La presse, 18 janvier 2008, Cahier A
[" V022 CLUB de ren Contres Pour gens d'affaires et professionnels célibataires 30-60 ans NOUVEAUX TARIFS !!! À partir de 19 $/mois Év Énements àvenir: 26 JAnvier Préparez votre sushi ! 06 FÉvrier Dîner amical chez Bu Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE Le pape Benoît XVI n'ira pas au 400e de Québec; faut dire qu'il était là au 200e.Venez voir mon blogue ! cyberpresse.ca/laporte L-V 6 21924 98765 1 SÉRIE VIEILLIR OUBLIÉ AUJOURD'HUI MOURIR COMME UN CHIEN ISABELLE HACHEY RACONTE PAGES A2 ET A3 SÉRIE AÉROPORTS LE CALVAIRE DES VOYAGEURS RETARDS, ANNULATIONS ET STRESS ÉLEVÉ.POUR PLUSIEURS, PRENDRE L'AVION EST DEVENU UN SALE MOMENT À PASSER.UN DOSSIER DE MAXIME BERGERON, LA PRESSE AFFAIRES PAGES 1 À 3 PHOTO DAVID KENNEDY/BLOOMBERG NEWS.PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE 6,7 LITRES/100 KM, EN2020, SOUHAITEOTTAWA LE CANADA ENCORE LOIN DE LA CALIFORNIE Le gouvernement Harper a lancé hier une consultation visant à harmoniser sa réglementation avec celle des États-Unis.Ainsi, les véhicules neufs vendus au pays en 2020 seraient limités à une consommation moyenne d'au plus 6,7 litres de carburant aux 100 km.Présentée hier à Montréal, cette norme, la première du genre au pays, a été qualifiée d'«ambitieuse» par le ministre des Transports, Lawrence Cannon (notre photo).Elle demeurera pourtant bien en deçà de celle qu'entendent fixer l'Europe, la Chine et le Japon par exemple, révèle une récente étude de l'International Council on Clean Transportation (ICCT).Et encore bien loin de la norme que souhaite adopter la Californie.FRANÇOIS CARDINAL PAGE A6 SALON DE L'AUTO DE MONTRÉAL DU RÊVE ET DE LA PUISSANCE PAGE A5 DEMAIN DANS LA PRESSE LES GROTTES DU MEXIQUE La Presse a lancé ses journalistes sur la piste des éléments, la terre, l'eau, le feu et l'air.Demain, dans un premier cahier spécial d'une série de quatre, nous avons suivi les membres de l'expédition Mexpé au fond de grottes perdues dans la jungle mexicaine.MONTRÉAL COL BLEU CONGÉDIÉ POUR MANQUE DE LOYAUTÉ PAGE A4 Des ours et des hommes La chronique de Patrick Lagacé au sujet des déboires de TQS ARTS ET SPECTACLES PAGE 1 PHOTO KHALED DESOUKI, AFP 2 F SPORTS PAGES 1 À 3 CARLABRUNI ET NICOLAS SARKOZY La belle et la bête.politique ACTUEL PAGES 8 ET 9 124e année No 87 48 pages, 4 cahiers 70¢ taxes en sus - Édition provinciale 84¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées Montréal vendredi 18 janvier 2008 Le plus grand quotidien français d'Amérique VIEILLIR OUBLIÉ LES CORPS NON RÉCLAMÉS ISABELLE HACHEY Chaque année, à Montréal, des dizaines de personnes âgées meurent dans l'oubli, seules dans leur appartement.On découvre leurs cadavres des jours plus tard, à cause de l'odeur.Vivantes, personne ne voulait d'elles.Mortes, ce n'est guère mieux.Depuis plus de deux ans, la morgue de Montréal refuse de recueillir ces «corps non réclamés », et on ne se bouscule pas pour prendre la relève, a appris La Presse.Pendant longtemps, la morgue de Montréal a recueilli entre 100 et 150 corps par an, même si ce n'était pas son mandat.Or, la tâche l'étouffait de plus en plus, explique le coroner en chef adjoint Jean Brochu.«Nous faisions face à la colère des proprios qui nous demandaient quand est-ce qu'on viderait leur logement, quand est-ce qu'on les paierait, etc.Nous devions aussi faire un inventaire des biens de ces personnes alors qu'on n'avait aucune espèce de juridiction sur leurs cas.» Les compressions budgétaires ont empiré la situation, dit M.Brochu.La morgue a donc profité de travaux de rénovation, à l'été 2005, pour se décharger du problème.«On perdait la moitié de nos places de frigo pendant les quatre mois de travaux.Là, vraiment, on tombait dans le trouble.On manquait de places.Alors on a saisi la balle au bond et on a poussé le problème dans la cour de quelqu'un d'autre.On a dit au ministère de la Santé : tenez, arrangez-vous avec vos troubles.» C'est en effet le ministère de la Santé et des Services sociaux qui doit disposer des corps non réclamés au Québec.Le problème, explique M.Brochu, c'est que personne n'est responsable des corps avant qu'ils ne soient officiellement déclarés «non réclamés ».Or, l'enquête policière visant à retrouver les familles peut durer des semaines, voire des mois.Entre-temps, les cadavres sont dans les limbes.«Il y a un vide juridique, dit-il.On a un corps sur les bras et on ne sait pas à qui ça appartient.Il n'y a rien dans la loi qui nous dit quoi faire avec ce corps-là.» Des corps putréfiés De ces encombrants cadavres, même les écoles de médecine ne veulent pas.C'est qu'ils sont généralement putréfiés lorsqu'on les découvre - donc inutilisables pour l'étude de l'anatomie.La plupart des corps non réclamés qui se retrouvent sous les bistouris des étudiants en médecine proviennent des centres d'hébergement de soins de longue durée (CHSLD), explique le Dr Jean- Baptiste Bergeron, responsable de ce dossier au ministère de la Santé.«Ce sont des personnes qui n'ont jamais eu de visites, dont on sait d'avance qu'elles ne seront pas réclamées.» On peut L'ULTIME Des dizaines de Québécois meurent chaque année oubliés dans la solitude de leur appartement.Vivants, personne ne voulait d'eux.Morts, c'est encore pire.La morgue de Montréal n'a plus l'intention de recueillir ces «corps non réclamés».Les maisons funéraires rechignent à prendre la relève.Même les écoles de médecine n'ont que faire de ces cadavres.Et le problème ne peut qu'empirer, puisque le nombre de décès ne cesse d'augmenter au pays, comme le soulignait cette semaine Statistique Canada.Pendant que tous se renvoient la balle, pas moins de 31 millions de dollars dorment dans les coffres de l'État, attendant des héritiers qui tardent à se manifester.ISABELLE HACHEY Le centre funéraire Ville-Marie entrepose parfois des cadavres pendant de longs mois, tant que dure l'enquête policière visant à retrouver les proches du défunt.Lorsque les policiers finissent par renoncer, le dossier est clos.Et le sort du «corps non réclamé» est scellé: il sera incinéré aux frais de l'État, qui n'accorde que 350$ pour la crémation.Les cendres seront placées dans une cavité anonyme.Personne n'assistera à la procédure.De toute façon, il n'y aura rien à voir.Un être s'effacera.Comme s'il n'avait jamais existé.Le sort des défunts oubliés de Paris est un peu plus enviable.C'est que depuis 2004, des bénévoles se sont donné pour mission d'assister aux funérailles de toute personne décédée sans entourage dans la capitale française.Deux fois par semaine, quatre morts isolés - dont aucune famille ni proche n'a été retrouvé ou n'a voulu être présent - sont accompagnés par des bénévoles qui, sur chaque tombe, lisent un texte et déposent une fleur.«C'était essentiel pour les défunts d'être inhumés dignement - comme des hommes et non comme des chiens », explique Cécile Rocca, du Collectif pour les morts dans la rue.Le projet visait d'abord les sa ns-abri de Pa ri s, «pou r qu'aucune personne de la rue ne soit abandonnée dans sa mort et oubliée une deuxième fois ».Puis, il y a eu la canicule de l'été 2003, qui a fait 15 000 victimes, dont plusieurs personnes âgées isolées.«C'est ce qui a poussé la Ville de Paris à appuyer le projet », dit Mme Rocca.On peut donc consulter, sur le site internet de la Ville, la liste des morts isolés (environ 300 par an), question de permettre à d'éventuelles familles de retrouver leurs disparus.Chaque année, le Collectif publie aussi un faire-part portant les noms des morts isolés, en plus d'organiser deux célébrations, l'une laïque et l'autre interreligieuse, permettant d'honorer leur mémoire.Au Québec, les petits frères des Pauvres organisent aussi une journée hommage, dédiée aux «Vieux Amis» morts dans l'année.«Cette journée est très importante pour ceux qui restent parce qu'ils savent qu'après, on va prendre le temps de s'arrêter et de leur rendre hommage», dit Julie Bourassa, directrice de l'organisme à Montréal.Les petits frères des Pauvres veillent sur 450 personnes seules et âgées de plus de 75 ans dans la métropole.«On est fidèles à eux jusqu'à la fin de leur vie», dit Mme Bourassa.Ce n'est pas qu'une façon de parler.Une équipe spéciale de fin de vie est formée pour veiller les mourants 24 heures sur 24, et l'organisme dispose même d'un carré au cimetière Côtedes- Neiges.«Si les Vieux Amis n'ont pas de famille ni d'autres arrangements, ils savent qu'ils auront tout de même une place au cimetière.C'est très sécurisant pour eux.» Moins seuls devant la Faucheuse VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?nouvelles@lapresse.ca UN COMMENTAIRE SUR NOTRE JOURNAL?commentaires@lapresse.ca SOMMAIRE Amusez-vous ! ARTS 10 Astrologie du jour AFFAIRES 11 Bourses AFFAIRES 7, 8 et 9 Décès AFFAIRES 12 Forum A16 et A17 Horaire télévision ARTS 4 Loteries A15 Monde A14 et A15 Petites annonces AFFAIRES 10 AFFAIRES 4 Sudoku AFFAIRES 4 Météo Mélange de pluie et neige en matinée, maximum 1, minimum -8.AFFAIRES 12 PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE © Depuis plus de deux ans, la morgue de Montréal refuse de recueillir ces «corps non réclamés», et on ne se bouscule pas pour prendre la relève, a appris La Presse.C'est un modeste salon funéraire de l'est de la ville, le centre Ville-Marie, qui reçoit la centaine de cadavres abandonnés et qui attend le feu vert de l'État avant de procéder à leur crémation.PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE Les petits frères des Pauvres veillent sur 450 personnes seules et âgées de plus de 75 ans dans la métropole.«On est fidèle à eux jusqu'à la fin de leur vie », explique Julie Bourassa, directrice de l'organisme. VIEILLIR OUBLIÉ LES CORPS NON RÉCLAMÉS ISABELLE HACHEY Il y a les cadavres dont personne ne veut.Et il y a leur argent.Des milliers de successions non réclamées, d'une valeur totale de 31 millions de dollars, dorment dans les coffres de l'État québécois, attendant que d'éventuels héritiers se manifestent.Ils ont parfois intérêt à le faire.«L'an dernier, nous avons remis une succession de 1,4 million de dollars », dit Roch Lemay, directeur principal des biens non réclamés à Revenu Québec.«Le défunt, qui avait une entreprise, était mort seul.Mais ce genre de cas est très rare.» La plupart du temps, l'État doit gérer des héritages faméliques.«Au moins la moitié des successions que l'on traite sont déficitaires », explique M.Lemay.Les héritiers ayant renoncé à la succession, c'est le gouvernement qui doit liquider les avoirs du défunt, en vendant ses biens à l'encan.Il rembourse ensuite ses créanciers, dans la mesure du possible.S'il ne reste pas un sou, le dossier est fermé.Moins de 500$ Parfois, après avoir payé impôt, loyer, cartes de crédit et autres factures du défunt, il reste un peu d'argent.Pas beaucoup: 53% des 3402 successions non réclamées inscrites au registre de Revenu Québec ont une valeur totale de moins de 500$.«On ramasse les successions des défunts qui n'avaient pas de testament et dont on ne retrouve pas la famille, explique M.Lemay.On n'a pas les dossiers riches de la société, sauf dans quelques exceptions de personnes qui ont créé une grosse fortune et dont on ne parvient pas à retracer les proches.» Ces défunts riches mais seuls jusque dans la mort, ce sont souvent de vieux immigrés, constatet- il.«On a eu une immigration assez forte après les deux grandes guerres.Des gens sont venus seuls d'Europe.Leurs papiers d'origine ont été détruits par la guerre.Aujourd'hui, ils meurent, et on ne trouve rien dans leur résidence, aucun lien avec leur famille.Six mois après le décès, si personne ne s'est manifesté, on a la charge de liquider leur succession.» Mai s i l n 'y a pa s que des immigrés fortunés qui s'éteignent sans laisser de trace.Les Québécois «de souche» ont eux-mêmes des racines de plus en plus frêles, souligne M.Lemay.«Les familles québécoises sont de plus en plus petites.Quand les enfants ne sont plus là et qu'il n'y a ni frères ni soeurs, les gens meurent seuls.» Pour retracer les héritiers, Revenu Québec tient un registre public sur son site internet et publie tous les mois un «avis de qualité » dans les quotidiens de la province.Lorsque la valeur de la succession le justifie (plus de 2000$), il pousse un peu plus la recherche, en la confiant à des généalogistes.Selon le Code civil du Québec, époux et enfants sont les premiers héritiers, suivis des parents, frères et soeurs, puis des neveux et nièces.Le droit à la succession se rompt après la huitième génération.«Si on ne retrouve personne 10 ans après le décès, l'argent devient acquis à l'État », dit M.Lemay.Toutefois, quand de grosses sommes sont en jeu, elles finissent généralement par être réclamées.Il arrive même que des fraudeurs, alléchés par le pactole, tentent de se faire passer pour les héritiers des défunts.Ils ne réussissent pas, jure le directeur.«On demande suffisamment de papiers pour éviter que ça se produise.Il faut absolument qu'un lien avec le défunt soit démontré.» LES BIENS NON RÉCLAMÉS Mourir sans laisser de trace PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE © Il n'y a pas que des immigrés fortunés qui s'éteignent sans laisser de trace.Les Québécois «de souche» ont eux-mêmes des racines de plus en plus frêles.«Les familles québécoises sont de plus en plus petites.Quand les enfants ne sont plus là et qu'il n'y a ni frères ni soeurs, les gens meurent seuls », dit Roch Lemay.NOMBRE DE CORPS NON RÉCLAMÉS AU QUÉBEC > 2002: 315 > 2003: 321 > 2004: 327 > 2005: 278 > 2006: 285 > 2007: 334 donc les envoyer rapidement aux facultés de médecine, qui ont «des critères de sélection importants et ne prendront pas un corps découvert cinq jours après la mort».La plupart des maisons funéraires refusent aussi de prendre la relève de la morgue de Montréal.En l'absence d'une entente claire avec le ministère de la Santé, les risques de ne pas être payés pour leurs services sont trop élevés, explique Marc Poirier, président de la Corporation des thanatologues du Québec.«Ça nécessite deux employés pour aller chercher le corps sur place et pour l'amener dans la chambre froide, où on le garde pendant des mois, jusqu'à ce que les policiers aient terminé leur enquête\u2026 pour finalement conclure que le défunt n'a pas de famille», ou que cette dernière refuse carrément d'assumer les frais exigés.Le ministère de la Santé a donc essuyé plusieurs refus avant de dénicher une modeste maison de la rue Ontario, le centre funéraire Ville-Marie, qui a accepté d'accueillir les corps non réclamés.Lors du passage de La Presse, six cadavres, enveloppés dans des sacs de plastique, attendaient d'être réclamés dans le frigo du centre funéraire.Les noms des défunts étaient marqués au feutre noir sur un tableau, près de la porte du frigo.À côté d'un nom, on avait écrit «VIH» en lettres rouges.«C'est sûr que ce serait plus le travail du gouvernement de s'occuper de ces corps-là.Mais des compressions, il y en a partout.Regardez ce qui se passe dans les hôpitaux.Je ne pense pas que les défunts soient la priorité en ce moment », dit le directeur de la maison, Claude Comte.350$ pour la crémation Quand les corps sont déclarés non réclamés, le ministère de la Santé s'engage à assumer les coûts de la crémation: 350$ pour un adulte, 200$ pour un enfant.Pour M.Comte, c'est loin d'être l'affaire du siècle.«C'est sûr qu'on ne fait pas ça pour le profit.Ce n'est pas nécessairement rentable à long terme étant donné les efforts qu'on doit y mettre.» « Je suis très heureux que cet te ma ison funéra i re a it accepté, parce que les autres maisons avaient décidé de nous lâcher et on n'avait plus rien, dit le Dr Bergeron.Ce sont des gens dont j'apprécie la largesse d'esprit parce qu'ils nous ont vraiment dépannés.On était pris.Tout le monde se garrochait les corps.» M.Poirier se désole toutefois que le gouvernement semble se contenter d'une solution temporaire.Si une pandémie se déclarait au Québec, on se retrouverait devant un grave problème.«Il y aurait beaucoup plus de décès à domicile.La notion de morgue publique redeviendrait nécessaire, et à l'heure actuelle, personne ne porte le chapeau.» D'ici à ce que le gouvernement trouve une meilleure solution, il fallait pourtant faire quelque chose.«Le salon, on l'a ouvert dans un quartier défavorisé parce qu'on voulait offrir des funérailles à des gens qui n'étaient plus capables de s'en payer, dit M.Comte.Dans le même esprit, on veut s'occuper des défunts qui ont été retrouvés seuls et qui n'ont pas de famille.Ce sont des êtres humains, pas des animaux.Tout le monde mérite un minimum d'attention.» SOLITUDE «On a un corps sur les bras et on ne sait pas à qui ça appartient.Il n'y a rien dans la loi qui nous dit quoi faire avec ce corps-là.» DEMAIN > LA PEUR DEMOURIR SEUL ET OUBLIÉ DIMANCHE > LES PERSONNES ÂGÉESMALTRAITÉES SÉRIE VIEILLIR OUBLIÉ La plupart du temps, l'État doit gérer des héritages faméliques.«Au moins la moitié des successions traitées sont déficitaires », explique Roch Lemay. ACTUALITÉS HUGO FONTAINE L'ultime tentative du maire Gérald Tremblay pour sauver la Fête des neiges n'a pas donné de résultats.Il n'y aura pas de trêve entre la Société du parc Jean- Drapeau et le syndicat des cols bleus, et il n'y aura donc pas de Fête des neiges.Mercredi, le syndicat avait répondu à la demande de trêve du maire en exigeant la parité salariale entre les cols bleus de la Ville et ceux du parc Jean- Drapeau.Le maire a rejeté cette condition.« Je suis déçu de la réponse du syndicat, qui utilise la Fête des neiges comme monnaie d'échange pour négocier sur la place publique », a déclaré le maire par voie de communiqué, hier.« Encore une fois, l'intransigeance et l'insensibilité du syndicat pénalisent les familles montréalaises », dit le directeur des communications et du marketing de la Société du parc Jean-Drapeau, Kevin Donnelly.Le Syndicat des cols bleus regroupés, qui représente les 200 employés du parc, s'est dit « déçu de l'attitude du maire Tremblay, qui est incapable de s'engager à respecter le principe de l'équité entre les travailleurs du parc et ceux de la ville centre».Dépenses déjà engagées Comme la Fête des neiges attire une clientèle locale, son annulation n'entraînera pas de pertes majeures en ce qui concerne les retombées économiques.Néanmoins, certaines sommes du budget de 900 000$ avaient déjà été engagées, et au moins une partie de ces sommes sera perdue.«On doit maintenant parler à tous les partenaires et essayer de prendre des arrangements, explique Kevin Donnelly.Dans certains cas, des dépenses peuvent être transférées à la programmation estivale.Dans d'autres cas, on verra si on peut les reporter à l'an prochain.» La Ville de Montréal fournit le tiers du budget de la Fête des neiges.Les 600 000$ restants proviennent des commanditaires.Ceux-ci seront remboursés, assure M.Donnelly.Conflit entre le syndicat des cols bleus et la Société du parc Jean-Drapeau Pas de trêve, pas de Fête des neiges PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE Il n'y aura pas de Fête des neiges cette année.Mercredi, le syndicat avait répondu à la demande de trêve du maire en exigeant la parité salariale entre les cols bleus de la Ville et ceux du parc Jean- Drapeau.Le maire a rejeté cette condition.TRISTAN PÉLOQUIN La Société du parc Jean-Drapeau a congédié le 7 décembre dernier un col bleu membre du bureau syndical pour manque de loyauté.En pleine période de négociation, celui-ci a écrit à Hydro-Québec, principal commanditaire de la Fête des neiges, pour lui suggérer ne pas commanditer l'événement.«Les cols bleus de la Société du parc Jean-Drapeau seront probablement en grève générale illimitée et les activités de la Fête des neiges seront perturbées, voire annulées.Avant de commanditer une activité qui n'aura probablement pas lieu, je vous conseille de bien vous informer auprès de (la) directrice générale par intérim de la Société du parc Jean-Drapeau», éc r it le col bleu Stéphane Aucla i r, délégué syndica l , dans sa missive adressée à la patronne des Affaires publiques à la société d'État, Marie Archambault.Sans confirmer l'identité du col bleu, la Société du parc Jean-Drapeau af firme que son congédiement a été rendu nécessaire à la suite d'un « certain nombre d'actes témoignant d'un manque de loyauté », a indiqué le porte-parole Kevin Donnelly.