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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Expresso: arts et spectacles - Technaute - Oups
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2008-03-09, Collections de BAnQ.

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[" EXPRESSO ARTS ET SPECTACLES www.cyberpresse.ca/arts TECHNAUTE LOST: VIA DOMUS TROU DE MÉMOIRE PAGE 7 OUPS PROS DE LA PLANCHE À NEIGE PAGE 8 PHOTO AARON HARRIS, CP Demain soir, le poète, auteur, compositeur et interprète montréalais sera intronisé au Panthéon du rock'n'roll de New York.Pour l'occasion, le journaliste Alain Brunet pointe et décrypte cinq albums essentiels de l'artiste.> À lire en pages 2 et 3. ARTS ET SPECTACLES EXPRESSO MUSICO FRANCO 1 ISABELLE BOULAY NOS LENDEMAINS 2 LA COMPAGNIE CRÉOLE 25 ANS DE SUCCÈS 3 IMA SMILE 4 GUY BÉLANGER GUY BÉLANGER 5 GEORGES HAMEL MA VIE EN CHANSONS.SIGNÉ GEORGES HAMEL 6 VARIÉS CINÉMA CINÉMA - LES PLUS BELLES CHANSONS DU CINÉMA QUÉBÉCOIS 7 PATRICK BRUEL DES SOUVENIRS.ENSEMBLE 8 MICHEL FUGAIN BRAVO ET MERCI ! 9 ANNIE BLANCHARD SUR L'AUTRE RIVE 10 ALAIN LEFÈVRE SCHUBERT, KLAVIERSTÜCKE - RACHMANINOV, ÉTUDES-TABLEAUX, OP.39 ANGLO 1 SIMPLE PLAN SIMPLE PLAN 2 JACK JOHNSON SLEEP THROUGH THE STATIC 3 MICHAEL JACKSON THRILLER \u201425TH ANNIVERSARY EDITION 4 PASCALE PICARD ME, MYSELF & US 5 TRAME SONORE STEP UP 2 THE STREETS 6 YAEL NAIM YAEL NAIM 7 JANET JACKSON DISCIPLINE 8 AMY WINEHOUSE BACK TO BLACK 9 DANIEL DESNOYERS LIVE AT PACHA CLUB EGYPT 10 MIKA LIFE INACARTOON MOTION TOP 10 DISQUES R&B ERYKAH BADU NEW AMERYKAH, PT.1 (4TH WORLDWAR) UNIVERSAL MOTOWN/UNIVERSAL HHHH NOTRE CHOIX Essentiel Retour, attendu, de l'égérie «néo-soul» avec son troisième album studio, New Amerykah, Part 1: 4th World War, qui suppose déjà une suite - le Part 2: Return of the Ankh est d'ailleurs annoncé pour 2008.Mais quel retour! Psychédélique, engagé, enragé, exploratoire, Badu se révèle une expérimentaliste de la soul et du r&b, dans les thèmes, dans l'interprétation et dans la réalisation, un travail accompli par les excellents Madlib, 9th Wonder et, surtout, les brillants californiens Sa-Ra Creative Partners, qui révèlent ici toute la mesure de leur talent.La fin de sa collaboration avec le collectif Soulquarians ouvre de nouveaux horizons à cette artiste qui n'hésite pas à rompre avec son passé pour chevaucher des rythmiques novatrices, carrément brillantes.Prenez Master Teacher, qui démarre sur un beat hip hop chaloupé, serti d'un échantillon de Curtis Mayfield enfoui derrière la basse, pour changer de cap et plonger dans le soul classique.Ou la claudicante The Healer/Hip Hop, production hantée et dépouillée de Madlib, et Me, où Badu, introspective, expose son joli timbre sur une envoûtante production.Un album tout simplement magnifique, qui dévoile ses trésors à chaque nouvelle écoute.Philippe Renaud, collaboration spéciale À ÉCOUTER The Healer STÉRÉO ALAINBRUNET Intronisé demain au Panthéon du rock'n'roll à New York, Leonard Cohen n'a pas une discographie si imposante que les néophytes pourraient le croire, vu l'immense réputation de l'animal.Rien à voir avec Bob Dylan ou Neil Young, qui n'ont que rarement ralenti leur rythme de production.Devenu le plus éminent songwriter anglo-montréalais après avoir publié poésie et fiction, Cohen a plutôt préconisé l'attente patiente de l'inspiration à l'intense productivité.Il a préféré le joyau et l'immense pépite à l'exploitation du gisement.Résultat : 11 albums studio.À travers le prisme de ses allégories judéo-mystiques et ses reconstitutions mythologiques, il nous entraîne dans les dédales de l'amour et du désir, il nous invite à escalader les hauteurs d'une sagesse toujours relative, il nous éclaire de son aura sans jamais nous aveugler.Voilà donc cinq albums fantastiques d'un langage chansonnier magnifié par l'époque qui les traverse.1SONGS OF LEONARDCOHEN Lancé en 1967, ce disque fondateur demeure le mieux connu et le plus vénéré de tous.On y trouve cette chanson géniale que la légende dédie à la «demi-folie» et l'attraction qu'exerçait sur le narrateur Suzanne Verdal, une ex d'Armand Vaillancourt qui avait inspiré à Cohen cette merveilleuse rencontre des esprits.Quant à So Long, Marianne, qui aborde le thème gris foncé de l'ambivalence amoureuse, elle fait référence à Marianne Jensen qui fut mariée à l'auteur scandinave Axel Jensen et que Cohen a fréquentée dans les années 60 alors qu'il vivait à Hydra.The Stranger Song raconte ces hommes qui cherchent refuge chez une hôtesse qui n'est pas sans fasciner l'auteur.On trouve aussi l'incontournable Sisters of Mercy, où le narrateur tergiverse sur la nature de l'accueil et de la générosité que lui réserve un groupe de femmes.Les arrangements de ce premier disque réalisé par John Simon sont cristallins voire très ténus, toujours au service de la voix et du texte.Pour plusieurs, l'absence marquée de batterie et d'instruments rock représente une forme de résistance au country rock et au mouvement psychédélique de l'époque.La légende raconte aussi que Cohen avait eu plusieurs prises de bec avec son réalisateur pour imposer le minimalisme de sa facture.2SONGS OF LOVE ANDHATE Lancé en 1971 et réalisé au cours de l'année précédente à Nashville ainsi qu'à l'Île de Wight par le pianiste Bob Johnston, ce disque marquait une étape dans l'expression de Cohen.Les arrangements sont plus marqués, la guitare électrique y fait des apparitions remarquées (dans la bluesy country Dress Rehearsal Rag, notamment), les cordes enveloppent les motifs de guitare de l'auteur-compositeur-interprète dont la voix fréquente déjà des fréquences plus graves.Huit chansons figurent sur ce disque, toutes sont parfaitement réussies.Avalanche, la première au programme, est une étrange randonnée vers le divin et ses opposés.Last Year's Man est une plongée singulière et non moins énigmatique dans l'imaginaire judéochrétien; Babylone et Bethléem y sont jumelées façon Cohen, des femmes y attendent beaucoup de Jésus pendant que d'autres attendent autant de Caïn, y surgit Jeanne d'Arc en conversation avec le feu qui la consume.Inutile d'ajouter que cette interprétation n'a rien de catho! À la pucelle d'Orléans, Leonard consacre une chanson entière où elle exprime une lassitude guerrière et le désir d'une existence plus simple.On retrouve également la très connue Famous Blue Raincoat, qui dépeint superbement un triangle amoureux avec une fin de nuit new-yorkaise pour fond de scène.3RECENT SONGS Après avoir tenté en 1977 une expérience controversée en franchissant le «mur de son» du très tordu producteur Phil Spector (pour l'album Death of a Lady's Man, un disque avec lequel il n'a pas fait la paix selon son propre aveu\u2026 mais qui vieillit bien au-delà de sa désapprobation), Leonard Cohen revenait à l'évolution d'un langage chansonnier qui lui était propre et qu'il avait laissé sur le très bel album New Skin for the Old Ceremony, paru en 1974.Avec Recent Songs, lancé en 1979, il reprenait contact avec ce style ancré dans ses origines culturelles (juives ashkénazes) mais aussi en phase avec son patrimoine en évolution - canadien, nord-américain, occidental.Les neuf chansons de ce disque, coproduit par l'artiste et Henry Lewy, mettent en relief des musiciens d'origines variées comme l'oudiste John Bilezikjian, le violoniste tzigane Raffi Hakopian, des choeurs féminins mettant en relief la voix de Jennifer Warnes, une de ses choristes et interprètes de prédilection.On retrouve en outre l'étonnante version mariachi d'Un Canadien errant, ce qui nous en dit long sur la capacité de Cohen à relire l'histoire et ses mythes.Les mêmes effluves chicanos