La presse, 20 octobre 2007, C. Arts et spectacles
[" Grande visite du désert ! Du 6 octobre au 25 novembre.Fermé les lundis, sauf le 8 octobre.Chiens de prairie, tortues-boîtes, chuckwallas, etc.Un tunnel d'observation pour les enfants.Une foule de choses à découvrir ! 514 868-3000 museumsnature.ca 3507327A ARTS ET SPECTACLES www.cyberpresse.ca/arts DIANE DUFRESNE EFFUSION DE SON PAGES 10 ET 11 YVES JACQUES LE DÉFI ANDERSEN PAGE 14 P renez un ouvre-boîte, posez-le contre le crâne lisse de Martin Matte et ouvrez délicatement.Dans la tête de l'humoriste, vous trouverez des trucs prévisibles comme de l'ambition, de l'assurance, et une certaine arrogance.Mais vous trouverez aussi de l'émotion à fleur de peau, des yeux qui s'embuent facilement, un goût pour l'inconfort, de l'audace, de l'insécurité et un respect absolu pour le métier qu'il pratique.Portrait d'un drôle de numéro.> Une entrevue de Nathalie Petrowksi à lire en pages 2 et 3.PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE© / PHOTOMONTAGE, LA PRESSE© ARTS ET SPECTACLES LE COMIQUE SANS Dans L'aube le soir ou la nuit, le vasouilleux livre de Yasmina Reza sur le président Nicolas Sarkozy, il n'est question de Cécilia, sa femme, qu'une seule fois : à la dernière page du bouquin dans la colonne des remerciements.Ma grande reconnaissance à Cécilia Sarkozy qui a approuvé ce projet, peut-on lire.Pour le reste, dans les avions, les trains, les bureaux et les halls d'hôtel où l'écrivain suit à la trace le futur président, Cécilia brille par son absence.Peu importe où on la cherche, elle n'y est jamais.Ce livre n'était qu'un prélude à une absence qui est devenue déf i n it ive, jeud i , lorsque l'Élysée a annoncé la séparation officielle du couple présidentiel.Personnellement, j'aurais préféré que Cécilia tough la run un peu plus longtemps.C'est pur égoïsme dema part, j'en conviens.D'autant plus qu'après avoir lu le bouquin de Reza, je devine que vivre avec Sarko n'est pas une sinécure.Le monsieur n'est pas des plus équilibrés.La preuve, il aime la chanteuse Chimène Badi à la folie.Mais Cécilia aurait pu s'accrocher malgré tout.Pas pour sauver les apparences.Au contraire, pour les bousculer.Un peu comme Lady Di l'a fait pour la monarchie britannique, Cécilia aurait pu casser le moule et ouvrir la voie à un nouveau modèle de première dame.Elle avait d'ailleurs entrepris les premiers travaux de rénovation le 6 mai.Ce jour-là, la France a voté pour Nicolas Sarkozy, mais pas sa tendre épouse qui a sans doute préféré faire du shopping que d'aller aux urnes.Dès le lendemain de la victoire, Cécilia a fait savoir qu'elle vivrait dans son appart'.Pas question d'aller s'enfermer dans une cage à l'Élysée.Pas question non plus de changer sa garde-robe et de sombrer dans la crème pâtissière BCBG.D'entrée de jeu, Cécilia s'est positionnée comme une première dame Prada.On l'a vue à un sommet européen éclipser toute les autres premières matrones dans sa robe noire d'un chic fou et ses chaussures plates dernier cri.Par la suite, on a appris qu'elle avait pris le thé avec Kadhafi, mais refusé le burger de Bush, sans doute parce qu'il n'y avait aucune infirmière bulgare à libérer à Kennebunkport.Je connais un photographe de l'AFP qui a bravé l'interdit de Nicolas Sarkozy en prenant le seul cliché de la première dame en maillot de bain à Wolfeboro, aux États- Unis.La photo n'a jamais trouvé preneur chez les patrons de la rédaction, terrorisés à l'idée de finir comme le directeur de Paris Match qui a été viré pour avoir mis en couverture, en 2005, Cécilia et son nouveau bonheur avec le PDG de l'agence Publicis.Tout récemment, pourtant, Paris Match a publié des photos de Cécilia en maillot, mais prises du temps qu'elle était mariée à feu Jacques Martin.C'était le signe que le téléroman tirait à sa fin.Aujourd'hui, c'est f-i-fi-n-i-ni.Cécilia ne sera pas la Lady Di de la République.Seulement la première première dame à plaquer son mari.En 2005, elle a fait de son mari un cocu notoire.Cette fois, elle en fait le premier président divorcé de la République.La décision est peut-être cruelle, mais elle a le mérite d'être franche et d'épargner aux Français le spectacle désolant d'un couple bidon qui n'existe que pour la galerie.Quant au premier divorcé de la République, il a peut-être perdu Cécilia, mais rien ne l'empêche d'aller se consoler avec Chimène Badi.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : npetrows@lapresse.ca Cherchez la femme (du président) NATHALIE PETROWSKI CHRONIQUE Cécilia ne sera pas la Lady Di de la République.Seulement la première première dame à plaquer son mari.ENTREVUE MARTIN MATTE PHOTO ALAIN ROBERGE, PHOTOMONTAGE FRANCIS LÉVEILLÉE, LA PRESSE © Martin Matte, l'humoriste, a une foi inébranlable en lui.De là à dire qu'il se prend pour Dieu, il n'y a qu'un pas ! Mais le vrai Martin Matte, lui, n'est vraiment pas à l'abri du doute. ARTS ET SPECTACLES NATHALIE PETROWSKI Dans l'esprit populaire, Martin Matte est un gars qui ne doute jamais.Un gars habité par un immense complexe de supériorité.Un gars qui n'a pas peur de dire qu'il est beau, intelligent, talentueux et qu'il mérite largement le succès qui lui colle à la peau comme la gomme colle aux semelles de souliers.Pourtant, le vrai Martin Matte, celui qui vit à Laval avec ses deux enfants en bas âge et une blonde qu'il fréquente depuis l'âge de 14 ans, celui qui s'est aventuré dans des trous perdus en campagne pour roder son nouveau spectacle et qui n'écrit rien sans le faire valider par le bougon en chef, François Avard, celui qui s'est entouré de gens de théâtre, dont le metteur en scène Alexis Martin, et qui aime se mettre en état de danger pour créer est un brin plus complexe que le gars qui se pète les bretelles sur scène.C'est ce gars-là que j'ai rencontré en face du marché Jean-Talon dans un café cosmopolite branché, meublé de gros fauteuils bleu pétrole et de banquettes en cuirette blanche courant le long des fenêtres thermos dont il s'est empressé d'analyser la qualité.De père en fils Dans une autre vie, on le sait, Martin Matte a vendu des fenêtres pour le compte de la Vitrerie Claveau, l'entreprise fondée par son père Jacques Matte.Ce qu'on sait moins, c'est que l'entreprise était en réalité une usine avec une quarantaine d'employés, un syndicat et tout le tralala.Martin Matte y a travaillé à partir de l'âge de 14 ans et devait en prendre la direction à la retraite de son père.Il avait fait des études en administration au collège de Bois-de-Boulogne, puis à l'UQAM dans ce but-là.À 24 ans, sa vie était déjà toute tracée.Il serait un homme d'affaires et sans doute le meilleur vendeur de fenêtres du Québec sinon du Canada.Et puis, contre toute attente, Martin Matte a fait un virage à 180 degrés et décidé de tenter sa chance en humour.«Je me souviens d'avoir invité mon père au restaurant pour lui annoncer la nouvelle, raconte-t-il.Je savais que ça serait pénible, mais ç'a été pire que prévu.Mon père ne l'a pas pris.Ça a duré des semaines et des semaines.Il m'a offert un Jeep Cherokee pour que je change d'idée.Des matins, il arrivait à l'usine avec un bel habit en me disant : avant que tu t'en paies un aussi beau, va falloir que t'en fasses des farces, hein?» De son vivant comme après sa mort en mai 2002 de la maladie de Lou Gehrig, Jacques Matte a eu une influence marquante sur son fils.Ses convictions fédéralistes et ses drapeaux du Canada flottant sur la Cadillac familiale et sur le bateau à moteur au chalet ont structuré la pensée politique de son fils qui était jusqu'à tout récemment un fédéraliste pur et dur.Ce dernier a toutefois accepté en 2005, à la demande de Paul Piché, de célébrer les 10 ans du référendum de 1995 dans un spectacle à l'Université de Montréal où, à la fin de son monologue, il donnait raison aux souverainistes.L'ambition de Martin Matte lui vient presque certainement de ce père, issu d'un milieu pauvre et sans instruction, mais qui voulait à tout prix devenir professeur.Après des études en soudure, Jacques Matte a été engagé pour enseigner l'électronique au collège de Maisonneuve.Un jour, Jacques Matte a lui aussi fait un virage à 180 degrés, abandonnant le monde scolaire pour fonder sa propre entreprise.«Mon père me répétait souvent que l'ambition, c'est pas péché et que tu peux faire de l'argent et être une bonne personne pareil », se rappelle-t-il.Mécanisme de protection L'absence de complexes de Jacques Matte a été un puissant moteur pour son fils.C'est en partie ce qui l'a inspiré lorsqu'il a créé son personnage fétiche de gars qui ne doute jamais de lui-même.«C'est certain que ce personnage-là est un pied de nez à une société qui n'aime pas le succès et qui est toujours en train de planter ceux qui en ont, explique-t-il.C'est comme si ce gars-là était ma réaction à une attitude défaitiste que je ne supporte pas.Maintenant ça se peut aussi que la source de ce personnage soit ma propre insécurité.En arrivant sur scène avec cette confiance à tout casser, je m'arrange pour que personne ne puisse m'attaquer.C'est une façon de me protéger en fin de compte.» François Avard, qui le guide depuis sa sortie de l'École de l'humour en 1995, abonde dans son sens.Il évoque le mécanisme de défense qui permet à l'humoriste de jouer d'audace et de provocation, deux thèmes qui lui sont chers.Mais mécanisme de défense ou de protection, il n'en demeure pas moins ce personnage qui faisait l'objet d'un sketch de quatre minutes dans Histoires vraies, son premier spectacle, est devenu sa marque de commerce et parfois son unique référence.Les publicités Honda y sont pour beaucoup.Elles ont contribué à son rayonnement et à son ancrage dans l'esprit d'un peu tout le monde.Résultat : aujourd'hui Matte ne peut pas faire un pas dans la rue ni donner la moindre une entrevue sans que son interlocuteur ramène son grand prétentieux sur le tapis.Matte joue le jeu, mais il admet que la répétition finit par le lasser.«C'est pas que je me sente étouffé par ce personnage-là.C'est juste que parfois ça m'épuise de devoir toujours jouer le jeu du gars au-dessus de ses affaires.Je ne cache pas qu'il y a une partie de moi qui lui ressemble, mais ce n'est qu'une partie » Pour le reste, Martin Matte présente plutôt les symptômes d'un gars émotif à l'os, qui a la larme facile et qu'un rien peut plonger dans les abîmes du doute.La salle de spectacle peut être bondée et le public l'applaudir à tout rompre, si ce soir-là, Matte a bafouillé ou s'il n'a pas livré un numéro parfaitement, il sera déçu et tourmenté le reste de la soirée.Il prépare et rode ses spectacles avec la même intransigeance.Pour tester le matériel de Condamné à l'excellence, il a commencé il y a un an à faire des apparitions- surprises dans des petits bars de Waterloo ou Saint-Hyacinthe.Il a poursuivi tout l'été en présentant un spectacle de rodage qui était déjà.rodé.«Faire de la scène est pour moi un métier noble qui me comble.Je ne souffre pas du complexe du comique et je n'ai pas la soif du cinéma, dit-il.Tant mieux si je peux en faire de temps à autre l'été, comme je l'ai fait avec Nitro, mais ce n'est pas mon but dans la vie.» Depuis sept ans, il tourne quatre pubs de Honda par année qu'il conçoit et écrit avec l'équipe de Bos.Il continuera tant qu'il sera satisfait du résultat.Il se demande encore s'il a envie d'aller tenter sa chance en France.Il pourrait en principe le faire en 2009, mais il hésite à cause des enfants.Sa seule autre grande passion, c'est le ski.Ses enfants étaient à peine nés qu'ils avaient des skis aux pieds et cet hiver, il se paiera un voyage à Val-d'Isère avec des chums.En attendant, il lit les longues pages de notes que lui envoie François Avard en se retenant pour ne pas trop sombrer dans l'analyse et l'introspection.«Des fois, je me dis: arrête de penser pis d'analyser et profite un peu.» Est-ce que ça marche?«Oui, parce que je suis assez intelligent pour savoir quand je suis con», lance-t-il avec un àpropos idéal pour une conclusion.COMPLEXES «C'est pas que je me sente étouffé par ce personnage-là.C'est juste que parfois ça m'épuise de devoir toujours jouer le jeu du gars au-dessus de ses affaires.Je ne cache pas qu'il y a une partie de moi qui lui ressemble, mais ce n'est qu'une partie.» Dans une autre vie, Martin Matte a déjà vendu des portes et des fenêtres.Aujourd'hui, l'humoriste vend des billets de spectacle.Et pas rien qu'un peu.Pour Condamné à l'excellence, plus de 100 000 billets se sont envolés et ce, avant même sa première montréalaise à la fin du mois.Portrait d'un gars au-dessus de ses affaires, mais qui n'est pas à l'abri du doute et des autres névroses modernes.LOUISE COUSINEAU TÉLÉVISION Moi qui aime tant observer les gens, pourquoi la téléréalité me laisset- elle de glace?Simple : j'ai du mal à croire à la sincérité des participants.Et parfois ils parlent tellement mal qu'ils me découragent.Mevoilà pourtant devenue accro au Moment de vérité et je ne suis pas la seule.Autour de 700 000 spectateurs depuis le début à 20h le samedi à Radio-Canada.Les autres chaînes conventionnelles offrent du cinéma généralement réchauffé - on vise les gardiennes qui essaient d'endormir les petits - truffé de pauses publicitaires.Ce soir, c'est un peu différent puisque c'est Harry Potter à TVA.Mais charcuté, à l'époque des DVD, c'est dur à prendre.D'accord, l'émission animée par Patrice L'Ecuyer n'est pas strictement de la téléréalité, bannie de Radio-Canada.Mais on y voit du vrai monde qui se décarcasse pour relever un défi.Genre identifier la marque de six bouteilles d'eau, tirer une nappe sans faire tomber la vaisselle, entraîner un chien inconnu de trois mois à obéir à quatre commandements ou alors, ce soir, faire identifier à une dame d'un certain âge 100 personnages de Star Wars.Que la force soit avec vous, Mémé! J'ignore qui pourra aussi bien jongler avec sa balle de golf que Tiger Woods et je prédis des difficultés à la personne qui essaiera de comprendre le morse.