La presse, 11 février 2008, C. Arts et spectacles
[" Un soleil sud-américain bienvenu en février ! 23 février 20h club soda 21 février au 2 mars 2008 9e édition billets club soda 514 908-9090 / ticketpro.ca dans le cadre du festival montreal en lumière Aline de Lima ARTS ET SPECTACLES www.cyberpresse.ca/arts 50es GRAMMY AMY FAIT UN PEU DE PLACE À KANYE PAGE 2 CINÉMA ENTENTE DE PRINCIPE POUR LES SCÉNARISTES PAGE 3 LOUIS-BERNARD ROBITAILLE COLLABORATION SPÉCIALE BERLIN \u2014 Salle numéro sept du Cinémax, principal multiplex de Potsdamer Platz, épicentre de la 58e Berlinale.À minuit et 35 minutes, samedi soir, la projection de Tout est parfait vient tout juste de se terminer, et la salle est encore pleine à craquer.Applaudissements nourris et chaleureux au générique de fin, mais sans débordements: c'est peut-être la fatigue, ou alors il s'agit d'une réaction habituelle au festival du film de Berlin.À quelques exceptions près, tous les spectateurs restent dans la salle lorsqu'une responsable de Panorama, la section parallèle de la Berlinale, invite l'équipe du film à monter sur scène pour échanger avec le public.Il y a la productrice Nicole Robert, le réalisateur Yves-Christian Fournier, le scénariste Guillaume Vigneault, la directrice de la (très belle) photo, Sara Mischara.Et la jeune vedette du film, Maxime Dumontier, 19 ans tout ronds ces jours-ci.L'organisation est un peu artisanale.Tout le monde reste debout.Un seul micro qu'on se passe.Une interprète qui fait ce qu'elle peut pour ceux qui ne parlent pas anglais.En fait, elle n'aura pas vraiment de travail.Comme les autres, Fournier se débrouille très bien, parle de la «lumière» qui éclabousse en permanence cette histoire sombre.Dans cet exercice assez convenu, qui consiste principalement à établir un lien de sympathie avec le public, chacun y va de son compliment : sur la multiplicité des lieux de tournage pour arriver à ce paysage moitié industriel, moitié banlieue populaire, sur le sujet délicat du suicide des jeunes ou sur la manière de construire le scénario.À quelques reprises, on tente de diriger les questions sur Maxime Dumontier, dont on sait qu'il a horreur des interviews.On lui met le microdans les mains: «Pourquoi tout le monde rit quand j'ai un micro?» Le comédien se balance sur ses pieds.On finit par lui reprendre le micro.Nicole Robert tente de le relancer: est-ce que ça lui plairait de raconter comment il a préparé son rôle?Il secoue la tête: non, ça ne lui plairait pas du tout.On arrête le supplice.Il est un peu plus de 1h du matin.Tout le monde se retrouve dans une fête organisée par Panorama.Nicole Robert en ressort à 4h.Les autres continuent de célébrer dans les profondeurs de l'ancien Berlin-Est, dans un bar baptisé CCCP (URSS en cyrillique).Ils en ressortent à 6h30, juste à temps pour attaquer des oeufs brouillés et du bacon allemand à l'hôtel.Avant de s'écrouler dans leur lit: «Plus jamais je ne jouerai à qui boit le plus vite avec un gars de 19 ans», philosophe douloureusement Guillaume Vigneault le lendemain en début d'après-midi.Et il y a encore un dîner prévu en soirée.«À 20h?Je crois que ça ira», dit-il.Relations publiques minimales L'équipée de Tout est parfait à Berlin tient de la virée noctambule et du blitz.Pour cause de Tout le monde en parle, Guillaume Vigneault n'est arrivé que le samedi matin, prêt à affronter la projection officielle avec un gros décalage horaire.Comme les autres, il reprenait l'avion pour Montréal ce matin, en vue de la sortie du film au Québec.Dans ces conditions, pas vraiment question de faire des relations publiques à Berlin.Aucune rencontre n'était prévue avec des médias allemands ou étrangers.Il est également possible que tout le monde soit reparti avant que paraissent les critiques dans la presse professionnelle qui publie des éditions quotidiennes : Variety, Hollywood Reporter, etc., ou dans les médias allemands.Comme le film de Fournier se trouve dans une section parallèle qui aligne une cinquantaine de longs métrages (contre 17 en compétition), les films ne sont pas tous recensés.Et pas automatiquement le lendemain de la projection.Mais l'important c'est de se trouver à Berlin.Et dans les meilleures conditions possible: «Comme nous étions pris dès mardi par la sortie québécoise du film, explique Nicole Robert, Panorama a accepté de nous donner le créneau du samedi, le meilleur de la semaine.Il faut dire qu'ils ont voulu à tout prix le film dès qu'ils ont vu une copie de travail inachevée, en août dernier.Bien sûr, on aurait préféré être dans la compétition officielle, comme il en a été longtemps question.Mais bon, c'est déjà formidable d'être à Berlin, qui reste le festival le plus prestigieux après Cannes.» Avec, toujours, l'espoir de décrocher, d'abord des critiques enthousiastes, puis, si Dieu le veut, l'un des trois prix Panorama: celui du jury, celui de la presse internationale et celui du public (environ 20 000 spectateurs qui votent sur 10 jours).«Vendre un film d'auteur à l'étranger ces jours-ci, c'est un processus long et difficile, explique Annick Poirier, responsable des ventes internationales chez Séville, qui détient les droits étrangers.Les acheteurs doivent non seulement aimer le film, puis tâter le terrain, mais aussi trouver l'angle qui permettra de le \"vendre\" aux médias et au public dans leur pays.Dans ce contexte, le label \"festival de Berlin\" est un atout précieux.» 58e BERLINALE Tout est parfait passe en coup de vent à Berlin PHOTO FOURNIE PAR ALLIANCE Tout est parfait, mettant en vedette Maxime Dumontier et Chloé Bourgeois, a été présenté samedi dans la section parallèle du festival du film de Berlin.L'équipée des artisans du film à Berlin a des allures de blitz.Aucune rencontre n'a d'ailleurs été prévue avec les médias étrangers.Kanye West PAUL JOURNET TÉLÉVISION «En pleine controverse, ils viennent lever le voile sur la vraie histoire des Lavigueur», annonçait Guy A.Lepage hier pour introduire Jacques Savoie et Laurence Leboeuf.Mais Savoie, auteur de la série, n'a pas donné beaucoup d'explications.Ni senti la pertinence d'en donner.«On n'est pas venu s'excuser ce soir », a-t-il affirmé, l'air souriant et détendu.Et ceux qui allèguent que la «vraie histoire» présentée à Radio-Canada serait fausse à différents égards?L'auteur y voit une reproduction de «l'enflure médiatique » de 1986.