La presse, 2 octobre 2007, Cahier A
[" TORONTO 7 VOLS SANS ESCALE PAR JOUR OUVRABLE 59$ Réservez sur westjet.com ou communiquez avec votre agent de voyages.Pour tout renseignement, composez le 1 877 956 6982.Réservez d'ici au 10 octobre 2007.PARCE QUE LE PROPRIOYTIENT 184$ EDMONTON 6 VOLS SANS ESCALE PAR SEMAINE Le tarif pour Toronto s'applique aux réservations effectuées d'ici au 10 octobre pour les vols effectués d'ici au 31 octobre 2007.Le tarif pour Edmonton s'applique aux réservations effectuées d'ici au 10 octobre pour les vols sans escale effectués un mardi, un mercredi ou un jeudi d'ici au 1er novembre 2007.Aucun achat préalable n'est requis.Sièges en nombre limité et pouvant ne pas être disponibles sur tous les vols.Nouvelles réservations seulement.Les taxes additionnelles, les frais et les suppléments sont en sus, s'il y a lieu.Non remboursable.Offre pouvant être combinée avec d'autres tarifs.Tarifs pour allers simples.Visitez westjet.com pour plus de détails.Des avions ultramodernes.Pour vous, un prix spécial.3452638A PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE © Le climat du Québec a toujours convenu à la pomme Mc Intosh, l'une des cultures phare de l'agriculture québécoise.Or, l'augmentation progressive de la température inquiète les pomiculteurs, qui craignent pour la qualité du fruit en raison d'une période dematuration trop longue, ce qui rend la Mc Intosh plus grosse et moins ferme, en plus de lui faire perdre sa coloration.La menace est telle que certains producteurs se tournentmaintenant vers d'autres variétés.Nos informations en pageA6.MIGRATION DES QUÉBÉCOIS LABANLIEUE DEPLUSEN PLUSÉLOIGNÉE PAGES A2 ET A3 PHOTOMONTAGE, LA PRESSE© CINQUANTE ANSD'HISTOIRE SPATIALE PAGES A10 ET A11 SPOUTNIK 1:LACOURSEÀ L'ESPACE ACTUEL PAGES 1 À 3 CAHIER DE 16 PAGES GUIDE LNH 2007-2008 NOTRE ANALYSE DES 30 ÉQUIPES DE LA LNH > LAPIERRE, HALAK ETO'BYRNE CÉDÉS À HAMILTON > CAREY PRICE DEMEURE À MONTREAL SPORTS PAGES 1 À 3 «Vous allez faire de moi une bombe, quelqu'un qui va se venger encore plus sur les humains.» Intraitable, la juge refuse de libérer un jeune père violent.PAGE A20 CRISE DUCRÉDIT TROISBANQUES DANS LA TOURMENTE LA PRESSE AFFAIRES PAGES 2 ET 3 DISCOUR DU TRÔNE Contorsions libérales en vue PAGE A17 Daniel Brière Maxim Lapierre Carey Price > Vladimir Poutine SANG CONTAMINÉ Tous les accusés sont acquittés PAGE A5 POMPIERS DEMONTRÉAL Les moyens de pression s'accentuent PAGE A12 VLADIMIR POUTINE Quitter la présidence russe.et garder le pouvoir ! PAGE A21 123e année No 338 76 pages, 6 cahiers 70¢ taxes en sus - Édition provinciale 80¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées Montréal mardi 2 octobre 2007 Le plus grand quotidien français d'Amérique Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE «J'ai hâte à l'Halloween ! » - Un enfant qui a vu la maison de Mme Marois Venez voir mon blogue ! cyberpresse.ca/laporte L-V 6 21924 98765 1 JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, prépare son retrait de la politique.M.Duceppe a confié à certains proches collaborateurs qu'il dirigera les troupes bloquistes pour la dernière fois aux prochaines élections fédérales.Élu pour la première fois à la Chambre des communes en 1990 à la faveur d'une élection partielle dans Laurier-Sainte-Marie, M.Duceppe a aussi confirmé son intention de quitter la barre du Bloc québécois après les prochaines élections fédérales à la chef du PQ, Pauline Marois, son alliée souverainiste à Québec, a appris La Presse.DUCEPPE PRÉPARE SASORTIE Le chef du Bloc dirigera ses troupes pour la dernière fois aux prochaines élections La pomme Mc Intoshmenacée ?>Voir DUCEPPE en page A18 La Tradition Breguet 3500526A QUÉBEC LES MOUVEMENTS DE POPULATION PLUS LOIN, TOUJOURS PLUS LOIN.QU'IMPORTENT LES PONTS, LA CONGESTION.ON SAVAIT QUE LA MÉTROPOLE PERDAIT DES HABITANTS AU PROFIT DE LONGUEUIL, DE LAVAL.VOICI MAINTENANT QUE C'EST LA DEUXIÈME COURONNE QUI A LE VENT DANS LES VOILES.LÀ OÙ LES JEUNES FAMILLES AIMENT S'INSTALLER.LES MUNICIPALITÉS RÉGIONALES DE COMTÉ N'ÉCHAPPENT PAS NON PLUS À CE BRANLE-BAS DÉMOGRAPHIQUE: PLUS DE LA MOITIÉ D'ENTRE ELLES VOIENT LEUR POPULATION DIMINUER! CATHERINE HANDFIELD «Je n'élèverai jamais mes enfants à Montréal.» Cette phrase, on l'entend souvent de la bouche des adultes qui rêvent de s'installer pour de bon.Il faut croire que les jeunes familles passent de la parole aux actes.Elles sont de plus en plus nombreuses à le faire, et s'établissent de plus en plus loin.Montréal a perdu 20 000 personnes par année au profit d'autres municipalités régionales de comté (MRC) entre 2001 et 2006, selon une récente étude de l'Institut de la statistique du Québec.Or, c'est en moyenne 3500 résidants annuellement que la métropole perdait les cinq année précédentes.Mais la population montréalaise ne décroît pas, bien au contraire.L'immigration internationale comble amplement les pertes.La migration à l' intérieur du Québec, elle, n'est pas favorable à la métropole, et particulièrement chez les 25-39 ans.Les jeunes adultes ne choisissent plus Laval et encore moins Longueuil pour s'installer, apprend-on dans l'étude.«Les Montréalais ont tendance à s'éloigner, mais les gens de Laval et Longueuil aussi », souligne le démographe et auteur de l'étude, Jean-François Lachance.Il s'est penché sur les flux migratoires entre les 103 MRC de la province et les a regroupés sous six cas types (voir ci-dessus).En fait, le flux migratoire des deuxièmes couronnes est plutôt stable depuis les dernières années.Force est de constater qu'elles ont cédé du terrain aux troisièmes.«Les MRC qui bénéficient actuellement du meilleur potentiel pour attirer les jeunes adultes forment un anneau qui encercle complètement la région de Montréal », explique le démographe et auteur de l'étude, Jean-François Lachance.Montérégie d'un bord, Laurentides et Lanaudière de l'autre : ces villes sont devenues l'eldorado des jeunes familles.En tête de peloton: Mirabel, avec un taux de migration annuel de + 3,4 %.«On ne peut plus trouver une aussi belle qualité de vie dans les grandes villes », lance fièrement le maire de la ville, Hubert Meilleur.Il a vu sa population doubler au cours des 10 dernières années, atteignant aujourd'hui 32 000 habitants.«Nous octroyons de 500 à 600 permis de construction résidentielle par année, indique M.Meilleur.Avec un taux de taxation foncière de 0,83$ par tranche de 100$, ça intéresse beaucoup les jeunes familles.» Selon Paul Lewis, professeur à l'Institut d'urbanisme de l'Université de Montréal, « l'étalement urbain se fait de plus en plus loin, parce que cela correspond aux besoins des familles, ditil.Plus on s'éloigne, moins le coût de la vie est cher, et plus les terrains disponibles sont nombreux.» Le maire de Vaudreuil-Dorion, Guy Pilon, croit aussi que l'évaluation foncière dans sa municipalité, près de deux fois moindre qu'à Montréal, y est pour quelque chose.Le taux de migration de la MRC de Vaudreuil-Soulanges arrive en deuxième position, avec +2,3% annuellement.