La presse, 6 octobre 2007, C. Arts et spectacles
[" INTÉRIEUR Montréal / 8128 boul.Décarie / tél.514 342 8128 Mirabel / 12400 de l'Avenir / tél.450 435 6046 www.jardindeville.com ARTS ET SPECTACLES www.cyberpresse.ca/arts CÉLINE BONNIER LE CHANT DE CÉLINE! PAGE 14 LAURENCE JALBERT TOMBER EN ESPOIR PAGE 6 TÉLÉVISION QUÉBÉCOISE Àla demande de La Presse, 50 personnalités du milieu de la télévision ont fait leur liste des 10 meilleures émissions québécoises de l'histoire.Une fois les données compilées, quelle est la meilleure émission d'information?Le meilleur talk-show?La meilleure série jeunesse?La meilleure émission de Radio-Canada?De TVA?De TQS?Et la meilleure télésérie de Réjean Tremblay?> Les résultats du Top 50 en pages 2 à 5.ILLUSTRATION FRANCIS LÉVEILLÉE, LA PRESSE© ARTS ET SPECTACLES LE TOP 50 DE LA TÉLÉ 1 LA PETITE VIE SRC / 212 points 2 OMERTÀ SRC / 193 points 3 LANCE ET COMPTE SRC/TQS/TVA / 158 points 4 LES FILLES DE CALEB SRC / 134 points 5 ROCK ET BELLES OREILLES TQS/TVA/SRC / 99 points 6 LA VIE, LA VIE SRC / 91 points 7 MINUIT, LE SOIR SRC / 76 points 8 BYE-BYE SRC / 74 points 9 LES BOUGON (\u2026) SRC / 65 points 10 PASSE-PARTOUT TQc / 58 points 11 LE TEMPS D'UNE PAIX SRC / 57 points 12 TOUT LEMONDE ENPARLE SRC / 54 points 13 APPELEZ-MOI LISE SRC / 49 points 14SOL ET GOBELET SRC / 46 points 15LES BEAUX DIMANCHES SRC / 45 points 16 UN GARS, UNE FILLE SRC / 43 points 17 MOI ET L'AUTRE SRC / 41 points 18LES BELLES HISTOIRES DES PAYS D'EN HAUT SRC / 41 points 19LA FAMILLE PLOUFFE SRC / 39 points 20LE SEL DE LA SEMAINE SRC / 38 points 21 DUPLESSIS SRC / 37 points 22FORTIER TVA / 35 points D'ACCORDOUPAS?Réagissez au Top 50 sur www.cyberpresse.ca/top50 23LA BOÎTE À SURPRISE SRC / 35 points 24 TEMPS DUR SRC/ 34 points 24 LA SOIRÉE DU HOCKEY SRC/RDS / 34 points 26LES INVINCIBLES SRC / 33 points 27DES SOURIS ET DES HOMMES SRC / 30 points 28 BOBINO SRC / 29 points 29 POINT DE MIRE SRC / 29 points 30JAMAIS DEUX SANS TOI SRC / 26 points 31 ENJEUX SRC / 25 points 32STAR ACADÉMIE TVA / 23 points 33DÉCOUVERTE SRC / 22 points 33CRÉ BASILE TVA / 22 points 35 GRANDE OURSE SRC / 22 points 36SURPRISE SUR PRISE TQS/SRC/TVA / 21 points 36LA FRICASSÉE SRC / 21 points 38 SCOOP SRC / 20 points 39 LES HAUTS ET LES BAS DE SOPHIE PAQUIN SRC / 19 points 40 LES COUCHE-TARD SRC / 19 points 40 BEAU ET CHAUD TQc / 19 points 42 LE TÉLÉJOURNAL SRC / 18 points 43 LES ENQUÊTES JOBIDON SRC / 18 points 43 CAPITAINE BONHOMME TVA / 17 points 44SOUS LE SIGNE DU LION SRC / 17 points 44FORMAT 60/LE 60 SRC / 17 points 46 LA FIN DU MONDE EST À SEPT HEURES TQS / 16 points 47 L'HÉRITAGE SRC / 16 points 49JEUNESSE D'AUJOURD'HUI TVA / 15 points 49LE SURVENANT 0SRC / 15 points Pour consulter la liste complète des émissions nommées: www.cyberpresse.ca MÉTHODOLOGIE: 50 personnalités du milieu de la télévision ont à notre demande fait une liste de leurs 10 émissions québécoises préférées de l'histoire, par ordre de préférence.Tous les styles d'émissions étaient permis, et les membres du jury pouvaient voter pour une de leurs émissions.Nous n'acceptions qu'une inscription par émission (exemple: Bye-Bye au lieu de Bye-Bye 70 et Bye-Bye 86).Nous avons donné 10 points pour un vote de première position, neuf points pour un vote de deuxième position, jusqu'à un point pour un vote de 10e position.En cas d'égalité, le nombre de mentions prévaut.COMPILATION : Hugo Dumas, Isabelle Massé, Paul Journet.Un casse- tête.Undilemme.Un choix cruel.Une agonie.Les mots sont forts mais ils résument bien l'espèce de mélasse émotive qui m'a envahie lorsque le patron m'a demandé de dresser la liste des mes 10 émissions de télé préférées ?Seulement 10?Oui.Seulement québécoises ?Oui aussi.Si au moins, la limite avait été fixée aux 10 dernières années.Mais non ! La commande partait du 6 septembre 1952, date de l'entrée en ondes de Radio Canada, me rappelant à mon grand désespoir que j'ai partagé ma vie avec la télévision québécoise plus longtemps qu'avec n'importe quel être humain, ce qui n'est pas nécessairement un bon signe mais que voulez-vous.Toujours est-il que la liste était là qui m'attendait avec ses choix déchirants et ses éliminations crève-coeur que je ne me pardonne toujours pas et qui vont de L'enfer c'est nous autres jusqu'aux Bougon en passant par Point de mire , Le grand blond , Tout le monde en parle , les télé-théâtres de Marcel Dubé, Les Invincibles, Bobino , Le Grand Duc , Scoop et toutes les entrevues réalisées à l'étranger par Stéphan Bureau quand il animait Le Point .Dans ma première liste, Omertà occupait la première position pour ses qualités dramatiques et esthétiques indéniables et parce qu'avec cette série, la télé québécoise a gravi en 96 un nouvel échelon dans la maîtrise du langage télévisuel.Mais dans ma liste finale, Omertà a cédé sa place à Temps dur, une série qui demeure à mes yeux, un petit chef d'oeuvre tant pour la profondeur du texte de Jean-Marc Dalpé que la réalisation très inspirée de Louis Choquette.Minuit le soir qui poursuit dans la même veine arrive en troisième position.J'ai mis La petite vie en quatrième position parce que c'est un incontournable et un grand classique, pas seulement de la télévision mais de la grande famille dysfonctionnelle québécoise.J'allais oublier Fortier, une sér ie que j 'a i appréciée et regardée aussi religieusement qu'Omertà.Idem pour Tag et Bunker, deux séries sombres mais socialement pertinentes qui n'ont pas obtenu la reconnaissance qu'elles méritaient.Sophie Paquin arrive en 8e position comme un sorbet au citron un brin acidulé mais tellement rafraîchissant.Et comme on ne peut dresser une telle liste en niant complètement le passé, j'ai terminé avec un salut au Sel de la semaine de Fernand Seguin et un coup de chapeau au Format 60 de Pierre Nadeau.Mes excuses à tous les oubliés, les exclus et laissés-pour-compte qui ont travaillé aussi fort que les autres pour produire de bonnes émissions.Si ça peut vous consoler, dites-vous que c'est juste de la télé.