«Les avocats font de l'avocasserie, les journalistes font du journalisme», a-t-il résumé.Pas de grande révélation, donc.Pourtant, Guy A.Lepage lui a posé les bonnes questions.Simplement et directement.Vra ie ou pas vra ie, la télésérie?«Elle est vraie dans le mesure où c'est la version d'Yve Lavigueur, qu'on a vérifiée et interprétée», a répondu Savoie.Le problème serait-il le titre, qui laisse entendre que l'oeuvre de fiction raconte la vérité?Savoie affirme que le titre n'était pas le sien.Mais il ajoute que le titre n'est pas le problème.«Il y aurait eu la même controverse (avec un autre titre) », a-t-il ajouté.Et l'agente immobilière, qui conteste la version de la série où on la voit encaisser un potde- vin ?Et Loto-Québec, qui conteste la version de la série, où c'est elle qui affirme erronément aux journalistes que Jean-Guy Lavigueur vivait de l'aide sociale?L'auteur ne répond pas vraiment.Il laisse toutefois entendre qu'il était bien informé au sujet de Loto- Québec, rappelant que sa soeur y travaillait à l'époque comme relationniste.Quant aux personnages secondaires, Savoie indique que ce n'est pas pour se protéger qu'il a changé leurs noms.Les Lavigueur Pas de mea-culpa chez Guy A.>Voir PARLE en page 5 En spectacle au Lion d'Or Album disponible en magasin En spectacle au Lion d'Or 1676, rue Ontario Est Le vendredi 15 février à 20 h 30 Ouverture des portes à 19 h 30 Billets en ventes au coût de 15 $ (taxes et frais en sus) à la billetterie Articulée 514 844-2172 (1182, boul.St-Laurent à Montréal) ou sur le réseau Admission www.admission.com 3539663A >Meilleure chanson > Révélation de l'année LES PRINCIPAUX GAGNANTS >Meilleur album pop >Meilleure prestation pop vocal >Meilleur album rock Echoes, Silence, Patience&Grace des Foo Fighters >Meilleur album rap >Meilleure chanson rap >Meilleure prestation solo rap >Meilleure collaboration rap >Meilleur Album River : The Joni Letters de Herbie Hancock >Meilleure compilation (bande sonore) Love, des Beatles, tirée du spectacle du Cirque du Soleil LA 50e SOIRÉE DES GRAMMY >Meilleur enregistrement Amy Winehouse Kanye West AP, PC ET LA PRESSE LOSANGELES\u2014Six nominations, cinq trophées.C'est le résultat presque parfait de la Britannique Amy Winehouse, hier soir, lors de la 50e soirée des Grammy.La jeune chanteuse, dont les déboires ont été étalés au grand jour depuis un mois dans les tabloïds anglais, n'était pas à Los Angeles pour recevoir ses trophées.Elle s'est jointe à la soirée vers la fin du gala directement de Londres, où elle a chanté deux chansons via satellite avant d'accepter le prix du meilleur enregistrement.Elle avait auparavant gagné ceux de la meilleure chanson (Rehab), du meilleur album pop vocal, de la meilleure prestation de pop vocal et de la révélation de l'année.Grande surprise, Herbie Hancock fut le seul à battre Amy Winehouse, dans la catégorie la plus prestigieuse de surcroît, celle du meilleur album.Kanye West , par ti favori avec huit nominations, fut l'autre grand gagnant de la soirée.Il a remporté les trophées du meilleur album rap, de la meilleure chanson rap, de la meilleure prestation en solo et de la meilleure collaboration pour une chanson rap.Le Cirque du Solei l s 'est aussi distingué.D'abord grâce à une prestation remarquée de sa troupe du spectacle Love.Puis, quelques instants plus tard, la bande sonore du spectacle inspiré de l'oeuvre des Beatles a reçu le prix de la meilleure compilation pour un film, une émission de télévision ou un spectacle, battant de grosses productions comme Dreamgirls et Hairspray.L'ex-Beatle Ringo Starr et le producteur George Martin sont allés chercher le trophée.Les gagnants canadiens Les Canadiens Joni Mitchell et Michael Bublé ont remporté des prix lors de la portion hors d'ondes de la soirée, alors que la majorité des artistes canadiens en nomination faisaient chou blanc.Bublé l'a emporté dans la catégorie meilleur album de pop vocal traditionnel avec Call Me Irresponsible, tandis que Mitchell, avec One Week Last Summer, s'est imposée pour la meilleure prestation de musique pop instrumentale.Le violoniste canadien James Ehnes, membre de l'Orchestre symphonique de Vancouver, a aussi remporté un Grammy pour la meilleure performance solo (avec orchestre) dans Barner/Korngold/Walton: Violin Concertos.Le groupe montréalais Arcade Fire, en nomination pour le meilleur album de musique alternative avec Neon Bible, s'est incliné devant The White Stripes.C'est la deuxième fois en trois ans que les deux groupes s'affrontent dans cette catégorie.et que les White Stripes l'emportent ! Par ai l leurs, le politicien Barack Obama, qui cherche à obtenir l'investiture du Parti démocrate en vue des prochaines élections présidentielles aux États-Unis, a eu le meilleur sur deux anciens présidents (Bill Clinton et Jimmy Carter) dans la catégorie version audio d'un livre avec The Audacity of Hope: Thoughts on Reclaiming the American Dream.Un bon signe pour sa campagne ?Pour consulter la liste des 110 prix remis hier : www.grammy.com Amy Winehouse vole la vedette.depuis Londres ! Le Cirque du Soleil se fait aussi remarquer à la soirée des Grammy PHOTOS REUTERS ET AP À ne pas manquer! La Saint-Valentin et les tendances restos inspirent Ricardo.Avec André Robitaille, il prépare ses joues de boeuf braisées au cacao.Puis, Véronique Cloutier et lui font frire des tablettes de chocolat.Sucrément bon! 3530857A ARTS ET SPECTACLES AGENCE FRANCE-PRESSE LOS ANGELES \u2014 Les responsables du syndicat des scénaristes d'Hollywood ont approuvé hier l'accord avec les producteurs qui met fin à une grève historique et coûteuse entamée il y a plus de trois mois.Au cours d'une réunion hier, la direction de la Writers Guild Association (WGA) a approuvé le nouveau contrat conclu avec les producteurs, qui prévoit des augmentations d'environ 3% par an, ont annoncé des responsables de la WGA.Les quelque 12 000 membres du syndicat seront invités à se prononcer sur l'entente au cours d'un vote organisé en début de semaine pour entériner la décision.Compte tenu du soutien général que l'accord semble avoir suscité depuis