La presse, 27 octobre 2007, B. Actuel: gourmand
[" ABONNÉSDELA PRESSE Obtenez 10% de rabais cyberpresse.ca/privileges CLUB PRIVILÈGES EN KIOSQUE MAINTENANT Cuisinez avec Ricardo en semaine à 11h sur les ondes de Radio-Canada.Célébrez avec nous! Le magazine fête ses ans www.cyberpresse.ca/actuel ACTUEL GOURMAND LES AMANDES NE SERVENT PAS UNIQUEMENT EN GARNITURE, ELLES PEUVENT AUSSI FAIRE PARTIE INTÉGRANTE D'UN PLAT.ON PEUT EN AJOUTER AUX SALADES, S'EN SERVIR DANS LES SOUPES OU LES RAGOÛTS ET, SURTOUT, EN FAIRE DE FABULEUX DESSERTS.EN PRIME, L'AMANDE EST BONNE POUR LA SANTÉ ! NOTRE REPORTAGE ET DES IDÉES-RECETTES EN PAGES 2 ET 3.DES AMANDES À TOUTES LES SAUCES PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE VIN LES CHRONIQUES DE JACQUES BENOIT ET FRANÇOIS CHARTIER PAGES 6 ET 7 HALLOWEEN ON VEUT DES BONBONS ! PAGE 8 ACTUEL GOURMAND ROBERT BEAUCHEMIN COLLABORATION SPÉCIALE La Californie, c'est bien sûr Hollywood, le Golden Gate et la Silicon Valley, Arnold, des tremblements de terre et du bon vin.On oublie pourtant que le plus grand État américain est aussi le plus grand jardin au monde, le panier à pain des États-Unis, et cela depuis les 50 dernières années.La moitié des légumes et des fruits consommés sur le continent nord-américain viennent de là-bas.C'est aussi le premier État producteur de lait, de crème et de raisin.On y produit aussi des pistaches, des kiwis, des olives, des prunes, des kakis et, surtout, des amandes et des noix de Grenoble.Sans oublier les artichauts, les fraises et les tomates à la tonne.Quand nous sommes sous la neige à Montréal, nous sommes reconnaissants à cet «État de l'emphase» (un emprunt à Daniel Pinard tiens !) de nous fournir des légumes et des fruits frais, même s'ils ne sont pas toujours mûrs à point ou bien goûteux, ça va de pair.Premier producteur d'amandes au monde La première production californienne, ce sont les amandes.Ainsi, rien qu'au Canada, plus de 90% de celles que nous consommons, soit dans les chocolats et dans les produits transformés, ou comme fruits secs, sont californiennes.Encore plus étonnant, cet État est de loin le premier producteur d'amandes au monde.Un peu moins de 80% de la production mondiale serait californienne.C'est donc une industrie à la fois importante et symbolique.Nourriture santé, l'amande ne subit aucune transformation, entre le moment où elle est cueillie (mécaniquement) et consommée.Mis à part un passage en eau chaude, un processus qui s'apparente à une forme de pasteurisation, l'amande reste un produit entièrement naturel.Nourriture méditerranéenne probablement d'origine levantine, on la consomme depuis l'Antiquité sous diverses formes.Les Romains la considéraient comme un symbole de fertilité et il était d'usage d'en offrir aux nouveaux mariés pour marquer (et encourager) la fécondité de l'épouse.On en offre encore de nos jours à l'occasion d'un mariage dans l'Italie moderne, cinq amandes représentant cinq qualités d'un mariage réussi : santé, prospérité, bonheur, fertilité et longévité.L'amande est aussi intégrée aux friandises, les nougats et «panforte» d'origine médiévale et les gâteaux et biscuits de toutes sortes, tels que les amaretti qu'on utilise même dans la confection de certaines pâtes farcies.Les Espagnols eux, en mettent partout: dans les soupes, les plats, et les desserts, sans compter qu'ils en mangent en quantité impressionnante à l'apéro, simplement grillées.Car l'amande est d'abord et avant tout nourrissante et combat activement les problèmes cardiovasculaires grâce à son importante concentration en polyphénols.Il ne faut pas s'étonner que, pendant longtemps, à cause d'une consommation effrénée d'huile d'olive et d'amandes, les Espagnols avaient des taux très bas de cholestérolémie.Ce sont les franciscains espagnols qui ont apporté les amandiers en Californie au début du 18e siècle et acclimaé les arbres dans les régions côtières.Malheureusement , à l'instar des premiers oliviers, le climat océanique et donc pluvieux et froid, ne leur convenait pas.Il a fallu attendre la colonisation de l'intérieur de la Californie et les recherches en hybridation pour que des espèces locales prennent racines et favorisent une réelle industrie.Ce qui s'est produit au début du XXe siècle.Aujourd'hui, on compte une petite cinquantaine de variétés d'amandes cultivées dans la vallée centrale, toutes uniques à la Californie, dont seules une douzaine sont commercialement viables.NATURELLE AMANDE ACTUEL GOURMAND IDÉES RECETTES Les amandes ne servent pas uniquement en garniture : elles peuvent faire partie intégrante du plat, comme un ingrédient complet, et sont souvent utilisées pour épaissir ou donner du corps.Elles servent aussi à remplacer la farine dans certains gâteaux et tartes.Voici des idées originales pour intégrer les amandes dans des plats simples à réaliser.SALADE D'AUTOMNE Ceci est une variante d'une salade dont j'ai pris la recette dans un livre de Jamie Oliver.Mais au bout du compte, j'ai tout remplacé.Et le résultat est délicieux.Le poivré des laitues contraste bien avec la douceur de la pomme.INGRÉDIENTS (POUR 4 PERSONNES) 2 pommes cortland ou empire, coupées en tranches ou en cubes (meilleur avec la peau) Roquette Cresson Parmigiano-reggiano ou pecorino romano en copeaux fins Amandes entières ou blanchies et mondées, puis rôties légèrement à l'huile d'olive (au four ou au poêlon) Sel marin et poivre du moulin Persil frais Huile d'olive extravierge Jus de citron frais Une goutte de vinaigre de cidre, de citron ou de framboise PRÉPARATION 1.Compter une demi-pomme par personne, que vous aurez pris soin de bien laver à l'eau courante.Dans une assiette creuse, déposer des feuilles de roquette, de persil et de cresson bien essorées, ajouter les pommes puis couvrir d'amande rôties.2.Napper de très bonne huile d'olive, verser un peu de jus de citron (la moitié moins) et ajouter une ou deux gouttes de vinaigre de cidre.Saler et poivrer juste avant de servir.Et dresser avec quelques copeaux de parmigiano.Cette salade convient aussi bien en entrée qu'en accompagnement pour une grillade.RAGOÛT DE POISSON AUX POIVRONS ROUGES, AMANDES ET SAFRAN J'ai mangé ce platà Miami et j'en garde un bon souvenir, car il était inspiré de vieilles recettes espagnoles et usait d'ingrédients simples et peu coûteux (sauf le safran) et surtout nourrissants et sains.On les ajoute, l'un à la suite de l'autre.INGRÉDIENTS (POUR 4 PERSONNES) 1/4 de tasse d'huile d'olive extravierge, préférablement espagnole (fruitée noire) 1 oignon, haché finement 1 poivron rouge, coupé en lanières 2-3 grosses gousses d'ail, hachées en tranches fines 1 branche de romarin frais (ou 1 c.