«Faire avancer les négociations » Dans un courriel envoyé à La Presse, le col bleu justifie son geste en disant avoir « voulu faire avancer le dossier des négociations» en poussant les commanditaires à se mêler du dossier.«Pour provoquer une rencontre de négociations, je me suis dit que le seul moyen de les faire négocier sérieusement serait d'informer les partenaires d'affaires de la situation pour qu'ils mettent à leur tour une certaine pression sur la Société (du parc Jean-Drapeau) ».M.Auclai r aff irme qu'un grief a été déposé à la suite de ce congédiement et que son dossier est actuellement entre les mains d'un arbitre.«Ce qui est ironique, c'est qu'ils (la Société du parc Jean-Drapeau) me laissent siéger au comité de négociation » malgré ce congédiement, ajoute-t-il.Hydro-Québec est commanditaire de la Fête des neiges depuis 10 ans.Sa contribution prévue cette année était de 100 000 $.En f in d'après-midi , avant l'annulation officielle de l'événement, la société d'État se montrait toujours prête à verser sa commandite.Un col bleu congédié pour manque de loyauté ÉRIC CLÉMENT La Ville de Montréal a présenté mercredi le concept retenu, un contenant de la forme d'une poubelle à la fois souple et rigide, qui remplacera «bientôt» le bac de recyclage vert : c'est la proposition de Claude Mauffette Design Industriel qui a été choisie par un jury.Le prototype qui sera produit dans trois mois et testé l'été prochain n'est ni un bac ni un sac, mais ressemble à une poubelle verticale à plusieurs côtés inégaux, entièrement faite en résine plastique, donc un contenant luimême recyclable.Après un concours qui aura coûté environ 100 000 $, le prototype a été choisi à cause de sa légèreté et de son caractère innovateur, ce qui a d'ailleurs poussé la Ville à déposer une demande de brevet afin qu'elle puisse le vendre au Québec et peut-être à l'extérieur.Le futur contenant sera d'une capacité de 70 litres, soit 3 litres de plus que le bac vert actuel, mais sa capacité pourra peut-être varier.Sa durée de vie sera de sept ans et il coûtera entre 10 et 15$ l'unité à la Ville, ce qui est moins cher que de devoir payer 140$ par foyer pour fournir des sacs de plastique aux citoyens pendant sept ans, a dit Alan De Sousa, le conseiller municipal responsable de l'Environnement à la Ville de Montréal.Ce contenant, dont l'esthétisme n'est pas définitif, pourra être manipulé d'une seule main grâce à une poignée.Le collecteur de matières recyclables pourra aussi l'ouvrir automatiquement pour en vider le contenu.Les matières ne pourront pas s'envoler, car on peut fermer ce contenant qui pèsera moins de 2 kg.«Mais il se passera quoi lorsque le contenant sera vidé de son contenu et qu'il se mettra à venter durant la journée ?demandait mercredi le citoyen Normand Cloutier.Allons-nous devoir les équiper de GPS pour les retrouver le soir à notre retour à la maison?» La Ville de Montréal permettra quand même l'utilisation de sacs en plastique parallèlement à celle de ce futur contenant, a précisé Marcel Tremblay, le conseiller municipal responsable de la propreté à la métropole.Présent au lancement, le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, a dit être déçu de ne pouvoir voir l'objet.«Encore une annonce de la Ville où l'on ne fait qu'annoncer qu'on annoncera une annonce plus tard», a-t-il lâché.COURRIEL Pour joindre notre journaliste: eric.clement@lapresse.ca Futur contenant de recyclage Ni un bac ni un sac\u2026 une poubelle en plastique PHOTO FOURNIE PAR LA VILLE DE MONTRÉAL Le futur contenant de recyclage sera d'une capacité de 70 litres, soit 3 litres de plus que le bac vert actuel, mais sa capacité pourra peut-être varier.Sa durée de vie sera de sept ans et il coûtera entre 10 et 15$ l'unité à la Ville.Le prototype sera produit dans trois mois et testé l'été prochain.« Je suis déçu de la réponse du syndicat, qui utilise la Fête des neiges comme monnaie d'échange pour négocier sur la place publique », a déclaré le maire. VENTE AUX ENCHÈRES EXPOSITION Les samedi et dimanche 19 et 20 janvier de 10 h à 17 h VENTE AUX ENCHÈRES Le dimanche 20 janvier à 13 h, et du lundi 21 au jeudi 24 janvier à 19 h 5500, RUE PARÉ (514) 737-6586 www.empireauctions.com De beaux meubles, des tableaux, des sculptures, des lustres, des bijoux, des monnaies, des tapis et d'autres superbes articles sont inclus dans cette vente.Visitez notre site pour obtenir des infos et voir plus de photos 3535368A ACTUALITÉS Wi lbert Coff in a été pendu à la prison de Bordeaux le 10 février 1956.Une commission d'enquête a eu lieu en 1964 pour vérifier s'il y avait eu erreur judiciaire.Et en 2008, 52 ans après la mort de Coffin, 44 ans après l'enquête publique, les Archives nationales du Québec se battent devant les tribunaux pour empêcher l'accès à certains documents.La culture du secret est décidément bien ancrée dans nos institutions.À qui et à quoi diable servent les archives publiques si on ne peut pas les consulter, même un demi-siècle plus tard?Cette affaire un peu absurde oppose un avocat retraité, Clément Fortin, auteur d'un livre sur l'affaire Coffin, et l'institution responsable des archives publiques du Québec.Le 10 décembre, la Commission d'accès à l'information avait autorisé M.Fortin à consulter environ 500 pages de transcriptions de témoignages rendus à huis clos devant la commission présidée par le juge Roger Brossard en 1964.La commission d'accès a cependant ordonné de masquer le nom des témoins et tout renseignement personnel, ce qui est déjà une mesure de prudence qui approche le scrupule.Mais c'était quand même trop pour les gens des archives, qui en appellent devant la Cour du Québec, demandant même de condamner M.Fortin aux frais! Qu'y a-t-il dans ces pages ?D'après M.Fortin, rien de terriblement explosif.En général, le huis clos avait été accordé par la commission d'enquête à certains témoins pour éviter qu'ils ne soient dérangés à nouveau, vu l'énorme raffut qu'avait provoqué l'affaire Coffin en Gaspésie au moment du procès, en 1954.Juridiquement parlant, la position des Archives est parfaitement soutenable, puisque la loi ne prévoit aucun mécanisme pour lever des huis clos judiciaires.Il existe un principe reconnu en archivistique voulant que le secret soit levé 100 ans après un événement ou 30 ans après la mort de la personne concernée.Mais à part ça, la loi est muette.Lors de la commission d'enquête sur Option Canada, le juge Bernard Grenier a frappé de huis clos toute la preuve recueillie, sans limite de temps.Les historiens qui voudraient savoir ce qu'a dit Jean Charest devront attendre combien de siècles?On peut avoir accès aux délibérations du cabinet 25 ans plus tard, mais aucune limite concernant les huis clos.M.Fortin a écrit son livre malgré tout et ce, au moment où des gens au ministère fédéral de la Justice sont en train de revoir tout le dossier Coffin.Contrairement aux livres à succès de feu Jacques Hébert, celui de M.Fortin s'appuie sur une documentation solide.Il démonte la thèse de l'erreur judiciaire, sans pour autant prendre partie clairement.M.Fortin a choisi la forme assez détestable du «docu-roman» et le livre souffre d'une écriture bancale.Il n'en a pas moins le mérite d'aller à contre-courant.L'auteur, comme tout le monde, pensait au début de ses recherches que l'affaire Coffin était une terrible erreur judiciaire.Évidemment, pour quiconque est contre la peine de mort, la pendaison est en soi un objet de scandale.Mais en revisitant la preuve, M.Fortin a changé d'idée quant à la culpabilité de Coffin.Jacques Hébert a écrit ses ouvrages sans même lire les transcriptions du procès.La commission Brossard, qui l'a durement critiqué, a retourné toutes les pierres de l'affaire, entendu même les jurés, et conclu que le verdict de culpabilité était parfaitement valide.Mais malgré tout, la thèse de l'erreur, sinon du complot duplessiste, a le haut du pavé.On peut lire dans son livre (1) la déposition de Coffin, contredite par bien des témoignages, sur ses allées et venues au moment du meurtre.M.Fortin dit qu'il a compris, en lisant cette déclaration (jamais communiquée au jury), pourquoi l'accusé n'a pas témoigné pour sa défense, en 1954, quand il était accusé du meurtre de trois chasseurs.Il aurait été mis en contradiction sur trop de points, peut-on penser.On sait que Coffin était en possession d'argent américain et des biens des chasseurs, dans les heures qui ont suivi leur dernier signalement.On sait aussi qu'il avait caché une arme, que son avocat a récupérée pour la faire disparaître par-dessus le pont de Québec.Par ailleurs, toutes les hypothèses accusant tel ou tel autre n'ont jamais été étayées.La plus récente hypothèse concerne un hommemort, qui aurait fait des aveux à son fils, mort lui aussi.Ce sont ces révélations qui ont permis de rouvrir l'enquête, enquête qui n'est toujours pas conclue.En attendant, on constate que la loi sur l'accès comporte une sérieuse lacune, qui permet aux gens des Archives de mener un combat aussi ridicule que contraire à leur mission.MES EXCUSES \u2014 Hier, des collègues du Journal de Montréal m'ont reproché d'avoir mal cité la méthodologie de l'enquête du quotidien sur le français dans les commerces de Montréal.Ils ont raison: je me suis fié à un court article sur Canoë, alors que le tout était clairement exposé dans le Journal.La journaliste n'a pas été refusée dans 82 commerces sur 97, même si elle a effectivement travaillé dans 15 d'entre eux.Seulement huit ont refusé sa demande expressément parce qu'elle ne parlait pas français; 55 étaient prêts à l'embaucher.Je présente donc mes excuses.Sur le fond, je maintiens qu'on n'est nullement devant une crise, témoin l'étude de l'OLFpubliée l'an dernier à ce sujet.1.L'affaire Coffin: une supercherie?Éditions Wilson & Lafleur.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : yves.boisvert@lapresse.ca L'affaire Coffin et la culture du secret ALAIN MCKENNA COLLABORATION SPÉCIALE On dit qu'à 40 ans, on a tendance à se remettre en question.Ce n'est certainement pas le cas du Salon international de l'auto de Montréal (SIAM), qui s'ouvre aujourd'hui au Palais des congrès.Car si les organisateurs ont consacré une minuscule salle à des véhicules anciens pour célébrer cet anniversaire, les principaux exposants, eux, n'ont pas le coeur aux bilans de mi-parcours.Au contraire, le thème, cette année , semble plutôt ê t re celui du rêve.Les nouveautés dévoilées hier, qui comprennent 34 primeurs canadiennes, deux nord-américaines et cinq prototypes, font généralement dans le luxe et l'opulence.Il y a même quelques véhicules concepts qui évoquent les nouvelles technologies, mais de ces technologies qui ne risquent pas de voir le jour dans un avenir proche.«On a fait un effort immense pour impressionner les visiteurs », admet Kevin Marcotte, responsable de la mise en marché pour BMW Canada.«C'est fou comment ce salon a changé en cinq ans.Aujourd'hui, les constructeurs mettent beaucoup plus d'argent dans leurs stands.» Puissance brute et électrique BMW est un des exposants qui en met effectivement plein la vue, avec une gamme de véhicules des plus variés.Les nouveaux modèles présentés en primeur par le constructeur bava rois comprennent une microvoiture, un VUS et une super sportive.BMW a aussi parlé de futurs modèles à moteur diesel, qu'on ne verra cependant que l'automne prochain.En fait, la plupart des marques importées, d'Audi à Lexus, ont relégué les technologies vertes à plus tard, au profit de la performance et la puissance brute.Comme pour en faire la preuve, Mitsubishi Canada a demandé à l'homme fort Hugo Girard, et à cinq de ses costauds amis, de lever une voiture et de l'avancer sur scène.Le Centre d'étude des véhicules électriques du Québec (CEVEQ) et le ministère des Transports du Canada tiennent donc le fort de l'énergie propre presque à eux seuls, dans une pièce où les véhicules à propulsion élect r ique sont à l'honneur.«Les Canadiens sont intrigués par les voitures électriques et c'est pourquoi nous les avons au salon cette année », a affirmé Pierre Lavallée, directeur général du CEVEQ, au moment de présenter un puissant roadster tout électrique, présenté par la société californienne Tesla Motors.En cherchant un peu, on trouve également une nouvelle Jetta TDI 2009, dont le moteur diesel est particulièrement propre et efficace, ainsi que deux véhicules Subaru dont les émissions polluantes sont à peu près nulles, puisqu'elles sont conformes avec la norme californienne PZEV, qui signifie « Partial Zero Emission Vehicle ».Enfin, signe d'un temps nouveau, Dodge a cru bon présenter la voiture de course, de série NASCAR, du pilote québécois Patrick Carpentier et de l'écurie Gillett Everham Motorsports.40E ANNIVERSAIRE DU SALON DE L'AUTO DE MONTRÉAL Place au luxe et à la performance YVES BOISVERT CHRONIQUE À qui et à quoi diable servent les archives publiques si on ne peut pas les consulter, même un demi-siècle plus tard?PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE Des préposés du Salon de l'auto de Montréal travaillaient d'arrache-pied hier pour que tous les stands soient fin prêts pour l'ouverture aujourd'hui.«C'est fou comment ce salon a changé en cinq ans.Aujourd'hui, les constructeurs mettent beaucoup plus d'argent dans leurs stands.» POLITIQUE FRANÇOIS CARDINAL ENVIRONNEMENT Malgré l'intention d'Ottawa de resserrer les normes de consommation des véhicules, le Canada continuera d'accuser du retard par rapport aux autres pays industrialisés.Le gouvernement Harper a lancé hier une consultation visant à harmoniser sa réglementation avec celle des États-Unis.Ainsi, les véhicules neufs vendus au pays en 2020, autos et camions légers confondus, seraient limités à une consommation moyenne d'au plus 6,7 litres de carburant aux 100 km (par rapport à 8,6 l en moyenne, actuellement).Présentée hier à Montréal, cette norme, la première du genre au pays, a été qualifiée d'«ambitieuse » et de «dominante » par Ottawa.Elle demeurera pourtant bien en deçà de celle qu'entendent fixer l'Europe, la Chine et le Japon par exemple, révèle une récente étude de l'International Council on Clean Transportation (ICCT).Comparant les efforts de huit gouvernements, le rapport diffusé en juillet par l'ICCT révèle que le Canada et les États-Unis sont, à l'heure actuelle, en queue de peloton des pays qui travaillent à réduire la consommation des véhicules, loin derrière l'Europe et le Japon surtout.On reconnaît que les États- Unis feraient un bond en avant en appliquant la norme adoptée par le Congrès, soit les fameux 6,7 litres aux 100 km (35 milles/ gallon), mais cela ne leur permettraient pas de quitter le groupe des mauvais élèves pour autant.Seulesolution :adopterlanorme californienne.L'administration Schwarzenegger souhaite en effet imposer une norme plus ambitieuse que le reste du pays, soit 5,3 litres aux 100 km, mais les tribunaux l'en ont jusqu'ici empêché.Plusieurs États américains envisagent d'emboîter le pas.Or, cette norme, que le Québec, la Colombie-Britannique et trois autres provinces envisagent également d'appliquer, pourrait, selon l'ICCT, propulser les États-Unis dans le groupe des bons élèves, et donc le Canada par le fait même.Une norme «utopique» Pourtant, le ministre fédéral des Transports, Lawrence Cannon, a levé le nez sur cette norme, en conférence de presse hier, laissant entendre qu'elle a quelque chose d'utopique.«Je rappelle que l'EPA (l'Agence environnementale américaine) a refusé de donner une exemption à la Californie pour qu'elle adopte ses propres normes.Or, nous souhaitons travailler avec ce qui est vrai, ce qui est connu.» Cette fin de non-recevoir a fait bondir autant le gouvernement Charest que les écologistes, qui déplorent le manque d'ambition du fédéral.«La norme californienne est celle que nous devons poursuivre, a indiqué hier le premier ministre québécois, Jean Charest.Nous aimerions beaucoup que le gouvernement canadien s'engage aussi là-dessus.» Avant d'arrêter pour de bon la norme qui sera en vigueur en 2020, Ottawa tiendra une consultation auprès des écologistes, des constructeurs d'autos et des provinces jusqu'au 15 mars.M.Charest compte profiter de cette occasion pour mettre de la pression sur son homologue fédéral, qui entend fixer la norme d'ici la fin de l'année.En soirée, le ministre Cannon a répliqué aux critiques de Jean Charest.«J'invite M.Charest, qui dès juillet assumera les fonctions de président du Conseil de la fédération, à rallier les premiers ministres des provinces autour d'une norme nationale», a dit M.Cannon.Les groupes écologistes promettent pour leur part d'appuyer le Québec et d'exiger que le Canada imite les provinces les plus volontaires.«Il est évident que les normes californiennes sont la référence à suivre, estime Sidney Ribaux, coordonnateur général d'Équiterre.Le Canada doit emprunter la voie de la Californie, pas celle de Bush!» «Jamais les groupes écologistes n'appuieront la norme des États-Unis, a renchéri Arthur Sandborn, de Greenpeace.Nous voulons que les gouvernements fassent encore mieux que la Californie, pas moins!» Des « inquiétudes » Du côté des constructeurs automobiles, la réaction est plus mesurée, mais elle n'en est pas moins négative.«Nous ne sommes pas opposés à l'annonce d'Ottawa, mais nous avons des inquiétudes», a indiqué James H.Miller, vice-président de Honda Canada.Ce dernier se dit, par exemple, surpris que le ministre annonce une consultation de moins de deux mois, alors que la norme américaine ne sera pas précisée dans le détail avant neuf mois.Il laisse également entendre que le resserrement des normes pourrait se traduire par un coût plus important pour les consommateurs.Précisons que la consommation moyenne de carburant des véhicules vendus aux États-Unis en 2006, autos, VUS et fourgonnettes confondus, était de 9,3 litres/100 km.Au Canada, elle était de 8,6 litres/100 km, soit 7 litres pour les automobiles et 10,4 litres pour les camions légers.La norme fédérale envisagée par le gouvernement Harper serait la première du genre au Canada.L'Association canadienne des constructeurs de véhicules n'a pas rappelé La Presse, hier.Pour en savoir plus: http://www.theicct.org/documents/ ICCT_Global Standards_20071.pdf COURRIEL Pour joindre notre journaliste: francois.cardinal@lapresse.ca Normes de consommation des véhicules en 2020 Les mesures d'Ottawa qualifiées de timides HUGO DE GRANDPRÉ OTTAWA \u2014 Le Commissaire aux langues officielles craint que le problème constaté à la base de Borden ne s'étende à l'ensemble des Forces canadiennes.Pour en avoir le coeur net, Graham Fraser a lancé en novembre une vaste vérification de la formation en français dans les bases militaires du pays.La Presse a publié hier des extraits d'un rapport d'enquête du bureau de l'ombudsman de la Défense nationale, dans lequel des recrues francophones décrivent la situation à la base ontarienne comme un véritable calvaire.Depuis novembre 2006, l'ombudsman dénonce que des francophones se plaignent des sérieuses difficultés rencontrées à Borden pour recevoir leur formation et travailler en français.Le Bloc québécois et le Parti libéral ont vivement dénoncé la situation.Les militaires également, qui ont été nombreux à contacter La Presse pour partager leurs mauvaises expériences.