes surgissent lorsqu'on se penche sur le sujet.Par exemple: pourquoi le Québec d'aujourd'hui serait-il rendu à son maximum d'accueil avec 45 000 immigrants par an, alors que ce plafond a été atteint ou même dépassé à quelques reprises dans le passé?En 1951, 46 000 étrangers sont venus s'installer ici.En 1957, ce nombre a bondi à 55 000.Au début des années 90, le Québec a ouvert ses portes à plus de 40 000 immigrants quatre années de suite.Cela s'est si bien passé que, au début des années 2000, la décision du gouvernement péquiste de hausser l'objectif annuel d'immigration à plus de 40 000 personnes a fait consensus.Comment ce qui était présenté alors comme «un choix de développement» est-il devenu aujourd'hui un choix périlleux?On dira que, dans les années 50, les immigrants étaient pour la plupart d'origine européenne et que, par conséquent, le choc des cultures était moins puissant.Sans doute.Toutefois, dans beaucoup de cas, ces immigrés se sont intégrés à la communauté anglophone, au point qu'ils ont été vus comme une menace à la survie de la langue française au Québec.La tension était palpable.Depuis que le gouvernement du Québec est en mesure de favoriser l'immigration francophone, le bassin d'immigrants potentiels s'est déplacé vers le Maghreb.De plus en plus de nouveaux arrivants sont donc francophones.Il se trouve qu'ils sont aussi musulmans.«Le but (l'immigration francophone) a été atteint mais personne ne s'en félicite en raison de l'élément musulman qui est venu avec», a fait remarquer vendredi le sociologue Gérard Bouchard (de la Commission Bouchard-Taylor), lors d'une rencontre avec La Presse.Les pratiques religieuses explicites qu'on trouve au sein des récentes vagues d'immigrants, en particulier les musulmans, sont de toute évidence à l'origine du «malaise» constaté par MM.Bouchard et Taylor.Ces pratiques sont-elles aussi répandues que l'impression qu'en a donné la soi-disant «crise» des accommodements raisonnables?On l'a souvent noté, les musulmans ne constituent que 1,4% de la population québécoise.De ce pourcentage, seule une minorité a une pratique religieuse rigoriste.Y a-t-il vraiment péril en la demeure?Dans la circonscription de Rivière-du-Loup, représentée par Mario Dumont, on compte 10 musulmans (selon les estimations de Statistique Canada).Aucun sikh.Dans Charlevoix, où Mme Marois est candidate, les gens de religion musulmane sont plus nombreux: 25.Pas de sikh à l'horizon.L'inquiétude est aussi montréalaise, tient à souligner Gérard Bouchard: «Ce n'est pas vrai que les relations entre les communautés sont parfaitement harmonieuses à Montréal», dit-il.Les premières secousses ont eu lieu à Outremont, pas à Hérouxville, a rappelé l'intellectuel.Ce fait révèle un autre paradoxe: plusieurs des incidents qui ont soulevé la controverse n'impliquaient pas des immigrés de fraîche date, mais une communauté juive installée ici depuis des décennies.Il n'y a donc pas nécessairement de lien entre l'inquiétude suscitée par les accommodements raisonnables et le nombre d'immigrants qu'accueille le Québec chaque année.Le problème ne réside pas dans le nombre d'arrivants, mais dans les exigences religieuses de petites minorités, débarquées récemment ou enracinées depuis longtemps.En amenant le débat sur la capacité d'accueil du Québec, Mario Dumont nous a entraînés sur une fausse piste.Le chef de l'opposition officielle ne fait rien au hasard, il sait qu'il touche une corde sensible.Dans leur for intérieur, les Québécois ne préféreraient-ils pas que les immigrants soient non seulement francophones, mais athées?Autrement dit, qu'ils se fondent dans le décor?Tout en nous gargarisant de diversité, ne rêvonsnous pas d'un Québec le plus uniforme possible?En somme, pour reprendre les mots du démographe Victor Piché (dans La Presse d'hier), c'est peutêtre moins de la capacité d'accueil du Québec qu'il devrait être question que de notre volonté d'accueil.La volonté d'accueil Y a-t-il vraiment péril en la demeure?Dans la circonscription de Rivière-du-Loup, représentée par Mario Dumont, on compte 10 musulmans.Aucun sikh.OPINION Pauline Marois vient de demander àMario Dumont de faire preuve de leadership en ne présentant pas de candidat adéquiste lors de l'élection complémentaire à venir dans Charlevoix.De quoi Mme Marois se mêle-t-elle?Qu'est-ce