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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
P. Plus - Lectures
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2007-09-30, Collections de BAnQ.

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[" PLUS LECTURES GRANDS REPORTAGES, ANALYSES, LIVRES BANGLADESH LES PREMIERS RÉFUGIÉS CLIMATIQUES PAGES 4 ET 5 LECTURES MATHIEU PERREAULT ANALYSE L\u2019ESSAI PERDRE LE NORD?PAGES 8 ET 9 PHOTOMONTAGE, LA PRESSE© MON T R É AL DI M A N C HE 3 0 S E P T E M B RE 2 0 0 7 L\u2019un manque d\u2019eau et veut détourner une rivière à son profit.L\u2019autre en a trop et s\u2019en débarrasse chez le voisin sans lui demander la permission.Jamais faciles, les relations entre le Canada et les États-Unis, constate-t-on dans ce nouveau volet de notre série «Sauvons la planète, l\u2019eau menacée ».À lire en pages 2 et 3 LES RIVIÈRES DE LA DISCORDE SAUVONS LA PLANÈTE L\u2019EAU MENACÉE PHOTO WILL KINCAID, AP Devil\u2019s Lake.Avec plus de 300 cours d\u2019eau qui traversent leur frontière commune, les conflits sont \u2013 et seront \u2013 inévitables entre le Canada et les États-Unis.Le cas de Devil\u2019s Lake et le projet de dérivation Garrison opposent le Manitoba et le Dakota du Nord depuis des années.Deux projets distincts, qui soulèvent les mêmes préoccupations pour le Canada.Les écosystèmes du lac Winnipeg et du bassin versant de la baie d\u2019Hudson sont-ils menacés ?Le « lac du Diable » déborde AUTRES CONFLITS TRANSFRONTALIERS La rivière Columbia La Colombie-Britannique et l\u2019État de Washington s\u2019accusent l\u2019un l\u2019autre de polluer et d\u2019abaisser le niveau de la rivière Columbia.Comme dans le cas de Devil\u2019s Lake, la Commission mixte internationale (CMI) n\u2019a pas été appelée à trancher.Les rivières St.Mary etMilk La rivière St.Mary s\u2019écoule vers le nord, du Montana jusqu\u2019en Alberta, alors que la rivière Milk croise et recroise la frontière canado-américaine.Le Canada et les États-Unis s\u2019accusent l\u2019un et l\u2019autre de prendre trop d\u2019eau.Les Grands Lacs Cette année, les Grands Lacs ont atteint leur plus bas niveau depuis 1970.Jusqu\u2019au 15 septembre dernier, la CMI a tenu des audiences publiques pour le futur plan de régulation des niveaux et des débits du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent.ÉMILIE CÔTÉ ENVOYÉE SPÉCIALE GIMLI, Lac Winnipeg et DEVILS LAKE, Dakota du Nord \u2014 Dans le village de Gimli, au bord du lac Winnipeg, tout le monde connaît Robert T.Kristjanson, un pêcheur qui n\u2019a pas la langue dans sa poche.«Si elle écrit sur la pêche, aussi bien sentir le poisson!» réplique l\u2019homme de 73 ans à sa femme, qui l\u2019excuse de ne pas s\u2019être lavé avant son entrevue avec La Presse.Car au rayon poisson, il en connaît un bout.Sur la pollution du lac Winnipeg aussi.Pour expliquer son opposition aux projets de détournement de rivières, M.Kristjanson se contente de raconter cette histoire.«Dans les années 70, nous pêchions le poisson blanc abondamment.Un jour, des gens ont décidé d\u2019ensemencer le lac avec des poissons blancs d\u2019un autre lac.Bien, les fumoirs de New York ne voulaient plus des nouveaux poissons.Ils n\u2019avaient pas assez de gras.«Il y a 40 ans, il y avait 150 bateaux pour la pêche au poisson blanc.Aujourd\u2019hui, plus qu\u2019un seul.» Pour le septuagénaire dont la famille pêche depuis trois générations, c\u2019est simple: on ne prend pas quelque chose d\u2019un lac pour le mettre dans un autre.«Ça change l\u2019environnement!» Regard vif et ton passionné, le tempérament bouillant de M.Kristjanson rappelle celui du capitaine Haddock.Mais ce n\u2019est pas le whisky qui lui fait mettre son poing sur la table: c\u2019est la pollution du lac Winnipeg.Depuis des années, le pêcheur se bat contre le projet de détournement Garrison (voir autre texte) et de la décharge de Devil\u2019s Lake, dossier qui fait les manchettes au Manitoba depuis des années.Le fédéral «invisible» Le fameux lac du Diable est situé dans le Dakota du Nord, à 160 km au sud de la frontière.Il n\u2019a pas d\u2019exutoire naturel.C\u2019est un cul-de-sac d\u2019eau stagnante.Depuis 1993, le lac a débordé et inondé la municipalité de Devil\u2019s Lake à plusieurs reprises.Malgré l\u2019opposition du Canada, l\u2019État a décidé de construire une décharge d\u2019urgence pour que l\u2019eau de déverse dans la rivière Sheyenne qui, elle, aboutit dans le lac Winnipeg via la rivière Rouge.En août 2005, les gouvernements américain et canadien ont conclu une entente.Dans une déclaration commune, les deux pays s\u2019entendaient pour l\u2019«installation d\u2019un système de protection environnementale ».Selon le gouvernement du Manitoba, les États-Unis ne respectent pas l\u2019entente.Le filtre n\u2019est pas au point.La preuve : des poissons passent au travers.Résultat: l\u2019écosystème du lac Winnipeg est menacé.Christine Melnick, ministre de la Gestion des ressources hydriques du Manitoba, considère que le gouvernement Harper ne prend pas ses responsabilités.«En avril dernier, je suis allée à Ottawa expressément pour rencontrer John Baird.Il m\u2019a assurée que son gouvernement ferait tout pour qu\u2019un filtre de pointe soit mis en place.Malheureusement, nous n\u2019avons pas vu les actions que nous attendions.Nous sommes très préoccupés », a expliqué la ministre, rencontrée au palais législatif du Manitoba, à Winnipeg.Robert T.Kristjanson considère aussi qu\u2019Ottawa ne met pas ses culottes.«Le gouvernement fédéral est invisible.Pourtant, il ne l\u2019est pas quand je fais ma déclaration de revenus!» «L\u2019entente n\u2019était qu\u2019un communiqué de presse», ajoute Glen Koroluk, expert en eau pour le Manitoba Eco Network.Cet été, la décharge de Devil\u2019s Lake a été ouverte deux fois, sans avertissement.L\u2019été dernier, pas une fois.Pourquoi ?Parce que l\u2019eau du lac ne peut être évacuée si la concentration de sulfites dépasse 300 milligrammes par litre, selon le permis d\u2019utilisation.Les limites d\u2019une commission L\u2019État du Dakota a donc décidé de changer le permis afin d\u2019augmenter le niveau maximum à 450 mg/l .Le gouvernement du Manitoba a réagi: la Cour suprême du Dakota du Nord entendra la cause le 10 octobre.«Notre position est la même (voir autre texte): nous ne voulons pas de détournement, mais si ça doit arriver, nous voulons que l\u2019eau soit filtrée», indique la ministre Melnick.Gary Pearson, vétérinaire américain qui conteste le projet depuis des années, a fait la preuve que la décharge, construite au coût de 28 millions, ne servirait plus à rien à partir de 2015.Ce n\u2019est pas lui qui le dit, ce sont des données fournies par le North Dakota State Water Commission.Par ailleurs, des articles publiés dans le Grand Forks Herald démontrent que l\u2019État avait exagéré l\u2019efficacité de la décharge.La décharge de Devil\u2019s Lake est le cas le plus souvent cité pour démontrer les limites de la Commission mixte internationale (CMI), l\u2019organisme «binational» devant traiter les conflits liés aux eaux limitrophes entre le Canada et les États-Unis.En 2002, les États-Unis voulaient soumettre la question épineuse de Devils Lake à la CIM.Mais le Canada a refusé.Ensuite, les États-Unis ont dit non à leur tour.«La Commission peut entreprendre une étude, donner son avis, mais elle ne peut rendre un arbitrage que si les deux gouvernements le veulent bien, indique Frédéric Lasserre, directeur de l\u2019Observatoire de recherches internationales sur l\u2019eau (ORIE).La CMI est le gardien de l\u2019application d\u2019un traité.» Le Traité des eaux limitrophes internationales date de 1909.Il interdit notamment au Canada et aux États-Unis de polluer l\u2019eau du voisin.«Regardez\u2026» « Tout ce qui est ici serait inondé », lance Joe Belford, au volant de son gros camion blanc.Le commissaire du comté de Ramsey, où se trouve Devil\u2019s Lake, nous montre une route qui a été fermée pendant deux ans.«À cause des inondations, 136 millions ont été dépensés pour les routes.Des fermiers ont perdu leurs terres et ils n\u2019ont reçu aucune compensation.C\u2019est difficile d\u2019attirer des entreprises si elles n\u2019ont pas la garantie qu\u2019elles ne seront pas inondées », fait-il valoir.«Nous sommes préoccupés par le lac Winnipeg, poursuit-il.Mais il faut plus d\u2019études.Il n\u2019y a pas de preuve que c\u2019est précisément Devil\u2019s Lake nuit au le lac Winnipeg.» Pour William Barrow, président du Lake Winnipeg Stewardship Board, il n\u2019y a pas de doute : «Si seulement 11% de l\u2019eau du lac Winnipeg vient de la rivière Rouge, plus de 60% des nutriments viennent de là aussi.» Pour le pêcheurdulacWinnipeg Robert T.Kristjanson, pas besoin de rapport scientifique: «Écoutez donc les pêcheurs.C\u2019est nous qui sommes sur le lac.» «Le lac Winnipeg, c\u2019est toute ma vie.Mais c\u2019est aussi celle de beaucoup de monde», conclut-il.LES RIVIÈRES DE LA DISCORDE OPPOSENT CANADI ENS ET AMÉRIC A INS R iv i è re S h e y e n n e R i v iè re M is so u ri R iv iè re M iss o u r i Devil\u2019s Lake BISMARK DAKOTA DU SUD DAKOTA DU NORD MONTANA MINNESOTA CANADA ÉTATS-UNIS MANITOBA SASKATCHEWAN ONTARIO R iv iè re R o u g e 0 km 25 50 75 km WINNIPEG R i v iè r e A ss in ibo in e LacWinnipeg Tracé du pipeline LA COMMISSION MIXTE INTERNATIONALE La Commission mixte internationale (CMI) a été établie en 1909 par le Traité des eaux limitrophes.Son mandat est de prévenir et de résoudre les litiges entre le Canada et les États-Unis.Le Traité prévoit le partage égal des eaux limitrophes et de leurs avantages.Il doit aussi prévenir la pollution des eaux communes, car elle pourrait miner la santé ou la propriété de chacun.De plus, lorsque les gouvernements l\u2019exigent, la CMI fournit des conseils sur les questions touchant l\u2019environnement commun.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 2 P L U S L A P R E S S E M O N T R É AL DI M A N C HE 3 0 S E P T E M B RE 2 0 0 7 SAUVONS LA PLANÈTE L\u2019EAU MENACÉE Détourner le Missouri ÉMILIE CÔTÉ CARRINGTON,DakotaduNord\u2014Petit matin ensoleillé à Carrington, dans leDakotaduNord.Danssonbureau, DaveKolandévoque le risqued\u2019une grande sécheresse pour justifier l\u2019importancededétourner larivière Missouri.Pendant ce temps, à l\u2019extérieur, des gicleurs crachent de l\u2019eau sur la pelouse.«Des gens du Dakota vont manquer d\u2019eau et ils devront aller quelque part, explique-t-il.L\u2019eau est une richesse au Canada.Le gouvernement canadien parle d\u2019environnement pour cacher sa volonté de voir des gens et des industries déménager chez lui.» Dave Koland est le direct eu r génér al du Ga r r ison Diversion Conservancy District.Au Manitoba, tout le monde a entendu parler du projet Garrison.C\u2019est un vieux projet, qui consiste à détourner la rivière Missouri dans un pipeline de plus de 100 km jusqu\u2019à la rivière Sheyenne.Cette dernière traverse la frontière canadienne via la rivière Rouge.Depuis la grande sécheresse qui a frappé le Dakota du Nord dans les années 30, le projet est souvent mort et ressuscité.Sa réincarnation, le Red River Valley Water Supply Project (RRVWSP), est moins connue des Manitobains.Pourtant, le projet va de l\u2019avant.Pour des raisons environnementales, le Canada s\u2019y est toujours opposé.«Les bassins du Missouri et de la baie d\u2019Hudson sont séparés depuis 10 000 ans.La bioculture s\u2019est diversifiée.Il y a un grand risque de propager des espèces envahissantes », a indiqué Christine Melnick, ministre de la Gestion des ressources hydriques du Manitoba.L e G a r r i s on Di v e r s ion Conservancy District, organisme responsable du RRVWSP, anticipe une grave pénurie d\u2019eau pour l\u2019ouest du Dakota du Nord d\u2019ici 2050.Son directeur général, Dave Koland, croit que le Canada tient un faux discours.Il cache des intérêts économiques derrières ses préoccupations environnementales.«S\u2019il y a une autre sécheresse, ce sera dévastateur pour l\u2019État, souligne-t-il.Les gens vont nous accuser de n\u2019avoir rien fait.» Un imposant projet La fa c tu re tot a le du RRVWSP s\u2019élève à 700 millions.En mars dernier, le gouverneur John Hoeven a annoncé que l\u2019État fournirait les 200 premiers millions.Or, le rapport final sur l\u2019impact environnemental du projet n\u2019a pas encore été rendu public.Il est attendu d\u2019un mois à l\u2019autre.Dave Koland a été bien honnête avec La Presse.L\u2019étude n\u2019était qu\u2019un détail.«Juste un petit cerceau dans lequel il faut sauter.» Pour Glen Koroluk, expert en eau pour le Manitoba Eco Network, c\u2019est évident : «Il y a un conflit d\u2019intérêts.» Après tout, l\u2019organisme que gère M.Koland relève de l\u2019État depuis 2004.«Beaucoup de travail se fait derrière des portes closes, souligne- t-il.En ce moment, les deux gouvernements négocient à savoir quel sera le meilleur système de traitement.» Lors des différentes audiences publiques sur le RRVSWP, le gouvernement du Manitoba a longuement fait valoir son point de vue.«Notre position est la même que pour Devil\u2019s Lake (voir autre texte) : nous ne voulons pas de détournement.Mais si ça doit arriver, nous voulons que l\u2019eau soit filtrée », a expliqué la ministre Melnick.Le Dakota du Nord a promis de construire une usine de filtration.Coût : environ 100 millions.La facture est élevée, souligne Dave Koland.Surtout que l\u2019usine vise essentiellement à faire taire le Canada.«L\u2019eau sera traitée selon de meilleurs standards que celle que nous buvons !» dit-il d\u2019un ton moqueur.«Si nos standards ne sont pas respectés, nous irons devant la Commission mixte internat iona le », répond Dwight Williamson, gestionnaire de la qua lité de l\u2019eau pour le Manitoba.«Une fraude» Mardi soir d\u2019automne à Jamestown, petite ville de 15 000 âmes perdue dans les terres du Dakota du Nord.Les rues sont désertes, tout comme le stationnement de la clinique de Gary Pearson.La journée de travail du vétérinaire est terminée.Celle du militant commence.Tous les soirs, l\u2019homme de 69 ans passe des heures devant son ordinateur, qui brille dans le décor brun de sa clinique.Derrière lui s\u2019élèvent des classeurs remplis de rapports, d\u2019articles et de lettres envoyés à nul autre que le président Bush.Tous les documents remettent en question le projet Garrison et la décharge de Devils Lake.«Depuis le début, le projet est de la fraude », lance Gary Pearson, qui s\u2019est fait virer par le gouvernement pour ses revendications.Selon le vétérinaire, l\u2019État fait peur aux gens en rappelant les grandes sécheresses des années 30 et en éxagérant les futurs besoins en eau.Il veut détourner la rivière Missouri pour des raisons «absurdes et irrationnelles ».«Ça revient à l\u2019obsession du Dakota du Nord d\u2019avoir sa part de la rivière Missouri.» Les documents qu\u2019a rédigés M.Pearson sont impressionnants.Ils représentent des années et des années de travail.Il a multiplié les demandes d\u2019information pour remettre en question les données, erronées selon lui, dont se sert l\u2019État pour justifier le projet.Par exemple, il a constaté que les prévisions démographiques du projet de faisabilité sont 3,4 fois plus élevées que celles du US Census Bureau, le bureau fédéral du recensement.Selon lui, détourner la rivière Missouri serait du gaspillage d\u2019eau et d\u2019argent.«On ment à la population sur toute la ligne.Il y a d\u2019autres solutions.Il y a des sources souterraines.On pourrait construire des puits dans la nappe aquifère.» M.Pearson ne se fait pas d\u2019illusion: «Le projet ira de l\u2019avant.» Malgré tout, il continuera de rédiger des lettres dans la pénombre de sa clinique vétérinaire.Qui sait, peut-être que George W.Bush finira par lui répondre.«Nous ne voulons pas de détournements.Mais si ça doit arriver, nous voulons que l\u2019eau soit filtrée.» Le Projet NAWS Le projet NAWS (Northwest Area Water Supply) est un autre projet du Dakota du Nord auquel s\u2019oppose le Canada car il y a détournement d\u2019eau d\u2019un bassin versant à un autre.Des tuyaux achemineront de l\u2019eau de la rivière Missouri jusqu\u2019à la rivière Souris pour subvenir aux besoins de la municipalité de Minot.Les travaux du projet, moins important que le Red River Valley Water Supply Project (RRVSWP), ont commencé en 2002.Mais à la suite d\u2019une poursuite intentée par le gouvernement du Manitoba, la U.S.District Court de Washington a exigé une étude environnementale approfondie.La première ébauche sera rendue publique sous peu.PHOTO LARRY BECKNER, AP La rivièreMissouri abreuve sept États américains.Le Dakota du Nord veut la détourner pour lutter contre la sécheresse.LA SEMAINE PROCHAINE LES AUTRES CONTINENTS ONTAUSSI LEURS PROBLÈMESD\u2019EAU lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É AL DI M A N C HE 3 0 S E P T E M B RE 2 0 0 7 P L U S 3 GAZ À EFFET DE SERRE L\u2019IMPACT PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE © Depuis 25 ans, la mer a grugé 77% de la superficie de l\u2019île de Kutubdia.L\u2019île, dont il ne reste que 58km2, est appelée à disparaître.PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE © D\u2019ici à 2050, le nombre de réfugiés pourrait atteindre 30 millions.Si la mer monte d\u2019un mètre \u2013 le pire des scénarios envisagés par les experts \u2013, le tiers du Bangladesh sera submergé.