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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
D. La Presse Affaires
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2007-11-05, Collections de BAnQ.

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[" Certaines conditions s'appliquent.MC Marque de commerce propriété de VIA Rail Canada inc.Détente de première classe Seulement 149$ Montréal -Toronto en classe affaires VIA1 viarail.ca 3493630A MARIE TISON Le grand oiseau est sur le point de venir tester son nid québécois.L'Airbus A380 atterrira dans une semaine à l'aéroport Montréal- Trudeau dans le cadre d'une tournée nord-américaine organisée dans le but de vérifier la compatibilité des installations aéroportuaires qui pourraient accueillir le géant des airs.Air France étudie la possibilité de desservir Montréal à l'aide d'un A380.Le transporteur offre trois vols quotidiens Montréal-Paris pendant l'été et deux vols quotidiens pendant l'hiver.Il y aurait donc assez de trafic pour justifier l'utilisation du gros appareil.Mais Air France n'est pas prête à sacrifier ce qui constitue selon elle un grand avantage, la fréquence des vols.«Les gens ont besoin de flexibilité, explique le directeur général d'Air France au Canada, Christian Lahccen.Nous adapterons la capacité avec cette arme qu'est la fréquence.Il n'est pas impossible que Montréal soit considérée pour l'A380, mais ça dépendra du taux de croissance.» Les retards Air France a commandé 12 appareils A380, qui commenceront à être livrés en 2009.Ces appareils devaient être livrés à partir de 2007, mais le programme d'Airbus a connu un bon deux ans de retard en raison de plusieurs problèmes techniques.«Nous serons la compagnie de lancement de l'A380 en Europe », s'enorgueillit M.Lahccen.Tous les aéroports qui ne peuvent recevoir l'A380.C'est le plus gros avion de transport de passagers au monde, avec une envergure de près de 80 mètres et une queue qui atteint une hauteur de 24 mètres.Le «grand oiseau» à Montréal L'Airbus A380 au Québec dans une semaine PHOTO JACK ATLEY, BLOOMBERG NEWS Tous les aéroports ne peuvent recevoir l'A380.C'est le plus gros avion de transport de passagers au monde, avec une envergure de près de 80 mètres et une queue qui atteint une hauteur de 24 mètres.>Voir OISEAU en page 4 Une quarantaine d'entreprises accueillent actuellement, pour des stages d'un à trois jours, des immigrants instruits arrivés au Québec récemment.Verdict des participants : ces quelques heures peuvent changer leur monde.JACINTHE TREMBLAY VIE AU TRAVAIL COLLABORATION SPÉCIALE Christina Chitescu a pris un vol Paris-Montréal le 15 juillet dernier pour s'établir au Québec pour de bon.Elle a fait ses études d'ingénierie en Roumanie, son pays d'origine.Elle détient un doctorat en génie des systèmes industriels de l'Institut National Polytechnique de Lorraine, en France.Elle y enseignait depuis 2005.Elle parle roumain, français, allemand et anglais.Si tout se déroule comme prévu, elle devrait être chargée de cours à l'École de technologie supérieure (ETS) pendant le trimestre d'hiver 2008.Elle souhaite également travailler sur le terrain, en entreprise.Elle pense que ce rêve peut devenir réalité.«J'ai fait un stage d'observation de trois jours chez AEER, à Bromont, une jeune firme spécialisée en énergie éolienne.Ils m'ont déjà fait une offre de collaboration », dit-elle.À la fin des trois jours, un ingénieur d'AEER, dont elle parle déjà comme «d'un collègue québécois», lui a confié: «Christina, ça m'a pris plus de temps que toi à m'intégrer ici.» Cette nouvelle Montréalaise est loin d'être la seule à avoir ébloui ses hôtes par ses facultés d'adaptation.Le choc des ressemblances Quelques heures après avoir mis les pieds pour la première fois chez Optimum relations publiques, une filiale du groupe Cossette, la Mexicaine Paola Pierdant participait à une séance de remue-méninges.De 2003 à 2007, cette diplômée en communications de l'Université Intercontinentale de Mexico était responsable de comptes chez Publicis Mexique.Elle s'occupait notamment des campagnes publicitaires de Banamex, Whirlpool et Telcel.«Paola a fait des interventions très intéressantes en réunion.Elle a visiblement d'excellents réflexes en relations publiques.Ce qui nous a le plus frappés et étonnés, mon équipe et elle, c'est la similarité de nos contextes de travail », résume Nancy Turgeon, directrice d'Optimum relations publiques.Maillage culturel >VoirMAILLAGE en page 4 www.lapresseaffaires.com LA PRESSE AFFAIRES CRISE FINANCIÈRE LA FEMME QUIAFAIT TREMBLER WALL STREET PAGE 2 MICROBRASSERIE DE GRANDES AMBITIONS PAGE 3 Meredith Whitney Marc Lessard AGENCE FRANCE-PRESSE NEW YORK \u2014 Charles Prince, le PDG de Citigroup, la première banque mondiale, a démissionné hier, payant ainsi les lourdes pertes de la banque dues à la crise des crédits hypothécaires à risque « subprime», révèle le Wall Street Journal hier en citant des sources proches du dossier.Pour le remplacer, le conseil d'administration de la banque, convoqué en urgence hier a décidé de nommer au poste de président du conseil l'ex-secrétaire au Trésor, Robert Rubin, et comme dirigeant exécutif par intérim Sir Win Bischoff, qui jusqu'ici dirigeait la branche européenne de Citigroup, ajoute le WSJ.«Chuck» Prince est le second patron d'une grande banque à tomber à cause de la crise des prêts hypothécaires ou primes à risques après le départ il y a une semaine du président de Merrill Lynch, Stanley O'Neal, pour les mêmes raisons.Citigroup est d'ailleurs sur le point d'annoncer des dépréciations d'actifs supplémentaires, qui pourraient aller de 8 à 11 milliards de dollars dans son portefeuille de crédits, indique aussi le WSJ, bien supérieures aux dépréciations et pertes de quelque 2,2 milliards annoncées par Citigroup le mois dernier au titre du 3e trimestre.M.Prince, 57 ans, occupait le poste de PDG de la banque depuis 4 ans.>VOIR AUTRE TEXTE EN PAGE 2 Le PDG de Citigroup contraint de démissionner PHOTO YURIKO NAKAO, REUTERS «Chuck» Prince est le second patron d'une grande banque à tomber après le départ il y a une semaine du président de Merrill Lynch. LA PRESSE AFFAIRESMARCHÉSAMÉRICAINS BLOOMBERG Meredith Whitney, dont la recommandation à la baisse touchant le titre de Citigroup a contribué à provoquer une diminution de capitalisation boursière de 369 milliards US aux États-Unis, affirme qu'elle a été la seule analyste de Wall Street à avoir eu l'audace de dire que la banque américaine pourrait diminuer son dividende.