La presse, 22 septembre 2007, C. Arts et spectacles
[" www.mnba.qc.ca PABLO PICASSO, LA JOIE DE VIVRE, 1946.MUSÉE PICASSO, ANTIBES.© SUCCESSION PICASSO / SODRAC (2007).IMAGEART, ANTIBES.PHOTO: CLAUDE GERMAIN.L'EXPOSITION EST ORGANISÉE PAR LE MUSÉE PICASSO D'ANTIBES ET LE MUSÉE NATIONAL DES BEAUX-ARTS DU QUÉBEC.Parc des Champs-de-Bataille, Québec 418 643-2150 / 1 866 220-2150 PRÉSENTE LA JOIE DE VIVRE PICASSO AU CHÂTEAUD'ANTIBES 6 SEPTEMBRE - 6 JANVIER 3501249A ARTS ET SPECTACLES www.cyberpresse.ca/arts Tu es jeune?La vie T'in Téresse?Tu donnes un bon spec Tac Le eT Tu es prêT à risquer Ta peau pour Te produire devanT un pub Lic en Thousias Te?pourquoi pas une Tournée des bases mi Li Taires en afghanis Tan?bon an maL an, des dizaines d'ar Tis Tesmon Ten TaufronT pour diver Tir Les so Lda Ts.Lap LuparT en reviennenT Transformés.mais pourquoi choisissenT-i Ls d'y aLLer?TeLLe esT La ques Tion\u2026 > UN REPORTAGE À LIRE EN PAGES 10 ET 11 PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE© / PHOTOMONTAGE LA PRESSE© ESTHER BÉGIN LE JOURNALISME AVANT LA POLITIQUE pages 18 eT 19 SYLVIE DRAPEAU LA REINE SYLVIE pages 2 eT 3 ARTS ET SPECTACLES SYLVIE ST-JACQUES Elle a été Lady Macbeth, Claudia dans Elvire Jouvet 40, Mirandolina dans La Locandiera, Bérénice, Mademoiselle Julie, Albertine à 30 ans.Aucun rôle mythique n'est trop grand pour Sylvie Drapeau, qui se prépare à revêtir les somptueuses toilettes de Marie Stuart.Première production de la saison du Rideau Vert, Marie Stuart, de Friedrich von Schiller, trace les trois derniers jours de la reine d'Écosse.«C'est une pièce sur la dignité humaine», annonce la belle tragédienne au regard bleu délavé.Marie Stuart.Couronnée reine d'Écosse alors qu'elle était au berceau, dont l'enfance française n'a été que grâce, poésie et beauté.Personnage shakespearien qui, en Écosse, convola trois fois en justes noces, Marie Stuart s'est consumée dans de brûlantes passions qui se sont soldées par des fins sanguinaires.Une femme amoureuse, festive et déterminée, dont Schiller dépeint la grandeur devant la mort par décapitation.«Parce qu'elle est croyante et très mystique, on a l'impression que Marie s'envole à la fin », dit Sylvie Drapeau.La comédienne, pour mieux s'imprégner de ce rôle, s'est inspirée chez Stefan Zweig qui, en 1936, a signé une biographie de la reine d'Écosse.Or, comme Zweig, on ne saurait raconter la vie de la reine d'Écosse sans évoquer celle de sa cousine, rivale et pendant 18 ans, ravisseuse, la reine Élisabeth d'Angleterre (incarnée par Lise Roy).Toute leur vie durant, ces deux cousines (qui ne se sont jamais rencontrées) ont été liées par la jalousie, les trahisons, les mesquineries, les stratégies.Marie Stuart a toujours été convaincue que son sang aurait dû lui valoir le trône d'Angleterre.Élisabeth, la «reine vierge», était profondément envieuse de la sensualité de Marie et de sa capacité d'enfanter.Comme le rappelle Sylvie Drapeau, de rouge vêtue en cette belle journée de septembre, le XVIe siècle a été un rare moment LA PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © Sylvie Drapeau a l'âge qu'avait Marie Stuart lorsqu'elle a été exécutée au château Fotheringhay en 1587.Mais pour la comédienne, les rôles n'ont pas d'âge.«Je ne pense jamais à cela.Ce qui m'importe, c'est ce qui se passe à l'intérieur, ce qui fait vibrer les personnages.» PORTRAIT SYLVIE DRAPEAU C'e st l' h i s t o i re du jeune Ned, pâtissier de métier, qui a la faculté de ramener les choses mortes à la vie.Il touche une fraise molle, flétrie, et hop, la voilà toute rouge et pimpante.Il touche sa mère terrassée par une rupture d'anévrisme dans la cuisine et hop, maman revit.Il frôle du doigt la belle Charlotte, son amour de jeunesse, et la voilà qui bondit de son cercueil.Le problème, c'est que s'il la touche à nouveau, elle mourra pour de bon.Dilemme.Voilà en résumé la prémisse de Pushing Daisies, une des nouvelles séries de ABC cet automne.Et n'allez pas croire que c'est le seul réseau où ils en fument du bon.À NBC, on propose les nouvelles aventures de la femme bionique, refaite de pied en cap grâce au miracle de la chirurgie reconstructive, avec oeil de vitre en prime.Ou alors le retour de Heroes, une série dont tous les personnages sont dotés de pouvoirs surnaturels allant de la téléportation à la regénération cellulaire en passant par le vol plané et la lévitation.Bref, cet automne aux États-Unis, la tendance est aux êtres humains plus grands que nature dopés aux hormones virtuelles.Or si je me fie à ce qui se disait la fin de semaine dernière à Los Angeles avant les Emmy, cette obsession pour des personnages aux pouvoirs extraordinaires n'est pas innocente.D'une part, il y a l'Irak, où les Américains s'enlisent et s'enfoncent dans une guerre aussi impopulaire qu'impossible à gagner.Pour faire oublier cet échec cuisant au bon peuple, on le gave ou on l'endort (au choix) avec des histoires de héros tout puissants qui finissent toujours par triompher de l'adversité.Mieux encore : on brouille la nomenclature quotidienne de soldats morts au front par une image réjouissante de résurrection.Il y a une deuxième raison à cette dérive.Le marché de la télé américaine est en plein déclin, son terrain grugé un peu plus chaque heure par les DVD, la vidéo sur demande, les jeux virtuels et internet.Selon Ben Silverman, le nouveau coprésident du divertissement à NBC, les 18-24 ont complètement déserté la télévision.«Si nous ne faisons pas quelque chose très vite, c'est une génération complète de téléspectateurs qui nous aura échappé », a-t-il lancé lors d'une rencontre tenue par la branche internationale de l'Académie de la télévision.En l'entendant, je me suis sentie un peu réconfortée.Malgré ses moyens pharaoniques, la télé américaine vit en fin de compte les mêmes problèmes que la télé québécoise.C'est à une plus grande échelle peut-être, mais avec la même fragmentation du marché, la même fracture des générations, la même tyrannie des cotes d'écoute, la même menace du virtuel et la même tarte publicitaire aux parts de plus en plus réduites.Reste que lorsque je parcours la programmation américaine de l'automne, je ne vois pas se profi ler un âge d'or.Au contraire.Je vois plutôt les nouvelles séries fabulatrices comme un effort désespéré des réseaux pour gagner une guerre perdue.Encore aujourd'hui, lameilleure série américaine de tous les temps, demeure à mes yeux Six pieds sous terre.Avec cette série, la télévision américaine, pour ne pas dire le réseau HBO, a atteint la grâce du septième art en matière de profondeur, d'humanité et de dramaturgie.En plus, dans Six Feet Under, personne ne ressuscitait les morts.On se contentait de les embaumer.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : npetrows@lapresse.ca Ressusciter les morts NATHALIE PETROWSKI CHRONIQUE Malgré des moyens pharaoniques, la télé américaine vit en fin de compte les mêmes problèmes que la télé québécoise. ARTS ET SPECTACLES REINE SYLVIE dans l'histoire où deux femmes ont été simultanément au pouvoir.«Il y a des clans de passionnés de cette histoire.Certains sont pour Marie, certains pour Élisabeth.Ce n'est pas possible, tout ce qui est arrivé à ces femmes.» L'Allemand Schiller est évidemment de ceux qui prennent pour Marie Stuart.«C'est une pièce allemande, qui parle d'Écosse, mise en scène par un Russe (Alexandre Marine), avec des acteurs québécois.J'adore cela, c'est plein de vie.» Un rôle immense, donc, pour Sylvie Drapeau, qui s'empresse d'avancer qu'elle ne sera pas «la Marie de tout le monde.» «Quand je joue cette femme qui est emprisonnée depuis 18 ans, je porte en moi la vraie Marie.Son histoire me touche», lance Sylvie Drapeau, comme émerveillée par l'immensité du personnage qu'elle s'apprête à composer sur la scène du Rideau Vert.De scènes en plateaux Marie Stuart est la continuation d'une «grosse» année, pour Sylvie Drapeau.Rien d'inhabituel pour l'actrice fétiche de nombreux metteurs en scène québécois.Ces derniers, depuis plus de 20 ans, misent sur son incomparable don pour la métamorphose.La réalisatrice Lyne Charlebois lui a confié le rôle de la mère de Kiki, dans la version cinématographique de Borderline.Au printemps 2008, on la verra sur les scènes du TNM et du théâtre Denise-Pelletier, le soir dans L'impresario de Smyrne et les matinées dans Dr Jekyll et M.Hyde.Sa complice d'écriture et de scène Isabelle Vincent et elle s'apprêtent à sillonner les routes du Québec, d'Acadie et du Canada, avec Avaler la mer et les poissons.Ce spectacle sur l'amitié et la trahison, mis en scène par Martine Beaulne, a récolté la faveur critique et populaire.«Après toutes ces années, c'est la pièce que j'aurai jouée le plus souvent», s'étonne presque Sylvie Drapeau.La comédienne confesse qu'elle n'aurait jamais songé à prendre la plume, n'eût été l'invitation de son amie Isabelle Vincent à rédiger un texte en hommage à son frère décédé, pour un événement-bénéfice des Éternels Pigistes.Vincent a vu juste, en persuadant Drapeau de créer un spectacle à quatre mains.Les deux grandes amies sont d'ailleurs à peaufiner leur deuxième pièce pour La Licorne qui, cette fois-ci, s'attaquera au thème de la famille.Un sujet que connaît bien Sylvie Drapeau qui, au début de la décennie, s'est faite plus discrète sur nos scènes, entre ses deux grossesses (elle est mère de deux jeunes garçons).Difficile, la vie d'actrice et de mère?«Pas plus que celle d'une avocate, d'un médecin, d'une serveuse dans un resto ou d'une infirmière qui travaille de nuit.La condition de mère au travail n'est facile pour aucune femme.» La seconde famille En plus de 20 ans de présence soutenue sur les scènes de l'Espace GO, du TNM, du Quat'Sous, du Rideau Vert, la comédienne de 45 ans en est arrivée à considérer le théâtre comme «sa seconde famille.» «Quand j'arrive au théâtre, c'est ma maison», lâchet- elle, tout simplement.Sur les plateaux de cinéma ou de télé, elle se contente d'occasionnelles «saucettes.» «On ne me demande pas souvent pour jouer au cinéma.J'en profite chaque fois, comme des petits voyages.Ce n'est pas comme au théâtre, où je me sens bien.Les codes sont différents au cinéma, j'espère toujours faire la bonne affaire.» Elle ne se sent pas rejetée par les réalisateurs, comblée par son statut privilégié dans le cercle très exclusif des acteurs québécois qui font surtout carrière sur les planches.« Plus jeune, je me disais «comment ça se fait que je n'en fais pas», mais maintenant, je ne pense plus à ça.On dirait que je me sens rassasiée.Cela dit, lorsque Lyne Charlebois m'a offert le rôle dans Borderline, j'ai fait «wow», j'étais ravie.» Denise l'instinctive C'est à Denise Filiatrault, qui l'a dirigée dans Les palmes de Monsieur Shultz, que Sylvie Drapeau doit cette plongée dans l'existence tragique de Marie Stuart.Le succès de Reste avec moi ce soir (en 2006), a motivé la directrice du Rideau Vert à provoquer une rencontre entre Drapeau et le metteur en scène russe Alexandre Marine.«Denise sentait que nous étions faits l'un pour l'autre.Elle a vu juste.Après cette rencontre, il restait à choisir une pièce.C'est alors qu'est arrivée Marie Stuart.» Avec le metteur en scène (qui ne parle pas français), les échanges en répétition se sont déroulés dans la langue de Shakespeare.Alexandre Marine suivait les dialogues sur scène grâce à un cahier où chaque réplique était traduite en russe.«Avec Alexandre, on va à l'essentiel, on ne palabre pas.Souvent, il va se contenter de dire let's try it.» Sylvie Drapeau a l'âge qu'avait Marie Stuart au moment où elle a été exécutée au château Fotheringhay en 1587.Mais pour la comédienne, les rôles n'ont pas d'âge.«Je ne pense jamais à cela.Ce qui m'importe, c'est ce qui se passe à l'intérieur, ce qui fait vibrer les personnages.» Digne jusqu'à la fin, la reine d'Écosse a choisi de rendre l'âme dans une robe rouge.«Elle accepte la mort et se dirige avec beaucoup de sérénité dans cette rencontre avec Dieu, son dernier amant», évoque Sylvie Drapeau, avant de livrer, le plus naturellement du monde, quelques phrases qui précèdent la scène finale de la pièce.Une finale très lumineuse, nous promet Sylvie Drapeau, à l'image de la forte, fière et grande Marie.Une délivrance par la mort.Un véritable festin, pour une tragédienne aguerrie.Marie Stuart, de Friedrich von Schiller, texte français de Normand Chaurette, dans une mise en scène d'Alexandre Marine, du 25 septembre au 20 octobre au théâtre du Rideau Vert.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © En plus de 20 ans de présence soutenue sur les scènes de l'Espace GO, du TNM, du Quat'Sous, du Rideau Vert, Sylvie Drapeau en est arrivée à considérer le théâtre comme «sa seconde famille.» «Quand j'arrive au théâtre, c'est ma maison », dit-elle.«Quand je joue cette femme qui est emprisonnée depuis 18 ans, je porte en moi la vraie Marie.Son histoire me touche.» Stoppez tout de suite l'envoi de courriels fielleux du genre : ouais, et l'Afghanistan dans tout ça?et les dalles de béton qui s'effritent ?et l'invasion de guêpes dans les poubelles du centre-ville?Très déprimant, en effet.Mais concentrons-nous sur les graves problèmes d'un univers qui existe en parallèle des «vraies affaires» de la commission Bouchard- Taylor: la rentrée culturelle qui s'abat sur nous.S'abattre comme dans assommer, frapper, fesser.Où trouverons-nous le temps de dévorer tous ces films, livres, émissions de télé, disques et spectacles?Telle la nouvelle Virginie parachutée dans un environnement scolaire hostile, j'angoisse en citron (oups, ça c'est l'autre Virginie).J'essaie de traficoter mon horaire, sans devoir sacrifier ma ligue de hockey de garage et mes parties de tennis, mais, rien à faire, ça déborde de partout telle une danseu.euh, puis non, oubliez ça.Aux États-Unis, la majorité des émissions phare reprennent les ondes cette semaine, dont Grey's Anatomy, Desperate Housewives (une des quatre filles de Wisteria Lane mourra, selon les rumeurs), Ugly Betty, Brothers & Sisters et alouette.C'est aussi mercredi (21h, sur ABC) que commence Private Practice, le dérivé de Grey's Anatomy centré sur la sexy Dr Addison Montgomery (Kate Walsh).Après un match de ping-pong entre Mc Steamy et Mc Dreamy (les fans de Grey's comprennent ici), Addison quitte Seattle pour Santa Monica, en Californie, et entre dans une chic clinique un peu nouvel âge, où les médecins ne portent pas beaucoupde vêtements sous leurs blouses blanches.Toujours au rayon des nouveautés, les magazines spécialisés louangent Pushing Daisies, une série où un pâtissier ressuscite ou tue des gens simplement en les touchant, ainsi que Dirty Sexy Money, une saga qui chronique les déboires d'une riche et excentrique famille new-yorkaise avec Donald Sutherland et Peter Krause (Nate dans Six pieds sous terre).Faudra toutes les surveiller, si l'agenda le permet.Car je ne lâche pas C.A., Tout le monde en parle, Les soeurs Elliot, Les Boys, Sophie Paquin, Rumeurs, Le coeur a ses raisons, sans compter les magazines culturels, les jeux, les nouvelles et La poule aux oeufs d'or, où les choix sont toujours ô combien déchirants.Parlant de tension (l'oeuf ou la poule?), c'est demain que TVA et Radio-Canada déclenchent la fameuse guerre du dimanche soir.Avec Céline et René, l'édition spéciale du Banquier rapportera des dividendes juteux à TVA.Oui, l'émission est bien ficelée.Reste qu'on éprouve un petit malaiseàvoir Brian Mulroney, valise en main, dans un jeu télévisé.Et je brûle un punch ici (alors fermez vos yeux): l'attaché-case argenté de l'ex-premier ministre ne contient qu'une toute petite somme.Tout aussi étrange: le trio Éric Salvail-Denise Bombardier-Bernard Landry.Pour alléger cette atmosphère de guerre inter-réseaux, deux sources inépuisables de blagues reviennent en ondes : Loft Story, qui commence mercredi , et Occupation double, qui allume son spa demain soir.Quel concurrent débitera la première niaiserie?Je leur donne deux jours, gros max.Comme vous le voyez, on prend la fébrilité et le suspense télévisuels où l'on peut.Je lévite En glissant le CD de Paolo Nutini, These Streets, dans mon lecteur.Ce jeune Écossais à la voix rocailleuse rebrasse la soul américaine dans une sauce pop onctueuse.