À l'époque du cellulaire, qui parle encore en points et en tirets ?Les concur rent s ont une semaine pour maîtriser un sujet, genre identifier les 206 os du corps humain.Ils forment des groupes de trois qui vont passer des heures à pratiquer.Ils ne gagnent pas tous.La semaine dernière, le groupe musical Naïve n'a pas réussi le jeu vidéo Utopia.Mon coeur a saigné pour eux.Alors que je n'ai aucun atome crochu avec les lofteurs ou les occupants doubles.Sans doute parce qu'ils ne travaillent pas assez fort.Le moment de vérité sait choisir des concurrents intéressants, monter les meilleurs moments de l'entraînement, donner des gros prix.Et ils ont choisi un animateur drôle et sympathique.Je n'abandonnerai L'Ecuyer qu'aux finales de la coupe Stanley.Et seulement si le Canadien joue.Imaginez une centrale nucléaire.Mon collègue vert François Cardinal m'a déjà expliqué que les centrales nucléaires sont très sécuritaires et qu'en plus, elles ne causent pas de gaz à effet de serre.Oui, mais à Gentilly ?Dans une province où les viaducs s'écroulent et tuent des gens, comment peuton croire qu'une centrale nucléaire propriété d'Hydro- Québec, qui a confié plein de tâches à des sous-traitants, a été faite selon les normes?Lundi à 20h à Canal D, la série Toxique se penche sur le cas de Gentilly.De l'autre côté du fleuve à Champlain, la propriétaire d'un foyer pour personnes âgées a contracté un cancer de la glande thyroïde.Elle flatte un chat à deux pattes, une infirmité fréquente dans la région.On fait prendre de l'iode aux gens et aux chats, au cas où.Deux anciens travai l leurs sous-traitants, qui ont tous deux contracté un cancer, raconteront qu'ils n'ont pas pu trouver trace de leur passage à la centrale.Bizarre que des dossiers se perdent, non?Après avoir regardé le document jeudi, j'ai suivi les conclusions du rapport Johnson sur nos routes mal conçues, mal construites et mal entretenues.Frisson dans le dos : on n'utilise pas de technologies complexes pour construire des ponts.Et on les rate.Imaginez une centrale nucléaire.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : lcousine@lapresse.ca Une téléréalité déguisée, mais authentique Mon coeur a saigné pour eux.Alors que je n'ai aucun atome crochu avec les lofteurs ou les occupants doubles.Sans doute parce qu'ils ne travaillent pas assez fort.Condamné à l'excellence, de Martin Matte, au Théâtre Saint-Denis, du 30 octobre au 3 novembre, du 8 au 10 novembre; à la salle Wilfrid-Pelletier, en 2008, du 28 février au 1er mars, du 10 juillet au 12 juillet, du 17 juillet au 19 juillet. ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE ALEXANDRE VIGNEAULT Des années durant, Jorane a vécu dans ses valises.Puisque ses chansons défiaient les frontières du langage, il est normal qu'elles aient aussi traversé celles du Québec.Elle a joué partout dans le monde et a trouvé dans le nord de l'Europe des auditoires particulièrement réceptifs à ses emportements musicaux et vocaux.Elle a quand même fini par se poser quelque part.Ce quelque part, c'est une maison rouge décorée d'une espèce de tête de drakkar située à Saint- Sauveur.Un lieu que la bohème du coin a connu sous le nom de Crackpot Castle.«C'est un endroit où les gens venaient dire de la poésie et faire de la musique, explique-t-elle.Les soeurs Mc Garrigle venaient ici avec leurs parents.C'est un lieu de création, un lieu qui dégage ça à la base.» De la maison rouge, on ne verra que la grande véranda.L'essentiel de la discussion aura lieu dans l'ancien poulailler converti en studio où Éloi Painchaud passe le plus clair de son temps.Jorane et lui se fréquentent depuis six ans, mais ils ont préféré attendre avant d'ajouter une collaboration professionnelle à leur union personnelle.Simple question de prudence.«Quand tu sais que c'est ça, c 'est tellement précieux, dit Jorane, des étoiles dans les yeux, à propos de sa relation amoureuse.Tu ne veux pas précipiter les choses.» La musique a toujours fait partie de leur vie commune, bien sûr, «mais on avait aussi des affaires à vivre comme humains», résume Éloi.Jorane s'est lentement rapprochée de la forme chansonnière et Éloi a fait ses classes comme réalisateur.«Petit à petit, on a commencé à travailler ensemble », dit-il.Des musiques de film, des chansons pour enfants et le projet Canvass Or Canvas ?- disponible seulement sur l'internet.La suite s'est imposée naturellement : Jorane a confié à Éloi la réalisation de son dernier disque, son tout premier en français.D'instinct Vers à soi risque de surprendre même les oreilles les plus familières avec le monde de Jorane.Il s'ouvre sur un genre de twang - tiré d'un guzheng, une cithare chinoise sur table -, une mélodie menaçante, bientôt surmontée par la chant de Jorane, étonnamment rugueux, mais toujours aussi souple.Il suffit d'un instant pour comprendre qu'on a affaire à un album très physique, pour lequel le terme «organique » semble avoir été inventé.«L'un des leitmotiv de la réalisation a été d'aller chercher des références autres que Bob Dylan ou Daniel Lanois qu'on a tous dans notre petite poche arrière.L'idée, c'était de trouver des idées capables de nous placer soudainement au début du possible », raconte Éloi.Il est d'ailleurs fascinant de découvrir, au fil des chansons, que Jorane a une fois plus réussi à faire du Jorane, mais différemment.Son approche du texte demeure instinctive.Ses paroles s'adressent aux sens autant qu'à la partie de notre cerveau qui décode le langage.«Ça correspond vraiment à ce que je veux faire avec les mots.Je ne pense pas vouloir en venir à des histoires très concrètes», dit-elle.L'impression qui se dégage de ses chansons en est une d'étrangeté.«On s'est fait brasser la cage, physiquement et émotivement ces dernières années », justifie Jorane, évoquant la naissance de leur fils, le décès de la mère d'Éloi, les voyages et les amitiés perdues ou nouées.L'instrument fétiche de Jorane, le violoncelle, demeure présent, mais n'est pas toujours au premier plan.Elle a composé plusieurs chansons à la guitare.L'apport du batteur Stefan Schneider constitue aussi un élément capital de l'album.Il a une façon d'habiter l'espace qui relève tantôt de l'expressionnisme, tantôt du jeu le plus pur.Un jeu très physique, ce qui ne veut pas dire brutal.Jorane, elle, n'a jamais si bien chanté que sur Vers à soi.«Éloi est bon pour écouter une chanson et entendre ce que le chanteur met dedans », dit-elle.«Enregistrer la voix est un moment clé, soutient Éloi.L'émotion doit passer.Travailler ensemble, pour la voix de Jorane, ça donnait de bons résultats parce que j'aime me faire chanter des chansons.Son rendu était différent, comme si elle avait envie de me les chanter.» Finalement, ce n'est pas en ouvrant la porte de leur studio que Jorane et Éloi en dévoilent le plus sur leur intimité, mais en faisant un disque ensemble.Comme on y a seulement accès par les oreilles, aucune chance de se sentir voyeur.RÉINVENTER SA VOIE ALEXANDRE VIGNEAULT HAUT-PARLEURS U2 va souligner les 20 ans de The Joshua Tree, son album le plus déterminant et l'un des plus marquants des années 80.Pour l'occasion, le disque prendra de la bedaine.En plus d'une version simplement remasterisée, il sera offert en un coffret de deux vinyles, de deux CD et aussi dans une version incluant deux CD et un DVD.Le contenu détaillé de ces différentes versions n'a pas officiellement été rendu public, mais des infos à ce sujet circulent déjà en ligne.U2achtung.com présente même une liste détaillée du matériel qui devrait figurer dans le coffret triple : le premier disque renfermerait l'intégralité de Joshua Tree tel que nous le connaissons, le deuxième serait constitué d'une collection de faces B, de raretés et d'autres versions (dont Spanish Eyes, Walk to the Water et Luminous Times) et le DVD inclurait l'enregistrement d'un concert présenté le 4 juillet 1987 à l'Hippodrome de Paris.Billboard.com affirme que le documentaire Outside It's America, qui relate la tournée de promotion qui a suivi la parution de l'album, devrait aussi figurer sur le DVD.Date de parution au Canada?Le 11 décembre, quelques jours avant Noël.U2 a par ailleurs reçu son cadeau en avance cette année puisqu'il a finalement obtenu le feu vert pour la construction d'une tour - la plus haute d'Irlande - au sommet de laquelle se trouvera son nouveau studio, qui aura la forme d'un oeuf.Ça vaut le coup d'y jeter un oeil : www.u2log.com.M.I.A.+ Yelle = Popo Mind Control Elles étaient probablement dues pour se rencontrer, celles-là.De passage en Australie, les pop rappeuses M.I.A.et Yelle ont pris le temps d'enregistrer un morceau avec de jeunes détenues.L'opération s'inscrivait dans un programme visant à permettre aux pensionnaires de ce centre de détention pour filles de se familiariser avec la musique.Le morceau, enregistré par les producteurs de Yelle, n'a pas de titre officiel, mais aurait été temporairement baptisé Popo Mind Control parce que ce sont les mots que M.I.A.crie au refrain.La date de sortie de la chanson n'a pas été confirmée, mais il appert que les profits réalisés par sa vente seront reversés dans les coffres de Heaps Decent, l'organisation qui gère le programme à la source de cette rencontre.\u2014 D'après inrocks.com et nme.com.C'est parti pour les Francouvertes! Il reste encore un mois pour soumettre sa candidature aux 12es Francouvertes.La période d'inscriptions, amorcée le 1er octobre, se poursuit en effet jusqu'au 23 novembre.Les détails et les règlements sont affichés sur le site internet du concours (www.francouvertes.com) où il est désormais possible de s'inscrire.Sachez par ailleurs que les DJ sont maintenant les bienvenus à titre de musiciens, mais que les artistes qui se produisent seuls ne sont plus admissibles.Ça ne signifie pas que les Francouvertes choisissent de se consacrer exclusivement aux groupes, seulement que les auteurs-compositeurs-interprètes qui désirent y participer devront être accompagnés d'au moins un musicien.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : avigneau@lapresse.ca The Joshua Tree a 20 ans.et prend de la bedaine ENTREVUE JORANE PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE © «Je voulais continuer à aborder la voix comme un instrument, pas seulement comme porteuse de mots», dit Jorane, à propos de Vers à soi, l'étonnant disque en français qu'elle lance mardi.Jorane a longuement exploré l'indicible avant de revenir aux mots.Trois ans après The You And The Now, elle réapparaît avec un album en français joliment intitulé Vers à soi, dont elle a confié la réalisation à son amoureux, le réalisateur Éloi Painchaud.Les deux artistes racontent leur fructueuse collaboration dans leur studio maison.FOLK Jorane Vers à soi Tacca Musique/Sélect « Ça correspond vraiment à ce que je veux faire avec les mots.Je ne pense pas vouloir en venir à des histoires très concrètes.» SUR LES PLANCHES > SHEWANTS REVENGE, ce soir au National.> CORAL EGAN, ce soir à l'Espace Dell'Arte.> DAVIDUSHER, ce soir au Métropolis.> NIGHTWISH, demain au Métropolis.> TORI AMOS, demain à la salle Wilfrid-Pelletier.> THE NEW PORNOGRAPHERS, lundi au National.> STEVIE WONDER, jeudi au Centre Bell.> ELENI MANDELL, jeudi à La Tulipe.> MOST SERENE REPUBLIC, vendredi au Gymnase.> JOSEPH ARTHUR, vendredi au National.> OTARIE ET POLIPE, vendredi au Divan Orange.Stevie Wonder DÉJÀ 10500 BILLETS VENDUS! HÂTEZ-VOUS! 16 REPRÉSENTATIONS SEULEMENT conception et mise en scène ROBERT LEPAGE H avec YVES JACQUES une production EX MACHINA WWW.TNM.QC.CA HH 514.866.8668 UNE PRÉSENTATION DÈS LE 25 OCTOBRE 3516248A Le vrai monde?de Michel Tremblay mise en scène de René Richard Cyr www.duceppe.com DU 31 OCTOBRE AU 8 DÉCEMBRE Benoît Mc Ginnis Émilie Bibeau Normand D'Amour Josée Deschênes Bernard Fortin Marie-France Lambert Milène Leclerc décor Pierre-Étienne Locas costumes Sarah Balleux éclairages Étienne Boucher musique Alain Dauphinais accessoires Normand Blais en collaboration avec 3515743A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE ALAIN DE REPENTIGNY Il n'a aucun lien de parenté avec Pol Pot, le sanguinaire leader des Khmers rouges, mais on lui a fait la blague au moins un million de fois.Et même s'il chante du bel canto populaire et qu'il est parrainé lui aussi par Simon Cowell (le juge impitoyable d'American Idol), Paul Potts n'a rien à voir non plus avec Il Divo, le quatuor de bellâtres créé de toutes pièces par Cowell.Paul Potts n'est surtout pas sexy.Au contraire, son triomphe à Britain's Got Talent est celui du gars ben ordinaire qui, trois mois plus tôt, faisait grimacer les juges en leur annonçant qu'il allait chanter de l'opéra.L'instant d'après, il chantait Nessun Dorma de Puccini avec une assurance insoupçonnable, le public l'ovationnait et les trois juges, dont le redoutable Cowell, étaient soufflés.Cette audition, à Cardiff en mars dernier, a été vue 22 millions de fois sur You Tube.com.Jetez-y un oeil et essayez de rester impassible (http://www.youtube.com/watch?v=sx OytYLlhiQ).Depuis, tout se bouscule dans la vie de l'homme de 37 ans.Le 24 juin, une semaine après la finale de Britain's Got Talent, il entrait en studio pour enregistrer son premier album, One Chance, en neuf petites journées.Puis il découvrait l'Europe, New York, Hong-Kong, l'Australie et la Nouvelle-Zélande avant de débarquer à Montréal jeudi.Les deux pieds sur terre Paul Potts est un homme simple qui répond aux questions avec candeur.et un accent à couper au couteau.Sa compagnie de disques prétend qu'il a choisi tous les airs prévisibles qu'il chante sur One Chance.«Non, corrige-t-il.Ça s'est fait en équipe, avec Simon et la compagnie de disques.» Il a retenu ses porte-bonheur Nessun Dorma et Con Te Partiro ainsi que Cavatina, qui lui fait penser «au jour où j'ai rencontré ma femme en 2001 (après avoir chatté sur le web)», mais l'idée d'une version italienne de Everybody Hurts de R.E.M.n'est pas de lui : «Je ne la connaissais pas, mais je ne suis pas du genre à rejeter quelque chose tant que je ne l'ai pas essayée.» Malgré le premier prix de 100 000 livres, le million d'albums vendus de par lemonde, des prestations prévues en décembre devant la reine Élisabeth à Londres et avec Jose Carreras en Allemagne, et une tournée mondiale qui commencera en janvier, Paul Potts garde les deux pieds sur terre.«Je sais qui je suis et ma femme ne me laisserait pas me prendre pour un autre», dit-il.Il vit encore dans sa modeste maison de Port Bristol, au pays de Galles, et n'a pas abandonné son job dans un magasin de téléphones portables: «Je ne vais probablement pas y retourner, mais il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué.» Paul Potts a aussi un faible pour les métaphores.«Chanter, pour moi, c'est comme avoir une clé qui me permet d'entrer dans une pièce où je me sens en sécurité, dit-il.Mais si tu ne trouves pas la porte, la clé ne sert à rien.» Solitaire de nature, Paul Potts a travaillé une dizaine d'années pour Tesco, un Wal-Mart britannique, et avec ses économies, il s'est payé un stage de trois mois en Italie où Luciano Pavarotti lui a donné un conseil et lui a même demandé de chanter un autre air.Mais des problèmes de santé - appendicite aiguë, tumeur bénigne et fracture de la clavicule - lui ont fait abandonner le chant pendant quatre ans.Il s'en est fallu de peu pour qu'il ne se présente jamais à l'audition de Britain's Got Talent: «Je n'arrivais pas à me décider.J'ai tiré à pile ou face.Et je n'ai même pas eu le temps de me préparer.J'ai demandé à une employée à temps partiel de me remplacer au magasin et je n'ai obtenu sa réponse que le jour de l'audition.» Ce jour-là, Paul Potts a mis le public et les juges dans la petite poche de son affreux complet - «c'est tout ce que j'avais les moyens de m'acheter» - et dès qu'il s'est arrêté de chanter, il a pris une grande respiration.