« Personne n'a eu le cran de mettre par écrit ce que j'ai écrit», lance Mme Whitney, 37 ans, une analyste de CIBC World Markets.Selon elle, Citigroup, la plus importante banque américaine, pourrait devoir réduire ses paiements de dividende pour rétablir sa situation financière.Mme Whitney a tout de même accusé du retard sur Mike Mayo, de Deutsche Bank, et sur deux autres analystes qui ont conseillé de vendre les actions de Citigroup après que la banque new-yorkaise eut fait état, il y a deux semaines, d'une chute de 57% de ses bénéfices au troisième trimestre.Mais personne n'a eu un impact aussi marqué que Mme Whitney, qui affirme qu'un trop grand nombre d'acquisitions et le coussin le plus mince «depuis des décennies » pour faire face à d'éventuelles pertes augmentent le risque de posséder le titre de la banque.Sa recommandation a déclenché la pire dégringolade de l'action de Citigroup depuis septembre 2002.Mais le marché boursier américain dans son ensemble a également subi une correction, l'indice Standard & Poor's 500 perdant 2,6%, sa pire baisse en deux mois.Michael Hanretta, le porte-parole de Citigroup, a dit ne pas pouvoir commenter d'éventuels changements dans la politique de versement de dividendes.Le responsable : le PDG Comme M.Mayo, Mme Whitney impute les difficultés de Citigroup à son PDG, Charles Prince.«Pas de doute, il doit quitter», affirme Mme Whitney, qui travaille à New York et qui a déjà été à l'emploi de Wachovia Securities Inc.« I ls doivent restaurer les niveaux de capitaux, dit-elle.Ils doivent investir en masse dans la technologie.Leurs bénéfices ne croissent pas, leurs revenus stagnent.» Jeudi, le titre de Citigroup a perdu 2,85$US, ou 6,9%, à 38,51$US, son plus bas niveau depuis mai 2003.Selon Mme Whitney, le prix de l'action de Citigroup se dirige vers les 30$US.Mme Whitney, dont le mari est John «Bradshaw» Layfield, un ancien lutteur champion de World Wrestling Entertainment Inc.et auteur de Have More Money Now: A Common Sense Approach to Financial Management , est une diplômée de Brown University, à Providence, au Rhode Island.Sa recommandation d'acheter le titre de Goldman Sachs Group, de New York, en mars 2006, avait été suivie d'un bond de 70% du prix de l'action.Le 19 juillet dernier, elle révisait à la hausse sa recommandation touchant le titre de JPMorgan Chase & Co.Depuis lors, cette action a été dévaluée de 9,3%.D'autres investisseurs et analystes soutiennent que M me Whitney se trompe en déclarant que Citigroup doit réduire ses paiements de dividende.Ainsi, David Hilder, un analyste de Bear Stearns & Co., écrit dans une note que «les inquiétudes concernant la position du capital de Citigroup et sa politique de dividende soulevées par un concurrent sont exagérées ».Selon lui, l'action de Citigroup pourrait grimper à 58$US d'ici la fin de la prochaine année.Pour sa part, Anton Schutz, qui gère des actifs de 270 millions US à titre de président de Mendon Capital Advisors, à Rochester, dans l'État de New York, estime que Citigroup dispose de trop de liquidités pour sabrer son dividende.PORTRAIT L'analyste qui a ébranlé Wall Street PHOTO CIBC WORLD MARKETS, BLOOMBERG NEWS La recommandation de Meredith Whitney a déclenché la pire dégringolade de l'action de Citigroup depuis septembre 2002.BLOOMBERG Les émet teurs d'obl igations municipales aux États-Unis pourraient devoir des milliards de dollars à des investisseurs, et des fonds d'obligations de quelque 155 milliards US pourraient être rendus obsolètes à la suite d'une éventuelle contestation devant la Cour suprême des États-Unis quant aux pouvoirs de taxation des États.Et cela pourrait n'être que le début des bouleversements qui risquent d'affecter le marché de titres de dette, une affaire de 2500 milliards US.Ces titres sont émis par les États et les gouvernements municipaux pour payer les écoles, les routes, les égouts et d'autres travaux publics.Les juges de la Cour suprême doivent entend re à pa r t i r d'aujourd'hui les arguments pour déterminer si le Kentucky viole la Constitution américaine en taxant les revenus générés par des obligations émises dans d'autres États tout en exemptant les intérêts sur les titres émis par ses propres villes, districts scolaires et d'autres émetteurs au sein de cet État.Empêcher un tel traitement préférentiel obligerait 42 États américains, dont New York et la Californie, à taxer leurs propres obligations ou à accorder des exemptions identiques aux obligations émises dans d'autres États.« Cel a provoquer a i t une reconfiguration d'importance du marché des obligat ions municipales », soutient Gerard J.Lian, directeur de la division des fonds communs de placement de Morgan Stanley/Van Kampen, qui gère des actifs de 15,8 milliards US.Au cours d'une carrière qui s'étale sur plus de deux décennies dans ce domaine, « cela constituerait le plus important événement dont je puisse me souvenir », dit-il.Une décision défavorable au Kentucky ferait en sorte que les détenteurs d'obligations émises hors de l'État pourraient réclamer des milliards en remboursements d'impôts, selon un document déposé par les 49 autres États.Le seul État de New York ferait face à des réclamations atteignant 200 millions US.La Cour suprême se prononcera d'ici juillet 2008.L'indust r ie obligata i re et les États se battent pour conserver le système actuel et ils font des répercussions potentielles le coeur de leur a rgumentation.Selon Nuveen Investments Inc., la plus importante ent repr i s e amé r i c a i ne d'investissement à capital fixe, interdire les préférences concernant les titres émis au sein même de l'État serait susceptible de provoquer « une grave perturbation» des marchés et des activités des gouvernements.Instabilité et incertitude Pour sa part, la Securities Industry and Financial Markets Association, qui représente l'industrie à Washington, soutient qu'une décision défavorable entraînerait «une période d'instabilité et d'incertitude quant aux prix ».Eric Brunstad, qui présentera des arguments au nom de deux contribuables du Kentucky, juge ces prédictions exagérées.Il ajoute que tout changement qui interviendra sur le marché profitera aux investisseurs.Une victoire pour sa partie, dit-il, diminuera l'attrait des 481 fonds d'obligations d'un État unique, qui détenaient 155 milliards US en 2006.Selon lui, les investisseurs, qui ne seront plus influencés par les avantages fiscaux au sein de l'État, graviteront vers des fonds nationaux plus efficaces sur le plan des coûts et plus diversifiés.