parfument la 10e chanson au programme, Ballad of the Absent Mare.Cinq essentiels de Leonard Cohen Blip On s'en doute, ce n'est pas après plus de 15 ans d'expérimentation brute que le fameux duo britannique Autechre se lancera dans la ballade pop.Ainsi, Quaristice, neuvième album de cette fameuse formation, expose l'auditeur averti à de nouvelles -et franchement captivantes- radiations électroniques.Pour être du Autechre, c'en est, reconnaissable dès la deuxième pièce de cet album qui en compte 20, comme autant de vignettes sur l'univers fracturé de Rob Brown et Sean Booth.Quaristice, lorsque écouté autrement que dans son iPod, fait briller les multiples reliefs sonores qu'il recèle.L'album est cependant plus « accessible » que son précédent, Untitled (2005).Des fragments mélodiques (comme sur Altibizz ou Simmm, par exemple) réapparaissent dans le processus, et les structures rythmiques semblent moins aléatoires.Un album mieux dosé, donc, qui se développe autant sur les atmosphères que sur les décharges bruitistes.Multicolore, multiforme, inspiré, dynamique, Autechre livre un album qui se dévoile un peu plus à chaque écoute, histoire de faire durer le plaisir.Les fans y trouveront leur compte.En concert le 13 avril, au Club Soda.Philippe Renaud, collaboration spéciale À ÉCOUTER Tout l'album, www.myspace.com/myslb ÉLECTRO AUTECHRE QUARISTICE WARP/FUSION III HHH 1/2 Gérald et non Gérard Attention il y tient - a tout du mec gentil.Une bonne bouille, un air gauche et des réparties savoureusement cyniques qui parviennent à vous donner le sourire.Le tout sur des musiques faites de bric-et-de-broc construites comme un jeu de Lego.C'est justement grâce à ce côté « je ne me prends pas au sérieux » et un sens certain des calembours comme des contrepèteries qu'il s'est doucement frayé un chemin dans la vague morose de « la nouvelle chanson française».Première partie de Bénabar, de Tryo ou récemment de 3 gars su'l sofa, Gérald Genty est donc de ceux qui nous apparaissent d'emblée sympathiques.Avec des chansons «qui ne ressemblent à rien», un humour tour à tour absurde, débile, méchant, et une musique qui swingue, « rocke », lorgne vers la country ou flirte avec la mélancolie.C'est doux, c'est léger alors que certaines chansons ne le sont pas vraiment.Et même si Gérald Genty, proche de Boby Lapointe, ne déplace pas les montagnes, il fait du bien.Et ça, c'est déjà une bonne chose.Annabelle Kempff, collaboration spéciale À ÉCOUTER L'hôpital CHANSON FRANÇAISE GÉRALD GENTY LE PLUS GRAND CHANTEUR DE TOUT L'ÉTANG, WAGRAM HHH 1/2 WORLD MAGIC SYSTEM KI DIT MIÉ CAPITOL/EMI/ FUSION III HHH 1/2 Bande de zouglous ! À peu près inconnu ici - hors de la communauté africaine, bien entendu! -, le quatuor ivoirien Magic System est pourtant très populaire en France.Porte étendard du style zouglou, puis du coupé décalé (deux styles de danse fort populaires dans l'Afrique de l'Ouest), le groupe a accédé aux palmarès français lorsque le DJ Bob Sinclar s'est attaqué au single Premier Gaou - et vlan! 300 000 albums qui s'envolent.Cinq ans après ce succès, Magic System revient en force avec Ki Dit Mié, un album qui capitalise autant sur la pop africaine que sur la dance-pop européenne.Le groupe s'égare un peu lorsqu'il calque trop la nouvelle pop - Africa, un des titres les plus engagés du disque, vole une ligne de synthé à Justin Timberlake - mais réjouit sur cette majorité de chansons qui nous rapprochent des clubs d'Abidjan: Saint Valentin, Louanges, l'excellente Taper Dos\u2026 Parfaitement réalisé par les membres du groupe, Ki Dit Mié est l'album idéal pour nous faire patienter jusqu'au printemps\u2026 et à leur propre concert, le tout premier à Montréal, le 5 avril prochain, au Métropolis.Philippe Renaud, collaboration spéciale À ÉCOUTER extrait de Zouglou Dance, sur www.magic-system.fr ARTS ET SPECTACLES EXPRESSO MUSICO STÉRÉO PHOTO FOURNIE PAR L'HEXAGONE 4I'M YOUR MAN La toile de fond est typique des années 80; au style proverbial de Leonard Cohen, on a juxtaposé la lutherie de l'époque, y déroulant des tapisseries de claviers aux motifs techno-pop.Le personnel est composite, principalement montréalais: hormis quelques requins de studio américains (le batteur Vinnie Colaiuta, par exemple), Cohen a embauché le guitariste Michel Robidoux, le claviériste Jeff Fisher, le saxophoniste Richard Beaudet et le guitariste Robert Stanley.Anjani Thomas (actuelle compagne de Cohen) et Jennifer Warnes assurent les choeurs.Ironique quant aux possibles révolutions de notre époque, Cohen met la table sur une insurrection pour le moins fantaisiste: First we take Mahattan, then we take Berlin.Rien de moins.Il clôt cette séance de 1988 avec unblues gospelisé où le narrateur vieillissant exprime sa verdeur et regrette non sans humour ce qu'il laisse derrière lui, interrogeant le spectre de Hank Williams sans obtenir de réponse.Entre l'introduction et l'épilogue, Leonard Cohen assume totalement son personnage de lady's man raffiné, crooner intello, autodérisoire, hautement poétique.On ne se surprend pas des titres tels Ain't No Cure For Love, Take This Waltz ou, carrément, I'm Your Man.5THE FUTURE Homme de peu de mots (mais quels mots!), Cohen a créé six chansons originales et une pièce instrumentale sur The Future en plus de reprendre Always d'Irving Berlin et Be For Real de Frederick Knight.En 1992, les fréquences de sa voix n'ont jamais été aussi graves et éraillées\u2026 mais n'ont pas terminé leur descente vers le susurrement d'outre-tombe (tangible sur Dear Heather, son dernier disque studio lancé en 2004).Il est âgé de 58 ans, s'autorise à explorer davantage des thématiques sociétales: things are going to slide in all directions, lit-on dans la chanson titre de l'album.From the brave, the bold the battered heart of Chevrolet, democracy is coming in the USA, chante-t-il dans\u2026 Democracy.On y sirote cet irrésistible ton pince-sans-rire, chargé de sens critique.Ces nouveaux angles d'observation ne sont pas sans négliger ses élans passionnels: let's do something crazy something absolutely wrong\u2026 peut-on entendre dans Waiting for a Miracle - coécrite avec Sharon Robinson.Au plan musical, voilà un album particulièrement réussi, mâtiné de soul et de blues (Always) et de country (Closing Time), opposant chant choral et cordes à ses grandes mélodies et ses harmonies folky.L'aubaine de la semaine Trent Reznor n'a pas perdu de temps depuis qu'il s'est libéré de tout lien contractuel avec Interscope/ Universal.Trois mois après avoir livré son dernier album (Year Zero Remixed), Reznor propose un nouveau Nine Inch Nails, l'imposant Ghosts I-IV.Trente-six vignettes instrumentales dépassant rarement les trois minutes, fruit de 10 semaines d'improvisations en studio en compagnie de cinq collègues - dont le guitariste de King Crimson Adrian Belew.Le résultat, forcément, est inégal.Misant sur le dépouillement - l'instrumentation s'apparente à celle du très bon And All That Could Have Been (2002) -, Reznor et son équipage naviguent entre les ritournelles pianistiques, les guitares bruitistes et les structures rythmiques électronique et industrielles (on ne renie pas ses racines).Un peu de Pan Sonic (avec dosage, cependant), une trace de krautrock planant à la Harmonia, beaucoup d'atmosphère et de liberté.En dépit des nombreuses fractures entre les moments calmes et les passages houleux, Ghost I-IV dégage une belle unité, laquelle ne compense toutefois pas pour la redondance des idées déployées.Mais, à 36 compositions originales pour 5$, le client en a plus que pour son argent! On commande sur www.nin.com Philippe Renaud, collaboration spéciale À ÉCOUTER