La presse, 21 février 2008, D. La Presse Affaires
[" Améliorez votre santé financière en 2008 et lisez.Une méthode simple pour devenir un investisseur efficace et avisé Offerts en librairie et sur librairie.cyberpresse.ca Des conseils pour réussir rapidement dans l'immobilier avec un minimum d'effort S&P/TSX 13 551,69 u +103,95 (+0,77%) TSXCROISSANCE 2642,49 u +19,89 (+0,76%) QUÉBEC 30 1210,26 d -3,63 (-0,30%) DOWJONES 12 427,26 u +90,04 (+0,73%) DOLLAR 98,72¢US u +0,40¢ www.lapresseaffaires.com LA PRESSE AFFAIRES CANADIEN PACIFIQUE DES PRÉVISIONS RÉDUITES POUR 2008 PAGE 10 C.A.LE SECTEUR FORESTIER GÉNÉREUX PAGE 13 MICHEL NADEAU, DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L'IGOPP RUDY LE COURS Avec des prix toujours plus élevés, un revenu réel qui diminue et un avoir personnel qui fond comme le prix des maisons, les ménages américains paraissent à court de ressources.La situation devient si préoccupante que la Réserve fédérale (Fed) adiminuéd'undemi-point depourcentage sa prévision de croissance de l'économie américaine pour la seconde fois en six mois.Elle n'est plus maintenant que de 1,3%à2%, un niveau où une récession technique ne peut être écartée.Bien que rendue publique hier, cette révision a été faite le mois dernier, avant donc que ne soient connues les sombres données de janvier sur l'inflation.Dans sa volonté énergique de baisser les taux, la Fed table sur une décélération des prix qui suit un ralentissement de l'économie, de façon générale.C'est moins certain cette fois-ci, cependant, compte tenu de la pression sur les prix des produits de base exercée par les pays émergents.Cela soulève la douloureuse possibilité d'un retour de la stagflation, c'est-à-dire une expansion anémique, voire une contraction, jumelée à des prix à la hausse, comme durant les années 70.La Fed s'attend d'ailleurs à une relance très lente de l'économie puisque sa prévision de 2009 a été ramenée à une fourchette de 2,1% à 2,7% comparativement à un creux de 2,3% auparavant.ÉTATS-UNIS Des consommateurs quasi étranglés AGENCE FRANCE-PRESSE NEW YORK \u2014 Les cours du pétrole ont encore inscrit un nouveau record à New York hier -à 101,32$US le baril-, poussés par une ruée générale des spéculateurs sur les matières premières.Sur le New York Mercantile Exchange (NYMEX), le baril de light sweet crude pour livraison en mars, dont c'était le dernier jour de cotation pour ce contrat, a cependant fini la journée à 100,74$US, en hausse de 73 cents par rapport à mardi.Semblant balayer d'un revers de main l'état de santé de l'économie des États-Unis et les implications d'un ralentissement économique mondial sur la consommation d'hydrocarbures, le marché a foncé tête baissée depuis deux semaines vers le cap des 100$US le baril : les cours ont gagné en neuf séances plus de 13$US à New York.La hausse des prix «montre une fois de plus combien les prix du pétrole sont vulnérables aux problèmes d'offre ou aux tensions géopolitiques », ont souligné les analystes de la maison de courtage Sucden.En effet, le déclencheur a été le président vénézuélien Hugo Chavez, qui a engagé un bras de fer avec le géant pétrolier Exxon et menacé de ne plus fournir «une goutte de pétrole» aux États-Unis.Se sont ajoutés les spéculations sur l'issue de la prochaine réunion de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) -qui pourrait réduire le 5 mars sa production pour parer à une baisse de la demande-, les sabotages à répétition sur les installations pétrolières au Nigeria, premier producteur de brut africain, et, cerise sur le gâteau, une explosion mardi dans une raffinerie au Texas, aux États-Unis, traitant 70 000 barils de brut par jour.Mais, selon des analystes, les vraies raisons de la ruée vers l'or noir semblent se trouver du côté des spéculateurs.«Le pétrole a rejoint les métaux et les matières premières agricoles dans une course des prix due d'abord à la spéculation» et non aux fondamentaux, ont ainsi estimé hier les analystes de la banque Goldman Sachs dans une note.LES AUTOMOBILISTES ÉCOPENT\u2026 LIRE NOTRE DOSSIER EN PAGES 2 ET 3 AUTRE RECORDPOUR LE BRUT LES SPÉCULATEURS SE DÉCHAÎNENT PHOTO TIM BOYLE, BLOOMBERG MAXIME BERGERON Un an après la création de sa nouvelle division américaine d'impression de journaux , Transcontinental reconnaît que les affaires vont un peu moins vite que prévu au sud de la frontière.