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : npetrows@lapresse.ca J'ai partagé ma vie avec la télévision québécoise plus longtemps qu'avec n'importe quel être humain. ARTS ET SPECTACLES LE TOP 50 DE LA TÉLÉ PRODUCTEURS Marcel Béliveau Jean Bissonnette Jacques Chevalier (1) Jocelyn Deschênes André Dubois (2) Paul Dupont-Hébert Philippe Lapointe Pierre Marchand Jean-Pierre Plante Jacques K.Primeau Michel Rodrigue (1) Est aussi acteur (2) Est aussi acteur et auteur RÉALISATEURS Sylvain Archambault Jean-François Asselin Alain Chartrand Louis Choquette Bernard Dansereau Alexis Durand-Brault François Gingras Richard Lahaie Michel Poulette Jean-François Rivard Patrice Sauvé AUTEURS Pierre-Yves Bernard Richard Blaimert Anne Boyer/Richard D'Astous (3) Luc Dionne (4) Guy Fournier (5) Pierre Gauvreau Isabelle Langlois Sylvie Lussier (5) Claude Meunier (5) Annie Périard Pierre Poirier (5) (3) Ont répondu sur un seul bulletin (4) Est aussi réalisateur (5) Sont aussi acteurs/animateurs ACTEURS/ANIMATEURS Sébastien Benoit Micheline Bernard Normand Brathwaite Véronique Cloutier (6) Denise Filiatrault Rémy Girard Patrice L'Écuyer Louis Morissette (7) Gérard Poirier (6) Est aussi productrice (7) Est aussi auteur JOURNALISTES Marc Cassivi Louise Cousineau Hugo Dumas Stéphane Laporte (8) Isabelle Massé Nathalie Petrowski Alexandre Pratt Richard Therrien (8) Est aussi concepteur POURCONSULTER les listes de chaque membre du jury et les émissions classées 51e à 118e position www.cyberpresse.ca/top50 La famille la plus dysfonctionnelle des années 90 occupe encore une grande place dans le coeur des Québécois.ISABELLE MASSÉ Popa , Moman, Thérèse, Caro, Rénald, Réjean et compagnie auraient mérité un prix Nobel de médecine dans les années 90.Car scotcher jusqu'à quatre millions de Québécois en même temps à leur téléviseur (comme le 20 mars 1995) évitait petits et gros bobos à bien des gens.On rappelle que les rues des villes et villages du Québec étaient presque désertes, les lundis soirs, au milieu des années 90.«Un jour, j'ai reçu une lettre du sous-ministre de la Santé et des Services sociaux me disant: Merci.Les lundis soirs, il y a moins de monde dans les urgences », se rappelle Claude Meunier.Près d'une décennie s'est écoulée depuis la fin de la diffusion originale des épisodes de La petite vie, à Radio-Canada.Un nombre incalculable de reprises à suivi.Les inconditionnels ont aussi pu mettre la main sur les coffrets VHS et DVD de la comédie absurde.Celleci a marqué la mémoire collective au point de devenir un thème de l'émission radio-canadienne Tous pour un, récemment.«Ça me dépasse! C'est fascinant!» lance Meunier, surpris du pouvoir d'attraction de Popa.Surpris.même si les commentaires au sujet de l'émission fusent encore.«On m'aborde souvent dans la rue.On m'appelle encore Popa, Ti-Mé.Cela dit, cette émission ne m'appartient plus.Elle est intégrée à la vie des gens.» Claude Meunier analyse le phénomène avec le sourire: «Cette émission est intemporelle, pas connectée ni à l'actualité ni à la réalité.Elle a toujours eu un côté fantaisiste, surréaliste.C'est comme un miroir déformant.On la regarde par plaisir pur et simple.«Les enfants aiment aussi beaucoup La petite vie, car rire, c'est rassurant, ajoute l'auteur de 56 ans.Mes filles (six ans et sept ans et demi) l'ont découverte récemment.Pour elles, je suis maintenant une vedette!» On rappelle que n'eût été des Lundis des Ha! Ha! du Club Soda, dans les années 80, le culte de la vidange serait un concept impalpable.Réjean ne nous aurait, par ailleurs, jamais prouvé qu'il est possible de mentir de façon compulsive.Et Thérèse, qu'on peut avoir une vie sexuelle satisfaisante dans une Tercel.«Un soir de 1988, on a décidé de faire une parodie de téléroman, raconte Meunier.Dans l'émission Terre humaine, Jean Duceppe portait une barbe.Je suis donc allé dans un magasin de farces et attrapes pour en acheter une.Je me suis aussi procuré des lunettes collées à un gros nez de clown.Et j'ai arraché le nez.» On parie un abonnement à Glad qu'en 2007, Popa aurait les mêmes passions, questionnements, manies et pilosité sur le menton.«Il n'aurait pas une simple barbichette, c'est sûr.Mais Moman, oui! «Popa existe encore beaucoup dans ma tête, poursuit Meunier.Il n'a pas évolué du tout.Comme Walt Disney, il est congelé.» N'attendez pas de nouveaux épisodes de La petite vie, cependant.«Tous les comédiens font autre chose.Mais j'aimerais bien refaire des spéciaux», note Meunier, qui réalise présentement un premier film dans lequel il dirige.Marc Messier, Guylaine Tremblay et Rémy Girard.