La presse, 19 novembre 2007, C. Arts et spectacles
[" SAVIEZ-VOUS QUE DANACTIVE AIDE À RENFORCER LES DÉFENSES NATURELLES DE VOTRE CORPS?COMMENCEZ CHAQUE JOURNÉE AVEC DANACTIVE ET PRENEZ SOIN DE VOUS! Visitez danactive.ca.3523126A Patrice Désilets, le réalisateur du jeu Assassin's Creed, est né en 1974.C'est dire qu'il est venu au monde en même temps que les jeux vidéo sans savoir qu'ils feraient un jour sa bonne fortune et sa renommée.Portrait d'un crack créatif qui aime par-dessus tout.le théâtre.NATHALIE PETROWSKI Il n'y a pas eu de roulement de tambour, mais les caisses enregistreuses ont sonné souvent, jeudi dernier, pour la sortie d'Assassin's Creed, le nouveau jeu vidéo produit par Ubisoft pour la troisième génération de consoles.Au milieu de cette ruée tapageuse, un jeune homme de 33 ans, pas très grand, cheveux blonds, regard moqueur, affrontait la journée avec le calme d'un moine bouddhiste.Son nom?Patrice Désilets.Son rôle ?Maître de jeu et réalisateur d'Assassin's Creed.À quoi peut bien penser un type qui vit et travaille dans l'univers virtuel depuis 10 ans?C'est ce que je me suis demandé en m'enfonçant dans les interminables couloirs d'Ubisoft, boulevard Saint-Laurent, la semaine dernière.Patrice Désilets m'attendait devant un écran plasma, la manette à la main, prêt à m'entraîner en 1089 pendant la troisième croisade pour me présenter son héros, un dénommé Altaïr, membre des Assassins, une secte qui a réellement existé et à qui on doit l'invention du meurtre politique.Mais, à vrai dire, ce qui m'intéressait, c'est comment un jeune Québécois de 33 ans, né à Saint-Jean-sur-Richelieu, fils du mathématicien et directeur de cégep Jacques Désilets et de Luce de Bellefeuille, la directrice générale du Secrétariat à l'adoption internationale, comment ce purelaine, produit de la génération Passe-Partout, a pu concevoir un monde à des années-lumière de sa petite réalité.«Je me suis souvenu d'une lecture quand j'étudiais en lettres à Édouard-Montpetit, répond-il.C'était sur les sociétés secrètes du Moyen Âge.J'ai appris que ces sociétés avaient inventé le mot «hashshashin» probablement parce qu'ils fumaient du haschisch, qui a fini par devenir «assassin ».C'était des chiites musulmans dont les cibles étaient politiques.Ils ne visaient jamais la population.Ils étaient à la fois agents doubles, Robin des bois, justiciers masqués, mais toujours à la recherche d'une liberté qui à l'époque était très mal vue.» Il y a quatre ans, à la suite du succès mondial du jeu Prince of Persia que Desilets a réalisé avec son équipe, la direction d'Ubisoft lui a confié un mandat tout simple : produire un jeu d'action pour la troisième génération de consoles.Rien de plus.Désilets avait carte blanche pour imaginer le concept et la vision du jeu mais savait qu'il venait d'hériter d'une lourde responsabilité.«Mon métier à moi, c'est d'abord de dire quelque chose.Nos jeux sont joués par des millions de gens.Aussi bien en profiter pour leur passer des messages.Mon personnage, par exemple, doit réaliser neuf assassinats qui vont le pousser à se poser des questions, sur le bien et le mal.En principe, il élimine des méchants, mais en le faisant, il n'est pas mieux qu'eux.J'ose espérer que cela fera réfléchir les joueurs.» Des millions pour un jeu théâtral Désilets est arrivé aux jeux vidéo un peu par hasard.Au cégep, il était de tous les matchs d'impro et passionné par le théâtre.À l'Université de Montréal, il s'est dirigé en cinéma en rêvant de réaliser un jour son Cinéma Paradiso (son film préféré à vie) ou alors de poursuivre dans la lignée des Truffaut, Coppola et Scorsese.Quand il a su qu'Ubisoft s'installait au Québec, il a posé sa candidature.À l'époque, l'entreprise comptait 10 employés.Elle en compte 1700 aujourd'hui.Désilets se souvient que sa blonde de l'époque ne comprenait pas la raison d'être de son travail.«Elle croyait que les jeux vidéo se faisaient tout seuls.Qu'ils n'étaient qu'une simple cartouche.» Aujourd'hui, quand de jeunes gamers l'approchent, Désilets leur prodigue un seul conseil: allez au théâtre le plus souvent possible.«Le jeu vidéo est très théâtral; en ce sens, le théâtre nous enseigne un tas de choses sur la scénographie, la musique, le rapport au temps et sur le côté immédiat et interactif avec le public.» Si le jeu vidéo descend du théâtre, ses budgets, eux, se comparent à ceux du cinéma, et pas nécessairement du cinéma québécois.Un jeu comme Assassin's Creed coûte plus d'une dizaine de millions à réaliser.Au plus fort de sa production, il monopolise les efforts d'une équipe d'environ 160 techniciens et artisans.«Moi, je peux recréer une ville au complet, ce qu'aucun cinéaste québécois n'a les moyens de faire, affirme Désilets.Et puis, la beauté du jeu vidéo, c'est qu'il est un condensé de plein de métiers aussi bien artistiques que techniques.» Le jeu vidéo a peut-être plus de moyens que le cinéma, mais il obtient moins de reconnaissance, même si un jeu comme Assassin's Creed se vendra à plus d'exemplaires qu'un DVD de Denys Arcand ou qu'un CD de Céline.Patrice Désilets ne s'en porte pas plus mal.Il revient d'une tournée en Europe et en Australie, en passant par Los Angeles et New York où il a rencontré des journalistes de Newsweek et de Playboy.Il leur a fait part de son rêve de créer un jeu d'action qui se déroulerait dans le milieu de la musique à Montréal.Mais avant, il se prépare à l'arrivée d'un nouveau bébé.Il sait déjà que ce sera une petite fille prénommée Alice et que sa naissance sera tout.sauf virtuelle.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : nathalie.petrowski@lapressse.ca PATRICE DÉSILETS L'assassin jouait au théâtre PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © À 33 ans, Patrice Désilets vit et travaille dans l'univers virtuel depuis 10ans.« Le jeu vidéo est très théâtral ; en ce sens, le théâtre nous enseigne un tas de choses sur la scénographie, la musique, le rapport au temps et sur le côté immédiat et interactif avec le public.» Le contrat de Jean-Luc Mongrain à TQS se termine à la fin du printemps 2008.Pendant ce temps, les mauvaises nouvelles se succèdent pour TQS.Le réseau est déficitaire.Ses propriétaires (Cogeco à 60% et CTVglobemedia à 40%) ont engagé Marchés mondiaux CIBC pour «examiner les choix stratégiques » qui s'offrent à eux.La vente en fait partie.PAUL JOURNET Le 30 octobre, 40 postes ont été supprimés à TQS.Et de grosses dépenses sont à prévoir.Le CRTC a commandé aux réseaux de passer de la télédiffusion analogique à la numérique d'ici 2011.Un virage qui pourrait coûter entre 20 et 30 millions à TQS.Le principal espoir de TQS: que le CRTC accepte de verser aux chaînes généralistes les redevances d'abonnement des câblodistributeurs, actuellement réservées aux chaînes spécialisées.«Oui, on ne fait plus d'argent, lance l'animateur.Je sais qu'on est à vendre.Mais je sais aussi qu'il reste une place pour cette antenne, si elle continue à persister dans son créneau.» Reste que l'édifice de TQS faiblit.Comment un de ses piliers entrevoit-il son avenir ?Tentants, les gros budgets des compétiteurs, ou la retraite dans son ranch de North Hatley?«J'ai une clause de non-négociation dans mon contrat, répondil.Alors, personne ne m'a rien proposé.Et si c'était le cas, ils seraient tombés sur mon répondeur.Dans ma carrière, on ne m'a jamais offert d'emploi.C'est toujours moi qui me proposais.» Quand vient le temps de parler de ses projets, Mongrain reste sibyllin.«Des projets ?Comme mon contrat se termine bientôt, ce serait inapproprié d'en parler.Tout est possible.Mais, chaque matin, je suis toujours aussi content de me rendre travailler à TQS.» Plus tard, il assure: «Si l'acquéreur (de TQS) me dit : aurevoir Mongrain, on fait un quiz, je n'ai aucun problème.Aucun.Ce sera aurevoir.Je retournerai chez nous très heureux.De toute façon, je n'ai jamais eu de plan de carrière.» Tout juste se contente-t-il de dire qu'il ne songe pas à remettre sur pied sa maison de production, Ostar.Quel avenir pour TQS et Jean-Luc Mongrain ?>VoirMONGRAIN en page 3 ARTS ET SPECTACLES www.cyberpresse.ca/arts ACTUEL LE PETIT REPORTEUR SOUFFLE SA PREMIERE BOUGIE PAGE 8 Michael Augendre et Julienne Guihard HOLLYWOOD LES AUTEURS VEULENT LEUR PART DU GÂTEAU PAGE 3 ARTS ET SPECTACLES TRIO SALON DU LIVRE LE PRIX FLEURY MESPLET À CLAUDE CHOQUETTE Près de 60 ans de travail dans le milieu de l'édition, ça se célèbre.Vendredi soir devant ses pairs, Claude Choquette a reçu le prix Fleury-Mesplet pour souligner son «rôle de pionnier dans l'exportation d'ouvrages publiés par les maisons canadiennes d'expression française et la vente de droits à l'étranger ».M.Choquette a d'abord travaillé pour l'imprimerie familiale et ensuite pour les éditions Richelieu et Héritage, notamment.Il est le fondateur de l'Agence Montréal-Contacts, une agence littéraire spécialisée dans la vente de droits à l'étranger.C'est grâce à lui si Le matou d'Yves Beauchemin a été traduit dans une vingtaine de langues.Enfin, mentionnons que le prix Cécile- Gagnon a été remis à Luc Melançon pour Ma drôle de ville (Dominic et Compagnie) et Hada Lopez pour Pédro Libertad (Éditions De la paix), tandis que la Société des écrivains francophones d'Amérique a remis son prix de poésie à Jacques Brault, auteur de L'Artisan (Éditions du Noroît).