À déguster : la pièce Million Faces.Je l'évite 50 Cent, mis K.-O.par Kanye West.Ouste! Fiddy doit respecter sa promesse et débarrasser le plancher.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : hdumas@lapresse.ca Angoissante, la rentrée?Tellement! HUGO DUMAS CHRONIQUE On éprouve un petit malaise à voir Brian Mulroney, valise en main, dans un jeu télévisé. ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE SUR LES PLANCHES DEVENDRA BANHART, ce soir au National.RON SEXSMITH, ce soir au Club Soda.THE CINEMATIC ORCHESTRA, lundi au Club Soda.BENHARPER, lundi etmardi au Théâtre Saint-Denis.AKON/RIHANNA, lundi au Centre Bell.ANDREW BIRD, mercredi à La Tulipe.IRON&WINE, mercredi au Métropolis.CATHERINE DURAND, jeudi au Lion d'or.MARILOU, vendredi à l'Espace Dell'Arte.HOT SPRINGS, vendredi au National.Rihanna Alex Andre Vigne Ault HAut-p Arleurs Le choc des titans du hiphop a eu lieu.Kanye West a battu 50 Cent au t i roi r- c a isse : son album Graduation s'est écoulé à 957 000 exempla i res à sa première semaine sur le marché par rapport à 691 000 pour Curtis, troisième disque de 50 Cent, selon les chiffres dévoilés par Nielsen Sound Scan.L'annonce du verdic t , mercredi matin, a mis fin à la plus imposa nte guéguer re d'ego vue depuis longtemps dans le monde du hip-hop.50 Cent est celui qui a l'air le plus fou au terme de ce duel aussi hilarant que ridicule.Il a multiplié les déclarations à l'emporte- pièce ces derniers temps, affirmant notamment qu'il allait cesser de faire de la musique si Kanye West le battait.Fanfaron comme pas un, il ne s'est pas gêné pour se moquer de son adversaire.«Je suis King Kong.Kanye est humain.Les humains fuient quand ils aperçoivent King Kong parce qu'ils en ont peur», a-t-il déclaré au magazine Rolling Stone.Monsieur-J'ai-encaissé-neufballes- et-je-suis-toujours-vivant a le sens du spectacle médiatique, c'est certain.Kanye West n'est cependant pas en reste.Il a l'air plus gentil, ce qui ne veut pas dire que son ego ait la taille d'un pois chiche.Il se prend pour un génie, voire un prophète - un passage de sa chanson Ever ything I Am aurait pu sortir de la bouche de Gandhi, selon lui -, et a dit que les gens se rappelleraient le 11 septembre 2007, jour de la sortie simultanée de Curtis et Graduation, «pour le restant de leurs jours ».50 Cent ne l'oubliera pas, c'est certain.D'autant plus que Kanye West est aussi en train de le battre sur le terrain de la critique.Metacr it ic .com, qui fait la moyenne des notes décernées dans diverses publications d'envergure, a accordé 79 points à Graduation contre 60 à Curtis.Les usagers de ce site sont encore plus durs: selon eux, Kanye West mérite 8,5 et 50 Cent 2,8.Un autre coup dur pour le dur à cuire.L'ancien protégé d'Eminem n'a quand même pas tout perdu.50 Cent a même gagné la bataille des tiroirs-caisses dans ce coinci de l'Amérique du Nord où son album Curtis s'est en effet mieux vendu que Graduation.Société distincte, dites-vous?Si son ego démesuré cherche un endroit où prendre une retraite dorée, peut-être devrait-il se chercher un domaine au Québec, le seul endroit sur ce continent où il soit encore le roi du hip-hop.Me, Mom &Morgentaler : c'est confirmé Le bruit courait depuis quelques semaines déjà et c'est maintenant confirmé: Me, Mom & Morgentaler revient sur scène et même sur disque.La résurrection du groupe a été annoncée de manière tout à fait officielle au lendemain du Gala de l'alternative musicale indépendante du Québec.Elle aura lieu en deux temps, les 14 et 15 novembre, au Club Soda - les billets sont déjà en vente.Me, Mom & Morgentaler profitera de l'occasion pour publier une version augmentée de son album Shiva Space Machine.COURRIEL pour joindre notre chroniqueur : avigneau@lapresse.ca King Kong battu par un être humain Al Ain de repentignY Jérôme Charlebois n'a jamais eu l'idée d'adopter un pseudonyme.«On est au Québec, ça se cache mal, avec mes cheveux et tout le reste», dit le fils cadet de Robert Charlebois en passant la main dans sa crinière frisée.«Oui, j'ai du Charlebois en moi, comme Daniel Boucher, les Colocs et les Cowboys fringants à la limite, poursuitil.Mais je suis un fan, j'ai toujours écouté sa musique, ça m'a influencé.C'est correct si au moins on prend le temps de m'écouter avant de comparer et de juger.» Ce premier album du quintette Les Jérôme Charlebois est une collection de polaroïds de la vie de ce jeune auteur.Il y a là un vieux texte (Daniella) d'un collaborateur essentiel de son père, l'élusif Réjean Ducharme, que Jérôme a mis en musique - «il traînait dans les tiroirs de mon père et ma mère me l'a envoyé par courriel quand je vivais à Paris; c'est Réjean, il y a de l'humour» -, une chanson inspirée par la Guadeloupe où la famille Charlebois a ses habitudes (Sa Ka Zouké !), et le tout premier texte que Jérôme a écrit, Petit bien : «Je la chante depuis cinq ou six ans, ç'aurait été un mensonge de ne pas la mettre.» Sans oublier Mon petit côté français qui, dans son collage amusant «moitié français, moitié québécois», donne le ton à cet album à l'humour collégien.Jérôme Charlebois y reprend aussi Moi, je mange d'Angèle Arsenault.«C'est mon style d'écriture, un texte simple, de l'humour, explique-t-il.Comme je suis maigre et que je mange beaucoup, je trouvais ça drôle.On l'a modernisée un peu avec un petit scratch, elle sonne bien, elle est radiophonique, elle va chercher un autre public.Ce n'est pas nécessairement une toune de matante non plus, les jeunes peuvent l'aimer autant.» Amateur de rock Jérôme Charlebois a grandi dans la musique, mais pas celle qu'on pense.«La musique qu'on écoutait à la maison, ça ne me faisait pas tripper, précise-t-il.J'écoutais du rap, du grunge, du métal, tout ce que mon père n'aimait pas, quoi.J'aimais Rage Against the Machine, je jouais du Led Zeppelin à la batterie et à la guitare avec des chums chez nous tous les week-ends, on jammait.» Si son album est plus chanson trad-blues-jazz-gypsy que rock, c'est qu'il ne voulait pas qu'il soit «prévisible ».Mais, annonce-t-il, «j'ai une chanson que j'aimerais bien donner à Martin Deschamps, qui rockerait dans le tapis ».Jérôme jouait de la batterie à 15 ans - on lui parle encore de la fois où il a accompagné papa à l'émission Le Poing J - et il a fait des études en cinéma avant d'aller acquérir une formation «vocale et scénique » à Paris: «Lynda Lemay est allée à cette école-là.C'était surtout des interprètes, et ça me faisait rire parce que la référence en France, c'était Céline, Garou, des chanteurs à voix », ce que n'est surtout pas le jeune Charlebois.À son retour à Montréal, il a monté son band tout en travaillant comme représentant d'Unibroue: «Je vendais de la bière dans les bars, et je découvrais des salles, j'établissais des contacts.Mais je n'avais pas une personnalité business, je trouvais ça dur.» Il est donc retourné sur les bancs d'école faire un bac en animation et recherche culturelles qu'il va essayer de compléter «par correspondance ».Son album, intitulé 27 - «c'est mon année chanceuse, 27 ans, le 27 juin 2007» - est le tout premier des Productions Garou qui ne soit pas une réédition d'un disque du paternel.«Mon père ne s'est pas mêlé de mes chansons, dit Jérôme.Il est venu une fois en studio, écouter le mix final.Il trouve que je me débrouille bien.» L'album 27 sera lancé lundi au resto L'Assommoir de la rue Bernard, dont son frère Victor est l'un des quatre actionnaires.C'est aussi Victor qui produira le premier spectacle des Jérôme Charlebois au Cabaret du Musée Juste pour rire le 31 octobre, dans le cadre de la soirée La maudite Halloween qu'il organise depuis 10 ans.Les Jérôme Charlebois, c'est un nom de band, dit encore Jérôme, mais c'est aussi parce que sa personnalité a plusieurs facettes qui se manifestent dans ses chansons.«Et je trouvais ça drôle, le fait de me gérer, d'être partout, de composer, d'écrire, de chanter, de louer les salles\u2026» Jérôme Charlebois, qui est également membre du Ville-Émard Blues Band Nouvelle Génération, est donc son propre patron et non pas un maillon de la grosse machine à papa.«C'est tellement pas ça\u2026», conclut-t-il d'un air convaincu.UN AIR DE FAMILLE si 50 Cent cherche un endroit où prendre une retraite dorée, peut-être devrait-il chercher un domaine au Québec, le seul endroit sur ce continent où il soit encore le roi du hip-hop.ENTREVUE JÉRÔME CHARLEBOIS PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE © les Jérôme Charlebois, c'est un nom de band, dit le jeune artiste de 27 ans.C'est aussi parce que sa personnalité a plusieurs facettes qui se manifestent dans ses chansons.«et je trouvais ça drôle, le fait de me gérer, d'être partout, de composer, d'écrire, de chanter, de louer les salles\u2026» CHANSON les Jérô Me CHArlebois 27, PRODUCTIONS GAROU Pour quelqu'un d'autre, un tel nom aurait été difficile à porter.Pas pour ce jeune homme, qui a poussé l'audace jusqu'à baptiser son groupe Les Jérôme Charlebois.Rencontre avec un auteur, compositeur et interprète qui accouche d'un premier album «simple et festif ».«Mon père ne s'est pas mêlé de mes chansons.il est venu une fois en studio, écouter le mix final.il trouve que je me débrouille bien.» www.duceppe.com DU 12 SEPTEMBRE AU 20 OCTOBRE Traduction de Michel Dumont Louise Laprade Gabriel Sabourin Marie-Ève Bertrand Myriam De Verger décor Richard Lacroix costumes Mérédith Caron éclairages André Rioux musique Silvy Grenier vidéo Yves Labelle accessoires Normand Blais Le Doute de John Patrick Shanley mise en scène de Martine Beaulne «\u2026ficelé d'unemanière férocement intelligente\u2026Louise Laprade est phénoménale\u2026 Marie-Ève Bertrand est tout aussi extraordinaire\u2026 une très solide distribution.» C'est bien meilleur le matin, Première Chaîne « \u2026 un petit bijou d'efficacité et de précision\u2026Haletante et rythmée\u2026 Pièce d'horlogerie fine\u2026.Les personnages sont forts et contrastés, sans être unidimensionnels\u2026 Martine Beaulne se révèle encore une fois une admirable directrice d'acteurs\u2026 un divertissement intelligent, un suspense auquel on demeure rivé.» D'arts et spectacles, Radio-Canada.ca « unaumônier incarné avec beaucoup d'intelligence et de sensibilité par Gabriel Sabourin\u2026 Louise Laprade est admirablement détestable en mère supérieure\u2026 Myriam De Verger [\u2026] quelle force et quelle assurance\u2026 chapeau à Martine Beaulne pour la direction d'acteurs\u2026 Allez-y\u2026 » Samedi et rien d'autre, Première Chaîne « Un texte intelligent qui offre des indices sans donner de réponses\u2026.» Le Téléjournal, SRC « \u2026a l'immense mérite d'évoquer avec beaucoup de nuances et de subtilité des questions d'une importance cruciale.» La Presse Abonnez-vous! SAISON 2007-2008 514 842-8194 3502333A D'APRÈS HOMÈ RETEXTEETMISE EN SCÈNE ALEXIS MARTIN avec: VINCENT BILODEAU / GARY BOUDREAULT / STÉPHANE BRULOTTE / STÉPHANE DEMERS / PATRICK DROLET / ALEXANDRE FORTIN / TANIA KONTOYANNI / JACINTHE LAGUË / JEAN MAHEUX / MARIE MICHAUD / FRANÇOIS PAPINEAU / MARTHE TURGEON conseiller dramaturgique GEORGES LEROUX H assistance à la mise en scène et régie CLAUDE LEMELIN H les concepteurs DAVID GAUCHER / JUDY JONKER / MARTIN LABRECQUE / DENIS GOUGEON / FRANCINE ALEPIN / YVES LABELLE / VINCENT DERONDE / CLAUDIE VANDENBROUCQUE / RACHEL TREMBLAY DU 11 SEPTEMBRE AU 6 OCTOBRE WWW.TNM.QC.CA H 514.866.8668 «ALEXIS MARTIN SIGNE ICI UN VÉRITABLE MORCEAU D'ANTHOLOGIE\u2026» Sylvie St-Jacques, LA PRESSE «UNE ILIADE FANTAISISTE ET ACCESSIBLE.» Hervé Guay, LE DEVOIR «UNE TRÈS, TRÈS BELLE PRODUCTION.UN GRAND TRAVAIL D'ALEXIS MARTIN, TANT À L'ADAPTATION QU'À LA MISE EN SCÈNE.» Catherine Perrin, C'est bien meilleur le matin, R-C.SUPPLÉMENTAIRES 10 ET 11 OCTOBRE UNE PRÉSENTATION 3509920A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE ALEXANDRE VIGNEAULT «On n'est pas vraiment cool», dit Giselle Webber.Calée dans un divanancienaux coussins fatigués, la chanteuse de Hot Springs cherche les mots justes pour décrire ce qui la lie aux trois autres membres de son groupe assis à ses côtés.«Notre point commun n'est pas musical, c'est nos personnalités.On ne suit pas les modes, on n'est pas cool et on n'est pas prétentieux, poursuit-elle.On veut juste faire des bonnes tounes.» Sa bande, complétée par la batteuse Anne Gauthier, le bassiste Frédéric Sauvé et le guitariste Rémy Nadeau-Aubin, acquiesce en silence.Hot Springs n'est pas une affaire d'attitude.Pas au sens où on l'entend habituellement, du moins.Ses membres se considèrent un peu nerds pour des rockeurs et aiment bien rigoler.Leur ciment, c'est ça: faire de la musique en s'amusant.Avec des résultats probants.Hot Springs se classe aisément dans le peloton de tête des groupes de ce qu'on appelle la «deuxième vague» montréalaise, avec The Besnard Lakes et Malajube.Giselle Webber admet d'ailleurs que son groupe a profité du rayonnement de ses prédécesseurs.Encore une fois, pas au sens où on l'entend habituellement.Hot Springs n'a pas récolté d'attention médiatique, Ce n'est pas de l'attention médiatique que Hot Springs a reçue, mais de l'aide technique.Son disque a été enregistré par Jace Lasek de Besnard Lakes et a été mixé dans l'église de Farnham qui appartient à Arcade Fire.Volcano, premier disque complet de Hot Springs, sonne frais.Mieux, il force à admettre qu'il est encore possible de trouver une façon originale de faire du rock avec l'outillage habituel : voix, guitare, basse et batterie.Il faut dire que le groupe est mené par une chanteuse à la personnalité forte.Giselle Webber est fille de tempérament qui ne se contente pas d'être «one of the boys ».La fée maghanée C'est elle qui écrit et compose les trames des chansons.C'est de son imagination que sortent les clowns, la sirène, les gnomes et le fantôme dinosaure qu'on croise ici ou là.