La presse, 5 janvier 2008, C. Arts et spectacles
[" « Le genre de guide que j'adore\u2026 très sympathique » Christiane Charrette - Christiane Charrette SRC SOLUTIONS RESTOS, UN GUIDE INDISPENSABLE POUR TOUTES VOS SORTIES Offert en librairie et sur librairie.cyberpresse.ca ARTS ET SPECTACLES www.cyberpresse.ca/arts MUSIQUE DE L'ACTION SUR LES PLANCHES PAGE 12 ELIZABETH, ROI D'ANGLETERRE AU TNM.ET AILLEURS EN VILLE, DES CRÉATIONS SIGNÉES NORMAND CHAURETTE, ÉVELYNE DE LA CHENELIÈRE, CATHERINE-ANNE TOUPIN, HÉLÈNE ROBITAILLE\u2026 LA RENTRÉE THÉÂTRALE D'HIVER A DE QUOI PERSUADER LES PLUS CASANIERS DE SORTIR DE LEUR CHAUMIÈRE.POUR MARQUER LE DÉBUT DE L'ANNÉE 2008 SUR NOS SCÈNES, LA PRESSE VOUS PROPOSE UN ENTRETIEN AVEC RENÉ RICHARD CYR, MARIE-THÉRÈSE FORTIN ET JEAN-FRANÇOIS CASABONNE AINSI QU'UN APERÇU DES PIÈCES LES PLUS PROMETTEUSES DE CE DÉBUT D'ANNÉE 2008.À LIRE ENPAGES 2, 3 ET 4.René Richard Cyr, Marie-Thérèse Fortin et Jean-François Casabonne, dans Elizabeth, roi d'Angleterre, au TNM.RENTRÉE TÉLÉ LES CANONS DE L'HIVER PAGES 6 ET 7 Les Lavigueur Jorane PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE SYLVIE ST-JACQUES ené Richard Cyr, pour le citer, a dans sa carrière d'acteur chaussé «nombre de talons hauts».Metteur en scène à temps triple depuis plusieurs années (Le vrai monde?Là, Frères de sang, pour ne nommer que ses projets les plus récents), cela faisait un moment qu'il avait foulé la scène.Si l'on fait abstraction d'une petite apparition dans Avec Norm, son dernier rôle remonte à l'Apprentissage des marais, il y a 10 ans.Son retour sur les planches, il le fait dans les jupes de Ned, un acteur shakespearien qui, dans les années 1600, joue les Mégère apprivoisée et Lady Macbeth\u2026 On sait qu'à l'époque élisabéthaine, Shakespeare employait des boy actors pour incarner des personnages féminins.Timothy Findley a montré la vraie nature de ces «transgenres» de métier, pour la nuit d'Elizabeth, roi d'Angleterre qui se déroule en 1616.L'auteur canadien anglais a imaginé Shakespeare et sa troupe réunis auprès d'une Elizabeth qui vient d'ordonner la mise à mort de son amant, Essex, croyant que celui-ci complotait une révolution contre elle.«La troupe réunie lors de cette nuit essaiera de faire surgir la femme au coeur de la reine.Ned, (un acteur en train de mourir de la syphilis) et Elizabeth vont faire un pacte: l'un enseignera à la reine à être une femme tandis qu'elle, lui apprendra à être un homme et ainsi faire face à sa mort», de souligner René Richard Cyr, rencontré au café du TNM avec les comédiens Jean-François Casabonne et Marie-Thérèse Fortin.Ensemble face à la mort «Au-delà de l'anecdote historique ou biographique, et même de la dualité des sexes, cette pièce est un prétexte pour parler de l'acceptation de la fin des choses et de sa propre mort.Cette nuit est une sorte de voyage initiatique, de catharsis», note le metteur en scène, qui nous prévient qu'il ne s'agit pas du tout d'une oeuvre classique.Parce qu'il voulait dépouiller le texte de Findley de son vernis «chic et fleuri pour public averti», il a confié à René Daniel Dubois la traduction du texte.«Je savais que René Daniel était capable de donner un côté terrien et très groundé à la langue très protocolaire de la reine.» En lui offrant le rôle d'Elizabeth, Cyr permet à Marie-Thérèse Fortin un baptême royal des planches du TNM.«Tout le monde a un point de vue sur Elizabeth qui, finalement, était une femme très énigmatique », de souligner Fortin, qui rappelle que le XVIIe siècle était une période intéressante pour les femmes de pouvoir.«Lorsqu'elle a été nommée reine, elle a déclaré que personne ne gouvernerait à sa place.Elle redoutait le mariage de peur de perdre l'emprise sur son pouvoir, comme ces autres reines dont les oncles et les maris s'étaient approprié l'exercice du pouvoir», évoque la brune comédienne.En Shakespeare, Jean-François Casabonne poursuit quant à lui une année toute en métamorphoses.Après avoir joué les mots de Schiller au Rideau Vert et ceux de Kafka au Prospero, il se prépare à «attraper» le rôle de Shakespeare, un personnage démesuré et immense de mystères.«Ces personnages sont comme de grands archétypes», explique Marie-Thérèse Fortin, en évoquant les liens entre la vie et le théâtre qui sont établis dans la pièce.«Il est question des rôles que l'on joue dans la vie et des personnages qui nous permettent d'être plus vrais que nature», illustre la comédienne.De son côté, Jean- François Casabonne rappelle comment Shakespeare et Elizabeth ont été un couple mythique et générateur d'une association entre pouvoir et poésie.«Comme la nuit est porteuse de rêves, le théâtre s'y trouve porteur de solutions.» Le sexe au temps d'Elizabeth Auteur célébré chez nos voisins canadiens, qui a consacré une part importante de sonoeuvre à la question des genres sexuels, Timothy Findley demeure peu connu des lecteurs québécois.«Findley a écrit cette pièce en écho à Schiller et à tous ceux qui ont écrit sur la reine.Or, ce qu'il faut se demander, c'est pourquoi le personnage d'Elizabeth est si présent depuis quelques années», avance René Richard Cyr qui, ayant frayé dans le théâtre de Tremblay, en connaît un brin sur la notion d'ambiguïté sexuelle.«C'est quoi être un homme et c'est quoi être un femme?L'un pleure et l'autre non, l'un fait le ménage et l'autre trippe sur les chars?Si c'est ça, c'est déprimant en tabarnac », avance-t-il, avant d'établir un parallèle avec Hosannah de Tremblay.«Lorsque Hosannah réplique à Cuirette qu'elle ne voit pas pourquoi il serait davantage «l'homme» dans le couple, puisqu'il le fait vivre depuis 15 ans, on comprend qu'il s'agit moins d'une histoire de travestis qu'une histoire de couple, sur les rôles sexuels.En ce sens, un personnage comme celui d'Elizabeth demeure aujourd'hui pertinent.» «Nous sommes ici pour apprendre à vivre en étudiant comment mourir», est-il dit dans Elizabeth, roi d'Angleterre.René Richard Cyr, en sa qualité de chef d'orchestre, entend nous entraîner dans le corridor qui passe par la vie, la mort et la renaissance.Cate Blanchett Judi Dench et Helen Mirren n'ont qu'à bien se tenir\u2026 Elizabeth, roi d'Angleterre, de Timothy Findley, traduction René- Daniel Dubois, mise en scène René Richard Cyr, au Théâtre du Nouveau Monde du 15 janvier au 9 février.ELIZABETH, ROI D'ANGLETERRE LA NUIT PORTE CONSEIL.MAIS LORSQUE LES MINUTES NOCTURNES S'ÉGRÈNENT EN COMPAGNIE DE SHAKESPEARE ET ELIZABETH PREMIÈRE D'ANGLETERRE, ON EST EN DROIT D'ANTICIPER UNE RÉVOLUTION EN RÈGLE! MENÉE PAR RENÉ RICHARD CYR \u2014 QUI SE DÉDOUBLE EN COMÉDIEN ET METTEUR EN SCÈNE \u2014 ELIZABETH, ROI D'ANGLETERRE PROMET UNE RENTRÉE HIVERNALE ROYALE AU TNM.UN REGARD CONTEMPORAIN SUR LE SEXE DU POUVOIR SIGNÉ TIMOTHY FINDLEY, OÙ EST DÉVOILÉE LA FÉMINITÉ D'UNE VIRILE MONARQUE.Il est question des rôles que l'on joue dans la vie et des personnages qui nous permettent d'être plus vrais que nature.René Richard Cyr Jean-François Casabonne Marie-Thérèse Fortin PHOTOS MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE On est bien impatient de découvrir le travail d'Arianna Bardesono, une jeune metteure en scène d'origine italienne qui fait ses débuts professionnels sur nos scènes avec Les mondes possibles de John Mighton au Prospero.Troisième production de la saison «itinérante» du Quat'Sous, cette pièce s'annonce comme un voyage dans le cerveau humain qui nous entraînera dans les destins parallèles d'un homme.Bardesono dirigera Paul Ahmarani, Denis Bernard, Patrice Coquereau, Catherine-Amélie Côté et Steve Laplante dans cette pièce métaphysique empreinte de considérations spirituelles.Au Prospero du 8 janvier au 2 février.Le tandem Evelyne de la Chenelière et Daniel Brière nous a habitués à des moments de grâce théâtrale.Leur Bashir Lazhar ayant été une belle surprise de la saison précédente, nous sommes impatients de découvrir la nouvelle création du couple, Le plan américain.Cette pièce où Brière et de la Chenelière partageront la scène avec Anne-Marie Cadieux et Normand D'Amour, s'annonce comme une critique sociale sur l'obsession de l'image et l'errance d'une génération qui ne sait plus à quelle cause se vouer.À l'Espace Libre, du 9 janvier au 2 février.Pour cette pièce sur le deuil de deux soeurs qui accompagnent leur mère dans ses derniers jours, la metteure en scène Geneviève L.Blais a travaillé avec de «vraies femmes» (des non-actrices) qui ont vécu la mort de leurs génitrices.Pour favoriser une plus grande intimité, Blais a également choisi de monter sa pièce dans une salle Fred-Barry réduite à une soixantaine de sièges.Un projet d'autant plus significatif, quand on sait que l'auteur du texte, Emmanuelle Marie, est décédée quelques mois après avoir donné son aval à Blais pour l'adaptation québécoise.À la salle Fred-Barry du 8 au 26 janvier.Frédéric Blanchette et Catherine-Anne Toupin n'ont pas la réputation de laisser les spectateurs indifférents.Pour leur nouvelle production, À présent, les cofondateurs du Théâtre Ni plus ni moins sortent un peu de leurs sentiers habituels pour explorer les territoires du thriller et de l'irrationnel.On sait qu'il s'agira de la rencontre surprenante et potentiellement explosive de deux couples de voisins qui ont en commun des désirs et fantasmes inavouables.La Licorne risque d'en voir de toutes les couleurs\u2026 À La Licorne, du 15 janvier au 23 février.Normand Chaurette a écrit cette nouvelle création du théâtre Ubu expressément pour la comédienne Christiane Pasquier, qui souhaitait retrouver le rôle qu'elle jouait dans Lulu, en 1996.Par un soir brumeux d'octobre 1888, dans un quartier de Londres, cette femme sera prise d'un pressentiment, alors qu'elle lira une nouvelle inspirée d'un fait divers célèbre: l'enquête sur le mystérieux Jack l'Éventreur.Frissons en perspective\u2026 Du 15 janvier au 9 février à l'Espace GO.Une autre pièce très attendue, que cette nouvelle production du Théâtre Il va sans dire.L'impressionnant Benoît Mc Ginnis y campera un athlète de haut niveau qui subitement renonce à la gloire pour plutôt se consacrer à la dévotion religieuse.Un spectacle sur la lumière et la ligne mince entre schizophrénie et illumination spirituelle.Marc Béland dirigera Mc Ginnis qui portera seul le premier texte du comédien Stéphane Brulotte.