à thé de romarin finement haché) 1-2 feuilles de laurier 1 1/2 tasse de vin blanc 1/2 c.à thé de pimentón (en vente dans les épiceries fines, dont Olives & Olives) ou à défaut, du paprika 1 boîte de 400 g (14 oz) de tomates italiennes 1 1/2 tasse de fumet de poisson (ou d'eau ou de bouillon de poulet) 1 pincée de safran écrasé dans 2 c.à soupe d'eau chaude 1/4 de tasse d'amandes, pelées et préalablement rôties et réduites en poudre dans un robot 12 palourdes entières, les coques bien nettoyées à l'eau courante 500 g (un peu plus d'une livre) de lotte, coupée en morceaux PRÉPARATION 1.Dans une casserole, faire chauffer l'huile d'olive.Ajouter les oignons, l'ail et les poivrons et assaisonner avec un peu de sel et de poivre.Couvrir et laisser cuire à feu raisonnablement élevé pendant environ 5 minutes où jusqu'à ce que les légumes brunissent.Ajouter ensuite le romarin, le laurier et le pimentón et laisser cuire 1 minute de plus avant de mouiller avec le vin blanc.Amener à ébullition, puis réduire le feu et laisser mijoter autour de 5 minutes.2.Ajouter les tomates, le safran dilué, le fumet ou l'eau et amener à nouveau à ébullition avant de baisser le feu et de couvrir.Laisser cuire 5 minutes.3.Ajouter les amandes en poudre et laisser cuire encore 2-3 minutes jusqu'à ce que le ragoût épaississe.Allonger d'un peu d'eau si vous estimez que le ragoût est trop épais.Déposer les palourdes au fond du plat et bien couvrir la casserole.Laisser cuire à couvert pendant une dizaine de minutes et un peu plus jusqu'à ce que toutes les palourdes soient ouvertes.Vérifier l'assaisonnement.Enfin, ajouter les morceaux de lotte et laisser cuire encore 2-3 minutes en recouvrant de sauce à l'aide d'une cuillère.4.Servir dans des assiettes creuses.Saupoudrer de persil frais haché et napper d'un trait d'huile d'olive extravierge de bonne qualité.CLAFOUTIS AUX POIRES ET AUX AMANDES Cette version du classique clafoutis se prépare avec des poires plutôt qu'avec des cerises.La saison est parfaite pour cela.En outre, en utilisant des amandes, on donne un peu plus de corps à ce gâteau dont la pâte est réellement une variation de la pâte à crêpe.INGRÉDIENTS 4 poires, fermes mais pas trop mûres, tranchées 2 c.à soupe de jus de citron frais 3/4 de tasse d'amandes pelées et blanchies 3/4 de tasse de lait entier (ou de crème 10%) 8 c.à soupe de beurre non salé 3 oeufs, légèrement battus 1/2 c.à thé d'extrait naturel de vanille 1/2 c.à thé d'extrait naturel d'amandes (en vente dans les épiceries fines) 3/4 de tasse de farine à pâtisserie 1/2 tasse + 2 c.à soupe de sucre de canne pur PRÉPARATION 1.Préchauffer le four à 400° et beurrer un plat (de 10x2 po.) allant au four.Étaler également les tranches ou morceaux de poires au fond du plat et les enduire de jus de citron.2.Dans un robot, réduire 1/2 tasse d'amandes en poudre finement puis ajouter le lait ou la crème avec 6 c.à soupe de beurre, les oeufs, la vanille et l'extrait d'amande.Dans un autre bol, tamiser la farine avec la demi-tasse de sucre, une pincée de sel.Incorporer les ingrédients liquides aux ingrédients solides et bien mélanger à la spatule.Verser le mélange sur les poires.Terminer la préparation en saupoudrant du reste de sucre (2 c.à soupe), du 1/4 de tasse d'amandes en poudre restante et enfin du beurre que vous déposerez en petits morceaux sur le dessus.3.Faire cuire le clafoutis au centre du four une quarantaine de minutes ou jusqu'à ce que la croûte soit bien dorée.Servir chaud ou froid, avec de la crème fraîche.>>>> >>>> >> En Californie, se dessine peu à peu - et malgré la forte résistance de l'industrie agroalimentaire - l'avenir de l'agriculture, qui devra sans doute penser sérieusement aux conséquences de la surexploitation de l'environnement.Car l'État a des ressources limitées malgré les apparences: l'eau, surtout, y est précieuse.Or, l'agriculture durable, biodynamique ou bio tout court, c'est encore ici que ça se pense et que ça se construit.Bref, ce n'est pas mal du tout pour un État qui est couvert sur une large partie de son territoire par plusieurs déserts et deux immenses chaînes de montagnes.Mais le plus étonnant, c'est qu'au beau milieu de la Californie, justement entre la sierra côtière et la sierra Nevada, se trouve l'immense vallée centrale qui s'étend sur plus de 600 kilomètres de longueur (et près de 120 de largeur à certains endroits) et n'occupe pourtant que 8% du territoire de l'État (pour une population égale à celle du Québec).Cette région se consacre entièrement à l'agriculture.Ça fait pas mal de fruits et de légumes, ça.\u2014 Robert Beauchemin, collaboration spéciale LES DÉFIS DE LA CALIFORNIE Réservations: 514-366-0999 Soirée Karaoke le 3 novembre, 21 h Chez Boccacinos, nous désirons que vos visites soient toutes mémorables Des menus spéciaux du midi et des Tables d'Hôte sont disponibles.LASALLE 7333, boul.Newman Service de livraison maintenant disponible x e e 111, rue Saint-Paul Est 514.861.4562 Les Mille et une saveurs de la cuisine portuguaise.www.solmar-montreal.com Les fruits de mer et poissons comme seuls les portuguais le font, tout en écoutant le son magistral du Fado.ACTUEL GOURMAND est le nouveau rendez-vous des amateurs de bonne bouffe.Pour réserver votre espace publicitaire dans la rubrique Mieux choisir ou pour plus de renseignements: 514-285-7163 Tous les samedis dans ACTUEL GOURMAND 1001 Square Victoria, Montréal Tél : 514.875.9669 www.lequartier.ca MENU DÉLICES ET DÉCOUVERTES Découvrez la cuisine globale au restaurant le Quartier avec le chef Vincent Fazzari Party d'Halloween Le 31 octobre 2007 À partir de 19 h Bar open de 19 h à minuit avec Dj Des fameuses penne à la Gigi au savoureux Oso Bucco, tout est préparé avec des ingrédients de première qualité.est de retour sur Crescent Pour réserv.: 514-861-8791 1184, rue Crescent, Montréal 35 ans d'expérience en authentique cuisine italienne Table d'hôte Midi à partir de 10 95 Soir à partir de 23 95 Places disponibles pour vos party de Noël entre 10 à 100 pers.Il Cacciatore ACTUEL GOURMAND J'AI TESTÉ ROBERT BEAUCHEMIN COLLABORATION SPÉCIALE EXTRAITD'AMANDE PUR Utilisé surtout en pâtisserie et en cosmétologie, l'extrait naturel d'amande, fait d'huile d'amande et d'un peu d'alcool, provient non pas des amandes communes mais d'amandes amères, généralement impropres à la consommation à cause de la quantité d'acide prussique qu'elles contiennent.Acide prussique qui heureusement, disparaît à la cuisson.On s'en sert en pâtisserie surtout, quand on veut une touche intense d'amande, un arôme en plus d'une texture.Mais attention, méfiezvous des