Le premier quart, Ghosts I ÉLECTRO NINE INCHNAILS GHOSTS I-IV THE NULL CORPORATION HHH La nouvelle Amy?Le réalisateur Mark Ronson, éminence grise derrière la turbulente Amy Winehouse pour son album Back to Black, s'intéresse aussi à cette jeune Anglaise de 19 ans, à peine sortie de l'adolescence.Avec un organe vocal aussi électrisant et un entourage aussi qualifié (Jim Abbiss, associé aux Arctic Monkeys à leurs débuts, a réalisé la majorité des titres ce disque), Adele Adkins a tout pour devenir une artiste pop de premier plan.Ce n'est pas encore chose faite.La voix de cette douée songwriter n'est pas sans rappeler Alison Moyet\u2026 et n'est pas non plus dépourvue du métal de son aînée Amy - fréquences plus chaudes et plus rondes que la célébrissime délinquante, cependant.La production de 19 (comme son âge l'indique) s'avère raffinée, très anglaise, on y puise dans les relectures soul-pop à l'européenne, on s'y permet quelques vocalises jazzy reggae (un peu façon Sting) mais on se limite généralement à l'exercice de style.Encore en développement, encore trop collée à ses références, Adele devra circonscrire une pop plus singulière pour ainsi éviter que la critique se divise à son endroit.Il faut quand même se méfier de cette branchouille qui résume Adele à une plate construction de la pop culture.Alain Brunet À ÉCOUTER Chasing Pavements POP ADELE XLCD HHH Trois ouds, trois frères Fiers Palestiniens transplantés à Paris, les trois frères Joubran ne jouissent pas simplement de cette aura de l'artiste opprimé dont on aime applaudir la culture en Occident, un peu pour se donner bonne conscience.En fait, ces trois oudistes contribuent vraiment à faire évoluer la musique arabe moderne pour petits ensembles.D'abord et avant tout parce qu'ils ont mis au point un langage à trois ouds - ce qui n'est pas courant.Secundo, parce qu'ils tiennent compte à la fois de la tradition musicale palestinienne (marquée par la musique classique ottomane) et des enjeux de la musique instrumentale d'aujourd'hui.Ainsi, il y a le plaisir de s'immerger dans une musique arabe de grande qualité mais vient aussi cette impression d'investir d'autres territoires sonores que ceux des territoires occupés, particulièrement le jazz ou le flamenco modernes.Jeunes, élégants, fougueux et virtuoses (particulièrement Samir et Wissam), les frères Joubran confèrent ainsi une saveur très actuelle à leurs propositions originales, d'autant plus qu'elles sont souvent dynamisées par l'excellent percussionniste Yousef Hbeisch.Alain Brunet À ÉCOUTER Masâr MUSIQUES DU MONDE LE TRIO JOUBRAN MAJÂZ RANDANA / FUSION 3 HHHH Les correspondances de Sam Visionnaire dans cette île, le guitariste, multi-instrumentiste, improvisateur et compositeur Sam Shalabi nous propose ici un tourbillon de correspondances entre l'Est et l'Ouest, entre le Caire et Montréal.Ainsi, sur Eid, les références se fondent dans un alliage aussi séduisant qu'étrange.Le rapprochement, la fusion et l'hybridation, en fait, y sont largement préférés à la dichotomie, à la tension négative, à toute forme d'exclusion.Ce cosmopolitisme probant puise dans le rock d'avant-garde, le bidouillage électronique, la musique classique arabe, le chaabi égyptien, la pop d'Amérique, le bruitisme, la musique contemporaine occidentale, le jazz contemporain, les solos à l'emporte-pièce, les fragments de conversations en arabe, les spoken words en anglais, les mélodies paisibles, les mélodies passionnées, les titres ironiques (Billy the Kid, Jessica Simpson, etc.).Non seulement les cultures s'y entrechoquent bellement mais encore y puise-t-on autant dans les musiques populaires que dans les avant-gardes sonores des milieux savants.On remarque en outre la participation des chanteurs Radwan Moumneh, Lhasa de Sela ainsi qu'Elizabeth Anka Vajagic.Alain Brunet À ÉCOUTER Jessica Simpson MUSIQUE ACTUELLE SAM SHALABI EID ALIEN 8 HHHH 3536337A DRAME NO COUNTRY FOR OLD MEN (V.F.: NON, CE PAYS N'EST PAS POUR LE VIEIL HOMME) HHHH De Joel et Ethan Coen.Avec Tommy Lee Jones.Sacré à moult reprises aux derniers Oscars, le nouveau film des frères Coen est une virée fascinante aux confins de\u2026 l'ordinaire.L'ordinaire quand il pète une coche et se fait surréaliste.Adapté du roman de Cormac Mc Carthy (qui, tant qu'à être lu, doit l'être en version originale), No Country for Old Men est un film grinçant où l'humour est aussi noir que les yeux de Javier Bardem.Qui ne clignent jamais.Sont surmontés d'une perruque à faire peur - et c'est\u2026 visiblement sciemment que ce choix a été fait.L'acteur espagnol incarne un tueur sans foi ni loi.À la poursuite d'un type qui a eu la mauvaise idée de ramasser la valise contenant une importante somme d'argent, trouvée sur les lieux d'un règlement de compte.Dans l'absolu, du déjà-vu.Sauf que rien, ici, n'est de cet ordre.Ni les personnages, ni le ton, ni la direction photo, ni le texte.Une expérience\u2026 à vivre avec soustitres de préférence.DRAME LE RING HHH1/2 D'Anaïs Barbeau-Lavalette.Avec Maxime Desjardins-Tremblay, Maxime Dumontier, Julianne Côté, Stéphane Demers.Que Le Ring d'Anaïs Barbeau-Lavalette ait été aussi ignoré aux Jutra est incompréhensible.Peut-être le film n'at- il pas été assez « vu ».Il y aura moyen d'y remédier dès mardi.De s'attarder à un scénario et à une réalisation qui ne donnent pas dans la complaisance.De découvrir Maxime Desjardins-Tremblay qui, superbement dirigé, porte le long métrage sur ses (déjà larges) épaules.Ce serait une telle erreur que d'accoler le descriptif ô combien péjoratif de « film de CLSC» à ce drame touchant et d'une grande justesse ! La réalisatrice, de même que la scénariste Renée Beaulieu, ont évité tous les pièges que leur sujet leur «tendait ».Le Ring, donc, c'est l'histoire d'un garçon qui vit dans Hochelaga-Maisonneuve.Son rêve: devenir lutteur.Il y accède un peu chaque vendredi.Par procuration.Grâce aux lutteurs locaux.Ensuite, la vie le rattrape.Et elle n'aura pas sa peau.C'est beau.Fort.Vrai.FILM D'ACTION HITMAN (V.F.: TUEUR À GAGES) HH De Xavier Gens.Avec Timothy Olyphant, Dougray Scott, Olga Kurylenko.Qui est amateur de jeux vidéo d'action sera propulsé en territoire connu avec Hitman, adaptation du jeu du même nom réalisée par Xavier Gens et produite par Luc Besson.Qui est amateur de séries télévisées vivra pour sa part une tout autre expérience: voir le beau sheriff de Deadwood (Timothy Olyphant) poursuivit par le riche veuf de Desperate Housewives et menacé par le pédophile de Prison Break (Robert Knepper), c'est surréaliste.Mais ce n'est pas le but premier de cette histoire de tueur à gages au crâne rasé et tatoué d'un code-barres, programmé pour assassiner, sans peur et sans remords, et appelé 47.Il est envoyé en mission en Russie et découvre qu'il est en fait victime d'un coup monté.Ça va tirer, saigner.Se battre.Et se poursuivre, l'ami 47 ayant depuis trois ans un agent d'Interpol sur les talons.Aussi essoufflant que sans queue ni tête (à part quelques chauves).SUSPENSE SLEUTH HH1/2 De Kenneth Branagh.Avec Michael Caine et Jude Law.