«Un show d'acteur», a d'ailleurs promis Dominic Champagne, directeur artistique du Théâtre Il va sans dire.À la Cinquième Salle de la Place de Arts, du 22 janvier au 16 février.Situé dans un Moyen Âge vaguement magique, entre la France et l'Espagne, Santiago s'annonce comme une histoire fantaisiste et pleine d'humour, racontée par des personnages frustres ou délicats.Tous des pèlerins, ils marchent vers Saint-Jacques-de-Compostelle avec dans leurs baluchons leurs fautes et leurs espoirs.Dans ce texte \u2014 son premier pour le Théâtre Sortie de Secours \u2014 l'auteur Hélène Robitaille s'éloigne de la «grande littérature» pour mieux revenir à la source plus intime du conte.Du 15 janvier au 2 février au Théâtre d'Aujourd'hui.RENTRÉE THÉÂTRALE THRILLER, ÉNIGME MÉTAPHYSIQUE, INTIME INTROSPECTION, COLLISION ENTRE SPIRITUALITÉ ET FOLIE, DESTIN FAMILIAL SUR FOND DE CRITIQUE SOCIALE\u2026 LES THÉÂTRES DE LA VILLE ENTRENT DANS LA NOUVELLE ANNÉE EN NOUS ENTRAÎNANT DANS LE MYSTIQUE, LE CURIEUX ET L'INATTENDU.EN VOICI UN APERÇU.SYLVIE ST-JACQUES PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE SYLVIE ST-JACQUES COUPS DE THÉÂTRE Avec les guirlandes, les jeux de lumières et le sapin artificiel, la collection de bilans 2007 est prête à être rangée au placard.Le soir du 31 décembre, tandis que je regardais d'un oeil distrait la revue de l'année «musicalement interprétée» par Yannick Nézet- Séguin et son ensemble, j'ai sourcillé d'amusement en constatant la rareté de l'espace consacré au théâtre.En gros, l'année des scènes montréalaises s'y résumait ainsi : Brigitte Haentjens remporte le prix Siminovitch, Come Unplugged, celui de la critique, et Robert Lepage, le prix d'Europe.Bref, une couverture comparable au «ouf» de Sophie «Thiboute » qui suivait la famélique portion « internationale » du bulletin d'information de TVYA du Bye Bye de RBO.Pas que je m'étonne du peu de temps télévisuel consacré au théâtre.Avec la Soirée des Masques qui est devenue une émission spéciale de Bons bébés de France (s'cusez, j'ai encore la tête dans RBO), 2007 n'a certainement pas été l'année de la présence médiatique, pour le théâtre.Reste que la quantité de temps d'antenne n'est pas toujours proportionnelle à la qualité des oeuvres.Ce qui n'a pas été dit dans les bilans de fin d'année est que les théâtres montréalais nous ont offert une année riche en créativité et en fines observations sociales.Des moments marquants, il y en a eu des dizaines, surtout pendant la saison automnale.Félicité, une oeuvre grinçante sur notre obsession collective pour la gloire et le scabreux des revues à potins, une fausse note dans le concert de louanges consensuelles qui coule sur la diva de Vegas.De cette année marquée par le débat sur les accommodements raisonnables, retenons aussi les pièces qui ont abordé autrement les questions de l'identité et du rapport à «l'étranger» (Bashir Lazhar, Les émigrés, Je suis d'un would be pays\u2026) Des oeuvres nettement plus éclairantes que la majorité des commentaires entendus à la commission Bouchard-Taylor.Évoquons aussi les instants de grâce esthétique et intellectuels (Marie Stuart, Forêt, Lipsynch) et les aventures incertaines dans la sphère de l'audace (La marche de Rama, Théâtre extrême\u2026) C'est connu: le théâtre ne paie pas.Impossible de faire des millions au box-office avec des salles de quelques centaines de sièges.Une pièce qui fait un flop n'acculera aucune Denise «Gros- Nerf» à la faillite.Ce dépouillement plaît à plusieurs artistes, qui y trouvent une grande source de liberté.Mais cette liberté a un prix: celui de condamner à la confidentialité notre production théâtrale.J'avoue ne pas avoir tout vu de la télé et du cinéma québécois l'année dernière.Cependant, à me fier aux bilans de mes collègues et amis, j'avancerai que c'est au théâtre que la création québécoise se porte le mieux.Libre du «modèle américain», de la pression des cotes d'écoute, de la tyrannie du succès, le théâtre chemine envers et contre tous.Et souvent dans le bonheur.Les amateurs de revues de fin d'année ne savent pas ce qu'ils manquent.En attendant que nos scènes obtiennent l'attention qu'elles méritent, souhaitons que le théâtre conserve en 2008 sa créativité et sa souveraineté.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : sstjacqu@lapresse.ca Pendant ce temps au théâtre\u2026 Libre du « modèle américain », de la pression des cotes d'écoute, de la tyrannie du succès, le théâtre chemine envers et contre tous.Et souvent dans le bonheur. Billets : 514.842.9951 -osm.ca Billets à partir de 22,50$ Tarif spécial pour les 18-34 ans.Kent nagano, directeur musical Un des plus grands opéras jamais joués à Montréal ! Tannhäuser de Wagner Un chef-d'oeuvre du répertoire lyrique en version concert Mardi 22 Vendredi 25 Janvier 19 h KenT nagano, chef d'orchestre STephen gould, Tannhäuser Jennifer Wil Son, elisabeth ivonne naef, Venus ChOEur de l'oSM Mari Ka Kuz Ma, chef de choeur Wagner, Tannhäuser opéra version concert avec surtitres bilingues Causerie avant-concert, 18 h En collaboration avec présenté par Visionnez la description du concert par Kent nagano sur osm.ca Les Quatrième et Huitième de Beethoven Mardi 15 Mercredi 16 Janvier 20 h viviane hagner, violoniste Bee Thoven, Symphonie nº 4 Chin, concerto pour violon SainT-SaënS, Introduction et Rondo capriccioso Bee Thoven, Symphonie nº 8 Soirée du 15 : Vi Viane Hagner 3529275A ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE Dans le cercle restreint des metteurs en scène montréalais, Arianna Bardesono est une sorte d'oiseau rare.Parce qu'elle est jeune (31 ans.) Parce qu'elle est une femme.Et aussi parce qu'elle est née en Italie et a bossé dans plusieurs pays d'Europe avant de s'installer à Montréal en 2005.Éric Jean, qui a souvent prouvé que l'audace paie, a confié à la jeune artiste la mise en scène de Les mondes possibles, deuxième production de la saison itinérante du Quat'Sous.SYLVIE ST-JACQUES J 'a i fa it conna issance avec Arianna Bardesono au lendemain de la deuxième tempête de neige de la saison.La jeune Italienne aux yeux pétillants m'a accueillie dans le foyer du théâtre Prospero avec une déclaration sur la beauté toute blanche de sa ville d'adoption.Sortie il y a quelques mois de l'École nationale de théâtre, Arianna Bardesono commence à peine à découvrir les charmes de Montréal.C'est que son passage au programme de mise en scène de l'ÉNT lui laissait bien peu de temps libre.«Je me sens très chanceuse.Chapeau à Éric Jean de me faire confiance.C'est sûrement un risque! » lâche celle qui a travaillé comme assistante de Jean pendant sa formation.«En arrivant ici, tout le monde me parlait du travail d'Éric Jean.Il y a eu une chimie: comme lui, j'aime beaucoup l'art visuel.Ma démarche consiste à trouver une façon de représenter des textes, même les plus classiques, en les communiquant dans le langage des images et du corps.» Un autre événement marquant de son initiation à la dramaturgie nord-américaine a été la découverte de John Mighton, l'auteur de Les mondes possibles.Dans cette pièce montée pour la première fois en 1990, Mighton laisse entendre que les humains vivent peut-être plusieurs vies en simultanée.«Il s'agit de trois pièces en une: un thriller, une affaire de science-fiction et un roman d'amour», indique la jeune metteure en scène.Voyage au fond de la tête Porté à l'écran en 2000 par nul autre que Robert Lepage, Les mondes possibles plonge dans les vies parallèles de Georges, un homme dans la trentaine.On verra sa rencontre avec Joyce, la femme de sa vie.En second lieu, on assiste à un événement parallèle, où Georges est retrouvé mort, dépossédé de son cerveau.«La pièce comporte beaucoup de couches et de niveaux de lecture.J'essaie de m'assurer que le public soit libre d'interpréter et d'attraper une vérité parmi plusieurs.» Avant toute chose, Les mondes possibles est la tentative de Mighton le mathématicien de recréer un voyage à travers le cerveau humain.«C'est quand même l'aspect du corps qu'on connaît le moins.On n'arrivera jamais à construire desmachines pour nous faire mieux connaître et comprendre comment les hémisphères gauche et droit génèrent les émotions.» Une pièce métaphysique, donc, qui transpose au théâtre des considérations spirituelles.«Je suis convaincue que le public va sortir de ce spectacle avec toutes sortes de questions», ajoute Arianna Bardesono, qui souligne la vision idéaliste de l'amour qu'entretient Mighton.«L'idée centrale de la pièce est qu'il existe une seule Joyce pour un seul Georges», exprime Arianna Bardesono, qui ne cache pas son admiration pour ce docteur en mathématiques qui a commencé à écrire après avoir découvert la poésie de Sylvia Plath.«Ces pièces sont hyperstructurées et ne laissent pas beaucoup de place à la fantaisie du metteur en scène», dit celle qui, dans Les mondes possibles, dirige Paul Ahmarani, Denis Bernard, Patrice Coquereau, Catherine- Amélie Côté et Steve Laplante.«J'ai choisi de bons comédiens qui, pour la plupart, ont plus d'expérience que moi ! Chaque soir, en rentrant chez moi, je regarde mon mari en lui disant que je suis un «bébé» metteure en scène\u2026» Les mondes possibles, de John Mighton, traduction de Maryse Warda, mise en scène d'Arianna Bardesono, au Théâtre Prospero du 8 janvier au 2 février.ARIANNA BARDESONO / Les mondes possibles Réalités parallèles PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE «Je suis convaincue que le public va sortir de ce spectacle avec toutes sortes de questions», dit Arianna Bardesono, qui signe la mise en scène de Les mondes possibles.« La pièce comporte beaucoup de couches et de niveaux de lecture.J'essaie de m'assurer que le public soit libre d'interpréter et d'attraper une vérité parmi plusieurs.» LES ENCHAÎNÉS Du 30 janvier au 9 février 2008 CRÉATION Flash Marionnettes (France) Décapante critique du petit écran CETTE FILLE-LÀ Du 12 au 22 mars 2008 CRÉATION Théâtre la Catapulte (Ottawa) ET Théâtre la Seizième (Vancouver) Histoire de gang ASSOIFFÉS Du 1er au 11 mai 2008 CRÉATION Théâtre Le Clou Soif d'amour et de sens © Henri Parent © Alexandre Mattar © Simon Ménard 14 ans et plus 12 ans et plus 10 ans et plus SORTEZ UN ADO ! 