La presse, 26 janvier 2008, Q. Excellence
[" 3530535A EXCELLENCE PHOTO GARY HERSHORN, REUTERS MICHÈLE VIAU-CHAGNON ET NICOLE MARCIL-GRATTON PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE BEAUGÉ GUYLÈNE TORILL KOVE PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE RENÉ LAPRISE PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE ALCINE JOACHIM LES LAURÉATS DES CINQ CATÉGORIES PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE SPORTS ET LOISIRS COURAGE, HUMANISMEETACCOMPLISSEMENT PERSONNEL AFFAIRES, ADMINISTRATION ET INSTITUTIONS ARTS, LETTRES ET SPECTACLES SCIENCES HUMAINES, SCIENCES PURES ET TECHNOLOGIE JOÉ JUNEAU > LA PERSONNALITÉ DE L'ANNÉE 2007 EXCELLENCE La détermination et la passion caractér isent chacune des Personnalités de la semaine.Scientifiques, artistes, humanistes, gens d'affaires, sportifs, ces personnalités nous inspirent, tant par leurs idées que par l'impact de leurs actions sur notre communauté.Qu'elles se passent à l'international ou au coin de la rue, qu'il s'agisse d'ambitieux projets ou de gestes au quotidien, leurs histoires sont passionnantes, souvent émouvantes, et gagnent à être racontées comme autant de bonnes nouvelles.Ces personnalités sont parmi les meilleurs exemples de la richesse et de la diversité des talents que recèle la société québécoise.Dans ce cahier spécial, La Presse vous invite à découvrir les réalisations qui ont valu à ces femmes et hommes d'être choisis comme Personnalités de la semaine en 2007 et, parmi elles, la Personnalité de l'année 2007 ainsi que les cinq Personnalités de l'année dans les catégories : «Arts, lettres et spectacles », «Courage, humanisme et accomplissement personnel », «Sciences humaines, sciences pures et technologie», «Affaires, administration et institutions», ainsi que «Sports et loisirs».Choisir les Personnalités de l'année parmi ces parcours hors du commun est un exercice difficile, et je tiens à saluer la contribution des membres du jury, composé des recteurs des universités du Québec sous la présidence cette année de Pierre Moreau, président de l'Université du Québec.La Presse est heureuse de se joindre à Radio-Canada pour célébrer ces Personnalités.Pour mieux les connaître, nous vous invitons à regarder l'émission spéciale Bon baiser de France qui leur sera consacrée, dimanche à 20h, à l'antenne de la télévision de Radio-Canada.D'ici là, bonne lecture! Des gestes qui inspirent Guy Crevier Président et éditeur, La Presse Hydro-Québec est heureuse de s'associer, cette année encore, au prog ramme Excellence La Presse/Radio- Canada.C'est un moment privilégié pour rendre hommage aux Québécois et Québécoises qui, de par leurs qualités exceptionnelles et leurs réalisations remarquables, ont personnifié l'excellence tout au long de l'année 2007.Ces femmes et ces hommes que nous célébrons cette année forcent notre admiration, car par leurs actions, ils tentent de changer et d'améliorer le monde dans lequel ils évoluent.Qu'ils viennent du milieu des affaires, de la culture, des sciences ou bien des sports, les personnes exceptionnelles de l'année 2007 représentent une source d'inspiration pour les jeunes Québécois tout en favorisant un sentiment d'émulation des plus positifs pour notre société.En participant au programme Excellence La Presse/Radio-Canada 2007, Hydro-Québec est heureuse de contribuer à la valorisation des qualités qui mènent au dépassement de soi.La recherche de l'excellence est un défi constant à Hydro-Québec afin d'assurer notre mission de service public et de demeurer un chef de file en matière d'énergie et de développement durable.Félicitations à tous les lauréats.Thierry Vandal Président-directeur général Hydro-Québec Changer le monde Tout au long de 2007, nous avons témoigné de la réussite d'hommes et de femmes qui se sont distingués de diverses manières.Ces personnes ont investi temps et énergie dans des défis qu'ils ont relevés avec brio et ont fait preuve de créativité dans leur domaine, en inventant, en s'exprimant, en cherchant, en se dépassant ou en proposant des solutions à des problèmes complexes.Nous avons souligné leur excellence en les nommant Personnalités La Presse/Radio-Canada.Ces personnalités nous inspirent par leur élan formidable devant les défis et une combativité à toute épreuve.Leur persévérance à atteindre les plus hauts sommets force le respect et nous rappelle que l'excellence qui les caractérise est une richesse qu'il faut cultiver et mettre de l'avant.Elles partagent un souci de qualité ainsi qu'une capacité d'innover et de voir les choses de façon nouvelle.Leur contribution au développement de notre société est exemplaire.Artistes, scientifiques, sportifs, administrateurs ou humanistes, ces Personnalités La Presse/Radio-Canada nous ont fait partager leurs rêves et leurs idéaux.Qu'elles aient travaillé ici ou ailleurs dans le monde, elles nous ont permis d'aller plus loin, chacune à leur façon et dans leur champ d'activités.Par leur passion et leur désir de se dépasser, ces gens agissent comme des modèles que nous avons plaisir à présenter à notre jeunesse et ils sont une source d'inspiration comme Radio-Canada aime en proposer au public sur toutes ses plateformes.En ce début d'année, il importe de s'attarder plus attentivement sur ces personnalités hors du commun pour leur rendre un hommage plus que mérité.Honorer l'excellence Sylvain Lafrance Vice-président principal de Radio-Canada Nous nous réjouissons à Loto- Québec d'être de nouveau associés à cet hommage annuel que La Presse et Radio-Canada rendent à celles et à ceux des nôtres qui, dans leur sphère d'activité, s'illustrent par l'excellence de leurs valeurs, de leurs comportements et de leurs réalisations.La célébration de l'excellence n'a rien perdu de sa pertinence, bien au contraire.Les temps incertains que nous traversons rendent plus nécessaires que jamais les valeurs sûres et les repères stables.Il est heureux que les projecteurs soient momentanément dirigés vers ces gens d'exception qui font de l'excellence le moteur quotidien de leur vie.L'excellence étant contagieuse, nous avons besoin de ces modèles dont le goût de la réussite et l'envie du dépassement nous inspirent individuellement et nous font progresser collectivement.L'excellence ne doit rien au hasard.Elle est plutôt le fruit du talent et de la passion, de l'effort et de la ténacité.Merci aux personnalités de La Presse/Radio-Canada de nous rappeler ces vérités.Alain Cousineau Président et chef de la direction Loto-Québec L'excellence contagieuse C'est toujours avec fierté que Rio Tinto Alcan s'associe au programme Excellence La Presse/Radio-Canada, qui célèbre chaque année des Québécoises et des Québécois exceptionnels.Véritables ambassadeurs de l'excellence, leur engagement au sein de la société rayonne et contribue à l'amélioration de la qualité de vie de tant de personnes! Rio Tinto Alcan et ses employés félicitent chaleureusement tous les lauréats 2007.Les personnalités de la semaine démontrent que l'excellence devrait être le fait de tout un chacun.Que ce soit dans les arts, les sports ou les affaires, tous forcent l'admiration par leurs superbes réalisations.Passion, détermination et profond engagement envers les causes qui leur tiennent à coeur sont quelques-unes des valeurs qui unissent nos employés aux lauréats.Ces valeurs, qui sont celles de Rio Tinto Alcan, leur permettent de contribuer au succès des communautés qui nous accueillent et se manifestent à travers un appui à plus de 200 organismes culturels, éducatifs et sociaux au Québec.Je salue les personnalités honorées cette année et les remercie chaleureusement de leur apport à notre communauté ! Elisabeth Vassallucci Vice-présidente, Communications Rio Tinto Alcan De vrais ambassadeurs Il y a maintenant 13 ans que la Banque Nationale est associée au programme Excellence La Presse/ Radio-Canada.Cette collaboration nous a permis de célébrer le succès, la passion et le dévouement de milliers de nos concitoyens qui ont excellé dans les domaines les plus variés.Et chaque fois, nous réitérons le même engagement : faire en sorte que l'excellence se propage et qu'elle soit le commun dénominateur de nos entreprises et de nos organisations, de nos collaborateurs et collaboratrices, de nos proches et surtout qu'elle nous inspire dans toutes les facettes de notre existence.Ainsi, encore cette année, nous sommes heureux de mett re en lumière la contribution de ces 52 personnalités qui, chacune à leur façon, participe à l'amélioration et à l'épanouissement de la société québécoise.Par leur détermination et leur travail acharné, ces hommes et ces femmes remarquables nous interpellent et nous incitent à donner le meilleur de nous-mêmes.Véritable source d'inspiration, ils nous permettent de vivre et de grandir dans l'innovation, et l'imagination.Bravo et félicitations à tous les lauréats qui sont honorés aujourd'hui.Louis Vachon Président et chef de la direction Banque Nationale du Canada Célébrer le succès EXCELLENCE / LA PERSONNALITÉ DE L'ANNÉE ANNE RICHER Il a entrepris, dit-il, en relisant l'histoire des 52 Personnalités de la semaine choisies par La Presse et Radio-Canada tout au cours de l'année 2007, «un périple dont le plaisir a été partagé avec les autres membres du jury ».Il ajoute même: «Les relire les unes après les autres laisse une impression étrange.» Celle d'une grande richesse d'imagination, d'innovation et de travail.Celle d'une fierté d'appartenir à cette communauté d'hommes et de femmes hors du commun.Pierre Moreau, président de l'Université du Québec, a mené les rencontres et discussions du jury pour le choix de la Personnalité de l'année.Le jury était une fois encore composé des leaders universitaires: Denis Brière, recteur de l'Université Laval, Michael Di Grappa, recteur provisoire de l'Université Concordia, Heather Munroe Blum, principale de l'Université Mc Gill, Luc Vinet, recteur de l'Université de Montréal.