«Un soupir de soulagement, me dit-il.Je n'étais pas vraiment satisfait, je suis un critique très sévère.Le public réagissait, mais c'est le jury qui décidait et je pensais avoir raté mon coup», ajoute celui qui se considère comme une création évolutive, un work-in-progress.PAUL POTTS Un conte de fées, version 2007 PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © Tout se bouscule dans la vie de Paul Potts.Le 24 juin, une semaine après la finale de Britain's Got Talent, le chanteur de 37 ans entrait en studio pour enregistrer son premier album, One Chance, en neuf petites journées.Puis il découvrait l'Europe, New York, Hong-Kong, l'Australie et la Nouvelle- Zélande, avant de débarquer à Montréal jeudi.Des dizaines de millions d'internautes ont eu la gorge nouée et l'oeil humide en voyant Paul Potts passer une audition pour l'émission Britain's Got Talent.Contre toute attente, le plus improbable des chanteurs de bel canto a gagné et le voici lancé à la conquête du monde.Sans se prendre pour un autre.Paul Potts garde les deux pieds sur terre.« Je sais qui je suis et ma femme ne me laisserait pas me prendre pour un autre », dit-il. AU THÉÂTRE ST-DENIS 1 Le 14 novembre (514) 790-1111 1 800 848-1594 www.tel-spec.com SHERBROOKE 1er novembre Vieux Clocher LAVAL 2novembre Salle André-Mathieu QUÉBEC 10 novembre Théâtre Capitole www.ima.mu DISQUE D'OR (50 000 COPIES VENDUES) Arrangements musicaux et mise en scène GUY ST-ONGE 3516556A 3516675A 3508453A ARTS ET SPECTACLES ENTRACTE entracte@lapresse.ca ILS, ELLES ONT DIT «T'esmoins exécrable que quand tu chantes.» \u2014 Guy A.Lepage qui commente les prouesses de Bruno Pelletier à la batterie.«Je devrais apprendre d'elle l'absence de doute.» \u2014 Suzanne Lévesque, jalouse de la modestie de Denise Bombardier.«Mais tout ce que je fais marche! » \u2014 Yves Jacques, surpris en pleine autocritique à TLMEP.«C'est sa spécialité à Nana Mouskouri : faire des chansons qui rendent débile.» \u2014 Gregory Charles à C'est bien meilleur le matin.«Vive le Québec fif ! » \u2014 Yves Jacques, détournant les mots du général de Gaulle à TLMEP, pour féliciter le Québec de ne pas lapider les gais et de ne pas les forcer à changer de sexe.«T'as toute la vie pour l'être en amour, genre.Essaie juste de te concentrer pour lemois qui vient, parce que ta vie, elle se joue ici, présentement, ici à c'te temps-là, là genre, à «Loft Story».(.) Never choose a ho for a bro, genre.Ça, c'est une phrase qui est fuckin' vraie, tsé genre.» \u2014 Élodie qui ouvre le grand livre de la vie à Stéphanie.«Moi, je gagne ma vie à rire du monde.C'est quand même extraordinaire.» \u2014 Gilles Proulx à son interviewée Yolande Tétrault, Québécoise convertie à l'islam et offensée par les «quolibets» de l'animateur.Gilles Proulx RIEZENCORE.COM CONDAMNÉ À L'EXCELLENCE Mise en scène: Alexis Martin Script-édition: François Avard Musiques: Marc Déry VICTORIAVILLE 819 752.9912 29 novembre 2007 LA BAIE 418 698.3333 1er décembre 2007 JOLIETTE 450 759.6202 5 décembre 2007 6 décembre 2007 7 décembre 2007 9 octobre 2008 10 octobre 2008 DRUMMONDVILLE 1 800 265.5412 12 décembre 2007 7 mars 2008 8 mars 2008 ST-HYACINTHE 450 778.3388 19 décembre 2007 COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET GRANBY 1 800 387.2262 20 décembre 2007 21 décembre 2007 3 octobre 2008 L'ASSOMPTION 450 589.9198 #5 5 mars 2008 6 mars 2008 ST-JÉRÔME 450 432.0660 20 mars 2008 TROIS-RIVIÈRES 819 380.9797 13 décembre 2007 14 décembre 2007 15 décembre 2007 2 avril 2008 3 avril 2008 OTTAWA 613 755.1111 4 avril 2008 SHERBROOKE 819 820.1000 26 octobre 2007 27 octobre 2007 29 avril 2008 VALLEYFIELD 450 373.5794 10 avril 2008 11 avril 2008 TERREBONNE 450 492.4777 24 avril 2008 25 avril 2008 26 avril 2008 ST-JEANSUR- RICHELIEU 450 358.3949 21 février 2008 22 février 2008 1er mai 2008 COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET TOURNÉE 2007-2008 QUÉBEC NOUVELLES SUPPLÉMENTAIRES 418 659.6710 20 mai 2008 21 mai 2008 22 mai 2008 23 mai 2008 22 octobre 2008 23 octobre 2008 24 octobre 2008 25 octobre 2008 MONTRÉAL SAINT-DENIS 514 790.1111 30 octobre 2007 31 octobre 2007 1er novembre 2007 2 novembre 2007 3 novembre 2007 8 novembre 2007 9 novembre 2007 10 novembre 2007 QUÉBEC 418 659.6710 20 octobre 2007 21 novembre 2007 22 novembre 2007 23 novembre 2007 24 novembre 2007 26 mars 2008 27 mars 2008 28 mars 2008 29 mars 2008 16 avril 2008 17 avril 2008 19 avril 2008 7 mai 2008 8 mai 2008 9 mai 2008 10 mai 2008 MONTRÉAL PLACE DES ARTS SALLE WILFRID-PELLETIER 514 842.2112 28 février 2008 29 février 2008 1er mars 2008 10 juillet 2008 11 juillet 2008 12 juillet 2008 17 juillet 2008 18 juillet 2008 19 juillet 2008 NOUVELLES SUPPLÉMENTAIRES 24 juillet 2008 25 juillet 2008 26 juillet 2008 LONGUEUIL 450 670.1616 21 mars 2008 22 mars 2008 COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET Tous les détails sur MARTINMATTE.COM NOUVEAUX BILLETS 8000 NOUVEAUX BILLETS EN VENTE AUJOURD'HUI 24, 25 ET 26 JUILLET 2008 SALLE WILFRID-PELLETIER DE LA PLACE DES ARTS 514 842.2112 1866 842.2112 ADMISSION.COM 514 790.1245 3516128A 3516127A Faces à farces 3514754A ARTS ET SPECTACLES MUSIQUE PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE «J'aime bien penser que nous donnons tous un nouveau visage à la pop québécoise - et j'inclurais là-dedans Tricot Machine, même si on ne fait pas vraiment le même genre de musique, dit Yannick Duguay.Pa r contre, Navet, Alexandre et moi avons un peu la même démarche: on sonne pop à notre façon, bien personnelle, et notre son tranche avec ce qui circule généralement.Nos influences ne sont pas tout à fait les mêmes que celles des artistes établis\u2026» Ce qui caractérise cette nouvelle vague pop, ajoute Le Husky, c'est une certaine liberté artistique, accompagnée du souci de vouloir rendre son travail accessible.L'audace, mais sans l'hermétisme.Sorti début octobre, son premier disque, Chanson moderne pour cyniques romantiques (étiquette Grosse Boîte) frappe d'abord par son approche insidieuse.À la première écoute, les thèmes, les mélodies, la douceur, empoisonnée, des compositions, tout est rassembleur.Même les arrangements, souvent osés, truffés de sonorités éparpillées, sont loin d'être rébarbatifs.On a affaire à de la pop indépendante qui a digéré la pop classique, qui s'en inspire aussi, pour nous la resservir autrement.Côté influence, il y a la pop indépendante américaine et britannique, c'est évident.Le Husky, lui, titre même une de ses chansons David Bowie.Mais il y a plus : «J'ai écouté beaucoup de chanson française, confie-t-il.Léo Ferré - ça c'est déprimant.Serge Gainsbourg.Jacques Brel.Une grosse influence.Brel, pour moi, est sûrement plus important que tous les autres musiciens que j'ai écoutés, anglophones et francophones.» Les traces sont là, cachées dans les chansons du premier album.«Je suis un amoureux de la mélodie et de la chanson qui colle dans la tête.Je me dis que la chanson que je compose a beau être super sombre, elle va rester dans la tête de ceux qui l'écoutent!» Début trentaine ténébreuse, Duguay tourne une page avec la sortie, attendue, de cette première vraie collection de chansons.Des chansons pas jojo, comme nous l'avait annoncé le premier démo, paru il y a plusieurs mois.Le Husky est indissociable d'une mélancolie certaine, une gravité dans le ton, qui s'accompagne d'une totale absence de pudeur, comme l'illustrent les peines d'amour mises en rimes pour les bons soins de ce premier album.«On m'a souvent parlé de la tristesse dans ma musique, répond-il.J'ai dû y réfléchir pas mal.Je ne crains pas trop d'être cantonné à une façon de faire la chanson.Mon projet de départ était d'enregistrer ces chansons de peines d'amour.C'est cathartique, vouloir faire une oeuvre d'art avec toute cette tristesse.C'est ce que j'avais besoin d'exprimer, je l'ai fait sans me soucier de ce qu'on en penserait.L'album, je le vois comme un polaroïd d'une époque teintée d'un mal de vivre évident.» Avant d'entreprendre sa rentrée officielle sur scène, au début 2008, Le Husky passe par Québec le 26 octobre, puis le Coup de coeur francophone le 7 novembre, avec Chocolat.LE HUSKY L'heure est grave Avec Navet Confit et Alexandre Champigny, nouvelle recrue d'Audiogram, Yannick Duguay, dit Le Husky, contribue à donner un nouveau visage, frais et décomplexé, à la pop québécoise d'expression française.PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE © Yannick Duguay, dit Le Husky, veut donner un nouveau visage à la pop québécoise. 3516273A ARTS ET SPECTACLES ENTRACTE entracte@lapresse.ca EN HAUSSE.EN BAISSE MICHEL DE BROIN Lundi dernier, le Montréalais de 37 ans a gagné le prix Sobey, la plus prestigieuse récompense en arts visuels au Canada, décernée à un artiste de moins de 40 ans.De Broin s'enrichit de 50 000$.Il a devancé les nommés des quatre autres régions canadiennes (côte Ouest, Prairies et Grand Nord, Ontario et Maritimes).De Broin avait déjà le mérite d'avoir été sélectionné pour le Québec, devant David Altmedj, particulièrement remarqué à la dernière Biennale de Venise.Le jury du prix Sobey a salué le caractère «distinct et inventif » de ses oeuvres comme Black Whole Conference.De Broin partage aujourd'hui son temps entre Montréal et Berlin.LES GRANDES MAISONS DE DISQUES Autre dure semaine pour les grandes maisons de disques.Madonna vient de mettre un terme à son contrat avec Warner.La superstar s'apprêterait maintenant à signer un contrat avec Live Nation, une compagnie qui organise des spectacles.Madonna s'ajoute ainsi à la liste de vedettes qui ont délaissé les quatre grandes maisons de disque (Warner Music Group, Universal Music, EMI et Sony BMG).Il y a deux semaines, Radiohead lançait par lui-même ses nouvelles chansons sur Internet.Trent Reznor de Nine Inch Nails s'est aussi récemment libéré de son contrat de disque.Pendant ce temps, les ventes de CD continuent de chuter.Cette année, elles ont baissé de 14% aux États-Unis.SÉPARÉS À LA NAISSANCE C'est la rencontre des grands esprits de la télé.D'un côté, James Mac Arthur, ancien étudiant en histoire à Harvard et vedette de Hawaii Five-O, une des plus populaires émissions américaines des années 70.De l'autre, Gabriel, fier locataire d'Occupation double, de signe «zodiaque vierge», avec une «morphologie ovale rouge», des « vêtements urbains» et un talent pour « le hockey cosom», nous renseigne le site officiel de l'émission.Comment les blâmer d'afficher ce même petit sourire confiant ?Merci à Yves Chartrand pour la suggestion.Michel de Broin James Mac Arthur Gabriel NOUVELLES DU DISQUE Repin, après Faust À peine paru le disque Beethoven de la violoniste Isabelle Faust groupant le Concerto op.61 et la Sonate «à Kreutzer», chez Harmonia Mundi, que Deutsche Grammophon propose le même couplage, avec cette fois Vadim Repin, l'Orchestre Philharmonique de Vienne dirigé par Riccardo Muti dans le concerto et la pianiste Martha Argerich dans la sonate.Durée voisine dans les deux cas, soit environ 80 minutes, à la différence que DG prend deux disques pour ce qui entre sur un seul chez HM.Lise de la Salle Lise de la Salle, pianiste française de 19 ans entendue bientôt à Pro Musica, signe un disque Mozart-Prokofiev chez Naïve.Du premier, elle joue la Sonate K.284 et les Variations K.265; du second, la troisième Sonate et de courtes pièces.Haydn à Berlin Dernière parution de Sir Simon Rattle et l'Orchestre Philharmonique de Berlin chez EMI : un album Haydn de deux compacts groupant les Symphonies nos 88 à 92 et la Sinfonia concertante pour violon, violoncelle, hautbois et basson.FLASH Lucky Dube assassiné La planète reggae est en deuil d'un de ses éminents porteparole et l'Afrique du Sud, d'un fameux ambassadeur.Le chanteur sud-africain Lucky Dube a été assassiné dans la nuit de jeudi à hier, à Johannesburg, alors qu'on tentait de lui voler sa voiture.Depuis le début des années 80, Dube a enregistré plus d'une vingtaine d'albums, d'abord au sein d'un groupe de musique traditionnelle zulu (mbaqanga), puis embrassant le reggae, chanté en anglais et en afrikaans.Pourfendeur de l'apartheid, Lucky Dube a d'abord connu un succès fracassant dans son pays avant de se faire entendre à l'international - le label américain Motown l'avait recruté au milieu des années 90, sa décennie la plus prolifique, au cours de laquelle il remporta de nombreuses distinctions.La dernière visite de Lucky Dube remonte à l'été 2003.Il avait alors charmé la foule sur une scène extérieure du Festival de jazz.\u2014 Philippe Renaud, collaboration spéciale PHOTO REUTERS Le chanteur Lucky Dube. commanditaire de saison Venez décou Vrir cette toute nou Velle cendrillon.Abonnez-Vous dès m Ainten Ant à lA s Aison 2007-2008 pour ne rien m Anquer ! 514-849-0269 extraits vidéo au www.grandsballets.com Cendrillon Jour a Pr Ès Jour Jus Qu'À Présenté Par de Stijn CeliS nou Velle Version 18.19.20.25.27octobre 2007 02.03 no Vembre 2007 20H avec L'orc Hestre des Grands BaLLets causeries 19H À 19H30 « on rit be Aucoup d Ans ce b Allet peu con Ventionnel dont on doit s Aluer l'Aud Ace.» - Le devoir 3509928A VENDREDI 16 NOVEMBRE 20 h SALLE WILFRID-PELLETIER, PdA JESSE COOK THE FRONTIERS WORLD TOUR AVEC LA PARTICIPATION SPÉCIALE DE BILLETS BILLETTERIE CENTRALE DU FESTIVAL MÉTROPOLIS 59, rue Sainte-Catherine Est HÔTEL OFFICIEL Automne 2007 SOPHIE MILMAN 3516118A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE Karajan, Boulez et Dutoit ont enregistré La Mer de Claude Debussy.Yannick Nézet-Séguin, lui, vient de s'y attaquer en toute singularité: il a mis l'oeuvre impressionniste en contraste avec Four Sea Interludes de Benjamin Britten, concept maritime auquel il adjoint Kaléidoscope de Pierre Mercure et une conclusion debussyesque, soit le fameux Prélude à l'après-midi d'un faune.Voilà l'ambitieux programme d'un nouvel enregistrement de l'Orchestre Métropolitain du Grand Montréal sur étiquette Atma classique.ALAIN BRUNET «On pourrait dire qu'on entre dans la talle de l'OSM puisque l'orchestre a enregistré tout Debussy et tout Ravel.En fait, l'OSM ce n'est plus ça; avec Nagano, ça a pris une autre tangente », pense le jeune maestro, qui ne semble aucunement intimidé par ces célèbres interprétations de La mer.L'oeuvre de Debussy a beau s'inscrire parmi les grands enregistrements de l'OSM, l'Orchestre Métropolitain du Grand Montréal ne recule devant rien pour s'approprier l'oeuvre du compositeur français.«Je dirais aussi que notre approche est différente, soulève Nézet-Séguin.Ce qui me semble riche dans La mer, c'est sa dimension chambriste.Cette oeuvre a beau avoir été écrite pour un grand orchestre, elle n'en demeure pas moins conçue pour des sous-ensembles de ce grand orchestre ; ainsi, deux hautbois peuvent dialoguer avec deux clarinettes, les cordes sont divisées en sous-groupes et on leur prévoit des parties individuelles\u2026» L'approche de l'Orchestre Métropolitain, en ce sens, mise sur le caractère organique de l'oeuvre.