La presse, 1 décembre 2007, B. Actuel: gourmand
[" 3522564A www.cyberpresse.ca/actuel ACTUEL GOURMAND CHAMPAGNE OU BEAUJOLAIS ?LES QUÉBÉCOIS PRÉFÈRENT LES BULLES PAGE 5 RESTAURANTS ARIEL : LA CRITIQUE DE ROBERT BEAUCHEMIN PAGE 6 GUIDE CHAMPAGNES ET MOUSSEUX UNEPROPORTIONIMPORTANTEDESVENTESANNUELLESDEMOUSSEUX ET DE CHAMPAGNES SE FONT AU COURS DU MOIS DÉCEMBRE POUR LES RAISONS QUE L'ON DEVINE! CES VINS, PLUS QUE TOUT AUTRE, SONT DES VINS DE FÊTE, ET NOTRE CHRONIQUEUR JACQUES BENOIT EN A RÉCEMMENT DÉGUSTÉ PLUS DE 80 POUR PRÉPARER SON GUIDE 2007.DES SUGGESTIONSPOURTOUS LESGOÛTS ETÀ TOUS LES PRIX, À DÉCOUVRIR EN PAGES 2 À 4 PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE / GRAPHISME CATHERINE BERNARD ACTUEL GOURMAND JACQUES BENOÎT La vedette incontestée de la dégustation?Ce n'était pas le meilleur, mais, du point de vue du rapport qualité- prix, nul doute que le Paul Goerg Premier cru 2002, goûté à l'aveugle lors de la deuxième journée, remporte la palme, à mon sens.Vin fa it un iquement de Chardonnay, de couleur or fin, son bouquet n'est pas très ample, mais quand même nuancé, avec de la distinction et de délicates notes rancio (elles rappellent les arômes du xérès de type fino et sont attribuables à l'élevage sur lies, en bouteilles).De corps moyen, ses saveurs sont bien présentes, et il se présente avec la même distinction qu'au nez.Tout cela pour un prix quasi d'un autre temps.et raisonnable vu qu'il s'agit d'un champagne.C, 439 190, 48,25 $, HHH 1/2, $$$$.Ma plus haute note alla toutefois (à l'aveugle encore là) au Veuve Cl icquot Ponsardin 2002, que j'ai noté 17,9 sur 20, aussi bien dire quatre étoiles, au bouquet tout en finesse, complexe, charmeur et élégant en bouche, et au très beau style.S, 508 614, 88 $, HHH 1/2 et même HHHH, .Autre belle surprise (à l'aveugle encore), le Blanc Souverain Henriot, élaboré avec 100% de Chardonnay, au bouquet séduisant et fin, moyennement corsé comme champagne, stylé lui aussi (si je puis dire), et dont l'après-goût persiste un bon moment.Très bon et plus sec que beaucoup d'autres champagnes.(Goûté précédemment à bouteille découverte, il m'a semblé encore meilleur à l'aveugle.) S, 10 796 946, 68 $, HHH 1/2, $$$$ 1/2.Encore des champagnes.À tout seigneur, tout honneur - restons-en donc aux champagnes pour l'instant.Champagne aux saveurs relevées, ample, pourvu de notes rancio assez marquées sans que ce soit exagéré, le Charles Heidsieck, goûté à bouteille découverte comme d'ailleurs le suivant (Bollinger), m'a paru fidèle à lui-même et toujours aussi bon.Savoureux.S, 31 286, 57$, HHH 1/2, $$$$ 1/2).L'auteur et sommelier Guénael Revel, qui décida de l'ordre de dégustation des 88 vins (un ordre fort judicieux, soit dit en passant), plaça le Bollinger Spécial Cuvée tout de suite après le Charles Heidsieck.Avec raison, car le Bollinger, qui est un champagne corpulent, goûteux et avec passablement de corps, est de style similaire, avec un rancio peut-être un peu moins appuyé.Impeccable.et on oublie le prix.S, 384 529, 74$, HHH 1/2, .Henriot Brut 1996 Lui aussi généreux, et aux saveurs prononcées de champagne déjà âgé, le Henriot Brut 1996 (un grand millésime pour la Champagne), goûté également à l'aveugle, me parut compter parmi les meilleurs vins de la dégustation.Dégusté ainsi, rapidement et avec beaucoup d'autres vins - dans des verres à dégustation INAO -, je lui attribuai la note de trois étoiles et demie, ou 17 sur 20.Goûté de nouveau il y a quelques jours, dans un vrai verre à champagne (une flûte), il m'apparut.nettement supérieur.Bouquet large, distingué, aux notes de «pain doré» disait avec justesse l'ami avec qui je l'ai goûté (et bu!), il se présentait avec la même ampleur, la même richesse et maturité des saveurs que l'annonçait le bouquet.Bref, c'est un grand vin.S, 10 839 627, 74$, HHHH, .Autrement dit, et comme le montre le cas de ce champagne, les dégustations-fleuves peuvent aisément amener le dégustateur à sous-estimer ou au contraire à surestimer tel ou tel vin, ainsi que je le soulignais plus haut.C'est comme ça.