À l'origine de Sleuth était une pièce d'Anthony Shaffer, adaptée au cinéma par Joseph Mankiewicz.C'était il y a 35 ans.Et cela mettait en présence Laurence Olivier et Michael Caine.Rebelote, cette fois sur un scénario de Harold Pinter, avec Kenneth Branagh à la réalisation et, en vedette, Jude Law et\u2026 Michael Caine - qui se glisse dans la peau de l'homme trompé et non plus du jeune beau.Sleuth, c'est un combat de coqs pour une femme.L'épouse du plus vieux.La maîtresse du plus jeune.Combat de mots, aussi, dans une joute qui, bientôt, ne se fait pas que verbale.Les menaces sont bien concrètes.Malheureusement, l'attention du spectateur est détournée par les effets de style de ce film « surréalisé » qui se déroule dans un manoir au décor minimaliste au sein duquel les acteurs, malgré leur bon vouloir, font figure de pions.Difficile, dans les circonstances, de s'inquiéter pour eux.ARTS ET SPECTACLES EXPRESSO SONIA SARFATI TOUS LES FILMS CRITIQUÉS PAR SONIA SARFATI SORTENT EN FORMAT DVD MARDI PROCHAIN DANS LES CLUBS DE LOCATION ET LES MAGASINS.CINÉMA MAISON AUTRES SORTIES LE DERNIER CONTINENT Documentaire de Jean Lemire, afin de s'immerger dans le monde du chroniqueur dominical de La Presse.POOR BOY'S GAME Drame de Clement Virgo qui permet de découvrir «l'autre » fils Sutherland, Rossif, dans la peau d'un jeune homme qui sort de prison pour avoir sauvagement battu un Noir et qui devra régler des comptes avec son passé.Sur le ring.Un film inspirant mais qui\u2026 expire sur une finale gnangnan.HHH AUGUST RUSH Drame de Kirsten Sheridan, avec Freddie Highmore, Keri Russell et Jonathan Rhys Meyers qui, par leur jeu, sauvent du mélo total ce film où un gamin doué pour la musique tente de retrouver ses parents.HHH BEE MOVIE Filmd'animation de Steve Hickner et Simon J.Smith où Barry B.Benson, une abeille à la voix de Jerry Seinfeld, rêve d'un destin plus glorieux que celui qui l'attend à la ruche.Un «wingmovie» qui manque de piquant.HH1/2 REDACTED Drame de Brian de Palma qui s'inspire de faits réels pour réaliser un « documenteur » présentant trois regards (les soldats américains, les médias, les Irakiens) sur ce qui se passe dans unposte de contrôle.Ça ne donne pas dans la nuance\u2026mais la guerre non plus.Bref, le message passe.HHH VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION DIMANCHE 9 MARS Du coeur au ventre Le Téléjournal Découverte / La Terre: un monde rarissime dans le cosmos La soirée des Jutra Le Téléjournal On fait tous du show business / Le choix des collaborateurs pour les Jutra.DANS UNE GALAXIE PRÈS DE CHEZ VOUS (4) avec Guy Jodoin (16:00) Le TVA 18 heures Juste pour rire / Gala François Morency Le Banquier Dieu merci! / Guillaume Lemay-Thivierge, Marina Orsini, Pierre-François Legendre, Maxime Desbiens-Tremblay (20:39) Le TVA (21:52) SECRET DE BANLIEUE (5) Dans une banlieue tranquille, une préadolescente découvre que son nouveau voisin surprotège sa fille.(22:22) Pas si bête que ça! Le Journal SCOOBY-DOOO (5) Avec Freddie Prinze Jr.et Sarah Michelle Gellar.\\ Quatre jeunes et un chien doué de la parole enquêtent sur les comportements étranges des vacanciers d'une île mystérieuse.LES MOINS QUE RIEN (4) Aavec Nicolas Cage, Alison Lohman et Sam Rockwell.\\ Un escroc souffrant du trouble obsessionnel compulsif retrouve sa fille adolescente qu'il entraîne dans ses arnaques.(19:45) SYRIANA (4) Avec George Clooney.\\ La fusion entre deux pétrolières américaines et la lutte de pouvoir entre deux princes du Golfe Persique.(22:45) À la di Stasio / Louise Latraverse Pure Laine Il va y avoir du sport / Pauline Martin - Faut-il rouvrir Mirabel?; l'instinct maternel existe-t-il?Pour l'Histoire / Aux origines du bien-être - La Rome antique (2/3) LARMES D'AVRIL (4) Avec John Hurt.\\ À Kigali, au printemps de 1993, un prêtre et un instituteur offrent l'asile à quelques milliers de Tutsis dans l'enceinte de leur école assiégée par des miliciens hutus.24 heures chrono / Bierko et ses hommes ont pris le contrôle d'un sous-marin.SNOW DOGS (5) avec Cuba Gooding Jr., Joanna Bacalso Geologic Journey THE ENGLISHMAN'S BOY avec Michael Therriault, Nicholas Campbell Sunday Night the fifth estate Sue Thomas: F.B.Eye CTV News E.T.Law & Order: CI Cold Case Oprah's Big Give Dexter News CTV News PGA Golf / PODS Champ.(15:00) Evening News Global National Renegadepress.American Dad Big Brother 9 Family Guy The Simpsons Family Guy King of the Hill News Final Basketball / Spurs - Suns (15:00) ABC News News America's Funniest Home Videos Extreme Makeover: Home Edition Oprah's Big Give Here Comes the Newlyweds Cold Case College Basketball (16:00) News CBS News 60 Minutes Big Brother 9 Cold Case Dexter News King of.NBC Golf / PODS Champ.(15:00) NBC News 100 most Outrageous Moments Law & Order Law & Order: SVU Reel Talk Songs (15:30) Brain Fitness Program Celtic Thunder Celebrating.Jane Austin The British Beat Peter, Paul and Mary: Carry it on:AMusical Legacy Carreras, Domingo, Pavarotti in Concert My Music: The British Beat In the Life .Professional Wrestling (16:00) Crime 360 The First 48 / Quatre épisodes The Sopranos Capsules.Fête des Jutra .Jutra Tapis rouge pour les Jutra Les Grandes Entrevues./ Anthony Kavanagh C'est juste de la TV .des Jutra Tapis rouge pour les Jutra .des Jutra Inside the Actors Studio: Chris Rock Arts & Minds From.Spirit On Screen WHATWOMEN WANT (4) avec Mel Gibson, Helen Hunt MARRIED.La Vie microscopique Show rire avec Lise Dion Docu-d / Les Chiefs Docu-d / Sale Juif comme moi Mayday / Naufrage en mer Égée Hantise / Déchaîné SUSPECT DANGEREUX (15:40) LE DERNIER SOUFFLE (18:05) FAMILY BUSINESS LES DIABLES AU SOLEIL (21:55) Meerkat.How it's.Myth Busters / Is Yawning.Daily Planet The Real Lost World Myth Busters / Lead Balloon Daily Planet Glace (16:00) Suivez, guide Mordu de la pêche / Venezuela 50 heures de vacances / Ottawa Top.attractions de Londres Ni Hao.Chine! Gilles Proulx, grand voyageur Cuba, route.Casino Kim (17:12) .(17:39) Sadie (18:06) Flight (18:31) .(18:57) Zoey (19:22) Zack (20:12) .(20:36) FIRST KID (6) avec Sinbad, Brock Pierce .(22:40) TRAPPED BURIED.(22:56) NASCAR on Fox (13:30) Seinfeld / Deux épisodes King of.Hill Am.Dad The Simpsons King of.Hill Family Guy Unhitched News Family Guy TMZ La loi du colt Mystères / .peuple juif: Sion Si j'avais un char / Un camion.À vos marteaux Passion Maisons Chantiers / .sous le fleuve Ténacité, Devoir, Vérité Goering - A Career Tank Overhaul / The Sherman Dogfights / P-51 Mustang Turning Points / Iwo Jima SANDS OF IWO JIMA (4) avec John Wayne, John Agar Men of.Les 50.scandales de stars Max week-end Génération 90 En chute libre L'Index.Musicographie québécoise Révolution VJ (16:30) Hogan.Mes vieux.La prochaine top modèle.Top5.anglo Top5.franco Coup de foudre Matche-moi Pimp mon char Danger Snoop Dogg Lutte et.THS Investigates (16:00) Noir de monde THS Extreme Makeover: Home Edition Le Pont .arménien Foco Latino Teleritmo Téléjournal L'Épicerie Les coulisses du pouvoir Journal RDI R.-P.Paquin Découverte Téléjournal 5 sur 5 Hockey - La fierté d'un peuple Téléjournal Second.Dans la tête des tueurs Les bonheurs de Sophie Miss Météo Voisins.Whistler C.S.I.: Miami Les Experts Secrets d'héritage LA NUIT DES TRONCHES LA FERME EN FOLIE CINQ JOURS INTIME DANGER (21:05) GUY NANTEL: LES VRAIES AFFAIRES (22:40) Little Britain Weeds / Deux épisodes (17:35) THE KEEPER (6) avec Dennis Hopper, Asia Argento Trailer Park.Rent-a.Secret Diary of a Call Girl Rent-a.Weeds 1er emploi Moitié.Choux Lili Gens.terre .arctiques Eugène Oneguine / Opéra T'as faim?Presserebelle.Say Yes to the Dress / Deux émissions Gosselins go Skiing The Secret Life of a Soccer Mom Jon & Kate Plus 8 What not to Wear The Secret Life of a Soccer Mom TOM ET JERRY: LA COURSE DE L'ANNÉE (5) Shaun.Kappa Mikey L'île des défis 6TEEN Blaise.blasé Les Simpson Henri.gang South Park Clone High Les Simpson Les Décalés.Village.vue Par ici la vie Acoustic TV5 Le Journal Question pour un.champion Vivement dimanche / Dany Boon, Line Renaud, Patrick Bosso Une ville.Invité de.Le Journal Reines du roi SOS Santé .la cigogne 2 c'est mieux Maître chez soi Dre Nadia.Tu m'aimes-tu?Debbie rénove Des idées.Airoldi.SOS Santé Ici et là Le Confident 1res Vues Ac.des mots Xsnowtera Le Livre Show Vert tendre