«Plutôt que la grosse vague, c'est-à-dire une interprétation large et épaisse à la Karajan, je préfère exploiter les microcosmes qu'on trouve dans La mer, c'est-à-dire toute une vie végétale et animale animée par des courants marins sousjacents à ce qui tournoie à la surface.» Yannick Nézet-Séguin attribue aussi à la singularité de son interprétation la façon dont on l'a enregistrée.«Le mix est naturel, en phase avec l'approche de Johanne Goyette (la directrice d'Atma classique) qui entretient ce goût du timbre des instruments.Une approche que j'aime beaucoup.Or on sait que certaines grandes maisons de disques (Deutsche Gramofon, EMI, etc.) retravaillent considérablement les enregistrements d'orchestres au mixage.Moi, je préfère ça très naturel.Comme chef d'orchestre, ma fonction principale n'est-elle pas de faire un mix?» À La mer française, on colle lamer anglaise, celle de Benjamin Britten: Four Sea Interludes, tirée de l'opéra Peter Grimes.«L'intention première, explique Nézet-Séguin, était de mettre en rapport Debussy et Britten, qui ont composé deux oeuvres sur lamer et qui n'ont jamais étémises en relation.Pourtant, lamer qui a inspiré Debussy était anglaise!» Entreprise en 1903 en France, la composition de La mer fut effectivement achevée en 1905 pendant un séjour de Debussy sur la côte de la Manche - plus précisément à Eastbourne.«La mer de Debussy, résume le chef montréalais, c'est la libération des tensions lors de la tempête du dernier mouvement.Ça nous mène à Britten dont le dénouement des interludes est un peu semblable - intitulé carrément Storm.Il faut dire que la trame dramatique chez Britten est plus identifiable - étant donné qu'elle émane d'un opéra dont il avait rendu autonomes les interludes orchestraux en les réarrangeant.Alors ?Certains disent de cette relecture de La mer de Debussy qu'elle est la plus narrative d'entre toutes alors qu'un ami compositeur m'a confié que l'interprétation de Britten s'avère la plus sensuelle, voire la plus française! En somme, mettre ces deux oeuvres en relation leur confère une éclairage différent.» Un monde de couleurs sonores Enfin, il fallait trouver un complément à ces évocations aquatiques.Nézet-Séguin a choisi un monde de couleurs sonores : Kaléidoscope, composée par feu Pierre Mercure.«L'oeuvre, justifie-t-il, est jouée assez régulièrement par les orchestres canadiens, c'est une des plus réussies de notre répertoire.Je souhaitais avoir de la musique canadienne dans les disques de l'Orchestre Métropolitain puisqu'ils jouissent d'une bonne distribution à l'international.C'était donc l'occasion idéale.Bien sûr, on aurait pu choisir une oeuvre intrinsèquement marine et plus récente\u2026 Mais on n'a pas la distance, alors que Kaléidoscope est un classique indiscutable.«Kaléidoscope, indique le maestro, est une oeuvre très rythmique et pleine de contrastes.Pour moi, ces moments forts de percussions, ces épisodes plus calmes ou cette fin qui n'en est pas une représentent des couleurs.Des couleurs primaires plutôt que les dégradés de Debussy et Britten, remarquez.Cela étant, on a essayé de se départir de la carrure de cette oeuvre pour lui trouver une fraîcheur.» Tout baigne dans la couleur, force est de conclure.Sous la direction de Yannick Nézet-Séguin, l'Orchestre Métropolitain du Grand Montréal se produit demain, 16h, au Théâtre Mirella et Lino Saputo, ainsi que lundi, 19h30, à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.À LIRE DEMAIN, DANS LE CAHIER EXPRESSO, LA CRITIQUE DE CLAUDE GINGRAS.YANNICK NÉZET-SÉGUIN Aux couleurs de la mer PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE © «Certaines grandes maisons de disques retravaillent considérablement les enregistrements d'orchestres au mixage.Moi, je préfère ça très naturel.Comme chef d'orchestre, ma fonction principale n'est-elle pas de faire un mix?» expose Yannick Nézet-Séguin. ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE Dans quelques jours, Diane Dufresne lancera un nouvel album qui échappe à toutes les catégories: ni classique, bien qu'Alain Lefèvre l'accompagne au piano, ni pop, même si Daniel Bélanger ou Michel Rivard (ou Diane Dufresne elle-même) y signent des textes, ni jazz ou adulte contemporain, malgré la présence de Michel Cusson ou de Marie Bernard aux arrangements ou à la réalisation.Le disque Effusions est tout simplement, tout magnifiquement, un disque de Diane Dufresne.Qui n'a jamais aussi bien chanté.DIANE DUFRESNE EFFUSION DE SON MARIE-CHRISTINE BLAIS Ne cherchez pas la chanson-titre sur le nouvel album de Diane Dufresne.Ce n'est pas une chanson, Effusions.C'est un état d'âme.Le goût des épanchements, de la ferveur, des élans vers les autres et la vie.Un disque fait de rencontres, dont celle du pianiste Alain Lefèvre - qui a d'ailleurs inspiré le titre, sans le savoir : «Alain se donnait littéralement en studio, il faisait chaud (l'enregistrement s'est fait en juillet dernier), il travaillait au piano, enregistrait six fois chaque morceau après des heures de répétition\u2026 Un mois après (l'enregistrement), je reprends ses partitions.Et elles sont parfumées, elles sentent toujours aussi bon, comme lui.C'était vraiment l'effusion.C'est ce qui m'a mise sur la piste pour le titre de l'album.» Un album qui ne devait pas avoir lieu, une oeuvre qui s'est pourtant faite à coups de collaborations.Et celle de Lefèvre était fondamentale, explique Diane Dufresne.«Je savais ce qu'Alain faisait avec André Mathieu (NDLR: le pianiste travaille ardemment à la réhabilitation du compositeur québécois, tombé dans l'oubli), je voulais l'approcher pour savoir si ça se chante, du André Mathieu, peut-être que je pourrais en chanter, qu'en pensait-il?» Déjà, il y a deux ans, Diane Dufresne avait interprété et enregistré du Kurt Weill en compagnie de Yannick Nézet-Séguin et de l'Orchestre Métropolitain (l'album a d'ailleurs reçu un Félix).Cette expérience lui avait permis de travailler sa voix d'une autre façon, avec notamment un phrasé différent.Par ailleurs, dans son précédent spectacle, Plurielle, présenté en mars 2006, elle avait chanté quelques inédites, signées Diane Dufresne, de même qu'une chanson écrite par Tabra.«On a écouté les bandes sonores du spectacle pour voir si on pouvait en faire un album, explique Richard Langevin, le compagnon de Diane Dufresne, mais Diane trouvait que cela manquait de lyrisme.» D'où l'approche d'Alain Lefèvre, à propos duquel Diane Dufresne ne tarit pas d'éloges: «C'est vraiment un monsieur sublime, avec un don de lui-même, de la compassion, de l'amour dans les mains.C'est un héros, un homme avec des convictions, du courage et avec qui je partage une grande passion pour\u2026 la réglisse noire (rires).(\u2026) Ce qu'il fait pour André Mathieu, c'est extraordinaire.Et puis, Alain soigne par sa musique, reprend-elle.Toute son enfance, cette souffrance qu'il a, qu'il transcende par la musique et qu'il donne ensuite à d'autres qui souffrent encore plus que lui pour les aider\u2026» Et Alain Lefèvre accepte d'aider Diane Dufresne, d'abord pour une chanson, puis une autre, puis finalement pour six morceaux.«Mais sans Marie Bernard (compositrice, arrangeure, directrice musicale), ajoute Diane Dufresne, il n'y aurait pas eu de disque, c'est clair.Elle a fait des arrangements extraordinaires, elle a travaillé jusqu'à la dernière minute.» Le travail d'arrangements, tant du piano que des instruments anciens ou des cordes, est effectivement exceptionnel, si subtil que, parfois, on est convaincu que les morceaux sont piano-voix, jusqu'à ce qu'on découvre ici et là des instruments, d'une discrétion ultime.Et puis, il y a eu tous les autres collaborateurs, qui ont donné le meilleur d'eux-mêmes pour Dufresne, à commencer par Richard Langevin qui s'est même transformé en «tourneur de pages» pour Lefèvre lors des enregistrements! « J'avais peur, dit pourtant Diane Dufresne, les yeux baissés.J'ai perdu des (notes) hautes à cause de l'âge; j'ai 63 ans, je chante plus grave.Il fallait que je prenne d'autres tonalités, il y avait des variantes qui couvraient parfois plus d'une octave\u2026 Et pis finalement, conclut-elle en riant, je n'étais pas si pire!» Pas si pire?Elle n'a jamais aussi bien chanté. ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE MARIE-CHRISTINE BLAIS Diane Dufresne n'avait pas enregistré de disque de chansons originales, écrites pour et par elle depuis neuf ans.En voici un survol, souvent dans ses propres mots ( Alain Lefèvre est au piano sur les chansons précédées d'un astérisque).1 PARTAGER LES ANGES - texte de Roger Tabra, musique de Sylvain Marcel.La chanson a été créée sur scène lors du spectacle Plurielle, l'an dernier.Sur l'album, Lefèvre est accompagné très discrètement par la contrebasse de Michel Donato, avec qui il avait collaboré pour l'album Lylatov en 2000.2 J'T'AIME PLUS QUE J'T'AIME - texte de Diane Dufresne, musique de Marie Bernard.«Cela faisait trois ans que cette chanson existait, explique Dufresne, mais la musique, ce n'était pas tout à fait ça.Finalement, j'ai envoyé le texte à Marie Bernard.Et elle a fait la musique en une nuit! Le disque était déjà imprimé, la chanson n'était pas enregistrée, rien! Grâce à Marie, la chanson est née en quelques heures.C'est mon Que, 10 ans plus tard.Et je suis contente d'avoir une chanson d'amour d'une femme d'un certain âge.C'est bon et nécessaire de le dire.» 3 LE DERNIER AVEU - Catherine Lara, Jean-Jacques Thibaud/ Catherine Lara.«Catherine (Lara) est une amie de longue date.Quand elle a fait (la comédie musicale) Graal, elle est venue à Montréal, j'en ai écouté la chanson Le dernier aveu et je me suis dit «holà».Comment on fait pour accompagner quelqu'un qui meurt?Alors, j'ai chanté en contrôlant toujours mes pleurs, tout juste sur le bord.» 4 L'ENFANT PRODIGE - Diane Dufresne/Alain Lefèvre: «Quand j'ai composé ça, j'étais désespéré, raconte Alain Lefèvre.Je me retrouvais aux États-Unis dans une espèce d'antichambre à attendre une audition pour peut-être avoir un concert.C'était tellement humiliant, je doutais tellement\u2026 Je n'en raconte pas l'inspiration d'habitude, je sais que c'est une des musiques les plus tristes que j'ai composées.Mais Diane m'a demandé de lui en parler.Et elle a écrit le texte en s'inspirant de Mathieu et de sa carrière\u2026» 5 SI TU CROIS - Jean Laforest/ André Mathieu.Sur une musique composée par Mathieu à l'âge de 14 ans, un texte étrangement contemporain, mais écrit dans les années 40.6 PSY QUOI ENCORE - Martine Coupal/Catherine Major.«C'est rare que je prends une chanson parmi toutes celles qu'on m'envoie, explique Dufresne, Seulement, je dois dire que j'ai reçu des textes et des musiques de femmes incroyables! Le texte de Martine Coupal est très beau, sur ce moment où tu décides de résister ou de plonger dans la folie.La musique de Catherine Major a beaucoup touché Alain Lefèvre.On peut croire que ma voix a été travaillée avec des machines, mais pas du tout.C'est ma voix, c'est tout\u2026» 7 NOIRE SOEUR - Michel Rivard.«Michel Rivard a écrit des chefsd'oeuvre et il va en écrire encore.Je ne reçois pas beaucoup de gens chez moi, mais Michel est de ceux qui sont venus à la maison.Je vis dans la forêt.En arrivant, Michel me parle de la maison, des fenêtres.Oui, répond Richard (Langevin), mais Diane a tellement peur dans le noir\u2026 Et Michel a dit: Quel beau sujet.C'est devenu Noire Soeur, un petit bijou.Le plus spécial, c'est que j'ai moins peur du noir depuis que je la chante!» 8 PASSÉ DATE - Diane Dufresne/ Marie Bernard.«Je trouve qu'on ne parle pas assez de la liberté qu'on acquiert quand on est plus âgé.Bon, il faut passer le cap, c'est sûr, tu te reconnais un peu moins dans le miroir (rires), mais tu es aussi un peu plus libre.C'est vraiment intéressant.Et pour l'occasion, j'ai demandé à Denis Plante (au bandonéon et aux arrangements) un vrai de vrai tango argentin.C'est assez violent!» 9 L'ÉTÉN'AURAQU'UNJOUR- Diane Dufresne/Sylvain Michel.«C'est Michel Cusson qui la réalise.Cusson, ça a été comme rencontrer une légende.Et ça a été une joie.Il a réalisé trois chansons.Le soir, j'écoutais la maquette de L'été n'aura qu'un jour, juste pour le plaisir.Dans ses arrangements, Michel garde ses violons derrière, il fait comme s'il n'y avait presque pas de musique, mais en fin de compte, c'est plein, tout au loin.» 10 MILLE ET UNE NUITS - Diane Dufresne/Alain Sauvageau.«C'est-tu beau, hein?Et sensuel\u2026 Une marche militaire sur la guerre en Irak.Mais sans drum! Je ne voulais pas qu'il y ait de batterie.Quand tu as Alain Lefèvre sur ton album, il y a une direction très claire à prendre.» 11TERRE PLANÈTE BLEUE - Hubert Reeves/Marie Bernard.Lors de son passage à Tout le monde en parle, Hubert Reeves est interrompu par Guy A.Lepage afin de faire connaître le pointage au hockey.Le lendemain, Diane Dufresne laisse un message à Hubert Reeves, l'assurant que s'il a besoin d'une voix pour transmettre son message, il peut compter sur elle.D'où ce texte en prose: «Pour le mettre en musique, Marie Bernard a travaillé des mois!» précise Dufresne.12 PEINDRE DES TOILES - Daniel Bélanger.«Une histoire incroyable.Daniel est venu voir mon spectacle (Dufresne chantait Dis tout sans rien dire de Bélanger dans Plurielle), il m'écrit un mot pour me remercier.Alors, Richard (Langevin) l'appelle pour lui dire que je fais un disque! Ah, Richard\u2026 Daniel Bélanger était très occupé par la conception de son disque L'échec du matériel.Eh bien, il a quand même rappelé pour dire qu'il était intéressé à faire une chanson! On se parle au téléphone et je lui raconte que j'arrive de New York, que j'ai vu des expositions, que je ne pourrai pas peindre pendant que je fais le disque et que ça me rend triste.Je lui raconte que je suis une femme d'un certain âge, que l'amour n'est plus pareil\u2026 Alors, dans son texte, il a décidé deme faire mourir très vieille (rire).Et le titre de la chanson, les derniers mots de la chanson, c'est «peindre des toiles»! C'est-tu gentil de sa part, comme pour m'encourager, me dire que je vais enfin pouvoir retourner à la peinture! Ce sont les tout derniers mots du disque\u2026 J'AI 12 CHANSONS, MAMAN.MARIE-CHRISTINE BLAIS Enchaînant tournée en Asie - en Chine, à Hong-Kong et en Malaisie - et tournée au Lac-Saint-Jean et à Québec, Alain Lefèvre venait de rentrer à Montréal en pleine nuit.Douze heures plus tard, malgré la fatigue, il a accepté de parler de la rencontre avec Diane Dufresne.avec effusion.Q Qu'est-ce qui a provoqué la rencontre avec Diane Dufresne?R L'an dernier, j'ai participé au spectacle du Refuge de Dan Bigras, et son chef d'orchestre, Alain Sauvageau, me dit que Diane Dufresne aimerait me parler.Je n'avais aucune idée de ce qu'elle désirait.On s'est rencontrés et ça a été un coup de foudre.Elle m'a demandé de lui parler d'André Mathieu; moi, je ne demandais pas mieux (rires).De fil en aiguille, elle m'a dit: écoutez, je n'ose pas vous le proposer, mais j'ai ceci et cela, et j'ai trouvé cela intéressant.Mais il fallait que je les entende, ces chansons.