«Non, il n'y a pas eu de chicane», ditil en riant.Au contraire, les réflexions de chacun ont mené naturellement à un consensus.De beaux héros modernes Laissons le président du jury exprimer les raisons de ses choix.La Personnalité de l'année, Joé Juneau, jeune retraité du hockey professionnel, a séduit le jury pour «plein de choses », dit Pierre Moreau.Pour d'énormes qualités qui allient le respect des cultures, l'empathie, la conscience sociale, environnementale, pour son sens de la famille et son engagement.Dans la catégorie Affaires, administration et institutions, la juge Guylène Baugé, première femme de race noire à être nommée juge à la Cour supérieure du Québec, est une figure de proue.«Modèle vivant positif pour les femmes et la jeunesse», dit Pierre Moreau.Dans la catégorie Courage, humanisme et accomplissement personnel, Michèle Viau-Chagnon et Nicole Marcil-Gratton ont fait face à «la pire des lourdeurs émotionnelles, celle de la perte d'un enfant, une peine qui défie l'intelligence humaine».La mise sur pied d'une maison de soins palliatifs pour les enfants, Le Phare, est un exploit en soi.En Spor t s e t l o i s i r s , Joachim Alcine est un champion sur le ring et en dehor s.Pa r son exemple, i l montre la voie à suivre : ambition, discipline, détermination.Le rôle de champion chez les super mi-moyens de la WBA, n'est pas seulement un titre de gloire: pour lui, il s'agit aussi d'une responsabilité sociale.Dans la catégorie Sciences humaines, sciences pures et technologie, le président du jury est heureux que le choix se soit porté sur un professeur, «ces allumeurs de réverbères ».René Laprise, en tant que co-auteur du Rapport sur l'évolution du climat, a reçu, avec Al Gore, le prix Nobel de la Paix 2007.M.Laprise a consacré une grande part de sa vie à analyser les changements climatiques et à former de jeunes savants qui seront nos futurs leaders en cette matière.En Arts, lettres et spectacles, la cinéaste d'animation Torill Kove a touché le coeur des jurés avec son film The Danish Poet, qui a remporté un Oscar.«Attachante et déterminée, cette Québécoise d'origine norvégienne a trouvé sa voie dans un monde de création qui nous est tellement nécessaire.» Pierre Moreau ajoute qu'elle est un modèle, par sa ténacité, pour les créateurs en général.«Toutes ces personnes choisies seront au coeur des nouveaux défis du Québec pour les années à venir.» Pierre Moreau conclut en disant que ce n'est pas tant de l'espoir qu'il retire de ces forces vives, «mais de l'assurance.L'assurance de pouvoir faire face avec calme à ce que sera le futur».L'assurance des gagnants JEAN-FRANÇOIS BÉGIN J u n e a u a donné ses derniers coups de patin dans la LNH en 2004 e t, co m m e bien d'autres joueurs retraités, il a fini par revenir dans l'orbite de la planète hockey.Mais la trajectoire qu'il a empruntée n'est pas exactement la plus fréquentée.Et sa destination l'est encore moins.Depuis l'automne 2006, l'ancien attaquant du Canadien de Montréal consacre son temps et son énergie aux Inuits du Grand Nord québécois.Il a élaboré un programme qui se sert du hockey pour tenter de convaincre les jeunes des 14 communautés du Nunavik de rester à l'école.L'année dernière, Juneau a ainsi voyagé de village en village pour offrir des écoles de hockey dont le seul critère d'admissibilité était l'assiduité en classe.Il a formé des entraîneurs, rencontré les parents des joueurs, forgé des liens avec les écoles de la région.Et il a touché le coeur d'innombrables enfants et adolescents inuits, étonnés et flattés de voir une vedette du hockey professionnel s'intéresser à eux.Mais si ce passionné de chasse, de pêche et de plein air s'est vite senti chez lui dans la froide beauté de la toundra, il n'a pas mis de temps non plus à comprendre que pour bien faire son travail, il devrait s'y mettre à temps plein.Un peu comme il l'avait fait entre 2004 et 2006, dans son combat couronné de succès pour protéger de l'appétit des forestières la forêt du Triton, près de La Tuque.Après une année de navette entre le nord et le sud du Québec, il a donc décidé de faire le grand saut: il a signé un contrat de trois ans à titre de consultant récréatif des autorités locales et régionales.Et il a déménagé à Kuujjuaq avec sa compagne et leurs deux filles.«Souvent, quand je revenais du Nord, où j'avais été actif et où j'avais eu le sentiment de faire avancer les choses, j'avais l'impression qu'il me manquait quelque chose », confiait-il à La Presse en juillet, peu avant le départ de la famille pour Kuujjuaq.Dans une région où seulement un élève sur 10 termine son cours secondaire en cinq ans, la mission que Juneau s'est donnée n'a rien de facile.Mais sa stratégie produit déjà des résultats.Les jeunes Inuits se montrent disposés à bien travailler en classe, si c'est le prix à payer pour avoir le droit de jouer au hockey, un sport dont ils raffolent.«Cet automne, la première semaine, neuf jeunes sur les 182 garçons et filles inscrits au hockey à Kuujjuaq ont eu un rapport scolaire inacceptable, raconte Juneau.Je les ai rencontrés un par un.Depuis, on n'a jamais eu plus de quatre mauvais rapports par semaine.Les jeunes prennent vraiment ça à coeur.» Ce n'est pas d'hier que les études sont importantes pour Juneau, ni que cet anticonformiste s'amuse à sortir des sentiers battus: à la fin des années 80, plutôt que de passer par la filière traditionnelle du hockey junior majeur, il a joué dans le circuit collégial AAA.Il s'est ensuite exilé au Rensselaer Polytechnic Institute, dans l'État de New York, où il a obtenu un diplôme en génie aéronautique.Ce parcours atypique lui a permis de faire partie de l'équipe qui a remporté la médaille d'argent aux Jeux olympiques d'Albertville, en 1992.Et il ne l'a pas empêché de connaître une brillante carrière de 13 saisons dans la Ligue nationale de hockey.À 40 ans, Juneau pourrait aujourd'hui jouir tranquillement d'une retraite dorée dans sa belle maison du lac Sept-Îles, près de son Pont-Rouge natal, dans la région de Portneuf.Il a plutôt choisi l'action auprès d'une des populations les plus démunies au Québec, une communauté négligée aux prises avec de graves problèmes de décrochage, mais aussi de toxicomanie, de suicide et d'agressions sexuelles.L'initiative de Juneau ne désamorcera pas à elle seule la bombe à retardement qui menace d'éclater au nord du 55e parallèle.Mais il faut bien commencer quelque part.Et espérer, comme le fait Juneau, que son travail aidera à produire au Nunavik «une génération de jeunes qui aura accompli quelque chose de fort et aura de bonnes fondations».JOÉ JUNEAU U NE VI E H O R S D ES SE N T I E RS BA T T U S Pierre Moreau, président du jury.PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE Amenés à Montréal par Joé Juneau, de jeunes hockeyeurs inuits rencontrent un autre ancien joueur du Canadien, Brian Bellows, avant un match du Canadien. Nous félicitons chaleureusement tous les lauréats du programme Excellence La Presse / Radio-Canada.Passion, détermination, solides valeurs et profond engagement envers les causes qui leur tiennent à coeur sont les qualités qui caractérisent les personnalités de l'année, et leur permettent de contribuer à l'enrichissement de la communauté.Chez Rio Tinto Alcan, nous croyons que l'excellence est indissociable d'un ferme engagement envers la durabilité économique, environnementale et sociale des communautés qui nous accueillent.Nous en faisons notre priorité.Célébrer l'excellence 3535806A DAVE ST-PIERRE - LE 3 JUIN 2007 Dave St-Pierre est un artiste qui danse, qui invente, qui bouscule.Son spectacle qu'il a entièrement chorégraphiéetmonté, Unpeude tendressebordeldemerde, estune mosaïqued'humanitéoùles corps sont avant tout avides d'amour et departage.Il seposetoujours des questions sur la vie, les êtres, les événements.La danse est alors une forme d'exutoire des