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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2007-09-08, Collections de BAnQ.

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[" museumsnature.ca 514 872-1400 La Magie des lanternes 7 septembre au 31 octobre Partenaire officiel 3501648A ARTS ET SPECTACLES PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © Made in Québec Petite soeur de Sheryl Crow, cousine de Norah Jones et voisine d'Alanis Morissette, Pascale Picard n'en demeure pas moins une Québécoise pure laine.de Québec.Elle est aussi la révélation de l'été 2007 grâce à Me, Myself & Us, un petit bijou de CD qui s'est écoulé à plus de 40 000 exemplaires.Aujourd'hui même, celle qui a charmé la critique se produit avec son groupe au très cool festival Osheaga au parc Jean-Drapeau.Portrait d'une belle boule d'énergie bourrée de talent et de contradictions.> Une entrevue de Nathalie Petrowski à lire en pages 2 et 3.PORTRAIT PASCALE PICARD www.cyberpresse.ca/arts MUSIQUE QUE LE VRAI GENESIS SE LÈVE! PAGES 10 ET 11 THÉÂTRE L'AMBITIEUSE ILIADE D'ALEXIS MARTIN PAGE 15 AUSSIÀ OSHEAGA M.I.A.PAGE 4 INTERPOL PAGE 5 SMASHING PUMPKINS PAGE 8 STARS PAGE 9 TÉLÉVISION NOS PRÉDICTIONS POUR LES GÉMEAUX PAGES 18 ET 19 PHIL COLLINS ARTS ET SPECTACLES NATHALIE PETROWSKI Six mois plus tard, Pascale est touj ou rs la même fille de 24 ans, à la fois timide et frondeuse, sage et rebelle.Tous les dimanches, quand elle est à Québec, elle chante encore seule avec sa guitare dans le resto-bar où elle a fait ses premières armes.Mais sa vie a pour ainsi dire basculé avec le CD Me, Myself & Us, un petit bijou de production, d'introspection et de musicalité.Produit par les talentueux frères Grand, lancé en avril dernier après une attente de 10 mois, Me, Myself & Us s'est avéré le CD de l'été.Trois de ses chansons se sont retrouvées dans la trame sonore du film Les Trois p'tits cochons.Porté par l'envoûtante chanson Gate 22 et son vidéoclip peuplé de cow-boys de Calgary, le CD s'est écoulé à plus de 40 000 exemplaires, un miracle pour une fille et un groupe encore relativement inconnus du grand public.Et ce n'est pas fini.Aujourd'hui même, Pascale et les trois fidèles musiciens qui composent avec elle seront les rares francophones à se produire au festival de musique Osheaga au parc Jean-Drapeau, en compagnie de groupes cultes comme Arctic Monkeys et Smashing Pumpkins.C'est une chanteuse de calibre mondial qui va «pogner» partout, écrit un internaute enthousiaste sur My Space, résumant bien le buzz autour d'une fille à la voix chaude et rauque, qui pourrait aussi bien être la petite soeur de Sheryl Crow, la cousine de Norah Jones que la voisine d'Alanis Morissette.Mais une ambiguïté demeure.Voilà en effet une pure laine francophone qui a été élevée et instruite en français, dans la capitale nationale en plus, mais qui insiste pour écrire et chanter en anglais.Marketing?Reniement identitaire?Colonisation culturelle?Fuite en avant?C'est ce que j'ai voulu savoir en rencontrant Pascale dans un café de Montréal la semaine dernière.Accompagnée de son inséparable guitariste Mathieu Cantin (le fils du chanteur d'opéra Yves Cantin), Pascale, la reine du nonstyle, portait ce jour-là un kangourou à pois blancs, un anneau fiché dans sa lèvre inférieure et, sur JE, PORTRAIT PASCALE PICARD PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © La vie de Pascale Picard a pour ainsi dire basculé avec le CD Me, Myself & Us.Porté par l'envoûtante chanson Gate 22 et son vidéoclip peuplé de cow-boys de Calgary, l'album s'est écoulé à plus de 40000 exemplaires, un miracle pour une fille et un groupe encore relativement inconnus du grand public.Jusqu'en mars dernier, Pascale Picard travaillait dans une usine de recyclage de radiographies à Québec.Elle n'avait pas beaucoup de sous, pas beaucoup de besoins, et toute l'appréhension du monde à l'idée de sortir un premier CD enregistré entièrement en anglais l'été d'avant avec son groupe.Kent Nagano est apparu comme une figure fantomatique sur le mur du fond de la Place des Arts, mardi à la tombée de la nuit.Cela a pris quelques minutes avant que son image ne s'anime et que le maestro superstar, qui compte plus d'affiches en ville que Patrice L'Ecuyer (ce n'est pas peu dire), ne s'adresse à la foule massée sur l'esplanade pour le concert inaugural de l'OSM.Avec un fort accent américain, mais dans un français étonnamment fluide, Nagano a livré, en français uniquement, le discours classique sur le langage universel de la musique qui abat les barrières et rapproche les gens.Et puis, dans un moment d'égarement linguistique, il a terminé le laïus en lançant : «Je vous bienvenue à l'OSM.» Les gens autour de moi sur l'esplanade ont tous éclaté de rire, soulagés de découvrir que tout grand maestro qu'il soit, Kent Nagano était aussi un être humain qui se mêle parfois dans ses verbes.La soirée après cela fut magique.Surtout celle à l'extérieur où le public bigarré fut d'abord convié à écouter la magnifique Rhapsody in Blue de Gershwin avec Alain Lefèvre au piano accompagné par des étudiants en musique du Conservatoire et de l'Université de Montréal, sous la direction de Nagano.Ce fut mon moment préféré de la soirée.L'air était doux, le ciel indigo, les jeunes musiciens touchants, le public presque religieux dans son recueillement .Soudainement, Montréal n'était plus la ville des nids-de-poule et des rues éventrées, mais une métropole aussi glorieuse et cool que Manhattan dans un film de Woody Allen.Quelques minutes plus tard, le concert inaugural de l'OSM me précipitait à l'intérieur.C'était le jour et la nuit, la prison après l'évasion, le poids de l'habitude qui reprend ses droits et referme la fenêtre de la liberté.Nagano et les musiciens de l'OSM n'y étaient pour rien.C'était à la fois la lourdeur du lieu et l'avancement en âge du public, une masse blanche, statique et homogène, s'érigeant malgré elle en barrière au renouvellement.Les grandes affiches de Nagano qui tapissent la ville ont beau le présenter comme un maestro cool, son public, lui, n'est pas très cool.Une nouvelle salle de concert ou un programme musical plus aventureux n'y changeront rien.Il faut absolument que le public de l'OSM s'ouvre, qu'il se mêle, qu'il se métisse et surtout qu'il rajeunisse.Si Nagano ne réussit pas à convaincre les plus jeunes qu'un concert de l'OSM vaut le déplacement, s'il n'arrive pas à attirer ne serait-ce que la frange des jeunes qui ont déboursé 150$ pour assister au festival Osheaga aujourd'hui même au parc Jean- Drapeau, il n'aura pas accompli grand-chose.Je lui souhaite sincèrement d'y parvenir.Je crois d'ailleurs que s'il y a un maestro qui peut le faire, c'est bien lui, mais le défi est de taille.Alors comme on dit en bon français, welcome to Montréal, Mister Nagano.Je vous bienvenue, moi aussi.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : npetrows@lapresse.ca Je vous bienvenue.Mister Nagano Soudainement, Montréal n'était plus la ville des nids-de-poule et des rues éventrées, mais une métropole aussi glorieuse et cool que Manhattan dans un film de Woody Allen.NATHALIE PETROWSKI CHRONIQUE ARTS ET SPECTACLES l'avant-bras, un tatouage en forme d'ancre.Dans la vie comme sur scène, dit-on, elle est une boule d'énergie fiévreuse.Sa poignée de main est ferme et elle dégage une autorité naturelle sans doute gagnée à force de chanter au son du cliquetis des fourchettes et des voix stridentes des clients ivres dans les restos-bars de Québec.D'une génération à l'autre Dans un moment de pure spéculation, j'ai imaginé que Pascale Picard chantait en anglais parce qu'elle était le produit de deux granoles souverainistes à l'os et fans finis de Gilles Vigneault.Mais ce n'est pas tout à fait le cas.Ses parents écoutaient de la musique, c 'est vrai , mais presque exclusivement anglosaxonne.«Mes parents étaient de vrais maniaques des Beatles, de Genesis, de Sting et de Police, qu'ils écoutaient tout le temps», raconte la chanteuse.Pascale Picard est née à Cap- Rouge.Elle est l'aînée de deux frères aujourd'hui âgés de 17 et 19 ans.Si le tatouage sur son avantbras est une ancre, c'est probablement parce qu'un ancrage est ce qui lui a le plus manqué après le divorce de ses parents pendant son adolescence.L'événement a provoqué une suite de déménagements qui ne furent pas toujours heureux.Pascale parle peu de sa mère.Elle est plus volubile au sujet de son père, Michel Picard, un crack de l'info qui était de l'équipe de recherche qui a numérisé la Joconde.Président de l'entreprise Palm Hospitality Technologies, ce dernier a inventé un logiciel révolutionnaire pour la gestion d'hôtels qui n'a malheureusement jamais vu le jour.«Mon père est un génie», ditelle.Il est capable de faire n'importe quoi avec un ordinateur.C'est lui qui m'a appris à jouer de la guitare et lui aussi qui m'a obtenu mon premier engagement au Batifol à Beauport.» C'était il y a exactement sept ans, à l'automne 2000.Afin de ne rien manquer de la performance olympique de Caroline Brunet, une native du coin, les proprios du Batifol ont dressé un écran géant au milieu du bar.Une fois la médaille d'argent remportée par la reine du kayak, les yeux des clients se sont tournés vers une jeune fille de 17 ans qui s'est avancée sur scène toute seule avec sa guitare.À l'époque, Pascale ne se doutait pas que la musique deviendrait une affaire sérieuse.Ses parents tenaient mordicus à ce qu'elle termine son cégep en lettres et qu'elle aille à l'université.Pascale, pour sa part, se cherchait encore.Elle avait fait cinq écoles secondaires en cinq ans, accumulant des avertissements et parfois des renvois pour cause de comportement.«Comme j'ai beaucoup déménagé, que je n'avais ni racines ni attaches, la seule façon que j'ai trouvée pour faire ma place dans chaque nouveau groupe où j'arrivais, c'était de foutre le bordel.» Pourquoi en anglais ?Ironiquement, la rebelle aux piercings, aux tatouages et aux cheveux bleus ou oranges était loin d'être un cancre.Forte en maths, elle excellait aussi en français, sa matière préférée.Elle a d'ailleurs étudié en arts et lettres au cégep avant de faire un semestre en enseignement à l'Université Laval.Mais alors comment comprendre qu'au moment de prendre sa plume pour écrire une chanson, cette francophone francophile se réfugie dans l'anglais?«C'est difficile à expliquer, mais disons qu'écrire une chanson en anglais me vient naturellement alors que lorsque j'essaie en français, il n'y a rien qui vient et ce n'est pas parce que je n'ai pas essayé.Tout au long de mon adolescence, je n'ai fait qu'écouter de la musique anglaise.J'ai appris des centaines de chansons par coeur et je les ai toutes chantées dans les bars.Je ne me vois tout simplement pas chanter en français.» Pascale raconte qu'au moment d'enregistrer son premier disque, tout le monde a tenté de la dissuader de le faire en anglais.Elle a résisté à l'appel.«Le pire, c'est que je ne l'ai pas fait pour des raisons commerciales.Si j'avais voulu vraiment pogner, j'aurais fait le disque en français.Mais c'était plus fort que moi.J'étais prête à me casser la gueule pour autant que je puisse chanter en anglais.Face à ses nombreuses justifications, je crois deviner un brin de culpabilité.Elle bondit à l'allusion.«C'est les autres qui me font sentir coupable à force de m'en parler ! Mais comprenons-nous bien: je ne suis pas là pour trahir ma culture.Je suis québécoise et j'en suis fière.Je n'ai jamais raté une Saint-Jean sur les plaines d'Abraham et même si je chante en anglais, je vais sauver le français d'une autre manière.D'abord en faisant des efforts pour bien parler ma langue et en m'assurant que mes enfants en feront autant.» En attendant, Pascale rêve de conquérir le Canada anglais et de prendre la route avec une petite van, une caisse de bière, sa guitare et ses musiciens.En fait, ce dont elle rêve surtout, c'est de prendre le large.ME, MOI & EUX PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © «Même si je chante en anglais, je vais sauver le français d'une autre manière.D'abord en faisant des efforts pour bien parler ma langue et en m'assurant que mes enfants en feront autant », dit Pascale Picard.«Si j'avais voulu vraiment pogner, j'aurais fait le disque en français.Mais c'était plus fort que moi.J'étais prête à me casser la gueule pour autant que je puisse chanter en anglais.» DUNOUVEAU NOUVEAU CAHIER Où est passée notre section Expresso ?Le dimanche, dans un cahier indépendant consacré à la critique des BD, CD, DVD, jeux de société et jeux vidéo.Nous mettrons aussi l'accent sur des propositions de téléchargement, en commençant demain par 20 chansons d'artistes présents au festival Osheaga.La section Lectures reste le dimanche et sera jumelée au cahier Plus.NOUVEAUCHRONIQUEUR Hugo Dumas se joint à Marc Cassivi et Nathalie Petrowski comme chroniqueur aux Arts et Spectacles.Journaliste à La Presse depuis 1998, Hugo est reconnu pour l'excellence de sa couverture du milieu de la télévision.Il continuera de s'intéresser aux médias électroniques ainsi qu'à la culture populaire.PLUS DE CHRONIQUES Chaque samedi, retrouvez désormais les chroniques de Marc Cassivi (cinéma), Hugo Dumas et Nathalie Petrowski (Arts et Spectacles), ainsi que les billets de Louise Cousineau (télévision), Sylvie St-Jacques (théâtre) et Alexandre Vigneault (musique).PLUS DE DOSSIERS La popularité de nos grands dossiers du samedi fait des petits: cet automne, nous vous en offrons deux par semaine, en plus du grand portrait de Nathalie Petrowski.PLUS D'OPINIONS Une pièce de théâtre, un concert, une nouvelle vous fait réagir?Exprimez-vous sur les forums de discussion ouverts à la suite de nos articles sur Cyberpresse.ca.Nous publierons quelques commentaires chaque samedi.Bonne lecture Alexandre Pratt, adjoint au directeur de l'information Arts et Spectacles C'est simple comme bonjour, diraient Louise T ur c ot et Cl aude Saucier.Après deux épisodes d'une nouvelle série, on sait assez facilement si les ondes passent ou si, malheureusement, un bon bouquin (le dernier Nelly Arcan?) nous éloignera de la télé pendant 60 minutes.Pour la deuxième saison de C.A., le procès-verbal renferme plusieurs notes positives.Pour Destinées, mon enthousiasme s'affaisse comme la paupière d'un arrière-grand-père de 93 ans.Commençons avec Destinées, dont le premier épisode, diffusé mercredi soir à TVA, a intéressé 1 536 000 téléspectateurs.Un départ canon pour un téléroman qui, selon mon diagnostic, aurait besoin d'un puissant électrochoc.Vite, une injection de rythme! Je sais, c'est très ingrat de comparer, mais comment faire autrement quand Destinées a débuté exactement comme Nip/Tuck ?Une patiente, la journaliste vedette Denise Deslauriers (Lise Roy), confie à son plasticien, le Dr Jean- Marc Provencher (Alain Zouvi), qu'elle déteste son cou plissé et son visage fripé.Dès les premières minutes, le décalage entre les deux productions saute aux yeux.Dotée du budget d'environ toute la programmation de TVA, la série américaine Nip/Tuck baigne dans l'opulence et le glamour de Miami, tandis que les décors de Destinées ressemblent étrangement aux kits en démonstration chez Ikea.Et dans Nip/Tuck les chirurgiens Sean Mc Namara et Christian Troy charcutent leurs patients en mettant les Rolling Stones dans le tapis.