À noter toutefois, vérification faite, que le Henriot 1996 était déjà épuisé au moment de la rédaction de ces lignes - en souhaitant que la SAQ se décide à en racheter.Champagne blanc de blanc ( il n'y ent re donc que du Chardonnay), le Jacquart Brut Mosaïque 1999, goûté à l'aveugle et aux bulles très fines, comptait parmi les très beaux vins de la dégustation.Son bouquet est fin, nuancé, avec un rancio assez appuyé que l'on retrouve en bouche, et l'élégance est au rendez-vous.S, 10 653 224, 67$, HHH 1/2, $$$$ 1/2.Parmi les cuvées vendues très cher (200$ et plus), celle qui se détacha, à mon sens, est le Veuve Clicquot 1998 La Grande Dame, dégusté à l'aveugle, au bouquet d'une rare distinction, VOUS MÉRITEZ BIEN UN GUIDE CHAMPAGNES ET MOUSSEUX 2007 CHAMPAGNES ET MOUSSEUX: 88 VINS DÉGUSTÉS La Champagne connaît à l'heure actuelle un tel succès.qu'elle ne cesse d'augmenter le prix de ses vins! Mais, comme si de rien n'était, la clientèle continue à en acheter.Ce sera bientôt Noël, suivi du jour de l'An.Oublions donc les prix momentanément, et offrons-nous une bouteille de champagne, ou même deux ou trois.Car la vie est courte, «elle passe à la vitesse du saut d'un chevreuil entre deux rochers» selon le proverbe chinois.Et puis (qui l'ignore ?) le champagne est un merveilleux apéritif, qui n'a pas son pareil pour ouvrir l'appétit.Certains, notamment les plus amples, peuvent même accompagner tout un repas.Comme tous les ans, l'Association québécoise des agences de vins, bières et spiritueux (AQAVBS) a donc fait goûter à la presse spécialisée, à la mi-novembre, plusieurs dizaines de champagnes, mais aussi beaucoup de mousseux de divers pays.En fait, le nombre de vins présentés par les agences était cette année si élevé (88, dont 43 champagnes) que l'AQAVBS a dû, exceptionnellement, les faire déguster sur deux jours.Sage décision.Programme de la première journée: 43 vins, dont 16 champagnes non millésimés, que j'ai goûtés à bouteilles découvertes, en sachant donc quels vins je dégustais.Le programme de la deuxième journée était un peu plus chargé puisqu'il s'agissait de goûter en tout 45 vins.Dont 27 champagnes, parmi lesquels figuraient des cuvées millésimées coûtant.les yeux de la tête.Ce jour-là, j'ai goûté à l'aveugle, car bien évidemment le prix allait varier de façon considérable d'un vin à l'autre.Impossible, naturellement, de faire état de tous ces vins, je m'en tiendrai donc à ceux qui m'ont semblé les plus réussis ou qui offrent selon moi les meilleurs rapports qualité-prix.Par ailleurs, aussi bien le rappeler: les risques d'erreurs sont toujours présents à l'occasion de dégustationsmarathons comme celles-là - à cause notamment du grand nombre de vins et de la fatigue qui s'ensuit.Enfin, et comme toujours en pareil cas, j'ai noté bas.Puis, vu le nombre élevé de vins et le fait qu'ils seront sans doute bus rapidement, je n'ai pas tenté d'en évaluer le potentiel de garde.\u2014 Jacques Benoît ACTUEL GOURMAND complexe, avec des notes rappelant l'odeur du beurre (comme on en trouve dans les chablis d'un certain âge), sans rien de rancio, toutes choses qui sont au rendez-vous en bouche.Un très beau style, m'a-t-il semblé.Noté trois étoiles et demie lui aussi, mais j'aurais sans doute dû être davantage généreux.S, 354 779, 231$, HHH 1/2, .Des surprises énormes ! « Il y a des surprises énormes! » disait lors de la deuxième journée un collègue qui goûtait lui aussi à l'aveugle, mais qui prenait connaissance, après les avoir dégustés, de l'identité de chaque vin.Pour ma part, ce fut seulement la dégustation tout à fait terminée que j'appris que ce vin que j'avais noté deux étoiles et demie (ce qui n'est pas si mal), de couleur paille et très coloré pour un champagne, au bouquet de «vieux champagne, très goûteux », quasi lourdaud, était.le célèbre Krug Grande Cuvée, numéro de code 727 453, lequel coûte très cher (261$).Autre déception, toujours à l'aveugle, le Dom Pérignon 1993 (10 764 590, 392 $), de Moët & Chandon, aux bulles très fines, d'une couleur de vin resté jeune, mais dont le bouquet était déparé par des odeurs de soufre.Résultat, je ne l'ai