« Il y a énormément de personnes de l'ouest de Montréal qui passent chez nous pour le coût de la vie moins élevé et la possibilité d'acheter des maisons », dit-il.DES BANLIEUES Exit Laval et Longueuil.Les familles déménagent dans des villes « Les MRC qui bénéficient actuellement du meilleur potentiel pour attirer les jeunes adultes forment un anneau qui encercle complètement la région de Montréal.» PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © Probablement grâce à ses établissements scolaires, Montréal gagne plus de jeunes de 15 à 24 ans qu'il n'en perd.L'ÉTUDIANTE Cette MRC est essentiellement urbaine.Elle perd plus d'habitants qu'elle n'en gagne au profit d'autres régions dans toutes les catégories d'âge, à l'exception de la tranche des 15 à 24 ans.Pourquoi ?Les études, bien entendu.Les établissements d'enseignement attirent les jeunes, mais les familles ont tendance à la fuir massivement.Les villes de Montréal, Québec et Sherbrooke en sont trois exemples.6% -2 -4 -6 0-10 ans 10-20 20-30 30-40 40-50 50-60 60-70 70-80 80 + Montréal Les étudiants s'y installent massivement Les familles la délaissent pour les couronnes LA PETITE ÉTUDIANTE Elle ressemble à la ville étudiante, mais les mouvements migratoires y sont moins marqués.Cette MRC attire des 15-24 ans pour ses cégeps et universités, mais perd quelques familles au profit des couronnes.Les personnes plus âgées ont tendance à s'y installer un peu plus qu'à la quitter.Ce profil correspond entre autres à Trois- Rivières et Gatineau.LA FAMILIALE La familiale attise la jalousie des grandes villes.Elle est située en banlieue des grandes villes et demeure très attirante pour les familles.Son seul défaut : une petite quantité de ses jeunes adultes la délaissent pour poursuivre leurs études dans les grandes villes.Il s'agit ici de plusieurs MRC en banlieue de Montréal comme Vaudreuil-Soulanges, mais aussi de nombre de MRC en Montérégie, dans Lanaudière et dans les Laurentides.6% -2 -4 -6 0-10 ans 10-20 20-30 30-40 40-50 50-60 60-70 70-80 80 + Trois-Rivières Quelques étudiants la choisissent Quelques jeunes adultes préfèrent fonder une famille ailleurs 8% -2 -4 0-10 ans 10-20 20-30 30-40 40-50 50-60 60-70 70-80 80 + Vaudreuil-Soulanges Parents et enfants en raffolent Une poignée d'étudiants la quitte LES COMPORTEMENTS MIGRATOIRES QUÉBEC LES MOUVEMENTS DE POXPXUXLXATXIXOXNX La population de sa ville a presque doublé en cinq ans, atteignant aujourd'hui 26 000 habitants.La Ville a dû ouvrir des écoles, construire des parcs et entend sous peu ajouter deux voies au boulevard principal pour régler les nouveaux problèmes de circulation.Étalement urbain Si les troisièmes couronnes gagnent en nombre de familles, elles perdent un peu d'étudiants au profit des grands centres urbains.En revanche, Montréal gagne des jeunes adultes de 15 à 24 ans qui s'y installent pour ses établissements scolaires.C'est d'ailleurs le seul groupe d'âge qui aménage plus qu'il ne déménage.Selon le spécialiste en économie urbaine Unsal Ozdilek, les villes ajusteront elles-mêmes leur coût de la vie pour retenir la population.Une fois l'équilibre atteint, le flux migratoire cessera graduellement, selon lui.«L'étalement urbain a commencé au début des années 70 et devrait durer deux décennies encore », croit le professeur à l'UQAM.M.Ozdilek ne s'en fait pas outre mesure avec cet te situation.«Si les mouvements se font à l'intérieur du Québec, c'est une bonne chose, conclut-il.Si les gens allaient vivre à New York, là, ça serait un problème.» DE PLUS EN PLUS LOIN de plus en plus éloignées, comme Vaudreuil et Mirabel révèle une étude PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE © Les familles quittent massivement Montréal, à la recherche de plus grands terrains, comme dans ce quartier de Pointe-aux-Trembles.PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE © Montréal a perdu 20 000 résidants par année au profit d'autres MRC entre 2001 et 2006.Ces pertes ont toutefois été comblées par l'immigration internationale.CATHERINE HANDFIELD Si les couronnes éloignées bénéficient de la migration entre les différentes régions du Québec, ce n'est pas seulement Montréal qui perd au change.Les régions éloignées en souffrent autant, sinon plus.Pas moins de 61 des 103 municipalités régionales de comté du Québec perdent chaque année des milliers et des milliers de jeunes au profit des grands centres, démontre l'étude de l'Institut de la statistique du Québec.La MRC de Caniapiscau - qui regroupe Fermont et Shefferville - affiche le taux de migration le plus négatif.Viennent ensuite la région de la Baie-James, l'Abitibi- Ouest, la Haute-Côte-Nord et Manicouagan.« Les régions voudraient bien récupérer les jeunes après leurs études, mais les emplois ne sont pas disponibles », explique le démographe Jean-François Lachance.Seules exceptions à la règle : les Îles-de-la-Madeleine et Rivière-du-Loup, qui ont toutes deux reçu plus de résidants qu'elles n'en ont perdu entre 2001 et 2006.Le chef de l'ADQ, Mario Dumont, attribue la rétention et l'attrait envers sa circonscription au positionnement géographique de Rivière-du-Loup, mais aussi à «son économie diversifiée avec plusieurs petites et moyennes entreprises, dit-il.Ça démontre que l'économie, c'est fondamental.» La clé: les occasions d'emploi, selon le chef de l'ADQ.«Et il faut donner à chacune des régions les outils nécessaires », ajoute-t-il.D'autres villes un peu moins reculées ont la cote.Mais ce ne sont pas les familles qu'elles attirent, mais les préretraités.Ceux-ci accourent dans certaines régions pour finir leurs jours sous un ciel meilleur dans certaines villes d'Argenteuil, des Pays-d'en-Haut et dans les Laurentides, entre autres.Memphrémagog a pour sa part accueilli 360 personnes âgées entre 45 et 64 ans de plus qu'elle n'en a perdu entre 2001 et 2006.«C'est une nouvelle tendance, indique Jean- François Lachance.Les gens s'en vont vers des lieux de villégiature pour vivre leur retraite.» Des régions y perdent, d'autres y gagnent VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?nouvelles@lapresse.ca UN COMMENTAIRE SUR NOTRE JOURNAL?commentaires@lapresse.ca SOMMAIRE Amusez-vous ! AFFAIRES 15 Astrologie du jour ACTUEL 5 Bourses AFFAIRES 13 et 14 Décès ACTUEL 6 Forum A 24 et 25 Horaire télévision ARTS ET SPECTACLES 4 Météo Passages nuageux en après-midi, maximum 22, minimum 16.ARTS ET SPECTACLES 6 Les Îles-de-la-Madeleine et Rivière-du-Loup, véritables exceptions, ont reçu plus de résidants qu'elles n'en ont perdu entre 2001 et 2006.LA STABLE Elle perd, mais elle gagne.Les différents groupes d'âge dans cette MRC ont tendance à rester stables.Il s'agit ici des villes de banlieue dont le potentiel d'attraction s'est estompé au profit de ses voisines plus éloignées, comme Laval, Longueuil et Lévis.Les MRC éloignées des métropoles, mais qui ont un potentiel économique régional, font aussi partie de cette catégorie.Joliette et La Haute-Yamaska, par exemple.LA TRANQUILLE Les 45-64 ans en raffolent.Normal, puisque cette MRC est reconnue pour ses attraits de villégiature.Les Québécois adorent y prendre leur retraite.Si les 15-24 ans et les personnes très âgées ont parfois tendance à la délaisser, elle attire tous les autres groupes d'âge.La MRC de Memphrémagog, mais aussi celles d'Argenteuil, des Pays-d'en-Haut et des Laurentides correspondent à ce profil.LA DÉLAISSÉE Les délaissées sont nombreuses au Québec.En fait, pas moins de 61 des 103 MRC peuvent être classées dans cette triste catégorie, et elles font souvent partie des régions plus éloignées.Les 15-24 ans la délaissent massivement, et c'est là que le bât blesse.Malgré une légère croissance des autres groupes d'âge, la population y est souvent en décroissance.C'est la réalité de la Gaspésie, de la Côte-Nord, du Saguenay-Lac-Saint- Jean, de Charlevoix et bien d'autres.Source: Les profils migratoires des MRC, 2001-2006, Institut de la statistique du Québec 6% -2 -4 -6 0-10 ans 10-20 20-30 30-40 40-50 50-60 60-70 70-80 80 + Lévis Quelques