514 288-7211, poste 1 www.maisontheatre.qc.ca ThéâtreADO 2007-2008 CHÈQUES-CADEAUX DISPONIBLES 3517372A ENTRE HISTOIRE RÉELLE ET INVENTION PURE, UNE OEUVRE DIGNE DE SHAKESPEARE! HH DÈS LE 15 JANVIER MARIE-THÉRÈSE FORTIN / JEAN-FRANÇOIS CASABONNE / RENÉ RICHARD CYR / YVES AMYOT / ÉRIC BRUNEAU / BENOÎT DAGENAIS / GEOFFREY GAQUÈRE / ROGER LA RUE / AGATHE LANCTÔT / OLIVIER MORIN / ÉRIC PAULHUS / ADÈLE REINHARDT / assistance à lamise en scène et régie LOU ARTEAU H les concepteurs PIERRE-ETIENNE LOCAS / FRANÇOIS BARBEAU / ETIENNE BOUCHER / ALAIN DAUPHINAIS / FRANÇOIS CYR / RACHEL TREMBLAY WWW.TNM.QC.CA HH 514.866.8668 DE TIMOTHY FINDLEY TRADUCTIONRENÉ-DANIEL DUBOIS MISE EN SCÈNERENÉ RICHARD CYR 3530609A www.duceppe.com DU 19 DÉCEMBRE AU 9 FÉVRIER Pierrette Robitaille Benoît Brière Normand Lévesque Pauline Martin Danièle Lorain Alexandrine Agostini décor Marcel Dauphinais costumes Daniel Fortin éclairages Luc Prairie musique Christian Thomas conception vidéo Yves Labelle accessoires Normand Blais DIMANCHEs 13 Et 27 jANvIEr à 14 H 30 La Cast a Flor e de Peter Quilt er mise en scènede Monique Duceppe 3529075A ARTS ET SPECTACLES Qu oi of f r ir à de s Français qui débarquent à Montréal pour le temps des Fêtes ?Pour résoudre cette épineuse question, j'ai passé en revue, quelques jours avant Noël, la panoplie complète de cadeaux typiques susceptibles de séduire des amis de la mère patrie.Ma liste allait du sirop d'érable à la sculpture en pierre de savon en passant par le casque de poil, la ceinture fléchée et les raquettes, jusqu'au moment où j'ai réalisé que Montréal n'était plus la Ville-Marie des bûcherons et des coureurs des bois, mais une métropole culturelle en plein essor.Dans les circonstances, le plus beau cadeau à offrir, à des Français de surcroît, n'était-il pas celui de la culture, notre nouvelle matière première collective?Comment ne pas y avoir pensé avant ?Armée de ma fierté culturelle retrouvée, j'ai pris le chemin le plus court vers le coeur du Montréal culturel, là où brille de tous ses feux, rue Sainte- Catherine, la nouvelle et rutilante Vitrine, à la fois billetterie, comptoir et calendrier de tout ce qui se passe dans les salles de spectacles en ville.La Vitrine était ouverte et son représentant, accueillant.L'ennui, c'est qu'il n'avait rien à m'offrir.Rien ou si peu.Aucun opéra ou concert de l'OSM n'était à l'affiche pendant les Fêtes.Aucun spectacle de danse non plus, sauf le sempiternel Casse-Noisette, charmant pour les enfants, mais plutôt casse-pieds pour les parents.Tous les théâtres de la ville étaient fermés, sauf le Rideau Vert, qui présente une revue de l'actualité parfaitement désopilante pour le public québécois, mais aussi compréhensible que du chinois pour des Français.Restait Rachid Badouri en supplémentaire au Saint-Denis.Manque de chance, en vertu d'un accord qui n'a pas encore eu lieu, la Vitrine ne vend pas de billets pour le Saint-Denis.Restaient aussi Traces à la TOHU et Saltimbanco au Centre Bell.Dans le premier cas, les seuls billets disponibles étaient des restants de bout d'allée, bref pas exactement des morceaux de choix à offrir en cadeau.Dans le cas de Saltimbanco, la critique avait été si mauvaise qu'offrir des billets pour ce vieux spectacle recyclé du Cirque du Soleil, c'était courir le risque que mes amis périssent d'ennui et me le reprochent éternellement.Non merci.Appel d'offres Que faire?Noël approchait à grands pas et bientôt le grand oiseau blanc parti de Roissy avec mes amis et leurs congénères allait se poser sur le sol de Montréal, grande métropole culturelle où je n'arrivais pas à dénicher le moindre spectacle décent qui rendrait hommage à notre belle culture.Subitement, au milieu de la Vitrine dont j'étais, depuis plusieurs minutes, l'unique cliente, je me suis rappelé qu'il y avait à peine un mois, pendant le Sommet culturel de Montréal, le Palais des congrès résonnait de grandes et belles déclarations sur le dynamisme et la richesse de l'offre culturelle montréalaise.Que restait-il de tous les espoirs suscités par le Sommet?Pas grandchose.Les belles paroles se sont perdues dans les bancs de neige de six pieds et les salles de spectacles ont fermé leurs portes pour cause de congé.Le plus navrant dans cette affaire, c'est que le temps des Fêtes est le moment de l'année où les gens sont réceptifs et avides de culture.Ils ont passé l'automne à courir comme des fous et à rater des pièces, des films et des concerts, faute de temps et d'énergie.Mais dès le 25 décembre, ils sont libres comme l'air.Leurs bureaux sont fermés, leurs cadeaux déballés et leur dinde digérée.Ils sont en couple ou en famille et s'ils n'ont pas fui dans le Sud ou à la campagne, ils ne demandent rien de mieux que d'aller au théâtre, au cinéma ou dans une salle de spectacles à Montréal.Or, cette ville qui se targue d'être une métropole culturelle choisit précisément le moment où son public est disponible et captif pour fermer boutique.C'est à n'y rien comprendre.En désespoir de cause et parce que je n'allais quand même pas envoyer mes Français danser des rigodons avec la famille Dion au Casino, j'ai pris des billets pour le spectacle musical Décembre présenté à la salle Maisonneuve.La critique était élogieuse, les pubs à la télé invitantes et les topos aux nouvelles avec le directeur artistique du spectacle annonçaient une revue musicale digne de Broadway.C'est donc avec une bonne dose de confiance doublée de fierté que j'ai envoyé mes Français à la Place des Arts voir cette revue musicale du Saguenay.Erreur.Même sans avoir vu les spectacles qui nous font honneur à l'étranger, ceux de Lepage comme de Marie Chouinard, de Wajdi Mouawad comme du Cirque du Soleil, mes amis français tenaient le génie artistique québécois en haute estime.Mais au contact du sirop convenu et passéiste de Décembre, autant dire que leur estime a fondu.Cette enfilade de chants de Noël livrés sous une neige de pacotille leur fut tellement pénible qu'ils sont partis à l'entracte de peur de périr d'ennui.Ils me l'ont reproché jusqu'à la fin de leur séjour à Montréal.La prochaine fois, je ne prends pas de risque.Je leur offre une boîte de sirop d'érable.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : npetrows@lapresse.ca Métropole culturelle en congé NATHALIE PETROWSKI CHRONIQUE Montréal, qui se targue d'être une métropole culturelle, choisit précisément le moment où son public est disponible et captif pour fermer boutique.C'est à n'y rien comprendre.La chronique d'Hugo Dumas sera de retour prochainement.Tous les jours dans ARTS SPECTACLES MEUR CE SOIR.EN PRIMEUR CE SOIR. ARTS ET SPECTACLES TÉLÉVISION Début : lundi 7 janvier, 21h30, Radio-Canada.L'humiliation est le thème central de cette fausse-vraie fiction, cette saison.Les premiers épisodes nous montrent Macha Limonchik et Éric Bernier mal assortis, Valérie Blais la mèche toujours aussi courte et Pierre Lapointe (oui, le chanteur) sans aucun sens de l'humour.Du bonbon! Facteur réchauffant.Parole de fan: c'est savoureux, parce que mesquin et mal intentionné de la première à la dernière seconde de chaque épisode.Facteur refroidissant.On cherche encore quoi dire de négatif sur cette série aux nouveaux épisodes encore plus punchés que ceux de l'an dernier.On ne convertira toutefois pas ceux qui n'ont pas été attirés par l'univers «acteurs de théâtre du Plateau» proposée par l'auteur Stéphane Bourguignon la première fois ! Début : mardi 8 janvier, 21h, Radio-Canada.L'affaire a fait couler beaucoup d'encre, à l'époque.Et pas seulement pour les bonnes raisons! En remportant 7,65 millions en 1986, le modeste clan Lavigueur a rapidement vu sa joie commuée en malheurs et déchirements familiaux: procès, décès prématurés, argent mal investi\u2026 Cette série dramatique prenante de six épisodes donne un goût amer au joyeux slogan de Loto-Québec: Ça change pas le monde, sauf que\u2026 Facteur réchauffant.Pierre Verville est bouleversant et crédible dans la peau d'un homme déchu (Jean-Guy Lavigueur), personnage central de la série.Pour un artiste qui campe ici son premier rôle devant une caméra, c'est une réussite ! Passé maître dans la reconstitution (Le négociateur I et II, c'était lui), Sylvain Archambault confirme ici son statut de réalisateur talentueux à l'oeil vif et aiguisé.Facteur refroidissant.Parfois un peu trop de sentimentalisme.Et le côté «enfin la vraie histoire », leitmotiv de la promotion de la série, agace un peu.On veut d'abord se faire raconter une bonne histoire ! Début : mardi 8 janvier, à 20h, Séries +.Après le téléfilm diffusé à Super Écran, Miss Météo (Myriam Monette) a droit à sa série.L'auteure et journaliste Nathalie Petrowski a pondu de drôles d'aventures pour le personnage flamboyant et immature d'Anne-Marie Cadieux.Ça donne une série sans prétention sur les petits aléas de la vie à deux et le quotidien dans un bureau peuplé de gens ambitieux ou qui n'ont à coeur que la relaxation.Une série épicée de discussions qui s'animent au rythme des changements de température.Facteur réchauffant.Mis à part le castor à qui il prête sa voix dans des pubs, il est rare de voir Patrice Robitaille (en amoureux de Myriam) dans le rôle d'un être charmant, compréhensif, patient et doux.Un rôle à contre-courant, donc.Facteur refroidissant.Léger, léger, léger comme un petit cumulus dans un ciel bleu.Début : vendredi 11 janvier, 21h, Télé-Québec.Josée di Stasio s'éloigne encore une fois de sa cuisine.Dans tous les sens du terme.L'an dernier, les émissions nous parvenaient de l'Italie.Le di Stasio nouveau nous fait désormais voyager en France (en Provence, dans l'Ardèche, à Marseille et Paris) où l'animatrice gourmande fouine dans les cuisines et jardins de résidants qui ont pignon hors des sentiers touristiques.Un charme à consommer, tant pour les yeux (la photographie est magnifique) que pour le palais ! Notre ventre gargouille à chaque dégustation de soupe au pistou, petits légumes farcis au veau et autres moules basilique-tomates.Facteur réchauffant.L'exotisme.Le fait que l'animatrice se soit, encore une fois, déplacée rend son produit vraiment attrayant.Cette nouvelle émission n'est pas seulement conçue pour les cuistots, mais pour ceux qui aiment voyager.Parole d'une journaliste nulle devant un fourneau! Facteur refroidissant.Consommée en grande quantité, cette émission peut causer de l'embonpoint\u2026 Début : samedi 19 janvier, 19h, Radio-Canada.C'est la bonne nouvelle de 2008: le retour de Marc Labrèche à la barre d'un talk-show d'actualité\u2026 animé chez des téléspectateurs québécois.Pour l'instant, le synopsis de l'émission laisse présager de purs moments de bonheur, que dire, d'extase\u2026 à condition que tout soit mené rondement et que les familles chez qui l'animateur va se pointer embarquent dans sa folie.