ÉMILIE CÔTÉ ENVOYÉE SPÉCIALE BANGLADESH COX\u2019S BAZAR \u2014 Pour Yakub Ali, c\u2019était la belle époque.Il habitait l\u2019île de Kutubdia, au large du golfe du Bengale.Il cultivait une grande terre.Il était riche.« Ma is chaque année, la mer mangeait ma terre.J\u2019ai dû déplacer ma maison sept fois», raconte-t-il.Il y a cinq ans, durant la saison des pluies, la digue qui protégeait sa terre a cédé.Tout ce qu\u2019il possédait a été inondé.Yakub Ali a donc déménagé sur le continent avec sa famille.Il blâme «les vagues ».Depuis 25 ans, la mer a grugé 77% de la superficie de l\u2019île de Kutubdia.L\u2019île, dont il ne reste que 58km2, est appelée à disparaître.Plus de 15 000 exilés habitent un village temporaire situé près de Cox\u2019s Bazar, capitale touristique du Bangladesh, où s\u2019étend la plus longue plage du monde.Aujourd\u2019hui, Yakub Ali y fait fumer du poisson.Sans le savoir, il est l\u2019un des premiers réfugiés climatiques du Bangladesh.D\u2019ici 2050, ils pourraient être 30 millions.Si la mer monte d\u2019un mètre \u2013 le pire des scénarios envisagés par les experts \u2013, le tiers du pays sera submergé.Le chef du gouvernement, Fakhruddin Ahmed, a alerté la communauté internationale lors de la rencontre sur le réchauffement climatique qui a eu lieu lundi dernier à New York.«Aujourd\u2019hui, nous faisons face à une difficile réalité qui veut que le changement climatique ne soit pas un mythe et que ses conséquences ne soient pas des conjectures», a-t-il déclaré.Le Bangladesh est l\u2019un des pays les plus densément peuplés au monde.Près de 150 millions de personnes s\u2019entassent dans un territoire 10 fois plus petit que le Québec.Déjà, il y a des problèmes de surpopulation.Il suffit de se balader dans les rues de la capitale, Dacca, pour le constater.Les édifices s\u2019élèvent en hauteur tandis que se multiplient les mendiants dans les rues.«S\u2019il y avait des millions de réfugiés climatiques, il pourrait y avoir une crise démographique », souligne Mamunul Khan, expert en environnement du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) au Bangladesh.« Il y a 700km de côtes au Bangladesh.Plus de 35 millions de personnes habitent la zone côtière.Si le niveau de la mer monte, l\u2019impact sera immédiat.Où vont aller tous ces gens?Au nord?Déjà, beaucoup de gens viennent à Dacca pour trouver un emploi», explique-t-il d\u2019un ton inquiet.«L\u2019Australie et la Nouvelle- Zélande sont disposées à accueillir des réfugiés, poursuit-il.Mais le Bangladesh n\u2019a pas les outils diplomatiques pour négocier, notamment avec l\u2019Inde.» Les Bangladais seront les premières victimes du réchauffement de la planète.Pourtant, ils y contribuent très peu.Ils ne conduisent pas de gros VUS.Ils ne sont pas de grands consommateurs.Un Américain produit en moyenne 20 tonnes de gaz carbonique par année.Un Bangladais, 0,02 tonne.«C\u2019est ironique », lance sèchement M.Khan.Il tourne son regard vers la fenêtre de son bureau, qui surplombe Dacca.«Regardez tous ces gens qui dorment dans les rues\u2026» M.Khan nous renvoie aux travaux du professeur Atiq Rahman.LES PREMIERS RÉFUGIÉS À L\u2019INVITATION DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L\u2019ONU, 70 CHEFS D\u2019ÉTAT SE SONT RÉUNIS À NEW YORK, LUNDI DERNIER, POUR DISCUTER DE L\u2019URGENCE DE RÉDUIRE LES GAZ À EFFET DE SERRE.AU BANGLADESH, L\u2019IMPACT DU RÉCHAUFFEMENT DE LA PLANÈTE SE FAIT DÉJÀ SENTIR.EN JUIN DERNIER, NOTRE JOURNALISTE ÉMILIE CÔTÉ ET NOTRE PHOTOGRAPHE ROBERT SKINNER ONT VISITÉ UN VILLAGE DE RÉFUGIÉS CLIMATIQUES.LES PREMIERS DE MILLIONS DE RÉFUGIÉS À VENIR\u2026 «Chaque jour, l\u2019île de Kutubdia disparaît peu à peu.Les pêcheurs lancent leurs filets là où était leur maison autrefois.» lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 4 P L U S L A P R E S S E M O N T R É A L D I M A N C H E 3 0 S E P T E M B RE 2 0 0 7 Île de Bhola Chittagong Golfe du Bengale Cox\u2019s Bazar Île de Kutubdia INDE NÉPAL Dacca BANGLADESH GAZ À EFFET DE SERRE L\u2019IMPACT PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE © Plus de 15 000 exilés habitent un village temporaire situé près de Cox\u2019s Bazar, capitale touristique du Bangladesh.Ci-dessus, des femmes et des enfants arpentent la plus longue plage du monde.PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE © Plusieurs Bangladais sont pauvres et illettrés.Ils s\u2019en remettent aux forces divines même quand vient le temps d\u2019expliquer les catastrophes naturelles.Le fondateur du Bangladesh Centre for Advanced Studies (BCAS) a fait plusieurs études sur l\u2019impact socioéconomique des changements climatiques.M.Rahman préconise que chaque pays accueille un quota de réfugiés en fonction de sa production de gaz à effet de serre.Il propose même de revoir la définition du statut de réfugié dans la convention de Genève.«La mer est la mer» «La plupart des Bangladais pensent que le réchauffement de la planète est naturel, que c\u2019est la décision de Dieu », souligne Aminul Islam, qui travaille aussi pour le PNUD au Bangladesh.Plus de 85% des Bangladais sont musulmans .Beaucoup d\u2019entre eux sont pauvres et illettrés.Ils s\u2019en remettent aux forces divines même quand vient le temps d\u2019expliquer les catastrophes naturelles.Et s\u2019il y a un pays dont l\u2019histoire est marquée par des inondations et des cyclones meurtriers, c\u2019est bien le Bangladesh.«La mer est la mer.Tu ne peux la blâmer », lance Abdul Kaled, qui habite aussi dans le village de réfugiés de l\u2019île de Kutubdia, près de Cox\u2019s Bazar.De plus en plus, nous avons peur de l\u2019océan.Quand des enfants partent pêcher et que je vois un gros nuage gris, je prie pour qu\u2019ils reviennent.» Fatima Begum est la doyenne du village.Elle a entre 80 et 90 ans \u2013 elle ne connaît pas sa date de naissance.Quand elle parle de l\u2019île qu\u2019elle a quittée avec grand regret, elle ne peut s\u2019empêcher de pleurer.«Mon sang brûle et mon coeur pleure quand je parle de cette île», confie-t-elle, couvrant son visage avec son sari taché de sang.«Quand j \u2019étais petite, l\u2019île était grande, l\u2019île était belle.Nous étions en paix, nous avions une grande terre et nous étions riches.Aujourd\u2019hui, c\u2019est difficile de trouver de la nourriture.Pourquoi ?\u2013 Justement, pourquoi ?\u2013 Seul Dieu le sait.Qui suis-je pour deviner?» La vieille femme ne sait pas ce qu\u2019est le réchauffement climatique.Mais elle est lucide.Elle sait que la mer monte.«Chaque jour, l\u2019île disparaît peu à peu.Les pêcheurs lancent leurs filets là où était leur maison autrefois », dit-elle.Pas besoin d\u2019être un expert en sinistres pour prédire que le village d\u2019exilés partira au vent à la moindre tempête.Les maisons \u2013 si on peut les appeler ainsi \u2013 sont des abris de paille.Il fait chaud et humide.Le soleil est à peine supportable.Sous son chapeau et ses lunettes dorées, Hazi Amir Hossan sue à grosses gouttes.Le président du comité de parents montre fièrement la nouvelle école du village.M.Hossan a quitté l\u2019île de Kutubdia en 1991, après le cyclone dévastateur qui a tué 130 000 Bangladais, dont 19 membres de sa famille.«J\u2019ai été propulsé par le vent et je me suis accroché à un cocotier, raconte-t-il.Trois heures plus tard, je suis descendu.Il y avait des morts partout.Parmi les corps, j\u2019ai vu ma femme et deux de mes filles.Elles étaient en vie.Mais mes trois autres filles étaient mortes.» Les experts ne s\u2019entendent pas sur la question de savoir si le réchauffement climatique augmentera la force des cyclones.Mais l\u2019intensification des moussons est l\u2019une des conséquences appréhendées.Cette année, les inondations ont été particulièrement fortes en Asie du Sud-Est.Rien qu\u2019au Bangladesh, 1000 personnes sont mortes et 2,5 millions ont été déplacées.En août, plus de 40% du pays a été submergé.Au début de la mousson, des pluies torrentielles se sont abattues sur la ville portuaire de Chittagong, causant un glissement de terrain qui a fait 125 morts.En 24 heures, il est tombé presque 27 cm de pluie.«C\u2019est un record! Déjà, on voit que les pluies sont plus irrégulières et plus intenses », signale Mamunul Khan, du PNUD au Bangladesh.D\u2019après des responsables de l\u2019ONU, les intempéries des derniers mois sont un avant-goût des conséquences du réchauffement climatique.Yakub Ali aura encore plus de raisons de blâmer les vagues.CLIMATIQUES Les Bangladais seront les premières victimes du réchauffement de la planète.Pourtant, ils y contribuent très peu.Un Américain produit en moyenne 20 tonnes de gaz carbonique par année.Un Bangladais, 0,02 tonne.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É AL DI M A N C HE 3 0 S E P T E M B RE 2 0 0 7 P L U S 5 PLUS LECTURES DESOH! ET DES BAH! La chronique ironique qui voit et entend tout\u2026à sa façon DES CHIFFRES QUI PARLENT Envoyez-nous vos commentaires et suggestions à ohetbahlapresse.ca Avec l\u2019AFP, Associated Press, Reuters, BBC et Libération.1500$ Le PNB par habitant de la Birmanie.60% La proportion d\u2019animaux domestiques qui souffrent de surpoids aux États-Unis, selon une étude faite par le fabricant de nourriture Purina \u2013 qui vend, on s\u2019en doute, des aliments diététiques destinés à faire fondre les gros toutous.PHOTODE LA SEMAINE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll PHOTO REUTERS, STRINGER DANY LAFERRIÈRE CHRONIQUE C\u2019était, il y a très longtemps, à Petit-Goâve, j\u2019avais peut-être 7 ans, quand j\u2019ai vu pour la première fois quelqu\u2019un qui vivait hors de son pays natal.Elle ne séjournait pas dans un hôtel ni ne se promenait dans la rue avec un interprète.Elle était pieds nus, en train de travailler à côté de son mari, un ébéniste de la rue Desvignes.Cette rue qui monte jusqu\u2019à la rivière du même nom.Elle avait choisi d\u2019être là.Elle avait des cheveux longs et blonds descendant jusqu\u2019à la taille, comme la déesse Simbie qui hante l\u2019imaginaire des enfants d\u2019Haïti.On nous racontait que, pour voir Simbie, il fallait suivre l\u2019arc-en-ciel jusqu\u2019à l\u2019endroit où il touche la terre.Là on verrait Simbie dans la rivière en train de se coiffer avec un peigne d\u2019or.Si on parvenait à lui voler son peigne, on aurait alors la richesse, la gloire et la sagesse.Les adultes qui racontent ces histoires font semblant d\u2019y croire, mais les enfants y croient vraiment.J\u2019avais devant moi Simbie sans son peigne.J\u2019étais encore dans le conte mais, voyant mon désarroi, cette femme m\u2019amena dans un coin de l\u2019atelier pour m\u2019expliquer ce qu\u2019elle faisait si loin de chez elle.Elle était là, me disait-elle, à cause de l\u2019amour.Et elle me montra le fruit : un enfant aux cheveux d\u2019or qui courait un peu partout à travers les planches, sans souci de se blesser.Elle était là parce qu\u2019elle aimait cet ébéniste que je voyais toujours en train de scier des planches, de vernir des meubles qu\u2019on retrouvait après dans les maisons de la ville.Elle me tenait par la taille, et je la regardais avec de grands yeux éblouis par le souffle de l\u2019aventure.Je ne disais rien, mais je me demandais comment elle faisait pour ne plus voir les gens qu\u2019elle aimait.Elle savait lire dans mes pensées et répondait tout de suite qu\u2019elle retournait parfois voir sa famille et ses amis.Le soir, ma grand-mère évoquait souvent le pays lointain.Elle venait sûrement de là.Mais elle s\u2019empressait de m\u2019expliquer que je ne devais pas la plaindre, car elle était heureuse ici avec son mari et son fils.Votre culture (c\u2019était formulé d\u2019une autre manière) ne vous manque pas alors?Ma culture, c\u2019est aussi celle que j\u2019ai choisie, disait-elle simplement.La nourriture, la danse, la musique, la langue, les moeurs, tout était différent pourtant.Elle a eu l\u2019intelligence de ne pas chercher à m\u2019expliquer si tôt cette énigme épinglée d\u2019angoisses et de douleurs enfouies qui n\u2019empêche nullement l\u2019ensoleillement de l\u2019amour.Je n\u2019avais jamais pensé que j\u2019allais me retrouver, un jour, dans sa situation.Ce n\u2019est pas pour me vanter, mais je crois que c\u2019est la plus grande aventure humaine : vivre quotidiennement dans un univers différent de celui où l\u2019on est né.Mourir ailleurs qu\u2019au pays natal.Certains n\u2019ont même pas la force d\u2019imaginer un tel destin.C\u2019est pourtant celui de millions de gens, de ceux qui forment aujourd\u2019hui la main-d\u2019oeuvre taillable et corvéable à merci des grandes villes.Les domestiques qui tricotent dans le sous-sol de la vie.Les nouveaux porteurs d\u2019eau de cette planète.IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII Un paysan Dernièrement, dans la rue Jean-Talon, pas loin de Côte-des- Neiges, un homme s\u2019est penché à ma portière.Il paraissait exténué, transportait avec lui deux lourds sacs.Il me demanda de le déposer n\u2019importe où, un peu plus loin.Il ne parlait que créole, et son univers ne croisait pas d\u2019autres univers.Il n\u2019est pas seul dans cette situation.Nous faisons tous pareil quand nous sommes en difficulté: nous nous adressons à celui qui nous ressemble le plus.Si nous sommes pauvres, au lieu de demander de l\u2019aide à un mieux nanti, nous cherchons plutôt un aussi pauvre que nous.Si nous sommes du Saguenay, n\u2019importe où dans le monde, nous tentons d\u2019abord de voir s\u2019il n\u2019y a pas un Saguenéen dans les environs.Mon passager aurait préféré un paysan, mais à défaut il a choisi celui qui parle sa langue.C\u2019est donc pas rien, la langue.Trop épuisé aussi pour s\u2019expliquer longuement.Car parler la langue de l\u2019autre, c\u2019est d\u2019abord comprendre ses silences et ses signes de détresse.J\u2019ouvre la portière.Il s\u2019assoit lourdement à côté de moi.Cet homme était au bout de ses forces.Il travaille dans les champs.J\u2019ignorais qu\u2019il y avait des champs dans les environs.Où?Il a ce geste vaste et imprécis, celui du paysan qui voit l\u2019espace différemment d\u2019un citadin.Où allez-vous exactement?Par là.Par là est un point mobile entre Parc-Extension et Gaspé.C\u2019est vrai qu\u2019on parle créole tous les deux, mais ce n\u2019est pas suffisant pour établir une relation de confiance si vite.Déjà, par mon accent, il a compris que je suis un lettré.Il a tout de suite vu aussi les journaux qui traînaient dans la voiture.Il y a mille choses qui disent notre condition sociale.La langue n\u2019est pas la seule référence.Je vais descendre près du métro, dit-il.Vous allez au métro?On ne questionne pas les gens.Ce n\u2019est pas parce qu\u2019il est dans ma voiture qu\u2019il doit me raconter sa vie.En tout temps, sa vie reste son bien.Celui qui questionne est toujours une autorité \u2013 bienveillante ou malveillante.C\u2019est la ville qui a remplacé le silence de la forêt par un constant babillage.Le paysan haïtien ressemble au cultivateur québécois qui autrefois privilégiait le silence.Pourquoi ai-je dit le paysan haïtien alors que cet homme se trouve au Québec?D\u2019abord parce que ce débat sur l\u2019identité ne regarde que la classe moyenne.Les gens de la terre ne devraient pas se poser ce genre de questions, sauf quand ils se lancent parfois dans ces délires incompréhensibles.Ils sont peut-être en contact avec des dieux farceurs qui les poussent à danser, sans crier gare, une gigue diabolique.Les riches font du fric pendant que la classe moyenne s\u2019empêtre dans les mailles de l\u2019identité.Le débat sur l\u2019identité ne fait que changer le mal de place.Deux types sociaux s\u2019amusent, aujourd\u2019hui, à nos dépens: l\u2019Anglais et l\u2019Église catholique.On oublie, pour unmoment, l\u2019Anglais; on se réfère, pour un moment, à l\u2019Église.Mon cher immigré, c\u2019est à ton tour\u2026 IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII L\u2019intégration La nouvelle liturgie au Québec s\u2019appelle l\u2019intégration.On la retrouve à toutes les sauces.Pour certains, c\u2019est la faute de l\u2019immigré qui n\u2019a fait aucun effort pour s\u2019intégrer dans la société.Pour d\u2019autres, c\u2019était notre devoir de chercher à l\u2019intégrer d\u2019abord par le travail.Une troisième catégorie se demande sérieusement si on n\u2019a pas hérité du fond du panier, c\u2019est-à-dire de ces immigrés qui ont dans le sang le gène de la paresse.