qu'il a été présenté dans un courriel samedi à l'aube, les scénaristes sont attendus à leurs claviers à partir de mercredi pour mettre fin au plus grave conflit qu'a connu le secteur depuis des décennies.Entamée le 5 novembre parce que les producteurs refusaient d'augmenter les droits d'auteur pour tenir compte de l'exploitation des contenus cinématographiques et télévisuels sur les nouveaux médias numériques, la grève a empêché le tournage de dizaines d'émissions et de films.Le conflit, qui a coûté des centaines de millions de dollars et a déjà provoqué l'annulation de la cérémonie des Golden Globes le 13 janvier, menaçait même la cérémonie des Oscars, prévue le 24 février.Hausse des droits d'auteur Pour répondre à la principale revendication des scénaristes, le nouveau contrat prévoit de doubler la part des droits d'auteur leur revenant pour les films et les feuilletons vendus sur l'internet.Si les productions sont diffusées gratuitement sur la toile, les scénaristes recevront un revenu fixe de 1200$ par an et par heure de webcast pendant les deux premières années, puis 2% de tous les revenus récoltés par les distributeurs la troisième année.«La raison de cette grève était de s'assurer que nous couvrions l'internet, que ce n'était pas devenu une zone hors contrat, et je pense que nous y sommes parvenus », a expliqué au Los Angeles Times Warren Leight, producteur exécutif de la série CSI : NY.Deux réunions avaient été organisées samedi soir, à New York et à Los Angeles, pour permettre aux scénaristes de discuter de l'accord, qui a semblé particulièrement bien accueilli.«Les gens étaient extrêmement soulagés et satisfaits », a déclaré l'un d'eux, James Bannon, estimant qu'environ 90% des participants se sont montrés «très heureux» de l'accord.Le cinéaste Michael Moore, oscarisé pour son documentaire Bowling for Columbine et membre de la WGA, a décrit cet accord comme un exemple rare de victoire d'un syndicat sur les employeurs.«Un syndicat, aux États-Unis, a tenu tête à plusieurs grosses sociétés et a dit: nous n'allons pas vous laisser faire, a-t-il déclaré à une radio new-yorkaise.J'aurais été enclin à penser que lesmétallurgistes l'auraient fait, pas une poignée de gens à qui on cassait la figure à l'université parce qu'ils tenaient leur journal», a-t-il ajouté.La presse américaine a évoqué ce week-end la hâte du secteur à se remettre au travail, mais hier, le Times rappelait que ce sera bientôt au tour des acteurs de renouveler leur contrat, qui expire en juin.La direction du syndicat approuve une entente à deux semaines des Oscars La grève des scénaristes tire à sa fin PHOTO STEPHEN CHERNIN, GETTY IMAGES Le cinéaste Michael Moore, membre du syndicat des scénaristes, a décrit l'entente conclue avec les producteurs comme une victoire du syndicat.L'entente doit encore être entérinée par les membres.Le vote aura lieu en début de semaine.TÉLÉSCOPE ÉMISSION TÉLÉ HEURE SPECTATEURS À RETENIR Bernard Derome VENDREDI LES KIKI TRONIC Télé-Québec 19h 163 000 Magda, Ariel et Lixie - les bons - luttent contre Albert Thault qui a vendu notre planète aux maîtres des Sinistrons, l'impitoyable Solvaab Premier - les méchants - dans cette nouveauté qui fait bonne figure à l'audimat (à la mesure de Télé-Québec, bien sûr).Ils sont 81 000 en moyenne ce vendredi-là à être toujours à l'écoute pour l'émission qui suit à 19h30: Il va y avoir du sport ! LUNDI ANNIE ET SES HOMMES TVA 20h 1150 000 Le retour en ondes des personnages créés par les auteurs Annie Piérard et Bernard Dansereau permet à TVA de dominer la soirée, devant Les boys (1 140 000) et L'auberge du chien noir (1 137 000) à Radio-Canada.MARDI TÉLÉJOURNAL SRC 22h 486 000 La locomotive des Lavigueur (1 661 000 auditeurs à 21h) permet au TJ de battre son concurrent, Le TVA 22h (430 000).Les autres soirs la semaine dernière, le bulletin d'information animé par Sophie Thibault a eu un auditoire presque deux fois plus important que celui animé par Bernard Derome.MERCREDI NOS ÉTÉS TVA 21h 1 051 000 Un autre retour fructueux pour TVA.Nos étés n'a aucun adversaire menaçant dans cette case horaire, qu'elle remporte haut la main.Reste que l'émission la plus populaire de la soirée, c'est La poule aux oeufs d'or (1 130 000) à 19h30.JEUDI LE BANQUIER TVA 20h 1577 000 On dirait bien que les Maple Leafs de Toronto, qui ont battu le Canadien ce soir-là, ont fait de l'ombre au Banquier, qui a eu droit à une des cotes les plus «décevantes» de son histoire.Patrick Huard et son Taxi 0-22, à 21h, ne bénéficient donc pas de l'effet Banquier et voient leur auditoire limité à 1 038 000 spectateurs.Cotes d'écoute: BBM Nos étés 3530074A ARTS ET SPECTACLES VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION LUNDI 11 FÉVRIER Kif-Kif L'union fait la force Le Téléjournal Virginie / Phaneuf fait un scandale.Rumeurs / Sortie pour Michèle.L'Auberge du chien noir / Les meneuses de claques des Alouettes de Montréal sont à l'Auberge.Les Boys / Stan est mannequin.Tout sur moi / Valérie veut un bébé.Le Téléjournal / Bangalore, le Silicon Valley indien La Zone Le TVA 17 heures Le TVA 18 heures Le Cercle Qui perd gagne Annie et ses hommes / Hugo doit organiser un grand souper.Dr House / La fille d'un ami subit hallucinations et crise cardiaque.Le TVA 22 heures Denis Lévesque Le Grand Journal (16:30) Flash / Les Grammy Awards, Charles Aznavour Rire et Délire 3 X rien / Le baptême de Léa.CSI: NY Un tueur si proche / Trois employés de Harvey's poignardés en 1996.Le Journal du soir 110% (22:45) L'avocat du diable Cornemuse Toc Toc Toc Kaboum Ramdam Méchant contraste! Ça manque à ma culture Le Code Chastenay / Les druides de la forêt boréale; peut-on vaincre le cancer?Questions de société / Le cowboy del amor Bazzo.TV / Tricot Machine Ça manque à ma culture Code Chastenay / Peut-on vaincre le cancer?The Simpsons Arrested.CBC News at Six Coronation.Countdown.The Week the Woman Went The Border The National The Hour Dr.Phil CTV News Degrassi e Talk Corner Gas .the Captain The Sarah Connor Chronicles CSI: Miami News CTV News .(16:30) National News House, Home ET Canada E.T.Prison Break House The Unit ET Canada Open Homes Family Feud .Millionaire .Crosswords ABC News .Raymond Will & Grace Dance War: Bruno vs Carrie Ann Notes from.October Road Sex and the City Nightline Dr.Phil News CBS News E.T.Met.Mother .the Captain 2 1/2 Men Old Christine CSI: Miami News Late.