À l'époque de L'enfer, c'est nous autres, Julie Snyder avait réussi un bon coup en atterrissant dans les cours des Québécois.Facteur réchauffant.Le tandem Labrèche- Marc Brunet n'en est pas à un produit déroutant et surprenant près (La fin du monde est à 7h, Le grand blond avec un show sournois, Le coeur a ses raisons).Facteur refroidissant.Le plaisir ne va durer que 3600 secondes\u2026 Début : jeudi 31 janvier, 21h, TVA L'an dernier, Rogatien Dubois a réussi avec merveille son passage de la scène à la télé.Dans des épisodes bien tournés et drôles, on a retrouvé un chauffeur de taxi pas barré, qui a des opinions tranchées sur tout et pour qui seuls ses propres arguments ont du poids.Les nouveaux épisodes nous réservent des courses avec Martin Matte, Ron Fournier, Claude Poirier et Michel Barrette.Facteur réchauffant.Malgré une percée dans des oeuvres dramatiques au cinéma, Patrick Huard n'a pas perdu une once d'humour devant la caméra.L'actualité des derniers mois a été riche en accommodements raisonnables.De quoi inspirer d'autres frasques verbales (appréciées) à notre homme ! Facteur refroidissant.Avec cette deuxième fournée d'épisodes de 30 minutes, l'humoriste devra nous prouver qu'on ne peut faire le tour rapidement avec un tel concept.Début : vendredi 1er février, 21h, TVA.Le coeur de Mac Cloutier (Frédérick De Grandpré) bat, cette fois, pour une animatrice de télé (Lucie Laurier).À l'image des autres relations du populaire négociateur, celle-ci sera compliquée et marquée par des infidélités.Le troisième volet de cette série policière débute en 1979 et met notamment en scène un présumé pédophile, le père d'une fugeuse et une victime d'erreur judiciaire.Elle ramène aussi des personnages RENTRÉE TÉLÉ ARRÊTER DE FUMER?DIFFICILE! NE PLUS MANGER DE DESSERTS?IMPOSSIBLE! S'INSCRIRE À UNGYM?ENCORE FAUT-IL S'Y RENDRE APRÈS COUP\u2026 EN MATIÈRE DE RÉSOLUTIONS FACILES À TENIR, LA PRESSE VOUS PROPOSE DES SOIRÉES OBLIGÉES DEVANT VOTRE TÉLÉVISEUR CET HIVER\u2026 UN TAPIS ROULANT SOUS LES PIEDS ET UNE CUILLER PLEINE DE CRÈME GLACÉE ENTRE LES DENTS! LES CHAÎNES GÉNÉRALISTES ET SPÉCIALISÉES ONT PLUSIEURS ÉMISSIONS DE TAILLE À LIVRER AU PUBLIC.VOICI LE RÉSUMÉ DE QUELQUES NOUVELLES ET DE QUELQUES SUITES À SURVEILLER.ISABELLE MASSÉ ARTS ET SPECTACLES TÉLÉVISION intéressants, dont celui d'Irma (brillamment incarnée par Louise Forestier).Facteur réchauffant.Il fait toujours plaisir de retourner dans le temps et de voir des grosses Buick aux banquettes en vinyle conduites par des hommes vêtus de pantalons de fortrel ! Facteur refroidissant.Cette année, la réalisation a été confiée à Bernard Nadeau, un génie du vidéoclip.Saura-t-il toutefois conserver l'esprit «vintage » du Négociateur I et II ?Début: lundi 4 février, 19h30, TQS.Maude (Madeleine Péloquin), une étudiante de Trois-Rivières, part vivre à Montréal chez sa cousine Valérie (Bianca Gervais).Facteur réchauffant.La sitcom est signée par les auteurs de 450, chemin du Golf et Km/h.Facteur refroidissant.La sitcom est signée par les auteurs de 450, chemin du Golf et Km/h.Début : mercredi 6 février, 21h, TVA.Au cours de cette dernière saga, on nous transporte dans le Québec des années 1952 à 1979, le temps de huit épisodes.On se balade de l'époque de la grande noirceur à celle du peace and love en compagnie de Diane Landry (Noémie Yelle), Éveline Desrochers (Julie Le Breton) et Estelle Forget (Isabelle Cyr).Nora (Fanny Mallette) fêtera son 75e anniversaire.Le mariage d'Anaïs (Maude Laurendeau) et Marcellin (Mario Jean) aura une conclusion désastreuse.Et Les Salines se transformeront en commune ! Facteur réchauffant.Les auteurs Anne Boyer et Michel D'Astous savent raconter une histoire.Jusqu'à présent, la distribution et le jeu des acteurs ont été impeccables.Nos étés est une série de qualité supérieure.Facteur refroidissant.Les flash-backs et sauts en avant dans l'histoire et l'Histoire ont parfois rendu le récit difficile à suivre.Début : mardi 19 février, 21h, Radio-Canada.Réjean Tremblay nous a présenté un héros avec la vengeance dans la peau, il y a un an: Stéphane Dumas (Guillaume Lemay- Thivierge) désireux de déjouer le système de sécurité d'un casino pour venger son père mort après avoir tout perdu au jeu.Cette fois, il devra se battre pour que sa relation avec Emmanuelle (désormais incarnée par Hélène Florent) tienne le coup et contre le désir de jouer compulsivement comme le défunt paternel.Facteur réchauffant.La chaude voix d'Ima, une chanteuse de bar dans la série.Guillaume Lemay-Thivierge, omniprésent à la télé et au cinéma en 2007, adoré des téléspectateurs.Facteur refroidissant.Il faut aimer l'univers des machines à sous, décor principal de la série, et l'écriture sans détour de Réjean Tremblay pour embarquer dans une telle histoire.Début : mars, TQS.On croyait le disciple d'Elvis créé par Pierre Falardeau mûr pour le cimetière après son dernier passage au cinéma.Eh bien, les sceptiques ont été confondus.Cette année, Bob part en voyage avec sa nouvelle flamme Maggy et transforme son garage en franchise de pétrolière américaine.Facteur réchauffant.La série a été un des produits les plus populaires à TQS avec Loft Story (1,149 million de téléspectateurs en moyenne à l'hiver 2007).Sa suite fera du bien à TQS qui a plus que jamais besoin de succès populaires pour survivre.Facteur refroidissant.Bob Gratton ne prêchait pas par la subtilité, l'an dernier.Mais le contraire aurait sûrement rendu monsieur moins attirant\u2026 Début : printemps, TQS.Série en quatre épisodes avec Gilles Latulippe et Suzanne Lapointe sur le burlesque.Rémy Girard, Michel Barrette, Janine Sutto et Pierrette Robitaille participent aux émissions qui mélangent nouveaux sketches et documents d'archives.Facteur réchauffant.Les nostalgiques des Démons du midi apprécieront ! Facteur refroidissant.Le burlesque a-t-il encore la cote? RÉSERVEZ TÔT! 514 521.1002 ou 1 800 558.1002 www.Les Grands Explorateurs.com PRÉSENTÉ PAR MARIO GREGOV nous emmène découvrir la nouvelle destination touristique, la Croatie.Il raconte avec passion l'histoire de cet ancien royaume datant du Xe siècle, soumis à la convoitise des puissances voisines.Vous aimerez les Croates, peuple accueillant et festif qui a su préserver ses coutumes traditionnelles et sa ferveur spirituelle.Un récit captivant sur un pays fascinant ! LAVAL 8 au 17 janvier Salle André-Mathieu 475, boul.de L'Avenir LONGUEUIL 18 au 24 janvier Salle Pratt&Whitney Canada 150, rue Gentilly Est MONTRÉAL 29 janvier au 3 février Salle Pierre-Mercure 300, boul.de Maisonneuve Est ST-JEAN 5 janvier - ST-HYACINTHE 7 et 25 janvier - L'ASSOMPTION 28 janvier 3529030A ARTS ET SPECTACLES TÉLÉVISION Elle est soupe au lait, a l'invective facile, partage sa vie avec Fabien Dupuis, ne sait pas si elle veut vraiment des enfants, adore ses amis Macha Limonchik et Éric Bernier.Dans la vie.Dans la fiction aussi.ISABELLE MASSÉ Au début des années 80, une Américaine, ceinture noire en karaté, est agressée sexuellement.Malgré l'expérience sur les tatamis, elle est incapable de se défendre, figée devant son agresseur.La nouvelle ne met pas de temps à se rendre aux oreilles de ses compagnons de dojo.qui l'expulsent ! Pour s'outiller adéquatement, l'Américaine va plus tard inventer une technique d'autodéfense, ciblant les parties inférieures et non supérieures du corps, comme le privilégie le karaté.Celle-ci est enseignée aux États-Unis comme au Canada.Coup de chance pour l'Américaine: elle a une ambassadrice de choix au Québec ! En acceptant de jouer sa vie au petit écran, dans Tout sur moi, Valérie Blais a popularisé sans le vouloir ladite technique d'autodéfense, apprise il y a longtemps.Mais impossible de ne pas crouler de rire en voyant la comédienne s'étendre de tout son long, un pied dans les airs dirigé vers un agresseur potentiel, et crier : «Recule! Je ne te connais pas! Yeux!» Combien de fois s'est-elle ainsi «autodéfendue» ?«J'ai mis mes cours en pratique plus souvent dans la fiction que la réalité!» répond la comédienne.Parce que, dans Tout sur moi, la Valérie Blais imaginée par l'auteur Stéphane Bourguignon ne rate pas une occasion d'en coller une à son prochain et, par conséquent, de s'attirer des taloches.Des doigts d'honneur?Elle en a fait.Des gros mots?Elle en a vociféré.«Stéphane m'a fait tellement agressive! constate Valérie Blais.Mais j'ai ça en moi.Si on me cherche.» L'excuse?Une jeunesse vécue en compagnie d'une mère enseignante qui a trimballé ses cahiers de notes dans toute la France.«Faire preuve d'agressivité, en fait, c'est prendre sa place, estime Blais.La vie peut être dure.J'étais enfant unique.Je changeais d'école chaque année.Il faut alors un certain tonus pour avancer dans la vie.» Réalité ou fiction?Cela dit, pour faire sa place, Valérie Blais a davantage misé sur l'humour que sur ses poings.«Jeune, j 'étais dyslexique.J'écrivais de droite à gauche et de bas en haut.Au niveau moteur, je n'étais pas trop dégourdie.J'étais poche au ballon-chasseur aussi.Je m'arrangeais pour me faire tuer rapidement pour aller faire la vache et raconter des histoires tout le reste de la partie.» Si Dieu le veut, on verra peutêtre sa jeunesse dyslexique dans Tout sur moi, un jour.Dans un flash-back survolté, à la démesure de ce que Valérie Blais, Macha Limonchik et Éric Bernier nous proposent depuis l'an dernier, à Radio-Canada.Car, on le rappelle, Tout sur moi met en scène un vrai trio d'acteurs-amis qui met son corps et son âme au service d'un auteur à l'imagination débridée.