La presse, 1 février 2008, Cahier A
[" 3537428 Les Restaurants Casa Grecque sont fiers d\u2019appuyer la Fondation des Maladies du coeur du Québec dans l\u2019avancement de la recherche et de la promotion de la santé du coeur.Durant le mois de février, chacun des 32 restaurants Casa Grecque versera 1 $ à la Fondation des Maladies du coeur du Québec pour chaque assiette « Choix du coeur » servie.Assiette Filet de saumon avec 4 crevettes grillées, servi avec légumes, riz, citron, sauce à l\u2019ail et notre salade maison.À la conquête de solutions.1 $ sera versé à la FONDATION DES MALADIES DU COEUR DU QUÉBEC www.casagrecque.ca Choix duCoeur 1795$ 3537428 Mon clin d\u2019oeil STÉPHANE LAPORTE Arrêter Guy Lafleur, le rêve de Don Cherry vient de se réaliser.Venez voir mon blogue ! cyberpresse.ca/laporte L-V 6 21924 98765 1 PHOTO YASUYOSHI CHIBA, AFP Un député de l\u2019opposition a été abattu par la police, hier au Kenya, ce qui compromet la tenue d\u2019une réunion politique censée ramener la paix dans ce pays déchiré par des affrontements ethniques.Hier, des supporteurs du leader de l\u2019opposition, Raila Odinga, ont manifesté dans les rues de Kisumu, une localité de l\u2019ouest du pays.Notre envoyé spécial à Nairobi, Marc Thibodeau, raconte les événements de la journée.Page A16.KENYA LA POLICE ABAT UN DÉPUTÉ DE L\u2019OPPOSITION 4 5 SAÏD NAMOUH «JE CHERCHE UN AUTRE TRAVAIL QUI AURAIT L\u2019ODEUR DU TERRORISME, HA HA HA.» \u2014 Extrait d\u2019une conversation internet attribuée à Saïd Namouh et présentée, hier, en Cour DE TROIS-RIVIÈRES, LE PRÉSUMÉ TERRORISTE PRODUISAIT DES VIDÉOS POUR AL-QAEDA, SOUTIENT LA COURONNE CHRISTIANE DESJARDINS PAGES A2 ET A3 DENIS LESSARD Les bénéficiaires de l\u2019aide sociale sont mal en point au Québec.Depuis 10 ans, la proportion de ceux à qui l\u2019on prescrit des antipsychotiques a triplé.Et pour les antidépresseurs, ils sont deux fois plus nombreux à se partager trois fois plus d\u2019ordonnances.On retrouve la même tendance chez les personnes âgées.Préparées pour La Presse, les données détaillées de la Régie de l\u2019assurance maladie du Québec présentent une photo inquiétante de la situation des 500 000 Québécois qui sont actuellement inscrits au programme de dernier recours.En 1997, 33 000 assistés sociaux avaient obtenu un total de 485 000 ordonnances d\u2019antipsychotiques \u2013 les t ranqui l l isa nts majeurs normalement administrés aux schizophrènes \u2013 soit une quinzaine de prescriptions par personne.I l y avait 793 000 prestataires en 1997.C\u2019est donc un peu plus de 4% d\u2019entre eux qui utilisaient ces médicaments, qui font partie de l\u2019artillerie lourde des psychiatres.L\u2019emploi d\u2019antipsychotiques explose chez les aînés et les assistés sociaux >Voir AÎNÉS en page A4 SPORTS WEEK-END Tout ce qu\u2019il faut savoir pour planifier le Super Bowl.Aussi, notre envoyé spécial à Phoenix, Richard Labbé, a rencontré Brandon Jacobs, le bélier des Giants.SPORTS PAGES 4 ET 5 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll So-so-so.LA CHRONIQUE DE PATRICK LAGACÉ PAGE A7 Brandon Jacobs P INDONÉSIE LE PAYS OÙ L\u2019ARGENT POUSSE DANS LES ARBRES LA SUITE DE LA SÉRIE DE PHILIPPE MERCURE ET D\u2019IVANOHDEMERS LA PRESSE AFFAIRES PAGES 2 ET 3 OTTAWA HARPER NE TOLÈRE PAS LA TRAÎTRISE JOËL-DENISBELLAVANCE PAGE A9 Guy Lafleur, la justice et les médias LA CHRONIQUE D\u2019YVES BOISVERT PAGE A5 DÉBAT CLINTONOBAMA PAS DE COUPS BAS À HOLLYWOOD NICOLASBÉRUBÉ PAGE A17 SPORTS PAGES 1 À 3 124e année No 101 52 pages, 5 cahiers 70¢ taxes en sus \u2013 Édition provinciale 84¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées Montréal vendredi 1er février 2008 Le plus grand quotidien français d\u2019Amérique EXTRAITS DE CONVERSATIONS INTERNET ATTRIBUÉES À SAÏD NAMOUH \u2013 ALIAS AHSRAF SELON LA GRC \u2013 PRÉSENTÉES HIER EN COUR Au nom d\u2019Allah, si la police entre ici, ils vont me capturer en plein crime \u2014 flagrant délit (rires).» « Vraiment mon cher frère, mon grand rêve c\u2019est de faire le martyr à tes côtés.« » COMPARUTION D\u2019UN PRÉSUMÉ TERRORISTE Saïd Namouh a 35 ans.La GRC le croit lié aux activités d\u2019Al-Qaeda.Des images présentées hier en Cour glacent le sang.Dangereux, ce Marocain d\u2019origine qui est accusé de complot terroriste à l\u2019explosif ?Chose certaine, à Maskinongé, village de la Mauricie où il a été arrêté, on est loin du mouvement de panique.VOUS AVEZ UNE NOUVELLEÀNOUS TRANSMETTRE?nouvelles@lapresse.ca UN COMMENTAIRE SURNOTRE JOURNAL?commentaires@lapresse.ca SOMMAIRE Amusez-vous ! AFFAIRES 10 Astrologie du jour ACTUEL 5 Bourses AFFAIRES 7 et 8 Décès ACTUEL 6 Forum A 18 et 19 Horaire télévision ARTS 4 Loteries A 8 Monde A 16 et 17 Petites annonces ACTUEL 4 ET AFFAIRES 4 Sudoku AFFAIRES 4 Météo Plus de 10 cm de neige en après-midi, maximum -2, minimum -3.AFFAIRES 6 PRÉCISIONS/Hérouxville Dans un article publié le 25 novembre et intitulé Le Hérouxville de l\u2019Ontario, les lecteurs ont pu avoir l\u2019impression que nous mettions sur un pied d\u2019égalité l\u2019adoption du code de vie de Hérouxville et les incidents racistes survenus dans la municipalité ontarienne de Georgina.Il n\u2019en est rien.De plus, nous n\u2019aurions pas dû écrire que «toute la province a un peu honte» de Hérouxville, puisque cela n\u2019est pas le cas.Nos excuses.CHRISTIANE DESJARDINS À la faveur de la nuit, dans un logement de Trois-Rivières, Saïd Namouh s\u2019attelait sur l\u2019internet pour clavarder dans des forums de discussions sur le jihad et montait, sur commande, des vidéos de propagande pour le Global Islamic MediaFront, labranchemédiatique d\u2019Al-Qaeda.Il aurait aussi manifestésondésird\u2019êtreunmartyrpour la cause et parlait d\u2019explosifs, qu\u2019il songeait notamment à cacher dans une grosse boule de neige.Voilà quelques-unes des raisons qui incitent la Couronne fédérale à s\u2019opposer à ce que Saïd Namouh puisse recouvrer la liberté en attendant son procès.L\u2019homme de 35 ans a été arrêté en septembre dernier dans la région de Trois-Rivières.Il est accusé de complot terroriste à l\u2019explosif.Il aurait ourdi ce complot avec d\u2019autres personnes qui résident en Autriche, dont Mohammed Mahmoud, chef présumé d\u2019un groupe terroriste autrichien d\u2019origine arabe, croit la Couronne.Hier, dans le cadre de l\u2019audience sur sa mise en liberté, l\u2019enquêteur Michael Hannigan, de la GRC, a expliqué que le corps de police qui l\u2019emploie en était venu à s\u2019intéresser à l\u2019accusé en juillet dernier, à la demande des enquêteurs d\u2019Allemagne et d\u2019Autriche.Dans le cadre d\u2019une enquête sur une vidéo de menaces contre le gouvernement allemand parue en mars 2007 sur l\u2019internet (pour que l\u2019Allemagne retire ses troupes d\u2019Afghanistan) on avait découvert qu\u2019un internaute actif dans les milieux de propagande islamique se trouvait au Canada.La GRC devait vite découvrir que le compte de l\u2019internaute avait été ouvert par une personne résidant rue Boucher, dans la région de Trois-Rivières, lieu de résidence de Saïd Namouh.L\u2019homme d\u2019origine marocaine est arrivé au Canada en 2003 après son mariage avec une Québécoise, Carole Lessard, de qui il s\u2019est séparé depuis.Il a son statut de résident permanent depuis 2006.Dans le courant de l\u2019été dernier, donc, Namouh a été mis sous filature.En septembre, il était arrêté, car la police le croyait sur le point de s\u2019envoler outre-mer, peut-être même pour mettre de sombres projets à exécution.Ses allées et venues de même que différentes perquisitions font dire à l\u2019enquêteur Hannigan, que Namouh est bel et bien celui qui se faisait appeler Ahsraf sur les réseaux.Il aurait participé à plus de 640 forums de discussions reliés à la guerre sainte.Sans emploi, il aurait reçu plus de 5000$ en mandats provenant d\u2019outre-mer, dont 800$ de Mahmoud en Autriche.Chez l\u2019accusé, on a découvert quantité de vidéos de propagande ainsi que du matériel informatique lui permettant de faire du montage.Notamment, il avait des images toutes prêtes de morceaux de chair humaine après une explosion et d\u2019autres où l\u2019on voyait des prisonniers irakiens interrogés avant d\u2019être exécutés.D\u2019autres encore montraient comment fabriquer une ceinture d\u2019explosifs et enseignaient au futur kamikaze à quel endroit se placer dans un autobus pour que l\u2019explosion tue le plus de gens possible.Tout cela sur fond de chants islamiques.Le peu qu\u2019on a vu hier dans la salle d\u2019audience, glaçait le sang.Par ailleurs, une vidéo en apparence anodine a pris une autre signification avec les explications de l\u2019enquêteur Hannigan, hier.La vidéo d\u2019amateur a été tournée par Carole Lessard, l\u2019ex-femme de Namouh.Dans un décor bucolique d\u2019hiver, en forêt, on voit Namouh rouler une énorme boule de neige.Emmitouflé dans un anorak de ski, il a le visage complètement caché par un foulard et son capuchon.Il parle en arabe et Lessard ne comprend évidemment rien.Il lui a dit qu\u2019il devait tourner un film à la demande de son professeur.À la fin, Namouh trace les lettres CVC sur la boule de neige.Il s\u2019agit du sigle de «Califat Voice Channel», relié à la propagande terroriste, selon l\u2019enquêteur.Et une fois traduites, les paroles de Namouh donnent ceci : «Elle pourrait être une charge réelle car elle pourrait facilement être camouflée dans la neige.La charge sera mise à l\u2019intérieur de la neige comme cela, au milieu de la route, et lorsque l\u2019ennemi va passer, ça va exploser\u2026» En contre-i nterrogatoi re, MeRené Duval, avocat de l\u2019accusé, a voulu démontrer que les prétentions de la Couronne, représentée par Me Dominique Dudemaine et Me Pierre Labelle, n\u2019étaient pas fondées.Entre autres, il a fait valoir que les images retrouvées chez Namouh étaient facilement accessibles à quiconque sur l\u2019internet.Il a aussi fait ressortir que la GRC s\u2019était appuyée sur l\u2019enquête autrichienne, sans faire elle-même ses vérifications.Les avocats n\u2019ont pas eu le temps de faire leurs plaidoiries, hier, si bien que l\u2019audience devra se poursuivre le 6 février devant la juge Sylvie Durand.DES IMAGES QUI La Couronne dépose des vidéos accablantes dans le cadre de PHOTO STÉPHANE LESSARD, LE NOUVELLISTE Selon la GRC, c\u2019est à partir de son logement de Trois-Rivières que Saïd Namouh participait à des forums de discussions sur le jihad et montait, sur commande, des vidéos de propagande pour le Global Islamic Media Front, la branche médiatique d\u2019Al-Qaeda.PHOTO MIKE MCLAUGHLIN, LA PRESSE CANADIENNE Dans le courant de l\u2019été dernier, Saïd Namouh a été mis sous filature par la GRC.En septembre, il était arrêté, car la police le croyait sur le point de s\u2019envoler outre-mer, peut-être même pour mettre de sombres projets à exécution Chez l\u2019accusé, on a découvert quantité de vidéos de propagande ainsi que du matériel informatique lui permettant de faire du montage.Notamment, il avait des images toutes prêtes de morceaux de chair humaine après une explosion et d\u2019autres où l\u2019on voyait des prisonniers irakiens interrogés avant d\u2019être exécutés.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 2 L A P R E S S E M O N T R É AL VE N D R E D I 1 e r F É V R I ER 2 0 0 8 Mon cher frère, je te charge de mon fils et donnez-moi une voiture pleine (note: d\u2019explosifs ).« » Je n\u2019ai rien contre moi, même si quelqu\u2019un leur aurait dit que je suis un terroriste.J\u2019ai déjà détruit tout ce que j\u2019ai chez moi.Je veux aller au Maghreb pour mon fils et donner des informations à Abou- Kotada sur les emplacements des explosifs.« » « » COMPARUTION D\u2019UN PRÉSUMÉ TERRORISTE GLACENT LE SANG l\u2019audience sur la mise en liberté de Saïd Namouh PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE Il y a quatre mois et demi, Saïd Namouh était arrêté à Maskinongé, chez son ancienne conjointe, Carole Lessard, où il avait trouvé refuge.Aujourd\u2019hui, la plupart des résidants du village ont tourné la page sur cet étrange épisode.«Ce n\u2019est pas pire qu\u2019une tornade à Maskinongé, affirme un résidant, Michel Garceau.Ça ne nous touche pas vraiment.Si ça avait brassé, ce serait une autre paire de manches, mais rien n\u2019a sauté dans le coin!» MARTIN CROTEAU L\u2019été dernier, Michel Garceau se doutait bien qu\u2019une opération policière se tramait à Maskinongé.Pendant des semaines, il a aperçu d\u2019imposants camions noirs, garés un peu partout dans la petite ville de 2500 habitants.À l\u2019évidence, croyait-il, la police épiait un trafiquant de drogue.En arrivant au travail, le matin du 13 septembre, il a vu deux camions garés dans le stationnement.Quelques mètres plus loin, la GRC venait de passer à l\u2019action.Non pour coffrer un pusher, mais bien un présumé terroriste.Un vent glacial balaie la route 138 devant l\u2019immeuble blanc où les agents ont interpellé Saïd Namouh, il y a quatre mois et demi.C\u2019est ici, chez son ancienne conjointe Carole Lessard, qu\u2019il avait trouvé refuge dans les jours qui ont précédé son arrestation.Seules les voitures filant à toute vitesse brisent le silence.Quelques maisons bordent la route, à l\u2019abri derrière de hauts bancs de neige.Au loin, les arbres dégarnis cernent de vastes champs blancs.Dans le bâtiment voisin, une fabrique de maisons usinées, Michel Garceau a toujours du mal à croire qu\u2019un quartier paisible au coeur de la Mauricie puisse servir de refuge à un présumé terroriste, accusé d\u2019avoir diffusé de la propagande islamiste pour le compte d\u2019Al-Qaeda.Selon la GRC, il aurait aussi manifesté le désir de devenir martyr pour la cause.«On peut juste s\u2019interroger, confie le travailleur.Peut-être qu\u2019on aurait pu sauter.S\u2019il avait mis une bombe l\u2019autre bord, on aurait tous pu y passer.Mais on ne s\u2019arrête pas à ça, sinon on va capoter.» Ébranlés par le tumulte qui a secoué leur voisinage, les quelques voisins de Carole Lessard refusent toujours de parler des événements du 13 septembre.« Nous ne voulons pas êt re mêlés à ça », a affirmé l\u2019une d\u2019elles.En vacances, Carole Lessard se trouvait à l\u2019extérieur de la région, hier.Croisée au restaurant Chez Jean-Baptiste, à Louiseville, sa collègue de travail Martine Leblanc raconte que son amie a été bouleversée par l\u2019arrestation de son ex-conjoint, qu\u2019elle avait épousé en septembre 2003.«Elle ne veut plus rien savoir, explique Martine Leblanc.Elle ne veut plus en entendre parler.Elle a peur qu\u2019il revienne.Elle est insécure.» Carole Lessard avait rencontré Saïd Namouh sur l\u2019internet, alors qu\u2019il habitait toujours au Maroc.Lorsqu\u2019il a voulu lui rendre visite, en février 2002, les autorités canadiennes ont d\u2019abord refusé.L\u2019homme, qui n\u2019avait pas encore 30 ans, était marié dans son pays natal et père d\u2019un enfant.Ce n\u2019est qu\u2019après son divorce qu\u2019il a pu rencontrer celle qui allait devenir sa femme.Le couple s\u2019est séparé en 2006.«Carole est contente parce qu\u2019il est enfermé, dit Martine Leblanc.Mais elle a hâte de savoir ce qui va se passer dans son procès.» Page tournée Mais la plupart des résidants de Maskinongé ont tourné la page sur cet étrange épisode.«Ce n\u2019est pas pire qu\u2019une tornade à Maskinongé, dit Michel Garceau.Ça ne nous touche pas vraiment.Si ça avait brassé, ce serait une autre paire de manches, mais rien n\u2019a sauté dans le coin!» Le maire du village, Michel Clément , est du même avis.«Les gens ont surtout été surpris qu\u2019un présumé terroriste ait habité dans leur voisinage.Mais il n\u2019était que de passage.L\u2019épisode a rapidement passé aux oubliettes.» Confortablement assis dans sa salle à manger, le maire explique que Saïd Namouh était inconnu de ses concitoyens.Lui-même ne l\u2019avait jamais croisé.Le présumé terroriste n\u2019avait passé que quelques jours dans cette tranquille municipalité avant d\u2019être interpellé.«S\u2019il avait commis un quelconque délit pendant son passage à Maskinongé, la réaction aurait probablement été très différente.Mais c\u2019était vraiment un passage incognito et le monsieur était apparemment très casanier.» Une présence discrète, un souvenir bouleversant «S\u2019il avait mis une bombe l\u2019autre bord, on aurait tous pu y passer » « Les gens ont surtout été surpris qu\u2019un présumé terroriste ait habité dans leur voisinage.Mais il n\u2019était que de passage.L\u2019épisode a rapidement passé aux oubliettes.» lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É AL VE N D R E D I 1 e r F É V R I ER 2 0 0 8 A 3 SANTÉ ARIANE LACOURSIÈRE Le tiers des bébés qui naissent à l\u2019hôpital risquent d\u2019être victimes d\u2019un incident médical, révèle une nouvelle étude publiée dans la revue scientifique The Lancet.Et près du quart de ces erreurs pourraient être évitées.De quoi donner froid dans le dos aux futures mamans.De janvier à septembre 2005, le Dr Umberto Simeoni, du département de néonatalogie de l\u2019hôpital marseillais La Conception, a recensé tous les événements indésirables (EI) affectant les nouveaunés de son établissement.«On a compté les erreurs médicales, mais aussi tous les incidents moins graves, mais non moins susceptibles de créer un dommage aux bébés», explique le Dr Simeoni.Par exemple, dès qu\u2019une infirmière ratait une perfusion ou qu\u2019un bébé avait une réaction à un médicament, les intervenants devaient rapporter ces événements.Les résultats amassés au terme de neuf mois de collecte sont troublants.Des 388 bébés observés, 116 ont été victimes d\u2019un EI.Certains en ont même subi plus d\u2019un, car 267 EI ont été comptabilisés en tout.De ce nombre, 34% auraient pu être évités et près de 30% étaient qualifiés de « sévères ».Les accidents les plus fréquemment rencontrés ont été les infections nosocomiales (79%) et les problèmes respiratoires (35%).En tout, seulement deux nourrissons sont morts des suites de ces incidents.Selon le professeur Simeoni, ces statistiques prouvent que les bébés sont beaucoup plus à risque que les adultes d\u2019être victimes d\u2019incidents à l\u2019hôpital.«Les bébés sont de très petite taille, note le professeur Simeoni.Installer un cathéter dans une veine d\u2019un bébé de 1000 grammes, c\u2019est difficile.Ça augmente les risques d\u2019accident.» Au Québec, il est impossible de savoir combien d\u2019EI surviennent annuellement dans les hôpitaux.«On n\u2019a pas cette statistique-là », affirme Hélène Gingras, porte-parole du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS).Mais l\u2019avocat Jean-Pierre Ménard, qui se spécialise dans les causes d\u2019erreurs médicales, assure qu\u2019il en traite régulièrement.La présidente du Fond d\u2019aide aux victimes d\u2019erreur médicale (FAVEM), Lisa Damico, donne le même son de cloche.Selon elle, plusieurs facteurs expliquent cette situation.«Les bébés ne sont pas épargnés par les erreurs.Des fois, c\u2019est la faute des médecins.Mais ils ne sont pas les seuls coupables.Le système manque d\u2019argent, le personnel n\u2019est pas suffisant et les hôpitaux sont désuets.Ça contribue à augmenter le nombre d\u2019erreurs médicales», dit-elle.L\u2019Association des pédiatres du Québec n\u2019a pas rappelé La Presse pour commenter la situation.Bientôt un registre Depuis 2002, tous les incidents médicaux, qu\u2019ils soient graves ou non, doivent être comptabilisés par les hôpitaux québécois.Mais le MSSS ne collecte pas ces données.«Nous sommes en train de développer un système pour les réunir.Nous devrions avoir un registre national en 2009 », explique Mme Gingras.La dernière donnée panquébécoise sur les EI remonte à 2004.À l\u2019époque, le Groupe de recherche interdisciplinaire en santé (GRIS) avait déterminé que 5,6 EI surviennent pour chaque 100 hospitalisations au Québec.Ces incidents auraient pu être évités dans 26,8% des cas.Selon le professeur Simeoni, l\u2019erreur est tabou dans le monde médical.« Pourtant , elle est humaine ! dit-il.Les hôpitaux devraient toujours recenser leurs incidents pour que la qualité des soins s\u2019améliore », dit-il.Actuellement, les États- Unis et plusieurs pays d\u2019Europe ne recensent que leurs grosses erreurs médicales.À ce chapitre, le Québec fait donc figure d\u2019exemple.«Mais il y a encore quelques détails à régler.Notamment, les hôpitaux ne recensent pas tous leurs chiffres de la même manière», avertit Me Ménard.