À mon avis, tant qu\u2019il restera un immigré, il ne sera jamais biodégradable.Si on essayait de l\u2019appeler simplement: un Québécois.Des gens croient qu\u2019il faut avoir souffert du vent, de la glace pour être un Québécois.Qu\u2019il faut sentir son sang bouillir chaque fois qu\u2019on voit un Anglais.Ou qu\u2019il faut perdre la tête quand un Français se moque de notre accent.Moi, je crois que c\u2019est aussi québécois d\u2019être ouvert à l\u2019autre.D\u2019ailleurs, l\u2019idée que seuls les gens qui partagent les mêmes peurs, les mêmes rêves, les mêmes élans font partie de la même histoire n\u2019est pas toujours exacte.Et elle est contredite par l\u2019amour et l\u2019imaginaire.Le désir est le vrai fil rouge de l\u2019Histoire.Il pousse au mouvement, et permet la surprise.Il facilite aussi la rencontre d\u2019individus de culture et de tempéraments opposés, sans annuler ce qui constitue l\u2019essence de chacun.Une Québécoise peut épouser un Anglais sans pour autant légitimer un passé d\u2019humiliation.Pensons à ce mouvement planétaire: en ce moment même quelqu\u2019un traverse les mers pour aller vivre avec une personne qu\u2019il a croisée dans un salon il y a quelques mois.N\u2019est-ce pas plus magique que tous les contes de fées?Ne devrait-on pas faciliter cette rencontre au nomde nos rêveries d\u2019enfance?En ce moment même, une femme ou un homme, au mépris de tous les dangers identitaires, surmonte des obstacles incroyables pour adopter un enfant à l\u2019autre bout de sa culture.Que faire d\u2019une identité qui ne s\u2019étonne pas devant le miracle de l\u2019amour?Mettons les choses au clair.Pour moi, le Québec n\u2019est pas un vaste terrain sans histoire, ni passé, ni culture, ni littérature, ni sensibilité particulière, où le premier venu peut se promener en conquérant.Loin de là.On n\u2019a qu\u2019à lire, comme j\u2019ai commencé à le faire dernièrement, ce livre d\u2019histoire littéraire (Histoire de la lit térature québécoise par Michel Biron, François Dumont et Élisabeth Nardout-Lafarge, Boréal, 689 pages, 2007) pour découvrir la forte cohérence de ce peuple, toujours partagé entre le mouvement et l\u2019immobilité, la parole et le silence, la révolte et la soumission, la modestie et les rêves continentaux.Cette littérature dont, à mes yeux, le personnage le plus moderne, le plus actuel, reste le Survenant.Pas le Survenant lui-même, mais ces gens qui l\u2019ont espéré en lui gardant toujours une place à leur table.IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII Les 25 ans de Tribune juive C\u2019est à ton tour de te laisser parler d\u2019amour, Ghila Sroka.Vingtcinq ans que tu tiens ce magazine à bout de bras.L\u2019indifférence comme le cancer ne t\u2019ont jamais abattue.Je connais cette énergie qui te fait remonter à la surface chaque fois qu\u2019on te croyait noyée.Je peux te dire, Ghila, que le Québec a plus que jamais besoin d\u2019une emmerdeuse comme toi.Bonne fête, Tribune juive.L\u2019immigré biodégradable Kennji Nagai, photographe de l\u2019agence France-Presse, atteint par les balles des soldats chargés de disperser les manifestants à Rangoon, en Birmanie, a tenté de prendre des photos jusqu\u2019à la fin.Il est mort peu après.ICI ET AILLEURS POLOGNE Cours toujours, mon lapin Parlant d\u2019animaux, le fait divers qui suit se passe dans une ville polonaise.Un homme s\u2019est fait arrêter pour avoir traversé la rue hors des passages piétons \u2013 ce qui n\u2019a pas échappé à la vigilance des policiers.L\u2019homme avait une bonne raison de se dépêcher: le lapin qu\u2019il transportait dans son sac était en train d\u2019agoniser.Qu\u2019à cela ne tienne: les agents ont pris le temps de bien dresser leur procès-verbal malgré les gémissements de l\u2019animal, qui a expiré peu de temps après dans les bras du vétérinaire.L\u2019homme poursuit la police.Les auteurs de cette chronique cherchent encore la morale de l\u2019histoire\u2026 ÉTATS-UNIS Djo-rdj-bouche Le président des États-Unis est démasqué.S\u2019il a appris à bien prononcer les noms étrangers difficiles tels que «Sarkozy » ou «Kirghizstan», c\u2019est que les rédacteurs de ses discours les lui écrivent phonétiquement en grosses, grosses lettres.Le président n\u2019a qu\u2019à lire «Sar-KO-zee » ou «KEYR-geez-stan» et voilà, le tour est joué.Petit hic : un discours ainsi annoté que W devait prononcer devant l\u2019assemblée générale des Nations unies s\u2019est retrouvé par inadvertance sur internet, révélant les petits secrets du président.Ce dernier a néanmoins trébuché sur le nom de la Birmane et Prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi, que les rédacteurs avaient oublié de «traduire».ILS, ELLESONT DIT Exaspérée «Non, non, non, non, non, non.Là, ça suffit ! » \u2014 PAULINEMAROIS, chef du Parti québécois, à la presse, qu\u2019elle rencontrait devant son manoir pour expliquer les conditions d\u2019achat du terrain qui abrite aujourd\u2019hui sa «Closerie ».Candide «En Iran, nous n\u2019avons pas d\u2019homosexuels comme vous en avez dans votre pays.Nous n\u2019avons pas ce phénomène.Je ne sais pas qui vous a dit que cela existait chez nous.» Coquin «Vous parlez de relations sexuelles hors mariage.Ce n\u2019est pas obligatoire, hein?» \u2014 GÉRARD BOUCHARD, coprésident de la commission sur les accommodements raisonnables, en réponse à un commentaire de la représentante de la Société nationale des Québécois et des Québécoises.Ah là, là, que c\u2019est drôle.EN HAUSSE, EN BAISSE MICHAËLLE JEAN La gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, pour avoir suggéré que le Canada s\u2019inspire de l\u2019expérience de la commission sur les accommodements raisonnables pour faire une consultation similaire d\u2019un océan à l\u2019autre.Vous ne saviez pas que vous en aviez, des problèmes ?On va vous le montrer\u2026 HAMID KARZAÏ Le président de l\u2019Afghanistan, Hamid Karzaï, qui aurait fait écrire par des responsables de notre armée le discours qu\u2019il a prononcé l\u2019an dernier devant le Parlement canadien.L\u2019histoire ne dit pas si on lui avait orthographié phonétiquement les mots «Ne-nu-zabandonnay-pas.LE DOC MAILLOUX.D\u2019accord, il a encore dit des niaiseries (sur les «tarés» du Saguenay, en l\u2019occurrence), mais il a réussi une fois de plus à faire parler de lui.Bravo.Mahmoud Ahmadinejad PHOTO AFP \u2014 MAHMOUD AHMADINEJAD, le président iranien,, devant les étudiants de l\u2019Université Columbia, à New York.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 6 P L U S L A P R E S S E M O N T R É AL DI M A N C HE 3 0 S E P T E M B RE 2 0 0 7 PLUS LECTURES CYBERPRESSE Voyez les dessins parus, jour après jour, dans La Presse, Le Soleil, Le Droit, La Tribune et Le Nouvelliste, sur www.cyberpresse.ca CARICATURESDE LA SEMAINE La Presse publie chaque semaine une sélection des dessins des caricaturistes de nos partenaires du réseau Gesca.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll RIMA ELKOURI TÊTE-À-TÊTE PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE © «Je pense que dans une ville, surtout dans le secteur culturel, il faut toujours s\u2019intéresser à ce qu\u2019il y a de plus fragile, à la voix la moins forte, à ce qui est un peu moins visible, à ce qui bouillonne.Parce que c\u2019est ce qu\u2019il y a de plus précieux, de plus fragile, c\u2019est ce qui peut disparaître le plus facilement, c\u2019est aussi ce qui peut faire jaillir des merveilles », dit Simon Brault, président de Culture Montréal.Comment concevoir l\u2019avenir culturel de Montréal dans un contexte politique dysfonctionnel, où les guerres d\u2019ego prennent toute la place?À quelques semaines du grand sommet de la culture, Simon Brault, président de Culture Montréal, nous parle des grandeurs et des misères de sa ville.Une oeuvre d\u2019art toujours inachevée qu\u2019il adore.même si on ne sait plus trop où elle va.Simon Brault me donne rendez- vous à l\u2019École nationale de théâtre, rue Saint-Denis.Une institution où il a atterri un peu par hasard, il y a plus de 25 ans, sans s\u2019imaginer qu\u2019il pourrait un jour en être le directeur.J\u2019avais déjà eu l\u2019occasion de l\u2019interviewer à propos de la guerre culturelle Montréal-Toronto.J\u2019ai souvent trouvé rafraîchissante sa réflexion sur le bouillonnement culturel de la ville.Et sans trop savoir pourquoi, je m\u2019étais imaginé que cet homme de 52 ans, qui a fondé Culture Montréal, sorte de chien de garde culturel de la ville, était un artiste.Je suis tombée en bas de ma chaise quand j\u2019ai appris qu\u2019il était en fait.comptable de formation.«Un vrai comptable», me dit-il d\u2019emblée, comme s\u2019il s\u2019en étonnait lui-même.Simon Brault me raconte qu\u2019il est entré à l\u2019École nationale de théâtre par accident.Il était alors jeune papa, décrocheur de la fac de droit, passionné de justice sociale et de culture.«Je voulais être dans un milieu artistique.J\u2019étais prêt à faire n\u2019importe quoi.Et c\u2019est ce que j\u2019ai fait au début.» On lui a proposé de donner un coup de main au comptable de l\u2019ENT.Il pensait y demeurer quelques semaines pour avoir droit à l\u2019assurance chômage.«Ça va faire 26 ans.» Il faut dire que Simon Brault était tombé dans la culture quand il était petit, bien avant de se mettre à côtoyer les artistes à la cafétéria de l\u2019ENT.Son oncle est le poète Jacques Brault, qui a remporté deux fois le prix du gouverneur général.Sa mère est passionnée de littérature.Son père, technicien de laboratoire le jour, faisait de la peinture et de la sculpture la nuit, après avoir couché ses huit enfants.Il aurait voulu être un artiste à temps plein mais ne pouvait se le permettre.«Même si on n\u2019était vraiment pas une famille riche, j\u2019ai déjà vu mon père choisir entre acheter quelque chose pour la maison et acheter une oeuvre d\u2019art, raconte Simon Brault.Je ne peux pas dire que j\u2019étais toujours content.Mais mes parents voyaient les arts comme étant fondamentalement LA façon de s\u2019émanciper, d\u2019échapper à la platitude.» C\u2019est finalement le fils de Simon Brault, Philippe, 26 ans, directeur musical de Pierre Lapointe, qui a réalisé le rêve du grand-père.«C\u2019est un artiste à temps plein qui réussit», dit son père, le regard fier.Aujourd\u2019hui, Simon Brault, qui est aussi vice-président du Conseil des arts du Canada, est convaincu que la culture est la façon la plus sûre pour une collectivité d\u2019échapper à ses limitations économiques, à la pauvreté, à la barbarie, même.«Pour moi, les arts, c\u2019est beaucoup moins quelque chose qui se limite au plaisir personnel.C\u2019est une cause», dit-il.Parlons-en, de cette cause malmenée, qui est au coeur de plusieurs disputes à l\u2019hôtel de ville.Que pense Simon Brault de la démission-surprise de Benoît Labonté, ex-responsable de la culture au comité exécutif de la Ville?«Il est parti pour ses propres raisons, dans une situation où l\u2019organisation politique de la ville est particulièrement désolante, sinon affligeante», dit-il.Avec l\u2019absurde valse fusion-défusion- réaction qui a mené à la création de fiefs à la grandeur de l\u2019île, tout est malheureusement en place pour favoriser l\u2019éclatement et la cacophonie, alors que Montréal aurait besoin d\u2019une centralité, d\u2019une vision partagée, d\u2019un élan irrésistible.«On est organisé pour produire exactement le contraire.Et ça, c\u2019est extrêmement nuisible.Le départ de Labonté ne fait que le confirmer.» C\u2019est dans l\u2019espoir d\u2019échapper à ce morcellement que Simon Brault orga nise le sommet Montréal, métropole culturelle les 12 et 13 novembre prochains.Pour réfléchir au-delà des prochaines élections municipales, au-delà des enjeux d\u2019arrondissements.Pour avaliser un plan d\u2019action 2007-2017 qui fera rayonner la ville.«En ce moment, c\u2019est tellement éclaté qu\u2019on ne sait pas vraiment si on avance ou si on recule », dit-il.Cela dit, Simon Brault \u2013 qui n\u2019est pas intéressé par la mairie de Montréal, même si des rumeurs l\u2019y ont parfois envoyé \u2013 n\u2019est pas d\u2019accord avec Gilbert Rozon, qui, cet été, s\u2019en est pris publiquement au manque de vision du maire Gérald Tremblay.Une sortie «injuste », dit-il.«C\u2019était un commentaire qui était trop intéressé.Et justement, il me semble qu\u2019il faut qu\u2019on sorte de ça.Quand on a un rôle et une voix comme ceux de Rozon, on a l\u2019obligation de transcender ses propres intérêts pour parler d\u2019enjeux plus larges.» Simon Brault ne voit pas du tout son rôle comme celui d\u2019un lobbyiste d\u2019artistes ou d\u2019un gestionnaire, mais bien plus comme celui d\u2019un «penseur» qui a à coeur cette oeuvre culturelle qu\u2019est Montréal.Et que pense le penseur?Il pense par exemple que les gens d\u2019affaires à Montréal ont souvent une conception trop traditionnelle de la culture.«Il y a là-dedans un problème générationnel et un problème de classe sociale.Les gens qui ont de l\u2019argent, une fois qu\u2019ils ont accepté que la culture n\u2019est pas une responsabilité exclusive de l\u2019État, ont tendance à s\u2019en aller vers des formes ou des organisations artistiques plus institutionnelles.Vers la musique classique ou les symphonies plutôt que vers le théâtre de répertoire ou vers l\u2019underground qui nous crie des noms.» L\u2019idée, ce n\u2019est pas de cracher sur les formes d\u2019art institutionnelles, mais de prendre conscience aussi de l\u2019importance de la marge et.de ne pas en discuter qu\u2019avec des marginaux.«C\u2019est important de montrer à tout ce monde-là que ce qui est établi et institutionnel a souvent d\u2019abord été dans la marge, d\u2019abord condamné par les rois, les critiques musicaux ou le bon goût de l\u2019époque.» Mais la marge ne se développet- elle pas peu importe ce qui se passe au centre ?«Non, surtout à l\u2019époque de la mondialisation, la marge est en danger.À Montréal, si on ne fait pas attention et qu\u2019on laisse aller les forces du marché, c\u2019est sûr que le boulevard Saint- Laurent, dans 10 ans, n\u2019aura plus aucun local abordable pour faire ce qui se fait à la Sala Rossa ou à la Casa del Popolo.» Simon Brault pense aussi que Montréal aurait tort de vouloir imiter Toronto.« Toronto peut invest i r beaucoup d\u2019argent.Mais la différence entre Montréal et Toronto n\u2019est pas une différence qui s\u2019achète, qui se négocie par des investissements.C\u2019est une différence de culture.» Ici, la culture est un «service essentiel », observe-t-il.«Parce que si les artistes au Québec n\u2019avaient pas joué le rôle qu\u2019ils ont joué, on ne serait pas une société moderne, qui parle français et qui est affranchie du joug de la religion catholique.Malgré le fait qu\u2019il y a encore des batailles immenses pour la reconnaissance, quiconque observe la société québécoise et montréalaise peut dire qu\u2019elle est façonnée en grande partie par ses artistes.On ne peut pas dire ça de Toronto.Peut-être qu\u2019on ne pourra jamais le dire.» Est-ce à dire que Montréal peut se reposer sur ses lauriers sans s\u2019inquiéter des ambitions de Toronto?Pas du tout.«L\u2019idée, c\u2019est de réaliser qu\u2019on a un patrimoine unique.Il faut le valoriser, le chérir, le protéger.Parce qu\u2019on est la grande ville marginale en Amérique du Nord.Et la marge doit être protégée de l\u2019intérieur et de l\u2019extérieur.» COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : rima.elkouri@lapresse.ca Simon Brault, artiste-comptable «Si les artistes au Québec n\u2019avaient pas joué le rôle qu\u2019ils ont joué, on ne serait pas une société moderne, qui parle français et qui est affranchie du joug de la religion catholique.» lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É AL DI M A N C HE 3 0 S E P T E M B RE 2 0 0 7 P L U S 7 La saga, qui a su ravir des milliers de lecteurs, se poursuit.«C\u2019est avec un plaisir gourmand qu\u2019on dévore le récit des joies et des misères des habitants de Saint-Jacques-de-la-Rive.» LA TERRE DE CHEZ NOUS © CHRISTINE BOURGIER www.hur tubi sehmh.com A 3508746 PLUS LECTURES MATHIEU PERREAULT En 1985, les États-Unis ont forcé la main du Canada en envoyant le brise-glace Polar Sea traverser le passage du Nord-Ouest sans demander permission.Tout au plus ontils accepté d\u2019 «avertir» le Canada.Mais au beau milieu du voyage, le Polar Sea a dû être libéré par le brise-glace canadien Sir John A.Macdonald, plus puissant.De même, pendant la traversée du pétrolier américain Manhattan, en 1969 (encore sans demander la permission), le brise-glace canadien avait dû venir à la rescousse à plusieurs reprises, au point que le capitaine canadien avait menacé celui du Manhattan de l\u2019abandonner à son sort s\u2019il ne rebroussait pas chemin.Ces deux exemples, relatés par Suzanne Lalonde, professeure de droit à l\u2019Université de Montréal, montrent bien que le Canada n\u2019est pas sans ressources dans le bras de fer qui l\u2019oppose aux autres puissances arctiques.L\u2019achat de huit patrouilleurs à coque renforcée, annoncé cet été par le gouvernement Harper, viendrait tout gâcher.«Je pense que Harper s\u2019est fait vendre l\u2019idée qu\u2019il faudrait arraisonner des navires dans le passage du Nord-Ouest », dit en entrevue avec La Presse Mme Lalonde, qui est l\u2019une des sources de Dominique Forget pour son livre Perdre le Nord?«C\u2019est dommage, parce que ces huit patrouilleurs seront beaucoup moins puissants que le Louis-St-Laurent, le successeur du Sir John A.Macdonald.Une base d\u2019hélicoptères dans le Grand Nord qui pourrait épauler au besoin des navires de la Garde côtière serait bien suffisante.Avec des brise-glaces assez puissants, le Canada peut déjà jouer un rôle dans le Grand Nord, même s\u2019il ne peut pas planter un drapeau au fond de la mer comme les Russes.Le Louis-St-Laurent arrive en fin de vie, il faut un remplaçant.