La presse, 29 septembre 2007, B. Actuel: gourmand
[" INTÉRIEUR Montréal / 8128 boul.Décarie / tél.514 342 8128 Mirabel / 12400 de l'Avenir / tél.450 435 6046 www.jardindeville.com PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE www.cyberpresse.ca/actuel ACTUEL GOURMAND RESTAURANTS KAGOPA : LA CRITIQUE DE MARIE-CLAUDE LORTIE PAGE 5 VIN LES CHRONIQUES DE JACQUES BENOIT ET FRANÇOIS CHARTIER PAGES 6 ET 7 UN ÉTÉ D'ESCAPADES GOURMANDES C'est avec grand plaisir que je retrouve les lecteurs de La Presse pour la cinquième saison.Bien entendu, je continuerai au cours de l'automne à vous présenter les recettes que nous expérimenterons à l'Atelier du Laurie Raphaël, mais permettez-moi de commencer la nouvelle saison en vous racontant les escapades gourmandes de mon été, d'abord en Europe, où je me suis sauvé deux semaines, puis à La Tuque, où j'ai retrouvé ma bande de copains dans une aventure chasse et pêche qui m'a inspiré une recette de faisan dont je vous présente tous les secrets.Àlire en pages2et3 MON T R É AL SA M E D I 29 S E P T E M B RE 2 0 0 7 L'AT E L I ER DE DANI EL VÉ ZI N A ACTUEL GOURMAND Cet été, je me suis offert un voyage gourmand en Europe et, croyez-moi, une tournée comme celle-là demande un exercice de mémoire gustative.J'ai tant de choses à vous raconter, tant de saveurs à vous décrire ! ESCAPADES EUROPÉENNES DANIEL VÉZINA COLLABORATION SPÉCIALE PARIS Mon copain Jean-Christophe m'a invité le jour de mon arrivée à Paris à «luncher», si l'on peut dire, chez Alain Ducasse au Plaza Athénée de la rue Montaigne, trois macarons au guide Michelin.Quel repas! Langoustines au caviar, sole de petit bateau, ris de veau aux microgirolles étaient à l'honneur.Pour le souper, nous sommes allés sur le toit du musée du quai de Branly, au restaurant Les Ombres, avec vue imprenable sur la tour Eiffel.Plusieurs repas gargantuesques ont suivi, dont un chez Patrice Hardy, du restaurant La Truffe noire près de Neuilly.Tartare de thon, boudin, St-Pierre dans une croûte d'argile, crème glacée vanille, même le champagne à l'apéro, étaient subtilement apprêtés à la truffe.HONFLEUR, NORMANDIE Direction Honfleur, en Normandie, pour un repas chez un nouvel étoilé, Alexandre Bourdas, du restaurant Sa.Qua.na.Saveurs, qualité et nature sont les trois critères dont il s'inspire pour créer une cuisine fine et originale.Un homard poché au citron vert et un turbot poêlé servi avec un céleri rémoulade aux truffes ont, entre autres, retenu mon attention.Nous avons ensuite suivi la côte Atlantique pour aller visiter le mont Saint-Michel.Mystique et envoûtant, surtout par une journée de bruine.Un arrêt chez la Mère Poulard, au pied du mont, s'avère un incontournable.La préparation des omelettes soufflées devant un immense foyer est un spectacle! On bat les oeufs avec deux fouets à un rythme qui sonne comme une musique du Moyen Âge.Puis, dans une poêle avec un long manche d'un mètre, on cuit les oeufs battus longuement avec du beurre salé de Normandie sur un feu de bois.L'omelette gonfle doucement et devient légère comme un nuage; il ne reste qu'à ajouter les garnitures salées ou sucrées.PARIS(BIS) De retour à Paris, nous avons attaqué les bistros parisiens de Christian Constant: Le Violon d'Ingres, et le petit nouveau Les cocottes, qui ouvrait le soir de mon passage.Cappuccino de carotte au cumin, cocotte de bar à la miniratatouille, mamia (faisselle fabriquée avec du fromage de chèvre) du Pays basque au miel de sapin ont tous ravi mes papilles.La dernière soirée, je suis allé au restaurant de Jean-Christophe, La manufacture, et je lui ai demandé un repas léger.Les plats ont commencé à défiler: gaspacho et sorbet au vinaigre balsamique ; carpaccio de bar à la vinaigrette de pesto; pavé de cabillaud avec miettes de pommes de terre beurrées et crémées.Je n'en pouvais plus, mais j'ai tout mangé.C'est ça la gourmandise! Le lendemain matin j'ai pris l'avion pour rejoindre mon fils Raphaël, qui était en stage à Barcelone, afin d'amorcer avec lui une tournée gastronomique père-fils que nous n'oublierons jamais.La France n'était qu'un prélude.BARCELONE, ESPAGNE Le mardi 26 juin, je descende de l'avion pour me rendre à l'hôtel Park en face de la gare de France à Barcelone, où niche le fameux restaurant Abac.Il est tenu par le talentueux chef Xavier Pellicier.Ce dernier était venu au restaurant Toqué ! pendant le festival Montréal en lumière de 2003, alors que la Catalogne était en vedette.Direction les cuisines pour y retrouver Raphaël, qui y travaille déjà depuis deux mois.J'ai eu un choc en le voyant amaigri et stressé.Sous les ordres du chef Pellicier, il travaille entre 60 et 70 heures par semaine avec une seule journée de congé.Une petite semaine de vacances avec papa allait le détendre, tout en lui faisant prendre quelques kilos.Raphaël ne savait pas, et moi non plus, que nous nous apprêtions à manger plus de 100 services en quatre repas.Le bal a commencé chez Xavier avec une vingtaine de plats à déguster, dont un magnifique tartare de crabe aux champignons et avocats, le tout parfumé avec une émulsion à la framboise ; des petits calmars farcis de salade servis avec granité à la tomate et cerise; un magnifique porcelet présenté moelleux avec une peau tendre et croustillante.Un inoubliable repas de retrouvailles avec mon fils qui annonçait très bien le reste.ROSAS, ESPAGNE Le lendemain matin, nous avons mis le cap sur la Costa Brava jusqu'à Rosas.Vous devinez que je tenais absolument à ce que Raphaël vive l'expérience El Bulli.J'ai voulu lui offrir ce cadeau pour ses 19 ans.Je voulais qu'il puisse en parler et faire sa propre analyse.Trente-cinq services plus tard, après avoir dégusté des plats tenant davantage de la magie que de l'art culinaire, nous nous sommes mis d'accord pour dire que ce repas fut virtuel.On nous sert à manger une olive et c'est en fait une pellicule de gelée au goût d'olive remplie d'une huile d'olive.Ou encore, du caviar de saumon qui est en réalité des oeufs de cantaloup, ou un plat de cabillaud, juste la peau, pas de chair.Enfin, presque de la science-fiction.C'était mon deuxième passage chez El Bulli en presque un an.SANTPAU, ESPAGNE Ensuite nous sommes revenus sur la Costa Maresme (sudde la Costa Brava, plus précisément dans la petite cité Catalane de Sant Pau), pour aller manger chez Carme Ruscalleda, qui tient un relais gourmand