«Je travaille souvent avec les gens de La petite vie.Ils me connaissent très bien.Ce sont des amis et de grands comédiens.C'est ma gang.Du temps de La petite vie, on a vécu quelque chose d'exceptionnel.» LESMEMBRES DUJURY Supplice.En choisir 10, c'est en laisser tomber 40.L'accouchement de mes choix a été long et douloureux.Et forcément injuste.Il y a plein d'émissions que j'ai adorées et que j'ai laissées dans leur cage.Un gars, une fille, La fin du monde est à sept heures, Le temps d'une paix, Fortier et Les invincibles, par exemple.Mais bon, c'était 10, pas plus.Supplice.J'ai opté pour des émissions qui ont laissé beaucoup de traces.La petite vie parce qu'à travers son absurdité totale, on découvrait en Popa un Québec qui n'avait de passion que pour les détails idiots comme l'heure des vidanges.Lance et compte parce que pour la première fois chez nous, le téléroman - Réjean Tremblay pensait d'abord faire des demi-heures à l'ancienne - nous amenait dans l'action, dans de vraies maisons et de vrais arénas.On ne voulait plus le savoir, on voulait le voir.C'était la révolution.Les filles de Caleb, c'était notre découverte d'une page d'histoire dont peu d'entre nous se souvenaient, des jeunes filles qui s'exilaient dans des écoles de rang avec des salaires de misère dans des cabanes mal chauffées et qui transmettaient le savoir aux enfants.Le roman d'Arlette Cousture était extraordinaire, avec un souffle d'authenticité que n'ont pas eu ses oeuvres subséquentes.Le scénariste Fernand Dansereau et le cinéaste Jean Beaudin en ont fait un chef-d'oeuvre.Et ne me parlez plus jamais de la scène du cheval en rut.Ce n'était pas lui qui m'avait excitée, c'était les doigts d'Ovila qui se posaient doucement dans le cou d'Émilie dont les yeux s'embrumaient.Les belles histoires restent un must.La télé nous a fait vivre des Pays d'en haut qui furent meilleurs que tous les longs métrages, surtout le dernier.D'accord, on n'y voyait presque jamais d'enfants, même ceux de la prolifique Scole, mais les dialogues font partie de nos gênes.Pourquoi Duplessis?Parce que c'était un scénario de Denys Arcand et sa première oeuvre à la télévision.Il a réussi, en montrant des séances des comptes publics où tout le monde est assis, à faire revivre l'infamie organisée de ce gouvernement.Et à nous montrer l'attachement profond de Maurice Duplessis pour le Québec.Si j'ai tant râlé après certains Bye-Bye, c'est que les bons étaient tellement magnifiques qu'on aurait voulu qu'ils soient tous du même calibre.Imaginez un pays où tout le monde, oui, tout le monde, regarde lemême show le 31 au soir.On a lâché la messe, même celle de minuit, mais le Bye-Bye est là pour des siècles et des siècles amen.Les RBO du temps de TQS ont été chez moi des cassettes jouées et rejouées.La famille Slomo, Mme Brossard de Brossard, l'abbé Leboeuf, le chef Groleau et son crastillon.Mon petit cousin Mathieu les savait par coeur, autant qu'Elvis Gratton qu'il nous récitait au party de Noël.Tout le monde en parle fait ma joie du dimanche soir, et c'est un show de chaises! Mais l'atmosphère sur le plateau, le calibre souvent fort des invités, le génie de Guy A.et de Dany en ont fait un rendezvous incontournable.Restent deux petits nouveaux, Minuit, le soir et Sophie Paquin.La forme de Minuit a démontré qu'un réalisateur passionné pouvait magnifier une oeuvre.L'écriture et les personnages de Sophie que la télé peut être aussi bonne que le cinéma.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : lcousine@lapresse.ca L'accouchement de mes choix a été long et douloureux.Et forcément injuste.ILLUSTRATIONS FRANCIS LÉVEILLÉE, LA PRESSE© LA PETITE VIE D'APRÈS HOMÈ RE TEXTEETMISE EN SCÈNE ALEXIS MARTIN CONCEPTION ET MISE EN SCÈNE ROBERT LEPAGE UNE PRÉSENTATION UNE PRÉSENTATION L'ILIADE EN SORTIES HH AUTOMNE 2007 SHERBROOKE 13 NOVEMBRE (SALLE MAURICE O'BREADY) DRUMMONDVILLE 15 NOVEMBRE (CENTRE CULTUREL) RIMOUSKI 17 NOVEMBRE (SALLE DESJARDINS TELUS) H SAINTE-FOY 20 NOVEMBRE (SALLE ALBERT-ROUSSEAU) CHICOUTIMI 22 NOVEMBRE (AUDITORIUM DUFOUR) H TROIS-RIVIÈRES 24 NOVEMBRE (SALLE J.-ANTONIO-THOMPSON) LAVAL 27 NOVEMBRE (SALLE ANDRÉ-MATHIEU) DÈS LE 25 OCTOBRE AVEC YVES JACQUES UNEPRODUCTIONEXMACHINA 16 REPRÉSENTATIONS SEULEMENT SUPPLÉMENTAIRES DU 6 AU 10 NOVEMBRE DERNIÈRES REPRÉSENTATIONS À MONTRÉAL! AUJOURD'HUI 15H ET 20H + 10 ET 11 OCTOBRE 20H WWW.TNM.QC.CA H 514.866.8668 3513161A ARTS ET SPECTACLES LE TOP 50 DE LA TÉLÉ TOP 5 PLUS DE VOTESDE PREMIÈRE PLACE 1- Omertà 8 2- Les filles de Caleb 7 3- La petite vie 5 4- Lance et compte, La vie, la vie et Les beaux dimanches 3 PLUS DE NOMINATIONS 1- La petite vie 32 2- Omertà 27 3- Lance et compte 23 4- Les filles de Caleb 17 Rock et Belles Oreilles 17 RADIO-CANADA 1- La petite vie 2- Omertà 3- Lance et compte 4- Les filles de Caleb La vie, la vie TVA/TÉLÉ-MÉTROPOLE 1- Lance et compte 2- Rock et Belles Oreilles 3- Fortier 4- Star Académie 5- Cré Basile TQS 1- Lance et compte 2- Rock et Belles Oreilles 3- Surprise sur prise 4- La fin du monde est à sept heures 5- 100 Limites AUTRES RÉSEAUX 1- Passe-Partout (Télé-Québec) 2- La soirée du hockey (RDS) 3- Beau et chaud (Télé-Québec) 4- La soirée de l'impro (Télé-Québec) 5- Dans une galaxie près de chez vous (VRAK.tv) INFORMATION ET AFFAIRES PUBLIQUES 1- Le sel de la semaine 2- Point de mire 3- Enjeux 4- Le téléjournal 5- Format 60 / Le 60 ÉMISSIONS JEUNESSE 1- Passe-Partout 2- Sol et Gobelet 3- La boîte à surprise 4- Bobino 5- La fricassée FICTIONS 1- La petite vie 2- Omertà 3- Lance et compte 4- Les filles de Caleb 5- La vie, la vie NOMINATIONS DANS LE TOP 50 1- Radio-Canada 41 2- TVA/Télé-Métropole 8 3- TQS 3 4- Télé-Québec / Radio-Québec 2 5- RDS 1 NATHALIE PETROWSKI Pourtant, à peine trois semaines après le début du tournage de ce qu'il appelle Omertà 0, Dionne se rend compte que le réalisateur Michel Poulette a une vision diamétralement opposée à la sienne et que leurs différences sont inconciliables.