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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2008-01-21, Collections de BAnQ.

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[" Remplissez ce bulletin de participation et postez-le avant le 5 février 2008 (cachet de la poste faisant foi) à: Concours «Escapade à New York avec l'OSM», C.P.11424, succ.Centre-ville, Montréal (Québec) H3C 5V1 Date à laquelle la question a été posée: Émission: Réponse: Nom: Prénom: __ Adresse: Ville: Code postal: Tél.domicile: Tél.travail: Courriel: Concours réservé aux 18 ans et plus.Fac-similés non acceptés.Le grand prix comprend un voyage de quatre jours pour deux personnes à New York, du 6 au 9 mars 2008, incluant l'avion, l'hébergement en occupation double, deux billets pour un concert de l'OSM, un certificat de 150$ pour un souper et deux City-Pass.Valeur totale: 2200$.Certaines conditions s'appliquent.Règlement complet à Radio-Canada et sur www.radio-canada.ca/escapade.o Oui j'accepte de recevoir de la documentation de Radio-Canada, de La Presse et de l'OSM.CONCOURS « Escapade à New York avec l'OSM» Courez la chance d'assister au concert de l'OSM au prestigieux Carnegie Hall en plus de visiter de grands musées et de souper dans un chic restaurant de Manhattan.Écoutez l'émission de Christiane Charette, dès 9h au 95,1 FM, et celle de Claude Saucier, dès 15h au 100,7 FM.RICHARD THERRIEN LE SOLEIL Auteur de la série Les hauts et les bas de Sophie Paquin à Radio- Canada, et ouvertement gai , Richard Blaimert a créé plusieurs personnages homosexuels, dont celui de Martin Brodeur, le meilleur ami de Sophie, joué par Éric Bernier.Il avoue qu'en 15 ans de métier, sa façon d'aborder la chose a beaucoup évolué.«J'ai envie de montrer des gars autonomes, qui ont une vie rangée, plutôt que de montrer des gais en position de victimes, ou en situation de crise.Je n'ai plus envie de faire des épisodes de coming out.Il me semble qu'on est rendus ailleurs.» Richard Blaimert croit qu'en cette matière, la télévision québécoise détient une longueur d'avance sur les États-Unis, et depuis longtemps.Quand il a abordé l'homosexualité d'un adolescent joué par Serge Postigo dans Watatatow dans les années 90, Radio-Canada a déplacé l'épisode en soirée.Non seulement le diffuseur n'a-t-il pas reçu de plaintes, mais un grandpère a remercié l'auteur de lui avoir fait comprendre la situation de son petit-fils homosexuel.«On va beaucoup plus loin que ce que font les Américains aux grands réseaux.Par contre, vu le plus grand bassin d'auditoire aux États-Unis, les chaînes câblées américaines peuvent être plus audacieuses, avec des séries purement gaies comme Queer As Folk et The L Word.» Même s'il n'inclut pas automatiquement des personnages gais dans ses histoires, l'auteur se fait une mission de montrer une image saine des gais.«J'ai tellement souffert quand j'étais jeune parce que j'étais différent, je priais pour ne plus être gai.» L'homosexualité des ados Hétérosexuelle et maman, l'auteure du téléroman Providence à Rad io- Ca nada , Cha nt a l Cadieux, a la même préoccupation, elle qui est entourée d'amis gais et lesbiennes.«Nous avons une part de responsabilité comme auteurs, une mission éducative.Pour la même raison, j'ai voulu aborder la question de la fibrose kystique, une maladie que les gens connaissent mal.» Un de ses fils, Émile, a joué le personnage de Zach, de 6 à 8 ans, dans le film C.R.A.Z.Y., qui abordait l'homosexualité.Pour les besoins du personnage, le petit Émile devait se déguiser en fille.«Il ne s'est pas fait taquiner.S'il avait eu 12 ou 13 ans, ç'aurait été plus problématique », croit sa mère.Quand elle a eu l'idée d'aborder la question de l'orientation sexuelle au début de l'adolescence avec le personnage de Napoléon, le fils de Solange et Pierre dans Providence, elle a dû prendre certaines précautions.«C'est très délicat.Au départ, le texte spécifiait que Napoléon devait regarder Samuel amoureusement.J'ai changé ça pour de l'admiration.» TÉLÉVISION Gai ?Oui, et alors ! PHOTO FOURNIE PAR RADIO-CANADA Joëlle Morin incarne une lesbienne dans le téléroman Virginie.PHOTO FOURNIE PAR RADIO-CANADA Benoît Mc Ginnis et Éric Bernier forment un couple sympathique dans la télésérie Les hauts et les bas de Sophie Paquin.Ils s'appellent Éliot dans Providence, Denis dans Annie et ses hommes, Jean-Charles dans Les Boys, Hugo dans Virginie et Martin dans Les hauts et les bas de Sophie Paquin.Alors qu'avant, on les aurait intégrés à l'intrigue des séries parce qu'ils étaient gais, aujourd'hui, leur orientation sexuelle est devenue presque accessoire.Avec la société, la télé a évolué.Avant, on les caricaturait la plupart du temps, souvent pour faire rire, comme Christian Lalancette dans Chez Denise et Jean-Lou dans La petite vie.Aujourd'hui, ils mènent des carrières enviables et ne sont plus seulement des faire-valoir, ils influencent l'histoire.«Nous avons une part de responsabilité comme auteurs, une mission éducative.» >Voir TÉLÉVISIONen page 3 ARTS ET SPECTACLES www.cyberpresse.ca/arts THÉÂTRE BAS LES MASQUES PAGE 5 CES CHERS VOISINS PAGE 6 CYBERCULTURE DES QUESTIONS SUR L'ÉCHANGE ÉQUITABLE PAGE 4 PAUL JOURNET TÉLÉVISION Marc Labrèche a offert beaucoup d'extase, mais pas durant 3600 secondes samedi dernier au «réseau du chien noir et des kiwis ».Difficile de décrire ce concept déjanté.Disons un bulletin de nouvelles absurde et satirique, animé dans le salon d'une famille et complété par quelques sketches pré-enregistrés.L'émission a gagné son premier pari, celui de rire autrement de l'actualité.D'abord avec la parodie de l'émission Le cercle, un prétexte pour revenir sur les accommodements raisonnables.L'animateur était obséquieux avec les concurrents Ilal et Huan.Et sans pitié pour le pauvre «purelaine », Yannick.Heureusement, le sketch était juste assez absurde (Charles « sex toy» Lafortune et ses questions comme «nommez un mot qui commence par Arghhh») pour éviter la démagogie ou le moralisme.Même réussite avec le numéro sur Hillary Clinton.Cette fois, Labrèche s'est transformé en larme.Avec sa voix gonflée à l'hélium, il racontait ses périples dans le monde de « l'émotion préfabriquée », de Céline «take a kayak» Dion à la sénatrice démocrate.Une belle façon de rire de cette larme devenue prétexte à une psychanalyse-minute des Américains.Les autres satires des médias étaient aussi décapantes.Parmi les meilleures, celles de Jean-Luc Mongrain, de Denise Bombardier et d'un intervieweur narcissique dans «moment chouchou de star ».Trois véhicules rêvés pour les logorrhées hallucinatoires de Labrèche.Il transformait Mongrain en justicier populiste, indigné