«C'est un marché qui est très difficile en termes de revenus pour les éditeurs de quotidiens, ils réf léchissent plus longtemps », a indiqué hier à La Presse Affaires François Olivier, le nouveau président et chef de la direction, quelques heures avant l'assemblée annuelle des actionnaires.Transcontinental a créé une division en février dernier pour chapeauter ses ac tivités de sous-traitance aux États-Unis.Le g roupe ava it signé quelques mois plus tôt un contrat pour imprimer le San Francisco Chronicle (SFC) pendant 15 ans , qui n'a toutefois été suivi d'aucune autre annonce majeure.Selon M.Ol iv ier, le recul des recettes publicitaires a rendu les éditeurs de quotidiens plus frileux en 2007.Mais si elle incite à la prudence, cette mauvaise passe suscite aussi de l'intérêt pour le modèle d'impar tition de Transcontinental, avance-t-il.TRANSCONTINENTAL Le marché américain devient difficile « Le recul des recettes publicitaires a rendu les éditeurs de quotidiens plus frileux en 2007.» >VoirMARCHÉ en page 4 >Voir CONSOMMATEURS en page 4 MON T R É A L J EU D I 21 F É V R I ER 2 0 0 8 PRIX RECORD DU BRUT LES AUTOMOBILISTES ÉCOPENT Si les automobilistes du Québec continuent à être les plus taxés, c'est Montréal qui remporte la palme des grandes villes canadiennes, avec son taux de taxation sur le prix moyen d'un litre d'essence ordinaire le plus élevé (38%, par rapport à la moyenne de 32% pour le pays).En 2007, à Montréal, le prix à la pompe de l'essence ordinaire a été plus élevé que le prix réaliste calculé par CAA-Québec pendant 121 jours ouvrables sur 245 (49%).À Québec, cette situation a prévalu 144 jours (59%).PHOTO NICOLAS ASFOURI, AFP Source: CAA-Québec PHOTO ROSLAN RAHMAN, AFP Fermeture hier 100,74 $US le baril Variation +0,73 $US Il y a un an, le prix était 58,07$US le baril LA FLAMBÉE PÉTROLIÈRE DEPUIS UN AN Source : Bloomberg LAURIER CLOUTIER Plusieurs le soupçonnaient déjà, mais CAA-Québec en est convaincu: l'essence a souvent coûté trop cher au Québec durant 2007.Cela contraste avec les prix de l'essence en 2006, souvent moins défavorables aux automobilistes.Les prix gonflés de 2007 s'expliquent en partie par la taxe verte du ministre Claude Béchard (1,3 cent le litre, pour 120 millions de dollars), a souligné hier à La Presse Affaires Sophie Gagnon, directrice et porte-parole de CAA-Québec.Or, c'est surtout la gourmandise des raffineurs et des détaillants qui a joué durant six à huit mois en 2007.À Montréal et dans l'ouest du Québec, « dans 49% des cas, soit 121 jours ouvrables sur 245, le prix à la pompe de l'essence ordinaire a été plus élevé que le prix réaliste calculé par CAA-Québec », selon Sophie Gagnon.Le prix réaliste est basé sur les paramètres établis par la Régie de l'énergie.C'était encore pire à Québec et dans l'est de la province, de même qu'à Sherbrooke, selon le constat chiffré de CAA-Québec.Des prix trop élevés ont été observés à Québec durant « 144 jours ouvrables, soit 59% » du total.Et même quand le prix à la pompe « descendait légèrement sous le prix réaliste, les automobilistes de Québec étaient encore défavorisés par rapport à ceux de Montréal », selon CAA-Québec.La marge annuelle de profit au détail demeure supérieure de 20% à la moyenne de la province.À Sherbrooke, le prix de l'essence ordinaire a dépassé le prix réaliste pendant 106 jours ouvrables sur les 155 de surveillance du marché, soit 68% du total, ajoute Sophie Gagnon.CAA-Québec a pu observer de longues périodes de stabilité des prix à Sherbrooke, mais qui n'étaient pas toujours à l'avantage des automobilistes.La marge de profit des détaillants a été en moyenne plus élevée à Québec (6,2 cents le litre) qu'à Montréal (3,3 cents), comparativement à la moyenne québécoise de 5,2 cents.Comme il fallait s'y attendre, Sonia Marcotte, présidente-directrice générale de l'Association québécoise des indépendants du pétrole, et Carol Montreuil, vice-président pour l'Est du Canada de l'Institut canadien des produits pétroliers, contestent certaines affirmations de CAA-Québec.« On ne peut pas dire que les prix de l'essence ont été trop élevés durant la moitié de l'année », selon Sonia Marcotte.« Si les prix ont été plus bas que la moyenne dans 50% des cas, le marché a été parfait en 2007 », renchérit Carol Montreuil.Selon Sophie Gagnon toutefois, « M.Montreuil choisit les données qui lui conviennent, c'est un coquin ».Fin de semaine Par contre, Mme Gagnon dégonfle le mythe tenace qui fait croire à la hausse du prix de l'essence à l'aube de chacune des longues fins de semaine.Ça n'a pas été le cas en 2007, affirme-t-elle.Malgré tout, CAA-Québec peut dénoncer les prix de l'essence trop élevés après son étude-bilan réalisée tant à la pompe qu'à la rampe de chargement, explique Sophie Gagnon.CAA-Québec montre du doigt les pétrolières et les détaillants, selon les périodes observées.La marge de raffinage a oscillé entre 3,3 cents le litre et jusqu'à 28,7 cents, en 2007, et s'est maintenue au-dessus de 15 cents de mars à la mi-juillet dernier, souligne CAA-Québec.Sophie Gagnon remet le « bonnet d'âne à la région de Québec et Chaudière-Appalaches pour ses marges de détaillants trop élevées.Là, c'est plus cher qu'à peu près partout au Québec, sauf à la Baie-James, lance-t-elle.