pas noté.Bien sûr, j'ai pu me tromper dans les deux cas.En même temps, je n'étais pas le seul à penser ce que je viens de signaler à propos de ces deux champagnes.Enfin (il faut bien le dire), deux autres produits de Moët & Chandon, tous deux goûtés à l'aveugle, étaient également déparés au nez, à mon sens, par des notes de soufre, à savoir le Brut Impérial 2000 (10 453 601, 86$) et le Brut Impérial Rosé 2000 (461 160, 92$).On trouvera ci-contre la liste des autres champagnes, un peu moins bien notés, mais qui en même temps m'ont tous paru très bons.CHAMPAGNE! D'AUTRES BONS CHAMPAGNES À BOUTEILLES DÉCOUVERTES Marque Numéro de code Prix Étoiles Note sur 20 Raoul Collet S, 10 654 753 50$ HHH 16 Deutz S, 10 654 770 63$ HHH 16,8 Piper Heidsieck C, 462 432 57$ HHH 16 Lanson C, 041 889 55$ HHH 16 François Hémart S, 10 655 844 84$ HHH 16,8 Roederer C, 268 771 64$ HHH 18,8 À L'AVEUGLE Duval-Leroy S, 10 653 304 70$ HHH 16,8 Dom Ruinart 96 S, 533 851 215 $ HHH 16,5 Femme 1996 S, 611 814 75$ HHH 16,5 Giraud 1995 S, 10 539 755 263$ HHH 16 Moët Rosé S, 482 026 74$ HHH 16,7 Ruinart Rosé S, 10 654 850 89$ HHH 16 Pannier Rosé S, 10 839 678 49,75$ HHH 16 Henriot Rosé S, 10 639 635 74$ HHH 16 Clicquot Rosé S, 325 688 95$ HHH 16 NOEL GOURMAND POUR DES FÊTES AUTOUR DE LA TABLE Un cahier spécial de 18 pages à découvrir aujourd'hui dans La Presse.PHOTOS DAVID BOILY, LA PRESSE ACTUEL GOURMAND JACQUES BENOIT Le champagne est cher - et même trop cher - et la tentation est grande de se rabattre sur des mousseux, d'autant plus qu'il en existe des capables de rivaliser avec certains champagnes.Tel est le Franciacorta Ca'del Bosco, de Lombardie (Italie), dont le bouquet, qui ne manque pas de finesse, discrètement boisé, rappelle les chablis qui ont été élevés en fûts.Vin que j'ai goûté à bouteille découverte, et fait de Chardonnay (40%), de Pinot blanc (40%) et de Pinot noir (20%), de corps moyen, il a un goût bien particulier, tout en laissant dans l'après-goût des arômes beurrés - ou de caramel fin.Des nombreux mousseux goûtés pendant ces deux jours, c'est celui qui m'a semblé le plus accompli et auquel j'ai donné la plus haute note.S, 10 655 342, 30,50$, HHH, $$$ 1/2.Élaboré avec du Chardonnay seulement , le Crémant de Bourgogne Cave de Viré, non millésimé, se défendait très bien.Son bouquet d'ampleur moyenne s'enrichit de nuances un peu rancio, et même chose en bouche puisqu'il s'agit d'un vin moyennement corsé comme mousseux et dont l'après-goût persiste un assez bon moment.S, 735 886, 22,25 $, HH 1/2, $$ 1/2.Moins cher, sans le côté rancio du précédent, le Crémant de Bourgogne Cave de Lugny, plutôt léger, m'a semblé moins complexe que celui de la Cave de Viré, tout en étant néanmoins fort bon.S, 733 451, 18,80$, HH 1/2, $ 1/2.Du Luxembourg Mousseux du Luxembourg dans lequel entrent pas moins de quatre cépages (Chardonnay, Pinot blanc, Riesling et Pinot noir), la Cuvée de l'Écusson Bernard Massard au bouquet plutôt délicat, net, très discrètement rancio, léger en bouche et aux saveurs franches, reste, année après année, de qualité constante.S, 95 158, 18,60$, HH 1/2, $$.Par son bouquet, le Crémant de Limoux Domaine J.Laurens est très proche du champagne, avec du corps, du tonus, tout en étant, m'a-t-il semblé, passablement dosé (ajout d'un mélange de vin et de sucre - la liqueur d'expédition - comme pour les champagnes), bien que cela reste acceptable.S, 10 498 973, 20,90$, HH 1/2, $$ 1/2.Produit courant et donc vendu dans de nombreuses succursales, le Saumur Cuvée Flamme, fait surtout de Chenin blanc (54%), mais aussi de Cabernet franc (33%) et de Chardonnay (13%), est une valeur sûre, car il ne manque ni de bouquet - un bouquet relevé par quelque chose comme une note de conifères -, ni de saveurs, avec l'acidité et l'effervescence voulues.Fort bon.C, 165 100, 21,70$, HH 1/2, $$ 1/2.Autre mousseux qui a quelque chose, au nez, du champagne (une note rancio), la Blanquette de Limoux 2004 Sieur d'Arques, passablement dosée, de corps moyen, est malgré tout un mousseux fort correct.C, 094 953, 17,45$, HH 1/2, $$.D'Italie Du Trentin, au