« Je suis réserviste et tous mes cours de métier se donnent à cette base (Borden).Le français y est effectivement perçu comme un problème pour les anglophones, a confié l'un d'eux.Il arrive même souvent que les cours donnés aux militaires ne soient même pas traduits de l'anglais au français et que la formation soit donnée en anglais uniquement.» Accepter ou partir Un autre, plus amer, a écrit : «Je suis militaire depuis près de 20 ans.La très grande majorité des francophones ne pourront jamais travailler dans leur langue au sein des Forces canadiennes.Nous devons l'accepter, refuser de nous enrôler ou partir.Pour ma part, je m'en vais.» Le bureau du commissaire aux langues officielles, Graham Fraser, a confirmé hier que des enquêtes étaient menées dans le dossier de cinq plaignants francophones de la base de Borden.Alerté par l'ombudsman, M.Fraser a aussi lancé une vaste enquête qui portera sur les 105 cours offerts par la Défense nationale dans 40 écoles au Canada, ainsi que sur l'internet.Il s'agit d'une procédure d'une rare envergure, a précisé le porte-parole, Robin Cantin.«On soupçonne que le problème n'e s t pas un ique à Borden, a-t-il précisé.S'il y a des bouchons dans la formation qui empêchent l'un ou l'autre des groupes linguistiques de progresser, notre formation devrait être en mesure de les identifier.» L'enquête en est à ses premiers pas.Ses conclusions ne sont pas attendues avant 2009.Changements importants Les porte-parole du Bloc québécois et du Parti libéral en matière de défense croient que des changements importants devront être apportés à la Défense pour modifier ces problèmes «aux racines profondes».Le libéral Denis Coderre et le bloquiste Claude Bachand s'en sont pris à la nouvelle politique linguistique du ministère de la Défense (il y a un an, les unités militaires du pays ont été classées comme francophones, anglophones ou bilingues).MM.Coderre et Bachand ont tous deux dénoncé ce que ces divisions ont de potentiellement dangereux pour les militaires en situation de combat.Ils ont également demandé au ministre de la Défense que le Collège militaire de Saint-Jean retourne à sa vocation initiale : celle d'offrir des cours de niveau universitaire, et non seulement collégial, comme c'est le cas depuis sa réouverture.«Au moins, si on aide au recrutement de francophones dans l'armée, ça fait une armée un peu plus bilingue», a dit M.Bachand.LANGUESOFFICIELLES DANS L'ARMÉE Le commissaire craint que le cas Borden se répète JOONEED KHAN ET GILLES TOUPIN Le chef libéral, Stéphane Dion, affirme qu'il a été mal compris mercredi lorsqu'il a souligné la nécessité d'une intervention «musclée» au Pakistan pour neutraliser les terroristes talibans qui s'y réfugient.M.Dion a tenu à corriger le tir hier, lors d'une rencontre avec l'équipe éditoriale de La Presse.«Il faut croire que je n'ai pas été très précis quand j'ai parlé d'intervention de l'OTAN au Pakistan, a-t-il précisé.Certains en ont déduit que je parlais d'une intervention militaire.Il n'en est rien.Ce n'est pas ce que je propose.Le Pakistan a l'une des plus puissantes armées au monde.Je ne veux pas que l'on aille intervenir au Pakistan de façon militaire.J'ai parlé d'une intervention diplomatique musclée.» M.Dion, qui rentre d'Afghanistan et qui a essuyé les reproches du président Karzaï pour sa politique de retrait des soldats canadiens des zones de combat dès février 2009, a reconnu hier que le Canada ne pouvait «faire de miracles» auprès du Pakistan.«On ne peut pas faire des miracles, mais on doit continuer à faire pression, a-t-il déclaré.Ce que le gouvernement afghan me dit c'est qu'ils savent où sont les groupes terroristes au Pakistan.Ça ne devrait pas être si compliqué pour le gouvernement pakistanais, s'il y a volonté politique ferme, d'y aller et d'identifier les insurgés et de faire en sorte qu'ils ne puissent plus intervenir comme ils le font en Afghanistan.Je pense qu'il y a là un manque de volonté politique.» Le chef libéral a réitéré hier qu'un gouvernement libéral n'abandonnerait pas l'Afghanistan, mais qu'il réorienterait le rôle du gouvernement canadien là-bas.Propos fort mal reçus Par ailleurs, les propos de M.Dion ont été fort mal reçus hier par les autorités pakistanaises qui n'étaient pas encore informées de la mise au point du chef libéral.«Toute action militaire extérieure en sol pakistanais sera considérée comme un acte hostile et aucune force étrangère ne pourra opérer en sol pakistanais.» Ce message a été lancé, tour à tour, par le président Pervez Musharraf, le premier ministre M.Soomro et le ministère des Affaires étrangères à Islamabad.Il faisait suite au projet médiatisé de Washington de lancer des opérations clandestines au Pakistan, aux propos d'Hillary Clinton de lancer les GI d'Afghanistan à la poursuite des talibans en territoire pakistanais et à ceux de M.Dion de faire intervenir l'OTANau Pakistan pour «pacifier l'Afghanistan».Tous ces propos ont reçu une grande couverture dans les médias ainsi que sur les webzines et les blogues pakistanais et indiens.Ni Musharraf, ni Soomro, ni le Ministère n'ont cité de noms, mais le président, prenant la parole hier à son émission télévisée Aiwan-e-Sadr, a affirmé que «les forces armées du Pakistan sont capables d'agir contre les terroristes».Il a affirmé que son pays ne subissait «aucune pression extérieure» sur cette question et que le Pakistan «rechercherait de l'aide extérieure s'il en ressentait le besoin».Soomro, qui expédie les affaires courantes, a affirmé que le Pakistan «ne permettra sous aucune condition à des forces étrangères d'opérer sur son sol».Recevant l'ambassadeur pakistanais à Washington, Mehmud Ali Durrani, il a ajouté: «Nos armes nucléaires sont sous la pleine garde d'un système de contrôle et de commandement compétent.» À Islamabad, le porte-parole des Affaires étrangères, Mohammad Sadiq, a déclaré, lors de son point de presse hebdomadaire: «Toute action en territoire pakistanais sera un acte hostile et sera traité comme tel.» Le Pakistan coopère pleinement avec la communauté internationale dans le cadre de la «guerre à la terreur», a-t-il dit, précisant que cette coopération «se déroule à l'intérieur de paramètres bien définis de l'entraînement, du partage des renseignements et de l'accès aux équipements requis».Dans une interview au Strait Times de Singapour, citée par CNN dimanche, Musharraf a déclaré que les États-Unis «regretteront le jour» où leurs forces armées pénétreront dans les montagnes de l'Afghanistan à la recherche d'Oussama ben Laden, chef du réseau terroriste Al-Qaeda.«Venez dans nos montagnes.Vous le regretterez.Ce n'est pas facile», a-t-il dit.Avec Dawn, Pak Tribune, AP, Daily Times, AFP, Reuters, onlinenews, Times of India INTERVENTION AU PAKISTAN Stéphane Dion rajuste son tir «Il est évident que les normes californiennes sont la référence à suivre, estime Sidney Ribaux, coordonnateur général d'Équiterre.Le Canada doit emprunter la voie de la Californie, pas celle de Bush ! » PHOTO LAWRENCE JACKSON, ASSOCIATED PRESS Selon les normes à l'étude, les véhicules neufs vendus au Canada en 2020, autos et camions légers confondus, seraient limités à une consommation moyenne d'au plus 6,7 litres de carburant aux 100 km (par rapport à 8,6 l en moyenne, actuellement). Il y a 10 ans, cemois-ci, une tempête de verglas s'abattait en grande partie sur le Québec et l'Est de l'Ontario, demême que sur certaines régions des Maritimes.C'était en1998 et le pouvoir dévastateur de Mère Nature nous était alors révélé de manière effroyable.Or, le scénario a été tout à fait différent dans les semaines qui ont suivi.Nous avons été inspirés par la capacité d'adaptation dont font preuve les citoyens lorsqu'ils doivent affronter des situations difficiles.Au lendemain de la tempête, des voisins, des équipes de secouristes et les gouvernements se sont serrés les coudes pour venir en aide aux nombreuses victimes et nettoyer les dégâts.Les assureurs habitation, automobile et entreprise du Canada ont eux aussi joué un rôle crucial dans cette initiative de récupération.La tempête de verglas de 1998 a entraîné le règlement d'indemnités le plus coûteux jamais versé par les assureurs du pays.Les assureurs sont fiers de s'êtremanifestés lorsque la population a eu besoin d'eux.Nous sommes fiers d'avoir aidé nos concitoyens à se remettre sur pied en ces temps difficiles.Mais d'abord et avant tout, lorsque nous songeons à cette extraordinairemanifestation de solidarité, lors de ces journées éprouvantes, nous sommes fiers d'avoir été au poste! 1 récupération impressionnante Janvier 1998 6 jours de pluie verglaçante 4,7 millions de personnes sans électricité 792 514 réclamations d'assurance 1,6 milliardde dollars payés par les assureurs www.infoassurance.ca 3536076A POLITIQUE GILLES TOUPIN Le chef libéral, Stéphane Dion, promet qu'il ne rétablira pas la taxe sur les produits et services (TPS) à son niveau d'antan de 7% s'il devient premier ministre.Les stratèges libéraux jonglaient depuis un certain temps avec l'idée de rétablir l'impopulaire TPS à 7% de façon à pouvoir en revanche diminuer les impôts de la classe moyenne.Or, dans une entrevue avec l'équipe éditoriale de La Presse hier, le chef de l'opposition officielle a, pour la première fois, catégoriquement écarté cette idée.«Nous ne ferons pas cela», a-t-il lancé tout en maintenant que la baisse de la TPS de 7 à 5% décidée par le gouvernement conservateur de Stephen Harper était une très mauvaise recette économique.«Cette baisse de deux points de la TPS, a-t-il expliqué, nous coûte 60 milliards de dollars sur cinq ans et elle n'a rien d'une mesure économique efficace.Tous les économistes vous le diront.(\u2026) M.Harper a annoncé cette mesure avec un discours rose bonbon simplement pour des raisons politiques.Nous aurions dû utiliser ces fonds pour autre chose, pour renforcer l'économie.» Alors que l'idée d'élections générales fait de plus en plus son petit bonhomme de cheminà Ottawa, M.Dion estime qu'un retour en arrière sur la TPS sera très mal reçu par les commerçants et les citoyens.«On ne demandera pas encore aux commerçants de revoir leur structure.».Par ailleurs, Stéphane Dion n'a pas l'intention de se précipiter pour faire tomber le gouvernement minoritaire de Stephen Harper, contrairement au chef bloquiste Gilles Duceppe qui a affirmé cette semaine qu'il entendait forcer dès la rentrée aux Communes, le 28 janvier, un vote de confiance afin d'obliger les conservateurs à débloquer immédiatement le milliard de dollars annoncé par M.Harper, dans le cadre de la nouvelle Fiducie pour le développement communautaire, afin de venir en aide aux travailleurs touchés par les difficultés des industries manufacturières et forestières.«Nous verrons le budget, commente Stéphane Dion, et nous évaluerons la situation sur la base de ce budget.On ne peut écarter la possibilité que nous votions contre le budget.Le contexte a changé par rapport à l'automne dernier.Je ne veux pas dire qu'il doit y avoir nécessairement des élections.Je veux dire, même s'ils ne veulent pas d'élections, que les gens s'attendent davantage à ce qu'il y en ait.De plus, nous pensons que nos chances de victoire sont plus grandes maintenant parce que les gens sont déjà à l'écoute.» Le chef libéral, malgré un rude baptême du feu à la tête de sa formation politique, a profité des derniers mois pour peaufiner sa vision du Canada et, particulièrement, son plan économique.«Il faut remplacer l'avantage canadien que nous avions, soit une monnaie faible, par autre chose.C'est pourquoi j'ai été le premier chefàmiliter en faveur d'une baisse d'impôts sur les corporations.Layton m'a alors rentré dedans.Je lui ai répondu quepour nos familles et pour nos travailleurs c'est ce qu'il faut faire tout de suite.Ce n'est pas une politique de droite.C'est une bonne politique.Cette taxe sur les entreprises est faible en Suède et forte aux États-Unis.Il y a un avantage à ce que les impôts soient plus faibles qu'aux États-Unis pour les sociétés canadiennes.C'est un avantage qui est beaucoup mieux que celui d'une monnaie faible.» Un dollar faible, explique le chef libéral, aveugle les entreprises.Ces dernières négligent alors d'investir dans les outils de production et se font vite rattraper par la concurrence.Le chef libéral veut également défendre l'idée d'un ajustement d'impôts pour la recherche et le développement, de façon à ce que les entreprises canadiennes profitent vraiment des crédits d'impôts déjà en place et ne soient plus victimes des mainmises étrangères.Il veut créer également des fonds spéciaux afin d'attirer les investissements étrangers.Le chef libéral s'est de plus engagé tous azimuts dans ce qu'il appelle l'économie durable.«Il faut faire le tournant vers l'économie, dit-il, qui est l'économie la plus en croissance actuellement dans le monde, l'économie durable.Il y a un rapport qui vient de sortir et qui nous dit qu'il s'agit là de 100 milliardsde dollars de croissance dans le monde.Et le Canada est en train de prendre un terrible retard à ce chapitre.» Parmi ses idées maîtresses, le chef libéral estime qu'il faut cesser d'exploiter à toute vitesse nos ressources naturelles, notamment les sables bitumineux de l'Alberta, et rendre cette ressource «durable» grâce au savoir-faire de nos chercheurs et de nos savants.Le captage du carbone notamment est pour lui la voie de l'avenir.«Vous créez ainsi un levier économique qui n'existe pas en ce moment parce que nous avons encore une économie d'exploitation de la ressource de façon brute.C'est l'enjeu du siècle! Ce n'est pas juste quelque chose pour les écologistes à longs cheveux et à boucles d'oreilles.» Opposé à une taxe sur le carbone, qu'il considère comme «punitive», le chef libéral défend plutôt l'idée d'une Bourse du carbone.«Lemarché du carbone, lance-t-il avec un éclair dans les yeux, va être plus gros que les marchés des céréales et du café réunis en 2012.Est-ce qu'il y a moyen qu'on occupe une part de ce marché ou est-ce qu'on va l'ignorer en vendant nos ressources naturelles sans les traiter, sans faire aucun effort?» Dion maintiendrait la TPS à 5 % PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE Même s'il maintient que la baisse de la TPS à 5 % était une mauvaise décision, Stéphane Dion n'a pas l'intention d'y toucher s'il devient premier ministre.«On ne demandera pas encore aux commerçants de revoir leur structure.» VOIR LA CHRONIQUE D'ALAIN DUBUC EN PAGE A17. LE PALMARÈS DES AÉROPORTS Tous les samedis dans CE SAMEDI 3531262A federal auction service - dimanche enchère Publique urgente www.federalauctionservice.com/8380 hôtel omni mont-royal 1050, rue sherbrooke ouest, montréal dimanche, 20 janvier 2008.ins Pection Publique et enregistrement à Partir de 13 h.enchères à 14 h Précises Plusieurs diamants de 1 à 5 cts, rubis, émeraudes, sa Phirs, Perles rares des mers du sud.boucles d'oreilles, bracelets, colliers et bagues.Plusieurs montres rolex, cartier, Patek PhiliPPe, Piaget et breitling.comme neufs avec garantie.Plus de 60 articles de bijouterie récu Pérés d'une saisie de bijoux Par le shérif à être mis aux enchères Pour le com Pte de et Pour le bénéfice du demandeur.(ordre de la cour no de dossier 04-cv-263840cm2) autres Parties contractuelles Plus de 60 articles de nouvelle bi Jouterie fine avec ordonnance d'être vendus à la Pièce Photo d'identité valide requise pour l'admission.des réserves, additions ou suppressions peuvent se produire.15 % de frais de manutention, tPs, tvQ s'appliquent.conditions : comptant, cartes de crédit, paiement direct et chèques certifiés.ligne d'information (905) 458-9509.federal auction service n'est pas une agence gouvernementale.© 2008 fas Aussi en vedette: Bentley Continental GTC Convertible 2007 comme neuve montre pour hommes lange 1 en or blanc 18 cts de a.lange & sohne 3534543A Salon de l'arme et du militaria Prochaine exposition: 1er mars 2008 www.lca-canada.com Armes antiques et modernes, militaria, épées, cartouches, etc.Achat, vente ou échange.PLACE DESAULNIERS 1023, boul.Taschereau, Longueuil Organisé par l'Association des collectionneurs d'armes du Bas-Canada.Adm.6$ Rens.: (450) 445-5801 SAMEDI 19 janvier 2008 de 9h à 15h ACTUALITÉS SURCYBERPRESSE.CA Lisez la suite sur www.cyberpresse.ca/hetu NOS BLOGUES RICHARD HÉTU Les dix ans de l'affaire Lewinsky Il y a dix ans, Bill Clinton était interrogé à la Maison- Blanche par les avocats de Paula Jones, une jeune femme de l'Arkansas qui le poursuivait pour harcèlement sexuel.STÉPHANE DION Le chef du Parti libéral du Canada, Stéphane Dion, a accordé une longue entrevue à La Presse.Voyez notre vidéo sur cyberpresse.ca QUIZ Répondez à nos sept questions sur l'actualité internationale de la semaine sur cyberpresse.ca/quizmonde ÉDITO-VIDÉO André Pratte livre un édito-vidéo sur le congédiement inquiétant de la présidente de la Commission canadienne de sûreté nucléaire par le gouvernement Harper.À voir sur cyberpresse.ca PHOTO AFP PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © À moins d'un avis contraire de la Régie des alcools, des courses et des jeux, c'est aujourd'hui à 11h que les salons de poker ouvriront officiellement leurs portes dans les trois casinos du Québec.Les tables électroniques de Texas Hold'em ont été présentées hier, dans de toutes nouvelles installations du Casino de Montréal, rénovées au coût de 5 millions.Les 25 tables de 10 joueurs seront accessibles 24 heures sur 24, tous les jours.Le Casino offre différentes formules de jeu libre (cash games) et de tournois, avec ou sans limite.Le Casino se garde 10% de la cagnotte sur chaque main, mais cette somme ne peut excéder 5$.Les trois syndicats de croupiers soutiennent que les tables électronique sont illégales et demandent l'équivalent d'une injonction pour empêcher leur mise en service.Loto-Québec assure que la mise en place de tables avec croupiers est toujours possible si une entente avec les syndicats survient.- Tristan Péloquin Les salons de poker ouvrent aujourd'hui CHARLES CÔTÉ Les tracas du capitaine gaspésien Jean- Paul Michaud et sa cargaison humanitaire ont pris fin hier à Port-au-Prince, en Haïti.Depuis trois semaines, les autorités du port exigeaient de lui des frais de douane de 10 000$ pour décharger sa cargaison de biens recueillis au Québec pour des organismes charitables haïtiens.L'intervention de l'ambassade canadienne a fait disparaître cette facture inattendue.«La situation est numéro un, a affirmé M.Michaud toujours à bord de son bateau.Le débarquement va se faire grâce à l'ambassade du Canada, qui a eu une entente avec les douanes.» M.Michaudregretteque les enfants haïtiens n'aient pas pu recevoir leurs cadeaux pour Noël, «mais ils vont les avoir pour Pâques».Le capitaine de 75 ans, établi à Sainte-Anne-des-Monts, prévoit demeurer en Haïti jusqu'aumois d'avril.«Je vais faire de la pêche pendant trois ou quatre mois pour me renflouer.».Il a quitté le Québec à la fin septembre, emportant des dons collectés par différents organismes de charité.Il a essuyé quatre tempêtes en mer, en plus de subir un bris mécanique qui l'a obligé à faire escale pendant une semaine au Delaware.Pour Monique Duchesne, de l'organisme Aidons un enfant à Rimouski la nouvelle est un grand soulagement.«Jusqu'à ce matin (hier), les personnes à qui j'avais parlé à Haïti n'avaient pas reçu les marchandises: vêtements, nour- HAÏTI Les problèmes du capitaine Michaud réglés Les locataires l'emportent sur les propriétaires en Cour d'appel La CORPIQ a été impuissante à faire renverser devant la Cour d'appel du Québec une politique de la Régie du logement qui impose aux propriétaires un plafond d'augmentation des loyers.Selon un jugement rendu hier par la Cour d'appel, la Régie pourra continuer à appliquer sa politique, au grand damde la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec qui estime que «les estimations de hausses de loyer maximales publiées par la Régie, en 2006, systématiquement inférieures au taux d'inflation, sont défavorables aux propriétaires».La CORPIQ s'était adressée à la Cour d'appel, le 10 décembredernier, après avoir été déboutée en novembre 2006 par le juge Jean Lemelin, de la Cour supérieure du Québec.