À NE PASMANQUER Cette dernière journée au Salon fait la part belle aux enfants, auxquels pratiquement toutes les activités sont destinées.Dans le lot, nous vous suggérons Mélanie Watt et son gros matou Chester (10h, Grande Place), l'animation autour du roman Une terrifiante histoire de coeur de Carole Tremblay (12h30 au Carrefour), L'heure du conte avec Félicité la fée, qui lira La petite frousse de Passepoil (12h30, Grande Place), les classiques de la magie présentés par Marc Trudel (12h au Carrefour).Enfin, cette curieuse conférence interactive sur l'art de câliner proposée par les Éditions Embrasser la vie ( !) à 13h30, au Carrefour.QUELQUES SÉANCES DE DÉDICACES AUJOURD'HUI > Emmanuel Aquin de 11 h à 15 h > Philippe Béha de 10h à 12h > AlainM.Bergeron de 10h à 12h > India Desjardins de 13h à 15 h > François Gravel de 10h à 11h30 > Annie Groovie de 9h à 12h, 13h à 16h >Midam de 13h à 15 h > Gilles Tibo de 11 h à 12h, 13h à 14h Annie Groovie, auteur des livres pour enfants Délirons avec Léon.PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE CLAUDE GINGRAS CRITIQUE Programme français.Raretés de Debussy et de Lalo.Basson en vedette.Il faut chercher là, ou ailleurs, la (ou les) raison(s) de cette salle presque comble - donc, près de 300 personnes -, chose inhabituelle à Musica Camerata Montréal.Les deux principales oeuvres au programme, pour piano, violon et violoncelle, étaient le charmant Trio de jeunesse de Debussy et l'ambitieux troisième et dernier Trio de maturité de Lalo.Une préparation insuffisante et la légendaire intonation douteuse du violoniste Luis Grinhauz (le directeur de MCM) ramenèrent le Debussy à un exercice négligeable, ce qu'il n'est pas.Et Mariève Bock n'exprima qu'à moitié ce que dit le violoncelle au mouvement lent.La situation s'améliora dans le Lalo: précision rythmique dans le complexe Presto, justesse du violon en partie retrouvée.Les musiciens ont quand même bien fait de nous épargner la reprise du début.Le jeu nuancé et virtuose de Stéphane Lévesque, bassonsolo de l'OSM, donna du relief au Quatuor du petit maître François Devienne.Comique au grave, menaçant à l'aigu, l'instrument sonna tel que le souhaite Saint-Saëns dans son ultime op.168.Mention très spéciale à Berta Rosenohl (l'épouse du directeur).Pianiste forte, sensible et présente, elle est l'âme véritable de MCM.Le concert était donné à la mémoire de l'avocat, mélomane et mécène Murray Lapin, en présence de sa veuve, Pearl.MUSICACAMERATAMONTRÉAL.Samedi soir, Redpath Hall de l'Université Mc Gill.Programme: Quatuor pour basson et cordes en si bémol majeur, op.73 no 3 - Devienne Trio pour piano et cordes en sol majeur (1879-80) - Debussy Sonate pour basson et piano en sol majeur, op.168 (1921) - Saint-Saëns Trio pour piano et cordes no 3, en la mineur, op.26 (1879) - Lalo CLASSIQUE Inégale Camerata DANIEL LEMAY Après les prix, les stars et les files d'attente, après les chicanesd'auteurs et lesdivergences sur la convergence, après les forums sur l'industrie et les tables rondes sur lapoésie, après l'incommensurablebla-blade lamachine, une fois le salon vide, il y a le livre.Le roman qu'on achète, la BD qu'on emprunte, le livre de recettes malgaches reçu en cadeau.On les lira, par secousses ou d'une traite, dans sa chambre ou au salon, dans le métro ou au boulot.Pour se convaincre de sauver le monde ou se sauver de lui, pour apprendre, comprendre, se détendre.Pour tripper, rêver, s'insurger ou se pâmer.Pour essayer de voir où on est rendu et où tout ça s'en va.D'un bord, des milliers de titres, de l'autre, des millions de têtes et de coeurs : chacun rencontre sa chacune, comme on dit.Et quand, derrière la couverture et les bandes promo, apparaît la première page, l'affaire devient éminemment personnelle : c'est moi et mon livre, vous et le vôtre.Et nous ne lisons peut-être pas le même titre.Je viens de passer cinq jours au Salon du livre.Combien de titres ai-je vus?Deux mille?cinq mille?je ne sais pas.Tout en faisant mon travail sur ce qu'on appelle «l'ambiance», je cherchais des livres sur les livres, job oblige, et des livres sur les chevaux, mapassion avouable.Dans lapremière catégorie, j'ai trouvé - et lu, les matins, avant l'ouverture du Salon - Bouquiner, «autobiobibliographie » d'Annie François, parue au Seuil en 2001; un cas lourd de dépendance, qui peut aider à se définir comme lecteur: consommateur?maniaque?prêt pour le divan du Dr Freud?Côté chevaux, une couverture a attiré mon attention, vendredi, celle d'un «conte villageois» de Normand Cliche, un ancien policier (chez Guy Saint-Jean éditeur).J'ai demandé à l'auteur (bâti comme un percheron) si les chevaux tenaient un véritable rôle dans son histoire ou si la couverture, comme c'est souvent le cas avec la noble bête, n'avait d'autre but que d'accrocher les regards.Il m'a dit: «Si vous aimez vraiment les chevaux, vous allez brailler.» Et j'ai tiré Le diable par la crinière jusqu'à la caisse (28$) : payez maintenant, braillez plus tard.Bon titre, Le diable par la crinière : on sent le cheval pas loin.Art difficile que celui du titre.Parfois, il est tout à fait explicite - Manuel à l'usage des filles qui auraient dû dire non (Lisa Azuelos, Picturus), parfois il semble l'être mais envoie sur de fausses pistes comme Delicatessex (Guy Trédaniel) : on pense à des ébats dans les cuisines d'une charcuterie hébraïque alors qu'il s'agit du «meilleur de l'amour avec l'énergétique chinoise ».Un numéro 6 pour deux?Non.Il y a les titres pétés - Il manque aux humains un prédateur, carnet d'artiste de Dominique Desbiens aux 400 coups - et les titres de recueils de poésie qui n'ont rien à voir, mais pas toujours : Reculez falaise de Louis- Jean Thibault (Le Noroît) a voulu faire le lien entre poésie et géographie.Voyez aussi le bon mot-valise - Esclavardage, roman à quatre mains de la Néo-Calédonienne Arlette Peirano et de la Québécoise Louise Fournier - et le mauvais titre-calembour: Racines familiales de la «mal a dit », vu je ne sais plus trop où.Et vous avez les beaux livres, certains rien qu'en images ou presque, d'autres, les meilleurs, conjuguant l'excellence dans le fond et la forme.Deux must absolus, selon les intérêts, et les deux sont des produits d'ici.D'abord La nouvelle encyclopédie des antiquités du Québec de Michel Lessard, «le plus beau livre et le plus important » des 50 ans des Éditions de l'Homme, nous dit l'éditeur Pierre Lespérance.On le croit, et pas cher du tout à 125$ (un gros roman vous en coûte 40 et plus.).L'autre, c'est un Musée dans la ville de Georges-Hébert Germain, l'histoire absolument passionnante du Musée des Beaux-arts de Montréal qui, jusqu'à un certain point, retrace l'évolution de la relation de la société québécoise à l'art.Le MBA, pas mal au-dessus de ses affaires comme éditeur, il semble, n'a pas jugé bon de placer ce livre au Salon.Salon qui finit aujourd'hui, on le sait: vous êtes-vous «greyé» pour les Fêtes ?Pour moi, il peut tomber 12 pieds de neige: j'ai un roman, un essai et un livre d'histoire.D'abord le dernier Arturo Perez-Reverte, Le peintre de batailles (Seuil) ; «vous allez vous faire brasser », avertit Michel Bouchard, responsable de la «valise» littérature chez Dimédia.J'ai la traduction française de The Long Tail (La longue traîne, Éd.Logiques) de Chris Anderson, rédac-chef de la revue Wired et l'un des grands penseurs de la nouvelle économie; une question me travaille : pourquoi l'édition québécoise est-elle si en retard dans ce champ?Enfin, et je vais essayer de ne pas le dévorer avant le temps, Une histoire de l'alphabet - La vie secrète des lettres de David Sacks (Éd.de l'Homme).Avec ce merveilleux bouquin - pourquoi le K est-il symbole de la répression communiste?- entre Noël et les Rois, je vais pouvoir me prendre, comme bien d'autres cette semaine, pour un homme de lettres.ET IL Y A LE LIVRE.PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE © D'un côté, des milliers de titres; de l'autre, des millions de têtes.Le 30e Salon du livre se termine aujourd'hui après avoir établi un record d'affluence.Mais il s'en trouve encore pour soutenir que le livre se meurt.Le Salon se termine aujourd'hui, on le sait : vous êtes-vous «greyé » pour les Fêtes ?Pour moi, il peut tomber 12 pieds de neige : j'ai un roman, un essai et un livre d'histoire. 3516666A HURTUBISE concours «Les best-sellers de la saison» Remplissez le bulletin de participation et répondez aux deux questions relatives aux romans de Nicole Fyfe-Martel et de Jean-Pierre Charland.Une bonne réponse = le coffret de la saga en question Deux bonnes réponses = les deux coffrets des sagas en question Un des 10 coffrets Hélène de Champlain Un des 10 coffrets de l'auteur Jean-Pierre Charland à Ga Gner Remplissez ce bulletin de participation et postez-le avant le 27 novembre 2007 (cachet de la poste faisant foi) à : Concours «Les best-sellers de la saison » 1900, rue Sherbrooke O., bur.200, Montréal, QC H3H 1E6 Répondez en cochant une case : Q1- Lors de son séjour en Nouvelle-France, dans quelle ville Hélène de Champlain était-elle logée ?.Trois-Rivières .Tadoussac .Québec Q2- Il devient Premier ministre du Canada en 1896, au moment où commence la saga des Portes de Québec.Honoré Mercier .Wilfrid Laurier .Robert Borden Nom Adresse App.Ville Code postal Tél.domicile Tél.travail Courriel Concours réservé aux 18 ans et plus.Fac-similés non acceptés.Valeur totale approx.2 000 $.Règlement complet à www.hurtubisehmh.com.3520694A «Mais un homme qui n'a pas de projet est un peu mort », précise- t-il ensuite.Alors, il n'a pas de projet ou il ne veut pas parler de ses projets ?Silence de quelques secondes.Nous sommes dans un café du Vieux-Montréal et Jean-Luc Mongrain continue de fixer son intervieweur.Ses yeux sont exorbités, ses pupilles sont toutes petites.Une combinaison pour le moins hypnotisante.On le laisse réfléchir.«Ah! soutenir le silence ! Je la connais, cette technique », blague-t-il.Même si l'homme reste très sympathique, un entretien avec Mongrain ne s'éloigne jamais de l'affrontement.Non seulement il a enfanté le courant des poseurs de «vraies questions», mais il sait aussi répondre ce qu'il veut, ou se poser lui-même les questions.Bref, un politic ien idéa l.À part pour son indocil ité, raconte-t-il.«J'ai déjà reçu des offres de tous les partis politiques, autant à Ottawa qu'à Québec.Bien sûr, je ne peux pas en parler.Et de toute façon, ça ne m'intéresse pas.Pas dans le contexte actuel.Je ne veux pas jouer ce jeu-là.Je veux dire ce que je veux quand je le veux.De toute façon, être député, c'est une illusion démocratique.Mais si on m'offre d'être le PM, alors j'accepte.» Les coûts de l'information C'est connu, le bulletin de TQS compte sur un budget relativement limité.Cette position d'homme du peuple et de négligé semble plaire à Jean-Luc Mongrain, lui qui refuse de se définir comme un journaliste ou d'appartenir à la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ).«Entendons-nous.TQS est la télé (généraliste) qui coûte le moins cher à produire.On ne se pétera jamais les bretelles avec des correspondants étrangers.Ce n'est pas notre mandat.Mais on reste dans la course.Notre bulletin arrive deuxième dans les cotes d'écoute.» L'animateurassure n'avoir jamais changé son style pour gagner cette course.Ni exagéré son personnage, même dans le contexte très compétitif qui sévit actuellement.«Je suis moi-même, tout simplement, corrige-t-il.Il n'y a de personnage.Je ne fais pas de télévision, je suis à la télévision.» ARTS ET SPECTACLES NICOLAS BÉRUBÉ HOLLYWOOD \u2014 Les auteurs de séries télé et de films ne sont pas les gens les plus rebelles qui soient.Et c'est pourquoi ils sont dans la rue présentement.«Nous aimons notre travail, et nous avons tendance à croire que les studios apprécient ce que nous faisons, explique Sam Brookman, un auteur en grève.Mais il y a des limites à se faire avoir.Nous avons atteint cette limite.» En grève depuis le 5 novembre, les 12 000 membres de la Writers Guild Association (WGA) veulent toucher une plus grande part des revenus générés par internet et par la vente de DVD.De leur côté, les studios affirment que le domaine des nouvelles technologies est trop imprévisible pour être encadré par des règles contraignantes.Les deux parties ont annoncé, vendredi dernier, que les négociations reprendront le 26 novembre.Mais en attendant qu'un règlement intervienne, la grève paralyse la production de séries télé et de films.Les émissions de fin de soirée animées par des comédiens et écrites par des équipes d'auteurs sont maintenant diffusées en reprise.Des séries télé, comme 24 et Desperate Housewives, sont sur la glace, car aucun scénario n'est prêt pour les prochains épisodes.Seu le l'a n imat r ice Ellen De Generes a continué d'enregistrer des épisodes quotidiens de son émission, s'attirant ainsi les foudres de la WGA.La production de films, quant à elle, n'est pas encore touchée, les studios ayant pris soin de faire le plein de scénarios avant le début de la grève.Pour Randolph Caldwell , auteur en grève qui a notamment travaillé pour l'émission Judging Amy, les studios ne réussissent à tromper personne quand ils affirment qu'internet est trop imprévisible pour générer les mêmes redevances que la télé.«Tout le monde sait que l'avenir est dans le web.Si nous ne nous battons pas maintenant pour un traitement équitable, nous allons en souffrir pour le restant de nos vies », a-t-il expliqué devant les studios Universal , à Hollywood, où quelques centaines de grévistes s'étaient donné rendez-vous.M.Caldwell a également fait la grève en 1988, durant 22 semaines.«À l'époque, les chaînes câblées comme HBO et Fox venaient de voir le jour.Nous avons accepté de leur laisser une chance et de facturer à peine 20% des redevances habituelles.Aujourd'hui, ces chaînes sont devenues des géants, et nous en payons le prix\u2026 » M.Caldwell ne serait pas surpris que la grève dure jusqu'en mars ou avril.«Les studios ont fait le plein de scénarios avant la grève, alors ils peuvent vivre là-dessus un bon moment.Du côté des auteurs, le moral est bon.Les gens ne se battent pas pour du luxe, mais pour des principes.Tout le monde comprend ça, et je pense que le public le comprend également.» Des acteurs appuient les auteurs Mardi, une centaine d'acteurs de séries télé sont venus appuyer les auteurs en grève.On pouvait y voir notamment Matthew Perry de la série Friends, Ray Romano de Everybody Loves Raymond et Oscar Nunez de The Office.Joe Dietl, acteur dans diverses séries télé, a expliqué que le pourcentage que touchaient les auteurs est «ridicule».«L'entreprise qui imprime la pochette d'un DVD touche une meilleure commission que l'auteur qui a écrit le scénario! dit-il.À un moment donné, il faut que les studios réalisent qu'ils ne peuvent pas se moquer des auteurs impunément\u2026» Son ami Eric Stonestreet explique que les acteurs, regroupés sous l'égide de la Screen Actors Guild (12 0000 membres) doivent renégocier leur convention collective, qui prend fin en juin 2008.Un échec des auteurs minerait les chances des acteurs d'améliorer leur sort l'an prochain, dit-il, puisque les deux groupes ont des demandes semblables.«Les auteurs sont à la base du processus créatif, dit-il.Aujourd'hui, vous avez des auteurs qui s'associent à des acteurs et qui font des films qui se rendent jusqu'aux Oscars.Et il n'y a aucun studio là-dedans! Les studios ne peuvent vivre sans les auteurs, mais les auteurs peuvent vivre sans les studios\u2026» La grève de la Writers Guild Association se poursuit Les auteurs luttent pour leur part du gâteau «L'entreprise qui imprime la pochette d'un DVD touche une meilleure commission que l'auteur qui a écrit le scénario ! s'indigne l'acteur Joe Dietl.À un moment donné, il faut que les studios réalisent qu'ils ne peuvent pas se moquer des auteurs impunément\u2026 » Quel avenir pour TQS et Jean-Luc Mongrain ?MONGRAIN suite de la page 1 PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE © Le bulletin d'information de TQS, animé par Jean-Luc Mongrain, arrive au deuxième rang des cotes d'écoute.TÉLÉSCOPE DE SOPHIE PAQUIN DIMANCHE VLOG TVA 21h51 645 000 La grande popularité de You Tube sur l'internet ne s'est pas traduite en cotes pharaoniques pour le magazine Vlog, sorte de revue du contenu télé que l'on trouve sur le web, animée par Dominic Arpin et Geneviève Borne.TVA, dont la patience est légendaire, a même décidé de «tirer la plogue» de Vlog, comme on dit.La dernière de Vlog, donc, est prévue pour le dimanche 2 décembre.LUNDI LE TVA 18H TVA 18h 1202 000 Il arrive certains soirs que le bulletin d'information de TVA soit dans le top 3 des émissions les plus regardées, comme mercredi dernier.Avec 1 204 000 auditeurs, Les Boys, la série no 1 un de Radio-Canada, font à peine mieux à 21h que le bulletin de Pierre Bruneau (à Montréal).Et que dire du Téléjournal 18h, toujours à Radio-Canada, sinon que les téléspectateurs sont quatre fois moins nombreux à le regarder (310 000 ce soir-là).BAZZO.TV Télé-Québec 22h 13 000 Les choses ne s'arrangent pas pour Marie-France Bazzo, dont le magazine quotidien continue d'enregistrer certaines des pires cotes de la télé généraliste aux heures de grande écoute.Au moins, à Télé-Québec, il y a les reprises pour compenser un peu.L'autre émission animée par Mme Bazzo, Il va y avoir du sport, le vendredi à 19h30, fait beaucoup mieux (autour de 80 000).Peut-être une question de case horaire.MARDI LES HAUTS ET LE BAS SRC 21h 514 000 Il faut se rendre à l'évidence: malgré toutes ses qualités, la série écrite par Richard Blaimert n'a pas fait de nouveaux adeptes cette année.Bien sûr, quelques curieux sont venus faire un tour en début de saison, mais les fidèles forment toujours un noyau d'un demi-million de téléspectateurs.JEUDI KABOUM Télé-Québec 18h 196 000 L'épicerie Bordeleau et son étrange galerie de personnages ne manquent pas de clients.Joli succès pour cette émission jeunesse de Télé-Québec.La quotidienne flirte toujours et dépasse souvent les 200 000 auditeurs.Il faut croire que beaucoup de Québécois mangent devant le petit écran, car c'est à l'heure du souper que Télé-Québec enregistre ses meilleurs scores.ÉMISSION TÉLÉ SPECTATEURS À RETENIR Pierre Bruneau Eloi Cousineau (Riù) dans Kaboum 3517016A ARTS ET SPECTACLES VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION LUNDI 19 NOVEMBRE Kif-kif L'union fait la force Le Téléjournal Virginie / Rivest s'évite le pire.Rumeurs / Hélène fait des choix.L'Auberge du chien noir / Jérôme trouve qu'Anaïs est difficile à comprendre.Les Boys / Stan est inquiet.C.A./ Sarah fréquente un nouvel homme.Le Téléjournal La Zone Le TVA 17 heures Le TVA 18 heures Le Cercle Les Gags Le coeur./ Interview de Megan Annie et ses hommes / Josée reçoit par mégarde un courriel suspect.Dr House / House s'occupe d'une patiente victime d'insomnies chroniques.Le TVA 22 heures Denis Lévesque Le Grand Journal (16:30) Flash / Bernard Pivot, Mary Higgins Clark La magie de Criss Angel Loft Story CSI: NY Pourquoi?avec Jean-Luc Mongrain / Céline Dion et René Angelil Le Journal du soir 110% (22:45) Loft Story Cornemuse Toc Toc Toc Kaboum Ramdam Méchant Contraste! Ça manque à ma culture / Vincent Vallières Atomes et Neurones / Le cycle de la vie - Apprendre tout au long de la vie Questions de société / L'art de vieillir Bazzo.TV / Alain Lefèvre Ça manque à ma culture / Vincent Vallières Histoire de famille / La Québécitude The Simpsons Arrested.CBC News at Six Coronation.Fashion File Dragons' Den Intelligence The National The Hour Dr.Phil CTV News Access H.e Talk Dancing with the Stars Corner Gas CSI: Miami CTV News CTV News .(16:30) National News House & Home ET Canada E.T.House Heroes Journeyman ET Canada Open Homes Family Feud .Millionaire .Crosswords ABC News .Raymond Will & Grace Dancing with the Stars Samantha.The Bachelor Sex and the City Nightline Dr.Phil News CBS News E.T.Met.Mother The Big Bang 2 1/2 Men Rules of.CSI: Miami News Late.(23:35) First at Five 5:30 Now News NBC News Jeopardy Wheel of.Chuck Heroes Journeyman Tonight (23:35) Caillou Fetch! BBC News Bus.Report The Newshour Antiques Roadshow / Unique Antiques Athens: The Dawn of Democracy World News Charlie Rose Maya, Miguel .Old House The Newshour World News Profile Bus.Report American Justice Cold Case Files CSI: Miami Intervention The First 48 / Deux émissions Anne.la maison aux pignons.Moi et l'autre Moi et l'autre C'est juste de la TV Grands Spectacles / Le Rossignol Grands Spectacles - Hosanna Imagine IMAGINE (22:50) SUMMER (6) (16:00) Street Legal What a Circus Dancing.Christopher House Kenny Loggins Tribute on Ice - 2004 Opium Law & Order Alerte aux virus / .la variole 100 farces Fou! Fou!.Biographies / Tiger Woods Toxique / Le cancer attend.Alerte aux virus / .typhus noir 72 heures chrono / Délire Vidéo Patrouille COUP DE FOUET EN.(16:35) LES GIRLS LE CONFORMISTE SANS PITIÉ (21:50) .(23:40) How it's Made The Greatest Ever / Weapons Daily Planet Myth Busters / .Subwoofer Dirty Jobs / Alligator Egg.Canada's worst Driver Daily Planet Sensations Floride .