qu'il y a de mal à ce que l'ADQ s'interroge sur la pertinence de présenter un candidat et à ce que M.Dumont consulte les militants adéquistes du comté de Charlevoix à ce sujet?Per sonnel lement , j e fa i s confiance au processus démocratique et à la capacité des électeurs de Charlevoix de choisir leur meilleur représentant à l'Assemblée nationale.Il est vrai que les libéraux on décidé de ne pas présenter de candidat.C'est leur décision.Par contre, il n'y a aucune loi ou convention qui permet l'élection automatique d'un chef de parti à l'Assemblée nationale.Lorsque Robert Bourassa, redevenu chef du Parti libéral, a tenté de se faire élire dans une élection complémentaire le 3 juin 1985, le Parti québécois lui a opposé une candidate de prestige, Francine Lalonde, que M.Lévesque avaiet nommée ministre avant l'élection.À cette époque, Mme Marois était membre du Conseil des ministres et, à ce que je me souvienne, elle ne s'était pas opposée à cette façon de faire.À mon tour, je demande à Pauline Marois de faire preuve de leardership et de laisser les militants adéquistes de Charlevoix et Mario Dumont prendre ce qu'ils considèrent être la meilleure décision.Pierre Tremblay Montréal Le leadership de Mme Marois MONDE Les nouvelles internationales en continu sur cyberpresse.ca/monde Un avion turc détourné Plus de peur que de mal PHOTO KAAN SOYTURK, ASSOCIATED PRESS Deux hommes qui avaient détourné hier matin un avion de ligne avec plus de 140 personnes à bord entre le nord de Chypre, sous contrôle turc, et Istanbul, se sont finalement rendus aux autorités à Antalya, dans le sud de la Turquie, ont annoncé les autorités locales.Personne n'a été blessé sérieusement.D'après le ministre turc de l'Intérieur, les deux pirates de l'air sont un Syrien, probablement d'origine palestinienne, et un Turc.Des passagers ont déclaré que les pirates se réclamaient d'Al-Qaeda et qu'ils voulaient aller en Iran ou en Syrie.Les deux hommes avaient affirmé détenir une bombe, mais la police n'a trouvé que de la pâte à modeler dans le paquet censé contenir des explosifs, selon CNN-Turk et NTV.- AFP AGENCE FRANCE-PRESSE KABOUL \u2014 L'Afghanistan a vécu hier une nouvelle journée noire.Un attentatsuicide a tué 15 personnes à Kandahar, bastion des talibans, et une Allemande a été enlevée en plein jour dans un quartier réputé sûr de la capitale, Kaboul.L'attaque à Kandahar, la seconde en deux jours, a eu lieu dans un quartier très fréquenté de l'ouest de la ville.Onze des 15 victimes sont des civils, et 26 personnes ont été blessées, a annoncé à l'AFP le chef de la police provinciale, Sayed Aqa Saqib.Une Toyota blanche a foncé sur un convoi de logistique américain, heurtant de plein fouet un camion contenant des caisses de bois qui a aussitôt pris feu.Deux véhicules de gardes afghans employés par une compagnie de sécurité privée américaine, qui accompagnaient le convoi, ont été atteints par l'explosion.Un minibus transportant 13 voyageurs civils, qui roulait en sens inverse, a également été détruit.Une femme, sa fillette et le chauffeur du véhicule sont les seuls survivants.« La bombe était puissante et a détruit le minibus et plusieurs autres véhicules», a expliqué un policier présent sur les lieux.La veille, le gouverneur du district de Zehri, à 25 km de Kandahar, et trois de ses jeunes enfants avaient été tués par un kamikaze bardé d'explosifs.Le nombre d'attaques-suicide à l'irakienne a considérablement augmenté en Afghanistan ces dernières semaines.La plus meurtrière, qui s'est produite à Kaboul le 6 juillet, a tué 35 personnes, en majorité des policiers.Enlèvement dans la capitale À Kaboul, une Allemande de 31 ans, employée par l'ONG Ora International, a été enlevée en plein jour par une bande de jeunes gens armés qui ne sont vraisemblablement pas des talibans, selon des sources allemandes à Berlin.Un policier qui a requis l'anonymat a confirmé cette information.«C'est une affaire criminelle d'enlèvement pour une rançon», a-t-il dit à l'AFP.Le rapt a aussitôt donné lieu à une course-poursuite et à des échanges de tirs qui ont tué accidentellement un chauffeur de taxi, selon ce policier.L'Allemagne achève une semaine difficile puisque, à Kaboul, mercredi, un engin piégé a tué trois de ses policiers, tandis qu'un de ses ressortissants détenu par les talibans depuis le 18 juillet a appelé à l'aide.