du sort réservé à nos aînés qui ne demandent qu'à «manger du mou, boire du tiède et évacuer du semi-solide».Pour imiter l'intellectuelle, Labrèche s'est même coiffé d'une boîte de carton avant de multiplier les syllogismes insensés et de sortir dehors se faire voir\u2026 Grinçant et caustique.3600 secondes d'extase L'actualité autrement .et du bonheur en prime >Voir EXTASE en page 2 ARTS ET SPECTACLES DIMANCHE DIEU MERCI! TVA 20h30 1 874 000 Déménagement de case horaire réussi pour l'émission d'Éric Salvail, qui enregistre un score plus qu'honorable même sans la remorque du Banquier, en relâche la semaine dernière.Guy A.est encore en congé, mais parions qu'il a tout de même eu une petite pensée pour le boulot.LUNDI TOUT SUR MOI SRC 21h30 572 000 L'arrivée de Normand Daneau chez Macha Limonchik a semblé titiller les téléspectateurs, qui ont été plus nombreux cette semaine à suivre les fausses vraies aventures du trio.Un bon score, donc, mais tout de même assez modeste si on le compare à celui des Boys, diffusés juste avant.L'équipe de Stan a intéressé 1 228 000 personnes.MARDI 450, CHEMIN DU GOLF TQS 19h 408 000 Les problèmes de TQS retarderont l'arrivée des nouveaux épisodes de la comédie banlieusarde, qui attire pourtant son lot de fidèles.Les reprises annoncées pour les prochaines semaines ne permettront sans doute pas aux cotes d'écoute de remonter à leur niveau de l'automne, quand elles se situaient en général entre 600 000 et 700 000 auditeurs.LES LAVIGUEUR SRC 21h 1 828 000 Petite baisse pour Les Lavigueur à leur deuxième semaine en ondes, mais on peut déjà conclure que la grande majorité des curieux qui, attirés par l'intense campagne de promotion, ont voulu jeter un oeil sur le premier épisode étaient de retour la semaine dernière.Dommage pour Radio-Canada que la série ne dure que six épisodes.MERCREDI LES FRANCS-TIREURS Télé-Québec 20h 235 000 Ce n'était pas la première fois que le controversé maire de Huntingdon était soumis aux tirs des francs-tireurs.et ce ne sera peut-être pas la dernière fois non plus.Pour l'émission animée par Patrick Lagacé et Richard Martineau, en effet, une cote de plus de 200 000, c'est presque trois fois plus que la normale ! TÉLÉSCOPE ÉMISSION TÉLÉ HEURE SPECTATEURS À RETENIR Les Francs-Tireurs 450, chemin du Golf CLAUDE GINGRAS CRITIQUE Pour souligner le 35e anniversaire de la section Québec du Centre de musique canadienne, Musica Camerata Montréal consacrait son concert de samedi soir à la musique contemporaine d'ici.À Camerata, le terme «contemporain » n'a cependant pas le sens que lui donnent la SMCQ ou le NEM.La conservatrice société entend par là une musique «qui se fait à notre époque », certes, mais demeure plus accessible que l'avant-garde défendue par les deux organismes spécialisés.À la rigueur, deux des cinq pièces entendues samedi cadreraient avec le paysage sonore SMCQ-NEM, encore qu'elles paraîtraient assez conventionnelles par rapport à ce qu'on y donne habituellement.Ces deux pièces sont la première et la dernière du programme : Les furieuses enluminures, de Serge Arcuri, et Don't be afraid to\u2026, de Blair Thomson, toutes deux pour flûte, clarinette, piano et quatuor à cordes.La pièce du Montréalais Arcuri a créé plus d'impact que lors de sa récente présentation à l'Ensemble Prima.C'est-à-dire que le minimalisme y était moins évident et qu'on était davantage sensible aux dissonances fortes et plaintives évoquant l'angoisse du Vivier des dernières années.L'autre pièce, de Blair Thomson, Torontois fixé à Saint-Bruno, contient aussi sa part de «mini» mais avant tout des interventions instrumentales d'une originalité souvent frappante.Les deux sonnent «moderne» par rapport au reste, y compris le duo que Vivier, déjà nommé, a simplement intitulé Pour violon et clarinette.Luis Grinhauz et Michael Dumouchel reprenaient samedi cette pièce de 1975 qu'ils ont enregistrée, soulignant la plénitude avec laquelle les deux instruments s'imbriquent au plan harmonique.La Sérénade de Jacques Hétu, de 1988, reste du bon néoclassique français, avec sa longue cantilène médiane dominée par la chatoyante flûte de Marie-Andrée Benny et le chaud violoncelle de Mariève Bock.Tonal, avec forme-sonate affirmée, le long Trio en trois mouvements que l'Ontarien Robert Rival composa à Saint-Henri en 2005 rappelle Chostakovitch par son intensité et pose certains problèmes de coordination résolus par l'omniprésent piano de Berta Rosenohl.Les compositeurs étaient tous présents, sauf, bien sûr, notre cher Vivier, parti en 1983.MUSICACAMERATA MONTRÉAL.Samedi soir, Redpath Hall de l'Université Mc Gill.MUSIQUE Camerata : le moderne accessible RICHARD BOISVERT LE SOLEI L Lui-même étant l'une des figures les plus actives et les plus audacieuses du milieu théâtral à Québec, Frédéric Dubois sera assisté à la mise en scène des Misérables par France La Rochelle, sa complice du Théâtre des Fonds de tiroirs il y a 10 ans.Yasmina Giguère, une scénographe sortie également des Fonds de tiroirs, réalisera les costumes.La conception des décors est confiée à Christian Fontaine et à son assistante, Amélie Trépanier.La dimension musicale du spectacle sera placée sous la responsabil ité du directeur artistique du Consort contemporain de Québec, Nicolas Jobin.Mandaté pour rafraîchir la partition originale de Claude-Michel Schoenberg et lui donner une couleur nouvelle, Jobin sera secondé dans cette tâche par Pierre-Olivier Roy, compositeur en résidence au Consort.La chorégraphe Geneviève Dorion-Coupal s'occupera de la mise en mouvement et la pianiste Claude Soucy veillera à la mise en voix des comédiens chanteurs.Beaucoup d'appelés, peu d'élus La première tâche de Frédéric Dubois à titre de metteur en scène des Misérables aura été d'éplucher une à une les 738 candidatures reçues par le Théâtre Capitole.Une présélection a permis de réduire le compte à 266 aspirants, dont 119 uniquement pour les rôles principaux.L'étape des auditions s'ouvrait hier.L'équipe de direction est à la recherche de 33 interprètes vocaux, dont 11 solistes.Les offres sont arrivées de partout au Québec et même de France, a indiqué Frédéric Dubois.«Comme on a reçu la crème, on est assurés de trouver ce qu'il y a de meilleur», a fait valoir le metteur en scène.La distribution finale doit être annoncée au début du mois de mars.Rien n'est donc joué pour l'instant, y compris en ce qui concerne Robert Marien, un grand interprète du personnage de Jean Valjean, à qui on pourrait finalement préférer quelqu'un d'autre.