(23:35) First at Five 5:30 Now News NBC News Jeopardy Wheel of.American Gladiator Deal or no Deal Tonight (23:35) Caillou Homework BBC News Bus.Report The Newshour Antiques Roadshow / Orlando, FL (3/3) Bob Dylan: Live in Newport 1963-1965 Visions of.World News Charlie Rose Maya, Miguel .Old House The Newshour World News Profile Warplane / Airplane to Air Force - Air Force to Air Power (1-2/4) Bus.Report American Justice Cold Case Files CSI: Miami Intervention / Deux épisodes Paranormal State / Quatre émissions Les contes d'Avonlea La boîte à souvenirs C'est juste de la TV Pour l'amour du country Grands Spectacles: La Traviata à Paris .(23:20) A DAY IN A LIFE (6) (16:00) Street Legal Dancing.Dance with.Faerie Queen Aretha Franklin's Tribute on Ice - 2001 Law & Order Vidéo Patrouille Grand Rire Bleue Biographies / Russell Crowe Héros de la peur / .ours blancs Alerte animale Les Nouveaux Détectives Vidéo Patrouille AU REVOIR, MR.CHIPS (15:25) LES TISSERANDS DU POUVOIR 1 (17:55) QU'EST-IL ARRIVÉ À BABY JANE?LA POURSUITE (22:15) How it's Made / Deux émissions Canada's worst Handyman Daily Planet Myth Busters / Dog Myths Guinea Pig Mean Green Dirty Jobs / Steel Mill Worker Daily Planet Nos restos chouchous Paris bouche.Adoptez.Bouffe en cavale Ni Hao.Chine / Lijiang.50 heures de vacances Village en vue Sensations Floride / Everglades Soif de voyage Ferb (17:08) .(17:34) Zoey 101 .Sadie .Raven Smart Guy The Suite Life Life with Derek H.Montana Phil.Future .Survival Cory Zack Life with Derek Friends / Deux épisodes King of the Hill The Simpsons Two and a Half Men Prison Break The Sarah Connor Chronicles News TMZ Family Guy Seinfeld La petite maison dans la prairie Les deux font Kaamelott Chantiers / Terre du métro.Si j'avais un char NCIS Mini-séries / Troie: la cité du trésor perdu Digging for the Truth ExhibitA Masterminds JAG Dogfights / First Dogfighters Rome / The Ram has Touched the Wall .Legends JAG Max 80 French.Liaison.Max Musique Top5.anglo Top5.franco L'Index.En chute libre Révolution Les 50.scandales de stars Info Max Max Musique Plus sur commande Top5.anglo Top5.franco Presque top5.M.Net Info Plus Pop! .des clips Rock De Babu La prochaine top modèle.Mes vieux.Top5.anglo Tempesta d'amore Sino Montreal Ni Hao La Bella Vita Will & Grace Fashion Police The Soup Deal or no Deal E! News Late.(23:35) Le Téléjournal / RDI Junior RDI en direct Dominique Poirier en direct Afghanistan, une guerre perdue Le Téléjournal Le club des ex Le National Le Téléjournal Berlin, Berlin Les Experts Hôtel Babylon Secrets d'héritage Justice à Boston C.S.I.: Miami Berlin, Berlin .(15:35) L'EFFET PAPILLON 2 (17:40) LA LÂCHETÉ (19:15) RAPIDES ET DANGEREUX: TOKYO DRIFT HUIT EN-DESSOUS (22:50) Trailer Park.Paradise Falls CSI: New York Regenesis Earth Final Conflict Trailer Park.Billable Hours Bon Voyage Nighty Night (23:04) Rivaux, mais Perles et.Choux Lili Panorama en direct Pilules Les Éclaireurs L.627 (3) avec Didier Bezace, Jean-Paul Comart .arctiques While you were out Property Ladder Jon & Kate Plus 8 Little People, Big World Jon & Kate Plus 8 Raising 16 Children Little People, Big World Le Spin / Saint-Valentin (16:00) Les Simpson Naruto Chaotic Di-Gata 6TEEN / Deux émissions Les Simpson Henri pis.Les Décalés.South Park Les Simpson Punch .monde veut prendre sa place .(17:55) Journal FR2 Toute une histoire Un autre monde / L'Égypte au fil du Nil Maison du Sud.Partir.Viva Américas Le Journal Tenue de soirée Délivrez-moi de mes kilos Manon.Le défi santé Interventions miracles Oui, je le veux! Bosse.noces Des idées.Décore ta vie Airoldi.la cigogne Le défi santé Académie.Pirouettes Parents Avis Xsnowtera Le Guide de l'auto Le Lab Boxe Rock Arshitechs.passions La Relève JPR 1res Vues .le trouble R-Force Smallville Une grenade?Frank, Girard .le trouble 70 La clique de Brighton Presserebelle.Degrassi.le trouble R-Force La porte d'Atlantis La porte des étoiles La Revanche .c'est fait Torchwood Jericho La porte des étoiles Monstres mécaniques Tribal .extrêmes Sports 30 Sports 30.Boxe / Monty Meza-Clay - Eric Aiken Arts martiaux professionnels Sports 30 Sports 30.Lutte.Poker (16:30) .Connected Prime Time Sports European Poker Tour US Open 9-Ball Best Damn Sports Show Period Sportsnet Connected Best Damn.(16:30) Pardon the.Off.Record Sportscentre Basketball / Spurs - Raptors That's Hockey Sportscentre In this Corner La fosse aux lionnes (23:45) 556 \u2014 67 180 \u2014 201 137 \u2014 \u2014 \u2014 9 9 17 h00 17 h 30 18 h00 18 h 30 19h00 19h 30 20 h00 20 h 30 21h00 21h30 22h00 22h 30 23h00 23h 30 BEV VD VDO 17 h00 17 h 30 18 h00 18 h 30 19h00 19h 30 20 h00 20 h 30 21h00 21h30 22h00 22h 30 23h00 23h 30 BEV VD VDO CBC CTV-M GBL-Q ABC CBS NBC PBS-P PBS-B A & E ARTV BRAV CD CinéPOP DISC EV FC FOX HI HIST MMAX MP E! MTL RDI S+ SE SHOW TFO TLC TTF TV5 VIE VOX VRAK RDS SPN TSN SRC TVA TQS TQc ALAIN BRUNET CYBERCULTURE La redevance sur le i Pod, ce n'est pas demain la veille.Les promoteurs du concept ont reporté leur lutte à plus tard\u2026 Rappelons que la Société canadienne de perception de la copie privée (SCPCP), l'organisme qui perçoit des redevances sur les supports vierges (CD et cassettes) afin de les redistribuer aux créateurs, avait mis de l'avant une proposition de redevance sur les enregistreurs audionumériques.Après avoir étudié la proposition de près, la Commission canadienne du droit d'auteur en avait accepté le concept, se montrant disposée à tenir des audiences sur la question en 2008.Or, les détaillants et fabricants de ces outils s'étant plaints de cette décision, la Cour d'appel fédérale a ensuite tranché en leur faveur.Déçus, les promoteurs d'un régime de copie privée adapté à l'environnement numérique ont envisagé poursuivre leurs démarches en portant leur cause en Cour suprême.Jeudi dernier, ils ont finalement abandonné cette option.«La SCPCP ne demandera pas à la Cour suprême du Canada l'autorisation d'en appeler de la récente décision de la Cour d'appel fédérale.Cette décision du 10 janvier 2008 est à l'effet que la Loi sur le droit d'auteur ne donne pas compétence à la Commission du droit d'auteur pour établir un tarif de redevances sur les enregistreurs audionumériques», a déclaré l'organisme par voie de communiqué.