À la clinique Jouvence, la salle d'opération vibre au rythme d'une muzak de «danse sociale», dixit l'anesthésiste Normand Fiset (François Chénier).Méchant fossé.«Onn'estpasdansun Dollarama.Ça prend un peu de classe », a d'ailleurs raillé la patronne de Jouvence, Élizabeth Pellerin (Isabelle Brouillette).Si j'étais l'auteure de Destinées, Michelle Allen, j'exigerais une hausse de budget, car une série explorant un milieu aussi chatoyant doit étinceler à l'écran.Et j'aurais rayé la scène particulièrement anesthésiante entre Zara (l'esthéticienne) et Carlo (le masseur), que vous verrez mercredi.Ouch.Chez C.A., le lifting subi par Jean-Michel, Yannick, Maude et Sarah a donné - pour l'instant - de jolis résultats.Moins superficiels, plus humains, moins coupés de leurs sentiments, les personnages cherchent moins à livrer la réplique qui tue, même s'ils sortent encore des gags très efficaces.Comme Sarah (Isabelle Blais), pas du tout allumée par un film porno: «Moi, regarder quelqu'un qui mange, ça ne me donne pas faim.Et regarder Virginie, ça ne me donne pas envie d'être prof non plus», compare-t-elle.Dans l'épisode de lundi, le cynique Jean-Michel (Louis Morissette) lavera tendrement, à l'éponge, sa copine paraplégique Catou (Catherine de Léan).Seigneur, est-ce vraiment C.A.?Ou une reprise d'Avec un grand A?OK, blague douteuse.Car la série a enfin trouvé son ton, où tricotage et concubinage peuvent faire bon ménage (à trois, bien sûr).Je lévite La troisième bande sonore de Grey's Anatomy sort mardi.Joie.Et on y entend quoi?Le planant duo The Bird and the Bee, la craquante Feist et les joyeux Peter, Bjorn & John, qui nous font encore siffler Young Folks.Je l'évite Billy Ray Cyrus a lancé un nouveau CD cet été et Stef Carse planifie son retour.Euh, pardon?Est-ce 1993 à nouveau et personne ne m'a averti ?COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : hdumas@lapresse.ca Un lifting réussi, l'autre, moins HUGO DUMAS CHRONIQUE ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE ALEXANDRE VIGNEAULT HAUT-PARLEURS Vis à pleine vitesse et meurs jeune.Ça, c'était la devise des stars du rock.Un credo adopté par une foule d'artistes morts avant même d'avoir 30 ans.L'irrévérencieux magazine américain Blender s'en amuse d'ailleurs mois après mois dans sa chronique When will your favorite pop star croak?, où il joue à prédire l'âge où mourront nos idoles.Ce mois-ci, il est question d'Amy Winehouse.Son espérance de vie?Soixante-deux ans.Soixante-deux ans, c'est un score inespéré pour une fille réputée pour ses abus de substances diverses.Et c'est bien au-delà de la moyenne établie par de sérieux chercheurs de Liverpool, qui ont évalué «le prix de la célébrité à travers la mortalité des vedettes rock et pop», comme le rapportait cette semaine le quotidien Le Monde.L'enquête publiée dans un mensuel scientifique britannique a établi que les superstars meurent en moyenne à 42 ans aux États-Unis et à 35 ans en Europe, essentiellement en Grande-Bretagne.Il n'est pas nécessaire d'effectuer une grande enquête scientifique pour conclure que cette tendance est à la baisse.Il suffit de suivre l'actualité musicale.De nos jours, non seulement les rockeurs ne disparaissent plus à 30 ans, mais les groupes dont ils font partie refusent carrément de mourir de leur belle mort.Des Beastie Boys à The Cure en passant par Red Hot Chili Peppers, on ne compte plus ceux dont le parcours s'étend sur 25, voire 30 ans.De nos jours, les groupes morts et enterrés ressuscitent même à la chaîne.Il en passera d'ailleurs plusieurs à Montréal cet automne.Genesis s'offre le Stade olympique vendredi.Van Halen devrait se produire au Centre Bell le 10 novembre.si David Lee Roth et Eddie Van Halen ne s'arrachent pas la tête d'ici là.Deux jours plus tard, The Police viendra dire un troisième et dernier (?) adieu à ses fans québécois.La saison des ressuscités commence ce soir même avec la renaissance de Smashing Pumpkins dans le cadre d'Osheaga.On reproche souvent aux ressuscités d'agir pour le fric.Soit.Au-delà des considérations pécuniaires, ce qui frappe, c'est que chacun d'eux ressort de l'ombre immensément convaincu de sa pertinence.Smashing Pumpkins l'a clairement indiqué en baptisant son dernier album Zeitgeist, terme allemand qu'on peut traduire par « l'esprit du temps».Billy Corgan n'a donc pas seulement l'ambition de prouver que son groupe tient la route, mais aussi qu'il peut encore être en phase avec son époque.Il s'est planté.Zeitgeist n'offre rien d'aussi électrisant que les disques du début des années 90.Sa vision du monde actuel ne suscite absolument pas le même fébrilité que celle d'une M.I.A.Smashing Pumpkins insistera probablement pour en jouer plusieurs extraits, ce soir, feignant d'ignorer que la marée humaine qui s'étendra à ses pieds n'en a rien à cirer.Une forme d'arrogance aussi énervante qu'un Phil Collins qui déclarait, l'hiver dernier, que Genesis « est un excellent groupe de scène».Monsieur ballade FM n'avait pourtant pas foulé les planches avec ses collègues depuis.15 ans! Parlant de résurrection, peut-être avez-vous entendu parler de celle de Me, Mom & Morgent a le r.Adam Berger, autrefois connu sous le nom de Baltimore Bix, parle d'un spectacle en novembre.Ça risque d'être plus marquant que la résurrection des B.B.Peut-être penserons-nous quand même en revoyant tout ce beau monde qu'ils auraient mieux fait de vivre à plus grande vitesse.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : avigneau@lapresse.ca La saison des ressuscités Au-delà des considérations pécuniaires, ce qui frappe, c'est que chacun d'eux ressort de l'ombre immensément convaincu de sa pertinence.LES PRINCIPAUX SPECTACLES À OSHEAGA SAMEDI 15h45 - Xavier Caféine 16h30 - Blonde Redhead 17h15 - Patrick Watson 18h00 - Stars 18h45 - Feist 19h30 - Dumas 20h30 - Damien Rice 21h30 - Smashing Pumpkins DIMANCHE 15h45 - Pascale Picard 16h30 - Martha Wainwirght 17h15 - Sam Roberts Band 18h00 - Arctic Monkeys 18h45 - Macy Gray 19h30 - Gotan Project 20h30 - Interpol 21h00 - M.I.A./ 21h30 - Bloc Party Interpol CETTE SEMAINE SURLES PLANCHES Loreena Mc Kennitt, ce soir Wilfrid-Pelletier.Dobet Gnahoré, ce soir au Kola Note.Katatonia, demain au Medley.Blaqk Audio, mardi au Studio Juste pour rire.Ima, jeudi au Studio-Théâtre de la PDA.Girl Talk, jeudi à La Tulipe.K-OS, vendredi au Club Soda.Gov't Mule, vendredi au National.Genesis, vendredi au Stade olympique.PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE «Je suis une citoyenne du monde, et ma religion est de faire le bien», dit Mathangi «Maya» Arulpragasam, mieux connue sous le nom de scène de M.I.A.Ses racines sri-lankaises, son papa affilié aux Tigres tamouls (une organisation terroriste selon le Département d'État des États-Unis), sa chanson Sunflowers bannie des ondes de MTV à cause de la phrase «Like P.L.O., I don't surrendo» («Comme l'O.L.P., je ne me rends pas»), en font quand même un agent provocateur aux yeux des autorités américaines.M.I.A., bouillon de cultures urbaines au look tranchant et aux propos épicés de références aux conflitsmondiaux - le Rwanda, le Congo, le Darfour dans la chanson Jimmy -, réfute cependant les soupçons de ses détracteurs.«Puisque je suis la seule artiste qui chante à propos du terrorisme, oui, j'imagine que ça a à voir avec leur refus.Mais c'est stupide; je croyais qu'on devait fabriquer des bombes pour être considéré comme un terroriste.Pas faire de l'art.» Mais, vous savez ce qu'on dit\u2026» Ah, c'est vrai: la plume est plus forte que l'AK-47! «On est en 2007, je crois que je dois trouver une manière différente d'aborder ces questions, d'avancer des idées.Je suis une musicienne dont la vie a été affectée par la politique, et c'est pourquoi je me permets d'en parler.Ensuite, si vous voulez en apprendre sur une situation politique, il faut s'en remettre à ceux dont le métier est d'en parler.Moi, je suis une citoyenne, j'ai des questionnements, mais je fais de la musique», dit celle qui, sur Kala, prône la «démocratie du tiers-monde».Finalement, l'hystérie états-unienne à propos de la sécurité intérieure aura été bénéfiquepour lamusiciennebritannique d'origine sri-lankaise M.I.A.Interdite de séjour au printemps 2006, Maya Arulpragasm n'a pu enregistrer son deuxième album en compagnie de Timbaland tel que prévu, et a dû errer sur quatre continents pour concevoir cet album multicolore et multiculturel.«Si j'avais pu rester aux États-Unis, forcément, je crois que le résultat aurait été différent», dit-elle.Enregistré en Australie, au Japon, en Inde, en Jamaïque, à Trinidad et, très brièvement, aux États-Unis, Kala se présente comme une courtepointe de références musicales si éparpillées que la personnalité de l'artiste finit par s'y épanouir.Alors que le précédent, Arular, reposait sur le son funk de Rio, Kala puise autant dans les breaks prévisibles de la scène de Baltimore que dans le dancehall jamaïcain, influences auxquelles s'ajoutent le disco et la musique, pop, traditionnelle et filmi, de l'Inde.Le résultat est incendiaire, volatil et percutant, enfilant des perles de dance mondiale qui témoignent brillamment de cette ère de diffusion des cultures dans laquelle nous ont plongés les nouvelles technologies numériques.Surtout, la manière d'assembler les influences musicales est beaucoup plus subtile que sur le premier album de la demoiselle de 30 ans.Exemple, le hit Boyz : «Je suis allée enregistrer le son des percussionnistes (dans un village de l'État de Tamil Nadu) en Inde, et j'ai gardé ce son pour le rythme de la chanson.Les arrangements, la structure, tout ça est venu accidentellement lorsque nous avons assemblé ces ingrédients.Puisqu'on l'a terminée à Trinidad, je pense que la moitié de cette chanson est inspirée du soca.Et ça a marché\u2026» Le Nigérian Afrikan Boy, les enfantsrappeurs aborigènes d'Australie Wilcannia Mob, qui passent en coup de vent sur le disque, élargissent encore plus les horizons de M.I.A., qui a profité du talent des producteurs Switch, Diplo, DJ Blaqstarr et Timbaland (sur la chanson la plus faible de l'album!).«Afrikan Boy sera avec moi sur scène, mais pas les percussionnistes indiens, déplore M.I.A.J'aimerais inviter mes collaborateurs du monde entier, mais la question des visas complique les choses\u2026» OSHEAGA JOUER AVEC LE FEU ENTREVUE M.I.A.PHOTO BENOIT TESSIER, REUTERS M.I.A.foulera la scène d'Osheaga demain, à 21h.«Afrikan Boy sera avec moi, mais pas les percussionnistes indiens, déplore la chanteuse.J'aimerais inviter mes collaborateurs du monde entier, mais la question des visas complique les choses\u2026» Bannie des États-Unis pendant plus d'un an, la controversée musicienne M.I.A., soupçonnée de filiations terroristes, a erré sur le globe pour enregistrer Kala, son deuxième album, dans des conditions pas mal moins confortables que celles, initialement prévues, des studios high-tech de producteurs américains en vogue.Tant mieux, ça fait de Kala un des meilleurs albums de l'année.« Je suis une musicienne dont la vie a été affectée par la politique, et c'est pourquoi je me permets d'en parler.» Abonnez-vous! 514 842-8194 duceppe.com SAISON 2007-2008 Le Doute de John Patrick Shanley mise en scène de Martine Beaulne Le vrai monde?de Michel Tremblay mise en scène de René Richard Cyr La Casta Flore de Peter Quilter mise en scène de Monique Duceppe Les Sunshine Boys de Neil Simon mise en scène de Claude Maher Equus de Peter Shaffer mise en scène de Daniel Roussel 3479403A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE Interpol est l'un des symboles de la renaissance de la scène rock new-yorkaise.Or, contrairement à sa ville natale, qui bouge vite et tout le temps, le groupe fondé par le guitariste Daniel Kessler avance à pas lents.Le revoilà avec une déclinaison légèrement plus atmosphérique de son rock automnal.ALEXANDRE VIGNEAULT Interpol a passé avec succès le test du deuxième album.Plus musclé que son prédécesseur, Antics a forcé un peu tout le monde à se rendre à l'évidence: la formation new-yorkaise née des cendres de Joy Division et Chameleons U.K.a su se forger un son reconnaissable entre tous.Our Love to Admire, troisième chapitre de cette sombre histoire, n'annonce aucun virage majeur.Seul changement notable : le bassiste Carlos D.arbore désormais une distinguée moustache.«Je le vois tous les jours depuis très longtemps.Je ne me rappelle même plus quand on l'a vu faire ça pour la première fois.Curieusement, ç'a fini par faire partie de lui», raconte le guitariste Daniel Kessler, de ce ton presque neutre et précipité typique des musiciens qui enchaînent les entrevues téléphoniques.La moustache de Carlos D.(Dengler, pour ceux que ça intéresse) n'est qu'un détail sans importance pour qui s'intéresse à l'évolution musicale du groupe.Elle concerne davantage la vie du groupe.en coulisses.Interpol a beaucoup tourné ces dernières années, avec tous les excès que ça implique.Carlos D.est réputé pour avoir mis les bouchées doubles à ce titre, enfilant les conquêtes et abusant de diverses substances.Sa moustache, c'est une façon de s'éloigner de cette élégance inquiétante qui faisait craquer la jeune néo-gothique et de retrouver son anonymat.