à table Soif, voyage Bouffe en cavale Cap sur la Catalogne Ni Hao.Chine! Hôtels des Bahamas Beauté du monde Zack (17:08) .(17:34) Zoey 101 .Sadie .so Raven READ IT AND WEEP (5) avec Kay Panabaker .Fhil.Future .Survival Cory.Zack, Cody Life.Derek Friends / Deux épisodes King of.Hill The Simpsons Two and a Half Men House K-Ville TMZ Family Guy Seinfeld Scrubs La petite maison dans la prairie Journal de.Kaamelott Rome / Néron Chasseur de mystères / Barrage The Unit: commando d'élite Docu-fiction / La révolution russe en couleur JAG Disasters of the Century CSI: New York Lost Worlds / Knight's Templar Trapped / The Day the World.CSI: New York Crime Stories / The Vampire.Max 80 French.Style de star Max Musique Top5.anglo Top5.franco L'Index.Le Temple.Sex Pistols \"Never.Bollocks Les 101 stars à leurs débuts Info Max Max Musique Plus sur commande Top5.anglo Top5.franco Presque top5.M.Net Info Plus Pop! .des clips Rock De Babu Pimp.char Lutte et.Danger SPAM Tempesta d'amore Sino Montreal Ni Hao La Bella Vita Will & Grace 101 Even Bigger Celebrity oops Love.Heir Child Star.K-Ville E! News Late.(23:35) Le Téléjournal RDI en direct Dominique Poirier en direct .enjeux de l'aéronautique Le Téléjournal Commission.Le National Le Téléjournal Le destin de Lisa Les Experts Sue Thomas, l'oeil du FBI Secrets d'héritage Justice à Boston C.S.I.: Miami Le destin de Lisa CRINQUÉ LE HÉROS DE TOUT LE MONDE BIG LOVE JOHN FROM CINCINNATI SHADOWBOXER .(23:40) Lexx Andromeda Doc Regenesis Trailer Park.Billable Hours Saving Grace CSI: Crime Scene Investigation Tékitoi La Quête .Choux .Princesse Panorama Le temps des biomaitres RENDEZ-VOUS (4) avec Juliette Binoche, Lambert Wilson Planète Country / Paul Dwayne Jon & Kate Plus 8 / Deux émissions Little People, Big World / Deux émissions Jon & Kate Plus 8 Kids by the Dozen Little People, Big World Le Spin (16:00) Les Simpson Naruto Chaotic Bakugan 6TEEN / Deux émissions Les Simpson Henri pis.Les Décalés.South Park La Clique Star, Boucher .monde veut prendre sa place .(17:55) Journal FR2 Toute une histoire Immersion totale / À la Cour d'assises de l'Aube / Maison.(21:45) La Croisée.Partir.idées Le Journal .Cabaret Délivrez-moi de mes kilos Manon.Le défi santé.Interventions miracles Sur le chemin des étoiles Bosse.noces Des idées.Décore ta vie Airoldi.la cigogne Le défi santé.Académie.Pirouettes Parents Avis Vert tendre Le Guide de l'auto Le Lab Boxe Rock .passions Arshitechs Baromètre 1res Vues .le trouble R-Force Smallville Une grenade?Frank, Girard .le trouble 70 Charmed Presserebelle.Degrassi.le trouble R-Force La porte d'Atlantis La porte des étoiles La Revanche .c'est fait Eureka Jericho La porte des étoiles Monstres mécaniques Hockey féminin des.(16:00) Sports 30 Hockey / Sénateurs - Canadiens Sports 30 Hockey / Canada - Russie Poker (16:30) .Connected Overtime Hockey / Sénateurs - Canadiens Sportsnet Connected CHL Hockey NFL.(16:30) Pardon the.Off the Record Sportscentre That's Hockey Monday Night Countdown Football / Titans - Broncos Sportscentre La fosse aux lionnes (23:45) 556 \u2014 67 180 \u2014 201 137 \u2014 \u2014 \u2014 9 9 17 h00 17 h 30 18 h00 18 h 30 19h00 19h 30 20 h00 20 h 30 21h00 21h30 22h00 22h 30 23h00 23h 30 BEV VD VDO 17 h00 17 h 30 18 h00 18 h 30 19h00 19h 30 20 h00 20 h 30 21h00 21h30 22h00 22h 30 23h00 23h 30 BEV VD VDO CBC CTV-M GBL-Q ABC CBS NBC PBS-P PBS-B A & E ARTV BRAV CD CinéPOP DISC EV FC FOX HI HIST MMAX MP E! MTL RDI S+ SE SHOW TFO TLC TTF TV5 VIE VOX VRAK RDS SPN TSN SRC TVA TQS TQc ALAIN BRUNET CYBERCULTURE L'Association canadienne de l'industrie de l'enregistrement (CRIA), qui défend les intérêts des multinationales de la musique, a réussi à fermer Demonoid, l'un des sites les plus actifs de téléchargement illégal sur l'internet.Jusqu'à quand?Des rumeurs de réouverture du fameux traqueur de fichiers Bit Torrent courent encore, mais on peut dire que Demonoid a été clairement envoyé au tapis\u2026 et pourrait ne plus se relever.La CRIA peut ainsi se targuer d'avoir modifié un tant soit peu cette image de paradis canadien du téléchargement non autorisé.La CRIA peut aussi se targuer d'être moins rude que la Recording Industry Association of America (RIAA), sa grande soeur américaine, moins culpabilisante pour les internautes qui ne sont pas poursuivis individuellement de ce côté de la frontière.Notre industrie de la musique préfère ainsi neutraliser les sites de téléchargement illégal, et ce, avec un certain succès, force est de le constater.De sérieux ennuis Demonoid avait été fondé par un mystérieux Serbe qui se fait appeler Deimos, que le ouï-dire (répandu sur plusieurs forums de discussion) tiendrait pour mort à la suite d'un accident de la route en septembre dernier.Quoi qu'il en soit, le traqueur avait connu de sérieux ennuis en juin dernier lorsque son hébergement hollandais, soit l'entreprise Leaseweb, a fermé les robinets sous la pression de l'organisme anti-piratage Brein.Demonoid a alors trouvé refuge dans notre 450, c'est-à-dire chez Netelligent Hosting Services, une entreprise de Laval qui a mis quelques mois à abandonner le célèbre traqueur de fichiers Bit Torrent.On se souviendra du rôle prépondérant de Demonoid dans l'épisode Harry Potter de juillet dernier (des centaines de pages en circulation avant le lancement du roman), alors que le monde de l'imprimé semblait découvrir ce que la musique vit depuis le tout début du millénaire.Entre le 25 et le 30 septembre, Demonoid a stoppé ses activités avant de les reprendre partout, sauf au Canada - les internautes d'ici pouvaient cependant accéder à ses services en faisant appel à des serveurs proxy, un stratagème connu.Or, les menaces proférées par la CRIA ont finalement convaincu Netelligent Hosting Services d'abandonner à son tour Demonoid il y a une dizaine de jours.Les administrateurs du traqueur rebelle devront trouver refuge ailleurs\u2026 ou suspendre définitivement leurs activités.Un gros traqueur Bit Torrent La chute de Demonoid est importante car il s'agissait d'un des plus importants traqueurs de fichiers Bit Torrent, soit un des plus importants systèmes d'échange non autorisé de la Toile depuis la croissance exponentielle de cette technologie.Ses fichiers torrents figuraient dans les principaux répertoires - Iso Hunt, BTJunkie, Mininova, etc.Selon le site Torrent Freak, Demonoid était le plus gros traqueur Bit Torrent derrière The Pirate Bay, avec plus d'un million de fichiers torrent répertoriés.Rappelons qu'un traqueur (tracker) sait reconnaître les pairs (peers) qui se trouvent dans l'essaim (swarm) d'internautes, c'est-à-dire ceux qui peuvent télécharger en amont un fichier ou un fragment de fichier afin qu'ensuite le demandeur puisse le reconstituer en aval dans sa banque de données.Ainsi fonctionne (grosso modo) la technologie Bit Torrent, mise au point en 2001 par l'Américain Bram Cohen.Le traqueur n'est pas directement impliqué dans le transfert de données et ne possède pas de copie du fichier.Il est un entremetteur, en quelque sorte.Près de 200 000 utilisateurs étaient devenus membres de Demonoid.Déclin des ventes de CD Après la condamnation spectaculaire de la mère de famille monopa renta le amér ica i ne Jammie Thomas pour 220 000$ US il y a quelques semaines, voici donc que l'industrie canadienne fourbit ses armes.En Europe, on ne niaise pas non plus avec le puck par les temps qui courent: les sites anglais TV Links et Oink.cd, qui faisaient l'objet d'un véritable culte parmi les internautes déviants, ont été fermés, et leurs administrateurs devront faire face à la justice.Pendant ce temps, le gouvernement canadien vient de publier une étude sur l'impact du téléchargement de la musique et de l'échange de fichiers P2P sur la vente de musique - cet hyperlien vous y mène: strategis.ic.gc.ca/epic/site/ippd-dppi.nsf/ en/h_ip01456e.html.En bref, cette étude conclut (entre autres choses) que l'échange non autorisé peut stimuler les ventes de CD plutôt que les freiner.Ce point de vue est d'ailleurs véhiculé depuis nombre d'années par moult observateurs de l'industrie de la musique.N'usons quand même pas de démagogie: le mode de consommation de la musique numérisée sur l'internet et (surtout ?) les outils de reproduction dont disposent les consommateurs sont les facteurs déterminants du déclin des ventes de CD.Fallait-il diaboliser Demonoid pour autant ?COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : alain.brunet@lapresse.ca Diaboliser Demonoid La chute de Demonoid est importante car il s'agissait d'un des plus importants traqueurs de fichiers Bit Torrent, soit un des plus importants systèmes d'échange non autorisé de la Toile depuis la croissance exponentielle de cette technologie.AGENCE FRANCE-PRESSE LA HAVANE \u2014 Cuba célèbre avec un grand gala le centenaire de la naissance du chanteur et compositeur Compay Segundo, légende du groupe Buena Vista Social Club avec lequel il était devenu sur le tard une vedette de renommée internationale avant de mourir, à l'âge de 95 ans, le 13 juillet 2003.«Nous fêtons les 100 ans de Compay comme cela lui aurait plu, avec beaucoup de musique et entre amis », a déclaré son fils aîné, Salvador Repilado, directeur de Buena Vista.Le gala était organisé dans la nuit d'hier à aujourd'hui sur les marches de Padre Pico, un site emblématique de Santiago de Cuba, où le célèbre musicien - de son vrai nom Francisco Repilado - naquit le 18 novembre 1907.Dans le cadre des festivités commémorant le centenaire de Compay Segundo, qui ont commencé il y a un an, un musée a été ouvert dans sa maison de Miramar, quartier résidentiel de l'ouest de La Havane, et un monument à sa mémoire sera dévoilé dans le cimetière Santa Ifigenia de Santiago de Cuba.Il y a une semaine, une collection de vêtements similaires à ceux que Compay aimait porter a été lancée: elle comprend des guayaberas (chemisettes en coton brodé blanches) et des pantalons en lin.La société cubano-franco-espagnole Habanos, qui a le monopole sur les cigares cubains, a présenté aussi 100 coffrets exclusifs contenant 150 havanes avec la mention «Centenaire de Compay».Cuba allume 100 bougies pour Compay Segundo 3517025A ARTS ET SPECTACLES PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE Tinariwen arrive à Montréal à point nommé.Alors que les premières neiges nous menacent, le blues désertique du groupe, si délicieusement articulé sur leur essentiel nouvel album, Aman Iman, provoque un coup de chaleur qui fait le plus grand bien.