«Stéphane prend habituellement un huitième de ce qu'on lui raconte, note Valérie Blais.Mais parfois, c'est l'histoire intégrale qui se retrouve à la télé.Comme la fois où Éric et moi avons auditionné pour une pub de voiture, alors qu'on ne sait même pas conduire.» Pour se protéger, Valérie Blais hésite en entrevue à décanter la réalité de la fiction.La comédienne dit aborder de toute façon Tout sur moi comme une autre fiction.« J'y joue un personnage qui se prénomme Valérie, juge-t-elle.Et, pour tous les personnages qu'on aborde, on doit trouver en eux des choses qui nous ressemblent.» Les épisodes s'égrenant, il y aurait de moins en moins de vrai dans Tout sur moi.Une belle initiative à en juger par les premiers épisodes de la nouvelle saison (qui débutent le 7 janvier, à 21h30) complètement loufoques.«On est plus durs entre nous», note Valérie Blais.L'humiliation est aussi un thème davantage exploité dans la deuxième saison.Mais à 39 ans, presque 40, on a assez confiance en soi professionnellement pour ne plus avoir de petite gêne devant la caméra.La comédienne accueille donc les textes de Bourguignon sans se poser de questions.Sa crise de la quarantaine, elle l'a vécue à un autre niveau.«Je n'ai pas d'enfant.C'est un méchant last call! lance-t-elle.Mais je n'étais pas prête avant, car je ne faisais pas ce que j'aimais.Je n'avais donc pas envie que mon enfant ait une mère frustrée.J'ai commencé à gagner ma vie à 30 ans.» Cela dit, la Rafi de Cornemuse (300 émissions de 1998 à 2003) a toujours vécu près des enfants.«Je les aime, mais je ne suis pas en amour avec la maternité », constate celle qui a travaillé en garderie et qui fait présentement du bénévolat auprès des enfants du Dr Julien.«Avec Cornemuse, j'avais à la fois l'impression de faire mon métier d'actrice et de rendre un service à la société.J 'ava is l' impression que je disais quelque chose d'important.C'est un des plus beaux rôles que j'ai joués.» Avec celui de Valérie bien sûr.VALÉRIE BLAIS Presque tout sur elle PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE © Pour faire sa place, Valérie Blais a davantage misé sur l'humour que sur ses poings.Ce n'est pas nécessairement ce qui caractérise la Valérie de Tout sur moi par contre.« Stéphane m'a fait tellement agressive ! constate Valérie Blais.Mais j'ai ça en moi.Si on me cherche.» Lundi prochain à 20h à Télé-Québec commencera Le code Chastenay, une des rares émissions consacrées à la science.PAUL JOURNET Le 17 octobre dernier, le Québécois René Laprise et les trois autres auteurs du 4e Rapport d'évaluation du groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) remportaient le prix Nobel de la paix, ex aequo avec Al Gore.Pourtant, on en a relativement peu parlé.La science manque parfois de dimensions pour être sexy.Pour la rapprocher du public, Télé-Québec lance Le code Chastenay.L'émission d'une heure est animée par Pierre Chastenay, astronome au Planétarium de Montréal.Elle est produite par Pixcom et tournée entièrement hors des studios.Avec son équipe de journalistes et chroniqueurs (Pascal Forget, Noemi Mercier, Binh An Vu Van et Véronique Morin), Pierre Chastenay traitera de sujets qui ont ou auront bientôt un impact tangible sur notre quotidien.L es thémat ique s?Deu x reportages par émission sur des recherches de pointe menées dans des labos québécois.«Fausses vérités», une chronique sur les vérités qui ne sont pas vraiment vraies.«Planète science», une revue insolite de l'actualité scientifique internationale, avec Pascal Forget (La revanche des nerdZ à ZTélé).«Science citoyenne «, un reportage sur des individus engagés et passionnés par la science.Et «La science s'interroge», une interview de fond avec un chercheur dont le travail soulève des questions éthiques.C'est dans le cadre de ce dernier volet que le climatologue René Laprise sera invité plus tard cette saison.Le premier invité sera le géographe Rodolphe de Koninck, qui s'interrogera sur la capacité de notre planète à soutenir la croissance effrénée de la population.Les autres sujets pour lundi prochain: pour sa première «fausse vérité», la chroniqueuse Noemi Mercier se penche sur l'effet Mozart, ce fantasme de gonfler le quotient intellectuel des enfants à coup de Symphonie Jupiter et d'autres pièces de musique classique.Avec «science citoyenne», on découvrira des citoyens du Haut-Saint-Laurent qui luttent contre les plantes qui envahissent leurs cours d'eau.Le code Chastenay présentera aussi deux équipes de scientifiques.D'abord une de l'École polytechnique de Montréal, dont le nanorobot médical voyage dans les artères pour apporter le traitement directement à la zone touchée, ce qui augmente l'efficacité et diminue les effets secondaires.Ensuite, des chercheurs qui reproduisent des tempêtes de neige et de pluie verglaçante dans leur labo de Chicoutimi.Leur but : apprendre à éviter qu'une crise du verglas ne se reproduise.LE CODE CHASTENAY Découvrir la science d'ici PHOTO FOURNIE PAR TÉLÉ-QUÉBEC Pierre Chastenay, l'animateur de la nouvelle émission scientifique Le code Chastenay. 3528828A ISABELLE MASSÉ À 22 ans tout juste, Laurence Leboeuf ne saurait imaginer une fin à son existence.Parce qu'elle est jeune, qu'elle est loin d'avoir tout accompli professionnellement et parce qu'elle respire la joie de vivre.À la mi-décembre, lorsqu'elle a soufflé les bougies de son gâteau d'anniversaire, elle a eu une pensée pour Louise Lavigueur, à qui elle prête ses traits dans la série Les Lavigueur (début le 8 janvier, à Radio- Canada, à 21h).Parce que la troisième enfant du clan Lavigueur (sur quatre) est morte à 22 ans d'une insuffisance cardiaque, juste au moment où le bonheur se pointait enfin dans sa vie de misère.C'est elle qui a foutu la bisbille dans sa famille lorsque ses proches ont remporté 7,65 millions, à la 6/49, en 1986.Elle n'avait pas participé au tirage de groupe, cette fois-là.Son chum, un revendeur de drogue qui la manipulait sexuellement (du moins dans la série), l'a poussée en cour pour obtenir sa part du magot.Pour tenter de gagner sa cause, elle a alors balancé un tissu de mensonges au juge.«Elle était déchirée, perdue.Son père lui achetait des meubles pour son appart.Il ne voulait pas lui donner de l'argent, de peur qu'elle s'achète de la drogue», raconte Laurence Leboeuf.Près de trois mois après la fin du tournage, la comédienne est encore sonnée par les considérations funestes de son personnage.«Elle est morte si jeune parce qu'elle ne voulait pas se faire opérer, explique- t-elle.Elle ne voulait pas d'un autre coeur avec les conditions qui venaient avec: sans le droit de fumer ni boire.Elle ne voulait pas d'une vie plate.» Deux carrières Laurence Leboeuf n'a pas eu à auditionner pour devenir Louise.Comment détecter chez une actrice au regard si doux et lumineux une once possible de rébellion?À cause de son rôle de prostituée dans Ma fille mon ange, sorti il y a un an?«C'est bizarre de faire de telles scènes (de baise et de danse en tenue légère) devant la caméra et de rentrer chez soi ensuite.avoue-t-elle.En même temps, je les ai faites, car ce n'était pas gratuit.On n'était pas dans le voyeurisme.J'arrivais donc à le rationaliser, même si ce sont des trucs vraiment loin de moi.» Redoute-t-elle la réaction de ses parents Diane Lavallée et Marcel Leboeuf devant le produit fini?«Je ne regarderais pas la série avec eux, avoue la comédienne.Même s'ils savent de quoi il en retourne et que je leur avais parlé des scènes osées.» On imagine, de toute façon, que la compréhension est de mise entre acteurs.Que c'est la fierté, bien avant l'indignation, qui s'impose devant le parcours d'une fille qui a su faire son chemin depuis ses débuts dans L'ombre de l'épervier, à 11 ans.Une comédienne qui mène aujourd'hui deux carrières de front, en français et en anglais, sans avoir eu à s'inscrire dans une école de théâtre pour y arriver.Pendant que Laurence Leboeuf tournait Les Lavigueur, elle travaillait également sur le plateau de la production franco-canadienne The Story of Jen (en salle à l'automne 2008).L'an dernier, elle a joué aux côtés de Paul Sorvino, dans le film américain The Trouble with Cali.Les abonnés de The Movie Network ont aussi pu l'apercevoir dans la série policière Durham County, récemment.«L'anglais m'a toujours attirée.Il y a cinq ans, j'ai dit àmon agent que j'aimerais jouer en anglais.À ma première audition, ça a fonctionné!» C'était pour la série canadienne 15 Love (présentement diffusée à Radio-Canada en version doublée).Laurence Leboeuf avait 17 ans et un accent québécois perceptible quand elle parlait anglais.«Ce n'était pas évident au début, avoue-t-elle.La langue me détachait du personnage.J'avais de la misère à faire sortir les émotions.L'accent était moins prononcé au cours de la deuxième saison.» Deux séjours de trois mois à Los Angeles, durant la saison des auditions pour les pilotes de séries américaines, jalonnent aussi son parcours d'actrice anglophone.Une expérience qu'elle a à la fois adorée et détestée.«Il m'est arrivé de me faire appeler pour une deuxième audition sans que ça aille plus loin, raconte Laurence Leboeuf.Mais je ne suis pas déçue.Il y avait là-dedans beaucoup de projets légers d'ados plates.