au bord de la mer.Sans doute un de nos meilleurs repas en Catalogne.Carme a une approche très contemporaine de la cuisine et un sens artistique marqué.Sa cuisine très féminine démontre sa sensibilité d'artiste.Elle utilise les nouvelles technologies, mais avec pondération.J'ai adoré son consommé de calmars et canard, son homard avec une royale de corail, son risotto crémeux au cari en gelée d'agaragar servi chaud, Un pur délice ! Pour terminer ce périple, il nous restait à visiter le deux macarons El Celler de Can Roca, dans le joli village de Girona.Les frères Roca - sommelier, chef de cuisine et chef pâtissier - forment tout un trio! Nous avons dégusté 25 services, dont une huître en gelée de terre - oui, de la terre -, qu'on distille afin d'en éliminer toute les impuretés.On lui ajoute de la gélatine dont on nappe une huître crue.On n'utilise, nous dit-on, que de la bonne terre afin de réaliser ce plat! Comme dessert, le Voyage à la Havane était surprenant: un cigare en chocolat rempli de crème chibouste parfumée au tabac et de la cendre grise faite de sucre, le tout servi dans un cendrier Cohiba.ÉPILOGUE Dans mes plans initiaux, je devais me rendre en Angleterre après la Catalogne.J'avais réussi à avoir une réservation au restaurant The Fat Duck, considéré en ce moment comme le deuxième au monde après El Bulli.Toutefois, à la suite des attentats survenus à Londres cet été, j'ai préféré rester quelques jours de plus avec Raphaël et profiter du soleil et de la plage de Sant Pau.Quelques jours supplémentaires de bonheur.J'ai pris l'avion pour rejoindre mon fils Raphaël, qui était en stage à Barcelone, afin d'amorcer avec lui une tournée gastronomique père-fils que nous n'oublierons jamais.PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE ACTUEL GOURMAND IDÉES RECETTES À mon retour d'Europe, après quelques semaines de travail au resto et de production de confitures pour la boutique L.R., je me suis rendu près de la Tuque pour une partie de pêche annuelle en compagnie de copains qui aiment bien festoyer ! Des lacs magnifiques qui regorgent de belles truites mouchetées, quel bonheur! J'ai renoué avec cette activité il y a quelques années.Petit, j'avais l'habitude de pêcher avec mon père, qui m'enseignait l'art de taquiner la truite.Avec mes copains Jean-Jacques et Marc, nous préparons des repas tous les soirs pour notre joyeuse bande: tartare de truite, chaudrée de truite, truite laquée à l'érable et bien d'autres délices.La dernière journée, avant de revenir à Québec, nous sommes allés à la pourvoirie du lac Blanc où Gaston, le proprio, a organisé une chasse au faisan.Une première expérience qui m'a fait comprendre que le but ultime de la chasse est de se nourrir en tuant son gibier dans les règles de l'art.Après avoir plumé et vidé les faisans, Gaston me les a offerts pour que je les cuisine au retour.Une belle façon de ne pas oublier ces moments passés à pêcher et chasser, jaser, festoyer et tisser des liens durables.Pour ma rentrée automnale, je vous offre donc une recette de faisan que j'ai un peu simplifiée pour vous permettre de la réaliser dans un temps raisonnable.Vous apprécierez sûrement la chair moelleuse des cuisses, la finesse du suprême et l'unique goût de la sauce préparée à partir des carcasses.Le faisan est, selon moi, le plus exquis des volatiles.Pour révéler encore davantage le goût de ce plat, rien de mieux que de l'accompagner de champignons sauvages que l'on retrouve abondamment à cette période de l'année.Bonne dégustation! Chef Dan La chasse aux faisans à La Tuque SALMIS DE FAISAN AUX CHAMPIGNONS SAUVAGES INGRÉDIENTS (POUR 6 PERSONNES) 2 jeunes faisans 15 ml (1 c.à soupe) de beurre clarifié POUR LA SAUCE Pour la mirepoix: 1 carotte, 1 oignon espagnol,1 branche de céleri 15 ml (2 c.à soupe) de beurre clarifié 2 carcasses de faisans 6 gousses d'ail en chemise 1 branche de thym 3 feuilles de laurier fraîches 15 ml (1 c.à soupe) de farine 28 ml (1 once) de cognac 750 ml (3 tasses) de vin rouge (les Pervenches) 500 ml (2 tasses) de fond de veau 500 ml (2 tasses) d'eau POUR LA GARNITURE 3 tranches de bacon 30 ml (2 c.à soupe) de beurre clarifié 45 g (1 livre) de champignons sauvages 16 petits oignons cipolini 1 branche d'estragon Quelques brindilles de romarin PRÉPARATION DES FAISANS Désosser les faisans en sectionnant les cuisses.Inciser le bout des pattes et retirer les longs filaments cartilagineux à laide d'une pince.Prélever les poitrines sur le coffre de la volaille.Gratter le bout des ailes pour une plus jolie présentation.Réserver.Assaisonner les cuisses et les suprêmes et les saisir dans un sautoir avec le beurre clarifié.POUR LA SAUCE Retirer les morceaux saisis et colorer les os concassés.Ajouter les légumes pelés et couper en mirepoix, puis colorer celle-ci également.Ajouter l'ail en chemise, le thym et le laurier.Fariner, puis flamber avec le cognac.Mouiller avec le vin rouge et le fond de veau, ajouter un peu d'eau au niveau des carcasses.Assaisonner et ajouter les cuisses, couvrir et laisser mijoter à faible ébullition deux heures au four à 375 °F.POUR LA GARNITURE Dans une poêle, faire revenir les tranches de bacon coupées en petits lardons, égoutter et réserver.Retirer le gras de cuisson de la poêle et ajouter le beurre clarifié, puis y sauter les champignons émincés (dans ce cas-ci nous avons utilisé entre autres des lyophiles en touffe et des abalones.Voir photo).Réserver.Ajouter du beurre clarifié à nouveau et y colorer les oignons cipolini sur les deux faces, puis déglacer avec un peu de jus de faisan et cuire doucement quelques minutes.POUR LA FINITION Sortir le sautoir du four et retirer les cuisses.Filtrer la sauce au chinois et la remettre dans le sautoir.Ajouter les suprêmes de faisan et laisser mijoter quelques minutes.Ajouter les cuisses et la garniture, lardons, champignons, oignons.Rectifier l'assaisonnement (j'ai ajouté un peu de romarin et d'estragon frais hachés à la fin).Pour la présentation, servir ce mijoté dans des assiettes creuses avec une cuisse et un suprême par personne, quelques oignons, plein de champignons et beaucoup de sauce.BON APPÉTIT! >> 1.2.3.1.2.3.4.1.2.1.2.3.4.PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE Offert en librairie et sur librairie.cyberpresse.ca SERGE BRUYÈRE LE GRAND MAÎTRE DE LA CUISINE RENAÎT PARMI CES CHEFS : JEAN SOULARD, DANIEL