«Comme on en fait une relecture et qu'elle est différente du spectacle que Robert Marien a joué plus de 800 fois, on s'est dit qu'il était mieux de ne fermer aucune porte», a indiqué le patron du Capitole, Jean Pilote.M.Pilote nourrit par ailleurs pour Les Misérables des ambitions comparables à celles qu'il a eues pour Elvis Story, une autre exclusivité du Capitole.Chose certaine, Montréal ne fait pas partie des plans.«Je préfère miser sur le long terme avec un spectacle qui nous appartient, a-t-il dit.Ce qui ne nous empêche pas de le monter un jour en France avec la même équipe.» Fraîchement inscrit au calendrier de la Société du 400e de Québec, le spectacle prendra l'affiche le 27 juin et y restera jusqu'au 31 août.Les Misérables au Théâtre Capitole La chance à tous les coureurs SPECTACLES C L A S S IQUE SALLE MAISONNEUVE .Place des Arts) Philharmonia Quartett Berlin.Quatuor op.13 (Mendelssohn), Cinq Mouvements (Webern), Douze microludes (Kurtag), Quatuor op.41 no 2 (Schumann): 19h30.Pro Musica.VA R I É T É S cASA dEL p OpOLO Soirée DJ avec Nao Identificado: 21h.cLUb SOdA Peter, Bjorn and John: 20h.GESÙ .cENTRE dE cRÉATIVITÉ Clémence Desrochers: 20h.STUdIO.Th ÉâTRE .Place des Arts) Ma Première Place des Arts 2008: 20h.SALA ROSSA .La) Quasar: 20h.EN BREF Un cancer emporte Suzanne Pleshette L'actrice américaine Suzanne Pleshette, qui a joué au théâtre, au cinéma et à la télévision, est décédée d'un cancer, samedi soir, à Los Angeles.Elle avait 70 ans.Mme Pleshette a connu sa plus grande popularité dans les années 70, à la télé, alors qu'elle interprétait le rôle de l'épouse de Bob Newhart dans The Bob Newhart Show.Aucinéma, on l'a vue entre autres dans plusieurs comédies signées Walt Disney.- Associated Press PHOTO ÉRICK LABBÉ, LE SOLEIL Le metteur en scène Frédéric Dubois (au micro) a présenté son équipe, dont font partie, entre autres, Nicolas Jobin, Geneviève Dorion-Coupal et France La Rochelle.L'autre pari de 3600 secondes d'extase, c'était d'innover avec la mise en scène.Chaque semaine, une différente famille accueille l'équipe.Samedi dernier, les «désormais célèbres» Lalande de Blainville cassaient la glace.Ce pari-là est moins réussi.Rien de vraiment désagréable, mais pas de valeur ajoutée non plus.Et encore moins pour la présence plutôt inutile de Lise Dion.Le concept ne semble pas tout à fait rodé.Parmi les longueurs et répétitions : le numéro d'ouverture, la larme et la mouche qui partagent la même voix et trois différents sketches basés sur un même concept , «moment chouchou de star» avec Daniel Bélanger.Quant aux collaborateurs, le bilan est mitigé.Le reportage de Bruno Blanchet était drôle, mais pas à la hauteur - très élevée - de nos attentes.Attendons de voir les prochains.Le topo d'André Sauvé sur le Feng Shui a aussi déçu.Dommage, car l'idée de se moquer des «flux d'énergie» était bonne.Paul Houde est resté égal à luimême.L'«amuseur érudit» tergiversait cette fois sur le dopage et le sport.Son intervention-fleuve de 26 minutes 30 secondes a été charcutée au montage, prévenaiton au bas de l'écran.Le meilleur moment était sans doute le reportage de Patrice Coquereau sur les vieillards au volant.Il interviewait Clifford Montgomery, le grand-père du Coeur a ses raisons.«I was raped by a Viking», balbutiait un Marc Labrèche totalement dément.On aurait aimé davantage de ces sketches plus travaillés, à l'image des parodies des pubs de Josélito à Infoman.Malgré ces petits bémols, 3600 secondes d'extase reste une des émissions les plus intrigantes de l'hiver.À suivre les 12 prochains samedis.La version intégrale de la première émission est disponible sur : www.radio-canada.ca L'actualité autrement.et du bonheur en prime EXTASE suite de la page 1 PHOTO ROBERT MAILLOUX, ARCHIVES LA PRESSE Marc Labrèche, photographié en conférence de presse l'automne dernier, à l'occasion du lancement de 3600 secondes d'extase.Le pari d'innover avec la mise en scène n'est pas tout à fait réussi.Frédéric Dubois a présenté la semaine dernière l'équipe à la tête de laquelle il se lance à la défense des Misérables.Tel que l'avait souhaité la direction du Théâtre Capitole, le metteur en scène a recruté l'ensemble de ses lieutenants dans la région de Québec. ARTS ET SPECTACLES RICHARD THERRIEN LE SOLEI L Dans Les Boys lundi dernier, on a évité de montrer Jean-Charles (Yvan Ponton) embrassant son conjoint (Jean Petitclerc) à un moment où un homme et une femme l'auraient fait naturellement.«Les gais s'embrassent, mais pas aussi intensément que les hétéros ! » fait remarquer Richard Blaimert.L'auteur ne croit pas que les scènes d'intimité entre gais deviendront bientôt habituelles à la télé.«Il ne faut pas se le cacher: voir deux gars qui s'embrassent rend encore des gens inconfortables.Ma meilleure arme, c'est d'essayer de peindre les gais comme des gens comme tout le monde.Doucement, on fait évoluer les choses.» Il ne s'est pourtant pas empêché de présenter Martin au sauna gai dans Sophie Paquin.Et on ne lui a jamais demandé de retirer une scène de baiser entre deux hommes récemment.«Ce qui a changé, c'est qu'avant, quand j'avais abordé une intrigue gaie, on me disait : «Maintenant qu'on l'a fait, on passe à autre chose, on n'en parle plus.» Pourtant, on parlait d'amour hétéro tout le temps dans les séries.Maintenant, on ne me dit plus ça.C'est la preuve qu'on a évolué.» Dans Tout sur moi, où on le verra en grand cuisinier dans deux épisodes cette saison, Claude Gagnon a lui-même suggéré au réalisateur de conclure une scène par un baiser avec Éric Bernier.«Ça me semblait évident que les deux gars allaient finir par s'embrasser, et le réalisateur a accepté l'idée.» Où sont les femmes ?Florent Tanlet est animateur d'une émission sur la diversité sexuelle à CKIA, Homologue, et administrateur et bénévole au GRIS Québec, un organisme de lutte contre l'homophobie et de soutien aux jeunes homosexuels.Il se réjouit de la présence de personnages gais dans les téléromans.«C'est bien qu'on en montre autrement qu'en folles ou atteints du sida.Mais il ne faudrait pas non plus qu'il y en ait absolument tout le temps.» Il a particulièrement apprécié la série américaine Queer As Folk, qui entrait franchement dans l'univers gai, présentée sur Showcase de 2000 à 2005.«C'est ce genre de séries qu'il faut montrer aux hétéros.On y montrait toutes les réalités de la diversité sexuelle.Le gai extraverti, les deux lesbiennes avec un enfant, un gai qui couche avec plein de mecs, un autre qui ne veut pas trop s'avouer, et les homophobes qui en prennent plein la figure.C'est une façon positive d'éduquer les gens.J'ai adoré.» Ayant lui-même fait son coming out en 2003, il souligne à quel point un geste comme celui de Dany Turcotte à Tout le monde en parle peut faire avancer la cause.