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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
P. Plus
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 2007-12-15, Collections de BAnQ.

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[" Départ de Montréal.Le prix en exemple est pour une famille de 4 (2 adultes et 2 enfants de 5 et 11 ans), pour 7 jours, dans une chambre de catégorie standard, vol inclus (Air Transat).Pour les nouvelles réservations seulement.L'offre s'applique aux enfants âgés de 0 à 15 ans séjournant entre le 23 février et le 27 juin 2008 (entre le 5 janvier et le 27 juin 2008 pour Sandpiper).Un séjour d'enfant gratuit par adulte payant le tarif régulier.Les enfants séjournant gratuitement doivent loger dans la même chambre que les adultes.Maximum 2 enfants gratuits.Doivent être réservés dans la même unité.Si plus d'un enfant par adulte, le plus jeune séjourne gratuitement et le plus âgé paie le tarif enfant régulier.Les enfants doivent payer pour la portion aérienne si les vols sont organisés par Club Med.Des conditions de réservation spécifiques et des restrictions de date s'appliquent selon le village.Un minimum de 7 nuits est requis.Non combinable avec une autre offre.Sujet à la disponibilité au moment de la réservation.Non applicable aux réservations de groupes.L'offre est disponible pour un temps limité selon un contrôle de capacité et peut être retirée à tout moment sans préavis.Les frais d'adhésion sont en sus : 60 $ par adulte, 30 $ par enfant.Les conditions générales de la brochure en vigueur s'appliquent.Offre applicable au Canada seulement.Titulaire d'un permis du Québec.Les prix incluent la TPS et la TVQ mais n'incluent pas les frais de contribution au fonds d'indemnisation des clients des agents de voyages de 3,50 $ par 1 000 $.Le séjour de votre enfant offert! 1-800-CLUBMED Visitez clubmed.ca ou contactez votre conseiller en voyages Club Med afin de connaître nos offres pour d'autres dates ou destinations Punta Cana, Rép.dominicaine 7 116 $ famille de 4 personnes départ le 29 mars Offre disponible pour un voyage entre le 23 février et le 27 juin 2008 à Punta Cana, Rép.Dom.- Sandpiper, Floride Cancun Yucatan et Ixtapa Pacific, Mexique 3472180A PLUS SAMEDI GRANDS REPORTAGES, ANALYSES, FORUM ÉRIC GAGNÉ LA CARICATURE DE CHAPLEAU PAGE 5 L'ADQET LARELIGION À L'ÉCOLE UN TEXTE EXCLUSIF DE MARIO DUMONT ET L'ÉDITORIAL D'ANDRÉ PRATTE PAGES 4 ET 5 MON T R É AL SA M E D I 1 5 D É C E M B R E 2 0 0 7 UNE POLICE DÉMUNIE, DES CRIMINELS AUX ANGES Yvenel Noël, 30 ans, a commis un crime à Montréal pour lequel il a été expulsé vers Haïti il y a un an.PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE Le procès du gang de la rue Pelletier, très médiatisé à Montréal il y a un an, a mis en lumière l'ampleur du trafic de drogue entre Haïti et le Canada.Le gang a été démantelé et son chef, Bernard «Ti-Pon» Mathieu, a écopé de 10 ans de prison.Mais Haïti est toujours une passoire pour la drogue, constate La Presse dans le deuxième volet d'une série d'articles sur la criminalité et la justice dans le pays le plus pauvre des Amériques.À LIREENPAGES2ET 3 HAÏTI ALLER SIMPLE POUR L'ENFER LA MINUSTAH La Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti injecte près de 1,5 million de dollars chaque jour dans le pays le plus pauvre des Amériques.Le Canada, lui, s'est engagé à fournir au moins 520 millions de 2006 à 2011, dont 485 millions par le truchement de l'Agence canadienne de développement international.Le Canada est le deuxième donateur en importance en Haïti, après les États-Unis.Des hommes déchargent une cargaison dans le port de Cité Soleil.Les trafiquants de drogues profitent des faiblesses de la police nationale d'Haïti pour agir.PORT-AU-PRINCE, Haïti \u2014 Dans son local exigu, le commissaire de police Patrice Israël, du Bureau de lutte contre le trafic de stupéfiants, a épinglé une immense carte d'Haïti.La carte est constellée de points rouges, surtout le long des côtes du pays.Ils indiquent les secteurs où de petits avions et des bateaux larguent leur cargaison de drogue.Il y a des points sur les villes des Cayes, Jacmel, Port-de- Paix, Port-Liberté et le Cap-Haïtien, entre autres.Cette escouade spécialisée de la police nationale d'Haïti est composée d'une soixantaine d'enquêteurs.Ils font quelques saisies, mais «95% de la drogue passe », estime le commissaire Israël.Ils n'ont pas de voiture pour patrouiller.Le seul véhicule du Bureau est réservé au transport de.deux chiens renifleurs.Aussi l'escouade a-t-elle toutes les misères du monde à enquêter à l'extérieur de la capitale, Port-au-Prince.Au Cap-Haïtien, à sept heures de route au nord, il y a un petit aéroport, mais aucun agent de l'escouade spécialisée.À Port- Liberté, aussi dans le Nord, des policiers ont récemment saisi par hasard une dizaine de kilos de cocaïne.Ils ont appelé leurs collègues du Bureau, qui ont dû demander à la Mission des Nations unies pour la stabilisation d'Haïti (MINUSTAH) de les conduire là-bas.Il a fallu quatre jours pour que tout s'organise.Un des sacs de drogue avait eu le temps de disparaître.Non seulement le Bureau, mais toute la police d'Haïti, manque de matériel, de personnel qualifié et d'infrastructures.«Je ne vais pas vous peindre un tableau pour vous rassurer.La situation est ce qu'elle est.Nous ne sommes pas un pays consommateur ni producteur.Les trafiquants utilisent Haïti à cause de la faiblesse de nos institutions, que ce soit la police ou la justice », a dit d'entrée de jeu le chef de la police nationale d'Haïti, Mario Andrésol.La Presse l'a rencontré dans la capitale le mois dernier, dans ses bureaux situés dans l'ancienne maison privée du dictateur en exil Jean-Claude Duvalier, alias Bébé Doc.De 2000 à 2004, les trois quarts de toute la cocaïne saisie à l'aéroport de Montréal provenaient d'Haïti, selon un document de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) déposé au procès du gang de la rue Pelletier.Ce procès a montré l'ampleur du trafic de drogue entre Haïti et le Canada.Le gang a été démantelé et son chef, Bernard «Ti- Pon» Mathieu, a écopé de 10 ans de prison.