extraits artificiels, fabriqués aux États-Unis surtout, avec des ingrédients de synthèse qui contiennent tout sauf des produits naturels.En vente dans la plupart des épiceries.Le flacon de 43 ml: environ 4$.CARAMEL Présenté en flacon de 750 g, le caramel liquide de la maison française Saint-Louis (l'un des plus importants fabricants de sucre au monde soit dit en passant) est un produit surtout utilitaire.Particulièrement quand on hésite à faire soi-même son caramel.Prêt à l'usage, et fait de sucre de betteraves pur et d'eau, il peut être utilisé pour préparer les crèmes caramel, les crèmes glacées, les flans, les tartes tatins « rapides ».Attention ! On n'encourage pas sa consommation à outrance: le sucre c'est du sucre, même si le produit est bien fait.Mais pour dépanner, ça vaut bien le sirop de poteau! Vendu 5$ le flacon.Notamment à l'épicerie Milano/6862, boulevard Saint-Laurent/514-273-8558.ROBERT BEAUCHEMIN SUR LE POUCE COLLABORATION SPÉCIALE Ce Nhu An incarne bien le véritable «sur le pouce» montréalais, moitié comptoir rapide, moitié boui-boui ethnique, servant des choses pas compliquées et, surtout, pas chères.Les avantages sont nombreux dans ces lieux parfois pittoresques qui pullulent en ville : on peut y manger sans se compliquer la vie, rapidement, en passant, quand on est seul et qu'on n'a pas envie de cuisiner ; quand on est deux et qu'on désire vite aller au cinéma ou au théâtre.On peut aussi manger mieux que dans la plupart des restaurants industriels à chaîne, car la nourriture y est faite à la minute avec des produits assez frais.En tout cas, on prépare sous vos yeux les plats à partir d'ingrédients de base : poulet émietté ou porc pour les sous-marins vietnamiens (les banh mi), nouilles, bouillons et rouleaux impériaux et de printemps.Ce qui est plus rassurant et plus sain que toutes ces préparations infantiles et industrielles que l'on nous sert dans la plupart des restos rapides l ibanais, chinois ou américains du même ordre de prix.On a la nette impression qu'on nous prépare ici une tambouille exactement similaire à ce qui se fait dans les rues de Saigon : les sous-marins surtout, sont délicieux, confectionnés d'une baguette fraîche avec de la viande cuisinée avec soin, des piments forts, de la coriandre fraîche et une giclée de sauce nuoc cham.Autrement, il y a aussi les rouleaux, bien faits dans le genre (mais réchauffés au micro-ondes), et les sautés tels que le pad thaï emprunté aux voisins siamois, qui sans révolut ionner le genre, se comparent à plusieurs.Nous lui avons préféré les nouilles croustillantes au poulet, un plat copieux et succulent.Malgré les deux ou trois tables installées autour d'un frigo de fortune et devant le comptoir réfrigéré où l'on présente des puddings vietnamiens, on préfère ne pas s'éterniser ici.L'ambiance est légèrement glauque.En tout cas, pour moins de 10 $ par personne tout compris, on peut difficilement faire mieux dans ce quartier.NHU AN 814, rue Saint-Zotique Est 514-274-4552 Cuisine maison, spontanée, servie par une dame bien sympa.Si vous ne voyez pas d'inconvénients à manger dans des plats en styromousse et en plastique et dans un décor inexistant.Sinon, il faudra apporter chez soi et tout transférer dans de la vaisselle appropriée.Moitié comptoir rapide, moitié boui-boui ethnique PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © On a la nette impression qu'on nous prépare chez Nhu An une tambouille exactement similaire à ce qui se fait dans les rues de Saigon. ACTUEL GOURMAND J'AI TESTÉ J'AI LU ROBERT BEAUCHEMIN COLLABORATION SPÉCIALE PRESSE-CITRON «SQUEEZER» Toute maison mexicaine a le sien.Ce presse-citron est l'instrument le plus efficace pour obtenir un jus pur, sans pulpe ni pépins.De plus, ce gadget économique, qu'on trouvait autrefois en métal brossé pour quelques piécettes, est fabriqué maintenant en plastique rigide ou en métal brossé et peint.Ce qui assure une plus grande durabilité, surtout quand on a affaire à de l'acide.Sans compter la rapidité de l'exécution: pour les margaritas, les jus de citron au soda ou simplement pour les vinaigrettes.En vente pour 12$ en moyenne à la Quincaillerie Dante, 6851, rue Saint Dominique, Montréal/514-271-2057.ENTRECUISINE ET QUINCAILLERIE STEFANOFAITA On ne s'attendait pas forcément à trouver ce livre aussi attachant.D'autant que des livres de cuisine italienne, il s'en publie unpar semaine par les temps qui courent.Celui-ci se distingue cependant par son côté ludique et plusieurs de ses recettes, que l'on ne trouve pas ailleurs.Surtout parce qu'elles sont d'origine méridionale et souvent des spécialités de la famille Faita, originaire des environs de Rome.Ici, Faita se livre lui-même assez aisément et révèle quelques-uns des petits secrets de sa vie de famille, sa relation avec sa formidable maman que l'on connaît tous grâce à la télé, sa vie avec sa blonde et ses beaux-parents, et enfin, ses potes.Très bel ouvrage qui donne envie, à la manière de Jamie Oliver, de passer des heures à cuisiner.Éditions Trécarré MARIE-CLAUDE LORTIE RESTURANT Je connais Italissimo depuis des siècles (plus de 20 ans, en fait) mais je n'y pensais plus.Traiteur d'Outremont spécialisé dans les plats italiens, c'était pour moi, surtout, une destination réservée aux gens de ce quartier en manque de temps pour cuisiner.Pas le genre de lieu qui mérite un détour si on habite à l'autre bout de la ville.Italissimo a toujours aussi été, dans mon livre, un commerce symbole des années 80 à Montréal.Comme la Spaghettata, avenue Laurier.Il fait partie de ces lieux qui, à ce moment précis, nous ont fait découvrir l'Italie post-spagat.Aujourd'hui, on trouve des bocconcinis dans n'importe quel supermarché.Mais à l'époque, il fallait absolument aller dans la Petite Italie pour en acheter.D'ailleurs, à part Vito dans la Côte-des-Neiges, tous les bons restaurants italiens étaient cantonnés sur Saint-Laurent, Jean- Talon, Saint-Zotique\u2026 Et puis Italissimo a ouvert, en 1982, apportant ainsi aux yuppies de l'avenue Bernard des sauces et les pâtes fraîches - très tendance à l'époque - rarissimes ailleurs.Le défi de tels commerces est de rester pertinents, malgré la démocratisation de ce qui était autrefois exotique.Il y a un an, Italissimo a choisi de le faire en agrandissant ses lieux pour devenir aussi un restaurant.Le pari est totalement réussi.Lerestaurantdonne aujourd'hui une véritable leçon de cuisine à tous les autres établissements ordinaires de ce bout de rue pourtant infiniment friqué et sophistiqué.C'est de loin là où on mange le mieux, surtout depuis la fermeture de la Halte urbaine.Peu importe si le décor