«Certains hôpitaux ne reconnaissent pas tous les incidents, par crainte d\u2019être poursuivis », ajoute Mme Damico.ERREURS MÉDICALES Les nouveau-nés plus à risque Or depuis 10 ans, le recours à ces antipsychotiques a augmenté régulièrement et rapidement.Les données de 2007 étonnent même les spécialistes consultés, qui avouent devoir se contenter d\u2019hypothèses pour expliquer cette croissance.L\u2019an dernier, près de 13% des bénéficiaires de l\u2019aide sociale, 63 000 sur 449 000, se sont vu prescrire des antipsychotiques ; la proportion a donc triplé en 10 ans.Pire encore, on est passé de 485 762 ordonnances à 2,2 millions! Le nombre d\u2019ordonnances d\u2019antipsychotiques par bénéficiaire a plus que doublé en 10 ans.Les coûts ont aussi connu une progression exponentielle, mais ici les conclusions sont moins faciles ; les nouvelles molécules sont de plus en plus nombreuses, et de plus en plus chères.Surtout, les médecins ont désormais tendance à prescrire ces tranquillisants à faible dose pour remplacer certains médicaments contre l\u2019anxiété.Illustration de l\u2019augmentation de la consommation: les tranquillisants «antipsychotiques » des prestataires de l\u2019aide sociale avaient coûté 17 millions à la RAMQ en 1997.La facture est passée à 114 millions l\u2019an dernier.Chez les aînés Les personnes âgées se font aussi de plus en plus souvent presc ri re ces médicaments .Ainsi , 81 000 aînés avaient obtenu 613 000 ordonnances d\u2019antidépresseurs en 1997.Ils étaient 163 000 avec 2,8 millions d\u2019ordonnances en 2007.Pour les antipsychotiques, c\u2019est pire encore, il faut multiplier par cinq.Il y a 10 ans, la RAMQ avait payé 196 000 prescriptions de ces tranquillisants à 25 000 personnes de plus de 65 ans.Dix ans plus tard, on est à 55 000 retraités, mais à 1,1 million d\u2019ordonnances.La semaine dernière, La Presse avait révélé que les prescriptions d\u2019antidépresseurs dans l\u2019ensemble de la population avaient doublé en 10 ans.Bien des experts avaient alors expliqué que le stress au travail était à la source du problème, bien davantage que la facilité avec laquelle les médecins prescrivent ces antidépresseurs.Les chiffres de la RAMQ, pour les prestataires de l\u2019aide sociale, indiquent que l\u2019augmentation constatée dans la population en général se retrouve aussi chez ceux qui n\u2019occupent pas d\u2019emploi.En 1997, 57 700 bénéficiaires ont obtenu 476 000 ordonnances d\u2019antidépresseurs, pour une facture totale de 13 millions.C\u2019est un peu plus de 7% des bénéficiaires.Après 10 ans d\u2019une hausse constante, on observe, en 2007, 87 500 bénéficiaires \u2013 17% des prestataires ont reçu 1,8million d\u2019ordonnances d\u2019antidépresseurs, quatre fois plus qu\u2019il y a 10 ans.La facture est aussi multipliée par trois: on passe de 13 millions à 41 millions entre 1997 et 2007.Spécialistes étonnés Pour Rose-Marie Charest, présidente de l\u2019Ordre des psychologues du Québec, la prescription croissante d\u2019antipsychotiques peut s\u2019expliquer par plusieurs facteurs.Les médecins peuvent se rabattre davantage sur ces médicaments, administrés à petite dose, qui présentent moins de risques de dépendance que les tranquillisants plus légers de la famille du Valium, plus populaires dans les années 80.«Ces statistiques, c\u2019est impressionnant.Cette progression est étonnante même pour quelqu\u2019un qui est dans ce domaine! laisset- elle tomber.Le nombre de psychotiques au Québec ne peut pas avoir augmenté dans une telle proportion.» Pour le docteur Marc Sasseville, psychiatre aux urgences de l\u2019hôpital Louis-H.-Lafontaine, «une des hypothèses est qu\u2019on prescrit maintenant davantage ces médicaments antipsychotiques et antidépresseurs à faibles doses pour remplacer ces anxiolytiques qui créaient plus de dépendance».Même explication en ce qui a trait à l\u2019augmentation des ordonnances pour les personnes âgées.«Les gens vivent plus longtemps.Ces médicaments peuvent être une réponse adéquate aux démences liées à la maladie d\u2019Alzheimer, observe le Dr Sasseville.On peut devoir faire un choix entre la contention physique ou chimique.» Pour les antidépresseurs, la cause est plus facile à identifier.Les médecins sont débordés, et souvent la prescription est la façon la plus simple et efficace de régler un problème, observe de son côté Mme Charest.Mais un chiffre surtout fait bondir la psychologue: la facture gigantesque des antidépresseurs, pas moins de 115 millions pour l\u2019ensemble des clients de la RAMQ, soit 41 millions pour les prestataires de l\u2019aide sociale, 48 millions pour les personnes âgées et 30 millions pour l\u2019ensemble des autres adhérents au régime public d\u2019assurance médicament.«On doit utiliser la médication de façon optimale, mais avec d\u2019autres traitements», insiste-t-elle.Or, souvent, les décideurs publics ont tendance à trouver trop coûteuses les interventions d\u2019aide qui nécessitent du temps.«Les gens qui ne travaillent pas ont aussi un taux élevé de dépression, et vous ne pouvez même pas les mettre en congé.Le fait de travailler peut être gratifiant aussi, on ne peut pas mettre tout sur le dos du travail», explique Mme Charest.Aussi, observe de son côté Nicole Jetté, porte-parole du Front commun pour la défense des personnes assistées sociales, il est explicable que la proportion des utilisateurs d\u2019antipsychotique augmente avec la diminution du nombre des prestataires.Ceux qui trouvent le plus rapidement un emploi sont les moins hypothéqués, et «ceux qui demeurent sur l\u2019aide sociale sont, en proportion, de plus en plus malades».Pour elle, la situation des bénéficiaires est aujourd\u2019hui plus dramatique qu\u2019il y a 10 ans.«Regardez l\u2019augmentation des loyers, des tarifs d\u2019électricité », illustre-t-elle.«On médicalise les problèmes plutôt que de les régler.Quand on dit que 40%de la population au Québec vit avec moins de 20 000$ par année, cela a des conséquences», observe-t-elle.Elle voit dans «la situation de cul-de-sac où se retrouvent les gens» la principale piste d\u2019explication.«Les gens sur l\u2019aide sociale sont dans une situation de détresse de plus en plus profonde.Cela crée du stress, et les médecins n\u2019ont pas beaucoup d\u2019autres moyens», observe-t-elle.Aussi, il est démontré que l\u2019utilisation de plus en plus répandue des drogues chimiques peut déclencher la schizophrénie précoce.Mais, «fondamentalement, les gens ne voient plus l\u2019horizon, ils sont plus oppressés qu\u2019il a 10 ans», estime Mme Jetté.Du côté du ministre de la Solidarité sociale, Sam Hamad, les commentaires étaient laconiques.«On n\u2019a pas grand-chose à dire.C\u2019est un problème de santé publique plutôt que d\u2019aide sociale.Ça se retrouve partout dans la population », a observé Alexandre Boucher, son attaché de presse.«Ce n\u2019est pas notre ministère qui prescrit, ce n\u2019est pas à nous de commenter », a-t-il résumé.Si les ténors de l\u2019aide sociale soutiennent que la situation des bénéficiaires empire, « c\u2019est leur opinion », a conclu M.Boucher.L\u2019emploi d\u2019antipsychotiques explose chez les aînés et les assistés sociaux AÎNÉS suite de la page A1 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Cédrika : une voiture aurait été saisie La Sûreté du Québec aurait saisi unevoiture demarqueAcurarouge correspondant à la description du véhicule suspect recherché depuis septembre à la suite de la disparition de Cédrika Provencher.Selon la station de télévision du réseau TVA de Trois-Rivières, la voiture aurait été remise à des experts américains afin de l\u2019examiner de fond en comble et de tenter de trouver un indice qui prouverait que Cédrika aurait pu s\u2019y trouver.La voiture correspondrait parfaitement à la description faite par les enquêteurs, à l\u2019exception de la boîte de vitesse, qui serait automatique.La Sûreté du Québec n\u2019a pas confirmé l\u2019information.\u2013La Presse Canadienne Nouveau dépistage du cancer des ovaires Grâce à une nouvelle découverte de l\u2019équipe du professeur Shérif Abou Elela, de l\u2019Université de Sherbrooke, les médecins pourront dorénavant diagnostiquer plus efficacement le cancer des ovaires.Actuellement, ce type de cancer est souvent découvert tardivement, puisqu\u2019il n\u2019existe pas de test de dépistage et que les symptômes sont semblables à d\u2019autres maux.«Au lieu de devoir regarder lesgènesdespatientespourdiagnostiquer le cancer des ovaires, nous pourrons analyser leur ARN.On trouve plus de marqueurs de cancer dans l\u2019ARN que dans les gènes.Le diagnostic pourra donc être plus précis, plus rapide et moins coûteux », explique le professeur Elela, dont la découverte sera publiée ce matin dans la revue Cancer Research.\u2013Ariane Lacoursière Deux fillettes meurent gelées La police a ouvert une enquête sur la mort de deux fillettes retrouvées mortes de froid par moins 50 degrés dans une réserve amérindienne de la Saskatchewan.La GRCet des volontaires ont retrouvé mercredi une petite fille de 3 ans morte gelée à une cinquantaine de mètres de l\u2019endroit où ils avaient découvert la veille le corps de sa soeur de 1 an, dans la réserve de Yellow Quill.Mardi matin, le père des deux fillettes avait frappé à la porte de voisins, à moitié inconscient, souffrant d\u2019engelures et d\u2019hypothermie.Hospitalisé, il ne s\u2019était enquis du sort de ses filles que quelques heures plus tard.\u2013Agence Fance-Presse EN BREF 1997 1999 2001 2003 2005 2007 0 1 2 3 4 EN MILLIONS Assistés sociaux Total CONSOMMATION D\u2019ANTIPSYCHOTIQUES DEPUIS 10 ANS Source: Régie de l\u2019assurance maladie du Québec Pour le docteur Marc Sasseville, psychiatre aux urgences de l\u2019hôpital Louis-H.-Lafontaine, « une des hypothèses est qu\u2019on prescrit maintenant davantage ces médicaments antipsychotiques et antidépresseurs à faibles doses pour remplacer ces anxiolytiques qui créaient plus de dépendance ».PHOTO KHALIL HAMRA, ASSOCIATED PRESS Les accidents les plus fréquemment rencontrés lors de l\u2019étude sur les incidentsmédicaux et les nouveau-nés sont les infections nosocomiales et les problèmes respiratoires.\u2022 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 4 L A P R E S S E M O N T R É AL VE N D R E D I 1 e r F É V R I ER 2 0 0 8 3526115A ACTUALITÉS MARIO GOUPIL LA TRIBUNE «On aime bien ça, les caméras, mais cette fois-ci, Guy n\u2019en voulait pas.» Furieux la veille, Me Jean- Pierre Rancourt avait retrouvé le goût de badiner, hier après-midi, en sortant du palais de justice de Montréal, où son client Guy Lafleur venait tout juste d\u2019être mis en liberté sur une simple promesse de revenir devant le tribunal le 7 février.Rappelons qu\u2019un mandat d\u2019arrêt a été lancé mercredi contre l\u2019ancien joueur étoile du Canadien pour avoir livré un témoignage contradictoire devant le Tribunal lors de la comparution de son fils Mark, accusé d\u2019agression sexuelle et de voies de fait sur une mineure.«Guy se sent un peu mieux qu\u2019hier, a admis son avocat.Il avait bien peur.Lancer un mandat d\u2019arrêt contre une personne qui n\u2019a pas de dossier, comme Guy, peut être très lourd de conséquences.» «Tanné» d\u2019avoir des appels Guy Lafleur s\u2019est rendu de son propre chef aux autorités policières, en compagnie de son avocat.Habile communicateur, Me Rancourt aura réussi à mystifier les médias en annonçant que Guy Lafleur se rendrait aux autorités policières vendredi, soit aujourd\u2019hui.En se livrant 24 heures plus tôt, Lafleur a pu éviter la cohue, les caméras et les journalistes.«(Guy) voula it régler ça aujourd\u2019hui, parce qu\u2019il était un petit peu \" tanné\" d\u2019avoir des appels d\u2019un peu partout qui lui demandaient pourquoi il était visé par un mandat d\u2019arrêt», a précisé Me Rancourt.«Il est vraiment dévasté par la situation, parce que selon lui il n\u2019a rien fait de mal et il ne devrait pas être accusé», a indiqué l\u2019avocat, qui s\u2019explique mal la façon cavalière dont a été traité son client.«Quand on lance un mandat d\u2019arrêt, comme la Couronne l\u2019a fait dans ce dossier, c\u2019est qu\u2019on a l\u2019intention de poser des conditions à la mise en liberté de l\u2019accusé.Or, tout à l\u2019heure (hier après-midi), Guy a été mis en liberté sans aucune condition.Cela démontre que ce mandat d\u2019arrêt était exagéré.C\u2019est ce que je répète depuis le début de l\u2019affaire», a dit Me Rancourt à La Tribune en entrevue téléphonique, quelques instants après avoir quitté le palais de justice de Montréal.«Des promesses à comparaître sans condition, ça s\u2019envoie habituellement par la poste.Pas besoin de mandat d\u2019arrêt pour ça.Quand un lance un tel mandat, c\u2019est que l\u2019on croit que l\u2019accusé veut se sauver», a insisté l\u2019avocat.Le mandat est daté du 25 janvier.Quant aux accusations qui pèsent contre son client, Me Rancourt a rappelé que le fardeau de la preuve incombe à la Couronne.«On devra prouver que Guy a fait des déclarations contradictoires et qu\u2019il a voulu tromper la justice.Guy n\u2019a rien fait de mal», a soutenu Me Rancourt.Par ailleurs, après la comparution du 7 février, Me Rancourt entend étudier la possibilité de déposer une requête pour contester la façon dont le mandat d\u2019arrêt a été remis à son client.L\u2019avocat a déclaré à TVA que si jamais la cause se rendait au procès, il demanderait un procès devant jury.Avec La Presse Canadienne Lafleur s\u2019est livré aux policiers LA PRESSE CANADIENNE Le juge Claude Pinard de la Cour du Québec a remis sa démission comme juge suppléant au juge en chef Guy Gagnon le 11 janvier dernier.M.Pinard, après une longue carrière de 32 ans, avait pris sa retraite obligatoire en 2004.Il a été renommé juge, mais cette fois comme juge suppléant.Son contrat était valide jusqu\u2019au 30 mai 2008.Joint chez lui, l\u2019exmagistrat n\u2019a pas voulu commenter.«J\u2019ai un devoir de réserve pendant et après.» Nommé à 38 ans en 1972, M.Pinard a été membre de la Commission d\u2019enquête sur le crime organisé (CECO) dans les années 70, à la Commission de police du Québec et au Conseil québécois de la magistrature.Démission du juge Pinard Contre Guy Lafleur ou contre n\u2019importe qui, les mandats d\u2019arrêt ne devraient être utilisés qu\u2019en cas de nécessité.C\u2019est une atteinte à la liberté et si ce n\u2019est pas nécessaire, il ne faut pas l\u2019utiliser pour amener un prévenu devant la justice.Ce n\u2019est pas moi qui le dis, ce sont les plus récentes directives du Directeur des poursuites criminelles et pénales du Québec, le patron de tous les avocats de la Couronne.Il y a deux façons de procéder pour faire accuser quelqu\u2019un.Ou bien en faisant lancer un mandat d\u2019arrêt par un juge.Ou bien en lui faisant parvenir une sommation par la poste, qui est un ordre de se présenter à la Cour.Si on procède par mandat, on peut arrêter formellement la personne et la faire comparaître détenue.Ou on peut procéder par mandat «visé », qui est une procédure hybride entre la sommation et l\u2019arrestation: la personne n\u2019aura qu\u2019à se présenter au poste de police où on lui donnera une date de comparution et des conditions pour demeurer en liberté.Si une personne est dangereuse ou risque de fuir, on l\u2019arrêtera.Sinon, on se contentera d\u2019une sommation.Mais si, tout en ne l\u2019estimant pas dangereuse ou à risque de fuir, on veut lui interdire certaines fréquentations ou la forcer à demeurer à un endroit précis, bref, si on veut lui laisser sa liberté tout en lui imposant des restrictions, on procédera par mandat «visé ».Ce fut le cas pour Guy Lafleur.Or, qu\u2019apprend-on?Hier, quand Guy Lafleur s\u2019est présenté au poste de police, on lui a simplement donné une date de comparution.Aucune condition.Pourquoi donc avoir procédé par mandat d\u2019arrêt ?De toute évidence, il n\u2019y avait aucune «nécessité », pour citer la directive.Cette même directive rappelle à tous les avocats qui ont le lourd fardeau de décider s\u2019il faut accuser un homme ou une femme d\u2019un crime (et par quel moyen) un principe de justice fondamental : la modération.C\u2019est un principe d\u2019humanité, au fond: veuillez porter atteinte le moins possible à la liberté des gens, et uniquement quand c\u2019est nécessaire.À première vue, on n\u2019a pas bien respecté ce principe dans le cas de Guy Lafleur.Comme souvent, au fait, dans la plus parfaite indifférence.IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII Modération, donc.Ce principe devrait aussi s\u2019appliquer aux médias.Il se dit et s\u2019écrit depuis 36 heures une quantité phénoménale d\u2019énormités bien intentionnées autour de cette affaire.Avant de conclure à un complot féministe ou à une faute professionnelle, il faudrait y regarder d\u2019un peu plus près.Passer par sommation aurait été la voie appropriée.Mais la procédure, à la fin, est assez secondaire.Devait-on faire accuser Guy Lafleur ?Voilà évidemment la question.Quotidiennement, on laisse passer des parjures dans des affaires familiales ou apparentées, parce qu\u2019on sait bien qu\u2019il est naturel pour des parents de protéger leurs enfants.On sait aussi qu\u2019il est plus facile de dire à un témoin «je ne vous crois pas du tout» que de le faire condamner pour parjure.Car un parjure est non seulement une déclaration fausse, qu\u2019on sait fausse, mais aussi faite dans l\u2019intention de tromper la Cour.L\u2019accusé bénéficie du doute et dira souvent : on ne m\u2019a pas posé la question directement.Brian Mulroney, qui n\u2019a pas dit toute la vérité en 1996, dit exactement cela : la question ne m\u2019a pas été posée ! Pourquoi Guy Lafleur est-il accusé et pas tous les menteurs qui sortent chaque jour du palais ?Peut-être était-ce injustifié, peut-être sa défense sera-t-elle retenue.Mais notons ceci : le cas de Mark Lafleur est une affaire criminel le grave.Agression sexuelle, voies de fait nombreuses, séquestration, conduite dangereuse causant des lésions (deux fois), production de marijuana, etc.La plaignante principale dans cette affaire est une mineure.Le jeune homme a manqué à sa parole plusieurs fois.On l\u2019accuse de crimes violents et, selon la Couronne, il a beaucoup de difficulté à se contrôler.On l\u2019a néanmoins mis en liberté au printemps en l\u2019obligeant à demeurer dans une maison de thérapie la semaine, lui permettant de travailler et de demeurer chez ses parents la fin de semaine, sous stricte surveillance.Quand la maison de thérapie l\u2019a renvoyé, en septembre, parce qu\u2019il ne respectait pas les règles internes, on a réarrêté Mark Lafleur.Et quand il a tenté de recouvrer la liberté, Guy Lafleur est venu témoigner pour son fils.Il n\u2019a pas dit qu\u2019il avait conduit Mark à l\u2019hôtel plusieurs fois pour passer la nuit.C\u2019est là qu\u2019il allait retrouver sa nouvelle copine de 16 ans.Quand on sait de quoi Mark était accusé, on peut se poser de sérieuses questions sur le jugement du père, gardien de son fils, malgré toute l\u2019admiration et la compassion qu\u2019il inspire.Et ce n\u2019est qu\u2019un mois plus tard, sachant que cette adolescente avait tout raconté aux policiers après avoir rompu avec Mark, que Guy Lafleur a admis en cour que le «couvre-feu» était surveillé au téléphone.Il faisait de la réinsertion sociale à sa manière, a-t-il expliqué.La juge Carole Cohen n\u2019a évidemment pas apprécié.Ni l\u2019attitude du père, qui a défié les règles, ni ses contradictions.Mark Lafleur est encore en prison.Et devant une telle manoeuvre, la Couronne a décidé de réagir.On verra si c\u2019est à tort, mais avant de crier à l\u2019erreur judiciaire, tenons compte du contexte très sérieux de l\u2019affaire.Non, Guy Lafleur ne risque pas 14 ans de prison.C\u2019est la peine maximale pour parjure, mais si jamais il était déclaré coupable, ce qui est loin d\u2019être fait, il y a peu de chances qu\u2019il soit condamné à la moindre peine de prison.Dans tout le concert d\u2019éloges mérités qu\u2019on a faits à Guy Laf leur, on a oublié de dire ceci: ce n\u2019est pas seulement un immense athlète, un homme aimable, bon et généreux.C\u2019est aussi un rebelle.Les Québécois l\u2019aiment notamment pour ça.Malheureusement pour lui, règle générale, c\u2019est un trait qui est moins populaire dans l\u2019appareil judiciaire.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : yves.boisvert@lapresse.ca Guy Lafleur, la justice et les médias YVES BOISVERT CHRONIQUE lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Devant une telle manoeuvre, la Couronne a décidé de réagir.On verra si c\u2019est à tort, mais avant de crier à l\u2019erreur judiciaire, tenons compte du contexte très sérieux de l\u2019affaire.