«Le fait de voir quelqu'un qu'on aime avouer sans gêne son homosexualité peut faire changer d'avis un homophobe.C'est comme ça qu'on va faire changer les mentalités, plus qu'avec les parades gaies.» Français d'origine, Florent Tanlet a été surpris dernièrement par un fou rire qui a fait beaucoup jaser sur la chaîne française M6.«Il y a trois semaines, les animateurs très connus Marc-Olivier Fogiel et Laurent Ruquier se sont ouverts sur leur homosexualité en blaguant.Il y a quelques années, ils auraient sûrement été virés.» Si on parle beaucoup des hommes gais à la télé, on y fait presque abstraction des lesbiennes, même si le thème a été effleuré dans Virginie et Le petit monde de Laura Cadieux.Ce silence est-il à l'image des lesbiennes elles-mêmes, beaucoup plus discrètes en société ?«C'est vrai que les lesbiennes sont plus silencieuses.Mais elles ne sont pas moins intéressantes», croit Richard Blaimert, qui a créé deux personnages de lesbiennes dans Le monde de Charlotte et Cover Girl, la première série gaie québécoise, coécrite avec Pierre Samson.TÉLÉVISION Baisers tabous MARIE-ANDRÉE LEMAY COLLABORATION SPÉCIALE LE SOLEI L Le 17 août dernier, les fans de As the World Turns, une production du réseau CBS et de la compagnie Procter & Gamble qui a débuté en 1956, ont assisté à une grande première: le personnage de Luke (incarné par Van Hansis) a échangé son premier baiser avec Noah (Jake Silberman), son amoureux.Il n'y a pas là de quoi fouetter un chat, direz-vous\u2026 Or, c'était la première fois qu'à la télé américaine, un soap opera d'après-midi osait montrer un baiser entre deux hommes.Les soap operas attirent généralement un auditoire passablement conservateur.En outre, ce feuilleton est diffusé le jour, soit à un moment où il peut y avoir des jeunes téléspectateurs à l'écoute.Le baiser d'une dizaine de secondes entre Luke et Noah at- il provoqué une panique dans les chaumières?A-t-on vu des centaines de ménagères outrées du Midwest lancer leur téléviseur par la fenêtre?Que nenni.En fait, l'événement a suscité bien peu d'intérêt, sinon au sein des groupes de défense des droits des homosexuels, qui y ont vu une grande victoire.«Incroyable, non ?confie Damon Romine, le directeur du volet variétés de GLAAD (Gay and Lesbian Alliance Against Defamation).Nous avons été très étonnés que les groupes de droite ne réagissent pas à ce qui s'est passé dans As The World Turns.Pour nous, ça indique clairement que les mentalités ont changé et que nous avons vécu un moment historique.» Les premières en cette matière n'ont pas toutes été aussi calmes.Au Royaume-Uni, le feuilleton Eastenders avait tenté l'expérience en 1987, en montrant un baiser sur le front, entre deux personnages masculins.La BBC, qui diffuse le feuilleton, avait alors fait l'objet de nombreuses critiques dans la presse et avait dû faire face à des centaines de plaintes de téléspectateurs outragés.Il aura donc fallu attendre plus de 20 ans avant que la télé américaine ose imiter sa cousine britannique.Mieux intégrés En examinant de près les 87 séries de fiction présentées en 2007-2008 par les grands réseaux américains en heure de grande écoute, l'organisme américain GLAAD a constaté que parmi les 650 personnages principaux et secondaires qu'on y trouve, seulement sept sont gais, lesbiennes, bisexuels ou transgenres.Ce qui représente seulement 1,1% du total, une légère diminution par rapport aux saisons précédentes.Par contre, du côté des fictions produites par les chaînes spécialisées (HBO, Showtime, FX, Spike, etc.), on a remarqué une augmentation de 60% des personnages non hétérosexuels.Les séries de ces réseaux, qui en comptaient 35 en 2006-2007, en présentent cette année pas moins de 57 ! De Andrew, le jeune f i ls bisexuel à l'esprit rebelle de Bree dans Desperate Housewives (Beautés désespérées) à Oscar, le comptable gai de The Office, en passant par Caitlin, la VP d'une importante compagnie de cosmétiques qui se révèle avoir des penchants lesbiens, dans Cashmere Mafia, le portait général de la représentation des personnages homosexuels a bien changé aux États-Unis.Ils sont non seulement globalement plus nombreux, mais surtout beaucoup mieux intégrés aux intrigues des séries de fiction.Il y a quelques années seulement, lorsqu'on présentait un personnage homosexuel ou bisexuel, comme c'était le cas d'Abby dans L.A.Law (La loi de Los Angeles), de Kerry Weaver, la chef de l'urgence dans E.R., ou encore, plus récemment, de Doug dans Dawson's Creek, la plupart des intrigues dans lesquelles le personnage était impliqué abordaient la question de l'acceptation de son orientation sexuelle par son entourage, sa famille ou encore ses collègues.L'arrivée des transgenres Désormais, les personnages présentés dans les séries américaines sont tout simplement partie prenante de l'histoire sans qu'on fasse grand cas de leur or ientat ion sexuelle.En fait, s'il y a une nouveauté dans le paysage audiovisuel américain, c'est sans doute l'avènement de deux personnages transgenres dans les séries des grands réseaux, du jamais vu à la télé américaine.Dans Ugly Betty, l'une des comédies phares de la grille de ABC, on retrouve le personnage d'A lexis Meade (joué par la magnif ique Rebecca Romijn) , jadis Alex, qui dirige le magazine de mode qui constitue l'univers de l'émission.Et dans Dirty Sexy Money, aussi sur ABC, celui de Carmelita, la maîtresse de Patrick, le fils de la riche famille Darling, qui est aussi accessoirement le district attorney de New York.C'est d'ailleurs Candis Cayne, une actrice transexuelle qui campe Carmelita.A l o r s , p u r i t a i n s , l e s Américains?Visiblement, de moins en moins\u2026 Les Américains, moins puritains qu'on le croit.Le comédien qui incarne Napoléon, Jeremy Gaudet, a vite compris qu'il s'agissait d'un personnage.« Il faut en parler pour voir jusqu'où l'enfant est prêt à jouer ça.Les parents auraient pu montrer des réticences, de peur que leur fils se fasse ridiculiser, mais ce n'est pas arrivé avec le père de Jeremy.» Pourtant, la question du questionnement d'orientation chez les jeunes semblait fondamentale pour l'auteure.«Les hommes gais me disent souvent, une fois adultes, qu'ils ont su très jeunes qu'ils étaient homosexuels.Mais, quand ils avaient cet âge-là, ils ne le reconnaissaient pas.» Avec le personnage de François, le mari de Solange, Chantal Cadieux a aussi eu envie de traiter de l'ambivalence sexuelle.«J'ai toujours trouvé courageux ces gars qui font des expériences sexuelles pour savoir ce qu'ils veulent vraiment.Ce n'est pas clair pour tout le monde et j'aime explorer ces zones grises.François est allé voir, pour s'apercevoir que ce n'est pas ce qu'il voulait.» Encore du chemin à faire Chantal Cadieux a régulièrement des preuves qu'il y a encore du chemin à parcourir.