familles arrivent, mais on y observe une grande stabilité 8% -2 -4 0-10 ans 10-20 20-30 30-40 40-50 50-60 60-70 70-80 80 + Memphrémagog À l'aube de la retraite, les personnes âgées y accourent 2% -2 -4 -6 -8 -10 0-10 ans 10-20 20-30 30-40 40-50 50-60 60-70 70-80 80 + Des Basques Les jeunes la fuient massivement Choisir les bonnes stratégies pour faire fructifier son portefeuille requiert du doigté.Par exemple, est-ce rentable d'emprunter pour investir ?Comment puis-je maximiser mes avoirs une fois que j'ai utilisé tous mes droits de cotisation au REER?C'est le genre de questions que monsieur Moore se posait avant de venir me rencontrer.Monsieur Moore mesure mieux maintenant l'impact fiscal d'une stratégie et a choisi d'utiliser l'effet de levier pour accélérer la croissance de son portefeuille et en augmenter le potentiel de rendement.Le planificateur financier de Desjardins vous proposera à vous aussi des stratégies efficaces pour faire fructifier vos avoirs.Luce Hébert Planificatrice financière RENCONTREZ VOTRE PLANIFICATEUR FINANCIER.Pour la gestion de vos avoirs, c'est plus qu'une banque.C'est Desjardins.desjardins.com GESTION DES AVOIRS STRATÉGIE DE PRÊT À L'INVESTISSEMENT HABITUELLEMENT, JE SUIS ASSEZ VITE EN AFFAIRES.MAIS ACCÉLÉRER LA CROISSANCE DE MES ACTIFS, JE NE FERAI PAS ÇA TOUT SEUL.Le planificateur financier agit pour le compte de Desjardins Cabinet de services financiers inc.3478096A 3508051A ACTUALITÉS Àla rigueur je pourrais, ce serait rock'n'roll mais je pourrais, enseigner le français dans une école secondaire.Mais je ne pourrais pas donner un cours d'éducation physique.Juste les voir arriver avec leur souliers détachés - c'est la grande mode chez les 15-16 ans, paraît-il -, je piquerais une crise.Vous ne voulez pas les attacher, vos pompes?O.K., tout le monde nu-pieds, on part courir un 10 kilomètres.J'ai roulé en fin de semaine avec un ami qui est prof d'éduc dans une école secondaire à Laval.Un athlète.I ronman, marathonien, un des trois ou quatre meilleurs coureurs du peloton des maîtres, va finir l'année avec 15 000 kilomètres au compteur de son vélo, mais son réel exploit, d'après moi c'est de se retrouver, deux ou trois fois par jour, cinq jours par semaine, avec une trentaine de bébés gâtés, de flancs mous, de moumounes, auxquels il doit d'abord demander d'attacher leurs putains de souliers.Sont gros?Pas tant que cela, moins obèses qu'on le dit dans les médias.Sont surtout incroyablement réfractaires à tout effort.Ne veulent pas de cours d'éduc, ne veulent surtout pas courir.M'sieur, m'sieur, on peut jouer au basket (au soccer, au touch football, au hockey cosom)?Tu vas me dire c'est correct, ça les fait bouger?Y'en a trois qui bougent, les autres se pognent le moine.Ils ne jouent pas au soccer parce qu'ils en ont envie, c'est juste pour passer la période, c'est surtout pour que je ne les fasse pas courir.Leur cauchemar, courir.Même courir un kilomètre, juste un.Trois kilomètres, c'est la mort.Avant, je les attendais à l'arrivée, maintenant je patrouille en vélo, autrement ils trichent, ils coupent à travers.Je les tamponne au poignet à des points de contrôle.Croirais-tu que j'en ai pogné qui prenaient l'autobus! Trompe-toi pas, je les aime bien.Je les torture un petit peu, pas trop.J'essaie d'en tirer le maximum.Des fois, je désespère.Ne sont pas juste paresseux physiquement.Je leur avais demandé de regarder le reportage sur Geneviève Jeanson pour qu'on en discute.Deux l'ont regardé.Je le savais, quand il y a du contenu, ça les fatigue.C'éta it dimanche.Tandis qu'avec mon ami prof on parlait de ces enfants pas capables de courir un kilomètre, à Berlin, Haile Gebreselassie battait le record du monde du marathon en 2 heures 4 minutes et 26 secondes.Soit plus de 20 kilomètres l'heure.Soit un peu moins de trois minutes au ki lomètre.Quarante-deux fois un peu moins de trois minutes.Comment je vous expliquerais bien?Gebreselassie vient d'Arsi, un village le long de cette faille de 4000 km qui fend l'Afrique en deux du Mozambique à la mer Rouge, vallée que l'on appelle le Rift.Gebreselassie vient des hauts plateaux qui dominent cette vallée.Enfant, il y gardait les troupeaux de son père.C'est là aussi, le long de cette faille, qu'un paléontologue britannique, dont j'oublie le nom, a découvert les premiers bipèdes préhumains.On pense que ces hauts plateaux sont le berceau de l'humanité, on pense que c'est sur ces hauts plateaux que l'homme qui achevait de se redresser a couru pour la première fois sur ses deux jambes il y a de cela environ quatre millions d'année.Gebreselassie vient de là.Tandis que les élèves de mon ami prof d'éduc au secondaire, viennent de Laval.Quant à Mike Weir, puisque vous me le demandez, il vient de Sarnia, Ontario.Mais cette petite devinette?Je vous avertis, elle n'a aucun rapport avec la paléontologie, mais quand même un peu avec l'homme du néant-derthal, avec Mike Weir et avec Gebreselassie : devinez pourquoi j'étais super en crisse, ce matin, en lisant mon journal?Y'a rien à gagner.Même pas un abonnement.Courrier À propos des crucifix qui ne devraient déranger personne sur les murs des écoles, quelques lecteurs s'étonnent douloureusement : on vous croyait athée, monsieur le chroniqueur, comment pouvez-vous défendre la présence de ces symboles religieux (et non culturels comme vous le prétendez) sur les murs des écoles, des hôpitaux, dans les tribunaux.Je défends la présence de ces crucifix en n'en faisant pas une affaire de principe, de religion, de droits, mais comment dire?De sensibilité.D'urbanité.Bien sûr qu'ils sont incongrus dans un espace civique, mais on ne parle pas d'en mettre, ils sont là, il y a de la provocation à vouloir les décrocher, il y a un peu là-dedans du taliban qui fait sauter les bouddhas de Bamiyan.Peut-il y avoir dans ce débat, en plus de la voix du bon droit, celle du citoyen ordinaire qui ne fait pas chier son voisin quand ce n'est pas absolument nécessaire?ATTENTION ÇA COUPE! \u2014 Ce voyageur revient à Montréal par l'aéroport d'Orly.Il passe tous les contrôles, pas de bouteilles d'eau, pas de ciseaux, pas de lime à ongles, vous savez comment c'est maintenant, ça n'en finit plus.Les contrôles passés, juste avant l'embarquement il se rend à la salle de bains pour constater, oh! surprise, la présence d'une machine distributrice d'articles de toilette dont des LAMES DE RASOIR.Il s'en étonne auprès d'un agent de sécurité qui lui répond «qu'au prix où la compagnie distributrice paie de redevances pour ces machines, ce n'est pas demain la veille qu'on va les enlever» ! Je suis retourné m'asseoir complètement rassuré, m'écrit Danny Leblanc qui joint une photo de la machine distributrice en question sur laquelle il a encerclé la petite vitrine où apparaissent un rasoir et des lames.Pourquoi rassuré ?Parce que je venais de comprendre que les terroristes pouvaient bien nous enlever la vie ils ne viendraient jamais à bout de notre économie.Capitalisme 1 - Terroristes 0.Petite devinette PIERRE FOGLIA CHRONIQUE GREGORY BONNELL LA PRESSE CANADIENNE TORONTO \u2014 Les avocats et défenseurs des victimes du scandale du sang contaminé ont réagi avec colère, hier, à l'annonce de l'acquittement, par une juge de la Cour supérieure de l'Ontario, de l'ancien directeur de la Croix-Rouge canadienne, Roger Perrault, et de trois autres médecins accusés à la suite du scandale du sang contaminé.Une compagnie pharmaceutique du New Jersey a aussi été acquittée.Cet acquittement a été qualifié par certains de «ridicule », tandis que l'avocat du Dr Perrault a salué la «démonstration de l'innocence» et «la disculpation complète» de son client.Roger Perrault faisait face à quatre accusations de négligence criminelle ayant causé des lésions pour avoir, selon les allégations, administré à des hémophiles des produits coagulants infectés par le VIH, dans les années 80 et 90.Les docteurs John Furesz et Donald Wark Boucher, anciennement de la Direction générale de la protection de la santé du Canada, et le docteur Michael Rodell, ex-vice-président de la société Armour Pharmaceutical, du New Jersey, ont aussi été acquittés.La société Armour, qui était également sous le coup d'accusations, a aussi été acquittée dans cette affaire qualifiée de pire désastre de santé publique de l'histoire du Canada.