VÉZINA ET MARIE-CHANTAL LEPAGE 3510599A ACTUEL GOURMAND AGENCE FRANCE-PRESSE PARIS \u2014 Anne-Sophie Pic, élue «Chef de l'année» par les 8000 chefs répertoriés dans le guide Michelin après avoir obtenu sa troisième étoile en février, est la première femme à obtenir ce prix depuis sa création en 1987.Sous contrôle d'un huissier de justice et sans liste préalablement proposée, les 8000 chefs ont voté à bulletins secrets pour Anne-Sophie Pic, seule chef féminin triplement étoilé.Fille et petite-fille de cuisiniers étoilés, elle a imposé son prénom à coup de créativité, osant des associations inattendues de saveurs dans son restaurant de Valence (Drôme).Le prix du «Chef de l'année», créé par le magazine professionnel Le Chef, récompense le chef qui a le mieux représenté la profession au cours de l'année.Il avait été décerné en 2006 à Thierry Marx, chef du restaurant du château Cordeillan-Bages (2 étoiles Michelin), à Pauillac (Gironde).Un jury composé des maîtres d'hôtel et des sommeliers du Michelin a aussi décerné le trophée du «Sommelier de l'année 2007» à John Euvrard, du restaurant de Paul Bocuse à Collonges-au-Mont d'Or (Rhône).Nicolas Mouton, jeune chef au château d'Ermenonville à Ermenonville (Oise), a été nommé «Espoir de l'année 2007» par un jury d'une douzaine de chefs dont Thierry Marx, Didier Elena (Château Les Crayères à Reims), Jacques Maximin (La Table d'Amis à Vence, Alpes-maritimes), Georges Blanc (Restaurant Georges Blanc à Vonnas, Ain).L'«Espoir » de l'année distingue un jeune chef présentant les qualités pour assurer l'avenir et la notoriété de la gastronomie française dans le monde.Une première femme élue «Chef de l'année» ROBERT BEAUCHEMIN SUR LE POUCE COLLABORATION SPÉCIALE Les restaurateurs qui essaient d'arborer plusieurs genres prennent des risques.Mais ça donne parfois des choses insolites et inattendues.Qu'en est-il de ce B3 qui décline - ce n'est pas une blague! - à la fois un bistro, un bar et une brûlerie, ce qui signifie qu'il est ouvert du matin au soir sans interruption.On peut y manger des choses légères, sandwichs, salades et sucreries, toute la journée sans respecter d'horaire.On peut aussi y boire un café d'exception et un petit verre à la fin de la journée.Tout un programmequi est ambitieux de mettre en place et risqué.En tout cas, on n'a pas épargné les frais pour donner du style à cet endroit niché au premier étage d'un édifice autrement sans caractère de l'ouest du centre-ville, et habité par des gens d'à peu près toutes les cultures - les universités et collèges tout autour aidant.Le décor est charmant et invitant avec un look moderne et frais, et cela malgré les trois écrans HD qui diffusent des événements sportifs toute la journée.Côté cuisine, bien que les appellations proposées, des sandwichs surtout, soient toutes en anglais - «Spring in Dubaï» (houmous), «Dave's way» (dinde), ou «Jill's hit trick» (poulet-bacon-oeufs) -, il s'agit d'une pointe d'esprit que l'on peut difficilement reprocher aux patrons qui ont le discernement de tout traduire.Rien à redire des plats : ingrédients frais, pains impeccables, ciabatta croustillante, viandes de bonne qualité.Les salades et soupes, qui accompagnent souvent le «spécial lunch» (pour 9$), sont également goûteuses et préparées avec soin.Le «Rebel's way» est rempli de légumes sautés à l'huile d'olive et de fromage provolone.Ça manque un peu de sel certes, mais c'est bon et proprement présenté.On a droit aussi à un gâteau de type «bundt cake» aux graines de pavot et au citron qui est tout à fait délicieux dans sa timide moiteur.En revanche pour une brûlerie, le café n'est pas terrible et goûte le brûlé.Le moteur est trop chaud.Bon, vous savez ce n'est pas le grand tremblement cette cuisine rapide.Mais ça a le mérite d'être soigné et servi avec gentillesse (et un accent charmant).Ah! oui.Au milieu de toute cette malbouffe offerte partout au centre-ville, voici donc un petit troquet qui essaie sincèrement de faire les choses autrement.B3 2285, rue Saint-Mathieu, suite 104 514-934-4777 : on peut profiter d'une belle terrasse bétonnée pour s'étirer sur des sofas.Terrasse chauffée les soirées froides il va sans dire.: c'est bruyant.Les jeunes, quand ils sont contents, voyez-vous, ils le font savoir.Établissement trois pour un EN BREF Du pain made in Québec Tous les pains de blé de la boulangerie Première Moisson sont dorénavant fabriqués avec des farines à base de blé cultivé au Québec sans intrant chimique.Celui-ci pousse dans plus de 350 champs répartis dans la province, sans engrais ni pesticides.Les farines sont conçues et commercialisées par la meunerie Les Moulins de Soulanges de Saint-Polycarpe, en Montérégie, dont Première Moisson est copropriétaire.En s'investissant en amont de la fabrication de pain, l'entreprise s'assure ainsi de la traçabilité de sa matière première et du respect de l'environnement, en plus d'encourager des agriculteurs locaux.La nouvelle meunerie, inaugurée l'hiver dernier, vend également des farines à pain et des farines de spécialité à d'autres boulangeries et pâtisseries artisanales du Québec.Elle offre même des produits sur mesure, selon les préférences des boulangers.Bio?Sans OGM?Non, irradié ! Au Canada, tous les emballages des produits alimentaires irradiés doivent arborer le logo RADURA, qui représente une plante d'un beau vert piment dans un cercle brisé.L'irradiation est autorisée, mais pas obligatoire au pays.Elle consiste à soumettre des aliments à des rayons gamma pour éliminer des bactéries dangereuses pour la santé.Parmi les marchandises susceptibles d'être irradiées, notons le blé, les pommes de terre, les oignons, les mangues, la volaille, les crevettes et le boeuf haché.Peu d'entreprises agroalimentaires y ont recours en raison de l'image négative qui colle à la radioactivité.Maxime Laplante, président de l'Union paysanne, se sert souvent de ce logo, qui a l'air franchement inoffensif, pour illustrer le cafouillis qui règne dans l'étiquetage des produits alimentaires au Canada.Annie Morin, Le Soleil PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE © Mêler les genres est un défi de taille pour tout restaurateur.Le B3, dans le centre-ville de Montréal, fait office de bistro, de bar et de brûlerie.PHOTO PHILIPPE MERLE, AGENCE FRANCE-PRESSE Anne-Sophie Pic, première femme «Chef de l'année».J'AI TESTÉ STÉPHANIE