À part la chanson de Michel Rivard, qui est arrivée sur le tard, j'ai donc pu juger des morceaux.Ce n'était pas évident, ce n'est pas mon métier, je ne suis pas accompagnateur\u2026 Mais le travail d'arrangements de Marie Bernard m'a donné des ailes.J'ai été bouleversé par le travail de Marie, son talent.Q Craigniez-vous l'association avec l'univers de la chanson?R C'est bizarre.Parce que toutes les dynamiques présentes auraient pu terriblement m'effrayer.Même s'il s'est fait depuis quelques années, beaucoup de rencontres classique-populaire : Pavarotti avec U2, Yo-Yo Ma et Bobby Mc Ferrin\u2026 Mais moi, je déteste ça! J'haïs ça ! J'aime tous les genres de musique, mais je déteste les crossovers, je déteste le genre, je déteste le terme, ça m'écoeure! C'est un mélange de tout et de rien, et on en arrive à des sommets de mièvrerie.Mais quand j'ai rencontré Diane Dufresne en personne\u2026 Nous sommes devant un monstre sacré comme on dit dans l'univers classique, une personnalité immense.J'ai donc décidé de lui faire confiance.Au point d'accepter d'enregistrer le piano sans qu'elle chante avec moi.Q Et quand vous l'avez finalement entendue chanter ?R J'ai été bouleversé.Il y a, sur ce disque, des moments qui sont de la force des plus grands moments de Jacques Brel, des plus grands moments de la Callas - comme Callas, Diane meurt avec ses oeuvres.C'est typique des grands créateurs.Et j'ai l'impression d'avoir travaillé à quelque chose qui va marquer l'histoire, avec cet album.(\u2026) J'ai quand même travaillé avec des grands musiciens, avec Rampal, avec Stern et bien d'autres.Eh bien, je n'ai jamais eu ce que j'ai eu avec elle.On touche à la vérité.Même techniquement, il y a quelque chose que je ne comprends pas.J'ai pratiquement tout entendu, mais ça\u2026 Jamais.Et pas un moment d'emmerdement pendant le travail! On a bûché, bûché\u2026 C'est difficile pour moi de parler de ce disque, parce que j'ai l'impression d'avoir reçu une grande leçon de musique.Je suis sûr de ne pas être le même\u2026 L'album Effusions est en magasin mardi.Le lancement-vernissage, aura lieu le 5 novembre, à la galerie de la SAT (1201, boulvard Saint-Laurent).Pendant trois semaines, le public pourra regarder des tableaux de Dufresne inspirés des chansons d'Effusions, une installation, faite d'un piano sur lequel le doigté d'Alain Lefèvre déclenchera l'illumination des toiles.et un film tourné pendant le spectacle Plurielle.La voix du piano PHOTOS IVANOH DEMERS, LA PRESSE© 3516471A 3516272A En collaboration avec présenté par Mardi 23 Mercredi 24 octobre 20 h Herbert blomstedt, chef d'orchestre Peter serkin, pianiste Johann sebastian bach, concerto pour clavier n° 1 Anton bruckner, Symphonie n° 2 Mardi 6 novembre 20 h br Amwell tovey, chef d'orchestre JAmes e Hnes, violoniste marcus Goddard, I Send Only Angels william walton, concerto pour violon Piotr ilitch tchaïkovski, Symphonie n° 4 Peter Serkinà Montréal Tchaïkovski : La Quatrième Symphonie Un pilier du répertoire romantique www.osm.ca 514.842.9951 Billets en vente : billets àpartirde22 ,50$ tarifsp écialpo ur les 18 -34ans.Profitez du passage de Peter Serkin à Montréal pour découvrir « l'un des musiciens les plus éminents de notre époque » (New York Magazine) Laissez-vous emporter du même coup par la Deuxième Symphonie de Bruckner, un chef-d'oeuvre empreint de luminosité, de mystère et de majesté.Également James ehnes, un canadien de renommée internationale « La maîtrise et la subtilité au sommet de son art » La Presse présenté par 3516036A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE SPECTACLES C L A S S IQUE CHAPELLE HISTORIQUE DU BON.PASTEUR Ensemble Prima.Dir.Mélanie Léonard.Dorati, Crumb, Poulenc, Arcuri : 20 h.TANNA.SCHULICH HALL .Université Mc Gill) Quatuor à cordes Bozzini.Fargion, Johnson, Newman, Trunk : 20 h.UNIVERSITÉ CONCORDIA Tamas Erdi, pianiste.Liszt, Kodaly, Bartok : 20 h.DA N S E TANgENTE Croisées : 19h30.SALLE wILfRID.PELLETIER .Place des Arts) Les Grands Ballets de Tahiti : 20 h.THÉâTRE mAISONNEUVE .Place des Arts) Cendrillon : 20 h.VA R I É T É S CABARET DU CASINO DE mONTRÉAL Marc Dupré : 20h30.CABARET.THÉâTRE DU VIEUx ST.JEAN Patrick Watson : 20 h.CASA DEL POPOLO Knurl + Corpuss : 21 h.CENTRE CULTUREL DE JOLIETTE Sue Foley : 20 h.ESPACE DELL'ARTE Coral Egan : 20 h.kOLA NOTE Adama Zon et autres artistes : 20h30.LE NATIONAL She wants Revenge + Kenna + Io Echo : 20 h.mÉTROPOLIS David Usher : 21 h.SALA ROSSA The Goods feat : 22 h.SALLE PAULINE.JULIEN Cathy Gauthier : 20 h.STUDIO.THÉâTRE .Place des Arts) Céline Faucher : 20 h.THÉâTRE DE LA VILLE Florence K : 20 h.THÉâTRE SAINT.DENIS Denis Bouchard : 20 h.Tous les samedis dans TOUS LES SCÉNARIOS\u2026 Le samedi dans POUR TROUVER.PAUL JOURNET En juillet dernier, le compte You Tube de Lisa Lavie a été suspendu.Plus d'un million d'internautes avaient regardé la vidéo de sa chanson Angel.En seulement 60 heures, ce qui la hissait au 37e rang des artistes les plus populaires du site.Pas mal pour une obscure chanteuse.Tellement que les administrateurs pensent qu'elle triche avec un logiciel robot qui clique automatiquement sur son lien.«You Tube pensait que I was a bot (un logiciel robot)», lance-telle au téléphone de la Californie, dans un impeccable franglais.La chanteuse de 24 ans découvre finalement le coupable : un rappeur jaloux nommé Priest Pimp.Dès qu'une chanteuse devient trop populaire, il détourne vers un compte secret les adresses IP de ceux qui regardent ses vidéos.Ainsi, You Tube croit qu'un seul compte est responsable de tous les visionnements.Et flaire l'arnaque.Mais les centaines de courriels de fans attristés convainquent You Tube de rouvrir son compte.Enfin, tous peuvent réécouter Angel, Falling For You, Save Your Breath et ses autres clips r'n'b où elle accomplit ses vocalises jusqu'à s'époumoner.Des chansons où elle parle d'amour en s'inspirant de ses mentors, Christina Aguilera et Mariah Carey.D'ici un mois, on devrait pouvoir les trouver sur i Tunes.Et peut être même chez les disquaires.Pour l'instant, Lisa Lavie n'a pas encore de site internet officiel.Mais elle compte déjà trois sites de fans.Elle n'a pas de contrat de disque non plus, mais elle est représentée par l'agence BMI et par un gourou de la pop: Ben Margulies.Celui qui a lancé la carrière de Mariah Carey.Leur association est née d'un démo lancé comme une bouteille à la mer en 1999, pour s'échouer quatre ans plus tard dans un studio de Las Vegas.La décrocheuse et son démo En 1996, Lisa Vincelette doit choisir : a) l'école secondaire ou b) une tournée comme choriste avec Dubmatique.Elle opte pour b).Mais la réalité la rattrape.Pas tellement payant, la vie comme choriste pour un groupe de hip-hop québécois.Quelques mois plus tard, elle trouve un emploi.Caissière au Hanes, avec une vue sur la Métropolitaine.Elle économise alors pendant six mois pour se payer un démo.«Je l'ai enregistré, puis that was it, se souvient-elle.Plein de gens promettaient de me rendre célèbre.Mais rien ne s'est passé.» À 19 ans, el le trouve un meilleur boulot.Présidente de sa propre compagnie, Harmony karaoké, qui organise des soirées dans le grand Montréal.Tout roule.Puis un jour, elle entend sur son répondeur un message inattendu: «Lisa, c'est Ben Margulies.J'ai entendu ton démo, appelle-moi», dit la voix.Le producteur de son idole ?Trop beau pour être vrai, croitelle.«Je me disais: bon, c'est quelqu'un qui me niaise.» Les appels continuent pendant trois mois.Grâce à son afficheur, elle s'arrange pour ne jamais décrocher.Puis elle répond à un appel venant d'un numéro confidentiel.C'était encore Margulies.Elle se réveille enfin.Aussi improbable que cela paraisse, son démo s'était vraiment rendu par hasard jusqu'à un studio de Las Vegas, dans les mains du célèbre producteur.«Quand peux-tu venir nous rencontrer en Californie?» lui demande-t-il.«Euh, demain », répond-elle.C'était en juillet 2004.Elle n'est jamais revenue.Depuis, Lisa Vincelette est devenue Lisa Lavie, un nom plus facile à prononcer pour les Américains.Elle vient de terminer son premier disque.Les négociations se poursuivent pour décrocher un contrat avec une maison de disques.Et si ça ne fonctionne pas?«Il n'y a pas de plan B, lance-telle.C'est ça le plan!» LISA LAVIE La vie de Lavie Caissière chez Hanes.Puis présidente de Harmony karaoké.Puis phénomène You Tube, victime du redoutable Priest Pimp.Et aujourd'hui aspirante pop star qui attend patiemment la gloire en Californie.Voilà un petit extrait de l'improbable destin de la chanteuse Lisa Vincelette, de La Salle.Maintenant connue sous le nom de Lisa Lavie, la nouvelle protégée du producteur de Mariah Carey.PHOTO FOURNIE PAR SUSAN BLOND INC.Originaire de La Salle, la chanteuse Lisa Lavie est en Californie depuis 2004, où elle est devenue la nouvelle protégée du producteur de Mariah Carey, Ben Margulies.Elle vient de terminer son premier disque. LAVAL PLACE FORZANI 19 au 21 octobre 9 h à 18 h Arrivez au Salon avant midi et gagnez un bouton panique Détails au Salon samedi et dimanche 11 h et 13 h (Détails au Salon) Navette d'autobus (STL) gratuite à partir du métro, station Montmorency.Retour inclus.PLACE FORZANI 4855, AVENuE LOuIS-b.MAyER montmorency JUSQU'À DIMANCHE OPERADEMONTREAL .COM «L'AMOUR PLUS FORT QUE TOUT ! » ROMéO ET JULIETTE de GOUNOD 3.7.10.12.15 NOVEMBRE 2007 à 20H : : SALLE WILFRID-PELLETIER 3515429A Casse-Noisette de Fernand Nault DU 15 aU 30 DÉCeMBRe 2007 La magie du temps des Fêtes! Plus de 100 danseurs, 150 personnages, 234 costumes sur scène avec l'Orchestre des Grands Ballets Canadiens.Lecture du conte une heure avant chaque représentation.Gratuit pour détenteurs de billets.COMMANDITAIRE DE SAISON Rése Rvez mai Nte Na Ntetobte Nez biLLetS PoUR eNFa NtS À Pa RtiR De 17 $ lesmeilleurs sièges ! GRANDSBALLETS.COM 03050103010507A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE MARIE-CHRISTINE BLAIS Vendredi dernier, petite soirée pas de gardienne, en plein ce qu'il faut pour qu'une journaliste écoute la pile de démos, maquettes et adresses My Space, tout en jouant à Spider Solitaire.Un démo, deux maquet tes, trois adresses dont une certaine My Space.com/laurepere\u2026 et tout à coup, une voix s'élève des haut-parleurs : une voix chaude qui chante du celtique en italien, sur des arrangements d'une finesse rare ! Au diable, le jeu de patience, c'est qui, Laure Peré ?C'est la jeune femme assise en face de moi, qui sort justement L'Altr'Alba (L'autre aube), son premier album, lundi : six chansons en italien, trois en anglais, une en français.Car Laure Peré est d'origine française (par son père) et italienne (par sa mère), arrivée au Québec en 1991 par goût de vivre ici : «Quand j'étais petite, ma mère me parlait en italien, mon père en français, et tous deux se parlaient en anglais pour se comprendre! J'ai fait toutes mes études en France mais, étrangement, quand je fais de la musique, c'est en italien que les mots sortent.» Son album - qui, s'il faut le comparer, évoque par exemple Loreena Mc Kennitt et Lhasa de Sela mais dans la langue de Fellini -, a été réalisé par Laure et le très doué instrumentistearrangeur Érik West-Millette, collaborateur de Bïa, Marie-Jo Thério, Yves Desrosiers, etc.«J'ai d'abord rencontré Érik à un arrêt d'autobus, puis on s'est revus à une fête chez une amie commune, Nathalie Cora (qui joue diablement bien de cette espèce de violoncelle africain qu'est la kora, justement !) ; je venais tout juste de finir d'enregistrer ma maquette, et Nathalie insiste pour qu'on l'écoute.Érik était dans un coin, super attentif pendant l'écoute, et il m'a dit ensuite que si j'avais besoin d'aide, je n'avais qu'à l'appeler.» Ce qu'elle fit, demême qu'elle fit appel à divers copains musiciens tous très solides comme le multiinstrumentiste Francis Covan, le percussionniste El Hadji Fall Diouf, etc.Les arrangements sont très beaux sur L'Altr'Alba: «J'adore les mélanges, je suis moi-même un mélange (rires), et spontanément, j'ai envie de mettre côte à côte un djembé et un piano.J'ai étudié longtemps le flamenco et quand j'ai enregistré la mélodie de Luna Piena, par exemple, j'ai réalisé que mon pied marquait inconsciemment le rythme d'une buleria (un rythme du flamenco).J'ai donc décidé d'en faire une buleria\u2026 qui va faire hurler les puristes: ce n'en est pas vraiment une et mon chant n'a rien à voir avec le flamenco!» En effet, pensez plutôt incantation, mélopée celtique et univers mythique.Car, dans les textes de Laure Peré, il est question de sorcière et de fée, de guérison et de lumière, de l'âme et de la solitude qui la fortifie: «C'est plus fort que moi, dit-elle en souriant.Je n'ai jamais connu de comptines en français, ma mère me chantait des berceuses et me racontait des histoires en italien.Et comme j 'écris mes textes en italien, tout cela remonte à la surface.» L'information n'a rien d'enchanté ni de féerique, mais notez que les chansons de Laure Peré sont déjà sur i Tunes et que l'album luimême (avec un livret un peu chaotique\u2026) sera en magasin lundi.LAURE PERÉ La ruée vers Laure PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE © Laure Peré lance L'Altr'Alba (L'autre aube), son premier album, lundi : six chansons en italien, trois en anglais, une en français. ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE 1 2 3 LES CRITIQUES TRANCHENT L'Association québécoise des critiques de théâtre dévoilait cette semaine les productions en lice pour les Prix de la critique 2006-2007.Les productions Coma Unplugged, Je voudrais me déposer la tête et Forêts se sont distinguées dans la catégorie Montréal.Dans la catégorie Québec, les finalistes sont On achève bien les chevaux, Forêts et Les mains sales.Les pièces D'Alaska, L'Armoire et Si tu veux être mon amie ont été retenues dans la catégorie Jeunes publics.Les lauréats seront dévoilés le 24 octobre.BILLETS POUR BLASTÉ Paul Ahmarani, Céline Bonnier et Roy Dupuis réunis sur une même scène, sous la direction de Brigitte Haentjens?Disons que les places risquent de s'envoler ! Même si la traduction de Jean Marc Dalpé de Blasté, de Sarah Kane, n'arrive qu'en mars 2008 à l'Usine C, autant s'assurer d'avoir son siège.Les billets pour cette production fort attendue ont été mis en vente le 11 octobre dernier.On peut se les procurer via la billetterie de l'Usine C (514-521-4493).Pour plus d'infos: www.usine-c.com/fr/programmation/ 2007-2008/blaste_sibyllines.html MARCEL DUBÉ À LA GRANDE BIBLIOTHÈQUE Jusqu'au 30mars 2008, l'oeuvre de Marcel Dubé est à l'honneur à la Grande Bibliothèque.L'exposition Marcel Dubé : le théâtre d'une société propose un regard rétrospectif sur l'oeuvre de l'auteur d'Un simple soldat, pièce phare dont c'est le 50e anniversaire.Elle met aussi en lumière l'impact du pionnier de la dramaturgie québécoise.Dans l'aire d'exposition de la Collection nationale, niveau 1 de la Grande Bibliothèque.TRIO SYLVIE ST-JACQUES CETTE SEMAINE Terre Océane, au Théâtre d'Aujourd'hui, du 23 octobre au 17 novembre.Around Polo's Fantasy, à l'Usine C, du 23 au 27 octobre.Le projet Andersen, au Théâtre du Nouveau Monde, du 25 octobre au 3 novembre (relâche le 28 octobre), supplémentaires du 6 au 10 novembre.SYLVIE ST-JACQUES COUPS DE THÉÂTRE Immi scez-vous dans une réunion de 450 représentants de la faune théâtrale, et je vous promets que vous serez rassasié - du moins, pour quelques semaines - d'émotions dramatiques.La colère était le sentiment dominant des seconds États généraux du théâtre.Un leitmotiv donné d'entrée de jeu par Martin Faucher.Le président du Conseil québécois du théâtre a ouvert les travaux en exprimant sa colère noire envers Caroline Jarry.La reporter de Radio-Canada avait relevé l'absence des Lepage, Mouawad , Cyr , T remblay, Brassard aux États généraux.