«C'était une façon de repousser tout le monde, de manière à avoir plus d'espace pour redonner un sens à ma vie, a-t-il précisé au magazine Spin.Les gens ont cessé de me reconnaître dans la rue.J'avais oublié ce que c'était qu'être quelqu'un de normal.C'était vraiment agréable.» Plus de clavier Interpol a pris un peu de temps pour souffler après avoir enfilé deux imposantes tournées visant à soutenir Turn On the Bright Lights et Antics.De petits mois pendant lesquels Carlos D.a imaginé des musiques de films, alors que son confrère Daniel Kessler, qui dit ne ressentir aucun besoin de faire de la musique en dehors du groupe, a commencé à gratter sa six cordes en quête de pistes pour ce qui allait devenir Our Love to Admire.Tranchante, tendue même quand elle colore les ambiances, la guitare de Daniel Kessler est aussi essentielle à Interpol que la voix caverneuse de Paul Banks.«La tension est présente dès le départ, quand je commence à écrire, seul à la maison, dit-il.Et quand j'apporte mes idées au groupe, cet aspect prend de l'ampleur.On aime les chansons possédant une certaine intensité et qui sont capables de rentrer dans le monde.» Ce n'est toutefois pas au guitariste qu'on doit l'évolution du son d'Interpol, tel qu'on l'entend sur Our Love to Admire, mais à son bassiste et à son batteur.«Carlos et Sam (Fogarino) ont revu la configuration de notre espace de travail de manière à ce qu'on puisse intégrer du clavier au moment même où on créait les chansons.C'était nouveau, car jusqu'ici, le clavier n'arrivait qu'à la fin du processus et ne servait qu'à ajouter un peu de texture aux chansons, expose Daniel Kessler.Ça nous a permis de ne pas toujours remplir l'espace avec des guitares.» Ton cinématographique Our Love to Admire est l'album d' Interpol où le clavier compte le plus, ce qui contribue à conférer au disque un ton qu'on est tenté de qualifier de cinématographique.Ça collerait assez avec l'univers du groupe, d'ailleurs.Carlos D.affirmait il y a quelques années qu'il ne fallait pas chercher les influences d'Interpol dans la vague post-punk, mais chez des cinéastes comme David Lynch, Jim Jarmusch et Werner Herzog\u2026 Daniel Kessler précise que cette évolution s'est faite de façon toute naturelle.«On n'a jamais des tonnes d'idées ou une direction précise quand on commence à écrire, dit-il.On laisse les choses arriver.Quand on se trouve tous dans la même pièce, il se produit quelque chose de spécial.On trouve une façon d'avancer.» Daniel Kessler croit qu'Interpol, qui a souffert des comparaisons avec Joy Division, possède désormais un ton personnel.«Pas dans le sens qu'elle reflète nos vies personnelles, précise le guitariste, mais en ce sens que, quand on l'écoute, on vit une expérience.J'ai toujours aimé la musique capable de me transporter dans un univers précis au moment où je l'écoute.Ç'a toujours été notre désir et, aujourd'hui, je pense que ça fait partie de la musique d'Interpol.» OSHEAGA / Interpol Du rock qui fait son cinéma PHOTO JEFF CHRISTENSEN, ASSOCIATED PRESS Tranchante, tenduemême quand elle colore les ambiances, la guitare de Daniel Kessler (à gauche) est aussi essentielle à Interpol que la voix caverneuse de Paul Banks.«On aime les chansons possédant une certaine intensité et qui sont capables de rentrer dans le monde.» présenté par égypte la magie des couleurs cAmbodge pays du sourire réunion m Aurice îles de tous les extrêmes cro Atie le nouveau pays les plus belles croisières du monde kenyA t Anz Anie voyage aux sources de l'humanité Abonnez-vous et courez la chance de gagner un voyage pour deux personnes au Club Med de Cancún Yucatán, Mexique.Montréal (Pierre-Mercure) | Montréal-Nord | L'Assomption | La Prairie Lasalle | Laval | Longueuil | Pierrefonds | St-Hyacinthe | St-Jean | St-Jérôme 514 521-1002 1 800 558-1002 3500942A 3504716A 2345, rue Jarry Est Toute l'information et extrait vidéo au www.tohu.ca (angle d'Iberville) Montréal (Québec) H1Z 4P3 514 376-TOHU 1-888 376-TOHU www.tohu.ca info@tohu.ca JARRY autobus 193 direction est (8648) D'IBERVILLE autobus 94 direction nord (8648) © LI YANNIAN CONCEPTION GRAPHIQUE : STÉPHANE PARENT UNE PRODUCTION DE DU 18 AU 30 SEPTEMBRE 2007 AVEC LES MOINES DE SHAOLIN KUNG FU ET LES IMPERIAL ACROBATS OF CHINA PRÉSENTE en collaboration avec 3505092A EN HAUSSE.EN BAISSE SÉPARÉSÀ LANAISSANCE Le tennisman français Jo-Wilfried Tsonga a perdu au troisième tour du US Open contre Rafael Nadal.À son match précédent, il avait envoyé Tim Henman à la retraite.Une occasion de sourire.Et quand il sourit, il ressemble un peu beaucoup à Luck Mervil.Notez la même mâchoire solide et fière et, dans le cas de Luck Mervil, prête à dénoncer toutes les injustices.Merci à Benjamin Lemay, de Victoriaville, pour l'envoi.GILLES LATULIPPE La semaine dernière, pour son 70e anniversaire, il disait «détester recevoir».Mais il devra s'y faire.Ce sera à son tour demain soir au gala des prix Gémeaux.Gilles Latulippe sera honoré du Grand Prix de l'Académie pour sa contribution à la télévision «canadienne d'expression française».Au cours de sa carrière, Latulippe a écrit plus de 1000 émissions du Zoo du Capitaine Bonhomme et des Démons du midi.En 2000, son Théâtre des Variétés fermait ses portes, 33 ans et 7000 représentations après sa naissance.Cet artiste important des variétés québécoises est aussi connu pour sa participation à Cré Basile, Symphorien, Poivre et sel et Les Brillant.LESROCKSTARS C'est désormais prouvé scientifiquement: le destin des gens riches et célèbres est bel et bien tragique.Selon une étude publiée dans la revue britannique Journal of Epidemiology and Community Health, durant les cinq premières années de sa gloire, une rock star a deux fois plus de chances de mourir que le reste des Américains ou des Européens.L'enfer de la drogue et de l'alcool serait responsable du quart de ces décès.Et comme une mauvaise nouvelle n'arrive jamais seule, les rockeurs ont aussi dû encaisser une recommandation défavorable des hommes de science.Selon eux, il ne faudrait pas utiliser les stars toxicomanes dans les campagnes de santé publique.Amy Winehouse peut dire adieu à ses rêves Jo-Wilfried Tsonga Luck Mervil de pub pour ParticipACTION.PHOTO PIERRE CÔTÉ, LA PRESSE © NOS CHOIX LES CINQSPECTACLES À VOIRÀOSHEAGA MARIE-CHRISTINE BLAIS 1 M.I.A.LA performance la plus attendue, à l'unanimité.Son premier disque, Arular (2005), était vraiment bien.Son deuxième, Kala, lancé il y a quelques jours, est incroyable.Électronica, hip-hop indien, dancehall, world?Toutes ces réponses et plein d'autres\u2026 2 Blonde Redhead.Pour reprendre les mots de notre collègue Émilie Côté, «le dernier disque du groupe, 23, est dans ma liste des meilleurs albums de 2007».3 Miracle Fortress.Le plus récent album du groupe montréalais mené par Graham Van Pelt, Five Roses, est une petite splendeur musicale, organique et sérieusement droguée.Le quatuor n'a pas encore «fait» sa vraie rentrée montréalaise, on a donc hâte de le voir sur une vraie scène.On triche: on éprouve la même hâte pour The Besnard Lakes, Pawa Up First et Stars, eux aussi établis à Montréal.4 Arctic Monkeys.Parce que leur chanson 505, tirée de leur récent album Favourite Worst Nightmare, joue constamment dans le i Pod de Marc Cassivi.5 Au revoir Simone.Trois filles de Brooklyn qui n'utilisent que des claviers (Casio, Roland, Yamaha, Suzuki, Korg, name it !) et une boîte à rythmes, c'est exactement le genre de truc qu'on n'irait pas nécessairement voir ailleurs qu'à Osheaga.PHOTO SEBASTIAN MLYNARSKI BLONDEREDHEAD Kazu Makino et les jumeaux italiens Simone et Amedeo Pace. D'APRÈS HOMÈ RETEXTEETMISE EN SCÈNE ALEXIS MARTIN avec: VINCENT BILODEAU / GARY BOUDREAULT / STÉPHANE BRULOTTE / STÉPHANE DEMERS / PATRICK DROLET / ALEXANDRE FORTIN / TANIA KONTOYANNI / JACINTHE LAGUË / JEAN MAHEUX / MARIE MICHAUD / FRANÇOIS PAPINEAU / MARTHE TURGEON conseiller dramaturgique GEORGES LEROUX H assistance à la mise en scène et régie CLAUDE LEMELIN H les concepteurs DAVID GAUCHER / JUDY JONKER / MARTIN LABRECQUE / DENIS GOUGEON / FRANCINE ALEPIN / YVES LABELLE / VINCENT DERONDE / CLAUDIE VANDENBROUCQUE / RACHEL TREMBLAY DU 11 SEPTEMBRE AU 6 OCTOBRE 2007 WWW.TNM.QC.CA H 514.866.8668 UNE PRÉSENTATION DÈS MARDI ! 3505014A www.duceppe.com DU 12 SEPTEMBRE AU 20 OCTOBRE Traduction de Michel Dumont Louise Laprade Gabriel Sabourin Marie-Ève Bertrand Myriam De Verger décor Richard Lacroix costumes Mérédith Caron éclairages André Rioux musique Silvy Grenier vidéo Yves Labelle accessoires Normand Blais Le Doute de John Patrick Shanley mise en scène de Martine Beaulne 3502356A 3503038A ILS, ELLES ONT DIT «Il faut bien gagner sa vie.» - George Clooney, irrité par une journaliste qui lui demandait, à la Mostra, comment il pouvait à la fois dénoncer les multinationales et faire une pub pour Nestlé.«Ce que je pense des vidéoclipsses?Moi, la musique de drogué, j'aime pas ça.» - Fidel Lachance à Mes 15 minutes à Musique Plus.«Je chante mal, mais je chante juste.Je comprends les harmonies et tout ça.» - Guy A.Lepage, invité par Gildor Roy à Caféine à TQS.«T'en parleras à Fabienne, c'est elle qui va faire l'argent avec ça.» - François Avard à Christiane Charette, qui le questionnait sur une possible diffusion des Bougon en France.«Le gars qui va te remplacer, il n'est pas encore né.10-4.» - Derniers mots de l'hommage rendu par Claude Poirier aux funérailles de Lucien Frenchie Jarraud, entendus à TVA.«Christie Blatchford disait : gne gne gne gne gne, lui y fait des tours en hélicoptère pis pas nous autres.» - René Homier-Roy à C'est bien meilleur le matin, reprenant l'argumentaire de la journaliste qui dénonçait le «traitement privilégié » accordé à Bernard Derome par l'armée.PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE © Guy A.Lepage BILLETTERIE HÔTEL OFFICIEL Billets en vente maintenant ! THÉÂTRE ST-DENIS 24, 25 SEPTEMBRE \u201420h THÉÂTRE MAISONNEUVE, PdA THÉÂTRE MAISONNEUVE, PdA SALLE WILFRID-PELLETIER, PdA SALLE WILFRID-PELLETIER, Pd A MAR 2OCTOBRE \u201420h JEU 11 OCTOBRE \u201420h VEN 16 NOVEMBRE \u201420h CLUB SODA THÉÂTRE OUTREMONT SAVOY CLUB SODA John Mc Laughlin & the4th Dimension \u2014Ella.Of thee I Swing Nikki Jesse Cook Colin James Yanofsky Raul Tinariwen Midón Winter Wonderland un concert de Noël avec Emilie Claire Barlow Festival in the Desert including Tinariwen and Mamadou Diabate (codiffusion avec Les Productions Rubin Fogel) (codiffusion avec Groupe Spectacles Gillett) The Frontiers World Tour Little Big Band Christmas Une voix unique, ensorcelante L'envoûtement de l'âme touareg Le pianiste prodige du boogie-woogie Un délicieux avant-goût du temps des fêtes ! Les soirées jazz intime au Savoy MATTHIEU BÉLANGER QUARTET 25 octobre, 18h Le meilleur clarinettiste en ville ! DIANE NALINI QUARTET 8novembre, 18h Une voix pour le jazz, le blues.et Shakespeare ! CHET DOXASQUARTET 22 novembre, 18h Un jeune artiste à surveiller MARIANNE TRUDEL 18 octobre, 18h Gagnante du Prix Étoiles Galaxie de Radio-Canada 2007 JOEL MILLER MANDALA 15 novembre, 18h Un tout nouvel album à découvrir PLACE DES ARTS 514 842-2112 1 866 842-2112 pda.qc.ca 514 790-1245 admission.com MÉTROPOLIS / SAVOY 59, rue Sainte-Catherine Est 514 908-9090 ticketpro.ca CLUB SODA 514 908-9090 ticketpro.ca THÉÂTRE ST-DENIS 514 790-1111 theatrestdenis.com THÉÂTRE OUTREMONT 514 908-9090 ticketpro.ca LU N MAR (codiffusion avec Les Productions Rubin Fogel) avec invité spécial MÉTROPOLIS FORMULECABARET PLACES ASSISES VEN 28 SEPTEMBRE \u201420h Marcel Khalifé Une véritable légende du oud au Liban Tout simplement époustouflante ! La tradition gitane pimentée de pop, de jazz et de world Un concert spécial de Noël avec 40 musiciens ! L'un des plus grands guitaristes Gary Husband, Mark Mondesir et Hadrien Féraud VEN 23 NOVEMBRE \u201420h VEN 30 NOVEMBRE \u201420 h JEU 11 OCTOBRE \u201420h MAR 27 NOVEMBRE \u201420h Procurez-vous des billets pour ces spectacles au coût de 10 $ ou gratuitement à l'achat d'un billet pour Jesse Cook, John Mc Laughlin, Colin James, Marcel Khalifé ou Tinariwen.Offre valable aux guichets du Métropolis seulement.Quantité limitée.BILLETS GRATUITS ! VEN 7DÉCEMBRE \u201420h Michael Kaeshammer 3505872A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE ALEXANDRE VIGNEAULT 1 Qui fait partie de Smashing Pumpkins version 2007?Seuls deux des membres originaux ont repris le collier: Billy Corgan (chanteur, parolier, compositeur, guitariste, bassiste et, dit-on, dictateur du groupe), ainsi que Jimmy Chamberlin, dont le jeu à la batterie constitue un élément essentiel du rock façon Smashing Pumpkins.La bassiste D'Arcy Wretzky et le guitariste James Iha n'ont pas répondu à l'annonce publiée dans des quotidiens de Chicago en juin 2005 où Billy Corgan annonçait sont intention de « renouveler et ressusciter» son ancien groupe.Billy Corgan et Jimmy Chamberlin étaient accompagnés de la bassiste Ginger Reyes (Halo Friendlies), du guitariste Jeff Schroeder et de la claviériste Lisa Harrington lors du concert inaugural de la tournée, présenté le 22 mai au Grand Rex de Paris.2 Quelles chansons seront au programme?Un soir de première, il faut faire les choses en grand.Smashing Pumpkins a interprété 29 chansons lors de son concert au Grand Rex.Il ne faut pas s'attendre à ce que le groupe soit aussi généreux, ce soir.On peut espérer entendre une quinzaine de chansons, peut-être 20.Un survol des feuilles de route de plusieurs spectacles présentés ces derniers mois permet d'affirmer que Billy Corgan et sa bande interpréteront presque à coup sûr Bullet With Butterfly Wings, Tonight, Tonight, Zero et Muzzle, des morceaux de Mellon Collie & The Infinite Sadness qui figurent au programme de la quasi-totalité des spectacles présentés jusqu'ici.De son dernier album, Smashing Pumpkins a conservé United States, une chanson de presque 10 minutes parfois placée en ouverture, Tarantula, That's the Way, Doomsday Clock et Starz.Today, Disarm et Hummer, tirées de Siamese Dream figurent régulièrement au programme, mais il faudra être chanceux pour obtenir Cherub Rock, 33 et 1979, que Billy Corgan interprète parfois seul à la guitare acoustique.3 D'où vient le titre Zeitgeist ?Zeitgeist est un mot allemand qu'on peut traduire par «l'air du temps» ou «esprit du temps».Billy Corgan a emprunté l'idée à l'essayiste et romancier autrichien Hermann Broch, auteur de Geist Und Zeitgeist (Esprit et esprit du temps) où il oppose l'art au kitsch.L'art devrait être une façon de représenter le monde, selon Broch, alors que le kitsch désignerait un art fait pour plaire.Billy Corgan estime que l'art n'a jamais été dans une posture aussi précaire, citant une émission comme American Idol, qui sert ni plus ni moins à demander au public ce qu'il veut.