À Montréal, on peut faire le plein à meilleur prix certains jours de la semaine ».« À Montréal, le marché est en difficulté, les détaillants perdent de l'argent, réplique Sonia Marcotte.Par rapport aux neuf autres grandes villes canadiennes, Montréal est à l'avantage des automobilistes.Par contre, les marges de raffinage sont trop élevées à Montréal depuis 1999, passant de 5,5 cents le litre à 13,6 cents l'an dernier, comparativement à 14,5 cents à Toronto.» Mais le Québec a des taxes plus élevées.À l'extérieur de Montréal, les pétrolières doivent compenser le manque de volume par des marges plus élevées, dit Carol Montreuil.Au Canada, les stations services vendent en moyenne jusqu'à 3,5 millions de litres par année, comparativement à 2,5 millions de litres au Québec.Montréal a une moyenne de ventes proche de la moyenne canadienne, mais ailleurs au Québec, il faut exploiter un plus grand nombre de stations à cause des grandes distances, explique-t-il.DES PRIX SOUVENT TROP PRESSE CANADIENNE Il faut s'armer de courage en voyant ces chiffres s'emballer au cadran de la pompe lorsque vous faites le plein d'essence tandis qu'une fois encore, une foule de facteurs mondiaux et locaux conspirent pour faire grimper les prix nationaux du litre de carburant bien au-delà du huard.Hier, le prix du baril de pétrole sur le marché international a clôturé au-dessus de la barre des 101$US, facteur le plus visible de la montée des prix à la pompe.À cela s'ajoutent la fermeture d'une raffinerie aux États-Unis et les tensions dans certains pays producteurs de pétrole.Mardi matin, les automobilistes qui allaient faire le plein dans les stations-service ont vu le prix de l'essence se situer à environ 1,10 $ à Toronto et à London, à 1,14 $ à Saint-Jean, Terre-Neuve, à 1,13$ à Vancouver et à pas moins de 1,20$ à Montréal.Tous ces prix sont supérieurs à la moyenne nationale qui s'établissait à 108,8$ le litre la semaine dernière, selon le sondage hebdomadai re effectué, du mardi au mardi, par MJ Ervin, de Calgary.Hier matin, en faisant le plein à Montréal, Ghazi Asim a expliqué qu'il remplissait son réservoir à moitié seulement au cas où il y aurait une baisse des prix.« Il faut faire un pari chaque fois qu'on vient à la pompe, dit-il.C'est tout simplement un jeu.Les prix étaient entre 1,08$ et 1,16$ et ils ont grimpé à 1,20 $, alors je crois que si cela continue pendant quelques mois, ça va faire mal à mon porte-monnaie.» Dans les provinces atlantiques, où des organismes de réglementation du prix de l'essence sont actifs, l'effet immédiat a été moins marqué.Hier, en Nouvelle-Écosse, les prix oscillaient entre 1,11$ et 1,15$ dans la province, soit peu de changement par rapport à la veille, selon le site de suivi des prix Gasbuddy.com .Le plus haut prix au Nouveau- Brunswick était de 1,07$ alors qu'à l' Île-du-Prince-Édouard, la fourchette allait de 1,04$ à 1,06$.À Calgary, où les prix ont tourné pendant toute la semaine autour de 1$ le litre, l'essence a grimpé à 1,04$.« Ça n'incitera pas les gens à prendre des vacances et cela pourrait avoir un effet sur l'industrie du voyage au Canada parce que les gens feront moins de déplacements », croit Jason Toews, cofondateur de Gasbuddy.com .M.Toews dit s'attendre à ce que les prix grimpent jusqu'à 1,50$ le litre.Et il est peu probable que le gouvernement fédéral intervienne et impose un contrôle sur les prix de l'essence, a fait savoir Jim Flaherty, le ministre canadien des Finances.« Le Canada est un exportateur net de pétrole de sorte que nous sommes dans une position relativement unique dans le monde, situation qui a un effet positif sur un volet de l'économie et puis aussi d'autres effets sur les prix au Canada étant donné qu'il s'agit d'un marché de produits de base », soulignait hier M.Flaherty, qui s'adressait à un groupe d'entreprises à Toronto.Des hausses partout au Canada « Le bonnet d'âne revient à la région de Québec et Chaudière-Appalaches pour ses marges de détaillants trop élevées.Là, c'est plus cher qu'à peu près partout au Québec, sauf à la Baie-James.À Montréal, on peut faire le plein à meilleur prix certains jours de la semaine ». Vous investissez dans l'ingenierie allemande?Assurez-vous d'etre soutenu par des Quebecois.confiance : inspection en 150 points garantie: jusqu'a 6 ans ou 120000 km Acheter un vehicule Mercedes-Benz CertifieMC au Quebec, c'est acheter plus qu'une Mercedes-Benz.Vous obtiendrez: aucune surprise: historique complet de l'entretien de votre vehicule tranquillite d'esprit: assistance routiere d'urgence 24 heures sur 24 cMercedes-Benz Canada Inc., 2008.Financement a 1,9 % disponible uniquement par l'intermediaire des Services financiers Mercedes-Benz sur approbation du credit, pendant une duree limitee sur les vehicules d'occasion Certifies