- Pierre Bellemarre Fusillade mortelle à Toronto Une fusillade dans une artère commerciale de Toronto a fait un mort hier soir.Un témoin a raconté avoir entendu six coups de feu et vu deux hommes s'enfuir en voiture, alors qu'un troisième aurait pris la fuite à pied.Quand la police est arrivée, la victime, un homme dans la quarantaine, n'avait plus de signes vitaux.L'homme a été atteint au moins deux fois, dont une fois à la poitrine.Les policiers ont noté plusieurs marques de projectiles sur les voitures et sur les édifices des deux côtés de la rue.Le chef de la police de Toronto, Bill Blair, a déclaré à CityTV que pour la deuxième fois en une semaine, un homme «totalement innocent» était tué dans une fusillade à Toronto.Samedi dernier, John O'Keefe est mort d'une balle dans la tête alors qu'il marchait au centre-ville après avoir passé la soirée avec des amis.- Hugo Fontaine et la Presse canadienne Jeune fille disparue LE SPVM est à la recherche d'une jeune fille dont on pas de nouvelles depuis mercredi après-midi.Priscilla Mabika, 16 ans, est de race noire, a les cheveux noirs et les yeux noirs.Elle mesure 1m 57 et pèse 52 kg.Lors de sa disparition, elle portait un manteau 3/4 noir avec capuchon à fourrure, un pantalon noir, un chandail noir et des bottes noires.La jeune fille a appelé sa mère mercredi, disant se trouver dans la rue Ontario, dans Hochelaga-Maisonneuve.Elle a alors dit à samère avoir des problèmes avec desmembres de gangs de rue.Mais la police n'exclut pas l'hypothèse de la fugue.- Hugo Fontaine Bell Helicopter s'entend avec un citoyen Une entente est survenue entre Bell Helicopter et un citoyen qui s'était plaint de discrimination à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse.Les termes de l'entente sont confidentiels.Le plaignant, d'origine haïtienne mais citoyen canadien depuis près de 30 ans, s'était vu refuser la participation à un stage en raison de la réglementation américaine ITAR (International Traffic Arms Regulation).Celle-ci prévoit que des entreprises fabricant des produits de nature militaire pour les États-Unis doivent exclure de certains types d'emplois des candidats d'une liste de pays donnés, dont Haïti.Par l'entremise de son porte-parole Robert Sylvestre, la Commission en a profité pour dénoncer à nouveau l'application des règles de l'ITAR qui ont un effet discriminatoire.La Commission enquête actuellement sur quatre autres cas semblables.- Hugo Fontaine Le pape ne sera pas à Québec En raison de sa santé fragile et de son horaire chargé, Benoît XVI ne participera pas au Congrès eucharistique international à Québec, du 15 au 22 juin prochains.Le cardinal Marc Ouellet a rencontré les membres de la presse, hier après-midi, afin d'expliquer les motifs de cette décision du souverain pontife.«C'est certain que je suis déçu, a expliqué le cardinal, devant une cohorte de journalistes.Sa présence à Québec aurait rehaussé le congrès eucharistique et aurait également donné une projection planétaire aux fêtes du 400e de la ville de Québec.»À la mi-avril, le pape doit visiter Washington et New York durant cinq jours, notamment afin de lire un message de paix au quartier général de l'ONU.À la mi-juillet, il ira aux Journées mondiales de la Jeunesse (JMJ), à Sydney, en Australie.Selon le cardinal Ouellet, un autre voyage intercontinental sur une si courte période aurait été de trop pour Benoît XVI, qui aura 81 ans bientôt.- Le Soleil EN BREF ACTUALITÉS SARA CHAMPAGNE Le bris de la conduite du boulevard Pie-IX, survenu l'automne der nier dans Riv ière- des- Prairies-Pointe-aux-Trembles, a coûté cher en distribution d'eau à l'agglomération de Montréal.En un mois, 233 500 contenants de 4 litres d'eau potable ont été distribués aux 7000 résidants touchés.Cela représente 934 mètres cubes d'eau.Au total, la facture des bouteilles d'eau s'élève à 272 000 dollars, une dépense qui sera a ssumée pa r l 'agg lomé r a - tion de Montréal.En conséquence, la Ville de Montréal a décidé de conclure une entente avec la compagnie Labrador Laurentienne pour réduire les coûts d'une urgence éventuelle.Au lieu de payer entre 5,15 et 5,50$ les bouteilles d'eau de 4 litres, qui viennent en paquet de 4 unités, sans le transport, l 'administration municipale a conclu une entente prévisionnelle de 3,65$ par paquet, transport inclus.Le comité exécutif de la Ville de Montréal, qui a approuvé l'entente d'une durée de deux ans, la semaine dernière, précise que la décision va assurer un «approvisionnement rapide » dans des situations souvent imprévisibles, et en quantité suffisante.Dans Rivière-des-Prairies- Pointe-aux-Trembles, le bris a pris au dépourvu l'arrondissement qui a dû déployer le quart de ses effectifs, soit une centaine de d'employés, pour assurer les mesures d'urgence.Les opérations, avec le coût de la main-d'oeuvre, ont coûté 202 000 dollars.« Imaginez s'il y avait eu une autre urgence en même temps, comme une importante chute de neige », indique Jean-François Circé, chargé de communication de l'arrondissement.L a Vi l le de Mont r é a l a annoncé cette semaine le début des travaux d'une durée de cinq mois pour réparer la conduite du boulevard Pie-IX.Le tiers du tuyau, d'une longueur de 2 ,4 ki lomètres , est lourdement endommagé.Le coût de la réparation est évalué à 11,2 millions.CONDUITE DU BOULEVARD PIE-IX 272 000$ pour les bouteilles d'eau ÉRIC CLÉMENT L'Ordre des architectes du Québec a ouvert une enquête dans le dossier du projet de construction d'une piscine à Blainville dont le processus d'appel d'offres est critiqué par l'opposition de cette ville des Laurentides estimant qu'il a manqué de transparence.Pour le syndic de l'Ordre, Pierre Collette, le fait que Blainville ait mis son logo sur cinq plans préparés par la firme Tremblay L'Écuyer Architectes Associés (TLAA) est considéré comme du «plagiat, car il y a un droit d'auteur sur tout plan d'architecte».Il dit que même si la Ville affirme que ces plans sont des «esquisses», «seuls les architectes peuvent produire ce genre de plans».L'article 3.04.01 du Code de déontologie des architectes dit : «L'architecte doit identifier de sa signature et de son sceau tous plans, devis ou cahiers de charges préliminaires ou d'exécution\u2026» «La firme nous a envoyé ces cinq plans sans son logo», a dit Paul Allard, directeur général de la Ville, mardi soir, lors du conseil municipal.«Si la Ville prétend que l'architecte a fourni des plans comme ça, l'architecte serait alors en infraction par rapport à son code de déontologie, même s'il s'agit d'une esquisse», dit M.Collette.TLAA n'a pas été payée pour participer à l'élaboration du document de soumission, a dit M.Allard.L'Ordre dit que rien n'empêche une firme de fournir des services gratuitement.TLAA fait partie du consortium retenu pour réaliser le projet.Pourquoi Blainville n'a-t-elle pas lancé d'appel d'offres pour concevoir ce projet, ce qui aurait écarté toute suspicion qu'elle ait voulu favoriser une firme en particulier?« J'ai fait confiance à mon administration», répond le maire François Cantin.Mais pourquoi avoir choisi TLAA?«Parce qu'on connaît l'entreprise », dit Paul Allard.Une architecte qui a lu l'article de La Presse de mardi a fait remarquer que dans le plan comportant le logo de Blainville, un escalier de secours a disparu par rapport au plan conceptuel.Est-ce conforme au Code national du bâtiment par rapport à la sécurité incendie?La Presse a voulu parler de ce sujet à TLAA mais la firme n'a pas rappelé.Du côté de l'Ordre des ingénieurs du Québec, le président, Zaki Ghavitian ne veut pas commenter ce cas de Blainville.Mais «d'un point de vue personnel», il dit que le fait qu'une firme d'ingénierie (Roche Ltée dans ce projet) ait participé à l'élaboration du document de soumission et qu'elle ait ensuite fait partie d'un consortium qui a présenté une soumission (et obtenu le contrat) est «le genre de chose qu'il faut éviter car c'est vraiment un conflit d'intérêts comme on dit».Le ministère des Affaires municipales ne peut dire si Blainville a erré lors de l'appel d'offres.Cela prendra une plainte officielle formulée par un citoyen pour que le ministère se penche sur ce cas.Le maire et son directeur général sont en tout cas persuadés que tout le processus s'est fait dans les règles de l'art.M.Allard dit d'ailleurs qu'il a déjà vu des cas de firmes ayant préparé la conception d'un projet et participé au document de soumission et qui, pourtant, n'ont finalement pas été retenues après avoir soumissionné.Aux citoyens présents au conseil, M.Cantin a dit être très fier de pouvoir bientôt doter Blainville d'un centre aquatique en prévision des Jeux du Québec de 2009.Mais ce dossier est très émotif.Un conseiller municipal, Normand Dupont, a même apostrophé mardi soir un citoyen de la salle qui avait posé une question sur cette affaire et M.Dupont a dû s'excuser auprès du citoyen à la demande d'une conseillère et du maire Cantin.PROJET DE CONSTRUCTION D'UNE PISCINE À BLAINVILLE L'Ordre des architectes ouvre une enquête ÉRIC CLÉMENT La Ville de Montréal est en train de vérifier si le processus de résiliation du contrat du directeur général de l'arrondissement d'Ahuntsic-Cartierville, Éric Lachapelle, s'est déroulé selon les normes, a appris La Presse.Le Service du capital humain analyse cette résiliationqui a étonné bien du monde depuis que l'on sait que M.Lachapelle est parti avec plus de 120 000$ et que le lendemain de son départ, il était embauché par la Ville de Saint-Jérôme à un poste et un salaire identiques.La chef de l'opposition, Noushig Eloyan, a écrit au maire Tremblay mercredi pour lui demander de ne pas verser d'indemnités à M.Lachapelle et de «faire la lumière» dans ce dossier.Elle estime que le directeur aurait dû démissionner sans compensation et sans prime de départ «puisque c'est un départ volontaire vers un autre emploi».Est-ce que la mairesse de l'arrondissement, Marie-Andrée Beaudoin et M.Lachapelle (qui a été son organisateur politique) ont mené des «tractations de coulisses», comme le prétend l'opposition, pour que le cadre gagne en 2008 sur tous les tableaux en percevant la prime de départ en plus de son nouveau salaire?«D'aucune façon», répond la mairesse à La Presse.Mme Beaudoin répète que le directeur avait terminé les tâches qui lui avaient été confiées et que d'un commun accord, ils ont décidé «juste avant Noël» de se séparer en janvier.Elle savait que la Ville de Saint-Jérôme était intéressée par M.Lachapelle.Elle a même eu une discussion avec le maire de Saint- Jérôme, Marc Gascon, au sujet de son directeur au début du mois.Elle savait aussi qu'il toucherait une prime de départ de plus de 120 000$, mais elle réfute qu'il y ait eu des «tractations de coulisses».Est-ce qu'elle ne trouve pas dommage que la grosse somme qui sera versée à M.Lachapelle réduise les économies qu'il avait réussi à réaliser en coupant deux directions de l'arrondissement, d'autant qu'elle avait déjà mis fin au contrat du directeur précédent, ce qui avait alors obligé l'arrondissement à verser une indemnité de résiliation de contrat de plus de 130 000$?«Vous savez, moi je suis centrée sur les objectifs et une gestion saine, répond-elle.Il y a un coût, c'est vrai, mais nous avons des objectifs et on a fait une saine gestion des deniers publics.On passe maintenant à une deuxième phase de nos objectifs.» COURRIEL Pour joindre notre journaliste: eric.clement@lapresse.ca DÉPART DU DIRECTEUR D'AHUNTSIC-CARTIERVILLE La ville centre se penche sur le cas PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE Les travaux pour réparer la conduite du boulevard Pie-IX dureront cinq mois, a révélé la Ville de Montréal.Le tiers du tuyau, d'une longueur de 2,4 kilomètres, est lourdement endommagé. 985fm.ca Une station de radio Q U É B E C DUTRIZAC SAMEDI ET DIMANCHE DÈS 7H La scientologie.plus près que vous ne le croyez Les coulisses du hockey junior 3528179A LES 40 ANS DU SALON DE L'AUTO UN rENDEz-vOUS à NE pAS mANqUEr SAmEDi DANS ACTUALITÉS STÉPHANIE BÉRUBÉ Elles ont cuisiné avec de l'huile d'olive, mis du poisson au menu et fait des salades de légumes frais.Elles étaient enceintes.Aujourd'hui, leurs enfants ont moins d'allergies et souffrent moins d'asthme.Le régime méditerranéen était déjà prisé des gourmets qui surveillent leur cholestérol.Cette fois, les chercheurs s'y sont intéressés chez la femme enceinte.Des scienti fiques de la Grèce, du Mexique et de l'Espagne ont participé au projet.Les assiettes des futures mères, 468 au total, sont passées sous la loupe.Les chercheurs, menés par l'Université de la Crête, les ont classées en deux groupes : celles qui mangeaient plutôt à la méditerranéenne et les autres, qui préféraient la viande rouge au poisson.Le régime de type méditerranéen compte aussi des céréales de grains complets, des noix et des légumineuses.Les chercheurs ont suivi les enfants de la naissance jusqu'à l'âge de six ans et demi.Ceux qui avaient été exposés à l'alimentation méditerranéenne avaient nettement moins d'allergies de différents types et d'asthme.Les meilleurs résultats ont été obtenus par les rejetons des mamans qui ont mangé au moins huit portions de légumes par semaine, trois plats de poisson et une fois des légumineuses durant leur grossesse.À l'inverse, les enfants de mères qui mangent beaucoup de viande rouge, trois ou quatre repas par semaine, étaient plus sensibles aux allergies.Antioxydants et oméga-3 Les scientifiques croient que les antioxydants des fruits et légumes et les oméga-3 dans les poissons de l'alimentation maternelle ne sont pas étrangers à ces bons résultats.Le même groupe de chercheurs grecs avait déjà fait un lien entre les allergies et l'alimentation des enfants ; ils se sont cette fois intéressés aux effets prénataux.Régime méditerranéen, enfants en santé Les femmes enceintes qui préfèrent le poisson à la viande rouge auraient des enfants moins sensibles aux allergies STÉPHANIE BÉRUBÉ On les savait déjà hautement offensifs pour le coeur, voilà qu'ils frappent plus bas.Une importante étude de l'Université Harvard conclut que les hommes qui consomment trop de gras trans risquent de développer un cancer non agressif de la prostate.Les dossiers de presque 15 000 hommes ont été étudiés par le département de nutrition de la prestigieuse université américaine.Parmi eux, 476 ont développé un cancer de la prostate.Les chercheurs ont suivi leurs histoires sur une période de 13 ans.Le haut taux de gras trans dans le sang était clairement associé aux cancers de la prostate, mais de types non agressifs uniquement.Produits industriels Les gras trans se retrouvent naturellement dans certaines viandes et produits laitiers, mais on les consomme surtout dans les produits industriels qui les utilisent pour des raisons pratiques et économiques.Ils aident à conserver plus longtemps certains aliments, à bas prix.«La vie humaine est plus importante que la vie sur les tablettes », a déclaré l'un des auteurs de l'étude, le professeur Walter Willett.Le groupe qui est derrière cette recherche s'intéresse aux conséquences de l'alimentation sur le système reproducteur.Il a déjà produit une étude sur la consommation de gras trans et l'infertilité qui concluait aussi qu'il valait mieux éviter la consommation de ces additifs.Un Canadien sur sept Au Canada, le cancer de la prostate est le cancer le plus diagnostiqué chez les hommes: il touchera un Canadien sur sept, selon la Fondation canadienne de recherche sur le cancer de la prostate.Alimentation et cancer de la prostate Les gras trans encore montrés du doigt Le plus mal-aimé des légumes tente un nouveau coup de charme: le brocoli serait très bon pour le coeur.L'étude de laboratoire menée par le département de médecine de l'Université du Connecticut démontre que des rats nourris à l'extrait de brocoli ont amélioré leur santé cardiaque, comparativement à d'autres rongeurs qui avaient une diète régulière.Les muscles du coeur des rats nourris au brocoli répondaient mieux lorsque soumis aux tests, et leur coeur était généralement en meilleure santé.Cette nouvelle étude sera présentée dans le Journal of Agricultural and Food Chemistry la semaine prochaine.L'hypothèse des chercheurs est que le brocoli stimulerait une protéine dont la fonction est notamment de protéger le coeur.\u2014 Stéphanie Bérubé Le brocoli est bon pour le coeur Les scientifiques croient que les antioxydants des fruits et légumes et les oméga-3 dans les poissons ne sont pas étrangers à ces bons résultats. ACTUALITÉS LAURA-JULIE PERREAULT Ils auront attendu quatre ans pour que l'enquête suive son cours.Mais finalement, quatre adolescents du quartier Saint-Michel ont eu gain de cause devant la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse du Québec qui reconnaît qu'ils ont étévictimes de profilage racial de la part de policiers de Montréal.La Commission, dont la décision a été rendue publique hier, demande à la Ville de Montréal, responsable du service de police, de mettre en place des mesures pour prévenir le profilage racial et l'enjoint de verser, avant le 25 janvier, 47 000$ en dommage et intérêts aux quatre jeunes lésés ainsi qu'à des membres de leur famille.Le chèque est loin d'être dans la poste.Hier, lorsque La Presse a demandé au maire Gérald Tremblay s'il compte se conformer à la décision de la commission, il a répondu par un retentissant «Jamais».Le Service de police de Montréal (SPVM) contestera l'avis des commissaires devant les tribunaux, a-t-il ajouté.«Les policiers ont fait leur travail correctement », affirme Gérald Tremblay.Les événements reprochés aux policiers se sont produits en août 2003.Dans le premier cas, une adolescente d'origine tunisienne, âgée alors de 15 ans, a été arrêtée, menottée et a reçu une contravention parce qu'elle a refusé de circuler quand des policiers le lui ont demandé.Elle se trouvait devant l'édifice où elle vit, les HLMSaint- Michel Nord.Deux semaines plus tard, sur le terrain des mêmes HLM, les polic iers ont remis des contraventions à trois jeunes hommes noirs, tous mineurs, parce qu'ils étaient assis sur un muret, soutenant qu'ils utilisaient « le mobilier urbain à une autre fin que celle à laquelle il est destiné ».La Commission, après enquête, a établi que lors des deux incidents, «la motivation première des policiers pour intervenir auprès des jeunes et pour émettre un constat d'infraction était la race, la couleur, l'origine ethnique ou nationale » des adolescents.Toujours selon la Commission, la preuve est suffisante pour demander un redressement.Hier, Jonas Cassy, aujourd'hui âgé de 18 ans, s'est dit satisfait de la décision.«Mais depuis (l'incident), je n'ai plus de respect pour la police», a dit le jeune homme qui était tout juste âgé de 13 ans au moment des événements.Aria Bourganmi, qui est venue témoigner au nom de sa fille qui préfère garder l'anonymat, a toujours en tête la journée de l'arrestation de sa fille.«Ils l'ont levée de terre, lui ont passé les menottes et je n'ai pas pu lui parler.C'est encore difficile d'y repenser», a-t-elle témoigné hier.Le directeur général du Centre de recherche-action sur les relations raciales, Fo Niemi, qui a accompagné les plaignants pendant les quatre années qu'a duré l'enquête, a accusé la Ville d'être responsable des procédures qui s'éternisent.«Dans ses discours, le maire dit qu'il est contre le profilage racial, mais dans ses actions, il fait tout pour qu'une décision sur le sujet ne soit pas rendue.» Hier, M.Niemi a cependant salué le travail du SPVM.Depuis que le CRARR a déposé des plaintes en 2003, le SPVM a mis sur pied un programme de formation sur le profilage racial pour ses quelque 4000 policiers et a changé ses manières de faire.Joint en après-midi, l'assistant au directeur du SPVM, Denis Desroches, a rappelé que les actes reprochées aux policiers en 2003 avaient eu lieu dans un contexte particulier.Plusieurs résidants des HLM Saint-Michel avaient à l'époque formulé des plaintes à l'égard d'actes criminels commis dans leur milieu de vie, principalement par des gangs de rue.Les contraventions pour incivilités avait alors fait partie d'une stratégie pour calmer le jeu.Depuis 2003, la Commission des droits de la personne a reçu de 50 à 60 plaintes pour profilage racial.Cinq autres causes ont déjà fait l'objet de décisions.PROFILAGE RACIAL Montréal doit payer 47000$ aux plaignants ANDRÉ CÉDILOT À moins qu'ils ne décident tous de passer aux aveux, le parrain montréalais Nicolo Rizzuto et ses principaux lieutenants auront un procès unique aux prochaines assises de la Cour supérieure débutant le 25 février.Comme le vieux parrain de 83 ans est le seul à ne pas parler français, les sixmafiosi seront jugés par un jury bilingue.Incarcérés depuis l'opération antimafia du 22 novembre 2006, Nicolo Rizzuto, Paolo Renda, Rocco Sollecito, Francesco Arcadi et Lorenzo Giordano ont renoncé, hier, à la tenue de leur enquête préliminaire.Francesco Del Balso, que la poursuite présente comme un autre ponte du clan sicilien, avait fait de même avant les Fêtes.