Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
P. Plus: lectures
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (6)

Références

La presse, 2008-02-17, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" PLUS LECTURES GRANDS REPORTAGES, ANALYSES, LIVRES CORMAC McCARTHY PLUS NOIR QUE LA CIRE À CHAUSSURE PAGE 5 BERTRAND VISAGE L'ÉDITEUR FRANÇAIS D'ARCAN, SOUCY ET VIGNEAULT EST AUSSI ROMANCIER PAGE 4 HISTOIRES D'IMMIGRANTS Le gouvernement Charest veut augmenter le nombre d'immigrants au Québec.Très bien.Mais une fois qu'ils sont arrivés, on fait quoi ?C'est la guéguerre bureaucratique pour l'enseignement du français aux nouveaux venus.Les logements abordables sont rares, les diplômes étrangers souvent refusés.Pas facile de s'intégrer au Québec de 2008.Une série de Rima Elkouri, à lire à compter d'aujourd'hui jusqu'à mercredi.Valéri Ouletine PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE Maryam Dana Mansouri PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE Julie Ouk PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE De gauche à droite: Thi Hoa Nguyen, Yun Qiu et Tatiana Rozova.PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE Najma Begum PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE RIMA ELKOURI Je su is ent rée dans la classe, me suis présentée, ai demandé si certains préféraient ne pas être pris en photo.Les étudiants se sont lancé des regards furtifs, sans oser dire un mot.Il y a eu un moment d'hésitation.Puis, Valéri Ouletine, ex-guide touristique de Saint-Pétersbourg et bouffon de la classe, a posé une condition, dans son français hachuré, teinté d'un gros accent russe: «Moi accepter seulement si photo première page à côté Céline Dion.» Toute la classe a pouffé de rire.C'était le cours de français pour immigrants du mardi après-midi aux Habitations Jeanne-Mance, dans le quartier Centre-Sud.Un cours offert par la Commission scolaire de Montréal qui, depuis deux ans, a accueilli 1000 personnes de plus en francisation des adultes.Un domaine où, en marge des cours réguliers, on redouble d'imagination pour atteindre les clientèles immigrantes les plus difficiles à rejoindre.Dans la classe de Christiane Côté, les accents et les rires se mêlent.Le premier tour de table où chacun est appelé à se présenter est vite devenu un tour du monde.Vietnam, Chine, Bangladesh, Jamaïque, Algérie, Cambodge, Sénégal, Iran, Russie.Une tour de Babel?Oui, mais de moins en moins.Ici, c'est la porte de sortie de la tour.«On fait un pas dans les Habitations Jeanne-Mance pour les emmener ailleurs », observe l'enseignante.Il faut dire que la population des Habitations Jeanne-Mance en est une particulièrement repliée sur elle-même, à l'image de l'architecture enclavée de l'endroit.On y trouve beaucoup de nouveaux immigrants, venus de plus de 70 pays.Le revenu moyen des ménages y est extrêmement faible : 11 013$.Tout ça contribue à l'isolement.«On remarque que pour beaucoup de familles, vivre aux Habitations Jeanne-Mance signifie vivre en marge de la société», notait en mai dernier le Groupe Action Jeanne-Mance, qui a élaboré un plan de développement social et communautaire pour les HLM.Une drôle de famille On comprendra que le «désenclavement social» est ici une priorité.C'est ce que fait Christiane Côté de la façon la plus humaine qui soit.Dans tout le débat entourant la francisation des immigrants, ses étudiants n'ont bien sûr jamais fait la une comme le souhaite Valéri.Et pourtant «nous sommes une famille, c'est merveilleux», lance Tatiana, exdanseuse étoile russe, devenue professeure de danse.Une famille, oui.Une drôle de famille recomposée où se côtoient des gens aux itinéraires les plus divers.Autant d'histoires que de visages.Il y a Hoa, mère de famille d'origine vietnamienne qui prend le cours pour pouvoir mieux suivre les progrès scolaires de sa fille de 6 ans.Il y a Najma, jeune maman originaire du Bangladesh, qui ne savait ni lire ni écrire en arrivant ici.Maintenant, elle comprend le français et accompagne tous les soirs ses enfants dans leurs devoirs.Il y a Maryam, psychologue d'origine iranienne qui a perdu un emploi parce qu'elle ne maîtrise pas le français.Il y a des gens bardés de diplômes et d'autres quasi analphabètes.Des gens arrivés ici il y a 25 ans et d'autres il y a 25 jours.Certains ont 30 ans, d'autres, 82.Cet te dr ôl e de f a mil l e , Christiane Côté, l'enseignante qui donne ce cours de français depuis quatre ans, l'a elle-même bâtie.«Au début, j'ai pédalé!» raconte-t-elle.«Tu n'as pas peur d'enseigner là?» lui disaient certains au début, se fiant à la mauvaise réputation de ces HLM à proximité du Red Light qui ont eu leur lot de problèmes de criminalité.«Peur?Non! Je viens d'Hochelaga- Maisonneuve.Alors, les Habitations Jeanne-Mance, ça ne me fait pas peur!» Plus qu'un cours Au début, on avait posé à l'entrée une affiche en français pour annon- LA PORTE DE SORTIE DE BABEL À voir les ministères de l'Immigration et de l'Éducation se battre entre eux pour franciser les immigrants, on a presque envie de baisser les bras.Il ne faut pourtant pas désespérer.Sur le terrain, des gens débrouillards et inventifs arrivent à inculquer aux nouveaux venus une bonne connaissance et de la langue, et du Québec.Comme aux Habitations Jeanne-Mance.«Je viens d'Hochelaga- Maisonneuve.Alors, les Habitations Jeanne- Mance, ça ne me fait pas peur ! » Valéri Ouletine PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE Julie Ouk PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE HISTOIRES D'IMMIGRANTS RIMA ELKOURI Pas facile ni pour le journaliste ni l'immigrant de se retrouver dans le Babel bureaucrate de la francisation des adultes.«Ça va mieux pour ce qui est des listes d'attente, mais sur le terrain, on constate que les gens ont beaucoup de difficulté à savoir où aller.Il y a comme deux systèmes parallèles qui fonctionnent en vase clos.C'est une guerre à ne plus finir depuis une dizaine d'années entre le ministère de l'Immigration et le ministère de l'Éducation pour déterminer qui est le maître d'oeuvre de la francisation», explique Stephan Reichold de la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes.Au ministère de l'Immigration, on dit que les listes d'attente à n'en plus finir pour obtenir un cours sont choses du passé et qu'on répond à la demande.Mais il ne faut pas se fier aux apparences, nuance Nicole de Sève, de la Centrale des syndicats du Québec.«Je ferais attention quand on dit qu'on n'a plus de problèmes de listes d'attente.Une des raisons, c'est que les gens ont souvent l'obligation d'aller très vite sur le marché du travail.Sinon, c'est l'aide sociale.» La CSQ déplore aussi le fait que le ministère de l'Immigration ait réduit de moitié le nombre d'heures allouées à la francisation.«Quand on avait 600 heures de francisation, on ne faisait pas que de la francisation.On faisait aussi de l'intégration aux codes sociaux.Autant les lois du travail qu'un ensemble de réalités socioculturelles du Québec.Dans les 300 heures, on ne fait plus ça.Ce qu'on fait, c'est la francisation qui est directement liée aux besoins de l'entreprise.» L'intégration, qui va bien audelà de l'apprentissage du français, passe désormais davantage par le milieu communautaire, qui est aussi partenaire du ministère de l'Immigration en francisation.