\u2026 «Un dangereux glissement vers la chasse à la vedette», a scandé le metteur en scène.Le ton était donné.Il faut croire que 25 ans après la tenue des premiers États généraux, le monde du théâtre avait soif de parole.À cette grande réunion des nombreux clans d'une famille élargie qui évolue en vase clos, la colère de tout un chacun a été entendue.Celle de Claude Poissant, qui aimerait que les élèves en théâtre apprennent l'histoire de l'art avant l'art de faire des soirées-bénéfice.Celle de Jasmine Dubé, qui a rappelé que s'il y a 25 ans, le théâtre faisait tout avec rien, «maintenant, nous faisons beaucoup avec peu».Celle de Josée Babin, qui déplore la non-reconnaissance de son métier.Celle de Geoffroy Gaquère, qui a invité les penseurs et poètes à investir le territoire de notre imaginaire.«Quand Bernard Landry se retrouve au Banquier, c'est qu'il y a un problème en tabarnak!» Il fut beaucoup, énormément, question d'argent, à ces États généraux du théâtre.Du fric qui manque pour permettre aux productions de déployer leurs ailes au maximum.De la précarité forcée de la majorité des artistes de théâtre.Des théâtres institutionnels qui, eux aussi, vivent sur la corde raide.Et puis, sous le déluge de messages de détresse et de plaidoyers sur la grandeur de l'art, une note discordante au consensus.Celle de Linda Gaboriau.La traductrice de plus de 70 pièces du répertoire québécois déplorait, tout en délicatesse, le manque «d'urgence» dans les textes des auteurs d'aujourd'hui, plus portés sur les exercices de style spectaculaires que sur la revendication.«Chez la nouvelle génération, je sens davantage un désir de s'exprimer que de changer le monde.» À ce moment précis des discussions, la colère a fait place à l'introspection.Faire du théâtre pour vivre, voilà qui est noble.Mais encore faut-il que cette expression engendre le choc des idées.Attirer des spectateurs, c'est bien.Mais en plus d'être foisonnante, une dramaturgie en santé doit être tenue par les citoyens d'une nation comme un trésor national.Plus que d'argent, le théâtre manque d'écoute.En fait, c'est l'époque au complet qui souffre d'un déficit d'attention.S'exprimer, c'est bien.Mais quand tout le monde s'exprime, pourquoi s'abaisseraiton à cultiver l'art d'être un spectateur de théâtre?N'en déplaise à Martin Faucher, j'aurais aimé entendre sur cette question, peut-être pas les Lepage et Mouawad, mais au moins les Brigitte Haentjens, Lorraine Pintal ou Éric Jean, présents dans la salle, qui sont restés muets.De bonnes têtes qui n'ont pourtant pas la langue dans leur poche.Et puis, Olivier Choinière a pris le micro.Je me suis rappelée que la veille, sa pièce Félicité m'avait tout simplement sidérée.C'est peut-être ça, changer le monde\u2026 COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : sstjacqu@lapresse.ca De la colère à l'introspection Il fut beaucoup, énormément, question d'argent, à ces États généraux du théâtre.Du fric qui manque pour permettre aux productions de déployer leurs ailes au maximum.De la précarité forcée de la majorité des artistes de théâtre.Des théâtres institutionnels qui, eux aussi, vivent sur la corde raide.On le connaît depuis des lustres, mais Yves Jacques est pourtant un comédien difficile à cerner.Autant il semble pourvu d'une estime de luimême en béton, autant il transmet une désarmante vulnérabilité.À quelques jours de la première de la reprise du Projet Andersen, au café du TNM, il confiait son humilité devant l'immense défi de remplacer Robert Lepage.«Certains soirs, avant d'entrer en scène, je me dis que la tâche est trop grande ! » SYLVIE ST-JACQUES Devant un café, avec Yves Jacques, la tribune est ouverte à tous les sujets.De la commission Bouchard-Taylor, à son accent parisien au pays de Sarkozy, en passant par la difficulté de trouver l'amour à 50 ans et les plaisirs sexuels en solo, on se balade d'un monde à l'autre.Pour tout dire, l'homme n'est capable que de franchise.De Robert Lepage, qu'il connaît depuis 25 ans, Yves Jacques parle avec une admiration empreinte de tendresse.Et il n'hésite pas à employer le mot «génie», pour dire tout le bien qu'il pense de son compatriote de la Vieille Capitale.Yves Jacques en connaît un brin dans l'art de chausser les savates de Lepage.Il y a d'abord eu La face cachée de la lune, en 2001.Une colossale entreprise, dans laquelle il a plongé tête première, à une époque où il vivait un inconsolable chagrin d'amour.Une aventure qui lui a fait faire, deux fois plutôt qu'une, le tour du globe.«Il fallait que je m'accroche à quelque chose.Je me suis donc jeté dans le travail et j'en redemandais.Comme j'avais connu cette personne au Québec et à Paris, ça m'arrangeait que la Face cachée m'amène à voyager partout\u2026 sauf ici et à Paris!» Sans attache mais plus serein et équilibré qu'il y a cinq ans, Yves Jacques a abordé la recréation du Projet Andersen avec un regard plus neutre.«Du théâtre extrême», dit-il, de ce touffu monologue appuyé par des prouesses techniques « lepagesques» et des numéros d'acteurs vertigineux.«On est toujours dans la limite du possible.» Andersen, ce méconnu On sait que Robert Lepage a créé Le projet Andersen à la demande du Danemark, qui souhaitait une oeuvre sur le célèbre auteur Hans Christian Andersen.La lecture de nombre de biographies du personnage a finalement amené le directeur d'Ex-Machina a concevoir un spectacle sur la\u2026 masturbation.L'auteur du Vilain petit canard, paraît-il, était un être qui fuyait les enfants.On ne lui connaît pas de véritables histoires sentimentales.En revanche, le Danois, né dans le romantisme et devenu adulte dans le modernisme, était un fervent adepte de la branlette.«Andersen n'y est représenté qu'à travers les autres personnages.Par Frédéric Lapointe, ce Québécois naïf qui veut à tout prix une reconnaissance par la France.Un mal dont a souffert Andersen, qui n'était pas reconnu dans son pays, sauf comme auteur de conte pour enfants.Il y a aussi ce jeune Maghrébin qui est à l'image du rat, dans La Dryade, un esprit fin, un philosophe et grand romantique qui doit s'adapter au modernisme.» En perpétuelle mutation, comme tous les projets signés Ex-Machina, la mouture du Projet Andersen qu'on verra, un an et demi après sa création au TNM, a subi quelques métamorphoses.L'enchaînement des scènes n'est plus tout à fait le même, prévient Yves Jacques.Et Andersen nous apparaîtra dans les bois, vers la fin du spectacle.«C'est une scène d'une grande sensualité, dans laquelle on voit Andersen, dans les bois, qui s'asperge d'eau.» Seul en scène À 50 ans, Yves Jacques dit avoir atteint une certaine sérénité.«J'ai moins d'ambition.J'aurais le goût de m'occuper de moi, d'être bien avec quelqu'un.» Aussi, espère-t-il donner un répit à son passeport et davantage rester dans «ses affaires », à Montréal et à Paris.«Cela m'a frappé récemment, à Taipei.L'équipe avait été contrainte à des vacances forcées, parce que le décor n'était pas prêt.Pour la première fois de ma vie, j'en ai eu marre d'être en voyage.» La tentation de poser ses valises n'est cependant pas assez forte pour le faire résister à une tournée auprès de Robert Lepage.Les deux compères, qui se sont connus à l'époque où Yves Jacques jouait dans Slick and the Uutlags, ont même le projet de créer ensemble un spectacle.Il aurait même été question de concevoir quelque chose autour de la vie de Serge Gainsbourg.«Je comprends bien l'univers de Robert Lepage, à force d'avoir joué avec lui.Robert, je le prendrais dans mes bras.Il y a une souffrance dans le fait de ne pas voir le monde de la même façon que nous.» LE PROJET ANDERSEN LE DÉFI ANDERSEN PORTRAIT YVES JACQUES PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE © «Du théâtre extrême», dit Yves Jacques de ce touffu monologue qu'est Le projet Andersen. 3514480A ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE SYLVIE ST-JACQUES Curieuse insatiable, aventurière, singulière, Marie Brassard pose sur le monde un regard qui n'appartient qu'à elle.Collaboratrice des premières heures de Robert Lepage, celle qui nous a donné Jimmy, créature de rêves et Peepshow n'a pas terminé son exploration du rapport entre fantaisie et réalité, entre monde réel et monde rêvé.Dans The Glass Eye (ou Around Polo's Fantasy), l'actrice aux yeux perçants veut attirer les regards vers Louis Negin.Un être depuis toujours fasciné par le glamour, qui a vu naître le star-système hollywoodien.Un être épris d'expériences inusitées, toujours énergique malgré son âge vénérable.Une grande complicité est née de la rencontre entre Marie Brassard et cet acteur fétiche du cinéaste canadien Guy Madden.« C'est un acteur d'une autre génération, qui a eu des expériences particulières et qui a vécu à Londres, New York.Lui et moi sommes très différents.De mon côté, je n'ai jamais été attirée par le monde glamour, moi qui suis entrée dans le théâtre par la porte de l'underground, avec Robert (Lepage).Mais pour Louis, les vedettes, la beauté, la richesse, la célébrité\u2026 Tout ça le fait rêver.Toute sa vie, il a cherché à colorer sa vie par la rencontre de gens exceptionnels.» Marie la chercheuse The Glass Eye, qui est encore en phase de création, poursuivra son existence au festival Luminato de Toronto, puis à Hambourg, en Allemagne.De passage pour cinq courtes soirées à l'Usine C, le spectacle arrive à une période où Marie Brassard s'interroge sur la nature de son travail théâtral.Question de rallumer en elle le feu sacré, pour le métier qu'elle pratique aux quatre coins de la planète, depuis deux décennies.Comment se renouveler, après les années Lepage et des créations solos acclamées?«Les voyages me confrontent à la vision de plusieurs artistes et courants.Je m'interroge sur la pertinence de toujours offrir, sur scène, quelque chose de plus grand que nature.Peut-être qu'il y a d'autres manières de faire vivre une expérience aux gens dans la salle.Avec quelque chose qui relève de l'intime.En ce moment, mes explorations tournent autour de l'utilisation du son.J'ai envie de chercher ailleurs.» Avec comme point de départ un texte écrit par Louis Negin intitulé Polo's Fantasy, Marie Brassard met en relief la mince démarcation entre réalité et fiction.«Le cinéma est devenu si présent dans nos vies.Les gens, forcément, se trouvent influencés par ce qu'ils voient dans les films, la télé, les médias, par ce que véhiculent les stars\u2026 Malgré nous, on calque nos vies sur les films.» En invitant les gens à pénétrer dans l'univers secret de Negin, la metteur en scène compte susciter la réflexion sur l'omniprésence de la fiction dans nos vies.Et ce, non seulement par le cinéma, mais aussi par la publicité et l'incessante diffusion d'images.Faire heurter sa vision personnelle à celle, totalement opposée, de Louis Negin, avait quelque chose d'irrésistible, pour l'audacieuse Marie Brassard.«Ce n'est pas aussi facile que je le croyais, de faire se heurter nos deux univers.J'essaie toutefois de trouver nos affinités.» À travers cette rencontre intergénérationnelle de deux êtres aux antipodes, il est aussi, forcément, question du vieillissement dans un monde où l'image règne.«Comment on devrait vieillir, dans un monde qui ne veut pas de vieux et obsédé par le culte de la jeunesse, de la beauté, de l'énergie.» The Glass Eye (Around Polo's Fantasy), mise en scène de Marie Brassard, du 23 au 27 octobre à l'Usine C.MARIE BRASSARD Un regard unique sur le monde Après l'époustouflant Peepshow, Marie Brassard nous revient avec un spectacle solo.Mais pour sa nouvelle création, The Glass Eye (Around Polo's Fantasy), elle se cache derrière le rideau, laissant toute la place à l'acteur torontois Louis Negin qui foulera seul les planches de l'Usine C.Une oeuvre en anglais, sur le rapport à la fiction dans une ère de profusion d'images.Une création née de la rencontre improbable entre une artiste de l'underground et un acteur qui a connu l'âge d'or d'Hollywood.PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © Artiste de l'underground, Marie Brassard laisse toute la place à l'acteur torontois Louis Negin dans sa nouvelle création.« Je m'interroge sur la pertinence de toujours offrir, sur scène, quelque chose de plus grand que nature.Peut-être qu'il y a d'autres manières de faire vivre une expérience aux gens dans la salle.» 