«Ça va complètement à l'encontre de ce qu'un artiste doit faire et qui est de dire: voici ce que je vois et que vous ne percevez pas encore», affirme-t-il dans un document fourni par sa compagnie de disques.Zeitgeist parlerait aussi, selon son auteur, de la montée d'une ordre mondial fasciste, «où plus personne n'a de vie privée et tout le monde est sur My Space».Smashing Pumpkins aussi, soit dit en passant.4 Combien de versions de Zeitgeist y a-t-il ?En plus de la version originale, qui compte 12 chansons, on peut se procurer une version de luxe dotée d'un livret de 76 pages.Il existe en plus des versions exclusivement destinées à Best Buy, i Tunes ou encore Target, qui contiennent chacune une chanson supplémentaire: Death From Above, Stellar et Zeitgeist, selon le détaillant.Fort heureusement, nous sommes au vingtième siècle.Pour la version originale de l'album, il y a votre disquaire préféré.Pour le reste, il y a bittorrent.5 Que fait Paris Hilton dans le livret de Zeitgeist ?Excellente question, à laquelle Billy Corgan et Jimmy Chamberlin a répondu dans un clip diffusé sur You Tube intitulé Ask a Pumpkin.Zeitgeist tente de parler du monde dans lequel on vit et il est très défendable d'affirmer que Paris Hilton est l'une des personnes les plus célèbres de la planète.Elle incarnerait ce qui attire les gens: l'argent et une certaine image du pouvoir.Billy Corgan ajoute qu'il la connaît personnellement et qu'elle est ben fine.OSHEAGA/ Smashing Pumpkins Smashing Pumpkins en cinq questions Se taire à jamais ou déterrer le passé.Billy Corgan n'avait plus que ces deux options après les échecs consécutifs de son groupe Zwan et son album solo.Il a choisi la seconde et ressuscité Smashing Pumpkins, l'un des groupes emblématiques des années 90.Mise à jour en cinq questions.PHOTO YUI MOK, ASSOCIATED PRESS Un survol des feuilles de route de plusieurs spectacles présentés ces derniers mois permet d'affirmer que Billy Corgan (notre photo) et sa bande interpréteront presque à coup sûr ce soir Bullet With Butterfly Wings, Tonight, Tonight, Zero et Muzzle. RIEZENCORE.COM CONDAMNÉ À L'EXCELLENCE 514 842.2112 -1866 842.2112 ADMISSION.COM -514 790.1245 SUPPLÉMENTAIRES 28 FÉVRIER AU 1 ER MARS 10 AU 12 JUILLET À LAPLACEDES ARTS ST-SAUVEUR 1 866 727.0433 8 septembre 14 septembre 15 septembre 21 septembre 22 septembre 28 septembre 29 septembre 12 octobre 13 octobre VICTORIAVILLE 819 752.9912 29 novembre LA BAIE 418 698.3333 1er décembre JOLIETTE 450 759.6202 5 décembre 6 décembre 7 décembre DRUMMONDVILLE 1 800 265.5412 12 décembre TROIS-RIVIÈRES 819 380.9797 13 décembre 14 décembre 15 décembre LONGUEUIL 450 670.1616 21 mars 2008 22 mars 2008 QUÉBEC 418 659.6710 26 mars 2008 27 mars 2008 28 mars 2008 29 mars 2008 EN VENTE AUJOURD'HUI 16 av ril 2008 17 av ril 2008 19 av ril 2008 TROIS-RIVIÈRES 819 380.9797 2avril 2008 3avril 2008 OTTAWA 613 755.1111 4avril 2008 ST-HYACINTHE 450 778.3388 19 décembre GRANBY 1 800 387.2262 20 décembre 21 décembre L'ASSOMPTION 450 589.9198 #5 5 mars 2008 6 mars 2008 DRUMMONDVILLE 1 800 265.5412 7 mars 2008 VALLEYFIELD 450 373.5794 10 avril 2008 11 avril 2008 TERREBONNE 450 492.4777 24 avril 2008 25 avril 2008 26 avril 2008 SHERBROOKE 819 820.1000 29 avril 2008 ST-JEAN-SUR-RICHELIEU 450 358.3949 1er mai 2008 ST-SAUVEUR 1 866 727.0433 19 septembre 2008 20 septembre 2008 26 septembre 2008 27 septembre 2008 COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET CO MPLET TOURNÉE 2008 TOURNÉE 2007 ST-JÉRÔME 450 432.0660 20 mars 2008 COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET MARTINMATTE.COM BILLETS VENDUS DÉJÀ COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET QUÉBEC 418 659.6710 17 octobre 18 octobre 19 octobre 20 octobre 21 novembre 22 novembre 23 novembre 24 novembre SHERBROOKE 819 820.1000 26 octobre 27 octobre MONTRÉAL 514 790.1111 30 octobre 31 octobre 1er novembre 2novembre 3novembre 8novembre 9novembre 10 novembre COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET Mise en scène Alexis Martin Script-édition François Avard Bande sonore Marc Déry COMPLET 3504469A GO! LES SPECTACLES PRÉSENTE ALBUM EN MAGASINS 3502936A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE Membre en règle de la «mafia du Mile End», contingent d'artistes anglomontréalais qui a pris le monde d'assaut au cours des trois dernières années, Stars lève le voile sur son prochain disque dans le cadre d'Osheaga.Un choix tout indiqué, puisqu'il a été conçu pour la scène.ALEXANDRE VIGNEAULT L'étoile de Stars ne brille pas autant que celle d'Arcade Fire au sein de la communauté indie rock planétaire.Elle rayonne toutefois suffisamment pour que son nouvel album, In Our Bedroom After the War, puisse être qualifié d'attendu.Digne successeur de Set Yourself On Fire, paru il y a presque trois ans, il mise une fois de plus sur une pop romantique, littéraire au point d'en être théâtrale, marquée par d'élégants bidouillages électroniques.Ça, les vrais mordus du groupe montréalais d'origine torontoise le savent déjà: l'album, dont la sortie en magasin est prévue le 25 septembre, est en vente sur internet depuis plusieurs semaines.Plutôt que d'attendre qu'un intermédiaire ne dissémine les nouvelles chansons sur la toile, Stars a pris les devant.Selon Evan Cranley, bassiste, tromboniste et guitariste du groupe, il était «important pour le groupe d'offrir cette possibilité aux fans».Et ce, même si les groupes indépendants ont la réputation d'être moins opposés au partage de fichiers musicaux.«On a eu des commentaires négatifs de gens qui n'aimaient pas l'album, admet le musicien, et aussi quelques-uns de la part des disquaires.D'une certaine façon, on leur a coupé l'herbe sous le pied alors qu'ils ont déjà de la difficulté à se maintenir.» Stars, complété par Torquil Campbell, Amy Millan, Chris Seligman et Pat Mc Gee, a gagné ses fans à coup de spectacles.Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si In Our Bedroom After the War se révèle parfois plus direct que ce à quoi on s'attendait.«On voulait donner l'impression d'entendre le groupe tel qu'il est sur scène», confirme Evan Cranley.Ça ne veut pas dire que son son est plus brut.Stars se montre toujours économe et soucieux des ambiances.Il a aussi conservé sa propension à la «mise en scène» chansonnière.Life 2 : The Unhappy Ending et Personal témoignent d'ailleurs de ce type d'écriture très narrative qui s'apparente à celle d'un scénario.Une manière de distanciation brechtienne.«On aime raconter des histoires avec les paroles comme avec les mélodies, affirme Evan Cranley.On discute beaucoup de tout ça avant de se mettre à l'écriture, même s'il y a une part de spontanéité dans ce qu'on fait.On veut s'assurer d'en arriver à une histoire que les gens pourront s'approprier.Faire des chansons qui deviennent la bande sonore de la vie des gens, c'est ce à quoi on aspire.» Stars se produit aujourd'hui au festival Osheaga.OSHEAGA / Stars Pop romantique et littéraire PHOTO AUTUMN DEWILDE La pop de Stars est marquée par d'élégants bidouillages électroniques.« Faire des chansons qui deviennent la bande sonore de la vie des gens, c'est ce à quoi on aspire.» ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE Le 14 septembre, Genesis retourne au Stade olympique, l'enceinte sportive mal aimée où aucun groupe n'a osé se produire depuis U2 en 1997 et où Phil Collins, Mike Rutherford et Tony Banks ont eux-mêmes joué en 1992 avant de se séparer.Une tournée courte mais spectaculaire qui aurait véritablement créé l'événement si son concept de départ s'était concrétisé.ALAIN DE REPENTIGNY Le 24 février 2005, Phil Collins a vu pour la toute première fois ce que Peter Gabriel faisait derrière lui sur scène pendant la chanson The Waiting Room 30 ans auparavant.Et il a adoré.Le batteur de Genesis a redécouvert la beauté de plusieurs chansons de l'album The Lamb Lies Down on Broadway et il s'est rendu compte qu'il fallait être en forme pour jouer la musique complexe du Genesis du milieu des années 70.Ce n'était pas Gabriel , ni Genesis, mais plutôt The Musical Box qui se produisait ce soir-là au Casino de Genève.Et Phil Collins était parmi les spectateurs.Collins avait eu l'extrême gentillesse d'écrire le texte de présentation de ce groupe hommage montréalais qui a fait le tour du monde dans le programme du spectacle.Puis il avait annoncé sa présence ce soir-là sur son site web et avait même proposé à The Musical Box de jouer avec eux la chanson I Know What I Like (In Your Wardrobe).Comme ils reconstituent avec un souci du détail un peu maniaque les spectacles de Genesis et que cette chanson ne faisait pas partie du spectacle The Lamb Lies Down on Broadway, Serge Morissette, l'agent du groupe, a proposé à Collins de jouer de la batterie et de chanter en rappel sur la chanson The Musical Box, le morceau de bravoure de l'album Nursery Cryme (1971).Dans le dernier numéro de la revue britannique Mojo, Collins raconte qu'il a été pourri ce soirlà.«Ça s'est mieux passé que dans ses souvenirs.Mais il avait sous-estimé un peu sa forme pour jouer ce genre de musique», corrige Morissette.Le chanteur Denis Gagné, qui campe un Peter Gabriel plus vrai que nature, est d'accord, lui qui contrairement à son habitude, a demandé à entendre la batterie et la voix du batteur dans ses écouteurs et son moniteur de scène ce soir-là: «Souvent, pendant la chanson, je me disais, c'est Phil Collins qui est en train de chanter les back-vocals - here it comes again - pour moi!» Les émotions qu'ont ressenties les gars de The Musical Box ce soir-là, Phil Collins les a vécues lui aussi pour d'autres raisons.«Après le show, dans la loge, il était tout excité, rappelle Morissette.Il nous disait, \u2018man, je neme souvenais pas que c'était si bon que ça, il y a plein de détails que j'avais oubliés'.» Quand Morissette, Gagné et compagnie ont appris par la suite que les cinq membres du Genesis « classique» (Col l ins, Mike Rutherford et Tony Banks, ainsi que Peter Gabriel et le guitariste Steve Hackett) s'étaient réunis dans le but de refaire leur spectacle The Lamb Lies Down On Broadway, ils n'ont surtout pas été surpris.Aller de l'avant sans Gabriel Faut-il n'y voir qu'une coïncidence?J'ai posé la question à Phil Collins jeudi à Toronto.«Quand j'ai joué av ec The Musical Box, on discutait déjà de la possibilité de monter The Lamb avec Peter et Steve, de répondre Collins.J'y pensais depuis la sortie du coffret de la période Gabriel en 1997, mais personne ne nous a proposé de partir en tournée.Puis on s'est réunis en novembre 2004 dans un Holiday Inn de Glasgow en pensant au 30e anniversaire de The Lamb.On s'attendait à mettre des dates sur papier, mais Peter a dit qu'il avait un album à terminer et qu'une tournée suivrait.On est en 2007, son disque n'est toujours pas sorti et il n'y a pas eu de tournée\u2026 Après le meeting, on (Banks, Rutherford et Collins) a mis cinq minutes à décider qu'on partirait en tournée tous les trois, et quand, c'est-à-dire maintenant.» «Pour The Lamb, il faudrait poser la question à Peter, devait plus tard ajouter Tony Banks qui était le meilleur ami de Gabriel à cette époque.Je pense que nous sommes tous prêts à le faire, mais Peter ne parvient pas à se décider, il a toujours été comme ça\u2026» Tony Smith, qui dirige les destinées du groupe, n'a pas renoncé à cette tournée.Le producteur montréalais Donald Tarlton (Donald K.Donald) estime que si Genesis veut faire une autre tournée un jour, il devra concocter un plus gros scénario et créer l'événement en renouant avec «Peter et Steve».Phil Collins lui-même, en avril dernier, l'évoquait pour 2008 avant de déclarer l'été prochain à la revue Mojo que sa vie était bouleversée par sa séparation d'avec sa troisième femme, qu'il voulait passer le plus de temps possible avec ses deux jeunes fils en Suisse et que dans ces circonstances, la tournée actuelle de Genesis l'emmerdait et qu'elle serait la toute dernière.Cette semaine à Toronto, il était nettement mieux disposé, stimulé par les 25 spectacles qu'ils ont donnés en Europe cet été.«Je ne me doutais pas que je m'amuserais autant, disait Collins.La chaleur de ce public de toutes les générations m'a beaucoup surpris.Et on jouait très très bien.» Avant de rêver à trois spectacles à guichets fermés de The Lamb au Stade olympique, sachez que Collins parlait plutôt cette semaine d'une demi-douzaine de spectacles qui seraient filmés parce que Genesis regrette de ne pouvoir voir ses spectacles classiques que sur des bouts de film super 8 tournés par des amateurs.N'empêche, la tournée Turn It On Again du trio Genesis avec leurs deux complices de 30 ans, le batteur Chester Thompson et le guitariste Darryl Stuermer, qui s'arrêtera au Stade olympique le 14 septembre, n'aurait peut-être jamais vu le jour s'il n'y avait eu ce projet ambitieux de remonter The Lamb Lies Down on Broadway.ILS ÉTAIENT CINQ « POUR THE LAMB, IL FAUDRAIT POSER LA QUESTION À PETER (GABRIEL).JE PENSE QUE NOUS SOMMES TOUS PRÊTS À LE FAIRE, MAIS PETER NE PARVIENT PAS À SE DÉCIDER, IL A TOUJOURS ÉTÉ COMME ÇA\u2026 » \u2014 Tony Banks PHOTO MIKE CASSESE REUTERS GENESIS ET MONTRÉAL Genesis a donné 16 spectacles à Montréal AU CEPSUM, les 10 avril 1973, et 20 et 21 avril 1974 AU FORUM, le 15 décembre 1974, le 2 avril 1976, le 2 mars 1977, les 12 et 13 juillet 1978, les 19 et 20 juin 1980, les 3 et 4 décembre 1981 et les 20 et 21 novembre 1983 AU PARC JARRY le 29 août 1982 AU STADEOLYMPIQUE le 29 mai 1992 (La tournée Invisible Touch (1986-87) ne s'est pas arrêtée à Montréal) BIENTÔT EN MAGASIN LIVRE : Genesis : Chapter and Verse, un livre dans lequel tous les membres du groupe racontent son histoire DVD: pour Noël, le spectacle gratuit donné au Circus Maximus de Rome le 15 juillet devant 400 000 spectateurs CD: la tournée actuelle enregistrée dans diverses villes d'Europe AU PROGRAMME Voici la liste des chansons interprétées par Genesis à Rome le 15 juillet, liste qui n'a à peu près pas changé en Europe > Behind The Lines / Duke's End > Turn It On Again > No Son Of Mine > Land Of Confusion > In The Cage / The Cinema Show / Duke's Travels > Afterglow > Hold On My Heart > Home By The Sea / Second Home By The Sea > Follow You Follow Me > Firth Of Fifth / I Know What I Like > Mama > Ripples > Throwing It All Away > Domino > Drum Duet > Los Endos > Tonight Tonight Tonight > Invisible Touch RAPPEL > I Can't Dance > The Carpet Crawlers ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE ALAIN DE REPENTIGNY Phil Collins le répète à qui veut l'entendre, Genesis ne s'est pas réuni pour s'enrichir après 15 ans de séparation - qui se souvient que Tony