«Si j'ai envie de parler de politique?Pas du tout», répond, du tac au tac, le chanteur et guitariste Abdallah Ag Alhousseyni, avant d'ajouter qu'«aujourd'hui, c'est difficile d'éviter le sujet.Moi, je préfère toujours parler de notre culture et de notre musique, les choses que j'ai apprises dans ma famille.La politique ne nous a jamais été favorable\u2026» D'autant qu'aujourd'hui, après environ 10 ans de calme relatif, cette région du monde où vivent les Touaregs recommence malheureusement à s'enflammer.« Si tu veux mon avis, la situation du peuple touareg n'a jamais été réglée, dit Abdallah.Nous avons toujours été négligés par les États qui touchent à notre territoire.Des accords ont été signés il y a plusieurs années, mais ça n'a rien donné.Rien ne bouge, jusqu'à ce qu'il y ait à nouveau des troubles, comme c'est le cas ces temps-ci.» À défaut d'avoir un pays à lui, le peuple nomade vieux de 2000 ans espérait au moins qu'on honore les accords de paix paraphés au milieu des années 90 et qui ont mis un terme à la rébellion touareg.Une paix qu'espèrent toujours les membres de Tinariwen, qui la chantent d'ailleurs dans Aman Iman - L'Eau est la vie en langue touareg (tamachek).Aux questions de reconnaissance du peuple touareg, il faut désormais ajouter la délicate question de l'exploitation des ressources naturelles découvertes au pays des nomades - le pétrole et, plus récemment, l'uranium\u2026 Ainsi, depuis la création du groupe au début des années 80, Tinariwen encourage ses frères et joue les ambassadeurs d'une culture et d'une situation politique qui, depuis le début de cette année, connaît de nouvelles tensions dans cette région qui touche l'Algérie, la Libye, le Mali, le Burkina Faso et surtout, le Niger, théâtre de récents combats.Symbole de la liberté des nomades du Sahara, Tinariwen, formation à dimension variable (ils seront cinq au Club Soda vendredi soir prochain) a vu le jour dans les camps libyens, au début des années 80, où s'entraînaient le chanteur et guitariste Abdallah Ag Alhousseyni et ses compatriotes.Musiciens et militaires, ils ont joué de la guitare et de la mitraillette durant la rébellion touareg des années 90, tantôt pour donner du coeur aux troupes, tantôt pour défendre leurs positions face aux militaires du Niger ou du Mali.«Dans nos chansons, on parle de la situation au Touareg en général, de la vie difficile des nomades, explique Abdallah.C'est vrai, ce sont des chansons engagées, mais en même temps, on aborde d'autres thèmes.L'amour, la nature, l'éducation, tu vois?Comme on dit chez nous, on fait une musique «moderne», mais qui prend racine dans les rythmes traditionnels touaregs.Nous, on a adapté notre tradition aux guitares électriques.Notre musique invite à la danse, mais si tu connais les paroles, tu peux aussi écouter ce qu'on a à dire.» La musique du groupe offre un touchant contraste, qui n'est d'ailleurs pas l'apanage de la musique de ce peuple.Les Gitans - d'autres nomades - pratiquent aussi une musique festive aux textes graves.Le raï, son d'Algérie, invite à la danse en forçant souvent à réfléchir sur la condition humaine.Le troisième album de Tinariwen, riche en grooves berçants, en blues électrique poussé par les rythmes traditionnels assouf, présente ces deux tableaux.Dans notre confort québécois, on s'y abandonne, inconscients de la nostalgie et de la souffrance véhiculées par ces chants.«Mon peuple espère toujours que dans l'avenir, nous aurons un pays touareg.Grâce à la musique, je crois que nous jouons un rôle utile pour faire la promotion de notre cause, en représentant notre culture à travers le monde.C'est vrai que nous avons tous été militaires - et nous le sommes toujours - mais je crois que la communauté touareg a davantage besoin de nous en tant que musiciens.Je crois qu'aujourd'hui, nous apportons davantage avec nos chansons qu'avec nos armes.» Depuis cinq ans, les nomades musiciens de Tinariwen n'ont jamais cessé de voyager, quittant les sables du Sahara pour les aérogares et les chambres d'hôtel des villes où leur musique est appréciée.Pour eux, la musique est aussi une cause à défendre.Tinariwen, la musique d'une cause PHOTO REBECCA BLACKWELL, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS Le chanteur et guitariste Abdallah Ag Alhousseyni, du groupe Tinariwen, dont le blues désertique promet de provoquer un coup de chaleur vendredi soir au Club Soda.« Je crois qu'aujourd'hui, nous apportons davantage avec nos chansons qu'avec nos armes.» ALINE APOSTOLSKA COLLABORATION SPÉCIALE Elle doit son surnom de «papillon» au fait que ses pieds volent plus qu'ils ne dansent, mélangeant sur un tempo effréné rythmes gnawa, flamenco, jazz, musiques andalouse et saharienne, et hip hop.Lauréate d'un Bessie Award, enseignante dans plusieurs universités, la diva des claquettes arrive à Montréal.Roxanne Butterfly arrive en ville précédée d'une réputation longue comme la liste des scènes où elle et ses acolytes se sont produits, avec une maestria et un succès sans démenti.La «Coltrane des danseurs », «diva du tap-dance» et autre «papillon des worldbeats»: autant de qualificatifs dithyrambiques qui ont salué son exceptionnelle vitesse, sa souplesse, sa virtuosité.Mais ce qui constitue la singularité de sa démarche, c'est le mixage audacieux des musiques auxquelles elle a su adapter les claquettes.Mais d'où lui est venue cette idée iconoclaste?«Je suis une femme du Sud, dit-elle.Même après de longues années de vie et de travail à New York, je me sens méditerranéenne.Et à un moment dans ma vie, j'ai eu le besoin viscéral de retourner vers les musiques de mes origines.» Sa mère vient du Maroc et la culture de ce pays a fait partie de son éducation.En plus, quiconque connaît Toulouse sait combien la ville rose vibre aux influences de l'Espagne, géographiquement et historiquement si proche.Maroc du sud-Maroc du nord-Espagne: tel est ainsi devenu le triangle d'or de Roxanne Butterfly.Après des années à New York comme danseuse des Original Hoofers, comme enseignante recherchée et aussi comme chorégraphe pour de nombreux films, elle marqueuntempsd'arrêt et de recherche.«J \u2018ai eu besoin d'un retour aux sources, raconte-t-elle.J'y suis allée, et j'ai pris le temps de m'immerger dans les différents univers musicaux: les musiques du Sahara, du Moyen-Atlas et des gnawa, au sud, les musiques arabo-andalouses, du nord.De rencontre en rencontre, je me suis retrouvée en Espagne où j'ai plongé dans le flamenco.» Elle trouve un langage commun à tous ces rythmes percussifs: «J'ai inventé des pas pour aller vers les musiques.Aller vers l'autre, c'est le secret.Tout le monde dans mon équipe est mu par ce même désir, c'est pour ça que ça marche.» Et que ça danse.Et comment ! «Partout, on nous présente comme des monstres de technique, mais c'est l'esprit que nous partageons qui compte.» Reste qu'ils sont effectivement des experts techniques.Ellemême danse si vite qu'on ne voit pratiquement pas ses pieds.Mélanger comme ils le font jazz, darbouka, cajon, guitare flamenca, influences sub-sahariennes, andalouses, afro-gypsies- juives et claquettes n'a rien d'évident.«Quand les gens nous voient arriver sur scène, ils se demandent si ça va vraiment fonctionner, tout ce mélange!» Eh bien oui, ça fonctionne, dans une sorte de fusion quasi mystique.Simultanément installée en France, en Espagne et à New York, la compagnie a concocté ce spectacle, Journey of the migrating sole, il y a deux ans, et partout le succès a été au rendez-vous.Leprogrammedouble comprend aussi Djellaba Groove.Dans les deux spectacles, Roxanne Butterfly est accompagnée par des artistes exceptionnels: Peter Basil aux percussions, Arturo Martinez à la guitare, Damon Banks et sa célèbre basse, Claudia Rahardjanoto, danseuse, et Ali Bradley, danseuse et chanteuse.En plus de deux vedettes: Raoul Ortega, jeune maître- danseur qui est en train de révolutionner le flamenco (avec Israël Galván) et surtout, le compositeur et cornettiste virtuose Graham Haynes, fils de Roy Haynes, et grand expérimentateur de fusions jazz aux influences africaines, arabes et même asiatiques.Tout ça annonce une soirée magique qu'on n'oubliera pas de sitôt! Roxanne Butterfly et Graham Haynes, le 20, 22 et 23 novembre, 20h30, au Kola Note.Infos : 514 274 9339.DANSE / Roxane Butterfly Fusion magique PHOTO FOURNIE PAR LE FESTIVAL DES NUITS D'AFRIQUE Des qualificatifs dithyrambiques ont salué l'exceptionnelle vitesse, la souplesse et la virtuosité de Roxanne Butterfly. DU LUNDI AU VENDREDI 11H Semaine spéciale alsacienne Ricardo nous emmène dans la pittoresque région française de l'Alsace.À découvrir, les superbes villes de Strasbourg et de Colmar, des plats traditionnels comme la choucroute, les spaetzles et le kouglof.Sans oublier les escargots, le fromage munster et des vins divins! Le tout en compagnie d'invités passionnés: Guy Mongrain, Vincent Graton et Janine Sutto, alsacienne d'origine.3505706A ARTS ET SPECTACLES SYLVIE ST-JACQUES CRITIQUE L'an 1 du cycle états-uniens du théâtre de l'Opsis - avec les éclatants Under Construction et Nager en surface - a ressemblé à un feu d'artifice du 4 juillet.Mais Comment j'ai appris à conduire, de Paula Vogels, amorce la seconde phase en brossant le portrait d'une Amérique plus sombre.Celle des trailer parks, des buffets all you can eat, des villes pauvres et délabrées.Un monde où le vide intellectuel cohabite avec la promiscuité.On imagine mal un meilleur choix que Violette Chauveau, pour incarner le rôle central de cette pièce où une femme dans la quarantaine replonge dans son passé.Agressée sexuellement à un très jeune âge par un oncle épris de Playboy, de photographie et de littérature (sobre et efficace Gabriel Sabourin), la pièce nous démontre que celle que les siens surnommaient «Ti-Boutte» a pourtant réussi à s'extraire de son misérable milieu.Lieu du péché et de l'a ffranchissement, symbole par excellence de la liberté à l'américaine, c'est pourtant la voiture qui est le véritable personnage principal de ce récit raconté à rebours, par une construction elliptique.C'est dans la voiture que la jeune femme consent à se faire tripoter par cet oncle lubrique.C'est au volant, aussi, qu'elle prend conscience du vaste monde qui existe hors de son oppressant milieu, symbolisé sur la scène par deux murs défoncés.De narratrice pleine d'aplomb, Chauveau se transforme sous nos yeux en gamine sexy, pur produit du pays des Britney, Paris et Lindsay.Chauveau, avec toute la vulnérabilité et la sensibilité qu'on lui connaît, compose avec brio ce personnage de jeune femme déterminée à sortir de son milieu.Magnifique actrice dans la force de l'âge au physique de top modèle, elle utilise intelligemment ses attributs pour se métamorphoser d'adolescente aguicheuse en femme mûre consciente de son sex appeal.Vraiment, sa seule prestation vaut le déplacement.