«Bernard Mathieu était un personnage de poids, mais il y a d'autres réseaux.Votre mafia italienne a des tentacules à Port-au- Prince», a ajouté le commissaire Israël.Ce haut responsable de la lutte antidrogue constate une diminution des «activités criminelles visibles» entre le Canada et Haïti.Les trafiquants se pavanent moins, «mais ça ne veut pas dire que les réseaux ne fonctionnent plus», indique-t-il.Le trafic entre Port-au-Prince et Montréal se fait surtout par avion.La police a récemment placé des agents doubles et deux chiens renifleurs à l'aéroport de la capitale.Car l'arrestation de Ti-Pon n'a pas découragé des membres de gangs de rue montréalais de venir en Haïti.Un policier canadien de la MINUSTAH est encore témoin de «beaucoup de va-et-vient» de membres des deux plus puissants gangs de Montréal, les Bloods et les Crips.«Un gars connu de la police au Canada qui vient en Haïti deux à trois fois par mois, on peut se poser de sérieuses questions sur ce qu'il vient faire ici», dit le policier de Montréal Jean-Robert Milord.M.Milord conseille la Direction centrale de la police judiciaire d'Haïti, dont le Bureau fait partie, dans ses enquêtes.Les liens criminels entre le Québec et Haïti ne sont pas structurés, mais ils existent, selon lui.Les gangs de Montréal revendent entre autres des voitures volées au Québec dans les Antilles.Des embûches partout Si les policiers se déplacent difficilement dans le pays, la lutte contre la drogue est tout aussi compliquée dans la capitale.La police a, par exemple, de la difficulté à entrer dans des lieux surveillés par des agences de sécurité privées.Un agent de la Sûreté du Québec, Pierre Lamontagne, aussi à la MINUSTAH, a appuyé le Bureau lors d'une opération menée dans un port privé.«En théorie, le Bureau a accès au port.Mais en pratique, le temps que les policiers passent quatre barrières de sécurité surveillées par des gars armés à qui tu ne donnerais pas le bon Dieu sans confession, bien des choses ont le temps de disparaître, raconte-t-il.C'est comme cogner à la porte d'un repaire de motards avant d'aller faire une saisie.» Lorsque les policiers saisissent de la drogue, c'est la plupart du temps par hasard, en faisant des barrages routiers.Bien que «95% de la drogue passe », selon le commissaire Israël, la police haïtienne n'a jamais fait autant de saisies.Cette année, de janvier à novembre, elle a saisi quelque 500 kg de cocaïne et 600 kg de marijuana.La cocaïne vient de la Colombie et la marijuana de la Jamaïque.La drogue prend ensuite le chemin du Canada, des États-Unis et de la République dominicaine.Le chef de police d'Haïti offre au Canada d'imiter les États-Unis, qui ont dépêché une dizaine de policiers de l'Agence américaine antidrogue (DEA) dans son pays.Ils ont le droit de mener leurs propres enquêtes, contrairement aux policiers de la MINUSTAH qui sont là «en appui ».M.Andrésol invite aussi l'agent de liaison de la GRC en poste à Miami, afin de couvrir les Caraïbes, à déménager à Port-au-Prince.Alors que la DEA bénéficie de toutes sortes de moyens technologiques, le commissaire Israël compile les saisies et les noms des trafiquants dans un grand cahier brun à feuilles lignées.« Sans véhicule ni base de données, voire sans édifice décent, ça va prendre du temps avant de faire une lutte efficace, mais je reste confiant », conclut le commissaire en fixant sa carte d'Haïti constellée de points rouges.LA PASSOIRE DES ANTILLES Une femme menace un homme d'un bâton, sur le bord de la mer des Caraïbes, dans la commune de Cité Soleil.PORT-AU-PRINCE\u2014 Léonie Saint- Villus, un pansement au-dessus de l'oeil droit, est assise sur un banc devant la base militaire brésilienne à l'entrée du plus gros bidonville d'Haïti, Cité Soleil.La femme de 44 ans tient un mandat d'arrêt dans sa main, obtenu la veille au tribunal de paix du bidonville.«Mon mari a eu des rapports avec une autre femme.C'est elle qui m'a frappée avec un tesson de bouteille», raconte Mme Saint- Villus.Elle est prête à indiquer à la police où vit son agresseur.Mais la police haïtienne ne peut procéder à l'arrestation seule.Le commissariat a été criblé de balles en 2004, et n'a jamais été reconstruit.Dans cet ancien fief des gangs armés, qui compte plus de 300 000 habitants, la police ne possède même pas de voiture pour patrouiller.Le policier de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti(MINUSTAH), le Canadien Patrick Paquette, fait monter dans sa voiture son homologue haïtien, Enock Simon, l'interprète créole et la victime, Mme Saint-Villus.Six militaires jordaniens, mitraillette à la main, les suivent dans un camion des Nations unies.Arrivé dans le quartier de la victime, Soleil 10, le groupe descend de voiture dans une étroite rue en terre battue et continue à pied.La victime ouvre le cortège.Elle cherche son agresseur à travers les rangées de taudis en tôle.Quand elle finit par trouver la femme, une vingtaine de badauds les entoure.Les militaires sont aux aguets.L'agresseur est une jeune mère de famille avec un bébé dans les bras.«Demande-lui de confier son bébé à quelqu'un», dit le policier Patrick Paquette à son homologue haïtien.«Elle refuse », lui répond le policier haïtien de 28 ans.Qui se tourne vers La Presse : «Vous savez, Mme Saint-Villus a l'air d'une victime, mais c'est peut-être elle la coupable.Ce sera au juge de décider.» La victime et l'agresseur - qui a toujours le bébé dans les bras - montent dans la même voiture pour se rendre au tribunal.Avant de partir, les militaires jordaniens distribuent des puddings aux enfants sans lâcher leur mitraillette.Les petits crient «Hey you!» pour attirer leur attention.Ce genre d'arrestation aurait été impossible avant que la MINUSTAH n'arrête ou ne tue les principaux chefs de gang du bidonville, il y a un an.Haïti est plus sûr, mais sa stabilité est encore fragile, disent plusieurs observateurs internationaux, dont l'International Crisis Group, un groupe d'analystes de Bruxelles.La MINUSTAH est composée de 7000 militaires et de 2000 policiers.Cette mission déployée après le départ du président Jean-Bertrand Aristide, en 2004, a été prolongée au moins jusqu'en octobre prochain.