«C'est tellement différent d'ici, ajoute-t-elle.Je n'aime pas sentir que je suis un numéro.Te faire convoquer en audition à Hollywood n'a pas toujours à voir avec ton talent.On nous appelle parfois juste pour voir de quoi on a l'air.Le côté artificiel de tout ça a, un jour, commencé à me peser.Je ne suis pas du genre à m'arranger, me brosser les cheveux.Ce n'est tellement pas ça jouer!» LAURENCE LEBOEUF Millionnaire de rôles Un an après avoir incarné une prostituée dans le film Ma fille mon ange, Laurence Leboeuf revêt la peau d'un autre bouillant personnage à l'opposé de tout ce qu'elle est.PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE Laurence Leboeuf incarnera Louise Lavigueur dans la série de Radio-Canada qui prend son envol la semaine prochaine.ARTS ET SPECTACLES TÉLÉVISION Laurence Leboeuf mène aujourd'hui deux carrières de front, en français et en anglais.AGENCE FRANCE-PRESSE LOS ANGELES \u2014 La chanteuse pop américaine Britney Spears a été conduite à l'hôpital tôt hier pour y subir des examens médicaux, notamment des tests de drogue, après l'intervention de la police pour régler un litige lié à la garde de ses enfants, ont rapporté des médias américains.Selon le site Internet spécialiste des célébrités TMZ, Britney Spears a été transportée en ambulance à l'hôpital Cedars Sinaï à Los Angeles pour y subir notamment «une évaluation psychologique », ainsi que des tests pour savoir si elle était sous l'emprise d'une drogue ou de l'alcool.La police «a trouvé (Britney Spears) plus tôt dans la soirée à son domicile sous l'emprise d'une «substance indéterminée» », après avoir été appelée à intervenir pour la remise de ses deux fils à leur père, a indiqué TMZ.Après trois heures de négociations, Britney Spears a remis les enfants, âgés de 2 et 1 an, et a été transportée à l'hôpital par ambulance, selon la même source.TMZ et l'hebdomadaire Us Weekly ont également rapporté que son plus jeune fils, Jayden Federline, avait aussi été transporté à l'hôpital.Son frère aîné, Sean, 2 ans, a été reconduit au domicile de son père.Les autorités avaient été appelées après que la starlette eut refusé de rendre ses deux enfants à leur père, Kevin Federline, qui en a la garde.Depuis un an, Britney Spears a enchaîné les revers artistiques, judiciaires et personnels.La chanteuse est ainsi engagée dans une bataille juridique avec son ancien mari autour de la garde de leurs deux fils qui lui a été retirée en octobre dernier après une enquête des services sociaux.Le juge chargé de l'affaire avait alors indiqué que Britney Spears consommait «fréquemment et de manière continue» des produits interdits et «de l'alcool».Jeudi, Britney Spears avait été entendue par un juge dans le cadre de cette affaire après avoir raté plusieurs rendez-vous mais elle est arrivée si en retard que l'audience n'a duré que 13 minutes, selon Us Weekly.POP Britney fait (encore) des siennes ARTS ET SPECTACLES ENTRACTE entracte@lapresse.ca SÉPARÉS À LA NAISSANCE Qui devrait être le plus flatté par cette comparaison: Matt Damon ou Louis Morissette?Question de perspective, sans doute.Mais peu importe votre position, admirez la ressemblance entre leur regard perçant et leur dégaine un brin adolescente et narquoise.Merci à Pascal Mailhot pour sa suggestion.LE BYEBYE DE RBO L'âge ne corrige pas les mauvaises langues.Le Bye bye de RBO était aussi drôle et cinglant que prévu.Des exemples ?Guy A.Lepage qui personnifie les grands orateurs (Jean Perron et Roméo Dallaire), ou la mallette de Brian Mulroney au Caissier, une parodie d'un grand moment dans l'histoire de la stratégie de communication.Soulignons aussi le remarquable travail des maquilleurs (Pierre Brassard méconnaissable dans la peau de Denys Arcand).Pas moins de 2 475 000 personnes ont regardé le Bye bye le soir du 31.Un chiffre qui nous pousse encore plus à offrir une petite pensée aux malheureuses victimes de RBO.ILS, ELLES ONT DIT «Vous ne voulez pas le savoir.» - Édith Cochrane dans la peau d'une astrologue à Dieu merci ! , qui explique à Mario Dumont ce que 2008 lui réserve.«C'est qui ces gars-là, là, le gars qui est attaché là, après là, c'est qui ce gars-là là, qu'y nous donne donc son curriculum vitae là.» - Le maire Jean « là là» Tremblay, vedette d'Infoman 2007.«En sortant, Vincent, tu pourrais toujours t'inscrire au Banquier, tu ferais un excellent candidat.» philanthrope Vincent Lacroix à Infoman 2007.Spécial Bye bye ! «Merci, faire-valoir.» - Denise Bombarbier à son assistante Sophie Thiboute.«Je veux pas faire mon gérant d'Espagne, mais je regarde Mario aller, il brûle la chandelle par les trois trous.» - Jean Perron, penseur étoile à 10% de quotient.«Si vous voulez sauver Justin, faites le pas.» - Lisa La Fru à Libéral Story, peu enthousiasmée par Justin Trouduc.«Je marche pus, mais je roule en tabarnak.» - L'ex-lieutenant-gouverneur Lise Thibault, prolifique utilisatrice de la Faster Card.L'AMNÉSIE COLLECTIVE ET LE 400E DE QUÉBEC La ville de Québec a mal à son histoire.Alors qu'elle lançait les festivités entourant son 400e anniversaire, plusieurs habitants de Québec et du reste de la province ignoraient comment elle est née.C'est du moins ce que révélait un récent sondage du Soleil (1002 répondants, marge d'erreur de 3,1 points, 19 fois sur 20).L'acte fondateur de la ville?L'arrivée de Jacques Cartier, croient 25% des répondants.Pas moins de 19% d'entre eux (18% chez les Montréalais, 23% en région) pensent que c'est la défaite aux plaines d'Abraham qui a mené à la fondation de Québec.C'est parmi les habitants de la Vieille Capitale que le taux de bonne réponse était le meilleur: 56% ont correctement identifié Samuel de Champlain.Les jeunes (18-24 ans), les anglophones et les allophones étaient les moins bien informés, selon le sondage.En misant très peu sur le volet historique, la fête du 31 à la place D'Youville n'a rien fait pour les éclairer.Jean-René Dufort, Infoman 2007 Bye bye 2007, RBO Matt Damon Louis Morissette VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION EN HAUSSE.EN BAISSE IVRESSE AU COMBAT (4) (23:45) SAMEDI 5 JANVIER $howbizz inc.Le Téléjournal La Petite Vie / Le Cadran PLAN DE VOL (4) Avec Jodie Foster.\\ Dans un immense avion de ligne qui effectue le vol Berlin-New York, une passagère met tout en oeuvre pour retrouver sa fillette qui a mystérieusement disparu.Le Téléjournal Passion Sports / Boxe - Hermann Ngoudjo - Paulie Malignaggi AGENTS SECRETS (4) (23:15) DE QUOI J'ME MÊLE MAINTENANT (6) avec John Travolta (16:15) Le TVA 18 heures CHATS ET CHIENS (5) À l'insu des humains, des chats et des chiens se livrent une guerre à finir à grands renforts d'armes et de gadgets technologiques.LE SEIGNEUR DES ANNEAUX 2 (2) avec Elijah Wood, Sean Astin É.-U.2002.Conte de Peter Jackson avec Elijah Wood, Sean Astin et Viggo Mortensen.\\ Des humains et des êtres fabuleux combattent les armées d'un sinistre seigneur et d'un sorcier qui convoitent un anneau magique.Qu'est-ce qui mijote Le Journal Drôle, Drôle, Drôle Gentilles Alouettes TROIE (4) É.-U.2004.Drame épique de Wolfgang Petersen avec Brad Pitt, Eric Bana et Orlando Bloom.\\ L'enlèvement de la reine Hélène de Sparte par le jeune prince Pâris provoque la guerre de Troie.Le Journal LE PETIT NICKY (5) Le naïf fils cadet de Satan doit neutraliser ses deux frères renégats qui ont créé un véritable enfer dans la ville de New York.Soyons bêtes! Passe-Partout LUCKY LUKE: LA BALLADE DES DALTON (4) Un cowboy surveille des bandits qui, pour toucher un héritage, doivent éliminer les membres du jury.LA GUERRE DES TUQUES (4) avec Cédric Plourde et Julien Élie.\\ Pendant les vacances d'hiver, quelques jeunes jouent à la petite guerre.LES GANGS DE NEWYORK (2) Avec Leonardo Di Caprio, Daniel Day-Lewis et Cameron Diaz.\\ En 1863, dans un quartier malfamé de Manhattan, un fils d'immigrant irlandais veut venger la mort de son père tué par un chef de gang tout-puissant.(21:40) Alpine Ski Series on CBC (16:30) Saturday Report Hockey Tonight Hockey / Lightning - Sénateurs Hockey / Rangers - Oilers NFL Football / Séries éliminatoires: Redskins - Seahawks (16:30) NFL Football / Séries éliminatoires: Jaguars - Steelers CTV News .Guy (16:00) Global National House & Home Room to.Global Currents Painkiller Jane Mutant X .Dangerous Pulp Murder JR Digs Sat.Night Pub ABC News .Raymond ABC News / The New Hampshire Debate Sex and the City / Deux épisodes NCAA Basketball (16:00) News CBS News Entertainment this Week HIGH CRIMES (5) avec Ashley Judd, Morgan Freeman 48 Hours Mystery News Late Night NFL Football / Séries éliminatoires: Redskins - Seahawks (16:30) NFL Football / Séries éliminatoires: Jaguars - Steelers Sat.Night Smart Travels e2 BBC News Art Express Mountain Lake .Antiques Antiques Roadshow Keeping up.As Time goes by Waiting, God BBC News Austin City.Bob Dylan: Live in Newport 1963-1965 VPT Favorites As Time goes Keeping up.Are.Served?Vicar of.Pioneers of Television Austin City Limits Soundstage Paranormal State THE WHOLE NINE YARDS (5) avec Matthew Perry, Bruce Willis U.S.MARSHALS (5) avec Tommy Lee Jones, Wesley Snipes Paranormal.Flip this House Bobino .(17:15) .400e anniversaire de Québec Pour l'amour du country Viens voir./ Claude Meunier Toute une soirée au cabaret / Indécences Toute une soirée au cabaret THE BIG PICTURE (5) (16:00) Arts & Minds Bravo! Videos My Beat: Life.Bruce Cockburn Steve Earle: Live Soweto Gospel Choir Dirt Cruauté animale / En Afrique Les Arnaqueurs .fou! Drôle, monde Humour en santé Docu-D / Poker à Las Vegas Docu-d / Voyage d'enfer Docu-d / .l'Aryan Brotherhood LE SECRET DE SANTA VITTORIA (15:50) LA COLLINE DE L'ADIEU (18:15) LE KID DE CINCINNATI LISTE NOIRE (21:45) .(23:15) Mayday How it's Made / Deux émissions Out in the Cold / Ice Hotel Dirty Jobs / Avian Vomitologist Extreme Machines / .Planes Criss Angel: Mindfreak Myth Busters Glace (16:00) Terre de fête .campagne Adoptez.Planète, furie Évasion sur glace / Mode sur glace Mordu de la pêche / Maroc Hôtels de Marrakech Les Grands Aventuriers / Maroc Kim.(17:12) .(17:39) Sadie (18:06) Flight (18:31) .(18:57) Zoey (19:22) Zack (20:12) .(20:36) FROZEN IMPACT (6) avec Ted Mc Ginley, Linda Purl .(22:34) BLANK CHECK (6) (22:50) Friends / Deux épisodes That '70s Show / Deux épisodes Two and a Half Men Cops America's most Wanted News Family Guy Mad TV La petite maison dans la prairie À vos marteaux Passion Maisons Docu-fiction / La Révolution russe en couleur RAFALE BLANCHE (5) avec Jeff Bridges, John Savage History's Secrets Kings and.Ancestors.Stealing Mary - .Red Indians Secret of the Snake Goddess THE GENERAL'S DAUGHTER (5) avec John Travolta, Madeleine Stowe Exhibit A Oups! 2007 Dix Versions Présentation / Céline Dion En chute libre Liaison.La Prochaine Top modèle.Hey Paula! Style de star Hollywood extrême M.Net Pimp mon char Voxpop Pop! L'Heure Rencontre Coup, foudre Présentation spéciale / 50 Cent: Refuse 2 Die Danger Le Pont Ciao Montreal La Caravane From Egypt.Magazine libanais .afromonde Parsvision Lui E Lei Foco Latino Soul Call Teleritmo Le Téléjournal Le Téléjournal La Semaine verte Journal RDI Le Téléjournal William et Harry, les princes.Le Téléjournal Prisonniers de la glace: la crise du verglas.Le Téléjournal Le Téléjournal Victimes du passé Simplement Zoé MISS MÉTÉO (4) avec Anne-Marie Cadieux, Patrice Robitaille C.S.I.: Miami Les Experts Sans laisser de trace LE BON BERGER (16:30) NOS JOURS HEUREUX (19:20) L'ESPRIT D'UNE ÉQUIPE (21:05) .