BÉRUBÉ / MARIE-CLAUDE LORTIE YOGACTIVE AUX MANDARINES ET YOGOURT PROBIOTIQUE Combien faut-il manger de céréales contenant des probiotiques pour obtenir les bienfaits attribués à ces gentilles bactéries ?Selon l'entreprise, un bol suffit pour avoir les mêmes bénéfices que si l'on consommait un yogourt probiotique.Le professeur de l'Université Laval Denis Roy voit plutôt ces céréales, qui contiennent des pastilles de yogourt, comme un «complément ».Il conseille d'ailleurs de les manger avec du lait qui contient aussi des probiotiques.Et le goût ?Les mandarines déshydratées deviennent extrêmement friables, ce qui leur donne une texture poudreuse dans la bouche.Une expérience surprenante.Mélangé avec du lait, le goût n'est pas sans rappeler l'orange Julep classique.HUILE CANOLA-OLIVE BIO ACTIVA DE LA MAISON ORPHÉE Si vous allez sur l'internet pour connaître tous les bienfaits de ce mélange d'huile d'olive et de canola, vous allez être impressionné : 90% de gras insaturés, source d'oméga-3, qualités organoleptiques, composés phénoliques protecteurs\u2026 Mais étrangement, ce que personne ne dit, c'est que ce qui est vraiment remarquable de cette huile biologique, made in Québec, c'est la finesse de son goût ! On dirait des fleurs avec un peu de noisette.C'est léger, très fin, et pourtant, on le goûte même dans les légumes sautés.Un autre beau produit d'une belle maison.10,49$ les 500 ml chez À votre santé au 5126, rue Sherbrooke Ouest.514-482-8233 et dans plusieurs épiceries fines.Info : maisonorphee.com 3509622A ACTUELGOURMAND MARIE-CLAUDE LORTIE RESTAURANTS J'ai la mauvaise habitude, quand je rencontre des gens d'origines culturelles autres que la mienne, de toujours demander quel est le meilleur restaurant à Montréal pour déguster la cuisine de leurs racines.Vous me présentez le consul d'Italie et 10 secondes plus tard, on est en train de comparer les vertus du Il Mulino et du Latini.Même chose avec les Québécois d'origine latino, grecque ou slave.Oublions les accommodements raisonnables et parlons plutôt d'assaisonnements et de table\u2026 C'est ainsi que, récemment, lorsque j'ai rencontré une jeune femme d'origine coréenne à peine arrivée de Séoul à Montréal, on a fini rapidement par discuter kimchis.«Hwang Kum, vous connaissez?C'est mon restaurant coréen préféré», lui ai-je demandé.\u2014 Oui, c'est bon, mais un peu trop occidental, m'a-t-elle répondu.Mon préféré est rue Saint-Jacques, en face de chez Hyundai.Elle ne se rappelait pas le nom mais je l'ai facilement retrouvé, dans une rangée de commerces façon «strip mall », dans un coin autrement connu pour ses débosseleurs, ses allées de quilles et autres lave-auto.I l s'appelle Kagopa et les propriétaires actuels, des gens accueillants et souriants qui tiennent à tout prix à faire la démonstration de ce qu'ils apprennent dans leurs cours de français, y sont seulement depuis un an.Ils ont rénové sommairement et décoré en allant faire quelques visites chez IKEA, pour en faire un lieu très simple mais accueillant.Au menu, des classiques : viandes marinées grillées à table, soupes ultra épicées, ravioles, assiettes réunissant riz, viandes, légumes crus, oeuf poché\u2026 Pour amorcer notre repas, nous avons commandé des dumplings au porc, aux nouilles transparentes et aux oignons verts, qui sont arrivés sur la table, dans une grande assiette blanche, baignant dans un peu de bouillon, sans trop de panache.Il a suffi d'une bouchée, cependant, pour nous réconcilier avec ces créatures dodues et savoureuses.En plat principal, nous avons opté pour la grillade familiale.Dans la tradition coréenne, on nous a donc apporté un rond à cuisiner sur la table, ainsi qu'un poêlon de fonte sur lequel nous avons fait cuire ensemble des nouilles transparentes, des morceaux d'oignons et de poivrons ainsi que du boeuf bulgogi, soit de fines tranches de surlonge marinées dans de la sauce soja, de l'huile de sésame, un peu de sucre, de l'ail\u2026 Pour déguster le tout, on nous a offert des feuilles de salade très verte et très croquante.On y a roulé le sauté de boeuf bien chaud, avec en prime un peu de riz collant, de la sauce au sésame et au piment et un peu de kimchis, ces marinades typiquement coréennes, à la fois acides et épicées.Inutile de vous dire que toute cette construction culinaire était fort sympathique et délicieuse grâce à la rencontre de la fraîcheur craquante de la laitue et de la douceur grasse et salée du sauté de viande et de nouilles.Les enfants, qui ont choisi d'éviter les kimchis et les sauces, ont aussi adoré et sont sortis de table en clamant haut et fort qu'ils adoptaient les lieux.Nous avons en outre essayé le pa jeon, une «pizza de fruits de mer» qui est en réalité beaucoup plus une omelette ou encore une crêpe très riche, grasse et savoureuse, remplie d'oignons verts, calmars, goberge et crevettes, que l'on mange traditionnellement en apéro avec un alcool coréen appelé soju.On peut d'ailleurs en boire sur place.Le repas s'est ensuite terminé, à l'asiatique, par un bouillon bien relevé aux morceaux de tofu doux et soyeux.Mais honnêtement, nous étions tellement repus rendus là que personne n'a pu le terminer.Mais nous al lons reveni r nous régaler et pour essayer le karaoké.Découverte coréenne rue Saint-Jacques PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © Le restaurant coréen Kagopa, situé rue Saint-Jacques, est un lieu très simple mais accueillant.Au menu, des classiques : viandes marinées grillées à table, soupes ultra épicées, ravioles, assiettes réunissant riz, viandes, légumes crus, oeuf poché\u2026 KAGOPA 6400B, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, 514-482-3490 Prix : 78 $ pour un repas pour cinq personnes, incluant deux bières, taxes, pourboire et un surplus de nourriture à rapporter à la maison.Genre : Restaurant authentiquement coréen, pas compliqué.Faune : Les Coréens de Montréal.Service : Fort sympathique mais un peu lent.Carte de vins : Pas de vin, mais du soju, un alcool coréen, ainsi que quelques bières.Le détail qui agace : Le choix de bières limité.Le détail qui plaît : Une atmosphère chaleureuse et familiale réellement sympathique.Les dumplings au porc, aux nouilles de riz et aux oignons verts baignaient dans un peu de bouillon, sans trop de panache.Il a suffi d'une bouchée, cependant, pour nous réconcilier avec ces créatures dodues