«Ma vie est en danger, je suis très malade, les talibans veulent me tuer », a notamment déclaré en anglais avec un accent allemand à l'AFP un homme se présentant comme Rudolf Blechschmidt.Les talibans veulent l'échanger contre 10 de leurs camarades détenus dans les prisons afghanes et ont des revendications similaires pour libérer les 19 Sud-Coréens encore entre leur mains depuis leur enlèvement, le 19 juillet.«Notre demande porte sur la libération de nos prisonniers » des geôles du pays, a rappelé hier le porte-parole des talibans, Youssouf Ahmadi, alors que le gouvernement afghan a jusqu'à présent refusé de céder.M.Ahmadi a pour la première fois parlé hier d'« échec » des négociations directes des talibans avec une délégation de Séoul et a indiqué à ce sujet que «le haut conseil des talibans n'avait pas encore annoncé sa décision».À la fin du mois de juillet, les talibans ont exécuté deux Sud-Coréens pour faire pression sur le gouvernement afghan, puis ont relâché deux captives lundi dernier.Journée noire en Afghanistan Quinze morts dans un attentat, une étrangère enlevée D'APRÈS AP ET AFP PISCO, Pérou\u2014 Le gouvernement péruvien a dépêché hier des soldats vers le sud du pays pour faire face aux pillages de camions sur des portions de l'autoroute Panaméricaine et dans la ville portuaire de Pisco, dévastée par le puissant séisme de magnitude 8 qui a fait au moins 510 morts et 1500 blessés mercredi.Les recherches se poursuivaient dans les décombres, mais les espoirs de retrouver des survivants diminuent d'heure en heure.Le président Alan Garcia a exhorté les sinistrés, quelque 80 000 personnes selon les autorités, à faire preuve de patience.L'acheminement de l'aide «doit être progressif », avait-il déclaré la veille.Les rescapés qui n'avaient encore rien reçu semblaient au bord de l'explosion.«Nous n'avons pas de nourriture, pas d'eau, pas d'électricité.Nous avons des enfants, nous avons besoin d'un minimum», s'indignait Esperanza Espinoza Vergana, 55 ans.Sa préoccupation principale était la sécurité.«Il y a du pillage.Ici (dans le centre de Pisco), il y a de nombreux soldats, mais ailleurs, il n'y a plus personne, pas un seul policier, personne», a-t-elle ajouté.Des images de télévision montraient des scènes de pillage dans Pisco, à environ 200 km au sud de Lima, où des survivants affamés sortaient de pharmacies et de magasins avec des sacs remplis de nourriture et d'autres marchandises.Un marché a été mis à sac alors que des dizaines de personnes se sont attaquées à un camion frigorifié et ont bloqué des véhicules transportant des produits de première nécessité sur la seule autoroute de la région, ralentissant encore les secours, déjà retardés en raison des dégâts sur la chaussée.Pendant ce temps, les recherches se poursuivaient dans Pisco, dont 85% du centre-ville a été totalement démoli, selon les estimations des autorités locales.Les rares bâtiments qui tenaient encore debout menaçaient de céder à tout moment.La région a été secouée par au moins 18 répliques de magnitude 5 ou plus depuis mercredi.On continuait hier à extraire des corps des ruines de l'église San Clemente, où des centaines de personnes étaient rassemblées pour la messe lorsque le dôme de l'édifice s'est effondré.Une quarantaine de cadavres y seraient encore.Les premiers enterrements ont eu lieu vendredi à Pisco avec la distribution de cercueils en aluminium, après plusieurs jours d'attente sans moyen de réfrigérer les corps.Le risque de maladies infectieuses est latent pour des milliers de sinistrés, a reconnu le ministre de la Santé.«Le problème n'est pas seulement qu'il reste des morts que nous ne trouvons pas ; le problème, c'est l'eau et l'évacuation des excréments, une des causes principales d'épidémies », a déclaré Carlos Vallejos lors d'une visite dans la ville de Pisco.SÉISME AU PÉROU Les sinistrés s'impatientent LE TOUR DU GLOBE CHINE 180mineurs toujours bloqués Les sauveteurs s'activaient hier pour atteindre quelque 180 mineurs pris au piège depuis la veille par la brusque inondation de deux houillères dans l'est de la Chine.Selon le directeur de l'administration de la sécurité des mines de la province du Shandong, cité par l'agence officielle Chine nouvelle, leurs chances de survie sont désormais minimes.Si une telle catastrophe était confirmée, il s'agirait du pire accident depuis novembre 2005, lorsqu'un coup de grisou dans le Nord-Est avait tué 171 mineurs.