«Mais ce réseau d'intégration n'est pas évalué à sa juste valeur», déplore Jennate Berrahma, responsable de la francisation au Centre communautaire des loisirs de Côte-des-Neiges, un quartier où, chaque année, 25% de la population se renouvelle.Par ailleurs, certaines contraintes imposées par le MICC en francisation collent mal à la réalité de l'immigration, note Mme Berrahma.«Les gens qui sont au Canada depuis plus de cinq ans, mais qui viennent d'autres provinces, selon les critères du MICC, on ne peut pas les accepter immédiatement pour les cours de français.Ils vont être sur une liste d'attente.En ce sens, on ne peut pas dire qu'on répond à tout le monde.» Autre trou dans le système de francisation: les changements apportés à la loi du 1% pour le développement et la formation de la main-d'oeuvre.«Avant les entreprises dont la masse salariale était entre 250 000$ et 1 million étaient soumises à cette loi.Et souvent, on réussissait à organiser la francisation en entreprise dans le secteur manufacturier.Avec les modifications à la loi, il n'y a plus d'argent pour faire ça », souligne Nicole de Sève.Repartir à zéro Si la compétition entre les ministères de l'Immigration et de l'Éducation peut être considérée saine dans la mesure où elle offre à l'immigrant une plus grande variété de services et contribue à réduire le temps d'attente, elle mène aussi à des absurdités et des dédoublements de service.Comme il n'y a pas de système d'équivalences, aucun suivi du dossier n'est possible pour l'étudiant qui commence son cours au ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) pour le poursuivre au ministère de l'Immigration.Il doit repartir à zéro.Et comme le MICC, contrairement au MELS, offre une allocation hebdomadaire aux immigrants qui suivent un cours de français à temps plein, il arrive que, au gré des listes d'attente, des classes du MELS se vident du jour au lendemain au profit de celles du MICC.Le 1er novembre dernier, la ministre des Finances et présidente du Conseil du Trésor Monique Jérôme-Forget annonçait que la totalité de l'enveloppe allouée à l'intégration et à la francisation des immigrants serait désormais versée au budget du ministère de l'Immigration.«Il appartiendra par la suite au MICC de conclure, avec les différents ministères et organismes concernés, des ententes de service qui permettront d'optimiser l'intégration et la francisation des immigrants », disait-on.Qu'estce que ça change concrètement pour le ministère de l'Éducation?Ma question y est demeurée sans réponse.Voilà qui promet.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : rima.elkouri@lapresse.ca DÉP EN S E S L I É ES À LA cer le cours.Mais rares étaient ceux qui arrivaient à la lire.On a traduit l'affiche en différentes langues.Et pour aller chercher les mamans isolées, les personnes âgées craintives, Christiane a dû faire ni plus ni moins que du porte-à-porte.«Estce que vous connaissez quelqu'un qui ne parle pas le français?» demandait l'enseignante à ses étudiants.«Oui, il y a ma voisine pakistanaise.Et mon deuxième voisin chinois.Et la locataire d'en face du Bangladesh.» Christiane allait avec eux cogner aux portes.«On donne un cours de français en bas.Ça vous tente?» Aujourd'hui, inutile de frapper aux portes.L'oeuvre de francisation extrême a porté ses fruits.Les étudiants viennent à elle.Elle est leur guide, leur confidente.Certaines étudiantes l'appellent même «maman», ce qui la fait sourire, mais ne lui plaît pas vraiment.«Il ne faut pas que je devienne leur maman.Il faut qu'elles deviennent autonomes.» Son cours est beaucoup plus qu'un simple cours où on apprend grammaire ou vocabulaire.Des fois, c'est Valéri qui débarque avec ses factures de téléphone auxquelles il ne comprend plus rien.Ou Salimata, maman de cinq enfants, originaire du Sénégal, qui lui demande comment faire fonctionner le guichet automatique.«Le professeur m'a appris à lire et à écrire.Maintenant, je peux aller faire les courses toute seule», ditelle, le regard empli de reconnaissance pour son enseignante.Sortir de sa bulle Ainsi, des voisins qui se croisaient sans se comprendre se parlent enfin, des mères isolées apprennent les plaisirs de l'autonomie, des immigrants se sentent moins démunis en débarquant à l'hôpital en situation d'urgence.On a aussi réussi ici le tour de force d'attirer dans un cours de français des gens qui étaient passés jusque-là à côté du système de francisation.Certains appartiennent à des générations qui avaient réussi à vivre à Montréal en ne parlant que leur langue.Une première génération d'immigrants sacrifiée qui ne vit que pour la suivante.Mais un jour ou l'autre, la réalité les rattrape.Ils doivent sortir de leur bulle.C'est le cas de Julie Ouk, 72 ans, originaire du Cambodge, arrivée au pays en 1980.Aujourd'hui, sa fille est mariée à un Québécois de souche.«J'apprends le français pour pouvoir parler avec mes petits-enfants», dit-elle.Au cours de base de Christiane, qui est au coeur de l'expérience de francisation, se sont greffés un projet parents-enfants et des ateliers de conversation où les élèves apprennent à se familiariser avec l'accent québécois.Car c'est une chose d'apprivoiser l'accent du professeur, c'en est une autre de comprendre monsieur et madame Tout-le-Monde.Comme il est difficile d'attirer les femmes qui ont des enfants d'âge préscolaire, on songe aussi à monter un projet de garderie communautaire qui permettrait aux mamans d'y laisser chacune leur tour leurs enfants le temps d'un cours.«C'est sûr que lorsqu'on leur demande ce qu'elles veulent faire, elles nous parlent tout de suite de couture ou de travail à l'usine.Mais si on leur dit: si vous pouviez faire n'importe quel travail, lequel choisiriez-vous?Elles nous disent toutes qu'elles aimeraient travailler avec des enfants.» Manque de cohérence Le genre de services sur mesure qui font défaut dans certains coins de la ville, déplore Brigitte Thoeni, de la Fondation de la visite, dont le travail consiste à rendre visite à des mamans immigrantes souvent isolées de Côte-Saint-Luc et de Hampstead.