et savoureuses.J'AI TESTÉ J'AI LU ÉRIC CLÉMENT VIOLAINE BALLIV Y ROSETTENATUREDEMAISON DE SAVOIE On l'attendait depuis des mois: non, pas l'automne mais le saucisson français! Interdit d'importation depuis des années, il est en vente au Québec depuis le 4 septembre.Le premier arrivé n'est pas lyonnais mais savoyard.En une semaine, l'importateur en a déjà vendu un millier.Le saucisson sec «pur porc» Rosette de la Maison de Savoie est nature, aux herbes des montagnes ou au poivre, avec des morceaux hachés gros comme le vrai saucisson français.Vendu entre 5 et 7$, on le trouve dans les épiceries fines, à la fromagerie Atwater, au marché Jean-Talon, à L'Échoppe de fromages, à Saint-Lambert ou encore chez Octofruit à Sainte-Thérèse.LA CUISINEMODÈLE DE LA COMTESSE DE SÉGUR MARIE-JOSÉ STRICH Curieux ouvrage que cette Cuisine modèle de la comtesse de Ségur, à mi-chemin entre le guide pratique et l'essai sur la gourmandise dans la France du 19e siècle.Marie-José Strich, auteure de plusieurs titres sur Sophie Rostopochine - ladite comtesse - a exploré cette fois son penchant très prononcé (c'est peu dire !) pour les plaisirs de la table.Méthodologique, Marie-José Strich appuie ses propos d'une succession, parfois lourde, d'extraits puisés dans la bibliographie de la comtesse.Le lecteur y découvrira au passage les habitudes et menus de l'époque, déclinés dans une cinquantaine de recettes, comme les cardons aux anchois ou la poule au riz.Les aficionados des Malheurs de Sophie aimeront.Les autres, passez.Éditions Bartillat, 2006, 223 pages. 3509599A ACTUEL GOURMAND VINCENT MARISSAL L'ARGENT DU VIN Appelez cela une plogue si vous voulez, moi j'appellerais plutôt ça une révérence.C'est une plogue, en effet, parce que cette chronique est consacrée à un ouvrage d'un collègue de La Presse, publié, en plus, aux Éditions La Presse.Je parle toutefois de révérence parce que c'est surtout un coup de chapeau à un grand chroniqueur de vin, une référence en la matière depuis un quart de siècle, j'ai nommé Jacques Benoit.Alors, je veux bien, pour l'occasion, me «gescaliser», l'instant d'une chronique, pour vous parler de son livre, Bouquets et arômes - Savoir déguster le vin, à paraître le 3 octobre.Il suffit de parler aux amateurs de vin autour de vous pour constater le très haut niveau de respect dont jouit Jacques Benoit autant chez les amateurs de vin du samedi soir que des grands connaisseurs aux caves bien remplies.Pour vous en convaincre, essayer de trouver dans les succursales de la SAQ un vin dont parle M.Benoit dans les jours suivant la parution de sa chronique hebdomadaire.Il n'est pas rare de voir des trous béants dans les étalages de la SAQ, juste au-dessous de la chronique de notre connaisseur collée bien en vue sur la tablette.Il y a quelques années, le directeur d'une petite succursale de mon coin, qui savait que je travaillais à La Presse, m'avait demandé s'il était possible de savoir à l'avance de quels vins parleraient Jacques Benoit dans ses chroniques à venir, question d'ajuster ses commandes et ses étalages.Évidemment, je n'aurais jamais commis un tel péché, même pour un généreux pot-de-vin, mais l'anecdote en dit long sur l'influence de notre chroniqueur.En fait, c'est peut-être ce qui fait le succès et le charme de Jacques Benoit : malgré son très haut degré de connaissance du vin, aussi bien du produit que de sa fabrication que de l'industrie, il a toujours gardé un style abordable, pas prétentieux pour deux sous.Le monde du vin intimide déjà suffisamment les amateurs qui s'y aventurent, pas besoin d'en rajouter.Voilà qui est en soi admirable dans un milieu plutôt snob et peuplé de «name droppers», ces gens qui vous cassent les oreilles en vous récitant la nomenclature des grands crus classés de 1855 ou qui étalent leur grand vocabulaire pour épater la galerie en goûtant un vin au restaurant.Bref, Jacques Benoit reste derrière son sujet, présentant le vin pour mieux nous le faire apprécier.Découvrir le vin avec lui, c'est un peu comme visiter un musée avec un guide qui vous invite à admirer les oeuvres à votre rythme plutôt que de vous soûler avec son bagage de connaissances.Ne cherchez pas d'ailleurs de photo de l'auteur dans son livre de 144 pages, il n'y en a pas une seule! Vous en trouverez par contre, de Grace Kelly ou d'Elisabeth Taylor\u2026 Les fidèles de Jacques Benoit retrouveront dans ce livre grand format le ton Benoit, sobre et d i rec t , pédagogique même.Surtout, ils retrouveront la même passion du vin qui ponctue toutes les chroniques du samedi de ce grand dégustateur.Trucs de dégustation, un peu d'histoire, beaucoup de détails sur l'élaboration des vins, les odeurs, la conservation et le service du vin, en plus de quelques adresses utiles et, évidemment chez Jacques Benoit, un chapitre sur les portos.Jacques Benoit Bouquets et arômes - Savoir déguster le vin Les Éditions La Presse En librairie le 3 octobre 34,95$ COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : vincent.marissal@lapresse.ca Petite révérence à une référence Il suffit de parler aux amateurs de vin autour de vous pour constater le très haut niveau de respect dont jouit Jacques Benoit autant chez les amateurs de vin du samedi soir que des grands connaisseurs aux caves bien remplies.FRANÇOIS CHARTIER VINS & METS COLLABORATION SPÉCIALE Il faut savoir que Cahors offrait autrefois des vins plus tendus et rigides, que le travail récent aux vignobles et dans les chais a littéralement transformés, pour ne pas dire magnifiés en des vins à la fois plus tendres et musclés.Leur couleur très foncé légendaire, presque noire, est toujours la même.D'où l'idée de la remettre au goût du jour, le vin rouge ayant la cote plus que jamais.Les sociologues qui se sont penchés sur la sombre aura qui plane sur Cahors, ont lancé quelques théories, notamment celle-ci: «La couleur noire illustrerait aujourd'hui le retour du dionysiaque dans nos sociétés contemporaines et marquerait la fin d'un cycle, celui des Lumières, notamment.» Ils y sont allés aussi d'autres phrases ronflantes telles que: « Notre époque est intérieurement dans un fondu au noir.Un âge s'achève, un autre s'ébauche.Quelque chose s'éclipse, quelque chose se crée.Le noir est la substance du passage; il s'inscrit et nous inscrits dans le présent, nous incluant absolument dans le processus de transformation qui nous emporte.» Ouf ! Il n'y avait pas que le vin de noir.Ils vont même jusqu'à associer le noir à cinq imaginaires, qui sont: le plaisir, la puissance, le pouvoir, le secret et le luxe.Pour ma part, j'en resterai plus simplement au plaisir, spécialement celui que le cahors moderne nous offre à table.