«Les clichés du rock'n\u2018roll, on en a marre.Je ne veux pas copier ce qui a déjà été fait, dit-elle.Le côté conte de fées, ça vient aussi des mélodies, qui sont un peu féeriques.Je vis dans ce monde-là.Je suis assez flyée comme personne et j'essaie de rester fidèle à ma vision du monde.» N'en déduisez pas que Hot Springs fait du rock ascendant Enya.Rien à voir.Hot Springs ne lève pas le nez sur les envolées plus ambiantes, mais ne cherche jamais à camoufler son penchant pour les sons tranchants et l'énergie brute d'un geyser.Giselle Webber possède une voix extrêmement texturée, enfumée et rauque à la fois.Elle n'est pas aussi fissurée et déchaînée que celle de Janis Joplin, ni aussi mélancolique que Billie Holiday, mais il y a un lien entre elle et ces autres chanteuses aux voix très typées.Giselle Webber, elle, n'admet que deux influences au plan vocal : la trompette et l'alcool.«Ce n'est pas pour être drôle, c'est vrai, rigole-t-elle.C'est rare qu'on entend des voix de femmes texturées.Souvent, les filles chantent comme des princesses, d'une voix pure, alors que les gars possèdent des voix plus rauques.Je voulais être parmi ces femmes qui osent chanter avec des voix plus maghanées.» Hot Springs, vendredi 21h, au National.HOT SPRINGS Du rock dans le geyser PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE © Volcano, premier disque complet de Hot Springs, sonne frais.De gauche à droite, Rémy Nadeau-Aubin, Giselle Webber, son chien Bode, Anne Gauthier et Frédéric Sauvé.Hot Springs ne fait pas de la musique de fond pour les stations thermales.Son rock est tranchant, parfois ludique, et coloré par la forte personnalité de sa chanteuse, Giselle Webber.Un autre groupe montréalais peut rêver de conquérir le monde.Le dimanche dans VOUS DÉVOREREZ ! 3509325A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE MARIE-CHRISTINE BLAIS Qu'ont en commun Robert Charlebois, Plume Latraverse et Etta James?Dans un de leurs spectacles à Montréal, tous trois ont tiré la langue, bien longue, et tous trois ont été croqués sur le vif, à cette nanoseconde précise, par le photographe Bernard Brault, à qui une expo est consacrée jusqu'au 9 octobre.Une trentaine de ses photos de spectacle sont en effet réunies à la Galerie du grand chef, rue Saint-Hubert.Bono de U2 y voisine Martin Deschamps, Madon na y cô t o ie Di z z y Gillespie, Diane Dufresne coudoie Céline Dion (en 1982, à ses débuts !), Janet Jackson, David Bowie ou Boy George sont aussi de la partie, tout comme Ferland, Leclerc et Pavarotti\u2026 Ce sont 30 ans de métier qui pendent au mur, en couleur ou noir et blanc.D'abord photographe au Courrier du Sud et au magazine Québec Rock, Bernard Brault est entré à La Presse en 1984.Pour l'expo, il a choisi les photos des personnalités les plus connues, mais aussi les plus intéressantes visuellement: «J'aurais pu consacrer toute une exposition juste à Diane Dufresne, parce qu'elle fait partie des artistes les plus expressifs sur scène.Disons qu'Eric Clapton est nettement moins intéressant\u2026 en photo, s'entend.» L'important, dans tous les cas, c'est d'être là au bon moment - par exemple quand Steven Tyler, d'Aerosmith.baisse son pantalon un instant et qu'on voit qu'il s'est écrit «Bite me» juste au-dessus de, euh, disons de son micro intime.«Lui, l'a planifié, ce moment, explique le photographe, mais si toi, devant la scène, tu regardes à côté pendant ce très court laps de temps, tu viens de passer à côté d'un instant très révélateur de la personnalité de Tyler.» Bernard Brault planifie, lui aussi.Ainsi, il sait que Madonna sera en spectacle à Montréal en 1993 ; le problème, c'est qu'il s'est cassé un doigt de la main droite deux semaines avant le passage de la tournée Girlie Show: «C'est évidemment le doigt qu'on utilise pour le déclencheur.Comme je tenais absolument à couvrir le spectacle, j 'ai demandé qu'on me confectionne un petit plâtre spécial afin de pouvoir actionner mon appareil ! » Les photos sont regroupées non par date, mais par similitude de pose, d'intensité, de regard : Janet Jackson, Steven Tyler et Marilyn Manson se montrent l'entrejambe alors que Juliette Gréco, Madonna, Sarah Brightman et Britney Spears jouent de leurs atouts - les mains pour l'une, les seins pour l'autre\u2026 «Ce qui me fait particulièrement plaisir, c'est qu'une partie des photos sont accrochées dans une salle baptisée Antoine- Désilets, conclut Bernard Brault.Désilets a été LE photographe de presse dans les années 70, il a marqué la photo à tout jamais\u2026 et c'était un photographe de La Presse!» 30 ans de spectacle, à la Galerie du grand chef, 6229, rue Saint-Hubert, 2e étage du magasin photo L.L.Lozeau, jusqu'au 9 octobre.EXPOSITION / 30 ans de spectacle Viens voir les musiciens\u2026 PHOTO BERNARD BRAULT Plume Latraverse est l'un des nombreux visages de l'exposition 30 ans de spectacles du photographe Bernard Brault.« J'aurais pu consacrer toute une exposition juste à Diane Dufresne, parce qu'elle fait partie des artistes les plus expressifs sur scène.» ENTRACTE entracte@lapresse.ca SéPARéS à LA NAISSANCE Le président afghan Hamid Karzaï répète qu'il a besoin des soldats canadiens.Pour chasser le taliban, il n'aurait sûrement pas refusé l'aide de son regretté sosie, l'acteur Telly Savalas.Dans la télésérie Kojak, Savalas jouait un flic comme Hollywood les aime : un impitoyable gaillard qui vit selon ses propres règles.Savalas aurait aussi pu servir de doublure à Karzaï.Même nez triomphant, même coco légèrement pointu, même oreilles généreuses.Il lui manque seulement une barbe et un peu de Hairfax derrière le crâne.Merci à Pierre Douville pour la suggestion.Hamid Karzaï Telly Savalas EN HAUSSE.EN BAISSE YVES SIMONEAu Dimanche dernier, le réalisateur québécois a gagné le convoité Emmy du meilleur téléfilm, avec Bury my Heart at Wounded Knee.Ce prix s'ajoute à ses cinq autres Emmy dans des catégories techniques : meilleurs maquillages, meilleur mixage sonore, meilleur montage à caméra unique et meilleure direction photo.Au total, son téléfilm était en nomination pour 17 Emmy, l'équivalent des Oscars pour la télévision américaine.Simoneau a aussi le mérite de nous avoir rappelé que Lakota, c'est plus qu'une pub loufoque.C'est d'abord et avant tout une langue et un peuple amérindien.Bury my Heart\u2026 raconte le triste massacre de ce peuple dans le Dakota du Sud en 1890.50 CENT Monsieur demi-piastre est victime de sa grande gueule.Depuis cet été, le businessman du rap clame partout que si son nouveau disque Curtis se vend moins que Graduation de Kanye West, alors il prendra sa retraite.Les deux albums sont sortis le 11 septembre.Le résultat?Kanye West a gagné le combat de coqs, avec 957000 exemplaires écoulés en une semaine pour Graduation, contre 691 304 pour Curtis.50 Cent fait donc ce qu'un vrai homme doit faire: blâmer les autres.«Pas ma faute».«La compagnie a mal promu mon disque».Ou notre préférée, «l'équipe de Kanye triche».Il semble que la guéguerre se poursuivra.Entractedésiretout demême saluer l'ingénieuse stratégiemarketing de 50Cent.Promouvoir son disquecomme 50Cent un combat de boxe, il fallait y penser.PHOTO AP 514 288-7211 www.maisontheatre.qc.ca ABONNEZ-VOUS ! Du théâtre à l'année dans une salle chaleureuse et accueillante, conçue spécialement pour le jeune public ! LA MAISON QUÉBÉCOISE DU THÉÂTRE POUR L'ENFANCE ET LA JEUNESSE 245, rue Ontario Est, Montréal Berri, Sherbrooke 3484579A 3509979A Deux pianistes, deux timbaliers Au programme:Stravinsky, Poulenc, Bartok, Ravel Une rencontre rare entre quatre superbes musiciens.PRIX: 45,00$ - prix jeunesse 12,50 $ FRANK BRALEY, ÉRIC LE SAGE, MARC-ANDRÉ LALONDE, ANDRÉ MORIN Grand partenaire 5 OCTOBRE 19h30 Musiques du monde, classique, contemporaine.Une fête des percussions enlevante animée par Pierre Potvin.PRIX: 20,00$ - prix jeunesse 12,50 $ MARC-ANDRÉ LALONDE, ANDRÉ MORIN, ANNE-JULIE CARON, STEVE ROUSSEAU, ZIYA TABASSIAN 6 OCTOBRE 14h00 Un vibraphone, un piano Un gourou, un virtuose Improvisation, jazz, sons et rythmes cools PRIX: 45,00$ - prix jeunesse 12,50 $ GARY BURTON ET MAKOTO OZONE 6 OCTOBRE 20h00 taxes incluses - frais de services en sus pour tous les tarifs WEEK-END À QUÉBEC VENEZ DÉCOUVRIR LE PALAIS MONTCALM BILLETTERIE : 1 877 641-6040 - (418) 641-6040 www.palaismontcalm.ca 3509083A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE ENTRACTE entracte@lapresse.ca ILS, ELLES ONT DIT «Sacrée grosse tige coquine toujours prête à donner du bonheur.» \u2014 Martin Matte, à Tout le monde en parle, qui a ainsi baptisé son instrument de virilité dans une interview accordée à François Avard.«Même moi, j'ai de la difficulté à vous regarder le visage.» - Dany Turcotte à Nelly Arcan, au sujet de sa robe vertigineuse et dite «classique».«Il y a une épidémie de frencheuses sur le Plateau.» - Nelly Arcan à TLMEP, qui a refusé toutefois de propager le virus sur l'autre plateau, celui de l'émission.«Vous ne connaissez pas les hommes, vous ne connaissez pas la sexualité, vous ne connaissez pas la valeur des choses, vous n'avez pas de travail\u2026» \u2014 Jean-Luc Mongrain à TQS, qui résume à la place de son interviewée la situation dans laquelle elle se trouvait quand elle a quitté la vie religieuse.«Je n'ai rien manqué - la course de démolition de poneys, le rodéo de guitares, le défilé de la fierté de boeufs\u2026» \u2014 Gérard D.Laflaque, racontant son périple au Festival western de Saint-Tite à C'est bien meilleur le matin. 3506560A 2345, rue Jarry Est Toute l'information et extrait vidéo au www.tohu.ca (angle d'Iberville) Montréal (Québec) H1Z 4P3 514 376-TOHU 1-888 376-TOHU www.tohu.ca info@tohu.ca JARRY autobus 193 direction est (8648) D'IBERVILLE autobus 94 direction nord (8648) © LI YANNIAN CONCEPTION GRAPHIQUE : STÉPHANE PARENT UNE PRODUCTION DE DU 18 AU 30 SEPTEMBRE 2007 AVEC LES MOINES DE SHAOLIN KUNG FU ET LES IMPERIAL ACROBATS OF CHINA PRÉSENTE en collaboration avec COMPLET les 23 et 26 sept.SUPPLÉMENTAIRE le lundi 24 sept., à20h Marcel Khalifé John Mc Laughlin Le grand compositeur, chanteur et oudiste Libanais Gary Husband, Mark Mondesir et Hadrien Féraud ven 28 septe Mbre \u201420H Mar 24-25 septe Mbre \u2014 20 H Lun & the4th Dimension nikki Yanofsky \u2014Ella.Of thee I Swing (codiffusion avec Les Productions Rubin Fogel) tHéâtre st-denis Métropo Lis \u2014 For Mu Lecabaretp Lacesassises Mar 2octobre \u201420H tHéâtre Maisonneuve, pda Jeu 11 octobre \u201420H tHéâtre Maisonneuve, pda hôtel officiel Place des arts 514 842-2112 pda.qc.ca 514 790-1245 admission.com billetterie Métro Polis 514 908-9090 ticketpro.ca théâtre st-denis 514 790-1111 theatrestdenis.com ce Lundi et Mardi! ce vendredi ! 3509981A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE Marie-Christine Blais Qu'on ne s'y trompe pas : si elle est la maman ravie d'une minuscule Lola de 5 mois, Coral Egan n'a composé ni berceuse ni chanson sur la maternité sur son troisième et nouvel album, Magnify.«C'est un disque qu'on a conçu en bonne partie avant que je ne devienne enceinte, explique-telle avec un joli sourire, tout en faisant osciller la poussette où son bébé vient de s'endormir.Un disque né de la tournée qui a suivi le lancement de My Favorite Attraction, reprend-elle.Et c'était avant tout pour moi un disque qui réaffirmait ce en quoi je crois : vivre positivement, en joie, en confiance, en simplicité.» My Favorite Attraction lui avait valu deux Félix, celui de l'artiste s'étant le plus illustré dans une langue autre que le français et celui du meilleur réalisateur, remis à Charles Papasoff.Pour Magnify, le grand Papasoff est toujours là, de même que le chanteur et musicien Jay Atwill, dont le groupe a accompagné Coral Egan en tournée.En fait, de nombreuses chansons du nouvel album ont été écrites avec Atwill, dont on entend la voix, seule ou dans les choeurs.Le travail des voix est d'ailleurs remarquable à plus d'un titre sur ce nouvel album: «J'ai pris un mois pour travailler les harmonies vocales tant j'aime cela.Je suis d'ailleurs jalouse de mes back vocals, explique en riant Coral Egan.Pour ce qui est de ma voix même, je crois que j'ai gagné en confiance à cause des spectacles.Sur mes deux premiers disques, je pense que j'avais une voix influencée par l'idée de perfection.Cette fois, j'ai une voix\u2026 humaine, plus raw, naturelle.Je ne sais pas comment expliquer, mais cela m'a permis de faire des chansons plus\u2026 chantées !» Pour mieux comprendre, il faut savoir que Coral Egan s'est inspirée de deux artistes qui l'ont beaucoup marquée: Stevie Wonder et Joni Mitchell.«Ce sont deux personnes dont la personnalité s'exprime beaucoup par la voix et qui font de la musique intemporelle et unique, pas catégorisable.Joni Mitchell fait du Joni Mitchell, tout simplement!» Coral Egan n'imite ni l'un ni l'autre; elle fait du Coral Egan, tout simplement.C'est plutôt par le souffle empreint de spiritualité de Magnify, l'importance des voix, la richesse des arrangements qui mêlent gospel, soul, jazz (entre autres !) et la présence forte des claviers qu'on peut déceler ces influences.Mitchell, Wonder et Egan célèbrent tous la vie et ses multiples splendeurs, même les plus tortueuses.Si l'album s'appelle Magnify, c'est justement parce qu'il permet de parler de l'infiniment grand et de l'infiniment petit, du sacré et du quotidien: en anglais, le terme «magnify » désigne à la fois le fait de louer ce qui est grand et celui d'agrandir les choses à l'aide d'une loupe, d'un microscope, etc.«C'est vrai que j'aborde des gros sujets, mais en laissant de la place à l'interprétation, en donnant juste quelques indices.Tiens, dans une chanson comme Clean Up Time, par exemple, je parle d'une petite fille qui se refuse à faire le ménage de sa chambre au lieu de se défaire rapidement de cette corvée.Et ce bordel très personnel devient l'occasion de parler de notre bordel global, de notre incapacité de le gérer.Dans cette chanson, je résume sans doute ce que je crois au plus profond de moi : Don't think, just do.N'analyse pas, fais, conçois, réalise.» C'est ce qu'elle va d'ailleurs faire dans les semaines à venir : une fois son album en magasin (le 2 octobre), Coral Egan se préparera à monter sur scène, les 19 et 20 octobre à l'Espace dell'arte.Et à chanter quelques berceuses à Lola\u2026 Coral egan l'infiniment grand, l'infiniment petit La chanteuse montréalaise Coral Egan a accouché dernièrement de deux bébés.Non, non, pas des jumeaux.Plutôt d'un nouvel album, Magnify, lancé jeudi, et d'une toute petite fille, Lola, née en mai dernier.Rencontre avec une chanteuse hors du commun, dans tous les sens du terme.PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE © Magnify est né de la tournée qui a suivi le lancement de My Favorite Attraction, le deuxième album de Coral egan.