grandes préoccupations actuellesetdonne à réfléchir.Ce bouillonnement créatif n'est pas le moins du monde freiné par sa viei lle compagne, la fibrose kystique.S'il pousse à l'extrême les corps et lesthèmesqu'ildéveloppe, c'est que la vie pour lui a un sens infini.Alors pas question de tiédeur ni d'indifférence.Mais l'artiste restehumble.Il apprendtoujours, dit-il.Il est surtout ouvert aux autres, à ce public qui le porte aux nues.Ouvrir des voies, certes.Mais ne jamais laisser le train repartir, vide.Il a besoin de donner vérité, lucidité et espoir à ses frères humains dont il partage le destin.CLAUDE LEGAULT - LE 7 JANVIER 2007 Il lui a fallu de bons bras pour porter sans faillir les trois Gémeaux et le prix Jean- Besré, à l'issue du gala des prix Gémeaux en décembre 2006.Claude Legault venait de se faire confirmer, par ses pairs, son immense talent.La première statuette lui a été remise pour son rôle principal dans Minuit, le soir ; la deuxième pour son rôle secondaire dans Annie et ses hommes ; la troisième pour ses textes de Minuit, le soir, écrits en collaboration avec Pierre-Yves Bernard.Et par-dessus tout, pour les mêmes raisons, le prix Jean-Besré.Pris entre un crayon et un papier selon sa vision, il mène une vie hors du commun qui le fait beaucoup travailler.Jouer, écrire, sont des nécessités absolues, et l'artiste ne favorise pas l'un plus que l'autre.YVES SIMONEAU - LE 23 SEPTEMBRE 2007 Dix-sept mises en nomination au gala des Emmy Awards à Los Angeles est un exploit unique.Le téléfilm historique de Yves Simoneau, Bury My Heart at Wounded Knee, a finalement obtenu l'Oscar du meilleur téléfilm.Yves Simoneau est entré par la grande porte de la renommée du monde de la télévision américaine.Son téléfilm, tourné par la chaîne HBO, raconte les massacres de Sioux par l'armée des États-Unis à la fin du XIXe siècle.Ce succès ne donne pas au réalisateur l'envie de se reposer, bien au contraire : il peaufine des projets tout en rêvant de tourner un film au Québec, et à Québec tout particulièrement à cause du décor naturel qui a bercé son enfance.Son premier bonheur est de se trouver sur un plateau de tournage, avec une équipe choisie, et de donner libre cours à son imaginaire.PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE ANNE-SOPHIE DUTOIT - LE 9 SEPTEMBRE 2007 Elleadécidé leplusnaturellement du monde de se faire une place dans l'univers créatif certes, mais difficile, du cinéma.Anne- Sophie Dutoit s'est révélée particulièrement douée, malgré son jeune âge (elle n'avait que 16 ans), lorsque le jury lui a remis le prix de la meilleure jeune cinéasteau Festivalde Swanseaen Grande-Bretagne, avecson court métrage Marked.Son deuxième court métrage Kara's File a été présentédans le cadre du Festival du film Young Cuts de Montréal, aumoisd'aoûtdernier.Elle tourne actuellement à Los Angeles son premier long métrage inspiré de son dernier film, avec un budget de près d'un million de dollars ! PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE MICHEL BEAUDET - LE 4 NOVEMBRE 2007 Le père des Têtes à claques a une bonne tête, bien faite.Devant le succès des capsules présentées sur le Web, il n'est pas devenu suffisant.Et pourtant, 2,5 millions de visiteurs uniques, ce n'est pas rien! Et ce n'est pas fini, puisque l'intérêt se maintient.Fortune et gloire en quelques mois, un succès inespéré, inexpliqué, des personnages sortis tout droit de lui-même, attachants et pourtant absurdes.Pour Michel Beaudet, il est important de rester lucide et organisé.Raoul ou les grenouilles sont devenus les rois sur l'internet.Les adultes et les enfants ne se privent pas d'apprendre par coeur les capsules pour faire rire leur entourage.Le concepteur s'en réjouit, car il peut développer son entreprise qui s'enrichit d'une équipe brillante de jeunes créateurs passionnés.La tête de Michel Beaudet bouillonne d'idées, de projets.On peut s'attendre à d'autres surprises.PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE PHILIPPE FALARDEAU - LE 25 FÉVRIER 2007 PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE PHOTO BERNARD BRAULT.LA PRESSE JEAN-PIERRE FERLAND - LE 21 JANVIER 2007 Le spectacle d'adieu de Jean-Pierre Ferland était plus qu'un adieu, plus qu'unspectacle.Il s'agissait en véritéd'une déclarationd'amour et de fidélité de plusieurs générations de fans qui n'ont jamais cessé de fredonner ses chansons.À 73 ans, Jean-Pierre Ferland, qui a connu une alerte cardiaque, a choisi de vivre sur un autre tempo.Rien de ce qu'il a écrit ou chanté ne tombera dans l'oubli, car il est l'un de nos chansonniers et poètes les plus prolifiques et les plus.mélodieux.Ses textes ont su toucher par leur vérité.Et lamusique a contribué à ce qu'on ne les oublie pas.Il vit dans ses terres, retiré d'une certaine vie publique.Il a pris du recul face à la scène, face au stress des prestations épuisantes.On doit aussi se rappelerqu'ilaétéanimateur, scripteur et comédien.Qui sait si par hasard, au détour d'une promenade dans les bois, on ne le verrapas sur un cheval ou en compagnie d'un chien ?En train d'imaginer une chanson! LETTRES ET SPECTACLES RTS A PHOTOMONTAGES LA PRESSE TORILL KOVE\u2014LE 11 MARS 2007 PHOTO CHRIS PIZZELLO, REUTERS Le personnage de Kasper dans son film d'animation The Danish Poet semble sorti tout droit d'un conte de l'écrivain danois Hans Christian Andersen.Torill Kove, la réalisatrice de ce court métrage d'une durée de 14 minutes, est elle-même d'origine norvégienne.Elle a trempé dans la culture scandinave qui donne à l'art de ces pays une dimension à la fois poétique et grandiose.Le film réalisé par l'Office national du film du Canadaaséduit le jurydes Oscars et on luiadécerné la statuette du meilleur court métrage d'animation.L'histoire créée par Torill Kove est narrée par l'actrice Liv Ullman.C'est un petit quart d'heure de pur ravissement dans lequel Kaspar entraîne le spectateur dans les aventures de sa vie truffée de coïncidences.Les dessins sont attendrissants et servent de canevas aux grandes questions philosophiques qui de temps à autre nous obsèdent sans qu'on trouve de réponses.La réalisatrice ne cache pas que cette idée vient de sa vie, de ses expériences.Elle interroge son propre destin : quitter la Norvège, venir s'installer au Canada; qui sait si, sans cette trajectoire, un talent vif ne serait pas resté enfermé dans un coffre à sortilèges?Mais voilà que l'idée même de l'exil la porte vers de nouvelles réalisations à venir.Des millions de personnes dans le monde s'expatrient.Comment vivre en tournant la page avecunfil attachéàlapatte?Torill Kove inventera sans douteunnouveaupersonnage qui nouspermettra d'y réfléchir.Congorama : avec ce film, c'est la consécration.Philippe Falardeauaremportépasmoinsdecinq prix Jutra.Meilleur film, meilleure réalisation, meilleur scénarionotamment.Pour uncinéaste d'àpeine40ans, cettebrasséederécompenses tombe à point car il mijote tout plein d'autres idées.Il aurait pu devenir autre chose dans la vie quecinéaste, ses talentsne font pas défaut.Mais le cinéma, la belle aventure de raconter des histoires en images, l'a pris au piège.Il est sorti victorieux, en 1992-1993, de la fameuse pour ne pas dire mythique Course destination monde diffusée alors à Radio-Canada.Ce fut pour lui le commencement.Il a franchi les autres étapes avec brio jusqu'à nous donner, en l'an 2000, un premier long métrage : La moitié gauche du frigo.Il ne se repose pas sur ses lauriers.Désormais, il veut mener à bien tous ses projets pour continuer de nous enchanter.LAURÉATE DE LA CATÉGORIE PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE EXCELLENCE EXCELLENCE LOUISE SICURO - LE 14 OCTOBRE 2007 Une idée n'est jamais trop audacieuse pour Louise Sicuroqui proposait, en 1996, la mise en place des Journées de la culture afin de démystifier l'art, d'en permettre l'accès sous toutes ses formes au commun des mortels.Le projet est né officiellement en 1997.Du 28 au 30 septembre dernier, les Journées de la culture ont permis à 350 000 Québécois de participer à plus de 2500 activités culturelles, dansquelque 180 villes et municipalités.Et ce, gratuitement.Cette activité rassembleuse permet aux timides de franchir les portes d'unmusée, d'une salle deconcert, de jouer les voyeursàunerépétitionthéâtrale.Pour Louise Sicuro, si l'art joue un grand rôle dans notre économie, il permet d'abord d'enrichir l'expérience humaine personnelle et collective.Cette idée a fait boule de neige et, devant une si belle réussite, d'autres pays emboîtent le pas.PHOTO ARMAND TROTTIER, LAPRESSE BERNARD ARSENAULT - LE 16 SEPTEMBRE 2007 Montréal avait connu ses heures de gloire avec sonmarathon suivi par une foule fidèle de milliers de coureurs venus de tous les coins du monde.C'était après les Jeux olympiques de 1976.Bernard Arsenaultadécidédereprendre le flambeau en créant et organisant un événement qui, depuis trois ans, connaît un énorme succès : le