À l'instigation de leurs avocats, les cinq prévenus ont fait part de leur décision au juge André Perreault, de la Cour du Québec, au moyen des systèmes de vidéocomparution installés au Centre de prévention de Montréal (anciennement Bordeaux) et de Rivière-des- Prairies, où ils sont gardés depuis leur arrestation.Comme c'est souvent le cas à l'approche d'un procès d'une telle envergure, le ministère public a profité de la séance d'hier pour mieux définir les chefs d'accusation contre les prévenus.C'est ainsi que Mes Yvan Poulin et Alexandre Dalmau ont ajouté au complot général de gangstérisme une ribambelle de nouvelles accusations contre chacun.Rizzuto fait notamment face à 12 accusations liées au blanchiment d'argent, au bookmaking, à l'extorsion et aux maisons de jeu, alors que Del Balso, 37 ans, en a trois fois plus à son compte, notamment en matière de trafic de drogue.D'après les dénonciations, cinq des accusés auraient tiré des revenus d'une maison de jeu installée pendant plus d'un an (d'août 2005 à novembre 2006 plus exactement) dans un édifice commercial de la rue Jean-Talon, à Saint-Léonard.Connu sous le nom de Place Cardinal, l'immeuble appartenait jusqu'à tout récemment à une société à numéro au nomde l'avocat Vincent Chiara, l'un des promoteurs immobiliers les plus en vue à Montréal.Acheté 2,1 millions à l'automne 2002, l'édifice vient tout juste d'être revendu 2,8 millions à l'homme d'affaires Peter Triassi, de Pava Corporation.Dans les années 90, l'un des gros bonnets de la mafia montréalaise, Vincenzo Jimmy Di Maulo, avait ses bureaux dans le même immeuble.L'endroit, qui a longtemps abrité la cour municipale de Saint-Léonard, était dans le collimateur de la GRC, en 1994, à la suite de l'arrestation de Di Maulo dans des affaires d'importation de cocaïne et de blanchiment d'argent.Il n'a toutefois pas été saisi, compte tenu de la faible participation de Di Maulo dans l'affaire.Condamné à 12 ans de pénitencier en 1996, le caïd de 70 ans profite d'une liberté surveillée depuis quelques années.Un procès unique contre six mafiosi « Dans ses discours, le maire dit qu'il est contre le profilage racial, mais dans ses actions, il fait tout pour qu'une décision sur le sujet ne soit pas rendue.» ANDRÉ CÉDILOT En libération conditionnelle depuis la fin de 2006, le Hells Angels Gaétan Comeau est de retour en prison à la suite de forts soupçons voulant qu'il soit derrière un petit groupe de chauffeurs de dépanneuse qui tentent d'imposer leur loi dans certains secteurs de l'île de Montréal.Figure connue du chapitre de Montréal, Comeau, 59 ans, a été arrêté lundi après-midi dans la région de Sorel, à la demande du Service correctionnel canadien (SCC).Il n'a pas offert de résistance.Il comparaîtra d'ici trois mois devant la Commission nationale des libérations conditionnelles (CNLC), qui décidera s'il y a lieu de le garder derrière les barreaux ou de le retourner à l'air libre.À en croire des informations transmises aux autorités carcérales, Comeau, qui possède un garage dans la 12e Avenue, à Rosemont, tirerait les ficelles d'un gang qui cherche à rançonner les entreprises de remorquage indépendantes du centre-ville de Montréal, ainsi que de l'ouest et du sud-ouest de la métropole.Cette arnaque, qui ressemble à du racket de protection, a donné lieu à des incidents violents au cours des derniers mois.Bien que la situation inquiète les dirigeants de la Ville, on est encore loin de la « guerre des remorqueurs » qui a sévi à Montréal et Laval, au milieu des années 90.Les actes d'intimidation et de vandalisme s'étaient alors multipl iés ent re les divers entrepreneurs en concurrence.Au plus fort de cette chicane de territoire, des chauffeurs avaient été battus - dans quelques cas, il y avait même eu échanges de coups de feu- et des commerces et dépanneuses incendiés.L e 17 d é cemb re 20 0 3 , Comeau a écopé de 62 mois de pénitencier (sept ans et demi en comptant la détention préventive) pour trafic de drogue et gangstérisme.Il était à la tête d'un réseau qui écoulait une soixantaine de kilos de cocaïne par année à partir d'une cache située dans la 25e Avenue, à Rosemont.L es tr a f iqua nt s sous s a coupe vendaient aussi de la marijuana, ainsi que des drogues chimiques (PCP) et de synthèse (ecst asy) .Quat re membres de sa famille, dont son fils Alain, avaient été arrêtés en même temps que lui, en mai 2003.Mota rd de longue dat e , Comeau était un des « parrains » des Rowdy Crew, filiale des Hells Angels qui a pris une part active à la guerre des motards, de 1994 à 2001.Comeau était un assidu du Pro-Gym, lieu de rencontre quasi quotidien de Maurice Boucher et des autres membres du gang, rue Hochelaga, d a n s l 'e st de Mo n t r é a l .Il venait souvent s'y entraîner avec sa femme, comme l'ont démontré les nombreuses vidéos de filature présentées au superprocès des Hells Angels Nomads et des Rockers, au début des années 2000.D'ailleurs, c'est à l'issue de la fameuse opération antimotard du Printemps 2001 que les policiers ont entrepris de s 'at t aquer à l'organi sation de Gaétan Comeau en fa isant appel à un agent double de la police de Montréal.Sur les 61 comptes secrets que la police a découverts dans la « narcocomptabil ité» des Hells Angels Nomads, celui de Comeau présentait toujours un solde positif.Il était identifié sous le nom de code GAE.PRÉSUMÉ RACKET DE PROTECTION DE DÉPANNEUSES Un Hells de retour derrière les barreaux PHOTO ARCHIVES LA PRESSE Vétéran des Hells Angels, Gaétan Comeau (une bière à la main sur la photo), était des quelque 300 motards qui ont célébré l'ouverture des nouveaux chapitres de l'Ontario, le 29 décembre 2000, au repaire de Sorel.PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE Jonas Cassy, accompagné de sa mère, Marie-Michèle, a salué hier la décision de la Commission des droits de la personne qui a jugé que lui, son frère et deux autres jeunes du quartier Saint-Michel ont été victimes de profilage racial en 2003. Pour plus de renseignements à ce sujet, veuillez composer sans frais le 1 888 ÉLECTION (1 888 353-2846).En vertu de l'article 64 de la Loi électorale, le Directeur général des élections donne avis qu'il a autorisé, à compter du 8 janvier 2008, le parti Union du centre.Madame Patricia Bergeron agit comme représentante officielle de ce parti.AVIS NOUVELLE AUTORISATION ACTUALITÉS PIERRE-ANDRÉ NORMANDIN LE SOLEI L QUÉBEC \u2014 Fidèle à lui-même, l'adjudant Hani Massouh rigolait avec ses collègues peu avant de mourir le 6 janvier lorsque son blindé s'est renversé.Désigné pour rapatrier sa dépouille, l'adjudant Daniel Royer a tenu à partager les derniers moments de ce soldat de carrière avec les centaines de personnes venues assister à ses funérailles, hier après-midi à l'église Saint-Charles-Garnier.« Il pétait le feu », a assuré celui qui se trouvait dans un avant-poste lors de cette journée fatidique.À bord de son blindé, l'adjudant Massouh venait tout juste de ravitailler son groupe posté 40 km à l'ouest de Kandahar.«Pour une rare fois en Afghanistan, il pleuvait.Pendant que nous on gelait dans notre tranchée, il riait en disant sur la radio que sa chaufferette fonctionnait parfaitement », relate l'adjudant Daniel Royer.Abondante depuis quelques jours, la pluie avait rendu boueux le chemin de terre battue qu'empruntait le véhicule du militaire.À un moment, la route a cédé sous le poids du blindé, qui s'est renversé dans le fossé.Debout dans la tourelle, l'adjudant Massouh et le caporal Éric Labbé ont été tués sur le coup.Au-delà de la tristesse de l'incident, l'adjudant Royer a tenu à rappeler le personnage coloré qu'était Hani Massouh, un Égyptien d'origine.Encore hier, il ne pouvait s'empêcher de sourire en pensant au jeune homme qu'il avait rencontré en 1990 à Petawawa, débarqué avec un veston aux couleurs extravagantes et une cravate en cuir «déjà démodée».Invité à témoigner, son meilleur ami et ancien député fédéral de Portneuf, Guy Côté, a pour sa part insisté sur le côté passionné du jeune Massouh.Alors qu'il travailledansunclubvidéo de Sainte- Foy, il décide de s'engager dans les Forces canadiennes après avoir vu le film Top Gun, dans lequel Tom Cruise incarne un pilote recrue de l'armée américaine.«Défi, vitesse et femmes, Hani ne pouvait que se reconnaître», relate son colocataire de l'époque.Dès lors, il plonge tête première dans sa carrière militaire et sera de toutes les grandes missions canadiennes de maintien de la paix.Trois fois l'ex-Yougoslavie, la Somalie et Haïti.Dernière mission Puis arrive l'Afghanistan.Père d'une fillette de 5 ans, Laïla, Hani Massouh commence à trouver les déploiements de six mois bien longs.À l'âge de 41 ans, il décide que Kandahar sera sa dernière mission.C'est finalement l'accident du 6 janvier qui mettra fin à sa carrière militaire.Outre sa conjointe Nathalie Chapados et sa fillette, Hani Massouh laisse dans le deuil sa mère et ses cinq frères et soeurs.Proche collègue, le sergent Richard Lecavalier assure que le sacrifice consenti par les soldats canadiens en Afghanistan n'est pas vain.«Il y en a des résultats.Mais les résultats vont-ils rester?Va-t-on gagner cette guerre ?Va-t-on en finir une fois pour toutes?L'avenir le dira.Personne ne meurt pour rien, particulièrement dans notre métier.» Après une cérémonie d'un peu plus d'une heure, un cortège a porté la dépouille de l'adjudant Massouh jusqu'au cimetière Saint-Charles.En chemin, une vingtaine de policiers et de pompiers ont formé une haie d'honneur sur un viaduc enjambant l'autoroute Robert-Bourassa.À l'invitation de l'armée, quelques dizaines de curieux se sont également massés le long du trajet pour rendre un dernier hommage au militaire décédé.Un béret bleu sur la tête et une demi-douzaine de médailles sur la poitrine, Martin Breton a tenu à saluer l'adjudant même s'il ne l'avait pas connu personnellement.Plusieurs de ses amis sont actuellement à Kandahar et il s'inquiète pour leur sort.«C'est vraiment une mission différente de ce que j'ai connu.Moi, c'était le Club Med, eux, c'est le pire endroit où ils pouvaient se trouver », a commenté l'ex-soldat qui a travaillé en ex-Yougoslavie.FUNÉRAILLES DE L'ADJUDANT HANI MASSOUH Famille et amis rendent hommage au soldat PHOTO MATHIEU BELANGER, REUTERS Père d'une fillette de 5 ans, Hani Massouh avait décidé que sa mission à Kandahar serait la dernière.Sur notre photo, sa conjointe, Natalie Chapados.PHOTO KAZUHIRO NOGI, AGENCE FRANCE-PRESSE Le ministère des Travaux publics s'apprête à remettre au printemps une demande de proposition à l'entreprise Boeing, pour des hélicoptères CH-47 Chinook semblables à ceux-ci.LA PRESSE CANADIENNE OTTAWA\u2014 Les forces de l'air du Canada ne devraient pas pouvoir utiliser leurs hélicoptères de combat CH-47 Chinook avant 2011 au plus tôt.Des documents d'information publiés dans le cadre de l'achat cette semaine d'avions de transport Hercules indiquent que la commande d'hélicoptères accuse du retard.Le ministère des Travaux publics s'apprête à remettre au printemps une demande de proposition à l'entreprise Boeing, de Chicago, près de deux ans après que les conservateurs eurent décidé de négocier exclusivement avec le géant de l'aviation.La signature du contrat n'est pas attendue avant la fin de l'année, et le premier appareil serait livré 36 mois plus tard.Lorsque le projet a été annoncé à l'été 2006, l'ex-ministre de la Défense, Gordon O'Connor, s'attendait à ce que le premier des 16 Chinooks soit livré d'ici 2010.Le chef d'état-major de la force aérienne, le lieutenant-général Angus Watt, a indiqué que des responsables peaufinent les aspects techniques du contrat de 4,7 milliards.Avec une livraison en 2011, les hélicoptères ne serviront vraisemblablement pas pour la mission en Afghanistan, même si la mission est prolongée ce printemps.Le chef d'état-major de la défense des forces armées canadienne, Rick Hillier, a pourtant longtemps soutenu que ces hélicoptères de combat étaient une priorité pour les soldats canadiens en mission dans la région de Kandahar.Les hélicoptères de combat ne seront pas prêts avant 2011 LA PRESSE CANADIENNE KANDAHAR, Afghanistan \u2014 Sept soldats canadiens ont été légèrement blessés, mercredi, dans deux explosions distinctes causées par des bombes artisanales, a-t-on appris hier.Ces plus récentes explosions sont survenues dans le district de Panjwayi, à l'ouest de Kandahar.Les incidents, qui ont touché deux véhicules d'un même convoi, mais à près de trois heures d'intervalle, se sont déroulés au lendemain de la mort d'un soldat canadien dans une explosion similaire dans le district d'Arghandab.Le cavalier Richard Renaud, âgé de 26 ans, était membre du 12e Régiment blindé de Valcartier.Il est mort lorsque le véhicule blindé Coyote dans lequel il se trouvait a roulé sur un engin explosif au cours d'une patrouille matinale.Les dernières explosions de mercredi portent le nombre d'attentats à la bombe artisanale contre les soldats canadiens à cinq en quatre jours.Les deux autres explosions n'ont causé que des blessures mineures et des dommages aux véhicules.AFGHANISTAN Sept Canadiens blessés dans deux explosions DAVID B.CARUSO ASSOCIATED PRESS NEW YORK \u2014 Un mystérieux membre d'Al-Qaeda, arrêté il y a cinq ans dans la plus grande discrétion par les autorités américaines, sera jugé aujourd'hui pour des faits passibles de la réclusion à perpétuité.Âgé de 26 ans, Mohammed Mansour Jabarah est notamment accusé d'avoir fomenté des attentats contre des ambassades américaines aux Philippines et à Singapour et d'avoir participé à des camps d'entraînement en Afghanistan, en compagnie d'Oussama ben Laden.Pour la première fois depuis 2002, la justiceaméricaine a révélé au grand public les détails de cette affaire instruite depuis cinq ans, les procureurs indiquant que cette discrétion n'était pas sans raison.Et pour cause, avant d'être arrêté en Jordanie, Mohammad Mansour Jabarah travaillait pour le gouvernement américain en tant qu'informateur.«M.Jabarah a subi un débriefing approfondi par le FBI et il s'est avéré qu'il était en possession d'un nombre considérable d'informations confidentielles», ont déclaré les procureurs responsables de l'enquête.D'abord autorisé à purger sa détention préventive dans une maison aménagée par le FBI, l'islamiste présumé a par la suite été transféré dans une cellule de la prison de Manhattan après la découverte à son précédent domicile d'armes, de plans de fabrication d'engins explosifs et de documents laissant à penser qu'il avait l'intention de tuer un des agents avec qui il travaillait.Placé sous surveillance vidéo 24 heures sur 24, Mohammed Mansour Jabarah n'a depuis cette perquisition plus vu la lumière du jour, sauf pour un transfert dans une autre prison en 2006.Lors de son arrestation il y a cinq ans, il avait plaidé coupable pour l'ensemble des acccusations retenues contre lui.Membre d'Al-Qaeda devant les juges Informateur, il aurait planifié de tuer un agent En collaboration avec Une réalisation de la Corporation des Concessionnaires d'Automobiles de Montréal Inc.Heures d'ouverture Du vendredi 18 janvier au samedi 26 janvier 10 h à 22 h Dimanche 27 janvier 10 h à 20 h Tous les jours, la billetterie fermera 2 heures avant la clôture du Salon.Prix d'entrée Lundi au Vendredi au (taxes incluses) jeudi dimanche Admission générale (13+) 12$ 15$ Carte «Accès Montréal» ou «CAA-Québec » 10$ 13$ Enfant 6 à 12 ans (accompagné d'un adulte) 5$ 5$ Enfant moins de 6 ans Gratuit Gratuit Forfait famille 30$ 34$ (2 admissions générales + 2 enfants de 6 à 12 ans) Place-d'Armes Achat en ligne : www.salonautomontreal.com 2 $ de rabais pour une admission générale du vendredi au dimanche sur présentation d'un transfert de la .Service offert gratuitement aux enfants de 2 à 10 ans GAGNEZ VOS BILLETS! Pour participer, envoyez le mot DESJARDINS en message texte au 777888 Détails au desjardinsassurancesgenerales.com/salonauto.Les frais courants de messagerie texte s'appliquent.Le Salon de l'Auto 2008, c'est aussi 40 ANS.TOUJOURS BELLES, une comparaison de modèles 1968 à ceux d'aujourd'hui, le 7e CIEL et sa collection de voitures exotiques et luxueuses ainsi qu'EN ROUTE VERT L'AVENIR, qui vous propose une nouvelle gamme de véhicules et de services qui ont pris le virage vert.Amateurs d'automobiles, venez comparer, magasiner et réaliser votre rêve au Salon de l'Auto.Découvrez les premières canadiennes, véhicules concepts et prototypes au plus grand rassemblement de véhicules en un seul endroit.Revivez la belle époque des «sports car » Un merveilleux voyage dans le temps présenté en collaboration avec le club automobile le RENDEZ-VOUS DES ANGLAISES.Venez admirer les Austin Healy 1966, Jaguar E-type 1968, Morgan 4/4 1968, Triumph TR6 1973 et la MGB 1969 qui figurera dans le prochain film Cruising bar 2 ainsi que plusieurs autres modèles.100%Anglaises MAINTENANT OUVERT 3529028A ACTUALITÉS DENIS LESSARD ET MARTIN VALLIÈRES QUÉBEC \u2014 Le président de la Bourse de Montréal, Luc Bertrand, n'a pas digéré que le député péquiste de Rousseau François Legault ait laissé planer le doute quant à son intégrité dans la transaction avec la Bourse de Toronto.À la mi-décembre, à l'Assemblée nationale, M.Legault avait révélé que Luc Bertrand avait acheté 150 000 actions supplémentaires de la Bourse avant la transaction avec Toronto, un investissement qui représentait un gain de 1,5 million environ.«Je n'ai pas parlé de délit d'initié, j'ai fait bien attention, même si les journalistes m'ont cuisiné pour essayer de me faire dire cela », a souligné hier M.Legault.«J'ai seulement souligné à la ministre Jérôme-Forget qu'il y avait une différence entre les intérêts de M.Bertrand, des actionnaires, et les intérêts supérieurs du Québec », a-t-il soutenu, informé des déclarations acérées que M.Bertrand a eu à son endroit.Dans une entrevue accordée mercredi à La Presse, M.Bertrand n'a pas même mentionné le nom de M.Legault, en parlant comme de «cet individu-là\u2026 le député de Rousseau» sur un ton non équivoque.«La personne qui a allégué ça savait très bien qu'il n'y avait pas de délit d'initié.C'est très fâcheux qu'on utilise cette méthode-là pour nous mettre des bâtons dans les roues », a souligné M.Bertrand.«Cette personne elle-même a été le responsable des finances d'une grande entreprise québécoise », a-t-il poursuivi.(M.Legault était vice-président finances chez Transat avant de faire le saut en politique.) M.Bertrand avait racheté les actions de deux autres dirigeants de la Bourse, «quand vous avez deux initiés qui font une transaction (entre eux), selon la loi ce n'est pas une transaction d'initiés », ajoute M.Bertrand.Surtout, au moment ou cette transaction a eu lieu, « il n'y avait pas de négociations avec Toronto», insiste-t-il.Il écorche au passage M.Legault: l'Autorité des marchés financiers a fait une proposition importante sur l'encadrement du commerce des produits dérivés, l'organisme a sollicité les commentaires du public.«Mais c'est drôle, ces personnes qui nous accusent d'avoir manqué à l'intérêt supérieur du Québec, pas un de ces individus n'a déposé un commentaire ou un document de fond» sur la place financière de Montréal, d'attaquer M.Bertrand.Au moment où il a acheté, rappelle- t-il, les marchés «étaient en train de planter» à cause des papiers commerciaux.