est un peu incohérent.On y sert de la grande cuisine.Mon émerveillement a commencé un midi, par une bouchée de mesclun.Une salade variée.Rien d'excitant direz-vous.En fait, c'est une des meilleures salades vertes que j'aie jamais mangée.J'avais l'impression de mordre dans une journée ensoleillée en Campanie.La salade était remplie de grosses feuilles entières de basilic, de pousses d'épinards, de mâche, de roquette.C'était poivré, croquant, doux et magnifiquement enrobé d'une belle huile d'olive et de vinaigre balsamique sucré aux légers tons de noisette.Le bonheur.Explication: le chef achète des mini-serres portables où poussent toutes ces merveilles jusqu'à temps qu'il les coupe pour les mettre dans votre assiette.Plus frais que ça, tu manges dans le champ.Autre plat phénoménal: une morue noire aux morilles.Là encore, fraîcheur impeccable des produits, préparation simple mais juste.Une poisson qui fond dans la bouche, un bouillon savoureux à la livèche ponctué par la fraîcheur al dente de quelques morceaux de céleri, des morilles qui résistent à peine sous la dent histoire de prolonger par quelques nanosecondes ces instants bénis\u2026 La précision de la préparation est aussi ce qui réussit au thon aux poivrons rouges, un plat là encore réduit à l'essentiel de ce qu'il doit être et goûter: du poisson d'une fraîcheur irréprochable, juste assez cuit, tranché et déposé sur une poivronnade à peine tomatée\u2026 Côté pâtes, même succès, que ce soit avec les orechiette à la saucisse et aux rapinis, un plat consistant et réconfortant, fait dans la vraie tradition italienne donc avec un minimum de flafla.Ou alors avec les tagliatelle fraîche à la tomate et au basilic, classique et impeccablement préparé.Seul bémol: le vinaigre balsamique dans la caprese, cette salade que l'on sert en entrée partout maintenant, et préparée avec uniquement de la tomate, du basilic et, dans les bons restaurants, de la mozzarella de lait de bufflonne.Je la préfère quand on lui réserve uniquement une huile d'olive de la plus grande qualité et un sel un peu croquant.Pour le dessert, repus, nous avons choisi les glaces toutes simples mais très bien faites de Chez Léo, un glacier qui vient d'ouvrir dans le pâté de maison voisin.Dès que le temps le permettra de nouveau, Italissimo réinstallera des tables pour permettre aux convives de manger dehors, dans une sorte d'alcôve urbaine.J'ai déjà hâte.Le bonheur, dans un sous-sol ROBERT BEAUCHEMIN BILLET COLLABORATION SPÉCIALE Un mot de précaution au lecteur : j'ai aimé le film Durs à cuire de Guillaume Sylvestre à cause du rythme.Mais comme spécialiste et défenseur de la gastronomie, j'ajoute de sérieux bémols, car le réalisateur a choisi de montrer le pire du métier.D'abord parce que ce que Guillaume Sylvestre a fait là est une sorte de document un peu voyeuriste que j'hésiterais à appeler documentaire: on n'y apprend pas grand-chose sur la gastronomie et sur les aléas de la profession.On fait, à la manière d'un panoramique, le tour rapide du back-store.En revanche, on entre en contact intime avec des ego vertigineux, surtout celui de Martin Picard, qui ne donne pas là une image particulièrement reluisante de ce métier de chef cuisinier d'un grand resto, presque saoul du début à la fin du film, se révélant souvent belliqueux et las, sacrant à tout bout de champ et buvant du champagne au goulot comme s'il essayait de se justifier que boire ainsi ce vin d'élite parce qu'il est cher et difficile à produire le débarrasse de sa mystique.Autour de voyages en Espagne, à Hong Kong et à Lyon des deux chefs et de leurs souschefs, on essaie tant bien que mal de comprendre ce qui anime ces artisans.Heureusement, le film est porté par les commentaires intelligents (et surtout intelligibles) d'un Normand Laprise qui apparaît cohérent et réellement préoccupé par le métier et ses embûches au Québec: difficulté d'approvisionnements, complications bureaucratiques, productions maraîchères semées de règlements qu'il dit être insensés.Ce sont les seuls moments du film où l'on est le moindrement interpellé de manière intelligente.Bref, Durs à cuire est un film sur la démesure de certains chefs, certains diraient le dérapage, à lamanière moins convaincante d'un Kitchen Confidential de Anthony Bourdain, qui fait appel aux sens: on rit, on s'apitoie un peu et, malgré une facture visuelle nerveuse et moderne, on se demande s'il a un autre avenir que celui d'un docu-télé.Est-ce exportable en France?Peut-être, mais avec des sous-titres.DURS À CUIRE Film cochon Le film Durs à cuire de Guillaume Sylvestre a suscité de nombreuses réactions, souvent passionnées.Notre collaborateur y ajoute son grain de sel.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © Italissimo donne aujourd'hui une véritable leçon de cuisine à tous les autres établissements ordinaires de l'avenue Bernard.ITALISSIMO 1205 avenue Bernard Ouest Montréal (Outremont) Prix : Entrée une douzaine de dollars, tout comme les « primi » de pâtes (de petites assiettes).Plats principaux : entre 22 $ et 26 $.Desserts 6 $ ou 7 $.Genre : Restaurant de quartier spécialisé en cuisine italienne de grande qualité, de saison.Dès cette semaine commence le menu de temps froid, rempli d'aubergines au parmesan et autres agneaux braisés réconfortants.Service : Jeune, professionnel, très sympathique.Faune : Des gens du quartier qui lisent, voyagent et accordent plus d'importance au contenu de leur assiette qu'au prix de la lampe qui éclaire ladite assiette.L'absence totale de prétention et l'enthousiasme contagieux des jeunes qui mènent la barque.Un décor qui s'en va dans tous les sens alors que la cuisine est si précise.Du papier journal sur le mur ? La coLLection Tyrol a été créée pour augmenter Le p Laisir de La dégustation.c'est un verre à La fois simp Le et é Légant pour « tous Les jours ».ce verre est un bonheur de tous Les sens avec son nouveau design qui met en va Leur aussi bien Les vins du quotidien, Les sodas que Les cocktai Ls.Le pied en demi-sphère p Leine crée des ref Lets Lumineux et fait miroiter Les cou Leurs de La boisson.Le nom Tyrol a été donnée à cette coLLection en souenir du cinquantenaire de L'imp Lantation de riedel au Tyrol, en autriche.www.riedel.com cabernet montrachet viognier chardonnaY rock's pinot noir 3492649A ACTUEL GOURMAND VINCENT MARISSAL L'ARGENT DU VIN Nous, amateurs de vin québécois, critiquons souvent (souvent avec raison, parfois injustement) notre SAQ adorée.On ne peut pas critiquer d'autres détaillants de vin, de toute façon, puisque la société d'État règne de manière monopolistique.On peut toutefois comparer ce qui