Marathon Oasis de Montréal.Cette année, l'ambiance était marquéepar laprésenced'enfants tout petits, de futures mamans, d'adolescents, d'hommes et de femmes de tous âges.Plaisir, santé, bien-être étaient au rendez-vous de cette course où la participation prenait le pas sur la performance.Ex-professeur d'éducation physique, homme dévouéàcréer dubonheur autour de lui, Bernard Arsenaultpoursuit d'autres rêves : notamment auprès de la population des 50 ans et plus.PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE ALAIN LEMAIRE - LE 22 AVRIL 2007 Les plus petits gestes quotidiens individuels ont un impact à long terme sur notre environnement.Si la récupération se fait sur une plus grande échelle par une entreprise responsable, tous les espoirs de guérison de la planète sont permis.L'entreprise québécoise Cascades recycle plus de 2 millions de tonnes de papier et de carton par année, ce qui permet d'épargner 34 millions d'arbres.Alain Lemaire, président et directeur général de la compagnie Cascades, a de plus lancé un Programme de reconnaissance de citoyens québécois engagés dans l'environnement.Le gagnant reçoit le cadeauvivantd'unarbre plantéenson honneur.Cascades estune entreprise qui a des ramifications internationales et qui emploie aujourd'hui plus de 14 000 personnes.Les progrès de l'entreprise sont liés directement au talent de gestionnaire des frères Lemaire, qui y ont laissé leurs marques à tour de rôle.Alain Lemaire souhaite que l'entreprise donne l'exemple aux autres usines partout en Amérique.LAURENCE EMERIT ET CLAUDE HEUZÉ - LE 6 MAI 2007 Si vous vous servez d'un écolo-sac, vous évitez ainsi que des centaines de sacs de plastique se retrouvent dans la nature et prennent 400 ans à disparaître.C'est un geste simple qu'encouragent les deux fondateurs de Criteria, Laurence Emerit et Claude Heuzé.Cesac recyclable faitdepolyéthylène haute dens ité est un outi l de sensibilisation et d'éducation de ces deux passionnés d'environnement et de développement durable.S'il y a près d'un demi-million de ces sacs actuellement en circulation, l'action de Criteriadépasse largement l'objet, notamment en création d'emplois : entre 50et70personnes travaillent ausein des ateliers situés en province afin de revitaliser les régions.Déjà, la chaîne d'alimentation IGA offre ce sac aux clients, tout comme le Jardin botanique, la Fédération des Caisses Desjardins et plusieurs autres, qui font leur effort en vue de donner à notre Terre un souffle nouveau.Il coûte 5$.On peut le personnaliser.Lesac devient dès lors un porte-drapeau en plus de faire un beau geste.PHOTO ROCKET LAVOIE, LE QUOTIDIEN PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE ADMINISTRATION ET INSTITUTIONS FFAIRES A PHOTOMONTAGES LA PRESSE GUYLÈNE BEAUGÉ\u2014 LE 15 AVRIL 2007 Le travail, la détermination, le talent n'ont pas de couleur.Guylène Beaugé a été nommée juge à la Cour supérieure du Québec cette année, devenant ainsi la première personne de race noire à occuper ce poste.Née au Québec, elle porte en elle l'histoire de ses parents immigrés d'Haïti en 1961.Un long voyage qui devait conduire la famille Beaugé, un couple et ses trois filles, à changer le cours de la vie de sesmembres.Le départ prématuré du père, décédé à 45 ans, devait resserrer le clan des femmes autour du «roc» qu'est la mère.C'est dans cette difficile réalité que prennent forme les rêves et les ambitions de la jeune Guylène.Dans la famille, les études sont privilégiées.Elle commence la pratique du droit alors qu'elle n'a que 22 ans! Ce sérieux, cette discipline n'empêchent pas Guylène Beaugé d'être une femme à part entière, joyeuse et spontanée.Poète à ses heures, la nouvelle juge est dotée aussi d'un esprit pragmatique, et elle choisit dès le départ de se spécialiser en droit du travail et administratif.Sa personnalité équilibrée est un élément quiajoué incontestablement dans le choixdes décideurs.Elle est consciente malgré elle du symbole qu'elle représente auprès des jeunes et des femmes, et les encourage à poursuivre leurs études.Son travail de jugeluipermetdésormaisdeservir lajusticecommeelle l'a toujours perçue; ses nombreuses qualités humaines vont certainement apporterbeaucoupàlamagistrature québécoise.LAURÉATE DE LA CATÉGORIE PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE EXCELLENCE RENÉ ROZON - LE 18 MARS 2007 Il a maintenu bon an mal an, pendant 25 ans, une idée rassembleuse.«Voyage enchanteur», selon les termes mêmes de René Rozon, le Festival international du film sur l'art de Montréal a comblé un public averti, amateur d'art et cinéphile.Le Festival a donné à Montréal une autre importante visibilité mondiale : 300 films sélectionnés venant de plus de 30 pays ont attiré 35 000 visiteurs.Les films choisis jouent un rôle pédagogique qui sous-tend toute l'action de son directeur, résolument visionnaire.Peinture, sculpture, architecture, danse, musique, littérature, design demode, cinéma, théâtre etmême gastronomie, forment le menu considérable de ce Festival connu aux quatre coins du monde.Le FIFA est désormais un incontournable pour qui cherche à peaufiner sa culture, par l'un des moyens les plus agréables qui soient : le cinéma.Grâce à ce Festival, beaucoup d'artistes de talent ont pu émerger de l'ombre et redonner au public son enthousiasme devant le génie créateur.PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE DIANA PARADA - LE 11 FÉVRIER 2007 Les femmes de la Colombie ont une manière chaleureuse, pratique et confortable de porter leur bébé.Elles se servent d'un large pan de tissu noué sur leurs épaules, équilibrant ainsi le poids de l'enfant, et lui donnant le sentiment d'être lové dans un nid douillet.Diana Parada, originaire de ce pays, en a fait plus qu'une affaire : une philosophie axée sur latendresse.Maman Kangourou, l'entreprise qu'elle a fondée à Gatineau, son milieu de vie, connaît un succès populaire immense qui dépasse les frontières du Québec.Les bébés, qu' ils soient d' ici ou d'ailleurs, deviennent sans le vouloir le trait d'union de cultures et de communication.Voilà un commerce équitable, profitable, nécessaire, qui crée des emplois et facilite l' intégration des immigrantes.Pour les jeunes mèresd'ici, cettedécouverted'un porte-bébé qui leur laisse leur liberté de mouvement tout en profitant à l'enfant est devenue une mode.JULIE LA ROCHELLE - LE 20 MAI 2007 De toutes ces bonnes choses que la nature nous offre à déguster, plusieurs peuvent représenter un danger mortel pour certaines personnes et sont un véritable handicap, notamment pour les enfants.Devant les allergies qui privaient son fils de douceurs et de gâteries, Julie La Rochelle, la comédienne, a décidé de devenir entrepreneure en douceurs inoffensives.Son entreprise Les Aliments Ange-Gardienconstitue une véritable consolation pour tous ceux qui ne peuventmanger ni noix, ni arachides, ni oeufs, ni lait.Mais ce n'est pas non plus en les privant de saveur et d'esthétisme, bien au contraire.Ses gâteaux, biscuits, muffins et autres regorgent de fantaisies et d'imagination.Si bons et si beaux que tout le monde veut en manger ! Mettre en sourdine une belle carrière de comédienne pour se consacrer à un grand élan d'amourenverssonfils et ceux - ils sont 3 au Québec - qui souffrent d'allergies alimentaires mérite un Oscar.PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE STEPHEN JARISLOWSKY - LE 1er JUILLET 2007 Il a fondé en 1955 ce qui est devenu l'une des grandes sociétés de gestion de fonds au Canada : Jarislowsky Fraser Limitée.Il aurait pu, avec son immense fortune, se reposer sur ses lauriers.Mais ce serait sous-estimer l'homme, Stephen Jarislowsky, qui à 80 ans et des poussières, réussit à maintenir un tempo de travail et de créativité exceptionnels.Le Conseil du patronat du Québec remettait le printemps dernier le Prix Carrière 2007 à un personnage qui a déjà un nombre considérable de reconnaissances publiques.Il est connu en particulier pour son franc-parler, son esprit libre et samanière à lui de défendre l'intégrité et l'éthique enmatière de finance.Devenir riche certes, mais pas à n'importe quel prix! Il n'est pas avare de conseils, ni de mises en garde.