« Il n'y a pas eu de conduite manifestant une insouciance déréglée ou téméraire à l'égard de la vie ou de la sécurité d'autrui, a affirmé la juge Mary Lou Benotto, de la Cour supérieure, en rendant son verdict.Il n'y a pas eu d'écart marqué par rapport à ce qu'aurait pensé ou fait une personne raisonnable.Au contraire, la conduite examinée en détail pendant plus d'un an et demi confirme que les actions posées dans un contexte difficile étaient raisonnables, responsables et professionnelles.» Devant un auditoire complètement silencieux, la juge a ajouté que les événements étaient «tragiques » mais que désigner un coupable là où il n'y en a pas ne ferait qu'aggraver la tragédie.John Plater, de la Société canadienne de l'hémophilie, avait du mal à contenir sa stupéfaction devant ce verdict.Comment peut-on en venir à considérer ce qu'ils ont fait, les décisions prises à l'époque, comme un comportement professionnel et raisonnable, cela nous dépasse, a-t-il commenté.James Kreppner, un avocat qui a contracté le VIH et l'hépatite C à partir du sang contaminé, partageait l'incrédulité de M.Plater.«Qualifier cela de conduite professionnelle, c'est impossible à justifier », a déclaré l'homme, visiblement malade.Roger Perrault et les trois autres accusés, ainsi que la société pharmaceutique, avaient plaidé non coupable.Les avocats des trois médecins avançaient que la Couronne n'avait pas fourni d'éléments de preuves suffisants à l'appui de sa cause.Selon Eddie Greenspa n , l'avocat de Roger Perrault, la juge n'a pas trouvé la moindre preuve contre aucun des accusés.«Le résultat, c'est qu'il n'y a pas eu de conduite criminelle de la part des personnes ayant autorité.» Des milliers de victimes Plus de 1000 Canadiens ont contracté le VIH par l'entremise des produits sanguins.On estime que 20 000 autres personnes ont contracté l'hépatite C, aussi par du sang contaminé.On ignore combien de personnes exactement en sont mortes, mais le bilan atteignait 3000 décès en 1997.Steven Fletcher, le secrétaire parlementaire du ministre de la Santé, Tony Clement, n'a pas commenté le jugement, mais il a dit que le gouvernement a fait «tout ce qu'il pouvait à cet égard».SCANDALE DU SANG CONTAMIÉ Des acteurs centraux sont acquittés PHOTO LA PRESSE CANADIENNE Noella Baker, qui a perdu son mari mort à la suite d'une transfusion sanguine, est réconfortée par ses proches après avoir entendue la décision du juge.Devant un auditoire complètement silencieux, la juge a ajouté que les événements étaient «tragiques» mais que désigner un coupable là où il n'y en a pas ne ferait qu'aggraver la tragédie. Mardi 2 octobre 10h00 à 18h00 Jour 2 Photos peuvent différer.Prix spéciaux aujourd'hui seulement .Photo .Vidéo .Réparation .Location .Impression photo 6229, St-Hubert Montréal (Québec) www.lozeau.com 514 274-6577 1 800 363-3535 Évitez de vous déplacer, imprimez vos photos de la maison Objectif 105mm F2,8 DG Macro EX Flash EM 140 DG 44915$ - Objectif Macro professionnel - Traitement multicouche - Garantie de 10 ans Pour Canon, Nikon et Pentax Pour Canon et Nikon 10% de rabais sur tous les trépieds en inventaire seulement Courez la chance de gagner un voyage pour 2 à Punta Cana Hôtel Majestic 5 étoiles En collaboration avec l'agence Tour Mont-Royal Règlements disponibles en magasin.Toutes les activités sont GRATUITES Rég.: 51999$ 47915$ Rég.: 58999$ (Valeur totale de 3000$, tirage d'un seul voyage) Journée macrophotographie Cet atelier s'adresse aux passionnés de la nature qui désirent photographier les petites merveilles en panorama majestueux.Objectif EF 100mm F2,8 Macro USM Flash 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fraîches afin de prendre sa coloration rouge.Or, l'augmentation progressive de la température étire sa période de maturation.En plus de perdre leur belle couleur, les fruits deviennent de plus en plus gros.«Les consommateurs aiment beaucoup la McI ntosh lorsqu'elle est croquante et goûteuse.Lorsqu'elle est trop grosse, elle perd sa fermeté.Ça devient difficile de produire un fruit de qualité », constate Dean Thomson, qui possède un verger de 200 acres à Saint-Paul-d'Abbotsford.Le pomiculteur délaisse peu à peu la variété depuis une décennie.Aujourd'hui, la Mc Intosh occupe moins de 50% de son terrain.Elle a été remplacée progressivement par la Royal Gala, espèce originaire de la Nouvelle-Zélande, adaptée au temps doux.«J'ai commencé à travailler dans le verger il y a 30 ans.Certains soirs de septembre, on avait besoin de mettre un manteau et des gants, tellement il faisait froid.Maintenant, on porte souvent des shorts.» Des chercheurs ont récemment compilé les données météorologiques et agricoles des 47 dernières années sur les vergers de la région de Farnham et de Saint- Paul-d'Abbotsford.Résultat : le débourrement - l'épanouissement des bourgeons - des pommiers Mc Intosh survient 13 jours plus tôt qu'il y a un demi-siècle.La floraison, neuf jours plus tôt.Or, un arbre en fleurs est sensible au gel.Et malgré le réchauffement du climat, il n'est pas rare de voir le mercure chuter brusquement au cours du printemps.«S'il fait au-dessous de zéro pour une ou deux nuits pendant la floraison, on risque de grosses pertes», estime Dean Thomson.Trop tôt pour sonner l'alarme Mais il est trop tôt pour sonner l'alarme, croit le directeur général de la Fédération des producteurs de pommes du Québec, Daniel Ruel.«Dans l'État de New York, c'est devenu problématique, surtout dans le Sud, dit-il.Mais pour le moment, c'est encore un phénomène marginal au Québec.» «Dans l'ensemble des vergers québécois, sur une période de 15 à 30 ans, on n'a pas observé la même tendance », ajoute Nancy Lease, spécialiste des changements climatiques au ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPAQ).N'empêche, le réchauffement climatique pourrait bien apporter d'autres problèmes.«Comme nous sommes à la limite nordique de la culture des pommes, nous avons toujours été à l'abri de certains parasites, explique Gérald Chouinard, entomologiste spécialisé dans la pomiculture à l'Institut de recherche et de développement en agroenvironnement.Maintenant, on observe l'arrivée d'insectes qu'onretrouvait seulement aux États-Unis et en Ontario.» Mais le réchauffement n'a pas que du mauvais, croit Nancy Lease.Les hivers plus cléments devraient avantager les pommiers.«Ce sont des arbres qui ont besoin de froid, mais si la température descend à -30 degrés en hiver, ça risque de les tuer», dit-elle.Producteurs avantagés Les cultivateurs pourraient d'ailleurs trouver leur compte dans la nouvelle donne météorologique.La Fédération des producteurs de pommes incite ses membres à délaisser la Mc Intosh depuis des années.