(23:20) Jekyll Prime Suspect AIRBORNE (6) avec Steve Guttenberg, Kim Coates G-Spot Billable Hours The Secret Diary of a Call Girl BUFFALO SOLDIERS (4) L'école.finie Pierre Lapin Les Wonder.Bravo Gudule Faut qu'ça swing! Musique de chambre; Puccini LA BELLE CAPTIVE (4) avec Daniel Mesquich Chants du pays Flip that House / Deux émissions Property Ladder Please Buy my House Flip that House / Quatre émissions The Real Estate Pros Flip that House OSMOSIS JONES (5) avec Bill Murray, Elena Franklin Kappa Mikey Billy, Mandy 6TEEN / Deux émissions Les Simpson Henri pis.Boondocks Clone High Les Simpson Les Décalés.Le Mozart noir .(17:55) Journal FR2 Chez Maupassant / Deux amis Taratata / Vanessa Paradis, David Jordan Chants du pays Le Journal .pas couché Déco sur mesure par Candice.Debbie rénove Décore ta vie Airoldi.Bye-bye maison! Manon.On a échangé nos mères Super Nanny Des idées.d'une fête Xsnowtera Baromètre Parole et Vie Relève en folie L'Émission 1res Vues Le Confident Place des Arts Arshitechs Baromètre Parents.Une grenade?Derek / Quatre épisodes Drake et Josh Les Sauvages Frank vs Girard 70 Une grenade?.le trouble Derek Darcy .c'est fait Podium.Monstres mécaniques Forces obscures Surnaturel / Deux épisodes POLTERGEIST II: L'AUTRE CÔTÉ (4) avec Craig T.Nelson H2 Snow Tournoi Pokerstars de l'AJLNH Sports 30 Hockey / Lightning - Sénateurs 30 Images Sports 30 Hockey / Championnat mondial junior NBA Action Overtime Hockeycentral Saturday NBA XL Basketball / Celtics - Pistons Fulltiltpoker.net Sportsnet Connected .Strongest Man Competition Sportscentre 2008 World Junior Hockey / Médaille d'or: équipes à confirmer Sportscentre NFL Films.Le TVA (23:15) Le Téléjournal 556 \u2014 67 180 \u2014 201 137 \u2014 \u2014 \u2014 9 9 17 h00 17 h 30 18 h00 18 h 30 19h00 19h 30 20 h00 20 h 30 21h00 21h30 22h00 22h 30 23h00 23h 30 BEV VD VDO 17 h00 17 h 30 18 h00 18 h 30 19h00 19h 30 20 h00 20 h 30 21h00 21h30 22h00 22h 30 23h00 23h 30 BEV VD VDO CBC CTV-M GBL-Q ABC CBS NBC PBS-P PBS-B A & E ARTV BRAV CD CinéPOP DISC EV FC FOX HI HIST MMAX MP E! MTL RDI S+ SE SHOW TFO TLC TTF TV5 VIE VOX VRAK RDS SPN TSN SRC TVA TQS TQc 3528193A Cours d'art Centredesartsvisuels École de beaux-arts Inscrivez-vous dès maintenant Peinture Dessin Aquarelle Joallerie Collage Céramique Poterie Sculpture et plus encore .Aussi Programme pour jeunesse et ados après l'école et la fin de semaine Cours débutant en Débutant Intermédiare Avancé Brochure gratuite www.centredesartsvisuels.ca 350, av.Victoria Métro Vendome 514-488.9558 jan.et fév.ARTS ET SPECTACLES RADIO ÉCOLE Vice-président international de Reporter sans frontières (RSF), journaliste qui a couvert des dizaines de guerre sur le terrain, écrivain et animateur de radio à la Première chaîne: François Bugingo multiplie les casquettes.Portrait de ses différents visages.PAUL JOURNET Après avoir couvert le génocide rwandais et la guerre ailleurs da n s l e monde , F ra nç oi s Bugingo animait Parce que c'est l'été, une émission musicale de la Première chaîne.Puis hier, il enregistrait la dernière émission d'Au détour du monde, qui remplaçait celle de Christiane Charette pendant les vacances des Fêtes.Bizarre, la transition ?« Pas du tout , répond-i l .D'abord, je ne crois pas à la frime du reporter de guerre.Je déteste la pose prétentieuse, du genre : j'ai côtoyé la mort, alors le sport et la culture, c'est du vide.Car après tout, qu'est-ce que la guerre ?Une journée à Bagdad, c'est 15 minutes d'explosion et 23 heures 45 minutes de vie normale.Les gens se marient, jouent au foot et organisent même leur Star Académie.En fait, c'est un condensé plus intense de la vie.Les gens n'y ont pas de REER, pas de plan à long terme.Tout se joue dans le ici et maintenant.» Et la musique reste un des aspects fondamentaux de l'expérience humaine, poursuit-il.«Excusez le cliché, mais la musique est un langage universel.En 2001, le bras droit du mollah Omar m'a rencontré dans ma chambre d'hôtel au Pakistan, à la frontière de l'Afghanistan.À la télévision, une fille faisait une danse du ventre au son d'une musique indienne.Je lui parlais, mais il ne me regardait pas.Ses yeux étaient rivés sur le téléviseur.Pourtant, ces choses-là auraient dû le rebuter.J'ai alors compris que même en lui, un taliban obscurantiste, il y avait quelque chose d'humain.» L'animateur touche à tout On le comprend assez vite, François Bugingo s'intéresse à presque tout.À la politique internationale (quelque 120 pays visités).À la musique, autant de Michel Rivard que de Madonna.Aux éliminatoires de la NBA, qu'il regarde jusqu'au petit matin.À l'écriture, comme le prouve son premier roman sur l'anorexie (probablement perdu à jamais à cause d'un pépin informatique).Et aujourd'hui plus que jamais, à la radio.Pendant les vacances de Noël, il a intégré le spécial À la recherche de Dieu dans son émission Au détour du monde (archivée sur l'internet).Hubert Reeves, Albert Jacquard, Michel Faubert, Yann Perreau et quelques autres invités y expliquaient leur conception de Dieu.«Quand j'animais Ici le monde à Télé-Québec, la réalisatrice me disait d'écourter mes interventions à 15 secondes.Là, j'offrais 25 minutes à mes invités pour exprimer leur pensée.C'est un luxe devenu très rare.» Et sa pensée à lui?Agnostique.Une position due peut-être à son lourd vécu.La maturation au Rwanda François Bugingo est né en 1974 à Kisangani, la troisième vil le du Zaïre (aujourd'hui Républ ique démoc r a t ique du Congo).Son père est un Rwandais tutsi en exil.Bugingo se rendra au Burundi étudier le droit international.Puis à 18 ans, il commence le journalisme.Il couvre d'abord le conflit somalien en 1993.Le 5 mai 1994, il débarque pour la première fois au Rwanda.Son but : couvrir le génocide.«C'est en voyant les 10 000 cadavres dans une église que je suis devenu un homme.Ils partageaient mes traits.Plusieurs avaient mon âge.Le plus difficile, c'était de voir que ces victimes acceptaient leur sort.Ils attendaient leur tour en file, sachant très bien qu'ils seraient les prochains.» Au Rwanda, il verra même Rose, sa cousine éloignée, mourir devant ses yeux.Sans dire un mot, la tête transpercée par une flèche.Après le Rwanda, il n'arrête pas le travail.Il couvre notamment les conflits au Kenya, en Sierra Leone et au Liberia.L'adrénaline au lieu du repos, pour éviter de trop penser.La fuite au Québec Puis il frappe un mur en 1996.Une personne très proche de lui meurt au Liberia.«J'ai voulu fuir, me geler le corps et l'esprit.J'ai opté pour le Québec, une banquise en Amérique du Nord.Ça m'a sauvé la vie, sauvé de la pente du suicide lent ou rapide.C'est la faute des pubs de l'ambassade canadienne », blague-t-il.En ouvrant la télévision pour la première fois au Québec, François Bugingo est frappé par une image à la fois rassurante et hallucinante.« Des pa rlement a i res débattaient de la couleur de la margarine, se souvient- il.J'ai pensé: je suis au paradis.Si on se penche là-dessus, c'est parce que l'essentiel est réglé.» L'humanitaire critique Reste que François Bugingo refuse de présenter ses histoires comme si elles étaient des médailles de bravoure.Il le répète, la vanité de certains reporters de guerre l'exaspère.Tout comme une certaine hypocrisie de l'aide humanitaire.Malgré tout, il reste engagé.Avant , comme porte-pa role d'Amnistie internationale pour l'Année internationale des réfugiés, puis aujourd'hui, comme président de la section canadienne et vice-président international de RSF.« Je ne suis pas engagé à gauche ou à droite.Ni pour les journalistes comme corps professionnel.Ce que je défends, c'est la liberté d'expression.Cette liberté constitue probablement le plus grand luxe de l'Occident.Les deux tiers de la planète n'y ont pas encore accès, et j'aimerais aider à changer cela.» Ses fonctions à RSF l'occupent passablement.En octobre dernier, il rencontrait le président haïtien, René Préval, pour discuter de huit journalistes qui auraient été assassinés dans le pays.Mais malgré ses fonctions, d'autres projets s'activent dans sa tête.Un documentaire pour Télé-Québec, un autre pour une chaîne étrangère, et un possible retour comme animateur à la Première chaîne.« Je dois bientôt rencontrer mes patrons de Radio-Canada pour faire le bilan.Sans être présomptueux, je crois que mes deux dernières expériences ont été positives.J'aimerais retrouver un micro, mais pas forcément dans une émission de musique comme Parce que c'est l'été.J'ai besoin de changement.» FRANÇOIS BUGINGO Journaliste sans frontières PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE © François Bugingo s'intéresse à presque tout.Autant à la politique internationale, à la musique, qu'aux éliminatoires de la NBA, qu'il regarde jusqu'au petit matin.Et aujourd'hui, plus que jamais, il s'intéresse à la radio.