nord-est de l'Italie, le Trento Rotari Reserva, au bouquet délicat, net et, m'a-t-il semblé, un peu boisé, est un mousseux également délicat en bouche, flatteur, peut-être un peu trop dosé, et néanmoins fort convenable lui aussi.S, 884 460, 22,60$, HH 1/2, $$ 1/2.De la même région, mais cher, le Trento Ferrari Rosé, passablement coloré pour un mousseux rosé, se présente avec un bouquet légèrement rancio, genre.bon champagne rosé.La bouche suit, de corps moyen, quoiqu'on le souhaiterait (peut-être) un peu plus sec.S, 10 496 901, 36 $, HH 1/2, $$$.Cher lui aussi, mais du niveau de cer tains champagnes, le Bruno Giacosa Extra Brut, peu coloré, au bouquet discrètement rancio, est un vin, comme le précédent, d'ampleur moyenne, et qui , m'a-t-il semblé, fait montre de persistance du point de vue gustatif, et que j'aurais sans doute pu noter plus généreusement.S, 10 445 492, 34$, HH 1/2, $$$.Tous les mousseux qui précèdent ont été goûtés le premier jour de cette dégustation- fleuve, et à bouteilles découvertes.F a t i g u e .o u m ê m e épuisement ?Toujours est-il que parmi les 18 mousseux goûtés à l'aveugle le deuxième jour, un seul m'a paru mériter plus de deux étoiles.Il s'agit du South Australia Greg Norman, d'Australie, élaboré avec du Chardonnay (57%) et du Pinot noir (43%), au bouquet plutôt ténu, délicat, non sans finesse, et plutôt léger en bouche, avec un après-goût qui persiste un assez bon moment.S, 606 962, 24,75$, HH 1/2, $$$.Enfin, la place des vins dans de telles dégustations inf lue beaucoup sur le jugement des dégustateurs.Goûté ai n s i à l'aveugl e après un White Zinfandel très sucré, le Roederer Anderson Valley, (S, 294 181, 25,95$), de Californie, qui tire normalement fort bien son épingle du jeu, en souffrit et me parut unidimensionnel, et trop léger.Finalement (voir le tableau), un assez bon nombre des mousseux dégustés à l'aveugle, tous notés deux étoiles, me parurent, en fin de dégustation, de niveau semblable.Et d'autres, qui ne figurent pas dans le tableau, très quelconques.À l'an prochain ! POURQUOI PAS DESMOUSSEUX?D'AUTRES BONS MOUSSEUX À BOUTEILLES DÉCOUVERTES Marque Numéro de code Prix Étoiles Note sur 20 Crémant du Jura Rollet S, 10 653 380 21$ HH 14,5 Vouvray Moncontour C, 430 751 18,95$ HH 14,5 Touraine Monmousseau C, 223 255 16,65$ HH 14,8 Franciacorta Bellavista S, 340 505 40$ HH 14,5 Riesling Metternich S, 10 655 393 18,05$ HH 14,5 Cava Codorniu C, 503 490 13,50$ HH 14,2 Cava Segura Viudas S, 10 653 443 17,55$ HH 14 Segura Viudas 2004 S, 10 467 931 18,75$ HH 14 Segura Viudas 2002 C, 158 493 13,10$ HH 14 À L'AVEUGLE Marque Numéro de code Prix Étoiles Note sur 20 Sonoma Gloria Ferrer S, 10 839 184 23,85$ HH 14 Chandon Brut S, 10 542 031 21,25$ HH 14 Blanc de blancs Gloria Ferrer S, 10 839 088 24,75$ HH 14 Blanc de Noirs Chandon S, 100 693 24,10$ HH 14 Riche Mousseux Chandon S, 10 697 489 22,95$ HH 14 Chardonnay Ca'Bollani S, 211 847 15,90$ HH 14 PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE La coLLection Tyrol a ete creee pour augmenter Le p Laisir de La degustation.c'est un verre a La fois simp Le et e Legant pour tous Les jours .ce verre est un bonheur de tous Les sens avec son nouveau design qui met en va Leur aussi bien Les vins du quotidien, Les sodas que Les cocktai Ls.Le pied en demi-sphere p Leine cree des ref Lets Lumineux et fait miroiter Les cou Leurs de La boisson.Le nom Tyrol a ete donne a cette coLLection en souvenir du cinquantenaire de L'imp Lantation de riedel au Tyrol, en autriche.www.riedel.com cabernet montrachet viognier chardonnaY rock's pinot noir 3492659A DEBEUR sont arrives en librairies restaurants - vins boutiques gourmandes Les fameux guides 3521978A Code SAQ :00278416 Prix : 13.45$ 3521497A 3496407A ACTUEL GOURMAND AGENDA NADIELLE KUTLU A LADECOUVERTE DE VINS RARES Qu'ils soient d'Europe ou du Nouveau Monde, certains vins d'appellations peu connues sont pourtant convoites par les connaisseurs.A la SAQ du centre Rockland, Guenael Revel raconte l'histoire de ces vins blancs et rouges.Il suggerera aussi quelques mets pour creer de belles