«Ceci constitue une grande perte pour les titulaires de droits.La redevance pour la copieprivée est la seule compensation dont disposent les ayants droit pour les dédommager des centaines de millions de pistes de musique enregistrée qui sont, chaque année, reproduites sans autorisation sur des enregistreurs audionumériques par des Canadiens», a souligné Annie Morin, présidente de la SCPCP, dans le même communiqué.Au cours des dernières années, la Cour d'appel fédérale aura finalement rejeté deux propositions de redevance sur les enregistreurs audionumériques.La première portait sur les mémoires des enregistreurs, la seconde sur les machines elles-mêmes.Ainsi, la Cour d'appel fédérale refuse de considérer un i Pod comme un support vierge au même titre qu'un CD ou une cassette vierges.Interviewé par La Presse à la suite de la décision de la Cour d'appel fédérale, David Basskin, porte-parole de la SCPCP, avait posé la question suivante: «Àquoi sert un i Pod vide?» Ses opposants ne répondront fort probablement pas à cette question.Elle devra toutefois trouver réponse un jour\u2026 Car il ne sera jamais possible d'assurer aux ayants droit que la majorité absolue des contenus en circulation seront consommés à partir de sources autorisées.Pendant ce temps, l'ennemi #1 de l'industrie audiovisuelle, le site scandinave The Pirate Bay, a déjà mis en oeuvre un nouveau stratagème de contournement, cette fois pour éviter le filtrage des contenus par les fournisseurs d'accès internet.Selon le site d'actualité multimédia zataz.com (www.zataz.com/news/16 459/ Jesper Bay.org.html), The Pirate Bay dirige les internautes vers le site Jesper Bay.org, ce qui permettrait d'éviter les filtres du principal fournisseur d'accès au Danemark.Vous connaissez la suite?Mes excuses L'environnement numérique, ai-je souligné à maintes reprises depuis les débuts de la chronique Cyberculture, conduit à de nouvelles pratiques d'appropriation des contenus.Les technologies numériques de reproduction, de partage et de diffusion de ces contenus permettent effectivement d'en créer d'autres, distincts à part entière.Or, dans le contexte journalistique, je dois admettre avoir mal évalué certaines conséquences fâcheuses de ces pratiques encore neuves.Et je dois aujourd'hui faire amende honorable.Sans intention de malhonnêteté intellectuelle, il m'est arrivé de reproduire des phrases ou extraits de phrases issus de sources étrangères (non canadiennes) dans le cadre d'analyses plus globales de la cyberculture.Cette confusion malheureuse relève d'une méthode de travail induite par les technologies numériques: plus précisément, six de mes textes de cette chronique publiés au cours des 24 derniers mois reprenaient des phrases ou morceaux de phrases qui n'étaient pas de mon cru.Parce que la formulation était consacrée et que ces données se retrouvaient dans différentes sources de ma recherche préliminaire, j'en étais venu franchement à croire que c'était moi qui avais rédigé ces extraits dans les versions finales de mes textes.Voilà qui me mène à bannir cette méthode de travail, vous vous en doutez bien.Je me permets néanmoins d'insister: la reproduction de fragments de contenus et l'omission involontaire de leurs sources sont inadmissibles dans la pratique journalistique.Dans l'environnement numérique, cette règle d'éthique doit être maintenue et le sera encore pour les décennies à venir.Je pourrais certes plaider que mon travail n'a fait l'objet d'aucune plainte, cela ne m'apparaît pas suffisant.Je présente donc mes excuses auprès des lecteurs et de la communauté journalistique.Cette maladresse me mène d'autant plus à défendre cette dimension éthique de ma profession, quelles qu'en soient les mutations à venir.La redevance sur le i Pod remise aux calendes grecques PHOTO ARCHIVES BLOOMBERG NEWS «À quoi sert un i Pod vide?» se demande David Basskin, porte-parole de la SCPCP.Il faudra répondre à cette question un jour. 3530099A 03050302050809A ARTS ET SPECTACLES MARIO CLOUTIER La télévision en haute définition donne encore de nombreux maux de tête aux utilisateurs et aux diffuseurs.L'un d'entre eux, High Fidelity HDTV de Toronto, espère être disponible sur Vidéotron au Québec en 2008, mais le chemin reste parsemé d'obstacles.Le cofondateur de ce diffuseur indépendant, Ken Murphy, se dit d'accord avec les déclarations du président de Quebecor, Pierre Karl Péladeau sur la téléphonie sans fil et la place à laisser à de nouveaux acteurs.«Nous pensons que cela s'applique aussi à la télévision.Si nous laissons aux Canadiens et aux Québécois la possibilité de choisir, ils opteront pour notre programmation en HD», lance M.Murphy au téléphone.L'entrepreneur dit avoir de «très bonnes discussions » avec Vidéotron pour distribuer au Québec les quatre chaînes HD diffusées par sa compagnie: Oasis, Equator, Rush et Treasure, cette dernière étant consacrée à l'art et à la culture.Comprenant 25% de contenu canadien, ces chaînes sont déjà disponibles sur Bell Express Vu et le petit cablo VDN.Mais Ken Murphy croit que les Québécois en veulent plus.«Déjà, dit-il, beaucoup de commentaires nous proviennent de clients québécois.De plus, nous rejoignons davantage d'auditeurs francophones qu'anglophones sur Bell Express Vu.» Reste que l'environnement réglementaire canadien nuit aux entreprises d'ici, selon lui.«C'est très frustrant, confie-t-il.Ce que nous disons au CRTC, c'est de nous laisser fonctionner selon les mêmes conditions que les diffuseurs américains.Que des firmes étrangères aient un meilleur accès au marché que les entrepreneurs d'ici, c'est inacceptable.» Nouvelles technologies Lancé il y a deux ans seulement, High Fidelity se dit prêt à affronter la concurrence dans un marché de plus en plus fragmenté, devant des clients exigeants.L'enregistreur vidéo personnel ne fait que commencer à changer les habitudes d'écoute, pense Ken Murphy.