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É AL VE N D R E D I 1 e r F É V R I ER 2 0 0 8 A 5 AVIS NOUVELLES AUTORISATIONS 3539457 Pour plus de renseignements à ce sujet, veuillez composer sans frais le 1 888 ÉLECTION (1 888 353-2846).En vertu de l\u2019article 64 de la Loi électorale, le Directeur général des élections donne avis qu\u2019il a autorisé l\u2019instance du parti Québec solidaire pour les circonscriptions suivantes: CIRCONSCRIPTION REPRÉSENTANTE OFFICIELLE DATE D\u2019AUTORISATION REPRÉSENTANT OFFICIEL Labelle Monsieur Yves Vachon 21 janvier 2008 Pontiac Madame Isabelle Gilles 21 janvier 2008 LE DIAMANTAMORIQUEMD BAGUE ORNÉE DE TROIS PIERRES, À PARTIR DE 9075$, JONC D\u2019ANNIVERSAIRE ÀCINQ DIAMANTS, À PARTIR DE 7250 $, BAGUE PARÉE D\u2019UN SOLITAIRE, À PARTIR DE 4500$ BIRKS.COM 1.800.682.2622 3539970A .ACTUALITÉS BRUNO BISSON Greenpeace, Équiterre et le Conseil régional de l\u2019environnement de Montréal ont demandé hier au gouvernement du Québec d\u2019attendre une décision des tribunaux avant de délivrer les permis nécessaires aux premiers travaux de construction du pont de l\u2019autoroute 25, entre Montréal et Laval.Les trois groupes écologistes contestent la validité du décret adopté par le gouvernement du Québec pour autoriser la réalisation de ce projet en partenariat public privé de plus de 400 millions.La semaine prochaine, la Cour supérieure commencera à entendre leur requête en annulation déposée le 30 mars 2006.Le procès pourrait prendre quelques semaines, et une décision du tribunal n\u2019est pas attendue avant quelques mois dans cette affaire.Dans l\u2019intervalle, toutefois, les travaux de construction du pont seront déjà en cours, y compris des travaux dans la rivière des Prairies, pour la construction d\u2019un premier pilier du futur pont de l\u2019autoroute 25, selon l\u2019échéancier des travaux rendu public l\u2019automne dernier.Hier, Philippe Cannon, attaché de presse de la ministre du Développement durable, de l\u2019Environnement et des Parcs, Line Beauchamp, a confirmé que le ministère a reçu les demandes de certificats d\u2019autorisation du promoteur privé, Concession A25, et qu\u2019elles sont actuellement à l\u2019étude.Questionné à savoir si le ministère allait attendre la fin des procédures judiciaires avant d\u2019émettre ces certificats, M.Cannon a répondu que «le processus suit son cours».Au ministère des Transports du Québec, l\u2019attaché de presse de la ministre Julie Boulet , Daniel Desharnais, a eu la même réponse : «Le processus suit son cours.» «On fait appel au sens des responsabilités du gouvernement du Québec, a déclaré M.Porlier.On parle du pont de l\u2019autoroute 25 depuis plus que 35 ans.Même si on retardait le début des travaux de quelques semaines, le temps que le tribunal entende notre requête et rende une décision, je ne pense pas que ça aurait des conséquences irréparables.» En revanche, si la Cour devait donner raison aux écologistes, a expliqué le porte-parole de Greenpeace, Richard Sandborn, le projet de prolongement de l\u2019autoroute 25 pourrait devoir retourner en consultations publiques et refaire une grande partie du laborieux processus d\u2019évaluation environnementale, avant que la construction puisse reprendre.Des sommes importantes pourraient être en jeu.La requête judiciaire conjointe de Greenpeace, d\u2019Équiterre et du CRE de Montréal, a été déposée en Cour supérieure le 30 mars 2006.Elle vise à «faire déclarer illégaux les décrets gouvernementaux adoptés par Québec autorisant le prolongement de l\u2019autoroute 25, et la construction d\u2019un nouveau pont entre Laval et Montréal ».Ce projet en partenariat public privé prévoit la construction d\u2019un nouveau pont à péage d\u2019un kilomètre, sur la rivière des Prairies, et d\u2019un nouveau tronçon autoroutier de sept kilomètres entre le boulevard Henri-Bourassa, à Montréal, et le carrefour de l\u2019autoroute 440, dans l\u2019est de Laval.Le coût du projet dépassera les 400 millions.Le coût de sa construction sera majoritairement financé par le consortium privé Concession A25, qui a conclu un contrat de partenariat avec Québec il y a quelques mois.Concession A25 est contrôlé par la société financière australienne Macquarrie qui exploite déjà plusieurs autoroutes à péage à travers le monde.Le groupe Concession A25 sera propriétaire du pont durant les 35 premières années d\u2019exploitation, pendant lesquelles le groupe touchera les revenus du péage.Les usagers devront débourser la somme de 2,40$ par passage, d\u2019après les documents rendus publics par Québec l\u2019automne dernier.En 2005, ce projet a été soumis à la consultation, sous l\u2019égide du Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement (BAPE), comme il est prévu pour les projets de cette envergure dans la loi sur la protection de l\u2019environnement.Mais au moment où le projet était en consultation, les plans du projet, le coût du péage, la gestion du chantier, la position des piliers dans la rivière, les impacts écologiques de la construction, les mesures envisagées pour réduire ces impacts et même l\u2019identité du promoteur privé, n\u2019étaient pas connues.Les trois groupes écologistes estiment qu\u2019en l\u2019absence d\u2019informations qui étaient essentielles à la compréhension globale du projet, et de ses impacts sur l\u2019environnement, le processus d\u2019évaluation environnementale suivi ne respectait pas les exigences requises avant l\u2019émission d\u2019un décret d\u2019autorisation.La requête des trois groupes environnementaux sera entendue à partir du 6 février par la Cour supérieure.CONSTRUCTION DU PONT DE L\u2019AUTOROUTE 25 Les écologistes demandent àQuébec d\u2019attendre PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE Les écologistes souhaitent que le gouvernement attende la décision de la Cour avant d\u2019entreprendre les travaux de prolongement de l\u2019autoroute 25.HUGO FONTAINE La fin de semaine sera agréable, mais il faudra auparavant en payer le prix.Entre 15 et 25 centimètres de neige devraient tomber sur Montréal aujourd\u2019hui.La tempête ne débutera qu\u2019en milieu de matinée.L\u2019heure de pointe du matin sera donc épargnée, mais celle du soir n\u2019aura pas la même chance.«Les précipitations ne devraient cesser que dans la nuit», indique André Cantin, météorologue à Environnement Canada.Les régions au sud de Montréal risquent de voir la tempête couronnée de pluie verglaçante.Les températures seront à la hausse toute la journée, pour atteindre le point de congélation demain matin.Elles doivent rester stables durant toute la fin de semaine, au grand plaisir des amateurs de sports d\u2019hiver.Pour améliorer l\u2019efficacité de l\u2019opération déneigement, la Ville de Montréal a prévu rendre disponibles 2500 places de stationnement entre 18h et 7h.Les lieux et la répartition des places disponibles sont affichés sur le site internetwww.statdemtl.qc.ca.On peut aussi s\u2019informer en joignant le service téléphonique 311.Malgré les désagréments que causera cette autre tempête, Montréal devrait mieux s\u2019en sortir que Jérusalem.La capitale israélienne a reçu cette semaine une douzaine de centimètres de flocons, ce qui a entraîné la fermeture des écoles, des sites touristiques et de plusieurs entreprises pendant deux jours.Ironiquement, souligne le Jerusalem Post, cette tempête au Proche-Orient survient alors que New York termine le mois de janvier sans avoir reçu de chute de neige notable, une première en 75 ans.Une tempête accueille février HUGO MEUNIER Un homme a été retrouvé sans vie au milieu des décombres de son logement en cendres, hier à Verdun, au cours d\u2019un incendie qui s\u2019est propagé aux deux étages de l\u2019immeuble de l\u2019avenue de l\u2019Église.La victime se serait vraisemblablement endormie une cigarette au bec.Le sinistre a pris naissance au rez-de-chaussée du bâtiment résidentiel et commercial.La victime, un homme dans la cinquantaine, a été retrouvée morte par les pompiers dépêchés sur les lieux, hier en matinée.Policiers et pompiers n\u2019ont encore émis aucune hypothèse officielle sur les causes de l\u2019incendie ou du décès.L\u2019enquête a été confiée au Service de police de la ville de Montréal.Une fois de plus Selon un commerçant voisin, la victime s\u2019est endormie avec une cigarette.Une fois de plus, puisque l\u2019homme avait apparemment vécu un incident de même nature il y a quelques mois.«Les voisins avaient eu le temps d\u2019appeler les pompiers à temps, mais il avait eu le visage tout brûlé », a raconté hier Cornel Trimbu, employé de la plomberie Transilvania.L\u2019homme habi t a it seu l .L\u2019incendie a forcé l \u2019évacuation des autres résidants de l\u2019immeuble.Le froid, pas un problème Les pompiers ont combattu le feu environ une heure et demie.« Le froid ne nous a pas trop compliqué les choses.C\u2019est surtout la structure du bâtiment, avec des planchers et des murs très épais, qui a rendu le travail difficile », a souligné Denis Beauchamps, chef aux opérations au Service des incendies de Montréal.Les dommages au bâtiment sont évalués à près de 40 000 $.Incendie mortel à Verdun La victime s\u2019est endormie avec une cigarette lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Les trois groupes écologistes contestent la validité du décret adopté par le gouvernement du Québec pour autoriser la réalisation de ce projet en partenariat public privé.PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE L\u2019incendie a causé d\u2019importants dommages à l\u2019édifice de la rue de l\u2019Église.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 6 L A P R E S S E M O N T R É AL VE N D R E D I 1 e r F É V R I ER 2 0 0 8 ACTUALITÉS En novembre dernier, 300 Québécois, des gens à qui la vie n\u2019a pas fait de cadeaux, ont reçu une lettre.Mais avant de parler de la lettre, laissez-moi vous parler de ces gens-là.Ce sont d\u2019anciens travailleurs du réseau de la santé, de l\u2019éducation.Quand je dis que la vie ne leur a pas fait de cadeaux, je veux dire par là que ces 300 Québécois ont en commun d\u2019être «en invalidité».Trop malades pour travailler.Des gens atteints de maladies chroniques.La sclérose en plaques, la maladie de Crohn, par exemple.Ou des accidentés.Des gens qui, malgré leur bonne volonté, ne peuvent plus travailler.Des gens qui ont travaillé et qui sont, pour le reste de leur vie, condamnés à vivre avec leur handicap ou leur maladie.Des poqués, quoi.Des gens à qui la vie a envoyé, un jour, une courbe vicieuse près du nez.Sur le nez, des fois.Ces 300 personnes ont en commun d\u2019avoir été forcés à l\u2019invalidité alors qu\u2019ils étaient employés de l\u2019État et syndiqués de la FTQ, dans le Syndicat québécois des employés de service.Un jour, le doc leur a dit : «Tu ne peux plus travailler, c\u2019est fini.» Qu\u2019ont-ils fait, après avoir braillé comme des veaux?Ils sont allés au syndicat.Et le syndicat les a rassurés : «T\u2019es couverte, Berthe.On a une assurance salaire, une assurance médicaments.C\u2019est dans le contrat .Tiens, prends un mouchoir\u2026» Alors Berthe, poussée sur la voie de garage par le destin, s\u2019est mouchée dans le kleenex de la solidarité, en se disant que ça pourrait être pire, qu\u2019elle pourrait être toute nue dans la rue.IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII Puis, le 9 novembre dernier, ces 300 personnes ont reçu une lettre.Coiffée du logo de La Capitale, la compagnie d\u2019assurances qui couvre le régime collectif des milliers de camarades du Syndicat québécois des employés de service.Deux pages de jargon, de «contrat 6000» et d\u2019«exonération de primes ».Deux pages de gossage qui disaient, au fond, ceci : vos médicaments, on ne les paie plus, ça nous coûte trop cher.Si au moins c\u2019eût été La Capitale, une grosse compagnie, qui leur disait cela.Mais non.C\u2019étaient les travailleurs de leur ancien syndicat, leurs ex-camarades de la FTQ.Le hic, c\u2019est que des invalides, par définition, ça coûte cher en frais de médicaments.Un gars qui a la sclérose en plaques, ça peut coûter 10 000$ annuellement, en pilules, à un régime collectif d\u2019assurance.Vous me voyez venir?Ces 300 invalides, ils coûtaient cher au régime collectif d\u2019assurance des camarades du Syndicat des employés de service.Plus cher, disons, qu\u2019une secrétaire de 25 ans qui n\u2019a recours au régime que pour un tra itement de canal.IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII Quand est venu le temps de renouveler le régime, quelqu\u2019un, quelque part, donc, a cherché une façon de le renouveler à moindre coût.On a cherché où couper.Et quelqu\u2019un, quelque part, s\u2019est dit qu\u2019en larguant les invalides, on pourrait bien économiser quelques dollars\u2026 Et c \u2019est ce qui fut décidé.Démocratiquement: les syndiqués ont voté.On a largué les 300 invalides.De toute façon, ce ne sont plus des camarades.Ce sont d\u2019ex-camarades.Ces 300 poqués-là ne se retrouvent pas devant une SAQ à quêter pour payer leurs médicaments.Ils vont tomber sur le régime public.Sauf que désormais, selon leurs revenus, ils devront payer plus cher pour leurs pilules.Jusqu\u2019à 1500$ par année.Avant, quand ils étaient couverts par le régime du syndicat, ils payaient un maximum de 500$.Le «déductible ».Vous allez me dire que ce n\u2019est qu\u2019une différence de 1000 $.Mais justement, c\u2019est pas vrai.C\u2019est énorme.C\u2019est gigantesque.Quand on ne touche que 60% de son salaire, en invalidité.Quand on va gagner grosso modo 20 000$ par année pour le reste de nos jours, 1000$, c\u2019est la mer à boire.Vous me voyez venir, encore ?C\u2019est un syndicat qui a fait ça ! Pire, ce sont les syndiqués, qui ont voté pour ce changement\u2026 IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII Suis-je le seul à grimper dans les rideaux, ici?Parce que le discours sur la primauté de la solidarité, sur l\u2019impératif besoin d\u2019entraide citoyenne en ces temps froids de néolibéralisme sans coeur, il émane principalement des syndicats.Je veux dire, bon, ces 300 poqués-là, ils n\u2019ont pas choisi d\u2019être malades ou handicapés.Ils font partie des plus vulnérables de la société.Des plus malchanceux.La solidarité, c\u2019est avec ces gens-là qu\u2019il faut l\u2019exprimer.J\u2019ai fait des appels à la FTQ.On m\u2019a expliqué le détail de la décision.En exprimant de la surprise face à ma surprise: «Oui, mais la CSN ne couvre un invalide que pour 36 mois ! On ne fait que s\u2019adapter\u2026» Bref, un discours du Conseil du patronat : Faut rester compétitif ! Tellement qu\u2019à La Capitale, le vice-président Marcel Bilodeau m\u2019a expliqué que la CSN faisait concurrence à la FTQ, en période de maraudage, en disant aux syndiqués que son régime collectif d\u2019assurance est moins cher.\u2013 La FTQ s\u2019est donc pliée aux lois du marché\u2026 \u2013 À mon sens, oui, m\u2019a répondu M.Bilodeau.Même si ça ne fait pas l\u2019affaire d\u2019un syndicat d\u2019enlever des acquis\u2026 Ce n\u2019est pas une immense saloperie.C\u2019est une petite crosse, une petite trahison qui rend un peu creux le discours syndical sur la solidarité, la justice sociale et la proverbiale méchante économie capitaliste qui saigne les gens, aveugle à leurs souffrances.Donc, des milliers de syndiqués du Syndicat québécois des employés de service ont choisi de se désolidariser de 300 anciens camarades, parmi les plus vulnérables de la société.Fuck les plus mal pris.Une belle petite mentalité de gérant de magasin Wal-Mart.IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII J\u2019ai essayé, à la FTQ et à La Capitale, de savoir combien, au final, les syndiqués vont économiser, sur leur régime collectif d\u2019assurance, en se débarrassant des 300 poqués.Impossible de le savoir.Trop compliqué de donner des chiffres, m\u2019a-t-on dit.Une de ces 300 poqués, appelons-la Ginette, qui devra payer 1000$ de plus par année pour ses pilules, sous le régime public, a appelé son (ancien) syndicat , pour protester.Ce qu\u2019on lui a dit?Que les camarades, en se débarrassant des 300 malades, allaient sauver 10% de la cotisation totale.Soit environ 4$ par période de paie de deux semaines.Bref, autour de 100, 120$ par année, selon les cas.Des pinottes, même s\u2019il s\u2019agissait de 200$.Dans le cas des syndiqués du Syndicat des employés de service affilié à la FTQ, le prix de la solidarité avec 300 poqués, c\u2019était donc à peu près 2$ par semaine.Tout le monde a un prix, finalement.Même les camarades qui sont, techniquement, du bon bord du discours solidaire.So-so-so\u2026 PATRICK LAGACÉ CHRONIQUE On a cherché où couper.Et quelqu\u2019un, quelque part, s\u2019est dit qu\u2019en larguant les invalides, on pourrait bien économiser quelques dollars\u2026 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE.Une vingtaine de membres du syndicat Conseil du Québec se sont enchaînés et bâillonnés devant la boutique Tommy Hilfiger de la rue Sainte-Catherine, hier midi, pour protester contre le comportement de la compagnie de vêtements, jugé antisyndical.Les manifestants estiment que la compagnie fait tout pour empêcher une centaine de travailleurs du centre de distribution de s\u2019affilier au syndicat Conseil du Québec.La responsable des communications du syndicat, Thao Dao, a dénoncé l\u2019attitude irrespectueuse de l\u2019entreprise envers ses employés.Le Conseil du Québec est affilié à Unite Here, un syndicat nord-américain du vêtement en croisade contre Hilfiger sur l\u2019ensemble du continent.La compagnie Hilfiger dénoncée pour son «antisyndicalisme» llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll ÉRIC CLÉMENT Déçus par la lenteur avec laquelle leur arrondissement élabore un Plan de déplacement urbain (PDU) pour ralentir la circulation automobile, des citoyens du Plateau-Mont-Royal ont adopté, mercredi, les principes qu\u2019ils veulent voir appliquer.Accusé d\u2019avoir adopté le rythme d\u2019un escargot au lieu de l\u2019appliquer à la vitesse des autos, le responsable du dossier, le conseiller d\u2019arrondissement Michel Labrecque annoncera sa stratégie lundi.Le concept de PDU est né en France en 1982 et y a été appliqué dans une soixantaine d\u2019agglomérations de plus de 100 000 habitants depuis 1996.Un plan de déplacement urbain favorise les transports en commun au détriment des véhicules à moteur (moins d\u2019autos, moins vite, moins partout) et en faisant une grande place aux vélos et aux piétons: en gros, atteindre une cohabitation conviviale et saine entre les «lièvres», les «tortues » et les «escargots».L\u2019arrondissement travaille depuis deux ans à créer un PDU.Sa mise en oeuvre aurait dû débuter au printemps 2007.Des citoyens trouvent que ce dossier traîne en longueur alors que les accidents impliquant les piétons, la pollution, les problèmes de santé et de bruit, et d\u2019autres désagréments sapent leur qualité de vie.Pour Marcel Dubé, citoyen de l\u2019avenue Christophe-Colomb qui se bat depuis 18 ans pour qu\u2019on rende cette rue moins fréquentée, l\u2019arrondissement (où 60% des déplacements internes sont faits à pied, en vélo ou en transports en commun) ne prend pas assez d\u2019initiatives.Aussi, une soixantaine de personnes, dont le député péquiste de Mercier, Daniel Turp, l\u2019ancien conseiller municipal André Cardinal, le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, et même la conseillère du Plateau Josée Duplessis, se sont réunies mercredi pour adopter des principes environnementaux et communautaires et des objectifs qui feront partie d\u2019un mémoire qui sera présenté lors des consultations publiques sur le PDU.Parmi les objectifs, on trouve bien sûr la réduction de la vitesse (actuellement 50 km/h dans des zones scolaires), la réduction du nombre d\u2019automobiles, l\u2019augmentation du nombre de pistes cyclables, des trajets d\u2019autobus passant dans les petites rues et bien plus d\u2019espaces pour les piétons, 48% des résidants du Plateau n\u2019ayant pas d\u2019auto.L\u2019action des citoyens a-t-elle déjà eu de l\u2019effet?En tout cas, Michel Labrecque annoncera lundi, lors du conseil d\u2019arrondissement, que le diagnostic et le calendrier de cet exercice par étapes seront dévoilés le 27 février.Si tout va bien, l\u2019adoption du PDU aurait lieu avant 2009.S\u2019il y a du retard, dit M.Labrecque, du «travail en profondeur » a quand même été fait depuis 2006.Il ajoute être ravi de voir que des citoyens réfléchissent au PDU.« J\u2019ai fait ça pendant des années, mais si on vient nous dire qu\u2019il y a trop d\u2019autos et qu\u2019elles vont trop vite, on le sait, dit-il.Ce dont on a besoin, c\u2019est de discuter comment c\u2019est faisable, le budget, etc.L\u2019impétuosité, oui ! Mais la précipitation n\u2019est pas bonne conseillère.Je veux des aménagements et qu\u2019ils soient réussis.» COURRIEL Pour joindre notre journaliste: eric.clement@lapresse.ca PLAN DE DÉPLACEMENT URBAIN Le Plateau dénoncé pour sa lenteur CAROLINE TOUZIN Les crimes violents liés aux gangs de rue ont augmenté à Montréal, alors que le taux de criminalité a globalement diminué dans l\u2019île l\u2019an dernier.Une situation «préoccupante », selon le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) qui a présenté, hier, son bilan annuel de lutte contre les gangs de rue.Plus de la moitié des tentatives de meurtre commises à Montréal en 2007 sont liées aux gangs de rue (54 des 99 tentatives de meurtre).En 2006, c\u2019était moins du tiers (42 sur 136).De plus, 2007 est l\u2019année où il y a eu le plus de meurtres liés aux gangs de rue dans la métropole (14 sur 41, comparativement à 12 sur 42 en 2006).Huit de ces 14 meurtres n\u2019ont pas été résolus.Parmi les victimes : un adolescent de 16 ans, Tyler Jacobs, tué par balle dans une ruelle de Notre- Dame-de-Grâce.Aucune de ces victimes n\u2019était innocente, selon le directeur adjoint au SPVM, Mario Plante.Gangs latino-américains Depuis deux ans, des membres des puissants gangs latinoaméricains ennemis, les MS-13 et les Mara-18, ont été vus dans la métropole.L\u2019an dernier, neuf membres ont ainsi été épinglés, dont cinq ont déjà été expulsés par l\u2019Agence des services frontaliers du Canada.Ces gangsters sont arrivés au Canada en passant par le Mexique.