harmonies.Degustation au programme.Le 6 decembre, de 18h30 a 20h; cout : 40$ (sur reservation) ; info : 514 733-7843.CHAMPAGNE! Place a une degustation pour des bulles de plaisir.De La Grande Dame 1988, 1989 et 1990 au Dom Perignon rose 1996 en passant par la Cuvee Sir Winston Churchill 1996, en tout, 13 champagnes seront offerts en degustation a la SAQ du centre Rockland.Le 7 decembre, de 18h30 a 20h; cout : 150$ (sur reservation) ; info : 514 733-7843.VINCENT MARISSAL En matiere de vin, les Quebecois n'aiment pas pour toujours, comme dirait Richard Desjardins, mais quand ils aiment, ils le font avec passion.Suffit de suivre les courbes de vente de deux produits tres connus, le beaujolais nouveau et les vins mousseux, pour s'en convaincre.Commencons, temps des Fetes oblige, par les mousseux.Le moins que l'on puisse dire, c'est que les consommateurs quebecois craquent pour les bulles ces annees-ci.Effet de mode ou tendance durable?Toujours estil que les ventes de champagne et de champagnette explosent litteralement depuis quelques annees a la SAQ.Vous constaterez dans nos pages que notre critique Jacques Benoit s'est noye dans les bulles de 88 ( ! ! !) vins mousseux differents pour vous guider dans vos achats.Laissons a Jacques les notes de degustation, parlons ici de business.De grosse business.Surfant sur la vague de bulles, la SAQ a augmente l'offre de mousseux et de champagnes de 227 produits l'an dernier a 273 cette annee.Il y avait 125 champagnes disponibles sur les tablettes de la SAQ l'an dernier, il y en a aujourd'hui 160.Le nombre de mousseux est passe de 102 a 113 durant la meme periode.Les ventes, elles, ont augmente de 11% de 2005 a 2006 et encore de 13% l'an dernier.En caisses (de 12 bouteilles), les ventes de champagne ont augmente de 37 195 a 39 597 en deux ans et, pour les autres mousseux, de 179 864 a 205 371.La tendance a la hausse se maintient cette annee, surtout pour les mousseux roses, les bulles a la mode en ce moment.Sans surprise, c'est en decembre qu'il se vend le plus de bulles, soit 25% des ventes totales de l'annee pour la SAQ.L'origine de ces produits est aussi diverse que les gouts en presence.Evidemment, le champagne ne peut etre que francais (des producteurs californiens qui avaient ose usurper la celebre appellation se sont fait taper sur les doigts par les tribunaux il y a quelques annees).Les mousseux, par contre, proviennent de 12 pays, dont les classiques francais, italiens et espagnols, mais aussi des Etats-Unis, du Canada, d'Australie, d'Allemagne, du Portugal, du Luxembourg, d'Autriche, de Hongrie et d'Israel pour les bulles casher.En ventes totales, mousseux et champagnes reunis, c'est la France qui arrive en tete, suivie de l'Espagne et de l'Italie.Les Italiens ont la cote, toutefois, les prosecco et autres asti sont en progression de 40% depuis deux ans.Les Californiens aussi seduisent de plus en plus les Quebecois (augmentation de 22,5% des ventes en deux ans).En Champagne, le palmares des cinq meilleurs vendeurs est le suivant : .Veuve Clicquot Ponsardin brut, 67$ .Moet&Chandon Brut Imperial champagne, 64$ .Mumm Cordon rouge brut, 60$; .Paul Goerg brut, 48,25$; .Pommery brut royal, 61$ Et, pour les mousseux: .Hungaria Grande cuvee brut, 12,30$ (Hongrie) .Martini et Rossi Asti, 14,95$ (Italie) .Codorniu Clasico brut, 13,50$ (Espagne) ; .Domainede Fourn, Blanquettede- limoux, 18,55$ (France) ; .Codorniu Clasico Seco cava mousseux, 12,55$ (Espagne) Mes preferes?Si vous insistez.En Champagne (je mets volontairement de cote les grandes bouteilles, question de viser les meilleurs rapports qualite-prix) : .Piper-Heidsieck brut, 57$ (un classique sous une belle etiquette rouge eclatante) .Paul Goerg brut, 48,25$ (le meilleur rapport qualite-prix offert a la SAQ, selon moi) .Nicolas Feuillatte Brut Reserve Particuliere champagne, 46,25$ En mousseux, les Mumm de la vallee de Napa, blanc et rose, sont ce qui se fait de mieux en bulles hors de Champagne, mais le terroir argentin donne aussi d'excellents vins produits, notamment, par les francaises Moet et Chandon et Mumm.Le