«Réduire les forces de l'ONU sans augmenter de façon substantielle le nombre de policiers haïtiens replongerait le pays dans la violence », a écrit l'Inter-American Dialogue, un important groupe de réflexion de Washington, dans un rapport publié le mois dernier.«Il se fait quelque chose » La police haïtienne est jeune, mal outillée et corrompue.«On a besoin de personnel qualifié avec de l'équipement adéquat.Ce personnel doit être mis à l'abri de toute tentation», résume son chef, Mario Andrésol.Le corps policier existe depuis 12 ans.Haïti compte un policier pour 1000 habitants.L'île de Montréal, elle, compte un policier pour 240 habitants.Il y a des régions du pays où il n'y a tout simplement pas de policier.Depuis deux ans, des enquêtes de réputation sont menées avec l'appui de la MINUSTAH sur Une police jeune, mal outillée À LIRE DEMAIN dans le cahier Plus : Justice déficiente et prisons horribles.HAÏTI ALLER SIMPLE POUR L'ENFER TEXTES CAROLINE TOUZIN, PHOTOS PATRICK SANFAÇON «Un gars connu de la police au Canada qui vient en Haïti deux ou trois fois par mois, on peut se poser de sérieuses questions sur ce qu'il vient faire ici.» CAROLINE TOUZIN PATRICK SANFAÇON Le commissariat de police de Cité Soleil a été criblé de balles en 2004, et n'a jamais été reconstruit.Cette femme est arrêtée pour avoir agressé une voisine avec un tesson de bouteille dans le bidonville de Cité Soleil.Escortée par le policier de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti, le Canadien Patrick Paquette, et des militaires jordaniens, la mère refuse de se départir de son bébé.les quelque 9000 membres du service.À son entrée en poste en 2005, le chef a déclaré que le quart de son personnel était corrompu.Jusqu'à présent, 600 policiers ont été renvoyés.«Une partie de mon personnel ne connaît même pas les règlements.Pas besoin de vous dire qu'au niveau discipline, c'est zéro », dit le chef.Un policier haïtien gagne environ 15 000 gourdes par mois, soit entre 300$ et 400$.Près de 100 policiers canadiens font partie de la MINUSTAH.«Il ne faut pas avoir d'attentes trop hautes.Il faut respecter le système haïtien et ne pas leur imposer nos valeurs.Si tu penses changer la police haïtienne, tu vas vivre un échec», raconte le commandant régional des policiers de l'ONU pour la région de Port-au-Prince, John White, de la Gendarmerie royale du Canada.«Rien ne se fait comme chez nous, mais au moins, il se fait quelque chose», ajoute le policier de la Sûreté du Québec, Pierre Lamontagne, chargé de conseiller les escouades d'élite de la Direction centrale de la police judiciaire.Faire enquête à la tête du client Ses confrères haïtiens sont très motivés, malgré leur manque de moyens, souligne M.Lamontagne.La section des homicides, par exemple, compte 12 enquêteurs dans tout le pays.Ils partagent un bureau minuscule dans lequel il n'y a même pas assez de chaises et un seul ordinateur.Parfois, ils empruntent des autos saisies pour aller faire une enquête parce qu'il manque de voitures de police.«On ne peut pas enquêter sur tous les cas, seulement ceux à retentissement national comme les meurtres de journalistes, de policiers et de politiciens», indique l'enquêteur haïtien Colas Jacob.De simples agents s'improvisent parfois enquêteurs aux homicides.Ils peuvent arriver sur les lieux d'un meurtre, prendre des objets, déplacer les corps, quitter la scène et en avertir l'escouade des homicides des heures, voire des jours plus tard, se désole M.Lamontagne.L'escouade des enquêtes spéciales, chargée de résoudre les enlèvements, les crimes de gangs et les tentatives de meurtre, n'est pas mieux équipée.Elle compte\u2026 sept policiers! Le mois dernier, une vingtaine d'enlèvements - surtout d'enfants - ont été perpétrés uniquement dans la région de Port-au-Prince.L'escouade y voit quand même une amélioration.En novembre l'an dernier, quatre fois plus d'enlèvements avaient été signalés.À VOIR SURCYBERPRESSE Notre galerie de photos sur Haïti à: cyberpresse.ca/haiti et corrompue RÉPUBLIQUE DOMINICAINE HAÏTI PORT-AU-PRINCE Cap-Haïtien Golfe de la Gonâve ANTILLES Mer des Caraïbes Golfe du Mexique HAÏTI Capitale : Port-au-Prince Superficie : 28 000 km2 Population : 8,7 millions Langues : Français et créole Revenu national brut (par habitant) : 450$ US Taux d'alphabétisation des adultes : 52,9% Espérance de vie : 52 ans Indicateur du développement humain : 154e sur 177 pays (2004) HAÏTI ALLER SIMPLE POUR L'ENFER FORUM VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?forum@lapresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT (514) 285-6911 ou 1 800 361-7453 cyberpresse.ca/abonnement DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 commentaires@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca PETITES ANNONCES (514) 987-8363 ou 1 866 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca PUBLICITÉ (514) 285-6931 POUR NOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 LYSIANE GAGNON lgagnon@lapresse.ca SYLVAIN FOURNIER L'auteur est bachelier en enseignement secondaire, concentration Formation éthique et culture religieuse de l'UQAM (cohorte 2003-2007), et enseignant à l'école secondaire Des Rives, à Lachenaie.M.Dumont, C'est avec stupéfaction que j'ai pris connaissance de vos allégations concernant le nouveau programme Éthique et culture religieuse.Ce n'est pas votre position qui m'étonne mais la teneur de vos propos.Votre position, je la connais depuis que vous avez déposé à l'Assemblée nationale, en mars 2005, une pétition de plus de 55 000 signatures, réclamant le maintien de l'enseignement religieux catholique à l'école.Ce qui me décontenance, toutefois, c'est votre incompréhension du programme.J'en suis tellement abasourdi que je vous soupçonne d'être de mauvaise foi.Le programme est loin d'être «une rupture complète avec notre passé collectif», comme vous le mentionnez.Au contraire, il est l'aboutissement du long processus de laïcisation de l'école québécoise, passant par le rapport Proulx et la déconfessionnalisation des commissions scolaires de Pauline Marois.Par ailleurs, le volet culture religieuse du programme accorde une préséance aux traditions catholique