Banks et Mike Rutherford se sont cassé la gueule en 1997 en faisant un album et une tournée avortée avec le chanteur Ray Wilson?Collins dit que la tournée Turn It On Again - 50 spectacles en Europe et en Amérique du Nord - ne rapportera probablement pas d'argent et il s'en félicite, lui qui a refusé net de donner davantage de spectacles dans des villes qui les réclamaient.Cette semaine à Toronto, Collins répondait à un journaliste qui lui demandait s'il aimait se faire traiter de «rockeur ridé»: «On est peut-être ridés, mais on est propres.On n'a pas d'album à vendre, ni de commanditaire.On fait cette tournée pour le plaisir de jouer ensemble.Et on nous a traités de noms bien pires que \u2018rockeurs ridés'».Phil Collins parle en connaissance de cause.Il fait allusion depuis des années, sinon des décennies, au manque de respect dont Genesis a souffert depuis que Peter Gabriel a quitté le groupe en 1975, même si, ô paradoxe, le Genesis de Phil Collins a vendu des quantités industrielles de disques et de billets de spectacles et a touché un public beaucoup plus vaste.Besoin d'approbation Collins est un bonhomme très sympathique, je peux en témoigner, et qui respecte son public au plus haut point.Je me souviens qu'en 1990, il avait donné une conférence de presse au lendemain d'un spectacle au Forum et qu'on avait dû lui injecter une dose de cortisone dans la gorge pour qu'il puisse chanter à nouveau ce soirlà devant ses fans montréalais.Pourtant, ce même homme ne parvient pas à cacher son amertume face au mépris qu'il perçoit à son égard.Dans le dernier numéro de la revue britannique Mojo, il dit que Genesis joue aujourd'hui des chansons de la période Gabriel comme I Know What I Like et The Carpet Crawlers «pour les anoraks, le clan qui pense que j'ai tout gâché quand j'ai commencé à chanter».Du même souffle, il ajoute que la majorité des chansons retenues dans la tournée actuelle sont du «Genesis que le monde connaît».Malgré son palmarès impressionnant, Phil Collins a besoin de l'approbation de ses pairs.Dans Mojo toujours, il dit combien il était flatté quand Charlie Watts lui a fait savoir qu'il avait acheté le 12-pouces de sa chanson You Can't Hurry Love: «Un Rolling Stone achète un de mes disques!» Quand Genesis a connu son premier succès de palmarès avec la chanson Follow You Follow Me, en 1977, Collins s'en excusait presque.Jusqu'au jour où le batteur Chester Thompson lui a confié que Follow You Follow Me jouait dans l'autobus de tournée du groupe de jazz fusion Weather Report.«Si Joe Zawinul et Wayne Shorter aiment ça\u2026» Collins, qui de batteur de Genesis est devenu presque par accident le chanteur du groupe après le départ de Peter Gabriel, est un musicien accompli qui jouait lui-même du jazz fusion/ progressif avec le groupe Brand-X en parallèle avec sa carrière dans Genesis.Ce n'est qu'au début des années 80, pour son excellent premier album solo Face Value inspiré par la fin de son premier mariage, qu'il s'est mis à écrire aussi pour Genesis.En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, Genesis est devenu le groupe de Collins, plus encore qu'il n'avait été celui de Gabriel.Genesis a intégré le son lourd de batterie que Collins avait développé pour le troisième album de Peter Gabriel, c'est lui aussi qui a donné une couleur rhythm and blues à la musique du groupe et y a greffé les cuivres de Earth Wind and Fire, tant et si bien qu'on distinguait de moins en moins la production solo de Collins et celle de Genesis.Collins le chanteur et acteur est devenu plus populaire que son groupe.The Musical Box On ne s'étonne pas que les membres du groupe hommage The Musical Box préfèrent le Genesis de la période Gabriel qui fournit la matière première de leurs spectacles.«Jusqu'à Wind and Wuthering, c'était les albums de Genesis que j'aimais; après, c'était des chansons.Follow You Follow Me a été un choc, Misunderstanding aussi et ensuite Abacab avec les cuivres, ouf! , à chaque fois il fallait s'adapter », dit leur agent Serge Morissette qui croit pourtant avec le recul que le premier Genesis n'est pas mort lors du départ de Gabriel, mais deux albums plus tard quand le guitariste Steve Hackett est parti à son tour.Même que The Musical Box songe très sérieusement à faire le spectacle Trick of the Tail de 1976 - sans Gabriel mais avec Hackett encore - en 2008: «Au niveau visuel, c'est un peu le prolongement de The Lamb.» Le chanteur de The Musical Box, Denis Gagné, ajoute : «Je pense que Genesis a toujours fait la musique que les gars aimaient, mais leur idée de la musique a changé avec le temps.C'est sûr que moi, je préfère la période Gabriel, c'était plus recherché musicalement, c'était plus expérimental.Parfois, j'ai l'impression qu'ils ne savaient pas exactement ce qu'ils faisaient, mais les résultats étaient impressionnants.» Mais tout fans qu'ils soient, Morissette et Gagné me disent tous deux que Peter Gabriel est passé à autre chose et qu'il fallait que Genesis change.On imagine mal en 2007 Peter Gabriel se déguiser comme il le faisait à l'époque et chanter des comptines fantastiques.Quand Gabriel est venu voir The Musical Box à Bristol en 2002 pour montrer à ses filles ce que faisait papa jadis, il a eu un choc, croit Gagné, qui lui a parlé le lendemain.«Je pense qu'il ne croyait pas ce qu'il venait de voir.Il devait se demander: j'avais vraiment l'air de ça?Ses filles l'ont beaucoup taquiné par la suite: comme ça, tu te promenais avec une fleur autour de la tête?» Les deux Genesis Le Genesis «classique» des années 70 (à partir du coin supérieur gauche, dans le sens des aiguilles d'une montre) : Steve Hackett, Peter Gabriel, Tony Banks, Michael Rutherford et Phil Collins.Phil Collins, le soir de février 2004 où il a joué avec le groupe montréalais The Musical Box à Genève.PHOTO ARCHIVES LA PRESSE© PHOTO MUSICAL BOX Mike Rutherford PHOTO REUTERS ABONNEZ-VOUS : : 514.985.2258 : : OPERADEMONTREAL .COM UN BAL MASQUé de VERDI PRÉSENTÉ PAR 22.26.29 SEPTEMBRE et 1.4 OCTOBRE 2007 à 20H : : SALLE WILFRID-PELLETIER «Une oe Uvre grandiose » 3504932A 3505591A 10 JOURS DE MUSIQUE AVEC LE INSTRUMENT DU MONDE ! ) EDGAR FRUITIER \" YANNICK NÉZET-SÉGUIN ( # RAOÛL DUGUAY + OLIVIER VERNET & SILVIUS VON KESSEL % NOËLLA HUET $ www.orgueetcouleurs.com 514-899-0938 ( 9e automne fesival d' Montréal 21 septembre \"30 septembre 2007 E T P L U S ! 3504542A ÉGYPTELA MAGIE DES COULEURS MAXIMILIEN DAUBER vous guidera des eaux paradisiaques de la mer Rouge aux oasis perdues des déserts, d'Akhénaton l'hérétique au scarabée de Toutânkhamon, en passant par le tombeau de Néfertari et les momies de Baharia.Au gré de vues aériennes, de superbes images sous-marines et souterraines, le pays des pharaons apparaît sous un jour nouveau.Une évocation haute en couleur ! LAVAL 2 au 11 octobre Salle André-Mathieu 475, boul.de L'Avenir LONGUEUIL 8 au 13 septembre Salle Pratt&Whitney Canada 150, rue de Gentilly Est MONTRÉAL 30 octobre au 4 novembre Salle Pierre-Mercure 300, boul.de Maisonneuve Est L'ASSOMPTION 1er octobre - ST-HYACINTHE 12 et 29 octobre - ST-JEAN 13 octobre RÉSERVEZ TÔT! 514 521.1002 ou 1 800 558.1002 www.Les Grands Explorateurs.com PRÉSENTÉ PAR 3504696A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE ISABELLE MASSÉ Le gars vous dit quelque chose.Il vous a déjà fait de l'oeil, une pizza dans les mains.Il vous a même vanté les mérites d'un forfait internet-téléphone-câble-maïs soufflé à la télé.Comme Benoît Brière avec Bell, Bruno Marcil est devenu un visage connu grâce aux pubs primées des aliments Plaisirs gastronomiques et celles de Vidéotron.Mais l'acteur, qui sera du prochain Othello, à l'Usine C, et qui a été un des amoureux de Jolie Julie dans la comédie musicale Les 7, adore gratter une guitare et composer.Les sous qu'il a mis de côté lui permettent enfin de s'offrir Pas dormir, un album de chansons mélancoliques, douces et absurdes.«J'ai fait un album-maquette, il y a six ans, avec l'idée de le présenter à des maisons de disques, raconte Bruno Marcil.Elles l'ont trouvé bien bon\u2026 et ça en est resté là.Cette fois, je me suis produit.Je n'avais pas le goût de courir à droite, à gauche, de cogner aux portes.Ce n'est pas évident.» Avoir remporté sa Première Place des Arts, en 2006, n'aurait pas accéléré la matérialisation de son doux rêve.«Ça te sort du lot et c'est tout, note Marcil.Je fais partie de la gang qui a gagné un concours!» Certaines chansons de Pas dormir ont été composées il y a longtemps.Elles racontent des bribes de vie.Les histoires chantées, la voix et les guitares font parfois penser à Martin Léon et Bori.«Les premières années qu'on compose, on copie ce qu'on aime.C'est le meilleur moyen d'aiguiser sa plume.Plus jeune, je connaissais tout Brassens et les Beatles.À la longue, on trouve des trucs.On trouve sa voix.Nos mélodies se développent.Les guitares nous influencent aussi.J'ai une vieille Gibson qui a plus de 70 ans.Elle a un petit son.Je ne pouvais donc faire quelque chose de spectaculaire.Ça devait être concret.» Concret et bien ramassé.Cela dit, les idées n'étaient pas vraiment définies avant de composer.«À la base, une chanson, c'est de la musique pour moi.Je pars donc avec un pattern musical, puis, tout à coup, j'ose une phrase.«Quand j 'écris, je laisse la chanson sortir, je laisse passer des idées, poursuit Marcil.Quand j'en ai une avant de commencer, c'est généralement la mort de la chanson! Mon premier élan est habituellement très instinctif.» Lentement, les histoires se sont révélées à lui.Chaque mot est minutieusement choisi par Marcil.Il y aurait un peu de son bac en philo là-dedans! Si la réalisation de Pas dormir est duveteuse et polychrome, Marcil et ses réalisateurs Francis Beaulieu et Philippe Brault (Pierre Lapointe, Tomas Jensen) ont fait dans la simplicité.Pourtant, Marcil aurait pu nous présenter un premier album explosif, comme il a longtemps pris plaisir à écorcher une guitare électrique.«À 13 ans, j'ai eu une guitare qui avait un dégradé de vert et jaune scintillant.C'était un très mauvais instrument, mais ça lookait! Entre amis, on se faisait des imitations de Kiss et, moi, je n'avais pas une raquette de tennis dans les mains!» C'est aussi grâce à cet instrument que Marcil a trouvé sa voix.«Je composais en cachette des chansons souvent mélancoliques.J'exprimais des trucs personnels, privés, que je ne pouvais dire.» Il y aurait donc un peu d'adolescence dans Pas dormir.Et de Kiss?BRUNO MARCIL Révélation tranquille Après s'être offert des plaisirs gastronomiques à la télé, Bruno Marcil se permet un premier album à la fois terre à terre et absurde.Un petit plaisir dont il rêvait depuis des années.PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE © «Les premières années qu'on compose, on copie ce qu'on aime.C'est le meilleur moyen d'aiguiser sa plume.À la longue, on trouve des trucs.On trouve sa voix», dit Bruno Marcil, le célèbre cuistot des publicités de Plaisirs gastronomiques. En collaboration avec présenté par Maurice Ravel, L'Enfant et les Sortilèges Gustav Mahler, Symphonie n° 1, « Titan » L'Enfant et les Sortilèges de Ravel, opéra en un seul acte, décrit l'histoire d'un petit garçon qui, puni par sa mère, se venge sur les animaux et objets de son entourage.Commence alors le jeu fantastique.Cet opéra sera accompagné d'une partie visuelle inédite, sur écran géant, réalisée par l'artiste Jean-Baptiste Barrière.Les chanteurs sur scène et parfois même l'Orchestre, seront transportés par la magie de la vidéo.Suivra la première symphonie de Mahler dite « Titan », qui vous bouleversera par ses vagues sonores et son univers particulièrement exubérant.Musiques de Mozart, Blackburn, Ibert, Albinoni, Barber, Rossini et Beethoven extraites des films Blinkity Blank, Love on Wings, Les Voisins et Hell Unlimited de Norman Mc Laren de même que la Symphonie n° 1 de Beethoven.Tout au long de sa carrière, l'animateur et réalisateur Norman Mc Laren a su unir images, couleurs, sons et musiques.Lors de ce concert, ses films seront projetés sur écran géant accompagnés de leur trame sonore jouée par l'Orchestre.Une expérience sensorielle unique.MARDI 11 MERCREDI 12 SEPTEMBRE 20 h KENT NAGANO, chef d'orchestre CHOEUR DE L'OSM CHANTEURS DU EUROPEAN OPERA CENTRE MARIKA KUZMA, chef de choeur MARDI 2 OCTOBRE 20 h KENT NAGANO, chef d'orchestre GABRIEL THIBAUDEAU, pianiste Ravel sur écran géant, et la « Titan » de Mahler Hommage à Norman Mc Laren Causerie avant-concert, 19 h Françoise Davoine, d'Espace musique, reçoit Jean-Baptiste Barrière.En collaboration avec Abonnez-vous et assurez-vous de retrouver Kent Nagano, les musiciens de l'OSM et les grands noms de la scène internationale ! BILLETS à partir de 22,50$ Tarif spécial pour les 18-34 ans.www.osm.ca 514.842.9951 3506211A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE MARIE-CHRISTINE BLAIS En compagnie du trio jazz de Julie Lamontagne, rebaptisé le Gros Zorchestre pour l'occasion, Bruno Pelletier l'a réalisé, ce rêve: déjà 30 représentations derrière la cravate, et autant devant, notamment au Casino de Montréal en novembre prochain.Plus un album, Bruno Pelletier et le Gros Zorchestre, en magasin mardi.Juste pour avoir de l'agrément: «Je n'ai absolument pas la prétention d'être un chanteur de jazz, explique-t-il avec son habituelle simplicité.Ce projet avec le Gros Zorchestre, c'est juste fait pour laisser aller les choses.Il y a des tounes de cinq minutes, de longues envolées musicales\u2026 Je suis monté sur scène juste pour avoir du plaisir, parce que je venais de faire Dracula, qui était sombre, costaud, intense, tous les soirs, devant 2000 personnes\u2026» Pour s'alléger un peu l'âme, il a donc décidé de chanter des chansons qu'il aimait devant\u2026 200 personnes.Oh, juste quelques spectacles, avec le trio de son amie Julie Lamontagne (jeune pianiste jazz véritablement douée, dixit mon collègue Alain Brunet, et que Pelletier a rencontrée lors de ses spectacles avec l'Orchestre symphonique de Montréal en 2002).Et puis, les spectacles se sont multipliés\u2026 «Et ça m'a obligé à penser différemment, reprend le chanteur de 44 ans.Ces musiciens-là ne viennent pas de mon monde, ils ne me connaissent même pas ! Dave (Watts, contrebassiste) et Richard (Irwin, batteur) sont des anglos, ils ne savaient pas du tout qui j'étais.Mais ils trouvaient que je chantais bien, point.C'était déstabilisant et génial!» Le spectacle et le disque sont des projets collectifs - si Pelletier en signe la réalisation, c'est Julie Lamontagne qui s'est chargée de la plupart des orchestrations de l'album, tout en jouant du piano ou du Fender Rhodes.