3509374A ARTS ET SPECTACLES DANSE ALINE APOSTOLSKA COLLABORATION SPÉCIALE Sur la scène, trois bandes horizontales de couleurs différentes délimitent trois univers parallèles, mitoyens comme le sont des appartements d'un immeuble : une moquette rouge sang, un carrelage de salle de bains blanc et noir, un plancher recouvert d'un plastique protecteur, on vient de faire les plâtres.Des portes traînent, inutiles, à côté d'une baignoire ancienne et d'une pile de bédés.Morceaux de quotidiens recomposés.La bâche de plastique forme le lieu de la chorégraphie d'Estelle Clareton, Esquisse de Furies, Gamma 3/24, une série amorcée en 2005 autour de la figure mythologique des furies, guerrières féroces, dures et impitoyables qui constituent autant d'allégories du monde contemporain: «Le projet des Furies m'est venu pendant un voyage de six mois durant lequel j'ai visité d'une part les camps de concentration polonais, d'autre part la Grèce et ses mythes.D'un coup j'ai furieusement eu besoin de réagir, en me référant à la figure des Furies qui, elles, ne laissent rien passer.Ce troisième volet devait être une vidéo et puis, j'ai eu besoin d'en faire une pièce dansée sur scène.» Dans Esquisse, le ton est beaucoup plus calme, même si la tension reste palpable, comme une violence intériorisée : «C'est une furie toute seule, au repos, même si elle ne sait pas se reposer.Elle rentre chez elle, dans un appartement en rénovation, sa fille de 11 ans (Rachel Vincent-Clarke) est là.Cette pièce correspond à une pause dans mon parcours autant qu'une pause dans mon propre rapport à la danse.C'est la qualité de présence d'Anne Barry qui m'a inspiré l'ambiance particulière de cette pièce, et sa gestuelle minimaliste.» Voilà qui ressemble aux interrogations des femmes d'aujourd'hui vis-à-vis d'elles-mêmes, de leur maternité, de leur engagement dans le monde.Des questions qui, étrangement, ressemblent à celles que pose la série télévisée à succès Les hauts et les bas de Sophie Paquin, dans laquelle on peut voir Estelle Clareton comédienne.Depuis 2004 et le TNM, et même bien avant, elle a en effet toujours été liée à l'univers du théâtre et a beaucoup travaillé au rapprochement des univers: «J'adore cette série, dit Clareton, j'ai adoré tourner cet été et j'adore la regarder quand je peux.Pour moi, c'est un vrai cadeau inattendu, que m'a offert le réalisateur Claude Desrosiers avec qui j'avais déjà travaillé.» Le bain On retrouve Estelle Clareton plongée dans une baignoire dans la pièce de Catherine La Frenière.Collaboratrice de Clareton, elle a écrit un texte spécialement pour elle et se réjouit de voir que son texte a été intégré à ce projet tripartite: «Je viens de l'univers du théâtre, dit La Frenière, et j'assure la mise en scène de la pièce.» Le bain raconte l'histoire d'une femme aux prises avec l'angoisse de la mort, angoisse à laquelle elle veut échapper en décidant de ne plus sortir de son bain, malgré les encouragements de son compagnon (Stéphane Franche).Situation tendue là aussi, pas évidente que l'enfant vient décrisper de temps à autre: «Le texte de Catherine est très fort, juste et en plus, elle n'a pas peur d'aller dans la poésie.» Sur la moquette rouge enfin, dernier univers et non le moindre, puisqu'il réunit les deux protagonistes de ce projet, depuis très longtemps amis et complices de création, Estelle Clareton et Harold Rhéaume.Two est leur duo, le troisième de ce programme dont Estelle Clareton est le pivot: «C'est un duo vif, très dansant, teinté par le vrai plaisir de danser ensemble qui nous a réunis dans ce projet.Il a une dimension ludique aussi, un jeu théâtral.Au début, un couple se fait face, chacun assis sur une chaise, loin de l'autre et progressivement, ils se rapprochent.» Une apothéose, pour la fin de cette pièce atypique et talentueuse, où les résonances entre les trois pièces demeurent en point d'orgue.Une délicieuse soirée en perspective.Trois territoires quotidiens, d'Estelle Clareton, Harold Rhéaume et Catherine La Frenière, du 23 au 27 octobre à 20h, à l'Agora de la danse.ESTELLE CLARETON Trois femmes, deux hommes, une enfant PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE © La toute nouvelle pièce de Création Caféine réunit Estelle Clareton, Catherine La Frenière et Harold Rhéaume.VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION SAMEDI 20 OCTOBRE 5 sur 5 / Les violons; luminothérapie; tableau Belgique; réserve de pétrole Le Téléjournal Pendant ce temps, devant la télé La Fureur / Mariloup, Michaël, Nicola Ciccone Le moment de vérité Dre Grey, leçons d'anatomie / Derek se montre très généreux envers Addison.Le Téléjournal Zone doc / Citizen Lambert, Jeanne d'architecture L'INDESTRUCTIBLE (3) avec Bruce Willis LE PETIT MONSTRE (6) avec John Ritter, Michael Oliver (16:15) Le TVA 18 heures HARRY POTTER ET LE PRISONNIER D'AZKABAN (4) É.-U.2004.Drame fantastique d'Alfonso Cuaron avec Daniel Radcliffe, Emma Watson et David Thewlis.\\ Un jeune sorcier apprend qu'un dangereux prisonnier en cavale chercherait à le tuer.DOMMAGES COLLATÉRAUX (5) Avec Arnold Schwarzenegger, Francesca Neri et Cliff Curtis.\\ Un pompier de Los Angeles pourchasse en Colombie le terroriste responsable de la mort de sa femme et de son fils.Qu'est-ce qui mijote Le Journal Drôle, Drôle, Drôle Loft Story HEURE LIMITE 2 (5) Avec Jackie Chan, Chris Tucker et John Lone.\\ Un détective de la police de Hong Kong et son collègue américain tentent de faire échec à un réseau de faux-monnayeurs.LE FLIC DE BEVERLY HILLS III (5) Avec Eddie Murphy, Judge Reinhold et H.Elizondo.\\ Un inspecteur de police tente de mettre au jour les activités illégales d'un soi-disant philanthrope qui dirige un parc d'attractions.Le Journal (23:15) Loft Story (23:45) Atomes et Neurones / Voyage au centre du cerveau - Surdoués de la créativité Macaroni tout garni Le Rallye Müvmédia Les Francs-tireurs / Robert Lévesque Planète bleue / Serengeti - Migration animale Belle et Bum / Vincent Vallières, Luc De Larochellière, Michel Lamothe CONFESSIONS D'UN HOMME DANGEREUX (4) Un concepteur et animateur de jeux télévisés travaille en même temps pour la CIA en tant qu'assassin.CFL on CBC (15:00) Sat.Report .Tonight Hockey / Panthers - Sénateurs Hockey / Oilers - Flames Sue Thomas: F.B.Eye CTV News Sportsnight W-Five Without a Trace Whistler Law & Order: SVU CTV News CTV News .Guy (16:00) National House, Home Room to.Andromeda / Deux épisodes Blue Murder Global Currents JR Digs Sat.Night College Football / Michigan State - Ohio State (15:30) Will & Grace / Deux épisodes College Football / Michigan - Illinois Sex and the City College Football / Tennessee - Alabama OU Florida - Kentucky (15:30) News King of.Without a Trace CSI: Miami 48 Hours Mystery News Late Night College Football / USC - Notre Dame (15:30) Stargate: SG-1 Bionic Woman Law & Order: SVU Sat.Night Smart Travels e2 BBC News Art Express Mountain Lake .Antiques Antiques Roadshow / Honolulu Keeping up.As Time goes by Waiting, God BBC News Austin City Antiques Roadshow The Lawrence Welk Show As Time goes Keeping up.Are.Served?Vicar of.Mystery! Austin City Limits / Femi Kuti Wired Science FORREST GUMP (3) (15:00) Sell this House! / Quatre émissions Flip this House! Gene Simmons Family Jewels Dog the Bounty Hunter CabineC Cher Olivier (3/4) Pour l'amour du country Viens voir./ P.Robitaille Le sel de la semaine Robert Charlebois: Tout écartillé (22:10) WAITING FOR.(16:00) Arts & Minds Bravo! Videos Musical.Habana Cafe Concert in Canna Andrea Bocelli Tribute on Ice Entourage Histoires de crimes Une attend.Fou! Fou!.100 Farces Cabaret de.Drôle de monde Arnaqueurs Parco.Les Rescapés Culture du X / Métiers du X LE CHOIX DE SOPHIE (17:20) COMPLOT POUR UNMAGOT LE COUREUR DE MARATHON (22:10) Mayday How it's Made Mean Machines Dirty Jobs / Vexcon Extreme Machines / Submarines Criss Angel: Mindfreak Myth Busters / Air Cylindar.(16:30) Planète en furie Hakuna Matata Soif, voyage .Casino Soleil tout inclus / Cuba Grands Aventuriers / Arctique Inspiration / Mara Tremblay Pilot Guides / Ultimate Caraïbes Kim.(17:12) .(17:39) Sadie (18:06) Flight 29.so Raven Zoey (19:25) Life.(19:51) .(20:38) THE HAUNTED MANSION (5) avec Eddie Murphy Movie.MY FAVORITE.(22:46) Friends / Deux épisodes That '70s Show / Deux épisodes Two and a Half Men Baseball / Championnat de la Ligue américaine: Indians - Red Sox Mad TV Docu-fiction / Auschwitz, la solution finale Sept merveilles du monde.Soldats D.O.S.Division des Opérations THE ELEPHANT MAN (2) avec Anthony Hopkins, John Hurt Lost Worlds / Jesus' Jerusalem Re-Inventors Ancestors.CSI: New York Extreme Rescue CROUPIER (3) avec Clive Owen, Kate Hardie Kidnapped: Frank Sinatra Jr.All we are Saying (16:00) Max Week-end En chute libre Liaison.La Prochaine Top modèle.Hey Paula! Style de star Hollywood extrême M.Net Pimp mon char Voxpop Pop! Avenged Sevenfold: All Excess Coup de foudre L'Heure Rencontre .15 minutes Matche-moi Danger Style Star La Caravane From Egypt.Magazine libanais .afromonde Parsvision Lui E Lei Foco Latino In the Zone Teleritmo Téléjournal La Facture La Semaine verte Journal RDI .arctiques Une heure sur terre / Julius Grey Téléjournal Enquête / Hommes en crise La Facture Téléjournal .arctiques Les Experts New York 911 Porté disparu Whistler L.A.Enquêtes prioritaires Bones L'Escouade SECRET DE LA JUNGLE (17:05) ROMÉO ET JULIETTE (19:10) LE DIAMANT DE SANG (21:05) GARÇONS.Footballers Wives Hotel Babylon ABRAXAS (6) avec Jesse Ventura, Marjorie Bransfield G-Spot Billable Hours Deadwood .(23:15) Cinémission Alice, attaque .Choux .Princesse Panorama Presserebelle.Planète Country GAZONMAUDIT (4) avec Josiane Balasko, Victoria Abril Jazz Property Ladder Flip that House / Deux émissions Little People, Big World Property Ladder Flip that House / Deux émissions Trading Spaces Property Ladder SCOOBY-DOO ET LES BOO BROTHERS (5) Dessins animés Kappa Mikey Billy & Mandy 6TEEN / Deux émissions Les Simpson Henri pis.Les Boondocks South Park Les Simpson Les Décalés.Les réfugiés de la planète bleue Questions.Journal FR2 Le 3950 / Guy A.Lepage Tubes des tubes Caméra Café Le Journal .pas couché Bouffe ou Malbouffe Debbie rénove Décore ta vie Airoldi.Bye-bye maison! Manon.On a échangé nos mères Super Nanny Dépendance maudite Le Lab Porte-bonheur Parole et Vie Vert tendre Le Zarts L'Émission Prenez garde Le 9.5 Place des Arts Arshitechs Baromètre Samantha Changement Smallville Les Frères Scott Charmed Newport Beach Frank, Girard Presserebelle.Degrassi, la nouvelle génération .c'est fait Podium.Banc d'essai Équipé.Mélinda, entre deux mondes Surnaturel EN QUÊTE D'ÂMES avec Michael De Lorenzo, Lewis Fitz-Gerald Football (14:30) Sports 30 Avant-match Hockey / Sabres - Canadiens Baseball / Indians - Red Sox (21:45) Sports 30 Académie.Best Damn Sports Show Period Baseball / Championnat de la Ligue américaine: Indians - Red Sox Sportsnet.Series of Poker (16:00) Sportscentre Classic Boxing Boxing / Evander Holyfield - Sultan Ibragimov Football / Eskimos - Lions Le TVA (23:45) Chuck La relève JPR 556 \u2014 67 180 \u2014 201 137 \u2014 \u2014 \u2014 9 9 17 h00 17 h 30 18 h00 18 h 30 19h00 19h 30 20 h00 20 h 30 21h00 21h30 22h00 22h 30 23h00 23h 30 BEV VD VDO 17 h00 17 h 30 18 h00 18 h 30 19h00 19h 30 20 h00 20 h 30 21h00 21h30 22h00 22h 30 23h00 23h 30 BEV VD VDO CBC CTV-M GBL-Q ABC CBS NBC PBS-P PBS-B A & E ARTV BRAV CD CinéPOP DISC EV FC FOX HI HIST MMAX MP E! MTL RDI S+ SE SHOW TFO TLC TTF TV5 VIE VOX VRAK RDS SPN TSN SRC TVA TQS TQc Hockeycentral Saturday Chris Myers.Monstres mécaniques MLB Pre-Game C'est comme dans la vraie vie : l'univers de nos voisins côtoie le nôtre et interfère.Il y a un couple qui tente un rapprochement, une femme qui prend un bain interminable, une guerrière des temps modernes qui rentre chez elle, et aussi une enfant qui traîne par là.C'est la nouvelle pièce de Création Caféine qui réunit Estelle Clareton, Catherine La Frenière et Harold Rhéaume.Trois univers tricotés serré. 3509408A MINI Brossard 8500, boul.Taschereau Ouest Brossard (Québec) 450 445-MINI (6464) www.minibrossard.com CONCESSIONNAIRES MINI MINI Laval 2450, boul.Chomedey Laval (Québec) 514 773-MINI (6464) www.minilaval.ca MINI Mont Royal 4070, rue Jean-Talon Ouest Montréal (Québec) 514 289-MINI (6464) www.minimontroyal.ca Taux d'intérêt offert par Services financiers MINI pour une COOPER 2007 avec ensemble Premium, sur approbation du crédit seulement.Le prix de détail suggéré pour une Cooper est de 25900$.L'ensemble Premiumest une option de 1900$.Taux d'intérêt de 5,9%pour un termede locationde39mois.Pour établir les paiements mensuels de locationd'une Cooper (incluant l'ensemble Premium) à 399$pour 39mois, unmontant de 457$ est exigé à la signature du contrat de location.Cemontant inclut le versement initial de 0$, le paiement du 1er mois de location, les frais de transport et de préparation, 0$ de dépôt de sécurité et l'enregistrement d'une hypothèque mobilière, mais exclut les frais d'administration du concessionnaire, les assurances, l'immatriculation du véhicule, l'équipement optionnel et toutes les taxes applicables.Valeur résiduelle du véhicule à l'échéance du terme: 17792$ + taxes.Les paiements mensuels peuvent varier selon lemontant du versement initial ou la valeur nette de l'échange.Le kilométrage alloué pour la durée du contrat est de 65000km; des frais de 0,15$ par km excédentaire seront exigés.Des frais peuvent être exigés pour usure excessive.Offre d'une durée limitée et assujettie à la disponibilité.Sous réserve de modifications.Le véhicule doit être livré au plus tard le 31 octobre 2007.La photo est utilisée à titre indicatif seulement et peut inclure certaines options pouvant différer dumodèle offert.Consultez votre concessionnaire ouMINI.ca pour plus de renseignements.Les véhicules en stock peuvent différer du modèle décrit dans l'offre.Offert chez les concessionnaires participants seulement.LaMINI Cooper à transmissionmanuelle est admissible à un remboursement de 1000$ par le gouvernement fédéral, en vertu du programme éco Auto.MINI.CA LA MINI COOPER AVEC L'ENSEMBLE PREMIUM LA PREUVE QUE LES ANGLAISES NE SONT PAS COINCÉES.399$ Transport et préparation inclus PAR MOIS 0$ Versement initial Dépôt de sécurité 1000$ Remboursables dans le cadre du programme écoAUTO 39 Location mois 3504807A ARTS ET SPECTACLES TÉLÉVISION PAUL JOURNET En 2001, Mariloup Wolfe a gagné un concours de courts métrages avec son film Fly Fly.La réalisatrice diplômée en cinéma de l'Université Concordia réussit alors à présenter son oeuvre aux festivals de Namur, Chicoutimi et Rouyn-Noranda.Et ensuite à décrocher des contrats de réalisatrice en publicité, notamment pour le ministère de la Santé et des Services sociaux.«Un bon court métrage, c'est la meilleure carte de visite, explique-telle.J'aimerais que Fais ça court fasse un peu la même chose que La Course destination monde : lancer la carrière d'une nouvelle génération de réalisateurs.» Huit équipes de deux cinéastes s'y affrontent.Le plus jeune a 22 ans, et le plus vieux 35 ans.Et tous travaillent déjà dans le milieu.Par exemple, Dominic Laurence, 30 ans, est un des membres fondateurs de Kino et a réalisé des clips de Stéphanie Lapointe.Et Anh Minh Truong, 24 ans, a gagné la compétition Silence on court ! à Cannes en 2005.Les règles de Fais ça court sont simples : cinq heures pour écrire le scénario le premier jour.Cinq heures pour tourner le jour suivant.Et cinq heures pour le montage le dernier jour.Après chaque émission, le public vote sur l'internet.Les quatre meilleurs duos avancent au second tour.Puis les deux meilleurs se rendent en finale.Le gagnant ne reçoit pas d'argent.Seulement l'honneur et la chance d'être remarqué par l'industrie.Il ne s'agit pas d'une téléréalité, précise- t-elle.Plutôt d'un making-of.