et protestante qui ont façonné l'histoire du Québec.De surcroît, un thème est même entièrement consacré au patrimoine religieux québécois.Il ne banalise donc pas «l'héritage culturel religieux des Québécois, en le présentant d'égale valeur, sans plus, à ceux des différentes communautés issues des autres coins de la planète», comme vous l'affirmez.Il ne formera donc pas, comme vous le craignez, «des jeunes sans repères et sans racines ».De plus, en affirmant qu'une importance semblable serait accordée à la croix, à la crécelle et au collier à fleurs, vous frôlez l'hystérie ! Encore, vous n'évoquez en aucun cas le volet éthique du programme, qui se préoccupera, entre autres choses, d'aider les élèves à construire le «schème de valeurs» dont vous parlez.Pour toutes ces raisons, M.Dumont, je ne peux que condamner vos propos.Je vous invite donc, à la lumière de mes commentaires, à relire le programme.Des propos condamnables En affirmant qu'une importance semblable serait accordée à la croix, à la crécelle et au collier à fleurs, Mario Dumont « frôle l'hystérie » MARIO DUMONT L'auteur est le chef de l'opposition officielle à l'Assemblée nationale et chef de l'Action démocratique du Québec.C'est d'abord comme parent que j'écris aujourd'hui ces lignes, comme un père qui se sent vivement interpellé par l'école que nous offrons à nos enfants.De réforme scolaire en réforme scolaire, il n'y a qu'une seule constante : au Québec, nous avons le sentiment de ne pas avoir notre mot à dire sur l'éducation donnée à nos enfants.Pourtant, les parents sont les mieux placés pour déterminer ce qui convient le mieux à leurs enfants.Depuis plusieurs années, il y a un glissement important où la technocratie prend le pas sur la volonté des parents.Il faut renverser la vapeur.Cette semaine, notre formation politique a soulevé à l'Assemblée nationale de sérieuses réserves sur le cours Éthique et culture religieuse que le ministère de l'Éducation a approuvé.Si rien n'est fait, le gouvernement implantera ce programme dans nos écoles primaires dès septembre prochain.Ce cours banalise le patrimoine religieux du Québec en le plaçant sur un pied d'égalité avec d'autres religions.Dès l'âge de 6 ans, nos jeunes se verront enseigner Noël ou Pâques, tout comme les fêtes de l'Aïd el-Fitr, de l'Aïd el -Adha, du Wesak, de Divali ou la naissance de Guru Nanak.Quoi qu'en dise le premier ministre Charest, le contenu du cours approuvé par le gouvernement n'accorde pas une place prépondérante à notre héritage collectif.Le gouvernement a concocté ce nouveau cours pour faire connaître 10 ou 11 religions aux enfants du Québec, et ce, dès l'âge de 6 ans.Pourtant, l'école doit être le reflet de notre société.L'enseignement doit préparer nos enfants à vivre et à s'épanouir au Québec.Notre patrimoine religieux fait partie intégrante de notre identité.Dans sa version actuelle, ce cours équivaut à nier la réalité de ce que nous sommes, en plus de favoriser l'acculturation de nos enfants.Comme Québécois, il nous importe de ne pas confondre ouverture d'esprit et déracinement de nos enfants par rapport à notre patrimoine religieux.Les enfants d'ici doivent d'abord savoir d'où ils viennent et la source des valeurs que nous partageons.Après une analyse rigoureuse, il apparaît que le cours d'Éthique et culture religieuse approuvé pour le primaire constitue, sous sa forme actuelle, une application concrète du multiculturalisme, prôné par l'ancien premier ministre Pierre Elliott Trudeau.C'est lui qui serait content.On tente de noyer notre identité dans une mosaïque sans repères.Il s'agit d'une vision d'un Québec sans racines, sans culture commune.Libéraux et péquistes s'apprêtent à faire ce que même le pire des gouvernements libéraux fédéraux n'aura jamais réussi: la «trudeauisation » de nos écoles dans chacun de nos villages et chacune de nos villes du Québec.Pour toutes ces raisons, l'ADQ souhaite que le gouvernement impose un moratoire sur la mise en place de ce cours afin que son contenu soit révisé et qu'il reflète bien la réalité québécoise en assurant une claire prépondérance de notre patrimoine religieux.D'ailleurs, il est de notre devoir collectif de faire en sorte que les enfants des néo-Québécois connaissent et comprennent bien l'héritage religieux de la majorité.Ils ont le droit de bien comprendre pourquoi, au Québec, on a congé à Noël ou à l'Action de Grâce mais pas à la naissance de Guru Nanak.En cette fin de l'année 2007, il est encore temps de freiner cette rupture que s'apprête à imposer le gouvernement à nos jeunes du primaire, mais le temps presse.Les parents doivent avoir voix au chapitre, particulièrement en se faisant entendre auprès des conseils d'établissement des écoles que fréquentent leurs enfants.Le Québec est une nation avec des valeurs, une histoire et une langue communes .Devant cette réalité, il serait contraire à ce que nous sommes et à ce que nous défendons de renier nos racines.Pour se développer comme nation francophone en Amérique, le Québec a dû et doit défendre son identité.Notre héritage religieux en fait partie intégrante.Nos enfants risquent d'être les premiers cobayes du plus grand accommodement déraisonnable qui soit.Pour être de grands citoyens du monde, on doit d'abord être de grands Québécois.Un arbre sans racines n'a jamais de grandes feuilles ouvertes sur l'extérieur.Non à la «trudeauisation»! Le cours d'éthique et culture religieuse constitue une application concrète du multiculturalisme prôné par Pierre Elliott Trudeau PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE Mario Dumont a soulevé cette semaine de nombreuses réserves à l'Assemblée nationale sur le cours Éthique et culture religieuse, que le ministère de l'Éducation s'apprête à implanter.