«La Mc Intosh ne répond plus nécessairement aux besoin des consommateurs, fait valoir Daniel Ruel.Nous essayons maintenant de diversifier notre offre.» « Les jeunes générat ions sont moins des mangeurs de Mc Intosh et plutôt des mangeurs de variétés exotiques», convient Dean Thomson.Plus de 80% de la production québécoise se résume à quatre variétés de pommes: Mc Intosh, Cortland, Empire et Spartan.Grâce à la météo plus clémente, de nouvelles espèces made in Quebec apparaîtront bientôt sur le marché, notamment la Honey Crisp.RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE La pomme Mc Intosh menacée STÉPHANIE BÉRUBÉ Le producteur de foie gras Élisée François se pose de sérieuses questions sur les véritables motivations des groupes de militants comme le Réseau d'action globale (RAG).Selon lui, le sympathisant du RAG qui s'est infiltré sur sa ferme de Marieville, Aux Champs d'Élisée, a poussé un jeune employé à commettre des gestes cruels.Poussé ou pas, les images filmées sont difficiles à supporter.La scène la plus intolérable n'a, dans les faits, rien à voir avec la production de foie gras que le RAG veut dénoncer.On y voit un adolescent de 14 ans, qui avait un emploi d'été Aux Champs d'Élisée, s'acharner cruellement sur un canard vivant avec son couteau.Selon Élisée François, le sympathisant du RAG qui travaillait incognito dans son entreprise, et qui filmait le jeune à son insu, l'aurait incité à faire de tels gestes, en lui disant notamment: «Montre-moi comment on tue un canard.» Ce que le groupe nie, évidemment.«Nos enquêteurs font toujours très attention pour rester le plus neutres possible dans ce genre de situation», a répliqué Andrew Plumbly, du RAG, un petit groupe montréalais de défense des droits des animaux.«Non seulement encourager la cruauté envers les animaux serait un manque d'éthique de notre part, en plus, cela irait contre notre philosophie première, qui est d'empêcher la cruauté.» En juillet dernier, le RAG avait présenté des images choquantes tournées sur une autre ferme, Élevages Périgord.Le producteur avait fait son mea-culpa la journée même du dévoilement de la vidéo, plaidant que les actes répréhensibles étaient des gestes isolés qui ne reflétaient en rien la réalité de la ferme.L'histoire se répète: Élisée François, le fondateur de l'entreprise Aux Champs d'Élisée, a tenu le même discours hier.«J'ai été abasourdi par ce que j'ai vu ce matin», a-t-il commenté.«Il y a plus de 50 ans que je travaille avec les animaux et j'ai toujours fait ça avec amour et passion », a-t-il dit aussi.Afin de prouver qu'il ne tolère pas de comportement inhumain sur sa ferme, un employé a été suspendu hier matin.Dans la vidéo, on le voit qui fait tournoyer un canard en le tenant pas la tête.Même si l'employé en question a affirmé vouloir abréger les souffrances de l'animal, il a été exclu de la ferme durant l'enquête de la Sûreté du Québec.Car le RAG a remis sa vidéo à la police.Le groupe affirme d'ailleurs que sur cette copie, la bande sonore prouve que leur «enquêteur» n'a pas incité l'adolescent à faire des gestes violents.Le bureau régional de la SQ Montérégie a ouvert une enquête, comme il l'avait fait aussi pour les scènes tournées chez Élevages Périgord.Aucune accusation n'avait été finalement portée, mais un employé de la ferme avait perdu son emploi.«Montre-moi comment on tue un canard» Un producteur pris au piège accuse des militants d'avoir incité un employé à la cruauté PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE © Les pommes Mc Intosh ont toujours eu la faveur des Québécois qui apprécient leur chair croquante, juteuse et légèrement acidulée.« Ça devient difficile de produire un fruit de qualité.» MAUX DE DOS CHRONIQUES Vous ne savez plus quoi faire pour vous en libérer ?Montréal - Une nouvelle technologie pour aider les personnes qui souffrent de douleurs importantes au bas du dos disponible depuis 2005 à Montréal et à Québec a fait ses preuves.Cette nouvelle approche, qui est particulièrement efficace pour les problèmes de hernies discales, de dégénérescences discales, de syndromes facettaires et de sciatalgies chroniques, a déjà permis à des centaines de personnes de retrouver une vie normale.Si vous êtes à la recherche d'une solution efficace, rendezvous immédiatement sur le site ci-dessous pour en connaître plus sur cette nouvelle technologie.www.Le Courrierdu Dos.com \"2%197:9? Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef FORUM ÉDITORIAUX serge.chapleau@lapresse.ca DROITS RÉSERVÉS FORUM@LAPRESSE.CA nathalie.collard@lapresse.ca NATHALIE COLLARD Le Québec traîne encore la patte en matière d'utilisation d'internet.Il figure au même rang que les provinces maritimes, dans un pays, le Canada, qui se trouve au 9e rang des pays de l'OCDE en ce qui a trait à la connexion haute vitesse.On se serait attendu à plus.Selon une enquête de l'Institut de la statistique du Québec, un peu moins des deux tiers des Québécois âgés de 18 ans et plus utilisent internet à des fins personnelles, la moitié à la maison, le quart au travail.Parmi ceux qui disent avoir boudé internet durant une période de 12 mois, il y a ceux qui trouvent le service internet trop cher et ceux qui n'ont pas accès à un ordinateur.Ces deux derniers motifs sont les plus inquiétants car ils révèlent une véritable fracture numérique entre les infopauvres, d'un côté, et les inforiches, de l'autre.Même si l'avenir est encourageant ( plus de 98% des étudiants ont répondu avoir utilisé internet au cours de l'année 2005), la situation actuelle n'a rien de réjouissant.L'enjeu ici n'est pas l'accès aux conditions de la météo ou au dernier album de Radiohead.Il s'agit de questions beaucoup plus fondamentales comme l'accès à une éducation de qualité, par exemple.L'expériencemenée par le CEFRIO (Centre francophone d'informatisation des organisations) dans les écoles de régions éloignées en est un bel exemple.Ce projet-pilote permet de partager ressources et connaissances tout en maintenant la vie des communautés éloignées des grands centres.Or sans ordinateurs et sans branchement internet à haute vitesse, ce type de projet est impossible.Au-delà d'internet , il faut s'assurer que toutes les familles québécoises soient équipées d'au moins un ordinateur à la maison.Pourquoi?Parce qu'il existe de plus en plus d'initiatives annonciatrices d'une société où il faudra nécessairement être branchés pour se sentir inclus.Un exemple: depuis quelques années, l'arrondissement du Plateau- Mont-Royal (où 75%de la population serait branchée) mène des expériences de démocratie participative en ligne: questions aux élus envoyées par courriel, forums de discussion, consultations publiques en ligne, budget participatif\u2026 D'ici quelques années, on peut s'attendre à voir ce genre d'approches se répandre dans différents secteurs de la vie démocratique.Que feront alors ceux qui n'ont pas accès à internet?Non seulement faut-il équiper les Québécois d'ordinateurs mais en outre, il faut rendre accessible le branchement haute-vitesse aux quatre coins de la province afin que tous les citoyens bénéficient des mêmes services.Un exemple de ce qui nous attend: un CLSC de la région de Québec a mené un projet-pilote qui a permis à ses infirmières d'expérimenter la consultation de dossiers médicaux en ligne, la surveillance à distance des signes vitaux des patients équipés d'appareils de télésurveillance ainsi que la réception de résultats de tests de laboratoire.Sans ordinateur et sans branchement haute-vitesse, rien de tout cela n'est possible.Débranchés Selon son habitude, le discours de clôture de Mario Dumont, dimanche, était plein de contradictions pour ne pas dire de démagogie.Revoilà Mario en plein délire: il dit oui à Rabaska, car c'est dans sa cour, en même temps qu'il lance un grand oui à Kyoto.N'est-ce pas assez contradictoire?Combien cela coûtera-t-il?Nous verrons plus tard.