Ma 1re PDA Parole et Vie Boxe Rock Derek Une grenade?.Raven Degrassi.Gilmore Girls 70 / Deux épisodes Dans une galaxie près de.Mauvais 1/4 d'heure Degrassi, la nouvelle génération .c'est fait Ça s'branche?Ligue de garage Scénario catastrophe Les Stupéfiants Monstres mécaniques CARRIE (2) avec Sissy Spacek, Piper Laurie NASCAR Coupe Sprint (14:00) Golf PGA / Le Championnat PODS - dernière ronde Sports 30 Hockey / Canadiens - Ducks Sports 30 Championnat.de basketball Fulltiltpoker.net Sportsnet Connected CHL Hockey / Lethbridge - Calgary US Open 9 Ball Sportsnet Connected Curling / Tim Hortons Brier (15:00) Sportscentre Classic Boxing Curling / 2008 Tim Hortons Brier Sportscentre Le Journal (22:15) 556 \u2014 67 180 \u2014 201 137 \u2014 \u2014 \u2014 9 9 17 h00 17 h 30 18 h00 18 h 30 19h00 19h 30 20 h00 20 h 30 21h00 21h30 22h00 22h 30 23h00 23h 30 BEV VD VDO 17 h00 17 h 30 18 h00 18 h 30 19h00 19h 30 20 h00 20 h 30 21h00 21h30 22h00 22h 30 23h00 23h 30 BEV VD VDO CBC CTV-M GBL-Q ABC CBS NBC PBS-P PBS-B A & E ARTV BRAV CD CinéPOP DISC EV FC FOX HI HIST MMAX MP E! MTL RDI S+ SE SHOW TFO TLC TTF TV5 VIE VOX VRAK RDS SPN TSN SRC TVA TQS TQc 3536520A 3544939A ARTS ET SPECTACLES EXPRESSO CLAUDE GINGRAS DISQUES CLASSIQUE Les Concertos pour piano de Mozart sont d'une telle richesse qu'ils continuent de nous parler même à travers des lectures traditionnelles.Or, il n'y a rien de traditionnel dans les récentes interprétations de la Canadienne Janina Fialkowska et du Norvégien Leif Ove Andsnes.Chez ATMA, Fialkowska reprend la formule de son enregistrement de 2004 des deux Concertos de Chopin: elle les joue en «version de chambre», c'està- dire avec un quintette à cordes, les Chamber Players of Canada.On sait que Chopin jouait parfois ses concertos avec un quatuor à cordes.Pour Mozart, il y a mieux encore: en plus des versions avec orchestre des Concertos K.413 (fa majeur), 414 (la majeur) et 415 (do majeur), tous composés en 1782-83, le compositeur en publia des arrangements pour piano et quatuor à cordes.On regrette simplement que le présent disque ne contienne que les K.413 et 414 et qu'il soit complété par un quatuor à cordes, le K.157, alors que le minutage permettait d'inclure plutôt le Concerto K.415.On a ajouté ici une contrebasse pour donner un peu de poids au son.L'impression est d'abord étrange: on écoute de la musique de chambre plutôt qu'un concerto et il est sûr que cette formule ne remplace pas l'original.En même temps, la réduction de l'orchestre souligne à la fois les détails de l'accompagnement et la présence du piano, clair et pénétrant.Avec les ans, Fialkowska est devenue une interprète très intéressante - et j'ajoute, bien supérieure à la surmédiatisée Hewitt! Il existe d'autres enregistrements de ces concertos joués en «version de chambre » et celui-ci rejoint les meilleurs.On devrait cependant indiquer de qui sont les cadences.EMI inclut ces informations sur le disque où Leif Ove Andsnes joue les Concertos K.453 (sol majeur) et 466 (ré mineur) avec l'Orchestre de chambre Norvégien, qu'il dirige du piano: cadences de Mozart dans le premier, cadences d'Edwin Fischer et de Andsnes lui-même dans l'autre.Ce rapprochement du soliste et des musiciens qui l'entourent crée undialogue très serré.Il y a d'autres qualités encore.Ainsi, en plus d'ornementer ici et là la ligne de piano, Andsnes anime le dernier mouvement du K.453 comme un pétillant finale d'opéra, les bois se répondant avec humour, et il souligne ensuite, timbales aidant, le tragique qui habite le K.466.Mozart revu par Fialkowska et Andsnes KAMON, UN JEU RAPIDE POUR FINS STRATÈGES hhh 1/2 On l'achèterait juste pour son côté décoratif, car Kamon est un jeu à l'esthétique irréprochable.Le plateau de jeu est en cuir, la zone de jeu est représentée par un hexagone.Autour de cette dernière, on trouve deux salamandres, deux serpents et deux libellules au design épuré.Mais en plus, le jeu est bien équilibré et vous fait déployer des trésors de stratégie ! Pour commencer la partie, on dispose dans la zone hexagonale du plateau les jetons rouges représentant d'un à six symboles différents.À son tour, chaque joueur remplace un des jetons par un de ses pions.Le dernier jeton enlevé indique le type de jeton qui peut être remplacé : on se base soit sur le nombre de symboles, soit sur le type de symbole.Il y a trois façons de gagner la partie : relier deux animaux identiques, faire une boucle ou empêcher l'adversaire de jouer.La simplicité des règles et les différentes possibilités pour gagner une partie en font un jeu qui a une profondeur inattendue.Il y a beaucoup de stratégies différentes à essayer et comme une partie ne dure qu'une quinzaine de minutes, gageons que vous voudrez rejouer ! Un jeu sympathique pour deux joueurs de Bruno Cathala.\u2014 Chantal Ide, collaboration spéciale LUDO CLASSIQUE CONCERTOS POUR PIANO ET ORCHESTRE DE MOZART JANINA FIALKOWSKA ATMA, SACD22 531 hhhh CLASSIQUE LEIF OVE ANDSNES JANINA FIALKOWSKA EMI, 5 002 812 PERSO Créée en 2005, la pièce Tête première a confirmé le talent de Maxime Denommée pour la direction d'acteur.Le comédien redevient ce mois-ci metteur en scène, alors que cette traduction signée Olivier Choinière du texte Crestfall, de l'Irlandais Mark Rowe, remonte sur les planches de La Licorne.VOTRE ARTISTE PRÉFÉRÉ?Fred Pellerin.VOTRE FILM PRÉFÉRÉ?City of God, de Fernando Meirelles.UN LIVRE IMPORTANT POUR VOUS ?«Je suis le méchant ! », entretiens avec André Brassard et Wajdi Mouawad.LE PREMIER DISQUE QUE VOUS AVEZ ACHETÉ ?Selling England by the Pound, de Genesis UNE MUSIQUE IRRÉSISTIBLE ?Kings of Leon, Patrick Watson, Rufus et Martha Wainwright J'ALLUME SURTOUT LA TÉLÉ POUR\u2026 Toc Toc Toc et Tout sur moi.-Propos recueillis par Sylvie St-Jacques.MAXIME DENOMMÉE BANDO L'ORGUE DE BARBARIE / NICOLAS DE CRÉCY ET RAPHAËL MELTZ / FUTUROPOLIS hhh Un père ambitieux en plein délire marketing.Un fils rêveur et empoté.Un gangster cul-de-jatte.Une rondelette conductrice de mobylette qui livre des prothèses.Drôle de faune que celle imaginée par de Crécy pour le long métrage d'animation sur lequel il planche depuis des années.Car l'album que Futuropolis vient de lancer tient plus du story-board que de la bande dessinée classique.À gauche, le récit raconté sans fla-fla, scène par scène.À droite, une illustration de Crécy - étrange, voire nauséeuse, mais toujours aussi hypnotique.Le coup de pinceau du dessinateur reste d'ailleurs la plus belle qualité de cet ouvrage (et peut être un jour du long métrage).L'histoire, pourtant pleine de promesses grâce à cet orgue de Barbarie révélateur de rêves, s'embourbe dans un stérile va-et-vient entre le rêve et la réalité.La fin, bâclée, nous rappelle que sans un bon scénario, une bédé n'est rien.Et un film encore moins.- Stéphanie Morin À L'AFFICHE Consultez les Guides-Horaires des Cinémas ou Visitez le Sony Pictures Releasing.ca «UN THRILLER ÉPOUSTOUFLANT.» Carrie Rickey, THE PHILADELPHIA INQUIRER version française de VANTAGE POINT À L'AFFICHE Consultez les Guides-Horaires des Cinémas ou Visitez le Sony Pictures Releasing.ca version originale anglaise «UN ÉLÉGANT COCKTAIL ROMANTIQUE.» ENTERTAINMENT WEEKLY, Owen Gleiberman 3547844A (Version française de Step UP 2 ) Pour les cinémas et les horaires, veuillez consulter le répertoire des films ou visitez myspace.com/Step Up Movie PRENEZ RENDEZ-VOUS AVEC LE FILM LE PLUS SÉDUISANT DE L'ANNÉE ( Version Française de College Road Trip ) Pour les cinémas et les horaires, veuillez consulter le répertoire des films ou visitez disney.com/College Road Trip « ATTACHEZ VOTRE CEINTURE! BONNIE LAUFER-TRIBUTE CANADA C'EST UNE AVENTURE HILARANTE POUR TOUTE LA FAMILLE.» 