«C'est vrai que j'aborde des gros sujets, mais en laissant de la place à l'interprétation, en donnant juste quelques indices», dit la chanteuse.«sur mes deux premiers disques, je pense que j'avais une voix influencée par l'idée de perfection.Cette fois, j'ai une voix\u2026 humaine, plus raw, naturelle.» RIEZENCORE.COM CONDAMNÉ À L'EXCELLENCE 514 842.2112 -1866 842.2112 ADMISSION.COM -514 790.1245 SUPPLÉMENTAIRES 28 FÉVRIER AU 1 ER MARS 10 AU 12 JUILLET À LAPLACEDES ARTS BILLETS VENDUS DÉJÀ Mise en scène Alexis Martin Script-édition François Avard Bande sonore Marc Déry ST-SAUVEUR 1 866 727.0433 22 septembre 2007 28 septembre 2007 29 septembre 2007 12 octobre 2007 13 octobre 2007 19 septembre 2008 20 septembre 2008 26 septembre 2008 27 septembre 2008 SHERBROOKE 819 820.1000 26 octobre 27 octobre 29 avril 2008 MONTRÉAL 514 790.1111 30 octobre 31 octobre 1er novembre 2novembre 3novembre 8novembre 9novembre 10 novembre VICTORIAVILLE 819 752.9912 29 novembre LA BAIE 418 698.3333 1er décembre QUÉBEC 418 659.6710 17 octobre 18 octobre 19 octobre 20 octobre 21 novembre 22 novembre 23 novembre 24 novembre 26 mars 2008 27 mars 2008 28 mars 2008 29 mars 2008 16 avril 2008 17 avril 2008 19 avril 2008 NOUVELLES SUPPLÉMENTAIRES EN VENTE DÈS LUNDI : 7 mai 2008 8 mai 2008 9 mai 2008 10 mai 2008 COMPLET COMPLET COMPLET JOLIETTE 450 759.6202 5 décembre 6 décembre 7 décembre DRUMMONDVILLE 1 800 265.5412 12 décembre 7 mars 2008 8 mars 2008 TROIS-RIVIÈRES 819 380.9797 13 décembre 14 décembre 15 décembre 2 avril 2008 3 avril 2008 ST-HYACINTHE 450 778.3388 19 décembre COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET GRANBY 1800 387.2262 20 décembre 21 décembre 3octobre2008 L'A SS OMPTION 450 589.9198 #5 5mars 2008 6mars 2008 ST-JÉRÔME 450 432.0660 20 mars 2008 LO NGUEUIL 450 670.1616 21 mars 2008 22 mars 2008 OTTA WA 613 755.1111 4avril 2008 VALLEYFIELD 450 373.5794 10 avril 2008 11 avril 2008 TERREBONNE 450 492.4777 24 avril 2008 25 avril 2008 26 avril 2008 ST-JEAN-SUR-RICHELIEU 450 358.3949 1er mai 2008 21 février 2008 22 février 2008 COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET TOURNÉE 2007-2008 COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET NOUVELLE SUPPLÉMENTAIRE NOUVELLES SUPPLÉMENTAIRES 9 octobre 2008 10 octobre 2008 COMPLET Tous les détails sur MARTINMATTE.COM NOUVELLES SUPPLÉMENTAIRES 3509134A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE ISABELLE MASSÉ Faites un sans faute et.on ne parlera pas de vous! Il y a deux semaines, lors de la cérémonie des Video Music Awards de MTV, Rihanna a fait preuve d'une maturité et d'un professionnalisme bienvenus sur scène en livrant son tube Umbrella, costumée en gangster sexy et armée de cordes vocales musclées.Les journalistes auraient encensé la sensation barbadienne de l'heure.si Britney Spears n'avait pas loupé son grand retour sur la planète pop.Rihanna a tout de même quitté le Palms Casino Resort de Las Vegas, ce soir-là, avec deux prix en poche (Vidéo de l'année et Tube de l'année pour Umbrella).«J'ai l'impression d'avoir vécu cinq ans ces derniers mois », a dit à quelques reprises la chanteuse.Et pour cause! On ne danserait pas sur l'irradiante Don't Stop the Music si Rihanna n'avait pas croisé, en 2003, un producteur américain (Evan Rogers), en vacances à la Barbade.Lui chanter Emotion de Destiny's Child a été payant pour cette fille de maquilleuse.Rogers l'a rapidement convaincue de venir enregistrer un démo à New York.Mademoiselle a de la veine: les chansons sont tombées dans les oreilles de Jay-Z qui l'a rapidement prise sous son aile.À l'écoute des Hate That I Love You, Say It et Good Girl Gone Bad de son dernier album, on comprend ce qui a charmé l'influent rapper et président de la maison de disques Def Jam.Les inflexions de sa voix rappellent parfois celles de sa douce moitié Beyoncé.En 2005, le déménagement de Rihanna dans la Grosse Pomme marque le début d'une nouvelle vie et l'ouverture de tout un compte en banque! Elle enregistre rapidement Pon the Replay, premier succès d'un album qui se vendra à plus de deux millions d'exemplaires dans le monde (Music of the Sun).La belle ne prend pas le temps de souffler.En 2006, elle retourne en studio pour pondre un deuxième album, A Girl Like Me.Au début de 2007, alors que la chanson S.O.S.(Rescue Me) tourne encore à la radio, elle enregistre l'album Good Girl Gone Bad qui fourmille de succès (Umbrella, Shut Up and Drive).En trois mois, le petit nouveau a charmé 200 000 acheteurs au Canada.La recette de Rihanna?La chanteuse a fait des refrains moulés à des hymnes connus une spécialité.C'est d'abord Tainted Love de Soft Cell qu'on entend sur S.O.S.(Rescue Me).Push Me Up, deuxième titre du nouvel album, emprunte des notes au Running With the Night de Lionel Richie.Shut Up and Drive a comme tuteur des mesures de Blue Monday de New Order.Et Don't Stop the Music reprend des paroles du Wanna Be Startin' Somethin' de Michael Jackson.Jay-Z sait bien entourer sa protégée.Good Girl Gone Bad porte notamment la signature de Timbaland, Justin Timberlake et de la machine à succès norvégienne Stargate.La belle a été étiquetée si rapidement «valeur sûre» que c'est finalement elle et non Mary J.Blige qui a hérité d'Umbrella.«J'ai prié pour avoir cette chanson, car je sais que n'importe quel auteur meurt d'entendre Mary J.Blige chanter un de ses textes », expliquait récemment Rihanna à un journaliste du London Daily Telegraph.Annoncé comme l'album marquant un tournant dans la carrière de la chanteuse, Good Girl Gone Bad nousprésente, surCD, une Rihanna plus pop-rock que pop-r'n'b et, sur photo, une Rihanna plus vamp avec des cheveux ébène désormais courts et plaqués sur le visage.«Auparavant, mon image était celle d'une fillette innocente.Elle était terne», avoue Rihanna.Cette coupe l'éloigne aussi physiquement de Beyoncé, qu'on aime bien imaginer en rivale de Rihanna.«Une concurrente et non une ennemie.On s'entend bien», précise la chanteuse dont le coeur bat pour l'acteur Shia La Boeuf (Transformers).Remarquez qu'elle n'a pas le temps de monter dans un ring.Parce qu'elle se doit de projeter une image impec d'elle-même en tout temps, depuis que Gillette lui a décerné le prix «Jambes de déesse de l'année 2007» (elles sont assurées pour un million) et qu'elle est devenue une ambassadrice de Cover Girl (un contrat de plusieurs millions).Les chanceux pourront admirer.mais pas toucher, lundi soir, au Centre Bell ! Rihanna et Akon, au Centre Bell, lundi, et au Pavillon de la jeunesse, à Québec, mardi.Première partie : Kardinal Offishal.RIHANNA Des Antilles au firmament UNE TOURNÉE À DEUX PHOTO ISAAC BREKKEN, ASSOCIATED PRESS Rihanna a raflé deux prix (Vidéo de l'année et Tube de l'année pour Umbrella) lors de la cérémonie des Video Music Awards de MTV, le 9 septembre.Dix-neuf ans, trois albums en trois ans écoulés à plus de six millions d'exemplaires, une tournée qui s'amorce moins d'un an après la précédente, une nouvelle image à proposer aux fidèles.Pour se hisser au sommet et y rester un temps, Rihanna mène sa carrière à 200 à l'heure.La portion canadienne de la tournée Good Girl Gone Bad (11 dates) de Rihanna comprend deux tours de chant.La chanteuse voyage en effet avec Akon, de Vancouver aux Maritimes, et les artistes offrent chacun un spectacle d'environ une heure au public.À Montréal et Québec, Rihanna monte la première sur scène.En fouinant sur You Tube.com, on découvre que la Barbadienne amorce la soirée avec son premier succès en carrière Pon the Replay et que quatre danseurs l'accompagnent sur scène.Les meilleurs billets du Centre Bell se vendent 64,50$.«Auparavant, mon image était celle d'une fillette innocente.Elle était terne.» DOSSIER CHANTER POUR L'ARMÉE QU'EST-CE QUI MOTIVE LES ARTISTES À CHANTER POUR L'ARMÉE CANADIENNE?LE «THRILL»?LE PATRIOTISME?L'EMPATHIE ?CHOSE CERTAINE, ILS NE LE FONT PAS POUR L'ARGENT.Jean-Christophe Lauren Ce Soixante-dix soldats canadiens ont été tués par les talibans.Un journaliste et un caméraman de Radio- Canada ont frôlé la mort dans un blindé.Des balles sifflent toujours au-dessus de Kandahar.Des mines sautent et des mères pleurent.Non, l'Afghanistan n'est pas exactement Las Vegas.Et pourtant.En décembre prochain, une douzaine d'artistes canadiens prendront l'avion pour Kandahar, avec leur guitare en bandoulière.Leur mission: divertir les soldats cantonnés au pays du pavot.I nconsc ience ?Cou rage ?Patriotisme?C'est selon.Mais une chose est sûre, cette tournée en zone de guerre ne sera pas banale.Le spectacle, monté spécialement pour l'occasion, sera présenté sept fois à la base militaire de la ville.Les conditions seront loin d'être optimales.Et le danger, il va sans dire, sera un peu plus grand qu'au Centre Bell.Mais selon Mark Larose, gérant de l'Agence de soutien du personnel des forces canadiennes (ASPFC - voir encadré), ces bémols seront largement compensés par un public «incroyable» et «pas blasé du tout».«C'est ce qu'il y a de plus proche des Beatles de 1964, résume le chanteur Richard Petit, qui a déjà chanté au Timor oriental, en Bosnie et à Kaboul pour les troupes.Avec les soldats, c'est ovation après ovation.Après ça, n'importe quel showque tu fais est une coche en dessous\u2026» «En 12 ans, je n'ai jamais entendu un seul commentaire négatif, renchérit M.Larose, qui organise des Show Tours pour l'armée depuis 1995.Il y a toujours beaucoup d'anticipation de la part des soldats avant ces spectacles.Et l'impact sur leur moral est extrêmement positif.Ça les sort de ce qu'ils font et ça les rapproche de la maison.On le voit dans leurs réactions.Leur plaisir est palpable.» pas de Céline La vie d'un soldat n'a rien de joyeux.Éloignés de leurs familles, confrontés quotidiennement à la peur, la violence ou la mort, les «gars» ne demandent qu'à se faire remonter le moral.C'est pourquoi, à raison de trois ou quatre fois par année, l'armée organise des Show Tours pour ses troupes.Une tradition bien ancrée, qui se perpétue via un processus bureaucratique complexe.Montées par un producteur professionnel, à la suite d'un appel d'offres de l'ASPFC, ces «revues» de type Las Vegas répondent à des critères très précis.Le spectacle doit être multiple (rarement une seule vedette), diversifié (des chanteurs, des humoristes, une troupe de danse, des gars, des filles\u2026) et inclure un maximum de chansons connues, généralement des reprises.Le «soumissionnaire» doit, en outre, rencontrer les dates (fixes) et le budget (limité) imposés par l'armée.La prochaine tournée afghane, par exemple, sera montée pour 60 000 $, somme assez minime considérant que 12 personnes feront partie de la distribution.Cela explique en partie pourquoi les Show Tours incluent souvent des artistes moins connus et non des superstars.Si quelques gros noms comme Tom Cochrane ou Blue Rodeo ont déjà fait le voyage à cachet moindre, rares sont les chances d'y voir une Céline Dion, une Shanya Twain ou un Bryan Adams, et ce malgré les nombreuses demandes spéciales faites en ce sens par les soldats.Car en plus d'être surprotégées, ces vedettes interplanétaires coûtent cher et leurs agendas sont remplis cinq ans à l'avance.«Céline Dion coûte 1 million par soir, souligne Mark Larose.Nous ne pouvons tout simplement pas jouer dans ce marché\u2026 Et nous pouvons encore moins adapter nos horaires aux siens.Dans un contexte de guerre, les choses bougent trop vite.» Les bons aspects\u2026 Plusieurs artistes, malgré tout, acceptent humblement ces contrats extrêmes et peu payants.Certains s'en sont même carrément fait une spécialité.Au Canada, le chanteur country Julian Austin est allé si souvent que les soldats l'ont baptisé GI Jules.Plus près de chez nous, le guitariste Toyo ne compte pas moins de huit tournées en zones plus ou moins orageuses (Chypre, Isarël, Sarajevo).Quant au chanteur Richard Petit, il a déjà trois Show Tours au compteur, et rêve déjà de sa prochaine expédition.Ce qui les motive?Telle est la question.Certains, comme Richard Petit, vous diront simplement: le «trip» et le «thrill ».Car chanter pour les troupes, c'est bien plus que faire un spectacle.C'est une immersion totale dans le quotidien militaire.L'auteur-compositeur garde un souvenir presque ému de ses virées à flanc de montagne en avion Hercule.D'autres, comme Toyo, parlent plutôt de l'aventure humaine, des échanges avec les soldats.Du sentiment de contribuer en donnant un peu de soi-même.Bref, d'aider la cause à sa façon.«Disons que d'être là, ça remet ton petit confort en perspective», lance le guitariste.Même son de cloche chez Gabrielle Destroismaisons, qui accompagnait Richard Petit à Kaboul en 2004.«C'était triste, c'était gris, et je m'ennuyais de chez nous.Mais j'ai vécu des moments extraordinaires qui m'ont fait grandir », raconte la chanteuse, qui a même créé une chanson (Kaboul) à la suite de cette tournée.Tous, enfin, évoquent ces salles bondées à l'enthousiasme galvanisant.«Le meilleur public que j'ai jamais eu», résume Richard Petit.«Un Show Tour n'est peut-être pas très glamour, renchérit Mark Larose.Ni très payant.Mais pour plusieurs artistes, c'est une expérience de vie unique.Plusieurs m'ont dit que c'était un honneur de se produire pour les soldats.» .et lesmoins bons O.K.pour le human interest.Et à la limite, O.K.pour l'honneur.Il n'en demeure pas moins que l'Afghanistan est une poudrière.Malgré les bons côtés du Show Tour, il faut être un minimum téméraire pour se lancer ainsi dans la fournaise.Plusieurs artistes, de fait , refusent aussi d'y aller pour ces raisons.«On m'a plus souvent dit non que oui », admet Richard Petit, qui a monté la tournée afghane de 2004 pour le compte des productions Phaneuf, leaders au Québec dans ce domaine.«Mais c'est normal.Les gens ont la chienne.Sans parler de ceux qui sont contre pour des raisons politiques.» Au dire de Mark Larose, qui prêche bien sûr pour sa paroisse, le danger de ces opérations est toutefois moins grand qu'on pourrait le croire.«Un camp militaire en Afghanistan est probablement plus sécuritaire que la rue Sainte- Catherine un samedi soir, lance le directeur de l'ASPFC.Il ne faut pas oublier que l'artiste est entouré de 10 000 soldats!» Toyo, lui, n'est qu'à moitié de cet avis.Oui, les lieux sont sécurisés au maximum.Mais un pays en guerre reste explosif, qu'on le veuille ou non.Surtout quand on sort de la base.«On dira ce qu'on voudra, il y aura toujours du hasard et un certain pourcentage de danger, résume le musicien.La Yougoslavie, je vais te dire, c'était pas mal rough.J'étais avec John Mc Gale.