«L'époque où l'on pouvait dire que le lundi soir était réservé à telle émission est finie, ditil.La majorité de nos clients ont des enregistreurs et peuvent profiter de notre programmation à leur guise.Et c'est bien comme ça.» High Fidelity cherche donc à offrir l'ensemble des émissions de ses quatre canaux HD disponibles sur une base hebdomadaire, mais aussi pour l'enregistrement personnel.Et la «menace» internet?«Même si l'internet fournit une importante programmation sur demande, cette offre se présente généralement en basse fidélité.Nous offrons exactement le contraire.Nous misons plutôt sur l'expérience du cinéma maison en haute fidélité.» La télévision HD, ajoute-t-il, rejoint un auditoire familial qui veut être diverti tout en apprenant.«Pour rendre justice à l'art et aux collectionneurs, par exemple, l'environnement HD est parfait.Il n'y a rien de tel à la télé.» Une partie de la programmation d'High Fidelity provient des diffuseurs japonais DNHK et américain Rainbow Media, et de producteurs européens.«Nous exportons nos productions canadiennes à tous ces pays.En ce moment, souligne Ken Murphy, nous rejoignons des auditeurs dans 35 pays.Pluieurs personnes ont, dans les faits, un meilleur accès à notre programmation à l'étranger qu'au Canada.» HIGH FIDELITY HDTV Un diffuseur canadien qui ronge son frein CLAUDE GINGRAS CRITIQUE Bien sûr, le Bozzini aurait pu marquer le centenaire d'Elliott Carter, toujours vivant, avec une intégrale de ses quatuors à cordes.Il a choisi l'agitateur John Cage (1912-1992) et ses trois opus spécifiquement destinés à cette formation.Sauf erreur, une première à Montréal pour un compositeur qui nous a pourtant visités à quelques reprises.L'exploit - car c'en fut un - avait attiré 125 personnes samedi soir au nouveau et acoustiquement excellent Tanna- Schulich Hall de Mc Gill.Le programme se déroule dans l'ordre de composition des quatuors.Tout d'abord, de 1949-50 et donc d'un Cage assez jeune : String Quartet in four parts, le «parts» faisant référence au nombre de mouvements.Au total : 21 minutes de très petits accords secs et dissonants proclamant le refus absolu de toute émotion.Tout Cage est déjà là, avec les premiers balbutiements que d'autres s'approprieront plus tard et baptiseront «minimalisme ».À la toute fin, la plume laisse échapper un début de mélodie.Qu'on se rassure: elle ne commettra plus jamais cette «erreur».Suivent Thirty Pieces for string quartet, de 1983.Comme le demande Cage, les musiciens sont postés aux quatre coins de la salle.Certains auditeurs ont la chance d'avoi r , pa r exemple, et ce fut mon cas, la violoncelliste à quelques pas.Pendant 30 minutes, les quatre coéquipiers se partagent - se lancent, en fait - une musique beaucoup plus complexe, assortie d'une multiplicité de signes concernant les accents et la dynamique.Dans la salle flotte un nuage d'hypnose, que l'entracte allège à peine et qui provoque même plusieurs départs.On termine avec Four, de 1989.Encore 30 minutes où, cette fois, la stérilité atteint son comble.Libres de jouer leur musique ou celle du pupitre voisin, les musiciens donnent carrément l'impression qu'ils accordent doucement et longuement, et toujours plus doucement et toujours plus longuement, leurs instruments, produisant continuellement les mêmes petits sons autour des mêmes notes, sans avancer.En fait, les Bozzini pourraient faire exactement la même chose, sans partition.Un gros mot vient évidemment à l'esprit: fumisterie.Pourtant, on ne s'est pas ennuyé un seul instant pendant ces quelque deux heures.Parce qu'à chaque instant, Cage crée quelque chose avec rien.Il ne répond à aucune de nos questions, mais il a le don d'en susciter beaucoup! QUATUOR À CORDES BOZZINI - Clemens Merkel et Nadia Francavilla (violons), Stéphanie Bozzini (alto) et Isabelle Bozzini (violoncelle).Samedi soir, Tanna-Schulich Hall de l'Université Mc Gill.Programme: les trois Quatuors de John Cage Cagequechose avec rien PHOTO ALAIN LEFORT, FOURNIE PAR LE QUATUOR BOZZINI Le Quatuor Bozzini: Stéphanie Bozzini, Nadia Francavilla, Clemens Merkel et Isabelle Bozzini.BAFTA: Atonement sacré meilleur film Atonement du réalisateur britannique Joe Wright, adaptation du roman à succès de Ian Mc Ewan, a obtenu hier le prix du meilleur film aux BAFTA, les récompenses britanniques du cinéma.Daniel Day-Lewis a remporté le prix du meilleur acteur pour son rôle dans Il y aura du sang (There Will Be Blood), et l'actrice française Marion Cotillard celui de la meilleure actrice pour son interprétation d'Edith Piaf dans La vie en rose.La cérémonie de remise des BAFTA, au Royal Opera House, à Londres, a pris cette année un relief particulier, la grève des scénaristes d'Hollywood ayant affecté celle des Golden Globes.\u2014 Agence France-Presse FLASH Sa raison: un «principe » voulant que dans une série historique, on raconte l'histoire des personnages principaux, pas celle des personnages secondaires.Il concède avoir dû inévitablement inventer pour remplir les «trous» de l'histoire.«Finalement, le titre aurait pu être Les Lavigueur, la vraie histoire, mais des fois on extrapole », ironisait Guy A.Lepage.Quant aux scènes - présentées après 21h - que certains ont jugé trop osées, Laurence Leboeuf a réitéré qu'elles étaient nécessaires, car elles démontrent «que Johnny domine sexuellement Louise ».Et car il y a une différence entre « le voir et le sous-entendre».La jeune comédienne a aussi trouvé «cheap» que La Semaine publie sans sa permission des photos de ces scènes.L'ex, le champion et le suicide Le ton a changé avec Guillaume Vigneault et Yves Christian Fournier, venus parler du film Tout est parfait.Le plateau s'est transformé en table ronde.Dans le studio 42 comme ailleurs, on a réalisé que le suicide est parfois plus près qu'on ne le soupçonne.Guy A.a parlé de son frère et du fils de son ami, qui se sont tous deux enlevé la vie.Et aussi du frère de Louise Richer, son ex-conjointe.Fournier, le réalisateur du film, en a profité pour déplorer la cote «16 ans et +» attribuée à son film.