À l'entendre, un bon intellect et un esprit ouvert, la réflexion, la discipline, sont les vertus qui favorisent la réussite en affaires.Mais le multimilliardaire polyglotte rappelle aussi qu'il faut de l'équilibre en tout et que la consommation à outrance n'est pas la meilleure des choses.PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE JEAN-FRANÇOIS PRONOVOST - LE 29 JUILLET 2007 Selon lui, pédaler rend heureux.Jean-François Pronovost expérimentechaque jour cebonheurdepuis ses jeunes années, et il n'a de cesse de partager sa passion avec le plus grand nombre.Il a consacré une grande part de son énergie à mettre de l'avant une idée audacieuse : doter le Québec de la plus longue route verte cyclable d'Amérique: 4 300 kilomètres, sillonnant plus de320municipalités, dans 16régions.Le directeur général de Vélo Québec Association, à la têtedupeloton, encouragelesfousduvéloàemprunter l'un ou l'autre des sentiers de la grande aventure qui les mènera de Montréal en Abitibi en passant par l'Estrie ou les Laurentides.Peu importe l'itinéraire choisi, le Québec cyclable offre aux athlètes, aux promeneurs rêveurs, aux familles, aux jeunes et aux vieux la promesse de découvertes uniques sur le plan des paysages, mais aussi des rencontres fabuleuses avec les Québécois de tous horizons.PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE MICHAEL RICHARDS - LE 2 DÉCEMBRE 2007 Legolfpermetàcertaines personnes d'exprimer des talents autres que le sport lui-même, notamment le sens de l'organisation et le leadership.Michael Richards fait partie de ceux qui, en2007, ont investi leur volonté et leur savoir-faire pour mener à bien un projet ambitieux.La Coupe des Présidents, quiaréunià Montréal les meilleurs golfeurs aumonde, notamment Tiger Woods et Mike Weir, a permis d'enchanter des millions de téléspectateurs golfeurs dans le monde, a amené des retombées économiques pour Montréal de 65 millions de dollars et a redonné aux organismes et fondations de jolies sommes d'argent.L'avocat Michael Richards, «chef d'orchestre» de la Coupe, a consacré cinq années de son temps, entouré d'une armée de bénévoles, à organiser cet événement d'envergure internationale, la plus prestigieuse compétition dans l'histoire du golf au Canada.FRANCIS MILLIEN- LE 22 JUILLET 2007 En un peu plus de 30 ans, le soccer au Québec a connu une véritable éclosion.Ce sont des passionnés comme Francis Millien qui ont réussi le tour de force de convaincre les jeunes à découvrir ce qui, en Europe particulièrement, faisait vibrer les foules des stades.C'est au Stade olympique à Montréal qu'ont eu lieu, l'été dernier, les matchs de la Coupe du monde U-20 de la FIFA 2007.Et c'est un homme, Francis Millien, qui, bénévolement pendant une année entière, a réussi le tour de force de mettre ensemble tous les éléments d'un extraordinaire succès.Record d'assistance : près de 350 000 personnes ont assisté aux neuf matchs.Succès d'organisation aussi, de retombées économiques.Événement à la fois sportif et convivial, le soccer a fait davantage que tous les beaux discours pour mettre ensemble des personnes de races di f férentes, por tant fièrement leur drapeau, mêlant leurs voix à celles des Québécois, des Montréalais, pour réserver aux jeunes footballeurs un accueil digne et sans bavures.PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE MARC ET TRACY BIBEAU - LE 7 OCTOBRE 2007 JOHN PORTER- LE 24 JUIN 2007 Le Musée national des Beaux-Arts du Québec, à Québec, est une institution dont tous les Québécois peuvent s'enorgueillir, grâce à la déterminationet audévouement d'unhommequi en a tenu les rênes pendant 14 ans.John Porter a eu de la vision et de l'ambition pour son Musée en initiant des expositions fabuleuses qui ont attiré des foules records.Rodin à Québec, notamment, avec2 visiteurs! Etpuis plus récemment Botero, une exposition vue par plus de 125 000 personnes.Des collections du Louvre à Québec pour le 400e anniversaire, voilà un autre exploit digne de mention.John Porter, qui a pris charge de la Fondation du Musée afin de voir au projet d'agrandissement évaluéàplus de90millions, est unhommesageet savant, jovial et sans prétention, et pourtant l'une dessommités enmatière d'art au Québec.Mais c'est aussi un administrateur hors pair.Toutes ces qualités ont été mises au service des artistes et de leurs oeuvres.C'est leur empathie pour les enfants malades qui a conduit le couple Marc et Tracy Bibeau à organiser «Légendes du golf pour les enfants» au Club de golf Laval-sur-le-Lacaumoisd'octobre dernier, aulendemainde lacélèbre Coupe des Présidents.Sensible aux messages de courage et de force que les enfants malades livrent à leurs proches et à la communauté toute entière, le couple, en compagnie de ses amis Jack et Barbara Nicklaus, ont pu amasser plus de2 561 000$pour Leucan et la Nicklaus Children's Health Care Foundation: ce résultat a dépassé leurs espérances.Plusieurs personnalités artistiques, politiquesetdumondedes affaires ont prêté leur concours.Lecouple Bibeau témoigne de son admirationpour les enfantsqui souffrent, dont le message principal est que dans la vie, il vaut mieux se préoccuper de l'essentiel.PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE Quand la force du feu réunit les artistes verriers et ceux de la Collection Loto-Québec fusion 25 ANS Du mercredi au vendredi, de 11 h à 18h, samedi et dimanche, de 12 h à 17 h 500, rue Sherbrooke Ouest, Montréal, Métro Mc Gill, 514 499-5087 lotoquebec.com Tanya Lyons, Denied Exposition du 6 février au 23 mars 2008 Entrée libre UN RENDEZ-VOUS AVEC L'EXCELLENCE Avec son espace dédié à l'exposition et à l'animation, Loto-Québec est fière de soutenir la création québécoise.3535808A EXCELLENCE ET LOISIRS PORTS S PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE PHOTOPATRICK SANFAÇON, LA PRESSE KALYNA ROBERGE ET OLIVIER JEAN - LE 17 DÉCEMBRE 2006 Des heures d'entraînement intensif.Une vie consacrée à leur sport : une sorte de religion absolue .Pour deveni r des champions, Kalyna Roberge et Olivier Jean savent mieux que quiconque la valeur de l 'engagement.Ils ont gagné chacun une médaille d'or pour le Canada le 10 décembre 2006, au classement cumulatif des épreuves du 500 mètres de la Coupe du monde.Accélération et vitesse de pointe atteignant jusqu'à 50 km/h, des patins à la lame allongée qui leur donnent des ailes, et les deux jeunes athlètes vivent chaque fois la même exaltation.La victoire est au bout d'une piste courte qui demande une stratégie et une technique irréprochables.Le podium est leur récompensepour avoir vaincu les obstacles.ÉRIK GUAY- LE 4 MARS 2007 Il est devenu, à 25 ans, le premier skieur québécois à remporter la Coupe du monde de ski alpin.Sur la plus hautemarche du podiumà l'issue de la 2e descentede Garmisch-Parten Kirchen, en Allemagne, ilasavouréunevictoire personnelle et historiqueencompagnie d'athlètes skieurs qu'il admire.Érik Guay est aussi devenu le premier skieur de l'équipe canadienne masculine à remporter une telle victoire depuis 13 ans.L'athlète du Mont-Tremblant pratique un entraînement intensif depuis l'âge de 15 ans.C'est en quelque sorte l'aboutissement méritéd'une longuesuited'efforts.Il n'enparle pasen ces termes, car pour lui skier est d'abord et avant tout un plaisir.Vainqueur de la «discipline reine», la plus ancienne discipline sportive de ski alpin, l'athlète entend bien récidiver en termes de victoires, mais restemodesteet réaliste.Il insiste pour dire que la plus belle chose au monde est le plaisir d'être sur des skis.PHOTO TIMM SCHAMBERGER, AFP FRANCIS DESJARDINS - LE 26 AOÛT 2007 Francis Desjardins avait à peine 16 ans lorsqu'il a remporté cette année les honneurs dans la catégorie Jeunes, aux Championnats du monde de Scrabble francophone, ce qui le place dans le top 10 au classement québécois des compétiteurs, qui ont parfoisplus de 20 ans d'expérience de mots et de stratégies.Francis Desjardins a accédé à cette réussite en sacrifiant beaucoup de ses activités d'adolescent.Il a travaillé sa mémoire, sa stratégie, sa concentration.Entre les études et le Scrabble, le jeune hommeperçoit la vie comme une longue route de discipline et de ténacité.PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE LUCIAN BUTE- LE 28 OCTOBRE 2007 Devant plus de 1,12million de téléspectateurs et dans une salle pleine à craquer du Centre Bell, le boxeur Lucian Bute a cogné fort.C'est au 11e round qu'il a mis K.-O.son adversaire et est devenu champion du monde dans la catégorie des super-moyens.Le boxeur de 27 ans, porté par la volonté de gagner et l'enthousiasme de ses partisans, a asséné triomphalement son coup de grâce: sa gauche.Depuis ce fameux 19 octobre dernier, Lucian Bute, boxeur d'origine roumaine, est devenu Québécois par le coeur.Il vit parmi nous depuis que le groupe Interbox l'a fait venir ici, en sachant que ce grand athlète pouvait vaincre ses adversaires et remporter de belles victoires.Le «tombeur» est devenu la coq u e l u c h e des amateurs de boxe, car en plus de son talent, il a eu l'intelligence d'apprendre notre langue et de se montrer modeste et généreux.PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE KARINE SERGERIE - LE 27 MAI 2007 Première médaillée d'or dans l'histoire canadienne du taekwondo aux Championnats du monde, qui se sont tenus à Pékin au mois demai dernier, Karine Sergerie n'a pourtant rien d'une guerrière.Au début de la vingtaine, cette athlète remarquable a consacré la majeure partie de sa vie à ce sport de combat qui exige une grande discipline et beaucoup de ténacité.Les victoires devaient être au rendezvous.Dans la catégorie poids plume, elle fait le poids ! Elle impressionne par son calme et l'espèce d'aura qui la caractérise.Depuis qu'elle est toute petite, l 'effort pour accompli r quelque chose de grand ne lui fait pas peur.Cela fait partie de son tempérament et en même temps, elle n'a pasménagé les efforts.Le sport est pour elle une école de vie qui lui donne de multiples leçons et la fait grandir.Elle est un modèle.PHOTO ENRIQUE MARCARIAN, REUTERS RUSSELL MARTIN - LE 8 JUILLET 2007 Russell Martin est devenu le premier Québécois, en juillet dernier, à être élu au vote populaire avec une forte majorité comme receveur partant au match des Étoiles de la ligue de baseballmajeur.