Étant déchargé de ses tannins autrefois plus carrés, il s'acoquine beaucoup mieux avec une plus vaste palette de plats.Il y a maintenant plus que le cassoulet ! À preuve, l'un des châteaux qui a le plus participé à cette renaissance de l'identité «black» du cahors, présente l'une de ces belles réussites du moment, le Château de Haute-Serre 2002 Cahors, Georges Vigouroux, France (21,95$; 947 184).Élaboré avec attention et doigté par Bertrand Vigouroux, ce 2002 est une éclatante réussite, portant le vin de cette propriété à un niveau supérieur.On y découvre un vin ultracoloré bien entendu, richement aromatique, d'une race évidente, exhalant des notes de violette, de bleuet et de chêne neuf, au boisé intégré avec brio, à la bouche marquée par des tannins presque tendres, mais dotés d'un grain serré, d'une fraîcheur unique, aux saveurs pulpeuses, d'une très grande allonge.Du sérieux, qui exprime à lui seul la révolution qui a cours à Cahors.La texture parfaite pour se fondre dans le gras d'un magret de canard grillé parfumé d'un concassé de baies roses - le malbec adore les parfums du poivre rose.Comme Cahors est aussi le royaume des aubaines, spécialement dans les grandes années, ne laissez pas filer les très réussis 2005, comme le Clos La Coutale 2005 Cahors, V.Bernède et Fils, France (14,75 $ ; 857 177).Il y a déjà quelques millésimes que j'ai un faible pour ce cahors qui, bon an mal an, se montre d'une régularité sans faille et offre un rapport qualité-prix difficile à battre parmi les cahors ayant un certain potentiel de vieillissement en bouteille.Avec l'aide de Dame Nature, ce 2005 se montre meilleur que jamais, avec une profondeur unique et un toucher presque velouté qui le rend déjà agréable, mais doté aussi d'une assise tannique mûre et ramassée qui lui permettra de se bonifier avec le temps.Réglisse, mûre et prune donnent le ton, tant au nez qu'en fin de bouche.Du bel ouvrage, assuré de trois étoiles dans trois à cinq ans, et qui ne fera qu'un avec des plats automnaux fumants comme la carbonade à la flamande ou le boeuf à la Stroganoff.Parmi les modernes de l'appellation, il y a une nouveauté coup de coeur, distribuée par le magazine de la SAQ Cellier, La Fage 2005 Cahors, Cosse-Maisonneuve, France (23,80 $ ; 10783491) .Un cahors certes moderne, mais prenant et pénétrant à souhait, spécialement pour son prix.La couleur est quasi noire.Le nez est très aromatique, presque explosif, et passablement mûr et concentré, exhalant des notes de fruits noirs.La bouche suit avec aplomb, densité et plénitude.Les tannins sont imposants, comme il se doit à ce niveau.L'une des belles bouteilles parmi les vins proposés dans le Cellier de la rentrée 2007.Oxygéné en carafe 15 minutes, ce qui est impératif pour mieux le cerner, il fera sensation sur des viandes rouges en sauce au porto, tels les jarrets de veau braisés dans le porto de Ricardo, accompagnés d'une polenta aux champignons.Enfin, pour tâter les sommets de l'appellation cadurcienne, et réussir de beaux accords avec les premiers gibiers de l'automne qui s'installe tout doucement, concoctez un gibier façon osso buco, que vous parfumerez à l'anis étoilé, question d'établir une liaison aromatique avec les parfums de réglisse des cahors, tout comme pour assouplir leurs tannins; sachez en effet que la molécule anisée a le pouvoir de s'agglutiner aux tannins pour ainsi arrondir les vins.Servez pour accompagner ce plat le remarquable Château de Haute- Serre «Cuvée Prestige » 1999 Cahors , Georges Vigouroux, France (39,75$; 10778959), une autre trouvaille du magazine Cellier.Après 30 minutes d'oxygénation dans une carafe évasée, vous y dénicherez de la couleur, du nez, de la profondeur et du détail ainsi qu'une certaine maturité, laissant deviner des notes de fruits à l'eau-de-vie, de fleurs, d'épices douces, de fumée et de réglisse.De la grippe en bouche, tout en étant presque détendue.Belle virilité et droiture, typiques de ce cru, aux saveurs très longues et minérales.Déjà beau, il ira loin dans le temps (2019).Ils ont raison, Cahors est plus «black» que jamais! François Chartier est l'auteur du nouveau guide des vins La Sélection Chartier 2008, aux Éditions La Presse (disponible fin octobre).On peut lui envoyer des questions par le blogue internet www.francoischartier.typepad.com ou par la poste au 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.Le «black paradox» des cahors Reconnu par les Anglais, au XVIIe siècle, comme le fameux Black Wine, consommé à la barrique par le tsar de la Russie impériale, le vin de Cahors tente aujourd'hui de renouer avec ses traditions.À la suite d'un récent colloque (www.blackisphere.fr), les vignerons de cette appellation du Sud- Ouest ont décidé que la dénomination «Vin Noir » devait renaître de ses cendres.Comme le cahors a toujours eu la cote au Québec, voici donc quelques harmonies, on ne peut plus «black tendance», avec les cahors de l'heure.LE «VINNOIR» EN HARMONIES Carbonade à la flamande ou boeuf à la Stroganov Clos La Coutale 2005 Cahors, France (14,75$; 857 177) Magret de canard grillé parfumé d'un concassé de baies roses Château de Haute-Serre 2002 Cahors, France (21,95$; 947 184) Jarrets de veau braisés dans le porto, accompagnés d'une polenta aux champignons.La Fage 2005 Cahors, Cosse- Maisonneuve, France (23,80$; 10 783 491) Gibier façon osso buco, parfumé à l'anis étoilé Château de Haute-Serre «Cuvée Prestige» 1999 Cahors, France (39,75$; 10 778 959) PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © Cahors est aussi le royaume des aubaines, spécialement dans les grandes années, et vis ne devez pas ne laisser filer les très réussis 2005, comme le Clos La Coutale 2005 Cahors, V.Bernède et Fils, France (14,75$; 857177).Le millésime 2005 des vins de Cahors se montre meilleur que jamais, spécialement pour vos plats automnaux fumants à base de boeuf.Étant déchargé de ses tannins autrefois plus carrés, le cahors s'acoquine mieux avec plus de plats. 