«Disons que je me suis effacé et que j'ai pris ma place, tout à la fois ! » dit celui qui a évidemment assisté au concert de Kurt Elling lors du récent Festival de jazz.Le spec t a c le avec le Gros Zorchestre ayant du succès, il y a eu demande pour un disque, pas du tout prévu au programme.«Ça a été une espèce de beau problème (rires).Finalement, j'ai dit à mon agent et coproducteur Paul (Lévesque): O.K.on va aller en studio\u2026 mais deux semaines.Je ne me tape pas un projet de trois mois d'enregistrement, je veux prendre ça cool.Alors, avant le studio, on a travaillé sur la route, dans les salles de spectacle : les tests de son avec un trio, ça prend environ 15 minutes.Le reste du temps, on travaillait la composition, les arrangements\u2026 Je ne voulais pas un deuxième album live, j'ai donc choisi quelques covers du spectacle (Fragile de Sting, La chanson des vieux amants de Brel\u2026) et ajouté des chansons originales, écrites par moi ou des amis.» «Je ne sais pas comment les gens vont accepter ce projetlà, poursuit-il en hésitant.J'ai peur qu'ils me prennent pour un imposteur\u2026 Alors que ceux qui me connaissent savent que c'est logique que j'arrive à ça (\u2026) Depuis quelques spectacles, confie-t-il en fin d'entrevue, je me lance, j'essaie des improvisations vocales en public, j'ai commencé à faire un peu de scat.Oh, pas comme un Louis Armst rong ou une Dianne Reeves.Simplement comme un chanteu r pop qui veut explorer\u2026» POP-JAZZ / Bruno Pelletier Bruno Pelletier et le Gros Zagrément PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © «Je ne sais pas comment les gens vont accepter ce projet-là.J'ai peur qu'ils me prennent pour un imposteur\u2026 Alors que ceux qui me connaissent savent que c'est logique que j'arrive à ça », dit Bruno Pelletier.Il y a trois ans, alors qu'il met sur pied sa comédie musicale Dracula, Bruno Pelletier assiste à un spectacle du chanteur de jazz Kurt Elling à New York.Entre production, répétitions et représentations de Dracula (plus de 100 à ce jour), il s'est mis à rêver à un spectacle à la manière de Elling : des chansons immortelles réarrangées de bout en bout, interprétées par de solides musiciens.« Je n'ai absolument pas la prétention d'être un chanteur de jazz.Ce projet avec le Gros Zorchestre, c'est juste fait pour laisser aller les choses.» ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE 1 2 3 LE RETOUR DU KING Depuis ses débutsmodestes dans la Salle intime du Prospero en février 2005, King Dave d'Alexandre Goyette a connu un destin royal.Masques du texte original et de l'interprétation masculine, séjour à guichets fermés à La Licorne, le roi Dave a surpris et séduit tout le monde.Depuis le 5 septembre, le King est de retour à La Licorne et ce, jusqu'au 8 octobre.Par la suite, cette production de L.I.F.T, en codiffusion avec le Théâtre de La Manufacture, part en tournée québécoise.JOURS D'ÉCUME «Une histoire envoûtante qui puise ses sources à même les souvenirs d'enfance de l'Acadie natale de l'auteure (\u2026) » Écume est née de la rencontre artistique entre l'auteure et metteure en scène Anne-Marie White et la chorégraphe Catherine Tardif.Ce conte fantastique chorégraphié, inspiré du mouvement des marées, occupe la salle Jean-Claude Germain du Théâtre d'Aujourd'hui, du 11 au 29 septembre.KUNDERA AU MONUMENT-NATIONAL La passion amoureuse, la jalousie, la vengeance\u2026 Kundera sait comme personne dépeindre les aléas de la condition humaine avec ironie et fatalité.La compagnie La Trac présente Jacques et son maître, d'après l'oeuvre de Milan Kundera, qui prend l'affiche du studio Hydro-Québec du Monument-National, les 13, 14 et 15 septembre et les 20, 21 et 22 septembre à 20h30.TRIO SYLVIE ST-JACQUES CETTE SEMAINE ENTRÉE EN SCÈNE L'Iliade, au Théâtre du Nouveau Monde, du 11 septembre au 6 octobre Le doute, au théâtre Jean-Duceppe, du 12 septembre au 20 octobre Fort Mac, à la salle Fred-Barry, les 14 et 15 septembre L'Iliade au TNM King Dave SYLVIE ST-JACQUES Dans les bureaux de la compagnie Jean- Duceppe, je rencontre Gabriel Sabourin et Louise Laprade, qui incarnent les deux personnages principaux du Doute.Le premier, avec son regard rêveur et son affabilité, n'a rien de l'image qu'on a des pédophiles.«C'est connu.Les pires agresseurs sont souvent des gens qui n'inspiraient pas la crainte chez leur entourage », avance Louise Laprade, qui campe soeur Aloysius, une religieuse partie en croisade pour prouver la culpabilité du père Flynn.Sans preuve à l'appui, elle se bat pour briser la loi du silence qui protégeait jadis les religieux.Mais la présomption de culpabilité est-elle une démarche noble et valable?Voilà la difficile question qui est renvoyée au spectateur du Doute.Martine Beaulne, qui a dirigé Laprade et Sabourin dans Blue Heart (à l'Espace GO la saison dernière), signe la mise en scène de cette pièce écrite en 2002, lauréate d'un prix Pulitzer.Son auteur, John Patrick Shanley, s'est surtout fait un nom au cinéma, puisqu'on lui doit notamment les scénarios de Moonstruck, Joe Versus the Volcano et Alive.Au théâtre, comme au tribunal Dans la préface du Doute, John Patrick Shanley fait référence à notre époque où toutes les questions se règlent au tribunal, un lieu où la nuance n'est pas la bienvenue.Écrit comme un suspense, Le doute met le spectateur dans une position de juré, du début à la fin du spectacle.D'ailleurs, lors de l'entrevue, Gabriel Sabourin et Louise Laprade se sont bien gardés de laisser filer tout détail qui aurait pu nous informer quant au dénouement de l'intrigue! «Plus on avance, plus chaque ligne de la pièce nous rapproche de la vérité », concède Sabourin.Shanley a situé Le doute à l'époque de Vatican II, une époque de révolution pour les relations entre laïcs et religieux.Le personnage de la religieuse, qui prône la fin de la loi du silence, est particulièrement intéressant, parce que porteur d'une complexité typique d'une époque divisée entre le conservatisme et la modernité.«Elle représente l'ancienne façon de faire de l'Église, la discipline, la messe en latin.Même en même temps, elle a quelque chose de très féministe en elle.» La compagnie Jean-Duceppe, donc, amorce la nouvelle saison avec un suspense qui touche à des questions toujours actuelles, alors que les scandales de prêtres pédophiles à Boston faisaient encore récemment les manchettes.Jusqu'à quel point peut-on être sûr des accusations qu'on porte?La justice n'a que faire de ces élucubrations, elle qui a besoin de désigner des coupables et des innocents.C'est que la nature a horreur du vide\u2026 et du doute.Le doute, de John Patrick Shanley, traduction de Michel Dumont dans une mise en scène de Martine Beaulne, du 12 septembre au 20 octobre au théâtre Jean-Duceppe.LE DOUTE CHEZ JEAN DUCEPPE PRÉSUMÉ COUPABLE SYLVIE ST-JACQUES COUPS DE THÉÂTRE d'automne est un rituel qui suscite à la fois l'enthousiasme et une certaine anxiété chez la chroniqueuse culturelle de retour de vacances.Pour les écoliers, les boîtes toutes neuves de Prismacolor évoquent la rentrée.Les critiques de théâtre, eux, savent que c'est l'automne à cause du déluge d'invitations qui tentent d'attirer leur attention.Un premier défrichage de mon courrier m'offre un aperçu de mes soirées d'automne.Le TNM démarre en force, avec une version de L'Iliade bricolée par la plume imaginative d'Alexis Martin.L'acclamé King Dave fait un retour à la Licorne.L'Espace GO prête ses scènes à Pennac et Duras.Sans compter les Sylvie Drapeau au Rideau Vert, Martine Beaulne chez Duceppe\u2026 Sauf que moi, j'ai encore la tête (et l'horloge interne) à Édimbourg, d'où je reviens après quatre semaines de «fun noir ».Le Fringe d'Édimbourg est une expérience que tout amateur des arts de la scène devrait inclure dans sa liste de «10 choses à faire avant de mourir ».Si j'étais prof de théâtre, j'ordonnerais à mes élèves de séjourner au Fringe d'Édimbourg avant de sauter dans l'arène professionnelle.Ce qui fait la beauté du plus grand festival de théâtre au monde ?Le volume, bien sûr.Avec quelques milliers de spectacles au menu, il faut vraiment être de mauvaise foi (ou carrément malchanceux) pour ne pas y trouver son compte.En août, Édimbourg se métamorphose en un vaste théâtre du curieux, de l'insolite, du sérieux, du comique\u2026 Si bien qu'en y chinant, on peut butiner allègrement entre la danse contemporaine, le théâtre classique, la comédie à sketches, le cirque, le cabaret, Et dans ce souk international, tous les mélanges des genres et les fantaisies et sont permis.Une version drag queens de La mélodie du bonheur, de la pure déconnade à l'australienne, qui a gagné le respect du critique du Guardian.Des performances musicales où les talents d'acteurs des chanteurs étaient aussi appréciables que la qualité de leurs cordes vocales.Un exemple parmi plusieurs : le spectacle solo de l'Irlandaise Camille O'Sullivan, chanteuse-actrice qui était de la première mouture de La Clique, lors de la présentation 2006 de Juste pour rire.Mais le Fringe, c'est surtout des artistes qui innovent dans des conditions minimalistes.Comme les membres de la compagnie londonienne 1927, les ingénieux concepteurs de la pièce Between the Devil and the Deep Blue Sea, spectacle multimédia qui a conquis le jury du Fringe d'Édimbourg.Une petite salle sombre, une pianiste, un écran et deux jeunes actrices impeccables.Un hommage au cinéma muet, où les vraies vedettes sont la poésie et l'utilisation subtile des techniques d'animation.Brillant.Au-delà de la quantité, il y a l'inventivité des artistes, qui transforment les moindres recoins de la ville en lieu de diffusion.Des toilettes.Un centre communautaire.Une église.Un parc.À Édimbourg, la qualité d'un spectacle n'a rien à voir avec le design de la salle, la beauté du décor ou l'esthétisme des WC.Pendant mes excursions au Fringe, j'ai parfois songé aux reproches d'Henri Barras à l'endroit des productions québécoises.Lorsque je l'ai rencontré, en décembre 2006, l'homme de théâtre me confiait sa lassitude pour le côté guindé des pièces québécoises, pour l'obsession des beaux décors.De retour au poste, un seul dépliant de saison a pourtant suffi pour me convaincre que la folle inventivité se porte bien de notre côté de l'Atlantique.Alexis Martin et Daniel Brière, alias Enzo et Lucio, de très lookés «ambisexuels italiens », s'y décrivent comme des « étoiles de la nouvelle cosmétique européenne».Les drags australiens n'ont qu'à bien se tenir\u2026 COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : sstjacqu@lapresse.ca La folle simplicité d'Édimbourg PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE © Écrit comme un suspense, Le doute met le spectateur dans une position de juré, du début à la fin du spectacle.Gabriel Sabourin et Louise Laprade (notre photo) incarnent les deux personnages principaux de cette pièce mise en scène par Martine Beaulne.ENTREVUE Un prêtre, dans les années 60, est soupçonné d'agression sexuelle sur un élève afro-américain d'une école primaire du Bronx.Dans Le doute, l'auteur américain John Patrick Shanley joue avec la notion de jugement, dans une société qui a troqué la religion contre le droit.Ce qui fait la beauté du Fringe, le plus grand festival de théâtre au monde ?Le volume, bien sûr.Avec quelques milliers de spectacles au menu, il faut vraiment être de mauvaise foi (ou carrément malchanceux) pour ne pas y trouver son compte. Sans réalisateurs et réalisatrices, nos écrans seraient sans vie.Depuis 1973, l'Association des réalisateurs et réalisatrices du Québec s'emploie à la défense des intérêts et des droits professionnels, économiques, culturels, sociaux et moraux de plus de 550 membres.Aujourd'hui, elle rend hommage aux réalisateurs et réalisatrices qui, à chaque jour, rallient de nombreuses équipes d'artisans pour offrir aux spectateurs autant de visions de notre monde.Laissons-leur la place nécessaire.arrq.qc.ca 3506070A ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE SYLVIE ST-JACQUES Juchés au «paradis », c'est-à-dire dans la mezzanine du Théâtre du Nouveau Monde, François Papineau et Alexis Martin parlent du caractère actuel de l'oeuvre d'Homère tandis qu'en bas, sur la scène, on s'affaire à finaliser le montage de l'imposant décor en forme d'échafaud.Les François Papineau, Jacinthe Lagüe, Stéphane Demers, Patrick Drolet et autres comédiens de la distribution de L'Iliade ont intérêt à revoir les fameuses pubs de la CSST\u2026 Un ambitieux projet en tous points, il va sans dire, que cette seconde plongée dans l'oeuvre d'Homère.Sans Dominic Champagne (absorbé par LOVE), Alexis Martin s'est approprié ce texte fondateur de la littérature.Un travail de longue haleine, qui condense le malheur et la colère d'Achille en un huis clos de deux heures.Ce faisant, Alexis Martin a situé la guerre de Troie, l'enlèvement d'Hélène et la lutte entre Achille et Agamemnon dans un café grec d'une métropole jamais nommée.«Les archétypes qu'on retrouve dans L'Iliade appartiennent profondément à notre culture.Toute l'éthique de la chevalerie qu'on retrouve dans la légende arthurienne et dans Star Wars par exemple, est née dans L'Iliade», lâche Alexis Martin.Le héros qui défend la vérité et sa communauté, aumépris de sa propre vie, voilà une notion intemporelle qui est née du monde homérique.L'Iliade, poursuit-il, est une pièce sur la lamentation, sur la perte de l'être cher.Les malheurs de la guerre, de ses mères et pères de soldats morts au combat est en phase avec les images que nous renvoient ces jours-ci les bulletins de nouvelles sur l'Afghanistan et l'Irak.«Le spectateur moyen qui suit l'actualité y trouvera une résonance avec le monde actuel», assure le metteur en scène.La mythologie pour tous Alexis Martin a travaillé en étroite collaboration avec Georges Leroux, grand spécialiste québécois de la Grèce ancienne, pour créer cette toute première adaptation théâtrale de L'Iliade.La pièce a connu 11 versions, avant de prendre forme dans la version finale qui sera vue au TNM.Il ne faut pas s'attendre, avec Alexis Martin à la barre, à un cortège de glaives, de boucliers et de cuirasses! En revanche, ceux qui espèrent y retrouver le délire habituel du NTE risquent d'être étonnés par la facture plutôt «sérieuse» de L'Iliade.