«Certains nous ont dit veni r ici pour visiter leur famille.Mais nous savons qu\u2019au moins deux d\u2019entre eux sont venus pour explorer le marché des drogues illicites et s\u2019installer ici », a souligné M.Plante.Les jeunes Montréalais s\u2019identifient de plus en plus à ces deux gangs latinos, a également observé le policier.La lutte contre les gangs sera encore cette année la «première priorité» du SPVM.Le SPVM a saisi quelque 170 armes appartenant aux gangs l\u2019an dernier, dont 50 en une seule perquisition.«Difficile d\u2019en déterminer la provenance, a dit le policier, mais chose certaine c\u2019est beaucoup d\u2019armes.» Au total, la police a mené 305 enquêtes et a fait 1332 arrestations liées aux gangs.La police de Montréal, de concert avec la Ville de Montréal, a lancé un cri d\u2019alarme à l\u2019occasion du premier congrès international sur les gangs, qui s\u2019est tenu dans la métropole en octobre dernier.Sa demande au gouvernement du Québec de financer un plan d\u2019action de lutte contre les gangs de 40 millions est restée lettre morte.Hier, la police et la Ville sont revenues à la charge.«On a reçu 6 millions il y a deux ans, mais ça prend un effort additionnel », a dit le vice-président du comité exécutif de la Ville, Claude Dauphin.Le conseil d\u2019agglomération de Montréal a voté hier soir à l\u2019unanimité pour appuyer cette demande.Les enquêtes approfondies ont un coût, a expliqué l\u2019assistantdirecteur Mario Plante.Le projet ABAT, qui a mené à la condamnation du gang de Bernard «Ti- Pon» Mathieu, premier gang de rue inculpé de gangstérisme au Canada en février dernier, a coûté 10 millions de dollars.«Ça prend des investissements majeurs.Le gouvernement de l\u2019Ontario, lui, a octroyé 56 millions à la Ville de Toronto pour combattre les gangs», a-t-il ajouté.De son côté, le ministère de la Sécurité publique du Québec répond qu\u2019il investira 17,6 millions de dollars dans les trois prochaines années dans des projets de prévention contre l\u2019adhésion aux gangs partout dans la province.Le volet répressif de son plan sera annoncé plus tard cette année.Une vingtaine d\u2019importants gangs de rue, composés au total de 400 à 500 membres, sont actifs à Montréal.Le trafic de drogue et le proxénétisme comptent parmi leurs principales activités criminelles.BILAN 2007 DU SPVM Hausse des crimes violents liés aux gangs de rue La lutte contre les gangs sera encore cette année la «première priorité » du SPVM.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É AL VE N D R E D I 1 e r F É V R I ER 2 0 0 8 A 7 Résultats des tirages du: Résultats des tirages du: En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.GaGnants Lots GaGnants Lots - Mois - Année - Signe *décomposable dans les deux sens *décomposable dans les deux sens 500 000 $ compl.compl.C C (C) C (C) compl.(C) C 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 2/6+ 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 2/6+ 2008-01-31 5585290 Ventes totales : 954 100,00 $ 2 000 000,00 $ 00 11 720 14 719 75 000,00 $ 750,00 $ 75,00 $ 10,00 $ 181 182 5,00 $ 4 000 000 $ 28 329 506 $ 24 226 284,00 $ 13 230 12 171 229 105 193 926,50 $ 2 089,50 $ 74,80 $ 10,00 $ 01 20 21 23 40 41 12 01 20 21 29 40 47 31 03 07 08 10 16 20 25 27 31 32 33 34 38 42 47 52 56 57 63 70 06 FÉVRIER 89 POISSONS Jour 06 18 24 25 30 523 2008-01-30 500 000 $ 7836617 * * 2256 36 13 02 12 28 29 39 11 090 5,00 $ Ventes totales : Prochain gros lot (approx.) : Nouvelle loterie sur termiNal à 1$.3 façoNs de gagNer chaque jour ! Tous les samedis dans .Dix haltes sur la route Des keys 3523309 CE SAMEDI ACTUALITÉS PHOTO TOM HANSON, LA PRESSE CANADIENNE À sa sortie de l\u2019audience hier, Adil Charkaoui (à gauche), qui a remporté une première victoire l\u2019an dernier devant le même tribunal quand la Cour suprême a déclaré que certaines dispositions entourant les certificats de sécurité enfreignaient la Constitution canadienne, s\u2019est dit optimiste.«Le SCRS défend l\u2019indéfendable », a-t-il dit.À droite sur la photo, l\u2019imam Salam Elmenyawi.LAURA-JULIE PERREAULT OTTAWA \u2014 Le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) a passé la matinée sur le banc des accusés hier.Devant la Cour suprême, l\u2019avocate d\u2019Adil Charkaoui, le Montréalais qui fait l\u2019objet d\u2019un certificat de sécurité, ainsi que cinq organismes ont soutenu que certaines pratiques des services secrets violent la Constitution canadienne.Une procédure du SCRS a été la cible de toutes les attaques.L\u2019avocate Dominique Larochelle, tout comme les représentants du Barreau du Québec et d\u2019Amnistie Internationale, estime que le SCRS bafoue les droits de la personne, dont le droit à la justice fondamentale, en détruisant systématiquement des enregistrements d\u2019entrevue, des notes et des documents après que leurs agents en ont fait le résumé.« Il est donc impossible d\u2019établir la fiabilité de ces résumés », a plaidé Dominique Larochelle hier devant les neuf juges du plus haut tribunal du pays.Son client , Adil Charkaoui , que le gouvernement soupçonne de liens avec des organisations terroristes, demande aux magistrats de mettre fin aux procédures qui le visent, jugeant qu\u2019une partie de la preuve qui a servi à délivrer un certificat de sécurité contre lui en 2003 ne respecte pas les normes canadiennes.Me Larochelle a argué hier que la politique de destruction des documents permet au SCRS de diffuser des rapports tendancieux à l\u2019endroit de son client, puisque selon elle, les services secrets ont le loisir de garder seulement les éléments qui sont dommageables à Adil Charkaoui.« Selon la loi, on doit enquêter sur quelqu\u2019un et non contre quelqu\u2019un», a-t-elle exposé hier aux magistrats.Dans sa plaidoirie, l\u2019organisme de défense des droits, Amnistie internationale, a pour sa part décrié que les résumés du SCRS fournis au gouvernement et aux tribunaux ne mentionnent pas la provenance des informations qu\u2019ils contiennent.«L\u2019information peut avoir été obtenue de sources étrangères qui peuvent avoir eu recours à des méthodes d\u2019interrogatoire prohibées, dont la torture », a dit l\u2019avocate d\u2019Amnistie à la Cour suprême.Protection de la vie privée Dans sa réplique, l\u2019avocat du SCRS, Claude Joyal, a confirmé que l\u2019organisation de renseignement détruit bel et bien des documents, mais qu\u2019elle le fait en respectant ses règlements internes.La protection de la vie privée des individus est au coeur de cette politique, a avancé Me Joyal hier.«Le SCRS doit mettre en équilibre la sécurité de l\u2019État et la vie privée des gens qui contribuent à donner des informations », a-t-il argué.Les juges se sont montrés sceptiques.«Vous pouvez faire en sorte que la vie privée est protégée sans dét ruire des documents », a avancé le juge Marshall Rothstein.Après trois heures d\u2019audiences, la juge en chef Beverley MacLachlin a annoncé que la Cour mettra la cause en délibéré.On ignore quand la décision sera rendue.À sa sortie de l\u2019audience hier, Adil Charkaoui, qui a remporté une première victoire l\u2019an dernier devant le même tribunal quand la Cour suprême a déclaré que certaines dispositions entourant les certificats de sécurité enfreignaient la Constitution canadienne, s\u2019est dit optimiste.«Le SCRS défend l\u2019indéfendable », s\u2019est exclamé le Montréalais d\u2019origine marocaine, qui est en liberté sous conditions depuis février 2005.Un peu plus loin dans la rue Wellington, il a aussi été question de certificats de sécurité.Le nouveau projet de loi C-3, qui doit remplacer la loi actuelle qui deviendra inopérante le 18 févier, a été l\u2019objet d\u2019une troisième lecture devant la Chambre des communes.Selon la procédure actuelle, contenue dans la loi sur l\u2019immigration, le gouvernement canadien peut délivrer un certificat de sécurité contre des individus qui ne sont pas citoyens canadiens, s\u2019il les soupçonne de représenter un danger contre la sécurité nationale, afin que ses derniers soient expulsés du pays.Une partie de la preuve est étudiée à huis clos par un juge sans la présence de la personne visée par le certificat.La nouvelle loi C-3 prévoit l\u2019ajout d\u2019un avocat spécial qui, au nom de l\u2019individu affecté par la mesure d\u2019expulsion, pourra avoir accès aux informations secrètes.Les pratiques des services secrets au banc des accusés Adil Charkaoui et cinq organismes contestent la destruction de documents « L\u2019information peut avoir été obtenue de sources étrangères qui peuvent avoir eu recours à des méthodes d\u2019interrogatoire prohibées, dont la torture », a dit l\u2019avocate d\u2019Amnistie internationale à la Cour suprême.LA PRESSE CANADIENNE OTTAWA \u2014 La Cour fédérale devrait décider aujourd\u2019hui si Mohamed Harkat doit rester en prison jusqu\u2019à ce que la confusion à propos des conditions qui régissent sa liberté soit réglée.Des avocats ont débattuhier pendant plusieurs heures afin de déterminer si un changement survenu dans la vie d\u2019une proche du terroriste présumé représentait une violation des strictes conditions de liberté de Harkat.Son avocat, Matt Webber, a plaidé que le comportement de son client avait été impeccable pendant sa liberté conditionnelle.Les avocats de la Couronne affirment que Harkat a enfreint les conditions de sa libération parce que sa belle-mère, Pierrette Brunet, n\u2019habite plus à temps plein dans la maison oùHarkat et sa femme occupent l\u2019appartement du sous-sol.Les autorités fédérales ont arrêté Harkat mardi, chez lui, alors qu\u2019il prenait sa douche, pour avoir enfreint ses conditions de libération.Harkat passe la nuit en prison ANDRÉ NOËL Le Taser s\u2019est révélé une cause potentielle ou un facteur responsable de la mort de plusieurs Américains, soutient un chercheur de l\u2019Université de Washington à Seattle, après avoir analysé des rapports d\u2019autopsie.Cette affirmation contredit les assurances données au Parlement canadien par Tom Smith, président de Taser International.Mercredi, M.Smith a brandi 120 études médicales devant les députés membresd\u2019uncomitéde laChambre des communes et déclaré: «Il faut se fier aux recherches.Aucune n\u2019a démontré de façon probante que le Taser tue.» «Quoi?Il a dit ça?Voyons donc!» s\u2019est étonné le Dr Jared Strote, lorsque La Presse l\u2019a joint au Centre médical de l\u2019Université de Washington.Le Dr Strote a publié une étude qui met en doute l\u2019innocuité du pistolet électrique dans la revue Prehospital Emergency Care, en décembre 2006.D\u2019autres chercheurs ont fait les mêmes mises en garde que lui.Le Dr Strote et un collègue de l\u2019École de médecine de Harvard, à Boston, ont d\u2019abord retracé les noms de 75 Américains électrocutés par un pistolet Taser de 2001 à 2005.Ils ont pu obtenir les rapports d\u2019autopsie de la moitié d\u2019entre eux.Les médecins qui avaient examiné les cadavres avaient conclu que l\u2019usage du Taser était une cause potentielle de la mort ou un des facteurs responsables dans 27%des cas.La majorité des victimes, tous des hommes relativement jeunes (35 ans en moyenne), étaient au départ en mauvaise santé, physique ou mentale, ou étaient intoxiquées par des drogues ou l\u2019alcool.La littérature médicale suggère que les décharges électriques ne sont pas fatales pour les personnes en bonne santé, comme les policiers qui acceptent de les subir à des fins de tests, mais qu\u2019elles peuvent l\u2019être pour des personnes qui éprouvent déjà des défaillances cardiaques ou autres.Or, justement, le Taser est utilisé par les policiers surtout auprès de suspects non armés, très agités et souvent en mauvaise santé, note le Dr Strote.«Nos informations montrent que des morts subites peuvent survenir et surviennent après l\u2019usage du Taser, conclut-il.Un facteur commun dans ces décès, c\u2019est l\u2019agitation extrême et la présence fréquente de drogues et de maladies cardiaques.» LeprésidentdeTaserInternational, Tom Smith, s\u2019est présenté devant le comité sur la sécurité publique de la Chambre des communes parce que celui-ci enquête sur les événements entourant la mort de Robert Dziekanski, le 14 octobre.Cet immigrant polonais était très agité lorsque des agents de la GRC ont voulu l\u2019arrêter, à l\u2019aéroport de Vancouver.Il est mort peu après l\u2019électrocution.La scène, filmée par un témoin, a suscité l\u2019indignation dans le monde entier.Plus de 6500 Taser au Canada Les corps de police et les services correctionnelspossèdentplusde6500 Taser au Canada.Ces pistolets peuvent envoyer une décharge de 50000 volts à une distance de 7,5 mètres.Le fabricant, établi en Arizona, va bientôt vendre un fusil électrique pouvant envoyer une décharge à une distance de 20 mètres.Jusqu\u2019à maintenant, environ 280 Américains et 16 Canadiens sont morts peu de temps après avoir reçu une décharge de Taser.Ce pistolet, qui devait éviter aux policiers d\u2019utiliser leur arme à feu, ne semble avoir pas avoir eu cet effet: le nombre de coups de feu tirés par les policiers canadiens n\u2019a pas diminué depuis qu\u2019ils sont équipés de pistolets électriques.La Presse a déposé une demande d\u2019accès auprès de la GRC pour avoir des informations concernant les poursuites judiciaires liées à l\u2019utilisation du Taser.Dans une lettre envoyée la semaine dernière, la GRC réclame 47500$ pour chercher et remettre ces informations.Deux jours plus tard, elle demandait 9805$ pour remettre les documents concernant les plaintes de citoyens faites contre la GRC relativement à l\u2019utilisation du Taser.Selon une étude américaine Le Taser peut causer la mort HUGO DE GRANDPRÉ OTTAWA \u2014 Le Bloc québécois réclame unmoratoire et une enquête indépendante sur l\u2019utilisation des pistolets Taser par les policiers canadiens.Selon Serge Ménard, porteparole du parti en matière de Sécurité publique, trop d\u2019inconnues subsistent quant au danger de cette arme à décharge électrique, utilisée partout au pays.M.Ménard a fait cette demande au moment où des informations contradictoires sont véhiculées sur le sujet.Dans sa comparution devant le comité de la Sécurité publique mardi, le président de la société Taser International, Thomas Smith, s\u2019est appuyé sur une centaine d\u2019études pour tenter de démontrer que l\u2019arme était sans danger.Le dirigeant a notamment affirmé qu\u2019aucun lien n\u2019a été établi entre la mort d\u2019un individu et l\u2019intervention au Taser qui l\u2019a précédée.Depuis 2001 au Canada, une vingtaine d\u2019individus sont morts à la suite d\u2019une telle intervention.En Amérique du Nord pour la même période, le chiffre s\u2019élèverait à 300.Des études citées dans un reportage coproduit par Radio-Canada et CBC, et diffusé hier à l\u2019émission Enquêtes, contredisent la version du PDG.L\u2019une d\u2019elles, conduite à Chicago sur des porcs, montre qu\u2019il est possible qu\u2019une victime meure quelques minutes après l\u2019impact.Or, l\u2019un des arguments utilisés par le fabricant est qu\u2019une mort par Taser surviendrait nécessairement sur le coup de la décharge.«Leprésident de Taser citedes études qui cherchent à prouver le caractère inoffensif de ce pistolet, mais il ne dit pas que certains auteurs de ces études sont des actionnaires de son entreprise», a renchéri SergeMénard hier, durant la période de questions.«Ces éléments ne devraient-ils pas inciter leministreàdécréter unmoratoire, en attendant la tenue d\u2019une enquête indépendante effectuée par des gens désintéressés et sans aucun intérêt monétaire dans cette compagnie?» a poursuivi M.Ménard.Le ministre de la Sécurité publique, Stockwell Day, a répondu en disant que le gouvernement fédéral, certains gouvernements provinciaux et la Commission des plaintes du public contre la GRC étudiaient présentement la question.TASER Le Bloc réclame un moratoire IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 8 L A P R E S S E M O N T R É AL VE N D R E D I 1 e r F É V R I ER 2 0 0 8 Avis important aux employeurs À l\u2019écoute des étudiants, au service des collectivités L\u2019initiative Emplois d\u2019été Canada, qui fait partie du programme Expérience emploi été, accorde du financement pour aider les organismes sans but lucratif, les employeurs du secteur public et les petites entreprises comptant 50 employés ou moins à créer des emplois pour les étudiants de 15 à 30 ans.Si vous êtes un employeur et que vous répondez aux critères d\u2019admissibilité, soumettez votre demande entre le 1er et le 29 février 2008.Pour vous procurer le formulaire de demande, consultez le site Web de Service Canada, téléphonez à la ligne Info-jeunesse, au 1-800-935-5555, ou rendez-vous dans l\u2019un des Centres Service Canada.Vous pourrez ensuite nous le retourner en ligne, par la poste, par télécopieur, ou en personne dans un Centre Service Canada.Pour de plus amples renseignements : Composez le 1-800-935-5555 (ATS : 1-800-926-9105) Cliquez servicecanada.ca Visitez un Centre Service Canada 3538010A POLITIQUE LA PRESSE CANADIENNE Jean Brault, de Groupaction, a conclu une entente avec le gouvernement du Canada qui met un terme aux réclamations de l\u2019un et de l\u2019autre.L\u2019entente prévoit en outre que Jean Brault jouera un rôle actif dans la poursuite des autres acteurs du programme fédéral de commandites.Jean Brault renonce à la somme de 3 millions pour des factures impayées du temps du programme de commandites.Le gouvernement renonce aux 8 millions qu\u2019il tentait de récupérer auprès de lui.M.Brault versera aussi 250 000$ au gouvernement et fournira toute information ou documentation pertinente à la préparation du procès, en plus de témoigner contre les dirigeants des autres compagnies mêlées au scandale des commandites.M.Brault et Groupaction étaient poursuivis solidairement avec Luc Lemay, Malcolm Média, Groupe Polygone Éditeurs, Jacques Corriveau, Pluridesign, Charles Guité, Benoît Renaud, Art Tellier, Gilles-André Gosselin, Andrée Côté-Gosselin, Nicholas Gosselin et Gosselin Communications stratégiques.Les réclamations contre ceux-ci demeurent.Elles totalisent 43 millions.Jean Brault s\u2019entend avec le gouvernement llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll HUGO DE GRANDPRÉ OTTAWA \u2014 Avec les nouvelles règles, les libéraux continuent de traîner la patte côté financement.C\u2019est ce que révèle un rapport trimestriel publié hier par Élections Canada.Le document, qui dresse le bilan de l\u2019argent récolté par les partis politiques fédéraux au cours des trois derniers mois, montre que l\u2019écart s\u2019élargit entre le Parti conservateur et le Parti libéral du Canada.Le rapport montre également que les libéraux sont en voie d\u2019être rejoints par le Nouveau Parti démocratique, une formation qui compte trois fois moins de députés à la Chambre des communes.Entre octobre et décembre, le PLC a amassé 1 944 946$.Bien que cela représente une hausse de plus de 500 000$ depuis le dernier trimestre, c\u2019est près de trois millions de dollars de moins que les conservateurs \u2013 et à peine 500 000$ de plus que le NPD.Les organisateurs de Stephen Harper ont en effet récolté 4 892 921$, comparativement à 3 768 122$ au dernier trimestre.À l\u2019instar des conservateurs et du Parti libéral, Le Bloc québécois et le Nouveau Parti démocratique ont eux aussi fait un meilleur score cette fois-ci.Le Bloc est passé de 27 928$ à 336 384$.Quant au NPD, il a presque doublé ses contributions.La formation avait en effet amassé 722 760$ entre juillet et septembre 2007.Ces contributions ont été de 1 424 524$ au cours des trois derniers mois.FINANCEMENT DES PARTIS Les libéraux traînent la patte GILLES TOUPIN OTTAWA \u2014 La déception du juge John Gomery à propos de l\u2019indifférence du gouvernement Harper face aux 19 recommandations de son rapport sur le scandale des commandites a fait des vagues hier au Parlement fédéral.Le Nouveau Parti démocratique s\u2019est notamment alarmé des déclarations du juge Gomery qui s\u2019est dit extrêmement déçu de constater que son rapport amasse la poussière sur une quelconque tablette à Ottawa.Le député néo-démocrate Pat Martin a d\u2019ailleurs déposé une motion au Comité permanent de l\u2019accès à l\u2019information, de la protection des renseignements personnels et de l\u2019éthique afin que soit étudiée la mise en oeuvre des fameuses recommandations du commissaire Gomery.Pour marquer le deuxième anniversaire de la publication de son rapport final sur les commandites, le juge Gomery s\u2019était dit stupéfait de constater que le gouvernement Harper n\u2019a pas tenu compte de ses plus importantes recommandations.