se fait ailleurs, notamment chez la cousine ontarienne de la SAQ, la LCBO, chez les grands détaillants ou sur les sites internet de ces détaillants.Le site de la SAQ (saq.com), justement, est l'objet de nombreuses récriminations depuis quelques années parmi les consommateurs québécois.Eh bien, réjouissez-vous, mécontents internautes, il vaut parfois la peine de se plaindre.La SAQ vient en effet de lancer une nouvelle version améliorée de son site, qui devrait répondre aux principaux griefs.Il est trop tôt pour juger du succès de l'opération, on le verra à l'usage, mais il faut saluer les efforts.D'abord, la SAQ a rapatrié l'hébergement de son site, ce qui lui permettra, pense-t-elle, de l'améliorer en continu plutôt que de devoir s'en remettre à un sous-traitant.Premier objet de grief lancinant de la part des utilisateurs de saq.com: l'inventaire incomplet et aléatoire des produits disponibles.Dorénavant, l'inventaire apparaît en temps réel plutôt que d'être mis à jour une fois par semaine.Il est toujours suggéré d'appeler la succursale avant de se rendre y acheter les deux dernières bouteilles de votre vin préféré, mais en principe, si l'inventaire indique qu'il en reste deux, c'est qu'il en reste bel et bien deux.Dans l'ancienne version du site, l'inventaire indiquait souvent une bouteille quand, dans les faits, il n'en restait plus.Ce qui fait que vous pouviez appeler en vain 10 succursales pour trouver LA bouteille rare encore disponible pour vous faire dire 10 fois que c'était une erreur d'inventaire.Erreur corrigée, affirme la SAQ.Autre récrimination courante ces dernières années: la complexité du système d'achat par l'internet.Le tout a été simplifié pour diminuer le nombre de clics nécessaires pour compléter la transaction.On reprochait aussi à saq.com de donner trop peu d'informations sur les vins et les accords gastronomiques possibles.Corrigé aussi.D'abord, les fiches descriptives des vins sont plus nombreuses et plus détaillées et vous trouverez trois suggestions d'accord metsvin pour chaque produit régulier.Enfin, le système permettra de sélectionner des succursales préférées pour faciliter la recherche de produits.Si vous deviez trouver la bouteille tant recherchée hors de votre circuit habituel, les coordonnées de la succursale viendront avec une carte de mapquest, plutôt que les indications approximatives de l'ancien site.Le site saq.com enregistre environ 15 000 visites par jour.Quant aux ventes du site internet, elles sont encore marginales par rapport au volume de ventes de la SAQ (seulement 0,2%), mais elles sont en hausse d'environ 10% par année.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : vincent.marissal@lapresse.ca La SAQ virtuelle rénovée Il est trop tôt pour juger du succès de l'opération, on le verra à l'usage, mais il faut saluer les efforts de la société d'État.PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE © «Un match harmonique entre les vins de Bordeaux plus serrés, comme l'excellent Château Clarke 2003 Listrac-Médoc, France (37,75$; 10 346 005), et les «nouveau-mondistes » plus détendus, comme l'aubaine que représente le Cabernet Sauvignon Max Reserva Errazuriz 2005 Valle de Aconcagua, Chili (18,25$; 335 174).À vous de choisir votre camp!» FRANÇOIS CHARTIER VINS & METS COLLABORATION SPÉCIALE Avant toute chose, il faut savoir que c'est le cabernet sauvignon qui a jeté les bases du bordeaux tel qu'on le connaît aujourd'hui et c'est aussi lui qui signe le style des vins rouges les plus en vogue sur la planète vin.Qu'ils soient à base de cabernet ou non, une grande majorité de vins provenant des quatre coins du monde tendent inévitablement vers le style tant prisé «cabernet de Bordeaux».Le bordelais, longtemps maître en la matière, a tellement fait école qu'il est même parfois dépassé par l'élève.Quoi qu'il en soit, la densité, la fermeté, la minéralité et la verticalité des grands vins de Bordeaux dominés par le cabernet sont inimitables sous les climats chauds et ensoleillés des pays du Nouveau Monde que sont l'Afrique du Sud, l'Argentine, l'Australie, le Chili et les États- Unis.Pas que l'on n'y produise pas de grands vins, bien au contraire.Mais le climat plus généreux et les terroirs forts différents, sans oublier les méthodes de culture, et plus particulièrement de vinification, engendrent habituellement dans ces cinq pays conquérants des cabernets plus musclés et plus sphériques, donc moins ramassés, au grain de tannins moins serré et moins minéral.Pour résumer, si l'on peut généraliser de la sorte avec une aussi grande complexité de cabernets de par le monde, disons qu'il y a d'un côté des vins de Bordeaux plus serrés, de l'autre des «nouveaumondistes » plus détendus.Avec ces deux pôles, vous conviendrez que la force d'attraction harmonique ne peut être identique.Un exemple harmonique concret?Disons que la générosité solaire d'un «king cab américain» réussit à envelopper avec brio la sauce au fromage bleu qui accompagne une pièce de viande; mais pour sa part, son rival français, au style généralement plus compact et tricoté serré, serre les dents devant le lacté et le salé de cette sauce fromagère.Donc, en général, grâce à leur épaisseur quasi veloutée, les cabernets du Nouveau Monde sont en mesure de rester en selle lorsqu'ils rencontrent les populaires sauces jouant dans la sphère de l'aigre-doux (bleuets, cassis, porto, balsamique, etc.) qui accompagnent de nos jours les viandes rouges.Tandis que ceux de Bordeaux s'accommodent mieux de viandes rouges saignantes et servies avec leur jus de cuisson naturel, tout comme avec les accompagnements, tels que les champignons ou les lentilles du Puy au jus d'agneau, qui calment leur ardeur de jeunesse.Si vous êtes un fan de la cuisine pour amateurs de vin, que je vous propose depuis plus de cinq ans déjà, vous avez déjà expérimenté l'union juste et émouvante entre une réduction de café noir -dominé par des particules alimentaires de la famille des pyrazines, tout comme le chocolat et le poivron, les mêmes que certaines molécules actives du cabernet- poivré ou une sauce parfumée à la réglisse (ou à l'anis étoilé) et un grand seigneur de Bordeaux.Tant le café que la réglisse possèdent certains principes actifs qui s'agglutinent autour des jeunes tannins des cabernets pour ainsi les assouplir comme par magie.Réglisse, anis, pastis, tous possèdent les particules alimentaires recherchées.Et nul besoin que ce soit dans la sauce uniquement.Pourquoi ne pas aromatiser votre polenta, qui accompagnerait votre pièce de viande, avec de l'anis étoilé?Donnez libre cours à votre créativité aux fourneaux.Voici donc quelques pistes à découvrir.