«Je mets le pied dans la maison et elles me demandent ça: des cours de français pour femmes enceintes ou qui allaitent et qui soient accessibles.Il y a bien des cinémas où on peut emmener les bébés?Pourquoi pas un cours de français?» Signe qu'il y a un manque de ressources en francisation?Pas nécessairement.Des ressources, il y en a, me disent les gens du milieu.Ce qui manque, c'est de la cohérence et une meilleure coordination entre les services.Le système à deux têtes de francisation - d'un côté, le ministère de l'Éducation, de l'autre, le ministère de l'Immigration - est complètement schizo.Les deux fonctionnent en parallèle et se pilent sur les pieds à l'occasion.Et bonne chance à l'immigrant qui cherche le chemin pour sortir de Babel.UNE BUREAUCRATIE QUI S'ENTREDÉVORE FRANCISATION: MINISTÈRE DE L'IMMIGRATION ET DES COMMUNAUTÉS CULTURELLES 2004-2005: 43 726 600$ 2005-2006: 44 338 000$ 2006-2007: 46 510 800$ (Source: MICC) MINISTÈRE DE L'ÉDUCATION, DU LOISIR ET DU SPORT (service de francisation en formation générale des adultes) 2004-2005: 22 137 917$ 2005-2006: 21 919 025$ 2006-2007: 23 010 049$ (Source: MELS) «J'apprends le français pour pouvoir parler avec mes petits-enfants.» DEMAIN: TALENT AU BUREAU DES HLM HISTOIRES D'IMMIGRANTS Julie Ouk et Fatima Begum Ullah PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE Maryam Dana Mansouri PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE Salimata Aidara PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE PLUS LECTURES DESOH! ET DES BAH! La chronique ironique qui voit et entend tout\u2026 à sa façon DES CHIFFRES QUI PARLENT Envoyez-nous vos commentaires et suggestions à ohetbah@lapresse.ca Avec l'AFP, Associated Press, Reuters, BBC et Libération.10MILLIONS Le nombre de femmes que l'ancien dirigeant de la Chine, Mao Tse Toung, avait offert d'envoyer aux États-Unis, pour rééquilibrer le ratio entre les deux sexes en Chine.Selon des documents publiés il y a quelques jours, cette proposition a été faite lors d'une rencontre avec le secrétaire d'État américain Henry Kissinger, en 1973, alors que les deux hommes discutaient en fumant le cigare.Mao se plaignait que les trop nombreuses femmes chinoises ne sauraient pas défendre le pays en cas d'une éventuelle invasion soviétique.CYBERPRESSE Voyez les dessins parus, jour après jour, dans La Presse, Le Soleil, Le Droit, La Tribune et Le Nouvelliste, sur www.cyberpresse.ca CARICATURESDE LA SEMAINE La Presse publie chaque semaine une sélection des dessins des caricaturistes de nos partenaires du réseau Gesca.LE NOUVELLISTE LA TRIBUNE Sept ans après la parution d'Un vieux coeur, l'éditeur Bertrand Visage reprend son identité d'écrivain avec Intérieur Sud.Ce qu'il a fait pendant toutes ces années ?«J'ai vécu, en bien et en mal.Il y a eu des éléments de douleur personnelle et puis je me suis reconstruit, comme Arturo, le personnage d'Intérieur Sud.» De l'aveu de l'éditeur français de Nelly Arcan, Gaétan Soucy et Guillaume Vigneault, ce huitième roman est celui de la maturation.SYLVIE ST-JACQUES Je rencontre Bertrand Visage un matin de tempête, dans une suite du dernier étage d'un hôtel du centre- ville.Dès les échanges d'usage sur la rigueur de cet hiver qui n'en finit plus, Visage laisse entendre son appréciation sincère de la culture québécoise.«J'ai un élan du coeur pour le Québec, où je me sens toujours très heureux.D'abord, parce que je sens que le rapport à l'art et à la culture y est plus vrai qu'en France.À Paris, on a besoin d'adopter une attitude blasée et dédaigneuse, empoisonnée par les rapports de mondanité.Tandis qu'ici, je trouve des véritables lecteurs.» Intérieur Sud, qui arrive ces jours-ci en librairies, est un roman d'atmosphère qui a comme toile de fond un appartement déserté et jonché de sable dans une Sicile chaude où le temps est en suspension.Visage y décrit l'histoire d'amour entre un homme et une femme longtemps absente.Une intrigue qui se traduit par le retour aux sources d'Arturo Straniero, venu y retrouver Veronica Pendo, fille d'un maharadjah de la Sicile orientale.«L'Italie m'est indispensable pour écrire, lâche celui qui a passé 12 ans de sa vie entre Rome, Naples et Palerme.C'est un pays où la culture populaire est vivante.Il manque à la France la fantaisie des gens, cette chaleur humaine.J'ai l'impression d'un réveil des sens en Italie.» Écrivain de grand air Pour Bertrand Visage, l'atmosphère a toujours préséance sur la psychologie, dont il tient à se dissocier.«La psychologie est sousentendue, c'est au lecteur de la reconstruire.» Une préoccupation qui habite totalement Intérieur Sud, où le lieu de l'immeuble tient un rôle primordial dans la construction romanesque.«Le décor est un personnage à part entière dans tout ce que j'écris.J'ai un rapport animiste aux choses et les éléments physiques sont toujours centraux dans mes livres.Par exemple, j'ai trouvé très excitant d'écrire la scène de l'orage où Arturo trouve Eva, la jeune femme inanimée sur le balcon, ce moment où un homme et une femme font connaissance dans une obscurité complète.» Très attiré par le cinéma, Visage est surtout concerné par la construction de flashs et de détails.«Il me paraît nécessaire que tous les personnages conservent une part de mystère.Je crois que ce qui nous attire chez les êtres, c'est ce que nous ne connaissons pas d'eux.» Celui qui, par son rôle d'éditeur au Seuil, est forcément branché sur le pouls de la santé littéraire de l'Hexagone s'inscrit en faux contre les Time Magazine et consorts qui proclament moribonde la culture française.«Je crois au contraire qu'il y a une véritable vitalité de la culture française.Comme éditeur de romans, je constate que nous sommes sortis d'une période de l'autofiction pour revenir à l'imaginaire.Les lecteurs n'en veulent plus.En réalité, je crois qu'ils n'en ont jamais voulu!» À l'instar des Américains et des Canadiens, «qui ont une croyance profonde dans les pouvoirs de la narration», les auteurs français, estime Bertrand Visage, retrouvent le goût de raconter des récits fondés sur l'imagination pure.Une issue salutaire, après des années où la critique littéraire héritée de Barthes, Foucault et les autres a induit une sorte de mépris pour le récit.«La critique littéraire, cette forme conscience d'elle-même, a donné quelque chose de refermé sur soi, une écriture qui se regarde écrire.C'est pour cela que j'ai quitté la France pour l'Italie.Outre mon amour pour ce pays, j'avais besoin d'ouvrir grandes les fenêtres.» Intérieur Sud, confie-t-il, est «une tragédie légère», porteuse d'un ton éthéré, d'une notion d'apesanteur.Décrivant une Sicile « de feu, de neige, d'eau et de tremblements de terre », Bertrand Visage n'y a pourtant pas mis les pieds depuis cinq ans.C'est que, selon lui, un écrivain décrit mieux les choses en leur absence.«Je trouve qu'on parle mieux des choses quand on n'est pas en train de les vivre.C'est aussi vrai pour les sentiments que pour les lieux.On ne parle bien d'amour qu'en l'absence d'amour.Lorsqu'on est au comble du sentiment amoureux, on n'écrit pas : on aime, on fait l'amour.» INTÉRIEUR SUD, Bertrand Visage, éditions Le Seuil, 187 pages, 27,95$ ENTREVUE / Bertrand Visage À maturité PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE Bertrand Visage a troqué ses fonctions d'éditeur pour celle de romancier le temps d'écrire Intérieur Sud.«On parle mieux des choses quand on n'est pas en train de les vivre.C'est aussi vrai pour les sentiments que pour les lieux.» 100 C'est le nombre d'années - hypothétiques - durant lesquelles, selon l'estimation du candidat à l'investiture républicaine John Mc Cain, les troupes américaines pourraient devoi r rester en Irak.ICI ET AILLEURS QUÉBEC L'art de donner Depuis l'annonce du transfert d'une partie de la taxe sur l'essence aux municipalités, il ne se passe pas une semaine sans qu'un communiqué cosigné par Québec et Ottawa n'annonce l'octroi d'une nouvelle somme à une nouvelle ville.