«C'est tough de faire des gros chèques comme ça (pour racheter des titres) au moment où tu vois le train qui s'en vient», a dit le président de la Bourse.«Cela a été une bonne chose de vendre la Bourse de Montréal, mais pour lui , pas pour les Québécois », a renchér i M.Legault, qui rappelle que la vente négociée par M.Bertrand n'assure plus que quatre sièges sur 18 à des Québécois à la direction des deux Bourses fusionnées.La transaction proposée ne gara ntit pas au Québec de conserver à moyen et long terme l'exclusivité des produits dérivés à Montréal.«Avec 25% des sièges au conseil d'administration ce n'est pas nous qui allons décider, on se met dans une situation de vulnérabilité », a poursuivi M.Legault.«Les actionnaires espéraient que cette transaction passe comme une lettre à la poste, mais personne ne m'a convaincu que c'était une bonne transaction pour le Québec », a observé M.Legault.Le président de la Bourse de Montréal outré Luc Bertrand s'indigne des propos tenus par François Legault qui remettent en question son intégrité ARIANE LACOURSIÈRE Malgré le vieillissement de la population et la pénurie de médecins, le système de santé canadien ira mieux dès 2020 selon l'Association des infirmières et infirmiers du Canada (AIIC).Cette projection optimiste n'est pas partagée par les infirmières québécoises qui doutent que leur province progresse si rapidement.Dans le cadre de son 100e anniversaire, l'AIIC a présenté, hier, sa vision du système de santé canadien.Selon l'organisation, différents facteurs mettront fin à la crise très bientôt.L'AIIC prévoit entre autres que les infirmières joueront un rôle accru d'ici peu.«Elles pourront diriger les patients et poser des diagnostics comme le font les infirmières praticiennes.Ça va dégager le système», dit Ginette Lemire Rodger, membre de la direction du centenaire de l'AIIC.La présidente de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ), Gyslaine Desrosiers, explique que les infirmières jouent déjà un plus grand rôle dans certaines provinces du pays, mais pas au Québec.«Ici, nous sommes en retard de 5 à 10 ans sur les autres.Nous avons seulement une trentaine d'infirmières praticiennes alors que l'Ontario en a 800», précise-t-elle.Dans sa vision, l'AIIC annonce également que les soins à domicile et les résidences pour personnes âgées se développeront à la vitesse grand V au Canada d'ici 2020.«Le gouvernement n'aura pas le choix, parce que garder les personnes âgées dans les hôpitaux coûte trop cher », soutient Mme Lemire Rodger.La présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), Lina Bonamie, doute que le Québec puisse suivre cette tendance.«Même si ce transfert menait à des économies, il faudrait que le gouvernement investisse massivement dès maintenant, ce qui est loin d'être fait.» Finalement selon l'AIIC, les progrès technologiques permettront aux professionnels de la santé du Canada d'être plus efficaces.La télésanté permettra de traiter des patients à distance et des robots faciliteront certaines tâches.«Les technologies vont aider.Mais les robots ne remplaceront jamais l'humain», soutient Mme Bonamie.Loin d'être découragée par ces critiques, Mme Lemire Rodger assure que la vision de l'AIIC est «optimiste, mais faisable».Au contraire, Mme Desrosiers n'y croit pas.«L'orientation de l'AIIC est bonne.Mais elle touche le reste du Canada.Au Québec, on est en retard et on a tendance à ne pas prendre les virages qui nous mèneraient à un système de santé efficace», dit-elle.Même son de cloche du côté de Mme Bonamie, qui croit qu'«il faut rester réaliste».Les infirmières du Canada sont optimistes pour l'avenir TRISTAN PÉLOQUIN La crise des listes d'attente dans les hôpitaux canadiens représente des pertes de 15 milliards par année pour l'économie nationale, affirme l'Association médicale canadienne.La solution: créer des facultés d'enseignement privées, comme Harvard, Yale ou Princeton, affirme son président.«Nous avons besoin de plus de médecins pour que la crise se résorbe, et si les gouvernements ne les forment pas, il faut agir d'une autre façon», a déclaré le Dr Brian Day, lors d'une allocution lundi devant l'Economic Club de Toronto.«Je pense que personne ne s'opposerait si des universités de la Ivy League s'installaient au Canada.» Ses déclarations ont vivement fait réagir le Dr Nick Busing, PDG de l'Association des facultés de médecine du Canada, qui représente les 17 écoles médicales du pays.«Les universités publiques ont beaucoup augmenté leur nombre d'étudiants ces dernières années pour combler la pénurie.À Chaque fois, nous avons eu beaucoup de difficulté à trouver les professeurs.Si des universités privées arrivaient dans le portrait, c'est à peu près certain qu'elles viendraient voler le personnel des facultés publiques.Ça ne nous avancerait à rien», croit-il.Au Québec, le même constat est fait par le Collège des médecins, la Fédération des médecins omnipraticiens et par le ministère de la Santé et des Services sociaux.Depuis 2003, le nombre d'étudiants acceptés en première année dans les facultés de médecine québécoises est passé de 400 à 800.Les nouvelles cohortes arriveront sur le marché du travail en 2009-2010, affirme le gouvernement Charest.L'Association médicale canadienne veut un «Harvard du Nord» PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © Le président de la Bourse de Montréal, Luc Bertrand, s'indigne des propos tenus par le député François Legault en décembre.RENÉ-CHARLES QUIRION LA TRIBUNE SHERBROOKE \u2014 La Cour suprême du Canada a rejeté hier la demande d'autorisation d'en appeler de la condamnation et de la peine des quatre policiers de Sherbrooke reconnus coupables de brutalité policière.Hugues Ré, Pierre Bégin, Denis Turgeon et Guy Hovington ont épuisé tous leurs recours juridiques pour renverser leur verdict de culpabilité, puis leur peine.Il leur reste toutefois un recours administratif pour sauver leur emploi au Service de police de Sherbrooke.Les quatre policiers ont été condamnés pour des événements criminels qui remontent à octobre 2002.Ils se sont alors adonnés à des voies de fait contre Hugo Lemay au quartier général du SPS.Ils ont été reconnus coupables devant un jury en décembre 2004.Denis Turgeon et Pierre Bégin ont écopé douze mois dans la collectivité, Hugues Ré de six mois et Guy Hovington, d'abord absous de façon inconditionnelle, a vu les juges de la Cour d'appel du Québec lui imposer une peine de trois mois dans la collectivité.Le pourvoi avait été déposé devant le plus haut tribunal au pays après qu'ils aient été déboutés dans un jugement unanime de la Cour d'appel du Québec en juillet 2007.La Cour suprême ferme la porte à quatre policiers MONDE Les nouvelles internationales en continu sur cyberpresse.ca/monde GABRIEL BÉLAND INDONÉSIE JAKARTA \u2014 Dans les premiers jours de l'hospitalisation de l'ancien président Suharto, Hersri Setiawan, comme des millions d'Indonésiens, était rivé à son écran.Soir après soir, il contemplait les mêmes images de dignitaires venant rendre hommage au malade.Aujourd'hui, deux semaines après l'admission aux urgences de celui qui a mené d'une main de fer l'Indonésie pendant 32 ans , sa télé restera éteinte.« Je n'en peux plus des bons sentiments et des appels au pardon », maugrée l'homme de 71 ans.M.Hersri n'a jamais pardonné au régime Suharto de l'avoir emprisonné sans procès, pendant 8 ans, dans une île sauvage au milieu de l'océan Indien.Comme 12 000 autres intellectuels, médecins ou enseignants, il a été captif dans l'île de Buru.«Tout ce que je me rappelle de l'île, c'est sa désolation, et le vent qui soufflait fort et sans cesse, explique-t-il.Je sais aussi qu'ils nous ont volé notre identité et notre dignité.» L'hospitalisation de Suharto le 4 janvier a relancé, dans le pays, le débat sur son régime tombé en 1998.À Jakarta, la capitale poussiéreuse au trafic constamment engorgé, le nom de Suharto monopolise les conversations dans la rue, les restaurants et les tribunes téléphoniques.Même le président Susilo Bambang Yudhoyono, s'est joint au débat.Alors qu'il rendait visite à l'ancien homme d'État, il a demandé aux critiques de se taire.«En tant qu'humain, Suharto a pu faire des erreurs», at- il dit.Parmi ces «erreurs », une des plus sombres est sans doute la prison de Buru.Répression Quand Suharto a pris le pouvoir en 1966, la répression a été subite.La campagne anticommuniste qu'il a lancée s'est soldée par la mort de 500 000 Indonésiens.D'autres, comme Hersri Setiawan, ont été déportés à Buru, aux limites de l'archipel, à des milliers de kilomètres de Jakarta.«C'est en 1971 qu'ils m'ont emmené, relate M.Hersri, qui était à l'époque un jeune auteur soupçonné de sympathies communistes.Nous étions 800 sur le bateau, et aucun ne savait où nous allions.» C'est ainsi que 12 000 prisonniers ont été conduits à Buru de 1969 à 1976.Après huit jours en mer, ils découvraient enfin leur nouvelle prison: mélange de jungle et de savane infecté de malaria.La plupart y sont restés 10 ans.M.Hersri n'a jamais subi de procès avant d'être transféré à Buru.«C'était comme ça, ditil.Personne n'a reçu de peine formelle.Ils nous arrêtaient, puis nous emprisonnaient.C'est tout.» Selon le célèbre écrivain i ndonés ien P ramoedya Ananta Toer, auteur de Buru Quartet et détenu dans l'île, 315 prisonniers y sont morts, certains de maladie, d'autres torturés.«Un jour, peut-être que quelqu'un sera capable d'écrire sur eux sans que sa main ne tremble ou que le papier devant lui se mouille de larmes», a écrit M.Pramoedya dans ses mémoires.«Mais cette personne ne sera pas moi .» L'écrivain est mort en 2006, encore furieux contre Suharto.«Ce n'était rien de plus qu'un affreux camp de travail, explique un autre survivant, Oey Hay Djoen, 79 ans.Exactement comme un goulag.» Élu communiste au moment de la prise de pouvoir de Suharto, M.Oey assure «être le premier arrivé et le dernier parti» de l'île.«J'étais le numéro 0001», dit-il, dans un mélange de fierté et de dépit.Tout comme M.Hersri, il assure ne jamais avoir eu de procès.Les excuses de Suharto En 1979, le mécontentement de la communauté internationale est venu à bout du camp.Les survivants ont pu rentrer chez eux.M.Oey a retrouvé sa femme et sa fille, qu'il n'avait pas vues depuis plus de 10 ans.M.Hersri est parti vivre aux Pays-Bas, avant de revenir au pays en 2004.En 1998, Suharto a été chassé du pouvoir par des manifestations étudiantes.Le vieil homme s'est retiré dans sa maison d'un quartier cossu de Jakarta.Il n'est plus sorti que pour quelques rares visites médicales.Aujourd'hui, les survivants de Buru demandent des excuses de Suharto pour violation des droits de l'homme.Une issue peu probable alors que les médecins estiment minces ses chances de rétablissement.Cette semaine, d'autres ont demandé que l'ancien président, âgé de 86 ans, soit jugé pour corruption, après sa mort s'il le faut.Il est soupçonné d'avoir détourné 35 milliards de dollars durant son règne.D'anciens leaders étudiants ont même menacé d'envahir l'hôpital où il est soigné, comme ils avaient envahi le parlement en 1998.L'idée d'un procès ne fait toutefois pas l'unanimité.Un sondage mené cette semaine par un quotidien respecté de la capitale montre ainsi à quel point la figure de Suharto divise l'Indonésie.D'un côté, 61% des répondants ont dit souhaiter que le procès pour corruption intenté par l'État suive son cours.De l'autre, 66,1% se sont dits prêts à pardonner.Mais Suharto lui-même n'a jamais demandé pardon, souligne M.Hersri.«Le plus important, c'est que les coupables reconnaissent qu'il y a eu tragédie, que les droits humains ont été supprimés, explique l'ancien prisonnier de Buru.Après, on pourra discuter de réconciliation.» L'ex-dictateur Suharto mal en point Le «goulag» de Buru hante la mémoire des rescapés MARC THIBODEAU PARIS Alors que point à l'horizon le 40e anniversaire de la crise de Mai 68, c'est la morosité, plutôt que la ferveur insurrectionnelle, qui caractérise l'état d'esprit des jeunes Français.Une vaste étude menée auprès de plus de 20 000 personnes dans 17 pays d'Europe et d'Asie, ainsi qu'aux États-Unis, indique qu'ils portent un regard résolument sombre sur leur avenir et celui de leur pays.«Ce qui ressort de beaucoup de questions, c'est que les jeunes Français sont ceux qui sont les plus déprimés », résume Anne Stellinger, directrice de recherche de la Fondation pour l'innovation politique, l'institut qui chapeaute l'étude.Moins de 5% des jeunes de l'Hexagone pensent que leur société a un avenir prometteur alors qu'à l'autre extrémité du spectre, 25%des Américains ou des Danois interrogés en disent autant.Seuls 25% sont optimistes quant à leur propre avenir contre 32% pour l'ensemble de l'Europe et près de 60% au Danemark.L'étude suggère aussi que les jeunes Français sont plus conformistes que leurs pairs puisqu'ils sont les seuls à identifier l'obéissance plutôt que l'indépendance comme valeur prioritaire à transmettre aux enfants.Moins de 40% croient que «les gens peuvent changer la société».«Ce résultat peut surprendre car le pays a connu en 1968 une révolte anti-autorité des jeunes.Malgré l'importance de ce moment, l'inversion des valeurs ne s'est pas produite de manière durable», note en préface de l'étude le sociologue François Singly.Les affrontements de l'époque n'ont pas suffit à «créer les conditions pour que les jeunes puissent vraiment devenir maîtres de leur existence», écrit le spécialiste.Avenir bouché Cette morosité est palpable pour Sylvestre Coulon, un étudiant en marketing de 25 ans qui milite au sein de Génération précaire, une organisation cherchant à améliorer les conditions de travail des jeunes.«Beaucoup ne sont pas prêts à s'engager pour agir ensemble.Ils préfèrent chercher à s'adapter au système parce qu'ils ne pensent pas qu'il peut changer.Il y a un peu de défaitisme», dit-il.Mme Stellinger relève que plusieurs facteurs concourent pour alimenter cet état d'esprit.Les jeunes Français demeurent longtemps dépendants de leur famille sur le plan financier, ce qui entretient l'impression de perte de contrôle sur leur propre destin, indique la chercheuse.«C'est souvent une dépendance involontaire », dit-elle.Plusieurs mesures de soutien gouvernementales dépendent du revenu parental, quel que soit l'état des liens entre le jeune et sa famille, ou ne deviennent accessibles qu'à un âge relativement avancé.C'est le cas notamment du revenu minimum d'insertion, pendant français de l'aide sociale, qui ne peut être réclamé qu'à partir de 25 ans.Les difficultés d'entrée sur le marché du travail constituent une autre difficulté de taille pour les jeunes Français, qui doivent souvent patienter 10 ans avant de pouvoir occuper un poste stable dans leur domaine d'intérêt.Les entreprises françaises ont beau jeu, dans un contexte de fort chômage, de faire un usage «abusif» de stages non rémunérés sans débouchés.Le sentiment de frustration généré par ces blocages alimente une crise intergénérationnelle.Ainsi, moins de 10% des jeunes Français se disent prêts à payer suffisamment d'impôts pour payer les retraites des générations précédentes.L'importance déterminante accordée au diplôme et à l'établissement où il est obtenu alimente aussi le sentiment de dépossession ressenti par les jeunes Français, selon Mme Stellinger.Le pays demeure marqué par un système d'éducation « élitiste » qui balise d'emblée le cheminement professionnel, presque jusqu'à la retraite, relève-t-elle.Il est nécessaire, pour redonner espoir aux jeunes, d'accroître leur autonomie et de faciliter leur entrée sur le marché du travail, estime Mme Stellinger, qui presse la France de «renouveler » son modèle d'intégration pour le rendre plus crédible.«On répète aux jeunes que chacun peut y arriver, que tout est possible mais ils voient bien que c'est en contradiction avec la réalité», souligne-t-elle.Les jeunes Français dépriment Selon une vaste étude, des blocages sociaux contribuent à leur morosité PHOTO D'ARCHIVES ASSOCIATED PRESS L'hospitalisation de Suharto a rallumé la controverse autour des 32 années de son régime dictatorial, tombé en 1998.Des manifestants ont réclamé cette semaine à Jakarta que l'ex-président indonésien soit jugé pour corruption.«Le plus important, c'est que les coupables reconnaissent qu'il y a eu tragédie, que les droits humains ont été supprimés, explique un ancien prisonnier de Buru.Après, on pourra discuter de réconciliation.» PHOTO D'ARCHIVES LA PRESSE Les longues marches de protestation de Mai 68 dans les rues de Paris, c'est bien fini.Les jeunes Français d'aujourd'hui désespèrent de l'avenir. 2%BD;C4CB 78B C:A498B 7D, 2%BD;C4CB 78B C:A498B 7D, \"7%6>B45;8 74=B ;8B 78DE B8=B \"7%6>B45;8 74=B ;8B 78DE B8=B ?.F ?.F 0&0 .&0\" .&0 , &0 &0 )&0\" 0&0 .&0\" .&0 , &0 &0 )&0\" , ,2, '( () 3.(2 002 , ''' ''' 7 )3 1' (') 7 (, ).2 () 0)0 ), ( .'1 (., 3 , ( ,3 )) '1 '3 )2 ' 1 ,1 )( ' '.'0 '1 (' (( (0 )' )( )2 ' ) 2 , ) , , , .,1 .( .1' (' 5;+> 3 98;: 0>DA ') '.(( (0 ), 31 ))1.1 ,20 , (3 ') () )1 ., ' ?DJPDO PKP@IDO 4 8:7 9+7304(2 % $.