- «Nos enfants risquent d'être les premiers cobayes du plus grand accommodement déraisonnable qui soit.» - «Nos enfants ont le droit de biencomprendre pourquoi, au Québec, on a congéà Noël, mais pas à la naissance de Guru Nanak.» - «Il importe de ne pas confondre ouverture d'esprit et déracinement de nos enfants par rapport à notre patrimoine religieux.» Voici un livre qui ferait un joli cadeau de Noël.Le problème, c'est que si vous commencez à le feuilleter avant de l'offrir, vous serez tenté de le garder pour vous.Un conseil: achetez-en deux! J'avais lu avec intérêt la version anglaise de La grande aventure de la langue française, qui a été d'abord publiée sous le titre The Story of French.La version française, que vient de publier Québec-Amérique, saura plaire à tous ceux qui s'intéressent à notre langue sous un angle ou sous l'autre.Les enseignants devraient se faire un devoir de le proposer à leurs élèves, mais c'est aussi un bouquin que l'on peut lire à temps perdu, par pur plaisir.C'est en effet une histoire fabuleuse que nous racontent Julie Barlow et Jean-Benoît Nadeau, associés dans la vie comme au travail.Ces deux excellents journalistes, qui ont publié moult livres et articles dans les deux langues, ont eu l'intrépidité de s'attaquer à ce vaste sujet qui va de la Gaule au Québec d'aujourd'hui en passant par Charlemagne, François 1er, la Révolution française et tous les territoires où le français s'est implanté à la faveur de la colonisation.Le texte est clair et accessible.On y parle de la lente naissance du français, des événements historiques qui allaient finir par en faire la linga franca de la diplomatie internationale, et qui encore aujourd'hui font du français la langue la plus parlée (après l'anglais) sur tous les continents, une langue ouverte, moderne, en constante évolution, et qui peut aussi bien que l'anglais nommer le monde d'aujourd'hui.Saviez-vous que le français n'est vraiment devenu la langue de la France qu'après la Révolution de 1789?Jusque-là, la majorité des Français parlaient des dialectes régionaux.Saviez-vous que l'anglais est la plus latine et la plus française des langues germaniques, et que le français est la plus germanique des langues latines?Saviez-vous que Dante, le poète italien, fut le premier à parler de la «langue d'oc»?Qui a dit: «Ma patrie, c'est la langue française»?Pourquoi les francophones sont-ils tous habités par «un sentiment d'exception culturelle»?Saviez-vous que le français est la deuxième langue seconde la plus étudiée dans le monde?J'ai toutefois de fortes réserves sur deux points.D'abord, les auteurs affirment tout de go que le Québec a été complètement coupé de la France jusqu'aux années 60.Où sont-ils allés chercher cela?Au contraire, il y a eu beaucoup plus de rapports entre la France et les élites québécoises avant la Révolution tranquille qu'après.On n'a qu'à étudier l'histoire de la pensée québécoise des années 30 pour le constater.C'est en France que les étudiants allaient poursuivre leur formation (de nos jours ils vont aux États-Unis), c'est la France qui constituait la principale source d'inspiration des intellectuels québécois, et les classes instruites du Québec baignaient dans la littérature française et suivaient de près les productions artistiques française, tandis que les milieux populaires écoutaient Guétary, Trenet, Lucienne Boyer et les opérettes françaises.Autre erreur, les auteurs, qui sont résolument contre toute norme, ont une vision réductrice de la langue.Pour eux, toutes les langues parlées en francophonie se valent, et ils n'accordent aucune valeur à la correction syntaxique, la clarté du propos, l'élégance du verbe, la maîtrise des niveaux de langage et la richesse du vocabulaire.D'où il s'ensuit que la langue du Québec est aussi «bonne» que celle de la mère patrie.En outre, ils la caricaturent, confondant la langue archaïque des anciens ruraux ou la langue relâchée des villes avec le «français québécois», alors qu'en réalité, la meilleure définition du français québécois, celui qui peut être compris partout au Québec et dans toute la francophonie, c'est, par exemple, la langue des présentateurs de Radio-Canada.Les auteurs ont oublié que l'une des grandes forces du français, c'est sa valeur comme langue de communication internationale\u2026 mais encore faut-il, pour traverser les frontières, que l'on parle à peu près la même langue! Or, contrairement à l'anglais, au portugais ou à l'espagnol, où la force du nombre se trouve dans les anciennes colonies (États-Unis, Brésil, Mexique\u2026), c'est en France que réside la norme du français international, pour la simple raison que c'est, de très loin, le plus grand pays francophone.Dommage que de telles failles ternissent un aussi belle recherche.Une belle histoire «La grande aventure de la langue française» saura plaire à tous ceux qui s'intéressent à notre langue sous un angle ou sous l'autre. ÉDITORIAL FORUM@LAPRESSE.CA serge.chapleau@lapresse.ca DROITS RÉSERVÉS La question s'adresse uniquement aux adultes quel que soit votre âge, croyez-vous toujours au père Noël ?Au sens figuré, bien sûr.À moins que ce soit pour vrai ?Quand avez-vous découvert la vérité (c'est-à-dire que le sympathique bonhomme existe bel et bien !) ?Que vous a apporté le père Noël dans votre vie ?Dans de brefs courriels (idéalement de moins de 300 mots) faitesnous part de vos souvenirs, de vos réflexions, de vos sentiments à l'égard du père Noël.Nous publierons dans les prochains jours un échantillon des courriels reçus.Notre adresse: forum@lapresse.ca Croyez-vous au père Noël ?APPEL À TOUS FORUM André Desmarais > Président du conseil d'administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef DOCUMENT Le scandale des patinoires Voudrait-on interdire aux Montréalais de jouer au hockey?Qui peut m'expliquer pourquoi aucune patinoire extérieure n'est encore ouverte à Montréal?Pourtant, voilà maintenant trois semaines que le mercure est au-dessous de zéro et qu'il fait assez froid.Que font les cols bleus?Chaque jour, je vais au parc de mon quartier voir un spectacledésolant : la glace n'est pas arrosée, les lampadaires sont tous éteints, la cabane pour enfiler ses patins est barrée.Seuls quelques braves se chaussent tant bien que mal dans la neige et jouent dans la pénombre, tels des voleurs.Comme chaque année, il faudra attendre bien après le Jour de l'An pour que nos vaillants cols bleus arrosent les patinoires et débarrent les portes des chalets.Dans la ville mondiale du hockey, de Maurice Richard et du Canadien, on est obligé