Ça va de Pincourt à Candiac, en passant par Saint-Nazaire-de-Dorchester.Ce transfert a été adopté sous le gouvernement libéral en\u2026 2004! Or nous avons ainsi appris, il y a quelques jours, que Sainte-Justine-de-Newton pourra se prévaloir d'une somme de 104 812$ dans le cadre de ce programme.Nous en sommes encore bouche bée.À raison de deux communiqués par semaine, on a largement le temps de changer de régime à Ottawa avant d'avoir terminé cet étalage de générosité gouvernementale.JOHANNESBURG L'art de flatter Au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, Céline Dion a rencontré le leader de la lutte anti-apartheid Nelson Mandela à Johannesburg cette semaine.Elle en est revenue avec cette phrase choc : «Ma mère, c'est Nelson Mandela.» Mais encore?«Mandela est comme un coeur de mère qui va se battre pour ses enfants, mais qui se bat pour son peuple.» Puis encore: «Un homme avec une âme d'enfant, un coeur de mère et la force d'un homme.» Après ça, elle a admis qu'il était difficile de trouver les mots quand on rencontre un héros.A-t-elle songé au silence?C'est très joli, le silence\u2026 ILS, ELLESONT DIT Repentante «Si j'ai offusqué quelqu'un, je suis extrêmement désolée.» La première dame de France Carla Bruni qui avait auparavant comparé le site web du Nouvel Observateur aux médias nazis.Modeste «Même si mes petits enfants me prennent pour Superman, je ne suis pas Superman.» Le chef de file de la droite italienne Silvio Berlusconi, qui fait campagne pour les élections anticipées des 13 et 14 avril.Cette chronique serait heureuse de voir revenir à l'avant-scène politique cette source infinie de citations et d'anecdotes.EN HAUSSE, EN BAISSE NICOLAS SARKOzY Son projet d'enfants victimes de l'Holocauste qui seraient adoptés par des écoliers français a soulevé l'unanimité - contre lui.PAULINE MAROIS Si, si, elle est REALLY bilingue, elle l'a dit à Christiane Charette, did you get it ?BARACK OBAMA Il a dépassé Hillary Clinton dans la course aux délégués.PHOTO AP PHOTO RADIO-CANADA PHOTO AP PHOTO TREVOR FISH PHOTO REUTERS PLUS LECTURES NICOLAS BÉRUBÉ LOS ANGELES - Vient un moment, dans la lecture de The Road, le chef-d'oeuvre de Cormac Mc Carthy, où l'on doit déposer le livre un instant pour contempler la vision que propose l'auteur.Un monde sans nourriture, sans loi, sans sécurité.Un monde où les survivants se déplacent sans arrêt.La neige recouvre tout, l'air est saturé de cendres, résultat d'un cataclysme que l'auteur ne nomme pas.Cormac Mc Carthy ne nous donne pas ce luxe.Le monde est foutu, voilà tout.Et les routes qui restent ne mènent nulle part.The Road est un roman plus noir que de la cire à chaussure.Cela n'a pas empêché la pétillante Oprah Winfrey de tomber en amour avec l'oeuvre: les ventes ont explosé quand elle a inclus The Road à son book club l'été dernier, qualifiant au passage Mc Carthy «d'un des plus grands auteurs américains vivants».Mc Carthy, qui n'accorde pratiquement jamais d'entrevue, a accepté d'aller à son émission.La conversation menée par une Oprah nerveuse a produit un moment de télé plutôt raté qu'il est possible de visionner sur You Tube.La rencontre Mc Carthy-Oprah coïncidait avec la sortie en salles de No Country For Old Men, film brutal et sanglant tiré d'un autre de ses livres.Hollywood travaille déjà à l'adaptation cinématographique de The Road, qui a valu un prix Pulitzer à l'auteur en 2007.L'étoile de Mc Carthy brille plus fort que jamais.Il est devenu un auteur culte, généralement encensé par la critique, et qualifié par ses fans de plus grand nouvelliste américain depuis William Faulkner.Le mystère entourant sa vie privée ajoute sans doute à la légende.Agé de 74 ans, Mc Carthy ne s'est jamais soucié d'être populaire, ou même d'être lu.Tous ses livres ont été écrits à la dactylo, une Olivetti qu'il utilise depuis plus de 40 ans.Jusqu'à tout récemment, il refusait toutes les demandes d'entrevues.Les détails de sa vie sont d'ailleurs mal connus.Originaire du Rhode Island, il a habité a Ibiza, et à El Paso, avant de s'établir près de Santa Fe, au Nouveau- Mexique, où il réside actuellement.Mc Carthy a longtemps vécu en solitaire, sans le sou, vivotant grâce à de petits boulots, dormant dans des hôtels miteux.L'auteur a récemment expliqué qu'il avait pris l'habitude de garder avec lui un étui contenant une ampoule électrique de 100 watts, pour lui permettre de bien voir dans les chambres de motel mal éclairées.«Je n'avais pas d'argent, vraiment rien du tout, a-t-il confié.Un jour, j'ai même manqué de dentifrice.Je ne savais pas quoi faire.Puis, je me suis allé prendre mon courrier, et il y avait un échantillon gratuit.» Cormac Mc Carthy est connu pour écrire des récits sordides et violents, où la morale se diffuse très lentement.L'auteur de All the Pretty Horses et de The Crossing semble avoir fait sienne la philosophie de Raymond Chandler: «En cas de doute, faire entrer un homme, revolver à la main.» Or, il transpire de son écriture une tendresse rendue sincère par une économie de moyens, un style qui est devenu sa marque de commerce.Mc Carthy n'emploie jamais de guillemets.Chez lui, même les virgules sont rares.«James Joyce est un bon modèle pour la ponctuation, il garde ça à un niveau minimum, a dit l'auteur.Si vous écrivez comme il faut, vous ne devriez pas avoir à mettre de la ponctuation partout.» Un autre de ses traits: ses livres ne comptent pratiquement aucun personnage féminin.Mc Carthy, qui a été marié trois fois, et qui est père d'un garçon de 8 ans, ne s'en cache pas: il ne comprend rien aux femmes.«Les femmes sont dures.Je ne prétends pas les comprendre.Pour moi, ce sont des êtres mystérieux.» Quand il n'écrit pas, Mc Carthy ne sonde pas l'univers féminin, mais fréquente plutôt l'Institut Santa Fe au Nouveau-Mexique, un regroupement de scientifiques qui échangent sur la technologie, l'économie et divers autres sujets.La compagnie des scientifiques l'aide à penser, dit-il, lui qui affirme avoir toujours été intéressé par «la façon dont les choses fonctionnent».Les opinions à son sujet ne sont pas unanimes.Selon le New Yorker, Cormac Mc Carthy est «l'un des grands bluffeurs de la prose américaine ».Lemagazine voit en lui un auteur qui marie malhabilement le style de Faulkner et Shakespeare, et qui «surcharge ses nouvelles d'envolées lyriques qui sonnent faux».L'auteur ne s'en soucie pas le moins du monde.