Ça nous est arrivé de jouer le soir et de voir des tracés de balles dans le ciel.Pis quand on débarquait du stage, on remettait les casques et les gilets pareballes.On est passés dans Sniper Valley avec nos guitares dans le tank.Fallait pas sortir de là, man\u2026 On a passé des check points avec des gars qui plaçaient des mines autour de notre camion\u2026 Et je me souviendrai toujours de la fois où on est restés pris dans les montagnes.On s'est retrouvés coincés entre des Serbes et des Croates.Pendant 15 minutes, on parlait pas fort dans le bus avec nos flak jackets!» Gary Quadros, qui a organisé une quinzaine de Show Tours pour les productions Phaneuf depuis 20 ans, abonde dans son sens.Selon lui, le degré de risque a augmenté au même rythme que la tension internationale.À tel point que, ne pouvant garantir la sécurité absolue aux artistes, il a choisi cette année de ne pas « soumissionner » pour la tournée afghane de décembre.« J'ai fait des téléphones.Mettons que j'ai entendu des histoires.Mais je préfère ne pas en parler ».Répondra-t-il à l'appel une prochaine fois?Il ne ferme pas la porte.Mais tout dépendra de «comment celle-ci se passe\u2026» Richard Petit, en revanche, se dit prêt à repartir au front n'importe quand.Après tout, dit-il, on n'a qu'une vie à vivre.Et il ne pourrait plus se passer des Show Tours.Surtout après avoir survécu au cancer.«Je n'ai peut-être pas le même point de vue que les autres, conclut-il.Mais chanter pour l'armée, c'est le genre de stimulus qui me rappelle que je suis en vie.Alors quand le soldat Longtin est mort, ça m'a confirmé que je devais y retourner\u2026 Oui, il y a un risque.Mais pour tout te dire, j'ai eu pas mal plus peur de mourir quand j'étais dans un hôpital de la rue Sherbrooke que sur une base à Kaboul\u2026» en savoir plus: vidéos de richard petit et Louis-José houde en Bosnie (2002) sur My space: http://vids.myspace.com/ index.cfm?fuseaction=vids.individual&VideoiD=10 751 086 PHOTO RICHARD PETIT, COLLABORATION SPÉCIALE Gabrielle Destroismaisons PHOTO STEPHEN THORNE « C'était triste, c'était gris, et je m'ennuyais de chez nous.Mais j'ai vécu des moments extraordinaires.» Comme les Beatles en 1964.richard petit triomphe au Camp Julien de Kaboul, en 2004.CHANSONENGAGÉE DOSSIER CHANTER POUR L'ARMÉE ÉRIC LAPOINTE Je considérerais l'offre.Surtout si c'est pour les gars du 22e Régiment.Mais il ne faudrait pas que ce soit perçu comme un soutien à la cause.Ce serait un soutien aux gars qui sont sur la ligne de front.Pas pour les politiciens cravatés qui sont dans des bureaux à Ottawa.DANIEL BOUCHER Je n'irais pas.Et la raison est simple: premièrement, je suis contre l'intervention canadienne en Afghanistan.Deuxièmement, je suis contre le Canada, point! Je sais que les gars ont besoin de se faire remonter le moral, mais je n'irais pas.Je n'irais pas.Je n'irais pas.Je n'i-rais-PAS.C'est la GUERRE là-bas man, je peux pas aller là.BRUNO PELLETIER Personnellement, je suis profondément contre la guerre.Mais notre pays a un rôle à jouer à l'échelle mondiale et il y a des décisions qui sont prises en ce sens.Les hommes et les femmes qui décident d'être dans l'armée, et qui vont là où on les affecte, méritent notre respect.Donc, si je devais me retrouver à chanter pour eux, jamais je ne bouderais mon plaisir et le leur.MARTIN LÉON Le besoin des Afghans me semble plus important que celui des troupes canadiennes de découvrir un nouvel artiste québécois.Je tenterais donc de savoir s'il n'y aurait pas meilleure façon d'utiliser 5000$.On pourrait par exemple acheter des vêtements, des médicaments, des instruments de musique, se rendre là-bas pour donner tout ça aux gens.Je préférerais aller directement dans les familles avec ma guitare et chanter avec eux les chansons d'Elvis ou des Beatles qu'ils connaissent peut-être déjà.Et j'offrirais à celui qui m'engage et au journaliste qui m'a posé cette question chacun un tiers de mon cachet pour qu'ils soient là, avec moi.GREGORY CHARLES Les soldats méritent d'être reconnus pour leurs sacrifices et leurs services.Ils méritent qu'on se donne la peine de les divertir, de chanter ou jouer pour eux.En chantant en Afghanistan ou ailleurs, les artistes leur offrent un service civique au nom de toute une société.En faisant cela, je ne pense pas qu'ils ou elles endossent nécéssairement la guerre, la présence canadienne dans ce pays ou la politique de notre gouvernement.Pour ce qui est des 5000$, je pense que ça s'apparente aux téléthons.On se dit que les artistes devraient chanter gratuitement dans de telles circonstances.Pour certains, 5000$ c'est beaucoup d'argent.Mais d'autres pourraient faire ce geste gracieusement.De la même façon, je respecte les artistes qui refuseraient parce qu'ils craignent pour leur vie ou leur sécurité.Propos recueillis par J.-C.Laurence et Marie-Christine Blais «Je peux pas aller là, man » L'ASPFC: POUR DIVERTIR LES TROUPES CANADIENNES Établie à Ottawa, l'Agence de soutien du personnel des forces canadiennes (ASPFC) est une entité non militaire, dont le mandat est de pourvoir au divertissement des troupes.Outre le programme des Show Tours, l'ASPFC alimente les soldats en magazines, journaux et DVD, en plus de leur donner accès à des émissions de télé et de radio canadiennes.C'est aussi grâce à l'ASPFC que les militaires ont un comptoir Tim Hortons à la base de Kandahar, ainsi qu'un père Noël pendant le temps des Fêtes.L'agence emploie environ 5000 personnes au Canada, et actuellement plus de 70 en Afghanistan.«Il y a toujours eu du divertissement pour l'armée.Je ne pense pas qu'on puisse mettre une date là-dessus.» Gérant de l'ASPFC, Mark Larose ne sait pas à quand remontent les premières tournées de type «show tour».Mais à l'entendre, ces exutoires organisés seraient aussi vieux que la guerre elle-même.Ce qu'on sait, en revanche, c'est que la machine à divertir les soldats s'est grandement institutionalisée pendant la Deuxième Guerre mondiale, avec la création de la United Service Organization (USO).Cette agence non militaire, mise sur pied en 1941 par le comique Bob Hope, est vite devenue incontournable pour l'armée américaine.Si bien qu'en 1947, la USO avait présenté 400 000 spectacles, mettant en vedette des légendes comme Fred Astaire, Frank Sinatra, Humphrey Bogart ou Judy Garland.La USO a poursuivi ses opérations en Corée, au Vietnam et est aujourd'hui présente en Irak.Tout comme la Armed Forces Entertainment (AFE) un organisme similaire fondé en 1951, qui relève directement de l'armée.Officiellement, les vedettes sous contrat avec la USO sont payés 75$ par jour.Mais en 2003, un rapport accablant révélait que l'agence avait dépensé plus de 400 000$ en services de luxe, incluant alcool, limousines et billets d'avion de première classe.Pour sa défense, la USO rétorqua que sur scène, les artistes n'avaient rien eu à se reprocher\u2026 UN JOB VIEUX COMME LA GUERRE PHOTO RICHARD PETIT, COLLABORATION SPÉCIALE On vous offre 5000$ pour chanter en Afghanistan.Y allez-vous ?Cinq artistes répondent à la question.Ils ont «servi» > Richard Petit > Louis-José Houde > Gabrielle Destroismaisons > Martine St-Clair > Ima > Jonas > Lulu Hugues > Philippe Berghella > Matt Laurent > Dan Bigras > Marie Carmen > Véronique Béliveau > Toyo > John Mc Gale Richard Petit Bob Hope PHOTO JOHN BRADLEY, CP La chanteuse Ima en Afghanistan, tournée 2004. 27 septembre 2007, 20 h Walter Boudreau et Raôul Duguay Église Saint-Jean-Baptiste : 309, Rachel Est 3509555A www.orgueetcouleurs.com 514-899-0938 é t o n n a n t ! OLIVIER VERNET WaLTER BOudREau, La SMCQ ET LE ChoeuR du SMaM EdgaR FRuITIER , LES ChaNTRES-MuSICIENS ET LES VOIx d'ELLES RaôuL duguay SILVIuS VON KESSEL NOELLa huET \u2026 en solo avec des rythmes de danse\u2026 avec des artistes du cirque\u2026 en musique sacrée pour choeur et orgue, avec un animateur aimé de tous\u2026 pour une soirée de contes et d'airs folkloriques\u2026 avec un orchestre contemporain et des choeurs exceptionnels ET p LuSIEuRS auTRES aCTIVITéS\u2026 une grande fête musica Le à ne pas manquer ! RENéE ROBITaILLE ET Buzz, QuINTETTE dE CuIVRES 10 jours de musique AVeC Le i Ns TrumeNT du mo Nde ! 7 g Ra NdS CONCERTS 5 CONCERTS apéRO 5 CONCERTS MIdIS à La CaRTE 8 LIEux e T p L u s ! 9e automne fesival d' Montréal 21 septembre .30 septembre 2007 3504549A ABONNEZ-VOUS : : 514.985.2258 : : Op Er Ad EmONtrEAl .c Om UN BAl mASQUé de VErdI prÉSENtÉ p Ar 22.26.29 SEpt Em BrE et 1.4 OctOBrE 2007 à 20h : : SAllE WIl Fr Id-p Ell EtIEr «Une oe Uvre grandiose » 3504932A ARTS ET SPECTACLES OPÉRA MARIO CLOUTIER Manon Feubel est heureuse.La soprano québécoise mène une carrière enviable en Europe, même si elle n'entre pas nécessairement dans les diktats de l'establishment du monde de l 'opéra.Voyez-vous, Manon Feubel a toujours préféré la qualité à la quantité.Installée à Paris depuis un an et demi, celle qui interprète Amelia dans Un ballo in maschera de Verdi, à compter de ce soir à l'Opéra de Montréal, sent qu'elle est là où elle se doit d'être, au bon moment de sa vie, en pleine capacité de ses moyens.«C'est un renouveau, a-t-elle confié à La Presse en entrevue.Je me sens tellement bien avec moimême.J'ai une nouvelle agence, plus petite, qui s'occupe mieux de moi.De toute façon, je n'ai jamais été carriériste.» Oh! le gros mot dans un monde où l'attitude de diva représente la norme.Loin de tout artifice ou du « faire semblant », Manon Feubel respire la sérénité de quelqu'un qui a beaucoup cherché et qui a trouvé sa voie dans le répertoire verdien.« C'est la musique qui va avec ma voix.La difficulté avec Amelia, c'est qu'il s'agit probablement du personnage le plus dramatique chez Verdi.Cette femme vit un tel drame d'un bout à l'autre de l'opéra», raconte-t-elle.Enregistrement En 2007-2008, elle sera à Paris, Nancy, Marseille, Prague et Vienne.Elle enregistrera en mai 2008, aux côtés du baryton italien Leo Nucci, I due Foscari, autre opéra de Verdi où elle sera Lucrezia.En fait, l'artiste saguenéenne fait son chemin à sa façon depuis 12 ans dans un contexte ultra-compétitif.«Les choses ont été vite, trop parfois.Mon talent me précédait et je ne le comprenais pas au début.Quand on débute, on écoute tout le monde.Maintenant, je suis en équilibre», note-t-elle.Ce calme dans la vie de tous les jours lui permet de se donner complètement sur scène.La presse européenne le souligne souvent.Une «désespérance qui semble envahir l'artiste elle-même», a écrit Le monde de la musique en avril dernier.« Je pense que je n'ai pas besoin d'en faire beaucoup pour convaincre sur scène», dit cette équilibriste des émotions qui travaillait, au moment de l'entrevue, à prendre la distance nécessaire avec son rôle.«Manon est très généreuse, confirme le metteur en scène Stanley Garner, croisé à la Place des Arts.C'est un coeur sur deux jambes.Travailler avec elle est très agréable.» Amore amore Elle est comme ça, Manon.Elle aime et elle donne.Elle se confie d'ailleurs avec un naturel qui va droit au coeur.«J'aime la vie, j'aime les gens, j'aime chanter», dit-elle, avec une douceur qui tranche avec la puissance qu'elle peut dégager sur scène.Les yeux pleins de lumière, elle raconte comment elle a cheminé personnellement depuis quelques années.Passionnée par l'être humain, la soprano spinto - voix essentiellement lyrique possédant des qualités plus dramatiques et un certain mordant aux points culminants - écrit aussi.Un roman et un essai sur l'âme humaine.Mais elle écrit pour elle-même, précise-t-elle.Elle a beau vivre à Paris, chanter avec succès en Europe, parler davantage italien qu'anglais et rêver de chanter pour le respecté directeur musical de l'Orchestre philharmonique de Radio France, Myung-Whun Chung, Manon Feubel affiche une humilité de tous les instants, elle qui vient d'une famille ni musicale ni aisée.«Quand j'ai fait Aïda à Orange en 2001, j'ai invité ma soeur qui ne m'avait jamais vue sur scène.Je n'ai pas eu le temps de lui parler de l'histoire avant, mais après la représentation, elle est venue me demander où j'étais sur scène.Je lui ai répondu que je jouais Aïda.Et elle d'ajouter: c'est qui Aïda?Avec le maquillage foncé, elle ne m'avait pas reconnue », dit-elle en riant.tout aussi doucement.Un ballo in maschera, de Verdi, les 22, 26 et 29 septembre, ainsi que les 1er et 4 octobre, à 20h, à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.MANON FEUBEL Anti-diva per eccellenza PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE © La Saguenéenne Manon Feubel respire la sérénité de celle qui a beaucoup cherché et qui a trouvé sa voie dans le répertoire verdien.Malgré ses moyens limités, l'Opéra de Montréal ouvre sa nouvelle saison en offrant deux raretés à son fidèle public : le retour attendu de la Québécoise Manon Feubel dans Un ballo in maschera de Giuseppe Verdi, oeuvre peu présentée ici.« Les choses ont été vite, trop parfois.Mon talent me précédait et je ne le comprenais pas au début.Quand on débute, on écoute tout le monde.Maintenant, je suis en équilibre.» 3507351A 3508028A SÉRIE Émeraude Théâtre Maisonneuve, Les lundis ou mardis à 19 h 30 Abonnements: 165$, 140$, 80$ (étudiants) Du Canada Lundi, 1er octobre 2007 QUATUOR ST-LAWRENCE, cordes De la France Mardi, 13 novembre LISE DE LASALLE, piano De l'Allemagne Lundi, 21 janvier 2008 PHILHARMONIA QUARTETT BERLIN, cordes De France Lundi, 11 février TRIO NICHOLAS ANGELICH/RENAUD CAPUÇON/ GAUTIER CAPUÇON, piano, violon, violoncelle De l'Allemagne, Lundi, 25 février MOZART PIANO QUARTETT, piano et cordes De la Pologne, Lundi, 17 mars LE QUATUOR SZYMANOWSKI, cordes Du Canada, Lundi, 31 mars RICHARD RAYMOND, piano Du Canada, Lundi, 21 avril JAMES EHNES ET EDUARD LAUREL Violon et piano SÉRIE Topaze CINQUIÈME SALLE, LES DIMANCHES, 11h.Abonnements: 60$, 35$ (étudiants) 9 mars JEAN-FRANÇOIS LATOUR, piano 6 avril ENSEMBLE DE 6 CORS NATURELS 4 mai MANELLI PIRZADEH/ DANIEL MORAN (Calgary) Récital deux pianos CONCERT Saphir, Événement bénéfice Cocktail et concert 165$; Concert seulement, 65$ MERCREDI, 30 JANVIER 2008, 19 h 30 De la Roumanie RADU LUPU, piano Tous les programmes sont annoncés sous réserve de modifications Abonnements: Tél.: 514-845-0532 Téléc: 514-845-1500 Courriel : concerts@promusica.qc.ca (514) 842.2112 1-866-842-2112 www.pda.qc.ca Réseau Admission 514-790-1245 Pour le pl a i sir de tous l e s mélomane s les séries Frais en sus présente 3481803A ARTS ET SPECTACLES OPÉRA CLAUDE GINGRAS L'Opéra de Montréal ouvre sa 28e sa i s on avec Ve rd i .Incontestablement le compositeur préféré de notre public du lyrique, Verdi est représenté cette fois par un ouvrage rarement donné ici : Un ballo in maschera.Première de cinq représentations ce soir, 20h, salle Wilfrid-Pelletier de la PdA.L'OdM avait monté Ballo en 1990.Précédemment, on l'avait vu deux fois seulement : en 1955 à l'Opera Guild de Pauline Donalda et à l'Expo 67 par l'Opéra Royal de Stockholm.Les productions de 1955 et 1990 utilisaient la version dite «de Boston».Il faut savoir que Verdi et son librettiste Antonio Somma avaient basé leur opéra sur un livret d'Eugène Scribe mis en musique par Daniel-François- Esprit Auber en 1833 sous le titre Gustave III ou Le bal masqué et relatant des faits historiques : l'assassinat du roi Gustave III de Suède lors d'un bal masqué, en 1792.La création, à Rome en 1859, se fit dans un contexte différent.Deux attentats sur des hommes politiques incitèrent la censure italienne à obtenir de Verdi et Somma qu'ils situent leur oeuvre hors de l'Europe et à une autre époque.Ils choisirent Boston et remplacèrent le roi de Suède par le comte Richard (ou Riccardo) de Warwick, gouverneur de la Nouvelle-Angleterre.La production de l'Opéra de Stockholm de 1967 rétablissait le cadre original, Stockholm, précisément, mais Verdi était alors chanté en suédois.L'OdM nous donne donc la version originale, dans la langue originale.Quel que soit le contexte, l'intrigue et la musique restent inchangées.Seuls diffèrent les noms de certains personnages.Amelia, le personnage central, s'appelle toujours Amelia.