de mendier pour jouer notre sport national à cause de l'incurie de cols bleus pas foutus de préparer les patinoires avant le mois de janvier.C'est inacceptable! Honte sur Montréal! Étienne Desrosiers Montréal Un vote pour Lisée Des Jean-François Lisée, il en faudrait 10! Pour l'imagination! Pour la vulgarisation! Pour la joute oratoire! Pour le dérangement! Pour le cassepied! Avec lui, je ne suis jamais tranquille.Chacune de ses propositions me fait me reposer la question de fond.Fatiguant, mais stimulant! Et gratis.Peutêtre devrait-il se faire payer?Personne ne trouverait de quoi redire.Vraiment.Pourrait-on s'en tenir aux contenus.Les débattre.Les contester.Les torturer.Sur la religion à l'école, je diverge totalement.Sur les cégeps uniques (deux tiers français, un tiers anglais) j'interroge.Sur le «nous», je converge.Au lieu d'éteindre, allumons.Cette nation, paralysée dans le carcan canadien, ne peut faire l'économie d'aucune de ses ressources, surtout pas intellectuelles, pour sortir de son isolement et rejoindre le monde.2008, 400e anniversaire de la naissance du peuple québécois, serait tellement une belle année pour s'y attaquer.Gérald Larose Montréal Consulter les parents Heureusement que M.Dumont pense à consulter les parents dans cette histoire d'enseignement religieux.Je pense qu'il est le seul à écouter le peuple, ce que la plupart des politiciens oublient.Si vous écoutez les gens ordinaires, et non l'élite, ce n'est pas le même discours.Il serait peut-être important que les enfants de 5 et 6 ans entendent parler d'autres choses que l'islam.Attendez donc au secondaire.Qu'en pensez-vous chère ministre de l'Éducation?Apprenez-leur à s'amuser sainement et à profiter un peu plus de leur enfance au lieu de leur montrer toutes ces religions qui nous montrent trop souvent des extrémistes.Lise Vincent Pas de comparaisons Il ne faut pas comparer les chrétiens fanatiques avec les musulmans fanatiques.D'aucuns semblent croire que les seconds ne sont pas pires que les premiers.Les chrétiens fanatiques ne tuent pas leur femme ou enfants pour des raisons religieuses.Ils demandent peut-être des accommodements, mais ne les exigent pas comme si c'était un dû.Cela est toute une différence.Ils ne menacent pas ceux qui ne sont pas assez religieux à leur goût.Il y a des limites à banaliser les actes des fanatiques musulmans.Ce qui me choque le plus, c'est la dénonciation du bout des lèvres que nous entendons de la part de la communauté musulmane lorsque des actes répréhensibles sont commis par les membres de leur communauté au nom de leur religion.Oui, des actes odieux sont parfois commis par des chrétiens, mais rarement au nom d'une idéologie ou de leur religion et quand c'est le cas, ils sont vite dénoncés sans restriction.Paul Lafrance apratte@lapresse.ca ANDRÉ PRATTE Il n'est pas rare qu'un politicien trafique les faits au service de ses arguments.Toutefois, en lançant cette semaine sa croisade contre le nouveau cours d'éthique et de culture religieuse, Mario Dumont a dépassé toutes les bornes.Nous ne sommes pas à l'Assemblée nationale, alors disons les choses comme elles sont : lorsqu'il soutient que ce cours « banalise le patrimoine religieux du Québec en le plaçant sur un pied d'égal ité avec d'autres religions » et que «la prépondérance claire à l'héritage religieux québécois y est absente », le chef de l'opposition officielle ment à la population du Québec.En effet, la prépondérance de l'héritage catholique est soulignée à répétition dans le programme.Pas dans «une toute petite phrase en page 6», comme le prétend M.Dumont, mais à plusieurs endroits, notamment dans un « rappel » formel en page 67: «Dans ce programme, un regard privilégié est porté sur le patrimoine religieux de notre société.L'importance historique et culturelle du catholicisme et du protestantisme au Québec y est particulièrement soulignée.» Le programme du cours prescrit aux enseignants d'aborder le christianisme «tout au long de chaque année d'un cycle », tandis que les autres grandes religions du monde seront traitées « à plusieurs reprises » et que d'autres «pourront être abordées selon la réalité et les besoins du milieu ».Le député de Rivière-du-Loup ignore donc sciemment les faits lorsqu'il laisse entendre que Noël et «la naissance de Guru Nanak» sont placées sur un pied d'égalité.En plus de car icaturer la réa lité, Mar io Dumont use d 'une démagogie ext rême .Comment peut-i l a f f irmer, en pesant bien ses mots, que « nos enfants risquent d'être les premiers cobayes du plus grand accommodement déraisonnable qui soit » ?Ce dossier n'a ABSOLUMENT RIEN À VOIR avec celui des accommodements.La démarche d'abandon des cours de religion en faveur d'un enseignement de la culture religieuse a été amorcée et voulue par les Québécois de souche.Les minorités religieuses n'ont rien demandé.M.Dumont déforme aussi les faits quand il laisse entendre que ce nouveau programme est imposé aux parents par le ministère de l'Éducation.De très nombreuses consultations ont été tenues à ce sujet depuis huit ans.Des discussions que nous avons eues hier avec la Fédération des comités de parents du Québec et l'Assemblée des évêques catholiques du Québec, nous retenons que ces organisations sont satisfaites de la place de l'héritage catholique dans la version finale du programme.Mario Dumont se révèle donc plus catholique que les évêques ! Le Comité sur les affaires religieuses du Ministère, formé de parents, d'enseignants et de théologiens, a pour sa part conclu que le cours était «cohérent avec les orientations ministérielles qui soulignent l'importance de la familiarisation avec l'héritage religieux du Québec ».L'obj e c t if réel de la manoeuvre saute aux yeux quand le chef de l'ADQ affirme que le cours d'éthique et de culture religieuse mis en place par les gouvernements péquiste et libéral mènera à une «trudeauisation de nos écoles dans chacun de nos villages et chacune de nos villes ».En plus de déformer grossièrement le multiculturalisme défendu par l'ancien premier ministre Trudeau, M.Dumont se couvre de ridicule.Accuser le Parti québécois de défendre la « trudeauisation » des écoles québécoises ?Associer le nom de Pierre Elliott Trudeau à la négation de nos traditions religieuses, alors que Trudeau était un catholique pratiquant ?Franchement ! Cette agitation de l'épouvantail Trudeau ne peut avoir qu'un but: ramener à l'ADQ les souverainistes qui, au cours des derniers mois, sont retournés au bercail péquiste.Mar io Dumont rate donc une nouvelle fois l'occasion d'apporter une contribution constructive au débat politique.