Ça nous rappelle les élections de 2003.Quant aux 500 personnes présentes à ce Conseil général, combien y avait-il de simples curieux qui voulaient voir de près Mario lui-même, «le grand phénomène populiste» que grand-maman aimerait tant avoir pour petit fils.Tout ça est bien mince pour devenir premier ministre.Réjean Grenier Saint-Jérôme Caillé à l'ADQ ou au PQ?André Caillé, ex-PDG d'Hydro-Québec serait tenté par l'ADQ et sa vision autonomiste.L'autonomie signifie l'indépendance d'un territoire, la liberté pour une communauté de s'administrer elle-même.L'un des synonymes de l'indépendance est, croyez le ou non, la souvraineté! En 1904, l'Islande acquiert une certaine autonomie quant à sa politique intérieure.Elle devient indépendante du Danemark en 1944.Tant qu'à y être M.Caillé devrait se présenter sous la bannière du PQ, non?Jean Bottari Saint-Mathias-sur-Richelieu Contradictions et démagogie Recommandations sans fondements Je viens de prendre connaissance des recommandations du Conseil du statut de la femme.Sachez que le voile porté par les musulmanes n'est PAS un signe religieux, mais fait partie d'une éthique vestimentaire qui ne diminue en rien la valeur de la femme par rapport à l'homme.Va-t-on interdire le port des soutiens-gorges, des jupes et autres vêtements typiquement portés par des femmes afin de s'assurer que les femmes sont égales à l'homme?Franchement, la valeur d'une personne ne se mesure pas à sa façon de s'habiller.Les femmes se sont justement battues pour faire reconnaître leur intelligence, on voudrait ici diminuer leur valeur à la superficialité de leur vêtement.Le CSF et sa présidente, Christiane Pelchat, auraient intérêt à se renseigner davantage avant d'émettre des recommandations sans fondements.Soyez assurés que plusieurs seront présents pour défendre la liberté des individus contre ceux qui veulent la brimer.Geneviève Lepage Montréal (Association musulmane québécoise) Une mentalité prolétaire Beaucoup de gens ont émis des commentaires négatifs et sarcastiques sur la maison de Mme Marois et ceci n'est qu'un triste exemple parmi tant d'autres de la mentalité prolétaire qui sévit ici.Je trouve désolant de constater qu'au Québec, le succès et la richesse sont méprisés et ridiculisés par le peuple.Ici, tout doit être «petit» et celui qui a du succès doit constamment s'en excuser, ce qui est tout à fait anormal et surtout très malsain.Il ne reste plus qu'à espérer que cette mentalité de nivellement par le bas ne soit plus aussi dominante dans quelques générations.Michel Thériault Boucherville La comtesse et son château On s'est demandé si l'accusation portée par The Gazette était fondée ou non.Je n'en sais rien.Mais la vraie question m'apparaît porter davantage sur l'incohérence entre l'esprit social-démocrate du PQ et le château.Ce goût pour la démesure est à l'image de la lourdeur des structures administratives qu'a bâties la comtesse au cours de sa carrière.Michel Frankland Montréal Des «chiqueux » de guenille Il faut vraiment avoir l'esprit tordu et être de mauvaise foi, pour reprocher à un gouvernement : 1) de terminer l'année avec un surplus budgétaire, 2) d'appliquer ce surplus à la diminution de la dette, et 3) d'utiliser les économies en intérêt pour réduire les impôts des contribuables.Le gouvernement conseravteur fait ce que tout citoyen censé doit faire, soit payer ses dettes.Nous savons tous que l'énorme dette fédérale a surtout servi à payer des services sociaux que, de toute évidence, nous n'avions pas les moyens de nous offrir.Pendant des années, l'opposition critiquait le gouvernement parce qu'il refilait cette dette aux générations futures.Maintenant, elle le critique parce que M.Harper pose des gestes pour la diminuer.Vivement un gouvernement conservateur majoritaire! Jacques C.Ducharme Mont Royal Accommodements et souveraineté Certains souverainistes présentent la souveraineté comme solution idéale dans le dossier des accommodements raisonnables.Or, aucun des deux partis souverainistes ne promet de changements majeurs envers les immigrants dans un Québec souverain.(D'ailleurs, le PQ s'autoproclame le parti le plus inclusif\u2026) Ces souverainistes croient plus belle la cour des autres pays souverains.Mais le Canada est envié dans le monde comme exemple d'harmonie entre ses diverses communautés.Nos différents conflits avec les immigrants, entre francophones et anglophones, entre Blancs et Autochtones, etc, ne sont rien à côté des conflits entre catholiques et protestants, en Irlande, entre Blancs et Noirs, aux États-Unis, entre Juifs et Palestiniens, et bien d'autres cas semblables partout dans le monde.La France et les États-Unis sont souverains, et ils ont plus de problèmes d'immigration que nous au Québec.Comme quoi la souveraineté ne règle pas tout\u2026 Bruno Pelletier Rimouski PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE© Mario Dumont, un grand phénomène populiste ?PHOTO LA PRESSE © apratte@lapresse.ca ANDRÉ PRATTE Ce pourrait être LE thème de la prochaine campagne électorale fédérale.L'Afghanistan ?Non.Kyoto?Non plus.Le pouvoir fédéral de dépenser.Le sujet est rébarbatif.Il s'agit de la capacité d'Ottawa de dépenser dans les champs de compétence exclusive des provinces, comme la santé, l'éducation, la famille.Ce pouvoir, qui n'est pas explicitement prévu par la Constitution, fait l'objet de conflits entre le fédéral et les provinces depuis quatre décennies.La question est très technique mais, avec une bonne dose de démagogie, on peut en faire une affaire très émotive.C'est l'exercice auquel s'est livré hier, dans les pages du Globe and Mail, l'ancien premier ministre ontarien Bob Rae, aujourd'hui candidat du Parti libéral du Canada à Toronto.Dans son brûlot, M.Rae s'en prend à la volonté du gouvernement Harper d'encadrer le pouvoir de dépenser, volonté qui devrait être confirmée dans le Discours du Trône.Le libéral caricature la proposition du gouvernement en l'accusant de vouloir «laisser tomber» cette marge de manoeuvre dont jouit le gouvernement du Canada.«Les Canadiens qui veulent voir leur gouvernement appuyer l'éducation préscolaire, des logements décents, des villes qui marchent, un environnement sain, de nouvelles initiatives en santé, plus de mobilité pour les étudiants, de la recherche de qualité et des universités plus fortes devraient être consternés devant un tel exercice d'émasculation», écrit celui qui fut le rival de Stéphane Dion lors de la course au leadership du PLC.Pour lui, il n'y a que deux avenues possibles : le maintien de l'arbitraire actuel ou l'abandon pur et simple du pouvoir de dépenser.Cette dernière piste, souligne-t-il à gros traits, ferait bien l'affaire des séparatistes de Gilles Duceppe.Dans cet argumentaire simpliste, Bob Rae néglige plusieurs données du problème.Premièrement, exercé sans contrainte, le pouvoir de dépenser rend caduc le partage des compétences prévu par la Constitution et de ce fait menace la nature fédérale du Canada.Deuxièmement, l'idée d'encadrer le pouvoir de dépenser n'est pas seulement promue par les indépendantistes, mais par maints fédéralistes.Troisièmement, M.Rae omet de mentionner que les accords du lac Meech