# & , ('548 + -(-4+7 )/(6:+ 15:7 \" AFIN D'OBTENIR DES RENSEIGNEMENTS VEUILLEZ TELEPHONER 1-87 RWB SCHOOL OU VISITEZ WWW.RWBSCHOOL.COM TÇ ÇÈ ÇÅ ÇÁ È} Ǹ I ÇÁ ÇÇ Ç¸ ÇÅ ÇÁ Ç´ÇÇ Ç¼ Ç ÇÁ Ç´ Ç¿ Ǹ D ' AÇÈ Ç· Ǽ ÇÇ Ç¼ Ç ÇÁ ÇÆ q o o v / q o o w photos: David Cooper, Bruce Monk MONTREAL le dimanche 27 janvier Les Grands Ballet Canadiens de Montreal 4816 rue Rivard 3530431A Entreposage - Remodelage - Nettoyage - Reparations Vente de fourrure sur notre nouvelle collection de magnifiques fourrures, manteaux d'agneau retourne et accessoires.Le salon de la fourrure de La Baie centre-ville, au 3e etage Tel.: 514-289-8661 Centre-Ville Economisez de 40% a 65% Notre plus grosse ve Nte de l'aNNEe du 17 au 20 janvier PRIMAIRESAMERICAINES OBJECTIFMAISON-BLANCHE CALENDRIER DE L'INVESTITURE CHEZ LES REPUBLICAINS ET LES DEMOCRATES Resultats du caucus de l'IOWA, 3 janvier REPUBLICAINS 1.Mike Huckabee 2.Mitt Romney 3.Fred Thompson Resultats des primaires du NEWHAMPSHIRE, 8 janvier Caucus du Nevada, 19 janvier Primaires de la Caroline-du-Sud (rep.seulement), 19 janvier Primaires de la Caroline-du-Sud (dem.seulement), 26 janvier Primaires de la Floride, 29 janvier TSUNAMI TUESDAY: primaires et caucus dans 24Etats, 5 fevrier A VENIR REPUBLICAINS 1.John Mc Cain 2.Mitt Romney 3.Mike Huckabee Resultats des primaires du MICHIGAN, 15 janvier REPUBLICAINS 1.Mitt Romney 2.John Mc Cain 3.Mike Huckabee DEMOCRATES 1.Hillary Clinton 2.Non-engages 3.Dennis Kucinich DEMOCRATES 1.Hillary Clinton 2.Barack Obama 3.John Edwards DEMOCRATES 1.Barack Obama 2.John Edwards 3.Hillary Clinton RICHARD HETU COLLABORATION SPECIALE NEW YORK ¡X Depuis mardi, les electeurs republicains de la Caroline-du-Sud recoivent des appels telephoniques les informant que John Mc Cain veut .utiliser des bebes non nes pour la recherche medicale .D'autres messages generes automatiquement invitent les electeurs a ne pas voter pour le senateur de l'Arizona en raison de son divorce d'avec sa premiere femme, qui a eleve les trois enfants du couple pendant que le pere etait prisonnier de guerre au Vietnam.Bienvenue en Caroline-du-Sud, ou tous les coups bas sont permis en campagne electorale, comme on peut de nouveau le constater a l'approche de la primaire republicaine qui aura lieu demain dans cet Etat du Sud.John Mc Cain n'est pas le seul candidat republicain a faire l'objet d'une campagne de denigrement orchestree par des groupes anonymes ou independants.Selon d'autres appels telephoniques, Mitt Romney et Fred Thompson en veulent egalement aux .bebe non nes.car, tout comme le senateur de l'Arizona, ils sont en faveur de la recherche medicale sur les cellules souches embryonnaires.Ces messages ont ete envoyes a un million de foyers au nom de Common Sense Issues, une organisation independante qui appuie Mike Huckabee.L'ancien gouverneur de l'Arkansas, victorieux lors des caucus de l'Iowa, jouit d'une mince avance sur John Mc Cain, son plus proche rival, selon certains sondages.Il a demande a Common Sense Issues de mettre un terme aux appels.Pour Mitt Romney, ancien gouverneur du Massachusetts, et Fred Thompson, ancien senateur du Tennessee, c'est une nouvelle experience.Pour John Mc Cain, c'est du deja vu.Lors de la course a l'investiture republicaine de 2000, le senateur avait egalement goute a la politique a la maniere de la Caroline-du-Sud.Apres sa victoire inattendue au New Hampshire, il avait frappe un mur dans cet Etat ou des depliants ont circule l'accusant notamment d'avoir eu une enfant noire avec une autre femme que sa legitime (il a adopte en 1993 une fillette du Bangladesh).Un groupe d'anciens combattants avait en outre denigre ses etats de service militaire, affirmant notamment que ses geoliers nordvietnamiens lui avaient lessive le cerveau.Lors d'un debat televise, John Mc Cain avait reproche au vainqueur eventuel, George W.Bush, son silence sur ces allegations diffamatoires.Je ne sais pas si tu comprends bien, George, mais ce genre d'attaque fait tres mal., avait declare le heros militaire.Al'assaut contre Mc Cain Ces jours- ci , un nouveau groupe d'anciens combattants a lance une nouvelle campagne de denigrement, envoyant aux journaux de la Caroline-du-Sud des depliants accusant John Mc Cain d'avoir collabore avec ses geoliers nord-vietnamiens.Meme si cette campagne est beaucoup plus modeste que celle de 2000, l'equipe de campagne du senateur est montee au creneau mercredi, informant la presse des allegations formulees contre le candidat.Il n'en fallait pas plus pour que Mitt Romney et Fred Thompson accusent John Mc Cain de jouer a la victime.Les groupes independants n'ont pas epargne Mike Huckabee.L'un d'eux, appele Victims Voice, a diffuse a la television une pub mettant en vedette la mere d'une jeune femme violee et assassinee par un homme libere sur parole a l'epoque ou le candidat etait gouverneur de l'Arkansas.Sans M.Huckabee., l'assassin de sa fille serait toujours en prison et sa fille toujours en vie, denonce la mere.En Caroline du Sud comme en Iowa, ou il a triomphe, Mike Huckabee mise sur le vote des chretiens evangeliques.Aussi a-t-il cru bon d'amalgamer l'homosexualite a la bestialite dans une entrevue publiee hier sur Beliefnet.com, un site internet religieux.L'opinion radicale veut que l'on change la definition du mariage pour qu'elle inclut les unions entre deux hommes, deux femmes, un homme et trois femmes, un homme et un animal., a dit l'ancien pasteur baptiste.Les chances de Mitt Romney de l'emporter en Caroline-du- Sud sont minces, voire inexistantes, malgre sa victoire de mardi au Michigan.Les republicains en Caroline-du-Sud Une campagne au ras des paquerettes MALI ILSE PAQUIN COLLABORATION SPECIALE LONDRES ¡X Les relations houleuses entre Londres et Moscou derivent encore une fois vers une crise diplomatique ces jours-ci.Au centre de la tempete, deux bureaux regionaux du Conseil culturel britannique qui ont du fermer mercredi a la suite d'une .campagne d'intimidation.des services de securite russes, le FSB.Le ministre britannique des Affa i res etrangeres , David Miliband, a affirme hier que le comportement de la Russie etait .reprehensible et indigne d'un grand pays.Nous avons vu des actes similaires lors de la guerre froide mais nous avions franchement cru que c'etait du passe ., a declare le jeune ministre a la Chambre des communes.Le directeur du Conseil, Martin Davidson, a annonce hier qu'il maintenait ses locaux de Saint- Petersbourg et Ekaterinbourg fermes jusqu'a nouvel ordre, par souci pour le .bien-etre.de ses employes.Ceux-ci ont subi de longs interrogatoires par des agents du FSB dans la nuit de mardi a mercredi.Ils auraient ete questionnes aussi bien a propos du Conseil britannique que de¡Kla sante de leurs animaux de compagnie, selon David Miliband.Londres s'est egalement indigne de l'arrestation mardi du directeur du bureau de Saint-Petersbourg, Stephen Kinnock.Interpelle sur la route par la police russe, M.Kinnock, dont le pere est un ancien chef du parti Labour, a ete relache apres une heure de detention.Cette nouvelle prise de bec a debute le 12 decembre dernier lorsque le gouvernement russe a ordonne la fermeture des bureaux du Conseil pour des raisons juridiques, notamment pour des soupcons de fraude fiscale.Londres a choisi d'ignorer ces accusations.Le Kremlin a riposte en annoncant des mesures punitives contre le Conseil, qui a dispense des services ¡V comme des cours d'anglais ¡V a 1,25 million de Russes l'annee derniere.Depuis, Westminster accuse Moscou de .harcelement .De son cote, le Kremlin croit que la Grande-Bretagne souffre de .nostalgie coloniale.Paranoia du Kremlin En verite, cette saga remonte a l'empoisonnement en 2006 d'Alexandre Litvinenko, l'ex-KGB et ennemi de Vladimir Poutine.La Russie a toujours rejete la demande d'extradition d'Andrei Lougovoi, le principal suspect de Scotland Yard.Londres a contre-attaque en juillet en expulsant quatre diplomates russes.M.Lougovoi jouit maintenant de l'immunite judiciaire, ayant ete elu a la Douma aux elections de decembre.Sergei Lavrov, le ministre russe des Affaires etrangeres, a lui-meme admis en decembre que l'affaire Litvinenko etait a l'origine des ennuis du Conseil culturel britannique.Les experts interroges par La Presse voient dans cette derniere escalade une provocation pure et simple du gouvernement russe.C'est une facon de punir Londres qui abrite une filiere de dissidents russes, dit Alex Pravda de l'Institut Chatham House.Si la Russie veut gagner le respect de l'Occident, elle s'y prend de facon tres maladroite.Elle est en train d'entacher sa reputation a l'echelle internationale.L'evocation de la guerre froide ne fait toutefois qu'accentuer la propagande ultranationaliste au pays de Poutine, selon lui.Meme son de cloche du cote de Bill Bowring, un expert en relations internationales qui a deja habite a Moscou.La Russie se mefie de plus en plus des organismes finances par l'occident, dit M.Bowring.Beaucoup d'ONG russes ont d'ailleurs ete frappees de sanctions par le gouvernement Poutine.Les pressions sur le conseil britannique revelent l'ampleur de la paranoia qui regne en ce moment au Kremlin.De mal en pis entre Londres et Moscou PHOTO D'ARCHIVES ASSOCIATED PRESS Le senateur republicain John Mc Cain a concede la victoire a son rival Mitt Romney, mardi au Michigan.En Caroline-du-Sud, ses detracteurs l'attaquent.John Mc Cain n'est pas le seul candidat republicain a faire l'objet d'une campagne de denigrement orchestree par des groupes anonymes ou independants.KENYA La police durcit la repression La police kenyane a de nouveau durement reprime hier les manifestations de l'opposition qui l'accuse d'avoir tue sept personnes a Nairobi, le bilan officiel etant de cinq morts dans tout le pays.Les trois jours de manifestations, depuis mercredi, interdites par la police, ont etemaintenues par le Mouvement democratique orange (ODM) de Raila Odinga pour protester contre la reelection du president Mwai Kibaki le 27 decembre, accuse par son rival d'avoir fraude.Sept personnes ont ete tuees dans la circonscription de Kasarani., quartier de la capitale kenyane englobant le bidonville de Mathare, a declare M.Odinga lors d'une conference de presse a Nairobi.Il a cite le cas du chauffeur d'une parlementaire de l'opposition, Elizabeth Ongoro, .abattu par une balle de la police alors qu'il tentait de quitter sa maison.Selon Mme Ongoro, les sept personnes ont ete tuees par la police.Tout ce que je sais, c'est que deux personnes ont ete tuees a Mathare., a pour sa part declare un officier de la police du secteur, Paul Ruto.¡V AFP André Desmarais > Président du conseil d'administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef FORUM ÉDITORIAL FORUM@LAPRESSE.CA serge.chapleau@lapresse.ca DROITS RÉSERVÉS OPINION CLAUDE GÉNÉREUX L'auteur est secrétairetrésorier national du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).La Presse vient de nous apprendre que la facture partielle du sommet Bush-Harper-Calderon à Montebello, d'une durée de 22 heures, s'élève maintenant à 28 millions de dollars, dont 13,4 millions pour la GRC et 7 millions pour la Sûreté du Québec qui, à elle seule, a déployé 1328 agents, plus que la population de Montebello et, grosso modo, le nombre de manifestants sur place.En pareil surnombre, les policiers auraient au moins pu s'acquitter aisément de leur mission, qui est d'assurer la sécurité et le respect des libertés fondamentales, mais c'est tout le contraire qui s'est produit.Vous vous souvenez?Le 20 août en après-midi, trois agents de la Sûreté du Québec déguisés et équipés en casseurs ont été pris en flagrant délit de provocation: l'un armé d'une grosse pierre, un autre d'une bouteille, ils ont tenté de s'intégrer à un groupe de jeunes manifestants pacifiques qui les ont immédiatement dénoncés.Ils ont alors battu en retraite à travers un groupe de syndicalistes et de représentants de la société civile, qu'ils ont bousculés et injuriés.Une fois arrivé à la ligne antiémeute, l'agent qui brandissait une pierre l'a cognée contre le bouclier et la visière d'un agent en uniforme, pour ensuite prendre d'assaut la ligne avec ses deux acolytes et se faire «arrêter».Jusqu'à maintenant, la direction de la SQ, avec l'appui des ministres Stockwell Day et Jacques Dupuis, a nié l'évidence en affirmant que ses trois sbires n'ont rien commis de répréhensible ce jourlà.Une multitude d'organismes de la société civile n'en croient rien et exigent qu'une enquête indépendante remonte la filière de commandement jusqu'à la source de ce qui a toutes les apparences d'une opération illégale de provocation.Par-dessus le marché, la Ligue des droits et libertés ainsi que la British Columbia Civil Liberties Association affirment que les corps policiers à Montebello ont fait un usage injustifiable de gaz poivre et de balles de plastique, en plus de filmer les manifestants descendant des autobus et de contrôler leur identité.Donc, des ressources démesurées ont été affectées ce jour-là à des opérations qui ont mis en danger les manifestants et bafoué leurs droits fondamentaux.Au tour maintenant des parlementaires de l'opposition, à Québec et à Ottawa, de forcer la tenue d'une enquête pour démasquer les incompétents ou les criminels.Fiasco policier à Montebello PHOTO FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE En surnombre, les policiers auraient au moins pu s'acquitter aisément de leur mission, qui est d'assurer la sécurité et le respect des libertés fondamentales.Je suis étudiante à la Télé-Université depuis bientôt deux ans et je comptais terminer un baccalauréat en administration des affaires au printemps 2008.Un retour aux études, passé le cap de la trentaine, avec un emploi à temps plein, ce n'est pas facile.Bien sûr, je savais que le tuteurs de TELUQ exerçaient des moyens de pression et qu'il y avait conflit de travail.Le 18 décembre, la TELUQ a suspendu les admissions et les inscriptions, laissant en plan des milliers d'étudiants et mettant les tuteurs en lockout technique.Depuis cette date, la TELUQ n'a pris aucune mesure pour venir en aide à ses étudiants, aucune mesure pour leur trouver des solutions de rechange, pour leur permettre de continuer leur cheminement d'études.De plus, cette suspension des inscriptions s'est faite de façon tellement tardive qu'il fut fort compliqué de trouver des solutions pour le semestre d'hiver.Comme si ce n'était pas suffisant, je lis dans un communiqué diffusé hier que Raymond Brulotte, directeur des services administratifs de la TELUQ, affirme «que les étudiants ne seront pas affectés ».Vraiment, quel culot ! M.Brulotte devrait faire ses devoirs et trouver moyen d'aider les milliers d'étudiants pris en otages par ce conflit de travail au lieu de dire n'importe quoi.Isabelle Lupien Les étudiants laissés à eux-mêmes PHOTO ARCHIVES LA PRESSE Le conflit de travail entre les tuteurs et TELUQ ne fait pas l'affaire des étudiants, qui sont laissés en plan.Le jeu de la propagande Un 77e soldat canadien a perdu la vie avant-hier en Afghanistan.Cessez de titrer «Tombé au combat ».Quel combat?Patrouille de routine autour de Kandahar.Blindé léger incapable de le protéger contre un de ces dispositifs explosifs de circonstance dont ce pays semble être truffé.Chair à bombe artisanale, oui.Mais est-il vraiment «mort pour son pays » ?Les talibans doivent bien rire, eux qui n'ont qu'à recueillir le matériel de fabrication high tech à leur frontière pakistanaise.Ne faites donc pas le jeu de la propagande de nos hauts dirigeants militaires et annoncez-nous plutôt que nous venons de perdre notre 77e enfant parce que nous lui avons fait croire que nous étions dans ce pays pour y rétablir la démocratie, alors que les enjeux sont tout autres, et nous dépassent.Carole Bergevin Saint-Eustache TQS: que perd-on?Je m'étonne que les gens du milieu de la télé et des médias en général déplorent la disparition possible de TQS.Qu'est-ce qu'ils ne veulent pas voir disparaître avec cette chaîne télé?Quelle émission de TQS est d'une qualité telle que l'on veuille la conserver ?Qu'est-ce que TQS apporte de nouveau, différent ou intelligent à la télé?Christiane Gervais Montréal Une nouvelle vocation pour TQS Actuellement, nous avons trop de stations de télévision généralistes et c'est ce qui explique, à mon avis, l'insuccès de TQS.La tendance actuelle favorise les chaînes spécialisées.Je propose donc que TQS devienne une station culturelle et éducative.Les émissions pourraient être variées : musique classique, opéra, théâtre, ballet, ainsi que des exposés sur l'histoire, la géographie, la sculpture, l'architecture, et autres sujets culturels.Il est navrant de constater l'insuffisance de telles émissions, que ce soit à Radio- Canada, Télé-Québec ou ART TV.Il y a sûrement un bon public pour ce genre d'émissions.Il n'y a qu'à constater le succès de la radio 99.5 FM de Jean-Pierre Coallier qui ne présente que de la musique classique.N'oublions pas que la culture enrichit une nation et souhaitons que TQS ou une autre station de télévision se spécialise dans la diffusion de celle-ci.Claude Prud'homme Laval Une pub douteuse J'ai un commentaire à propos de la publicité plus ou moins fausse qui passe en ondes à Radio-Canada et qui concerne les pièces de 25 cents colorées (la publicité en question met en vedette Véronique Cloutier).Cette publicité est incorrecte car elle prétend que le 25 cents canadien illustrant le coquelicot rouge est la première pièce de monnaie colorée au monde.Or, selon l'article de Serge Pelletier dans l'édition 2005 du Collector's Guide-2005 publié par Canadian Coin News («Collecting Coins in the 21st century», pp.48-51), les premières pièces de monnaie colorées on été frappées en Corée vers la fin du XIXe siècle.Certains exemples de ces pièces en émail bleu ou noir sont d'ailleurs disponibles sur e Bay de manière assez régulière (pièces de un «chon» datant de 1882-83).La Monnaie royale canadienne fait malheureusement fausse route en clamant haut et fort que nous avons inventé la monnaie de couleur.Je vous prie donc d'apporter des corrections à vos « faits» et de faire les recherches appropriées avant de mal informer le public canadien.Louise Sossoyan Correction Je désire faire une correction au courrier d'André Lévesque intitulé «Plus de rigueur, S.V.P.! » paru dans La Presse de mercredi.M.Lévesque fait référence à l'âge moyen des flottes d'Air Canada et d'Air France précisant que la nôtre est de 9,5 ans.Voici une précision concernant cette information qui peut être trouvée sur notre site internet : la flotte d'Air France se compose, au 30 septembre 2007, de 393 appareils en exploitation, dont 134 sont exploités par les filiales régionales.D'un âge moyen de 8,8 ans (6,7 ans pour la flotte long-courrier et 9,8 pour la flotte moyencourrier), elle est une des flottes les plus modernes et les plus rationnelles du secteur.Diane Audet chargée de communication, Canada Air France nathalie.collard@lapresse.ca NATHALIE COLLARD Àla veillede l'énième conflit de travail à la Société de transport de Montréal, la question est encore dans l'air.Faut-il oui ou non suspendre le droit de grève des employés de la STM, comme l'a proposé l'ADQ l'automne dernier?Absolument pas.Au nom de quoi suspendrait-on ce droit acquis il y a plus de 40 ans?À cause de l'inconvénient que cause une grève aux usagers?C'est un argument dangereux car il ouvre la porte à de nombreux abus.Au nom de l'inconvénient, on peut suspendre le droit de grève de l'ensemble des employés des secteurs publics et parapublics.Quand l'éducatrice en garderie fait la grève, elle complique sérieusement la vie des parents qui doivent se rendre au travail.Devrait-on lui interdire de faire la grève?En outre, en l'absence d'un droit de grève, les parties doivent se soumettre à un régime d'arbitrage.Or on observe que dans ce contexte, les travailleurs syndiqués ont tendance à obtenir davantage que dans le cadre d'une négociation normale.Si on impose cette avenue aux employés de la STM, ce sont donc les contribuables montréalais qui risquent de payer la note.Plutôt que de revenir en arrière, regardons plutôt en avant.Il est temps de revoir notre conception d'un service essentiel.Et en 2008, on peut dire que le transport en commun en est un.À l'heure actuelle, la loi a une définition très étroite du service essentiel qu'elle considère comme un service ayant un impact sur la santé et la sécurité des individus.Au nom de ce principe, les infirmières et les ambulanciers qui déclenchent une grève doivent donc assurer une présence presque entière sur leur lieu de travail.Toujours au nom de la santé et de la sécurité de la population montréalaise, lorsque le Conseil des services essentiels le juge opportun, les employés de la STM sont tenus d'assurer un service complet à l'heure de pointe les jours de semaine, afin d\u2018éviter une congestion monstre qui empêcherait les véhicules d'urgence de circuler.Et c'est au nom de cette même sécurité qu'au printemps dernier, le Conseil a élargi les services essentiels à quelques heures la fin de semaine, prétextant que de plus en plus de gens doivent se rendre à l'hôpital durant les week-ends.Mais voilà, l'argument a ses limites et il est temps de considérer d'autres facteurs que la santé et la sécurité des Montréalais.