Etoile.Exemple de financement : 20 000 $ a un taux d'interet de 1,9 $ par annee correspond a 653,52 $ par mois pour 24 mois.Les vehicules d'occasion Certifies Etoile qui se qualifient incluent les modeles 2003 a 2008, avec moins de 80 000 km et moins de quatre ans en service.Une mise de fonds peut etre requise.Frais d'immatriculation, d'enregistrement et d'assurance ainsi que taxes et frais du RDPRM en sus.Le concessionnaire peut vendre a prix moindre.Visitez votre concessionnaire Mercedes-Benz pour obtenir plus de details.Taux de 1,9% financement a partir de 3543943A PRIX RECORD DU BRUT LES AUTOMOBILISTES ECOPENT C'est en janvier qu'on a connu les prix a la pompe les plus bas (82,4 cents a Montreal, 87,4 cents a Quebec) et en mai, les plus hauts (118,4 cents a Montreal, 122,4 cents a Quebec).La marge au detail prelevee par les detaillants est restee en moyenne plus elevee a Quebec (6,2 cents/litre) qu'a Montreal (3,3 cents/litre).Considerant le fait que la marge au detail provinciale moyenne calculee a partir des donnees de la Regie de l'energie a ete de 5,2 cents/litre, celle de Quebec a donc ete pres de 20% superieure.PHOTO BEHROUZ MEHRI, AFP LAURIER CLOUTIER Hier, le prix du litre d'essence ordinaire s'est maintenu a un peu plus de 1,19 $, tant a Montreal qu'a Quebec.Le prix du baril de petrole a etabli le record de 101$US hier a la Bourse de New York, apres celui de 100 $US de la veille.La Regie de l'energie du Quebec a fixe ses parametres pour le prix de l'essence ordinaire (a partir des couts d'exploitation et de la marge de profits necessaire) a 1,10$, lundi dernier.Si par contre la Regie avait fait ses calculs hier, elle serait arrive a 1,16$ et le prix a la pompe serait encore plus eleve, souligne Carol Montreuil, vice-president pour l'Est du Canada de l'Institut canadien des produits petroliers.Il faudra s'y faire, selon Carol Montreuil.Le marche du petrole traverse une periode tres volatile et c'est la pour des mois, sinon des annees.Le marche est en equilibre tellement precaire qu'un rien peut le faire basculer.Il n'y a pas assez de raffinage pour soutenir la demande , dit Carol Montreuil.On a cru que la menace d'une recession americaine ramene le prix du litre a moins de 1$, dit-il.Mais Hugo Chavez, le president venezuelien, a menace de cesser d'approvisionner les Etats-Unis, une explosion a paralyse une raffinerie du Texas et la Chine a d'enormes besoins de petrole, note Carol Montreuil.Les speculateurs s'attendent donc a des prix qui demeureront eleves.L'essence a 1,19 $ LUC OLINGA AGENCE FRANCE-PRESSE NEW YORK .Fuyant l'instabilite des places boursieres en proie aux incertitudes sur la croissance economique mondiale, les fonds speculatifs investissent en masse dans le petrole au point de bouleverser le fonctionnement traditionnel du marche, s'inquietent les analystes.Pour la troisieme fois en moins de deux mois, le prix du baril de petrole a depasse le seuil symbolique des 100 dollars.Il s'est apprecie d'environ 70% par rapport a un an plus tot.Cette escalade du cout de l'or noir est due a des achats speculatifs et ce mouvement est similaire a celui observe lors de la premiere flambee des prix debut janvier (100,09 $US le 3 janvier), explique Mike Fitzpatrick, analyste chez MF Global.Pour lui, il est clair que les fondamentaux de l'offre et de la demande n'ont pas ete pris en compte .Le constat est identique chez Antoine Halff (New Edge Group), qui juge que le seuil des 100 $US reflete la quete d'un havre de paix par des fonds speculatifs , desertant les marches boursiers car allergiques au manque de clarte sur les perspectives de la croissance americaine.Difficile d'y voir qu'une simple coincidence: les deux envolees du prix du petrole se sont effectuees en parallele avec une volatilite accrue sur les Bourses.Le Dow Jones, indice vedette de la Bourse de New York, se situe actuellement a environ 2000 points de son record absolu du mois d'octobre.Si vous etes un investisseur, ou d'autre allez-vous investir aujourd'hui ?Tout est en mauvais etat, a l'exception du petrole , s'interroge James Williams (WTRG Energy).Les speculations sur une possible baisse de la production de l'Organisation des pays exportateurs de petrole (OPEP), qui fournit 40%de l'approvisionnement mondial de brut, lors de sa reunion le 5 mars a Vienne, ont servi mardi de pretexte a des achats massifs.Au point d'entrainer un divorce avec la realite du marche , selon M.Williams.Et de citer la reconstitution des stocks petroliers aux Etats-Unis qui progressent depuis cinq semaines.Le ralentissement economique chez le premier consommateur mondial d'energie devrait de surcroit attenuer sa consommation d'hydrocarbures, notent les analystes.L'OPEP et l'Agence internationale a l'Energie (AIE) ont revise tour a tour a la baisse, la semaine