«Ce n'est pas une bonne idée d'avoir tous vos investissements en obligations dans un seul État comme la Californie », argue M.Brunstad, un associé de Bingham Mc Cutcheon, à Hartford, au Connecticut.Débat devant la Cour suprême des États-Unis Des fonds d'obligations en péril Une décision défavorable au Kentucky ferait en sorte que les détenteurs d'obligations émises hors de l'État pourraient réclamer des milliards en remboursements d'impôts.BLOOMBERG Arnold Schwarzenegger avait besoin d'aide.C'était le 9 août 2003, trois jours avant que l'acteur né en Autriche surprenne les Californiens en annonçant son intention de déloger Gray Davis, le gouverneur démocrate de l'État, lors des élections.Du jour au lendemain, M.Schwarzenegger s'était métamorphosé, passant de vedette de cinéma à aspirant chef de la huitième économie au monde.Ce jour-là, il faisait des pieds et des mains pour se bâtir une plateforme électorale.Presque au sommet de sa liste : le réchauffement planétaire.«Je ne suis pas entré dans cette campagne électorale comme un expert en environnement», avoue toutefois M.Schwarzenegger.Au début du mois d'août 2003, M.Schwarzenegger passe leweekend chez les Kennedy, à Hyannis Port, au Massachusetts, avec sa femme Maria Shriver, membre du clan de feu le président John F.Kennedy.L'ancien acteur discute alors de ses idées environnementales avec Robert Kennedy Jr, le cousin de Maria Shriver, qui est un ardent environnementaliste.M.Kennedy met M.Schwarzenegger en contact avec Terry Tamminen, le fondateur de Santa Monica Baykeeper, un groupe qui combat la pollution de l'eau dans le sud de la Californie.M.Tamminen était sceptique.Il avait recueilli des fonds pour la campagne du vice-président Al Gore pour l'accès à la Maison-Blanche en l'an 2000 et il était critique à l'endroit de la fiche des Républicains sur le plan de l'environnement.À cette époque, M.Schwarzenegger, 60 ans, un républicain au volant d'un Hummer, sollicitait des avis auprès d'un démocrate défenseur de la nature.«Le Parti républicain ne s'était pas couvert de gloire dans le dossier environnemental, rappelle M.Tamminen.Et puis, je me suis dit, cet homme pourrait être le prochain gouverneur, alors ne souhaitons-nous pas nous assurer qu'il ait les politiques les plus progressistes?» Quatre ans pour la loi Quatre années plus tard, le « governator» a fait adopter le Global Warming Solutions Act, la première législation du genre aux États-Unis.Cette loi, que M.Schwarzenegger a signée le 27 septembre 2006, oblige les industries californiennes à réduire les sources de gaz à effet de serre de 25% pour les ramener aux niveaux de 1990 d'ici 2020.Cinq États - le New Jersey, le Minnesota, l'État de Washington, l'Oregon et Hawaï - ont adopté des lois semblables cette année.Trois projets de loi au Sénat américain et deux autres à la Chambre des représentants sont à l'étude et ils comprennent des cibles de réduction du gaz carbonique de 14% d'ici 2020.«La Californie est lemodèleàsuivre », estime Daniel Esty, directeur du Yale Center for Environmental Law & Policy.«Les gouverneurs d'une douzaine d'États prennent maintenant le problème au sérieux, ajoute-t-il, et le terrain est préparé pour une politique fédérale.» D'autres leaders avaient tiré la sonnette d'alarme avant M.Schwarzenegger.Ainsi, M.Gore avait appelé à des changements en matière d'environnement lorsqu'il était vice-président et il a insuff lé une nouvelle dimension au débat grâce à son documentaire de 2006 intitulé An Inconvenient Truth et au prix Nobel de la Paix qui lui a été décerné le mois dernier.Mai s c 'e st pou r ta nt M.Schwa rzenegger, un ancien champion de culturisme, qui a conquis Hollywood par son rôle de Terminator, qui écrit le scénario américain de lutte contre le changement climatique.«J'étais très déterminé à prouver que l'on pouvait créer de la croissance économique et protéger l'environnement simultanément, dit-il.Je savais que ma force était mon appartenance au Parti républicain.Je pouvais convaincre la communauté d'affaires.» CALIFORNIE Comment Schwarzenegger est devenu «vert » PHOTO JUSTIN SULLIVAN, GETTY IMAGES Arnold Schwarzenegger était déterminé à prouver que l'on pouvait créer de la croissance économique et protéger l'environnement simultanément, et qu'il pouvait convaincre la communauté d'affaires. © 2007 Hewlett-Packard Development Company, L.P.L'information contenue dans la présente est sujette à changement sans préavis.Microsoft et Windows sont des marques de commerce ou des marques déposées de Microsoft Corporation aux États-Unis et au Canada et (ou) dans d'autres pays.Les autres noms utilisés dans cette présentation servent à des fins d'identification seulement et peuvent être des marques de commerce de leurs propriétaires respectifs.Intel, le logo Intel, Intel Core, Intel Inside, le logo Intel Inside, Celeron, Celeron Inside, Centrino, le logo Centrino, Core Inside, Intel Speed Step, Intel Viiv, Itanium, Itanium Inside, Pentium, Pentium Inside, Xeon et Xeon Inside sont des marques de commerce ou des marques déposées de Intel 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seulement).L'outil Windows Vista Upgrade Advisor pourra vous aider à déterminer quelles fonctionnalités Windows Vista seront prises en charge par votre ordinateur.Pour le télécharger, allez à l'adresse www.windowsvista.com/upgradeadvisor (en anglais seulement).Toutes les autres marques de commerce appartiennent à leurs propriétaires respectifs.Le prix de l'ordinateur de bureau comprend seulement l'ordinateur - les spécifications figurant sous ce modèle ne comprennent pas l'écran.1À l'achat de certains blocs-notes et ordinateurs de bureau commerciaux HP Compaq entre le 1er novembre et le 30 novembre 2007, vous économiserez jusqu'à 120 $.2 Inscrivez-vous pour courir la chance de GAGNER une métamorphose technologique d'une valeur de 10 000 $ de la part de HP et la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI).Le concours est en vigueur du 15 octobre 2007 jusqu'au 29 février 2008.Seuls les membres de la FCEI peuvent y participer.Aucun achat requis.Renseignements détaillés à l'adresse www.hp.ca/pme/fcei.Les prix indiqués sont ceux affichés sur Internet par HP Canada.Les prix peuvent varier et les revendeurs peuvent vendre à un prix moindre.Taxes et transport en sus.Les produits peuvent différer légèrement de l'illustration.HP ne se tient responsable d'aucune erreur de prix ou de publication.Offres nulles là où la loi les interdit.En vigueur au Canada seulement.HP se réserve le droit de modifier ou d'annuler ces programmes en tout temps, sans préavis.Ces offres ne peuvent être jumelées avec aucune autre offre ou des prix spéciaux.Quantités limitées.Maximum de 25 unités par client.Heures d'ouverture du Centre d'appels : du lundi au vendredi, de 8 h à 20 h 30 HNE.Le magasin en ligne est ouvert 24 heures sur 24, sept jours sur sept.HP recommande Windows Vista® Business.Les blocs-notes et ordinateurs de bureau commerciaux HPCompaq intègrent un ensemble complet d'outils de sécurité.Les solides caractéristiques matérielles et logicielles aident à limiter les 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Mais attention, Marc Lessard, président et fondateur de l'entreprise de 25 employés, ne souhaite pas décupler la dimension de ses installations en Mauricie afin d'écouler ses bières sur les cinq continents.Il en exportera certes, mais son voeu le plus cher est de créer des ententes de partenariat avec différents brasseurs autour du globe.Cette façon de faire peu orthodoxe dans l'univers des 25 microbrasseries québécoises est à l'image de Marc Lessard.Ce bourreau de travail ne fait rien comme les autres.