seul hic, c'est que la SAQ ne tient pas de mousseux argentins.Pas encore, du moins.En terminant, un truc du critique Jean Aubry pour acheter vos champagnes : privilegiez les succursales qui ont un gros debit de ventes, comme celles sur l'avenue Laurier a Outremont ou au Centre Rockland, comme ca, vous achetez des bouteilles fraiches.Les ventes de champagne suivent le profil socio-economique de la clientele, ce n'est pas politically correct, mais les grands vins ne sont pas des produits democratiques, c'est bien connu.Demode, le Beaujolais nouveau?Si le champagne et les mousseux connaissent leur age d'or au Quebec, on ne peut pas en dire autant du Beaujolais nouveau, un produit jadis couru a chaque mois de novembre.Il y a quelques annees a peine, on faisait la queue tot le matin dans les succursales de la SAQ pour se procurer le nouveau cru tout juste sorti des cuves et degageant cet etrange (pour etre poli) nez de banane.L'arrivee des Beaujolais nouveaux etait l'occasion de gros party (bonjour le mal de tete !) et les critiques tapissaient les unes des quotidiens avec leur evaluation du nouvel arrivage.Ces dernieres annees, l'engouement s'est estompe, en grande partie parce que le gout des Quebecois pour le vin s'est beaucoup raffine, explique-t-on a la SAQ.Si on achetait, il y a quelques annees a peine, pendant quelques semaines, y compris pour les repas des Fetes, aujourd'hui, le plus gros des ventes se fait en une seule fin de semaine.L'arrivee du Beaujolais nouveau est toujours pretexte a celebrer la fin des vendanges dans certains bars et restos, mais on est tres loin de la folie des annees 90.Voyez les chiffres de vente par vous-memes (en nombre de caisses de 12, par annee) : .1975: 200 caisses .1980: 8100 caisses .1985: 27 300 caisses .1995: 30 000 caisses .2000: 48 000 caisses (et 14 produits differents!) .2007: 7000 caisses (et seulement 4 produits offerts) Dans le monde viticole, le Quebec n'est pas une societe distincte.En effet, les ventes de Beaujolais nouveau sont en baisse partout, note-t-on a la SAQ.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : vincent.marissal@lapresse.ca Les bulles explosent Tous les jours dans EN PRIMEUR, CE SOIR.La chronique de notre collaborateur Francois Chartier est publiee aujourd'hui dans notre cahier special Noel Gourmand.PRECISION Une erreur s'est glissee dans notre reportage sur le Laurie Raphael la semaine derniere.La chef des cuisines du restaurant s'appelle Cynthia Moreau et non Cynthia Viau.Toutes nos excuses. Des fameuses penne à la Gigi au savoureux Oso Bucco, tout est préparé avec des ingrédients de première qualité.est de retour sur Crescent Pour réserv.: 514-861-8791 1184, rue Crescent, Montréal 35 ans d'expérience en authentique cuisine italienne Table d'hôte Midi à partir de 10 95 Soir à partir de 23 95 Places disponibles pour vos party de Noël entre 10 à 100 pers.Il Cacciatore Cuisine française et fruits de mer Tous les soirs 5 SUPERS TABLES D'HÔTES 2 SUPERS RÉVEILLONS 24 déc.et 31 déc.9 services Salles disponibles pour vos partys de Noël 436, Place Jacques-Cartier, Vieux-Montréal 514-861-1386 www.lefripon.com Fine cuisine italienne, fruits de mer Depuis 1960 Musique et danse avec chanteur François Bernard Menu spécial table d'hôte Venez fêter avec nous! Les 24, 31 décembre et 1er janvier Réveillon du jour de l'An Réservez tôt! 514-527-8313 ou 514-521-0194 Fin de semaine valet et service Réservations: 514-366-0999 Ouvert le 25 décembre Réservez pour votre party de la veille du Jour de l'An! Chez Boccacinos, nous désirons que vos visites soient toutes mémorables Des menus spéciaux du midi et des tables d'hôte sont disponibles.LASALLE 7333, boul.Newman Service de livraison maintenant disponible ACTUEL GOURMAND est le nouveau rendez-vous des amateurs de bonne bouffe.Pour réserver votre espace publicitaire dans la rubrique Mieux choisir ou pour plus de renseignements: 514-285-7163 Tous les samedis dans ACTUEL GOURMAND Question : Combien de nouveaux vins propose l'édition 2008 de La Sélection Chartier?A) 1 500 nouveaux vins B) 1 000 nouveaux vins