derniere, leurs estimations de croissance de la demande petroliere pour 2008.Or si la demande se tasse, alors qu'on approche de la fin de l'hiver, periode de forte consommation d'energie dans l'hemisphere Nord, les prix du petrole devraient baisser, font observer les analystes.Le risque pour le marche petrolier est de voir les fonds speculatifs influencer la tendance a moyen terme au mepris des fondamentaux de l'offre et de la demande, craignent les analystes.Le petrole est devenu l'otage des speculateurs.Ils arrivent, font monter les prix.Ensuite des que ca se calme sur les Bourses, ils prennent leurs benefices mais restent a l'affut de toute information ou rumeur pouvant faire bouger les prix , ajoute l'analyste.La cible des speculateurs ELEVES AU QUEBEC PHOTO REMI LEMEE, LA PRESSE Si vous etes un investisseur, ou d'autre allez-vous investir aujourd'hui ?Tout est en mauvais etat, a l'exception du petrole.PHOTO REMI LEMEE, LA PRESSE Hier, en faisant leur plein, Vidal Mario et Natalie Blanchet ont pu constater que le prix de l'essence flirtait avec les 1,20 $ a Montreal. 801 AVIS LÉGAUX AVIS de clôture d'inventaire Prenez avis de la clôture de l'inventaire des biens de la succession de FRANCIS CLARKE SCRIMGEOUR, en son vivant domicilié au 254, rue Berlioz, appartement 209, Montréal (Île-des-Soeurs), province de Québec, H3E 1B7, décédé le cinq novembre deux mille sept (05/11/07), lequel inventaire peut être consulté par les intéressés à l'étude du notaire soussigné au 1050, boulevard du Séminaire Nord, bureau 220, Sant-Jean-sur-Richelieu, province de Québec, J3A 1S7, téléphone: 450-348-6178, télécopieur: 450-348-6540, lise.clouatre@notarius.net Me Lise Clouâtre, notaire.805 AVIS DIVERS, COMMUNIQUÉS David A.Altro, Avocat de la Floride et Notaire du Québec est heureux d'annoncer l'admission de Me Shlomo Steve Levy comme Associé, que notre Cabinet d'avocat, Altro Racicot, s.e.n.c.r.l.sera dorénavant connu sous le nom de David A.Altro et Associés, s.e.n.c.r.l.et que Me Marcel Racicot ne fait plus partie de notre cabinet d'avocat.Le Cabinet David A.Altro et Associés, s.e.n.c.r.l.se spécialise enmatière de planification fiscale et successorale transfrontalière ainsi qu'en matière d'immobilier, avec des bureaux à Montréal, Toronto, Calgary et Hollywood, Floride.Contactez Matt Altro, V.P.514-832-5182 ou 1-800-370-4860.Costumes Cour.: de 995 $ à 1 395 $ Spécial : 250 $ Cuir - Chemises - Pulls - Pantalons - Vestons-Cravates Rabais jusqu'à 80 % du prix courant Ouvert du lundi au vendredi de 10 h à 18 h Samedi et dimanche de 10 h à 17 h LIQUIDATION OMEGA 491, boul.Lebeau, Saint-Laurent, au sud de Côte-Vertu 514 788-5155 GRANDE LIQUIDATION DE VÊTEMENTS POUR HOMMES MODE DE CONCEPTEURS EUROPÉENS SUPÉRIEURS Ravazzolo - Stephano Ricci - Jaguar - San Remo - Rodrigo 3543155A LA PRESSE AFFAIRES À L'AGENDA n PRÉVISIONS n RÉEL BPA: bénéfice par action M : million G : milliard POUR NOUS JOINDRE La Presse Affaires, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 lpa@lapresseaffaires.com SUDOKU Source: Bloomberg Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.Solution du dernier sudoku Niveau de difficulté : MOYEN Ce jeu est une réalisation de Ludipresse.Pour plus d'informations, rendez-vous sur le site www.les-mordus.com ou écrivez-nous à info@les-mordus.com Par Fabien Savary MERCREDI 27 FÉV.Ventes de maisons neuves (États-Unis) janv.: -0,7 % déc.: -4,7 % Banque Laurentienne BPA 1T.: 85¢ Nortel BPA 4T.: 43 ¢ DEMAIN Ventes au détail (Canada) déc.: 0,7 % nov.: 0,7 % Rogers Communications BPA 4T.: 39 ¢ Canfor BPA 4T.: -55 ¢ JEUDI 28 FÉV.PIB annualisé (É.-U.) 4T.: 0,7 % 3T.: 0,6 % CIBC BPA 1T.: 1,45$ Banque Nationale BPA 1T.: 1,39 $ LUNDI 25 FÉV.Ventes de maisons existantes (États-Unis) janv.: -0,9 % déc.: -2,2 % Radio Shack BPA 4T.: 73¢US MARDI 26 FÉV.Indice des prix à la production (États-Unis) janv.: 6,7 % déc.: 6,3 % Confiance des consommateurs (États-Unis) fév.: 83,5 janv.: 87,9 AUJOURD'HUI Indice de la Fed de Philadelphie (États-Unis) fév.: -10,0 janv.: -20,9 Ind.avancé (É.-U.) janv.: -0,1% déc.: -0,2 % Labopharm BPA 4T.: -0,17 ¢ LA PRESSE CANADIENNE TORONTO \u2014 Le Fonds de revenu CI Financial a fait état hier d'un bénéfice du quatrième trimestre en hausse de 25 %, à 187,7 millions de dollars, ce qu'il a principalement attribué à une hausse des ventes de fonds d'investissement.Le géant des fonds communs a réalisé un bénéfice par part de 66 cents pour le trimestre terminé le 31 décembre, par rapport à un bénéfice de 149,9 millions, ou 53 cents par part, à pareille période un an plus tôt.Les ventes nettes de fonds ont grimpé de 240% pour atteindre 422 millions au cours du trimestre.Les ventes nettes et brutes de fonds pour l'année se sont chiffrées à 2,1 milliards et 11,4 milliards respectivement, a précisé l'entreprise de