«Je suis allé trouver le producteur.J'ai balancé ma pile de scénarios sur son bureau en lui disant de tirer la plogue sur la production, sinon je démissionnais.» Le producteur lui a rétorqué qu'arrêter la production à cette étape-la, c'était perdre 1 million.Réponse de Luc Dionne: tu vas peut-être perdre 1 million, mais tu vas en sauver 10.Le jeune auteur n'a pas tort.Le producteur finit par se rendre à ses arguments.La production est arrêtée, les comédienssont renvoyéschez eux et on part à la recherche d'un nouveau réalisateur.«Ça a pris plusieurs mois, raconte Dionne.Aucun réalisateur ne voulait toucher à ce projet, d'abord par solidarité pour Poulette, mais aussi parce que personne n'avait envie de travailler avec un auteur caractériel qui avait l'air de se prendre pour un autre.» Le réalisateur Pier re Houle, pourtant, finit par se laisser convaincre.Il vient de terminer avec la productrice Francine Forest le tournage de Scoop 4 et les deux décident de plonger dans l'aventure Omertà sans se douter de la complicité intense et créatrice qui jaillira de leur trio ni du succès éclatant qu'ils connaîtront.«C'est vrai qu'on a eu beaucoup de succès, plaide Dionne, mais on a travaillé en tabarnac pour que ça marche.Sept jours sur sept.On marchait par consensus sauf qu'à trois têtes de cochon comme nous, c'était pas évident.Pierre et moi, on s'est garroché des chaises.On s'est pas parlé pendant des jours, mais notre amitié est toujours demeurée intacte.» Lorsque Omertà prend l'antenne à Radio-Canada en janvier 1996, le succès n'est pas immédiat.Les cotes d'écoute sont respectables, mais sans plus.Et puis au bout d'un mois, la série qui met en vedette Michel Côté, et qui révèle un jeune acteur de théâtre inconnu du nom de Luc Picard, décolle.Après cela, la série fait systématiquement un million (y compris le soir de la fermeture du Forum) quand elle ne frôle pas les deux millions de téléspectateurs.Mais Luc Dionne n'a pas le temps de savourer son succès.«Au moment où le public découvrait Omertà, se souvient-il, moi, j'étais déjà dans la merde.J'étais en pleine écriture de la deuxième saison.Je me trouvais pourri.Je me disais qu'Omertà 1 avait été un coup de chance, que j'avais tout dit et que je n'arriverais jamais à être aussi bon une deuxième fois.» Douze ans plus tard, Dionne concède que la série a changé sa vie, mais pas nécessairement de la bonne façon.«Parce qu'après Omertà, j'ai enchaîné projet après projet comme un malade.J'écrivais trop et je ne vivais plus.Il y a eu Le dernier chapitre, puis l'aventure Bunker que j'ai vraiment, mais alors vraiment pas digérée.Pas à cause des cotes d'écoute ni de la réaction générale.À cause d'une seule personne: Daniel Gourd (le vice-président de la SRC de l'époque) qui m'a écarté et jeté à la poubelle comme un moins que rien.» C'était il y a cinq ans.À l'époque, Luc Dionne avait fait une croix sur Omertà, en jurant qu'il n'y aurait jamais de suite à cette belle aventure qui s'était terminée en 1999 au sommet de sa gloire.Que s'est-il passé pour qu'il revienne sur ses promesses et se remette à écrire Omertà 4 ce printemps?«Il s'est passé que même si j'ai quitté le monde criminel et le monde policier, je prends des nouvelles de mes chums de temps en temps.Là, jeme suis mis à entendre des histoires incroyables que j'ai eu le goût de raconter à mon tour.Je voulais partir une nouvelle série policière, mais Guy Ouellette, l'exagent de la SQ qui est un bon ami à moi, trouvait que cette histoire-là s'intégrait parfaitement dans le cadre d'Omertà.J'ai appelé les acteurs pour voir s'ils étaient intéressés.Ils l'étaient.Je me suis dit pourquoi pas?» Luc Dionne espère que Pierre Houle et Francine Forest seront à nouveau de l'aventure.Il y aura toutefois une grande différence dans leur dynamique puisque cette fois, Luc Dionne agira aussi à titre de producteur.«Si Fabienne Larouche et le duo D'Astous-Boyer produisent leurs propres séries, je ne vois pas pourquoi je ne le ferais pas moi aussi.» Quant à la direction que prendra Omertà 4, l'auteur se contente de dire que le public va retrouver les agents Gauthier et Pelletier 10 ans plus tard.Pour le reste, c'est l'omertà.OMERTÀ Quand Luc Dionne repense aux premières heures chancelantes d'Omertà, il y a 12 ans, et comment le projet a failli mourir au feuilleton, il est encore étonné par sa propre audace.«J'avais 34 ans.Je venais du monde politique.Je ne connaissais strictement rien au monde de la télé, mais je connaissais mon sujet.J'avais rencontré 22 agents doubles, lu des centaines de pages de rapports confidentiels sur l'infiltration policière.Les bandits n'avaient pas de secrets pour moi.» HUGODUMAS est en vacances.Sa chronique reviendra prochainement. 