«Je dois vous avouer que je suis très déçu, a dit John Gomery dans une entrevue.J\u2019ai travaillé si fort, et j\u2019ai demandé à d\u2019autres de travailler si dur, et nous avons réfléchi sérieusement à ce que nous recommandions.Je pensais que ça méritait d\u2019être discuté.» Le commissaire Gomery avait notamment recommandé la préparation d\u2019un rapport pour le Parlement sur les réalisations liées à ses recommandations.Rien n\u2019a été fait en ce sens par le gouvernement Harper.Le chef du Nouveau Parti démocratique, Jack Layton, s\u2019est dit d\u2019accord hier avec M.Gomery sur la nécessité d\u2019un débat en profondeur au Parlement sur toutes ces questions.«Après deux ans, a-t-il dit, nous cherchons toujours les résultats concrets.Est-ce que tout le travail fait par le juge Gomery a été un gaspillage de temps?Nous avons noté qu\u2019il n\u2019y a eu aucun progrès concernant quelques-uns de ces enjeux.» Le chef libéral, Stéphane Dion, a également déploré l\u2019inaction du gouvernement dans ce dossier.«Il y a eu de gros manquements, a commenté M.Dion, notamment en ce qui a trait à lanominationd\u2019uncommissaire aux nominations (NDLR: une recommandation majeure du juge Gomery).M.Harper a nommé quelqu\u2019un.Cette personne a été jugée trop partisane par l\u2019opposition et M.Harper n\u2019a pu renommer quelqu\u2019un d\u2019autre.C\u2019est vraiment un manquement fondamental à notre régime parlementaire.» Deux ans après le dépôt de son rapport Gomery est déçu llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Le premier ministre Stephen Harper lance un avertissement à ceux qui, au sein de son propre parti, s\u2019attaquent à ses proches collaborateurs.Il compte sévir au moment opportun contre ceux qui tentent de déstabiliser son cabinet alors que des élections fédérales se profilent à l\u2019horizon.De toute évidence, M.Harper digère mal les allégations d\u2019ingérence politique qui ont été lancées cette semaine contre Dimitri Soudas, son attaché de presse qui est aussi son conseiller pour les questions québécoises.M.Soudas est sur la sellette depuis deux jours après que des médias eurent rapporté qu\u2019il serait intervenu dans un dossier qui fait l\u2019objet d\u2019un litige devant les tribunaux entre le gouvernement fédéral et un important propriétaire immobilier de Montréal.Tout indique que cette affaire a fait l\u2019objet d\u2019une fuite calculée de la part de conservateurs duQuébec mécontents de l\u2019influence dont jouit M.Soudas auprès du premier ministre.En particulier, des stratèges conservateurs influents soupçonnent des proches collaborateurs du ministre des Travaux publics, Michael Fortier, et le ministre lui-même d\u2019avoir joué un rôle dans cette affaire.«Le premier ministre n\u2019est pas dupe.Il peut déceler rapidement une vendetta lorsqu\u2019elle prend naissance au sein même du parti.C\u2019est un retour en arrière à la politique qui existait avant 1993 à l\u2019époque de Mulroney», a confié hier soir à La Presse un proche confident du premier ministre venant de l\u2019extérieur du Québec.C\u2019est devenu un secret de PolichinelleàOttawa queM.Fortier entretient des relations tendues avec certains membres de l\u2019entourage du premier ministre.D\u2019autant plus que M.Fortier a déjà fait fi de certaines objections du cabinet du premier ministre dans certains dossiers dans le passé, notamment lorsqu\u2019il a embauché Daniel Paillé, un ancien souverainiste, malgré les objections du cabinet de M.Harper, pour enquêter sur les contrats de recherche d\u2019opinion publique accordés par le gouvernement fédéral entre 1990 et 2003.Michael Fortier se défend En privé, M.Fortier s\u2019est défendu hier d\u2019avoir été à l\u2019origine de la fuite qui éclabousse aujourd\u2019hui M.Soudas.Selon des informations publiées cette semaine, M.Soudas aurait accepté d\u2019intervenir auprès du ministère des Travaux publics, à la demande, selon lui, «d\u2019unconseiller municipal de Montréal», en faveur de l\u2019homme d\u2019affaires Michael Rosenberg, président de la société immobilière Groupe Rosdev, en août 2006.Ce conseiller municipal de Montréal est Paolo Tambourello, a appris La Presse hier soir.Le Groupe Rosdev est propriétaire de deux immeubles de bureaux dans la capitale fédérale où travaillent des milliers de fonctionnaires.Le ministère des Travaux publics est engagé dans une bataille juridique depuis 10 ans afin de forcer cette entreprise à mieux entretenir ses immeubles.L\u2019entreprise a aussi intenté une poursuite contre le gouvernement devant les tribunaux.M.Soudas aurait donc convoqué des membres du cabinet du ministre Michael Fortier en 2006 à son bureau situé dans l\u2019édifice Langevin, où se trouvent également les bureaux du premier ministre, afin donner suite à la demande de M.Tambourello.Il aurait demandé s\u2019il était possible de trouver un compromis dans cette dispute juridique opposant le gouvernement fédéral et Rosdev.Les deux adjoints de M.Fortier, qui étaient accompagnés d\u2019un avocat du ministère, lui auraient dit non et le dossier aurait été clos.Mais des collaborateurs de M.Fortier auraient vu cette intervention, selon Radio-Canada et The Globe and Mail, comme une manoeuvre visant à protéger M.Rosenberg, un militant du Parti conservateur.En 2007, un deuxième conseiller municipal de Montréal, Marcel Tremblay, qui songeait à l\u2019époque à être candidat conservateur aux élections partielles d\u2019Outremont de septembre dernier, a communiqué avec M.Soudas au sujet du litige concernant Rosdev.M.Soudas lui aurait alors répondu qu\u2019il avait déjà vérifié ce dossier, qu\u2019il était devant les tribunaux et qu\u2019il devait être tranché par les tribunaux.M.Tremblay, qui est frère du maire de Montréal, a confirmé à La Presse avoir discuté avec M.Soudas des problèmes vécus par le Groupe Rosdev.Toutefois, il a ajouté qu\u2019il n\u2019a jamais demandé à Dimitri Soudas d\u2019intervenir auprès d\u2019Ottawa.C\u2019est alors qu\u2019il rencontrait des membres des communautés ethniques d\u2019Outremont qu\u2019il a eu vent des problèmes de Rosdev avec la justice et qu\u2019il en a simplement parlé à M.Soudas sans lui demander de s\u2019en occuper.«Ça s\u2019est arrêté là, dit Marcel Tremblay.Je n\u2019en ai plus parlé à personne, à personne à Ottawa, ni à Michael Fortier que je croise pourtant souvent.» Aux Communes, hier, le premier ministre Stephen Harper a vigoureusement défendu sonproche collaborateur contre les attaques du Bloc québécois.«Nous n\u2019avons donné aucune faveur à cette compagnie et à cet individu.M.Soudas a dit qu\u2019un conseiller municipal deMontréal l\u2019a approché au sujet de ce dossier.Il a pris des mesures pour s\u2019informer.C\u2019est toujours de la nature du travail et la responsabilité des ministres et des employés, ici, de s\u2019informer sur les dossiers.Ce n\u2019est pas une ingérence, c\u2019est la manière dont fonctionne le gouvernement.M.Soudas a fait son travail», a affirmé le premier ministre.L\u2019opposition tient bon Mais les trois partis de l\u2019opposition n\u2019ont pas l\u2019intention de lâcher prise dans cette affaire.À l\u2019instigation du Bloc québécois, ils comptent forcer Dimitri Soudas à comparaître devant un comité des Communes sur cette question au cours des prochains jours.Outre M.Soudas, le Bloc québécois souhaite faire témoigner Leo Housakos, ami de l\u2019attaché de presse du premier ministre et collecteur de fonds pour le Parti conservateur, le ministre des Travaux publics, Michael Fortier, sonancienchefdecabinet,Frédérick Loiselle, Michael Rosenberg, le propriétaire immobilier de Montréal, et l\u2019avocat John Lemieux.Pour sa part, M.Soudas a envoyé une lettred\u2019avocat hier au chef libéral Stéphane Dion afin d\u2019obtenir des excusesdesapart.L\u2019avocat de Dimitri Soudas affirme que ce dernier a été victime de diffamation de la part de M.Dion après que le chef libéral eut laissé entendre que le porte-parole du premier ministre avait pris part à une affaire d\u2019extorsion, en août 2006.M.Dion s\u2019est excusé devant les journalistes hier d\u2019avoir utilisé ces mots, mais il n\u2019a jamais prononcé le nom de M.Soudas.L\u2019avocat deM.Soudas exige des excuses pleines et entières avant le 6 février.Avec la collaboration d\u2019Éric Clément Fuites conservatrices dans l\u2019affaire Soudas Harper sort les crocs contre les siens PHOTO FRED CHARTRAND, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE Le ministreMichael Fortier s\u2019est défendu hier d\u2019avoir été à l\u2019origine de la fuite qui éclabousse Dimitri Soudas.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É AL VE N D R E D I 1 e r F É V R I ER 2 0 0 8 A 9 3537391A Heures d\u2019ouverture : vendredi 1 fév.: 11h à 20h samedi 2 fév.: 11h à 19h dimanche 3 fév.: 11h à 19h 4720, rue Garand Saint-Laurent (angle boul.Thimens) ORGANISÉ 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LE MAL DE PLACE ÉMILIE CÔTÉ Dans son livre Borderline, Marie-Sissi Labrèche décrit une scène d\u2019automutilation saisissante.Kiki se dessine un visage de clown avec un fragment demiroir.Le sang qui coule lui sert de maquillage.«Il faut égayer ce visage triste.Je suis si jeune pour être triste.Trop jeune.Vingt-six ans.(\u2026) J\u2019appuie contre mes lèvres le morceau de miroir fracassé.Je me dessine une bouche rieuse.Le miroir comme une lame, j\u2019étire les commissures des lèvres jusqu\u2019aumilieu des joues (\u2026) Le sang coule sur mon menton.Un petit torrent de liquide rouge se répand sur mes longs cheveux blonds.» Marie-Sissi Labrèche ne s\u2019est jamais automutilée, mais elle a bel et bien été diagnostiquée borderline.«J\u2019ai réussi à me sortir de ça», raconte-t-elle.Mais comme le laissent deviner ses romans Borderline et La brèche \u2013 dont l\u2019adaptation cinématographique sort vendredi prochain \u2013, elle en a bavé un coup.«Quand on est borderline, il y a la peur morbide d\u2019être abandonnée et rejetée.Le sentiment est intense et on veut soulager cette émotion qui nous rend instable.» «J\u2019en parle aujourd\u2019hui avec du recul, dit l\u2019auteure.Aujourd\u2019hui, je suis bien.» Son exutoire a été l\u2019écriture.«La création aide beaucoup, ça nous donne une distance par rapport aux choses qu\u2019on vit.Sinon, elles nous bouffent », explique-t-elle.Il faut aussi être patient et accepté d\u2019être confronté.«La thérapie est le plus beau voyage qu\u2019on peut se permettre.Mais il faut prendre le temps.Ça ne se règle pas en trois semaines.On apprend à mettre des mots sur nos émotions, à prévenir les stress potentiels.La vie est tellement plus facile.» « Il y a moyen d\u2019être heureux, conclut-elle.Mais il faut avoir la générosité envers soi-même de vouloir être mieux.» Des mots pour être mieux ÉMILIE CÔTÉ Astrid sort d\u2019un cours de psychologie.Elle marche dans la cafétéria de l\u2019Université Laval.Personne ne le sait, mais ses vêtements cachent des dizaines et des dizaines de cicatrices.«Rendue où j\u2019en suis, j\u2019en ai plein les bras, lance la jeune femme de 19 ans.Je mets des manches longues.Pas parce que ça me gêne, mais parce que ça gêne les autres.» La première fois qu\u2019elle s\u2019est taillée le poignet, Astrid avait 14 ans.La mort de sa grand-mère avait libéré de vieux démons \u2013 deux agressions sexuelles \u2013 et créé une surdose d\u2019émotions fortes.«Le cerveau met ça dans un tiroir et ressort ça des années plus tard», explique-t-elle.«Tu serais venue il y a trois ans et je n\u2019aurais jamais accepté de te parler, confie la jeune femme aux cheveux noirs et au teint de lait.Aujourd\u2019hui, j\u2019accepte et j\u2019assume totalement mon automutilation.» Pour Astrid, dont c\u2019est le nom fictif, l\u2019automutilation n\u2019est qu\u2019un symptôme.Tout comme l\u2019anorexie, qui la hante aussi.À la base, la jeune femme de Québec est borderline.Elle souffre du trouble de personnalité limite.L\u2019écouter est troublant de vérité.Car Astrid est loin d\u2019être confuse par rapport à ses sentiments.Elle parle avec une lucidité bouleversante.Elle connaît son diagnostic depuis l\u2019âge de 15 ans.À l\u2019époque, l\u2019adolescente habitait toujours avec ses parents, dans une région éloignée du Québec.Elle avait fait une tentative de suicide.«À l\u2019hôpital, on m\u2019a envoyée dans l\u2019aile psychiatrique des adultes car il n\u2019y avait plus de place en pédopsychiatrie.En tout cas, j\u2019ai réalisé que je n\u2019étais pas complètement folle!» Une instabilité incontrôlable «Plus de 50% des personnes qui souffrent du trouble de personnalité limite s\u2019automutilent », indique la psychologue Suzanne Léveillée, qui enseigne à l\u2019Université du Québec à Trois- Rivières.Et les trois quarts vont tenter de s\u2019enlever la vie.L\u2019automutilation est l\u2019un des comportements « dommageables » que peuvent s\u2019infliger les personnalités borderline pour tenter d\u2019étouffer leur instabilité.Pour d\u2019autres, c\u2019est plutôt \u2013 ou aussi \u2013 l\u2019alcool, des relations sexuelles à risque ou des crises de boulimie.Beaucoup vivent des dépressions majeures.«Au niveau affectif, il y a une instabilité de l\u2019humeur, explique Mme Léveillée.Au niveau des relations interpersonnelles, il y a une angoisse d\u2019être abandonnée, mais aussi une peur du rapprochement.Au niveau de l\u2019identité, la personne ne sait pas comment se définir.» Les borderline souffrent aussi de dépendance affective.«Quand j\u2019avais 13 ou 14 ans, j\u2019étais très exclusive dans mes amitiés, raconte Astrid.J\u2019ai beaucoup travaillé ma dépendance af fective avec les psychologues.Aujourd\u2019hui, j\u2019ai plusieurs amis et j\u2019essaie de ne pas les étouffer.» Ziel, 28 ans, sait que sa personnalité est limite depuis quelques mois à peine.«Je suis dépressive depuis que je suis jeune.À 12 ans, j\u2019écrivais des lettres d\u2019adieu, se souvient-elle.J\u2019ai toujours été renfermée, timide.» Il fut un temps où Ziel traînait ses lames jusqu\u2019au bureau pour s\u2019automutiler.« Pour moi, c\u2019est une façon de gérer mes angoisses.» Comme Astrid, Ziel a déjà tenté de s\u2019enlever la vie.En se confiant sur son forum de discussion qui porte sur l\u2019automutilation et les troubles alimentaires, les deux femmes sont devenues de meilleures amies.Aujourd\u2019hui, elles vont mieux.Des amoureux compréhensifs veillent sur elles.Astrid habite en appartement.Elle va à l\u2019université.Depuis qu\u2019elle a rencontré son copain, elle se coupe moins souvent.De son côté, Ziel est enceinte.Elle travaille en informatique, et elle est passionnée par le cours d\u2019herboristerie qu\u2019elle suit chaque semaine.«Mon moral va bien.C\u2019est certain que j\u2019ai des doutes et un peu de stress.J\u2019espère être une bonne mère.Mais mon chum me soutient beaucoup.» La future maman voit un psychologue et prend des antidépresseurs.«Ça m\u2019aide vraiment.Je suis moins à fleur de peau.Je suis capable de relativiser.» Verbaliser sa souffrance «Les personnalités limite sont capables de s\u2019en sortir, signale Suzanne Léveillée.Il ne faut pas penser qu\u2019elles ne fonctionnent pas dans la société.» L\u2019automutilation et les comportements autodestructeurs deviennent moins fréquents chez ceux qui trouvent un travail satisfaisant, qui ont une relation conjugale stable ou qui ont des enfants, car ils ont trouvé un sens à leur vie.«La thérapie aide, ajoute la psychologue.La personne arrive à mentaliser et verbaliser sa souffrance.» Reste que l\u2019instabilité guettera toujours les personnalités borderline.S\u2019il survient rupture ou un deuil, par exemple.Mais il y a du bonheur au bout du tunnel.Astrid est loin de la période où elle évaluait son bonheur avec une note de zéro sur dix.«Aujourd\u2019hui, c\u2019est entre sept et huit.C\u2019est pas pire, dit-elle en souriant.J\u2019ai maintenant des projets d\u2019avenir.» Un jour, ce sera à son tour de fonder une famille.«C\u2019est mon plus grand rêve.Si ce n\u2019était de gagner ma vie, je ne serais pas à l\u2019université, j\u2019aurais des enfants!» La clinique Borderline de l\u2019hôpital Douglas ouvre ses portes aux adolescentes de 13 à 17 ans qui présentent des symptômes ressemblant au trouble de la personnalité limite.Elle accueille des adolescentes qui ont déjà tenté de s\u2019enlever la vie ou qui s\u2019automutilent.Le programme de 20 semaines est complété par un suivi de six mois.DU BONHEUR AU BOUT DU TUNNEL L\u2019automutilation est courante chez les personnes borderline.Les tentatives de suicide aussi.Mais être heureux est possible si on donne un sens à sa vie.L\u2019exutoire de l\u2019auteure Marie-Sissi Labrèche est l\u2019écriture.Pour d\u2019autres, c\u2019est simplement l\u2019amour.Dernier volet d\u2019une série de deux.UN SYNDROME COMPLEXE > Le trouble de personnalité limite en particulier est un syndrome complexe, combinant impulsivité et trouble affectif, marquant le tempérament et le caractère.> Environ 2% de la population générale développe un trouble de la personnalité limite.La prévalence est plus forte chez les femmes (75%).> Entre 50% et 65% des personnes qui présentent un trouble de la personnalité limite s\u2019automutilent.> Plus des trois quarts vont faire une tentative de suicide.Source: www.personnalitelimite.org IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE Le livre Borderline, de Marie-Sissi Labrèche (à droite) a été porté à l\u2019écran par la cinéaste Lyne Charlebois (à gauche).«Quand on est borderline, il y a la peur morbide d\u2019être abandonnée et rejetée.Le sentiment est intense et on veut soulager cette émotion qui nous rend instable », affirme l\u2019écrivaine.S I LA TENDANCE SE MAINTIENT\u2026.Tous les jours dans L\u2019automutilation est l\u2019un des comportements « dommageables » que peuvent s\u2019infliger les personnalités borderline pour tenter d\u2019étouffer leur instabilité.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 12 L A P R E S S E M O N T R É AL VE N D R E D I 1 e r F É V R I ER 2 0 0 8 985fm.ca DUTRIZAC SAMEDI ET DIMANCHE DÈS 7H SAMEDI La drogue du viol Les ados enceintes DIMANCHE Les mormons Les troubles alimentaires HÉLÈNE DENIS SAM.ET DIM.7H30 ET 8H30 THIERRY DEBEUR SAMEDI 9H30 JEAN-CHARLES LAJOIE DIMANCHE 7H45 LUC DUPONT DIMANCHE 9H15 DONALD CUCCIOLETTA DIMANCHE 9H30 Une station de radio 3528181A Contre les Jeux de Vancouver PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE Dustin Johnson et Kanahus Pellkey, deux Amérindiens de la Colombie-Britannique, étaient de passage hier à Montréal pour manifester contre la tenue de Jeux olympiques à Vancouver, en 2010.Ils visiteront au total une quinzaine de villes, au Canada et aux États-Unis, pour faire valoir que ces Jeux se tiendront sur des terres volées aux autochtones.Le comité organisateur a pour sa part fait savoir que, s\u2019il n\u2019a rien contre les manifestations pacifiques, sa priorité demeure la planification des meilleurs Jeux possibles.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll GILLES TOUPIN OTTAWA\u2014Lesuspense se poursuitàOttawa sur le rôle que jouera la mission militaire canadienne en Afghanistan dans la survie ou la chute du gouvernement minoritaire de Stephen Harper.Le premier ministre s\u2019est montré plutôt discret cette semaine quant à la possibilité de faire de la prolongation de la mission militaire en Afghanistan un vote de confiance aux Communes.Ayant publiquement appuyé les recommandations du rapport Manley sur l\u2019Afghanistan, le chef du gouvernement souhaite convaincre le chef de l\u2019opposition officielle, Stéphane Dion, à l\u2019occasion d\u2019un prochain tête-à-tête, de se rallier aux conditions que pose le Canada à l\u2019OTAN pour prolonger sa mission au-delà de février 2009, soit l\u2019ajout par l\u2019alliance de 1000 soldats dans la région de Kandahar et la fourniture d\u2019équipements militaires supplémentaires.Mais le chef libéral s\u2019est montré peu enclin à modifier sa position sur la fin de la mission de combat en février 2009.Il a cependant ouvert la porte à certains aménagements lorsqu\u2019il a affirmé que le Canada pouvait demeurer en Afghanistan sans combattre.Est-ce à dire que M.Dion, sans modifier sa position d\u2019origine, pourrait négocier avec M.Harper une sorte de calendrier de retrait des troupes combattantes à partir de février 2009, en échange de son appui au gouvernement?