Toronto.Sur l'ensemble de l'exercice financier, CI Financial a engrangé un bénéfice de 625,1 millions, soit 2,21 par part, comparativement à 471,9 millions, ou 1,66$ par part, en 2006.L'actif sous gestion moyen a grimpé de 12%, à 65 milliards, par rapport à 58,1 milliards un an plus tôt.Les parts de la fiducie de revenu CI Financial ont gagné hier 15 cents à la Bourse de Toronto, clôturant les échanges à 22,80$.Les profits du Fonds CI Financial grimpent de 25% LA PRESSE CANADIENNE TORONTO \u2014 L'assureur ING Canada a annoncé hier une hausse de 14,8% de son dividende trimestriel ainsi qu'un programme de rachat d'actions, malgré une chute de 12% de son bénéfice du quatrième trimestre, qui a reculé à 95,8 millions en raisonde pertes sur investissements.Le bénéfice par action pour le trimestre terminé le 31 décembre s'est chiffré à 77 cents, comparativement à un profit net de 109,4millions, ou 82 cents par action, pour la même période un an plus tôt, a précisé la société torontoise.ING Canada est le plus grand fournisseur d'assurances générales au pays, avec des polices d'assurance pour les automobiles, les propriétés et la responsabilité, destinées aux individus et aux entreprises.La société européenne ING Groep détient 70% de la firme.Les primes directes souscrites ont légèrement grimpé au cours du trimestre pour atteindre 961,3 millions, par rapport à 955,6 millions à la même période un an plus tôt.Le président et chef de la direction, Charles Brindamour, a qualifié les résultats du plus récent trimestre de «solides» et a noté que ceux-ci étaient meilleurs que ceux du troisième trimestre.ING Canada fera grimper son dividende trimestriel de 4 cents, à 31 cents l'action.Celui-ci sera payable le 31 mars aux actionnaires inscrits le 14 mars.L'assureur a aussi annoncé un programme qui prévoit le rachat de jusqu'à 5% de ses actions au cours des 12 prochains mois, dans le cours normal de ses activités.L'action d'ING Canada a progressé de 61 cents hier à la Bourse de Toronto, pour clôturer les échanges à 36,88$.L'assureur ING Canada voit son bénéfice chuter En janvier, a-t-on appris hier, l'indice des prix à la consommation a progressé de 0,4%, portant le rythme annuel d'inflation à 4,3%, par rapport à 2,2% seulement au Canada.Pire, on observe une accélération de l'inflation.Depuis six mois, la hausse des prix trotte au rythme annuel de 4,7% chez l'Oncle Sam, alors qu'elle décélère de ce côté-ci de la frontière.L'inflation de base aussi gagne en vitesse aux États-Unis.À 2,5%, elle est bien au-delà de la zone de confort de la Fed.Cela complique d'autant sa tâche que le marché de l'habitation n'a pas fini de faire des siennes.Les permis de bâtir ont encore baissé de 3% en janvier, ce qui présage de nouvelles baisses prochaines des mises en chantier.Tout juste au-dessus du million, ils sont maintenant au même niveau que durant la récession de 1991, alors que la population américaine était bien moins nombreuse que ses 302 millions d'habitants d'aujourd'hui.Le consommateur américain ne peut plus compter sur la Chine pour préserver son pouvoir d'achat.Elle faisait baisser les prix des biens importés durant la première moitié de la décennie.«Depuis deux ans, les prix des importations chinoises ont grimpé de 3%», fait remarquer en entrevue Stéfane Marion, économiste en chef adjoint à la Financière Banque Nationale.Le yuan, la monnaie chinoise, s'apprécie contre le billet vert depuis quelques mois, ce qui présage de nouvelles hausses des prix pour les Américains.Un yuan renforcé sert à la Chine d'outil pour contenir sa propre inflation, surtout nourrie par la poussée des prix des aliments.À 7,1%, l'inflation a de quoi inquiéter Pékin.Les aliments deviennent vite chers aussi aux États-Unis.Ils représentent 14% du panier de provisions des ménages américains.En janvier, leur prix a grimpé de 0,7% et, depuis un an, de 4,9%.Le prix du blé a doublé et celui de l'huile de soja a bondi de 88% depuis un an.Le prix de la protéine animale va suivre avant longtemps.Cela est provoqué pa r la demande grandissante des économies émergentes, plus encore que par la volonté d'utiliser du maïs ou de la canne à sucre pour faire rouler les voitures.En Chine, la classe moyenne se gonfle d'une trentaine de millions d'individus par année, soit l'équivalent d'un Canada tous les ans.Les réserves mondiales de céréales s'élèvent tout juste à 53 jours, rappelait hier William Doyle dans une ent revue à l'agence Bloomberg.Le PDG de Potash Corp., de Saskatchewan, numéro un mondial des fertilisants, y prévenait qu'« il nous faudra une récolte record cette année, seulement pour garder ce bas niveau des stocks».Dans ce contexte, l'inflation des aliments s'est installée à demeure.Le consommateur américain est aussi étranglé par les prix de l'énergie.Ils ont grimpé de 19,6% depuis un an, ralentis seulement par une baisse des tarifs d'électricité.Hier, le prix du brut a franchi la barre des 101$US, rien pour détendre le prix de l'essence ou du mazout.Tandis que le prix des maisons diminue, on apprenait aussi hier que le salaire horaire moyen réel (en excluant l'inflation) américain avait baissé de 1,1% en janvier.