3547976A franchir le temps - Total Film «C'est BOURNE qui rencontre LaMATRICE.» «Ce film est génial!» - Stephen King À L'AFFICHE Consultez les guides-horaires ou visitez les sites web suivants: Cineplex.com Cinemas Guzzo.com Cinemas Fortune.ca, cinentreprise.com enprimeur.ca du réalisateur de La Mémoire dans la peau et deM.et Mme Smith (version française de Jumper ) 3547869A ARTS ET SPECTACLES EXPRESSO PAUL JOURNET CRITIQUE «J'ai le don d'attirer les confidences des gens », avouait Laurence Jalbert, jeudi dernier, au Cabaret du Casino de Montréal.Ce don, elle l'a bien rendu à son public.On s'attache parfois autant à la personnalité de l'artiste qu'à ses chansons.C'était le cas jeudi soir.Les deux se nour rissaient mutuellement grâce à ses monologues sur son enfance en Gaspésie, sa première brosse, ses angoisses de jeune chanteuse et sa hantise du temps qui file.Une soirée intime et peu rodée.Tout porte à croire, spectacle basé sur son disque paru en octobre dernier, n'avait été présenté qu'une seule fois, après deux semaines de répétitions.Mais ça ne paraissait pas.À l'exception de la spontanéité, qui ajoutait de toute façon au charme.La rouquine s'est même permis d'improviser de nouvelles paroles dans Je pars à l'autre bout du monde, avant de manquer d'inspiration, puis de pouffer de rire.Après Les anges dansent et la nouvelle Des filles comme moi, Jalbert a raconté les circonstances entourant l'éc riture de son plus récent disque.L'épuisement des tournées , le spectre de la cinquantaine (qu'elle aura en 2009) et le besoin de ralentir: tout cela, elle l'évoque doucement, presque en chuchotant.C 'est su r ce ton qu 'el le entonne C'est le destin.Elle ne pousse pas souvent sa puissante voix rauque.Ce qui est apprécié pour deux raisons.D'abord, elle sait laisser la place aux mots et raconter une histoire.Au lieu d'entendre des vocalises, on entend des respirations, des sentiments, un vécu, et c'est cela qui touche.Et quand elle vide finalement ses poumons, le contraste n'en est que plus poignant.C'est le cas de Bella, offerte en version presque arabisée.D'autres pièces sont aussi réarrangées.Ses musiciens ne se confinent pas au trio pianoguitare- batterie de la pop chantée.Mandolines, violoncelles et djembés ajoutent un peu de texture.De beaux détails.Peu nostalgique Laurence Jalbert a aussi le mérite d'avancer au lieu de construire un spectacle autour de ses vieux succès.Elle n'a même pas interprété Encore et encore et Corridor.Reste que les nouvelles chansons manquent de mélodies qui transportent, comme celles de ses vieux succès.L'ambiance plutôt mélancolique a changé avec son medley western.En hommage à ses premières virées dans les bars, elle a même balancé une version française de Ring of Fire de Johnny Cash.Sympathique sans plus.La version a montré les limites du Cabaret.Les lumières ouvertes, on voit la foule attentive, mais sage, qui tape des mains avec peu de synchronisme ou de conviction.La soirée a culminé avec Tomber - «la seule chanson où je réussis à faire la folle» - et Évidemment.Elle a conclu en rappel avec Tes yeux noirs et Pour toi.Ces deux pièces abordent des thèmes assez sombres.Pourtant, l'ambiance n'est jamais trop lourde avec Laurence Jalbert.Autant la femme que la chanteuse utilise la douleur pour attendrir.Quand elle en parle, c'est pour mieux la soulager avec son baume musical.Jeudi soir, le public est sûrement sorti du Cabaret le coeur un peu plus léger.Avant que le bruit clinquant des machines à sous ne le ramène brutalement sur terre.Laurence Jalbert au Casino Confidences partagées PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE Laurence Jalbert a le mérite d'avancer au lieu de construire un spectacle autour de ses vieux succès.CLAUDE GINGRAS CRITIQUE Denys Bouliane, l'organisateur de Musi Mars, avait invité son ancien partenaire Walter Boudreau à donner le concert final de l'«édition» 2008.Walter Boudreau, c'est-àdire l'Ensemble de la SMCQ, c'est-à-dire, aussi, un programme centré sur Claude Vivier, la SMCQ soulignant cette année le double anniversaire du compositeur qui aurait 60 ans et qui est mort il y a un quart de siècle.Annoncé indifféremment à 19h30 et à 20h, le concert débute finalement à20h avec l'annonceque l'ordre du programme sera modifié.La création d'Alain Lalonde passera en premier et Vivier monopolisera tout ce qui suivra.Bonne idée d'avoir pensé à Alain Lalonde, qu'on retrouve à presque tous les concerts de musique contemporaine mais à qui on ne donne jamais l'occasion de se faire entendre.Oublions le titre recherché et la littérature dont l'auteur accompagne sa musique.Son oeuvre, sorte de concerto pour trombone et ensemble instrumental, se déroule partout dans la salle - sur la scène, sur les côtés et à l'arrière, où on a installé la percussion - et Alain Trudel joue en descendant les marches ou en circulant parmi les musiciens sur scène.Il y a là un côté péripatéticien qui distrait de la musique.Heureusement, le mouvement s'arrête bientôt et permet de se concentrer sur la musique même, qui est sans grande originalité mais sonne bien.La blonde pianiste Jacinthe Riverin se tire ensuite très honorablement d'une lourde tâche : reprendre ce Shiraz dont Louis- Philippe Pelletier a pratiquement fait sa chose.Exercice sur les sonorités, Zipangu fait s'affronter en stéréophonie deux masses de cordes, aiguës (violons) et graves (altos, violoncelles et contrebasse).Mais ce sont les timbres ténébreux de celles-ci qui laisseront l'impression la plus forte.Learning illustre l'attrait de Vivier pour les rituels initiatiques orientaux.Au signal d'un «officiant» frappant un petit objet (gong ou autre), quatre petites violonistes assises par terre poursuivent une «conversation aux archets» qui, venant à la fin d'un programme long et lourd, paraît aussi impénétrable qu'interminable.ENSEMBLE DE LA SMCQ.Dir.Walter Boudreau.Solistes : Alain Trudel, tromboniste, et Jacinthe Riverin, pianiste.Vendredi soir, Pollack Hall de l'Université Mc Gill.Dans le cadre de Musi Mars 2008.Programme: Expirespoirespire, pour trombone et ensemble instrumental (2008) (création) - Lalonde Shiraz, pour piano seul (1977) - Vivier Zipangu, pour 13 cordes (1980) - Vivier Learning (xc), pour quatre violons et petites percussions (1976) - Vivier Musi Mars Autour de Vivier PHOTO MICHAEL SLOBODIAN, FOURNIE PAR LA PRODUCTION Les danseurs Yolanda Martin et Joel Toledo forment l'un des duos lyriques et tourmentés de White Darkness.STÉPHANIE BRODY CRITIQUE COLLABORATION SPÉCIALE Le public a chaleureusement ovationné les danseurs de la Compania Nacional de Danza, jeudi soir dernier.Présentée dans le cadre de la série Danse Danse, la compagnie espagnole a offert aux spectateurs emballés trois pièces signées Nacho Duato, encore inédites à Montréal.Les créations de Nacho Duato, le directeur artistique de la Compania Nacional de Danza, ont tout pour plaire au grand public : ses interprètes sont jeunes et beaux, sa danse est dynamique et athlétique et la scénographie est toujours très soignée.Ajoutez à cela une interprétation en complète harmonie avec la musique et vous avez là une formule gagnante.La compagnie a ouvert le bal avec Txalaparta, une oeuvre ludique à souhait, dansée au son du txalaparta.Duato s'est inspiré des sonorités archaïques de cet instrument de percussion basque pour créer une danse d'influence tribale, qui rappelle ce que fait la compagnie brésilienne Grupo Corpo.L'entrée en matière, assurée par des hommes au corps souple, verse un tantinet dans le ridicule alors que les danseurs font mine de frapper sur le dos de leurs confrères comme s'ils jouaient du