«Au lieu, dit-il, de développer des bières de style anglais, belge ou allemand comme la plupart des autres microbrasseries, je suis parti du concept de la Nouvelle-France et j'ai utilisé des céréales ancestrales.D'une certaine façon, j'ai devancé la mode du terroir.» Résultat: celui qui a joué de la musique folklorique et traditionnelle de 1975 à 2000 avec Les Ouines a créé, de concert avec un Belge ferré en fabrication de mousse, des bières à base, entre autres, de sarrasin et d'épeautre.Pas de recette Un défi de taille, car il n'existait pour ainsi di re pas de recettes pour fabriquer de tels produits.Du coup, Marc Lessard s'est retrouvé malgré lui à faire de la R&D.Dans la foulée, la Fondation québécoise de la maladie coeliaque (intolérance au gluten) approche l'homme d'affaires pour lui demander s'il ne pourrait pas créer une bière sans gluten.Marc Lessard affirme qu'environ 1% de la population mondiale souffre de la maladie coeliaque, un marché potentiel de 50 millions de consommateurs.Le gluten est une protéine présente dans le grain des céréales.Par définition, toutes les bières en contiennent.Cette bière sans gluten, à base de riz et de sarrasin, se nomme La Messagère.Elle est le fer de lance de la PME, qui vend désormais son produit partout au Canada (sauf au Yukon) et depuis peu en France.Prochaine étape: les États-Unis, marché pour lequel l'entreprise québécoise dit posséder tous les permis requis.En s'attaquant au marché américain, Marc Lessard sait qu'il aura à se battre contre des géants, notamment Anheuser-Bush (brasseur de la Budweiser), qui offre déjà une broue sans gluten.«Je ne suis pas inquiet, car notre Messagère est bien meilleure au goût», dit sans ambages le président de la microbrasserie de la Nouvelle-France.«Certains puristes affirment que La Messagère n'est pas une vraie bière.Mais mettez-vous à la place de quelqu'un qui sort avec des amis et qui ne peut jamais boire de bière avec eux », explique Marc Lessard, propriétaire à parts égales de la microbrasserie avec sa conjointe Martine Lessard et le Belge Charles Ronlez.Créer des alliances Grâce à sa Messagère, Marc Lessard rêve de répandre la bonne nouvelle en Chine, au Japon, en Inde, etc.Mais il est conscient que les frais de transport, les formalités de douanes et autres demandes de permis le ralentiront dans ses desseins.C'est pourquoi il préfère créer des alliances stratégiques avec des brasseries ailleurs dans le monde.La microbrasserie de la Nouvelle- France a été fondée en 1998 sur le site de l'Auberge Le Baluchon à Saint-Paulin.Un endroit que Marc Lessard connaît, car il en est actionnaire.Le site historique est connu pour avoir notamment servi de lieu de tournage à la télésérie Marguerite Volant.En 2006, la PME a déménagé ses pénates à Saint-Alexisdes- Monts dans des installations flambant neuves de 10 000 pieds carrés.Un investissement de 1,2 million.La PME commercialise cinq bières: la Claire Fontaine (à base d'orge et de riz); l'Ambrée de Sarrasin (orge et sarrasin); la Blonde d'Épeautre (orge et épeautre); la Nouvelle-France Rouge (malt de spécialité) et La Messagère (riz et sarrasin).L'entreprise produit dans ses cuves environ 300 000 litres de bières annuellement, soit l'équivalent de 35 000 caisses de 24 bouteilles.Peu de temps après l'inauguration de la microbrasserie, pour laquelle il avait travaillé les mois précédents «entre 80 et 100 heures par semaine», Marc Lessard a été victime d'une pancréatite aiguë.À l'article de la mort, il est demeuré dans le coma durant un mois.Cet épisode, dit-il, lui a ouvert les yeux sur l'importance de profiter de la vie et de s'amuser en travaillant.Et c'est exactement ce qu'il fait.Bonne nouvelle, donc, pour les amateurs de bières tous azimuts.La grande ambition d'une microbrasserie PHOTO STÉPHANE CHAMPAGNE, COLLABORATION SPÉCIALE Martine et Marc Lessard, copropriétaires de la microbrasserie de la Nouvelle-France, à Saint-Alexis-des-Monts, rêvent de conquérir le monde avec leur bière sans gluten. 715 FINANCEMENT PRÊTEZ votre argent particulier à particulier 26 à 39 mois.Découpez l'annonce LA FINANCIÈRE PRÊTBEC 450-688-7212 805 AVIS DIVERS, COMMUNIQUÉS TOUTE PERSONNE connaissant les allées-etvenues de Randy Rosenberg est priée de communiquer à frais virés avec L.Tremblay au 1-613- 744-2892 poste 1087.TOUTE PERSONNE connaissant les allées-etvenues de John Nutarariaq est priée de communiquer à frais virés avec L.Tremblay au 1-613-744- 2892 poste 1087.850 AVIS DE DISSOLUTION CHANGEMENT DE NOM AVIS DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie 2946-3692 QUÉBEC INC.demandera au Registraire des entreprises la permission de se dissoudre.Me Guy Sirois PRENEZ AVIS que la compagnie 9096-1954 QUÉBEC INC., ayant son siège social au 4820, rue Messier, bureau 3, Montréal, Québec demandera au Registraire des Entreprises la permission de se dissoudre.Montréal, le 5 novembre 2007 PRENEZ AVIS que la compagnie « 9188-3520 Québec Inc.» a l'intention de demander sa dissolution au Registraire des entreprises.LA PRESSE AFFAIRES À L'AGENDA n PRÉVISIONS n RÉEL BPA: bénéfice par action M : million G : milliard POUR NOUS JOINDRE La Presse Affaires, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 lpa@lapresseaffaires.com SUDOKU Source: Bloomberg Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.Solution du dernier sudoku Niveau de difficulté : MOYEN Ce jeu est une réalisation de Ludipresse.Pour plus d'informations, rendez-vous sur le site www.les-mordus.com ou écrivez-nous à info@les-mordus.com Par Fabien Savary VENDREDI 9 NOV.Commerce international (Canada) sept.: 3,9G $ août : 4,1G $ Balance commerciale (États-Unis) sept.: -58,5G $US oct.: -57,6G $US DEMAIN Permis de construire (Canada) sept.: 1,5 % août : 1,4 % Manuvie BPA 3T: 71 ¢ Rona BPA 3T: 51¢ LUNDI 12 NOV.Marchés fermés (jour du Souvenir) (Canada et États-Unis) Onex BPA 3T: 69 ¢ MERCREDI 7 NOV.Commerce de gros (États-Unis) sept.: 0,2 % août : 0,1 % Industrielle Alliance BPA 3T: 77¢ BCE BPA 3T: 52 ¢ JEUDI 8 NOV.Mises en chantier (Canada) oct.: 223 000unités sept.: 281 300unités CAE BPA 2T: 15¢ Power Corp.BPA 3T: 