Ça me décourage, parce que ça ne prendrait pas grand-chose.» Les grandes manoeuvres sont d\u2019ailleurs bien plus un spectacle d\u2019esbroufe qu\u2019une intention réelle d\u2019utiliser la force.La discorde canado-danoise sur l\u2019île de Hans est surtout un moyen de montrer que les deux pays sont sérieux dans leurs revendications \u2013 les gisements d\u2019hydrocarbures souvent mentionnés pour expliquer l\u2019intérêt de l\u2019île de Hans sont vraisemblablement inexistants, selon Mme Lalonde.Et quand les États-Unis évoquent la crainte d\u2019un «précédent» pour justifier leur opposition à une souveraineté canadienne sur le passage du Nord-Ouest, ils veulent surtout contrer la souveraineté russe sur le passage du Nord-Est, selon Frédéric Lasserre, un géographe de l\u2019Université Laval aussi interrogé par Mme Forget.Or, c\u2019est une opposition surtout théorique, parce que les Russes ont établi un réseau solide de ports et ont montré à plusieurs reprises qu\u2019ils n\u2019hésiteront pas à employer leur marine pour protéger leur bien.«Les autres détroits internationaux sont protégés par des traités bien établis, qu\u2019aucun pays n\u2019aurait l\u2019idée de contester sur la base du passage du Nord-Ouest », dit M.Lasserre D\u2019ailleurs, le passage du Nord-Est a un tracé beaucoup plus net que le passage du Nord-Ouest, qui serpente dans l\u2019archipel arctique, une myriade d\u2019îles clairement canadiennes, relève Mme Lalonde.En fin de compte, tout pourrait se régler avec un donnant-donnant classique: par exemple, les États-Unis pourraient appuyer le Canada sur la question du passage du Nord-Ouest en échange d\u2019une part plus grande du gâteau dans la mer de Beaufort, entre l\u2019Alaska et le Yukon, dont la souveraineté est litigieuse.«De toute façon, qu\u2019elle soit canadienne ou américaine, ce seront les mêmes compagnies qui exploiteront les ressources de la mer de Beaufort », souligne Mme Lalonde.Le temps favorise aussi les bravades : le passage du Nord-Ouest ne sera rentable pour la navigation commerciale que dans plusieurs décennies, en 2030 au mieux.D\u2019ici là, les gesticulations continueront.Perdre leNord?Dominique Forget Boréal- Névé, 27,50$ ENTREVUE / Perdre le Nord?Les exploits des brise-glaces canadiens GROENLAND (Danemark) Île d\u2019Ellesmere OCÉAN ARCTIQUE Mer de Beaufort Île Victoria Île de Baffin Baie de Baffin Baie d\u2019Hudson Québec CANADA SIGNET DOSSIER PHOTO RAMON TERRADO, ARCTICNET, TIRÉ DE L\u2019OUVRAGE PERDRE LE NORD?Le navire Amundsen, dans Kane Basin Itinéraire du Norvégien RoaldAmundsen, le premier à avoir franchi par voie maritime le passage du Nord-Ouest, entre 1903 et 1906.Itinéraire initial duQuébécois Joseph-ElzéarBernier, qui a fait 12 expéditions dans l\u2019Arctique entre 1906et 1925, y passant huit hivers complets et prenant possession officiellement de plusieurs îles au nomdu gouvernement canadien.Itinéraire de l\u2019Anglais Sir John Franklin, dont le navire a disparu corps et biens en 1845.Trois de ses matelots, morts avant le naufrage, sont enterrés dans l\u2019île Beechey ; leurs sépultures sont régulièrement entretenues par les explorateurs et autres mordus de l\u2019Arctique.Itinéraire de l\u2019Anglais Martin Frobisher, le premier à avoir atteint la terre de Baffin, l\u2019extrémité est du passage du Nord-Ouest, en 1576.CHANTAL GUY Depuis des années, le monde du livre déplore le fait qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019émission de télé consacrée à la littérature.On a souvent l\u2019impression que les grands réseaux patinent pour nous concocter des «émissions culturelles» où le mot culture, sous son faux verni, masque à peine un fourre-tout à l\u2019intérieur duquel on daigne proposer quelques titres.Le livre se retrouve ainsi en concurrence avec le dernier film ou le dernier disque d\u2019Untel, il apparaît comme la Ugly Betty de la grande famille culturelle, la fille avec des lunettes et des broches, pas très loin de la grande greluche de la danse et du freluquet des arts visuels.Que voulez-vous, il semble bien que nous n\u2019ayons pas encore trouvé au Québec notre Bernard Pivot.Sa formule était pourtant simple et peu coûteuse: cinq chaises, des invités, des discussions, une caméra.Pas très glamour, mais il n\u2019y a pas 36 façons de parler de livres, pas besoin de bip, de bop, de flash, de capsules coup de coeur ou coup de gueule.Ce ne serait pas tout le monde qui en parlerait, mais on aurait un endroit pour en parler, au moins.Les amateurs de sports ont bien leur 110%, non?On comprend qu\u2019un loft rempli de jeunes gens bien roulés attire plus les téléspectateurs et la publicité que la couverture beige et plate d\u2019un bouquin.Les grandes librairies devraient penser à commanditer Loft Story ou Occupation double, juste pour voir.Parce que l\u2019image du livre n\u2019est pas très reluisante si je me fie à ce que j\u2019ai vu à Loft Story, jeudi soir.Les filles devaient désigner parmi les gars celui qu\u2019elles estimaient le «maillon faible» du groupe, en ne se basant que sur les photos des garçons qu\u2019elles n\u2019avaient pas encore rencontrés.Or, l\u2019un d\u2019eux avait choisi de se faire photographier avec un livre.Le prince de Machiavel.Malheur à lui: plutôt que d\u2019éveiller l\u2019intérêt, cela a éveillé les soupçons.Ce jeune homme a sûrement mal lu Le prince pour dévoiler dès le premier jour sa stratégie.«Pour être efficace, il faut cacher ses intentions», écrit Machiavel\u2026 « J\u2019ai l\u2019impression que c \u2019est un gars qui se cache derrière ses connaissances », a laissé tomber une lofteuse, approuvée par les autres.Cela faisait l\u2019unanimité: un gars qui lit est un gars louche, potentiellement ennuyeux.Après cela, on se demande pourquoi les garçons ont des difficultés à l\u2019école.Malheureusement (pour le livre!) elles ont eu du flair.C\u2019est le type le plus antipathique de la bande, ce qui confirme leurs pires craintes.Ce n\u2019est pas parce qu\u2019on lit qu\u2019on est nécessairement plus intelligent que les autres \u2013 la preuve, c\u2019est qu\u2019il s\u2019est inscrit à Loft Story et que je regarde l\u2019émission.Mais j\u2019admets que je n\u2019avais jamais vu un livre se faire assassiner de cette façon, pour sa simple présence.Ce qu\u2019il y a d\u2019énorme ici, c\u2019est qu\u2019on est au-delà de l\u2019indifférence pour le livre : on est carrément dans la méfiance, peut-être même la peur.Pour une rare fois qu\u2019on voit un livre lors d\u2019une émission de téléréalité, il faut qu\u2019il soit automatiquement associé au loser, au méchant, au moche, au plate.Cela n\u2019étonne personne, le consensus est spontané.Mais lorsque Gérard Bouchard ose dire ce qu\u2019il pense de la télé et de ceux qui la regardent, tout le monde grimpe dans les rideaux et hurle au mépris.Quand ce pauvre gars se fera évincer du loft, la queue entre les jambes et son livre sous le bras, il faudra se demander qui du gars ou du livre on rejette.Le livre au ballottage lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 8 P L U S L A P R E S S E M O N T R É AL DI M A N C HE 3 0 S E P T E M B RE 2 0 0 7 4 5 0 6 5 6 - 2 6 6 0 \u2022 www.u n m o n d e d i f f e r e n t .c o m \u2022 En li b r a i r i e d è s m a i n t e n a n t \u2022 Di s t r i b u é p a r A D P FISHER Marc À travers une foule d\u2019anecdotes et de cas vécus, découvrez comment approfondir et rendre plus efficace Le Secret dans tous les aspects de votre vie.ISBN: 978-2-89225-647-5 \u2022 176 pages \u2022 15,95 $ PSST\u2026\u2026.Le Secret vous connaissez ?Vous souhaitez pousser plus loin les concepts du Secret Le plus vieux secret du monde Conférence, le 24 octobre.Info: 1-866-MOTIVER (668-4837) 3508256A PLUS LECTURES PHOTO JEFF MCINTOSH, LA PRESSE CANADIENNE LE RÉCHAUFFEMENT DE LA PLANÈTE A UNE CONSÉQUENCE INATTENDUE POUR LE CANADA: IL DOIT DÉFENDRE SES FRONTIÈRES COMME JAMAIS AUPARAVANT.DU MOINS, ELLES N\u2019ONT PAS ÉTÉ AUTANT MENACÉES DEPUIS LE MILIEU DU XIXe SIÈCLE, QUAND LES ÉTATS-UNIS CONTESTAIENT LES FRONTIÈRES DU MAINE ET DE L\u2019ÉTAT DE WASHINGTON.ESSAIS / Perdre le nord?LeCanada dans lacourdes grands L\u2019explorateur geôlier MATHIEU PERREAULT Quand Joseph-Elzéar Bernier revenait de ses expéditions en Arctique, il reprenait le petit train-train quotidien.Il était directeur d\u2019une prison à Québec.Apparemment, cette tâche lui laissait amplement le temps de planifier ses expéditions : 12 en 19 ans, et même 15 ans si on exclut la Première Guerre mondiale.Il a passé huit hivers complets dans le Grand Nord, ce qui signifie que sa famille ne le voyait qu\u2019un Noël sur deux à cette époque.Ce n\u2019est pas le seul usage atypique que Bernier a fait de sa position de geôlier.Il s\u2019est servi des talents d\u2019un faussaire pour établir les cartes de ses expéditions.Issu d\u2019une lignée de capitaines, il a fait son premier voyage aux commandes d\u2019un navire à 17 ans, en 1869, pour apporter du bois en Irlande.Deux ans plus tard, il rencontre au Massachussetts l\u2019explorateur Charles Francis Hall, qui lui communique la passion de l\u2019Arctique.Après plusieurs années de lobbyisme, il parvient à convaincre le gouvernement canadien de l\u2019aider à acheter un navire allemand, qu\u2019il rebaptise Arctic.Durant ses expéditions, il plante le drapeau canadien un peu partout dans l\u2019archipel arctique et représente même le gouvernement en faisant payer des droits de douane aux baleiniers scandinaves.On peut découvrir une foule de détails sur la vie de l\u2019explorateur québécois dans une exposition très complète au Musée maritime de L\u2019Islet-sur-Mer, près de Montmagny.MATHIEU PERREAULT CRITIQUE Cet été, la Russie a planté un drapeau sous le pôle Nord, au fond de l\u2019océan Arctique.Et plusieurs fois ces dernières années, des diplomates américains ont contesté publiquement la souveraineté canadienne sur le passage du Nord-Ouest, qui serpente entre les îles du Grand Nord.Un livre d\u2019une journaliste sc ienti f ique montréa la is e , Dominique Forget, vient à point pour éclairer ces enjeux.Perdre le Nord ?raconte pourquoi les glaces de l\u2019Arctique s\u2019amincissent, comment l\u2019Arctique a été cartographié et est devenu en grande partie propriété canadienne, et il donne les menus détails des revendications territoriales russes, danoises, norvégiennes et américaines sur cette région qui suscite maintes convoitises.Au fil d\u2019entrevues avec des cartographes, des biologistes et des politologues québécois, Mme Forget trace un portrait de l\u2019Arctique qui fera référence.Une bonne moitié du livre s\u2019attarde sur la mécanique de l\u2019effet de serre et du réchauffement de la planète, et sur les moyens de réduire l\u2019impact de l\u2019homme sur le climat.Même si les conséquences pour l\u2019Arctique sont décrites avec force détails, certains inédits (outre l\u2019ours polaire et les morses, les goélands sénateurs souffrent aussi du retrait de la banquise), il s\u2019agit de propos que beaucoup auront lus ailleurs, à différents endroits.La démarche scientifique est décrite de long en large (on apprend notamment l\u2019emplacement des cinq stations sous-marines automatiques de l\u2019Université Laval en Arctique), ce qui donne encore plus de poids aux prévisions alarmantes.Le principal attrait du livre réside dans les deux chapitres sur la souveraineté canadienne en Arctique et dans l\u2019annexe qui présenteune douzainededécouvreurs.On apprend que la Convention sur le droit de la mer, une filiale de l\u2019ONU, a deux méthodes pour fixer les frontières maritimes: la limite du plateau continental et la quantité de sédiments au fond de la mer.Le premier critère fixe les frontières à l\u2019endroit où le fond marin devient plat.C\u2019est grâce à cela que la Russie peut revendiquer le pôle Nord magnétique: en ce moment, il se trouve au-dessus d\u2019une chaîne de montagnes sousmarines, la dorsale de Lomonosov, qui serait reliée à la Russie (et peut-être aussi au Groenland et à l\u2019île canadienne d\u2019Ellesmere).L\u2019épaisseur des sédiments est un critère amusant.Plus un pays envoie de sédiments dans l\u2019océan, plus il accroît sont territoire.Comme les sédiments sont, dans des latitudes moins septentrionales, souvent imprégnés de pollution agricole ou industrielle, il s\u2019agit en quelque sorte d\u2019une revendication par les déchets.Cette approche redonne un avantage aux pays dont les côtes plongent de manière abrupte vers les profondeurs marines.Si on veut plonger dans la technique, précisons que les frontières peuvent être étendues jusqu\u2019à un point où l\u2019épaisseur des sédiments mesure 1% de la distance des côtes.Les pages sur les découvreurs permettent de faire connaissance avec une véritable confrér ie.Quand les expéditions scientifiques passent à côté de l\u2019île de Beechey, au sud-ouest de l\u2019île de Devon, elles rendent hommage aux stèles commémorant la mort de trois matelots de l\u2019expédition de Sir John Franklin, en 1845 (le reste de l\u2019équipage a sombré avec le navire, dont on cherche toujours l\u2019épave).Le fameux «passage du Nord-Ouest », imaginé dès le XVIe siècle pour réduire le trajet vers la Chine, a été partiellement exploré dès 1576 par l\u2019Anglais Martin Frobisher.C\u2019est finalement un Norvégien, Roald Amundsen, qui l\u2019a tracé au cours d\u2019un voyage qui a duré trois ans, au début du XXe siècle.Deux décennies auparavant, un autre Norvégien, Otto Sverdrup, avait cartographié le nord-ouest de l\u2019archipel arctique.Craignant que la Norvège en revendique la possession, le gouvernement canadien, à qui la Couronne britannique venait de céder ses possessions arctiques, a payé 67 000$ en 1930 (813 000$ d\u2019aujourd\u2019hui) pour acquérir toutes les cartes de Sverdrup.L\u2019hiver dernier, le National Post rapportait que les cartes de Sverdrup ont été égarées par les Archives nationales, ce qui pourrait théoriquement mener à de nouvelles revendications norvégiennes.Justement, la riche documentation graphique de Perdre le Nord?a une seule faiblesse : le manque de cartes sur les itinéraires des découvreurs arctiques.Seul l\u2019itinéraire d\u2019Amundsen est indiqué.On aurait bien aimé voir les pérégrinations de Joseph-Elzéar Bernier, navigateur québécois qui a fait 12 expéditions en Arctique entre 1906 et 1925, et qui a pris possession de nombreuses terres au nom du gouvernement canadien.Les aspects scientifiques sont par contre très bien expliqués avec des graphiques, et on peut louer le choix de la vingtaine de photos couleur, qui échappent aux clichés des Inuits à la figure cuivrée ou des ours polaire coincés sur la banquise fragmentée.En postface, l\u2019explorateur Bernard Voyer ajoute une touche de lyrisme qui peut sembler déplacée aux amateurs de journalisme scientifique, mais qui sera certainement appréciée par beaucoup de ses fans.1 2 3 AU PIED DE LA LETTRE DANIEL LEMAY TRADUCTRICE.ET FIDÈLE La Montréalaise Marie Frankland a reçu vendredi le prix John-Glassco pour sa traduction française de The Rocking Chair and Other Poems d\u2019A.M.Klein, lauréat de la médaille du Gouverneur général en 1949; La chaise berçante a paru en édition bilingue aux Éditions du Noroît l\u2019an dernier.Né dans une famille juive orthodoxe d\u2019Ukraine, A.M.Klein (1909-1972) a toujours dit avoir vu le jour à Montréal, qu\u2019il avait mis en scène comme société d\u2019accueil au début du XXe siècle dans Rocking Chair.Selon le communiqué de l\u2019Association des traducteurs et traductrices littéraires du Canada, qui décerne le prix depuis 1982, Mme Frankland «se joue avec aisance des jeux syntaxiques et lexicaux du poète» dont l\u2019écriture reste «toute moderne».Le Montréalais John Glassco (1909-1981) était quant à lui poète et traducteur; on lui doit, entre autres, la traduction anglaise des oeuvres de Saint-Denys Garneau.COURTE LISTE Ma vie ne sait pas nager d\u2019Élaine Turgeon \u2013 illustrations de Stéphane Poulin, publié chez Québec Amérique en 2006 \u2013 a accédé à la liste d\u2019honneur bisannuelle de l\u2019International Board on Books for Young People (ibby.org) qui annoncera ses lauréats à Copenhague en septembre prochain.Dans les traductions, la section canadienne de l\u2019IBBY a choisi Fausse identité de Claudine Vivier (traduction de Mistaken Identity, de Norak McClintock, publiée chez Hurtubise HMH) et la traduction anglaise de Le ciel tombe à côté de Marie- Francine Hébert (Québec Amérique, 2003), réalisée par Susan Ouriou pour Red Deer Press (This Side of the Sky).DEUXMOTS.André Girard a remporté le prix Abitibi-Consolidated du Salon du livre du Saguenay pour son roman Port-Alfred Plaza (Québec Amérique).Le Studio littéraire de la Place des Arts inaugure sa saison demain avec les Carnets d\u2019apesanteur de Tristan Malavoy, du titre de l\u2019album de poésie chantée paru récemmet (Coronet liv/Audiogram); au Studio-théâtre à 19 h 30.Sources: ATTLC, IBBY Canada, PdA.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É AL DI M A N C HE 3 0 S E P T E M B RE 2 0 0 7 P L U S 9 conférence MARC FISHER GUY BOURGEOIS Les c l é s de l a r é u s s i t e ! Date : 24 oct, 19h Lieu : Cegep Maisonneuve, Prix : 25$ (taxes incl) 3800 Sherbrooke E, *20$ ch.groupe 4 + 1-866-MOTIVER (668-4837) Le Plus Vieux Leonard De Vinci 1452-1519 SECRET 3511674A Dessine-moi un burnout Déprimé?