À tout seigneur tout honneur, débutons par quelques harmonies «à la bordelaise».Pour accompagner avec précision des filets de boeuf accompagnés d'un sauté de lanières de poivrons verts et rouges -rappelez-vous, les pyrazines aromatiques des poivrons tout comme celles du chocolat noir et du café se trouvent aussi dans les cabernets de Bordeaux- ou le plus classique rôti de boeuf aux champignons, optez pour le Château Greysac 2003 Médoc, France (25,35$; 896274), au nez invitant, médocain à souhait, exhalant des tonalités de fumée, de mine de crayon et de poivre.Un vin plein, texturé, sur le fruit, et quel fruit (bleuet, crème cassis)! Savoureux, harmonieux, aux tannins enveloppés et mûrs, d'un bon volume et long.Pour escorter mon désormais incontournable carré d'agneau et jus au café espresso, vous choisirez un richissime cru comme le Château Clarke 2003 Listrac-Médoc, Barons Edmond & Benjamin de Rothschild, France (37,75$; 10346005).Un 2003 certes coloré et concentré, comme le sont les vins de ce millésime de feu, mais aussi doté d'une belle trame serrée, d'une retenue bien médocaine et d'une harmonie d'ensemble rarissime en 2003.Du fruit, de l'élan, des tannins tissés serrés, sans être secs, qui seront assouplis par le café de la sauce -qui pourrait aussi être un fond lié au chocolat noir-, et de la prestance, pour une réussite au sommet de l'appellation.Pour créer des harmonies avec les cabernets à la sauce new world, voguez du côté du Chili, afin de sélectionner le plus bordelais des sud-américains, j'ai nommé le très bon et plus qu'abordable Cabernet Sauvignon Max Reserva Errazuriz 2005 Valle de Aconcagua, Chili (18,25$; 335174).Du fruit à revendre, mais avec fraîcheur et distinction.De l'ampleur, mais aussi des tannins serrés, à la bordelaise, et des saveurs expansives, à la Nouveau Monde, laissant deviner des notes de fruits rouges, de vanille et d'épices douces, sans aucune pointe végétale.Les amateurs de rouges de type bordeaux, qui ne raffolent guère des chiliens aux effluves d'eucalyptus, devraient apprécier ce vin, spécialement s'ils ont la bonne idée de le servir avec des côtelettes d'agneau grillées à la sauce teriyaki ou des brochettes de boeuf sauce au fromage bleu.Pour chaperonner les pénétrantes et très en vogue sauces au porto LBV qui baignent plus que jamais les viandes rouges, osez soit le cabernet d'Errazuriz, soit le grandissime et remarquablement réussi sud-africain Rustenberg «Peter Barlow» 2003 Simonsberg-Stellenbosch, Afrique du Sud (61 $ ; SAQ Signature; 10670260).Un vin quatre étoiles et demi de l'historique domaine Rustenberg, qui, depuis deux générations, s'est converti à la viticulture de très haute qualité.Pour preuve, cet exceptionnel rapport qualité/prix, au nez d'une définition et d'une complexité enivrante et rarissime chez les crus du Cap.D'une grande distinction, marquée par des couches aromatiques successives, à la bouche à la fois dense, compacte et fraîche, ramassée à la manière médocaine, aux grains de tannins très serrés, au corps élancé et aux saveurs d'une très grande allonge, sans esbroufe et sans boisé apparent, mais aussi doté de l'ampleur et de la chair imposante qui signent plus souvent qu'autrement les vins du Nouveau Monde.Après l'avoir oxygéné en carafe pendant une heure, réservezlui un saignant magret de canard rôti et baigné d'une intense réduction de porto LBV.Frissons garantis! Allez, à samedi prochain pour un autre «match des cépages».François Chartier est l'auteur du nouveauguidedes vins La Sélection Chartier 2008, aux Éditions La Presse (disponible le 1er novembre).Onpeut lui envoyer des questions par leblogue internetwww.francoischartier.typepad.com oupar la posteau7, rue Saint- Jacques, MontréalH2Y1K9.Le «match des cépages» Cabernet sauvignon Bordeaux versus Nouveau Monde Cette série «match des cépages» vous permettra, tout au long de mes prochaines chroniques, de mieux saisir les différences de goût entre les vins d'un même cépage, selon qu'il provient de son terroir de prédilection ou qu'il a été cultivé sous un autre climat.L'idée n'est pas de déterminer un gagnant, mais bel et bien de mieux les cerner, pour ainsi créer des harmonies plus justes à table.CABERNETS EN HARMONIE Filets de boeuf accompagnés d'un sauté de lanières de poivrons verts et rouges ou rôti de boeuf aux champignons Château Greysac 2003Médoc, France (25,35$; 896 274) Carré d'agneau et jus au café expresso ou fond lié au chocolat noir Château Clarke 2003 Listrac-Médoc, France (37,75$; 10 346 005) Côtelettes d'agneau grillées à la sauce teriyaki ou brochettes de boeuf sauce au fromage bleu Cabernet Sauvignon Max Reserva Errazuriz 2005 Aconcagua, Chili (18,25$; 335 174) Magret de canard rôti et baigné d'une intense réduction de porto LBV Rustenberg «Peter Barlow» 2003 Stellenbosch, Afrique du Sud (61$; Signature ; 10 670 260) www.maisongouverneur.com www.cuisinespontanee.com Ga Gnez une soirée de dégustation de vins, à la Maison du gouverneur avec Jacques Benoît chroniqueur vin à La Presse Soyez l'une des 25 personnes gagnantes qui participeront, accompagnées de la personne de leur choix, à cette soirée exceptionnelle en compagnie de l'auteur du livre Bouquets et arômes.La dégustation se déroulera le 22 novembre 2007 Pour participer, rendez-vous sur cyberpresse.ca/concours ou retournez ce coupon dûment rempli à : CONCOURS « BOUQUETS ET ARÔMES » La Presse, C.P.11051, Succ.Centre-ville, Montréal, Québec, H3C 4Y7 Nom: Prénom: Adresse : App : Ville: Code postal: Tél.(rés.) :( ) Tél.(trav.) :( ) Courriel: Âge : Question d'habileté mathématique: 30 x 3 +10 = ______ Cochez si vous désirez être informé des offres promotionnelles des membres du groupe Gesca La soirée débutera à 17h30.Les règlements sont disponibles à La Presse.Les fac-similés sont refusés.Le tirage aura lieu le 15 novembre 2007.Valeur approximative du prix : 7 350$ .Tous les gagnants recevront également un exemplaire de Bouquets et arômes, un livre abordant un point de vue tout à fait québécois sur la dégustation du vin, les techniques, les trucs et le plaisir qu'elle procure.ACTUEL GOURMAND LA RECOMMANDATIONDE LA SEMAINE Vin modeste, mais toujours fiable, le Cahors 2005 Chatons du Cèdre, fait surtout de Malbec (90%), mais aussi d'un peu de Merlot (10%) constitue une bonne introduction à ces vins du sud-ouest de la France.Bien coloré, son bouquet de bon volume, de fruits noirs, a aussi ces notes, mais peu appuyées, d'encre et de truffes noires fréquentes dans ces vins.Plus que moyennement corsé, tannique, passablement ferme, un peu carré, il ne manque pas de chair et pourra