69 ¢ AUJOURD'HUI Enbridge BPA 3T: 22¢ Sun Microsytems BPA 1T: 3¢US Sysco BPA 1T: 41¢US OISEAU suite de la page 1 C'est presque aussi haut qu'un immeuble de huit étages.L'avion, qui a un poids maximum au décollage de 560 tonnes, peut transporter 525 passagers dans trois classes (première classe, affaires et économie).Par comparaison, l'envergure du Boeing 747-400 n'est que de 65 mètres, sa queue dépasse à peine les 19 mètres et son poids maximum au décollage n'atteint que 397 tonnes.Dans une configuration typique comprenant trois classes, l'appareil peut transporter 416 passagers.Un transporteur peut évidemment accommoder plus de passagers en n'offrant qu'une classe économique.C'est ainsi que l'été dernier, le transporteur français Corsair transportait 500 passagers dans son Boeing 747-400 entre l'Europe et Montréal.Le vaste programme de rénovation entrepris il y a quelques années par Aéroports de Montréal permet à Montréal-Trudeau d'accueillir sans problème des Boeing 747 remplis à ras bord et des Airbus A380.La salle des arrivées internationales et la salle de réception des bagages, inaugurées en novembre 2004, peuvent faire face à un afflux de passagers.Lorsqu'on a refait le tablier en raison de la construction de la nouvelle jetée internationale, on s'est organisé pour qu'il puisse supporter le poids des plus gros appareils.Et lorsqu'on a refait une des pistes, on s'est arrangé pour l'élargir suffisamment afin d'accommoder les ailes de l'A380.Bref, les modifications liées à la venue de l'A380 n'ont pratiquement rien coûté puisqu'elles ont pu être intégrées dès le début dans le programme de rénovations.Aéroports de Montréal n'a dû faire que deux dépenses supplémentaires: un pont assez long et flexible pour rejoindre le deuxième étage de l'A380, au coût de 500 000$, et le bâtiment d'interface, qui relie ce pont à la porte d'embarquement, au coût de 100 000$.L'A380 a déjà fait incursion en terre canadienne: c'est à Iqaluit, dans le Nunavut, que le gros appareil a effectué des essais à basse température.Il y a cependant un peu du Québec dans l'A380.Plusieurs fournisseurs québécois participent à ce programme, à commencer par Pratt & Whitney Canada (P&WC), qui fournit le groupe auxiliaire de puissance.Il s'agit d'un moteur qui alimente divers systèmes, comme la climatisation et le chauffage.Une trentaine d'employés de l'entreprise de Longueuil travaillent présentement à la production et aux essais de ce moteur.«C'est le groupe auxiliaire de puissance le plus puissant qui existe», lance Jean-Daniel Hamelin, de P&WC.CMC Électronique, une entreprise de Montréal, conçoit et fabrique l'antenne de communication par satellite de l'A380.Pour sa part, l'usine de Messier-Dowty à Mirabel construit le train d'atterrissage avant du gros appareil, en collaboration avec l'usine de Messier-Dowty à Bidos, en France.Encore une fois, il faut utiliser un superlatif: il s'agit du plus grand train d'atterrissage avant jamais construit, à près de cinq mètres de hauteur.CAE a fabriqué trois simulateurs de vol pour l'A380, soit deux pour Airbus et un pour le transporteur australien Qantas.En général , un transporteur achète un simulateur de vol pour chaque bloc de 20 appareils commandés.À l'heure actuelle, l'A380 fait l'objet de 165 commandes.Le «grand oiseau» à Montréal Depui s, Optimum a Mme Pierdant en tête pour des collaborations futures.«Elle ne pourrait pas faire des relations de presse demain matin.Elle ne connaît pas nos médias et ne maîtrise pas encore le français.Mais comme elle est très polyvalente, puisqu'elle est aussi graphiste, elle pourrait facilement s'intégrer à d'autres divisions de Cossette », précise Nancy Turgeon.Depuis les débuts de ces brèves incursions en milieu de travail québécois, quelques stagiaires ont reçu des offres de collaboration et au moins l'un d'eux a déniché un emploi chez son hôte, indique Monique Deviard, coordonnat r ice de ce projet mis en oeuvre par Mentorat-Québec.En chair et en os Willy Robitaille, directeur de la qualité du laboratoire d'inspection Certispec, a reçu un chimiste algérien pendant une journée.«Si j'avais eu un poste à combler, je l'aurais embauché», dit ce vieux routier qui a 50 ans d'expérience dans l'industrie pétrolière.Sa petite équipe de six techniciens compte un Chilien et une Bulgare.«Je ne suis pas expert dans l'évaluation des diplômes mais je sais reconnaître la compétence.S'ils veulent bien fonctionner, je les prends», dit-il.Quand Willy Robitaille a embauché une technicienne bulgare, il avait de la difficulté à comprendre ce qu'elle lui disait.«Après un an avec nous, elle parle bien le français et, en plus, elle travaille comme deux», souligne-t-il.S'il n'en tenait qu'à sa volonté, il prendrait bien d'autres stagiaires.«Je ne peux pas mobiliser pendant des jours ma petite équipe.Ça retarde la production.Dans les grandes entreprises, l'accueil d'un stagiaire a moins d'impacts et il y a plus d'ouverture de postes», note-t-il.Le bureau d'ingénieurs Cogerec reçoit cette semaine Athmane Djahnine, un des nombreux ingénieurs maghrébins à qui on interdit de porter ce titre au Québec.Son CV nous apprend qu'il a été, pendant 13 ans, superviseur des travaux de génie civil à la Société de la sidérurgie et métallurgie Sidem, en Algérie.Dans ce rôle, il surveillait et inspectait des travaux de construction en béton armé et des charpentes métalliques.Il a aussi collaboré avec plusieurs firmes étrangères, dont ABB.Il aimerait bien travailler à la Ville de Montréal.Athmane Djahnine a bien vite compris qu'il ne pourrait se présenter comme ingénieur de sitôt.Il postule pour des emplois de technicien et il a allégé son CV, pour ne pas être rejeté pour cause de surqualification.«En entrevue, les employeurs québécois vérifient les 3 S (savoir, savoir-faire, savoirêtre).Mais ça ne leur permet pas de détecter nos compétences techniques.J'espère que le stage chez Cogerec va briser, un peu, ce cercle vicieux.J'aimerais qu'il dure plus longtemps», dit-il.Les stages sont limités à trois jours pour éviter que ces professionnels soient utilisés comme main-d'oeuvre à bon marché.Maillage culturel MAILLAGE suite de la page 1 Ces stages d'observation ont été initiés par le ministère de l'Immigration et des communautés culturelles (MCCI).Ils sont coordonnés par Mentorat Québec, qui tiendra le 6 novembre son cinquième colloque annuel.Pierre Fortin, vice-président marketing de la Société du Vieux- Port de Montréal, est le mentor d'honneur de cet événement.Il est le premier surpris d'avoir hérité de ce titre.