et de Charlottetown prévoyaient tous deux des limites au pouvoir de dépenser.Or, M.Rae a appuyé Meech et était signataire de Charlottetown.Parce qu'il dispose de moyens financiers plus importants et parce qu'il est le seul qui peut agir dans l'intérêt de l'ensemble du pays, le gouvernement du Canada doit être en mesure de proposer des politiques même dans les domaines que les Pères de la Confédération ne lui ont pas attribués.Cependant, comme le Canada est une fédération, Ottawa ne doit pas pouvoir aller de l'avant sans l'accord des provinces.De plus, une province qui ne souhaite pas participer à l'initiative fédérale devrait en être dispensée tout en recevant une juste compensation financière.Tels sont, à cet égard, les principes défendus par les fédéralistes du Québec depuis belle lurette.C'est l'approche que le gouvernement de Stephen Harper est apparemment disposé à accepter.Selon M.Rae, une telle initiative réduirait le Canada à «treize seigneuries».Est-ce aussi ce que pense M.Dion?Si ce n'est pas le cas, il doit rappeler à l'ordre son candidat vedette.Si au contraire il s'apprête à défendre cette vision ultra-centralisatrice de la fédération, il perdra le peu de plumes qui lui restent au Québec.SURCYBERPRESSE.CA/EDITORIAUX - Le texte de Bob Rae - Réagissez à cet éditorial Qui parle pour les libéraux? FORUM VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?forum@lapresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT (514) 285-6911 ou 1 800 361-7453 cyberpresse.ca/abonnement DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 commentaires@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca PETITES ANNONCES (514) 987-8363 ou 1 866 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca PUBLICITÉ (514) 285-6931 POUR NOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 ODETTE MAROT L'auteure est une ancienne directrice des soins infirmiers au CHUM.Elle a également travaillé au ministère de la Santé et des Services sociaux.Tout a déjà été réfléchi.Tout a déjà été écrit.Des milliers d'heures de travail.Des piles de cahiers.Quelques actions furent prises.Et ce fut l'accalmie.On n'en parle plus.On oublie.Hélas ça recommence.Et le ministre Couillard, rempli de bonnes intentions, retourne à la même table, avec les mêmes personnes, autour des mêmes questions, pour trouver les mêmes réponses.Et c'est une nouvelle médiatisée.C'est grave ce que nous perdons la mémoire.Un jour les infirmières sont le centre de tout, à n'importe quel prix.Les primes sortent, les mesures incitatives déboulent, les dépenses pour les petits équipements dont elles ont besoin se décident.On sort les sous.On se concerte, on s'entend.Ça va mieux, juste un peu.Et c'est bien là le drame: les technocrates ne le supportent pas.Ils en ont assez d'entendre parler des infirmières.On se met alors à mesurer leur productivité, on sort les unités de mesures : les heures travaillées par jour de présence, et on compare ce qui ne se compare pas (à moins d'y introduire tant de variables).Ce jour-là, les infirmières coûtent trop cher, ce jour-là on questionne, on blâme, on coupe, on change les structures.Hop! La priorité vient de changer.Tout le monde s'acharne à trouver des mesures de coupes budgétaires.Pourquoi estce ainsi depuis 30 ans?Les infirmières dérangent lorsqu'elles ont trop de pouvoir.Les infirmières sont des femmes, et le pouvoir à l'hôpital est détenu par des hommes, encore très majoritairement.Au moment où la pénurie d'infirmières s'annonçait déjà très grave, il y a cinq ans, les conseils d'administration des hôpitaux ont aboli dans les faits les directions de soins infirmiers.Je dis dans les faits parce que, force de loi le poste existe toujours, mais il est vide de tout pouvoir.La directrice de soins infirmiers ne gère que quelques personnes, des directrices sans autorité.Le leadership infirmier à l'hôpital est disparu et avec lui le contenu idéologique et le symbole.Le seul poste prestigieux qu'une infirmière pouvait détenir dans un hôpital en tant qu'infirmière est vidé de son sens.Revendiquer serait d'être taxé de corporatisme et se voir privé de promotion dans ces structures folles de gestion par programme, une mode, une tendance lourde.On se tait, on suit la mode.Bien sûr, ce n'est pas la seule raison.En voulez-vous des raisons?Noircir un journal On pourrait noircir tout un journal.Commençons par la nuit.La nuit, l'hôpital appartient aux infirmières, elles sont seules.Même les médecins résidents, sauf ceux des soins intensifs, font leur garde à domicile.Ils en ont le droit.Et la nuit, ce sont les plus jeunes infirmières qui travaillent.Il en faut du courage.La rotat ion sera it la solut ion ?Partiellement.Avec une ouverture d'esprit de tous les partenaires, une structure peut proposer toute une gamme de postes.Ce fut le cas à Saint-Luc, jadis\u2026 toutes sortes de postes.Non, Dr Couillard, il n'y a pas de formulemagique, le problème est profond, très profond, c'est un problème de mépris.Je ne dérape pas.Vingt ans, ce n'est pas qu'un petit incident, mais une carrière entière de constats lourds.(\u2026) Il y a tellement de raisons au malaise grandissant concernant les infirmières que personne n'ose vraiment l'aborder, de peur de s'embourber.Les personnes de l'intérieur ne parlent pas, on comprend pourquoi.J'ai géré les soins infirmiers durant 20 ans.Mes batailles furent multiples, mais la plus féroce fut celle contre l'embauche d'infirmières d'agences et, dès 1985, nous avons réussi.Je crois à la continuité des soins, au travail d'équipe, à la stabilité des équipes de soins.J'ai toujours cru que l'appartenance à une équipe, le plaisir de se retrouver, d'avoir des défis pour sa pratique et ses patients valaient son pesant d'or.C'est si simple.Ce serait si simple, sauf qu'on a tout compliqué.En tandem, la loi de l'ancienneté et celle de la performance financière ont démoli toute forme de vie professionnelle pour les infirmières dans les hôpitaux.Ceux qui dirigent, le plus souvent ne pensent qu'à leur carrière et à leur image face au sous-ministre.Alors, les infirmières et leur plaisir au travail, on s'en fout.(\u2026) Une chose et son contraire, c'est véritablement, le discours le plus cohérent qui fut tenu, ces dernières années, dans le réseau de la santé.Alors j'abdique et j'invite les infirmières à faire leur carrière autrement, en professionnelles autonomes, au sein d'agences où elles géreront leurs horaires sans règles syndicales et bureaucratiques, sans heures supplémentaires obligatoires.Alors peut-être seront-elles respectées.Je crois que l'hôpital perdra de son âme, c'est triste, mais sincèrement, ne l'a-t-il pas déjà perdu?Rien n'a changé Depuis 30 ans, tout a été dit sur le rôle et l'importance des infirmières, mais les problèmes demeurent les mêmes ALEXANDRA MENDÈS Militante libérale, l'auteure est aspirantecandidate l'nvestiture du PLC dans Brossard-La Prairie.Il semble de bon goût par les temps qui courent de blâmer un manque certain de convictions personnelles sur les lacunes, vraies ou présumées, du chef dûment élu du Parti libéral du Canada.C'est là une réaction qui m'afflige et me révolte.Stéphane Dion a été élu par les membres du parti.Personne ne lui a fait de cadeau et le moins que nous, les militants libéraux, lui devons, est la chance de prouver ses qualités en tant que chef.Adhérer à un parti politique, quel qu'il soit, suppose que dans l'ensemble on adhère aussi à ses valeurs, à ses structures et à ses principes de gouvernance.De ceci découlent logiquement