-Consultez donc\u2026 un livre! s\u2019en sortir en Dessinant Étiquette : nom fÉminin Ce qui marque quelqu\u2019un et le Classe.Catherine filion 3509905A PLUS LECTURES LITTÉRATURE QUÉBÉCOISE Si une telle enquête a été faite, elle révèle sans doute que la fréquentation des centres commerciaux est la première activité de loisirs de nos compatriotes, avant même les lectures littéraires.Les moralisateurs en font un drame.François Gravel, qui se contente d\u2019être moraliste, en fait un roman.Vif, truculent, drôle et même émouvant: on connaît l\u2019étendue de sa palette.Pour explorer l\u2019univers de la consommation extrême, il fallait trouver des personnages qui s\u2019y connaissent.Rien de mieux que les agents de sécurité, qui sont en quelque sorte des policiers non violents, parce que sans pouvoir.Le romancier leur donne le beau rôle et leur prête une humanité qu\u2019ils supportent assez bien, multipliant les gestes qui sèment ici et là les quelques petits bonheurs sans conséquence.Viateur, enseignant à la retraite, est recruté par son beau-frère Michel, le patron de la petite équipe.Il hésite, car il déteste les centres commerciaux.Le travail étant moins pénible que la dépression, l\u2019ex-prof accepte l\u2019offre.Il rejoint une poignée de collègues assez sympathiques.Une femme d\u2019un certain âge, peu portée sur les hommes et sur la chose, une recalée de l\u2019École de police (pour inaptitude à maîtriser les concepts philosophiques !), un Haïtien dont l\u2019immense culture se déverse dans d\u2019immenses monologues, quelques autres encore tous aussi passionnés par leur métier.La diversité des situations auxquelles ils font face y est pour beaucoup.Il s\u2019agit moins de vols que de comportements jugés déviants selon l\u2019austère (et hypocrite) morale capitaliste et qui risquent de troubler la sérénité des clients et des commerçants.On voit ainsi passer des anarchistes légèrement terroristes dont le projet de société reste évidement à déterminer, quelques maniaques dont un collectionneur de poils pubiens qui écume les cabines d\u2019essayage des boutiques de lingerie fine, des enragés de l\u2019aubaine qui piétineraient volontiers leur mère pour acheter une bricole inutile, etc.C\u2019est drôle à lire ou c\u2019est pathétique, c\u2019est bien mené ou un peu moins, en tout cas on ne s\u2019ennuie pas un seul instant.Les romans de François Gravel ne sont peut-être pas de la grande littérature, et peu lui chaut, mais de la bonne certainement.Le romancier assume les risques du métier : quand on publie beaucoup, il y a forcément du meilleur et du plutôt bien.Vous êtes ici appartient à la deuxième catégorie.On aurait préféré des personnages plus ciblés et plus fouillés, une critique sociale un peu moins molle et une narration plus dense, plus efficace.Au moins, le romancier se méfie du gros bon sens et préfère le petit, plus imperméable à la grosse bêtise.Et comme toujours, il est bien branché sur l\u2019air du temps.\u2014 Réginald Martel VOUS ÊTES ICI François Gravel Québec Amérique, 280 pages 22,95$ La consommation selon Gravel DANIEL LEMAY ESSAIS Il lisait des partitions avant de connaître ses grosses lettres et sa mère, elle-même musicienne, s\u2019est aperçue très tôt que son fils, unique à plus d\u2019un égard, possédait l\u2019oreille absolue, cette capacité de reconnaître une note musicale sans la moindre référence.Plus tard, l\u2019évidence apparut à ses maîtres: ils étaient en présence d\u2019un génie.Le jeune homme chantonnait au piano, jouait prostré sur le clavier, dans une position qui n\u2019avait rien de conventionnel mais dans laquelle il apparaissait en parfaite symbiose avec la musique, lui qui disait n\u2019avoir jamais joué une pièce avant de l\u2019avoir totalement mémorisée.Il savait Bach par coeur, Schoenberg aussi.Comme interprète, il aspirait à «ajouter au monde connu».Mais le concert et les demandes du public lui pesaient, pire le rendaient malade, lui déjà un peu hypocondriaque.Ainsi, après une courte mais fulgurante carrière (256 concerts en neuf ans : il en avait annulé presque autant), il a décidé en 1964 de quitter la scène.Pour entrer en studio où il entendait intégrer la technologie à sa quête de l\u2019oeuvre parfaite.Coupé du monde, le musiciencommunicateur n\u2019en restait pas moins en contact avec lui par le «ministère» de la radio, celle de CBC, où il pouvait parler sans frein de sa musique.Et de luimême, son autre sujet préféré.Glenn Gould avait fixé à son 50e anniversaire la fin de sa carrière de pianiste; l\u2019illustre Torontois est mort neuf jours après la date, le 4 octobre 1982.Le 25e anniversaire de sa disparition est l\u2019occasion d\u2019une vaste programmation multimédia: exposition au Musée de la civilisation à Hull, nombreuses émissions à la radio publique, qui a présenté jeudi soir les Variations Goldberg de Bach, l\u2019oeuvre fétiche de Gould, interprétée en séquence par six pianistes, en direct d\u2019autant de studios radio-canadiens d\u2019un océan à l\u2019autre.L\u2019événement majeur de cet anniversaire restera néanmoins la sortie de ce Partita pour Glenn Gould de Georges Leroux, professeur de philosophie ancienne à l\u2019UQAM, traducteur de Platon et «admirateur » du célèbre pianiste.Pareil aveu aurait pu nous faire craindre le «livre de fan», fût-il l\u2019oeuvre d\u2019un pédagogue érudit comme M.Leroux.Il n\u2019en est rien : Partita pour Glenn Gould, prix de la revue Études françaises 2007, n\u2019est pas une biographie mais un essai philosophique de haute tenue où l\u2019auteur s\u2019interroge sur l\u2019oeuvre qui «libère une part de divinité» en chacun de nous, sur la création \u2013 l\u2019interprète est-il un créateur?\u2013, sur l\u2019art comme don, sur la nordicité et sur la solitude, «garantie de la meilleure communauté ».Ici par les lectures de Gould, là par ses origines puritaines, Georges Leroux explique comment son sujet s\u2019est consacré à cette «quête radicale de nouveauté» au détriment total de tous les autres aspects de sa vie: «Les exigences de l\u2019art, lit-on, sont telles que l\u2019art réclame la totalité de la vie, et que l\u2019authenticité est à ce prix.» Aux anti-Gould, nombreux, qui arguent que cet ineffable maniaque s\u2019est d\u2019abord consacré à l\u2019édification de son culte, Georges Leroux répond qu\u2019un«narcissisme esthétique supérieur et profondément spirituel» contribue à «la construction de soi-même comme être divin».Saint Glenn Gould?Juste au nord du lac Simcoe.Les non-mélomanes (curieux) ne devraient pas hésiter à s\u2019embarquer dans ce qui constitue par ailleurs un grand voyage dans « l\u2019immensité de la musique savante».À condition toutefois d\u2019emporter leur Petit Larousse, à même de renseigner autant sur la nature du contrepoint que sur l\u2019oeuvre de Buxtehude ou de Schnabel.Ils pourront alors, en pleine communauté avec l\u2019auteur, considérer quelques questions aussi accessibles qu\u2019actuelles: «Décrire la musique, est-ce la comprendre ?Et quel genre de compréhension est requise pour éprouver le plaisir de la musique?» Pas besoin d\u2019être musicologue pour parler de ça.Faut juste baisser la musique un peu.PARTITAPOUR GLENNGOULD Georges Leroux Presses de l\u2019Université de Montréal, 334 pages, 27,95$.Extrêmement Gould Partita pour Glenn Gould n\u2019est pas une biographie mais un essai philosophique de haute tenue.ous les jours dans ARTS SPECTACLES ENMPERUIRMCEUERSOCEIRS.O.IR.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 10 P L U S L A P R E S S E M O N T R É AL DI M A N C HE 3 0 S E P T E M B RE 2 0 0 7 CÉLÉBRITÉS.JEAN-FRANÇOIS RIVEST Félicitations pour l\u2019obtention de ton doctorat en médecine et bonne chance pour ta spécialisation en psychiatrie.Ta détermination est une grande source de fierté.Francine et Daniel.JOHANNE CUSSON ET SERGE FAUBERT 28 septembre 2002.5e anniversaire de rencontre.Que le bonheur qui nous unit depuis 5 ans dure encore longtemps! Ton amoureux, Serge.LOUISE BEAUDIN-DEMONTIGNY Joyeux 75e !!! Félicitations pour ton parcours de vie DYNAMIQUE et tes talents sportifs et de JET-SET autour du globe!!! Bonne chance dans tes études en Chine et longue vie!!! Tendresse, ta merlouxxxxx LÉONIE BERNIER ET JACQUES OLIVIER 60e anniversaire de mariage Le 4 octobre 1947 vous unissiez vos coeurs et vos vies.Vous êtes un exemple d\u2019engagement et de support mutuel.Félicitations chers parents! Vos deux filles qui vous adorent, leurs conjoints et vos petits-enfants.ROLANDE LAVIGNE CAUVIER Chère maman, mamie et soeur, nous désirons te souhaiter, en ce 30 septembre 2007, un très joyeux 80e anniversaire de naissance.Que cette journée t\u2019apporte amour, joie et tendresse.Tes enfants et leurs conjoints, tes petits-enfants et ta soeur qui t\u2019aiment très fort.SUZANNE LAPALME JULIEN Que d\u2019histoires tu as à raconter depuis 80 ans.Que d\u2019émotions tu as vécues depuis 80 ans.Que de sagesse tu as aujourd\u2019hui.Joyeux anniversaire De ta famille qui t\u2019aime HELMUT HERRHOLZ ET HUGUETTE LABELLE 50e anniversaire de mariage 28 septembre 1957-28 septembre 2007.Félicitations pour vos 50 ans d\u2019amour.Avec toute notre affection.Vos enfants Roger et Hélène, vos petits-enfants Tristan, Nicolas-Julien et Aglaé MARCEL LATOUR ET PAULINE LEGAULT 30 septembre 1967-2007 Félicitations pour votre 40e anniversaire de mariage.Vous êtes des parents merveilleux.Je vous aimerai éternellement.Votre fille Martine ainsi que Simon, Myriam, Annabelle et Justin RÉJEAN HAINEAULT Bonne fête cher frère, 50 ans faut fêter ça en grand.Je t\u2019aime Bisous bisous xxx Ta soeur Josée BIBIANE ET JACQUES BLANCHETTE 1er octobre 1966 \u2013 1er octobre 2007 Bon 41e anniversaire de mariage! Soyeux heureux!!! La parenté DENISE ET JEAN-PAUL JOLY 60 ans de mariage le 4 octobre Nous sommes fiers de vous.Félicitations! Avec amour, vos enfants Mireille, Robert et Sonia, de vos petitesfilles Chantal, Annick, Amélie, Catherine et Marie-Hélène et de vos arrière-petits-enfants Pénélope, Sarah, Jules, Émilie et Mathieu.VoUs AVEz UN éVéNEMENt à CéléBrEr ?tous les dimanches dans La Presse Composez le (514) 285-7274 appels interurbains (sans frais) 1 866 987-8363 CElEB_30_09_2007 3451132A LA PRESSE CANADIENNE TROIS-RIVIÈRES \u2014 Depuis vendredi, toute la ville de Trois-Rivières vibre au rythme de la poésie et ce, pour la 23e année.Le Festival international de poésie de Trois-Rivières a entrepris ses activités avec la projection à la Maison de la culture du film documentaire Un cri au bonheur.Pour les besoins de ce film, 21 poèmes ont été mis en images par 11 cinéastes dans une oeuvre signée par la productrice Monique Simard et le réalisateur Philippe Baylaucq.Sous la présidence de Gaston Bellemare, ce 23e festival propose 400 activités dans les restaurants, les bars, les galeries d\u2019art, les écoles et les bibliothèques de la région.Notamment, l\u2019exposition Mexique en trois lieux, pour laquelle des peintres mexicains se joignent à des poètes québécois, sera présentée en trois endroits différents.Le festival se poursuit jusqu\u2019au 7 octobre avec la participation d\u2019une centaine de poètes provenant d\u2019une trentaine de pays.Renseignements : www.fiptr.com Jocelyne Mallet-Parent lauréate du prix France-Acadie ÉVÉNEMENT PHOTO FOURNIE PAR LE FESTIVAL INTERNATIONAL DE POÈSIE DE TROIS-RIVIÈRES PLUS LECTURES Le 23e Festival international de poésie de Trois-Rivières LA PRESSE CANADIENNE PARIS \u2014 Le jury du prix France- Acadie a fait connaître ses choix au terme de sa 29e séance plénière, à Paris.Il a décidé, dans la section «Création littéraire», d\u2019attribuer le prix au roman de Jocelyne Mallet-Parent, paru aux Éditions de la Francophonie, Sous le même soleil.Ce roman nous entraîne dans une quête à la fois pathétique et rebondissante de la mystérieuse Fatou, disparue dans l\u2019enfer de la prostitution forcée, au service des armées angolaises.Le roman Le mor veux, de Guildor Michaud (aux éditions Le Septentrion) avait aussi retenu l\u2019attention.Dans la section «Sciences humaines», le jury a couronné l\u2019ouvrage consacré par Odette Castonguay (Éditions de La Grande Marée) au chanteur contemporain Calixte Duguay, qui a marqué la chanson de composition acadienne.Le prix France-Acadie est une initiative des Amitiés acadiennes, avec le soutien de la Fondation de France.Décerné annuellement, il comprend une récompense en espèces de 1400$ pour chacun des deux lauréats.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É AL DI M A N C HE 3 0 S E P T E M B RE 2 0 0 7 P L U S 11 PLUS LECTURES BIBLIO PAYS DE RENÉ CHAR MARIE-CLAUDE CHAR FLAMMARION 260 PAGES 84,95$ L\u2019éditrice à son compte Marie-Claude Char consacre, depuis presque 20 ans, beaucoup de ses énergies au rayonnement et à la pérennité de l\u2019oeuvre générale de son défunt mari René, en faisant le tri dans ses papiers, en organisant des expositions et en faisant divers catalogues.On parle ici de René Char, évidemment, grand poète, physiquement imposant, ami des surréalistes, homme politiquement engagé qui a vécu le dernier siècle presque en entier (1907-1988).Mme Char propose aujourd\u2019hui, chez Flammarion, en l\u2019honneur de l\u2019artiste, l\u2019un de ces beaux livres richement illustrés qui servent en quelque sorte de «compléments» chic à une véritable biographie fouillée.Pays de René Char est un objet de luxe, et s\u2019il contient sa part, épurée, de biographie, les connaisseurs l\u2019achèteront pour le foisonnement de documents et de photographies, d\u2019images et de manuscrits qu\u2019il propose: Char faisait parfois de ses poèmes de véritables tableaux objets.Cet ouvrage présente beaucoup de photos d\u2019archives, de lettres, de notes, d\u2019ébauches et d\u2019esquisses de Char, ainsi que diverses illustrations ou portraits faits par d\u2019autres: une enveloppe dessinée par Picasso adressée à Char, un dessin de couverture par Miro, etc.Près de 300 pages d\u2019objets rares et de morceaux choisis lesquels offrent, tout ensemble, un portrait intime de cet artiste, comme si on avait accès à ses affaires personnelles, à une sorte de «scrap-book» ultime.Mais ce n\u2019est pas donné: à près de 85$, on comprend que ce bouquin s\u2019adresse principalement, sinon spécifiquement, aux véritables amateurs.\u2014 Aleksi K.Lepage, collaboration spéciale L\u2019ÎLE DES PAS PERDUS BERTRAND GERVAIS XYZ ÉDITEUR 186 PAGES 23$ Après avoir exploré les failles de l\u2019Amérique, Bertrand Gervais fréquente le merveilleux avec L\u2019île des pas perdus, un roman où les jeux de miroir favorisent autant les mises en abîme que les échos déformants.Pour exorciser la mort de sa femme, J.R.Berger invente un monde littéraire parallèle où la capacité d\u2019oubli fait office de savoir.Du palais de la Musquette à la baie du Maco, les habitants de l\u2019île vivent au rythme choisi par l\u2019auteur fictif.Mais voilà que la fille de Berger, petite Caroline cousine de l\u2019Alice de Carroll, entre dans l\u2019onde fabuleuse du père sans distinguer le vrai du faux.Il est vrai que Gervais, comme toujours, s\u2019amuse à brouiller les pistes du réel, laissant le lecteur se débrouiller dans le sfumato.Caroline s\u2019enfonce donc dans une ville qui la happe, à la recherche de ses pouces disparus à la suite d\u2019une promesse non tenue.Il faut grandir et cesser de sucer le doigt à la framboise.Mais devant l\u2019échec incontestable de cette tentative d\u2019émancipation, Caroline, sans le vouloir, découvrira le secret de l\u2019écriture.Jouant avec les mots comme avec les symboles (l\u2019auteur est sémiologue), Bertrand Gervais pétrit donc la langue, liant la génétique à la littérature (pourquoi pas), jonglant avec les homonymes et disséminant des calembours à ceux qui auront envie de les attraper dans leur filet à papillons.\u2014 Jade Bérubé, collaboration spéciale SOUVENIRS DES JOURS HEUREUX JULIEN GREEN FLAMMARION 324 PAGES, 32, 95$ Viennent de paraître les Souvenirs des jours heureux de Julien Green\u2026.L\u2019Américain pas tranquille qui devint académicien français et qui écrivit un célèbre Journal, de 1919 jusqu\u2019à 1990.Soixante et onze ans! Mais il manquait à ces souvenirs quelques années d\u2019avant 1919.On vient de les publier.Ils furent écrits vers 1942, aux États-Unis où Green s\u2019était réfugié durant la dernière guerre, en Virginie et en Géorgie.Il les avait traduits lui-même.Ce sont les récits de sa jeunesse à Paris au sein d\u2019une famille nombreuse, envahissante, bohème\u2026 et l\u2019on y découvre avec une certaine émotion comment c\u2019était à Paris lorsque la guerre de 14 se déclencha \u2013 on dirait d\u2019un film noir et blanc, nostalgique et violent.L\u2019engagement volontaire au secours de la France d\u2019un Julien qui se sent très Julian, (en trichant sur son âge) et celui de ses soeurs.Tout le monde y est allé, vers cette guerre monstrueuse dont on ne parle plus, sans doute parce que nous avons connu pire?La lutte entre deux langues et contre deux pays qui obsèdent le jeune homme, les États-Unis et la France, cette lutte qui le poursuivra toute sa vie.Green fut l\u2019image même de l\u2019artiste, de l\u2019écrivain, du poète, de l\u2019homme libre de moeurs comme de pensée.Ce livre est une sorte d\u2019addition à son Journal, et il est passionnant.\u2014 Jacques Folch-Ribas, collaboration spéciale.