« Je ne suis pas engagé à gauche ou à droite.Ce que je défends, c'est la liberté d'expression.Cette liberté constitue probablement le plus grand luxe de l'Occident.» SPECTACLES VA R I É T É S cabaret du casino de montréal Rock Story: 20h30.casa del popolo Danger Danger Mammoth Hunter + A Crawling Theory Under Carwrecks: 21h.la tulipe Pop 80: 21h.sala rossa .LA) The United Steel Workers of Montreal + The Unsettlers + The Cockroaches: 21h.tohu .la cité des arts du cirque Traces: 19h30.Ogdon: 70 ans EMI consacre un coffret de quatre compacts aux 70 ans «virtuels» de John Ogdon.Né en 1937, le pianiste britannique est décédé en 1989.Le coffret contient des Liszt, Franck et Tchaïkovsky, un concerto et une sonate de sa main et quelques inédits comme la Rhapsodie Paganini de Rachmaninov et le premier Concerto de Bartok.Brahms et Fischer Un disque Brahms de Penta Tone centré sur la jeune violoniste Julia Fischer contient le Concerto pour violon et, joué avec Daniel Müller-Schott, le Concerto pour violon et violoncelle.Avec l'Orchestre Philharmonique des Pays-Bas dirigé par Yakov Kreizberg.Stokowski et Wagner Le légendaire chef Leopold Stokowski orchestra non seulement des pages pour orgue de Bach mais aussi de larges extraits d'opéras de Wagner.Les «synthèses symphoniques » qu'il prépara à partir de la Tétralogie, Tristan und Isolde et Parsifal viennent d'être enregistrées chez Naxos par José Serebrier et l'Orchestre Symphonique de Bournemouth.Richter et Mozart La marque Dorémi, spécialisée dans l'historique, a récupéré en deux compacts des enregistrements de concert du pianiste Sviatoslav Richter jouant cinq concertos de Mozart, les K.449, 450, 453, 482 et 595, avec des orchestres dirigés par Rudolf Barchaï.Ces live de Moscou et de Leningrad datent de 1966-1973.NOUVELLES DU DISQUE «Un bijou de livre que je vous recommande vivement » Pierre Cayouette, magazine L'Actualité «On est happé par ce portrait.Un récit passionnant » Danielle Laurin, Le Devoir « C'est un tout autre Mathieu qu'Hélène de Billy nous fait voir et c'est tant mieux.Un Mathieu qui fut non seulement un compositeur de génie mais le premier vrai grand artiste de scène québécois » Nathalie Petrowski, La Presse La vie romancée d'UN GÉNIE OUBLIÉ! Offert en librairie et sur librairie.cyberpresse.ca ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE ALEXANDRE VIGNEAULT HAUT-PARLEURS Onatousdes groupes fétiches.Conséquemment, quand on écrit sur la musique, on a des sujets fétiches que l'actualité permet parfois d'aborder.Radiohead me donne une fois de plus l'occasion de parler de lui puisque, après avoir été assez fou pour vendre In Rainbows en mp3 sans en imposer le prix, le groupe d'Oxford a été assez fou pour en publier la version CD le 1er janvier.Une coquetterie.Y avait-il vraiment des disquaires ouverts le 1er janvier?Pas en Amérique du Nord, du moins.Billboard rapportait cette semaine que In Rainbows ne s'était vendu qu'à 9000 exemplaires aux États-Unis, ce qui lui vaut la 157e position.Mary J.Blige, qui trône en tête du palmarès, a vendu 204 000 exemplaires de Growing Pains.Radiohead devrait se rattraper en Angleterre où il décrochera vraisemblablement la première position avec des ventes d'au moins 50 000 disques.Billboard a qualifié cette performance de «cadeau de Noël tardif» pour l'étiquette XL, qui a pris le risque de publier un album déjà du domaine public.Avide de fric, Radiohead?Ces dernières semaines, il a été dit que Radiohead avait quitté EMI parce que la multinationale refusait de lui verser l'avance faramineuse que le groupe demandait.Des chiffres astronomiques allant de 6 à 20 millions ont été diffusés sur la Toile.Thom Yorke n'a pas tellement aimé se faire accuser d'être avide d'argent.«On n'a pas demandé une grosse somme pour signer de nouveau avec EMI, notre ancienne maison de disques.C'est un mensonge, a-t-il répliqué sur le site du groupe.Ce qu'on voulait, c'est un certain contrôle sur notre musique et la façon dont elle serait utilisée dans le futur.Ça nous paraissait raisonnable et ça nous tenait à coeur.» EMI n'aurait pas été ouvert à l'idée.Alors le groupe a plié bagage.En pièces détachées L'absence de Radiohead sur iTunes Store a souvent été soulignée ces dernières années.Thom Yorke et sa bande ne sont évidemment pas contre le commerce électronique et la vente de fichiers mp3 comme l'opération In Rainbows l'a démontré.La vraie raison, c'est que le groupe a longtemps témoigné de son affection pour l'album en tant qu'oeuvre et refusait que ses disques soient vendus en pièces détachées, soit morceau par morceau.In Rainbows est le premier disque du groupe à se retrouver sur le i Tunes Store en tout et en partie.Or, sur Archambaultzik.ca, on peut acheter du vieux Radiohead une chanson à la fois depuis longtemps déjà.Trouvez l'erreur.Une tournée verte?Soucieux de préserver l'environnement, Radiohead cherche des moyens d'effectuer une tournée verte - carbon free, comme le disent les Anglais.Yorke a même réfléchi à la possibilité d'effectuer des déplacements en bateau.Techniquement, le groupe pourrait effectivement traverser les océans sur un cargo.À condition d'être prêt à passer deux semaines en mer.«Mais si tu voyages sur le Queen Mary, par exemple, c'est pire (que l'avion) parce qu'il va vite et qu'il est très lourd.» NME.com, qui rapporte une entrevue du chanteur de Radiohead à Radio 4, en Angleterre, raconte que Thom Yorke a conclu que le groupe devra revenir aux sources et se déplacer en autocar.«À ce niveau, le protocole normal devrait être de voler soir et matin, a-t-il précisé, alors choisir de le faire en bus serait intéressant.» Radiohead n'a malheureusement pas encore annoncé de spectacles en Amérique du Nord.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : avigneau@lapresse.ca Parlons (encore) de Radiohead ALEXANDRE VIGNEAULT JORANE EN JANVIER Après avoir causé la surprise avec Vers à soi, un disque très organique où elle se conforme - c'est une manière de parler - au format chansonnier, Jorane a de nouveau choisi de remonter sur scène à Montréal en hiver.Elle sera au National du 22 au 26 janvier, après avoir déjà présenté son nouveau spectacle quelques fois l'automne dernier.Les échos, en provenance de Québec notamment, sont prometteurs.Elle se produit avec le contrebassiste Miles Perkin, le percussionniste Stefan Schneider (vu au sein du Bell Orchestre) et le multi-instrumentiste Pierre-Philippe Côté.Espérons qu'elle trimballera sur scène les curieux instruments asiatiques dont elle a fait usage sur son dernier disque.Et aussi : Ozzy le 16, Mika le 28 et le retour des Spice Girls le 31, tout ça au Centre Bell.Les amateurs de rock actuel iront plutôt au Club Soda où passeront Editors (avec Hot Hot Heat et Louis XIV) le 20 et, le lendemain, Peter Björn & John (avec Young Galaxy).JAMES BLUNT EN FÉVRIER All the Lost Souls, deuxième album du charmeur britannique James Blunt, est résolument ancré dans les années 70.Pas au sens hard rock du terme, cependant.Sa manière de pleurer les amours perdues est bien sûr beaucoup plus tendre.Le secret de son succès, c'est sans aucun doute son sens inné de la mélodie qui vise droit au coeur et dont on n'arrive plus à se défaire.La magie opérera-t-elle sur scène?C'est ce qu'on verra le 26 février.Chose certaine, le Théâtre Saint-Denis est le lieu tout désigné pour aller entendre ces ballades romantiques au parfum suranné.Et aussi : Marie-Élaine Thibert et Isabelle Boulay effectueront leur rentrée montréalaise en février.On ne connaît pas encore les détails pour cette dernière, mais l'ex-académicienne, elle, sera au Théâtre Saint-Denis du 14 au 16 février.Aline De Lima, qui est d'origine brésilienne comme son nom ne l'indique pas, sera au Club Soda le 23 février dans le cadre de Montréal en Lumière, tandis que Daniel Bélanger transporte son nouveau spectacle au Monument- National (les 8 et 9), avant de revenir au Métropolis en mars.FOOFIGHTERS EN MARS Du rock alternant décharges de guitares lourdes et passages mélodiques plus légers, c'était déjà la signature sonore de Nirvana.Dave Grohl a gardé cette formule en tête lorsqu'il a fondé Foo Fighters, groupe qu'il dirige avec succès depuis une douzaine d'années.Echoes, Silence, Patience & Grace, paru en septembre, a valu à ses auteurs cinq nominations au prochain gala des Grammy.Grâce, entre autres, à la chanson The Pretender, qui flirte avec le métal.Foo Fighters ne marquera pas l'histoire du rock, mais a toute l'énergie qu'il faut pour combler ceux qui aiment leur rock bien pesant, bien carré et pas trop déroutant.Le 17 mars au Centre Bell.Et aussi : Le retour du Boss, le 2, ne passera pas inaperçu.Sum 41 sera au Métropolis le 12, quelques jours seulement avant le retour des très intenses Gipsy Kings (le 17).Aussi en mars, soulignons le passage au Saints d'une chanteuse pop à la voix très chaude et très soul, Sia.AVRIL EN AVRIL Avril Lavigne ne prétend pas faire du grand art.Elle ne développe aucun concept vaseux.Elle fait de la pop qui s'écoute et se vit au présent, point.Curieusement, elle parvient à insuffler un vent de fraîcheur dans la pop sans mettre de l'avant une formule originale.Voilà un sacré paradoxe ! Un an après la sortie du très vivant The Best Damn Thing, elle débarque en ville avec son Best Damn Tour le 2, au Centre Bell.On s'attend au best damn show de la jeune rockeuse canadienne! Et aussi : Les infos disponibles à ce jour laissent entendre qu'avril sera une espèce de traversée du désert pour les malades de musique.Seuls Anne Murray (le 20, au Théâtre Saint-Denis) et The Dirtbombs (le 13, au National) ont confirmé leur présence en ville jusqu'ici.C'est maigre, mais ça ne durera pas.CÉLINE ET L'ÉTÉ Impossible de ne pas savoir que Céline a quitté Las Vegas et qu'elle reviendra à Montréal pour présenter six spectacles au Centre Bell au mois d'août.Sa tournée mondiale débute en févier avec huit représentations en Afrique du Sud et son organisation a l'intention de continuellement remodeler le programme afin de s'assurer que le répertoire correspond aux chansons les plus appréciées dans chacun des pays qu'elle visitera.Le retour de Céline au Centre Bell sera bien sûr l'un des événements de l'été.Il reste que l'année est encore jeune et qu'une foule de spectacles s'ajouteront à ceux déjà annoncés.Signalons que Ministry (le 3), The Cure (14) et The Musical Box (30) se produiront dans une salle montréalaise en mai, juste avant que les festivals ne prennent la relève.On attend toujours des nouvelles des tournées de Radiohead et de\u2026 Led Zeppelin! À MONTRÉAL EN 2008 De l'action sur les planches Le groupe d'Oxford a été assez fou pour lancer la version CD de In Rainbows le 1er janvier.Une coquetterie.Y avait-il vraiment des disquaires ouverts le 1er janvier ?PHOTO PETER KRAMER, ASSOCIATED PRESS Un an après la sortie du très vivant The Best Damn Thing, Avril Lavigne débarquera à Montréal avec son Best Damn Tour le 2 avril, au Centre Bell.La morte saison ne dure jamais longtemps sur les scènes montréalaises.Après un court repos au début du mois, l'activité reprend de plus belle et la liste des artistes qui nous visiteront ces prochains mois est déjà prometteuse.Survol de la liste des invités."]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.