3512256A www.duceppe.com DU 12 SEPTEMBRE AU 20 OCTOBRE Traduction de Michel Dumont Louise Laprade Gabriel Sabourin Marie-Ève Bertrand Myriam De Verger décor Richard Lacroix costumes Mérédith Caron éclairages André Rioux musique Silvy Grenier vidéo Yves Labelle accessoires Normand Blais Le Doute de John Patrick Shanley mise en scène de Martine Beaulne «Difficile de trouver des failles\u2026 tout de cetteoeuvre transpire l'excellence\u2026 un divertissement de haut calibre\u2026 » Le Journal de Montréal «\u2026ficelé d'unemanière férocement intelligente\u2026Louise Laprade est phénoménale\u2026 Marie-Ève Bertrand est tout aussi extraordinaire\u2026 une très solide distribution.» C'est bien meilleur le matin, Première Chaîne « \u2026 un petit bijou d'efficacité et de précision\u2026Haletante et rythmée\u2026 Pièce d'horlogerie fine\u2026.Les personnages sont forts et contrastés, sans être unidimensionnels\u2026 Martine Beaulne se révèle encore une fois une admirable directrice d'acteurs\u2026 un divertissement intelligent, un suspense auquel on demeure rivé.» D'arts et spectacles, Radio-Canada.ca « unaumônier incarné avec beaucoup d'intelligence et de sensibilité par Gabriel Sabourin\u2026 Louise Laprade est admirablement détestable en mère supérieure\u2026 Myriam De Verger [\u2026] quelle force et quelle assurance\u2026 chapeau à Martine Beaulne pour la direction d'acteurs\u2026 Allez-y\u2026 » Samedi et rien d'autre, Première Chaîne « Un texte intelligent qui offre des indices sans donner de réponses\u2026.» Le Téléjournal, SRC Abonnez-vous! SAISON 2007-2008 514 842-8194 7octobre Dimanche 14h30 3502341A ARTS ET SPECTACLES LE TOP 50 DE LA TÉLÉ Il y a 20 ans, Réjean Tremblay marquait tout un but avec le National.ISABELLE MASSÉ Les tenues vestimentaires arc-enciel de Suzie Lambert nous font aujourd'hui sourire.Tout comme le «Sacramant, Ginette!» bien senti de son frère Pierre.Reste que Lance et compte a annoncé tout un tournant dans la production télévisuelle québécoise.On était au milieu des années 80.Les téléromans de cuisine avaient encore la cote.«On a alors appris le sens du mot télésérie, explique Réjean Tremblay.C'était tourné avec les moyens du cinéma.Et au lieu de simplement raconter l'histoire, on la vivait.» Le téléspectateur pouvait effectivement décrire chaque but compté par Pierre Lambert ou Marc Gagnon à la fin de chaque épisode.Du temps de glace, les comédiens en avaient! Pas étonnant que la première série ait plu autant et que Réjean Tremblay ait offert aux téléspectateurs une pluie de suites et téléfilms depuis 20 ans\u2026 vendues dans 72 pays! «En 1985, on était aussi à l'époque où le Canadien gagnait», rappelle l'auteur.Il n'y a donc pas qu'au Québec qu'on se souvient du malheureux Denis Mercure, rejeté comme une vieille chaussette par Suzie et le National de Québec, dans la toute première série.«Je suis un maniaque de théâtre classique, où les héros sont souvent des demidieux, capables du meilleur et du pire, note Tremblay.On a ça aussi dans Lance et compte.De tels personnages permettent d'avoir le sens de l'épopée.» Lance et compte risque de rester dans le paysage télévisuel d'ici encore longtemps.Réjean Tremblay planche présentement sur sa septième suite: Le grand duel, dans laquelle le National de Québec affronte le Canadien de Montréal.Dans laquelle aussi un personnage féminin important développera un cancer du sein.Avec le temps, Lance et compte s'est taillé une place dans le coeur d'un nouveau public.«Souvent, on me présente à des jeunes comme l'auteur de Lance et compte et non comme le columnist de La Presse!» dit Tremblay, le sourire aux lèvres.On doit aussi la popularité de Lance et compte à son réalisateur Jean-Claude Lord, selon Tremblay.«C'est lui qui savait comment tourner une telle histoire, admet l'auteur.Au départ, ce que j'écrivais avec Louis Caron, ça n'allait pas.Jean-Claude m'a alors dit: je ne veux pas que tu me le racontes, je veux qu'on soit avec Pierre.» C'est aussi Jean-Claude Lord qui a donné la chance d'une vieà Carl Marotte, mais aussi aux recruesqu'étaient alors Marina Orsini et Macha Grenon (arrivée dans la deuxième série) qui, depuis, ont rarement manqué de boulot! Depuis 1986, le visage de la télé a changé.Les séries se sont multipliées.On a plus de doigté pour les réaliser.avec un budget aminci.Avec le recul, que changerait Réjean Tremblay s'il avait la chance de retoucher à sa première série?«J'aiàmon actif, 218heuresde fiction lourde (Scoop, Urgence, Réseaux, Casino\u2026).Pour les 205 heures qui ont suivi celles de la toute première série de Lance et compte, j'ai essayé de retrouver la même inconscience en écrivant, sans vraiment y arriver.À l'époque de Lance et compte 1, je n'avais aucune idée de ce que je faisais.Je savais seulement qu'il fallait raconter une histoire; ce que je faisais depuis des années à La Presse.» DEMAIN DANS EXPRESSO : les séries disponibles en DVD.LANCE ET COMPTE ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE - - SUR LES PLANCHES CETTE SEMAINE CHANSON Laurence Jalbert Tout porte à croire Audiogram ALEXANDRE VIGNEAULT HAUT-PARLEURS Lebusinessman de Starmania voulait être artiste, mais les artistes rêvent rarement de devenir businessmen.Trop compliqué.Trop terre-àterre.Trop heureux de pouvoir compter sur des gens qui savent compter justement, plusieurs musiciens et chanteurs regardent l'industrie du disque encaisser les coups avec une certaine distance.Ils gardent leur énergie créatrice pour leurs chansons, alors que leurs producteurs auraient grand besoin d'idées originales.Radiohead a franchi ce pas et annoncé il y a quelques jours que son prochain disque, In Rainbows, serait vendu par l'entremise d'internet dès cette semaine et que les copies «physiques» viendraient plus tard.Rien de révolutionnaire jusqu'ici: Stars, de Montréal, a mis en vente son plus récent album en format numérique plusieurs mois avant l'arrivée du disque compact en magasin, le 25 septembre dernier.Là où Radiohead innove, c'est