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll NATHALIE COLLARD Imaginez Marie Laberge suivant Mario Dumont durant toute une campagne électorale.Il en résulterait un portrait bien différent de celui auquel nous habituent les journalistes politiques.Une dramaturge ou une écrivaine ont une sensibilité bien différente du reporter aguerri et, si elles ne sont pas familières avec les coulisses du pouvoir, elles ont l\u2019avantage de poser un regard neuf sur la chose politique.C\u2019est donc rempli d\u2019attente qu\u2019on se jette sur LE livre de la rentrée littéraire parisienne, L\u2019aube le soir ou la nuit, écrit par une outsider de la politique mais vedette de la scène théâtrale, Yasmina Reza (auteure de la pièce Art, interprétée entre autres par Marc Labrèche, à Montréal, en 1996).Durant un an, Reza a vécu dans le sillage du candidat de droite Nicolas Sarkozy afin de découvrir ce qui pouvait bien motiver un homme à vouloir devenir président de la République.Si vous voulez en apprendre davantage sur la stratégie de l\u2019équipe Sarkozy ou sur les jeux de coulisses de la politique en France, ne lisez pas ce livre.On ne navigue pas dans ces eaux-là avec Yasmina Reza.Son portrait est beaucoup plus impressionniste, composé de fragments de discussions, de collage de scènes, d\u2019impressions furtives, d\u2019anecdotes, d\u2019observations.Comme si l\u2019auteure nous avait en quelques sorte ouvert les pages de son cahier de notes.Le portrait qui s\u2019en dégage est celui d\u2019un homme doté d\u2019une grande ambition qui souhaite devenir président de la République parce que.c\u2019est là qu\u2019il en est dans son plan de carrière (!).Je caricature à peine.On réalise rapidement qu\u2019il y a un fossé entre les attentes des Français et le désir de Sarkozy de répondre à ces attentes.La volonté de «servir ses concitoyens» ne semble pas figurer au nombre de ses motivations.En lisant Reza, on a l\u2019impression que la pensée politique de Nicolas se tisse au fil des jours, qu\u2019il improvise une vision de la France à laquelle il croit plus ou moins, sa seule certitude (motivée par son statut de fils d\u2019immigré) étant que la France appartient à ceux qui l\u2019aiment (une idée qu\u2019il défendra de façon magistrale dans un discours).C\u2019est d\u2019ailleurs ce statut d\u2019immigré qui unit l\u2019auteure et son sujet.Comme lui, Yasmina Reza vient d\u2019une famille d\u2019immigrés et sa patrie d\u2019adoption lui a donné toutes les chances de s\u2019illustrer et de réussir.C\u2019est une expérience commune qui, visiblement, les rapproche.D\u2019ailleurs vers la fin de la campagne, l\u2019auteure est complètement sous le charme de Sarkozy.Et elle ne s\u2019en cache pas.Comment pourrait-il en être autrement ?C\u2019est le principal problème de ce genre d\u2019exercice : à force de côtoyer l\u2019entourage et de recueillir les confidences, on perd la distance avec son sujet.Sans compter que le pouvoir rendrait charismatique une planche à repasser.Malgré ses défauts, le livre de Reza vaut tout de même le détour.S\u2019il n\u2019a pas la profondeur de L\u2019année des adieux de Laure Adler (qui y relate son expérience comme conseillère culturelle de François Mitterrand), il nous fait tout de même accéder à une partie plus intime de l\u2019homme.Après avoir refermé le livre, quand on voit le président Sarkozy à la télévision, on a l\u2019impression de le connaître un peu.Preuve que Mme Reza a réussi quelque chose.L\u2019aube le soir oula nuit Yasmina Reza Flammarion, 185 pages, 29,95$ Une image de Nicolas Un livre sur la mort.Pas très jojo comme sujet.Nécessairement déprimant ?Non, lance Élise Turcotte.«La mort, c\u2019est le vivant par excellence ! » VALÉRIE GAUDREAU LE SOLEI L Oui, la mort est vivante, nous dit Élise Turcotte dans son nouveau livre, Pourquoi faire une maison avec ses morts.Parce qu\u2019elle est partout, parce qu\u2019on y passera tous un jour et parce que, tant qu\u2019à y être, mieux vaut regarder la grande faucheuse en face.C\u2019est ce que la poète, nouvelliste et romancière nous invite à faire au fil de sept histoires touchantes, profondes, denses.«La mort est présente partout et oui, je suis attirée par elle, même si je suis quelqu\u2019un de très vivant ! C\u2019est drôle à dire, mais j\u2019ai eu bien du fun à écrire ça!» lance Élise Turcotte dans un grand éclat de rire.«Ça», c\u2019est un tout petit grand livre de 128 pages, un hybride entre la fiction, la réflexion poétique et l\u2019essai.«On l\u2019a qualifié de fiction philosophique ou de récit anthropologique», ajoute l\u2019auteure, qui accepte toutes ces étiquettes.Mais au final, elle opte pour «récits», tout simplement.Car Élise Turcotte ne le cache pas : il y a beaucoup d\u2019elle dans la narratrice de Pourquoi faire une maison avec ses morts, oeuvre qui résulte d\u2019une longue réflexion.«La mort est un sujet extraordinaire.Tout ce que je sais ou que j\u2019ai appris sur elle se retrouve dans ce livre», explique-t-elle.Apprivoiser la douleur Décès d\u2019un proche, fusillades dans les écoles, guerre, attentats, maladie, mort d\u2019un animal, la façon dont on traite les défunts dans les autres cultures : la mort est abordée sous toutes ses formes par une narratrice dont le «métier» est de créer des sanctuaires pour les défunts.Que ce soit dans des lieux aussi concrets qu\u2019un centre commercial ou un hôpital ou dans un univers plus abstrait, voire onirique \u2013 on est dans la fiction, après tout \u2013, cette femme erre avec la volonté d\u2019aider les endeuillés.«Je trouve qu\u2019on évacue trop rapidement le deuil », poursuit Élise Turcotte, qui déplore la manière dont on vit la mort dans notre société occidentale.On donne l\u2019impression d\u2019être serein devant cette réalité, et pourtant, on la cache.La mort devient une véritable industrie, où il faut faire vite et propre.Mais où on oublie l\u2019essentiel: le rituel collectif, le deuil et, surtout, assumer le côté très «physique » du dernier soupir.«On accepte si bien la mort que la dépouille d\u2019une personne aimée peut passer directement de l\u2019hôpital au four.Comme s\u2019il ne s\u2019était rien passé.Pas d\u2019attente.Pas de sacrifice.Pas de perte.Pas de larmes.À peine des souvenirs.Il ne s\u2019est rien passé.Et pendant ce temps l\u2019âme des morts continue d\u2019errer», écrit Élise Turcotte.Cette façon bien moderne de concevoir la mort n\u2019est pas étrangère à notre rapport au corps en général, ajoute l\u2019écrivaine.«On voit des corps dénudés partout, mais on ne le montre jamais comme il est vraiment.» Le refus de vieillir, la chirurgie, les progrès de la science sont pour l\u2019auteure autant de manifestations du «rejet de la mort».Dans un des sept récits, elle nous invite à réfléchir sur une méthode aussi poussée que la fameuse plastination du Dr Gunther von Hagens.Cet anatomiste allemand expose ses corps plastinés partout dans le monde \u2013 il l\u2019a fait à Montréal cet été.Imaginant son corps plastiné, la narratrice écrit : «Mon propre cadavre, ou un morceau de mon corps, foie, utérus, coeur, pourrait ainsi, si je le voulais, mais je ne le veux pas, être exposé au musée.Ultime minute de gloire.Une dernière et totale absence d\u2019intimité.Mon corps sec et inodore, dépiauté, offert à une éternité sans deuil.» «On a trop peur de la souffrance, poursuit Élise Turcotte.Quand on perd quelqu\u2019un, rapidement, on n\u2019a plus le droit d\u2019en parler, mais le processus est plus long que ça.La fin, c\u2019est aussi la mémoire, les traces des gens qui ne sont plus là.On vit une déshumanisation de la mort.» Accepter la mort, donc?Non, plutôt la rejeter, «la refuser collectivement pour pouvoir vivre la douleur».Car après tout, c\u2019est ça, aussi, être en vie.Pourquoi faire unemaison avec ses morts Élise Turcotte Leméac, 128 pages, 17,95$ ENTREVUE / Élise Turcotte Une mort pleine de vie PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE © L\u2019auteure Élise Turcotte déplore la façon dont on vit la mort dans notre société occidentale.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll «C\u2019est drôle à dire, mais j\u2019ai eu du fun à écrire ça.» lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 12 P L U S L A P R E S S E M O N T R É AL DI M A N C HE 3 0 S E P T E M B RE 2 0 0 7 AHUNTSIC 12220 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1996 OUTREMONT 30 Bates #401 14h-15h30 Condo 221 000 $ O.També 514 271-2131 OUTREMONT 1095 Pratt #103 14h-16h Condo 349 900 $ M.J.Gaudreault 514 731-7575 OUTREMONT 574 Davaar 14h-16h Cottage 679 000 $ J.M.Domenjoz 514 271-2131 OUTREMONT 50 Bates #403 14h-16h Condo 349 000 $ L.Charlebois 514 271-2131 N.D.G.4600 Royal 14h-16h Condo 319 000 $ M.Cartier 514 271-2131 OUTREMONT 742 Rockland 14h-16h Cottage 759 000 $ J.Gervais 514 271-2131 PIERREFONDS 5643 Shumack 14h-16h.Cottage 539 000 $ C.Salloum 514 867.2041 OUTREMONT 25 Beloeil 14h-16h Cottage 1 059 000 $ M.Cartier 514 271-2131 VILLE-MARIE 101 St-Norbert 14h-16h Cottage 649 000 $ G.Lescalier 514 271-2131 OUTREMONT 50 Manseau #6 14h-16h Condo 285 000 $ G.Gadoury 514 281-5501 OUTREMONT 721 Wiseman 14h-16h Cottage 699 000 $ E.Labelle 514 271-2131 OUTREMONT 18 Bates # 102 14h-16h Condo 419 000 $ M.Lavigne 514 271-2131 PIERREFONDS 68 9e rue 13h-15h Bungalow 288 000 $ D.Doan 514 278-7170 PLATEAU 4661 Parthenais 13h30-14h30 Condo 229 000 $ 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S.Forest D.Fortin A.Fosset S.Fourier E.Fournel M.Fragman S.Gabriel G.Gadoury J.Gareau S.Gareau L.Garon A.Gascon M.-J.Gaudreault M.Gaudreault S.Gauthier D.Gélineau J.Gervais J.Ghosn-Chelala C.Giroux L.Giroux A.Gomes A.Green R.Grenier E.Guénette A.-M.Guertin J.Guettar B.Gulpekmez I.Haddad A.Hébert T.Hossein M.-J.Houde R.Hughes L.Ibitoye N.Jacques M.A.Jimenez S.Kadian P.Kantémiroff M.Kimpton S.Kimpton L.Labbé E.Labelle S.Labonté C.Lafrenière I.Lal N.Lamothe D.Landry M.Larocque S.Larouche S.Laurier R.Laurin R.Lavallée M.Lavigne D.Lavoie H.A.Le A.Lecompte C.Lefrançois M.Lefrançois R.Legault G.Lescalier I.Lindsay R.Londono A.Lowe B.Mack Arsenault M.Madore L.H.Mai J.Maillet B.Maisonneuve L.Majoul D.Malo D.Marcotte S.Michaud S.Mongeau M.-H.Morin C.Nadif Kouri C.Nadon S.Naud J.Navarrette M.-J.Neuser J.Nguyen T.-A.Nguyen J.Oliveira S.Ouellette C.Pagé O.Paiva V.Pantelis C.Paolucci L.Parent M.A.Pereira M.O.Perrault J.Perron S.Phimmasone J.-M.Pilon S.Proteau M.Racicot N.Razzaghi H.Remanjon B.Richard O.Rigal C.Rivard L.Rossi S.Rouleau T.Rubino B.Sainte-Marie A.Saint-Pierre C.Salloum R.Samuel T.Santostefano L.Sauvageau S.Sauvé A.Sayegh S.Schumer M.Scruton M.Serban B.Stein P.Soucy J.Vittoria A.Velosa S.Velosa B.Villeneuve I.Tremblay M.Tremblay J.Turcot A.Strammiello O.També P.Tragoulias L.Stock G.Sivakolunthu S.Sivakolunthu T.Silvano M.-C.Sirard N.Stephens 3512010 S.Vo Hoang K.Wehbé R.Khan Z.Khan AHUNTSIC CONDO 1585 #6 R.-Charbonneau 149000$ G.Bardagi 514 276-4636 #1016 CONDO 1570 #404 R.-Charbonneau 166000$ G.Bardagi 514 276-4636 #1976 CONDO 1540 H.-Bourassa # 102 171 000$ C.Lefrançois 514 731-7575 CONDO 2045 Gouin est 225 000$ Danielle Landry 514 281-5501 2PLEX 8818-20 Berri 279 000$ Carlo Paolucci 514 271-2131 CONDO 9985 de L\u2019Esplanade 289000$ G.Gadoury 514 281-5501 2PLEX 9091-93 St-Denis 339 000$ Rashid A.Khan 514 278-7170 COTT.10572 D\u2019Iberville 349 000$ G.Gadoury Marie-C.Sirard 514 281-5501 M.PALLIER 12220 Colbert 387 000$ David Doan 514 278-7170 M.PALLIER 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12485 Primat Paré #303, R.D.P.214 000$ J.Vittoria 514 278-7170 CONDO 12382, rue Diderot, R.D.P.214 900$ J.Vittoria 514 278-7170 COTT.7761, av.André Ampère, R.D.P.219 000$ J.Vittoria 514 278-7170 2PLEX 12042-12044 Lamoureux, Mtl-Nord 227 000$ C.Paolucci 514 271-2131 COTT.7848, av.Jean-Vincent, R.D.P.235 000$ J.Vittoria 514 278-7170 CONDO 6200, Jarry E.#506, St-Léonard 244 000$ J.Vittoria 514 278-7170 BUNG.11823-25, Pigeon, 249 000 $ D.Marcotte, 514-271-2131 COTT.12010, 58e av.R.D.P.259 000$ J.Vittoria 514 278-7170 CONDO 8884, boul Perras, R.D.P.259 900$ J.Vittoria 514 278-7170 COTT.12115, Emmanuel Briffa R.D.P.269 900$ J.Vittoria 514 278-7170 COTT.12255 Armand-Bombardier R.D.P.279 000$ R.Londono 514 278-7170 2PLEX 6348-52 de Normandie Mtl-Nord 285 000$ J.Vittoria 514 278-7170 COTT.6565 Baldwin, Anjou 297 500$ M.Gaudrault 514 281.5501 PL.PIED 12435, 4e av., R.D.P.359 000$ J.Vittoria 514 278-7170 PL.PIED 8070, rue Joubert, St-Léonard 359 000$ D.Weber 514 278-7170 COTT.9895, 4e av., R.D.P.399 000$ Roberto Londono 514 278-7170 2PLEX 11398-11402 Brunwr Mtl-Nord 410 000$ M.-J.Neuser 514 271-2131 6PLEX 10850 l\u2019Hotel de Ville, Mtl-Nord 419 000$ J.Vittoria 514 278-7170 COTT.11108, boul.Gouin E.R.D.P.429 000$A.Strammiello 514 278-7170 2PLEX 5785-89 des Tulipes,Mtl-Nord 429 000$ J.Vittoria 514 278-7170 2PLEX 11586-90 Rolland, Mtl-Nord 429 000$ S.et G.Sivakolunthu 514 278-7170 ST.SERVICE 4841 rue Forest, Mtl-Nord 449 000$ I.Haddad 514 271-2131 2PLEX 4370-72 Denis Papin St-Léonard 499 000$ S.Sivakolunthu 514 278-7170 COTTAGE 3975 Gouin E, Mtl-Nord 499 000$ Marie-C.Sirard 514 281.5501 8PLEX 10992 Lacordaire, Mtl-Nord 569 500$ M.I.Bhuiyan 514 278-7170 3PLEX 6060-64 Despreaux, St-Léonard 589 000$ H.Remanjon 514 731.7575 9PLEX 5643 H.-Bourassa, Mtl-nord 599 000$ R.A.Khan 514 278-7170 5PLEX 6150-56 Couture, St-Léonard 619 000$ David Doan 514 278-7170 10PLEX 4041 H.-Bourassa, Mtl-Nord 649 000$ B.Gulpekmez 514 278-7170 10PLEX 4045 H.-Bourassa, Mtl-Nord 649 000$ B.Gulpekmez 514 278-7170 8PLEX 6303 Arthur Chevrier, Mtl-Nord 650 000$ M.I.Bhuiyan 514 278-7170 PROP.REV.7134 Des Ormeaux, Anjou 659 000$ G.Sivakolunthu 514 278-7170 M.PALLIER 5780 Gouin, Mtl-Nord 749 000$ Carlo Paolucci 514 271-2131 3PLEX 9065-69 Chambelle, St-Léonard 750 000$ R.Cunsolo 514 271-2131 COTT.6445 Gouin, Mtl-Nord 1 675 000$ Carlo Paolucci 514 271-2131 APP.6179 Perthuis A, St-Léonard 495$/mois J.Vittoria 514 278-7170 APP.6175, rue Perthuis, St-Léonard 750$ / mois J.Vittoria 514 278-7170 CTRE SANTÉ 5946 Léger, Mtl-Nord 2200$/m J.Vittoria 514 278-7170 ESP.COMM.5950 J-Talon E St-Léonard C.9000 $ mois Paolucci 514 271-2131 COTT.12730, 53e av., R.D.P.179 000$ 1000$ mois M.Bortan 514 278-7170 CENTRE-VILLE PENTH.260 Sherbrooke E., 439 000$, Georges Bardagi, 514 276-4636 #1546 MAISON VILLE 1404 Dr- Penfield, 829 000$, G.Bardagi, 514 276-4636 #1126 4PLEX 1280-86 St-Timothée, 990 000$, G.Bardagi, 514 276-4636 #1066 CONDO 650 Jean D\u2019Estrées #1402, 299 000$, G.Bardagi, 514 276-4636 #1186 CÔTE DES NEIGES - NDG CONDO 3360 Ridgewood #4, 91 800$, P.Kantemiroff 514 271-2131 CONDO 4935 Q.Mary #203, 124 000$, E.Labelle N.Clément, 514 271-2131 CONDO 3360 Ridgewood #19, 143 800$, R.Laurin 514 271-2131 CONDO 3360 Ridgewood #6, 150 800$, P.Kantemiroff 514 271-2131 CONDO 3360 Ridgewood #5, 151 600$, R.Laurin 514 271-2131 CONDO 3360 Ridgewood #11, 153 000$, P.Kantemiroff 514 271-2131 CONDO 2505 Van Horne #3, 189 000$, R.Laurin 514 271-2131 CONDO 2160 Hingston #106, 194 000$, Louise Labbé, 514 271-2131 CONDO 4970 Côte-des-Neiges #15, 319 000$, C.Nadon 514 271-2131 CO-PROP.4660 Royal, 319 000$, Marielle Cartier, 514 271-2131 2PLEX 2209-11 Harvard, 349 000$, Anne Gascon, 514 731-7575 CONDO 6150 Du Boisé #4L, 380 000$, Pierre Brunet, 514 271-2131 2PLEX 5100-02 De La Peltrie, 385 000$, Sonia Gabriel, 514 731-7575 2PLEX 5266-68 Byron, 419 000$, Cynthia Nadif, 514 731-7575 3PLEX 5328-30 Rustic Pl-, 429 000$, M.I.Bhuyan, 514 278-7170 2PLEX 4725-27 Bouchette, 459 000$, M.I.Bhuyan, 514 278-7170 COTT.7525 Westover, 459 000$, Albert Sayegh, 514 731-7575 COTT.7495 Du Mulberry, 469 000$, Christiane Salloum, 514 867-2041 2PLEX 4620-22 Carlton, 499 000$, Zahid Khan, 514 731-7575 COTT.4596 Montclair, 668 000$, Danielle Landry, 514 281-5501 COTT.7451 Mount, 699 000$, Christine Lefrançois, 514 731-7575 3PLEX 4800-4804 Dornal, 759 000$, Georges Bardagi, 514 276-4636 #1156 2PLEX 4777- 79 Grosvenor, 779 000$, G.Bardagi, 514 276-4636 #1866 3PLEX 4105-09 Isabella, 849 000$, Laura Stock, 514 731-7575 COTT.2900 Glencoe, 899 000$, C.et M.Lefrançois 514 731-7575 4PLEX 4334-40 Draper, 1 150 000$, B.Max N.Stephens, 514 731-7575 PENTH.6150 PH-L Boisé, du, 1 289 000$, G.Bardagi, 514 276-4636 #1006 PROP.REV.2240-60 Madison, 2 875 000$, Carlo Paolucci, 514 271-2131 CONDO 4000 Kindersley #102, 635$/mois, Mariline Datus, 514 271-2131 CONDO 2977 Lacombe, 795$/mois, J.Gervais C.Nadon, 514 271-2131 APP.5930, McShane, 1650 $/mois, B.Mack N.Stephens, 514 731-7575 CONDO 6100 Deacon #7B, 2 750$/mois, C.Nadif, 514 731-7575 COTT.2354 De La Cote Ste Catherine, 2700$/mois, F.Bodaghi 514 731-7575 COTT.3080 Kirkfield, 1 750$ / mois, Georges Bardagi, 514 276-4636 #1296 CONDO 6245 #201 Hillsdale, 319 000$, G.Bardagi, 514 276-4636 #1616 PENTH.6245 #308 Hillsdale, 399 000$, G.Bardagi, 514 276-4636 #1616 PENTH.6245 #304 Hillsdale, 349 000$ G.Bardagi, 514 276-4636 #1616 COTTAGE 7320 De Tilly 479 000 $ G.Bardagi, 514 276-4636 #1366 CÔTE ST-LUC CONDO 5720 Rembrandt #302, 339 000$, Laura Stock, 514 731-7575 BUNG.5707 Whitehorne, 389 000$, Laura Stock, 514 731-7575 COTT.5522 Randall, 459 000$, Albert Sayegh, 514 731-7575 CONDO 6005 Cavendish #301, 499 000$, Laura Stock, 514 731-7575 M.PALLIER 5505 Westbourne, 679 000$, H.Remanjon, 514 731-7575 COTT.6532 Aldrin, 1 148 000$, Laura Stock, 514 731-7575 D.D.O.-PIERREFONDS-ROXBORO-ST-LAURENT CONDO 445 #104 Ste-Croix,VSL, 149 900$, G.Bardagi 514 276-4636 #1876 CONDO 995 J.Poitras #203, VSL, 164 500$, M.