À ses côtés, un choeur grec incarne principalement les membres de cette famille misérable.Michel-André Cardin, Martine Francke et Magalie Lépine- Blondeau sont toujours justes, dans cette tâche qui requiert humilité et malléabilité.Gabriel Sabourin qui, décidément, est dans une phase de personnages pédophiles - il a joué des hommes épris de mineurs dans La leçon d'histoire et Le doute - offre à ce rôle une belle complexité.Il est question de pardon, dans cette pièce où l'on ne rentre pas dans le sujet de la pédophilie avec de gros sabots.Certes, on n'excuse jamais les gestes de cet adulte alcoolique, esclave de ses désirs, qui abuse de l'emprise qu'il exerce sur cette jeune femme avide d'éveil intellectuel et sexuel.Mais Luce Pelletier a eu l'intelligence de prendre l'avenue de la nuance, pour cette pièce qui recrée l'atmosphère lourde des soirées d'été du deep South.Paula Vogel, ma lgré son Pulitzer, reste un pur produit de l'american dream.« Tout le monde, même les victimes d'abus, peut s'en sortir », semble-t-elle nous dire.Un énoncé que certains, à juste titre, trouveront discutable.Mais si ce traitement de la délicate question de la pédophilie en fera grimacer certains, Comment j'ai appris à conduire, en tant qu'objet théâtral, tient très bien la route.Comment j'ai appris à conduire, de Paula Vogel, traduction de Maryse Warda, dans une mise en scène de Luce Pelletier, à l'Espace GO, jusqu'au 8 décembre.THÉÂTRE / Comment j'ai appris à conduire Je rêve à ton dos, dans ma Toronado PHOTO FOURNIE PAR COMMUNICATIONS JOHANNE BRUNET Le théâtre de l'Opsis poursuit son cycle américain avec Comment j'ai appris à conduire, une pièce qui brosse le portrait d'une Amérique plus sombre que les précédentes.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE © Jean-François Casabonne, avant la métamorphose.SYLVIE ST-JACQUES CRITIQUE Si vous passez par le Prospero prochainement, arrêtez-vous.Et prenez le risque de passer 1h40 dans la marginalité kafkaïenne, telle qu'imaginée par le metteur en scène Oleg Kisseliov.Parions que cet inclassable objet soigneusement chorégraphié ne laissera aucun spectateur indifférent.Une oeuvre où le récit se dessine autant (sinon plus) par le mouvement que dans les mots.Une prestation portée par des acteurs faisant preuve d'un admirable engagement.Parce qu'il faut une bonne dose d'abandon pour se prêter au jeu très, très physique qu'exige cette vision personnelle et singulière de La métamorphose.de Gregor, Jea n- F ra nçoi s Casabonne rend parfaitement l 'ef f roi de son personnage, avec l'expression hagarde de celui qui se réveille un beau matin avec des ailes d'insecte.Casabonne, dans une performance qui relève de l'exploit, est appelé à exécuter des acrobaties vertigineuses, comme lorsqu'il est hissé par un harnais dans un cylindre qui descend du plafond.Soulignons aussi la présence d'une Caroline Binet admirable de vivacité dans le rôle de Grete, soeur de Gregor, qui cherche à se rapprocher de son frère, l'employé modèle qui devient un insecte.Une actrice qu'on ne voit pas assez sur nos scènes, qui s'investit à fond dans une interprétation sans reproche.Gaétan Nadeau, qui, physiquement, n'a rien d'un danseur, nous offre aussi quelques splendides moments dansés.Par de simples rotations de poignets, par exemple, il transmet par le mouvement toute l'étrangeté de cette pièce qui nous parle de l'insoutenable marginalité de l'être.Même chose pour Claude Lemieux, qui se laisse entraîner dans la ronde sans pudeur.Une bibitte étrange Oleg Kisseliov a doté cette appropriation très libre et créative de La métamorphose d'une trame musicale qui transitede Björkà Daniel Lanois.L'étrangeté émane de partout - le décor, parsemé d'objets non identifiés, semble ainsi relever du monde des insectes -, tandis que le paysage scénique bascule à vue d'oeil dans le monde de l'instinctif pur, de la cacophonie.Une transition qui, bien qu'harmonieuse dans la première demi-heure du spectacle, souffred'unmanquede rythme dans la seconde portion.Reste que Kisseliov, dans cette troisième mise en scène pour Le Groupe de la Veillée, nous offreunobjet qui sort des sentiers battus.Façon de nous secouer les puces, tandis que s'achève la saison théâtrale d'automne.Bibitte étrange qui ne ressemble à rien, La métamorphose rend Kafka musical, instinctif, animal.La métamorphose, de Franz Kafka, dans une mise en scène d'Oleg Kisseliov, au théâtre Prospero jusqu'au 8 décembre.La musique kafkaïenne Avec cette adaptation très libre, le metteur en scène Oleg Kisseliov nous offre un objet qui sort des sentiers battus.SPECTACLES C L A S S IQUE CHRIST CHURCH CATHEDRAL Orchestre de chambre Mc Gill et Choeur de la Cathédrale anglicane.Dir.Boris Brott.Monique Pagé, soprano, Daniel Taylor, haute-contre, Benjamin Butterfield, ténor, Alexander Dobson, basse.Messiah (Handel): 19h30.SALLE MAISONNEUVE .Place des Arts) Orchestre Métropolitain du Grand Montréal.Dir.Mario Bernardi.Nicolo Eugelmi, altiste.Symphonies nos 96 et 102 (Haydn), Concerto pour alto (Hétu): 19h30.Conférence préconcert : Claudio Ricignuolo, à 18h30.SALLE PIERRE.MERCURE Ensemble Constantinople et Jacynthe Riverin, pianiste.Vivier: 20h.VA R I É T É S CAMPUS LONgUEUIL Operamania Tannhauser: 13h30.CASA DEL POPOLO Soirée DJ: 21h.ESPACE DELL'ARTE Labjeanmarc.com: 20h.MAISON DES ARTS .Salle André-Mathieu) Stéphanie Milot: 20h.SALA ROSSA Achim Kaufmann Trio Feat: 20h.THéâTRE MAISONNEUVE .Place des Arts) De Haydn à Hétu: 19h30. AMUSEZ-VOUS! MASKARADE BEN BORIS mots fléchés FLEUR BLEUE ARBItRE BoUCLIER INsCRIRE mEt EN tERRE CoURRoUX PARLAIt LE QUECHUA IL ACHÈVE LE tAUREAU ÉtoFFE CoNDom LE PREmIER PRÈs DE LA FIN N'A PAs D'ÉCLAt ARtICLE mIsE AU PoINt FEUILLE INsÉRÉE INtACts UN PEU DE LAIt QUIAVU LE JoUR PRIsE AU PIÈGE CANARD PRÉVENANt ARÔmE ARm Es PoURVoIR tHULIUm Co UtEAU IL RÉPÈtE AVENUE ÊtRE sPIRItUEL QUI RADotE ABRUtI RoNGER DÉsARRoI DANs L'ÂtRE INt ImE mARJoLAINE FABRIQUÉE EN sÉRIE sUPPo Rt DE L'HÉRÉDItÉ CRoCHEt DoUBLE CAPItALE D'AFRIQUE IL BEUGLE ÉtoNNER VIVEmENt UtILEs AU GoLF sUR LEs FEss Es DU BÉBÉ ELLEAUN FAN-CLUB PEt ItE FLEUR DÉVALE UNE PENtE GAmINs DE PARIs moNNAIE BULGARE CHIC PLEIN DE VIVACItÉ À DEUX PAs RIsQUE ÉCARtER PAR INtRIGUE No 527 mots fléchés Solution du dernier numéro WWW.HANNEQUART.COM C H m B L I s E C s R I F o R I E N I V R E s B B R I E C R E m E F I L L E V E E U sECREt tRAIt DE GÉNIE mARQUE LE Do UtE sAtAN mINIm IsÉ sERPENt VENImEUX RIZ INDIEN CRÊPE D'AsIE FAUVE INsUPPo RtABLE INDIQUE UN CHoIX oBoLEs JAmAIs Ho Rs JEU FUs IoNNÉ VULGAIRE DIEU ÉGYPtIEN CIRCULE À ALGER NAVIRE DURE DoUZE mo Is ENVIsAGÉ QUALIFIE UN ARt PARtIE CENtRALE mAIGREs ÉtRIQUÉE BAGARRE PRIsE AU HAsARD AVANt L'ARGENt PARtIE D'UN VIo LoN CÉLÈBRE BAtAILLE to Ut FRAIs IL Est GoNFLÉ EXALt És AVEUGLER ComIQUE BoULEVARD LA Co RsE Po UssE EN INDE ÉCoULE BRIN LoNG Et FIN FRomAGE mIs À L'ÉCARt PEUt ÊtRE FoUEttÉE toURNÉE HAUssÉE VANItEUX AVACHIs VARIÉtÉ DE PRUNE PoIL DU PoRC BRUIt DE CHUtE FAIt mACÉRER ARmE DE JEt EXERCE UN mÉtIER mANUEL AFFRANCHI moRDU PAs DILIGENt DIVIN mots croisés solution du dernier numéro www.hannequart.com Du lundi au dimanche Horizontalement 1 Xylophone africain - Pièce de serrure.2 Allonger - Fournit l'opium.3 Éructe - Pour parfumer un plat.4 Vaine - Impulsion.5 On les fête en mai - Il est fixé à une jante.6 Il serre fort - Autour de l'île.7 Point de vue - Cabane en bois rond - Sert à désigner.8 Part de la vessie - Groupe de maisons.9 Plante cultivée pour ses fleurs ornementales.10Délectation - Principe chinois.11 Prénom féminin - Conception imaginaire.12 Sous-officier - Démentie.Verticalement 1 Instrument de musique d'origine brésilienne - Enjambée.2 Sans vigueur - Outil à percer le bois.3 Partie du culte - Il nous est indispensable.4 Ligne osseuse - Cache-sexe.5 Fer - Ville du Japon - Finaude.6 De la bouche - Réchauffé légèrement.7 Souper - Pas transformé.8 Arrose Turin - Région d'Afrique.9 En pâmoison - Oiseau fabuleux.10Jaugé - Voisin de la girafe.11 Se lit en bas de page - Anémone de mer.12 Déployée - Entre la Grèce et la Turquie.