«Des gens plus âgés vont nous dire qu'ils sont surpris de savoir qu'untel est gai, parce qu'il n'arrive pas avec une perruque sur la tête, et qu'il est ordinaire!» Elle souhaite néanmoins contrer les préjugés selon lesquels les aînés et les gens des régions sont souvent déphasés.«J'aime montrer des personnes plus âgées, comme Édith (Monique Mercure), qui ne se surprennent pas qu'une personne soit gaie.Ce n'est pas parce qu'on est vieille qu'on n'a jamais vu ça.Même chose pour les gens des régions, qui ont vu neiger même s'ils ne vivent pas en ville.Ils ont le 9-1-1 et l'internet aussi!» L'interprète d'Éliot, le frère gai de Diane, Claude Gagnon, n'a jamais eu peur d'être identifié à des personnages gais pour le reste de sa carrière en acceptant de tels rôles.Il a joué des homosexuels dans Pure laine et Tour sur moi, mais aussi un coureur de filles dans Virginie et un père de trois enfants dans Hommes en quarantaine.«Pour moi, un personnage est un personnage, qu'il soit gai, hétéro, qu'il ait des enfants, qu'il soit pédophile ou joueur compulsif au casino», dit-il.Le comédien croit que la télévision joue un rôle majeur dans l'évolution des mentalités.«Les Québécois se disent ouverts à l'homosexualité pour avoir bonne conscience, mais ils ne le sont pas tant que ça.Il y a encore beaucoup de tabous.» Pour lui, il est anormal qu'on ne voit pas plus souvent des scènes d'intimité homosexuelles à la télévision.«Il est temps de montrer que ça existe et qu'on ne se choque plus de voir des gars s'embrasser.On est rendus ailleurs.» Gai ?Oui, et alors ! TÉLÉVISION suite de la page 1 PHOTO FOURNIE PAR RADIO-CANADA Pour Virginie, Fabienne Larouche a imaginé le personnage d'Hugo (à gauche) il y a déjà quelques années.C'est Fabien Dupuis qui endosse le rôle dans la quotidienne.PHOTO FOURNIE PAR RADIO-CANADA Patrice Coquereau et Alexandre Fortin incarnent à l'écran le couple gai - et relativement prude - de Rumeurs.Un long baiser entre deux hommes ?Malgré l'évolution, on hésite toujours à montrer des homosexuels qui s'enlacent, se caressent et s'embrassent, alors qu'on le fait largement avec des personnages hétéros.La preuve: pour ce dossier, on a cherché longtemps, et en vain, des photos de baisers entre deux hommes dans les téléromans récents.Les personnages homosexuels sont non seulement globalement plus nombreux à la télé américaine, ils sont, surtout, beaucoup mieux intégrés aux intrigues des séries de fiction. 3530027A ARTS ET SPECTACLES VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION LUNDI 21 JANVIER Kif-Kif L'union fait la force Le Téléjournal Virginie / Rose- Marie et Jacques s'expliquent.La Petite Vie / De la visite de France.L'Auberge du chien noir / Pierre- André et Nadia annoncent leurs fiançailles.Les Boys / Léopold est angoissé.Tout sur moi / Macha.Pierre Lebeau Le Téléjournal La Zone Le TVA 17 heures Le TVA 18 heures Le Cercle Qui perd gagne Annie et ses hommes / Angela est découragée de devoir s'occuper seule de Renaud et Rosalie.Dr House / Un policier est pris d'une crise de fou rire qui ne s'arrête pas.Le TVA 22 heures Denis Lévesque Le Grand Journal (16:30) Flash / Louis- José Houde Rire et Délire CSI: NY Un tueur si proche / Ferme tes jolis yeux Le Journal du soir 110% (22:45) L'avocat du diable Cornemuse Toc Toc Toc Kaboum Ramdam Méchant Contraste! Ça manque à ma culture / Benoît Brière Le Code Chastenay / La restauration des mines en Abitibi Questions de société / Québec, lieu de passage Bazzo.TV / Marie-Thérèse Fortin Ça manque à ma culture / Benoît Brière Le Code Chastenay The Simpsons Arrested.CBC News at Six Coronation.for Laughs The Week the Woman Went The Border The National The Hour Dr.Phil CTV News Degrassi e Talk 2 1/2 Men The Sarah Connor Chronicles CSI: Miami News CTV News .(16:30) National News House, Home ET Canada E.T.Prison Break STARSKY & HUTCH (5) avec Ben Stiller, Owen Wilson ET Canada Open Homes Family Feud .Millionaire .Crosswords ABC News .Raymond Will & Grace Dance War: Bruno vs Carrie Ann Notes.October Road Sex and the City Nightline Dr.Phil News CBS News E.T.Met.Mother The Big Bang 2 1/2 Men Rules of.CSI: Miami News Late.(23:35) First at Five 5:30 Now News NBC News Jeopardy Wheel of.American Gladiator Deal or no Deal Medium Tonight (23:35) Caillou Fetch! BBC News Bus.Report The Newshour Antiques Roadshow / Baltimore, MD (3/3) Colorblind American Experience World News Charlie Rose Maya, Miguel .Old House The Newshour World News Profile American Experience Rolling Bus.Report CSI: Miami / Trois épisodes Intervention / Deux épisodes Paranormal State Psychic Children: .Sixth Sense Les contes d'Avonlea La boîte à souvenirs C'est juste de la TV Pour l'amour du country Gr.Spectacles - Rêves à vendre Music-Hall: Charles Aznavour Louis Lortie joue Beethoven TOUCHED (6) (16:00) Street Legal Dancing.Dance with.Christopher House Decoding the Undertow Emerald Shoes - .Irish Dance Law & Order Vidéo Patrouille Grand Rire Bleue Biographies / Les Provençal Héros de la peur Alerte animale Les Nouveaux Détectives Vidéo Patrouille LA GUERRE DES MONDES (16:30) LES BONS DÉBARRAS CAT BALLOU MEILLEUR QUE LE CHOCOLAT (21:40) .(23:25) How it's Made / Deux émissions Canada's worst Handyman Daily Planet Myth Busters / Killer Whirlpool Guinea Pig Mean Green Dirty Jobs / Exotic Animal Daily Planet Nos restos chouchous Paris bouche Adoptez.Bouffe en cavale Ni Hao.Chine / Xi'an 50 heures de vacances Village.vue Sensations Floride / Palm Beach Soif de voyage .Life (17:08) .(17:34) Zoey 101 .Sadie .Raven Smart Guy The Suite Life Life with Derek H.Montana Phil.Future .Survival Cory .Zack Life with Derek Friends / Deux épisodes King of the Hill The Simpsons Two and a Half Men Prison Break The Sarah Connor Chronicles News TMZ Family Guy Seinfeld La petite maison dans la prairie Les deux font la loi Chantiers / .ventre de Montréal Si j'avais un char NCIS Shogun Digging for the Truth ExhibitA Masterminds JAG Dogfights / The Zero Killers Rome: How Titus Pullow Brough down .Legends JAG Max 80 French.Liaison.Max Musique Top5.anglo Top5.franco L'Index.En chute libre Révolution 101 faux pas.spectaculaires Info Max Max Musique Plus sur commande Top5.anglo Top5.franco Presque top5.M.Net Info Plus Pop! .des clips Rock De Babu La prochaine top modèle.Mes vieux.Top5.anglo Tempesta d'amore Sino Montreal Ni Hao La Bella Vita Will & Grace 101 Countdown Deal of no Deal Final 24 E! News Late.