-J.Gaudreault, 514 731-7575 CONDO 14379 Jolicoeur,Pierrefonds, 168 000$, Y.Desjardins 514 731-7575 RESTO 2145, rue St-Louis,VSL, 175 000$, Albert Sayegh, 514 731-7575 PL.PIED 2725, rue Jasmin,VSL, 209 000$, Anh Hong Le, 514 278-7170 CONDO 930 Marcel Laurin #101, VSL, 214 500$, M.Datus 514 271-2131 CONDO 445, av.Ste Croix #406, VSL, 215 000$, Anh Hong Le, 514 278-7170 CONDO 4605 Henri Bourassa, VSL, 218 000$, Antonio Gomes, 514 271-2131 CONDO 11015 Cavendish #1204, VSL, 227 000$, Lise Giroux, 514 271-2131 CONDO 995 J.Poitras #306,VSL, 229 000$, M.J.Gaudreault 514 731-7575 CONDO 825 Du Ruisseau #H-5, VSL, 259 000$, Lise Giroux, 514 271-2131 CONDO 995, Jules Poitras #602,VSL, 258 000$, M.Gaudreault 514 281-5501 CONDO 14017 Cavendish #106,VSL, 279 000$, Laura Stock, 514 731-7575 PL.PIED 17736 Montego, Pierrefonds, 279 000$, Alain Velosa, 514 278-7170 PL.PIED 68, 9e av., Pierrefonds, 288 000$, David Doan, 514 278-7170 CONDO 725 Fortier #508, VSL, 295 000$, M.-F.Des Roches 514 271-2131 2PLEX 1593-95 Cardinal, VSL, 295 000$, A.Mohammed R.Khan 514 278-7170 CONDO 925 Du Ruisseau #C.5, VSL, 299 000$, Lise Giroux, 514 271-2131 COTTAGE 23 du Caribou, 310 000 $, N.Stephens, 514 731-7575 COTTAGE 21 Pasteur, D.D.O, 329 000$, Denise Cymerman, 514 731-7575 MAISON VILLE 1576 de l\u2019Église VSL, 369 000$, G.Bardagi 514 276-4636 #1756 2PLEX 2680-82 Keller,VSL, 389 000$, Julia Coriat, 514 731-7575 2PLEX 500-502 Filiatrault, VSL, 399 000$, S.Vo Hoang 514 271-2131 2PLEX 2650-52 Baker,VSL, 399 000$, Christiane Salloum, 514 731-7575 COTT.5643 Shumack, Pierrefonds, 539 000$, C.Salloum 514 867-2041 MAISON VILLE 2047 AlexiS.Nihon,VSL, 679 000$, G.Bardagi 514 276-4636 #1786 COTT.2789, Denise Pelletier,VSL, 779 000$, Anh Hong Le, 514 278-7170 CONDO 2175 Depatie,VSL, 975$/mois, Lise Giroux, 514 271-2131 CONDO 900 Marcel Laurin #213, VSL, 1 200$/mois, M.Datus 514 271-2131 HAMPSTEAD COTT.12 Dufferin, 439 000$, Albert Sayegh, 514 731-7575 COTT.379, rue Dufferin, 475 000$, Guila Azoughi, 514 271-2131 COTT.1 Cressy rd, 629 000$, Laura Stock, 514 731-7575 BUNG.6 Briardale, 659 000$, Albert Sayegh, 514 731-7575 BUNG.15 Lyncroft, 795 000$, Albert Sayegh, 514 731-7575 M.PALLIER 73 Cleve, 875 000$, Albert Sayegh, 514 731-7575 COTT.82 Harrow, 998 000$, Laura Stock, 514 731-7575 HOCHELAGA MAISONNEUVE CONDO 2150 Pie IX #205, 174 000$, Sandra Cantinho, 514 281-5501 MAISON RET.6387, Langelier Bl-, 174 000$, Jimmy Vittoria, 514 278-7170 CONDO 3233 Ste Catherine, 179 000$, Sylvain Ouellette, 514 281-5501 CONDO 3020 Du Trianon #208, 197 000$, Steve Velosa, 514 278-7170 CONDO 1678 Dezery, 197 500$, Daniel Carroll, 514 271-2131 CONDO 1869 Davidson #4, 199 500$, M.Josée Houde 514 281-5501 CONDO 1845 Aylwin, 199 990$, Marie-C.Sirard, 514 281-5501 CONDO 2645, Bennett, 199 000 $, D.Marcotte, 514 271-2131 CONDO 2048 Cuvillier, 224 000$, R.Grenier, 514 281-5501 CONDO 8235 Josephine Marchand, 235 000$, S.Ouellette, 514 281-5501 CONDO 4755 La Fontaine, 249 000$, Regent Samuel, 514 271-2131 BUNG.3010 H.Beaugrand, 254 000$, L.Sauvageau 514 281-5501 4PLEX 3329-33A Ste Catherine, 279 000$, Anh Hong Le, 514 278-7170 4PLEX 1468-74 Nicolet, 385 000$, Sylvain Ouellette, 514 281-5501 5PLEX 3433-41 Adam, 389 000$, Sylvain Ouellette, 514 281-5501 5PLEX 1845 Viau, 469 000$, Louise Labbé, 514 271-2131 4PLEX 1891 Nicolet, 529 000$, Louise Labbé, 514 271-2131 2PLEX 6385-87 Langelier, 619 000$, Jimmy Vittoria, 514 278-7170 3PLEX 6241-47 Gerard Morisset, 669 000$, Maria A.Pereira, 514 731-7575 ILE DES SOEURS - VERDUN CONDO 2 Jardins d.Vosges PL #205, 225 000$, R.Samuel 514 271-2131 CONDO 4 Jardins d.Vosges PL #328, 225 000$, R.Samuel 514 271-2131 CONDO 210 Du Golf #308, 299 000$, Régent Samuel, 514 271-2131 CONDO 230 Du Golf #109, 309 000$, Régent Samuel, 514 271-2131 CONDO 230 Du Golf #106, 319 000$, Régent Samuel, 514 271-2131 CONDO 100 Des Sommets #603, 329 000$, Régent Samuel, 514 271-2131 CONDO 230 Du Golf #608, 345 000$, Régent Samuel, 514 271-2131 CONDO 220 Du Golf #407, 379 000$, Régent Samuel, 514 271-2131 5PLEX 155-163 Lafleur, 379 000$, Nicole Lamothe, 514 271-2131 4PLEX 5353-5363, rue Bannantyne, 425 000$, David Doan, 514 278-7170 CONDO 201 Du Golf #508, 2 100$/mois, Régent Samuel, 514 271-2131 CONDO 300 Des Sommets #305, 3 500$/mois, R.Samuel 514 271-2131 LAVAL.RIVE.NORD - LAURENTIDES CONDO 56 Bellerose #116 Vimont, 135 000$, D.Carroll, 514 271-2131 CONDO 56 Bellerose #104 Vimont, 138 000$, D.Carroll, 514 271-2131 RESTO 605 Principale, Ste-Dorothée, 139 000$, M.Larocque, 514 731-7575 CONDO 5127 Samson #102 Chomedey, 155 000$, R.Samuel 514 271-2131 CONDO 3255 René Laennec #101, 172 900$, J.Vittoria, 514 278-7170 CONDO 4450 Des Cageux #2 Chomedey, 180 000$, S.Sivakolunthu 514 278-7170 M.PALLIER 101 ch du Roi, St-Colomban, 183 500$, G.Gaboury 514 281-5501 BUNG.689 3e av.Fabreville, 185 000$, R.Rivard M.Tremblay, 514 271-2131 COTT.3202 St-Martin Duvernay, 217 000$, Jimmy Vittoria, 514 278-7170 CONDO 515 Perigueux #6 Chomedey, 219 000$, S.et G.Sivakolunthu 514 278-7170 COTT.2125 Goyer Chomedey, 219 000$, J.Chelala, 514 281-5501 BUNG.2049 Darveau Chomedey, 219 500$, B.Gulpekmez, 514 278-7170 COTT.2868 J.Brel Boisbriand, 249 000$, J.Chelala, 514 281-5501 COTT.12795 Louis-J.Papineau, Mirabel, 265 000$, L.Garon, 514 281-5501 COTT.162 Ste Rose Auteuil, 269 000$, O.Paiva J.Oliveira, 514 281-5501 CONDO 595-1Leveille Ste Thérèse, 269 000$, Lise Giroux, 514 271-2131 PL.PIED 8027, rue des Quatre Vents, 279 000$, J.Vittoria, 514 278-7170 COTT.172 Pierre Chasseur Ste Rose, 285 000$, M.Larocque, 514 731-7575 M.PALLIER 2819e rue, L.D.R, 295 000$, J.Oliveira, 514 281-5501 PL.PIED 299, ave Laporte, Laval, 295 000$, David Doan, 514 278-7170 PROP.REV.412 Lahaie Pont-Viau, 299 000$, R-A.Khan 514 278-7170 2PLEX 151-153 Des Prairies, 299 000$, Jimmy Vittoria, 514 278-7170 COTT.106 Lamarche, Laval, 299 000$, S.et G.Sivakolunthu, 514 278-7170 M.PALLIER 280 Peribonka Duvernay, 339 000$, David Doan, 514 278-7170 IMM.COMM.3725 Ste-Rose Laval, 350 000$, D.Doan R.Khan 514 278-7170 2PLEX 288-290 Molière L.D.R., 399 000$, O.Paiva J.Oliveira, 514 281-5501 2PLEX 4906-4908, rue St-Germain, 399 000$, Mariana Bortan, 514 278-7170 COTT.443 De Fontainebleau Blainville, 494 900$, E.Fournel, 514 281-5501 3PLEX 2250-54 Charles Beaudelaire L.O., 499 000$, A.L.Le, 514 278-7170 CONDO St-François Laval, 500 000$, Pierre Brunet, 514 271-2131 TERRAIN St-François Laval, 500 000$, Pierre Brunet, 514 271-2131 DÉPAN.2 Ste Rose E.Ste-Dorothée, 669 000$, M.Larocque, 514 731-7575 BUNG.25 Les Cèdres Laval-sur-le-Lac, 695 000$, J.Boiteau, 514 271-2131 COTT.3264 Des Gouverneurs Duvernay, 759 000$, P.Barbagli, 514 278-7170 COTT.149 De L\u2019Ile Ducharme Rose.1375 000$, A.Sayegh, 514 731-7575 COTT.9 De Chinon Blainville, 1 950 000$, Pierre Chevalt, 514 271-2131 MILE-END CONDO 5520 St-Denis, 249 000$, Georges Bardagi, 514 276-4636 #1526 CONDO 5518 St-Denis, 259 000$, Georges Bardagi, 514 276-4636 #1516 LOC.COMM.5251 St-Laurent, 4000$/mois, G.Bardagi, 514 276-4636 #1076 MONT-ROYAL CONDO 1280 Laird #7, 189 000$, R.Laurin P.Kantemiroff, 514 271-2131 CONDO 1280 Laird #9, 239 000$, R.Laurin P.Kantemiroff, 514 271-2131 CONDO 51 Roosevelt #2, 239 000$, R.Laurin P.Kantemiroff, 514 271-2131 CONDO 51 Roosevelt #9, 239 000$, R.Laurin P.Kantemiroff, 514 271-2131 RESTO 1270 Beaumont Av., 279 000$, Rashid A.Khan, 514 278-7170 CONDO 380 Laird #16, 285 000$, C.et M.Lefrançois 514 731-7575 COTT.440 Greenoch, 309 000$, Jenny Nguyen, 514 731-7575 CONDO 150 Bates #102, 336 000$, C.et M.Lefrançois 514 731-7575 M.DE VILLE 3824 Ch-De La Cote de Liesse, 339 000$, M.Datus 514 271-2131 COTT.DIV.3830, Côte-de-Liesse, 395 000 $, N.Stephens, 514 731-7575 CONDO 150 Bates #201, 413 000$, C.et M.Lefrançois 514 731-7575 MAISON VILLE 185 Dresden, 455 000$, Jacques Boiteau, 514 271-2131 COTT.499 Greenoch, 459 000$, C.et M.Lefrançois 514 731-7575 CONDO 150 Bates #101, 470 000$, C.et M.Lefrançois 514 731-7575 COTTAGE 334 Momouth 510 000 $, N.Stephens, 514 731-7575 3PLEX 546-548 Abercorn, 549 000$, Farkhondeh Bodaghi, 514 731-7575 COTT.206 Brookfield, 559 000$, Maria A.Pereira, 514 731-7575 COTT.953 Macnaughton, 565 000$, C.et M.Lefrançois 514 731-7575 COTT.86 Brookfield, 595 000$, C.et M.Lefrançois 514 731-7575 COTT.815 Ste Clare, 629 000$, C.et M.Lefrançois 514 731-7575 CONDO 2043 Graham, 639 000$, Alexander Green, 514 731-7575 M.PALLIER 716 Johnson, 649 000$, C.et M.Lefrançois 514 731-7575 SPLIT LEVEL 2265 Seneca, 649 000$, Georges Bardagi, 514 276-4636 #1936 BUNG.2265 Ainsley, 725 000$, Alexander Green, 514 731-7575 COTTAGE 171 Lockhart, 749 000 $ N.Stephens, 514 731-7575 COTT.2230 St Clare, 775 000,00$, C.et M.Lefrançois 514 731-7575 COTT.31 Thornton, 775 000$, Georges Bardagi, 514 276-4636 #1696 M.PALLIER 443 Ellerton, 779 000$, C.et M.Lefrançois 514 731-7575 COTT.399 Devon, 789 000$, Georges Bardagi, 514 276-4636 #1676 M.PALLIER 445 Barton, 795 000$, C.et M.Lefrançois 514 731-7575 COTT.445 Ardwell, 829 000$, C.et M.Lefrançois 514 731-7575 SPLIT LEVEL 2320 Kildare, 839 000$, Georges Bardagi, 514 276-4636 #1226 COTTAGE 2245, Sunset Ch.899 999 $, N.Stephens, 514 731-7575 COTTAGE 960 St Clare, 969 000$, C.et M.Lefrançois 514 731-7575 COTT.405 Barton, 929 000$, R.Laurin P.Kantemiroff, 514 271-2131 TERRAIN 900 Laird, 929 000$, C.et M.Lefrançois 514 731-7575 COTT.549 Powell, 939 000$, C.et M.Lefrançois 514 731-7575 COTT.150 Chester, 950 000$, C.et M.Lefrançois 514 731-7575 COTTAGE, 875 Rockland, 975 000 $, N.Stephens, 514 731-7575 SPLIT 439 Stannock, 987 000 $, N.Stephens, 514 731-7575 COTT.385 Dobie, 995 000 $, N.Stephens, 514 731-7575 COTT.437 Strathcona, 1 079 000$, Georges Bardagi, 514 276-4636 #1566 COTT.452 Glengarry, 1 100 000$, Mariline Datus, 514 271-2131 M.PALLIER 9 Limnwood Cr, 1 195 000$, Carlo Paolucci, 514 271-2131 COTTAGE 353 Berwick, 1 195 000$, C.et M.Lefrançois 514 731-7575 COTTAGE 16 Roseland Cr.1 195 000$, N.Stephens, 514 731-7575 COTTAGE 1000 Moncrieff 1 350 000 $, N.Stephens, 514 731-7575 CONDO 902 Canora, 1 800$/mois, C.et M.Lefrançois 514 731-7575 CONDO 397 Laird, 2 100$/mois, Farkhondeh Bodaghi, 514 731-7575 CONDO 1455 Graham #300, 2350 $/mois, N.Stephens, 514 731-7575 COTT.499 Greenoch, 2 500$/mois, C.et M.Lefrançois 514 731-7575 COTT.101 Highfield, 6 500$/mois, Brigitte Max, 514 731-7575 BUNG.2265 Ainsley, 4 000$/mois,Alexander Green, 514 731-7575 OUTREMONT CONDO 1064 Bernard #28, 100 000$, Pierre Brunet, 514 271-2131 CONDO 1064 Bernard #50, 115 000$, Pierre Brunet, 514 271-2131 CONDO 797 #5 Bloomfield, 199 000$, G.Bardagi, 514 276-4636 #1306 CONDO 30 Bates #401, 221 000$, Odile També, 514 271-2131 CONDO 1160 Van Horne, 239 000$, Robert Laurin, 514 271-2131 CONDO 5539 #6 Woodbury, 239 000$, G.Bardagi, 514 276-4636 #1056 CONDO 1064 Bernard #49, 259 000$, E.Labelle N.Clément, 514 271-2131 CONDO 50 Manseau #6, 285 000$, Geneviève Gadoury, 514 281-5501 CONDO 1425 Bernard #6, 285 000$, Michel Lavigne, 514 271-2131 CONDO 150 Bates #207, 290 000$, C.et M.Lefrançois 514 731-7575 CONDO 150 Bates #307, 297 000$, C.et M.Lefrançois 514 731-7575 CONDO 1064 Bernard #39, 299 000$, E.Labelle 514 271-2131 CONDO 150 Bates #407, 308 000$, C.et M.Lefrançois 514 731-7575 CONDO 1100 Ducharme #8, 329 000$, Anne-Marie Guertin, 514 271-2131 CONDO 5594 Hutchison, 329 000$, J.Gervais C.Nadon, 514 271-2131 CONDO 871 Mceachran, 349 000$, C.et M.Lefrançois 514 731-7575 CONDO 50 Bates #403, 349 000$, Lorraine Charlebois, 514 271-2131 CONDO 1095 Pratt #103, 349 900$, M.Josée Gaudreault, 514 731-7575 CONDO 150 Bates #203, 351 000$, C.et M.Lefrançois 514 731-7575 CONDO 150 Bates #204, 358 000$, C.et M.Lefrançois 514 731-7575 CONDO 150 Bates #303, 360 000$, C.et M.Lefrançois 514 731-7575 CONDO 150 Bates #205, 362 000$, C.et M.Lefrançois 514 731-7575 CONDO 150 Bates #206, 362 000$, C.et M.Lefrançois 514 731-7575 CONDO 150 Bates #208, 368 000$, C.et M.Lefrançois 514 731-7575 CONDO 150 Bates #305, 371 000$, C.et M.Lefrançois 514 731-7575 CONDO 150 Bates #306, 371 000$, C.et M.Lefrançois 514 731-7575 CONDO 150 Bates #403, 373 000$, C.et M.Lefrançois 514 731-7575 CONDO 150 Bates #304, 375 000$, C.et M.Lefrançois 514 731-7575 CONDO 150 Bates #308, 377 000$, C.et M.Lefrançois 514 731-7575 CONDO 1160 Van Horne, 379 000$, G.Lescalier A.Rusnov, 514 271-2131 CONDO 150 Bates #405, 389 000$, C.et M.Lefrançois 514 731-7575 CONDO 150 Bates #406, 389 000$, C.et M.Lefrançois 514 731-7575 CONDO 931 de l\u2019épée 389 000$, Georges Bardagi, 514 276-4636 #1286 CONDO 752 Bloomfield, 399 000$, Georges Bardagi, 514 276-4636 #1486 CONDO 115 -901 Côte Ste-Cath.399 000$, G.Bardagi, 514 276-4636 #1346 CONDO 1345 Lajoie, 405 000$, Anne-Marie Guertin, 514 271-2131 CONDO 150 Bates #202, 413 000$, C.et M.Lefrançois 514 731-7575 CONDO 314 Glendale, 415 000$, C.et M.Lefrançois 514 731-7575 CONDO 18 Bates #301, 419 000$, Georgiana Ciutescu, 514 271-2131 CONDO 150 Bates #209, 423 000$, C.et M.Lefrançois 514 731-7575 CONDO 150 Bates #402, 439 000$, C.et M.Lefrançois 514 731-7575 CONDO 150 Bates #401, 442 000$, C.et M.Lefrançois 514 731-7575 CONDO 507 Querbes, 479 000$, Georges Bardagi, 514 276-4636 #1116 CONDO 982 Pratt, 499 000$, G.Lescalier A.Rusnov, 514 271-2131 CONDO 150 Bates #502, 523 000$, C.et M.Lefrançois 514 731-7575 CONDO 150 Bates #503, 541 000$, C.et M.Lefrançois 514 731-7575 CONDO 150 Bates #504, 557 000$, C.et M.Lefrançois 514 731-7575 CONDO 150 Bates #501, 567 000$, C.et M.Lefrançois 514 731-7575 CONDO 150 Bates #505, 569 000$, C.et M.Lefrançois 514 731-7575 CONDO 1827 Manoir, du, 629 000$, Georges Bardagi, 514 276-4636 #1686 CONDO 721 Wiseman, 699 000$, E.Labelle N.Clément, 514 271-2131 CONDO 484 De La Cote Ste Catherine, 749 000$, S.Mongeau, 514 271-2131 CONDO 1555 Bernard, 798 000$, Georges Bardagi, 514 276-4636 #1996 CADEAUX 362 Outremont, 879 000$, Georges Bardagi, 514 276-4636 #1986 CADEAUX 35 Beloeil, 939 000$, Georges Bardagi, 514 276-4636 #1356 CADEAUX 690 Dunlop, 1 295 000$, Georges Bardagi, 514 276-4636 #1426 CONDO 801 Bloomfield, 825$/mois, F.Bodaghi, 514 731-7575 CONDO 434 Cote Ste-Catherine, 1975$/mois, M.Lavigne, 514 271-2131 CONDO 5143 Ducharme, 1550$/mois, Sylvie Laurier, 514 271-2131 CONDO 1120 Bernard #33, 2000$/mois, E.Labelle 514 271-2131 CONDO 975 Hartland, 2200$/mois, Louise Labbé, 514 271-2131 HAUT DUPLEX 873 Rockland, 2400$/mois, Marielle Cartier, 514 271-2131 CONDO 432 Cote Ste-Catherine, 2 300$/mois, Michel Lavigne 514 271-2131 CADEAUX 1061 Bernard, 225 000$, Lorraine Charlebois 514 271-2131 PROP.REV.1334-38, Van horne, 750 000$, L.Charlebois 514 271-2131 COTTAGE 742 Rockland, 759 000$, C.Nadon, 514 271-2131 CADEAUX 1126 Bernard, 125 000$, Lorraine Charlebois 514 271-2131 S.COIFFURE 1185 Bernard Av., 300 000$, Lorraine Charlebois, 514 271-2131 ART.SPORTS 1209 Van Horne, 3000$ par mois, Farkhondeh Bodaghi 514 731-7575 CONDO 809 Outremont Av., 23$ /pi car.+ taxes, L.Charlebois, 514 271-2131 CONDO 1126 Bernard Av., 2500$ + taxes/mois, L.Charlebois, 514 271-2131 CAFÉ/BEIGNES 1525 Van Horne, 65 000$ ou 800$/mois, L.Charlebois 514 271-2131 PLATEAU GARAGE MEC.3442 d\u2019Iberville, 69 000$, Maria A.Pereira, 514 731-7575 CONDO 4200 De Lorimier #104, 139 000$, R.Grenier, 514 281-5501 CONDO 5033 Berri #104, 142 000$, O.Paiva J.Oliveira, 514 281-5501 CONDO 4451 Parthenais, 147 000$, Isabelle Lindsay, 514 271-2131 CONDO 4528 D\u2019Iberville #1, 150 000$, Isabelle Lindsay, 514 271-2131 CONDO 5033 Berri #1, 159 000$, Michèle Gaudreault, 514 281-5501 CONDO 3535 Papineau #509 159 000-$, R.Samuel P.Soucy, 514 271-2131 CONDO 4459 Parthenais, 159 000$, Isabelle Lindsay, 514 271-2131 CONDO 3438 d\u2019Iberville, 160 000$, R.Grenier, 514 281-5501 CONDO 3444 d\u2019Iberville, 160 000$, R.Grenier, 514 281-5501 CONDO 3432 d\u2019Iberville, 167 000$, R.Grenier, 514 281-5501 CONDO 4568 D\u2019Iberville, 169 000$, Joanne Gareau, 514 281-5501 CONDO 5173A J.Mance, 169 000$, B.Villeneuve S.Labonté, 514 281-5501 CONDO 3978 Hôtel-de-Ville, 174 000$, R.Grenier, 514 281-5501 CONDO 4566 D\u2019Iberville, 179 000$, Joanne Gareau, 514 281-5501 CONDO 4270 Papineau #104, 185 500$, Régent Samuel, 514 271-2131 CONDO 2312 du Mont-Royal, 189 000$, Danielle Landry, 514 281-5501 CONDO 2314 du Mont-Royal, 189 000$, Danielle Landry, 514 281-5501 CONDO 5173 J.Mance, 189 000$, B.Villeneuve S.Labonté, 514 281-5501 CONDO 5113 Papineau, 189 000$, Denise Gélineau, 514 281-5501 CONDO 4673 De Mentana, 192 000$, Sylvain Michaud, 514 281-5501 CONDO 4625 Clark #208, 198 500$, M.J.Houde L.Sauvageau, 514 281-5501 CONDO 810 Rachel, 199 000$, Danielle Landry, 514 281-5501 CONDO 816 Rachel, 199 000$, Danielle Landry, 514 281-5501 CONDO 1570 Pauline Julien, 199 000$, Bruce Maisonneuve, 514 271-2131 CONDO 2496 Rachel #303, 205 000$, Jennifer Stevens, 514 281-5501 CONDO 770 Rachel #1, 214 000$, Elsa Guénette, 514 281-5501 CONDO 5313 H.Julien #302, 219 000$, D.Gélineau D.Lavoie, 514 281-5501 CONDO 3572 Cartier, 229 000$, M.J.Houde L.Sauvageau, 514 281-5501 CONDO 4524 Bordeaux, 229 000$, Gael Lescalier, 514 271-2131 CONDO 5313 Henri Julien #201, 229 000$, S.Schumer, 514 271-2131 CONDO 3411 De Lorimier, 239 000$, Danielle Landry, 514 281-5501 CONDO 5253 du Parc #202, 245 000$, R.Laurin, 514 271-2131 CONDO 5739 de l\u2019Esplanade, 249 000$, Roger Hughes, 514 281-5501 CONDO 5432 Robert Gravel, 249 000$, Anne Gascon, 514 731-7575 CONDO 4460 Laval, 249 000$, Anne Gascon, 514 731-7575 RESTO 4657, rue St-Denis, 250 000$, Issa Haddad, 514 271-2131 CONDO 3860 Coloniale #A, 255 000$, Stéphane Forest, 514 281-5501 CONDO 5020 Cartier, 259 000$, Mathieu Perrault, 514 281-5501 CONDO 4433 #1 Esplanade, de, 259 000$, G.Bardagi, 514 276-4636 #1626 CONDO 4320 De Lorimier #12, 259 000$, R.Grenier, 514 281-5501 CONDO 1300 Pauline Julien #312, 261 494$, B.Maisonneuve, 514 271-2131 CONDO 5210 H.Julien #2, 269 000$, B.Villeneuve S.Labonté, 514 281-5501 CONDO 4462 Laval, 269 000$, Pierre Brunet, 514 271-2131 