Êtes-vous observateur Ces deux dessins sont en apparence identiques.En réalité, il y a entre eux HUIT petites différences.solution 1 Pompon de la caquette différent.2 Chaussure gauche plus longue.3 Pantalon incomplet sous le dossier du siège.4 Les skis sur le genou du skieur.5 Poignée du bâton de ski plus courte.6 Montagne différente au-dessous du skieur.7 La neige sur le pic du bas à droite.8 Position du ballon sur l'écran TV.mots croisés PLus Solution du dernier numéro michel hannequart Du lundi au vendredi Horizontalement 1 il va se terminer aujourd'hui.2 tout près de nous - attristées.3 langue - monnaie - très court.4 négation - exécré - Pieu.5 accompagnés - Boxait.6 sentir avec insistance - associé.7 indique la possession - ne pas pouvoir être reporté - symbole.8 Disparaître - mammifère nordique.9 argon - revenu - Pour éviter de poursuivre.10mallette - constatée.11 mèches - oiseaux coureurs.12 ravenelles - attaqué.Verticalement 1 Pour reprendre l'histoire au bon endroit - livres très épais.2 Pas douces - quitte le droit chemin.3 certains la boivent - Précieux - toile.4 Pâtisserie - Pas terne.5 abréviation religieuse - Protections.6 (se) décomposer - arbre.7 qui a perdu de la valeur - Bout de patte - Font un carré parfait.8 masques - Grosse narine.9 troisième - suisse - réponse.10argot - Plante potagère.11 roue - attachées.12 se fait souvent à tâtons - style de vie.Citation secrète Placez les lettres de chaque colonne dans la case appropriée de manière à former une phrase complète.Les mots sont séparés par une case noire.Solution du dernier numéro Verser de l'eau dans du cognac, c'est gâcher deux bonnes choses.thème : Citation de Félix Leclerc EEE EE aa nn mot mystère Solution du dernier numéro | GRumEAu Prem Iere GuerremoNDIa Le | Un mot de 10 lettres AILETTE AMPUTER ANGLAIS ARGONNE CANADA CHASSEUR CHEF CLEMENCEAU CRISE DRINA ECHEC ENNEMI ENROLER ENVAHIR EUROPE EVADE EVASION FONCK FORT GAZ HEROS INVASION KEPI LEMAN LENINE LIGNE MARECHAL MER MINE MITRAILLER NAMUR NANCY NEUILLY OCCUPANT OISE ORDRE OUEST RECUL REPLI REVERS RIGA ROULANTE RUSSE SAMOA SARRAIL SOMME TANK TRAIN TURC UHLAN UKRAINE VICTIME ACTUEL FAMILLE EN FAMILLE SILVIA GALIPEAU Il fallait y penser.Et surtout : oser.Dans le petit marché médiatique qu'est le Québec, deux jeunes Français motivés ont lancé rien de moins qu'un hebdo pour les jeunes.Public cible?Les 9-14 ans.«Nous voulions faire de l'actualité.Vraiment.De l'actualité comme pour les grands, mais pour les enfants », explique Julienne Guihard, rédactrice en chef et presque l'unique journaliste du Petit Reporteur, un jeune hebdo qui a soufflé sa première bougie cet automne.Résultat ?Chaque semaine, un magazine coloré, vivant, bourré d'informations: un grand dossier (du recyclage aux 50 ans de Spoutnik en passant par Cristobal Huet et Jean Charest), une revue de l'actualité québécoise, nationale et internationale, des infos en vrac (insolites, people et sportives), sans oublier quelques pages de loisirs, avec les sorties DVD, jeux vidéo, nouveautés livres et autres.Les textes sont bien écrits, concis et, surtout, instructifs.Tout sauf infantilisants.Les mots compliqués (légiférer, supplanter, se concerter) sont expliqués en bas de page.On peine à croire que Julienne Guihard arrive à pondre tout cela à elle toute seule (ou presque : son conjoint et associé, Michaël Augendre, s'occupe de la section loisirs, ils font affaire avec un pigiste pour la bande dessinée et reçoivent un peu d'aide pour les communications).Pourtant, c'est bien le cas.«C'est du boulot! reconnaît-elle en riant.Je jongle ! » Les premiers mois, il n'était pas rare que ses journées de travail dans son appartement de Notre-Damede- Grâce s'étirent jusqu'à 3h du matin (week-ends compris).Mais elle arrive maintenant à travailler seulement (!) 11 heures par jour.Visiblement, la jeune femme, qui vient en plus d'avoir un bébé, ne manque pas d'énergie.Après des études de journalisme en France, elle passe un an dans un quotidien pour jeunes (Mon quotidien), puis six ans au Paris Normandie à couvrir la justice, en plus d'être correspondante pour Le Parisien.«Le quotidien aide à travailler vite et dans l'urgence», dit-elle.Arrivée au Québec i l y a deux ans et demi, elle travaille d'abord à la pige pour AFP, pour le site du journal Les Affaires et pour le Journal de Montréal.«Mais je suis venue ici avec l'idée de faire quelque chose.On ne peut pas monter quoi que ce soit en France.Au début, tout le monde nous disait : vous êtes fous, ça ne marchera pas, vous ne saurez pas faire ! » Armée de toute ses économies (35 000$ et autant de ses parents), elle tente le tout pour le tout.Le premier numéro, elle l'envoie à quelques écoles.De fil en aiguille, quelques-unes s'abonnent.Les bibliothèques sont sollicitées aussi.Résultat : elle compte aujourd'hui un bon millier d'abonnés.Des entrevues avec Cristobal Huet et Jean Charest Il faut dire qu'elle ne manque pas d'audace.Pour son deuxième numéro, la rédactrice en chef cherche à faire un dossier sur Cristobal Huet.La direction des communications du Canadien tente de lui faire comprendre, avec beaucoup de finesse, qu'une toute petite publication comme la sienne devrait peut-être cibler un joueur en peu moins en demande.Qu'à cela ne tienne.Alors que le gardien-vedette est en vacances à Grenoble, elle fait jouer ses contacts journalistes en France.«Trouvez-le moi ! » Bingo.Le dossier est bouclé.En mai, rebelote.Elle réussit à avoir le premier ministre Jean Charest en entrevue.Mais pas à elle seule.En fait, ce sont trois jeunes élèves de Québec qui ont réalisé l'entrevue.«Il devait nous garder 20 minutes, mais nous sommes restées 2 h 30 ! » Le journal, malgré son nombre croissant d'abonnés, n'est toujours pas rentable.Mais Julienne Guihard est loin de se décourager.«On est sur une pente ascendante, alors ça ne peut aller que mieux! Cela fait intervenir notre passion, alors on s'accroche.Nous, ce qui nous intéresse, c'est de faire découvrir l'actualité aux jeunes.» L a pré sident e de l a Commission scolaire de Montréal, Diane de Courcy, s'est abonnée dès le début.« Je trouve ça vraiment rafraîchissant et instructif, et j 'en fais profiter plusieurs enfants », dit-elle, en glissant que «peut-être, on a tendance à soumettre des choses trop faciles aux jeunes ».Pourquoi, alors, n'y a-til pas d'autres publications du genre, hebdomadaires, voire quotidiennes pour les jeunes ?Nicole Lauzon, directrice de la commercialisation des périodiques chez Bayard, croit qu'il est très difficile de survivre dans le marché.«Dans l'édition jeunesse, il est très difficile de couvrir nos frais.Les annonceurs ont peur de s'aventurer.Même un mensuel, c 'est difficile », indique celle qui s'occupe de Pomme d'Api (14 000 abonnés), J'aime Lire (20 000), Les Débrouillards (32 000) et Les Explorateurs (25 000), tous des mensuels.Le Petit Reporteur, 2,95$, sur abonnement seulement.Renseignements: 514-680-5174 ou www.petitreporteur.com L'art d'informer les jeunes PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE © Michael Augendre et Julienne Guihard avec leur hebdo pour les 9-14 ans, Le Petit Reporteur, dans la pièce de leur maison qui leur tient lieu de salle de rédaction.« Je trouve Le Petit Reporteur vraiment rafraîchissant et instructif, et j'en fais profiter plusieurs enfants.Peutêtre qu'on a tendance à soumettre des choses trop faciles aux jeunes.» SILVIA GALIPEAU SORTIES DE LA SEMAINE Le rendez-vous créatif de solidarité sociale État d'urgence, une initiative de l'Action terroriste socialement acceptable (ATSA), est de retour cette semaine, pour la neuvième année.De mercredi à dimanche, les artistes engagés se bousculeront sur la place Émilie Gamelin.Une occasion en or d'initier les enfants à toutes sortes de formes d'art, tout en les sensibilisant à la réalité des plus démunis en ville.Entre autres activités, mentionnons le cirque (tous les jours à 17h, 15 h le week-end), le Choeur des enfants du monde (samedi 14 h), la chorale les Voix Ferrées (samedi 15h30), sans oublier toutes les installations artistiques extérieures (avec Armand Vaillancourt et Michael Coolidge, qui promettent de jouer à la pétanque).Programmation: www.atsa.qc.ca Après le défilé de nuit et le défilé du centre-ville, c'est au tour de la Plaza Saint-Hubert d'accueillir le père Noël, samedi, entre 11 h et 13h.Le cortège, composé de lutins, des personnages de la crèche, de casse-noisettes, d'animaux, d'antiques camions de pompiers et d'une dizaine de pères Noël du monde entier, part de la rue Bellechasse pour se rendre jusqu'à la rue Jean-Talon.Les festivités se poursuivent ensuite avec un spectacle des Space Cats à 13 h au parc Bellechasse.Avis aux intéressés: le père Noël accueille les enfants dans son royaume entre 13 h et 16 h, à l'extérieur du Bain Saint-Denis, au 7075, rue Saint-Hubert.Détails: www.plazasthubert.com Le fameux documentaire de Daniel Bertolino sur les Pygmées, Les enfants de la forêt, est de retour au cinéma Ex-Centris.pour trois dimanches seulement (à 11 h le 25, les 2 et 9 décembre).Une occasion pour les jeunes et leurs parents de (re)voir ces images, tournées en 1973 au Cameroun, d'une tribu pygmée nomade et de ses rituels traditionnels d'initiation, jamais filmés jusqu'alors.À noter: le documentariste sera présent dimanche après le visionnement, pour raconter les dessous de son expédition.À partir de 7 ans.Informations: www.ex-centris.com J'AI FEUILLETÉ Un magnifique livre de photos pour les petits, qui leur permettra de découvrir les salles de classe du monde entier.La collection «Tour du monde» des éditions Milan, à qui l'on doit les Papas du monde, les Merveilles du monde, et les Animaux du monde, offre, avec Écoles du monde, des images saisissantes: un instituteur touareg qui écrit à la craie sur un grand rocher au Niger, la sieste des petits Chinois dans le grand dortoir, les jeunes filles qui font la lessive après la classe au Kenya, ou un élève, pied nu, attablé à un bureau de terre, au Mali.Notre préférée: la version indienne du bus jaune : le ramassage scolaire à un seul vélo.Écoles du monde, Milan jeunesse, 16,95$ en librairie.J'AI ÉCOUTÉ La recette était gagnante.Pourquoi la changer?Le tout dernier albumde Shilvi, 14 pistes pour débutants et intermédiaires, marie les rimes amusantes, les refrains entraînants, et les rythmes de swing, de java et de cha cha cha.Toujours accompagnée de son fidèle Popo (le p'tit pot d'colle), Shilvi nous présente ici son cousin Firmin (un drôle de zoinzoin, de marsouin, de babouin), son amie Lola (qui fait une indigestion de coquillettes au beurre), et même une poulette coquette de Joliette qui lit Coco vedette.Avec ses folles aventures du samedi, sa salade à l'alphabet et son éternel dernier bisou (pour éloigner les loups, les hiboux, un bisou qui guérit tout), l'univers de Shilvi semble calqué sur celui des enfants.D'où le succès.Shilvi, 14 pistes pour débutants et intermédiaires, 17,99$enmagasin.Des commentaires ?Des suggestions ?