À24ans, le receveur étoile des Dodgers de Los Angeles est devenu une grande vedette de ce sport.Il a réalisé un rêve d'enfant avec opiniâtreté et force de caractère.En dépit des témoignages de félicitations qui sont venus de partout, le jeune athlète a conservé la tête froide et privilégie, dans tous les moments de sa vie, le travail.Il se donne à son équipe, ne se laisse pas envahir par la certitude d'être le meilleur.Bien qu'il se détache du peloton des joueurs par son talent, ses coéquipiers, ses fans et ses patrons assurent que ce qu'il obtient comme résultat dans son sport est la suite logique d'une grande détermination.L'énergie dont il fait preuve lui confèreaussi un rôle de leader.Ses qualités, il les doit en partie à ses parents, à qui il rend hommage chaque fois qu'il en a l'occasion.PHOTO AL BEHRMAN, AP JÉRÉMY DUCHESNE - LE 13 MAI 2007 Ils ont perdu en finale, mais avec tous les honneurs de la guerre.L'équipe de hockey de la Ligue de hockey junior majeure du Québec, les Foreurs de Val-d'Or, avait un gardien de but résolu et courageux.Jérémy Duchesne a démontréqu'il n'estpasseulement un grand athlète, mais aussi une personne admirable.Il terminait ainsi sa saison junior, tournant à la fois cette page de sa carrière et une autre plus importante de sa vie.À quelques semaines de la série, Gaétan Duchesne, son père, ex-hockeyeur, décédait subitementàl'âgede44ans.Pour Jérémy, pourqui cet hommeétait un héros, il a fallu plonger dans ses ressources pour faire faceàce coup du sort sans laisser tomber son équipe et ses partisans.PHOTO PAUL BRINDAMOUR, COLLABORATION SPÉCIALE PHOTOMONTAGES LA PRESSE JOACHIM ALCINE\u2014 LE 15 JUILLET 2007 Joachim Alcine est devenu une star instantanée en raflant le titre de champion chez les super mi-moyens de laWBAàl'Americain Travis Simmsau Connecticut, l'été dernier.Il était le neuvième Québécois à parvenir au sommet de la boxe mais surtout, le premier Haïtien à s'emparer de la ceinture.Son ambition était comblée: pavoiser à la fois pour Haïti et le Québec, sa terre d'adoption.Et montrer à tous que les sacrifices consentis durant près d'une vingtaine d'années ont porté leurs fruits.Il a en effet commencé à boxer à 12 ans et est monté sur le ring pour la première fois à 17 ans.Une passion qui a été soudaine et lui a servi d'exutoire alorsqu'il devait affronter les taquineries de ses camarades de classe et apprendre à surmonter sa colère.Il ne parlait pas français à son arrivée avec sa famille, sa mère et quatre frères et soeurs, en 1985.À 9 ans, le jeune garçon ne parlait que le créole.Ti-Joa a appris à dire «Arrête!», premier rempart contre la cruauté.À 32 ans, le gaillard de six pieds poursuit un idéal, celui de réussir, mais sans compromis.Il est resté lui-même malgré le succès, et il maintient vivant son principe fondamental: s'occuper de sa femme et de ses trois filles.S'il aime bien les caméras et quelques momentsdegloirebienmérités, sadisciplinenesemble pasensouffrir : pas decigarette, pasd'alcool.C'estune partie du prix à payer.Le message qu'il transmet aux jeunes, notamment ceux d'origine haïtienne, en est un d'espoir : la réussite est au bout d'une longue route d'efforts.Il souhaite parler aux jeunes le plus souvent possible et devenir une sorte d'ambassadeur.LAURÉAT DE LA CATÉGORIE EXCELLENCE HUMANISME ET ACCOMPLISSEMENT PERSONNEL OURAGE C ANDRÉ ARCHAMBAULT - LE 21 OCTOBRE 2007 En 1980 naissait à Montréal l'Auberge communautaire du Sud-Ouest.Depuis ce jour, des milliers de jeunes entre 18 et 29 ans ont pu être hébergés, recevoirde l'attention.Pour André Archambault, qui estàl'origine du projet, entouré de vaillantes équipes au fil des ans, il n'y a rien de plus affligeant que de vivre sans racines, ni réseau, d'être abandonné dans une société indifférente.C'est pour agir sur ce malheur que l'Auberge est née et a survécu bon an mal an, pour rassembler des êtres humains solitaires, devenus par la bonne volonté et le courage, solidaires.Aujourd'hui, il existe un Regroupement des Auberges du Coeur.Loin de se satisfaire de ces réalisations importantes, André Archambault se préoccupe aussi detrouver un logement décent etuntravail en conséquenceàces jeunes.L'espoir enfin.Un baume sur une vie écorchée.PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE LOUIS GARNEAU - LE 14 JANVIER 2007 Cette année fut celle d'un bilan.Celle de nombreuses réussites qui l'ont fait monter, comme athlète cycliste d'abord, sur de prestigieux podiums entre 1972et 1984; celle nonmoins spectaculaire de l'entrepreneur depuis 1983 des Vêtements Louis Garneau.Les nouvelles idées affluent, les implications sociales se multiplient.Tout cela pendant que la famille grandit, que le retour à la créativité pure se fait de plus en plus pressante.Louis Garneau estparmi lesmodèlesquébécois les plusmultiples, lesplus complets.Sports, affaires, engagement.Tout cela avec le souci constant de ne rien renier de ses racines ni de ses valeurs les plus profondes.Cet aventureux rigoureux, ambitieux, à peine au début de la cinquantaine est doté d'une formidable énergie dont il veut faire profiter ceux qui l'entourent et les Québécois en général, à qui il doit une grande partie de sa réussite.Plus de 33 pays dans le monde portent sa griffe.On peut en être fiers ! PHOTO LE SOLEIL MÉLODY BENHAMOU - LE 18 FÉVRIER 2007 Melody Benhamou est le modèle même de l'énergie de la jeunesse.À 24 ans, son horaire journalier comprend des activités nombreuses et éclectiques, dont chacune demandede lacompétence, voirede l'entraînement.Athlète accomplie, joueuse de centre au sein de l'équipe féminine des Carabins de l'Université de Montréal, étudiante en gestion, fondatriced'uneentreprise: Idolem, une boutique spécialisée dans les vêtements de sport et d'entraînement.Originaire de la Guadeloupe, elle est au Québec depuis à peine 10 ans et voilà qu'elle y a fait sa niche en un rien de temps.Les projets nemanquent pas : monter un réseau de franchises et les administrer, poursuivre sesétudes.L'undes objectifs de cette hyperactive est de pouvoir un jour faire venir sesparents au Québec; sonpèreatoujours vouluvenir s'yétablir.Passionnée?C'est uneuphémisme.Elle pourrait gagner toutes les guerres.PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE BRIGITTE CARDINAL ET JEAN-LOUIS LANGEVIN - LE 19 AOÛT 2007 La présence d'algues bleues dans nos lacs a permis aux citoyens de toutes les régions de prendre conscience de la fragilité de notre écosystème.C'est le cas notamment des riverains du lac Selby à Dunham, en Montérégie, qui ont proposé des actions de sensibilisation afin de freiner la prolifération des cyanobactéries qui envahissent leur lac.Brigitte Cardinal et Jean-Louis Langevin ont donc organisé une course de petites embarcations non pol luantes.Cet te ac t ivi té rassembleuse et joyeuse a permis d'amasser au-delà de 5 000$ pour que l'Association pour la protectionde l'environnement du lac Selbypuisse s'offrir lesconseils d'une équipe de spécialistes.Le couple engagé souhaite que cette initiative soit suivie partout où il y a des cours d'eau.Ce serait l'assurance d'un meilleur héritage à laisser aux générations futures.JONATHAN PEDNEAULT - LE 29 AVRIL 2007 Les génocides frappent l'imaginaire.Notre civilisation a encore des zones grises honteuses.Un jeune homme de 17 ans a choisi de consacrer son énergie, son temps, et sans doute son avenir à tenter de prévenir et d'éradiquer toutes sources de conflit pouvant mener à une destruction humainemassive.Unfilm:Hôtel Rwandaaété ledéclencheur chez Jonathan Pedneault d'une action qui ne cesse de grandir.Un travail de recherche à son école secondaire Jacques-Rousseau a mené, avec l'appui d'autres élèves et professeurs, à la création de SOPRÉGÉ (Société de prévention du génocide).Pour cette action remarquable, l'élève a reçu la Bourse du Millénaire à Ottawa au montant de 20 000$ destiné à la poursuite de ses études.PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE AÏDA KAMAR - LE 10 JUIN 2007 Aïda Kamarnes'est pas contentée de venir au Québec pour vivre sa vie et celle de sa famille en vase clos.En peu de temps, elle a saisi l'âme des Québécois et a choisi d'en épouser les luttes et les espoirs tout en apportant dans son bagage un peu de son Liban natal.Des éléments qui ne sont pas incompatibles et peuvent apporter aucontraire une énergie, une richesse nouvelle à partager entre tous.D'abord choisir de devenir Québécois implique des responsabilités.