«J'écris, c'est tout.C'est ce que je fais.Toute ma vie, j'ai refusé des emplois pour pouvoir écrire.Si vous vous dédiez entièrement à quelque chose, les chances sont bonnes pour que ça finisse par marcher.Je ne suis pas superstitieux.Juste patient.» COURRIEL Pour joindre notre journaliste nicolas.berube@lapresse.ca PORTRAIT/Cormac Mc Carthy DOSSIER EN ROUTE VERS NULLE PART CHANTAL GUY La Terre est en cendres.Plus rien ne s'agite hormis quelques survivants épars ravalés au rang de sous-hommes.Plus d'oiseaux, pas le moindre insecte, ni même un rayon de soleil; les humains sont devenus pires que des bêtes.Catastrophe écologique?Hiver post-nucléaire?Météorites?Nous ne saurons jamais ce qui s'est passé dans le roman apocalyptique La route de Cormac Mc Carthy, passé maître dans la réflexion sur la nature du bien et le mal, un thème qu'il explore cette fois dans une sorte de degré zéro de l'existence, où n'intervient aucune morale, où les repères sociaux et géographiques sont balayés.Dans cette histoire de fin du monde, un homme et son enfant, qui ne sont jamais nommés, survivent, il n'y a pas d'autres mots.Avec moins que le strict minimum entassé dans un absurde caddie qu'ils poussent sur la route; il y a longtemps que toutes les ressources ont été épuisées.La moindre boîte de conserve rouillée, trouvée quelque part par miracle, est le gage d'un sursis, mais quel sursis?Ils ne partagent aucun passé, et il n'y a aucun avenir sauf celui de se rendre au Sud, où la même désolation sévit.Le père envie souvent le sort des morts, mais l'idée de la mort de son fils lui est insoutenable, même dans cet univers impossible.Peu de dialogues, mais tous poignants.De petits détails qui prennent des proportions horrifiante; par exemple, il ne reste plus qu'une balle dans le revolver, et on comprend que l'homme a montré à son fils comment s'en servir s'il venait à tomber entre les mains des «méchants» - c'est-à-dire ceuxlà qui n'ont plus aucun respect pour la race humaine et ont sombré dans le cannibalisme\u2026 Faire partie des «gentils», et rester du côté des «gentils», voilà qui importe suprêmement à l'enfant.S'il a besoin de son père pour survivre, celui-ci a besoin de son enfant pour simplement avoir envie de survivre et ne pas participer à la barbarie.Ainsi, un homme vole leurs maigres vivres, le père a envie de le tuer, l'enfant refuse.«Le petit ne répondait pas.Il restait assis, tête basse, secoué de sanglots.Ce n'est pas toi qui dois t'occuper de tout.Le petit dit quelque chose mais il ne comprit pas ses paroles.Quoi?Dit-il.Il leva les yeux, son visage mouillé et sale.Si, c'est moi, dit-il.C'est moi.» Dans une économie de moyens qui renforce la puissance d'évocation, le style répétitif de Mc Carthy sert bien ici une histoire ancrée dans le vide absolu, dont on sort aussi dévasté et détruit que les paysages imaginés par l'écrivain.«Marcher le dos voûté.Sale, en haillons, sans espoir.Il s'arrêtait et s'appuyait contre le caddie et le petit continuait puis s'arrêtait et se retournait et l'homme levait les yeux en pleurant et le voyait là debout sur la route qui le regardait du font d'on ne sait quel inconcevable avenir, étincelant dans ce désert comme un tabernacle.» Le désir d'aller à l'essentiel est évident.Que reste-t-il quand il n'y a plus rien, quand l'idée même d'Humanité est devenue une chimère d'un autre temps?L'amour entre un père et son enfant.et même ça est peutêtre voué à disparaître.La route, Cormac Mc Carthy Éditions de l'Oliviers 245 pages, 29,95$.Les jours d'après PHOTO RICK ROACH, AP PLUS LECTURES Les Éditions Alto font surgir de l'oubli le Cycle de Manawaka, l'oeuvre magistrale de l'écrivaine canadienne Margaret Laurence.JADE BÉRUBÉ COLLABORATION SPÉCIALE Si ce n'était de sa biographie qu'a signée James King et qui fut lancée en français l'automne dernier, très peu d'entre nous connaîtraient Margaret Laurence.Et la chose a de quoi surprendre.L'écrivaine, qui demeure une figure majeure de la littérature canadienne, n'a presque jamais connu d'écho au Québec alors qu'elle est perçue comme un grand nom de la littérature en France, aux États- Unis et en Grande-Bretagne.«Margaret Laurence, ce n'était pas évident à vendre ici, confirme l'éditeur Antoine Tanguay.Quand je disais que c'est une géante de la littérature, on me répondait : oui mais elle est morte.Ou encore: oui, mais elle n'est pas glamour.Or, cette femme a eu une vie hallucinante, elle a pris des positions qui étaient extraordinairement controversées à l'époque, elle a été victime de censure durant toute sa carrière à tel point qu'elle en a eu le coeur brisé, allant même jusqu'à remettre en question sa foi en la littérature.Et il n'y a pas un livre d'elle de disponible ?Voyons donc ! » Cinq l ivres forment le Cycle de Manawaka, une série d'histoires indépendantes se déroulant dans un village inventé des Prairies calqué sur Nipawa, le vil lage nata l de l 'auteure.Alto publiera le cycle en entier dans sa collection Coda à raison d'un tome par saison, aventure qui se terminera avec Les oracles (The Diviners) en 2010.Silence politique La forte personnalité de l'auteure, qui s'est battue pour la reconnaissance des droits de l'homme, particulièrement ceux des Métis au Manitoba, semble souvent se refléter dans ses nombreux alter ego, personnages féminins évoluant à Manawaka.«Margaret Laurence est une des grandes figures féminines de la littérature canadienne, affirme Tanguay.Elle a vraiment ouvert la voie à Margaret Atwood.Alors quand je l'ai fait lire ici, je n'ai pas dit que ça avait été écrit en 1964, pour briser les préjugés.Et j'en ai dupé plusieurs.» Ce n'est pas la première fois que l'on redonne une chance à Margaret Laurence au Québec.«Ç'a été fait de façon très courageuse par les Éditions Pierre Tisseyre au milieu des années 70, rappelle Tanguay.Mais on parle quand même d'un délai d'une douzaine d'années avant une première traduction en français pour un livre qui était une lecture obligatoire pour tous les étudiants du secondaire au Canada.» Comment expliquer alors que l'oeuvre ait eu autant de difficulté à se faire entendre chez nous ?« Il y a vraiment quelque chose d'absurde là-dedans, répond Tanguay.Mais il faut se rappeler qu'à l'époque de la première traduction, le Parti québécois se faisait élire; ce n'était pas un excellent timing pour découvrir une auteure canadienne.Or, nous devrions aujourd'hui passer par une édition française pour découvrir une grande auteure canadienne?Ça n'a pas de sens.Ce n'est pas que je sois fédéraliste, mais je trouve injuste de mêler politique et littérature.Et il est temps de contrer cette injustice.» Laurence vue par Marie-Hélène Poitras L'é c r iva i ne Ma r i e-Hé lène Poitras (Soudain le Minotaure, La mort de Mignonne) a été pressentie par Antoine Tanguay qui désirait que l'oeuvre de Laurence soit portée par des auteurs contemporains ayant eu le coup de foudre pour l'univers particulier de l'auteure.Poitras signe d'ailleurs la préface de la réédition du premier roman, L'ange de pierre.«Ce n'est pas qu'un portrait d'époque, c'est le portrait d'une femme de 90 ans, Hagard Shipley, une femme obstinée, fière, qui a perdu la foi en Dieu\u2026 Une femme qui avait un côté rebelle, mais qui n'a jamais trouvé de canal pour le concrétiser, affirme Poitras avec enthousiasme.L'écriture de Margaret Laurence est somptueuse.Et ce roman m'est apparu fort moderne.Hagard a peur d'être dépossédée par son fils aîné, elle a peur de se faire placer.