À la place, il préfère provoquer une nouvelle controverse qui, comme celle des accommodements raisonnables , sèmera l 'intolérance et la division.Voilà une bien étrange façon de voler au secours des valeurs catholiques.Dumont ment En dénonçant le nouveau cours de culture religieuse, Mario Dumont se révèle plus catholique que les évêques! Nous publions ici quelques passages du programme Éthique et culture religieuse pour le primaire.«Sur ce chapitre, un regard privilégié est porté sur le patrimoine religieux du Québec.L'importance historique et culturelle du catholicisme et du protestantisme y est particulièrement soulignée.» (p.6) «Le programme d'éthique et culture religieuse offre aux élèves de tous horizons les outils nécessaires à une meilleure compréhension de notre société et de son héritage culturel et religieux.» (p.7) «Dans ce programme, un regard privilégié est porté sur le patrimoine religieux de notre société.L'importance historique et culturelle du catholicisme et du protestantisme au Québec y est particulièrement soulignée, mais on s'intéresse aussi au judaïsme et aux spiritualités des peuples autochtones, qui ont marqué ce patrimoine, de même qu'à d'autres religions qui contribuent aujourd'hui à la culture québécoise et inspirent différentes manières de penser, d'être et d'agir.» (p.9) «Rappel - Dans ce programme, un regard privilégié est porté sur le patrimoine religieux de notre société.L'importance historique et culturelle du catholicisme et du protestantisme au Québec y est particulièrement soulignée, mais on s'intéresse aussi au judaïsme et aux spiritualités des peuples autochtones, qui ont marqué ce patrimoine, de même qu'à d'autres religions qui contribuent aujourd'hui à la culture québécoise et inspirent différentes manières de penser, d'être et d'agir.» (p.67) «Faire prendre conscience aux élèves que les traditions religieuses du Québec trouvent souvent leur origine ailleurs dans le monde et qu'elles ont été marquées par des personnages et des événements fondateurs.Prendre appui sur les traditions religieuses présentes dans la société québécoise pour amener les élèves à explorer la géographie et la démographie des grandes religions dans le monde de même que leur représentation du temps.» (p.73) «Un regard privilégié sur le patrimoine religieux du Québec» À VOTRE TOUR LETTRE DE LA SEMAINE SERGE BOURASSA L'auteur habite à La Prairie.En cette période de forums revendicateurs et autres échanges d'enveloppes brunes et d'argent comptant, permettez-moi de vous raconter cette petite histoire, qui me fait déjà penser à Noël.C'était un jeudi matin.J'écoutais le conférencier, un éminent professeur étranger au fort accent et multiples tableaux.Quelques minutes avant, une haute fonctionnaire nous avait résumé un programme de quelques centaines de millions.C'était un groupe particulier.Un monde à part.J'ai donc cherché mon cellulaire pour commuter la sonnerie.Je ne voulais surtout pas déranger tous ces cerveaux attentifs et bien assis.Malheur, je l'avais perdu! Oublié souvent, mais jamais perdu avant.Ce maudit cellulaire, pourtant si utile quand on attend un appel urgent.J'ai tout de suite paniqué à l'idée de ne pas pouvoir être rejoint comme je m'y attendais.Les tableaux du conférencier devenaient soudain moins intéressants.J'imaginais mon cellulaire près de ma voiture, au stationnement.Ou au vestiaire.Ou pire encore dans la rue, dans la sloche.La responsable du vestiaire me prêta son appareil et me suggéra de signaler mon numéro de cellulaire.Je n'y avais même pas pensé.Les vrais cerveaux ne sont pas toujours là où on le pense\u2026 Après quelques instants, on répond.Une voix et des mots qui laissent croire que ce n'est pas un bien nanti «au bout du fil ».Il a trouvé mon appareil dans une ruelle.Évidemment, celle que j'avais empruntée comme raccourci vers ma destination.Je conclus immédiatement que j'aurai du mal à récupérer mon bien.Ou qu'on exigera autant pour son retour qu'un nouvel appareil.En quelques millisecondes, j'ai déjà escompté tous les embêtements que cela me causera.Et ce fameux appel que j'attends en après-midi\u2026 D'un ton un peu autoritaire, j'explique à mon interlocuteur que je dois récupérer l'appareil dès que possible, je demande son adresse\u2026 Une petite maison rose, dans le bas de la ville, pas très loin d'un concessionnaire d'autos importées\u2026 Vingt minutes plus tard, j'y étais.Une petite maison rose alignée avec quelques autres.Plus que centenaires.Petits pignons.On les croirait presque abandonnées.Pourtant cette petite rue, je l'ai empruntée maintes fois en auto, comme raccourci vers l'autoroute, sans jamais rien remarquer.Sur la porte, il y a une inscription indiquant une sorte de refuge.Rien à voir avec la Maison du Père, qui ressemble au Hilton à comparer.La porte ouverte, je m'adresse à un monsieur bien droit, la quarantaine, barbu comme moi.Très semblable à celui que je vois parfois tard dans la nuit, dormant assis aux Harvey's du centre-ville, devant son café.Vous savez, ces hommes que la vie a mis de côté, mais qui résistent tant bien que mal, tout en conservant une certaine dignité.Sans hésitation, ce monsieur va chercher celui qui a récupéré mon cellulaire.Un jeune de 30 ans, tout sourire, très mal (très bien ?) nanti lui aussi.Heureux de me rendre service, il me donne mon cellulaire, tout propre.Il m'explique qu'il était surpris parce qu'il ne trouve jamais rien dans la rue.On échange quelques mots à trois, sur les vertus (et malheurs) des cellulaires.Il ne me demande rien.Discrètement, je lui tends la main gauche et un billet de banque pour le remercier.Je ne me souviens pas d'avoir donné si peu et reçu autant, à la fois.Le soir un message m'attendait sur mon répondeur.C'était ma soeur, dont le numéro de téléphone est préprogrammé sur mon cellulaire.Un homme avait retrouvé, ce matin, mon appareil.