qu'il propose aux fans de fixer eux-mêmes le prix de son dernier disque.On pourra donc télécharger In Rainbows pour 1,50 $, pour 10$ ou même plus, selon son bon vouloir.Du coup, Thom Yorke et sa bande remettent non seulement en question un système établi, mais mettent également de l'avant une question capitale que peu ont osé aborder aussi directement depuis le début de la crise de l'industrie du disque : quelle est la valeur de la musique?Les compagnies de disques vendent tout au même prix depuis des décennies.Le dernier Arcade Fire, comme le premier album d'un groupe à la mode dont tout le monde sait qu'il sera oublié dans un an ou deux.Or, tout le monde sait aussi que les artistes n'ont ni la même valeur marchande ni la même valeur culturelle.Des gens offriront sans doute 2$ pour In Rainbows.Personnellement, j'aurais honte de ne pas offrir au moins 10$.Radiohead n'a pas besoin de mon argent pour vivre.La somme correspond simplement au respect que j'ai pour ce groupe et son oeuvre.Il y a cependant des tonnes d'artistes auxquels j'offrirais moins qu'un petit 2$.Vu sa notoriété, Radiohead peut se permettre de jouer à ce jeu.Son public lui est fidèle.Ce modèle ne serait probablement pas viable pour un artiste en début de parcours.Là où la proposition du groupe britannique devient audacieuse et dérangeante, c'est qu'elle pourrait causer bien des surprises à des artistes très populaires.Estce que les fans de Jennifer Lopez offriraient eux aussi 10$ pour ses disques?Ne préféreraient-ils pas garder leurs sous pour la voir en spectacle?Est-ce qu'Arcade Fire, bien moins populaire que la star américaine, récolterait 2$ ou plus par album?La musique dite commerciale et potentiellement jetable survivrait- elle si un tel système était appliqué à grande échelle?Verrait-on émerger une «industrie» s'appuyant sur la qualité et l'originalité ?Radiohead propose aux gens de mettre un chiffre sur le rôle que sa musique joue réellement dans leur vie.L'industrie du disque devrait aussi se poser la question.Les artistes devraient aussi être plus nombreux à vouloir être businessmen à la place des businessmen qui voudraient être artistes.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : avigneau@lapresse.ca Radiohead et le blues des businessmen Thom Yorke et sa bande remettent non seulement en question un système établi, mais mettent également de l'avant une question capitale que peu ont osé aborder aussi directement depuis le début de la crise de l'industrie du disque : quelle est la valeur de la musique ?MARIE-CHRISTINE BLAIS «Quand on n'allait pas bien et qu'on s'en plaignait à papa, il nous disait toujours : va prendre un grand verre d'eau, ça va aller mieux après, explique en riant Laurence, légère, détendue comme on ne l'a pas vue depuis longtemps.On n'avait pas le droit d'être de mauvaise humeur à la maison.Et ça marchait! Papa nous a donné une confiance inébranlable en la vie.J'ai choisi de croire, de voir les plus plutôt que les moins - même si les moins n'ont pas manqué dans ma vie (rires).Cette fois, en observant la vie des autres, leurs histoires, j'ai décidé de m'en faire des chansons plutôt que des ulcères d'estomac!» En effet, elle s'est isolée avec deux amis, le guitariste Guy Rajotte et le jeune guitariste-auteur-compositeurinterprète Jean-Philippe Lagueux, pendant quelques semaines, uniquement pour écrire et composer.«Ça a été le plus bel hiver de ma vie », s'exclame Laurence, qui signe tous les textes de l'album sauf un : «Pendant mon spectacle, je chantais à peine une strophe de Je pars à l'autre bout du monde (paroles d'Isabelle Fiset, musique de Paul Daraîche) ; j'ai décidé de la mettre au complet sur l'album, d'ouvrir le disque avec cette chanson.» Chanter autrement Le spectacle dont parle Laurence, c'est celui qu'elle a donné à 240 reprises, devenu un beau CD-DVD, Sur la route\u2026 évidemment, lancé en novembre dernier.Le mot «évidemment» n'est pas là par hasard: «Quand la compagnie de disques a lancé une compilation de mes chansons (vendue à 80 000 exemplaires, en 2004), j'avais voulu ajouter au moins une chanson inédite et c'était Évidemment (magnifique chanson de Michel Berger).Le ton de voix que j'ai trouvé pour Évidemment, le coin de mon ventre où ça allait jouer, ça a transformé ma façon de chanter.» Cette façon de chanter - à la fois plus retenue, plus douce, plus sentie, et pourtant typiquement Laurence Jalbert -, elle est dans chacune des 12 chansons de Tout porte à croire.Laurence affirme qu'une seule des 12 est complètement autobiographique: la très belle L'arche de Noah, action de grâce et profession de foi en la vie, à l'intention de Noah, son premier petitfils, 2 ans (« J'avais écrit une autre chanson autobiographique, mais finalement, je l'ai donnée à Isabelle Boulay!»).Pendant que son propre fils, Nathan, 12 ans, s'adonne à la batterie et à la guitare, Laurence attend avec impatience que sa fille Jessie accouche d'un deuxième enfant en février prochain.La vie de son père s'est arrêtée, la vie d'un nouvel enfant débute\u2026 C'est un peu le sentiment qui traverse tout l'album: pour un moment plus difficile, il y en a un qui vient alléger les choses.Car il y a des sujets difficiles sur Tout porte à croire : Chanson pour\u2026 relate la vie d'une mère après la mort de son enfant ; Si c'était lui relate la peur d'une nouvelle relation quand la précédente a été violente ; Ici et ailleurs a été écrite à l'intention d'un