(23:35) Le Téléjournal / RDI Junior RDI en direct Dominique Poirier en direct Bras de fer avec l'Iran Le Téléjournal Le club des ex Le National Le Téléjournal Berlin, Berlin Les Experts Simplement Zoé Secrets d'héritage Justice à Boston C.S.I.: Miami Berlin, Berlin SILENCE DE MORT (16:10) LA PLANÈTE BLANCHE (17:45) LES FILLES DU BOTANISTE (19:15) LES MESSAGERS FRIENDSWITHMONEY (22:35) Trailer Park.Paradise Falls CSI: New York Regenesis Earth Final Conflict Trailer Park.Billable Hours Saving Grace Nighty Night / Deux épisodes Rivaux, mais Perles et.Les Wonder.Lili Panorama en direct Pilules Les Éclaireurs MOUCHETTE (2) avec Nadine Nortier, Jean-Claude Guilbert À la une! Musique.Miss America Reality Check / Trois émissions Little People, Big World Jon & Kate Plus 8 Miss America Reality Check Little People, Big World Le Spin (16:00) Les Simpson Naruto Chaotic Di-Gata 6TEEN / Deux émissions Les Simpson Henri pis.Les Décalés.South Park Les Simpson Star ou Boucher .monde veut prendre sa place .(17:55) Journal FR2 Toute une histoire Des racines et des ailes / Un voyage entre Orient et Occident Partir.Américas Le Journal Gr.Cabaret.Délivrez-moi de mes kilos Manon.Le défi santé Interventions miracles Héros de la médecine Bosse.noces Des idées.Décore ta vie Airoldi.la cigogne Le défi santé Académie.Pirouettes Parents Avis Xsnowtera Le Guide de l'auto L'Émission 1res Vues Dans l'blanc.passions Boxe Rock .le trouble R-Force Smallville Une grenade?Frank vs Girard .le trouble 70 Charmed Presserebelle.Degrassi.le trouble R-Force La porte d'Atlantis La porte des étoiles La Revanche .c'est fait Torchwood Jericho La porte des étoiles Monstres mécaniques Tribal H2 Snow Sports 30 Sports 30.Boxe / Allan Green - Rubin Williams Billard: Coupe du Monde Sports 30 Sports 30.Lutte.Poker (16:30) .Connected Prime Time Sports Fulltiltpoker.net Basketball / Cavaliers - Heat Sportsnet Connected Best Damn.(15:00) Pardon the.Off.Record Sportscentre That's Hockey Hockey / Capitals - Penguins 2008 Australian Open Tennis Corner Gas La fosse aux lionnes (23:45) Sans filtre 556 \u2014 67 180 \u2014 201 137 \u2014 \u2014 \u2014 9 9 17 h00 17 h 30 18 h00 18 h 30 19h00 19h 30 20 h00 20 h 30 21h00 21h30 22h00 22h 30 23h00 23h 30 BEV VD VDO 17 h00 17 h 30 18 h00 18 h 30 19h00 19h 30 20 h00 20 h 30 21h00 21h30 22h00 22h 30 23h00 23h 30 BEV VD VDO CBC CTV-M GBL-Q ABC CBS NBC PBS-P PBS-B A & E ARTV BRAV CD CinéPOP DISC EV FC FOX HI HIST MMAX MP E! MTL RDI S+ SE SHOW TFO TLC TTF TV5 VIE VOX VRAK RDS SPN TSN SRC TVA TQS TQc ALAIN BRUNET CYBERCULTURE Dans l'envi ronnement numérique, l'échange équitable est une notion qui ne cesse de gagner du terrain.Bien qu'elle soit encore en train d'être précisée, cette notion soutient d'emblée que tout internaute devrait être en mesure de faire ce que bon lui semble avec les contenus de son choix.Sans contrainte d'interopérabilité, sans contrainte de par tage, sans contrainte aucune, et ce, en toute légalité.Cette notion, avez-vous deviné, s'oppose aux mesures contraignantes exigées par les plus puissants ayants droit, mesures qui gagnent aussi du terrain.Par exemple, il y a fort à parier que le dépôt prochain du projet d'actualisation de la Loi sur le droit d'auteur par le ministre fédéral de l'Industrie (Jim Prentice) comprendra des mesures beaucoup plus contraignantes qu'il s'en trouve dans la loi actuelle.Les récentes rebuffades essuyées par la Commission du droit d'auteur concernant la copie privée (pas question d'imposer une redevance sur le i Pod, a tranché la Cour d'appel fédérale) mènent aussi à examiner de près cette notion d'échange équitable.Les performances fort discutables des nouveaux modèles d'affaires et le déclin encore plus prononcé de l'industrie traditionnelle de la musique (aux dernières nouvelles, suppression de 2000 emplois chez EMI tel qu'annoncé il y a quelques jours, suppression imminente de plusieurs postes au sein de la filiale canadienne de Universal Music) interpellent aussi cette notion d'échange équitable.Pour un revenu décent De prime abord, tout observateur attentif de l'univers numérique ne peut s'opposer à cette notion d'échange équitable, fondement même des pratiques de l'internet\u2026 à moins de vivre professionnellement de la fourniture de contenus: création, divertissement, science, éducation.Encore cette année, ces secteurs devront réévaluer la forme de leur vie économique, puisque l'internet continuera de chambouler la manière dont ils pourront tirer un revenu décent de leur création.Alors ?Posons d'abord ces petites questions aux promoteurs de l'échange équitable, c'est-à-dire les internautes éclairés, regroupements militants et autres associations de consommateurs de l'internet.Comment, au fait, assurer la viabilité des contenus si leurs créateurs n'arrivent plus à en vivre ?Pourrait-on ne s'en tenir qu'aux contenus amateurs?À ceux de musiciens qui créent le soir après avoir gagné leur vie dans la rénovation et la vente de t-shirts avec l'image de leur groupe en effigie ?Aux contenus pédagogiques de professeurs bénévoles ?D'écrivains condamnés au BS ?De journal i stes c itoyens qui vous informent dans leurs temps libres?Comment, au fait, un CD ou un fichier de musique sans DRM peut-il voyager partout sur la Toile sans mesure compensatoire ?S'il n'est acheté ou téléchargé légalement qu'une seule fois et qu'il est ensuite partagé et reproduit à des centaines, voire des milliers d'exemplaires, comment ce contenu peutil assurer un revenu décent à son créateur ?Pourquoi ne pas payer une redevance sur un iPod, un montant minimum pour compenser les pertes du trafic P2P?Pourquoi les fabricants et détaillants d'enregistreurs numériques ainsi que les fournisseurs d'accès ou de services internet peuvent-ils réaliser d'immenses profits sur la base de contenus fournis par des créateurs aux prises avec toujours plus de précarité ?Interpeller les puissants Posons aussi quelques petites questions aux opposants de l'échange équitable - multinationales de l'enregistrement, groupes de presse, studios d'Hollywood, industrie de la télévision, industrie du logiciel, producteurs, éditeurs, interprètes et, bien sûr, créateurs soutenus par de puissa ntes structures.La gestion du trafic des contenus dans les réseaux P2P illégaux par les fournisseurs d'accès pourra-telle vraiment restreindre le trafic des contenus?Pourquoi croire encore aux vertus de la répression exercée sur les internautes alors que les lois les plus autoritaires n'ont en rien inversé la tendance à la libre circulation des contenus après 10 ans de tentatives, particulièrement aux États-Unis ?Puisque les majors de l'enregistrement sonore abandonnent les DRM, comment pourront-elles faire en sorte que i Tunes et les quelques centaines de plateformes de téléchargement légales puissent connaître une croissance