À l'inverse, choisir de recevoir ceux d'ailleurs, c'est reconnaître leur apport.Alors, Aïda Kamar a mis sur pied l'organisme Vision Diversité, dans le but de réunir tout ce monde, d'ici et d'ailleurs, d'encourager des projets concrets communs qui serviront la communauté toute entière.Elle souhaite aussi clarifier les rapports des uns et des autresau-delàdecequ'elle appelle la « caricature» des incidents : hijab, burka, kirpan.Que chacun plonge ses racines dans le terreau québécois et contribue à faire grandir la nation.PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE MARCHEURS CONTRE LE CANCER DU SEIN - LE 2 SEPTEMBRE 2007 Unemarche de60kilomètres, çause les souliers, mais tous ces pasexécutés par des milliers d'hommes et de femmes ont pour but d'amasser des fonds qui servent à la recherche sur le cancer du sein.Le week-end pour vaincre le cancer du sein a été initié par l'Hôpital général juif et en était cette année à satroisièmeédition.Jusqu'àmaintenant, pasàpas, lesmarcheurs ont récolté près de 25 millions, argent qui fera grandir l'espoir de la découverte rapide d'untraitement.Cetype decancer est tellement fréquent quetout lemonde connaît deprèsoude loinune personne qui enest atteinte.Lamarche est en même temps un outil de sensibilisation extraordinaire, vivant, un message qui doit être martelé comme les pas sur la chaussée: le dépistage précoce annonce un pronostic plus encourageant.PHOTO RYAN BLAU, PBL PHOTOGRAPHY PHOTOMONTAGES LA PRESSE JEAN BEAULIEU - LE 8 AVRIL 2007 Rallumer l'espoir par l'action créative, voilà la mission de Jean Beaulieu.Peintre, artiste verrier, il a fondé les Ateliers Art-Go, une initiative qui vise à sortir de la rue des jeunes de 18 à 35 ans, garçons et filles, qui n'ont pas d'autre horizon que l'itinérance et la solitude.C'est à Trois-Rivières que tout a commencé.Depuis plus de quatre ans maintenant, au moins une quinzaine de jeunes participent à la création d'oeuvres durables et d'envergure.Vitrail Québec 2008 va permettre de créer et réaliser 15 vitraux représentant les grands personnages historiques des 400 ans d'histoire de Québec.En atelier, d'autres projets percutants : des instruments de percussion à fabriquer, à jouer, en vue d'un spectacle! Et puis du fer forgé éventuellement.Des oeuvres belles, grandes et parfaites, s'exclame Jean Beaulieu, l'artiste enthousiaste, débordant d'énergie.Si les artistes participent à changer le monde, selon lui, l'art peut bien changer un jeune en difficulté.Et ce, sans jamais de compromis sur sa liberté.Au contraire ! PHOTO LE NOUVELLISTE EXCELLENCE JOÉ JUNEAU - LE 28 JANVIER 2007 PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE DAN BIGRAS E T FRANCE LABELLE - LE 31 DÉCEMBRE 2006 Ils sont tous les deux dans la même galère de souffrance et de désarroi.Malgré leur vie débordante, leur accueil est toujours indéfectible.Le Refuge des jeunes de Montréal leur doit à chacun d'eux une fière chandelle.Et les jeunes qui le fréquentent, aussi.Dan Bigras chante à gorge déployée qu'il faut aider cet organisme, et maintient son Show du Refuge annuel commeunflambeau.France Labelle s'occupe au quotidien d'organiser, d'administrer et de garder portes et coeurs ouverts.En même temps qu'ils tendent une main secourable, on les entend dénoncer, informer, se battre au nom des jeunes qui vivent dans la rue, et parfois ne voient pas le bout du tunnel.Ils s'élèvent aussi contre l'inertie des pouvoirs, contre les préjugés tenaces, contre l'intolérance, mèredetous lesmaux.Leurplusgrandequalitéàcesdeux-là?Lecourage.Celuidenepasse laisser aller audécouragement, celui de ne pas baisser les bras.PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE UGO DIONNE- LE 24 DÉCEMBRE 2006 Ugo Dionne est le plus parfait rassembleur qui soit.Avocat et jeune homme d'affaires, il a conçu il y a plusieurs mois déjà un trait d'union entre les gens d'affaires et les organismes à but non lucratif.Une alliance qui permet aux deux parties de se compléter : l'un donne, l'autre reçoit.«BA: Les bénévoles d'affaires», connaît une croissance de générosité et de bonheur.L'homme d'affaires occupé qui a le sentiment de sa responsabilité à partager sans savoir comment s'y prendre a trouvé une réponse à ses questions : une heure de temps en temps, des conseils, un savoir-faire, un coup d'épaule à la roue, un geste de solidarité, et voilà un organisme avec lequel il est jumelé, qui peut prendre son envol, accomplir sa mission avec plus defacilité, apporter ceux qui en ont be s o i n .Ce t t e idée merveilleuse d'Ugo Dionne et sa concrétisation dénotent lavitalité d'hommes et de femmes de bonne vo l o n t é .Dan s cet te démarche tout le monde est bienvenu! YVES GERMAIN - LE 11 NOVEMBRE 2007 C'est un curieux mélange de marginalité, de savoir-faire et d'empathie qui fait d'Yves Germain un pédagogue hors norme et hors du commun.Au Centre d'intégration scolaire de Rosemont, où il travaille, il est confronté quotidiennement à des enfants entre 6 et 17 ans qui ne peuvent pas prendre leur place dans un système dit normal.Ce sont des enfants souffrants, déjà abîmés par les circonstances de la vie: violence, toxicomanie, abandon, et qui ont accumulé de sérieux retards scolaires.Yves Germain est parmi eux, avec eux et les reçoit le coeur ouvert.Avec l'apprentissage de quelques règles de savoir-vivre, avec patience, respect, encadrement, avec des dizaines de projets emballants, il réussit à leur redonner l'envie d'apprendre, et mieux encore, celle de rêver et d'entretenir l'espoir d'une vie meilleure.PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE GINETTE LAFERRIÈRE - LE 25 MARS 2007 Bien se nourrir, faire du sport, voilà un message de plus en plus entendu et respecté.Mais chez les jeunes, beaucoup de sensibilisation reste à faire et ce fut la principale motivation de Ginette Laferrière, enseignante en éducation physique, au Collège Montmorency de Laval, en mettant sur pied le programme «Défi Santé Montmorency».Une idée qui fait boule de neige ailleurs en province, car elle atteint, au-delà des performances physiques, d'autres objectifs plus subtils, mais tout aussi importants: le goût de jouer, de participer, l'équilibre mental, le sens de l'équipe.Prendre de nouvelles habitudes saines : marcher, courir et puis inscrire ses résultats sur un site internet pourgrossir ensemble le résultat final.Àtitre d'exemple : en2006, 1 650 participants, étudiants et professeurs, regroupés en 325 équipes ont parcouru en tout 850 000 kilomètres !Notreministère de la Santé peut être encouragéd'unetelle réussite quand on sait qu'un kilomètre parcouru équivaut à un dollar économisé dans les frais de santé publics.PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE Le hockey a occupé une grande partie de sa vie, mais ce sport lui a aussi beaucoup donné.Joé Juneau, ancien attaquant du Canadien de Montréal, a pris sa retraite en 2004.Aujourd'hui, il affronte la froidure du Grand Nord pour aller transmettre aux jeunes Inuits sa passion.Il a d'abord été séduit par les jeunes du dernier village du Nunavik, Kangiqsualujjuaq, à l'issue d'un voyage d'écotourisme.De retour chez lui, l'idée a germé de retourner là-bas et d'offrir le hockey aux jeunes, en échange de leur retour à l'école.Une belle aventure qui porte ses fruits, car si le hockey n'est pas la panacée à tous les maux des enfants de là-bas, il y a au moins l'espoir, l'espritd'équipe, lamotivationqui voient le jour chez de nombreux jeunes, garçons et filles.Joé Juneau est leur entraîneur, leur motivateur.Un athlète généreux qui ne craint pas de s'impliquer, de donner temps et énergie à des jeunes qui en ont besoin.MICHÈLE VIAU-CHAGNON ET NICOLE MARCIL-GRATTON \u2014 LE 17 JUIN 2007 Qui peut avoir ce courage unique, malgré un certain confort, desmurs roses, la sérénité, l'expérience, la sagesse, d'affronter la mort d'un enfant?Et dans ce décor de rêve, avec l'expérience et la douceur des intervenants, plusieurs enfants vivent les dernières semaines de leur vie dans une maison qui leur est destinée, Le Phare.On ne peut que s'incliner devant le coeur et l'intelligence de deux femmes résolues, Michèle Viau-Chagnon et Nicole Marcil-Gratton, qui ont eu cette idée.Et le courage de s'y consacrer.Entourées d'une équipe solidaire, le rêve audacieux d'accueillir et d'apporter un soutien aux enfants et à leur famille, est une première au Québec.Il faut regarder en face ce chiffre qui nous dit que 3000 enfants québécois souf frent de maladies qui les condamnentàcourt terme:maladies dégénératives, neurologiques, sans oublier les cancers.Parfois les parents n'en peuvent plus de ramer dans cette tempête : ils sont de vigie 24 heures par jour, 365 jours par année.Le Phare leur permet de jeter l'ancre dans un lieu