- AFP CHINE Évacuations avant la tempête Plus d'un demi-million de personnes ont été évacuées des côtes du sud-est de la Chine en prévision d'une tempête tropicale qui a déclenché l'état d'alerte.La tempête Sepat s'est abattue hier sur Taiwan avec des vents de 155 km/h et poursuivait sa route en direction du continent et de la province du Fujian, où les autorités ont décrété «un état de vigilance 24heures sur 24».Plus de 50 000 membres des forces de l'ordre ont été mobilisés pour les évacuations et la consolidation des barrages et des digues, selon Chine nouvelle.- AFP PROCHE-ORIENT Offre d'amnistie Israël a soumis à l'Autorité palestinienne une liste de 110 militants armés qu'il est prêt à cesser de traquer en échange de leur engagement à cesser toute activité anti-israélienne, ont déclaré hier des responsables palestiniens sous le couvert de l'anonymat.Certains des hommes recherchés ont donné leur accord, selon les mêmes sources.Depuis le début de juillet, l'État hébreu a proposé l'amnistie à 214 miliciens du Fatah tout en continuant d'arrêter des militants en Cisjordanie, tentant ainsi de renforcer la position du président Mahmoud Abbas depuis que le Hamas a pris le contrôle de la bande de Gaza.- AP SUISSE Nus sur le glacier d'Aletsch Près de 600 volontaires ont posé nus hier devant l'oeil du photographe américain Spencer Tunick au pied d'un glacier suisse pour dénoncer le réchauffement climatique.Ces hommes et ces femmes se sont dévêtus pour une campagne de publicité de Greenpeace, sous un ciel bleu et par une température fraîche, à proximité du glacier d'Aletsch.Celui-ci, classé au patrimoine mondial de l'Unesco, perd environ 100 mètres par an sous l'effet du réchauffement climatique.La mise en scène au glacier d'Aletsch doit symboliser «la vulnérabilité des glaciers et la fragilité du corps humain», selon l'organisation écologiste.- AFP GRANDE-BRETAGNE Les pilotes veulent dialoguer Des pilotes de ligne ont proposé hier un dialogue sur l'impact du transport aérien sur le climat aux militants écologistes qui ont monté cette semaine un camp aux abords de l'aéroport londonien d'Heathrow pour protester contre la construction d'une troisième piste.«Nous voudrions parvenir à une compréhension commune sur les émissions de dioxyde de carbone par les avions», a expliqué le capitaine Mervyn Granshaw, qui préside l'Association des pilotes de l'air britanniques.Un porteparole des militants écologistes, qui ont annoncé des «actions massives» pour aujourd'hui, a rejeté cette offre de dialogue dans l'immédiat.- AFP KAZAKHSTAN Test pour la démocratie Les électeurs du Kazakhstan, une ex-république soviétique d'Asie centrale, ont voté hier lors de législatives anticipées censées mettre à l'épreuve des faits les promesses de démocratie du président Noursoultan Nazarbaïev, au pouvoir depuis 1989.Près de neuf millions d'électeurs avaient le choix entre sept partis politiques, dont deux d'opposition, mais la formation du président devrait remporter une large victoire.Le taux de participation a atteint 65% des inscrits, contre 56,5% lors des dernières législatives en 2004.- AFP RÉPUBLIQUE TCHÈQUE Appui au bouclier américain Vaclav Havel, ancien président tchèque et artisan de la chute du communisme en 1989, a signé hier une pétition en faveur de l'installation en République tchèque d'une station radar du futur bouclier antimissile américain, rapportent les médias.Selon les États-Unis, le bouclier a pour objectif de protéger l'Europe contre la menace d'éventuels missiles en provenance de pays comme l'Iran.Le projet est loin de séduire les Tchèques, qui sont environ 65% à s'y opposer, selon le dernier sondage de l'institut officiel CVVM.- AFP PHOTO PASCAL LAUENER, REUTERS De courageux modèles nus dans la fraîcheur des Alpes.Les ravisseurs de l'Allemande enlevée hier à Kaboul ne seraient pas des talibans mais une bande de jeunes criminels motivés par la perspective d'une rançon, selon des sources allemandes et afghanes.Des images télévisées ont montré des rescapés affamés sortant de pharmacies et de magasins de Pisco avec des sacs remplis de nourriture et d'autres marchandises."]
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