des procédures réglementées pour évaluer le chef et les dirigeants.En ce qui concerne le Parti libéral du Canada, toutes ces questions viennent d'être abordées lors du congrès de décembre 2006.Décembre 2008 arrivera bien assez vite pour que l'on refasse l'exercice démocratiquement.Que les oiseaux de mauvais augure qui tournent autour de notre chef cherchent d'autres publics pour exercer leur mauvaise foi ! M.Dion nous dirige et à nous les militants de tout faire pour rendre son mandat le plus réussi possible.Cela dépasse l'égoïsme cru, l'opportunisme cruel, de tous ceux qui n'attendent que le pire.Pour moi, qui ai appuyé Bob Rae dans la course au leadership l'année dernière, le résultat du congrès est sans équivoque.On se rallie, on retrousse les manches et on se démène pour que notre parti redevienne le choix prioritaire de la majorité des Canadiennes et des Canadiens.Au-delà de tout ce que l'histoire nous reconnaît, je crois sincèrement que le Parti libéral du Canada est encore et toujours le meilleur porteur des valeurs et des espoirs de la grande majorité des Canadiennes et des Canadiens, à commencer par ceux de mes compatriotes Québécois.Les causes défendues par le programme de notre parti, quelles soient de nature sociale, économique, diplomatique ou environnementale, m'apparaissent très proches des grandes préoccupations de la société québécoise.(\u2026) Sincèrement, j'aimerais vraiment que quelqu'un m'explique en quoi le Parti libéral du Canada est « déconnecté » de la réalité québécoise ?Encore une fois, quoiqu'en disent les mauvaises langues, c'est bien notre parti qui était à la source de la reconnaissance du Québec comme nation (les querelles entre militants sont bien légitimes dans une société démocratique, n'en déplaise aux souverainistes !) et c'est bien grâce au courage et au savoir-faire de nos dirigeants dans les années 90 que le Canada a finalement pu se débarrasser d'une presque faillite.Nous ne sommes pas parfaits, cela va de soi ! Mais nous avons toujours su être des Canadiens fiers, humains et solidaires.Assez de nous rendre victimes de notre propre vivacité démocratique.C'est seulement unis et convaincus que nous saurons répondre «présents» à l'appel des urnes.Rallions-nous ! Que les oiseaux de mauvais augure qui tournent autour de Stéphane Dion cherchent d'autres publics pour exercer leur mauvaise foi PHOTO FOURNIE PAR LE CHUM « Au moment où la pénurie d'infirmières s'annonçait déjà très grave, il y a cinq ans, les conseils d'administration des hôpitaux ont aboli dans les faits les directions de soins infirmiers.» En tandem, la loi de l'ancienneté et celle de la performance financière ont démoli toute forme de vie professionnelle pour les infirmières dans les hôpitaux.LYSIANE GAGNON lgagnon@lapresse.ca Oublions un instant les commentaires plus ou moins xénophobes qui parsèment les audiences de la commission Bouchard-Taylor.Il y a plus d'ignorance que de méchanceté dans cet amoncellement désolant de préjugés.Ce qui est beaucoup plus inquiétant, c'est de voir de beaux esprits distingués réclamer, sous le noble prétexte de préserver «l'égalité homme-femme», un régime de laïcité intégrale.Ainsi la mairesse de Brownburg-Chatam veut «interdire le port de tout vêtement religieux dans les lieux publics ».Une autre dame, qui dit travailler avec des immigrants « en région», voudrait quant à elle que la constitution québécoise instaure «la laïcité de l'espace public ».Les petites tentations totalitaires sont multiples, le plus dérangeant étant qu'elles émanent aussi d'un organisme paragouvernemental comme le Conseil du statut de la femme (CSF).Sa présidente, l'ancienne députée libérale Christiane Pelchat, déclarait la semaine dernière au Devoir que son organisme avait songé à proposer « l'interdiction des signes religieux dans toutes les institutions publiques et même sur la place publique».Quoi?L'espace public, la place publique, ce sont les rues, les centres commerciaux, les restaurants, les hôpitaux, les parcs, les salles d'attente des bureaux gouvernementaux, les parvis des temples et les perrons des maisons! Et l'on voudrait en bannir les kippas, les manteaux noirs, les hijabs et autres voiles, de même que les croix bien visibles qui ornent les austères chemisiers de nos bonnes soeurs?C'est pire que de l'intolérance, c'est du délire.Il n'y a pas une société occidentale contemporaine qui se soit donné un régime pareil - un régime analogue, en fait, à ce qui existait dans l'ex-Union soviétique ou la Chine de Mao, où les religions étaient passées à la clandestinité.Prenons encore une fois l'exemple de la France - un exemple très probant car c'est le pays qui se targue le plus de respecter le principe de laïcité.Lorsque, dans une décision controversée, l'État français a interdit le port du voile islamique dans les écoles publiques (de même que les signes «ostentatoires» d'autres religions), il s'est arrêté, justement, aux portes de l'école publique.Jamais, au grand jamais, les législateurs français n'ont songé à interdire les vêtements religieux dans la rue et les entreprises privées.Idem en Turquie, un pays musulman dont la constitution interdit le foulard dans la fonction publique.Les rues sont remplies de femmes voilées qui déambulent à côté de filles habillées à la Britney Spears.À l'époque, le CSF avait eu le réflexe louable de ne pas souscrire à la loi française interdisant le foulard islamique aux élèves du secteur public.On voulait en effet garder à ces jeunes filles leur place dans l'école publique - le meilleur lieu d'intégration qui soit -, et empêcher que l'exclusion les précipite dans les écoles-ghettos de la communauté musulmane.Aujourd'hui, M me Pelchat semble regretter cette décision, en tout cas voudrait pousser la réflexion plus loin, ce qui est mauvais signe.Cela dit, le CSF, dans le mémoire qu'il présente à la commission Bouchard-Taylor, introduit une distinction intéressante, et que sa présidente ne devrait surtout pas remettre en question: la distinction entre les élèves de l'école publique et les représentants de l'État ou de l'autorité publique.Ainsi, liberté serait laissée aux élèves de porter, par exemple, une kippa ou un foulard qui laisse voir le visage (de grâce, cessons d'être obsédés par les niqab, il y en a très peu à Montréal, et la burqa est inexistante).Les étudiants ne représentent qu'eux-mêmes, ils ne sont investis d'aucun rôle symbolique ; il n'y a pas lieu d'attenter à leur liberté religieuse (ou d'entraver l'affirmation identitaire propre aux adolescents).Par contre, les enseignants seraient tenus à la neutralité vestimentaire, de même que les policiers, les douaniers, les juges, les procureurs et les fonctionnaires qui représentent l'État et exercent une autorité sur les citoyens (exemple, les employés du fisc ou les préposés aux comptoirs des services publics).Je ne peux pas ne pas applaudir à cette recommandation, puisque je l'ai toujours prônée dans les nombreuses chroniques que j'ai écrites sur le sujet.Personne n'a un droit inaliénable à un emploi dans la fonction publique.Les citoyens qui tiennent à se marginaliser en affichant leurs croyances religieuses de manière ostentatoire peuvent travailler dans des postes sans contact direct avec le public, dans des sociétés privées, des écoles religieuses ou, comme les hassidim, au sein des commerces tenus par leur communauté.Tentations totalitaires MC 2006, COVAN.LE PLUS GROS SITE D'EMPLOIS AU QUÉBEC GO! 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