qui n'a rien de triste, ni de froid comme l'hôpital, mais qui comporte dans tous ses recoins le nec plus ultra des méthodes de traitements.Au cours d'une année, 250 enfants et leur famille pourront être accueillis pour des séjours de longueur variable.Comment ne pas y avoir pensé plus tôt?Cela ne changera rien à l'issue dramatique, mais dans la clarté et la douceur des lieux, il y aura du réconfort et de l'humanité.PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE LAURÉATES DE LA CATÉGORIE PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE L'EXCELLENCE QUÉBÉCOISE : UNE PUISSANTE ÉNERGIE.Hydro-Québec félicite tous les lauréats.3535809A EXCELLENCE SCIENCES PURES ET TECHNOLOGIE CIENCES HUMAINES S PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE CHARLES TAYLOR - LE 1er AVRIL 2007 Réfléchir, voilà le moteur de sa vie.Et transmettre à la grande majorité les résultats de ses analyses pour faire avancer la cause qui lui tient à coeur : un pluralisme dont l'objectif serait d'intégrer plutôt qu'opposer.Charles Taylor, brillantphilosophe et politicologue, l'un des grands esprits de notre société, est devenu en 2007 le premier lauréat canadien du prestigieux prix Templeton.Ce prix convoité est accompagné d'une bourse de 1,5milliondedollarsquipermettra au philosophe, qui fut pendant 40 ans professeur à l'Université Mc Gill, de continuer à écrire.Rappelons que ses livres Les sources du moi et Le malaise de la modernitéont étédesbest-sellers.À76 ans, il affirme qu'en dépit du fait qu'uncertain nombre de rêves des penseurs de sa génération ne se sont pas réalisés, on doit rester optimiste et continuer de croire que l'exploration spirituelle va de pair avec la culture scientifique et le développement de la pensée.BRIAN STOCK- LE 12 AOÛT 2007 L'homme contemporain ne lit pas seulement pour son plaisir mais aussi pour améliorer son caractère.Cette vision de la lecture est au coeur des préoccupations de Brian Stock, montréalaisd'origine, éminent théoriciende lacritique littéraire, quiacherchéàmontrerque l'hommed'aujourd'hui n'est pas tellement éloigné des philosophes de l'Antiquitéàl'égarddecequ'il veut trouver dans les livres.Professeurémériteàl'Universitéde Toronto, le savant historien philologue a reçu à l'automne le prix Feltrinelli, équivalent italien du Nobel, de l'Académie des Lincei, à Rome.Son intérêt pour les livres lui vient de sa grand-mère, qui l'élevait pendant que son père était à la guerre.Petit à petit, il s'est intéressé à l'impact de l 'écr iture et de la lecture sur la culture, mais conçoit que l'on puisse être cul t ivé autrement.PHOTO MIKE CASSESE LOUISE SAMSON - LE 10 DÉCEMBRE 2006 Le Collège royal des médecins et chirurgiensdu Canada(CRMCC), a désormais une femme à sa tête.C'est une première à d'autres niveaux: première radiologiste et premièrediplôméede l'Université de Montréal .La D re Louise Samson a tout juste deux années de mandat pour imprimer sa marque et faire une différence, selon ses propres termes.Le Collège regroupe, au pays, 39 000 médecins de toutes les spécialités.Il est le gardien de la compétence des enseignants en médecine, des programmes des différentes facultés demédecine, mais avant tout responsable d'assurer les normes les plus élevées en médecine, les plus hauts standards de qualité.Pour la Dre Samson, cette mission est fondamentale.VINCENT ECHAVÉ - LE 5 AOÛT 2007 C'est une longue carrière médicale qui s'inscrit dans le destin des plus démunis, surdes terrainsenguerre ; c'estunengagementàlafois scientifique ethumanisteque le Collègedesmédecinsavoulusouligner en attribuant son Grand Prix annuel au Dr Vincent Echavé.Professeur au Centre hospitalier de l'Université de Sherbrooke, le médecin québécois d'origine cubaine a contribuéàlafondationdel'antennecanadiennede Médecinssans frontières.Spécialiste de chirurgie thoracique, Vincent Echavé enseigne encore à 70 ans, pour transmettre sa passion aux plus jeunes.Sa vie est aussi éloquente: on l'a retrouvé en mission dans une centaine de pays dont le Rwanda, le Kosovo, l'Éthiopie, le Darfour et l'Afghanistan.Il a toujours eu conscience que l'humanitaire devait se tenir loin du politique, c'est ainsi seulement qu'il a pu apporter son aide et sauver des vies dans des régions explosives.Une collaboration entre militaires et g r o u p e s humanitaires, à son avis, ne devrait avoir lieu qu'en cas de catastrophe naturelle.PHOTO JULIE ROY, LA TRIBUNE SÉBASTIENDUBOIS- LE 30 SEPTEMBRE 2007 Il a réussi à mettre au point une prothèse économique pour remplacer des piedset des jambes perdus lorsd'explosions demines antipersonnel dans les pays en guerre.Un pied artificiel à ressorts qui pourrait être fabriqué là où des gens en ont besoin, à une fraction du prix des prothèses sur le marché.L'Index Awardà Copenhaguearemis audesigner industriel son premier prix dans la catégorie «Body» accompagné d'une bourse pour lui permettre de poursuivre ses recherches.Sébastien Dubois a beaucoup voyagé, a vu dans lemonde de ces êtres blessés, victimes innocentes des mines abandonnées.Il a pris la mesure de leurs sourires et des regards reconnaissants lorsqu'on peut soulager leur douleur.L'organisme Handicap International l'appuie dans son travail, et de nombreux autres partenaires vont se joindre à cette mission d'aide humanitaire.MICHEL L.TREMBLAY, SOFI JULIEN, NADIA DUBÉ- LE 4 FÉVRIER 2007 Les découvertes importantes sont le résultat d'un travail acharné accompli en équipe.C'est le casde ladécouverted'une nouvelle pistedetraitementdu cancer dusein réalisée par ungroupe dechercheurs du Centre de recherche sur le cancer de l'Université Mc Gill.Trois des scientifiques de l'équipe ont été choisis Personnalités La Presse/Radio-Canada : Michel L.Tremblay, directeur du Centre de recherche, ainsi que les chercheuses Sofi Julien et Nadia Dubé.Ils ont réussiàretarderdefaçon significative ledéveloppement de tumeurs en stoppant l'activité d'un gène précis et de son enzyme chez des souris prédisposées au cancer du sein.De plus, dans certains cas, les tumeurs ne sont jamais apparues.Voilà une percée considérable dans le traitement de cette maladie.ANNIK GIGUÈRE - LE 25 NOVEMBRE 2007 Elle fait par tie de ceux qui privilégient l'action pour changer le monde.Annik Giguère, qui n'a que 28 ans, a déjà une feuille de route impressionnante.Pour cet engagement fait d'audace, de créativité, d'excellence, elle a été nommée Personnalité par excellence2007dans le cadre de la9e éditiondugala Forces Avenir.L'étudiante en service social à l'Université de Sherbrooke est conseillère municipale là où elle vit, à Wotton, en Estrie.Elle a co-fondé une coopérative favorisant la diversité agricole afin de contrer l'exode des jeunes vers la ville.Auparavant elle a travaillé en Afrique, au Mali, se rendant utile partout où elle le pouvait.Elle a entre autres choses aidé à recueillir des fonds pour la construction d'une école, l'éducation étant pour elle le commencement de la liberté.Attentive aux besoins des autres, elle répond toujours «présente» spontanément.PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE PHOTOMONTAGES LA PRESSE RENÉ LAPRISE\u2014 LE 18 NOVEMBRE 2007 Il est l'undes scientifiques qui nousaconfirmé, preuves à l'appui, que le climat de la Terre se réchauffe.Le professeur René Lapriseconsacre savie descientifique et de chercheur à tenter de connaître, de mesurer, de prévoir, le temps qu'il fera au cours des prochaines années.Il est l'undes auteurs leaders, le seul Québécois dureste, duquatrième Rapportd'évaluationdugroupe intergouvernementald'expertssur l'évolutionduclimat (GIEC).Ce rapport est la plus rigoureuse évaluation scientifique sur l'état du climat à ce jour.Pour ce travail de titan, les auteurs se sont vus attribuer le prix Nobel de la Paix 2007, ex æquo avec l'ancien vice-président des États-Unis, Al Gore.Six ans de travail, 2500 experts, 800 auteurs contributeurs, 450 auteurs principaux venant de 150 pays, étudier le climat n'est pas une chose simple.Le scientifique admet que son étude défie l'imagination, que les questions sont nombreuses et que les réponses ne sont pas encore claires.Mais c'est là un défi extraordinaire qui motive le professeur Laprise, rattaché au département des sciences de la terre et de l'atmosphère de l'UQAM, surtout lorsqu'il se retrouve face à des étudiants, trop peu nombreux, déplore-t-il, qui devront prendre la relève, participer au développement de stratégies sur les façons d'atténuer les effets du réchauffement et tenter de prévoir comment l'Homme s'adaptera.PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE LAURÉAT DE LA CATÉGORIE PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE LES MEILLEURSÀ RAYONNER La Banque Nationale est fière de souligner le travail remarquable de personnalités exceptionnelles à l'occasion de la 24e Soirée Excellence La Presse/ Radio-Canada.3535805A "]
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