«Nous voulons rester après 2009, at- il affirmé aux journalistes hier.Il est très difficile pour l\u2019opposition officielle du Canada \u2013 qui n\u2019est pas en position de négocier avec qui que ce soit\u2013 de savoir exactement ce qui se passe.» La rencontre avec M.Harper devrait ainsi être déterminante pour le Parti libéral.En l\u2019absence d\u2019un accord entre MM.Dion et Harper, le chef du gouvernement pourrait renoncer à faire de la question afghane un vote de confiance aux Communes.Tête-à-tête Layton-Dion Par ailleurs, M.Dion est convié par le chef du Nouveau Parti démocratique à un tête-à-tête lundi prochain.M.Layton espère convaincre M.Dion de ne pas appuyer le gouvernement de quelque manière que ce soit, à propos de l\u2019Afghanistan, et de se ranger derrière la position du NPD, qui demande un «retrait immédiat» des troupes canadiennes de l\u2019Afghanistan.Mais M.Dion voit les choses d\u2019une tout autre manière.«M.Layton veut me rencontrer?J\u2019espère que je réussirai à le faire changer d\u2019avis, a-t-il expliqué.Le Canada ne peut pas se retirer soudainement d\u2019Afghanistan.Nous avons des engagements internationaux jusqu\u2019en février 2009 pour la mission de combat et jusqu\u2019en 2011 pour l\u2019aide au développement.» Le chef libéral \u2013 tout comme d\u2019ailleurs les bloquistes et les néo-démocrates \u2013 n\u2019en continue pas moins d\u2019être particulièrement irrité par les imprécisions du gouvernement conservateur sur le sort réservé aux prisonniers talibans, ce qui n\u2019est pas pour faciliter le dialogue entre M.Harper et les chefs des partis de l\u2019opposition.«Ce gouvernement, a commenté M.Dion, n\u2019arrête pas de désinformer la population.Sur la question des détenus, M.MacKay a dit cette semaine: \u2018Non, nous ne transférons pas des détenus de façon indirecte aux Afghans par des opérations conjointes.\u2019 Aujourd\u2019hui, lui-même et M.Harper ont refusé de nous répondre.Encore une fois, ils changent leur version des faits.» Pendant ce temps, le premier ministre poursuit sa campagne diplomatique auprès des dirigeants de l\u2019OTAN.Après avoir parlé au président américain George W.Bush avant-hier, il a téléphoné hier au premier ministre de Grande-Bretagne, Gordon Brown, afin de lui faire part du contenu du rapport Manley et de l\u2019intention du Canada d\u2019en respecter à la lettre les grandes recommandations.M.Harper a précisé à son homologue britannique que le Canada se retirerait de l\u2019Afghanistan dans un an si l\u2019OTAN n\u2019accédait pas à sa demande d\u2019un renfort militaire de 1000 hommes à Kandahar et de l\u2019ajout de nouveaux drones et hélicoptères à l\u2019équipement déjà utilisé par les Forces armées canadiennes.Transfert de prisonniers D\u2019autre part, des avocats du gouvernement ont reconnu que les transferts des prisonniers ennemis aux autorités afghanes pourraient reprendre «à tout moment», mais ont fait valoir qu\u2019une action en justice destinée à mettre fin aux transferts est vaine parce que le Canada n\u2019en fait pas pour le moment.Les avocats ont présenté leurs arguments, dans des documents de la Cour fédérale déposés cette semaine, en réponse aux actions entreprises par Amnistie internationale et l\u2019association des droits civils de la Colombie-Britannique.Les deux groupes veulent que la cour interdise les transferts jusqu\u2019à ce qu\u2019on soit assuré que les prisonniers ne seront pas torturés par les autorités afghanes.Avec La Presse Canadienne Vote aux Communes sur la mission en Afghanistan Dion courtisé de toutes parts « J\u2019espère que je réussirai à le (Jack Layton) faire changer d\u2019avis, a expliqué Stéphane Dion.Le Canada ne peut pas se retirer soudainement d\u2019Afghanistan.» Le commissaire Fraser pris à partie Le Commissaire aux langues officielles, Graham Fraser, a subi les foudres de l\u2019opposition hier devant un comité parlementaire pour avoir présenté un bilan positif du plan d\u2019action sur les langues officielles alors que les chiffres démontrent que le gouvernement fédéral n\u2019aurait pas dépensé l\u2019argent prévu pour l\u2019enseignement dans la langue de la minorité depuis 2002-2003.Le commissaire Fraser n\u2019a pas caché qu\u2019il venait à peine de prendre connaissance des chiffres.\u2013La Presse Canadienne Des employés du Centre fiscal n\u2019ont pas été payés depuis 12 semaines Près de 200 employés occasionnels du Centre fiscal de Shawinigan n\u2019ont pas touché de paie depuis près de 12 semaines, a fait savoir l\u2019Alliance de la fonction publique du Canada.Depuis la centralisation des opérations de rémunération aux bureaux d\u2019Ottawa et de Winnipeg, les problèmes se multiplient dans certains centres de la province, a dénoncé le syndicat.À l\u2019Agence de revenu du Canada, on assure que la situation des employés concernés est prise au sérieux.\u2013La Presse Canadienne EN BREF llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É AL VE N D R E D I 1 E R F É V R I ER 2 0 0 8 POLITIQUE llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A13 Metal et recyclage font bon alliage ! > Écouter sa voix écolo, c\u2019est mettre tous les contenants et emballages de métal et d\u2019aluminium à la récupération.Une fois recyclés, ils deviendront des meubles de jardin, des pièces d\u2019automobile ou même des matériaux de construction.Avant de jeter, ecoutez votre voix ecolo ! ` ` ` 3527883A POLITIQUE SURCYBERPRESSE.CA Lisez la suite sur www.cyberpresse.ca/laporte NOS BLOGUES STÉPHANE LAPORTE Guy Lafleur est un héros Héros : homme, femme auxquels arrivent des aventures extraordinaires qui semblent sorties de l\u2019imagination d\u2019un romancier.Guy Lafleur est un héros.Sa vie est un roman.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll QUIZ Quelle compagnie aérienne est poursuivie par Sarkozy?Mesurez vos connaissances sur l\u2019actualité internationale des sept derniers jours sur cyberpresse.ca/quizmonde MINUTE CINÉMA En vidéo: Juliette Ruer fait la critique du documentaire québécois Junior sur moncinema.ca/junior ÉDITOVIDÉO C\u2019est la fin de l\u2019immobilisme de Montréal, assure l\u2019éditorialiste en chef André Pratte.«De grands projets, il en pleut !» Écoutez son édito vidéo sur cyberpresse.ca Nicolas Sarkozy PHOTO REUTERS ISABELLE HACHEY Après l\u2019ancien premier ministre Bernard Landry, c\u2019est au tour du chef de l\u2019opposition, Mario Dumont, de réclamer l\u2019arrêt de la réforme scolaire en cours, question de limiter les dégâts pour les élèves québécois.«Dès maintenant, il faut stopper sa mise en place en quatrième et cinquième secondaire pour ne pas compromettre l\u2019accès aux études postsecondaires des enfants de la réforme», a dit M.Dumont hier, à Saint-Jérôme.«Ces enfants de la réforme ont été utilisés comme cobayes, mais l\u2019école, ce n\u2019est pas un laboratoire.» Dix ans après son implantation, force est de constater que la réforme est un «échec», tranche le chef adéquiste.«Le taux de réussite des élèves du primaire à l\u2019épreuve de français écrit a chuté de 90 à 85%.En mathématiques, les élèves québécois sont passés du 5e au 14e rang à l\u2019échelle internationale».M.Dumont réclame un plan d\u2019action du gouvernement «pour que, rapidement, on élimine les irritants et que l\u2019on mette en place un programme d\u2019études branché sur les exigences du XXIe siècle».Vouvoiement obligatoire M.Dumont prône un «retour à la rigueur» en classe, où la réforme a réduit les enseignants à un rôle d\u2019accompagnateurs.Afin qu\u2019ils redeviennent des figures d\u2019autorité, «les élèves doivent réapprendre à respecter un code de conduite», selon le chef adéquiste, qui plaide pour le retour du vouvoiement obligatoire.«Le vouvoiement crée une distance saine.Le respect, ça s\u2019effiloche, ça se perd graduellement.Le vouvoiement n\u2019exclut pas l\u2019amitié, l\u2019attachement, mais il impose une distance nécessaire à l\u2019autorité de la fonction.Et les jeunes ont besoin de cette autorité-là.» Les commentaires deM.Dumont font suite à ceux de ténors péquistes, Bernard Landry en tête, qui réclament un moratoire sur l\u2019implantation de la réforme scolaire.Comme M.Landry d\u2019ailleurs, M.Dumont juge que cette réforme a été «kidnappée par la bureaucratie».C\u2019est la première fois que des politiciens exigent publiquement que l\u2019on freine le train de la réforme, démarrée en 1997 par la ministre de l\u2019Éducation de l\u2019époque, Pauline Marois.Contrairement à ses compagnons d\u2019armes péquistes, cette dernière estime que l\u2019imposition d\u2019un moratoire serait une «erreur magistrale».L\u2019actuelle ministre de l\u2019Éducation, Michelle Courchesne, juge aussi «totalement irresponsable» cette demande de moratoire.«On n\u2019a pas attendu aujourd\u2019hui et on travaille déjà pour y apporter les correctifs.Ce n\u2019est pas facile, mais je ne lâcherai pas», confiait-elle.La position de M.Dumont constitue tout un revirement, puisqu\u2019il jugeait encore en juin 2006 qu\u2019il «serait irresponsable d\u2019arrêter tout et de revenir en arrière sous prétexte qu\u2019il y a des ratés dans l\u2019application de ladite réforme».Le chef adéquiste n\u2019y voit aucune contradiction, soulignant que s\u2019il exige un arrêt, il ne propose pas pour autant de revenir à l\u2019ancien système.«On est rendu ailleurs, il n\u2019y a personne qui veut revenir à ça.Mais on fait un constat sur ce qu\u2019on voit et ce qu\u2019on entend dans le réseau de l\u2019éducation.» En effet, le vent antiréforme souffle fort à Montréal, où une manifestation est organisée demain par le Collectif Stoppons la réforme.La ministre de la Famille et de l\u2019Éducation, Michelle Courchesne, rejette la demande de moratoire de Mario Dumont.«Ce n\u2019est pas vrai qu\u2019un parti politique va décider en une semaine que tout s\u2019arrête.Ça ne peut pas fonctionner comme ça quand on est responsable et qu\u2019on gouverne.» Mme Courchesne reconnaît que des «correctifs importants » doivent être apportés à la réforme, «mais il ne faut pas jeter le bébé avec l\u2019eau du bain».En soulevant la question de la discipline dans les écoles, Mario Dumont fait preuve de démagogie comme dans le dossier des accommodements raisonnables, a-t-elle ajouté.Par ailleurs, la ministre s\u2019oppose à la création d\u2019écoles afrocentristes comme celle que veut mettre sur pied une commission scolaire de Toronto.«Notre système public est un système où tout le monde, peu importe la race, la couleur, la religion, doit avoir accès (à l\u2019école).Je ne vois pas comment on pourrait encourager une telle situation alors que c\u2019est tout l\u2019inverse que nous prônons.Nous défendons des valeurs d\u2019intégration et d\u2019accueil.» - Avec Tommy Chouinard Dumont veut stopper la réforme PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE Le chef de l\u2019ADQ Mario Dumont exige à son tour un moratoire sur la réforme scolaire, le temps de ramener la « rigueur, la discipline et l\u2019autorité » dans les classes.TOMMY CHOUINARD QUÉBEC \u2014 La ministre de l\u2019Immigration et des Communautés culturelles, Yolande James, assure que l\u2019offre de cours de français destinés aux nouveaux arrivants satisfait la demande.Mais elle reconnaît du même souffle que le gouvernement doit «renforcer ses efforts» à l\u2019égard de la francisation.«Tous les immigrants qui souhaitent avoir accès à un cours peuvent y avoir accès rapidement », a-t-elle martelé hier, à l\u2019entrée d\u2019une réunion du Conseil des ministres.La Presse a révélé que le gouvernement Charest n\u2019offre pas davantage de cours de français qu\u2019il y a cinq ans alors que le nombre d\u2019immigrants a connu une augmentation de 19%.Mme James a rencontré les journalistes pour réagir à cette manchette, mais elle a refusé de répondre aux questions.La ministre a fait valoir que le Québec compte présentement 220 classes de français, «du jamais vu».Or, le nombre d\u2019immigrants inscrits dans ces classes (20 000 en 2006-07) n\u2019a à peu près pas changé depuis des années.Yolande James nie que des immigrants doivent s\u2019inscrire sur une liste d\u2019attente pour obtenir les cours de français de son ministère.Mais en 2006- 07, le quart des immigrants ayant déposé une demande d\u2019admission aux cours, plus d\u2019un millier de personnes, n\u2019ont pas été servis à l\u2019intérieur du délai prescrit par le ministère.Ce délai est d\u2019un peu moins de trois mois à compter de la date de la demande.La majorité de ces nouveaux arrivants ne sont toutefois restés que quelques semaines sur une liste d\u2019attente, a indiqué l\u2019attaché de presse deMme James, Bruno-Serge Boucher.Yolande James a souligné que 16 000 immigrants par année suivent des cours de français dispensés par des commissions scolaires, qui relèvent du ministère de l\u2019Éducation.Mais contrairement à ceux qui s\u2019inscrivent aux cours du ministère de l\u2019Immigration et des Communautés culturelles (MICC), ils ne touchent pas une allocation financière pendant leur formation (le ministère verse entre 30$ et 115$ par semaine).Le MICC ne comptabilise pas non plus ces immigrants dans les statistiques relatives à la francisation.Et parmi ces 16 000 immigrants figurent plusieurs personnes qui, faute d\u2019avoir pu obtenir des cours duMICC assez rapidement, ont décidé de se tourner vers les commissions scolaires.Mme James a promis de nouvelles mesures pour accroître l\u2019apprentissage du français chez les immigrants.Mais elle a tenu à rappeler que le budget dévolu à la francisation a déjà augmenté de 16%depuis 2003.Québec «renforcera» la francisation des immigrants llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Michael Rosenberg n\u2019a pas été candidat du Parti conservateur aux élections de janvier 2006 dans la circonscription d\u2019Outremont, comme La Presse l\u2019affirmait hier dans un texte publié en page A-14.En fait, Daniel Fournier portait les couleurs du Parti conservateur.Toutes nos excuses.Louise Desnoyers: proposition rejetée Un juge du Vermont a rejeté, hier, la proposition d\u2019entente qu\u2019a présentée l\u2019avocat de Louise Desnoyers, cette Montréalaise accusée d\u2019avoir noyé son fils de 8 ans à Isle La Motte, en août 2006, en partie parce que cette entente lui aurait possiblement permis de purger sa peine au Canada.Si cette entente avait été acceptée, la femme de 50 ans aurait plaidé coupable à une accusation de meurtre non prémédité pour écoper en échange d\u2019une sentence de 15 ans de prison.\u2013 Associated Press PRÉCISION lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 14 L A P R E S S E M O N T R É AL VE N D R E D I 1 e r F É V R I ER 2 0 0 8 AU CANADA, LE PRIX DU LUXE VIENT DE BAISSER.PARCONTRE, LA JOIE DE POSSÉDER UNE LEXUS NE DIMINUERA JAMAIS.Nous avons ajusté le prix de la plupart des nouveaux modèles canadiens.*Réduction du prix de laGS350AWD2008annoncée en novembre2007et réduction du prix de la Série LX 5702008annoncée en janvier2008.\u2020«Ancien » et«Nouveau » se rapportent auxPDSF de départ annoncés précédemment pour les modèles de base, et auxPDSF de départ des modèles à suffixe«B»pour lesGX470,GS350AWDet LS460.\u2020\u2020«Ancien » et«Nouveau » se rapportent auPDSF de départ dumodèle2008de base/modèle 2009 de base comparable.Le concessionnairepeut vendreàprix moindre.Lexus LX 570 2008 Ancien PDSF du modèle 2007 de base : 101 400 $ Nouveau PDSF du modèle 2008 de base comparable : 84 600 $*\u2020 Lexus RX 3502009 Ancien PDSF du modèle 2008 de base : 51 550 $ Nouveau PDSF du modèle 2009 de base comparable : 44 350 $\u2020\u2020 Lexus IS 250 2008 Ancien PDSF : 36550 $ Nouveau PDSF : 31 900 $\u2020 Lexus ES 3502008 Ancien PDSF : 42900 $ Nouveau PDSF : 39 900 $\u2020 Lexus SC 430 2008 Ancien PDSF : 93250 $ Nouveau PDSF : 86 100 $\u2020 Lexus GX 470 2008 Ancien PDSF : 76600 $ Nouveau PDSF : 68 500 $\u2020 Lexus LS 460 2008 Ancien PDSF : 92400 $ Nouveau PDSF : 85 800 $\u2020 Lexus GS 350AWD2008 Ancien PDSF du modèle 2007 de base : 65250 $ Nouveau PDSF du modèle 2008 de base comparable : 61 000 $*\u2020 Chez Lexus, nous croyons que la conquête de la perfection passe par l\u2019offre d\u2019une valeur Lexus supérieure, à unprix compétitif.Récemment, cela signifiait l\u2019offred\u2019attrayantes remises en argent pour nous assurer de fairebénéficier nos clients canadiens d\u2019une valeur avantageuse.Mais maintenant nous sommes en mesuredeconvertir ces remises en une baisse des prix de la plupart denos modèles, y compris nos véhicules hybrides2008.Vous pouvezdoncdésormais profiter du légendaire luxeLexus tout en tirant parti des avantages de faireaffaireavec votreconcessionnaireLexus localàunprix qui reflète la vigueur de l\u2019économie canadienne.Passez chez votre concessionnaireLexus local dès aujourd\u2019hui pour en savoir plus.lexus.ca 3536099A MONDE VUE D\u2019AILLEURS MANIF À KABOUL Quelque 200 personnes ont manifesté hier à Kaboul pour protester contre la condamnation à mort d\u2019un journaliste reconnu coupable de «blasphème».Poursuivi pour s\u2019être soi-disant moqué de l\u2019islam et du Coran, et pour avoir prétendument soutenu que le prophète Mahomet ne se souciait pas des droits des femmes, le jeune homme de 23 ans a reçu sa sentence la semaine dernière.Les protestataires, des hommes et des femmes, sont membres du Parti de la solidarité de l\u2019Afghanistan.Ils ont brandi la photo du journaliste et réclamé sa libération, devant le principal édifice de l\u2019ONU à Kaboul.Ils ont soutenu que le procès du journaliste faisait revenir leur pays à l\u2019époque des «ténèbres» du régime des talibans.PHOTO REUTERS MARC THIBODEAU ENVOYÉ SPÉCIAL KENYA NAIROBI \u2014 Un second député de l\u2019opposition a été tué hier auKenya, compromettant la tenue d\u2019une réunion politique de haut niveau ayant pour objectif de ramener la paix dans ce pays déchiré.David Kumati Too a été abattu par un policier à Eldoret, dans le nord-ouest du pays, alors qu\u2019il circulait en voiture avec une femme, grièvement blessée lors de l\u2019agression.Les forces de l\u2019ordre ont fait valoir que l\u2019assassinat était un règlement de comptes passionnel et n\u2019avait strictement rien à voir avec la crise déclenchée par les élections controversées de décembre.Cette version a cependant été écartée d\u2019emblée par le leader de l\u2019opposition, Raina Odinga.Il estime que l\u2019attaque s\u2019inscrit dans un «complot» des partisans du président kenyan Mwai Kibaki visant à réduire le poids de sa formation au Parlement.Il s\u2019agit de la seconde fois en une semaine qu\u2019un élu de l\u2019opposition est tué.Dans la nuit de lundi à mardi, un député a été abattu devant sa résidence de Nairobi par des inconnus.Le geste s\u2019est traduit par des affrontements dans le bidonville voisin de Kibera, faisant plusieurs morts.Dans la vallée du Rift À Eldoret, qui avait déjà été durement touché par la violence, le drame d\u2019hier a entraîné de nouvelles manifestations, dispersées à coups de feu.Un résultat prévisible dans la mesure où la vallée du Rift, qui traverse le pays du nord au sud, est frappée depuis des semaines par des flambées de violence.Les affrontements entreKikuyus, groupe ethnique majoritaire dont est issu le président Kibaki, et d\u2019autres groupes ethniques liés à l\u2019opposition (Luos, Kalenjins, etc.) ont précipité sur les routes des milliers de familles.Les plus chanceux réussissent à emporter leurs biens les plus précieux, entassés de précaire façon dans des camions surchargés.L\u2019aventure n\u2019est pas sans risque puisque des bandes de jeunes, armées de machettes ou d\u2019arcs et de flèches, continuent d\u2019ériger un peu partout des barricades.Bien qu\u2019ils se disent motivés par des revendications territoriales ou politiques, plusieurs n\u2019hésitent pas à piller et à tuer, forçant les camionneurs professionnels à circuler en convoi.« Si on ne donne rien, ils brûlent le camion», a déclaré hier l\u2019assistant d\u2019un chauffeur de poids lourd enmontrant le pare-brise fracassé de son véhicule, immobilisé à Nakuru, quelques centaines de kilomètres au nord de Nairobi.Le vice-président kényan, Kalonzo Musyoka, a déclaré mercredi en conférence de presse que les forces de l\u2019ordre ne toléreraient plus de telles « singeries» et avaient reçu l\u2019autorisation d\u2019ouvrir le feu sur les responsables.Plusieurs segments de route demeuraient néanmoins bloqués hier.Des camps de réfugiés sont apparus à plusieurs endroits dans la vallée, débordant les autorités, incapables de répondre aux besoins élémentaires de la population touchée.