Épouse de Renato, le secrétaire du gouverneur - devenu Anckarström, le secrétaire du roi -, elle éprouve pour le monarque un amour secret dont elle prie la magicienne Ulrica de la guérir.Pour se venger de sa femme qu'il croit infidèle, Anckarström (ex-Renato) s'allie aux deux conspirateurs, Samuel et Tom, qui s'appellent maintenant Ribbing et Horn.La distribution de l'OdM réunit Manon Feubel (Amelia), Richard Margison (Gustave I I I, ex-Ricca rdo) , Gordon Hawkins (Anckarström, ex-Renato) et Marianne Cornetti (Ulrica), dans des costumes d'époque et un décor qu'on promet «unique, moderne et transformable », avec le Choeur de l'OdM et l'Orchestre Métropolitain dirigés par Gregory Vajda.UN BALLO IN MASCHERA Le roi est mort, viva Verdi PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE © Un ballo in maschera, de Verdi, trouve Amelia (Manon Feubel) partagée entre son mari (Gordon Hawkins) et le roi de Suède (Richard Margison). ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE SYLVIE ST-JACQUES COUPS DE THÉÂTRE Au Théâtre d'Aujourd'hui, la voix préenregistrée qui nous invite à fermer le clapet de nos portables termine son laïus en nous souhaitant un «bon voyage.» Je trouve qu'elle exagère un peu, la voix, en comparant l'expérience du théâtre montréalais à un séjour à l'étranger.La plupart du temps, on peut tout au plus parler d'une balade dans un quartier, d'une saucette dans le 450 ou le 418 ou encore d'une visite guidée en «québécois» dans une époque ou un pays lointains.Instructif certes, mais rien pour causer un choc culturel.Des pièces qui nous font vraiment voyager?Elles sont aussi rares que les néo-Québécois qui gagnent leur vie sur les planches.C'est qu'au théâtre, ne voit-on pas un peu toujours les mêmes visages, en majorité blancs, francophones?Même si on leur confie les rôles d'une prostituée bulgare ou d'un dramaturge japonais, Sophie Cadieux ou Martin Drainvi l le ne peuvent nous berner sur leurs origines.C'est un peu comme si les cinéphiles étaient condamnés à ne se taper que des films québécois.Rien contre Arcand et Forcier, sauf qu'il m'arrive d'avoir le goût d'un von Trier ou d'un Almodovar.Or, on perçoit un «vent de changement» (merci Scorpions), sur nos scènes.Cette semaine, le nouveau directeur artistique du théâtre La Chapelle, Jack Udashkin, m'a confié son intention d'inclure des productions étrangères à sa programmation de saison.Une excellente nouvelle pour une «métropole culturelle» comme Montréal puisque, à l'heure actuelle, seule l'Usine C diffuse du théâtre d'ailleurs.Quant aux créateurs d'ici qui osent la pluralité culturelle, ils font leur place.Le chorégraphe Benoît Lachambre, et sa magnifique pièce Lugares Communes qui réunit des interprètes de partout.Erwin Weche sur la scène de l'Espace Libre, dans Moi, chien créole.Robert Lepage et sa fresque internationale Lipsynch, au dernier FTA.Et il y a Wajdi Mouawad, mais ça, c'est un tout autre sujet\u2026 Rendons à Alexis Martin et Daniel Brière ce qui leur revient : les deux complices du NTE ont été des leaders de ce «virage multiculturel.» Avec une bonne dose d'humour et une saine curiosité pour la culture de l'autre, le tandem a invité des Indiens, des Bulgares, des Vietnamiens à partager avec eux la scène de l'Espace Libre.La voix préenregistrée du Théâtre d'Aujourd'hui a pourtant raison de nous souhaiter «bon voyage », ces jours-ci.La pièce qu'on y présente, Je suis d'un would be pays, nous transporte loin, très loin, au pays de l'identité perdue.En contrôleur de train, exilé errant aux trois passeports européens, Serge Dupire en révèle davantage sur la quête de repères que n'importe quelle sortie sur les accommodements raisonnables.Dans le taxi qui me ramenait chez moi, après cette pièce, la radio résumait les moments marquants d'une autre journée de la commission Bouchard-Taylor.Du vrai « théâtre réalité» en direct de RDI, me dit-on.Si, comme le dit Woody Allen, «la vie n'imite pas l'art, elle imite la mauvaise télévision», moi je préfère le théâtre, pour nous parler de nous et des autres.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : sstjacq@lapresse.ca Les scènes d'un would be pays La rue.La boxe.Le théâtre.Le cinéma.Le Sénégal.Le metteur en scène Kristian Frédric embrasse tous ces mondes avec une même intensité.De retour à l'Usine C, où il monte la pièce Moitié-moitié, dernier volet de sa trilogie sur les liens fraternels, Kristian Frédric lance ce mois-ci un ouvrage autobiographique À feu et à sang ou Le désir brûlant.Parcours atypique d'un homme de théâtre qui marche à l'instinct.SYLVIE ST-JACQUES «C'est un peu Paris Texas », dit Kristian Frédric, à propos de Moitié-moitié de l'australien Daniel Keene, une vaste coproduction France-Suisse-Canada.Deux frères qui ont une différence d'âge de vingt ans se retrouvent après une séparation de six ans.Ils doivent réapprendre à communiquer, prisonniers d'une cuisine qui se transforme et se déstructure.Dans ce lieu familier, des matières végétales surgissent, de même que les restes de la mère disparue.Les deux frères sont réunis à travers un rituel qui les relie au sacré de la terre et des eaux.L'ambiguïté, la tension, l'amour et la haine les entourent.Une réconci l iation est envisagée.Peut-être.«Wenders et Ken Loach sont très présents dans la pièce», assure Frédric, sous un soleil plombant sur la terrasse du café de l'Usine C.Pourquoi avoir choisi ce texte en guise de conclusion de sa trilogie précédée par La nuit d'avant les forêts (de Bernard-Marie Koltès) et Big Shoot (de Koffi Kwahulé) ?«Denis Lavalou, qui est un grand expert de Keene, m'a donné ce texte, convaincu que je devais le monter.» L'école de la rue À quelques jours de la première de Moitié-moitié, le directeur de la compagnie Lézards qui bougent à Bayonne est d'autant plus fébrile à l'idée que son premier ouvrage vient d'arriver en librairie.Un objet inclassable, dans lequel il évoque son expérience de la rue et son rapport à la création artistique.«L'écriture a été pour moi un exercice douloureux.Je devais mettre des mots sur les maux.J'ai des souvenirs d'odeurs, de couleurs et de sensations, mais je suis incapable de coller des dates aux événements.L'écriture est un truc nouveau pour moi, donc je suis assez fragile par rapport à ça.J'ai essayé d'être le plus honnête possible.» L'acte théâtral, aux yeux de Kristian Frédric, est un «engagement de vie.» Au même titre que la boxe.«Ce qui me fascine avec la boxe, c'est que tu t'entraînes pendant des mois, des années même, pour ensuite tout remettre en question sur un ring, en deux minutes.Pour moi, le plateau de théâtre, c'est exactement ça.Je pense que si j'avais un mot à dire dans l'enseignement d'une école de théâtre, je commencerais avec deux mois de boxe.Pour moi, le boxeur et l'acteur symbolisent l'homme libre, le mec qui met sa peau, sa carrière en jeu.» « Un nègre blanc.» Cette formule de Koltès, Kristian Frédric y adhère totalement.Né en France, de parents bourgeois, Frédric parle du Sénégal comme de sa «vraie» patrie.«En Afrique, on a conservé la notion du sacré au quotidien.Mais j'ai compris que je ne pouvais pas y vivre, parce que j'étais trop occidentalisé », exprime celui qui a été l'assistant de Patrice Chéreau et fait Chevalier des Arts et des Lettres en mai 2007.Sur ses années dans la rue, Kristian Frédric est peu bavard.Il se contente de manifester sa gratitude d'être sorti vivant de cet enfer qui a fauché la vie de plusieurs de ses compagnons de l'illicite.«Le monde de la nuit, tu y entres avec beaucoup de romantisme.Si t'en sors vivant, t'es content.Je ne fais pas d'idéologie avec ça.Ce qui m'importe, c'est de dire que j'ai eu la chance de rencontrer des gens, d'avoir vécu un déclic.» MOITIÉ-MOITIÉ LE TROISIÈME ROUND Des pièces qui nous font vraiment voyager ?Elles sont aussi rares que les néo-Québécois qui gagnent leur vie sur les planches.C'est qu'au théâtre, ne voit-on pas un peu toujours les mêmes visages, en majorité blancs, francophones ?PORTRAIT KRISTIAN FRÉDRIC TRIO SYLVIE ST-JACQUES CETTE SEMAINE Marie Stuart du 25 septembre au 20 octobre au théâtre du Rideau Vert Moitié-moitié du 25 septembre au 13 octobre à l'Usine C LEMAI EN RÉPÉTITION À l'occasion des Journées de la culture, le centre MAI propose au public d'assister à une répétition publique de la pièce A Leaf in the Whirwind, de Teesri Duniya Theatre.Cette oeuvre multilingue marie le théâtre avec une interprétation contemporaine des danses indiennes.La répétition publique de ce spectacle sur la fuite d'une rescapée d'un camp de réfugiés (qui prendra l'affiche du MAI le 10 octobre) sera suivie d'une discussion.Le 29 septembre à 16h, au 3680, rue Jeanne-Mance.PORTESOUVERTES SUR MICHEL TREMBLAY Le 29 septembre, de 11h à 17h, Michel Tremblay honorera de sa présence l'École nationale de théâtre pour une série d'événements spéciaux.Il lira un extrait de son prochain roman, La traversée du continent.Un entretien avec Éric Jean, directeur artistique du Quat'Sous, s'annonce comme un moment fort de cette journée.On pourra également assister à une projection du documentaire Entre les mains de Michel Tremblay, qui met l'accent sur l'universalité de ses oeuvres et trace le parcours de la vie de l'artiste.VIEILLIR SUR LES PLANCHES «Montrer des corps vieillissants sur la scène: Comment?Pourquoi?Pourquoi pas?», telles sont les questions auxquelles s'attaque le 52e Entrée libre de la revue Jeu.Une discussion animée par Michel Vaïs invitera les Louisette Dussault, Paul-André Fortier, Brigitte Haentjens et Andrée Martin à s'exprimer sur ce sujet.Cette table ronde sur les considérations esthétiques, les stigmates autour des signes du vieillissement, les tabous, la séduction et bien d'autres choses se tiendra au Théâtre La Chapelle, le lundi 24 septembre de 17h à 18h30.PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE © Pourquoi Kristian Frédric a-t-il choisi Moitié-moitié pour conclure sa trilogie sur les liens fraternels?«Denis Lavalou, qui est un grand expert de Keene, m'a donné ce texte, convaincu que je devais le monter », explique l'homme de théâtre.« Je pense que si j'avais un mot à dire dans l'enseignement d'une école de théâtre, je commencerais avec deux mois de boxe.» Seuls les coupons originaux seront acceptés.Le concours prend fin le 8 octobre, à 22 h.1 voyage d'une semaine à Paris 25 soirées inoubliables au Gala de l'ADISQ 1 500 disques des interprètes en nomination Votez et courez la chance de gagner : C'est à vous de choisir les interprètes de l'année! Cochez un seul choix dans chacune des deux catégories de Félix et déposez ce coupon de participation à l'une des rôtisseries St-Hubert et St-Hubert Express du Québec participantes avant 22h, le 8 octobre 2007.Le règlement du concours y est aussi disponible.La valeur totale des prix est de 37 390$.Nom Adresse Ville Province Code postal ____________ Téléphone Âge Rôtisserie participante ____ Interprète FÉMININE Interprète MASCULIN Isabelle Boulay Luce Dufault Florence K.Chloé Sainte-Marie Marie-Élaine Thibert Mara Tremblay Annie Villeneuve Daniel Bélanger Xavier Caféïne Nicola Ciccone Dumas Pierre Lapointe Richard Séguin Vincent Vallières Isabelle Boulay Luce Dufault Florence K.Chloé Sainte-Marie Marie-Élaine Thibert Mara Tremblay Annie Villeneuve Daniel Bélanger Xavier Caféïne Nicola Ciccone Dumas Pierre Lapointe Richard Séguin Vincent Vallières Pour participer au concours, vous devez déposer votre coupon à l'une des rôtisseries St-Hubert et St-Hubert Express du Québec participantes.3 façons de voter Interprète MASCULIN .Interprète FÉMININE 3499003A ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE DANS LA TROUPE SYLVIE ST-JACQUES BONNE NUIT, JE PARS 1 Marie Charlebois : Bonne nuit, je pars est la septième mise en scène pour la comédienne et cofondatrice des Éternels Pigistes.Approchée par Pascale Delhas et Jeanne Ostiguy (qu'elle ne connaissait pas), Marie Charlebois n'a pas hésité à plonger dans ce texte de Marsha Norman qui aborde en profondeur les relations humaines en passant par la douloureuse question du suicide.«C'est du théâtre hyperréaliste, très bien écrit.On entre dans la vie de deux femmes qui vivent une relation d'interdépendance, comme si on regardait à travers une fenêtre et on devenait voyeurs.» 2 Pascale Delhas : «Cette fille vit avec sa mère, depuis que son mari l'a laissée.Rien pour elle n'a marché dans la vie.Ce soir-là, elle annonce à sa mère qu'elle va se tuer.» Pascale Delhas décrit ainsi la Josée de Bonne nuit, je pars.Une femme épileptique dont la décision de «passer à l'acte» révèle néanmoins une force.«Sa décision est prise, elle n'est pas déprimée et ne le fait pas pour avoir de l'attention», affirme la cofondatrice de la compagnie Écart de conduite, dont Bonne nuit, je pars est la deuxième production.3 Jeanne Ostiguy : La comédienne joue le rôle d'une mère contrôlante et autoritaire, déterminée à sauver la vie de sa fille bien décidée à mettre fin à ses jours.Jeanne Ostiguy vante la qualité du texte de Marsha Norman, qui a été joué en 23 langues et a remporté le Pulitzer.«On ne parle pas ici de suicide assisté.Ce que la fille demande à sa mère, c'est de lui accorder son accord.Mais elle sait qu'elle devra vivre avec une forte culpabilité, si sa fille passe à l'acte.» Bonne nuit, je pars, jusqu'au 29 septembre au théâtre de l'Esquisse PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE © Marie Charlebois, metteure en scène Pascale Delhas incarne Josée Jeanne Ostiguy incarne la mère ANABELLE NICOUD CRITIQUE Morgane (Anie Richer) est enceinte.En apprenant la nouvelle, la jeune femme saute au cou de son amant, Émile (François Bernier).Elle rêve de s'envoler vers la mer, vers sa mère, pour lui dire la bonne nouvelle.