À commencer par leur droit à se déplacer dans la Ville, droit qui devrait obliger les employés de la STM à donner un service minimal aux usagers et ce, même à l'extérieur des heures de pointe.Par exemple, sur un circuit donné, un autobus qui passe toutes les 30 minutes pourrait passer toutes les 60 ou 90 minutes en période de grève.La même formule pourrait être adoptée la fin de semaine.Le pouvoir de négociation des travailleurs syndiqués est respecté mais sans pour autant brimer les droits des usagers.C'est une solution qui mérite d'être approfondie.Il en existe d'autres que le ministre du Travail, David Whissel, étudie.Ce travail de réflexion est nécessaire, mais il doit se faire sur la place publique (dans le cadre d'une commission parlementaire par exemple) pas à huis clos comme c'est le cas actuellement.La population a définitivement son mot à dire dans ce débat.Un service essentiel Il est temps de revoir notre conception d'un service essentiel. FORUM VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?forum@lapresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT (514) 285-6911 ou 1 800 361-7453 cyberpresse.ca/abonnement DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 commentaires@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca PETITES ANNONCES (514) 987-8363 ou 1 866 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca PUBLICITÉ (514) 285-6931 POUR NOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 ALAIN DUBUC adubuc@lapresse.ca COLLABORATION SPÉCIALE LOUIS BERNARD Candidat défait à la direction du PQ en 2005, l'auteur est un ancien secrétaire général du Conseil exécutif sous René Lévesque et Jacques Parizeau.Si on souhaite que le débat politique, au Québec, se déroule de façon éclairée, il faudrait éviter que toute nouvelle idée ou toute déclaration d'un chef de parti soit rejetée ou abattue en flamme avant même d'avoir pu être examinée à son mérite.La controverse au sujet des «gestes de souveraineté» proposés par Gérald Larose et envisagés avec intérêt par Pauline Marois en est un nouvel exemple.Des gestes de souveraineté, il y en a eu de nombreux dans l'histoire récente du Québec.La plupart d'entre eux, s'ils ont pu être contestés à l'origine, sont aujourd'hui considérés avec faveur par la grande majorité des Québécois.Prenons l'adoption du fleurdelisé comme drapeau québécois par Maurice Duplessis, en 1948.C'était certainement un geste de souveraineté.Même chose pour l'adoption, en 1955, du premier impôt québécois sur le revenu.Le gouvernement Lesage, dans les années 60, a posé plusieurs gestes de souveraineté : l'adoption du Régime des rentes du Québec et la création de la Caisse de dépôt et placement, le retrait des programmes conjoints, l'établissement de délégations du Québec à l'étranger, l a s igna - ture d'accords avec la France.Le gouvernement de l'Union nationale, qui lui a succédé, n'a pas été en reste : création de Radio-Québec, abolition du Conseil législatif et adoption du nom d' «Assemblée nationale» pour désigner l'Assemblée législative, participation du Québec à la Francophonie.Sous René Lévesque, il y a eu, évidemment, l'adoption de la loi sur la consultation populaire, celle de la Loi 101 et la tenue du premier référendum.Sous Robert Bourassa, la participation au premier sommet de la Francophonie, l'utilisation de la clause «nonobstant» au soutien de la Loi 101, la création de la commission Bélanger-Campeau et la conclusion de l'accord sur l'immigration.Sous Jacques Parizeau, les commissions sur l'avenir du Québec et le second référendum.Sous Lucien Bouchard, le rapatriement en matière de main-d'oeuvre et la création d'Emploi-Québec.Sous Bernard Landry, la reconnaissance de la nation québécoise.Sous Jean Charest, le rapatriement du congé parental.Et j'en oublie sûrement plusieurs.Que le Parti québécois s'engage à continuer dans cette lignée et à utiliser au maximum les pouvoirs de souveraineté que lui reconnaît la Constitution actuelle, il n'y a rien là qui devrait inciter les fédéralistes à monter au créneau.Au contraire, Mme Marois ayant indiqué qu'elle verrait à ce que tout se fasse dans le respect des lois et de la légalité constitutionnelle, c'est une position qui ne devrait pas alarmer les tenants du système fédéral canadien.Car le vrai débat, le seul, c'est celui de l'orientation stratégique du Parti québécois.À la suite de son échec électoral de 2007, le PQ a un choix crucial à faire: devrait-il recentrer clairement son action autour de l'accession du Québec à la souveraineté (quitte à ne pas être élu tant que les Québécois ne seront pas prêts à être indépendants), ou devrait-il se présenter comme un parti de gouvernement, axé sur la défense et la promotion des intérêts du Québec en posant tous les gestes nécessaires, y compris des gestes de souveraineté?Qu'est-ce qui serait dans le plus grand intérêt du Québec et des Québécois, à court et à long terme?Voilà le débat qui demande réflexion! Car la réponse, pour plusieurs, n'est pas évidente.Elle le sera sans doute davantage après les prochaines élections.Rien de nouveau Des gestes de souveraineté, il y en a eu de nombreux dans l'histoire récente du Québec Le vrai débat, le seul, c'est celui de l'orientation stratégique du Parti québécois.PHOTO JACQUES BOISSINOT, ARCHIVES PC Que le Parti québécois de Pauline Marois s'engage à utiliser au maximum les pouvoirs de souveraineté que lui reconnaît la Constitution actuelle, il n'y a rien là qui devrait inciter les fédéralistes à monter au créneau.PHILIPPE NAVARRO Détenteur d'une maîtrise en sciences politiques, l'auteur est un ancien attaché politique du Parti québécois.Dire de l'histoire qu'elle se répète, voire qu'elle bégaie, est un cliché trop éculé même pour décrire la situation politique prévalant au Québec.Nous incarnons carrément le mythe de Sisyphe avec, dans le rôle du héros déchu, le mouvement indépendantiste, et, dans le rôle de la pierre, le bon peuple.Mais qui, au juste, de Sisyphe ou de la pierre, est le véritable damné?Celui qui roule, ou celui qui se fait rouler ?Car Sisyphe, lui, au moins, s'occupe! La pierre, elle, n'a rien demandé.Chez les péquistes, il y aurait ces jours-ci des pro- Monière et des pro-Larose.À ce compte, il y a sans doute aussi des pro-Beatles et des pro-Beach Boys.Ça donne vraiment envie d'aller y pousser son caillou.Il y a ceux qui ne veulent pas qu'on parle de référendum mais qui savent qu'il en faut un, ceux qui ne veulent pas de référendum puisqu'ils croient qu'on peut sortir du Canada avec une élection, ceux qui veulent un référendum mais qui veulent surtout un projet de pays féministe, pacifiste, et écologiste, ceux qui veulent des gestes de rupture qui rompent effectivement, ceux qui veulent des gestes de rupture qui ne rompent rien\u2026 Quelle année, déjà?1977?Par contre, aujourd'hui plus que hier, il y a ceux qui veulent le pouvoir, et qui dirigent le parti au doigt mouillé.Et on s'étonne que le spectre politique indépendantiste éclate comme une pastèque mûre.RIQ, MES, UDIQ, et on en passe.Une frange de la frange des indépendantistes supposés radicaux vient même de faire officiellement reconnaître le Parti indépendantiste, le PI (le «pays », la pognez-vous ?).Savent-ils seulement qu'à la suite du «beau risque», des péquistes déçus avaient trébuché sur le même calembour?Les 39 kamikazes du premier Parti indépendantiste ont glané 0,45% des voix aux élections générales du 2 décembre 1985.Pour la (encore plus) petite histoire, Denis Monière était le secrétaire général - et candidat défait dans Saint-Jacques.Pauline Marois venait de perdre sa première course au leadership\u2026 Et roule la pierre\u2026 N'a-t-on pas envie de crier «c'est assez»?Pourquoi cette absurde cacophonie, pourquoi cette «désintégration», pour citer le Sisyphe (alias Jean-Marc) du dernier Arcand?Pour une raison simple.La grande majorité des Québécois, la petite majorité des souverainistes, et la plupart des nationalistes ne veulent pas de l'indépendance du Québec.Il n'y a jamais eu, toutes époques confondues, plus de 30% d'indépendantistes dans ce pays.Trente pour cent de gens qui répondent «OUI» à «Voulez-vous vous séparer du Canada en date du\u2026», ce n'est pas assez.Il y aura peut-être un jour un arrangement vaguement confédéral, comme Lévesque, comme Bouchard l'auraient souhaité.Mais d'État indépendant, jamais.Alors, de grâce, cessons ce vacarme! L'indépendance du Québec, c'est comme une nuit avec Diane Kruger.Le fait que la belle ne soit pas intéressée ne change rien à la beauté théorique de l'affaire.Pour tout dire, ça ne change même rien à la certitude de la félicité absolue de l'affaire.Alors on en parle.On s'imagine des choses.On fantasme.On reste secrètement amoureux de Diane Kruger, comme on reste toujours indépendantiste malgré la morne réalité fédérale, parce que c'est vrai qu'avec Diane Kruger, ce serait tellement mieux.Le hic, c'est qu'elle ne veut pas.Mais c'est parce qu'elle ne sait pas ce qu'elle manque, nous dit Monière.Il faut la convaincre, trouver les bons arguments, nous dit Larose.Et le PQ de rouler sa pierre.La vraie révolte ne serait-elle pas plutôt de trouver, comme Jean-Marc, le courage de renvoyer ce fantôme sur un bateau, puis de le regarder se dissoudre, à l'horizon?On ne vainc l'absurde qu'en l'affrontant.Cessons ce vacarme ! Il n'y a jamais eu, toutes époques confondues, plus de 30%d'indépendantistes qui répondraient OUI à la question « Voulez-vous vous séparer du Canada ?» Il y aura peut-être un jour un arrangement vaguement confédéral, comme Lévesque, comme Bouchard l'auraient souhaité.Mais d'État indépendant, jamais.Alors, de grâce, cessons ce vacarme ! Le refus de Stephen Harper de répondre aux demandes des premiers ministres provinciaux d'intervenir pour venir en aide aux secteurs manufacturier et forestier a été interprété comme un raté de son fédéralisme d'ouverture.Ça n'a rien à voir.Le froid entre le premier ministre canadien et ses homologues provinciaux n'a rien à voir avec un quelconque désaccord sur les relations fédérales-provinciales.Le désaccord est essentiellement idéologique.Et il porte sur la question suivante: quand une économie va mal, quand certains secteurs sont particulièrement malmenés, les gouvernements doivent-ils intervenir?Et si oui, de quelle façon?Le débat provient de la grande réticence du premierministre Harper et de son parti à intervenir dans le fonctionnement de l'économie.Et si, par exemple, le leader libéral Stéphane Dion était premier ministre, il est fort probable que celui-ci aurait été beaucoup plus sensible à l'inquiétude des provinces, même si on ne peut certainement pas le qualifier de provincialiste, parce qu'il croit que l'État doit proposer une stratégie pour permettre au Canada de répondre à ces problèmes économiques.Si le débat a tourné tout croche, c'est en partie parce que les premiers ministres provinciaux, plus particulièrement Jean Charest et son collègue ontarien Dalton Mc Guinty, l'ont transformé en classique chicane fédérale-provinciale, avec tout son rituel, pèlerinage à Ottawa, chantage émotif, etc.Pourtant, ce dossier est bien différent de ceux auxquels on l'a associé.Ce n'est pas un de ces dossiers où les besoins sont dans les provinces pendant que les ressources fiscales sontà Ottawa, comme en santé ou comme avec le déséquilibre fiscal et où l'on exige un transferts de fonds.En fait, l'enjeu, ce n'est pas de demander de l'argent à Ottawa.C'est plutôt de demander à Ottawa de faire quelque chose! Le problème qui nous occupe, la menace d'une récession et les difficultés du secteur manufacturier, n'est pas un problème provincial, même il s'exprime de façon inégale selon les régions.C'est un problème national.Quandunpays commele Canada perd250 000 emplois manufacturiers en trois ans, plus de 10% du total, c'est un problème canadien, car même s'il est inévitable que le secteur manufacturier canadien se réduise avec l'arrivée de nouveaux joueurs, il est essentiel qu'une économie avancée qui veut créer de la richesse puisse compter sur un secteur manufacturier dynamique.Ce problème est également national parce que la compétitivité et le commerce extérieur sont aussi des compétences fédérales.Il est national aussi parce que, même si le secteurmanufacturier souffre de la concurrence mondiale, le choc qu'il vit présentement tient largement à une explosion de sa monnaie qu'aucun autre pays n'a eu à subir.Et la monnaie, c'est aussi fédéral.Mais M.Harper n'est pas en faveur de l'intervention de l'État.Le rôle de l'État, dans sa doctrine, passe surtout par des baisses d'impôt, et surtout pas par des subventions aux entreprises.On peut comprendre ces réticences quand on sait les erreurs commises par des gouvernements dépensiers et bien intentionnés.Par contre, l'approche fiscale de M.Harper n'est pas une alternative crédible parce que sa principale baisse d'impôt, celle de la TPS, est un gros zéro sur le plan économique.Et que ses craintes idéologiques ne sont pas fondées parce que le genre de mesures de soutien dont on a besoin ne sont justement pas de celles qui font frémir les conservateurs.Le fait que le dollar canadien ait été faible pendant des annéesadonné auxentreprises canadiennes un avantage artificiel.Il ne faut certainement pas remplacer cette béquille par une autre.Notre secteur manufacturier doit apprendre à vivre avec un dollar plus fort.Mais il faut tenir compte de la brutalité de la hausse de la devise.Il ne s'agit pas de faire des cadeaux à des canards boiteux, mais de penser des interventions stratégiques pour que les entreprises deviennent plus compétitives.C'est dans cette direction que va Stéphane Dion, avec la stratégie articulée qu'il a décrite dans une rencontre éditoriale hier à La Presse, baisse des impôts des entreprises pour leur donner un avantage fiscal, meilleur soutien à la recherche au développement pour favoriser l'innovation et la productivité, utilisation du virage vert comme levier économique et soutien à l'implantation d'investisseurs étrangers.Résumons.Au Québec, Jean Charest mettra le paquet sur l'économie.Aux États-Unis, le président Bush doit dévoiler aujourd'hui un plan d'action pour réagir aux menaces de récession! À Ottawa, Stéphane Dion fourbit ses armes économiques pour un printemps où il y aura peut-être des élections fédérales.Et M.Harper choisit le silence.Il doit se sentir bien seul.Agir ou ne rien faire?Le rôle de l'État, selon Harper, ne passe surtout par des subventions aux entreprises. 3526113A ACTUALITÉS FRANÇOIS ST-GELAIS LE QUOTIDIEN CHICOUTIMI \u2014 Un jeune spécialiste en animation numérique originaire du Saguenay-Lac- Saint-Jean, Frédéric Gaudette, recevra les 30 et 31 janvier prochains, au cours de deux galas, dont l'un en présence du président Nicolas Sarkozy lui-même, le titre de «Meilleur ouvrier de France» dans son domaine d'activités professionnelles.Âgé de 34 ans, M.Gaudette est le fondateur de la firme française Novamotion, située à Annecy, dans la région de Rhône-Alpes.L'entreprise, fondée en 2004, se spécialise dans la capture numérique de mouvements et dans l'animation en trois dimensions, ce qui lui permet de donner vie de façon particulièrement réaliste à ses créations virtuelles.Cette expertise lui a déjà permis de remplir de nombreux contrats de films publicitaires, de participer à diverses séries télé et de contribuer à la réalisation de plusieurs jeux vidéo.Novamotion fabrique également des films et des vidéos institutionnels animés pour de nombreux clients prestigieux et organismes publics français et européens.De plus, la firme a développé une technologie de pointe lui permettant d'incruster des personnages réels à des films d'animation.Cheminement hors du commun Nati f d 'A lma, le fi ls de Marcel Gaudette et de Huguette Lemieux, elle-même descendante de la famille Lemieux de Labrecque, devient ainsi le premier «Bleuet» d'origine à obtenir cette prestigieuse distinction.Son cheminement professionnel est hors du commun.En compagnie de ses frères Joël et Stéphane, Frédéric Gaudette a notamment travaillé durant plusieurs années en compagnie de François Pérusse.Cette expérience lui a permis de faire ses premières armes en animation en trois dimensions grâce à l'expérience du «Journul», diffusé sur les ondes du réseau TVA, et de plusieurs capsules et émissions du même genre.C'est à la suite de cette aventure qu'il a mis le cap sur la France, au tournant des années 2000, et qu'il y a fondé Novamotion.Il y est aujourd'hui marié et solidement implanté dans sa nouvelle société d'accueil.Souvenirs de jeunesse Frédéric Gaudette admet conserver encore aujourd'hui de nombreux bons souvenirs des années qu'il a passées au Saguenay-Lac- Saint-Jean, notamment en compagnie de ses grands-parents maternels, ainsi qu'à l'école Sainte-Claire de Chicoutimi où il a également habité, avant de déménager dans la région de Montréal avec sa famille.« Je me remémore tous les agréables moments qui se sont déroulés à Saint-Léon, à Alma, à Chicoutimi-Nord, à Saguenay, dans les bleuetières, à la chasse, à la pêche sur la rivière Péribonka et aux Passes dangereuses, entre autres heureux événements qui ont marqué les premiers balbutiements demon adolescence en compagnie de ces personnes», indique Frédéric Gaudette, évidemment très honoré de la distinction qui lui sera remise prochainement.Le titre de «Meilleur ouvrier de France », catégorie Imagerie numérique, s'accompagne d'une médaille et d'un diplôme d'État, lesquels lui seront décernés au cours d'une soirée tenue à La Sorbonne, le 30 janvier.Le lendemain, tous les gagnants seront reçus au Palais de l'Élysée, à Paris, par le président de la République française, Nicolas Sarkozy.Un Bleuet devient «Meilleur ouvrier de France» Le Québécois recevra son prix à la fin du mois en présence du président Sarkozy Frédéric Gaudette, jeune spécialiste en animation numérique originaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean, pose ici avec Osmoz, personnage-vedette de l'un des films d'animation créé par Novamotion.MARTIN CROTEAU Microsoft met au point un système de surveillance si sophistiqué que des entreprises pourront tout savoir sur leurs employés.jusqu'à leur rythme cardiaque.Le quotidien londonien The Times a rapporté hier que la multinationale tente de faire breveter un logiciel de surveillance qui permettra de suivre à la trace les performances, le bien-être physique et la compétence des travailleurs.Le système prévoit le déploiement de capteurs sans fil qui connecteront les travailleurs à leurs ordinateurs.Ces capteurs pourront mesurer leur métabolisme dans le plus fin détail : pulsations cardiaques, température du corps, mouvements, expressions faciales, pression artérielle.Le logiciel pourrait également détecter le stress, ou encore la frustration.Autrement dit, un simple sourire coupable pourrait être porté à l'attention de vos supérieurs! The Times a mis la main sur la demande de brevet, déposée aux États-Unis il y a un an et demi, et rendue publique il y a un mois.«De ces informations, nous pourrons tirer des statistiques sur la performance, le taux de succès, la fréquence des problèmes, ou d'autres données, peut-on lire dans le document.Ces informations pourront être utilisées pour mesurer le succès, la performance, ou l'efficacité des usagers.» Microsoft estime que son logiciel aidera les entreprises à mieux dist r ibuer les tâches à leurs employés.Le système leur permettra aussi de démasquer les travailleurs pa r e s s eux, inef f i c a ce s ou malhonnêtes.«Cauchemardesque» Tant au Royaume-Uni qu'au Québec, la réaction des syndicats est cinglante.«C'est cauchemardesque », tranche Anne Pineau, avocate au service juridique de la CSN.«Toute avancée technologique de ce type est très inquiétante, juge-t-elle.À partir du moment où un gadget de ce type existe, il y aura toujours des gens qui vont être tentés de l'utiliser.» La CSN milite depuis des années en faveur de nouvelles règles pour encadrer la surveillance en milieu de travail.Déjà, dit l'avocate, certains travailleurs québécois ont été pris en filature parce que leurs employeurs les soupçonnaient d'abuser de leurs congés de maladie ou de leurs réclamations d'assurance.Illégal au Québec Malgré tout, il est peu probable qu'un tel système soit mis en place dans une entreprise québécoise.Tant le Code civil que la Charte des droits et libertés contiennent des clauses qui protègent explicitement la vie privée.Or, dit Gilles Trudeau, professeur à l'Université de Montréal, «un salarié a droit à la protection de sa vie privée, même s'il est au travail».L'expert en droit du travail est ime que quelques ra res employeurs peuvent exiger des renseignements de nature privée de leurs travailleurs.C'est le cas, notamment, des pilotes d'avion.«Dans certains cas, cette intrusion pourrait peut-être devenir justifiable, compte tenu des circonstances, explique-t-il.Mais ce sera à l'employeur d'en faire la preuve, et il aura une très grosse pente à remonter!» Même des organi s a t ions patronales se méfient du projet de Microsoft .« La confiance qui règne entre une entreprise et ses travailleurs sera minée si ceux-ci se sentent constamment surveillés », a déclaré au Times le président de la Chambre de commerce britannique, David Frost.D 'aut re s, comme Gil le s Trudeau, mettent en doute l'efficacité du logiciel.«Est-ce que c'est parce que notre coeur bat plus vite qu'on fraude notre employeur?» Big Brother vous regarde.jusqu'au bureau Microsoft met au point un système ultra sophistiqué de surveillance des employés « Toute avancée technologique de ce type est très inquiétante », juge Anne Pineau, avocate au service juridique de la CSN."]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.