« Je n'ai jamais été mentor, du moins dans le contexte d'un programme formel.Selon moi, le mentorat est un style de gestion qui intègre au quotidien la transmission de connaissances, d'expériences et de comportements.C'est ce message que je vais livrer le 6 novembre», dit-il.Quand Monique Deviard, la responsable des stages d'observation pour Mentorat Québec, lui a demandé d'accueillir un nouvel arrivant, il a immédiatement offert de recevoir une femme et de l'intégrer dans une équipe technique.La candidate retenue est Souad Sellami.Elle passera deux jours au Vieux-Port sous les auspices de l'ingénieur Denis Gouge.Spécialiste en génie hydraulique, elle enseignait jusqu'à tout récemment au département de génie civil de l'Université de Guelma, en Algérie.Elle possède huit années d'expériences en gestion de projets de génie civil municipal.«Mes diplômes et mes qualifications professionnelles ne sont pas reconnus.Je n'ai pas d'expérience canadienne.Ici, la pratique du génie est très segmentée.Je suis polyvalente.Je suis musulmane et je porte le voile.Je me sens coincée», résumait-elle vendredi dernier.Elle n'attend pas de miracles de son court stage au Vieux-Port.Elle espère seulement que ce bain de réalité québécoise réduira ses appréhensions.Pour en savoir plus, consultez la section MCCI-Mentorat Québec du site www.mentoratquebec.org.Un projet conjoint PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © Dans l'ordre habituel, Cristina Chitescu, Isabelle Girard (ingénieure au Vieux-Port), Pierre Fortin et Souad Sellami.TORONTO \u2014 La banque CIBC a annoncé hier qu'elle a conclu une entente pour vendre à Oppenheimer Holdings Inc.ses services bancaires d'investissement, ses activités de négociation d'actions et de financement par effet de levier aux États-Unis ainsi que ses activités sur desmarchés de titres de créance connexes.La transaction vise aussi les services bancaires d'investissement et de négociation d'actions de la Banque CIBC en Israël et certaines autres activités américaines sur des marchés de titres de créance au Royaume-Uni et en Asie.La banque CIBC conserve ses autres activités de services bancaires de gros aux États-Unis, soit le financement immobilier, les produits structurés en actions et en marchandises, les services de banque d'affaires et les services-conseils en pétrole et gaz ainsi que le reste des activités américaines sur des marchés de titres de créance en Asie et au Royaume-Uni.La Banque CIBC conserve aussi sa division du financement d'entreprises et sa capacité de distribuer des actions et des produits à revenu fixe canadiens aux États-Unis et sur les marchés internationaux pour le compte de ses clients canadiens.\u2014 CNW La CIBC vend des services à Oppenheimer Holdings 3518660A MONTRÉAL DOIT DÉFENDRE SON TITRE DE MÉTROPOLE CULTURELLE ET DE VILLE DESFESTIVALS ! DÉjEUNER-CAUSERIE Président-directeur général L'Équipe Spectra inc.ALAIN SIMARD MARDI 20 NOVEMbRE 2007 de midi à 14 h www.CCMM.qC.CA/ALAIN-SIMARD 514 871-4000, poste 4001 En association avec : En collaboration avec : Inscription 3518965A LA PRESSE AFFAIRES Condensé d'une entrevue radiophonique diffusée à Radio Ville-Marie 91,3 FM avec Joseph Facal, professeur de gestion à HEC Montréal et ancien président du Conseil du Trésor, et Thierry Pauchant, professeur titulaire, chaire de management éthique, HEC Montréal.Le Québec fait face à des questions qui demandent une réflexion bien au-delà des perspectives à courte vue, affirme Joseph Facal.QD'où vous vient cette conviction d'un lien fort entre l'éthique et la gestion responsable d'un gouvernement ou d'une nation ?R Je n'ai pas de système préfabriqué qui me sert de grille éthique.En fait, c 'est même difficile pour moi de définir l'éthique.Le problème, c 'est que dans la vie publique, vous êtes rarement seul à décider si le comportement d'un subordonné est éthique ou non.Vous vivez sous la loupe grossissante des médias.Cela complique la tâche.Souvent, vous ne savez pas trop quoi penser d'une situation qui se situe dans une zone grise.Mais l'affaire est jugée et classée dans les journaux le lendemain matin.Tout ça sur un fond de cynisme et de scepticisme dans lequel baignent la vie politique et la fonction publique.QQuelle réflexion faites-vous actuellement sur la gestion publique ?R Nos sociétés sont confrontées à des défis qui nécessiteraient que l'on pense en termes de génération : l'environnement, la démographie, la refonte des institutions dans nos sociétés qui changent exigent une vision sur 15 ans.Nos problèmes de finances publiques, de démographie, de montée de l'Asie, de déclin du secteur manufacturier, nous les partageons avec la France, la Grande-Bretagne, les pays scandinaves, les États-Unis.Le problème, c'est que l'horizon du politicien est marqué par deux bornes.La première, c'est ce que disent les journaux du matin.La seconde, c'est qu'il faut se faire élire trois ou quatre ans plus tard.La politique a deux faces.Le côté noble du visage, c'est la recherche de solutions collectives à des problèmes collectifs.Le côté moins noble, c'est qu'il faut conquérir le pouvoir pour agir.Cette lutte, inévitablement, est dure.Mais il ne faut pas lui tourner le dos : il est naïf de croire qu'il pourrait en être autrement.Et tout aussi naïf de s'imaginer que les rivalités entre entreprises concurrentes ou équipes sportives sont plus élégantes.Une vision intergénérationnelle permet de faire des constats différents.Les deux principaux problèmes du Québec sont les conséquences multiformes de la mondialisation et, bien sûr, le déclin démographique.Nous approchons d'un moment où beaucoup de gens vont partir à la retraite, mais ils laissent derrière eux peu d'enfants.En 1971, il y avait huit travailleurs pour un retraité au Québec.Aujourd'hui, c'est cinq contre un, et dans 20 ans, il y a aura à peu près deux travailleurs pour un retraité.Actuellement, nous vivons au Québec avec un niveau de vie confortable.Mais il y aura moins de travailleurs pour générer les revenus nécessaires pour couvrir des besoins en explosion.Nous arrivons donc à un moment où il faut tenir aux Québécois un discours de vérité.Et leur dire que les services publics ne sont pas gratuits.Et que la collaboration avec le secteur privé n'est pas nécessairement un enfer : le privé peut fournir certains services, venir en appoint.Il faut commencer à dire ces choses, même si les gens ne les reçoivent pas comme de bonnes nouvelles.Il me semble qu'entre la religion de l'État et la religion du marché, il y a une voie de passage.Elle est d'autant plus difficile à déployer au Québec que le Québec moderne s'est construit une identité en misant énormément sur l'État.Pendant des siècles, les francophones étaient exclus des réseaux d'argent.L'État était le seul levier que les francophones contrôlaient majoritairement, et c'est pour cela qu'ils y ont énormément investi.