Réponse : Remplissez et envoyez à : Les Éditions La Presse C.P.11618, Succursale Centre-ville, Montréal (Québec) H3C 5W5 Nom: Prénom: Adresse: App.: Ville: Code postal : Tél.bur.:( ) Rés.:( ) Adresse électronique : LE PRIX HÔTELIER Un séjour de deux nuitées pour deux personnes dans la suite présidentielle de l'Hôtel Quintessence, à Mont-Tremblant.Le prix comprend deux soupers et deux petits déjeuners.Vin de glace et fruits frais offerts à l'arrivée, champagne et délice surprise servis à la chambre la deuxième soirée.Deux peignoirs seront offerts aux gagnants, gracieuseté de l'Hôtel Quintessence, le tout d'une valeur de 4 500 $.LE PRIX SOIRÉE GASTRONOMIQUE Un souper gastronomique pour douze personnes où le menu sera concocté par le chef Fred Ouimet.Le prix d'une valeur de 2 000 $ inclut les vins, le service et les taxes, gracieuseté du restaurant Confusion Tapas du Monde, à Montréal.LE PRIX PARTENAIRE Un cellier d'appartement de couleur acajou à porte vitrée d'une capacité de 100 bouteilles, gracieuseté de la boutique Vinum Design, d'une valeur de 1 395 $.LE PRIX CONNAISSEUR Une collection complète de verres de marque Schott Zwiesel série Carat, soit un ensemble de quarante-huit verres et une carafe Pollux d'une capacité de 750 ml.Le prix d'une valeur de 1 200 $ est une gracieuseté des boutiques Vin et Passion.Ce concours est organisé avec la participation de nos commanditaires.CONCOURS Du 3 novembre 2007 au 31 décembre 2007, La Sélection Chartier 2008 vous offre la chance de gagner l'un des quatre prestigieux prix suivants : Le grand concours du guide des vins « La Sélection Chartier 2008 » www.vinumdesign.com Le concours commence le 3 novembre 2007 et se termine le 31 décembre 2007 à 23h59.Ce concours s'adresse aux personnes âgées de 18 ans et plus.Les fac-similés ne sont pas acceptés.Valeur totale des prix : 9 095 $.Règlements disponibles aux Éditions La Presse.Le tirage aura lieu le 7 janvier 2008.3518488A ACTUELGOURMAND ROBERT BEAUCHEMIN RESTAURANTS COLLABORATION SPÉCIALE Il fut un temps, pas si lointain, où chaque repas pris Aux Caprices de Nicolas, en plein centre-ville, appartenait à la catégorie des grandes expériences gastronomiques de la ville.Tout le monde le disait.C'était un restaurant de majuscules, une sorte de club anglais pour gens d'affaires le jour et pour couples à la recherche de tranquillité le soir.L'endroit était presque secret tant il était discret, il défrayait peu la chronique et ne recevait pas de vedettes.Puis, comme tant d'autres ces derniers temps, il fut remplacé par un restaurant plus moderne, moins bourgeois , plus éclatant, donc moins secret avec des additions moins terrifiantes, Ariel.Le patron est le même, et il a maintenu le cap sur la qualité et la distinction qui caractérisait sa précédente incarnation.Nous respirons.L'ambiance moins feutrée et la cuisine moins guindée comme le service.Celle-ci montre des signes de modernité : des ingrédients empruntés à d'autres cuisines, un fractionnement contrasté des couleurs et des odeurs inhabituelles sans être choquantes, et une touche féminine - délicatesse et élégance - dans sa simplicité.La cuisine d'Ariel n'est donc pas une cuisine d'éclat, mais civilisée, pacifique, elle est propice aux rapprochements de l'humanité.Cela est évident dès l'amusebouche, un ravioli unique farci d'une purée de courge, déposé sur une purée de betteraves, coiffé d'un peu de caviar.Un moment émouvant pour commencer un repas.Les entrées appartiennent au monde de la cuisine coalisée à l'Asie et à l'Europe puisque les appellations sont très françaises mais les points d'orgue et les accents viennent surtout de l'Orient.Ainsi, une petite salade toute simple faite de jeunes pousses de roquette est mise en valeur avec le classique parmigiano-reggiano en copeaux, et en contrepoint , une vinaigrette parfumée au jus de Yuzu, cet agrume japonais si particulier, au goût à mi-chemin entre le pamplemousse et la mandarine.Une tarte feuilletée, que couvrent des tomates confites sur un confit d'oignons caramélisés, s'accompagne d'un sorbet à l'avocat, rien de moins.Il