proportionnelle au déclin des ventes de CD?Comment croire qu'un contenu acheté légalement ne pou rra ê t re reproduit et partagé par ses consommateurs?Comment une loi sur le droit d'auteur plus sévère pourra-t-elle inverser la tendance et ainsi permettre l'émancipation de l'offre légale en ligne?Poser toutes ces questions, c'est un peu y répondre\u2026 Et illustrer que les consommateurs, fabricants, détaillants, fournisseurs d'accès et de services internet devront, tôt ou tard, s'arrimer avec le vaste milieu de la création.Et que ce dernier devra s'adapter à la réalité virtuelle en admettant la mutation obligée de ses droits.Ainsi, on pourra commencer à parler d'un échange vraiment équitable.COURRIEL Pour joindre notre journaliste: alain.brunet@lapresse.ca Une notion qui gagne de plus en plus de terrain Questions sur l'échange équitable Pourquoi les fabricants et détaillants d'enregistreurs numériques ainsi que les fournisseurs d'accès ou de services internet peuvent-ils réaliser d'immenses profits sur la base de contenus fournis par des créateurs aux prises avec toujours plus de précarité ? 3530040A ANABELLE NICOUD CRITIQUE Elle est une femmemasculine, il est un homme féminin.Lors d'une nuit tragique de 1601, Elizabeth, le roi de fer, offre à Ned, acteur de la troupe de Shakespeare, de lui apprendre à être homme s'il lui apprend à être femme.Créée pour les fins connaisseurs de Shakespeare, Elizabeth, roi d'Angleterre séduit dans sa version montréalaise.Les trois personnages d'Elizabeth, roi d'Angleterre, mis en scène par René Richard Cyr, jettent leurs masques au crépuscule de leur vie.Shakespeare (Jean-François Casabonne), avant de rendre son dernier soupir, se souvient de cette nuit de 1601, au cours de laquelle la reine Elizabeth s'est invitée dans sa troupe au sortir d'une représentation de Beaucoup de bruit pour rien.Eli zabeth (Mar ie-Thérèse Fortin, altière, irréprochable) veut se divertir, Elizabeth veut oublier qu'à l'aube, son amant, le comte d'Essex, sera tué par ses ordres.Elizabeth s'incruste avec les comédiens saltimbanques.Sorti de scène, débarrassé de la robe de Béatrice, Ned Lowenscroft (René Richard Cyr), syphilitique, pleure quant à lui sa mort prochaine.Elizabeth, roi d'Angleterre se situe des deux côtés de la tradition théâtrale.Il y a du comique dans la troupe bigarrée de Shakespeare, où les ego se disputent les premiers rôles, où les hétéros rêvent de retrousser n'importe quelle robe.Les malheurs de Kate l'habilleuse (Adèle Reinhardt), farceuse malgré elle, ne font pas oublier la mort, tapie non loin de là.Entre la comédie et la tragédie, le travestissement est le grand jeu des personnages.Sur scène, les plus grands rôles féminins du théâtre de Shakespeare sont interprétés par des hommes.En coulisses, les acteurs ne se départissent pas de leur féminité aussi facilement que de leurs faux culs et de leurs perruques (tout à fait baroques).Dans Elizabeth, roi d'Angleterre, les personnages qui ne se travestissent pas jouent à se déguiser : Shakespeare se couvre le chef pour jouer l'écrivain, le grossier Luddy Bedoes (Benoit Dagenais) revêt une soutane de prêtre pour exercer son «droit de frérage», Elizabeth se glisse dans la robe de Béatrice pour laisser parler la femme en elle.La métamorphose d'Elizabeth roi en femme doit surtout au jeu de Marie-Thérèse Fortin.La comédienne excelle tant en majesté pince-sans-rire, cinglante, autoritaire et droite dans ses bottes, qu'en femme amoureuse, qui perd presque la raison d'État.Bien sûr, Elizabeth, roi d'Angleterre n'est pas exempte de défauts - mise en scène trop statique et trop classique ; dénouement qui n'évite pas le mélo.On peut aussi s'irriter de voir que la féminité d'Elizabeth ne tient, pour Ned, qu'à ses larmes.Malgré tout, la vivacité des échanges entre les personnages et la performance des comédiens tiennent le spectateur bien vissé sur son siège, suspendu aux lèvres et au coeur pas si sec d'Elizabeth.Elizabeth, roi d'Angleterre, dans une mise en scène de René Richard Cyr, au TNM jusqu'au 9 février.Elizabeth, roi d'Angleterre Bas les masques PHOTO YVES RENAUD, FOURNIE PAR LE TNM Marie-Thérèse Fortin excelle dans le rôle d'Elizabeth, aux côtés de René Richard Cyr, qui incarne un acteur de la troupe de Shakespeare en plus de signer la mise en scène de la pièce.THÉÂTRE JEAN BEAUNOYER CRITIQUE C'est un magnifique voyage dans le temps que nous propose le Théâtre Sortie de secours avec Santiago sur la route de Compostelle de Hélène Robitaille qui a situé son propos à la fin du haut Moyen Âge.À l'époque, les Arabes nouvellement convertis à l'islam occupaient les routes menant à Jérusalem.Les chrétiens se tournèrent donc vers Santiago-de-Compostela, nouveau symbole d'une foi chrétienne lumineuse.De nombreux pèlerins ont envahi le chemin de Compostelle avec chacun son drame, ses remords et ses croyances.L'entreprise était périlleuse et il fallait faire face à la fatigue, au froid, aux loups et aux brigands qui venaient détrousser les pèlerins.C'est l'histoire de l'un de ces brigands, Jacquot, que nous raconte Hélène Robitaille.Jacquot veut s'emparer de l'or que transporte Jehan, un jeune pèlerin honnête.Jehan résiste à l'attaque de Jacquot, mais sera poignardé quand il aura le dos tourné.Jacquot rejoint par la suite un groupe de pèlerins qui ont découvert le cadavre de Jehan.Il voudrait bien se séparer d'eux, mais voilà qu'il est fortement attiré par Marta.Il poursuit donc sa marche, déchiré entre l'amour et les remords qu'il éprouve.Ce sera pour lui la marche du pardon jusqu'à Compostelle.Avec peu d'espaces, peu d'accessoires, le metteur en scène Philippe Soldevila, a réussi à suggérer le mouvement, les tempêtes, les émotions d'une marche qui s'étend sur une partie de la France et de l'Espagne.La musique et les éclairages sont saisissants.Les comédiens font preuve d'une souplesse admirable en multipliant les personnages uniquement par leur jeu.L'auteure, Hélène Robitaille, a su relever le défi de conjuguer le passé au présent, en actualisant la période du Moyen Âge et en mêlant une histoire d'amour à des réflexions philosophiques sur la mort, le pardon, la foi et le sens de la vie.Jamais de longueur dans ce spectacle de 2h20 qui a remporté des prixà Québec et qui devrait être applaudi à Montréal autant que sur les scènes de la France.En somme, une pièce qui devrait interpeller tous ceux qui ont déjà songé à s'aventurer sur le chemin de Compostelle.Santiago sur la route de Compostelle, du Théâtre Sortie de Secours, au Théâtre d'Aujourd'hui jusqu'au 2 février.Santiago Un spectacle magique ANABELLE NICOUD CRITIQUE Chr istiane Pasquier dir igée pa r Denis Marleau, dans une