txalaparta.Heureusement, cette imagerie un peu facile est vite évacuée au profit d'un tir rapide de solos et de duos, ponctués d'amusants jeux de ligne.Les danseurs exultent et combinent, de façon vive et soutenue, deux dynamiques opposées: une gestuelle souple et sinueuse et des déplacements tout en staccatos syncopés.D'ailleurs, toute la gestuelle finement ouvragée de Duato est un incroyable enchevêtrement de mouvements au semblant contradictoires que les danseurs enchaînent avec une aisance folle.Si Txalaparta est abstraction pure, Castrati se fait plus théâtrale.Ici, Duato s'inspire du sort réservé aux castrats, ces jeunes enfants que l'on castrait pour qu'ils préservent leur voix prépubère.Castrati esquisse à grands traits l'initiation d'un de ces garçons dans la confrérie des castrats.Ici, Duato oppose le yin et le yang.Des hommes en corsets argentés et collants blancs se font malmener par de grands gaillards musclés, vêtus de longues tuniques noires.Les hommes en noir se déplacent en masse compacte et Duato leur offre un maximum de puissantes envolées, à la mesure de leur virilité.Par opposition, la gestuelle des castrats se déploie en féminité sinueuse.White Darkness, une oeuvre tout en symbolisme sur les ravages de la drogue, est venue clore le programme de la Compania Nacional de Danza.Duos lyriques et tourmentés, danseurs plongés dans l'ombre, cascades de sable blanc s'écoulant du plafond: on ne peut pas dire que Duato fait ici dans la subtilité.Cela dit, au-delà des clichés qu'elle comporte, le côté très épuré de White Darkness permet de mettre en valeur les magnifiques duos crées par Duato.DANSE / Nacho Duato Formule gagnante TECHNAUTEJEUX VIDÉO LES SORTIES DE LA SEMAINE SUPER SMASH BROS.BRAWL > WII THE HOUSE OF THE DEAD 2 & 3 RETURN > WII CONDEMNED 2: BLOODSHOT > PS3, XBOX 360 PRO EVOLUTION SOCCER 2008 > DS, PSP, PC, PS2, XPBOX 360, WII SEVEN KINGDOMS: CONQUEST > PC POLYGONES EN BREF FÉLIX LOCAS, COLLABORATION SPÉCIALE Source : EB Games WII 1 Mario & Sonic at the Olympic Games 2 Super Mario Galaxy 3 Mario Party 8 4 Destroy All Humans ! Big Willy Unleashed 5 LEGO Star Wars : The Complete Saga PLAYSTATION 3 1 Devil May Cry 4 2 Turning Point : Fall of Liberty 3 Lost Planet : Extreme Condition 4 Turok 5 Uncharted : Drake's Fortune XBOX 360 1 Frontlines : Fuel of War 2 Turning Point : Fall of Liberty 3 Devil May Cry 4 4 Call of Duty 4 : Modern Warfare 5 Assassin's Creed TOP 5 LOCATION LOST: VIA DOMUS TROU DE MÉMOIRE L'INFLUENCE DE GARY GYGAX On apprenaitmardi dernier la mort de Gary Gygax, l'un des créateurs de Donjons & Dragons.Beaucoup connaissent le jeu de rôle, mais peu réalisent l'influence que les idées de ses créateurs ont eue sur l' industrie du jeu vidéo.En imaginant les règlements de Donjons & Dragons, au début des années 70, Gary Gygax donnait naissance à une panoplie de conventions ludiques aujourd'hui jugées fondamentales.Les points de vie et d'expérience ainsi que la classe d'armure et les coups critiques sont autant de principes avec lesquels les amateurs de jeux vidéo sont tout à fait familiers.On les doit en grande partie à Gary Gygax.KEVIN MASSÉ Lost: Via Domus est une adaptation qui se déroule en sept épisodes dispersés entre la première et la deuxième saison.Le joueur se retrouve dans la peau d'un rescapé, jamais vu auparavant dans la série, devenu amnésique après l'écrasement.Nous devrons aider ce photojournaliste à retrouver la mémoire en parcourant l'île, en parlant aux protagonistes de la série et à travers ces flash-back.Malheureusement pour les néophytes de Lost, il ne faudra pas compter sur le jeu pour s'initier à l'histoire originale.Le jeu montre plusieurs éléments, mais ne dévoile pas les événements importants qui y ont conduit.Toutefois, les admirateurs ne seront certainement pas dépaysés.Nous retrouverons les personnages principaux très bien modélisés.Les voix des acteurs et doubleurs originaux y sont toutes, mais la synchro est médiocre.Le joueur se demandera aussi pourquoi il y a si peu de survivants sur la plage.L'architecture des différents lieux, du bord de la plage jusqu'au bunker du projet Dharma (la Perle) caché au fond de la jungle, est fidèle au feuilleton télévisé et jouit d'un traitement graphique détaillé.L'ambiance du jeu respecte à la lettre celle de la série.Nous reconnaîtrons la trame sonore et la rythmique scénaristique originale.Donc, pour chaque épisode, nous aurons droit à la narration «précédemment dans Lost» amorçant la rétrospective des éléments importants des aventures précédentes.Ensuite la phase jeu, et enfin, la fin ouverte qui nous porte à vouloir en savoir davantage sur l'histoire.Disons toutefois que le tout manque d'impact puisque nous passons d'un épisode à l'autre en un clin d'oeil.C'est sur le plan de la jouabilité que tout se gâche.Lost: Via Domus se joue à la troisième personne et en trois catégories.Chercher, à l'aide de repères ou d'une boussole, son chemin dans la jungle ou une grotte, en évitant le monstre de fumée noire et les coups de feu des habitants rivaux.Prendre une photo précise durant les flash-back afin de retrouver la mémoire.Participer à des mini-jeux consistant à réactiver des panneaux électriques à l'aide de fusibles et à répondre à des tests de QI.Le principe est bien au début, mais à partir du troisième épisode, on sent que le concept s'essouffle.Le facteur immersif est également diminué par les environnements clos.Une promenade dans la jungle, avec des murs invisibles empêchant de passer outre au simple feuillage, devient quelque peu déroutante et manque de réalité.À cela s'ajoute la possibilité d'amasser des noix de coco, des bouteilles d'eau et autres éléments de survie.Le joueur pourra ainsi faire du troc, avec les intervenants de la série, dans le but d'obtenir des torches, des lampes ou un pistolet.Lost: Via Domus prend de 5 à 6 heures, ce qui est assez court.Et après avoir fait le tour, le joueur n'aura certainement pas le goût de recommencer l'aventure.Disons que la location est conseillée pour les admirateurs intrigués.Pour ce qui est des nouveaux adeptes.passez votre tour.LOST: VIA DOMUS ==1/2 Concepteur: Ubisoft Montréal Éditeur: Ubisoft Cote: T (17 ans et plus) Consoles: PC, PS3, Xbox 360 Prix: 59,99$ POUR CEUX QUI AIMENT L'AVENTURE: » Uncharted: Drake's Fortune » The Legend of Zelda: Twilight Princess » Bioshock Une île aux pouvoirs mystérieux ne figurant sur aucune carte; un monstre de fumée noire qui sonde les profondeurs de la jungle ; les nombres 4-8-15-16-23-42 qui semblent porter une malédiction; un ours polaire en climat chaud et humide?Il va sans dire, depuis son apparition sur nos écrans en 2004, le scénario surréaliste de la série Lost a su tenir en haleine de nombreux admirateurs.Il n'est donc pas surprenant que les aléas des survivants du vol Océanique 815 aient intéressé les concepteurs d'Ubisoft Montréal.Il faut faire attention de ne pas avoir qu'une seule torche si on veut traverser les grottes de Lost, car la noirceur peut être fatale.RETOUCHES NÉCESSAIRES POUR BULLY Le concepteur et éditeur Rockstar s'apprête à rendre disponible une importante mise à jour pour son jeu Bully: Scholarship Edition.C'est ce que la compagnie à annoncé vendredi après que de nombreux propriétaires de Xbox 360 aient rapporté des problèmes techniques avec leur version du jeu.