fort bien accompagner des viandes rouges.C, 560 722, 12,85$, Cahors 2004 Pigmentum Georges Vigouroux.Nouveau produit courant et bien coloré lui aussi comme Cahors, son bouquet est toutefois retenu, peu intense, avec des notes discrètes rappelant des odeurs de terre fraîche.Vin qui a du corps, ses tannins bien fermes le rendent austère.C,10754 412, 14,25$, HH, $ 1/2, 2007-2010.Pinot Grigio Delle Venezie IGT 2005 Danzante.Couleur paille, son bouquet de fruits confits est très proche de celui des vins de Pinot gris d'Alsace.Non boisé, moelleux en bouche, ses saveurs sont franches, mais il m'a semblé un peu lourdaud.S, 10705 151, 15,85$, HH, $ 1/2, 2007.Morellino di Scansano 2004 Valdifalco.Vin rouge de Sangiovese de Toscane, d'une couleur pourpre-prune soutenue, au généreux bouquet de fruits noirs qu'accompagnent des notes un peu chocolatées (le bois), charnu, corsé, aux saveurs de Sangiovese bien mûr.Tannique, solide et très bon malgré la carrure de ses épaules.S, 10223 806, 24,10$, HHH 1/2, $$$, 2007-2011?Langhe 2003 Bricco del Drago Poderi Colla.Très beau vin du Piémont, de Dolcetto (85%) et de Nebbiolo (15%), d'un pourpre passablement foncé, au bouquet mûr et associant fruits rouges et fruits noirs.Il ne manque ni de corps ni de chair, avec des tannins fermes, mais sans rugosité.Savoureux.S, 927 590, 29,05$, HHH 1/2, $$$ 1/2, 2007-2012.DÉGUSTÉS POUR VOUS LA RÈGLE > Plus d'étoiles que de $, le vin vaut largement son prix.> Autant d'étoiles que de $, il vaut son prix.> Moins d'étoiles que de $, il est cher ou même très cher.> C indique qu'il s'agit d'un vin courant, vendu dans la plupart des succursales.> S désigne les vins de spécialité, en vente uniquement dans un nombre limité de succursales.> Le nombre d'années figurant après la note indique le potentiel de garde approximatif à partir de maintenant.H Vin correct HH Bon HHH Très bon HHHH Excellent Exceptionnel 1/2 Égale une 1/2 étoile JACQUES BENOIT DU VIN Les vins de négoce, c'est-àdire de fournisseurs qui ne les produisent pas euxmêmes, occupaient dans le passé une place très importante, sinon prépondérante, dans le répertoire général de la SAQ.Il y en avait et il y a encore de fort bons, là n'est pas la question.À ces vins, souvent de grandes sociétés, s'en sont ajoutés depuis un très bon nombre de viticulteurs indépendants, ce qui a enrichi et beaucoup étoffé la gamme de la SAQ.«Les vins de domaines inscrits au répertoire général, c'est des perles, c'est ce qui en fait la richesse», explique à ce sujet le directeur général d'une agence très au fait du marché.Ainsi, - et quoique ce ne soit pas son agence qui représente ce vin -, «d'avoir un Château La Gardine dans le répertoire, et pas seulement des Châteauneufs-du- Pape de négociants, c'est extraordinaire », ajoute-t-il.Or, la politique actuelle de la SAQ pour ce qui est des produits courants, et donc vendus dans de multiples succursales, risque d'entraîner, à terme, la disparition de beaucoup de ces vins.Et, du coup, d'appauvrir le répertoire général, lequel compte pour plus de 80% du chiffre d'affaires de la société d'État.Un exemple récent, qui fait mal au coeur: l'élimination de ce si joli Chablis qu'est le Domaine des Malandes, lequel était pourtant le moins cher de tous les Chablis du répertoire général.Raison de sa disparition: à cause du coût trop élevé qu'aurait entraîné pour ce petit producteur l'effort promotionnel nécessaire, ce vin n'a pu réaliser au cours de la dernière année le quota de ventes nécessaire, lequel est passé de 456 000 $ jusque-là à 467 000$ le 1er avril dernier pour ce qui est des bourgognes blancs.Un autre effet pervers qu'aura de toute évidence la politique actuelle de la SAQ sera de bloquer l'accès au répertoire général aux petits viticulteurs.Car ceux-ci, faute des moyens financiers suffisants, se verront - se voient déjà, en fait - dans l'impossibilité de présenter leur vin lors d'appels d'offres de produits courants.Les règles imposées par la société d'État étant aujourd'hui ce qu'elles sont, il faut désormais, en effet, «au minimum 100 000 $ pour lancer un nouveau produit courant», explique un autre agent qui connaît lui aussi le marché sur le bout de ses doigts.En règle générale, cependant, on estime que la somme requise se situe plutôt entre 125 000 et 150 000$ au cours de l'année qui suit l'introduction d'un nouveau vin courant.L'explication : le montant qu'est disposé à investir le fournisseur pour la promotion de son vin compte parmi les principaux critères sur lesquels la SAQ fonde sa décision d'accepter ou de refuser tel ou tel produit susceptible de figurer à son répertoire général.«Certains fournisseurs sont prêts à mettre jusqu'à 300 000 $.Plus ils sont gros, plus ils peuvent investir, plus ils ont de visibilité dans les succursales, et plus leurs ventes sont en croissance», souligne le même agent, lequel, comme le premier, a requis l'anonymat.Autre chose qui complique grandement la tâche des viticulteurs indépendants : la première année, le quota de ventes du nouveau produit est fixé.à une fois et demie le quota officiel de la catégorie à laquelle il appartient.Exemple, les vins rouges de Toscane, pour lesquels le quota annuel a été majoré à 525 000$ en date du 1 er av r il 2007, comparativement à 500 000 $ jusque-là.S'agit-il d'un nouveau vin rouge de Toscane du répertoire général, son quota devient, pour la première année, 787 500 $ (525 000$ x 1,5).Le fournisseur veut-il occuper avec son nouveau vin la page couverture de la circulaire de la SAQ placée dans des quotidiens, cela lui coûtera, selon le tarif officiel, 90 000$ si le vin n'est pas vendu au rabais, et 70 000$ si cette publicité s'accompagne d'un rabais.Imaginons le cas d'un vin offert avec un rabais de 1,50$ la bouteille, comme c'est fréquent.Le fournisseur réussit-il par ce moyen à en vendre, disons, 2000 caisses, soit 24 000 bouteilles, le rabais lui coûte 36 000$ (car le rabais est à sa charge), qui s'ajoutent aux 70 000$ requis pour figurer en page couverture.Total pour cette seule promotion: 96 000$.Dans le cas d'un forfait dit majeur (dans les pages intérieures), le tarif pour un nouveau produit est de 50 000$ avec rabais et de 65 000$ sans rabais.Pour une présence plus discrète, appelée «forfait standard », toujours dans les pages intérieures, le tarif est de 5000$ avec rabais, et de 7500$ sans rabais.Le système en place a aussi des effets saugrenus.donnant l'impression d'halluciner.La SAQ interdit en effet à ses fournisseurs (et c'est tant mieux) d'augmenter leur prix de gros de plus de 5% par an.En même temps, toutefois (ce qui est moins drôle), elle exige que les produits de spécialité, donc commercialisés dans un nombre limité de succursales, soient vendus 25% plus cher que le prix moyen des vins de la même catégorie inscrits au répertoire général.On combine les deux règles et, résultat, il devient impossible au Chablis Domaine des Malandes de passer au répertoire des spécialités, puisqu'il était le moins cher des Chablis courants! (Car il faudrait à son producteur augmenter son prix de gros beaucoup plus que de 5% pour créer un écart de 25% avec le prix moyen des Chablis du répertoire général.) Certains vins, maigre consolation, réussissent à échapper au couperet.Ainsi, le Ribera del Duero Prado Rey, qui a été éliminé du répertoire général (il était le seul de sa catégorie), faute d'avoir pu faire son quota, continuera toutefois d'être commercialisé, mais comme produit de spécialité en approvisionnement continu.