«Honnêtement, la vie personnelle des participants ne nous intéresse pas .On consacre la plupa rt de l'émission à montrer les trois étapes de création.Ils parlent de leur démarche, de leur esthétique et des histoires qu'ils veulent raconter.Puis à la toute fin, il y a le bonbon: le court métrage.» Pour mieux mesurer leur créativité, tous travaillent avec les mêmes contraintes.Le même décor, les mêmes accessoires, la même liste de musiques libres de droits et les deux mêmes comédiens professionnels.Jeudi dernier, c'était Guillaume Lemay-Thivierge et Raymond Bouchard en curé et en militaire dans une écurie.La semaine précédente, Catherine Trudeau et Maude Guérin en garagiste et en mariée dans un lave-auto.Une équipe de techniciens professionnels les assiste aussi, avec perchiste, preneur de son et un directeur photo (Geneviève Perron ou Jonathan Decoste).«Contrairement à un de mes anciens tournages étudiants, ça ne prend pas trois heures pour installer un spot!» blague-t-elle.Popularité et stéréotypes Les jeunes artistes ne sont pas insensibles aux goûts du public, observe Mariloup Wolfe.«De plus en plus, j'entends les participants parler de leur note.Certains semblent s'ajuster en conséquence.Par exemple, en optant pour la comédie, qui est plus populaire que le films muet.» Pour la pétillante artiste de 29 ans, la popularité reste encore un couteau à double tranchant.Son rôle dans l'émission jeunesse Ramdam l'a rendue très populaire auprès des jeunes.Mais moins crédible dans certains milieux.«Je sais que mon image me nuit.Dans certains castings, on me juge trop blonde, trop petite ou trop jeune.Quand je travaille comme réalisatrice, les techniciens me regardent arriver, avec l'air de dire : la journée va être longue.Mais ça finit habituellement par bien aller.» Et si Fais ça court l'aidait à changer un peu son image?«J'aimerais ça, c'est sûr.» Fais ça court, le jeudi à 19h et en rediffusion dimanche à 1h, lundi à 13h30 et 0h30 et mardi à 1h à Télé-Québec.MARILOUP WOLFE / Fais ça court Derrière et devant la caméra Elle a étudié pour devenir réalisatrice et l'est devenue.Mais on la connaît mieux pour son travail devant la caméra.Elle combine aujourd'hui ses deux passions à Télé-Québec en animant Fais ça court, une émission sur le court métrage.Discussion sur l'art et la téléréalité, les cinéastes de la relève et le stéréotype de la blonde comédienne.PAUL JOURNET Depuis le 1er septembre dernier, le CRTC permet aux chaînes conventionnelles d'augmenter de 12 à 14 minutes le nombre de publicités par heure en période de grande écoute (entre 19h et 23h).Ce nouveau calcul publicitaire n'inclut plus les autopromotions, les placements de produit et les concours.Au Québec, aucune des chaînes conventionnelles n'en a profité pour augmenter le nombre de publicités.Pas même TVA qui, avec CTV et Can West, avait milité pour cette déréglementation en novembre dernier aux audiences sur l'avenir de la télévision.«Depuis le 1er septembre, c'est le statu quo chez nous, explique Nicole Tardif, porte-parole de TVA.Nous ne dépassons pas 12 minutes par heure.Mais nous ne pouvons pas confirmer ce que nous ferons dans les prochains mois.» Radio-Canada et TQS, eux, n'étaient pas en faveur de la déréglementation.Et ils n'en ont pas profité depuis septembre dernier, confirment Claude Deraîche et Richard Portelance, respectivement porte-parole de TQS et directeur général du service commercial à Radio-Canada.Par exemple, Tout le monde en parle est resté à 12 minutes par heure.Et le Téléjournal est resté à environ huit minutes par heure.En août dernier, Richard Portelance annonçait au Devoir que Radio-Canada visait à diminuer éventuellement à huit minutes par heure les publicités de ses autres émissions.«Nous voulons encore diminuer la publicité.Mais nous n'avons pas d'échéancier ou de cible précise comme huit minutes, précise maintenant Richard Portelance.C'est une mesure hypercompliquée à implanter.Ça doit être viable économiquement.» La crainte de zapping, la concurrence entre les chaînes et la saturation publicitaire semblent avoir incité les chaînes à ne pas diffuser davantage de publicités.L'Association canadienne des annonceurs s'opposait aussi à la déréglementation, craignant que l'augmentation du nombre de publicités n'en réduise l'efficacité.Pas d'augmentation de pub, malgré le feu vert du CRTC PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE © Pour Mariloup Wolfe, la popularité reste encore un couteau à double tranchant.Son rôle dans l'émission jeunesse Ramdam l'a rendue très populaire auprès des jeunes.Mais moins crédible dans certains milieux. 3516131A Procurez-vous le bon postal en magasin ou téléchargez-le à partir du site www.walmart.ca Pampers Cruisers Tailles 3,4,5 et 6.Nos 2698972/9/86/93.Pampers Baby Dry Tailles 3,4,5 et 6.Nos 2699000/7/14/21.Le montant total (avant les taxes) ne doit pas nécessairement être constitué d'un seul achat.Plusieurs reçus de caisse seront acceptés.Jusqu'à épuisement des stocks.See voucher for details.Recevez une carte d'achat de 20 $ avec tout achat de produits d'une valeur totale de 150 $ Recevez une carte d'achat de 10 $ avec tout achat de produits d'une valeur totale de 100 $ Recevez une carte d'achat de 5 $ avec tout achat de produits d'une valeur totale de 50 $ Pampers Swipers, Clean & Go and Natural Wipes Refills Nos 2691657/64/74569.ACHAT SPÉCIAL CHAC.jusqu'à épuisement des stocks ACHAT SPÉCIAL CHAC.jusqu'à épuisement des stocks ACHAT SPÉCIAL CHAC.jusqu'à épuisement des stocks 35162702A ARTS ET SPECTACLES DVD Isabelle Masse Têtes à claques et unbelievable success story?Un euphémisme\u2026 Le 16 août 2006, jour de l'envoi de leur première capsule humoristique dans l'internet, Michel Beaudet et ses complices ont créé un monstre.Une bonne idée de donner vie au commandant du vol DC-132, aux Ti-papoutes, Natacha, Raoul, Johnny Boy, Lucien et Monique dans un sous-sol de Boucherville?En moins de temps qu'il n'en faut pour crier «Moi aussi, moi aussi », des milliers de visiteurs se sont donné religieusement rendez-vous au www.tetesaclaques.tv, chaque semaine et plusieurs fois par semaine.Quatorze mois plus tard, les Têtes à claques, c'est un site internet placardé de pubs, des capsules diffusées sur des cellulaires et en Europe, des personnages qui font leur cinéma aux États-Unis, un contrat en béton avec Bell, des produits dérivés et, désormais, un DVD.À compter de mardi, les infopublicités d'Uncle Tom pourront effectivement se déguster comme un épisode de la Boutique TVA de Louise- Josée Mondoux.Fantastic ! Pour l'occasion, La Presse vous dresse une liste de ses capsules préférées.1.LE PILOTE (et sa suite Le pilote part 3) On ne prend jamais assez de précautions! Parlez-en au commandant du vol DC-132 qui soupçonne un passager en possession d'une lime à ongles de terrorisme! 2.LE LCD SHOVEL (et Le Willi Waller) C'est l'article idéal pour déneiger l'entrée: une pelle avec écran de télé pour ne rien manquer de ses émissions préférées.Uncle Tom nous l'offre pour seulement 25 versements faciles de 10$!Àmoins que vous ne préfériez un «épluche-patates» \u2026 3.LES CADEAUX DE NOËL À l'approche de Noël, Monique et lucien jasent blender, marteau en plastique, scie sauteuse et sacoche bleue avec des petits picots.4.LE CAMPING lors d'une nuit de camping, Monique (encore elle) a des sueurs lorsqu'elle sent un ours approcher de la tente.Une belle occasion de découvrir que son mari n'est pas du genre à se désigner pour affronter des grosses bêtes.5.ON SORT Comment va le Johnny boy?Jamais très bien lorsque son chum Raoul l'appelle pour sortir au café des Éclusiers.6.HALLOWEEN Deux petits indésirables achalent un voisin pour des bonbons et des pop-tarts.7.LA RÉCEPTION (et sa suite, On accouche) l'union de tourtereaux provoque des moments d'émotion et des malaises lors des inévitables hommages au micro.TÊTES À CLAQUES : NOS 10 PHOTOS TETESACLAQUES.TV VENEZ DÉCOUVRIR LES COULISSES DU MUSÉE! CE DIMANCHE 21 OCTOBRE, DÈS 10H Une activité gratuite pour toute la famille qui vous fera découvrir l'envers du décor du Musée\u2026 un parcours qui vous amènera dans : les réserves des oeuvres d'art, les ateliers de restauration, les dédales des trois pavillons du Musée, l'église Erskine and American avec ses vitraux Tiffany.Ne manquez pas cet événement unique! Le dimanche 21 octobre, de 10h à 16h CETAUTOMNE, TOUT EST GRATUITAU MUSÉE: TOUTES LES EXPOSITIONS TOUTES LES OEUVRES DE LACOLLECTION Renseignements: 514-285-2000 ou 1-800-899-MUSE www.mbam.qc.ca/gratuit 3504580A MEILLEURES CAPSULES ARTS ET SPECTACLES DVD 8.LE SKI (et sa suite, La visite à l'hôpital) Un skieur non expérimenté juge bon d'appeler le 911 avant sa chute fatale sur une piste du mont Tremblant.9.L'ANNIVERSAIRE Un jeune homme à l'hygiène des pieds douteuse reçoit, de ses amis, des cadeaux chasse-odeurs.10.LA PHOTO Un père de famille peine à prendre le cliché parfait de son fils et son épouse devant le célèbre château de Disney World.Réponses : A-2, B-4, C-1, D-3, E-5, F-7, G-10, H-8, I-6, J-9 CONNAISSEZ-VOUS VOS TÊTES À CLAQUES?Associez le dialogue à sa capsule A- «Le fruit d'une grande collaboration entre les scientists de la NASA et ceux de Canadian Tire.» B- «Oh! my God! Oh! my God! Oh! my God!» C- «Je refuse de répondre à vos questions sans la présence de mon agent de voyages et d'un piña colada.» D- «C'est comme toutes des flocons de Noël.Pitchou, pitchou, pitchou!» E- «Ça va être l'enfer ! Il va y avoir de la poudre partout!» F- «Cher Shimon, aujourd'hui, tu as choisi ton épouse et ce n'est pas moi.» G- «Pèse sur l'piton, Spielberg!» H- «Oublie ça! Je vise la grosse.C'est ce que je vois de plus mou.» I- «Fais ça vite.J'suis en retard sur ma run.» J- «N'aie pas peur d'en mettre.C'est une grosse canisse.» PHOTOS TETESACLAQUES.TV C'EST LA SEMAINE DES QUÊTEUX! 2146, place Dublin, Pointe-Saint-Charles, Montréal Renseignements : 514 935-8136 www.maisonsaint-gabriel.qc.ca Amusant ou effrayant, insolite ou familier, le conte est à l'honneur toute la semaine à travers les belles paroles de Jocelyn Bérubé, Lucie Bisson, Jean-Marc Chatel, Francis Désilets, Denis Gadoury, François Lavallée, André Lemelin et Ubert Sanspré dit Beloeil.Ouvert de 13 h à 17 h.Fermé le lundi.DU 21 AU 28 OCTOBRE 2007 3485504A museumsnature.ca 514 872-1400 Le Grand Bal des citrouilles 5 au 31 octobre La Magie des lanternes 7 septembre au 31 octobre SOCIÉTÉ DU JARDIN DE CHINE DE MONTRÉAL Partenaire officiel 3507552A 3490564A PRÉSENTE www.mnba.qc.ca PARIS 1900.COLLECTIONS DU PETIT PALAIS, PARIS La visite de Paris 1900 vous transportera au coeur de l'univers de la Ville Lumière au début du xxe siècle, à travers deux grands thèmes: le Paris mondain et le Paris populaire.Quelque 140 oeuvres ont été sélectionnées parmi les riches collections du Petit Palais, Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris.La présentation est multidisciplinaire : on y retrouve des tableaux, des sculptures, des aquarelles, des gravures, des photographies et des objets d'art décoratif.Québec est le seul arrêt en Amérique du Nord de cette exposition internationale ! L'Ex Po Si TioN ESTo RgANiSÉE PAR LE PETiT PALAiS, MuSÉE dES BEAux-ARTS dE LA ViLLE dE PARiS, EN coLLABoRATioN AVEc LE MuSÉE NATioNAL dESBEAux-ARTS du QuÉBEc.g Eo RgES-JuLES-Vic ToR cLAi RiN, Portrait de Sarah Bernhardt (dÉTAiL), 1876.PETiT PALAiS, MuSÉE dESBEAux-ARTS dE LA ViLLE dE PARiS, doN MAu RicE BERNhARdT EN 1923.© PETiT PALAiS, PARiS / RogER-VioLLET.LE MuSÉE NATioNAL dES BEAux-ARTS du QuÉBEc EST SuBVENTioNNÉ PAR LE Mi NiSTèRE dE LA cuLTuRE, dES coMMu NicATioNS ET dE LA co Ndi TioN fÉMi NiNE du QuÉBEc.4 o Cto Bre - 6 Jan Vier Parc des Champs-de-Bataille, Québec 418 643-2150 / 1 866 220-2150 Forfait Loews à partir de 224$ / 1 888 214-1405 / loewsleconcorde.com LA JOIE DE v IvRE.PICASSO AU ChâTEAUD'ANTIbES 6 Se Ptem Bre - 6 Jan Vier Im AgES INOUbLIAbLES.OEUvRES Cé LèbRES DU mUSéE DESbEAUx-ARTS DE h AmILTON 4 o Cto Bre - 6 Jan Vier 3501251A ARTS ET SPECTACLES ARTS VISUELS Il était bipolaire, obstiné, imprévisible, achalant, égomaniaque et show off.Son nom évoque à lui seul des peintures de guerre et une grande gueule sous une casquette des Expos.Mais il laisse derrière lui une oeuvre qui a marqué l'art moderne au Québec.JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE Neuf ans après sa mort, en juillet 1998, Serge Lemoyne a définitivement pris la place qui lui revient.Non pas celle d'un «personnage », mais celle d'un peintre important, à la vision unique.Une vision qui ne se résume pas - loin s'en faut - à sa célèbre série Bleu Blanc Rouge, représentant de façon plus ou moins abstraite d'anciens joueurs du Canadien.L'exposition que lui consacre actuellement la galerie Orange, dans le Vieux-Montréal, résume assez bien cette carrière hors normes.On y survole l'essentiel de l'oeuvre, sur une trentaine de tableaux créés entre 1974 et 1998.Sauf erreur, c'est aussi la première rétrospective montréalaise consacrée au peintre depuis la Galerie de l'UQAM en 1998.Sans surprise, le hockey se taille la part du lion.Occasion de voir (ou de revoir) le Masque de Ken Dryden ou le gros plan sur Jean Béliveau.Cette collection de peintures tricolores reste majeure dans le parcours de Lemoyne.Elle signe non seulement son entrée dans les grandes ligues, mais incarne son souci de réconciliation entre le peuple et l'élite.Pour Lemoyne, la peinture, comme le rock ou le cinéma, devait parler au «vrai monde».Et toute sa vie, il cherchera à connecter ces deux pôles.Cette quête va se poursuivre dans les années 80 et 90.Les influences de Lemoyne (automatistes, plasticiennes, pop art, dripping) se fondent dans une oeuvre de plus en plus personnelle, jalonnée de moments de grâce (Position et trace et rigueur) de statements provocateurs (Le triste sort réservés aux originaux) et de récup' vernaculaire (sa fameuse «maison- peinture» à Acton Vale).Le tout débouchera sur la série des «trous noirs», qui annoncent, de façon presque prémonitoire, le cancer qui l'emportera de façon fulgurante.On aurait peut-être souhaité, dans cette mini-rétrospective, un peu plus d'oeuvres «pré-hockey ».L'expo se limite à 25 ans de création, alors que Lemoyne avait commencé sa carr ière comme «performeur» au milieu des années 60.Faute d'espace, nous explique le galeriste Louis Lacerte, il a fallu se concentrer sur la «période mature» du peintre.Il y a cependant bien assez pour mesurer l'héritage artistique de Serge Lemoyne.Dont la cote, bon an mal an, continue d'être à la hausse.Lacerte, qui gère aujourd'hui la succession du peintre, constate une demande «réelle et pas du tout artificielle» pour le travail de Lemoyne, plus que jamais considéré comme un des grands artistes québécois de son temps.En spéculant un peu, on suppose que cet intérêt continuera de grandir, alors qu'on soulignera l'an prochain le dixième anniversaire de sa mort.Serge Lemoyne : oeuvres choisies, 1974-1998 à la galerie Orange (81, rue Saint-Paul Est) jusqu'en novembre.SERGE LEMOYNE Plus que le hockey PHOTO FOURNIE PAR CABAL COMMUNICATIONS L'exposition Serge Lemoyne : oeuvres choisies, 1974-1998 est l'occasion de voir (ou de revoir) le Masque de Ken Dryden."]
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