Étant dans sa tête, on arrive à comprendre comment une personne âgée se sent traquée et non respectée.» Blasphématoire « Il faut savoir que ce livre a été retiré des écoles en 1985, jugé blasphématoire après avoir été mis à l'étude au programme de nombreuses années, poursuit- elle.Laurence abordait les questions de sexualité et Hagard parle de son désir pour son mari de façon explicite.C'est pourtant fait sans complaisance.Elle parle de la vie d'une femme et ça fait partie de la vie d'une femme.» Avec la collection Coda, l'éditeur se fait plaisir en misant sur la pertinence d'un nouveau regard sur certains auteurs oubliés ou négligés.«Le marché du livre est cruel et souvent, après six mois, le livre est enterré sous les nouveautés.Or, qu'est-ce qu'on veut exactement?Des nouveautés ou un bon livre ?La question se pose\u2026» L'ANGE DE PIERRE Margaret Laurence Préface de Marie-Hélène Poitras Éditions Alto, 448 pages, 18.95$ Autour de l'oeuvre de Margaret Laurence La renaissance d'un monument littéraire PHOTO ARCHIVES LA PRESSE La forte personnalité de Margaret Laurence, qui s'est battue pour la reconnaissance des droits de l'homme, particulièrement ceux des Métis au Manitoba, semble souvent se refléter dans ses nombreux alter ego, personnages féminins évoluant à Manawaka.« Il faut se rappeler qu'à l'époque de la première traduction, le Parti québécois se faisait élire ; ce n'était pas un excellent timing pour découvrir une auteure canadienne.» SIGNET L'enfant, l'ultime mesure CHANTAL GUY Avant Jean-Jacques Rousseau, l'enfant n'existait pratiquement pas comme sujet, il n'était même pas considéré comme un être humain avant sa puberté.Il n'était surtout pas une rareté.Pensons à Une saison dans la vie d'Emmanuel, le chef-d'oeuvre de Marie-Claire Blais, dans lequel une grand-mère increvable regarde avec mépris la marmaille de sa fille s'agripper à ses jupes comme de la vermine.Le taux de mortalité infantile au début du XXe siècle était effarant, difficile à imaginer pour nous; on enterrait autant d'enfants qu'on en mettait au monde, tandis qu'aujourd'hui, chaque mort accidentelle d'un enfant anonyme provoque des funérailles nationales, des vols de colombes et des commissions d'enquête.En refermant La Route de Cormac Mc Carthy (critique en page 5), plutôt sonnée, j'ai eu la confirmation d'un étrange sentiment, pour ne pas dire un malaise, que je traîne dans mes lectures depuis plusieurs mois.Notre rapport aux enfants, dans les médias, la littérature ou le cinéma, est symptomatique d'une profonde inquiétude qui va bien au-delà de notre penchant naturel à les aimer ou à les protéger.En l'absence de religion, de projet commun ou de n'importe quoi d'autre qui peut faire consensus, l'enfant est devenu l'ultime mesure de notre morale, de notre souffrance, de notre avenir.Chaque tentative de réflexion sur le crime s'arrête à cette phrase: «Oui, mais, si ça arrivait à ton enfant?» En eux, nous précipitons nos plus grandespeurs commenos plus fols espoirs.Dans le roman de Mc Carthy, le père pense: «Il ne savait qu'une chose, que l'enfant était son garant.Il dit: S'il n'est pas la parole de Dieu, Dieu n'a jamais parlé.» Rien de moins.La philosophe Annie Leclerc avait flairé l'affaire lorsqu'elle s'est penchée, pour le compte du journal Libération en 2001, sur la grande Marche blanche en Belgique dans la foulée de l'affaire Dutroux.«Époque incroyablement amoureuse des enfants, \"pédophile\", donc, au sens étymologique.Normal, quand tout effraie, quand on ne sait plus à quel avenir, à quel combat, à quel espoir s'accrocher, on adore férocement les petits.Adoration juteuse pour tous ceux qui savent en tirer parti.La pub, les vêtements, les jouets, le cinéma, les téléfilms rose câlin où les bébés se ramassent à la pelle.C'est fou ce que ça rapporte, les petits, sans compter les grandes clameurs médiatiques contre les \"pédocriminels\"; des affreux, certes.Mais tous ces \"pédoexploitants\", ces \"pédovengeurs\" impitoyables, ça fait peur aussi.» Dans ce contexte, on se demande si la Lolita de Nabokov ne ferait pas encore plus scandale aujourd'hui qu'en 1955.Souvenez-vous, il n'y a pas si longtemps, d'un rapport gouvernemental intitulé Un Québec fou de ses enfants.La folie perdure en débats interminables sur l'hypersexualisation, le Ritalin, l'enfant-roi, etc.- et c'est sans parler de «l'enfant en soi» qu'il faut à tout prix redécouvrir.Notre univers culturel n'est pas en reste, il est saturédecette obsession, qui a pris un tournant morbide.Le roman Tom est mort de Marie Darrieussecq, qui décrit l'inconsolable peine d'une mère ayant perdu son enfant, a provoqué une sérieuse querelle entre Darrieussecq et un autre écrivain, Camille Laurens.Cette dernière, qui a personnellement vécu une telle perte et en a fait aussi un roman, n'a pu supporter qu'une «nonendeuillée » puisse utiliser cette douleur pour en faire une «fiction», allant jusqu'à accuser sa collègue de «plagiat psychique».Une nuit rêvée pour aller en Chine du Canadien David Gilmour, qui suit la longue déchéance d'un père après la disparition de son fils, a été récompensé du prix du Gouverneur général.Le film Children of Men d'Alfonso Cuaron, inspiré du roman de P.D.James, nous plonge dans un futur rapproché où toutes les femmes sont devenues stériles, sauf une, miraculeusement enceinte d'un bébé sur lequel repose l'espoir de l'humanité et dont les pleurs font momentanément taire les armes des soldats.Les exemples pullulent et nombreuses sont les oeuvres de cette trempe qui trouvent facilement leur écho dans nos consciences, comme c'est le cas avec La Route (deux millions d'exemplaires vendus aux États-Unis).De quoi avons-nous donc si peur? PLUS LECTURES AU PIED DE LA LETTRE CHANTAL GUY BONNIER LIT L'AMOUR Voilà un échange littéraire sexy, quelques jours après la Saint-Valentin.La charmante Céline Bonnier a demandé aux écrivains qu'elle aime de lui choisir des textes érotiques, sensuels ou romantiques, textes qu'elle lira demain Au Studio-théâtre de la Place des Arts.Bruno Hébert, Robert Lalonde, Jacques Languirand, Gaétan Soucy et Guillaume Vigneault ont répondu à l'appel.Il s'agit aussi du retour de la programmation du Studio littéraire, qui nous réserve jusqu'en mai quelques belles soirées de lectures (Andrée Lachapelle et Saint-Exupéry, Marc Béland et Nancy Huston, une Carte blanche à Monique Proulx), dont on vous reparlera.Billets : 15 $.Infos : 514-842-2112 ou www.pda.qc.ca.LE COMBAT DES LIVRES 2008 Un must qu'on ne rate jamais, autrefois animé par Marie-France Bazzo et, depuis deux ans, par Christiane Charette.Le Combat des livres est une bagarre sans merci entre des lecteurs qui défendent leur titre (de roman !).On a annoncé cette semaine les pugilistes et les oeuvres qui monteront sur le ring: Bernard Landry (La concierge du Panthéon de Jacques Godbout), Sophie Faucher (La détresse et l'enchantement de Gabrielle Roy), Serge Denoncourt (Une saison dans la vie d'Emmanuel de Marie-Claire Blais), Anne Lagacé- Dawnson (Le monde de Barney de Mordecai Richler), Nicolas Langelier (La logeuse d'Éric Dupont).