«Les risques qui pèsent sur la croissance continuent de guider la Fed, note Michael Gregory, économiste chez BMO Marchés des capitaux.Mais la poussée de l'inflation de base a de quoi inquiéter.Voilà pourquoi les prochaines baisses de la Fed seront moins énergiques.» Des consommateurs quasi étranglés CONSOMMATEURS suite de la page 1 «Ça a un bon côté: ça accélère certaines discussions, car plusieurs grands groupes voient qu'ils doivent changer des choses dans le modèle papier, a-t-il expliqué.De l'autre côté de la médaille, ça ralentit les décisions.» D'après l'a nalys te Drew Mc Reynolds, de RBC Marché des capitaux, de plus en plus de groupes de presse risquent de se tourner vers la sous-traitance pour l'impression de leurs quotidiens aux États-Unis.Lentement, mais sûrement.«La résistance, en partie, est qu'ils veulent garder le contrôle de tout le processus, a expliqué l'analyste.Mais à terme, si la pression est là pour réduire les coûts, et que Transcontinental arrive avec une solution pour faire ça, la tendance va se poursuivre.» L'imprimeur est en pourparlers avec «plusieurs» éditeurs de journaux au sud de la frontière, a précisé François Olivier, mais rien n'est conclu pour l'instant.Il espère signer une grosse entente d'impartition chaque année aux États-Unis, dont une en 2008.Transcontinental empochera des revenus de 1 milliard US en 15 ans pour imprimer le SFC, une entente sans précédent par sa forme et son ampleur aux États-Unis.Au Canada, la société imprime déjà La Presse et le Globe & Mail en soustraitance depuis quelques années.Les dirigeants ont profité de l'assemblée des actionnaires pour annoncer un investissement de 60 millions à l'usine Transmag, de Montréal.Transcontinental imprime environ 40 de ses hebdos à cet endroit, de même que Les Affaires et le quotidien Metro.Pour François Olivier, cet investissement majeur constitue un témoignage de confiance envers les journaux, soumis à une vive concurrence de l'internet.«On pense que l'imprimé va continuer à être important dans le médiamix pour les années à venir, at- il dit.Ça ne veut pas dire qu'on ne fait pas des prolongations internet de tous nos titres, ça ne veut pas dire qu'on n'entoure pas notre média mix d'autre chose, mais on pense que l'imprimé va être là.Et s'il est là, il faut qu'il soit le meilleur possible.» Les nouvel les presses de Transmag permettront d'imprimer toutes les pages des journaux en couleur et d'utiliser des papiers glacés, des demandes fréquentes des annonceurs.Quebecor World François Olivier s'est montré peu bavard sur les difficultés financières de Quebecor World, un groupe rival.Transcontinental n'exclut pas de mettre la main sur certains actifs de l'imprimeur déchu, pourvu qu'ils cadrent dans sa stratégie de croissance «par créneaux».L'entreprise pourrait notamment être intéressée par les usines sud-américaines de son concurrent.Chose certaine, Transcontinental espère réaliser des acquisitions, et ses finances le lui permettent.Son ratio d'endettement net sur la capitalisation totale atteint seulement 29%, sous la cible de 35% à 50% fixée par l'entreprise.«Nous avons encore une grande marge de manoeuvre pour saisir et financer les nombreuses occasions de croissance qui s'offrent à nous», a déclaré Benoît Huard, vice-président et chef de la direction financière.Luc Desjardins, président sortant, a prononcé sa dernière allocution aux actionnaires, hier, après huit ans passés à la tête de l'entreprise.En conférence de presse, il a indiqué avoir plusieurs projets, bien qu'aucun ne soit arrêté pour l'instant.«À 55 ans, très jeune encore, je quitte à un bon moment pour mon avenir», a dit M.Desjardins.Le marché américain devient difficile MARCHÉ suite de la page 1 3533290A Parlez à peu près avec n'importe qui, à Saint-Jeansur- Richelieu, et il y a de grosses chances qu'il vous annonce avec fierté que la ville a été, dès 1836, le terminus du premier chemin de fer au Canada.En des temps où la navigation f luviale était beaucoup plus importante que les liaisons terrestres, cette voie ferrée stratégique entre La Prairie et Saint- Jean-sur-Richelieu permettait de relier beaucoup plus rapidement Montréal au marché américain, via le Richelieu.Pour Saint-Jean-sur-Richelieu, en grande partie grâce au chemin de fer, le XIXe siècle a été une grande époque, comme en témoignent encore plusieurs grandes maisons bourgeoises dans le vieux quartier patrimonial, dont la belle demeure, admirablement