«C\u2019est tout ce que j\u2019ai», a résumé hier un réfugié de Nakuru en montrant ses vêtements déchirés.Dans ce contexte tendu, le moindre incident donne lieu aux plus folles spéculations et complique grandement la tâche des forces de l\u2019ordre, qui sont accusées de partialité de toute part.Pourparlers interrompus À Naivasha, à une centaine de kilomètres au nord de Nairobi, de jeunes Kikuyus ont ainsi assuré mercredi à La Presse que la police avait permis à des Luos qu\u2019ils escortaient de brûler des maisons sans intervenir, une version catégoriquement niée par les autorités locales.Des Luos chassés de la même ville ont affirmé quelques heures plus tard, avec tout autant de conviction, que les policiers aidaient des bandes de jeunes Kikuyus à les attaquer.L\u2019assassinat du député d\u2019Eldoret est survenu hier alors que des représentants du gouvernement et de l\u2019opposition se réunissaient dans la capitale kenyane pour tenter de trouver une sortie à la crise.L\u2019ancien secrétaire des Nations unies, Kofi Annan, qui agit comme médiateur, a décidé de suspendre les pourparlers pour la journée, jugeant le contexte peu propice.Les deux camps paraissent aussi éloignés que jamais d\u2019une entente, malgré la multiplication des appels à la paix.Lors d\u2019un sommet de l\u2019Union africaine qui se déroulait hier à Addis-Abeba, en Éthiopie, le président de l\u2019organisation, Alpha Oumar Konoré, a insisté sur la nécessité de trouver une solution rapide.«Si le Kenya brûle, il ne restera rien pour demain », a-t-il prévenu.Un policier abat un député de l\u2019opposition au Kenya L\u2019assassinat compromet les pourparlers pour ramener la paix D\u2019APRÈS AFP NEW YORK \u2014 Les États-Unis et l\u2019Europe tolèrent que «des autocrates se posent en démocrates» dans des pays comme le Pakistan, le Kenya, ou la Russie, où les droits humains sont violés, dénonce l\u2019organisation Human Rights Watch (HRW) dans son rapport annuel.«Il est très facile pour les autocrates de n\u2019en faire qu\u2019à leur tête en montant un simulacre de démocratie », affirme Kenneth Roth, directeur de l\u2019organisation basée aux États-Unis, dans ce rapport publié hier.Selon lui, «Washington et les gouvernements européens acceptent toujours les élections les plus douteuses quand le gagnant est un allié stratégique ou commercial».Les États-Unis et l\u2019Europe ont aussi plus de mal à exiger le respect des droits de l\u2019homme dans le monde parce qu\u2019ils les violent eux-mêmes dans leur lutte contre le terrorisme et que les régimes autocratiques en profitent, ajoute HRW.«Guerre au terrorisme» Le rapport signale les abus des États-Unis dans la «guerre au terrorisme», avec 275 détenus non inculpés à Guantanamo, le recours à des prisons clandestines hors du sol états-unien et la justification de la torture par Washington.Au Pakistan, dénonce HRW, le président Pervez Musharraf, allié stratégique des États-Unis, a modifié le jeu électoral en réécrivant la Constitution et en détruisant le système judiciaire indépendant.Pourtant, les États-Unis et la Grande-Bretagne n\u2019ont pas lié leur aide à des garanties de transparence avant les élections prévues ce moisci dans ce pays.Les États-Unis ont haussé le ton face à l\u2019explosion de violence politique au Kenya, mais ils ont accepté l\u2019an dernier les résultats des élections au Nigeria, pays riche en pétrole, en dépit d\u2019accusations crédibles de fraudes.En Russie, à mesure qu\u2019approche l\u2019élection présidentielle de mars, le régime de Vladimir Poutine «réprime la société civile et la liberté de réunion» et continue à violer les droits de l\u2019homme en Tchétchénie.Le rapport critique aussi le blocus d\u2019Israël à l\u2019encontre des Palestiniens de Gaza, un «châtiment collectif» qui viole le droit international, souligne HRW.HRW dénonce aussi des violations des droits de l\u2019homme dans la gestion des crises humanitaires en Somalie et en Éthiopie, et elle signale des « élections manipulées» dans de nombreux pays.Human Rights Watch dénonce le double jeu des Occidentaux LE TOURDUGLOBE TCHAD La capitale menacée Une colonne rebelle venue du Soudan a progressé hier sur la principale route menant à N\u2019Djamena.Des responsables du régime tchadien ont affirmé que la colonne s\u2019est divisée en se heurtant à l\u2019armée et que la capitale n\u2019était pas menacée.Mais un comité de crise gouvernemental devait se réunir hier soir et l\u2019armée a pris position sur les routes donnant accès à N\u2019Djamena.La colonne comprendrait 300 véhicules.\u2013 AFP TURQUIE Explosion meurtrière À Istanbul , un bât iment hébergeant des ateliers de textile et de peinture a été soufflé par une violente déflagration, tuant une vingtaine de personnes et en blessant 117 autres.Son origine semble accidentelle, liée à un atelier clandestin de pétards.Le drame a eu lieu dans le quartier populaire de Davutpasa et le bi lan n\u2019a cessé de s\u2019alourdir pendant la journée.\u2013 AFP PAKISTAN Al-Qaeda frappé Un dirigeant d\u2019Al-Qaeda en Afghanistan, Abou Laith al- Libi, a été tué au Pakistan avec un groupe de moudjahidines, a annoncé hier un site islamiste utilisé par le réseau terroriste.De hauts responsables du Pakistan ont annoncé qu\u2019un missile avait détruit lundi une maison dans les zones tribales du Pakistan, tuant 13 combattants étrangers d\u2019Al-Qaeda.À Washington, un responsable a indiqué qu\u2019il y avait de « fortes présomptions » que Al-Libi (le Libyen en arabe) ait été tué.\u2013 AFP ESPAGNE Les évêques en campagne L\u2019Église catholique d\u2019Espagne a pris parti en faveur de la droite dans la campagne pour les législatives du 9 mars, reprochant hier au gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero d\u2019avoir négocié avec l\u2019« organisation terroriste» ETA.« Une société qui veut être libre et juste ne peut reconnaître une organisation terroriste comme représentant politique d\u2019une quelconque couche de la population, et ne peut l\u2019avoir comme interlocuteur », affirme un texte de la Conférence é pi s c o p a l e e s p a g no l e .\u2013 AFP ÉTATS-UNIS Suicides militaires Le taux de suicide au sein de l\u2019armée états-unienne a fortement augmenté ces dernières années pour atteindre en 2006 un niveau inégalé depuis 25 ans.Selon des chiffres publiés par le Pentagone, 102 soldats d\u2019active se sont suicidés en 2006, près de deux fois plus qu\u2019en 2001, et plus de 2000 ont tenté de mettre fin à leurs jours.Les chiffres indiquent que les suicides parmi les militaires ont encore augmenté en 2007, avec 89 décès confirmés et 32 restant à confirmer.\u2013 AFP «Washington et les gouvernements européens acceptent toujours les élections les plus douteuses quand le gagnant est un allié stratégique ou commercial », affirme HRW.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll PHOTO AFP Des policiers kényans lâchent leurs chiens sur un présumé manifestant.Les forces de l\u2019ordre ont dispersé une foule de Kikuyus qui a bloqué la route reliant Nairobi à la ville de Naivasha dans la vallée du Rift.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 16 L A P R E S S E M O N T R É AL VE N D R E D I 1 e r F É V R I ER 2 0 0 8 3536072A PRIMAIRESAMÉRICAINES GABRIEL BÉLAND BANGKOK \u2014 Les caricaturistes font depuis des semaines leurs choux gras du nez «en pomme» du nouveau premier ministre thaïlandais Samak Sundaravej.Mais depuis deux jours, ce sont plutôt les sourds et muets du pays qui sont accusés de se moquer du pif de l\u2019homme d\u2019État.M.Samak est devenu lundi le premier chef de gouvernement élu depuis le coupmilitaire de septembre 2006.Lors de son élection à l\u2019Assemblée nationale, les traducteurs sourds et muets de la télé ont pincé leur nez à répétition pour désigner M.Samak, soulevant l\u2019ire de ses partisans.Le gros nez du politicien faisait déjà les délices des caricaturistes qui n\u2019hésitent pas à le représenter en cochon.Le premier ministre a même le surnom de «M.Nez en pomme», en référence à sa forme.«Ce n\u2019était pas une blague», s\u2019est hier défendue une des traductrices de la télé, Kanittha Rattanasin.«Nous touchons notre nez depuis des années pour désigner M.Samak.Seulement, les gens l\u2019ont remarqué lundi puisque nous avons répété le mouvement 300 fois.» Le geste n\u2019est pas passé inaperçu du public.L\u2019Association nationale des sourds de Thaïlande a hier indiqué avoir reçu plusieurs appels d\u2019auditeurs fâchés contre les traducteurs.«Ce n\u2019était pas pour l\u2019humilier, s\u2019est défendu le président de l\u2019Association, Wiriya Namsiriphongphan.C\u2019est la façon pour les sourds de comprendre.» Les sourds et muets utilisent souvent des traits physiques pour désigner des individus, a ajouté M.Wiriya.Ainsi, un autre politicien thaï de petite taille est désigné d\u2019un geste de la main à hauteur d\u2019épaule.M.Wiriya a par ailleurs déconseillé aux proches de M.Samak de faire pression sur les traducteurs.«Toute intervention serait inappropriée», a-t-il dit.Visiblement amusé par l\u2019ampleur de la controverse, le représentant des sourds et muets de Thaïlande a suggéré au premier ministre d\u2019organiser un séminaire afin de lui trouver un nouveau nom en langage des signes.M.Samak n\u2019a pas commenté l\u2019incident.Le premier ministre, âgé de 72 ans, est perçu comme le protégé de l\u2019ancien premier ministre populiste Thaksin Shinawatra.Chassé du pouvoir par un coup d\u2019État en 2006, M.Thaksin s\u2019est exilé à Londres.La victoire du parti de M.Samak en décembre, puis sa nomination cette semaine au poste de premier ministre ouvrent la porte à un retour éventuel de Thaksin.Le milliardaire, propriétaire du club de football Manchester City, a déjà dit souhaiter revenir en Thaïlande au mois de mai.THAÏLANDE Controverse sous le nez du nouveau premier ministre PHOTO ASSOCIATED PRESS Les caricaturistes ont surnommé le nouveau premier ministre thaïlandais, Samak Sundaravej, «M.Nez en pomme».NICOLAS BÉRUBÉ HOLLYWOOD Le ton était cordial, les arguments réfléchis.Il y a eu quelques regards assassins, mais les sourires ont prévalu.Hillary Clinton et Barak Obama ont débattu avec aplomb hier soir devant le gratin d\u2019Hollywood et en direct sur CNN, chacun cherchant à se montrer sous un jour «présidentiel » à quatre jours du vote crucial de mardi prochain.Après des semaines d\u2019échanges parfois houleux, les deux candidats ont paru déterminés à présenter leurs programmes sans animosité ou coups bas.Durant la soirée, Obama a même accusé l\u2019animateur Wolf Blitzer de chercher à créer la zizanie entre Mme Clinton et lui.«Wolf, je sais que tu veux nous placer l\u2019un contre l\u2019autre» a-t-il dit, refusant la perche qui lui était tendue.D\u2019entrée de jeu, Obama a donné le ton en félicitant John Edwards, qui s\u2019est retiré de la course.Il a ensuite réaffirmé à l\u2019auditoire du Kodak Theatre que ses positions et celle de son ultime concurrente sont très semblables.«J\u2019étais ami avec Hillary avant la course, et je serai toujours ami avec elle après la course », a-t-il dit.Les questions ont surtout porté sur l\u2019assurance santé, l\u2019économie, et l\u2019Irak.Durant les échanges, Mme Clinton a pu étaler sa longue expérience à Washington et sa maî t r ise des dossiers, alors qu\u2019Obama s\u2019est plutôt positionné comme un agent de changement, affirmant que son expérience comme sénateur et ses appuis chez les démocrates font de lui le meilleur candidat pour affronter les républicains cet automne.Mme Clinton a paru sur la défensive quand l\u2019animateur lui a demandé si son vote en faveur de la guerre en Irak a été, rétrospectivement, une décision «naïve».Barak Obama souriait pendant que la candidate tentait de reprendre le dessus.Hillary Clinton avait tout avantage à bien faire durant le débat d\u2019hier : les derniers sondages montre que la confortable avance dont elle jouissait en Californie s\u2019est évaporée.Selon un sondage de Rasmussen Reports dévoilé hier, elle récolte 43% des intentions de vote, contre 40% pour Obama.La Californie compte 370 délégués, ce qui place l\u2019État au premier rang des États convoités durant le Super Tuesday, où 24 États sont appelés à choisir les candidats présidentiels.Cela dit, Mme Clinton paraît au sommet de sa forme.Dans son mot de la fin, elle a donné l\u2019adresse de son site web, ce à quoi l\u2019animateur a gentiment rétorqué: «Mme Clinton, nous ne faisons pas les publicités ici, vous pouvez faire votre publicité dans vos rassemblements partisans».Même ce commentaire aigredoux n\u2019a pas réussi à faire perdre son sourire et sa bonne humeur à la candidate.L\u2019événement le plus couru en ville Dire que le débat d\u2019hier était attendu est un euphémisme: l\u2019atmosphère entourant les préparatifs de la soirée rivalisait avec celle des grandes cérémonies d\u2019Hollywood, comme les Oscars ou les Grammys.En après-midi, une foule bruyante s\u2019était assemblée autour du Kodak Theatre, sur Hollywood Boulevard.Or, il ne servait à rien de se déplacer : les billets étaient distribués selon un système de loterie.Les publications spécialisées annonçaient qu\u2019une liste imposante de célébrités tentaient d\u2019obtenir des billets pour la soirée.Un peu plus, et l\u2019on aurait pu croire qu\u2019il n\u2019était pas question d\u2019un débat politique, mais bien d\u2019un gala de boxe ou de la première d\u2019un film.Le chef du bureau de Washington de CNN, David Bohrman, a indiqué en après-midi que la présence possible de stars dans l\u2019audience importait peu.« Vous pouvez voi r des célébrités tous les jours à Hollywood.Ce n\u2019est pas si extraordinaire.Ce qui est extraordinaire, c\u2019est un débat historique Clinton-Obama.C\u2019est ça que les gens veulent voir.» AUTRE TEXTE LIRE L\u2019ÉDITORIAL DE MARIO ROY: L\u2019APRÈS-GIULIANI CLINTON ET OBAMA À HOLLYWOOD Un débat cordial, une lutte serrée PHOTO REUTERS Rivaux dans la course à l\u2019investiture démocrate, Barack Obama et Hillary Clinton se sont efforcés de se montrer sous un jour «présidentiel » pendant le débat devant le gratin d\u2019Hollywood en Californie et en direct sur CNN.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É AL VE N D R E D I 1 e r F É V R I ER 2 0 0 8 A 17 André Desmarais > Président du conseil d\u2019administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l\u2019information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l\u2019information André Pratte > Éditorialiste en chef FORUM ÉDITORIAUX FORUM@LAPRESSE.CA serge.chapleau@lapresse.ca DROITS RÉSERVÉS akrol@lapresse.ca ARIANE KROL Découragement.C\u2019est le sentiment qui nous submerge à la lecture de l\u2019excellente série du collègue Philippe Mercure sur la déforestation en Indonésie.À force de couper leurs arbres et de drainer leurs tourbières, les Indonésiens ont raflé la médaille de bronze des émissions mondiales de CO2.Une sinistre distinction qui illustre à la fois l\u2019absurdité des biocarburants et la difficulté de réduire la production réelle de gaz à effet de serre (GES).L\u2019huile de palme entrait déjà dans la composition d\u2019une foule de produits de consommation, mais c\u2019est sa transformation en biodiésel , considéré comme un carburant «propre », qui a enflammé la demande et les cours.Les Indonésiens ont donc entrepris de raser leurs forêts et d\u2019y planter des palmiers.Mais pour ce faire, ils assèchent les tourbières, ce qui libère des quantités hallucinantes de GES.Même si le remplacement du diésel par son équivalent d\u2019origine végétale réduit un peu les émissions, le résultat net est une catastrophe.Et on ne parle même pas des autres impacts environnementaux, comme la perte de diversité biologique.Cette absurdité n\u2019est pas le fruit du hasard.Elle découle de facteurs bien humains, comme le désir légitime des Indonésiens d\u2019améliorer leur condition économique.Et la résistance au changement des pays industrialisés.En privilégiant les solutions qui n\u2019affectent pas leurs habitudes de vie \u2013 le carburant «vert» plutôt que la réduction de consommation, par exemple \u2013 les Européens ont provoqué le contraire de l\u2019effet recherché.Loin d\u2019endiguer les émissions, le biodiésel fabriqué avec l\u2019huile de palme indonésienne les fait augmenter de façon effarante.Même nos embarrassants sables bitumineux ne polluent pas autant.Les tourbières saccagées du Sud- Est asiatique rejettent déjà 25 fois plus de GES que les champs pétroliers albertains n\u2019en produiront en 2015, calcule l\u2019Institut Pembina.On voit la nécessité d\u2019inclure tous les pays dans les négociations des prochains accords de Kyoto.Et le péril de s\u2019en remettre à ces seules tractations internationales, qui s\u2019annoncent longues et ardues.Heureusement, l\u2019idée de stopper la déforestation pour réduire les émissions commence à faire son chemin.La Banque mondiale s\u2019apprête d\u2019ailleurs à miser 300 millions de dollars là-dessus.Souhaitons qu\u2019elle ait l\u2019intelligence d\u2019inclure des tourbières dans ses projets pilote, car la restauration de ces milieux humides semble donner de très bons résultats, et ce, avant même qu\u2019on y plante des arbres.Toutefois, de sérieuses précautions s\u2019imposent avant d\u2019appliquer la formule à grande échelle.Il faut pouvoir vérifier que les crédits de carbone ainsi générés correspondent à de vraies réductions, et que le produit de leur vente va bel et bien aux populations locales.Autrement, cellesci continueront à déboiser pour survivre.Le défi est considérable, mais on peut difficilement l\u2019éluder.Il reste des milliers d\u2019hectares de bois exotique et de tourbières dans l\u2019île de la Nouvelle-Guinée.En l\u2019absence d\u2019autres possibilités, ses habitants ne tarderont pas à s\u2019y attaquer\u2026 avec les effets désastreux que l\u2019on sait.ÀLIREAUJOURD\u2019HUIETDEMAIN DANSLAPRESSEAFFAIRES: - Le pays où l\u2019argent pousse dans les arbres L\u2019aberration indonésienne PHOTO I.DEMERS, LA PRESSE mroy@lapresse.ca MARIO ROY Dans le rocambole s - que musée des pétards mouillés, la course avortée de Rudy Giuliani à l\u2019investiture républicaine occupera certainement une place de choix.Après avoir encaissé en Floride une cuisante défaite au terme de quelques semaines d\u2019anticampagne, pour ainsi dire, le «maire de l\u2019Amérique » a en effet jeté l\u2019éponge et donné son appui à JohnMcCain.Le spectaculaire ratage de Giuliani tient d\u2019abord à sa faute, à sa très grande faute.Il est ensuite redevable du fait qu\u2019il n\u2019était pas suffisamment conservateur et moral pour la portion la plus conservatrice et morale de la clientèle républicaine.Mais surtout, l\u2019ex-maire de New York, l\u2019homme du 11 septembre 2001, a littéralement basculé dans le passé au moment où l\u2019électorat américain tournait la page sur le massacre de New York et Washington.C\u2019était son fond de commerce.Les phrases de Giuliani «n\u2019ont que trois éléments: un sujet, un verbe et\u2026 le 9/11!» a cruellement résumé le sénateur démocrate Joe Biden.Car lamémoire des pires tragédies subit aussi l\u2019usure du temps.Et si, en politique, six mois constituent une éternité, que dire alors de six ans, en particulier aux yeux de ces jeunes électeurs qui n\u2019étaient que des ados au moment où les tours jumelles se sont effondrées?Or, la course à la présidence est aujourd\u2019hui une affaire de jeunes, comme elle ne l\u2019a peut-être jamais été.Et, baignant dans une culture populaire jeuniste hyper-médiatisée, la société américaine est sensible à cette fougue lorsqu\u2019elle investit intelligemment le champ politique.IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII Davantage d\u2019électeurs de moins de 25 ans votent aux primaires que ça n\u2019a été le cas depuis 1972, lorsque l\u2019âge de l\u2019éligibilité est passé à 18 ans (techniquement, même les 17 ans peuvent voter s\u2019ils doivent atteindre la majorité avant novembre).Cet engouement s\u2019explique: 83% des moins de 30 ans estiment que, cette fois, l\u2019élection présidentielle va compter.Ainsi, le succès de Barack Obama repose largement sur le militantisme de cette clientèle, littéralement en amour avec lui.La sénatrice Claire McCaskill, raconte le Time, a cédé au «chantage » de sa fille de 18 ans qui menaçait de ne plus lui parler si elle n\u2019appuyait pas Obama.Caroline Kennedy affirme avoir été convaincue par ses enfants (de 19, 17 et 15 ans) de faire de même, donnant ainsi un appui probablement plus important que celui accordé par son vieil oncle Edward.Defait,l\u2019apparitiondanslacampagnedu fantôme de John F.Kennedy n\u2019est pas anecdotique.Il a dit: «Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais ce que vous pouvez faire pour votre pays.» Or, après une administration qui s\u2019est vautrée dans la poussière du 11 septembre 2001, il n\u2019est pas impensable que la nation américaine, en particulier sa jeunesse, ait soif d\u2019un nouvel idéal se traduisant par une forme ou une autre d\u2019engagement civique.À tort ou à raison, c\u2019est cette opportunité que l\u2019on voit offerte par le charismatique Barack Obama.Et c\u2019est ce que Rudy Giuliani, demeuré prisonnier de l\u2019acier tordu du sud de Manhattan, n\u2019a pas compris.L\u2019après-Giuliani L\u2019apparition dans les primaires du fantôme de John F.Kennedy n\u2019est pas anecdotique.NON L\u2019histoire que Guy Lafleur me sidère.Pas le fait qu\u2019il ait menti en cour, mais l\u2019acharnement que met la justice à le punir.Jamais un tel mandat n\u2019est lancé contre un Mom Boucher ou un membre d\u2019un gang de rue.Bizarrement, ce type de mandat n\u2019est émis que pour des citoyens «honnêtes» qui ont un problème avec la justice.Le système de justice, du policier au procureur, semble prendre un malin plaisir à attaquer des gens qui ne sont pas de vrais criminels.