n'y a rien comme ce genre de surprises pour animer la conversat ion : le sorbet dans son onctuosité un peu fade n'est certainement pas sucré, pourquoi le serait-il ?Les plats font grimper les enchères : grand braisé de boeuf aux champignons, magret rôti aux coings, agneau au cari.Nous leur préférons des valeurs automnales sûres, un poulet rôti et un filet de boeuf.Le premier est d'une remarquable moiteur, sauf la peau encore craquelante et comme tremblante sous un assaisonnement léger d'herbes, la chair parfaite, juteuse à point.Du reste, quand on a envie d'un poulet rôti, on ne se contente que de la perfection, disait Pouchkine.Celui-là vient avec une sorte de timbale de riz sauté et assaisonné à la truffe, si parfaitement exquis qu'on le termine avant tout le reste.Le tout s'accompagne d'asperges qu'on dit « de saison », mais je crois qu'il y a confusion entre solstice et équinoxe, là.On aurait préféré des salsifis, des crosnes, des topinambours même, ces malheureux de la terre gelée.Ils sont si bons en purée ou au beurre.Le filet de boeuf, lui, est poêlé avec maîtrise.Coiffé d'une pommade herbacée, nappé d'une sauce au Shiraz et escorté d'un gratin dauphinois dense, digne de luimême, et qui ne fait pas dans le shooter à vodka, voilà un plat d'homme que madame a enfilé en deux bouchées, silencieuse, vénérant la protéine animale en ces temps frisquets.Les desserts seraient de trop ?On résiste pourtant difficilement à deux petites choses un peu modiques: une tartelette aux pommes ou quelque chose dans le genre, et un fondant trop chocolaté qui ressemble à tous ceux qui se produisent en stars absolues des grandes tables montréalaises ; il serait temps de changer le cap.Oui c'est bon, oui c'est riche, oui c'est excessif dans sa texture coulante, quand on a envie d'excès.Mais on l'a vu, revu et on a envie de lavande, de lime, de caramel, je ne sais pas, quelque chose d'un peu enlevé quoi.Mis à part ces petites anémies, Ariel monte aisément en haut des bonnes tables de notre ville, pour toutes ses qualités mais aussi parce qu'ici, il y a un vrai chef qui se concentre d'abord sur l'intérêt public, imaginez un peu.Il fait à manger.Et c'est épatant ça, au jour d'aujourd'hui ! Cuisine de cime PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE Après avoir dirigé Aux Caprices de Nicolas, le patron d'Ariel a maintenu dans son nouveau resto le cap sur la qualité et la distinction qui caractérisait sa précédente incarnation.ARIEL 2072, rue Drummond 514-282-9790 > Prix : ce n'est pas donné bien entendu, mais quand la qualité des préparations et des ingrédients est appuyée, cela nous semble moins douloureux de payer une addition autour de 140$ à deux, tout compris avec deux (excellents) verres de vin.> Faune: endimanchée mais à la manière d'un 5 à 7, peu de cravates, de soieries ou de burnous, en revanche elle a rajeuni.> Décor : il s'est métamorphosé sous la palette d'un décorateur qui a mis l'accent sur la lumière.La salle se divise en quatre espaces qui se veulent distincts, mais on sait bien que, entre un bar et une salle, il n'y a qu'un pas.En revanche, le jardin d'hiver est charmant au lunch.Il y a toujours le mur de pierre, mais avec le contrepoint de couleur des banquettes et le blanc des murs et des plafonds, il est mis en valeur.> Service : impeccable.Quoi dire de plus, très pro et courtois, il voit sans être vu, il entend sans être écouté.> Vin : il y a de tout et encore, des crus nobles de partout dans le monde et un beau choix de vin au verre pour les personnes qui boivent peu, surtout le midi.Plus: nappes et vaisselle blanches et verres de qualité.Vous direz ce que voulez, mais ça compte.Moins : il y a bien quelques hics, comme ces bustiers portés par des serveuses trop sexy pour une grande maison.C'est un peu comme si on installait une télé HD au beau milieu d'une église.Ariel monte aisément en haut des bonnes tables de notre ville, pour toutes ses qualités mais aussi parce qu'ici, il y a un vrai chef qui se concentre d'abord sur l'intérêt public."]
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