Écrivez-nous à actuel@lapresse.ca > MOTS D'ENFANTS Julien, 3 ans, feuillette son encyclopédie des animaux et montre le rhinocéros: «Ça, c'est le rhinoféroce!» Envoyé par papa Jean.Henri, 3 ans, joue avec ses amis de la garderie et leur donne quelques consignes.Son éducatrice Fabienne lui dit: «Eh bien, Henri, c'est toi l'éducateur?» Quelques jours plus tard, il recommence à donner des consignes à ses amis, cette fois en précisant: «C'est moi le dictateur!» Envoyé par maman Véronique.Élisabeth, 3 ans, regarde des photos de son arrière-grand-père en train de fumer la pipe.Elle s'exclame: «Regarde Maman! Le monsieur a un bâton de golf dans la bouche!» Envoyé par maman Kathleen Des mots d'enfants ?Écrivez-nous à actuel@lapresse.ca Ne manquez pas Dre Nadia, psychologue à domicile Mercredi au vendredi à 16 h 30 Rediffusion : Samedi à 10h n'aime pas son corps?Votre enfant ou votre ado Offert en librairie Procurez-vous le tout dernier livre de Dre Nadia 3519943A ACTUEL FAMILLE Ca y est: vous êtes enceinte! Vous courez à la librairie acheter des bouquins sur la grossesse et sur le développement de votre enfant à venir.Mais devant l'abondance de l'offre, vous ne savez plus quoi choisir.Sans compter que certains auteurs se contredisent les uns les autres.De quoi donner le tournis, même aux parents les plus avertis.STÉPHANIE MARTIN LE SOLEI L Les «livres de recettes» pour élever son enfant sont légion.Comment faire le tri devant l'abondance de ressources ?Parents, osez vous faire obéir , Ado à fleur de peau, Pleurs et colères des enfants et des bébés, Les grands besoins des tout-petits, Comment nourrir son enfant.Il suffit de faire une petite incursion à la librairie ou à la bibliothèque pour constater que la liste s'allonge à l'infini.À la librairie Pantoute, rue Saint-Jean à Québec, quelques centaines de livres s'alignent dans la section Enfance.Et pourtant, la gérante, Claire Taillon, estime que cette section est assez modeste! Néanmoins , cette sec tion est de plus en plus populaire.Sur tout auprès des femmes enceintes, confirme Mme Taillon.Les questions que posent les futures mamans aux libraires ont trait à une variété de sujets.Des problèmes de sommeil au rôle du père en passant par la grossesse et les conseils pour que bébé mange bien.Ces bouquins répondent donc au besoin grandissant des futurs et nouveaux parents d'obtenir le maximum d'information pour bien jouer leur rôle.Mais faut-il tout lire?Par où commencer?«I l y a les grands classiques, qui, même s'ils sont français, s'attirent la faveur populaire, suggère Claire Taillon.Les livres J'attends un enfant ainsi que J'élève mon enfant, de Laurence Pernoud, sont toujours en réédition.» Elle ajoute que les éditions de l'hôpital Sainte-Justine représentent une valeur sûre pour la fiabilité de l'information transmise.Des bases scientifiques Le chercheur Michel Boivin, de l'Université Laval, professeur de psychologie et directeur de la chaire de recherche du Canada sur le développement social de l'enfant, estime qu'il est tout à fait louable de tenter d'en savoir plus.«On veut tous trouver le moyen de favoriser le développement de sa progéniture dit-il.On sait aussi que c'est important pour le développement d'une société.Il est démontré que les investissements en petite enfance vont avoir des impacts positifs sur le devenir des sociétés.Et la petite enfance (de la conception à l'âge de 5 ans) est une période charnière, cruciale.» Le chercheur sait bien qu'il existe un foisonnement d'informationet qu'il n'est pas toujours facile de s'y retrouver.Selon lui, cependant, un critère fondamental devrait guider les recherches des parents: les bases scientifiques de l'ouvrage.M.Boivin a d'ailleurs participé à la préparation d'un nouvel outil qui offre aux parents la possibilité «d'aller aux sources ».L'Encyclopédie sur le développement des jeunes enfants est accessible gratuitement sur l'internet à www.enfant-encyclopedie.com.Elle regroupe les plus récentes connaissances scientifiques sur une trentaine de thèmes.Entre autres, l'agressivité, les comportements alimentaires, l'obésité, la prématurité, le sommeil, la vaccination.L'Encyclopédie réunit les textes de 270 auteurs reconnus provenant de 11 pays.Les synthèses des scientifiques sont courtes, accessibles au plus grand nombre et parfois commentées par d'autres experts.Le tout est passé au crible par un comité de lecture et mis à jour régulièrement.Ce qui donne un aperçu assez complet de l'état des connaissances.«Mais on accepte de dire qu'il y a un certain nombre de choses qui sont connues.Il y en a d'autres qui sont encore incertaines.Il y a des débats qui font rage, il y a des zones d'ombre.Le tout est d'avoir un regard le plus nuancé possible », dit Michel Boivin.À son avis, si le parent a un rôle important à jouer dans l'évolution de son enfant, il ne doit pas faire reposer sur ses seules épaules la tâche colossale d'orienter sa progéniture dans le droit chemin.«Les parents sont au premier rang, mais ils sont aussi dans un contexte qui n'est pas toujours facile avec les pressions du travail.Ils ne sont pas les seuls acteurs.L'État québécois a décidé d'appuyer les parents de belle façon avec la création des CPE et des congés parentaux.Ce sont des pas dans la bonne direction, mais il faut s'assurer que la politique répond bien aux besoins des familles.» Du Dr Spock à aujourd'hui Certains ouvrages sur le développement de l'enfant ont eu plus d'impact que d'autres.C'est le cas des écrits du Dr Benjamin Mc Lane Spock, qui ont influencé une génération entière de parents.Le pédiatre, psychiatre et psychanalyste américain a littéralement révolutionné la conception du rôle parental avec la publication de Comment soigner et éduquer son enfant (1967) et Le docteur Spock parle aux mamans (1971), des best-sellers qui ont été considérés comme des bibles par plusieurs.Le Dr Spock maintenait que les parents en savent plus qu'ils ne croient en matière d'éducation.Tout à fait à contre-courant à l'époque, il prône l'affection, la tolérance, le respect de l'individualité de l'enfant.Ce qui lui vaudra de nombreuses critiques.Entre autres, d'avoir encouragé une trop grande permissivité dans les familles et d'avoir engendré une génération d'enfants gâtés.Aujourd'hui, « la base scientifique sur laquelle on peut s'appuyer pour avoir un point de vue informé sur le développement de l'en fant es t immensément plus grande.Depuis Benjamin Spock, on a vraiment progressé.Le défi reste toujours de pouvoir transmettre cette information.Et de rejoindre la clientèle à laquelle on s'adresse, c'est-à-dire les parents », insiste le professeur Michel Boivin.Bébé: mode d'emploi PHOTO FABIAN BIMMER, ASSOCIATED PRESS Les nouveaux parents cherchent à faire ce qu'il y a demieux pour leur progéniture.PHOTO JOE KLAMAR, AGENCE FRANCE-PRESSE De lamusique pour aider les nouveaux-nés à se remettre de leur naissance?Telle est l'expérience menée au premier Private Hospital de Kosice-Saca, métropole de l'est de la Slovaquie.En marche depuis plus de deux ans, ce programme consiste à exposer les bébés à cinq séances musicales de 20 minutes par jour, pour favoriser la communication, l'adaptation et la diminution du stress.STÉPHANIE MARTIN LE SOLEI L Karine (nom fictif) est une jeune éducatrice en garderie.C'est elle qui rassure et raisonne les parents inquiets.Elle a toujours su faire la part des choses et utiliser son jugement.Jusqu'à ce qu'elle tombe enceinte et qu'elle se plonge dans la lecture.« J'étais en retrait préventif, dit-elle.J'avais le temps.C'était mon premier enfant et je voulais tout faire comme il faut.» Elle a donc lu.Sur la grossesse et sur le développement de l'enfant.D'abord un premier livre : Mon bébé, je l'attends, je l'élève.Puis tous les documents fournis par le CLSC et dans les cours prénataux, en plus des bouquins empruntés à la bibliothèque, tous plus crédibles les uns que les autres.De quoi en perdre son latin.La peur de mal faire Résultat: «Je me suis mise à paranoïer.Je me suis dit: «Mon Dieu, je ne serai jamais capable de m'en occuper comme il faut.» Durant la grossesse, je ne mangeais pratiquement plus rien parce que j'avais peur de contracter une bactérie.» Devant cette avalanche d'information, la jeune maman a rapidement été submergée.«Le plus difficile, c'est de faire la part des choses.Je voulais tellement donner le meilleur à mon enfant que je n'étais plus capable de me servir de mon instinct.Je voulais juste écouter ce que les professionnels disaient.» Mais au fil de ses lectures, une autre difficulté s'est présentée: les auteurs se contredisent.«C'est difficile de juger ce qui est le mieux.Tu es toujours dans le doute », explique Karine.Se servir de son jugement Même si elle est consciente de sa manie de trop vouloir s'appuyer sur les écrits, souvent elle ne peut s'en empêcher quand un problème se présente.En ce moment, sa fille de 5 mois a de la difficulté à s'endormir seule.Alors la maman se rue sur les livres pour trouver la solution.Pour être aussitôt tempérée par son conjoint.«Il se sert plus de son jugement, admet-elle.Il me dit : «Tu sais ce qui est bon pour ton bébé.Pas besoin de tout lire !» Il se fie beaucoup à la façon dont nos parents nous ont élevés.» Mais l'expérience commence à faire son oeuvre.«Maintenant qu'elle est plus vieille, j'ai plus de facilité à me fier à mon instinct.Je suis certaine que je serai moins anxieuse avec mon deuxième enfant!» ditelle en rigolant.Les livres ou l'instinct ?PHOTO PAUL CHIASSON, LA PRESSE CANADIENNE Il en est coulé de l'eau sous les ponts depuis la parution des livres du Dr Spock sur l'éducation des enfants, dans les années 60 et 70.Ci-haut, une petite famille de Pincourt, photographiée en mars dernier.Laurie Partington lit une histoire à sa fille Amy, trois ans et demi, alors que Clare, six mois, s'amuse dans sa marchette. worko bingo! GO! BING! BINGO! Vous allez sur workopolis.com.Votre offre d'emploi s'affiche instantanément en ligne.Vous recevez les candidatures classées selon vos critères en utilisant la fonction «Classement de CV », notre nouveau moteur de recherche très performant.800 000 candidats québécois visitent workopolis.com tous les mois.LE PLUS GROS SITE D'EMPLOIS AU QUÉBEC TM©2006, VANOC 3455950A "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.