(Système selon lequel la SAQ renouvelle ses commandes d'un produit donné de façon continue et systématique.).Chance que n'a pas eue le Chabl is du Domaine des Malandes.Bref, il y a là de quoi s'inquiéter, même si le phénomène ne fait que commencer.Car la SAQ risque de rendre, à terme, son répertoire général moins attrayant, et, indirectement, d'inciter les consommateurs à faire encore davantage leurs achats chez le voisin - en Ontario.La SAQ et le répertoire général Un autre effet pervers qu'aura de toute évidence la politique actuelle de la SAQ sera de bloquer l'accès au répertoire général aux petits viticulteurs.Le Chablis du Domaine des Malandes et le Ribera del Duero Prado Rey, deux vins populaires et abordables qu'on retrouvait au répertoire général, ont été victimes de la politique des quotas de la SAQ.Tous les jours dans ARTS SPECTACLES MEUR CE SOIR.EN PRIMEUR CE SOIR. 3475999A ACTUEL GOURMAND AGENDA NADIELLE KUTLU SALONVINS ET FROMAGE Le Salon des vins et fromages du Québec ouvre ses portes les 1, 2 et 3 novembre sur la Grande-Place du Complexe Desjardins.Plus de 40 exposants, viticoles et fromagers de différentes régions du Québec feront découvrir les produits du terroir.Au programme : dégustations, conférences sur les vins québécois et ateliers pour mieux connaître les accords vins et fromage.Le tout encadré par des experts de la SAQ.L'Association des vignerons du Québec organise l'événement.Info : de 11h à 21h les 1 et 2 novembre et de 11h à 17h le 3 novembre.10 $ pour 15 coupons de dégustations.1-888-847-2050; www.vignerons-du-quebec.com L'HALLOWEEN AU VILLAGED'ANTAN Verdure du cimetière, escargots en cercueil, soupe aux yeux de sorcière, ragoût de croque-mort, c'est tout un menu terrifique que propose le Village québécois d'antan, à Drummondville, pour célébrer l'Halloween.Les 26, 27 et 28 octobre, le Village se transforme en village hanté.Animations dans les rues, concours de décoration de citrouilles, contes et légendes, sont au programme pour petits et grands.Info : le 26 et 27 octobre le site est ouvert de 16h à 23h; le 28 octobre de 10h à 13h pour le brunch.Prix : 7,95 $ par adulte pour la visite; 27, 95$ pour le forfait visite et repas.Des prix pour enfants et pour la famille sont aussi proposés.Réservation obligatoire.Info : 1-877-710-0267 www.villagequebecois.com MARIE-CLAUDE LORTIE Chaque année, c'est la même histoire.Pour l'Halloween, j 'achète une montagne de bonbons qui finissent pas me coûter une fortune même s'ils sont industriels et chimiques.Mes enfants en rapportent une tonne à la maison et en rejettent la moitié.En sec ret, je prends une bonne partie de ce qui reste et je l'apporte au bureau pour donner des caries à mes collègues plutôt qu'à ceux dont je paie les frais de dentiste.Et même après tout ça, un mois plus tard ou dès que la fol ie de Noël commence, je déclare aux petits que tous les bonbons qui restent encore au fond de leur réserve sont périmés, probablement moisis - ce qui est faux vu les agents de conservation et la quantité de sucre contenue dans bonbons en question, mais bon, ils me croient encore - et je jette tout à la poubelle.Bref, autant j'adore Halloween, pour les bonbons, pour les costumes, pour la fête de quartier, autant je trouve qu'il y a quelque chose qui ne tourne pas rond avec cette orgie de glucose et de gomme baloune.Cet te année, je crois que je vais essayer une nouvelle approche: la qualité plutôt que la quantité.Je ne sais pas si ça va marcher mais je vais essayer d'utiliser le même budget pour de meilleurs bonbons et je vais tout simplement en distribuer un peu moins.Après consu l t a t ion avec Cécile Gladel, auteur de l'Écolo écono et Stéphan Boucher, le styliste culinaire, voici où je vais essayer de trouver ce qu'il me faut.Arrêts obligés Premier ar rêt obl igé pour le goût: la Confiserie Louise Décarie, 514 499-3445, 4424 rue Saint-Denis, une petite boutique très chouette où on trouve toutes sortes de bonbons aux essences naturelles, souvent importés de France et d'Italie, qui goûtent quelque chose plutôt que de fondre en bouche en paralysant nos mâchoires.Ensuite, je vais aller voir ce qui se passe au Gourmet Laurier, 1042, avenue Laurier Ouest, Montréal, 514-274-5601, une épicerie fine qui existe depuis toujours mais qui demeure une des plus intéressantes et complètes à Montréal.On y trouve là aussi toutes sortes de bonbons importés, qui sont, règle générale, de meilleure qualité que les produits américains que l'on trouve dans les grandes surfaces ici.Pour les chocolats emballés individuellement sur thème Halloween, je dirais que ce sont les boulangeries Première moisson qui offrent la meilleure option.Consommer local Certains diront que si on veut réformer l'Halloween, il faut consommer local .À ce moment-là, on peut aller au au Marché des saveurs, au marché Jean-Talon 514 271-3811.Actuellement on y trouve des bonbons à l'érable, emballés individuel lement.On peut aussi y dénicher parfois des bonbons au miel d'ici.Pour ceux qui veulent surtout des produits moins artificiels que les classiques des supermarchés, c'est du côté de l'épicerie granole du quartier qu'il faut aller chercher.Ou alors, on focusse équitable, et on va chez 10 000 Villages pour les petites tablettes de chocolat d'Equita ou de Cacao Camino.La Coop La Maison verte 5785 rue Sherbrooke ouest, 514-489-8000 propose aussi des petits paquets de chocolats fins, équitables, emballés deux par deux.Et l'avantage avec eux, c'est qu'ils vendent aussi du dentifrice écolo pour le lendemain de veille.Bonbons: peut-on faire mieux ?PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE À la Confiserie Louise Décarie, des montagnes de bonbons, pour tous les goûts."]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.