Ça nous a permis des progrès formidables.Mais nous sommes dus pour une vigoureuse modernisation.Il ne faut pas tomber dans le piège de la défense dogmatique du modèle québécois sous prétexte qu'il nous a servis.QVous avez monté un groupe de recherche sur les questions interculturelles.Quelle place ontelles au Québec ?R Elles jouent un rôle dans bien des situations.Pour le moment, le Québec est encastré dans le système politique canadien, ce qui offre des avantages et des inconvénients.L'un des inconvénients est que les immigrants entendent deux discours identitaires contradictoires à leur arrivée.Le premier, c'est celui du gouvernement du Québec : il y a ici une majorité francophone qui souhaite préserver sa culture.Mais en même temps, cet immigrant entend le discours sur le multiculturalisme : le Canada non seulement respecte, mais glorifie vos cultures d'origine.Il en découle une espèce de confusion identitaire, d'autant que nous vivons dans des sociétés occidentales de plus en plus ouvertes, où l'on fait la part belle à l'expression des diversités et des sensibilités minoritaires.C'est très bon a priori, ça part d'une bonne intention.Mais cela mine aussi la cohésion des sociétés.GOUVERNANCE DE L'ÉTAT Non aux perspectives à courte vue PHOTO JACQUES BOISSINOT, LA PRESSE CANADIENNE Le problème, pour Joseph Facal, c'est que dans la vie publique, on est rarement seul à décider si le comportement d'un subordonné est éthique ou non.LAURIER CLOUTIER Par une nouvelle acquisition au sud de Vancouver, le Groupe Atis, de Montréal, devient un des trois leaders de la fabrication des portes et fenêtres au Canada.Le président et chef de la direction du Groupe Atis, Robert Doyon, a en outre «mis en branle des démarches pour poursuivre sa croissance dans les Prairies et les Maritimes», souligne-t-il à La Presse Affaires.Atis vient d'acheter Phoenix Glass, près de Vancouver, et de compléter ainsi une troisième acquisition dans l'Ouest canadien en un an, après celles d'Allied Windows, à Abbotsford, et de Bestway, à Calgary.C'est à l'été 2004 que Robert Doyon a fait ses premières acquisitions au Québec, sous le nom du Groupe Focus Portes & fenêtres.Avec des produits comme ceux de Vimat, Solarcan, Melco et Laflamme, le Groupe Atis dessert maintenant toutes les provinces canadiennes, notamment par Rona et ses magasins de matériaux de construction et de rénovation, dit le président.Atis exploite 10 usines, où travaillent 1800 personnes, et son chiffre d'affaires dépasse largement les 200 millions, tant dans le marché commercial que résidentiel, explique Robert Doyon.Le groupe se retrouve ainsi parmi les trois grands de son secteur au Canada, avec Starline, de Vancouver, et la filiale canadienne de la multinationale américaine Jeld-Wen, active au Québec et dans l'Ouest canadien.Exportation dans 35 pays Atis réalise 40% de ses ventes au Québec, avec sept usines implantées de Terrebonne à Saint- Apollinaire, comparativement à 20% dans l'Ouest canadien.Le groupe exporte par ailleurs déjà ses portes et fenêtres dans 35 pays, dont en Irlande, en Angleterre, en France et en Australie, et ces marchés internationaux sont en pleine croissance, dit le président.Atis s'est par contre retiré des États-Unis dès 2004, malgré les réticences d'associés, parce que Robert Doyon avait prévu la chute du dollar américain.«Je ne regrette rien», dit-il, laconique.C'est avec prudence qu'Atis aborde les dossiers des prochaines acquisitions.Le président explique qu'il faut trouver les bons produits et gestionnaires, tout comme la même culture d'entreprise.Actionnaire minoritaire important d'Atis, Robert Doyon s'est associé au fonds d'investissements Key Principle Partners, un groupe de 2,7 milliards de dollars de Cleveland.Atis devient un leader des fenêtres au pays PHOTO STÉPHANE CHAMPAGNE, COLLABORATION SPÉCIALE Robert Doyon, président du Groupe Atis.Tous les jours dans LA NOUVELLE SOCIÉTÉ L'espoir passe par la recherche Donnez charlesbruneau.qc.ca LA PRESSE AFFAIRES AGENCE FRANCE-PRESSE LONDRES \u2014 Le métal jaune a franchi la semaine dernière pour la première fois depuis 1980 le seuil des 800$ l'once à Londres, porté par les craintes inflationnistes, les records pétroliers et la faiblesse accrue du dollar, entraînant l'argent dans son sillage.L'or L'once d'or a dépassé vendredi pour la première fois depuis 1980 le seuil des 800$ à Londres, grimpant jusqu'à 808$.Le seuil des 800$ avait été franchi mercredi à New York dans la foulée de la baisse des taux d'intérêt américains.«Les prix records du pétrole et la faiblesse historique du dollar continuent à composer la recette parfaite pour faire monter l'or », a résumé James Moore, analyste du Bullion Desk.La décision de la réserve fédérale américaine de baisser de 25 points de base ses principaux taux d'intérêt a porté un coup supplémentaire à un dollar qui s'étiole déjà depuis des mois, ce qui a dopé le cours de l'or.Comme l'once est libellée en dollars, le pouvoir d'achat des investisseurs hors zone dollar s'en trouve accru, ce qui stimule la demande.La hausse a été également attribuable à l'escalade des prix du pétrole.Se propulsant jusqu'à 96,24$ jeudi à New York et à 91,87$ vendredi à Londres, les cours du brut semblent se diriger à grands pas vers le seuil des 100$ le baril.Or la montée du brut entretient les risques inflationnistes et incite les investisseurs à acheter de l'or, considéré comme un bouclier contre l'inflation.Autre facteur de hausse du métal jaune : le rythme de hausse des prix dans les 13 pays de la zone euro a fortement accéléré en octobre.« Le ma rché de l'or avait touché une record absolu de 850 $ en 1980, au moment où les investisseurs se ruaient sur le métal pour contrer le risque d'inflation lié aux prix élevés du pétrole, à l'invasion soviétique en Afghanistan et à l'impact de la révolution iranienne », a rappellé John Beare, analyste d'UBS.Sur le London Bu l l ion Marke t, l'once d'or va la it 796,50$ vendredi au fixing du soir, contre 779,15$ vendredi dernier.Argent Le cours de l'argent a évolué dans le sillage de l'or, grimpant jusqu'à 14,69 $, le plus haut montant depuis février.L'once d'argent valait 14,32 $ au f i xing vendred i , contre 14,07$ il y a une semaine.Platine-palladium Le platine est resté proche des niveaux atteints la semaine dernière.