Éric Barnabé, Québec De la compassion M.Tremblay, je vous félicite pour votre article sur Guy Lafleur.Vous avez plus de compassion pour ce père que notre supposée loi canadienne, qui inflige 12 ans de prison à un homme qui a volé des millions à des investisseurs et qui est prêt à infliger 14 ans de prison à un homme qui a supposément menti en cour.Où est notre justice ?Daniel Garceau La première pierre.Guy Lafleur n\u2019a pas volé, n\u2019a pas tué, il n\u2019a qu\u2019aimé! Peut-on le lui reprocher?Que celui qui est sans péché lui lance la première pierre\u2026 Fernande Trottier, Arthabaska La voix de son coeur Je suis sidérée.M.Lafleur a choisi entre deux devoirs : soutenir son fils ou donner dans le juridisme.Il a suivi la voix de son coeur, sans hésitation.Lui, et peut-être lui seul, était en mesure de bien évaluer les chances de réhabilitation de son fils.Il a supporté, sans juger, en toute moralité.C\u2019est ça être un vrai père.Marie De Beaumont Pas surpris Avec le mandat d\u2019arrêt lancé contre Guy Lafleur, je me demande à quel point notre système judiciaire a perdu son sens de l\u2019objectivité et de la neutralité.En fait, je ne suis pas surpris de voir Guy Lafleur traité de cette façon.Car ce n\u2019est pas la première fois que le substitut du procureur et la police jettent un doute raisonnable sur leur capacité à traiter les affaires avec impartialité.Agent correctionnel durant plusieurs années, je connais des personnes qui n\u2019ont jamais été embêtées, ni par la couronne ni par la police, mais qui auraient pourtant dû l\u2019être.En agissant de façon non objective et en jetant des doutes et des soupçons sur ses façons de faire, le système «score» dans son propre filet et perd la confiance et la considération de la population.Michel Blanchette, Sherbrooke OUI On ne peut mentir à la cour impunément même pour une raison aussi louable que celle d\u2019aimer inconditionnellement son enfant.Il se dégage des textes que j\u2019ai lus une grande compassion, que je partage pour Guy Lafleur.C\u2019est une épreuve certainement difficile pour un parent et Guy Lafleur tente par tous les moyens de l\u2019aider son fils.Cependant, nul n\u2019a le droit d\u2019aimer au point de commettre lui-même un crime.Christiane Lalonde, Blainville Manque de jugement La loi doit être égale pour tout le monde, malheureusement ce n\u2019est pas le cas.On donne à titre d\u2019exemple le nom de Vincent Lacroix, mais moi, je préfère le nom de M.Latimer.Parce que M.Latimer et M.Lafleur ont tous deux aimé et aiment toujours leurs enfants, mais la ressemblance s\u2019arrête ici.M.Lafleur connaît son fils, sa violence, et il connaît surtout les limites qui lui ont été imposées par le juge.Il a manqué de jugement, tout simplement, et je suis d\u2019accord avec la Couronne.Monique Villeneuve Objectivité et probité On se demande, outré, quel crime a commis le citoyen Guy Lafleur?Car c\u2019est du citoyen qu\u2019il s\u2019agit ici.pas du numéro 10 de la sainte Flanelle ! Il a volontairement décidé de se mettre en situation précaire en cachant certains faits et en altérant ses témoignages.Il a commis de l\u2019obstruction et pour ça, «.dans la vie comme au hockey.», si on se fait pincer, on se fait punir ! Ayons donc une pensée pour la victime (une mineure) et sa famille qui, eux, n\u2019ont pas d\u2019amis dans les médias pour se scandaliser et tenter de noyer le poisson dans une mer d\u2019amour.François Grondin Un autre enfant-roi Je veux bien comprendre la douleur d\u2019un père, mais le père se doit de dire la vérité, même si le fils doit en subir les conséquences.Ce fils n\u2019estil pas l\u2019enfant-roi dont on a constaté toutes les conséquences désastreuses?Cet enfant, dont les désirs sont devenus des ordres, et à qui on donne tout : cadeaux, argent, voyages, etc.sans qu\u2019il ait à lever le petit doigt.Aucun effort n\u2019est exigé, aucun travail.Celui-ci en vient à croire que TOUT lui est dû, qu\u2019il n\u2019a qu\u2019à demander.et que ses frasques doivent être comprises.Je n\u2019ai aucune sympathie envers ce genre de personne.Même si c\u2019est le fils d\u2019un joueur de hockey talentueux.Marie-France Legault, Québec Guy Lafleur coupable ?L\u2019ex-numéro 10du Canadien, accusé d\u2019avoir menti à la cour pour protéger son fils, a causé toute une commotion hier.Voici un échantillon des courriels reçus.PHOTO RYAN REMIORZ, ARCHIVES PC Guy Lafleur lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 18 L A P R E S S E M O N T R É AL VE N D R E D I 1 e r F É V R I ER 2 0 0 8 FORUM VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?forum@lapresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT (514) 285-6911 ou 1 800 361-7453 cyberpresse.ca/abonnement DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 commentaires@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca PETITES ANNONCES (514) 987-8363 ou 1 866 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca PUBLICITÉ (514) 285-6931 POUR NOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 ALAIN DUBUC adubuc@lapresse.ca COLLABORATION SPÉCIALE Pauline Marois, chef du PQ, a l\u2019intention d\u2019orienter résolument la politique économique de son parti autour de la création de la richesse.C\u2019est l\u2019intention qu\u2019elle a exprimée, la semaine dernière, lors d\u2019une rencontre privée avec des leaders de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.«Toutefois, malgré sa transformation en profondeur, l\u2019état de notre économie est aujourd\u2019hui très préoccupant.Si nous voulons faire face aux problèmes, il faut d\u2019abord accepter de les voir.Les Québécois sont moins riches que les Canadiens et beaucoup moins riches que les Américains.» J\u2019ai évidemment des raisons personnelles de me réjouir de la démarche de Mme Marois, après avoir écrit un livre qui s\u2019intitule Éloge de la richesse.Je n\u2019ai évidemment pas inventé le concept, mais j\u2019ai sans doute contribué à diffuser et à populariser des idées qui n\u2019étaient pas bien vues.Et il est évident que plus le projet de création de richesse fait consensus, plus il fait partie de nos préoccupations, plus il a de chances de se concrétiser.Bref, plus on est de fous, mieux ça ira.Voilà donc une excellente nouvelle.On peut noter aussi que les propos de MmeMarois retrouvent certains échos de ce que disaient les lucides.«Pendant que le monde avance, nous faisons du surplace.Si nous ne ressaisissons pas, la côte sera encore plus difficile à remonter.» Le fait queMme Marois fasse du développement économique un élément central de sa démarche et qu\u2019elle le fasse de cette façon modifie le paysage politique.Le virage important qu\u2019elle entend imposer à son parti la place en fait sur le terrain qu\u2019occupent seuls les libéraux de Jean Charest.Et cela n\u2019est peut-être pas étranger aux sondages, notamment notre CROP des derniers jours.Le PQ est maintenant en tête, avec 35% des intentions de vote, tandis que l\u2019ADQ tend à se marginaliser, ce qui fait que le parti que dirige Mme Marois est redevenu un parti de gouvernement.Cette convergence entre le PQ et le PLQ sur le terrain économique peut être fructueuse, en ce sens que les deux grands partis, au lieu de se paralyser mutuellement dans des débats de doctrine, devront plutôt se lancer dans une émulation créatrice, où triomphera celui ou celle qui, pour un même objectif de création de richesse, aura les meilleures idées et les meilleures solutions.Encore faut-il queMme Marois soit sincère dans sa démarche et que son intérêt pour la création de richesse ne soit pas simplement une concession à l\u2019air du temps.Je n\u2019ai pas de doutes à ce sujet.Mme Marois, dès la remise de son bulletin de candidature à la direction de son parti, en juin dernier, avait déposé un document d\u2019orientation qui disait déjà: «Il faut mettre résolument le cap sur la création de richesse.» Sa présentation à la Chambre de commerce est par ailleurs d\u2019une clarté qui laisse peu de doutes sur ses intentions.Elle définit précisément ses défis, la productivité, la croissance des exportations, ainsi que la nécessité de tirer profit des grandes tendances mondiales.Et clairement, ses solutions: «Comment relever ces défis?En consacrant nos efforts dans trois champs d\u2019action prioritaires: l\u2019éducation, un environnement d\u2019affaires propice à l\u2019investissement, et la promotion de l\u2019excellence en matière d\u2019innovation, de R&D et de transferts technologiques.» La vraie question, c \u2019est de savoir si MmeMarois sera capable de faire accepter ce virage à son parti sans avoir à l\u2019édulcorer.On se souvient comment son prédécesseur, André Boisclair, qui professait des idées similaires, a brutalement été rappelé à l\u2019ordre.C\u2019est un défi colossal, parce que Mme Marois doit surveiller en même temps sa gauche, les intraitables radicaux du PQ, en même temps que ses arrières, alors que ses prédécesseurs à la direction du PQ défendent toujours leurs recettes du passé.Cette semaine, par exemple, dans une rare sortie publique, Jacques Parizeau s\u2019est inquiété du contrôle de la Bourse de Montréal et de l\u2019inaction de la Caisse de dépôt, qui ne détient pas d\u2019actions de la Banque Nationale.Le contraste était fascinant, car il ne s\u2019agit pas d\u2019un débat entre la gauche et la droite, mais d\u2019un conflit entre hier et demain.Le vieux chef parlait de ses vieilles obsessions, tandis que Mme Marois aborde des questions cruciales pour l\u2019avenir du Québec.Une autre difficulté, c\u2019est qu\u2019un tel virage implique des choix.Il sera difficile, par exemple, d\u2019accélérer la création de richesse en encourageant en même temps une frilosité linguistique qui peut être un frein pour le développement de la métropole.On verra comment Mme Marois entend articuler ses intentions dans un programme précis.Mais en attendant, ceux qui sont préoccupés par les retards du Québec ne peuvent que se réjouir de ce virage annoncé.Bienvenue au club! Mme Marois fait du développement économique un élément central de sa démarche.VINCENT DELISLE L\u2019auteur est stratège financier chez Scotia Capitaux.L\u2019année financière 2008 a débuté sous le signe de la méfiance sur les principaux parquets boursiers mondiaux en raison du spectre de récession aux États-Unis.Au quatrième trimestre de 2007, le PIB américain a progressé d\u2019un maigre 0,6%, soit la plus faible cadence depuis 2002.L\u2019indice phare du S&P500 s\u2019est corrigé de près 15% depuis son dernier sommet et il pourrait encore glisser de 10% avant de se ressaisir.Il est d\u2019ailleurs intéressant de noter que le terme «récession» apparaît désormais comme un fait accompli dans la presse financière alors que peu de données confirment cette fatalité.L\u2019anxiété du marché est également nourrie par l\u2019intervention musclée de la Réserve fédérale américaine qui a abaissé son taux directeur de 1,25% en 10 jours! Parions d\u2019ailleurs que les aspirants au poste de «commandant en chef» joueront la carte de la morosité économique afin de se faire élire lors des présidentielles de novembre 2008.Récession ou pas, les partenaires commerciaux des États-Unis en subiront les conséquences à retardement.La domination des États-Unis n\u2019est certes plus ce qu\u2019elle était avant l\u2019émergence de la Chine et de l\u2019Inde, mais il importe de rappeler que l\u2019économie américaine compte toujours pour plus de 20% de l\u2019économie mondiale.De plus, l\u2019appétit des consommateurs et le rythme des importations américaines continuent d\u2019influencer les exportations en Asie et au Canada.Pour un pays comme le Canada, l\u2019intensité de la contagion dépendra de l\u2019ampleur du «découplage» (decoupling), qui s\u2019est développé au cours des 10 dernières années.Un meilleur équilibre des forces économiques mondiales devrait éviter la volatilité historique associée aux récessions américaines.Mais la réalité des cycles demeurera.La théorie du découplage est associée à la montée de nouvelles puissances économiques.Selon cette école de pensée, le reste du monde (Europe, Asie, Canada et pays émergents) serait désormais moins sensible aux aléas de la conjoncture prévalant dans la superpuissance américaine.Conséquemment, l\u2019Asie et l\u2019Europe seraient peu touchées et le prix des matières premières continuerait de grimper.Ceci revêt une importance capitale pour un pays comme le Canada, qui profite d\u2019un contexte quasi idéal depuis 2002, soit des économies américaine et mondiale en forte croissance et une explosion du prix des commodités.Investisseurs déçus À notre avis, il est trop tôt pour célébrer ce découplage et les investisseurs risquent d\u2019être déçus.D\u2019une part, l\u2019économie américaine a su éviter le pire depuis 2005 en raison d\u2019une création d\u2019emplois soutenue et d\u2019une croissance des dépenses de consommation dynamique.De plus, les investissements non résidentiels ont progressé au rythme de l\u2019amélioration de la rentabilité des entreprises.Comme les prochains mois s\u2019annoncent difficiles sur le plan de l\u2019emploi et de la profitabilité, tout essoufflement marqué des dépenses de consommation aura un impact sur le volume des importations.Par ailleurs, les déficits commerciaux faramineux accumulés par les Américains donnent lieu à des surplus ailleurs dans le monde.Quiconque voit son principal client ralentir ses ardeurs en ressentira l\u2019impact tôt ou tard.Avec les États-Unis, le Japon et l\u2019Europe qui ralentiront la cadence au cours des prochains mois, le fardeau du découplage reposera presque entièrement sur la Chine.L\u2019élan de la superpuissance émergente semble en ce moment inébranlable à l\u2019aube des Jeux olympiques, mais les autorités chinoises espèrent un retour à une croissance plus soutenable qui limiterait la progression de l\u2019inflation.Les économies émergentes apparaissent aujourd\u2019hui moins vulnérables en raison de l\u2019importance de leur demande domestique, de l\u2019adoption de taux de change flexibles et de l\u2019accumulation de surplus.L\u2019étroite relation entre les flux financiers mondiaux ne les immunise toutefois pas contre les vents d\u2019incertitude qui soufflent en provenance des États-Unis.L\u2019économie canadienne peut éviter la récession même si son voisin y sombre.Le cycle de 2001-2002 en est le parfait exemple.Les profits des entreprises canadiennes risquent toutefois de suivre une tendance similaire à ceux des entreprises américaines et c\u2019est principalement ce qui influence le marché des actions.Comme le S&P/TSX est composé à plus de 45% de titres de ressources, tout fléchissement des prix de celles-ci aurait un impact certain sur le niveau des profits de nos entreprises.Si la théorie du découplage ne s\u2019avère être que de la pensée magique, notre solde commercial et notre devise se trouveront affaiblis.Le huard et la Bourse canadienne ont profité allègrement du contexte de croissance économique effrénée depuis 2003.Il faut maintenant s\u2019attendre à une période de stabilisation.Pour leur part, les marchés financiers semblent avoir rendu leur verdict et la volatilité devrait affliger le moral des investisseurs au cours des prochains mois.Pour l\u2019investisseur, la patience est actuellement de mise, mais il faut également réaliser que les meilleures opportunités se présentent lorsque le ciel est ombragé et non lorsque le beau temps s\u2019éternise.Le Canada immunisé ?L\u2019économie canadienne peut éviter la récession même si son voisin américain y sombre, mais il faut s\u2019attendre à un ralentissement de la croissance Le huard et la Bourse canadienne ont profité allègrement du contexte de croissance économique effrénée depuis 2003.PHOTO PETER JONES, REUTERS Récession ou pas, les partenaires commerciaux des États-Unis, dont le Canada, en subiront les conséquences à retardement.La domination des États-Unis n\u2019est plus ce qu\u2019elle était, mais l\u2019économie américaine compte toujours pour plus de 20% de l\u2019économie mondiale.MARIO DUMONT Nous vous présentons ici un extrait d\u2019une allocution prononcée hier par le chef de l\u2019ADQ devant les membres de la chambre de commerce et d\u2019industrie de Saint-Jérôme.Aux états généraux de l\u2019éducation, en 1995, dans un rare consensus, les artisans de l\u2019école québécoise se sont entendus sur certains grands objectifs comme contrer le décrochage scolaire, adapter l\u2019enseignement aux nouvelles réalités québécoises et consacrer plus d\u2019efforts et d\u2019énergie aux matières de base.Mais si on pose un regard lucide sur les résultats de la réforme scolaire après 10 ans, force est de constater que cette réforme est un échec.Le taux de réussite des élèves du primaire à l\u2019épreuve de français écrit a chuté de 90% à 85%.En mathématiques, les élèves québécois sont passés du 5e au 14e rang à l\u2019échelle internationale.Dans son application, la réforme a été kidnappée par la bureaucratie.Le gouvernement du Parti québécois de l\u2019époque a laissé les objectifs nobles des États généraux devenir une réforme d\u2019experts inapplicable dans les classes du Québec et déconnectée des besoins des enfants.(\u2026) Dans son application, la réforme a évacué les valeurs fondamentales de l\u2019école québécoise.C\u2019est un exemple patent de négligence et de laisser-faire.Moi, comme parent, je veux dire à mon enfant que l\u2019école c\u2019est sérieux et que ça demande de l\u2019effort.Mais quand le système d\u2019éducation véhicule l\u2019idée que pour que plus d\u2019enfants réussissent, il faut que l\u2019école soit plus facile, j\u2019ai un problème.Comme parent, comment puis-je dire à mon enfant que, pour réussir, il faut être rigoureux quand on ne compile pas les résultats en français ou que l\u2019on fait «graduer» les élèves qui nemaîtrisent pas les bases de la matière enseignée.Dans une société qui aspire à une économie du savoir, nous devons garantir l\u2019égalité des chances, mais nous ne pouvons pas nous permettre de niveler par le bas.Non, dans une société du savoir comme la nôtre, l\u2019école doit donner du sens à la réussite pour que vos enfants et les miens, ceux qui prendront la relève de l\u2019entreprise familiale ou ceux qui voudront se bâtir une carrière, soient conscients que réussir dans la vie signifie d\u2019abord rigueur, travail et persévérance.Mais ramener la rigueur dans les classes exige aussi que nous redonnions du sens aux notions d\u2019autorité et de discipline.La réforme a transformé le rôle de l\u2019enseignant.L\u2019enseignant n\u2019est plus considéré comme une figure d\u2019autorité, il est devenu un accompagnateur et la discipline est devenue un élément secondaire de la tâche de l\u2019enseignant.Il est plus que temps de reconnaître l\u2019autonomie professionnelle des enseignants et de leur redonner les marges de manoeuvre nécessaires afin qu\u2019ils assument pleinement leur rôle d\u2019éducateur.Dès aujourd\u2019hui, dans toutes les classes du Québec, l\u2019enseignant doit redevenir un modèle inspirant, une figure d\u2019autorité imposant le respect.Les élèves devraient le considérer comme tel et réapprendre à respecter un code de conduite.Parmi les règles de ce code de conduite, nous devrions rétablir le vouvoiement obligatoire dans les classes.Il faut aussi redonner à l\u2019enseignant le mandat d\u2019assurer l\u2019apprentissage des connaissances de base dans toutes les matières.Un autre exemple du dérapage de la réforme est que l\u2019on a écarté complètement l\u2019acquisition des connaissances et les approches pédagogiques appropriées pour imposer les compétences transversales et la pédagogie par projets.Les résultats des élèves témoignent des effets dévastateurs d\u2019une telle rupture.Devant cet échec, il faut être conséquents et revenir aux apprentissages de base.Sans abandonner complètement les compétences, il faut reconsidérer les cours magistraux comme une bonne méthode d\u2019enseignement.Plus de rigueur dans les classes Dans toutes les écoles du Québec, l\u2019enseignant doit redevenir un modèle inspirant, une figure d\u2019autorité imposant le respect Une des règles de conduite à rétablir en classe devrait être le vouvoiement obligatoire des enseignants.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É AL VE N D R E D I 1 e r F É V R I ER 2 0 0 8 A 19 Espace Santé Beauté Johanne Verdon 1278, rue Jean-Talon est Montréal.(514) 279-3709 www.johanneverdon.com Espace Santé 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