À suivre du 25 au 29 février à Christiane Charette sur la Première Chaîne de Radio-Canada.FERMETURE DE LA PLUS VIEILLE LIBRAIRIE AU PAYS Dans le contexte actuel du marché du livre, les librairies indépendantes en arrachent.Une nouvelle victime: la plus vieille librairie au pays, The Book Room, fondée en 1839 à Halifax, fermera ses portes à la fin de mars.Dans un communiqué, son président Charles Burchell souligne: «Cette librairie a survécu à deux guerres mondiales, à l'explosion d'Halifax, à la Grande Dépression, ainsi qu'aux hauts et aux bas de l'économie pendant 169 ans.C'est la fin d'une époque.» MARIE CLAUDE FORTIN COLLABORATION SPÉCIALE Marie-Chantale Gariépy affectionne les thématiques douloureuses.Après avoir traité de la mort et du suicide dans Sparadrap (Marchand de feuilles, 2005), elle choisit, avec son second roman, de parler de la guerre.Non pas d'une guerre, mais de toutes les guerres.Celle qui s'achève sous une pluie de bombes, dès les premières pages de Dredio, aurait pu se passer en Afghanistan, en Irak, en Palestine, peu importe.Ce qui importe, ce sont les vies ordinaires qu'elle détruit.Dans Dredio, l'auteure, née au Québec en 1975, évoque les destins d'un petit garçon et d'une jeune femme qui se retrouvent tous deux orphelins après que leur village eut étébombardé.Quand Evaïa, 24 ans, rencontre Dredio, 9 ans, survivant affolé d'un incendie qui a emporté sa famille, elle trouve un sens à sa fuite.«Je ne pouvais pas aider tout le monde, non, mais secourir une seule personne, ce garçon, oui, et c'était déjà beaucoup.» Evaïa se prend d'affection pour cet enfant qui a tout perdu.Elle l'entoure de tendresse et d'un amour maternel qui lui font autant de bien qu'à lui.Ensemble, ils croiseront d'autres gens qui ont aussi fui leur village en flammes.Un boulanger bon comme du bon pain.Des nomades, musiciens, danseurs, prêts à leur donner chaleur et réconfort.Partout où ils passent, la solidarité, l'entraide fait chaud au coeur.Quand un homme, éleveur de pigeons voyageurs, décide de prendre Evaïa et Dredio sous son aile, ils entreprennent à trois de rebâtir, pierre par pierre, quelque chose qui ressemble à une vraie famille.Il y a bien une ou deux coquetteries («minuit ne sonna pas»), dans ce récit qui ressemble davantage à une réflexion poétique qu'à un roman.Quelques phrases un peu mièvres («Quand on aime, il faut laisser aller»), quelques tournures maladroites («la peur, cet escargot derrière lequel traîne une coulée baveuse d'effroi») ou des sentences naïves («dans ma gorge coulait un fiel amer envers cette race de gens qui se croit supérieure et qui ne sait même pas épeler le mot humanité»).Mais il y a aussi, surtout, de très belles images, comme ce «morceau de ciel», offert par Darsec à Drédio et à Evaïa, qui met de la lumière dans leur vie, et ces pigeons, qui traversent le roman a tire-d'aile, petits ambassadeurs d'amour, porteurs d'espoir.Marie-Chantale Gariépy dédie son roman à Hubert Mingarelli, et ce n'est pas étonnant.Il y a, dans sa prose, des subtilités, des motifs, une clarté qui rappellent ceux de l'auteur de Quatre soldats.Tout en chuchotement, sa voix réussit à nous atteindre.DREDIO Marie-Chantale Gariépy Éditions Marchand de feuilles, 144 pages, 18,95$.LITTÉRATURE QUÉBÉCOISE Guerre et paix Dredio parle de la guerre.Non pas d'une guerre, mais de toutes les guerres.LILI KLONDIKE TOME I Mylène Gilbert-Dumas Vlb éditeur 374 pages 27,95 $ Autant j 'avais détesté 1704, précédent ouvrage de Mylène Gilbert-Dumas, autant j'ai aimé Lili Klondike.Comme le titre le laisse supposer, on est directement plongé au coeur de la ruée vers l'or.Bien sûr, on ne manquera pas de penser à Jack London, mais la comparaison s'arrête là.Et c'est tant mieux.La romancière est vraiment en pleine possession de ses moyens ici.Elle est d'ailleurs elle-même partie à deux reprises sur les traces de ces pionniers aventureux pour écrire son histoire.Celle de deux femmes en route vers le Klondike dans l'espoir de faire fortune et d'être libres.Car autant, sinon plus que d'argent, c'est de quête de liberté qu'il est surtout question pour Liliane et Rosalie, les Lili du titre.Deux jeunes Canadiennes françaises.L'une a 16 ans et est sur le point de se marier.Elle a en poche deux billets en première classe Sherbrooke-Montréal.Son voyage de noce.Elle s'en servira pour se rendre\u2026 à Vancouver.Seule.L'autre Lili travaille comme cuisinière dans une riche famille.C'est là qu'elle fait la connaissance d'un pianiste avec qui elle décide de partir en laissant tout derrière elle.Abandon, et à nouveau espoir sont le lot de chacune.Un livre simple, très bien écrit, sans prétention, dont on ne sent à aucun moment le travail qui se cache derrière.Et par-dessus tout des personnages qu'on aime et qu'on quitte avec regrets.Heureusement, ce n'est que le premier tome.Un livre qui vaut son pesant d'or, si j'ose dire.\u2014 Mario Dufresne, collaboration spéciale BIBLIO Prix du coffret 23,90 $ Deux grands romans qui ont inspiré un grand film.Les voici réunis dans un seul coffret.Marie-Sissi Labrèche Borderline, 168 pages, 10,95 $ La Brèche, 168 pages, 12,95 $ 3541352A 3533287A AMUSEZ-VOUS! La griLLe thématique So Lution du dernier numéro Horizonta Lement 1 Papillon qui migre au printemps et en automne - Termite chargé exclusivement de la défense de la communauté.2 Mouche velue qui capture ses proies en vol - Mouche vivipare - Ruthénium.3 Liquide apprécié par les insectes butineurs - Sillon de la peau - Parasite du chien.4 Euphorique - Gaz intestinal - Interjection.5 Labiées à fleurs jaunes - Raconte - Déformé.6 Béryllium - Ébahie - Ligne osseuse.7 Lisse - Retire - Protège de la pluie.8 Chien de chasse - Mouvement d'eau - Fixe ses oeufs à la base des poils.9 École française - Homme d'un dévouement aveugle et fanatique - Qui aime à railler.10De bonne humeur - Ville normande (Saint- .) - Groupe d'atomes - Trois fois deux.11 Substances insecticides extraites de la racine de certains arbres - Gros mangeur.12Que l'on doit - Exposée pour la vente - Mammifère arboricole.13 Intonation de la voix - Tête de termite - On y loue des chambres.14 Passe en Alsace - Suspension d'attaques - Pousse en Afrique.15 Fourreau de métal - Mars ou Uranus - Ailes antérieures, dures et rigides, des coléoptères.Vertica Lement 1 Pièces buccales paires des insectes - Organe pointu de la guêpe.2 Est intrépide - Liquide toxique sécrété par le scorpion - Habitation pour les abeilles.3 Petite cabane - Insecte apte à se reproduire - Cent un.4 Insecte coléoptère sauteur - Fait le pied de grue.5 Monnaie du Brésil - Rimbaud en faisait.6 Insecte qui vit dans la vase des marais - Précise.7 C'était le do - Sous le diaphragme - Groupe de maisons - Charrie peu d'eau.8 Veut croire - La libellule en est un.9 Article de Barcelone - Fourmi reproductrice - Écolier.10 Axe principal de certaines algues-Mille cinq cents - Nagoya s'y trouve-Article étranger.11 Coccyx - Se boit avant le repas - Interjection.12Coléoptère brun-rouge - Nourrice de Dionysos - Possèdent.13Outil de druide - Corrompre.14Organe de l'appareil stridulant des sauterelles - Insecte stérile très occupé.15Occise - Un endroit où il y a beaucoup de mouches - Largeurs de papier peint.Solution au prochain numéro michel hannequart www.hannequart.com Les insectes Génies en herbe solution