Émile se laisse convaincre; les voilà partis.La mère (Ginette Chevalier), on ne la voit que de dos ou de profil.La mère est morte, emportée par la mer.Elle voudrait parler à sa fille.Elle demande au croquemort «mi-homme mi-femme, mibête, mi-Dieu» Monsieur Momo (Marc-André Charrette), de devenir l'interprète d'un dialogue tout en sensibilité.Pour son premier texte au théâtre, la comédienne acadienne Anne-Marie White a choisi une langue poétique et symbolique pour dire les rêves, le deuil, l'enfance et la mère.Sur la scène sont suspendus des cadres (symbole du passage?de la transmission ?) et un banc-stèle, où se tient la mère.La mise en scène d'Anne-Marie White explore la scène dans presque ses moindres recoins.Les monologues intérieurs et souvenirs peuvent s'y épanouir, dans un va-et-vient plus ou moins fluide.La touche chorégraphique apportée par Catherine Tardif fait souffler sur Écume.Écume a de nobles intentions, poétiques et symboliques, donc, mais aussi dramatiques.On regrette toutefois de trop fréquentes digressions humoristiques, même si elles sont portées avec conviction par François Bernier.Comme si la dramaturge avait craint, dans la création, la gravité certaine de la pièce.Pourtant, dans sa mélancolie, Écume ne manque pas d'ailleurs de naïveté.Un sentiment renforcé par la musique très Yann Tiersen de Louise Beaudoin, et le jeu des acteurs, qui insistent trop fortement sur certains aspects de leurs personnages (l'enfance pour Anie Richer, l'humour pour François Bernier, ou la multiplicité pour Marc-André Charrette).La première production du Théâtre de la Cabane Bleue est ponctuée de belles idées et le tout ne manque pas de grâce, mais peut-être de fluidité et de recul critique.Écume, au Théâtre d'Aujourd'hui, salle Jean-Claude Germain, jusqu'au 29 septembre.ÉCUME La mer et la fille En collaboration avec présenté par Claude Debussy, Prélude à l'après-midi d'une faune Ernest Chausson, Poème Maurice Ravel, Tzigane César Franck, Symphonie en ré mineur Projections sur grand écran des films Blinkity Blank, Love on Wings, Les Voisins et Hell Unlimited de Norman Mc Laren et Musiques de Mozart, Blackburn, Ibert, Albinoni, Barber, Rossini et Beethoven.MARdI 25 jeudI 27 dIMANche 30 20h 20 h 14 h 30 sEptEMbRE Mi Ch El plasson, chef d'orchestre nEManja Ra DuloviC, violoniste MARdI 2 20 h oCtobRE kEnt nagano, chef d'orchestre gab Ri El thibauDEau, pianiste Michel Plasson dirige Franck Musique et cinéma d'animation- Hommage à Norman Mc Laren En collaboration avec www.osm.ca 514.842.9951 Abonnez-vous! tarifspécial pour les 18 -34ans.Nema Nja Radulovic No Rma Nmcla ReN Norman Mc Laren, grand maître du cinéma d'animation, fut l'un des porte-étendards de l'ONF.3510300A CONCERT-BÉNÉFICE DE L'INSTITUT DU CANCER DE MONTRÉAL BILLETS ASSORTIS D'UN DON À L'ICM AVEC REÇU AUX FINS D'IMPÔT : 514.890.8213 INFO@ICM.QC.CA LE 24 SEPTEMBRE 2007 À 19 H 30 BILLETS : 30$, 45$ et 60 $ EN VENTE À LA PLACE DES ARTS LUDWIG VAN BEETHOVEN FANTAISIE POUR PIANO, CHOEUR ET ORCHESTRE CONCERTO NO 4 SYMPHONIE NO 5 ELDORADO | PHOTOS : MARIE-REINE MATTERA / ELIAS ILLUSTRATION DE BEETHOVEN : GRACIEUSETÉ DE GETTYIMAGES LOUIS LORTIE piano YANNICKNÉZET-SÉGUINchef Président d'honneur de la campagne M.ANDRÉ BOULANGER Président Hydro-Québec Distribution Patron d'honneur de la campagne M.YVON CHAREST Président et chef de la direction Industrielle-Alliance TOUS LES PROFITS DU CONCERT-BÉNÉFICE DU 24 SEPTEMBRE SERONT VERSÉS AU PROGRAMME « RAPATRIEMENT DES CERVEAUX ».COMMANDITAIRE RÉUNIS POUR LA PREMIÈRE FOIS POUR LA LUTTE CONTRE LE CANCER 3505322A ARTS ET SPECTACLES TÉLÉVISION ENTREVUE JEAN-FRANÇOIS LÉPINE ISABELLE MASSÉ Son passeport est rangé.Sa valise est vide.Cet automne, Jean-François Lépine se pose.L'animateur et reporter planifie le plus beau des voyages.bien assis dans le studio 43 de Radio- Canada.Aucune rencontre avec des douaniers prévue à l'agenda! C'est le monde qui viendra à lui.«La dernière fois que j'ai fait du studio, c'était à l'époque du Point », note Lépine.Une heure sur terre, sa nouvelle émission (début: 26 septembre), propose devant public des reportages des correspondants radiocanadiens à l'étranger, suivis de discussions avec des acteurs de l'actualité.«Le concept est né d'un projet que j'avais depuis longtemps.Je me disais qu'il fallait voir davantage nos correspondants.Radio-Canada investit beaucoup d'argent en eux, raconte Lépine.Ça les enthousiasme, car c'est un budget supplémentaire qui leur est accordé.On les aide, par exemple, à sortir des grandes villes.» À l'heure où l'on privilégie l'actualité de proximité et les nouvelles émergeant de l'Axe du mal de Bush, Une heure sur terre arrive comme une bouffée de fraîcheur.«Un nombre grandissant d'entreprises font des affaires à l'étranger, note Lépine.Les enfants voyagent de plus en plus jeunes.On les inscrit dans des programmes internationaux.L'enseignement du chinois est à la hausse.Pourtant, on pense que plus c'est loin, plus c'est froid.Je ne crois pas ça.J'ai prouvé à Zone libre qu'on pouvait toucher les gens même si les sujets arrivaient d'ailleurs.» Jazzer la nouvelle Le journaliste Patrice Roy et le caméraman Charles Dubois seront de la première d'Une heure sur terre pour présenter des images tournées en Afghanistan, il y a quelques semaines, tout juste avant que le blindé dans lequel ils voyageaient n'explose.Mais dans les semaines suivantes, on visitera des villes très polluées de Chine où le taux de cancer est effroyablement élevé, l'Arctique russe et le Darfour.Lépine souhaite rendre ses sujets accessibles et décortiquer les enjeux abordés le plus possible.«On va jazzer la nouvelle, dit-il.On va s'intéresser à la mondialisation, la vie des villes, la pollution, l'environnement et la démocratie.» Tout ça au beau milieu de la semaine, car c'est maintenant le mercredi (à 21h) et non le vendredi que Jean-François Lépine nous racontera l'actualité de la planète.Une soirée qui lui plaît.«Tant que Zone libre était précédée de La fureur avec Véronique Cloutier, c'était extraordinaire, avoue-t-il.On gardait une grande partie de son auditoire.Le jour où elle est partie, ce fut difficile.On est content de revenir dans le trafic.On se retrouve contre le téléroman Les soeurs Elliot, à TVA.On est donc une autre possibilité.» Se poser, vivre chez lui un temps (même s'il se promet des voyages éclairs pour mener des entrevues à l'étranger, de temps à autre) concorde avec l'image envoyée pa r Jean-François Lépine, le printemps dernier, alors qu'il animait (avec sa conjointe Mireille Deyglun) une émission radiophonique sur la famille.«Je suis un reporter.Ce qui m'intéresse, ce sont les êtres humains.Et une des choses les plus difficiles dans la vie, c'est d'élever des enfants.» Est-il un bon papa?«Il faudrait demander à mes enfants, répond Lépine.Présentement, je ne suis pas trop patient avec eux, car je suis trop impliqué professionnellement.» La pression du reporter de 58 ans est sûrement très élevée à quelques jours de la première d'Une heure sur terre, car animer cette émission l'angoisse.«J'ai peur, car je veux que ça marche, dit-il.La télé n'est plus ce qu'elle était.On a moins de moyens qu'avant et la compétition est forte.Je veux attirer l'attention des gens sur mon obsession planétaire.» Et si voyager était plus sain finalement?La dernière fois que Jean-François Lépine a pris l'avion, c'était pour le Pakistan et la Pologne, en août.N'eût été Une heure sur terre, il s'envolait aussi pour l'Afghanistan, lui qui n'approuve pas tout à fait la mission de l'armée canadienne.«Je ne juge pas les soldats, mais les politiciens qui les envoient làbas, explique-t-il.On doit faire des interventions plus du côté de la sécurité que de l'offensive.Cela dit, je devais suivre les soldats dans leur base avancée.Un projet planifié il y a un an.C'est dommage, mais on ne peut tout faire.De toute façon, dans ma famille, peu de monde approuvait cette décision.» Les douaniers peuvent bien se passer du reporter, pour un temps! 60 MINUTES CHRONO PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE © Jean-François Lépine en répétition sur le plateau d'Une heure sur terre.L'animateur présentera devant public des reportages des correspondants radio-canadiens à l'étranger, suivis de discussions avec des acteurs de l'actualité.En zone libre pendant neuf ans, Jean-François Lépine s'apprête, cette fois, à explorer la planète en nomade sédentaire.«On pense que plus c'est loin, plus c'est froid.Je ne crois pas ça.J'ai prouvé à Zone libre qu'on pouvait toucher les gens même si les sujets arrivaient d'ailleurs.» Tous les jours dans ARTS SPECTACLES MEUR CE SOIR.EN PRIMEUR CE SOIR. LES MATINS DE MONTRÉAL Dès 5 h 30 3504845A ARTS ET SPECTACLES TÉLÉVISION LOUISE COUSINEAU CHRONIQUE J'aime Patrice L'Ecuyer, mai s pas toutes ses émissions.Les missions de Patrice, Des squelettes dans le placard, très peu.Mais le quiz L'union fait la force est extraordinaire.Finalement, peut-être que le talent d'animateur de M.L'Ecuyer se manifeste plus avec du vrai monde qu'avec des vedettes qu'on voit et revoit continuellement.Regardez-le ce soir à 20h dans Le moment de vérité.Le concept - japonais - est simple.On invite des braves à relever un défi qui n'est pas dans leurs cordes.Un prof de Repentigny doit pouvoir identifier 25 cris d'oiseaux en 3 minutes 30.La tourterelle triste, ça va, mais attendez les différentes sortes de parulines.Le prof se fera aider par un couple d'amis qui lui suggéreront plein de moyens mnémotechniques.Ils ont une semaine pour se préparer.Mathieu avouera qu'il a passé 16 heures sur 24 à se perfectionner.Je ne vous dirai pas s'il a réussi.Sachez toutefois que les prix sont de taille : voitures, voyages, spas etc.Trois équipes par émission.La seconde a un défi impossible à relever, selon moi.Il faut identifier correctement cinq marques d'eau en bouteille.On sait tous que l'eau est incolore, inodore et sans saveur, mais un expert goûteur affirmera bien haut qu'on peut identifier jusqu'à six marques différentes.On verra le groupe de quatre frères et soeurs de St-Pascal- Baylon en Ontario travailler fort pour éduquer leurs papilles aux différences subtiles entre l'Evian et la Dasani.Cette dernière sent la colle blanche, dit un des joueurs.Catherine aura 2 minutes 30 pour l'identification.Vous vous gratterez d'anxiété, car on sent qu'elle est très nerveuse.Le dernier défi: des jumelles qui ont un paquet de jeunes enfants mais pas de chien, ont une semaine pour enseigner à un labrador de 3 mois quatre exercices d'obéissance.Maude dira: «Ma maison est un bordel avec le chien!» Ces deux mamans n'ont pas gardé le chien, mais sachez qu'un couple qui assistait à l'enregistrement de l'émission a décidé de l'adopter.Cosmique, Steve le chien s'est dirigé automatiquement vers eux à la fin du tournage.Nelson Harvey, le conseiller au contenu de l'émission, m'a envoyé sa photo.Il a l'air heureux.Pourquoi cette émission est-elle si plaisante?Comme dans L'union fait la force, Patrice L'Ecuyer a une relation chaleureuse et amusante avec les candidats.Ils sont mis en valeur.Et Patrice ajoute: «C'est extraordinaire comme l'esprit de famille est fort chez nous.Les gens s'entraident.S'ils perdent, ils se savent déjà pardonnés par la parenté.D'ailleurs, les perdants auront l'occasion de se reprendre à la fin de la saison.» Il raconte que si le concept était nouveau, il n'aurait pas eu confiance.«Quand j'en ai entendu parler, je me suis dit que c'était impossible de relever de tels défis en si peu de temps.Tous les candidats sont à contre-emploi.» Puis, il a vu la version japonaise et a constaté que c'était possible.«Mais les Japonais promettaient plein de cadeaux aux enfants de la famille et si les parents perdaient, les petits s'enrageaient.On ne voulait pas de ça.» Il y a eu aussi une version britannique, «moins bonne que la nôtre» assure Patrice.Le producteur André Larin, de Zone 3, précise que le concept lui a coûté moins que les 10% habituels du budget de production.Mais il y a un os de taille : le samedi soir est la soirée la moins fréquentée de la semaine à la télé.Mario Clément, le directeur des programmes de Radio- Canada, rappelle qu'avant Tout le monde en parle, Radio-Canada ne faisait pas 1,5 million le dimanche à 20h.Il ajoute que le concept cette année est celui du week-end familial.Vendredi on a Paquet voleur et L'heure de gloire.Samedi, La fureur et Le moment de vérité.À 21h, Dre Grey débarque pour les adultes.L'émission a reçu entre 700 et 800 demandes de groupes qui voulaient s'essayer.On n'a pas fait le plein encore et d'autres auditions auront lieu bientôt.Vous verrez les adresses ce soir à l'émission.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : lcousine@lapresse.ca Patrice L'Ecuyer a un hit L'auditoire sera-t-il au rendez-vous le samedi soir ?PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE© Patrice L'Ecuyer est à la barre de la nouvelle émission Le moment de vérité.«C'est extraordinaire comme l'esprit de famille est fort chez nous.Les gens s'entraident.S'ils perdent, ils se savent déjà pardonnés par la parenté.» ARTS ET SPECTACLES TÉLÉVISION NATHALIE PETROWSKI Esther Bégin fait une fixation sur les dates.Elle se souvient de l'heure exacte, du jour et de l'année d'une foule d'événements.La mort de sa mère, Raymonde Gilbert, le dimanche 27 juillet 2003 à 8h55.Le tout premier bulletin d'information qu'elle a livré à LCN le 8 septembre 1997 à midi pile.Sa démission de LCN remise le 31 mai 2007 à 16h55.Elle se souvient aussi du doute existentiel qui s'est emparé d'elle le 22 juillet 2007 à 22h40 lorsqu'elle a constaté que ses vacances de deux mois au Maroc et en Grèce étaient terminées et qu'elle entamait le lendemain à TQS un nouveau chapitre de sa vie.Nous sommes au Café Souvenir de l'avenue Bernard à Outremont.C'est Esther Bégin elle-même qui a choisi le lieu de notre rencontre.Du temps où elle vivait à Outremont, ce café un brin bohème était son quartier général.Elle y revient encore souvent même si el le vit à L'Île-des-Soeurs.Ce matin, à ma demande, elle s'est habillée en Esther Bégin et non en chef d'antenne.La différence n'est pas que vestimentaire.Dans la vie de tous les jours, Esther semble beaucoup plus timide qu'au petit écran.Ce n'est pas son physique parfaitement sculpté par 40 minutes d'entraînement quotidien qui mine son assurance mais bien son métier où, de son propre aveu, elle ne l'a pas eu facile.C'est que son physique de belle blonde n'a pas toujours été un atout.En raison de son apparence, elle a dû prouver, deux fois plutôt qu'une, qu'elle avait un cerveau et du jugement.Ce matin, la native de Saint- Martin de Beauce, qui a étudié le droit et les sciences politiques à l'Université Laval avant de passer son barreau en 1989, porte des jeans, quelques bijoux et un tshirt rouge Gap Inspi-Red, porteétendard des bonnes oeuvres de Bono et de Bill Clinton.La tenue est jeune, décontractée et d'un chic discret et branché, à des années-lumière des tailleurs hyper straight et structurés qu'elle portait à LCN.L'animatrice m'apprend du coup - et avec une pointe de culpabilité face à la futilité de la chose - qu'elle a changé sa garde-robe pour ses nouvelles fonctions.Tous les soirs à TQS, elle porte encore des tailleurs mais de la marque Andy Thé- Anh, surtout reconnu pour ses vaporeuses tenues de soirée pour les stars.Elle porte aussi - et c'est nouveau - des robes d'Andy ou de la marque Hugo de Hugo Boss mais, ajoute-t-elle, on reste quand même dans les nouvelles, insinuant par là que les plumes, les flaflas et les décolletés plongeants à la Nelly Arcan ne sont pas de mise.Questions d'éthique En relisant mes notes, je me rends compte que cette maniaque des dates ne m'a pas donné la date précise de sa rencontre avec John Parisella, l'ex-directeur du Parti libéral du Québec et chef de cabinet de Robert Bourassa et de Daniel Johnson.Elle raconte seulement qu'ils se sont rencontrés dans les studios de LCN il y a trois ans.Parisella était alors président de l'agence BCP et venait souvent faire du commentaire politique.