« Ét a nt donné le rappor t extrêmement serré entre l'offre et la demande, et les menaces encore réelles de grèves en Afrique du Sud, la possibilité de voir de nouveaux records reste ouverte », a cependant souligné James Moore.Sur le London Platinum and Palladium Market, l'once de platine valait 1,439$ vendredi au fixing du soir, contre 1,454$ la semaine dernière.L'once de palladium valait 369 $ contre 370 $ vendredi dernier.MÉTAUX PRÉCIEUX L'or dépasse les 800$ l'once MARC GALLICHAN COLLABORATION SPÉCIALE SÃO PAULO, Brésil\u2014Le groupe aurifère canadien Kinross Gold a mis en branle d'importants t ravaux d'expansion d'une mine au Brési l .La minière investit 470 millions US pour tripler la capacité de production d'or de la Rio Paracatu Mineração (RPM), située dans l'État du Minais Gerais, à 230 kilomètres de Brasília, la capitale du pays.L'investissement s 'avérait nécessa i re pour assu rer la continuité des activités de l'entreprise, explique le vice-président aux opérations, Tim Baker.«La valorisation du prix de l'or sur le marché international et sa demande croissante, jumelée à la baisse du dollar ont rendu stratégique l'augmentation de la production d'or.» Pour le huitième producteur d'or mondial, Paracatu est une bonne affaire.Elle permettra, précise Tim Baker, «de réduire les coûts d'exploitation, de tripler la production et d'assurer l'espérance de vie utile de la mine de 30 ans ».Il s'attend à ce que les travaux soient achevés en septembre prochain.À ce moment, la production actuellement de 175 000 onces d'or annuel passera à un rythme de 555 000 onces.Ce projet consolide l'importance du Brésil et le renforce comme une des priorités de l'entreprise.Le pays répond déjà pour environ 15 % de l 'or du groupe qui exploite aussi des mines au Canada, aux États-Unis, en Russie, au Chili, et dont la production totale s'élèverait l'an prochain à plus de 2,1 millions d'onces.Une fois la nouvelle mine en marche, le pays répondra pour 30 %, rajoute-t-il.Kinross est au Brésil depuis 2003, à la suite de l'acquisition de la totalité des actions de la TVX Gold.L'année suivante, elle a mis la main sur les 51% qui restaient de RPM de Rio Tinto.À la production du Minais Gerais, le groupe est partenaire à 50% de Mineração Ser ra Gr a nde ave c Ang lo Ashanti.La compagnie prospecte aussi dans trois autres États et évalue la possibilité d'acquérir de nouveaux actifs chez le géant sud-américain.«Nous sommes ouverts aux bonnes occasions, signale M.Baker.Le Brési l regorge de potentiel.» La Canadienne n'est pas seule à délier les cordons de la bourse.L'Institut brésilien de l'industrie minière (Ibram) prévoit que les minières brésiliennes investiront 32 milliards US (56 milliards de reals) d'ici 2011.Seulement en recherche, 350 millions seront déboursés cette année dans le secteur.L'année dernière, l'industrie minière a généré 21 milliards, plaçant ainsi le pays dans une position importante sur l'échelon mondial de production de plusieurs minerais.Kinross Gold consolide sa position au Brésil AGENCE FRANCE-PRESSE PARIS\u2014Offre insuffisante des pays exportateurs par rapport à une demande mondiale toujours en croissance ou spéculation effrénée: producteurs et consommateurs se renvoient la faute de la flambée des prix de l'or noir.L'Agence internationale de l'énergie (AIE), qui défend les intérêts énergétiques des pays consommateurs, accuse l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) d'attiser les tensions du marché en ne produisant pas assez de brut pour faire face à la demande hivernale.Elle rend donc le cartel indirectement responsable de la flambée des cours, qui s'approchent des 100$ le baril, et lui demande de pomper 1,8 million de barils supplémentaires par jour.La ministre française de l'Économie, Christine Lagarde, affirmait lors du G7 Finance il y a 10 jours que les sept pays les plus industrialisés de la planète souhaitaient aussi que l'OPEP augmente sa production pour «faire face à une demande pétrolière dont on n'a pas de raison de penser qu'elle aille en diminuant».Même message au Centre for Global Energy Studies (CGES), un « think tank » londonien : «Pour faire se replier les prix, il faut que les membres de l'OPEP mettent plus de pétrole sur le marché pour permettre aux stocks commerciaux de se reconstituer.» Mais l'OPEP, si elle se dit «inquiète» du niveau des prix, assure que le marché est bien approvisionné et que les stocks de brut des pays industrialisés sont supérieurs à leur moyenne des cinq dernières années.Elle renvoie la responsabilité de l'envolée du prix du baril aux spéculateurs, aux capacités insuffisantes de raffinage, aux problèmes géopolitiques au Proche-Orient et aux fluctuations du dollar.Un discours relayé par un certain nombre d'experts: «Si l'OPEP augmentait sa production, les prix ne baisseraient pas forcément», affirme Thierry Lefrançois, économiste spécialisé dans les matières premières chez Natixis.«Nous avons un marché qui est dans la surenchère, qui parie sur le moment où on va franchir les 100$, mais il n'y a pas de changements fondamentaux par rapport à il y a quelques mois, quand on était à 70$ le baril», ajoute-t-il.En août, le baril oscillait encore autour de 70$.Il a dépassé 96$ pour la première fois mercredi.«Quel meilleur investissement aujourd'hui que le pétrole ?» interroge M.Lefrançois.«Les Bourses ont baissé, les taux d'intérêt aussi, donc les obligations deviennent moins intéressantes, et si la Réserve fédérale américaine a baissé ses taux, c'est qu'on est sur une tendance baissière de croissance américaine.Parallèlement, il y a beaucoup de liquidités sur le marché», qui se retrouvent placées sur relativement peu d'actifs, explique-t-il.La chute de près de 10$ du brut au mois d'août, au début de la crise financière, illustre selon lui le poids des spéculateurs: «Les fonds d'investissement se sont retirés» à ce moment-là, craignant une récession, avant de revenir massivement sur le marché.D'autant qu'en période d'incertitude économique, l'or noir est devenu une valeur refuge, à l'instar de l'or, et surtout le moyen de se couvrir face à la baisse du dollar.Un avis partagé par Pierre Terzian, de la revue Pétrostratégies, pour qui «le marché est totalement dominé par les financiers ».Le risque de pénurie ne peut justifier les prix actuels, selon lui, car la capacité de production non utilisée de l'OPEP était en 2005 de seulement 0,5 million de barils par jour (mbj), et qu'elle est aujourd'hui de 3,5 mbj, «soit sept fois plus alors que les prix ont doublé».L'offre, la géopolitique et la spéculation jouent tous dans le sens d'une hausse, résume David Kirsch, du cabinet PFC Energy, même si pour lui l'approvisionnement du marché «ne justifie pas un baril à 100$».Flambée du pétrole : à qui la faute?Le risque de pénurie ne peut justifier les prix actuels, selon plusieurs analystes PHOTO KIM KYUNG-HOON, REUTERS Comme l'once d'or est libellée en dollars, le pouvoir d'achat des investisseurs hors zone dollar s'en trouve accru, ce qui stimule la demande."]
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