les Gé Ants 1 Le géant Jean Ferré 2 Les hormones 3 Jupiter 4 Requin 5 Zdeno Chara lett Res et AlPHABets 1 L'écriture cunéiforme 2 Alpha ou « A » 3 Géorgie et Arménie 4 Upsilon 5 Le japonais Dé MoGRAPHie 1 L'Inde 2 L'indice de fécondité 3 La Russie 4 Une pyramide 5 Taux d'accroissement naturel Mé DiCAMents 1 L'alun 2 Interférons 3 Placebo 4 Advil 5 Per os (« par la bouche ») Asso Ci Ation 1 B 2 E 3 A 4 C 5 D Dé VeloPPe Ment DuRABle 1 Progrès économique, justice sociale, préservation de l'environnement 2 La Commission Brundtland 3 Le Kenya 4 Des permis d'émission de gaz à effet de serre 5 Les déchets compostables Mots PAR « F » 1 Faïence 2 Fataliste 3 Farfadet 4 Feng Shui 5 William Faulkner CHARADe Mississippi (Miss-si-si-Pie) les Gé Ants 1 Sous quel nom connaissait-on mieux au Québec le lutteur André Roussimoff?2 Quels messagers chimiques produits par le corps humain sont souvent mis en cause dans les cas de gigantisme?3 Quelle planète est 2,5 fois plus massive que toutes les autres planètes du système solaire réunies ?4 Quel terrifiant géant était incarné par Richard Kiel dans les films de James Bond?5 Quel défenseur des Bruins de Boston mesurant 6 pieds et 9 pouces débuta sa carrière avec les Islanders de New-York ?lett Res et AlPHABets 1 Comment appelle-t-on la première forme d'écriture, qui fut inventée vers l'an -3500 par les Sumériens ?2 Quelle lettre vient probablement de la représentation d'une tête de bétail qui, répétée rapidement de gauche à droite, s'inclina vers la droite jusqu'à prendre sa forme actuelle ?3 Quelles ex-républiques de l'URSS n'utilisent ni l'alphabet latin, ni l'alphabet cyrillique?4 À quelle lettre grecque le « y » latin correspond-il ?5 Quelle langue peut s'écrire avec des hiraganas, des katakanas et des kanji ?Dé MoGRAPHie 1 Quel pays asiatique risque de dépasser la Chine en population d'ici 2050?2 Quel nom donne-t-on au nombre moyen d'enfants qu'une femme mettra au monde au cours de sa vie?3 Si la tendance se maintient, lequel des 10 pays les plus peuplés au monde ne fera plus partie de cette liste en 2050: Pakistan, Bangladesh, Indonésie, Russie ou États-Unis ?4 Quel nom de polyèdre donne-t-on au graphique servant à illustrer la répartition de la population selon les groupes d'âge ?5 Quel taux serait l'unique facteur dont il faudrait tenir compte pour prévoir la population d'un pays si ce dernier fermait ses frontières et à l'immigration et à l'émigration?Mé DiCAMents 1 Sous quel nom est mieux connu le sulfate double d'aluminium et de potassium qui est utilisé comme hémostatique par les manieurs de rasoirs malhabiles ?2 Comment appelle-t-on ces protéines produites par les cellules du système immunitaire et qui, lorsque sécrétées par ces dernières pour se défendre contre des agents infectieux, causent des symptômes grippaux tels que myalgies et fièvre ?3 Comment appelle-t-on une mesure thérapeutique d'efficacité intrinsèque nulle mais agissant, si le sujet pense recevoir un traitement actif, par un mécanisme psychologique ou psychophysiologique ?4 Sous quel nom est mieux connu l'ibuprofène : l'AspirineMD, le TylenolMD ou l'AdvilMD ?5 Sur une prescription, que signifie le symbole PO?Asso Ci Ation Associez la femme célèbre au prix Nobel qu'elle a remporté 1 Dorothy Crowfoot Hodgkin a) Physique (1903) 2 Gabriela Mistral b) Chimie (1964) 3 Marie Curie c) Paix (1979) 4 Mère Térésa d) Littérature (2004) 5 Elfriede Jelinek e) Littérature (1945) Dé VeloPPe Ment DuRABle 1 Quels sont les trois piliers du développement durable ?2 Lors de quel événement de 1987 le concept de développement durable fut-il défini sous sa forme actuelle ?3 De quel pays est originaire Wangari Maathai, récipiendaire du Prix Nobel de la Paix 2004, militante écologiste et fondatrice en 1977 du « Mouvement de la ceinture verte »?4 Qu'est-ce qu'on échange à la Bourse européenne Powernext ?5 Qu'est-ce qui est récupéré avec les déchets recyclables aux Îles de la Madeleine et qui ne l'est pas dans la majorité des autres villes québécoises ?Mots CoMMenÇAnt PAR « F » 1 Forme très ancienne et très commune de poterie qui utilise une céramique à base d'argile et une glaçure à l'étain ?2 Qui croit à l'existence d'un destin sur lequel l'homme n'a aucune influence.3 Petit lutin farceur haut d'une cinquantaine de centimètres.4 Principe de géomancie selon lequel les formes et l'environnement ont une influence sur l'énergie vitale des humains.5 Auteur de « Absalon, Absalon ! » CHARADe 1 Mon premier désigne une demoiselle dans la langue de Shakespeare.2 Mon deuxième désigne le silicium ou une note de musique.3 Mon troisième est le jumeau de mon deuxième.4 Mon quatrième est un nom porté par 12 papes.5 Mon tout désigne une langue, un État et un fleuve américains.no1290 en collaboration avec Génies en herbe Pantologie inc.lapresse@mpghp.ca mots croisés solution du dernier numéro www.hannequart.com Du lundi au dimanche Horizontalement 1 Qui inspire l'aversion.2 Tendre - Intervalle.3 Manouches - Supprimée.4 Sa capitale est Salt Lake City - Petit groupe - Marque le moment.5 Il a scellé une alliance avec Dieu - Cours d'eau des régions sèches.6 Mère d'Abel - Câlin - Affluent du Rhin.7 Oeuvre nippone - Estrade entourée de cordes - Drogue.8 Tintin y est allé - Fait avancer le cheval.9 Un jour de congé - Évoque l'appétit.10Poteau où étaient exposés les criminels - Courbé.11 Paresseux - Découper.12 Bouleversement - Qui tire une vive satisfaction de.Verticalement 1 Preuve à l'appui ou à l'encontre d'une proposition - Dans l'abcès.2 Vient au monde - Contiguë.3 Métal blanc - Utile pour nettoyer.4 Sa capitale est Boise - Tourbillon d'eau.5 Conifère - Faire paraître.6 Palmier - Pronom indéfini - Exprimée.7 Lévrier arabe.8 Interjection - Article - Pétulant.9 Image sainte - Détruit.10Hallucinogène - Principe chinois - Mille-pattes.11 Est formée dans le foie - Attirer.12 Déployer - Maman.Êtes-vous observateur Ces deux dessins sont en apparence identiques.En réalité, il y a entre eux HUIT petites différences.solution 1 Pompon de la casquette.2 Un filin complété sous le nez de l'homme.3 Rebord de la nacelle, sous le bras gauche de l'homme.4 Un sac de lest plus gros.5 Bas du cordage de gauche plus mince.6 Damier différent sur le haut du ballon.7 Valve du ballon incomplète.8 Axe supérieur du globe terrestre.Citation secrète Placez les lettres de chaque colonne dans la case appropriée de manière à former une phrase complète.Les mots sont séparés par une case noire.Solution du dernier numéro Contempler la pureté, c'est une maladie et non pas du recueillement.thème : Citation de Sénèque ooE MM uE aE Ra RQ mot mystère Solution du dernier numéro | Cou RonnE cou Leurs | Un mot de 6 lettres AMBREE BEIGE BIS BITUME BLEUTE BRUNIR CLAIR CREME CRIARD CUIVRE DETEINTE DIAPREE DOREE EBENE ECRUE EMAIL EMBUE ENLUMINER EOSINE FANER FROIDE GAI GAMME GLACIS INDE INDIGO ISABELLE JONQUILLE JURER LAQUE LAVIS LIVIDE MATE MOUCHETEE NETTE NEUTRE NOIRE OCRER OLIVE OPALE PIE REFLET ROCOU ROSIR RUBICOND SABLE SOURDE TERNE TIGRE TON TRUITE VERTE VIF VIVE VOYANTE ZAIN "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.