«Lorsque notre relation est devenue un fait accompli, j'ai immédiatement prévenu mes patrons et je n'ai plus jamais fait d'entrevue avec lui.Et lors de la commission Gomery, quand John a témoigné, c'est moi qui ai demandé qu'on me retire des ondes.Le problème, ce n'étaient pas les bulletins, qui étaient écrits par d'autres, mais les longues plages d'ad lib où, pour remplir le temps d'antenne, je devais faire des commentaires.» Esther Bégin a été absente de TVA pendant un mois.Elle affirme que son retour a été sans histoire.Pourtant, deux ans après la fin de la commission, elle démissionnait de LCN, mettant fin à une union de 10 ans à la chaîne d'information continue et de 17 ans à TVA.«Je suis quelqu'un qui aime bouger, plaide-t-elle, et même si je suis restée longtemps à TVA, après 10 ans de télé quotidienne à raison de six heures par jour, j'étais prête à passer à autre chose.La direction de TVA aurait bien voulu que je reste sauf qu'elle n'avait rien à m'offrir.Tous les postes qui m'intéressaient étaient comblés.» Au moment où Réal Germain, le directeur de l'info à TQS et ancien de TVA, a offert le poste de chef d'antenne à Esther, John Parisella n'avait pas encore été nommé conseiller bénévole de Jean Charest.Mais lorsque la nouvelle est tombée samedi dernier au congrès du parti, il n'y a pas eu de panique à TQS.Du moins pas officiellement.On vit avec ça très bien, m'a affirmé Réal Germain.« Je connais Esther depuis très longtemps.Elle a une éthique irréprochable et un grand souci de transparence.Je n'ai aucune objection à ce qu'elle fasse une entrevue avec Jean Charest, Pauline Marois ou Mario Dumont.Je fais entièrement confiance à son objectivité.» Le directeur de l'info de TQS concède toutefois que si jamais John Parisella se retrouvait au coeur d'une controverse, il y aurait peut-être un problème, mais les choses n'en sont pas là.Esther Bégin est du même avis.«Ça fait 17 ans que je suis journaliste, ça fait 30 ans que John fait de la politique et ça fait trois ans qu'on se fréquente.Ma pensée politique n'a pas été forgée par John.J'avais mes opinions avant de le connaître.En passant, c'est lui qui conseille le premier ministre, pas moi.Que puis-je dire d'autre sinon que j'ai une éthique et que je ne suis pas le genre à demander à mon chum sur l'oreiller quelles questions poser à Jean Charest si jamais je fais une entrevue avec lui.Pourquoi je m'empêcherais de faire mon métier à cause de mon conjoint ?On est en 2007, quelque part après Jésus-Christ, non?» En lisant ces propos, on peut croire qu'ils ont été exprimés LE JOURNALISME AVANT VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION ENTREVUE ESTHER BÉGIN Après 17 ans de vie commune avec TVA, dont 10 à LCN, Esther Bégin a demandé le divorce.L'affaire s'est réglée à l'amiable, sans cris ni larmes, la laissant libre de devenir chef d'antenne à TQS.La nouvelle union, consacrée il y a deux mois, a donné des résultats sinon spectaculaires, du moins encourageants.Portrait d'une chef d'antenne qui refuse de mêler politique et journalisme même si son conjoint conseille bénévolement le premier ministre.«Que puis-je dire d'autre sinon que j'ai une éthique et que je ne suis pas le genre à demander à mon chum sur l'oreiller quelles questions poser à Jean Charest ?Pourquoi je m'empêcherais de faire mon métier à cause de mon conjoint ?On est en 2007, quelque part après Jésus-Christ, non ?» VERA DRAKE (2) LE DERNIER TRAPPEUR (23:20) PIÉGÉ (5) avec Jamie Foxx LA BIEN AIMÉE (5) avec Oprah Winfrey (23:45) SAMEDI 22 SEPTEMBRE 5 sur 5 / Poker mania en France; motos bruyantes; tableau sur l'esclavage dans le monde Le Téléjournal Pendant ce temps, devant la télé La Fureur / Marie-Mai, Guy A.Lepage, Gabrielle Destroismaisons Le moment de vérité / Début Dre Grey, leçons d'anatomie / Meredith fait une confidence à Cristina.Le Téléjournal Zone doc / La révolution des jeux vidéo (1/2) LE TOUT POUR LE TOUT (5) avec Kirsten Dunst, Eliza Dushku (16:00) Le TVA 18 heures LE GROS ALBERT(6) avec Kenan Thompson, Kyla Pratt et Dania Ramirez.\\ Une adolescente esseulée provoque le passage magique d'une bande de personnages d'un dessin animé des années 1970 dans le monde réel.PARTIS EN 60 SECONDES (5) Drame policier de Dominic Sena avec Nicolas Cage, Angelina Jolie et Giovanni Ribisi.\\ Une bande de voleurs s'efforce de subtiliser 50 automobiles en 24 heures.Qu'est-ce qui mijote Le Journal Drôle, Drôle, Drôle Catherine LES 50 PREMIERS RENDEZ-VOUS (5) Avec Adam Sandler, Drew Barrymore et Sean Astin.\\ Un vétérinaire s'éprend d'une jeune amnésique qu'il doit reconquérir chaque jour.UN BOULOT À L'ITALIENNE (4) Avec Mark Wahlberg, Charlize Theron et Edward Norton.\\ Cinq cambrioleurs entreprennent de voler un butin en lingots d'or à un complice qui les a trahis.Le Journal (23:15) Atomes et Neurones / Mégastructures - Le Pont de Rion-Antirion Macaroni tout garni Le Rallye Müvmédia Les Francs-tireurs Planète bleue / Photographes de l'impossible Belle et Bum / Les Denis Drolet, Charles Dubé, Ima, Alfa Rococo LES GANGS DE NEWYORK (2) Avec Leonardo Di Caprio.\\ En 1863, un fils d'immigrant irlandais veut venger la mort de son père.Soccer (15:30) Sat.Report CFL Pre-game Football / Lions - Roughriders BRAVEHEART (4) avec Mel Gibson, Sophie Marceau Sue Thomas: F.B.Eye CTV News Sportsnight W-Five / Monsters in the Family CSI: Miami Whistler Comedy Now Comedy Inc.National News .Guy (16:00) Global Nat.QC Room to.Andromeda / Deux épisodes Blue Murder Global Currents: Shattered.JR Digs College Football / Penn State - Michigan (15:30) Will & Grace / Deux épisodes College Football / Washington State - USC College Football / Georgia - Alabama (15:30) News King of.Kid Nation CSI: Crime Scene Investigation 48 Hours Mystery News College Football / Michigan State - Notre Dame (15:30) Stargate: SG-1 Most Outrageous Moments Law & Order: CI Medium Smart Travels Real Simple BBC News Art Express Mountain Lake Journal Antiques Roadshow / Honolulu Keeping up.As Time goes by Waiting for.BBC News Antiques Roadshow / Honolulu The Lawrence Welk Show As Time goes Mulberry .Served?Vicar of Dibley American Masters / Bob Dylan: No Direction Home (1/2) Sell this house! Flip this House / Quatre émissions American Justice / Deux émissions Les Belles Histoires des pays.Willie Pour l'amour du country Viens voir./ Hélène Loiselle .soirée avec Dominique Michel .Dominique Michel (22:10) Viens voir./ Dominique Michel THE COMRADES OF.(15:30) Arts & Minds Bravo! Videos Ada Nisi Masa Duetti D'Amore: Andrea Bocelli in Concerto Kombat.Cabaret Entourage Histoires de crimes / Tien Poh Su Une attend.Fou! Fou! Fou! 100 Farces Cabaret.Drôle de monde Arnaqueurs Parco.Les Rescapés / Merci du courant Culture du X / Naturisme TAP DANCE (15:45) CATCH-22 (17:45) L'ÉPIDÉMIE YAKUZA (22:15) Mayday How it's Made Mean Machines Dirty Jobs / Alligator Extreme Machines / Alligator.Criss Angel: Mindfreak Myth Busters / Crimes and.Pêche (16:30) Planète en.Hakuna Matata Soif de.Casino Soleil tout inclus / Mexique Grands Aventuriers / Espagne Inspiration / Paul Piché - Abitibi Pilot Guides / Ouest Canada Kim.(17:12) .(17:39) Sadie (18:06) Flight 29.so Raven Zoey (19:25) Derek (19:51) .(20:38) LENNY THE WONDER DOG (5) avec Sammy Kahn .(22:23) ERNEST GOES TO JAIL (22:39) Baseball / Mets - Marlins (15:30) 2and a Half Men / Deux épisodes Cops / Deux émissions America's most Wanted TMZ Mad TV Docu-fiction / Les graines de la destruction - Un vent de liberté Sept merveilles du monde.Soldats The Unit: commando d'élite LA DÉCHIRURE (3) avec Sam Waterston, Haing S.Ngor Museum Mysteries of the World Re-Inventors Ancestors.CSI: New York Trapped / Osaka BOILING POINT (5) avec Wesley Snipes, Dennis Hopper FBI Crime Lab Abba - Succès de tous.(16:00) Max Week-end En chute libre Liaison.La Prochaine Top modèle.Hey Paula! Style de star Hollywood extrême M.Net Pimp mon char Voxpop Pop! MTV Movie Awards 2007 Exposé L'Heure Rencontre .15 minutes Matche-moi .Style Star La Caravane From Egypt.Magazine libanais Paysage.Parsvision Lui E Lei Foco Latino In the Zone Le Téléjournal La Facture La Semaine verte Journal RDI Terres.La voix de l'Iran Téléjournal Enquête / Secret.Geneviève Jeanson La Facture Le Téléjournal Les Experts New York 911 Porté disparu Whistler L.A.Enquêtes prioritaires Bones L'Escouade LE DIABLE S'HABILLE.(15:55) LA VÉRITABLE HISTOIRE DU PETIT.(17:45) MA SUPER EX-COPINE (19:15) LES VACANCES (21:05) Footballers Wives Hotel Babylon WOUNDED (5) avec Mädchen Amick, Adrian Pasdar Naked Josh G-Spot Deadwood Cinemission Alice contre.Choux Charlie, Lola Panorama Presserebelle.Planète Country LES YEUX DES OISEAUX (4) avec Philippe Clévenot, Bernard Waver Un siècle de découvertes Property Ladder Flip that House / Deux émissions The Real Estate Pros Property Ladder Flip that House / Deux émissions Trading Spaces: Thrills and Spills Property Ladder LABORATOIRE DE DEXTER - EGO TRIP Kappa Mikey Billy & Mandy 6TEEN / Deux émissions Les Simpson Henri pis.Les Boondocks South Park Les Simpson La Planète perdue (16:00) Questions.Journal FR2 Mondial d'impro Juste pour rire Sur un air de fête Caméra café TV5 Le Journal Mon corps dans ma tête Debbie rénove Décore ta vie Airoldi.Bye maison! Manon, tu.On a échangé nos mères Super Nanny Dépendance maudite Le Lab Porte-bonheur Parole et Vie Vert tendre Le Zarts L'Émission Prenez garde.Juste pour rire Samantha Méchant.Smallville Les Frères Scott Charmed Newport Beach Frank vs Girard Presserebelle.Degrassi, nouvelle génération .c'est fait Podium.Banc d'essai Équipé.Monstres mécaniques Mélinda, entre deux mondes Surnaturel RÉTROACTIF (5) avec James Belushi, Kylie Travis Les Légendes du golf (16:00) Superbike Sports 30 Série Superbike AMA NASCAR - Série Busch / Roadloans.com 200 Sports 30 Tribal Footall / Bishop's - Montréal Saturday Night Poker Sportsnet Connected Baseball / Royals - Tigers Saturday Night Poker Sportsnet Connected Busch (15:00) Boxing Sportscentre Degree Poker Championship 2007 Legends of Golf Sportscentre LA BOUTEILLE (4) avec Réal Bossé Le TVA CTV News Sat Night Live Sex and the City Late Night Sat Night Live Le 9.5 Ma 1re PDA Arshitechs.Baromètre The Contender Monty Python.Austin City.Danger.Bam Soul Call Terres arctiques Les décalés.On n'est pas.556 \u2014 67 180 \u2014 201 137 \u2014 \u2014 \u2014 9 9 17 h00 17 h 30 18 h00 18 h 30 19h00 19h 30 20 h00 20 h 30 21h00 21h30 22h00 22h 30 23h00 23h 30 BEV VD VDO 17 h00 17 h 30 18 h00 18 h 30 19h00 19h 30 20 h00 20 h 30 21h00 21h30 22h00 22h 30 23h00 23h 30 BEV VD VDO CBC CTV-M GBL-Q ABC CBS NBC PBS-P PBS-B A & E ARTV BRAV CD CinéPOP DISC EV FC FOX HI HIST MMAX MP E!MTL RDI S+ SE SHOW TFO TLC TTF TV5 VIE VOX VRAK RDS SPN TSN SRC TVA TQS TQc Un concept: ça presse! 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Pourquoi cette absence de l'avant-scène?«Je n'ai jamais été conformiste mais, longtemps, je n'ai rien voulu savoir de personne.Dès l'école, j'avais de la difficulté avec l'autorité », confie cet homme franc et attachant.Ancien étudiant de l'École des arts graphiques, contemporain de Borduas, Pellan, Dumouchel, Giguère et Bellefleur, l'aquarelliste a exposé avec les signataires du Refus global ici et à l'étranger.Mais esprit rebelle, il n'est jamais entré dans un moule, sinon dans le cocon de sa création, jamais à la mode, jamais démodée.«Quand on est libre, il n'y a pas de limites», dit-il, sourire aux lèvres.L'artiste avoue qu'il a toujours peint pour «se défouler ».Après une enfance malheureuse, Conrad Tremblay a vite déversé ce trop-plein d'émotions sur le papier et le carton, plutôt que la toile.En 60 ans, son expression change, virevolte avant de revenir vers les racines de son enfance aux Éboulements, élevé par une grand-mère innue.N'ayant rien d'un formaliste, même s'il aime expérimenter, il fait plutôt dans le cathartique.«C'est pour cette raison que je m'exprime autant après toutes ces années.Je suis toujours pogné.Mais je ne me prends pas au sérieux plus que ça.La minute qu'on se prend pour un autre, on ne fait rien.Il faut que je m'occupe pour ne pas capoter », dit-il, ému.Dans ses tableaux, les couleurs exultent dans un cadre où la violence est latente, sans toutefois triompher d'une étrange beauté, toute particulière à cet artiste qui se donne généreusement.La nature, les oiseaux notamment, sont omniprésents dans son travail, comme dans le magnifique Ornithologue en liesse.Récemment, son travail a entrepris un dialogue fécond avec l'art inuit.« J'ai commencé cette série l'année passée.Depuis un voyage là-bas, je me questionne davantage sur la réalité du Nord et de l'environnement.J'utilise le vert beaucoup plus qu'avant », souligne-t-il.Par fois drôle ou relevant du commentaire, un titre est d'ailleurs inscrit sur chacune des pièces, contrastant avec ce monde du rêve qu'il visite et revisite.Regarder du Conrad Tremblay, c'est comme fermer les yeux pour mieux voir.Enfin! L'onirisme sans voile, à la Galerie Saint-Ambroise, jusqu'au 29 septembre.CONRAD TREMBLAY / L'onirisme sans voile Libérez le trésor ! PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © Esprit rebelle, Conrad Tremblay n'est jamais entré dans un moule, sinon dans le cocon de sa création, jamais à la mode, jamais démodée.Jusqu'à samedi prochain, la Galerie d'art Saint-Ambroise dévoile un trésor insoupçonné, comprenant une cinquantaine d'oeuvres de Conrad Tremblay, qui couvrent 60 ans de créations surréalistes.« Je n'ai jamais été conformiste mais, longtemps, je n'ai rien voulu savoir de personne.Dès l'école, j'avais de la difficulté avec l'autorité.» "]
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