3506647A ACTUEL GOURMAND Vin de Pays Val-de-Montferrand 2006 Bergerie de l'Hortus.Curieux vin blanc du Languedoc dans lequel dominent les arômes du Viognier (mais il y entre aussi du Sauvignon blanc, de la Roussanne et du Chardonnay), non boisé, goûteux, aux saveurs tendant vers des arômes de pêches et d'abricots.Équilibré, et délicieux.S, 10506937, 18,35 $, HHH, $$, 2007-2008.Vin de Pays des Côtes de Gascogne 2006 Sauvignon Domaine du Tariquet.Assez coloré, son bouquet de Sauvignon blanc, marqué par une petite nuance de fruits exotiques, est exubérant, tout en fruit.De style.commercial, il est légèrement sucré et un peu de gaz carbonique en exalte les saveurs.S, 484139, 13,80 $, HH, $ 1/2, 2007.Forli 2005 IGT Sangiovese Notturno Drei Dona.Vin rouge de Sangiovese, d'Émilie- Romagne, bien coloré, au bouquet plutôt tout d'un bloc, mais bien typé Sangiovese, de fruits rouges bien mûrs.Nettement plus que moyennement corsé, charnu, il est tannique mais dépourvu de rugosité.Très bon.S, 10780346, 19,45 $, HHH, $$, 2007-2010.Sauternes 2001 Château Bastor-Lamontagne.Les Sauternes coûtent aujourd'hui très cher, à quelques exceptions près, dont ce vin.Couleur paille et d'un grand millésime, son bouquet est nuancé, mûr et bien Sauternes, et la bouche suit, équilibrée, sucrée sans excès, affichant élégance et persistance des saveurs.Excellent, mais il en reste peu.S, 225672, 48,50 $, HHHH, $$$$, 2007-2012.DÉGUSTÉS POUR VOUS LA RÈGLE > Plus d'étoiles que de $, le vin vaut largement son prix.> Autant d'étoiles que de $, il vaut son prix.> Moins d'étoiles que de $, il est cher ou même très cher.> C indique qu'il s'agit d'un vin courant, vendu dans la plupart des succursales.> S désigne les vins de spécialité, en vente uniquement dans un nombre limité de succursales.> Le nombre d'années figurant après la note indique le potentiel de garde approximatif à partir de maintenant.H Vin correct HH Bon HHH Très bon HHHH Excellent Exceptionnel 1/2 Égale une 1/2 étoile LA RECOMMANDATIONDE LA SEMAINE Vin rouge dans lequel n'entre que du Grenache (on ne le perçoit ni au nez ni en bouche, à mon avis), issu de très vieilles vignes, le Côtes du Roussillon 2006 Le Sarda Domaine Sardat-Malet, de couleur rouge clair et au bouquet plutôt simple, de fruits rouges, étonne par sa consistance en bouche à laquelle on ne s'attend pas.Tannique, quoique sans rugosité, il a en effet plus d'ampleur que ne le laisse prévoir le bouquet.Et.c'est le moins cher des 32 vins qu'a mis en vente jeudi la SAQ dans le cadre de son opération «Nouvel Arrivage» de Cellier.Impeccable pour le prix.S, 10783934, 15,35 $, HH1/2, $ 1/2, 2007-2008.JACQUES BENOIT DU VIN Vi t iculteur réputé du Languedoc-Roussillon, Jean Gardiès, dont les séduisants vins rouges n'étaient vendus jusqu'à ce jour qu'en importation privée, a, depuis jeudi, deux de ses produits sur le marché.Mis en vente dans le cadre de l'opération «Nouvel arrivage» du magazine Cellier, le moins cher des deux, à savoir son Côtes du Roussillon Villages 2005 Les Millères Domaine Gardiès, figurait au nombre de la vingtaine de vins qu'a pu goûter la presse spécialisée il y a deux semaines, à l'occasion d'une dégustation mise sur pied par la SAQ.Le verdict ?Même si ce n'était pas le plus cher du lot, ce vin bien coloré et dans lequel entrent quatre cépages (Grenache, Syrah, Carignan et Mourvèdre), et dont 50% est élevé en demi-muids (600 litres) et en fûts, m'est apparu comme le plus beau de la dégustation.Son bouquet de petits fruits rouges, fort généreux, se présente en effet avec une pureté et un éclat remarquables, ce qu'on retrouve en bouche.Et puis, il ne manque pas de corps, avec des saveurs aussi franches et éclatantes que le laisse présager le bouquet, le tout bâti sur des tannins fermes, quoique sans dureté.Très- très - bon, et prêt à boire quoiqu'il puisse tenir sans problème quelques années.S, 10781402, 24,60$, La SAQ a acheté 250 caisses de ce vin, ma is moins (150) du deuxième - soit son Côtes du Roussillon Villages 2004 Tautavel Vieilles Vignes (10 781 445, 36,50$), lequel ne figurait pas dans la dégustation et que je n'ai pas goûté.On trouve enfin aux deux boutiques Signature, que je n'ai pas goûté non plus, son Côtes du Roussillon Villages 2004 La Torre (10 800 407, 57$).Pureté des arômes, pureté des saveurs et concentration bien dosée - telles sont les marques de commerce (si je puis dire) de ce viticulteur très doué.D'autres vins Comme il s'agissait de déguster des vins de régions différentes (de Savoie, en fait, mais surtout de diverses appellations du Languedoc), j'ai goûté les 20 vins à bouteilles découvertes, mais en ignorant les prix.Et, comme à l'habitude en pareil cas, j'ai noté bas.En bref: le niveau qualitatif des vins dégustés ce jour-là m'a semblé en règle générale très bon, quoique beaucoup soient chers.Vin qui ne manque pas de corps lui non plus, le Saint- Chi n ian 20 06 Antonyme Domaine Canet-Vallette, d'une couleur pourpre-prune passablement soutenue et au bouquet dense, retenu, dans lequel la Syrah semble dominer, nettement plus que moyennement corsé, et bien serré en bouche, avec des tannins assez fermes, compte pour sa part parmi les vins du lot offrant le meilleur rapport qualité-prix.Son producteur, Marc Valette, «est un vigneron entier et sans concession» signale à son sujet le Classement des meilleurs vins de France 2007, de La Revue du vin de France.S, 10783117, 16,80$, HHH, $$, 2007-2010.Moins coloré, moins corsé que le précédent, avec des notes boisées perceptibles mais demeurant discrètes et des tannins aimables, quoique présents, le Coteaux du Languedoc 2003 Château Belles Eaux est à ranger également parmi les vins offrant un bon rapport qualité-prix.S, 10779767, 19,95$, Mieux noté que le Château Bel le s Eaux sur l'éc he l l e de 20 points, le Corbières 2004 Château des Erles La Récafoua des frères Lurton, du Bordelais, richement coloré et au boisé marqué sans que ce soit intempestif, a tout pour plaire: de la chair, de l'éclat, des tannins gras.mais il est bien cher pour un Corbières.S, 10781584, 29,05$, Le Coteaux du Languedoc 2004 Le Pas Domaine Le Pas de l'Escalette, un peu plus que moyennement corsé, aux arômes invitants de fruits rouges et au boisé savant, se présente avec des tannins de qualité et est lui aussi très réussi.S, 10781453, 29,95$, Vin qui a de l'élégance et au boisé bien intégré, de corps moyen lui aussi, le Collioure 2004 Coume Pascole Domaine de la Rectorie est