À Noël, je saurai quel détour prendre pour me senti r bien.J'en souhaite autant à ceux qui réclament sans cesse, surtout à la télé.Et à ces bien nantis, qui n'en ont jamais assez.Mais aussi à tous ces politiciens qui ont tout reçu et n'ont jamais vraiment donné.Ceux qui veulent couper un peu ici et là, et qui savent moins que rien.L'auteur de la lettre de la semaine, Serge Bourassa, recevra une copie laminée de cette page.La petite maison rose PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE La perte de son cellulaire a conduit Serge Bourassa dans un refuge - une petite maison blanche et rose, au loin, à gauche - où un jeune homme, tout sourire, lui a rendu son bien.«Je ne me souviens pas d'avoir donné si peu et reçu autant à la fois.» Sur la porte, il y a une inscription indiquant une sorte de refuge.Rien à voir avec la Maison du Père, qui ressemble au Hilton à comparer.MICHEL B.GAUTHIER L'auteur est un Montréalais.Tous les jours, je prends le métro, de la station Crémazie à Bonaventure.La semaine dernière, j'ai eu à subir le harcèlement des employés du métro avec leurs chaudières de petit change pour les paniers de Noël.Se plaçant à des endroits stratégiques, ils obstruent le passage des voyageurs et en brassant leurs sceaux, ils nous font sentir cheap de ne rien donner.Je remarque également que la STM permet à des vendeurs itinérants d'exposer sur des tables toutes sortes de marchandises bas de gamme.Des bijoux, des bracelets, des ceintures et même des montres à 5$.J'ai même vu des chemises avec cravates assorties pour 8$.Toutes ces marchandises fabriquées en Chine se vendent sans factures, sans garantie.Je sais bien que la STM est toujours à la recherche de nouvelles sources de revenus, mais combien perçoit-elle de revenus de ces receleurs de camelotes?Probablement moins que des écales de peanuts.De plus, quelle image cela donne-t-il?P o u r t a n t, la st a t i o n Bonaventure est la porte d'entrée du Salon des métiers d'art, qui a lieu depuis la semaine dernière.Décidément, ma ville fait dur.Il y a des sans-abri partout, dont un qui est manchot et qui se plaît à mendier torse nu pour faire encore plus pitié.Des personnes désinstituonnalisées qui marmonnent et crient en guise de chant, ou qui jouent de deux flûtes à la fois avec un instrument dans chaque narine.Vraiment, on fait dur ! Vraiment, on fait dur ! ROBERT GUÉRIN L'auteur demeure à Saint-Basile-le-Grand.Je voudrais avant tout vous informer que je suis un usager des trains de banlieue depuis sept ans et que, malgré tout ce qui suit, je continuerai de prendre le train parce que je considère que le transport en commun est la seule forme de transport à considérer pour se rendre au centre-ville.Cela dit, il serait peut-être temps pour vous, gensde l'AMT, demanifester un peu plus de respect pour votre clientèle de la ligne Mont- Saint-Hilaire - Gare Centrale.La décrépitude de votre matériel roulant occasionne des pannes et des retards de plus en plus fréquents.J'ai subi des retards deux fois encore cette semaine.On s'imagine que le fait de prendre le train nous mettra à l'abri des retards dus au mauvais temps, mais il n'en est rien.Il arrive en effet que la locomotive rende l'âme au milieu du trajet, sans explication.De grâce, cessez de faire la promotion du train sur cette ligne puisque, après quelques semaines d'essai, tout nouvel utilisateur risque d'être dégoûté du train à tout jamais.Quand donc remplacerez-vous ce matériel désuet?Je vous ai posé la question, il y a quelques mois, et la réponse que j'ai reçue de vousm'invitait à consulter votre programme triennal d'immobilisations 2007- 2008-2009.Je l'ai fait.Je n'y ai trouvé aucune information précise, sinon que vous planifiez remplacer votre matériel d'ici 2010.La belle affaire! Votre matériel ne survivra pas jusque là, et la perte de clientèle qui s'en suivra rendra inutile un tel remplacement.Si vous «planifiez» de remplacer le matériel roulant d'ici 2010, cela ne peut signifier que deux choses: soit que le matériel est déjà commandé, dans lequel cas, vous connaissez sûrement la date de livraison et je vous saurais gré de nous la communiquer; soit que le matériel n'est pas encore commandé.Dans ce dernier cas, j'estime qu'il est très présomptueux de votre part d'affirmer que le matériel sera remplacé d'ici 2010.Un dernier point.Comment justifiez- vous que la carte zone 5 coûte le même prix sur la ligne Mont- Saint-Hilaire que sur la ligne Deux- Montagnes?Sur cette dernière, il y a des trains toute la journée, des trains le week-end et du matériel en bon état.Sur la ligne de Mont- Saint-Hilaire, on retrouve des trains aux heures de pointe seulement, il n'y a aucun train le week-end et le matériel est en ruine.Une petite remarque en terminant.Je trouve déplorable que vous ayez choisi de ne pas donner de service le 2 janvier 2008.Une très grande partie de la population n'a pas congé le 2 janvier, hélas! Sur d'autres lignes, on a le service du samedi ce jour-là; on peut dire que la ligne de Mont-Saint-Hilaire a le même traitement sauf que, dans notre cas, le service du samedi, ça veut dire: pas de service! Un service pitoyable VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?forum@lapresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT (514) 285-6911 ou 1 800 361-7453 cyberpresse.ca/abonnement DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 commentaires@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca PETITES ANNONCES (514) 987-8363 ou 1 866 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca PUBLICITÉ (514) 285-6931 POUR NOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 Il serait temps, gens de l'AMT, demanifester durespect pour votre clientèle de la ligne du Mont-Saint-Hilaire.PHOTO MARTIN TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE Des sans-abri, des vendeurs de camelote, des personnes désinstitutionnalisées, le métro de Montréal n'est pas toujours très accueillant."]
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