«C'est un objet austère auquel il faut adhérer, malgré notre délinquance.Il y a quelque chose là-dedans qui impose le sacré.La tonalité est grave, triste, mais en même temps, c'est noble, c'est l'éthique des héros.La pièce dit qu'il faut essayer de dépasser les circonstances, ses propres peurs.Ça, c'est magnifique.Je ne comprends pas pourquoi on n'enseigne plus ça dans les écoles.» François Papineau, qui incarnait Ulysse dans L'Odyssée, n'a pas hésité un instant à replonger dans la tragédie grecque pour défendre l'Achille de L'Iliade.Même s'il a donné son aval à Alexis Martin avant même d'avoir lu une ligne de la pièce.«Je connais bien l'écriture d'Alexis, qui est un gars intelligent avec une plume précise.Ses textes sont poétiques et en même temps incarnables», dit celui qui était de la distribution de Bureaux, pièce créée par le NTE, en 2003.Un retour à la base, donc, que cette pièce qui ouvre la saison 2007-2008 du TNM.« L'Iliade nous concerne tous, clame Alexis Martin.On baigne dans une culture où les archétypes sont importants.L'ado, devant le courage d'Hector déchiré entre le fait de sauver sa femme et son fils ou se battre sous les murs de Troie, peut trouver des solutions pour sa vie.» L'Iliade, d'après Homère, adaptation et mise en scène d'Alexis Martin, au Théâtre du Nouveau Monde, du 11 septembre au 6 octobre.L'ILIADE AU TNM Alexis et les Grecs PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © François Papineau et Tania Kontoyanni incarnent Ulysse et Hélène dans l'adaptation de L'Iliade signée Alexis Martin qui ouvre la saison du TNM.En 2000, Alexis Martin et Dominic Champagne adaptaient L'Odyssée pour la scène du TNM.Sept ans plus tard, Martin revisite en solo l'oeuvre d'Homère en s'attaquant à L'Iliade.Quand la Grèce antique rencontre la Grèce de l'avenue du Parc\u2026 3493609A ARTS ET SPECTACLES DANSE SPIDER (23:15) SAMEDI 8 SEPTEMBRE Le Téléjournal Le Match des étoiles / Josée Lavigueur, Frédéric Pierre - Dernière Soccer / Montréal - Rochester Le Téléjournal Perdus / Locke demande à Ben de lui révéler les secrets de l'île.Le TVA 18 heures MON AMI SPOT (6) É.-U.2001.Comédie de John Whitesell avec David Arquette, Angus T.Jones et Leslie Bibb.\\ Pourchassé par des gangsters, un chien dressé par le FBI chamboule l'existence d'un facteur naïf.LE CINQUIÈME ÉLÉMENT (4) Fr.1997.Science-fiction de Luc Besson avec Bruce Willis, Gary Oldman et Milla Jovovich.\\ Au 23e siècle, un chauffeur de taxi new-yorkais protège une jeune femme mystérieuse qui peut sauver le monde d'une destruction certaine.Le TVA Drôle, Drôle, Drôle Catherine LA FEMME-CHAT (6) É.-U.2004.Drame fantastique de Pitof avec Halle Berry.\\ Tuée par sa patronne, une graphiste timorée renaît en femmechat, une créature nocturne qui vit selon ses propres règles.BATMAN: LE COMMENCEMENT (3) É.-U.2005.Drame fantastique de Christopher Nolan avec Christian Bale et Katie Holmes \\ Traumatisé par le meurtre de ses parents, un milliardaire suit un entraînement rigoureux puis devient un ténébreux justicier masqué.Macaroni tout garni Charlie Brown La vie en vert Visite libre Planète bleue / Vie sauvage des animaux domestiques Belle et Bum / Zachary Richard, Luck Mervil, Vincent Vallières LE BAL DU MONSTRE (3) avec Billy Bob Thornton, Halle Berry Sat.Report Marketplace Championship Show Jumping on CBC / Spruce Meadows Nations Cup Soccer / Toronto - Dallas CTV News Food &.W-Five / Unsafe to Teach e Talk Star! Schmooze Whistler Comedy Now Comedy Inc.News House & Home Room to.Andromeda / Deux épisodes Blue Murder Global Currents JR Digs College Football (15:30) NASCAR Countdown NASCAR Nextel Cup / Rock & Roll 400 at Richmond News CBS News Entertainment Tonight U.S.Open Tennis / Finale féminine 48 Hours Mystery News NBC News Conversation with Carlos Watson .Outrageous Fall Preview Law & Order: CI Medium Dr.Wayne Dyer (16:00) Andre Rieu: Radio City Music Hall: Live in New York 50's Pop Parade The 70's.The Lawrence Welk Show As Time goes by Mulberry .Served?Vicar of Dibley American Masters / Les Paul (21:15) Austin City.Sell this House! / Cinq émissions (17:30) Flip this House / Deux émissions 9/11's Toxic Dust .Justice Willie Pour l'amour du country Viens voir les./ Guy Jodoin Bazart Johnny Cash à la prison.Portraits: country Arts & Minds Bravo! Videos Repercussion James Blunt: Live Bryan Ferry \"Dylanesque\" Kombat.Cabaret RUNAWAY.Une attend.Fou! Fou! 100 Farces .l'humour Drôle de monde Arnaqueurs Parco.Les Rescapés Sex.com .(16:30) JURY DUTY LES AVENTURES DE JACK BURTON DANS LES GRIFFES.À DOUBLE TRANCHANT (21:45) How it's Made Ultimate: Ultimate Cruise Ship What Really Happened Inside the Twin Towers Criss Angel: Mindfreak Mythbusters Hakuna Matata Soif.voyage .Casino Soleil tout inclus Grands Aventuriers / Vietnam Inspiration / Côte-Nord Pilot Guides .(17:39) Flight 29.Raven Zoey (19:25) Life (19:51) .(20:38) INFERNO (5) avec Ray Liotta, Gloria Reuben .(22:34) .(22:50) Baseball (15:30) Seinfeld / Deux épisodes Cops / Deux émissions America's most Wanted The Shield Mad TV Docu-fiction / Waterloo Sept merveilles du monde.Soldats The Unit: commando d'élite BLACK RAIN (4) avec Michael Douglas Re-Inventors Ancestors.CSI: New York Trapped ROUNDERS (5) avec Matt Damon, Edward Norton Max Week-end Chute libre Liaison.La Prochaine Top modèle.Hey Paula! Style de star Hollywood.Voxpop Pop! VJ recherchée Musique Plus Exposé / Deux émissions L'Heure Rencontre .15 minutes Matche-moi La Caravane.From Egypt.Magazine libanais 50 Most.THS La Semaine verte Journal RDI Planète Prise Mission Kandahar: le Canada en.Le Téléjournal 109 Documentaires de Découverte Le Téléjournal New York 911 Porté disparu Whistler L.A.Enquêtes prioritaires Bones L'Escouade TERREUR SUR LA LIGNE (17:55) L'ÈRE DE GLACE: LA FONTE (19:25) AGENTS TROUBLES (21:05) Hotel Babylon RANDOM ENCOUNTER (6) avec Elizabeth Berkley, Joel Wyner Naked Josh G-Spot Deadwood .Choux Charlie, Lola Panorama Presserebelle Planète Country Y'AURA T'IL DE LA NEIGE À NOËL?(3) avec Dominique Reymond .découverte Flip that House The Real Estate Pros Property Ladder Flip that House Trading Spaces: .Destinations Property.LÎLE FANTASTIQUE.(17:00) Kappa Mikey Billy.6TEEN / Deux émissions Les Simpson Henri pis.Boondocks South Park Les Simpson Questions.Journal FR2 Mondial d'impro Juste pour rire Les Années Bonheur Groupe Flag / La Voiture Bélier Le Journal Debbie rénove Décore ta vie Airoldi.Bye-bye maison! Manon.On a échangé nos mères Super Nanny Dépendance Piste et Pelouse ONF .des Arts Vert tendre Xskatera .pour rire 1res Vues Baromètre Le 9,5 Ici et là Smallville Les Frères Scott Charmed Newport Beach Frank, Girard Presserebelle Degrassi.Banc d'essai .rouler Monstres mécaniques Mélinda, entre deux mondes Surnaturel THE VISITOR (6) avec Mel Ferrer, Glenn Ford Tennis / US Open 2007 - Demi-finale masculine #2 Tennis / US Open 2007 - Finale féminine Sports 30 Superbike .Formule 1 Sportsnet Connected Baseball / Blue Jays - Devil Rays Sportsnet Connected Poker Sportscentre 2007 NASCAR Nextel Cup Auto Racing / Chevy Rock & Roll 400 556 \u2014 67 180 \u2014 201 137 \u2014 \u2014 \u2014 9 9 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 BEV VD VDO 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 BEV VD VDO CBC CTV-M GBL-Q ABC CBS NBC PBS-P PBS-B A & E ARTV BRAV CD CinéPOP DISC EV FC FOX HI HIST MMAX MP E! MTL RDI S+ SE SHOW TFO TLC TTF TV5 VIE VOX VRAK RDS SPN TSN SRC TVA TQS TQc VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION Homosexualité, inceste, sadomasochisme.Fin des années 70, début 1980, Daniel Léveillé produit une série de chorégraphies qui fracassent tous les tabous.C'est en 1982, lors de cette période engagée, qu'il crée Le sacre du printemps sur la célèbre musique de Stravinski.À partir du 12 septembre, le créateur de La pudeur des icebergs et du Crépuscule des océans offrira au public de l'Agora de la danse une recréation de ce Sacre, ainsi que Traces II, un solo créé en 1989 et repris par son interprète originale, Louise Bédard.STÉPHANIE BRODY COLLABORATION SPÉCIALE «Un jour, je suis tombé sur une version pour deux pianos du Sacre du printemps, se souvient Daniel Léveillé.Obsédé, je l'ai écoutée au minimum trois fois par jour pendant sept ou huit mois.Jusqu'à ce que je casse le disque; je n'en pouvais plus!» Il songe alors à canaliser cette passion dévorante dans un solo pour Margie Gillis.Mais elle est prise.Et voilà qu'un 24 décembre, chez Eaton, déclic! «C'était la folie! Les gens pilaient sur le stock à terre.Plus rien sur les tablettes, des boîtes éventrées partout, les caisses qui débordaient\u2026» Un mois plus tard, il présente son Sacre du printemps: quatre danseurs mus par cette énergie de fin du monde pressentie la veille de Noël.Léveillé dévore tous les ouvrages qu'il trouve au sujet du tout premier Sacre du printemps, chorégraphié par la légendaire Vaslav Nijinksi, en 1913, sur la partition commandée à Stravinski.La première passe à l'histoire : une partie de la foule éructe, agressée par l'innovation dont fait preuve Nijinski; les insultes fusent, des dames giflent leur voisin tandis que le chorégraphe, debout sur une chaise en coulisses, hurle les comptes aux danseurs.Le chorégraphe québécois se permet des clins d'oeil à ce Sacre originel: pieds en dedans, corps repliés ou formations circulaires.«Ce serait irrévérencieux de faire abstraction de cette version parce que Nijinski, c'est un mythe.» Cependant, il ne conserve aucun élément narratif.Et contrairement à plusieurs des versions créées depuis 1913, dont celles de Béjart et de Bausch, conçues pour de grands groupes, celle de Léveillé ne comporte que quatre danseurs.«Une structure chorégraphique fascinante, mais c'est probablement le nombre de danseurs le plus difficile à gérer», avoue celui qui a dû imaginer des façons de contourner toute tentation de construction symétrique.L'exercice de recréation fait jubiler Léveillé.Il est à nouveau obsédé par l'idée de régler très précisément les corps et les mouvements à l'exigeante rythmique de Stravinski.«Cette pièce, c'est un marathon, avoue-t-il.Et je sais qu'il y a des soirs où les danseurs seront convaincus de ne pas en venir à bout tellement c'est exténuant.» Son défi est d'autant plus intéressant que la morphologie et la formation de ses jeunes recrues sont bien différentes d'il y a 25 ans.Le programme du Sacre, déjà présenté en France, ira ensuite à New York.Puis, Léveillé se met en jachère.Prochaine création?«Dans cinq ans !» lance celui qui compte bien se replonger à fond dans le dessin, source de plusieurs des meilleures idées chorégraphiques de cet ancien étudiant en architecture.Le sacre du printemps et Traces II, du 12 au 22 septembre à l'Agora de la danse.LE SACRE DU PRINTEMPS Une pièce d'anthologie PHOTO PHILIPPE BERGERON Contrairement à plusieurs des versions du Sacre du printemps créées depuis 1913, dont celles de Béjart et de Bausch, conçues pour de grands groupes, celle de Daniel Léveillé ne comporte que quatre danseurs \u2014 Justin Gionet, Frédéric Boivin, Emmanuel Proulx, Mathieu Campeau. 3505623A ARTS ET SPECTACLES TÉLÉVISION LOUISE COUSINEAU CHRONIQUE Dé c ouver t e nous of f r e demain soir - 18h30, Rad io -Canada - un documentaire qui ressemble à un épisode de ER, aussi passionnant mais sans les histoires d'amour.Il s'agit d'une reconstitution de l'attentat du 13 septembre l'an dernier au collège Dawson à Montréal.On ne suivra pas Kimveer Gill à la trace, mais l'équipe médicale qui a réussi à sauver 19 blessés, dont certains avaient deux balles dans la tête.Pour Anastasia De Sousa, c'était trop tard: elle est morte instantanément à Dawson.Si vous n'avez pas confiance dans le système de soins chez nous, voilà qui vous persuadera qu'il peut fonctionner magnifiquement.L'équipe de Découverte a reconstitué, un dimanche après-midi le printemps dernier, la scène du crime.Policiers, ambulanciers, infirmiers, médecins ont tous refait les gestes posés il y a un an.Titre : « Dawson: code orange ».Pour les victimes, on a recouru à des acteurs que vous verrez couverts de sang, tremblants, certains inconscients.Le reportage sera centré sur trois élèves : Leslie Markofsky, atteint de deux balles au cerveau, Hayder Kadhim, lui aussi avec deux balles dans la tête, dont une à la base du crâne, qu'on n'a pas opéré pour ne pas augmenter les dommages.Il en avait une autre dans le mollet.Et Jessica Albert, retrouvée dans un bureau, dont le corps avait été transpercé de bord en bord, endommageant plusieurs organes vitaux.Le médecin d'Urgencessanté l'a poussée jusqu'à l'extérieur sur une chaise à roulettes : il fallait l'amener à l'hôpital dare-dare.Tous vont bien maintenant.Vous verrez les trois vraies victimes témoigner à la fin.L'une d'elles a écrit un rap libérateur.Ce que vous constaterez, et c'est très rassurant, c'est comment le centre de traumatologie de l'Hôpital général de Montréal a fonctionné comme un hôpital de guerre.On est à Montréal et c'est la société des nations.Les docs s'appellent Bernardin, Razek, Hall, Asenjo, Gursahaney et Nguyen.Les in fi rmières Robidoux , Thomas.Les ambulanciers, Cantin, Delisle, Léger, Gagnon.Ces derniers ont couru avec les civières au péril de leur vie et vous raconteront ces moments inoubliables.Un pat ient est resté sept semaines le crâne ouvert.Du péricarde de vache a été utilisé pour boucher le trou.Il y avait du sang partout.À la fin des traitements, toute l'équipe s'est mise à applaudir la personne à côté d'elle.On n'avait perdu aucun patient.L'atmosphère est survoltée, vous aurez des palpitations, vous serez là avec eux.Un document unique et magnifique.Et qui me donne à penser qu'au lieu de construire deux mégahôpitaux, un anglais et un français, à Montréal, on devrait n'en faire qu'un seul pour les deux.On voit fonctionner l'équipe multiethnique et ça marche.L'hôpital des Anglais sera mieux situé dans l'Ouest, et il sera facile de se stationner.Alors que dans le quartier de l'actuel hôpital Saint-Luc, où on veut construire notre méga-hôpital, on nous propose de prendre les transports en commun et le vélo.Déjà, on est en train de rétrécir le boulevard De Maisonneuve pour aménager une piste cyclable.Il faut sortir la vilaine automobile du centre-ville.Après les ayatollahs de la cigarette, voilà les terroristes du véhicule ! Pour leurs visites de rappel, les patients n'auront qu'à rouler en vélo jusqu'à Saint-Luc.Belle thérapie.Croyez-moi, les Anglais dans l'Ouest ne sont pas aussi cinglés.