jeune homme «qui aurait pu avoir une vie magnifique, mais qui s'autodétruit\u2026 » Laurence fait référence ici à une personne qu'elle côtoie à la Maison de Carignan, centre de désintoxication de Trois-Rivières dont elle est marraine.Il est grand, le mystère de la foi : par miracle, ce disque n'a rien de glauque ni de pesant.La voix de la chanteuse (qui a mémorisé 12 chansons de Marjo en trois jours pour les dernières Franco Folies, rappelons-le), la présence vivifiante du violon (absent de ses trois derniers disques), celle enrobante du piano et de l'orgue B-3, la réalisation sensible de Réjean Bouchard, plus une foule d'autres choses, de petits bonheurs d'expression dans les textes, d'arrangements intelligents font de cet album un grand disque de Laurence Jalbert.Il est dédié à Robert.Son père.TOMBER, TOMBER EN ESPOIR PORTRAIT LAURENCE JALBERT Elle pourrait être triste, Laurence Jalbert : son père est décédé, à 82 ans, il y a trois semaines.Elle pourrait être effrayée : il y a à peine une semaine, elle se trouvait nez à nez avec un ours noir, en Gaspésie.La réalité?Elle est souriante: son père lui a légué l'espoir (et ses cheveux roux), et l'ours s'est enfui.Et puis, Laurence Jalbert a un nouvel album, en magasin mardi, et dont le titre la résume parfaitement : Tout porte à croire.«Cette fois, en observant la vie des autres, leurs histoires, j'ai décidé de m'en faire des chansons plutôt que des ulcères d'estomac ! » PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © Il est grand, le mystère de la foi : par miracle, Tout porte à croire, album sur lequel Laurence Jalbert aborde des sujets difficiles, n'a rien de glauque ni de pesant.- RON SEXSMITH, ce soir à la Fédérationukrainienne.- THENATIONAL, dimanche au National.- HOTHOT HEAT, dimanche au Club Soda.- VOXTROT, mardi à la Sala Rossa.- 3 GARS SU'L SOFA, mardi et jeudi au Cabaret Justepour rire.- GOGOL BORDELLO, mercredi au Club Soda.- YVES LAMBERTETLEBÉBERTORCHESTRA, mercredi au Liond'or.- THE BRAVERY, vendredi au Studio St-Laurent.- TEGAN&SARA, vendredi au National.- JENNIFER LOPEZ ETMARCANTHONY, vendredi au Centre Bell.Jennifer Lopez CLUB SODA VEN 23 NOVEMBRE \u2014 20 h Tinariwen L'envoûtement de l'âme touareg Les soirées jazz intime au Savoy À VOIR EN OCTOBRE! Procurez-vous des billets pour Marianne Trudel et Matthieu Bélanger au coût de 10 $ ou gratuitement à l'achat d'un billet pour Jesse Cook, Colin James ou Tinariwen.Offre valable aux guichets du Métropolis seulement.BILLETS GRATUITS ! SALLE WILFRID-PELLETIER, PdA Colin James Little Big Band Christmas Un concert spécial de Noël avec 40 musiciens ! VEN 7DÉCEMBRE \u201420h Jesse Cook The Frontiers World Tour La tradition gitane pimentée de pop, de jazz et de world SALLE WILFRID-PELLETIER, PdA VEN 16 NOVEMBRE \u201420h \u2014Ella.Of thee I Swing Nikki Yanofsky (codiffusion avec Les Productions Rubin Fogel) Tout simplement époustouflante ! SALLE WILFRID-PELLETIER, PdA 11 OCTOBRE \u201420h CE JEUDI! avec invité spécial avec invité spécial Sophie Milman Festival in the Desert including Tinariwen and Mamadou Diabate MARIANNE TRUDEL QUINTET 18 octobre, 18h Gagnante du Prix Étoiles Galaxie de Radio-Canada 2007 THAT1GUY 30 octobre, 20h Présente son nouvel album The Moon is Disgusting MATTHIEUBÉLANGERQUARTET 25 octobre, 18h Le meilleur clarinettiste en ville ! HÔTEL OFFICIEL BILLETTERIE PLACE DES ARTS 514 842-2112 1 866 842-2112 pda.qc.ca 514 790-1245 admission.com CLUB SODA 514 908-9090 ticketpro.ca 3513944A THÉÂTRE SAINT-DENIS 514 790.1111 tel-spec.com 17 juillet 2008 18 juillet 2008 19 juillet 2008 3 novembre 2007 8 novembre 2007 9 novembre 2007 10 novembre 2007 30 octobre 2007 31 octobre 2007 1er novembre 2007 2 novembre 2007 28 février 2008 29 février 2008 1er mars 2008 COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET 10 juillet 2008 11 juillet 2008 12 juillet 2008 PLACE DES ARTS SALLE WILFRID-PELLETIER 514 842.2112 admission.com/514 790.1245 CONDAMNÉ À L'EXCELLENCE Mise en scène: Alexis Martin Script-édition: François Avard Musiques: Marc Déry RIEZENCORE.COM COMPLET DÉJÀ DÉJÀ BILLETS VENDUS MARTINMATTE.COMMARTINMATTE.COM 3513272A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE POPMONTRÉAL ALEXANDRE VIGNEAULT ET PHILIPPE RENAUD 1 YELLE_ Yelle est un produit de My Space.Une fille qui ne mâche pas ses mots et qui prend même un malin plaisir à se moquer des mecs.Une manière de répondre au rap machiste, ce qui est fort bien, et sur un ton enjoué et des rythmes dansants ! Ça sonne comment?De l'électro pop à tendance punk bien d'aujourd'hui, mais fait dans un état d'esprit années 80.Où?Aux Saints, ce soir, avant Peer Pressure DJS.2 ISLANDS_ Nick Thorburn, leader de cette formation rock-pop montréalaise, trempe ses pinceaux dans une poignée d'autres projets musicaux depuis quelque temps.Apparemment, il lui en reste toujours un peu pour Islands, en concert.Ça sonne comment?À la sortie de l'album Return to the Sea, comme de la bonne pop inspirée de Paul Simon.Aujourd'hui ?Aucune idée.Où?Au Cabaret du Musée Juste pour rire, ce soir, avec Harlem Shakes.3 SUNSET RUBDOWN_ Chaude soirée en vue.Le Théâtre National accueille les artistes de l'écurie Jagjagwar, Lightening Dust, Oakley Hall, les excellents Black Mountain de la Colombie-Britannique et les non moins pertinents Sunset Rubdown, forts d'un nouvel album, superbe, intitulé Random Spirit Lover.Ça sonne comment?