création de Normand Chaurette?Annoncée comme l'un des gros morceaux de la saison théâtrale, la deuxième vie de Martha von Geschwitz dans Ce qui meurt en dernier fait la démonstration que l'on peut parler d'émotions sur scène sans en créer dans la salle.Ce qui meurt en dernier a de quoi titiller l'imaginaire.Et d'imaginaire, il est ici question, quand le spectateur pénètre, au début de la pièce, dans le salon d'une lectrice, un soir d'automne, un soir de solitude et de pluie, en 1888.Vieille fille, Martha von Geschwitz lit - ou plutôt, dévore - une nouvelle inspirée du fait divers du moment : les meurtres d'un mystérieux Jack.Martha von Geschwitz - les fidèles de Chaurette l'auront reconnue - était déjà passée de vie à trépas dans Lulu.Dans Ce qui meurt en dernier, Martha revient à la vie: femme fantasque, qui fantasme sa mort, parce que trop lucide sur sa vie.Moderne, cette fana de la première heure des automobiles se fait aussi midinette quand elle parle d'une vie faite d'attente et d'espoirs toujours déçus.Entre la lectrice Martha et le personnage Martha, Christiane Pasquier.La comédienne se jette à corps perdu dans un quasi-monologue avec elle-même, et avec la mort.En un souffle presque ininterrompu, elle se donne sans retenue à ce personnage démesuré.Avec (beaucoup de) talent et (un soupçon) d'humour.Des apparitions ponctuent le monologue de Martha: la silhouette d'un homme (Pier Paquette); visiteur ou éventreur, il peut, grâce à son ombre rassurante ou effrayante, faire pencher Martha du côté de la vie, de l'amour, du désir, ou du côté de la mort et de l'éternité.Jusqu'à l'ultime dénouement, point final brutalement mis au monologue de Martha.Ce qui meurt en dernier est avant tout une expérience intellectuelle.Chez Normand Chaurette, la langue est alerte, les mots et les idées se suivent très, très vite.Le spectateur est entraîné dès les premières phrases du prologue dans un monde qu'il n'a pas le temps d'appréhender ou de se représenter.Alors oui, il est sans doute des sensibilités qui se trouveront dans les mots de Chaurette.Et il y a les autres (dont nous faisons malheureusement partie), qui sortiront de Ce qui meurt en dernier avec le sentiment d'avoir raté quelque chose.Trop cérébrale, la langue de Chaurette, mise en scène par Denis Marleau, ne laisse pas le temps au désir, dont il est pourtant abondamment question, de s'incarner.Ce qui meurt en dernier, de Normand Chaurette, à l'Espace Go jusqu'au 9 février.Ce qui meurt en dernier Les promesses de l'ombre PHOTO LOUISE LEBLANC, FOURNIE PAR LE THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI Santiago raconte la marche d'un bandit de grand chemin jusqu'à Compostelle. LE RYTHME AU TRAVAIL En semaine de 9 h à 16 h LE BONHEUR EST À 4 HEURES! Dès 16 h 3535998A DU LUNDI AU VENDREDI 9H Grosse journée?Partez du bon pied! Aujourd'hui CHRISTIAN BÉGIN Nous présentons un couple de sportifs hors de l'ordinaire à Christian Bégin.Et celui-ci nous interprète la chanson préférée de sa maman.Demain LOUISE FORESTIER Louise Forestier nous parle de son plaisir à transmettre ses connaissances aux jeunes artistes et on s'attarde àlatendance des «people »etdes paparazzis.3530572A ARTS ET SPECTACLES Refus global Une erreur s'est glissée dans le crédit de la photo des peintres automatistes Claude Gauvreau, Julienne Gauvreau, Pierre Gauvreau, Marcel Barbeau, Madeleine Arbour, Paul Émile Borduas, Madeleine Lalonde, Bruno Cormier et Jean-Paul Mousseau publiée vendredi en page 2 de notre cahier Arts et Spectacles.La photo a été prise en février 1947 par Maurice Perron, l'éditeur de Refus global.Nos excuses.PRÉCISION ANABELLE NICOUD CRITIQUE Angoisses, rêves et fantômes peuplent la nouvelle création de Catherine-Anne Toupin, À présent, présentée au Théâtre de la Licorne.À présent est une facétieuse et inquiétante exploration de nos rapports de voisinage - ou de notre inconscient.Cela commence comme une comédie - comédie dans laquelle l'héroïne est dépressive, certes.Alice (Toupin) se traîne en peignoir dans son nouvel appartement entre deux allées et venues de son médecin de mari, Benoît (David Savard).Un matin, la torpeur d'Alice est perturbée par l'arrivée de Juliette Gauche (Monique Miller), la voisine d'en face.Curieuse, toucheà- tout, Juliette déverse dans les oreilles d'Alice un monologue presque ininterrompu.En bonne commère, la voisine rameute son fils, François (Éric Bernier), qui va lui aussi s'incruster dans l'appartement, puis dans la vie d'Alice.Au cours d'un apéritif, organisé à l'initiative de François, Benoît découvre que Gi l les (François Tassé, pince-sans-rire convaincant), le mari de Juliette, est un chercheur qu'il idolâtre.La relation entre la famille, un brin dysfonctionnelle, et le jeune couple, va aller bien au-delà des conversations de palier.Pour écrire À présent, Catherine- Anne Toupin dit avoir laissé parler son inconscient.Et on retrouve en effet dans la pièce de quoi produire une série de rêves ou de cauchemars : pulsions de vie, de mort, désirs sexuels en tout genre, dialogues bizarroïdes.À présent doit beaucoup au terreau fertile de nos névroses.À présent offre, en alternance, des moments de pure comédie (le personnage de Juliette, particulièrement gratiné, est délicieusement servi par Monique Miller, qui est tout à la fois: la mégère, la «pute », la mère insupportable) et des instants de tension et de suspense (Éric Bernier, asocial inquiétant).Les échanges fonctionnent plutôt bien, aidés par un jeu d'éclairage qui guide le spectateur dans le temps.La lumière, entrant par les fenêtres de l'appartement, accompagne les ellipses temporelles.Cela donne aux nombreuses allées et venues des personnages une fluidité bien pensée.Dommage, par contre, que les rebondissements finissent par égarer le spectateur.Car le fantasme n'est-il pas, finalement, intimement lié au réel ?C'est bien là la question que pose Catherine- Anne Toupin, sans nous donner toutefois une réponse très claire.La scène finale offre un ultime retournement de situation, sans relier entre eux tous les indices semés dans la pièce.Comme si, après avoir laissé entrevoir bien des choses, Catherine-Anne Toupin laissait au spectateur le soin de choisir son mot de la fin : un pari risqué et pas vraiment nécessaire.À présent, création du Théâtre de la manufacture, présentée au Théâtre de la Licorne jusqu'au 23 février.THÉÂTRE / À présent Ces voisins qui vous veulent du bien PHOTO MARLÈNE GÉLINEAU PAYETTE, FOURNIE PAR LE THÉÂTRE DE LA MANUFACTURE François Tassé, Catherine-Anne Toupin, Monique Miller, Éric Bernier et David Savard, dans une scène de À présent."]
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