«Ça m'horripile », at- il lancé.Non seulement le film traite de préoccupations des jeunes, mais en plus il pourrait les aider, a-t-il argué.Quant à Lucian Bute, son passage a été bref.Pas le choix.Il se couche tôt en prévision de son prochain combat, le 29 février au Centre Bell.Mais le champion du monde est resté juste assez longtemps pour charmer la salle avec sa surprenante timidité.Alors que commence le mois des Noirs, Serge Bilé est venu «déconstruire» quelques idées reçues sur la négritude.Parmi ses cibles : les récits simplistes de l'esclavagisme, l'histoire écrite par les vainqueurs et le mythe de l'étalon noir.Les leaders de La Compagnie créole ont aussi parlé de leur succès durable.Leur tournée québécoise culminera d'ailleurs au Centre Bell le 15 mars.Et que dire de Louis-José Houde, arrivé en fin de soirée juste après son spectacle à la PdA?On répète que son époustouflant show est réglé à la virgule près.C'est vrai.Mais en improvisation sur un plateau, il est tout aussi drôle.Pas de mea-culpa chez Guy A.PARLE suite de la page 1 PHOTO FOURNIE PAR RADIO-CANADA L'auteur des Lavigueur et Laurence Leboeuf. THÉÂTRE SYLVIE ST-JACQUES CRITIQUE On se demande bien quelle mouche a piqué Luce Pelletier, qui s'est compliqué l'existence en faisant du nouvel opus au cycle américain de l'Opsis une affaire de trois pièces.Pas qu'on se plaigne de découvrir les paroles de Sheila Callaghan, Lisa D'Amour et Sarah Ruhl dans une traduction soignée de Fanny Britt.Bien au contraire ! Chaque soir, une pièce différente prend l'affiche de l'Espace libre, si bien que le public peut choisir entre les univers des metteurs en scène Martin Faucher, Jean Gaudreau et Luce Pelletier.En d'autres termes, Famille made in USA est un cycle dans un cycle ! Sachez cependant que les samedis et les dimanches sont les plus intéressants, puisque les trois pièces sont présentées en rafale.Trois objets issus d'un jeune théâtre états-unien hyper intéressant et novateur, qui gagnent à être appréciés comme un tout.Mettant en scène une Marie- Chantal Perron crédible en mère inquiète de sa fille ténébreuse (efficace Caroline Gendron), Rui n e s (A l long e-mo i, Ju s t i n Timberlake) témoigne de l'affaissement d'une famille.Jean Gaudreau uti l ise la scène de façon imagée et sensible pour rendre cette étrange dynamique entre une mère à bout de nerfs, sa soeur control freak qui parle comme si elle était dans un talk-show (excellente Isabelle Miquelon) et une fillette perdue et kamikaze, qui vivent dans un ancien manoir en décrépitude.De ce monde glauque surgissent des personnages fantasmés, comme un père fantôme qui prophétise sur le gouffre qui s'élargit, un Justin Timberlake rêvé qui fait rêver la fillette et un Harrison Ford qui rassure la mère par sa présence virile et réconfortante.Des comédiennes en feu Dans Une maison propre (mise en scène par Martin Faucher), on basc ule dans l'humour punché qui flirte avec le névrotique et l'onirique.Une pièce où, bien franchement, on se tape sur les cuisses, grâce à l'excellente prestation de comédiennes en feu ! Vous avez du mal à imaginer Émilie Bibeau en femme de ménage brésilienne qui aspire à devenir humoriste?De grâce, faites le détour à l'Espace libre pour constater de visu de quoi cette jeune comédienne est capable.À ses côtés, Monique Spaziani est br il lante en bourgeoise épuisée qui n'assume pas son autorité sur sa bonne fainéante.Dans le rôle de sa soeur désoeuvrée qui adore faire le ménage, Hélène Mercier est tout aussi redoutable, tout comme Patricia Nolin qui joue élégamment une briseuse de ménage sexagénaire et épanouie.Dans un troisième temps, Luce Pelletier nous livre une oeuvre trouble et onirique avec Anna Bella Eema.Un trio d'actrices qui relatent leur vie dans une roulotte de «trailer park», assises face au public.Intimiste, intérieure, cette pièce de Lise D'Amour évoque une Amérique trash qui se réfugie dans l'imaginaire pour éviter de regarder en face sa réalité sordide.On pense à Salinger en suivant les délires d'une mère, de sa fille et de la «fille de boue » inventée par celle-ci.Véritable «spectacle événement », Familles Made in USA ouvre la porte sur des facettes insoupçonnées de l'Amérique.Un bien beau moment de théâtre, qui s'inscrit certainement comme un temps fort du cycle américain du Théâtre de l'Opsis.Familles Made in USA, mise en scène Martin Faucher, Jean Gaudreau et Luce Pelletier, textes de Sheila Callaghan, Lisa D'Amour et Sarah Ruhl, traduction de Fanny Britt, à l'Espace Libre jusqu'au 23 février.Familles made in USA Quelles familles ! L'auteur Joël da Silva présente cette semaine sa nouvelle création, Garderobe, fable musicale qu'il a créée avec sa soeur Marie-Hélène et le flûtistecomédien Francis Colpron.Entretien avec l'un des grands artisans québécois du théâtre pour enfants.JEAN SIAG On peut vraiment dire qu'il est tombé dans la marmite quand il était petit! Joël da Silva fait du théâtre pour enfants depuis qu'il est lui-même enfant.Sa première pièce, il l'écrit à l'âge de 11 ans pour le théâtre de marionnettes de son père Jean-Marie, comédien, metteur en scène, fondateur du Café-théâtre et du Studio-théâtre.Sa mère Lise, également comédienne, joue sur scène, dans des théâtres d'été d'abord, puis avec Jean-Marie.«C'est fascinant d'avoir des parents comédiens.Quand on voit sa mère jouer, toute costumée, faire un monologue, on ne la voit plus de la même façon!» raconte Joël da Silva au cours d'une rencontre avec La Presse.Dès ce moment, Joël ne quitte plus le milieu du théâtre.La nuit blanche de Barbe-Bleue le fait connaître en 1989.Plusieurs créations suivent, parmi lesquelles Émile et Angèle, correspondance (créée avec Françoise Pillet), L'aube, Le magasin des mystères, ainsi que La chanson du fou, présentée à la Maison théâtre en 2006.« J'ignore si c'est un déterminisme chez moi.On a tous touché à ça enfant, on a tous baigné là-dedans.C'était vraiment une entreprise familiale.Tout le monde participait, d'une manière ou d'une autre, aux projets artistiques de la famille, mais ma soeur Marie-Hélène et moi avons toujours eu plus d'intérêt que les autres pour le théâtre.» Marie-Hélène da Silva est donc l'autre héritière du legs théâtral de la famille da Silva, dont l'ancêtre, pour la petite histoire, s'appelait Pedro (un Portuguais arrivé au Québec au XVIIe siècle !).Actrice et musicienne, Marie-Hélène a cofondé la compagnie Moulin à musique en 1980.C'est elle qui est à l'origine de Garde-robe et de la rencontre entre son frère et Francis Colpron.