CONDO 3409 De Lorimier, 275 000$, Danielle Landry, 514 281-5501 CONDO 4577 De Lorimier, 279 000$, René Legault, 514 271-2131 CONDO 1200 Laurier #110, 284 000$, Elsa Guénette, 514 281-5501 CONDO 1410 Pauline Julien #406, 284 000$, B.Maisonneuve, 514 271-2131 CONDO 4412 De Lorimier, 285 000$, M.J.Houde L.Sauvageau, 514 281-5501 CONDO 405 Sherbrooke #401, 287 000$, Jean-Marc Pilon, 514 281-5501 CONDO 5488 St-Denis, 288 000$, Michèle Gaudreault, 514 281-5501 CONDO 802 G.Langevin, 289 000$, B.Villeneuve S.Labonté, 514 281-5501 CONDO 812 Rachel, 289 000$, Danielle Landry, 514 281-5501 CONDO 4434 St-Dominique #202, 289 000$, Simon Gareau, 514 278-7170 CONDO 1351 St- Grégoire #201, 289 000$, Steve Labonté, 514 281-5501 CONDO 5175 J.Mance, 309 000$, B.Villeneuve S.Labonté, 514 281-5501 CONDO 3435 Ste-Famille, 309 000$, Sylvie Laurier, 514 271-2131 CONDO 267 Rachel #614, 316 000$, Sylvain Michaud, 514 281-5501 2PLEX 5254-56 Rivard, 325 000$, Mathieu Perrault, 514 281-5501 CONDO 812a Rachel, 329 000$, Danielle Landry, 514 281-5501 2PLEX 4549-4551 St-Dominique, 329 000$, G.Bardagi, 514 276-4636 #1216 CONDO 1300 Pauline Julien #404, 334 056$, B.Maisonneuve, 514 271-2131 CONDO 4680 St-Dominique #6, 349 000$, Guillaume Bernier, 514 281-5501 CONDO 4852 St-Dominique #6, 359 000$, Lyne Garon, 514 281-5501 CONDO 4646 Coloniale, 379 000$, Hélène Remanjon, 514 731-7575 CONDO 5719 #201 Hutchison, 379 000$, G.Bardagi, 514 276-4636 #1706 CONDO 4225 St-Domimique #317, 389 000$, G.Gadoury, 514 281-5501 CONDO 5428 De Mentana, 389 000$, Sébastien Schumer, 514 271-2131 COTTAGE 4231 Rivard, 399 000$, Jennifer Stevens, 514 281-5501 3PLEX 4139-43 Des Erables, 405 000$, G.Lescalier A.Rusnov, 514 271-2131 CONDO 910-16 Duluth, 485 000$, Danielle Landry, 514 281-5501 5PLEX 4248-52 St-Urbain, 575 000$, D.Gélineau D.Lavoie, 514 281-5501 CONDO 4225 St-Domimique #309, 599 000$, G.Gadoury, 514 281-5501 3PLEX 6061-65 Ave du Parc, 769 000$, Pierre Chevalt, 514 271-2131 PROP.REV.10340 Fleury, 1 095 000$, Carlo Paolucci, 514 271-2131 PROP.REV.1600-1610, rue Marie-Anne E, 1 175 000$, A.Fosset, 514 281-5501 PROP.REV.4618, rue St-Denis, 1 999 000$, P.Brunet A.Gascon, 514 271-2131 CONDO 1688 St-Joseph #4, 1050$/mois, S.Naud, 514 278-7170 CONDO 1885 Masson, 1190$/mois, E.Fournel 514 281-5501 CONDO 1311 St Grégoire #409, 1550$/mois, Lise Giroux, 514 271-2131 LOCAL COMM.4080 St-Laurent #202, 1700$/mois, M.F.Dumais E.Fournel 514 281-5501 CONDO 2175 St-Joseph #1, 1850$/mois,Al.Rusnov, 514 271-2131 CONDO 5734 Jeanne Mance, 2200$/mois, G.Azougui, 514 271-2131 CONDO 5736 Jeanne Mance, 2200$/mois, G.Azougui, 514 271-2131 CONDO 264 Bernard, 2500$/mois, G.Azougui, 514 271-2131 CONDO 4634 Jeanne Mance, 2500$/mois, Jean Turcot, 514 271-2131 CONDO 3468 Laval, 2500$/mois, Olivier Rigal, 514 278-7170 CONDO 450 St-Joseph, 5900$/mois, Geneviève Gadoury, 514 281-5501 CONDO 4821 St-Laurent #206 A, 1 250$/mois, B.Maisonneuve 514 271-2131 CONDO 5740 Jeanne Mance, 2200$/mois, G.Azougui, 514 271-2131 CONDO 4574 Av.du Parc #11, 2 000$/mois, Elsa Guénette, 514 281-5501 RESTO 3991, Boul.St-Laurent, 125 000$ + taxes, G.Azougui, 514 271-2131 CONDO 2316, av.du Mont Royal, 259 000$ + taxes, D.Landry, 514 281-5501 CONDO 4223, rue St-Dominique, 264 900$ + tx, G.Gadoury, 514 281-5501 CONDO COMM.2320, du Mont Royal, 799 000$ + tx, D.Landry, 514 281-5501 LOCAL COMM.4148, St-Denis, 2400$ mois + tx, S.Michaud, 514 281-5501 CONDO 4472A, rue St-Denis, 3000$ mois + taxes, S.Michaud, 514 281-5501 RIVE SUD CONDO 4425 Colomb #401 Brossard, 205 000$, G.Fournier, 514 271-2131 2PLEX 810-12 Cartier Longueuil, 274 500$, Michael Scruton, 514 271-2131 COTT.1039 Des Patriotes Otter.Park, 289 000$, G.Lescalier, 514 271-2131 2PLEX 1425-27 rue Holmes, St-Hubert, 319 900$, M.Bortan, 514 278-7170 COTT.400 Gravel Brossard, 348 000$, S.Gabriel, 514 731-7575 4PLEX 122 rue Lapointe, Longueuil, 399 000$, M.Bortan, 514 278-7170 3PLEX 669-673 rue Lemire, Longueuil, 399 000$, M.Bortan, 514 278-7170 COTT.661 Jean Deslauriers Boucherville, 699 000$, E.Fournel 514 281-5501 COTT.740 Chataigniers, 2 990 000$, Georges Bardagi, 514 276-4636 #1666 PL.PIED 423 rue Marquette, Longueuil, 185 900$ M.Bortan, 514 278-7170 ROSEMONT- PETITE PATRIE CONDO 4165 rue de Chambly, 169 500$, Alain Hébert, 514 278-7170 CONDO 4101, boul.St-Michel #202, 189 900$, Marie-C.Sirard 514 281-5501 CONDO 4352, rue Joliette, 194 500$, Marie-C.Sirard, 514 281-5501 CONDO 3552, av.Du Mont Royal, 199 000$, Stéphane Forest, 514 281-5501 CONDO 4245, boul.Rosemont #2, 219 000$, Joseph Oliveira, 514 281-5501 CONDO 3025, rue Holt #6, 229 000$, Marie-C.Sirard, 514 281-5501 CONDO 4986 5e av., 229 000$, Georges Bardagi, 514 276-4636 #1826 CONDO 4988 5e av., 229 000$, Georges Bardagi, 514 276-4636 #1836 BUNGALOW 6609, 25e av., 234 000$, Michèle Gaudreault, 514 281-5501 CONDO 6102 39e Av., 249 000$, Danielle Fortin, 514 271-2131 CONDO 6532 av.Casgrain, 249 000$, M.Josée Houde, 514 281-5501 2PLEX 6245-47 9e Av., 259 000$, Louise Labbé, 514 271-2131 CONDO 6646 C.-Colomb, 269 000$, Georges Bardagi, 514 276-4636 #1926 CONDO 12 Shamrock #316, 279 000$, P.Soucy R.Samuel, 514 271-2131 2PLEX 5647-49 St-Michel, 279 000$, Anh Hong Le, 514 278-7170 CO-PROP.6756, Drolet, 279 000$, B.Sainte.Marie, 514 281-5501 COTTAGE 4450 av.Charlemagne, 289 000$, Marie-C.Sirard, 514 281-5501 2PLEX 6279-6281 rue Marquette, 289 900$, Alain Hébert, 514 278-7170 CONDO 6995-6997, 25e av., 295 000$, Saad El Blidi, 514 278-7170 2PLEX 5328-30 St-Michel, 299 000$, Bruce Maisonneuve, 514 271-2131 2PLEX 5498-5500, 2e av., 325 000$, C.Barré, 514 281-5501 MAISON VILLE 6216, boul.PIE IX, 339 000$, Stéphane Forest, 514 281-5501 2PLEX 5152-5154, 17e av., 349 000$, S.Cantinho, 514 281-5501 MAISON VILLE 6303, 21e av., 349 000$, Stéphane Forest, 514 281-5501 MAISON VILLE 4619 Canadien Pacifique, 365 000$, S.Forest, 514 281-5501 CONDO 4567 Moise Picard, 375 000$, Lise Giroux, 514 271-2131 3PLEX 6260-6264 d\u2019Iberville, 375 000$, Rashid A.Khan, 514 278-7170 CONDO 6308 1ere Av., 395 000$, G.Lescalier A.Rusnov, 514 271-2131 3PLEX, 1263-1267, rue Bélanger, 395 000$, Katherine Bui, 514 278-7170 2PLEX 5475 18e av., 429 000$, S.et G.Sivakolunthu 514 278-7170 3PLEX 6011-6015, 15e av., 499 000$, Alain Velosa, 514 278-7170 4PLEX, 6965, 35e av., 499 000$, Steve et Alain Velosa, 514 278-7170 3PLEX, 6967-6971 Christophe Colomb, 565 000$, K.Bui, 514 278-7170 PROP.REV.6935, rue Alma, 599 000$, Katherine Bui, 514 278-7170 PROP.REV.6731, rue de la Roche., 795 000$, Sylvain Fournier, 514 281-5501 CONDO 6486, rue Clark, 1200$ /mois, S.Labonté, 514 281-5501 LOCAL COMM.5635 Fullum, 5$ / pc, Clément Delpelteau, 514 271-2131 LOCAL COMM.6745, St-Laurent Bl-, 2200$ par mois, S.Cantinho 514 281-5501 FRUITS ET LÉGUMES 440, Rosemont, 129 000$ L.Charlebois 514 271-2131 RESTO 150, Jean Talon E., 130 000$ G.Azougui 514 271-2131 SUD-OUEST CONDO 2240 Notre Dame #101, 179 000$, Anne Gascon, 514 731-7575 CONDO 5000 Notre Dame o #308, 179 900$, G.Bernier, 514 281-5501 CONDO 2655 Rufus Rockhead #103, 184 000$, R.Samuel, 514 271-2131 2PLEX 5075-77 Ste Marie, 219 000$, M.I.Bhuyan, 514 278-7170 2PLEX 6711-13 Hurteau, 249 000$, Toni Rubino, 514 278-7170 3PLEX 6573-77 Dumas, 339 000$, M.Josée Gaudreault, 514 731-7575 CONDO 6353-55 Hadley, 360 000$, R-Laurin P.Kantemiroff, 514 271-2131 COTT.2600 Quesnel, 375 000$, S.Sivakolunthu, 514 278-7170 CONDO 4200 St Ambroise #512, 379 000$, Pierre Belzile, 514 281-5501 CONDO 2551 De Chateauguay #302, 449 000$, I.Boismenu, 514 271-2131 5PLEX 2522-30 Jolicoeur, 469 000$, Nicole Lamothe, 514 271-2131 VILLE-MARIE CONDO 1927, rue Alexandre de Sève #118, 114 900 $, N.Jacques, 514-281-5501 CONDO 2287A, rue de Champlain, 219 000$, Pina Barbagli, 514 278-7170 CONDO 1200 St Jacques #1608, 224 000$, Pierre Brunet, 514 271-2131 CONDO 1200 St Jacques #1604, 224 000$, Anne Gascon, 514 731-7575 CONDO 1200 St Jacques #1608, 224 000$, Anne Gascon, 514 731-7575 CONDO 1225 Notre Dame #813, 229 000$, Régent Samuel, 514271-2131 CONDO 230, Sherbrooke E.#306, 229 000$, D.Marcotte, 514-271-2131 CONDO 550 Jean D\u2019estrées #408, 239 000$, A.-M.Guertin 514 271-2131 CONDO 1700 René Lévesque #806, 269 000$, R.Laurin 514 271-2131 CONDO 1000 René Lévesque #410, 279 000$, E.Labelle 514 271-2131 CONDO 1315, rue Notre-Dame O #209, 296 000$, C.Patino, 514 278-7170 CONDO 2321, des Érables #201, 259 000 $, N.Jacques, 514-281-5501 CONDO 1051, St-André, 159 900 $, N.Jacques, 514-281-5501 CONDO, 1231 St-Christophe #103, 229 900 $, N.Jacques, 514-281-5501 CONDO 1251, Plessis, 259 000 $, N.Jacques, 514-281-5501 CONDO 890 St-Antoine, 329 000$, Farkhondeh Bodaghi, 514 731-7575 CONDO 2025, Clark.#HM1, 335 000$, D.Marcotte, 514-271-2131 CONDO 650 Jean D\u2019Estrées #2109, 339 000$, Pierre Brunet, 514 271-2131 CONDO 65 René Lévesque #903, 349 000$, Gael Lescalier, 514 271-2131 CONDO 65 René Lévesque #107, 359 000$, Gael Lescalier, 514 271-2131 CONDO 65 René Lévesque #802, 369 000$, Gael Lescalier, 514 271-2131 3PLEX 1211-15 St Christophe, 395 000$, Jean Turcot, 514 271-2131 3PLEX 1217-21 St Christophe, 395 000$, Jean Turcot, 514 -271-2131 COTT.2056-58, St-André, 399 900 $, N.Jacques, 514-281-5501 3PLEX, 2231-2235 Panet, 399 000$, R.Grenier, 514 281-5501 3PLEX, 2237-2241 Panet, 399 000$, R.Grenier, 514 281-5501 CONDO 1700 R-Lévesque #501, 415 000$, R.Laurin P.Kentemiroff 514 271-2131 3PLEX, 1660-62 Alexandre de Seve, 419 000$, B.Maisonneuve 514 271-2131 CONDO, 1050 Berri, 274 900 $ + taxes, N.Jacques, 514-281-5501 CONDO 230, Sherbrooke E.#303, 429 000$, D.Marcotte, 514-271-2131 4PLEX 2386-94 Bordeaux, de, 449 000$, G.Bardagi, 514 276-4636 #1436 CONDO 65 René Lévesque #904, 469 000$, Gael Lescalier, 514 271-2131 COTT.217, Trenton, 499 000 $, G.Bardagi, 514 276-4636 #1186 COTTAGE 2064, rue Tupper, 499 000$, Alain Hébert, 514 278-7170 CONDO 1250 Des Pins O.#1110, 530 000$, Jacques Boiteau, 514 271-2131 CONDO 10 #701 St-Jacques, 629 000$, G.Bardagi, 514 276-4636 #1206 3PLEX 1931-1935 Fullum, 650 000$, Guillaume Bernier, 514-281-5501 COTT.1921 Baile, 669 000$, Laura Stock, 514 731-7575 CONDO 98 Charlotte #364, 950$/mois, Slim Ben Bakir, 514 271-2131 CONDO 2740A Sherbrooke, 1 100$/mois, Sonia Gabriel, 514 731-7575 CONDO 2740 Sherbrooke, 1 200$/mois, Sonia Gabriel, 514 731-7575 CONDO 2055, rue de Bleury #205, 1150$ / mois, David Doan, 514 278-7170 CONDO 1418 Du Docteur Penfield, 4 500$/mois, R.Laurin 514 271-2131 CONDO 3430 Peel #10B, 5 000$/mois, R.Laurin P.Kentemiroff, 514 271-2131 CONDO 1391 Notre Dame, 1 450$/mois, Hélène Remanjon, 514 731-7575 VILLERAY CONDO 6959 Henri-Julien, 189 000$, G.Bardagi, 514 276-4636 #1046 COTT.6937 de l\u2019Acadie, 209 000$, Rashid A.Khan M.l.Bhuiya 514 278-7170 CONDO 10, rue Villeray #301, 215 000$, Alain Velosa, 514 278-7170 2PLEX 8223-25 Berri, 229 000$, R.Grenier, 514 281-5501 2PLEX 7976-7978, av.Bloomfield, 259 000$, Rashid A.Khan, 514 278-7170 PL.PIED 3610, rue L.O David, 260 000$, David Doan, 514 278-7170 CONDO 7496, rue Saint-Denis, 269 000$, Alain Velosa, 514 278-7170 2PLEX 8146-48 Durocher, 275 000$, Ishwar Lal, 514 731-7575 4PLEX 2701-05 Legendre, 309 000$, R.Consolo A.Gomes, 514 271-2131 3PLEX 7411-13A Durocher, 314 000$, Albert Sayegh, 514 731-7575 2PLEX 8154-8156, rue Durocher, 315 000$, Rashid A.Khan, 514 278-7170 3PLEX, 7720-7724, rue Birnam, 319 000$, Rashid A.Khan, 514 278-7170 CONDO 7498, rue Saint-Denis, 319 000$, Alain Velosa, 514 278-7170 CONDO 152 Faillon #302, 329 000$, R.Samuel P.Soucy, 514 271-2131 COTT.7755, rue Birnam, 335 000$, Rashid A.Khan, 514 278-7170 PL.PIED 7501, boul.PIE IX, 339 000$, S.et G.Sivakolunthu 514 278-7170 3PLEX, 8652-8654, av.Stuart, 339 000$, Rashid A.Khan, 514 278-7170 CONDO 7494, rue Saint-Denis, 369 000$, Alain Velosa, 514 278-7170 4PLEX 8531, av.Wiseman, 369 000$, Rashid A.Khan, 514 278-7170 4PLEX 7757, av.Wiseman, 379 000$, Bekir Gulpekmez, 514 278-7170 COTT.8460, av.des Belges, 389 000$, Alain Velosa, 514 278-7170 3PLEX, 8304-8306, 25e av., 429 000$, S.et G.Sivakolunthu 514 278-7170 2PLEX 7971-7973, rue St-Dominique, 429 000$, Alain Velosa, 514 278-7170 2PLEX 7800-7802 Lorimier, de, 445 000$, G.Bardagi, 514 276-4636 #1816 5PLEX 7656, 19e av., 465 000$, Bekir Gulpekmez, 514 278-7170 3PLEX 7623-27 17e Ave, 465 000$, Zahid Khan, 514 731-7575 4PLEX 6972-6976, av.Stuart, 479 000$, Rashid A.Khan, 514 278-7170 5PLEX 7961-7965, av.Stuart, 490 000$, Rashid A.Khan, 514 278-7170 3PLEX, 8060-8064, rue Saint-Denis, 529 000$, Alain Velosa, 514 278-7170 5PLEX 7619-7627, rue Saint-Denis, 535 000$, Alain Velosa, 514 278-7170 CONDO 7383, rue de la Roche #101, 216 760$ S.Boivin 514 278-7170 CONDO 7383A, de la Roche#001, 285 000$ S.Boivin 514 278-7170 TERRAIN, 8e av., 179 000$+ taxes,Anh Hong Le, 514 278-7170 CONDO 7383A, de la Roche #101, 247 000$ S.Boivin 514 278-7170 CONDO 7383, de la Roche #001, 250 110$ S.Boivin 514 278-7170 CONDO 7383, de la Roche #201, 258 010$ .Boivin 514 278-7170 CONDO 7383, de la Roche #301, 260 640$ S.Boivin 514 278-7170 CONDO 7383A, de la Roche #201, 294 000$ S.Boivin 514 278-7170 CONDO 7383A, de la Roche #301, 297 000$ S.Boivin 514 278-7170 TERRAIN, 7e av., 179 000$+ taxes,Anh Hong Le, 514 278-7170 EXTERIEUR TERRAIN rue Riopel, L\u2019Épiphanie, 32 000$, M.Abatzidis, 514 278-7170 BUNG.124 Des Hérons Argenteuil, 45 000$, T.Santostefano 514 731-7575 TERRAIN Du Lac Harrington Harrington, 53 500$, B.Mack N.Stephens, 514 731-7575 TERRAIN Ch- Black MillE.Isles, 65 000$, C.Rivard M.Tremblay, 514 271-2131 COTTAGEAutres pays, 70 000$, Pascale Gravel, 514 271-2131 COTTAGEAutres pays, 70 000$, Pascale Gravel, 514 271-2131 COTTAGEAutres pays, 70 000$, Pascale Gravel, 514 271-2131 BUNG.2420-24 Domaine Paquette, 72 500$, T.Santostefano, 514 731-7575 BUNGALOW 1535 Country Clarenceville, 82 500$, A.Gomes, 514 271-2131 TERRAIN 14 des Iles St Hippolyte 85 000$, C.Rivard M.Tremblay 514 271-2131 CONDO 400 St F.Xavier #105 Mauricie, 109 000$, J.M.Domenjoz 514 271-2131 BUNG.958 D\u2019Entrelacs Ste Marguerite 130 000$, Rosetta Cunsolo, 514 271-2131 M.PALLIER 1152, Lac Mandeville, 139 000$, Alain Fosset 514 281-5501 BUNG.122 Auger Ste Anne des Plaines, 145 000$, M.Larocque 514 731-7575 BUNGALOW 857 De La Salette St-Jérôme, 179 900$, C.Rivard 514 271-2131 PROP.REV.509, Carillon, Mont Laurier, 185 000$, M.Larocque 514 731-7575 PROP.REV.408-16 Chasles, Mt Laurier, 219 000$, M.Larocque 514 731-7575 BUNGALOW 361 Galilee Repentigny, 219 500$, C.Depelteau 514 271-2131 BUNGALOW 1150 Nancy St-Jérôme, 219 900$, C.Rivard M.Tremblay 514 271-2131 2PLEX 751-753 17e Av.St-Jérôme, 229 900$, C.Rivard M.Tremblay 514 271-2131 BUNG.3315 Sunrise #104B E.-U., 243 150$, G.Azougui 514 271-2131 M.PALLIER 999 Chateauneuf St-Jérôme, 249 000$, C.Rivard M.Tremblay 514 271-2131 BUNG.862 De La Salette St-Jérôme, 249 000$, C.Rivard M.Tremblay 514 271-2131 CONDO 3315 Sunrise #103C E.-U., 250 000$, G.Azougui 514 271-2131 CONDO 3315 Sunrise #312C E.-U., 255 000$, G.Azougui 514 271-2131 CONDO 3315 Sunrise #313C E.-U., 257 094$, G.Azougui 514 271-2131 BUNG.197 Champ Fleuri St Colomban, 259 000$, C.Rivard M.Tremblay 514 271-2131 BUNG.427 Du Tour du Lac St Colomban, 259 000$, C.Rivard 514 271-2131 CONDO St Camille St-Jérôme, 259 000$, C.Rivard M.Tremblay 514 271-2131 CONDO 3315 Sunrise #102B E.-U., 270 000$, G.Azougui 514 271-2131 CONDO 3315 Sunrise Blv.Floride E.-U.271 000$, G.Azoughi 514 271-2131 PROP.REV.3315 Sunrise Blv.Floride E.-U.273 594$G.Azoughi 514 271-2131 PROP.REV.3315 Sunrise #208B E.-U., 275 000$, G.Azougui 514 271-2131 TERRAIN, 3315 Sunrise #311B E.-U., 275 000$, G.Azougui 514 271-2131 COTT.3315 Sunrise #207B E.-U., 277 536$, G.Azougui 514 271-2131 CONDO 3315 Sunrise #19102C E.-U.279 000$, G.Azougui 514 271-2131 CONDO 3315 Sunrise Blv.Floride E.-U.292 000$, G.Azoughi 514 271-2131 CONDO 3315 Sunrise #19103B E.-U.292 000$, G.Azougui 514 271-2131 CONDO 3315, Sunrise Blv.Floride E.-U.294 560$, G.Azoughi 514 271-2131 COTT.1073 Loiselle St-Jérôme, 299 000$, C.Rivard 514 271-2131 CONDO 3315 Sunrise #19101B E.Unis, 303 240$, G.Azougui 514 271-2131 CONDO 3315 Sunrise #314B E.-U., 308 000$, G.Azougui 514 271-2131 CONDO 3315 Sunrise E.-U., 310 000$, G.Azougui 514 271-2131 CONDO 3315 Sunrise #315A E.-U., 311 250$, G.Azougui 514 271-2131 CONDO 3315 Sunrise #209A E.-U., 317 000$, G.Azougui 514 271-2131 COTTAGE 99 Martin Mt St Hilaire, 319 000$, G.Lescalier 514 271-2131 CONDO 3315 Sunrise #206A E.-U., 320 140$, G.Azougui 514 271-2131 CONDO 3315 Sunrise #310A E.-U., 320 140$, G.Azougui 514 271-2131 CONDO 3315 Sunrise #105A E.-U., 321 000$, G.Azougui 514 271-2131 CONDO 3315 Sunrise #19104A E.-U.333 500$, G.Azougui 514 271-2131 CONDO 3315 Sunrise #20105A E.-U.345 000$, G.Azougui 514 271-2131 CONDO 3315 Sunrise #19100A E.-U.345 500$, G.Azougui 514 271-2131 CONDO 3315 Sunrise Blv.Floride E.-U.348 410$, G.Azoughi 514 271-2131 FERMETTE 370 Cochrane St Calixte, 399 000$, J.Boiteau 514 271-2131 COTTAGE 850 Des Bains Québec, 595 000$, Lise Giroux 514 271-2131 COTTAGE 120 2e rue du Lac Stevens, 599 000$, Pierre Brunet 514 271-2131 CONDO 120 Du Lac Stevens A.de Rodri, 599 000$, A.Gascon 514 731-7575 M.PALLIER 380 De La Chasse Galerie, 599 000$, M.J.Gaudreault 514 731-7575 M.PALLIER 5 Des Eperviers Esterel, 599 000$, Nicole Clément 514 271-2131 CONDO 1346 Lapointe, 895 000$, Isabelle Tremblay 514 271-2131 COTT.3115 Rte 327 Harrington, 2 600 000$, B.Mack N.Stephens 514 731-7575 CÔTE-NORD PROP.REV.44, av.du Parc, 1 200 000$, Rudolf Dominique, 514 281-5501 "]
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