À Enquête mercredi prochain à 21h, Madeleine Roy analysera le travail des médias à Dawson.Des journalistes de divers médias raconteront comment ils se sont débrouillés pour recueillir leurs histoires.Un survivant se plaindra de harcèlement des caméras jusque dans l'ambulance où gisait sa blonde.Sont-ils allés trop loin?Julie Miville-Dechêne, qui était reporter à l'époque à Radio-Canada et qui a couvert Dawson, défend généralement le travail journalistique.Elle est maintenant ombudsman à Radio-Canada.«Par définition, le reportage dérange.Mais l'émotion est ce qui passe le mieux à la télévision.» Certains patrons de presse en demandent-ils trop?Vous verrez des journalistes qui ont obéi, d'autres qui se sont révoltés, refusant d'être des vautours.Ce métier n'est pas toujours honorable.Mais, avouez-le, vous voulez tout savoir.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : lcousine@lapresse.ca Comment notre système de santé peut briller de tous ses feux PHOTO FOURNIE PAR RADIO-CANADA Découverte lève le voile sur le travail de l'équipe médicale qui a porté secours aux victimes de la fusillade du collège Dawson. À noter que l'élection pour le poste de représentant des abonnés demeurant sur l'île de Montréal au conseil d'administration de BAnQ aura lieu à l'automne 2008.Élection d'un abonné de l'extérieur de l'île de Montréal au conseil d'administration de BAnQ Du8au22 septembre 2007 (17 h), Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) invite ses abonnés demeurant à l'extérieur de l'île de Montréalàsoumettre un dossier de candidature complet au poste qui leur est réservé au sein de son conseil d'administration.Les candidats doivent être âgés de 18 ans ou plus, abonnés en date du 23 juillet dernier et résidents du Québec.La durée du mandat est de deux ans.Pour obtenir un bulletin de mise en candidature, un formulaire de cosignataire et plus de détails, consultez la section spéciale consacrée à l'élection sur le portail Internet de BAnQ au www.banq.qc.ca.Dès le2octobre prochain, la liste des candidats y sera publiée.Du 23 au 28 octobre, les abonnés de BAnQ de l'extérieur de l'île de Montréal pourront voter de façon électronique pour élire leur représentant.Le nom du candidat élu sera dévoilé au plus tard le 7 novembre prochain.www.banq.qc.ca 3497722A Nom : Âge : Adresse : App.: Ville : Code postal : Tél.: (jour) (soir): .Courriel : Répondez à la question suivante : Dans quel océan se situe le pôle Nord ?Soyez aux premières loges pour découvrir une des régions les plus inexplorées de la planète.Un voyage unique à la rencontre de l'histoire, de l'exploration et de la culture millénaire des Inuits.Autres prix offerts : 25 gagnants recevront un exemplaire du livre Perdre le Nord?publié en coédition par les Éditions du Boréal et Névé éditions.En librairie le 25 septembre 2007 Le voyage comprend une croisière de neuf (9) jours pour deux (2) personnes dans l'Arctique, ainsi que le transport aérien allerretour de Montréal en septembre 2008.Ce voyage est offert par Cruise North Expeditions et First Air.Règlements complets à La Presse et sur cyberpresse.ca.Les fac-similés sont refusés.Le tirage aura lieu le vendredi 28 septembre 2007 à La Presse.Valeur totale approximative des prix offerts 10 000 $.Retournez ce coupon dûment rempli à : Concours Découvrir l'Arctique et Perdre le Nord ! C.P.11051, succ.Centre-Ville, Montréal (Québec) H3C 4Y7 ou remplissez le formulaire d'inscription au concours sur cyberpresse.ca/nordouest.Gagnez une croisière pour deux personnes CONCOURS DÉCOUVRIR L'ARCTIQUE ET PERDRE LE NORD ! jusqu'au légendaire passage du Nord-Ouest dans l'Arctique.www.croisieresnord.com www.firstair.ca 3501331A ARTS ET SPECTACLES TÉLÉVISION ISABELLE MASSÉ Mario Clément ne le cache pas: programmer un gala à Radio- Canada n'est pas ce qui l'enthousiasme le plus.Une tonne de trophées à remettre, des remerciements qui s'étirent, une formule coulée dans le béton\u2026 Étonnant que le directeur des programmes, qui a déjà avoué à La Presse qu'un gala était une des formes télévisées les plus ennuyeuses, accueille à nouveau la grande fête de la télé sur ses ondes.Heureux de sa décision ?«Heureux est un grand mot, répond-il.En programmation, on ne recherche pas les événements ponctuels.Ça coûte cher et ça accapare beaucoup de gens.Ce n'est pas une formule qu'on aime.Mais on a un devoir de reconnaître le talent des gens avec qui on travaille.» Tant qu'à faire un gala, mieux vaut le faire de belle façon ! L'animateur André Robitaille s'affaire depuis des semaines à proposer la plus belle des fêtes.Une célébration qui ne s'étirera pas inutilement non plus.Un voeu pieu des animateurs d'année en année\u2026 Mais, cette fois, on semble avoir pris les grands moyens pour y arriver.«Je veux du rythme ! lance Robitaille.Mais un gala avec 24 trophées, c'est beaucoup.» Avec son équipe, i l s 'est d'abord attaqué aux remerciements des gagnants.«On a enregistré une vidéo qui aurait servi en cas de mots trop longs, mais on l'a mise de côté », dit Robitaille.Il s'est donc attardé à la présentation des trophées.Les Guylaine Tremblay, Chantal Lacroix, Véronique Cloutier et compagnie qui s'avanceront sur scène demain (à compter de 19h30) n'ouvriront donc pas une, mais trois enveloppes.«Ça change l'allure d'un gala, croit Robitaille.Et on économise six minutes en présentation.» Des suggestions à prendre ou à laisser ! Couper une minute par-ci, une autre par-là, voilà une belle solution pour offrir un produit concis et divertissant.Mais Robitaille a-t-il pensé à tout, en concevant son gala ?Quelques présentateurs ont accepté de lancer des idées pour couper dans le gras - et pour rire ! D'abord, il y aurait la façon de se vêtir : «Le soulier de course, c'est moins beau que le talon haut, mais il fait gagner en rapidité sur scène, note Éric Salvail.Et vous n'auriez pas peur de tomber, mesdames!» Quand toutes ISABELLE MASSÉ Que Claude Poirier se le tienne pour dit : Le négociateur, la fiction, est aussi populaire que le vrai négociateur ! Du moins, à en juger par les mises en nomination récoltées au 22e gala des prix Gémeaux.La télésérie qui met en vedette Frédérick de Grandpré décroche 12 mentions.Elle court notamment la chance d'être sacrée meilleure série dramatique, demain soir à Radio-Canada.Ses interprètes Louise Forestier, Sylvain Marcel, Angèle Coutu, Bianca Gervais et Sandrine Bisson pourraient recevoir un prix d'interprétation.Demain, l'Académie canadienne du cinéma et de la télévision décernera 80 prix lors du gala animé par André Robitaille, à 19h30, et de L'avant-première animée par Christian Bégin, à Télé-Québec, à 14h.Plusieurs autres séries et émissions talonnent Le négociateur au À qui seront remis les Le gala des prix Gémeaux est de retour à la télé de Radio- Canada, trois ans après l'avoir quittée pour d'autres cieux (Canal D et ARTV).André Robitaille, pilote de la soirée de demain, promet une fête avec des moments drôles, touchants\u2026 et qui s'étirent le moins possible ! DOSSIER GALA DES PRIXGÉMEAUX ISABELLE MASSE HUGO DUMAS LOUISE COUSINEAU MEILLEURE SÉRIEDRAMATIQUE La galère Le négociateur Les Invincibles Minuit, le soir Nos étés III MEILLEUR TÉLÉROMAN Annie et ses hommes La promesse Providence MEILLEURECOMÉDIE François en série Les étoiles filantes Pure laine Rumeurs Tout sur moi MEILLEUR PREMIERRÔLEMASCULIN DRAMATIQUE Denis Bernard - Le 7e round Sylvain Marcel - Le négociateur Claude Legault - Minuit, le soir Jean-François Pichette - Nos étés III Emmanuel Bilodeau - René MEILLEUR PREMIERRÔLE FÉMININ DRAMATIQUE Isabelle Brouillette - États humains Anne Casabonne - La galère Louise Forestier - Le négociateur Julie Perreault - Minuit, le soir Marie-Chantal Perron - Nos étés III MEILLEUR PREMIERRÔLEMASCULIN TÉLÉROMAN Denis Bouchard - Annie et ses hommes Sébastien Delorme - La promesse Hugo Dubé - Providence Bernard Fortin - Providence MEILLEUR PREMIERRÔLE FÉMININ TÉLÉROMAN Guylaine Tremblay - Annie et ses hommes Michèle-Barbara Pelletier - La promesse Monique Mercure - Providence MEILLEUR PREMIERRÔLEMASCULIN COMÉDIE Julien Poulin - Bob Gratton, ma vie, my life Stéphane Crête - Les étoiles filantes Normand Daneau - Les étoiles filantes Didier Lucien - Pure laine James Hyndman - Rumeurs MEILLEUR PREMIERRÔLE FÉMININ COMÉDIE Nathalie Mallette - Histoires de filles Marie-Chantal Perron- Histoires de filles Marie-Hélène Thibault - Les 4 coins.Suzanne Clément - Les hauts et les bas de S.Paquin Lynda Johnson - Rumeurs NOS CHOIX ET PRÉDICTIONS NOS CHOIX NOS PRÉDICTIONS SPLENDEUR DU QUOTIDIEN (Accessoires et vêtements chinois des XIXe et XXe siècles) Présentant près de 200 broderies chinoises du 19e et 20e siècles exposées pour la première fois au public.Collection et donatrice : madame Zhimei Zhang.Jusqu'au dimanche 9 septembre.Ven.de 10 h à 17 h, sam.et dim.de 11 h à 17 h.349, rue Riverside, Saint Lambert, 450-923-6601 TONDONS, TONDONS\u2026 2146, place Dublin, Pointe-Saint-Charles, Montréal Renseignements : 514 935-8136 www.maisonsaint-gabriel.qc.ca 11 h : Causerie et démonstrations avec l'Ensemble Claude-Gervaise : Bientôt Noël 12 h : Conférence- Tomate, oignon et pomme\u2026 Trois complices, avec Rita-Lise Bergevin, agronome et horticultrice - Dégustations Jusqu'à 17 h : Démonstrations par le tondeur de moutons et le fondeur de cuillères Visites guidées du musée et du jardin LE DIMANCHE 9 SEPTEMBRE 3505434A PRÉSENTE www.mnba.qc.ca LA JOIE DE VIVRE.PICASSO AU CHÂTEAUD'ANTIBES Picasso se plaisaitàdire: «Si vous voulez voir les \u201cPicasso d'Antibes\u201d, il faut venirà Antibes.»Cet automne, c'est au Musée national des beaux-arts du Québec que vous pouvez les voir.L'exposition d'envergure internationale regroupe 55 oeuvres - peintures, dessins et céramiques - réalisées par l'artiste lors de son séjour au Château d'Antibes en 1946, au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale.Picasso y réalise l'un de ses chefs-d'oeuvre, La Joie de vivre, qui célèbre la liberté et le bonheur retrouvé sous la lumièreméditerranéenne.Ne manquez pas une chance unique de découvrir cette collection d'oeuvres d'un des plus grands artistes du XXe siècle».Québec est le seul arrêt de l'exposition en Amérique du Nord! PABLO PICASSO, LA JOIE DE VIVRE, 1946.MUSÉE PICASSO, ANTIBES.© SUCCESSION PICASSO / SODRAC (2007).IMAGEART, ANTIBES.PHOTO: CLAUDE GERMAIN.L'EXPOSITION EST ORGANISÉE PAR LE MUSÉE PICASSO D'ANTIBES ET LE MUSÉE NATIONAL DES BEAUX-ARTS DU QUÉBEC.LE MUSÉE NATIONAL DES BEAUX-ARTS DU QUÉBEC EST SUBVENTIONNÉ PAR LEMINISTÈRE DE LA CULTURE, DES COMMUNICATIONS ET DE LA CONDITION FÉMININE DU QUÉBEC.6 SEPTEMBRE - 6 JANVIER Parc des Champs-de-Bataille, Québec 418 643-2150 / 1 866 220-2150 Forfait Loews à partir de 224$ / 1 888 214-1405 / loewsleconcorde.com 3501248A ARTISTES BALTES EXPO ART Le Club des Arts 1980, rue Sherbrooke Ouest, bureau 420 De 12 h à 17 h Le mercredi 12 sept.au dimanche le 16 sept.2007 Vernissage : le mercredi de 17 h à 20 h ARTS ET SPECTACLES TÉLÉVISION les minutes comptent Marie-Chantal Perron, qui fuit les échasses depuis longtemps, abonde.«J'évite l'aiguille sur scène, dit la comédienne.Je ne suis pas Carrie Bradshaw!» La distance parcourue par les gagnants de leur siège à la scène devrait aussi être prise en considération.«Il devrait y avoir moins de marches à grimper du parterre à la scène!», suggère Normand Brathwaite.Lorsqu'il a animé le gala des Gémeaux de l'après-midi (remise de 60 prix !), sur RDI, il y a quelques années, Gregory Charles avait choisi de remettre aux gagnants les trophées au parterre.Véronique Cloutier a une idée encore meilleure: «Je pourrais présenter un trophée et me le remettre en même temps! lance-t-elle.On sauverait ainsi deux minutes d'attente.Le temps que je me lève, que j'embrasse les gens autour de moi, que je monte sur scène, que la musique arrête avant que je commence à parler\u2026 Je dirais: n'applaudissez pas, ça va.Ça briserait l'effet de surprise, mais on s'y ferait à la longue!» Les présentateurs devraient d'ailleurs avoir une part de responsabilité dans la longueur d'un gala.«Présentez et allez-vous-en! dit Gregory Charles.Les plus grands malaises vécus, ce sont lorsque des présentateurs se pensent drôles.» Marie-Chantal Perron suggère, par ailleurs, qu'on ne colle pas les enveloppes renfermant le nom des gagnants comme si elles étaient destinées à un agent du FBI.«On perd du temps, car on tremble un peu en les ouvrant, constate-telle.On vous jure qu'on ne regardera pas dedans!» Les «experts» interviewés n'ont pu éviter de se pencher sur la question des remerciements trop longs.«Un bon gala, c'est aussi de bons remerciements.Sans des gens qui disent: Mon Dieu, je ne m'y attendais pas! estime Véronique Cloutier.Préparezvous quelque chose même si vous avez 1% de chances de gagner! Ne gâchez pas votre chance de remercier publiquement des gens!» «J'ai toujours fait court, car je n'avais pas le goût de pleurer», mentionne André Robitaille.Alors, pour ceux qui ont de la jasette: «Quand vous remerciez vos enfants, arrêtez après le mot «enfants ».Ne nommez pas leur prénom\u2026», propose Guy A.Lepage.«On devrait placer un bol avec les 26 lettres de l'alphabet à côté du micro.En montant sur scène, le gagnant y plongerait sa main et n'aurait le droit de remercier que les gens dont le nom débute par la lettre pigée», suggère Éric Salvail\u2026 qui revendique néanmoins un discours interminable au gala Artis du printemps dernier.«Blague à part, c'est si agréable de recevoir un prix.Et il faut avoir du temps pour nommer les gens qui ont contribué à notre succès.» PHOTO FOURNIE PAR RADIO-CANADA «Je veux du rythme!» lance André Robitaille, qui prend les commandes du 22e gala des prix Gémeaux.chapitre des nominations.Les hauts et les bas de Sophie Paquin et Minuit, le soir III en ont récolté 11, Annie et ses hommes, 10, Nos étés III, Rumeurs, Providence, le Bye Bye de RBO, huit, François en série, La galière et Les étoiles filantes, sept.En tout, 133 émissions et 520 artisans ont été nommés.Pour souligner sa fructueuse carrière, Gilles Latulippe recevra un prix hommage.«Il n'a jamais pleuré, souligne André Robitaille.Est-ce que ce sera le cas?» « Le soulier de course, c'est moins beau que le talon haut, mais il fait gagner en rapidité sur scène ! » Gémeaux ? CHAQUE WEEK-END POUR ASSISTER À L'AVANT DERNIÈRE DE RYTHME FM REMET À Céline Dion UN VOYAGE À POUR 2 PERSONNES EN COMPAGNIE DE MARIO LIRETTE.LES MATINS DE MONTRÉAL Dès 5 h 30 3504841A "]
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