du même niveau que le précédent.Très bon, donc.S, 10781242, 29,80$, Plus corsé que le Coume Pascole, le Col l ioure 2005 Quadratur Coume del Mas est pour sa part un vin flatteur, travaillé, et dont le boisé, insistant, est limite.Quand même, il plaira, mais il est très cher.S, 10783686, 39,75$, Deux vins blancs Des trois vins blancs qu'a fait goûter ce jour-là la SAQ, deux m'ont semblé particulièrement réussis.Tous deux sont de la Savoie, un vignoble très peu connu.D'abord, élaboré avec uniquement de la Roussanne (connue sous le nom de Bergeron en Savoie), le Vin de Savoie 2005 Les Terrasses André et Michel Quenard, de couleur or paille, au bouquet net, mûr, de fruits confits et non boisé, qui est un vin d'ampleur moyenne, et aux saveurs franches.S, 10783993, 21,10$, L'Arboi s 2003 Savagnin Cave de la reine Jeanne, aussi de Savoie et dans lequel n'entre que du Savagnin (un cépage de la région), d'un jaune prononcé, est un vin au bouquet pénétrant, très rancio (comme dans certains xérès et champagnes), intense, très goûteux en bouche, et avec un après-goût aux arômes de noix qui persiste très longtemps.Particulier, et très bon, m'a-t-il semblé.« Conviendra parfaitement à l'apéritif ou à un plat au curry », suggère Cellier.S, 10783871, 27,35$, De beaux vins du Languedoc Toutes les raisons sont bonnes.La Course à la vie.Le dimanche 30 septembre.Inscrivez-vous à www.cbcf.org.fière commanditaire de 3503677A ACTUEL GOURMAND AGENDA NADIELLE KUTLU BALADE GOURMANDE DANS LES BOIS-FRANCS Partez à la découverte d'entreprises agroalimentaires de la région le long d'un parcours de 130 kilomètres.Vous pourrez faire un arrêt chez des artisans culinaires pour déguster et faire provision de produits finement transformés.Le rallye gourmand prend son envol au Pavillon Arthabaska, sur le mont, à Victoriaville.Vingt-quatre entreprises participeront à un marché de produits régionaux.Info : 29 et 30 septembre et 6 et 7 octobre, de 11h à 17h, entrée gratuite.819-758-9451 ou 1-888-758-9451, www.tourismeboisfrancs.com MARCHÉ DE VAL-DAVID À la demande générale, les organisateurs ont décidé de prolonger le marché agroalimentaire de Val-David durant encore deux semaines.Les 29 septembre et 6 octobre, il y aura un minimarché donnant sur la rue de l'Église.Les maraîchers offriront les derniers fruits et légumes de la saison, de 9h à 13h.Info : www.dianeseguin.com FESTIVAL DE LA CANNEBERGE Villeroy déroule le tapis rouge pour la tenue de son Festival de la canneberge.De nombreuses activités sont proposées afin de mieux connaître ce petit fruit rouge.Au programme: visites de cannebergières, dégustations et concours de recettes à la canneberge.Le tout sur fond de musique country.Des activités sont aussi prévues pour toute la famille.Du 4 au 7 octobre.Info : 819-385-4748, www.festicanne.ca ANNIE MORIN LE SOLEI L On trouve dans nos épiceries beaucoup de poissons, des noix et des fruits, du jus de pommes, des sucreries et des légumes qui font concurrence aux produits locaux.La Chine fait sa place dans l'assiette des Québécois, mais elle n'est pas près d'y régner en maître.Les scandales sanitaires ont fait monter d'un cran la suspicion envers les produits «made in China».Plomb dans les jouets, antigel dans le dentifrice, colorant cancérigène dans les jaunes d'oeuf.Ajoutez à cela que les producteurs locaux ne manquent pas une occasion de dénoncer l'arrivée de nouveaux produits chinois sur les tablettes des supermarchés.Après l'ail et les haricots en conserve \u2014 abandonnés par Loblaw \u2014, les maraîchers québécois ont vu débarquer des pois mange-tout, des oignons et des carottes.« L'oignon et la carotte, ça nous inquiète parce qu'il s'agit de cultures majeures au Québec », explique Yvon Douville, coordonnateur de la Fédération des producteurs maraîchers du Québec, qui admet «ne pas trop savoir ce qui se trame en Chine».Alertés, les consommateurs québécois scrutent les étiquettes et peuvent avoir l'impression d'être envahis par les produits agroalimentaires chinois.Ce qui n'est pas le cas.Oui, les importations augmentent d'environ 10% par année.Mais elles se chiffraient à 143 millions l'an dernier au Québec.À l'échelle canadienne, la Chine occupe le cinquième rang des pays importateurs, loin derrière les États- Unis et l'Union européenne.Zhan Su, professeur au département de management de l'Université Laval, ne voit pas comment la Chine pourrait représenter une menace pour l'agriculture québécoise.D'abord, la Chine est un grand pays, certes, mais très peuplé et peu choyé au chapitre des terres cultivables.Il s'y trouve peu de grandes fermes, à l'exception de celles qui sont exploitées par l'État.Les petits exploitants, qui louent des terres gouvernementales, n'ont pas les moyens de s'agrandir, de se mécaniser, de s'industrialiser.« C'est une agriculture passablement archaïque», dit M.Su.Il en donne pour preuve la perte quasi automatique de 10% de la production, seulement parce que la cueillette, le transport et l'entreposage sont déficients.Selon le chercheur, les fermiers chinois sont également peu enclins à se tourner vers l'exportation car la demande interne explose.Au point où les Chinois se tournent eux-mêmes vers l'étranger pour combler leurs besoins de lait, de viande, de vins et de produits de luxe.Et si d'aventure des agriculteurs lorgnent les marchés extérieurs, ils privilégient les pays d'Asie du Sud-Est et du Japon, à cause de la proximité géographique et culturelle.Comme plusieurs partisans de l'achat local, M.Su considère que la Chine a beaucoup de chemin à parcourir en matière de salubrité alimentaire.Selon des chiffres publiés par le gouvernement chinois, il s'y épand de deux à trois fois plus d'engrais et de pesticides que dans la plupart des pays occidentaux.Parce que les terres chinoises ne sont pas très fertiles et exploitées trop intensivement.Mais aussi pour cause « d'ignorance, d'inconscience, d'incompétence », affirme-t-il.«Beaucoup de gens pensent qu'en mettant plus d'engrais et de pesticides, ils s'assurent d'avoir la quantité, mais ils ne pensent pas à la qualité.» La Chine dans votre assiette PHOTO MICHAEL CRABTREE/BLOOMBERG Les consommateurs québécois scrutent les étiquettes et peuvent avoir l'impression d'être envahis par les produits agroalimentaires chinois.Ce qui n'est pas le cas."]
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