restaurée, de Félix-Gabriel Marchand, journaliste et homme d'affaires qui fut premier ministre du Québec de 1897 à 1900.Et puis, avec le développement du réseau routier, Saint-Jeansur- Richelieu a fini par perdre son importance stratégique et a sombré au rang de modeste ville industrielle.Certes, la ville pouvait se vanter d'abriter le prestigieux Collège militaire royal, fondé officiellement en 1952 (mais dont les origines remontent aux années 1880), mais celui-ci a fermé ses portes en 1995.Après avoir connu richesse et prospérité au XIXe siècle, la municipalité, à la fin du XXe siècle, traversait une période de profonde déprime.Je me souviens, il y a dix ans, avoir eu une conversation avec le président de la chambre de commerce locale, le notaire Michel Mc Nulty, qui se disait atterré devant le taux de pauvreté de la ville.Quelques années plus tard, j'ai été invité à participer à une discussion avec trois personnalités johannaises passionnées de développement économique, Marcel Beauregard, Édouard Bonaldo et Nathalie Madore.L'atmosphère était carrément à la déprime.La fermeture du Collège militaire avait certes porté un coup dur, mais la ville avait également de la difficulté à attirer des investissements.Il faut dire qu'à l'époque, une promenade dans le Vieux- Saint-Jean n'avait rien pour remonter le moral: commerces agonisants, édifices décrépits, déluge de fils électriques, feux rouges clignotant sans arrêt, l'endroit avait l'air d'une zone sinistrée.Et le plus triste, c'est que ce décor lugubre se profilait juste à côté d'un cadre naturel exceptionnel.Le Richelieu, à la hauteur de Saint-Jean, se présente sous un de ses plus beaux aspects, mais la ville lui tournait bêtement le dos.Le vent tourne Aujourd'hui, le vent est clairement en train de tourner du bon bord.E n 2 0 0 1, Sa i n t - J e a n - sur-Richelieu a annexé les mun ic ipa l ités voi s ines de Saint-Luc, Iberville, L'Acadie et Saint-Athanase.La nouvelle ville est la 11e du Québec avec ses 90 000 habitants.La fusion a propulsé les revenus moyens des ménages à la hausse.Surtout, elle a contribué à diluer le déclin démographique de la ville-centre.Entre 1981 et 2001, Saint-Jean-sur-Richelieu a perdu près de 6% de sa population, alors que les municipalités voisines connaissaient un véritable boum; à Saint-Luc en particulier, la population a bondi de 39% pendant la même période.En ce début de 2008, les Johannais ont au moins deux bonnes raisons d'être optimistes.Sous l'impulsion énergique de l'organisme Rues Principales, le centre-ville est en train de reprendre vie.Les constructions les plus hideuses ont été rasées, un parc au bord de la rivière a été mis en valeur.Il est question d'enfouir les fils électriques qui défigurent le quartier patrimonial.Là même où s'étalait un environnement urbain désolant il y a à peine dix ans, les complexes d'appartements et de condos haut de gamme sont nombreux.Déserté pendant des années, le centre-ville est en train de se repeupler, et les nouveaux arrivants sont des ménages à revenus moyens ou élevés.L'autre bonne nouvelle, c'est l'état de santé du marché du travail.Certes, comme partout en Amérique du Nord, Sa i nt- Jean-sur-Richelieu a subi les contrecoups de la cr ise du manufacturier.Entre 2002 et 2006, le nombre d'emplois manufacturiers est passé de 10 197 à 9515.Cette perte de plus de 600 emplois est dure à avaler, mais demeure relativement faible si on la compare aux massacres survenus ailleurs.Le bon côté de la médaille, c'est que les entreprises ont continué d'investir dans l'outillage et l'équipement.Toujours entre 2002 et 2006, les immobilisations du secteur manufacturier sont passées de 58 à 104 millions.Cela se traduira par des gains de productivité et, au bout du compte, par le maintien de milliers d'emplois.Enfin, les pertes d'emplois dans le manufacturier ont été largement compensées par les emplois créés ailleurs.Le ministère de la Défense, qui a décidé de relancer le Collège militaire, a créé plus de 900 emplois au cours de la seule année 2006.Selon les calculs du journal Le Canada français, les 12 principaux employeurs de Saint-Jean, tous secteurs confondus, ont créé 1800 emplois en une seule année.C'est trois fois plus que les 600 emplois perdus en cinq ans dans le manufacturier.La nouvelle ville est la onzième au Québec avec ses 90 000 habitants.La fusion a propulsé les revenus moyens des ménages à la hausse.Surtout, elle a contribué à diluer le déclin démographique de la ville-centre.PORTFOLIO LES DOSSIERS SPÉCIAUX DE LA PRESSE AFFAIRES La renaissance de Saint-Jean-sur-Richelieu LA CAPITALE CANADIENNE DES MONTGOLFIÈRES PAGE 8 CLAUDE PICHER CHRONIQUE ILLUSTRATION JULES OBRY, LA PRESSE /1%1&2 67&\" %1& 9B 222/,97:C>/:' >@A4B&'6@C 'B >C7$A:C
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.