«Ça a été un travail collectif, explique Joël da Silva.Notre point de départ était la flûte, un instrument à vent.Et puis, le vent est devenu un personnage en soi.» L'histoire est celle d'une femme (Pauline) qui vit seule et qui a peur des courants d'air.Un jour, Pauline capture le vent dans ses draps alors qu'elle les étend sur une corde à linge.Elle transporte le vent dans son garde-robe.Avec lui (le vent), ils vont devenir copains et recréer les quatre saisons.«Le thème de la pièce, c'est le plaisir de jouer.De s'inventer des mondes, résume Joël.Je travaille de façon très intuitive, mais il y a des images qui sont là depuis le début.Comme pour toutes mes créations, la musique est toujours présente.Pour moi, le théâtre est comme un instrument de musique.Un déplacement sur scène, c'est pour moi une ligne musicale.» Joël da Silva a d'ailleurs composé une partie de la musique, interprétée par sa soeur (au violon) et par Francis Colpron (à la flûte), qui est aussi le fondateur et directeur artistique de l'ensemble baroque Les Boréades de Montréal.«C'était ma première expérience de travail avec Francis, confie Joël, et ça s'est très bien passé.C'est quelqu'un de disponible, d'ouvert, de généreux et de talentueux.» La musique et le théâtre pour enfants semblent donc faire bon ménage.Mais, avertit Joël, ça peut aussi noyer le poisson.«Il faut savoir bien doser.Parce que lorsqu'ils entendent de la musique, les enfants ont souvent tendance à taper des mains et à décrocher de l'histoire.Pour Garde-robe, on va leur demander d'écouter la musique sans taper des mains.La musique est un langage, je ne veux pas que ce langage passe à un mode de simple divertissement.» À quelques jours de la première, Joël da Silva admet être un peu « crispé », mais l'auteur et comédien se détend en travaillant à d'autres projets d'écriture.«J'ai un premier projet qui parle du Chaperon rouge.Je ne veux pas raconter cette histoire, mais parler des traces qu'elle a laissées sur moi.et puis je travaille aussi sur une histoire portant sur le temps de fabrication des muffins (rires).Il s'agit d'une métaphore du temps de création.D'ailleurs, nous distribuerons les muffins qui auront cuit pendant la pièce !» conclut-il.Amateurs de muffins, soyez avertis.Garde-robe, du Moulin à musique et des Boréades de Montréal.À la Maison théâtre du 15 février au 2 mars.Pour les enfants de 3 à 7 ans.THÉÂTRE JEUNESSE / Garde-robe Quatre saisons dans le placard SYLVIE ST-JACQUES CRITIQUE L'histoire est classique, presque banale : au bout d'une vingtaine d'années de tranquillité conjugale, un mariage se brise.Le couple portait pourtant tous les signes de la solidité.Mais sous le beau vernis du duo harmonieux, deux individus s'enlisaient dans le mal-être.La scène initiale des Grandes occasions est une fin de soirée de fête.Michel (Gilbert Sicotte) et Louise (Louise Marleau) viennent de célébrer en grande pompe leur anniversaire de mariage.Ils ont joué la comédie devant leurs proches, ont prononcé de touchants discours, incarnant le couple modèle qui vieillira main dans la main.Sauf qu'en réalité, elle est une loque humaine toujours imbibée d'alcool et il s'est réfugié dans les bras d'une poulette pour retrouver des signes de sa virilité.La scène tout en hauteur du Rideau Vert est bien utilisée, avec un décor rotatif dominé par des escaliers de bois qui s'érigent vers des cieux imaginés, et se transforme en église, en salon familial, en chambre à coucher, en salle de théâtre.Suite de scènes de la vie postconjugale où Louise et Michel se rencontrent pour se dire le meilleur et le pire.Les grandes occasions brossent le portrait doux amer de ces deux divorcés, plus paumés que hargneux.Des rencontres où les chignons se crêpent avec une dérision bon enfant.Impeccablement dirigés par Frédéric Blanchette - qui, décidément, ne se lasse pas de mettre en scène le couple dans toutes ses variations - Marleau et Sicotte rendent captivante une histoire qui aurait pu sombrer dans la guimauve et les bons sentiments.Sur une période de 10 ans, Michel et Louise se rencontrent donc pour des événements familiaux importants: le décès de la mère de l'un, la graduation d'un enfant, un accident, un remariage, un re-divorce.Autant d'occasions pour eux de revenir sur les motifs qui ont fait échouer leur union, leurs frustrations, leurs sentiments d'avoir gâché leur vie, mais aussi l'amour qui demeure bien vivant entre eux.L'humour, toujours L'humour de Bernard Slade - auteur de Ma sorcière bien-aimée - a toujours raison du tragique dans cette valse entre deux êtres qui, à l'automne de la vie, frappent un mur d'insatisfactions.Chez Michel et Louise, on règle des problèmes profonds et des angoisses complexes en deux coups de cuillère à pot.De sorte qu'on est plus près de la comédie de situation à l'américaine que de la tragédie bergmanienne dans cette pièce bien ficelée et sans temps mort qui fait à peine une heure vingt.Certes, on pourrait reprocher à la pièce de montrer une version édulcorée des relations de deux divorcés.On pourrait lui tenir rigueur d'avoir réduit à son aspect burlesque et pitoyable l'alcoolisme de la femme, d'avoir pris l'avenue du cliché en dépeignant l'homme comme un coureur de jupons en andropause.Mais cette légèreté bien assumée réussit bien au duo Marleau et Sicotte, qui réussit malgré tout à rendre crédibles ces joyeux naufragés de l'amour.Quittons-nous Les grandes occasions avec de grandes révélations sur la psychologie du couple boomer ?Pas vraiment.En revanche, onensort avecunsourire en coin, attendri par l'heureuse rencontre entre le jeunot Blanchette et ses aînés Sicotte et Marleau.Les grandes occasions, de Bernard Slade, traduction de Michel Tremblay, mise en scène de Frédéric Blanchette, jusqu'au 1er mars au Théâtre du Rideau-Vert.Les grandes occasions Les joyeux divorcés PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE L'amour du théâtre court dans la famille da Silva.Joël et sa soeur Marie-Hélène perpétuent la tradition.Joël da Silva fait du théâtre pour enfants depuis qu'il est lui-même enfant.PHOTO SUZANNE O'NEILL, FOURNIE PAR LE RIDEAU VERT Impeccablement dirigés par Frédéric Blanchette, Louise Marleau et Gilbert Sicotte rendent captivante une histoire qui aurait pu sombrer dans la guimauve."]
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