«La mise à jour sera accessible via Xbox Live au courant de la semaine», a affirmé un porteparole de Rockstar.Selon ce dernier, les complications \u2014 des ralentissements prononcés du jeu, principalement \u2014 n'avaient pas été détectés en studio avant la sortie du titre.THE SIMS 3 : LE MYSTÈRE PLANE Electronic Arts cherche visiblement à titiller les amateurs de la populaire série The Sims.La semaine dernière, le prolifique éditeur a mis en ligne une page internet (http://thesims3.ea.com) sur laquelle on peut voir la célèbre gemme verte du jeu, suivie du chiffre 3.Selon ce même site, des détails sur le projet seront dévoilées le 19 mars prochain.C'est en novembre 2006 que The Sims 3 était évoqué pour la première fois par Electronic Arts.À cette époque, l'éditeur n'excluait pas la possibilité que le titre soit rendu disponible sur la Wii et la Playstation 3.Bully : Scholarship Edition QUOI FAIRE?Allez voir l'expo bizarre de l'artiste de Vancouver Geoffrey Farmer, qui crée des installations avec les objets qu'il trouve sur son chemin.Hétéroclite et étrange à souhait.Au Musée d'art contemporain www.macm.org QUOI VOIR?Le merveilleux site web de Génération DX2 et son concours de courts métrages réalisés par des élèves du secondaire de partout au Québec.Chaque semaine, on propose des courts métrages différents.Très, très cool.www.rciviva.ca/ados QUOI LIRE?Amateurs de vampires ?Mettez la main sur L'effroyable journal disparu du Dr Cornelius Van Helsing, un album interactif bourré de surprises mais aussi d'informations pratiques sur cette étrange maladie.Brrr ! Aux Éditions Gallimard Jeunesse NOTRE JOURNALISTE DE LA SEMAINE Dévorer Anne Cassidy CLÉMENCE AUBERTIN Avez-vous entendu parler de l'auteure anglaise Anne Cassidy?Je connais cette auteure depuis quelques semaines à peine et je suis tombée amoureuse de deux de ses romans les plus populaires au Québec: Judy portée disparue et L'affaire Jennifer Jones.L'affaire Jennifer Jones: Alice Tully a 17 ans, elle habite à Croydon depuis environ six mois.Elle a un petit travail, un appartement qu'elle partage avec Rosie, un copain qui s'occupe bien d'elle.Bref une vie banale pour une jeune fille de 17 ans.Une vie un peu trop parfaite, sans souvenirs, ni précédent.Elle ne parle jamais de son enfance comme si elle avait quelque chose à cacher! C'est ce que nous allons découvrir dans ce roman sublime! Judy portée disparue: C'est l'histoire de Kim qui, à 10 ans, devait s'occuper de sa soeur Judy qui en avait 5.Elles se promenaient dans la rue Willow Drive et, après une petite dispute, Judy est partie seule affronter l'obscurité de la rue avec son petit ballon en forme de coeur.C'était la dernière fois que Kim voyait sa soeur.L'histoire raconte tout ce qui se passe huit ans après la disparition de la petite Judy Hockney.Cette histoire est magnifique, la fin est complètement inattendue! Je vous recommande fortement ces deux romans à saveurs exquises l'un autant que l'autre, si vous êtes amateurs de suspense, fiction et drame.Je les ai dévorés, j'espère que vous en ferez autant! Pour plus d'informations: www.annecassidy.com Nom: Sébastien Toutant Âge: 15 ans Originaire de: L'Assomption Professionnel de planche à neige depuis : 2006 Commanditaires :O'Neil, Universe, Smith, Nitro SÉBASTIEN, QUANDAS-TU COMMENCÉ À PRATIQUER LE SNOWBOARD?J'ai commencé à faire du snow à 9 ans.Mes parents avaient un chalet dans le nord et j'y faisais du ski.Mais un jour, j'ai brisé mes skis et ma mère n'a pas voulu m'en acheter d'autres parce que le printemps s'en venait.J'ai donc emprunté la planche à neige qu'il y avait dans le cabanon.Je peux dire qu'au début, j'ai chialé ! (Rires) C'ÉTAIT DIFFICILE?J'aimais le ski, moi ! Et je me trouvais bon en ski ! Alors, ça ne me tentait pas de tout reprendre à zéro.Mais à la deuxième journée dans le parc à neige, j'ai recommencé à sourire.J'avais oublié le ski et la planche avait pris toute la place.QUELLE A ÉTÉ TA PREMIÈRE COMPÉTITION DE SNOWBOARD?Ouf, c'est dur à dire parce que j'ai commencé par des compétitions qui n'étaient pas de haut calibre.Je me souviens d'avoir fait un camp de snow qui avait organisé une compétition.On peut dire que c'est la première fois que je me mesurais à d'autres.Et je l'ai gagnée ! (Rires) COMMENT T'ES-TU RETROUVÉ À L'EMPIRE SHAKEDOWN?Je connaissais celui qui allait devenir mon manager, un ancien pro du snow qui s'était inscrit au Shakedown mais qui s'était blessé.Il y avait donc une place.Mais j'étais quand même classé parmi les amateurs.J'ai participé aux qualifications et je suis arrivé deuxième de tous les amateurs.Alors j'ai pu me mesurer aux pros en demi-finale.J'ai ensuite été qualifié parmi les 15 meilleurs.Et en finale, j'ai gagné! (Rires) TU AS DÛ ÊTRE SURPRIS?Quand j'ai réussi à passer parmi les pros, non.Parce que je savais que j'avais bien «ridé» et que j'avais ma place avec eux.Mais pour le reste, ouf ! Non.Je le faisais pour le plaisir, je ne visais vraiment pas le podium! Mais plus ça allait, mieux ça allait ! Rendu en finale, je me suis mis à me dire que j'avais peut-être des chances.QU'EST-CE QUE ÇAACHANGÉ DE DEVENIR PRO DU JOUR AU LENDEMAIN À 13 ANS?Oh!C'est sûr que les commanditaires ont soudainement entendu parler de moi et ça m'a aidé.Gagner le Shakedown, ça a montré aux gens que j'étais capable de gagner des compétitions, que j'avais un certain talent.TU ES PRÉSENTEMENT À WHISTLER POUR UN TOURNAGE.À QUOI RESSEMBLE TA VIE DEPUIS QUE TU ES PRO?Je suis encore inscrit à mon école, qui est une école sportive, mais je ne me rends plus à l'école tous les matins.Je travaille de mon côté et j'envoie mes travaux par la poste.C'est pratique parce que je suis souvent en voyage.Quand je suis en ville, je me rends sur place pour remettre mes devoirs.Mais c'est de plus en plus rare.Par contre, à la fin de l'année, je me rends sur place faire mes examens importants.Je suis présentement en secondaire 3 et je tiens à passer mon année.Mais je sais que le secondaire 4 et le secondaire 5 sont des années très importantes et que je ne pourrais pas me permettre de les faire comme je fais mon 3 présentement.Alors je vais peut-être prendre une année off l'année prochaine et ensuite aller à l'école des adultes pour avoir mon diplôme.Mais c'est sûr que je vais finir mon secondaire.C'est important pour moi.QUEL EST LE LIEN ENTRE LE CINÉMA ET LE SNOWBOARD?TU ES DEVENU ACTEUR EN PLUS?Non! (Rires).Je suis dans des films dans lesquels on voit des figures de snow, des jump, etc.Ce sont les commanditaires qui payent pour moi, pour que je puisse «rider » dans le film et qu'ainsi, on voie le logo de leur compagnie.Je tourne présentement pour O'Neil à Whistler avec Alterna Film.Des fois, c'est dur sur l'orgueil, parce que tu peux travailler des heures de temps pour une figure que tu n'arrives plus à faire devant la caméra.DONC ÇA S'AJOUTE AUX VOYAGES POUR LES COMPÉTITIONS.Oui.Je suis aussi allé en Suisse dernièrement pour le Burton European Open.Je fais beaucoup d'allers-retours.C'est sûr que je suis à Saint-Sauveur pour le Shakedown en avril.Et après, je ne sais pas encore où je vais me retrouver.Peut-être en Oregon.Je vis quelque chose d'excitant, c'est sûr.En même temps, c'est très exigeant.Je fais des efforts en retour.Et tout peut s'écrouler si je me blesse.Mais je sais que je suis chanceux.Je sais que c'est plus le fun que de travailler dans un bureau! (Rires) QU'EST-CE QUE L'EMPIRE SHAKEDOWN?Il s'agit de l'un des cinq plus grands événements de surf des neiges au monde, et c'est à Saint-Sauveur que ça se passe ! Quatre-vingts amateurs auront la chance de se mesurer à 35 des plus grands professionnels au monde les 4 et 5 avril.Premiers arrivés, premiers inscrits.www.shakedown.ca JADE BÉRUBÉ COLLABORATION SPÉCIALE GAGNER SA VIE EN FAISANT DU SNOWBOARD.PAS MAL, NON?NOUS AVONS RENCONTRÉ SÉBASTIEN TOUTANT, ADO VEDETTE DE L'EMPIRE SHAKEDOWN 2006 ET FIGURE MONTANTE DE LA PLANCHE À NEIGE PROFESSIONNELLE.PHOTO MAX HENAULT "]
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