Àla tête de Sunset Rubdown, le prolifique Montréalais Spencer Krug (Wolf Parade, Swan Lake).De bonnes chansons au poli rock exploratoire.Où?Ce soir, au Théâtre National.4ERIC'S TRIP_ Eric's Trip a été l'une des figures emblématiques de la scène de Moncton et du lo-fi canadien au début de la dernière décennie.Séparé depuis une dizaine d'années, Rick White, Julie Doiron et les autres renouent le temps de quelques spectacles.Ça sonne comment?En 2007?Aucune idée.Mais au début des années 90, c'était du rock basique à la fois énergique et brouillon.On doute qu'ils aient fait le ménage là-dedans.Où?À la Fédération ukrainienne, demain, avec Vicious/Delicious et Jealous Girlfriends.5 MEGASOID_ Collectif de DJ et producteurs montréalais, le soundsystem Megasoid se consacre à la fête limite illicite et aux gros beats prohibitifs.Le clan prépare une fête «secrète» pour clore le festival Pop Montréal, demain, avec un coup de main des Glitchmob et Daedelus.Ça sonne comment?Une tonne de briques Sixtoo.Où?Pour le savoir, il vous faudra visiter le site www.sixtoo.com CINQ SPECTACLES À SURVEILLER Le groupe Eric's Trip : Mark Gaudet, Chris Thompson, Julie Doiron, Rick White 3513184A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE ANABELLE NICOUD Grand sourire, visage caché derrière ses longs cheveux raidis, France d'Amour s'affiche telle qu'on se plaît à l'imaginer.Le tutoiement et le rire facile, le verbe haut et le débit rapide, la chanteuse se passe de relationniste pour se présenter aux journalistes qui se succèdent à sa table.À quelques jours de la sortie de son septième album, France d'Amour l'avoue, elle ne sait pas très bien comment elle se sent.« Je suis moins anxieuse que d'habitude.Normalement, quand je sors un disque, je suis toujours anxieuse.Mais là, j'ai juste hâte de le présenter», explique-t-elle.Conçu lors de sa dernière tournée, et enregistré dans la foulée, Les autres a déjà été testé sur scène.La chanteuse a attaqué depuis quelques jours une nouvelle série de spectacles, pour une tournée qui doit se poursuivre dans les prochains mois.Au final , Les autres est un album rock-pop qui ne ralentit pas.«C'est mon album le plus extraverti.Je le trouve différent de Hors de tout doute (son précédent disque, NDLR).Celui-là est plus frondeur: c'est un album rutilant », rit-elle.Comme son nom l'indique, Les autres se veut un album tourné vers l'extérieur.La première chanson composée par France d'Amour était destinée à battre la déprime de sa petite soeur, Ma soeur.Sont ensuite venues D'Amour P.Q., écrite pour ses musiciens de tournée, et Le bonheur te fait de l'oeil, pour l'une de ses amies.Hommage aux Québécois «Ce n'est pas un album au \" je\".Il n'y avait pas de plan préconçu, les autres m'intéressent vraiment ».Les autres, ce sont aussi les Québécois et Québécoises, «de souche, de racine ou de feuille» dont parle France d'Amour dans Je l'appelle ma maison.«Reçue en héritage ou au bout d'un voyage/ la maison appartient à ceux qui en prennent soin/C'est comme un cri du coeur/Un amour qui demeure/J'ai grandi avec lui et je porte son nom/Je l'appelle mon pays, je l'appelle ma maison», chante-t-elle.Pour Je l'appelle ma maison, France d'Amour a demandé à Sylvie Rémillard, directrice artistique de la Fête nationale, de lui composer une chanson à partir des discours patriotiques, lus chaque année pendant le spectacle de la Saint-Jean.«C'est vraiment le moment le plus poignant de la soirée, juge France d'Amour, qui a animé les festivités de la dernière Saint Jean-Baptiste.J'avais envie de rendre hommage aux Québécois.Mais ce n'est pas une chanson séparatiste.» L e Qué b e c, Fr a n c e d'Amour l'aime festoyant, mangeant de la tourtière et jouant du violon.Pour Je l'appelle ma maison, les guitares de la rockeuse laissent la place au violon plus traditionnel mais pas moins enlevant d'Alain François.Mais le Québec, France d'Amour l'aime aussi mangeant du couscous, ouvert à tous.«C'est ça aujourd'hui le Québec, et c'est ben correct», tranche-t-elle.Les autres porte aussi « the dark side of d'Amour », comme elle s'amuse à le dire.La mouche, sa chanson favorite, ressemble à une fable, mais évoque l'impuissance de l'être humain.La mélodie est malgré tout entraînante.«Ça prend ça pour une chanson qui a des propos si tristes, répond-elle.Il n'y a pas beaucoup de ballades sur mes disques.Ce n'est pas ma spécialité, le pathétique.Ce n'est pas là que je suis à l'aise dans la musique pop.» France d'Amour n'exclut pas, une fois les tournées pour Les autres terminées, de faire un jour un album jazz.«On verra si je me lance dans l'aventure d'un album jazz.J'aime beaucoup Les autres.Il mérite d'être promu.Ses intentions sont bonnes », conclut la chanteuse, d'un rire qu'on aura décidément beaucoup entendu durant notre entrevue.FRANCE D'AMOUR Le bonheur lui fait toujours de l'oeil PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE © «Ce n'est pas un album au \" je\".Il n'y avait pas de plan préconçu, les autres m'intéressent vraiment », dit France D'Amour au sujet de son septième album, Les autres.Ne cherchez pas dans Les autres l'album «de la maturité».Le septième disque de France d'Amour, bientôt 40 ans et 15 ans de carrière, est aussi son disque le plus «extraverti » et le plus « frondeur ».«Je n'ai pas perdu la flamme», assure la chanteuse rock.« Il n'y a pas beaucoup de ballades sur mes disques.Ce n'est pas ma spécialité, le pathétique.» 3512915A , +(65$8; :;4=& $&5 #
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